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La Sardaigne est la première zone bleue jamais identifiée au monde — et c'est là que j'ai passé ma lune de miel avec Nick.
Une édition spéciale consacrée à l'actuelle République démocratique du Congo au temps de la colonisation belge. Nous sommes avec Florence Morice qui va nous accompagner pendant toute cette émission. Production exceptionnelle sur les mères oubliées de la colonisation belge avant l'indépendance de 1960. Ce qui allait devenir Zaïre et République démocratique du Congo, c'était le Congo belge et tout un pan de la vie sociétale du pays est resté dans l'ombre... Les mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2) Au Congo Belge, avant l'indépendance de 1960, ces femmes ont porté, élevé, parfois perdu des enfants dont l'existence dérangeait l'ordre colonial. Ces femmes congolaises sont devenues mères à 13, 14 ou 15 ans d'un enfant métis avec un colon belge. Alors que la parole des enfants métis commence peu à peu à émerger, celle de leurs mères est encore largement dans l'ombre. Les témoignages de ces mères aujourd'hui âgées de 80, parfois 90 ans, racontent une époque où le pouvoir colonial s'exerçait aussi dans l'intimité, sur les corps des femmes. Les mères oubliées de la colonisation belge : maternités confisquées (2/2) Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d'avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour. Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance. Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie. Des Grands Reportages de Florence Morice qui s'entretient avec Jacques Allix.
Deux tiers des femmes incarcérées à la Tuilière sont mamans. Certaines ont droit à des visites, d'autres doivent se contenter de contacts téléphoniques ou de visioconférences, car leurs enfants sont à l'étranger. Toutes racontent la difficulté de rester en lien, le manque de contacts et la distance physique. Une femme, incarcérée depuis cinq ans, s'apprête à recevoir la visite de son fils de 12 ans. Reportages de Cécile Dürring Réalisation: Didier Rossat Production: Raphaële Bouchet
Avoir purgé sa peine ne signifie pas pour autant avoir payé sa dette. À la sortie de prison, la facture est salée: les frais de justice et de procédure, les dommages et intérêts peuvent atteindre des centaines de milliers de francs. Comment se réinsérer et trouver un hébergement quand on a des poursuites, un casier et une étiquette d'ancien détenu? Comment trouver un travail et éponger sa dette? La société est-elle prête à accepter ceux qui sortent de prison? Première diffusion du 19 mars 2020. Reportage de Katia Bitsch Réalisation Yves Roulin Production Véronique Marti
La prison aujourd'hui a pour mission de permettre aux personnes incarcérées de se réinsérer dans la société. À la Tuilière, il existe plusieurs formations pour les femmes: intendance, buanderie, cuisine ou même stylisme ongulaire. À la clé, un papier à faire valoir à la sortie. Lors des ateliers, certaines rêvent d'une nouvelle vie. Reportages de Cécile Dürring Réalisation: Didier Rossat Production: Raphaële Bouchet
À la prison pour femmes de la Tuilière, le métier d'agente ou agent de détention se décline à parité, 50% de femmes et 50% d'hommes. Tous et toutes ont eu un métier avant de choisir la prison, à la fois pour ses aspects sécuritaires et sociaux. Ils et elles sont au quotidien au contact des détenues pour les surveiller, mais surtout pour les écouter. Reportages de Cécile Dürring Réalisation: Didier Rossat Production: Raphaële Bouchet
L'établissement de la Tuilière a organisé un événement atypique au sein de la prison, calqué sur le modèle de l'émission télé "La France a un incroyable talent". Une dizaine de détenues ont préparé leur prestation durant un mois. Une expérience unique pour tenter de regagner confiance en soi et qui détonne aussi dans le quotidien du directeur des lieux, David Lembrée. Reportages de Cécile Dürring Réalisation: Didier Rossat Production: Raphaële Bouchet
Comment la pop culture traite la colère des personnages féminins ? L'autrice Marion Olité explore cette question dans son livre Female Rage, La revanche des hystériques dans la pop culture. Elle y analyse cette colère qui naît de l'oppression, des humiliations et des violences subies par les femmes tout au long de leur vie. Des récits mythologiques à Thelma et Louise, en passant par Kill Bill et les sorcières du petit écran, les personnages féminins se révoltent et rendent coup pour coup. RFI : On aurait envie de vous demander ce qui vous a motivé à écrire un livre sur ce thème de la rage féminine, mais en réalité, on a la réponse dès la première ligne de votre ouvrage, où vous écrivez « Je crois que je suis née en colère »... Marion Olité : À la fois, j'ai eu envie d'écrire ce livre parce qu'il y a eu le mouvement #MeToo, parce que j'ai aussi compris un peu mieux pourquoi j'avais souvent l'impression d'être en colère au cours de ma vie. Et puis après, il y a eu justement tout un flot de nouvelles œuvres artistiques que j'ai eu envie de décrypter aussi. Et j'ai aussi découvert sur les réseaux sociaux ces dernières années le mouvement Female Rage qui s'inscrit un peu dans la continuité du Girl Power et qui est utilisé par les jeunes femmes sur les réseaux sociaux, sur TikTok, sur Instagram, pour mettre en avant des montages de films, de séries, de musiques qu'elles adorent et qui retranscrivent ce qu'elles ressentent. Donc là, je me suis dit qu'il y a vraiment un contre-pouvoir qui se joue aussi et qui est intéressant d'analyser. Au début du livre, vous revenez notamment sur l'un des discours d'Audre Lorde, De l'usage de la colère, où elle distingue la colère des femmes blanches de celle des femmes noires… On a une colère universelle en tant que femmes, mais évidemment, elle est spécifique aussi selon notre expérience. Et les femmes noires, elles ont une expérience qui est doublement injuste. C'est-à-dire que si on interdit beaucoup, de toute façon, à toutes les femmes d'être en colère, pour les femmes noires, c'est encore pire. On a un trope raciste qui s'appelle le Angry Black Women – les femmes noires en colère – qu'on ressort à chaque fois. Il y a eu Serena Williams dans le milieu du tennis, mais on a aussi accolé ce trope à Shonda Rhimes, l'une des scénaristes qui a révolutionné la représentation des femmes noires à l'écran. Et donc, à chaque fois, on leur met cette étiquette pour les faire taire. Ne pas vouloir écouter la colère des femmes noires, c'est juste vouloir perpétuer le statu quo. Parce qu'on s'en prend encore à la forme, au lieu d'écouter le fond de ce qu'elles ont à dire. Il y a aussi le personnage de la femme dite « folle », qu'on retrouve dans de nombreux classiques de la littérature, du cinéma. Vous dites que, selon vous, cette folie consiste surtout en réalité à ne pas correspondre aux normes sociales en vigueur… Les personnages féminins qui expriment leur colère au début du cinéma, par exemple, ou dans la littérature du XIXe siècle, sont celles qui deviennent folles. Ou que le héros masculin va tuer pour telle ou telle raison, et qu'elle l'a bien cherché. Et donc, en fait, elle ne correspond effectivement pas à ce qu'on attend des femmes à cette époque-là. Donc, je parle aussi du film et du livre Rebecca, qui est écrit par Daphné Du Maurier. Il y a eu ensuite un film avec Hitchcock. Et je parle de Jane Eyre aussi, et du trope de la femme folle dans le grenier. En fait, Jane Eyre est l'héroïne. Et donc, Rochester a une femme dont il cache l'existence à Jane Eyre pendant très longtemps. Et qui, elle, est vraiment décrite comme la femme folle, née d'une génération de femmes folles. Enfin, vraiment, c'est un discrédit tellement facile à placer comme ça sur les femmes. Je reviens aussi, évidemment, sur l'histoire de l'hystérie, obligée de raconter un peu pour comprendre comment on en est arrivés là. Et effectivement, l'hystérie, c'est aussi une forme de « Female Rage » à une certaine époque, que les hommes ne voulaient pas écouter. Et donc, ils ont pathologisé cette colère féminine qu'ils ne voulaient pas entendre. C'est vraiment terrible quand on y pense. Vous dites que suivre les personnages féminins en colère procure de la joie à de nombreuses femmes, notamment pour toutes les fois où elles n'ont pas pu exprimer leur rage à elles ? Regarder sur un écran, ça a un effet cathartique. Parce qu'il y a des jours où on a effectivement envie de tout péter, et évidemment qu'on ne le fait pas. Mais quand on voit le taux de viols, quand on voit le taux de celles qui arrivent au procès, quand on voit qu'on est toujours sur les mêmes problématiques qu'il y a 10 ans, qu'on est toujours en train de ne pas écouter les femmes... Forcément qu'on a quand même envie de tout péter. Et ça fait du bien de voir ce genre d'héroïne. Ça donne de la force dans un monde qui fait tout pour ne pas en donner aux femmes. Et votre conclusion, elle est très claire. Vous estimez que la violence féminine n'est en réalité pas une fiction ? Le Female Rage, s'il marche très bien ces dernières années – et il va continuer de marcher –, c'est parce qu'il existe encore le patriarcat. Le patriarcat a vraiment volé cette colère féminine aux femmes. C'est cette part de notre humanité qu'on nous a volée et qu'il faut qu'on récupère.
Comment la pop culture traite la colère des personnages féminins ? L'autrice Marion Olité explore cette question dans son livre Female Rage, La revanche des hystériques dans la pop culture. Elle y analyse cette colère qui naît de l'oppression, des humiliations et des violences subies par les femmes tout au long de leur vie. Des récits mythologiques à Thelma et Louise, en passant par Kill Bill et les sorcières du petit écran, les personnages féminins se révoltent et rendent coup pour coup. RFI : On aurait envie de vous demander ce qui vous a motivé à écrire un livre sur ce thème de la rage féminine, mais en réalité, on a la réponse dès la première ligne de votre ouvrage, où vous écrivez « Je crois que je suis née en colère »... Marion Olité : À la fois, j'ai eu envie d'écrire ce livre parce qu'il y a eu le mouvement #MeToo, parce que j'ai aussi compris un peu mieux pourquoi j'avais souvent l'impression d'être en colère au cours de ma vie. Et puis après, il y a eu justement tout un flot de nouvelles œuvres artistiques que j'ai eu envie de décrypter aussi. Et j'ai aussi découvert sur les réseaux sociaux ces dernières années le mouvement Female Rage qui s'inscrit un peu dans la continuité du Girl Power et qui est utilisé par les jeunes femmes sur les réseaux sociaux, sur TikTok, sur Instagram, pour mettre en avant des montages de films, de séries, de musiques qu'elles adorent et qui retranscrivent ce qu'elles ressentent. Donc là, je me suis dit qu'il y a vraiment un contre-pouvoir qui se joue aussi et qui est intéressant d'analyser. Au début du livre, vous revenez notamment sur l'un des discours d'Audre Lorde, De l'usage de la colère, où elle distingue la colère des femmes blanches de celle des femmes noires… On a une colère universelle en tant que femmes, mais évidemment, elle est spécifique aussi selon notre expérience. Et les femmes noires, elles ont une expérience qui est doublement injuste. C'est-à-dire que si on interdit beaucoup, de toute façon, à toutes les femmes d'être en colère, pour les femmes noires, c'est encore pire. On a un trope raciste qui s'appelle le Angry Black Women – les femmes noires en colère – qu'on ressort à chaque fois. Il y a eu Serena Williams dans le milieu du tennis, mais on a aussi accolé ce trope à Shonda Rhimes, l'une des scénaristes qui a révolutionné la représentation des femmes noires à l'écran. Et donc, à chaque fois, on leur met cette étiquette pour les faire taire. Ne pas vouloir écouter la colère des femmes noires, c'est juste vouloir perpétuer le statu quo. Parce qu'on s'en prend encore à la forme, au lieu d'écouter le fond de ce qu'elles ont à dire. Il y a aussi le personnage de la femme dite « folle », qu'on retrouve dans de nombreux classiques de la littérature, du cinéma. Vous dites que, selon vous, cette folie consiste surtout en réalité à ne pas correspondre aux normes sociales en vigueur… Les personnages féminins qui expriment leur colère au début du cinéma, par exemple, ou dans la littérature du XIXe siècle, sont celles qui deviennent folles. Ou que le héros masculin va tuer pour telle ou telle raison, et qu'elle l'a bien cherché. Et donc, en fait, elle ne correspond effectivement pas à ce qu'on attend des femmes à cette époque-là. Donc, je parle aussi du film et du livre Rebecca, qui est écrit par Daphné Du Maurier. Il y a eu ensuite un film avec Hitchcock. Et je parle de Jane Eyre aussi, et du trope de la femme folle dans le grenier. En fait, Jane Eyre est l'héroïne. Et donc, Rochester a une femme dont il cache l'existence à Jane Eyre pendant très longtemps. Et qui, elle, est vraiment décrite comme la femme folle, née d'une génération de femmes folles. Enfin, vraiment, c'est un discrédit tellement facile à placer comme ça sur les femmes. Je reviens aussi, évidemment, sur l'histoire de l'hystérie, obligée de raconter un peu pour comprendre comment on en est arrivés là. Et effectivement, l'hystérie, c'est aussi une forme de « Female Rage » à une certaine époque, que les hommes ne voulaient pas écouter. Et donc, ils ont pathologisé cette colère féminine qu'ils ne voulaient pas entendre. C'est vraiment terrible quand on y pense. Vous dites que suivre les personnages féminins en colère procure de la joie à de nombreuses femmes, notamment pour toutes les fois où elles n'ont pas pu exprimer leur rage à elles ? Regarder sur un écran, ça a un effet cathartique. Parce qu'il y a des jours où on a effectivement envie de tout péter, et évidemment qu'on ne le fait pas. Mais quand on voit le taux de viols, quand on voit le taux de celles qui arrivent au procès, quand on voit qu'on est toujours sur les mêmes problématiques qu'il y a 10 ans, qu'on est toujours en train de ne pas écouter les femmes... Forcément qu'on a quand même envie de tout péter. Et ça fait du bien de voir ce genre d'héroïne. Ça donne de la force dans un monde qui fait tout pour ne pas en donner aux femmes. Et votre conclusion, elle est très claire. Vous estimez que la violence féminine n'est en réalité pas une fiction ? Le Female Rage, s'il marche très bien ces dernières années – et il va continuer de marcher –, c'est parce qu'il existe encore le patriarcat. Le patriarcat a vraiment volé cette colère féminine aux femmes. C'est cette part de notre humanité qu'on nous a volée et qu'il faut qu'on récupère.
Le Refugee Food Festival tient sa 11ème édition avec toujours la même ferveur et le même objectif : faire changer le regard porté sur les réfugiés, et la recette est bonne : le temps du festival, aux fourneaux, des cuisiniers réfugiés conçoivent un menu à 4 mains avec des chefs de restaurants locaux qui partagent leurs fourneaux. Les histoires et les récits se mêlent, la langue est celle de la cuisine, celle des gestes et des goûts, elle se passe de vocabulaire. De ces rencontres, naissent des plats uniques pour le festival. Au-delà du festival, l'association créée en 2016 se mobilise toute l'année pour accueillir, former et aider à l'insertion des réfugiés par la cuisine. « C'est vraiment né de ces voyages et de la conviction que la cuisine est en pouvoir et un outil très fort de découverte et de compréhension, quelque chose qui permet de valoriser aussi qui on est, son identité, d'où on vient, de perpétuer aussi des traditions qui font notre identité. Et quand on parle de personnes qui sont en exil, ça a d'autant plus de sens de préserver son patrimoine et son identité. » Mandrila, co-fondatrice du Refugee Food. Irène Zhao et Doha Al Jammal travaillent toutes les deux dans la cuisine du Refugee Food à la cité du Refuge à Paris. L'association a 3 lieux : 1 restaurant – la résidence à Ground Control – 1 cantine « les arbustes », un réfectoire et une cuisine centrale où sont préparés les milliers de repas d'aide alimentaire distribués chaque année à Paris, et les plats du service traiteur. C'est dans cette cuisine que travaille Doha, réfugiée en France depuis 2015, Irène elle est la seconde de Harouna Sow, le chef des cuisines de l'association, lui-même réfugié mauritanien. « La cuisine Refugee Food, c'est comme plusieurs restaurants en un, c'est une énorme richesse » Tibétain, libanais, haïtien, malien, l'expression « cuisines du monde » ne répond pas à une tendance, elle l'incarne. Chaque cuisinier partage sa culture et ses savoir-faire dans l'élaboration des menus. Irène Zhao orchestre le travail avec rigueur, douceur et pédagogie. Le français est la langue partagée dans les cuisines, mais elle manque parfois encore un peu de maîtrise - apprendre une langue à l'âge adulte est un défi que nous ne serons pas toujours prêts à relever ! - Femmes en cuisine : se faire sa place, trouver sa voix Dans toutes les cuisines, travailler en étant femme est un défi, il est physique et soulève des questions évidentes de positionnement et de genre. « Les cuisines du Refugee food sont très bienveillantes, explique Irène Zhao, la difficulté vient de la multiplicité des cultures et des origines des personnes avec lesquelles on travaille. L'égalité homme/femme en général, au travail plus particulièrement n'est pas le même partout. Pour nous, il est important de recontextualiser et de montrer la voie que l'on veut prendre dans nos cuisines. Nous demandons à tout le monde juste de suivre ces règles de base, en cuisine, plus encore : quand on est un petit gabarit, avec une voix un peu plus douce, il faut savoir diriger une équipe en douceur et avec fermenté. Cela nécessite cadre et organisation. Quand l'équipe voit que l'avancée est sereine que l'on cuisine bien et que de belles choses sont réalisées : il n'y a plus de question ». Avec Doha Al Jammal, réfugié syro-libanaise et Irène Zhao, cheffe de partie et seconde de Harouna Sow, le chef des cuisines du Refugee Food. - Pour goûter la cuisine de Doha, elle a ouvert son entreprise traiteur Tayeb - Refugee Food, l'association a 3 lieux à Paris et des antennes dans plusieurs villes de France, dont Marseille ou Tours. Pour être bénévole, il suffit de vous inscrire, pour soutenir : les détails sont sur le site. La programmation du festival 2026 est disponible ici. - Sur instagram - le Refugee food festival se poursuit jusqu'au 28 juin 2026. Si vous êtes à Paris le 23 juin, ne ratez pas le diner méditerranéo-haïtien imaginé au Delano Café par le chef Paolo Minelli et Chantal Cherry, ou encore le régal ivoirien qui s'annonce au Vintage bar à Rouen ce week-end. - Chaud devant une BD, de Géraldine Meignan et Huber Van Rie, éditions Bayard. Programmation musicale : FALA, de Dienaba Traoré. Recette de poche : le podcast de RFI et du Goût du monde avec le chef Harouna Sow (saison 1) et la cheffe Georgiana Viou (saison 2).
Dominique Senequier est devenue l'une des femmes les plus puissantes du monde des affaires. Première génération de femmes à Polytechnique. Fondatrice d'Ardian. 200 milliards de dollars d'actifs sous gestion. Des décennies passées au sommet d'un univers longtemps réservé aux hommes. Un succès phénoménal, et une immense discrétion que j'ai toujours admirée. C'est d'ailleurs ce qui rend sa parole aussi rare et précieuse. Je suis donc particulièrement heureux qu'elle ait fini par accepter mon invitation sur PAUSE ! Dans cet épisode, elle nous a expliqué les dessous de la finance, du private equity, nous a partagé ses leçons de management et de leadership. Mais pas que. Nous avons aussi parlé de courage, d'ambition, de solitude, de transmission, du prix de la réussite... Et de cette question qui traverse toute une vie : comment rester fidèle à ses valeurs quand on exerce autant de pouvoir ? Une conversation exclusive, profonde et sans détour avec une femme qui a ouvert la voie à toute une génération.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand j'étais plus jeune, je pensais que devenir adulte consistait à devenir la meilleure version de moi-même. Lire les bons livres, guérir mes blessures, faire du journaling, travailler sur moi. Et puis un jour, je me suis demandé : à partir de quand le développement personnel devient-il une autre manière de s'obséder de soi-même ?Aujourd'hui, nous savons parler de nos traumas, de nos limites et de notre style d'attachement. Mais savons-nous encore aimer ? Nos amitiés ressemblent parfois à des catch-up où chacun fait le point sur sa vie avant de repartir dans la sienne. À force de vouloir nous optimiser, sommes-nous devenus plus seuls ?Dans cet épisode, on parle du culte de la meilleure version de soi-même, de l'individualisme moderne, de l'amitié, de l'amour et de cette idée que la vie ne consiste peut-être pas à se perfectionner sans cesse, mais à tomber amoureux. D'un ami, d'une personne, d'une passion, d'un projet, d'une ville. De tout ce qui nous fait encore trembler.IG : @amaltahirMes chroniques : In Her ShoesMon dernier livre : Rencard avec la trentaineXXAmal TahirHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Femmes, Thems, and Searching for Gems - Table Talk from a Femme/NB Perspective Episode 1: Character Creation and Caregiver Roles (we're calling the November 2025 episode of Twin Portals our FTG Pilot!) Beth, Bailey, and Laura got together again to share more femme/non-binary experiences and perspectives from years around various gaming tables. They delve into their favorite parts of character creation, one of their not-favorite parts (getting nudged into caregiver roles), and put together some rapid-fire team chemistry by assembling a team on the clock! Featuring: Bailey Fazzio (She/Her) Beth Brophy (They/She) Laura O'Brien (She/They) Producer: Scott Hebert (He/Him) --- "Twin Portals" is unofficial Fan Content permitted under the Fan Content Policy. Not approved/endorsed by Wizards. Portions of the materials used are property of Wizards of the Coast. ©Wizards of the Coast LLC. --- Thank you to the Minnesota State Arts Board, the Arrowhead Regional Arts Council, the Minnesota Legacy Amendment, and the voters of Minnesota! --- The title song, "Avernum," used with permission, and thanks to Leeland Campana of Star Wolf. --- Content Inquiries: twinportalsgame@gmail.com Business Inquiries: scootalongproductions@gmail.com
Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d'avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour. Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance. Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie. « Les mères oubliées de la colonisation belge ». Une série de 2 Grands reportages de Florence Morice, réalisée avec l'African Futures Lab. Réalisation : Pauline Leduc. À écouter aussiLes mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2)
Au Congo Belge, avant l'indépendance de 1960, ces femmes ont porté, élevé, parfois perdu des enfants dont l'existence dérangeait l'ordre colonial. Ces femmes congolaises sont devenues mères à 13, 14 ou 15 ans d'un enfant métis avec un colon belge. Alors que la parole des enfants métis commence peu à peu à émerger, celle de leurs mères est encore largement dans l'ombre. Les témoignages de ces mères aujourd'hui âgées de 80, parfois 90 ans, racontent une époque où le pouvoir colonial s'exerçait aussi dans l'intimité, sur les corps des femmes. « Les mères oubliées de la colonisation belge ». Une série de 2 Grands reportages de Florence Morice, réalisée avec l'African Futures Lab. Réalisation : Pauline Leduc.
Invité: Pascal Picq. Il ne passe pas un jour sans que lʹon apprenne quʹune femme a été malmenée, violentée, violée ou tuée. Sans parler de toutes les actes de sexisme et de discriminations qui touchent les femmes au quotidien. Comment expliquer tant de haine? Pourquoi ce système dʹoppression est-il si répandu et pourquoi se perpétue-t-il au fil des siècles, alors que son coût sociétal, économique et même démographique est immense? Tribu reçoit le paléoanthropologue Pascal Picq, qui publie "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle", chez Odile Jacob.
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Hello les besties,Aujourd'hui, nouvel épisode, et on va parler de vous. Vous, les besties qui ne ressentez pas le besoin d'être en couple. Vous qui ne cherchez pas absolument à rencontrer un homme ou une femme, et qui choisissez plutôt de vous concentrer sur vous-mêmes, votre bien-être, vos projets et votre carrière.Pendant très longtemps, on nous a appris qu'une vie réussie passait forcément par le couple. On a souvent eu tendance à se définir à travers notre relation amoureuse, comme si être célibataire signifiait être incomplète. Cette vision est largement héritée d'une société patriarcale dans laquelle les femmes étaient économiquement dépendantes de leur mari. Elles étaient principalement assignées au foyer : élever les enfants, préparer les repas, prendre soin de la maison et de la famille.Puis les choses ont évolué. Des générations de femmes se sont battues pour plus de liberté et d'indépendance. Une véritable prise de conscience s'est opérée : les femmes peuvent travailler, avoir leurs propres revenus, construire leur carrière et faire leurs propres choix de vie.Aujourd'hui, l'amour n'est plus une obligation ni une nécessité de survie. On peut choisir d'être en couple, mais on peut aussi choisir de ne pas l'être. On peut partir d'une relation qui ne nous épanouit plus, parce qu'on est capable de subvenir à ses besoins, et parfois aussi à ceux de ses enfants.Alors dans cet épisode, on va célébrer cette liberté de choisir. Parce qu'il n'existe pas une seule façon de réussir sa vie, et qu'il est tout aussi légitime de construire son bonheur en solo que de le partager à deux.
Invitée: Morgane Tocco. Le corps des femmes est très souvent regardé, surveillé, et jugé par les hommes. Mais que pensent les femmes du corps des hommes? Comment la gent féminine regarde-t-elles le physique de ses comparses masculins? Lʹapparence prend-elle la même place dans le désir féminin que chez les hommes? Tribu reçoit Morgane Tocco, docteure en anthropologie sociale, et autrice de ce livre basé sur sa thèse: "Moi aussi je te regarde. Regards de femmes sur corps dʹhommes", aux éditions du Détour.
Jacqueline Harpman « Des femmes imaginaires » (Stock)Mariannne Puttemans parle du recueil inédit de sa mère, Jacqueline Harpman, qui met en scène des femmes singulières, prêtes à tout pour s'affranchir des conventions et asseoir leur liberté.En quarantaine revient sur un souvenir fondateur de l'enfance de l'auteure à Casablanca, en pleine Seconde Guerre mondiale. Dans Le Placard à balais, une romancière se met à rêver les aventures extraconjugales d'une jeune bourgeoise prisonnière d'un mariage sans amour. La Forêt d'Ardenne, texte précurseur à Moi qui n'ai pas connu les hommes, dépeint un groupe de soldats qui fuit une étrange menace au coeur de la forêt.Musique : Schubert 2eme mouvement de « La jeune fille et la mort »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Histoire des femmes dans les mosquéesJihene Aissaoui RajhiConférence du 25 avril 2026____________________________________________
Elles sont femmes de Harkis et pendant des décennies ont tissé des tapis d'exception pour le mobilier national. Licières à la manufacture de Lodève, elles sont passé avec dextérité du motif berbère au style Louis XIV ou Empire. Mais qui sont ces femmes restées dans l‘ombre et quelle est leur histoire ? Théa Ollivier a mené l'enquête. En 1964, deux ans après la fin de la guerre d'Algérie et les Accords d'Évian, une soixantaine de familles harkis arrivent à Lodève, dans l'Hérault, au pied du Larzac, après un passage par les camps de Rivesaltes ou de St Maurice l'Ardoise. Les femmes sont recrutées pour tisser des tapis dans un atelier installé dans un ancien baraquement militaire. En 1966, cet atelier devient une annexe de la Manufacture nationale de la Savonnerie et passe sous la responsabilité du Mobilier national. Les tapis produits à Lodève sont destinés aux plus hautes institutions de la République. Pendant des décennies, ces femmes ont tissé des œuvres destinées aux lieux de pouvoir. Pourtant, leur histoire est restée largement invisible. Aujourd'hui, une association locale Mémoires Méditerranée se mobilise pour faire reconnaître leur travail et première victoire, leur parcours vient tout juste d'intégrer la collection permanente du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Ce documentaire suit trois anciennes licières — Bakhta, Ledda et Fatma — aujourd'hui à la retraite. À travers leurs souvenirs et ceux de leurs enfants, il raconte comment la fin de la guerre d'Algérie a façonné des trajectoires de femmes, de familles et de générations. Leur histoire rappelle aussi que la guerre ne s'est pas arrêtée en 1962 : elle s'est prolongée en France, dans les camps, dans le travail, et dans la longue quête de reconnaissance. ► Présentation de l'association Mémoires Méditerranée ► Pour aller plus loin découvrez le webdoc de France 24. En images
À Madagascar, sur les rives de l'Ikopa, à Antananarivo, des centaines de femmes lavent chaque jour le linge de la capitale. Dos courbés, mains dans l'eau froide, payées à la pièce, et sans aucune protection sociale. Un travail essentiel. De notre correspondante à Antananarivo, Sur les rives de la rivière Ikopa, à Antananarivo, des dizaines de femmes sont penchées sur le linge. Elles le frottent, le battent, le rincent. Dos courbés, mains dans l'eau froide. Ce sont elles qui effectuent une partie de la lessive de la capitale. Parmi elles, Christine. Le front en sueur, elle est à son quatrième panier de linge à laver. « Je m'appelle Jean-Noël Christine, j'ai 53 ans. Mon métier, c'est lavandière. Je n'ai pas d'autres activités. Ça fait 23 ans que je fais ce métier », raconte-t-elle. La journée commence à 7h30 et finit à 17 heures. Avec une pause à midi, pour nourrir les enfants. Entre-temps, il faut aller chercher le linge dans les foyers, le porter jusqu'à la rivière. La météo rend parfois la tâche encore plus complexe. « On travaille toujours, qu'il vente ou qu'il pleuve. Le plus difficile, c'est de transporter le linge de la ville jusqu'ici quand il pleut, parce que c'est très lourd », explique Christine. Le linge est celui des particuliers ou des commerçants qui n'ont pas les moyens de payer une laverie. Chaque pièce est facturée entre 100 et 6 000 ariary, à peine quelques centimes d'euros. Tsihary, une autre lavandière, le déplore : « Cela ne me permet pas vraiment de vivre. Mais plutôt de survivre. Comme on n'a pas d'autres revenus, on ne fait que ça. Nous ne sommes pas payées, ni protégées. C'est ça le problème. » Pas de couverture maladie. Pas de retraite. Une journée non travaillée, c'est une journée non payée. Sur la berge, le seul vrai filet de sécurité, c'est la solidarité entre voisines de rive. À Madagascar, où plus de 80 % des actifs travaillent dans l'informel, ces « dos courbés » de l'Ikopa restent les invisibles de la capitale. À lire aussiMadagascar: les ateliers artistiques dominicaux de la commune rurale d'Ivelo
Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ? Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elle puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l'éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ? Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal. La palabre au féminin de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Salif Keita – Baraye ► Fatoumata Diawara – Fala.
Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ? Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elles puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l'éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ? Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et Psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Raphaëlle Constant Programmation musicale : ► Salif Keita – Baraye ► Fatoumata Diawara – Fala
À Madagascar, dans une économie largement dominée par l'informel, certaines femmes s'imposent par leur travail et leur constance. À deux pas du campus universitaire d'Antananarivo, Bako tient sa gargote depuis 33 ans. Elle y a nourri, à petits prix, plusieurs générations d'étudiants, dont beaucoup sont devenus aujourd'hui ingénieurs, magistrats ou députés. De notre correspondante à Antananarivo, Midi, à deux pas du campus d'Ankatso, à Antananarivo, la capitale de Madagascar. Ça sent le riz chaud et la sauce aux légumes. Les étudiants font la queue, assiettes à la main. Au centre, Bako virevolte derrière son comptoir, cuisinière, serveuse et caisse enregistreuse à la fois : « Je m'appelle Bako, et je suis gargotière. Cela fait 33 ans aujourd'hui. J'ai commencé car j'ai toujours aimé échanger. Mon père était employé à l'université, donc j'ai sympathisé avec les étudiants. C'est pour cela que j'ai choisi ce métier. » Le tintamarre des couverts couvre presque les conversations. À ses côtés, du kompoze, le fameux plat malgache, qu'elle tient à préparer elle-même. Une journée qui commence à quatre heures du matin. Et que la gargotière assume sans broncher : « La difficulté, c'est de se lever tôt tous les jours. À la longue, cela fatigue. » Mais malgré cette fatigue, l'institution tient bon. Parce que la clientèle, elle, ne faiblit pas. Comme ce contrôleur de l'administration pénitentiaire, qui vient ici depuis sept ans : « Je connais cette dame depuis 2019. À chaque prise de salaire, je viens manger ici. Je préfère ses repas. La pureté, la réception des personnes... » Cette fidélité, la cuisinière la doit à un phénomène rare : ses clients se transmettent l'adresse. De parent à enfant. D'oncle à neveu. Certains anciens étudiants, devenus juges, avocats, médecins ou députés, reviennent retrouver le goût de leurs années d'études. Ses plats sont même connus sur les réseaux sociaux, où les commentaires sont élogieux. C'est aussi comme ça que Fanir, étudiant en sociologie, l'a découverte. « Je connaissais cet endroit par bouche-à-oreille. Mais Bako, c'est aussi une star sur les groupes Facebook. Et puis, mes parents venaient ici quand ils étaient étudiants. C'est comme ça que j'ai connu cet endroit. Pour nous, c'est moins cher, et c'est de bonne qualité », témoigne-t-il. Dans une économie largement dominée par l'informel, où plus de huit Malgaches sur dix vivent en marge des circuits déclarés, des femmes comme Bako jouent un rôle silencieux mais essentiel. Elles nourrissent, elles dépannent, elles tiennent. Demain matin à l'aube, Bako sera encore une fois devant ses fourneaux, pour la 33e année. À lire aussiMadagascar: les ateliers artistiques dominicaux de la commune rurale d'Ivelo
Nouvel épisode de cette série inédite qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui, l'écrivaine Yasmine Chami chez elle à Casablanca, où elle est née et où elle vit toujours. Portrait intime d'une femme entre deux pays, le Maroc et la France, et retours sur ses sources d'inspiration et ses romans. Née en 1966 à Casablanca, Yasmine Chami poursuit ses études supérieures au Lycée Louis le Grand à Paris, avant d'intégrer l'École Normale Supérieure Ulm en philosophie. Elle est également agrégée de Sciences sociales. Elle se tourne alors vers l'anthropologie et travaille sur les lignées de femmes migrantes, remontant les généalogies et les histoires de la France vers le Maroc, dans une tentative d'élucidation des conséquences de la migration sur les représentations de la maternité et de la filiation. Elle publie son premier roman Cérémonie en 1999 chez Actes Sud. À la naissance de ses fils en 2001 à New York, elle décide de retourner vivre au Maroc où elle dirige la Villa des Arts de Casablanca avant de fonder et diriger pendant 10 ans une entreprise de production audiovisuelle qui propose à travers des émissions sociales diffusées par la télévision marocaine une compréhension des enjeux des évolutions de la société marocaine liées à l'urbanisation. Elle y aborde entre autres les questions liées au patriarcat, l'éducation, la place des femmes, l'argent, la sexualité et la transmission religieuse, questionnant toujours le rapport entre normes et réalités. Depuis 2011, elle se consacre à l'enseignement. Son cinquième roman s'intitule Casablanca Circus. (Présentation des éditions Actes Sud) ILLUSTRATION MUSICALE : Nass El Ghiwane - Mahmouma.
durée : 00:04:16 - Le Grand reportage de France Inter - Un procès pour féminicide de plus débute ce jeudi 11 juin, devant la cour d'assises d'Amiens. Il y a trois ans, Nicolas Deprez a poignardé son ex-compagne. Un évènement qui trouve écho dans un groupe de parole de femmes victimes de violences conjugales. - réalisation : Béatrice Dugué Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 10 juin 2026 - Bruel : la chute... et la prison ?Patrick Bruel va-t-il dormir en prison ce soir ? Le parquet de Nanterre a requis ce matin la mise en examen et le placement en détention provisoire du chanteur pour dix viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis entre 2010 et 2019, après 48 heures de garde à vue. Par ailleurs, les procédures concernant 13 victimes et datant de 1992 à 2008 ont été jointes au dossier. La star de 67 ans doit être présentée dans la journée à trois juges d'instruction du parquet de Nanterre. S'ils confirment sa mise en examen, Patrick Bruel passera devant un juge des libertés et de la détention qui décidera ou non de sa mise sous écrou. En garde à vue, le chanteur a nié toutes les accusations. « J'ai peut-être été lourd, j'essaie toujours, mais j'ai toujours accepté un non", a expliqué Patrick Bruel à ses proches selon BFMTV. Mais cette ligne de défense suffira-t-elle face aux plaintes qui se multiplient depuis quelques semaines ? Parmi les neuf plaintes visées par le parquet, on trouve celle de Karine Viseur, ancienne attachée de presse belge qui a raconté son agression en 2010, en pleine promotion du film « Comme les cinq doigts de la main », dans lequel Patrick Bruel assurait le rôle principal, dans les toilettes de la RTBF. Après une première plainte retirée, elle a de nouveau porté plainte pour agression sexuelle en mars 2026, à la suite des témoignages dans la presse de nombreuses femmes : « Il y a quinze ans, on ne m'aurait pas entendue », explique-t-elle à RTL info. Sa plainte a depuis été requalifiée en tentative de viol. Depuis la médiatisation, elle dit être constamment harcelée par les fans de Patrick Bruel : « Ce sont des menaces, ce sont des injures ». Elle espère néanmoins que son geste permettra d'encourager d'éventuelles autres victimes à l'imiter. En France, le Sénat a acté ce matin le lancement d'une commission d'enquête sur « le pilotage de la politique pénale et la prévention de ses dysfonctionnements » après la déflagration causée par l'affaire Lyhanna. Si Emmanuel Macron a dit attendre le rapport d'inspection le 19 juin pour agir « au regard des faits », les responsables politiques, les juges, la gendarmerie ou encore l'Éducation nationale, se renvoient déjà la responsabilité du drame. Il y a cinq ans, une proviseure avait émis un signalement concernant Jérôme Barella, après une relation inappropriée par SMS avec une collégienne, mais sans émettre d'article 40 à l'attention du procureur de la République. « C'est une partie des choses qu'il faut vérifier », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray. L'éducation nationale n'est pas la seule institution visée : mercredi matin, le directeur général de la gendarmerie Hubert Bonneau a lui aussi reconnu un échec : « Quand vous avez un auteur identifié et une victime avérée, nous sommes en situation d'urgence. Ce n'est pas une affaire de moyens. C'est une affaire de traitement d'un dossier dans sa rapidité ». Comment la justice va-t-elle gérer le cas Patrick Bruel ? Comment les victimes vivent-elles la médiatisation de cette affaire ? Et l'affaire Lyhanna découle-t-elle de dysfonctionnements individuels ? Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - France-tireur - Alice AUGUSTIN - Grand reporter, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles - Elle - Frédéric PLOQUIN - Journaliste et écrivain, auteur de « Epstein : les secrets de la filière française » - Sophie SOUBIRAN - avocate, membre de la Fondation des Femmes
C dans l'air du 10 juin 2026 - Bruel : la chute... et la prison ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - France-tireur - Alice AUGUSTIN - Grand reporter, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles - Elle - Frédéric PLOQUIN - Journaliste et écrivain, auteur de « Epstein : les secrets de la filière française » - Sophie SOUBIRAN - avocate, membre de la Fondation des Femmes
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 09 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors qu'Israël continue ses frappes sur le Liban, RFI se penche sur la communauté des domestiques vivant sur place. Selon l'ONU, environ 250 000 étrangers constituent le personnel de maison au Liban. En grande majorité des femmes, dont beaucoup sont originaires d'Afrique. Mais ces personnes travaillent sous le système dit « la kafala » qui les privent de leurs droits les plus élémentaires. Et la guerre lancée par Israël depuis 2024 ne les épargne pas. Julie El Khoury, coordinatrice des programmes de l'ONG Kafa qui leur vient en aide, est la Grande Invitée Afrique. RFI : Tout d'abord, expliquez-nous en quoi consiste le système de la kafala ? Julie El Khoury : La kafala, c'est un système qui régit l'emploi et le séjour des travailleuses domestiques migrantes au Liban, qui les place dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur employeur. Ca crée une relation de pouvoir qui renforce considérablement les vulnérabilités à l'exploitation et aux abus. On observe de nombreuses pratiques abusives : la confiscation des passeports, la restriction à la liberté de mouvement, l'isolement... Il y a aussi le non-paiement des salaires, de longues heures de travail aussi, et l'absence de la vie privée. Et cela peut, dans plusieurs situations, aboutir à des violences psychologiques, physiques et même sexuelles. C'est pour cette raison que, en tant qu'organisation de défense des droits des femmes et des travailleuses migrantes domestiques, nous considèrons le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne. L'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 va déstabiliser la région, avec le pilonnage de l'armée israélienne d'abord à Gaza, puis au Liban : 4 000 morts et 43 000 logements détruits fin 2024 d'après les autorités libanaises. Comment ces domestiques ont-elles vécu cette guerre ? Les migrantes travailleuses domestiques ont été touchées par les conséquences de la guerre en termes de déplacements forcés. Il y a aussi un nombre de travailleuses qui ont été abandonnées par leurs employeurs dans des zones ciblées par Israël, donc leur situation s'est aggravée en quelques jours. Elles étaient exclues des centres de refuge collectifs et se sont retrouvées à la rue pour quelques nuits. Après ça, les organisations non gouvernementales et des collectifs communautaires se sont organisés pour accueillir ces travailleuses domestiques migrantes déplacées de force de leur région de résidence. Maintenant que les bombardements israéliens ont repris sur le Liban, quelle est leur situation aujourd'hui ? Bien que l'État ait annoncé une décision gouvernementale d'accueillir toutes les personnes dans les refuges, même si elles sont non-libanaises, les domestiques ont toujours connu l'exclusion. Mais encore une fois, des centres collectifs gérés par des ONG ont accueilli un grand nombre de femmes migrantes, certaines ont trouvé refuge dans des logements partagés de type d'hébergement informel, où les conditions ne sont pas du tout adéquates en ce qui concerne la sécurité, l'intimité et aussi l'accès aux services essentiels. Contrairement à 2024, cette fois-ci, nous n'avons pas reçu de rapport sur des travailleuses domestiques migrantes abandonnées par les familles comme en 2024. Comment interviennent les gouvernements des pays dont ces femmes sont originaires ? Il y a des ambassades qui se sont mobilisées rapidement et parmi les ambassades, quelques-unes ont pu ouvrir aussi des centres de refuge et aider dans le processus de rapatriement. Mais ça, c'était surtout en 2024 et 2025, il n'y a pas eu autant d'initiatives en 2026. Ces femmes que vous assistez, que vous racontent-elles de leur état d'esprit, vu le traitement qui leur est réservé ? Nous travaillons avec des femmes leaders communautaires qui ont émergé au sein des travailleuses domestiques migrantes. Et ces femmes en particulier jouent un rôle très essentiel dans l'orientation d'autres femmes vers les services de soutien. Leur courage et leur motivation pour faire ce travail en temps de guerre est extrêmement important. Elles trouvent la force pour résister, pour soutenir et être en solidarité avec d'autres femmes de toutes nationalités, incluant les femmes libanaises et les personnes déplacées de force libanaises, pas seulement la communauté migrante. Bien sûr qu'elles souffrent d'un malaise psychologique de stress, comme toute la population au Liban, mais en même temps, elles savent bien comment être en solidarité pour dépasser cette période de crise et rester fortes et disponibles pour aider les autres.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 09 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand j'étais adolescente, j'entendais les filles autour de moi parler du mariage comme d'une date limite. Certaines voulaient être mariées à 23 ans, d'autres à 27, mais jamais après 30. Comme si une femme célibataire de 31 ans avait raté quelque chose. Je me souviens avoir demandé à ma mère si c'était vrai. Si une femme perdait vraiment de sa valeur avec l'âge. À sa manière, elle me répondait que oui. Puis il y avait ma grand-mère. Un après-midi, autour d'un thé marocain, elle m'a regardée en souriant et m'a dit : « Ne te marie jamais, chérie. » Pendant longtemps, je n'ai pas compris cette phrase. Aujourd'hui, je me demande si elle n'était pas la femme la plus libre que je connaissais. Pourquoi avons-nous grandi avec l'idée qu'il fallait absolument trouver quelqu'un avant 30 ans ? Et si les femmes ne devenaient pas plus difficiles avec le temps, mais simplement plus lucides ? Dans cet épisode, on parle du mariage, de la peur de vieillir seule, des attentes que la société place sur les femmes et de ce qui se passe lorsqu'on commence enfin à choisir sa vie plutôt que de suivre le scénario qu'on avait écrit pour nous.IG : @amaltahirMes chroniques : In Her ShoesMon dernier livre : Rencard avec la trentaineXXAmal TahirHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Built around a recording of the feminist collective Nous Toutes in Paris, who formed in 2018 to speak out against and draw attention to gender-based violence. For one hour every Saturday, the group speaks while sounding a klaxon at regular intervals; these intervals reflect the findings of a 2022 survey by the Ministère de l'Intérieur, which states that there is a rape or an attempted rape in France every 2 minutes and 30 seconds."It felt important to step back and let the speaker's words and the accompanying klaxons remain prominent and as clear as possible, so I added instrumentation gradually and with restraint. I initially focused on smoothing out some of the background noise, before moving on to building textures and drones until the voice steadily fades from the recording and the klaxon sounds once more."With Bb clarinets, noise box, Dvina, and daxophone."Feminist protest, Les Halles, Paris reimagined by deptiva.
En 1981, les femmes obtiennent l'inscription dans la constitution helvétique de leur égalité. C'est inscrit et il n'y a plus qu'à appliquer ce nouveau principe fondateur de la nation. Mais à partir de là commence une décennie de frustration face à la lenteur de mise en application de ce nouveau principe tant attendu. Des frustrations et une grève choc en 1991. Brigitte Studer, historienne et autrice de La conquête d'un droit-Le suffrage féminin en Suisse, (Editions Alphil). Sarah Kiani enseigne à l'université de Neuchâtel en études genre. Elle est également réalisatrice de cinéma et l'autrice de De la révolution féministe à la Constitution. Mouvement des femmes et égalité des sexes en Suisse (1975-1995) (Editions Antipodes).. Charlène Calderaro est doctorante au Centre en Etudes Genre de l'université de Lausanne. Elle s'intéresse aux dynamiques d'institutionnalisation des droits des femmes en France et en Angleterre. Eléonore Lepinard est sociologue à l'Université de Lausanne et a publié un essai pédagogique intitulé Féminisme (Editions Anamosa, Collection " Le mot est faible ") Pauline Milani, historienne, enquête sur l'histoire des antiféministes. Elle est l'autrice de Iris von Roten et Femmes sous surveillance, une dénonciation de l'antiféminisme (2022, Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier).
Le 14 juin arrive tous les ans avec ses cortèges et ses revendications, avec une audience attentive ou indifférente. Cette date est devenue emblématique du combat des femmes, d'une impatience légitime, pour faire progresser leurs droits, à petits ou à grands pas. Une histoire longue au cours de laquelle les péripéties font preuve d'une créativité sans faille. En 1971, les femmes obtiennent le droit de vote en Suisse. Comment comprendre ce changement soudain après tant de résistances, de sourde-oreille et de passivité du législatif ? Il faut regarder à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de la Suisse les pressions conjointes qui s'assemblent pour rendre possible ce droit refusé jusque-là. Les différentes manières de se penser femme et féministe s'expriment. La victoire permet l'émergence des nuances qui se taisaient encore. Brigitte Studer, historienne, autrice de nombreuses contributions sur l'histoire des femmes, avec notamment : La conquête d'un droit-Le suffrage féminin en Suisse (Editions Alphil). Pauline Milani, historienne, enseigne à l'université de Fribourg et travaille en ce moment sur l'histoire des antiféministes. Elle est l'autrice de Iris von Roten et Femmes sous surveillance, une dénonciation de l'antiféminisme (2022, Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier).
Les femmes votent depuis 1971, mais qu'en est-il ensuite en matière de politique familiale ? Si les femmes travaillent toujours plus à l'extérieur, elles conservent malgré tout la grande exclusivité du travail ménager. Ce travail gratuit devient un objet de débat, toujours actuel. Anne-Françoise Praz est historienne et elle s'intéresse en particulier à l'histoire de la famille et des femmes. Sarah Kiani enseigne à l'université de Neuchâtel en études genre. Elle est également réalisatrice de cinéma et l'autrice de De la révolution féministe à la Constitution. Mouvement des femmes et égalité des sexes en Suisse (1975-1995) (Editions Antipodes). Pauline Milani, historienne, enquête sur l'histoire des antiféministes. Elle est l'autrice de Iris von Roten et Femmes sous surveillance, une dénonciation de l'antiféminisme (Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier, 2022). Charlène Calderaro est doctorante au Centre en Etudes Genre de l'Université de Lausanne. Elle s'intéresse aux dynamiques d'institutionnalisation des droits des femmes en France et en Angleterre. Brigitte Studer, historienne et autrice de La conquête d'un droit-Le suffrage féminin en Suisse, (Editions Alphil).
The return of 32 women and children from Syria, who are linked to the self-proclaimed Islamic State group, has prompted concerns around community safety and discussions around mandatory Countering Violent Extremism (CVE) activities for at-risk individuals. - Le retour de 32 femmes et enfants de Syrie, liés au groupe autoproclamé « État islamique », a suscité des inquiétudes quant à la sécurité de la communauté et donné lieu à des débats sur les mesures obligatoires de lutte contre l'extrémisme violent (CVE) destinées aux personnes à risque.
La Suède est confrontée à une hausse inquiétante de l'implication de jeunes filles dans la criminalité organisée et les violences de gangs. Selon le Conseil suédois de prévention du crime, elles sont utilisées de manière stratégique car elles attirent moins l'attention des autorités. Ces jeunes, parfois des enfants de moins de 12 ans, deviennent de véritables actrices du crime organisé, endossent des rôles de plus en plus importants, mais dans ces milieux violents, elles sont bien plus vulnérables que les garçons. À lire aussiSuède : Stockholm lance un suivi intensif des enfants dès 6 ans pour prévenir la criminalité
Un combat judiciaire à l'affiche : le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État retrace une sombre page de l'histoire coloniale belge au Congo. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale dans les années 40-50. Cinq femmes témoignent de leur combat pour la reconnaissance et la réparation. Dans cette émission également, nous irons dans les entrepôts de Mesko, principal fournisseur de munitions de l'armée polonaise. Sorti en salle en Belgique, le documentaire Métisses – cinq femmes contre un crime d'État, de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, revient sur une page longtemps occultée de l'histoire coloniale belge au Congo : celle des enfants métis arrachés à leur mère africaine par l'administration coloniale. Nées dans les années 1940 et 1950, ces cinq femmes avaient entre 2 et 5 ans lorsqu'elles ont été placées dans des institutions religieuses. Près de 80 ans plus tard, elles ont attaqué l'État belge en justice. Le film accompagne leur combat, entre mémoire, réparation et transmission. Récit et rencontre au micro de Jean-Jacques Héry. En Pologne, les usines d'armement tournent à plein régime C'est le pays d'Europe qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la défense : plus de 4,5% cette année (2026). Frontalière de l'Ukraine, la Pologne veut bâtir l'armée de terre la plus puissante du continent. Une ambition qui bouleverse aussi son industrie de l'armement, confrontée à un afflux de commandes sans précédent. Reportage d'Adrien Sarlat dans les entrepôts de Mesko. Martinique : partir pour étudier… revenir pour faire vivre l'île ? Dans son nouveau reportage pour ENTR, Malvina Raud s'intéresse à ces jeunes Martiniquais contraints de quitter leur île pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. En Martinique, certains cursus n'existent pas, le chômage des jeunes reste élevé, et la vie chère complique le retour au pays… alors que le territoire est confronté au vieillissement de sa population. En Serbie, la contestation étudiante se réinvente aussi par la culture Deux semaines après une manifestation massive à Belgrade contre le gouvernement d'Aleksandar Vučić et la corruption, la mobilisation de la jeunesse serbe se poursuit. Ce week-end, le Mikser Festival a quitté la capitale pour Novi Pazar, ville à majorité bosniaque musulmane, autour d'un mot d'ordre : imaginer un « Nouveau Monde », plus libre et plus inclusif.
Sorti le 20 mai en Belgique, le documentaire Métisses – Cinq femmes contre un crime d'État de Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolorelate le combat judiciaire de cinq femmes métisses contre l'État belge. Nées dans les années 1940 ou 1950 sous administration coloniale dans ce qu'on appelait alors le Congo belge, leur père était Blanc, leur mère était Noire et, pour cette raison, on les a enlevées à leur mère. De notre correspondant à Bruxelles, Alors qu'elles avaient entre 2 et 5 ans, les autorités coloniales ont placé ces cinq petites filles dans des institutions religieuses, comme des milliers d'enfants métis. En 2024, elles ont gagné leur procès en appel contre l'État belge. C'est ce procès que le film suit, tout en racontant l'enfance et les traumatismes de ces cinq femmes engagées dans le combat d'une vie.Quentin Noirfalisse, co-réalisateur du film avec Jean-Charles Mbotti Malolo, était le Grand invité Afrique de RFI le 23 mai. Un reportage à retrouver en version longue dans Accents d'Europe. À écouter dans La marche du mondeLes mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial
durée : 00:05:12 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - L'Inde souffre de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses avec le changement climatique, renforcées par l'urbanisation et le manque d'espaces verts. Les 490 millions de travailleurs du secteur informel en souffrent particulièrement, ainsi que les femmes. - invités : Bérénice Girard Sociologue, chercheuse post-doctorale à l'Université de Stavanger en Norvège Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Épisode co-construit et réalisé grâce au soutien de la Fondation Yves Rocher. Aujourd'hui, Jeane vous invite à célébrer toutes les femmes qui agissent sur le terrain ! À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, retrouvez une conversation inspirante avec Marie-Anne Gasnier, Déléguée Générale de la Fondation Yves Rocher. Depuis 25 ans, le prix Fondation Yves Rocher Terre de Femmes met en lumière des femmes engagées pour la nature, partout dans le monde. 500 lauréates, plus de 50 pays, des millions de personnes touchées par leurs actions.Dans cet épisode, Marie-Anne Gasnier, nous raconte l'histoire de ces femmes d'action. Elle nous parle de la force du collectif, découverte lors d'un projet de reboisement en Inde, de ce lien profond entre le soin des humains et le soin du vivant et de l'enracinement dans un territoire comme levier d'action concret.Un échange lumineux et engagé qui rappelle une réalité encore trop méconnue : seulement 0,2 % des financements de fondations soutiennent les actions environnementales portées par des femmes. Et pourtant, ce sont souvent elles, en première ligne, qui inventent les solutions de demain.Cet épisode nous invite à faire confiance, localement, à celles qui sèment déjà l'avenir.Ressources complémentaires : Fondation Yves Rocher : https://www.yves-rocher-fondation.org/Prix Fondation Yves Rocher Terre de Femmes : https://bit.ly/4uX8IRWLes lauréates entendues au micro : Nadine Lahoud - Association Veni VerdiAnne Ribes - Association Belles PlantesFrédérique Fardin - Association Roots of the seaMarie-France Barrier - Association Des enfants et des arbresClaire Mauquié - Association Slow Food Pays CatalanBonne écoute !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:24 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Gabriel, 11 ans, aimerait savoir s'il y avait des femmes dans l'armée au temps de Jules César ? Et si oui, est-ce qu'elles commandaient ou bien faisaient-elles la cuisine ? Laurent Olivier est archéologue, spécialiste des Gaulois, il connaît donc également les Romains. Il lui répond. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des cheveux. Objet de tous les soins, de toutes les extravagances, les cheveux sont souvent mis à dure épreuve. Quelles sont les pratiques néfastes pour les cheveux et le cuir chevelu ? Comment prendre soin de ses cheveux de manière naturelle ? Certains problèmes de santé qui, à première vue, ne constituent pourtant pas un enjeu vital, peuvent occuper une grande place dans notre esprit, devenir des sujets majeurs de préoccupations, voire tourner à l'obsession: et cela se vérifie en particulier pour ce qui touche à notre apparence : la peau, le poids et nos cheveux. Faire face à différents problèmes liés à cette composante de notre pilosité, composé de kératine, et qui façonne notre apparence et dans une certaine mesure, notre personnalité. Faire face à l'alopécie, la perte des cheveux : suite à une maladie, avec l'âge et ses changements, ou en lien avec un risque insoupçonné : le coiffage et certaines pratiques de coiffure (lissage, tressage serré, décoloration). Perte ou chute des cheveux, mais aussi cheveux cassants, déshydratés, sans compter divers troubles affectant le cuir chevelu, irritation, démangeaisons, plaques, croûtes, squames (associées à des maladies dermatologiques comme l'eczéma ou de psoriasis)… Encore une fois, des affections a priori bénignes, mais qui peuvent être très difficiles à supporter au jour le jour. D'où l'importance d'en parler à un spécialiste, pour lui poser les bonnes questions, pour trouver des solutions. Avec : Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ►Charlotte Dipanda – Ndolo Bukatè ► Nour – Alo.
45%, c'est la part des femmes artistes dans le monde, représentées par des galeries en 2025. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais enregistré par Art Basel et Arts Economics dans leur dernier rapport de mars 2026. Un chiffre encourageant, mais qui reste insuffisant au regard du nombre de femmes qui abandonnent leur carrière de plasticienne alors qu'elles sont pourtant très largement représentées dans les écoles d'art. Ce fossé entre la formation et la reconnaissance interroge sur la place réelle faite aux femmes dans nos institutions. De l'Europe à l'Afrique de l'Ouest, les créatrices doivent faire face à un héritage historique occulté et à des barrières persistantes. Comment expliquer qu'un nombre important d'étudiantes diplômées se transforme en une minorité d'artistes reconnues ? Quels leviers les nouvelles générations de commissaires d'exposition et de chercheuses actionnent-elles pour transformer durablement la visibilité de ces artistes sur la scène internationale. Avec : • Anne Bourrassé, commissaire d'exposition et critique d'art, autrice du livre Les refusées (Éditions Seuil) et créatrice de l'association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans les arts visuels • Aby Gaye-Duparc, commissaire d'exposition à la Fondation Cartier et doctorante en histoire de l'art à L'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Son sujet de thèse porte sur les artistes femmes au Sénégal dans la période 1960-1990. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► MA MÈRE C'EST MON PÈRE - Yasmine ►Maktoub - Alewya.
durée : 00:58:46 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Madame de Sévigné meurt en 1696. La même année, ses premières lettres sont publiées. Une classique est née. Ses correspondances sont éditées, puis rééditées. Son nom investit les rues, l'étude de son style est enseignée à l'école et nombreux et nombreuses se revendiquent de l'héritage de Sévigné. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Jeanne Delecroix, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Laure Depretto Chercheuse en langue et littérature française du 17ᵉ siècle, Nathalie Grande Historienne de la littérature, Anne-Laure Sol Conservatrice en chef du patrimoine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En 1959, les hommes votent pour savoir si les femmes peuvent avoir le même droit qu'eux et refusent de partager ce droit. Mais le sujet est dans l'espace public et la revendication du vote des femmes s'accompagne de la publication du livre d'Iris Von Roten : Femmes sous surveillance (Editions Antipodes). Un pavé dans la mare et un scandale historique en Suisse. Pauline Milani, historienne, enquête sur l'histoire des antiféministes. Elle est l'autrice de Iris von Roten et Femmes sous surveillance, une dénonciation de l'antiféminisme (2022, Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier). Brigitte Studer, historienne et autrice de La conquête d'un droit-Le suffrage féminin en Suisse, (Editions Alphil).