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Territory claimed by the State of Palestine

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Débat du jour
Faut-il interdire les produits issus des colonies israéliennes?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 29:30


La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent.  La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre :  - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles. 

Débat du jour
Faut-il interdire les produits issus des colonies israéliennes?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 29:30


La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent.  La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre :  - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles. 

Reportage International
En Palestine, un quotidien entre checkpoints, attaques de colons et incursions de l'armée israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:36


Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens

Reportage international
En Palestine, un quotidien entre checkpoints, attaques de colons et incursions de l'armée israélienne

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:36


Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens

Kan en Français
CISJORDANIE : CES TRAVAILLEURS QUI RISQUENT LEUR VIE POUR ENTRER EN ISRAËL

Kan en Français

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 19:30


Depuis le 7 octobre 2023, la suspension de la quasi-totalité des permis de travail en Israël a plongé des dizaines de milliers de familles palestiniennes de Cisjordanie dans une grave crise économique. Dans une enquête de terrain, le journaliste Jared Hillel raconte le parcours de travailleurs qui, privés de revenus, tentent désormais d’entrer clandestinement en Israël, au péril de leur vie, pour trouver du travail.

Kan en Français
ISRAËL À DROITE : LA COALITION ACCÉLÈRE AVANT LES ÉLECTIONS

Kan en Français

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 7:07


À un peu plus de trois mois des élections législatives, la campagne israélienne entre dans une nouvelle phase. Conscription des ultra-orthodoxes, affrontement avec la Cour suprême, nouvelles lois controversées, implantation en Cisjordanie… la coalition multiplie les initiatives alors que les rapports de force évoluent à droite.

Chronique des médias
La sécurité nationale, un prétexte et une arme contre l'information

Chronique des médias

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 2:37


Un rapport de Reporters sans frontières, publié le 8 juillet, montre comment la menace sur la sécurité nationale d'un État est souvent invoquée pour poursuivre, voire pour emprisonner des journalistes. Selon RSF, c'est même une « arme contre le journalisme ». Alors qu'on l'appelle « menace contre la sécurité nationale », « apologie du terrorisme », ou lutte contre « l'espionnage », il s'agit toujours d'incriminer un journaliste, de le poursuivre et parfois de le jeter en prison comme Jimmy Lai à Hong Kong, voire de le condamner à mort comme Turki-Al-Jasser en Arabie saoudite. C'est dans les pays totalitaires qu'on trouve le plus de poursuites et d'arrestations arbitraires. On pense à la Chine où Zhang Zhan a déjà purgé une peine de quatre ans d'emprisonnement pour être allée à Wuhan documenter la crise du Covid. Elle se trouve encore derrière les barreaux dans un pays considéré comme la plus grande prison au monde de journalistes. Mais il faut également citer la Russie, où un site indépendant sur la Crimée vient d'être mis sur les listes des agents de l'étranger, ou l'Iran où plus d'une centaine de journalistes ont déjà été arrêtés. Les pays totalitaires ne sont pas les seuls à invoquer l'intérêt national C'est en effet le cas dans des pays en guerre comme Israël, où on ne compte plus les journalistes palestiniens en détention après avoir été arrêtés à Gaza et en Cisjordanie. On y constate aussi une restriction de l'accès à l'information. Mais les prétextes peuvent être des sujets sur la corruption ou des groupes armés en Amérique latine, la santé publique en Tanzanie ou l'environnement en Inde. Au Niger, c'est la publication d'un document « susceptible de troubler l'ordre public » qui vaut à six journalistes d'être poursuivis, dont trois sont emprisonnés. En Algérie, c'est le journaliste français Christophe Gleizes qui a déjà purgé un an de détention après avoir été condamné à sept ans d'emprisonnement. Les démocraties occidentales sont également évoquées par RSF En effet, notamment les États-Unis qui poursuivent Julian Assange pour espionnage et dont deux journalistes du Wall Street Journal et du Washington Post sont appelés à comparaître pour des fuites touchant à la sécurité nationale. Au Royaume-Uni, de nouvelles sanctions visent depuis 2023 les journalistes qui collaborent avec des lanceurs d'alerte. Quant à la France, elle est aussi mentionnée pour Ariane Lavrilleux, cette enquêtrice de Disclose dont la cour d'appel vient d'annuler le non-lieu, ouvrant la voie à une nouvelle instruction alors qu'elle avait réussi à faire valoir que ses révélations sur une opération militaire secrète de la France en Égypte étaient d'intérêt public. Elle défend le secret des sources face au secret défense. C'est finalement toujours au nom de la sécurité nationale qu'on en vient à en criminaliser l'information.

Reportage International
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Reportage international
«Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

Les journaux de France Culture
Un nouveau mur construit par Israël va empêcher des agriculteurs palestiniens de Cisjordanie d'accéder à leurs terres

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 12:09


durée : 00:12:09 - Les journaux de France Culture - Dans une région fertile et pour des raisons officielles de sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 7h00
Un nouveau mur construit par Israël va empêcher des agriculteurs palestiniens de Cisjordanie d'accéder à leurs terres

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 12:09


durée : 00:12:09 - Journal de 7 h - Dans une région fertile et pour des raisons officielles de sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Cisjordanie occupée: les travaux au caveau des Patriarches à Hébron augmentent les tensions entre Israéliens et Palestiniens

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:54


Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim

Reportage international
Cisjordanie occupée: les travaux au caveau des Patriarches à Hébron augmentent les tensions entre Israéliens et Palestiniens

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:54


Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim

Idées
«L'écrasement de Gaza n'a pas été vu en face» selon Anne-Lorraine Bujon

Idées

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 52:04


Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction  Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui.     Programmation musicale :  Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran   Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.

Revue de presse française
À la Une: la canicule en France, un sujet éminemment politique

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 5:16


Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne.   « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ».   Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».

Idées
«L'écrasement de Gaza n'a pas été vu en face» selon Anne-Lorraine Bujon

Idées

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 52:04


Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction  Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui.     Programmation musicale :  Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran   Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.

Le journal de 7h30
Conférence pour la paix au Moyen-Orient, annonce d'un accord avec l'Iran par Donald Trump et déprogrammation d'une pièce de théâtre à Castres

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 7:47


Au sommaire :Des militants israéliens et palestiniens se réunissent à Paris pour une conférence sur la paix au Moyen-Orient, alors que le projet israélien E1 menace de diviser la Cisjordanie.Donald Trump annonce la conclusion d'un accord avec l'Iran, ce qui pourrait conduire à la réouverture du détroit d'Ormuz et à une baisse des cours du pétrole.La mairie de Castres, dirigée par le Rassemblement National, décide de déprogrammer une pièce du metteur en scène Alexis Michalik, qui traite de la vie d'un jeune exilé de la jungle de Calais.Le Royaume-Uni connaît deux démissions surprises au sein du gouvernement, fragilisant la position du Premier ministre Keir Starmer.Les élèves de première passent l'épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jour dans le monde
Israël et Palestine, à quoi bon discuter de la solution à deux États ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 37:08


durée : 00:37:08 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Israël et Palestine, à quoi bon discuter de la solution à deux États ?

InterNational

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 37:08


durée : 00:37:08 - InterNational - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Point J - RTS
Gaza: pourquoi les bombardements continuent ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 14:28


Alors qu'un accord de cessez-le-feu a été conclu en octobre 2025, les bombardements israéliens continuent de ravager Gaza. Le Point J décrypte cette situation avec Amira Souilem, journaliste correspondante en Cisjordanie. Journaliste: Salomé Laurent Réalisation: Alain Phildius >> Pour aller plus loin : Le podcast "Nahed, une voix de Gaza", sur PlayRTS. "Israël-Iran-Liban-USA: on en est où ?", épisode du Point J du 8 juin 2026, sur PlayRTS. "Gaza : on en est où exactement ?", épisode du 2 février 2026, sur PlayRTS. Nous écrire ou nous poser des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch

Les matins
Cisjordanie : conduire au pays des 900 checkpoints

Les matins

Play Episode Listen Later May 28, 2026 4:30


durée : 00:04:30 - Les Matins de France Culture - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Reportage de la rédaction
Cisjordanie : conduire au pays des 900 checkpoints

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later May 28, 2026 4:30


durée : 00:04:30 - Le Reportage de la rédaction - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)

Reportage International
Détruire sa propre maison: la double peine des Palestiniens expropriés par Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:42


Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. »  Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia

Un jour dans le monde
Pourquoi l'espoir d'un processus électoral s'amenuise en Palestine

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Le président palestinien Mahmoud Abbas promet à nouveau l'organisation d'élections sans fixer de calendrier. En coulisses il pousse son fils aîné Yasser Abbas et s'accroche au pouvoir, alors qu'il est privé d'autorité par la colonisation israélienne en Cisjordanie et la destruction de Gaza. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des sanctions européennes contre des colons israéliens extrémistes, un projet d'extraction de cuivre en RDC et une loi pour réduire la peine de Jair Bolsonaro au Brésil. Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres ? Jugés pour « attroupement armé », « mouvement insurrectionnel », « rébellion » et « détention d'armes de guerre », huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d'opposition, ont été condamnés à huit ans de prison ferme par le tribunal de N'Djamena. Un avocat de la défense dénonce un verdict « rendu à l'arrachée ». Comment interpréter de tels propos ? Que reproche-t-on aux accusés ? Quel avenir pour le GCAP après cette décision de justice ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena.     Israël : que reproche-t-on aux colons extrémistes sanctionnés par les Européens ? Après des mois de blocage en raison du véto de la Hongrie, l'Union européenne est parvenue à trouver un accord pour sanctionner « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », comme l'a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, le ministre des Affaires étrangères français. Une décision « arbitraire » et « politique » a dénoncé le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Qui sont les colons extrémistes visés par ces sanctions ? Que leur reproche-t-on ? À quel point cette décision peut-elle impacter les relations entre Israël et les pays européens ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      RDC : le pays va-t-il devenir le numéro un mondial du cuivre ?  C'est un ambitieux projet d'exploitation de cuivre que vient de dévoiler la société chinoise « China Railway Resources Universal Limited » (CRRU). Situé dans l'espace Grand Kasaï, au centre-ouest de la RDC, le futur site minier pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en ferait l'une des plus importantes mines de cuivre au monde. Déjà deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC pourrait, grâce à cette initiative, renforcer davantage sa place sur le marché international. Mais que sait-on réellement de ce projet ? Quelles retombées économiques et sociales peut-il apporter aux populations congolaises ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Brésil : vers une réduction de peine pour Jair Bolsonaro ? La Cour suprême du Brésil a suspendu l'application d'une loi ouvrant la voie à une réduction de la peine de prison de Jair Bolsonaro. Reconnu coupable d'avoir fomenté un coup d'État contre son successeur Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en octobre 2022, l'ancien président a été condamné à 27 ans de réclusion en septembre 2025. Comment la Cour suprême justifie-t-elle sa décision ? Si après examen, les juges valident la loi, quel sera le sort de l'ex-président ? Avec Adriana Moysés, cheffe adjointe du service en langue brésilienne de RFI.  

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 9 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 9, 2026 48:30


Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix. 

Grand reportage
Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 5, 2026 19:30


En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. « Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation », un Grand reportage d'Alice Moreno.

ONU Info

À la Une :

Le journal de 18h00
Cisjordanie occupée : un raid israélien fait un mort à Naplouse, lors d'affrontements

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later May 3, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Le journal de 18h00 - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Cisjordanie occupée : un raid israélien fait un mort à Naplouse, lors d'affrontements

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 3, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Journal de 18h - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis.

Revue de presse française
À la Une: Israël est-il en train de devenir un état paria?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 3, 2026 5:10


Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ».   À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs.   L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ?  « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire.  Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma". 

Les matins
Israël-Palestine : penser cette "guerre de cent ans" avec Rashid Khalidi

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 38:36


durée : 00:38:36 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce week-end ont eu lieu en Cisjordanie et à Gaza les premières élections depuis le début de la guerre - un scrutin symbolique que nous analysons avec le grand historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, qui publie "100 ans de guerre contre la Palestine" aux éditions Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Rashid Khalidi Historien palestino-américain, professeur émérite à l'université Columbia (New York), titulaire de la chaire Edward Saïd d'études arabes

Les matins
Israël-Palestine : 100 ans de guerre avec l'historien Rashid Khalidi / Le retour des ovnis aux Etats-Unis / Tuberculose

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 149:54


durée : 02:29:54 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, pour son livre "100 ans de guerre contre la Palestine" (Actes Sud), quelques jours après les élections en Cisjordanie et à Gaza. A 7h17, Pierre Lagrange analyse le retour des ovnis dans la politique américaine. - réalisation : Félicie Faugère

Reportage International
En Cisjordanie, les enfants palestiniens de plus en plus victimes de la violence israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:45


Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans.  Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. »  Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens

Reportage International
Journée des prisonniers palestiniens: les familles mobilisées contre la loi israélienne sur la peine de mort

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 2:28


La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam.  Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes

Le vrai du faux
On vous explique la polémique autour de la photo de Une du magazine italien "L'Espresso"

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 2:10


durée : 00:02:10 - L'ambassadeur israélien en Italie accuse l'hebdomadaire réputé "L'Espresso" d'avoir "déformé la réalité complexe" en utilisant une photo d'un colon israélien armé qui grimace en regardant une habitante de Cisjordanie. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal en français facile
Moyen-Orient: veille de négociations / Israël: projet de colonies en Cisjordanie / Musique au Cap-Vert...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 10 avril 2026, 18 h 00 heure de Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CbUE.A

C dans l'air
Cessez-le-feu : Trump négocie, Netanyahu pilonne - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 63:30


C dans l'air du 9 avril 2026 - Cessez-le-feu : Trump négocie, Netanyahu pilonne Les négociations qui doivent commencer demain au Pakistan sont déjà menacées après les frappes massives menées par Israël au Liban et le doute que laisse planer l'Iran sur sa participation. Hier, l'État hébreu a frappé le Liban à plus de 100 reprises en quelques minutes, faisant au moins 254 morts et plus de 1 000 blessés, selon un bilan provisoire des autorités libanaises. « Des tueries épouvantables », a dénoncé l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, parle d'un « choc » après « des attaques intolérables qui fragilisent le cessez-le-feu ». Pour le chef de la diplomatie française, « le Liban doit être impérativement couvert » par le cessez-le-feu, ce que refuse le gouvernement israélien. Une possible suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes «disproportionnées» au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, a-t-il ajouté.Israël frappera le Hezbollah « partout où il le faudra », a déclaré ce jeudi encore le Premier ministre Benyamin Netanyahou. L'Iran, de son côté, a prévenu que le Liban constituait une « partie inséparable » de l'accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, ajoutant que toute violation de la trêve provoquerait une « réponse ferme » de sa part. « Éteignez l'incendie immédiatement », a ajouté le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Pour lui, trois points importants du plan iranien en dix points ont déjà été violés avant même le début des négociations, citant l'attaque d'Israël au Liban, le survol d'un drone sur le territoire iranien et le refus « du droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium » par les États-Unis.Des négociations plus qu'incertaines vont s'ouvrir ce vendredi. En route pour le Pakistan, le vice-président JD Vance dirigera cette fois la délégation américaine à Islamabad, alors qu'aux États-Unis, le débat enfle sur les décisions prises par Donald Trump et sa santé mentale. Dans une longue enquête, le quotidien américain The New York Times raconte les heures décisives au cours desquelles le président des États-Unis a écarté les mises en garde de ses conseillers pour décider, sur proposition de Benyamin Netanyahou, de déclencher la guerre en Iran.Très critique à l'égard de Donald Trump, qu'il accuse d'avoir « sous-estimé l'impact de la guerre », Robert Malley, ancien conseiller Moyen-Orient de Barack Obama et Joe Biden, nous a accordé une interview. Ce diplomate est l'un des artisans du fameux JCPOA, l'accord sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015. Il nous livre les coulisses de ces négociations et décrypte le plan de paix proposé par le régime iranien, soutenu par la Chine.Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro - Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de Géopolitique du Sahel publié chez PUF - Jean-Dominique MERCHET - journaliste à L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur Sommes-nous prêts pour la guerre publié chez Tempus / Perrin- Sonia DRIDI ( en duplex) - Correspondante à Washington pour France 24 et LCI

Cultures monde
Retours de terrain : Avec les travailleurs palestiniens clandestins en Israël

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 23:22


durée : 00:23:22 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Après les attaques terroristes du 7 octobre 2023, Israël a retiré les permis de travail de près de 120 000 ouvriers palestiniens. Beaucoup sont désormais forcés de passer la frontière clandestinement pour travailler en Israël, alors que la Cisjordanie occupée connaît une grave crise économique. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Mohamed Farhat Grand reporter à France 24

Cultures monde
Retour de Cisjordanie et d'Israël / Élections en Hongrie : Viktor Orban cible l'Ukraine

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 58:27


durée : 00:58:27 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Mohamed Farhat qui revient de Cisjordanie et d'Israël, puis table-ronde sur les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Mohamed Farhat Grand reporter à France 24; David Cadier Docteur en sciences politiques, chercheur « Sécurité Européenne » à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), enseignant à Sciences Po Paris et au Collège d'Europe; Jacques Rupnik Historien, directeur de recherches émérite au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po

Reporters
Cisjordanie, au pied du mur : enquête sur les travailleurs palestiniens de l'ombre

Reporters

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 25:35


Nos reporters au Proche-Orient sont partis à la rencontre de travailleurs palestiniens clandestins qui tentent, coûte que coûte, d'atteindre Israël pour y travailler. Depuis le 7-Octobre, Israël a retiré les permis de travail de près de 120 000 ouvriers.

Les matins
Les milices de colons israéliens profitent-elles de la guerre en Iran pour intensifier les attaques ?

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 5:13


durée : 00:05:13 - La Revue de presse internationale - Depuis le début de la guerre en Iran, les milices de colons israéliens intensifient les attaques contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. Cinq Palestiniens ont été tués par des milices de colons, et des centaines ont été arrêtés. - invités : Agnès Levallois Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)

Les matins
Cisjordanie occupée : les violences des colons israéliens augmentent depuis le début de la guerre en Iran

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 5:21


durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - Depuis le début de la guerre en Iran, les milices de colons israéliens intensifient les attaques contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. 5 Palestiniens ont été tués par des milices de colons, et des centaines ont été arrêtés, rien que la première semaine de la guerre.

Reportage International
Cisjordanie occupée: le village de Qaryut endeuillé après des attaques de colons israéliens

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:35


Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une hausse de la violence des colons, dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février. Environ 50 incidents ont été enregistrés au cours des quatre premiers jours du conflit, et cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée. Une violence en toute impunité. Reportage dans un village endeuillé entre Ramallah et Naplouse. De notre envoyée spéciale à Qaryut, village entre Ramallah et Naplouse « La trace de sang que vous voyez là par terre, c'est celle du sang de Muhammad. Il a été atteint par une balle en pleine tête. C'est la première victime », confie Bachar. La première victime d'une attaque meurtrière, le 3 mars, dans le village de Qaryut, en Cisjordanie occupée. Une scène de guerre avec 40 minutes de combats que décrit Bachar, secouriste. Les villageois palestiniens ont tenté de se défendre contre un groupe d'une bonne vingtaine de colons israéliens armés. Les deux frères, Mohamed et Fahim Mouammar, sont morts. Ils étaient âgés de 48 et 52 ans. « Les tireurs venaient de ce verger-là. L'un d'entre eux était un colon qui portait un uniforme militaire », nous indique Bachar. L'identité du tireur et les circonstances de l'incident font l'objet d'une « enquête », a déclaré l'armée israélienne, qui condamne sévèrement les faits. Bachar ramasse des cartouches au sol et nous explique : « Son arme, c'était un fusil d'assaut M16, et ça, la marque rouge sur la cartouche, c'est la marque des balles explosives. » Jamil, le frère des deux victimes, a été touché au pied par une de ces munitions. Il se rappelle de ce jour : « Fahim est mort dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital. La balle a touché l'artère, il s'est vidé de son sang. »  L'attaque a eu lieu en pleine journée, à midi. Pour Jamil, les assaillants étaient là pour tuer : « Ils devaient avoir l'intention de tuer puisqu'ils sont venus avec une arme et ils ont tiré directement sur nous. Ce n'était pas juste pour nous faire peur. » Bachar traverse le verger de la famille Mouamar et nous apprend que « cette zone est l'une des plus dangereuses de Qaryut. Toutes les maisons ici sont entourées de grillages pour se protéger, comme une prison. Ici, c'est la colonie de Shilo, et là, la colonie d'Eli ». Le secouriste raconte que, le matin de l'attaque, un des colons équipé d'un bulldozer a voulu tracer une piste pour relier ces colonies illégales au regard du droit international. Les villageois palestiniens sont intervenus pour le chasser. L'homme est revenu avec un groupe ultra-violent pour une opération punitive. Jamil a reconnu un des assaillants. La police et l'armée israéliennes sont arrivées presque une heure après la confrontation. « Le tireur est reconnaissable à 100%. L'armée est venue et a pris ses affaires et ses moutons. Le lendemain, il est revenu s'installer au même endroit », déplore Jamil.  L'Autorité palestinienne dénonce « l'escalade majeure du terrorisme des colons à la faveur de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ».

Les matins
En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens à Homesh

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 15:11


durée : 00:15:11 - Journal de 8 h - En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens sont de retour dans des colonies évacuées il y a 20 ans. Une occupation totalement illégale au regard du droit international et condamnée par de nombreux États.

Le journal de 8H00
En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens à Homesh

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 15:11


durée : 00:15:11 - Journal de 8 h - En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens sont de retour dans des colonies évacuées il y a 20 ans. Une occupation totalement illégale au regard du droit international et condamnée par de nombreux États.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'intervention de soldats américains au Nigeria, des nouvelles mesures d'annexion en Cisjordanie et la proposition iranienne de diluer son uranium. Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ?   Lundi (9 février 2026), la tension est montée d'un cran à l'UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que les étudiants protestent depuis des semaines pour réclamer le paiement de leurs arriérés de bourse, les forces de l'ordre ont fait irruption sur le campus social. Des affrontements ont alors éclaté entre la police et des étudiants. Le bilan est lourd, un étudiant est décédé et une centaine d'autres ont été blessés. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Comment les autorités justifient-elles le retard dans le versement des bourses ? Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer cette crise ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar.       Nigeria : l'arrivée de militaires américains permettra-t-elle de stopper l'avancée des jihadistes ?   Le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement de l'armée dans le district de Kaiama, au centre-ouest du pays, après une attaque de présumés jihadistes qui a a fait au moins 162 morts. Alors que l'armée nigériane fait partie des meilleures d'Afrique, comment expliquer l'absence de militaires dans les zones où la présence de Boko Haram est avérée ? Le renforcement de la coopération militaire avec les États-Unis, avec l'arrivée prochaine de 200 militaires, permettra-t-il de contrer la menace terroriste ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.      Israël : vers une annexion totale de la Cisjordanie ?   Sous l'impulsion de la droite conservatrice, Israël a validé une série de mesures administratives et juridiques lui permettant d'accentuer son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le président de l'Autorité Palestinienne, l'Union européenne, l'ONU et les pays arabes ont déjà condamné cette décision. Quelles peuvent être les conséquences sur le déroulé de la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump ? Quelle sera la réaction du président américain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.       Iran : la dilution de l'uranium permettra-t-elle de lever les sanctions ?   Après des semaines de tensions avec les États-Unis et alors que des négociations sont en cours notamment sur le nucléaire, l'Iran propose de diluer une partie de son uranium enrichi en échange de la levée total des sanctions. « Diluer l'uranium », que faut-il comprendre ? Cette annonce peut-elle satisfaire Donald Trump ? Est-il réaliste d'imaginer une levée des sanctions contre Téhéran ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Cnam.

Les matins
Cisjordanie occupée : Jénine perd sa jeunesse

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 4:40


durée : 00:04:40 - Le Reportage de la rédaction - Il y a les jeunes qui faisaient partie de groupes armés, arrêtés ou tués par l'armée israélienne. Et ceux qui ne voient plus aucun avenir à Jénine. Sans emploi, de nombreux jeunes Palestiniens quittent la ville pour tenter leur chance ailleurs, parfois au prix d'un départ illégal.