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Dans ce nouvel épisode d'Insight, nous recevons Jérôme Dejean, Business Development Director Western Europe chez Territory Influence. Avec lui, on décrypte un paradoxe qui bouscule les codes du marketing : pourquoi un contenu brut, mal cadré et techniquement imparfait génère-t-il plus d'engagement qu'un asset produit par l'IA ? Quand un consommateur recommande une marque à ses proches, sur quoi repose vraiment cette confiance, et pourquoi pèse-t-elle plus qu'une pub léchée ou même qu'un macro-influenceur ? Et alors que l'IA peut désormais générer de faux témoignages convaincants en quelques secondes, comment les marques et les audiences tracent-elles encore la frontière entre vrai et faux UGC ? Jérôme nous partage son expertise sur le sujet.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Toutes Puissantes ! ✨Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir Christelle Vaugelade Kallipé dans la série spéciale Les Confidences des Toutes Puissantes.DRH, mentor RH, conférencière et fondatrice du collectif IDEA Pact, Christelle évolue depuis plus de 18 ans dans les ressources humaines et s'engage activement pour l'égalité professionnelle et l'inclusion.Mais aujourd'hui, Christelle ne vient pas nous parler de recrutement ou de management.Elle vient témoigner d'un sujet encore peu abordé : le fait d'être transclasse.Grandir dans un milieu populaire, puis évoluer dans des univers professionnels où l'on ne maîtrise pas les codes.Découvrir tardivement les règles implicites qui semblent évidentes pour les autres.Composer avec le sentiment de ne jamais être tout à fait à sa place.Dans cet échange sincère et profond, Christelle partage son parcours, les obstacles invisibles qu'elle a rencontrés, mais aussi les rencontres, les opportunités et les prises de conscience qui lui ont permis d'avancer.Elle nous livre un témoignage puissant sur la mobilité sociale, les privilèges invisibles, la légitimité, et l'importance de construire des ponts pour celles et ceux qui arrivent après nous.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, on reçoit Fabrice Brovelli, Vice-Président Créatif chez BETC et figure incontournable de la publicité française. Avant de participer à certaines des campagnes les plus marquantes de ces dernières décennies, il a connu un parcours hors norme : passionné de musique et de vidéo, il s'introduit par effraction dans une agence de publicité pour utiliser son matériel de montage… avant d'y être finalement embauché. Dans cet épisode, Fabrice revient sur ses débuts dans la scène punk, son passage par l'armée, son arrivée dans le monde de la publicité et les rencontres qui ont façonné sa carrière. Il raconte comment il a travaillé aux côtés de réalisateurs et d'artistes devenus des références mondiales, tout en défendant une vision profondément créative et instinctive de son métier. Un épisode passionnant pour tous ceux qui s'intéressent à la création, à la musique, à la publicité et aux parcours qui se construisent en dehors des sentiers battus.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:19 - Les réseaux sociaux ont contribué post-COVID à la popularité de plusieurs sites naturels béarnais, mais c'est aujourd'hui au prix d'une surfréquentation problématique. Face à ce phénomène, l'Agence Départementale du Tourisme dans les Pyrénées-Atlantiques mise sur la promotion de lieux alternatifs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il aura suffi d’un adolescent de quinze ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le pseudonyme « breach3d » restera dans les annales de la cybersécurité publique française, moins pour la sophistication du geste que pour ce qu’il révèle sur l’état réel des systèmes d’information de l’État. Paul-Olivier Gibert, ancien président de l’AFCDP et fondateur de POG Consulting, a adressé dès les premières heures une analyse lucide de l’incident. Il n’y cherchait ni sensationnalisme ni procès à charge, mais une lecture de fond : ce que la récurrence de ces accidents dit sur la relation de confiance numérique entre l’État et ses citoyens. Piratage de l’ANTS, quand l’État numérique perd sa présomption de sécurité Il aura suffi d’un adolescent de 15 ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes. Image Midjourney Une faille aussi basique qu’elle est révélatrice La technique exploitée porte un nom barbare, « Insecure Direct Object Reference » (IDOR), mais son principe est d’une simplicité déconcertante. Imaginez un vestiaire de piscine dont les consignes seraient numérotées séquentiellement et dont la serrure accepterait n’importe quel numéro entré au clavier, sans vérifier que l’utilisateur est bien le titulaire du casier. C’est exactement le mécanisme qu’a exploité l’adolescent. En faisant varier un identifiant dans une requête, il pouvait parcourir en force brute l’ensemble des dossiers. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié cette faille d’« agaçante » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026, précisément parce qu’elle figure parmi les premières vérifications lors de tout audit de sécurité sérieux. Paul-Olivier Gibert formule la chose sans circonvolutions : des dispositions qui auraient dû être naturelles n’ont tout simplement pas été prises. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié de piratage de l’ANTS d’« agaçant » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026. Image Midjourney. Ce qui rend l’affaire plus préoccupante encore, c’est la chronologie : des alertes auraient circulé sur le dark web dès septembre 2025, soit sept mois avant les faits. Si l’État a été averti et n’a pas réagi, la question de la chaîne de vigilance interne se pose avec une acuité particulière. Les données les plus critiques épargnées… ouf ! La bonne nouvelle, et elle existe, est que les données les plus critiques, celles liées aux documents d’identité, n’auraient pas été compromises par cette faille spécifique. Ce qui a été exposé, noms, prénoms, adresses électroniques, est néanmoins suffisant pour alimenter des campagnes de phishing ciblées et des tentatives d’usurpation d’identité. L’administrateur de l’AFCDP en sait quelque chose : victime lui-même d’une fuite chez un opérateur télécom, il a subi pendant des mois des tentatives d’escroquerie exploitant ses références bancaires et ses coordonnées. « Avec moi, ça n’a pas marché, » dit-il, avant d’ajouter que pour des personnes moins habituées à ces pratiques, les conséquences peuvent être extrêmement déstabilisantes. Piratage de l’ANTS : une série noire qui ne doit rien au hasard Le piratage de l’ANTS ne survient pas dans un vide. Il s’inscrit dans une série qui commence à ressembler à un problème structurel. La fuite FICOBA de janvier 2026 a exposé 1,2 million de comptes bancaires. L’attaque contre France Travail en 2024 avait touché l’ensemble des inscrits sur vingt ans, avec numéros de sécurité sociale, adresses et numéros de téléphone. ÉduConnect a subi ses propres déboires. La Commission européenne elle-même a connu un incident similaire, et il lui a fallu cinq jours pour s’en apercevoir, alors que les directives de sécurité imposent un délai de vingt-quatre heures. Piratage de l’ANTS, connaît-on les « usual suspects » ? L’Etat ne porte pas de pancarte. Image Gemini Le Premier ministre Sébastien Lecornu a eu le mérite de nommer le problème clairement : les fonctions numériques des ministères ont été délaissées budgétairement, accumulant une dette technique importante. La Cour des comptes avait d’ailleurs signalé au ministère de l’Intérieur qu’il négligeait régulièrement ses investissements numériques. Ce que Paul-Olivier Gibert souligne, c’est que ce diagnostic, juste dans son principe, ne vaut que s’il est suivi d’effets réels. 80% des violations de données évitables La CNIL, sous la présidence de Marie-Laure Denis, n’est pas plus rassurante sur ce point. Dans son rapport annuel 2025 publié le 18 mai 2026, elle estimait que 80 % des violations de données auraient pu être évitées avec trois mesures de base : des systèmes robustes, une détection d’anomalies et une hygiène numérique élémentaire. Le secteur public représente désormais 20 % des violations de données notifiées à la Commission, contre 11 % en 2023. La progression est logique selon Paul-Olivier : les systèmes publics cumulent les failles les plus accessibles et les données les plus précieuses pour les opérations de fraude. La question des responsabilités, ou l’art de diluer l’imputabilité C’est là que l’analyse prend une dimension qui dépasse la technique. Un RSSI du secteur privé interrogé dans le cadre de cette affaire a résumé la situation avec une franchise brutale : « Si l’un de nos développeurs livrait en production une API exposée à une faille IDOR sur des données personnelles, il perdrait son poste dans la journée. Et moi, presque dans la même semaine. » Paul-Olivier ne prône pas l’application mécanique de cette logique au secteur public, dont le régime statutaire est fondamentalement différent du droit du travail contractuel. Mais il ne peut pas ignorer que des négligences avérées, connues parfois de longue date, ne semblent appeler aucune conséquence personnelle. La difficulté tient en partie à l’architecture même de l’État contemporain. L’ANTS n’est pas le ministère de l’Intérieur. C’est un établissement public administratif, une entité distincte dans la longue chaîne d’agences, d’opérateurs et d’autorités indépendantes qui composent ce qu’on appelle commodément « l’État ». Un rapport sénatorial de 2024 sur l’agencification a pointé explicitement cette « dilution des responsabilités » et l’émergence d’un « État à côté de l’État » qui affecte la lisibilité de l’action publique. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est vraiment. Paul-Olivier Gibert a partagé son point de vue sur le piratage de l’ANTS avec nous Paul-Olivier formule ce paradoxe ainsi : « l’État a une responsabilité particulière à l’égard des Français, » pour reprendre les termes employés par Marie-Laure Denis lors de la présentation de ce même rapport annuel 2025, mais encore faut-il savoir qui incarne concrètement cette responsabilité quand quelque chose se passe mal. La réponse reste troublante de flou. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la faille de l’ANTS était connue en interne et que rien n’avait été fait pour la corriger. 200 millions d’euros : rustine ou viatique ? C’est précisément le risque que pointe le fondateur de POG Consulting face à l’annonce des 200 millions d’euros débloqués par Sébastien Lecornu au lendemain de l’incident. La ministre en charge du numérique avait elle-même jugé la somme insuffisante. Paul-Olivier ne conteste pas l’utilité d’un tel investissement, mais il en conditionne l’efficacité à quelque chose que l’argent seul ne peut pas acheter. « S’il s’agit de changer une culture, ça ne se mesure pas en millions. Ça coûte des millions, mais ce n’est pas le bon mode d’évaluation. »— Paul-Olivier Gibert La dette technique accumulée depuis plusieurs dizaines d’années dans les systèmes d’information publics ne se solde pas avec un chèque. Elle suppose d’abord une prise de conscience, à tous les niveaux de décision, de l’importance stratégique et démocratique de ces systèmes. Sans cette conscience préalable, les crédits seront absorbés par des opérations de communication ou des audits partiels, sans transformation durable. Le rapport annuel 2025 de la CNIL le dit clairement : la plupart des problèmes recensés ne relèvent pas d’attaques d’une sophistication extrême. Ce sont des postures de sécurité élémentaires qui n’ont pas été adoptées. Le vrai défi n’est donc pas financier en première instance. Il est culturel et managérial. Piratage de l’ANTS : la culture comme angle mort C’est peut-être là le point le plus inconfortable de l’analyse. Paul-Olivier Gibert observe qu’on n’a jamais vu un directeur des systèmes d’information accéder à la direction d’une administration centrale. On a vu des directeurs d’administration centrale devenir ministres. Le numérique reste, dans la culture administrative française, un domaine technique subordonné, géré par des spécialistes que les décideurs ne comprennent pas vraiment et dont ils sous-estiment structurellement les alertes. Dans les entreprises privées, la compréhension des enjeux liés à l’activité technique du métier est (un peu plus) intégrée à la culture managériale. Elle ne l’est pas dans les administrations d’État. Ce fossé culturel explique en partie pourquoi des décideurs publics de haut niveau ne visualisent pas concrètement les conséquences d’une faille de sécurité informatique. La cybersécurité reste pour eux un « détail technique » dont ils ne mesurent l’importance qu’une fois l’incident survenu. Pour ma part, je note que la réforme annoncée par le gouvernement, avec la fusion de la DINUM dans un ensemble institutionnel remanié, soulève davantage de questions qu’elle n’en résout. Changer les noms ne change pas les cultures. La vraie question est de savoir si ces restructurations s’accompagneront d’une modification des modes de travail et de recrutement, sans oublier la valorisation des compétences numériques au sein de l’État. Et, à mon humble avis, il reste à savoir si les responsables opérationnels seront désormais évalués sur leur performance en matière de sécurité des données au même titre que sur leurs résultats habituels. La confiance numérique et le parallèle du consentement à l’impôt L’angle conceptuel que Paul-Olivier Gibert introduit dans ce débat mérite qu’on s’y attarde. Le consentement à l’impôt, concept forgé au XIXe siècle pour qualifier l’acceptation par les citoyens de leur participation au financement de l’État, trouve aujourd’hui un pendant numérique. Dans une société de plus en plus digitalisée, les citoyens confient à l’État, de manière obligatoire et non négociable, un volume croissant de données personnelles sensibles. En échange, ils attendent une protection de niveau comparable à ce qu’offrent les acteurs privés de référence. Ce parallèle est plus pertinent qu’il n’y paraît. Un opérateur télécom qui laisse fuire des données bancaires s’expose à la défiance de ses clients, qui peuvent se tourner vers un concurrent. L’ANTS, elle, est en situation de monopole absolu. On n’a pas le choix de l’interlocuteur pour renouveler un passeport ou un permis de conduire. Ce monopole crée une responsabilité spécifique et renforcée. Comme l’administrateur de l’AFCDP le formule avec une ironie contenue : on peut changer d’opérateur télécom, mais changer de nationalité pour éviter l’ANTS, c’est une autre affaire (en substance). Ce que l’on peut appeler la « réassurance numérique » des citoyens vis-à-vis de l’État n’est donc pas une exigence excessive. C’est la contrepartie naturelle d’un État qui a fait du numérique le canal quasi exclusif de ses démarches administratives. Et c’est d’autant plus vrai que la numérisation de l’État a, par ailleurs, produit des résultats tangibles : Paul-Olivier lui-même note que l’expérience utilisateur de l’ANTS pour le renouvellement d’un passeport est « plutôt bonne. » Le problème n’est pas la numérisation en soi, même si elle exclut une partie des citoyens les moins à l’aise avec les outils digitaux. C’est la dissociation entre l’investissement dans l’expérience utilisateur et celui dans la sécurité sous-jacente. Souveraineté numérique : des discours et des actes La France se positionne régulièrement en championne de la souveraineté numérique européenne, brandissant la menace des GAFAM à la manière d’un étendard. Ce discours a une part de légitimité. Mais le piratage de l’ANTS l’interroge directement. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté numérique des citoyens face aux géants américains tout en laissant proliférer des failles qu’un lycéen peut exploiter depuis son salon. Le paradoxe est d’autant plus cinglant que les critiques adressées aux GAFAM concernent souvent leur usage des données personnelles. Quand il s’avère que l’État protège moins bien ces mêmes données que les plateformes qu’il dénonce, le registre de la souveraineté perd une part substantielle de sa crédibilité. Paul-Olivier Gibert ne se prononce pas sur le classement international de la France en matière de cybersécurité publique. Ce qui l’intéresse, c’est la trajectoire. Et la trajectoire actuelle n’est pas bonne. Reste un facteur d’espoir structurel. Sur le front de l’IA, contrairement à ce qui s’est passé avec les révolutions industrielles précédentes, la messe n’est pas encore dite. Mistral représente une structure crédible et solide qui peut exister dans cet écosystème sans nécessairement rivaliser en taille avec les acteurs américains. Ce que Paul-Olivier retient, c’est la leçon inverse de celui qui bat en retraite sans savoir qu’il n’est pas poursuivi : agir ici et maintenant, sans attendre d’avoir perdu davantage de terrain. Piratage de l’ANTS : l’État numérique se juge sur ses actes Paul-Olivier Gibert conclut avec une formule qu’il adresse directement aux décideurs publics : ils sont désormais attendus sur le bon usage du numérique et la protection des données au même titre que sur leurs résultats dans leur domaine habituel de compétence. Ce n’est plus une dimension optionnelle. C’est une composante à part entière de la responsabilité publique. L’affaire ne sonne pas le glas de la transformation numérique de l’État, qui apporte des bénéfices réels aux citoyens, y compris aux plus fragiles. Paul-Olivier rappelle l’exemple de personnes aphasiques pour qui la possibilité de communiquer par écrit sur un écran a représenté une libération. La numérisation apporte plus qu’elle ne retire. Mais elle crée des vulnérabilités nouvelles que l’État n’a pas encore appris à gérer avec la rigueur qu’elles exigent. Ce que je retiens de cet échange et de cet événement Rejeter la faute sur « l’État » abstrait revient à n’accuser personne, puisqu’une collectivité ne peut être rendue responsable d’une négligence individuelle ou managériale identifiable. Or des négligences identifiables, il y en a ici manifestement. Des alertes circulaient depuis septembre 2025. La faille était connue. Rien n’a été fait. Dans le secteur privé, cela s’appelle une faute grave. Dans la sphère publique, cela s’appelle un dysfonctionnement, et le résultat prévisible d’une telle immunité de fait, c’est qu’on finit par jeter de l’argent sur le problème plutôt que d’en traiter les causes réelles. Les 200 millions annoncés peuvent servir d’amorce, à condition d’être accompagnés d’une attribution claire des responsabilités et d’une évaluation des dirigeants publics sur leur performance en matière de sécurité. Sans cela, on rebaptisera des institutions, on organisera des colloques, et on sera à nouveau surpris qu’un adolescent mal intentionné ait trouvé une faille que personne n’avait jugé urgent de corriger. Avec l’arrivée de l’IA dans le domaine cyber, ces fautes-là ne sont plus admissibles : le niveau de la menace va sans aucun doute possible s’élever de manière considérable. L’État numérique, pour reprendre les termes du communiqué de Paul-Olivier Gibert, doit établir la confiance par la preuve. On jugera aux actes. À propos de Paul-Olivier Gibert Paul-Olivier Gibert est fondateur de POG Consulting, cabinet spécialisé dans la stratégie numérique, la gouvernance des données et la conformité RGPD. Il a été pendant plusieurs années président de l’AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données personnelles), dont il est aujourd’hui administrateur. Auteur et conférencier reconnu sur les enjeux de protection des données, de souveraineté numérique et de cybersécurité, il intervient régulièrement auprès d’organisations publiques et privées en France et en Europe. Ancien cadre dirigeant dans le secteur des services numériques, il a conduit de nombreuses missions de transformation et de mise en conformité RGPD pour des administrations, des entreprises du CAC 40 et des organismes de sécurité sociale. Son expérience au carrefour du public et du privé lui confère une lecture particulièrement affinée des tensions entre impératif de modernisation, lacunes structurelles de l’administration et montée du niveau des menaces cyber. The post Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités appeared first on Marketing and Innovation.
La pêche aux mollusques sera fermée sur la Côte-Nord en raison de la toxicité de leur chair. Faut-il vraiment s’inquiéter de cette nouvelle directive ? l’Agence canadienne d’inspection des aliments en raison de toxicité dans la chair des mollusques Entrevue avec Hugo Daniel, président d'Ensemble pour un accès aux ressources marines. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Aujourd'hui, on parle d'un piège dans lequel tombent beaucoup de femmes après une promotion :continuer à fonctionner comme une excellente exécutante… alors que leur rôle exige désormais de piloter.Clara, nous écrit : « J'ai récemment été promue à un poste de direction, mais je suis noyée dans l'opérationnel. J'ai l'impression de faire mon ancien job et le nouveau en même temps. Comment prendre enfin ma place de leader ? »Cette situation est extrêmement fréquente chez les femmes brillantes.Pourquoi ?Parce qu'on nous apprend souvent à prouver notre valeur par le travail acharné, le perfectionnisme et le fait d'être indispensable.Le problème, c'est que cette stratégie peut devenir un frein dès qu'on accède à des postes de pouvoir.Au programme de cet épisode :Comprendre pourquoi l'excellence opérationnelle peut empêcher d'incarner pleinement un rôle de leader.Identifier le piège de la “bonne élève” et son impact sur votre posture de direction.Découvrir 3 leviers concrets pour passer de celle qui fait à celle qui pilote L'objectif : arrêter d'être uniquement reconnue pour ce que vous faites… et commencer à être reconnue pour votre vision et votre leadership.
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Charlotte Franceries, directrice générale de McCann France. Elle revient sur le rachat de son agence de publicité par le géant américain Omnicom et sur les défis auxquels elle fait face dans un secteur en pleine mutation.Alors que McCann était une marque historique de la publicité en France, le rachat par Omnicom, quatrième groupe mondial de la communication, a apporté de nombreuses ressources technologiques et financières à l'agence. Mais loin de bouleverser la stratégie de l'entreprise, cette opération a surtout permis à sa DG de renforcer son agilité et son ancrage local, tout en bénéficiant des atouts d'un grand groupe international.Malgré la présence de poids lourds comme Publicis et Havas sur le marché français, Charlotte Franceries est convaincue que la France reste un terreau fertile pour la créativité publicitaire. McCann a d'ailleurs brillé lors du dernier Festival de Cannes, remportant notamment le Grand Prix du Film. La directrice générale mise sur la capacité de son agence à conjuguer la puissance d'un grand groupe et l'agilité d'une PME pour se démarquer sur un marché très concurrentiel.L'arrivée de l'intelligence artificielle dans le secteur de la publicité représente un défi de taille, mais l'invitée voit dans cette révolution numérique une opportunité de se réinventer. L'entreprise a ainsi adopté de nouvelles technologies pour gagner en productivité, tout en mettant l'accent sur la valeur ajoutée de son expertise stratégique et créative auprès de ses clients. Un positionnement qui lui permet de résister à la pression sur les tarifs, estimant que les agences de publicité ne sont pas encore suffisamment rémunérées pour leur véritable apport de valeur.Enfin, dans un contexte économique et géopolitique incertain, Charlotte Franceries reste confiante dans la capacité de la publicité à traverser les crises. Elle estime que son rôle est d'accompagner les marques pour apporter de la joie et de la légèreté aux consommateurs, une mission d'autant plus importante en période de turbulences.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
La loi européenne sur l'intelligence artificielle va bientôt arriver, se mettre en place toussa toussa, même si ça va prendre du temps. Et donc on parle de tout ça avec Valérie. Et franchement, c'est quand même déjà beaucoup plus clair ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Toutes Puissantes ! ✨Et si l'injonction à « oser » n'était pas un conseil bienveillant, mais un piège invisible ?Aujourd'hui, on démonte un mythe tenace : celui selon lequel les femmes manqueraient d'audace — et qu'il suffirait de « croire en soi » pour casser le plafond de verre. Sauf que… non.Au programme :1️⃣ Pourquoi dire aux femmes d'oser repose sur un mythe infondé et statistiquement faux ?2️⃣ En quoi cette injonction invisibilise les vrais freins systémiques ?3️⃣ Comment elle crée un double standard toxique où l'audace est valorisée chez les hommes, mais punie chez les femmes ?4️⃣ Et surtout, que faire à la place ? Quelles actions concrètes peuvent réellement transformer les organisations ?
Dans cet épisode de Plan Aidant, Sigrid Jaud échange avec Béatrice Laurent-Blasco, directrice déléguée générale du GEFLUC Paris Île-de-France, l'association « Les entreprises s'engagent contre le cancer ».Ensemble, elles explorent les réalités des salariés touchés par la maladie, les défis des proches aidants, et les leviers d'action possibles pour les entreprises : prévention, accompagnement, flexibilité et culture du dialogue.Un échange sur la place de la maladie et de l'aidance dans le monde du travail et sur la façon dont l'humain peut redevenir le cœur de l'entreprise.Sigrid et Béatrice proposent des pistes concrètes aux entreprises qui souhaitent adapter leurs dispositifs à leurs salariés aidants et ceux souffrant d'un cancer. On y parle RSE, marque employeur mais surtout de rapports humains et de bienveillance.Quelques ressources :Lien site Gefluc Association d'intérêt général qui mobilise les entreprises autour des enjeux liés au cancer https://lesentreprisescontrelecancer.fr/Livre numérique du CRAPS Soigner et vivre avec le cancer en 2030, Think Tank CRAPS, livre numérique, 2026 https://lesentreprisescontrelecancer.fr/ressources/Site de référence sur les cancers, informations, conseils INCA https://www.cancer.fr/Annuaire, aides financières, évènements, articles et témoignages d'aidants. https://maboussoleaidants.fr/Agence conseil et plans d'actions à destination des entreprises engagées pour leurs salariés aidants www.lesaidantes.comAssociation de soutien des Aidants Actifs, reprise de confiance en soi, valorisation de son expérience dans son parcours professionnel www.aidantsetbienplus.org#aidants #podcastfrancais #santementale #isolementsocial #bienveillance #recitdevie #entraide #lienhumain #podcastaddict #impactsocialHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bienvenue dans ce nouvel épisode de Toutes Puissantes ! ✨Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir Viviane de Beaufort, professeure à l'ESSEC, experte reconnue des sujets de gouvernance, de leadership féminin et fondatrice des programmes Women Empowerment et Women Board Ready.Depuis plus de vingt ans, Viviane forme, accompagne et propulse des centaines de femmes vers des postes stratégiques, que ce soit dans la gouvernance, les comités exécutifs ou les conseils d'administration.Elle fait partie de ces figures qui déplacent les lignes, à la fois universitaire, activiste et bâtisseuse d'écosystèmes d'émancipation.Mais aujourd'hui, Viviane n'est pas venue parler uniquement d'égalité professionnelle ou de plafond de verre.Elle vient partager un sujet fondamental pour toutes celles qui veulent exercer un pouvoir juste, lucide et pleinement assumé : la place du politique dans nos trajectoires professionnelles.Dans cet entretien, nous abordons :Comment comprendre les rapports de force réels dans les organisations — au-delà des discours officiels.Pourquoi les femmes continuent d'être socialisées à « bien faire » plutôt qu'à jouer le jeu stratégique.Comment naviguer les dynamiques de pouvoir sans s'y perdre, ni s'y dissoudre.Et surtout : comment prendre sa place dans des environnements exigeants sans renoncer à soi.Viviane nous offre une conversation rare : brillante, directe, profondément ancrée dans le réel.Elle nous parle d'ambition, de lucidité, de sororité…Et de ce courage discret mais essentiel : celui de s'autoriser à occuper l'espace auquel on a droit.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. 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Dans ce nouvel épisode d'Insight, nous recevons Rémy Doehaerd, CEO et co-fondateur de moonlike, agence de communication « naturellement sociale » née des réseaux sociaux. Ensemble, nous interrogeons un sujet aussi central que complexe : celui de la responsabilité de la publicité dans la construction de nos imaginaires collectifs. Entre performance, engagement et contraintes économiques, comment faire évoluer les imaginaires sans déséquilibrer les modèles existants ? Peut-on vraiment concilier communication responsable et efficacité business ? Rémy Doehaerd nous répond !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode d'Insight, nous recevons Nina Kurose, Head of New Business Development chez The Good Company, agence de communication créative et responsable. À l'occasion de la 3ᵉ édition de son baromètre mené avec Kantar Insights, elle revient sur un paradoxe clé : si la diversité est aujourd'hui largement visible en publicité, elle peine encore à être perçue comme juste et sincère. Entre attentes fortes du public, représentations encore stéréotypées et sentiment de superficialité, elle décrypte les freins qui persistent et les leviers à activer pour faire évoluer durablement les pratiques. Comment passer d'une diversité d'affichage à une diversité incarnée ? Et comment les marques peuvent-elles recréer une véritable identification ? Nina Kurose nous répond !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est une avancée qui pourrait rebattre les cartes du marché des batteries. En 2021, CATL présentait ses premières cellules sodium-ion. À l'époque, la technologie semblait prometteuse… mais encore loin d'une application industrielle. Cinq ans plus tard, le calendrier s'accélère : les premières voitures équipées de ces batteries devraient sortir d'usine d'ici la fin de l'année.Ce tournant ne repose pas sur une révolution scientifique, mais sur des progrès industriels. CATL affirme avoir levé les principaux obstacles liés à la fabrication : contrôle de l'humidité, stabilité des matériaux ou encore intégration des composants. En clair, la technologie était prête, il restait à la produire à grande échelle. Les premiers modèles arrivent déjà. En 2026, un véhicule développé avec Changan a été présenté, suivi d'autres projets avec des constructeurs chinois. Les performances atteignent désormais 175 wattheures par kilogramme — une unité qui mesure la densité énergétique, c'est-à-dire la quantité d'énergie stockée pour un poids donné. Un niveau comparable aux batteries lithium-fer-phosphate, largement utilisées aujourd'hui.Le sodium-ion n'est donc plus seulement une alternative économique. Il présente même un avantage clé : sa résistance au froid. À -40 degrés, ces batteries conservent environ 90 % de leur capacité, là où les technologies lithium-ion classiques peinent à suivre. Autre atout majeur : la disponibilité des ressources. Le sodium, composant du sel, est abondant et largement réparti sur la planète. Contrairement au lithium, dont l'extraction dépend de quelques régions, il offre des chaînes d'approvisionnement plus diversifiées et moins exposées aux tensions géopolitiques.Pour autant, la transition ne sera pas immédiate. En 2025, les batteries sodium-ion représentaient encore moins de 1 % de la production mondiale, selon Agence internationale de l'énergie. L'objectif n'est d'ailleurs pas de remplacer totalement le lithium, mais de compléter l'offre. Le sodium serait privilégié pour les véhicules urbains ou le stockage d'énergie, tandis que le lithium resterait dominant pour les usages exigeant une forte autonomie. En Europe, la technologie suscite de l'intérêt. Des acteurs comme Tiamat Energy travaillent déjà sur le sujet. Mais face à la rapidité de déploiement chinoise, un défi demeure : passer à l'échelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - L'agence de protection de l'environnement américaine (EPA), qui était le premier centre de recherche et d'évaluation environnemental du monde est, depuis ce week-end, entièrement normalisée et contrôlée par l'administration Trump. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a des pannes informatiques persistantes au sein de l’Agence des services frontaliers du Canada qui empêchent des compagnies de camionnage de travailler correctement. Certains camions ne peuvent pas passer des États-Unis au Canada et restent pris des journées entières à attendre leur dédouanement. Cela entraîne des coûts et des retards. Entrevue avec Karl McLellan, vice-président du groupe Bernières. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
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« Il faut que la France parle de son aide au développement avec une voix plus forte et plus politique », affirme Rémy Rioux, au terme de ses dix ans à la tête de l'AFD, l'Agence française de développement. Dans quelques jours, ce haut-fonctionnaire français va passer le relais à Christophe Lecourtier. Son agence est-elle impactée par la baisse de l'aide publique au développement ? Et que dit le Directeur général sortant de l'AFD à ceux qui l'accusent de soutenir financièrement des pays hostiles à la France ? Rémy Rioux répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Rémy Rioux, en dix ans, vous avez presque doublé le volume d'investissement de l'AFD dans le monde. Mais depuis deux ans, vous êtes sous pression budgétaire du gouvernement français qui a réduit son aide publique au développement de plus de 10 %. Est-ce que vous ne quittez pas l'AFD avec un gros sentiment d'inachevé ? Rémy Rioux : Pas du tout. On a maintenu la taille financière de l'AFD : 13,7 milliards d'euros en 2025, l'année dernière, exactement la même taille qu'en 2024. Donc cette ambition, cette capacité financière de la France à l'international, qui effectivement a doublé par rapport à 2016, quand je suis arrivé, elle est toujours là. Vos crédits sont donc en baisse, mais vous investissez encore quelque 13 milliards d'euros par an dans le monde, vous venez de le dire, dont la moitié en Afrique, c'est deux fois plus qu'il y a dix ans. Concrètement, combien de nouvelles personnes en Afrique ont accès aux soins médicaux grâce à l'action de l'AFD ? Alors, on est sur des millions de personnes, donc c'est de l'ordre de 20 millions de personnes qui ont eu un accès amélioré à des services de transport, dans la santé ce sont plusieurs dizaines de millions également. Et puis on mesure maintenant l'impact des projets terminés, c'est pas la promesse, c'est la réalisation d'impact. Et combien d'entreprises, de PME, aidez-vous à démarrer tous les ans en Afrique ? On a aidé de l'ordre de 50 000 PME et TPE en Afrique quand même, avec 3,5 milliards d'euros, je crois, d'investissement, beaucoup par notre filiale Proparco. Depuis cinq ans ? Oui, c'est ça, et c'est le chiffre 50 000. Alors, il n'y a pas que la France qui coupe dans son aide au développement, il y a l'Allemagne, la Grande-Bretagne, bien sûr les Etats-Unis. Est-ce que l'aide sans contrepartie, c'est une époque terminée avec notamment la suppression de l'USAID aux États-Unis ? Et est-ce qu'on passe aujourd'hui à une aide à la Trump, c'est-à-dire une aide transactionnelle avec en échange par exemple des marchés, des contrats pour les entreprises françaises ? C'est une discussion politique. Je pense qu'il faut admettre que dans la politique de développement, dans l'action internationale, il y a toujours eu trois intérêts. Il y a bien sûr l'intérêt des autres. C'est ça qu'on appelle la solidarité, l'altruisme. Il y a aussi l'intérêt national, l'intérêt du donateur, l'intérêt de notre société civile, de nos entreprises. Et puis, il y a un troisième intérêt. Moi, vous savez, j'ai beaucoup fait pour le climat, qui est l'intérêt mutuel, économiser des tonnes de CO₂ dans l'atmosphère, peu importe où on les économise, c'est bon pour tout le monde. Voyez, dans la politique de développement, il y a toujours ces trois intérêts. Ils se combinent, ils se cristallisent dans des paradigmes successifs et on est à l'évidence dans la négociation, s'agissant du G7, dans la définition d'un nouveau moment pour cette politique internationale, et c'est fascinant en vérité. Et quelle est la part de marché, conclu sur financement de votre Agence française de développement, qui est remportée par des entreprises françaises ? Alors, on estime que c'est à peu près 2 à 3 milliards d'euros par an. Donc, à l'issue des appels d'offres internationaux, des entreprises françaises remportent. EIles ne répondent pas toujours, mais quand elles répondent, elles gagnent sept ou huit fois sur dix. Rémy Rioux, vous êtes sous pression budgétaire. Vous êtes aussi sous pression politique depuis deux ans, l'extrême droite et une partie de la droite française vous reprochent d'aider financièrement des pays notoirement hostiles à la France comme l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, le Mali. Qu'est-ce que vous répondez ? Qu'Il s'agisse de l'Algérie, du Niger ou du Burkina Faso, c'est un mensonge. En fait, en Algérie, l'AFD n'a pas d'activités. Et au Niger et au Burkina Faso, dans le trouble politique dans lequel ces pays ont été plongés depuis quelques années, nous avons suspendu. Il n'y a pas de nouveaux projets financés par l'AFD dans ces pays, sur la base d'une décision des autorités de l'État en France. Donc, vous voyez, on ne peut pas me faire ce reproche. Ou alors il faut le faire de façon argumentée. Et le Mali ? Le Mali, c'est comme le Niger et le Burkina Faso. Dans les trois pays de l'AES, il n'y a pas de nouveaux projets. Vu le caractère de plus en plus politique de l'action de l'AFD dans le monde et notamment en Afrique, est-ce qu'il ne faudrait pas ressusciter un ministre de la Coopération qui pourrait s'appeler le ministre de la Solidarité internationale ? Je ne sais pas ce que vous entendez par politique. Mais oui, je crois que c'est important qu'on le fasse au nom du peuple français et en lien avec, encore une fois, l'AFD dans un pays qui parle au secteur privé, parle à la société civile, parle au maire. Notre argent passe toujours par une maîtrise d'ouvrage locale, par un acteur local à qui on fait confiance, en vérité. Donc, on crée cette qualité de lien-là qui est très singulière. Et après, vous avez raison, je trouve, notamment quand l'AFD a été attaquée l'année dernière, qu'il n'y a pas eu probablement une réponse politique assez forte. En fait, compte tenu de l'importance que j'attache à ce type d'action de la France dans le monde, il faut une voix politique là-dessus. Alors, nous avons une ministre du Développement, c'est madame Éléonore Caroit, qui est rattachée auprès du ministre Jean-Noël Barrot. Donc, il y a une incarnation politique, mais maintenant ça a été un sujet qui était très consensuel en vérité en France pendant très longtemps, et il est devenu peut-être un peu objet de division, un peu polémique. Donc ça veut dire qu'il faut mener la bataille politique. J'ai la faiblesse de penser qu'on a amené beaucoup d'arguments depuis dix ans qui, je l'espère, vont nourrir le débat public. À lire aussiOCDE: une baisse sans précédent de l'Aide publique au développement À lire aussiL'Afrique, première victime des coupes budgétaires de l'aide publique au développement de la France
C'est un basculement historique, et il faut remonter à 1919 pour trouver un précédent comparable. Selon le rapport 2026 du think tank britannique Ember, les énergies renouvelables ont représenté 33,8 % de la production mondiale d'électricité en 2025. Le charbon, lui, recule à 33 %. Une inversion symbolique, confirmée aussi par Agence internationale de l'énergie.Mais au-delà du symbole, ce sont les dynamiques qui frappent. En 2025, 75 % de la hausse de la demande mondiale d'électricité a été couverte par le seul solaire. Avec l'éolien, on atteint 99 %. Autrement dit, presque toute la croissance énergétique mondiale repose désormais sur des sources renouvelables. Le solaire, à lui seul, a progressé de 636 térawattheures — une unité qui mesure la quantité d'électricité produite — soit une hausse de 30 % en un an.Ce qui rend cette évolution particulièrement marquante, c'est le contexte. La production fossile a légèrement reculé de 0,2 %, alors même que la demande mondiale a augmenté de 2,6 %. Habituellement, une baisse des énergies fossiles s'explique par une crise économique. Cette fois, c'est la montée des renouvelables qui fait reculer le charbon. Le stockage d'énergie joue aussi un rôle clé. Les batteries, dont les coûts ont chuté de 20 % en 2024 puis de 45 % en 2025, permettent désormais de conserver une partie de l'électricité produite en journée pour la redistribuer plus tard. Résultat : environ 14 % de la production solaire peut être déplacée dans le temps.Autre surprise : la Chine et l'Inde, souvent critiquées pour leurs émissions, tirent cette transformation. La Chine a assuré plus de la moitié de la croissance solaire mondiale en 2025, tandis que l'Inde a battu ses records d'installation. Dans les deux cas, la production fossile recule. À l'inverse, les États-Unis et l'Europe peinent à suivre le rythme. La demande énergétique y progresse plus vite que les capacités renouvelables, ce qui maintient une dépendance aux énergies fossiles.Reste un défi majeur : la demande liée au numérique. Les centres de données et l'intelligence artificielle consomment des quantités d'énergie considérables. Si cette demande explose, elle pourrait ralentir la transition. Pour Ember, une chose est claire : le monde entre dans une ère de croissance énergétique plus propre. Mais l'équilibre reste fragile. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous avez sans doute déjà entendu parler de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Ça a marqué toute une génération tellement l'événement a été traumatisant sur de nombreux points. Alors qu'est-ce qui a bien pu se passer là-bas pour que tout pète et qu'on se retrouve avec ce cauchemar sur les bras ? Ce que je vais vous raconter aujourd'hui, c'est ce qui s'est passé avant et après ce moment qui a secoué le monde entier, le 26 avril 1986, à 1 heure 23 minutes et 58 secondes du matin, il y a pile quarante ans.Bonne écoute !
Dans ce nouvel épisode d'Insight, nous recevons Laura Seror, Head of Influence chez heaven, agence de communication indépendante née du numérique. Elle revient sur un constat partagé par beaucoup d'acteurs du secteur : dans un écosystème saturé de contenus, où tout semble se ressembler, comment une marque ou un créateur peut-il encore sonner juste ? Entre influence, algorithmes, contenus ultra-produits et quête d'authenticité, elle décrypte les mutations profondes du rapport à la crédibilité et à la confiance. Faut-il repenser les codes de l'influence ? Assiste-t-on à un véritable retour au réel ? Et comment recréer des conversations sincères dans un paysage digital de plus en plus standardisé ? Laura Seror nous répond !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du RSI, Nikolaï reçoit Tommy Archambault, courtier et dirigeant d'agence chez Agence immobilière LEVIER inc et avocat de formation, reconnu comme l'un des grands experts du financement immobilier multi-résidentiel au Québec. Une conversation sans filtre sur l'état réel du marché de la construction neuve, les défis de location, la volatilité des taux d'intérêt et ce que ça prend pour naviguer intelligemment dans le contexte actuel.
durée : 00:30:29 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Clément Baudet - C'est une opération de recrutement que l'on pourrait appeler un job dating, sur le modèle du speed dating pour célibataires. D'un côté des pourvoyeurs d'emploi, ici l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille. De l'autre, des demandeurs d'emplois, inscrits à France Travail. - réalisation : Emily Vallat
durée : 00:30:29 - Les documentaires de France Culture - par : Sonia Kronlund - . - réalisation : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:39 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Nommé en janvier 2025, ce fidèle de Trump fait de plus en plus parler de lui aux Etats-Unis. Dernière polémique en date : sa participation à la conférence d'un groupe climatosceptique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bientôt le retour sur Terre pour l'équipage d'Artémis 2, après leur mission autour de la Lune. Les quatre astronautes - Etatsuniens et Canadien - doivent amerrir ce vendredi 10 avril au soir, au large de la Californie après un vol historique et des photos inédites. Une mission suivie de près par Tidiane Ouattara, président du conseil de l'Agence spatiale africaine, organe de l'UA. Le continent ambitionne de monter en puissance dans les programmes spatiaux. Pas pour marcher sur la Lune, mais pour des applications très concrètes de communication, de sécurité ou de prévisions météo. Depuis Le Caire où siège l'agence, Tidiane Ouattara est l'invité de RFI. RFI : Docteur Tidiane Ouattara, vous avez suivi la mission Artemis 2, qu'est-ce qui vous a marqué ? Docteur Tidiane Ouattara : Sincèrement, je suis très ému. C'est un signe d'espoir. Artemis 2 annonce un signal clair : on veut résider sur la Lune et il y a beaucoup de développements techniques et scientifiques qui en découleraient. Donc, pour nous qui sommes passionnés de l'espace, nous sommes en joie. Mais au-delà de cela, nous sommes heureux de voir que de nouvelles découvertes scientifiques et technologiques nous permettraient, nous Africains, de sauter des pas ou de faire des pas de géant dans le développement socio-économique en termes d'infrastructures numériques. Aujourd'hui, une vingtaine de pays africains disposent de programmes spatiaux. Il y a les pionniers, l'Égypte, l'Afrique du Sud, le Nigéria, le Maroc ou l'Algérie. C'est un secteur qui progresse sur le continent ? Oui, tout à fait. Vous avez cité des pionniers. Il y a aussi les nouveaux pays qui sont le Rwanda, l'Éthiopie, le Gabon, le Sénégal, j'en passe. Il y a des nouveaux joueurs, mais la quasi-totalité des pays africains sont de gros consommateurs des produits spatiaux. Donc notre rôle au niveau politique sera de coordonner les programmes spatiaux de telle sorte que ceux qui n'ont pas de programme puissent en bénéficier. L'Afrique est le prochain eldorado des affaires spatiales. Quelles sont les applications concrètes de ces programmes spatiaux pour le quotidien ? Parfois, quand on est en face des autorités, on nous pose la question : « Nous avons des problèmes d'eau, et vous me parlez d'espace. » Je peux vous dire que l'espace permet de résoudre deux ou trois problématiques en ce qui concerne l'eau. Par exemple, lorsque nous sommes en train de chercher les meilleurs endroits pour creuser des puits, pour quelque chose qui doit prendre cinq ans, avec l'espace on identifie en six mois, un an, les zones potentielles. Deuxièmement, l'espace nous permet de regarder et d'analyser la qualité de l'eau. Troisièmement, l'espace nous permet la gestion de l'eau pour l'irrigation. En termes de sécurité et défense, grâce à l'espace, nous pouvons voir le mouvement des engins, des personnes et des événements. Et quand je parle d'événements, je parle d'inondations, je parle de l'évolution des volcans, et cetera. Donc, l'espace nous permet en un clin d'œil d'avoir de l'information, parce que c'est ce qui est important pour le décideur. Mais le spatial, ce sont aussi de gros investissements de long terme. Pour certains gouvernements, face à des besoins sociaux qui sont immédiats, est-ce que ce n'est pas un luxe ? Ah non, l'espace n'est plus un luxe. La première raison, c'est que l'espace qui coûtait des centaines de millions de dollars et qui était mené par des gouvernements des pays les plus riches et qui prenait 5 à 10 ans, ce budget est carrément réduit. Vous avez toutes sortes de satellites aujourd'hui, vous avez des CubeSats, vous avez des nanosatellites. Il est important aujourd'hui de dire que ce sont des investissements qui valent la peine. Il y a deux ou trois ans, en Afrique de l'Ouest, par exemple, il y avait des câbles sous-marins qui étaient sectionnés pendant plusieurs jours. Certains pays ont été complètement à l'arrêt. Si nous avions à ce moment un satellite, le satellite viendrait en complémentarité pour réduire ces impacts ou ces pertes. Personne ne peut aborder l'espace seul. Donc, la coopération internationale, la collaboration intra-africaine, voici des éléments à regarder pour pouvoir mutualiser les ressources, que ce soient les ressources financières, que ce soient les ressources humaines. Combien de satellites africains sont aujourd'hui en orbite ? Pour ce que nous savons, nous, parce qu'il y a aussi des satellites militaires, nous parlons d'une soixantaine parmi des milliers et des milliers de satellites dans l'espace. Ce n'est rien. Mais cependant, au fur et à mesure que les années passent, les Africains commencent à se préparer à lancer plus de satellites. La Chine finance des satellites pour plusieurs pays africains. La Russie avait lancé Angosat 2 pour l'Angola, on a vu des accords avec SpaceX de l'Américain Elon Musk, est-ce que l'espace africain est aussi l'espace d'influence géopolitique ? Absolument. L'Angola a aussi signé un contrat avec Airbus, hein ! Oui, comme dans tous les domaines. On ne peut pas échapper à la géopolitique. Cependant, ce qui est important pour nous, c'est, qu'est-ce que l'Afrique tire comme profit ? Que ce soit la Chine, que ce soit la Russie, que ce soit l'Europe, que ce soient les États-Unis, l'Afrique est ouverte à tout le monde. Maintenant, il ne faut pas s'attendre à ce que l'Afrique suive un pays par idéologie. Nous attendons que les partenaires nous proposent des choses et que nous aussi, nous puissions faire des contre-propositions dans un système gagnant-gagnant. Aujourd'hui, les satellites africains sont lancés depuis l'étranger. Est-ce qu'on peut imaginer, à terme, que le continent abrite une infrastructure de lancement de satellites ? Ah oui, voyez-vous, géographiquement nous sommes nantis. La zone équatoriale aujourd'hui est une zone propice pour le suivi de beaucoup de satellites. Nous avons des zones désertiques ou des zones marines qui peuvent facilement permettre le lancement. C'est un de nos rêves. ► Entretien à retrouver en intégralité sur rfi.fr À lire aussiArtémis II: les astronautes ont battu le record de distance dans l'espace et survolé la face cachée de la Lune
À l'occasion de la fin de son mandat à la tête de l'Agence des Nations Unies d'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini est l'invité d'ONU Info Genève.Lors de cet entretien, il revient sur le bilan d'un mandat marqué par des crises majeures, notamment à Gaza ; les conséquences qu'aurait un démantèlement de l'UNRWA pour des millions de réfugiés palestiniens ; les attaques, accusations et campagnes de désinformation visant l'agence ; l'affaiblissement du droit international humanitaire et les risques pour l'ensemble du système multilatéral ; et les défis qui attendent l'UNRWA au moment de son départ.Selon Philippe Lazzarini, « le sort réservé à l'UNRWA en dit long sur l'état du droit international et du système multilatéral ».Entretien réalisé par Alexandre Carette
Générique Cazarre - L'AGENCE TOUS RISQUES
D'éducatrice spécialisée à Travel Planner : découvre le parcours de Stéphanie, passionnée de voyage… et surtout de la Tanzanie, où elle a déjà voyagé à de nombreuses reprises.Multipotentielle, elle a exploré plusieurs voies avant de trouver la sienne.Au départ, elle pensait créer une agence de voyage… mais ce projet s'est vite révélé inaccessible, notamment à cause d'une barrière à l'entrée trop importante.Puis elle a découvert le métier de Travel Planner.Une façon plus accessible de créer une activité autour de sa passion du voyage.Mais encore faut-il le faire dans les règles, en respectant le Code du Tourisme.C'est pourquoi Stéphanie a choisi de se former, pour se lancer de façon sérieuse et structurée.
Aujourd'hui, épisode spécial avec Flavie Prévot en direct de l'Île Maurice.On vous embarque dans les coulisses d'une opération creator economy :
Röda armén grundades i januari 1918, mitt under revolutionens efterdyningar och det ryska inbördeskriget. Syftet var att försvara bolsjevikernas maktövertagande och slå ner såväl interna som externa fiender. För att hantera misstron mot gamla officerare infördes systemet med politiska kommissarier – politruker.Det innebar att militära befälhavare övervakades politiskt och i praktiken kunde få beslut ifrågasatta eller stoppade om de ansågs ideologiskt felaktiga. Det bidrog till en kultur där lojalitet ofta vägde tyngre än kompetens – och där rädslan för att fatta egna beslut kunde bli förlamande när krisen kom.I detta första av två avsnitt om Röda armén i podden Historia Nu samtalar programledaren Urban Lindstedt med militärhistorikern och författaren Anders Frankson om Röda arméns väg från nederlag till seger – och vad det kostade. Frankson är aktuell med boken Myten om den oövervinnliga Röda armén (Stevali, 2025).Röda armén formades tidigt som ett politiskt projekt. Under inbördeskriget och de första åren därefter kombinerades revolutionär övertygelse med hård pragmatism: tsararméns officerare rekryterades i stor skala som ”militära specialister”, samtidigt som partiet säkrade kontrollen genom kommissariesystemet. Det skapade i praktiken ett dubbelkommando – ett militärt och ett politiskt.När Josef Stalin genomförde de stora utrensningarna under 1930-talet drabbades officerarkåren hårt. Tusentals arresterades, avrättades eller försvann in i lägersystemet. Följden blev en självstympning: erfaren ledning försvann, misstänksamheten blev norm och befordringar kunde avgöras mer av politisk pålitlighet än av militär skicklighet. När Tyskland anföll 1941 stod Röda armén därför svagare i sin ledningsstruktur än siffrorna på pappret antydde.Vinterkriget mot Finland 1939–1940 blev en varningsklocka. Trots att Sovjetunionen till slut tvingade fram eftergifter visade striderna tydligt brister i samordning, en farlig underskattning av motståndaren och en taktisk stelhet som kostade dyrt. Det var ett test som Röda armén till sist ”vann” – men knappt, och till ett mycket högt pris.Bildtext: Röda armén paraderar i Moskva, 1922. Bilden visar en infanteriparad ur Röda armén i Moskva framför Lev Trotskij, under de första åren efter den ryska revolutionen. Parader som denna användes för att demonstrera den nya sovjetstatens militära styrka och politiska sammanhållning. Källa: Agence de presse Meurisse, Bibliothèque nationale de France. Wikipedia, Public domain.Musik: Red Army 25th Anniversary Song, framförd av Röda arméns kör under ledning av A. V. Alexandrov – kompositören bakom melodin till Sovjetunionens nationalsång (antagen 1944).Klippare: Emanuel Lehtonen Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
durée : 00:20:23 - Journal de 12h30 - Quand l'Iran menace d'abandonner toute retenue, l'armée israélienne se dit prête pour sa part à étendre ses opérations au Liban. Quant à l'Agence Internationale de l'Énergie, elle prévient : cette guerre provoque "la plus importante perturbation" de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire.
durée : 00:20:23 - Journal de 12h30 - Quand l'Iran menace d'abandonner toute retenue, l'armée israélienne se dit prête pour sa part à étendre ses opérations au Liban. Quant à l'Agence Internationale de l'Énergie, elle prévient : cette guerre provoque "la plus importante perturbation" de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire.
Le racisme touche tous les secteurs et tous les pays. En Catalogne, en Espagne, alors que la crise du logement fait rage plusieurs associations dénoncent un racisme presque systématique dans le secteur de l'immobilier et pour la première fois en Catalogne une agence immobilière vient d'être condamnée par le gouvernement à une amende.
Rubrique:nouvelles Auteur: mathilde-osso Lecture: Daniel LuttringerDurée: 18min Fichier: 13 Mo Résumé du livre audio: Une nouvelle d'amour de Mathilde Osso (1875-1955) parue dans le magazine pour jeunes filles Lisez moi bleu en 1946. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, professeure de Français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSProcès Meta - Google - Bytedance : BFMTV, Euronews, BoursierPoupées Kpop Demon Hunters : Konbini, DeadlineCérémonie des César : Le Figaro, BFMTV, FranceinfoMexique BTS : Le Figaro, Franceinfo, Agence de presse YonhapPlainte Marilyn Manson : TF1 Info, Le Figaro, 20 MinutesFilm Justine Triet : Télérama, HuffPost, FranceinfoÉcriture : Eden AyachIncarnation : Eden Ayach Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que près de 1,4 million de réfugiés syriens sont rentrés au pays en un an, les besoins humanitaires restent immenses, notamment pour les personnes déplacées par les récents combats.Dans un entretien accordé à ONU Info Genève, la porte-parole de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Syrie explique le rôle central de l'agence onusienne pour accompagner les retours, soutenir les déplacés internes et répondre aux urgences, de la protection à l'accès au logement et aux documents civils.« Les réfugiés font le choix de rentrer malgré les défis matériels qu'ils vont rencontrer sur place...notre rôle est de les aider une fois qu'ils sont rentrés », souligne Céline Schmitt.Elle revient également sur la situation dans le camp d'Al-Hol, majoritairement peuplé de familles de djihadistes présumés, soulignant les efforts en cours pour rétablir les services essentiels et trouver des solutions durables.(Interview : Céline Schmitt, porte-parole du HCR; propos recueillis par Nancy Sarkis, ONU Info Genève)
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Ce jeudi 15 janvier, la multiplication des manifestations contre ICE a été abordée par Annaisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.