L'actualité mondiale de l'ONU

Au Liban, plus d'un foyer interrogé sur cinq affirme qu'au moins un de ses enfants s'est couché le ventre vide. Et même lorsque les enfants mangent à leur faim, leur alimentation peut rester insuffisante. « Leur cerveau et leur corps ne sont pas correctement nourris », explique Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban. Dans cet extrait sonore, il décrit comment le conflit et la crise économique se conjuguent dans la vie des familles. Le travail des enfants progresse, tandis que les blessures de guerre laissent des séquelles durables. Les jeunes aussi peinent à envisager leur avenir : parmi ceux interrogés par l'UNICEF, la moitié disent vouloir quitter le pays. (Extrait sonore : Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban)

Des crimes ont été documentés, parfois jugés. Pourtant, des années plus tard, certains continuent de les nier, de les minimiser ou de réécrire l'histoire. Bernard Duhaime, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la vérité, la justice, les réparations et les garanties de non-répétition, alerte sur la progression du dénialisme et du révisionnisme à travers le monde. Dans cet entretien accordé à ONU Info Genève, il décrypte l'instrumentalisation politique du passé, le rôle des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, mais aussi les risques pour les victimes, l'Etat de droit et la démocratie. Car discréditer les efforts d'établissement de la vérité, prévient-il, c'est préparer le terrain pour de nouvelles violations. Entretien réalisé par Alexandre Carette

« Nous ne sommes pas là en touristes, nous ne sommes pas là pour venir visiter New York, nous sommes là pour venir porter la voix des communautés », affirme Moussa Abba Diallo. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le fondateur de l'association malienne AMSODE a participé à l'Initiative pour les leaders humanitaires locaux du chef de l'humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher. Elle a réuni des responsables humanitaires venus notamment du Mali, du Cameroun, du Soudan, de Palestine et d'Ukraine pour faire entendre la voix des communautés touchées par les crises et obtenir des engagements concrets. Pour Moussa Abba Diallo, ces communautés connaissent leurs besoins, mais aussi les solutions possibles. Le responsable d'AMSODE souhaite une aide « le plus localement possible, le moins internationalement possible ». Comment cette approche fonctionne-t-elle au Mali ? Pourquoi AMSODE s'est-elle dotée d'une radio humanitaire ? Écoutez l'entretien. (Interview : Moussa Abba Diallo, Président ONG AMSODE ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Après son discours devant la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la refondation de Madagascar, Michaël Randrianirina, s'est entretenu avec ONU Info, un an après le soulèvement de la génération Z. Il détaille le programme de la "refondation" : consultations nationales, réforme de la Constitution et du système électoral, ainsi que des élections annoncées pour 2027. « C'est plus qu'une transition », affirme-t-il. Depuis son indépendance, Madagascar « ne cesse de s'appauvrir », déplore-t-il. Le pays reste marqué par des crises politiques cycliques : les présidents « ne dépassent même pas sept ans » au pouvoir. Il met en cause une corruption qui « fait rage » et contribue, selon lui, à l'appauvrissement du pays. Sur 33 millions de Malgaches, 75 à 80 % vivent dans la pauvreté. « C'est la misère », résume-t-il. Eau, électricité, routes, écoles, hôpitaux, emplois et droit au développement figurent également parmi les sujets abordés. Le Président, qui promet d'associer pleinement les jeunes à la concertation nationale, assure les avoir consultés séparément des responsables politiques et de la société civile afin « qu'ils puissent s'exprimer librement entre eux devant moi ». Leur demande est unanime, rapporte-t-il : « Il ne faut pas se précipiter vers l'élection présidentielle. Il faut tout d'abord changer de structure, donc la Constitution ». Écoutez cet entretien sur l'avenir politique de Madagascar. (Interview : Michaël Randrianirina, Président de Madagascar ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a causé à ce jour plus de 3.500 décès dans sept provinces et plus de 62 zones de santé. L'épidémie recule là où les capacités ont été renforcées, mais gagne du terrain ailleurs. Les décès communautaires persistent. Dans cet entretien, la Dre Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'Afrique, explique que ces décès communautaires ne traduisent pas seulement une réticence. Ils peuvent révéler une alerte tardive, une ambulance indisponible, un centre trop éloigné ou l'impossibilité d'abandonner son travail. « Il n'y a pas qu'Ebola qui tue dans la communauté », souligne-t-elle. Faim, malnutrition, insécurité et manque d'eau potable alimentent aussi la crise. La riposte doit s'adapter localement et devancer le virus. Tout commence par l'écoute, avec les communautés à la table des décisions. « La communauté doit participer comme un partenaire à part entière », insiste-t-elle. La Dre Belizaire dément aussi les fausses informations qui circulent et explique comment laisser des améliorations durables. (Dre Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences de l'OMS pour l'Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Plus d'un an et demi après la chute du régime de Bachar al-Assad, la Syrie reste engagée dans une transition fragile. Si la situation sécuritaire s'est améliorée, les défis restent considérables, notamment en matière de justice, de droits humains et de réconciliation entre les communautés. À l'occasion d'une mise à jour de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, ONU Info Genève s'est entretenu avec Monia Ammar, membre de la Commission. Justice transitionnelle, sort des personnes disparues, droits des victimes, reconstruction et risque de nouvelles violences : la juriste tunisienne revient sur les principaux défis auxquels le pays est aujourd'hui confronté. Elle insiste notamment sur la nécessité d'une justice non sélective, qui traite toutes les victimes et toutes les communautés sur un pied d'égalité, et sur l'importance de rétablir la confiance pour éviter de nouveaux cycles de violence.

Alors que les enfants à travers le monde ont repris le chemin de l'école cette semaine, en Haïti, la rentrée se déroule entre joie, espoir et peur. À Port-au-Prince, les gangs contrôlent jusqu'à 90 % de la capitale. La violence bouleverse l'éducation : écoles fermées ou inaccessibles, bâtiments scolaires transformés en abris, familles déplacées et trajets devenus dangereux. Le lendemain de la rentrée, deux jeunes filles ont été kidnappées sur le chemin de l'école, raconte Geetanjali Narayan, Représentante de l'UNICEF. Lors d'une visite dans une classe, une petite fille lui a demandé : « Madame, est-ce que vous pouvez arrêter ce que les gangs nous font ? » Dans cet entretien accordé à ONU Info, Mme Narayan revient notamment sur l'importance que les Haïtiens accordent à l'éducation, ainsi que sur les réponses de l'UNICEF pour maintenir l'apprentissage malgré l'insécurité et ses répercussions. (Interview : Geetanjali Narayan, Représentante de l'UNICEF; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Alors que les enfants à travers la planète reprennent le chemin de l'école, Jasmide, mère de Woodayline, une fillette de 7 ans, décrit les obstacles qui pèsent sur la rentrée en Haïti. Les parents souhaitent que leurs enfants apprennent, explique-t-elle, mais beaucoup n'ont pas même de quoi se nourrir. À la faim, au chômage et aux frais de scolarité exorbitants s'ajoute une insécurité qui ne cesse de grandir. « Nous autres, parents haïtiens, on est pour la réouverture des classes, mais pas dans les conditions infra-humaines que l'on nous impose », affirme-t-elle. Dans ce témoignage partagé par ONU Haïti, Jasmide témoigne des préoccupations des familles haïtiennes face à cette rentrée. (Extrait sonore : Jasmide, mère haïtienne de Woodayline, une fillette de 7 ans; propos recueillis par Cristina Silveiro avec l'appui de Jefferson Belizaire d'ONU Haïti)

Alors que les enfants à travers la planète reprennent le chemin de l'école, pour les enfants haïtiens contraints de fuir la violence des gangs, la rentrée est aussi l'occasion de retrouver leurs camarades et une part de normalité. Père de quatre enfants et membre d'un groupement de personnes déplacées en Haïti, Etzer décrit une rentrée à la fois porteuse de joie et difficile pour des familles qui peinent à en assumer les coûts. « La scolarisation, c'est comme une thérapie pour ces enfants-là », affirme-t-il. Dans ce témoignage partagé par ONU Haïti, il explique pourquoi l'école demeure essentielle pour aider les enfants déplacés à se reconstruire et à se projeter dans l'avenir. (Extrait sonore : Etzer, père de quatre enfants, membre d'un groupement de personnes déplacées ; propos recueillis par Cristina Silveiro avec l'appui de Jefferson Belizaire d'ONU Haïti)

Alors que les enfants à travers le globe retrouvent le chemin de l'école, l'UNRWA adapte sa rentrée à des réalités profondément inégales dans ses cinq zones d'opération : Gaza, Cisjordanie, Jordanie, Syrie et Liban. Dans cet entretien accordé à ONU Info à l'occasion de la rentrée scolaire, Julia Dicum, directrice de l'éducation de l'UNRWA, explique comment l'agence s'adapte à la guerre : espaces temporaires, cours à distance et soutien psychosocial à Gaza ; points de contrôle et fermetures d'écoles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; apprentissage du français, formation des enseignants et résultats scolaires dans les autres zones. « Pour nous, en tant qu'ONU, il est important que nos enseignants dispensent un programme aligné sur les valeurs des Nations Unies : les droits humains, l'égalité entre les sexes, la neutralité, l'intégrité et le respect », souligne-t-elle. « Il y a aussi beaucoup d'activités en classe, pour encourager les enfants à participer davantage à leur propre apprentissage ». Mme Dicum revient également sur les réussites sources d'espoir et de fierté, comme celles de Farah et Tala Moussa, deux jeunes Gazaouies diplômées des écoles de l'UNRWA, récompensées pour avoir transformé des débris en briques afin de reconstruire leur maison. (Interview : Julia Dicum, directrice du département de l'éducation de l'UNRWA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Après un été 2026 marqué par des chaleurs extrêmes dans de nombreuses régions du monde, un autre phénomène climatique inquiète : El Niño.L'Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme qu'il est désormais bien installé et qu'il devrait encore se renforcer dans les prochains mois.Quels risques pour les populations ? Quelles régions seront les plus exposées ? Et comment les États peuvent-ils s'y préparer ?Dans cet entretien d'ONU Info Genève, l'invité est Wilfran Moufouma Okia, chef de la section des prévisions climatiques à l'OMM. Entretien réalisé par Alexandre Carette

Tout peut commencer par une demande d'amitié sur une plateforme numérique. Un enfant accepte, puis reçoit une image sexuelle non sollicitée. Ailleurs, la conversation glisse vers des demandes de photos intimes, suivies de menaces de diffusion.Dans 21 pays, près de 20 millions d'enfants âgés de 12 à 17 ans — soit un sur cinq — disent avoir subi une forme d'exploitation ou de violence sexuelle facilitée par les technologies, des réseaux sociaux aux jeux en ligne.Dans cet entretien à ONU Info, Jennifer Quarti, du Centre Innocenti de l'UNICEF, explique comment les auteurs gagnent leur confiance, pourquoi les victimes gardent le silence, comment les parents peuvent réagir et quelles protections doivent instaurer gouvernements et plateformes.« Les conséquences sont extrêmement préoccupantes », alerte-t-elle : anxiété, automutilation et pensées suicidaires. L'UNICEF appelle gouvernements et plateformes à renforcer la sécurité en ligne, les lois et le signalement. « Les enfants ont parlé avec nous avec courage. […] Il est donc temps d'agir. »(Entretien : Jennifer Quarti, Centre Innocenti de l'UNICEF; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Au menu de l'actualité :L'épidémie d'Ebola progresse toujours plus vite que la riposte en RDCDes artistes congolais se mobilisent au service de la prévention contre EbolaLe chef de l'ONU appelle à « remettre à plat » les opérations de paix Présentation : Jérôme Bernard

Au menu de l'actualité :L'ONU et la Croix-Rouge appellent à réglementer les armes autonomesEn RDC, l'épidémie d'Ebola se propage depuis plus de 100 joursAu Myanmar, l'ONU dénonce une économie de prédation Présentation : Jérôme Bernard

Cent jours après la déclaration de l'épidémie d'Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo, la riposte a considérablement gagné en puissance, mais le virus continue de se propager.Avec 5.375 cas confirmés et 2.557 décès au 23 août, soit un taux de létalité de plus de 47 %, l'épidémie est désormais la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. En trois mois, les capacités sont passées d'une trentaine à plus de 1.300 lits et de moins de 20 à plus de 3.000 tests par jour. « Les avancées sont extraordinaires… mais elles n'ont pas encore réussi à stopper la transmission du virus », souligne la Dre Marie Roseline Belizaire dans cet entretien avec ONU Info.Insécurité, méfiance, difficultés d'accès aux soins et manque de financements continuent de peser sur la riposte.Face au manque de financements, la Directrice régionale des urgences de l'OMS en Afrique insiste sur l'importance de la solidarité internationale : « Il n'y a aucun pays, il n'y a aucun gouvernement, il n'y a aucun partenaire qui peut répondre seul de manière isolée à cette épidémie. »Elle dresse le bilan de ces 100 premiers jours et détaille les cinq priorités des prochaines semaines pour tenter de prendre une longueur d'avance sur l'épidémie. (Interview : Dre Marie Roseline Belizaire, Directrice régionale des urgences de l'OMS en Afrique ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Alors que l'épidémie d'Ebola Bundibugyo continue de s'intensifier en République démocratique du Congo, les équipes de riposte poursuivent leurs efforts dans des conditions particulièrement difficiles. Au 19 août, plus de 5.290 cas confirmés et 2.516 décès avaient été enregistrés dans 56 zones de santé réparties dans six provinces.Malgré cette progression, l'épidémie peut encore être maîtrisée, à condition que les communautés adhèrent pleinement à la riposte et appliquent les gestes barrières, souligne le Coordinateur principal des Nations Unies pour Ebola, Julien Harneis. « Si la communauté met en place les gestes barrières, si la communauté adhère à la riposte, nous pouvons totalement maîtriser l'épidémie », affirme-t-il.Alors même que des vaccins et des thérapies sont en cours de développement, il estime que cette mobilisation peut permettre d'arrêter la transmission et de réduire la mortalité. « Ce qui est important, ce n'est pas le vaccin, c'est l'adhésion de la communauté », insiste-t-il.Depuis Bunia, au cœur de la riposte, il revient sur les difficultés rencontrées sur le terrain et les moyens de reprendre le dessus sur l'épidémie.(Extrait sonore : Julien Harneis, Coordinateur principal des Nations Unies pour Ebola ; propos recueillis par Alpha Diallo)

L'épidémie d'Ebola continue de progresser rapidement en République démocratique du Congo, dépassant les capacités actuelles de riposte, alerte l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).Dans un entretien accordé à Eleuterio Guevane d'ONU Info, la Dre Anne Ancia, représentante par intérim de l'OMS en RDC, appelle à « augmenter très rapidement » les moyens de réponse, au moins « de deux à trois fois ».Cela passe notamment par davantage de surveillance, de transport des malades, de lits dans les centres de traitement et de capacités d'enterrement digne et sécurisé. L'OMS souhaite également rapprocher les soins des communautés, en installant des structures dans les villages les plus touchés.Mais sur le terrain, les habitants demandent une réponse qui dépasse Ebola. « Ebola n'est parfois pas leur première préoccupation », explique la Dre Ancia. Manque d'eau potable, insécurité alimentaire, paludisme, maladies diarrhéiques, faible couverture vaccinale et mortalité maternelle restent des causes majeures de décès.En Ituri, épicentre de l'épidémie, les populations réclament donc une approche « beaucoup plus holistique » de leurs besoins.Pour l'OMS, un renforcement rapide de la mobilisation internationale est essentiel pour contenir l'épidémie et éviter sa propagation vers les pays voisins, notamment le Soudan du Sud et la République centrafricaine.

À la une :Ebola en RDC : l'épidémie franchit le cap des 2.000 mortsViolence des gangs en Haïti : les organisations de femmes fragilisées par les coupes dans l'aideEnfants en ligne : l'ONU appelle à agir face aux risques de l'IA et de la désinformationPrésentation : Cristina Silveiro

Transformer des tissus destinés à être jetés en robes porteuses de messages d'unité et d'espoir. C'est l'idée de l'exposition « Transformer la mode, réinventer la paix », qui se tient au Siège des Nations Unies à New York jusqu'au 9 septembre.À l'origine de cette initiative, la créatrice de mode et écologiste Runa Ray, qui souhaite faire de la mode un outil au service des causes sociales et du développement durable. « La mode utilise beaucoup de tissu... J'ai essayé de transformer ces tissus pour des messages d'unité et de paix », explique-t-elle.Inspirée par l'élan de solidarité observé à travers le monde pendant la pandémie de Covid-19, Runa Ray s'est demandé : « Pourquoi ne pourrions-nous pas faire cela tout le temps ? » Cette réflexion l'a conduite à lancer le projet Global Peace Flag, qui réunit des tissus récupérés dans une trentaine de pays, sur lesquels des étudiants et des citoyens du monde entier ont inscrit des messages de paix.Au micro d'ONU Info, elle revient sur la naissance de cette initiative et explique pourquoi elle veut faire de la mode « une voix... pas juste pour le glamour, mais pour les causes sociales ».(Interview : Runa Ray, créatrice de mode et environnementaliste; propos recueillis par Cristina Silveiro et Hisae Kawamori)

À la veille de l'inauguration d'un nouveau centre de traitement contre Ebola dans le quartier de Rwankole, à Bunia, en République démocratique du Congo (RDC), Dr Sambo Sidikou, d'International Medical Corps, détaille les enjeux de cette nouvelle structure de 100 lits, destinée à renforcer la prise en charge des malades dans l'un des principaux foyers de l'épidémie.Dans cet entretien accordé à Priscilla Lecomte, du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il explique pourquoi ce centre a été implanté à Rwankole, où les communautés voisines enregistrent un nombre croissant de cas.« Nous comptons sur la communauté pour pouvoir accélérer le processus d'identification des cas », souligne-t-il, insistant sur l'importance d'une détection précoce pour améliorer la prise en charge.Il revient également sur les risques particuliers qu'Ebola fait peser sur les femmes enceintes, ainsi que sur l'appui des partenaires de la riposte. Avec le soutien de l'agence des Nations Unies chargée des questons de santé sexuelle et reproductive, l'UNFPA, les patients reçoivent notamment des « kits de dignité » à leur sortie du centre, un moment marqué par une cérémonie célébrant leur guérison et leur retour dans la communauté. L'agence doit également fournir des lits et des tables d'accouchement destinés à la maternité spécialisée du centre.Propos recueillis par Priscilla Lecomte (OCHA) pour ONU Info.

Près de 6 millions d'hectares ont déjà brûlé cette année en Europe et en Amérique du Nord. De l'Espagne au Canada, en passant par la France et les États-Unis, les feux de forêt gagnent en fréquence et en intensité, alimentés par les vagues de chaleur et les sécheresses prolongées.« Les feux de forêt sont à la fois une conséquence et un facteur du changement climatique », explique Tabatha Aller, de la Division des forêts de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU). Dans cet audio, elle revient sur une saison d'incendies particulièrement destructrice, ses conséquences pour les populations, la biodiversité et la qualité de l'air, ainsi que sur le cercle vicieux qui lie réchauffement climatique et feux de forêt. Elle souligne également pourquoi la prévention, la préparation et une gestion durable des forêts sont essentielles pour réduire les risques et renforcer la résilience face à un climat en pleine mutation. Propos recueillis par Alpha Diallo pour ONU Info.

En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola s'accélère à un rythme alarmant. En deux mois et demi, plus de 3.200 personnes ont été infectées, plus de 1.400 sont mortes et près de 580 ont guéri. Le nombre de cas double désormais tous les vingt jours.« L'épidémie d'Ebola progresse plus rapidement que notre réponse, et l'écart entre les deux continue de se creuser », alerte Julien Harneis, Coordonnateur principal des Nations Unies pour la riposte à Ebola.Dans cet extrait sonore, il décrit une riposte portée par une mobilisation collective exceptionnelle réunissant les autorités congolaises, les Nations Unies, les organisations humanitaires, les soignants, les volontaires et les communautés locales.Mais, prévient-il, cet engagement ne suffit plus à contenir un virus « impitoyable » qui continue de gagner du terrain. Il lance un appel à un sursaut de solidarité internationale. Propos recueillis par Priscilla Lecomte d'OCHA pour ONU Info.

À l'occasion de la réunion du Conseil de sécurité du 22 juillet sur la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité, organisée par la République démocratique du Congo, qui assure la présidence du Conseil ce mois-ci, ONU Info donne la parole à Yvette Mwanza, dirigeante du secteur minier dans l'est du pays.Dans une région où l'exploitation illégale des minerais a contribué au financement des groupes armés, elle rappelle que les ressources naturelles ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer le conflit, mais qu'elles peuvent en « exacerber » les effets.Pour enrayer ce phénomène, Yvette Mwanza appelle à renforcer la traçabilité et la transparence tout au long de la chaîne d'approvisionnement. « Les responsabilités sont étalées sur toute la chaîne », affirme-t-elle, des fournisseurs locaux aux exportateurs, traders et fonderies.Présidente de la Chambre des mines du Nord-Kivu et directrice générale de l'entreprise Kivu minerals ressources, basée à Goma, elle évoque également le rôle des femmes dans le commerce formel des minerais et dans la recherche de la paix. Entretien réalisé par Alban Mendes de Leon avec le soutien de Salama Machaano pour ONU Info.