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cameroun

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Journal de l'Afrique
Au Cameroun, la grève du Syndicat national des enseignants du supérieur se poursuit

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 14:33


Au Cameroun, la rentrée universitaire prévue le 7 octobre prochain pourrait ne pas avoir lieu. En cause : une grève illimitée déclenchée par le Synes, le Syndicat national des enseignants du supérieur, depuis le 3 septembre 2026. Les enseignants réclament le paiement de 16 milliards de francs CFA de primes académiques, soit près de 24 millions d'euros.

Radio foot internationale
Ligue des Nations : les Bleus prometteurs, l'Italie se relance

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 48:30


RADIO FOOT mardi 29 septembre 2026. En direct à 16h10 TU rediff 21h10 T.U. À la Une : Ligue des Nations : Zidane remporte ses 2 premiers matches, réveil italien en Turquie, la suite de la 2è journée des éliminatoires CAN 2027.  - La Ligue des Nations : les Bleus voyagent bien 3 jours après Izmit et la victoire sur les Turcs, Zizou et ses joueurs rentrent de Bruxelles avec 3 points supplémentaires. Les Diables rouges ont eu leurs temps forts, mais la France a globalement maîtrisé le match. 9 changements. Des joueurs peu expérimentés qui ont répondu présent. Plus qu'une équipe « B » ? Pierre Kalulu a disputé toute la rencontre. Jérémy Jacquet, Lucas Da Cunha, Andy Diouf, entrée en matière prometteuse pour les néophytes ? Désiré Doué très actif mais mal récompensé. Mbappé absent, c'est Michael Olise, entré un ¼ d'heure avant la fin, qui a pris ses responsabilités.   - Ils ont chanté sous la pluie ! Et ont fait fi d'une pelouse en mauvais état ! Festival italien à Istanbul face aux Croissants étoilés. Le 11 turc de Vincenzo Montella a vécu un calvaire face à celui de son homologue Roberto Mancini. Apathie collective de l'équipe hôte, festival offensif des Azzurri qui ont bien réagi après la défaite de Rome face aux Belges. Retour gagnant pour l'ex-coach de l'Inter et de Manchester City 3 ans après ? 8 changements salutaires, la Nazionale a retrouvé son collectif. Une confiance retrouvée avant de se rendre à Paris ? - Les Turcs comptaient des absents, mais payent une 1ère mi-temps catastrophique, et perdent 2 matches à domicile. Un bilan avec Matteo Cioffi en direct de Milan.   - Éliminatoires CAN 2027, 2è journée, 17 matches au programme Le Maroc se rend au Lesotho avec l'espoir de décrocher une 2è victoire. Objectif victoire aussi pour les Comores, à domicile contre la Namibie. Les Cœlacanthes doivent réagir après la défaite au Cameroun. Les Égyptiens se déplacent sans Mo Salah à Djouba, pour affronter les Bright Stars, et doivent prendre 3 points ! 3 points nécessaires aussi aux  Lions de la Teranga. Après le nul de Maputo, le 11 de Patrick Vieira affronte l'Éthiopie à l'extérieur. Les Antilopes Walya sont dernières du groupe J. - Carton plein pour la RDC. Encore un succès des Léopards, qui ont vaincu les Warriors zimbabwéens à Harare.   Pour débattre avec Annie Gasnier : Dominique Sévérac, Frank Simon et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina. Rédaction en chef : David Fintzel, coordination : Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Ligue des Nations : les Bleus prometteurs, l'Italie se relance

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 48:30


RADIO FOOT mardi 29 septembre 2026. En direct à 16h10 TU rediff 21h10 T.U. À la Une : Ligue des Nations : Zidane remporte ses 2 premiers matches, réveil italien en Turquie, la suite de la 2è journée des éliminatoires CAN 2027.  - La Ligue des Nations : les Bleus voyagent bien 3 jours après Izmit et la victoire sur les Turcs, Zizou et ses joueurs rentrent de Bruxelles avec 3 points supplémentaires. Les Diables rouges ont eu leurs temps forts, mais la France a globalement maîtrisé le match. 9 changements. Des joueurs peu expérimentés qui ont répondu présent. Plus qu'une équipe « B » ? Pierre Kalulu a disputé toute la rencontre. Jérémy Jacquet, Lucas Da Cunha, Andy Diouf, entrée en matière prometteuse pour les néophytes ? Désiré Doué très actif mais mal récompensé. Mbappé absent, c'est Michael Olise, entré un ¼ d'heure avant la fin, qui a pris ses responsabilités.   - Ils ont chanté sous la pluie ! Et ont fait fi d'une pelouse en mauvais état ! Festival italien à Istanbul face aux Croissants étoilés. Le 11 turc de Vincenzo Montella a vécu un calvaire face à celui de son homologue Roberto Mancini. Apathie collective de l'équipe hôte, festival offensif des Azzurri qui ont bien réagi après la défaite de Rome face aux Belges. Retour gagnant pour l'ex-coach de l'Inter et de Manchester City 3 ans après ? 8 changements salutaires, la Nazionale a retrouvé son collectif. Une confiance retrouvée avant de se rendre à Paris ? - Les Turcs comptaient des absents, mais payent une 1ère mi-temps catastrophique, et perdent 2 matches à domicile. Un bilan avec Matteo Cioffi en direct de Milan.   - Éliminatoires CAN 2027, 2è journée, 17 matches au programme Le Maroc se rend au Lesotho avec l'espoir de décrocher une 2è victoire. Objectif victoire aussi pour les Comores, à domicile contre la Namibie. Les Cœlacanthes doivent réagir après la défaite au Cameroun. Les Égyptiens se déplacent sans Mo Salah à Djouba, pour affronter les Bright Stars, et doivent prendre 3 points ! 3 points nécessaires aussi aux  Lions de la Teranga. Après le nul de Maputo, le 11 de Patrick Vieira affronte l'Éthiopie à l'extérieur. Les Antilopes Walya sont dernières du groupe J. - Carton plein pour la RDC. Encore un succès des Léopards, qui ont vaincu les Warriors zimbabwéens à Harare.   Pour débattre avec Annie Gasnier : Dominique Sévérac, Frank Simon et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina. Rédaction en chef : David Fintzel, coordination : Pierre Guérin.

Journal des sports Afrique
CAN 2027 : Congo-Cameroun, duel de voisins

Journal des sports Afrique

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 3:57


Radio foot internationale
Éliminatoires CAN 2027 : le Mali réussit son entrée, l'Égypte contrariée à domicile

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 48:30


RADIO FOOT – lundi 28 septembre 2026. En direct à 16h10 TU et en vidéo sur YouTube Live RFI (rediff 21h10 T.U. sur les ondes). Au sommaire : - Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus. ; - Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus Buteurs : Ange Martial Tia et Dorgelès Néné (doublé), pour une réalisation de Sidny Cabral du côté des insulaires, qui étaient au Mondial. Retour sur terre pour les coéquipiers de Vozinha et Ryan Mendes ? -1ère loupée pour Claude Le Roy face aux Brave Warriors dans le G.G. Les Congolais ont cédé au retour des vestiaires, concèdent la défaite avant d'accueillir le Cameroun, autre vainqueur de la 1ère journée. - G.B. les Palancas Negras d'Aliou Cissé résistent à l'Égypte au Caire. Les ½ finalistes de l'édition marocaine ont buté sur la défense angolaise, et concèdent le 10è match nul (0-0) de l'ère Hossam Hassan. - Groupe A, le Maroc a lancé sa campagne par un succès à Rabat aux dépens des Panthères, privées de P-E Aubameyang et de Mario Lemina. Les Rouge et Vert ont fait la différence grâce à Noussair Mazraoui et Soufiane Rahimi. Les Gabonais devront se reprendre à Franceville face au Niger, qui a pris les 3 points à Accra face au Lesotho. - Groupe L : 1ère réussie pour le Nigeria d'Eric Chelle face aux Barea de Corentin Martins.    Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Les Champions du monde vainqueurs de l'Angleterre dans son antre de Wembley. Une course-poursuite haletante, un penalty loupé de Kane, des Three Lions qui ont cédé dans le dernier ¼ d'heure. 39 matches sans défaite pour la Roja, coaching gagnant de Luis De la Fuente avec avec Baena et Oyazabal. - Klopp, le flop ? Le nouveau coach de la Mannschaft essuie un 1er revers face à une surprenante équipe de Grèce qui est allée chercher un nouveau succès à l'extérieur, après l'avoir emporté en Serbie jeudi. Privé de Musiala et Havertz, l'ex-coach des Reds admet que cette défaite « fait partie du processus. » - Le Portugal en tête du groupe 4 après 2 matches. Après un 1er match poussif remporté contre les Gallois, le groupe de Jorge Jesus, sans CR7 laissé sur le banc, s'est imposé à Oslo face aux ¼ de finalistes du dernier Mondial.  Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Alison Nkunku, Éric Rabsandratana et Salim Baungally. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina, coordination : Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Éliminatoires CAN 2027 : le Mali réussit son entrée, l'Égypte contrariée à domicile

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 48:30


RADIO FOOT – lundi 28 septembre 2026. En direct à 16h10 TU et en vidéo sur YouTube Live RFI (rediff 21h10 T.U. sur les ondes). Au sommaire : - Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus. ; - Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus Buteurs : Ange Martial Tia et Dorgelès Néné (doublé), pour une réalisation de Sidny Cabral du côté des insulaires, qui étaient au Mondial. Retour sur terre pour les coéquipiers de Vozinha et Ryan Mendes ? -1ère loupée pour Claude Le Roy face aux Brave Warriors dans le G.G. Les Congolais ont cédé au retour des vestiaires, concèdent la défaite avant d'accueillir le Cameroun, autre vainqueur de la 1ère journée. - G.B. les Palancas Negras d'Aliou Cissé résistent à l'Égypte au Caire. Les ½ finalistes de l'édition marocaine ont buté sur la défense angolaise, et concèdent le 10è match nul (0-0) de l'ère Hossam Hassan. - Groupe A, le Maroc a lancé sa campagne par un succès à Rabat aux dépens des Panthères, privées de P-E Aubameyang et de Mario Lemina. Les Rouge et Vert ont fait la différence grâce à Noussair Mazraoui et Soufiane Rahimi. Les Gabonais devront se reprendre à Franceville face au Niger, qui a pris les 3 points à Accra face au Lesotho. - Groupe L : 1ère réussie pour le Nigeria d'Eric Chelle face aux Barea de Corentin Martins.    Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Les Champions du monde vainqueurs de l'Angleterre dans son antre de Wembley. Une course-poursuite haletante, un penalty loupé de Kane, des Three Lions qui ont cédé dans le dernier ¼ d'heure. 39 matches sans défaite pour la Roja, coaching gagnant de Luis De la Fuente avec avec Baena et Oyazabal. - Klopp, le flop ? Le nouveau coach de la Mannschaft essuie un 1er revers face à une surprenante équipe de Grèce qui est allée chercher un nouveau succès à l'extérieur, après l'avoir emporté en Serbie jeudi. Privé de Musiala et Havertz, l'ex-coach des Reds admet que cette défaite « fait partie du processus. » - Le Portugal en tête du groupe 4 après 2 matches. Après un 1er match poussif remporté contre les Gallois, le groupe de Jorge Jesus, sans CR7 laissé sur le banc, s'est imposé à Oslo face aux ¼ de finalistes du dernier Mondial.  Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Alison Nkunku, Éric Rabsandratana et Salim Baungally. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina, coordination : Pierre Guérin.

De vive(s) voix
Les Zébrures 2026 : Hermine Yollo, lauréate du Prix RFI Théâtre 2026 pour Ima Maryam

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 29:00


Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges.   Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes.  Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre.  « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel.   Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre.    Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux.   En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol.  Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale :  L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ».  On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.

De vive(s) voix
Les Zébrures 2026 : Hermine Yollo, lauréate du Prix RFI Théâtre 2026 pour Ima Maryam

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 29:00


Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges.   Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes.  Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre.  « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel.   Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre.    Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux.   En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol.  Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale :  L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ».  On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.

Radio foot internationale
Le Café des Sports : éliminatoires CAN 2027, à l'attaque !

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 48:30


Au sommaire du Café des Sports : - Sénégal : Vieira, acte I ! ; - RDC : en mode mondialiste ! ; - Côte d'Ivoire : Renard gagnant ! ; - Cameroun : sérénité retrouvée ? ; - Mbappé : l'Afrique au cœur ; - Les cartons vidéo. Sénégal : Vieira, acte I ! Nouvelle ère, Mané absent : quel visage pour les Lions ? RDC : en mode mondialiste ! 2-0 face à la Guinée équatoriale : les Léopards repartent pied au plancher. La RDC en mode mondialiste ! Côte d'Ivoire : Renard gagnant ! Retour, victoire : 2-0 face au Ghana. Que faut-il retenir du retour du sélectionneur français sur le banc ? Cameroun : sérénité retrouvée ? 3-1 face aux Comores, jeunesse et fraîcheur au rendez-vous. La méthode Pagou commence à porter ses fruits ! Mbappé : l'Afrique au cœur Racines, football africain, Ballon d'Or : Kylian Mbappé se livre dans l'entretien exclusif de RFI. Comment le continent africain a-t-il reçu la sortie médiatique de la star des Bleus ? À écouter aussiKylian Mbappé: «Je n'ai jamais coupé le lien avec l'Afrique» Les cartons vidéo Vos coups de cœur, vos coups de gueule… et ceux de nos consultants ! Présentation : Annie Gasnier et Frédéric Suteau – Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Youssouf Mulumbu. Rédaction en chef : David Fintzel – TCR : Laurent Salerno – Réalisation vidéo : Yann Bourdelas et Steven Helsly.

Appels sur l'actualité
Cameroun : pourquoi des journalistes ont-ils été détenus pour des lunettes?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 3:22


À Yaoundé, quatre journalistes ont été interpellés alors qu'ils couvraient les Journées de la Banque islamique de développement, soupçonnés d'avoir volé les lunettes du ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Seulement voilà : la paire a été retrouvée dès le lendemain dans le véhicule du ministre. Malgré cela, les journalistes ont passé plusieurs jours en garde à vue. Comment les autorités justifient-elles leur détention ? Pourquoi les syndicats et les associations dénoncent-ils une « détention arbitraire » ?  Avec Thierry Eba, président du Syndicat des Professionnels de l'Information et de la Communication (SPIC). 

Radio Foot Internationale
Le Café des Sports : éliminatoires CAN 2027, à l'attaque !

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 48:30


Au sommaire du Café des Sports : - Sénégal : Vieira, acte I ! ; - RDC : en mode mondialiste ! ; - Côte d'Ivoire : Renard gagnant ! ; - Cameroun : sérénité retrouvée ? ; - Mbappé : l'Afrique au cœur ; - Les cartons vidéo. Sénégal : Vieira, acte I ! Nouvelle ère, Mané absent : quel visage pour les Lions ? RDC : en mode mondialiste ! 2-0 face à la Guinée équatoriale : les Léopards repartent pied au plancher. La RDC en mode mondialiste ! Côte d'Ivoire : Renard gagnant ! Retour, victoire : 2-0 face au Ghana. Que faut-il retenir du retour du sélectionneur français sur le banc ? Cameroun : sérénité retrouvée ? 3-1 face aux Comores, jeunesse et fraîcheur au rendez-vous. La méthode Pagou commence à porter ses fruits ! Mbappé : l'Afrique au cœur Racines, football africain, Ballon d'Or : Kylian Mbappé se livre dans l'entretien exclusif de RFI. Comment le continent africain a-t-il reçu la sortie médiatique de la star des Bleus ? À écouter aussiKylian Mbappé: «Je n'ai jamais coupé le lien avec l'Afrique» Les cartons vidéo Vos coups de cœur, vos coups de gueule… et ceux de nos consultants ! Présentation : Annie Gasnier et Frédéric Suteau – Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Youssouf Mulumbu. Rédaction en chef : David Fintzel – TCR : Laurent Salerno – Réalisation vidéo : Yann Bourdelas et Steven Helsly.

ONU Info

« Nous ne sommes pas là en touristes, nous ne sommes pas là pour venir visiter New York, nous sommes là pour venir porter la voix des communautés », affirme Moussa Abba Diallo. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le fondateur de l'association malienne AMSODE a participé à l'Initiative pour les leaders humanitaires locaux du chef de l'humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher. Elle a réuni des responsables humanitaires venus notamment du Mali, du Cameroun, du Soudan, de Palestine et d'Ukraine pour faire entendre la voix des communautés touchées par les crises et obtenir des engagements concrets. Pour Moussa Abba Diallo, ces communautés connaissent leurs besoins, mais aussi les solutions possibles. Le responsable d'AMSODE souhaite une aide « le plus localement possible, le moins internationalement possible ». Comment cette approche fonctionne-t-elle au Mali ? Pourquoi AMSODE s'est-elle dotée d'une radio humanitaire ? Écoutez l'entretien. (Interview : Moussa Abba Diallo, Président ONG AMSODE ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Appels sur l'actualité
États-Unis - Afrique : que gagnent les pays qui acceptent les expulsés?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 5:35


Pendant six mois, RFI et 25 autres médias internationaux ont enquêté, au sein du consortium Forbidden Stories, sur la politique d'expulsions massives de l'administration Trump. Au cœur de l'enquête : les accords conclus dans le plus grand secret par Washington avec plusieurs pays, notamment en Afrique, pour y envoyer des migrants expulsés des États-Unis. Comment les journalistes ont-ils accédé à ces documents opaques et identifié les contreparties accordées aux États qui acceptent ces migrants?  Avec Florence Morice, journaliste au service Afrique de RFI. 

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Électricité : comment vivez-vous les coupures?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 20:00


Au Sénégal, les coupures d'électricité se multiplient depuis plusieurs semaines. Un problème qui n'est pas nouveau : dans de nombreux pays africains, les délestages font régulièrement partie du quotidien. À quelle fréquence avez-vous des coupures ? Quelles en sont les conséquences sur votre vie et votre activité ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Priorité santé
Lutter contre l'antibiorésistance : par quels moyens?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 48:30


Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.    L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes.  La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales.  Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé.  Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.   Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes.  Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale :  ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte. 

Priorité santé
Lutter contre l'antibiorésistance : par quels moyens?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 48:30


Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.    L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes.  La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales.  Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé.  Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.   Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes.  Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale :  ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte. 

Revue de presse Afrique
À la Une: Éthiopie, inquiétude autour de la situation au Tigré

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 4:09


Après la prise de l'aéroport de Mekele et de plusieurs autres aéroports par les forces de défense du Tigré, le journal Libération, à Paris, livre une analyse de la situation. Libé cite un chercheur de l'université de Mekele. Pour lui, la prise des aéroports vise à « rompre le lien aérien entre Addis-Abeba et le Tigré », et traduit « une volonté d'aller vers une confrontation ouverte afin de provoquer une intervention internationale ». L'escalade couvait depuis plusieurs mois, rappelle Libération, qui esquisse les scénarios possibles désormais : « Addis-Abeba pourrait répondre par de nouvelles frappes, une rupture des circuits financiers ou un blocus du Tigré, comme pendant la première guerre. » Mais le journal considère qu'une reconquête terrestre des aéroports précipiterait la région dans un conflit ouvert. Et de citer à nouveau l'universitaire de Mekele : « L'Éthiopie se trouve au bord d'une guerre de grande ampleur. L'escalade des dernières 24 heures, selon lui, marque le passage d'une "paix froide" à "une guerre active sur plusieurs fronts", où "l'espace réservé à la diplomatie a pratiquement disparu". » Dans la foulée des révélations du Deportation Project Révélations auxquelles RFI est associée et que vous découvrez sur notre antenne depuis lundi. Ce nouveau témoignage : « Le regard perdu dans le vide, Carlos Telles Sanchez pense à son fils de cinq mois, resté aux États-Unis. Il ne l'a encore jamais vu. » À Paris, Le Monde raconte l'histoire de ce Vénézuélien qui avait fui son pays en 2021 et qui s'était installé à Dallas, au Texas, où il travaillait dans une concession automobile. Jusqu'au 20 août dernier, où il est arrêté par l'ICE, la police de l'immigration, alors qu'il est juste allé accomplir une tâche administrative. Et voilà Carlos Telles Sanchez expulsé vers le Liberia. « J'ai d'abord pensé que c'était le nom d'un autre État américain », raconte-t-il. « Le vol a été un véritable cauchemar. Nous avons été traités comme des criminels. » Aujourd'hui, il est logé dans un hôtel de Marshall, une petite ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, la capitale.  Le Monde rapporte que le Liberia s'est engagé à accueillir jusqu'à 1 200 personnes expulsées des États-Unis au cours des douze prochains mois. Selon The New York Times, Washington aurait accepté de verser 5 millions de dollars au Liberia en échange de la prise en charge des migrants expulsés.  À écouter aussiÉtats-Unis- Afrique : que gagnent les pays qui acceptent les expulsés ? Au Sénégal, les pannes de courant à répétition sont encore dans la presse ce matin Un compteur électrique, une bougie et le président Bassirou Diomaye Faye, c'est le photomontage à la Une de WalfQuotidien, à Dakar, ce matin. Et ce titre : « Coupures intempestives d'électricité : Diomaye face au tombeur de Diouf et Wade ».  Le journal a interrogé un analyste qui rappelle deux épisodes anciens. 1998, la grève du syndicat Sutelec qui plonge le Sénégal dans une crise de l'électricité. Cette crise, sans doute l'un des éléments déclencheurs du départ d'Abdou Diouf, estime l'analyste, qui rappelle ensuite l'épisode de 2009. Nouvelle crise de l'électricité qui conduira au plan Takkal du président Abdoulaye Wade, une importante restructuration du secteur énergétique. Mais notre analyste estime que, malgré cette réforme, les manifestants de juin 2011 à Dakar protestaient aussi contre les coupures de courant. Les délestages actuels peuvent être très préjudiciables pour le régime lors des prochaines élections, conclut l'article de Walf.  À la veille de l'arrivée du pape en France Cet article est à découvrir sur le site The Conversation : « Ce que les prêtres africains en France révèlent des reconfigurations du catholicisme ». Le site souligne qu'en France, cette année, ce sont 84 nouveaux prêtres qui seront ordonnés. Une baisse constante. En 1960, le pays comptait 65 000 prêtres ; aujourd'hui, il en reste environ 12 000 et 20 % d'entre eux viennent de l'étranger, dont l'écrasante majorité d'Afrique, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Bénin, Cameroun, Madagascar, Burkina Faso et Côte d'Ivoire en tête. Le catholicisme français, longtemps émetteur missionnaire, est devenu un espace récepteur, écrit The Conversation. 

Revue de presse Afrique
À la Une: Éthiopie, inquiétude autour de la situation au Tigré

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 4:09


Après la prise de l'aéroport de Mekele et de plusieurs autres aéroports par les forces de défense du Tigré, le journal Libération, à Paris, livre une analyse de la situation. Libé cite un chercheur de l'université de Mekele. Pour lui, la prise des aéroports vise à « rompre le lien aérien entre Addis-Abeba et le Tigré », et traduit « une volonté d'aller vers une confrontation ouverte afin de provoquer une intervention internationale ». L'escalade couvait depuis plusieurs mois, rappelle Libération, qui esquisse les scénarios possibles désormais : « Addis-Abeba pourrait répondre par de nouvelles frappes, une rupture des circuits financiers ou un blocus du Tigré, comme pendant la première guerre. » Mais le journal considère qu'une reconquête terrestre des aéroports précipiterait la région dans un conflit ouvert. Et de citer à nouveau l'universitaire de Mekele : « L'Éthiopie se trouve au bord d'une guerre de grande ampleur. L'escalade des dernières 24 heures, selon lui, marque le passage d'une "paix froide" à "une guerre active sur plusieurs fronts", où "l'espace réservé à la diplomatie a pratiquement disparu". » Dans la foulée des révélations du Deportation Project Révélations auxquelles RFI est associée et que vous découvrez sur notre antenne depuis lundi. Ce nouveau témoignage : « Le regard perdu dans le vide, Carlos Telles Sanchez pense à son fils de cinq mois, resté aux États-Unis. Il ne l'a encore jamais vu. » À Paris, Le Monde raconte l'histoire de ce Vénézuélien qui avait fui son pays en 2021 et qui s'était installé à Dallas, au Texas, où il travaillait dans une concession automobile. Jusqu'au 20 août dernier, où il est arrêté par l'ICE, la police de l'immigration, alors qu'il est juste allé accomplir une tâche administrative. Et voilà Carlos Telles Sanchez expulsé vers le Liberia. « J'ai d'abord pensé que c'était le nom d'un autre État américain », raconte-t-il. « Le vol a été un véritable cauchemar. Nous avons été traités comme des criminels. » Aujourd'hui, il est logé dans un hôtel de Marshall, une petite ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia, la capitale.  Le Monde rapporte que le Liberia s'est engagé à accueillir jusqu'à 1 200 personnes expulsées des États-Unis au cours des douze prochains mois. Selon The New York Times, Washington aurait accepté de verser 5 millions de dollars au Liberia en échange de la prise en charge des migrants expulsés.  À écouter aussiÉtats-Unis- Afrique : que gagnent les pays qui acceptent les expulsés ? Au Sénégal, les pannes de courant à répétition sont encore dans la presse ce matin Un compteur électrique, une bougie et le président Bassirou Diomaye Faye, c'est le photomontage à la Une de WalfQuotidien, à Dakar, ce matin. Et ce titre : « Coupures intempestives d'électricité : Diomaye face au tombeur de Diouf et Wade ».  Le journal a interrogé un analyste qui rappelle deux épisodes anciens. 1998, la grève du syndicat Sutelec qui plonge le Sénégal dans une crise de l'électricité. Cette crise, sans doute l'un des éléments déclencheurs du départ d'Abdou Diouf, estime l'analyste, qui rappelle ensuite l'épisode de 2009. Nouvelle crise de l'électricité qui conduira au plan Takkal du président Abdoulaye Wade, une importante restructuration du secteur énergétique. Mais notre analyste estime que, malgré cette réforme, les manifestants de juin 2011 à Dakar protestaient aussi contre les coupures de courant. Les délestages actuels peuvent être très préjudiciables pour le régime lors des prochaines élections, conclut l'article de Walf.  À la veille de l'arrivée du pape en France Cet article est à découvrir sur le site The Conversation : « Ce que les prêtres africains en France révèlent des reconfigurations du catholicisme ». Le site souligne qu'en France, cette année, ce sont 84 nouveaux prêtres qui seront ordonnés. Une baisse constante. En 1960, le pays comptait 65 000 prêtres ; aujourd'hui, il en reste environ 12 000 et 20 % d'entre eux viennent de l'étranger, dont l'écrasante majorité d'Afrique, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Bénin, Cameroun, Madagascar, Burkina Faso et Côte d'Ivoire en tête. Le catholicisme français, longtemps émetteur missionnaire, est devenu un espace récepteur, écrit The Conversation. 

Reportage France
À Clichy-sous-Bois, des jeunes en pèlerinage se préparent à l'arrivée du pape [3/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 3:45


Alors que le pape est attendu au Stade de France ce 25 septembre au soir, l'évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, souhaite que cet événement ne soit pas une fête que pour les catholiques. Les jeunes de 17 à 35 ans seront à l'honneur pour une veillée de prière avec le souverain pontife. Le pèlerinage diocésain de Notre-Dame-des-Anges à Clichy-sous-Bois est un grand rendez-vous catholique de la Seine-Saint-Denis. Il a pour but de lancer la rentrée pastorale. Ce dimanche 14 septembre, ce pèlerinage avait une couleur particulière, les jeunes fidèles se préparaient à la venue du pape dans la joie. Grand gabarit, col romain et croix sur la poitrine, le sémillant évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, attend la venue du pape avec impatience. « Je crois que la venue du pape en Seine-Saint-Denis, au Stade de France, c'est une très grande fierté pour les gens, se réjouit-il. Moi, je l'entends : "Le pape vient chez nous ! Le pape vient chez nous !" » La Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, plus de 130 nationalités différentes, forte présence musulmane, a du mal à se défaire de certains préjugés. Tresses rouges qui tombent sur les épaules, Ivana en est sûre, la présence du souverain pontife au Stade de France est un événement qui dépassera les seuls catholiques. « C'est hyper important qu'il vienne parce qu'il y a toutes les origines, toutes les religions. C'est cosmopolite. Du coup, qu'il vienne, c'est vraiment pour nous montrer que la jeunesse, on est aussi important que les autres et que la religion n'a pas de couleur, affirme la jeune fille. Le fait qu'il vienne, ça montre vraiment qu'il s'intéresse à nous, qu'on n'est pas mis de côté et que finalement, on est tous Français. Le fait qu'il nous accorde de son temps dans le 93, c'est beau. » Le plus jeune évêque de France se démène justement pour qu'il y ait un dialogue entre les religions dans son département de Seine-Saint-Denis. « Ce n'est pas la guerre des religions. Ça ne veut pas dire qu'on est naïf, ça ne veut pas dire qu'on ne dit pas qu'il n'y a pas de problèmes. De temps en temps, il y en a et s'il y a des problèmes, il faut pouvoir le dire. Mais l'essentiel, c'est qu'on puisse vivre en paix et qu'on se reconnaisse, souligne l'évêque. Et il n'y a rien de tel que de se rencontrer. C'est pour ça que ce qui nous a paru important au Stade de France, c'est qu'aussi certains de nos jeunes invitent certains de leurs amis qui ne sont pas chrétiens. Il y aura des musulmans, il y aura des hindous, il y aura des bouddhistes, il y aura des sikhs, il n'y aura pas beaucoup de juifs parce que le vendredi soir, c'est shabbat. Et pour nous, c'était important qu'ils soient aussi présents, cette diversité de la Seine-Saint-Denis au Stade de France, parce que c'est ainsi que vivent tous nos jeunes. » À lire aussiDix choses à savoir sur la visite du pape Léon XIV en France Faire confiance à la jeunesse Originaire du Cameroun, Marc, 28 ans, est venu en famille au pèlerinage de Clichy-sous-Bois. Il veut croire à un catholicisme vivant dans le 93. « On a l'impression que les jeunes ne vont plus à l'église, que c'est que des vieux et que les églises se vident. Mais on voit quand même que depuis à peu près cinq ou dix ans, des jeunes demandent de plus en plus le baptême, et je pense que c'est un signe, affirme-t-il. Et la venue du pape pourra aussi un peu redonner envie à ceux qui hésitent de pouvoir s'engager et servir le Seigneur. » Dans le diocèse de Saint-Denis, l'Église de France ne recense pourtant qu'un peu plus de 1 % de catholiques pratiquants. Madeleine porte un foulard noué sur la nuque, des socquettes et des sandales. Elle commente la devise du pape. « Le thème, c'est : "Pour que le monde ait la vie", on voit bien ce que ça vient faire dans le contexte politique. Donc j'imagine qu'il va insister sur tout ce qui permet la vie, sur le fait que le Christ nous donne la vie, qu'il faut protéger la vie. Et effectivement, vu les événements récents en France, on comprend bien qu'il veuille appuyer là-dessus. Moi, ça me paraît aussi extrêmement important. » Ivana se dirige vers la messe. Elle voudrait que le pape fasse confiance aux jeunes. « La jeunesse, on a tellement de trucs à dire, tellement de trucs à faire, on est tellement intelligents que ce serait beau qu'on fasse, je sais pas, un projet ou je sais pas. » Alors pour rien au monde elle n'aurait cédé sa place au Stade de France. À lire aussiL'engouement pour la venue du pape Léon XIV, reflet d'un regain du catholicisme en France?

Afrique Économie
Au Cameroun, un nouveau mécanisme douanier sur les téléphones fait rapporter gros à l'État

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 2:12


Au Cameroun, la direction générale des douanes a collecté entre avril et début septembre 2026 1,8 milliard de FCFA (environ 2,7 millions d'euros) de droits de douanes et taxes sur des téléphones, tablettes et terminaux numériques importés, grâce au nouveau mécanisme de collecte en vigueur. Avant l'entrée en vigueur de la réforme, le dédouanement des téléphones approvisionnait les caisses de l'État d'à peine 100 millions de francs par mois. Ce mécanisme fait grincer les dents chez certains importateurs alors que la douane dit poursuivre des objectifs fiscaux, sécuritaires et économiques. Avec notre correspondant à Yaoundé, Le lieu-dit avenue Kennedy à Yaoundé grouille de monde. C'est le principal point de vente des téléphones portables importés au Cameroun. Seydou, un importateur de téléphones d'occasion, dit avoir quelques soucis avec le nouveau mécanisme de déclaration et de dédouanement : « On importe les téléphones d'occasion qui sont vendus ici entre 20 000 et 25 000 francs CFA. Ils sont dédouanés à l'aéroport, mais les douaniers n'enregistrent pas leur numéro de série. Quand on les vend aux clients, ils reviennent nous dire qu'ils reçoivent tout le temps des messages qu'on va bloquer leurs téléphones. » Depuis le 1er avril dernier, les prix des téléphones ont augmenté selon ce revendeur. « Les clients ne sont pas intéressés à acheter les téléphones non dédouanés, mais ils ne peuvent pas non plus payer le prix des téléphones dédouanés. Donc cela nous cause beaucoup de préjudices », témoigne Gérard Fontem. Ce dernier vend désormais ses téléphones plus chers, pour certains les prix ont presque doublé, passant de 45 000 à 85 000 francs CFA. « Ceux qui estiment que le prix du téléphone a augmenté, ce sont ceux qui ne payaient pas » De 68 euros à 129 euros environ, pour Paul Olivier Libii, inspecteur principal des douanes et point focal de la réforme à la direction générale des douanes à Yaoundé, les importateurs sont loin d'être asphyxiés : « Ceux qui estiment que le prix du téléphone a augmenté, ce sont ceux qui ne payaient pas [leurs taxes], parce que pour ceux qui payaient sur la base de la valeur transactionnelle à 66 %, le prix du téléphone va plutôt diminuer. Mais ceux qui ne payaient pas utilisaient le droit de douane comme variable d'ajustement pour mettre à mal ceux qui payaient. Le nouveau mécanisme va venir mettre tout le monde au même niveau. » Ce nouveau mécanisme n'est pas une nouvelle taxe, mais plutôt un nouveau système de collecte qui est fondé sur la digitalisation, soutient Paul Olivier Libii : « La valeur transactionnelle a été divisée par quatre, voire par sept. Nous avons huit catégories de collecte qui vont de 5 000 à 400 000 francs  CFA. Ensuite le taux global est passé de 67 % à 33,33 %, donc ce sont des méthodes de facilité. » Environ cinq millions de téléphones échappaient encore au système, des téléphones qui seront retrouvés, promettent les services des douanes. À lire aussiCameroun: une mesure sur la collecte des droits de douanes pour les téléphones fait débat

Revue de presse Afrique
À la Une: au Cameroun, l'affaire des lunettes du ministre de l'Économie

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 4:22


Une affaire de lunettes perdues et quatre journalistes qui se retrouvent en garde à vue pendant cinq jours, accusés de vol… L'affaire se déroule au Cameroun. Et ce qui n'était au départ qu'un écho sur les réseaux sociaux s'est répandu dans nombre de médias camerounais et au-delà. Tout commence le 16 septembre, raconte CamerounWeb, au Palais des Congrès de Yaoundé : « Quatre journalistes se déplacent pour couvrir la clôture d'une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Mais au lieu de repartir avec leurs notes, leurs enregistrements, leurs reportages, les quatre journalistes repartent menottés. Le motif de cette arrestation ? Une suspicion de vol portant sur les lunettes du ministre… Parce que cet accessoire manque à l'appel, s'exclame Cameroun Web, quatre professionnels de l'information sont brutalement interpellés, transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis jetés dans les cellules du commissariat central N°1 de Yaoundé. » De rebondissements en rebondissements Le site Le Bled Parle, autre site d'information camerounais, raconte la suite : « Le lendemain de l'arrestation, un premier rebondissement intervient : les lunettes recherchées sont retrouvées intactes à l'intérieur du véhicule personnel du ministre. Cette découverte écarte donc le soupçon initial de vol, mais ne met pas pour autant un terme à la procédure. Le dossier prend alors une nouvelle orientation. Deuxième rebondissement : les enquêteurs évoquent désormais une suspicion d'"intrusion non autorisée" dans une réunion tenue à huis-clos au Palais des Congrès. Le parquet ordonne alors des investigations complémentaires et le maintien en détention des quatre journalistes. » Maintien en détention qui durera tout le week-end… Finalement, pointe Le Bled Parle, hier lundi, ils sont libérés. « Aucune charge n'a été retenue contre eux et aucune infraction n'a été caractérisée à l'issue des investigations. » La liberté de la presse au Cameroun « sous pression » Le site Camer s'insurge : « Pourquoi quatre professionnels identifiés, exerçant leur métier, ont-ils été traités comme des suspects pendant cinq jours ? Le premier grief, la disparition des lunettes, n'a pas résisté à 24 heures d'enquête. Les lunettes étaient dans la voiture du ministre. Personne ne les avait volées. Le second grief, l'"intrusion non autorisée" dans une réunion à huis clos, ne tient pas. Le Palais des congrès de Yaoundé est un espace public. La cérémonie de clôture des Journées de la BID était un événement officiel. Des journalistes y étaient présents pour la couvrir. » Bref, s'interroge Camer : « Une question reste ouverte : combien coûte une paire de lunettes au Cameroun ? Pour ces quatre-là, elle a coûté cinq jours de liberté. » Camer qui rappelle que « la liberté de la presse est sous pression au Cameroun : cette année, Reporters sans frontières a classé le Cameroun à la 133e place mondiale pour la liberté de la presse, contre la 131e en 2025. Le pays recule. RSF qui note que le Cameroun, malgré l'un des paysages médiatiques les plus riches d'Afrique, reste "l'un des pays les plus dangereux du continent pour les journalistes" ». Et on revient à Cameroun Web qui renchérit : « Cette affaire jette une lumière cruelle sur la vulnérabilité quotidienne des journalistes au Cameroun. En jetant des reporters en prison pour un soupçon aussi grotesque et sans le moindre mandat, la police ne cherche pas seulement des lunettes : elle aveugle la liberté d'informer. Elle envoie un signal terrifiant à toute une profession : celui que n'importe quel prétexte, aussi dérisoire soit-il, peut servir à museler, humilier et emprisonner un journaliste. » Le « Lunettesgate » Cette affaire des lunettes du ministre a largement débordé les frontières camerounaises. On en parle au Gabon, au Bénin, et au Burkina Faso, où la presse locale, jamais avare de commentaires, en fait ses choux gras. « Une affaire biscornue aussi rocambolesque qu'hilarante », s'exclame le Faso.net. « Chiffonnée aux entournures et en colère, on ne le serait à moins, s'exclame Aujourd'hui, la corporation est vent debout contre cet opprobre jeté à la profession. Ce "Lunettesgate" au Cameroun qui a envahi la toile n'en demeure pas moins un indicateur, affirme le site burkinabè : les journalistes côtoient le pouvoir, mais risquent à tout moment d'être pris à partie (…). Ce "Lunettesgate" souligne que les journalistes camerounais doivent avoir le dos large pour être prêts à encaisser les désidératas des puissants. »

Reportage Afrique
Cameroun: la prise en charge chirurgicale des blessés de guerre de Boko Haram [3/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 2:14


Parmi les communautés impactées par la présence du groupe terroriste Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord, au Cameroun, l'arrondissement de Kolofata, limitrophe du Nigeria, a longtemps été le théâtre d'attentats kamikazes faisant de nombreux blessés civils et militaires. Leur transfert vers les centres de santé ou les hôpitaux plus éloignés a parfois été fatal. Un hôpital de district, à Mora, assure désormais la prise en charge chirurgicale des blessés de guerre grâce à un partenariat entre le ministère de la Santé et Médecins sans frontières. De notre envoyé spécial à Mora, D'un pas alerte, le docteur Abali Malloum, directeur de l'hôpital de district de Mora, conduit vers un pavillon. « Nous allons visiter le service des urgences, c'est la première porte d'entrée de l'hôpital », explique le médecin. Devant, trois lits sont disposés dans la salle de soins. « C'est ici que les blessés de guerre ou par balles présentant des hémorragies sont admis, explique-t-il. Là, vous avez une équipe d'infirmiers qui est en train de s'occuper de deux personnes. » Dans la salle du bloc postopératoire, les onze lits sont occupés. « Chaque jour, on reçoit au moins deux à trois blessés avec des plaies balistiques. Ce sont des patients qui sont immédiatement pris en charge au bloc opératoire. Toute la zone est pauvre, les gens ne peuvent pas s'offrir le luxe de soins coûteux. S'il n'y avait pas MSF, ce serait compliqué », confie le Dr Abali Malloum. À lire aussiCameroun: comment la guerre contre Boko Haram a ruiné le tourisme à Maroua [1/3] Réduire le taux de mortalité Ibrahima est sorti du bloc opératoire il y a dix jours. Personne à mobilité réduite, il a été attaqué nuitamment à Sandawadjiri, un village situé à 11 kilomètres de Kolofata, à la frontière avec le Nigeria : « Dans la même nuit, après avoir reçu les balles, un membre du comité de vigilance m'a aidé à être évacué vers le centre de santé de Kerawa, à la frontière avec le Nigeria. Et puis, dans la matinée, on m'a porté pour m'emmener ici, à Mora, pour la prise en charge. » Depuis cinq ans, la prise en charge est gratuite selon certains critères : « Nous avons opté pour la prise en charge chirurgicale des cas qui sont beaucoup plus urgents afin de réduire le taux de mortalité, parce que c'est là qu'il faut vraiment agir, souligne le Dr Aboubacar Sow, chef du projet MSF-Mora. En plus, il y a ici l'insécurité et la pauvreté, donc les besoins humanitaires sont réels. Aujourd'hui, on a pu mettre en place une unité de chirurgie capable de prendre en charge une bonne part des urgences sur place. » Plus de 500 interventions chirurgicales ont été effectuées depuis le début de l'année à l'hôpital de district de Mora, la plupart au profit des blessés de guerre civils et militaires. La structure sanitaire est équipée depuis 2024 d'un bloc opératoire flambant neuf offert par Médecins sans frontières. À lire aussiCameroun: à la rencontre de femmes victime des exactions de Boko Haram

Revue de presse Afrique
À la Une: au Cameroun, l'affaire des lunettes du ministre de l'Économie

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 4:22


Une affaire de lunettes perdues et quatre journalistes qui se retrouvent en garde à vue pendant cinq jours, accusés de vol… L'affaire se déroule au Cameroun. Et ce qui n'était au départ qu'un écho sur les réseaux sociaux s'est répandu dans nombre de médias camerounais et au-delà. Tout commence le 16 septembre, raconte CamerounWeb, au Palais des Congrès de Yaoundé : « Quatre journalistes se déplacent pour couvrir la clôture d'une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l'Économie, Alamine Ousmane Mey. Mais au lieu de repartir avec leurs notes, leurs enregistrements, leurs reportages, les quatre journalistes repartent menottés. Le motif de cette arrestation ? Une suspicion de vol portant sur les lunettes du ministre… Parce que cet accessoire manque à l'appel, s'exclame Cameroun Web, quatre professionnels de l'information sont brutalement interpellés, transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis jetés dans les cellules du commissariat central N°1 de Yaoundé. » De rebondissements en rebondissements Le site Le Bled Parle, autre site d'information camerounais, raconte la suite : « Le lendemain de l'arrestation, un premier rebondissement intervient : les lunettes recherchées sont retrouvées intactes à l'intérieur du véhicule personnel du ministre. Cette découverte écarte donc le soupçon initial de vol, mais ne met pas pour autant un terme à la procédure. Le dossier prend alors une nouvelle orientation. Deuxième rebondissement : les enquêteurs évoquent désormais une suspicion d'"intrusion non autorisée" dans une réunion tenue à huis-clos au Palais des Congrès. Le parquet ordonne alors des investigations complémentaires et le maintien en détention des quatre journalistes. » Maintien en détention qui durera tout le week-end… Finalement, pointe Le Bled Parle, hier lundi, ils sont libérés. « Aucune charge n'a été retenue contre eux et aucune infraction n'a été caractérisée à l'issue des investigations. » La liberté de la presse au Cameroun « sous pression » Le site Camer s'insurge : « Pourquoi quatre professionnels identifiés, exerçant leur métier, ont-ils été traités comme des suspects pendant cinq jours ? Le premier grief, la disparition des lunettes, n'a pas résisté à 24 heures d'enquête. Les lunettes étaient dans la voiture du ministre. Personne ne les avait volées. Le second grief, l'"intrusion non autorisée" dans une réunion à huis clos, ne tient pas. Le Palais des congrès de Yaoundé est un espace public. La cérémonie de clôture des Journées de la BID était un événement officiel. Des journalistes y étaient présents pour la couvrir. » Bref, s'interroge Camer : « Une question reste ouverte : combien coûte une paire de lunettes au Cameroun ? Pour ces quatre-là, elle a coûté cinq jours de liberté. » Camer qui rappelle que « la liberté de la presse est sous pression au Cameroun : cette année, Reporters sans frontières a classé le Cameroun à la 133e place mondiale pour la liberté de la presse, contre la 131e en 2025. Le pays recule. RSF qui note que le Cameroun, malgré l'un des paysages médiatiques les plus riches d'Afrique, reste "l'un des pays les plus dangereux du continent pour les journalistes" ». Et on revient à Cameroun Web qui renchérit : « Cette affaire jette une lumière cruelle sur la vulnérabilité quotidienne des journalistes au Cameroun. En jetant des reporters en prison pour un soupçon aussi grotesque et sans le moindre mandat, la police ne cherche pas seulement des lunettes : elle aveugle la liberté d'informer. Elle envoie un signal terrifiant à toute une profession : celui que n'importe quel prétexte, aussi dérisoire soit-il, peut servir à museler, humilier et emprisonner un journaliste. » Le « Lunettesgate » Cette affaire des lunettes du ministre a largement débordé les frontières camerounaises. On en parle au Gabon, au Bénin, et au Burkina Faso, où la presse locale, jamais avare de commentaires, en fait ses choux gras. « Une affaire biscornue aussi rocambolesque qu'hilarante », s'exclame le Faso.net. « Chiffonnée aux entournures et en colère, on ne le serait à moins, s'exclame Aujourd'hui, la corporation est vent debout contre cet opprobre jeté à la profession. Ce "Lunettesgate" au Cameroun qui a envahi la toile n'en demeure pas moins un indicateur, affirme le site burkinabè : les journalistes côtoient le pouvoir, mais risquent à tout moment d'être pris à partie (…). Ce "Lunettesgate" souligne que les journalistes camerounais doivent avoir le dos large pour être prêts à encaisser les désidératas des puissants. »

Reportage Afrique
Cameroun: à la rencontre de femmes victime des exactions de Boko Haram

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 2:09


Suite de notre série de reportages sur les conséquences de la présence de Boko Haram sur le quotidien des populations dans la région de l'Extrême-Nord, au Cameroun, où sont recensés 510 000 déplacés internes, selon l'Office international des migrations (OIM). De nombreuses femmes sont comptées dans ces effectifs, leur intégration dans les communautés hôtes est parfois difficile au même titre que leurs conditions de vie. Malgré les années qui passent, elles portent encore en elles le souvenir des jours et des nuits de terreur vécus lors des exactions de Boko Haram. À Kourgui, une localité proche de la frontière nigériane, l'une d'elles s'est confiée à notre correspondant. De notre envoyé spécial à Kourgui, Recouverte d'un voile aux motifs fleuris, Fana est une déplacée interne, elle raconte assise sur une pierre, la nuit où tout a basculé dans le village de Ndélé, à proximité de Banki dans l'État de Borno au Nigeria : « Les hommes armés nous ont assaillis, ils ont tout pillé, tout saccagé, incendié les cases. Mon mari, les enfants et moi, on a pris nos affaires et on a trouvé refuge ici à Kourgui. » Mère de cinq enfants, elle n'est jamais revenue dans le village qu'elle a quitté précipitamment, il y a 11 ans. À Kourgui, son quotidien se résume à ces deux activités : « Je vais souvent en brousse chercher du bois que je vends, je fais aussi du petit commerce, je vends la pâte d'arachide, après avoir extrait l'huile d'arachide. » Au sein de la communauté hôte, Fana fait face à plusieurs défis, parmi lesquels l'accès à la terre. Jodelle Kuenbou travaille pour le réseau de lutte contre la faim, Relufa. Cette ONG a initié un programme sur la production agricole et la création des banques de céréales dans la région de l'Extrême-Nord : « Les femmes déplacées n'ont déjà pas de moyens pour s'offrir un repas par jour, du coup s'imaginer qu'elles auront les moyens pour louer la terre, c'est très difficile. Par contre, pour celles qui ont un peu de moyens, elles peuvent louer la terre, qu'elles vont cultiver pendant un à deux ans puis la rendre. » Pour échapper aux exactions, certaines femmes sont contraintes de participer à l'économie de guerre, d'après Celestin Delanga, expert sécurité et chercheur à l'Institut d'études de sécurité : « Dans le Logone et Chari, les femmes sont obligées de revendre dans les marchés communautaires ou les marchés environnants les poissons issus de l'extorsion ou de la pêche par les groupes armés. En retour, elles doivent repartir avec des vivres, des vêtements, du carburant ou d'autres biens. Et en contrepartie, elles ont la vie sauve, leur mari ou leur communauté sont épargnés des exactions. » En juin dernier, selon ONU Femmes, la moitié des déplacés internes dans la région de l'Extrême-Nord étaient des femmes et des filles. À lire aussiCameroun: comment la guerre contre Boko Haram a ruiné le tourisme à Maroua [1/3]

Reportage Afrique
Cameroun: comment la guerre contre Boko Haram a ruiné le tourisme à Maroua [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 20, 2026 2:13


Cette semaine, RFI explore les conséquences de la présence du groupe terroriste Boko Haram sur la vie des populations de l'extrême-nord du Cameroun. Premier arrêt, les impacts du conflit sur le tourisme. Guides touristiques, pisteurs, artisans, et les autorités sont unanimes : la guerre a ruiné le tourisme dans l'extrême nord du pays. À Maroua, les lieux touristiques, pics de montagnes, les lacs et les parcs ne sont plus autant visités. De notre envoyé spécial à Maroua, Au marché central de Maroua, 150 marchands sont installés sous un bâtiment nouvellement construit. En cette mi-journée, pas l'ombre d'un seul visiteur. Et pourtant, le lieu a toujours été un point de chute incontournable des touristes occidentaux : « Je m'appelle Alidou Mohamadou, nous sommes au centre artisanal de Maroua. Je vends les samaras, les habits, les sacs, les objets de décoration, ça fait des années, entre 10 ou 12 ans que nous n'avons plus vu de touristes ici. » Abdourahmane Baba connaît les raisons par cœur : « On est dans la zone rouge, avant l'impact de Boko Haram, il y avait beaucoup de touristes, maintenant, on vient ici juste pour chercher de quoi nourrir nos familles », explique cet artisan. D'une voix posée, Denis Kodji, délégué régional du tourisme de l'Extrême Nord du pays, égrène les chiffres du déclin : « À partir de 2013, nous avons enregistré plus de 10 000 touristes occidentaux qui sont arrivés dans la région de l'Extrême Nord. À partir de 2015, on est passé de 10 000 à pratiquement zéro. » Escorter les touristes  En face du stade de Maroua, Nicolas Vendi discute avec une autorité de la ville. Depuis 2014, ce guide touristique n'a plus organisé un seul voyage vers les villages Rhumsiki et Kapsiki, des joyaux de la région, où les touristes se pressaient pour voir les montagnes et les cases en terre : « Beaucoup de jeunes qui sont guides touristiques ont quitté Rhumsiki, Waza, Maga, Pouss. Boko Haram s'est installé et vient de temps en temps nous attaquer au niveau du village, beaucoup de jeunes ont pris peur. » Aujourd'hui Nicolas est intermédiaire dans la location des véhicules et perçoit des commissions : « On est perdus, ça ne fonctionne pas, beaucoup de jeunes vadrouillent dans les quartiers, on prend de l'âge, ça rend les gens stressés. » La région de l'Extrême Nord a enregistré 26 touristes occidentaux en 2025 et deux depuis le début de l'année, d'après le délégué régional du tourisme : « Nous prenons l'initiative d'escorter les touristes pour qu'ils soient en sécurité, ce sont des initiatives spontanées. » Plus d'une décennie après le début de l'insurrection de Boko Haram, la sécurité n'est toujours pas revenue dans les zones à forte potentialité touristique. À Maroua, les autorités espèrent pouvoir former les guides touristiques pour qu'ils se déplacent vers d'autres régions du Cameroun, où le tourisme reste florissant. À lire aussiComment les factions issues de Boko Haram s'appuient de plus en plus sur des cadres camerounais

Journal de l'Afrique
Le Maroc et Israël vont ouvrir des ambassades dans leurs pays respectifs

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 12:34


Israël et le Maroc vont ouvrir des ambassades dans leurs pays respectifs, a annoncé mercredi le ministère israélien des Affaires étrangères, après une rencontre entre les deux chefs de la diplomatie, sous l'égide américaine. Les deux pays avaient normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre Israël et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington. 

Reportage Afrique
Au Cameroun, la commune d'Esse privée d'électricité depuis 12 ans

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 2:15


À Esse, une petite localité à environ 80 km de Yaoundé, les habitants n'ont plus accès à l'électricité depuis 12 ans à cause de factures impayées. En 2018, le gouvernement avait installé une centrale solaire qui alimentait le centre-ville et ses environs. Aujourd'hui cette centrale laissée à l'abandon ne fonctionne plus. Une situation qui divise. Certains critiquent même l'équipe communale en place depuis 2020 de ne pas vouloir entretenir la centrale solaire.   De notre correspondant à Yaoundé, Assis sur la véranda de son domicile, Emmanuel Tsala aperçoit à une centaine mètres la centrale solaire aujourd'hui à l'abandon. Inconditionnel de la radio, ce sexagénaire a dû acheter un petit poste récepteur qu'il recharge au soleil, comme ce matin : « Quand il y avait l'énergie solaire, nous étions comme à Yaoundé, c'était comme l'énergie électrique, il y avait les poteaux électriques et les compteurs et on payait les factures chaque mois. Quand ça s'est gâté, on aurait dû arranger la situation. » Depuis, les herbes ont poussé tout autour des installations. Plusieurs panneaux ont été dérobés. Dans les rues et quartiers du centre-ville d'Esse, les poteaux sont toujours debout. Mais les câbles qui reliaient la centrale aux ménages ont été sectionnés. « J'ai mal, j'ai vraiment mal. » Ambroise Evina a été maire de la commune d'Esse entre 2018 et 2020. C'est lui qui est à l'origine du projet de construction de la centrale solaire, sur financement du ministère de l'Eau et de l'Energie. Le projet a couté 200 millions de FCFA (environ 305 000 euros). « On a fonctionné avec ça durant pratiquement 4 ans et pour l'entretien, c'est la commune qui payait et faisait venir les techniciens après deux ou trois mois. Malheureusement quand je suis parti en 2020, le projet a été saboté, je ne voudrais attribuer le tort à qui que ce soit, mais vous pouvez constater qu'il n'y a plus de panneaux, il n'y a plus rien pratiquement, ce qui me fait tellement mal. » Depuis 2020, une nouvelle équipe dirige la commune et n'a plus assuré l'entretien. Martin Ndongo Bouné, le maire d'Esse : « Dans le cadre de ce projet, la commune n'était ni de près, ni de loin associée à la gestion, tant sur le suivi des équipements, la maintenance, le gardiennage et autres, mais dans le cadre de la maintenance qui est annoncée, la commune fera désormais partie du suivi et tout ce qu'on peut imaginer. » En attendant, tout Esse s'éclaire au groupe électrogène ou avec de petits panneaux solaires. Le retour de l'énergie solaire et du courant électrique, c'est pour bientôt, grâce à un nouveau financement du gouvernement, indique le maire.  À lire aussiNord du Cameroun: une cimenterie majeure à l'arrêt par manque d'électricité

Invité Afrique
Conflit juridique autour du stade Olembé: «Le Cameroun conteste la sentence du Cirdi et va faire appel»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 5:16


Le chantier du complexe sportif d'Olembé au Cameroun fait de nouveau parler de lui. Annoncé par le gouvernement il y a une dizaine d'années comme un projet phare d'infrastructure sportive, parmi ceux qui étaient destinés à accueillir les matchs de la Coupe d'Afrique des nations qui s'est jouée dans le pays entre janvier et février 2022, le chantier pour l'achèvement des travaux du complexe est à l'arrêt. Au quartier Olembé, dans la périphérie ouest de la capitale Yaoundé, un écrin de 60 000 places est bien sorti de terre, mais les travaux d'embellissement et plusieurs structures annexes restent inachevés. Le complexe d'Olembé fait aussi désormais l'objet de plusieurs procédures contentieuses entre l'État et les différents constructeurs qui se sont succédé sur le chantier. Il en est ainsi du groupe italien Piccini, qui a obtenu le 4 septembre d'un tribunal arbitral, le Cirdi, basé à New York aux États-Unis, une sentence en sa faveur pour un dédommagement de 51 milliards de francs CFA. Le Pr. Cyrille Tollo, conseiller technique auprès du ministre des Sports, annonce que le Cameroun va s'opposer à cette décision qu'il considère injustifiée. À lire aussiLe Cameroun condamné à payer 78,5 millions d'euros à un constructeur italien pour le stade de foot d'Olembe

Reportage Afrique
Au Cameroun, la passion Céline Dion traverse les générations

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 2:19


Étudiantes, chanteuses en herbe, élèves... Au Cameroun, les titres de Céline Dion sont de véritables hymnes. Ses fans les écoutent dans leur maison, certaines les ont interprétés lors des concerts scolaires, d'autres les reprennent lors des karaokés. Une passion qui traverse les âges et les générations, alors que Céline Dion s'apprête à retrouver la scène en France. À lire aussiLe retour évènement de Céline Dion à Paris

Revue de presse Afrique
À la Une: Maurice Kamto, le principal opposant camerounais, rend son tablier

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 3:57


Maurice Kamto a démissionné avant-hier de son poste de président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), formation qu'il dirigeait depuis 13 ans. Démission également du vice-président Mamadou Mota. « Cette démission de Maurice Kamto, explique Jeune Afrique, intervient alors que le MRC est englué dans plusieurs procédures judiciaires et que sa participation aux prochaines élections locales est remise en question, en raison d'un potentiel conflit avec le ministère de l'Administration territoriale. Et la formation se déchire dans des querelles autour de la légitimité de son leadership depuis des semaines. » Les prochaines élections législatives et municipales au Cameroun doivent avoir lieu l'année prochaine. Et Maurice Kamto, pointe Jeune Afrique, est « déterminé à ce que le MRC se présente à ces scrutins, après le boycott opéré lors des précédentes élections en 2020. L'opposant en exil Issa Tchiroma Bakary a annoncé que ni lui ni son parti, le Front pour le salut national du Cameroun, ne prendront part à ces élections, ce qui place le MRC dans le fauteuil de principal adversaire du RDPC, au pouvoir. Maurice Kamto n'a sans doute pas souhaité hypothéquer ce duel à venir, lequel pourrait le replacer comme principal adversaire du président Paul Biya ». À lire aussiCameroun : l'opposant Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC, Mamadou Mota quitte la vice-présidence Le MRC en ordre de bataille pour 2027 ? Alors, ce départ est-il destiné à donner un nouvel élan à son parti ? Sans doute, estime WakatSéra au Burkina : « La pression de l'administration étant devenue trop forte contre sa personne, Maurice Kamto n'avait d'autre option pour donner une chance de survie à sa formation politique que de rendre le tablier. Et c'est pour ne pas saborder les chances du MRC, qui entend se mettre en ordre de bataille pour les prochaines élections de 2027, que le président et le premier vice-président ont quitté leurs postes. Une stratégie qui pourrait bien être payante si une nouvelle convention est tenue bientôt, comme le prévoit le parti. » Reste, tempère WakatSéra, que « l'avenir ne s'annonce pas des plus roses pour le MRC tout comme pour les autres partis d'opposition, le Cameroun de Paul Biya étant une terre plus ou moins hostile à quiconque refusant de marcher dans la direction du vent. Comme dans bien des pays sur le continent, l'opposition n'y est tolérée que lorsqu'elle ne… s'oppose pas au pouvoir. Et le MRC doit trouver la stratégie pour non seulement continuer à exister, mais chercher à conquérir le pouvoir d'État, conformément à ses objectifs de parti d'opposition ! ». En position de force… Pour le journaliste et analyste Albin Djilo, cité par le site Actu Cameroun, avec cette stratégie, « Maurice Kamto est capable de surprendre ses adversaires et de rebattre les cartes politiques. Le RDPC, le parti au pouvoir, a, semble-t-il, choisi de reproduire le scénario de 2025, affirme Albin Djilo, en misant sur l'instrumentalisation de certains membres du MRC pour, au final, tenter de suspendre la participation du parti aux élections locales. Le régime démontre ainsi, aux yeux d'une partie de l'opinion, poursuit le journaliste camerounais, qu'il considère Maurice Kamto comme son principal adversaire politique. Une situation qui pourrait finalement faire le jeu de Kamto dans un pays où le bilan du régime suffit déjà à faire du simple rejet du système un puissant moteur électoral ». … ou à bout de force ? Enfin, une autre interprétation du départ de Kamto de la présidence de son parti pourrait être tout simplement… la lassitude. C'est du moins ce qu'avance L'Observateur Paalga : « Sa vie d'opposant a été marquée par des bras de fer permanents avec le pouvoir de Yaoundé, alternant succès populaires, sévères déboires judiciaires et politiques et résidences surveillées. […] Alors, peut-on parler de lassitude ? Peut-être que oui. […] Une chose est certaine, pointe encore le site burkinabè : le départ de Maurice Kamto ouvre une nouvelle période d'incertitude pour le MRC et soulève une question essentielle : s'agit-il d'un retrait tactique destiné à sauver le parti, ou du geste d'un homme arrivé au bout de ses forces dans son interminable bras de fer avec le pouvoir de Yaoundé ? »

Revue de presse Afrique
À la Une: des affaires de gros sous

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 3:57


Des millions et même des milliards qui s'envolent comme par enchantement… C'est ce qui s'est peut-être produit au TCS, le Tribunal criminel spécial du Cameroun. L'affaire est à la une du site de Jeune Afrique et elle a tous les ingrédients d'un roman policier : « un cambriolage, un greffier en chef qui a disparu et un coffre inaccessible, où des milliards de francs CFA pourraient avoir été soustraits. » Le site panafricain nous raconte l'affaire : « Joel Tsik, le patron du greffe du Tribunal criminel spécial à Yaoundé, a atteint l'âge de la retraite en juin dernier. Mais, avant de passer sa charge à son successeur, il avait déclaré être tombé malade, se rendant ainsi indisponible. Depuis lors, il n'a plus été aperçu à son bureau. Et personne d'autre que lui ne détient la clé du coffre des scellés. » Qu'y a-t-il dans ce coffre ? Réponse de Jeune Afrique : « des pièces à conviction, des objets de valeur, des documents importants, dont le responsable du greffe assure la garde, l'inventaire et la sécurité. » Mais aussi et surtout « ce coffre est censé contenir plusieurs milliards de francs CFA, issus notamment des procédures de plaider-coupable d'accusés ou de condamnés du TCS, comme l'ancien ministre Basile Atangana Kouna. » Où sont les milliards du coffre du TCS ? Or, rapporte Jeune Afrique, à la fin du mois d'août, un cambriolage a eu lieu « dans le bâtiment du Tribunal criminel spécial, lequel est pourtant gardé par le Groupement polyvalent d'intervention de la Gendarmerie nationale, une unité d'élite. Les intrus ont emporté un ordinateur et une modique somme d'argent déposée dans les tiroirs de la cheffe de la section criminelle du greffe. » Mais quid du coffre ? A-t-il été ouvert et refermé ? Impossible de le savoir… Impossible de vérifier sans la clé. Et « dans les couloirs du TCS, l'hypothèse d'un vol bien plus grave circule… » Les milliards qu'il contient se seraient-ils envolés ? « Le TCS a pour le moment tenté de tenir l'affaire secrète, pointe Jeune Afrique, mais sa hiérarchie a adressé un rapport au ministre de la Justice, Laurent Esso, pour lui faire part de ses soupçons, et lui demander la conduite à tenir. » Les 500 millions des premières dames… Autre affaire de gros sous au Sénégal où l'on s'interroge sur le don de 500 millions de FCFA que les deux épouses du président Bassirou Diomaye Faye viennent de faire pour permettre aux jeunes d'assister aux Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre prochain. L'action est louable, certes. Mais d'où vient l'argent, s'interrogent certains. « Le don de la discorde », titre Seneplus. En effet, la polémique enfle. « Certains, relève SeneNews, s'interrogent (donc) sur la provenance de l'argent de ce don, d'autres pensent que cette somme aurait dû servir à soulager la vie chère des citoyens. » Pour sa part, le parti présidentiel dénonce une « manipulation politique » et assure qu'aucun denier public n'a été engagé : « Ces 500 millions de FCFA ne proviennent pas du budget de l'État. Ils ont été mobilisés auprès de bailleurs internationaux, d'entreprises et de mécènes. » Où sont les réserves d'or africaines ? Enfin à lire sur le site Afrik.com cette enquête sur les réserves d'or des pays africains. On connait les chiffres : « l'Algérie reste le premier détenteur africain avec environ 174 tonnes, devant la Libye (près de 147 tonnes), puis l'Égypte et l'Afrique du Sud, autour de 125 à 130 tonnes. » Mais où est entreposé cet or ? Mystère… « Alger ne publie aucune cartographie de ses coffres même si on sait que le pays les garde plutôt sur son territoire. Aucune ventilation officielle n'existe non plus pour l'Afrique du Sud, la Libye, l'Égypte, le Maroc ou le Nigeria. » Afrik.com suppose qu'une grande partie des lingots du continent se trouvent dans les coffres souterrains de la Réserve fédérale américaine à New York. En effet, les coffres de la banque centrale américaine abritent plus de 500 000 lingots, soit plus de 6 300 tonnes d'or. Espérons que la clé n'a pas été égarée… À lire aussiLe Cameroun condamné à payer 78,5 millions d'euros à un constructeur italien pour le stade de foot d'Olembe

Journal de l'Afrique
Sénégal : devant l'Assemblée, le Premier ministre présente son plan pour redresser l'économie

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 13:57


C'était, ce mardi, le grand oral du Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo. Ce dernier a fait sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, acquise en majorité au Pastef d'Ousmane Sonko. Le Premier ministre a évoqué l'accord avec le FMI et promet de redresser l'économie du Sénégal, mais parle aussi de sacrifices.

7 milliards de voisins
Parents stressés : comment réussir la rentrée scolaire de vos enfants?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 48:30


Pour certains élèves, la rentrée est associée au plaisir de retrouver leurs camarades ; pour d'autres, l'appréhension d'un nouvel établissement, d'une nouvelle classe ou d'enseignants inconnus. Les parents ne sont pas épargnés : selon une étude Kantar et GoStudent réalisée en 2022 en France, 87% d'entre eux déclarent ressentir du stress à l'approche de la rentrée scolaire. Pourtant, cette période constitue une étape importante, qui peut influencer le déroulement de toute l'année.  Anticiper la reprise, retrouver progressivement un rythme de sommeil adapté, apprendre à s'organiser, préparer son espace de travail ou encore accompagner les émotions de son enfant sont autant de leviers pour aborder cette nouvelle année avec davantage de sérénité. Car réussir sa rentrée ne se résume pas à obtenir de bons résultats : il s'agit aussi de favoriser le bien-être, l'autonomie, la confiance en soi et la qualité des relations avec les enseignants et les autres élèves.  Comment préparer son enfant à la rentrée sans lui transmettre son propre stress ? Quelles habitudes mettre en place avant le premier jour de classe ? Comment concilier réussite scolaire et épanouissement personnel ? Et quel rôle les parents peuvent-ils jouer tout au long de l'année pour accompagner leur enfant sans lui mettre une pression excessive ?  Avec :  • Emilie Hanrot, professeur des Écoles depuis plus de 20 ans, créatrice de la chaîne Youtube Kiffer l'école, autrice du livre éponyme (Éditions Hachette) et de Entre n'aie pas peur (2025) et Eliott mord (Gründ, août 2026) • Nathalie Anton, psychologue et professeure agrégée de Lettres modernes. Autrice de plusieurs ouvrages consacrés à l'adolescence. Le dernier : Adologie – devenez les experts d'une science inexacte ! Un essai graphique illustré par Tacmela (Hatier Parents, 2026).    En début d'émission, L'école autour du monde avec Hoda Jaberian, coordinatrice de programme pour l'éducation dans les situations d'urgence à l'UNESCO sur l'actualité de l'éducation en Afghanistan. Cinq ans après la prise de pouvoir des talibans, le pays demeure le seul au monde à interdire strictement l'accès à l'éducation aux filles et aux femmes au-delà du niveau primaire, réduisant à néant deux décennies de progrès en matière d'élargissement de l'accès à l'éducation. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels.  Il répond à la question d'Apollinaire, papa solo de deux filles à Yaoundé, Cameroun.    Programmation musicale :  ► Buku Jero - Mbosso (13'-2'30)  ► Star Overnight - Folie's.

7 milliards de voisins
Parents stressés : comment réussir la rentrée scolaire de vos enfants?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 48:30


Pour certains élèves, la rentrée est associée au plaisir de retrouver leurs camarades ; pour d'autres, l'appréhension d'un nouvel établissement, d'une nouvelle classe ou d'enseignants inconnus. Les parents ne sont pas épargnés : selon une étude Kantar et GoStudent réalisée en 2022 en France, 87% d'entre eux déclarent ressentir du stress à l'approche de la rentrée scolaire. Pourtant, cette période constitue une étape importante, qui peut influencer le déroulement de toute l'année.  Anticiper la reprise, retrouver progressivement un rythme de sommeil adapté, apprendre à s'organiser, préparer son espace de travail ou encore accompagner les émotions de son enfant sont autant de leviers pour aborder cette nouvelle année avec davantage de sérénité. Car réussir sa rentrée ne se résume pas à obtenir de bons résultats : il s'agit aussi de favoriser le bien-être, l'autonomie, la confiance en soi et la qualité des relations avec les enseignants et les autres élèves.  Comment préparer son enfant à la rentrée sans lui transmettre son propre stress ? Quelles habitudes mettre en place avant le premier jour de classe ? Comment concilier réussite scolaire et épanouissement personnel ? Et quel rôle les parents peuvent-ils jouer tout au long de l'année pour accompagner leur enfant sans lui mettre une pression excessive ?  Avec :  • Emilie Hanrot, professeur des Écoles depuis plus de 20 ans, créatrice de la chaîne Youtube Kiffer l'école, autrice du livre éponyme (Éditions Hachette) et de Entre n'aie pas peur (2025) et Eliott mord (Gründ, août 2026) • Nathalie Anton, psychologue et professeure agrégée de Lettres modernes. Autrice de plusieurs ouvrages consacrés à l'adolescence. Le dernier : Adologie – devenez les experts d'une science inexacte ! Un essai graphique illustré par Tacmela (Hatier Parents, 2026).    En début d'émission, L'école autour du monde avec Hoda Jaberian, coordinatrice de programme pour l'éducation dans les situations d'urgence à l'UNESCO sur l'actualité de l'éducation en Afghanistan. Cinq ans après la prise de pouvoir des talibans, le pays demeure le seul au monde à interdire strictement l'accès à l'éducation aux filles et aux femmes au-delà du niveau primaire, réduisant à néant deux décennies de progrès en matière d'élargissement de l'accès à l'éducation. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels.  Il répond à la question d'Apollinaire, papa solo de deux filles à Yaoundé, Cameroun.    Programmation musicale :  ► Buku Jero - Mbosso (13'-2'30)  ► Star Overnight - Folie's.

Reportage Afrique
Centrafrique: à Zamboï, un village qui vacille avec la fermeture de la mine [3/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 2:30


À Zamboï, dans l'ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun, le silence et la précarité ont remplacé l'effervescence qui régnait autrefois autour du chantier minier. Plus de deux semaines après le terrible éboulement qui a endeuillé la localité, le site reste fermé. Avec lui, c'est toute l'activité économique du village qui est à l'arrêt. De notre correspondant de retour de Zamboï, À Zamboï, l'agriculture, la pêche, la chasse et le commerce restent peu développés. La majorité des habitants dépend directement ou indirectement de l'exploitation minière pour subvenir à ses besoins. C'est d'ailleurs autour de cette activité que Zamboï s'est progressivement développée. Alors, lorsque le chantier s'arrête, c'est tout un village qui vacille. Zamboï, c'est une localité isolée, presque coupée du monde. Ici, pas de réseau téléphonique. Dans les rues, le calme domine. Sous les manguiers, la plupart des jeunes passent la journée autour d'une partie de cartes, de ludo ou de dames. Un peu plus loin, d'autres, assis sur des bancs, forment un cercle autour d'une vendeuse de vin de palme et de boissons locales. Depuis la fermeture du chantier minier, le quotidien a changé, témoigne Alban Kongbo, un habitant. « Depuis que le chantier est fermé, nous n'avons plus rien à faire, à part jouer aux jeux de société, dormir et boire pour oublier nos soucis, déplore-t-il. Nous n'arrivons plus à prendre en charge nos familles ni à subvenir à nos besoins. Nos projets sont à l'arrêt. La vie est devenue très difficile pour nous, et cette misère n'est pas facile à supporter. » Ce matin, Pélagie Yelemo, cheffe du village de Zamboï, réunit les responsables de la société Douakouzou et les autorités locales de la Nana-Mambéré. L'objectif : porter les doléances des habitants et tenter de trouver une solution à cette situation qui paralyse le village. « Nous supplions le gouvernement de nous venir en aide. La population ne cesse d'augmenter. Depuis la fermeture, nous sommes plongés dans la misère, alerte la cheffe du village. Nous sommes désormais prêts à respecter les règles d'exploitation fixées par les autorités. Sans ce chantier, nous ne pouvons pas vivre. » À lire aussiZamboï, un village né de l'activité minière en Centrafrique [1/3] Vers une sortie de crise ? Conscient des difficultés rencontrées par la population, Aliou Garga, responsable de la société Douakouzou, accepte de recevoir plusieurs centaines de doléances destinées au gouvernement. « Tous ces documents contiennent les doléances de la population. Elles remplissent mon pick-up. Je vais rencontrer le gouvernement pour plaider en faveur des habitants, mais le dernier mot lui revient, précise-t-il. J'ai créé ma société pour en tirer profit, pas pour la voir faire faillite. Mais le pouvoir de décision appartient au gouvernement. » Face à la multiplication des accidents sur les sites miniers, la société civile « I Gwe », qui signifie « Allons-y », propose des actions concrètes. « La proposition que nous faisons, c'est de mener une étude approfondie sur la gouvernance minière, déclare Quentin Ngbouando, son coordonnateur. C'est à partir de ce travail que nous aurons la possibilité de faire une campagne de sensibilisation auprès des détenteurs de permis miniers et peut-être aussi de saisir le parquet pour qu'une enquête soit ouverte, parce que les cas d'accidents miniers sont énormes. » Pour les autorités, toute reprise des activités devra impérativement s'accompagner d'un renforcement des mesures de sécurité et d'une sensibilisation accrue des exploitants. À lire aussiCentrafrique: à Zamboï, les travailleurs sont de retour à la mine malgré l'accident [2/3]

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Centrafrique: à Zamboï, les travailleurs sont de retour à la mine malgré l'accident [2/3]

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Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 2:30


En Centrafrique, plus de deux semaines après l'éboulement meurtrier survenu sur le site minier de Zamboï, à la frontière avec le Cameroun, les autorités locales ont ouvert une enquête. L'accès au site reste interdit. Selon les informations recueillies sur place, le chantier, propriété de la société Douakouzou, avait pourtant été fermé deux semaines avant le drame. Malgré cette interdiction, des groupes de jeunes auraient incité d'autres habitants à reprendre l'exploitation du site. Avant l'accident, Zamboï attirait des milliers de travailleurs venus de plusieurs régions de Centrafrique et de différents pays africains. Le village était ainsi devenu un important carrefour humain et économique, porté par l'exploitation de l'or. De notre correspondant de retour de Zamboï, Vêtus de gilets orange et de casques, quelques habitants et des membres de la société Douakouzou reviennent sur le chantier. Les traces de l'éboulement sont encore visibles : le sol est éventré, de gigantesques trous béants s'ouvrent dans le sol et des blocs de terre continuent de s'effondrer sous l'effet des pluies. Aliou Garga, propriétaire de la société Douakouzou, montre les zones considérées comme dangereuses et revient sur les circonstances du drame : « Vous voyez ces tôles ? C'est avec ça que j'ai clôturé le périmètre du chantier. Comme vous le voyez, ils ont tout cassé pour forcer le passage. Il y a eu des pluies torrentielles pendant trois jours sur le chantier. Le sol était fragile. Les 20 militaires qui surveillaient le site avaient interdit aux artisans d'y accéder. Mais les artisans étaient plusieurs milliers. C'est donc de manière illégale qu'ils ont accédé au chantier. » Pour reconstituer les faits, la délégation monte à une cinquantaine de mètres, jusqu'au premier bloc de terre qui s'est effondré. Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines de Centrafrique, explique : « Il y avait eu une première alerte où les stériles qui étaient en haut commençaient à s'affaisser. Ceux qui avait obtempéré et qui étaient sortis ont commencé à crier pour demander aux autres de sortir. Malheureusement, quand ils ont vu que ces stériles qui descendaient s'étaient arrêtés à un moment donné, ils se sont entêtés de continuer à travailler. Ensuite, il y a encore d'autres stériles qui étaient descendus. Et finalement, comme les travailleurs étaient dans un sol qui est un peu boueux, c'était difficile pour eux de pouvoir courir et sortir. Il y a eu un éboulement sur eux. » Une atmosphère de deuil Quarante-neuf personnes ont trouvé la mort, selon le bilan officiel du gouvernement. Mais les familles des victimes avancent un bilan beaucoup plus lourd : une centaine de morts et plusieurs dizaines de blessés. Anicet Bawaka, artisan minier, se trouvait dans l'un des trous au moment de l'éboulement : « J'ai couru pour sortir. Mais tout allait très vite. J'ai échappé de justesse à la mort. Ce sont les habitants de la localité qui ont commencé à sortir les corps. Presque tous les corps ont été enterrés ici, à l'exception de quelques-uns que certaines familles ont ramené dans leur village natal. Il y a eu beaucoup de pertes. » À Zamboï, la tristesse et l'atmosphère de deuil continuent de peser sur la localité. Pour prévenir une nouvelle catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Selon le ministre Rufin Benam Beltoungou, « il s'agit de continuer la pédagogie. Nous allons non seulement continuer à faire de la communication, à les informer, à les éduquer, mais en même temps, nous allons renforcer la répression ». Quelques auteurs présumés, qui auraient incité les autres artisans à descendre dans les trous malgré les interdictions, ont été identifiés. Mais ils sont toujours en fuite. Les enquêtes se poursuivent et le chantier reste fermé jusqu'à nouvel ordre. À lire aussiZamboï, un village né de l'activité minière en Centrafrique [1/3]

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Zamboï, un village né de l'activité minière en Centrafrique [1/3]

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Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 2:39


Direction la Centrafrique pour le premier volet de notre série de trois reportages consacrés à Zamboï, un village né de l'activité minière, à la frontière avec le Cameroun. Autrefois occupé par des groupes rebelles après les crises sécuritaires qu'a connues le pays en 2013, le site a été rebaptisé Moscou-RCA après sa reprise, ces dernières années, par les forces russes de Wagner et les Forces armées centrafricaines. Aujourd'hui, le site attire des milliers de travailleurs venus de plusieurs régions du pays et d'autres pays africains. Il y a deux semaines, un terrible éboulement a fait 49 morts, selon le gouvernement, tandis que les familles des victimes évoquent une centaine de décès. Aujourd'hui, le chantier reste fermé. Rolf Steve Domia-leu nous raconte l'histoire de ce jeune village. Au cœur du village, Aliou Garga, responsable de la Société Douakouzou, propriétaire du chantier, gravit lentement une petite colline. Depuis les hauteurs, il observe Zamboï. Les maisons en bâche, les pistes poussiéreuses et l'immensité du village se dévoilent peu à peu. Du bout de l'index, il désigne les différents espaces du village et raconte son histoire, née au cœur d'une vaste forêt : « Pendant sept ans, cette zone était occupée par les rebelles. C'était une grande forêt. Les rebelles ont finalement été chassés par les Russes et des Faca. L'endroit a alors été baptisé Moscou RCA. Les artisans miniers ont commencé à s'y installer. J'ai obtenu deux permis auprès du gouvernement et je suis ici depuis un an et sept mois. » À Zamboï, plusieurs milliers de personnes vivent désormais au rythme de l'or. Venus de plusieurs régions de Centrafrique et d'autres pays africains, chercheurs d'or et commerçants affluent dans ce village en pleine expansion. À la tête de cette population grandissante, Pélagie Yelemo tente d'organiser la vie du village. « Aujourd'hui, 20 000 personnes vivent ici. J'étais commerçante à Garoua-Boulaï. Je suis venue ici pour gagner ma vie dans la mine d'or. Je me suis installée ici avec toute ma famille. Les habitants ont vu ma sociabilité, ma bravoure et mon engagement. Depuis un an et trois mois, ils m'ont élue cheffe de Moscou-RCA », explique-t-elle.  À lire aussiCentrafrique-Cameroun: après l'éboulement de Zamboï, la fermeture de la mine paralyse l'économie locale Ici, les services déconcentrés de l'État restent quasiment absents. On note toutefois la présence de policiers, de gendarmes et d'une équipe d'inspecteurs des mines, mais en effectifs limités. Prince Divine Ngaïbiro, président de la jeunesse de Zamboï, raconte : « C'est l'affaire de l'or qui nous a amenés ici. Tout le monde ici vit de l'or. Moi, par exemple, je viens de la capitale pour chercher ma vie ici. On ne sait pas faire le commerce, ni la pêche, ni la chasse. La plupart des habitants sont des jeunes désœuvrés qui ont abandonné l'école. Nous sommes dans les mines pour gagner de l'argent et avancer. » Depuis son installation, la société Douakouzou accompagne l'émancipation de Zamboï. Autour du chantier, quelques infrastructures ont ainsi vu le jour. Aliou Garga est son responsable. « Nous avons créé une société, une station-service, des hôtels, une école, un marché et un centre de santé. J'ai également créé la route pour contribuer au développement de la région. Avant d'installer cette société, j'ai commencé par une coopérative », déclare-t-il.  À Zamboï, seule la rivière Kadéï marque la frontière naturelle entre la Centrafrique et le Cameroun. Des deux côtés, l'or attire les hommes, fait vivre des familles et façonne peu à peu ce territoire frontalier. À lire aussiÉboulement meurtrier de Zamboï: «Le débat au Cameroun pour assainir le secteur minier va reprendre de plus belle»

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - La Libre Antenne

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 20:00


Réagissez à l'actualité de votre choix avec Namouri Dosso. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux.  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Cameroun : à quand le nouveau gouvernement?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 20:00


Six mois après son investiture le 6 novembre 2025, le président camerounais Paul Biya n'a toujours pas formé un nouveau gouvernement. Le chef de l'État a pourtant promis à deux reprises, le 31 décembre 2025 lors de son message de fin d'année, et le 10 février 2026 lors de son adresse à la jeunesse, la mise en place rapide d'une nouvelle équipe gouvernementale. Or, en août 2026, le Premier ministre Joseph Dion Ngute continue de diriger. Il est en fonction depuis 2019, et le dernier remaniement date également de 2019, soit sept ans sans changement majeur à la tête de l'exécutif. Comment expliquer cette attente prolongée ? Comment vivez-vous cette attente ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: le genou tout neuf de Paul Biya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 4:01


Parti de Yaoundé le 7 juin dernier, officiellement pour un « court séjour privé en Europe », le président camerounais est rentré au pays le 20 août, soit une absence d'un peu plus de 70 jours. Paul Biya a 93 ans et son état de santé fait l'objet régulièrement de rumeurs, parfois démenties par le gouvernement. Qu'est-ce qui justifie une si longue absence ? On sait que le président camerounais était en Suisse, à Genève. Pas pour des vacances mais pour se faire opérer du genou. C'est du moins ce qu'affirme Jeune Afrique : « annoncé mort par la rumeur ou cloué sur une chaise roulante, le président, Paul Biya, est apparu, samedi dernier, se tenant droit sur ses deux jambes. S'il n'a pas le pas alerte et se fait encore aider – hors caméras – pour marcher, il a pu tenir debout, lire un bref discours et poser avec la sélection nationale féminine de football, qui venait de remporter la Coupe d'Afrique des nations. Et, selon nos informations, poursuit Jeune Afrique, cette réussite tient son origine d'une opération menée par des médecins suisses et indiens. Le chef de l'État camerounais a en effet bénéficié d'une chirurgie orthopédique du genou, dans une clinique genevoise. Et ce, même si la présidence du Cameroun a toujours refusé de confirmer toute hospitalisation du chef de l'État  ». Attentes et interrogations Maintenant que Paul Biya est remis sur pied, les Camerounais espèrent bien que le pays va se remettre en marche. Les attentes et les interrogations sont nombreuses. Le journaliste de radio Eric Boniface Tchouakeu, dans un récent éditorial repris par le site Actu Cameroun en fait une liste non exhaustive : le retour de Paul Biya n'est pas de nature, dit-il, à « rassurer les sceptiques à l'instar des principaux leaders et organisations de la société civile qui doutent de sa capacité à diriger le Cameroun. Cela même s'il a continué à signer des décrets pendant son absence et au vu d'un certain nombre de faits, comme la non-formation d'un gouvernement, pourtant annoncé à deux reprises, depuis l'élection présidentielle du 12 octobre 2025, ou encore l'éclatement du scandale sur la spoliation de l'État dans l'exploitation de l'or au Cameroun. Autre fait qui suscite l'interrogation, poursuit l'éditorialiste camerounais, c'est l'absence de la nomination d'un vice-président de la République, après la réintroduction du poste en avril dernier, en dépit des polémiques que cela avait suscité ». La guerre de succession Justement, pointe Libération à Paris, ce poste de vice-président est au centre de la « guerre qui déchire les héritiers. Un poste censé désigner celui qui assumera l'intérim après la disparition du président. Et qui fait l'objet d'une bataille entre les deux clans antagonistes qui entourent Paul Biya. Comme dans une classique sitcom de série B, on trouve d'un côté le clan de Madame : Chantal, seconde femme du président. Et sur lequel elle exercera vite un ascendant d'autant plus vital pour sa propre survie, qu'elle ne sera jamais totalement acceptée par la famille. De l'autre, pointe le quotidien français, le “clan Bulu", comme on l'appelle en référence à l'ethnie de Biya. Un réseau familial resté attaché au souvenir de sa première épouse, Jeanne-Irène, décédée en 1992, et mère du fils aîné, Franck. Aujourd'hui âgé de 55 ans, il apparaît comme le principal rival de sa belle-mère dans la bataille de la succession.  Pendant le long séjour présidentiel en Suisse, croit savoir Libération, les deux factions familiales ont tenté d'avancer leurs pions pour s'approprier le graal de la vice-présidence. (…) Face à ces joutes implacables entre les rivaux de l'entourage, les Camerounais semblent désabusés. "Les clans s'égalisent en capacité de nuisance. On navigue dans le flou. Et le régime tient grâce à la corruption à tous les étages. Et à une forte répression", souligne, toujours dans les colonnes de Libération, Haman Mana, journaliste camerounais qui vit en exil aux États-Unis. Haman Mana, qui dit redouter un scénario de chaos, “semblable à ce qui se passe à Haïti", le jour où le décès de Paul Biya ouvrira les vannes de la lutte pour le pouvoir ».

Reportage Afrique
Science-fiction africaine: au Cameroun, les bandes-dessinées afro-futuristes de Nathanaël Ejob [4/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 2:07


Il est considéré par beaucoup comme le père des webtoons africains, pour avoir introduit et développé ce format de lecture à travers l'application Zebra Comics, produite par le studio du même nom, qui revendique aujourd'hui une centaine d'ouvrages adaptés aux habitudes de lecture des jeunes sur smartphone. Nathanaël Ejob développe une constellation d'histoires, de genres et de mythologies africaines réinventées pour le public d'aujourd'hui. Dans son univers, on passe de la fantasy africaine à la science-fiction, mais surtout de l'afro-futurisme avec des récits comme celui d'Anaki, son best-seller. De notre correspondant à Yaoundé, Derrière son bureau, dans le quartier Biyem Assi, Paterson relit Anaki, une œuvre de Nathanaël Ejob, pour la énième fois. « C'est surtout l'aventure de la jeune Anaki qui est de la tribu des Balemba, tel qu'il a appelé son univers. Les Balemba sont des humains aux pouvoirs surnaturels qui sont doués par rapport au commun ordinaire et aux autres populations », détaille-t-il. De l'avis de cet amateur de bandes dessinées et directeur du Mboa BD Festival, Nathanaël Ejob est la référence du genre au Cameroun et sur le continent. « Nathanaël Ejob est la meilleure "success story" du milieu de la bande dessinée de la décennie en cours », affirme-t-il. Anaki, publié en 2019, est le best-seller de Nathanaël Ejob. L'œuvre a connu une percée spectaculaire, notamment au Nigeria voisin. « C'est une œuvre qui a eu un impact important et qui a généré 16 millions de nairas. "Anaki" a également mené avec succès quatre campagnes de crowdfunding aux États-Unis. C'est un exemple fort du potentiel commercial de création africaine. Lorsqu'ils sont bien développés et bien distribués », raconte le créateur. Cet univers puise également dans son parcours personnel. Auteur, dessinateur, scénariste, entrepreneur et membre fondateur de Zebra Comics, il est aujourd'hui considéré par beaucoup comme l'un des créateurs de bande dessinée les plus productifs d'Afrique. Nathanaël s'est lancé après un constat : il voyait très peu de héros africains modernes capables de parler à la fois à sa génération et au reste du monde. « L'Afrique est souvent racontée à travers certains clichés comme la guerre, la pauvreté. Je voulais montrer que l'Afrique a une source d'idées, de puissance, de beauté, de conflits, de spiritualités, de technologies et du futur », souligne-t-il. Avec neuf de ses amis, il a lancé en 2016 Zebra Comics, un studio de création, d'édition et de diffusion de « webtoon » basé à Douala, la capitale économique camerounaise. Zebra Comics revendique une centaine d'ouvrages et le plus grand catalogue de titres originaux créés par un même studio sur le continent. À lire aussiHistoire de la nuit africaine: à Yaoundé, le quartier de Mvog-Ada, berceau du mbolé [6/10]

Journal de l'Afrique
Au Cameroun, les recherches se poursuivent après l'éboulement meurtrier dans la mine de Zamboï

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 12:36


Soixante-douze heures après l'éboulement meurtrier qui a fait des dizaines de morts dans une mine d'or à Zamboi, village frontalier de la République centrafricaine et du Cameroun, les recherches continuent pour retrouver des survivants.

Revue de presse Afrique
À la Une: le retour de Paul Biya au Cameroun, après plus de deux mois d'absence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 3:40


« Le séjour européen de Paul Biya, présenté initialement comme un "court séjour privé", a finalement duré près de deux mois et demi », constate Actu Cameroun. Le journal en ligne rappelle que, « la longue absence du président camerounais avait suscité de nombreuses interrogations au sein de l'opinion publique et de la classe politique. Des responsables de l'opposition avaient notamment évoqué l'hypothèse d'une "vacance du pouvoir", poursuit Actu Cameroun. Avec ce retour, Paul Biya met fin à une séquence qui aura alimenté de nombreuses spéculations sur son état, son séjour en Suisse, et la continuité du pouvoir à Yaoundé ».   Le journal camerounais en ligne le Bled Parle estime, lui, que l'affaire est close : « Fin de débat, Paul Biya est de retour. » Plusieurs questions restent toutefois en suspens. Le Bled Parle estime que « les prochains jours devraient permettre de savoir si le président Paul Biya prendra des décisions concernant plusieurs dossiers attendus, notamment la formation d'un nouveau gouvernement et la mise en œuvre des nouvelles dispositions institutionnelles prévues par la constitution ».  Longévité Autre question posée par le retour de Paul Biya : la longévité du président camerounais au pouvoir. « Au-delà de son retour au pays, estime Afrik.com, cette longue absence du président camerounais, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis 1982, remet au premier plan les interrogations sur la continuité de l'État, la transparence autour de la présidence et la capacité du système camerounais à fonctionner efficacement autour d'un chef de l'État de plus en plus discret ». « À 93 ans, poursuit Afrik.com, Paul Biya reste le plus ancien chef de l'État en exercice dans le monde (…) Sa longévité au pouvoir fait de la question de sa succession un sujet politique incontournable, même lorsqu'elle n'est pas officiellement inscrite à l'agenda du pouvoir ». Santé Une longévité exceptionnelle qui s'accompagne de nombreuses questions sur la santé de Paul Biya. Jeune Afrique raconte ainsi qu'à son retour à l'aéroport de Yaoundé, et « comme ce fut le cas à chacun de ses retours au Cameroun ces dernières années, le chef de l'État a discrètement débarqué du côté droit de l'Airbus de location, grâce à un engin de levage spécialement réquisitionné pour lui éviter l'effort physique de descendre l'escalier abrupt d'accès à l'aéronef ». Une scène, précise Jeune Afrique, « qui n'a pas été filmée » par la télévision nationale, « seule admise sur le tarmac » de l'aéroport. Cette même télévision nationale qui, le 20 mai dernier, « avait promptement coupé les images lorsque le chef de l'État, âgé de 93 ans, avait fait un malaise », poursuit Jeune Afrique qui pense connaître les raisons exactes du séjour en Suisse de Paul Biya. Opération chirurgicale « Selon nos informations, Paul Biya a bien subi une intervention chirurgicale sur un genou qui le fait souffrir depuis des années, au point d'entraver sa mobilité. L'opération était préconisée par ses médecins depuis fort longtemps ». La santé de Paul Biya reste un sujet sensible. Aux yeux d'Afrik.com, « l'absence prolongée du chef de l'État a mis en lumière, une fois de plus, le manque de communication officielle autour de la présidence. Le gouvernement avait déjà été critiqué lors d'une précédente absence prolongée de Paul Biya en 2024, au point d'interdire les discussions publiques sur son état de santé ».

Journal de l'Afrique
Éboulement en Centrafrique : les recherches se poursuivent pour retrouver les victimes

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 11:58


Deux jours après l'effondrement meurtrier d'une mine d'or en Centrafrique, les recherches se poursuivent pour retrouver les victimes. Selon le gouvernement centrafricain, au moins 49 personnes ont perdu la vie.

Revue de presse Afrique
À la Une: extraire de l'or à tout prix

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 4:07


Et même au péril de sa vie. C'est le cas, tous les jours, pour les milliers et les milliers d'orpailleurs qui creusent le sol sur le continent africain, parfois avec des outils rudimentaires, que ce soit au Ghana, au Mali, en Afrique du Sud ou encore en RDC ou au Burkina Faso. Dernier drame en date : au moins 100 personnes sont mortes lors d'un glissement de terrain avant-hier dans la mine d'or artisanale de Zamboï, dans l'ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. « Les éboulements sont fréquents dans les mines de cet État d'Afrique centrale, dont les sols sont particulièrement riches et convoités, souvent exploités illégalement, hors de tout contrôle étatique », pointe Le Monde Afrique. Le quotidien rappelle que « le Cameroun s'est doté d'un nouveau code minier en 2023. Mi-juillet, le gouvernement camerounais avait annoncé le renforcement des contrôles dans la filière aurifère, après qu'un important écart eut été constaté entre les exportations d'or déclarées par les douanes camerounaises et les importations déclarées par les pays importateurs, notamment les Émirats arabes unis. Selon le gouvernement camerounais, plus de 200 sociétés exercent des activités minières sans titre ou autorisation régulière dans le pays. » Avertissements L'Infodrome en Côte d'Ivoire précise pour sa part que « le parquet de la ville centrafricaine de Baboua, à une cinquantaine de km de la mine, a ouvert une enquête judiciaire. Le maire de la commune de Garoua-Boulaï (située côté Cameroun), Adamou Abdon, a évoqué les fortes pluies qui se sont récemment abattues sur la région, fragilisant des sols déjà instables. Ce drame, pourtant, n'est pas une surprise, relève L'Infodrome. « Depuis plusieurs semaines, des avertissements avaient été lancés, notamment sur les réseaux sociaux. Les orpailleurs de la zone travaillent dans des conditions de sécurité déplorables, sans aucune réglementation. Il y a trois mois, rappelle le site, plus de 200 sites aurifères clandestins avaient été fermés à la suite d'une opération du ministre des Mines camerounais. Mais les activités ont repris dès le départ des autorités. Une triste répétition d'un drame précédent : en juin dernier, un effondrement similaire avait déjà fait plusieurs dizaines de morts à Bé-Mbari, également à la frontière. » « Seuls comptent la poudre et les cailloux qui brillent… » WakatSéra au Burkina Faso dénonce ce qu'il appelle « l'or de la mort : comme à Zamboï, ces gouffres de la mort sont installés par milliers, s'insurge le site, pas qu'en Centrafrique et au Cameroun, mais presque partout sur le continent, au mépris de toute mesure sécuritaire et des règles d'hygiène élémentaires. La vie humaine n'a plus aucune valeur dans ces lieux de haute prostitution et de trafics en tous genres. Seuls comptent la poudre et les cailloux qui brillent et qui font miroiter une vie de pacha, ou tout au moins des lendemains à l'abri du besoin. Sauf que (…) l'aventure finit parfois dans les entrailles de la terre, au détour d'un effondrement. « Comme à Zamboï ! (…) En Centrafrique, au Cameroun, en Côte-d'Ivoire, et partout ailleurs en Afrique, où la ruée vers l'or, sauvage ou mal contrôlée, tue au quotidien, il est temps de prendre les mesures qui s'imposent, s'exclame encore WakatSéra. Il y va de la protection de la vie humaine et de l'environnement. » Transformer la ressource aurifère en levier de développement durable Reste que l'or, en raison de l'envolée des cours, prend une place prépondérante dans les économies du continent. Notamment en Centrafrique qui a exporté l'année dernière 313 millions de dollars de métal jaune. Un chiffre avancé par le site Afric Telegraph qui relève que cette « montée en puissance des exportations d'or pose avec acuité la question de la gouvernance du secteur minier. Depuis plusieurs années, les autorités centrafricaines s'efforcent de renforcer la traçabilité des flux, dans un contexte où le pays a été régulièrement pointé du doigt pour les risques de commerce illicite. La présence d'opérateurs étrangers, notamment russes, dans le secteur extractif centrafricain complexifie le tableau. (…) Pour Bangui, l'enjeu des prochaines années, pointe encore Afric Telegraph, consistera à transformer cette manne aurifère en levier de développement durable. Cela suppose de renforcer la fiscalité minière, d'améliorer la collecte des redevances et de canaliser une partie des recettes vers la diversification de l'appareil productif. Les autorités de Bangui devront également composer avec les exigences croissantes des partenaires internationaux en matière de transparence, dans un secteur où les zones grises restent nombreuses. »

Invité Afrique
Éboulement meurtrier de Zamboï: «Le débat au Cameroun pour assainir le secteur minier va reprendre de plus belle»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 5:10


L'effondrement meurtrier survenu sur un site d'exploitation minière à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine a fait plusieurs dizaines de victimes. Des centaines, voire des milliers de personnes travaillent sur le site de Zamboï, une zone d'exploitation artisanale de l'or. Pourquoi les mineurs sont-ils aussi exposés et quelles leçons tirer de ce drame ? Samuel Nguiffo, spécialiste des questions minières au Cameroun, juriste et directeur du Centre pour l'environnement et le développement, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : L'éboulement de la mine qui a eu lieu sur un site minier à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun a fait plusieurs dizaines de victimes. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Est-ce que vous avez des informations là-dessus ? Samuel Nguiffo : Il y a eu un accident, c'est un éboulement. Des vidéos ont très vite circulé. C'est également inhabituel que l'on ait des vidéos. Ce sont des images très dures. Ce qu'on voit de l'éboulement, on voit des personnes qui sont ensevelies. On en voit quelques-unes qui sont recouvertes de terre. Mais ce que l'on ne voit pas, c'est tous ces artisans qui se trouvaient dans les galeries souterraines et qui ont été totalement ensevelis, sans même comprendre ce qui leur arrivait. C'est une catégorie d'accident très fréquente, surtout au cours de la saison des pluies, parce que les sols sont imbibés d'eau et on peut avoir assez rapidement des sols qui s'affaissent. C'est quelque chose qui arrive souvent, mais jamais, absolument jamais, à cette ampleur. Comment on explique justement qu'il y ait autant de victimes ? Il y a beaucoup de personnes qui travaillent dans ce chantier. C'est la période des vacances, on est assez proche de la rentrée. Là aussi, il y a beaucoup de gens, y compris beaucoup de jeunes, qui sont à la recherche d'argent pour préparer les rentrées scolaires. En temps normal, ce sont des sites qui sont extrêmement bondés de personnes. En période de vacances, ces personnes sont encore plus nombreuses. C'est une exploitation artisanale, illégale ? Qu'est-ce que c'est comme type de mine ? C'est une exploitation artisanale. Donc, c'est un site assez informel, mais beaucoup plus grand que ce que l'on pourrait attendre d'un site informel, avec des modes de gestion, des modes de fonctionnement qui restent informels. C'est une forme d'illégalité qu'il est assez difficile de combattre parce qu'il s'agit parfois de milliers de personnes. Les mettre hors du site serait assez mal perçu par les natifs, par les locaux, qui ne sont pas les seuls dans le site. Parce que bien sûr, ces personnes estiment que l'or fait partie de ce que la nature leur a donné et qu'ils peuvent l'exploiter pour subvenir à leurs besoins. Est-ce que ces personnes sont protégées quand elles travaillent ? Est-ce qu'il y a la présence de sécurité ou de secours à proximité ? On est dans une zone frontalière. De part et d'autre de la frontière, les États mettent les moyens pour s'assurer de la sécurité des personnes, mais également pour contrôler les flux de personnes et de biens, en particulier dans une zone comme celle-là, où on a un nombre important de personnes dont on n'a pas forcément l'identité exacte - pas parce qu'ils la cachent, mais parce que parfois, ils n'ont pas de papiers d'identité. Souvenons-nous qu'ils sont dans des villages, des villages parfois assez reculés. Étant une zone frontalière, il y a des forces de sécurité de part et d'autre. On voit quand même que sur le site, en tout cas sur la vidéo, qu'il n'y a aucune infrastructure, rien pour soutenir les parois. Est-ce que c'est normal selon vous ? Dans un chantier informel, il n'y a pas un responsable qui organise toutes ces questions. Les constructions dont vous parlez coûtent plus cher que ce qu'on pourrait attendre d'un artisan minier particulier. Alors, il y a un nombre important d'artisans miniers indépendants sur ces sites-là. Ce qu'ils font, c'est que chacun essaie de trouver un peu d'or, mais pas d'investir dans des infrastructures de cette nature. Il est question d'exploiter le plus rapidement et de s'en aller. Et je crois que le débat au Cameroun, qui consiste depuis le début de cette année à assainir le secteur minier, le secteur artisanal, le secteur de la petite mine, de la mine semi-mécanisée, va reprendre de plus belle. Et sans doute, on arrivera très rapidement à réfléchir finalement sur la question de la sécurité. Quelles leçons tirer de ce drame ? Est-ce qu'il faut mettre des mesures en place ? Est-ce qu'il faut améliorer la sécurité ? J'ai l'impression que cet accident agira comme une piqûre de rappel pour tous nos décideurs, mais aussi pour les compagnies qui achètent de l'or, qui doivent pouvoir investir ou être obligées d'investir pour améliorer les conditions de production. Depuis le début de cette année, on comprend bien qu'il y a des efforts de la part du gouvernement, des efforts pour améliorer la transparence de la production, la transparence des flux d'or vers l'exportation, mais également pour réduire l'impact social et environnemental. Travailler pour qu'il y ait moins d'enfants dans la mine, que les enfants puissent aller à l'école. Avoir cet accident rappellera l'importance de la question sécuritaire. Il faut s'assurer qu'il n'y ait plus d'accidents de cette nature. Et je crois que si on pouvait arriver à ce que ceci soit le dernier accident dans le secteur minier, au Cameroun et en Centrafrique, ce serait un grand succès, si l'on peut le dire dans cette circonstance extrêmement triste. À lire aussiÀ la frontière entre le Cameroun et la RCA, un éboulement dans une mine d'or fait plus d'une centaine de morts

Journal de l'Afrique
Une centaine de morts dans l'éboulement d'une mine à la frontière entre Cameroun et Centrafrique

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 11:52


Un éboulement s'est produit dans l'après-midi du mardi 18 août sur un site d'exploitation aurifère situé à Zamboï, près de Garoua-Boulaï, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine. Selon les autorités locales, 107 victimes ont déjà été extraites de la boue. Les recherches se poursuivent et le bilan pourrait encore s'alourdir.

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Journal des sports du 13/08/2026 : Le PSG remporte une Supercoupe historique alors qu'Omar Artan entre dans les annales du football européen

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Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 9:48


Actualité sportive des derniers jours - Le PSG remporte la Supercoupe en s'imposant 2-1 face à Aston villa dans un match historique dirigé par l'arbitre somalien Omar Artan, premier non-européen à officier un match de compétition européenne de haut niveau. Coupe d'Afrique des Nations féminine : le Cameroun et le Malawi qualifiés pour la finale. En natation, trois médailles pour l'équipe de France aux championnats d'Europe natations dont une en or.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts

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[REDIFF] Yannick Noah - Parler doucement pour se faire entendre fort

Génération Do It Yourself

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 131:31


Yannick Noah arrive en France à 12 ans, loin de sa famille restée au Cameroun.Le tennis devient vite plus qu'un sport : une obsession qui rythme chacune de ses journées.En 1983, il gagne Roland-Garros, chez lui, devant ses parents, ses coachs et son public. Le rêve exact qu'il avait visualisé des dizaines de fois.Mais au sommet de sa gloire, il prend la décision de raccrocher la raquette pour se réinventer en chanteur. À contre-courant diront certains, au bon moment selon lui.“Saga Africa” devient un tube et cette deuxième carrière un succès unanime.Des années plus tard, nouveau virage : il devient capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, puis coach de Fed Cup, puis consultant pour le PSG. Il découvre la rudesse du rôle en même temps que la richesse de la transmission.“Le bon coach, il prend des décisions, il les explique, mais il ne fait pas de compromis. Jamais.”Dans cet échange (rediffusion de l'épisode 137), Yannick revient sans filtre sur chacune de ses vies :Grandir loin des siens et se construire une identité entre deux continentsSa façon de compter ses heures d'entraînement : seules celles faites en plus des autres comptaient, jusqu'à 15 par semaineSes débuts de chanteur dans les MJC, juste après avoir soulevé la Coupe DavisLa méthode pour sélectionner et faire adhérer un groupe d'individusTransmettre à ses 5 enfants sans jamais forcer leur voieUne discussion qui 6 ans plus tard est encore intacte dans ma mémoire. On parle de réinvention, de transmission entre générations, et de ce que ça coûte vraiment de rester fidèle à ses valeurs, même au sommet.TIMELINE00:00:00 : Enchaîner les heures de gloire00:11:19 : S'occuper des hommes et non des joueurs00:26:33 : Pourquoi un bon coach ne fait jamais de compromis00:40:01 : Quitter le Cameroun à 12 ans et décider de devenir pro00:49:49 : 15 heures d'entraînement de plus que les autres00:56:15 : “Footing, abdos, pompes : ça c'est ton jour de repos”01:09:00 : "C'est le regard de l'autre qui décide de ce que tu es" : Johannesburg sous l'apartheid01:29:37 : Chanter pour donner de la joie01:39:50 : S'oublier complètement pour devenir un bon coach01:57:05 : “Pendant des mois j'ai mangé, dormi, respiré uniquement pour Roland-Garros”On a parlé de :The Last Dance, la force mentale de Michael Jordan.Le Master Class d'Edgar Grospiron, les meilleurs conseils d'un championNotre Master Class avec Clémentine Galey “Entreprendre un Podcast”Son livre blanc, qu'il vous conseille. Nano Pourtier, champion de ski acrobatique français et entraîneur d'Edgard Grospiron, capitaine de l'équipe de France.Olivier Allamand, champion de ski acrobatique françaisArthur Waller, CEO & Cofondateur de PennylaneElon musk et The boring company Nicomak, société spécialisée en ingénierie pédagogique Ayaq, les vêtements techniques et respectueux de la montagne de Vincent DefrasneOn a cité les épisodes : #38 Vincent Defrasne – de l'Or Olympique à la Fondation Somfy#COVID-19 - 8 Amiral François Dupont – Comment “réussir son confinement” avec un commandant de sous-marin#143 Alexandre Pachulski - Talentsoft - L'Intelligence Artificielle pour casser le moule#149 Hugues Le Bret - Nickel - Gérer des crises, prendre des risques, ouvrir une banque au tabac#157 Philippe de La Chevasnerie - Papernest - Avoir un business model sain et créer 200 emplois en 6 moisVous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.