Landlocked country in West Africa
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The international break is here, but for Africa and South America it means two very different things.Dotun Adebayo is joined by Tim Vickery and Maher Mezahi to look beyond the usual international-break headlines and explain what is really at stake across two continents.In Africa, qualification for AFCON 2027 begins. Nigeria start their campaign without Victor Osimhen, while Madagascar provide a reminder of just how quickly the balance of power is changing across African football.Maher explains the role academies and diaspora players are playing in that change, from Cape Verde and Comoros to Madagascar and Mali, and why getting player development right in Africa is far more complicated than simply copying the European model.There is also a huge opening fixture between Côte d'Ivoire and Ghana. Hervé Renard is back with the Elephants and beginning a new generation, while Carlos Queiroz remains in charge of a Ghana side facing a rebuild of its own.Then Tim takes us to South America, where attention has already turned towards the 2030 World Cup.What happens to Argentina after Lionel Messi? Who becomes South America's next great number 10? And can Carlo Ancelotti rebuild a Brazil side that now needs something it once produced almost automatically: midfielders capable of controlling matches?Plus, why the unusual format of the 2030 World Cup could completely change South American qualifying, and why national teams outside Europe are finding it increasingly difficult to organise meaningful international friendlies.Featuring: Dotun Adebayo, Tim Vickery and Maher Mezahi.Subscribe to FC Camisa for the Brazilian Shirt Name Podcast, Futebol & Football and more.FC Camisa | Football's story, told properly.
Novedades en AfricaPachanga (Radio Enlace, 107.5FM, www.radioenlace.org, X-23:30) con la gran máquina de la música afrodisco, los Ibibio Sound Machine, liderados por la excelente cantante nigeriana Eno Williams. Más novedades con la caboverdiana Soraia Ramos, el maestro de la rumba congoleña actual Fally Ipupa, ritmos urbanos desde Malawi con Joe Ikon, y los grandes del afropop keniata, los Sauti Sol. Además, música de Ghana con Bessa Simons, de Benín con la Orchestre Poly-Rythmo de Cotonu, del Congo con Tabu Ley, de Mali con Kasse Mady Diabaté y la despedida, desde Zimbabwe con Oliver Mtukudzi. Todo tuyo !!! Track List Ibibio Sound Machine - Menso Ibibio Sound Machine - Burning In Lagos Soraia Ramos - Es Ka Podi Fally Ipupa - Isoler Joe Ikon - Yotentha Sauti Sol - Midninght Train Bessa Simons - Sii Nana Orchestre Poly-Rythmo de Cotonu - Karateka Tabu Ley - Monument Kasse Mady Diabaté - Siran Mogoye Oliver Mtukudzi - Zindoenda
Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé mardi Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement après la victoire de son parti aux élections législatives de la semaine dernière, marquant la première accession d'une femme à ces fonctions dans le pays.
Better late than never. Ok, we are a few days late with our recap of the Canes' win over Central Michigan, but here we are. We start by giving you all of the great things Miami did. The offense is a machine (other than five series against a better-than-advertised Wake Forest team). Mensah makes every throw. Mali catches every ball (literally). Javian Mallory looked good. BEN CONGDON HAS ARRIVED! We defended the option well and stopped the run like a big steel wall. We also have a few things to work on. There were too many penalties. There are too many injuries. Did we mention penalties? It's the breakdown you need of a game on the CW, which isn't exactly great at broadcasting games. Go check out all of the great work that Cam and his staff do at State of The U. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
Au Mali, alors que des influenceurs militent ouvertement en faveur de l'excision des jeunes filles depuis quelques semaines, les associations féministes qui luttent contre ces mutilations sexuelles, sont obligées de suspendre leurs activités. Quel est le rôle des autorités militaires dans tout cela ? Mamadou Mbodji est docteur en psychologie clinique. Depuis Dakar où il exerce, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Une étude, faite dans quinze pays africains et publiée dans la revue Nature, révèle que 44 000 jeunes filles décèdent tous les ans à la suite de leur excision. Alors, quels sont les arguments des nouveaux militants pro excision sur les réseaux sociaux ? Mamadou Mbodji : Derrière tout ce vacarme, si vous voulez, mais malheureusement, ces décès qui sont passés inaperçus aux yeux des populations, derrière tout ça se profile, si vous voulez, un profond besoin d'affirmation de soi et d'une identité sociale et culturelle, de ressortissants, d'individus, d'Africains dont les certitudes et les repères sont devenus évanescents aujourd'hui. Ils sont confrontés à un quotidien difficile lié à la crise économique, à l'incurie des gouvernants et surtout à l'insécurité également générée par les groupes jihadistes qui ne laissent pas de répit à certains pays, notamment les pays sous régime militaire. Alors c'est connu que, dans de pareilles situations de déliquescence, de crise économique et sociale, où les repères sont brouillés, eh bien les réflexes et ressorts humains les plus archaïques ont tendance à remonter à la surface, à réapparaître. Du coup, les extrémismes se réveillent de leur hibernation et chacun y va de sa partition de manière compulsive pour calmer l'angoisse, parce que les gens n'ont rien vers quoi se tourner. Les populations dans ces cas-là vont s'adonner à des pratiques rituelles sacrificielles, comme pour demander la clémence des divinités. Il y en a même qui vous disent que le sang des excisées est dédié aux divinités pour les calmer et peut-être implorer leur clémence. Dès lors, concernant l'excision et l'infibulation, les autorités militaires, si vous voulez aujourd'hui, ont tendance à être très timides parce qu'elles n'ont rien à donner aux populations. Elles sont dépassées et elles préfèrent donner quelque chose aux populations pour leur permettre de se tourner vers autre chose que contre elles. Ces pratiques-là sont plus ou moins financées, encouragées même timidement par les autorités. Les populations s'en donnent à cœur joie. Souvent c'est dirigé même contre l'Occident, comme dans une revendication identitaire : « nous, nous sommes Africains. Si nous croyons à ça, y toucher ou élaborer des lois contre ça, c'est s'en prendre à nous. C'est menacer notre identité nationale ». Alors moi, je n'accorderais pas trop d'importance à ce discours qui va retomber très rapidement, mais qui aujourd'hui prend de l'ampleur parce que tout simplement, il y a une situation de crise. À lire aussiGuerre numérique entre militants pro-excision maliens et féministes ouest-africaines Alors, comme en effet, les associations africaines qui luttent contre l'excision sont soutenues par l'ONU et par l'Union européenne, les régimes militaires au pouvoir au Sahel s'appuient sur les militants pro excision pour mobiliser leurs partisans. Mais est-ce que ça marche auprès de l'opinion publique ? Ben non, ça marche, mais de manière superficielle parce qu'il va arriver un terme où ces gens vont se tourner vers ces régimes en leur disant : « oui mais après tout ça, qu'est-ce que vous nous offrez ? Qu'est-ce que vous proposez aux populations ? » On dit souvent que les premiers gardiens de l'excision, ce sont les femmes elles-mêmes, mais est-ce qu'en réalité ce ne sont pas les hommes ? Ben non, si vous voulez. Non, parce que les femmes ont toujours été au cœur des choses. Les hommes souvent n'étaient pas tenus au courant ou ils fermaient les yeux. Mais les femmes ont toujours été au cœur. Ce sont elles qui sont excisées et ce sont elles qui excisent. Elles sont les premières à reproduire un schéma social qui leur est défavorable par leur manque de moyens de se penser et de déconstruire certains schémas familiaux. Donc elles sont les premiers vecteurs, si on peut dire, d'une reproduction sociale discriminante et défavorable à leur égard. S'il y a des gens à cibler, ce ne sont pas les hommes. Ils ne sont pas à absoudre, évidemment, mais ce sont surtout les femmes qu'il faut cibler. Les femmes d'un certain âge, parce que aussi, elles retrouvent dans ces moments de crise une place, un statut, une autorité qui leur échappait, qui vient renforcer une identité déjà défaillante. Alors, je pense qu'on va vers une évolution des choses, mais une évolution très, très, très lente, parce que les représentations et les croyances sont tenaces. Et nos pays vivent dans des situations de vie quotidienne insupportables. Donc, ce que vous dites, c'est que les lois votées dans chacun de ces pays ne suffisent pas à faire reculer les mutilations sexuelles ? Elles ne suffisent pas. Elles sont utiles, elles sont même indispensables. Il faut qu'on vote ces lois-là, qu'elles existent au Sénégal par exemple. L'ampleur que ça a eu, je ne dis pas que ces pratiques génitales féminines ont disparu totalement. Même à Dakar, il arrive qu'on entende de temps en temps que des familles… Mais c'est vrai que l'urbanisation et les campagnes qui se vident, l'urbanisation a tendance à casser un peu, si vous voulez, les possibilités de recomposition de la famille élargie. Il y a une forme de nucléarisation des ménages, et ça ne favorise pas, si vous voulez, la survivance de telles pratiques. Donc, il faut que la loi, évidemment, soit là, qu'on vote ces lois là, mais il faut coupler ces lois aussi à des financements. Il faut financer les organismes qui travaillent là-dessus, des associations de quartier, parce qu'il y a des organisations politiques de quartier, et ces organisations pourraient être des vecteurs pour la sensibilisation acharnée, pour calmer un peu les ardeurs et éradiquer petit à petit ce fléau. Mais il faudra du temps et de la persévérance. À écouter aussiUn oeil sur les réseaux : Mali : les réseaux sociaux ravivent le débat sur l'excision
On l'utilise sous forme de cosmétique, et surtout dans les préparations culinaires pour remplacer le beurre de cacao. La campagne de commercialisation de l'année 2026-2027 du karité vient d'être officiellement lancée chez plusieurs producteurs du continent africain. Cette année, comme c'est le cas depuis deux ans, le commerce du karité est entravé par des restrictions à l'exportation. À ce stade, l'interdiction d'exporter des amandes de karité reste totale au Nigeria, en Côte d'Ivoire et au Mali. Le Togo et le Bénin autorisent l'exportation mais avec une taxe élevée. Au Burkina Faso, le régime est encore plus strict, même si sur le papier, l'interdiction totale d'exporter a été levée au mois de mai dernier. Au Ghana, la filière reste dans l'attente de restrictions annoncées par les autorités il y a plusieurs mois. Le pays est donc pour l'instant le plus ouvert aux acheteurs internationaux. C'est d'ailleurs là que les prix sont les plus élevés. Fortes disparités des prix Localement on constate de fortes disparités : au Ghana, les amandes de karité se négocient parfois à plus de 600 francs CFA au kilo alors qu'au Nigeria, le prix était la semaine dernière d'environ 300 FCFA/kg selon le bulletin agricole N'Kalo. À l'international, les prix sont globalement hauts en raison des tensions sur le marché, mais aussi à cause de l'influence du prix du beurre de cacao qui a augmenté ces six derniers mois. Or, le karité, une fois transformé, en est un substitut très prisé par l'industrie agroalimentaire. Les perspectives restent celles d'un marché tendu. C'est d'autant plus vrai que les gros acheteurs, qui représentent 60% du marché, se font encore très discrets en ce début de campagne. Dès qu'ils seront de nouveau acheteurs, les prix risquent de s'envoler, prévient un acteur de la filière. Réorganisation des circuits commerciaux Ces freins à l'exportation en vigueur depuis deux ans ont perturbé les circuits commerciaux. Il y a de nouveaux acteurs qui émergent, la hausse des prix attirant des intermédiaires qui n'avaient jamais travaillé dans le karité. Il y a aussi de nouveaux canaux d'approvisionnement. Les interdictions officielles sont contournées, sans grande surprise. Lors de la dernière campagne, des cargaisons d'amandes de karité sont sorties des pays qui ont fermé leurs frontières, même si les volumes sont impossibles à quantifier. Les usines qui pourraient, en théorie, transformer plusieurs dizaines de milliers de tonnes d'amandes ont néanmoins des difficultés à acheter. Certaines n'ont tourné l'année dernière qu'à 20 ou 30% de leur capacité. Cette campagne ne s'annonce pas plus facile pour ces gros industriels, qu'ils soient installés au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. À lire aussiKarité, quatre pays producteurs ferment leurs exportations d'amandes brutes
Subscribe now for the full episode. Derek speaks with Wolfram Lacher, a senior associate at the German Institute for International and Security Affairs and author of Libya's Fragmentation, about Libya's political and military breakdown since the fall of Muammar Gaddafi. They discuss Khalifa Haftar and the power dynamics in eastern Libya, militia power and political fragmentation in Tripoli and western Libya, control of Libya's oil, Turkish and Russian involvement, the spillover of Libya's conflicts into Mali, Chad, Sudan, and the Sahel, migrant smuggling and detention, Massad Boulos's power-sharing plan, and the prospects for elections and a political settlement. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina. Hii leo tunaangazia sekta ya afya barani Afrika na kuzungumzia hilo mwenzangu Leah Mushi amezungumza na Mkurugenzi wa shirika la Umoja wa Mataifa la afya ulimwenguni Kanda ya Afrika Profesa Mohamed Janabi. Suala la kwanza kutaka kufangamu kutoka kwake ni je mkutano wa Ngazi ya Juu kuhusu maandalizi dhidi ya majanga ya milipuko ya magonjwa ulifanyika mwishoni mwa wiki hii umefikia azimio walilotaka kukubaliana? Pia tunakuletea muhtasari wa habari. • Hii leo viongozi wa nchi 193 wanachama wa Umoja wa Mataifa wanashiki kwenye Mkutano wa Ngazi ya Juu ukimulika maadhimisho ya miaka 25 na Mpango wa Utekelezaji wa Azimio la Durban la mwaka 2001 ambapo Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa António Guterres amesema anasikitishwa kuona kwamba ubaguzi wa rangi bado unaendelea duniani, na kwamba kitendo hicho kinahatarisha juhudi za kujenga dunia yenye amani, usawa na heshima kwa watu wote. Akizungumza kwenye ufunguzi wa mkutano huo leo kwenye Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa kando ya Mjadala Mkuu, (UNGA81) Guterres amesema ubaguzi wa rangi bado “unatia sumu” katika jamii, unazidisha pengo la kijamii na kiuchumi, na kuwanyima watu haki na uhuru wao wa msingi. • Leo ni siku ya mwisho ya Mjadala Mkuu wa Mkutano wa 81 wa Baraza Kuu la Umoja wa Mataifa, (UNGA81). Miongoni mwa nchi zilizohutubia asubuhi hii ya saa za New York-Marekani ni Mali ambayo imewakilishwa na Waziri wake wa mambo ya nje Abdoulaye Diop ambaye pamoja na mambo mengine ametoa wito kwa Jumuiya ya Kimataifa kutokaa kimya mataifa mengine yanapoingilia uhuru w anchi za Afrika akitoa mfano wa Ukraine kuunga mkono makundi ya kigaidi dhidi ya Mali. Amesisitiza hakupaswi kuwa na kitu cha “ugaidi mzuri na ugaidi mbaya.”. • Naye Waziri wa Mambo ya Nje wa Eritrea, Osman Saleh Mohammed, akihutubia mjadala huo mkuu amezungumza masuala mengi ambayo Umoja wa Mataifa unapaswa kuyashughulikia akitoa mfano wa athari za kile alichokiita sera ya “MAGA” ya Rais wa Marekani Donald Trump ni miongoni mwa matukio yanayohitaji kuangaliwa katika hali ya sasa ya kimataifa. Aidha ametoa wito wa kusitishwa kwa vita vinavyoendelea katika kanda mbali ukiwemo ukanda wa Sahel, Pembe ya Afrika, Mashariki ya Kati na Ukraine. Mwenyeji wako ni Flora Nducha, karibu!
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
IMPORTANT : There were technical problems with today's recording, so the audio is not as good as normal. It will be fixed by tomorrow!World news in 7 minutes. Monday 28th September 2026.Today: DRC Ebola spread. Mali mine agreement. South Africa shootings. Thailand floods. India, Nepal landslides. South Korea landmine investigation. Bangladesh vaccination campaign. Switzerland neutrality vote. United Kingdom airbase arrests. Canada helicopter crash. China Cuba comments. Iran Strait proposal. China panda diplomacy.With Juliet MartinBecome a SEND7 supporter!Ad-free listeningBonus quiz episode every FridayDaily transcripts (written by us, not AI!)Vocabulary listsWednesday worksheetsAsk questions in Ask Me Anything episodes10% of our profit goes to Effective Altruism charities.You can become a supporter at send7.supercast.comFor more information about SEND7 visit send7.org/contact or send an email to podcast@send7.org
Entretiens et concerts aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême (juin 2026). Sur la route avec notre première invitée Fatoumata Diawara qui a passé l'été à sauter de scène en scène pour présenter son nouvel album Massa. Chapeautée de rouge, nous l'avons croisée au catering (cantine) du festival Musiques métisses. Entre deux bouchées d'art culinaire, l'artiste malienne au parcours musical et cinématographique riche nous raconte son nouvel album. Artiste plurielle, Fatoumata Diawara s'est tout d'abord fait remarquer par ses talents de danseuse dans la troupe de son père où elle exécutait l'incroyable danse didadi. C'est le cinéma qui la révèle ensuite, avec le film Sia, le rêve du python de Dani Kouyaté, dans lequel elle interprète le rôle-titre. Fuyant un mariage forcé, elle se retrouve pendant six ans à parcourir le monde aux côtés de la compagnie Royal de luxe. En 2007, elle est la sorcière Karaba pour la comédie musicale tirée du dessin animé Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot. Puis, poussée par Rokia Traoré, elle apprend la guitare et commence à chanter ses chansons dans des bars parisiens. Premier album Fatou en 2011 puis Fenfo (« Quelque chose à dire ») en 2018. L'année suivante, ses nominations aux Grammy Awards et aux Victoires de la musique couronnaient cette ascension, confirmant son statut de leader. Sa musique transcende les genres : afrobeat, jazz, électro, pop et rock s'entremêlent avec une aisance rare, tout en restant ancrée dans les rythmes mandingues. En 2023, sort London Ko, un album ambitieux porté par des collaborations avec Damon Albarn. Cette complicité, initiée sur la scène d'Africa Express en 2012, puis prolongée avec le titre « Désolé » de Gorillaz en 2020, s'y déploie pleinement et illustre son attachement au partage musical et à la diversité culturelle. En 2025, elle renoue avec l'aventure du collectif Lamomali, projet de dialogue entre le Mali et les musiques contemporaines initié par -M-. Figure centrale du collectif depuis sa création, elle y incarne l'âme mandingue du projet. Le nouvel album Massa est une œuvre personnelle et introspective, c'est aussi un album de gratitude et de mémoire, porté par la foi, et traversé par un hommage vibrant à son père disparu. ► Album Massa (No Format 2026) Site | Instagram | Bandcamp Puis, nous recevons le groupe Mandé Sila, carrefour mandingue entre le Mali, la Casamance (Sénégal) et la Côte d'Ivoire avec Habib Koite, Aly Keita, Lamine Cissokho et Mama Koné. Mandé Sila est le nouveau projet acoustique créé autour d'Habib Koité. Il est accompagné par le virtuose du balafon Aly Keïta (Côte d'Ivoire) et Lamine Cissokho (Sénégal) à la kora. Le Malien Habib Koité, l'un des musiciens africains les plus populaires et reconnus, est un troubadour moderne qui captive le public par sa musicalité, son esprit et sa sagesse. Le Sénégalais Lamine Cissokho, joueur de kora, est issu d'une célèbre famille de griots dont les traditions remontent au XIVe siècle. Aly Keïta, originaire de Côte d'Ivoire, est mondialement reconnu pour sa maîtrise du balafon, son impressionnante virtuosité et son style unique. Trois artistes virtuoses unis par un même héritage culturel, un véritable creuset qui inspire leurs compositions et sublime la renaissance du genre. Le trio sera rejoint sur scène par la percussionniste de longue date d'Habib, Mama Koné (Djembé, calebasse, pad électronique), qui a également joué avec Eric Bibb. ► Album Mandé Sila Live @ Levon Helm Studio (Contre-Jour 2025) Site | Bandcamp | Instagram Et enfin, le duo Christine Zayed / Piers Faccini fait la clôture de ce reportage aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême. Piers Faccini, élégant songwriter anglais et voix incontournable de la scène folk internationale, et Christine Zayed, musicienne virtuose palestinienne du qanûn, unissent leurs talents dans un duo où se rencontrent leurs deux univers : poésie arabe, mélodies envoûtantes et émotion brute. Entre Jérusalem, Ramallah et l'Europe, leur musique tisse un pont entre les cultures, portée par l'intensité de Christine et la singularité de Piers. Leur répertoire embrasse les morceaux respectifs, communs, et de la musique traditionnelle du sud de l'Italie. Méditerranéen. Magnifique. Un EP 4 titres s'apprête à sortir. ► Dernier album de Piers Faccini Our Calling (IDOL 2025). Bandcamp | Beating Drum Rd | Instagram | YouTube ► Dernier album de Christine Zayed Kama Kuntu (T-Rec 2024) Site | Instagram | YouTube
Entretiens et concerts aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême (juin 2026). Sur la route avec notre première invitée Fatoumata Diawara qui a passé l'été à sauter de scène en scène pour présenter son nouvel album Massa. Chapeautée de rouge, nous l'avons croisée au catering (cantine) du festival Musiques métisses. Entre deux bouchées d'art culinaire, l'artiste malienne au parcours musical et cinématographique riche nous raconte son nouvel album. Artiste plurielle, Fatoumata Diawara s'est tout d'abord fait remarquer par ses talents de danseuse dans la troupe de son père où elle exécutait l'incroyable danse didadi. C'est le cinéma qui la révèle ensuite, avec le film Sia, le rêve du python de Dani Kouyaté, dans lequel elle interprète le rôle-titre. Fuyant un mariage forcé, elle se retrouve pendant six ans à parcourir le monde aux côtés de la compagnie Royal de luxe. En 2007, elle est la sorcière Karaba pour la comédie musicale tirée du dessin animé Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot. Puis, poussée par Rokia Traoré, elle apprend la guitare et commence à chanter ses chansons dans des bars parisiens. Premier album Fatou en 2011 puis Fenfo (« Quelque chose à dire ») en 2018. L'année suivante, ses nominations aux Grammy Awards et aux Victoires de la musique couronnaient cette ascension, confirmant son statut de leader. Sa musique transcende les genres : afrobeat, jazz, électro, pop et rock s'entremêlent avec une aisance rare, tout en restant ancrée dans les rythmes mandingues. En 2023, sort London Ko, un album ambitieux porté par des collaborations avec Damon Albarn. Cette complicité, initiée sur la scène d'Africa Express en 2012, puis prolongée avec le titre « Désolé » de Gorillaz en 2020, s'y déploie pleinement et illustre son attachement au partage musical et à la diversité culturelle. En 2025, elle renoue avec l'aventure du collectif Lamomali, projet de dialogue entre le Mali et les musiques contemporaines initié par -M-. Figure centrale du collectif depuis sa création, elle y incarne l'âme mandingue du projet. Le nouvel album Massa est une œuvre personnelle et introspective, c'est aussi un album de gratitude et de mémoire, porté par la foi, et traversé par un hommage vibrant à son père disparu. ► Album Massa (No Format 2026) Site | Instagram | Bandcamp Puis, nous recevons le groupe Mandé Sila, carrefour mandingue entre le Mali, la Casamance (Sénégal) et la Côte d'Ivoire avec Habib Koite, Aly Keita, Lamine Cissokho et Mama Koné. Mandé Sila est le nouveau projet acoustique créé autour d'Habib Koité. Il est accompagné par le virtuose du balafon Aly Keïta (Côte d'Ivoire) et Lamine Cissokho (Sénégal) à la kora. Le Malien Habib Koité, l'un des musiciens africains les plus populaires et reconnus, est un troubadour moderne qui captive le public par sa musicalité, son esprit et sa sagesse. Le Sénégalais Lamine Cissokho, joueur de kora, est issu d'une célèbre famille de griots dont les traditions remontent au XIVe siècle. Aly Keïta, originaire de Côte d'Ivoire, est mondialement reconnu pour sa maîtrise du balafon, son impressionnante virtuosité et son style unique. Trois artistes virtuoses unis par un même héritage culturel, un véritable creuset qui inspire leurs compositions et sublime la renaissance du genre. Le trio sera rejoint sur scène par la percussionniste de longue date d'Habib, Mama Koné (Djembé, calebasse, pad électronique), qui a également joué avec Eric Bibb. ► Album Mandé Sila Live @ Levon Helm Studio (Contre-Jour 2025) Site | Bandcamp | Instagram Et enfin, le duo Christine Zayed / Piers Faccini fait la clôture de ce reportage aux 50 ans de Musiques métisses à Angoulême. Piers Faccini, élégant songwriter anglais et voix incontournable de la scène folk internationale, et Christine Zayed, musicienne virtuose palestinienne du qanûn, unissent leurs talents dans un duo où se rencontrent leurs deux univers : poésie arabe, mélodies envoûtantes et émotion brute. Entre Jérusalem, Ramallah et l'Europe, leur musique tisse un pont entre les cultures, portée par l'intensité de Christine et la singularité de Piers. Leur répertoire embrasse les morceaux respectifs, communs, et de la musique traditionnelle du sud de l'Italie. Méditerranéen. Magnifique. Un EP 4 titres s'apprête à sortir. ► Dernier album de Piers Faccini Our Calling (IDOL 2025). Bandcamp | Beating Drum Rd | Instagram | YouTube ► Dernier album de Christine Zayed Kama Kuntu (T-Rec 2024) Site | Instagram | YouTube
Reisen Reisen - Der Podcast mit Jochen Schliemann und Michael Dietz
Eine Matratze im Sand, kein Zelt, kein Dach. Darüber ein Sahara-Himmel mit einer Million Sternen. Manchmal ist die beste Unterkunft der Welt gar keine.Und manchmal ist es ein alter Hof in der Normandie, von dem aus es zu Fuß über den Meeresboden bis zum Mont-Saint-Michel geht. Oder eine Kaserne von 1897 in San Francisco, hinter der die Golden Gate Bridge auftaucht. Ein Gutshaus an der Müritz ohne Fernseher, dafür mit Bibliothek und Deckenmalereien aus dem 17. Jahrhundert.In Südtirol zieht sich das Frühstück in einer alten Villa so lange, bis das Mittagessen ausfällt. In London steht ein Hotel dort, wo früher ein Parkplatz war, und die Snacks kosten so viel wie im Supermarkt. Wer macht das schon?Hotel, Umgebung und man selbst werden eins. Mehr braucht es nicht. Gute Reise!—Unsere Werbepartner findet ihr hier.Mehr Reisen Reisen gibt es bei Instagram oder auf unserem Blog.Abboniere unseren Newsletter unter https://www.reisenreisen.info/p/newsletter—ÜBERNACHTENThe Hoxton, Shoreditch — Das erste Haus der Kette, 2006 auf einem ehemaligen Parkplatz eröffnet, mit offener Lobby zum Arbeiten und Ausgehen.
« Nous ne sommes pas là en touristes, nous ne sommes pas là pour venir visiter New York, nous sommes là pour venir porter la voix des communautés », affirme Moussa Abba Diallo. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le fondateur de l'association malienne AMSODE a participé à l'Initiative pour les leaders humanitaires locaux du chef de l'humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher. Elle a réuni des responsables humanitaires venus notamment du Mali, du Cameroun, du Soudan, de Palestine et d'Ukraine pour faire entendre la voix des communautés touchées par les crises et obtenir des engagements concrets. Pour Moussa Abba Diallo, ces communautés connaissent leurs besoins, mais aussi les solutions possibles. Le responsable d'AMSODE souhaite une aide « le plus localement possible, le moins internationalement possible ». Comment cette approche fonctionne-t-elle au Mali ? Pourquoi AMSODE s'est-elle dotée d'une radio humanitaire ? Écoutez l'entretien. (Interview : Moussa Abba Diallo, Président ONG AMSODE ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Presentamos nuevas propuestas sonoras que nos traen ecos arábigos, con resonancias palestinas, libanesas y argelinas, con conexiones neoyorquinas, francesas y suizas. Continuamos con ecos latinoamericanos, enlazando Argentina, Cuba, Venezuela, Brasil, Colombia, y también España y el Reino Unido. Terminamos con recopilaciones recién publicadas que nos traen maravillas del pasado desde Mali y Nigeria. We present new musical proposals bringing us Arab echoes, with Palestinian, Lebanese and Algerian resonances, alongside New York, French and Swiss connections. We continue with Latin American echoes, linking Argentina, Cuba, Venezuela, Brazil and Colombia, as well as Spain and the UK. We end with newly released compilations bringing us wonders from the past from Mali and Nigeria. – Firas Zreik - Samai saba - Tarabesque – Beyrouth-Express - Ya habibi - Meanwhile / Fi hin anna – Meryem Koufi & Mehdi Haddab - Atir al anfass, part I - Nuba nova, vol. 2 – Músicas Migrantes: Juan Arabel y Joaquín Galván - El viajero - Músicas migrantes, vol. 1 – Orchestra Mambo International - Llegó mi gente ya - ¡Apúntalo! – Bouba et Sokona Sacko - Mamaniya - The original sound of Mali 2 [V.A.] – Allata Broulaye - Yayoroba - The original sound of Mali 2 [V.A.] – Sir Victor Uwaifo & His Titibitis - Ayubele - Nigeria 80 [V.A.] – Ibealaoke Chukwukeziri & His Anaedeonu - Apama - Nigeria 80 [V.A.] Firas Zreik ( Angie Assal)
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.
RADIO FOOT – Mercredi 23 septembre 2026 (16h10 T.U. rediff. 21h10 TU). Au sommaire : de nouveaux entraineurs à l'œuvre, le coup d'envoi des éliminatoires CAN 2027, un coach qui dénonce l'influence de certains agents sur ses internationaux. Zidane, Klopp, Xavi, des grands noms pour redessiner des équipes nationales, ouvrir un nouveau cycle en Ligue des Nations. Pays-Bas/Allemagne, choc d'entrée dans le groupe 2 et 1ère expérience de sélectionneur pour l'ancien milieu international, face à l'ex-entraineur des Reds. Le champion du monde 2010 va-t-il imprimer le style barcelonais aux Oranje ? L'Allemand va-t-il imposer son style à une Mannschaft à la peine, ces derniers temps ? CAN 2027 : la phase éliminatoire démarre demain. Arrivée de nouveaux techniciens (Côte d'Ivoire, Sénégal, Gabon, Algérie, Mali etc.), des rencontres à bien négocier d'entrée. RDC/Guinée Équatoriale dans le groupe E. Après un Mondial historique, Sébastien Desabre veut élargir le vivier aux joueurs de la diaspora. Un coach désireux d'associer une nouvelle génération pour construire sur le temps long ? - Groupe G : Indomptables Lionceaux ! Confronté à des forfaits et des retraites internationales, David Pagou fait découvrir la sélection à de jeunes joueurs. 1er match face aux Cœlacanthes à Garoua. « Des proxénètes du football. » Claude Le Roy ne mâche pas ses mots. De retour sur le banc du Congo, le « Sorcier blanc » fustige en conférence de presse le comportement de certains agents qui veulent toucher d'importantes sommes d'argent pour libérer leurs joueurs pendant la trêve internationale. Une situation inédite pour celui qui occupe les bancs de touche depuis près de 50 ans ! Pour débattre avec Annie Gasnier : Alison Nkunku, Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation Laurent Salerno, rédaction en chef : David Fintzel. Coordination : Pierre Guérin.
RADIO FOOT – Mercredi 23 septembre 2026 (16h10 T.U. rediff. 21h10 TU). Au sommaire : de nouveaux entraineurs à l'œuvre, le coup d'envoi des éliminatoires CAN 2027, un coach qui dénonce l'influence de certains agents sur ses internationaux. Zidane, Klopp, Xavi, des grands noms pour redessiner des équipes nationales, ouvrir un nouveau cycle en Ligue des Nations. Pays-Bas/Allemagne, choc d'entrée dans le groupe 2 et 1ère expérience de sélectionneur pour l'ancien milieu international, face à l'ex-entraineur des Reds. Le champion du monde 2010 va-t-il imprimer le style barcelonais aux Oranje ? L'Allemand va-t-il imposer son style à une Mannschaft à la peine, ces derniers temps ? CAN 2027 : la phase éliminatoire démarre demain. Arrivée de nouveaux techniciens (Côte d'Ivoire, Sénégal, Gabon, Algérie, Mali etc.), des rencontres à bien négocier d'entrée. RDC/Guinée Équatoriale dans le groupe E. Après un Mondial historique, Sébastien Desabre veut élargir le vivier aux joueurs de la diaspora. Un coach désireux d'associer une nouvelle génération pour construire sur le temps long ? - Groupe G : Indomptables Lionceaux ! Confronté à des forfaits et des retraites internationales, David Pagou fait découvrir la sélection à de jeunes joueurs. 1er match face aux Cœlacanthes à Garoua. « Des proxénètes du football. » Claude Le Roy ne mâche pas ses mots. De retour sur le banc du Congo, le « Sorcier blanc » fustige en conférence de presse le comportement de certains agents qui veulent toucher d'importantes sommes d'argent pour libérer leurs joueurs pendant la trêve internationale. Une situation inédite pour celui qui occupe les bancs de touche depuis près de 50 ans ! Pour débattre avec Annie Gasnier : Alison Nkunku, Frank Simon et Nabil Djellit. Technique/réalisation Laurent Salerno, rédaction en chef : David Fintzel. Coordination : Pierre Guérin.
C'est un Antonio Guterres sombre et alarmiste qui est apparu, à New York mardi 22 septembre, pour son dernier discours à la tribune de l'ONU. Après dix années passées à la tête des Nations unies, le secrétaire général a mis en garde contre la pollution de l'atmosphère et les dangers de l'intelligence artificielle. Mais quel est son bilan en Afrique ? Mahamat Saleh Annadif, tour à tour ministre des Affaires étrangères du Tchad et représentant spécial de l'ONU au Mali, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Il est de bon ton de dire qu'Antonio Guterres a échoué dans sa mission de ramener la paix dans le monde. Est-ce que c'est vrai pour l'Afrique ? Mahamat Saleh Annadif : Moi je crois que d'abord c'est injuste de dire que Guterres a échoué. Et je voudrais profiter de votre micro d'abord pour rendre hommage à une personnalité humaniste exemplaire, qui a été toujours aux côtés des causes justes. Et depuis qu'il est à la tête des Nations Unies, vous avez vu qu'il était toujours du côté des Africains, il était toujours du côté des femmes et vous l'avez vu en mars 2024 à la frontière Égypte-Gaza, auprès des enfants de Gaza. Donc, c'est quelqu'un d'une personnalité exceptionnelle. D'autres exemples parlant des femmes, pour la première fois, c'est avec Guterres qu'on a connu des femmes africaines à la tête de missions de paix. Vous avez notre Bintou Keita qui a été cheffe de mission de paix en RDC. Vous avez Valentine Rugwabiza qui est cheffe du maintien de la paix en RCA. C'est autant de choses qui sont à mettre au crédit du secrétaire général Guterres. Maintenant, pour ce qui est de la paix, la Charte des Nations Unies donne la responsabilité de la paix dans le monde aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et surtout aux cinq membres permanents détenteurs du droit de veto. Le secrétaire général, il ne vote pas et il ne dispose pas de troupes. Je peux considérer qu'il est chef d'orchestre parce qu'il harmonise, il oriente, il coordonne les travaux du Conseil de sécurité. Et si je continue, je peux l'appeler comme un chef d'orchestre, sans baguette rigide, face à des musiciens qui déclarent toujours leur souveraineté, des musiciens souverains. Et donc les règles d'engagement, les financements des opérations de maintien de la paix dépendent des membres du Conseil de sécurité. Et malgré tout, les forces de maintien de la paix des Nations unies ont fait du travail. Et je ne peux pas du tout dire que Guterres a échoué. Au contraire, il a fait ce qu'il peut. Mais s'il y a un échec, il doit incomber aux membres du Conseil de sécurité et non au Secrétaire général des Nations unies. En 2023, le Mali a exigé le retrait de la Minusma, car il estimait que le bilan de cette mission de l'ONU était inadapté aux défis sécuritaires du pays. Qu'est-ce que vous en pensez ? Malheureusement, le constat aujourd'hui, c'est que l'insécurité s'aggrave. Les gens continuent à mourir. Il faut souhaiter, il faut espérer que la paix revienne dans ce pays que j'ai tant aimé. Alors, quelques mois avant le retrait de la Minusma, les Maliens avaient déjà expulsé Guillaume Ngefa, le chef droits de l'homme de cette mission de l'ONU. Est-ce que les autorités maliennes n'ont pas expulsé les Casques bleus tout simplement pour qu'il n'y ait plus de témoins de leurs éventuelles exactions contre les populations civiles ? C'est sûr que les missions de paix dans les pays défendent un certain nombre de valeurs, parmi lesquelles la question des droits de l'homme. Et souvent, dans les difficultés auxquelles on a eu à faire face, on constate que les pays parlent souvent de leur souveraineté, parlent d'ingérence. Et j'ai toujours dit à nos amis africains que, tant qu'on ne consolide pas le front intérieur, tant qu'on ne consolide pas la paix, l'ingérence extérieure va toujours être là. Et donc il faut en tenir compte. Je dirai tout simplement que la Minusma a fait du bon travail. Malheureusement, ça s'est mal terminé et je souhaite que la paix revienne au Mali. Pour la succession d'Antonio Guterres, qui vous paraît le mieux placé pour le 1ᵉʳ janvier prochain ? Nous sommes à notre troisième scrutin indicatif et jusque-là, ce qui se dégage, c'est que ce sont les femmes qui arrivent en tête de ces votes. Est ce qu'on ira vers l'élection d'une femme ? Est-ce que si le quatrième, cinquième vote indicatif ne donnent pas de résultats, est-ce que tout va être remis à zéro et est-ce qu'on va faire appel à d'autres candidats ? Tout ça, c'est entre les mains des membres du Conseil de sécurité et il est difficile de se prononcer à leur place. Est-ce que l'ancien président sénégalais Macky Sall a des chances ou pas ? Il est comme tous les candidats et jusque-là, c'est difficile de dire. Je vois tout simplement que l'ancienne présidente du Chili, elle a retiré sa candidature. Le président Macky Sall est encore sur la liste et il faut attendre, tout simplement. Donc le scrutin n'est pas encore définitivement joué pour une candidate latino-américaine ? Pas du tout. À ce stade, vraiment, il n'y a pas du tout de certitudes. Parce que, quand on compare ce scrutin aux anciennes élections où, dès le troisième vote, en général, il y avait une tendance qui se dégageait, ce n'est pas le cas pour le moment. Et donc les deux candidats africains, l'Ougandais Olara Otunnu et le Sénégalais Macky Sall, ne sont pas encore hors-jeu ? Pas du tout. Une élection n'est jamais gagnée à l'avance et il faut suivre et puis voir un peu quelle en sera l'issue. À lire aussiAssemblée générale de l'ONU: dans son discours d'adieu, Antonio Guterres prône un Conseil de sécurité ouvert à l'Afrique
Patrí medzi absolútnu rozhodcovskú špičku a slovenskému basketbalu robí vynikajúce meno aj na medzinárodnej scéne. Skúsený arbiter Zdenko Tomašovič, ktorý má za sebou účasť na mužských MS i viacerých EuroBasketoch, prijal pozvanie do najnovšej epizódy podcastu Pod košom. S Tomášom Kotlárikom sa ponoril do špecifického sveta mužov s píšťalkou, ktorí sú na palubovkách často pod najväčším tlakom, no bez ich prítomnosti by šport nemohol existovať.V otvorenej diskusii spomína na svoje začiatky, keď si ako dospievajúci milovník basketbalu uvedomil, že nemá hráčske predpoklady na to, aby dosiahol úroveň najväčších domácich hviezd. Rozhodol sa preto prihlásiť na rozhodcovský nábor, čo mu otvorilo dvere do úplne inej, no rovnako fascinujúcej sféry tohto dynamického športu.Po takmer 30 rokoch kariéry považuje túto funkciu za vynikajúcu psychohygienu k bežnému civilnému zamestnaniu, hoci si medzinárodná scéna vyžaduje obrovské časové obety a dlhé dni strávené na cestách.Veľká časť rozhovoru je venovaná zložitému vnímaniu hry z pohľadu fanúšikov verzus samotných arbitrov. Zdenko Tomašovič poukazuje na to, že priaznivci na tribúnach sa často nechajú strhnúť emóciami a situácie posudzujú subjektívne. Aby ilustroval, aký dôležitý je v kontaktnom športe správny uhol pohľadu, spomína zaujímavý experiment z medzinárodného kempu.„Mali sme jednu hernú situáciu, ktorá z pohľadu troch prítomných rozhodcov vyzerala úplne inak, a to ako útočná chyba, obranná chyba a aj takzvaná no-call situácia,“ vysvetľuje elitný slovenský arbiter, prečo diváci neraz vidia fauly tam, kde v skutočnosti nie sú.V podcaste sa dozviete aj o jeho najcennejších kariérnych zážitkoch, z ktorých jasne vyčnieva účasť medzi najlepšími svetovými rozhodcami na MS v Číne v roku 2019. Výraznou spomienkou je pre neho aj reprezentačný duel, v ktorom rozhodoval najlepšiemu basketbalistovi súčasnosti Nikolovi Jokičovi. Zdenka Tomašoviča na ňom milo prekvapila najmä jeho absolútna ľudskosť a úplná absencia akýchkoľvek hviezdnych manierov pri komunikácii s rozhodcami.Úspešný medzinárodný arbiter musí počas jedného zápasu urobiť stovky bleskových rozhodnutí a pochopiteľne sa v tej obrovskej rýchlosti nevyhne ani omylom. Dôležitá je však podľa neho mentálna odolnosť, vďaka ktorej sa nesmie zosypať, ale musí ihneď prepnúť svoju koncentráciu na ďalší priebeh hry. „Chyba je veľmi dobrý nástroj na to, aby sme sa dokázali následnou analýzou zlepšovať a posúvať vpred,“ zdôrazňuje svoj profesionálny prístup k vlastným pochybeniam.Reč príde aj na moderné technológie a zavádzanie video asistentov, ktoré podľa neho, na rozdiel od iných športov, basketbalu a jeho emóciám vôbec neškodia, ale výrazne pomáhajú zachovať fair play. Poslucháčom priblíži aj svoj pohľad na tohtosezónne zmeny pravidiel ohľadom technických chýb. Ak chcete zistiť, čo všetko zahŕňa život elitného rozhodcu a prečo si na palubovke nemôžete brať pokriky osobne, nenechajte si ujsť najnovšiu epizódu podcastu Pod košom na ŠPORT.sk.
Today's episode is about medieval harvest festival in Bratislava castle. In the Slovak lesson, you will learn about the difference between two Slovak verbs "ochutnať" and "vyskúšať". You will also learn how to ask “Can I try on this coat?“ and “What should I see?” in Slovak. At the end of this episode, you can find my itinerary for two days in Bratislava during the harvest celebration.Episode notesIn today's episode, I'm talking about medieval harvest festival in Bratislava castle. In the Slovak lesson, you will learn about the difference between two Slovak verbs "ochutnať" and "vyskúšať". You will also learn how to ask “Can I try on this coat?“ and “What should I see?” in Slovak. At the end of this episode, you can find my itinerary for two days in Bratislava during the harvest celebration. Slovak lesson Ochutnať (to taste / to try / to sample food or drink)1. Ochutnaj tento koláč, je výborný! (Taste / try this cake, it's delicious!)2. Chcem ochutnať tradičné slovenské jedlo. (I want to taste / try traditional Slovak food.)3. Ešte som neochutnala toto víno. (I haven't tasted / tried this wine yet.)Vyskúšať (to try out / test / try on)1. Musím si vyskúšať tieto topánky. (I have to try on these shoes.)2. Chcem vyskúšať nový recept. (I want to try out a new recipe.) You use vyskúšať for the process of cooking the recipe, but use ochutnať for tasting the final result!3. Mali by sme vyskúšať tento nový softvér. (We should test / try out this new software.)Phrases for today:1. Môžem vyskúšať tento kabát? (Can I try on this coat?)2. Čo by som mal / mala vidieť? (What should I see?)Itinerár:DEŇ 1: Sobota 26. septembra 2026: Ponorte sa do stredovekej žatvy• 10:15 – 13:00 | Otvorenie festivalu a výstavy živej históriePríďte na hlavné nádvorie Bratislavského hradu hneď po otvorení brán, aby ste predbehli poludňajšie davy.Strávte ráno prehliadkou stánkov pod holým nebom. Sledujte majstrov kováčov, ako odlievajú ozdobné cínové predmety, prezrite si hrnčiarske kruhy poháňané nohami, ktoré tvarujú hlinené džbány, a pozorujte pisárov, ktorí predvádzajú kaligrafiu a ilumináciu rukopisov.• 13:00 – 14:30 | Obed na Hradnom vrchuNavštívte reštauráciu Parlament, ktorá sa nachádza priamo na Hradnom vrchu (Námestie Alexandra Dubčeka 1). Vychutnajte si autentickú a výdatnú slovenskú kuchyňu spolu s úžasným výhľadom na Dunaj. Očakávajte ceny okolo 10 – 35 € na osobu.• 14:30 – 16:30 | Sokoliarstvo, šerm a história hraduVráťte sa späť na nádvorie hradu a pozrite si ukážky šermiarov a sokoliarov.Potom vstupte do budovy paláca a prehliadnite si Slovenské národné múzeum – Historické múzeum (otvorené do 18:00). Prejdite sa historickými národnými zbierkami a vylezte na Korunnú vežu.• 16:30 – 18:00 | Lukostreľba, kolotoč, sladkosti z otvoreného ohňa, medovinaPopoludnie strávte na interaktívnej lukostreleckej stanici, kolotoči a prejdite sa barokovými záhradami.Vyskúšajte tradičné oblátky čerstvo upečené na otvorenom ohni na zložitých historických železných lisoch a skombinujte ich s medovinou od miestnych malokarpatských vinárov.• 18:30 | VečeraZostúpte po hradných hradbách do útulnej reštaurácie Modrá Hviezda (Beblavého 14) v budove z 18. storočia priamo v tieni hradu. Jej stredoveká atmosféra a slovenské jedlá poskytujú dokonalý záver dňa s tematikou histórie.DEŇ 2: Nedeľa 27. septembra 2026: Prehliadka historického Starého Mesta• 10:00 – 12:00 | Prechádzka Korunovačnou cestou a historickým námestímZačnite svoju rannú prechádzku Michalskou bránou, jedinou zachovanou bránou stredovekého opevnenia mesta.Nasledujte kráľovské mosadzné koruny zapustené do dlažby na Hlavné námestie, kde uvidíte Starú radnicu, Maximiliánovu / Rolandovu fontánu a Napoleonského vojaka.• 12:15 – 13:30 | Tradičný obed v Starom MestePosaďte sa na obed v Kolibe Kamzík - Michalská (Michalská 16), ktorá podáva klasické stredoeurópske jedlá za vynikajúcu cenu.• 13:45 – 15:30 | Dóm svätého Martina a prechádzka po nábrežíPrejdite sa do Dómu svätého Martina, gotického korunovačného kostola uhorských kráľov. Prezrite si jeho krásny interiér a potom si vychutnajte tichú 45-minútovú prechádzku po nábreží Dunaja.• 15:30 – 17:30 | Modrý kostol a prestávka v kaviarniZamierte mierne na východ od centra starého mesta a navštívte Kostol sv. Alžbety (známy ako Modrý kostol), ktorý je známy svojou secesnou architektúrou. Oddýchnite si pri káve a kúsku tradičného pečiva v neďalekej miestnej kaviarni.• 18:00 | Rozlúčková večeraUkončite svoj víkend v Slovak Pube na Obchodnej ulici. Táto pulzujúca pamiatka je ideálna na neformálny posledný večer a podáva aj známe bryndzové halušky za dostupné ceny.TRANSLATIONHere is your complete, well-paced weekend itinerary for visiting the Stredoveké dožinky na Bratislavskom hrade on September 26–27, 2026. This plan optimizes your time between the medieval harvest festival on Castle Hill and the absolute historic essentials of Bratislava's Old Town.DAY 1: Saturday, September 26, 2026: Immersed in Medieval Harvest· 10:15 AM – 1:00 PM | Festival Opening & Living History ExpositionsArrive at the main courtyard of Bratislava Castle just after gates open to beat the midday crowds.Spend the morning browsing the open-air stalls. Watch master blacksmiths cast decorative pewter [tin] objects, see foot-powered pottery wheels shaping clay jugs, and watch scribes demonstrate calligraphy and manuscript illumination.· 1:00 PM – 2:30 PM | Lunch on Castle HillVisit the Restaurant Parliament located right on Castle Hill (Námestie Alexandra Dubčeka 1). Enjoy authentic, hearty Slovakian cuisine along with a stunning view of the Danube River. Expect prices around €10–€35 per person.· 2:30 PM – 4:30 PM | Falconry, Fencing, and Castle HistoryReturn to the castle courtyard for the afternoon entertainment block. Watch demonstrations of fencers and falconers.Then enter the palace building and explore the Slovak National Museum – Historical Museum (open until 18:00). Stroll through the historical national collections and climb the Crown Tower.· 4:30 PM – 6:00 PM | Archery, Carousel, and Open-Fire SweetsSpend the afternoon at the interactive archery station, carousel, and stroll through the Baroque gardens.Try traditional wafers freshly baked over an open fire on intricate historic iron presses, and pair them with honeyed mead from local MaloCarpathian winemakers.· 6:30 PM | Evening DinnerDescend the castle walls to Modrá Hviezda / Blue Star restaurant in an 18th-century building right in the shadow of the castle. Its medieval atmosphere and premium Slovak dishes provide the perfect conclusion to a history-themed day.DAY 2: Sunday, September 27, 2026: Historic Old Town Exploration· 10:00 AM – 12:00 PM | Coronation Route Walk & Historic SquaresBegin your morning walking through Michael's Gate (Michalská brána), the only surviving gate of the city's medieval fortifications.Follow the royal brass crowns embedded in the pavement to Hlavné Námestie (Main Square) to see the Old Town Hall, Maximilián / Roland Fountain, and Napoleonic soldier. · 12:15 PM – 1:30 PM | Traditional Old Town LunchSit down for lunch at Koliba Kamzík - Michalská (Michalská 16), which serves classic central European food at excellent value.· 1:45 PM – 3:30 PM | St. Martin's Cathedral & Riverfront StrollWalk to St. Martin's Cathedral, the Gothic coronation church of Hungarian kings. View its beautiful interior before enjoying a quiet, 45-minute stroll along the Danube riverfront.· 3:30 PM – 5:30 PM | The Blue Church & Café BreakHead slightly east of the core old town to visit the Church of St. Elizabeth (known as the Blue Church), it's celebrated for its Art Nouveau architecture. Relax with a coffee and a slice of traditional pastry at a nearby local café to rest your feet.· 6:00 PM | Farewell DinnerConclude your weekend at Slovak Pub on Obchodná street. This vibrant landmark is ideal for a casual last night and also serves the famous bryndzové halušky at affordable prices.Timestamps00:34 Introduction to the episode02:25 About medieval harvest festival in Bratislava castle11:25 Slovak lesson14:11 Phrases for today15:54 Itinerary for visiting medieval harvest festival and Old town in Bratislava20:41 Translation of the itinerary25:03 Final thoughtsIf you have any questions, send it to my email hello@bozenasslovak.com. Check my Instagram https://www.instagram.com/bozenasslovak/ where I am posting the pictures of what I am talking about on my podcast. Also, check my website https://www.bozenasslovak.com© All copywrites reserved to Bozena Ondova Hilko LLC
Non dice ancora dov'è, ma dice dove andare a cercarlo: è la prima mappa dell'idrogeno bianco (o idrogeno naturale) in Italia, stilata dall'Istituto di Geoscienze del CNR. Arriva a quindici anni dalla scoperta del tutto casuale dell'idrogeno bianco, che si accumula in particolari condizioni nel sottosuolo e che può essere estratto come qualunque altro gas. Oggi l'idrogeno naturale viene concretamente estratto e utilizzato in un solo luogo al mondo, un villaggio in Mali, e non è ancora chiaro se si tratti di un caso raro o se, come pensano alcuni, potremmo trovarne ingenti riserve. Ma un dato interessante è che queste si troverebbero in contesti completamente diversi, se non opposti a quelli in cui ci si aspetta di trovare petrolio e altri fossili. Il che, paradossalmente, è un vantaggio per territori che ne sono poveri, proprio come l'Italia. Ne parliamo con Chiara Boschi, prima ricercatrice dell'Istituto di Geoscienze del CNR.
« Six pick-up et dix motos, plus de deux cents fusils d'assaut Kalachnikov, une cinquantaine de mitrailleuses lourdes, une dizaine de lance-roquettes, plusieurs mortiers, d'innombrables caisses de munitions… Dans des images de propagande, relève Le Monde Afrique, diffusées en fin de semaine dernière, le GSIM, le Groupe de soutien de l'islam et des musulmans, la franchise sahélienne d'al-Qaida, a étalé l'impressionnant butin qu'il a saisi une semaine plus tôt dans le camp militaire de Dioura. De quoi équiper des centaines de ses combattants et lancer de nouvelles attaques dans les semaines à venir. Celle menée par les jihadistes le 10 septembre dernier contre cette place forte des FAMa, les Forces armées maliennes, dans le centre du pays, déjà ciblée à plusieurs reprises par le passé, a été la plus meurtrière, constate encore Le Monde Afrique, depuis leur offensive d'ampleur du 25 avril, lancée conjointement avec les indépendantistes à dominante touareg du Front de libération de l'Azawad. L'armée malienne a reconnu l'assaut contre son camp à Dioura et affirmé avoir mené des frappes de riposte dans la zone, mais n'a pas communiqué le nombre de victimes dans ses rangs ». Au moins 100 morts dans les rangs des FAMa et plus de 80 prisonniers Selon une dépêche de l'Agence France Presse, qui s'appuie sur des sources militaires, sécuritaire et locale, dépêche reprise notamment par Le Monde Afrique : « au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes de l'Africa Corps ont été tués, et plus de 80 ont été faits prisonniers, le 10 septembre lors de cette attaque jihadiste d'ampleur contre le camp militaire de Dioura. Une source sécuritaire à Mopti s'exprimant sous couvert d'anonymat en raison du contexte précise : "les soldats ont manqué de soutien aérien, beaucoup en étaient à leur premier déploiement sur le terrain". » Contre-attaques et opérations d'évacuation Pour sa part, la presse malienne, notamment Sahel Tribune, Maliweb et Bamada, reprend un communiqué de l'état-major des FAMa daté de samedi dernier, communiqué qui annonce que « les unités engagées dans le secteur de Dioura ont poursuivi ce jour-là des frappes ciblées contre des positions ennemies résiduelles aux abords de la garnison militaire et dans la périphérie de la ville, infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles aux groupes terroristes et contribuant à désorganiser leur dispositif ». L'état-major malien affirme également qu'une « opération aéroterrestre d'envergure, combinant actions offensives et rotations d'hélicoptères de transport, a permis l'évacuation des deux compagnies des FAMa qui ont tenu la garnison de manière héroïque, malgré des conditions d'engagement qualifiées de difficiles ». Et surtout, fait rare : l'état-major malien reconnait des pertes : « cette opération, engagée depuis plus d'une semaine, a coûté la vie à plusieurs soldats maliens, tout en infligeant des pertes importantes aux assaillants ». L'état-major malien n'annonce aucun chiffre. Objectif Bamako ? Pour Le Matin d'Algérie, « la démonstration est brutale : malgré le renforcement des FAMa et l'appui de l'Africa Corps russe, le cœur du dispositif sécuritaire malien reste vulnérable. (…) La stratégie du GSIM, pointe le quotidien algérien, semble évoluer vers une combinaison de pression militaire, d'étranglement logistique et de harcèlement des centres de pouvoir. Après les offensives autour de Bamako au printemps, le groupe avait déjà cherché à perturber l'approvisionnement de la capitale en carburant. Le précédent blocus des axes routiers avait provoqué de graves pénuries et montré que les jihadistes pouvaient exercer une pression économique sur Bamako sans avoir besoin de conquérir la capitale. La nouvelle séquence est différente, donc, relève Le Matin d'Algérie. Elle vise directement les infrastructures militaires. Dioura, mais aussi Konna, Sévaré, Kasséla : les cibles dessinent une géographie inquiétante. Le centre du pays est attaqué, les capacités aériennes sont ciblées et les abords de Bamako sont de nouveau atteints. (…) Le paradoxe est désormais difficile à masquer, pointe encore le quotidien algérien : plus la junte concentre son appareil sécuritaire autour des centres de pouvoir, plus les groupes armés peuvent chercher à frapper ailleurs, puis à revenir aux portes de Bamako. Mais qui va arrêter les terroristes du GSIM ? La voie vers Bamako se précise ».
Au Mali, le bilan de l'attaque menée le 10 septembre 2026 par les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, contre le camp de l'armée à Dioura, dans la région de Mopti, s'alourdit. Selon plusieurs sources, au moins 100 militaires maliens ont été tués, soit deux fois plus que les premières estimations recueillies sur le terrain. Plusieurs dizaines d'autres soldats ont été faits prisonniers par les jihadistes.
Le riz est au cœur de l'alimentation de milliards de personnes mais aussi des grands équilibres agricoles et commerciaux mondiaux. Alors que sa production est concentrée en Asie, plusieurs pays africains cherchent à réduire leur dépendance aux importations. De l'Inde à Madagascar et à la Côte d'Ivoire, Eco d'ici Eco d'ailleurs analyse avec ses invités l'enjeu est de produire davantage, malgré le changement climatique, la pression sur l'eau et le coût des intrants. Nos invités : - Matthieu Brun, directeur scientifique à la Fondation FARM - Ny Hasinambinintsoa Masezamanan, secrétaire exécutif de la Plateforme de Concertation sur le Système Rizicole à Madagascar - Mariam Touré, PDG de la Société ivoirienne de riz (SIRIZ). Découvrez l'entretien en vidéo ici - Abdoolah Earally et Guilhem Fabry, correspondants de RFI en Inde et à Madagascar UN MARCHÉ MONDIAL SOUS INFLUENCE La production mondiale de riz est extrêmement concentrée, principalement en Asie. Cette configuration rend le marché particulièrement sensible aux décisions des grands producteurs et exportateurs. Une fermeture des frontières, un déstockage ou une mauvaise récolte peuvent rapidement avoir des conséquences sur les prix mondiaux.
« Restituer au pays qu'il a produit telle œuvre d'art ou tel document, c'est permettre à un peuple de recouvrer une partie de sa mémoire et de son identité », affirme en 1978, Amadou-Mahtar M'Bow, premier directeur africain de l'Unesco. En lançant son appel historique pour les restitutions, l'ancien ministre sénégalais invite les nations à « faire la preuve que dans le respect mutuel entre nations, se poursuit toujours le long dialogue des civilisations qui définit l'histoire du monde. » Il aura fallu presque 50 ans pour que cet appel historique d'Amadou Mahtar M'Bow soit entendu par la France et qu'une loi-cadre soit votée au printemps 2026, loi relative à la restitution de biens culturels ayant fait l'objet d'une appropriation illicite. Cette loi permet de sortir enfin du principe d'inaliénabilité des œuvres d'art publiques, car en tant que propriétés de l'État français, les œuvres volées pendant la colonisation ne pouvaient être données ou rendues. C'est maintenant possible et ces restituions concernent des milliers d'objets d'art présents dans les Musées français, à condition bien sûr qu'elles soient réclamées par les États anciennement colonisés concernés. Mais il reste néanmoins un grand trou noir, c'est la question des archives. Nous en débattons avec nos deux invités réunis à Paris par la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, pour participer au cycle Restitutions, une autre histoire du monde. Après la question des Musées et des Lois, c'est la question des Archives que l'historien Mamadou Diouf et l'archiviste Sarah Frioux-Salgas sont venus discuter devant un public toujours plus nombreux. Il s'agit d'évoquer sur RFI les enjeux de mémoire, de justice et de circulation des patrimoines et de se demander : comment écrire l'histoire sans archive ? À lire L'Afrique dans le temps du monde, de Mamadou Diouf, aux éditions Rot.Bo.Krik. À voir L'exposition « Héritages et contributions de l'Afrique et de ses diasporas à la marche de l'Humanité » Découvrez en vidéo les deux premières éditions du cycle #Restitutions. Une autre définition du monde proposé par la Fondation Maison des Sciences de l'Homme #Restitutions. Les Musées en question avec Souleymane Bachir Diagne et Marie-Cécile Zinsou #Restitutions. Légiférer pour réparer avec Rima Abdul Malak et Vincent Négri. Pour bien comprendre pourquoi les archives sont exclues de la loi, j'ai demandé à Vincent Négri, juriste du patrimoine et co-auteur du rapport rédigé par Felwine Sarr et Bénédicte Savoy sur la restitution du patrimoine culturel africain à la demande du président Macron en 2018, de nous expliquer. RFI : Vincent Négri, que dit la loi ? Vincent Négri : La loi du 9 mai 2026 concerne la restitution des collections qui ont fait l'objet d'une appropriation illicite. Ce qui veut dire que la loi commence par définir quelles sont les collections concernées par référence à un article. À l'exception des premièrement et deuxièmement, concerne à la fois, dans un premier temps, les collections des bibliothèques issues du dépôt légal. Donc, ça, ça ne pose pas de difficultés, Mais l'autre item, ce sont les archives publiques. Ce qui veut dire que, quand la loi dit À l'exception de ces deux items, eh bien, c'est à l'exception notamment des archives publiques qui ne sont pas dans le champ de la loi. Et quand on lit la loi, on comprend bien que la loi est focalisée sur les collections de musées, donc sur les collections publiques. Mais muséales. RFI : Cela veut dire que les archives sont donc exclues de cette loi, cadre sur les restitutions de biens et d'œuvres spoliées pendant la colonisation. Ça concerne les archives publiques, mais également les archives privées. V.N. : Non pas les archives privées, puisque les archives privées, comme le qualificatif l'indique, sont en mains privées. Et donc, de toute façon, les processus de restitution qui sont engagés d'un point de vue politique et juridique depuis quelques années ne concernent que des biens publics et non pas les biens privés. RFI : Cela veut dire que, par exemple, si j'ai en ma possession une archive de Tombouctou et que je veux la restituer à une bibliothèque au Mali, je peux tout à fait le faire. V.N. : Vous pouvez le faire. Il n'y a pas de difficulté parce que par définition, cette archive n'est pas publique puisque pour une archive publique, il y a un critère qui est lié à la propriété. Donc soit l'État, soit une autre collectivité publique, Et il y a cette idée d'affectation à un service public. Et la culture est une mission de service public. RFI : Vincent Negri, vous voulez alerter sur le fait que les objets d'art et les archives ne sont pas que dans les musées, ils sont aussi sur un marché. Ça s'appelle le marché de l'art.. En ce qui concerne ce marché de l'art, qu'est-ce qui vous frappe? V.N. : Ce qui me frappe, c'est que depuis le rapport Savoy, depuis les discours d'Emmanuel Macron en 2017, s'est enclenchée une dynamique, on va dire, d'éthique et de bon et qui se traduit dans le droit par des règles. Et donc dorénavant, les musées s'abstiennent d'acquérir des collections dont la provenance est compliquée et irrégulière éventuellement. De ce point de vue là, et que sur le marché de l'art, il y a encore des acquisitions, des ventes qui sont faites, par exemple, des bronzes de Benin City. Et donc il n'y a pas très longtemps, puisqu'en juin 2025, a eu lieu à Drouot une vente où une plaque en bronze provenant du pillage de Benin City en 1897, est passée en vente et a été adjugée. Bon, et quand on lit sur le site de la maison de vente le cartel, enfin la ligne provenance, à aucun moment il n'est fait référence à la violence coloniale qui est à l'origine de la circulation de l'œuvre. Et ça, ça me pose vraiment problème. Alors que cette violence coloniale, elle est dorénavant prise en compte dans les acquisitions par les musées. L'exposition « Héritages et contributions de l'Afrique et de ses diasporas à la marche de l'Humanité » présentée par l'historien Amzat Boukari-Yabara. RFI : Amzat Boukari-Yabara, quels sont les lieux et périodes emblématiques de cette histoire générale de l'Afrique que vous aimeriez citer ? A.B-Y : Nous avons souhaité présenter effectivement quelques aspects civilisationnels qui ont été des moments de cristallisation. Donc la civilisation pharaonique pour tout ce qu'elle a pu condenser en termes de savoirs sur la médecine, sur l'architecture, sur les sciences, sur la philosophie, sur beaucoup de choses qui ont été rendues possibles, notamment par l'usage du papyrus et la question décisive de l'écriture et de la transmission des savoirs. Le lien avec Tombouctou, donc là encore la question de la culture de l'écrit, de l'oralité et de la transmission des savoirs. Nous avons également un point sur la création d'une communauté de culture swahili, dans l'espace de l'océan Indien, un espace extrêmement métissé, un espace de contacts et d'interactions qui est souvent oublié quand on a une lecture de l'Afrique centrée sur l'espace transatlantique et évidemment aussi la contribution des diasporas. Donc, nous avons un point sur la révolution haïtienne qui est quand même, du point de vue de la philosophie politique et même de la géopolitique plus globalement, est un moment décisif de rupture dans l'histoire de l'humanité. Et sur les deux dernières parties de l'exposition, nous nous consacrons à la marche vers l'indépendance des pays africains, qui a aussi changé effectivement le rapport de force international et qui a introduit sur le devant de la scène, au niveau notamment des institutions internationales et multilatérales. De nouvelles problématiques et de nouvelles aspirations que nous évoquons dans la sixième partie autour de l'Afrique que nous voulons. Rappelons justement l'importance de démocratiser la science. L'importance également de produire une culture de paix, donc de se baser sur les savoirs endogènes, les traditions, les modalités de résolution des conflits que les sociétés africaines ont pu apporter dans leur marche, qui a souvent été entravée par un certain nombre de difficultés, mais qui n'a jamais été interrompu. Donc, la question de la continuité historique nous paraît également important. Et enfin, dans les derniers éléments, nous présentons quelques outils de l'utilisation pédagogique de l'histoire générale de l'Afrique, puisqu'effectivement il y a eu tout un premier volet de projets de coopération scientifique internationale sur la rédaction des huit premiers volumes, donc projet lancé en 64, achevé en 99 avec les huit premiers volumes, principalement publiés entre 80 et 99 et en 2009, une relance du projet autour d'un neuvième volume qui deviendra finalement trois volumes. RFI : Comment rendre accessible l'histoire générale de l'Afrique ? A.B-Y : Sur la partie de l'utilisation pédagogique, j'ai eu l'occasion d'y travailler modestement, notamment avec le professeur Elikia M'Bokolo et. Et aujourd'hui, on a d'autres outils qui ont été développés comme un jeu vidéo, des capsules vidéos. C'est-à-dire qu'il s'agit aussi de se mettre à la hauteur des nouvelles générations qui ont une autre conception de l'histoire, qui ont souvent une vision un peu poussiéreuse justement des archives, donc il faut aussi arriver à penser la question des supports technologiques dans ce contexte-là, tout en gardant évidemment la rigueur scientifique et méthodologique. RFI : Quelle place pour l'archive dans cette histoire générale de l'Afrique et pouvez-vous nous donner un exemple d'une archive que vous aimez, qui vous intéresse, que vous avez envie de partager avec nos auditeurs ? A.B-Y : Alors, ce n'est pas une archive qu'on a finalement mise en avant, mais on l'avait pensée au départ. C'est tout simplement l'un des comptes-rendus de la mise en place du Comité scientifique international des huit premiers volumes, parce qu'il montrait en fait comment, autour d'un document, on réunit une grande diversité de chercheurs avec des horizons différents, avec des sensibilités, des idéologies différentes de toutes les Afriques, et aussi en dehors du continent africain, pour justement se mettre ensemble sur un projet. Donc c'est ce que je trouve intéressant, c'est comment l'archive est aussi le résultat de conciliabules, de concertations, de comment dire, de consensus qui permettent d'avancer. On devrait avoir la réplique de Toumaï, qui est l'un de nos plus anciens ancêtres, découvert au niveau du Tchad. On est dans les 7 millions d'années, également de Lucie, qui est également à l'UNESCO en termes de répliques. Et donc ce sont des éléments importants parce qu'ils sont aussi le fruit d'un travail de chercheur qui, à une certaine époque, ont su justement construire, sécuriser et transmettre ces archives. RFI : Cela veut dire aussi que l'archive, ce n'est pas seulement un document écrit. Le corps peut être archive aussi ? A.B-Y : Le corps peut être archive. Il y a tout un travail qui est fait sur la question de la restitution des restes humains qui me semble essentiel. Donc la question des sources et des fondamentalement vivante, contrairement à ce que beaucoup croient, en pensant qu'on travaille sur du matériel un peu mort, on travaille sur du matériel qui est éminemment vivant. Et c'est ça justement qui fait peut-être aussi notre vocation d'historien et qui la rend si passionnante.
Le musée des Confluences de Lyon invite à un voyage sur les rives du Niger avec l'exposition « Au Mali, quand les animaux dansent ». À travers 110 masques, marionnettes et instruments issus de la collection de Sonia et Albert Loeb, dont une centaine ont été donnés au musée, elle dévoile l'univers du sogo bō (« les animaux sortent », en langue bamanan), un théâtre populaire ancestral du centre-ouest du Mali. Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco depuis 2014, cette tradition est au cœur d'une immersion entre art, musique et mémoire. Dès l'entrée, une impressionnante tête d'antilope de plus de quatre mètres de haut donne le ton. Au fil du parcours, lions, girafes, buffles décorés de boîtes de conserve et éléphants aux couleurs éclatantes peuplent les salles du musée. Conçues à partir de bois, de tissus, de métal ou encore de fibres végétales, ces créations témoignent de la richesse artistique du sogo bō, qui signifie littéralement « les animaux sortent », en langue bamanan. Pour Albert et Sonia Loeb, galeristes, collectionneurs et passionnés de longue date du Mali, ces œuvres sont bien plus que de simples objets. « C'est un très ancien spectacle, très poétique, où les animaux représentent les hommes », expliquent-ils. Accompagnées de chants, de percussions et de mises en scène, ces représentations jouent également un rôle essentiel dans la cohésion sociale des communautés. À lire aussiCultes préislamiques du Mali: l'exemple du Nya minianka Traditionnellement organisés sur les places de village, au bord du fleuve Niger ou même à bord de pirogues, les spectacles du sogo bō mettent en scène des récits fondateurs, des mythes, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Une pratique profondément liée au rythme des populations locales. Comme le souligne Yoann Cormier, commissaire de l'exposition, chez les Bamana, peuple agricole, les représentations accompagnent les grandes périodes de récolte. Chez les Bozo, davantage tournés vers la pêche, elles sont associées aux grands cycles du fleuve. Pendant près de 20 ans, Sonia et Albert Loeb ont parcouru les rives du Niger pour collecter objets, témoignages et enregistrements. Un travail de sauvegarde devenu précieux alors que cette tradition est aujourd'hui fragilisée. L'insécurité et la pression des groupes jihadistes ont rendu de nombreux rassemblements villageois impossibles, menaçant la transmission de ce patrimoine inscrit depuis 2014 au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Malgré ce contexte difficile, l'exposition se veut porteuse d'espoir. Selon Yoann Cormier, plusieurs festivals internationaux et initiatives locales contribuent encore à faire vivre cette pratique, à l'archiver et à la transmettre aux nouvelles générations. À lire aussiPatrimoine religieux et culturel face à la guerre : de Tombouctou à Odessa, comment résister?
Le riz est au cœur de l'alimentation de milliards de personnes mais aussi des grands équilibres agricoles et commerciaux mondiaux. Alors que sa production est concentrée en Asie, plusieurs pays africains cherchent à réduire leur dépendance aux importations. De l'Inde à Madagascar et à la Côte d'Ivoire, Eco d'ici Eco d'ailleurs analyse avec ses invités l'enjeu est de produire davantage, malgré le changement climatique, la pression sur l'eau et le coût des intrants. Nos invités : - Matthieu Brun, directeur scientifique à la Fondation FARM - Ny Hasinambinintsoa Masezamanan, secrétaire exécutif de la Plateforme de Concertation sur le Système Rizicole à Madagascar - Mariam Touré, PDG de la Société ivoirienne de riz (SIRIZ). Découvrez l'entretien en vidéo ici - Abdoolah Earally et Guilhem Fabry, correspondants de RFI en Inde et à Madagascar UN MARCHÉ MONDIAL SOUS INFLUENCE La production mondiale de riz est extrêmement concentrée, principalement en Asie. Cette configuration rend le marché particulièrement sensible aux décisions des grands producteurs et exportateurs. Une fermeture des frontières, un déstockage ou une mauvaise récolte peuvent rapidement avoir des conséquences sur les prix mondiaux.
En République démocratique du Congo, le pic de l'épidémie d'Ebola n'est toujours pas confirmé, selon Africa CDC, l'agence sanitaire de l'Union africaine. Une position qui contraste avec celle des autorités congolaises, qui affirment depuis la semaine dernière que le pic a été atteint à la mi-août. Depuis son apparition en mai, cette épidémie est devenue la plus importante jamais enregistrée en RDC. Plus de 6 000 cas confirmés et plus de 3 000 décès ont été recensés.
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Les communiqués militaires se suivent et se ressemblent dans la presse malienne. L'accent est toujours victorieux et l'action des Forces armées maliennes (Fama) est portée aux nues. Dernier exemple en date, à lire sur le site Maliweb : « Dans le cadre de la poursuite de leurs missions de sécurisation du territoire national et de la lutte implacable contre le terrorisme à travers l'opération Dougoukoloko, les Fama, appuyées par leurs partenaires, ont mené lundi dernier avec succès de nouvelles actions de neutralisation de groupes armés terroristes, dans la région de Dioura dans le centre du pays. » Il s'agit d'une opération de représailles : jeudi 10 septembre, le camp de l'armée de cette localité de Dioura avait été attaqué par un groupe jihadiste. Plusieurs dizaines de militaires maliens et de combattants russes avaient été tués et plus de cinquante militaires avaient été faits prisonniers. Autre communiqué victorieux à lire sur le site Bamada, publié ce jeudi et qui concerne toujours cette région de Dioura : « les Fama poursuivent leurs opérations aéroterrestres avec rigueur, professionnalisme et détermination. » Et dans ce même communiqué, on peut lire : « l'État-Major général des Armées invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. » Au moins 25 % des morts sont des civils Justement, les populations civiles sont particulièrement exposées dans ce conflit. Elles sont en butte aux attaques des groupes armés mais elles sont aussi parfois victimes de l'armée régulière et des supplétifs russes. C'est ce que confirme une enquête publiée par Jeune Afrique. Durant plusieurs mois, le média panafricain et le site Bellingcat, avec la participation de l'ONG The Sentry, ont enquêté sur les frappes de drones menées par l'armée malienne et par les Russes d'Africa Corps. Au moins un quart d'entre elles font des victimes civiles. « C'est la face cachée d'une impitoyable reconquête », affirme Jeune Afrique. Comment cette enquête a-t-elle été menée ? « À partir d'une base de données de 60 frappes de drones et explosions, et en fonction de la disponibilité de preuves en sources ouvertes », le média panafricain et ses partenaires « ont reconstitué de manière indépendante douze d'entre elles. Images géolocalisées, vues satellite, débris de munitions ou témoignages humains ont permis d'évaluer les résultats de ces bombardements qui se veulent chirurgicaux et d'en déterminer le contexte. Un constat s'impose, relève Jeune Afrique : des civils ont été pris pour cibles de façon répétée, dans des opérations présentées par les autorités maliennes comme visant les groupes terroristes. Ainsi, précise le site, sur les douze frappes analysées dans notre enquête, nous avons recensé un total de 146 morts civiles. Rapporté à une période de trois ans (entre septembre 2023 et août 2026), ce bilan s'établit à 731 victimes civiles pour 199 frappes menées par les Fama et leurs alliés. » Punition collective ? Pour Jeune Afrique, on est en présence d'un « conflit asymétrique dans lequel les civils sont des victimes récurrentes. Éleveurs, orpailleurs et autres citoyens vaquant à leurs occupations sont régulièrement tués par des frappes dont il est difficile de déterminer l'intentionnalité, tant le secret entoure la décision de ciblage au sein du commandement malien. “Ce que l'on observe, c'est un élargissement considérable de la façon dont les autorités maliennes définissent ce qui constitue une cible légitime, leur permettant d'agir avec une forme d'impunité“, précise le chercheur Yvan Guichaoua. Une analyse partagée par un autre analyste senior, cité par le site : "les Fama et leurs partenaires semblent considérer les civils vivant dans des zones sous l'influence de militants ou de rebelles comme complices, appliquant ainsi une forme de punition collective dans laquelle la présence de civils ou leur association présumée avec des groupes armés sert à justifier des attaques". » Et Jeune Afrique de préciser avoir « contacté l'armée malienne pour lui faire part des conclusions de cette enquête. Nous n'avons pas reçu de réponse substantielle au moment de la publication, pointe le site. À l'instar de nombreux gouvernements, Bamako ne reconnaît jamais officiellement la mort de civils lors de ses bombardements. Mais, en privé, des officiers admettent des “bavures“ (…). »
La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. À lire aussiMali: à Bamako, le Premier ministre algérien plaide pour un renforcement des relations entre les deux pays
This week we catch up on the CAF Champions League, with the first qualifying round completed, and with Stade Malien of Mali surprisingly knocked out.With Senegal national team goalkeeper Edouard Mendy retiring from international football, we ask if he ranks up there as one of Africa's best-ever keepers.We go back to the World Cup in the USA, and hear from Ghana's assistant coach at the tournament, Roger de Sa, on the challenges in the preparations.Plus more from Stuart on the business of football, and how players transfers can be focused on being a long-term investment, ever if the player doesn't play much.
Brad Stroop shares his extraordinary journey of faith, obedience, and God's miraculous work in Mali, emphasizing the importance of reliance on God and stepping out of comfort zones. This story inspires listeners to trust God's leading and embrace radical obedience in their own lives.HEAR MORE OF THE STORY! Order Brad Stroup's brand-new book,Take Nothing With You!
This week's episode features Critical Risk Team partner George McLeod in conversation with host Adrian Pocobelli on recent developments in Africa's Sahel region and in Myanmar. McLeod discusses the unexpected players he sees operating in Burkina Faso, Mali and Niger, and how shifting geopolitical dynamics are affecting mining companies across the region. He also examines the complex situation in Myanmar, a major producer of heavy rare earths, as well as questions surrounding the evolving relationship between India and China in the rare earths sector. All this and more with host Adrian Pocobelli. This week's Spotlight features Kai Hoffmann, CEO of Soar Financial Group and organizer of the Deutsche Goldmesse conference, taking place Nov. 13–14 in Frankfurt, Germany. To learn more about the conference, visit: https://deutschegoldmesse.online/ “Rattlesnake Railroad”, “Big Western Sky”, “Western Adventure” and “Battle on the Western Frontier” by Brett Van Donsel (www.incompetech.com). Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 License creativecommons.org/licenses/by/4.0 Apple Podcasts: https://podcasts.apple.com/ca/podcast/the-northern-miner-podcast/id1099281201 Spotify: https://open.spotify.com/show/78lyjMTRlRwZxQwz2fwQ4K YouTube: https://www.youtube.com/@NorthernMiner Soundcloud: https://soundcloud.com/northern-miner
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Gabrielle Maréchaux journaliste pour The Conversation pour son sujet : Sans eau, les forêts arrêtent de capter du CO2 - Yang Mei de la rédaction en langue chinoise de RFI : Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, les frelons asiatiques sont plutôt considérés comme bénéfiques dans leur écosystème d'origine et cohabitent avec les abeilles locales - Simon Rozé du service environnement de RFI nous parlera du rapport de quota climat sur la désinformation - Stefanie Schüler du service environnement de RFI : le rapport annuel de Gobal Witness sort ce mercredi. Le nombre d'assassinats des défenseurs de l'environnement est à la baisse. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'ils et elles sont moins en danger… - Chronique entrepreneur avec Aminata Cissé, consultante en développement durable (Mali) pour son projet Bôroni marque de sacs réutilisables et écoresponsables, démarche en faveur d'alternatives durables aux emballages plastiques à usage unique. - Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Patrick Ramangason de Madagascar pour son film « Tout est nickel à Ambakarivo ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Rita Mitsouko - Y'a d'la haine ► Dystinct - KATKOUTA.
Welcome to The Exuberant Artist Podcast with Emma Freeman! Today I am sharing some reflections on the meaning of objects in my life, when objects feel sacred to me, feeling the soul of the person who made an object and using that moment as an opportunity for research, discovery and soulful connection across the world, the power of language to describe objects and my love of the word "artifact" at the moment along with "art object" and how "product" feels empty and doesn't embody the depth of soul that goes into creating art objects or artifacts to me. This is all as I am exploring new ways to share my artwork through selling online and designing new tangible things to connect with people. I mention Mexican Talavera hand painted blue and white pottery and mudcloth from Mali in Africa, who art objects that I absolutely love. Thank you for listening and I would love to hear any reflections that this stirs up in you. Feel free to reach out through my website, www.emmafreemanart.com. See the soulful art objects/artifacts I make here: www.emmafreemanart.comExplore my art classes and retreats: www.emmafreemanart.com/classesConnect with me on Instagram: www.instagram.com/emmafreemanartistSee my YouTube Channel: www.youtube.com/@emmafreemanartistEmma Freeman is a mixed media artist, creative writer, and expressive arts teacher based in Wisconsin. She loves textiles with embedded human stories woven within them, slow stitching, expressive painting, intuitive collage, art journaling, writing poetry and journaling daily and having meaningful conversations with people (the art of conversation). She loves expressing herself through the creative languages of color, texture, pattern, word play and book making. She explores themes of human presence, the healing powers of touch, community, and contemplative care for ourselves and others through art making. Emma is a Highly Sensitive Person and sober.
This episode features Cassady Walters, Vice President of the Power Portfolio at the Rockefeller Foundation, and our host Chigozie (‘Gozie”) Ubah. Cassady shares her career trajectory—from her early experience as a Peace Corps volunteer in rural Mali witnessing how energy poverty directly impaired healthcare and education, to strategic advisory at Albright Stonebridge Group analyzing industrial constraints such as diesel costs for Nigerian manufacturing. These experiences anchored her belief in energy access as the foundational backbone of economic and human development.The conversation highlights the Rockefeller Foundation's "all-of-the-above" approach to energy solutions, emphasizing catalytic finance and country-led decision-making over picking specific tech winners. A recent report from the foundation details how small modular nuclear reactors could lower total system costs by up to 30% alongside renewables, provided local capacity and regulatory frameworks are built out.Cassady then analyzed Mission 300—an initiative jointly led by the World Bank and African Development Bank and supported by philanthropy—whose aim is to connect 300 million Africa-based residents to electricity by 2030. Anchored by national energy compacts and country delivery units, the effort combines high-level political commitments with systemic market creation.On financial models and strategy, Cassady outlines how the foundation leverages innovative finance and risk-tolerant capital. Through mechanisms like returnable grants and a $10M first-loss capital contribution to the IFC-led Zuri vehicle, Rockefeller aims to crowd in private capital for distributed renewable energy projects. She emphasizes that as a systems builder, philanthropy must focus on catalytic risk-taking rather than prioritizing traditional financial returns.Cassady and Gozie also examine the importance of cross-border knowledge exchange, citing initiatives like South-South transition mineral cohorts and cross-country productive use of energy roadshows. Then, when asked to define failure in Africa's energy transition, Cassady points to a future where African economies remain stagnated by unreliable power, or, alternatively, where African nations remain passive recipients of a global climate agenda rather than shaping energy systems built by and for Africans.Learn more about:The Rockefeller FoundationThe Energy Talk PodcastConnect on LinkedIn with:Cassady WaltersChigozie Ubah
« Abdourahamane Tiani veut reprendre la main sur l'armée, constate Jeune Afrique. Quelques semaines après la mutinerie d'une partie des forces spéciales, les 28 et 29 août derniers, le chef de la junte a procédé à un vaste remaniement de la hiérarchie militaire. » Avec notamment la mise à l'écart du général Moussa Salaou Barmou, chef d'état-major des armées depuis août 2023. Le général Barmou avait longtemps dirigé le BRS, le Bataillon de renseignement et de surveillance, qui avait activement participé au coup de force fin août. « "Abdourahamane Tiani le tient sûrement pour responsable. Le BRS étant historiquement proche de lui", confie à Jeune Afrique une source nigérienne proche des milieux sécuritaires. Plusieurs membres de cette unité avaient d'ailleurs été arrêtés dans la foulée. (…) Pour succéder à Barmou, Tiani a choisi le général de brigade Mamane Sani Kiaou, jusqu'ici chef d'état-major de l'armée de terre et réputé proche du chef de la junte. (…) Et sa nomination a entraîné à son tour un jeu de chaises musicales au sommet de l'armée. » Mieux contrôler la chaîne de commandement Commentaire de Jeune Afrique : « Ce remaniement constitue le premier grand bouleversement de la chaîne de commandement militaire depuis la prise de pouvoir par Abdourahamane Tiani. Il est également l'illustration de tensions au sein de la junte, avec le limogeage de Barmou. En l'absence de prise de parole publique du chef de la junte sur les événements des 28 et 29 août, ce remaniement offre donc un premier aperçu de sa réponse, pointe encore le site panafricain : resserrer le dispositif autour d'officiers jugés fiables, tout en reprenant le contrôle d'une chaîne de commandement dont la loyauté a été, pour la première fois, publiquement mise à l'épreuve. » Analyse similaire pour le site Sahel Horizon : « En confiant le commandement suprême au général Mahaman Sani Kiaou, patron de l'armée de terre, le régime de Tiani opère une reprise en main classique par les forces conventionnelles. Plus qu'un simple changement d'homme, ce remaniement vise à resserrer les rangs, rétablir une verticalité stricte de l'autorité et garantir une fidélité sans faille au sommet de l'État. » Alger et Bamako : « main dans la main » À la Une également, le rapprochement entre le Mali et l'Algérie. « Trois semaines après la visite du chef du gouvernement malien à Alger, c'est au tour du Premier ministre algérien de fouler le sol malien, relève Maliweb. Sifi Ghrieb est arrivé hier à Bamako, à la tête d'une importante délégation. » Une visite à la « tournure résolument économique, pointe Sahel Tribune. Au-delà des discours sur la fraternité entre les deux pays, les délégations malienne et algérienne ont examiné plusieurs secteurs d'investissement, des ressources minières à l'agro-industrie, en passant par les exportations, l'énergie, les infrastructures et l'enseignement supérieur. » Avec en point d'orgue la relance du projet de route transsaharienne : « ce corridor routier de près de 4 800 kilomètres reliant Alger à Lagos via Bamako, en projet depuis les années 1970, est aujourd'hui achevé à près de 90 % côté algérien, mais constate Sahel Tribune, bute sur le tronçon reliant Gao à Tamanrasset, en territoire malien. (…) L'Algérie a tout intérêt à voir le Mali combler sa part du tracé pour transformer cet axe en véritable corridor économique reliant la Méditerranée à l'Afrique de l'Ouest. Pour Bamako, en quête de partenaires susceptibles de financer ses immenses besoins d'infrastructures et d'électricité, l'exercice a valeur de vitrine. » « Algérie-Mali, ça se réchauffe à grands pas », constate Aujourd'hui à Ouagadougou. Ce sont « 1 300 km de frontières, une lutte contre l'insécurité terroriste qui nécessite que les deux pays mutualisent forces et renseignements et même économiquement : tout a tendance à ce que le Mali et l'Algérie travaillent la main dans la main ». « Alger-Bamako : main dans la main », renchérit El Moudjahid en Algérie. « Finie la brouille ! », insiste Le Matin d'Algérie. « Oublié le retrait de la reconnaissance de la République démocratique du Sahara occidental par le Mali et oubliées les foucades d'Assimi Goïta contre les accords d'Alger. Tout va bien. »
Kirtika Kain is an Australian artist of Dalit heritage whose work explores identity, culture, migration, memory and belonging. Through her art and conversations, she brings personal and collective stories into the spotlight, creating space for voices and experiences that are often overlooked.Her work reflects the complexities of being Dalit, Australian and part of a diverse global community, while celebrating resilience, creativity and the power of storytelling.Kirtika Kain was born in New Delhi, India and now works on Darug Country, Sydney. Considerations of caste and identity underpin her materially driven practice, which seeks to reimagine personal and collective narratives. Kain's work has been exhibited widely, both locally and internationally, with notable exhibitions including Adelaide Biennale, 2026; Kochi-Muziris Biennale, 2025; the 24th Biennale of Sydney, 2024; and the 13th Bamako Encounters at the African Biennale of Photography, Mali, 2022.Kirtika is represented by Roslyn Oxley9 Gallery in Sydney Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Au Niger, deux semaines après sa disparition, on est toujours sans nouvelles de notre confrère Moussa Kaka. Mais aujourd'hui, Reporters sans frontières (RSF) parle de « disparition forcée » et dit avoir de bonnes raisons de penser que les autorités militaires de Niamey y sont pour quelque chose. Où en est la liberté de la presse au Niger et dans les deux autres pays du Sahel central, le Mali et le Burkina Faso ? Sadibou Marong est le directeur du bureau de RSF pour l'Afrique subsaharienne. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Depuis maintenant deux semaines notre confrère Moussa Kaka a disparu. Est-ce que vous avez de ses nouvelles ? Sadibou Marong : À ce jour, nous n'avons pas de nouvelles de Moussa et cela fait deux semaines, donc quinze jours, que Moussa Kaka, qui est un journaliste de renom et un des vétérans de la presse au Niger, n'a pas donné signe de vie. Nous estimons que nous sommes désormais dans une situation d'une extrême gravité et sommes légitimement en face d'un cas de disparition forcée, puisque nous avons toutes les raisons de penser que les autorités militaires, ou des éléments qui leur seraient liés, y sont pour quelque chose. En tout état de cause, leur responsabilité est engagée puisque, à ce jour, elles n'ont pas ouvert d'enquête afin de retrouver Moussa et d'établir les circonstances de sa disparition. Les autorités du Niger n'ont même pas communiqué sur cette situation, ce qui agrandit davantage les inquiétudes de la famille de Moussa Kaka et de ses collègues, et de l'ensemble des défenseurs de la liberté d'expression et de la liberté de la presse dans le monde. Le signal, pour nous, est que désormais, personne parmi les journalistes n'est plus à l'abri d'un enlèvement ou d'une disparition forcée, ou d'une arrestation arbitraire. C'est-à-dire que vous pouvez travailler pendant plusieurs heures dans votre rédaction pour informer les citoyens au nom de leur droit à l'information, et à la fin de votre journée, vous devenez victime d'une disparition forcée comme Moussa Kaka. C'est cela qu'il faut dénoncer et c'est cela qu'il faut combattre. Le deuxième signal, tout aussi grave de notre point de vue, est que cette sorte de déresponsabilisation qu'on perçoit quand on voit que cela fait quinze jours, un temps si long, que les autorités militaires qui gèrent le Niger, et qui sont pourtant censées protéger tous les citoyens, y compris Moussa Kaka, continuent d'observer ce silence inquiétant. À lire aussiAu Niger, une dégradation croissante de la liberté de la presse Cette année, le Niger a connu une chute de 37 places dans votre classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse dans le monde. Le Niger a reculé à la 120ᵉ place. Pourquoi cette dégradation ? Disons, d'une manière générale, qu'il ne s'agit pas seulement du Niger, mais pour les États de l'AES, de l'Alliance des États du Sahel, il y a des chutes ici ou là, mais la chute la plus grave, 37 places, a été notée au Niger. Le pays a pris un certain nombre de décisions défavorables à la promotion de la liberté de la presse depuis 2025. Il y a d'abord l'utilisation de la loi sur la cybercriminalité, une utilisation, disons, assez abusive pour continuer à détenir des journalistes en prison. En 2025 et jusqu'à récemment, nous avions au moins cinq à six journalistes détenus au Niger. Actuellement, dans le monitoring que nous avons, il y a les cas de Moussa Tchangari, journaliste activiste toujours en prison, de même qu'un autre cas, Serge Mathurin, qui était un présentateur dans un média local, Canal 3. Mais le Niger a connu effectivement la baisse la plus importante au classement mondial de la liberté de la presse, et les journalistes étaient essentiellement poursuivis en vertu de la loi sur la cybercriminalité. Mais au-delà de cela, ce que nous percevons, c'est que c'est aussi un pays où on a eu le développement de cette coopération accrue entre les trois de l'AES, qui se sont dotés de leurs groupes, de leurs propres radios, de leurs télévisions et de leurs agences de presse, et qui ont toujours continué, un peu, à avoir comme objectif d'aligner leurs narratifs de la même manière. Les médias des services publics continuent à travailler pour faire rayonner les narratifs proposés par l'État, et le Niger est en plein dans ce cadre-là. Face à cette situation, on voit que le journalisme de qualité a un peu tendance à régresser et cela joue sur la chute du pays dans le classement mondial de la liberté de la presse. Quel est le reproche fondamental qui est fait dans les trois pays de l'AES, du Sahel central, aux journalistes standards ? Il faut d'abord dire que les coups d'État dans les pays du Sahel central, qui ont donc formé l'alliance des États du Sahel, ont tous été le catalyseur d'importantes violations de la liberté de la presse dans ces pays. On a vu, par exemple, que la notion de journalisme patriotique ou de traitement patriotique de l'information, c'est-à-dire un traitement qui est acquis au pouvoir en place, avait émergé au Mali avec l'arrivée d'Assimi Goïta à l'époque, qui bénéficiait d'un certain élan de solidarité assez populaire et qui s'était même permis de solliciter le soutien des médias à prêcher les bonnes paroles pour, « ne pas démoraliser la population et les forces armées ». Des journalistes pro-junte l'ont vulgarisé par la suite. Mais on l'a vu aussi au Burkina avec une forme encore plus grave, comme le montre la formation, le mois dernier, d'une quarantaine de journalistes à une « immersion patriotique », parce que c'était dans un camp militaire, en présence de deux ministres qui leur demandaient s'ils allaient être des journalistes professionnels ou patriotes, et ils répondaient par l'affirmative. Mais en analysant, on se rend compte d'une chose : les régimes militaires du Sahel veulent imposer une nouvelle forme de l'information qui est fondée sur un principe très simple. C'est-à-dire que si vous avez un narratif favorable au pays, vous êtes avec eux, vous êtes pour eux. Si vous vous efforcez d'être indépendant, vous êtes alors contre eux. L'objectif de ces autorités est donc, que les médias indépendants se taisent, et c'est la raison pour laquelle ils ont suspendu des médias internationaux. Ils ont corsé les processus d'accréditation, comme on est en train de le voir au Niger, en train de s'y préparer avec une nouvelle ordonnance pour les correspondants. Ces autorités ont aussi envoyé des messages de dissuasion à la presse locale. Tous ces paradigmes ont évolué depuis l'année dernière avec ce qu'on peut considérer comme une nouvelle trouvaille : le récit, le narratif souverain, la souveraineté médiatique. Une manière pour eux d'estimer que leurs pays sont trop souvent racontés de l'extérieur par, disons, des voix qui ne sont pas forcément les leurs, qui façonnent certainement négativement leur image. Pour nous, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux de jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles, responsables et dignes d'intérêt. Mais on voit que cela n'est pas le cas. Par exemple, au Mali, les journalistes Chahana Takiou et Abdrahamane Keita ont publiquement challengé les autorités et se sont retrouvés en prison, tout comme Youssouf Sissoko, d'ailleurs. Nous continuons à demander l'abandon des charges et leur libération. C'est cela, un peu, la différence fondamentale. Ces autorités sont dans une dynamique de traitement patriotique de l'information, de contrôle du récit, de contrôle du narratif. Alors que le journalisme en soi, le préalable, c'est véritablement de permettre aux journalistes locaux, d'accepter qu'ils puissent jouer leur rôle par la production d'informations professionnelles. Mais si vous n'êtes pas avec eux, si vous faites des critiques, vous êtes pris le lendemain ou le même jour. À lire aussiRSF s'inquiète après la disparition du journaliste Moussa Kaka au Niger Est-ce que Moussa Kaka n'est pas la preuve justement qu'on peut être à la fois un journaliste indépendant et un citoyen patriote qui aime son pays ? Moussa est la preuve de la résilience dans le journalisme tel qu'on le voit. C'est pourquoi il est important de se mobiliser et de se lever pour des journalistes comme Moussa Kaka. Il y en a beaucoup d'autres dans ces pays du Sahel. On sait, par exemple, que Moussa Kaka subissait des pressions de la part des autorités depuis octobre de l'année dernière, puisqu'il a été interpellé avec un certain nombre de journalistes. C'est-à-dire que, de plus en plus, on voit l'émergence d'un nombre important de journalistes qui pensent à faire un journalisme de qualité et un journalisme digne d'intérêt, au nom du droit des populations du Sahel à l'information. Moussa Kaka, pendant près de 30 ans, n'a fait que cela. Et il y en a beaucoup d'autres, malheureusement, qui sont tellement persécutés - qui étaient obligés de se retrouver dans d'autres pays en exil, qui sont allés créer des médias à partir de l'étranger – et d'autres qui sont toujours résilients, et qui restent, et qui continuent à faire un journalisme, et un journalisme de qualité. Pour ces gens-là, il faut se lever pour protéger et accompagner ces gens, pour que le journalisme ne meure pas, pour que le Sahel ne soit pas ce grand trou noir de l'information. Ce que note le tout dernier rapport de WAJSIC (Whistleblowers and Journalists Safety International Center, ou Centre international pour la sécurité des lanceurs d'alerte et des journalistes en français), une ONG qui est basée au Ghana et qui lutte pour la protection des lanceurs d'alerte et des journalistes, c'est qu'à la différence de leurs confrères du Burkina et du Mali, les journalistes du Niger qui sont persécutés ne partent pas en exil. Effectivement, ça nous l'avons documenté et nous le notons. Comparé au niveau assez faible de journalistes du Niger qui ont quitté le pays, il y en a quand même, il y en a un peu, un nombre très petit, qui a été obligé de partir pour ne pas aller en prison, et d'autres qui ont été tellement persécutés qu'ils ont été obligés de faire autre chose que du journalisme, et d'autres qui sont restés malgré les persécutions. Aujourd'hui, si on prend le cas du Burkina Faso, c'est quand même le pays où il y a un nombre extrêmement important de journalistes en exil. Parce que là, le niveau de répression est tellement grave comparé au Mali ou au Niger, même s'il y a des Maliens aussi qui sont partis en exil. Le Burkina Faso a actuellement un nombre important, comme l'a effectivement souligné le dernier rapport, qui est un excellent rapport de WAJSIC et de Sahel Horizon sur le nombre de journalistes en exil. Mais cela, on peut le comprendre parce que c'est le caractère très féroce de la répression des journalistes au Burkina qui l'explique. On avait vu, par exemple, des acteurs non étatiques dans la répression des journalistes, qui avaient joué un rôle négatif. Par exemple au Mali, c'était le collectif de défense des militaires, au Niger, le collectif de soutien au CNSP. Mais au Burkina, par exemple, on voit autre chose, l'émergence de nouveaux acteurs comme les membres du Bataillon d'intervention rapide de la communication, Bir-C, qui en réalité, est une milice numérique qui comprend aussi bien des activistes et des proches du pouvoir, mais qui mène des campagnes de désinformation, de dénigrement et de harcèlement en ligne, contre quiconque ose critiquer les autorités. Les journalistes font partie de ces cibles-là. Donc la répression au Burkina est devenue extraordinairement féroce. On a tous les cas de journalistes portés disparus : Serge Oulon, Moussa Sareba et beaucoup d'autres. C'est quand même le pays le plus difficile dans le Sahel, comparé au Niger, par exemple. Vous êtes le responsable de RSF pour l'Afrique subsaharienne. Vous êtes basé à Dakar, est-ce que vous restez en contact avec les autorités de ces trois pays du Sahel central, afin d'essayer de défendre un espace de liberté en faveur des journalistes ? Tous les jours, nous continuons nos actions de plaidoyer en direction des États du Sahel, avec des engagements réguliers avec les autorités, en utilisant les espaces de discussion existants. Il se trouve souvent aussi que certaines autorités peuvent être fermées au dialogue et aux discussions, mais nous créons toujours le cadre adéquat pour les amener à la discussion. Par exemple, dans le cadre de la mise en œuvre de notre campagne — qui est une campagne dédiée qu'on mène depuis toutes ces années-là –, protéger les journalistes et promouvoir le droit à l'information au Sahel, nous avons soumis aux autorités du Sahel et à certains des autres États la Déclaration pour le droit à l'information au Sahel, que nous avons lancée au siège de l'Union africaine et que nous continuons de présenter aux États pour sa signature. Il y a des pays qui signent, comme par exemple la Mauritanie, la Côte d'Ivoire, et d'autres pays sahéliens ont signé. Actuellement, l'objectif, c'est de parvenir à faire signer la déclaration par les autorités du Sahel, les autorités de l'AES. Et parallèlement aussi, nous menons des actions de réponse d'urgence en faveur des médias de ces pays, nos soutiens aux radios communautaires, toutes les actions d'assistance aux journalistes en exil, et ceux en détention, et sur telle et telle interpellation ou sur telle et telle violation de liberté de la presse. Est-ce que vous avez des contacts directs avec les autorités du Niger, par exemple, ou du Mali ? Ce qu'on peut dire, c'est qu'elles restent souvent fermées, mais souvent elles communiquent de manière assez laconique. Mais souvent, elles ont une perception qu'on voit un peu cantonnée à ces critiques. Mais pour nous, ce qui est important, notre rôle n'est pas forcément de plaire, mais notre rôle est de servir de société civile, de vigie de société civile africaine dynamique, qui puisse alerter les autorités pour redresser la barre. Et on vient souvent avec des solutions, et c'est ça qui est important, qu'il s'agisse du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de l'ensemble des pays sahéliens.
Le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb est arrivé lundi à Bamako pour une visite visant à consolider le rapprochement entre l'Algérie et le Mali, après plus d'un an de fortes tensions diplomatiques entre les deux voisins sahéliens. Cette visite intervient trois semaines après celle effectuée le 24 août par Abdoulaye Maïga à Alger. Le Premier ministre malien avait été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune et lui avait transmis un message du chef de la transition malienne.
Il est le magistrat sénégalais qui tient tête à Donald Trump. Depuis le départ forcé de Karim Khan il y a trois mois, Mame Mandiaye Niang est le procureur par intérim de la Cour pénale internationale, et il subit les foudres des États-Unis, qui reprochent à son tribunal d'avoir lancé des poursuites contre deux dirigeants de l'État israélien. « Nous sommes dans la tempête et c'est un test de résilience », confie-t-il à RFI. La CPI est-elle face à une menace existentielle ? En ligne de La Haye, aux Pays-Bas, le magistrat répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La Cour pénale internationale est-elle une juridiction supranationale, corrompue et fatalement politisée comme disent les États-Unis ? Mame Mandiaye Niang : Une juridiction corrompue ? Non. Une juridiction supranationale… tout dépend de comment on interprète le mot. Ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit d'une juridiction qui a été mise en place par la volonté de plusieurs États. Aujourd'hui, on en compte un peu plus de 120. Est-ce que supranationale signifie au-dessus des nations ? Et ce d'autant de prérogatives à l'encontre de ces pays ? Là aussi, c'est non. En fait, nous sommes là à la disposition des États qui peuvent bien nous saisir comme alternative à une absence de justice nationale. Une juridiction politisée, disent les Américains, parce que vous avez lancé en novembre 2024 des poursuites contre le Premier ministre et l'ancien ministre de la Défense d'Israël. Cela ne veut pas dire qu'il s'agit d'une juridiction politisée. Maintenant, pour qui connaît le type de crime dont on est saisi, il s'agit de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre ou de génocide. Vous savez bien qu'il s'agit là de crimes à la base desquels il y a parfois des motivations idéologiques, religieuses ou politiques. Mais non, en vérité. En fait, notre démarche est une démarche technique qui consiste à voir si ces crimes ont été commis avec cette intentionnalité qui peut parfois effectivement être bien politique. Mais nous, en ce qui concerne notre démarche, effectivement, c'est la démarche des praticiens du droit qui regardent si des infractions ont été commises et si on a effectivement la compétence pour les juger. Et lors de cette décision, vous avez également lancé des poursuites contre trois dirigeants du Hamas ? Tout à fait, parce qu'en fait, nous avons procédé à des enquêtes. Et des enquêtes que je peux dire légitimes, et donc nous avons effectivement procédé à des investigations qui ont abouti à ces mandats d'arrêt que vous mentionnez. En novembre 2024, quand votre Bureau de la Cour pénale internationale a lancé ses mandats d'arrêt contre ces deux dirigeants israéliens, le Premier ministre et l'ancien ministre de la Défense, est-ce que vous saviez que tout cela déclencherait les foudres de Washington ? Est-ce qu'on savait ? Certainement. Et ça, c'est dans la nature de la justice que notre action a souvent comme conséquence de contrarier. Donc, de ce point de vue, effectivement, nous savions bien. Et puis, il ne faut pas oublier que bien avant cela, il y a eu toute une série de contestations qui ont entouré la saisine de notre Cour par rapport à cette situation. Ça, c'est bien avant novembre 2024. Il y avait même eu des contestations légales devant notre juridiction. Et je crois d'ailleurs que, lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà sanctionné une magistrate de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, non ? Tout à fait. À l'époque, elle était procureure. Elle avait été mise sous sanctions et de telles sanctions, en fait, n'ont été enlevées par le président Joe Biden qu'après le changement au niveau de la tête de l'exécutif américain. Mais au vu du tremblement de terre que cela a provoqué depuis deux ans, est-ce que vous ne vous dites pas aujourd'hui que, si c'était à refaire, vous ne le referiez pas ? Écrire l'histoire, à mon avis, c'est toujours une sorte d'exercice qui se prête à tous les fantasmes possibles. Mais par contre, ce qu'on peut dire, c'est : est-ce qu'en regardant ce qu'on a fait, c'était une action légale et légitime ? Et par rapport à ça, je crois qu'il n'y a rien à enlever de ce qui a été fait. Le monde est aujourd'hui témoin de partout où on intervient, que ce soit à Gaza ou ailleurs. On a beau nous critiquer, mais pour chacune de ces situations, quand on les regarde, on ne peut pas dire qu'une réponse judiciaire n'est pas souhaitée. Donc, si c'était à refaire, vous le referiez ? Oui, comme j'ai dit, ce qu'on a fait était tout à fait légal. Et aujourd'hui encore, cette situation, en fait, continue de retenir notre attention. Aujourd'hui, vous voilà donc sous sanctions des Américains, comme plusieurs autres magistrats de la Cour pénale internationale. Concrètement, cela veut dire que vous ne pouvez plus utiliser de carte bancaire, par exemple ? Non, ça ce sont juste un des inconforts. Notre vie personnelle et quotidienne est affectée, mais en fait, chacun de nous essaie de s'ajuster comme il peut. Et donc, comme la plupart des cartes bancaires utilisées en Europe sont adossées à des banques américaines, vous ne pouvez plus faire vos achats avec une carte bancaire ? Ah non ! On ne peut pas faire d'achats avec les cartes bancaires. En fait, il y a des services auxquels on a théoriquement accès, mais, puisqu'ils requièrent des cartes de crédit comme « booker » (réserver) un hôtel ou acheter un billet d'avion ou un billet de train, la plupart de ces services aujourd'hui nous sont difficiles. Et vous êtes obligés de passer par un tiers ? Oui, on est obligé de passer par un tiers, y compris aussi, pour le moment, avec l'appui de la Cour elle-même qui nous permet de faire certaines choses qu'à titre individuel, il n'est plus possible de faire. Donc, le monde, en fait, découvre qu'il y a une très grande dépendance par rapport à une technologie ou bien par rapport à des outils de paiement qui sont exclusivement détenus par un pays. Par les États-Unis ? Oui, tout à fait, par les États-Unis. J'ai vécu jusqu'à quasiment mes 35 ou 40 ans sans aucune carte de crédit. Ça rend la vie difficile, mais pas impossible. Et je crois que j'appartiens aussi à un corps où on sait qu'on doit se préparer à faire face à des représailles liées aux contrariétés des gens qui n'aiment pas notre action. Et au-delà de votre cas personnel, Monsieur le juge, est-ce que les sanctions américaines entravent le fonctionnement de votre Bureau et notamment ses investigations ? De là à dire que notre action est entravée, je crois que c'est non. C'est-à-dire, il ne faut pas négliger l'impact effectivement des menaces, des représailles et surtout même d'actions futures. On ne peut pas dire que ça n'a pas d'impact, mais en même temps, pour nous, c'est une sorte de test de résilience. Nous sommes en train d'organiser aussi notre résilience par rapport à toutes ces technologies américaines dont on a pu être particulièrement dépendant. Aujourd'hui, on fait notre travail, on explore aussi des alternatives à toutes ces technologies-là. Et puis on explore aussi peut-être d'autres moyens de travail qui, dans l'immédiat, peuvent se révéler moins efficaces, mais quand même qui nous permettent de faire ce travail extrêmement important qui est le nôtre. Alors, vu que les Américains menacent de sanctions les juristes, les ONG qui travaillent avec vous, est-ce que vous n'êtes pas tout de même de plus en plus isolé ? Bon, c'est déjà le cas. En fait, il y a un certain nombre d'ONG qui ont déjà fait l'objet de sanctions et effectivement, il y en a d'autres qui le sont. Mais de là à dire que nous sommes isolés, non ! Je crois que, pour qui connaît comment la Cour a été créée et ce dont elle a besoin pour fonctionner, on ne peut pas être isolé parce que, quand même, nous sommes le produit de la volonté de plus de 120 États. Ce sont ces États qui nous donnent les budgets et qui, par leur coopération, nous permettent de fonctionner. Donc, nous ne serons isolés que si ces États nous lâchent. Maintenant il ne faut pas contester le fait qu'on vive une tempête avec quelques retraits ici ou là. Mais je crois que, de façon générale, nous bénéficions encore du soutien de tous ces États par la volonté desquels nous existons. Est-ce que vous avez accès aux outils américains de l'intelligence artificielle, ou est-ce que vous êtes obligé de passer par les outils d'autres pays comme la Chine ou les pays de l'Union européenne ? Nous y avons accès parce que la Cour ne fait pas encore l'objet de sanctions institutionnelles, comme ils disent, qui ont été brandies depuis un certain temps, mais qui, en fait, n'ont jamais été déployées. Et donc l'accès à ces outils, d'un point de vue institutionnel, est toujours possible. Oui, c'est-à-dire que la prochaine étape contre vous, ça pourrait être des sanctions américaines contre l'institution CPI, Cour pénale internationale ? Oui, tout à fait. Donc, c'est quelque chose, en fait, qui a été brandi, dont on a parlé depuis un certain temps, qui aurait la conséquence, effectivement, d'interdire à toutes ces compagnies tech américaines de coopérer avec la Cour en tant qu'institution. Pour le moment, ce n'est pas le cas. Et ces compagnies, en fait, qui coopéraient avec nous, peuvent parfaitement continuer à le faire. À plusieurs reprises, Mame Mandiaye Niang, l'État du Sénégal, votre pays donc, par les voix de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, vous a promis soutien et solidarité. L'Union européenne également, mais est-ce que ces soutiens sont suffisants ? D'un point de vue déjà de la symbolique, moi je pense que c'est extrêmement important parce que, que ce soit le Sénégal, mon pays que vous avez cité, ou l'Union européenne qui se trouve aujourd'hui être le soutien le plus important qui nous permette de fonctionner, dans ces deux cas, ça va même au-delà de la symbolique. Parce que si on est à même de fonctionner, c'est à la faveur de tous ces soutiens. Donc à titre personnel, mon pays en a fait plus que je pouvais attendre parce que je mesure la vulnérabilité possible des pays comme le mien. Mais aujourd'hui, le soutien que j'ai reçu depuis le début des sanctions a été un soutien haut et fort. Et c'est ce même soutien aussi que je reçois aujourd'hui de la France et de l'Union européenne. Et quand vous entendez les paroles de Diomaye Faye ou d'Ousmane Sonko, ça fait du bien, j'imagine ? Absolument. Ça fait du bien. Et aussi, ça fait de la fierté d'entendre que mon pays est derrière moi et que mon pays défend ses principes. Parce qu'il ne faut pas oublier quand même que le Sénégal a été le premier pays à ratifier le traité de Rome, et c'est quelque chose aujourd'hui qui est marqué dans les livres d'histoire. Et aujourd'hui cette tradition de défendre les principes. Et ça, c'est un hommage à Abdoulaye Wade ? Absolument. Et je crois que de ce point de vue, en fait, la diplomatie sénégalaise, je dois dire, à travers même les personnages politiques qui l'ont animée, a quand même fait preuve d'une certaine constance que je salue. Est-ce que, depuis que vous êtes sous sanctions américaines, vous avez des renforts financiers de la part d'autres États, notamment en Europe ? Ce qui est aussi une manifestation de soutien très claire, c'est que les contributions des États ont été déposées avec une très grande diligence. Donc, les États, quand même, ont été particulièrement diligents à donner leur contribution au niveau du budget régulier qui nous permet de fonctionner. Quels États, par exemple ? En fait, quasiment tous les États. Je crois que paradoxalement, malgré en fait cette situation qualifiée de tempête, donc la Cour, du point de vue des liquidités, est en très bonne santé. Le Tchad, le Burundi, les trois États de l'Alliance des États du Sahel… Depuis quelques mois, plusieurs pays africains annoncent leur départ de la CPI et pour certains à la suite de pressions américaines. Est-ce que ce lâchage ne vous inquiète pas ? Je crois qu'à travers les arguments qui ont été avancés, il y a eu beaucoup de malentendus. À certains, on leur a fait peur en leur indiquant qu'il y avait des mandats d'arrêt secrets contre eux. Et dans tous ces cas-là, c'était complètement faux. Aujourd'hui, le Niger ou le Burkina Faso ne sont même pas des pays de situation. Cela veut dire qu'il n'est pas envisageable d'avoir des mandats d'arrêt lancés contre qui que ce soit dans ces pays. Donc apparemment, il y a beaucoup de malentendus à travers aussi, en fait, des campagnes vicieuses et sournoises qui travestissent notre mandat. Est-ce à dire, Monsieur le Procureur, que vous espérez faire revenir le Tchad ou le Burundi, ou le Mali sur sa décision ? En tout cas, nous serons ouverts au dialogue pour l'idéal de justice internationale. J'ai du mal à croire qu'il y a quelque part au monde quelqu'un qui peut ne pas embrasser cet idéal-là. Vous comptez en effet plus de 120 membres, mais il n'y a pas dans la CPI trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, la Russie et la Chine. Il y a ces pays qui commencent à vous quitter. Est-ce que la CPI, 30 ans après sa naissance, n'est pas dans une très grave crise du trentenaire ? Est-ce qu'elle n'est pas face à une menace existentielle ? En fait, il peut y avoir des soubresauts et des tumultes. Et aujourd'hui, c'est tout le multilatéralisme qui est secoué. Mais j'ai du mal à croire qu'il s'agit d'une crise existentielle. Cette Cour est la résultante d'un effort constant, continu depuis pratiquement plus d'un siècle. Et bien entendu, on a eu une embellie à la fin des années 90 qui a rendu des consensus relativement faciles. Certains de ces consensus sont en train plus ou moins d'être bousculés, mais je crois que nous reprendrons le dessus parce que nous représentons un idéal qu'on ne peut pas effacer : l'idéal de justice internationale, on ne peut pas le mettre sous le boisseau quand le système national ou régional est défaillant. Donc, vous attendez le départ de Donald Trump de la Maison Blanche ? En fait, je ne le dirai pas comme ça parce que les États-Unis ont la souveraineté d'élire qui ils veulent. Mais je dirais qu'après ces moments difficiles viendront des moments plus calmes. Est-ce qu'il faudrait que la Cour pénale internationale renonce à poursuivre les ressortissants des États non membres ? Les Américains, par exemple, même s'ils sont soupçonnés d'avoir commis un crime sur le territoire d'un État membre de la CPI ? Je pense qu'en fait, il y a quelque chose à clarifier. Nous tenons cette souveraineté des États membres. Ces mêmes États membres, si vous regardez bien, en France, au Sénégal… n'importe quel pays que vous prenez, on y juge des étrangers. Un Américain qui, en France, commet un crime, on ne peut pas imaginer que ce serait une violation de la souveraineté américaine de le juger. Aux États-Unis, on juge aussi des étrangers tous les jours. Et je crois que si ce schéma est clair, la seule question qu'on doit nous poser est de savoir : est-ce que vous avez la légitimité pour juger des citoyens étrangers ? Mais tout dépend de là où ils ont commis les crimes et s'ils ont commis les crimes dans le territoire d'un État qui veut bien qu'on s'occupe de cette situation dans son territoire, on ne peut pas défaillir. Pas de compromis, même si cela pourrait arranger vos relations avec Washington ? Je crois qu'en fait, de ce point de vue, il y a plusieurs mécanismes. C'est-à-dire que ce que vous appelez compromis, c'est qu'il y a beaucoup de mécanismes aujourd'hui qui permettent en fait d'éviter certains conflits. Nous, nous sommes une juridiction qui ne revendique pas la primauté, quels que soient les criminels. Si leur pays veut bien les juger, nous on veut bien se retirer et les laisser les juger. Et ça, c'est ce qu'on appelle le principe de complémentarité qui est au cœur du traité de Rome. Cela veut dire qu'il n'y a rien de rigide dans notre action. Et ultime question, vous êtes actuellement le chef par intérim du Bureau du procureur de la CPI. Est-ce que vous êtes candidat au poste de chef du bureau en succession de Karim Khane pour le début de l'année prochaine ? Cette élection n'est pas encore à l'ordre du jour. Je préfère vraiment me concentrer sur le travail qui est le mien aujourd'hui au côté de ma collègue, Nazhat Shameem Khan. Nous avons des staffs qui ont traversé une période très difficile. Nous avons aussi beaucoup de situations avec aussi beaucoup de victimes qui attendent notre action. Et aujourd'hui, je crois que notre préoccupation immédiate, c'est de vraiment prendre tout cela en charge plutôt que de penser à des questions d'ambitions personnelles pour le futur. À lire aussiMame Mandiaye Niang, procureur de la CPI, sous sanctions américaines
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Samo u Srbiji možeš da snimaš podkast 40 minuta spekulišući da li će predsednik raspisati izbore, da bi on to uradio bukvalno dok mi pakujemo opremu. Tako da, da, izbori su zvanično 25. oktobra. Odmah prelazimo na drugu udarnu vest: Zoran Kesić je postao Jutjuber! Istraživali smo "Šonetovu kletvu" - da li je Nenad Milosavljević glavni krivac što svaka televizija na koju dođemo propadne (od B92 do Nove S), pa sad i Kesić mora da postane naš direktni konkurent na internetu? Treća velika tema je potpuni fijasko sahrane Ratka Mladića. Informer je najavljivao "stotine hiljada ljudi" i događaj za udžbenike, a pojavilo se oko 16.000, zbog čega su režimski mediji doživeli kolektivni nervni slom. Vučić je mudro izbegao blam pravdajući se posetom predsednika Uzbekistana (koji je, gle čuda, sleteo dan kasnije). Tu su naravno i Jelisavetin govor na Prajdu, Siniša Mali koji na žetone pere kola i mračno saznanje da je Doktor Igi devedesetih po gradu nosio utoku.