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Pour tous ceux qui auraient manqué cet épisode, voici la rediffusion du podcast avec Arthur Rinderknech !
durée : 00:14:56 - Journal de 8 h - À Mayotte, le malaise explose chez les sages-femmes de l'hôpital. Elles exercent leur droit de retrait depuis le 18 août dernier. En cause, le manque d'effectifs qui les poussent à exercer dans des conditions jugées inacceptables.
durée : 00:14:56 - Journal de 8 h - À Mayotte, le malaise explose chez les sages-femmes de l'hôpital. Elles exercent leur droit de retrait depuis le 18 août dernier. En cause, le manque d'effectifs qui les poussent à exercer dans des conditions jugées inacceptables.
« Dans mon Chinatown », c'est une série d'été de RFI qui vous emmène dans les quartiers chinois des grandes villes du monde sur tous les continents. On s'arrête aujourd'hui en Afrique du Sud, pays qui compte la plus importante communauté chinoise du continent. Les premiers migrants sont arrivés dès le XVIIᵉ siècle, envoyés au Cap par les autorités coloniales en tant que prisonniers ou esclaves. Après plusieurs vagues de migration, on estime aujourd'hui que cette communauté compte entre 250 000 et 350 000 personnes. À Johannesburg, deux Chinatown distincts retracent leur histoire. De notre correspondante à Johannesburg, Sur la rue Commissioner, le magasin Sui Hing Hong est une institution. Malgré le déclin et la dégradation du vieux centre-ville, il continue vaillamment à rappeler à tous que se trouvait ici, le premier Chinatown de Johannesburg. C'est la mère de Gloria Pon qui a ouvert cette boutique dans les années 1940. « Elle disait qu'elle voulait établir un endroit où il y aurait tous les produits chinois dont on avait besoin : nos médicaments, notre nourriture, des bols et des baguettes », se souvient sa fille. La communauté chinoise sud-africaine est le fruit de vagues successives de migration. À Johannesburg, des travailleurs sous contrats ont été envoyés dès la création de la ville, suite à la découverte d'or à la fin du XIXᵉ siècle. Mais la majorité de ces mineurs sont ensuite rentrés au pays. Ceux arrivés plus tard, pour faire fortune, de la région de Canton par exemple – comme la famille de Gloria Pon –, ont été interdits de licence minière en raison de leur couleur de peau et se sont tournés vers le commerce. Ils ont alors développé tout un petit écosystème au niveau de cette rue. Le frère de Gloria, Walter, est surnommé le « maire » de Chinatown, en raison de sa passion pour l'histoire de la communauté. « Voici un autre bâtiment très ancien, des années 1900. C'est la propriété du club chinois. En ces temps-là, lorsque les Chinois arrivaient en Afrique du Sud, ils n'avaient pas de famille. Donc ils étaient accueillis ici, jusqu'à ce qu'ils trouvent un travail. Et lorsqu'ils mourraient, qui les enterraient ? Le club », explique-t-il. L'octogénaire se souvient notamment de la vie sous apartheid et des discriminations subies : « Quand on voulait s'asseoir dans un train, il fallait aller dans la zone réservée aux Noirs, une zone qui était sale, détériorée. La zone des Blancs était toute propre, mais on ne pouvait pas y accéder. » À lire aussiAfrique du Sud: l'August House, la grande colocation d'artistes en plein centre de Johannesburg Aujourd'hui, ne reste que quelques restaurants, témoins de cette histoire, ainsi que la boutique de feux d'artifices tenue par un autre frère de la famille Pon. Il faut se rendre à une poignée de kilomètres de là, dans l'ancienne banlieue juive de Cyrildene, pour découvrir le deuxième Chinatown de Johannesburg. Ce sont d'autres flux de migration qui lui ont donné naissance : d'abord des Taïwanais, encouragés à venir dans les années 1980 par le gouvernement de l'apartheid qui entretenait des liens avec Taipei. Puis, il y a eu de nouvelles arrivées du centre de la Chine, lorsque la démocratie sud-africaine s'est rapprochée de Pékin. Evonne Chen, 22 ans, est serveuse dans un petit café situé au pied de l'immense arche colorée qui marque l'entrée du quartier. Dans sa famille, elle est la première génération née sur place : « Je travaille à mi-temps ici, car j'étudie également les ressources humaines. Ce sont mes grands-parents qui sont venus ici, vers 1992-1993. Nous n'avons pas l'intention de rentrer, puisque ici, c'est un très beau pays. Moi, je parle taïwanais et mandarin, car mes grands-parents ne parlent pas anglais. » Nous retrouvons à l'extérieur Ufrieda Ho, qui a beaucoup écrit sur le sujet, et notamment sur sa propre famille. Ces lieux sont finalement, pour elle, à l'image de la communauté : divers et composites. « Ce n'est pas un groupe homogène, il y a beaucoup de nuances et de différents contextes. Je pense que c'est pour ça que ces deux Chinatown sont distincts : cela raconte les différentes formes de migrations et leur interaction avec la politique sud-africaine de l'époque », explique-t-elle. Malgré de forts liens entre Pékin et Pretoria, deux membres des Brics, les conditions économiques ont rendu l'Afrique du Sud moins attractive, ces dernières années, pour les nouveaux migrants chinois.
Les départs clandestins de pirogues depuis les côtes guinéennes vers l'archipel espagnol des Canaries se sont multipliés, en conséquence de l'accord migratoire conclu entre la Mauritanie et l'Espagne l'an dernier. Pourtant, la traversée depuis la Guinée peut durer une dizaine de jours et est extrêmement dangereuse. En 2024, l'ONG espagnole Caminando Fronteras dénombre 10 457 morts dans l'Atlantique. Entretien avec Elhadj Mohamed Diallo, ancien exilé, qui dirige désormais l'Organisation guinéenne de lutte contre la migration irrégulière. RFI : La Guinée est devenue une alternative pour les candidats à la migration clandestine, notamment depuis la ville côtière de Kamsar. Pourquoi ce phénomène, selon vous, a-t-il pris de l'ampleur dans la ville ? Elhadj Mohamed Diallo : D'abord, la ville de Kamsar est une ville portuaire, où la pêche est beaucoup développée. La plupart des jeunes maîtrisent parfaitement l'océan. Ce sont des pêcheurs qui maîtrisent la conduite des pirogues. La situation aux îles Canaries est telle que des journalistes espagnols sont venus enquêter jusqu'en Guinée pour identifier les familles des disparus, racontez-nous. Lorsque des Guinéens sont arrivés dans les îles des Canaries – le troisième convoi au départ de Kamsar -, il y a eu un accident. Sept personnes sont décédées, dont deux enfants. Donc les journalistes se sont intéressés à la question. Ils nous ont contactés et ils sont venus sur le terrain pour identifier trois familles parmi les sept et après, ils sont venus à Conakry. On les a mis en contact avec des familles de disparus, et eux nous ont mis en relation avec des organisations qui travaillent sur les questions d'identification dans les autres pays. Il y a plusieurs familles qui sont identifiées, on est en train de mettre en place le collectif des familles de disparus. Et une fois que vous les identifiez, qu'est-ce que vous faites ? Parfois, un jeune décède dans un autre pays, mais la famille n'est pas identifiée. Donc, ils nous contactent. On accompagne la famille pour qu'elle puisse rapatrier le corps au pays et inhumer le jeune. On les accompagne aussi dans leur deuil et dans les démarches administratives. Lorsqu'un corps est identifié, il y a un tas de dossiers qu'il faut aller retirer à la justice ou à la mairie. Parfois, les familles ne sont pas informées. Nous accompagnons les familles dans toutes ces démarches, s'ils décident de rapatrier le corps ou pour qu'ils aient les documents nécessaires pour engager des procédures auprès des tribunaux. À lire aussiGuinée: une nouvelle route dangereuse pour la migration vers les Canaries au départ de Kamsar Alors concrètement, comment ça se passe ? Ce sont des passeurs qui sont, disons, des « professionnels » et qui ouvrent un nouveau point de passage ? Ou est-ce que ce sont des pêcheurs ou des personnes sur place, à Kamsar, qui se lancent dans le marché de la migration par opportunisme ? Le premier convoi, c'était des pêcheurs. Comme le Sénégal est un pays frontalier, on se dit que s'il y a des voies de passage depuis le Sénégal, nous aussi Guinéens pouvons tenter. Donc c'est comme ça qu'ils ont commencé. Un groupe d'individus étaient là en train de travailler, ils se sont réunis, ils ont formé leur convoi et ils sont partis. Ca a même échappé aux autorités. Pour le moment, on n'a pas pu avoir des informations sur les passeurs, on est en train de faire des recherches. Mais bon, vous savez, c'est une question très compliquée de former un groupe de réseaux. Ça peut être des compatriotes qui étaient déjà en Mauritanie ou au Sénégal et qui reviennent en Guinée, ou ça peut être aussi des gens issus du réseau marocain qui se ramifie jusqu'en Guinée. Ce sont des réseaux qui sont vraiment professionnels. On doit planifier le terrain, il faut identifier qui doit être impliqué, qui ne doit pas être impliqué aussi. Ça va prendre du temps. Mais quand même, il y a eu pour le moment trois ou quatre convois qui sont partis et le mois dernier, les autorités ont arrêté pas mal de groupes de personnes qui étaient prêtes à partir. Deux convois ont été arrêtés au mois de juillet. Un autre convoi a été arrêté en Mauritanie où il y avait des Guinéens, des Sénégalais et d'autres nationalités. Vous voulez dire qu'en fonction des politiques migratoires des pays pourtant voisins, le point de départ peut changer ? Pas forcément les politiques migratoires en soi. Ça peut être peut-être la façon dont on est en train de réprimer les migrants, ou bien comment on est en train de durcir un peu les politiques migratoires. C'est une chaîne, en fait. Ça a commencé par le Maroc, puis le Maroc a « fermé » sa voie d'accès. Puis la Mauritanie, le Sénégal où ça devient de plus en plus difficile. Finalement, les points de départ s'éloignent de plus en plus. Et certainement demain, quand on va « fermer » la Guinée, peut-être que c'est Sierra Leone, le Liberia ou la Côte d'Ivoire qui seront concernés. En ce qui concerne le réseau des passeurs, ce n'est pas seulement la Guinée qui doit y travailler. Il faut que les pays collaborent, que ça soit une coordination entre les États parce que ces passeurs sont des criminels. Ça, il faut le dire. Quand vous voyez ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie, vous comprendrez pourquoi les pays doivent coopérer pour pouvoir travailler sur cette question. Est-ce que vous avez pu dresser un profil des personnes qui prennent la mer ? Ce sont des familles avec des enfants, parce qu'ils sont convaincus qu'avec des enfants, on vous donne des papiers en règle dès votre arrivé. Donc, ils prennent toute la famille pour partir. En majorité, c'est des jeunes de 17 à 35 ans. Mais il y a également des vieux, des femmes, des enfants, des intellectuels, des étudiants, des non-étudiants... C'est les mêmes personnes, des fois, qui avaient envie de partir mais qui n'en avaient pas la possibilité. Avec 15 millions de francs guinéens [1 500 €, NDLR], ils vont migrer depuis Kamsar. À lire aussiMauritanie: «Notre politique vis-à-vis de la migration irrégulière est restée la même» Alors même que la communication habituelle des autorités et la sensibilisation communautaire martèlent que le risque de partir clandestinement, c'est très dangereux, que la Guinée ou même l'Afrique en général, a besoin de bras pour se construire et que les politiques migratoires, vous l'avez dit, sont de plus en plus dures. Pourquoi, selon vous, les jeunes continuent de tenter « l'aventure », comme on l'appelle en Afrique de l'Ouest ? On est tous d'accord que d'abord, la migration, c'est un fait naturel. Deuxièmement, il y a une communication sur les réseaux sociaux qui dit que l'Allemagne ou la France ont besoin de plus de main-d'œuvre et les jeunes ont besoin de travailler. Mais quand vous prenez le cas spécifique de la Guinée, la majeure partie des jeunes Guinéens ont perdu confiance non seulement en l'intellectuel guinéen, mais aussi en la République de Guinée. Même s'ils avaient des milliards en poche, ils n'auraient pas envie d'investir dans ce pays parce qu'il y a une totale perte de confiance. Même si ces jeunes sont des intellectuels, même si vous leur trouvez un travail, ils vont chercher un moyen de transport pour quitter le pays parce qu'ils n'ont plus confiance en la République. À une époque, on avait des tee-shirts qui disaient La Guinée est mon avenir. Il y a un jeune qui m'a interpellé un jour, en me disant : « Tu penses qu'il y a une possibilité de réussir dans ce pays où un Premier ministre te dit qu'une région n'a pas le courant parce qu'un Chinois est mort ? » [en 2018, l'ex-Premier ministre Kassory Fofana avait justifié l'absence d'électricité à Kankan par le décès prématuré de l'investisseur chinois choisi pour le projet, NDLR] Vous voyez la mentalité ? Au début de ce mois, 49 Sénégalais ont quitté la Mauritanie en pirogue, se sont perdus en mer et ont finalement pu atteindre les îles Canaries en s'accrochant à une barge remorquée par un navire européen. Comment vous expliquez une telle détermination chez les jeunes Africains, avec pourtant un énorme risque de se faire arrêter ou pire, de mourir, tout simplement ? Vous interrogez dix jeunes aujourd'hui sur pourquoi ils sont prêts à prendre ces risques-là. Ils vous diront que dans l'état actuel des choses, ils sont comme déjà morts. Donc pour eux, il vaut mieux aller mourir ailleurs et peut-être réussir, que de rester ici et mourir. C'est comme un jeune avec ses parents, s'il n'a plus confiance, il va quitter la maison. Donc quand on n'a plus confiance en notre nation, on va forcément la quitter. C'est ce qui arrive en l'Afrique de l'Ouest, surtout au Sénégal et en Guinée. Quand dans un pays, même manger devient un luxe, ça devient un problème. Il y a donc la communication sur les réseaux sociaux et aussi cette question politique qui motive de nombreux jeunes à partir. Et on comprend parfois leur motivation, ils veulent tout simplement vivre en paix. À lire aussiLa France peut-elle se passer d'immigration ?
En 1963, à Paris, Nicole Gérard, une bourgeoise de 39 ans, tue son mari de deux balles de fusil de chasse, en plein jour dans un restaurant. Puis, elle attend la police et leur dit : "Il l'a bien cherché"…Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet été, nous vous proposons de (re)découvrir les épisodes des derniers mois que vous avez le plus appréciés !"Il y a une sorte de naissance différée quand on est un bébé hospitalisé… il faut une force de conviction très forte du monde pour les convaincre que ça va valoir le coup de vivre."Qu'est-ce que les nouveau-nés en néonatologie ont à nous dire ? Que deviennent ces premiers jours arrachés à la normalité, quand la vie commence dans l'univers brut et suspendu de la néonatologie ?Dans cet épisode, mon invitée Clémentine Goldszal nous plonge dans la vie des bébés hospitalisés, souvent oubliés de nos récits culturels.Clémentine est journaliste et critique littéraire, autrice du livre "Premiers cris". Elle s'est immergée pendant six mois dans le service de néonatologie de l'hôpital Necker à Paris. À travers son regard et sa plume, elle questionne l'invisibilisation systématique des nouveau-nés dans la société et les médias, et explique les enjeux éthiques, psychiques, mais aussi organisationnels du soin néonatal en France.Nous abordons :1️⃣ Le quotidien en réanimation néonatale2️⃣ L'enjeu de la douleur chez le bébé : comment est-elle reconnue et soulagée ?3️⃣ La place des parents auprès des tout-petits à l'hôpital et l'importance accordée au lien4️⃣ Les dilemmes éthiques, la charge émotionnelle des soignants et les conséquences d'une institution sous pression5️⃣ Ce que deviennent ces « adultes de demain » qui ont connu l'extrême prématurité ou l'hospitalisation à la naissanceAu programme :(00:00) Genèse du projet(02:01) Devenir mère et questionner le "récit impossible" de la naissance(05:38) Le silence autour de la mortalité néonatale en France(07:03) Pourquoi les nouveaux-nés sont-ils invisibles dans la culture ?(10:00) Comprendre la communication non verbale des bébés(11:48) Un quotidien hors-normes en néonatologie(14:11) Le choc psychique pour les familles et le vécu des parents(17:09) La question de la douleur chez le nouveau-né(20:18) Place des parents auprès de leur bébé à l'hôpital et retour à la maison(27:20) Système hospitalier sous tension et souffrance des soignantsRessources de l'épisode :Livre : "Premiers cris", Clémentine Goldszal, Éditions du SeuilInstagram @clementine.goldszalLivre "4.1", A.Cortez et S.Leurquin, Éditions Buchet-ChastelNotre travail est totalement indépendant. Si cet épisode vous a plu, la meilleure façon de nous soutenir est de vous abonner, de nous laisser un avis et 5 ⭐️ sur votre plateforme d'écoute préférée, ou encore de partager le podcast ! Vous pouvez également nous suivre sur Instagram @lesadultesdedemain, LinkedIn @stephaniedesclaibes ou retrouver les épisodes en vidéo sur YouTube sur la chaîne @lesadultesdedemain.Pour sponsoriser Les Adultes de Demain, c'est par ici : formulaire.Les Adultes de Demain est le podcast qui explore l'enfance, l'éducation et la parentalité. Chaque semaine des personnalités variées partagent leur expertise pour réinventer ensemble l'enfance et l'adolescence. 1 mardi sur 2, Sylvie d'Esclaibes, fondatrice d'école Montessori, tient la chronique la Pause éducative. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es », est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde. Ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction la France et plus précisément Lyon, où l'association des Béninois du Rhône-Alpes organise une après-midi de jeu autour de l'awalé. Ce jeu de semailles est le jeu de société africain le plus répandu, de l'est à l'ouest du continent et jusqu'aux Antilles. Entre transmission et nostalgie, pour la diaspora africaine, l'awalé fait le lien entre l'enfance au pays et la vie en France. Reportage à Lyon de Welly Diallo. Assis face à son adversaire, Julio se concentre. D'une main, il saisit quelques graines qu'il dissémine le long du plateau : « J'ai grandi avec mes grands-parents au pays donc je connaissais déjà l'awalé. » Julio maîtrise le jeu, mais ça ne veut pas dire qu'il gagne chaque fois. « J'ai joué avec quelqu'un de beaucoup plus expérimenté que moi donc euh... Non ! », s'amuse-t-il. Le jeune Béninois n'avait presque aucune chance face à Bienvenue Kenke, le trésorier de l'association des Béninois de Rhône-Alpes, pour qui ces rencontres autour des jeux oscillent entre transmission et nostalgie. « Ça permet aussi à ceux qui sont à Lyon de rester dans le mood des anciens jeux malgré leur âge adulte pour transmettre à leur descendance, explique Bienvenue Kenke. Comme on s'est retrouvé ici, on s'est dit : sortons notre awalé pour que ceux qui sont venus il y a longtemps soient toujours dans le mood de l'ancien temps. » Sur la table d'à côté, Odette la doyenne, retrouve ce « mood de l'ancien temps », cette ambiance, cette excitation d'autrefois. Depuis son arrivée, elle enchaîne les victoires et explique les bases du jeu aux nouveaux-venus. Aujourd'hui, l'awalé se joue dans presque tous les pays d'Afrique subsaharienne. À l'origine, le jeu a émergé entre le XIIIe et le XIVe siècle au Ghana. Puis, la traite négrière va contribuer à son expansion aussi bien en Afrique qu'aux Antilles. L'historien Joseph Salumu Kamangu est le président de l'association africaine des jeux et sports traditionnels : « À l'époque, à chaque déportation par la traite négrière, ces gens-là emmenaient l'awalé avec eux. Aujourd'hui, le gouvernement ghanéen, en collaboration avec l'Unesco, a pu ramener ce jeu, le moderniser un peu en intégrant ce programme dans des écoles et des centres culturels, et aujourd'hui, ça a pris quand même une diffusion internationale. » À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» à Madagascar: le fanorona D'où sa place centrale au sein des diasporas africaines. L'awalé, que l'on appelle aussi l'adji ou owaré, est présent dans les ateliers et séances de jeux, et même jusqu'au festival Yardland de hip-hop, dancehall et R'n'B, qui a eu lieu à Paris début juillet, à l'hippodrome de Vincennes. Dans son stand, Ngoufo Gangnimaze, président du Club Awalé, a proposé aux festivaliers de découvrir le jeu. « Il y a beaucoup d'enthousiasme parce que l'awalé, c'est le jeu le plus connu en France. Les gens viennent très naturellement parce qu'il y a un capital sympathie fort. Et nous, tout ce qu'on a à faire, c'est intervenir dans des festivals, des foires des fêtes de jeux pour faire connaître l'awalé et les jeux africains », raconte Ngoufo Gangnimaze. Faire découvrir le jeu, mais à condition qu'il reste africain, surtout dans sa fabrication : « C'est les Chinois qui ont pour l'instant le monopole de cette fabrication-là. Ils les vendent essentiellement dans les centres commerciaux, grandes surfaces et boutiques en ligne, commente Ngoufo Gangnimaze. Il faut s'investir dans cette industrie, les Africains doivent prendre l'espace, investir dans la fabrication du jeu, faire du lobbying en fait ! Moi, j'ai déjà rencontré des ergothérapeutes qui utilisaient l'awalé pour exercer leurs patients dans tout ce qui est la psychomotricité finee. » Outil pour soigner, pour éduquer, pour se souvenir d'où on vient... L'awalé est ce trait d'union avec le continent pour la diaspora africaine en France. À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Argentine: le truco
Judith et Axel parlent de l'amitié à l'âge adulte
« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es », c'est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde. Ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction Madagascar avec le fanorona. Un jeu de stratégie ancestral créé sur la Grande Île, qui se joue en duel. Ses règles devaient être parfaitement maîtrisées par tous les héritiers de la royauté merina afin d'accroître leurs chances de remporter les batailles contre les autres royaumes. Le fanorona a depuis conquis tout le territoire, mais a perdu de son prestige au sein de la société, faute d'enseignement adéquat. Quelques irréductibles passionnés, convaincus de ses bienfaits sur la concentration et l'agilité cérébrale qu'il développe, s'efforcent aujourd'hui de le remettre au goût du jour. De notre correspondante à Antananarivo, Sur les tables en béton érigées au pied des immeubles de la cité Analamahitsy, les pions rouges et bleus semblent comme danser sous les doigts des joueurs de fanorona. Sous le regard des badauds, Fetra Andriamampianina, dit Karana, l'actuel président de la fédération de fanorona de la région Analamanga, affronte son élève Jean-Marie Andriatsarafara, dit Zamabe, triple champion de Madagascar. « Le fanorona est apparu pour la première fois au 16ᵉ siècle, sur les Hautes-Terres, dans la ville royale de Merimanjaka. Puis le jeu s'est répandu à l'extérieur du palais, et plus tard dans la rue et c'est comme ça que dans toute l'île, tout le monde s'est mis à jouer », explique Fetra Andriamampianina. Un jeu aux origines royales, donc, confirment les historiens. En témoignant d'ailleurs, les pierres à quadrillage que l'on retrouve encore aujourd'hui sur chacun des sites princiers répertoriés en Imerina. À l'époque, exceller au fanorona, c'était s'assurer d'être un bon stratège, y compris sur le champ de bataille. Le champion Zamabe, lui, n'est pas un descendant royal. Toutefois, confie-t-il, ce jeu a totalement façonné sa vie : « Les chrétiens, ils ont la Bible. Les musulmans, ils ont le Coran, et nous les malgaches, on a le fanorona. Le fanorona, c'est notre livre divin. Parce que ça nous permet d'anticiper le futur, et le futur du futur. Ce jeu nous permet de tirer des leçons de vie, parce que contrairement aux autres jeux, quand tu comprends qu'un coup te détruit au fanorona, tu essaies de ne plus le refaire et tu t'obliges à prendre un autre chemin à l'avenir ». À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Argentine: le truco Contrairement aux échecs, le fanorona autorise plusieurs mouvements en un seul tour : « La plus belle chose que ça m'ait apportée, c'est de savoir analyser et prévoir. Être trop gourmand en voulant éliminer le plus vite possible les pions adverses, par exemple, ça peut te détruire. C'est comme dans la vraie vie. Et c'est pour ça que nous, joueurs de fanorona, on ne joue jamais aux jeux d'argent. On est capable de bien gérer notre salaire, notre nourriture, de penser au futur. C'est sûr que les principes de ce jeu pourraient être utilisés en politique parce que c'est beaucoup de stratégie. Mais je crois qu'aujourd'hui, non, personne ne s'en sert en ce moment... » Comme chaque dimanche midi, Sariaka Razanamparany, fondatrice de l'association Pi Lalao, propose aux clients d'un restaurant tananarivien de redécouvrir des jeux, malgaches ou non. À cette table, cette grande famille a choisi le fanorona : « Ce sont des jeux qui ont été oubliés quelque part. Et ce qui fait que moi, dans mon métier, je vais vers les gens et je leur propose de jouer aux jeux traditionnels comme le fanorona. En réintroduisant ce jeu aussi, ça réintroduit le lien social finalement et entre les générations comme c'est le cas aujourd'hui où c'est un papa et son fils qui jouent ensemble et il n'y a vraiment pas d'âge et c'est ça qui est très intéressant. C'est universel ». Bien plus qu'un simple jeu, le fanorona incarne une part de l'identité malgache. Héritage royal devenu outil d'éveil stratégique, il permet aujourd'hui à une nouvelle génération de se reconnecter à ses racines. Se réapproprier ce savoir, c'est renouer avec une mémoire collective, tout en s'aiguisant l'esprit, à la manière des ancêtres malagasy. À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Chine: le xiangqi, «Ça fait partie de notre culture traditionnelle»
En Syrie, les incursions israéliennes continuent dans les régions frontalières de Deraa et Quneitra. Suite à la chute du régime de Bachar el-Assad et le déploiement des forces israéliennes dans la zone démilitarisée du plateau du Golan, ces attaques ont fait des dizaines de morts, détruits de nombreuses maisons et ressources en eau. Dans la zone, les habitants craignent une intensification des violations dans un contexte de tensions entre autorités syriennes et israéliennes. Reportage à la frontière avec le plateau du Golan, de notre correspondante en Syrie, Manon Chapelain. De notre envoyée spéciale dans la province de Deraa, Comme chaque matin, Radi et Abu Saleh se rejoignent pour appeler leurs amis d'Al Rafeed, quelques kilomètres plus au nord, dans la province de Quneitra. Là-bas, depuis quelques mois, et pire ces dernières semaines, se multiplient les incursions israéliennes. Radi au téléphone : « Ça y est, ils sont entrés à Al-Rafeed ? Là, tout de suite ? La personne répond à l'autre bout du fil : « Oui, ils sont en train d'entrer. Il y a quelques problèmes… » Des destructions de maisons, des enlèvements et interrogatoires arbitraires, des barrages, nouveaux, un peu plus chaque jour. Abu Saleh : « Ça a commencé après la chute du régime. Il sont entrés dans le Golan syrien, et ont occupé les zones censées être démilitarisées. Puis, petit à petit, ils sont venus ici, dans nos régions, dans les montagnes, les collines, ils ont pris des villages, détruit des maisons. Ils sont arrivés avec leurs bulldozers et ont tout détruit ». Dernier épisode en date, fin juin, à Hamidiyeh. Une quinzaine de maisons ont été réduites en gravats pour ériger un poste militaire. Ils prennent tout, poursuit Abu Saleh, dernièrement la colline où vivent mes voisins. Abu Saleh : « Désormais, lorsque je veux y aller, ils ne me laissent pas entrer. Ils installent des postes de contrôle et n'autorisent personne à passer. Je ne peux communiquer avec eux qu'à distance ». À lire aussiSyrie: après une journée de frappes israéliennes, l'armée syrienne entame son retrait de Soueïda Israël justifie ces incursions par la recherche de membres du Hezbollah et du Hamas, par la protection de la minorité druze présente sur son territoire et dans les régions frontalières syriennes Abu Saleh : « Ils invitent les Druzes à entrer en Israël, ils leur fournissent des armes et de la nourriture par parachutes. Ils les achètent avec du blé concassé, de la confiture, de la farine, du sucre, du riz, toutes sortes de nourriture distribuées en paniers alimentaires ». Depuis les récents affrontements intercommunautaires dans la ville de Soueïda, depuis l'appel de la communauté druze à la protection d'Israël, les activités militaires ont ici augmenté. Selon le réseau syrien des droits humains, 22 incursions rien qu'entre le mois de juin et juillet. Abdulrahman El Mufleh, notable de la région, montre son plafond fissuré. Les vestiges des bombardements israéliens de mars dernier. Abdulrahman El Mufleh : « Israël est un État démon, un État féroce, et nous ne voulons ici ni férocité ni agression ». Le pied d'Aza a été amputé. La plaie est encore entourée d'un bandage. C'était déjà, il y a six mois, dit-elle. C'était lorsque les israéliens ont bombardé mon village. « J'ai peur, une peur anormale. Je suis toujours sous traitement. J'ai encore été opérée il y a une semaine. Nous ne leur avons pas fait de mal, nous n'avons pas d'arme pour les attaquer. Pourquoi nous font-ils du mal ainsi, même à nous, les femmes ? Nous voulons que le gouvernement syrien intervienne, poursuit-elle. J'ai déjà perdu mon pied. Je ne souhaite pas, un jour, perdre ma maison ». À lire aussiSyrie: dans la ville frontalière d'Al-Hamidiyeh, des maisons détruites par les bulldozers israéliens
Dans cet épisode de Beau Voyage, je vous emmène dans un voyage pas comme les autres, un grand voyage intérieur à la découverte de l'Ayahuasca au Pérou. Mais avant de plonger dans cette cérémonie chamanique et ses mystères, rappelons que cette décoction traditionnelle est totalement interdite en France, car considérée comme une drogue, et que nous n'en faisons en aucun cas la promotion. Depuis le tourisme chamanique en Amazonie jusqu'aux cérémonies secrètes aux Etats-Unis ou en Europe, cette infusion épaisse et brune au goût très amer se répand de plus en plus auprès de ceux qui rêvent d'un grand voyage intérieur.Alors, nous avions envie d'en savoir plus.Nous avons échangé avec des dizaines de personnes ayant tenté cette expérience et nous avons choisi une invitée bien particulière : une femme active et sensée ayant une vraie conscience du possible danger de ses pratiques et de ses dérives.Claire a fait le tour du monde, du boat stop aux Fidjis et des safaris en Afrique. Après des retraites de méditation en Birmanie et au Vietnam et des séjours dans la foret avec les Maoris en Nouvelle Zélande, elle s'installe à Anglet pour mixer surf et boulot.Puis, un jour la plante l'a appelée, alors elle a pris un avion et elle s'est envolée pour l'Amazonie pour une cérémonie très spéciale et 11 jours sans manger dans la jungle seule dans une cabane.Face à elle-même.Pour lire une description plus détaillée de l'expérience de Claire, rdv sur son blog : https://bornestobewild.fr/ayahuasca-au-perou-ma-descente-aux-enfers-en-amazonie/**************************************Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. Ce serait vraiment un sacré coup de pouce pour nous !**************************************Production : Sakti ProductionsVous êtes une marque et vous souhaitez collaborer avec Beau Voyage ? Ecrivez-nous : mariegarreau@saktiproductions.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
REDIFF - Sophie remonte la pente depuis le décès de son compagnon juste avant leur mariage. Mais à chaque fois qu'elle va voir ses parents, elle revient épuisée et stressée à cause de sa mère. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici un épisode très attendu sur CHEFS, l'épisode de Bruno Verjus. Pourquoi "tant attendu" ? Et bien pour deux raisons :Vous êtes nombreux à avoir demandé qu'il vienne enfin raconter son histoire. Bruno Verjus intrigue... Et pour cause : il a ouvert son restaurant Table à 54 ans, sans expérience en tant que chef. C'était en 2013. Cinq ans plus tard, il décroche sa première étoile Michelin, puis une seconde en 2022. Aujourd'hui, Table occupe la 3ème place au classement mondial du 50 Best Restaurants, rien de moins.La seconde raison est plus personnelle. Avant de devenir chef, Bruno Verjus était un observateur averti de la gastronomie mondiale. Journaliste, chroniqueur culinaire, il a su mettre la cuisine en mots. C'est par ses textes que je l'ai découvert, notamment sur son blog Foodintelligence. Je lui avais alors proposé un projet qui nous avait beaucoup amusé : je lui soumettais des livres de cuisine et lui les critiquait, au même titre qu'on l'aurait fait pour une sortie littéraire. On filmait ça et ça passait à l'époque à la télé dans une émission dont j'avais la responsabilité.Puis un jour, il m'annonce : "Je vais ouvrir mon restaurant, ça va s'appeler "Table." Depuis, je l'ai suivi, et je suis très heureux qu'aujourd'hui ce soit lui qui me rejoigne ici, pour vous. Pour vous raconter son aventure unique, ses racines, son histoire, celle qui l'a mené à devenir l'un des chefs les plus en vue de notre gastronomie.Pour (re)découvrir le livre de Bruno Verjus L'art de nourrir c'est par ici.Production : NOLAJournaliste et réalisateur : David OrdonoHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De Stokely Carmichael, figure des luttes noires du XXème siècle, on connaît surtout le combat aux États-Unis, comme dirigeant des Black Panther. On sait moins qu'en 1968, Carmichael a rejoint la Guinée avec son épouse, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Il est alors devenu un proche collaborateur du président ghanéen en exil Kwame Nkrumah et s'est engagé aux côtés de la révolution guinéenne. Bokar Ture, fils de Stokely Carmichael, a accordé un entretien à RFI : il raconte les années africaines de la vie de son père. RFI : Votre père a été un acteur important des luttes noires du XXème siècle. Aux États-Unis, où il a été l'un des responsables des Black Panther… mais aussi dans son parcours transatlantique puisqu'il vient s'installer en 1968 en Guinée. Parlez-nous d'abord de lui. D'où vient-il ? Comment est née cette conscience militante noire ? Bokar Ture : Kwame Ture est né Stokely Carmichael à Trinidad et Tobago, connu aussi en français comme Trinité-et-Tobago, en 1941. Il immigre plus tard aux États-Unis pour retrouver sa mère -donc ma grand-mère- qui y était déjà installée quelques années plus tôt. Elle avait pu avoir sa nationalité américaine parce qu'elle était née à Panama. Comment a commencé cette conscience ? Déjà, il avait un penchant politique très tôt. Il y a une de ses tantes qui racontait une anecdote : quand il était jeune, il la poussait à aller voter pour un syndicaliste à l'île de Trinidad. Et au lycée, aux États-Unis, il fréquentait déjà des groupes gauchistes. Un de ses amis de classe était le fils du président du Parti communiste américain dans les années 1952. Et donc, très tôt, il a pu découvrir les discours marxistes. Et bien sûr, il vivait au sud du Bronx, à côté de Harlem. Et la 125e rue de Harlem est une rue reconnue pour des discours politiques de tout genre, de différents groupes. Il a été l'un de ceux qui ont travaillé l'idée de Black Power. Il a même coécrit, en 1967 avec Charles Hamilton, un ouvrage qui le théorise, intitulé Black Power, the politics of Liberation in America. Effectivement, le concept de Black Power existait avant. Il y avait un livre qui s'appelait Black Power par Richard Wright, qui a été écrit pendant les années 1950 et qui était un ouvrage dédié à Kwame Nkrumah. Mais personne n'a rendu l'idée de Black Power aussi populaire que Kwame Ture - Stokely Carmichael à l'époque. Notamment durant une marche contre la peur au sud des États-Unis, aux côtés de Martin Luther King, où il disait, plus ou moins : « On est fatigué de mendier notre liberté, comme on l'a fait ces dernières années dans les droits civiques. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est de demander le Black Power », le pouvoir noir, qui était un appel à une autodétermination en termes de structures politiques et économiques pour les personnes noires descendantes d'africains aux États-Unis. En 1968, votre père épouse une première femme, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Au-delà de la relation amoureuse qui s'est nouée entre eux, cette union reflète-t-elle aussi une pensée de votre père, de plus en plus tournée vers l'Afrique et vers le panafricanisme à cette époque ? Ce n'est pas un tournant, c'est une continuité. Kwame Ture a toujours été Africain dans l'âme. Il vient d'un milieu où l'Afrique est centrale dans l'identité noire. Bien avant qu'il ne se marie avec Miriam Makeba. On le voit dans des photos au début des années 1960 avec ses camarades où il est en tenue africaine. Il se sentait toujours africain. Pour lui, être noir et africain, il ne voyait pas de distinction et toute sa vie était ainsi. Quand il a marié Tantie Miriam, comme je l'appelle, c'était juste une continuité. Après aussi, ma mère, Marlyatou Barry, qui était aussi une Guinéenne. C'était juste une continuité de sa façon de vivre. Comment se fait concrètement la connexion entre votre père et le premier responsable guinéen, Ahmed Sékou Touré ? Stokely Carmichael, à l'époque, faisait une tournée mondiale et il a rencontré Shirley Graham Du Bois, qui était la veuve de W.E.B Du Bois, qui est aussi une légende de l'histoire de la lutte antiraciste et du développement du panafricanisme. Elle a invité Stokely Carmichael à venir en Guinée pour une conférence du Parti démocratique de Guinée pour rencontrer Kwame Nkrumah et Sékou Touré. Quand il est venu, il a rencontré les deux présidents. Il avait déjà beaucoup entendu parler de Kwame Nkrumah, parce que mon grand-père a travaillé dans un bateau un moment. Il est parti au Ghana et quand il est revenu à New York, il expliquait que c'était la première fois qu'il avait vu une nation noire, indépendante, avec sa propre armée, un président, etc. et il expliquait ceci à un jeune Stokely Carmichael. Cela a vraiment marqué sa pensée. Quelques années plus tard, ils se voient face à face avec Kwame Nkrumah. Après la conférence, en quittant la Guinée, il part dire au revoir à Sékou Touré, qui lui dit : « Écoute, mon fils. Ici, c'est chez toi, tu peux revenir quand tu veux. C'est ta maison. » Il part voir Kwame Nkrumah qui lui dit « Écoute, moi, je cherche un secrétaire politique, donc si ça t'intéresse, tu es toujours le bienvenu. » Un an et demi plus tard, deux ans pratiquement, il était de retour avec sa nouvelle épouse, Miriam Makeba. Qu'est ce qui fait qu'il vient s'installer à Conakry à cette époque ? Pour lui, c'était le coin le plus révolutionnaire en Afrique. Lumumba a été assassiné très tôt donc il n'y avait plus le Congo. Après, il y a eu le coup d'État contre Kwame Nkrumah en 1966. Modibo Keïta en 1968. Quand lui est arrivé, le seul autre pays, c'était la Tanzanie, mais qui était beaucoup moins radicale. Donc il a choisi la Guinée. C'était le pays qui s'alignait le plus avec sa pensée du pouvoir noir à l'échelle mondiale. Il est aussi menacé aux États-Unis. C'est aussi pour cela qu'il quitte les États-Unis ? De toute façon, mon père était prêt à se martyriser. Il a vu Malcolm X tué, il a vu Martin Luther King tué et les agences voulaient sa tête. Il a échappé à pas mal d'attentats. Mais ce n'était pas la raison centrale. Déjà, il y avait l'invitation. Ensuite, il ne voyait pas les États-Unis comme le centre de cette lutte à laquelle il a dédié sa vie. Il voyait l'Afrique comme étant une partie essentielle. Pour lui, en venant en Guinée, il rejoignait l'Afrique, il rejoignait la révolution africaine qui pouvait donner la dignité à tout le peuple noir à travers le monde. Diriez-vous qu'il y a un vrai projet politique international derrière cette volonté de s'installer en Guinée ? Il a toujours eu ce projet. Quand il parlait de Black Power, déjà, dans le livre dont vous avez parlé, il parlait aussi des colonies en Afrique. Dans Black Power, lui et Charles Hamilton faisaient le parallèle entre la situation que vivaient les Afro-Américains aux États-Unis et la situation que vivaient les Africains en Afrique et aux Caraïbes aussi. Il faisait ce parallèle. Dans sa tête, c'était quelque chose qui était un combat international dès le début. Quelles sont les idées sur lesquelles votre père, Stokely Carmichael – Kwame Ture, une fois qu'il change de nom – et Ahmed Sékou Touré se retrouvaient ? On parle de personnes qui avaient la même vision d'une Afrique unie, une Afrique libre où il n'y a pas d'inégalités. Ils étaient tous deux penchés vers des idées socialistes. Ils étaient totalement alignés idéologiquement. Sékou Touré était un de ses mentors, une de ces personnes qui l'ont formé dans cette idéologie. Ils se retrouvent dans l'idée, qui est défendue par Ahmed Sékou Touré à l'époque, d'authenticité africaine ? À 100 %. Et il s'intègre à 100 %. Je peux vous dire que moi, par exemple, j'ai très peu de souvenirs de mon père en habit occidental. Il s'habillait en tenue africaine, cousue en Afrique. Il s'est enraciné dans la population africaine. Ce qui était quand même unique parce que tout le monde était tourné vers une façon de vivre occidentale. Et lui non, il voulait se réapproprier son héritage culturel. Et la volonté de promouvoir les cultures africaines, de leur donner leur vraie place ? C'est exactement cela, revaloriser la culture africaine, la culture noire, se réapproprier celle-ci. Et ne pas avoir de complexes vis-à-vis des cultures européennes, dominantes et autres. Depuis le début de cet entretien, on joue avec deux noms pour parler de votre père, Stokely Carmichael, Kwame Ture. À un moment donné de sa vie, il décide de passer du nom de Stokely Carmichael à celui de Kwame Ture. C'est une démarche qui dit aussi beaucoup de choses sur le lien qu'il a avec Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré. Effectivement. Il y avait un précédent aux États-Unis. Il y avait pas mal d'Afro-Américains, notamment dans son milieu révolutionnaire, qui changeaient de nom. Notamment Malcolm X, Mohamed Ali. Bien sûr, le nom est inspiré de Kwame Nkrumah et de Sékou Touré. L'anecdote, c'est qu'il était en Tanzanie lors d'un entretien radio. Après l'entretien, apparemment, un vieil homme venu à pied d'un village lointain est venu le voir et lui a dit : « Écoute mon fils, j'ai vraiment aimé ton entretien. Mais il y a une chose : ton nom sonne un peu bizarre, un peu féminin, il faut le changer ». Il a alors pris le nom de Kwame Nkrumah et de Sékou Touré. Lorsqu'il venait l'annoncer à Sékou Touré et lui dire : « J'ai pris le prénom de Kwame », Sékou Touré lui a répondu : « C'est bien, parce qu'à chaque fois que nous avons des débats, tu prends toujours son parti. » Il lui a répondu : « Mais j'ai pris le nom Touré comme nom de famille. ». Ce qui était approprié, car c'étaient ses deux mentors. À lire aussiKwame Ture, le destin hors du commun d'un Black Panther parti s'installer en Guinée [1/2] Comment est-ce que vous décririez les liens qu'il entretenait avec Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré ? En Kwame Nkrumah, il voyait un symbole de cette lutte. Il était prêt à le suivre. Il a mené quelques opérations au Ghana pour essayer de voir s'il pouvait réinstaurer Kwame Nkrumah au pouvoir. Il était très proche de lui. Et Sékou Touré était comme un père pour lui. En 1970, votre père vit l'un des moments charnières de l'histoire de la Première République guinéenne, à savoir l'attaque contre Conakry du 22 novembre 1970. Savez-vous comment il a vécu ces journées ? Je sais qu'il était un participant dans l'action de repousser les troupes portugaises. Il était armé ce jour et a dû utiliser son arme. Selon ce que j'ai appris, il était un des premiers à alerter les autorités, y compris le président, du fait qu'il y avait une attaque qui venait. Ca tirait sur sa case, donc il devait quitter sa maison. Lui et Miriam Makeba ont dû se réfugier quelque part d'autre où il l'a laissée et lui est ressorti pour aider à défendre la ville. Cette opération conjointe de militaires portugais et de rebelles guinéens a conduit à la plus grande vague d'arrestations en Guinée de toute la Première République. La vie du pays va être rythmée pendant de longs mois par des confessions publiques de personnes présentées comme les complices d'un « complot impérialiste » aux ramifications tentaculaires. Comment est-ce que votre père se positionnait par rapport à cette thèse du complot permanent contre la Guinée ? Et plus généralement, quel regard portait-il sur l'État policier qu'était aussi devenu la Guinée de cette époque ? C'est quelque chose de très complexe et malheureusement, la Guinée ne s'est toujours pas réconciliée avec ce passé et les positions sont assez ancrées. Maintenant, si on parle de Kwame Ture précisément, pour lui, c'était un régime panafricaniste, le seul régime panafricaniste radical. Et malgré toutes ses erreurs, c'était celui qui pouvait tenir jusqu'au bout cette conviction qu'il avait lui-même. Il était totalement d'accord avec le fait qu'il fallait conserver ce régime pour qu'il ne bascule pas dans un régime néocolonialiste. À tout prix ? À tout prix. En 1974, il y a un autre évènement important pour l'Afrique et plus généralement pour le monde noir, c'est le combat en Afrique, à Kinshasa, entre Mohamed Ali et George Foreman. Dans un livre de mémoires, votre père indique qu'il a été invité par Mohamed Ali lui-même à venir à Kinshasa pour le combat. Est-ce que vous savez ce que représentait cet affrontement pour votre père ? Mohamed Ali était son ami. Il y avait ce symbole de Mohamed Ali qui représentait l'Africain fier et George Foreman qui était un peu l'opposé de cela. Mais après, il a rencontré George Foreman et il disait que George Foreman l'avait séduit avec son charme, l'a embrassé et tout. Je pense qu'au-delà du symbolique, mon père était beaucoup plus intéressé par ce qui se passait au Congo démocratique, c'est-à-dire le Zaïre à l'époque, et le fait que c'était sous le régime de Mobutu Sese Seko, auquel il était farouchement opposé par ce qu'il représentait en termes de corruption et d'alignement avec les puissances coloniales. Qui sont de manière générale les acteurs politiques qui fréquentaient le salon de votre père dans ces années 1970 et au début des années 1980, pendant la Première République en Guinée ? On parle d'un melting pot qui ne dit pas son nom. Que ce soit des artistes - Miriam Makeba et Nina Simone, qui était une de ses amies très proches - ou des activistes de partout dans le monde. Qui venaient à Conakry et qui venaient le rencontrer ? Qui venaient à Conakry ou qui y vivaient. Parce que vous savez qu'à une époque, Conakry était un centre du monde noir où on conciliait l'art, les mouvements de libération, etc. Il y avait un grand nombre de personnes qui y vivaient, comme Amilcar Cabral, comme Kwame Nkrumahn, avant même il y avait Félix-Roland Moumié du Cameroun, pour ce qui est de la politique. Concernant les arts et la littérature, il y avait Ousmane Sembène qui y vivait, il y avait Maryse Condé qui y vivait. C'était vraiment un centre… et il se retrouve chez lui avec toutes ces personnes, plus ou moins de différentes sphères. Moi, je peux raconter avoir vu des activistes exilés sud-africains, Tsietsi Mashinini, qui a commencé la révolte estudiantine de Soweto, qui était parmi d'autres exilés sud-africains. Il y avait beaucoup d'Afro-Américains, bien sûr, des Black Panthers exilés. Il y avait la diplomatie guinéenne, des diplomates de pays gauchistes et souverainistes, il y avait tout un monde. Mais aussi, il faut savoir que Kwame Ture était vraiment penché vers la masse, la masse populaire. Donc autour de tout ça, on voit un chef villageois qui est assis ou on voit la personne déshéritée du quartier qui est là, assise, qui peut recevoir un repas. Parce que notre maison était comme un centre communautaire pour la jeunesse du quartier. Il amenait tous les enfants du quartier à la plage chaque dimanche. Puis se retrouvait peut-être un mardi à saluer un chef d'État. Puis avait une conférence avec un groupe communautaire. Moi, j'ai vu tout cela dans cette maison. C'était quelque chose de magique. Il recevait où, justement ? Dans son salon, dans son bureau ? Y avait-il un rituel autour de la réception de ses amis politiques ? Déjà, il avait une véranda où il était assis… parce que c'était un bibliophile. Il lisait beaucoup, il écrivait beaucoup. Il ne lisait pas pour le plaisir, mais il lisait pour ses conférences. Après, il y a des gens qui venaient pour le rencontrer. Je sais qu'il y a eu Charles Taylor qui était venu de nulle part pour le rencontrer. C'était vraiment un melting pot. À cette époque, votre père continue aussi ses voyages et ses tournées, il n'est pas tout le temps à Conakry ? Il était très organisé. Sur toutes ses photos, il écrivait les dates et les lieux. On se demande comment il pouvait parcourir toutes ces distances en si peu de temps. Un jour, on le voit au Connecticut. Le lendemain, on le voit à Paris, banni, chassé. En Angleterre, peut-être, d'où il est banni et chassé. Parce que c'était très compliqué pour lui d'avoir accès a beaucoup de pays. Après, on le voit en Californie... Il était partout. Sékou Touré disparaît en 1984. Mais votre père continue, lui, son engagement pour ses idées au sein du Parti démocratique de Guinée. Qu'est-ce qui a marqué ces années de militantisme politique sous Lansana Conté ? Le contexte a vraiment changé ! Et c'est là que l'on voit vraiment les convictions de l'homme. Parce que, du jour au lendemain, tout a changé. Il a été arrêté par le régime de Lansana Conté. Donc, il a perdu les privilèges qu'il avait, bien sûr, où il connaissait le président et était sous sa tutelle. Mais malgré cela, il a décidé de rester en Guinée. La moitié de sa vie guinéenne, quinze ans, s'est passée ainsi. Il a décidé malgré tout de rester en Guinée, d'être actif dans la vie politique guinéenne et la vie sociale de la Guinée. … Et de rester fidèle à ses convictions. Exactement. Vous êtes à l'époque enfant. Quel souvenir est-ce que vous gardez de ces années, de votre maison à Conakry, de ceux qui y passaient ? Quelle était l'ambiance ? Vous disiez tout à l'heure que tout le quartier se retrouvait chez vous… C'est cela. Mon père était d'une gentillesse rare, d'un altruisme qu'on ne retrouve pas très souvent. Donc effectivement, c'était pour moi quelque chose de très formateur. Comment quelqu'un peut traiter un chef d'État avec le même respect qu'il traite la personne la plus déshéritée du quartier. Et toutes ces personnes pouvaient se retrouver chez lui, devant lui, avec le même respect, ou peut-être même le déshérité avec un peu plus d'amour. Vous appelez régulièrement les Guinéens à se souvenir de votre père, Stokely Carmichael / Kwame Ture. Avez-vous le sentiment que son histoire a été oubliée en Guinée ? Je parle de manière générale. Il y a une politique de mémoire en Guinée qui doit être améliorée. Stokely Carmichael est un pont unique entre l'Afrique et l'Amérique. On parle d'un personnage qui a passé la moitié de sa vie en Guinée. À ce stade, l'État guinéen n'a pas fait une seule initiative pour se réapproprier de l'héritage de cette personnalité. Donc il y a un vrai chantier ? Il y a un chantier. Une dernière question plus personnelle. Quel père a été Stokely Carmichael ? Quelle image retenez-vous de lui ? Un père adorable, d'une gentillesse rarissime, qui m'a beaucoup appris, que j'ai profondément aimé. Quelqu'un qui était attaché à tout ce qui est beau dans le monde, à commencer par les enfants. ►A lire pour aller plus loin : BERTHO Elara, Un couple panafricain, Editions Rot-Bo-Krik, 2025 À (ré)écouterElara Bertho: «Replacer Conakry au centre des imaginaires, c'était un peu l'idée de cet ouvrage»
De la musique zydeco au slam franco-vietnamien, en glissant sur un zou bisou hexagonal. C'est l'été ! Tous les mois, Sophian Fanen, journaliste au site Les Jours, propose 5 nouveautés. Voici sa sélection aoûtienne : - The Rolling Stones et Steve Riley, Zydeco sont pas salés, tiré de la compilation «A Tribute to the King of Zydeco» (Valcour Records, 2025) - Azuka Moweta and His Anioma Brothers Band, Kamsi Ebinu Ndum (Umoja Disco Remix), tiré du EP Ahaba Umoja System (Palenque Records, 2025) - Blonde Redhead, Before (Choir Version), tiré de l'album The Shadow of the Guest (Section1, 2025) - Che Noir, Who's the Greatest?, Tiré de l'album The Color Chocolate 2 (Poetic Movement, 2025) - Theodora featuring Jul, Zou bisou, tiré de l'album Mega BBL (Boss Lady, 2025) Puis nous recevons George Ka, pour la sortie de l'album Les Rebords du Monde Après s'être révélée sur les scènes ouvertes et open mic en région parisienne, George Ka marque les esprits avec Saigon (2019), une ode au multiculturalisme dont le clip dépasse les 100 000 vues. Avec les morceaux «Jolies Personnes» ou «Garçon Manqué, Fille Manquante», issus de son premier EP Par Avance (2021), elle cumule aujourd'hui plusieurs millions d'écoutes et enchaîne les scènes, des festivals renommés aux premières parties de Gaël Faye à l'Olympia et au Zénith de Paris. Elle finit l'année 2024 avec deux dates parisiennes complètes, le Point Éphémère et la Maroquinerie, et l'ouverture d'un Trianon pour novembre 2025. Artiste engagée, George Ka anime des ateliers d'écriture et collabore avec des associations comme Nous Toutes ou La Timmy. Au-delà de la musique, notre collectionneuse d'histoires explore les frontières de l'écriture. En 2024, elle participe au Printemps des Poètes en Chine et réalise au Vietnam 2000 Âmes, un court-métrage et un clip qui mêlent poésie et cinéma. Elle collabore également à l'écriture de scénarios pour le cinéma et les séries, élargissant son champ créatif à d'autres formes d'expression. Avril 2025, George Ka dévoile Les Rebords du Monde, son premier album. Co-composé avec Louxor (Georgio, Gaël Faye, Jain…), avec la participation de Kevin Heartbeats, cet album réunit 11 morceaux mêlant pop, électronique et acoustique, et porte une ambition : « faire danser nos monstres avec ceux des autres ». À travers une écriture précise et imagée, George Ka nous invite à explorer le monde et notre intériorité avec lucidité et espoir. Titres joués : 2000 âmes, Lenny, L'Espagne, Le Même Corps, Bus 115. ► Album Les Rebords du Monde (SDM 2025). Facebook - YouTube. Concert 21 novembre 2025, Paris, le Trianon.
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durée : 01:02:10 - La Conversation littéraire - par : Mathias Énard - "La poésie accompagne la condition humaine", le grand poète Abdellatif Laâbi ouvre les portes de son univers poétique et explore l'imaginaire de la langue. Il interroge la fragilité de l'existence et son sens de la liberté. Puis, l'écrivain évoque son cheminement vers la traduction. - réalisation : Laure-Hélène Planchet, Camille Mati - invités : Abdellatif Laâbi Poète, écrivain et fondateur en 1966 de la revue "Souffles"
Clin d’oeil aux Mexicaines de LABEI RITUAL, on démarre avec elles et le groupe BRAT. Puis on remonte le temps avec Incantation et Hellhammer. Au fait « Dying Divinity » provient de l’album « Decimate Christendom » de 2004 (Incantation), 20 ans déjà… Une doublette Osmose productions avec GORGON et MERCYLESS, et on reste dans le guilleret, printanier, avec […] L'article LJDH – Express Storm In The Darkness est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Au programme :Dans cet épisode hors-série je vous propose une nouvelle plongée dans les archives du RDV Jeux, on va remonter 10 ans en arrière et on va plonger en 2015 avec la sortie du jeu Bloodborn. D'abord un bref extrait de l'épisode 7 avec Guillaume Delalande et Florent Berthelot où vous allez l'entendre on est un peu tièdes. Puis 2 mois plus tard dans l'épisode 11, avec JK Lauret et Sylvain Tastet, on donne nos impressions après avoir eu le jeu entre les mains. Bonne écoute !---Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique par Daniel Beja.---Liens :
Oriane part vivre une aventure à l'étranger pendant plus de deux ans. Elle découvre différents pays avec pour objectifs : prendre l'avion le moins possible et explorer le domaine de l'hôtellerie. Son ambition étant par la suite de concrétiser un rêve : ouvrir un éco lodge.Au bout de deux ans et demi, Oriane ressent le besoin de rentrer. Elle profite de célébrations prévues en France pour s'offrir un retour en France.Puis, tout s'enchaine et elle décide de rester en France, de s'y réinstaller et de reprendre un cursus de formation en alternance.Mais, à tout cela s'ajoute une grande question : rentrer en France et vivre en France métropolitaine ou à La Réunion ?Ensemble dans cet épisode, on aborde ce choix de vie et de tout ce qu'il implique (distance avec les proches, la vie sur l'île et ses réalités économiques).Oriane nous partage en toute transparence ses réflexions relatives à son installation à la Réunion, son retour en France, les difficultés émotionnelles rencontrées and more...------------ --------------- -------------- -------------- -------------- -------------Pour plus d'informations, des conseils au quotidien, voici quelques liens utiles.Tu peux rejoindre la communauté sur Facebook, Instagram et Linkedin sous le nom de Voyage, emploi & retour en France.Découvrir les articles de Blog : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/blog/Le site web : https://voyage-emploi-retourenfrance.frLes outils gratuits pour le retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/boite-a-outils/Prendre rendez-vous gratuitement avec Magali : https://calendly.com/retourenfrance-emploi> info.retourenfrance.emploi@gmail.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 07/08/2025 Alors qu'il se rêvait astronaute dans son enfance, Charles Frankel choisit une autre voie vers les étoiles et devient géologue et enseignant en planétologie. Il publie “Bombes cosmiques : la Terre face aux astéroïdes”, un ouvrage dans lequel il relate les expéditions d'astronomes, géologues ou planétologues qui furent les premiers à prendre conscience des menaces que représentent ces projectiles, et, paradoxalement, du rôle essentiel que leurs cratères ont probablement joué dans l'apparition de la vie sur Terre.Du 5 au 14 août 2025, 176 pays se retrouvent à Genève pour entamer des négociations autour d'un traité mondial contre la pollution plastique. Véritable révolution qui a explosé au 20e siècle, ce matériau léger, pratique et peu cher connaît une croissance exponentielle depuis son invention. Omniprésent au quotidien, son bilan environnemental et sanitaire est pourtant catastrophique. Huit mois après de premières discussions, les divergences entre les différents acteurs font craindre une impasse. Pourra-t-on se passer un jour de plastique ?On en débat avec Nathalie Gontard, directrice de recherche en sciences de l'aliment et de l'emballage à l'INRAE, Antoine Guillou, adjoint à la maire de Paris et vice-président d'Amorce, et Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, syndicat européen de l'industrie plastique.Puis, Victor Dekyvère prend de la hauteur pour nous raconter l'histoire du talon de chaussure.Enfin, Quentin Darmon nous présente plus en détails l'influente et respectée présidente suisse, Karin Keller-Sutter. Puis, Marjorie Adelson nous emmène en Espagne, où un projet de taureau en métal de 300 mètres de haut fait polémique.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 07 août 2025 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
Nathalie Tadja grandit dans une famille modeste en HLM dans le 93, entourée de ses deux sœurs. Ses parents sont originaires du Cameroun : un père chauffeur de taxi, une mère qui a arrêté de travailler pour s'occuper de la famille. Enfant curieuse et brillante, Nathalie adore l'école. Mais derrière les murs de l'appartement, elle grandit dans un environnement marqué par les violences conjugales. Ces scènes forgent chez elle une conviction : ne dépendre de personne et conquérir au plus vite son indépendance. Au collège, une passion inattendue naît : l'anglais. Elle s'y accroche avec ferveur et commence à transmettre cette passion, notamment à des enfants en difficulté. C'est le début d'une vocation : la transmission et l'envie d'ouvrir les horizons des autres. Après un parcours en lettres et en langues, elle entre à la Sorbonne. Elle ose postuler pour un programme d'échange et décroche une année à Minneapolis. Cette année américaine est pour elle un rêve : un état d'esprit optimiste, positif, audacieux. Mais au retour à Paris, le contraste est rude. De retour en banlieue, elle enchaîne des missions courtes dans la formation. Les difficultés de transport et le manque de reconnaissance pèsent. Elle finit par accepter un CDI, espérant une stabilité… Mais elle s'y sent exploitée, sous-payée, invisible. Un jour, elle décide de tout quitter. Le 1er mai 2010, elle crée son statut d'auto-entrepreneur. Elle travaille d'arrache-pied, sans compter ses heures. Rapidement, ses efforts paient : son activité dépasse le plafond de l'auto-entreprise. Elle fonde alors sa propre SASU. Son entreprise prend de l'ampleur et connaît une hypercroissance. Puis arrive la pandémie. Le Covid devient un catalyseur : Nathalie passe tout son business en distanciel. Elle réalise un premier investissement immobilier. Elle se rapproche de la nature. Elle construit son patrimoine et finit par acquérir sa propre maison. Tout au long de son chemin, la visualisation positive et les affirmations l'accompagnent. Elles l'aident à tenir le cap, à garder le courage et à cultiver une énergie constructive. Nathalie fait aussi des choix assumés. Celui, notamment, de ne pas devenir mère. Celui d'écouter son corps, ses signaux, et d'apprendre à respecter son rythme. Aujourd'hui, elle raconte avec sincérité son parcours : celui d'une enfant de banlieue devenue femme indépendante, entrepreneuse, libre, fidèle à elle-même. NOTES DE L'ÉPISODE: Le podcast vous plaît ? Prenez 30 secondes pour le noter 5 étoiles sur Apple podcast ou Itunes, et commentez si vous le souhaitez, c'est très précieux pour moi !
Ecoutez RTL Matin avec Vincent Derosier du 06 août 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retrouvez tous les épisodes du podcast Un beau jour de Famille Chrétienne ici : Un beau jour, le podcast des croyants dont la vie a été bouleversée par un évènement imprévu !Inès Rouy, avec son mari Bruno, a vécu l'épreuve de l'attente d'un enfant qui n'arrive pas... pendant 15 longues années. Une période faite d'espoir fou et de déceptions cruelles, marquée par six fausses couches successives, mais vécue, malgré tout, dans la foi en la bonté de Dieu. Puis, un beau jour, alors qu'ils avaient mis de côté ce projet d'avoir un enfant et décidé de se mettre au service de l'Eglise au sanctuaire Notre-Dame de Verdelais à proximité de Bordeaux, leur fils Philibert est arrivé, miraculeusement. Un chemin d'abandon et de foi qu'elle raconte comme un témoignage de l'action de Dieu dans nos vies.-----------Ce podcast est réalisé par Famille ChrétienneNos autres podcasts :
Vous avez du mal à convertir avec vos campagnes Facebook Ads ?C'est peut-être pas à cause de vos publicités… mais de votre tunnel de vente.Dans cet épisode, Antoine Dalmas décortique 10 questions essentielles pour comprendre ce qui se passe après le clic : page de vente, page produit, lead magnet, retargeting, attribution, etc.Les questions : C'est quoi exactement un tunnel de vente sur Facebook Ads ?Combien d'étapes faut-il dans un bon tunnel de vente ?Par où je commence dans mon tunnel : l'offre, la pub ou la landing page ?Dois-je envoyer mon trafic sur une page produit ou une page de capture ?Comment savoir si c'est ma pub ou ma page qui bl oque les résultats ?Est-ce que je dois créer un tunnel différent par audience ou par produit ?À quel moment je dois faire du retargeting dans mon tunnel de vente ?Quels KPIs je dois suivre pour analyser mon tunnel ?Puis-je lancer un tunnel de vente sans pixel installé correctement ?Quelle est la différence entre un tunnel pour un lead et un tunnel pour de l'e-commerce ? Est-ce que mon tunnel doit être mobile first ?
C'est une nouvelle illustration de la violence qui grangrène Haïti. À Kenscoff, 9 personnes ont été enlevées ce week-end, à l'orphelinat Sainte-Hélène. L'établissement, créé en 1988, accueille environ 270 enfants, dont une cinquantaine vivant avec un handicap. Parmi les victimes : une ressortissante irlandaise, responsable de la section réservée aux enfants à mobilité réduite, une infirmière et un enfant de 3 ans. Cette attaque sans précédent choque profondément la population. Aucune revendication, ni demande de rançon n'ont été formulées pour l'instant. Le maire de la commune, Jean Massillon, lance un appel urgent aux autorités pour prendre des mesures concrètes et arrêter cette spirale de violence qui s'installe dans sa commune depuis le début de l'année 2025. C'est ce qu'il a confié au correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. En Haïti, les malades du cancer ont beaucoup de mal à se soigner. Le Miami Herald raconte l'histoire de Jean Fritz Dieu, habitant de l'Ile à vache, dans le baie des Cayes, qui est mort ce week-end après s'être battu contre le cancer pendant quatre ans. Pendant un temps, il a pris un bateau puis le bus pour se faire soigner à Port-au-Prince. Il a ensuite fait la route en moto. Il lui fallait alors jongler avec «les péages des gangs, les fusillades et les barrages policiers», détaille le journal. Puis quand les gangs ont coupé la dernière route allant jusqu'à la capitale haïtienne, l'homme de 42 ans a pris un bateau. Et quand la chimiothérapie n'a plus fait d'effet et que Jean Fritz Dieu a eu besoin de radiothérapie, l'homme est allé se faire soigner en République dominicaine, grâce à une ONG. «Alors que la radiothérapie reste une part important dans le traitement du cancer, il n'y a plus aucune machine en Haïti (...) depuis plus de 20 ans», explique le quotidien américain. En mars 2025, raconte encore le journal, «les gangs ont attaqué Mirebalais, entraînant l'évacuation de l'hôpital» de la ville, «l'établissement de santé le plus moderne d'Haïti». 40% des hôpitaux et cliniques de Port-au-Prince ne fonctionnent plus. Aux manques de moyens, s'ajoute donc la distance à parcourir pour se faire soigner. Et puis le coût bien sûr car, bien souvent, il faut aller dans des établissements privés ou se rendre à l'étranger. Mais même si on a l'argent pour se rendre à Cuba ou en République dominicaine comme le faisaient auparavant les Haïtiens, est «quasiment impossible» aujourd'hui, explique le Miami Herald car il n'y a pas de vols directs vers Cuba et les frontières avec la République dominicaine sont fermées. La seule solution, ce sont donc les visas humanitaires, raconte un médecin interrogé par le journal. Mais là encore, c'est très compliqué. Bonne nouvelle dans ce panorama si triste, une première : avant-hier (2 août 2025), un service d'oncologie a ouvert dans une clinique privée aux Cayes. Démonstration de force des pro-Bolsonaro Au Brésil, plusieurs dizaines de milliers de sympathisants de Jair Bolsonaro ont défilé dans plusieurs grandes villes, ce dimanche 3 août 2025. Un soutien de plus pour l'ancien président brésilien, également défendu par son homologue américain. Washington envisage d'imposer 50% de taxes douanières sur certains produits du Brésil et Donald Trump justifie cette décision en accusant le juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, de mener une «chasse aux sorcières» contre Jair Bolsonaro, en plein procès pour tentative de coup d'État. Reportage de Sarah Cozzolino, à Rio de Janeiro. Aux États-Unis, le coup de poker d'élus texans pour empêcher la réforme de la carte électorale Un nouveau palier est franchi dans cet «âpre conflit partisan», estime le New York Times qui parle de «manœuvre de la dernière chance». Des élus démocrates de la Chambre des représentants du Texas ont fait leurs valises hier afin qu'aujourd'hui, le quorum ne soit pas atteint et que le projet qui pourrait offrir 5 sièges de plus aux républicains lors des élections de mi-mandat en 2026, ne soit pas voté, explique le journal. C'est la 3è fois que les démocrates texans recourent à la politique de la chaise vide en 22 ans, depuis que les Républicains sont majoritaires, rappelle le Washington Post, mais cela n'a jamais marché. Les lois qu'ils dénonçaient ont toujours fini par être votées. En tout cas, plusieurs gouverneurs démocrates menacent de modifier, eux aussi, la carte électorale de leur État en leur faveur, rapporte le Washington Post. C'est un virage au sein de ce parti qui, jusqu'à présent, a toujours défendu un découpage des circonscriptions non partisan. Reza Zavvar, Iranien menacé d'être renvoyé des États-Unis Cet homme de 52 ans, arrivé aux États-Unis à 12 ans, qui a une «green card», pourrait être extradé vers la Roumanie ou l'Australie, 2 pays qu'il ne connaît pas, raconte le Washington Post. Quand il avait une vingtaine d'années, il a été arrêté deux fois en possession de cannabis. La justice avait finalement renoncé à le renvoyer en Iran, estimant le pays pas assez sûr. Mais ce refus d'exécuter l'ordonnance d'expulsion, l'administration Trump la transforme aujourd'hui en outil pour renvoyer Reza Zavvar, cette fois vers un pays tiers. Et ce n'est pas le seul Iranien dans le viseur des autorités américaines qui ciblent même des personnes au casier vierge, indique le Washington Post. Des cas rendus publics depuis que les États-Unis ont bombardé les installations nucléaires iraniennes, en juin 2025, souligne le journal. «L'érablanchiment» énerve au Canada C'est l'arbre symbole du Canada : l'érable, «maple» en anglais. Et c'est d'ailleurs ce qui inspire le nom d'un drôle de phénomène : le «Maple Washing» (ou «érablanchiment»), une pratique bien canadienne, mais pas forcément très honnête. Il s'agit d'une méthode de marketing pas très honnête qui consiste à faire passer des produis importés pour des produits canadiens en leur collant une feuille d'érable ou un drapeau blanc et rouge, le tout afin d'augmenter les prix, explique Nafi Alibert, correspondante de RFI à Montréal. Sauf que c'était sans compter sur le sens de l'observation des consommateurs canadiens qui regardent davantage les étiquettes et qui sont sensibles à l'origine des produits, surtout dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis. Des plaintes ont été déposées auprès de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Le journal de la 1ère Le fléau des algues sargasses est en hausse en Guadeloupe.
Cet été, nous vous proposons de (re)découvrir quelques épisodes marquants de ces derniers mois. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour des épisodes inédits !Nous sommes aujourd'hui avec un futur grand chef. Il n'a pas 30 ans, et pourtant il fait déjà l'unanimité auprès du public, des critiques et des guides. Notre invité est Mallory Gabsi, le plus célèbre des chefs belges à Paris. Pour co-animer cet épisode de Business of Bouffe, Philibert est accompagné d'un autre belge : Samir Ouriaghli, sourceur d'épices et fondateur d'Ankhor.À travers ce podcast, nous cherchons à mieux connaître ce jeune chef attachant et bourré de talent, dont la réussite fulgurante, voire insolente, bouscule la scène culinaire.Pour cela, on prend évidemment le temps de revenir sur son jeune parcours : de son enfance heureuse dans sa Belgique natale où son grand père d'origine tunisienne lui transmet la passion de la cuisine, à ses premières armes dans de très belles maisons belges où il apprend l'excellence auprès des plus grands chefs du pays. Mallory nous raconte ensuite avec beaucoup de sincérité les coulisses de Top Chef, cette expérience hors norme qui a évidemment changé sa vie.Puis, nous évoquons la plus grande audace du jeune grand chef en devenir : ouvrir son propre restaurant gastronomique au cœur de Paris à seulement 25 ans ! Il nous explique pourquoi et comment il a décidé de prendre sa liberté et de devenir chef propriétaire. Il nous raconte alors en détail les coulisses de cette ouverture audacieuse. Avec beaucoup de transparence, il nous livre les secrets de son organisation et de son business. Et avec la simplicité et l'humilité qui le caractérisent, Mallory nous raconte comment il a vécu le succès fulgurant de son restaurant : la 1ère étoile dès la première année d'ouverture et le sacre de chef de l'année par le Guide Michelin !Cet épisode a été enregistré avec la participation exceptionnelle d'Hélène Darroze, Yannick Alléno et Yves Mattagne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
#SessionLive Bomba portoricaine & musique afro-péruvienne, l'hispanophonie au top ! Nos premiers invités sont les Péruviens Novalima pour la sortie de La Danza. Fondé par quatre amis de Lima, Novalima fusionne les rythmes traditionnels afro-péruviens avec les sonorités électroniques du monde entier. Véritable pionnier de la scène alternative, le groupe est reconnu internationalement pour son approche innovante mêlant passé et futur, tradition et modernité. Après 20 ans de carrière, des tournées mondiales, une nomination aux Latin Grammy et plusieurs albums salués par la critique, Novalima continue d'explorer les musiques du Pérou et de la diaspora africaine avec son nouvel album La Danza, sorti en 2025. Titres interprétés au grand studio : - La Danza Live RFI - Alma, extrait de l'album - Pura Live RFI. Line Up : Milagros Guerrero (chant), Alfonso Montesinos (basse), Grimaldo Del Solar (Dj/Beats), Marcos Alvarez (batterie), Ramon Perez-Prieto (claviers), Rafael Morales (guitare) + Milena Coranza (traduction espagnol-français). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album La Danza (Six Degrees Records). Site - Bandcamp - YouTube. Puis la #SessionLive reçoit le groupe espagnol et portoricain Marina Y Su Melao pour la sortie de Rezo Al Agua. Marina Molina est une chanteuse, percussionniste et compositrice portoricaine basée à Barcelone. À la tête de son projet Marina y su Melao, elle revisite la bomba, genre afro-portoricain ancestral, en le fusionnant avec des sonorités afro-caribéennes et contemporaines. Héritière d'une tradition vivante qu'elle refuse de figer, elle affirme une voix de femme libre, puissante et engagée. Son premier album Rezo al Agua est une célébration de ses racines et un manifeste musical pour une identité en mouvement. Titres interprétés au grand studio : - Caribe y Sabrosura Live RFI - Dolor de Cabeza, extrait de l'album - Rezo al Agua Live RFI. Line up : Marina Molina Vanegas (chant + primo percussion), Lina María Bastos (chœur + maracas), Orlando Castillo lira (batterie), Sebastián Escobar Galvis (chœur + cuá), Ursula Wienken (basse), Felipe Muñoz Rozo Buleador (percussions) + Alba Pagán (traduction). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Album Rezo Al Agua (Lovemonk 2025). Bandcamp - YouTube - Lovemonk Discos Buenos Fb.
#SessionLive Bomba portoricaine & musique afro-péruvienne, l'hispanophonie au top ! Nos premiers invités sont les Péruviens Novalima pour la sortie de La Danza. Fondé par quatre amis de Lima, Novalima fusionne les rythmes traditionnels afro-péruviens avec les sonorités électroniques du monde entier. Véritable pionnier de la scène alternative, le groupe est reconnu internationalement pour son approche innovante mêlant passé et futur, tradition et modernité. Après 20 ans de carrière, des tournées mondiales, une nomination aux Latin Grammy et plusieurs albums salués par la critique, Novalima continue d'explorer les musiques du Pérou et de la diaspora africaine avec son nouvel album La Danza, sorti en 2025. Titres interprétés au grand studio : - La Danza Live RFI - Alma, extrait de l'album - Pura Live RFI. Line Up : Milagros Guerrero (chant), Alfonso Montesinos (basse), Grimaldo Del Solar (Dj/Beats), Marcos Alvarez (batterie), Ramon Perez-Prieto (claviers), Rafael Morales (guitare) + Milena Coranza (traduction espagnol-français). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album La Danza (Six Degrees Records). Site - Bandcamp - YouTube. Puis la #SessionLive reçoit le groupe espagnol et portoricain Marina Y Su Melao pour la sortie de Rezo Al Agua. Marina Molina est une chanteuse, percussionniste et compositrice portoricaine basée à Barcelone. À la tête de son projet Marina y su Melao, elle revisite la bomba, genre afro-portoricain ancestral, en le fusionnant avec des sonorités afro-caribéennes et contemporaines. Héritière d'une tradition vivante qu'elle refuse de figer, elle affirme une voix de femme libre, puissante et engagée. Son premier album Rezo al Agua est une célébration de ses racines et un manifeste musical pour une identité en mouvement. Titres interprétés au grand studio : - Caribe y Sabrosura Live RFI - Dolor de Cabeza, extrait de l'album - Rezo al Agua Live RFI. Line up : Marina Molina Vanegas (chant + primo percussion), Lina María Bastos (chœur + maracas), Orlando Castillo lira (batterie), Sebastián Escobar Galvis (chœur + cuá), Ursula Wienken (basse), Felipe Muñoz Rozo Buleador (percussions) + Alba Pagán (traduction). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Album Rezo Al Agua (Lovemonk 2025). Bandcamp - YouTube - Lovemonk Discos Buenos Fb.
Le centre-ville de Johannesburg en Afrique du Sud, autrefois quartier des affaires animé, est aujourd'hui devenu un lieu énigmatique : le crime a pris de la place avec la présence de gangs et de toutes sortes de trafics, mais c'est toujours un haut lieu de culture. Si depuis la fin de l'apartheid, le secteur économique s'est déplacé vers le nord de la ville, les artistes, eux, sont restés fidèles au centre. On y trouve de nombreuses résidences d'artistes, parfois juste en face d'immeubles squattés. Dans l'August House, les peintres s'inspirent de ce centre-ville abîmé et donnent de l'espoir en mettant l'art en plein cœur de la ville. De notre correspondant à Johannesburg, Pour entrer dans ce grand immeuble du centre-ville. Il faut ouvrir une petite porte en verre. Puis direction l'ascenseur. Premier arrêt dans l'appartement de Shandre, qu'elle occupe depuis un an. « Mon matelas est posé sur le sol. Autour, il y a mes chaussures. Et ici à gauche, c'est ma petite collection de livres avec tous mes romans préférés. Et ça, c'est un mannequin avec ma tenue de diplômé. Parce que je viens tout juste d'obtenir mon diplôme ». Comme une cinquantaine d'artistes, la jeune diplômée de 26 ans habite ici, dans une grande pièce éclairée par le soleil, où les pinceaux côtoient les ustensiles de cuisine. « On a de grandes fenêtres qui donnent sur la ville. Pour moi, c'est important parce que je travaille sur l'identité. En Afrique du Sud, il y a un problème de xénophobie. Et juste en bas de l'immeuble, ici, il y a beaucoup d'immigrés qui travaillent. Très souvent, je vois la police arriver, juste sous mes yeux. Ils viennent pour tout leur confisquer, les légumes, les fruits, tout ce qu'ils ont. C'est trouve ça vraiment inhumain. Ce sont des scènes qui m'inspirent, car c'est un sujet que j'aborde dans mes œuvres. C'est donc important pour moi de vivre ici, pour voir ce qu'y s'y passe. » Le Jazz en peinture vu du Township À chaque nouvel étage, une nouvelle porte dévoile un nouvel univers, comme celui de Kamogelo : un jeune papa, son fils, est d'ailleurs devant la télé ce jour-là. Parce que dans ces appartements, les canapés du salon cohabitent avec les peintures inachevées. « Tout ce qu'il y a au sol, vous pouvez marcher dessus, ne vous inquiétez pas ! Donc juste ici, ce sont mes peintures sur le Jazz. Pour cette série de tableaux, je m'inspire du Township d'où je viens. Là-bas, il y a des anciens qui se réunissent tous les dimanches. Qui apportent leurs collections de disques de jazz. Et qui accompagnent la musique avec leur danse. C'est une pratique qui date de l'époque de l'Apartheid. Et je m'en inspire. » À l'image de cet immeuble dont le loyer d'environ 350 euros par mois, on trouve une dizaine d'immeubles comme celui-ci à Johannesburg. Comme des grandes colocations d'artistes. Tous sont situés en plein centre-ville. « Le rôle d'un artiste, c'est d'inspirer les gens, et de changer l'image que l'on a des choses. Il s'agit de raconter de belles histoires. Dans le centre-ville, oui, il y a de la criminalité ! Mais il y a aussi beaucoup de beauté, et c'est cette beauté que nous devons partager en tant qu'artistes », avance Kamogelo. « Chaque pièce abrite un cœur, avec une histoire unique » Au dernier étage se trouve un groupe d'étudiants internationaux en plein cours de dessin. Melissa est derrière une porte en bois blanche : « En temps normal, c'est plus calme qu'aujourd'hui. Ici, c'est une échappatoire qui me permet de me vider l'esprit. Et les autres artistes vous inspirent, vous encouragent. Je n'avais jamais connu ça auparavant, quand je travaillais dans mon coin. » « Et comment pourriez-vous décrire ce bâtiment en une seule phrase ? » « Je dirais que c'est une sorte de labyrinthe sombre. Et dès que vous ouvrez une porte, vous entrez dans une pièce lumineuse, avec de la couleur et de l'inspiration. C'est magique ! Chaque pièce abrite un cœur, avec une histoire unique », développe Melissa. August House, où la maison Auguste en français, un immeuble de Johannesburg où tous ces artistes inspirés vivent ensemble et font battre, quotidiennement, le cœur de la culture. À lire aussiAfrique du Sud: la foire d'art contemporain veut réinvestir le centre de Johannesburg
Jeanne* se lie très vite avec Valérie*, la femme qui devient la compagne de son père au décès de sa mère. Cette femme tendre et énergique prend vite de la place dans la vie de son père, et s'occupe de lui merveilleusement bien : elle fait tout dans la maison, prend en charge ses démarches administratives, la gestion des finances… Puis, l'état de santé de son père commence à se dégrader, et le regard que porte Jeanne sur Valérie change progressivement. *Les prénoms ont été modifiés Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Tiphaine Pioger, la réalisation et le mix sont de Théo Boulenger, Louise Hemmerlé est à la production. Si vous aussi vous voulez nous raconter votre histoire dans Passages, écrivez-nous en remplissant ce formulaire. Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI !Pour avoir des news de Louie, des recos podcasts et culturelles, abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici. Et suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter.
durée : 00:42:14 - Les Midis de Culture - par : Élise Lépine - Esther Teillard et Charlotte Bourlard signent chacune deux romans incandescents où le trash et l'excès sont à l'honneur : "Carnes", publié aux éditions Pauvert, et "À trois, on saute", publié Au diable Vauvert. Puis, place au duo d'artistes Aurélie Ferruel et Florentine Guédon. - réalisation : Olivier Bétard, Alban Peltier - invités : Esther Teillard Chroniqueuse à Mauvais Genres; Charlotte Bourlard Ecrivain; Aurélie Ferruel Artiste plasticienne; Florentine Guédon Artiste plasticienne
La production de cocaïne continue de battre des records en Colombie, portée par l'extension rapide des cultures illicites de coca. En un an, elle a bondi de près de 34%, selon les derniers chiffres officiels. Dans le Putumayo, les plantations de coca sont omniprésentes. Il s'agit du premier département producteur de coca de Colombie, avec plus de 50 000 hectares consacrés à cette culture illicite, contrôlés par les groupes armés. Mais une petite baie amazonienne, l'açaï, suscite ici de nouveaux espoirs économiques et écologiques. De notre envoyée spéciale à Puerto Asis, Darío est venu chercher son dû à l'entreprise et ONG Amapuri - CorpoCampo qui achète ses fruits. À plus de 70 ans, ce paysan du Putumayo a été l'un des premiers à croire en l'açaï comme alternative à la coca. Pour lui, cela a tout changé. « Avant, je gagnais ma vie avec la coca. Puis j'ai réalisé que la coca était de toute façon un gros problème. Alors, on a commencé à planter de l'açaï. Cela bien marché pour nous : on n'a plus de problèmes avec personne. L'açaï est un produit qui rapporte de l'argent et apporte du bien-être. Avec cela, j'ai complètement arrêté la coca », raconte-t-il. Comme Darío, près de 1 400 familles du Putumayo se sont tournées vers ce « super aliment » avec l'aide de Corpocampo. Julio, par exemple, y voit un moyen de vivre dignement. « Je pense que l'açaï, c'est ma retraite. C'est l'espoir que les choses s'amélioreront à un moment. Car de l'açaï, on peut sortir beaucoup de produits dérivés, donc il n'y a pas de problème », explique-t-il. Depuis le début des années 2000, les programmes de substitution de la coca se succèdent dans le département, sans grand succès. Mais l'açaï pourrait offrir un avenir plus stable. C'est dans cet objectif qu'a été créé Amapuri - CorpoCampo, comme l'explique Yimy, l'un des fondateurs. « Malheureusement, depuis plus de 40 ans dans le Putumayo, toute une génération a été élevée avec la coca. Il y a des jeunes qui ne savent rien faire d'autre que de vivre de la coca, de la culture, de la transformation, parfois du transport. Cela conduit certains d'entre eux à s'impliquer dans des groupes armés, ce qui génère de la violence. Avec l'açaï, nous cherchons à changer cet esprit et à faire en sorte que les gens commencent à se rendre compte qu'il existe un modèle économique légal », détaille-t-il. Mais cette aubaine n'est pas sans risques : le boom annoncé de l'açaï pourrait bien, comme au Brésil, favoriser la monoculture et menacer la forêt. Ici, le pari est donc différent et repose sur l'agroforesterie, comme l'explique Mauricio, un technicien agronome venu cet après-midi, malgré les trombes d'eau, conseiller les paysans sur la santé de leurs palmiers. « L'idée est de rétablir la biodiversité perdue en Amazonie à la suite de l'abattage des forêts pour l'économie illicite. Dans le Putumayo, nous mettons en place des systèmes agroforestiers, dans lesquels le palmier d'açaï est associé à d'autres espèces, y compris des cultures natives de la région », affirme-t-il. Un enjeu de taille pour que, demain, les enfants du Putumayo puissent grandir loin de la coca et préserver un bout d'Amazonie. À lire aussiLes descendants d'esclaves africains, gardiens de la forêt amazonienne
Ils ont grandi dans une Chine en pleine mutation, entre promesses d'ascension sociale et réalité d'un marché du travail de plus en plus incertain. À 25 ans, que signifie « réussir sa vie » dans un pays où la pression sociale, la compétition et les inégalités pèsent lourd ? Rencontre à Pékin avec Liu, jeune livreur de repas pour la plateforme Meituan. Un quotidien éreintant, des rêves encore flous, et une volonté de s'en sortir — même sans plan tout tracé. De notre correspondante à Pékin, Tout de jaune vêtu, casque vissé sur la tête, Liu, livreur pour la plateforme Meituan, s'allume une cigarette. Il a à peine quelques minutes avant sa prochaine course. « C'est un job de transition parce qu'il n'y avait pas de bons emplois après la pandémie. Avec le ralentissement économique, j'ai commencé à livrer des repas comme solution temporaire », justifie-t-il. Chaque jour, Liu sillonne Pékin du matin au soir. Sous le soleil écrasant de l'été pékinois, le rythme est rude. « Je commence vers 7 heures et je termine vers 20 heures. C'est fatigant, mais pas insupportable. Il y a une pause d'une heure au milieu. Quand il n'y a pas de commande, on attend, on se repose. C'est un travail purement physique. On peut le faire facilement et les revenus sont relativement élevés. On s'y habitue, c'est juste un travail », explique-t-il, lui qui calcule ses dépenses avec précision. « C'est, en gros, comme un travail de migrant. Si j'effectue environ 40 livraisons par jour, le revenu mensuel tourne autour d'environ 12 000 yuans. Après les dépenses quotidiennes, je peux économiser la moitié de cela tous les mois », détaille-t-il. À lire aussiChine: le taux de chômage des jeunes au plus haut depuis le début de l'année Mais cette routine a ses limites, surtout avec l'âge. « Les jeunes choisissent ce travail soit pour rembourser leurs dettes, soit parce qu'ils ont fait faillite et essaient de s'en sortir grâce à ce travail. Mais ce travail ne vous apprend rien. Il ne vous permettra pas de subvenir à vos besoins quand vous serez vieux. Car quand vous vieillissez, vous ne pouvez tout simplement plus faire ce travail. Ils disent qu'ils proposent maintenant une assurance, mais celle-ci n'est pas très rassurante », confie-t-il. Liu pense à la suite, sans se presser. « Je vais essayer de trouver quelque chose de plus stable. J'ai travaillé en cuisine, alors je vais peut-être retenter ma chance dans la restauration. Ou alors, je retournerai dans ma ville natale pour m'occuper d'élevage, par exemple. Les jeunes ne veulent plus vraiment faire ce genre de travail, et les personnes plus âgées sont déjà trop âgées pour continuer, donc ces secteurs ont pratiquement perdu leur relève. Retourner chez moi pour prendre la relève de cette génération est une option à envisager. Le marché est déjà saturé. Les jeunes n'ont pas la possibilité de devenir riches du jour au lendemain. On peut gagner un peu d'argent, mais pas beaucoup », estime-t-il. Et son conseil, à ceux de sa génération ? « Concentrez-vous d'abord sur le présent. Soyez réaliste. Trouvez votre valeur. Puis réfléchissez à ce que vous pouvez apporter à la société. Ce n'est qu'alors, que ce soit en créant une entreprise ou en fournissant des efforts, que vous pourrez obtenir ce que vous souhaitez », répond-il. Avoir 25 ans en Chine aujourd'hui, c'est aussi chercher, à tâtons, sa voie dans un monde incertain. À lire aussiÀ Shanghai, la Chine pousse pour une gouvernance internationale de l'intelligence artificielle
C'est l'histoire d'un homme qu'il était impossible de voir venir. Le scénario de sa vie, comme le scénario de la plupart des films qu'il a tournés d'ailleurs, n'est pas crédible. En trois mots, Arnold Schwarzenegger a été, au cours de sa vie : Mister Univers, Terminator et Gouverneur de Californie - et oui, ça fait beaucoup. Mais ça fait aussi de lui quelqu'un d'extrêmement intrigant. Qui ne s'est jamais demandé s'il y avait un être humain doté d'intelligence derrière ses pectoraux géants ?… En réalité, il y a d'abord eu un petit garçon sous l'emprise d'un père tyrannique en Autriche. Puis un ado plutôt timide mais accro au bodybuilding et nourri au rêve américain par les magazines. Bien sûr, il y a eu ensuite celui qu'on connaît tous, l'acteur et le politique. Et puis celui qu'on connaît moins, marié à une Kennedy, père de quatre enfants d'abord, puis de cinq, après la découverte publique d'un fils qu'il a longtemps caché. Que nous disent sa vie sous les projecteurs et sa vie en coulisses une fois qu'on les met côte à côte ? Est-ce qu'on regarde toujours Arnold Schwarzenegger comme avant ? Pour cet épisode de Scandales, au micro de la journaliste Marion Galy-Ramounot se succèdent :- Jérôme Momcilovic, journaliste et critique de cinéma, auteur de l'ouvrage Prodiges d'Arnold Schwarzenegger en 2016- Samuel Delacre, co-animateur du podcast de cinéma VHS et Canapé- Mark Barabak, journaliste politique au Los Angeles Times- Carla Hall, journaliste d'investigation au Los Angeles TimesScandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Camille Lamblaut a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie Média. Cet épisode de Scandales est à retrouver sur toutes vos plateformes : Apple Podcasts, Spotify, Deezer et Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La justice colombienne rend son verdict ce lundi 28 juillet 2025. Alvaro Uribe, premier président de ce pays latino-américain à être jugé, saura s'il est reconnu coupable de «subornation de témoins». C'est «le procès du siècle», souligne El Tiempo. Il faut dire que l'accusé a été «deux fois président de la République» et est «considéré comme l'une des personnalités politiques les plus influentes de l'histoire récente du pays», précise le quotidien. «La décision [du tribunal] aura, sans aucun doute, des conséquences politiques», analyse encore El Tiempo. La Colombie est en année pré-électorale. La présidentielle aura lieu l'an prochain (2026). Or, le pays connaît «une polarisation [politique] croissante». Alvaro Uribe, 73 ans, est «le chef de l'un des partis d'opposition» et «les États-Unis sont attentifs au dénouement de cette affaire», détaille le quotidien. Alvaro Uribe risque de 6 à 12 ans de prison L'ancien président colombien ne dormira pas dormir en prison ce soir, explique El Espectador. Car même si la juge le déclare coupable, elle ne devrait préciser sa peine que lors d'une autre audience qui aura lieu la semaine prochaine, selon El Tiempo. En réalité aujourd'hui, il y a trois scénarios possibles, détaille El Espectador. La juge peut déclarer Alvaro Uribe coupable, non coupable ou l'absoudre au bénéfice du doute, ce qui ne voudra pas dire qu'il est innocent mais que l'accusation n'a pas réussi à convaincre le tribunal que l'ancien président de droite a bien tenté de persuader des membres de groupes paramilitaires détenus de témoigner en sa faveur alors qu'il était accusé par un sénateur de gauche d'avoir des liens avec ces organisations responsables de violations des droits humains. Quelle que soit la décision, Alvaro Uribe, le Parquet ou les victimes pourront fait appel, précise El Espectador. Puis l'affaire pourrait aller jusqu'à la Cour de cassation et même devant la Cour suprême. Les Vénézuéliens entre espoir et découragement, un an après la réélection de N. Maduro Au Venezuela, cela fait 1 an, jour pour jour, que Nicolas Maduro a été réélu président. Les résultats n'ont jamais été publiés, et de forts soupçons de fraude pèsent sur ce scrutin. L'opposition revendique toujours la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez, aujourd'hui en exil en Espagne. Depuis l'élection, la répression contre les opposants s'est déchaînée, et l'opposition est réduite à peau de chagrin. Découragés, certains Vénézuéliens se détournent de la politique, comme l'a constaté notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Mais d'autres refusent de céder au désespoir. El Nacional publie aujourd'hui un numéro spécial intitulé «Le Venezuela ne se rend pas». «L'espoir, ébranlé par la censure, la répression et la perte de confiance dans nos institutions, demeure (...) Des millions de Vénézuéliens croient toujours au changement», affirme le quotidien qui maintient qu'Edmundo Gonzalez a remporté la présidentielle de l'an dernier. Ce numéro spécial «commémore cet événement historique qui n'est pas un simple souvenir statistique, mais un point de départ. Parce que même si la dictature n'est pas tombée, ses mensonges ont été exposés au grand jour. Et le pays a découvert qu'il était majoritaire. Cette prise de conscience, personne ne peut l'effacer», insiste El Nacional qui en est sûr : pour la dictature, le compte à rebours a commencé. Pierre Réginald Boulos va être renvoyé en Haïti La presse haïtienne revient sur l'arrestation aux États-Unis de Pierre Reginald Boulos car les services d'immigration ont annoncé qu'il serait bientôt expulsé. ICE «a confirmé la révocation du statut légal de l'homme d'affaires haïtien» et son renvoi dans son pays dans un message publié hier sur X, raconte Gazette Haïti. Pierre Reginald Boulos a menti dans sa demande de visa. Le patron de la chaîne de supermarchés Délimart «a négligé de mentionner sa campagne de violence et son soutien aux gangs pour déstabiliser Haïti», écrit l'agence d'immigration américaine. Arrêté à Miami le 17 juillet 2025, Pierre Reginald Boulos «doit se présenter devant la justice américaine le 31 juillet 2025 où il sera fixé sur son sort», précise encore Gazette Haïti. Dans une lettre ouverte adressée au secrétaire d'État américain, Marco Rubio, la semaine dernière, et que l'on peut lire sur le site Rezo Nodwes, Joverlein Moïse, le fils aîné de l'ancien président assassiné, demande à ce que les responsables de la mort de son père ne soient pas extradés en Haïti, «pays en état de déliquescence institutionnelle» écrit-il, surtout le système judicaire. «Les capacités financières de ces criminels dépassent de loin celles de nos institutions judiciaires affaiblies, des institutions qu'ils ont, pour beaucoup, déjà infiltrées, corrompues et neutralisées», estime Joverlein Moïse, qui ne cite pas directement Pierre Reginald Boulos. Le système judiciaire haïtien impuissant face aux gangs De passage dans les studios de RFI, l'avocat Arnel Remy, responsable du Collectif des avocats pour la défense des droits humains (CADDHO), a détaillé à Achim Lippold les défis auxquels le système judiciaire haïtien est confronté. Dans la juridiction de Port-au-Prince, il ne reste plus qu'une seule prison en état de fonctionnement, celle de Delmas, explique-t-il. Les hommes et les femmes sont donc détenus ensemble, ce qui est contraire aux conventions internationales. À la surpopulation carcérale, s'ajoutent des détentions provisoires qui peuvent durer des années. Me Remy regrette que les autorités n'aient mis en oeuvre la réforme de la justice promise. Il faut, selon lui, «numériser le système judiciaire haïtien. Cela éviterait que des dossiers soient perdus ou volés.» Quant aux gangs, Arnel Remy dénonce l'impunité totale dont ils jouissent. «En voyant qu'ils circulent en toute tranquillité dans Port-au-Prince, d'autres jeunes sont malheureusement incités à suivre le même chemin», explique-t-il. Questions autour des taxes américaines sur le cuivre chilien Au Chili, l'annonce de Donald Trump d'imposer des droits de douanes de 50% sur le cuivre inquiète. Beaucoup de questions demeurent sur le champ d'application et les conséquences concrètes de cette mesure qui pourrait entrer en vigueur le 1er août 2025. Le Chili est le premier producteur mondial du métal rouge, et les États-Unis son deuxième acheteur, après la Chine. C'est un dossier signé Naïla Derroisné. Le journal de la 1ère En Martinique, la gestion des déchets est un véritable défi.
Cet été, nous vous proposons de (re)découvrir quelques épisodes marquants de ces derniers mois. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour des épisodes inédits !Nous sommes aujourd'hui avec Graffi Rathamohan, la co-fondatrice du groupe PNY. Véritable institution du burger haut de gamme, PNY connaît tous les succès à Paris puis en France depuis plus d'une décennie. Pour co-animer cet épisode de Business of Bouffe, Philibert est accompagné d'Élisa Gautier, fondatrice du restaurant Kiosk à Paris.À travers ce podcast, nous cherchons à comprendre les raisons de la réussite de PNY, et surtout comment Graffi et son associé ont créé un modèle qui conjugue aussi bien qualité, volume et rentabilité.Pour cela, on prend évidemment le temps de revenir sur le parcours et les inspirations de Graffi : de son enfance modeste et studieuse à la genèse du projet PNY. Puis, Graffi nous raconte les ouvertures des premiers restaurants et leur succès immédiat. Le public et les critiques sont unanimes. L'exigeant journaliste culinaire François-Régis Gaudry et ses amis leur ont même décerné le titre de “Meilleur Burger de Paris” !On s'attarde ensuite sur les évolutions récentes du groupe qui compte désormais 15 restaurants partout en France. Boosté par de belles levées de fonds et un actionnariat solide, le groupe PNY affiche aujourd'hui de grandes ambitions.Ce podcast a été enregistré avec la participation exceptionnelle de Céline Chung, François-Régis Gaudry, Tigrane Seydoux et Édouard de Cassini. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le supplément de ce samedi, direction l'Inde pour suivre la Kumbh Mela, pèlerinage qui pourrait être le plus grand rassemblement religieux de l'humanité, entre démesure et défi organisationnel pour son plus fervent promoteur, Narendra Modi. Puis, en deuxième partie, nous allons au Brésil voguer avec les derniers transporteurs de marchandises en voiliers traditionnels, moyen de transport qui tend à disparaître... (Rediffusion) La Kumbh Mela, grand-messe mystique, grands jeux politiques C'est un festival attendu depuis 144 ans. Ce sont les astres qui définissent le calendrier. Nous sommes en Inde et, depuis le 13 janvier, la Maha Kumbh Mela se poursuit sur les berges du Gange. Pour les fidèles hindous, durant 45 jours, se baigner dans le fleuve sacré, c'est l'assurance de sortir du cycle maudit des réincarnations. Il s'agirait du plus grand rassemblement de l'humanité. En tout cas, si on en croit Narendra Modi qui, depuis 2014, se pose en grand promoteur de l'hindouisme. Le Premier ministre indien a voulu en faire le plus démesuré, mais également le plus propre et le plus technologique des pèlerinages. Il y a la foi… mais cette Kumbh Mela, c'est aussi une gigantesque vitrine idéologique. ► « La Kumbh Mela, grand-messe mystique, grands jeux politiques », un Grand Reportage de Côme Bastin. Brésil : le transport de marchandises en voilier traditionnel, à bout de souffle Ils sont les derniers survivants d'une époque révolue. Dans la baie de Salvador de Bahia au Brésil, les Saveiros voguent toujours. Mais ils sont les derniers voiliers traditionnels en bois, à acheminer des matériaux de construction vers des rives difficilement accessibles. Ils ne sont plus qu'une dizaine à convoyer pierres, graviers et sable, à la force du vent. Ils étaient plus d'une centaine, il y a environ 60 ans, approvisionnant Salvador, la capitale régionale en produits agricoles. Routes et ponts ont eu raison de ce trafic. Et, au désintérêt général, s'ajoute l'impossibilité pour les charpentiers de marine de trouver les arbres nécessaires à l'entretien des bateaux. ► « Brésil : le transport de marchandises en voilier traditionnel, à bout de souffle », un Grand Reportage de Quentin Bleuzen.
durée : 01:04:15 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Le 9 novembre 1986, Bernard Hinault fait organiser une grande fête pour marquer ses adieux au cyclisme. Yann Paranthoën et Claude Giovannetti, qui lui avaient déjà consacré plusieurs émissions, n'ont pas raté cette occasion, au plus près du champion, de ses proches et de ses admirateurs anonymes. - réalisation : Emily Vallat - invités : Bernard Hinault Cycliste français
Près de 80 000 Israéliens ont quitté leur pays l'an dernier. Un record, alors que le sujet a longtemps été tabou en Israël. Guerre à Gaza, atteintes à la démocratie et plus récemment la guerre de 12 jours contre l'Iran poussent de plus en plus d'habitants à déménager à l'étranger. De notre envoyée spéciale de retour de Tel Aviv, Justine Fontaine Hanna Kahana va avoir 90 ans dans quelques jours. Elle est née ici, avant même la création de l'État d'Israël. Une fois adulte, elle a travaillé dans des ministères, a fait l'armée et fondé une famille. Mais depuis quelques années, elle n'est plus du tout d'accord avec la politique menée par le gouvernement actuel. Et maintenant, elle en est sûre, elle veut partir : « Je déteste ce que je crois savoir des actions de l'armée israélienne à Gaza et dans les territoires occupés ». Elle ne veut pas participer à cela, dit-elle, alors Hanna est en train de faire les démarches pour déménager : « Au Portugal, à Porto ». « Y aller quand ici c'est trop dangereux » Elle a des amis là-bas. Elle a obtenu un passeport européen, autrichien plus précisément, il y a deux mois, parce que c'était le pays de ses parents. Elle a convaincu son fils, un jeune retraité, mais certains de ses petits-enfants hésitent encore. « Je ne peux pas faire ça seule. Et mon fils est lié à ses enfants, alors ce n'est pas facile. Je ne sais pas si je vais déménager, car je suis peut-être trop vieille et je n'aurai peut-être pas le temps de le faire. Nous allons acheter une maison ou un appartement pour nous tous, pour y aller quand ici c'est trop dangereux. Ou pour déménager tout à fait. Moi, je voudrais vraiment déménager, quitter le pays. On va le faire. Je le crois, j'espère. » Elle et son fils doivent décider la semaine prochaine quel appartement ils vont acheter. Le contexte politique comme déclencheur Hanna Kahana n'est pas à la seule à vouloir partir. Silvia Brand est notaire à Tel Aviv, spécialisée dans les démarches entre Israël et le Portugal : « Les Israéliens ont toujours aimé avoir une deuxième nationalité. Pour avoir le choix. Puis le 7-Octobre et ensuite la guerre avec l'Iran ont agi comme des déclencheurs : cela a poussé plus de gens à s'intéresser à l'émigration vers le Portugal ». Ses clients ont généralement moins de 40 ou 50 ans et sont surtout des gens aisés et diplômés. Son propre fils, lui, est beaucoup plus jeune, mais il a décidé de partir lui aussi : « Il habite Madrid. Il a 19 ans. Et il est très content là-bas, il n'a pas envie de rentrer ». L'an dernier, les gens qui ont quitté Israël ont été plus nombreux que ceux qui ont décidé de s'y installer. À lire aussiIsraël: pourquoi les ultraorthodoxes refusent toujours le service militaire après deux ans de guerre à Gaza
REDIFF - Comme Xavier Dupont de Ligonnès, dont il s'est peut-être inspiré, une caméra de vidéosurveillance a filmé Cyrille Picard s'éloigner sur un parking, en Charente-Maritime, un paquet sous le bras...Puis s'effacer du paysage. C'était au printemps 2022. Le père de famille est alors recherché. Soupçonné d'avoir tué sa fille de dix ans alors que son couple était au plus mal. Deux ans plus tard c'est à l'affaire du docteur Godard que cette disparition va être comparée : un pied du fugitif est découvert sur une plage de la Rochelle. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Comme Xavier Dupont de Ligonnès, dont il s'est peut-être inspiré, une caméra de vidéosurveillance a filmé Cyrille Picard s'éloigner sur un parking, en Charente-Maritime, un paquet sous le bras...Puis s'effacer du paysage. C'était au printemps 2022. Le père de famille est alors recherché. Soupçonné d'avoir tué sa fille de dix ans alors que son couple était au plus mal. Deux ans plus tard c'est à l'affaire du docteur Godard que cette disparition va être comparée : un pied du fugitif est découvert sur une plage de la Rochelle. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:09:46 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins d'été) - par : Astrid de Villaines, Stéphanie Villeneuve, Sarah Masson - Dans "Alaska, l'Usure du monde", Charlotte Fauve interroge notre rapport à l'exploration et au territoire à travers l'histoire de l'Alaska. Entre conquête, écologie et récits oubliés, elle dévoile une face méconnue de l'épuisement du monde. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Charlotte Fauve Journaliste littéraire
L'histoire d'une légende du sport « extrême ». Marco Siffredi qui se tue à l'âge de 23 ans dans l'Himalaya après s'être lancé le défi le plus fou de la terre : grimper sur le toit du Monde, l'Everest. Puis descendre par la voie la plus difficile... en snowboard.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'histoire d'une légende du sport « extrême ». Marco Siffredi qui se tue à l'âge de 23 ans dans l'Himalaya après s'être lancé le défi le plus fou de la terre : grimper sur le toit du Monde, l'Everest. Puis descendre par la voie la plus difficile... en snowboard.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'histoire d'une légende du sport « extrême ». Marco Siffredi qui se tue à l'âge de 23 ans dans l'Himalaya après s'être lancé le défi le plus fou de la terre : grimper sur le toit du Monde, l'Everest. Puis descendre par la voie la plus difficile... en snowboard.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il bossait à San Francisco, avait une vie bien rangée. Et puis un jour, il décide de tout lâcher pour traverser le Pacifique seul, en kayak, sans voile, sans assistance. Trois mois en mer. 4000 kilomètres à la rame. Puis, quelques années plus tard, il recommence : l'Atlantique cette fois.Dans cet épisode Off The Record, Cyril Derreumaux raconte sans filtre ce que ça fait de vivre l'aventure absolue : les préparatifs, la solitude, les hallucinations, les coups de panique, la discipline mentale… et ce moment où il comprend qu'il ne pourra plus jamais revenir à une vie normale.On parle de l'appel du large, du besoin d'aller au bout de soi, de l'intime, de la peur, du mental d'acier, de ce que l'océan t'arrache — et de ce qu'il te rend.Un épisode brut, intense, inspirant. À l'image de Cyril : déterminé, lucide et libre.===============================