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Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
On savait ce championnat surprenant, capable de nous offrir des scénarios dignes des meilleurs films de Michel Hazanavicius, et je vous assure on s'attendait à tout mais pas à ça, car l'inattendu arrive quand même à nous prendre aux dépourvu. Sorti des tréfonds de la DNCG l'OL se veut en prétendant du titre, et encore mieux le 5eme et le 11eme se tiennent en 5 petits points, et est ce qu'on peut parler de cette valse des entraîneurs, un mot “absolute cinéma”. Podcast produit par Sport Content.RC Lens vs AS Monaco : 17minRC Strasbourg Alsace vs Olympique Lyonnais : 40minTour des stades : 1h05min
Sorti en 1988, "Surfer Rosa" est le premier véritable album du groupe de Boston mené par Black Francis. Un disque brut, rugueux, qui va ériger les Pixies en figure majeure du rock alternatif. Derrière ce son abrasif : l'ingénieur Steve Albini, alors encore peu connu, futur collaborateur de Nirvana et PJ Harvey. Dès l'ouverture avec "Bone Machine", le ton est donné. La déflagration "Something Against You", chaotique et anti-radio, incarne parfaitement cette esthétique corrosive. Plus culte encore, "Where Is My Mind?", largement popularisé par le film "Fight Club". Le disque regorge de morceaux singuliers comme Cactus, que David Bowie reprendra plus tard, ou Vamos, aux paroles en espagnol, reflet du passage de Black Francis à Porto Rico. Souvent cité parmi les plus grands albums rock de tous les temps, "Surfer Rosa" sonne déjà comme les années 90 avant l'heure. Une œuvre imprévisible et essentielle, portée presque intégralement par Black Francis, à l'exception de "Gigantic", chanté paHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le reggaeman sénégalais Lëk Sèn est de retour avec Jèem, un septième opus dans lequel se mêlent émotion brute, spiritualité et vibration universelle. Accompagné de son invité, l'artiste Lidiop, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Queen Stelyna. Originaire de Ngor au Sénégal, Lëk Sèn trace une route singulière où le reggae roots rencontre les rythmes d'Afrique et les pulsations urbaines. Derrière chaque mot et chaque note, il tisse une écriture brute et sincère, empreinte de mémoire et d'avenir. Plus d'informations sur Lëk Sèn Playlist du 16 février : Lëk Sèn - Net bi Lëk Sèn feat Jhonel & Elom 20ce - Tirailleurs Lëk Sèn - Shine Lidiop - Avec elle Né à Dakar, Lidiop - aussi connu sous le nom de Prince Baye Fall - est un artiste nourri dès l'enfance par les sonorités traditionnelles du Sénégal, le reggae et la soul. Lëk Sèn - Sunu mam Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Depuis la réouverture le 1ᵉʳ février du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, les Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans le pays voisin depuis le début de la guerre peuvent envisager un retour chez eux. Au Caire, l'ambassade de l'Autorité palestinienne enregistre les demandes de départ. Mais pour l'instant, les autorisations arrivent au compte-gouttes et la décision de rentrer reste lourde à prendre. De notre correspondant au Caire, Mahmoud Mohsen, 65 ans, visage résigné et djellaba usée, reçoit sur la banquette arrière de la voiture d'un ami, faute de mieux. « Chaque jour je dors dans un endroit différent. En Égypte, on vit comme des mendiants. Aucune organisation ne nous aide, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. » Cet ouvrier agricole originaire de Jabaliya, dans le nord de l'enclave, avait été évacué il y a un an pour soigner un cancer du larynx dans un hôpital à deux heures du Caire. Sorti depuis six mois, il désespère de retrouver un jour ses proches. « Je souffre, je souffre, je souffre… Et je veux rentrer chez moi. Ça suffit les déplacements forcés. On a eu 1948, on a eu 1967. Ça suffit. Je veux rentrer même si je n'ai plus rien. Même si je sais que c'est pour aller sous une tente. Car ma maison de quatre étages a été détruite. Comme la ferme que je venais de construire. » À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: rentrer ou rester, le dilemme des réfugiés gazaouis en Égypte « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance » Inscrit dès l'ouverture sur la plateforme de l'ambassade de l'Autorité palestinienne au Caire, il doit prendre son mal en patience. Car les entrées pour l'instant se font au compte-gouttes, quelques dizaines de personnes par jour, jamais plus. Dix jours après la réouverture du point de passage, seules 213 personnes avaient pu regagner l'enclave. Attablée dans un café de la banlieue chic du Caire, Andaleeb Adwan ne se fait pas d'illusion. « Si on doit attendre un ou deux mois, ce sera déjà une bonne chose. Mais je crains que ce soit bien plus long. J'ai le sentiment qu'ils laissent d'abord rentrer les blessés venus se faire soigner, en priorité ceux qui sont à Al Arish. Au Caire, je n'ai entendu parler de personne qui ait pu rentrer pour le moment. » Fondatrice et directrice d'une organisation citoyenne à destination des jeunes gazaouis, elle fait de son retour dans l'enclave un impératif moral. « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance, pour voir comment l'institution fonctionne. Je sais que je ne resterai pas directrice éternellement, mais j'ai besoin d'être rassurée sur sa capacité à continuer car beaucoup de compétences ont été perdues, tuées sous les bombardements ou ont quitté Gaza. » Sur environ 100 000 Gazaouis réfugiés en Égypte, près de 20 000 se sont inscrits pour rentrer. À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: une vingtaine de personnes a pu entrer en Égypte et à Gaza
Le reggaeman sénégalais Lëk Sèn est de retour avec Jèem, un septième opus dans lequel se mêlent émotion brute, spiritualité et vibration universelle. Accompagné de son invité, l'artiste Lidiop, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Queen Stelyna. Originaire de Ngor au Sénégal, Lëk Sèn trace une route singulière où le reggae roots rencontre les rythmes d'Afrique et les pulsations urbaines. Derrière chaque mot et chaque note, il tisse une écriture brute et sincère, empreinte de mémoire et d'avenir. Plus d'informations sur Lëk Sèn Playlist du 16 février : Lëk Sèn - Net bi Lëk Sèn feat Jhonel & Elom 20ce - Tirailleurs Lëk Sèn - Shine Lidiop - Avec elle Né à Dakar, Lidiop - aussi connu sous le nom de Prince Baye Fall - est un artiste nourri dès l'enfance par les sonorités traditionnelles du Sénégal, le reggae et la soul. Lëk Sèn - Sunu mam Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
durée : 00:03:49 - Retour à Gimont, après des jours sans électricité - La tempête Nils a fait de nombreux dégâts dans la région Occitanie, depuis le jeudi 12 février. Des dizaines de milliers de foyers ont été privés d'électricité, surtout dans le Gers, département le plus touché, à cause d'arbres qui sont tombés ou de câbles qui se sont arrachés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Depuis la réouverture le 1ᵉʳ février du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, les Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans le pays voisin depuis le début de la guerre peuvent envisager un retour chez eux. Au Caire, l'ambassade de l'Autorité palestinienne enregistre les demandes de départ. Mais pour l'instant, les autorisations arrivent au compte-gouttes et la décision de rentrer reste lourde à prendre. De notre correspondant au Caire, Mahmoud Mohsen, 65 ans, visage résigné et djellaba usée, reçoit sur la banquette arrière de la voiture d'un ami, faute de mieux. « Chaque jour je dors dans un endroit différent. En Égypte, on vit comme des mendiants. Aucune organisation ne nous aide, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. » Cet ouvrier agricole originaire de Jabaliya, dans le nord de l'enclave, avait été évacué il y a un an pour soigner un cancer du larynx dans un hôpital à deux heures du Caire. Sorti depuis six mois, il désespère de retrouver un jour ses proches. « Je souffre, je souffre, je souffre… Et je veux rentrer chez moi. Ça suffit les déplacements forcés. On a eu 1948, on a eu 1967. Ça suffit. Je veux rentrer même si je n'ai plus rien. Même si je sais que c'est pour aller sous une tente. Car ma maison de quatre étages a été détruite. Comme la ferme que je venais de construire. » À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: rentrer ou rester, le dilemme des réfugiés gazaouis en Égypte « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance » Inscrit dès l'ouverture sur la plateforme de l'ambassade de l'Autorité palestinienne au Caire, il doit prendre son mal en patience. Car les entrées pour l'instant se font au compte-gouttes, quelques dizaines de personnes par jour, jamais plus. Dix jours après la réouverture du point de passage, seules 213 personnes avaient pu regagner l'enclave. Attablée dans un café de la banlieue chic du Caire, Andaleeb Adwan ne se fait pas d'illusion. « Si on doit attendre un ou deux mois, ce sera déjà une bonne chose. Mais je crains que ce soit bien plus long. J'ai le sentiment qu'ils laissent d'abord rentrer les blessés venus se faire soigner, en priorité ceux qui sont à Al Arish. Au Caire, je n'ai entendu parler de personne qui ait pu rentrer pour le moment. » Fondatrice et directrice d'une organisation citoyenne à destination des jeunes gazaouis, elle fait de son retour dans l'enclave un impératif moral. « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance, pour voir comment l'institution fonctionne. Je sais que je ne resterai pas directrice éternellement, mais j'ai besoin d'être rassurée sur sa capacité à continuer car beaucoup de compétences ont été perdues, tuées sous les bombardements ou ont quitté Gaza. » Sur environ 100 000 Gazaouis réfugiés en Égypte, près de 20 000 se sont inscrits pour rentrer. À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: une vingtaine de personnes a pu entrer en Égypte et à Gaza
Sorti en 1998, "Mezzanine" marque un tournant majeur pour le collectif de Bristol, pionnier du trip-hop. Plus sombre, plus hypnotique, ce troisième album impose une atmosphère nocturne et cinématographique, à l'image de sa pochette devenue culte, ornée d'un scarabée noir et blanc en gros plan. Le disque s'ouvre avec "Angel", montée en tension progressive qui explose dans un mur de guitares saturées. Les basses profondes et les ambiances oppressantes se prolongent sur "Inertia Creeps", tandis que "Dissolved Girl" dévoile une facette plus sensuelle. Le groupe revisite également "Man Next Door" des The Paragons dans une version minimaliste et glaçante, portée par la voix quasi fantomatique d'Horace Andy. Plus aérien, "Black Milk" accueille Elizabeth Fraser, chanteuse des Cocteau Twins, que l'on retrouve aussi sur "Teardrop", plus grand succès du disque. Œuvre majeure des années 90, sombre, élégante et immersive, "Mezzanine" reste un Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les matins à 7h50 sur Chérie FM, Dimitri pose 3 questions sur l''actualité insolite ou légère des dernières 24 heures !
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Un projet de 10 chansons, suite de son double album Diyilem & Bazarhoff : Genius, sorti en 2025 et synonyme de renaissance et de maturité pour l'artiste. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Accompagné de son invité, le rappeur TKR, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Yasmine Bakayoko. Sa carrière commence en 2009 au sein du groupe Kiff No Beat qui devient le premier groupe de hip-hop africain signé chez Universal Music Africa en 2017. Depuis 2013, il démarre en parallèle une carrière solo qui lui vaut plusieurs récompenses (Primud d'Or 2022, AFRIMA et Kundé). Depuis, il se produit partout en Afrique, aux États-Unis et en Europe. Ambassadeur de la jeunesse ivoirienne, Didi B est Chevalier de l'Ordre du Mérite Sportif Ivoirien, Ambassadeur de la Sécurité Routière pour les Nations unies, Ambassadeur de la lutte contre le paludisme (Fondation RBM – Ministère de la Santé) et Ambassadeur de la campagne «Jeunesse en Action avec l'Europe» pour l'Union européenne. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Didi B - Bon Mood Didi B - Plus jamais pareil Didi B ft Sindika - Juventus TRK - Golden Boy 2 Didi B - Rainté Didi B - Cemago Le titre Good vibe de l'artiste Didi B vient d'être certifié disque d'or au Nigeria. Nous en diffusons l'extrait. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Un projet de 10 chansons, suite de son double album Diyilem & Bazarhoff : Genius, sorti en 2025 et synonyme de renaissance et de maturité pour l'artiste. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Accompagné de son invité, le rappeur TKR, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Yasmine Bakayoko. Sa carrière commence en 2009 au sein du groupe Kiff No Beat qui devient le premier groupe de hip-hop africain signé chez Universal Music Africa en 2017. Depuis 2013, il démarre en parallèle une carrière solo qui lui vaut plusieurs récompenses (Primud d'Or 2022, AFRIMA et Kundé). Depuis, il se produit partout en Afrique, aux États-Unis et en Europe. Ambassadeur de la jeunesse ivoirienne, Didi B est Chevalier de l'Ordre du Mérite Sportif Ivoirien, Ambassadeur de la Sécurité Routière pour les Nations unies, Ambassadeur de la lutte contre le paludisme (Fondation RBM – Ministère de la Santé) et Ambassadeur de la campagne «Jeunesse en Action avec l'Europe» pour l'Union européenne. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Didi B - Bon Mood Didi B - Plus jamais pareil Didi B ft Sindika - Juventus TRK - Golden Boy 2 Didi B - Rainté Didi B - Cemago Le titre Good vibe de l'artiste Didi B vient d'être certifié disque d'or au Nigeria. Nous en diffusons l'extrait. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Invités : Johannes Goupy, Yoann Levet co-auteur du jeu Dewan, 1 an après, toujours de Sorti ou pas avec Béa – La chronique des petits meeples avec Anne-Gaëlle au programme Dixit kids – 1 jour 1 jeu débrief de la semaine – Au coeur de la ludo et des jeux avec Morgane focus sur Rennes
"La vallée", est le premier documentaire de Gwennaël Bolomey, où il revient sur son enfance à La vallée de Joux, et sur les souvenirs marquants de la relation avec son père maniaco-dépressif et alcoolique. Sorti le 2 février. Gwennaël Bolomey est l'invité de Pierre Philippe Cadert.
Au Venezuela, 350 prisonniers politiques sont sortis de prison depuis le 8 janvier, à l'image du journaliste Carlos Julio Rojas, qui a décidé de s'exprimer à la télévision le 3 février. Un acte courageux, puisque les prisonniers politiques remis en liberté n'ont souvent pas le droit de s'exprimer et restent soumis à de nombreuses restrictions.
Ce mercredi, Margaux Lassalle s'intéresse à un monument de la musique populaire : "What a Wonderful World" de Louis Armstrong. Sorti en 1967, cet hymne à la beauté du monde s'est imposé comme l'une des chansons les plus universelles et les plus reprises de tous les temps. Au fil des décennies, le titre a été réinventé dans des styles très variés. En 1992, Nick Cave et Shane MacGowan en livrent une version sombre et désenchantée, à contre-courant de l'optimisme originel. En 1993, Israel Kamakawiwo'ole marque les esprits avec un medley mêlant "Over The Rainbow" et "What a Wonderful World", porté par sa voix douce et son ukulélé. Céline Dion propose ensuite, au début des années 2000, une interprétation ample et spectaculaire, tandis qu'en 2012, Chris Botti et Mark Knopfler en offrent une relecture élégante et feutrée. Plus récemment, le duo Sofi Tukker en signe une adaptation pop électro. La chronique met enfin en lumière la reprise de Joey Ramone, parue à titre posthume en 2002 sur son unique album solo "Don't Worry About Me". Une version punk rock énergique, fidèle à l'esprit du chanteur des Ramones, qui conserve intact le message d'espoir du morceau original. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On a besoin de votre participation sur notre référentiel des écoles : https://code-garage.com/schools/search
durée : 00:18:13 - Disques de légende du lundi 02 février 2026 - Sorti il y a seulement 7 ans, ce disque est d'ores et déjà devenu légendaire, de par l'interprétation de Santtu-Matias Rouvali, qui réalise avec l'Orchestre symphonique de Göteborg l'une des grandes lectures de son compatriote Jean Sibelius. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ». Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.
durée : 00:12:07 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Avant "Septembre sans attendre", Jonás Trueba filmait les retrouvailles de deux amants s'étant rencontrés à l'adolescence. Sorti en 2016 en Espagne, le long-métrage est aujourd'hui à l'affiche en France. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Charlotte Garson Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma; Antoine Leiris Journaliste
Depuis 2015, Vincent Verzat filme les mobilisations écologiques sur la chaîne YouTube Partager c'est Sympa (310 K abonné·es).Sorti fin 2025, son film Le VIVANT qui se défend retrace son cheminement, entre militantisme et naturalisme, sa recherche d'un équilibre entre combat et contemplation. il est venu le raconter dans Combats récemment.Dans ce hors-série spécial de BSG, Vincent se raconte en réagissant à une série de citations soigneusement choisies pour lui.___
Aujourd'hui je vous conte la suite de l'histoire de Perceval et de la quête du Graal.Pour entrer dans les faveurs du roi Arthur, le jeune Perceval est parti à l'aventure pour affronter son premier ennemi. Sorti victorieux de son combat mais épuisé, il trouve refuge chez le seigneur Gornemant de Goort, qui lui propose un bon repas et un bon lit pour y passer la nuit…Bonne écoute !
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !