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Le tournant autoritaire ne viendra pas des chars, il arrive par appel d'offres. iA à l'école, data centers surdimensionnés, fichiers de police : Irénée Régnauld documente la sommation technologique qui s'installe en France sans débat, à quelques mois de la présidentielle.Irénée Régnauld est essayiste, sociologue et doctorant à l'EHESS et à l'INSA Rennes. Il tient le blog Mais où va le Web et a cofondé l'association Le Mouton Numérique.Il publie La Sommation technologique (au temps des catastrophes) chez La Fabrique, où il décortique la fascisation ordinaire de nos outils et plaide pour une véritable démocratie technique.Cyrille Chaudoit et Mick Levy le confrontent à ses propres exemples, de la Cnaf à Mistral, de Périclès aux data centers, et à la contradiction qu'il assume lui-même : le mot technofascisme écrase tout ce que son livre s'emploie justement à déplier.Un épisode qui déplace la question. Non pas pour ou contre l'iA, mais qui décide de l'installer, au nom de quelle promesse, et avec l'argent de qui.Les questions auxquelles répond cet épisode :- Technofascisme : pourquoi ce mot, et pourquoi le circonscrire à la France ?- Vidéosurveillance algorithmique et reconnaissance faciale, est-ce la même chose ? Où en est-on légalement ?- Pourquoi l'iA à l'école ressemble-t-elle davantage à une coupe budgétaire qu'à un progrès pédagogique ?- Qui est Pierre-Édouard Stérin, et que change l'arrivée d'argent réactionnaire dans le financement de la tech ?- Data centers : quelle voie démocratique ?- La peur de l'extinction par l'iA sert-elle le débat ou l'oriente-t-elle ?- Se débrancher, déserter, revenir au réel, une posture de privilégiés ?Chapitrage :
Aujourd'hui, nous avons échangé avec Juliane, qui se définit par trois mots : Curieuse / Indépendante / Créative.Dans cet épisode, nous avons parlé de son burnout, ou comme elle le qualifie : "sur adaptation", "saturation", "deshumanisation", "effondrement".Elle est l'autrice du livre : "Le burning système - Dans la fabrique du burnout" (que je recommande chaudement).Dans cet épisode nous avons parlé du burnout, et plus précisément de ses causes (comment on le fabrique). Pas du point de vue d'un psy, mais du point de vue du vécu de cette expérience.C'était passionnant ! Je vous laisse découvrir tout ça.Enjoy !Où retrouver Juliane : Linkedin : https://www.linkedin.com/in/julianebourbon/Livre : https://www.amazon.fr/BURNING-SYSTÈME-Témoignage-fabrique-burnout/dp/B0FQBYJVG8
durée : 00:59:35 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Alors que la réduction du déficit est au cœur des débats en France, retour sur l'histoire, les raisons et les conséquences de l'annulation des dettes à travers le monde. Nous plongerons ensuite dans la fabrique des billets de banque européens, qui devraient changer de design à partir de 2028. - équipe : Tina Iung, Noé Mignard - invités : Marin Ferry Economiste, maître de conférence à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Jesse Bailly Maître de conférences en science politique à l'Institut Catholique de Paris , Louise Wambergue-Gouble Doctorante en design graphique et en art visuel à l'université de Strasbourg Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:16:15 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Les citoyens européens ont jusqu'au 21 septembre pour voter pour le nouveau graphisme des billets européens. Or, les enjeux du graphisme fiduciaire sont cruciaux : il faut croire en cette monnaie, en ses institutions et à leurs représentations. - équipe : Tina Iung, Noé Mignard - invités : Louise Wambergue-Gouble Doctorante en design graphique et en art visuel à l'université de Strasbourg Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
“C'est la conséquence d'une guerre qu'on n'a pas choisie.” Emmanuel Macron a ainsi expliqué l'explosion du prix de l'essence, tout en espérant calmer une colère qui gronde dans le pays. Dans un pays où, le mur de la dette prive l'Etat de marges de manœuvre pour répondre à la crise sociale et économique, cela suffira-t-il ?Un sentiment domine. Celui d'une perte de contrôle. Perte de contrôle sur le monde qui nous entoure, perte de contrôle sur nos propres finances.En réponse, depuis quelques années, un mot magique s'est imposé dans le discours politique, de la droite à la gauche, celui de souveraineté. Mais pouvons-nous encore reprendre le contrôle sur notre destin ? Quel est le prix de notre souveraineté ?Avec : Karine VAN DER STRAETEN Economiste, directrice générale de la fondation de la Toulouse School of Economics. Co-autrice avec Jean Tirole de Economie du désordre mondial (co-édition Albin Michel PUF). David Baverez Investisseur, essayiste, spécialiste de l'économie chinoise. Auteur de Après le chaos (Novice, 01.10.2026) et de la bande dessinée Vive la Géoéconomie ! (Novice, 01.10.2026).Benjamin LEMOINE Sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre du conseil scientifique de l'Institut La Boétie, think tank affilié à LFI. Auteur de La démocratie disciplinée par la dette (La Découverte, 2022).Odile TOURNEUXPhilosophe, chargée de recherche au CNRS. Autrice de La Souveraineté à l'ère du néolibéralisme (Classique Garnier, 2022).Sébastien SORIANODirecteur de l'IGN, Institut national de l'information géographique et forestière. Auteur de La Fabrique de la souveraineté (Allary Éditions).
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 19 septembre 2026.Avec cette semaine :Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE CANADA DE MARK CARNEY, DERNIÈRE CHANCE DE L'EUROPE ? En pleine guerre commerciale avec les États-Unis de Donald Trump, le Canada cherche de nouveaux partenaires, tandis que l'Europe, dont les relations avec Washington sont tout aussi houleuses, cherche des appuis à sa stratégie de rééquilibrage entre les deux super-puissances, Chine et États-Unis. Mark Carney dans son discours de Davos du 20 janvier 2026, avait acté le basculement dans un âge des empires fondé sur la coercition. Il y avait exposé le dilemme des puissances moyennes : choisir entre l'autonomie ou la soumission, et proposé une stratégie fondée sur la limitation des dépendances vis-à-vis des empires, la diversification des partenariats et le renforcement de la coopération entre les puissances moyennes.Mercredi, dans son discours annuel sur l'état de l'Union devant le parlement européen à Strasbourg en présence du Premier ministre canadien Mark Carney, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a proposé que le Canada devienne le « premier membre associé » de l'Union européenne. « Nous voyons le monde avec les mêmes yeux : de l'IA au changement climatique, de l'Arctique à la géopolitique », a souligné Mme von der Leyen, appelant Ottawa et Bruxelles à « bâtir » un « avenir commun ». A l'annonce de cette proposition, les eurodéputés se sont levés pour applaudir longuement M. Carney.Jeudi, Mark Carney, a accueilli favorablement, « cette ambition ». S'exprimant à, son tour devant les députés européens, à Strasbourg, il a assuré que « les sondages montrent qu'une écrasante majorité de Canadiens sont favorables à des liens beaucoup plus étroits avec l'Europe ». Pour le Premier ministre canadien le Canada et l'Europe sont « plus forts ensemble » et ils sont liés par des « valeurs communes », non par des « deals », une allusion claire au président américain, Donald Trump. « Le Canada et l'Europe devraient garantir leur autonomie stratégique grâce à une coopération approfondie couvrant l'ensemble des capacités stratégiques », a développé M. Carney, arguant que les deux blocs devraient « œuvrer en faveur d'échanges numériques fluides, ainsi que d'une libre circulation des produits non agricoles et d'une vaste gamme de services. Nous devrions renforcer les liens entre nos populations, en permettant à nos jeunes de travailler, d'étudier et de vivre où ils le souhaitent, de part et d'autre de l'Atlantique », a-t-il déclaré. Pour autant, le Premier ministre canadien a assuré ne pas chercher la construction d'un « troisième bloc pour devenir une grande puissance rivale qui aurait de meilleures manières ». « Nous ne recherchons pas le pouvoir pour dominer autrui. Nos démocraties sont fondées sur l'État de droit », a-t-il souligné, avant de qualifier cette alliance future de « phare pour les démocraties ».COMBIEN D'EXTRÊMES DROITES ?Pour son premier grand discours depuis que la justice lui a rouvert la voie vers l'Élysée, Marine Le Pen a déroulé un programme refermant, point par point, la parenthèse libérale que Jordan Bardella et certains de ses conseillers avaient tenté d'ouvrir, gravant dans le marbre son slogan « ni droite ni gauche ». Pour 2027 elle veut mener « plus que jamais » la « bataille sociale ». Une formule qui sonne comme un désaveu pour ceux qui, en interne, espéraient muscler le versant pro-entreprise du parti. Affichant sa volonté de mettre l'accent sur la « priorité nationale » – « un droit naturel et juste », Marine Le Pen a promis d'appliquer ce principe controversé au logement social, l'un des « grands chantiers » de son potentiel quinquennat. En martelant cette thématique, elle s'est épargnée toute explication sur les polémiques qui ont émaillé la rentrée du RN. C'est à peine si elle a, sur le réseau X, promis de soumettre l'interdiction du voile à un réferendum. Elle n'est pas plus revenue sur la retraite à 62 voire à 60 ans, que sur les saillies racistes et sexistes d'un policier municipal membre du service d'ordre du parti, ou sur la fin de l'aide à l'Ukraine annoncée par le maire de Perpignan, Louis Aliot. Des propos qui viennent rappeler les positions prorusses longtemps tenues par le RN, que n'endosse pas totalement Jordan Bardella. La stratégie du « tandem complémentaire » tenue l'année passée, avec une ligne plus libérale incarnée par Jordan Bardella, et une ligne plus sociale et populiste jouée par Marine Le Pen, prend désormais des allures de duel au sommet.Le 13 septembre, un autre duo à l'extrême droite mettait en scène ses ambitions, et ses possibles rivalités : Sarah Knafo puis Éric Zemmour ont conclu, chacun à leur tour, les universités d'été de Reconquête. Si le chef de la formation, n'a pas encore confirmé sa probable candidature, il a entamé sa rentrée en ciblant son créneau favori, l'islam, se déclarant contre le port du voile dans l'espace public, pour la « remigration » et critiquant sa meilleure ennemie, Marine Le Pen. Tandis qu'Éric Zemmour mise sur l'identitaire, sa compagne, Sarah Knafo combat sur le champ libéral. L'énarque creuse un sillon dans le secteur économique, portant un discours antifiscal, anti-État et techno-capitaliste, inspiré par Elon Musk et les politiques menées en Argentine et au Salvador.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les volontariats internationaux d'échange et de solidarité permettent d'accomplir des missions de solidarité et de vivre des expériences interculturelles partout dans le monde. France Volontaires, la plateforme qui centralise toutes ces opérations, dépend du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, et vient de participer à la deuxième Fabrique de la Diplomatie à Paris. Yann Delaunay, le directeur général de France Volontaires, présente les programmes de volontariat international. À écouter aussiLa mobilité internationale diverse et inclusive avec Cynthia Callatin
durée : 00:52:34 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - 1ère diffusion : 23/11/2010 Par Perrine Kervran - Avec Jacotte Brazier, Christian Bourillot, Alain Alexanian, Jean-François Mesplède, Raymond Chirat, Pierre Grison, Philippe Rabatel et Georges Blanc - équipe : Rafik Zénine, Hassane M'Béchour, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, INA, Vincent Abouchar, Emily Vallat Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Sur le papier, ça semble si simple: le consentement, cʹest un oui. Dans les faits, cʹest autre chose. Un oui libre, informé, réversible et sans contrainte sʹavère beaucoup plus rare quʹon ne le croit. Depuis le mouvement #MeToo, le terme de "consentement" ressurgit régulièrement sur le devant de la scène médiatique et politique. Mais le consentement ne concerne de loin pas que les relations amoureuses et sexuelles. Dans les rapports de pouvoir les plus ordinaires, la question revient sans cesse: dans quelles conditions choisit-on vraiment? Comment mieux éduquer au consentement? Et que révèle le consentement de notre rapport à la liberté? Reportages de Pauline Vrolixs Réalisation: Jérôme Nussbaum Production: Raphaële Bouchet Les invité.es : Camille Perrier Depeursinge, professeure de droit pénal à l'Université de Lausanne & Romy Siegrist, psychologue et sexologue chez SexopraxiS
durée : 00:51:27 - Le Cours de l'histoire - De la fabrication du papier à la commercialisation des livres, le monde de l'édition est en pleine mutation au XIXe siècle. Quelles sont les mains ouvrières qui se cachent derrière les livres à succès ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
11 mai 2026 - Revital Madar, politologue interdisciplinaire, chercheuse à l'Institut universitaire européen (EUI).Modération: Sylvain Cypel, journaliste et membre d'Orient XXI.Retrouvez la vidéo: https://youtu.be/JlNo0bnnGEM?si=-f7SvhJM4zILl-JsSuivez nos évènements sur les réseaux sociaux YouTube : @upiremmo Facebook : @institutiremmo X-Twitter : @IiReMMO Instagram : @institutiremmo LinkedIn : @Institut iReMMOSoutenez notre chaîne HelloAsso : @iremmo
Créé en 2008 par le Conseil de l'Europe, le Réseau européen des migrations travaille en collaboration avec des organisations européennes et internationales en charge des migrants. Il s'appuie sur 36 points de contact dans divers pays en Europe, avec des experts en migration et asile. Quels sont les objectifs et les missions de ce réseau ? Christelle Caporali-Petit, de la direction générale des étrangers en France, est le point de contact français du réseau européen des migrations. À lire aussiL'Agence française de développement à la deuxième édition de la Fabrique de la Diplomatie à Paris
durée : 00:06:11 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Si le secteur du parfum emploie des dizaines de milliers de personnes en France, les parfumeurs créateurs sont rares. Et c'est un métier très exigeant. Pour développer des parfums, il faut aussi maîtriser les contraintes réglementaires et répondre aux attentes du marché. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:18 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - L'école de parfumerie de Givaudan fête cette année ses 80 ans. Installée à Argenteuil, près de Paris, elle forme les futurs parfumeurs qui travailleront ensuite pour l'industrie du luxe ou les produits de grande consommation. Les étudiants sont triés sur le volet parmi des milliers de candidats. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou - invités : Lionel Paillès Journaliste indépendant, spécialiste de l'univers de la parfumerie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Organisée par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, la deuxième édition de la Fabrique de la diplomatie qui vient de se tenir à Paris a réuni plusieurs institutions qui représentent la France à l'étranger, dont l'AFD, l'Agence française de développement. En effet, l'AFD finance et accompagne près de 3 000 projets, en Outre-mer et dans 115 pays à travers le monde, dont 47 pays en Afrique. Sandra Kassab est la directrice du département Afrique à l'AFD.
durée : 00:06:08 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Le parfumeur est un compositeur olfactif, toujours en quête du juste équilibre entre les ingrédients qu'il utilise pour parvenir à la fragrance recherchée. Mais dans la plupart des cas, le parfum qu'il va créer n'est pas synonyme de célébrité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comment savoir ce qui s'est passé il y a 500 000 ans, quand même l'année dernière nous semble parfois floue ? Dans ce premier épisode de La Fabrique de l'Histoire, en partenariat avec Ma Petite Frise, nous invitons les enfants à découvrir la chronologie : cette science qui permet de remettre chaque événement à sa juste place, sans jamais confondre l'avant et l'après. De l'homme de Tautavel à la chute de Constantinople, en passant par les Gaulois et Jules César, cet épisode pose les bases indispensables pour comprendre comment les historiens s'y retrouvent dans une histoire aussi longue que vertigineuse.✨ Un livret à imprimer accompagne cette trilogie d'épisodes pour permettre aux enfants de créer leur propre frise chronologique au fil de l'écoute ! Pour prolonger l'aventure, retrouvez tout l'univers de Conte Moi l'Histoire (podcasts, livrets d'activités, jeu de cartes) et découvrez la frise chronologique illustrée de Ma Petite Frise, l'outil parfait pour visualiser 2000 ans d'Histoire de France d'un seul coup d'œil.
Madeleine de JESSEY, normalienne, agrégée et docteur en littérature française, enseignante en classes préparatoires. Auteur de L'École des illettrés (Albin Michel)La campagne électorale commence à peine que l'impuissance des politiques nourrit le dépit voire la colère et surtout un sentiment de déclin que la dernière enquête Pisa renvoie comme le miroir de nos renoncements, avec, une fois de plus, un net recul du niveau des élèves français. Normalienne, agrégée et docteur en littérature française, Madeleine de Jessey aime à la fois Julien Sorel et Bethsabée. Elle enseigne en classe préparatoire. Elle avait 17 ans quand était publiée La Fabrique du crétin de Jean-Paul Brighelli, c'était il y a vingt ans. Aujourd'hui l'enseignante se désole que l'Éducation nationale, premier budget de la nation, soit devenue l'école des illettrés. Elle s'en désole mais ne s'y résigne pas, même si elle n'envisage pas de revenir en politique. Madeleine de Jessey énonce des propositions : selon elle, l'effort devrait porter sur le primaire, tandis que le ministre entend insister sur le collège. Bien que l'institution ait reconnu que les méthodes syllabiques d'apprentissage de la lecture sont les plus efficaces, la plupart des instituteurs continuent d'infliger aux jeunes cerveaux des méthodes globales ou semi-globales dont les effets dommageables sont avérés. Pourquoi ? En France, la maxime semble être celle-ci : tout passe et rien ne se passe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 6 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:35 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Face à une concurrence internationale de plus en plus forte, les parfumeurs doivent réussir à conjuguer tradition et innovation. L'intelligence artificielle fait aujourd'hui partie de leur palette de travail. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Classement Pisa : la France stagne à la 27e place, les élèves sont de moins en moins brillants à l'école
durée : 00:05:43 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Les parfumeurs manipulent depuis des décennies des molécules de synthèse qu'ils additionnent finement pour donner naissance à leur projet olfactif. Mais rien ne vaut au fil des saisons la rencontre avec la rose, le lys, le jasmin et toutes les plantes aromatiques que l'on trouve dans la nature. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:16 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Associé à l'élégance et au luxe, le parfum contribue au rayonnement international de la France. Dans l'Hexagone, il génère des dizaines de milliers d'emplois. C'est à Grasse et en région parisienne que sont formés la majorité des parfumeurs mondiaux. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 6 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.ÉDOUARD BALLADUR ET LA VE RÉPUBLIQUEDécédé lundi à 97 ans, Édouard Balladur aura connu sous la la Ve République les plus hautes responsabilités. Chargé des affaires sociales au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou à partir de 1964, il est en première ligne au moment de la crise de Mai 68 puis de la négociation des accords de Grenelle. Secrétaire général de l'Elysée lorsque Georges Pompidou accède à la présidence de la République en 1969, il doit, au fur et à mesure de l'aggravation de la maladie qui emportera le chef de l'État, suppléer à ses défaillances physiques et psychiques.Ignoré pendant son septennat par Valéry Giscard d'Estaing, il revient en 1981 à la politique active avec Jacques Chirac alors maire de Paris qu'il convainc de la nécessité d'une politique libérale. Il en sera l'artisan comme ministre d'État chargé de l'économie, des finances et de la privatisation dans le premier gouvernement de cohabitation de la Vème république. Il met en œuvre une politique la privatisation : d'une trentaine de sociétés et s'attache à la libéralisation des prix et des changes ainsi qu'à la baisse des dépenses et des impôts.Nouveau Premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur suit une ligne libérale identique, notamment avec la réforme des retraites, mais doit reculer sur la mise en place d'un « Smic jeunes ».En janvier 1995, alors que Jacques Chirac est officiellement en campagne depuis le 4 novembre 1994, Édouard Balladur déclare à son tour sa candidature. Ses bons sondages du début sont démentis dans les urnes : Édouard Balladur ne recueille que 18,6 % des suffrages exprimés, devancé par Jacques Chirac (20,8 %) et Lionel Jospin (23,3 %). En retrait de la vie politique active, il est chargé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy d'un Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions. On en retiendra l'encadrement des compétences présidentielles, l'interdiction faite aux parlementaires devenus ministres de retrouver leur siège à l'issue de leurs fonctions ministérielles, l'interdiction du cumul d'un mandat parlementaire avec toute fonction élective locale ou avec une fonction exécutive locale, 43 mesures pour la revalorisation du rôle du Parlement et de l'opposition avec notamment le renforcement du rôle des commissions et l'amélioration de la qualité du travail législatif, l'instillation d'une dose de proportionnelle, la réforme du Conseil de la magistrature, l'institution d'un défenseur des droits fondamentaux.LES CRISES CLIMATIQUES ET LA CARTE DE L'INFLUENCE MONDIALEAu lendemain de la catastrophe au Népal, le gouvernement de Katmandou a interpellé la communauté internationale sur la responsabilité des grands pollueurs de la planète dans le changement climatique qui a favorisé les inondations dévastatrices du 26 août. Mercredi, un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement concluait : « C'est officiel : nous pouvons dire adieu à l'objectif de limiter à 1,5 °C le réchauffement planétaire visant à éviter les répercussions les plus dangereuses du changement climatique. »« En perturbant l'équilibre énergétique qui avait caractérisé [notre époque géologique], l'Holocène, l'humanité a quitté la zone de stabilité qui avait permis l'essor des civilisations », constate une note de l'Institut des relations internationales et stratégiques, l'IRIS. Ce n'est pas la planète qui est en danger, mais la capacité des sociétés humaines à maintenir des conditions de vie stables dans un système Terre devenu instable. L'Arctique se réchauffe plus de trois fois plus vite que la moyenne mondiale, les sols s'assèchent et l'océan perd une partie de son rôle de tampon thermique et chimique. Ces dynamiques couplées révèlent une perte de résilience du système Terre, où chaque seuil franchi affaiblit les régulations naturelles des autres. Les pays du Sud subissent de plein fouet les effets du réchauffement (vagues de chaleur, stress hydrique, crises alimentaires) sans disposer des capacités d'adaptation nécessaires, tandis que les pays du Nord externalisent une partie de leur empreinte carbone par le commerce. La frontière climatique agit sur la fracture Nord-Sud, tout en la rendant plus visible et plus explosive : le climat devient un terrain de revendication, de dette et de justice.Dans certaines régions, l'humidité et la chaleur atteignent les seuils physiologiques de tolérance humaine plusieurs jours par an, menaçant l'habitabilité à l'horizon 2050, notamment dans les pays du Golfe, dans la corne de l'Afrique et en Inde. Les deltas du Nil, du Gange et du Mékong sont menacés par la montée des eaux, tandis que des petits États insulaires du Pacifique planifient des relocalisations de population. Ce déplacement de populations à venir n'est pas seulement une question humanitaire : il redéfinira les frontières, les flux migratoires et les sécurités collectives. La crise de l'habitabilité devient un fait géopolitique majeur, fait valoir l'IRIS. La gouvernance mondiale du climat ne repose donc plus exclusivement sur les États. Elle se déploie à travers une mosaïque d'institutions internationales, d'acteurs privés, de juridictions nationales, de coalitions de villes et de nouveaux dispositifs financiers.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:52:06 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Perrine Kervran - Avec Philippe Boyer, Dimitri Casali, Marc Etienne, Irène Frain, Jean-Marcel Humbert, Daniel Lançon et Claude Ritschard - Réalisation Anne Fleury - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:28:47 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Valentin crée des chaînes TikTok où il diffuse de fausses rumeurs pour gagner abonnés et revenus. Tout est fake, mais il assume. Audrey est journaliste, elle découvre sa photo et sa signature sur un faux site relayant une rumeur sur Brigitte Macron, une usurpation d'identité la laissant démunie. - équipe : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:28:47 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Karine Le Loët - Valentin crée des chaînes TikTok où il diffuse de fausses rumeurs pour gagner abonnés et revenus. Tout est fake, mais il assume. Audrey est journaliste, elle découvre sa photo et sa signature sur un faux site relayant une rumeur sur Brigitte Macron, une usurpation d'identité la laissant démunie. - réalisation : Clémence Gross
Aussi longtemps qu'une grande partie de la gauche cultivera la culture de l'excuse et le « cop bashing », l'autorité de l'État ne pourra pas être restaurée.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:43:40 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Où se situent politiquement les écologistes ? Leur université d'été se tenait en même temps que celle de La France insoumise ce week-end. Tous deux se réclament de l'écologie politique… Que nous enseignent ces débats et ces querelles de courant sur l'écologie politique aujourd'hui ? - équipe : Vivien Demeyère, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Lucile Schmid Essayiste, cofondatrice du think tank La Fabrique écologique., Matthieu Goar Journaliste au monde en charge du suivi des politiques environnementales., Fabrice Flipo Professeur de philosophie, membre du Laboratoire du Changement Social et Politique (Université Paris Diderot) et enseignant-chercheur en Grande Ecole à Institut Mines-Télécom Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Invitée : Frédérique Kaba Pourquoi, face aux abus sexuels de leur dirigeant, beaucoup de membres des comités dʹEmmaüs et de la Fondation Abbé Pierre se sont tus ? Comment ce silence a-t-il pu exister durant près de 50 ans ? Ancienne dirigeante de la fondation Abbé Pierre, Frédérique Kaba ose sʹy confronter. Elle le radiographie avec lucidité au micro de Carole Pirker. Référence bibliographique : Silence sacré. Pourquoi nous nous sommes tus, de Frédérique Kaba, éd. Buchet Chastel, janvier 2026, 171 p. Photo : Frédérique Kaba, ancienne dirigeante de la fondation Abbé Pierre (copyright Olivier Roller, DR)
durée : 00:54:17 - Grand bien vous fasse ! - par : Eva Roque - Les grandes vacances sont comme une parenthèse, surtout au moment de l'enfance. La peau bronze, la tête se remplit de souvenirs. Parfois, ce sont aussi des souvenirs d'ennuis, de solitude, de frustration à ne pas pouvoir partir. Les grandes vacances sont-elles toujours une fabrique à souvenirs ? - équipe : Matthias Volant, Anna Massardier, Jessica Bagic, Manon Latour, Johanna Houssin - invités : Eric Fottorino Journaliste et écrivain, Émilie Gleason Auteure illustratrice de bande-dessinée Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pour célébrer les trois premières saisons de Folie Douce, et vous faire découvrir des épisodes que vous auriez loupés, on vous propose cet été de réécouter les moments les plus forts du podcast avant de lancer la nouvelle saison à la rentrée !D'ici là bel été, et prenez soin de vous.Cet épisode de Folie Douce a été diffusé le 21 novembre 2025.Alors que cette semaine marquait la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, voilà ma pierre à l'édifice. Un entretien avec l'essayiste et documentariste Pauline Chanu, qui vient de publier un essai puissant : Sortir de la Maison Hantée. (La Découverte).Vous vous apprêtez à écouter le premier épisode hanté de Folie Douce, préparez-vous.Lorsque le festival Offscreen m'a proposé d'enregistrer un entretien dans la chapelle de la Salpêtrière, à Paris, j'ai tout de suite su que je devais m'y entretenir avec Pauline Chanu pour revenir avec elle sur les violences qu'ont subi, à la fin du 19ème siècle, les « hystériques » du professeur Charcot, des femmes dont la folie servait de spectacle aux intellectuels parisiens et dont le corps, sexualisé à outrance, s'imprime encore dans nos imaginaires.Alors on a fait ça. On a parlé de ces patientes d'hier et de leurs héritières, les psychiatrisées, d'aujourd'hui. On a parlé d'Augustine, de Freud, mais aussi de Britney Spears, de Marie Trintignant. On a aussi parlé des raisons personnelles qui ont poussé Pauline Chanu à se pencher sur cette question.Car Pauline, en s'appuyant sur des entretiens nombreux, avec des femmes victimes, démontre que l'imaginaire de l'hystérique infuse encore les mentalités aujourd'hui, y compris au sein du monde médical, où le diagnostic continue d'être prononcé de façon plus ou moins assumé. Ce terme prend parfois la forme de qualificatifs différents comme “borderline”, mais sert toujours à rabaisser la parole des femmes. Et toujours, Pauline Chanu est limpide à ce sujet, il y a derrière la femme dite « hystérique » un « hystériseur », c'est-à-dire un homme violent qui pratique le “gaslighting” car il a tout interêt à ce que la parole de cette femme soit totalement décrédibilisée.Il régnait une atmosphère très particulière pendant notre échange, qui persiste, je le sais, à l'écoute de l'épisode. J'espère au fond de moi que quelques patientes du professeur Charcot s'étaient glissées dans la chapelle lors de cet enregistrement où nous leur avons fait justice.Je remercie infiniment Pauline Chanu d'avoir accepté mon invitation. Et merci au festival Offscreen de nous avoir donné la possibilité de vivre ce moment unique.Photo : Romy Alizée
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 mai 2025.Avec cette semaine :Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions, directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.Isabelle de Gaulmyn, journaliste vaticaniste.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.SITUATION DE L'ÉGLISE CATHOLIQUEDans votre ouvrage Vers l'implosion. Entretiens sur le présent et l'avenir du catholicisme, Danièle Hervieu-Léger, vous proposez une réflexion lucide et profonde sur la situation critique du catholicisme contemporain, notamment en Europe et en France. À travers votre dialogue avec Jean-Louis Schlegel, vous éclairez les dynamiques de fond qui ont conduit l'Église catholique à ce que certains qualifient de moment d'effondrement ou de bascule historique.Pour vous, plusieurs séismes récents, et en particulier la publication du rapport de la CIASE en 2021, fonctionnent comme des révélateurs de fragilités systémiques enfouies de longue date. Loin d'être un accident isolé, cette crise est le symptôme d'une Église fragilisée par des décennies de blocages institutionnels, d'échecs dans la mise en œuvre du concile Vatican II, et d'une incapacité persistante à se réformer face aux évolutions de la société.Votre analyse repose sur un constat fort : nous assistons à une "exculturation" progressive du catholicisme, c'est-à-dire à son retrait du tissu culturel commun. Plusieurs facteurs sociologiques — urbanisation, révolution familiale, transformations des représentations du corps et de la nature — ont peu à peu dissous la transmission religieuse automatique, marquant la fin du catholicisme comme matrice culturelle.Dans ce contexte, vous soulignez que le catholicisme européen entre dans une phase de minorisation, où il ne pourra plus s'appuyer sur une position dominante dans la société. Pourtant, vous rappelez que l'effondrement du modèle traditionnel ne signifie pas la disparition pure et simple de la foi chrétienne : de nouvelles figures de croyance, des formes communautaires inédites, et un rapport personnel plus libre à la foi émergent.Face aux crises successives, et notamment aux révélations des abus sexuels dans l'Église, vous insistez sur la nécessité urgente d'une transformation structurelle : réforme de la gouvernance, sortie du cléricalisme, reconfiguration du lien entre le centre romain et les périphéries locales, modernisation du langage et des modes de présence au monde.Aujourd'hui, une question centrale se pose : l'Église catholique peut-elle survivre en inventant des formes de vie et de foi adaptées à une société postchrétienne, ou sombrera-t-elle dans une logique de repli et de nostalgie ? Peut-elle assumer son nouveau statut minoritaire de façon féconde, en devenant un lieu d'hospitalité, d'invention spirituelle et d'authenticité, plutôt qu'une forteresse défensive ?Enfin, à travers cette réflexion, vous ouvrez une interrogation plus large : que signifie, pour l'Europe elle-même, la perte de l'héritage chrétien comme socle culturel vivant ? Peut-on imaginer une forme de fidélité au message évangélique en dehors du cadre institutionnel traditionnel ? Et quels chemins pourraient permettre à l'Église de demeurer un acteur spirituel pertinent dans le monde de demain ? Mais d'abord : pourquoi l'affaire des abus sexuels est-elle bien plus qu'une série de scandales isolés dans l'Église ?Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:57:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Pierre de Lagarde, lanceur d'alerte du patrimoine ? En 2004, un documentaire de "La Fabrique de l'histoire" raconte l'aventure radiophonique et télévisuelle de "Chefs-d'œuvre en péril" et comment cette émission a participé à la sensibilisation aux questions de la préservation du patrimoine français. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Fabien Verdier, président de l'association « mouvement pour le développement des villes sous-préfectures ».Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.L'AVENIR DES VILLLES MOYENNESLe déclin des villes moyennes et des sous-préfectures françaises constitue aujourd'hui un enjeu majeur, à l'intersection des questions économiques, sociales et politiques. Selon Fabien Verdier, ancien maire de Châteaudun et président de l'association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures », cette érosion résulte d'une combinaison de désindustrialisation, de métropolisation, de retrait des services publics et de fractures sociales croissantes. L'exemple de Châteaudun illustre cette spirale : entre 1980 et aujourd'hui, la population est passée de 16.000 à 13.200 habitants, les fermetures industrielles et militaires ont supprimé plusieurs centaines d'emplois, et le sentiment d'abandon vis-à-vis de l'État s'est accru.Malgré ces difficultés, ces territoires conservent des atouts encore sous-exploités : taille humaine, patrimoine, qualité de vie et potentiel d'expérimentation de politiques publiques innovantes. La crise sanitaire a également favorisé un léger regain migratoire, soutenant la redynamisation de certains marchés immobiliers.Pour accompagner ces dynamiques, l'État a lancé plusieurs programmes de revitalisation, dont le plus emblématique est Action cœur de ville. Lors du premier quinquennat, ce dispositif a mobilisé près de 6 milliards d'euros, avec une promesse de 5 milliards supplémentaires lors du second quinquennat, pour 234 villes et plus de 6.500 opérations, incluant la rénovation de dizaines de milliers de logements. Les indicateurs témoignent d'un impact réel : +17 % de ventes immobilières depuis 2018 et 91.000 logements remis sur le marché. Cependant, la vacance commerciale reste élevée (12‑12,7 %), et l'effet sur l'emploi et le PIB demeure difficile à mesurer. Par ailleurs, les aides publiques représentent moins de 25 % du financement total, limitant leur effet levier.Face à ces constats, Fabien Verdier propose 21 mesures concrètes visant à renforcer l'action de l'État, soutenir l'industrie et l'emploi, améliorer l'attractivité et réduire l'isolement des sous-préfectures. Ces propositions répondent également à un enjeu politique majeur : le sentiment d'abandon a favorisé la progression du Rassemblement National. Lors des élections municipales de mars 2026, le RN est passé de 22 à 74 mairies et a obtenu plus de 3.000 conseillers municipaux dans 84 départements, traduisant un déplacement du centre de gravité politique vers les villes moyennes. Ce phénomène, combiné au recul de la gauche et aux recompositions à droite, accentue les fractures territoriales et place ces communes au cœur des enjeux électoraux à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:16 - Cultures monde - En 2012, la destruction du patrimoine classé de Tombouctou choquait la communauté internationale. L'Unesco a ensuite pu capitaliser sur le succès de sa reconstruction, achevée en 2015, pour proposer un contre-narratif aux groupes terroristes coupables de destructions patrimoniales. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:27 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Puisque de nombreux auditeurs et auditrices me demandent régulièrement comment je construis, au quotidien, la Revue de presse internationale, je réponds à vos questions sur la fabrique de ce rendez-vous, à l'occasion de la dernière chronique interactive de la saison. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 juin 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA CANICULE, SUJET POLITIQUE ?Le 17 juin, quelques jours avant le nouvel épisode caniculaire, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a présenté un plan « endurance » pour l'adaptation à la hausse des températures, alors qu'un tiers des logements est constitué de bouilloires thermiques. Selon lui, « la canicule n'est pas une question météorologique ou climatique, c'est désormais une question de justice sociale ». Intervenant aux côtés du ministre du Logement, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a reconnu que la France souffre d'un « grand retard collectif » tout mettant en avant trois axes : « Remettre la nature dans les villes pour les rafraîchir » et faire des quartiers prioritaires « des précurseurs de la transformation écologique des territoires » ; « encourager les solutions efficaces pour limiter la surchauffe des bâtiments », comme les volets, en demandant par exemple aux bailleurs sociaux un recensement des bâtiments sans occultation des baies vitrées ; et développer « des solutions performantes pour permettre le rafraîchissement des bâtiments » avec « d'ici à septembre » un tarif réduit de TVA à 5,5 % pour les climatiseurs réversibles, décidé en loi de finances 2026.« Aucune annonce réelle », a cinglé la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-fondation Abbé Pierre) qui a annoncé qu'elle s'associait à un recours en justice, lancé en 2025 par des citoyens et les ONG de « L'affaire du siècle » qui accusent l'Etat de manquer à son obligation de protéger la population des impacts du réchauffement climatique. Associations et climatologues déplorent une politique qui met l'accent sur la gestion de crise plutôt que sur une véritable adaptation. Pourtant, en 2023, pour faire face aux canicules répétées, la France s'était dotée d'un plan d'adaptation, une feuille de route censée préparer le pays à un réchauffement de 4 °C d'ici à 2.100, avec une batterie de mesures sur les logements, les exploitations agricoles ou les transports afin de se préparer à une hausse des températures de 4 °C en 2.100. Jugé insuffisant, y compris par le Haut Conseil pour le climat, le plan dispose de peu de moyens financiers. Au cours de ces dernières années, des outils pour s'adapter au changement climatique comme le fonds vert ont été fortement rabotés dans un contexte budgétaire contraint : la dotation de ce dispositif très prisé des élus locaux est passée de 2,4 milliards d'euros en 2024 à près de 840 millions d'euros en 2026.LE BREXIT 10 ANS APRÈSÀ la veille du dixième anniversaire du vote en faveur du Brexit, le premier ministre britannique travailliste, Keir Starmer, a été contraint à la démission, deux ans à peine après une nette victoire électorale. Si la décision prise, le 23 juin 2016, par une majorité (51,9 %) des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne n'est pas directement la cause de la disgrâce de M. Starmer, elle a contribué à créer un climat économique et politique dégradé.Les études sur l'impact du Brexit sur l'économie vont toutes dans le même sens. Celle publiée en novembre 2025 par le National Bureau of Economic Research, un groupe de réflexion américain, a estimé « qu'à la date de 2025, le processus du Brexit a réduit le PIB britannique de 6 % à 8 %, l'investissement de 12 % à 18 %, l'emploi de 3 % à 4 % et la productivité de 3 % à 4 % ». D'après un récent sondage du think tank European Council on Foreign Relations, les Britanniques estiment que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l'économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l'immigration clandestine (56 %). Interrogés sur les effets positifs du Brexit, la réponse la plus donnée par les Britanniques est : « je ne sais pas ».Dans ce contexte, les termes de « Breturn » ou « Breunion » ont surgi ces dernières semaines. Une majorité de Britanniques (55 %) se déclarent favorables à un retour de leur pays parmi les membres de l'UE, quand un tiers (34 %) s'y opposent, d'après YouGov. Toutefois, les Britanniques favorables à un retour du Royaume-Uni dans l'UE tomberaint à 35 % si le pays ne pouvait plus bénéficier de ses dérogations antérieures et devait donc adopter la monnaie unique et participer à l'espace Schengen. Un retour à l'Europe des 28 ne semble donc pas se dessiner. Bruxelles et Londres avancent plutôt depuis plusieurs mois vers un rapprochement. Un sommet entre les deux parties doit avoir lieu le 22 juillet prochain dans la capitale européenne. Ce serait le deuxième après un précédent tenu en mai 2025. Reste à savoir si ce rendez-vous, annoncé la semaine dernière, sera maintenu à la suite de la démission de Keir Starmer. Andy Burnham, nouvel élu de la région de Manchester et favori pour le remplacer à la tête du Parti travailliste et du même coup à Downing Street, ne cache pas qu'il considère le Brexit comme une erreur sans prôner un retour dans l'Union.Le flou entretenu par les brexiters concernant le régime qui suivrait la sortie de l'UE a été pour beaucoup dans le chaos de l'après-23 juin, et notamment la succession rapide de six premiers ministres en moins d'une décennie. Surtout, le Brexit a ouvert un boulevard à une extrême droite contre laquelle on avait imaginé le Royaume-Uni vacciné. La figure de proue en est Nigel Farage – chef, avant le référendum de 2016, du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, et aujourd'hui de Reform UK, parti actuellement en tête des sondages britanniques.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:31 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - À la fin du 18ᵉ siècle, la porcelaine n'est plus un produit exotique, mais un produit limougeaud. La découverte d'un gisement de kaolin, dans un village au sud de Limoges, Saint-Yrieix-la-Perche, fait de la capitale limousine le principal centre de production européen de porcelaine. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand, Angelico Gaymard - invités : Florent Le Bot Historien spécialiste d'histoire économique et sociale contemporaine, Thomas Hirat Directeur d'Espace Porcelaine à Limoges Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 5/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 4/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 3/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 2/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en une fois, sans pub (ouf !), et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6Charles de Gaulle. Peu de noms évoquent autant la France. Pourtant, derrière la statue du Libérateur se cache un homme longtemps isolé, incompris et souvent combattu par les siens.Cette émission remonte aux origines du personnage. Son enfance dans une famille profondément patriote, son admiration pour les grands héros de l'Histoire, ses années de formation, son obsession du destin national, ses avertissements ignorés avant 1940, puis ce choix fou : refuser la défaite alors que tout semble perdu.Comment un officier presque inconnu est-il devenu l'incarnation de la France libre ? Était-il un homme providentiel ou toute sa vie l'avait-elle préparé à ce rôle ?Une plongée passionnante dans la fabrication d'un destin hors du commun, entre légende nationale et vérité historique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée: Alix Boirot.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 juin 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 juin 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.CHOSE FRANCE OU LOSE FRANCE ?La 9e édition du salon Choose France, sorte de sommet économique qui doit mettre en lumière la capacité du pays d'attirer des projets internationaux, a réuni plus de 200 patrons et investisseurs étrangers au château de Versailles. Cette année l'événement a permis d'annoncer 93 milliards d'euros d'investissements - soit plus que les huit éditions précédentes réunies – au travers de 71 projets, représentant quelque 15.600 emplois.Le géant japonais des investissements dans la tech a promis d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros en France, dont 45 milliards pour la construction de trois centres de données dans les Hauts-de-France d'ici à 2031. La disponibilité d'une électricité abondante, stable et décarbonée, grâce au parc de centrales nucléaires d'EDF, a convaincu SoftBank de choisir l'Hexagone.La procédure accélérée dite « fast track » lancée en mai 2025 par RTE, l'opérateur du réseau de transport d'électricité, a également joué. Elle a permis d'identifier huit sites adaptés aux centres de données de plus de 400 mégawatts (MW) et raccordables au réseau plus rapidement qu'avec une procédure classique. Autre mesure pour attirer plus de centres de données : la loi de simplification de la vie économique du 27 mai 2026 leur permet de bénéficier de la qualité de « projet d'intérêt national majeur » qui emporte plusieurs avantages comme la priorisation du raccordement au réseau d'électricité et la simplification des consultations du public. En revanche, la loi prévoit que le permis de construire pourra être refusé en cas de « tensions structurelles sur la ressource en eau », élément dont les centres de données sont extrêmement gourmands. Une attention particulière a aussi été accordée avec succès aux établissements financiers à la recherche d'une terre d'asile dans l'Union européenne après le Brexit : chaque année depuis 2019, le baromètre Ernst et Young (EY) place la France en tête du classement des pays européens les plus attractifs.Toutefois, certains entrepreneurs français ont fini par se lasser de Choose France. Ils auraient souhaité que l'attention accordée avec constance aux groupes étrangers susceptibles d'investir chez nous soit la même pour eux. En novembre dernier, l'Élysée a organisé le premier « Choose France - Édition France » pour mettre à l'honneur les entreprises tricolores qui, elles aussi, choisissent d'investir en France. Elles ont eu droit de se réunir… à la Maison de la Chimie.IA : L'EUROPE PEUT-ELLE NE PLUS DÉPENDRE DES USA ?La Commission européenne a dévoilé mercredi un grand plan pour la « souveraineté technologique », au risque de déclencher un nouveau bras de fer avec les Etats-Unis de Donald Trump. Pour son projet de « reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique », l'UE s'inquiète tout particulièrement de sa dépendance aux géants américains des services informatiques à distance ou « cloud ». Amazon, Microsoft et Google contrôlent 70% du marché européen. Or les services numériques reposant sur des fournisseurs américains, notamment dans la défense, mais aussi la santé pourraient être désactivés via un mécanisme d'arrêt d'urgence (ou « kill switch » en anglais), en cas de crise ouverte avec l'administration Trump.Le plan présenté par la Commission concentre les investissements sur les maillons jugés critiques : la production de semi-conducteurs, le développement de capacités européennes en intelligence artificielle, le stockage et le traitement des données, ainsi que la sécurisation des infrastructures numériques. Les entreprises de l'IA et du cloud pourraient être tenues de fournir des garanties pour décrocher des contrats publics. Pour renforcer la sécurité des données européennes dans certains secteurs critiques, comme la défense, la Commission va exiger que leur stockage ait lieu dans des centres de données appartenant à des fournisseurs européens. Pour combler le retard européen en matière de stockage des données, l'exécutif bruxellois prévoit de tripler les capacités installées au cours des cinq à sept prochaines années, afin d'atteindre 60 gigawatts, contre 12 aujourd'hui. Un investissement estimé à quelque 200 milliards d'euros, incombant essentiellement au secteur privé. Pour optimiser le stockage, une mutualisation des capacités entre États membres est également envisagée sous le label EuroCloud.Sur le volet IA, le texte cible trois domaines prioritaires : la robotique, les applications industrielles et la course aux grands modèles génératifs, celle où s'affrontent ChatGPT, Gemini et leurs rivaux. L'ambition affichée : créer « l'équivalent d'un CERN pour l'IA », un grand programme qui réunirait les meilleurs chercheurs européens autour des machines les plus puissantes, à l'image de ce que le laboratoire de physique de Genève a représenté pour la recherche nucléaire.Ces propositions vont maintenant être débattues au Conseil de l'Europe et au Parlement, avant de revenir d'ici un an vers les Etats membres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une loi russe permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger, les menaces russes envers les diplomates étrangers de Kiev et la présence d'une délégation nigérienne au Bénin. Sénégal : Sonko plus puissant à l'Assemblée qu'à la Primature ? Quatre jours après avoir été limogé de la Primature, Ousmane Sonko a été élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Dès son discours d'investiture, il a donné le ton : « L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre d'enregistrement. » L'ancien Premier ministre a promis un contrôle « ferme » de l'action gouvernementale tout en affirmant vouloir préserver la stabilité des institutions. Quels pouvoirs ce nouveau poste confère-t-il à Ousmane Sonko par rapport à son ancien statut de Premier ministre ? Comment se déroulera cette cohabitation inédite au sommet de l'État ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI au Sénégal. Russie : quelle est cette loi qui permet de frapper les opposants partout dans le monde ? La Douma a adopté une loi permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger accusés de critiquer le pouvoir. Pour le Kremlin, il s'agit de renforcer la lutte contre ceux qu'il considère comme des « ennemis de l'État ». Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant ? Est-ce une stratégie pour récupérer des fonds à l'étranger tout en réduisant encore davantage au silence les voix critiques du régime ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Ukraine : départ des diplomates, une simple intimidation ou une menace imminente ? L'annonce survient après des frappes russes d'une rare intensité, menées le week-end dernier contre l'Ukraine, notamment à Kiev, où au moins quatre personnes ont été tuées et une centaine blessée. Mais pourquoi Moscou demande-t-elle désormais aux diplomates étrangers de quitter Kiev dès que possible ? S'agit-il d'une manœuvre d'intimidation adressée aux alliés de l'Ukraine, ou le signe avant-coureur d'une attaque de plus grande ampleur ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique «La Fabrique du Monde». Bénin - Niger : avec Romuald Wadagni, vers un dégel ? Malgré des relations toujours tendues entre le Niger et le Bénin, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s'est rendu dimanche (24 mai 2026) à Cotonou pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président Romuald Wadagni. Accompagné notamment du ministre de l'Intérieur, il a évoqué devant la presse « une nouvelle voie » pour les relations entre les deux voisins. Cette visite marque-t-elle le début d'un dégel diplomatique entre Niamey et Cotonou ? Comment le nouveau président béninois compte-t-il s'y prendre pour permettre la réouverture de la frontière avec le Niger ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.