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Commune in Brittany, France

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parce

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The Compound - MLB Player Podcast
Facing Off Against Kyle Hendricks, Stealing vs. Decoding Signs and Angry August!

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 50:55


Head to the Binny's at 790 Royal St. George Dr in Naperville to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠⁠⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss Ian facing his former teammate and 2016 World Series champion Kyle Hendricks in Anaheim, the sign stealing vs. sign decoding debate and a whole lot more! Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Les matins
"Si je pleure, c'est parce que je suis épuisée" : une sage-femme à Mayotte témoigne de ses conditions de travail

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 14:56


durée : 00:14:56 - Journal de 8 h - À Mayotte, le malaise explose chez les sages-femmes de l'hôpital. Elles exercent leur droit de retrait depuis le 18 août dernier. En cause, le manque d'effectifs qui les poussent à exercer dans des conditions jugées inacceptables.

Reportage International
Inde: l'opposition mène une grande marche contre les fraudes électorales dans l'État du Bihar

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 2:32


En Inde, la coalition d'opposition affirme que les dernières élections ont été truquées. Le Parti du Congrès dit avoir identifié de nombreuses anomalies sur les listes électorales, avec de faux électeurs ajoutés pour faire pencher les scrutins en faveur du parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi. L'opposition mène depuis dix jours une grande marche à travers l'État du Bihar pour mettre en garde les électeurs. Sous la moiteur de la mousson, des milliers de paysans en turban et de femmes en sari sont venus écouter Rahul Gandhi, le leader de l'opposition. Il harangue la foule au lancement d'une marche de 14 jours à travers le Bihar, qui compte 130 millions d'habitants : « Mes amis, dans toute l'Inde, les élections vous sont volées. Les listes électorales sont trafiquées : des électeurs fantômes y sont inscrits, d'autres en sont exclus. Le peuple du Bihar ne se laissera pas faire ! » Dans cet État, un des plus pauvres de l'Inde, les électeurs sont appelés aux urnes en octobre. Or, ici aussi, l'opposition redoute des fraudes, alors que le pouvoir central a décidé de mettre à jour les listes électorales du Bihar. Rupam Yadav, professeure dans la capitale Patna, est venue saluer le cortège de l'opposition : « Des travailleurs pauvres, des migrants qui vivent ailleurs mais votent ici, sont radiés des listes électorales en priorité. Pourquoi ? Parce que le pouvoir sait que les plus démunis ne peuvent faire valoir leurs droits et soutiennent en majorité l'opposition. » Ceux qui s'estiment injustement radiés ont jusqu'au 1er septembre pour se signaler. C'est trop peu, juge l'opposition, alors que 30% des habitants du Bihar sont analphabètes. Sur le chemin de la marche, certains nous font part de leur fatalisme, comme ce vendeur de 84 ans : « Oui, les élections sont manipulées par le pouvoir. Mais beaucoup de partis, une fois élus, se sont livrés à des fraudes. » À lire aussiInde: le Parti du Congrès présente des «preuves» du trucage des élections D'autres, comme cet agriculteur, sont préoccupés par la situation économique : « Le problème du Bihar, c'est le chômage. À cause de cela, nos jeunes quittent la région. La priorité est d'ouvrir des usines ! » Le défi est pour l'opposition de convaincre une population parfois résignée face aux fraudes politiques. Achala Singh, ex-candidate du Parti du Congrès au Bihar, se dit optimiste : « ​​​​​​​C'est justement pour convaincre les électeurs défavorisés que Rahul Gandhi a choisi de marcher dans le Bihar. Et les foules qui viennent voir ses discours montrent qu'ils se sentent concernés par son message de défense de la démocratie. » La Commission électorale, de son côté, assure que les élections en Inde sont équitables et transparentes. Son incapacité à fournir des réponses précises aux accusations de l'opposition nourrit cependant le succès de la marche, qui prendra fin le 1er septembre. À lire aussiInde: enquête ouverte pour blanchiment d'argent contre Sonia et Rahul Gandhi

Le journal de 8H00
"Si je pleure, c'est parce que je suis épuisée" : une sage-femme à Mayotte témoigne de ses conditions de travail

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 14:56


durée : 00:14:56 - Journal de 8 h - À Mayotte, le malaise explose chez les sages-femmes de l'hôpital. Elles exercent leur droit de retrait depuis le 18 août dernier. En cause, le manque d'effectifs qui les poussent à exercer dans des conditions jugées inacceptables.

Invité Afrique
Achille Mbembe: «Une élection libre et indépendante n'est pas possible en ce moment au Cameroun»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 17:07


« Il faut s'attaquer à la question du tribalisme et en finir avec la fixation contre les Bamilékés », affirme le philosophe et essayiste camerounais Achille Mbembe, avant la présidentielle du 12 octobre dans son pays. Achille Mbembe, qui vient de publier La communauté terrestre chez La Découverte et qui dirige la Fondation de l'innovation pour la démocratie, lancée par Emmanuel Macron il y a trois ans, s'exprime sur deux faits majeurs avant l'élection au Cameroun : l'éviction de l'opposant Maurice Kamto et la candidature du président Paul Biya à un huitième mandat. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI :  Le mois dernier, sur RFI, deux ministres du gouvernement camerounais se sont contredits sur l'opportunité pour le président Biya d'être candidat à un huitième mandat. C'est un signe politique ou pas ? Achille Mbembe : Il ne faut sans doute pas négliger ces symptômes, mais il ne faut pas se perdre non plus dans le présentisme. Je crois que tout s'est arrêté au Cameroun depuis le début des années 1990. Depuis lors, c'est l'inertie qui prévaut. Je crois qu'il est temps de dresser tout de même un bilan des 43 années au pouvoir de Monsieur Paul Biya. Je crois que ce bilan est calamiteux parce que le gaspillage et la dissipation caractérisent ce demi-siècle de pouvoir personnel à la tête du pays. Les fissures qui apparaissent au sommet de l'Etat, est-ce que ce n'est pas lié à l'âge du capitaine ? Je ne veux pas manquer de respect à l'égard d'un vieillard. Dans un pays normal, il aurait été congédié depuis très longtemps. Mais le Cameroun n'est pas un pays normal. Parce qu'il me semble que la formidable capacité de résilience de ce peuple, cette extraordinaire énergie, tout cela a été investi dans de mauvais objets, comme on le voit bien dans cette espèce de fixation sur les origines tribales, les origines ethniques, cette espèce de péché originel, je dirais, de la politique au Cameroun. Le rejet de la candidature de Maurice Kamto par le Conseil constitutionnel, c'était au début de ce mois, est-ce que l'opposant n'aurait pas pu éviter cette mésaventure si son parti MRC avait concouru aux élections précédentes, afin qu'il ait le nombre d'élus nécessaires pour appuyer cette candidature ? Ils auraient trouvé sans doute d'autres motifs pour l'éliminer. Il faut s'attaquer à la question du tribalisme, en particulier la peur des Bamilékés. Il faut dire les choses comme elles sont. Je crois que l'obsession, la fixation anti Bamiléké instrumentalisée est devenue une technologie de pouvoir. Je crois qu'elle explique bien davantage l'éviction du professeur Kamto que toutes ces histoires, disons tactico-tactiques. Cabral Libii, Joshua Osih, Bello Bouba, Issa Tchiroma, Patricia Ndam Njoya, Akere Muna et bien d'autres… Les candidatures se multiplient dans l'opposition avant ce 12 octobre. Or, il n'y aura qu'un tour. Est-ce que l'opposition vit toujours dans la malédiction de la division ou pas ? Au fond, une élection libre et indépendante n'est pas possible en ce moment au Cameroun. Et donc il va falloir travailler sur le très long terme, en mettant au cœur de la démarche politique la formation des gens, parce que tout cela ne relève pas du spontané. On l'a vu au Sénégal, en Afrique du Sud, dans tous les pays où un mouvement d'émancipation a pu prendre corps. Et donc c'est vrai, je constate comme vous que c'est une opposition qui a de la peine à faire corps. Mais c'est tout le peuple camerounais qui peine à faire corps, qui peine à se mouvoir à l'unisson et qui peine à se transformer en un collectif, en une communauté de sécurité capable de s'auto-défendre. Et donc il manque ce terreau, ce matériau fondamental que constitue un peuple réveillé qui peut se mettre debout par-delà, justement, sa pluralité, sa multiplicité. Et la satrapie, pendant 43 ans, s'est efforcée justement de rendre impossible ce mouvement. Peut-être un jour ce peuple deviendra-t-il un collectif. Un collectif comparable au Pastef, au Sénégal ? Mais c'est justement ce type d'effort qu'il faut. Je ne dis pas qu'il faut aller copier au Sénégal. Chaque pays a ses particularités. Je parle de l'idée de la capacité de penser en commun. Le Cameroun est un pays aujourd'hui, après 43 ans d'un pouvoir personnel, qui est dans un état d'insécurité existentielle. La satrapie a infligé à ce peuple tant de coups, qu'il se trouve aujourd'hui dans une situation de profond handicap, à la fois cognitif et émotionnel. Et c'est la raison pour laquelle nous agissons tantôt comme des envoûtés, tantôt comme des bouffons. Comment peut-on imaginer qu'à 93 ans, on veuille se porter candidat pour un nouveau mandat de sept ans, qui portera donc le concerné, au cas où il survit à tout cela, à la centaine au bout du mandat ? C'est de la bouffonnerie. À lire et à écouter aussiCameroun: «L'élection présidentielle d'octobre sera sans doute un scrutin historique»

Par Jupiter !
La Grasse matinale

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 3:30


durée : 00:03:30 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Je vous retrouve à 9h45, quand il ne reste plus que une heure et quart de matinale ! Courage à toutes et à tous. D'ailleurs j'ai une proposition à faire à nos auditeurices : venez, on rebaptise le 7 /11 “La grasse matinale”. Parce que c'est plus fun… Allez, on lance le hashtag ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Billet de Charline
La Grasse matinale

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 3:30


durée : 00:03:30 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Je vous retrouve à 9h45, quand il ne reste plus que une heure et quart de matinale ! Courage à toutes et à tous. D'ailleurs j'ai une proposition à faire à nos auditeurices : venez, on rebaptise le 7 /11 “La grasse matinale”. Parce que c'est plus fun… Allez, on lance le hashtag ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Reportage International
Brésil: la plus grande favela du pays devient une destination touristique

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 2:43


À travers les films, les musiques ou les photographies, les favelas sont un symbole du Brésil. Ces quartiers pauvres et très densément peuplés sont aussi devenus des attractions touristiques. En 2023, les favelas de Rocinha et Vidigal étaient même plus visitées que le Pain de sucre et le Corcovado. En grande majorité, les touristes sont étrangers. Reportage dans la plus grande favela du Brésil, Rocinha, à Rio de Janeiro, où vivent près de 100 000 personnes.  De notre correspondante à Rio de Janeiro, Le tour de la favela de Rocinha commence au sommet, après avoir grimpé la rue principale accrochée à un chauffeur de moto taxi. La douzaine de touristes européens admire la vue de Rio, sa baie, ses montagnes et ses contrastes sociaux. Au loin, la favela de Dona Marta, où Michael Jackson a tourné un clip, et à nos pieds, le très sélect Jockey Club. Nathalie, touriste venue de Pologne, tenait à visiter une favela au Brésil : « On voulait voir la réalité de la ville. Pas seulement passer nos vacances sur les plages de Copacabana ou Ipanema, mais aussi découvrir la vraie vie. Et on était assez curieux de la violence. Mais le fait d'avoir des guides locaux fait toute la différence. »  Elle a choisi l'agence Trip in Rio. À sa tête, Milena Fernandes, qui a grandi à Rocinha. Plutôt que des photos « instagrammables », elle veut privilégier l'expérience de ses touristes. « J'aimerais que, dans leur avion de retour, les touristes se souviennent de cette jeune qui a discuté avec eux et qui leur a fait voir un autre côté de la ville de Rio. Parce que tous les symboles de Rio, comme la samba, ça a commencé ici. Donc, la meilleure façon de visiter la ville, c'est en immersion dans une favela », affirme Milena Fernandes.  « Notre but, c'est de montrer la culture d'ici » La croissance du tourisme dans les favelas créé des emplois locaux. Une application a été mise en place pour tenter d'encadrer et mesurer l'ampleur du phénomène. Partenaire de Milena, Taina de Sousa parle de tourisme « conscient » : « Notre but, c'est de montrer la culture d'ici, qu'il existe des projets sociaux dans la favela et que c'est quelque chose qui change vraiment la vie des gens. On va aller voir une démonstration de capoeira. Les élèves de cette école participent à des tournois à l'étranger. »  On emprunte un escalier étroit pour arriver sur cette terrasse où les groupes de touristes se succèdent. Un jeune homme prend la parole pour remercier l'assemblée et faire un appel aux dons. Beaucoup de jeunes des favelas voient désormais l'apprentissage de l'anglais comme une priorité. Rafael Santana est venu d'une favela du nord de Rio pour guider ce tour, et donner une vision alternative à celle des médias : « ​​​​​J'apprécie cette opportunité de pouvoir raconter comment c'est de vivre dans une favela. Comment c'est de grandir, quelles sont les difficultés, mais aussi les avantages. Parce qu'en grandissant dans une favela, on apprend très jeune à s'adapter à certains types de situations qui nous font devenir adulte un peu plus vite. ​​​​​​» Ce type de visites se concentre dans la zone sud, où se trouvent les principales attractions touristiques. Mais Rafael espère un jour attirer des touristes dans les quartiers au nord de la ville. À lire aussiBrésil, deux ans après les émeutes de 2023 : «Une blessure ouverte qui prendra du temps à cicatriser»

Invité Afrique
Guinée: «L'illusion du coup d'État pour plus de liberté s'est transformée en prison à ciel ouvert»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 12:22


Et si les activistes guinéens Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah étaient toujours en vie ? Plus d'un an après leur enlèvement par des militaires à Conakry - c'était le 9 juillet 2024 - un ancien député guinéen proche du régime du général Mamadi Doumbouya affirme qu'ils se portent bien, mais qu'ils restent gardés au secret. Réaction aujourd'hui d'un autre leader de la société civile guinéenne : Abdoul Sakho, Coordinateur national du Forum des Forces Sociales de Guinée, a été enlevé lui aussi par des militaires, a subi de terribles sévices, mais a eu la chance d'être relâché. Aujourd'hui, il vit en exil et témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Le 18 février dernier au soir, vous dites avoir été enlevé à votre domicile de Conakry par des hommes en treillis lourdement armés, venus à bord d'une dizaine de véhicules non immatriculés. Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Abdoul Sakho : D'abord, ce n'est pas une question de dire, c'est une question de fait. Effectivement, j'ai été enlevé la nuit du mardi 18 février. Ça a été un moment de cauchemar, un moment de terrorisme, de traumatisme, aussi bien pour moi mais aussi pour ma famille. Ils n'ont pas pu passer par la porte, ils sont passés par le toit et ont menacé ma pauvre maman qui a été jetée d'ailleurs de la cuisine. Ils ont sommé ma fille, qui n'avait pas onze ans d'ailleurs, à se coucher sur le ventre, ma petite sœur également. Ils m'ont giflé, avec six personnes qui sont tombées du plafond, lourdement armées, qui m'ont molesté devant ma famille, m'ont sorti de la maison. Il faut noter qu'ils étaient cagoulés. Et de là, destination inconnue. Et quand vous avez été mis dans ce véhicule, vous avez été transporté jusqu'où ? Ils ont dit dès le départ qu'ils ont « le colis », ils communiquaient avec quelqu'un à distance. Et j'ai été conduit dans trois lieux différents. Je sais que c'est à Conakry, parce que de la maison à là où l'on me conduisait, ça n'était pas aussi loin que ça. Et dans les trois lieux différents, c'était les séances de torture, des séances d'interrogatoire, des séances d'évanouissement, des séances de réanimation. Avez-vous été violemment torturé ? C'est hors de l'imagination. C'est hors de description. De mon corps, tout, tout… Le dos, les mains, torturé avec la technique de l'eau. Quand on m'a attaché les mains au dos, totalement ligoté, on me faisait coucher sur le dos. Je me rappelle de cela à chaque fois, quand je m'étouffe, je m'évanouis. Et en cours de route, quelqu'un a dit « maintenant, c'est fini pour toi ». Et quelqu'un a dit « lui, il ne s'agit pas de le présenter à un juge ou de mettre à une prison. C'est fini pour lui ». Est-ce que vous pensez que des pressions internationales vous ont permis de rester en vie ? Absolument, absolument. Il faut saluer la promptitude des partenaires de façon générale, le courage aussi à ne pas parler avec des mots entre les lignes. Il faut le saluer, notamment celui de l'ambassade des Etats-Unis et tous les partenaires d'ailleurs. Et c'est cette chaîne de solidarité locale et internationale, avec la grâce de Dieu, qui m'a permis aujourd'hui d'avoir la vie sauve. Parce que mon cas est une illustration parfaite de cette conjugaison des efforts. Vous n'êtes pas le seul Guinéen à avoir été kidnappé ces quinze derniers mois à Conakry. Quels sont aujourd'hui vos camarades pour lesquels vous êtes le plus inquiet ? Honnêtement parlant, malgré la douleur dans ma chair, malgré le traumatisme que ma famille a vécu, quand je vois cet exemple sur mon cas, je me demande aujourd'hui… Ceux qui détiennent les camarades, je veux parler de Foniké Menguè, de Mamadou Billo Bah, de Habib Marouane Camara le journaliste, de Sadou Nimaga, un expert minier, je veux parler même d'un parolier, un simple parolier qu'on appelle Djéliman Kouyaté, et d'autres anonymes encore... Je me demande si ceux qui les détiennent, ceux qui nous enlèvent, ceux qui menacent, je me demande si ces gens-là sont des pères de famille. Est-ce que ces gens-là ont des mamans ? Est-ce qu'ils pensent à la douleur que les familles de ceux-ci vivent aujourd'hui ? C'est extraordinaire. Honnêtement parlant, l'illusion du coup d'Etat [du 5 septembre 2021] pour plus de liberté s'est transformée en prison à ciel ouvert pour tous les Guinéens aujourd'hui. C'est pour cela, pour les familles de nos collègues-là, sans parler de tout ce que moi j'ai subi en termes de techniques de tortures, en termes de menaces de mort… C'est pour cela que j'imagine aujourd'hui dans quelles conditions ces collègues sont. C'est pour cela qu'il faut davantage que le monde libre, le monde des libertés conjugue les efforts pour la dignité humaine dans le respect des lois. Alors, il y a quelques jours, un ancien député pro Alpha Condé, Taliby Dabo, qui est aujourd'hui rallié aux militaires du CNRD, a affirmé face caméra que vos camarades Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah étaient toujours vivants, se portaient bien, mais restaient gardés au secret pour des raisons de sécurité nationale. Qu'est-ce que vous pensez de ce témoignage ? D'abord, c'est la bonne nouvelle, déjà. Je trouve cela comme un ouf de soulagement qu'on nous dise qu'ils vivent bien. Mais au-delà de cela, je pense que c'est une piste sérieuse qu'il ne faut pas négliger. Parce que ce n'est pas n'importe qui, c'est quelqu'un qui peut être dans le secret des autorités de la transition. Oui, mais cet ancien député Taliby Dabo, ce n'est pas un militaire du CNRD lui-même... Absolument. Il ne s'agit pas d'un militaire. Mais je me demande s'il peut s'évertuer de dire cela comme ça, sans pour autant avoir des raisons solides, sans pour autant avoir des informations assez soutenues. Donc il soutient ces allégations.

Nota Bene
EN BREF - Un met raffiné qui fait flipper !

Nota Bene

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 2:15


Mes chers camarades, bien le bonjour !La lamproie, c'est une sorte d'anguille qui est pas super ragoûtante, surtout avec sa bouche qui sort droit d'un film d'horreur. Mais dans l'histoire, cet animal avait une place d'honneur, notamment dans les assiettes ! Vous en avez déjà goûté vous ? Parce que je vous avoue que moi je suis moyen chaud…Bonne écoute !

Invité Afrique
Ibrahima Lissa Faye: «Il y a des menaces réelles sur la survie de la presse au Sénégal»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 25, 2025 5:21


La démocratie sénégalaise pourrait-elle perdre l'un de ses piliers, sa presse, libre, qui est pourtant une référence dans toute l'Afrique de l'Ouest ? Les nouvelles préoccupantes sur la santé économique des médias sénégalais se multiplient. Dernière en date : un plan de restructuration dans le groupe Futurs médias de Youssou N'Dour, annoncé par la direction, à la suite de graves difficultés financières. D'où vient cette situation de fragilité ? Que faire ? Ibrahima Lissa Faye est responsable de la Coordination des associations de presse du Sénégal. Il est l'invité de Laurent Correau. RFI : Est-ce qu'il faut s'inquiéter de l'état du quatrième pouvoir, de l'état de la presse, au Sénégal, aujourd'hui ? Ibrahima Lissa Faye : Il y a de quoi s'inquiéter parce qu'il y a des menaces réelles sur la survie de la presse au Sénégal. Depuis plus de 17 mois, les entreprises de presse ont une trésorerie déficitaire parce qu'il y a eu un ensemble de mesures inappropriées prises par l'État qui fragilise la survie des entreprises de presse et qui les met dans une situation extrêmement compliquée. Et aujourd'hui, toutes les entreprises de presse privées vivent avec des arriérés de salaires, des arriérés de location et du matériel vétuste qui n'a pas pu suivre une maintenance correcte. Donc, il y a des risques d'extinction de certains médias. Un journal sénégalais titrait récemment « GFM, Walf et Sud, les géants de la presse sénégalaise s'effondrent ». Est-ce que ça va jusque-là ? Est-ce que vous diriez qu'effectivement ces trois groupes, qui sont des piliers de la démocratie sénégalaise autant que des éléments de son patrimoine intellectuel, sont menacés ? Ils sont bien menacés, que ce soit Sud, Wal Fadjri et GFM, les fleurons médiatiques du Sénégal sont menacés. Parce que si vous prenez par exemple Sud, les employés étaient sur le point d'aller en grève. Et si c'était le cas, c'est clair que le titre allait disparaître. Pour ce qui est de GFM, la direction a annoncé une mesure sociale pendant un licenciement technique de beaucoup de travailleurs, et le syndicat refuse et a sorti un communiqué pour dénoncer cela. Pour Wal Fadjri, ils sont dans les mêmes difficultés que tout le monde. Donc, pour vous dire que la situation est quasi pareille dans toute la presse privée.   Qu'est-ce qui provoque ces difficultés financières des médias ? En réalité, c'est à cause du gel des contrats publicitaires venant des entreprises publiques et parapubliques, mais également aussi le blocage depuis 2024 du Fonds d'appui et de développement de la presse, le FADP, mais également aussi la situation économique extrêmement tendue du pays qui fait que, en fait, le privé, sa marge publicitaire, c'est juste autour de 15%/20 %. Et donc, avec 15%/20 %, on ne peut même pas gérer les charges courantes. Qu'est-ce qui peut être fait pour essayer de renverser cette situation ? Moi, je pense qu'en fait, le pouvoir et les acteurs des médias doivent discuter. Mais surtout que le ministre descende de son piédestal pour parler avec les acteurs des véritables problèmes et qu'au plus haut niveau qu'il y ait une volonté aussi de trouver des solutions. Les acteurs proposent, mais au niveau de l'État, on n'a pas de répondant. Nous sommes face à un mur qui est là et qui, malheureusement, ne nous offre aucune opportunité. Il y a tout de même des mesures positives qui ont été prises par les nouveaux pouvoirs publics : l'enregistrement des médias sur une plateforme pour plus de transparence ou l'actualisation de la loi sur la publicité. Oui, ça, ce sont des mesures importantes. Il faut les saluer. Nous ne sommes pas d'accord sur la démarche. Il aurait pu quand même le faire avec les acteurs. Les médias sénégalais sont considérés comme des références pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Comment est-ce que vous voyez les conséquences de ce risque d'effondrement de la presse privée sénégalaise pour la démocratie dans la région, de manière plus générale ? Ce que j'ai l'habitude de dire, c'est que si aujourd'hui on néglige les médias sénégalais jusqu'à ce que les fleurons mettent la clé sous le paillasson, il y a des forces obscures – nous sommes dans une région très menacée, avec une insécurité qui est là – qui pourraient en tout cas s'accaparer nos médias ou venir avec une autre offre qui peut ne pas nous arranger. Nous nous battons pour que ces fleurons de la presse sénégalaise demeurent, pour que, en fait, l'identité de la presse sénégalaise continue et perdure. On n'est pas là pour un pouvoir ou pour des lobbys. La presse est là pour l'information, elle est là pour les populations. Et donc, c'est important que cette presse-là garde cette indépendance pour qu'elle puisse servir tout le monde.

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
24 AOÛT - Les 4 plus grosses erreurs business que j'ai faites (et que je referais)

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

Play Episode Listen Later Aug 24, 2025 14:46


Et si vos plus grosses erreurs business n'étaient pas des échecs… mais des accélérateurs de croissance ?

La Leçon, le podcast sur l'art d'échouer
Rediff- Laura Domenge "Ce n'est pas parce qu'on avorte une fois qu'on renonce définitivement à la maternité"

La Leçon, le podcast sur l'art d'échouer

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 23:39


Cet été, redécouvrez des épisodes marquants de La Leçon.Bonne écoute

L'entreprise de demain
Rediffusion - Saison 8 #15 - Charles-Henri Besseyre des Horts - Leadership : au-delà des mythes, l'impact réel

L'entreprise de demain

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 30:46


Quand j'ai écrit mon livre "100 jours pour révéler votre leadership", il était essentiel pour moi de recueillir le regard de Charles-Henri Besseyre des Horts. Professeur émérite à HEC, expert reconnu du leadership et du management, il a un talent rare : celui de déconstruire les idées reçues et d'aller à l'essentiel.Nous avons enregistré cette conversation lors de la rédaction de mon ouvrage, et j'ai eu envie de la partager avec vous aujourd'hui. Parce que le leadership n'est pas une question de statut ou de charisme, mais de posture. Parce qu'il ne s'oppose pas au management, il l'enrichit. Parce que, dans un monde en perpétuel mouvement, la vraie question n'est pas tant ‘comment être un leader', mais plutôt ‘quel leader ai-je envie d'être ?'Dans cet épisode, on parle d'authenticité, d'impact et de cette capacité à entraîner sans contraindre. Une discussion sans langue de bois, qui, je l'espère, vous donnera des clés puissantes pour penser (et vivre) votre leadership autrement.Bonne écoute ! Lien d'inscription vers la newsletter gratuite : Le cercle des leaders de demain : https://lecercledesleadersdedemain.substack.com/?r=1t1xsv&utm_campaign=pub-share-checklist2 minutes – 7 questions expressPour mieux comprendre vos attentes et vous proposer un podcast encore plus utile.https://tally.so/r/npYXlB

Les Grandes Gueules
L'incompréhension du jour - Quentin, au 3216 : "Sur un site de rencontre j'ai vu : 'Si tu n'es pas pour la Palestine, ne m'envoie pas de message.' Bientôt, on va avoir un refus de paiement sur Amazon parce qu'on n

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 0:58


Aujourd'hui, Antoine Diers, Bruno Poncet et Fatima Aït Bounoua débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

The Compound - MLB Player Podcast
Caissie's Big Debut, MLB Realignment and The Old National League

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 54:03


Head to the Binny's at 323 W Golf Rd (Route 58) in Schaumburg to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss Owen Caissie's debut in the bigs, MLB's potential realignment and potential expansion based on comments from Commissioner Rob Manfred and a whole lot more! Check out full video episodes on Marquee every Thursday at 6 p.m. CT and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Les Équilibristes
L'équilibre à travers les générations : pourquoi le défi vie pro-vie perso s'est complexifié

Les Équilibristes

Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 14:11


Dans cet épisode inspiré de mon livre En équilibre, le point de départ est une conversation autour du “burn-out parental de juin” – ce mois si particulier où l'on a particulièrement l'impression de gérer deux jobs à temps plein à la fois…Mais l'équilibre, est-ce seulement une question de gestion du temps ?Pas vraiment. Car nos repères ont été profondément bouleversés par de nouveaux défis, dont trois que j'explore ici :Des canaux de communication qui s'emballentUne pression sociale inédite sur la parentalitéDes outils numériques omniprésentsCe podcast, c'est un morceau de la réflexion que je développe dans En équilibre. Un fil que je tire un peu plus loin ici : celui de l'équilibre à travers les générations. Parce que nos manières de jongler entre vie pro et vie perso s'inscrivent dans des contextes, des héritages, des attentes.Dans le livre, je vais plus loin, avec des repères concrets pour cultiver le repos, protéger son attention, et avancer sans se perdre. Bien loin d'un idéal à atteindre, je propose une approche plus souple, plus vivante.Bonne écoute,Sandra************************************************Téléchargez la playlist du livre dont je parle dans l'épisode L'épisode avec Agnès Labbé L'épisode avec Claire Flury ************************************************Merci de faire une place aux Équilibristes dans votre vie. Si vous voulez soutenir le podcast, prenez quelques instants pour dire pourquoi vous l'appréciez sur votre plateforme d'écoute préférée, en laissant 5 ⭐et un commentaire. Merci pour votre soutien !Numéros d'Équilibristes est la lettre que j'envoie 2 fois par mois - c'est là que je partage ressources, observations et analyses, dont le point de départ est souvent le quotidien ou mon travail avec mes clients. C'est là aussi que j'annonce en avant-première tous les événements et opportunités de travailler ensemble. Vous pouvez vous abonner ici.Pour découvrir comment travailler ensemble, rendez-vous sur www.conscious-cultures.comPour écouter tous les épisodes, rendez-vous sur www.lesequilibristes.comConnectons-nous sur les réseaux : https://www.linkedin.com/in/sandra-fillaudeau-23947ba/ et https://www.instagram.com/les_equilibristes_podcast/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'entreprise de demain
Rediffusion - Saison 8 #14 - Jean François Auclair - L'enjeu invisible qui transforme l'entreprise (sans que vous le voyiez venir)

L'entreprise de demain

Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 26:53


Les salariés aidants, c'est un sujet dont on parle peu… jusqu'au jour où on est directement concerné.Aujourd'hui, 1 salarié sur 5 accompagne un proche dépendant, et ce chiffre va exploser dans les années à venir. Un enjeu colossal, et pourtant encore largement sous-estimé par les entreprises.Conséquence ? Absentéisme, stress, turnover, difficulté à concilier travail et responsabilités personnelles.Mais est-ce aux entreprises de gérer cette réalité ? Comment peuvent-elles aider, sans se transformer en entreprise providence ? Et surtout, comment les managers peuvent-ils adapter leur posture pour concilier bienveillance et performance ?Avec Jean-François Auclair, Directeur Général d'O2, leader des services à la personne en France, nous avons exploré les solutions concrètes pour intégrer cette nouvelle réalité du travail.Pourquoi les entreprises doivent s'emparer du sujet maintenant.Comment les managers peuvent accompagner sans alourdir leur charge.Quelles actions concrètes mettre en place pour ne pas subir cette évolution.Et puis, j'ai voulu aller plus loin. Parce que Jean-François n'est pas seulement un expert du secteur, c'est aussi un dirigeant avec une vision forte du management.Comment lui-même définit-il son rôle de leader ?Quel impact veut-il laisser ? Quels conseils donne-t-il à ceux qui hésitent à devenir manager ?Vous allez découvrir une vision du management entre bienveillance et exigence, et un regard sans filtre sur les défis des managers de demain. Un échange riche, pragmatique et inspirant. Bonne écoute !Lien d'inscription vers la newsletter gratuite : Le cercle des leaders de demain : https://lecercledesleadersdedemain.substack.com/?r=1t1xsv&utm_campaign=pub-share-checklist2 minutes – 7 questions expressPour mieux comprendre vos attentes et vous proposer un podcast encore plus utile.https://tally.so/r/npYXlB

La Matrescence
SUMMER BREAK - TDAH : Briser les stéréotypes avec Nader Perroud

La Matrescence

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 83:25


Il y a bientôt un an, j'ai été diagnostiquée avec un TDAH qui est un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité et impulsivité.C'est une découverte qui a littéralement changé ma vie. Ça a été le début d'une longue recherche d'informations pour comprendre ce trouble, et c'est à ce moment-là que je suis tombée sur un professeur suisse spécialisé sur le TDAH et les femmes.Révélation.Nader Perroud est psychiatre, chercheur spécialisé dans ce trouble.Pourquoi est-ce que cet épisode est important? Parce que 5% de la population mondiale est touchée par cette atypie, ce qui représente en France pas moins de 3 400 000 personnes. Vous connaissez donc forcément quelqu'un qui souffre de ce problème. Et nous les femmes, sommes la catégorie la moins diagnostiquée.Dans cet épisode vous comprendrez comment se manifeste le TDAH, le lien avec nos hormones, la difficulté extrêmement présente d'être parent avec ce trouble, l'hérédité et bien plus encore.Si vous découvrez ce trouble ou si vous avez déjà des symptômes de ce trouble, le TDAH, alors cet épisode est fait pour vous.Si jamais ce n'est pas le cas mais vous vous posez plein de questions, alors cet épisode est fait pour vous.Si vous pensez avoir un ou une proche qui est atteint de ce trouble, alors cet épisode est fait pour vous. Si vous inquiétez simplement pour peut-être vous ou votre enfant, alors cet épisode est fait pour vous.Vraiment, vous allez découvrir pendant un peu plus d'une heure vingt ce monde incroyable du TDAH, de ses super pouvoirs, mais aussi des difficultés qu'il engendre dans la sphère familiale et la sphère professionnelle.

Vlan!
[BEST OF] Tout comprendre sur l'emprise et les pervers narcissiques avec Anne-Clotilde Ziegler

Vlan!

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 70:50


Durant l'été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu. Anne-Clotilde Ziegler, psychothérapeute et autrice de quatre ouvrages sur l'emprise et les pervers narcissiques, est mon invitée cette semaine.Cela fait un moment que je me questionne sur la perversion narcissique et ensemble, nous plongeons dans la complexité des relations toxiques, un sujet qui suscite énormément de débats. Pourquoi ce thème me tient-il tant à cœur ? Parce que je crois qu'il est crucial de faire la lumière sur des réalités souvent minimisées car c'est devenu un terme tellement générique. Ors quand tout le monde devient "pervers narcissique" alors plus personne ne l'est et on invisibilise la réalité des personnes victimes.Avec Anne-Clotilde, nous discutons de ce que signifie réellement l'emprise, de ses mécanismes insidieux, des caractéristiques des personnalités dites perverses narcissiques et, surtout, de la manière de s'en sortir.Anne-Clotilde nous éclaire avec une grande clarté sur les dynamiques psychologiques en jeu, tout en déconstruisant les idées reçues sur ces relations. Si vous avez déjà traversé une situation d'emprise, si vous voulez comprendre ces phénomènes pour mieux vous en protéger ou simplement aider un proche, cet épisode est pour vous. Vous verrez aussi que les victimes d'emprise sont souvent des personnes brillantes, généreuses, et que cette générosité peut être leur plus grande faiblesse. J'espère que ce moment passé avec nous pourra vous apporter un peu plus de sérénité et de clarté.Une partie des questions que nous traitons : Qu'est-ce que l'emprise et en quoi diffère-t-elle d'une relation conflictuelle ?Quels sont les signes révélateurs d'une personnalité perverse narcissique ?L'emprise est-elle genrée, touchant majoritairement les femmes ?Comment expliquer la fascination des pervers narcissiques pour les personnes brillantes ?Pourquoi est-il si difficile pour les victimes de se libérer de l'emprise ?Quelles sont les étapes pour sortir d'une relation d'emprise ?Comment l'entourage peut-il soutenir une victime sans la brusquer ?Les enfants souffrent-ils davantage d'un maintien du couple ou d'un divorce dans ces situations ?Existe-t-il des méthodes pour prévenir l'emprise avant qu'elle ne s'installe ?Peut-on véritablement « guérir » un pervers narcissique ?Timestamps : 00:00 : Introduction au thème de l'emprise et aux idées reçues.01:41 : Pourquoi les victimes d'emprise sont souvent des personnes brillantes.04:44 : Qu'est-ce que l'emprise ? Définition et nuances importantes.09:49 : Les caractéristiques des personnalités perverses narcissiques.19:10 : Comment les manipulateurs isolent leurs victimes.24:15 : Les signes d'alerte pour détecter une situation d'emprise.33:03 : Pourquoi les pervers narcissiques sont conscients de leurs manipulations.40:01 : Les étapes pour se libérer de l'emprise.47:33 : Le rôle crucial de l'entourage dans le processus de guérison.54:42 : Refaire confiance et reconstruire sa vie après une relation toxique. Suggestion d'autres épisodes à écouter : Vlan #121 Comment la communication non violente peut améliorer vos relations? avec Thomas d'Ansembourg (https://audmns.com/roooEEk) #245 comprendre les secrets des liens affectifs avec Gwenaelle Persiaux (https://audmns.com/hNGTIqO) #264 Réinventer les relations amoureuses libérées des contraintes sociales avec Franck & Vanessa Lopvet (https://audmns.com/hEsJSqT)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La réalité du jour - Bruno Poncet : "C'est historique en France, on a toujours besoin d'un bouc émissaire parce qu'on n'est pas capable de s'attaquer directement à ceux qui nous dirigent." - 19/08

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 0:52


Aujourd'hui, Antoine Diers, Emmanuel de Villiers et Bruno Poncet débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

ONU Info

A l'occasion de la Journée des travailleurs humanitaires, ce 19 août, nous mettons à l'honneur Etiennette Mukwanga.Psychologue clinicienne congolaise, spécialiste des questions de protection et de violences basées sur le genre, elle s'est forgé une expérience solide à Kinshasa, aussi bien auprès des enfants des rues que comme maître de stage au Centre neuropsychiatrique de l'Université de Kinshasa.Recrutée ensuite par l'agence des Nations Unies pour la santé sexuelle et reproductive (UNFPA), elle a été envoyée à Goma — où elle se trouvait en début d'année lorsque cette ville de l'est de la République démocratique du Congo a été prise par un groupe armé.Dans cet entretien accordé à ONU Info, Etiennette Mukwanga raconte pourquoi elle a choisi de se vouer à l'appui psychologique dans un cadre humanitaire et revient sur l'expérience qu'elle a vécu en début d'année.(Interview :  Etiennette Mukwanga, Spécialiste en Santé mentale et Soutien Psychosocial  à l'UNFPA Goma; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Prière du matin
« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)

Prière du matin

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 9:35


« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)Méditation de l'Évangile par le père Sébastien AntoniChant Final : "Resplendis" de Be WitnessRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Real Life French
Les animaux pendant la canicule

Real Life French

Play Episode Listen Later Aug 18, 2025 4:25


Louise : Avec cette chaleur, j'ai vu des gens mettre des gamelles d'eau devant chez eux pour aider les animaux !Julien : Oh c'est trop chouette d'avoir fait ça ! Parce qu'au final, même les oiseaux et les hérissons galèrent à trouver de quoi se rafraîchir.Louise : Ouais, c'est clair que ça doit pas être facile pour ces petites bêtes. On devrait faire pareil, tu penses pas ?Julien : Carrément, ne serait-ce que mettre quelque chose sur le rebord de la fenêtre, ça peut peut-être aider des animaux ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
Pourquoi vous déraillez (et comment anticiper chaque obstacle alimentaire avec un plan B efficace) (7/8)

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

Play Episode Listen Later Aug 18, 2025 12:01


Avancer vers une meilleure relation à la nourriture, c'est comme une randonnée : il y a des bosses, des flaques, des chemins glissants… et surtout, des obstacles imprévus !Dans ce nouvel épisode, je vous propose un exercice simple et concret pour arrêter de vous juger quand ça déraille et apprendre à anticiper et à rebondir.Pour aller + loin, go dans les bonus : c'est dans ma newsletter sur ce post !Téléchargez votre cookbook juste ici : https://brumauld.systeme.io/cookbook-magnifique-ete-miam-miamAujourd'hui je vous aide à créer votre propre carte des obstacles alimentaires :Identifier ce qui vous fait sortir du chemin (les fameux “déviateurs de trajectoire”)Trouver un plan B pour chaque situationChanger de regard sur vos soi-disant “écarts” et installer plus de bienveillance dans votre quotidienPourquoi une carte des obstacles ?Parce qu'on ne parle jamais des moments où on décroche, où la motivation flanche, où les imprévus de la vie prennent le dessus. Pourtant, c'est là que tout se joue !Dans cet épisode, je partage avec vous une méthode que j'utilise en consultation pour :Mettre en lumière les pensées, émotions, sensations ou situations qui vous font dévierComprendre que les “craquages”, la flemme ou les envies soudaines ne sont pas des bugs, mais des passages normaux du parcoursPréparer des réponses alternatives (votre plan B !) pour rester aligné·e avec vos intentions, même quand c'est inconfortableAu programme de l'épisode :

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
18 AOÛT - Stop attendre d'être prêt : vos clients ont besoin de vous voir

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

Play Episode Listen Later Aug 18, 2025 13:17


Vous pensez devoir être parfait avant d'oser vous montrer en ligne ? Erreur classique. Vos clients ne cherchent pas une version idéalisée de vous : ils ont besoin de vous voir tel que vous êtes, avec votre énergie, vos idées et vos imperfections.Dans cet épisode, je vous montre pourquoi la perfection est un mythe qui tue votre visibilité et comment oser passer à l'action maintenant, même avec vos doutes et vos peurs. Parce que ce dont vos clients ont besoin, ce n'est pas d'une version impeccable de vous… mais de votre présence.—————————————✨ [Quiz] Découvrez quel type d'entrepreneur vous êtes et quelle stratégie adopter, en fonction de votre personnalité

EX...
REDIFF | Litzie

EX...

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 50:13


L'histoire que vous allez écouter n'est pas qu'une histoire d'amour extraordinaire, c'est une histoire de courage, de pudeur, de panache.Parce que oui, parfois, le mensonge est permis en amour, quand c'est pour protéger la personne qu'on aime. L'histoire de Roland et Litzie, c'est tout ça en même temps.Clémentine De La Grange a réalisé cet épisode, Stéphane Bidart l'a monté et mis en musique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

The Compound - MLB Player Podcast
Reflecting on the 2017 Cubs, How the Catcher Position has changed and Ian turns 31 in Toronto!

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 52:38


Head to the Binny's at 1720 N Marcey St in Lincoln Park to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss Ian celebrating his 31st birthday north of the border, Anthony Rizzo's recent interview about the 2017 Cubs and Ian's perspective on that team. Plus, how the catcher position has changed and Ian's first Happ Foundation event! Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Reportage International
«Dis-moi à quel jeu tu joues» à Madagascar: le fanorona

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 3:16


« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es », c'est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde. Ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction Madagascar avec le fanorona. Un jeu de stratégie ancestral créé sur la Grande Île, qui se joue en duel. Ses règles devaient être parfaitement maîtrisées par tous les héritiers de la royauté merina afin d'accroître leurs chances de remporter les batailles contre les autres royaumes. Le fanorona a depuis conquis tout le territoire, mais a perdu de son prestige au sein de la société, faute d'enseignement adéquat. Quelques irréductibles passionnés, convaincus de ses bienfaits sur la concentration et l'agilité cérébrale qu'il développe, s'efforcent aujourd'hui de le remettre au goût du jour. De notre correspondante à Antananarivo,  Sur les tables en béton érigées au pied des immeubles de la cité Analamahitsy, les pions rouges et bleus semblent comme danser sous les doigts des joueurs de fanorona. Sous le regard des badauds, Fetra Andriamampianina, dit Karana, l'actuel président de la fédération de fanorona de la région Analamanga, affronte son élève Jean-Marie Andriatsarafara, dit Zamabe, triple champion de Madagascar. « Le fanorona est apparu pour la première fois au 16ᵉ siècle, sur les Hautes-Terres, dans la ville royale de Merimanjaka. Puis le jeu s'est répandu à l'extérieur du palais, et plus tard dans la rue et c'est comme ça que dans toute l'île, tout le monde s'est mis à jouer », explique Fetra Andriamampianina.  Un jeu aux origines royales, donc, confirment les historiens. En témoignant d'ailleurs, les pierres à quadrillage que l'on retrouve encore aujourd'hui sur chacun des sites princiers répertoriés en Imerina. À l'époque, exceller au fanorona, c'était s'assurer d'être un bon stratège, y compris sur le champ de bataille. Le champion Zamabe, lui, n'est pas un descendant royal. Toutefois, confie-t-il, ce jeu a totalement façonné sa vie : « Les chrétiens, ils ont la Bible. Les musulmans, ils ont le Coran, et nous les malgaches, on a le fanorona. Le fanorona, c'est notre livre divin. Parce que ça nous permet d'anticiper le futur, et le futur du futur. Ce jeu nous permet de tirer des leçons de vie, parce que contrairement aux autres jeux, quand tu comprends qu'un coup te détruit au fanorona, tu essaies de ne plus le refaire et tu t'obliges à prendre un autre chemin à l'avenir ». À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Argentine: le truco Contrairement aux échecs, le fanorona autorise plusieurs mouvements en un seul tour : « La plus belle chose que ça m'ait apportée, c'est de savoir analyser et prévoir. Être trop gourmand en voulant éliminer le plus vite possible les pions adverses, par exemple, ça peut te détruire. C'est comme dans la vraie vie. Et c'est pour ça que nous, joueurs de fanorona, on ne joue jamais aux jeux d'argent. On est capable de bien gérer notre salaire, notre nourriture, de penser au futur. C'est sûr que les principes de ce jeu pourraient être utilisés en politique parce que c'est beaucoup de stratégie. Mais je crois qu'aujourd'hui, non, personne ne s'en sert en ce moment... » Comme chaque dimanche midi, Sariaka Razanamparany, fondatrice de l'association Pi Lalao, propose aux clients d'un restaurant tananarivien de redécouvrir des jeux, malgaches ou non. À cette table, cette grande famille a choisi le fanorona : « Ce sont des jeux qui ont été oubliés quelque part. Et ce qui fait que moi, dans mon métier, je vais vers les gens et je leur propose de jouer aux jeux traditionnels comme le fanorona. En réintroduisant ce jeu aussi, ça réintroduit le lien social finalement et entre les générations comme c'est le cas aujourd'hui où c'est un papa et son fils qui jouent ensemble et il n'y a vraiment pas d'âge et c'est ça qui est très intéressant. C'est universel ». Bien plus qu'un simple jeu, le fanorona incarne une part de l'identité malgache. Héritage royal devenu outil d'éveil stratégique, il permet aujourd'hui à une nouvelle génération de se reconnecter à ses racines. Se réapproprier ce savoir, c'est renouer avec une mémoire collective, tout en s'aiguisant l'esprit, à la manière des ancêtres malagasy. À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Chine: le xiangqi, «Ça fait partie de notre culture traditionnelle»

Invité Afrique
Guinée: l'opposant Cellou Dalein Diallo veut s'organiser pour «s'opposer à cet autre coup d'État» de la junte

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 13:59


En Guinée, l'opposition se cherche une stratégie en vue du référendum constitutionnel du 21 septembre. Si le oui passe à cette consultation, le général Doumbouya, qui a pris le pouvoir par la force il y a quatre ans, pourra être candidat à la présidentielle qui suivra. Quel va être le mot d'ordre de l'opposition ? Cellou Dalein Diallo préside l'UFDG, l'Union des forces démocratiques de Guinée, le principal parti d'opposition. En ligne d'Abidjan, où il vit actuellement en exil, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Le 21 septembre, plus de 6 millions de Guinéens sont appelés à se prononcer par référendum pour ou contre la nouvelle Constitution. Est-ce que vous allez appeler à voter oui ou non ? Cellou Dalein Diallo : L'UFDG ne se sent pas concerné par cette opération parce que, d'abord, la junte n'a jamais accepté qu'il y ait un dialogue pour définir les termes dans lesquels le retour à l'ordre constitutionnel soit réorganisé. Et elle a toujours fait ce qu'elle a voulu. Et donc, l'UFDG et les coalitions dont on est membre ne se sentent pas concernés. Est-ce à dire que vous allez appeler à l'abstention ? Nous sommes en train de nous concerter puisque, au-delà de nos coalitions, il y a beaucoup d'autres partis politiques et d'organisations de la société civile qui n'acceptent pas cette Constitution imposée, dans la mesure où elle comporte une violation des engagements pris et du serment que le général avait prêté : de ne pas candidater, ni lui-même, ni les membres du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), ni les membres du gouvernement. Donc, nous sommes en train de voir comment nous pourrions nous organiser pour effectivement s'opposer à cet autre coup d'État contre le peuple de Guinée, contre les droits et libertés des Guinéens de choisir librement leurs dirigeants. Parce que vous suivez sans doute toutes ces mobilisations, toutes ces « mamaya » comme on le dit chez nous, pour promouvoir, justifier la candidature de Mamadi Doumbouya qu'on veut présenter comme un homme providentiel qui doit continuer justement ce chantier, alors que sa gouvernance a été catastrophique pour le peuple de Guinée, marquée par une violation massive et récurrente des droits humains et des libertés fondamentales, marquée par les disparitions forcées. Vous connaissez Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara, Sadou Nimaga. Il y a au moins quatre acteurs majeurs de la société civile et des journalistes qui sont portés disparus et dont on n'a pas de nouvelles jusqu'à maintenant. Je ne parle pas de la corruption et de détournement des deniers publics. Avec la manne minière – comme vous le savez, la bauxite aujourd'hui s'exporte – ils vont faire peut-être 200 millions de tonnes cette année, contre une vingtaine de millions en 2015. Et donc, il y a de l'argent. Mais justement, vous pourriez appeler à voter non ? Non, mais les conditions d'un scrutin juste et transparent ne sont pas réunies. Je vous rappelle que c'est le ministère de l'Administration du territoire dirigé par un général, appuyé de ces préfets qui sont tous militaires et de ces sous-préfets qui sont à 60% issus des forces de défense et de sécurité, qui vont organiser ce référendum. Et donc, dans un environnement où il y a une terreur qui s'abat sur le peuple de Guinée, où il y a la peur, la corruption et donc l'expression de la volonté populaire ne sera jamais prise en compte. Donc, nous, nous ne sommes pas pour cette mascarade, tout juste pour doter le pays d'une Constitution qui permettra à Doumbouya de confisquer le pouvoir. Voilà plus de trois ans, Cellou Dalein Diallo, que vous vivez en exil en Afrique de l'Ouest, notamment parce que vous êtes poursuivi par la justice guinéenne. Et il y a six semaines, vous avez tenté de vous faire recenser à Abidjan afin de pouvoir voter au référendum du 21 septembre prochain, mais cela n'a pas marché. Qu'est-ce qui s'est passé alors ? On m'a dit « non », que des instructions ont été données par les autorités de Conakry de ne pas me recenser. Je suis allé à un bureau, on m'a renvoyé. On a même fermé le bureau dès mon arrivée pour plier tout et partir. Et donc, je n'ai pas pu me recenser. Pour justifier votre non-recensement, le Premier ministre actuel, Monsieur Bah Oury, a affirmé sur RFI, il y a quelques jours qu'il y avait vous concernant un problème en termes de résidence et qu'il fallait que vous attestiez d'une résidence d'une certaine durée ce que vous n'aviez pu faire et qu'il n'y a aucune volonté d'exclure qui que ce soit de ce processus. Le rôle de Bah Oury est de justifier ce que la junte a pris comme décision. Alors moi, je disposais de tous les documents requis. Donc, ce que le Premier ministre dit, c'est de la contre-vérité. Il y a un peu plus d'un an, c'était en juin 2024 sur RFI, vous nous avez dit : je vais rentrer bientôt à Conakry. Or, vous n'êtes toujours pas rentré. Pourquoi ? Les conditions de mon retour ne sont pas encore réunies. Il y a trop de haine et de harcèlement. Vous voyez tout ce qu'ils font tous les jours pour empêcher la tenue du Congrès, pour refuser que je m'enrôle dans le fichier électoral, pour déclencher des poursuites fantaisistes contre moi. Donc, j'attends qu'il y ait moins de passion et de haine. Mais dans tous les cas, ma place est là-bas auprès du peuple pour mener le combat contre les dérives qui s'annoncent.

Real Life French
Louise fait du bricolage

Real Life French

Play Episode Listen Later Aug 10, 2025 5:13


Julien : Et bah dis donc, t'as assuré avec cette étagère ! Je t'aurais pas imaginée aussi à l'aise avec une perceuse.Louise : Merci ! Comme quoi tu vois, contrairement aux préjugés, on peut être coquette et savoir utiliser une visseuse.Julien : Ah mais j'ai pas dit le contraire, mais je suis bluffé ! Parce que moi, j'aurais sûrement dû la monter et la démonter trois fois avant que ça tienne !Louise : La prochaine étape, c'est d'essayer de monter un meuble sans notice. Là, on verra ce que je vaux vraiment en bricolage ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nota Bene
ENTRETIEN - La République de Weimar, c'est quoi ? - Avec Nicolas Patin

Nota Bene

Play Episode Listen Later Aug 10, 2025 111:42


Mes chers camarades, bien le bonjour ! Bienvenue dans ce nouvel entretien historique dans lequel j'ai eu le plaisir d'accueillir Nicolas Patin, qui est spécialiste de l'histoire de l'Allemagne de 1914 à 1945, du nazisme, de la Shoah, et de la République de Weimar. Et si vous avez lu le titre, vous le savez : Weimar, on va en parler aujourd'hui ! Parce que cette république, à part savoir qu'elle a été en place entre la chute de l'Empire allemand et l'arrivée au pouvoir des nazis, au final on n'en sait pas forcément grand chose, et l'émission d'aujourd'hui va permettre de rectifier un peu le tir ! Alors ne faisons pas plus long, je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour aller plus loin :➜ Découvrez le livre “Le monde nazi : 1919 - 1945” que Nicolas a coécrit avec Christian Ingrao et Johann Chapoutot : https://www.tallandier.com/livre/le-monde-nazi/ ➜ Retrouvez le passage de Nicolas chez le camarade Rivenzi : https://youtu.be/JtXm_i2TU3g

Si loin si proche
Décoloniser le voyage

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Aug 10, 2025 48:30


Fait social total, le tourisme n'échappe pas, dans son passé comme son présent, aux stigmates coloniaux. Parce qu'un autre voyage est possible, il faut le décoloniser… Depuis de nombreuses années, les études postcoloniales ont démontré à quel point analyser, étudier le fait colonial permettait de comprendre le temps présent et son propre désordre ; avec au centre, la survivance de ce legs hérité de la colonisation dans les imaginaires, les savoirs ou les pratiques… Aujourd'hui, on parle ainsi de décoloniser les arts, les musées, l'architecture, l'école, les esprits ou l'histoire... Et le voyage, forcément, en tant que fabrique de l'Autre et de l'ailleurs, n'échappe pas à cette analyse décoloniale, complexe mais fertile.  Des «découvreurs» aux explorateurs en casque colonial assoiffés de conquêtes, des aventuriers en terre inconnue aux touristes avides d'exotisme et d'entre-soi, la galerie de portraits fleure bon, parfois… souvent, ce temps des colonies où l'Europe se vivait en maître naturel de la planète.  Tourisme et colonisation ont d'ailleurs fait bon ménage par le passé. Ainsi, dès la constitution des empires coloniaux, français ou autres, une mise en tourisme des colonies se met en place, comme une manière d'occuper -on disait « pacifier »- le territoire ; mais aussi de s'approprier les paysages et les cultures, de préférence sans les populations locales. Dans les expositions coloniales, on exhibait ces populations à grand renfort de clichés racistes, tout en les reléguant au rang de subalternes ou d'obligés, forcément exotiques. À noter que certains disent encore «j'ai fait la Thaïlande» pour parler de leurs voyages, comme jadis on disait dans le jargon militaire colonial «j'ai fait l'Indochine».  Décoloniser le voyage, c'est savoir se décentrer pour un Occidental et se départir des stéréotypes sur la culture de l'Autre qui essentialisent et se perpétuent. C'est aussi dire et partager l'histoire coloniale dans l'espace public, interroger ses continuités et faire émerger d'autres récits. C'est enfin décoloniser les musées, notamment à travers la restitution des objets et biens culturels pillés pendant la colonisation.  Avec : - Saskia Cousin Kouton, anthropologue française, spécialiste du tourisme et de la restitution des biens culturels à l'Université Paris Nanterre  - Souroure Najai à l'origine du compte Instagram @decolonial.voyage, bientôt disponible en podcast. Une rencontre initialement diffusée en juin 2024. À lire : - « Ogun et les matrimoines. Histoires des Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ », de Saskia Cousin Kouton. 2024. Éditions Presses Universitaires de Paris Nanterre - « Sociologie du tourisme », de Saskia Cousin et Bertrand Réau. 2009. Éditions La Découverte - « Les femmes aussi sont du voyage », de Lucie Azéma. 2021. Éditions Flammarion. Un chapitre est consacré à la décolonisation du voyage - « Programme de désordre absolu : décoloniser les musées », de Françoise Verges. 2023. Éditions La Fabrique - « L'Orientalisme : L'Orient créé par l'Occident », d'Edward Saïd. 1980. Éditions Seuil. L'ouvrage de référence par un des pionniers du postcolonialisme - « Les damnés de la terre », de Frantz Fanon. 1961. Éditions Maspero. L'essai de référence par le célèbre militant anticolonialiste.

Reportage culture
RDC: le centre Ndaku ya-La vie est belle décentralise l'art pour tous et dénonce la pollution au plastique

Reportage culture

Play Episode Listen Later Aug 10, 2025 3:36


En République démocratique du Congo, direction, La vie est belle à Kinshasa. Une résidence artistique en plein cœur de la capitale congolaise où peintres, sculpteurs et musiciens se rencontrent. Le lieu a été impulsé par Eddy Ekete, artiste plasticien connu pour ses performances dans des costumes géants dans les rues de Kinshasa. Reportage Aurélie Bazzara-Kibangula. De notre correspondante à Kinshasa, Avec des airs de rumba du groupe Bakolo, le temps s'arrête au centre Ndaku ya-La vie est belle à Matonge. Le groupe d'anciens musiciens y répète toutes les semaines. Le centre culturel est ouvert et accueille tous les artistes. Une résidence conviviale gérée par le sculpteur Eddy Ekete. « C'est une maison coloniale de la première femme qui a obtenu le permis de conduire dans tout le Congo et elle, elle travaillait avec son mari qui est l'oncle de papa Wemba. C'est pour cela, le film La vie est belle, il y a un petit morceau qui s'est fait ici », raconte Eddy Ekete Ndaku ya-La vie est belle est un musée à ciel ouvert. Partout sur les murs sont accrochés des toiles, parfois inachevées, de l'artiste Dolet, des dessins d'étudiants, des graffitis. Il y a aussi des dizaines de costumes aux allures de bibendums géants faits de déchets. Ces créations ont fait la réputation d'Eddy Ekete. « C'est aussi une sculpture et on peut aussi la porter et ça devient une sculpture vivante. Et quand on marche, des fois ça fait peur aux gens parce qu'une statue, quand ça bouge, ça impressionne, ça fait du bruit, raconte-t-il. On se rend compte, c'est la surconsommation de l'Occident qui se contamine aussi ici. Mais on ne se rend pas compte que si on ne travaille pas les déchets, on ne peut pas savoir pourquoi il y a toutes ces maladies, pourquoi il y a tous ces insectes. Parce que la poubelle, c'est un endroit, on vient, on jette seulement et après, on tourne le dos vite. Et maintenant, ce que nous, on fait, c'est que les gens regardent la poubelle », explique Eddy Ekete. Un espace « focalisé sur la Gombe », où l'art rencontre son public « Donc là, il y a une multitude de costumes. Il y en a de toutes formes. Il y a des caoutchoucs. Là, il y a les gobelets d'usage unique, là où on vend des boissons fortes. Il y a des claviers d'ordinateur. Voilà, ce sont des trucs qui traînent dans les rues de Kinshasa », détaille l'un des gérants du lieu. Si le centre veut booster la créativité des artistes, c'est aussi un espace où l'art rencontre son public. « Ici tout est focalisé dans la commune de la Gombe. Du coup, la culture n'est pas décentralisée. Nous, on s'est dit, pourquoi pas avoir une miniature du centre culturel dans la cité ? Les concerts de musique, les spectacles de ballet. Matonge c'est la capitale culturelle », explique Christian Miki Mundiri, membre du collectif. Le centre Ndaku ya-La vie est belle est ouvert aux enfants. Des ateliers y sont organisés avec les artistes. Pour Eddy Ekete, l'important, c'est de transmettre le gout de la création aux futures générations : « Moi, je leur fournis des feutres, des crayons de couleur, des feuilles, mais par terre. Et ça, c'est pour montrer et aux parents et aux autorités, les enfants, là, ils ont besoin de quelque chose parce qu'ils sont concentrés. On garde les enfants des heures et des heures, sans faire du bruit, sans qu'on leur dise quoi que ce soit. Mais je suis sûr puisqu'en fait, c'est quand même la génération qui va nous remplacer. » À Matonge, les différentes générations se côtoient entre musique et art plastique, signant un passage de témoin pour les créateurs de Ndaku Ya-La vie est belle pour continuer d'alerter sur les dangers des déchets en ville. À lire aussiStéphan Gladieu et Wilfried N'Sondé, les portraits de l'homo détritus

Invité Afrique
Bokar Ture: «Pour mon père Stokely Carmichael, la Guinée était le coin le plus révolutionnaire d'Afrique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 9, 2025 18:12


De Stokely Carmichael, figure des luttes noires du XXème siècle, on connaît surtout le combat aux États-Unis, comme dirigeant des Black Panther. On sait moins qu'en 1968, Carmichael a rejoint la Guinée avec son épouse, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Il est alors devenu un proche collaborateur du président ghanéen en exil Kwame Nkrumah et s'est engagé aux côtés de la révolution guinéenne. Bokar Ture, fils de Stokely Carmichael, a accordé un entretien à RFI : il raconte les années africaines de la vie de son père. RFI : Votre père a été un acteur important des luttes noires du XXème siècle. Aux États-Unis, où il a été l'un des responsables des Black Panther… mais aussi dans son parcours transatlantique puisqu'il vient s'installer en 1968 en Guinée. Parlez-nous d'abord de lui. D'où vient-il ? Comment est née cette conscience militante noire ?  Bokar Ture : Kwame Ture est né Stokely Carmichael à Trinidad et Tobago, connu aussi en français comme Trinité-et-Tobago, en 1941. Il immigre plus tard aux États-Unis pour retrouver sa mère -donc ma grand-mère- qui y était déjà installée quelques années plus tôt. Elle avait pu avoir sa nationalité américaine parce qu'elle était née à Panama. Comment a commencé cette conscience ? Déjà, il avait un penchant politique très tôt. Il y a une de ses tantes qui racontait une anecdote : quand il était jeune, il la poussait à aller voter pour un syndicaliste à l'île de Trinidad. Et au lycée, aux États-Unis, il fréquentait déjà des groupes gauchistes. Un de ses amis de classe était le fils du président du Parti communiste américain dans les années 1952. Et donc, très tôt, il a pu découvrir les discours marxistes. Et bien sûr, il vivait au sud du Bronx, à côté de Harlem. Et la 125e rue de Harlem est une rue reconnue pour des discours politiques de tout genre, de différents groupes.  Il a été l'un de ceux qui ont travaillé l'idée de Black Power. Il a même coécrit, en 1967 avec Charles Hamilton, un ouvrage qui le théorise, intitulé Black Power, the politics of Liberation in America.  Effectivement, le concept de Black Power existait avant. Il y avait un livre qui s'appelait Black Power par Richard Wright, qui a été écrit pendant les années 1950 et qui était un ouvrage dédié à Kwame Nkrumah. Mais personne n'a rendu l'idée de Black Power aussi populaire que Kwame Ture - Stokely Carmichael à l'époque. Notamment durant une marche contre la peur au sud des États-Unis, aux côtés de Martin Luther King, où il disait, plus ou moins : « On est fatigué de mendier notre liberté, comme on l'a fait ces dernières années dans les droits civiques. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est de demander le Black Power », le pouvoir noir, qui était un appel à une autodétermination en termes de structures politiques et économiques pour les personnes noires descendantes d'africains aux États-Unis.  En 1968, votre père épouse une première femme, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Au-delà de la relation amoureuse qui s'est nouée entre eux, cette union reflète-t-elle aussi une pensée de votre père, de plus en plus tournée vers l'Afrique et vers le panafricanisme à cette époque ?  Ce n'est pas un tournant, c'est une continuité. Kwame Ture a toujours été Africain dans l'âme. Il vient d'un milieu où l'Afrique est centrale dans l'identité noire. Bien avant qu'il ne se marie avec Miriam Makeba. On le voit dans des photos au début des années 1960 avec ses camarades où il est en tenue africaine. Il se sentait toujours africain. Pour lui, être noir et africain, il ne voyait pas de distinction et toute sa vie était ainsi. Quand il a marié Tantie Miriam, comme je l'appelle, c'était juste une continuité. Après aussi, ma mère, Marlyatou Barry, qui était aussi une Guinéenne. C'était juste une continuité de sa façon de vivre.  Comment se fait concrètement la connexion entre votre père et le premier responsable guinéen, Ahmed Sékou Touré ? Stokely Carmichael, à l'époque, faisait une tournée mondiale et il a rencontré Shirley Graham Du Bois, qui était la veuve de W.E.B Du Bois, qui est aussi une légende de l'histoire de la lutte antiraciste et du développement du panafricanisme. Elle a invité Stokely Carmichael à venir en Guinée pour une conférence du Parti démocratique de Guinée pour rencontrer Kwame Nkrumah et Sékou Touré. Quand il est venu, il a rencontré les deux présidents. Il avait déjà beaucoup entendu parler de Kwame Nkrumah, parce que mon grand-père a travaillé dans un bateau un moment. Il est parti au Ghana et quand il est revenu à New York, il expliquait que c'était la première fois qu'il avait vu une nation noire, indépendante, avec sa propre armée, un président, etc. et il expliquait ceci à un jeune Stokely Carmichael. Cela a vraiment marqué sa pensée. Quelques années plus tard, ils se voient face à face avec Kwame Nkrumah. Après la conférence, en quittant la Guinée, il part dire au revoir à Sékou Touré, qui lui dit : « Écoute, mon fils. Ici, c'est chez toi, tu peux revenir quand tu veux. C'est ta maison. »  Il part voir Kwame Nkrumah qui lui dit « Écoute, moi, je cherche un secrétaire politique, donc si ça t'intéresse, tu es toujours le bienvenu. » Un an et demi plus tard, deux ans pratiquement, il était de retour avec sa nouvelle épouse, Miriam Makeba.  Qu'est ce qui fait qu'il vient s'installer à Conakry à cette époque ?  Pour lui, c'était le coin le plus révolutionnaire en Afrique. Lumumba a été assassiné très tôt donc il n'y avait plus le Congo. Après, il y a eu le coup d'État contre Kwame Nkrumah en 1966. Modibo Keïta en 1968. Quand lui est arrivé, le seul autre pays, c'était la Tanzanie, mais qui était beaucoup moins radicale. Donc il a choisi la Guinée. C'était le pays qui s'alignait le plus avec sa pensée du pouvoir noir à l'échelle mondiale.  Il est aussi menacé aux États-Unis. C'est aussi pour cela qu'il quitte les États-Unis ? De toute façon, mon père était prêt à se martyriser. Il a vu Malcolm X tué, il a vu Martin Luther King tué et les agences voulaient sa tête. Il a échappé à pas mal d'attentats. Mais ce n'était pas la raison centrale. Déjà, il y avait l'invitation. Ensuite, il ne voyait pas les États-Unis comme le centre de cette lutte à laquelle il a dédié sa vie. Il voyait l'Afrique comme étant une partie essentielle. Pour lui, en venant en Guinée, il rejoignait l'Afrique, il rejoignait la révolution africaine qui pouvait donner la dignité à tout le peuple noir à travers le monde.  Diriez-vous qu'il y a un vrai projet politique international derrière cette volonté de s'installer en Guinée ?  Il a toujours eu ce projet. Quand il parlait de Black Power, déjà, dans le livre dont vous avez parlé, il parlait aussi des colonies en Afrique. Dans Black Power, lui et Charles Hamilton faisaient le parallèle entre la situation que vivaient les Afro-Américains aux États-Unis et la situation que vivaient les Africains en Afrique et aux Caraïbes aussi. Il faisait ce parallèle. Dans sa tête, c'était quelque chose qui était un combat international dès le début.  Quelles sont les idées sur lesquelles votre père, Stokely Carmichael – Kwame Ture, une fois qu'il change de nom – et Ahmed Sékou Touré se retrouvaient ?  On parle de personnes qui avaient la même vision d'une Afrique unie, une Afrique libre où il n'y a pas d'inégalités. Ils étaient tous deux penchés vers des idées socialistes. Ils étaient totalement alignés idéologiquement. Sékou Touré était un de ses mentors, une de ces personnes qui l'ont formé dans cette idéologie.  Ils se retrouvent dans l'idée, qui est défendue par Ahmed Sékou Touré à l'époque, d'authenticité africaine ? À 100 %. Et il s'intègre à 100 %. Je peux vous dire que moi, par exemple, j'ai très peu de souvenirs de mon père en habit occidental. Il s'habillait en tenue africaine, cousue en Afrique. Il s'est enraciné dans la population africaine. Ce qui était quand même unique parce que tout le monde était tourné vers une façon de vivre occidentale. Et lui non, il voulait se réapproprier son héritage culturel.  Et la volonté de promouvoir les cultures africaines, de leur donner leur vraie place ? C'est exactement cela, revaloriser la culture africaine, la culture noire, se réapproprier celle-ci. Et ne pas avoir de complexes vis-à-vis des cultures européennes, dominantes et autres.  Depuis le début de cet entretien, on joue avec deux noms pour parler de votre père, Stokely Carmichael, Kwame Ture. À un moment donné de sa vie, il décide de passer du nom de Stokely Carmichael à celui de Kwame Ture. C'est une démarche qui dit aussi beaucoup de choses sur le lien qu'il a avec Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré.  Effectivement. Il y avait un précédent aux États-Unis. Il y avait pas mal d'Afro-Américains, notamment dans son milieu révolutionnaire, qui changeaient de nom. Notamment Malcolm X, Mohamed Ali. Bien sûr, le nom est inspiré de Kwame Nkrumah et de Sékou Touré. L'anecdote, c'est qu'il était en Tanzanie lors d'un entretien radio. Après l'entretien, apparemment, un vieil homme venu à pied d'un village lointain est venu le voir et lui a dit : « Écoute mon fils, j'ai vraiment aimé ton entretien. Mais il y a une chose : ton nom sonne un peu bizarre, un peu féminin, il faut le changer ». Il a alors pris le nom de Kwame Nkrumah et de Sékou Touré. Lorsqu'il venait l'annoncer à Sékou Touré et lui dire : « J'ai pris le prénom de Kwame », Sékou Touré lui a répondu : « C'est bien, parce qu'à chaque fois que nous avons des débats, tu prends toujours son parti. » Il lui a répondu : « Mais j'ai pris le nom Touré comme nom de famille. ». Ce qui était approprié, car c'étaient ses deux mentors. À lire aussiKwame Ture, le destin hors du commun d'un Black Panther parti s'installer en Guinée [1/2] Comment est-ce que vous décririez les liens qu'il entretenait avec Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré ? En Kwame Nkrumah, il voyait un symbole de cette lutte. Il était prêt à le suivre. Il a mené quelques opérations au Ghana pour essayer de voir s'il pouvait réinstaurer Kwame Nkrumah au pouvoir. Il était très proche de lui. Et Sékou Touré était comme un père pour lui. En 1970, votre père vit l'un des moments charnières de l'histoire de la Première République guinéenne, à savoir l'attaque contre Conakry du 22 novembre 1970. Savez-vous comment il a vécu ces journées ?  Je sais qu'il était un participant dans l'action de repousser les troupes portugaises. Il était armé ce jour et a dû utiliser son arme. Selon ce que j'ai appris, il était un des premiers à alerter les autorités, y compris le président, du fait qu'il y avait une attaque qui venait. Ca tirait sur sa case, donc il devait quitter sa maison. Lui et Miriam Makeba ont dû se réfugier quelque part d'autre où il l'a laissée et lui est ressorti pour aider à défendre la ville.  Cette opération conjointe de militaires portugais et de rebelles guinéens a conduit à la plus grande vague d'arrestations en Guinée de toute la Première République. La vie du pays va être rythmée pendant de longs mois par des confessions publiques de personnes présentées comme les complices d'un « complot impérialiste » aux ramifications tentaculaires. Comment est-ce que votre père se positionnait par rapport à cette thèse du complot permanent contre la Guinée ? Et plus généralement, quel regard portait-il sur l'État policier qu'était aussi devenu la Guinée de cette époque ?  C'est quelque chose de très complexe et malheureusement, la Guinée ne s'est toujours pas réconciliée avec ce passé et les positions sont assez ancrées. Maintenant, si on parle de Kwame Ture précisément, pour lui, c'était un régime panafricaniste, le seul régime panafricaniste radical. Et malgré toutes ses erreurs, c'était celui qui pouvait tenir jusqu'au bout cette conviction qu'il avait lui-même. Il était totalement d'accord avec le fait qu'il fallait conserver ce régime pour qu'il ne bascule pas dans un régime néocolonialiste.  À tout prix ? À tout prix.  En 1974, il y a un autre évènement important pour l'Afrique et plus généralement pour le monde noir, c'est le combat en Afrique, à Kinshasa, entre Mohamed Ali et George Foreman. Dans un livre de mémoires, votre père indique qu'il a été invité par Mohamed Ali lui-même à venir à Kinshasa pour le combat. Est-ce que vous savez ce que représentait cet affrontement pour votre père ?  Mohamed Ali était son ami. Il y avait ce symbole de Mohamed Ali qui représentait l'Africain fier et George Foreman qui était un peu l'opposé de cela. Mais après, il a rencontré George Foreman et il disait que George Foreman l'avait séduit avec son charme, l'a embrassé et tout. Je pense qu'au-delà du symbolique, mon père était beaucoup plus intéressé par ce qui se passait au Congo démocratique, c'est-à-dire le Zaïre à l'époque, et le fait que c'était sous le régime de Mobutu Sese Seko, auquel il était farouchement opposé par ce qu'il représentait en termes de corruption et d'alignement avec les puissances coloniales. Qui sont de manière générale les acteurs politiques qui fréquentaient le salon de votre père dans ces années 1970 et au début des années 1980, pendant la Première République en Guinée ? On parle d'un melting pot qui ne dit pas son nom. Que ce soit des artistes - Miriam Makeba et Nina Simone, qui était une de ses amies très proches - ou des activistes de partout dans le monde. Qui venaient à Conakry et qui venaient le rencontrer ? Qui venaient à Conakry ou qui y vivaient. Parce que vous savez qu'à une époque, Conakry était un centre du monde noir où on conciliait l'art, les mouvements de libération, etc. Il y avait un grand nombre de personnes qui y vivaient, comme Amilcar Cabral, comme Kwame Nkrumahn, avant même il y avait Félix-Roland Moumié du Cameroun, pour ce qui est de la politique. Concernant les arts et la littérature, il y avait Ousmane Sembène qui y vivait, il y avait Maryse Condé qui y vivait. C'était vraiment un centre… et il se retrouve chez lui avec toutes ces personnes, plus ou moins de différentes sphères. Moi, je peux raconter avoir vu des activistes exilés sud-africains, Tsietsi Mashinini, qui a commencé la révolte estudiantine de Soweto, qui était parmi d'autres exilés sud-africains. Il y avait beaucoup d'Afro-Américains, bien sûr, des Black Panthers exilés. Il y avait la diplomatie guinéenne, des diplomates de pays gauchistes et souverainistes, il y avait tout un monde. Mais aussi, il faut savoir que Kwame Ture était vraiment penché vers la masse, la masse populaire. Donc autour de tout ça, on voit un chef villageois qui est assis ou on voit la personne déshéritée du quartier qui est là, assise, qui peut recevoir un repas. Parce que notre maison était comme un centre communautaire pour la jeunesse du quartier. Il amenait tous les enfants du quartier à la plage chaque dimanche. Puis se retrouvait peut-être un mardi à saluer un chef d'État. Puis avait une conférence avec un groupe communautaire. Moi, j'ai vu tout cela dans cette maison. C'était quelque chose de magique. Il recevait où, justement ? Dans son salon, dans son bureau ? Y avait-il un rituel autour de la réception de ses amis politiques ? Déjà, il avait une véranda où il était assis… parce que c'était un bibliophile. Il lisait beaucoup, il écrivait beaucoup. Il ne lisait pas pour le plaisir, mais il lisait pour ses conférences. Après, il y a des gens qui venaient pour le rencontrer. Je sais qu'il y a eu Charles Taylor qui était venu de nulle part pour le rencontrer. C'était vraiment un melting pot.    À cette époque, votre père continue aussi ses voyages et ses tournées, il n'est pas tout le temps à Conakry ? Il était très organisé. Sur toutes ses photos, il écrivait les dates et les lieux. On se demande comment il pouvait parcourir toutes ces distances en si peu de temps. Un jour, on le voit au Connecticut. Le lendemain, on le voit à Paris, banni, chassé. En Angleterre, peut-être, d'où il est banni et chassé. Parce que c'était très compliqué pour lui d'avoir accès a beaucoup de pays. Après, on le voit en Californie... Il était partout. Sékou Touré disparaît en 1984. Mais votre père continue, lui, son engagement pour ses idées au sein du Parti démocratique de Guinée. Qu'est-ce qui a marqué ces années de militantisme politique sous Lansana Conté ? Le contexte a vraiment changé !  Et c'est là que l'on voit vraiment les convictions de l'homme. Parce que, du jour au lendemain, tout a changé. Il a été arrêté par le régime de Lansana Conté. Donc, il a perdu les privilèges qu'il avait, bien sûr, où il connaissait le président et était sous sa tutelle. Mais malgré cela, il a décidé de rester en Guinée. La moitié de sa vie guinéenne, quinze ans, s'est passée ainsi. Il a décidé malgré tout de rester en Guinée, d'être actif dans la vie politique guinéenne et la vie sociale de la Guinée.  … Et de rester fidèle à ses convictions.  Exactement. Vous êtes à l'époque enfant. Quel souvenir est-ce que vous gardez de ces années, de votre maison à Conakry, de ceux qui y passaient ? Quelle était l'ambiance ? Vous disiez tout à l'heure que tout le quartier se retrouvait chez vous…  C'est cela. Mon père était d'une gentillesse rare, d'un altruisme qu'on ne retrouve pas très souvent. Donc effectivement, c'était pour moi quelque chose de très formateur. Comment quelqu'un peut traiter un chef d'État avec le même respect qu'il traite la personne la plus déshéritée du quartier. Et toutes ces personnes pouvaient se retrouver chez lui, devant lui, avec le même respect, ou peut-être même le déshérité avec un peu plus d'amour.  Vous appelez régulièrement les Guinéens à se souvenir de votre père, Stokely Carmichael / Kwame Ture. Avez-vous le sentiment que son histoire a été oubliée en Guinée ?  Je parle de manière générale. Il y a une politique de mémoire en Guinée qui doit être améliorée. Stokely Carmichael est un pont unique entre l'Afrique et l'Amérique. On parle d'un personnage qui a passé la moitié de sa vie en Guinée. À ce stade, l'État guinéen n'a pas fait une seule initiative pour se réapproprier de l'héritage de cette personnalité.  Donc il y a un vrai chantier ? Il y a un chantier.  Une dernière question plus personnelle. Quel père a été Stokely Carmichael ? Quelle image retenez-vous de lui ?  Un père adorable, d'une gentillesse rarissime, qui m'a beaucoup appris, que j'ai profondément aimé. Quelqu'un qui était attaché à tout ce qui est beau dans le monde, à commencer par les enfants. ►A lire pour aller plus loin : BERTHO Elara, Un couple panafricain, Editions Rot-Bo-Krik, 2025 À (ré)écouterElara Bertho: «Replacer Conakry au centre des imaginaires, c'était un peu l'idée de cet ouvrage»

La Matrescence
SUMMER BREAK - Comment être un parent apaisé ? Les clés avec Thomas D'Ansembourg

La Matrescence

Play Episode Listen Later Aug 8, 2025 69:05


Avant d'être parents, nous sommes des êtres humains. Ca parait banal ce que je dis, sauf qu'on oublie très souvent de prêter attention à cet être humain, c'est à dire nous.Revenir à soi, s'écouter pour pouvoir vivre dans la joie et mieux entendre les besoins des autres, c'est la mission que s'est donnée Thomas D'Ansembourg.Thomas D'Ansembourg est une figure incontournable de la Communication Non Violente dans le monde francophone.Depuis 30 ans maintenant, il a aidé des milliers et des milliers de personnes à vivre plus apaisé et plus confiant dans ce monde un brin chaotique.Et aujourd'hui vous pourrez, peut-être, être la prochaine personne à réussir à transformer sa vie grâce à cet épisode. Parce qu'en écoutant, vous en apprendrez à mieux gérer vos émotions et notamment la colère, vous saurez faire la distinction entre les émotions agréables et désagréables. Et surtout vous comprendrez pourquoi la non violence est une véritable discipline de paix qui demande de l'entraînement.Thomas nous invite pendant une heure à ralentir, à observer, à ressentir, pour mieux vivre avec nous-mêmes et ceux qui nous entourent.Je vous souhaite une très bonne écouteLIENS UTILES :Les formations de Thomas D'AnsembourgLa paix ça s'apprend ! : guérir de la violence et de la terreur, Thomas D'Ansembourg, David Van ReybrouckÊtre heureux ce n'est pas nécessairement confortable, Thomas D'AnsembourgNotre façon d'être adulte fait-elle sens et envie pour les jeunes ? Thomas D'Ansembourg

Profils
La dernière séance [rediffusion]

Profils

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 29:37


Comment j'ai remplacé mon psy par mon téléphone Parce que son psy s'est endormi pendant leur séance, Benjamin décide de se venger. Il confie désormais ses états d'âme à son téléphone portable, sur lequel il commente ses diverses activités : croiser Eric Zemmour dans le métro, prendre des champignons hallucinogènes, faire l'amour avec sa compagne... Une autofiction hilarante et virtuose sur la psychanalyse - et comment s'en débarrasser - face aux pouvoirs du récit. A noter, il s'agit aussi de la première fiction radio entièrement enregistrée au téléphone portable.La dernière séance a reçu le deuxième prix Europa 2019 dans la catégorie "Fiction radio unitaire". Enregistrement 2018 Texte et voix Benjamin Abitan Réalisation Benjamin Abitan et Samuel Hirsch Illustration Quentin Faucompré Production ARTE Radio

Invité Afrique
Droits de douane américains: «Il y a eu une fixation politique, à l'évidence, sur l'Afrique du Sud»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 7:51


L'entrée en vigueur de la plupart des nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis à leurs partenaires commerciaux, c'est aujourd'hui, jeudi 7 août 2025. Quel est l'impact de ces surtaxes pour le continent africain ? Y a-t-il des pays qui risquent d'entrer en récession ? « Oui », répond l'économiste Lionel Zinsou, qui a été Premier ministre du Bénin. Aujourd'hui, avec le grand banquier rwandais Donald Kaberuka, Lionel Zinsou est le patron de « South Bridge », en français, « Le Pont du Sud », une société de conseil financier. Il livre son expertise au micro de Christophe Boisbouvier.     RFI : Est-ce que ces surtaxes américaines risquent de ralentir la croissance du continent africain ?   Lionel Zinsou : Très faiblement, en fait. En revanche, ça va impacter quelques pays et spectaculairement l'Afrique du Sud. Mais ça ne concerne pas tout le continent.   25 pays africains devraient être touchés par ces augmentations de taxes. Quelles sont à vos yeux les pays qui vont être le plus impactés ? L'Afrique du Sud d'abord, c'est ça ?   Oui, L'Afrique du Sud… Certains pays qui avaient vraiment orienté leur commerce extérieur avec une grande confiance vers les États-Unis, comme le petit Lesotho. Au fond, tous ceux qui sont un peu plus industrialisés que les autres et qui avaient à exporter des produits d'une grande valeur, par exemple les exportations automobiles de l'Afrique du Sud, ça, ce sont des exportations à très forte valeur ajoutée, et c'est ça qui va être le plus impacté. Plus vous êtes industrialisé, plus vous allez en souffrir.   On se souvient de la rencontre glaciale à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa. Est-ce que les mesures douanières contre l'Afrique du Sud n'ont pas un caractère politique ?   Si, certainement. Derrière la sanction de 30 % de droits de douane, alors que pour les autres pays, c'est ou 10% ou 15%, il y a eu une fixation politique à l'évidence sur l'Afrique du Sud, très probablement liée à des sujets non-africains. Par exemple, le fait que l'Afrique du Sud ait traîné Israël devant la Cour pénale internationale avec un assez grand succès diplomatique. C'est probablement une rétorsion, un petit peu dans la même logique que pour le Brésil. Mais en Afrique du Sud, cela va avoir un impact. C'est un des pays qui ont malheureusement une croissance faible. Donc, ça risque effectivement de les mettre en récession. Cela étant, il y a des remèdes quand même à cette situation, parce que vous avez sans doute vu la réaction de la Chine. La Chine, aujourd'hui, elle importe surtout de l'Afrique, non pas des biens à forte valeur ajoutée et manufacturés, mais vraiment des matières premières. Et les Chinois ont une opportunité de commencer à acquérir des produits à valeur ajoutée venant d'Afrique. L'autre remède, c'est la zone de libre-échange continentale. On est en train de négocier, de faire tomber toutes les barrières douanières à l'intérieur du continent. Et donc les Africains commerçant avec les Africains, ça, ça va être à la fois un facteur de croissance significative et un remplacement pour les pays les plus industrialisés. Donc l'Afrique du Sud, qui est déjà un grand fournisseur du reste de l'Afrique, va l'être encore un peu plus.   Parmi les pays les plus touchés par les mesures de Washington, il y a les producteurs d'acier et d'aluminium. Est-ce que l'Algérie et l'Égypte ne risquent pas d'être très impactées ?   Alors, comme vous l'avez souligné, c'est quand même essentiellement un mouvement politique et vous savez que l'Égypte est un peu exonérée. Donc, avec l'Égypte, pour des raisons géopolitiques, c'est probablement plus confortable qu'avec l'Algérie. Mais si vous prenez un pays comme le mien qui va être taxé à 10 %...  Le Bénin…  Oui. Sur le textile. Alors c'est important parce que, après tout ce qui est produit de matières premières brutes, le textile, en fait, c'est ce qui avait fait le plus de progrès dans les échanges entre l'Afrique et les États-Unis. À raison de l'Éthiopie, mais aussi aujourd'hui de pays comme le Togo, le Bénin, qui ont de plus en plus de valeur ajoutée sur le textile. Mais vous voyez, quand vous achetez un polo de luxe à 100 € ou 100 $, il est sorti d'usine et monté sur un bateau à Cotonou à 10 $. Quand on va mettre 10 %, ça veut dire que ça va augmenter d'un dollar sur votre facture à vous, client, de 100 $. Parce que, en réalité, une très grande partie de la valeur ajoutée est faite dans le pays d'accueil. Et donc c'est aux États-Unis, les frais de marketing, les taxes américaines. Il y a aussi tous les intermédiaires, les transports, etc. Donc, il faut faire un tout petit peu attention. Ça ne va pas complètement désorganiser les marchés. Mais si vous exportez une voiture haut de gamme, japonaise ou allemande, qui vient des usines d'Afrique du Sud, c'est une tout autre affaire. Parce que là, pour le coup, la valeur ajoutée, elle vient d'Afrique. Ce ne sont pas les intermédiaires qui en prennent la plus grande partie. Et là, vous allez avoir un arrêt de la production, du chômage, etc. Mais il y a bien pire, évidemment. Le fait que les Américains, qu'ils aient supprimé l'aide alimentaire et sanitaire, ça, c'est encore plus grave. Parce que la fermeture de l'aide publique de l'USAID, notamment humanitaire, là, il y a mort d'homme. Ce qui est un peu différent des droits de douane. Et donc, politiquement, on voit bien qu'il va y avoir un coût politique pour les États-Unis.  

The Compound - MLB Player Podcast
Trade Deadline reaction, Bullpen Roles and Ryne Sandberg Day!

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 59:14


Head to the Binny's at 3000 N Clark St in Lakeview to get your Parce. Tickets to the Happ Foundation event on September 6th: https://www.chicagogourmet.org/page/TicketSales2025?event-id=114970 BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠⁠⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss the Cubs' trade deadline and their reaction to it. Plus, Ian recaps Ryne Sandberg day and the guys discuss how different roles affect guys in the bullpen. Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Comme un poisson dans l'eau
Série d'été 4 - Merci les carnistes, et le café !

Comme un poisson dans l'eau

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 8:38


☕ Épisode 4 – Merci les carnistes, et le café !

Invité Afrique
Présidentielle au Cameroun: «Je pense à un étranglement de la démocratie dans notre pays»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 7:22


Au Cameroun, Maurice Kamto ne pourra pas être candidat à la présidentielle du 12 octobre prochain. En effet, le Conseil constitutionnel a rejeté, mardi 5 août, la candidature de l'opposant, qui avait pourtant été déclaré deuxième au précédent scrutin. Quelles sont les premières réactions ? Et quelles sont les conséquences pour l'élection d'octobre ? Philippe Nanga est le coordinateur de l'ONG camerounaise Un Monde avenir, spécialisée sur les questions de démocratie et de droits de l'homme. En ligne de Douala, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Maurice Kamto interdit de candidature. Qu'est-ce que vous en pensez ? Philippe Nanga : Je pense à un étranglement de la démocratie dans notre pays tout simplement. Je pense au déni du droit de participer à la vie politique, au regard de ce rejet de la candidature de Monsieur Kamto. Alors, ce lundi, devant le Conseil constitutionnel, Maurice Kamto a longuement expliqué, en compagnie de ses avocats, qu'il avait respecté toutes les règles légales pour être investi par le Manidem. Mais cela n'a pas suffi, pourquoi ?  Ça n'a pas suffi parce que j'adhère à la thèse de ceux qui pensent qu'il s'agit d'une décision plus politique qu'une décision de droit. Il y avait quand même beaucoup d'évidences qui donnaient à Monsieur Kamto le droit de participer avec le dossier fourni au conseil électoral Elecam. Il avait pris soin, n'est-ce pas, d'éviter tout obstacle possible à sa participation à l'élection, parce qu'il y avait beaucoup de débats autour de sa candidature. Il avait plusieurs possibilités, mais il avait choisi la possibilité la plus sûre en allant vers un parti politique qui disposait de tous les moyens légaux pour présenter une candidature. Et donc j'avoue que c'est une grosse déception pour les acteurs qui suivent les questions de démocratie dans notre pays, comme nous, de constater qu'il y a une sorte d'acharnement sur un individu qui s'emploie à animer la vie politique dans notre pays, à construire la démocratie et à amener les Camerounais à s'approprier le droit de prendre part à la vie politique du pays. Personnellement, je connais le parti politique Manidem qui a porté sa candidature. C'est un parti que je suis. Je connais le président de ce parti dont on dénie aujourd'hui la qualité, avec qui nous avons régulièrement pris part aux rencontres officielles. Moi, en tant que coordinateur de l'ONG « Un monde avenir » et lui, en tant que président de son parti, c'est-à-dire le Manidem, je suis étonné que, au dernier moment, on ne lui reconnaisse plus cette qualité de président qu'il a pourtant régulièrement affichée partout où nous nous sommes retrouvés aux réunions officielles.   Alors visiblement, comme le conseil électoral Elecam en première instance, le Conseil constitutionnel a pris en considération la candidature d'une autre personne, Dieudonné Yegba, sous la bannière du Manidem, et a donc estimé qu'il ne pouvait pas y avoir deux investitures pour une même formation politique. Est-ce que l'argument vous paraît recevable ou pas ?    Pas du tout de mon point de vue. Parce qu'on ne peut pas prétendre qu'on ignorait qui était à la tête du Manidem. Monsieur Ekane, je le dis pour avoir été plusieurs fois à des rencontres officielles avec lui, étant à ces rencontres au titre de président du parti, et donc il y a toutes les évidences qui montrent que Monsieur Ekane est reconnu par le conseil électoral comme étant le président du parti. C'est ça qui est écœurant et choquant pour nous autres, parce que c'est extraordinaire de voir qu'il a suffi que le Manidem présente Monsieur Kamto comme candidat pour qu'on dénie à Monsieur Ekane Anicet, président de ce parti-là, cette qualité qui était pourtant reconnue jusqu'ici par toutes les instances, y compris le conseil électoral. J'ai envie de dire, c'est une sorte de séance de sorcellerie, comme on dit chez nous, que je viens de vivre, parce que je suis sûr que si le Manidem n'avait pas présenté Monsieur Kamto à la prochaine élection présidentielle, personne ne serait aujourd'hui en train de dénier la qualité de président à Monsieur Ekane.    Avec la disqualification de Maurice Kamto, c'est le principal opposant à Paul Biya qui est exclu de la présidentielle du mois d'octobre. Est-ce à dire qu'à vos yeux, l'opposition n'a plus aucune chance de gagner ?   Tout va dépendre de la posture de Monsieur Kamto. Parce qu'il faut dire que c'est une très très forte personnalité, très influente sur le plan politique. Et donc tout va dépendre de sa position, est-ce qu'il va se rallier à un candidat ? Mais s'il décide de se retirer de ce processus, il y a de fortes chances qu'il y ait une forte abstention. C'est pour ça que je dis que c'est la personne qui, pour l'instant, continue de tenir les cartes en main.   Et parmi les principaux candidats de l'opposition qui sont validés aujourd'hui, quel est celui dont Maurice Kamto se sent le plus proche ?   Je sais que plusieurs rencontres ont eu lieu entre les cadres de son ancien parti, notamment le MRC, et certains candidats à la présidence, notamment les candidats du Nord, Monsieur Bello et Monsieur Tchiroma. Ça, je le sais. Et je sais aussi qu'il n'est pas très éloigné des personnes comme Monsieur Akere Muna. Donc ça ne serait pas étonnant de le voir prendre une décision d'alliance avec un leader. Et j'ai vu quand même qu'il y avait des démarches avec certains leaders des autres partis, ceux qui viennent de faire défection dans le gouvernement, notamment l'ancien Premier ministre Bello Bouba et l'ancien ministre Issa Tchiroma.   À écouter aussiPrésidentielle au Cameroun: la candidature de Maurice Kamto «fait peur» au régime, dit Claude Assira

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
05 AOÛT - On ne subit pas un business qu'on a créé

TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 17:43


Quand on est entrepreneur, on est par définition à la tête de notre business. Ce qui signifie que si aujourd'hui notre business nous frustre, nous épuise, nous déborde, c'est qu'on l'a construit de cette manière. Bonne nouvelle : on peut aussi le reconfigurer. Parce que nous ne sommes pas les salariés de notre business, mais les CEO.Dans cet épisode on explore les 4 raisons qui font que parfois on a l'impression de subir notre business, puis je vous donne les prises de conscience, les phrases choc et les actions concrètes à mettre en place pour sortir de cette mauvaise dynamique entrepreneuriale, se responsabiliser et reprendre les rênes d'un quotidien qui nous fait kiffer. —————————————✨ [Quiz] Découvrez quel type d'entrepreneur vous êtes et quelle stratégie adopter, en fonction de votre personnalité

Invité Afrique
Guerre civile au Liberia: «Il n'y a pas un groupe ethnique qui a échappé au massacre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 15:12


Plus de 20 ans après la fin de la guerre civile qui a fait 250 000 morts, le Liberia va-t-il enfin juger ses plus grands criminels de guerre ? Le président Joseph Boakai semble décidé à franchir ce pas historique. Il y a un mois, il a présenté les excuses de l'État aux innombrables victimes et un tribunal spécial pourrait voir le jour en 2027. De 1990 à 2003, le reporter-photographe Patrick Robert est allé maintes fois sur place. Il y a été grièvement blessé par balle. Aujourd'hui, il témoigne devant les tribunaux et dans un livre intitulé Chaque heure compte, la dernière tue (paru aux éditions Erick Bonnier). Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Dans votre livre, vous écrivez « Au Liberia, on tuait avec désinvolture et détachement ». En quoi cette guerre civile a-t-elle été différente des autres ? Patrick Robert : La première grosse différence, c'est que c'était une guerre totale commise avec la bonne conscience de gens qui font quelque chose avec la sensation qu'ils doivent le faire. La caractéristique d'une guerre civile, c'est que c'est une guerre d'amateurs. Ce sont des gens de la brousse qui, du jour au lendemain, se trouvent miliciens, combattants, une arme à la main. Et évidemment, les standards sont évidemment très éloignés des nôtres. Et c'était une guerre de villageois contre des citadins ? Pas que. C'était une guerre civile totale, d'ethnie contre ethnie, en fait. Vous racontez comment un milicien tue froidement un civil sous vos yeux, puis s'aperçoit que vous êtes là avec votre appareil photo et vous dit, tout sourire « Hey take my picture ! » (prends ma photo). Comment expliquez-vous une telle désinvolture ? Parce que ces gens simples avaient l'impression de faire leur travail afin d'accomplir leur mission. C'est tout le tragique de l'histoire. Moi, je ne pense pas qu'il y ait eu des crimes pour le plaisir de tuer… Oui, dans ces conditions-là, il y en a toujours. Mais je ne pense pas que l'ordre des politiciens était de le faire. Je pense que les chefs militaires, que ce soit Charles Taylor ou les autres, n'étaient pas plus émus que ça de la mort de leurs concitoyens. Mais je ne pense pas non plus qu'ils incitaient leurs miliciens à tuer aveuglément tout le monde. Je pense que c'est un pays où les gens étaient livrés à eux-mêmes avec une discipline inexistante. Il faut savoir aussi que Charles Taylor n'avait aucun moyen de communication avec ses troupes. Il avait un téléphone satellitaire que lui avait donné Félix Houphouët-Boigny, mais il n'avait pas de moyen de contacter ses soldats sur le front. Il n'y avait pas de téléphone cellulaire à l'époque et il n'avait pas de radio. Charles Taylor ne savait pas ce qui se passait sur le front. Il n'y allait pas lui-même. Il n'était pas un chef de guerre courageux. Ce n'était pas un bon chef de guerre. Son mouvement politique, le NPFL, a été bon tant qu'il avait Prince Johnson avec lui. Mais en fait, c'est Prince Johnson qui marquait les points sur le terrain. Comme Johnson a fait sécession et est parti dans son coin et a laissé tomber Taylor, Taylor n'a plus jamais avancé sérieusement sur le terrain et donc, parce que la situation a dégénéré, c'est devenu une guerre ethnique. Chaque ethnie avait son groupe armé avec son chef de guerre qui s'opposait aux autres. Alors, vous dites que chaque combattant faisait son travail, mais quand on abat une femme et ses enfants, ce n'est pas un travail comme un autre, non ? Non, je ne dis pas qu'il faisait son travail, je dis qu'il faisait ce qu'il pensait être son travail. Je pense que le milicien pensait que sa mission consistait à tuer des ennemis, quels qu'ils soient, hommes, femmes, enfants. Vous savez, dans une guerre ethnique, on est coupable de faire partie de l'ethnie adverse, quel que soit son âge ou son sexe. Les enfants, tant qu'ils peuvent porter une arme, ils sont en face de vous, donc ils sont des combattants. Les femmes, elles donnent naissance à des futurs combattants qui seront un jour en face de vos enfants. Et donc tout le monde est une cible légitime de ce point de vue de la guerre ethnique. C'est ça qui est effroyable. Comment se fait-il que, depuis 2003, il n'y ait jamais eu de procès de criminels de guerre au Liberia ? Je pense que les Libériens ont admis leur responsabilité collective. Ils ont admis que tout le monde avait perdu la tête. Et donc il n'y a pas un groupe ethnique qui a échappé au massacre commis par les leurs contre un autre groupe ethnique. Donc, il y a une sorte de nivellement par l'horreur, par le crime, qui fait que tout le monde s'est rendu coupable de choses répréhensibles devant la loi. Je pense qu'ils ont été tellement nombreux, dans tous les camps, à commettre des crimes que peut-être qu'ils n'ont pas très envie de remettre tout ça en cause et de se dire qu'il va falloir mettre les deux tiers du pays en prison. Mais je pense qu'aujourd'hui, les Libériens ont beaucoup évolué. Il y a un système démocratique qui s'est mis en place. Et en effet, je pense qu'ils ne doivent pas être très fiers de ce qu'ont fait leurs prédécesseurs pendant cette guerre civile. Et si en 2027, donc dans deux ans, un tribunal sur les crimes de la guerre civile s'ouvre à Monrovia, est-ce que vous serez prêt à venir témoigner ? Si on me le demande, oui, comme témoin de contexte pour expliquer mon expérience, c'est peut-être même un devoir puisque je l'ai vécue. Et quand vous avez témoigné au procès de Kunti Camara, c'était donc l'an dernier à Paris, est-ce que vous avez croisé son regard ? Il était très fuyant, il avait l'air totalement absent. Mais des criminels comme lui, il y en a des milliers au Liberia. La banalité de la mort ? Oui, la banalité de la mort. C'est une chose qui m'a beaucoup surpris au Liberia, comme en Sierra Leone d'ailleurs, parce qu'à cette époque-là, la mort était quelque chose de quotidien. On tuait les gens facilement sans que ça pose de problèmes éthiques, moraux. Cette banalité face à la mort, c'est peut-être un instinct de survie aussi, sinon personne ne s'en sortirait.

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
Plaisir projeté vs plaisir réel : Pourquoi le cerveau surestime notre envie de manger

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

Play Episode Listen Later Aug 4, 2025 6:29


Vous est-il déjà arrivé de fantasmer toute la journée sur une pâtisserie… pour finalement la manger sans ressentir l'explosion de plaisir attendue ? Bienvenue dans ce nouvel épisode de « Dans la poire ! », où j'explore avec vous le décalage entre le plaisir projeté – celui qu'on imagine avant de manger – et le plaisir réellement perçu, une fois l'aliment dégusté.Pour aller + loin, téléchargez la fiche de dégustation dans les bonus : c'est dans ma newsletter sur ce post !Téléchargez votre cookbook juste ici : https://brumauld.systeme.io/cookbook-magnifique-ete-miam-miamJe suis Charles Brumauld, diététicien-nutritionniste, et tout l'été, je vous propose un chemin différent pour comprendre ce qui se passe vraiment entre nos envies et nos sensations alimentaires. Soutenez ce podcast en vous abonnant car il n'y a pas de rediffusion cet été ! Et... C'est important de le souligner :)Cet épisode parle d'un sujet qui nous concerne (souvent)  : pourquoi le plaisir anticipé ne colle jamais tout à fait à la réalité ?Notre système de récompense marche aussi en anticipation, mais souvent, l'acte de manger en lui-même ne tient pas toutes ses promesses. Résultat : on fantasme sur certains aliments, puis on se dit “c'est tout ?” une fois l'assiette vide… et ça peut générer déception, frustration, voire culpabilité.Dans cet épisode, j'explore :Pourquoi notre cerveau surestime systématiquement le plaisir gustatif à venir (dopamine & anticipation)Comment l'environnement (écrans, stress, habitudes alimentaires) brouille nos sensations réellesLe rôle des aliments ultra-transformés, conçus pour tromper nos papilles (le fameux “bliss point”)Les effets des interdits et des restrictions sur notre rapport au plaisir alimentairePourquoi certaines façons de manger diminuent systématiquement la satisfactionJe vous propose un exercice concret  pour justement observer ce décalage.

Reportage International
Au Japon: les survivants de Hiroshima et de Nagasaki victimes de discriminations persistantes

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 4, 2025 2:33


Au Japon, les cérémonies de commémoration des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki débuteront ce mercredi 6 août. Il y a 80 ans, les 6 et 9 août 1945, ils firent au total plus de 210 000 morts dont près de 40 000 enfants et 150 000 blessés. Dans ces deux villes martyres, au-delà de l'émotion, le dépit et la colère seront de mise cette semaine, car bon nombre des personnes ayant survécu à ces bombardements ont ensuite été victimes de discriminations tout au long de leur vie. Le gouvernement nippon lui-même discrimine toujours certains survivants. De notre envoyé spécial de retour de Nagasaki  Énormément d'habitants de Hiroshima et Nagasaki qui ont survécu à l'horreur du feu atomique ont ensuite vu leur vie basculer. Car on les a montrés du doigt, stigmatisés, mis sur le côté. Comme l'explique Matsuyoshi Ikeda, qui avait 7 ans en août 1945 : « Nombre de survivants des bombardements ont ensuite eu de grandes difficultés à trouver un travail. Comme ils avaient été exposés aux retombées radioactives, les entreprises se méfiaient d'eux. La plupart des employeurs se disaient que ce n'était pas une bonne idée de les embaucher, car ils ne seraient pas des salariés fiables. Ils risqueraient d'être trop souvent en arrêt-maladie si, en raison de leur irradiation, ils avaient de gros problèmes de santé – un cancer ou une leucémie, par exemple. » Les femmes, elles aussi, ont été victimes de discriminations. Ce que confirme Tomoko Matsuo, qui a 92 ans : « Ce n'est heureusement pas mon cas, mais les études l'attestent, et ce, de manière incontestable : beaucoup de survivantes n'ont jamais réussi à se marier. Car les hommes imaginaient qu'à cause des radiations qu'elles avaient subies, elles seraient infertiles. Ou alors, uniquement à même de mettre au monde des bébés chétifs, à la santé fragile ou atteints de malformations : avec des doigts qui manquent par exemple. » « Discrimination d'État » Des milliers d'habitants de Hiroshima et Nagasaki qui étaient dans ces villes les 6 ou 9 août 1945 ne sont pas officiellement considérés comme ayant été victimes des bombardements atomiques. Parce qu'ils n'ont pas pu prouver leur présence à proximité immédiate du point d'impact des bombes, à savoir dans le périmètre très réduit qu'a délimité le gouvernement et où les retombées radioactives furent les plus importantes. Aux yeux des autorités, ces habitants ont juste « expérimenté les bombardements atomiques » mais n'en ont pas souffert. Ils ne bénéficient donc pas de la gratuité des soins de santé, à l'inverse des victimes qui ont été reconnues comme telles. Dans les deux villes, on y voit une « discrimination d'État », indigne. Le maire de Nagasaki, Shiro Suzuki, ne décolère pas : « Une telle discrimination géographique n'a pas de sens dans la mesure où y compris des gens qui se trouvaient à deux kilomètres du point d'impact des bombes ont été affectés par les radiations atomiques. » Depuis des lustres, la ville de Nagasaki presse le gouvernement de rectifier la situation et au plus vite, car il y a urgence. En effet, ces survivants qui ne sont pas reconnus comme des victimes vieillissent et beaucoup ont de gros soucis de santé, donc ils ont impérativement besoin d'aide. Pour ma part, en tout cas, je ne transigerai pas et continuerai à plaider sans relâche auprès des autorités pour qu'elles revoient leur position. » Tout au long des commémorations, les victimes des bombardements vont sommer les autorités de mettre un terme à cette discrimination. Ce que fera aussi l'association Hidankyo qui les regroupe et qui, l'an dernier, a reçu le prix Nobel de la Paix. À lire aussiNobel de la paix: 30 rescapés japonais de la Bombe attendus à Oslo pour la remise du prix

Émotions
Doit-on aimer sa famille ? [COUP DE ♥️]

Émotions

Play Episode Listen Later Aug 3, 2025 53:26


REDIFFUSION. Cet été, Émotions prend des vacances et vous propose de (re)découvrir certains de nos épisodes favoris. Bonne écoute !Synonyme d'amour ou de rancœur, animée par des cris, ou plongée dans le silence, la famille, est ce lieu que l'on ne choisit pas mais que l'on croit devoir aimer malgré tout. Parce que ne pas aimer sa famille c'est renoncer au seul espace sur terre qui nous “appartient”. Le dire, “Je n'aime pas ma famille”, c'est presque un tabou et pourtant, parfois, ça ne va pas de soi. Dans cet épisode d'Émotions, la journaliste Milia Legasa nous partage des moments de vie de sa famille recomposée, où elle se demande parfois si on peut se forcer à s'aimer. En interrogeant Alice, elle réalise qu'elle n'est pas la seule à s'être posé cette question. En tombant amoureuse, Alice a dû accepter l'enfant de son compagnon, et a très mal vécu son rôle de belle-mère. Pour comprendre les mécanismes de culpabilisation que vivent particulièrement les femmes qui n'aiment pas leurs beaux-enfants et comprendre comment remédier à cela, Milia Legasa interroge Catherine Audibert, psychologue clinicienne. La journaliste a aussi rencontré Camille, qui à l'inverse, a été rejetée par sa belle-mère et explique l'impact que cela a eu dans sa construction d'adulte.Elle tend également son micro à Gérard Neyrand, sociologue, qui souligne l'importance de l'amour dans le bon développement d'un enfant et explique comment, à partir de ce constat, l'injonction à aimer s'est imposée au XXème siècle. Quelques références sur le sujet:Love Me Tender, Constance Debré, FlammarionFamille recomposée l'envers du décor de Anne Chapeline, Librinova.La famille recomposée : Comment répondre aux questions des enfants de Agnès de Viaris, Carnet de l'Info.L'enfant de l'autre, de Catherine Sellenet, éditions Max MiloAmour et crises dans la famille recomposée, Les enjeux psychiques de la recomposition familiale de Catherine Audibert, chez Payot. Et enfin, le site internet « La Douceur des Hérissons », dont Milia Legasa parle dans l'épisode. Émotions est un podcast de Louie Media présenté par Brune Bottero. Cet épisode a été tourné et écrit par la journaliste Milia Legasa. L'épisode a été réalisé par Charles de Cillia. Benoît Daniel s'est occupé de la prise de son et Jean-Baptiste Aubonnet était au mix. C'est Nicolas de Gélis qui a composé le générique d'Émotions. Maud Benakcha est la chargée de production d'Émotions, accompagnée d'Agathe Le Taillandier et de Capucine Rouault pour cet épisode. Ce podcast est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard responsable de production, Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. Cet épisode a été diffusé pour la première fois le 22 novembre 2021

The Compound - MLB Player Podcast
Remembering Ryne Sandberg, and Trade Deadline Predictions!

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Jul 30, 2025 75:27


Head to the Binny's at 7330 W North Ave (Route 64) in Elmwood Park, to get your Parce this week! BRUCE BOLT - Texas-based designer of premium batting gloves: Look good. Hit dingers. ⁠⁠https://brucebolt.us/?afmc=HAPP⁠ On this week's episode of the Compound Podcast with Ian Happ, the guys discuss and honor Ryne Sandberg, a Cubs legend. After that, they discuss the MLB trade deadline, MiLB all-star games and more. Check out full video episodes on Marquee every Thursday and on YouTube on the Marquee Sports Network channel. To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Le Gratin par Pauline Laigneau
Syndrome de l'imposteur, collègues passifs-agressifs : deux poisons silencieux au travail - #308

Le Gratin par Pauline Laigneau

Play Episode Listen Later Jul 28, 2025 40:12


“Je ne suis pas à la hauteur.”C'est une phrase que j'ai souvent entendue. Trop souvent.De collaborateurs brillants mais aussi d'entrepreneurs pourtant en pleine réussite. Et, je l'avoue, parfois… de moi-même.Dans cet épisode solo, j'ai eu envie de prendre le micro pour parler de deux poisons discrets qui freinent tant de talents :le syndrome de l'imposteur, cette petite voix qui nous fait douter, même quand tout va bien,et les comportements “passifs-agressifs”, ces remarques déguisées, ces petites piques anodines en apparence, mais qui abîment l'estime et brouillent notre élan.Je vous raconte comment j'ai traversé ces épreuves, ce que j'en ai compris, et ce que j'ai mis en place pour ne plus laisser ces ombres dicter ma trajectoire, en m'appuyant sur mes expériences personnelles, celles de mes équipes, mais aussi sur plus de 300 épisodes de podcast, des recherches en psychologie et des échanges marquants avec des invités comme Nicolas Dufourcq, DG de Bpifrance.Un épisode sans filtre, pour tous ceux qui avancent avec une boule au ventre, mais qui avancent quand même.Parce que non, le courage ce n'est pas l'absence de peur.C'est décider d'agir, malgré le doute.Et ça, c'est déjà immense, bonne écoute !Chapitrage00:00 – Introduction : deux sujets brûlants à décortiquer04:01 – La peur de mal faire : un poison silencieux au travail05:20 – Le syndrome de l'imposteur : mon expérience personnelle12:45 – Et si on échouait ? Dédramatiser le pire scénario18:00 – Les 4 stratégies simples pour surmonter la peur22:35 – Le second combat : comment désamorcer le passif-agressif28:50 – Portrait d'un comportement qui nous rend fous33:30 – Mes 3 clés concrètes pour rester diplomate38:00 – Ce que j'ai compris (et appliqué) après 300 épisodes de podcast40:20 – Mot de la fin : et vous, comment gérez-vous tout ça Notes et références de l'épisode Pour les appli / conseils :DISCPour retrouver les livres cités : La fabrique du bonheur de Martin SeligmanLa force de l'optimisme de Martin SeligmanVaincre l'agressivité passive de Tim Murphy(liens affiliés Fnac) #discipline #gestiondesémotions #confianceensoi #leadershipféminin #routinesquotidiennes #developpementpersonnel #maîtrisedesoi #clarte #calmeintérieur #mindsetpositif #ambitionféminine #motivationquotidienne #selfleadership #intelligenceémotionnelle #résilience #réussiteauféminin #concentration #entrepreneuriatféminin #alignement #pouvoirpersonnelVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

The Compound - MLB Player Podcast
All-Star Game Reflections, Ian vs. Scotty and the Trade Deadline Looms

The Compound - MLB Player Podcast

Play Episode Listen Later Jul 23, 2025 59:15


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