Territory claimed by the State of Palestine
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Le Journal en français facile du lundi 14 septembre 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/D2wc.A
Ce samedi, Frédérique Misslin et Stefanie Schüler accompagnent leurs reportages de leurs commentaires. Frédérique Misslin pour évoquer la situation en Cisjordanie occupée. Stefanie Schüler pour compléter le périple qu'elle nous propose dans les Halligen, ce petit archipel allemand qui pourrait être le premier territoire insulaire européen à être submergé à cause du réchauffement climatique. Cisjordanie occupée : quand des colons assiègent des Palestiniens à domicile De la France à la Grande-Bretagne, en passant par le Canada, 12 pays viennent de décider de prendre des mesures restreignant le commerce avec les colonies israéliennes illégales. Conséquences de la dégradation de la situation pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée. Attaques multiples des colons et intensification de la colonisation. Ces 12 pays parlent de violence sans précédent de la part des colons et estiment que le gouvernement israélien compromet une solution à 2 États. Tel Aviv crie au scandale. Menace de représailles. Et la principale organisation de colons parle de sanctions antisémites et honteuses. À l'approche des élections israéliennes, les colons en toute impunité multiplient en effet, vols, incendies parfois meurtres et bloquent des Palestiniens dans leur propre maison. Un Grand reportage de Frédérique Misslin qui s'entretient avec Jacques Allix. Comment sauver les Halligen, archipel européen menacé par la montée de la mer? Tout au nord de l'Allemagne, dix petites îles bravent les éléments : les Halligen. Plusieurs dizaines de fois par an, la mer du Nord les submerge naturellement. Et pourtant des humains vivent ici. Depuis des siècles, ils construisent leurs maisons et les étables pour leur bétail sur des monticules artificiels. De cette façon, les habitants des Halligen résistent aux pires tempêtes. Mais une nouvelle menace les guette : l'élévation du niveau de la mer, causée par le changement climatique. Un Grand reportage de Stefanie Schüler qui s'entretient avec Jacques Allix.
Au sommaire : Au Sénégal, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a présenté cette semaine sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale. Mais cette feuille de route de l'exécutif pourra-t-elle concilier rigueur budgétaire et attentes sociales des Sénégalais ? Au Soudan, de nouvelles enquêtes publiées cette semaine font état d'éléments jugés crédibles concernant l'utilisation présumée d'armes chimiques, notamment du chlore, par l'armée soudanaise contre les forces paramilitaires, en particulier en 2024. Des accusations démenties par les autorités soudanaises. Si ces faits étaient confirmés, la communauté internationale ira-t-elle jusqu'au bout pour établir les responsabilités au Soudan ? La France, le Royaume-Uni, le Canada et neuf autres pays ont annoncé des restrictions commerciales visant les produits issus des colonies israéliennes en Cisjordanie, en réponse à leur expansion et aux violences commises par certains colons contre les Palestiniens. Israël a réagi en annonçant notamment la fermeture du consulat britannique à Jérusalem. Quelle efficacité attendue de ces sanctions économiques ? Enfin l'AfD a remporté une victoire historique en Saxe-Anhalt avec près de 44% des voix, et infligeant un revers majeur aux conservateurs du chancelier Friedrich Merz. Cette percée de l'extrême droite, portée notamment par les inquiétudes liées à l'immigration et au contexte économique, met à l'épreuve le « cordon sanitaire » des partis traditionnels allemands. L'AfD est-elle en train de devenir une force incontournable de la politique allemande ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Marcel Zoumenou, directeur de publication du journal béninois Le Patriote François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Ousseynou Nar Gueye, directeur de publication du journal digital quotidien nations-sn.com et de Nations hebdo.
durée : 00:03:16 - Géopolitique - La violence des colons de Cisjordanie contre les Palestiniens a poussé douze pays, dont la France, à prendre des mesures unilatérales, faute de consensus européen. Les sanctions contre les colonies ont provoqué la colère d'Israël qui a pris de premières mesures de rétorsion contre le Royaume Uni. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La France compte interdire l'importation de produits en provenance des colonies en Cisjordanie qui mettent en péril, selon elle, la solution à deux États.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De la France à la Grande-Bretagne, en passant par le Canada, 12 pays viennent de décider de prendre des mesures restreignant le commerce avec les colonies israéliennes illégales. Conséquences de la dégradation de la situation pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée. Attaques multiples des colons et intensification de la colonisation. Ces 12 pays parlent de violence sans précédent de la part des colons et estiment que le gouvernement israélien compromet une solution à 2 États. Tel Aviv crie au scandale. Menace de représailles. Et la principale organisation de colons parle de sanctions antisémites et honteuses. À l'approche des élections israéliennes, les colons en toute impunité multiplient en effet, vols, incendies parfois meurtres et bloquent des Palestiniens dans leur propre maison. « Cisjordanie occupée : quand des colons assiègent des Palestiniens à domicile », un Grand reportage de Frédérique Misslin.
durée : 00:13:53 - Le journal de 18h - La ville de Paris ouvre une enquête après l'exclusion de salariés femmes à la tour Eiffel lors d'une visite. La responsabilité des réseaux sociaux dans la baisse du niveau des élèves français, après l'enquête Pisa. Plusieurs pays cessent de commercer avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. - équipe : François Geffrier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui dans "Parlons-en", direction Israël, à exactement sept semaines d'élections législatives décisives – les premières depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023. Les premières, aussi, depuis qu'Israël a ouvert plusieurs fronts dans la région, à Gaza, au Liban, en Iran... Benjamin Netanyahu, le phénix de la vie politique israélienne au pouvoir depuis près de vingt ans pourra-t-il survivre à ce scrutin alors qu'un front semble se dresser contre lui ? Quelles sont, aujourd'hui, les composantes du débat public dans cette société traumatisée par le 7-Octobre ? Quid de la Cisjordanie ou de la question des juifs ultraorthodoxes ?
La Cisjordanie est plus colonisée que jamais, avec attaques de colons et pression maximum de l'armée. Malgré tout, dans leur territoire, les Palestiniens, comme par défi, célèbrent haut et fort l'amour et le mariage. Les invités sont pléthores, la musique forte et ça danse au nez et à la barbe des forces d'occupation. Musique, grand défoulement et grand reportage d'Amira Souilem. La deuxième partie nous transportera en Australie et ses millions de lapins qui transforment les terres agricoles, notamment, en véritable gruyère et c'est dangereux. Un périple signé Grégory Plesse. Cupidon en Palestine occupée Les mariages palestiniens : 1 200 invités, un buffet gargantuesque et des convives tirés à quatre épingles. C'est un des paradoxes de la société palestinienne. Alors que la colonisation israélienne progresse malgré tout et meurtrit la Cisjordanie occupée, les mariages ont souvent lieu dans des cadres somptueux. Malgré les entraves à la vie quotidienne, les fêtes de mariage semblent servir désormais de défouloir à des Palestiniens qui s'endettent souvent lourdement pour fêter ce qu'ils appellent la « joie de toute une vie ». Entre colonies, barrages et raids de l'armée israélienne, célébrer l'amour relève vraiment du défi. Un Grand reportage d'Amira Souilem qui s'entretient avec Jacques Allix. Australie : 1 000 façons d'accommoder le lapin Les lapins, origine lointaine : Espagne et Portugal. En Europe, ils ont plutôt la côte : aux carottes le dimanche, doudou pour bébé, joujou pour chasseurs. Mais en Australie, les lapins sont une catastrophe : pour l'économie, pour l'environnement. Et on les mange peu, on préfère le kangourou. Introduits, nonchalamment, par des colons britanniques au milieu du XIXe siècle, ils se sont multipliés en l'absence de prédateur naturel – comme des lapins – et ils ont conquis la quasi-totalité du territoire… Plus de 150 ans après, et malgré de multiples campagnes d'éradication massive – les Australiens ont tout essayé – ils sont toujours là, 200 millions peut-être, au grand dam notamment des agriculteurs. Un Grand reportage de Grégory Plesse qui s'entretient avec Jacques Allix.
Malgré la destruction massive de la bande de Gaza par l'armée israélienne, le championnat des clubs de football reprend dans l'enclave après trois années de suspension. Ce sont 50 clubs de football gazaouis qui participent au tournoi et RFI a pu assister au premier match. Il s'est tenu à Deir el-Balah, dans le centre de l'enclave palestinienne. De notre envoyé spécial à Deir el-Balah et de notre correspondante à Jérusalem, Pour le match inaugural, ce sont les équipes de foot de Rafah qui s'affrontent : les bleus foncés contre les bleus ciel. Le public, attentif, est assis sur des chaises en plastique grises autour d'un terrain recouvert d'une pelouse synthétique fatiguée. « Ah, quel sentiment de joie immense ! Ces matchs nous donnent à nouveau espoir, force et volonté, se réjouit Moath qui n'aurait raté la reprise du championnat sous aucun prétexte. Le retour des activités sportives nous rappelle des souvenirs de la vie avant la guerre. On nous a privés de bien des choses pendant trois ans, notamment de regarder des matchs et de jouer au football. De nombreux talents sont morts pendant cette période. » Un coup de sifflet sportif pour l'événement, mais c'est aussi l'occasion pour les Gazaouis de rendre hommage à ceux qui sont morts pendant la guerre : un millier de footballeurs et de supporters. « Je trouve que c'est un très beau moment. Nous reprenons les matchs mais nous pensons aussi aux familles qui sont endeuillées, souligne Abderhamane Saleh, qui a remis les crampons pour l'occasion. Je me sens vraiment bien de jouer à nouveau après plus de trois ans d'absence, nous aimons tellement le football, mais c'est vrai que la guerre nous a fatigués, épuisés. Mais ça va mieux grâce à Dieu. » À lire aussiEn deux ans, la bande de Gaza a été transformée en champ de ruines « Le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël » Le responsable de la communication de la fédération, Mustafa Siam, délivre un message plus politique. « Plus de 240 clubs palestiniens participent à cette compétition. Nous voulons dire au monde entier : le peuple palestinien est victime d'un génocide, et le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël. Par conséquent, chaque joueur qui tape dans le ballon à Gaza, en Cisjordanie, et dans la diaspora porte ce message et l'histoire d'une souffrance qui dure depuis plus de trois ans maintenant. » La fédération espère que le club champion de la bande de Gaza pourra à l'avenir affronter celui de Cisjordanie, un espoir qui s'avère compliqué puisque les territoires palestiniens sont occupés et morcelés, la bande de Gaza, isolée. Khalil a bien joué pour le match d'ouverture mais il n'arrive pas à se réjouir complètement. Ses sentiments sont mitigés : « Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens… Est-ce que nous sommes heureux ? Ou tristes ? Pour les personnes qu'on a perdues, pour l'ampleur des dégâts de ces dernières années… Nous avons perdu beaucoup de jeunes, des amis sportifs, que ce soient des entraîneurs, des joueurs ou des supporters. Franchement, on a vraiment perdu beaucoup de monde. Mais le football, c'est toute notre vie. » La compétition va se poursuivre au cours des prochaines semaines. À lire aussiVisa pour l'image: le drame des civils de la bande de Gaza sous les projecteurs
Malgré la destruction massive de la bande de Gaza par l'armée israélienne, le championnat des clubs de football reprend dans l'enclave après trois années de suspension. Ce sont 50 clubs de football gazaouis qui participent au tournoi et RFI a pu assister au premier match. Il s'est tenu à Deir el-Balah, dans le centre de l'enclave palestinienne. De notre envoyé spécial à Deir el-Balah et de notre correspondante à Jérusalem, Pour le match inaugural, ce sont les équipes de foot de Rafah qui s'affrontent : les bleus foncés contre les bleus ciel. Le public, attentif, est assis sur des chaises en plastique grises autour d'un terrain recouvert d'une pelouse synthétique fatiguée. « Ah, quel sentiment de joie immense ! Ces matchs nous donnent à nouveau espoir, force et volonté, se réjouit Moath qui n'aurait raté la reprise du championnat sous aucun prétexte. Le retour des activités sportives nous rappelle des souvenirs de la vie avant la guerre. On nous a privés de bien des choses pendant trois ans, notamment de regarder des matchs et de jouer au football. De nombreux talents sont morts pendant cette période. » Un coup de sifflet sportif pour l'événement, mais c'est aussi l'occasion pour les Gazaouis de rendre hommage à ceux qui sont morts pendant la guerre : un millier de footballeurs et de supporters. « Je trouve que c'est un très beau moment. Nous reprenons les matchs mais nous pensons aussi aux familles qui sont endeuillées, souligne Abderhamane Saleh, qui a remis les crampons pour l'occasion. Je me sens vraiment bien de jouer à nouveau après plus de trois ans d'absence, nous aimons tellement le football, mais c'est vrai que la guerre nous a fatigués, épuisés. Mais ça va mieux grâce à Dieu. » À lire aussiEn deux ans, la bande de Gaza a été transformée en champ de ruines « Le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël » Le responsable de la communication de la fédération, Mustafa Siam, délivre un message plus politique. « Plus de 240 clubs palestiniens participent à cette compétition. Nous voulons dire au monde entier : le peuple palestinien est victime d'un génocide, et le sport palestinien est confronté à une guerre existentielle menée par Israël. Par conséquent, chaque joueur qui tape dans le ballon à Gaza, en Cisjordanie, et dans la diaspora porte ce message et l'histoire d'une souffrance qui dure depuis plus de trois ans maintenant. » La fédération espère que le club champion de la bande de Gaza pourra à l'avenir affronter celui de Cisjordanie, un espoir qui s'avère compliqué puisque les territoires palestiniens sont occupés et morcelés, la bande de Gaza, isolée. Khalil a bien joué pour le match d'ouverture mais il n'arrive pas à se réjouir complètement. Ses sentiments sont mitigés : « Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens… Est-ce que nous sommes heureux ? Ou tristes ? Pour les personnes qu'on a perdues, pour l'ampleur des dégâts de ces dernières années… Nous avons perdu beaucoup de jeunes, des amis sportifs, que ce soient des entraîneurs, des joueurs ou des supporters. Franchement, on a vraiment perdu beaucoup de monde. Mais le football, c'est toute notre vie. » La compétition va se poursuivre au cours des prochaines semaines. À lire aussiVisa pour l'image: le drame des civils de la bande de Gaza sous les projecteurs
Liban, Iran, Gaza, Cisjordanie : la pression sécuritaire s’est accentuée autour d’Israël. Au Liban, la crête d’Ali al-Taher est devenue un point stratégique du face-à-face avec le Hezbollah, tandis que Téhéran a multiplié les menaces. Avec Éric Setton, nous avons fait le point sur ces différents fronts et sur les risques d’une nouvelle escalade régionale.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Les mariages palestiniens : 1 200 invités, un buffet gargantuesque et des convives tirés à quatre épingles. C'est un des paradoxes de la société palestinienne. Alors que la colonisation israélienne progresse malgré tout et meurtrit la Cisjordanie occupée, les mariages ont souvent lieu dans des cadres somptueux. Malgré les entraves à la vie quotidienne, les fêtes de mariage semblent servir désormais de défouloir à des Palestiniens qui s'endettent souvent lourdement pour fêter ce qu'ils appellent la « joie de toute une vie ». Entre colonies, barrages et raids de l'armée israélienne, célébrer l'amour relève vraiment du défi. « Cupidon en Palestine occupée », c'est un grand reportage d'Amira Souilem.
Après l’expulsion des représentants néerlandais du centre international de coordination pour Gaza à Kiryat Gat, Israël a envisagé une mesure similaire contre les Britanniques. En toile de fond : le projet E1 en Cisjordanie, les sanctions envisagées par Londres et des relations de plus en plus tendues avec plusieurs capitales européennes. Simple bras de fer diplomatique ou rupture plus profonde ? Nous avons posé la question à Élie Beressi, chercheur au CERI de Sciences Po et spécialiste de la diplomatie israélienne.See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:02:12 - France Inter sur le terrain - Cet été, un Américain Palestinien est devenu un symbole de la résistance palestinienne à la violence des colons israéliens radicaux. Il est revenu en Cisjordanie il y a quelques mois, quand il a appris que des jeunes Israéliens tentaient de s'approprier sa maison. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Retour affiché sur la scène politique palestinienne de Mohamed Dahlan. Ancienne figure de l'Autorité palestinienne, membre du Fatah, il est en exil depuis 15 ans et vit aux Émirats arabes unis. Il joue désormais les médiateurs pour le plan de paix à Gaza. De nos correspondants à Jérusalem, À Gaza, la réapparition de Mohamed Dahlan s'appuie sur la publication récente d'une biographie tirée à 2 000 exemplaires. L'éditeur, Samir Mansour, reconnaît que le livre tombe à point nommé. « Ce livre est très élogieux pour Mohammed Dahlan et sa publication est très opportune. Personne d'autre que Mohammed Dahlan ne peut diriger les affaires, car c'est le seul fils de Gaza qui comprenne la situation aujourd'hui, le seul qui se soucie du peuple », affirme-t-il. S'agit-il d'un coup de publicité ? Toujours est-il que l'ouvrage n'est pas vendu, mais distribué gratuitement dans l'enclave, où la popularité de Mohamed Dahlan reste tangible. Rédigée par Ahmed Youssef, un ancien cadre du Hamas qui dit s'être éloigné du mouvement islamiste, cette biographie retrace le parcours d'un homme qui fut pourtant, au début des années 2000, un farouche opposant au Hamas. En 2007, lorsque le mouvement islamiste remporte les élections à Gaza, les violences interpalestiniennes atteignent leur paroxysme. À l'époque, Mohamed Dahlan, membre du Fatah, était responsable de la sécurité dans l'enclave, comme le rappelle le politologue gazaoui Ahmad Altanani. « Il avait l'image d'un homme ferme et déterminé. À cette époque, Mohammed Dahlan était le principal adversaire du Hamas dans la bande de Gaza. C'est ce qui l'a conduit à quitter Gaza pour la Cisjordanie », explique-t-il. Son exil s'est ensuite prolongé en raison de sa rivalité avec le président Mahmoud Abbas. Aujourd'hui, Mohamed Dahlan semble avoir changé de stratégie, comme le souligne le politologue. « Aujourd'hui, Mohamed Dahlan parle avec tout le monde », indique Ahmad Altanani. « Le courant de Mohammed Dahlan et le Hamas sont en contact direct depuis des années, étant donné la situation à Gaza. Plusieurs sources indiquent que Mohammed Dahlan joue un rôle de médiateur. Il entretient des relations ouvertes avec le régime égyptien, avec les Émirats arabes unis, et ces derniers jouissent d'une influence importante sur les Américains. Et puis, il existe un canal de communication entre les Émirats arabes unis et le gouvernement israélien », ajoute-t-il. Le Jerusalem Post a même évoqué en mai une rencontre qui aurait eu lieu entre le chef des renseignements israéliens et Mohamed Dahlan. Ce retour sur le devant de la scène serait motivé par une ambition personnelle, selon Ahmed Altanani. « Au cours des dernières années, il a tenté de se repositionner au sein du système palestinien. Dans ce contexte, son implication dans le dossier de la bande de Gaza a sans aucun doute constitué un tremplin. De plus, Mohammed Dahlan est originaire de Gaza. C'est là qu'il exerce principalement son influence, et c'est là qu'il s'impose », analyse le politologue. Les élections législatives prévues en novembre prochain pourraient servir de test pour le courant de Mohammed Dahlan, à condition qu'elles aient bien lieu. À lire aussiIsraël: les ONG restent sceptiques face aux enquêtes militaires sur des meurtres survenus à Gaza
TikTok, le réseau social d'origine chinoise, nous explique le Washington Post, vient de « conclure un accord à l'amiable de 400 millions de dollars avec le département de la justice américain, concernant la protection de la vie privée des enfants ». « La dernière plainte, explique le quotidien américain, porte sur des allégations selon lesquelles TikTok et sa société mère chinoise ByteDance auraient enfreint une loi fédérale exigeant que les applications et sites web destinés aux enfants obtiennent le consentement parental avant de collecter des informations personnelles sur des enfants de moins de 13 ans ». Des enfants soumis à des contenus parfois dangereux, comme le raconte le Times, qui a rencontré les parents de Blake Gallier, une adolescente de 13 ans, qui s'est suicidée le 19 octobre dernier. « En quête de réponse, poursuit le quotidien britannique, sa famille a fouillé son téléphone. C'est alors seulement qu'elle a découvert que les réseaux sociaux "bombardaient" l'adolescente de contenus suicidaires ». Vidéos publiées notamment sur TikTok, alors que Blake Gallier paraissait équilibrée et heureuse. Sa mère précise qu'elle ne présentait pas « de signe de trouble mental ». Elle s'est engagée avec d'autres familles endeuillées pour, notamment, « sensibiliser » les jeunes aux dangers des réseaux sociaux. Mettre à genoux l'économie de la Cisjordanie En Israël, le journal d'opposition Haaretz s'attaque une nouvelle fois à la politique du gouvernement envers la Cisjordanie. « Il n'y a pas que la violence, Israël détruit aussi l'économie palestinienne » titre Haaretz qui précise : « Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, (ministre d'extrême droite) mène discrètement une campagne visant à mettre à genoux l'Autorité palestinienne et l'économie de la Cisjordanie ». Selon le quotidien israélien, « l'objectif de Smotrich, avec le consentement tacite voire explicite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, est de provoquer l'effondrement de l'économie de la Cisjordanie, en ruinant l'Autorité palestinienne. Face à des attaques violentes d'une part, et à la pauvreté et au désespoir de l'autre, le raisonnement est le suivant : les Palestiniens se soulèveront, Israël écrasera cette nouvelle intifada et de ses cendres renaîtra l'annexion ». Pour provoquer « cette ruine », Bezalel Smotrich envisage notamment de rompre les liens entre les banques israéliennes et les banques palestiniennes, ce qui empêcherait les Palestiniens de « commercer avec les clients et fournisseurs israéliens ». Seraient visées, notamment, les transactions concernant « le paiement de l'eau, de l'électricité et du pétrole ». « L'Autorité palestinienne, poursuit Haaretz, aurait alors des difficultés à importer des produits de première nécessité comme les médicaments ». « En bref, conclut le quotidien israélien, l'activité économique de la Cisjordanie serait paralysée ». Animaux sauvages en danger En France, après la canicule et les incendies qui ont ravagé des milliers d'hectares de forêt, se pose désormais la question de la chasse. C'est le quotidien Libération qui s'est penché sur cette question et nous explique « qu'à quelques semaines de la réouverture de la saison, associations et citoyens réclament la suspension de la chasse dans les territoires concernés ». En illustration, la photo d'un petit oiseau, posé sur une branche calcinée. « Une pétition pour interdire la chasse dans les forêts où le feu a fait des ravages parmi la faune sauvage a recueilli 450 000 signatures en un mois », précise Libération. Mais les chasseurs ne sont pas de cet avis. L'un d'eux assure « qu'il n'ont à recevoir de consignes de personnes ». D'autres semblent plus compréhensifs. La Fédération nationale des chasseurs « défend des discussions au niveau local et au cas par cas ». Quant au gouvernement, « il renvoie la balle aux préfets » explique Libération. De son côté, Bruno Valentin, l'auteur de la pétition aux 450 000 signatures, attend toujours une réponse du gouvernement, « et voit dans ce silence "de l'irrespect pour les citoyens français qui ont signé" ».
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’historien Vincent Lemire met directement en cause la responsabilité des gouvernements occidentaux face à la poursuite des violences en Cisjordanie. Profondément attaché à Israël, il appelle la France et l’Europe à exercer une pression beaucoup plus forte sur le gouvernement israélien et alerte sur les conséquences que pourrait avoir, pour Israël lui-même, l’absence de toute perspective politique avec les Palestiniens. Une prise de position forte sur laquelle nous sommes revenus dans KAN en français.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Alors que le Proche-Orient vit au rythme des guerres et que la paix n'a probablement jamais paru aussi lointaine, pourquoi apprendre la langue de l'autre ? À Tel Aviv, des Israéliens se sont inscrits à des cours de langue arabe, une pratique controversée dans la société israélienne alors que l'occupation en Cisjordanie se poursuit et que les massacres à Gaza continuent. De notre correspondante de retour de Tel-Aviv, Plus de 300 étudiants suivent des cours d'arabe dans cette école de langues établie à Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem. « À mes yeux, chaque personne qui vit ici doit savoir parler l'arabe, juge Kim Ibrahim, l'une des professeurs et Palestinienne d'Israël. L'arabe n'est pas la langue d'une minorité. C'est la langue de cette terre. Si tu ne la maitrises pas, tu ne peux pas te rapprocher de son peuple. » La plupart des étudiants ici sont des militants de gauche qui se rendent fréquemment en Cisjordanie pour y dénoncer l'occupation. Un activisme pas toujours facile à assumer dans la société israélienne, comme l'explique Akiva, qui travaille pour une ONG de défense des droits humains. « Ce qu'on me dit quand j'annonce que j'ai fait des études d'arabe et d'architecture à l'université, c'est souvent des choses du genre : “Wow, tu vas pouvoir travailler pour le Mossad !” Ou alors “Tu vas construire des hôtels à Gaza !”, raconte-t-il. On est vraiment dans l'optique qui consiste à mieux connaître son ennemi, à utiliser l'arabe dans le cadre de missions dans l'armée ou pour le Mossad. » Sur les murs, des posters appelant à l'égalité des droits pour tous « from the river to the sea » ou encore des appels à libérer les détenus palestiniens des prisons israéliennes. Ces Israéliens savent être une minorité. À lire aussi«Nous vivons dans la peur»: en Israël, l'abandon sécuritaire de la minorité arabe dénoncé « La langue arabe est désormais perçue comme une provocation » La langue arabe est de plus en plus perçue comme une menace en Israël. Jadis langue officielle de l'État hébreu, l'arabe a été rétrogradé langue à statut spécial en 2017. Certains commerçants arborant des inscriptions en arabe dans leurs boutiques sont désormais sommés de les retirer. C'est pour dénoncer cette situation que l'élue municipale de Haïfa, Sally Abed, décide de prendre la parole en hébreu et en arabe lors d'une réunion à la mairie le mois dernier. « Haïfa a parlé arabe pendant des décennies, pendant des siècles. Haïfa parle arabe ! », a-t-elle souligné. La situation va vite dégénérer. « Va à Gaza ! Haïfa est juive ! Haïfa n'est pas arabe ! Va à Gaza ! », hurle un homme. Contactée, Sally Abed assume son coup d'éclat. « Depuis le 7 octobre, la langue arabe est désormais perçue comme une provocation. Le problème pour eux, c'est que je politise la langue arabe et que je sois une politicienne arabe, insiste-t-elle. Sincèrement, j'ai voulu marquer le coup. C'était une sorte de déclaration d'amour à ma langue, aux Palestiniens de Haïfa qui se sentent effacés, transparents et persécutés. » Un rejet de l'arabe que Sally Abed dénonce. D'autant que cette langue est parlée au quotidien par sa communauté – les Palestiniens d'Israël qui forment 20% de la population du pays. Mais aussi par certains Séfarades, les juifs originaires de pays arabes qui représentent, eux, 50% de la population juive d'Israël. À lire aussiApprendre l'hébreu à Ramallah: ces Palestiniens qui suivent des études israéliennes pour mieux «combattre» l'occupation
(00:00:52) Ukraine: une opposition politique inédite qui défie Zelensky ? (00:07:34) Peine de mort: le grand paradoxe (00:15:06) Cisjordanie: l'activiste qui filme la violence des colons
Dans une déclaration hier, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne ont demandé à Israël de mettre fin à l'expansion des colonies en Cisjordanie. Plus de 1 200 logements doivent être construits, notamment dans le secteur E1, à l'est de Jérusalem. Une décision qui inquiète les Européens et qui intervient alors que la colonisation s'accélère depuis plusieurs années. Pour Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités et président honoraire de l'iReMMO, auteur de Oublier ou punir ? (Le Cavalier Bleu), le gouvernement de Benyamin Netanyahou poursuit une stratégie claire : empêcher la création d'un État palestinien et avancer vers l'annexion de la Cisjordanie. Il analyse aussi la radicalisation de la vie politique israélienne et dénonce l'immobilisme des Européens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:24 - Géopolitique - Comment qualifier ce qui s'est encore accéléré cet été autour de Ramallah, Jénine, Naplouse, Hebron ou encore Jericho ? De dislocation de la Cisjordanie? D'annexion de facto? Ces expressions peuplent la presse internationale. Partons des faits, ils parlent d'eux-mêmes. - équipe : Anne Soetemondt Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:24 - InterNational - Comment qualifier ce qui s'est encore accéléré cet été autour de Ramallah, Jénine, Naplouse, Hebron ou encore Jericho ? De dislocation de la Cisjordanie? D'annexion de facto? Ces expressions peuplent la presse internationale. Partons des faits, ils parlent d'eux-mêmes. - équipe : Anne Soetemondt Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:24 - La grande matinale - Comment qualifier ce qui s'est encore accéléré cet été autour de Ramallah, Jénine, Naplouse, Hebron ou encore Jericho ? De dislocation de la Cisjordanie? D'annexion de facto? Ces expressions peuplent la presse internationale. Partons des faits, ils parlent d'eux-mêmes. - équipe : Anne Soetemondt Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Des familles palestiniennes sont assiégées depuis plusieurs jours dans le village de Qusra, au nord de la Cisjordanie occupée, où des colons bloquent l'accès à leurs maisons en lançant pierres et menaces. Si l'armée israélienne a démantelé l'avant-poste illégal installé devant les habitations, elle n'a pas, dans un premier temps, délogé les colons, laissant les familles seules face aux attaques. Concrètement, quelles mesures sont prises pour mettre fin à cette situation ? Dans un message sur les réseaux sociaux, l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant habituellement favorable à la colonisation, a qualifié ce siège d'« acte de terreur » et les colons israéliens de « terroristes ». Comment expliquer ce revirement ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.
À Qusra, plusieurs familles palestiniennes sont bloquées chez elles depuis l’installation d’un avant-poste de colons à proximité. Malgré l’intervention de l’armée, des colons restent présents dans le secteur. L’ambassadeur américain Mike Huckabee durcit le ton et parle de « terroristes israéliens ». David Ben Ishay revient sur cette affaire et ses conséquences.
Après les déclarations d’Israël Katz affirmant qu’Israël était « là pour rester » dans le sud du Liban, l’administration Trump a réagi. Cisjordanie, Liban : Washington est-il en train de fixer de nouvelles limites au gouvernement israélien ? Décryptage avec Or Yissachar, chercheur en sécurité nationale et spécialiste du Moyen-Orient.
Installés dans des avant-postes en Cisjordanie, ces jeunes colons radicaux sont régulièrement au cœur des tensions. Qui sont-ils ? Quel est leur rapport à l’État, aux Palestiniens et à la violence ? Quelle place le messianisme occupe-t-il dans leur idéologie ? Analyse avec Perle Nicolle-Hasid, sociologue à l’Université hébraïque de Jérusalem et chercheuse à l’Institut Truman.
Depuis le 9 août, le village palestinien de Qusra, en Cisjordanie occupée, vit sous le blocus de quelques dizaines de colons israéliens qui résistent à l'armée. Alors que plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies illégales au regard du droit international, quel est le profil des plus violents ? Bénéficient-ils d'une forme d'impunité de la part des Forces de défenses israéliennes ? Invité de RFI, Thomas Vescovi est doctorant en science politique à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre du comité de rédaction du site Yaani.fr.
durée : 00:44:30 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Non loin de Gaza, les attaques de colons israéliens illustrent l'accélération de la colonisation, tandis que l'ONU dénonce une violation du droit international. La situation peut-elle aboutir à une annexion de ces territoires occupés ? - équipe : Phane Montet, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Benjamin Fiorini Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l'Université Paris 8 et secrétaire général de l'association Juristes pour le respect du droit international (JURDI), Claire Duhamel Correspondante France 24 à Jérusalem et en Cisjordanie , Alain Dieckhoff Sociologue, directeur de recherche au Centre de recherches internationales de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du jeudi 6 août 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CwXv.A
durée : 00:17:05 - Journal de 08h00 - Le rapport de l'ONG israélienne Médecins pour les droits humains alerte sur l'effondrement imminent du système de santé en Cisjordanie occupée. Un accord entre l'Iran et Oman se dessine pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Des réserves d'eau dans une forêt de l'Indre pour lutter contre les feux. - équipe : Sarah Mansoura Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours, tandis qu'une Palestinienne enceinte a perdu son bébé, faute de pouvoir passer un checkpoint et d'être hospitalisée. La France rappelle à l'armée israélienne sa « responsabilité de protéger les populations civiles ». Un article de Nejma Brahim, publié le 28 juillet 2026 sur Mediapart, lu par Jeremy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Cisjordanie occupée connaît une flambée de tensions au lendemain des affrontements meurtriers dans le village de Tell, près de Naplouse, qui ont coûté la vie à quatre Palestiniens et deux Israéliens. Dans la nuit, des colons ont érigé plusieurs nouveaux avant-postes illégaux, tandis que Benyamin Netanyahu annonçait une opération militaire d'ampleur : Naplouse est désormais bouclée, Tell placé sous couvre-feu, les raids se multiplient et plus de 70 personnes ont été arrêtées en moins de 24 heures. Que s'est-il passé exactement ? Quel sort sera réservé à la Cisjordanie ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem.
L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Œuvres d'art pillées : 1815, un tournant dans l'Histoire de France Dans “1815, le temps du retour. Restituer l'art en France après l'Empire” (La Découverte), l'historienne de l'art Bénédicte Savoy remonte à la chute de Napoléon, lorsque des centaines d'œuvres pillées lors des campagnes militaires de l'Empire quittent le Louvre pour être restituées à leurs pays d'origine. Un ouvrage consacré à un moment clé de l'histoire de France, alors que le 7 mai dernier, le Parlement a adopté une loi-cadre facilitant la restitutions des œuvres pillées durant la colonisation, réclamés depuis plusieurs années par plusieurs pays du continent africain. Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël. Marjorie Adelson décrypte l'essor de l'intelligence artificielle sur LinkedIn, où une part croissante des publications serait désormais entièrement rédigée par des IA. Théophile Cossa nous explique pourquoi un incendie peut mettre des semaines, voire des mois, à être totalement éteint, même après la disparition des flammes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28/07/02026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
Cette émission de Géostratégix, présentée par Sara Trabi, s'ouvre sur les tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz, ce passage stratégique pour le commerce mondial. Donald Trump a envisagé d'instaurer un péage pour les navires avant de faire marche arrière, tandis que les Émirats arabes unis cherchent à réduire leur dépendance à cette route maritime.Nous reviendrons ensuite sur l'offensive lancée par l'administration Trump contre la Cour pénale internationale. Washington appelle désormais ses alliés à quitter l'institution et affiche sa volonté de la démanteler, près de deux ans après les mandats d'arrêt internationaux visant Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant, ancien ministre de la défense israélienne.Enfin, nous analyserons les répercussions politiques d'un incident survenu en Cisjordanie occupée le 8 juillet, où le représentant démocrate américain Ro Khanna affirme avoir été retenu par des colons israéliens armés. Alors que les violences des colons se multiplient et que les appels à l'annexion se renforcent en Israël, cet épisode peut-il faire évoluer le débat américain sur le soutien à Israël ?Comme chaque semaine, Pascal Boniface décrypte pour nous ces grands enjeux internationaux.
La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent. La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre : - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles.
La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent. La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre : - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles.
Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens
Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo
durée : 00:12:09 - Les journaux de France Culture - Dans une région fertile et pour des raisons officielles de sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim
Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui. Programmation musicale : Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.
Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui. Programmation musicale : Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.
durée : 00:37:08 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:08 - InterNational - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:30 - Les Matins de France Culture - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France