Podcasts about parce

Commune in Brittany, France

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parce

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    Learn French with daily podcasts
    Listening Practice - Un énorme incendie

    Learn French with daily podcasts

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 4:06


    Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodVoici ce qu'il faut retenir de l'incendie qui a frappé l'hôtel de luxe des Grandes Alpes à Courchevel.Here is what to remember about the fire that struck the luxury hotel Les Grandes Alpes in Courchevel.Alors, pour vous donner le contexte, un énorme incendie s'est déclaré mardi soir dans cet hôtel cinq étoiles en plein cœur de la célèbre station de ski.So, to give you some context, a massive fire broke out Tuesday evening in this five-star hotel in the heart of the famous ski resort.Ça a bien sûr déclenché une évacuation massive et une intervention super complexe pour les pompiers.This of course triggered a massive evacuation and a very complex intervention for the firefighters.Premièrement, parlons de la situation humaine et là franchement, c'est la bonne nouvelle de l'histoire.First, let's talk about the human situation and frankly, that is the good news of the story.Le feu a pris au niveau de la toiture.The fire started at the roof level.Très, très vite, les 83 personnes, que ce soit les clients ou le personnel, ont été évacuées.Very, very quickly, the 83 people, whether they were guests or staff, were evacuated.Le plus important, c'est que pour l'instant, il n'y a aucune victime. Ouf !The most important thing is that for now, there are no victims. Phew!Et tout le monde a pu être relogé. And everyone was able to be rehoused.Deuxièmement, l'intervention des secours. Secondly, the emergency services' intervention.Et là, c'est vraiment un casse-tête.And there, it is truly a headache.Imaginez : une soixantaine de pompiers sont mobilisés et ils font face à deux gros problèmes.Imagine: about sixty firefighters are mobilized and they are facing two major problems.D'un côté, la forme du toit est super complexe.On one hand, the shape of the roof is super complex.De l'autre, il y a une épaisse couche de neige dessus ce qui les empêche de faire des ouvertures pour évacuer la fumée.On the other, there is a thick layer of snow on top which prevents them from making openings to vent the smoke.Et finalement, le risque que ça se propage.And finally, the risk that it spreads.Parce que oui, pour l'instant, le feu est confiné au toit mais il y a un risque.Because yes, for now, the fire is confined to the roof, but there is a risk.Le lieutenant-colonel des pompiers de Savoie l'a confirmé : le risque que l'incendie s'étende aux bâtiments juste à côté et bien, il est bien réel.The lieutenant-colonel of the Savoie firefighters confirmed it: the risk of the fire spreading to the buildings right next door is, well, very real.Donc vous l'aurez compris, la situation reste très, très tendue.So as you will have understood, the situation remains very, very tense.En bref, c'est une véritable course contre la montre qui est engagée pour maîtriser cet incendie dangereux dans un lieu emblématique où la priorité absolue a été de mettre tout le monde en sécurité.In short, it is a true race against time that has been undertaken to control this dangerous fire in an iconic location where the absolute priority was to get everyone to safety. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    La Matrescence
    EP292 - Il est temps de respecter les enfants - Claire Bourdille

    La Matrescence

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 53:17


    POUR COMMANDER VOTRE ALBUM ROSEMOOD C'EST PAR ICI Aujourd'hui, on va parler d'un sujet massivement invisibilisé : les violences faites aux enfants.En France, près de 400 000 enfants sont victimes de violences.Un enfant meurt tous les cinq jours, tué par ses parents ou ses grands-parents.18 enfants sont agressés sexuellement chaque heure.Et pourtant, le sujet reste tabou.Claire Bourdille, fondatrice du collectif Enfantiste, remet le mot adéquat sur ce silence : l'adultisme.Un système de domination des adultes sur les enfants, que 100 % des enfants traversent, sous des formes plus ou moins visibles.Claire, est activiste, autrice du livre “Enfantisme, il est temps de respecter les enfants”.Elle s'est engagée pour protéger les enfants — et pour comprendre pourquoi notre société continue de les exposer à la violence.Dans cet épisode, on parle de l'iceberg des violences faites aux enfants, de violences ordinaires, répétées, banalisées, de justice défaillante, mais aussi d'espoir, d'action collective et de responsabilité partagée.Parce qu'un enfant est un être humain.Et qu'il n'appartient à personne.Le Programme :

    Change ma vie : Outils pour l'esprit
    Dans quelle saison êtes-vous en ce moment ?

    Change ma vie : Outils pour l'esprit

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 15:32


    Vous avez l'impression de ne plus avoir la même énergie qu'avant ?Et si le problème n'était pas votre motivation… mais votre résistance au cycle que vous traversez ?Dans cet épisode, on parle de cycles : ceux de la nature, mais aussi ceux de nos projets, de nos relations, et même de nos journées.On vit dans une culture qui valorise l'énergie haute, la croissance, la production, l'élan permanent. Pourtant, rien de vivant ne fonctionne ainsi.À partir de la métaphore des quatre saisons (printemps, été, automne, hiver) je vous propose une autre lecture de ce que vous vivez. Une lecture plus juste, plus apaisante, qui vous permettra d'arrêter de vous juger.Ce que vous allez découvrir dans cet épisode :Comment reconnaître la saison dans laquelle vous vous trouvez aujourd'huiPourquoi vouloir rester “en été” en permanence mène à l'épuisementEn quoi les phases de ralentissement et de bilan sont indispensables à la suitePourquoi le repos, le vide et la jachère ne sont pas des échecs, mais des passages nécessairesComment préparer le terrain d'un nouveau départ sans forcer ni vous jugerSi vous traversez une période où l'enthousiasme n'est plus là, où vous doutez, où vous vous demandez si “c'est fini pour vous”, cet épisode est une invitation à changer de regard. Non pas pour aller mieux plus vite, mais pour vous apporter ce dont vous avez besoin aujourd'hui.Parce que plus vous embrassez l'automne ou l'hiver que vous vivez peut-être actuellement, plus vous créez les conditions du printemps à venir.Vous pouvez aussi :

    The Compound - MLB Player Podcast
    Spring Training is Almost Here!

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 55:07


    Head to the Binny's at 1720 N Marcey St in Lincoln Park to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the calendar flips to February, and that means one thing, Spring Training is almost here! The guys take a look at some more moves across the league and Ian updates the fans with his offseason training and Dakota shares his love of bidets. Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

    Le français avec Yasmine
    270. La Chandeleur : tout ce que tu dois savoir (et que personne ne t'explique)

    Le français avec Yasmine

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 14:47


    Je te propose de partir en cuisine pour parler d'un sujet très sérieux : la Chandeleur que nous célébrons le 2 février en France.J'ai eu envie d'explorer avec toi cette tradition et au-delà de la tradition mignonne, des recettes rapides et des clichés.Parce que derrière les crêpes, il y a une histoire beaucoup plus riche, beaucoup plus ancienne… et parfois beaucoup plus étrange qu'on ne l'imagine.Tu vas découvrir d'abord un paradoxe très français : officiellement, la Chandeleur est une fête religieuse. Officieusement, c'est surtout l'une des rares journées où tout un pays accepte de se retrouver autour d'un même plat. Je remonte ensuite aux origines de la Chandeleur. Entre christianisme, rites païens, symboles de lumière et superstitions agricoles, cette fête est le parfait exemple de ce que la culture française sait faire de mieux : recycler, transformer et superposer les traditions. Dans l'épisode, j'explore ce que la crêpe symbolise vraiment, pourquoi sa forme n'est pas un hasard et pourquoi pendant des siècles, ne pas faire de crêpes ce jour-là pouvait être perçu comme un très mauvais présage. Je t'emmène aussi en Bretagne et tu découvriras que les crêpes n'étaient pas un plat de fête, mais une alternative au pain.Ensuite,  crêpe ou galette ? Tu verras que la différence n'est pas seulement une affaire de sucre ou de sel, mais aussi de vocabulaire, de région, de culture et parfois… d'un certain sens très français des règles.Et pour celles et ceux qui veulent aller encore plus loin, l'épisode se prolonge en cuisine, avec mes recettes de crêpes et de galettes, directement dans la transcription.Si tu aimes comprendre le pourquoi derrière les traditions, si la culture française t'intrigue et si tu veux regarder les crêpes autrement qu'avec du Nutella dessus… cet épisode est pour toi.Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Choses à Savoir
    Quel est le plus ancien drapeau au monde ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 1:50


    Le plus ancien drapeau d'État au monde encore utilisé est très largement considéré comme étant celui du Danemark : le Dannebrog.Le plus vieux drapeau “encore en service”La tradition danoise fixe sa naissance au 15 juin 1219, lors de la bataille de Lyndanisse (dans l'actuelle Estonie). La légende raconte qu'au moment où l'armée danoise était en difficulté, un étendard rouge frappé d'une croix blanche serait tombé du ciel. Le signe aurait galvanisé les combattants, qui auraient remporté la bataille. C'est ainsi que serait né le Dannebrog, littéralement « l'étoffe danoise ».Bien sûr, les historiens rappellent que cette histoire est une légende nationale : les premières attestations vraiment solides du drapeau apparaissent plus tard, au Moyen Âge, et le motif pourrait être dérivé des bannières chrétiennes utilisées durant les croisades (croix blanche sur fond rouge, symbole guerrier et religieux fréquent à cette époque). Mais le point essentiel reste vrai : le Dannebrog est le plus ancien drapeau national en usage continu. Un modèle pour tous les drapeaux nordiquesAutre aspect passionnant : ce drapeau est aussi l'ancêtre direct d'une famille entière de drapeaux. Sa croix décalée, appelée “croix scandinave” ou “croix nordique”, a inspiré :la Suèdela Norvègela Finlandel'Islandeles îles Féroé, etc.En réalité, le Dannebrog n'est pas juste un vieux symbole : c'est un prototype devenu matrice identitaire d'une région entière.Pourquoi lui, et pas un autre ?Parce qu'un drapeau n'est considéré “le plus ancien” que s'il remplit une condition très stricte : être encore utilisé officiellement aujourd'hui sans interruption, par un État souverain.D'autres drapeaux sont très anciens (Pays-Bas, Écosse, etc.), mais le cas danois est unique : on retrouve le même design, la même idée, la même continuité, sur plus de huit siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    The Compound - MLB Player Podcast
    Cody Bellinger is a New York Yankee, Cubs Add Outfield Depth and Two Big Time Trades!

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 54:02


    Head to the Binny's at 323 W Golf Rd (Route 58) in Schaumburg to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss the latest additions in free agency, including former Cub Cody Bellinger signing with the Yankees, a pair of aces moving in the trade market and some WBC updates. Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

    Reportage International
    Comment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:47


    Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine  Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine  À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision  À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans  Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ».  Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.

    Invité Afrique
    Restitution d'objets culturels: la France veut «un cadre juridique clair et transparent» pour «simplifier les demandes»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 8:59


    Le Sénat français examine mercredi 28 janvier le projet de loi-cadre pour faciliter la restitution des biens culturels africains pillés durant la colonisation. C'était une promesse du président Emmanuel Macron lors de son discours à Ouagadougou en 2017. À ce jour, seule une infime partie des collections françaises a été restituée aux pays qui la réclament. La Béninoise Marie-Cécile Zinsou est la présidente de la Fondation Zinsou et la grande invitée de Sidy Yansané. RFI : Marie-Cécile Zinsou, le Sénat français étudie ce mercredi 28 janvier, une nouvelle loi pour faciliter la restitution des biens culturels africains spoliés durant la période coloniale. Expliquez-nous, s'il vous plaît, ce que va changer concrètement cette loi, si elle est adoptée.   Marie-Cécile Zinsou : jusqu'ici en France, à chaque fois qu'un pays, un État, faisait une demande de restitution, il fallait voter une loi spécifique en fonction de ce qui avait été demandé. C'est ce qui est arrivé pour le Bénin, pour les 26 objets qui ont été restitués, ou pour le Sénégal avec le sabre d'El Hadj Omar Tall, et enfin, dernièrement, pour le tambour en Côte d'Ivoire. Donc, cela demandait de passer des lois spécifiques. L'idée de faire une loi-cadre aujourd'hui, c'est d'encadrer la façon dont les État vont pouvoir demander des restitutions pour qu'il n'y ait plus une loi particulière, systématique, c'est-à-dire que la représentation nationale française ne soit pas obligée de voter par objet, mais puisse établir un cadre clair et transparent pour les demandes de restitution.  On peut évaluer le nombre d'objets concernés ?  Aujourd'hui, c'est extrêmement compliqué. Cela dépend vraiment des États qui en font la demande. Tous les États ne réclament pas tous les objets qui ont été pris entre 1815 et 1972. Donc aujourd'hui, il est difficile d'en déterminer le nombre. On sait quels sont les États qui ont fait les demandes et sur quoi portent les demandes. Et après on peut, on verra si cette loi crée de nouvelles demandes de différents États. Mais pour l'instant, on ne peut pas donner un nombre d'objets.   Cette loi fait référence à des objets qui ont été saisis de manière illicite ou sous contrainte, mais il n'y a pas du tout de référence claire à la colonisation ?   Écoutez, ça, c'est une chose qui est malheureusement un des échecs de cette loi, qui est de ne pas dire les choses. Ne pas parler de colonisation c'est très étrange dans ce contexte. La période est large, 1815-1972. Mais ce dont on parle, ce sont des biens spoliés par la colonisation. Jamais il n'est fait mention dans ce texte de la colonisation, de repentance, de réparation. Rien n'est dit à ce sujet. Or, la France a un problème avec son histoire coloniale et avec sa façon d'éviter le sujet de manière systématique. Si on prend les pays européens, il s'agit bien, dans le cas de la Belgique de parler de passé colonial de même que dans le cas des Pays-Bas, qui ont aussi légiféré sur la question de la restitution. Il s'agit de réparer l'injustice faite par la colonisation et d'accepter de manière automatique les demandes quand elles viennent d'États qui ont été colonisés par les Pays-Bas. Les objets, c'est formidable, mais à un moment, il faudra restituer l'histoire, il faudra restituer la fierté et on ne pourra pas éternellement cacher ce qui s'est passé pendant la colonisation française.   Parmi ces 30 objets rendus par la France, vous l'avez dit, 26 concernaient le seul Bénin, votre pays. Est-ce à dire que le Bénin est à la pointe de la demande de restitution et pourquoi, selon vous ?   Il faut bien se souvenir que depuis les indépendances, les pays demandent à voir leur patrimoine revenir sur leurs terres. Ce sont des demandes qui ont été systématiquement refusées sur le principe de l'inaliénabilité du patrimoine français. À partir du discours de Ouagadougou qui intervient en 2017. Mais il ne faut pas oublier que le Bénin fait sa demande en 2016. Cela fait longtemps que des pays n'ont pas demandé puisque leurs demandes étaient systématiquement refusées. Le Bénin a relancé cela en fait, il n'a pas lâché et il a insisté. Et c'est arrivé au moment où Emmanuel Macron a décidé de changer la politique française sur ces questions. Et je crois d'ailleurs que le Bénin fait à nouveau une demande de restitution pour certains objets qui n'avaient pas été prise en compte dans la première vague de restitution. Et le Bénin, pourquoi ? Parce que je crois que la population est très mobilisée. La jeunesse est énormément  mobilisée. On a entendu la jeunesse béninoise sur les réseaux sociaux, on l'a entendu dans le débat public. Les gens sont très conscients de l'importance du retour du patrimoine pour déterminer où l'on va. C'est quand même toujours plus facile de savoir d'où l'on vient.   La presse s'est largement fait l'écho du retour de ces œuvres au Bénin. Sans oublier le très beau film Dahomey de la cinéaste Mati Diop. On a vu des chefs coutumiers faire le déplacement, des étudiants, des familles depuis que ces biens ont retrouvé leur patrie d'origine. Diriez-vous que le peuple béninois a su se le réapproprier ?   En fait, c'est très difficile de s'imaginer un pays où vous n'avez pas accès à votre patrimoine. Vous n'avez pas accès à votre histoire et tout à coup, ces objets reviennent. Et ces objets sont porteurs de votre histoire. Ils racontent qui vous étiez avant qu'on vienne vous envahir et qu'on vienne effacer votre identité. Les réactions pendant l'exposition étaient sidérantes. Les gens pleuraient devant les vitrines en voyant ces objets qu'ils découvraient pour la première fois. Ce sont des objets pour ce qu'ils portent avec eux de notre mémoire et de notre histoire.   À lire aussiFrance: la loi pour simplifier les restitutions de biens culturels examinée au Sénat À lire aussiCatherine Morin-Desailly: «Les mentalités ont évolué», «les biens culturels volés méritent de retrouver leur pays d'origine»

    Choses à Savoir SCIENCES
    Quelle base secrète l'explorateur Jean Malaurie a-t-il découvert ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 2:38


    Pour écouter les deux épisodes recommandés:1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428Spotify:https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059Spotify:https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A--------------------------En 1951, l'explorateur et ethnologue français Jean Malaurie fait une découverte qui va le bouleverser et, surtout, donner une dimension politique à toute sa vie : au Groenland, dans l'extrême Nord, il tombe sur l'existence d'une immense base militaire américaine en cours de construction, que l'on n'avait pas annoncée publiquement. Une base stratégique, secrète, surgie dans un territoire que l'on imagine alors encore largement préservé.À cette époque, Jean Malaurie n'est pas encore l'auteur célèbre qu'il deviendra plus tard avec Les Derniers Rois de Thulé. Il est d'abord un homme de terrain, fasciné par le monde polaire, la géologie, la cartographie, et la vie des Inuits. Il explore le Nord du Groenland, dans la région de Thulé, une zone isolée, rude, mais habitée depuis des siècles. Son projet, au départ, n'a rien de militaire : il observe, il mesure, il marche, il partage le quotidien des habitants.Et puis, au détour de son expédition, il découvre ce qui ressemble à une apparition : une gigantesque infrastructure américaine en train de naître dans la toundra. Ce n'est pas une cabane, ni un petit poste avancé. C'est une véritable ville militaire, avec des engins, des pistes, des bâtiments, un dispositif logistique colossal. Cette base, c'est Thulé : un futur verrou arctique dans la stratégie américaine.Pourquoi l'Arctique ? Parce que nous sommes au début de la Guerre froide. Les États-Unis cherchent alors à sécuriser une position avancée qui permette de surveiller l'Union soviétique, de détecter des attaques, et d'installer des systèmes de défense ou de dissuasion. L'Arctique devient un espace clé : c'est le chemin le plus court entre l'Amérique du Nord et la Russie. Autrement dit : le Groenland, ce n'est plus seulement de la glace et des fjords, c'est un point géopolitique majeur.Mais ce qui frappe Malaurie, c'est surtout le coût humain. L'installation de cette base implique des bouleversements énormes pour les populations inuites locales. Dans ces territoires où tout repose sur l'équilibre fragile entre l'homme et la nature, l'arrivée d'un chantier militaire transforme brutalement l'environnement, le rythme, les déplacements, les ressources. Et surtout, elle annonce un basculement : désormais, les habitants ne sont plus seuls maîtres chez eux.Cette découverte agit comme un réveil. Malaurie comprend que l'exploration n'est pas neutre : elle est traversée par des intérêts de puissance. Dès lors, il ne sera plus seulement un scientifique ou un aventurier. Il deviendra aussi un témoin et un défenseur des peuples arctiques.En résumé : en 1951, Jean Malaurie découvre la base américaine secrète de Thulé au Groenland — un symbole de la Guerre froide — et cette découverte changera le sens de son œuvre, en le plaçant face aux conséquences concrètes de la géopolitique sur les Inuits. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Invité Afrique
    Un an après la prise de Goma: «Les ressources naturelles sont le carburant de cette guerre»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 11:30


    Un an après la bataille de Goma, quelle est la réalité du contrôle exercé sur la ville par l'AFC/M23, soutenu par Kigali ? Comment le groupe AFC/M23 se finance-t-il ? Et quelles perspectives de paix, alors que les initiatives diplomatiques — qui se multiplient — n'ont que peu d'effet sur le terrain ? Zobel Behalal, expert senior à l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational et ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur la RDC, répond aux questions de Florence Morice. RFI : Il y a un an, lors de la chute de Goma, beaucoup d'analystes affirmaient que le M23 n'avait pas les moyens de gouverner la ville. Un an plus tard, peut-on dire que l'on s'était trompé ? Zobel Behalal : Oui, évidemment, on s'était trompé il y a un an. Parce qu'aujourd'hui, le mouvement non seulement contrôle la ville, mais il a étendu son pouvoir sur d'autres territoires, et notamment sur la province du Sud-Kivu. De quelle manière est-ce qu'il contrôle la ville, concrètement ? Le M23, toujours soutenu massivement par le Rwanda, a installé une administration parallèle avec des gouverneurs qui ont été nommés dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, des administrateurs du territoire. Il a installé un système de taxation assez bien huilé. Le M23 contrôle également des territoires stratégiques de production minière, qui sont une source d'enrichissement assez considérable pour lui. Et ensuite, ce qu'il faut noter, c'est que le M23 contrôle cinq postes frontaliers stratégiques, notamment avec le Rwanda et l'Ouganda. Comment le M23 finance-t-il cette administration parallèle ? Essentiellement par ces taxes et le contrôle des ressources minières ? On a vu une nomenclature des taxes assez bien élaborée par le mouvement, qui concerne aussi bien le mariage, le transfert d'un corps, que la traversée d'une frontière, l'exploitation d'un site minier. Donc ça couvre vraiment toute l'activité économique et sociale des territoires sous son contrôle et cela rapporte énormément d'argent au mouvement. Il faut aussi comprendre que le M23 ne dépense pas beaucoup d'argent pour ses troupes. Les soldats, pour la plupart, sont très peu payés, ils reçoivent un entretien journalier pour leur nutrition, donc ceux-ci se sucrent sur le dos de la population et l'essentiel de l'argent collecté par le M23 va dans les poches de ses cadres politiques et militaires. Avant la chute de Goma, le M23 contrôlait déjà d'importants sites miniers. C'était le cas, par exemple, de Rubaya. Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Est-ce qu'ils ont mis la main sur de nouveaux sites stratégiques ? Depuis la chute de Goma, le M23 a étendu son contrôle sur des sites miniers, notamment dans la province du Sud-Kivu, des sites miniers de production d'or et de ce qu'on appelle la wolframite, ce qui constitue des sources de revenus importantes pour le mouvement. Il a continué à maintenir son contrôle sur les routes d'exportation des minerais de coltan exploités à Rubaya vers le Rwanda. Donc tout cet argent rentre dans les caisses du mouvement, mais profite surtout aux cadres politiques, aux cadres militaires et évidemment aux pays qui soutiennent le M23. Quels sont les pays qui bénéficient de ces ressources ? On a suffisamment d'informations et de preuves pour attester du soutien massif du Rwanda vis-à-vis du M23 et on sait que ce soutien rapporte énormément d'argent au Rwanda. Les statistiques du Rwanda d'exportation du coltan sur la période de janvier à juin 2025 sont 200 % supérieures à ce que c'était à la même période en 2024. Et on sait aussi qu'il y a des pays qui profitent de manière passive de la présence du M23, notamment les flux commerciaux et économiques entre le M23 et le Congo et l'Ouganda. Il y a également des pays un peu plus lointains, comme le Kenya et la Tanzanie. Prenons un exemple, celui du commerce du carburant. Aujourd'hui, à Goma, le carburant est sous le contrôle des proches du général Makenga, qui est le chef militaire du M23, et ses proches ont un monopole sur l'importation du carburant qui vient de pays comme le Kenya. Donc ça enrichit des réseaux qui, de manière passive ou indirecte, contribuent à financer le mouvement et profitent également de cette économie illicite. Depuis un an, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais on a le sentiment qu'elles ont peu d'effet sur le terrain. Pour quelle raison, selon vous ? Il y a eu une forte mobilisation diplomatique qui est appréciable. Mais ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y a un élément qui structure cette guerre, il y a un élément qui constitue son carburant, c'est l'exploitation des ressources naturelles. Donc l'angle mort des principaux processus de paix, c'est qu'ils ne prennent pas suffisamment en compte cet aspect qui pourtant représente un moyen de pression sur les différents acteurs pour les obliger à se mettre autour de la table pour discuter. Mais le processus de Washington et l'accord-cadre qui a été signé en fin d'année dernière aux États-Unis prétend justement placer cette dimension économique et l'organisation économique régionale au cœur des discussions. Autant on se félicite du fait que les Américains aient mis sur la table cette dimension économique, autant on reste encore sur notre faim sur les mesures concrètes qui vont véritablement résoudre le problème dans sa profondeur. On a plutôt l'impression que ce processus pourrait représenter une prime à l'ambition expansionniste de certaines parties. Il pourrait représenter une source d'enrichissement des réseaux criminels préexistants. Donc il faut commencer par créer des conditions pour que ces personnes n'accèdent plus à ces ressources naturelles. Et c'est l'angle mort, comme je le disais, de ces processus de paix. Donc le M23, et ? Le M23, les pays voisins comme le Rwanda… Et il faut reconnaître aussi que, aujourd'hui, dans l'exploitation illicite des ressources naturelles, les réseaux criminels se recrutent au sein de l'élite politique, sécuritaire de tous les pays, y compris du Congo. On n'a pas d'éléments qui nous permettent de dire aujourd'hui que ces élites au Congo, au Rwanda et dans les autres pays, ne continueront pas à tirer les ficelles lorsque ces contrats seront appliqués. Tout récemment, l'Angola, qui semblait sorti des processus de négociation, a relancé des consultations et plaide pour un dialogue national. Est-ce que cette nouvelle initiative de Luanda est porteuse d'espoir selon vous ? L'initiative angolaise est potentiellement une évolution positive, car si la crise du M23 s'inscrit dans une dynamique géo-criminelle, où des États instrumentalisent le crime transnational organisé à des fins économiques et financières, il faut reconnaître que cette crise prospère aussi parce qu'elle s'ancre dans des faiblesses structurelles profondes que seuls les Congolais eux-mêmes ont la capacité et le devoir de traiter. Donc un dialogue intercongolais, qui va discuter du partage des richesses, de la forme de l'État, de comment faire nation, de la lutte contre l'impunité, me semble bienvenu. À lire aussiRDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23 

    Choses à Savoir
    Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 2:07


    Dans un seul pays au monde, ou presque, cette question n'est pas une blague, ni un simple débat artistique… mais une histoire de décret présidentiel.Ce pays, c'est le Turkménistan.Un État d'Asie centrale, fermé, autoritaire, riche en gaz naturel… et connu pour ses décisions politiques parfois totalement déroutantes. Parmi elles : l'interdiction du playback, c'est-à-dire l'art de bouger les lèvres sur une voix préenregistrée.Tout commence au début des années 2000, sous la présidence de Saparmourat Niazov, un dirigeant à la personnalité hors norme, qui réglemente la vie quotidienne jusque dans les détails les plus absurdes. Un jour, il s'en prend à ce qu'il considère comme un mensonge culturel : voir des artistes “faire semblant”.Pour lui, le playback est une imposture. Une tricherie. Une façon de tuer le talent.Et il ne se contente pas de critiquer : il tranche. Par décret, le playback est interdit lors des concerts, des événements culturels… mais aussi à la télévision. Et l'interdiction va encore plus loin : il devient même interdit d'utiliser de la musique enregistrée dans de nombreux événements publics, y compris parfois dans les mariages, où la musique doit être jouée en direct. L'objectif officiel ? Protéger l'“authenticité” et la culture turkmène. En réalité, c'est aussi une manière de contrôler la scène artistique, de cadrer ce qui doit être montré, et surtout de rappeler une règle essentielle dans le Turkménistan de l'époque : rien n'existe en public sans l'aval du pouvoir. Ce qui rend l'histoire encore plus frappante, c'est que cette logique de contrôle culturel continue sous ses successeurs. Les autorités turkmènes ont régulièrement imposé des règles strictes sur les performances, les styles, les chansons autorisées… et même sur la musique jouée dans les célébrations. En 2024 encore, des témoignages rapportent des consignes imposant une musique majoritairement nationale dans les mariages. Conclusion : au Turkménistan, le playback n'est pas seulement mal vu. Il est traité comme une menace. Parce que dans ce pays, la musique n'est pas qu'un divertissement : c'est un outil politique. Et même chanter… doit être “conforme”. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Outils du Manager - Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le management sans jamais oser le demander !
    487 - 7 Principes pour éviter l'épuisement du dirigeant - Journal d'un dirigeant

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    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 27:54


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    Reportage International
    Birmanie: les Rohingyas en exil observent avec inquiétude les élections organisées par la junte

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:30


    La Birmanie va débuter la troisième et dernière phase des élections générales dimanche 25 janvier. La junte au pouvoir depuis le coup d'État de 2021 organise le scrutin et tente de se légitimer aux yeux de la communauté internationale. Elles sont toutefois qualifiées de « mascarade » par la plupart des ONG et observateurs. De nombreux réfugiés birmans regardent cette élection depuis l'extérieur et notamment les Rohingyas, majoritairement musulmans et victimes de graves persécutions depuis l'indépendance du pays. Alors que la Gambie a saisi la Cour internationale de justice pour accuser la Birmanie du génocide de la communauté, plusieurs d'entre eux, exilés en Malaisie, ont accepté de témoigner. De notre envoyée spéciale à Kuala Lumpur, Dans le sud de Kuala Lumpur, un bâtiment discret se fond dans le quartier. À l'intérieur : les locaux d'une association d'aide aux réfugiés birmans, et notamment aux Rohingyas. Rafik Ismaël est originaire de l'État birman d'Arakan. Lui et sa famille ont fui les persécutions il y a presque 30 ans. « Mon père était un leader local, donc il essayait d'aider les communautés qui avaient besoin de nourriture. Mais les militaires n'aimaient pas ça, et ils ont pris mon père pour le mettre dans un camp de détention. Ensuite, ils s'en sont pris à ma mère, et puis à mon grand-père. Notre communauté s'est battue pour ma famille, mais après les avoir libérés, les militaires nous ont dit : "Il vaut mieux que vous partiez, sinon on tuera toute la famille." » À lire aussiÉlections en Birmanie: «C'est un effort visant à légitimer un pouvoir qui va se succéder à lui-même» Un problème qui dure depuis 70 ans Malgré l'exil, Rafik Ismaël regarde attentivement le déroulement des élections organisées en Birmanie dans les médias : « Le problème en Birmanie dure déjà depuis 70 ans, donc je ne vois aucun avenir possible. Sauf si on fait partir la junte. L'élection pourrait alors permettre la démocratie, peut-être qu'on aurait une chance, mais cette élection-là ne sert à rien. Pour nous Rohingyas, que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, c'est pareil. Parce qu'ils ne nous soutiennent pas. La dernière fois, parce qu'elle a obtenu le prix Nobel de la paix, vous savez, on a cru qu'elle pouvait faire quelque chose de meilleur pour le pays, mais malheureusement non, on n'a vu rien bon de sa part. » Dans un coin de la pièce, Katija regarde attentivement deux réfugiés endormis sur des matelas posés au sol. Elle a fui la Birmanie il y a cinq ans. Certains de ses proches rohingyas sont toujours sur place : « Mon beau-frère a été pris par l'armée d'Arakan en 2024, c'était l'an dernier. Il a été battu pendant environ deux mois, donc il ne peut presque plus bouger, il est quasiment paralysé maintenant. Je crois à l'unité, mais je ne pense pas que la situation en Birmanie va s'améliorer. On sait que beaucoup de pays soutiennent la junte avec des armes et aussi de l'argent. Nous connaissons la plus longue guerre de l'histoire, donc je ne pense pas que ça ira mieux. » D'autres difficultés font désormais le quotidien de ces Rohingyas, exilés en Malaisie : le pays n'est pas signataire de la convention de l'ONU pour les réfugiés. L'accès à l'emploi, la santé et l'éducation sont notamment limités. À lire aussiBirmanie: la junte organise la deuxième phase des élections législatives

    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
    [BDF#145] Vous n'avez pas peur d'échouer. Vous avez peur de réussir.

    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 13:51 Transcription Available


    Dire "j'ai peur de réussir" ça semble absurde, non ?Et pourtant, c'est peut-être LA croyance qui sabote votre business sans que vous vous en rendiez compte.Parce que la peur de réussir, ce n'est pas avoir peur du succès, c'est avoir peur de ce que le succès va changer dans notre vie.Dans cet épisode, je vous révèle les 5 peurs cachées derrière la peur de réussir et je vous donne le bottage de fesses dont vous avez besoin pour arrêter de vous mettre des bâtons dans les roues.—————————————✨ Découvrez quel type d'entrepreneur vous êtes et quelle stratégie adopter, en fonction de votre personnalité

    Les Grandes Gueules
    Le tacle du jour - Olivier Truchot : "Vous avez pris votre carte au PS ?" Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics : "Je pourrais prendre la carte des LR aussi. Ce n'est pas parce qu'on a discuté avec le PS que le budg

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 1:48


    Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Mourad Boudjellal, éditeur de bande dessinée, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    Théâtre
    "Ségou" de Maryse Condé 9/10 : Deuil et pénitence

    Théâtre

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 28:49


    durée : 00:28:49 - La Série fiction - Après le suicide de Nadié, Tiékoro avait été lui-même quelque temps entre la vie et la mort. Puis il s'était guéri. Ah, comme il avait souffert ! Et pourquoi avait-il souffert ? Parce qu'il était un misérable pécheur. Mais il était résolu désormais à faire pénitence. - réalisation : Tidiane Thiang

    The Compound - MLB Player Podcast
    Kyle Tucker is a Dodger, Bo Bichette is a Met and Cubs Convention Recap!

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 55:49


    Head to the Binny's at 290 Hawthorn Village Commons in Vernon Hills to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss the latest free agent signings, Ian provides an update on his weekend celebrating the 2016 World Series Champions and how the Kyle Tucker signing will affect the upcoming CBA negotiations. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

    La Matrescence
    EP288 - 3 astuces pour gagner du temps dans votre quotidien

    La Matrescence

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 25:52


    LIVE GRATUIT JEUDI 22 JANVIER 2026FORMATION LE TEMPS VOTRE MEILLEUR POTEEst-ce que le monde par en vrille en ce moment ? Oui.. un peu.C'est l'image que ça en donne en tout cas.Je vous vois venir, à vous demander : mais quel rapport, avec le fait de gagner du temps ?Parce que je crois profondément que lorsque l'on est moins stressé•e par le temps, moins sous pression, on est capable de prendre du recul et donc de donner de l'énergie là où ça compte. Par exemple avec nos enfants pour être des parents plus sereins et plus adaptés.Si on veut aider à changer le monde, à apporter cette énergie positive, à notre manière… on a besoin de reprendre le pouvoir sur notre temps pour ne pas être les victimes de cette roue du hamster qui nous dessert tant.Alors ici la promesse, malgré le titre parce que c'était fait exprès, ce n'est pas de gagner du temps plutôt d'arrêter d'en perdre!Ca c'est une promesse beaucoup plus réaliste. Vous n'allez pas “gagner” une heure par jour.Vous allez arrêter d'en perdre sans vous en rendre compte et je vous propose 3 trois leviers concrets et testables dès cette semaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les Grandes Gueules
    La destruction du jour - Loïc, au 3216 : "Il y a 12 ans, ma femme a rattrapé ma fille par la jambe... elle essayait de se défenestrer du 4e étage parce qu'elle se faisait harceler. Elle n'est jamais retournée à l'école." -

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 2:26


    Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    destruction aujourd femme jamais parce fille faisait rattrap yves camdeborde olivier truchot dago serry
    Invité Afrique
    Ousmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 11:25


    Voilà tout juste un an que Donald Trump est retourné à la Maison-Blanche. Douze mois d'essoufflement pour la planète, tant la cadence imposée par le président américain est intense et inédite. Comme le reste du monde, l'Afrique est, elle aussi, prise au dépourvu par les méthodes brutales du milliardaire. Fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international, bombardement aérien au Nigeria, accaparement des terres rares en RDC, sans compter les taxes douanières et la restriction d'entrée aux États-Unis imposée à des dizaines de millions de ressortissants africains. Dans une analyse pour le site d'information français Mediapart, le journaliste et essayiste sénégalais Ousmane Ndiaye décrit un « impérialisme trumpien violent pour le monde entier, mais encore plus pour l'Afrique ». Il répond aux questions de Sidy Yansané. Durant son premier mandat en 2018, Donald Trump désignait les pays africains comme des « shithole countries », des « pays de merde ». Mais depuis son retour il y a un an, le président américain, et les États-Unis en général, n'ont jamais montré autant d'intérêt pour le continent. Pour le pire ou pour le meilleur ? Ousmane Ndiaye : Pour le meilleur pour les Américains, sans doute, quand on se situe dans l'axe trumpien du America first. Par contre, du point de vue africain, je crains que ce soit pour le pire. Parce que ce nouvel intérêt pour l'Afrique est d'abord purement financier, accompagné d'une volonté d'impérialisme. Et on oublie trop souvent que les États-Unis ont toujours été une puissance militaire présente en Afrique, avec l'Africom (Commandement des États-Unis pour l'Afrique) et que Trump utilise désormais pour intervenir contre des pays sur des questions de politique intérieure. Je pense à l'Afrique du Sud qui a été menacée à plusieurs reprises parce que les Blancs seraient maltraités, selon Trump. Au Nigeria où les États-Unis sont intervenus par des frappes aériennes dans le nord du pays dans des conditions encore floues. Deuxième volet très important de l'offensive trumpienne : « Je viens en Afrique parce que stratégiquement vos minerais m'intéressent. » C'est clairement formulé, c'est clairement dit. Les pays d'intérêts de Trump ont un fort potentiel minier, comme la RDC. Certes, il y a l'accord de paix avec le Rwanda, mais il est corrélé avec un accord de partenariat économique qui donne un accès privilégié aux États-Unis aux ressources minières de la RDC. Ça rappelle la politique de la Françafrique des années 1970-1980 où la France avait un accès privilégié aux ressources de son pré-carré. Autres pays d'intérêt pour Trump : la Guinée. Dans le cas de la Guinée, quel est cet autre intérêt précis ? D'abord, le gisement de fer du Simandou. Et ensuite, il ne faut pas oublier que Trump aussi projette les obsessions de la diplomatie américaine, à savoir la concurrence avec la Chine, très présente en Guinée. Alors même que ressurgissent en Afrique les slogans qui ont fait les Indépendances - tels que la lutte contre l'impérialisme et le colonialisme, la défense de la souveraineté - les dirigeants du continent, mais également les opinions publiques africaines, pour l'instant en tout cas, montrent beaucoup moins de ferveur à critiquer Trump. Pourquoi ? Il y a une scène qui m'a beaucoup marqué, c'est le sommet Afrique-États-Unis à la Maison blanche en juillet dernier [auquel participaient les présidents de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, du Liberia et du Gabon, NDLR]. Ils ont été reçus comme des écoliers. On les a mis dans un car, Trump oubliant leurs pays d'origine tout en oubliant leurs noms. C'était un spectacle de domination terrible ! Je m'attendais à une sorte de posture de dignité de ces chefs d'États. Au contraire, on les a vu dans un acte de contrition et d'aplatissement. Notamment le Gabonais Brice Oligui Nguema proposer le prix Nobel à Trump avec force et dans discours mielleux, ou encore le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye surfer sur la passion pour le golf de Trump et lui proposer des terres. Ce qui me frappe, c'est que face aux États-Unis de Trump, les Africains n'ont ni réponse individuelle ni réponse commune. Tout le reste du monde s'organise pour faire face à ce désordre, à cette tempête qu'est Trump et je trouve que l'Afrique reste assez en marge, à tort. Car Trump est en train de bouleverser l'ordre du monde. Et dans ce bouleversement, comme on l'a vu avec la fin de l'USAID et le retrait américain des organisations internationales, l'Afrique en subit les premières conséquences. Des millions de personnes risquent de mourir en Afrique suite à un seul décret de Trump. On risque d'avoir plus de morts que durant le Covid. Donc l'Afrique subit déjà la brutalité de Trump. Personnellement, je crains un retour de la guerre froide, c'est-à-dire des stratégies de positionnement des grandes puissances mondiales, où l'Afrique n'est qu'un instrument et, encore une fois, le terrain d'une lutte par procuration. Dans un espace où il n'y a pas de respect des conventions internationales, ça va être encore plus catastrophique que durant la guerre froide.

    Choses à Savoir
    Pourquoi dit-on, à tort, “faire l'autruche” ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 2:16


    L'expression « faire l'autruche » signifie se comporter comme si un danger n'existait pas : refuser de regarder la réalité en face, ignorer un problème, éviter une mauvaise nouvelle. Autrement dit : se cacher pour ne pas affronter.Mais d'où vient exactement cette formule ? Et pourquoi est-elle injuste envers… la pauvre autruche ?Une origine ancienne… mais fondée sur une croyanceL'idée que l'autruche se cache en mettant la tête dans le sable circule depuis très longtemps. On la trouve déjà dans l'Antiquité, puis au Moyen Âge : les auteurs de bestiaires décrivent l'autruche comme un animal un peu “bête”, ou du moins étrange, capable de comportements absurdes. L'image est ensuite devenue un symbole moral : l'autruche serait celle qui refuse de voir le danger, et cette métaphore a fini par s'imposer dans la langue.Pourquoi cette croyance a-t-elle été si tenace ? Parce qu'elle est visuellement parfaite : on imagine très bien un oiseau immense, dépassé par la situation, qui se protège en cachant sa tête. C'est absurde, donc mémorable. Et surtout, ça fonctionne merveilleusement comme leçon de vie : “n'ignore pas les problèmes”.Pourquoi c'est complètement fauxEn réalité, l'autruche ne met pas sa tête dans le sable pour se cacher. C'est même l'inverse : elle est plutôt prudente et vigilante.Si ce mythe existe, c'est à cause de plusieurs comportements réels mais mal interprétés :1. Elle baisse la tête au solL'autruche passe beaucoup de temps à chercher de la nourriture. Elle picore, fouille, examine le sol. De loin, sa longue tête au ras du terrain peut donner l'impression qu'elle “disparaît” dans le sable.2. Elle s'occupe de ses œufsAutre point clé : l'autruche creuse un nid peu profond dans le sol. Elle y pond, puis elle tourne les œufs, les réarrange, parfois le bec près du sable. Là encore, vu de loin, on peut croire qu'elle “enterre” la tête.3. Elle se couche pour se camouflerQuand elle se sent menacée, il lui arrive de s'aplatir au sol, cou tendu. Dans la savane, cette posture peut la rendre moins visible. Mais ce n'est pas du déni : c'est une stratégie de survie.Et si la menace devient sérieuse, l'autruche ne se cache pas : elle fuit — très vite — ou elle se défend avec des coups de pattes redoutables.Conclusion : dire d'une personne qu'elle “fait l'autruche”, c'est l'accuser d'être lâche et aveugle… alors que l'autruche, elle, est tout sauf stupide. Elle observe, elle s'adapte, et elle agit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Grand reportage
    Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

    Grand reportage

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


    Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

    Criminels
    Interpol - Sous influence (1/2)

    Criminels

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 20:44


    "Je me souviens être sorti en courant pour me rendre sur place. Parce que c'est le rêve de tout policier de pouvoir prendre quelqu'un sur le fait."C'est l'histoire d'un homme en cavale, qui entraîne sa petite-amie éperdument amoureuse dans sa course. Une série de braquages de banques, un bandit assoiffé d'argent et une gentille fille qui tourne mal, voilà les éléments qu'ont les policiers pour commencer leur enquête. Interpol leur prête main forte pour traquer le couple à travers le monde. Interpol est un podcast d'Initial Studio, adapté de la série documentaire audiovisuelle éponyme produite par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par David O'Donnell. Il a été réalisé par Bertrand Morin et Joe Wiecha.Bonne écoute !Production exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Marie AgassantMontage : Camille LegrasAvec la voix d'Alix Martineau Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

    LONG LIVE
    INFLAMMATION - Quels aliments accélèrent notre vieillissement ?

    LONG LIVE

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 78:54


    Dans cet épisode de LONG LIVE, je reçois Wilfried Launey, coach en nutrition, pour parler d'un sujet qui nous concerne toutes et tous : l'alimentation anti-inflammatoire.Qu'est-ce que ça veut dire, concrètement, manger anti-inflammatoire ? Pourquoi l'inflammation est-elle parfois utile… mais délétère quand elle devient chronique ? Et surtout, comment notre façon de manger peut accélérer — ou ralentir — le vieillissement ?« L'inflammation est un accélérateur de vieillissement », explique Wilfried. Son objectif : démocratiser une alimentation qui apaise le corps, réduit la fatigue, les douleurs et soutient la santé sur le long terme.On parle ensemble du fameux “triptyque” à réduire en priorité :– les aliments ultra-transformés– le gluten– le lait de vacheSans dogme ni radicalité : avant de tout révolutionner, commencer par là, trouver des alternatives, et observer ce que ça change.Pourquoi ces aliments sont-ils inflammatoires ?Quel est le rôle clé de l'intestin et du microbiote ?A-t-on vraiment besoin du goûter ?À quoi ressemble un petit-déjeuner anti-inflammatoire ?Quels sont les signaux d'alerte (fatigue chronique, ballonnements, maux de tête, acné, douleurs…) ?Y a-t-il des différences selon l'âge, le sexe, ou les périodes de la vie ?Wilfried propose une approche simple et réaliste : le 80/20. Sur une semaine, 80 % d'alimentation “santé”, 20 % d'alimentation plaisir — soit 4 repas récréatifs sur 21. Parce que changer durablement, ce n'est pas tout supprimer.Le conseil clé : tester pendant trois semaines, et voir ce que ça change pour vous, personnellement.Un épisode pour comprendre, expérimenter, et surtout reprendre du pouvoir sur son énergie et sa santé, sans culpabilité.N'hésitez pas à nous écrire et à poursuivre la conversation dans les commentaires.Merci à WOJO, notre partenaire qui nous soutient en nous accueillant dans ses magnifiques locaux parisiens de Saint-Lazare !

    Le 13/14
    "C'était un gag à la base", parce "qu'il y avait plein d'artistes qui s'appelaient Michel"

    Le 13/14

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 4:05


    durée : 00:04:05 - Une semaine dans leurs vies - Un bond dans le futur, en 2120, au sein d'une radio qui ne diffuse que des Michel, comme Michel Legrand, Michel Jonasz ou encore Michel Berger. C'est ce que propose "Radio Michel, le spectacle musical", jusqu'en février à La Scène parisienne, dérivé d'une webradio du même nom. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    CHOOSE YOUR MENTOR
    Saison 6 - Episode 3 - Jean Luc Agboyibo - CEO OMEGA Capital LLC - General manager Abidhan Basket-ball club

    CHOOSE YOUR MENTOR

    Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 59:00


    « Et si un ballon de basket pouvait changer le destin de milliers de jeunes africains ? »Dans cet épisode puissant de Choose Your Mentor, nous recevons Jean-Luc Agboyibo, l'homme qui transforme des terrains de sport en tremplins vers l'avenir.Fondateur de Milédou et actuel CEO d'Omega Sports Holding LLC, Jean-Luc ne se contente pas de parler de sport – il bâtit une révolution silencieuse qui redéfinit ce que signifie réussir en Afrique.Son arme secrète ? La conviction inébranlable que le sport n'est pas un jeu, mais un outil de transformation sociale, économique et personnelle.Le parcours d'un bâtisseur→ Comment Jean-Luc a transformé sa passion pour le basket en mission de vie→ Le moment où il a compris que le sport pouvait sauver des vies, pas seulement divertirL'envers du décor de l'industrie sportive africaineLes obstacles invisibles que personne n'ose nommerLes opportunités colossales que tout le monde ignoreSa stratégie pour structurer un écosystème qui n'existait pasLes secrets du leadership par l'impact→ Comment inspirer une génération qui a perdu espoir→ Les 3 piliers de sa méthode : éducation, développement personnel, impact communautaire→ Pourquoi l'échec fait partie du planLa vision qui change tout→ Ce qu'il faut pour faire du sport un véritable levier économique en Afrique→ Son message aux jeunes entrepreneurs qui veulent créer du sens→ L'héritage qu'il construit, un terrain à la foisParce que Jean-Luc ne vous racontera pas une success story parfaite. Il vous livrera la vérité brute d'un entrepreneur qui a choisi le chemin le plus difficile : changer des vies plutôt que remplir des poches.Parce que si vous cherchez l'inspiration pour transformer votre passion en impact, vous êtes au bon endroit.Parce qu'après cet épisode, vous ne verrez plus jamais le sport de la même manière.✅ Vous croyez que l'entrepreneuriat peut être un outil de changement social✅ Vous voulez comprendre comment structurer une industrie émergente✅ Vous cherchez des modèles de leadership authentiques et engagés✅ Vous vous demandez comment transformer une passion en mission✅ Vous avez besoin d'un coup de boost pour passer à l'action« Le sport ne construit pas seulement des athlètes, il construit des hommes et des femmes capables de transformer leur communauté. »— Jean-Luc AgboyiboBranchez vos écouteurs, prenez des notes, et laissez-vous inspirer par un homme qui prouve chaque jour que l'impossible n'est qu'une question de perspective.Nouvel épisode disponible maintenant.

    Les Nuits de France Culture
    René Depestre, éternel exilé : René Depestre : "Je suis resté absolument socialiste parce que je n'avais pas d'autre choix"

    Les Nuits de France Culture

    Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 17:08


    durée : 00:17:08 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Exilé très jeune d'Haïti, René Depestre étudie à Paris puis traverse l'Europe de la guerre froide en quête de savoir, d'engagement et d'identité. Installé à La Havane, il revient en 1971 sur ses premières terres d'exil, son apprentissage intellectuel et ses désillusions politiques. - réalisation : Emily Vallat - invités : René Depestre Poète et écrivain d'origine haïtienne

    Choses à Savoir
    Qu'est-ce que le principe de réfutabilité de Popper ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:53


    Le principe de réfutabilité est l'une des idées les plus célèbres — et les plus mal comprises — de la philosophie des sciences. Il a été formulé au XXᵉ siècle par le philosophe Karl Popper, avec une ambition claire : définir ce qui distingue une théorie scientifique d'un discours qui ne l'est pas.À première vue, la science semble reposer sur la preuve. On pourrait croire qu'une théorie est scientifique parce qu'elle est confirmée par des expériences. Or, Popper renverse totalement cette intuition. Selon lui, aucune théorie scientifique ne peut jamais être définitivement prouvée vraie. Pourquoi ? Parce qu'une infinité d'observations positives ne garantit jamais que la prochaine ne viendra pas la contredire. En revanche, une seule observation contraire suffit à invalider une théorie.C'est là qu'intervient le principe de réfutabilité. Pour Popper, une théorie est scientifique si et seulement si elle peut, en principe, être réfutée par les faits. Autrement dit, elle doit faire des prédictions suffisamment précises pour qu'on puisse imaginer une expérience ou une observation qui la rende fausse. Si aucune observation possible ne peut la contredire, alors elle sort du champ de la science.Un exemple classique permet de comprendre. L'énoncé « tous les cygnes sont blancs » est réfutable : il suffit d'observer un seul cygne noir pour le contredire. À l'inverse, une affirmation comme « des forces invisibles et indétectables influencent secrètement le monde » n'est pas réfutable, puisqu'aucune observation ne peut la mettre en défaut. Elle peut être intéressante sur le plan philosophique ou symbolique, mais elle n'est pas scientifique.Popper utilise ce critère pour critiquer certaines théories très populaires à son époque, comme la psychanalyse ou certaines formes de marxisme. Selon lui, ces systèmes expliquent tout a posteriori, mais ne prennent jamais le risque d'être démentis par les faits. Quand une prédiction échoue, l'explication est ajustée, ce qui rend la théorie indestructible… et donc non scientifique.Ce point est fondamental : pour Popper, la science progresse par erreurs corrigées, non par accumulation de certitudes. Une bonne théorie n'est pas celle qui se protège contre la critique, mais celle qui s'expose volontairement à la possibilité d'être fausse. Plus une théorie est risquée, plus elle est scientifique.Aujourd'hui encore, le principe de réfutabilité structure la méthode scientifique moderne. Il rappelle que la science n'est pas un ensemble de vérités absolues, mais un processus critique permanent. Une théorie n'est jamais vraie pour toujours ; elle est simplement la meilleure disponible, tant qu'elle résiste aux tentatives de réfutation.En résumé, le principe de réfutabilité de Popper nous apprend une chose essentielle : en science, le doute n'est pas une faiblesse, c'est une condition de progrès. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    On The Verge
    #120 Basile : « Dans les apéros branles, y a un esprit de Bromance. »

    On The Verge

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 105:57


    Aujourd'hui, on explore un territoire intime encore peu raconté, et pourtant très révélateur de notre époque : des événements où des hommes se retrouvent pour vivre un moment de plaisir collectif, autour de la masturbation. Pas dans une logique de performance, ni forcément de séduction, mais dans un cadre pensé, posé, consenti. Un espace où le corps, le regard, la présence des autres viennent déplacer les repères habituels.Mon invité s'appelle Basile, il a bientôt 30 ans, et il est l'un des co-organisateurs de “Branle entre potes”. Derrière le nom, il y a une démarche : créer des moments où le plaisir peut exister sans masque, sans pression, sans scénario imposé… juste comme quelque chose de vivant, de simple, de partagé. Dans cet épisode, Basile raconte aussi son parcours intime et la découverte d'une sexualité joyeuse, libre et curieuse, construite autour de trois piliers : la connaissance, la tolérance, et la nuance.On va parler de cadre, de désir, de masculinité, de regard… et de ce que ça change, parfois, quand on s'autorise à être soi, pleinement.Et c'est exactement ce qui m'a donné envie d'en faire un épisode. Parce qu'on est pile dans ce que le podcast permet d'explorer depuis bientôt 7 ans, et dans ce que documente aussi Martha Cornog dans son travail : ces zones de frottement entre le regard social, le désir, les nouvelles manières de se rencontrer… et tout ce qui se rejoue quand on décide, enfin, de ne plus avoir honte de ce qui nous fait du bien.TW : rapports non consentisL'article dans Le Monde : https://www.lemonde.fr/intimites/article/2025/11/11/ces-clubs-de-branle-ou-des-hommes-se-masturbent-a-plusieurs-je-me-fais-plaisir-et-je-montre-mon-plaisir-aux-autres_6653037_6190330.htmlL'article de Herring, : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/10720162.2019.1615586 Paris Jacks - Groupe Réunissant des Mecs Accros à la Branle : Paris Jacks est un groupe à but non-lucratif réunissant des mecs accros à la branle de toute orientation sexuelle, de tout âge et de toute origine.Accueil | Branle entre Potes , le site de la masturbation entre mecs : Rencontres entres mecs hétéros, bi ou gays pour plans branle sans prise de tête. Trouver de nouveaux contacts ou organiser ses propres apéros branles.* Infos **

    Les Grandes Gueules
    L'humilité du jour - Alain Duhamel : "Je ne connais pas d'interview sur ma vie privée. Parce que je n'ai pas envie de parler de moi comme personne, j'ai envie d'être jugé comme professionnel." - 16/01

    Les Grandes Gueules

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:49


    Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, Antoine Diers et Sandrine Pégand, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

    Les chemins de la philosophie
    Montaigne, parce que c'était lui : Montaigne, un animal politique

    Les chemins de la philosophie

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 58:34


    durée : 00:58:34 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Les "Essais" de Montaigne ont été rédigés sur une période d'environ 20 ans, où le penseur de la Renaissance, réfléchit à la nature humaine et à la vie en société. Retiré du monde, mais ancien magistrat et acteur engagé dans la vie publique, il s'est révélé un véritable “animal politique”. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Philippe Desan Professeur d'histoire culturelle à l'université de Chicago et directeur des Montaigne Studies; Jean Balsamo Professeur honoraire de littérature française à l'université de Reims

    Le français avec Yasmine
    268. Episode privé

    Le français avec Yasmine

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 9:33


    Si la grammaire française te fait soupirer, douter ou te sentir nul(le), cet épisode est pour toi.Dans ce premier épisode privé de l'année, réservé exclusivement aux membres du Club, je te propose une vraie réconciliation avec la grammaire française sans culpabilité, sans promesses irréalistes et sans discours infantilisant.Contrairement à ce qu'on répète partout, la grammaire française n'est ni logique ni simple. Et non, ce n'est pas toi le problème si tu bloques. Dans cet épisode, on va déconstruire les idées reçues qui sabotent l'apprentissage du français chez les adultes : le mythe du “français facile”, la pression du parler parfait, et les dégâts des contenus gratuits sans structure qui donnent l'illusion de progresser… sans résultats réels.À travers mon expérience de polyglotte et plus de 20 ans d'enseignement du français, je t'explique :➡️pourquoi tant d'apprenants finissent par détester la grammaire ➡️comment certaines erreurs se fossilisent➡️et surtout comment apprendre autrement à l'âge adulteTu comprendras :➡️pourquoi comprendre une règle ne suffit pas ➡️pourquoi voir une règle sur papier ne suffit pas non plus ➡️pourquoi la pratique est indispensable➡️comment distinguer la grammaire essentielle de celle qui peut attendreCet épisode t'aide à changer ton rapport à la grammaire, à lever la peur de parler et à reprendre confiance dans ton apprentissage du français. Parce que faire la paix avec la grammaire, ce n'est pas devenir parfait, c'est devenir libre.Cet épisode est 100 % privé et accessible uniquement aux membres du Club.“Le Français avec Yasmine” existe grâce au soutien des membres et élèves payants. Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord pour continuer à partager et se rencontrer. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    LITTLE BIG THINGS
    Alexis Robert - L'entrepreneur devenu VC !

    LITTLE BIG THINGS

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 111:30


    Alexis Robert est investisseur chez Kima Ventures depuis plus de 10 ans.L'un des fonds de Venture Capital les plus actifs au monde, financé par Xavier Niel.Ancien entrepreneur, Alexis a connu les moments où tout tient à un fil.Une période marquante qui explique en grande partie sa manière de voir l'investissement aujourd'hui.En effet, il dénonce un déséquilibre inhérent à la relation entre investisseurs et entrepreneurs.Parce qu'entre les deux rôles, il y a un écart fondamental.Les VC évoluent dans un cadre confortable, avec un salaire et le pouvoir de décider.Les entrepreneurs, eux, avancent sans filet, sous pression permanente, sans certitude, souvent seuls face aux conséquences.Un rapport de force structurel, qui peut rapidement faire perdre le sens des réalités.Alexis observe aussi un écosystème parfois trop homogène, trop moutonnier, qui a tendance à financer les profils qui rassurent plutôt que ceux qui dérangent.Lui s'intéresse aux trajectoires non linéaires, aux parcours atypiques, à ceux qui ne rentrent pas dans les cases mais qui ont cette flamme difficile à expliquer.Une énergie, une intensité, quelque chose qui se joue parfois en quelques secondes, parfois dès un simple bonjour.Avec Jean de La Rochebrochard, il fonctionne beaucoup à l'instinct, assumant l'erreur comme une composante normale du métier.Pour Alexis, le risque n'est pas un accident de parcours, il fait partie de l'histoire.Après avoir vu passer des centaines de dossiers, il le dit simplement : entreprendre demande une forme de folie.Investir, pour lui, ce n'est pas une histoire d'ego ni uniquement de rendement.C'est une manière d'aider d'autres à devenir ce qu'il aurait aimé avoir à ses côtés quand il a commencé.Ce regard, à contre-courant de la pression sociale et des jugements rapides, redonne une place plus juste à l'échec.Bonne écoute !===========================

    Invité Afrique
    Sommet sur la RDC à Lomé: «Cette rencontre peut aider à une clarification des rôles», dit Christian Moleka

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:25


    C'est à Lomé, au Togo, que va se tenir, après-demain samedi, un nouveau sommet sur la RDC. En effet, le président Faure Gnassingbé a été désigné par l'Union africaine pour faire la médiation dans cette crise meurtrière. Autour du chef de l'État togolais, on attend de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar. Ce sommet pourra-t-il empêcher une nouvelle offensive sur le terrain du M23 et de son allié rwandais ? Christian Moleka est le coordinateur de la Dynamique des politologues du Congo, la DYPOL. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier RFI : Christian Moleka, ce sommet de Lomé ce 17 janvier 2026, est-ce qu'il peut en sortir quelque chose ? Christian Moleka : il peut en sortir une tentative de coordination des initiatives de médiation qui sont aujourd'hui à la fois africaines et internationales, qatariennes et américaines. Le Togo, qui représente l'Union africaine de la médiation, a depuis 2025 lancé l'initiative qui a pris du temps à s'implémenter. Et donc, il y a une nécessité de tenter de redonner sens à l'initiative, à la fois africaine, mais de coordonner également avec ce qu'il s'est fait à Doha et à Washington. Et donc, la rencontre peut aider à une clarification des rôles, redonner à l'Union africaine probablement une dynamique de dialogue interne et peut-être une dynamique régionale qui prendra en compte les autres acteurs comme l'Ouganda et le Burundi, qui n'ont jamais été pris en compte afin qu'elle ne marche pas, je dirais, sur les plates-bandes de Doha et de Washington. Avant ce sommet, le Congolais Félix Tshisekedi a fait plusieurs déplacements. Il est allé voir le Togolais Faure Gnassingbé à Lomé. Il est allé aussi rencontrer l'Angolais Joao Lourenço à Luanda. Le président angolais lui aurait fait des propositions intéressantes. De quoi pourrait-il s'agir ? Il peut s'agir de la volonté de relancer un dialogue interne, un dialogue national interne congolais. L'Angola qui aujourd'hui voit une rébellion qui peut s'étendre vers le Katanga et donc remettre en question les intérêts économiques du corridor de Lobito, a besoin d'un minimum de stabilité. Et donc, un processus de dialogue interne peut naître de la démarche angolaise. Parce que Kinshasa a refusé à ce jour de prendre l'initiative des évêques, notamment la démarche du pacte social. Et donc, une initiative angolaise qui porterait sur le dialogue national inclusif peut, pour Kinshasa, être un plan de rechange contre la dynamique interne portée par les évêques. Sur le fond du dossier, il y a une paix artificielle qui a été signée le 4 décembre à Washington par les présidents du Congo et du Rwanda en présence de Donald Trump. Mais quelques jours plus tard, les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais se sont emparés de la ville d'Uvira, au Sud-Kivu. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Il faut en déduire que le M23, qui reste l'acteur militaire souterrain, ne se sent pas lié par le processus de Washington et qu'on a un processus de Doha qui, à ce jour, est quelque peu en panne, puisqu'il ne marche pas. Et sans une complémentarité Doha-Washington, il sera très difficile d'avoir sur le terrain des solutions définitives tant que la donne M23 ne sera pas prise en compte. Et donc, la reprise des armes pour le M23, c'est un levier de pression pour pousser Kinshasa à revenir à la table de négociations et à entériner également Doha. Alors, après la prise d'Uvira au Sud-Kivu, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que c'était une claire violation de l'accord de Washington et que les États-Unis y répondraient. Sous-entendu, il y aurait des sanctions contre le Rwanda. Mais depuis un mois, les Américains n'ont pris aucune mesure. Qu'est-ce que cela vous inspire ? On peut penser déjà qu'il y a une pression sur l'administration américaine pour que les sanctions ne soient pas prises. À Kinshasa, on a pointé du doigt, sans le dire à haute voix, le Qatar, pour que des sanctions ne soient pas prises directement vis-à-vis du Rwanda. Mais on a également une administration américaine qui est, à ce jour, portée par d'autres crises et une attention de moins en moins tournée sur cette question congolaise, avec la dynamique qu'on a au Venezuela, mais également au Moyen-Orient avec l'Iran. Et vous pensez donc que pour les autorités congolaises, peut-être aussi pour les autorités burundaises, le Qatar fait pression sur les États-Unis pour qu'il n'y ait pas de sanctions contre le Rwanda ? Effectivement, je crois que pour Kinshasa et le Burundi, la lecture est très claire : le Qatar a certainement dû peser sur la décision américaine pour ne pas sanctionner le Rwanda. Il y a des enjeux économiques derrière. Le Qatar a énormément investi au Rwanda et donc des sanctions toucheraient aux intérêts également économiques du Qatar. Comment voyez-vous les jours à venir, d'ici la fin de ce mois sur le terrain ? Un enlisement ou peut-être une nouvelle offensive militaire de la part des rebelles du M23 et de leurs alliés rwandais ? Le M23 est en mode observation aujourd'hui. Après la pression américaine sur Uvira, ils laisseront passer la pression. Mais chaque partie s'organise militairement et construit un narratif pour justifier la suite des combats qui pourrait s'étendre cette fois-ci vers le Katanga. L'une des stratégies du Congolais Félix Tshisekedi, c'est d'obtenir un clair soutien des États-Unis contre le Rwanda. Est-ce que cette stratégie peut marcher ou non ? Les États-Unis, pour l'instant, se sont intéressés aux minerais du Congo et ont besoin d'un minimum de stabilité pour faire le partenariat économique. Et donc, c'est un levier sur lequel Kinshasa peut appuyer. Le vrai défi, c'est que vous avez un médiateur américain imprévisible qui est à la fois sur beaucoup de chantiers - le Venezuela, l'Iran, le Groenland - et qui, à un moment donné, sera lui-même enlisé dans une politique intérieure avec les élections de midterm qui viennent. Donc, 2026 peut être une année où la tension américaine sur la crise congolaise peut être réduite. Et donc, à ce moment-là, Kinshasa perdra ce levier américain d'intérêt stratégique sur le conflit. À lire aussiTogo: le président congolais à Lomé avant une réunion de haut-niveau sur la crise dans l'est de la RDC À lire aussiCrise dans l'est de la RDC: comment l'Angola veut revenir au centre du jeu diplomatique

    Nota Bene
    ACTU - Pourquoi il y a eu autant de dictatures en Amérique du sud ?

    Nota Bene

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 28:32


    Quel début d'année 2026 ! Donald Trump capture le président du Venezuela, l'actualité s'embrase, et cela a provoqué de nombreuses réactions ! De mon côté, je ne vais pas vous livrer mon analyse de comptoir sur ce que j'en pense, mais j'ai quelques cartouches qui vous permettront peut-être de mieux comprendre ce qui se joue au Venezuela et de façon plus générale en Amérique du sud. Parce que si Trump est tout fier d'avoir capturé un dictateur et de libérer tout un peuple, on peut se poser une question légitime : pourquoi y a-t-il autant de dictatures en Amérique du Sud ? Et vous allez voir que les USA ne sont pas vraiment étrangers dans la réponse à cette question. Aller, aujourd'hui, on va parler d'un truc qui vous a peut-être déjà chatouillé l'oreille : la doctrine Monroe !➤ Découvrez l'épisode sur Simon Bolivar : https://youtu.be/ewVfzO5CHS0

    The Compound - MLB Player Podcast
    Alex Bregman is a Chicago Cub! Plus, The Bears Keep Rolling and the Cubs Make a Splash on the Trade Market

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 58:07


    Head to the Binny's at 790 Royal St. George Dr in Naperville to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the Chicago Cubs have signed Alex Bregman! Plus, Dakota has to eat his words about the Bears and the Cubs make a big move on the trade market. Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

    Vlan!
    #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1)

    Vlan!

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 36:39


    Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l'un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s'effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd'hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l'écologie ne peut plus faire l'économie du sensible, de l'émotion, de la relation et de la spiritualité.Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c'était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu'il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s'insinue dans nos quotidiens. J'ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu'elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu'il propose, c'est une bascule vers l'entraide, vers le lien, vers une autre manière d'habiter le monde – non pas dans l'utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l'emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l'anxiété rampante qui s'installe faute de communautés authentiques.Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c'est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l'enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m'a profondément nourri. Il donne envie d'agir depuis un endroit plus juste, plus aligné. Citations marquantes« On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »« La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »« Le vrai courage aujourd'hui, c'est de faire face à l'impermanence. »« Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l'incertitude. »« Accepter de ne pas savoir, c'est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l'écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d'aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c'est important : Cela montre la nécessité d'un regard holistique sur les crises.~05:002. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l'importance de faire le deuil de l'ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c'est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:303. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c'est important : Cela redonne une place centrale à l'humain dans sa globalité.~19:004. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c'est important : Cela pousse à revaloriser l'intuition, l'art et les savoirs ancestraux.~27:005. La joie comme moteur d'actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l'effondrement.Pourquoi c'est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00Questions posées dans l'interviewPourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s'effondrer ?Comment faire le deuil d'un monde en train de disparaître ?Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?De quoi avons-nous le plus peur face à l'effondrement ?Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?Est-ce qu'on peut encore espérer dans un monde en crise ?Comment cultiver la joie dans l'incertitude ?Références citées dans l'épisodeLivresComment tout peut s'effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteursVandana Shiva – évoquée pour sa vision de l'écologie spirituelle (~20:00)Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s'identifie plus à ce courant.[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.[19:00] L'importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l'effondrement.[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d'action puissant. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #240 Marcher séparément mais lutter ensemble? Avec Rejane Senac (https://audmns.com/JCJVxeL) L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul (https://audmns.com/ntXDwdf) [MOMENT] Transformer la violence de la société actuelle par le soin avec Marie Robert (https://audmns.com/EUxsYiz)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Vlan!
    #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? avec Pablo Servigne (partie 2)

    Vlan!

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:04


    Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l'un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s'effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd'hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l'écologie ne peut plus faire l'économie du sensible, de l'émotion, de la relation et de la spiritualité.Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c'était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu'il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s'insinue dans nos quotidiens. J'ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu'elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu'il propose, c'est une bascule vers l'entraide, vers le lien, vers une autre manière d'habiter le monde – non pas dans l'utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l'emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l'anxiété rampante qui s'installe faute de communautés authentiques.Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c'est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l'enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m'a profondément nourri. Il donne envie d'agir depuis un endroit plus juste, plus aligné. Citations marquantes« On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »« La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »« Le vrai courage aujourd'hui, c'est de faire face à l'impermanence. »« Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l'incertitude. »« Accepter de ne pas savoir, c'est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l'écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d'aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c'est important : Cela montre la nécessité d'un regard holistique sur les crises.~05:002. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l'importance de faire le deuil de l'ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c'est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:303. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c'est important : Cela redonne une place centrale à l'humain dans sa globalité.~19:004. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c'est important : Cela pousse à revaloriser l'intuition, l'art et les savoirs ancestraux.~27:005. La joie comme moteur d'actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l'effondrement.Pourquoi c'est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00Questions posées dans l'interviewPourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s'effondrer ?Comment faire le deuil d'un monde en train de disparaître ?Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?De quoi avons-nous le plus peur face à l'effondrement ?Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?Est-ce qu'on peut encore espérer dans un monde en crise ?Comment cultiver la joie dans l'incertitude ?Références citées dans l'épisodeLivresComment tout peut s'effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteursVandana Shiva – évoquée pour sa vision de l'écologie spirituelle (~20:00)Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s'identifie plus à ce courant.[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.[19:00] L'importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l'effondrement.[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d'action puissant.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Les chemins de la philosophie
    Montaigne, parce que c'était lui : L'art de l'autoportrait

    Les chemins de la philosophie

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 58:05


    durée : 00:58:05 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Dans ses "Essais", Montaigne fait de lui-même la matière de son œuvre, il se met à nu. "C'est moi que je peins". Même si le substantif " le moi", anachronique, n'est pas adéquat pour réfléchir à sa démarche. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Blandine Perona Professeure de littérature française à l'Université de Lille et membre junior de l'Institut universitaire de France; Antoine Compagnon Écrivain, enseignant et académicien français

    france parce lille tait lui montaigne essais antoine compagnon muhlmann nicolas berger
    Choses à Savoir
    Qu'est-ce que l'énantiosémie ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 1:20


    L'énantiosémie est un phénomène linguistique étonnant : un même mot peut avoir deux sens opposés. Autrement dit, selon le contexte, un mot peut vouloir dire une chose… et exactement son contraire.Le terme vient du grec enantios (« opposé ») et sêma (« signe »). En énantiosémie, ce n'est pas deux mots différents qui s'opposent, mais un seul et même mot, porteur d'une ambiguïté sémantique.Un exemple classique en français est le verbe « louer ».– Louer un appartement peut signifier le mettre en location.– Louer un appartement peut aussi vouloir dire le prendre en location.Le sens exact dépend uniquement du contexte.Autre exemple célèbre : « hôte ».Un hôte peut être celui qui reçoit… ou celui qui est reçu. Deux rôles opposés, un seul mot.L'énantiosémie ne résulte pas d'une erreur ou d'un défaut de la langue. Elle apparaît souvent pour des raisons historiques. Avec le temps, un mot peut évoluer, se spécialiser, ou être utilisé dans des contextes différents, jusqu'à finir par englober deux sens contraires. La langue conserve alors les deux usages, même s'ils semblent logiquement incompatibles.Ce phénomène existe dans de nombreuses langues. En anglais, par exemple, le verbe to sanction peut vouloir dire autoriser officiellement ou, au contraire, punir. Là encore, seul le contexte permet de trancher.Pourquoi l'énantiosémie ne provoque-t-elle pas une confusion permanente ? Parce que, dans la pratique, le contexte grammatical, social ou situationnel suffit presque toujours à lever l'ambiguïté. Le cerveau humain est très efficace pour interpréter un mot en fonction de ce qui l'entoure.D'un point de vue culturel et intellectuel, l'énantiosémie est fascinante. Elle montre que le langage n'est pas un système mathématique rigide, mais un outil vivant, façonné par l'usage, l'histoire et la nuance. Elle rappelle aussi que les mots ne portent pas un sens figé : ils prennent leur signification dans une situation donnée.En résumé, l'énantiosémie désigne le fait qu'un mot puisse exprimer deux idées opposées. Ce paradoxe linguistique n'est pas une bizarrerie marginale, mais une preuve de la richesse, de la souplesse — et parfois de l'ambiguïté — du langage humain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir SCIENCES
    Les neutrinos sont-ils vraiment plus rapides que la lumière ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 3:04


    En 2011, une annonce a fait l'effet d'une bombe dans le monde scientifique : des chercheurs affirmaient avoir mesuré des neutrinos allant plus vite que la lumière. Si cela avait été vrai, cela aurait remis en cause l'un des piliers de la physique moderne, hérité d'Albert Einstein. Mais que s'est-il réellement passé ? Et pourquoi parle-t-on encore aujourd'hui de l'expérience OPERA ?Commençons par les bases. Les neutrinos sont des particules extrêmement légères, presque sans masse, qui interagissent très peu avec la matière. Des milliards d'entre eux traversent votre corps chaque seconde sans que vous ne le sentiez. Ils sont produits en grande quantité dans les réactions nucléaires, comme celles du Soleil ou des accélérateurs de particules.L'expérience OPERA consistait à mesurer le temps de trajet de neutrinos envoyés depuis le CERN, près de Genève, jusqu'à un détecteur situé sous le massif du Gran Sasso, en Italie. Distance : environ 730 kilomètres. Objectif : vérifier que les neutrinos, comme prévu, se déplacent à une vitesse très proche de celle de la lumière, mais sans la dépasser.Or, surprise : les premières mesures indiquaient que les neutrinos arrivaient environ 60 nanosecondes trop tôt. Autrement dit, ils semblaient dépasser la vitesse de la lumière d'environ 0,002 %. Une différence minuscule, mais suffisante pour bouleverser toute la relativité restreinte, qui affirme qu'aucune information ni particule ne peut aller plus vite que la lumière dans le vide.Face à un résultat aussi extraordinaire, les chercheurs ont fait ce que la science exige : ils ont douté. Car en science, une découverte révolutionnaire impose un niveau de vérification exceptionnel. Très vite, d'autres équipes ont tenté de reproduire la mesure, tandis que les ingénieurs ont passé au crible chaque élément du dispositif.Et c'est là que l'explication est apparue. Deux problèmes techniques étaient en cause. D'abord, un câble à fibre optique mal connecté, qui introduisait un décalage dans la synchronisation des horloges. Ensuite, un oscillateur défectueux, utilisé pour mesurer le temps. Pris séparément, ces défauts semblaient insignifiants ; combinés, ils expliquaient parfaitement l'avance apparente des neutrinos.Une fois ces erreurs corrigées, les nouvelles mesures ont confirmé ce que la physique prédisait depuis un siècle : les neutrinos ne dépassent pas la vitesse de la lumière. Ils s'en approchent énormément, mais restent en dessous.Alors pourquoi cet épisode est-il important ? Parce qu'il montre la science en action. Les chercheurs n'ont pas caché un résultat dérangeant. Ils l'ont publié, soumis à la critique, testé, puis corrigé. OPERA n'a pas renversé Einstein, mais elle a rappelé une règle fondamentale : des résultats extraordinaires exigent des preuves extraordinaires.En résumé, non, les neutrinos ne sont pas plus rapides que la lumière. Mais l'expérience OPERA reste un excellent exemple de rigueur scientifique… et d'humilité face aux mesures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Les chemins de la philosophie
    Montaigne, parce que c'était lui : Les cannibales, et si c'était nous ?

    Les chemins de la philosophie

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 58:00


    durée : 00:58:00 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann, Nassim El Kabli - Dans sa découverte du Nouveau Monde, Montaigne s'interroge sur la notion de barbarie. En comparant les peuples dits "sauvages" aux Européens, il renverse les préjugés. Comment reconnaître l'autre comme autre, sans le réduire ? - réalisation : Nicolas Berger - invités : Bernard Sève Professeur émérite en esthétique et philosophie de l'art à l'université de Lille; Frank Lestringant Professeur de littérature française à l'université Paris-Sorbonne, spécialiste de la Renaissance

    Histoire Vivante - La 1ere
    L'Arctique (1/5) : Les premiers pas avec Léonie

    Histoire Vivante - La 1ere

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 29:27


    Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Depuis quelques années, l'Arctique est partout, dans les romans, les séries, les rubriques de géopolitiques. Parce que la fonte de la banquise inquiète, parce que les appétits commerciaux et stratégiques s'aiguisent, parce que la région est devenue un décor d'intrigue de fiction qui font un carton en librairie. Dans cette nouvelle série, on explore son histoire pour comprendre comment l'Arctique est devenue cette immense surface de projection de toutes les angoisses de notre temps. L'Arctique est d'abord un milieu hostile et étrange, une région extrême, loin du confort des grandes capitales, un exotisme tout au Nord de l'Europe. Dans la première moitié du XIXème siècle, l'Arctique fait l'objet d'un enthousiasme scientifique, un défi pour les navigateurs, une destination pour les aventuriers. Alessandra Carcreff a réédité le récit de Léonie d'Aunet, un voyage en 1938 au Spitzberg, une île de l'archipel du Svalbard à près de 700 km au Nord de la Scandinavie dans la Mer arctique. Alors commençons comme des touristes sans avion, sans Gore Tex et sans 5G, sans même les femmes à l'exception d'une, notre héroïne du jour : Léonie.

    Real Life French
    Louise fait le marché

    Real Life French

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 5:15


    Louise : Tiens, regarde, je suis passée au marché ce matin. J'ai pris un panier avec plein de fruits et légumes ultra frais ! Ça sent trop bon !Julien : Ah bah carrément, ça a quand même une autre tête que les trucs sous plastique qu'on retrouve au supermarché.Louise : C'est clair ! J'ai trop hâte de cuisiner ça ! Je trouve que ça me motive à manger sain et à faire de vrais petits plats.Julien : J'espère qu'il y aura du rab alors ! Parce que moi aussi je veux en profiter, même si j'ai la flemme de cuisiner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Mères
    EXTRAIT #148 - Pourquoi les femmes doivent investir Linkedin ?

    Mères

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 1:18


    80 % des entreprises utilisent LinkedIn comme premier réflexe pour repérer des talents.Et pourtant, les profils des femmes sont moins visibles. D'après Fabienne Arata Camps, DG de LinkedIn France :les profils des femmes sont moins vus, parce qu'ils sont moins souvent mis à jour et moins bien référencés.Pourquoi ? Parce qu'on a appris aux femmes que la discrétion protège. Qu'il vaut mieux préserver sa réputation que se mettre en avant.Résultat : moins de visibilité, moins d'opportunités.Commenter, échanger, mettre à jour son profil, activer des alertes… Pour l'algorithme, tout compte.Dans cet extrait du podcast Mères, on parle visibilité, carrière, et intelligence artificielle avec la passionnante Jennifer Alidor.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    La Matrescence
    EP286- 5 choses à faire pour débuter 2026

    La Matrescence

    Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 29:10


    INSCRIPTIONS POUR LA DEUXIEME PROMO DE LA FORMATIONJe rêvais de démarrer l'année 2026 avec enfin une énergie digne du mois de juin, quand le soleil se couche à 23h sur la côte atlantique, qu'on prend l'apéro dehors et qu'on se rêve à danser les pieds dans le sable, bon je sais cette image s'applique plus à celles et ceux qui ont la vingtaine et pas d'enfants à gérer, mais on peut rêver...La réalité, c'est que nous sommes bien en janvier, un mois d'hibernation pour la nature, un mois de contemplation et non un mois où l'on est tout feu tout flamme. Alors si vous êtes comme moi, dans une énergie plus lente et plus tranquille, pas de panique, c'est normal.Ceci dit, j'adore le mois de janvier pour les opportunités que cela procure. Pour ce moment de renouveau où on s'autorise à imaginer une année différente.Il y a 3 ans, mon début d'année 2023 ressemblait à un trou noir. Dépression sévère et perte d'envie de tout. Et pourtant j'ai fini en décembre 2023 avec la capacité de ressentir de la joie, du bonheur et une vie bien plus sereine. Pourquoi je vous dis ça? Parce qu'on ne peut pas contrôler les aléas de la vie, on ne sait pas comment se finira 2026. En revanche, on peut tout à fait mettre des choses en place pour petit à petit évoluer. Alors si vous êtes un petit perdu•e ou si vous êtes curieux ou curieuse, je vous prends la main et je vous emmène avec moi. Et comme chaque année on vous a créé un guide pour vous accompagner. Si vous ne l'avez pas déjà fait vous pouvez faire celui du bilan 2025 ou commencer directement par celui-ci pour vous lancer dans le grand bain de 2026.

    The Compound - MLB Player Podcast
    Spring Training is Around the Corner and Scott and Zack have New Homes!

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 53:55


    Head to the Binny's at 290 Hawthorn Village Commons in Vernon Hills to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss the latest free agent signings, Ian provides an update on his offseason training with Spring Training approaching and the guys give an update where friends of the pod Zack Short and Scott Effross will be playing next season. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

    The Compound - MLB Player Podcast
    The 2025 Year End Mailbag Episode!

    The Compound - MLB Player Podcast

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 58:19


    We are running an audience survey to make sure we are best serving our listeners! Complete the survey here: ⁠⁠tinyurl.com/thecompoundpod⁠⁠ Head to the Binny's at 323 W Golf Rd (Route 58) in Schaumburg to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss the latest additions to Team USA, before opening up the Compound Mailbag and answering your guys questions! Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices