L'actualité mondiale de l'ONU

Avec 396 millions de locuteurs, le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde. Il est également la quatrième langue de l'Internet.Quels sont les moteurs de cette progression ? Comment la francophonie peut-elle favoriser la mobilité et l'employabilité des jeunes ? Et comment la langue française peut-elle se faire une place dans les technologies de demain ?Dans un entretien avec ONU Info, le professeur Mohamed Embarki, responsable de l'Observatoire de la langue française, décrypte les principaux enseignements de L'État de la langue française 2026. Il revient sur les atouts d'un espace francophone qui représente plus de 16 % du PIB mondial, explique pourquoi « la langue est portée actuellement par la jeunesse francophone » et évoque les initiatives en cours pour développer de futurs modèles de langage francophones.« On a autant de variétés de français que de contextes et d'espaces », observe-t-il. Une réalité qui prend tout son sens lorsque l'on découvre que plus de 1.350 langues sont aujourd'hui en contact avec le français en Afrique subsaharienne. Un regard tourné vers l'avenir d'une langue qui continue de se réinventer à mesure qu'elle voyage à travers le monde.(Interview : Prof. Mohamed Embarki, responsable de l'Observatoire de la langue française ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Sanctuary on the Moon est une initiative internationale visant à créer une capsule temporelle. Il s'agit de graver sur des disques des dessins et des textes qui reflètent « ce que l'on est, ce que l'on sait, ce que l'on fait aujourd'hui » pour ensuite les déposer sur la Lune avec une prochaine mission de la NASA et qu'ils y restent « pour qu'un jour des archéologues puissent les retrouver et comprendre comment notre civilisation était en 2020, 2030 ».L'objectif est de garder des traces de l'humanité telle qu'elle existe aujourd'hui dans des milliers, voire des millions, d'années à venir. Des collégiens de notre partenaire Eco Radio, du collège Vincent Van Gogh, à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, en France, ont reçu trois invités pour parler du projet et du concours « Les enfants de la planète Terre » : Hélène Pierson, rédactrice scientifique de Sanctuary on the Moon, Juliette Sardet de la Commission nationale française pour l'UNESCO, et Guillaume Monnain, illustrateur spécialisé dans la vulgarisation scientifique.Dans cet entretien, ils expliquent ce qu'est le projet Sanctuary on the Moon etcomment les enfants sont impliqués dans ce projet à travers un concours sélectionnant des dessins qui seront envoyés sur la Lune.

Alors que l'épidémie d'Ebola Bundibugyo continue de progresser dans l'est de la République démocratique du Congo, la Dre Marie-Roseline Belizaire, responsable de la réponse aux urgences de l'OMS Afrique, revient sur les avancées et les défis de la riposte.Dans cet entretien accordé à ONU Info, elle explique comment les capacités de laboratoire ont été renforcées — « nous sommes passés d'une capacité d'environ 40 tests par jour à près de 800 » — permettant désormais d'obtenir les résultats en 24 à 48 heures. Elle évoque également la surveillance mise en place après le passage d'un cas par les Émirats arabes unis.La Dre Belizaire aborde aussi la méfiance persistante de certaines communautés, où Ebola est parfois attribué à la sorcellerie ou à l'empoisonnement. Face à ces croyances, l'OMS privilégie le dialogue : « Ne vous empêchons pas d'aller chez les guérisseurs traditionnels. Mais en même temps que vous y allez, venez aussi chez nous ».Elle raconte enfin l'histoire des premiers survivants de l'épidémie et le témoignage poignant d'une infirmière guérie qui a choisi de retourner soigner ses patients.(Interview : Dre Marie-Roseline Belizaire, responsable de la réponse aux urgences de l'OMS en Afrique ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

À quoi ressemble une journée dans la vie d'un soldat d'une force d'intervention rapide de l'ONU ? À l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus, le lieutenant-colonel Gérald Aranda Assine, commandant du contingent sénégalais de la Force de réaction rapide (QRF) de la MINUSCA en République centrafricaine, en a livré un aperçu à ONU Info. Des opérations de nuit pour protéger les civils au désarmement d'ex-combattants, en passant par les campagnes médicales et les activités de cohésion sociale, il décrit un quotidien où l'action militaire se conjugue avec la construction de la paix.« Dans une même journée, vous avez des rebelles qui désarment, ces mêmes ex-combattants qui bénéficient d'une prise en charge médicale, une population qui consulte gratuitement et des enfants qui reçoivent des kits scolaires », explique le lieutenant-colonel Assine.Au fil de cet entretien, le Casque bleu sénégalais revient également sur l'importance du soutien psychologique et du lien avec les familles pour préserver l'équilibre des soldats déployés loin de chez eux. Il évoque aussi les rencontres humaines qui ont marqué sa mission, ainsi que la vocation qui l'anime au service de la paix.(Interview : lieutenant-colonel Gérald Aranda Assine, commandant du contingent sénégalais de la Force de réaction rapide (QRF) de la MINUSCA ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Alors que l'épidémie d'Ebola Bundibugyo continue de progresser dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) intensifie sa riposte aux côtés des autorités sanitaires et de leurs partenaires. Dans un entretien accordé à ONU Info, la Dre Marie Roselyne Bélizaire, Directrice des urgences de l'OMS Afrique, fait le point sur l'évolution de l'épidémie, qui compte désormais 101 cas confirmés et près de 900 cas suspects. Elle détaille l'approche « zonale » mise en place pour rapprocher les soins des communautés affectées, le déploiement de laboratoires mobiles et le rôle des centres de transit dans l'identification rapide des cas.La responsable de l'OMS revient également sur les incidents sécuritaires, la désinformation et les efforts menés pour adapter les mesures sanitaires aux réalités culturelles locales. « Les rites funéraires ne sont pas interdits », insiste-t-elle, expliquant que les autorités cherchent à permettre aux familles de faire leur deuil en toute sécurité tout en limitant les risques de transmission du virus. (Interview : Dre Marie Roselyne Bélizaire, Directrice des urgences de l'OMS Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d'Ebola, le Programme alimentaire mondial (PAM) met en garde contre une aggravation de la faim dans l'est du pays, où près de 10 millions de personnes sont déjà confrontées à une crise alimentaire.Dans cet extrait sonore, Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC revient sur les défis d'une riposte menée dans des zones marquées par les conflits, les déplacements massifs et des systèmes de santé fragiles.« La réponse est en cours de renforcement, mais les besoins restent très élevés », prévient-il.Le PAM fournit déjà une aide alimentaire et nutritionnelle aux patients, survivants, cas contacts et familles affectées. L'agence appuie également les agents de santé de première ligne et assure des services logistiques essentiels pour le transport des équipes d'intervention, des fournitures médicales et du fret humanitaire.« Il existe un risque réel que toutes les personnes ayant besoin d'aide ne puissent être atteintes immédiatement », souligne-t-il, appelant à un soutien durable pour protéger les communautés les plus vulnérables à la fois contre Ebola et contre la faim.(Extrait sonore : Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC)

Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)

Alors qu'une flambée épidemique d'Ebola se propage rapidement en République démocratique du Congo (RDC), les autorités sanitaires et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'efforcent d'interrompre la transmission d'une souche du virus pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué. Plus de 500 cas suspects, dont plus de 130 décès suspects, ont déjà été signalés, tandis qu'une trentaine de cas ont été confirmés à ce stade en RDC. Deux cas liés à l'épidémie ont également été détectés en Ouganda.Dans un entretien accordé à ONU Info, la Directrice des urgences à l'OMS Afrique, la Dre Marie Roseline Belizaire, revient sur les défis d'une riposte menée dans un contexte d'insécurité et de déplacements de population. Elle explique notamment ce que signifie le risque « d'urgence sanitaire internationale », tout en soulignant qu'« il ne faut pas paniquer », mais agir vite « de manière coordonnée et fondée sur la science ». L'entretien aborde également les gestes essentiels de protection, l'importance d'une réponse ancrée dans les communautés et une approche visant à rapprocher les soins des populations affectées, avec prise en charge médicale et psychosociale, y compris pour les familles.(Interview : Dre Marie Roseline Belizaire, Directrice des urgences à l'OMS Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)

En Haïti, des années après le départ de certains Casques bleus impliqués dans des cas d'exploitation et d'abus sexuels, des femmes et des enfants continuent de vivre avec les conséquences de ces violences, souvent dans l'oubli et la précarité.Lors d'une récente mission en Haïti, Najla Nassif Palma, Défenseure des droits des victimes et des survivants de l'exploitation et des abus sexuels commis par le personnel de l'ONU, a rencontré des femmes et des enfants victimes d'abus attribués à d'anciens Casques bleus.« Mon rôle, c'est d'assurer que ces victimes ne sont pas invisibles, qu'elles ont une voix, une assistance et un accès à la justice », explique-t-elle à ONU Info.Dans cet entretien, la Défenseure revient sur les besoins exprimés par les survivantes, notamment l'accès à un soutien psychologique, médical et à des activités génératrices de revenus pour reconstruire leur vie et retrouver leur dignité.« Elles souffrent en silence, elles sont stigmatisées, parfois elles ont peur des représailles », confie Mme Nassif Palma.Elle évoque aussi le témoignage d'une jeune fille née d'un abus sexuel commis par un Casque bleu, l'importance de la reconnaissance de paternité pour les enfants nés de ces violences, ainsi que les efforts menés avec les autorités haïtiennes, la société civile et les agences onusiennes afin d'améliorer l'accès à la justice et aux services.Najla Nassif Palma rappelle également que « les Nations Unies ont une responsabilité particulière parce que l'agresseur représentait les Nations Unies » au moment des faits.Face à l'extrême violence des gangs, Haïti accueille aujourd'hui de nouveau des forces internationales. Même si celles-ci ne relèvent ni d'un mandat direct des Nations Unies ni de celui de la Défenseure, Mme Nassif Palma indique avoir rencontré les responsables de la force multinationale afin de leur proposer l'expertise des Nations Unies et partager « des bonnes pratiques », ainsi que « des défis et des leçons qu'on a déjà apprises » en matière de prévention de l'exploitation et des abus sexuels.La Défenseure dit avoir été rassurée par l'engagement exprimé par les responsables de la force à faire de cette question « une priorité ».(Interview : Najla Nassif Palma, Défenseure des droits des victimes et des survivants de l'exploitation et des abus sexuels; propos recueillis par Crisitna Silveiro)

L'industrie forestière européenne est en pleine transformation et s'impose désormais comme un acteur clé de la transition écologique, selon un rapport des Nations Unies publié à l'approche de la 21e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF21).« Pendant longtemps, on associait surtout ce secteur à l'exploitation du bois comme ressource brute. Mais aujourd'hui, il devient un acteur clé de la transition écologique et de la résilience économique », explique Florian Steierer, chargé des affaires économiques à l'Unité des forêts de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU).Le bois est de plus en plus utilisé dans la construction bas carbone, les énergies renouvelables et les produits biosourcés innovants. Plusieurs pays européens investissent massivement dans ces solutions.Malgré les incendies, les ravageurs forestiers et les pressions économiques, « le secteur répond par davantage d'innovation et une approche plus circulaire de la bioéconomie », souligne Florian Steierer. « La forêt n'est plus seulement perçue comme une ressource à exploiter, mais comme une solution stratégique pour le climat, l'énergie et l'économie européenne ». (Extrait sonore : Florian Steierer, chargé des affaires économiques à l'Unité des forêts de la CEE-ONU ; propos recueillis par Cristina Silveiro ONU Info)

Plus de 1.600 personnes ont été tuées ou blessées en Haïti au cours des trois premiers mois de 2026, soit dans des violences perpétrées directement par les gangs, soit dans des opérations de sécurité menées contre les gangs, selon un nouveau rapport des Nations Unies.Si les autorités ont réussi à limiter l'expansion territoriale des gangs dans certaines zones de Port-au-Prince, les violences continuent de s'étendre dans plusieurs régions du pays, notamment dans l'Artibonite et le Centre. Meurtres ciblés, violences sexuelles, enlèvements et attaques coordonnées contre des populations civiles restent fréquents.Dans cet extrait sonore accordé à ONU Info, le porte-parole du BINUH, Mathias Gillmann, revient sur la situation sécuritaire et les violations des droits humains en Haïti, ainsi que sur les appels des Nations Unies à renforcer les pôles judiciaires spécialisés, prévenir le trafic d'armes et garantir le respect des droits humains lors des opérations de sécurité.(Extrait sonore : Mathias Gillmann, porte-parole du BINUH; propos recueillis par Cristina Silveiro)

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti jeudi que d'autres cas d'hantavirus liés au navire de croisière MV Hondius restaient possibles, compte tenu de la période d'incubation qui peut atteindre six semaines. À ce stade, huit cas, dont trois décès, ont été recensés.Le navire a quitté Cabo Verde mercredi en direction des îles Canaries après quatre jours d'opérations sanitaires menées avec l'appui de l'OMS. L'agence onusienne a fourni une assistance technique, financière et de laboratoire, ainsi qu'un soutien aux évacuations médicales, notamment pour l'évacuation de trois passagers.« Les autorités cap-verdiennes ont toujours gardé leur sang-froid pour venir en aide aux malades à bord du navire, tout en veillant à protéger la santé publique de leur population », a déclaré à ONU Info mercredi soir Ann Lindstrand, Représentante de l'OMS à Cabo Verde.Le MV Hondius poursuit désormais sa route vers les îles Canaries avec un épidémiologiste de l'OMS à bord afin de poursuivre les investigations sanitaires et assister les passagers si nécessaire.(Extrait sonore : Ann Lindstrand, Représentante de l'OMS à Cabo Verde; propos recueillis par Eleuterio Guevane, ONU Info)

À l'occasion de la Resource Management Week organisée à Genève par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), ONU Info Genève a rencontré Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie, du logement et de l'aménagement du territoire à la CEE-ONU.Dans cet entretien, il explique pourquoi les minéraux « critiques » (lithium, cobalt, terres rares…) sont devenus indispensables à la transition énergétique et aux technologies numériques.Il évoque également les fragilités des chaînes d'approvisionnement et la dépendance à un nombre limité de pays, les défis d'une exploitation durable, et le rôle des Nations Unies pour favoriser une gestion plus équitable et responsable de ces ressources.« Le principal enjeu aujourd'hui, c'est la disponibilité des minéraux critiques à court terme », affirme M. Liguti. Entretien réalisé par Alexandre Carette

À l'occasion de la 29e Réunion internationale des directeurs nationaux de l'action antimines et des conseillers des Nations Unies à Genève, ONU Info Genève a rencontré Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix.Dans cet entretien, il revient sur les attaques récentes contre les Casques bleus et la nécessité de lutter contre l'impunité.Il évoque également l'avenir de la FINUL au Liban et les conditions d'une stabilisation durable, ainsi que l'appui de la MONUSCO aux efforts diplomatiques et à un éventuel cessez-le-feu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).Enfin, le chef des opérations de paix parle de l'évolution du maintien de la paix face aux nouvelles menaces (drones, désinformation, criminalité), et les défis du multilatéralisme dans un contexte international de plus en plus polarisé.

Face aux perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (ONU-CEE) intensifie ses efforts pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement et fluidifier le transport international de marchandises.Réunis ce mardi, représentants des pays du Golfe, autorités douanières, ferroviaires et acteurs du transport routier ont examiné les solutions offertes par la Convention sur le transit international routier (TIR) afin de faciliter le transit le long de corridors terrestres alternatifs.L'ONU-CEE a également annoncé le lancement d'un observatoire en ligne des points de passage aux frontières. « Cette nouvelle plateforme fournit des données sur les points de passage frontaliers et les points de traitement TIR, permettant aux opérateurs de mieux planifier les itinéraires et d'optimiser l'acheminement des marchandises », explique Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE.Dans cet extrait sonore, il revient aussi sur l'essor de ces routes alternatives : « Le nombre de conteneurs transitant par le port de Djeddah […] a augmenté de 140 %, passant de 50.000 à 120.000 par semaine ».(Extrait sonore : Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE; propos recueillis par Cristina Silveiro)

La crise maritime dans le détroit d'Ormuz, déclenchée par le conflit dans le Golfe Persique, fait peser une nouvelle menace sur l'économie mondiale. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), une pénurie de matières premières stratégiques pourrait se profiler, alimentant déjà une course entre États pour sécuriser leurs approvisionnements.Dans cet extrait sonore, Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la CEE-ONU, rappelle que « l'impact du conflit dans le Golfe ne se limite pas au marché de l'énergie » et souligne que « la disponibilité de ces produits est fortement contrainte ». Hélium, naphta, sulfure : ces sous-produits du pétrole, essentiels aux semi-conducteurs, aux technologies numériques ou à la transition énergétique, dépendent largement de routes maritimes aujourd'hui sous tension.À court terme, les industriels s'appuient sur leurs stocks. Mais si la crise se prolonge, des pénuries pourraient émerger, avec un double effet : hausse des prix et raréfaction de technologies clés, avertit l'expert.Un éclairage pour comprendre comment une crise régionale menace déjà des chaînes d'approvisionnement vitales à l'échelle mondiale.(Extrait sonore : Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Près d'un milliard de personnes dépendent des plus de 2.200 sites désignés par l'UNESCO, qui couvrent quelque 13 millions de kilomètres carrés à travers la planète, abritent plus de 60% des espèces cartographiées et absorbent plus de 700 millions de tonnes de carbone par an.Ces sites — patrimoine mondial, réserves de biosphère et géoparcs — sont à la fois des alliés du climat et de la biodiversité et des moteurs de développement économique durable, selon un premier rapport mondial publié à l'occasion de la Journée de la Terre nourricière.Dans cet entretien, Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l'UNESCO, en dévoile les conclusions majeures. Du parc national de Virunga en République démocratique du Congo aux mangroves de la réserve de biosphère de Noroeste au Pérou, en passant par le Grand Canal en Chine, Tehuacan Cuicatlan au Mexique ou encore la réserve transfrontalière de Trifinio Fraternidad entre le Salvador, le Guatemala et le Honduras, Martin Delaroche nous explique ce que ces sites apportent concrètement aux populations et à la planète.Malgré leurs apports considérables, ils restent pourtant largement absents des stratégies climatiques nationales. « Seulement 5% des contributions nationalement déterminées mentionnent les sites de l'UNESCO comme alliés dans la lutte contre le changement climatique », alerte-t-il.M. Delaroche appelle les États à mieux intégrer ces sites dans leurs stratégies nationales, car ils offrent « des bénéfices multiples, non seulement pour le climat, mais également pour le maintien de la biodiversité, et surtout pour créer des opportunités et de l'emploi ». (Interview : Martin Delaroche, co-auteur du rapport et chargé de mission au programme des réserves de biosphère de l'UNESCO; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Le Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, qui est aussi le chef de la mission de paix de l'ONU, la MONUSCO, a entamé lundi à Beni sa première visite de terrain dans l'est du pays, consacrée à l'évaluation de la situation sécuritaire dans le Grand Nord.Après un briefing au quartier général de la force de la MONUSCO sur les menaces pesant sur les populations civiles, M. Swan a rencontré le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major Evariste Kakule Somo, pour discuter de la protection des civils face aux violences persistantes des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).« Cette protection exige une action coordonnée entre les autorités congolaises, les forces de sécurité nationale, la MONUSCO, les acteurs humanitaires et les communautés elles-mêmes », a souligné le chef de la mission de paix.(Extrait sonore : James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la RDC et chef de la MONUSCO; propos recueillis par la MONUSCO)

À l'occasion d'un Ciné-ONU consacré au film Muganga, celui qui soigne, ONU Info Genève vous propose un entretien avec Guy-Bernard Cadière, chirurgien belge et proche collaborateur du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix en 2018.Dans cet échange, il revient sur une rencontre déterminante — un véritable « coup de foudre » en amitié — et sur leur engagement commun auprès des survivantes de violences sexuelles à l'hôpital de Panzi, en République démocratique du Congo.Au-delà du geste médical, il évoque la notion de réparation dans toutes ses dimensions — psychologique, sociale et judiciaire — ainsi que le rôle des Nations Unies face à ces violences. (Interview : Professeur Guy-Bernard Cadière ; propos recueillis par Alexandre Carette, ONU Info Genève)

À l'occasion de la fin de son mandat à la tête de l'Agence des Nations Unies d'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini est l'invité d'ONU Info Genève.Lors de cet entretien, il revient sur le bilan d'un mandat marqué par des crises majeures, notamment à Gaza ; les conséquences qu'aurait un démantèlement de l'UNRWA pour des millions de réfugiés palestiniens ; les attaques, accusations et campagnes de désinformation visant l'agence ; l'affaiblissement du droit international humanitaire et les risques pour l'ensemble du système multilatéral ; et les défis qui attendent l'UNRWA au moment de son départ.Selon Philippe Lazzarini, « le sort réservé à l'UNRWA en dit long sur l'état du droit international et du système multilatéral ».Entretien réalisé par Alexandre Carette

À l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d'espoir.Dans un entretien avec ONU Info, elle revient sur son poème Reclaiming Our Pen, un appel à écrire sa propre histoire.« Tout le monde a une responsabilité de réfléchir sur cette histoire… ce n'est pas seulement une histoire noire, c'est une histoire mondiale », affirme-t-elle.Mais au-delà de la douleur, elle insiste sur une dimension essentielle souvent oubliée : « notre histoire, c'est la beauté de notre communauté ». Une poésie qui fait aussi place à la joie, comme acte de résistance.Pour elle, transmettre cette parole est crucial : « Si tu ne partages pas ton histoire, quelqu'un d'autre va le faire ». Un enjeu fondamental pour que les générations futures puissent enfin documenter, comprendre et revendiquer leur héritage.(Interview : Shahaddah Jack, jeune poète lauréate de Toronto ; propos recueillis par Cristina Silveiro)