Podcasts about cisjordanie

Territory claimed by the State of Palestine

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Reportage International
En Palestine, les enfants du choeur Amwaj s'essaient à la direction

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 2:38


En Palestine, malgré les attaques de colons à répétition, le grignotage des terres, les raids quotidiens de l'armée israélienne et Gaza dans toutes les têtes, l'espoir vient peut-être de la musique qui permet de s'évader du quotidien au fil des notes. Tel est quoi qu'il en soit l'objectif de la chorale Amwaj, un chœur d'enfants palestiniens venus de Bethléem et d'Hébron, en Cisjordanie occupée. Les 60 enfants qui le composent pratiquent la musique six heures par semaine avec des musiciens qui viennent du monde entier et participent à des masterclass. L'une d'elles a notamment été animée par une jeune cheffe d'orchestre palestinienne qui vit désormais en France venue transmettre bien plus que des techniques vocales : une confiance, une discipline, et l'idée que la musique peut encore faire rêver. De notre envoyée spéciale à Bethléem, Dans une vaste salle de béton, une chorale d'une soixantaine d'enfants venus d'Hébron et de Bethléem s'échauffe la voix en attendant l'arrivée du public. Devant eux, une rangée de musiciens : cinq violons, un violoncelle, une flûte traversière. Tous attendent une jeune violoniste et cheffe d'orchestre professionnelle, Lamar Elias, originaire de Bethléem. Mathilde Vittu a créé et cofondé le chœur Amwaj de Palestine. C'est elle qui a pensé à cette co-création : « On connaît bien Lamar Elias. Mon mari lui a enseigné le violon quand elle était enfant. Elle a grandi, elle a voulu devenir cheffe d'orchestre. Elle est partie en France réaliser son rêve et, peu à peu, elle a fait carrière. Elle a été sélectionnée pour le concours de la Maestra qui va se passer bientôt à la Philharmonie de Paris. Quand est né le chœur Amwaj, il y a dix ans, elle a été à nos côtés pour nous soutenir dans ce projet. Récemment, j'ai proposé à Lamar d'enseigner la direction à mes jeunes ». Car dans la chorale, plusieurs d'entre eux se forment pour devenir des chefs de chœur. « Avoir la transmission d'une jeune cheffe brillante qui fait déjà carrière comme Lamar Elias dans leur propre langue, en arabe, c'était une manière, pour moi, de montrer qu'on a plein de jeunes chefs en Palestine qui ne demandent qu'à être formés », explique-t-elle. La masterclass aborde tous les registres : baroque, classique, ou chansons arabes. Tous les enfants et les adolescents de la chorale Amwaj défilent un à un au pupitre. Tous veulent s'essayer à la direction. « Aujourd'hui, on répétait avec la chorale. On apprenait à se placer pour faire un orchestre, comment chanter en groupe. Quand j'ai pris la place de la cheffe, franchement, j'ai senti que la chorale était dans ma main. Je veux apprendre à faire ça quand je serai plus grande, parce que c'est quelque chose de très beau », raconte Naïf Hijazi, 11 ans, qui vient d'Hébron. En Palestine, les chefs d'orchestre sont rares. Par manque d'orchestre d'abord, alors qu'il y a un véritable besoin car des ensembles se créent et les musiciens ne manquent pas. Mais peu de chefs sont formés. Il n'y a pas de véritable cursus de direction. Lamar Elias le précise : cette masterclass était inimaginable à ses débuts dans la musique. « Je n'aurais jamais dit qu'on pouvait avoir un chœur qui chante à quatre voix à Bethléem. Ce n'est pas un manque de culture, c'est juste que ce n'est pas la même éducation. On n'a pas accès à ces moyens. On a des super musiciens mais qui ne peuvent pas vivre ici. Je suis très émue de voir cela et de former des chefs de chœur, quelle chance », se réjouit-elle avec émotion. « Ce que l'on fait, c'est dire : "Oui, il y a un futur. Il y a des jeunes Palestiniens, des musiciens, des chœurs. Il y a des gens qui jouent, qui dirigent. C'est vers ce futur que nous avons envie d'aller ensemble », abonde Mathilde Vittu. À lire aussiCisjordanie: face aux attaques de colons, les Palestiniens forcés de quitter Mu'arrajat

À propos
La Palestine ne risque-t-elle pas, à terme, d'être rayée de la carte ? - « À propos », le podcast du Soir

À propos

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 17:11


Cette semaine, nous revenons sur plusieurs sujets qui ont marqué l'année 2025 et qui seront encore au cœur de l'actualité en 2026. Pour les évoquer, les journalistes de la rédaction du Soir ont volontairement choisi de poser des questions provocantes. Aujourd'hui, on se demande si la Palestine ne risque-t-elle pas, à terme, d'être rayée de la carte ? Depuis le 7 octobre 2023, l'attaque du Hamas contre Israël a déclenché une guerre qui dure désormais depuis plus de deux ans. À Gaza, les bombardements de l'armée israélienne, les destructions massives d'infrastructures, la crise humanitaire et les déplacements répétés ont fait des dizaines de milliers de morts et blessés, avec un bilan rapporté à plus de 70.000 Palestiniens tués et près de 170.000 blessés, tandis que plus d'1,9 million de personnes ont été déplacées au moins une fois à l'intérieur de l'enclave. Les Nations unies multiplient les avertissements sur la situation humanitaire dégradée et les obstacles persistants à l'acheminement de l'aide, même après un cessez-le-feu fragile et la reconnaissance de la Palestine comme Etat par plusieurs pays occidentaux, tandis que la violence se poursuit en Cisjordanie occupée à travers des expulsions et des violences de colons. Alors, plus de deux ans après ce point de rupture, la Palestine ne risque-t-elle pas d'être rayée de la carte ? On en discute avec Pauline Hofmann, journaliste au pôle international et spécialiste du Proche-Orient.

Grand angle
La Palestine ne risque-t-elle pas, à terme, d'être rayée de la carte ?

Grand angle

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 16:55


Depuis le 7 octobre 2023, l'attaque du Hamas contre Israël a déclenché une guerre qui dure désormais depuis plus de deux ans. À Gaza, les bombardements de l'armée israélienne, les destructions massives d'infrastructures, la crise humanitaire et les déplacements répétés ont fait des dizaines de milliers de morts et blessés, avec un bilan rapporté à plus de 70.000 Palestiniens tués et près de 170.000 blessés, tandis que plus d'1,9 million de personnes ont été déplacées au moins une fois à l'intérieur de l'enclave. Les Nations unies multiplient les avertissements sur la situation humanitaire dégradée et les obstacles persistants à l'acheminement de l'aide, même après un cessez-le-feu fragile et la reconnaissance de la Palestine comme Etat par plusieurs pays occidentaux, tandis que la violence se poursuit en Cisjordanie occupée à travers des expulsions et des violences de colons. Alors, plus de deux ans après ce point de rupture, la Palestine est-elle en train d'être rayée de la carte ? On en discute avec Pauline Hofmann, journaliste au pôle international et spécialiste du Proche-Orient.

Un air d'amérique
Israël vient d'autoriser la création de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, malgré les condamnations internationales

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 1:47


Israël vient d'autoriser la création de dix-neuf nouvelles colonies en Cisjordnaie occupée, balaie l'appel de quatorze pays, dont la France, qui l'exhorte à cesser l'expansion de ses colonies. Les condamnations internationales n'y font rien. Écoutez RTL autour du monde du 26 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jour dans le monde
Colonisation en Cisjordanie : pourquoi Israël n'a rien à craindre de la communauté internationale

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 3:24


durée : 00:03:24 - Le monde à l'endroit - La création de dix-neuf nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie provoque des réactions purement verbales. L'opinion publique israélienne regarde ailleurs, la communauté internationale aussi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les journaux de France Culture
Première messe de minuit à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis la fin de la trêve

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 12:57


durée : 00:12:57 - Journal de 7 h - Mercredi à Bethléem, en Cisjordanie occupée, la première messe de minuit de Noël depuis la trêve à Gaza a porté un message un peu plus optimiste que les années précédentes, quand bien même les Palestiniens de Gaza souffrent toujours malgré le cessez-le-feu.

Le journal de 7h00
Première messe de minuit à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis la fin de la trêve

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 12:57


durée : 00:12:57 - Journal de 7 h - Mercredi à Bethléem, en Cisjordanie occupée, la première messe de minuit de Noël depuis la trêve à Gaza a porté un message un peu plus optimiste que les années précédentes, quand bien même les Palestiniens de Gaza souffrent toujours malgré le cessez-le-feu.

Reportage International
Cisjordanie: la ville de Bethléem célèbre les festivités de Noël pour la première fois depuis le 7-Octobre

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:40


Avant le Covid-19 et la guerre à Gaza, Bethléem accueillait deux millions de pèlerins chaque année. C'est la ville où la tradition chrétienne situe la naissance de Jésus-Christ. Pour la première fois depuis le 7-Octobre, la municipalité a prévu un timide retour à la normale pour les festivités de Noël. Au programme, il y a la messe de minuit et le marché de Noël dans ce territoire occupé par Israël. Le cessez-le-feu à Gaza redonne un peu d'espoir aux habitants qui attendent que les touristes reviennent. De notre envoyée spéciale à Bethléem, La fanfare des scouts palestiniens accompagne l'illumination du sapin géant sur la Place de la Mangeoire, devant la Basilique de la nativité. La saison de Noël est lancée à Bethléem, où les dernières années ont été difficiles. La pandémie du Covid-19, les massacres du 7-Octobre et la guerre à Gaza ont coupé net l'afflux des touristes. On observe désormais un timide retour. « On m'a dit que cet évènement n'avait pas pu avoir lieu ces deux dernières années à cause de la guerre. Personne ne pouvait venir ici. C'est émouvant, la guerre n'est pas terminée, mais on ressent un peu d'espoir en étant ici », affirme Liu, une touriste chinoise de passage. Pour atteindre Bethléem en Cisjordanie occupée, Jawal, Palestinien de Jérusalem, a dû patienter aux points de contrôle avec sa famille. Sa femme est chrétienne et il tenait absolument à être présent. « C'est tellement important de revenir à une vie normale après deux années de guerre. Cela envoie le message que les choses vont aller mieux, ça nous rend optimistes », confie-t-il. « Bethléem, c'est une ville de tourisme » Ces deux dernières années, la municipalité de Bethléem avait annulé les festivités par solidarité avec les Palestiniens de Gaza. Mais aujourd'hui, le marché de Noël est de retour dans une ville où 80 % de la population se déclare de confession musulmane. Comme Sahida, tout sourire : « Bethléem était comme endormie depuis deux ans avec la guerre à Gaza et là, c'est très important. On aime Bethléem, nous sommes Palestiniens et c'est la ville de nos racines. C'est une ville importante pour les trois religions : les musulmans, les chrétiens et les juifs. Bethléem, c'est une ville de tourisme, mais c'est important pour les gens, pas seulement pour l'économie ». Pourtant, le taux de chômage a explosé jusqu'à 60 % de la population. Avant, Hazim travaillait dans une agence de voyage qui a fermé. Désormais, le jeune homme aide un peu dans l'épicerie de son grand-père, près de la vieille ville. Il est très ému de témoigner : « Regardez-moi bien. Je suis jeune et j'ai l'air d'avoir 50 ans. Je suis vraiment fatigué de cette situation. Il faut que j'en parle sinon je vais exploser. Nous n'avons pas la possibilité de vivre notre vie normalement. Nous souffrons beaucoup, la situation est mauvaise, c'est pourquoi nous espérons que les touristes vont revenir. » Hazim ravale ses larmes. Ce chrétien orthodoxe célèbrera Noël début janvier. À lire aussiÀ Bethléem, le plus ancien orgue de la chrétienté résonne à nouveau

La Matinale - La 1ere
L'invitée de La Matinale - Céline de Richoufftz, coordinatrice à Médecins Sans Frontières, de retour de Cisjordanie et Gaza

La Matinale - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 13:19


Reportage international
Cisjordanie: la ville de Bethléem célèbre les festivités de Noël pour la première fois depuis le 7-Octobre

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:40


Avant le Covid-19 et la guerre à Gaza, Bethléem accueillait deux millions de pèlerins chaque année. C'est la ville où la tradition chrétienne situe la naissance de Jésus-Christ. Pour la première fois depuis le 7-Octobre, la municipalité a prévu un timide retour à la normale pour les festivités de Noël. Au programme, il y a la messe de minuit et le marché de Noël dans ce territoire occupé par Israël. Le cessez-le-feu à Gaza redonne un peu d'espoir aux habitants qui attendent que les touristes reviennent. De notre envoyée spéciale à Bethléem, La fanfare des scouts palestiniens accompagne l'illumination du sapin géant sur la Place de la Mangeoire, devant la Basilique de la nativité. La saison de Noël est lancée à Bethléem, où les dernières années ont été difficiles. La pandémie du Covid-19, les massacres du 7-Octobre et la guerre à Gaza ont coupé net l'afflux des touristes. On observe désormais un timide retour. « On m'a dit que cet évènement n'avait pas pu avoir lieu ces deux dernières années à cause de la guerre. Personne ne pouvait venir ici. C'est émouvant, la guerre n'est pas terminée, mais on ressent un peu d'espoir en étant ici », affirme Liu, une touriste chinoise de passage. Pour atteindre Bethléem en Cisjordanie occupée, Jawal, Palestinien de Jérusalem, a dû patienter aux points de contrôle avec sa famille. Sa femme est chrétienne et il tenait absolument à être présent. « C'est tellement important de revenir à une vie normale après deux années de guerre. Cela envoie le message que les choses vont aller mieux, ça nous rend optimistes », confie-t-il. « Bethléem, c'est une ville de tourisme » Ces deux dernières années, la municipalité de Bethléem avait annulé les festivités par solidarité avec les Palestiniens de Gaza. Mais aujourd'hui, le marché de Noël est de retour dans une ville où 80 % de la population se déclare de confession musulmane. Comme Sahida, tout sourire : « Bethléem était comme endormie depuis deux ans avec la guerre à Gaza et là, c'est très important. On aime Bethléem, nous sommes Palestiniens et c'est la ville de nos racines. C'est une ville importante pour les trois religions : les musulmans, les chrétiens et les juifs. Bethléem, c'est une ville de tourisme, mais c'est important pour les gens, pas seulement pour l'économie ». Pourtant, le taux de chômage a explosé jusqu'à 60 % de la population. Avant, Hazim travaillait dans une agence de voyage qui a fermé. Désormais, le jeune homme aide un peu dans l'épicerie de son grand-père, près de la vieille ville. Il est très ému de témoigner : « Regardez-moi bien. Je suis jeune et j'ai l'air d'avoir 50 ans. Je suis vraiment fatigué de cette situation. Il faut que j'en parle sinon je vais exploser. Nous n'avons pas la possibilité de vivre notre vie normalement. Nous souffrons beaucoup, la situation est mauvaise, c'est pourquoi nous espérons que les touristes vont revenir. » Hazim ravale ses larmes. Ce chrétien orthodoxe célèbrera Noël début janvier. À lire aussiÀ Bethléem, le plus ancien orgue de la chrétienté résonne à nouveau

Un air d'amérique
"Il y a beaucoup d'attaques" : comment les chrétiens palestiniens se préparent à célébrer Noël, malgré les attaques israéliennes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 1:50


En Cisjordanie, les chrétiens palestiniens se préparent à célébrer Noël dans un climat tendu. À l'approche du 25 décembre, les attaques israéliennes se multiplient et assombrissent les célébrations. Comme à Taybeh, dernier village entièrement chrétien de la Cisjordanie occupée où la violence des colons s'intensifie. Écoutez RTL autour du monde du 22 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans la presse
Cisjordanie : "Depuis 2023, une escalade de l'accaparement des terres"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 5:08


A la Une de la presse, ce lundi 22 décembre, la décision du gouvernement israélien d'approuver l'installation de 19 colonies supplémentaires en Cisjordanie. Le conflit israélo-palestinien, qui fracture le mouvement Maga aux Etats-Unis, où un nouveau tour de vis sur l'immigration a été décidé. Et un tour au secrétariat du Père Noël.

Kan en Français
⚠️ NOUVELLES IMPLANTATIONS : LE POINT DE NON-RETOUR ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 3:32


Le gouvernement israélien valide la création de nouvelles implantations en Cisjordanie.Une décision lourde de conséquences, bien au-delà du symbole.

Reportage International
Cisjordanie: double peine pour les femmes du camp Nour Shams, déplacées de force depuis des mois

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 2:40


Depuis le mois de février, près de 32 000 Palestiniens des camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem et Nour Shams, au nord de la Cisjordanie occupée, ont été déplacés de force par l'armée israélienne. Un exil imposé qui bouleverse les gestes les plus simples du quotidien. Pour les femmes, cette violence prend souvent la forme d'une double peine. Perdre un toit, c'est perdre aussi l'intimité, les repères, l'espace du soin et du quotidien. Surtout dans la société traditionnelle palestinienne.  Raghad Lafi a 25 ans. Elle est mère de trois enfants et vit avec son mari et quinze autres personnes de sa famille élargie dans un appartement de Tulkarem. Sa maison, dans le camp de réfugiés, a été démolie en juin dernier par l'armée israélienne. Depuis, sa vie a changé du tout au tout. « Ici, il n'y a pas d'intimité. Pas de repos. On ne se sent pas bien entourée non plus. La maison, c'est tout pour un être humain. Là, on doit payer un loyer cher… et les écoles sont loin pour les enfants… Et je ne sors pas. Je reste dans cet appartement depuis, et je reste enfermée vingt-quatre heures sur vingt-quatre », raconte-t-elle. Ce sont des femmes comme Raghad que Nehaya al Jundi essaie d'aider au quotidien. Elle est la responsable du comité populaire pour les services du camp de réfugiés de Nour Shams. Elle aussi, à 54 ans, a été déplacée de force. Elle n'a pas vu sa maison depuis environ dix mois et le précise : pour les femmes, ces évictions sont une double peine. « Aujourd'hui, la femme palestinienne traverse la période la plus difficile de sa vie. Elle souffre d'une crise immense, parce qu'elle est le pilier du foyer », explique-t-elle.   « J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver » Car dans la société traditionnelle palestinienne, la femme est celle qui assure que le foyer est un lieu où l'on se sent bien. Celle qui assure l'éducation, la nourriture. Tout repose sur elle. Nehaya al Jundi ajoute :  « Aujourd'hui, les femmes se retrouvent dans des logements très simples, impropres à l'habitation. Certaines vivent dans des maisons sans fenêtres, où l'on a simplement tendu une bâche. D'autres louent des maisons très anciennes, abandonnées dans les villages par leurs propriétaires, qui ont construit des maisons neuves ailleurs. Les familles ont été contraintes de louer ces logements, juste pour se cacher, pour se couvrir. Aujourd'hui, des femmes viennent, elles me disent sans cesse : "J'ai l'impression d'être à la rue." Et moi aussi, je le dis : "J'ai l'impression d'être à la rue, même quand je suis dans ma maison". J'étais quelqu'un avant qui, été comme hiver, prenait une douche tous les matins. Aujourd'hui, je ne peux même plus. J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver. Imagine jusqu'où on en est arrivés. » Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967 C'est ça la souffrance de chaque femme palestinienne déplacée, dit-elle. Celles de Nour Shams, où elle vivait, mais celles du camp de réfugiés de Tulkarem, de Jénine. Ces camps vidés de leurs habitants en février par l'armée israélienne. Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967. « Je fais partie de ces femmes qui souffrent rien qu'à cause du mot déplacement. Je le déteste. Je le déteste profondément et je n'aime pas que quelqu'un le répète, ou dise que je suis une déplacée. Mais on est obligés de l'utiliser avec les médias pour qu'ils comprennent ce que signifie le déplacement. Mais celui qui ne l'a pas vécu, pas expérimenté, ne pourra jamais nous comprendre », affirme-t-elle. « Beaucoup veulent avant tout aider les autres », précise Nehaya. « Parfois, dit-elle, en s'oubliant soi-même. » À lire aussiEn Cisjordanie, les Palestiniens de Nour Shams face aux démolitions annoncées par l'armée israélienne

Reportage international
Cisjordanie: double peine pour les femmes du camp Nour Shams, déplacées de force depuis des mois

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 2:40


Depuis le mois de février, près de 32 000 Palestiniens des camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem et Nour Shams, au nord de la Cisjordanie occupée, ont été déplacés de force par l'armée israélienne. Un exil imposé qui bouleverse les gestes les plus simples du quotidien. Pour les femmes, cette violence prend souvent la forme d'une double peine. Perdre un toit, c'est perdre aussi l'intimité, les repères, l'espace du soin et du quotidien. Surtout dans la société traditionnelle palestinienne.  Raghad Lafi a 25 ans. Elle est mère de trois enfants et vit avec son mari et quinze autres personnes de sa famille élargie dans un appartement de Tulkarem. Sa maison, dans le camp de réfugiés, a été démolie en juin dernier par l'armée israélienne. Depuis, sa vie a changé du tout au tout. « Ici, il n'y a pas d'intimité. Pas de repos. On ne se sent pas bien entourée non plus. La maison, c'est tout pour un être humain. Là, on doit payer un loyer cher… et les écoles sont loin pour les enfants… Et je ne sors pas. Je reste dans cet appartement depuis, et je reste enfermée vingt-quatre heures sur vingt-quatre », raconte-t-elle. Ce sont des femmes comme Raghad que Nehaya al Jundi essaie d'aider au quotidien. Elle est la responsable du comité populaire pour les services du camp de réfugiés de Nour Shams. Elle aussi, à 54 ans, a été déplacée de force. Elle n'a pas vu sa maison depuis environ dix mois et le précise : pour les femmes, ces évictions sont une double peine. « Aujourd'hui, la femme palestinienne traverse la période la plus difficile de sa vie. Elle souffre d'une crise immense, parce qu'elle est le pilier du foyer », explique-t-elle.   « J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver » Car dans la société traditionnelle palestinienne, la femme est celle qui assure que le foyer est un lieu où l'on se sent bien. Celle qui assure l'éducation, la nourriture. Tout repose sur elle. Nehaya al Jundi ajoute :  « Aujourd'hui, les femmes se retrouvent dans des logements très simples, impropres à l'habitation. Certaines vivent dans des maisons sans fenêtres, où l'on a simplement tendu une bâche. D'autres louent des maisons très anciennes, abandonnées dans les villages par leurs propriétaires, qui ont construit des maisons neuves ailleurs. Les familles ont été contraintes de louer ces logements, juste pour se cacher, pour se couvrir. Aujourd'hui, des femmes viennent, elles me disent sans cesse : "J'ai l'impression d'être à la rue." Et moi aussi, je le dis : "J'ai l'impression d'être à la rue, même quand je suis dans ma maison". J'étais quelqu'un avant qui, été comme hiver, prenait une douche tous les matins. Aujourd'hui, je ne peux même plus. J'en suis arrivée au point où, par manque d'intimité, j'ai peur de me laver. Imagine jusqu'où on en est arrivés. » Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967 C'est ça la souffrance de chaque femme palestinienne déplacée, dit-elle. Celles de Nour Shams, où elle vivait, mais celles du camp de réfugiés de Tulkarem, de Jénine. Ces camps vidés de leurs habitants en février par l'armée israélienne. Le plus grand déplacement forcé de Palestiniens de Cisjordanie depuis 1967. « Je fais partie de ces femmes qui souffrent rien qu'à cause du mot déplacement. Je le déteste. Je le déteste profondément et je n'aime pas que quelqu'un le répète, ou dise que je suis une déplacée. Mais on est obligés de l'utiliser avec les médias pour qu'ils comprennent ce que signifie le déplacement. Mais celui qui ne l'a pas vécu, pas expérimenté, ne pourra jamais nous comprendre », affirme-t-elle. « Beaucoup veulent avant tout aider les autres », précise Nehaya. « Parfois, dit-elle, en s'oubliant soi-même. » À lire aussiEn Cisjordanie, les Palestiniens de Nour Shams face aux démolitions annoncées par l'armée israélienne

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 14 décembre 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 48:29


En première partie : la Cisjordanie occupée. L'onde de choc de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et l'anéantissement de la Bande de Gaza qui a suivi, n'en finit pas de secouer la Cisjordanie, les colons se sentent pousser des ailes... avec notre reporter Lucas Lazo. En seconde partie : le monde automobile sud-africain, il est frappé de plein fouet par les taxes à l'exportation décidées par Donald Trump. Alexis Bédu est allé chez Mercedes à East London. Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère L'homme que vous entendez s'appelle Bassem, Palestinien, de Cisjordanie occupée… Mi-octobre 2025, lui et sa famille ont été agressés par des colons israéliens alors qu'ils se rendaient sur leur parcelle de terre, pour récolter leurs olives. Violentes agressions, incendies, tir à l'arme automatique, arrachage d'oliviers, cette année la récolte des olives a été exceptionnellement violente.  En toile de fond : l'anéantissement de la Bande de Gaza consécutif à l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, et les appels en Israël à l'annexion de la Cisjordanie / Judée et Samarie disent notamment les colons. Les oliviers, même s'ils comptent pour une part non négligeable de l'économie de Cisjordanie sont avant tout un symbole, celui de la lutte contre l'occupation israélienne. Un Grand reportage de Lucas Lazo qui s'entretient avec Jacques Allix. East London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». Un Grand reportage d'Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix.

De vive(s) voix
Théâtre: «Au nom du ciel» de Yuval Rozman, le conflit israélo-palestinien vu d'en haut

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 28:59


«Je voulais faire quelque chose de poétique, chercher de la hauteur. [...] Avec ces oiseaux, je voulais m'éloigner de mes autres pièces, où il y avait souvent des cris, des blessures ouvertes, [...] je voulais chercher un langage plus aérien, pour aller plus loin sur ce que je voulais dire sur la situation d'aujourd'hui à Gaza.» La pièce Au nom du ciel de Yuval Rozman est une fable qui a pour point de départ des recherches ornithologiques sur les espèces d'oiseaux qui n'arrivent pas à se partager le territoire au Proche-Orient. Elle met ainsi en scène trois oiseaux – un bulbul, une drara et un martinet noir – qui, depuis le ciel de la Cisjordanie, observent la violence et l'absurdité du monde des humains, en tentant de comprendre et d'expliquer l'assassinat d'un jeune Palestinien autiste, Iyad Al-Hallaq, tué en 2020 par un soldat israélien. Le spectacle nous plonge dans une ambiance à la fois grave et drôle, où l'ironie surgit pour mieux désamorcer la tension des sujets abordés, en puisant dans «un langage plus léger».  À lire aussiYuval Rozman, un cœur israélien Invité :  ► Yuval Rozman, auteur, metteur en scène et comédien israélien installé en France depuis le début des années 2010. Formé au Conservatoire national d'art dramatique de Tel-Aviv, il fonde en 2010 sa première compagnie et se fait remarquer dès son premier spectacle, Cabaret Voltaire. Son travail est profondément marqué par son histoire personnelle et par les tensions de la guerre israélo-palestinienne, et explore les questions d'identité, de religion, d'amour et de politique à travers une écriture mêlant «humour acide» et poésie. En France, il crée la compagnie Inta Loulou et un cycle de créations appelé la «Quadrilogie de ma Terre» — Tunnel Boring Machine, The Jewish Hour, Ahouvi et Au nom du ciel — dont Au nom du ciel est le quatrième opus.  ► La pièce de Yuval Rozman se joue jusqu'au 20 décembre 2025 au Théâtre du Rond-Point à Paris, puis du 13 au 17 janvier 2026 au Théâtre 104 à Paris, et partira en tournée en France et en Belgique jusqu'à fin avril 2026. Programmation musicale :  La chanteuse franco-algérienne Souad Massi et son titre Samt, de son album Zagate qui sortira en mars 2026.

De vive(s) voix
Théâtre: «Au nom du ciel» de Yuval Rozman, le conflit israélo-palestinien vu d'en haut

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 28:59


«Je voulais faire quelque chose de poétique, chercher de la hauteur. [...] Avec ces oiseaux, je voulais m'éloigner de mes autres pièces, où il y avait souvent des cris, des blessures ouvertes, [...] je voulais chercher un langage plus aérien, pour aller plus loin sur ce que je voulais dire sur la situation d'aujourd'hui à Gaza.» La pièce Au nom du ciel de Yuval Rozman est une fable qui a pour point de départ des recherches ornithologiques sur les espèces d'oiseaux qui n'arrivent pas à se partager le territoire au Proche-Orient. Elle met ainsi en scène trois oiseaux – un bulbul, une drara et un martinet noir – qui, depuis le ciel de la Cisjordanie, observent la violence et l'absurdité du monde des humains, en tentant de comprendre et d'expliquer l'assassinat d'un jeune Palestinien autiste, Iyad Al-Hallaq, tué en 2020 par un soldat israélien. Le spectacle nous plonge dans une ambiance à la fois grave et drôle, où l'ironie surgit pour mieux désamorcer la tension des sujets abordés, en puisant dans «un langage plus léger».  À lire aussiYuval Rozman, un cœur israélien Invité :  ► Yuval Rozman, auteur, metteur en scène et comédien israélien installé en France depuis le début des années 2010. Formé au Conservatoire national d'art dramatique de Tel-Aviv, il fonde en 2010 sa première compagnie et se fait remarquer dès son premier spectacle, Cabaret Voltaire. Son travail est profondément marqué par son histoire personnelle et par les tensions de la guerre israélo-palestinienne, et explore les questions d'identité, de religion, d'amour et de politique à travers une écriture mêlant «humour acide» et poésie. En France, il crée la compagnie Inta Loulou et un cycle de créations appelé la «Quadrilogie de ma Terre» — Tunnel Boring Machine, The Jewish Hour, Ahouvi et Au nom du ciel — dont Au nom du ciel est le quatrième opus.  ► La pièce de Yuval Rozman se joue jusqu'au 20 décembre 2025 au Théâtre du Rond-Point à Paris, puis du 13 au 17 janvier 2026 au Théâtre 104 à Paris, et partira en tournée en France et en Belgique jusqu'à fin avril 2026. Programmation musicale :  La chanteuse franco-algérienne Souad Massi et son titre Samt, de son album Zagate qui sortira en mars 2026.

Les colères du monde
Journal 11/12/2025

Les colères du monde

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025


Israël a rouvert le passage Allenby, situé entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée, pour permettre l'entrée de camions d'aide vers Gaza. Le point de passage était fermé aux convois humanitaires depuis près de trois mois, à la suite d'une attaque en septembre ayant coûté la vie à deux militaires israéliens. Les premiers camions sont entrés, acheminant matériaux de construction et cargaisons humanitaires. La question reste cependant entière : cette reprise est-elle durable ou seulement ponctuelle ?

Revue de presse internationale
À la Une : la Cisjordanie sous pression…

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 3:40


« Les méthodes d'Israël pour imposer un régime de terreur inédit en Cisjordanie » : c'est le titre d'une longue enquête menée par Le Monde à Paris. Le Monde qui constate que « le niveau de violence infligé aux Palestiniens qui résident dans ce territoire n'a jamais été aussi élevé depuis 1967, date du début de son occupation par l'Etat hébreu. » « Les Palestiniens ont peur, écrit le journal. De l'armée. De la police. Du Shin Bet (le renseignement intérieur). Des colons. Des arrestations. Des interrogatoires. De la prison. Des checkpoints. Des patrouilles. Même de prendre la route entre les différentes villes de Cisjordanie. “Les soldats viennent, ils ferment la rue. Souvent, ils tirent des gaz lacrymogènes, parfois avec leurs armes. Sans raison. Ils nous terrorisent, dit un employé d'un restaurant (…). “Ce qu'ils cherchent, c'est à nous terrifier, et ils y arrivent : j'ai peur“, dit un autre, quinquagénaire, en expliquant rêver d'un asile en Espagne. “Ils veulent nous faire partir“, affirme un troisième. “Le sang palestinien coule, mais ne vaut rien. Personne ne leur dit d'arrêter“, note un quatrième. “Ils n'ont plus de respect pour personne, ni les vieux, ni les enfants, ni les femmes“, relève un cinquième, effaré. Ces mots s'entendent à Ramallah, Bethléem, Sinjil, Naplouse, Tourmous Aya ou Tubas, pointe Le Monde. Dans toute la Cisjordanie en réalité. Car, si l'occupation militaire par Israël est en cours depuis 1967, elle a profondément changé de nature depuis la prise de pouvoir d'une coalition de droite et d'extrême droite, autour du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à la fin de 2022. Le mouvement s'est accentué depuis le 7-Octobre et l'attaque du Hamas en Israël qui a fait 1.200 morts. » Poursuite des frappes à Gaza A Gaza, à présent, « le cessez-le-feu est officiellement toujours en vigueur, mais les massacres se poursuivent, constate Haaretz à Tel Aviv. Presque chaque jour, Israël lance des frappes sur le territoire assiégé et dévasté. Dans certains cas, précise le quotidien d'opposition israélien, les victimes sont des militants qui ont ouvert le feu sur les forces israéliennes déployées derrière la “Ligne jaune“, qui sépare les zones de la bande de Gaza contrôlées par le Hamas et celles contrôlées par Israël. Dans bien d'autres cas, il s'agit de civils, y compris des enfants. La “Ligne jaune“ est mal délimitée et la franchir c'est s'exposer à la mort. » Haaretz qui constate également que « le taux de mortalité infantile a augmenté de 75% à Gaza par rapport aux niveaux d'avant-guerre. » Des chiffres avancés par l'UNICEF. « L'une des causes possibles est la malnutrition maternelle pendant la grossesse. Entre juillet et septembre, plus de 1.300 bébés de faible poids sont décédés chaque mois, soit le double du taux enregistré avant la guerre. » Le Hamas a-t-il caché des tonnes de vivres ? Justement, la famine à Gaza aurait-elle été orchestrée par… le Hamas ? C'est l'avis du Jerusalem Post, quotidien proche du pouvoir israélien. Le Jerusalem Post qui s'appuie sur le témoignage d'un chercheur palestinien qui vit aux Etats-Unis. D'après lui, « au plus fort de la crise alimentaire à Gaza ces six derniers mois, le Hamas a délibérément caché des tonnes de lait infantile et de boissons nutritionnelles pour enfants en les stockant dans des entrepôts clandestins appartenant au ministère de la Santé de Gaza. » Une révélation, commente le Jerusalem Post qui « contraste fortement avec la couverture médiatique mondiale de ces derniers mois, selon laquelle Israël affamait délibérément les enfants de Gaza. » Ce témoignage, poursuit le journal, « met au grand jour une vérité que beaucoup en Occident trouvent gênante : le Hamas manipule l'opinion publique tout en restant totalement indifférent aux souffrances de son propre peuple. »  Enfin, cette enquête d'Amnesty International publiée ce jeudi… Un travail de 170 pages, relève La Croix à Paris, qui porte sur les attaques du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas. « Deux ans plus tard, donc, et à l'issue de plusieurs mois d'enquête, Amnesty conclut que le mouvement islamiste et ses alliés ont bien commis des crimes de guerre, mais sont aussi coupables de crimes contre l'humanité. » Le rapport d'Amnesty « établit le caractère généralisé et systématique de l'assaut sur une population civile, et souligne un “mépris odieux“ du mouvement et de ses alliés “pour la vie humaine“. »

Dans la presse
En Cisjordanie, le "régime de terreur" imposé par Israël

Dans la presse

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 6:43


A la Une de la presse, ce jeudi 11 décembre 2025, la situation humanitaire catastrophique à Gaza, frappée depuis hier par la tempête Byron, et les et violences sans précédent commises par Israël en Cisjordanie. L'entrée du caftan marocain et de la cuisine italienne au patrimoine immatériel de l'humanité. Une consécration, mais aussi une occasion unique d'asticoter le voisin.

Reportage International
Cisjordanie occupée: à Tubas, les habitants racontent l'opération militaire israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 2:13


Il y a deux semaines, l'armée israélienne a lancé une opération majeure dans le nord de la Cisjordanie occupée contre les groupes armés palestiniens. Notre correspondante s'est rendue dans la région de Tubas lorsque le bouclage de la zone a été levé. Un studio sens dessus dessous, du mobilier cassé, des bris de verres au sol, et à la place de la fenêtre un trou béant, le mur a été dynamité. Nous sommes au troisième étage de la maison de la famille Abadi. Visage tuméfié, Mahmoud, 75 ans, raconte l'intervention de l'armée israélienne à son domicile fin novembre, une opération antiterroriste disent les Israéliens, les soldats cherchaient des armes.  « J'ai dit " que se passe-t-il ", il a commencé à me frapper, il m'a dit de lever les mains, j'ai levé les mains. Et il a dit " où sont les armes ". Alors, j'ai dit moi, je ne suis qu'un civil, je n'ai pas d'armes, je ne connais rien aux armes. » Mahmoud Abadi a été interrogé pendant 2 heures, puis les militaires ont fait exploser le studio de son fils. Le fil détonateur pend encore sur la commode. Le vieil homme l'assure, il n'a aucune activité politique ou militaire : « Je ne suis ni du Fatah ni du Hamas. Je le jure, je ne suis pas du Hamas et j'ai dit au soldat : tu sais pourquoi ? parce que c'est le Hamas qui t'a amené ici après le 7-Octobre. Je ne suis ni du Hamas ni du Fatah. » Omar Abu el Hassan, le responsable de la communauté d'al Faara raconte comment s'est déroulé l'opération : « Vers 3 heures du matin environ, ils ont envahi le camp de réfugiés et ils sont partis vers 21 heures. Ils ont bloqué les rues. Ils ont occupé certaines maisons dans ces cas-là, ils les transforment en casernes militaires. Personne ne peut ni sortir ni entrer du camp, et ils ont commencé à fouiller les maisons, à vandaliser, à casser des choses. Les communications étaient coupées. » Sur la totalité de la région de Tubas, l'opération a duré six jours. Le gouverneur Ahmad Asaad fait le bilan du raid israélien : « C'est une opération militaire dans tous les sens du terme. Des hélicoptères Apache ont bombardé des maisons avec des mitrailleuses lourdes. On parle d'environ mille soldats, trois brigades de l'armée étaient présentes dans le gouvernorat de Tubas. » Au cours de l'opération, 200 personnes ont été arrêtées, douze sont restées détenues par l'armée israélienne.

Reportage international
Cisjordanie occupée: à Tubas, les habitants racontent l'opération militaire israélienne

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 2:13


Il y a deux semaines, l'armée israélienne a lancé une opération majeure dans le nord de la Cisjordanie occupée contre les groupes armés palestiniens. Notre correspondante s'est rendue dans la région de Tubas lorsque le bouclage de la zone a été levé. Un studio sens dessus dessous, du mobilier cassé, des bris de verres au sol, et à la place de la fenêtre un trou béant, le mur a été dynamité. Nous sommes au troisième étage de la maison de la famille Abadi. Visage tuméfié, Mahmoud, 75 ans, raconte l'intervention de l'armée israélienne à son domicile fin novembre, une opération antiterroriste disent les Israéliens, les soldats cherchaient des armes.  « J'ai dit " que se passe-t-il ", il a commencé à me frapper, il m'a dit de lever les mains, j'ai levé les mains. Et il a dit " où sont les armes ". Alors, j'ai dit moi, je ne suis qu'un civil, je n'ai pas d'armes, je ne connais rien aux armes. » Mahmoud Abadi a été interrogé pendant 2 heures, puis les militaires ont fait exploser le studio de son fils. Le fil détonateur pend encore sur la commode. Le vieil homme l'assure, il n'a aucune activité politique ou militaire : « Je ne suis ni du Fatah ni du Hamas. Je le jure, je ne suis pas du Hamas et j'ai dit au soldat : tu sais pourquoi ? parce que c'est le Hamas qui t'a amené ici après le 7-Octobre. Je ne suis ni du Hamas ni du Fatah. » Omar Abu el Hassan, le responsable de la communauté d'al Faara raconte comment s'est déroulé l'opération : « Vers 3 heures du matin environ, ils ont envahi le camp de réfugiés et ils sont partis vers 21 heures. Ils ont bloqué les rues. Ils ont occupé certaines maisons dans ces cas-là, ils les transforment en casernes militaires. Personne ne peut ni sortir ni entrer du camp, et ils ont commencé à fouiller les maisons, à vandaliser, à casser des choses. Les communications étaient coupées. » Sur la totalité de la région de Tubas, l'opération a duré six jours. Le gouverneur Ahmad Asaad fait le bilan du raid israélien : « C'est une opération militaire dans tous les sens du terme. Des hélicoptères Apache ont bombardé des maisons avec des mitrailleuses lourdes. On parle d'environ mille soldats, trois brigades de l'armée étaient présentes dans le gouvernorat de Tubas. » Au cours de l'opération, 200 personnes ont été arrêtées, douze sont restées détenues par l'armée israélienne.

Kan en Français
POURQUOI ISRAËL CONSTRUIT-IL UNE NOUVELLE BARRIÈRE ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 10:10


Grand reportage
Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 19:30


L'homme que vous entendez s'appelle Bassem, Palestinien, de Cisjordanie occupée… Mi-octobre 2025, lui et sa famille ont été agressés par des colons israéliens alors qu'ils se rendaient sur leur parcelle de terre, pour récolter leurs olives… Violentes agressions, incendies, tir à l'arme automatique, arrachage d'oliviers, cette année la récolte des olives a été exceptionnellement violente.  En toile de fond : l'anéantissement de la Bande de Gaza consécutif à l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, et les appels en Israël à l'annexion de la Cisjordanie / Judée et Samarie disent notamment les colons. Les oliviers, même s'ils comptent pour une part non négligeable de l'économie de Cisjordanie sont avant tout un symbole, celui de la lutte contre l'occupation israélienne. «Cisjordanie occupée, les oliviers de la colère», un Grand Reportage de Lucas Lazo…Nous voici avec Bassem à Beita…

Tout un monde - La 1ere
Comment une idée radicale devient acceptée dans le débat public

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 20:16


(00:00:32) Comment une idée radicale devient acceptée dans le débat public (00:07:59) Elias nous raconte l'enfer des prisons syriennes (00:15:14) Reportage après 4 jours de siège en Cisjordanie

Journal en français facile
Football: tirage au sort de la Coupe du monde / Cisjordanie: raids israéliens dans le nord / Chine: fin de la visite d'Emmanuel Macron...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 5 décembre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CF9M.A

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 30 novembre 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Nov 30, 2025 48:30


Nous commençons par une plongée au coeur de la Cisjordanie, la Cisjordanie occupée et menacée d'annexion pure et simple par Israël alors que vient d'être célébrée la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien des Nations unies. Nicolas Rocca a passé 2 jours sur place. En seconde partie d'émission, nous partirons pour l'Afrique du Sud, dans l'un de ces secteurs de non droit sous la coupe des gangs. Valentin Hugues a ainsi séjourné dans la banlieue du Cap.  À Hébron, la colonisation rue par rue Dans 2 jours, sera célébrée comme chaque année la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien, instaurée par l'ONU. Les Nations unies qui approuvaient, il y a 78 ans, le plan de partage de la Palestine. La résolution 181. 78 ans… et quel partage ? Après plus de deux ans de guerre à Gaza, et une intensification sans précédent par Israël de la colonisation de la Cisjordanie occupée, ce plan n'a plus aucune réalité sur le terrain. Menace d'annexion, légalisation dans le droit israélien de colonies tout à fait illégales, selon le droit international, attaques lancées par les colons, hausse sans précédent de construction, d'avant-postes, destruction de villages palestiniens : Israël avance sur tous les fronts. Ce projet politique, qui achève tout espoir d'une solution à deux Etats, s'exprime avec toute sa violence, dans la plus grande métropole de Cisjordanie : Hébron. Nous y avons passé deux jours entre colons israéliens et habitants palestiniens. Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix.   Dans la banlieue du Cap, une vie au milieu des gangs Afrique du Sud. Banlieue du Cap. Dans l'extrême Sud. La violence des gangs y a fait près de 500 morts en 6 mois. Un bilan glaçant qui illustre une violence de plus en plus débridée. À l'instar des situations de chaos dans des quartiers du Soudan du Sud, des villes mexicaines ou de Haïti. Les gangs y font la loi. En Afrique du Sud, le président Ramaphosa dit vouloir «s'attaquer» à ces zones de guerre. Mais les trop rares policiers bien armés sont souvent dépassés le soir, moment de tous les dangers. Notre correspondant a passé trois jours dans ces zones dangereuses, pour comprendre les guerres de territoires, les affrontements meurtriers, et la peur des habitants. Un Grand reportage de Valentin Hugues qui s'entretient avec Jacques Allix.

Journal en français facile
Ukraine: le bras droit de V. Zelensky démissionne / Hong Kong: la solidarité, après l'incendie / Cisjordanie: l'armée israélienne accusée d'exécution sommaire...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 28 novembre 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CDyk.A

Un air d'amérique
Les violences n'ont pas cessé en Cisjordanie

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 1:25


L'ONU tire la sonnette d'alarme sur les violences des colons en Cisjordanie : plus de 1.000 palestiniens ont été tués depuis deux ans. Les violences n'ont pas cessé malgré la trêve en vigueur depuis le 10 octobre dernier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
À Hébron, la colonisation rue par rue

Grand reportage

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 19:30


Le 29 novembre est célébrée comme chaque année la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien, instaurée par l'ONU. Les Nations unies qui approuvaient, il y a 78 ans, le plan de partage de la Palestine. La résolution 181. 78 ans… et quel partage ? Après plus de deux ans de guerre à Gaza, et une intensification sans précédent par Israël de la colonisation de la Cisjordanie occupée, ce plan n'a plus aucune réalité sur le terrain. Menace d'annexion, légalisation dans le droit israélien de colonies tout à fait illégales, selon le droit international, attaques lancées par les colons, hausse sans précédent de construction, d'avant-postes, destruction de villages palestiniens : Israël avance sur tous les fronts. Ce projet politique, qui achève tout espoir d'une solution à deux Etats, s'exprime avec toute sa violence, dans la plus grande métropole de Cisjordanie : Hébron. Nous y avons passé deux jours entre colons israéliens et habitants palestiniens. «À Hébron, la colonisation rue par rue», un Grand reportage de Nicolas Rocca.

Reportage International
Cisjordanie: les enfants surreprésentés parmi les victimes de l'armée d'occupation

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 2:41


En Cisjordanie occupée, les enfants sont sur-représentés parmi les victimes de l'occupation militaire israélienne. Cinquante mineurs palestiniens ont été tués depuis le début de l'année 2025, la plupart par l'armée. Plus de 2 000 enfants et adolescents ont été arrêtés depuis les attaques du 7-Octobre, pour des séjours plus ou moins prolongés dans les prisons israéliennes, où ils subiraient des sévices dénoncés par les principales ONG de défense des droits humains. RFI est allé à la rencontre de Bassam : il a 17 ans et a été libéré dimanche 23 novembre, après six mois de détention dans la prison israélienne d'Ofer. De notre correspondant à Ramallah, Sous le regard de sa mère, Bassam soulève son t-shirt sous lequel les marques, sur son corps amaigri, racontent la prison israélienne. « J'ai encore les traces des coups, les marques des menottes. Pendant trois mois, je ne pouvais pas sentir mes mains. C'est le résultat de la maladie qu'on attrape en prison, la gale », témoigne-t-il. Le jeune homme de 17 ans a été arrêté pour avoir jeté des pierres sur une jeep de l'armée, puis condamné après des aveux contraints : « Ils m'ont interrogé pendant trois jours pour m'arracher des aveux. Ils menaçaient ma mère. Toute cette pression, surtout quand il parlait de ma mère, cela m'a détruit. J'ai eu peur pour elle, alors j'ai fini par avouer. Pour qu'ils ne lui fassent rien. » Prison ou pas, Bassam est un adolescent. Comme de nombreux jeunes de son âge, il vit et rêve football. « J'ai fourré un bout de drap dans une chaussette et j'ai serré autour avec un bout de tissu. Je l'ai cousue et j'ai commencé à jouer avec, comme un petit ballon. Un truc pour m'entraîner et jouer au foot dans la cellule », détaille-t-il. Des rêves qui n'ont pas leur place dans les cellules de la prison. « Le gardien m'a dit : "Toi, tu n'es pas au Camp Nou, tu n'es pas au Bernabeu", et il a commencé à me frapper en répétant : "Ici, ce n'est pas un terrain de jeu, ce n'est pas dans un stade." Moi, je me disais : avec tout ce que j'invente juste pour réussir à vivre un peu, ils me frappent quand même », se souvient-il. Pour avoir, lui aussi, jeté des pierres sur une jeep de l'armée israélienne, le frère de Bassam a été tué d'une balle dans la tête, en 2018. Il avait 16 ans. Son sourire juvénile est encadré sur les murs du salon. Sami, 15 ans, fan de football... abattu par un sniper À Kufr Aqab, près de Ramallah, un autre rêveur de ballon rond a été fauché par un tir de sniper, vendredi 21 novembre. Il s'appelait Sami et il avait 15 ans. « Il jouait sur sa trottinette électrique avec ses amis et son cousin, ils faisaient le tour du quartier, ils étaient contents. Ils ont entendu qu'il y avait une incursion de l'armée, alors comme n'importe quel jeune, par curiosité, ils sont allés voir. Le sniper a tiré et la balle l'a frappé dans le dos », raconte sa mère avec douleur. Celle-ci nous ouvre la chambre du garçon. Sur son lit, soigneusement pliée, sa tenue complète de l'équipe palestinienne de football. « Ils l'ont aussi arraché à ses frères et sœurs. Chaque matin, en se réveillant, ils respirent son odeur sur ses vêtements restés à la maison, et cela leur rappelle sa présence. C'est la seule chose qui nous aide à supporter son absence », confie-t-elle. Comme tous les vendredis, Sami aurait dû se rendre à l'entrainement. « Comme n'importe quelle mère palestinienne, je vivais dans la crainte : est-ce que mon fils va rentrer à la maison ou non ? Chaque fois qu'il quittait la maison, je le confiais à Dieu », se lamente-t-elle. Secouée de sanglots, la mère serre contre son cœur, les chaussures imbibées de sang que son fils portait, ce jour-là. À lire aussiL'armée israélienne lance une «vaste opération» dans le nord de la Cisjordanie

Les matins
"Les barbares des collines", ces colons israéliens ultra-violents

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 5:15


durée : 00:05:15 - Le Reportage de la rédaction - De jeunes colons ultra-radicaux, surnommés "barbares des collines", multiplient les violences en Cisjordanie occupée. Entre 100 et 400 individus mènent jusqu'à 8 attaques quotidiennes, visant Palestiniens, mais aussi soldats et colons israéliens.

Grand angle
Les "barbares des collines", ces Israéliens radicalisés qui sèment le chaos en Cisjordanie

Grand angle

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 2:11


durée : 00:02:11 - France Inter sur le terrain - Ils sont entre 100 et 400, souvent des hommes très jeunes, désocialisés, et depuis le début de la récolte des olives, ils multiplient les attaques au nom du suprémacisme juif. Premières victimes : les Palestiniens. Mais ces jeunes colons s'attaquent aussi à des soldats et à d'autres occupants juifs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Reportage de la rédaction
"Les barbares des collines", ces colons israéliens ultra-violents

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 5:15


durée : 00:05:15 - Le Reportage de la rédaction - De jeunes colons ultra-radicaux, surnommés "barbares des collines", multiplient les violences en Cisjordanie occupée. Entre 100 et 400 individus mènent jusqu'à 8 attaques quotidiennes, visant Palestiniens, mais aussi soldats et colons israéliens.

Décryptage
Les attaques de colons, l'autre guerre contre les Palestiniens

Décryptage

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 19:30


On les appelle les jeunes des collines. Un nom délicat pour décrire les extrémistes très violents qui s'en prennent aux Palestiniens en Cisjordanie. Agressions physiques, incendies de véhicules, de biens et même d'une mosquée en début de semaine, les Nations unies comptent 264 attaques au mois d'octobre 2025. Du jamais vu depuis qu'elles sont recensées. Les condamnations de l'armée israélienne sont timides. Le gouvernement minimise l'importance de ces raids. Le monde regarde vers Gaza, pendant ce temps, l'escalade se poursuit. Avec :  - Agnès Levallois, présidente de l'iReMMO (Institut de recherche d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), chargée de cours à Sciences Po, autrice de Le Livre noir de Gaza (Seuil)  - Frédérique Misslin, envoyée spéciale permanente de RFI à Jérusalem.    À lire aussiCisjordanie occupée: des jeunes colons multiplient les violences contre des Palestiniens

Les matins
Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas à Paris

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 18:02


durée : 00:18:02 - Journal de 8 h - Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas ce mardi. Les négociations sur la prochaine autorité qui administrera Gaza sont loin d'être simples. Nous irons également en Cisjordanie occupée avec notre correspondant, où les violences des colons israéliens sont toujours plus fortes.

Le journal de 8H00
Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas à Paris

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 18:02


durée : 00:18:02 - Journal de 8 h - Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas ce mardi. Les négociations sur la prochaine autorité qui administrera Gaza sont loin d'être simples. Nous irons également en Cisjordanie occupée avec notre correspondant, où les violences des colons israéliens sont toujours plus fortes.

Les journaux de France Culture
Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas à Paris

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 18:02


durée : 00:18:02 - Journal de 8 h - Emmanuel Macron reçoit Mahmoud Abbas ce mardi. Les négociations sur la prochaine autorité qui administrera Gaza sont loin d'être simples. Nous irons également en Cisjordanie occupée avec notre correspondant, où les violences des colons israéliens sont toujours plus fortes.

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Une plainte contre Airbnb

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 1:51


Petit point rapide sur la plainte contre Airbnb concernant leurs locations en Cisjordanie. A quick update on the complaint against Airbnb concerning their rentals in the West Bank.Alors, de quoi il s'agit? So, what is it about?D'une action en justice lancée à Paris contre ces géants de la réservation en ligne. It's a lawsuit launched in Paris against these online booking giants.Le truc, c'est qu'ils proposent des logements dans des colonies israéliennes, en Cisjordanie, donc. The thing is, they offer accommodation in Israeli settlements, in the West Bank, therefore.Et ça, bah c'est considéré comme illégal par le droit international. And that, well, is considered illegal under international law.La Ligue des droits de l'homme et d'autres associations disent : ces plateformes listent des biens dans les territoires palestiniens occupés sans dire clairement ce qu'il en est. The Human Rights League and other associations say: these platforms list properties in the occupied Palestinian territories without clearly stating what they are.Du coup, ça pourrait non seulement tromper les voyageurs, mais aussi banaliser la situation illégale de ces colonies. As a result, it could not only mislead travelers but also normalize the illegal status of these settlements.Les plaignants espèrent créer un précédent juridique ici en France. The plaintiffs hope to set a legal precedent here in France.Une sorte de rappel, quoi. A kind of reminder, you know.Les entreprises, même les plateformes, doivent respecter le droit international humanitaire. Companies, even platforms, must respect international humanitarian law.Et ça relance tout le débat éthique. And that relaunches the whole ethical debate.Est-ce qu'une plateforme peut vraiment rester neutre si elle tire profit économiquement de zones d'occupation ou de conflit ? Can a platform truly remain neutral if it profits economically from areas of occupation or conflict? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Cisjordanie occupée : la nouvelle Nakba des réfugiés de Jénine

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 4:36


durée : 00:04:36 - Le Reportage de la rédaction - Quel avenir pour les 20 000 déplacés du camp de Jénine ? En février, l'armée israélienne a vidé ce camp, créé pour les réfugiés de la Nakba. Plus de 500 familles vivent aujourd'hui dans les dortoirs d'une université, menacées d'en être expulsées.

Les matins
Cisjordanie occupée : la nouvelle Nakba des réfugiés de Jénine 

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 4:17


durée : 00:04:17 - Le Reportage de la rédaction - Quel avenir pour les 20 000 déplacés du camp de Jénine ? En février, l'armée israélienne a vidé ce camp, créé pour les réfugiés de la Nakba. Plus de 500 familles vivent aujourd'hui dans les dortoirs d'une université, menacées d'en être expulsées.

Géopolitique
Au Proche-Orient, le cessez-le-feu n'est pas la paix, pas même l'ébauche de la paix

Géopolitique

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 3:19


durée : 00:03:19 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Au Liban, la question n'est pas de savoir si une nouvelle guerre avec Israël est possible mais quand elle aura lieu ; même impasse à Gaza où le Hamas a repris le contrôle, et en Cisjordanie où la violence des colons redouble. L'absence de solution politique alimente le risque de nouvelles violences. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : retour sur les changements à la tête de l'armée

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les nouvelles discussions entre le Rwanda et la RDC à Washington, l'augmentation des traversées illégales dans la Manche et le débat autour de l'annexion de la Cisjordanie en Israël. Mali : retour sur les changements à la tête de l'armée.  Au Mali, trois hauts gradés de l'armée ont été limogés. Que leur reproche-t-on exactement ? Ces changements peuvent-ils réellement apaiser les tensions internes dans l'armée ? Peut-on s'attendre à d'autres remaniements dans les prochains jours ?  Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     RDC-Rwanda : quel bilan de nouvelles discussions à Washington ?   Les délégations congolaises et rwandaises étaient à Washington à l'occasion de la troisième rencontre du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, le JSCM. Que retenir de ces discussions ? Pourquoi une autre rencontre était prévue en parallèle au Qatar ? Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC.     Royaume-Uni : augmentation des traversées illégales de la Manche  Le nombre des traversées illégales de la Manche ont déjà dépassé celui de l'année 2024. Comment expliquer cette situation malgré l'accord migratoire signé entre la France et le Royaume-Uni ? Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit.      Israël : vers une annexion de la Cisjordanie ?  Le Parlement israélien a approuvé en lecture préliminaire des projets de loi pour annexer la Cisjordanie. Le vice-président américain dit ne pas approuver cette décision. Peut-on parler d'un début de tension entre Washington et Jérusalem ? Avec la condamnation de Washington et des pays arabes voisins, est-ce qu'une annexion de la Cisjordanie a vraiment des chances d'aboutir ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena).

InterNational
Au Proche-Orient, le cessez-le-feu n'est pas la paix, pas même l'ébauche de la paix

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 3:19


durée : 00:03:19 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Au Liban, la question n'est pas de savoir si une nouvelle guerre avec Israël est possible mais quand elle aura lieu ; même impasse à Gaza où le Hamas a repris le contrôle, et en Cisjordanie où la violence des colons redouble. L'absence de solution politique alimente le risque de nouvelles violences. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Un air d'amérique
"Ils voulaient me tuer" : la paix est toujours fragile à Gaza, malgré le cessez-le-feu

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 1:34


La paix à Gaza, toujours très fragile, avec ce projet de loi en Israël visant à étendre sa souveraineté en Cisjordanie occupées. Une zone dans laquelle les violences se sont intensifiées depuis le cessez-le-feu. Écoutez RTL autour du monde du 24 octobre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
En Cisjordanie, le poids psychologique de la colonisation israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Oct 19, 2025 2:29


En Cisjordanie occupée, plus de 40 000 personnes ont été déplacées de force depuis le début de l'année. Expulsions, arrestations, check-points, tout cela concourt à mettre les Palestiniens sous haute pression. L'impact psychologique, l'une des faces invisibles de la colonisation, touche enfants comme adultes et inquiète les praticiens sur place. De notre correspondante de retour de Bethléem,  Lever aux aurores pour Razzan Quran. Elle est psychologue itinérante. Ce matin, elle est attendue à Bethléem, à seulement 30 kilomètres de chez elle, à Ramallah. Elle est sortie près de trois heures avant son rendez-vous. « Chaque jour, chaque heure, ils ouvrent ou ferment un nouveau check-point, se plaint-elle. Personnellement, je ne peux jamais prévoir avec certitude à quel moment je vais arriver. Votre boussole interne est littéralement déréglée. Être dans un véhicule avec d'autres Palestiniens me procure un sentiment de protection et de confiance. » Si elle se sent protégée dans l'habitacle de ce taxi collectif, Razzan évoque le stress que représente le moindre trajet sur les routes de Cisjordanie occupée. Check-points, murs, barbelés, drapeaux israéliens, tours de contrôle, colonies… Tout sur le chemin rappelle l'occupation : « Un État colonial a besoin de s'imposer avec ce type de symboles. De grands drapeaux israéliens, c'est pour dire : "Je suis là !", "C'est à moi !". Ce besoin frénétique de dire "c'est à moi" raconte qu'en fait tu sais que ce n'est pas à toi… » Les blessures invisibles de l'occupation Parce qu'elle est psychologue, Razzan a les moyens de mettre à distance cette pression. Mais tous les Palestiniens n'ont pas cette chance. Dans cette cellule d'écoute psychologique à Bethléem, elle et ses confrères peinent parfois à apaiser la douleur de leurs patients. L'assistante sociale souhaite attirer aujourd'hui l'attention de Razzan sur le cas d'une petite fille de 10 ans qui s'est renfermée sur elle-même depuis peu. « Elle était dans le champ avec sa famille en train de travailler la terre, raconte l'assistante sociale. L'armée israélienne a débarqué. Les soldats ont lancé des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes et la petite fille a eu peur. Depuis, elle n'accepte de sortir qu'après avoir demandé exactement où va sa famille. Si elle estime qu'ils peuvent tomber sur l'armée, elle ne sort pas, elle reste à la maison. » « L'aspect psychologique est un tribut invisible pour le monde extérieur, ajoute-t-elle. Mais quelqu'un comme notre assistante sociale qui est en poste ici depuis 23 ans est bien placée pour voir à quel point ce phénomène augmente. » Face à ce futur toujours plus angoissant, Razzan Quran applique à elle-même le conseil qu'elle donne à ses patients : tenter autant que possible de se concentrer sur l'instant présent. Une forme de « résistance », dit-elle.

Reportage International
Prisonniers palestiniens libérés vers l'Égypte: «L'exil reste 10000 fois plus enviable que la prison»

Reportage International

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 2:34


Dans le cadre de l'échange des 250 prisonniers palestiniens condamnés à des peines de prison à vie contre les derniers otages détenus par le Hamas ce lundi 13 octobre 2025, de nombreuses familles palestiniennes espéraient retrouver leurs proches avant de découvrir qu'ils avaient été envoyés en Égypte. C'est le cas de cette femme rencontrée à Naplouse, en Cisjordanie, et dont le frère avait été incarcéré en 2006 pour avoir préparé un attentat contre Israël. De notre correspondant de retour de Naplouse, D'abord, la désillusion… Nour a attendu que le dernier des 88 prisonniers libérés ce lundi à Ramallah descende du bus pour comprendre que son frère n'en était pas : « On est restés jusque dans l'après-midi. Tous ceux qui étaient dans les bus sont partis, on est restés encore un peu puis on a abandonné pour rentrer à Naplouse. » Ensuite le soulagement, il serait en route pour l'Égypte, exilé, mais libre : « L'un des prisonniers a appelé sa famille avec le téléphone du chauffeur de leur bus, j'ai appris que mon frère était parmi eux, c'est là que la peur a disparu. » Dans un coin de la pièce, le sac de voyage est prêt. S'il ne peut pas revenir en Palestine, alors elle ira le voir en Égypte. D'ici là, il faut l'appeler comme pour se rassurer à nouveau, rien d'évident après plus de vingt-ans en prison : « Mon fils est resté en ligne avec lui jusqu'à trois heures du matin, pour essayer de lui créer des comptes Facebook et WhatsApp. Le lendemain, on a pu lui parler en appel vidéo. Et hier soir, depuis le dîner jusqu'à deux heures du matin, on était encore avec lui, mon fils, mes enfants qui sont à l'étranger, mon mari et moi. C'était vraiment une belle conversation, chacun parlait un peu à son tour. » À lire aussiGaza: faim, entrave, torture... les otages du Hamas racontent leurs terribles conditions de détention « C'était un déchaînement de violence » Dans une chambre d'hôtel du Caire, c'est un visage émacié, drapeau de la Palestine sur les épaules, qui s'affiche sur l'écran et déroule le récit de sa sortie de prison : « Nous avons été humiliés, c'était un déchaînement de violence, les services de renseignements israéliens nous ont interrogés. Ils nous ont menacés, ils expliquaient qu'ils allaient nous tuer pour tout un tas de raisons incroyables, ou qu'ils nous re-arrêteraient. » Les prisonniers sont finalement embarqués pour un long périple. Par les fenêtres, ils découvrent les destructions de Gaza au moment de passer la frontière avec l'Égypte. C'est seulement là, au point de passage de Rafah, qu'on le libèrera des liens qui ont laissé des plaies à vif sur ses poignets :  « Le pays de mon cœur, c'est la Palestine, et c'est là-bas que j'espérais être libéré, et j'aimerais pouvoir y revenir un jour pour y retrouver ma famille. Mais l'exil reste 10 000 fois plus enviable que la prison. » Plus enviable que la prison, et peut-être moins dangereux qu'un retour en Cisjordanie occupée, voudrait croire Nour : « Nos prisonniers, même libres, restent menacés. Au lendemain des libérations, ils ont fait irruption dans les maisons de certains détenus libérés et ont tout cassé. Mon frère était menacé avant même sa libération, ils lui ont dit que s'il s'écartait des clous, ils allaient le retrouver et qu'ils savaient tout de ses moindres faits et gestes. » Ce harcèlement des anciens prisonniers par les forces israéliennes sont documentées par plusieurs ONG investies dans le soutien juridique des détenus palestiniens dont la plupart, refusent de s'exprimer par peur de représailles. À lire aussiPrisonniers palestiniens : Israël « commet des disparitions forcées contre des détenus originaires de Gaza »

Géopolitique
L'annexion de la Cisjordanie, la menace suprême de Netanyahou

Géopolitique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 3:25


durée : 00:03:25 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Le Premier ministre israélien menace d'annexer tout ou partie de la Cisjordanie occupée en représailles à la reconnaissance de l'État de Palestine par la France et d'autres pays ; mais c'est plus facile à dire qu'à faire, et Netanyahou demande le feu vert de… Donald Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Géopolitique
Les trois raisons de la reconnaissance de la Palestine par la France

Géopolitique

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 3:26


durée : 00:03:26 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Pour certains ça ne va pas assez loin, pour d'autres c'est un cadeau au Hamas : la reconnaissance de la Palestine par la France et une dizaine de pays aujourd'hui est d'abord une manière de dire « non » à l'éradication des Palestiniens de leurs terres, à Gaza comme en Cisjordanie. Explications. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.