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San Francisco's Nina LaCour is a bestselling YA author who has turned to adult novels in the past few years. Her new book, “Meet Me In the Garden” is a shimmering novel about a Creole family's migration from New Orleans to California and the ways that they reinterpret their racial and queer identities in their new home. We talk about the Great Migration, the promise of California, and writing characters readers actually love. Guest: Nina LaCour, author, “Meet Me in the Garden,” “Yerba Buena” and “We Are Okay” Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:03:36 - Géopolitique - De l'Afghanistan à Gaza, la CPI multiplie les enquêtes visant des responsables politiques et militaires. En réaction, Washington engage une stratégie de démantèlement, s'en prenant aux juges et incitant des États à quitter la Cour. - équipe : Anne Soetemondt Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Americanoir singer-songwriter Ben de la Cour joins me to dive into Warren Zevon's iconic self-titled album that relaunched him as a solo artist after years toiling away as a songwriter and sideman. We talk about how the album served as a sort of re-debut album after the little-heard 'Wanted Dead or Alive', Zevon's Forrest Gump-esque early life and career, the autobiographical nature of the songs, Jackson Browne as Zevon's guardian angel, Dylan vs Zevon, the superstar guests that populate the record, the unlikely cover versions, the pitch black humour of Zevon's lyrics and more.
“Le Savez-vous ? Nancy, c'est le podcast quotidien de l'Est Républicain consacré à la ville et à tout ce que vous ignorez sur elle.Un podcast raconté par Jean-Marie Russe basé sur les articles réalisés par la rédaction locale de Nancy.” Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
It's August! So North American homeschool families, who take off summers, are just now heading back into the trenches or starting for the first time. Neither position is an easy one! If you'd like a few tips and insights from veteran homeschool moms, join Linda Lacour Hobar and Katie Elder for our “Back to Homeschool” podcast. Linda is the author of The Mystery of History and homeschool mom of 17 years; Katie is one of our “Counselors” through The Mystery of History helpline who volunteers her time and heart to answer your questions and concerns. With both ladies, you're in good hands for some real time encouragement!
Chirurgienne, patineuse, éditeur, pâtissier, leurs parcours singuliers racontent la France d'aujourd'hui, riche de ses talents et de ses diversités. Né(e)s ici ou venus d'ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Dans ce quatrième épisode, le Gabonais Christian-Brice Ondo nous raconte comment à 51 ans il mène une carrière d'éditeur. Depuis 2021, il dirige sa propre maison d'édition, Obangame. À taille humaine. Sa particularité : éditer ses « coups de cœur » et surtout donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants. Lunettes rivées sur le nez, cheveux coupés à ras, surtout ne vous plongez pas dans son regard qui dissimule un passé douloureux : « À trois mois, j'ai failli mourir à la naissance, lance-t-il de manière inattendue. J'ai eu une maladie très rare, j'avais des bassines de pus dans les poumons, donc pour me soigner j'ai été évacué très tôt en France. À chaque fois que je croisais des tantes ou des oncles, je ne comprenais pas pourquoi ils lançaient sur mon passage : Ah ! Voici le miraculé, il a failli mourir ». « Un enfant miraculé ! » dans le monde de l'édition À 51 ans, le Gabonais, Christian-Brice Ondo, avant d'embrasser le monde de l'édition, a eu une première vie : « Avec mon frère, on avait monté une maison de production pour réaliser des documentaires. Et j'ai rencontré l'éditeur camerounais Dieudonné Gnammankou, à la tête de Dagan éditions, il faisait la promotion d'une bande dessinée dédiée au célèbre footballeur Samuel Eto'o. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet homme qui est également historien ». Les coups de cœur et les coups de foudre semblent rythmer sa vie, c'est l'un des traits de la personnalité de Christian-Brice Ondo. Après sa rencontre avec l'éditeur et historien Dieudonné Gnammankou, il crée à taille humaine sa propre maison d'édition Obangame, en 2021. Obangame signifie en langue fon du Gabon : solidarité indéfectible. « Donc, à travers ce nom-là, j'ai voulu créer des liens entre les cultures à travers la littérature, en fait, c'est la touche un peu africaine de la maison d'édition », explique-t-il. Donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants Pour Christian-Brice Ondo, les auteurs africains, de manière générale, manquent de visibilité. « Ceux qui ont du talent, c'est très rare qu'on les publie dans les maisons d'édition traditionnelles, regrette-t-il. Il y en a quelques-uns qui réussissent à se faire éditer. Donc, je me suis dit pourquoi ne pas donner la chance à ces talents car il y a une forte demande également. Il y a en effet une diaspora noire, française et africaine qui vit à Paris. Paris, c'est un pôle culturel très important et ces lecteurs afro-descendants veulent lire des livres qui ressemblent à ce qu'ils vivent au quotidien, à leur culture, à leur univers. Mais il faut aussi que les livres soient de qualité et il faut que les auteurs soient aussi de qualité ». Le choix des auteurs ? Il se fait à travers des rencontres. « Ce sont des coups de cœur, moi, je ne cherche pas forcément des auteurs. Parce que je pars du principe que ce sont des rencontres, ce sont des coups de cœur. Et sur le plan technique, je fais des contrats à compte d'édition, c'est-à-dire que c'est moi qui prends en charge toute la fabrication du livre et je reverse à l'auteur des droits d'auteur. En fait, je prends des risques quand je décide d'éditer un auteur. Et une petite maison d'édition comme la mienne ne peut pas se permettre financièrement de publier beaucoup d'auteurs », précise l'éditeur. Il prend donc son temps pour choisir les auteurs qu'il souhaite éditer et ce sont les femmes qui dominent… C'est un peu sa fibre féministe. Et parmi elles : l'autrice sénégalaise Sokhna Ndao et son dernier roman, Catharsis. « Je cherchais un éditeur et j'ai vu que sur son site internet il publiait des femmes noires, je me suis dit qu'il avait une sensibilité particulière pour la littérature féminine ou afro-féminine descendante. Donc, vu les thématiques abordées dans mon roman, je trouverais un écho chez lui ». Un roman engagé, explique l'autrice Sokhna Ndao, qui dénonce les violences faites aux femmes au Sénégal, les violences sexistes, les violences psychologiques, la toxicité des relations, des rapports à autrui. « Et si vous allez sur les réseaux sociaux, souligne-t-elle. Vous allez trouver énormément de hashtags portés par des Sénégalaises pour dénoncer ces violences. » Une rencontre inattendue « Ce qu'elle ne vous a pas dit, lance dans un sourire Christian-Brice Ondo, c'est qu'entre la lecture du manuscrit et notre échange, elle a disparu pendant un an, comme Cendrillon. Ce que j'ai beaucoup aimé chez Sokhna Ndao, ce sont les thématiques qu'elle dénonce dans ses livres, elle les porte aussi par sa voix. Et moi, j'aime les auteurs qui ont de la personnalité et qui assument les idées qu'ils véhiculent à travers leurs romans. » Christian-Brice Ondo est un homme de l'ombre, discret, qui s'est donné comme mission d'éditer de nouveaux talents de la littérature afro-descendante. À lire aussiPortraits des diasporas africaines: Maé-Bérénice Méité, une étoile sur la glace [3/5]
durée : 02:01:38 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - 1ère diffusion : 26/11/2005 - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C'est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l'AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.
Après l'annonce faite en début de semaine par le Tchad de se retirer de la CPI, les invités d'Éric Topona se prononcent sur la viabilité de cette juridiction internationale tant décriée par certains gouvernements, notamment africains.
En RD Congo, la coalition d'opposition C64 vient de s'exprimer pour vivement critiquer la Cour constitutionnelle, tout en donnant rendez-vous au peuple congolais le 15 août prochain. Une prise de parole qui intervient au lendemain de la validation, par la Cour constitutionnelle, de la loi référendaire qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.
Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ainsi que le Venezuela, c'est au tour du Tchad d'annoncer son retrait de la Cour pénale internationale, dénonçant une « justice à géométrie variable » qu'il juge défavorable aux pays africains. Comment expliquer de telles accusations ? Alors que le ministre des Affaires étrangères tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul, a échangé au téléphone avec le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines, quel rôle les États-Unis ont-ils pu jouer sur ce retrait ? Avec Raphaëlle Nollez-Goldbach, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), enseignante en droit international à l'École normale supérieure à Paris.
durée : 00:03:24 - Géopolitique - Le Venezuela a annoncé, vendredi, son retrait de la CPI. Le même jour a eu lieu la révocation du procureur de la Cour internationale, Karim Khan, accusé d'agression sexuelle. Tout cela vient alors que les États-Unis ont lancé une campagne pour démanteler la Cour pénale internationale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
REDIFF - Dans ce nouvel épisode de "Entrez dans l'Histoire", direction Versailles avec une femme qui tenait Louis XV et le Royaume de France dans le creux de sa main. Madame de Pompadour, née Jeanne Poisson, est l'une des maitresses royales les plus célèbres de l'histoire de France. Découvrez l'ascension fulgurante de cette femme hors norme, à laquelle le roi est resté fidèle... même après la fin de leur idylle. Crédits : Lorànt Deutsch, Emma Locatelli. Tout l'été, retrouvez l'inimitable Lorànt Deutsch pour vous révéler les secrets des personnages historiques les plus captivants !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Voilà maintenant trois ans que Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza, ne sont pas sortis à l'air libre, constate Le Monde Afrique. Trois ans qu'ils sont enfermés entre quatre murs à Niamey, la capitale du Niger, sans même une promenade quotidienne comme y ont droit les détenus de droit commun. Depuis qu'il a été renversé par le chef de sa propre garde rapprochée, le général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023, l'ex-président nigérien est séquestré dans l'enceinte du palais présidentiel. (…) Sous surveillance permanente de gardes armés, précise le journal, le couple est détenu dans un appartement de son ancienne résidence, composé d'une chambre, d'une salle de bains et d'un petit salon, desservis par un couloir de quelques mètres où faire quelques pas. Il a interdiction d'en sortir. Même aérer leur est impossible : toutes les fenêtres ont été verrouillées. Leurs seules visites sont celles de leur médecin personnel, une à deux fois par semaine. (…) Moins de trois semaines après l'avoir renversé, les putschistes avaient accusé Mohamed Bazoum de "complot d'attentat à la sécurité et à l'autorité de l'État" et de "haute trahison", rappelle Le Monde Afrique. (…) La Cour d'État, une nouvelle juridiction créée par la junte, a levé son immunité présidentielle en juin 2024, ouvrant la voie à son éventuel procès. Mais depuis, rien. Mohamed Bazoum n'a jamais été formellement inculpé et ses avocats, dont un lui a rendu une unique visite en 2024, n'ont jamais eu accès au dossier ». Récents signaux positifs ? Alors, au cours de ces trois ans, plusieurs chefs d'État ont tenté d'obtenir la remise en liberté de Mohamed Bazoum : le Français Emmanuel Macron, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso ou encore, l'ancien président béninois Patrice Talon. Le Qatar, le Maroc, l'Algérie ou encore l'Union européenne ont tenté également de jouer les bons offices. Sans résultat… Depuis ces derniers jours, relève encore Le Monde Afrique, « certains proches de Mohamed Bazoum espèrent sa libération. Ils évoquent ainsi de récents "signaux positifs", telles les visites de son grand frère aux autorités nigériennes le mois dernier. "La junte est totalement imprévisible", estime un ancien collaborateur du président détenu. Tout est possible avec ces gens. D'autant plus que le général Tiani est acculé. Il ne tient le pouvoir qu'à Niamey. Tout le reste du pays part en lambeaux. Libérer Bazoum, affirme-t-il encore, pourrait lui permettre de redorer un peu son blason, tant en interne qu'auprès des étrangers" ». « L'arbitraire ne doit pas devenir la norme » Et à l'occasion de ce troisième anniversaire de la détention de Mohamed Bazoum, les tribunes fleurissent dans la presse du continent. Mamadou Kiari Liman-Tinguiri, ancien ambassadeur du Niger aux États-Unis, s'indigne dans les colonnes de Jeune Afrique : « Au Niger, l'arbitraire ne doit pas devenir la norme, écrit-il, et le président Bazoum doit être libéré. (…) De même qu'Hamadou Adamou Souley, l'ancien ministre de l'Intérieur, le journaliste Moussa Tchangari, infatigable défenseur des droits humains, et toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leur proximité réelle ou supposée avec l'ancien régime. Nous ne nous tairons pas tant qu'ils ne seront pas libres ». « Le choix de l'apaisement » ? Autre tribune publiée par Ledjely en Guinée : « Libérer Mohamed Bazoum et son épouse ne constituerait pas un aveu de faiblesse, peut-on y lire. Ce serait, au contraire, une démonstration de sagesse politique et une décision de haute portée morale. Rien de ce qui est entrepris dans l'amertume et le bras de fer perpétuel ne résiste à l'épreuve du temps. Faire le choix de l'apaisement en accordant la liberté au couple présidentiel offrirait au Niger l'opportunité de refermer une fracture douloureuse et de renvoyer au monde l'image d'une nation souveraine, sûre de sa force et respectueuse de la dignité humaine ». « À quand la fin de ce calvaire ? », s'interroge enfin le site Financial Afrik. « Il s'avère indispensable, affirme-t-il, de passer des condamnations de principe à des mesures coercitives. L'Union européenne doit faire plus qu'adopter des résolutions. De même que l'Union africaine, dont on peut déplorer l'apathie, voire le silence assumé. Après des protestations timides dans les jours qui avaient suivi le coup d'État, elle semble plutôt avoir privilégié la voie de la normalisation avec la junte au pouvoir. Ses principes, ses valeurs, ses chartes attendront ».
durée : 00:03:24 - InterNational - Le Venezuela a annoncé, vendredi, son retrait de la CPI. Le même jour a eu lieu la révocation du procureur de la Cour internationale, Karim Khan, accusé d'agression sexuelle. Tout cela vient alors que les États-Unis ont lancé une campagne pour démanteler la Cour pénale internationale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:24 - Le 6/9 de l'été - Le Venezuela a annoncé, vendredi, son retrait de la CPI. Le même jour a eu lieu la révocation du procureur de la Cour internationale, Karim Khan, accusé d'agression sexuelle. Tout cela vient alors que les États-Unis ont lancé une campagne pour démanteler la Cour pénale internationale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Dans un rapport rendu public lundi 20 juillet, la juridiction appelle le ministère de l'intérieur à ouvrir les conseils de discipline à des observateurs extérieurs, à publier les sanctions prononcées et à expérimenter un déclenchement systématique des caméras-piétons. Un article de Camille Polloni, publié le 20 juillet 2026 sur Mediapart, lu par Jeremy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans un nouveau rapport, les Sages de la rue Cambon pointent du doigt le "tarif agent" des salariés du fournisseur, dont ils estiment le montant à "700 millions d'euros en 2024". Un "coût démesuré" qu'ils appellent à réduire, ce qui déclenche la colère des syndicats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans un nouveau rapport, les Sages de la rue Cambon pointent du doigt le "tarif agent" des salariés du fournisseur, dont ils estiment le montant à "700 millions d'euros en 2024". Un "coût démesuré" qu'ils appellent à réduire, ce qui déclenche la colère des syndicats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Bulgarie, bloquer les sites de téléchargement illégal se révèle plus compliqué qu'ailleurs en Europe. La Cour suprême de cassation vient de donner raison à plusieurs fournisseurs d'accès à Internet dans un litige les opposant à l'association bulgare des producteurs de musique, soutenue par la Fédération internationale de l'industrie phonographique.Depuis 2020, les ayants droit cherchent à obtenir le blocage de The Pirate Bay et de Zamunda, l'un des sites de torrents les plus fréquentés du pays. Un site torrent ne stocke pas nécessairement lui-même les œuvres : il met en relation les internautes afin qu'ils échangent directement des fichiers. En 2023, le tribunal de Sofia avait ordonné aux opérateurs de bloquer ces deux plateformes, ainsi que leurs copies, leurs sites miroirs et leurs serveurs intermédiaires, appelés proxies.Cette décision vient pourtant d'être annulée. Selon la Cour suprême, une telle mesure ne peut pas être imposée dans le cadre d'une procédure civile classique, car le droit bulgare ne fournit pas de fondement juridique suffisamment clair. Le paradoxe vient du droit européen. Les directives de l'Union prévoient bien que les titulaires de droits puissent agir contre des intermédiaires, comme les fournisseurs d'accès. Dans plusieurs États membres, ces dispositions permettent déjà de bloquer des sites pirates ou des services illégaux de télévision par Internet.Mais la Bulgarie n'aurait pas correctement intégré ces règles dans sa propre législation. Les juges considèrent donc qu'ils ne peuvent pas ordonner un blocage permanent sans texte national précis. Une telle restriction concerne aussi la liberté d'information et doit, à ce titre, rester nécessaire et proportionnée. La Cour ne déclare donc pas le blocage illégal par principe. Elle constate simplement que la loi bulgare ne permet pas encore de l'imposer de cette manière. Pour les producteurs de musique, ce jugement constitue un revers important. Leur association demande désormais à la Commission européenne de s'assurer que les directives sont appliquées uniformément dans tous les pays membres.La Bulgarie agit pourtant contre le piratage. Elle a récemment participé, avec les autorités américaines, à la fermeture de plusieurs grands trackers locaux. Mais il s'agissait d'opérations répressives, et non d'injonctions civiles adressées aux opérateurs. Une réforme du droit d'auteur est en préparation depuis plusieurs années. Tant qu'elle n'est pas adoptée, The Pirate Bay et Zamunda échappent au blocage, moins par choix politique que par vide juridique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bérénice Levet, philosophe, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le 9 juillet 2024, en pleine nuit, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, deux des principaux dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), étaient brutalement arrêtés en Guinée. Ils auraient été brutalisés, voire torturés, selon le témoignage de l'un de leurs codétenus désormais libre. Deux ans après, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah sont toujours portés disparus. À l'occasion d'une conférence consacrée au sort des deux militants guinéens ce jeudi 9 juillet à Dakar, le défenseur des droits de l'homme sénégalais Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, est le grand invité Afrique de RFI. Il répond aux questions de Guillaume Thibault. RFI : La société civile guinéenne marque ce jeudi 9 juillet les deux ans des disparitions de Mamadou Billo Bah et de Foniké Menguè. Deux ans sans aucune information, deux ans de silence. Comment jugez-vous cette situation ? Alioune Tine : C'est scandaleux. C'est révoltant parce que Billo Bah et Foniké Menguè, c'étaient les leaders de la société civile guinéenne qui ont travaillé avec beaucoup de courage, qui ont permis la démocratie et puis qui ont été enlevés par des personnes. Ils les ont amenés à la gendarmerie de Hamdallaye et puis au palais Mohammed V, et puis dans les îles Fotoba. Et on ne les a plus revus. Il y a un rescapé qui est là à Dakar, que je connais, Mohamed Cissé. C'est le seul survivant de cette histoire. Il est temps de mettre un terme à cette situation, parce que la vie des Guinéens, ça compte. Les familles des disparus estiment que le système judiciaire ne joue pas son rôle. Est-il encore possible d'enquêter en Guinée sur ce cas ? Difficilement. En Guinée, je pense que ce soit les institutions judiciaires, tout est sous contrôle. La seule possibilité aujourd'hui, c'est au niveau africain. La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, la Cour de justice de la Cédéao et même les plaintes qui sont déposées en France. Vous venez de le dire, une plainte a été déposée en France par les avocats en juillet 2024, il y a deux ans. Cette procédure, d'après vous, peut-elle aboutir ? Tant que les gens sont au pouvoir, c'est extrêmement difficile. Et maintenant, j'ai l'impression que l'influence que la France avait à l'époque a beaucoup baissé. Donc la France fait vraiment attention quand elle est en Guinée. Et cette situation, elle ne peut pas continuer en Guinée. On ne peut pas développer la Guinée par la peur et par les violations des droits de l'homme. L'organisation Tournons La Page Guinée qui affirme avoir documenté 35 cas de disparitions forcées et 12 cas d'enlèvements arbitraires depuis la prise de pouvoir des militaires en 2021, estime que c'est un retour au régime répressif du temps de Sekou Touré… Maintenant, dès que vous êtes opposant, activiste des droits de l'homme ou même journaliste d'investigation, vous n'avez plus la possibilité de vivre en Guinée. Sois vous êtes obligé d'être dans un exil forcé, c'est le cas de Cellou Dalein Diallo, de Sidya Touré qui étaient les principaux opposants. C'est le cas également de nombreux membres de la société civile guinéenne qui sont dans la sous-région ou en Europe, parce qu'ils ne peuvent plus vivre en Guinée Conakry du fait de leurs idées, du fait de leurs croyances. Ça se fait dans un silence qui est extrêmement inquiétant aujourd'hui, ni l'Union européenne, ni l'Union africaine, ni même les Nations unies, c'est vrai qu'il y a eu des interventions des Nations unies, mais timide. Je pense que la communauté africaine et internationale a besoin de regarder ce qui se passe en Guinée sous le règne du général Doumbouya. Mais on a l'impression qu'on est en train de revivre les pires moments de Sekou Touré. Comment vous expliquez ce silence continental, ce silence international ? Il y a un véritable basculement géopolitique. La chute du mur de Berlin avait permis le développement des droits de l'homme, le développement de la démocratie. Mais maintenant, avec les conflits armés que nous avons en Afrique, puis aussi le fait que les pays occidentaux n'aient pas eu la possibilité, les capacités de mettre un terme à ces conflits... La sous-région, c'est une espèce de proie pour la plupart des puissances impériales de venir chercher les matières premières. Il y a beaucoup de ressources en Guinée. La Guinée est très riche en ressources. Tant que les gens font du business, ça marche et c'est ça. C'est scandaleux. Il est temps aussi de mettre un terme à l'impunité. La Cour pénale internationale est très critiquée sur le continent africain, mais est-ce que vous estimez néanmoins que la CPI doit enquêter sur la situation en Guinée ? C'est vrai que la CPI a été affaiblie par certaines grandes puissances aujourd'hui, il ne faut pas l'oublier… Trump, les États-Unis… Mais, je pense que la CPI s'était impliquée déjà quand il y a eu les événements du 28 septembre, le stade de Conakry. Aujourd'hui plus que jamais, la CPI doit investiguer en Guinée, se saisir de ce qui se passe en Guinée. Je pense que ce serait franchement une bonne prévention des violations des droits de l'homme. Et puis également lutter contre l'impunité des crimes internationaux comme les disparitions forcées, comme les détentions arbitraires en Guinée Conakry. Pour revenir à Foniké Menguè et à Mamadou Billo Bah, l'inquiétude sur le sort des deux militants grandit chaque jour depuis deux ans. Vous gardez néanmoins espoir de les revoir vivant ? Ecoutez, moi, je garde espoir de les voir vivants. Je connais bien les deux, je connais bien leurs familles. La famille de Billo Bah est venue me voir ici il n'y a pas si longtemps, avec ses enfants. Donc vraiment, nous continuons à garder espoir et continuerons à mettre la pression pour qu'on nous dise ce que sont devenus Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah.
durée : 00:15:41 - Le journal de 18h00 - La Cour de cassation statuera au plus tard en avril 2027 sur le pourvoi en cassation de Marine le Pen. C'est la voie qu'a choisi la chef de file du Rassemblement national pour être candidate et mener campagne librement. En avril 2027, nous serons au plus fort de la campagne présidentielle. - équipe : La Rédaction de France Culture, Brice Garcia Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:31 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - La députée du Rassemblement national Laure Lavalette revient sur la condamnation en appel de Marine Le Pen et sur l'annonce de son pourvoi en cassation et de sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. - équipe : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier - invités : Laure Lavalette Femme politique française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:15:41 - Les journaux de France Culture - La Cour de cassation statuera au plus tard en avril 2027 sur le pourvoi en cassation de Marine le Pen. C'est la voie qu'a choisi la chef de file du Rassemblement national pour être candidate et mener campagne librement. En avril 2027, nous serons au plus fort de la campagne présidentielle. - équipe : La Rédaction de France Culture, Brice Garcia Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Éclairage sur les mécanismes et les enjeux liés à la décision rendue hier par la cour d'appel : un arrêt qui permet à Marine Le Pen de rester candidate à la présidentielle, avec la perspective d'un bracelet électronique durant les premiers mois de campagne. En choisissant de se pourvoir en cassation, elle suspend toutefois l'exécution de cette peine, échappe provisoirement au bracelet et demeure, pour l'heure, non définitivement condamnée. Écoutez l'analyse de Bertrand Périer, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez RTL Soir avec Vincent Parizot du 08 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
In this episode of the Pipeliners Podcast, Russel Treat talks with Mark LaCour, Director of ModalPoint and editor-in-chief of the Oil and Gas Global Network (OGGN), recorded live at the API Pipeline, Control Room and Cybernetics Conference. Mark, who delivered one of the event's keynotes, discusses shifting public perception of the oil and gas industry among Generation Alpha, the origins and growth of OGGN, and the long-term case for keeping the industry central to humanity's energy and space exploration future. Visit PipelinePodcastNetwork.com for a full episode transcript and detailed show notes with relevant links and definitions to insider terms.
durée : 00:04:34 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - La fondatrice du RN pourra-t-elle se présenter l'an prochain ? Entre logique judiciaire et calendrier électoral, jamais la tension n'a été si forte. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Des dirigeants d'institutions culturelles alertent sur le risque de coupes budgétaires dans le secteur de la culture, craignant que celle-ci ne devienne une variable d'ajustement pour les finances publiques.Le président français Emmanuel Macron est attendu prochainement à Damas, en Syrie, pour une première visite d'un chef d'État européen auprès du nouveau régime syrien, dans un contexte de reconstruction du pays après 15 ans de guerre.Le marché des fusions-acquisitions connaît une dynamique sans précédent, avec 24 000 transactions annoncées ou signées au premier semestre 2023, soit une progression de 49% par rapport à la même période l'an dernier.La Cour des comptes remet en cause le statut de fonctionnaire des contrôleurs aériens en France, les jugeant obsolètes par rapport aux autres pays européens.La Coupe du Monde de e-sport débute aujourd'hui à Paris, révélant l'essor de cette industrie du divertissement qui compte désormais une audience de 600 millions de spectateurs et un marché évalué à 2 milliards de dollars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:31 - Le journal de 18h00 - La Cour de Cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:31 - Les journaux de France Culture - La Cour de Cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : La déclaration financière annuelle du président américain Donald Trump, publiée mardi, confirme que sa fortune a bondi de plus de 2 milliards de dollars l'an dernier. En France, les enfants de Francis Bouygues, décédé en 1993, se déchirent jusque devant les tribunaux. La Cour de révision a annulé hier la condamnation de Dany LeprinceLa Cour de cassation doit se prononcer sur la question de la filiation d'un enfant né d'une gestation pour autrui (GPA). Quelles sont les tendances des vacances d'été des Français ? Ils semblent se tourner davantage vers des destinations nationales et plus vertes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheBusiness is business. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. Et c'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus d'1,2 milliard de dollars. Une situation qui relance notamment les accusations de conflits d'intérêts, alors que le locataire de la Maison Blanche multiplie les initiatives pour favoriser le développement des monnaies numériques. De plus, le président américain continue de tirer profit de son image. Parmi les produits dérivés les plus médiatisés figure la « God Bless the USA Bible », dont plus de 208 000 exemplaires ont été vendus. À cela s'ajoutent des baskets, montres, parfums ou encore des guitares. Un empire économique colossal. La Cour suprême a toutefois infligé un revers important au président américain. Fin juin, elle a confirmé que les enfants nés aux États-Unis restent automatiquement citoyens américains, invalidant ainsi le décret de Donald Trump sur le droit du sol. Une décision symbolique, d'autant que trois des neuf juges de la Cour ont été nommés par lui lors de son premier mandat. Ce n'est pas la première fois que la haute juridiction freine ses ambitions. Quelques mois plus tôt, elle avait déjà limité une partie de sa politique sur les droits de douane, estimant que certaines mesures relevaient du Congrès. Ces décisions rappellent que, malgré sa majorité conservatrice, la Cour suprême conserve son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. À l'international, Donald Trump fait de l'Amérique latine une priorité. Son administration remet en avant la doctrine Monroe, selon laquelle les États-Unis doivent rester la puissance dominante sur le continent. L'objectif est de contrer l'influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l'Iran dans la région. Cette stratégie s'appuie aussi sur une ligne dure envers les gouvernements de gauche. Washington maintient une forte pression sur le Venezuela et Cuba, tout en saluant l'arrivée au pouvoir de dirigeants conservateurs. En Colombie, la récente victoire du candidat d'ultradroite, Abelardo de la Espriella, soutenu par Donald Trump, est perçue comme le signe d'un regain d'influence du trumpisme en Amérique latine. A quel point Donald Trump utilise-t-il sa présidence pour enrichir son empire économique ? La Cour suprême est-elle devenue un contre-pouvoir au président américain ? Donald Trump cherche-t-il à réaffirmer l'hégémonie des États-Unis en Amérique latine ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
A moins d'un an de la présidentielle, la politique entre dans le temps des calculs. Laurent Wauquiez, chef des Républicains à l'Assemblée nationale, n'exclut plus un rapprochement avec Edouard Philippe, marquant ainsi une rupture avec Bruno Retailleau. A gauche, en revanche le désordre règne : malgré les appels au rassemblement, les divisions l'emportent. Du côté du RN, la Cour d'appel va rendre sa décision avec à la clé la possibilité ou non pour Marine Le Pen de se présenter en 2027.
durée : 00:19:54 - Les journaux de France Culture - C'est une décision rarissime. Ce matin, la Cour de révision a annulé la condamnation à la prison à perpétuité de Dany Leprince pour un quadruple meurtre dans la Sarthe, en 1994. Les juges ont ordonné qu'il soit rejugé. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La plus haute juridiction du pays a rendu, lundi 29 juin 2026, une décision autorisant le chef de l'État à révoquer à sa guise les responsables d'agences fédérales indépendantes. Les juges devaient se prononcer sur la révocation d'une responsable de la Commission fédérale du Commerce (FTC) voulue par Donald Trump. Il y a plus d'un siècle, le Congrès a adopté une loi qui empêche tout licenciement d'un responsable de la FTC sans motif valable. Une loi renforcée en 1935 par une décision de la Cour suprême qui a fait depuis jurisprudence. L'arrêt rendu ce lundi (29 juin) constitue donc une véritable rupture. Donald Trump a applaudi « une grande victoire », « l'une des plus grandes décisions jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels ». Les juges devaient aussi se prononcer sur le limogeage de Lisa Cook, une gouverneure de la Banque centrale. Par cinq voix contre quatre, les juges ont considéré que Donald Trump ne pouvait pas la révoquer « à sa guise » sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Une décision apparemment paradoxale, motivée par la crainte des répercussions économiques. Et ce n'est pas le seul revers infligé au locataire la Maison Blanche, explique François-Damien Bourgery, du service International de RFI. La Cour suprême a également rejeté un recours du parti républicain contre une loi du Mississippi qui autorise le comptage des bulletins plusieurs jours après le scrutin. Et ce alors que Donald Trump, et l'ensemble du parti républicain, ne cessent d'accuser le vote par correspondance de favoriser la fraude. Une nouvelle preuve que la Cour suprême est aujourd'hui le seul rempart face aux poussées autocratiques de Donald Trump. En Haïti, accord pour modifier le décret électoral contesté En Haïti, les élections sont prévues en principe au mois d'août. Le gouvernement et l'autorité électorale, le CEP, sont tombés d'accord sur le processus, rapporte Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a affirmé hier (29 juin) vouloir sortir de la logique de l'assistanat qui régit souvent les relations avec les pays étrangers. Enfin, AlterPresse se fait l'écho d'un message : celui de la famille du journaliste Diego Charles, assassiné il y a cinq ans. Ses proches parlent d'un déni de justice intolérable. Au Salvador, les victimes de l'État d'exception Au Salvador, le président Nayib Bukele a opté pour la manière forte, sinon brutale, pour lutter contre les groupes criminels. Pour la 52è fois, les autorités viennent de renouveler l'État d'exception, une disposition qui permet notamment des arrestations et des incarcérations sans jugement et sans accès rapide à un avocat. Une disposition d'autant plus controversée que les membres des gangs ne sont pas les seuls à être visés. Amnesty International estime qu'au moins 8 000 innocents ont été arrêtés en quatre ans. Un reportage de notre envoyée spéciale, Marie Griffon.
durée : 02:29:26 - Les Matins de France Culture - par : Astrid de Villaines - Ce matin à 7h40 Astrid de Villaines reçoit Christophe Soulard, président de la Cour de cassation, rejoint à 8h20 par Alice Gayraud, le responsable du plaidoyer de Nook pour revenir sur l'affaire Lyhanna. À 7h17, Karim Emile Bitar abordera l'accord-cadre signé entre Israël et le Liban. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:24 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Aux Etats-Unis, la Cour suprême accorde deux victoires majeures à l'administration Trump pour révoquer un statut protégeant 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens et pour empêcher les exilés de franchir la frontière avec le Mexique pour déposer leur demande d'asile aux Etats-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :La Cour des comptes réclame des mesures rapides pour redresser les comptes publics, la dette française ayant encore augmenté de 75 milliards d'euros au premier trimestre, atteignant un niveau record de 117,5% du PIB.Le passage de la retraite à 65 ans à 60 ans en 1983 est identifié comme une erreur ayant contribué à l'endettement, les partenaires européens de la France n'ayant pas ce même « totem » sur l'âge de départ à la retraite.Le gaspillage de médicaments représente chaque année un demi-milliard d'euros, avec près de 7700 tonnes de médicaments non consommés rapportés en pharmacie en 2024, un problème qui pourrait être résolu par un meilleur calibrage des boîtes et une responsabilisation des assurés.La Banque de France s'inquiète de la progression du surendettement chez les jeunes de 18-29 ans, en partie due aux paiements fractionnés et aux difficultés d'accès à l'emploi et au logement.Le phénomène de retrait gonflement des argiles menace des millions de maisons en France, avec des propriétaires ayant du mal à se faire indemniser par leurs assurances malgré la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Cour Suprême a donné raison jeudi 25 juin 2026 à l'administration Trump et confirme la fin du TPS, le statut de protection temporaire qui permettait à plus de 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol états-unien, parfois depuis plus de 15 ans. Ils sont désormais à la merci de la police de l'immigration, qui peut les renvoyer en Haïti à tout moment. Au Chili, « la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques » Au Chili, la police a localisé la soixantaine d'enfants haïtiens qui avaient été déclarés «introuvables» après leur arrivée au Chili, dans le cadre de procédures de regroupement familial. Ils sont tous en bonne santé et avec leurs parents. La Cour des comptes, dans un rapport préliminaire sur les conditions d'entrée de citoyens haïtiens au Chili, avait fait état de ces possibles disparitions, provoquant l'ouverture d'une cellule de crise par le gouvernement et d'une enquête pour trafic d'êtres humains. Michel-Ange Joseph, Haïtienne résidant au Chili depuis 12 ans, est travailleuse sociale et directrice de la fondation Cijys, un centre de recherche en sciences juridiques et sociales. Au micro de Naïla Derroisné, elle assure qu'il y a eu des erreurs dans la gestion de cette affaire d'enfants haïtiens disparus qui, en réalité, ne l'étaient pas. Elle estime même que «la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques». Le combat de vendeuses ambulantes mexicaines pour leur reconnaissance À Mexico, des milliers de femmes arpentent tous les jours le métro de la ville pour vendre leurs marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataire et précaires, de subvenir à leurs besoins et nourrir leurs enfants, mais qui les confrontent aussi à la discrimination et aux violences policières. Elles ont décidé de s'organiser pour obtenir un statut légal de travailleuses et ne plus être marginalisées par la société mexicaine, raconte la correspondante de RFI au Mexique, Marine Lebègue, qui les a suivies dans leur journée de travail. L'Iran et les États-Unis s'affrontent... sur un terrain de volley Un match de volley très symbolique s'est tenu jeudi soir (25 juin 2026) à Orléans, en Ligue des nations. Les États-Unis affrontaient l'Iran et l'ont emporté 3-0. Le public soutenait très largement l'Iran et pour certains supporters, ce match avait malgré tout une signification particulière. Vahid Shamsoddinnezhad, de la rédaction en persan de RFI, était sur place et a pu échanger avec des spectateurs et spectatrices. Dans le journal de La 1ère... Un tiers de siècle après l'interdiction du chlordécone, largement utilisé dans les bananeraies, plus de 8 Guadeloupéens sur 10 présentent encore des traces de ce pesticide dans le sang, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone
Tandis que Gilbert de La Fayette combattait en Amérique, son épouse Adrienne de Noailles demeurait en France. Depuis les champs de batailles, il lui écrit.À travers les lettres échangées entre les deux époux de 1776 à 1784, se révèle une autre lecture de la guerre d'Indépendance américaine : celle d'une femme qui joue elle aussi un rôle historique mais méconnu dans cette révolution. Proche de la couronne, de Louis XVI et Marie Antoinette, elle sait faire circuler les mots et les glisser dans les bonnes oreilles.Ainsi, parti clandestinement de la Cour à Versailles, Gilbert de La Fayette revient en héro des deux Mondes. Il avait vu la liberté à l'œuvre, elle traversera l'océan, quelques années plus tard, dans le sens inverse. D'une révolution à l'autre, immiscez vous dans cet échange épistolaire entre les époux de La Fayette.À l'occasion du 250e anniversaire de l'Indépendance américaine, retracez le voyage du marquis de La Fayette au cœur de la révolution américaine et des premiers liens tissés entre Versailles et les Etats-Unis. La Fayette et l'Indépendance américaine : de la Cour de Versailles aux champs de bataille. Une fiction historique proposée par le château de Versailles à l'occasion des 250 ans de l'Indépendance américaine et des premiers liens entre Versailles et les États-Unis, écrite par Elisa Chalaye, cheffe de projets numériques au château de Versailles, produite par Image et Stratégie et réalisée par Julien Rochard. Avec le conseil scientifique de Vincent Bouat-Ferlier, conservateur général du patrimoine, directeur de la Fondation de Chambrun-Lafayette, de Clara Terreaux, conservateur du patrimoine au château de Versailles et de Frédéric Lacaille, conservateur général du patrimoine au château de Versailles.© Fondation Chambrun-Lafayette, FC 15.1.54, FC 352 027, FC 15.1.51, FC 15.3.129, © Sémhur / Wikimedia Commons Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Remise en cause par l'unilatéralisme des États-Unis de Donald Trump, l'Organisation des États Américains (OEA), qui réunit presque tous les pays du continent, tient cette semaine son assemblée générale au Panama. Alors que Washington menace de lui retirer sa contribution financière, l'institution est particulièrement fragilisée, confrontée à des soupçons de corruption en interne et des accusations d'impuissance pour défendre les droits humains sur le continent, ou encore faire face à la crise sécuritaire en Haïti. L'Organisation des États Américains (OEA) tient depuis lundi 22 juin son Assemblée générale, au Panama. Créée en 1948, c'est la seule organisation à réunir tous les pays du continent, du Nord au Sud, à l'exception du Venezuela et du Nicaragua, qui s'en sont retirés. Pourtant, cette institution-clé du multilatéralisme dans la région est en crise. Les États-Unis de Donald Trump menacent d'arrêter totalement de la financer dès l'an prochain (2027), alors que la contribution de Washington équivaut aujourd'hui à près de la moitié du budget de l'OEA. « Comme pour l'Organisation mondiale de la santé, comme pour de nombreuses organisations internationales que les États-Unis ont quitté, cela poserait d'importantes difficultés, souligne Kévin Parthenay, professeur de Sciences Politiques à l'université de Tours. D'autant plus que cet exemple des États-Unis pourrait créer une émulation : de la part de l'Argentine de Javier Milei, du nouveau président d'extrême-droite au Chili, José Antonio Kast, ou encore d'Abelardo de la Espriella, tout juste élu en Colombie. Des dirigeants très critiques vis-à-vis du multilatéralisme et qui ne sont pas prêts à payer pour le fonctionnement de ces organisations-là.» Le représentant désigné par Donald Trump auprès de l'OEA, Leandro Rizzuto, un milliardaire et ami du président, a déclaré à l'agence Reuters qu'il voulait que l'organisation se concentre davantage sur les questions économiques et moins sur la démocratie et les droits humains. Accusations de corruption Les craintes d'une fragilisation de l'OEA sont d'autant plus fortes que l'organisation est aussi fragilisée par un scandale en interne. L'actuel secrétaire général, Albert Ramdin, ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam, est soupçonné d'irrégularités dans des contrats passés depuis son arrivée. Sa cheffe de cabinet, elle, a été mise en examen pour corruption au Surinam. Les États-Unis ont révoqué son visa. Elle a quitté son poste début juin 2026. Cela intervient alors que l'OEA est aussi critiquée sur le fond. « Sur un certain nombre de crises qui touchent le continent (du Nicaragua au Venezuela, en passant par Haïti) l'organisation a beaucoup de peine à apporter des réponses concrètes à des situations qui touchent aux droits de l'homme, à la démocratie et à la stabilité politique, alors que ce sont précisément trois des axes fondamentaux qui justifient et légitiment l'existence de cette organisation », poursuit Kévin Parthenay, également co-président de l'OPALC (Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po). Pour autant, il ne faut pas enterrer trop vite le multilatéralisme sur le continent, estime le chercheur. « Le régionalisme se réinvente en permanence. J'en veux pour preuve ce « Bouclier des Amériques » lancé en mars par le président Donald Trump et qui a vocation à réunir des leaders de droite. Même s'il y a des dynamiques politiques radicales, on peut difficilement penser que la coopération régionale au sens large va disparaître », conclut-il. Haïti : violences à Cité Soleil, enfants retrouvés au Chili et réparations Malgré le déploiement des forces de l'ordre, la situation reste « critique » à Cité Soleil depuis le massacre survenu au soir du premier match d'Haïti à la Coupe du monde de football, dans la nuit du 13 au 14 juin, explique depuis Port-au-Prince le rédacteur en chef de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. L'agence de presse haïtienne se fait aussi l'écho de l'histoire de ces enfants haïtiens dont le gouvernement chilien disait avoir perdu la trace. 52 d'entre eux sur 64, ont été retrouvés et sont bien dans leurs familles et scolarisés, précise Gotson Pierre. Enfin, il évoque avec Anne Cantener les protestations de chercheurs et de militants haïtiens face à l'absence d'Haïti au sommet international organisé à Accra (Ghana), du 17 au 19 juin sur les réparations liées à l'esclavage. À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Argentine : l'industrie textile en difficulté face à la concurrence chinoise Le président argentin ultra-libéral Javier Milei a décidé de baisser les droits de douane dans son pays. Depuis, les importations sont de plus en plus importantes, au point de mettre à mal l'industrie textile locale. Les entreprises argentines ne peuvent pas s'aligner sur la capacité de production ni sur les prix de grands groupes chinois comme Shein ou Temu, explique le correspondant de RFI, Théo Conscience, qui s'est rendu dans une petite usine de la banlieue de Buenos Aires. À lire aussiShein, Temu, Ali Express: les géants chinois qui s'invitent sous le sapin Dans le journal de La 1ère... La Cour d'appel de Paris a confirmé ce lundi (22 juin 2026) le non-lieu prononcé en 2023 dans « l'affaire » du chlordécone, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone
C'est une affaire qui fait parler depuis des dizaines d'années. Dans les années 1950, Raymond Mis et Gabriel Thiennot ont été reconnus coupables du meurtre d'un garde-chasse dans le département de l'Indre. Le 11 juin dernier, ils ont obtenu un procès en révision, près de 80 ans après les faits. Si la justice a accédé à cette demande, c'est parce qu'après avoir formulé des aveux lors de leur garde à vue en 1947, les deux chasseurs se sont rétractés. Ils affirment avoir été torturés pendant leur interrogatoire. S'ils ont reçu de leur vivant une grâce présidentielle, leur comité de soutien souhaite aujourd'hui faire reconnaître leur innocence dans le meurtre du garde-chasse. Sur ce point, la Cour de révision rendra son verdict le 2 juillet prochain. À quoi sert précisément un procès en révision et comment se déroule une telle audience ? Dans ce nouvel épisode d'Affaire suivante, Pauline Revenaz et Eliza Fernandez reçoivent Maître Pierre-Emmanuel Blard, avocat des ayants droit de Raymond Mis et Gabriel Thiennot.
Le match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Philadelphie, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin. Ce sera le deuxième match des Grenadiers après leur défaite face à l'Écosse. La communauté haïtienne des États-Unis est euphorique de les voir jouer, comme une respiration après des mois de tensions migratoires. Mais l'anxiété n'est jamais loin, car d'ici à 15 jours, la Cour suprême doit se prononcer sur la possible suppression du TPS, le statut de protection temporaire qui permet à 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol américain. Et les efforts de la diaspora pour mobiliser le Congrès ne sont pas encore consolidés. Reportage de notre envoyé spécial à Boston, Il fait très chaud dans ce petit local de banlieue. Les danseuses sont en sueur, en pleine répétition. Dans la nuit du 19 au 20 juin, elles vont monter sur scène juste avant la diffusion du match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026. Ce sera sur grand écran, en plein centre-ville de Boston. Il y a un air de fête dans la communauté haïtienne. Comme si ce Mondial venait effacer une partie de la tension vécue ces derniers mois. « Je dois dire que l'on a beaucoup d'espoir. C'est vrai que parfois, on se sent dans le noir avec ce gouvernement, mais après avoir regardé le match, même s'ils ont perdu, ils ont joué d'une manière phénoménale et je suis personnellement très fière d'eux et je suis sûre aussi que les autres Haïtiens aussi sont fiers d'eux », confie l'une d'elle. À lire aussiMondial 2026 : les craintes de la diaspora haïtienne face aux discriminations et à l'insécurité Le TPS au cœur des inquiétudes C'est une parenthèse, une bulle, éphémère par nature et qui ne peut pas et qui ne doit pas faire oublier, nous dit Carline Désiré, la politique migratoire de l'administration Trump vis-à-vis d'Haïti. Elle dirige l'Association des femmes haïtiennes de Boston et se bat depuis plus de 15 ans pour le maintien du statut de protection temporaire : « Oui, nous sommes très heureux que ce Mondial ait lieu. Et, dans le même temps, nous sommes très tristes de ce qu'il se passe autour du TPS. On espère une extension de trois ans, mais on est en plein flou juridique. Il y a énormément de travail en vue, de lobbying politique pour être sûrs qu'on obtienne assez de votes. Ça va être très dur, parce qu'il y a plus de républicains que de démocrates au Sénat. Il faut qu'on parvienne à mettre les républicains de notre côté. » À ce stade, aucune garantie que ce texte passe. Et le pasteur Dieufort Fleurissaint, lui aussi l'un des grands avocats de la cause haïtienne aux États-Unis, s'inquiète de conséquences dramatiques si le TPS disparaît : « Ces Haïtiens sont ici depuis plusieurs années. Ils sont propriétaires de maisons, ce sont aussi des entrepreneurs, ils ont des enfants qui sont nés aux États-Unis : presque 87 000 enfants issus de ces familles-là. Et ces enfants-là sont des Américains. Qu'est-ce qui va arriver à leurs enfants s'ils sont expulsés de ce pays ? Leurs enfants n'ont jamais mis leurs pieds sur la terre d'Haïti. » La Cour suprême doit se prononcer d'ici à la fin du mois de juin. Si elle se range du côté du gouvernement, il n'y aura plus qu'une seule option pour les Haïtiens : un vote favorable du Congrès. À lire aussiÉmigrer aux États-Unis : les Haïtiens partagés entre espoir et désillusion
durée : 00:05:03 - Les Matins de France Culture - La Cour de révision examine aujourd'hui la requête déposée par les héritiers de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, ces deux hommes condamnés pour le meurtre d'un garde-chasse en 1946. Elle devra se prononcer sur la question de leur possible innocence. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France