Territory claimed by the State of Palestine
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durée : 00:03:24 - Géopolitique - Comment qualifier ce qui s'est encore accéléré cet été autour de Ramallah, Jénine, Naplouse, Hebron ou encore Jericho ? De dislocation de la Cisjordanie? D'annexion de facto? Ces expressions peuplent la presse internationale. Partons des faits, ils parlent d'eux-mêmes. - équipe : Anne Soetemondt Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Des familles palestiniennes sont assiégées depuis plusieurs jours dans le village de Qusra, au nord de la Cisjordanie occupée, où des colons bloquent l'accès à leurs maisons en lançant pierres et menaces. Si l'armée israélienne a démantelé l'avant-poste illégal installé devant les habitations, elle n'a pas, dans un premier temps, délogé les colons, laissant les familles seules face aux attaques. Concrètement, quelles mesures sont prises pour mettre fin à cette situation ? Dans un message sur les réseaux sociaux, l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant habituellement favorable à la colonisation, a qualifié ce siège d'« acte de terreur » et les colons israéliens de « terroristes ». Comment expliquer ce revirement ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.
À Qusra, plusieurs familles palestiniennes sont bloquées chez elles depuis l’installation d’un avant-poste de colons à proximité. Malgré l’intervention de l’armée, des colons restent présents dans le secteur. L’ambassadeur américain Mike Huckabee durcit le ton et parle de « terroristes israéliens ». David Ben Ishay revient sur cette affaire et ses conséquences.
Après les déclarations d’Israël Katz affirmant qu’Israël était « là pour rester » dans le sud du Liban, l’administration Trump a réagi. Cisjordanie, Liban : Washington est-il en train de fixer de nouvelles limites au gouvernement israélien ? Décryptage avec Or Yissachar, chercheur en sécurité nationale et spécialiste du Moyen-Orient.
Installés dans des avant-postes en Cisjordanie, ces jeunes colons radicaux sont régulièrement au cœur des tensions. Qui sont-ils ? Quel est leur rapport à l’État, aux Palestiniens et à la violence ? Quelle place le messianisme occupe-t-il dans leur idéologie ? Analyse avec Perle Nicolle-Hasid, sociologue à l’Université hébraïque de Jérusalem et chercheuse à l’Institut Truman.
Depuis le 9 août, le village palestinien de Qusra, en Cisjordanie occupée, vit sous le blocus de quelques dizaines de colons israéliens qui résistent à l'armée. Alors que plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies illégales au regard du droit international, quel est le profil des plus violents ? Bénéficient-ils d'une forme d'impunité de la part des Forces de défenses israéliennes ? Invité de RFI, Thomas Vescovi est doctorant en science politique à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre du comité de rédaction du site Yaani.fr.
durée : 00:44:30 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Non loin de Gaza, les attaques de colons israéliens illustrent l'accélération de la colonisation, tandis que l'ONU dénonce une violation du droit international. La situation peut-elle aboutir à une annexion de ces territoires occupés ? - équipe : Phane Montet, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Benjamin Fiorini Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l'Université Paris 8 et secrétaire général de l'association Juristes pour le respect du droit international (JURDI), Claire Duhamel Correspondante France 24 à Jérusalem et en Cisjordanie , Alain Dieckhoff Sociologue, directeur de recherche au Centre de recherches internationales de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du jeudi 6 août 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CwXv.A
durée : 00:17:05 - Journal de 08h00 - Le rapport de l'ONG israélienne Médecins pour les droits humains alerte sur l'effondrement imminent du système de santé en Cisjordanie occupée. Un accord entre l'Iran et Oman se dessine pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Des réserves d'eau dans une forêt de l'Indre pour lutter contre les feux. - équipe : Sarah Mansoura Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bienvenue dans le 278ème épisode de "Chez Kevin Razy". Deux fois par semaine, on se retrouve ici pour parler de ce qui se passe dans la vie comme dans un groupe WhatsApp. On ne s'interdit aucun sujet.Pour soutenir notre podcast :https://fr.tipeee.com/ckr-podcast/Rejoins notre canal Telegram :https://t.me/CKRnews▬▬▬▬▬▬ DANS CET EPISODE ▬▬▬▬▬▬▬Cette semaine, on revient sur :Cisjordanie annexée, Zazie a chaud, Amir concertPartagez, commentez, débunkez▬▬▬▬▬▬▬ ON EN A PARLE ▬▬▬▬▬▬▬▬Livres :"Fake news: Évite de tomber dans le piège !" Kevin Razy, Hamza Garrush : https://amzn.to/3S9rOSz▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LA TEAM ▬▬▬▬▬▬▬▬▬Host : Kevin RazyRéalisation & Montage : Gaëlle Cany Canian Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours, tandis qu'une Palestinienne enceinte a perdu son bébé, faute de pouvoir passer un checkpoint et d'être hospitalisée. La France rappelle à l'armée israélienne sa « responsabilité de protéger les populations civiles ». Un article de Nejma Brahim, publié le 28 juillet 2026 sur Mediapart, lu par Jeremy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Cisjordanie occupée connaît une flambée de tensions au lendemain des affrontements meurtriers dans le village de Tell, près de Naplouse, qui ont coûté la vie à quatre Palestiniens et deux Israéliens. Dans la nuit, des colons ont érigé plusieurs nouveaux avant-postes illégaux, tandis que Benyamin Netanyahu annonçait une opération militaire d'ampleur : Naplouse est désormais bouclée, Tell placé sous couvre-feu, les raids se multiplient et plus de 70 personnes ont été arrêtées en moins de 24 heures. Que s'est-il passé exactement ? Quel sort sera réservé à la Cisjordanie ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem.
L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Œuvres d'art pillées : 1815, un tournant dans l'Histoire de France Dans “1815, le temps du retour. Restituer l'art en France après l'Empire” (La Découverte), l'historienne de l'art Bénédicte Savoy remonte à la chute de Napoléon, lorsque des centaines d'œuvres pillées lors des campagnes militaires de l'Empire quittent le Louvre pour être restituées à leurs pays d'origine. Un ouvrage consacré à un moment clé de l'histoire de France, alors que le 7 mai dernier, le Parlement a adopté une loi-cadre facilitant la restitutions des œuvres pillées durant la colonisation, réclamés depuis plusieurs années par plusieurs pays du continent africain. Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël. Marjorie Adelson décrypte l'essor de l'intelligence artificielle sur LinkedIn, où une part croissante des publications serait désormais entièrement rédigée par des IA. Théophile Cossa nous explique pourquoi un incendie peut mettre des semaines, voire des mois, à être totalement éteint, même après la disparition des flammes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 28/07/2026 Colons en Cisjordanie : jusqu'où ira Benyamin Nétanyahou ? Reçu aujourd'hui à la Maison Blanche par Donald Trump, Benyamin Netanyahou poursuit l'expansion de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Vendredi 24 juillet, dans le village palestinien de Tell, au nord de la Cisjordanie, des violences ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens après l'entrée de colons dans le village. Suite à cela, le gouvernement israélien a annoncé préparer une vaste opération militaire au nord de la Cisjordanie. De son côté, le Premier ministre israélien, a ordonné la “légalisation” de plusieurs avant-postes, ces implantations établies sans autorisation initiale des autorités israéliennes et progressivement reconnues par Israël. Le ministère de la Santé palestinien recense au moins 1 094 Palestiniens, tués en Cisjordanie, combattants ou civils, depuis octobre 2023. On en débat avec Gil Mihaely, historien, président du conseil scientifique de la revue Conflits, Guilhem Delteil, grand reporter à RFI et Sylvaine Bulle, sociologue, spécialiste de la violence politique, des conflits et d'Israël.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 28/07/02026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
La Cisjordanie occupée a connu un nouveau week-end de violences après des affrontements meurtriers entre Palestiniens et colons israéliens, vendredi 24 juillet, dans la localité de Tell. Ces violences continueront de s'aggraver sans action forte du gouvernement israélien. Et cela n'a rien d'anodin à quelques semaines des élections législatives anticipées, que Benyamin Netanyahu espère bien remporter. La violence des colons a fortement augmenté depuis l'entrée en fonction du gouvernement israélien actuel, avec une reprise particulièrement marquée en mars et avril 2026, pendant la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, dont le dernier ouvrage, Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, a été publié aux éditions JC Lattès. RFI : Depuis vendredi 25 juillet et ces affrontements mortels entre colons et habitants du village de Tell, à quoi ressemblent concrètement les représailles menées par l'armée et les colons dans le nord de la Cisjordanie occupée ? Denis Charbit : Il faut dire que la situation est dégradée depuis octobre 2023. L'attention de l'armée israélienne s'est tournée vers la bande de Gaza, vers l'Iran, vers le sud du Liban. D'une certaine manière, la Cisjordanie a été un peu livrée aux mains des colons, qui ont pénétré à de nombreuses reprises dans des villages sans qu'il y ait de représailles particulières. Au contraire, les Palestiniens réclamaient que l'armée soit présente et fasse respecter l'ordre public, puisque c'est sa mission depuis 1967. Cette fois, on a franchi une étape de plus. Des colons sont en excursion mais ne préviennent pas l'armée. La situation a dégénéré et, cette fois-ci, abouti à la mort de deux Israéliens et de quatre Palestiniens. Bien entendu, pour les autorités militaires, c'est la preuve que la prise en charge par les colons de la situation peut conduire à des actes de ce genre. Comme vous l'avez dit, le fait qu'on soit dans une conjoncture électorale conduit Benyamin Netanyahu à prendre les devants puisque, en quelque sorte, tout ce qu'il fait depuis le 7-Octobre, c'est de dire : « Je n'ai pas prévu le 7-Octobre, mais maintenant, à chaque fois, dans chaque région, Gaza, Liban, Iran ou la Cisjordanie, je suis là, je suis présent et je déploie immédiatement des forces militaires. » À un moment où l'armée israélienne a du mal à mobiliser les réservistes parce qu'ils sont dispersés sur tous les fronts – c'est rare que les soldats réservistes soient dispersés ainsi –, on se demande si ce n'est pas plus une manœuvre électorale. D'autant que, bien évidemment, pour des raisons de coalition, Benyamin Netanyahu est empêché, d'une certaine manière, de montrer un visage plus ferme à l'égard de ces colons qui, encore une fois depuis trois ans, ont pour ainsi dire maîtrisé la situation aux dépens de l'armée qui est apparue soit complice, soit marginalisée, soit hors-jeu, et que, par cette opération, Benyamin Netanyahu entend rétablir. Pourquoi Benyamin Netanyahu insiste-t-il sur cette politique en Cisjordanie occupée ? Est-ce notamment dû à la présence au gouvernement de deux ministres d'extrême droite – Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir –, favorables aux colonies en Cisjordanie occupée ? Tout à fait. Sur le plan de l'aide aux colons, Benyamin Netanyahu était sur la même longueur d'onde que Bezalel Smotrich. Là-dessus, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre eux. En revanche, sur le laxisme vis-à-vis des colons lorsqu'ils prennent les choses en main et qu'ils font des descentes sans réaction militaire significative, cela commence à toucher une partie de l'électorat du Likoud, qui est certes favorable aux implantations, mais qui entend néanmoins bien faire comprendre que l'autorité militaire est la première des autorités et que les colons doivent s'y soumettre. C'est donc une partie assez redoutable que Benyamin Netanyahu mène aujourd'hui puisque, d'un côté, il doit protéger les colons, mais de l'autre, il doit rappeler que l'autorité militaire est la seule qui doit être entendue. Il le fait bien sûr aux dépens des Palestiniens. C'est d'autant plus troublant ou inquiétant que les potentielles insurrections palestiniennes organisées semblent relativement faibles, là où cela peut dégénérer si, finalement, l'armée finissait par toucher des civils. La situation est effectivement explosive, mais du point de vue de l'autorité de Benyamin Netanyahu, quand il y a une opération militaire, pour lui, c'est une manière de reprendre la main, alors qu'il est accusé depuis trois ans d'ouvrir de multiples fronts et de ne jamais parvenir à en refermer une bonne fois pour toutes. Cette politique de Benyamin Netanyahu est-elle soutenue dans la population israélienne ? C'est difficile [à dire] parce que l'opération n'a pas véritablement commencé. Mais disons que oui, le rétablissement n'est pas quelque chose qui scandaliserait les Israéliens. La crainte, c'est de se retrouver avec un front beaucoup plus violent que celui qu'il a été depuis trois ans, c'est-à-dire une réaction palestinienne beaucoup plus vive que celle qui, ces trois dernières années, a été relativement contenue. Est-ce que l'ouverture de cette opération pourrait avoir comme conséquence la mobilisation des Palestiniens et un front beaucoup plus embrasé qu'il ne l'a été jusqu'à présent ? C'est cela qui est en jeu dans cette opération décidée ce lundi 27 juillet. À lire aussiCisjordanie occupée: situation extrêmement tendue dans le territoire après les violences de Tell
Cette émission de Géostratégix, présentée par Sara Trabi, s'ouvre sur les tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz, ce passage stratégique pour le commerce mondial. Donald Trump a envisagé d'instaurer un péage pour les navires avant de faire marche arrière, tandis que les Émirats arabes unis cherchent à réduire leur dépendance à cette route maritime.Nous reviendrons ensuite sur l'offensive lancée par l'administration Trump contre la Cour pénale internationale. Washington appelle désormais ses alliés à quitter l'institution et affiche sa volonté de la démanteler, près de deux ans après les mandats d'arrêt internationaux visant Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant, ancien ministre de la défense israélienne.Enfin, nous analyserons les répercussions politiques d'un incident survenu en Cisjordanie occupée le 8 juillet, où le représentant démocrate américain Ro Khanna affirme avoir été retenu par des colons israéliens armés. Alors que les violences des colons se multiplient et que les appels à l'annexion se renforcent en Israël, cet épisode peut-il faire évoluer le débat américain sur le soutien à Israël ?Comme chaque semaine, Pascal Boniface décrypte pour nous ces grands enjeux internationaux.
La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent. La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre : - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles.
La voix d'Andy Burnham rejoindra celle de ceux qui estiment que l'Europe doit hausser le ton. Nommé ce lundi, le nouveau Premier ministre britannique s'est en effet prononcé en faveur de mesures visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Une position qui ne fait pas l'unanimité sur le vieux continent. La colonisation étant déclarée illégale, qu'est-ce qui justifie ces activités commerciales ? Quels sont les freins à une interdiction ? L'Europe manque-t-elle de courage sur le sujet ? Pour en débattre : - Sabrina Sebaihi, députée Les Écologistes - Baptiste Filloux, responsable plaidoyer à Oxfam France - François Dubuisson, professeur de droit international à l'université Libre de Bruxelles.
Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens
Conduire une voiture relève de la banalité de nombreux pays. C'est loin d'être le cas en Cisjordanie occupée. Ce territoire palestinien est désormais émaillé de 925 checkpoints israéliens, selon les derniers chiffres de l'ONU. Checkpoints qui peuvent ouvrir ou fermer à tout moment, incursions de l'armée, attaques de colons, tours de contrôle, routes pour les Palestiniens et d'autres pour les Israéliens... La conduite nécessite une attention de tous les instants. De notre correspondante à Ramallah, C'est un classique des matinées en Palestine. Dès l'aube, la situation aux checkpoints israéliens et l'état du trafic routier occupent une grande partie des programmes radio. Pour s'informer, Hamza, 24 ans, garde aussi un œil sur Facebook : « Toutes les dix minutes à peu près, il y a un nouveau post. Tel checkpoint est ouvert. Tel checkpoint est fermé. À n'importe quel moment, l'armée peut fermer les routes. À n'importe quel moment, les colons peuvent débarquer et vandaliser les voitures. Ils peuvent tirer à tout moment, ça ne les gêne pas. Et c'est arrivé à beaucoup de personnes de recevoir une balle alors qu'elles étaient dans leur voiture... » Hamza est un jeune diplômé d'une école de commerce. Face au manque d'opportunités professionnelles, il a choisi de devenir chauffeur de taxi. Entre deux courses, il retrouve son père, lui aussi chauffeur de taxi. Assis à son bureau dans son local du centre-ville de Ramallah, le vieil homme – 40 années de métier au compteur – confie son intranquillité grandissante : « Il y a quatre ou cinq jours, j'ai vu une vidéo sur Facebook sur laquelle on voyait une ambulance qui allait de Naplouse à Ramallah et qui ne pouvait pas circuler parce qu'un colon lui barrait la route avec sa voiture. Il y a beaucoup de femmes qui ont accouché dans les voitures ou aux checkpoints. » « Ici, on dit toujours que la vie doit continuer » Hamza interrompt son père et sort son téléphone. Il veut montrer une vidéo : « Regarde, c'est une mariée. Comme le checkpoint est fermé, elle part retrouver son mari à pied. Le marié l'a fait monter dans sa voiture qui attend de l'autre côté de la barrière. C'est le romantisme... à la palestinienne ! » « Ils peuvent mettre des checkpoints même dans Ramallah s'ils veulent, on continuera à se marier, à faire la fête et à chanter, ajoute le père. Ici, on dit toujours que la vie doit continuer. » Cet étranglement du territoire par la route, une photographe palestinienne a voulu le documenter. Elle s'appelle Rehab Nazzal. Elle vit à Bethléem, à une trentaine de kilomètres de Ramallah. Il faut parfois jusqu'à trois heures pour relier les deux villes : « Pour le livre Conduire en Palestine, j'ai pris des dizaines de milliers de photos. Je veux que ces clichés puissent être archivés. C'est aussi un acte de défiance. Quand je pointe mon appareil en direction d'un mirador et que des soldats me regardent avec leurs jumelles, quand je prends une photo d'eux, je les défie. Pas un jour ne passe sans qu'on suffoque. » Comme souvent en Palestine, la réalité de l'occupation fait irruption. En pleine interview, Rehab Nazzal reçoit un coup de fil. Le mari de sa sœur est mort. Celle-ci est à l'étranger. Une seule question désormais : les checkpoints lui permettront-ils d'arriver à temps aux funérailles de son propre époux ? À lire aussiCisjordanie: le football palestinien, échappatoire d'un quotidien sous occupation, en suspens
Depuis le 7 octobre 2023, la suspension de la quasi-totalité des permis de travail en Israël a plongé des dizaines de milliers de familles palestiniennes de Cisjordanie dans une grave crise économique. Dans une enquête de terrain, le journaliste Jared Hillel raconte le parcours de travailleurs qui, privés de revenus, tentent désormais d’entrer clandestinement en Israël, au péril de leur vie, pour trouver du travail.
À un peu plus de trois mois des élections législatives, la campagne israélienne entre dans une nouvelle phase. Conscription des ultra-orthodoxes, affrontement avec la Cour suprême, nouvelles lois controversées, implantation en Cisjordanie… la coalition multiplie les initiatives alors que les rapports de force évoluent à droite.
Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo
durée : 00:12:09 - Les journaux de France Culture - Dans une région fertile et pour des raisons officielles de sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:09 - Journal de 7 h - Dans une région fertile et pour des raisons officielles de sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim
Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui. Programmation musicale : Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.
Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
Comme chaque mois, le magazine Idées s'intéresse à la revue Esprit, partenaire de l'émission. En juin 2026, la publication de haut niveau consacre son dossier à la Palestine avec ce titre : « Un avenir à reconstruire ». Anne-Lorraine Bujon, sa directrice, et Joël Hubrecht, spécialiste de justice pénale internationale sont les invités de Pierre-Edouard Deldique. Le dossier d'Esprit refuse de s'en tenir au seul registre de la catastrophe : comment penser un avenir palestinien quand tout semble conspirer à l'effacement du futur ? « C'est cette sortie, difficile mais toujours possible que ce dossier voudrait éclairer, sans irénisme ni naïveté, comme une nécessité et une urgence, malgré la dégradation cauchemardesque de la situation ou, justement, à cause d'elle », lit-on dans l'introduction Les contributions dressent un constat sévère : Gaza dévastée, la Cisjordanie fragmentée (article saisissant de Sharon Weill : « Cisjordanie : anatomie du système colonial »), l'Autorité palestinienne affaiblie, une jeunesse sans perspectives. La destruction est matérielle, institutionnelle, mais aussi temporelle: la guerre empêche de se projeter, elle confisque l'avenir. On lira notamment l'article de Jihane Sfeir sur la volonté d'effacement de la mémoire palestinienne de la part de certains en Israël. Esprit insiste sur un point central : reconstruire ne peut pas se réduire à rebâtir des infrastructures. Sans souveraineté minimale, continuité territoriale et cadre politique stable, l'aide internationale reste un pis-aller. Les précédentes tentatives de reconstruction ont échoué précisément parce qu'elles ignoraient cette dimension politique. Il en est question dans l'émission. Le dossier met en lumière ce que l'actualité occulte : les initiatives culturelles, éducatives, sociales qui maintiennent vivante une capacité d'agir. Les auteurs pointent l'impuissance — parfois la complaisance — de ce qu'il est convenu d'appeler « la communauté internationale ». L'aide humanitaire soulage mais ne transforme pas. Une véritable reconstruction suppose un changement profond de politique : passer de la gestion du conflit à une stratégie de paix durable. Encore faut-il que les militaires cèdent le pas aux diplomates. D'évidence, le dossier ne cède ni au désespoir ni à l'illusion. Il propose en somme une « éthique de la lucidité » : reconnaître l'impasse actuelle tout en refusant la résignation. Penser l'avenir palestinien, c'est articuler justice, sécurité et dignité — trois exigences trop souvent opposées. Le numéro 534 de la revue Esprit propose ainsi un dossier qui réintroduit la possibilité du futur là où dominent la sidération et l'urgence. Comme l'écrit Alaa Tartir : « la société palestinienne dispose d'atouts stratégiques et décisifs, susceptibles d'être transformés en capacité d'action politique, à condition qu'existent des institutions de gouvernance fonctionnelles, une vision claire, des mécanismes de participation et des dispositifs de responsabilité » car, une chose est sûre, la supposée Autorité palestinienne n'en est plus une aujourd'hui. Programmation musicale : Borders Behind - Adnan Joubran Nahawand - Sabil On the Endless Road - Yom More Than Once - Trio Joubran Sur cette terre, un poème de Mahmoud Darwich Dit par Mahmoud Darwich/Musique : Trio Joubran Traduction : Sur cette terre (Mahmoud Darwich, 1986) Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : l'hésitation d'avril, l'odeur du pain à l'aube, les opinions d'une femme sur les hommes, les écrits d'Eschyle, le commencement de l'amour, l'herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte et la peur qu'inspire le soulèvement aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l'heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d'un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu'inspirent les chansons aux tyrans. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : Sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l'appelait Palestine. On l'appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.
durée : 00:37:08 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:08 - InterNational - par : Fabienne Sintes - À la veille d'une conférence des sociétés civiles israélienne et palestinienne à Paris, la France tente de relancer l'idée d'une solution à deux États. Un horizon lointain, alors que Gaza reste dévastée et que l'occupation israélienne se poursuit en Cisjordanie. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Hanna Assouline Coprésidente et fondatrice de l'association "Les guerrières de la paix" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors qu'un accord de cessez-le-feu a été conclu en octobre 2025, les bombardements israéliens continuent de ravager Gaza. Le Point J décrypte cette situation avec Amira Souilem, journaliste correspondante en Cisjordanie. Journaliste: Salomé Laurent Réalisation: Alain Phildius >> Pour aller plus loin : Le podcast "Nahed, une voix de Gaza", sur PlayRTS. "Israël-Iran-Liban-USA: on en est où ?", épisode du Point J du 8 juin 2026, sur PlayRTS. "Gaza : on en est où exactement ?", épisode du 2 février 2026, sur PlayRTS. Nous écrire ou nous poser des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
durée : 00:04:30 - Les Matins de France Culture - En Palestine, checkpoints, routes fermées et violences rythment le quotidien. Chauffeurs de taxi, habitants et artistes racontent une vie sous contrôle permanent, où circuler devient une épreuve, mais où chacun tente malgré tout de continuer à vivre. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)
Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. » Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia
durée : 00:03:21 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Le président palestinien Mahmoud Abbas promet à nouveau l'organisation d'élections sans fixer de calendrier. En coulisses il pousse son fils aîné Yasser Abbas et s'accroche au pouvoir, alors qu'il est privé d'autorité par la colonisation israélienne en Cisjordanie et la destruction de Gaza. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des sanctions européennes contre des colons israéliens extrémistes, un projet d'extraction de cuivre en RDC et une loi pour réduire la peine de Jair Bolsonaro au Brésil. Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres ? Jugés pour « attroupement armé », « mouvement insurrectionnel », « rébellion » et « détention d'armes de guerre », huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d'opposition, ont été condamnés à huit ans de prison ferme par le tribunal de N'Djamena. Un avocat de la défense dénonce un verdict « rendu à l'arrachée ». Comment interpréter de tels propos ? Que reproche-t-on aux accusés ? Quel avenir pour le GCAP après cette décision de justice ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Israël : que reproche-t-on aux colons extrémistes sanctionnés par les Européens ? Après des mois de blocage en raison du véto de la Hongrie, l'Union européenne est parvenue à trouver un accord pour sanctionner « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », comme l'a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, le ministre des Affaires étrangères français. Une décision « arbitraire » et « politique » a dénoncé le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Qui sont les colons extrémistes visés par ces sanctions ? Que leur reproche-t-on ? À quel point cette décision peut-elle impacter les relations entre Israël et les pays européens ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. RDC : le pays va-t-il devenir le numéro un mondial du cuivre ? C'est un ambitieux projet d'exploitation de cuivre que vient de dévoiler la société chinoise « China Railway Resources Universal Limited » (CRRU). Situé dans l'espace Grand Kasaï, au centre-ouest de la RDC, le futur site minier pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en ferait l'une des plus importantes mines de cuivre au monde. Déjà deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC pourrait, grâce à cette initiative, renforcer davantage sa place sur le marché international. Mais que sait-on réellement de ce projet ? Quelles retombées économiques et sociales peut-il apporter aux populations congolaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Brésil : vers une réduction de peine pour Jair Bolsonaro ? La Cour suprême du Brésil a suspendu l'application d'une loi ouvrant la voie à une réduction de la peine de prison de Jair Bolsonaro. Reconnu coupable d'avoir fomenté un coup d'État contre son successeur Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en octobre 2022, l'ancien président a été condamné à 27 ans de réclusion en septembre 2025. Comment la Cour suprême justifie-t-elle sa décision ? Si après examen, les juges valident la loi, quel sera le sort de l'ex-président ? Avec Adriana Moysés, cheffe adjointe du service en langue brésilienne de RFI.
Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. « Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation », un Grand reportage d'Alice Moreno.
durée : 00:09:44 - Le journal de 18h00 - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:44 - Journal de 18h - Un homme a été tué et quatre autres blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Naplouse, en Cisjordanie occupée, a indiqué dimanche le ministère palestinien de la Santé. - invités : Nicole Bacharan Historienne, politologue, spécialiste des Etats-Unis.
Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
durée : 00:38:36 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce week-end ont eu lieu en Cisjordanie et à Gaza les premières élections depuis le début de la guerre - un scrutin symbolique que nous analysons avec le grand historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, qui publie "100 ans de guerre contre la Palestine" aux éditions Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Rashid Khalidi Historien palestino-américain, professeur émérite à l'université Columbia (New York), titulaire de la chaire Edward Saïd d'études arabes
durée : 02:29:54 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, pour son livre "100 ans de guerre contre la Palestine" (Actes Sud), quelques jours après les élections en Cisjordanie et à Gaza. A 7h17, Pierre Lagrange analyse le retour des ovnis dans la politique américaine. - réalisation : Félicie Faugère
Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans. Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. » Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens
La Journée des prisonniers palestiniens se tient officiellement ce vendredi 17 avril. Tout au long de la semaine qui s'est écoulée, et jusqu'à samedi, des proches de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes manifestent un peu partout en Cisjordanie occupée. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines et s'inquiètent de la loi récemment adoptée par le gouvernement israélien, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens. Si cette loi n'est pas rétroactive et ne concerne pas les prisonniers condamnés dans le passé, les familles, qui n'ont plus de droit de visite depuis le 7 octobre 2023, redoutent tout de même le pire. Reportage de notre correspondante à Ramallah, Ibtissam fait partie des nombreux parents participant à la manifestation. À ses pieds, le portrait d'un visage d'enfant. Son fils, Ismaïl Samer Chouamra, est détenu dans la prison israélienne d'Ofer. « Mon fils de 15 ans est en prison, cela fait maintenant 18 mois, et la situation est très difficile là-bas. On parle d'enfants ! Sans visite, pour les avocats, pour nous, ou le Croissant-Rouge, c'est très dur. » Elle essuie ses larmes. Derrière elle, une banderole affiche un symbole de nœud coulant barré de rouge. Elle est brandie par les manifestants en signe d'opposition à la loi sur la peine de mort par pendaison adoptée par le gouvernement israélien fin mars. Un texte qui vise en premier lieu les Palestiniens. « Chaque jour, l'occupation tue nos jeunes, mais ils voulaient une décision officielle, pour en exécuter davantage », poursuit Ibtissam. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus sont morts dans les geôles israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Des ONG ont documenté des mauvais traitements, des tortures… Maysoun est la mère d'un prisonnier de 27 ans : « Ce n'est pas compliqué, depuis que la loi sur la peine de mort a été adoptée, je ne peux plus dormir. J'y pense sans arrêt. Je tiens avec du café. J'ai très peur pour mon fils, et n'importe quel prisonnier que je considère comme mon fils, un fils de mon pays. » Une loi sur la peine de mort qui ravive la peur des familles de détenus Elle sait que la loi sur la peine de mort n'est pas rétroactive et que celle-ci ne concerne pas les prisonniers condamnés à la perpétuité dans le passé. Mais Maysoun redoute qu'elle ne soit un feu vert à davantage de violences. Elle espère une réaction venue de l'extérieur : « Les pays arabes et tous les autres ne doivent pas abandonner les prisonniers. Il ne faut pas les laisser tomber. J'appelle les institutions internationales, les organisations de défense des droits de l'homme et la Croix-Rouge. Il faut se saisir de ce dossier. » Des représentants politiques sont venus en soutien des familles. Leila Ghennam est gouverneure de Ramallah et al-Bireh : « On peut juste espérer que la folie de ce gouvernement israélien – celui de Ben Gvir, Smotrich, Netanyahu – pourrait servir la cause palestinienne, parce qu'elle montre au monde entier la brutalité de cette occupation et son attachement à la violence et au meurtre. » Plusieurs ONG et opposants à cette loi sur la peine de mort ont déposé un recours devant la Cour suprême israélienne, dans l'espoir qu'elle invalide le texte. De leur côté, les autorités israéliennes assurent respecter les droits fondamentaux des prisonniers. À lire aussiIsraël : le Parlement adopte une loi décriée instaurant la peine de mort pour les terroristes
Le Journal en français facile du vendredi 10 avril 2026, 18 h 00 heure de Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CbUE.A
C dans l'air du 9 avril 2026 - Cessez-le-feu : Trump négocie, Netanyahu pilonne Les négociations qui doivent commencer demain au Pakistan sont déjà menacées après les frappes massives menées par Israël au Liban et le doute que laisse planer l'Iran sur sa participation. Hier, l'État hébreu a frappé le Liban à plus de 100 reprises en quelques minutes, faisant au moins 254 morts et plus de 1 000 blessés, selon un bilan provisoire des autorités libanaises. « Des tueries épouvantables », a dénoncé l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, parle d'un « choc » après « des attaques intolérables qui fragilisent le cessez-le-feu ». Pour le chef de la diplomatie française, « le Liban doit être impérativement couvert » par le cessez-le-feu, ce que refuse le gouvernement israélien. Une possible suspension de l'accord entre l'Union européenne et Israël pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes «disproportionnées» au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, a-t-il ajouté.Israël frappera le Hezbollah « partout où il le faudra », a déclaré ce jeudi encore le Premier ministre Benyamin Netanyahou. L'Iran, de son côté, a prévenu que le Liban constituait une « partie inséparable » de l'accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, ajoutant que toute violation de la trêve provoquerait une « réponse ferme » de sa part. « Éteignez l'incendie immédiatement », a ajouté le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Pour lui, trois points importants du plan iranien en dix points ont déjà été violés avant même le début des négociations, citant l'attaque d'Israël au Liban, le survol d'un drone sur le territoire iranien et le refus « du droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium » par les États-Unis.Des négociations plus qu'incertaines vont s'ouvrir ce vendredi. En route pour le Pakistan, le vice-président JD Vance dirigera cette fois la délégation américaine à Islamabad, alors qu'aux États-Unis, le débat enfle sur les décisions prises par Donald Trump et sa santé mentale. Dans une longue enquête, le quotidien américain The New York Times raconte les heures décisives au cours desquelles le président des États-Unis a écarté les mises en garde de ses conseillers pour décider, sur proposition de Benyamin Netanyahou, de déclencher la guerre en Iran.Très critique à l'égard de Donald Trump, qu'il accuse d'avoir « sous-estimé l'impact de la guerre », Robert Malley, ancien conseiller Moyen-Orient de Barack Obama et Joe Biden, nous a accordé une interview. Ce diplomate est l'un des artisans du fameux JCPOA, l'accord sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015. Il nous livre les coulisses de ces négociations et décrypte le plan de paix proposé par le régime iranien, soutenu par la Chine.Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro - Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de Géopolitique du Sahel publié chez PUF - Jean-Dominique MERCHET - journaliste à L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur Sommes-nous prêts pour la guerre publié chez Tempus / Perrin- Sonia DRIDI ( en duplex) - Correspondante à Washington pour France 24 et LCI
durée : 00:58:27 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Mohamed Farhat qui revient de Cisjordanie et d'Israël, puis table-ronde sur les tensions entre la Hongrie et l'Ukraine. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Mohamed Farhat Grand reporter à France 24; David Cadier Docteur en sciences politiques, chercheur « Sécurité Européenne » à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), enseignant à Sciences Po Paris et au Collège d'Europe; Jacques Rupnik Historien, directeur de recherches émérite au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po