Podcasts about cameroun

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cameroun

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Tech 24
Des bouteilles en plastique ont permis à cet amputé de remarcher

Tech 24

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 8:07


De Yaoundé à Kinshasa en passant par Lomé, de brillants esprits utilisent l'intelligence artificielle ou l'impression 3D pour s'attaquer à la gestion des déchets. La camerounaise Cindy Aaronne Monjoli épaule les vendeuses de son quartier, l'ingénieur congolais Elie Yossa transforme les bouteilles de plastique en prothèses médicales, et, au Togo, un cinéaste éclaire la nuit des écoliers. Leur exploit, particulièrement inspirant, est le reflet d'une génération et d'un continent. 

Reportage Afrique
Cameroun: le taro à la sauce jaune, trésor de la cuisine traditionnelle redécouvert par les jeunes influenceurs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:19


Le reportage Afrique de ce jour nous conduit au Cameroun, pays d'une grande diversité culinaire traditionnelle, avec des spécialités tels que le taro à la sauce jaune, communément appelé « achu ». Ce plat a été vulgarisé ces derniers temps via les réseaux sociaux par les influenceurs locaux à travers le concept culinaire du « dimanche taro », sorte de brunch généralement à ciel ouvert et qui permet à la jeunesse camerounaise de redécouvrir la cuisine traditionnelle. À l'origine, ce plat issu des régions du Nord-ouest et de l'Ouest était servi lors des mariages traditionnels, des funérailles, des naissances ou encore certains rituels initiatiques. Grâce aux réseaux sociaux, le taro à la sauce jaune est plus qu'un facteur d'intégration culturelle pour la jeunesse. Reportage à Yaoundé avec notre correspondant Emmanuel Jules Ntap. De notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap Des sonorités musicales distillées par un disc-jockey accueillent, ce dimanche, quelques jeunes venus déguster le taro à la sauce jaune dans un restaurant situé au quartier Bastos, à Yaoundé. L'espace fait environ 100 mètres carrés où sont soigneusement rangées une trentaine de tables rectangulaires et carrées au milieu des chaises et canapés rembourrés. En cet après-midi, la présence de trois jeunes filles, la vingtaine révolue, ne passe pas inaperçue. Elles dansent, chantent et se prennent en selfies en attendant de passer à table. Larissa est l'une d'elles. « Nous sommes venues manger le taro comme d'habitude. Ce n'est pas un plat de mon aire culturelle, mais je trouve ce plat délicieux », confie-t-elle. La commande est prête au bout de dix minutes. C'est le moment de passer à table. Larissa est la première à déguster. « Regardez comment ma sauce déborde, humm c'est bon. Il y a le morceau de poulet, de viande, la peau de bœuf, le pistache, le piment. Je vais les déguster comme il faut », s'enthousiasme-t-elle. À lire aussiLes délices du continent au Cameroun: la sauce jaune du taro que l'on aime manger le dimanche La pâte grise du taro est servie sous forme circulaire dans le plat, de façon à former un creux à l'intérieur duquel est déversée la sauce jaune. Cette spécialité culinaire n'a pas besoin de couverts pour être consommée. Démonstration avec Lucie, une jeune entrepreneure. « Je ne connaissais pas ce plat, mais j'ai appris, à travers les dimanches taro, la façon de manger avec ça : avec deux doigts, on rapproche le plat vers nous, on penche la tête et voilà. C'est un plat qu'on mange seul, en fait, on ne le partage pas », explique-t-elle. C'est le concept du « dimanche taro », via les réseaux sociaux, qui a suscité l'engouement de la jeunesse pour ce mets traditionnel. Moustik le Karismatik, jeune influenceur, en est l'initiateur. « La vérité est que ça permet de reconnecter les uns et les autres à leur culture culinaire. Ça leur permet de redéfinir leur identité », affirme-t-il. Pour les experts de la gastronomie, la sauce jaune a aussi le mérite d'avoir des vertus dont on ne parle pas encore assez. Émile Engoulou, hôtelier-restaurateur et président de l'Association des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Cameroun, souligne ses bienfaits. « Les 16 à 14 ingrédients qui constituent le mélange donnant la sauce jaune sont chacun un aliment. Donc, le ''achu'' est vraiment une bombe médicamenteuse, un ''alicament'', comme disent les savants », précise-t-il. Plus de dix caravanes culinaires pour la dégustation du taro à la sauce jaune ont d'ores et déjà été organisées dans trois villes du Cameroun, avec chaque fois une forte affluence de la jeunesse. À lire aussiLe potentiel inexploité de la culture des algues en Afrique

Journal de l'Afrique
Retrait des troupes rwandaises de l'Est de la RDC : l'ultimatum américain ignoré ?

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 15:18


En RD Congo, l'objectif affiché par Washington dans le conflit qui ravage l'Est du pays n'a pas été atteint. Le 4 juin dernier, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, disait espérer un retrait des troupes rwandaises de l'Est de la RDC avant la mi-juillet. Mais sur le terrain, la situation reste tendue et les combats se sont même intensifiés.

Journal de l'Afrique
Mondial 2026 : la fédération sénégalaise explique les raisons du départ de Pape Thiaw

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 12:09


Au Sénégal, c'est l'heure des comptes après l'élimination controversée des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. La Fédération sénégalaise de football, qui s'est séparée du sélectionneur national Pape Thiaw pour des raisons sportives s'est expliquée ce lundi face à la presse.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Afrique, le temps des possibles, épisode 1 : gouverner dans un monde brutal

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 48:29


Dans un contexte mondial marqué par les rivalités géopolitiques, les guerres économiques et la remise en cause de la  mondialisation, l'Afrique peut-elle construire un développement plus souverain, inclusif et durable ? Comment gouverner face au « tournant brutaliste » ? Nous vous proposons une série d'émissions « Afrique, le temps des possibles » qui réunit plusieurs grands intellectuels suite à la publication d'un livre blanc de 60 propositions coordonnées par l'historien Achille Mbembe.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Afrique, le temps des possibles, épisode 1 : gouverner dans un monde brutal

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 48:29


Dans un contexte mondial marqué par les rivalités géopolitiques, les guerres économiques et la remise en cause de la  mondialisation, l'Afrique peut-elle construire un développement plus souverain, inclusif et durable ? Comment gouverner face au « tournant brutaliste » ? Nous vous proposons une série d'émissions « Afrique, le temps des possibles » qui réunit plusieurs grands intellectuels suite à la publication d'un livre blanc de 60 propositions coordonnées par l'historien Achille Mbembe.

Priorité santé
Cancer du pancréas: pourquoi de nouvelles pistes de traitement suscitent l'espoir

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 48:29


Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté.  Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous.   « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.)  Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne.   Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023).   Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale :  ► Sjava – Before  ► Queen Rima – Kissia. 

Priorité santé
Cancer du pancréas: pourquoi de nouvelles pistes de traitement suscitent l'espoir

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 48:29


Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté.  Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous.   « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.)  Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne.   Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023).   Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale :  ► Sjava – Before  ► Queen Rima – Kissia. 

Journal de l'Afrique
Sénégal : le président Diomaye Faye saisi le Conseil constitutionnel

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 11:44


Au Sénégal, nouvelle dissension entre Bassirou Diomaye Faye et le Pastef. Le président de la République a saisi le Conseil constitutionnel sur la réforme de la Constitution adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale. Cette réforme réduit les pouvoirs du chef de l'État tout en renforçant ceux de l'Assemblée.

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 8 juillet 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Concepcion Alvarez, journaliste climat et environnement, rédactrice en chef adjointe chez Novethic sur le rapport publié par Oil change international en mai 2026. Il a évalué les impacts économiques de la production pétro-gazière dans 13 pays africains et le constat est sans appel : il n'y a aucun exemple positif - Raphaël Moran, journaliste pour la rédaction hispanophone de RFi sur le Pérou qui ressent déjà l'arrivée d'El Niño - Simon Rozé du service environnement de RFI - Lucile Gimberg du service environnement de RFI nous parle des menaces qui visent les journalistes météo dès lors qu'ils évoquent le changement climatique. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Hermann Momo du Cameroun pour son film L'avaleur de sable. - Chronique culture de Caroline Filliette sur le film La Baleine et le musicien. L'album Megaptera de Rone en écoute ici. Les articles d'Olivier Adam au sujet des baleines sur le site The Conversation. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Burna Boy - Last Last  ► Nèg' Marrons - Diaspora. 

Santé | Deutsche Welle
Contraception féminine : faire un choix mais pas dans la rue

Santé | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 12:30


Pilules, injections, implants ou contraceptifs d'urgence… Il existe plusieurs sortes de méthodes de contraception. Si ces contraceptifs sont accessibles dans le cadre médical, ils peuvent aussi l'être dans des circuits informels, ce qui n'est pas sans danger. Reportage à suivre au Cameroun. Dans la seconde partie du magazine, il sera question d'infertilité. Ses causes et sa prise en charge.

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 8 juillet 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Concepcion Alvarez, journaliste climat et environnement, rédactrice en chef adjointe chez Novethic sur le rapport publié par Oil change international en mai 2026. Il a évalué les impacts économiques de la production pétro-gazière dans 13 pays africains et le constat est sans appel : il n'y a aucun exemple positif - Raphaël Moran, journaliste pour la rédaction hispanophone de RFi sur le Pérou qui ressent déjà l'arrivée d'El Niño - Simon Rozé du service environnement de RFI - Lucile Gimberg du service environnement de RFI nous parle des menaces qui visent les journalistes météo dès lors qu'ils évoquent le changement climatique. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Hermann Momo du Cameroun pour son film L'avaleur de sable. - Chronique culture de Caroline Filliette sur le film La Baleine et le musicien. L'album Megaptera de Rone en écoute ici. Les articles d'Olivier Adam au sujet des baleines sur le site The Conversation. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Burna Boy - Last Last  ► Nèg' Marrons - Diaspora. 

Priorité santé
Diabète : peut-on le prévenir et éviter ses complications?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées.   D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital.  Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne   Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. ⁠Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN).  ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima.  Programmation musicale :  ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane. 

Priorité santé
Diabète : peut-on le prévenir et éviter ses complications?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 48:29


Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées.   D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital.  Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne   Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. ⁠Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN).  ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima.  Programmation musicale :  ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane. 

Les pieds sur terre
Retour au pays

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 28:53


durée : 00:28:53 - Les pieds sur terre - Ekia part au Cameroun pour retrouver son frère disparu dans des conditions mystérieuses. Amina, elle, se souvient d'un voyage au Mali, à l'âge de quatre ans, où elle a subi une grave mutilation. Des vacances "au pays" qui virent au cauchemar. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: pluies torrentielles et inondations en Afrique de l'Ouest

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:13


Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est  située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile

Revue de presse Afrique
À la Une: pluies torrentielles et inondations en Afrique de l'Ouest

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:13


Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est  située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile

Reportage International
En Allemagne, un «asile religieux» pour les personnes particulièrement vulnérables

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:30


L'Allemagne accueille depuis une dizaine d'années des centaines de milliers de migrants, l'immense majorité est prise en charge dans un premier temps dans des foyers et ils sont répartis à travers tout le pays. Mais chaque année, environ 2 500 personnes bénéficient d'un « asile religieux » et sont hébergées par des églises catholiques et protestantes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables.  De notre correspondant à Berlin, Antoine – qui a préféré ne pas donner son vrai nom – fait visiter l'appartement dans la paroisse de l'église protestante de Forst, dans le Brandebourg, où il est hébergé. Le jeune Camerounais partage cet appartement de trois pièces avec un Tchadien. Antoine est arrivé à la rentrée dernière en Allemagne. « Je viens du Cameroun, de Douala précisément. J'ai quitté le Cameroun parce que je suis homosexuel et l'homosexualité au Cameroun est très mal vue, témoigne-t-il, donc c'était très difficile. » Antoine est arrivé en Europe via la Roumanie. L'Allemagne avait six mois, conformément aux règles de Dublin, pour le renvoyer dans ce pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. On a proposé au jeune homme de bénéficier du « Kirchenasyl », de l'asile religieux : une paroisse décide d'héberger un migrant dans une situation difficile pour le protéger. « La situation juridique est claire : on doit protéger les êtres humains, souligne Simon Klaas, le pasteur à Forst qui a accueilli Antoine. Ils ont le droit à l'asile politique. Une institution comme l'Église a le devoir de défendre ce droit. » À écouter dans Accents d'EuropeImmigration irrégulière: vers des expulsions massives en Allemagne et les Talibans à Bruxelles L'Église remplace l'État Cet asile religieux existe depuis une quarantaine d'années. Les autorités sont au courant, les paroisses doivent expliquer pourquoi les personnes accueillies sont particulièrement vulnérables, comme le fait pour Antoine d'être homosexuel. « Le fait d'être ici, à force, l'asile de l'Église m'a apporté la sécurité, confie Antoine. Déjà, parce qu'au camp, je n'étais pas vraiment en sécurité. La police vient souvent déporter les gens de Dublin vers leur pays d'origine. C'est un grand soulagement que les six mois de la procédure de Dublin soient passés. Je suis très content. » Cet accueil signifie que la paroisse remplace la puissance publique. Elle met un hébergement à disposition et Antoine reçoit 200 euros par mois de l'église de Forst pour se nourrir et pour ses autres frais.  Dans le Brandebourg, région qui entoure Berlin, une quinzaine de paroisses sur 500 offrent un asile religieux. Toutes n'ont pas les capacités logistiques, bien sûr. Mais nous sommes aussi dans un Land où l'extrême droite séduit un tiers de l'électorat. Simon Klaas ne crie pas sur les toits qu'il héberge des migrants. « L'extrême droite réinterprète les valeurs chrétiennes. Aime ton prochain se réduit à la famille ou aux voisins et à ceux qui te ressemblent, mais pas aux autres, dénonce le pasteur. C'est une perversion. » Antoine n'a pas souffert du racisme à Forst où il séjourne encore. Il y a deux jours, sa procédure d'asile en Allemagne a débuté avec un entretien de plusieurs heures. Il devrait connaître la décision des autorités après l'été.  À lire aussi«Nous y arriverons»: en Allemagne, l'intégration des réfugiés progresse dans une société polarisée

Reportage international
En Allemagne, un «asile religieux» pour les personnes particulièrement vulnérables

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:30


L'Allemagne accueille depuis une dizaine d'années des centaines de milliers de migrants, l'immense majorité est prise en charge dans un premier temps dans des foyers et ils sont répartis à travers tout le pays. Mais chaque année, environ 2 500 personnes bénéficient d'un « asile religieux » et sont hébergées par des églises catholiques et protestantes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables.  De notre correspondant à Berlin, Antoine – qui a préféré ne pas donner son vrai nom – fait visiter l'appartement dans la paroisse de l'église protestante de Forst, dans le Brandebourg, où il est hébergé. Le jeune Camerounais partage cet appartement de trois pièces avec un Tchadien. Antoine est arrivé à la rentrée dernière en Allemagne. « Je viens du Cameroun, de Douala précisément. J'ai quitté le Cameroun parce que je suis homosexuel et l'homosexualité au Cameroun est très mal vue, témoigne-t-il, donc c'était très difficile. » Antoine est arrivé en Europe via la Roumanie. L'Allemagne avait six mois, conformément aux règles de Dublin, pour le renvoyer dans ce pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. On a proposé au jeune homme de bénéficier du « Kirchenasyl », de l'asile religieux : une paroisse décide d'héberger un migrant dans une situation difficile pour le protéger. « La situation juridique est claire : on doit protéger les êtres humains, souligne Simon Klaas, le pasteur à Forst qui a accueilli Antoine. Ils ont le droit à l'asile politique. Une institution comme l'Église a le devoir de défendre ce droit. » À écouter dans Accents d'EuropeImmigration irrégulière: vers des expulsions massives en Allemagne et les Talibans à Bruxelles L'Église remplace l'État Cet asile religieux existe depuis une quarantaine d'années. Les autorités sont au courant, les paroisses doivent expliquer pourquoi les personnes accueillies sont particulièrement vulnérables, comme le fait pour Antoine d'être homosexuel. « Le fait d'être ici, à force, l'asile de l'Église m'a apporté la sécurité, confie Antoine. Déjà, parce qu'au camp, je n'étais pas vraiment en sécurité. La police vient souvent déporter les gens de Dublin vers leur pays d'origine. C'est un grand soulagement que les six mois de la procédure de Dublin soient passés. Je suis très content. » Cet accueil signifie que la paroisse remplace la puissance publique. Elle met un hébergement à disposition et Antoine reçoit 200 euros par mois de l'église de Forst pour se nourrir et pour ses autres frais.  Dans le Brandebourg, région qui entoure Berlin, une quinzaine de paroisses sur 500 offrent un asile religieux. Toutes n'ont pas les capacités logistiques, bien sûr. Mais nous sommes aussi dans un Land où l'extrême droite séduit un tiers de l'électorat. Simon Klaas ne crie pas sur les toits qu'il héberge des migrants. « L'extrême droite réinterprète les valeurs chrétiennes. Aime ton prochain se réduit à la famille ou aux voisins et à ceux qui te ressemblent, mais pas aux autres, dénonce le pasteur. C'est une perversion. » Antoine n'a pas souffert du racisme à Forst où il séjourne encore. Il y a deux jours, sa procédure d'asile en Allemagne a débuté avec un entretien de plusieurs heures. Il devrait connaître la décision des autorités après l'été.  À lire aussi«Nous y arriverons»: en Allemagne, l'intégration des réfugiés progresse dans une société polarisée

Journal de l'Afrique
Mondial 2026 : des Léopards valeureux s'inclinent en fin de match face à l'Angleterre

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 11:46


Après avoir mené au score face à l'Angleterre pendant plus d'une heure, puis résisté grâce à un énorme Lionel Mpasi, les Léopards ont été punis par un doublé de l'inévitable Harry Kane (75e, 86e) en fin de match. À Kinshasa, nombreux sont fiers du parcours de leur équipe nationale malgré l'élimination en 16es de finale.

Priorité santé
TOC : comprendre ces gestes et pensées obsessionnels

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 48:29


Se laver les mains à répétition des dizaines de fois par jour, ne pas supporter que le linge soit plié d'une certaine manière, vérifier plusieurs fois par jour que la porte d'entrée est bien fermée à clé... Irraisonnés et irrépressibles, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs qui concernent 2 à 3% de la population française (Inserm). Vers qui se tourner en cas de TOC ? Comment les expliquer ? Existe-t-il des traitements ?  Handicapant au quotidien, le TOC est une pathologie chronique qui ne guérit pas d'elle-même et nécessite une prise en charge. Vérifications à répétition, rangement, compte et décompte, rituel d'hygiène comme la multiplication des opérations de lavage des mains … Les TOC ou Troubles obsessionnels compulsifs sont des troubles anxieux graves, des pensées irrépressibles qui dérangent et que la personne tente d'atténuer par des gestes, qui deviennent eux aussi répétitifs et incontrôlables.   Ces émotions qui débordent, ces rituels impossibles à réfréner, ces pensées envahissantes peuvent accompagner un sentiment de culpabilité et ces TOC peuvent avoir un fort retentissement sur le quotidien… Cette maladie psychique chronique est fréquente, et d'après Inserm, concernerait entre 2 et 3% de la population avec, souvent, un démarrage dés l'enfance…   Au-delà des interrogations qu'ils peuvent susciter, ces comportements peuvent être présents chez plusieurs membres d'une même famille. Différentes prises en charge, notamment les thérapies comportementales, permettent d'améliorer le quotidien des personnes concernées.   Avec :   Dr Margaux Dutemple, médecin psychiatre en cabinet à Paris Dr Christian Eyoum, Médecin-Psychiatre, Chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun.     Programmation musicale :  ► Fave – Obsessed                                           ► Camille Yembé, Ino Casablanca  - Autodéfense.     

Priorité santé
TOC : comprendre ces gestes et pensées obsessionnels

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 48:29


Se laver les mains à répétition des dizaines de fois par jour, ne pas supporter que le linge soit plié d'une certaine manière, vérifier plusieurs fois par jour que la porte d'entrée est bien fermée à clé... Irraisonnés et irrépressibles, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs qui concernent 2 à 3% de la population française (Inserm). Vers qui se tourner en cas de TOC ? Comment les expliquer ? Existe-t-il des traitements ?  Handicapant au quotidien, le TOC est une pathologie chronique qui ne guérit pas d'elle-même et nécessite une prise en charge. Vérifications à répétition, rangement, compte et décompte, rituel d'hygiène comme la multiplication des opérations de lavage des mains … Les TOC ou Troubles obsessionnels compulsifs sont des troubles anxieux graves, des pensées irrépressibles qui dérangent et que la personne tente d'atténuer par des gestes, qui deviennent eux aussi répétitifs et incontrôlables.   Ces émotions qui débordent, ces rituels impossibles à réfréner, ces pensées envahissantes peuvent accompagner un sentiment de culpabilité et ces TOC peuvent avoir un fort retentissement sur le quotidien… Cette maladie psychique chronique est fréquente, et d'après Inserm, concernerait entre 2 et 3% de la population avec, souvent, un démarrage dés l'enfance…   Au-delà des interrogations qu'ils peuvent susciter, ces comportements peuvent être présents chez plusieurs membres d'une même famille. Différentes prises en charge, notamment les thérapies comportementales, permettent d'améliorer le quotidien des personnes concernées.   Avec :   Dr Margaux Dutemple, médecin psychiatre en cabinet à Paris Dr Christian Eyoum, Médecin-Psychiatre, Chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun.     Programmation musicale :  ► Fave – Obsessed                                           ► Camille Yembé, Ino Casablanca  - Autodéfense.     

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Cameroun avec Hemley Boum

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui rencontre exceptionnelle avec Hemley Boum à Douala au Cameroun. Une terre qui irrigue toute l'œuvre de l'écrivaine. Un retour aux sources pour mieux comprendre ses romans.  Hemley Boum est née au Cameroun où elle entreprend des études d'anthropologie avant de poursuivre à Lille des études de commerce international. Elle bascule des pluies tropicales de Douala au froid du nord de la France. Après un premier poste à Paris, elle rentre au Cameroun en tant que responsable grands comptes de la filiale camerounaise d'une société française.  Exploratrice de son propre pays, la découverte des firmes agroalimentaires, cotonnières et forestières enrichissent singulièrement sa vision de la société camerounaise et de l'exploitation internationale des ressources locales. Elle a ensuite vécu dans plusieurs pays africains avant de s'installer à Paris et de trouver la forme qui lui convient pour entrer en écriture.  Elle a déjà publié cinq romans, traduits en six langues. Les jours viennent et passent (Prix Amadou Kourouma 2020) Les Maquisards (Grand prix littéraire de l'Afrique Noire 2016 et Prix du livre engagé de la Cène Littéraire 2016), Si D'Aimer (Prix Ivoire du livre francophone 2013), Le rêve du pêcheur (Prix des cinq continents de la francophonie, 2024). Son prochain roman va paraitre en aout 2026 sous le titre Nos vies sauvages chez Gallimard. « J'avais offert à Dorothée mon corps en bouclier, mon silence complice, le souffle attentif de mes nuits d'enfant. Je pensais ne jamais la quitter mais lorsque les événements m'y contraignirent, j'hésitai à peine. C'était elle ou moi. » Zack a fui Douala à dix-huit ans, abandonnant sa mère, Dorothée, à son sort et à ses secrets. Devenu psychologue clinicien à Paris, marié et père de famille, Zack voit brutalement son passé ressurgir. Quelques décennies plus tôt, son grand-père Zacharias, pêcheur dans un petit village côtier camerounais, veut offrir un meilleur avenir aux siens. Pour réaliser son rêve, il renonce à son mode de vie traditionnel et prend un pari périlleux… (Présentation de l'éditeur)

Invité Afrique
Nigeria et Cameroun: «Des femmes sont ostracisées, car soupçonnées d'être affiliées à Boko Haram»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 9:06


Quel est le rôle des femmes dans le groupe terroriste Boko Haram et dans ses déclinaisons les plus récentes, comme le groupe ISWAP ? La réponse se trouve dans un roman coup de poing, La fabrique à kamikazes, que vient de publier, aux éditions Saint Graal Ivoirien, le journaliste camerounais David Wanedam, qui a été rédacteur en chef à L'œil du Sahel. Ce livre-enquête est bâti sur les témoignages terribles de plusieurs jeunes femmes qui ont été kidnappées par les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria et du nord du Cameroun.  RFI : Dans votre livre La Fabrique à Kamikazes, vous racontez l'histoire d'une jeune femme nigériane, Falmata, qui est enlevée par les jihadistes de Boko Haram et qui est progressivement happée par les mécanismes de l'endoctrinement. Pourquoi ce focus sur une jeune femme et pas sur un combattant de Boko Haram ? David Wanedam : Parce que la guerre a d'abord été perçue comme une affaire d'hommes, dans la propagande, dans la vidéo, etc. Et tous les matériaux de communication de Boko Haram tournent essentiellement autour des hommes. Et donc ça fait plusieurs années que je couvre la question et ça m'a intrigué, évidemment, de savoir où étaient donc finalement les femmes. D'où cette question de savoir quel est le parcours de Falmata, comment elle est devenue une kamikaze, une arme intelligente destinée à détruire. La question vient vraiment de la vague des attentats kamikazes que nous avons eus, particulièrement au Cameroun, dans la région de l'Extrême Nord, sur la période 2016 jusqu'à 2019 C'est en avril 2014, lors de l'enlèvement de quelque 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, qu'on a découvert le rôle des épouses forcées et des jeunes femmes kamikazes dans la stratégie de Boko Haram. Et vous dites que les malheureuses sont plutôt bien traitées après leur enlèvement. Falmata était, écrivez-vous, « une invitée de marque dans un palais de conte de fées » Vous savez, dans l'interprétation de l'Islam que font Boko Haram et ses autres déclinaisons, les femmes sont en réalité au centre de tout. On a pu par exemple entendre des éléments clés du mouvement fanfaronner que, tant que les femmes accouchent, Boko Haram ne peut pas disparaître. Et donc il est apparu que la femme est à la fois le socle biologique et le socle idéologique du groupe, et donc elles sont porteuses du mouvement dans son présent, mais également dans son futur. Elles sont très, très bien traitées, contrairement à ce que les hypothèses de départ nous donnaient. Et donc Falmata a trouvé dans cet environnement une famille nouvelle, qui l'honorait quasiment. Donc ces jeunes filles sont à la fois protégées, mais aussi instrumentalisées avant d'être plus tard transformées en armes de terreur. Vous racontez que Falmata, l'héroïne de votre roman, est une forte tête. Elle échappe de justesse à la mise à mort par lapidation. Elle réussit à s'évader. On croit qu'elle va s'en sortir, mais non, parce que, quand elle revient parmi les siens, dans la région où elle a été kidnappée, on la soupçonne d'être une fille de Boko Haram. Malheureusement, cette réalité-là, on la vit et on la vivra encore. Il y a une sorte d'ostracisme vis-à-vis de ceux qu'on soupçonne d'avoir été affiliés ou associés de quelque forme au groupe Boko Haram, et on vit déjà des situations où des femmes sont ostracisées, sont abandonnées à la périphérie du village, et qui préfèrent même parfois retourner au sein du groupe plutôt que de rester là où elles ne sont pas acceptées. Et donc oui, ça génère de la peur dans la communauté qui se dit qu'il y a peut-être une cellule dormante qui est en train de naître au sein du village ou bien de la communauté, au point où les Etats aujourd'hui arrêtent à peu près tout le monde au faciès ou bien au moindre soupçon. On ne va pas raconter la fin de votre livre, qui est haletant. Qu'en est-il aujourd'hui de ces femmes kamikazes qui se faisaient sauter sur les marchés du Nord Cameroun et du nord-est du Nigeria ? Nous sommes aujourd'hui cinq ans après la mort du chef terroriste Abubakar Shekau, qui a été tué dans la forêt de Sambisa en mai 2021  Le mouvement a su s'adapter. Et ça, c'est la capacité des mouvements djihadistes. Il y a eu un grand débat interne sur l'usage des kamikazes femmes qui avaient été utilisées de façon industrielle par Abubakar Shekau en son temps. Ça ne veut pas dire que c'est fini. Les attentats ont changé de forme, les groupes se sont sophistiqués. Ils savent utiliser désormais des drones armés pour collecter du renseignement, pour larguer des explosifs. Et l'intelligence des groupes est telle qu'aujourd'hui, ils n'ont pas besoin des femmes forcément pour aller faire des attentats kamikazes. Les femmes peuvent servir de vecteurs de renseignement, de vecteurs logistiques, notamment en ravitaillant de la nourriture. Elles peuvent entrer dans les marchés plus facilement. Les femmes peuvent se ravitailler en munitions parce qu'elles sont moins perçues comme étant suspectes. Il y a des attentats qui sont commis, notamment au véhicule bélier, qui sont chargés d'explosifs et qui ciblent des camps militaires. Ça, ça n'a pas changé. Ce qui a changé, par contre, c'est l'utilisation qu'ils font des femmes dans les groupes. Parce que oui, il y a des femmes aujourd'hui qui sont destinées à nettoyer, par exemple, des armes. Quand les combattants rentrent de leur bataille, elles nettoient les armes, elles font la cuisine, elles font les marchés, elles font les champs, bref, ce sont elles qui font tourner la machine djihadiste aujourd'hui. Et donc ne pas prendre en compte la question de la femme dans ces groupes, c'est prendre la question à moitié sur ce millefeuille qu'est la question djihadiste dans le bassin du lac Tchad. Mais voulez-vous dire qu'il y a, dans la direction de Boko Haram, des gens un tout petit peu moins extrémistes que les autres qui ont dit qu'il fallait arrêter d'utiliser les femmes comme kamikazes ? Ils n'ont pas renoncé totalement, ils ont juste trouvé des outils de substitution. Il y a des hommes qui sont kamikazes et qui sont célébrés après les attentats. Les attentats de type kamikaze existent toujours, mais ils ont juste changé de forme.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Comment un scandale d'État a-t-il brisé la vie de milliers d'enfants réunionnais?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une plainte déposée contre Paul Biya en France par un opposant et la situation sécuritaire qui se dégrade en Haïti malgré les missions de l'ONU. France : comment un scandale d'État a-t-il brisé la vie de milliers d'enfants réunionnais ?  C'est l'un des chapitres les plus méconnus de l'histoire de France. Entre 1962 et 1984, 2 015 enfants réunionnais ont été arrachés à leur île et transférés vers la métropole dans le cadre d'une politique menée par l'État. Présentée à l'époque comme une réponse à la croissance démographique de La Réunion et au dépeuplement de certaines régions de l'Hexagone, cette opération a laissé des traumatismes profonds chez de nombreux enfants et leurs familles. Après l'Assemblée nationale, le Sénat vient d'adopter à l'unanimité une loi de réparation en faveur de ces enfants dits « de la Creuse ». Comment cet exil forcé s'est-il organisé ? Que prévoit concrètement cette loi de réparation ? Avec Sylvie Koffi, journaliste au service France de RFI.      Cameroun : pourquoi l'opposant Issa Tchiroma a-t-il saisi la justice française ?  Depuis son exil en Gambie, l'ancien ministre devenu opposant, Issa Tchiroma Bakary, a déposé une plainte à Paris contre le président Paul Biya et plusieurs hauts responsables camerounais. Il les accuse d'être impliqués dans les violences qui ont suivi l'élection présidentielle d'octobre 2025. Dans un communiqué, celui qui se présente comme le « président élu » affirme avoir identifié les responsables, des donneurs d'ordres aux exécutants, et réclame justice pour les victimes de ce qu'il décrit comme une répression « sauvage et brutale ». Mais quels sont précisément les faits reprochés au chef de l'État camerounais ? Pourquoi cette plainte a-t-elle été déposée en France ? Quelles sont les chances qu'une telle procédure aboutisse ?  Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela.       Haïti : la nouvelle force de l'ONU contre les gangs est-elle déjà dans l'impasse ?   En visite en Haïti, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rencontré les autorités et des représentants de la société civile afin d'évaluer l'ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le pays. Malgré le déploiement d'une nouvelle force chargée de lutter contre les gangs, la violence continue de s'intensifier. Selon les Nations unies, plus de 2 300 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l'année. Pourquoi la situation sécuritaire continue-t-elle de se dégrader ? Les conditions sont-elles réellement réunies pour garantir la tenue d'un scrutin crédible et sécurisé dans les prochains mois ? Avec Jean-Marie Theodat, directeur du département de géographie à l'Université Panthéon-Sorbonne.       Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Elle revient aujourd'hui sur les images de la semaine de la Coupe du monde 2026 qui ont fait le tour des réseaux sociaux.

C'est pas du vent
Challenge App : 10 ans d'innovations, le défi des déchets

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 48:30


Nous sommes au Parc des expositions de la porte de Versailles, dans le sud-est de Paris, dans le magnifique studio installé par nos collègues de France 24 ! Nous sommes ici à l'occasion du salon Viva Technology. C'est le plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies. Au programme de cette 10ème édition, il y a du monde ! 15 000 startups, 4 000 investisseurs et plus de 1 500 démonstrations technologiques comme des batteries rechargeables à 80% en moins de cinq minutes ou des solutions intelligentes pour protéger les cultures face aux aléas climatiques. Mais si nous sommes là aujourd'hui, c'est à l'occasion de la 10ème édition du Challenge App Afrique, un prix organisé par RFI et France 24 qui récompense chaque année des innovateurs africains qui présentent leurs applications numériques pour résoudre des problématiques qui s'inscrivent dans les Objectifs de Développement Durable des Nations unies. Pour cette 10è édition le thème était : « La tech au service d'un monde propre ». Il y a eu plus de 570 candidatures en provenance de 23 pays d'Afrique francophone ! Les trois finalistes sont avec nous et le lauréat va être désigné dans cette émission spéciale. Pour sa 10è édition, le Challenge App Afrique se mobilise sur un enjeu crucial : la gestion des déchets et la sauvegarde de notre environnement. Avec en plateau : - Edem D'Almeida, fondateur de Moi Jeu Tri et membre du jury de la 10è édition du Challenge App Afrique, il dirige depuis 2013 la société Africa Global Recycling (AGR), entreprise de collecte et de valorisation des déchets - Vincent Rattez, délégué général de La Guilde, une association reconnue d'utilité publique qui depuis près de 40 ans accompagne des projets solidaires et culturels dans le monde entier sous différentes formes, partenaire et juré de cette 10è édition du Challenge App Afrique. À distance, 3 des finalistes ! - Cindy Monjoli du Cameroun pour Sosso-Market : application mobile qui lutte contre le gaspillage et les déchets alimentaires dans les marchés camerounais, en permettant aux commerçants de vendre leurs invendus à prix réduits via des alertes et des paniers « Sosso » - Elie Yossa de RDC pour 3D Heal : système de fabrication numérique de prothèses médicales à partir de bouteilles plastiques recyclées, combinant scan 3D, impression locale et accessibilité pour les zones en conflit - Aymane Gbadamassi du Togo pour Rôbalôtô : plateforme numérique de gestion et traçabilité des déchets plastiques en milieu scolaire, utilisant des QR codes pour optimiser la collecte et mesurer l'impact environnemental.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Mondial 2026 : Hervé Renard peut-il sauver les Aigles de Carthage?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le projet du chemin de fer reliant le Cameroun au Tchad, le sort des avoirs gelés iraniens après l'accord et la présidentielle au Pérou. Mondial 2026 : Hervé Renard peut-il sauver les Aigles de Carthage ?   Coup de tonnerre dans le camp tunisien en pleine Coupe du monde 2026 ! Après la lourde défaite face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne a décidé de se séparer de son sélectionneur, Sabri Lamouchi. Pour le remplacer, elle a fait appel à une figure bien connue du football africain : Hervé Renard. Arrivé en urgence au Mexique, le technicien français prend immédiatement les commandes des Aigles de Carthage avec une mission claire : relancer l'équipe dans la compétition. Pourquoi ce choix ? Hervé Renard peut-il provoquer l'électrochoc attendu et changer le destin de la Tunisie dans ce Mondial ? Avec Cédric de Oliveira, journaliste au service des sports de RFI.   Cameroun-Tchad : qui aura le dernier mot sur le tracé du chemin de fer ?    Après plus d'une année de réflexion, le président Paul Biya a finalement arrêté son choix concernant le tracé de la future ligne ferroviaire destinée à relier le Cameroun au Tchad. Trois itinéraires étaient sur la table : un corridor central, un corridor oriental et un corridor occidental. C'est finalement cette dernière option qui a été retenue par Yaoundé. Le chemin de fer partirait de Ngaoundéré, traverserait Garoua, Maroua et Kousséri, avant d'arriver à N'Djamena. Mais côté tchadien, ce tracé suscite de nombreuses réserves. Pourquoi N'Djamena s'oppose-t-elle à cette option ? Comment les deux pays peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour concrétiser ce projet stratégique pour le développement régional ?   Avec Polycarpe Essomba, journaliste au service Afrique de RFI.     Accord Iran/États-Unis : les avoirs iraniens gelés seront-ils bientôt débloqués ?   C'était l'un des principaux points de blocage des négociations entre Téhéran et Washington. Mais un accord semble se dessiner. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés à l'étranger. Le responsable iranien a même rappelé que la restitution de ces fonds, ainsi que des compensations pour les dommages subis, constituaient deux exigences essentielles. Mais de combien d'argent parle-t-on exactement ? Pourquoi ces fonds sont-ils si stratégiques pour l'économie iranienne ? Donald Trump ira-t-il réellement jusqu'au bout de cet engagement ?  Avec Guillaume Naudin, présentateur de la chronique « La fabrique du monde » sur RFI.     Pérou : vers un recomptage de tous les bulletins de la présidentielle ?   35 000 voix seulement séparent les deux candidats sur les 19 millions de bulletins dépouillés. 10 jours après le second tour de la présidentielle, plus de 99% de votes ont été comptabilisés et l'écart reste infime entre la candidate de droite Keiko Fujimori et le candidat de gauche Roberto Sanchez. Alors que le suspense demeure total, Roberto Sanchez réclame le recomptage de l'ensemble des bulletins. Pourquoi demander un nouveau décompte alors que le dépouillement n'est pas encore totalement  terminé ? Quels sont les enjeux derrière ce bras-de-fer politique ? Avec Lissell Quiroz, historienne et professeure en études latino-américaines à Cergy Paris Université.  

Invité Afrique
Cameroun: selon Célestin Tawamba, «on a frôlé le pire» avec la fermeture du détroit d'Ormuz

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 8:11


C'est avec soulagement que beaucoup d'hommes d'affaires africains ont appris la signature à venir d'un accord États-Unis-Iran et la réouverture prochaine du détroit d'Ormuz. En effet, les économies de beaucoup de pays africains sont impactées, depuis 100 jours, par le conflit au Moyen-Orient. Coup de projecteur sur le Cameroun. Célestin Tawamba, qui dirige le groupe industriel Cadyst, est le président du GECAM, le Groupement des entreprises du Cameroun. C'est le patron des patrons camerounais. En ligne de Douala, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. À lire aussiÀ la Une: l'Afrique victime collatérale de la guerre en Iran?      

CAST
PALOMA DURAN - COMMUNITY BUILDER

CAST

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 66:37


Aujourd'hui dans Cast, on recoit Paloma Duran.Née au Cameroun, elle arrive à Paris très jeune dans des circonstances loin d'être simples mais derrière son histoire, il y a surtout celle d'une mère qui a toujours cru en elle et qui a vu grand pour sa fille avant même que le reste du monde ne le fasse.Cette confiance, cette vision et cette force vont accompagner Paloma tout au long de son parcours.Entre Paris et Londres, elle se construit dans l'univers de la mode, avant de rejoindre l'aventure Amina Muaddi. Pendant plusieurs années, elle travaille main dans la main avec la fondatrice pour participer à la construction de l'une des marques les plus désirables de sa génération. Une expérience qui lui apprend tout : le produit, l'image, la stratégie, les relations, le développement d'une marque à l'international.Mais ce qui anime Paloma, c'est raconter des histoires, créer du lien et construire des communautés autour de projets qui ont du sens.Au fil des années, elle devient une personnalité incontournable de la scène créative et des relations publiques à Paris Pourtant, elle garde un lien très fort avec l'Afrique et une envie profonde de contribuer à son rayonnement.Aujourd'hui, elle met son expérience et son regard au service de designers et de talents africains, avec la conviction que certaines des histoires les plus passionnantes à raconter viennent du continent.Avec elle, on va parler de vision, d'identité, de mode, de transmission, de réseau, de construction de marque et de ce que ça signifie vraiment de créer sa place entre plusieurs mondes.

Priorité santé
Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo.  2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.  À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.  Programmation musicale :  ► Blick Bassy – Donalina 

Priorité santé
Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo.  2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.  À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.  Programmation musicale :  ► Blick Bassy – Donalina 

Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

Le Conseil Santé
Cameroun : « environ 25 000 enfants du Mayo-Tsanaga souffrent de malnutrition aiguë »

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 1:59


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé. 

Afrique Économie
La guerre au Moyen-Orient complique l'accès de l'Afrique au bitume

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:25


C'est une des conséquences de la guerre au Moyen-Orient : la hausse des prix du bitume. Le secteur des travaux publics est directement touché, notamment en Afrique où rares sont les fabricants. À Madagascar, comme dans beaucoup de pays du continent, on ne fabrique pas de bitume. « On importe la matière brute qui nous permet de faire de l'asphalte, sans bitume on ne peut pas faire de goudron », explique Richard Ferrazi, directeur de l'entreprise de BTP Colas sur la Grande Île. Dany Michael Ranivo, administrateur général adjoint d'Inframad, société qui supervise des chantiers à Madagascar, confirme qu'il n'y a pas d'alternative : « Il y a une variante, le béton armé, mais on ne peut pas s'offrir ça, c'est du luxe pour nous. » Pour des raisons de proximité géographique, le bitume est d'ordinaire importé à Madagascar majoritairement du Golfe : « Principalement le bitume venait du port de Jebel Ali, à Dubaï, et passait donc par Ormuz. Le bitume européen n'était qu'un complément. Aujourd'hui, c'est l'origine principale. Forcément c'est beaucoup plus long, il faut compter 45 à 60 jours de plus. » Ce changement de source d'approvisionnement a eu un impact inévitable sur le terrain, explique Richard Ferrazi. « L'arrêt a été brutal, il nous a fallu du temps pour nous retourner, on a perdu plus de deux mois sur certains chantiers, on ne revient que maintenant à la normale ». Deux mois plus tard, le bitume coûte 40 à 50 % de plus à Madagascar. L'impact se fait sentir aussi pour Inframad. « Cela peut retarder notre levée de caution bancaire ou retarder l'octroi de ressources que l'on voulait déployer sur d'autres projets », précise Dany Michael Ranivo. À lire aussiFace au blocage du détroit d'Ormuz, la Chine sécurise ses stocks d'hydrocarbures Renégocier les contrats pour absorber la hausse des prix En Guinée, la tonne de bitume a augmenté d'environ 200 dollars en trois mois, soit une hausse de plus de 20 %. Certains des contrats peuvent heureusement être renégociés, explique Mory Diaka Kaba, directeur adjoint de Guiter, la société guinéenne de terrassement routier : « Il existe des contrats dans lesquels nous avons négocié une actualisation, ce qui nous permet d'ajuster ces coûts, mais dans d'autres contrats, ce n'est pas prévu et nous sommes obligés de grignoter dans notre marge, voire d'aller jusqu'à des pertes financières. » Au Cameroun, le Code des marchés offre la possibilité de réviser les prix. Stéphane Edouma, directeur adjoint de MAG, un des gros acteurs du BTP – qui réalise actuellement l'entrée de la ville de Douala, soit un marché de 30 milliards de FCFA –, envisage de déposer un dossier de révision « pour pouvoir rentrer dans ses frais ». Stéphane Edouma assure avoir réussi à honorer ses engagements et ne déplore pas d'arrêt de chantier. Les prochains appels d'offres seront certainement négociés différemment, explique-t-il, et vont inciter les entrepreneurs à être plus prévoyants : « Au vu des retards d'approvisionnement, on anticipera en mettant en place des stocks tampons afin de garantir nos plannings de chantier. Des leçons seront forcément tirées de cette crise soudaine. » En attendant la normalisation des prix, Mory Diaka Kaba explique acheter le minimum prévu par les contrats mais ajoute « qu'en raison du prix, le stockage est devenu pratiquement impossible. » En plus du prix du bitume, le BTP doit absorber la hausse de celui du carburant, un seul engin de chantier peut en consommer plus d'une centaine de litres par jour. À écouter dans C'est pas du ventCOP 16 : soigner les sols, c'est possible

Invité Afrique
Lénacapavir contre le VIH: «Une injection peut protéger pendant six mois»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:52


Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer.    RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.

Atelier des médias
Portrait d'une radio communautaire au Cameroun: Échos des montagnes

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 34:43


À Mokolo, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, une radio communautaire sensibilise les populations locales aux questions de santé, d'agriculture et œuvre pour une cohabitation pacifique dans cette région troublée. Au micro de Raphaëlle Constant, l'équipe de la radio Échos des montagnes partage ses multiples défis. Jeudi 4 et vendredi 5 juin, on célébrait en France la Fête de la radio, un événement annuel soutenu par le ministère de la Culture et par l'Arcom, l'autorité de régulation du secteur audiovisuel français. Pour célébrer la radio, sur RFI, "L'atelier des médias" a fait le choix de proposer une plongée dans les réalités d'une radio communautaire comme il en existe des milliers en Afrique. Fondée en 2007, la radio communautaire Échos des montagnes, basée à Mokolo dans l'Extrême-Nord du Cameroun, sert de lien vital pour les populations locales confrontées à l'insécurité et aux crises alimentaires. Cette station diffuse des programmes en douze langues pour sensibiliser les auditeurs aux enjeux de santé, d'agriculture et de cohabitation pacifique entre agriculteurs, éleveurs et déplacés. Malgré des défis techniques majeurs, tels qu'une antenne détruite par les intempéries et une dépendance à l'énergie solaire, l'équipe de bénévoles passionnés maintient une grille d'émissions en misant sur l'interactivité. Elle joue également un rôle crucial dans la lutte contre la désinformation et collabore étroitement avec les autorités camerounaises avant de diffuser des contenus liés aux questions sécuritaires. Aujourd'hui, bien que menacée par un manque de financements institutionnels et des contraintes administratives, la radio demeure une « voix des sans-voix » indispensable au développement social. Ce média de proximité prouve son impact en favorisant l'éducation des filles et en offrant un espace de dialogue essentiel pour la cohésion sociale de la communauté. Avec la cheffe de station Hapsatou Ndjobdi, le chargé de programmes Charles Adama et le producteur René Yahoua.  Portrait d'une radio communautaire au Cameroun: Échos des montagnes, l'âme solidaire du Mayo-Tsanaga, un reportage de Raphaëlle Constant réalisé par Steven Helsly.

Reportage Afrique
Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:10


Pour la première fois lors d'une Coupe du monde, 48 sélections vont s'affronter, ce qui a offert un boulevard à certaines nations pour rejoindre cet événement majeur du sport. C'est notamment le cas du Cap-Vert. À Praia, les supporters se sentent fiers de leur équipe et attendent impatiemment le début de la compétition. Sur place, notre correspondante Pauline Guillou a recueilli leurs témoignages.   Au large des côtes sénégalaises, l'archipel de dix îles est sur le point de disputer sa toute première Coupe du monde, après avoir terminé premier de son groupe, devant les Lions indomptables du Cameroun. Sur place, les Cap-Verdiens trépignent d'impatience de découvrir les joies d'un tournoi pas comme les autres. À partir du 15 juin, le Cap-Vert se lance dans la compétition au sein d'un groupe très relevé : Espagne, Uruguay, Arabie saoudite. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10]

Priorité santé
Arrêter de fumer : les conseils d'une addictologue

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 48:30


À l'occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient tous les 31 mai, nous faisons un point sur cette dépendance qui fait plus de 7 millions de morts chaque année, dans le monde. Quelles sont les conséquences immédiates sur la santé de la consommation de tabac ? Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ? Y a-t-il un bon moment pour renoncer à la cigarette et comment éviter les rechutes ? Quels sont les bienfaits de l'arrêt du tabac sur l'organisme ? Nos habitudes alimentaires, le stress, notre tendance à ne pas suffisamment bouger (cette fameuse « hygiène de vie »), constituent l'un des piliers pour notre bien-être physique et mental. Parmi ces habitudes, certaines sont beaucoup plus compliquées à arrêter que d'autres et pour cause, elles sont par nature addictives. On parle d'une pratique ou d'un produit, qui rend accro et présente des risques majeurs pour la santé : le lien évident établi avec le tabac, la cigarette. Et la journée mondiale sans tabac du 31 mai, nous donne l'occasion de reparler non seulement des risques, mais surtout des moyens d'arrêter d'en consommer.  Une tendance encourageante La consommation de tabac a continué de reculer en France l'an dernier (2025). Une baisse de la vente des cigarettes industrielles et roulées qui avoisine les 9% ! Même si un adulte sur cinq fumait encore en 2024… L'un des aspects de cette tendance au recul est encourageante : c'est celui de la consommation de tabac, chez les plus jeunes, des progrès évalués par l'OFDT, l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Avec un chiffre que l'on peut peut-être mettre en parallèle, celui, sur la même période, de l'augmentation des ventes de traitement d'aide au sevrage du tabac : +7 %, en particulier sous forme orale !   D'après le baromètre de Santé Publique France, la moitié des fumeurs quotidiens en France déclare avoir envie d'arrêter de fumer, d'où l'importance d'écouter les spécialistes, pour passer du désir aux actes !  Avec : Dr Alice Deschenau, psychiatre, cheffe de service d'addictologie de l'Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) et présidente de la Société francophone de tabacologie Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'Hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.   Programmation musicale :  ► Victoria Monét, Lucky Daye – Smoke ► Os Garotin, MALIA – Deixa eu te encontrar.

Priorité santé
Arrêter de fumer : les conseils d'une addictologue

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 48:30


À l'occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient tous les 31 mai, nous faisons un point sur cette dépendance qui fait plus de 7 millions de morts chaque année, dans le monde. Quelles sont les conséquences immédiates sur la santé de la consommation de tabac ? Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ? Y a-t-il un bon moment pour renoncer à la cigarette et comment éviter les rechutes ? Quels sont les bienfaits de l'arrêt du tabac sur l'organisme ? Nos habitudes alimentaires, le stress, notre tendance à ne pas suffisamment bouger (cette fameuse « hygiène de vie »), constituent l'un des piliers pour notre bien-être physique et mental. Parmi ces habitudes, certaines sont beaucoup plus compliquées à arrêter que d'autres et pour cause, elles sont par nature addictives. On parle d'une pratique ou d'un produit, qui rend accro et présente des risques majeurs pour la santé : le lien évident établi avec le tabac, la cigarette. Et la journée mondiale sans tabac du 31 mai, nous donne l'occasion de reparler non seulement des risques, mais surtout des moyens d'arrêter d'en consommer.  Une tendance encourageante La consommation de tabac a continué de reculer en France l'an dernier (2025). Une baisse de la vente des cigarettes industrielles et roulées qui avoisine les 9% ! Même si un adulte sur cinq fumait encore en 2024… L'un des aspects de cette tendance au recul est encourageante : c'est celui de la consommation de tabac, chez les plus jeunes, des progrès évalués par l'OFDT, l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Avec un chiffre que l'on peut peut-être mettre en parallèle, celui, sur la même période, de l'augmentation des ventes de traitement d'aide au sevrage du tabac : +7 %, en particulier sous forme orale !   D'après le baromètre de Santé Publique France, la moitié des fumeurs quotidiens en France déclare avoir envie d'arrêter de fumer, d'où l'importance d'écouter les spécialistes, pour passer du désir aux actes !  Avec : Dr Alice Deschenau, psychiatre, cheffe de service d'addictologie de l'Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) et présidente de la Société francophone de tabacologie Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'Hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.   Programmation musicale :  ► Victoria Monét, Lucky Daye – Smoke ► Os Garotin, MALIA – Deixa eu te encontrar.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'OMS appelle à un cessez-le-feu dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 4:19


À Kinshasa, c'est un article du Potentiel qui rappelle que « la résurgence de l'épidémie d'Ebola intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile ». C'est dans ces conditions que Tedros Adhanom Ghebreysus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, est arrivé hier à Kinshasa. « Avant son arrivée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri considérée comme l'épicentre de l'épidémie, poursuit le Potentiel, le patron de l'institution onusienne a adressé un message mêlant solidarité, compassion et inquiétude face à la gravité de la crise. » Il a donc prononcé ces mots : « Je lance un appel direct à toutes les parties en guerre dans cette région : s'il vous plaît, déclarez un cessez-le-feu. Même brièvement. Même juste assez pour laisser passer les agents de santé. Des gens meurent d'Ebola alors qu'ils n'ont pas à mourir. Des enfants sont malades (…) Je vous en supplie, je vous en implore : donnez-nous l'espace pour aider les personnes qui en ont le plus besoin. » « Pour l'OMS, précise le Potentiel, l'urgence est désormais de garantir un accès humanitaire sécurisé, afin de permettre aux équipes médicales d'intervenir rapidement dans les zones touchées. »  À lire aussiEbola: les restrictions à la frontière ougandaise avec la RDC inquiètent les milieux des affaires « C'est bon à prendre, même si... » En France, le « Code noir » a été officiellement abrogé hier jeudi, ce qui suscite un commentaire quelque peu sceptique du journal Aujourd8. Ce code organisait l'esclavage dans les colonies françaises, et n'avait jamais été abrogé dans le droit français. C'est donc chose faite à l'Assemblée nationale, le Sénat devra lui aussi se prononcer, peut-être le mois prochain. « C'est bon à prendre, même si… » commente Aujourd8. Et le journal burkinabé poursuit ironiquement : « Après la remise des œuvres d'art pillées sur le continent, voici venue l'heure de supprimer une ordonnance du 17e siècle, qui n'a plus cours, mais supprimée ainsi, marque encore un pas vers les actes de contrition d'une ex-métropole qui a vraiment fait de vilaines choses en Afrique ». Toutefois, l'abrogation du Code noir ne suscite pas plus d'enthousiasme que cela. « En attendant que le Sénat français donne son imprimatur ou retoque le texte, conclut Ajourd8, c'est déjà bon à prendre, même si cela ne change rien au fond dans ce qu'on appelle souvent impudiquement "descendants d'esclaves". » À lire aussiAbrogation du Code noir: «La France regarde dans le miroir de son propre passé» Une affaire de viol présumé sur une petite fille au Cameroun Le Journal du Cameroun nous explique que deux enquêtes ont été ouvertes « après une suspicion de viol sur une élève de deux ans à Ozda », un quartier de Yaoundé. Une enquête est menée par la direction régionale de l'Éducation et une autre par des officiers de police judiciaire. « Dans une vidéo, explique le Journal du Cameroun, la mère de la fillette a porté à l'opinion la dénonciation selon laquelle son enfant a subi un abus par voie anale et par le vagin. » La famille a fait faire des examens qui, selon elle, ont révélé « des traumatismes ». La famille suspecte par ailleurs que les faits se sont déroulés dans l'école fréquentée par la petite fille. « Mais l'établissement scolaire, précise le Journal du Cameroun, manifeste un refus et accuse les parents de vouloir ternir son image. » Une affaire qui suscite l'indignation. Hier matin, explique le quotidien camerounais, « des habitants du quartier Ozda, en colère, ont débarqué en masse à l'établissement scolaire pour manifester leur indignation et demander que justice soit faite ». Signe que les choses sont prises au sérieux, le ministre de l'Éducation et la ministre de la Promotion de la femme et de la famille se sont rendus dans l'établissement scolaire mis en cause. Cette dernière a « prescrit une enquête sociale urgente et la prise en charge psychosociale de l'enfant et de la famille ». « Une clinique d'écoute psychosociale pour les autres parents et le personnel de l'école sera également mise en place. » Reste à savoir si cela suffira à calmer l'indignation et la colère des familles.  À lire aussiCameroun: une vidéo d'un homme violemment battu dans un supermarché chinois crée la polémique

Invité Afrique
Coupe du monde 2026: «L'Afrique est en train de rattraper son retard sur l'Europe», explique Abdoulaye Thiam

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 6:35


Bonne nouvelle pour le Sénégal. Quinze supporters de l'équipe nationale de football, qui étaient en prison au Maroc, viennent d'être graciés par le roi Mohammed VI. Le président est allé les accueillir à l'aéroport de Dakar samedi soir. Bassirou Diomaye Faye est-il en train de miser sur le football pour remporter le match de la popularité contre Ousmane Sonko, le Premier ministre qu'il vient de limoger ce vendredi ? Abdoulaye Thiam est journaliste à Sud Quotidien et président de la section Afrique de l'Association internationale de la presse sportive. En ligne de Dakar, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Dix équipes africaines à la Coupe du monde 2026, un record historique. Est-ce à dire que le football africain monte en puissance ? Abdoulaye Thiam : Absolument. On peut l'apprécier ainsi. Cela commence avec les exploits du Cameroun en 1990 – pour la première fois, une sélection africaine atteint les quarts de finale –, suivi du Sénégal en 2002, qui a réalisé la même performance. En 2010, le Ghana arrive jusqu'au stade des quarts de finale. En 2022, le Maroc réalise une performance XXL en rentrant dans le carré d'as. Le record historique de cette année correspond-il à de nouveaux investissements dans les infrastructures ou dans l'encadrement technique ? Oui, on peut prendre le cas du Maroc qui a fait un très grand bond en avant. Mais on peut parler aussi du projet « Goal », initié par Sepp Blatter, renforcé aujourd'hui par le projet « Forward », et qui a permis à de nombreuses fédérations africaines de disposer d'abord de sièges et, deuxièmement, d'utiliser cet argent pour se renforcer. Ce sont les centres de formation, pour reprendre encore le cas du Sénégal avec Génération Foot en 2000, mais aussi et surtout le centre Diambars qui a été installé par un ancien international français d'origine sénégalaise, Patrick Vieira. Aujourd'hui, les centres pullulent un peu partout en Afrique, aussi bien en Côte d'Ivoire, au Maroc qu'au Mali. Je crois que l'Afrique est en train de rattraper son retard par rapport à l'Occident. Pour les Lions du Sénégal, le contentieux avec la CAF et le Maroc, à la suite de la finale de la CAN en janvier dernier, ne risque-t-il pas de perturber les joueurs dans leur préparation ? Non, je ne le crois pas. Les Sénégalais ont compris que le jury d'appel de la CAF s'est trompé parce qu'il ne disposait pas d'une base légale pour pouvoir statuer. Mais la décision finale va revenir au Tribunal arbitral du sport. Elle n'est pas encore prise. En attendant, les Lions du Sénégal ne risquent-ils pas d'être déconcentrés dans leur préparation ? Non, je crois que les Sénégalais sont restés focus sur la Coupe du monde. On attendra effectivement après cette Coupe du monde, au mois d'août certainement – ou bien au mois de septembre, je ne sais pas exactement –, pour que le Tribunal arbitral du sport finisse par trancher cette question. Mais j'ose espérer que la décision ira dans le sens du jury disciplinaire, qui a déjà eu à trancher en premier ressort en sanctionnant le Sénégal. C'est la jurisprudence actuelle. C'est-à-dire que, quand une équipe refuse de jouer et finit par rejoindre le terrain, ce que l'on peut prendre comme sanction, c'est de sanctionner le sélectionneur. Il a reçu des sanctions, des joueurs sénégalais aussi ont reçu des sanctions. Cela devrait s'arrêter là, mais on ne peut pas retirer un trophée après avoir déjà remporté la Coupe d'Afrique des nations. Il y a eu une bonne nouvelle pour le Sénégal ce week-end, la grâce du roi du Maroc pour les quinze derniers supporters sénégalais qui étaient emprisonnés. La présence de Bassirou Diomaye Faye, samedi soir, à l'aéroport Blaise-Diagne de Diamniadio, pour accueillir les supporteurs libérés, est-elle le signe que le président veut mettre les Lions du Sénégal dans son camp, au moment où il vient de limoger son Premier ministre, Ousmane Sonko ? Non, je ne le vois pas ainsi. Je pense que, même si Ousmane Sonko était encore Premier ministre, rien ne s'opposerait à ce que le président de la République puisse se déplacer lui-même. Parce que la diplomatie sénégalaise avait été mise en branle. Aujourd'hui, c'est un apaisement des cœurs à la veille de la fête de l'Aïd. Tous les Sénégalais n'arrêtent pas de féliciter et de remercier encore Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cet acte d'une grande mansuétude. Mais de fait, la présence du président à l'arrivée des supporters ce week-end à Dakar, n'est-ce pas une façon pour Bassirou Diomaye Faye de s'attribuer le mérite de leur libération et donc de peser dans l'opinion face à Ousmane Sonko ? Je crois que, s'il le fait, c'est tout à fait normal et naturel. Je me souviendrai toujours de cette sortie du président Abdoulaye Wade qui disait à tout le monde : « J'ai misé sur l'équipe nationale du Sénégal et je récolte la mise. » On est en Afrique. On sait que dans tous les pays africains, l'équipe nationale, la sélection A, est une véritable vitrine. Quand il y a une performance, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, il y a toujours le premier de cette nation, c'est-à-dire le chef de l'État, qui essaie de se mettre en avant pour communier avec son peuple. Je n'y vois pas un acte politique. Même si tel était le cas, je ne vois pas de problème par rapport à cela. Dans la compétition entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour avoir la plus grande popularité au Sénégal, peut-on dire que cette grâce royale tombe bien pour le président de la République ? Absolument. Cela tombe bien pour le président de la République de s'approprier une telle victoire diplomatique. C'est important parce que, comme vous le savez bien, depuis un certain temps au Sénégal, on constate qu'il y a eu beaucoup de défaites sur le plan international. On se souviendra toujours qu'au niveau de la Banque africaine de développement (BAD), c'est un Sénégalais qui n'a pas pu gagner [en 2025]. Les gens aussi ont remis sur la table la défaite d'Abdoulaye Bathily au niveau de la Commission de l'Union africaine [en 2017]. C'est important pour le chef de l'État, surtout dans un contexte politique actuel. C'est tout à fait normal qu'il monte au créneau pour communier avec son peuple en perspective de la Coupe du monde. Pour les Léopards du Congo, l'épidémie d'Ebola ne risque-t-elle pas de compliquer leur préparation, au moment où la Maison-Blanche veut imposer un isolement de trois semaines à la sélection congolaise ? Je ne vois pas en quoi les joueurs sont directement concernés. Ce sont tous des internationaux évoluant dans les championnats les plus huppés en Europe. Je ne vois pas en quoi ils sont concernés directement, d'autant plus que leur camp de base, qui devait avoir lieu à Kinshasa, a été annulé. Ils ne se déplacent pas au Congo, ils vont rester en Belgique. Je ne vois pas pourquoi ils mériteraient un tel traitement. Restez-vous optimiste pour leur venue aux États-Unis le 11 juin ? Oui, je pense qu'ils seront aux États-Unis. Ils viendront à Houston le 11 juin. J'ose espérer aussi qu'ils vont transformer cette situation en démonstration de force à la face du monde. Ce n'est pas un virus Ebola qui va les empêcher de démontrer à tout le monde que c'est une belle équipe qui mérite sa qualification à cette Coupe du monde. En tout cas, je leur fais confiance. J'espère que cela ne va pas affecter l'équipe nationale de la République démocratique du Congo. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, croit à la victoire d'une équipe nationale africaine à la Coupe du monde 2026. Y croyez-vous aussi ou pas ? Il n'est pas le seul à y croire. Moi j'y crois. J'ai rappelé le retard que l'Afrique est en train de rattraper par rapport à l'Europe. Il y a beaucoup plus de rigueur. Les fédérations maîtrisent aujourd'hui la haute compétition. Les États ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les sélections africaines dans d'excellentes conditions de performance et de séjour. Le Maroc a réussi à rentrer dans le carré, c'est-à-dire les demi-finales, avant son élimination contre la France [en 2022]. À l'époque, nous avions cinq équipes. Nous en avons dix et non des moindres. Je pense que, pas uniquement une seule équipe africaine, mais deux, voire trois, pourraient même atteindre les demi-finales et pourquoi pas monter sur la plus haute marche du podium au soir du 19 juillet dans le New Jersey. À lire aussiCAN 2025: le roi du Maroc Mohammed VI gracie les supporters sénégalais emprisonnés

Invité Afrique
Création du poste de vice-président au Cameroun: «Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 11:14


Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long.  Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ?  Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 16 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


En première partie, retour sur le sommet Afrique-France qui s'est tenu cette semaine au Kenya, pays anglophone. Une manière pour Paris de regarder vers l'Afrique de l'Est. Tout un symbole pour un sommet baptisé « En avant l'Afrique », Afrika Forward. Le second reportage de cette émission nous emmène en Chine. Pays vieillissant, comment y coule-t-on de vieux jours entre traditions et technologies.  Du pré carré au gagnant-gagnant: la nouvelle stratégie française en Afrique Quel est l'état de la relation entre la France et les pays africains ? Alors que la sévère crispation au Mali nous a renvoyés au repli français dans les pays de la zone sahélienne. Cette relation a-t-elle été réinventée comme le promettait le président Macron au début de son premier mandat ? Le pré carré français dans les anciennes colonies disparait. Place à une logique d'intérêts mutuels recentrée sur les échanges économiques. Et Paris de se tourner vers l'Afrique de l'Est, comme le symbolise le sommet Africa Forward organisé à Nairobi par la France et le Kenya. Dans Grand reportage, un diaporama sur cette relation en pleine mutation. Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal… et tout d'abord le port de Freetown en Sierra Leone, pays anglophone où la France cherche à investir. Un Grand reportage de Charlotte Cosset, Richard Onanena, Abdoul Aziz Diallo et Juliette Dubois, récit Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix. Vieillir en Chine : entre robots, débrouille et nouvelles solidarités En Chine, la population vieillit à grande vitesse. D'ici quelques années, les plus de 60 ans seront vraiment nombreux. Et parallèlement, le nombre d'actifs diminue. Dans les grandes villes, une question devient centrale : comment vieillir, quand les enfants sont moins nombreux, quand ils vivent trop loin… et que physiquement, le corps et l'esprit donnent des signes de faiblesse. Les seniors chinois vivent donc entre activités traditionnelles et assistance, parfois à la pointe de la modernité. Un Grand reportage à Pékin et à Chengdu Cléa Broadhurst et Chi Xiangyuande. À suivre, un entretien entre Cléa Broadhurst et Jacques Allix.

Atelier des médias
Radiobox: comment la Croix-Rouge utilise la radio dans ses actions humanitaires

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 16, 2026 36:23


La Radiobox, un studio de radio mobile « tout-en-un » conçu par l'ONG Making Waves, est devenue un outil de sensibilisation déployé à grande échelle par la Croix-Rouge française dans ses missions, notamment en Afrique (Guinée, Tchad, Cameroun). En février 2020, dans L'atelier des médias, était présenté un prototype d'un objet appelé Radiobox. Alexandre Plank, réalisateur radio de métier, racontait avoir travaillé avec l'ONG Radio Sans Frontières au Kurdistan irakien au moment de la bataille de Mossoul, en 2016-2017. Pour lui, « l'intuition première de la Radiobox elle vient (...) de voir l'ennui de gens éloignés de leur famille, éloignés de leur ville et n'ayant pas la possibilité de faire quoi que ce soit ». Le succès reposerait sur la simplicité : « Si on arrivait à simplifier le dispositif radiophonique, les gens l'utiliseraient. » Le défi technique était de créer un objet robuste et accessible. Il a été relevé par le technicien et bidouilleur Anthony Capelli. Aujourd'hui, la version 4 de la Radiobox tient dans un sac à dos et fonctionne sur batterie.  La Radiobox au service de la santé communautaire Pour la Croix-Rouge française, cet objet est une solution « low-tech » idéale pour les zones reculées. Loïc Judeau, référent technique santé aux opérations internationales de cette assocation, a immédiatement été séduit par cet outil qui « est extrêmement simple et qu'un enfant de 6 ans en quelques minutes peut mettre en œuvre ». Déployée d'abord au Tchad puis en Guinée, la Radiobox permet de transformer des séances de sensibilisation classiques en véritables événements communautaires. L'efficacité est au rendez-vous. Des études d'impact menées par la Croix-Rouge montrent que 91 % des auditeurs au Tchad déclarent avoir changé positivement leur comportement de santé après une émission. Pour Loïc Judeau, la force du dispositif réside dans l'horizontalité de la parole : « C'est plus efficace que les moyens de sensibilisation traditionnels parce qu'on reprend le système de pairs-aidants. C'est la maman qui va témoigner, c'est le patient qui va venir témoigner et donc forcément ça va beaucoup plus parler à la communauté. » Briser les réticences : l'exemple du Dr Ousmane en Guinée En République de Guinée, le Docteur Ousmane Camara utilise la Radiobox pour des campagnes de vaccination ou la prévention de maladies. Pour ce médecin-animateur radio, l'outil a changé la donne dans les villages où la couverture radio est inexistante. « C'est un outil qui favorise activement la résilience des parties prenantes », explique-t-il, précisant que la Radiobox aide à « casser les réticences, donner la parole, permettre à ceux qui sont les plus réticents dans les activités communautaires à s'approcher ». L'impact va au-delà du moment de l'émission en public. Les contenus sont enregistrés et diffusés via WhatsApp ou YouTube, créant une viralité positive. Le Docteur Ousmane souligne que cette approche a « beaucoup permis cette amélioration dans la communication avec les bénéficiaires au niveau communautaire ». De l'urgence humanitaire au podcast pédagogique Au-delà de la sensibilisation, la Radiobox s'invite dans les situations d'urgence, comme lors du passage du cyclone Chido à Mayotte, pour donner la parole aux victimes. La Croix-Rouge explore également de nouveaux formats, comme le podcast Ça décale, qui plonge l'auditeur dans la tête des secouristes lors d'interventions d'urgence. Qu'il s'agisse de former des ambassadeurs ou de mener des projets de « démocratie sonore » en Seine-Saint-Denis – comme l'explique Alexandre Plank en fin d'émission –, la Radiobox prouve que la radio, loin d'être reléguée au passé, reste l'un des moyens les plus puissants pour restaurer le lien humain là où il est le plus fragile.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal victime d'une nouvelle cyberattaque

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:45


« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : le combat d'une vie (4/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 11, 2026 17:05


[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  Le combat d'une vie  En janvier 2022, Francis Ngannou gagne définitivement sa place au panthéon des Arts Martiaux Mixtes, lorsqu'il est sacré champion du monde pour la deuxième fois. Mais à ce même moment, sa relation avec Dana White, le patron de l'UFC, devient exécrable. White ne supporte pas les revendications du champion quand vient l'heure de renouveler son contrat. Outre une augmentation, il souhaite inscrire une clause exceptionnelle dans son contrat, lui permettant de jouer au moins un véritable match de boxe traditionnelle, sans arts martiaux mixtes, dans une autre ligue que l'UFC. Il se donnerait ainsi une chance de réaliser son rêve de devenir un authentique boxeur. Dana White refuse catégoriquement, mais le champion du monde en titre signe au PFL, le concurrent principal de l'UFC. Et il ne tarde pas à dévoiler l'identité du boxeur qu'il souhaite affronter… Tyson Fury ! L'actuel champion du monde des poids lourds... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Grand reportage
Du pré carré au gagnant-gagnant: la nouvelle stratégie française en Afrique

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Quel est l'état de la relation entre la France et les pays africains ? Alors que la sévère crispation au Mali nous a renvoyés au repli français dans les pays de la zone sahélienne. Cette relation a-t-elle été réinventée comme le promettait le président Macron au début de son premier mandat ? Le pré carré français dans les anciennes colonies disparait. Place à une logique d'intérêts mutuels recentrée sur les échanges économiques. Et Paris de se tourner vers l'Afrique de l'Est, comme le symbolise le sommet Africa Forward organisé à Nairobi par la France et le Kenya. Dans Grand Reportage, un diaporama sur cette relation en pleine mutation. Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal… et tout d'abord le port de Freetown en Sierra Leone, pays anglophone où la France cherche à investir. « Du pré carré au gagnant-gagnant : la nouvelle stratégie française en Afrique », un Grand reportage de Charlotte Cosset, Richard Onanena, Abdoul Aziz Diallo et Juliette Dubois, récit Alexis Bédu.

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : en route vers le sommet (3/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 11, 2026 15:48


[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  En route vers le sommet  Le 20 janvier 2018, après avoir aligné une série titanesque de six victoires consécutives depuis ses débuts Francis Ngannou subit sa première défaite au sein de l'UFC... Et pas n'importe laquelle : il perd le combat pour le titre suprême de champion du monde poids lourds, au profit de l'Américain Stipe Miocić. Francis n'a pourtant pas démérité, loin de là : il a tenu l'intégralité des cinq rounds contre le champion du monde en titre, sans être mis K.O., mais il a néanmoins subi de bout en bout, incapable de perturber la stratégie adverse, chutant souvent, et se relevant chaque fois avec un peu plus de difficulté. Mais le verdict des juges est sans appel. Francis doit céder la victoire. Il avait tellement pris l'habitude de gagner qu'il en avait oublié le goût de la défaite. Mais il ne doit pas se laisser abattre. Bille en tête, Francis repart à l'entraînement… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : le miraculé (1/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 10, 2026 16:04


[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  Le miraculé  En 2012, alors qu'il vit à Douala, la capitale économique du Cameroun, Francis Ngannou doit prendre une décision radicale. Âgé de 26 ans, il ne se sent pas un centimètre plus proche de ses rêves de boxe qu'il ne l'était à l'âge de 14 ans devant sa télévision. Peut-être s'en est-il même encore éloigné. Tous les grands sportifs débutent leur carrière entre 15 et 20 ans. La sienne n'a pas commencé tandis qu'il se rapproche de la trentaine - et il n'aura bientôt plus de quoi payer l'abonnement de la salle de boxe de son quartier : l'impasse est complète. À ce stade, nombreux sont ceux qui auraient jeté l'éponge, et admis qu'ils avaient rêvé trop grand… Francis Ngannou, lui, décide au contraire qu'il est l'heure de jouer le tout pour le tout… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : la conquête des Etats-Unis (2/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 10, 2026 15:38


[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  Une carrière prometteuse  À Paris, au début du mois d'octobre 2013, Francis Ngannou commence à peine à sortir de la précarité. Migrant d'origine camerounaise, il a vécu plusieurs semaines à même les rues de la capitale, dormant dans un parking près de la Gare de Lyon avec très, très peu de ressources. À la suite d'une succession de rencontres miraculeuses, Francis découvre la MMA Factory, et croise la route d'un homme qui va changer sa vie : Fernand Lopez… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices