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Les animatrices reviennent sur le parcours unique de Gilles Villeneuve, ses débuts surprenants et l'exposition «Salut Gilles». Marie-Claude Savard nous plonge au cœur d’une facette méconnue de Gilles Villeneuve, bien au-delà de ses exploits en Formule 1. Avant la gloire et les circuits mythiques, qui était vraiment cet homme animé par une passion brute et un brin de folie?Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
La lutte contre les ingérences numériques et la désinformation progresse. Mais la propagande reste l'un des points faibles de ce combat contre les manipulations de l'information. La propagande sous toutes ses formes, de la plus insidieuse à la plus explicite, met la démocratie au défi quand? sous couvert de liberté d'expression, elle vient entraver l'accès à l'information. À l'occasion de la venue de Volodymyr Zelensky et de la Coalition des volontaires à Paris le 14 juillet, notre invité, Nicolas Tenzer interroge la capacité de l'Europe à assumer un véritable « réveil stratégique » face à la Russie. L'essayiste souligne que l'Ukraine, devenue l'armée la plus aguerrie d'Europe, ayant produit jusqu'à 7 millions de drones et 500 missiles de longue portée, a gagné en autonomie militaire. Un tournant qui remet en cause l'idée même de « grandes puissances » et souligne l'échec stratégique de Moscou. Parallèlement, la propagande russe, qu'elle soit « dure » (théories du complot) ou « douce » (appels à la négociation), continue de sévir, notamment via des médias comme CNews ou Le Journal du Dimanche (JDD). Nicolas Tenzer dénonce le rôle d'« agents d'influence » d'une Xenia Fedorova -ancienne présidente de RT France- et la ligne pro-russe des médias du groupe Bolloré où elle officie, qu'il juge contraires aux intérêts nationaux et européens. La propagande russe derrière le narratif de la paix Peut-on parler de paix à ce stade avec la Russie ? Quels risques ferait peser un compromis territorial avec Moscou sur les États baltes et l'architecture de sécurité européenne ? « Imaginer aujourd'hui une forme de discussion ou de compromis quelconque avec la Russie, notamment un compromis territorial, en ce qui concerne l'Ukraine, ce serait une menace majeure pour l'Europe. » En toile de fond, Nicolas Tenzer rappelle l'enjeu plus large de son livre, La fin de la politique des grandes puissances (Éditions de L'Observatoire), qui défend la capacité des puissances moyennes et des petits États à exister hors des sphères d'influence. *** La chronique de Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI : Comment des comptes pro-AES ont tenté de manipuler l'annonce de la mort d'un soldat français?
Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov À propos du livre : « Les douze chaises » paru aux éditions Librairie du Globe Il n'y a pas eu, pendant toute la durée d'existence de l'Union soviétique, ni même probablement de nos jours, d'écrivains contemporains de langue russe plus célèbres qu'eux. Pourquoi connaît-on infiniment mieux, en Occident, un Gorki ou un Soljenitsyne alors que ce sont Ilf et Petroy qui ont battu tous les records de tirage en langue russe à la seule exception de Lénine, dont la lecture était largement imposée ? Les Douze chaises les ont fait connaître en 1928. Jusqu'alors Ilf et Petrov écrivaient séparément. C'est un roman picaresque, un peu dans le genre du meilleur Mark Twain, une chasse au trésor conduite par un escroc sympathique qui fait assez largement figure de justicier. Contrepoison aux misères de la vie et à la montée de la terreur, dénonciation joyeuse de tous les profiteurs cyniques du capital comme de l'idéologie, le roman connut immédiatement un succès inouÏ. Certaines personnes le connaissaient par cœur. Sept films au moins en ont été tirés, dont celui du jeune Mel Brooks et celui, plus récent et excellent, du metteur en scène soviétique Léonide Gaïdaï. La première traduction française, faite immédiatement (1929), a été détruite pendant la grande crise économique. Puis il y a eu le stalinisme et la guerre froide. Parallèlement, de 1939 à 1956, les auteurs cessèrent d'être publiés en URSS, après quoi on les réédita, au rythme de millions d'exemplaires pas an, et cela n'a jamais cessé. Les Russes, les Ukrainiens, les Ouzbeks, les Israéliens, les Polonais, les Tchèques et bien d'autres peuples (l'humour new-yorkais en dérive en droite ligne) se régalent toujours à la lecture de ce chef-d'œuvre d'humour corrosif dont les types humains ont transcendé leur époque avec la même force que ceux de Gogol, de Balzac ou de Dickens. A l'heure où la Russie enfin ouverte se tourne largement vers nous, ne boudons pas ce qui fut si longtemps leur plaisir ! Nous publierons prochainement Le Veau d'or, deuxième et dernier roman des mêmes auteurs : il a connu un succès tout aussi foudroyant que le premier.
La lutte contre les ingérences numériques et la désinformation progresse. Mais la propagande reste l'un des points faibles de ce combat contre les manipulations de l'information. La propagande sous toutes ses formes, de la plus insidieuse à la plus explicite, met la démocratie au défi quand? sous couvert de liberté d'expression, elle vient entraver l'accès à l'information. À l'occasion de la venue de Volodymyr Zelensky et de la Coalition des volontaires à Paris le 14 juillet, notre invité, Nicolas Tenzer interroge la capacité de l'Europe à assumer un véritable « réveil stratégique » face à la Russie. L'essayiste souligne que l'Ukraine, devenue l'armée la plus aguerrie d'Europe, ayant produit jusqu'à 7 millions de drones et 500 missiles de longue portée, a gagné en autonomie militaire. Un tournant qui remet en cause l'idée même de « grandes puissances » et souligne l'échec stratégique de Moscou. Parallèlement, la propagande russe, qu'elle soit « dure » (théories du complot) ou « douce » (appels à la négociation), continue de sévir, notamment via des médias comme CNews ou Le Journal du Dimanche (JDD). Nicolas Tenzer dénonce le rôle d'« agents d'influence » d'une Xenia Fedorova -ancienne présidente de RT France- et la ligne pro-russe des médias du groupe Bolloré où elle officie, qu'il juge contraires aux intérêts nationaux et européens. La propagande russe derrière le narratif de la paix Peut-on parler de paix à ce stade avec la Russie ? Quels risques ferait peser un compromis territorial avec Moscou sur les États baltes et l'architecture de sécurité européenne ? « Imaginer aujourd'hui une forme de discussion ou de compromis quelconque avec la Russie, notamment un compromis territorial, en ce qui concerne l'Ukraine, ce serait une menace majeure pour l'Europe. » En toile de fond, Nicolas Tenzer rappelle l'enjeu plus large de son livre, La fin de la politique des grandes puissances (Éditions de L'Observatoire), qui défend la capacité des puissances moyennes et des petits États à exister hors des sphères d'influence. *** La chronique de Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI : Comment des comptes pro-AES ont tenté de manipuler l'annonce de la mort d'un soldat français?
Verdi ne s'y est pas trompé : il y a, dans les circonstances de la disparition du roi de Suède, Gustave III, la matière d'un opéra – au moins…Franck Ferrand nous plonge dans les derniers jours mouvementés du règne de Gustave III, roi de Suède, dont la vie a tragiquement pris fin lors d'un bal masqué à Stockholm le 16 mars 1792. Alors que le souverain s'apprêtait à assister à cette somptueuse soirée, un complot fomenté par plus de 200 conjurés a été déjoué de justesse, mais le roi a été grièvement blessé par un tir de pistolet. Gustave III, un monarque controversé, a su se faire de nombreux ennemis au fil de son long règne. Féru de mise en scène et de décorum, il a cherché à resserrer son emprise sur le royaume, au détriment des privilèges de la noblesse. Parallèlement, son opposition farouche à la Révolution française, qu'il souhaitait combattre, lui a valu l'hostilité de ceux qui voyaient d'un bon œil les bouleversements outre-Rhin. Acculé par ces tensions politiques, Gustave III a été la cible d'un complot fomenté par des aristocrates, des officiers et des partisans de la Révolution. Bien que blessé, le roi a refusé de dévoiler les noms des conjurés, préférant chercher à pardonner à ses adversaires. Mais son état s'est rapidement aggravé, la septicémie gagnant du terrain. Après 13 jours d'agonie, Gustave III a finalement rendu son dernier souffle, laissant derrière lui un royaume divisé et une ambition inachevée : la construction du somptueux palais de Haga.Cette histoire rocambolesque, mêlant intrigue politique, trahison et tragédie personnelle, offre un éclairage fascinant sur la fin d'un règne agité et la Suède de la fin du XVIIIe siècle, tiraillée entre absolutisme et aspirations révolutionnaires.
Pékin s'inquiète de plusieurs mesures prises par Jakarta pour reprendre davantage le contrôle de l'industrie stratégique du nickel, dominée par les investissements chinois. Selon des documents révélés par le Financial Times, la Chine estime que jusqu'à 50 milliards de dollars d'investissements pourraient être affectés. De notre correspondante à Pékin, L'Indonésie est devenue en quelques années l'acteur incontournable du marché mondial du nickel. Le pays assure désormais plus des deux tiers de la production mondiale de nickel raffiné. Ce métal est essentiel à la fabrication de l'acier inoxydable, mais aussi à celle de nombreuses batteries destinées aux véhicules électriques. Pour développer cette filière, Jakarta a attiré massivement les capitaux chinois. Des dizaines de milliards de dollars ont été investis dans les mines, les usines de transformation, les batteries et même certaines chaînes de production automobiles. La Chine est ainsi devenue le partenaire incontournable du boom indonésien du nickel. À lire aussiLe nickel dopé par les restrictions de production indonésienne Jakarta reprend la main Mais aujourd'hui, Jakarta veut récupérer une plus grande part de la valeur créée. Le gouvernement du président Prabowo Subianto a engagé plusieurs réformes visant à renforcer le contrôle de l'État sur le secteur. Les autorités ont réduit certains quotas de production minière afin de limiter l'offre et soutenir les prix. Elles ont également instauré un nouveau mécanisme de fixation des prix du minerai, qui augmente les coûts d'approvisionnement des industriels. Parallèlement, plusieurs exploitations ont fait l'objet d'enquêtes ou de sanctions pour des raisons environnementales. L'objectif affiché est double : accroître les recettes publiques et s'assurer que les ressources naturelles profitent davantage à l'économie nationale. À lire aussiEn Indonésie, un peuple autochtone menacé par l'exploitation du nickel Pékin hausse le ton Ces décisions provoquent l'inquiétude de Pékin. Dans une lettre adressée aux autorités indonésiennes, l'ambassade de Chine estime que ces changements risquent de remettre en cause la viabilité économique de nombreux projets. Selon elle, jusqu'à 30 milliards de dollars d'investissements existants et 20 milliards supplémentaires de projets à venir pourraient être affectés. Des entreprises chinoises évoquent également une multiplication des contraintes réglementaires et une incertitude croissante pour les investisseurs. Jakarta rétorque que les entreprises étrangères restent les bienvenues, à condition de respecter les règles locales. Ce bras de fer illustre surtout un défi auquel sont confrontés de nombreux pays riches en matières premières : attirer les capitaux étrangers tout en conservant la maîtrise de leurs ressources stratégiques. À écouter dans C'est pas du ventIndonésie : les ravages de l'extraction du nickel
Elle amorce sa carrière en 1971 comme enseignante de sciences et de mathématiques, une fonction qu'elle occupe pendant quatre ans. Au cours des sept années suivantes, elle enseigne en formation professionnelle, notamment en couture domestique et industrielle ainsi qu'en arithmétique commerciale.En 1982, une mise en disponibilité l'amène à accepter une affectation en sixième année du primaire. Comme elle termine alors un certificat en sciences religieuses, des collègues lui proposent d'échanger certaines périodes afin qu'elle enseigne la catéchèse à leurs élèves. Cette initiative crée une dynamique particulièrement enrichissante au sein de l'école.Cette expérience la conduit finalement, en 1987, à revenir au secondaire, où elle termine sa carrière d'enseignante dans le champ 14, consacré à l'enseignement religieux ainsi qu'à la formation personnelle et sociale.Parallèlement à son parcours en enseignement, elle s'investit activement dans le milieu syndical. L'engagement et la militance occupent d'ailleurs une place importante tout au long de sa vie. En 1997, elle devient présidente de son syndicat, une fonction qu'elle exerce pendant dix ans, jusqu'à sa retraite.Son engagement se poursuit ensuite tout naturellement au sein de l'AREQ. Après avoir participé aux activités de l'association et siégé quelques années au conseil sectoriel, elle est élue secrétaire du conseil exécutif national. Deux ans plus tard, elle accède à la présidence.
Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui, l'artiste et écrivain Mahi Binebine chez lui à Marrakech. Une voix, un rire uniques et une histoire hors du commun racontée par bribes dans chacun de ses livres et qu'il retrace pour nous aujourd'hui chez lui. Rencontre. Mahi Binebine est né en 1959 à Marrakech. Il s'installe à Paris en 1980 pour y poursuivre des études de mathématiques, discipline qu'il enseignera pendant plusieurs années avant de se consacrer pleinement à l'écriture et à la peinture. Dans les années 1990, il s'installe à New York, période déterminante durant laquelle son travail s'affirme et s'inscrit dans une scène artistique internationale. Ses œuvres rejoignent notamment la collection du Solomon R. Guggenheim Museum. De retour à Marrakech au début des années 2000, il développe une œuvre singulière, à la fois picturale et sculpturale, où la matière — cire, pigments, goudron — devient un langage. Ses figures, souvent fragmentées, portent la mémoire des corps, de l'exil, de l'enfermement et de la résilience. Parallèlement à son travail plastique, Mahi Binebine est l'auteur de plusieurs romans traduits à l'international. Son écriture explore les failles humaines, les histoires intimes et les zones d'ombre de l'histoire contemporaine. Son roman Les étoiles de Sidi Moumen, adapté au cinéma sous le titre Les Chevaux de Dieu, est à l'origine de la création des centres culturels de la Fondation Ali Zaoua, cofondée avec Nabil Ayouch, et dédiée à la jeunesse des quartiers défavorisés. Engagé dans la transmission, il est également cofondateur et président du Festival du Livre Africain de Marrakech, un événement qui œuvre à faire rayonner les littératures africaines et leurs voix contemporaines. Son parcours est profondément marqué par son histoire familiale, notamment par les années de détention de son frère au bagne de Tazmamart, une mémoire qui traverse son travail sans jamais le figer. Aujourd'hui, son œuvre est exposée dans de nombreuses institutions et galeries à travers le monde, et s'inscrit dans une démarche où création artistique et engagement humain sont indissociables. (Site officiel de Mahi Binebine) Son nouveau livre intitulé Nokta, un recueil de nouvelles, vient de paraître chez Orients éditions. Dans ses romans, la voix de Mahi Binebine est lourde et douce, mais ici, dans ces nouvelles, le ton devient joyeux, absurde, grotesque pour faire sourire. Un nouvel homme, ou un homme qui rit pour ne pas pleurer. De « Bilal, fils d'Omar » au « Serment de Jilali », on croise Sarkozy et le roi, le triste bourricot et le zèbre blanc, pour finir par une promenade qui mène jusqu'au Sénégal, à la porte de Gorée... De Marrakech à Paris en passant par New York, ses 22 historiettes nous le racontent sous un nouveau jour. En Orient, l'ironie est une survie : la nokta. (Présentation de l'éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Dis quand reviendras-tu ? BARBARA.
À partir du 1er juillet 2026, les Australiens verront une série de changements : la plupart des travailleurs bénéficieront d'une baisse d'impôt, le salaire minimum et les salaires conventionnels augmenteront de 4,75 %, les cotisations de retraite patronales (superannuation) passeront à 12 %, les parents éligibles recevront davantage de congé parental payé. Parallèlement, la baisse temporaire de la taxe sur les carburants sera progressivement supprimée, ce qui ajoutera environ 16 cents par litre au prix du carburant.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
Marcel Benabou publie un essai hommage consacré à François Le Lionnais, créateur de l'OULIPO, l'ouvroir de littérature potentielle. François Le Lionnais, « FLL » était un ingénieur, mathématicien et écrivain est né en 1901 et disparu en 1984. Il est surtout connu pour avoir été le « fraisident-pondateur » de l'Oulipo (l'Ouvroir de Littérature Potentielle) en 1960 avec l'écrivain Raymond Queneau. Ce mouvement réunit des écrivains, des traducteurs, des universitaires, dont Marcel Benabou fut longtemps le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Dans cet essai, Marcel Benabou commente en quelque 400 pages les poèmes de François Le Lionnais, qui visaient à être le plus court possible puisque telle était son ambition. François Le Lionnais était un passionné par les liens entre sciences, mathématiques et littérature, il a joué un rôle-clé dans la promotion d'une approche ludique et contrainte de la création littéraire, où les auteurs utilisent des règles formelles (comme les lipogrammes ou les palindromes) pour stimuler leur imagination. Il a peu écrit : des poèmes avec le minimum de mots, le minimum de lettres, et même, sommet de la réduction, un poème sans lettres. Il disait de lui-même qu'il avait une certaine « constipation de plume » « Symétriquement, j'ai voulu commenter de manière la plus longue possible ces très courts poèmes », nous explique Marcel Benabou. Ainsi, il nous raconte les dessous du poème composé du seul mot « Fenouil » ou de la réduction d'un poème à une seule lettre « T. » : une lettre qui a finalement tant de choses à dire et qui ouvre un très grand champ d'interprétations... FLL est notamment l'auteur de La Littérature potentielle (1973), un ouvrage fondateur coécrit avec Raymond Queneau, qui explore les contraintes formelles comme outil de création littéraire. On lui doit aussi Les Nombres remarquables (1983), un livre dédié aux propriétés mathématiques singulières, ou encore Le Second Manifeste de l'Oulipo (1973), où il théorise les principes de ce mouvement. Par ailleurs, il a rédigé des essais sur les échecs, comme L'Ouverture française (1935), et des textes plus personnels, tels que Le Temps (1963), mêlant réflexions scientifiques et philosophiques. L'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) est un groupe littéraire fondé en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain Raymond Queneau. Ce dernier a déjà beaucoup publié dont le fameux Zazie dans le métro, ce ne sont donc pas des jeunes gens en mal de reconnaissance et d'aventures ! Leur objectif est d'explorer les possibilités de la création littéraire à travers des contraintes formelles, souvent inspirées des mathématiques ou des jeux de langage. Ces contraintes, comme l'écriture sans la lettre e (lipogramme) dans La disparition de Georges Perec ou la structure en s+7 (remplacer chaque substantif d'un texte par le septième suivant dans un dictionnaire), stimulent l'imagination et donnent naissance à des œuvres originales. Invité : Marcel Benabou, né en 1939 au Maroc, est un écrivain et historien français, membre de l'Oulipo depuis 1970. Il en était le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Ses travaux littéraires s'inscrivent dans la tradition oulipienne, utilisant des contraintes formelles pour explorer des thèmes comme le langage, la mémoire et la création. Parallèlement à son activité d'auteur, il a mené une carrière d'historien, spécialisé dans l'Antiquité romaine. Ses ouvrages, tels que Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres (1986) ou Jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard (1992), illustrent son approche à la fois structurée et réflexive de l'écriture. Aux franges du silence, glose pour FLL est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Dali avec le titre Parler fort.
Marcel Benabou publie un essai hommage consacré à François Le Lionnais, créateur de l'OULIPO, l'ouvroir de littérature potentielle. François Le Lionnais, « FLL » était un ingénieur, mathématicien et écrivain est né en 1901 et disparu en 1984. Il est surtout connu pour avoir été le « fraisident-pondateur » de l'Oulipo (l'Ouvroir de Littérature Potentielle) en 1960 avec l'écrivain Raymond Queneau. Ce mouvement réunit des écrivains, des traducteurs, des universitaires, dont Marcel Benabou fut longtemps le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Dans cet essai, Marcel Benabou commente en quelque 400 pages les poèmes de François Le Lionnais, qui visaient à être le plus court possible puisque telle était son ambition. François Le Lionnais était un passionné par les liens entre sciences, mathématiques et littérature, il a joué un rôle-clé dans la promotion d'une approche ludique et contrainte de la création littéraire, où les auteurs utilisent des règles formelles (comme les lipogrammes ou les palindromes) pour stimuler leur imagination. Il a peu écrit : des poèmes avec le minimum de mots, le minimum de lettres, et même, sommet de la réduction, un poème sans lettres. Il disait de lui-même qu'il avait une certaine « constipation de plume » « Symétriquement, j'ai voulu commenter de manière la plus longue possible ces très courts poèmes », nous explique Marcel Benabou. Ainsi, il nous raconte les dessous du poème composé du seul mot « Fenouil » ou de la réduction d'un poème à une seule lettre « T. » : une lettre qui a finalement tant de choses à dire et qui ouvre un très grand champ d'interprétations... FLL est notamment l'auteur de La Littérature potentielle (1973), un ouvrage fondateur coécrit avec Raymond Queneau, qui explore les contraintes formelles comme outil de création littéraire. On lui doit aussi Les Nombres remarquables (1983), un livre dédié aux propriétés mathématiques singulières, ou encore Le Second Manifeste de l'Oulipo (1973), où il théorise les principes de ce mouvement. Par ailleurs, il a rédigé des essais sur les échecs, comme L'Ouverture française (1935), et des textes plus personnels, tels que Le Temps (1963), mêlant réflexions scientifiques et philosophiques. L'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) est un groupe littéraire fondé en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain Raymond Queneau. Ce dernier a déjà beaucoup publié dont le fameux Zazie dans le métro, ce ne sont donc pas des jeunes gens en mal de reconnaissance et d'aventures ! Leur objectif est d'explorer les possibilités de la création littéraire à travers des contraintes formelles, souvent inspirées des mathématiques ou des jeux de langage. Ces contraintes, comme l'écriture sans la lettre e (lipogramme) dans La disparition de Georges Perec ou la structure en s+7 (remplacer chaque substantif d'un texte par le septième suivant dans un dictionnaire), stimulent l'imagination et donnent naissance à des œuvres originales. Invité : Marcel Benabou, né en 1939 au Maroc, est un écrivain et historien français, membre de l'Oulipo depuis 1970. Il en était le « secrétaire définitivement provisoire » avant de cumuler cette fonction avec celle de « secrétaire provisoirement définitif ». Ses travaux littéraires s'inscrivent dans la tradition oulipienne, utilisant des contraintes formelles pour explorer des thèmes comme le langage, la mémoire et la création. Parallèlement à son activité d'auteur, il a mené une carrière d'historien, spécialisé dans l'Antiquité romaine. Ses ouvrages, tels que Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres (1986) ou Jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard (1992), illustrent son approche à la fois structurée et réflexive de l'écriture. Aux franges du silence, glose pour FLL est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste Dali avec le titre Parler fort.
C dans l'air du 29 juin 2026 - Pénuries, appel à la mutinerie… Poutine peut-il perdre ? Émission présentée par Myriam EncaouaLe vent tourne au Kremlin. La campagne ukrainienne de frappes de drones à longue et moyenne portée sur les infrastructures et les raffineries du pays a fait rentrer la guerre dans le quotidien des Russes. Les files d'attente s'allongent devant les stations-service, les pénuries de carburant se multiplient... Le pays est pourtant le troisième producteur mondial de brut et l'un des cinq premiers pays au monde en matière de raffinage et de production de carburants. Mais la multiplication des attaques de drones, comme hier sur la raffinerie de la société Gazprom Neft, qui assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, commence à fortement impacter la population, au point que Vladimir Poutine reconnaît des difficultés d'approvisionnement et envisage de restreindre les exportations de diesel.À l'inflation et aux pénuries d'essence viennent s'ajouter les coupures d'électricité et de réseau qui suscitent, depuis des semaines, colère et incompréhension dans la population. Un mécontentement qui s'exprime sur Telegram, mais également de plus en plus au grand jour. Ainsi, l'institut de sondage d'État russe a mis discrètement fin à la publication de ses chiffres après que l'indice de confiance de Poutine, calculé de manière « ouverte », a chuté à 29,5 % début avril, soit son niveau le plus bas depuis le début de la guerre.Parallèlement, Vladimir Poutine doit faire face à un début de contestation de la part de soldats. Un ancien militaire russe, Alexander Lunin, qui a participé à la guerre en Ukraine, a publié sur Telegram une adresse directe à Vladimir Poutine. Dans cette vidéo, enregistrée en uniforme, médailles sur la poitrine, il demandait à être reçu au Kremlin, en direct à la télévision, pour dire au président russe « toute la vérité » sur la situation dans le pays et dans l'armée. Il affirmait notamment que des soldats russes étaient détenus, torturés ou tués pour avoir refusé d'exécuter des ordres qu'il qualifiait de suicidaires, ou pour avoir refusé de verser de l'argent à leurs commandants. Mais le passage le plus remarqué de son message était une menace directe contre le Kremlin : si Vladimir Poutine refusait de le recevoir, affirmait-il, « l'armée tournerait ses armes contre le Kremlin ». La vidéo a été vue plusieurs millions de fois en moins de vingt-quatre heures, et Alexander Lunin a été arrêté et placé en détention.Dans ce contexte, le président russe, Vladimir Poutine, a dit dimanche « attendre » la venue des négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner pour reprendre les négociations sur l'Ukraine une fois Washington moins occupé par l'Iran. Parmi les nombreux points de tension entre Moscou et Kiev figure la Crimée. Alors que Vladimir Poutine voyait la péninsule comme le lieu de villégiature des Russes, ce territoire, annexé en 2014 et frappé depuis des semaines par des drones ukrainiens, est aujourd'hui déserté par la population.Alors, que se passe-t-il en Crimée ? Quelle est la situation en Russie ? Vladimir Poutine peut-il perdre ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue spécialiste de la Russie, enseignante à Sciences Po Paris, auteure de Les Russes veulent-ils la guerre ?- Paul GOGO - Journaliste - Ancien correspondant indépendant en Russie, auteur de Moscou Parano
Glitterhouse Records est un label indépendant allemand né au début des années 1980, issu à l'origine d'un fanzine consacré au garage rock et aux scènes alternatives. Très vite, le projet évolue vers une activité de vente par correspondance, puis vers une structure de distribution, avant de devenir officiellement un label en 1984. Cette transformation marque les bases d'un futur label indépendant solidement ancré dans l'underground européen. À la fin des années 1980, Glitterhouse joue un rôle important dans la diffusion du rock indépendant américain en Europe. Il devient notamment partenaire du label Sub Pop, associé à l'émergence du grunge à Seattle, et participe à la circulation de groupes majeurs comme Mudhoney, The Afghan Whigs ou Codeine. Cette période lui donne une forte visibilité internationale et renforce son identité tournée vers la scène alternative américaine. Le label est également lié à la diffusion du noise rock à travers sa collaboration avec Amphetamine Reptile, et soutient des formations aux esthétiques plus radicales ou expérimentales comme Helmet, Cows ou Monster Magnet. Parallèlement, il développe progressivement son propre catalogue en signant des artistes issus de scènes alternatives et expérimentales. À partir du milieu des années 1990, Glitterhouse élargit encore son champ artistique en devenant un label éclectique, mêlant indie rock, folk sombre, songwriting et post-rock. Il accueille des artistes comme The Walkabouts, Pere Ubu ou 16 Horsepower, affirmant une identité ouverte mais cohérente, centrée sur les musiques indépendantes et atmosphériques. Aujourd'hui, Glitterhouse reste un label indépendant reconnu, avec un catalogue riche et une place importante dans les scènes indie et alternatives européennes et internationales. Bastards/Monticello The White Birch/Beauty King Die Nerven/Jugend ohne Geld Bitch Magnet/Navajo Ace Codeine/D Nive & The Deer Children/Walking Spain/Laurel, Clementine Pere Ubu/The Fevered Dream of Hernando DeSoto Heads./Weather Beaten Wovenhand/Tempel Timber
durée : 00:44:45 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Comment étudier ou prouver les phénomènes tels que la vision à distance, la radiesthésie, la télépathie, les phénomènes d'action à distance ou de lévitation ? En 1970, le 3e volet de cette série sur "Les phénomènes paranormaux", fait le point sur la métapsychique et la parapsychologie. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:45:05 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Le secret de la transformation du plomb en or ou celui de la découverte de l'élixir de longue vie sont-ils toujours d'actualité ? L'alchimie, du Moyen Âge à l'époque contemporaine, est le thème du second volet d'une série de l'émission "Sciences Parallèles" en 1970. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:44:12 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1970, l'émission "Sciences Parallèles", consacre une série aux pseudo-sciences et aux phénomènes paranormaux. Dans le 1er épisode, elle se penche sur la possibilité d'une "science astrologique" avec notamment Michel Gauquelin et André Barbault, créateur de l'Astroflash. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Otto Rahn, un jeune écrivain allemand, s'installe en Ariège. Rêveur captivé par les Cathares et le Parsifal de Wolfram von Eschenbach, il se lance à la recherche du Graal. Parallèlement, en Allemagne, Heinrich Himmler et son Ahnenerbe s'intéressent également aux artefacts sacrés, les utilisant pour promouvoir l'idéologie nazie.⛎ Soutenir l'émission sur Tipeee : https://www.tipeee.com/arcana-mysteres-du-monde
durée : 00:58:56 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Le Front populaire remporte les élections législatives en France le 3 mai 1936. Parallèlement, un mouvement global d'alliances entre démocrates, socialistes et communistes s'organise. De la Chine au Chili, le Front populaire se répand. - équipe : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Éloïse Dreure Historienne spécialiste du Parti communiste en situation coloniale, Jean Vigreux Historien spécialiste de l'histoire des communismes et des sociétés rurales au 20ᵉ siècle, Serge Wolikow Historien spécialiste de l'histoire politique du mouvement ouvrier et des organisations communistes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !Les États-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche 14 juin avoir trouvé le cadre d'un accord pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue vendredi prochain à Genève, avant des pourparlers de 60 jours plus précis et techniques sur les sujets qui fâchent.Pour le moment, le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public. Donald Trump a néanmoins promis sur son réseau Truth Social la réouverture du détroit d'Ormuz dès vendredi.« J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président des États-Unis, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».En fin de matinée, ce lundi, l'agence iranienne Fars a néanmoins indiqué que l'Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d'Ormuz.Alors, que contient cet accord-cadre ? Ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole brut mondial, va-t-il réellement rouvrir ? Dans quelles conditions ? Y aura-t-il un péage ?Si les conditions précises de ce protocole d'accord ne sont pas encore connues, l'éventualité d'une possible reprise du transit dans le détroit a entraîné une chute des cours de l'or noir et une avalanche de réactions. La vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a salué prudemment une « avancée potentielle ».Depuis Évian-les-Bains, où s'ouvre ce lundi le sommet du G7, Emmanuel Macron a de son côté affirmé « qu'il faut tout faire pour mettre en œuvre cet accord ». La mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni est « prête à accompagner » sa réouverture. Si cela se confirme, le Charles-de-Gaulle ne mettrait que « deux ou trois jours » à se rendre à Ormuz, a assuré le président.Le président de la République a aussi dit vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » avec Donald Trump, qui, ces dernières heures, a de nouveau menacé d'imposer des droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe sur les services numériques.Parallèlement, l'administration américaine a décidé d'interdire l'utilisation des deux modèles d'IA les plus récents d'Anthropic à « tout ressortissant étranger », provoquant un coup de tonnerre sur les deux rives de l'Atlantique.Le chef de l'État va s'entretenir avec son homologue américain ce lundi. Un président des États-Unis qui devrait apparaître revigoré par cet accord avec l'Iran, annoncé au soir de sa fête d'anniversaire.Pour ses 80 ans, Donald Trump a transformé dimanche la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Le spectacle s'est déroulé devant 4 000 invités triés sur le volet, installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta, ou David Ellison, patron de Paramount.Quelque 100 000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président rendus par certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes. Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis- Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspond
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Abdulmonam Eassa est devenu photojournaliste en 2013, à l'âge de 18 ans, en racontant le siège de sa ville, en Syrie, par l'armée de Bachar al-Assad. Après avoir obtenu le statut de réfugié en France, il a couvert la révolution soudanaise et il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo pour un reportage sur la guerre civile au Soudan. Abdulmonam Eassa vit désormais à Damas, mais il s'est confié au micro de L'atelier des médias lors de son passage à Paris. Âgé de 31 ans, il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo 2026 pour son reportage sur la guerre civile au Soudan, réalisé pour le journal Le Monde. Pour lui, « l'importance de ce prix à mon avis c'est vraiment la visibilité de cette histoire, cette histoire qui est tellement dure, qui est tellement peu couverte par les médias. » Le siège de sa ville, en Syrie Abdulmonam Eassa n'a pas choisi la photographie par vocation, mais par nécessité. En 2013, alors que sa ville natale de Hamouria, dans la Ghouta orientale, est assiégée par le régime de Bachar al-Assad, il se lance en autodidacte en s'appuyant sur des tutoriels trouvés sur Internet. « C'était une forme de résistance parce qu'il y avait une machine de propagande [...] qui niait et qui ignorait complètement les massacres », explique-t-il. Devenu « journaliste citoyen » puis collaborateur de l'AFP, il documente le quotidien d'une population enfermée sous les bombes, vivant au jour le jour. L'exil et le miroir soudanais Après avoir trouvé refuge en France en 2018 [il a ensuite obtenu la nationalité française, en 2021], il découvre la liberté d'exercer son métier en couvrant les manifestations des Gilets jaunes à Paris : « C'était la première fois que je commençais à sentir cette liberté de presse. » Mais c'est le Soudan qui devient son terrain de prédilection dès la fin 2020. Avec son confrère Elliott Brachet, il y documente la révolution puis la chute dans la guerre civile. Lauréat du prix World Press Photo en avril 2026 pour ses reportages « Une nation prise au piège », il déplore l'indifférence internationale : « Le monde entier a abandonné le Soudan, complètement. » Son approche privilégie l'humain face aux chiffres terribles de la guerre civile soudanaise. À écouter aussiComment informer sur la guerre civile au Soudan ? Documenter pour la mémoire collective Désormais basé à Damas après la chute du régime en décembre 2024, Abdulmonam Eassa a retrouvé une Syrie où « les gens [ont] soif de parler ». Bien qu'il reste prudent en précisant qu'il ne s'agit pas forcément d'une « liberté extraordinaire », il estime que la Syrie est aujourd'hui, en termes d'accès à la liberté de la presse, le « seul pays de la région » à offrir un tel espace. Parallèlement à ses reportages, il s'investit dans la transmission et prévoit d'ouvrir un centre de formation à la photographie dans la Ghouta pour travailler sur la mémoire collective. Son travail sur le Soudan sera exposé au festival Visa pour l'image à Perpignan en septembre 2026. Pour lui, le photojournalisme reste un rempart contre l'oubli et la désinformation : « Les fausses informations, c'est notre vrai ennemi. »
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C dans l'air du 12 juin 2026 - Iran : un accord cette fois-ci ?Un revirement de situation. Hier vers 19 heures, Donald Trump a surpris en renonçant à des frappes contre l'Iran qu'il avait pourtant publiquement envisagées. Cette volte-face intervient après plusieurs jours d'escalade marqués par une rupture manifeste du cessez-le-feu et une montée continue des tensions régionales. Dans ses déclarations précédentes, Trump avait évoqué la possibilité de viser le terminal pétrolier stratégique de l'île de Kharg, point névralgique des exportations iraniennes. Parallèlement, la pression s'intensifie autour du détroit d'Ormuz, couloir maritime vital pour le commerce énergétique mondial. Téhéran maintient pour l'heure son refus de signer un accord dans les conditions actuelles. L'hypothèse d'une signature en Europe circule néanmoins, ce qui écarterait un temps la piste pakistanaise mentionnée en coulisses. Alors que les États-Unis tentent d'ajuster leur position, les relations entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou semblent traverser une zone de turbulences. Le Premier ministre israélien poursuit les opérations militaires, notamment au sud-Liban, suscitant de vives réactions internationales. À cela s'ajoute une polémique diplomatique impliquant une journaliste française expulsée. Alice Froussard, qui couvre depuis plusieurs années le conflit israélo-palestinien pour Radio France et RFI a été interdit d'entrée et refoulé du territoire israélien. Cet épisode illustre le climat tendu autour de la couverture médiatique du conflit et alimente les frictions entre alliés. Sur le plan militaire, la prolifération des drones iraniens de type Shahed impose une adaptation rapide des forces engagées. Ces appareils, peu coûteux et difficiles à intercepter, sont devenus des outils centraux de la stratégie asymétrique iranienne. Leur neutralisation mobilise fortement les capacités aériennes et de défense sol-air. Des pilotes de Rafale ainsi que des équipages d'hélicoptères ont été sollicités ces derniers mois pour des missions d'interception et de surveillance accrues. Comment expliquer ce revirement de situation de la part de Donald Trump ? Où en sont les relations diplomatiques entre Israël et les Etats-Unis ? Comment lutter contre les drones iraniens de type Shahed ? Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - James ANDRÉ - Grand reporter « France 24 » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale « La revue politique et parlementaire » - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur du livre « D'un monde à l'autre »PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Antoine Diers, consultant, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le gouvernement mozambicain a dénoncé cette semaine la mort de cinq de ses ressortissants lors « d'attaques xénophobes » en Afrique du Sud. Il s'agit des premiers morts recensés dans le pays depuis le début de l'actuelle flambée de violences xénophobes. Après 2008, 2015, 2018, l'Afrique du Sud est secouée par une nouvelle vague de manifestations et d'actions coups de poing antimigrants. Pour en parler, Cécile Perrot, maître de conférences à l'université de Rennes 2, est la grande invitée Afrique de RFI. RFI : On assiste ces dernières semaines à une recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Est-ce inquiétant ? Cécile Perrot : L'organisme Xeno Watch a enregistré plus de 1 000 instances d'attaques depuis 1994, avec une explosion à partir de 2008. Mais là, on a plein de formes d'attaques différentes. Cela peut être des attaques individuelles, des coups et blessures, des magasins détenus par des migrants pillés, brûlés au titre de l'appartenance à une nationalité étrangère. Qu'est-ce qui déclenche ces violences ? Probablement, au niveau macro, le contexte de pauvreté et de chômage endémique, avec un sentiment que les migrants sont responsables de cette situation de vie dégradée. Une tendance alimentée en plus par les réseaux sociaux qui amplifient le discours de haine à l'égard des migrants. Les migrants jouent le rôle de bouc émissaire dans ce contexte. Qui sont les auteurs ? Ils semblent organisés. On voit des groupes comme March and March ou Operation Dudula, des groupes avec des figures connues. Tout à fait. Ce sont des mouvements qui sont alimentés par des organisations civiles. Operation Dudula est née en 2021-2022 et s'est fait connaître notamment par le blocage des accès aux hôpitaux et aux écoles. Leur pratique a d'ailleurs été déclarée illégale par la justice sud-africaine l'année dernière. Cela leur a donné une certaine stature politique. Plus récemment, l'année dernière, il y a eu le mouvement March and March qui a été lancé par Jacinta Ngobese-Zuma, une présentatrice radio avec une certaine audience. Toutes ces organisations bénéficient d'un contexte favorable dans le pays. La société civile dans son ensemble se montre soit indifférente au sort des migrants, soit favorable à l'expulsion, notamment des migrants illégaux. Parallèlement, le gouvernement, lui aussi, se montre assez passif face à ces mouvements, voire peut parfois manifester son soutien. Ces organisations, qui visent-elles ? Officiellement, le discours est plutôt orienté vers les migrants illégaux dont le nombre fait l'objet de tous les fantasmes. Par définition, les chiffres sont sujets à caution. On voit des estimations osciller entre 4 millions et 15 millions. Des migrants illégaux qui « voleraient des emplois » et « profiteraient d'une protection sociale très développée en Afrique du Sud au détriment des locaux ». Dans les faits, ce n'est pas le cas puisqu'ils s'en prennent à des petits commerçants qui travaillent légalement ? Tout à fait. Les attaques touchent tous les migrants, quel que soit leur statut. Cette idée que les migrants voleraient les emplois apparaît infondée au vu des emplois occupés par les migrants. Très souvent, ce sont des petits commerces ou tout ce qui concerne les services à la personne, faire des heures de ménage dans les maisons. Ces violences xénophobes sont-elles spontanées ? On a l'impression qu'ils sont organisés, qu'ils ont des moyens. Il y a un certain nombre d'organisations qui cadrent ces manifestations, ces mouvements. On a évoqué Operation Dudula. Toutes ces organisations tirent un profit politique de ces mouvements. D'ailleurs, Operation Dudula, par exemple, a commencé comme un mouvement de la société civile pour ensuite s'établir comme un mouvement politique. Au sein de ces mouvements, il y a un certain nombre de figures qui tirent profit de ce contexte antimigrant pour acquérir une certaine stature et se lancer dans la politique. D'où viennent leurs financements ? De levées de fonds en direct. Par exemple, si on va sur le site de March and March, il y a des appels aux dons. Il y a eu également des articles sur des soutiens et des financements de certains mouvements politiques. Le gouvernement sud-africain réagit-il ? Prend-il des mesures concrètes ? Dans les faits, il y a peu d'actions. Cette fois-ci, le gouvernement est réellement critiqué, notamment à l'international, pour son manque d'action, pour son déni de réalité. Par exemple, récemment, les attaques xénophobes ont été qualifiées par le ministre de l'Intérieur de crimes et non de xénophobie, c'est-à-dire que le terme de xénophobie a été écarté. Il y a probablement une part de stratégie politique. Le fait que les migrants jouent le rôle de bouc émissaire détourne aussi l'attention des faiblesses et des errements du gouvernement en termes d'emploi, d'éducation, de santé. Cela permet d'avoir, disons, un coupable facile. Ces violences ont-elles un impact sur les relations de l'Afrique du Sud avec les pays voisins ? De plus en plus. Déjà parce que les différents gouvernements du continent africain sont eux-mêmes sous pression de leur opinion publique qui trouve qu'ils ont parfois tardé à réagir aux attaques en Afrique du Sud. On voit se multiplier les marques d'agacement, au mieux, ou de colère, au pire, de la part des différents gouvernements. Cela a un impact politique pour l'Afrique du Sud qui essaye de se positionner comme un leader sur le continent. Cela a aussi une incidence économique, parce qu'il faut quand même rappeler que 25% des échanges de l'Afrique du Sud s'effectuent avec le reste du continent africain. À lire aussiÀ la Une: la vague xénophobe en Afrique du Sud
Plongez dans l'histoire fascinante de Maximilien de Béthune, plus connu sous le nom de Sully, le fidèle compagnon et conseiller du roi Henri IV. Retracez avec Franck Ferrand le parcours exceptionnel de cet homme qui a façonné l'ère de prospérité du règne d'Henri IV, avant de sombrer dans l'oubli après sa mort.Né dans une famille protestante, Sully rejoint très jeune le futur roi de Navarre, qui deviendra Henri IV. Ils forment alors un tandem inséparable, Sully devenant l'un des principaux artisans de la reconquête du royaume et de la reconstruction économique après les terribles guerres de religion.Nommé surintendant des finances, Sully met en place une politique d'austérité et d'assainissement des comptes publics, remplissant les caisses de l'État. Parallèlement, il s'engage dans de grands chantiers d'urbanisme et d'aménagement du territoire, faisant de lui un véritable bras droit d'Henri IV.Mais le destin bascule le 14 mai 1610, lorsque le roi est assassiné. Sully, accablé par ce drame, voit son influence décliner sous la régence de Marie de Médicis. Marginalisé, il passe les dernières années de sa vie à écrire ses mémoires, dans lesquels il façonne sa propre légende de serviteur modèle.Retracez l'ascension et la chute de ce personnage complexe, tiraillé entre loyauté envers son roi et ambition personnelle. Découvrez comment Sully a contribué à façonner l'image du règne d'Henri IV, tout en se bâtissant son propre mythe.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Israël et le Liban ont conclu un accord de cessez-le-feu total, conditionnel au retrait et à l'arrêt des tirs du Hezbollah. Parallèlement à Washington, la Chambre des représentants inflige un affront à Donald Trump en votant une résolution qui ordonne la fin de l'engagement des troupes américaines dans la guerre en Iran.
Dans cet échange, notre invité nous propose d'explorer un métier encore peu connu : celui du journalisme au cœur du droit, qui consiste à expliquer et à rendre accessibles les enjeux juridiques de l'actualité. Juriste de formation, diplômée de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en droit des affaires et en droit du numérique, notre invitée Anaële MAMAN, a d'abord suivi un parcours juridique classique avant de s'orienter progressivement vers le monde de la communication et du journalisme. Depuis quatre ans, elle propose des chroniques juridiques à la radio, notamment sur Radio J dans son émission « C'est votre droit », RCJ puis sur Europe 1, où elle décrypte l'actualité à la lumière du droit. Elle publie également ponctuellement des analyses dans la presse, notamment dans Le Figaro, certaines étant reprises dans les supports pédagogiques des étudiants de La Sorbonne. Parallèlement, elle enseigne le droit depuis plus de cinq ans dans plusieurs établissements d'enseignement supérieur, dont la Prépa ISP mais aussi l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Assas, l'Institut Catholique de Paris ou encore Dauphine
En Ukraine, la guerre se poursuit. La Russie multiplie ses offensives et a mené, la nuit dernière, une attaque de drones contre le territoire ukrainien. Parallèlement, le pétrolier russe Tagor, en provenance de Mourmansk et arraisonné par la Marine nationale ce week-end, est arrivé ce matin en baie de Douarnenez. Dans le même temps, à l'est de l'Europe, un drone russe chargé d'explosifs a pénétré l'espace aérien roumain avant de s'écraser sur un immeuble, faisant deux blessés.
durée : 00:04:31 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Sylvie (Isabelle Huppert) espionne ses voisins pour écrire son roman, mêlant souvenirs et fiction. Malgré un très grand casting, Le Masque déplore quasi unanimement un scénario verbeux, artificiel qui se perd dans un puzzle intellectuel qui finit par lasser par son opacité. - réalisation : Stéphane Le Guennec, Ilinca Negulesco Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo
Mardi 26 mai 2026, s'est ouvert en France le premier procès public depuis l'éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Un animateur d'une école est jugé pour des agressions sexuelles sur neuf enfants. Parallèlement à la présomption d'innocence qui doit perdurer, des voix s'élèvent pour appeler à l'instauration d'une « présomption de victimité » qui permettrait de changer le regard sur les affaires d'agressions. Qu'est-ce qu'une « présomption de victimité » ? Comment la mettre en place ? Simple rustine ou nouvelle étape dans la lutte contre les violences ? Pour en débattre : - Carine Durrieu Diebolt, avocate spécialisée dans les droits des victimes de violences sexuelles, ex-membre de la Ciivise (Commission indépendante, inceste et violences sexuelles sur les enfants), autrice du livre « Violences sexuelles, quand la justice maltraite » - Mathilde Jouanneau, avocate au cabinet 95 boulevard Raspail, spécialiste en droit de la famille, ancienne présidente de l'association Femmes et droit - Anne-Blandine Caire, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l'université Clermont-Auvergne, autrice du livre Criminologie, éditions Ellipses et de la tribune publiée dans Le monde, où elle se prononce en faveur de la reconnaissance d'une « présomption de victimité », définie comme le « miroir de la présomption d'innocence ». A
Mardi 26 mai 2026, s'est ouvert en France le premier procès public depuis l'éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Un animateur d'une école est jugé pour des agressions sexuelles sur neuf enfants. Parallèlement à la présomption d'innocence qui doit perdurer, des voix s'élèvent pour appeler à l'instauration d'une « présomption de victimité » qui permettrait de changer le regard sur les affaires d'agressions. Qu'est-ce qu'une « présomption de victimité » ? Comment la mettre en place ? Simple rustine ou nouvelle étape dans la lutte contre les violences ? Pour en débattre : - Carine Durrieu Diebolt, avocate spécialisée dans les droits des victimes de violences sexuelles, ex-membre de la Ciivise (Commission indépendante, inceste et violences sexuelles sur les enfants), autrice du livre « Violences sexuelles, quand la justice maltraite » - Mathilde Jouanneau, avocate au cabinet 95 boulevard Raspail, spécialiste en droit de la famille, ancienne présidente de l'association Femmes et droit - Anne-Blandine Caire, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l'université Clermont-Auvergne, autrice du livre Criminologie, éditions Ellipses et de la tribune publiée dans Le monde, où elle se prononce en faveur de la reconnaissance d'une « présomption de victimité », définie comme le « miroir de la présomption d'innocence ». A
C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire. La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l'offensive aérienne ukrainienne d'une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe. Plus de 600 drones s'étaient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes."Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'est insurgée après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Volodymyr Zelensky de son côté a demandé à la communauté internationale de faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d'utiliser son arme. Et cette stratégie militaire de Moscou a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d'« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d'Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d'importance. Ces mêmes sources ont rappelé que cette escalade intervient alors que l'armée russe essuie des échecs sur le front.Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué ces derniers mois, et l'armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l'inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.Alors que sait-on du missile russe « Orechnik » ? Pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l'Ukraine, ce missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) ? Est-ce une marque de fébrilité de Moscou ? Des analystes OSINT affirment qu'un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi l'Ukraine et l'Europe s'inquiètent-elles autant ? Parallèlement, l'Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d'euros pour la défense d'ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d'active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l'accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l'importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d'un changement de dimension. Reportage ce soir sur l'ancien centre d'essais en vol de l'Essonne, devenu le terrain d'expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
C dans l'air du 22 mai 2026 - Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ?Aux États-Unis, alors que de nouvelles accusations de conflits d'intérêts visent Donald Trump, le fisc américain a annoncé un deal inédit avec le milliardaire. En mars, le président des États-Unis avait attaqué sa propre administration, demandant 10 milliards de dollars de dommages et intérêts aux services fiscaux, en raison d'une fuite dans la presse de ses déclarations de revenus de 2020. Le The New York Times rapportait alors que le magnat de l'immobilier n'aurait payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016 et en 2017, et même aucun lors de dix des quinze années précédentes, en raison notamment d'importantes déclarations de pertes de ses sociétés.L'accord trouvé cette semaine interdit à jamais de poursuivre Donald Trump en cas de fraude ou d'arriérés d'impôts antérieurs au 18 mai 2026. Cette immunité fiscale à vie concerne aussi sa famille et leurs entreprises. Le document prévoit également la création d'un fonds d'indemnisation de 1,8 milliard de dollars, pouvant indemniser les personnes affirmant avoir été « injustement ciblées » par les administrations précédentes. En clair, cela pourrait concerner les 1 600 émeutiers du 6 janvier, graciés par Donald Trump, alors qu'ils avaient pris d'assaut le United States Capitol en 2021, estimant que la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle était usurpée.Au Congrès, cet deal scandalise l'opposition. « C'est une carte “sortie de prison gratuite” qu'il a négociée avec lui-même. Mais qu'est-ce que c'est que cette Amérique ? », a fustigé Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. La polémique enfle dans la presse et le malaise gagne les rangs de la majorité présidentielle. Deux policiers ayant défendu le Capitole en 2021 viennent de saisir les tribunaux. Ils veulent faire annuler cette décision, que les associations de transparence en politique qualifient de plus corrompue de l'histoire des États-Unis.Pendant ce temps, Donald Trump a présenté aux journalistes le chantier de sa salle de bal ultrasécurisée à la White House. Un sujet qui obsède depuis des mois le locataire du Bureau ovale. Ce dernier la mentionne en moyenne un jour sur trois depuis le début de l'année 2026, a recensé le The Washington Post. Mais si ce projet immobilier, monumental et coûteux, revient de manière récurrente dans les discours du président, qui veut « la plus belle salle du monde », cette marotte, soulignant la déconnexion du milliardaire avec les préoccupations de la population, inquiète de plus en plus les républicains. Seuls 28 % des citoyens jugent cette construction nécessaire. Une population dont le pouvoir d'achat est de plus en plus impacté par la flambée des prix des carburants, alors que les turbulences internationales s'accumulent.Iran, Canada, Cuba… Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump pratique la diplomatie par les menaces et les ultimatums. Mais son mépris pour le Canada a eu l'effet d'un repoussoir pour le tourisme aux États-Unis, et les villes frontalières sont les premières à souffrir des tensions inédites entre les deux pays voisins. Les négociations sur la fin de la guerre en Iran se poursuivent, sans aboutir, et le détroit d'Ormuz demeure bloqué. Washington vient d'annoncer qi'l mettait en pause ses ventes d'armes à Taïwan afin de « s'assurer de disposer de munitions suffisantes » pour la guerre contre l'Iran. Parallèlement, l'administration Trump accentue la pression sur le régime cubain. L'ancien président cubain Raúl Castro vient d'être inculpé aux États-Unis, alors que le USS Nimitz (CVN-68) arrive en mer des Caraïbes.Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Dominique MOÏSI -Géopolitologue, conseiller spécial de l'institut Montaigne
C dans l'air du 21 mai 2026 - Carburants : la crise s'aggrave, les caisses sont vides...L'impact économique du conflit au Moyen-Orient risque de se faire davantage sentir cet été. Le marché pétrolier pourrait entrer dans une « zone rouge », avec une pénurie d'offre en « juillet ou en août », en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté ce jeudi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, Faith Birol. Alors que la crise des carburants s'aggrave, en France, le Premier ministre doit annoncer en fin d'après-midi de nouvelles aides pour le mois de juin, encore très ciblées. Le gouvernement promet de « changer d'ampleur et d'échelle » pour protéger « les Français qui travaillent et les secteurs économiques les plus touchés » par la flambée des prix à la pompe. Mais il s'agit avant tout d'« adapter » les dispositifs de soutien à l'activité économique, sans dégrader les comptes. L'exécutif n'est « pas là pour faire des aides généralisées », parce que le « quoi qu'il en coûte, c'est terminé », a martelé dimanche sur France 3 le ministre de l'Économie, Roland Lescure.Pas question donc de changer de cap : la stratégie reste la même, quand bien même la crise s'installe et que les voyants économiques virent au rouge. Croissance nulle au premier semestre, inflation, faillites record… Nombre d'entreprises sont désormais au bord de l'asphyxie, mais les ménages aussi. Le dernier sondage Elabe-BFMTV publié ce mercredi 20 mai révèle une aggravation nette du sentiment d'étouffement financier. Ainsi, 81 % des Français déclarent aujourd'hui se « serrer la ceinture », dont 26 % disent le faire « beaucoup ». Les catégories populaires restent les plus touchées, avec 88 % de personnes contraintes de réduire leurs dépenses, mais le phénomène gagne aussi les classes intermédiaires et une partie des catégories aisées. Signe de ces difficultés, près de trois Français sur dix disent avoir été régulièrement à découvert au cours des douze derniers mois, avec un seuil critique qui intervient désormais, en moyenne, dès le 16 du mois.Dans ce contexte, plus de huit Français sur dix disent avoir modifié leurs comportements d'achat ces derniers mois. Promotions, marques de distributeur, suppression de certains produits ou recherche systématique d'articles moins chers deviennent des réflexes. Parallèlement, de nombreux salariés s'organisent pour se rendre au travail en dépensant le moins possible : bus, train, covoiturage… Mais les conducteurs et les entreprises doivent faire face à une recrudescence des vols de carburant. Les gendarmeries alertent sur une multiplication des siphonnages de réservoirs. En raison de la flambée des prix, l'essence et le diesel sont devenus très convoités par les voleurs.Alors les risques de pénurie de carburants sont-ils réels lors des vacances d'été ? Quelles nouvelles aides pour faire à la flambée des prix ? Jusqu'où ira l'inflation ? Quels produits alimentaires pourraient bientôt coûter plus cher ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur - Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et sur France Inter- Stéphanie VILLERS - économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises- Olivia DETROYAT - journaliste économique au figaro, en charge de la grande consommation
C dans l'air du 20 mai 2026 - Trump tergiverse... La Chine en profite ?Alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces et les revirements face à l'Iran, annonçant lundi avoir suspendu une vaste attaque contre Téhéran à la demande des monarchies du Golfe, tout en affirmant que l'armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd'hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l'énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l'Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d'augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu'à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume désormais ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d'euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l'Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l'Inde et le Pakistan et les discussions autour d'éventuelles ventes françaises à Taïwan, l'avion de chasse français se retrouve au cœur d'une bataille d'influence. Selon un rapport d'une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l'appareil français depuis son utilisation par l'armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? Quid de l'Europe ? Que se passe-t-il autour du Rafale ? Enfin, le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s'est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l'arrivée d'entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s'est nettement accélérée ces derniers temps. Quelles conséquences pour l'UE ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Journaliste, correspondante aux Etats-Unis pour plusieurs médias, dont Europe 1 et Arte.
En Chine, faire un enfant sans être mariée reste un parcours semé d'obstacles. Officiellement, les femmes célibataires n'ont pas accès à la procréation médicalement assistée. Mais dans l'ombre, un marché parallèle s'organise pour répondre à une demande bien réelle, entre désir d'enfant, contraintes légales et solutions discrètes. De notre correspondante à Pékin et de Lei Yang, Dans son petit atelier pékinois, Guo Jia, une mère célibataire de 41 ans, réfléchit déjà à avoir un deuxième enfant. Seule, sans forcément attendre de trouver quelqu'un. « Si je ne trouve pas le bon partenaire, ou de bons gènes, je pourrais aussi opter pour la FIV, la procréation médicalement assistée », déclare-t-elle. Une option qu'elle assume, sans détour. Mais très vite, une réalité s'impose. Selon elle, tout dépend de l'argent, car en Chine, l'accès à ces techniques est strictement encadré. Sans certificat de mariage, impossible de passer par les hôpitaux publics. Et même lorsqu'il existe des alternatives légales, elles restent limitées, souvent opaques, et saturées. Alors certaines femmes contournent le système. Dans une agence clandestine de PMA, un agent explique la procédure : « Nous proposons des donneurs chinois et étrangers, selon vos choix : taille, niveau d'études, apparence, couleur de peau, origine géographique… Je vous enverrai les profils, puis vous pouvez discuter avec le donneur, poser vos questions, voir s'il vous convient. » Un fonctionnement qui s'apparente presque à un recrutement. Avec, à la clé, un parcours médical complet – et un prix élevé, le coût global s'élève à 138 000 yuans, environ 17 450 euros, hors frais du donneur. À écouter dans 8 milliards de voisinsFemmes chinoises surdiplômées: mari ou carrière? Une pratique tolérée sans être reconnue Surtout, ces pratiques reposent sur un équilibre fragile. « En Chine, la FIV est interdite sans certificat de mariage, donc impossible dans les structures publiques, d'où l'existence de notre établissement, souligne l'agent. Cette pratique n'est pas légalisée, mais elle n'est pas inscrite dans le Code pénal. » Autrement dit : tolérée sans être reconnue. Car juridiquement, la situation est paradoxale. « La procréation célibataire n'est pas illégale en Chine, explique Dong Xiaoying, avocate et militante des droits des femmes sur les réseaux sociaux. Mais les femmes célibataires n'ont pas légalement accès aux techniques de procréation médicalement assistée, ni aux banques de sperme. » Un flou qui dépasse le cadre médical. Il touche aussi à la place des femmes dans la société. « Les mères célibataires risquent encore des discriminations, notamment dans la fonction publique », dénonce Dong Xiaoying. Malgré ces freins, certaines femmes revendiquent leur choix. « Le père de mon fils n'a fourni qu'un sperme, lance Guo Jia, il n'a servi à rien, en fait. Je suis parfaitement capable de m'en occuper seule. » Dans une Chine confrontée au vieillissement de sa population et à la baisse des naissances, ces trajectoires individuelles révèlent une tension croissante : entre normes familiales, contrôle institutionnel et aspirations nouvelles à fonder une famille, autrement. À écouter dans Grand reportageNaissances en Chine : quand l'intime défie la politique
C dans l'air du 18 mai 2026 - Moscou frappée... Poutine est-il en train de perdre la guerre ?La Russie a subi ce week-end une offensive aérienne d'une ampleur inédite depuis le début de la guerre, avec l'envoi d'environ 600 drones ukrainiens sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée et la mer Noire. Ces frappes ont causé la mort de quatre personnes, dont trois dans la banlieue de Moscou et une dans la région de Belgorod. Une douzaine d'ouvriers d'un chantier, à proximité d'une raffinerie en périphérie de la capitale, ont également été blessés.« La distance à partir de la frontière ukrainienne est de plus de 500 kilomètres. La concentration de la défense aérienne russe dans l'oblast de Moscou est maximale. Mais nous la maîtrisons. Gloire à l'Ukraine ! », s'est félicité sur X le président ukrainien. « Nos réponses face à la prolongation de la guerre par la Russie et à ses attaques contre nos villes et nos communautés sont entièrement justifiées », a également écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. L'attaque a eu lieu trois jours après des bombardements russes qui ont fait une vingtaine de morts à Kiev et auxquels les autorités ukrainiennes avaient promis de répondre, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont au point mort.D'autant que le 9 mai dernier, le traditionnel défilé de l'armée, jour de la capitulation de l'Allemagne nazie en Russie, s'est déroulé sans matériel militaire, une première en dix-huit ans. Pour certains, à commencer par le président ukrainien, c'est un aveu de faiblesse.Alors, Vladimir Poutine et la Russie seraient-ils affaiblis ? La période est compliquée pour le pouvoir russe. La popularité du maître du Kremlin est descendue en avril sous les 70 %, selon un institut de sondage officiel. Une première pour l'homme fort de la Russie, qui a dû reconnaître ces dernières semaines une situation économique en berne depuis deux mois et a « tiré la sonnette d'alarme ». Parallèlement, les coupures Internet se multiplient et les États reprennent la main sur les réseaux. Malgré cela, en avril, le coup de gueule d'une influenceuse, Victoria Bonya, est devenu viral. Face au mécontentement grandissant, l'heure semble au recroquevillement du pouvoir. Selon des révélations de CNN et du Financial Times, la sécurité autour de Vladimir Poutine a été renforcée en raison de la crainte d'un coup d'État, voire d'un assassinat du président russe. Désormais, ses cuisiniers, gardes du corps et photographes auraient, par exemple, l'interdiction de prendre les transports en commun. Le personnel qui travaille dans l'entourage proche du chef du Kremlin ne pourrait pas avoir de téléphone avec Internet. Enfin, le chef d'État russe aurait réduit ses déplacements et s'isolerait de plus en plus dans des bunkers sécurisés.Dans ce contexte, la Russie et la Biélorussie ont entamé ce lundi des exercices impliquant des armes nucléaires, particulièrement scrutés. La semaine dernière, le président ukrainien avait ordonné le renforcement des troupes à la frontière nord avec la Biélorussie, affirmant que Moscou préparait une nouvelle offensive depuis ce pays, également frontalier de trois États membres de l'Alliance atlantique, dont la Lettonie. Reportage dans #cdanslair dans ce pays en état d'alerte, où la Première ministre vient de démissionner après une crise politique liée à des incursions de drones.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde et ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue -Spécialiste de la Russie- Alain PIROT- Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense
C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Avec l'envolée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un plein toujours plus cher, les Français changent leurs habitudes et consomment moins. Ils utilisent moins leur voiture quand ils le peuvent, privilégient davantage les transports collectifs, le covoiturage, le télétravail ou encore le bus et le train. Résultat : la consommation de carburant a chuté de 30 % sur les dix premiers jours du mois de mai. Une baisse spectaculaire.Or, comme plus de la moitié du prix des carburants correspond à des taxes — TVA et TICPE notamment — vendre moins de carburant signifie automatiquement moins de recettes pour les finances publiques. Sébastien Lecornu a annoncé une chute d'environ 300 millions d'euros.Et si, en ce week-end de l'Ascension, les Français ont été nombreux à prendre la voiture pour partir quatre jours, ils ont fait le choix d'aller moins loin que d'habitude. Un comportement que l'on retrouve aussi chez nos voisins européens, au grand dam des professionnels du tourisme.Au-delà de ce secteur, les voyants de l'économie française dans son ensemble commencent à passer au rouge. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, plombée par une consommation en berne, et la banque centrale n'a pas fait de prévisions chiffrées pour le second trimestre.Les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France, et, pour le cinquième trimestre consécutif, le chômage augmente. Il atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Ainsi, un peu plus de 21 % des jeunes actifs français n'ont pas de travail, l'un des plus mauvais résultats en Europe.Parallèlement, seuls 60 % des actifs de 55 ans et plus ont un emploi, un taux toujours nettement inférieur à la moyenne européenne. Les seniors restent aussi bien plus longtemps au chômage que leurs voisins européens.Alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie, le Premier ministre continue de miser sur des aides ciblées et modulables, mais la pression augmente. Selon une étude d'Ipsos BVA publiée fin avril, 74 % des automobilistes disent avoir réduit leurs déplacements depuis le début du conflit et 63 % des Français affirment que les aides du gouvernement ne sont « pas adaptées au regard de la situation des populations les plus précaires ».Le décret sur les modalités de l'indemnité carburant pour « les travailleurs modestes grands rouleurs » vient d'être publié et un nouveau dispositif est attendu pour le début du mois de juin. Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ».Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
C dans l'air du 14 mai 2026 - Quand Xi Jinping menace Trump...Présentation: Lorrain SénéchalAccueilli en grande pompe ce jeudi à Pékin, le président des États-Unis a rencontré son homologue chinois, au premier jour d'une visite officielle aux lourds enjeux. Échanges d'amabilités et longue poignée de main. Xi Jinping a salué « une visite historique », prônant la stabilité des relations sino-américaines, et Donald Trump a promis un « avenir fabuleux » entre les deux puissances rivales. Mais derrière les sourires, les sujets de tension sont nombreux entre les deux superpuissances : la guerre au Moyen-Orient, les enjeux technologiques, la guerre commerciale, sans oublier Taïwan. Et loin des caméras, les propos sont plus offensifs.Ainsi, Xi Jinping a prévenu Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, a rapporté la télévision d'État CCTV. Avant de monter dans l'avion pour se rendre à Pékin, le président des États-Unis avait déclaré qu'il parlerait avec le numéro un chinois Xi Jinping de la question des ventes d'armes américaines à Taïwan. Mais pourquoi accepterait-il d'en discuter avec la Chine ?L'Empire du Milieu considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à « unifier » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle demande régulièrement aux États-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, et a intensifié ses manœuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016. De leur côté, depuis l'adoption par le Congrès en 1979 du Taiwan Relations Act, les États-Unis sont tenus de donner à Taïwan les moyens d'assurer sa défense. Cela pourrait-il changer ? Les États-Unis pourraient-ils lâcher Taïwan et le détroit de Formose en échange du détroit d'Ormuz ? Quels sont les enjeux de la visite de Donald Trump en Chine ? Et que se passe-t-il en mer de Chine méridionale ?Alors que le monde a les yeux rivés vers le Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz, l'Empire du Milieu accélère discrètement dans d'autres domaines. En mer de Chine méridionale, Pékin construit activement une île artificielle sur le récif Antelope, situé à quelques centaines de kilomètres des côtes vietnamiennes. Parallèlement, l'Asie s'agite autour d'un autre étroit couloir de navigation : le détroit de Malacca, voie navigable la plus fréquentée au monde. L'Indonésie a fait part de sa volonté d'y imposer des péages avant de faire machine arrière. En Europe, au premier trimestre 2026, jamais la Chine n'avait enregistré un excédent commercial aussi élevé vis-à-vis de l'UE. Les exportations chinoises vers l'Europe atteignent des niveaux record.Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre »- Mary-Françoise RENARD - Professeure d'économie - Université Clermont-Auvergne, auteure de la Chine dans l'économie mondiale
Actualité sportive de ces derniers jour - Le PSG sacré champion de France pour la 5eme fois consécutive après sa victoire à Lens, deuxième du classement. Parallèlement, Emmanuel Macron a profité du sommet Africa-Forward pour promouvoir la « diplomatie sportive », un levier clé pour renforcer les liens avec la jeunesse africaine. Enfin, sur les parquets de la NBA, alors que Victor Wembanyama confirme son ascension fulgurante, l'éternel LeBron James continue de défier le temps, malgré les rumeurs persistantes sur sa future fin de carrière.
durée : 00:09:29 - Le sept neuf - par : Simon Le Baron - Le nouveau film du réalisateur iranien Asghar Farhadi, "Histoires parallèles", est présenté à Cannes en compétition officielle, jeudi, jour de sa sortie nationale en salles. Isabelle Huppert interprète une romancière qui espionne ses voisins, dont fait partie le personnage joué par Virginie Efira. - invités : Virginie Efira Actrice française, Isabelle Huppert Actrice française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L'Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d'avril, tirés par la flambée des prix de l'énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.Avec un pouvoir d'achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d'annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ». D'autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises
Nous sommes en octobre 1927. La société Cockerill a décidé de célébrer, avec fastes, le 110e anniversaire de la fondation de ses usines. Le roi Albert Ier est de la partie, soulignant par sa présence l'apogée d'un modèle industriel prestigieux. L'événement symbolise la puissance d'un patronat liégeois qui a fait de la Belgique la première nation industrielle du continent dès le début du XIXe siècle. À cette époque, la figure dominante est celle de l'entrepreneur propriétaire, dont la réussite repose sur la convergence d'un "avoir" économique et d'un "savoir" technique. Le patron réside dans un château ou, au minimum, dans une vaste demeure, sa vie professionnelle et sa vie familiale se confondant. On est dans un entre-soi, et l'on scelle des alliances par des "mariages d'actions". Mais ce modèle va se transformer, dès la première moitié du XIXe siècle, à la recherche de capitaux, les entreprises familiales se transforment en sociétés anonymes. Les banques entrent en jeu, les actionnaires suivent. C'est dans ce cadre que l'ingénieur diplômé devient l'incarnation de la modernité. Parallèlement, le patronat développe un système de paternalisme industriel visant à régir la totalité de la vie ouvrière, un moyen de contrôler les travailleurs et les travailleuses mais aussi de contrer le syndicalisme naissant. Le premier choc pétrolier de 1974 va marquer un basculement du modèle, obligeant les entreprises à adopter une culture de marketing. Le dernier quart du XXe siècle est aussi marqué par la perte du contrôle local des grands fleurons industriels wallons. La mondialisation va entraîner un choc des cultures, opposant les différents managements qui n'arrêteront pas le processus de désindustrialisation. Revenons aujourd'hui sur deux siècles de métamorphoses des patrons de l'industrie liégeoise … Avec François Pasquasy, ingénieur civil métallurgiste et historien, collaborateur scientifique de la faculté de Philosophie et Lettres de l'ULiège. « Patrons de l'Industrie liégeoise (de la révolution industrielle à 1995 ) ». Sujets traittés : industrie, Liège, Cockerill, Wallonie, sidérurgie, industriels, modernité, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d'Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l'opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s'accusent ainsi d'avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu'un accord avec l'Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l'Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu'il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s'était « humilié » dans le détroit d'Ormuz et a refusé d'engager l'Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l'armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l'armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »
Anika and Liz are petsitting a tardigrade while we discuss the fourth episode of Star Trek: Discovery's first season, "The Butcher's Knife Care's Not For The Lamb's Cry". This episode introduces Admiral Cornwell, and we are gonna be so cool about that. You wouldn't believe how cool and chill we are. This is decidedly not one of Discovery's stronger scripts "Lorca is so clearly flagged as evil," we said back in 2017, "that there absolutely has to be more to it than that." Anyway… Michael's skills and flaws are all on full display here "I also do not respect Saru." Okay, but why is Saru the first officer? He frankly does not seem up to the job. Is Lorca keeping him around as a snack? "Let's talk about Elon Musk." Discovery Stop Killing Off Women Of Colour Challenge Michael and L'Rell: parallels (parall'rells)
C dans l'air du 1er mai 2026 - Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? Les prix du pétrole ont de nouveau flambé jeudi après que la Maison-Blanche a évoqué un blocus prolongé du détroit d'Ormuz. La perspective d'un blocage de cet axe stratégique pendant « des mois » affole les marchés… mais profite à certains. Tandis que les prix à la pompe s'envolent, les traders et les compagnies pétrolières voient leurs bénéfices exploser.Selon Greenpeace, les groupes européens auraient engrangé plus de 80 millions d'euros de « surprofits » par jour depuis le début de la guerre en Iran. TotalEnergies illustre cette dynamique : le groupe a publié un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an. Son PDG, Patrick Pouyanné, revendique une « capacité à capter la hausse des prix ».Mais ces résultats suscitent la polémique et relancent le débat sur la taxation des superprofits. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé le pétrolier à « redistribuer d'une manière ou d'une autre » d'éventuels profits « exceptionnels ». Le groupe a rapidement et vivement répondu qu'il procédait déjà à une redistribution via le plafonnement des prix mis en place depuis février. Face à la pression, l'entreprise a confirmé jeudi son intention de « poursuivre » ce plafonnement des prix à la pompe « tant que la crise durera ». Un geste salué par l'exécutif, mais jugé trop flou par ses détracteurs. Le PS a déposé une proposition de loi visant à instaurer une surtaxe de 20 % sur les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, estimant qu'elle pourrait rapporter 2 milliards d'euros par an à l'État.La question dépasse la France. Cinq pays européens — Allemagne, Espagne, Autriche, Italie et Portugal — plaident pour que Bruxelles active une taxation des surprofits énergétiques afin de soutenir les consommateurs face à l'inflation. Paris, pour l'heure, n'a pas tranché.Pendant ce temps, aux États-Unis, les États pétroliers, comme le Texas, tirent clairement leur épingle du jeu : les exportations américaines atteignent des niveaux records. Une dynamique encouragée par Donald Trump, qui cherche à repositionner son pays comme fournisseur énergétique incontournable. Parallèlement, l'industrie américaine de défense signale un bond de ses commandes et des signatures de contrats au premier trimestre. Le secteur avait déjà connu en 2025 une forte croissance, sous l'effet des guerres en Ukraine et à Gaza, d'incursions russes dans des espaces aériens européens, de manœuvres militaires chinoises près de Taïwan ou encore de tensions en mer Rouge. Ce regain de tensions pousse les pays du monde entier à accroître leurs réserves d'armements et d'équipements militaires. L'Allemagne, premier soutien militaire et financier de l'Ukraine, a débloqué un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour renforcer sa défense et, depuis le début de la guerre, son industrie de l'armement est en plein essor.Mais si certains secteurs tirent leur épingle du jeu, l'économie mondiale est sous pression et l'inflation grimpe. En France, elle s'élève à 2,2 % sur un an en avril, et certains aliments voient leurs prix s'envoler. C'est le cas du poisson. Entre la raréfaction de l'offre et l'envolée des prix du carburant liée au contexte géopolitique, mareyeurs et poissonniers tirent la sonnette d'alarme.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L'Horizon des possibles- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Stéphanie VILLERS - Économiste au cabinet de conseil PWC- Thomas PORCHER - Économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business et auteur de Les débats de l'éco
C dans l'air du 27 avril 2026 - Qui a voulu tuer Donald Trump ?Outre-Atlantique, l'attaque de samedi soir, dans un grand hôtel de Washington, lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, continue de secouer les États-Unis. L'homme qui a tenté de faire irruption dans le gala, en possession d'armes à feu et de couteaux, a été interpellé avant de pénétrer dans la salle où se trouvaient Donald Trump et plusieurs membres de son administration. Il est présenté à la justice américaine ce lundi.« Un loup solitaire » et « un homme dérangé », a rapidement jugé Donald Trump, qui a partagé des photos du suspect sur son réseau social, le montrant torse nu, au sol, menotté. Selon les médias américains, Cole Tomas Allen, âgé de 31 ans, était développeur informatique, créateur de jeux vidéo et enseignant. Dix minutes avant de passer à l'acte, il avait adressé une lettre à sa famille, indiquant être stupéfait du peu de contrôles auxquels il avait été soumis pour entrer dans l'hôtel où il avait réservé une chambre. « Je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, un violeur et un traître de se salir les mains avec ses crimes », peut-on également lire dans le document, dans lequel il justifie son action en tant que chrétien. Invité à réagir à ces propos, le président américain s'est montré particulièrement virulent lors de l'émission phare de CBS, 60 Minutes, diffusée ce dimanche : « Je ne suis pas un violeur. Je n'ai violé personne. Je ne suis pas pédophile », a-t-il affirmé, en fustigeant la journaliste pour avoir lu à l'antenne un extrait du manifeste du tireur.Si, à cette heure, les motivations du suspect restent encore floues, ces événements relancent, dans la société américaine, le débat sur la sécurité du président et la violence en politique. Alors, que sait-on du profil du suspect ? Peut-on parler de failles dans la sécurité du président des États-Unis ? Après les tirs, Donald Trump s'est empressé de défendre son projet controversé de construction d'une salle de bal à la Maison-Blanche. Il a également convoqué, ce lundi, une réunion de crise sur l'Iran, alors qu'au Moyen-Orient, après l'annulation de nouveaux pourparlers — les États-Unis ne voulant plus de négociations directes avec l'Iran —, le ministre iranien des Affaires étrangères s'est tourné vers Moscou.Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est arrivé ce lundi à Saint-Pétersbourg pour s'entretenir avec Vladimir Poutine. Parallèlement, un haut responsable iranien a déclaré que l'armée de son pays devrait avoir autorité sur le détroit d'Ormuz, toujours au centre des tensions.Ce point de passage, par lequel transite quotidiennement 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est toujours quasiment fermé. À la pompe, les automobilistes en subissent les conséquences, et plusieurs compagnies aériennes comme Transavia annoncent des annulations de vols pour mai et juin à cause du prix du kérosène. Une situation qui inquiète aux quatre coins du monde, mais pas au Texas, dont le sous-sol est gorgé d'hydrocarbures. Reportage dans le bassin permien, situé dans l'ouest de l'État, devenu la plus grande région de production pétrolière au monde, avec plus de 6 millions de barils par jour.Nos experts :- Alain Bauer, - Professeur émérite au Cnam, fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement- Corentin Sellin - Professeur agrégé d'histoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur sur la politique américaine pour les Jours.fr- Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro- Anne-Elisabeth Moutet - Éditorialiste au Daily Telegraph- Sonia Dridi (en duplex de Washington) - Correspondante de LCI et France24 à Washington
Comprendre pourquoi le pétrole est si important et anticiper les conséquences du conflit au moyen-orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, avec Matthieu Auzanneau Le détroit d'Ormuz est en quasi-paralysie depuis les frappes contre l'Iran, et avec lui c'est une partie vitale des flux mondiaux de pétrole et de gaz qui vacille. Pourtant, en Europe, on peine encore à mesurer ce que cela signifie vraiment. Avec Matthieu Auzanneau, on part de cette crise pour remonter à ce qu'elle révèle de plus profond : le rôle central de l'énergie dans la puissance des nations, la place singulière du pétrole dans l'histoire économique moderne, la continuité de la stratégie américaine autour du Golfe, et la vulnérabilité particulière de l'Europe. Une conversation pour comprendre pourquoi ce qui se joue à Ormuz dépasse de loin un simple épisode géopolitique, et pourrait annoncer des chocs économiques, industriels et politiques majeurs dans les mois à venir.Pourquoi le blocage d'Ormuz constitue-t-il un choc énergétique majeur, bien au-delà du Moyen-Orient ?Comment une crise sur les flux de pétrole et de gaz se propage-t-elle dans l'économie réelle, de l'industrie aux engrais, jusqu'aux prix alimentaires et à la stabilité politique ?Pourquoi le pétrole reste-t-il si central dans la puissance économique, militaire et géopolitique des États ?Comment lire la continuité historique de la stratégie américaine autour du pétrole, du XXe siècle à aujourd'hui ?Pourquoi l'Europe apparaît-elle comme particulièrement vulnérable dans cette nouvelle séquence ?Que nous dit cette crise des limites de la transition actuelle, et de l'urgence d'une véritable souveraineté énergétique ?Le podcast est en ce moment sponsorisé par CyberghostVPN. Une manière simple de soutenir Sismique est découvrir ici l'offre promotionnelle réservée aux auditeurs : www.cyberghostvpn.com/sismiqueChapitres: 00:00 - Crise Énergétique Mondiale02:57 - Conflit au Moyen-Orient05:14 - Importance du Détroit d'Ormuz08:58 - Conséquences sur l'Industrie18:02 - Répercussions Économiques Globales21:36 - Parallèles avec 200858:18 - Lien entre Énergie et Puissance01:10:11 - L'Avenir de notre Civilisation01:10:31 - Lien entre énergie et puissance01:12:54 - La Seconde Guerre mondiale et l'énergie01:17:06 - Stalingrad : entre symbolique et réel01:19:44 - Les conséquences de la guerre Iran-Irak01:24:20 - Stratégies américaines au Moyen-Orient01:27:38 - L'impact de Trump sur la géopolitique01:34:41 - Énergie, Chine et enjeux géopolitiques01:42:25 - Anticipations pour l'Europe et l'énergie01:47:44 - Vers une crise énergétique en Europe01:52:53 - Vers une transition énergétique nécessaire01:57:32 - Construire une société post-pétrole02:01:51 - L'urgence d'une politique énergétique02:07:20 - Espoir et responsabilité citoyenne02:18:47 - Réflexions sur le pouvoir psychotique02:20:35 - Lecture recommandée pour comprendre02:20:48 - ConclusionLe podcast est en ce moment sponsorisé par CyberghostVPN. Une manière simple de soutenir Sismique est découvrir ici l'offre promotionnelle réservée aux auditeurs : www.cyberghostvpn.com/sismiqueÉpisode enregistré le 21/04/2026---Retrouvez tous les épisodes et les résumés sur www.sismique.frSismique est un podcast indépendant créé et animé par Julien Devaureix.