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Dans ce nouvel Entretien, le format d'interview du Crayon, nous recevons :▶ David Elbaz : Astrophysicien, directeur de recherche au CEA, auteur de La plus belle ruse de la lumière et du Syndrome de la tache rose.Dans cet échange, il répond à ces questions :
Dans le cadre du Mois de la Résilience, organisé par Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave et François Gemenne échangent sur les transformations auxquelles nos territoires sont confrontés. Entretien avec Jean Petaux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans le cadre de l’émission « Une femme, un homme, un territoire » sur RTV FM, Thierry Lagneau, maire de Sorgues, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse et vice-président de la Communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat en charge de l’économie, est revenu sur les ambitions et les leviers d’attractivité [...]
Jean-Philippe Toussaint vous présente son ouvrage "La hantise" aux éditions Minuit. Entretien avec Sylvie Hazebroucq. Rentrée littéraire automne 2026.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Gagnant concours des Audioblogs été 2026 23 juillet 2026. La France brûle, et mon cœur se consume d'amour pour mes frères et sœurs choisi·e·s. Socialisé comme un homme, j'ai longtemps eu beaucoup de mal à ressentir ou à faire face à mes émotions. Au point, à certaines étapes de ma vie, de me sentir comme une coquille vide, incapable de ressentir quoi que ce soit. Cette nuit d'été, les substances aidant, je fais enfin face à l'évidence. Ces personnes sont mes derniers remparts contre l'abattement et les premiers sanctuaires d'où tout repart. Mashup de messages vocaux envoyés à Camille, Florentin, Annabelle, Alex, Nina, Pauline, Antoine, Whitney et Thomas depuis ma voiture dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026 entre 3h et 4h30 du matin. Ce podcast est le lauréat de notre concours de l'été des Audioblogs "Les amours de vacances". Enregistrements Juillet 2026 Entretien et montage Thomas Loubat Narration Thomas Loubat Musiques Originales Thomas Loubat Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Thomas Loubat Production ARTE Radio
Des crimes ont été documentés, parfois jugés. Pourtant, des années plus tard, certains continuent de les nier, de les minimiser ou de réécrire l'histoire. Bernard Duhaime, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la vérité, la justice, les réparations et les garanties de non-répétition, alerte sur la progression du dénialisme et du révisionnisme à travers le monde. Dans cet entretien accordé à ONU Info Genève, il décrypte l'instrumentalisation politique du passé, le rôle des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, mais aussi les risques pour les victimes, l'Etat de droit et la démocratie. Car discréditer les efforts d'établissement de la vérité, prévient-il, c'est préparer le terrain pour de nouvelles violations. Entretien réalisé par Alexandre Carette
Rencontre avec Laurent Dulau, Charles de Saint Vincent et Marlène Staiger à l'occasion de la soirée de lancement de la 7e édition du magazine Créac. Entretien avec David Pigeret.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thélyson Orélien vous présente son ouvrage "C'était ça ou mourir" aux éditions Grasset. Entretien avec Sylvie Hazebroucq. Rentrée littéraire automne 2026.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aurélien Bellanger vous présente son ouvrage "L'architecte de Notre-Dame" aux éditions Actes Sud. Entretien avec Pierre Coutelle. Rentrée littéraire automne 2026.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des dizaines de colons israéliens ont attaqué un village du nord de la Cisjordanie, mardi 29 septembre, pour empêcher le retour d'une famille palestinienne qui avait été contrainte de quitter les lieux deux mois plus tôt. Des attaques quotidiennes qui surviennent dans un contexte de multiplication des critiques internationales face aux nombreuses violences commises par des colons. En plus, la colonisation s'accélère à l'approche des élections législatives. La justice israélienne a ordonné le report d'un mois de la date limite de l'appel d'offres pour un vaste projet décrié de colonisation en Cisjordanie, de manière que le sujet ne perturbe pas les élections du 27 octobre. Entretien avec François Dubuisson, professeur de droit international à l'université libre de Bruxelles. À lire aussiCisjordanie occupée: une centaine de colons s'en prend à une famille palestinienne escortée par l'armée israélienne
durée : 00:12:15 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2001, Sylvie Gasteau diffusait un entretien fictif avec un personnage de fiction parmi les plus célèbres du monde - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, Laurence Jennepin, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:09 - Les journaux de France Culture - Le département des Bouches-du-Rhône a suspendu le vote d'une aide de 90 000 euros au festival dédié aux écritures contemporaines et artistes émergents. Sous la pression du RN qui accuse Louisa Yousfi de "haine anti-blanc et anti-française". Entretien à ce propos et sur les politiques et la culture. - équipe : Antoine Bouchet, Caroline Bennetot, Éric Chaverou - invités : Emmanuel Négrier Directeur de recherche CNRS en science politique au CEPEL (Centre d'Etudes Politiques et Sociales) à l'Université de Montpellier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En cette rentrée 2026, pour fêter le début de notre dixième saison (eh oui), nous vous proposons une rencontre exceptionnelle avec deux figures de la comédie musicale en France : Stéphane Laporte et Gaétan Borg. Le premier est auteur et adaptateur, le second auteur et comédien et ils travaillent ensemble depuis de nombreuses années. On revient sur leurs carrières respectives, leur point de vue sur le monde de la comédie musicale en France, et leur dernière création : "Le guide du parfait gentleman assassin", qui se joue en ce moment au Théâtre du palais royal à Paris ! Plus d'info : https://allthatjazzpodcast.wordpress.com/2026/09/28/entretien-deux-carrieres-dans-la-comedie-musicale-avec-stephane-laporte-et-gaetan-borg/
Vincent Azoulay vous présente son ouvrage "Quand le peuple domptait les élites" aux éditions les Belles lettres. Entretien avec Laurent Capdetrey. Rentrée Sciences-Humaines automne 2026.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d'alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu'une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin. Par Ellen Ichters
Avec 'L'inconnue du quai de Javel' (ed. Flammarion), Philippe Jaenada rouvre l'enquête irrésolue d'un crime survenu à Paris, en 1949. Avec sa manière unique de marier l'investigation la plus sérieuse avec une autodérision jubilatoire, l'auteur français brosse un portrait saisissant du statut des jeunes femmes dans la France de l'après-guerre. Philippe Jaenada est au micro de Nicolas Julliard.
En pleine frénésie de l'intelligence artificielle, le journaliste Christophe Payet, auteur de GuerillIA (éditions du Seuil), invite à dépasser le marketing de la peur. Il prône une réappropriation locale, frugale et créolisée de l'intelligence artificielle. Entretien. Ces temps-ci, les discours sur l'intelligence artificielle oscillent entre deux extrêmes : des promesses de salut ou l'apocalypse. Pour Christophe Payet, ces récits s'inscrivent dans un véritable « technopium » – clin d'œil à l'opium du peuple théorisé par Karl Marx. « Ce récit mystique, qu'il soit fasciné ou apocalyptique, nous condamne totalement à l'impuissance », analyse-t-il. Au micro de L'atelier des médias, l'auteur de GuerillIA explique qu'en alimentant la peur d'une superintelligence incontrôlable, les géants technologiques font de la com' et masquent des réalités concrètes et prosaïques : la consommation d'eau des data centers, la précarisation des travailleurs du clic au Kenya ou à Madagascar, et la prolifération du « slop », cette bouillie de contenus synthétiques. Biais idéologiques et impérialisme culturel Conçues en majorité par des hommes blancs californiens, les IA génératives véhiculent les présupposés culturels de leurs concepteurs. Elles intègrent aussi de la « sycophancy », cette flatterie algorithmique conçue pour susciter de l'addiction. Plus grave encore, la diffusion planétaire de ces modèles impose une vision du monde unique. Christophe Payet alerte : « On est dans une monoculture imposée qui est en réalité un nouvel impérialisme culturel ». L'enjeu fondamental, rappelle-t-il, ne doit pas résider dans la quête d'une puissance brute, mais dans l'appropriation démocratique des outils. Des modèles frugaux et une créolisation de l'IA La riposte passe par des initiatives à des échelles plus petites. À l'image de la start-up sud-africaine Lelapa AI et de son modèle IncubaLM, entraîné spécifiquement sur cinq langues africaines, des alternatives émergent. Frugaux en énergie et accessibles hors ligne, ces outils répondent à de vrais besoins citoyens. Il s'agit de « créoliser l'IA », c'est-à-dire de « récupérer cette technologie pour en faire une technologie dont on s'empare avec notre langue, notre culture et nos enjeux locaux ». Mener la guérilla dans les interstices technologiques S'inspirant du Manuel du guérillero urbain (1969) de Carlos Marighella, Christophe Payet appelle à utiliser les plateformes open source comme Hugging Face pour s'approprier les armes de l'ennemi. Enfin, l'auteur, qui assume avoir utilisé Claude, d'Anthropic, pour le challenger durant l'écriture de ce livre, met en garde contre la « prolétarisation cognitive ». « Si je lui délègue l'écriture à ma place, je vais me prolétariser et perdre en savoir-penser. »
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Quand on est étudiant en histoire et qu'on s'intéresse au Moyen Âge ou à l'Époque moderne, on se heurte parfois à un obstacle de taille : la paléographie, l'étude des écritures anciennes. C'est sûr que ce n'est pas toujours évident de réussir à déchiffrer ce qu'ils écrivaient à l'époque ! Et pourtant, la paléographie, c'est passionnant, et ça peut permettre d'apprendre pas mal de choses sur les documents, ou plus généralement sur l'époque où ils ont été écrits ! Pour y voir plus clair, j'ai reçu dans un nouvel entretien historique Marc Smith, qui est un paléographe, un historien et un archiviste spécialiste de l'évolution de l'alphabet latin sur la longue durée. On va revenir ensemble sur la paléographie, l'histoire de l'alphabet latin, tout en abordant un exemple concret : celui de l'arobase… Étonnant non ? Eh bien finalement, pas tant que ça, et je vous laisse le découvrir avec Marc, alors bonne écoute ! ➤ Découvrez le livre de Marc, "La véridique histoire de l'arobase" : https://www.chartes.psl.eu/editions/catalogue-des-publications/la-veridique-histoire-de-larobase
Confronté à la montée des tensions internationales, l'espace numérique est devenu un théâtre d'affrontement à part entière. Cyberattaques, espionnage, manipulations informationnelles : les infrastructures numériques sont utilisées à des fins hostiles. Comment fonctionne la cyberguerre ? On en parle avec notre invité, Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Dans son ouvrage, La cyberguerre publié aux éditions Que sais-je ?, Stéphane Taillat revient sur la manière dont les États, les groupes criminels, les entreprises privées ou encore les activistes politiques s'approprient l'espace structuré par les infrastructures numériques à des fins stratégiques. Comment la cyberguerre est-elle devenue une composante de notre système international ? Quels en sont les acteurs et comment s'en protéger ? Entretien avec Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, responsable de l'équipe de recherche Mutations des conflits contemporains au Centre de recherche de Saint-Cyr et membre du centre GEODE, partenaire de notre émission. L'IA s'invite à la tribune des Nations unies La 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte cette semaine à New York. Près de 130 chefs d'État et de gouvernement y sont attendus. Chaque édition est un moment particulièrement exposé à la désinformation. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule Info Vérif de RFI revient sur ces images mensongères générées par intelligence artificielle destinées à nuire à l'image de marque de certains chefs d'État ou de gouvernement. Ce que l'on sait des soupçons contre l'écrivain Thélyson Orélien L'auteur canadien d'origine haïtienne Thélyson Orélien est accusé d'avoir massivement utilisé l'IA pour son livre C'était ça ou mourir. Les accusations s'appuient sur des résultats de Pangram, un détecteur de texte généré par IA : ce logiciel, considéré comme fiable par plusieurs chercheurs, assure que la grande majorité du livre aurait été écrite avec l'IA. Alors peut-on vraiment faire confiance à cet outil ? Nathan Gallo, des Observateurs de France 24, a mené l'enquête. À lire aussiUn livre écrit avec l'IA ? Ce que l'on sait des soupçons portés contre l'écrivain Thélyson Orélien
Confronté à la montée des tensions internationales, l'espace numérique est devenu un théâtre d'affrontement à part entière. Cyberattaques, espionnage, manipulations informationnelles : les infrastructures numériques sont utilisées à des fins hostiles. Comment fonctionne la cyberguerre ? On en parle avec notre invité, Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Dans son ouvrage, La cyberguerre publié aux éditions Que sais-je ?, Stéphane Taillat revient sur la manière dont les États, les groupes criminels, les entreprises privées ou encore les activistes politiques s'approprient l'espace structuré par les infrastructures numériques à des fins stratégiques. Comment la cyberguerre est-elle devenue une composante de notre système international ? Quels en sont les acteurs et comment s'en protéger ? Entretien avec Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, responsable de l'équipe de recherche Mutations des conflits contemporains au Centre de recherche de Saint-Cyr et membre du centre GEODE, partenaire de notre émission. L'IA s'invite à la tribune des Nations unies La 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte cette semaine à New York. Près de 130 chefs d'État et de gouvernement y sont attendus. Chaque édition est un moment particulièrement exposé à la désinformation. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule Info Vérif de RFI revient sur ces images mensongères générées par intelligence artificielle destinées à nuire à l'image de marque de certains chefs d'État ou de gouvernement. Ce que l'on sait des soupçons contre l'écrivain Thélyson Orélien L'auteur canadien d'origine haïtienne Thélyson Orélien est accusé d'avoir massivement utilisé l'IA pour son livre C'était ça ou mourir. Les accusations s'appuient sur des résultats de Pangram, un détecteur de texte généré par IA : ce logiciel, considéré comme fiable par plusieurs chercheurs, assure que la grande majorité du livre aurait été écrite avec l'IA. Alors peut-on vraiment faire confiance à cet outil ? Nathan Gallo, des Observateurs de France 24, a mené l'enquête. À lire aussiUn livre écrit avec l'IA ? Ce que l'on sait des soupçons portés contre l'écrivain Thélyson Orélien
Emmanuel de Waresquiel vous présente son ouvrage "Vivant Denon : 1747-1825 : l'aventurier du Louvre" aux éditions Tallandier. Entretien avec Sophie Barthélémy.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Céline Alvarez vous présente son ouvrage "Pourquoi il faut apprendre à lire en maternelle" aux éditions Les Arènes. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Episode 141: Entretien avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi Le projet « Archives d'histoire orale de la production intellectuelle maghrébine » vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Les entretiens sont réalisés avec des économistes, planificateurs, nutritionnistes, architectes, sociologues ruraux et d'autres chercheurs algériens, marocains et tunisiens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire leurs sociétés. Elle innove en rassemblant ces voix et en les portant à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré au Maroc en février 2022, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi, Professeur en énergétique à l'Institut Agronomique de vétérinaire (IAV) à Rabat et Secrétaire général de l'association Targa-AIDE (Association In terdisciplinaire pour le Développement) à Rabat. Veuillez consulter l'interview en PDF ainsi que la vidéo de l'entretien. Équipe : Habib Ayeb, Géographe, OSAE Max Ajl, Sociologue, OSAE Ernest Riva, OSAE Image : Ernest Riva Post-production : Benoît Kalka Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.
Dans cet épisode de Folie Douce, je reçois la réalisatrice Jeanne Herry à l'occasion de la sortie de Garance, avec Adèle Exarchopoulos, son quatrième long métrage, distribué par StudioCanal, au cinéma actuellement. Elle y met en scène le parcours de rétablissement d'une femme atteinte d'addiction à l'alcool. Un récit subjectif, incarné, qui s'inscrit dans la lignée de son travail, obsédé par la réparation et les interdépendances. C'est un immense plaisir pour moi de la recevoir, car j'avais été, comme beaucoup d'entre nous, bouleversée par Je verrai toujours vos visages.Je suis très reconnaissante à Jeanne d'avoir parlé de fatigue, proposé une magnifique définition de l'amour et décrit sa « chambre intérieure », l'endroit où elle se retire parfois pour trier ses émotions. Elle révèle que Garance est née d'une volonté qu'elle nourrissait depuis longtemps : écrire un film sur une femme mobile, qui s'appelait dans les premières versions du scénario « l'électron libre ».Avec Hannah Arendt, Jeanne Herry présente cette mobilité comme son propre remède à l'anxiété. Elle cherche avec moi à dater la naissance de sa crainte du temps qui passe, qu'elle situe à ses 18 ans et à son départ pour Londres, où elle voulait devenir comédienne et n'était peut-être pas tout à fait à sa place. Elle nomme avec lucidité les grands privilèges que lui confère son statut de “fille de” et parle de sa façon d'être une femme de 48 ans qui élève des ados, « ces gens tellement touchants ».C'est à la toute fin de l'entretien qu'elle révèle l'existence d'une “matière biographique cachée derrière ses films”, qui lui fait du bien à elle autant qu'à nous. Bonne écoute.Garance est un film distribué par Studiocanal, le partenaire de cet épisode, actuellement au cinéma.Crédit photo : Patricia Khan.
Elle est celle qui a fait condamner Donald Trump. La journaliste E. Jean Carroll raconte dans un livre sa bataille judiciaire et la décision de la justice reconnaissant le président états-unien coupable de viol. Entretien. Donald Trump l'a traitée de « menteuse », de « cinglée ». La journaliste états-unienne, E. Jean Carroll, 82 ans, a accusé le président américain de l'avoir violée dans les années 1990. La justice lui a donné raison : le président des États-Unis lui doit désormais plus de 80 millions de dollars. E. Jean Carroll raconte cette bataille judiciaire dans son livre Not my type - La Femme qui a fait plier Trump, dont la traduction en français parait ce jeudi (24 septembre 2026) aux éditions du Cherche Midi. Entretien avec Carlotta Morteo, du service Culture de RFI. De la difficulté d'organiser des élections en Haïti En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste a pu avoir accès à la liste des candidats à la présidentielle lors des élections prévues en décembre. Son rédacteur en chef Frantz Duval décrit la difficulté d'organiser ce scrutin. Le journal donne également la parole à l'avocat André Michel, qui estime que le Premier ministre a galvaudé la transition. De leur côté, les organisations patronales demandent des élections crédibles pour mettre fin à ce qu'elles qualifient de transition sans échéance À écouter aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Journal d'Outre-mer la 1ère Deux agressions de professeurs en Guadeloupe à la Une du journal des Antilles Guyane. À lire aussiFrance: les violences contre les enseignants en milieu scolaire sont-elles vraiment en hausse?
durée : 00:58:53 - Etre et savoir - par : Louise Tourret - Comment la politique s'invite-t-elle dans l'esprit des enfants ? Discussion avec les chercheuses Nonna Mayer et Julie Pagis autour de la socialisation politique. Puis, dans une deuxième partie: Entretien avec la clinicienne Erika Parlato sur les trames du langage chez le tout-petit. - équipe : Célestine Babinet, François Richer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
RADIO FOOT – Mardi 22 septembre 2026 (16h10 rediff. 21h10 TU). Au sommaire : le capitaine des Bleus qui s'exprime sur RFI ; les Colchoneros qui remportent le derby Madrilène ; la folie Zidane à Clairefontaine. - Kylian Mbappé a choisi RFI pour s'exprimer L'attaquant international du Real Madrid est en campagne pour remporter un 1er Ballon d'Or à 27 ans. Le capitaine de l'équipe de France revient sur le récent Mondial des Bleus, parle de ses entraineurs : il se projette avec Zidane, rend hommage à Didier Deschamps, précédent sélectionneur avec lequel il a connu les sommets à 19 ans. Sans oublier le Real de Mourinho. Il revient sur ses racines africaines, évoque le niveau des nations continentales. - Le derby madrilène a basculé du côté de l'Atlético dimanche Les Blancos, réduits à 10 à la 50è n'ont pas tenu le choc. Les Colchoneros ont planté deux banderilles. L'expulsion de Huijsen a-t-elle changé la physionomie du match ? Giuliano Simeone décisif. Il provoque le penalty qui amène le 1-0, puis délivre la passe décisive à Jonathan David pour le 2-0. Le Canadien actif dans le pressing. Entrée de Julian Alvarez sous les sifflets, dans un contexte de tensions récentes autour du joueur. Les Rojiblancos passent deuxièmes, les Merengues relégués à 6 points de Barcelone. - La « Zizoumania » à Clairefontaine L'ex n°10 prépare son tout premier match comme sélectionneur, avec des joueurs sous le charme. Des entrainements qui suscitent une forte attention médiatique. Une ère qui démarre avec une certaine légèreté mais dans une ambiance studieuse avant le début des choses sérieuses ! Zidane et Barthez, de retour dans un lieu étroitement associé à un chapitre mythique de l'histoire des Bleus ! Pour débattre avec Annie Gasnier : Olivier Pron, Éric Rabesandratana, Hervé Penot et Manu Terradillos. Technique/réalisation : Laurent Salerno.
Hantée par l'Histoire et les trous de mémoire À 73 ans, Pearl va enfin être grand-mère et elle s'en réjouit. Pourtant, au fur et à mesure que l'échéance approche, elle s'inquiète : elle redoute de transmettre à sa future petite-fille ce qu'elle appelle son “paquet”, cet héritage trop lourd dont elle voudrait la protéger : celui de la Shoah, un traumatisme profondément ancré en elle. Bien qu'elle soit née après-guerre, Pearl est littéralement obsédée par le génocide des Juifs que ses deux parents ont vécu dans leur chair. À cette obsession qui fatigue parfois ses filles s'ajoute un autre problème : Pearl ne se souvient de rien. Ce n'est pas lié à l'âge, elle a toujours été comme ça. Depuis peu, elle fait le lien entre ces deux phénomènes : et si c'était cette omniprésence de la mémoire du génocide qui avait pris toute la place en elle et éjecté le reste ? Pour la première fois de sa vie, elle a décidé d'aller consulter un psy pour tenter de sortir de l'impasse. Elle est prête à tout tenter. Pearl est ma cousine. Elle porte ce prénom en hommage à notre grand-mère commune, Helena Perla, assassinée à Auschwitz en 1942. Comme elle, j'ai hérité du traumatisme, même si je m'en suis peut-être mieux “remise”. C'est le lot des enfants de survivant•es de la Shoah et, au-delà, de tous les peuples qui ont connu un génocide. Chez nous, le passé recouvre souvent le présent, ce qui entraîne des conséquences à la fois sur le psychisme individuel mais aussi sur le plan collectif puisque tout nouvel événement politique est perçu comme une réplique du traumatisme initial. En 2022, je commence à accompagner Pearl dans ses tentatives parfois surprenantes de désenvoûtement et dans son apprentissage du métier de grand-mère, elle qui n'a jamais connu la sienne. La survenue des attaques du 7 octobre 2023 puis du génocide à Gaza ne vont pas simplifier les choses… Pour aller plus loin : - Souffle sur tous ces morts et qu'ils vivent, de Nathalie Zajde, éditions La Pensée Sauvage ; - Je ne lui ai pas dit au revoir, de Claudine Vegh, collection Témoins / Gallimard ; - Naître coupable, naître victime, de Peter Sichrovsky, Points Actuels : - Le site du centre Georges Devereux Remerciements : Aux intervenantes Inge Cantegreil-Kallen (Hôpital Broca) et Margot Woszczalski (constellations), à Nathalie Zajde, Catherine Grandsard et Elisabeth Malka du centre Georges Devereux ; Au Grand Rabbin Olivier Kaufmann de la synagogue Charles Liché. À Mariannick Bellot, Elie Duprey et Pascaline Peretti pour leurs conseils avisés. À Rivka Ferrando pour son soutien. À Pearl, à ses filles, à mes parents et à ma sœur pour leur confiance. Ce documentaire a été lauréat de l'appel à projets Podcasts et créations radiophoniques du ministère de la Culture en 2022. Enregistrements février 2022-juin 2026 Entretien et montage Frédérique Pressmann Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Hélène Blanc Accordéon Frédérique Pressmann Production ARTE Radio
RADIO FOOT – Mardi 22 septembre 2026 (16h10 rediff. 21h10 TU). Au sommaire : le capitaine des Bleus qui s'exprime sur RFI ; les Colchoneros qui remportent le derby Madrilène ; la folie Zidane à Clairefontaine. - Kylian Mbappé a choisi RFI pour s'exprimer L'attaquant international du Real Madrid est en campagne pour remporter un 1er Ballon d'Or à 27 ans. Le capitaine de l'équipe de France revient sur le récent Mondial des Bleus, parle de ses entraineurs : il se projette avec Zidane, rend hommage à Didier Deschamps, précédent sélectionneur avec lequel il a connu les sommets à 19 ans. Sans oublier le Real de Mourinho. Il revient sur ses racines africaines, évoque le niveau des nations continentales. - Le derby madrilène a basculé du côté de l'Atlético dimanche Les Blancos, réduits à 10 à la 50è n'ont pas tenu le choc. Les Colchoneros ont planté deux banderilles. L'expulsion de Huijsen a-t-elle changé la physionomie du match ? Giuliano Simeone décisif. Il provoque le penalty qui amène le 1-0, puis délivre la passe décisive à Jonathan David pour le 2-0. Le Canadien actif dans le pressing. Entrée de Julian Alvarez sous les sifflets, dans un contexte de tensions récentes autour du joueur. Les Rojiblancos passent deuxièmes, les Merengues relégués à 6 points de Barcelone. - La « Zizoumania » à Clairefontaine L'ex n°10 prépare son tout premier match comme sélectionneur, avec des joueurs sous le charme. Des entrainements qui suscitent une forte attention médiatique. Une ère qui démarre avec une certaine légèreté mais dans une ambiance studieuse avant le début des choses sérieuses ! Zidane et Barthez, de retour dans un lieu étroitement associé à un chapitre mythique de l'histoire des Bleus ! Pour débattre avec Annie Gasnier : Olivier Pron, Éric Rabesandratana, Hervé Penot et Manu Terradillos. Technique/réalisation : Laurent Salerno.
Les forces russes ont attaqué plus de 3.000 établissements de santé ukrainiens depuis le début de la guerre à grande échelle, d'après l'OMS. Pourtant, des soins difficiles, comme les transplantations, n'ont jamais cessé depuis le début de la guerre à grande échelle. Ukraine Soigner sous les bombes, c'est possible... Aucun conflit à travers la planète n'épargne plus les structures de soin. En Europe, celles de l'Ukraine, après plus de 4 ans de guerre, sont en difficulté mais elles tiennent bon, y compris pour les interventions très techniques. Ainsi à Kyiv, à l'hôpital Okhmatdyt, le plus grand établissement pédiatrique du pays, les transplantations d'organes se poursuivent et on va le voir, les enjeux autour de tels soins dépassent le cadre sanitaire. Reportage au bloc opératoire, de Cerise Sudry Ledu. ... mais l'aide des ONG et associations est cruciale Si le système de santé ukrainien continue à fonctionner, c'est aussi grâce à l'aide des ONG et des associations. Parmi ces dernières, le Comité d'Aide Médicale Ukraine qui a son siège à Paris lance en ce moment son plan d'action pour l'hiver, et un appel aux dons pour aider les civils. Quels sont aujourd'hui les besoins, et comment est utilisé concrètement l'argent que nous pouvons donner ? Entretien avec Jacques Duplessy, directeur du Comité, signé Anne Verdaguer. Le café au cœur du lien social En Turquie... Une tasse de café, c'est aussi une occasion de se parler... La Turquie est-elle en train de devenir accro au café ? En 15 ans, la consommation moyenne par habitant y a été multipliée par six. Une hausse due principalement à la jeunesse et à la prolifération des cafés – commerces indépendants, chaînes locales ou mondiales – dans les villes du pays. Autant de lieux de rencontre et de lien social dans des villes où les espaces collectifs se font rares, qui ont un grand succès en dépit de l'explosion des prix ces dernières années. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. ... et en Finlande C'est le plus gros consommateur de café au monde : plus de 10 kilos par personne et par an, soit le double de la moyenne européenne ! Et ce n'est pas seulement par goût, le café est un véritable rituel social qui dit beaucoup de la société finlandaise. Les explications d'Ottilia Férey.
Les forces russes ont attaqué plus de 3.000 établissements de santé ukrainiens depuis le début de la guerre à grande échelle, d'après l'OMS. Pourtant, des soins difficiles, comme les transplantations, n'ont jamais cessé depuis le début de la guerre à grande échelle. Ukraine Soigner sous les bombes, c'est possible... Aucun conflit à travers la planète n'épargne plus les structures de soin. En Europe, celles de l'Ukraine, après plus de 4 ans de guerre, sont en difficulté mais elles tiennent bon, y compris pour les interventions très techniques. Ainsi à Kyiv, à l'hôpital Okhmatdyt, le plus grand établissement pédiatrique du pays, les transplantations d'organes se poursuivent et on va le voir, les enjeux autour de tels soins dépassent le cadre sanitaire. Reportage au bloc opératoire, de Cerise Sudry Ledu. ... mais l'aide des ONG et associations est cruciale Si le système de santé ukrainien continue à fonctionner, c'est aussi grâce à l'aide des ONG et des associations. Parmi ces dernières, le Comité d'Aide Médicale Ukraine qui a son siège à Paris lance en ce moment son plan d'action pour l'hiver, et un appel aux dons pour aider les civils. Quels sont aujourd'hui les besoins, et comment est utilisé concrètement l'argent que nous pouvons donner ? Entretien avec Jacques Duplessy, directeur du Comité, signé Anne Verdaguer. Le café au cœur du lien social En Turquie... Une tasse de café, c'est aussi une occasion de se parler... La Turquie est-elle en train de devenir accro au café ? En 15 ans, la consommation moyenne par habitant y a été multipliée par six. Une hausse due principalement à la jeunesse et à la prolifération des cafés – commerces indépendants, chaînes locales ou mondiales – dans les villes du pays. Autant de lieux de rencontre et de lien social dans des villes où les espaces collectifs se font rares, qui ont un grand succès en dépit de l'explosion des prix ces dernières années. Reportage à Ankara, Anne Andlauer. ... et en Finlande C'est le plus gros consommateur de café au monde : plus de 10 kilos par personne et par an, soit le double de la moyenne européenne ! Et ce n'est pas seulement par goût, le café est un véritable rituel social qui dit beaucoup de la société finlandaise. Les explications d'Ottilia Férey.
Chercheuse néerlandaise et ancienne députée européenne Marietje Schaake, rattachée à l'institute for Humane centered technology (Institut pour une technologie centrée sur l'humain) de l'université de Stanford en Californie revient sur les controverses agitant les chercheurs concernant les progrès rapides de l'IA générative et les menaces qu'elle ferait peser sur l'avenir de l'humanité.Samedi 12 septembre, le patron d'Anthropic Dario Amodei a lancé un appel à ralentir le développement de l'IA, une idée soutenue par les dirigeants d'OpenAI, Google, SpaceX et MicrosoftUn “moment de vérité” selon Marietje Schaake, auteure de The Tech Coup, qui souligne l'urgence d'un encadrement plus strict par les pouvoirs publics mais aussi une opportunité à saisir pour l'Europe, pour inventer d'autres modèles d'IA, au service de la démocratie. Réalisation : Michaëla Cancela-KiefferEntretien de Yoshua Bengio reccueilli par Fanny Alarcon avec Sandrick MathurinDoublages : Chloé Rouveyrolles-Bazire, Maxime Mamet, Emmanuelle Baillon, Sébastian BraddockSons de terrain : Commission européenne, CBS, AFPTVMusique : Nicolas VairLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme.Nous serions très heureux d'avoir vos avis sur notre podcast et la manière de le faire évoluer. C'est par ici et cela prend deux minutes : https://forms.gle/KDQgtpTndksygh4y6 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 02:29:04 - Les Matins de France Culture - par : Marguerite Catton, Margot Delpierre - À l'occasion de la sortie au cinéma de deux films autour de son œuvre, Annie Ernaux est l'invitée exceptionnelle des Matins. De la réception de son œuvre par la jeune génération à l'évolution de la condition féminine, la prix Nobel de littérature 2022 nous partage son regard sur l'époque. - équipe : Félicie Faugère, Jean Brossier, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Victoria Géraut-Velmont, Angelico Gaymard, Jean Leymarie, François Saltiel, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Alexandre Morales, Marie Labory, Marianne Dubar, Bahia Bricaud - invités : Annie Ernaux Écrivaine, prix Nobel de littérature en 2022, Angèle Ferrere Docteure en histoire et esthétique de la photographie et commissaire d'exposition, Tatiana Kastouéva-Jean Directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, Stanislas Muel reçoit Philippe de Chanville, co-fondateur de l'entreprise Mano Mano et créateur du Rasso, association des aînés et anciens guides et scouts d'Europe. Dans une interview passionée, ils développent un intéressant parallèle entre la figure du père de famille et celle du manager.
Je ne sais pas si vous le savez, je suis un grand fan du jeu World of Warcraft et de son univers, et ça fait 20 ans que j'y joue ! Alors quand j'ai su qu'il y aurait un concert autour de ses musiques en mai 2026, ni une, ni deux j'y suis allé, et j'ai adoré ce moment, c'était vraiment magique ! Et si ça a pu l'être c'est grâce aux musiciens et aux équipes de l'orchestre Sinfonia Pop Orchestra, ainsi qu'à son chef d'orchestre, Jordan Gudefin, avec qui j'ai sympathisé et pas mal échangé ! Et ça m'a fait me rendre compte d'un truc : le chef d'orchestre, on a souvent pas mal d'idées reçues à son sujet, et on en connaît finalement pas forcément grand chose. Alors pour essayer de rectifier le tir, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Jordan dans un nouvel entretien ! Maintenant que c'est dit, ne perdons pas plus de temps et restons dans le rythme, faisons-nous littéralement mener à la baguette par Jordan pour découvrir ce qu'est un chef d'orchestre ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Découvrez le Sinfonia Pop Orchestra :➜ sur son site internet : https://www.sinfoniapoporchestra.com/➜ lors de son événement Hook in Concert : https://billetterie.palaisdescongresdeparis.com/fr/manifestation/218/hook_in_concert➤ Retrouvez le travail de Jordan et ses compositions➜ sur YouTube : https://www.youtube.com/@UC2IS9zO1_kiRXj729MZ_XAw ➜ sur son site internet : https://www.jordangudefin.com/
Entretien mené par Camille Thomine « La sculptrice colombienne Feliza Bursztyn, exilée en France, est morte de tristesse à 22h15, le vendredi 8 janvier, dans un restaurant parisien. » Juan Gabriel Vásquez s'appuie sur ces mots de Gabriel García Márquez pour embrasser la personnalité d'une femme hors du commun. Est-elle véritablement morte de tristesse ? Sculptrice avant-gardiste, élève de Zadkine, Giacometti et César, amante passionnée, admiratrice de Fidel Castro, elle fit face aux deuils, à la violence politique, aux conventions, à l'exil. Mêlant la force de caractère de sa protagoniste à la mélancolie de ses derniers jours, ce roman allie faits réels et extrême délicatesse des sentiments. Son but ? Que Feliza ne soit jamais oubliée, d'une manière qui honore ce pour quoi elle n'a cessé de se battre : sa liberté. À lire – Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza, traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Le Seuil, 2026
Entretien mené par Nathalie Crom Le 6 septembre 1949 au soir, une jolie jeune femme brune est retrouvée morte quai de Javel, en bord de Seine, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Identifiée le lendemain, c'est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Quatre suspects se détachent, mais le commissaire Pinault classe l'affaire faute d'avoir accumulé suffisamment d'indices. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l'enquête à partir du dossier et va résoudre ce vrai meurtre, redonnant un visage et une histoire à la jeune femme. À lire – Philippe Jaenada, L'inconnue du quai de Javel, Flammarion, 2026
durée : 00:15:36 - On n'arrête pas l'éco - par : Claire Chaudière, Dominique Seux - Innovation, souveraineté, monde du travail… L'intelligence artificielle prend déjà la parole. Mais jusqu'où peut-elle prendre le pouvoir ? Entretien ce samedi avec Neil Zeghidour, jeune champion de la tech française et de l'IA vocale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:00 - Les journaux de France Culture - Un discours apocalyptique croît autour de l'intelligence artificielle, alimenté par des déclarations croissantes de professionnels. Mais, entre perte de contrôle de l'outil et marketing de la peur, quels sont réellement les risques ? Entretien avec une sociologue, chercheuse associée à Stanford. - équipe : La Rédaction de France Culture - invités : Angèle Christin Sociologue Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:40:06 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Yannick Haenel veut montrer que la vie des professeurs est romanesque. "La solitude des professeurs est infinie", c'est le titre de son nouveau roman publié chez Gallimard. - équipe : Félicie Faugère, Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Angelico Gaymard, Marianne Dubar, Bahia Bricaud - invités : Yannick Haenel Ecrivain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Épisode 239: Entretien avec l'historien Mabrouk Jebahi Le projet d'histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d'entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d'intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d'autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s'est étendu à un effort plus complet d'enquête auprès d'économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d'architectes, de sociologues ruraux et d'autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l'objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré en Tunisie le 3 décembre 2025, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec Mabrouk Jebahi, historien moderniste et ancien chercheur aux Archives Nationales de Tunisie (2008-2024), et consultant expert international pour la numérisation et la mise en valeur du patrimoine, gestion des archives et d'information, conduite des projets de mise en valeur du patrimoine, et animation culturelle. Veuillez trouver l'interview en PDF et en bas de cette page et la vidéo sur ce lien. La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions infiniment Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
Épisode produit en collaboration avec Gaze Magazine. Comment ça va, vous, en cette rentrée, genre vraiment ? Moi c'est moyen moyen, comme je vous le raconte dans l'introduction de cet épisode. Mais comment aller bien dans un monde qui brûle et où la question de la santé mentale est tellement dépolitisée qu'on en vient à culpabiliser de se sentir anxieux ou dépressif ? Heureusement, j'ai à vous proposer aujourd'hui une conversation enregistrée il y a quelques mois au festival Susurre à la Gaîté Lyrique, en compagnie de Gaze magazine. La journaliste Mélissa Chidiac m'a tendu son micro et m'a posé tout un tas de questions sur l'évolution des discours sur la santé mentale dans la société, sur mon parcours thérapeutique, et sur les choses les plus importantes que j'ai apprises auprès de mes invités dans ce podcast qui célèbre cette rentrée le début de sa quatrième saison déjà ! Ce jour-là, le public a posé des questions très chouettes, alors on les a laissées dans l'enregistrement pour que vous puissiez en profiter. C'est un épisode qui vous intéressera si vous suivez mon travail depuis longtemps, en attendant la toute première invitée de la saison quatre dans deux semaines. Merci d'être ici, merci de me soutenir, n'hésitez pas à liker l'épisode et à le partager sur les réseaux sociaux pour aider Folie Douce à essaimer. Merci encore à la Gaîté Lyrique et à Gaze pour cette collab en or !Bonne écoute, prenez soin de vous, prenez votre temps, et partagez en masse cet épisode. C'est important !Gaze, la revue des regards féminins, est un magazine féministe et artistique indépendant, fondé en 2020 par Clarence Edgard-Rosa et porté par une équipe entièrement féminine. Son but : faire rayonner les talents féminins et mettre les femmes et personnes non-binaires sur le devant de la scène. La revue est semestrielle et distribuée en ligne et en librairie.Crédit photo : Luna Harst
Torture FM Entre effet et affect, où le son agit-il ? Retour sur les cassettes fantômes de la guerre du Vietnam, pendant laquelle l'armée américaine a fait diffuser des enregistrements d'âmes errantes pour marquer les populations, et sur les rouages de la torture musicale à Guantanamo. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Une histoire de pression de l'air Pourquoi faire la guerre du son, et comment le faire ? Depuis des décennies et à longueur de journée, le Liban vrombit comme un ventilateur, survolé par des drones et des avions de chasse de l'armée israélienne qui hante son espace aérien. Les sons qu'ils produisent harcèlent les populations et ont de réelles répercussions, faisant planer l'angoisse et semant la terreur… La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Cet épisode a été réalisé et produit en partenariat avec L'Orient-Le jour. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Pas vu, pas pris Les ondes sonores, ça peut faire mal ? Le 15 mars 2025, lors d'une manifestation anti-régime à Belgrade, en Serbie, un son percute subitement la foule à 19h11. Sur les vidéos et captations, aucune trace de ce son ne s'entend. Comment l'expliquer ? Une enquête est ouverte pour reconstituer ce qu'a été ce son, issu d'un canon à son, qui a traumatisé les foules. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Bouche à oreille Le son est bien une arme invisible, d'accord. Mais ce sont des armes qui laissent des traces dans les corps. Ces traces peuvent ressortir longtemps après la guerre, parfois pour raconter au mieux son histoire. Le grand-père de Servane, qui se souvient des sons de la Seconde Guerre mondiale, et le journaliste américain David Carde, qui imite les sons, témoignent. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio