Territory claimed by the State of Palestine
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durée : 00:37:08 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:08 - InterNational - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors qu'un accord de cessez-le-feu a été conclu en octobre 2025, les bombardements israéliens continuent de ravager Gaza. Le Point J décrypte cette situation avec Amira Souilem, journaliste correspondante en Cisjordanie. Journaliste: Salomé Laurent Réalisation: Alain Phildius >> Pour aller plus loin : Le podcast "Nahed, une voix de Gaza", sur PlayRTS. "Israël-Iran-Liban-USA: on en est où ?", épisode du Point J du 8 juin 2026, sur PlayRTS. "Gaza : on en est où exactement ?", épisode du 2 février 2026, sur PlayRTS. Nous écrire ou nous poser des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
durée : 00:04:30 - Les Matins de France Culture - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:30 - Le Reportage de la rédaction - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les témoignages des militants de la flottille de Gaza font état de mauvais traitements, d'agressions sexuelles, et même de viols. C'est à lire notamment dans le Times of Israël : « Plusieurs personnes ont été hospitalisées pour des blessures, et au moins 15 ont signalé des agressions sexuelles, dont des viols », notamment « des pénétrations forcées avec une arme de poing ». Accusations que rejette l'État hébreu, précise le Times of Israël. De son côté, l'Orient-le Jour revient sur les images qui ont fait le tour du monde, montrant le ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir humilier certains des militants de la flottille de Gaza. Pour le journal francophone libanais, « le traitement dégradant infligé aux activistes internationaux rappelle des méthodes carcérales déshumanisantes, ancrées depuis des décennies dans le traitement réservé aux Palestiniens ». « Les images choquantes montrant des militants détenus et violentés par la police israélienne, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale, accuse l'Orient-le-Jour, n'ont hélas rien d'inédit. Ces corps agenouillés, têtes contre le sol, placés en file indienne avant d'être envoyés dans des centres de détention sans l'ombre d'un jugement… toutes ces images font partie du quotidien des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza depuis de longues années, avec une fréquence et une violence décuplées dans l'Israël post-7-Octobre ». À lire aussiDe retour à Paris, les Français membres de la flottille pour Gaza décrivent les violences subies en Israël De Boston au Honduras Aux États-Unis, une nouvelle affaire d'expulsion pose question. C'est le Boston Globe qui nous raconte l'histoire d'Any Lucia Lopez Belloza, 20 ans, une étudiante « expulsée par erreur à l'automne dernier vers le Honduras », pays qu'elle a quitté avec sa mère à l'âge de huit ans, explique le quotidien américain. Or, la jeune fille « ignorait qu'un ordre d'expulsion avait été émis à son encontre lorsqu'elle avait 11 ans », il y a donc neuf ans. Et c'est cet ordre d'expulsion qui a été mis en application par l'ICE, la police de l'immigration, de sinistre réputation. Mais sur le plan juridique, les avocats d'Any Lucia Lopez Belloza espèrent soulever une anomalie, la jeune fille ayant été transférée, lors de son arrestation, de Boston à l'État du Texas, « sans lui permettre d'avertir qui que ce soit », « ni donner la possibilité à un avocat de déterminer où elle avait été conduite, ni par qui elle était détenue ». Ce qui pourrait changer la donne pour la jeune fille qui a fait appel de son expulsion. En attendant, elle vit chez ses grands-parents, au Honduras, et suit désormais ses études à Boston, à distance. À lire aussiExpulsés des États-Unis, des milliers de Honduriens démunis après la fin d'un programme d'aide au retour Respect pour les rondeurs Enfin, le Times s'intéresse aux progrès que la Joconde pourrait permettre dans la lutte contre la grossophobie, autrement dit, la stigmatisation et la discrimination des personnes perçues comme « grosses ». Le très sérieux quotidien britannique nous explique « pourquoi la Joconde peut nous apprendre l'art de respecter une silhouette plus ronde ». « De la Joconde [peinte par Léonard de Vinci au 16e siècle et considérée comme le tableau le plus célèbre du monde], aux nus féminins de Rubens, explique le journal, l'art regorge de chefs-d'œuvre représentant des femmes aux formes généreuses. » Or, une étude, poursuit le Times, « suggère que les médecins s'inspirent de ces représentations artistiques « positives » de l'obésité, pour se montrer moins critiques et plus empathiques envers leurs patients ». Cette même étude « laisse entendre qu'à l'avenir, les portraits pourraient être fortement influencés par les injonctions à la perte de poids, avec la mise en scène de silhouettes très amaigries, caractéristiques d'une perte de poids rapide et importante ». Ce qui n'est finalement guère plus souhaitable qu'un surpoids dangereux pour la santé. Mais pour le Times, l'idée est visiblement d'encourager le respect et la tolérance. À lire aussiCatherine Pégard: «La loi sur les restitutions des biens culturels est un point de départ»
Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)
Aziz Abu Sarah et Maoz Inon pour leur livre « La paix est notre avenir » publié aux éditions de l'arbre qui marche. À propos du livre : « La paix est notre avenir » paru aux éditions l'arbre qui marche " Notre peuple ne se divise pas entre Israéliens et Palestiniens, mais entre ceux qui croient à la paix, et ceux qui n'y croient pas, ou pas encore " Aziz et Maoz ne devraient pas être amis. Le frère d'Aziz a été tué par des militaires israéliens. Les parents de Maoz ont été tués par le Hamas le 7 octobre 2023. Aujourd'hui, ils nous invitent à un voyage de huit jours à travers la Terre sainte, à la découverte de l'histoire mythique, politique et intime qui relie Palestiniens et Israéliens autant qu'elle les divise. A Jérusalem, à Nazareth, en Cisjordanie, sur les hauteurs de Gaza, nous découvrons deux peuples en train de perdre espoir, mais aussi une nouvelle réalité occultée par l'actualité : des milliers de Palestiniens et d'Israéliens veulent vivre ensemble, comme leurs ancêtres l'ont fait pendant des siècles avant eux. Au fur et à mesure de notre voyage, nous découvrons non seulement qu'une réconciliation est possible, mais qu'elle est inévitable. " Un livre qui nous brise le cœur, et qui nous répare. " Colum McCann, prix du meilleur livre étranger pour Apeirogon " Le livre dont nous avions besoin "Michael Morpurgo, auteur de Cheval de Guerre
Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. » Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia
Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. » Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia
durée : 00:03:21 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Le président palestinien Mahmoud Abbas promet à nouveau l'organisation d'élections sans fixer de calendrier. En coulisses il pousse son fils aîné Yasser Abbas et s'accroche au pouvoir, alors qu'il est privé d'autorité par la colonisation israélienne en Cisjordanie et la destruction de Gaza. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des sanctions européennes contre des colons israéliens extrémistes, un projet d'extraction de cuivre en RDC et une loi pour réduire la peine de Jair Bolsonaro au Brésil. Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres ? Jugés pour « attroupement armé », « mouvement insurrectionnel », « rébellion » et « détention d'armes de guerre », huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d'opposition, ont été condamnés à huit ans de prison ferme par le tribunal de N'Djamena. Un avocat de la défense dénonce un verdict « rendu à l'arrachée ». Comment interpréter de tels propos ? Que reproche-t-on aux accusés ? Quel avenir pour le GCAP après cette décision de justice ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Israël : que reproche-t-on aux colons extrémistes sanctionnés par les Européens ? Après des mois de blocage en raison du véto de la Hongrie, l'Union européenne est parvenue à trouver un accord pour sanctionner « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », comme l'a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, le ministre des Affaires étrangères français. Une décision « arbitraire » et « politique » a dénoncé le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Qui sont les colons extrémistes visés par ces sanctions ? Que leur reproche-t-on ? À quel point cette décision peut-elle impacter les relations entre Israël et les pays européens ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. RDC : le pays va-t-il devenir le numéro un mondial du cuivre ? C'est un ambitieux projet d'exploitation de cuivre que vient de dévoiler la société chinoise « China Railway Resources Universal Limited » (CRRU). Situé dans l'espace Grand Kasaï, au centre-ouest de la RDC, le futur site minier pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en ferait l'une des plus importantes mines de cuivre au monde. Déjà deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC pourrait, grâce à cette initiative, renforcer davantage sa place sur le marché international. Mais que sait-on réellement de ce projet ? Quelles retombées économiques et sociales peut-il apporter aux populations congolaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Brésil : vers une réduction de peine pour Jair Bolsonaro ? La Cour suprême du Brésil a suspendu l'application d'une loi ouvrant la voie à une réduction de la peine de prison de Jair Bolsonaro. Reconnu coupable d'avoir fomenté un coup d'État contre son successeur Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en octobre 2022, l'ancien président a été condamné à 27 ans de réclusion en septembre 2025. Comment la Cour suprême justifie-t-elle sa décision ? Si après examen, les juges valident la loi, quel sera le sort de l'ex-président ? Avec Adriana Moysés, cheffe adjointe du service en langue brésilienne de RFI.
Au sommaire :La filière viticole française est en crise face à la baisse de la consommation de vin, notamment chez les jeunes, et aux effets du changement climatique, poussant certains vignerons à arracher leurs vignes.Un cas positif du virus des Andes, une souche originaire d'Amérique du Sud avec une longue période d'incubation, a été détecté chez une passagère rapatriée, suscitant de fortes mesures de précaution du gouvernement.L'Union européenne a sanctionné 7 colons israéliens pour leurs attaques contre des Palestiniens en Cisjordanie, mais n'a pas pris de mesures plus larges contre Israël, malgré les pressions de plusieurs États membres.Le 79e Festival de Cannes s'ouvre ce soir avec peu de productions hollywoodiennes en compétition, reflétant un cinéma plus engagé dans un contexte de ralentissement de l'industrie américaine.Certains pays européens envisagent de relancer l'exploration de gisements de gaz et de pétrole face à la guerre au Moyen-Orient et à la dépendance aux importations énergétiques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A la Une de la presse, ce mardi 12 mai, la stratégie de la France face à l'hantavirus. Après la détection d'un premier cas, le gouvernement annonce des mesures "très strictes". La normalisation des relations de l'Union européenne avec la Syrie, et la décision de Bruxelles de sanctionner les colons violents de Cisjordanie. L'ouverture du Festival de Cannes sur fond de polémique. Et les 50 ans du match mythique entre Saint-Etienne et le Bayern Munich en finale de Coupe d'Europe.
La Cisjordanie connaît une escalade continue, marquée par des assassinats ciblés, des arrestations et des attaques contre des Palestiniens et leurs biens, dans l'indifférence politique et diplomatique. Début mai, au moins 1 069 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre de Gaza. L'Union européenne est parvenue ce lundi 11 mai à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, une mesure longtemps bloquée par le veto de la Hongrie. Entretien avec Yoav Shemer-Kunz, en charge de plaidoyer international au sein de B'Tselem – le centre israélien d'information sur les droits humains en territoires occupés. RFI : Selon un décompte réalisé par l'ONG israélienne Breaking the Silence, 378 attaques de violences perpétrées par des colons israéliens en Cisjordanie occupée ont eu lieu en 40 jours, soit près de dix au quotidien. On a l'impression que les limites sont sans cesse repoussées. Yoav Shemer-Kunz : Tout à fait. Les violences sont effectivement sans cesse repoussées. Les colons israéliens arrivent maintenant aussi dans la zone A. La Cisjordanie est coupée, depuis les accords d'Oslo, en trois zones. Désormais, les attaques ont même lieu dans la zone A qui est normalement sous sécurité palestinienne. Mais il ne s'agit pas uniquement de colons israéliens. Et ces colons n'agissent pas tout seuls, ils sont protégés par l'armée israélienne. Souvent d'ailleurs, ces attaques sont combinées, civils et soldats ensemble. Ces colons sont protégés par la police israélienne, et sont actifs dans une impunité la plus totale possible. Ces colons sont soutenus par le gouvernement israélien. Vous avez raison de le rappeler, ces attaques se concentrent surtout dans la zone C, sous contrôle militaire israélien. Mais se répandent de plus en plus en zone B et en zone A, censée être sous le contrôle total de l'Autorité palestinienne. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les zones sont de plus en plus brouillées. Les attaques ont commencé dans les zones rurales, donc la zone C, et notamment la vallée du Jourdain. Désormais, les attaques commencent à monter dans les montagnes et à arriver dans les villes palestiniennes, plus près des grandes villes et des grandes agglomérations palestiniennes. Il s'agit d'un processus de purification ethnique. Nous avons déjà plus de 59 communautés qui sont complètement effacées de la carte, des communautés entières palestiniennes qui ont dû quitter leurs territoires, quitter leur terrain. Cela, c'est ce qui concerne les communautés rurales. Les attaques vont de plus en plus vers les zones semi-urbaines, et tout cela avec la protection de l'État israélien. Vous portez la voix de l'organisation de défense des droits humains B'Tselem. Quelques voix s'élèvent en Israël. Dans un édito le journal Haaretz s'indigne : « Imaginez si des Palestiniens avaient fait la même chose à un Israélien ? » Je vous pose la question à vous, que pourrait-il se passer dans ce cas ? Les colons agissent dans un système général d'apartheid. Nous ne sommes pas sous les mêmes droits. Les Palestiniens qui sont en Cisjordanie sont sous occupation militaire. S'ils agissent, s'ils font quelque chose considérée comme illégale, l'armée israélienne les arrête. On parle actuellement de presque 10 000 Palestiniens prisonniers en Israël, dont la moitié sans aucune charge. Il s'agit de détention administrative. Alors que les colons israéliens sont des civils, c'est plutôt le droit civil qui s'applique pour eux. Nous sommes dans une situation d'inégalité absolue, et cela depuis maintenant presque six décennies. La situation en Cisjordanie est maîtrisée par l'armée israélienne. L'armée israélienne maîtrise chaque mouvement en Cisjordanie. Il ne s'agit pas d'un territoire hors contrôle, il ne s'agit pas d'individus hors contrôle. Il s'agit plutôt pour nous d'un processus de purification ethnique qui est soutenu par l'État. Il s'agit d'une violence que l'État n'ose pas faire directement, mais laisse les individus faire à sa place. Le ministère palestinien de la Santé a annoncé qu'un homme de 26 ans a été tué lors d'un raid israélien à Naplouse, dimanche 10 mai 2026. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU évoque « une violence effroyable qui n'épargne ni mort ni vivant » à propos de l'attaque du vendredi 8 mai 2026. Que fait la communauté internationale pour contrer ce phénomène ? Elle n'en fait pas assez, alors que les faits sont connus. Il y a énormément d'incidents connus, même filmés en vidéo. Et pire, les criminels sont en liberté, qu'il s'agisse de soldats ou de civils. Dans les deux cas, le régime israélien continue avec cette violence dans l'impunité la plus totale. Désormais, on parle de sanctions individuelles contre les colons. Mais la violence ne vient pas des individus, mais de tout le système qui les protège. D'ailleurs, même les individus sous sanctions restent en liberté et continuent à terroriser les Palestiniens et continuent à construire des avant-postes. En parlant de sanctions, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dit s'attendre à un accord politique concernant les sanctions visant les colons israéliens violents. Cela peut-il avoir des conséquences sur le terrain ? C'est très bien que l'Union européenne commence à bouger un peu par rapport à ce qui se passe en Palestine occupée, en Cisjordanie et à Gaza. Par contre, c'est une mesure extrêmement symbolique qui n'a presque aucun effet sur le terrain. Il y a des colons qui sont libres en Cisjordanie, qui sont déjà sous sanctions américaines – qui sont depuis levées, des sanctions britanniques. Mais ils sont toujours là, et pour eux, il n'est pas question de visas à l'étranger, etc. Ils ont juste continué à grimper sur les collines en Cisjordanie et à faire peur. À lire aussiL'UE parvient à un accord politique pour sanctionner des colons extrémistes israéliens À lire aussiCisjordanie occupée: sidération après l'exhumation forcée d'un corps enterré «trop près» d'une colonie À lire aussiCisjordanie occupée: le rabbin Arik Ascherman sillonne les villages attaqués par les colons
Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
Ces derniers jours, plusieurs actes de violence contre les chrétiens ont été commis par Israël, notamment l'agression d'une religieuse à Jérusalem et la destruction de symboles religieux au Liban, ou encore des violences aussi en Cisjordanie, en particulier contre le village de Taybeh, le seul entièrement chrétien du territoire palestinien, régulièrement ciblé, quasiment assiégé puisque ses habitants ne peuvent plus avoir accès aux terres agricoles, ils sont bloqués par les colons. Entretien avec Sophie Bessis, historienne, autrice du livre La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d'une imposture (éditions Les Liens qui Libèrent, mars 2025). À lire aussiLa «civilisation judéo-chrétienne», une «imposture utile à tellement de monde», selon l'historienne Sophie Bessis
En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. « Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation », un Grand reportage d'Alice Moreno.
durée : 00:09:44 - Le journal de 18h00 - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:44 - Journal de 18h - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis.
Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
durée : 02:29:54 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, pour son livre "100 ans de guerre contre la Palestine" (Actes Sud), quelques jours après les élections en Cisjordanie et à Gaza. A 7h17, Pierre Lagrange analyse le retour des ovnis dans la politique américaine. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:38:36 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce week-end ont eu lieu en Cisjordanie et à Gaza les premières élections depuis le début de la guerre - un scrutin symbolique que nous analysons avec le grand historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, qui publie "100 ans de guerre contre la Palestine" aux éditions Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Rashid Khalidi Historien palestino-américain, professeur émérite à l'université Columbia (New York), titulaire de la chaire Edward Saïd d'études arabes
Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans. Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. » Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens
Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans. Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. » Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens
La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes
durée : 00:02:10 - L'ambassadeur israélien en Italie accuse l'hebdomadaire réputé "L'Espresso" d'avoir "déformé la réalité complexe" en utilisant une photo d'un colon israélien armé qui grimace en regardant une habitante de Cisjordanie. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du vendredi 10 avril 2026, 18 h 00 heure de Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CbUE.A
C dans l'air du 9 avril 2026 - Cessez-le-feu : Trump négocie, Netanyahu pilonne Les négociations qui doivent commencer demain au Pakistan sont déjà menacées après les frappes massives menées par Israël au Liban et le doute que laisse planer l'Iran sur sa participation. Hier, l'État hébreu a frappé le Liban à plus de 100 reprises en quelques minutes, faisant au moins 254 morts et plus de 1 000 blessés, selon un bilan provisoire des autorités libanaises. « Des tueries épouvantables », a dénoncé l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, parle d'un « choc » après « des attaques intolérables qui fragilisent le cessez-le-feu ». Pour le chef de la diplomatie française, « le Liban doit être impérativement couvert » par le cessez-le-feu, ce que refuse le gouvernement israélien. Une possible suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes «disproportionnées» au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, a-t-il ajouté.Israël frappera le Hezbollah « partout où il le faudra », a déclaré ce jeudi encore le Premier ministre Benyamin Netanyahou. L'Iran, de son côté, a prévenu que le Liban constituait une « partie inséparable » de l'accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, ajoutant que toute violation de la trêve provoquerait une « réponse ferme » de sa part. « Éteignez l'incendie immédiatement », a ajouté le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Pour lui, trois points importants du plan iranien en dix points ont déjà été violés avant même le début des négociations, citant l'attaque d'Israël au Liban, le survol d'un drone sur le territoire iranien et le refus « du droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium » par les États-Unis.Des négociations plus qu'incertaines vont s'ouvrir ce vendredi. En route pour le Pakistan, le vice-président JD Vance dirigera cette fois la délégation américaine à Islamabad, alors qu'aux États-Unis, le débat enfle sur les décisions prises par Donald Trump et sa santé mentale. Dans une longue enquête, le quotidien américain The New York Times raconte les heures décisives au cours desquelles le président des États-Unis a écarté les mises en garde de ses conseillers pour décider, sur proposition de Benyamin Netanyahou, de déclencher la guerre en Iran.Très critique à l'égard de Donald Trump, qu'il accuse d'avoir « sous-estimé l'impact de la guerre », Robert Malley, ancien conseiller Moyen-Orient de Barack Obama et Joe Biden, nous a accordé une interview. Ce diplomate est l'un des artisans du fameux JCPOA, l'accord sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015. Il nous livre les coulisses de ces négociations et décrypte le plan de paix proposé par le régime iranien, soutenu par la Chine.Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro - Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de Géopolitique du Sahel publié chez PUF - Jean-Dominique MERCHET - journaliste à L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur Sommes-nous prêts pour la guerre publié chez Tempus / Perrin- Sonia DRIDI ( en duplex) - Correspondante à Washington pour France 24 et LCI
durée : 00:23:22 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Après les attaques terroristes du 7 octobre 2023, Israël a retiré les permis de travail de près de 120 000 ouvriers palestiniens. Beaucoup sont désormais forcés de passer la frontière clandestinement pour travailler en Israël, alors que la Cisjordanie occupée connaît une grave crise économique. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Mohamed Farhat Grand reporter à France 24
durée : 00:58:27 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Mohamed Farhat qui revient de Cisjordanie et d'Israël, puis table-ronde sur les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Mohamed Farhat Grand reporter à France 24; David Cadier Docteur en sciences politiques, chercheur « Sécurité Européenne » à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), enseignant à Sciences Po Paris et au Collège d'Europe; Jacques Rupnik Historien, directeur de recherches émérite au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po
L'émission 28 minutes du 31/03/2026 Peine de mort, colonisation : Israël, une “démocratie illibérale” ? Lundi 30 mars, le Parlement israélien a adopté une loi instaurant “la peine de mort pour les terroristes" conçue de sorte à ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières. Pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, la loi prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si la justice militaire israélienne qualifie l'homicide d'acte de terrorisme. Cette adoption intervient dans un contexte de multiplication des attaques de colons israéliens contre des civils palestiniens en Cisjordanie. Mi-mars, le chef d'état-major israélien avait jugé ces attaques “moralement et éthiquement inacceptables”. L'opposition au Parlement a exprimé son indignation face au texte. L'Association pour les droits civils en Israël a déposé un recours en urgence devant la Cour suprême. L'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie avaient dénoncé cette loi dès dimanche, appelant le Parlement à y renoncer. On en débat avec Hanna Assouline, militante pacifiste, fondatrice du mouvement Les Guerrières de la Paix, Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins Sans Frontières et Noémie Halioua, essayiste, membre du comité éditorial de la "Nouvelle Revue Politique". 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 31 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 31/03/2026 La Lune, nouveau champ de bataille entre les États-Unis et la Chine ? Ce 1er avril, la NASA devrait lancer sa mission Artemis-2. Pour la première fois depuis Apollo 17, il y a 54 ans, un équipage inédit de quatre astronautes dont une femme, un Afro-américain et un Canadien, quittera l'orbite terrestre pour un survol de la Lune. Un vol symbolique et géostratégique, alors que la Chine ambitionne de poser le pied sur la Lune dès 2030 et d'y construire une base. La NASA a pour objectif d'alunir d'ici 2030 mais ne dispose pas, pour l'instant, d'un alunisseur. Alain Cirou, directeur de la rédaction de “Ciel et Espace”, est notre invité. Peine de mort, colonisation : Israël, une “démocratie illibérale” ? Lundi 30 mars, le Parlement israélien a adopté une loi instaurant “la peine de mort pour les terroristes" conçue de sorte à ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières. Pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, la loi prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si la justice militaire israélienne qualifie l'homicide d'acte de terrorisme. Cette adoption intervient dans un contexte de multiplication des attaques de colons israéliens contre des civils palestiniens en Cisjordanie. Mi-mars, le chef d'état-major israélien avait jugé ces attaques “moralement et éthiquement inacceptables”. L'opposition au Parlement a exprimé son indignation face au texte. L'Association pour les droits civils en Israël a déposé un recours en urgence devant la Cour suprême. L'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie avaient dénoncé cette loi dès dimanche, appelant le Parlement à y renoncer. On en débat avec Hanna Assouline, militante pacifiste, fondatrice du mouvement Les Guerrières de la Paix, Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins Sans Frontières et Noémie Halioua, essayiste, membre du comité éditorial de la "Nouvelle Revue Politique". Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'ouverture du procès Athanor dans lequel des francs-maçons sont accusés de pratiques criminelles devant les assises de Paris. Marie Bonnisseau s'intéresse à un nouveau phénomène TikTok : les téléréalités générées par IA… avec des personnages-fruits. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 31 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 21/03/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Karima Brikh, éditorialiste à Radio-Canada dans l'émission “Zone Info”, Eva Morletto, correspondante à Paris pour le magazine italien “Grazia”, Lionel Zinsou, économiste, ancien Premier ministre de la République du Bénin (2015-2016), et le dessinateur de presse Pierre Kroll. Cisjordanie : un risque de nettoyage ethnique ? Pour la première fois, Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, a dénoncé la recrudescence d'attaques des colons israéliens sur des civils palestiniens et des soldats israéliens en Cisjordanie. La députée centriste israélienne, Meirav Cohen, a évoqué, elle, le “terrorisme juif” en Cisjordanie. Depuis le début de la guerre en Iran, les attaques de colons contre les civils palestiniens se sont accentuées. Moyen-Orient : face à Trump, les Européens peuvent-ils imposer leurs conditions ? En début de semaine, les Européens ont opposé une fin de non-recevoir à Donald Trump concernant leur participation militaire à la sécurisation du détroit d'Ormuz. Mais voilà que jeudi, six pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas mais aussi le Japon) se sont finalement dits “prêts à contribuer” à sécuriser ce lieu stratégique pour le transport du pétrole mais à certaines conditions. Nous recevons Julie Garel-Grislin, conservatrice à la Bibliothèque François Mitterrand, à Paris, qui présente l'exposition “Cartes imaginaires. Inventer des mondes” du 24 mars au 19 juillet. Elle fait dialoguer cartographie et imaginaires. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins italiens qui se prononceront, les 22 et 23 mars, lors d'un référendum, sur la grande réforme judiciaire voulue par Giorgia Meloni. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine au Planning familial. L'association qui œuvre pour la santé sexuelle des femmes et des minorités fête ses 70 ans cette année. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision marocaine. Le Maroc a finalement été déclaré vainqueur de la CAN par la Confédération africaine de football, deux mois après sa finale perdue face au Sénégal. Natacha Triou nous invite à méditer sur la série phénomène “Heated Rivalry”, une romance entre deux joueurs de hockey. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 21 mars 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Nos reporters au Proche-Orient sont partis à la rencontre de travailleurs palestiniens clandestins qui tentent, coûte que coûte, d'atteindre Israël pour y travailler. Depuis le 7-Octobre, Israël a retiré les permis de travail de près de 120 000 ouvriers.
durée : 00:05:13 - La Revue de presse internationale - Depuis le début de la guerre en Iran, les milices de colons israéliens intensifient les attaques contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. Cinq Palestiniens ont été tués par des milices de colons, et des centaines ont été arrêtés. - invités : Agnès Levallois Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)
durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - Depuis le début de la guerre en Iran, les milices de colons israéliens intensifient les attaques contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. 5 Palestiniens ont été tués par des milices de colons, et des centaines ont été arrêtés, rien que la première semaine de la guerre.
Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une hausse de la violence des colons, dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février. Environ 50 incidents ont été enregistrés au cours des quatre premiers jours du conflit, et cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée. Une violence en toute impunité. Reportage dans un village endeuillé entre Ramallah et Naplouse. De notre envoyée spéciale à Qaryut, village entre Ramallah et Naplouse « La trace de sang que vous voyez là par terre, c'est celle du sang de Muhammad. Il a été atteint par une balle en pleine tête. C'est la première victime », confie Bachar. La première victime d'une attaque meurtrière, le 3 mars, dans le village de Qaryut, en Cisjordanie occupée. Une scène de guerre avec 40 minutes de combats que décrit Bachar, secouriste. Les villageois palestiniens ont tenté de se défendre contre un groupe d'une bonne vingtaine de colons israéliens armés. Les deux frères, Mohamed et Fahim Mouammar, sont morts. Ils étaient âgés de 48 et 52 ans. « Les tireurs venaient de ce verger-là. L'un d'entre eux était un colon qui portait un uniforme militaire », nous indique Bachar. L'identité du tireur et les circonstances de l'incident font l'objet d'une « enquête », a déclaré l'armée israélienne, qui condamne sévèrement les faits. Bachar ramasse des cartouches au sol et nous explique : « Son arme, c'était un fusil d'assaut M16, et ça, la marque rouge sur la cartouche, c'est la marque des balles explosives. » Jamil, le frère des deux victimes, a été touché au pied par une de ces munitions. Il se rappelle de ce jour : « Fahim est mort dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital. La balle a touché l'artère, il s'est vidé de son sang. » L'attaque a eu lieu en pleine journée, à midi. Pour Jamil, les assaillants étaient là pour tuer : « Ils devaient avoir l'intention de tuer puisqu'ils sont venus avec une arme et ils ont tiré directement sur nous. Ce n'était pas juste pour nous faire peur. » Bachar traverse le verger de la famille Mouamar et nous apprend que « cette zone est l'une des plus dangereuses de Qaryut. Toutes les maisons ici sont entourées de grillages pour se protéger, comme une prison. Ici, c'est la colonie de Shilo, et là, la colonie d'Eli ». Le secouriste raconte que, le matin de l'attaque, un des colons équipé d'un bulldozer a voulu tracer une piste pour relier ces colonies illégales au regard du droit international. Les villageois palestiniens sont intervenus pour le chasser. L'homme est revenu avec un groupe ultra-violent pour une opération punitive. Jamil a reconnu un des assaillants. La police et l'armée israéliennes sont arrivées presque une heure après la confrontation. « Le tireur est reconnaissable à 100%. L'armée est venue et a pris ses affaires et ses moutons. Le lendemain, il est revenu s'installer au même endroit », déplore Jamil. L'Autorité palestinienne dénonce « l'escalade majeure du terrorisme des colons à la faveur de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ».
durée : 00:15:11 - Journal de 8 h - En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens sont de retour dans des colonies évacuées il y a 20 ans. Une occupation totalement illégale au regard du droit international et condamnée par de nombreux États.
durée : 00:15:11 - Journal de 8 h - En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens sont de retour dans des colonies évacuées il y a 20 ans. Une occupation totalement illégale au regard du droit international et condamnée par de nombreux États.
durée : 00:15:11 - Journal de 8 h - En Cisjordanie occupée, le retour des colons israéliens sont de retour dans des colonies évacuées il y a 20 ans. Une occupation totalement illégale au regard du droit international et condamnée par de nombreux États.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'intervention de soldats américains au Nigeria, des nouvelles mesures d'annexion en Cisjordanie et la proposition iranienne de diluer son uranium. Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ? Lundi (9 février 2026), la tension est montée d'un cran à l'UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que les étudiants protestent depuis des semaines pour réclamer le paiement de leurs arriérés de bourse, les forces de l'ordre ont fait irruption sur le campus social. Des affrontements ont alors éclaté entre la police et des étudiants. Le bilan est lourd, un étudiant est décédé et une centaine d'autres ont été blessés. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Comment les autorités justifient-elles le retard dans le versement des bourses ? Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer cette crise ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar. Nigeria : l'arrivée de militaires américains permettra-t-elle de stopper l'avancée des jihadistes ? Le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement de l'armée dans le district de Kaiama, au centre-ouest du pays, après une attaque de présumés jihadistes qui a a fait au moins 162 morts. Alors que l'armée nigériane fait partie des meilleures d'Afrique, comment expliquer l'absence de militaires dans les zones où la présence de Boko Haram est avérée ? Le renforcement de la coopération militaire avec les États-Unis, avec l'arrivée prochaine de 200 militaires, permettra-t-il de contrer la menace terroriste ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI. Israël : vers une annexion totale de la Cisjordanie ? Sous l'impulsion de la droite conservatrice, Israël a validé une série de mesures administratives et juridiques lui permettant d'accentuer son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le président de l'Autorité Palestinienne, l'Union européenne, l'ONU et les pays arabes ont déjà condamné cette décision. Quelles peuvent être les conséquences sur le déroulé de la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump ? Quelle sera la réaction du président américain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Iran : la dilution de l'uranium permettra-t-elle de lever les sanctions ? Après des semaines de tensions avec les États-Unis et alors que des négociations sont en cours notamment sur le nucléaire, l'Iran propose de diluer une partie de son uranium enrichi en échange de la levée total des sanctions. « Diluer l'uranium », que faut-il comprendre ? Cette annonce peut-elle satisfaire Donald Trump ? Est-il réaliste d'imaginer une levée des sanctions contre Téhéran ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Cnam.
Parallèlement à la guerre déclenchée en octobre 2023 dans la bande de Gaza, le conflit israelo-palestinien s'est intensifié sur un autre front: en Cisjordanie. Dans ces territoires occupés depuis 1967 par Israël, la vie des trois millions de civils s'est nettement détériorée. A tel point que le Haut commissariat des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé début janvier une forme d'apartheid.Ignorant les résolutions de l'ONU qui l'interdisent, le gouvernement israélien a approuvé des dizaines de nouvelles colonies, des autorisations qui s'accompagnent sur le terrain de multiplication des actes de violences commis par les colons les plus radicaux, et de la mise en place de près de 1000 postes de contrôle, barrages ou obstacles sur les routes qui rendent les déplacements très difficiles. Et la perspective d'un Etat Palestinien dans un territoire de plus morcelé semble s'éloigner.Invités: Louis Baudoin-Laarman, journaliste au bureau de l'AFP à JérusalemLaetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'INALCOXavier Guignard spécialiste de la Palestine, chercheur invité à l'Institut diplomatique saoudienAgnès Levallois, vice-présidente de l'Institut de Recherches et d'Etude Méditerranée Moyen OrientRéalisation : Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Luca Matteucci, Gildas Le Roux, David Lory, Luc Smilovici, Pascale TrouillaudLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:20:06 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Depuis l'offensive sur Gaza, la Cisjordanie connaît une accélération de la colonisation, soutenue par le gouvernement israélien. Dans la région de Masafer Yatta, les avant-postes fleurissent et les attaques de colons se multiplient pour chasser les Palestiniens. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Nicolas Cortes photojournaliste indépendant
durée : 00:58:24 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Nicolas Cortès qui rentre de Cisjordanie, puis table-ronde sur le rôle des gardiens de la révolution dans la répression du soulèvement populaire en Iran et de son poids dans l'État. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Nicolas Cortes photojournaliste indépendant; Armin Arefi Grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, journaliste spécialiste de l'Iran. ; Jonathan Piron Historien spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient, chercheur associé au Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP) basé à Bruxelles.
durée : 00:04:40 - Le Reportage de la rédaction - Il y a les jeunes qui faisaient partie de groupes armés, arrêtés ou tués par l'armée israélienne. Et ceux qui ne voient plus aucun avenir à Jénine. Sans emploi, de nombreux jeunes Palestiniens quittent la ville pour tenter leur chance ailleurs, parfois au prix d'un départ illégal.