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La guerre change de nom selon les pays et les dirigeants. Mais pour les enfants, elle signifie toujours la même chose : la peur, la perte et parfois la mort. De Gaza à l'Iran, du Soudan à Haïti où la violence des gangs frappe aussi les plus jeunes, des millions d'enfants grandissent aujourd'hui au milieu des armes. Ce message rappelle une vérité simple : les enfants ne devraient jamais être les victimes des guerres des adultes.#ProtectChildren #ChildrenInWar #StopWar #EnfantsEnDanger#Gaza #Iran #Haiti #PeaceForChildren#HumanityFirst
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'échange de prisonniers ukrainiens et russes, la fin des visas étudiants pour certains pays au Royaume-Uni et la nomination d'un nouveau Guide suprême en Iran. RDC : quels défis attendent James Swan, le nouveau chef de la Monusco ? L'ONU a nommé l'Américain James Swan à la tête de la mission de maintien de la paix en RDC. Il succède à la Guinéenne Bintou Keita dans un contexte sécuritaire très tendu dans l'est du pays, marqué par la reprise des combats avec l'AFC/M23. Pourquoi avoir choisi un Américain pour diriger la Monusco ? Cette décision a-t-elle été influencée par Washington ? Au regard de son expérience et de son parcours de diplomate, James Swan peut-il vraiment faire respecter le cessez-le-feu dans l'est du pays et relancer l'action de la Monusco ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Ukraine-Russie : comment expliquer la vague de libération des prisonniers de guerre ? Au total, 1 000 prisonniers ont été libérés. L'Ukraine et la Russie ont échangé, chacune, 500 prisonniers de guerre grâce à la médiation des États-Unis et des Émirats Arabes Unis. Cet accord constitue l'un des rares gestes concrets entre Moscou et Kiev. Pourquoi cet accord intervient-il maintenant ? Que sait-on du profil des prisonniers libérés ? Comment les États-Unis et les Émirats Arabes Unis ont-ils permis ces échanges ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Royaume-Uni : pourquoi Londres ferme ses portes aux étudiants de certains pays ? La décision a été annoncée par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. À partir du 26 mars, les ressortissants afghans, camerounais, birmans et soudanais ne pourront plus obtenir de visa étudiant pour étudier en Grande-Bretagne. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer durcit donc encore un peu plus sa politique migratoire. Pourquoi cette mesure est-elle adoptée maintenant ? Pourquoi les étudiants de ces quatre pays sont-ils visés en particulier ? Avec Sidonie Gaucher, correspondante à Londres de RFI. Iran : le fils succède à son père, comment expliquer ce choix ? Son nom circulait de longue date pour prendre le relais d'Ali Khamenei, mort sous les bombes américano-israéliennes au premier jour de la guerre. Mojtaba Khamenei a été choisi dimanche par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, pour succéder à son père comme guide suprême. Comment expliquer ce choix ? Le fils bénéfice-t-il du soutien de tout le régime iranien ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Nous sommes en octobre 1897. C'est alors que paraît, au Mercure de France, un ouvrage intitulé « Le dernier voyage de Rimbaud ». Il est signé par sa sœur Isabelle. Le poète est mort six ans plus tôt, à Marseille, après avoir été amputé d'une jambe. Isabelle Rimbaud écrit : « Alors, il se résignait presque à son amputation, faisait des projets en vue de pouvoir, malgré son membre absent, monter à cheval, là-bas et continuer pendant un certain temps encore sa vie active. » Dans la deuxième partie de sa courte existence, l'auteur des « Illuminations » a arpenté, en tous sens et à cheval, l'Abyssinie , cette région de la Corne de l'Afrique, située dans le nord de l'actuelle Éthiopie, à l'est du Soudan et au sud de l'Érythrée. Un exil dramatique dont il sortira abîmé, pour mourir loin de la poésie. Partons sur les traces d'un baroudeur… Invité : Alexandre Blaineau « Les chevaux de Rimbaud » aux éditions Acte Sud. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Bénin, l'ancien président Thomas Boni Yayi, figure majeure du paysage politique, a démissionné mardi 3 mars 2026 de la tête du parti d'opposition Les Démocrates. « Cette décision, note La Nouvelle Tribune à Cotonou, intervient après plusieurs mois de tensions internes, marqués notamment par l'exclusion du parti de la course à l'élection présidentielle d'avril prochain pour défaut de parrainages. » Officiellement, Thomas Boni Yayi se retire de la vie politique pour raisons de santé. « L'ancien président du Bénin avait repris la tête des Démocrates en octobre 2023, rappelle La Nouvelle Tribune, renforçant la visibilité de cette formation politique. Cependant, le parti a récemment perdu sa représentation parlementaire à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, et n'a donc pas réussi à valider un duo de candidats pour la présidentielle d'avril. » L'opposition laminée… Alors, « le choc est brutal pour l'opposition béninoise », s'exclame Afrik.com. Thomas Boni Yayi qui se retire, de même que son fils, Chabi Yayi, qui occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures. « Cette double démission intervient dans un contexte de crise profonde et pose une question désormais ouverte, pointe le site panafricain : le principal parti d'opposition béninois est-il en train de vivre sa mort clinique ? (…) Plusieurs indicateurs sont au rouge, constate Afrik.com : perte de leadership fondateur ; divisions internes non résolues ; échecs électoraux récents ; départ de figures parlementaires ; affaiblissement de la base militante. Un parti politique peut survivre à une défaite. Il peut même renaître d'une crise. Mais survivre à la perte simultanée de son chef historique et de sa colonne vertébrale organisationnelle exige une capacité de refondation rapide et crédible. Surtout, relève encore le site panafricain, quand le parti se sait exclu du jeu électoral au sommet pour longtemps, au moins quatorze années. En effet, absents du Parlement et des collectivités locales, Les Démocrates ne pourront, par conséquent, parrainer aucun candidat à la présidentielle de 2033. Comment le parti peut-il survivre à une telle traversée du désert ? » « L'opposition béninoise est réduite à sa plus simple expression », constate WakatSéra à Ouagadougou. « Le président Patrice Talon, à qui l'on peut décerner la palme de la transformation du Bénin, tant sur le plan économique que celui des infrastructures, n'est pas moins celui qui a mis sous l'éteignoir les politiciens dont la voix portait encore et qui pouvaient lui faire ombrage. » « De toute évidence, avec le retrait de Boni Yayi de la vie politique, c'est l'opposition béninoise, dans son ensemble, qui se trouve fragilisée, renchérit Le Pays. Toute chose qui, on l'imagine, est pain bénit pour le pouvoir dont le candidat, sauf tremblement de terre, remportera sans coup férir la présidentielle du 12 avril prochain. » Guerre civile larvée au Soudan du Sud Enfin à lire dans Le Monde Afrique ce reportage au Soudan du Sud en proie à des tensions et à des massacres… « Le Soudan du Sud s'enfonce dans une guerre civile qui ne dit pas son nom », constate le journal. Ces derniers jours, « deux tueries ont fait près de 200 morts dans le pays. Des meurtres visant les ethnies nuer, puis dinka. » Et Le Monde Afrique de s'interroger : « les deux communautés les plus importantes du Soudan du Sud – qui en compte 64 – vont-elles être à nouveau entraînées dans la guerre civile ? On peut le craindre, tant l'année 2025 a été émaillée d'affrontements entre les forces du président, Salva Kiir, un Dinka, et celles fidèles à son principal rival et ancien vice-président, Riek Machar, un Nuer, aujourd'hui incarcéré. Le Soudan du Sud traverse sa plus grave crise sécuritaire et humanitaire, constate encore Le Monde Afrique, depuis la signature, en 2018, d'un accord de paix et la formation, en 2020, d'un gouvernement d'unité nationale de transition. Riek Machar avait alors rejoint Salva Kiir à Juba afin de piloter la transition et conduire le pays vers des élections. Prévues pour 2022, elles ont été repoussées à deux reprises et doivent désormais se tenir à la fin de cette année, mais la prolifération des violences rend la tenue de ce scrutin on ne peut plus incertaine. »
Au Bénin, l'ancien président Thomas Boni Yayi, figure majeure du paysage politique, a démissionné mardi 3 mars 2026 de la tête du parti d'opposition Les Démocrates. « Cette décision, note La Nouvelle Tribune à Cotonou, intervient après plusieurs mois de tensions internes, marqués notamment par l'exclusion du parti de la course à l'élection présidentielle d'avril prochain pour défaut de parrainages. » Officiellement, Thomas Boni Yayi se retire de la vie politique pour raisons de santé. « L'ancien président du Bénin avait repris la tête des Démocrates en octobre 2023, rappelle La Nouvelle Tribune, renforçant la visibilité de cette formation politique. Cependant, le parti a récemment perdu sa représentation parlementaire à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, et n'a donc pas réussi à valider un duo de candidats pour la présidentielle d'avril. » L'opposition laminée… Alors, « le choc est brutal pour l'opposition béninoise », s'exclame Afrik.com. Thomas Boni Yayi qui se retire, de même que son fils, Chabi Yayi, qui occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures. « Cette double démission intervient dans un contexte de crise profonde et pose une question désormais ouverte, pointe le site panafricain : le principal parti d'opposition béninois est-il en train de vivre sa mort clinique ? (…) Plusieurs indicateurs sont au rouge, constate Afrik.com : perte de leadership fondateur ; divisions internes non résolues ; échecs électoraux récents ; départ de figures parlementaires ; affaiblissement de la base militante. Un parti politique peut survivre à une défaite. Il peut même renaître d'une crise. Mais survivre à la perte simultanée de son chef historique et de sa colonne vertébrale organisationnelle exige une capacité de refondation rapide et crédible. Surtout, relève encore le site panafricain, quand le parti se sait exclu du jeu électoral au sommet pour longtemps, au moins quatorze années. En effet, absents du Parlement et des collectivités locales, Les Démocrates ne pourront, par conséquent, parrainer aucun candidat à la présidentielle de 2033. Comment le parti peut-il survivre à une telle traversée du désert ? » « L'opposition béninoise est réduite à sa plus simple expression », constate WakatSéra à Ouagadougou. « Le président Patrice Talon, à qui l'on peut décerner la palme de la transformation du Bénin, tant sur le plan économique que celui des infrastructures, n'est pas moins celui qui a mis sous l'éteignoir les politiciens dont la voix portait encore et qui pouvaient lui faire ombrage. » « De toute évidence, avec le retrait de Boni Yayi de la vie politique, c'est l'opposition béninoise, dans son ensemble, qui se trouve fragilisée, renchérit Le Pays. Toute chose qui, on l'imagine, est pain bénit pour le pouvoir dont le candidat, sauf tremblement de terre, remportera sans coup férir la présidentielle du 12 avril prochain. » Guerre civile larvée au Soudan du Sud Enfin à lire dans Le Monde Afrique ce reportage au Soudan du Sud en proie à des tensions et à des massacres… « Le Soudan du Sud s'enfonce dans une guerre civile qui ne dit pas son nom », constate le journal. Ces derniers jours, « deux tueries ont fait près de 200 morts dans le pays. Des meurtres visant les ethnies nuer, puis dinka. » Et Le Monde Afrique de s'interroger : « les deux communautés les plus importantes du Soudan du Sud – qui en compte 64 – vont-elles être à nouveau entraînées dans la guerre civile ? On peut le craindre, tant l'année 2025 a été émaillée d'affrontements entre les forces du président, Salva Kiir, un Dinka, et celles fidèles à son principal rival et ancien vice-président, Riek Machar, un Nuer, aujourd'hui incarcéré. Le Soudan du Sud traverse sa plus grave crise sécuritaire et humanitaire, constate encore Le Monde Afrique, depuis la signature, en 2018, d'un accord de paix et la formation, en 2020, d'un gouvernement d'unité nationale de transition. Riek Machar avait alors rejoint Salva Kiir à Juba afin de piloter la transition et conduire le pays vers des élections. Prévues pour 2022, elles ont été repoussées à deux reprises et doivent désormais se tenir à la fin de cette année, mais la prolifération des violences rend la tenue de ce scrutin on ne peut plus incertaine. »
À l'occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l'OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé. Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile. Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ? BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu'elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l'OMS, il s'agit de la quatrième cause de décès à l'échelle planétaire. Diagnostic différentiel Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l'essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l'air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s'appelle la spirométrie. Limiter les complications La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L'oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L'arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations. Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d'où l'importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire. Avec : Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l'hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon Un reportage de Thibault Matha ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d'un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d'une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d'un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Yeko - Baara
À l'occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l'OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé. Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile. Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ? BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu'elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l'OMS, il s'agit de la quatrième cause de décès à l'échelle planétaire. Diagnostic différentiel Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l'essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l'air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s'appelle la spirométrie. Limiter les complications La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L'oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L'arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations. Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d'où l'importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire. Avec : Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l'hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon Un reportage de Thibault Matha ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d'un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d'une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d'un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Yeko - Baara
Bientôt du thé et du café kényans distribués en Asie centrale depuis le Kazakhstan ? C'est en tout cas la proposition que font les autorités d'Astana aux producteurs kényans. L'idée : créer un hub au Kazakhstan pour ces matières premières à destination de l'immense marché voisin. De notre correspondante à Nairobi, Le Kazakhstan se dit prêt à soutenir les producteurs de thé et de café kényans dans leur conquête de nouveaux marchés. C'est en substance le message qu'a fait passer l'ambassadeur kazakh à Nairobi, Barlybay Sadykov, lors d'une rencontre avec la chambre de commerce kényane, fin janvier. Le projet est assez simple : Astana se dit disposée à exempter de taxes les cargaisons de café et de thé kényans à destination de son marché. Une fois sur place, elles seront transformées pour être ensuite exportées de nouveau vers ses voisins d'Asie centrale. « L'exemption de droits d'importation sur les grains de café vert, par exemple, permettra aux exportateurs kényans d'envoyer leur production pour être torréfiée, conditionnée au Kazakhstan puis redistribuée », a expliqué l'ambassadeur kazakh. À lire aussiLe thé kényan doit faire mieux pour se vendre plus cher Café : le marché kazakh en expansion Le marché kazakh du café est aussi en pleine expansion. Selon l'Institut kazakh des statistiques, sa consommation augmente de 5 à 7 % chaque année. Un début prometteur, selon l'ambassadeur à Nairobi, qui assure qu'une tasse de café peut se vendre jusqu'à 5 dollars. « Ce qui offre des marges intéressantes aux producteurs désireux d'explorer ce marché », a-t-il ajouté. En 2024, le Kazakhstan a importé pour près de 27 millions de dollars de café, venu notamment du Brésil, de l'Italie ou encore de la Russie. Le thé kényan en quête de nouveaux marchés Le thé reste la boisson préférée de la population kazakhe, bien que sa consommation baisse depuis plusieurs années au profit du café. En 2024, chaque Kazakhstanais en consommait environ 1,5 kilo en moyenne. Un débouché non négligeable alors que le Kenya a perdu deux marchés d'exportation importants : le Soudan, pour des raisons politiques, et l'Iran, à cause d'un scandale de fraude, ont suspendu leurs importations. Une délégation de la Chambre de commerce kényane participera à une mission commerciale « de haut niveau » au Kazakhstan, en mai. À écouter dans C'est pas du ventBientôt la fin du café ?
Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
Depuis cinq ans et le déclenchement de la guerre au Tigré, des milliers de personnes déplacées se sont installées dans le camp de Hitsats, à l'ouest de la région. Mais les conditions de vie déplorables du site et le manque de perspectives ont provoqué des départs massifs vers la Libye ou le Yémen. Reportage à la rencontre de ces familles décimées. De notre correspondante de retour de Hitsats, Les premiers abris apparaissent au bout d'une route poussiéreuse et cabossée. Dans ces petites maisons de tôles, entourées de montagnes, au camp de Hitstats en Éthiopie, vivent aujourd'hui plus de 15 000 personnes originaires du Tigré occidental, une zone occupée depuis la guerre par les forces de la région Amhara. Depuis quelques mois, de nombreux jeunes déplacés quittent le camp pour s'engager sur les routes migratoires. Le frère d'Amleset, 18 ans, est aujourd'hui en Libye : « Il est parti sans rien nous dire. Ce sont des trafiquants d'êtres humains qui l'ont aidé à traverser la frontière du Soudan vers la Libye. Puis, après une longue période, des personnes de notre entourage nous ont dit qu'il était là-bas, mais qu'il avait été arrêté. » Quelques semaines plus tard, Amselet reçoit un appel de son frère : les trafiquants exigent un million de birrs de rançon (environ 5 400 euros, NDLR). La famille paye alors une partie en vendant son bétail, et les coups cessent. « Mais aujourd'hui, mon frère est toujours en prison, car ils demandent encore de l'argent. Et il est très malade. Je me sens mal parce que je ne peux pas aider mon frère qui est bloqué là-bas, je n'ai pas d'argent à lui envoyer. Je me sens tellement impuissante et démunie », nous confie Amselet. À lire aussiÉthiopie : regain de tension au Tigré, les réfugiés affluent dans les camps de déplacés Un exode massif faute de travail et des conditions de vie déplorables À Hitsats, des milliers de familles partagent la même histoire. Parmi les raisons de cet exode massif : l'impossibilité de trouver un travail aux alentours. La fille de Birzaf est partie pour le Yémen il y a deux mois : « Elle m'a dit qu'elle allait trouver un travail pour subvenir aux besoins de la famille. Moi, je lui ai dit que ce n'était pas la peine, qu'on demanderait aux gens à l'église de nous aider. Mais elle n'a rien voulu savoir, et elle est partie. Aujourd'hui, elle est en prison. Je ne peux la voir que par la petite caméra de surveillance de sa cellule. Ils la forcent à me dire qu'elle souffre, et ils me demandent de l'argent. » Pour Keshi Mebrahtu, coordinateur du camp, les conditions de vie déplorables font aussi partie des causes de départ : « Dans ce camp, on fait face à de nombreux défis. Le plus important, c'est le manque de nourriture. Mais on manque aussi d'eau potable, et l'accès aux soins médicaux est très rare. Ces deux derniers mois, la situation s'est un peu améliorée grâce à des collectes de fonds organisées par des stars de TikTok. Mais j'ai peur que la situation se détériore encore, car c'était une aide ponctuelle. Or, nous avons besoin d'un soutien en continu. » D'après Keshi Mebrahtu, depuis 2020, 335 personnes sont mortes de faim dans le camp. À lire aussiTigré, aux origines d'une guerre fratricide
Sous l'Arbre à palabres, Éric Topona fait réagir ses invités à la décision du gouvernement tchadien de fermer sa frontière avec le Soudan. Cette fermeture est survenue après les incursions répétées des miliciens des des Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagolo, dit "Hemedti".
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur
Interdit aux enfants, scruté dans le couple, personne n'est censé recourir au mensonge et pourtant, qui n'a pas déjà menti ? Si le mensonge a mauvaise réputation, les raisons qui nous y poussent ne sont pas forcément malhonnêtes. Nombreux sont ceux qui mentent pour ne pas blesser, pour éviter un conflit ou par omission. D'autres affabulent pour obtenir quelque chose, se protéger ou encore parce qu'ils n'assument pas leurs actes. Les causes sont multiples donc mais les conséquences ne sont pas les mêmes. Et par ailleurs, les menteurs ne font pas tous preuve de la même subtilité. Une chose est sûre, si certains adorent mentir, rares sont ceux qui apprécient qu'on leur mente. De la petite cachoterie à l'arnaque du siècle, comment reconnaître un menteur ou une menteuse ? Comment le ou la confronter ? Avec : • Alexis Laipsker, ancien journaliste et animateur télé et radio, joueur professionnel de poker, écrivain de thrillers. Auteur de Qui vous ment ? La nouvelle méthode infaillible pour détecter les mensonges (Michel Lafon, 2026) • Vincent Cespedes, philosophe, essayiste, auteur de La société de la trahison (Albin Michel, janvier 2025). En fin d'émission, Un reportage de Raphaëlle Constant, à Adré, à l'est du Tchad, sur la hausse des prix des produits alimentaires en cette période de ramadan. À la frontière avec le Soudan, la petite ville d'Adré accueille près de 240 000 réfugiés soudanais et une population locale de 40 000 habitants. À l'approche du ramadan, notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue au marché à la rencontre de commerçants pour comprendre les difficultés des différentes communautés à se ravitailler face à la flambée des prix de certains produits de première nécessité. Programmation musicale : ► Menteur menteuse - Disiz, Margot Guera ► Les gens changent - Boddhi Satva.
Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc. Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»
Interdit aux enfants, scruté dans le couple, personne n'est censé recourir au mensonge et pourtant, qui n'a pas déjà menti ? Si le mensonge a mauvaise réputation, les raisons qui nous y poussent ne sont pas forcément malhonnêtes. Nombreux sont ceux qui mentent pour ne pas blesser, pour éviter un conflit ou par omission. D'autres affabulent pour obtenir quelque chose, se protéger ou encore parce qu'ils n'assument pas leurs actes. Les causes sont multiples donc mais les conséquences ne sont pas les mêmes. Et par ailleurs, les menteurs ne font pas tous preuve de la même subtilité. Une chose est sûre, si certains adorent mentir, rares sont ceux qui apprécient qu'on leur mente. De la petite cachoterie à l'arnaque du siècle, comment reconnaître un menteur ou une menteuse ? Comment le ou la confronter ? Avec : • Alexis Laipsker, ancien journaliste et animateur télé et radio, joueur professionnel de poker, écrivain de thrillers. Auteur de Qui vous ment ? La nouvelle méthode infaillible pour détecter les mensonges (Michel Lafon, 2026) • Vincent Cespedes, philosophe, essayiste, auteur de La société de la trahison (Albin Michel, janvier 2025). En fin d'émission, Un reportage de Raphaëlle Constant, à Adré, à l'est du Tchad, sur la hausse des prix des produits alimentaires en cette période de ramadan. À la frontière avec le Soudan, la petite ville d'Adré accueille près de 240 000 réfugiés soudanais et une population locale de 40 000 habitants. À l'approche du ramadan, notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue au marché à la rencontre de commerçants pour comprendre les difficultés des différentes communautés à se ravitailler face à la flambée des prix de certains produits de première nécessité. Programmation musicale : ► Menteur menteuse - Disiz, Margot Guera ► Les gens changent - Boddhi Satva.
La guerre civile au Soudan, la plus grande crise humanitaire au monde selon l'ONU, dure depuis bientôt trois ans. Ce conflit est né de luttes internes et a été entretenu par les puissances régionales. À ce jour, aucune des tentatives de négociation n'a abouti et le conflit déborde ici ou là. Le Tchad a ainsi annoncé la fermeture de sa frontière ce matin, lundi 23 février 2026, après des incursions répétées de groupes armés. Avec : - Clément Deshayes, anthropologue, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), laboratoire Prodig.
Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. [Rediffusion] RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.
Après le Ghana, l'Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud, le Cameroun a rejoint la liste des pays africains qui acceptent d'accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés par l'administration Trump. Huit immigrés africains sont ainsi arrivés à Yaoundé depuis les États-Unis.
La justice marocaine a condamné, jeudi, à des peines allant de trois mois à un an de prison les 18 supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la Coupe d'Afrique des nations mi-janvier, qui avait été émaillée d'incidents.
durée : 00:02:58 - Le monde à l'endroit - Donald Trump a ouvert aujourd'hui la première réunion de son Conseil de la paix. Il n'a pas été question du conflit qui ensanglante depuis trois ans le Soudan. Comment l'expliquer ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
À Dakar, la controverse enfle après la mort d'Abdoulaye Ba, l'étudiant décédé lors d'une intervention policière à l'université Cheikh Anta Diop. Le procureur affirme qu'il n'a pas été brutalisé mais qu'il est mort après avoir sauté du quatrième étage pour échapper à un incendie. De leur côté, les étudiants accusent les forces de l'ordre de l'avoir torturé.
Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.
Des attaques de drones aux conséquences particulièrement grave ont frappé la région du Kordofan, au Soudan, en cette fin de semaine. Et comme très souvent dans ce conflit qui a déjà fait plus de 150.000 morts selon l'ONU, ce sont les civils qui sont les premiers touchés.
L'Ukraine, la Birmanie, le Soudan, la Syrie, Gaza… Chaque année, les conflits semblent se multiplier aux quatre coins du globe. Aujourd'hui, je vous propose de revenir ensemble sur les moyens mis en œuvre pour protéger le patrimoine en situation de guerre, en utilisant un exemple très actuel : Gaza. Le 11 septembre 2025, suite à la menace de frappes israéliennes, une équipe d'archéologues de l'École Biblique et Archéologique Française, l'EBAF, et de l'ONG Première Urgence Internationale, évacue en urgence un dépôt archéologique situé dans une tour d'habitation gazaouie. En quelques heures, l'équipe sur place doit faire des choix cruciaux. Parmi des milliers d'objets provenant de sites archéologiques majeurs de la bande de Gaza, il faut décider quoi sauver…Bonne écoute !➤ Un grand merci à René Elter pour avoir accepté de répondre à toutes nos questions ! Il a dirigé le livre "Gaza : comment transmettre le patrimoine, le programme Intiqal" : https://www.riveneuve.com/catalogue/gaza-comment-transmettre-le-patrimoine-le-programme-intiqal/
Un nouveau chapitre qui s'ouvre dans la relation entre le Tchad et la France. La semaine dernière, le président Mahamat Idriss Déby Itno a été reçu à l'Élysée par son homologue Emmanuel Macron, un an après le départ surprise et précipité de l'armée française présente depuis près d'un siècle dans le pays. Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » ont affirmé les deux chefs d'État. Que signifie ce revirement après cette rupture brutale des accords de défense il y a un an ? Analyse de Remadji Hoinathy, chercheur à l'ISS (l'Institut d'études de sécurité) spécialiste du Lac Tchad et de l'Afrique centrale. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Dans leur communiqué conjoint, les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron se félicitent « d'un partenariat revitalisé ». Êtes-vous surpris par ce réchauffement entre les deux dirigeants après le départ très précipité de l'armée française il y a un an ? Remadji Hoinathy : Aussi bien pour ce départ précipité que pour ce réchauffement tout abrupt, effectivement, on est relativement surpris parce que l'on se souvient qu'à l'époque, le Tchad mettait en avant un discours souverainiste exigeant la rupture de coopération militaire, relativement bénéfique pour le Tchad, entre autres, qui existait depuis quasiment plus d'un demi-siècle. Quelles ont été les conséquences de ce départ pour le Tchad ? Durant cette période, il n'y a pas eu de périls sécuritaires extraordinaires qui mettent en avant les conséquences de la fin l'accord de défense entre le Tchad et la France. Dans cette période, le Tchad a essayé, autant que faire se peut, de diversifier justement sa coopération militaire, allant vers de nouveaux partenaires. Et donc pour vous, c'est un signe que la diversification des partenariats sécuritaires n'a pas porté ses fruits ? Au-delà de la coopération militaire, qui n'a pas été mise en avant dans la communication officielle, il y a les aspects économiques et culturels, et il y a toutes les questions de sécurité régionale. Si aujourd'hui le Tchad revient sur ses pas et repart vers la France, malgré ce discours souverainiste assez véhément mis en avant, cette diversification n'a pas dû apporter les résultats attendus. Le communiqué conjoint est quand même très laconique. Il insiste, vous l'avez dit, surtout sur le partenariat économique. Ces intérêts économiques français et tchadiens, quels sont-ils réellement ? La France a surtout été un support financier très important pour un pays comme le Tchad au niveau budgétaire et dans différents domaines de développement. Lorsque l'on regarde la situation économique dans l'ensemble de l'Afrique centrale en général et dans un pays comme le Tchad, un retour ou une embellie dans la coopération économique avec la France en termes d'aide budgétaire et de support dans les négociations avec les institutions et les partenaires internationaux, dont ceux de Bretton Woods, est quelque chose d'assez important pour ce pays qui reste assez dépendant de l'aide internationale. Pour la France, avoir encore un pied au Tchad, un des derniers pays de la zone qui ne lui sont pas réfractaires, reste quelque chose d'important. Dans ce nouveau rapprochement, il y a plutôt des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie. Justement, le communiqué fait également référence à la guerre au Soudan voisin. Le Tchad est accusé de servir de point de passage pour les armes que les Émirats arabes unis fournissent aux paramilitaires FSR. Qu'en est-il vraiment et de quelle manière la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de ce conflit via son partenaire tchadien ? Le Tchad s'est toujours défendu d'avoir tenu une position plutôt neutre dans ce conflit. Le Soudan de son côté, et beaucoup d'autres acteurs dont les Nations unies, disent détenir des preuves de l'implication du Tchad, servant au minimum de point d'entrée pour l'aide émirienne aux Forces de soutien rapide. Depuis la fin de l'année passée, on se rend compte que même à l'international en général, le vent est en train de tourner. Dans le sens où les pays jouant un rôle assez important aux côtés des différents belligérants, les Émirats arabes unis d'un côté et de l'autre, l'Egypte avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, sont plutôt en train de pousser vers une solution diplomatique, vers une cessation des hostilités, une trêve humanitaire, mais aussi vers un arrêt du support apporté par les différents pays aux belligérants. Le discours du président Macron va aller aussi dans le sens de dire à son partenaire tchadien, mettant à profit l'embellie de leur relation, la nécessité de revenir à un rôle plus neutre dans le conflit au Soudan. Il y a quand même quelque chose de surprenant. Je disais que le communiqué était très laconique, au point de ne faire aucune référence, même indirecte, à la détention de l'opposant Succès Masra, à l'assassinat de l'opposant Yaya Dillo, aux tragiques événements du 20 octobre 2022. Selon vous, est-ce à dire que la France assume désormais une realpolitik mettant de côté les droits humains ? C'est une tendance que l'on a observé depuis le début de la transition au Tchad : ne pas offusquer le partenaire en insistant trop sur la question des droits humains et de l'ouverture électorale. Ce n'est pas du tout à l'avantage de l'image de la France de revenir dans un partenariat où elle ne pourra pas remettre sur la table de manière claire ses principes sacro-saints, importants à ses yeux et dans son histoire politique. À lire aussiLa France et le Tchad ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale
Ce sont des acteurs de plus en plus présents dans les affaires africaines : les Émirats arabes unis ont une influence grandissante sur le continent. À la fois sur le plan économique et commercial, mais surtout sur les marchés portuaires et logistiques. Sans oublier leur rôle trouble dans la guerre qui dévaste le Soudan depuis presque trois ans. Marc Lavergne est directeur de recherche émérite au CNRS (le Centre national de la recherche scientifique) et au laboratoire CITERS de l'Université de Tours. Il répond aux questions de Sidy Yansané.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la présence du Maroc au Conseil de paix de Donald Trump, la purge au sein de l'armée chinoise et la présence libyenne sur la frontière soudanaise. Ouganda : lutte contre l'insécurité ou répression post-électorale ? En Ouganda, l'opposition conteste la réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat. Pour justifier les nombreuses arrestations, les autorités invoquent la nécessité de garantir l'ordre public en luttant contre des « gangs criminels ». Ces gangs sont-ils une menace réelle ou un prétexte pour museler d'avantage l'opposition ? Que risque le principal opposant Bobi Wine alors que son parti, la National Unity Platform (NUP), est accusé par le pouvoir d'alimenter ces tensions ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Maroc : pourquoi rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump ? À peine les invitations lancées, le Maroc a été le premier pays africain à accepter de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump en tant que « membre fondateur », avant d'être rejoint par l'Égypte. Comment expliquer cette réactivité du roi Mohammed VI ? Le Maroc peut-il inspirer d'autres États africains à rejoindre cette nouvelle instance internationale créée pour concurrencer l'ONU ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. Chine : que cache la chute du numéro 2 de l'armée ? Il était le plus haut gradé de l'armée chinoise et l'un des rares généraux à avoir une réelle expérience de combat pour avoir participé à la guerre sino-vietnamienne de 1979. Zhang Youxia a été limogé par le président Xi Jinping. Comment expliquer cette décision malgré la proximité des deux hommes ? Quelles peuvent être les conséquences de cette nouvelle purge dans les rangs de l'Armée populaire de libération ? Avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Libye : que vont faire les troupes du général Haftar à la frontière soudanaise ? Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, qui soutient les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR), a donné l'ordre à ses troupes de se déplacer vers la frontière avec le Soudan. Que signifie ce déploiement des militaires de l'Armée nationale libyenne ? Pourquoi, malgré les pressions de ses alliés égyptiens et saoudiens, le clan Haftar continue-t-il de soutenir les FSR ? Avec Virginie Collombier, professeure à l'Université Luiss Guido Carli de Rome, spécialiste de la Libye.
Bienvenue dans notre supplément du dimanche avec nos reporters qui étaient sur le terrain, Eliott Brachet et Nicolas Feldmann. Tout d'abord nous sommes au Soudan, après 2 ans d'une guerre fratricide qui aurait fait plus de 200 000 morts. Elle se poursuit au centre du pays. Un Soudan écartelé entre les 2 troupes des généraux rivaux. En 2è partie, Nicolas Feldmann rentre du Canada où il a pu percevoir les méfaits des taxes Trump sur le secteur automobile. Usines et salariés doivent se réinventer. Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l'une des principales lignes de front. En avril 2023, c'est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d'habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s'est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd'hui, hors des grandes villes, la guerre s'est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d'une capitale méconnaissables. Un Grand reportage de Eliott Brachet qui s'entretient avec Jacques Allix. Un an de Donald Trump à la Maison Blanche : au Canada, l'automobile sous pression Depuis des décennies, l'industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l'assemblage d'une voiture peuvent traverser jusqu'à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée. Au nom de l'« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douane. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s'adapter souvent dans l'urgence : notamment en Ontario, au cœur de l'industrie automobile du pays. Un Grand reportage de Nicolas Feldmann qui s'entretient avec Jacques Allix.
Gaza, l'Ukraine, le Soudan, l'est de la RDC, le Venezuela, l'Iran, … Face à la multiplication des crises mondiales et à l'évolution technologique des conflits, la sécurité des reporters est au cœur des préoccupations des rédactions. L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde qui réunissait des représentants de l'AFP, de TF1-LCI, de l'Unesco et de l'Armée de Terre française pour analyser les défis du moment, entre zones de non-droit et guerre informationnelle. Le 15 janvier 2026, lors de l'événement Médias en Seine, le débat a débuté par un constat sombre : le monde est devenu plus dangereux pour les journalistes. Andrea Cairola, conseiller à l'Unesco, souligne un retour massif des attaques physiques après des décennies de déclin. Ce climat d'insécurité extrême touche particulièrement Gaza, où plus de 220 journalistes ont été tués selon RSF et où les infrastructures de presse n'ont pas été épargnées. Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP, s'alarme de ce franchissement de lignes rouges : « Notre bureau à Gaza a été ciblé par quatre tirs d'un char qui a tiré très concrètement sur la salle des serveurs pour éliminer une caméra live qui donnait sur le champ de bataille. » La guerre des drones en Ukraine Sur le terrain ukrainien, la menace a changé de visage avec l'utilisation massive des drones. Solenn Riou, reporter pour TF1-LCI, explique que l'identification traditionnelle du journaliste (« presse » sur le gilet ou le véhicule) est devenue paradoxalement un danger. Elle décrit une réalité quotidienne éprouvante et reprend les propos d'un officier rencontré dans ce pays : « Le terrain ukrainien, c'est comme une autoroute, une autoroute de drone, ça s'arrête jamais ». Cette évolution oblige les reporters à une certaine discrétion et à une préparation logistique sérieuse, où le soutien des fixeurs locaux devient vital. L'importance de la formation des journalistes de guerre Pour faire face à ces dangers, la formation est devenue le pilier de la stratégie éditoriale des grands médias. Des stages intensifs, comme celui proposé par l'armée française à Collioure (au CNEC), permettent aux journalistes d'apprendre les gestes de secourisme de combat et de comprendre les effets des armes. Le Commandant Philippe, chef de la section médias du SIRPA-Terre, insiste sur l'importance de ce dialogue entre militaires et journalistes : « Nous les armées, l'objectif n'est pas de vous censurer vous les médias, mais de vous permettre de faire votre travail. » La bataille de l'information et de la confiance Enfin, l'époque est marquée par une guerre hybride où la désinformation est utilisée comme une arme par certains belligérants. La lutte contre la propagande et le maintien de la confiance du public sont les ultimes remparts du journalisme de terrain. Phil Chetwynd conclut sur la nécessité de la nuance : « Notre travail, c'est vraiment un travail de nuance [...] une des choses les plus importantes [...] c'est d'expliquer clairement ce qu'on ne sait pas ».
Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l'une des principales lignes de front. En avril 2023, c'est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d'habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s'est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd'hui, hors des grandes villes, la guerre s'est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d'une capitale méconnaissables. « Au Soudan, Khartoum renaît péniblement de ses cendres », un Grand reportage signé Eliott Brachet.
durée : 01:56:39 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau analyse le déni de guerre en Europe et les mécanismes historiques d'un aveuglement collectif. Et, à 7h17 Guillaume Erner reçoit le journaliste du Monde, Eliott Brachet, pour sa série de reportages au cœur du conflit au Soudan. - réalisation : Félicie Faugère
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »
durée : 00:12:05 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre opposant l'armée du général Abdel Fattah Al-Bourhane aux Forces de soutien rapide de "Hemetti". Le conflit a causé plus de 200 000 morts, déplacé près de 14 millions de personnes et provoqué la pire crise alimentaire mondiale, selon l'ONU. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Eliott Brachet Journaliste indépendant pour Le Monde, RFI et Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le retour des autorités soudanaises à Khartoum, l'avenir du fils de l'ancien chah iranien et le départ de Xabi Alonso du Real Madrid. Madagascar : la transition saura-t-elle inclure la Gen Z ? À Madagascar, plus de trois mois après la chute d'Andry Rajoelina, les autorités de transition ont annoncé la mise en place d'un comité de pilotage chargé de lancer la concertation nationale. Ces assises visent à ouvrir un dialogue politique et à répondre aux nombreuses attentes de la population. La Gen Z, porteuse des manifestations et du changement sur la Grande Île, est-elle satisfaite de cette annonce ? Quelle est la place réservée à la jeunesse dans le processus de transition ? Avec Sarah Tétaud, correspondante de RFI à Antananarivo. Soudan : le gouvernement revient à Khartoum Chassé de Khartoum en avril 2023 par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), le gouvernement soudanais avait alors trouvé refuge dans la ville de Port-Soudan, transformée en capitale provisoire. Alors que le pays vient de franchir le cap symbolique des 1 000 jours de guerre, le gouvernement a annoncé son retour à Khartoum. Cet évènement marque-t-il un véritable tournant dans le conflit ? Peut-on parler d'un affaiblissement des paramilitaires ? Avec Eliott Brachet, envoyé spécial de RFI, de retour de Khartoum. Iran : Reza Pahlavi est-il une alternative au régime ? En exil depuis la révolution islamique de 1979 qui a renversé son père, le dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi semble s'imposer comme l'une des principales figures de l'opposition. Depuis les États-Unis, il multiplie les appels à poursuivre les manifestations contre le régime. Pourquoi son nom revient-il dans les manifestations ? En vivant à plusieurs milliers de kilomètres de Téhéran, Reza Pahlavi peut-il s'imposer comme un leader politique ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président de l'Institut des Relations internationales et de géopolitique. Real Madrid : Alvaro Arbeloa fera-t-il mieux que Xabi Alonso ? Après plusieurs défaites et notamment celle de dimanche dernier (11 janvier 2026) en finale de la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (3-2), le Real Madrid a annoncé le départ de son entraîneur Xabi Alonso et la nomination d'Álvaro Arbeloa pour lui succéder. Pourquoi ce choix, alors qu'Arbeloa n'a pas d'expérience de coaching ? Le club madrilène prend-il un risque à court terme ? Avec Christophe Diremszian, journaliste au service des sports de RFI.
Donald Trump n'aime pas l'Afrique : lors de son premier mandat, en 2018, déjà, il traitait les pays du continent de « pays de merde » ; en décembre dernier, il récidivait, en utilisant le même terme, « shithole countries », qui peut se traduire littéralement, comme le précisait Libération, par « pays de merde », donc, ou encore par « trou à rat », « taudis », « porcherie ». Dernière mesure en date pénalisante pour l'Afrique : en ce début d'année 2026, relève Afrik.com, « les conditions d'accès aux États-Unis se durcissent pour plusieurs pays. Dans une mise à jour publiée discrètement par le département d'État, l'administration Trump a élargi ses restrictions de voyage à 5 nouvelles nations du continent. Le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie intègrent désormais la "liste orange". (…) Avec ces nouveaux ajouts, précise le site, ce sont désormais 20 pays africains qui se retrouvent sous le coup de restrictions spécifiques imposées par Washington. La situation est encore plus critique pour 12 de ces nations, placées sur une "liste rouge" qui suspend quasi intégralement l'octroi de visas, sauf dérogation exceptionnelle servant les intérêts directs de la sécurité intérieure américaine ». « La mesure la plus spectaculaire et la plus pénalisante de cette nouvelle politique, relève encore Afrik.com, réside dans l'exigence d'une garantie financière. Depuis le 1er janvier, les voyageurs originaires des pays ciblés doivent déposer une caution dont le montant varie entre 5000 et 15 000 dollars. Si les autorités américaines présentent cette somme comme un levier pour garantir que les visiteurs ne dépassent pas la durée légale de leur séjour, ce coût devient, dans les faits, un rempart infranchissable pour une grande partie des populations locales ». « Quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque » Autre mesure qui impacte directement les pays africains, relève Jeune Afrique : « Donald Trump a signé, mercredi dernier, un mémorandum qui acte le désengagement immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales jugées contraires aux intérêts américains. Les activités de plusieurs d'entre elles sur le continent en seront directement affectées ». Commentaire du site panafricain : « quand Trump claque la porte, l'Afrique trinque. » En effet, parmi les organisations désormais boudées par les États-Unis, figurent notamment la Commission économique pour l'Afrique, le Bureau du conseiller spécial des Nations unies pour l'Afrique et le Forum permanent sur les personnes d'ascendance africaine. Mais aussi le Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ou encore la CNUCED, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le robinet de l'aide américaine coupé… Qui plus est, rappelle pour sa part Le Monde Afrique, depuis l'année dernière, les pays du continent font « face au désengagement américain de l'aide au développement. (…) Depuis l'électrochoc Trump, ils apprennent à faire sans l'aide des États-Unis. De 15,9 milliards de dollars en 2024, on est passé à 8,3 milliards de dollars en 2025, soit une contraction de 52 %. (…) Washington, rappelle Le Monde Afrique, assurait à travers USAID, l'Agence des États-Unis pour le développement international, désormais dissoute, un tiers en moyenne des financements publics extérieurs. Programmes fermés du jour au lendemain, en priorité lorsqu'ils traitent de l'égalité de genre, d'accès à la contraception ou de lutte contre le changement climatique, ruptures d'approvisionnement de médicaments, de rations alimentaires, de semences, vagues de licenciements… La décision de Donald Trump a plongé des millions de personnes dans une situation de plus grande précarité et mis des vies en péril ». En fait, précise le journal, « l'administration Trump a commencé à appliquer sa doctrine privilégiant le commerce plutôt que l'aide, déjà mise en avant lors du premier mandat du président républicain ». Et « plus encore qu'auparavant, les firmes américaines devraient être les bénéficiaires de cette redéfinition de la coopération ». Enfin, note encore Le Monde Afrique, « sous Donald Trump, l'Afrique est devenue le réceptacle des étrangers dont les États-Unis ne veulent plus, en particulier d'auteurs de crimes, même ayant purgé leur peine. Sous la pression ou en échange de contreparties tenues secrètes, le Soudan du Sud, l'Eswatini et le Ghana ont accepté le transfert de quelques dizaines de personnes originaires d'Asie, d'Amérique latine, mais aussi du continent ».
Elle a fait des centaines de milliers de morts et 12 millions de déplacés, créant ainsi la plus grave crise humanitaire au monde. Ce samedi marque les 1000 jours depuis que la guerre au Soudan opposant l'armée dirigée par le général Al Burhan aux paramilitaires des Forces de soutien rapide menés par Hemedti Dagolo à éclater, déchirant le pays.
Ce week-end, cela va faire plus de mille jours que le Soudan est en guerre. Une guerre qui oppose l'armée régulière dirigée par le général al-Burhan aux paramilitaires des Forces de soutien rapide du général « Hemetti » (qui se battent pour le contrôle du pays). Le conflit a provoqué l'une des pires crises humanitaires du moment (quinze millions de déplacés, près de quatre millions de réfugiés dans les pays voisins, et des dizaines de milliers de morts, le bilan humain est incertain). Et il ne semble pas y avoir d'issue (à ce conflit). Le professeur soudanais Suliman Baldo est le directeur exécutif de Sudan Transparency and Policy Tracker, l'Observatoire de la transparence et des politiques au Soudan. Il répond aux questions d'Alexandra Brangeon.
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En Centrafrique, alors que la République Centrafricaine attend les résultats provisoires des élections générales du 28 décembre dernier, des violences armées ont éclaté ce vendredi à Zémio, une ville située dans le sud-est du pays, poussant des milliers de personnes à trouver refuge du côté de la RD Congo et du Soudan du Sud.
Une émission consacrée essentiellement aux huitièmes de finale de la CAN 2025, avec des projections sur les affiches du week-end et la présentation des rencontres clés : samedi, Sénégal vs Soudan, Mali vs Tunisie et dimanche : Maroc vs Tanzanie et Afrique du Sud vs Cameroun. Des chocs et des favoris, faut-il déjà se méfier des surprises dans cette première phase à élimination directe ? Va t-on voir des pépites briller ? ► FIFA – Arbitrage : une petite révolution en vue ? La règle du hors-jeu est-elle sur le point d'évoluer ? La règle « Wenger » appliquée dès la prochaine saison ? Quelles conséquences concrètes pour le jeu, les arbitres… et le spectacle ? ► Ligue 1 – Derby parisien entre « clubs frères » Ce dimanche 4 janvier, le Paris Saint-Germain reçoit le Paris FC. Retour sur une histoire commune avant la rivalité : deux clubs, une origine partagée, et aujourd'hui un choc qui pourrait devenir un grand classique de la Ligue 1 ? ► Les Cartons Vidéo de la semaine Vos images, vos coups de cœur ou coups de gueule, sans oublier les cartons de nos consultants. CAN 2025 : le tableau de la phase finale Autour d'Annie GasnierConsultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Youssouf Mulumbu, François DavidChef d'édition : David FintzelRéalisation : Laurent SalernoRéalisation vidéo : Souheil Khedir et Robin Cussenot À écouter aussi :CAN 2025: les moments forts du premier tour décryptés par Joseph-Antoine Bell
Toute l'équipe de Radio Foot vous souhaite une bonne année 2026 ! Au programme aujourd'hui : la crise au Gabon après son échec à la CAN 2025... ► Gabon : Suspension de la sélection annoncée en direct à la télévision par le ministre des Sports, mise en cause de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, dissolution du staff évoquée… avant un rétropédalage et un communiqué retiré. L'élimination prématurée des Panthères ne passe pas : retour sur un imbroglio aux allures « d'affaire d'État ». ► CAN 2025 : Fin de la phase de poules. Focus sur la Tanzanie , qualification historique pour les huitièmes ! Et le Soudan qui franchit les poules… sans avoir inscrit le moindre but (un contre son camp adverse), une première dans l'histoire de la CAN. ► Projection sur les huitièmes de finale. Des chocs très attendus, des affiches plus déséquilibrées, deux parties de tableaux inégales ? Forces en présence, pièges potentiels et sélections capables de créer la surprise... À lire aussiDissolution du staff, cas Aubameyang: le Gabon en crise après son échec Pour en débattre autour d'Annie Gasnier : Éric Rabesandratana, Yoro Mangara, Nabil Djellit Édition : David Fintzel Réalisation : Laurent Salerno
Radio Foot au plus près des pelouses de la CAN, alors que les groupes E et F disputaient leurs derniers matches. L'heure d'un premier bilan avant que les 16 rescapés se lancent dans une nouvelle compétition. Nous nous rendrons à Agadir, Marrakech, Casablanca et Rabat pour le compte rendu des rencontres de la soirée avec nos envoyés spéciaux, et procèderons à une première analyse du tournoi en compagnie de Christophe Jousset, chef du Service des sports de RFI. Pour débattre autour d'Annie Gasnier : Freddhy Koula et Chérif Ghemmour. Technique/réalisation : Matthieu Degueldre Chef d'édition : David Fintzel Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs
Radio Foot, encore deux émissions en direct 16h10 et 21h10 T.U ce mercredi ! ► CAN 2025, au tour des groupes E et F de livrer leur verdict. Gabon / Côte d'Ivoire : des retrouvailles après les éliminatoires Mondial 2026. Les Panthères, déjà éliminées, mais le vestiaire gabonais veut rester mobilisé face aux champions sortants. Côté Éléphants, Émerse Faé veut oublier que ses joueurs sont déjà qualifiés. Un collectif solide, mais pour l'instant, un seul buteur. L'attaque orange, va-t-elle se distinguer ? À moins d'un sursaut d'orgueil des Panthères ? Le duel à distance avec le Cameroun pour la première place. Lions indomptables contre Mambas, les Mozambicains sur leur lancée ? Les signaux positifs côté Cameroun. David Pagou satisfait de ses jeunes Lions. À lire aussiCAN 2025: au Cameroun, le risque d'une Mbeumo-dépendance ? ► CAN 2025, la belle surprise soudanaise. Malgré la guerre, un championnat à l'arrêt et des clubs en exil, les Faucons de Jediane disputeront les huitièmes de finale. 3 points au compteur, c'est un de plus que la Tanzanie, qualifiée malgré sa différence de buts négative, mais un but de plus que l'Angola. Les Taifa Stars affronteront le pays-hôte marocain, avant de co-organiser la prochaine édition. Avec notamment l'Ouganda. Les Cranes n'iront pas plus loin, mais resteront dans la rubrique insolite, après avoir utilisé trois gardiens en un quart d'heure contre le Nigeria ! Avec Annie Gasnier, François David, Yoro Mangara et Salim Baungally. Technique/réalisation : Matthieu Degueldre / David Fintzel / Pierre Guérin. Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs Radio Foot sera de retour ce soir à 21h10 TU pour une deuxième émission