L'actualité mondiale de l'ONU

Alors que près de 1,4 million de réfugiés syriens sont rentrés au pays en un an, les besoins humanitaires restent immenses, notamment pour les personnes déplacées par les récents combats.Dans un entretien accordé à ONU Info Genève, la porte-parole de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Syrie explique le rôle central de l'agence onusienne pour accompagner les retours, soutenir les déplacés internes et répondre aux urgences, de la protection à l'accès au logement et aux documents civils.« Les réfugiés font le choix de rentrer malgré les défis matériels qu'ils vont rencontrer sur place...notre rôle est de les aider une fois qu'ils sont rentrés », souligne Céline Schmitt.Elle revient également sur la situation dans le camp d'Al-Hol, majoritairement peuplé de familles de djihadistes présumés, soulignant les efforts en cours pour rétablir les services essentiels et trouver des solutions durables.(Interview : Céline Schmitt, porte-parole du HCR; propos recueillis par Nancy Sarkis, ONU Info Genève)

À l'occasion de la Journée internationale de l'éducation, l'UNESCO met en avant le pouvoir de la jeunesse dans la transformation des systèmes éducatifs. Les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale et sont les premiers concernés par les politiques éducatives, alors même qu'ils restent largement exclus des mécanismes décisionnels. « Donner la voix aux jeunes dans la co-création de l'éducation, ça signifie leur donner la possibilité de nous dire quelle est l'éducation dont ils ont besoin », explique Marco Pasqualini, de l'UNESCO, dans un entretien accordé à ONU Info.L'enjeu est d'autant plus pressant que les inégalités restent massives. En 2023, 272 millions d'enfants et de jeunes n'étaient pas scolarisés, avec de forts écarts entre pays riches et régions les plus pauvres. Pourtant, face aux conflits, aux déplacements et aux catastrophes, la jeunesse s'impose comme un acteur clé de la continuité éducative. « Quand les écoles sont fermées, les jeunes s'improvisent éducateurs, mentors », souligne Marco Pasqualini.(Interview : Marco Pasqualini, responsable au sein du Secrétariat Leadership et coordination inter-agences pour l'ODD 4 (UNESCO) ; propos recueillis par Charlotte Frantz d'ONU Info)

La Journée internationale de l'éducation est célébrée le 24 janvier. Le thème de cette année se focalise sur l'implication de la jeunesse dans la co-création de l'éducation à l'heure des transformations radicales induites par la révolution technologique.Des collégiens de notre partenaire Eco Radio, du collège Vincent Van Gogh, à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, en France, ont interrogé Philippe Guettier, président de l'association SDG Champions France, au sujet d'une nouvelle application web Education4allSDGs.Cette application permet d'évaluer des projets éducatifs pour voir s'ils vont dans le sens de l'intérêt général. Elle sera bientôt accessible au public. Entretien réalisé par Gwenaëlle, Nïna et Jade, avec Devon et Robin à la technique.

Au menu de l'actualité :Le Mozambique connaît des inondations catastrophiques dans le sud et le centreL'ONU alerte sur la détérioration continue du sort des Palestiniens en CisjordanieLa Journée de l'éducation dans quelques jours se focalise sur l'implication des jeunes Présentation : Jérôme Bernard

Au menu de l'actualité :A Londres, l'Assemblée générale des Nations Unies a célébré ses 80 ansLe Comité des droits de l'enfant est en session à GenèveRCA : appui logistique de l'ONU à l'armée pour atteindre des zones d'accès difficile Présentation : Jérôme Bernard

Au menu de l'actualité :2025 a été l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées L'emploi mondial est stable mais le travail décent est en panneA Gaza, un enfant tué chaque jour depuis le cessez-le-feu Présentation : Jérôme Bernard

Bintou Keita a quitté récemment son poste à la tête de la mission de paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), la MONUSCO.Dans un entretien accordé à ONU Info alors qu'elle était de passage à New York, elle revient sur les moments qui l'ont marquée pendant les près de cinq ans passés en RDC, alors que la population civile de l'Est de ce pays souffre des conséquences sécuritaires et humanitaires des affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés.« Parfois les gens perdent espoir que leur vie puisse être normale un jour », observe-t-elle. Entretien réalisé par Sophie Boudre, pour le compte d'ONU Info.

L'intelligence artificielle pourrait devenir un formidable accélérateur de développement humain — ou, au contraire, creuser des inégalités historiques entre pays. C'est l'avertissement lancé par Christophe Bahuet, Directeur adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l'Asie et le Pacifique, dans une nouvelle étude consacrée à l'IA dans la région.« Il y a un risque réel de voir une trajectoire très divergente entre les pays », prévient-il.Dans un entretien accordé à ONU Info, M. Bahuet détaille les mécanismes qui menacent d'élargir la fracture numérique : manque de compétences de base dans certains pays, vulnérabilité économique de secteurs entiers comme le textile, cadres législatifs encore embryonnaires, pressions sur les ressources hydriques et énergétiques. Il explique aussi pourquoi la coopération régionale — des infrastructures partagées aux programmes de formation — est essentielle pour éviter que l'IA n'accélère ces disparités.Alors que les progrès technologiques avancent à une vive allure, le PNUD appelle à agir vite pour que l'IA devienne un levier de développement humain… et non un moteur d'exclusion.(Interview : Christophe Bahuet, Directeur adjoint du PNUD pour l'Asie et le Pacifique; propos recueillis par Cristina Silveiro)

À l'occasion de la cérémonie de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés 2025 à Genève, ONU Info Genève s'est entretenu avec Martin Azia Sodea, lauréat mondial de ce prix.Dans cet entretien, ce chef traditionnel du village de Gado-Badzéré, au Cameroun, affirme qu'il ne faut « jamais fermer la porte à ceux qui sont en détresse ».Il revient également sur l'accueil de plus de 36 000 réfugiés centrafricains par sa communauté, et sur le rôle des chefs traditionnels dans la protection des personnes déplacées. Entretien réalisé par Alexandre Catette

Adelin Pierre est un militant écologiste haïtien, fort de plus de huit ans d'expérience dans les domaines des politiques climatiques, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que du développement mené par les jeunes. Au micro d'ONU Info, Adelin a partagé sa vision de l'activisme, ses actions et ses conseils pour les jeunes auditeurs. Entretien réalisé par Michelle Ghazaryan

Que devient le droit à l'éducation quand 272 millions d'enfants quittent l'école trop tôt ? Quand 240 millions d'élèves voient leur apprentissage interrompu par des catastrophes climatiques ? Quand l'intelligence artificielle transforme le travail plus vite que les systèmes éducatifs ne s'adaptent ?À l'occasion du 65ᵉ anniversaire de la Convention contre la discrimination dans l'éducation, l'UNESCO publie un nouveau rapport qui appelle à repenser le cadre juridique du droit à l'éducation.« Il ne s'agit pas uniquement d'accéder, mais aussi de réussir et d'apprendre », explique Borhene Chakroun, directeur de la division de l'apprentissage tout au long de la vie à l'UNESCO, dans un entretien accordé à ONU Info.Comment mieux protéger les plus vulnérables ? Comment préparer enseignants et sociétés à des crises plus fréquentes ? Comment garantir une IA réellement responsable et centrée sur l'humain ? Et surtout, que risque-t-on si rien ne change ? Autant de questions pour s'assurer que l'éducation reste un droit — et un levier d'avenir.(Interview : Borhene Chakroun, directeur de la division de l'apprentissage tout au long de la vie à l'UNESCO; propos recueillis par Cristins Silveiro)

À l'occasion de la venue à Genève de jeunes Acteurs du changement (Changemakers) de la Fondation Kofi Annan, l'invité d'ONU Info Genève est Esso-Dong Kongah, un de ces Acteurs du changement et Directeur du Centre de documentation et de formation sur les droits de l'homme (CDFDH) au Togo.Dans cet entretien, il revient sur son engagement pour les droits humains et l'accès à la justice au Togo, les défis auxquels font face les défenseurs des droits humains, l'usage des outils numériques pour renforcer la culture du droit, et ce que lui apporte le programme Changemakers de la Fondation Kofi Annan.« Je travaille beaucoup aujourd'hui sur les questions de l'espace civique et de la participation citoyenne », explique M. Kongah. Entretien réalisé par Alexandre Carette

Face à la nouvelle escalade de violence au Sud-Kivu et à l'occupation d'Uvira par l'AFC/M23, dans l'est de la République démocratique du Congo, l'Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs exhorte « le M23 et tous les acteurs armés concernés à cesser immédiatement les hostilités, à faire preuve de retenue et à donner la priorité à la désescalade ».Huang Xia a lancé une mobilisation diplomatique afin d'encourager l'apaisement des tensions et de « parvenir à une désescalade immédiate ».Selon lui, il est impératif de préserver les progrès accomplis et d'éviter l'effondrement des processus de paix. « C'est dans cet esprit que je réaffirme la pleine disponibilité des Nations Unies à soutenir les efforts diplomatiques internationaux et régionaux — notamment ceux des États-Unis, du Qatar et de l'Union africaine — en vue d'une solution politique globale », affirme-t-il.(Déclaration : Huang Xia, Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Au menu : les violences au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo

Dans un entretien accordé à ONU Info, Nadège Compaoré, professeure de relations internationales à l'Université de Toronto et spécialiste des industries extractives en Afrique, analyse les profondes mutations auxquelles l'État africain est confronté. Invitée au siège des Nations Unies, à New York, dans le cadre de discussions sur le thème Saisir le moment : les promesses de l'État africain, elle explique pourquoi le continent traverse aujourd'hui une période décisive.Pour elle, la redéfinition de l'État africain est devenue incontournable, dans un monde où les équilibres géopolitiques se recomposent rapidement.« Nous n'avons pas connu une période de redéfinition du système international à ce point depuis la Seconde Guerre mondiale », souligne-t-elle.Alors que les grandes puissances se disputent les minerais stratégiques africains, elle estime qu'« il est grand temps que l'Afrique soit au centre » des décisions qui façonnent l'avenir du système international.Nadège Compaoré revient également sur l'héritage d'un modèle extractif hérité de la colonisation, qui continue de marginaliser les communautés locales. Elle appelle à repenser la souveraineté, à réformer les contrats miniers, et à construire un État inclusif, panafricain, capable de placer l'environnement et la justice au cœur de ses choix politiques.(Interview : Nadège Compaoré, professeure de relations internationales à l'Université de Toronto et spécialiste des industries extractives en Afrique ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Au menu de l'actualité : Soudan : l'ONU met en garde contre une vague d'atrocités au KordofanGaza : les femmes sont l'ultime protection face à la faim, au froid et aux violencesPaludisme : résistance aux médicaments et sous-financement menacent les progrès Présentation : Cristina Silveiro

À l'occasion de la 22ᵉ Réunion des États parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, au Palais des Nations à Genève, l'invitée d'ONU Info Genève est la Princesse Astrid de Belgique, Envoyée spéciale de la Convention d'Ottawa.« La Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel a été la première à placer la victime au centre. C'est essentiel, et cela doit rester notre boussole », dit-elle.Dans cet entretien, elle revient sur le moment délicat que traverse la Convention, le rôle central des victimes dans le traité et l'importance de maintenir l'ambition d'un monde sans mines. Entretien réalisé par Alexandre Carette

Au menu de l'actualité :L'ONU célèbre la Journée mondiale de la lutte contre le sida Le chef des opérations de paix salue les progrès de la République centrafricaine vers un retour à la paixMines antipersonnel : la Princesse Astrid de Belgique souligne l'importance de la Convention d'Ottawa Présentation : Michelle Ghazaryan

Au menu de l'actualité :L'ONU fait campagne contre les violences numériques visant les femmesUne actrice témoigne du harcèlement numérique subiLa réponse mondiale au VIH vit une période sombre due au manque de financements Présentation : Michelle Ghazaryan

Au menu de l'actualité :L'ONU célèbre la Journée pour l'élimination des violences faites aux femmesL'économie à Gaza s'est effondrée, aggravant la pauvretéUne jeune activiste népalaise plaide pour la réduction des inégalités dans son pays Présentation : Michelle Ghazaryan