Podcasts about au burkina faso

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Cultures monde
Peine de mort : le grand retour en arrière ? : Au Burkina Faso, un aveu d'impuissance ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 58:45


durée : 00:58:45 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En décembre 2025, Ouagadougou réintroduisait la peine de mort après huit ans d'abolition. Si la junte justifie ce revirement par la situation sécuritaire, cette décision apparaît aussi comme l'aboutissement du projet politique autoritaire en construction depuis le coup d'État en 2022. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Tanguy Quidelleur Politiste et chercheur post-doctorant à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Julien Antouly Maître de conférences en droit public à l'université de Rouen Normandie, spécialiste en droit international et notamment au Sahel, Lionel Njeukam Professeur associé à l'université d'Ottawa, spécialiste de la peine de mort au Nigeria et des systèmes carcéraux en Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Burkina Faso avec Roukiata Ouedraogo

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 29:00


Premier épisode de cette série inédite qui propose une rencontre avec un.e auteur.e sur sa terre natale. Aujourd'hui l'humoriste, comédienne et écrivaine Roukiata Ouedraogo, née au Burkina Faso et qui ici se livre sur son enfance, ses débuts et ses combats. Grand entretien à Ouagadougou. « Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Née au Burkina Faso, j'ai grandi entre Fada N'Gourma et Ouagadougou avant de m'installer en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s'est construit à la croisée du théâtre, de l'écriture, de l'humour, de la radio et de l'engagement. » (autoportrait de l'autrice sur RFI). Livres cités dans l'entretien : « Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement, Roukiata fait son sac : demain, elle rentre chez elle, au Burkina Faso. Que prendre, que choisir, que laisser ? Comment faire plaisir à toutes et à tous, sans se faire totalement dépouiller ?… Entre jolis petits hauts colorés made in Paname Tati, que s'arracheront ses cousines, et le grille-pain deux fentes avec tiroir ramasse-miettes à offrir à sa mère, Roukiata nous raconte sa folle jeunesse, lorsqu'elle était jeune gazeuse des faubourgs Ouagalais, jusqu'à sa vie actuelle dans le « Little Africa » parisien. On rit devant la galerie des braiseurs de poulet bicyclette, les mégères du quartier, les coiffeuses de Château-Rouge ! On succombe devant les techniques de drague des garçons choco et les ruses déployées pour feinter le papa nommé « Chien Méchant » afin de ne pas rater le bal des bacheliers… Accompagné par le dessin virevoltant et dansant d'Aude Massot, ce livre est un hymne à l'enfance, la famille, l'amitié, la différence… On y rit beaucoup… mais pas que. » (Présentation des éditions Sarbacane). De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata raconte avec tendresse et humour son enfance au Burkina-Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, l'injustice qui les frappe avec l'arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes. Des galettes au miel qui, pour la jeune Roukiata, auront toujours le goût de l'enfance et du pays natal. (Présentation des éditions Slatkine et cie) SITE OFFICIEL DE ROUKIATA OUEDRAOGO  ILLUSTRATION MUSICALE : Ouagadougou - DESIRE SANKARA.

Lesfrancais.press's Podcast
Initiatives Expats : au Burkina Faso, Samenti brise le tabou de la santé mentale

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later May 8, 2026 12:23


Partagez votre opinion avec la rédactionDans ce nouvel épisode du podcast Initiatives Expats, direction Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Nous y rencontrons Janvier Bationo, chargé de projet de l'association Samenti, engagée sur les questions de la santé mentale et en faveur de l'inclusion des enfants en situation de handicap. À travers cet échange, se dessinent les réalités locales, les défis culturels et les solutions concrètes portées par des acteurs de terrain soutenus par la France. Pub FRANCE PAY ETE 2026Support the show

Le Conseil Santé
AFRAVIH: comment accompagner les adolescents qui vivent avec le VIH au Burkina Faso?

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later May 5, 2026 1:45


À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous parlons de l'impact de cette maladie infectieuse sur la santé mentale des personnes séropositives.  Avec : Christine Kafando, militante burkinabée, engagée contre le VIH, a été la première femme du Burkina Faso à avoir publiquement annoncé sa séropositivité. Lors du congrès, elle intervient sur la prise en charge en santé mentale des adolescents porteurs du VIH, au sein de son association au Burkina Faso. 

Revue de presse Afrique
À la Une : l'espace public verrouillé au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 4:17


« 359 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances » : la nouvelle est rapportée par la presse burkinabé, notamment par LeFaso.net ou encore par WakatSéra. Les deux sites burkinabé publient in extenso l'arrêté pris par les autorités militaires, sans aucun commentaire de leur part. Après le putsch de 2022, après avoir tourné le dos aux puissances occidentales, après la dissolution des partis politiques en février dernier, après les déclarations du capitaine Traoré comme quoi le Burkina ne pouvait « pas être une démocratie », voilà que le régime militaire bâillonne la société civile. Les associations décapitées… La junte au pouvoir au Burkina Faso a donc suspendu, mardi, 359 associations, « une semaine, relève Le Monde Afrique, après avoir annoncé la dissolution de 118 autres associations, pour une grande partie engagées dans la défense des droits humains, invoquant des “dispositions légales en vigueur“ sans autres précisions. Les associations suspendues hier, par un arrêté du ministre de l'Administration territoriale, Emile Zerbo, interviennent notamment dans les domaines de la religion, de l'environnement, des droits humains, du sport, de l'éducation ou encore de la solidarité. » Déjà en juillet de l'année dernière, rappelle Le Monde Afrique, « le chef de la junte avait promulgué une loi qui encadrait la liberté d'association, les ONG et les syndicats. Cette loi réaffirmait la liberté d'association tout en la subordonnant à des obligations strictes de déclaration, de contrôle administratif et de conformité légale, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à la dissolution. (…) Selon les autorités burkinabé, il s'agissait de renforcer la transparence, de faire la cartographie des associations et ONG, et de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du “terrorisme“. Les ONG internationales ou associations fonctionnant avec des financements internationaux sont souvent accusées d'espionnage ou de collusion avec les jihadistes. » Dérive autoritaire Pour Afrik.com, le Burkina Faso en est en pleine « dérive autoritaire » : « Après la suspension des partis et l'effacement du calendrier électoral, la dissolution massive d'organisations de la société civile accentue les inquiétudes sur la fermeture progressive de l'espace public. Sous couvert de réformes et de sécurité nationale, les autorités de transition semblent privilégier une forte centralisation du pouvoir. (…) Derrière l'argument administratif, de nombreux observateurs dénoncent une stratégie visant à réduire l'espace civique et à museler des voix critiques dans un contexte déjà fortement tendu. » Le dessinateur de presse franco-burkinabé, Damien Glez, qui manie aussi bien la plume que le crayon, s'insurge sur le site du Monde Afrique : « C'est un fait, dénonce-t-il, ONG, médias indépendants, défenseurs des droits humains, représentants de la société civile sont la cible du gouvernement militaire qui va jusqu'à arrêter arbitrairement et faire disparaître de force journalistes et opposants politiques. Le pays, déjà rongé par les assassinats de civils perpétrés par les forces gouvernementales et les insurgés islamistes (plus de 1 800 civils tués depuis 2023), s'enfonce de plus en plus dans une dérive autoritaire. » « Un pouvoir qui se rêve absolu… » LSI, Le Site d'Information Africaine, dénonce également cette dérive : « La dissolution est devenue l'exercice favori et la marque de fabrique de ce régime, à l'instar de ses alliés du Niger et du Mali. Depuis le coup d'État en 2022, cet exercice a été exécuté, avec une régularité et une délectation remarquées. La dissolution des ONG et associations s'inscrit dans la catégorie des actes spectaculaires du régime, tout comme celle, en février dernier, des partis politiques, dissous après avoir été “suspendus“. (…) Faire le vide, en débarrassant le Burkina Faso de toutes les voix indépendantes et susceptibles de “concurrencer“ un pouvoir qui se rêve absolu : tel est le crédo de cette junte, dénonce encore LSI. Dissoudre toutes les entités qui empêchent la néo-dictature militaire de prospérer : un jeu de massacre méthodiquement exécuté, avec une visible jubilation, par le capitaine IB, promoteur d'une “révolution progressiste et populaire“. » Et LSI de citer Alioune Tine, le fondateur du think tank Afrikajom Center : « Ce régime, dont le carburant est la propagande politique tous azimuts au service de IB, après avoir dissous les partis politiques, vient de dissoudre les organisations de la société civile. On a l'impression de revivre le règne d'Idi Amine Dada. » Commentaire de LSI : « Comme beaucoup de gens de sa génération, Alioune Tine avait cru ces pratiques révolues. C'était sans prévoir les sinistres bégaiements de l'Histoire. »

Revue de presse Afrique
À la Une : l'espace public verrouillé au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 4:17


« 359 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances » : la nouvelle est rapportée par la presse burkinabé, notamment par LeFaso.net ou encore par WakatSéra. Les deux sites burkinabé publient in extenso l'arrêté pris par les autorités militaires, sans aucun commentaire de leur part. Après le putsch de 2022, après avoir tourné le dos aux puissances occidentales, après la dissolution des partis politiques en février dernier, après les déclarations du capitaine Traoré comme quoi le Burkina ne pouvait « pas être une démocratie », voilà que le régime militaire bâillonne la société civile. Les associations décapitées… La junte au pouvoir au Burkina Faso a donc suspendu, mardi, 359 associations, « une semaine, relève Le Monde Afrique, après avoir annoncé la dissolution de 118 autres associations, pour une grande partie engagées dans la défense des droits humains, invoquant des “dispositions légales en vigueur“ sans autres précisions. Les associations suspendues hier, par un arrêté du ministre de l'Administration territoriale, Emile Zerbo, interviennent notamment dans les domaines de la religion, de l'environnement, des droits humains, du sport, de l'éducation ou encore de la solidarité. » Déjà en juillet de l'année dernière, rappelle Le Monde Afrique, « le chef de la junte avait promulgué une loi qui encadrait la liberté d'association, les ONG et les syndicats. Cette loi réaffirmait la liberté d'association tout en la subordonnant à des obligations strictes de déclaration, de contrôle administratif et de conformité légale, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à la dissolution. (…) Selon les autorités burkinabé, il s'agissait de renforcer la transparence, de faire la cartographie des associations et ONG, et de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du “terrorisme“. Les ONG internationales ou associations fonctionnant avec des financements internationaux sont souvent accusées d'espionnage ou de collusion avec les jihadistes. » Dérive autoritaire Pour Afrik.com, le Burkina Faso en est en pleine « dérive autoritaire » : « Après la suspension des partis et l'effacement du calendrier électoral, la dissolution massive d'organisations de la société civile accentue les inquiétudes sur la fermeture progressive de l'espace public. Sous couvert de réformes et de sécurité nationale, les autorités de transition semblent privilégier une forte centralisation du pouvoir. (…) Derrière l'argument administratif, de nombreux observateurs dénoncent une stratégie visant à réduire l'espace civique et à museler des voix critiques dans un contexte déjà fortement tendu. » Le dessinateur de presse franco-burkinabé, Damien Glez, qui manie aussi bien la plume que le crayon, s'insurge sur le site du Monde Afrique : « C'est un fait, dénonce-t-il, ONG, médias indépendants, défenseurs des droits humains, représentants de la société civile sont la cible du gouvernement militaire qui va jusqu'à arrêter arbitrairement et faire disparaître de force journalistes et opposants politiques. Le pays, déjà rongé par les assassinats de civils perpétrés par les forces gouvernementales et les insurgés islamistes (plus de 1 800 civils tués depuis 2023), s'enfonce de plus en plus dans une dérive autoritaire. » « Un pouvoir qui se rêve absolu… » LSI, Le Site d'Information Africaine, dénonce également cette dérive : « La dissolution est devenue l'exercice favori et la marque de fabrique de ce régime, à l'instar de ses alliés du Niger et du Mali. Depuis le coup d'État en 2022, cet exercice a été exécuté, avec une régularité et une délectation remarquées. La dissolution des ONG et associations s'inscrit dans la catégorie des actes spectaculaires du régime, tout comme celle, en février dernier, des partis politiques, dissous après avoir été “suspendus“. (…) Faire le vide, en débarrassant le Burkina Faso de toutes les voix indépendantes et susceptibles de “concurrencer“ un pouvoir qui se rêve absolu : tel est le crédo de cette junte, dénonce encore LSI. Dissoudre toutes les entités qui empêchent la néo-dictature militaire de prospérer : un jeu de massacre méthodiquement exécuté, avec une visible jubilation, par le capitaine IB, promoteur d'une “révolution progressiste et populaire“. » Et LSI de citer Alioune Tine, le fondateur du think tank Afrikajom Center : « Ce régime, dont le carburant est la propagande politique tous azimuts au service de IB, après avoir dissous les partis politiques, vient de dissoudre les organisations de la société civile. On a l'impression de revivre le règne d'Idi Amine Dada. » Commentaire de LSI : « Comme beaucoup de gens de sa génération, Alioune Tine avait cru ces pratiques révolues. C'était sans prévoir les sinistres bégaiements de l'Histoire. »

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
​La révolution populaire au Burkina Faso : réalité ou illusion ?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 43:19


L'adoption de la Charte de la révolution au Burkina Faso ravive les questions concernant le futur du pays, tandis que les opinions du capitaine Ibrahim Traoré sur la démocratie demeurent source de discussions et de polémiques. Les invités d'Éric Topona en débattent sous l'Arbre à palabres.

Le débat africain
Constitution au Cameroun, Ibrahim Traoré, Hongrie et Iran

Le débat africain

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 38:59


Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Au sommaire : Au Cameroun, le Parlement a donné son feu vert pour l'instauration d'un poste de vice-président nommé directement par le Président de la République. Comment expliquer cette modification constitutionnelle ? Au Burkina Faso, le président de la Transition Ibrahim Traoré a déclaré « la démocratie, ce n'est pas pour nous ». Qu'en dit la presse continentale ? Le vice-président américain J.D. Vance était ce mardi (7 avril 2026) à Budapest pour soutenir le Premier ministre hongrois en difficulté dans les sondages à quelques jours des élections législatives. Il accuse « les bureaucrates de Bruxelles » de « priver la Hongrie des fonds [européens] auxquels elle a droit ». Pour quelles raisons le mouvement MAGA (Make America great again) tient-il tant à une victoire de Viktor Orban ? Enfin où en est la guerre au Moyen-Orient ?  Avec la participation de : François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales  Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabè et chroniqueur RFI.

Les matins
Burkina Faso, Mali, Niger : une "Alliance des Démocrates" se crée pour défendre les libertés face aux juntes au pouvoir

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 5:18


durée : 00:05:18 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Un collectif de citoyens maliens, burkinabè et nigériens crée une "Alliance des Démocrates du Sahel " pour faire respecter les droits et revenir à l'ordre constitutionnel dans ces pays dirigés par des militaires. Au Burkina Faso, la junte est accusée d'exactions contre les civils, Peuls notamment.

Un jour dans le monde
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: au Burkina Faso, la démocratie aux oubliettes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 4:32


Beaucoup de réactions encore dans la presse après la prestation télévisée jeudi dernier du chef de la junte au Burkina Faso. « Le capitaine Ibrahim Traoré a de nouveau asséné un coup très dur aux illusions d'une transition politique, au cours de de cet entretien diffusé en soirée sur la RTP, la radiotélévision du Burkina », rapporte Le Monde Afrique (…) : "il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c'est pas pour nous", a affirmé le capitaine Traoré ». « Ibrahim Traoré tourne définitivement le dos à la démocratie », s'exclame Afrik.com. « Cette déclaration vient confirmer un virage idéologique déjà amorcé depuis plusieurs mois, ce qui marque une volonté de s'écarter des standards de gouvernance occidentaux au profit d'une gestion militaire stricte et centralisée ». L'emprise du kaki… En effet, rien de très surprenant… « La transition politique, enclenchée après le premier putsch en janvier 2022, devait s'achever en juillet 2024 par des élections, rappelle Le Monde Afrique. Mais la junte a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux "élections présidentielle, législatives et municipales", prévues en principe au terme de ces cinq années. Le régime militaire a dissous en octobre dernier la Commission électorale nationale indépendante, puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait déjà assumé, l'année dernière, Ibrahim Traoré ». Et pour verrouiller encore plus son pouvoir, rappelle encore Le Monde Afrique, « le régime militaire hostile aux pays occidentaux, et surtout à la France, a interdit ou suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux (dont RFI) et expulsé certains de leurs journalistes ». Une presse sous pression… Pour sa part, la presse burkinabè, autrefois foisonnante et pertinente, doit composer avec un pouvoir militaire qui entend bien la contrôler… Ainsi, le quotidien Aujourd'hui commente avec prudence, pour ne pas dire avec complaisance, les déclarations du capitaine-président : « la démocratie à l'occidentale, du moins telle qu'issue des codes de ce monde, ça ne marche plus, a (donc) martelé le président du Faso. Tout juste un système importé qui ne colle en rien aux Africains. IB invite ses compatriotes à se départir de la facilité, des sirènes de l'impérialisme et à se concentrer sur l'essentiel pour le Burkina Faso, note encore le quotidien ouagalais. IB privilégie le choix du développementalisme au forceps, plutôt que cette démocratie : (…) produire et consommer burkinabè, être digne, dénoncer et combattre l'impérialisme et ses larbins locaux (…), avec un défi majeur à relever : la lutte et la victoire contre les terroristes  ». Voilà pour le commentaire du quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. Liberté, justice, égalité… Ledjely en Guinée s'inscrit en faux : « ceux qui propagent cette idée (d'en finir avec la démocratie) instrumentalisent souvent les crises électorales observées sur le continent pour se soustraire à toute exigence de reddition des comptes. Derrière cette prétendue incompatibilité se profile un projet politique, pointe le site guinéen : celui de la confiscation du pouvoir et de la manipulation des opinions. Même si Ibrahim Traoré et ses semblables invoquent constamment le peuple, leurs postures semblent avant tout guidées par des intérêts propres. Au-delà des répressions politiques, des restrictions de libertés et des difficultés socio-économiques que ces logiques peuvent engendrer, cette vision constitue un frein à l'émancipation du continent. Car, conclut Ledjely, affirmer que l'Afrique serait incompatible avec la démocratie revient, en filigrane, à nier aux Africains des valeurs universelles telles que la liberté, la justice ou encore l'égalité ». Rejet global… Enfin, exemple de l'isolationnisme croissant du Burkina Faso d'Ibrahim Traoré : la réaction indignée de Ouagadougou après la publication jeudi dernier d'un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays par les jihadistes, mais aussi par l'armée et ses supplétifs. Dans un communiqué repris in extenso par le site Burkina 24, la junte militaire qualifie ce rapport de « torchon, condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté. (…) Ce rapport diabolise les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces combattantes pour les faire passer pour des prédateurs des Droits humains ».

InterNational
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - InterNational - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: au Burkina Faso, la démocratie aux oubliettes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 4:32


Beaucoup de réactions encore dans la presse après la prestation télévisée jeudi dernier du chef de la junte au Burkina Faso. « Le capitaine Ibrahim Traoré a de nouveau asséné un coup très dur aux illusions d'une transition politique, au cours de de cet entretien diffusé en soirée sur la RTP, la radiotélévision du Burkina », rapporte Le Monde Afrique (…) : "il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c'est pas pour nous", a affirmé le capitaine Traoré ». « Ibrahim Traoré tourne définitivement le dos à la démocratie », s'exclame Afrik.com. « Cette déclaration vient confirmer un virage idéologique déjà amorcé depuis plusieurs mois, ce qui marque une volonté de s'écarter des standards de gouvernance occidentaux au profit d'une gestion militaire stricte et centralisée ». L'emprise du kaki… En effet, rien de très surprenant… « La transition politique, enclenchée après le premier putsch en janvier 2022, devait s'achever en juillet 2024 par des élections, rappelle Le Monde Afrique. Mais la junte a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux "élections présidentielle, législatives et municipales", prévues en principe au terme de ces cinq années. Le régime militaire a dissous en octobre dernier la Commission électorale nationale indépendante, puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait déjà assumé, l'année dernière, Ibrahim Traoré ». Et pour verrouiller encore plus son pouvoir, rappelle encore Le Monde Afrique, « le régime militaire hostile aux pays occidentaux, et surtout à la France, a interdit ou suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux (dont RFI) et expulsé certains de leurs journalistes ». Une presse sous pression… Pour sa part, la presse burkinabè, autrefois foisonnante et pertinente, doit composer avec un pouvoir militaire qui entend bien la contrôler… Ainsi, le quotidien Aujourd'hui commente avec prudence, pour ne pas dire avec complaisance, les déclarations du capitaine-président : « la démocratie à l'occidentale, du moins telle qu'issue des codes de ce monde, ça ne marche plus, a (donc) martelé le président du Faso. Tout juste un système importé qui ne colle en rien aux Africains. IB invite ses compatriotes à se départir de la facilité, des sirènes de l'impérialisme et à se concentrer sur l'essentiel pour le Burkina Faso, note encore le quotidien ouagalais. IB privilégie le choix du développementalisme au forceps, plutôt que cette démocratie : (…) produire et consommer burkinabè, être digne, dénoncer et combattre l'impérialisme et ses larbins locaux (…), avec un défi majeur à relever : la lutte et la victoire contre les terroristes  ». Voilà pour le commentaire du quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. Liberté, justice, égalité… Ledjely en Guinée s'inscrit en faux : « ceux qui propagent cette idée (d'en finir avec la démocratie) instrumentalisent souvent les crises électorales observées sur le continent pour se soustraire à toute exigence de reddition des comptes. Derrière cette prétendue incompatibilité se profile un projet politique, pointe le site guinéen : celui de la confiscation du pouvoir et de la manipulation des opinions. Même si Ibrahim Traoré et ses semblables invoquent constamment le peuple, leurs postures semblent avant tout guidées par des intérêts propres. Au-delà des répressions politiques, des restrictions de libertés et des difficultés socio-économiques que ces logiques peuvent engendrer, cette vision constitue un frein à l'émancipation du continent. Car, conclut Ledjely, affirmer que l'Afrique serait incompatible avec la démocratie revient, en filigrane, à nier aux Africains des valeurs universelles telles que la liberté, la justice ou encore l'égalité ». Rejet global… Enfin, exemple de l'isolationnisme croissant du Burkina Faso d'Ibrahim Traoré : la réaction indignée de Ouagadougou après la publication jeudi dernier d'un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays par les jihadistes, mais aussi par l'armée et ses supplétifs. Dans un communiqué repris in extenso par le site Burkina 24, la junte militaire qualifie ce rapport de « torchon, condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté. (…) Ce rapport diabolise les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces combattantes pour les faire passer pour des prédateurs des Droits humains ».

Sous les radars
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

Sous les radars

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal de l'Afrique
Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait le bilan de son action depuis le coup d'État de septembre 2022

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 14:17


Au Burkina Faso, à l'occasion de la première année de la Révolution dite Progressiste Populaire (RPP), le très discret Ibrahim Traoré a accordé un entretien à des journalistes triés sur le volet. Il a fait le bilan de son action depuis le coup d'État de septembre 2022 qui l'a porté au pouvoir et selon lui tout va bien dans le pays, sur le plan sécuritaire et économique notamment.

Invité Afrique
Human Rights Watch au Burkina: «Les abus envers la communauté Peule sont une forme de nettoyage ethnique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 5:03


Ce jeudi paraît un rapport de près de 300 pages, issu de deux ans d'enquête auprès des victimes civiles du Burkina Faso. L'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a recueilli des centaines de témoignages de Burkinabè ayant subi entre 2023 et 2025 des attaques terroristes du Jnim, mais aussi la répression des forces armées burkinabè. Répression, notamment, contre la communauté peule. Les 57 incidents documentés par l'ONG illustrent la crise profonde et violente que traverse ce pays, sous la coupe d'une junte militaire qui n'arrive pas à endiguer la vague jihadiste. Une junte qui réprime violemment les supposés complices des terroristes. Avec ce rapport, qui recense 1 800 victimes civiles en deux ans, l'ONG espère une réaction de la communauté internationale, et un début de judiciarisation de ce qu'elle qualifie de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité ». Ilaria Allegrozzi, co-autrice de ce rapport, est la grande invitée Afrique Matin de RFI. RFI : « Personne ne pourra s'échapper », c'est le titre de votre rapport sur les crimes commis au Burkina Faso entre 2023 et 2025. « Personne ne pourra s'échapper », qui dit cela exactement ? Avant de vous dire qui dit ça, je reviens sur le titre qui est assez évocateur dans le sens où vraiment ça renvoie à une image symbolique de la guerre et pourtant réelle où personne n'est à l'abri, où les populations civiles sont piégées entre des violences avec des abus venant de tous les côtés. Maintenant, qui dit « Personne ne pourra s'échapper » ? C'est le président du Burkina Faso lui-même qui, pendant une réunion avec les chefs peuls en février 2023, avait dit que l'épicentre du terrorisme se situait au sein des communautés peuls et avait, de façon directe, menacé de tuer les peuls qui collaborent avec les groupes armés jihadistes. Ils les ont alors ciblés dans des massacres, les ont forcés à quitter leurs terres. Et ce schéma d'abus envers la communauté peule constitue une forme de nettoyage ethnique, d'après nous. Vous avez donc enquêté sur une période 2023-2025 avec un recensement de 57 attaques contre des civils. Quid de la difficulté d'enquêter dans un pays où la terreur règne, notamment la terreur de parler ? Oui, vous avez raison. En fait, les pertes civiles dans les conflits qui frappent le Burkina Faso ne sont pas connues parce qu'il n'y a pas de mécanisme pour recenser les victimes. Et beaucoup d'incidents passent inaperçus. Aussi à cause du climat de peur, de terreur et de répression instauré par cette junte militaire qui a muselé la dissidence, l'opposition, les médias, cela a empêché la circulation des informations sur la situation sécuritaire. J'ajoute également que la propagande gouvernementale, mais la propagande aussi du Jnim empêchent d'avoir vraiment une vision claire de ce qui se passe au Burkina Faso, y compris de documenter les incidents. Au moins 10 000 morts civils recensés par l'ONG Acled depuis 2016 ou même 1 800 morts recensés dans votre rapport : ce sont des chiffres qui sont très certainement en-deçà de la réalité, mais qui sont éloquents… Oui, justement, 10 600 morts selon Acled depuis 2016. De notre côté, 57 incidents documentés ont engendré la mort de 1 800 civils, dont 1 200 tués par les forces de sécurité et les VDP [Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils des forces de sécurité, NDLR]. Qu'est-ce que ça veut dire ? Cela reflète trois réalités. La première, on n'a pas été en mesure de documenter tous les incidents, la deuxième c'est que les forces de sécurité et leurs supplétifs VDP semblent être plus violents que le Jnim. Et troisièmement, ça pourrait aussi être une tendance régionale dans le sens où même au Mali, l'année passée, Acled avait souligné que les forces de sécurité avaient tué plus de civils que le Jnim. Ces 57 cas que vous documentez dans votre rapport, 57 attaques, aucune n'a fait l'objet d'enquêtes et encore moins de condamnations de la part des autorités burkinabè. Qu'est-ce que cela signifie ? Ça veut dire qu'en fait, il y a un double discours entre « on va faire des enquêtes » - c'est ce que disait pour un certain nombre de cas les autorités burkinabè et le président Traoré - et le fait qu'on ne voit jamais d'instruction et encore moins de procès dans ces exactions contre des civils ? Au Burkina Faso, on est dans un contexte d'impunité généralisée grandissante, où aucun membre des forces de sécurité burkinabè n'a fait l'objet de poursuites, ni amené devant les tribunaux pour des présumés violations des droits humains commises dans le cadre des opérations de contre-terrorisme. Donc, vous voyez que les voies de recours pour les victimes au niveau national sont très limitées. Les enquêtes encore plus. Et aussi, au niveau régional, les voies de recours pour les victimes deviennent de plus en plus limitées et restreintes, parce que le Burkina a quitté la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et, par conséquent, a privé ses citoyens de la possibilité de saisir la Cour de justice de la Cédéao. Est-ce que vous n'avez pas l'impression que la communauté internationale se désintéresse, ou en tout cas détourne son regard, de ce qui se passe au Burkina Faso ? Bien sûr. La crise au Burkina Faso est complètement passée sous silence. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a d'intérêt, il n'y a pas d'enjeux ? Je pense qu'après le coup d'État militaire de 2022, les partenaires internationaux du Burkina Faso se sont complètement désengagés et au lieu de trouver des voies de sortie ou des dialogues avec les autorités militaires, ont préféré laisser le Burkina Faso à son sort et n'ont pas porté l'attention nécessaire à cette crise. C'est inquiétant ? C'est très inquiétant ! Mais je pense qu'avec une couverture médiatique plus importante, une mobilisation des victimes avec des plaintes des ONG, il est possible d'obtenir des résultats, notamment pousser le Procureur de la Cour pénale à agir et à ouvrir un examen préliminaire sur les crimes commis par tous les camps. ► Rapport sur les Crimes contre l'humanité commis par tous les camps au Burkina Faso

Les dessous de l'infox, la chronique
Burkina Faso: non Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté par Donald Trump

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 2:41


Au Burkina Faso, une rumeur cible actuellement le président de la transition. Une série de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux affirme, à tort, que le capitaine Ibrahim Traoré aurait été arrêté à Ouagadougou. Si cette fausse information grossière peut prêter à sourire, elle illustre en réalité un mode opératoire devenu systémique. Tout commence sur TikTok avec l'apparition d'une vidéo plutôt étrange. Dès la première seconde, ce clip prétend sonner l'alerte : « Urgence au Burkina Faso. C'est fini pour Ibrahim Traoré ». Cette voix robotique affirme ensuite, à tort, que le capitaine burkinabè viendrait d'être arrêté : « Le président Ibrahim Traoré vient d'être arrêté. Et ce n'est pas n'importe qui. C'est Donald Trump qui aurait ordonné son arrestation ». Cette prétendue arrestation aurait été justifiée par des propos « injurieux envers le président américain ». En réalité, tout est faux. Cette histoire a été inventée de toutes pièces. Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté. Pour preuve, il est apparu jeudi 19 mars 2026, libre, lors du Conseil des ministres. Une infox reprise en boucle D'après nos recherches, plusieurs dizaines de vidéos de ce type circulent sur TikTok. On retrouve toujours le même narratif, cette même voix masculine générée par intelligence artificielle, ainsi que des images d'illustration plus ou moins récentes. Certaines de ces publications apparaissent dans les premiers résultats quand on cherche à s'informer sur le Burkina Faso. Cette fausse information cumule aujourd'hui près de 3 millions de vues, rien que sur TikTok. Le rôle central des algorithmes Le succès de ce type d'infox assez grossières s'explique d'abord par une recette de fabrication qui plaît aux algorithmes de recommandation. La vidéo est sensationnaliste, courte, le montage est dynamique. Même si le narratif est assez farfelu, ces clips suscitent également beaucoup de commentaires. Certains se moquent, d'autres se font avoir. Cet engagement pousse les algorithmes à mettre en avant ces publications. À ce stade, nous n'avons pas pu déterminer qui est précisément à l'origine de ce type de contenus. Ce que l'on sait, c'est que des centaines de comptes TikTok diffusent quotidiennement ce genre de vidéos. Les sujets, souvent en lien avec l'actualité, n'épargnent aucun pays ni aucune thématique. Pour gagner en crédibilité, une bonne partie de ces comptes tentent de se faire passer pour des médias : « Actualités français » (sic), « Minutes politique » (sic) ou « Brut FR politique ». Ces noms, volontairement trompeurs et proches de médias existants, brouillent les pistes et mettent les utilisateurs en confiance. Motivation financière En analysant les contenus que ces comptes publient, leur motivation semble davantage financière qu'informationnelle. On ne retrouve pas de positionnement idéologique très clair. Certaines vidéos se contredisent parfois. Leur but semble donc d'inonder TikTok avec des vidéos mensongères pour faire des vues, et monétiser leur audience. Une vague de faux qui sème le doute et ajoute au désordre informationnel. À lire aussiComment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l'AES

Revue de presse Afrique
À la Une: les «bons» et les «mauvais» putschistes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 4:25


« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.

Revue de presse Afrique
À la Une: les «bons» et les «mauvais» putschistes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 4:25


« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.

Invité culture
«Bani Volta», une révolte burkinabè effacée de l'Histoire ravivée par la danse

Invité culture

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:20


Mettre en scène une révolte anticoloniale largement oubliée en France et méconnue au Burkina Faso : c'est le pari du danseur et chorégraphe burkinabè Bienvenue Bazié. Dans Bani Volta, présenté en ce moment au Palais de Chaillot à Paris (jusqu'au 17 janvier), dix danseurs font revivre, par le corps, une guerre effacée des récits officiels.   RFI : Le titre de votre spectacle, « Bani Volta », renvoie à une région qui va du fleuve Bani, au Mali, à la boucle de la Volta, au Burkina Faso. C'est là qu'en 1915, des dizaines de villages vont se révolter contre les forces coloniales françaises qui cherchent à enrôler de force des soldats pour servir sur le front de la Première Guerre mondiale. Vous dites que c'est une histoire invisibilisée, effacée des mémoires.  Bienvenue Bazié : C'est vrai que c'est une histoire méconnue des peuples du Burkina Faso, mais aussi de la France. L'idée de ce projet est née dans le cadre d'un workshop que nous avons organisé en 2024 à Ouagadougou, à l'université Joseph Ki Zerbo, qui réunissait des anciens chercheurs en sciences humaines et sociales et des artistes. C'est parti de là. Personnellement, je la connaissais à travers d'autres écrits, mais vraiment très peu, pas en profondeur. Nous devons encore aujourd'hui apprendre davantage nos histoires, les histoires des peuples.Au Burkina Faso, certains ont l'impression que les résistances sont récentes. Et pourtant, il y a eu cette grosse mobilisation en 1915 qui est méconnue des fils et filles du Burkina Faso qui sont nés bien après, et qui pensent qu'il faut porter une résistance aujourd'hui. On avance si vite que, parfois, on oublie. Et quelque part, on est rattrapé aussi par certaines histoires. Pour le peuple de France aussi, il y a à apprendre. Ça nous permet de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de vivre ensemble.   On voit dans la pièce des scènes de combat : les danseurs qui interprètent les guerriers ramassent des pierres, les jettent, se mettent à l'abri comme un seul homme. On sent la force de ce collectif d'hommes et de femmes, parfois armés de très peu - d'un bâton, d'un bouclier… C'est ce qu'on imagine en voyant les gestes des danseurs. Qu'est-ce qui vous a particulièrement touché dans cette histoire ?   Moi en tant que chorégraphe, c'est cette force de mobilisation et de résistance de ces peuples qu'il m'intéresse de mettre en scène. Ces femmes et ces hommes qui ont porté la lutte malgré des armes assez rudimentaires par rapport aux personnes qu'ils avaient en face, aux colons.  On sait bien que plus on est unis avec des stratégies, plus on est forts. Les recherches ont montré que les villageois avaient justement des stratégies, que je convoque à travers des figures dans ma danse : le combat en ligne, en cercle, par groupes...Cette pièce montre tout ce qu'on peut rencontrer lors d'une guerre, les pertes en vies humaines, mais aussi la joie, l'amour, le courage, la rage, la peur et la vie qui, heureusement, continue.  Et les femmes ont pleinement participé à cette lutte anticoloniale...  Cette mobilisation est partie du fait qu'une femme a été battue et a perdu son enfant. Ce sont les femmes qui ont incité les hommes à la révolte et elles ont tout autant participé aux combats. Donc, c'est un rôle important, majeur, qu'elles jouent dans cette histoire. Il y a donc autant de femmes que d'hommes dans le spectacle.  Que dit la danse que ne peuvent dire les mots, les livres, les archives ?  Les émotions… qui sont des choses qui dépassent l'ordre de la parole.  La danse, c'est visuel, ça donne une dimension qui est inexplicable. J'ai d'ailleurs fait le choix que l'ennemi ne soit pas représenté par un individu, mais, dans l'écriture, on peut voir sa position. On peut sentir qu'il y a un danger, une personne en face, mais elle est invisible.  En fait, on voit l'effet des gestes et des mouvements de l'ennemi sur le corps des danseurs…  Oui, la personne physique n'est pas là, mais on peut percevoir une présence de l'ennemi qui repousse, qu'on attaque, qui tourne autour. Mais sans vraiment que ce soit représenté par quelqu'un. En termes d'écriture chorégraphique, c'est beaucoup plus intéressant que d'être dans quelque chose de frontal. Et ça ouvre aussi les imaginaires. Donc, ça laisse le spectateur faire une lecture qui est beaucoup plus large que si on avait mis deux personnes face à face pour un combat.  Votre spectacle se joue aujourd'hui en France. Est-ce que vous avez prévu une tournée sur le continent africain ?  Dans un premier temps, on fait la première mondiale à Paris, mais il nous tient à cœur de pouvoir le présenter au peuple burkinabè, d'avoir une tournée au Burkina Faso, puisque c'est une histoire qui concerne le Burkina et la France. Je dis toujours les deux, mais on aimerait aussi le présenter ailleurs sur le continent parce qu'on s'inspire aussi d'autres luttes de peuples pour leur libération. Il y a eu des résistances un peu partout !  Cette ouverture m'intéressait aussi. D'ailleurs, le seul texte que l'on utilise dans la pièce est l'hymne du Wassoulou. L'hymne du Wassoulou qui proclame un certain nombre de valeurs et qui était attribué au résistant Samory Touré par exemple, en Guinée. Cette histoire peut vraiment résonner avec l'actualité en France, au Burkina, en Guinée, aux États-Unis… à travers le monde. À lire aussiEn Côte d'Ivoire, une pièce de théâtre célèbre Samory Touré, résistant à la colonisation

Invité Culture
«Bani Volta», une révolte burkinabè effacée de l'Histoire ravivée par la danse

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Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:20


Mettre en scène une révolte anticoloniale largement oubliée en France et méconnue au Burkina Faso : c'est le pari du danseur et chorégraphe burkinabè Bienvenue Bazié. Dans Bani Volta, présenté en ce moment au Palais de Chaillot à Paris (jusqu'au 17 janvier), dix danseurs font revivre, par le corps, une guerre effacée des récits officiels.   RFI : Le titre de votre spectacle, « Bani Volta », renvoie à une région qui va du fleuve Bani, au Mali, à la boucle de la Volta, au Burkina Faso. C'est là qu'en 1915, des dizaines de villages vont se révolter contre les forces coloniales françaises qui cherchent à enrôler de force des soldats pour servir sur le front de la Première Guerre mondiale. Vous dites que c'est une histoire invisibilisée, effacée des mémoires.  Bienvenue Bazié : C'est vrai que c'est une histoire méconnue des peuples du Burkina Faso, mais aussi de la France. L'idée de ce projet est née dans le cadre d'un workshop que nous avons organisé en 2024 à Ouagadougou, à l'université Joseph Ki Zerbo, qui réunissait des anciens chercheurs en sciences humaines et sociales et des artistes. C'est parti de là. Personnellement, je la connaissais à travers d'autres écrits, mais vraiment très peu, pas en profondeur. Nous devons encore aujourd'hui apprendre davantage nos histoires, les histoires des peuples.Au Burkina Faso, certains ont l'impression que les résistances sont récentes. Et pourtant, il y a eu cette grosse mobilisation en 1915 qui est méconnue des fils et filles du Burkina Faso qui sont nés bien après, et qui pensent qu'il faut porter une résistance aujourd'hui. On avance si vite que, parfois, on oublie. Et quelque part, on est rattrapé aussi par certaines histoires. Pour le peuple de France aussi, il y a à apprendre. Ça nous permet de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de vivre ensemble.   On voit dans la pièce des scènes de combat : les danseurs qui interprètent les guerriers ramassent des pierres, les jettent, se mettent à l'abri comme un seul homme. On sent la force de ce collectif d'hommes et de femmes, parfois armés de très peu - d'un bâton, d'un bouclier… C'est ce qu'on imagine en voyant les gestes des danseurs. Qu'est-ce qui vous a particulièrement touché dans cette histoire ?   Moi en tant que chorégraphe, c'est cette force de mobilisation et de résistance de ces peuples qu'il m'intéresse de mettre en scène. Ces femmes et ces hommes qui ont porté la lutte malgré des armes assez rudimentaires par rapport aux personnes qu'ils avaient en face, aux colons.  On sait bien que plus on est unis avec des stratégies, plus on est forts. Les recherches ont montré que les villageois avaient justement des stratégies, que je convoque à travers des figures dans ma danse : le combat en ligne, en cercle, par groupes...Cette pièce montre tout ce qu'on peut rencontrer lors d'une guerre, les pertes en vies humaines, mais aussi la joie, l'amour, le courage, la rage, la peur et la vie qui, heureusement, continue.  Et les femmes ont pleinement participé à cette lutte anticoloniale...  Cette mobilisation est partie du fait qu'une femme a été battue et a perdu son enfant. Ce sont les femmes qui ont incité les hommes à la révolte et elles ont tout autant participé aux combats. Donc, c'est un rôle important, majeur, qu'elles jouent dans cette histoire. Il y a donc autant de femmes que d'hommes dans le spectacle.  Que dit la danse que ne peuvent dire les mots, les livres, les archives ?  Les émotions… qui sont des choses qui dépassent l'ordre de la parole.  La danse, c'est visuel, ça donne une dimension qui est inexplicable. J'ai d'ailleurs fait le choix que l'ennemi ne soit pas représenté par un individu, mais, dans l'écriture, on peut voir sa position. On peut sentir qu'il y a un danger, une personne en face, mais elle est invisible.  En fait, on voit l'effet des gestes et des mouvements de l'ennemi sur le corps des danseurs…  Oui, la personne physique n'est pas là, mais on peut percevoir une présence de l'ennemi qui repousse, qu'on attaque, qui tourne autour. Mais sans vraiment que ce soit représenté par quelqu'un. En termes d'écriture chorégraphique, c'est beaucoup plus intéressant que d'être dans quelque chose de frontal. Et ça ouvre aussi les imaginaires. Donc, ça laisse le spectateur faire une lecture qui est beaucoup plus large que si on avait mis deux personnes face à face pour un combat.  Votre spectacle se joue aujourd'hui en France. Est-ce que vous avez prévu une tournée sur le continent africain ?  Dans un premier temps, on fait la première mondiale à Paris, mais il nous tient à cœur de pouvoir le présenter au peuple burkinabè, d'avoir une tournée au Burkina Faso, puisque c'est une histoire qui concerne le Burkina et la France. Je dis toujours les deux, mais on aimerait aussi le présenter ailleurs sur le continent parce qu'on s'inspire aussi d'autres luttes de peuples pour leur libération. Il y a eu des résistances un peu partout !  Cette ouverture m'intéressait aussi. D'ailleurs, le seul texte que l'on utilise dans la pièce est l'hymne du Wassoulou. L'hymne du Wassoulou qui proclame un certain nombre de valeurs et qui était attribué au résistant Samory Touré par exemple, en Guinée. Cette histoire peut vraiment résonner avec l'actualité en France, au Burkina, en Guinée, aux États-Unis… à travers le monde. À lire aussiEn Côte d'Ivoire, une pièce de théâtre célèbre Samory Touré, résistant à la colonisation

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[Vos questions] Burkina Faso: que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'envoi de soldats européens en Ukraine après un potentiel cessez-le-feu, les menaces d'une opération militaire américaine en Colombie et le soutien des Américains aux manifestants iraniens.  Burkina Faso : que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ?    Au Burkina Faso, le gouvernement affirme avoir déjoué une « tentative de déstabilisation », prévue le samedi 3 janvier, visant à assassiner le capitaine Ibrahim Traoré ainsi que plusieurs personnalités militaires et civiles. Quelles sont les preuves fournies par les autorités ? Pourquoi l'ex-président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo, est-il accusé d'avoir orchestré ce complot ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI.      Guerre en Ukraine : vers une force multinationale de 25 000 soldats ?    Réunis mardi à Paris, les 35 pays de la « Coalition des volontaires » aux côtés de l'Ukraine et des États-Unis ont validé une série de garanties de sécurité et s'engagent à envoyer 25 000 soldats sur le terrain si un cessez-le-feu est trouvé. Sachant que plusieurs pays européens, dont l'Italie, s'opposent à déployer des hommes en Ukraine, comment comptent-ils mobiliser autant de soldats ? Quel sera le rôle de ces troupes ? Comment Moscou réagit à ces annonces ?    Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.    Colombie : l'armée peut-elle éviter un scénario type Venezuela ?     Après l'opération militaire américaine contre le Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro, Donald Trump a personnellement menacé son homologue colombien. Le locataire de la Maison Blanche a prévenu Gustavo Petro qu'il devait « faire gaffe à ses fesses » tout en affirmant qu'il n'excluait pas une intervention militaire dans les prochains mois. Comment Trump justifie-t-il un tel scénario ? Depuis samedi, l'armée colombienne se prépare mais peut-elle vraiment se défendre face à une attaque comme celle menée au Venezuela ? Avec Olga Gonzalez, sociologue colombienne, chercheuse associée à l'université de Paris.    Iran : que vaut vraiment le soutien de Trump aux manifestants ?    Donald Trump assure suivre de près le mouvement de protestation en Iran contre la vie chère et le régime islamique, allant jusqu'à menacer de frapper le pays si les autorités « commencent à tuer des gens comme elles l'ont fait dans le passé ». En réaction, Téhéran a mis en garde les États-Unis contre toute intervention. Y-a-t-il un réel soutien du président américain pour les manifestants ou, comme au Venezuela, s'intéresse-t-il surtout aux ressources du pays ?  Une opération militaire américaine peut-elle renverser le régime ? Avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul-Valéry de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).   

Radio-R
VIP - Philippe Bury : Entraide, mission et interculturalité

Radio-R

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 40:32


Des plateformes pétrolières à l'Entraide internationale, en passant par l'enseignement et la mission: le parcours de Philippe Bury est passionnant! Rencontre avec le Secrétaire général du SME, le Service d'Entraide et de Mission.Voyages, entraide, gestion de projets et d'équipes, interculturalité: autant d'éléments présents dans la vie de Philippe Bury, un homme tout terrain, formé comme ingénieur spécialisé en sécurité industrielle et environnement. "Mon but a tout de suite été de bien travailler sur les différents chantiers, en prenant soin de l'environnement dans lequel on se trouve et des gens qui y sont investis". Prendre soin… Le terme revient souvent dans la bouche de cet homme solidement ancré dans sa foi en Dieu. Cette foi, décision du coeur, donnera une nouvelle orientation à son existence. Au Burkina Faso, alors qu'il accomplit son service civil en enseignant les Maths dans un collège Protestant, il rencontre Françoise, une infirmière venue de Suisse. Ensemble, ils se forment au sein d'une école biblique et s'investissent dans différents projets à l'étranger, alors que leur famille s'enrichit de quatre enfants au fil du parcours. Le couple a appris à se laisser guider dans les projets que Dieu avait pour eux: "Au départ, reconnaît Philippe, mon plan de carrière, c'était de vivre des rêves d'étudiant. Voyage, travailler sur de gros projets, des plateformes pétrolières, faire de l'hélico, de la jungle, etc. J'ai pu goûter à tout cela, mais Dieu m'a demandé un jour: et maintenant, qu'est-ce que tu en fais?"Devenu aujourd'hui Secrétaire général de l'ONG suisse SME (Service de Mission et d'Entraide), Philippe trouve dans ce poste une sorte de condensé de ses aquis jusque là: des voyages, du contact, de la découverte de l'autre, de l'interculturalité avec toute sa richesse et tous ses défis, la gestion de projets avec ses collègues. Et toujours chevillé au coeur, son désir de "prendre soin"...Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: la situation en Tanzanie, «un chaos post-électoral et un silence d'État»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 4:26


En Tanzanie, des heurts en marge des élections législatives et présidentielle, dont l'opposition a été évincée, ont débuté mercredi. Alors que la population était appelée à respecter un couvre-feu jeudi, de nouvelles manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du pays. Une situation commentée par la presse africaine. Si la coupure du réseau internet rend l'accès aux informations compliqué, le média Afrik.com souligne « un chaos post-électoral et un silence d'État ». « Rendez-nous notre pays ! » scandent d'un côté les manifestants, de l'autre, on constate une absence de communication de la part du gouvernement, dirigé par la présidente Samia Suluhu Hassan, « tandis que les mesures de sécurité sont renforcées et que les craintes de victimes augmentent », peut-on lire. Selon Afrik.com « L'absence de communication gouvernementale est d'autant plus inquiétante que le scrutin a été précédé d'une vague de répression sévère. L'organisation Amnesty International a dénoncé une véritable "vague de terreur" marquée par des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des actes de torture ». Le média précise : « Le principal parti d'opposition, le Chadema, dont le chef Tundu Lissu est jugé pour trahison, a été disqualifié pour avoir refusé de signer un code électoral jugé insuffisant ». Pas d'observateurs crédibles Au Kenya, The Daily Nation scrute également de près la situation chez son voisin Tanzanien. Le journal rappelle que des militants, depuis le Kenya, ont dénoncé « une mascarade », juste « après que les autorités ont interdit à deux des principaux partis d'opposition de présenter des candidats ». Par ailleurs, le KHRC « la Commission kenyane des droits de l'homme (une ONG) a tiré la sonnette d'alarme face à l'absence de groupes d'observation électorale crédibles lors des élections. "Aucune mission d'observation crédible n'est présente en Tanzanie. La Belgique, la Suède, l'Allemagne et l'Irlande se sont retirées des élections. Les États-Unis surveillent, mais sans y déployer d'observateurs officiels" explique notamment un membre du KHRC ». Cependant, rappelle The Daily Nation « l'Union Africaine, la Communauté de développement de l'Afrique Australe, la Communauté d'Afrique de l'Est et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ont déployé des missions d'observation, ce qui a suscité des critiques pour avoir légitimé un processus défectueux ».   Au Burkina Faso, WakatSéra commente aussi la situation en Tanzanie, dans ces colonnes édito : « Après les élections, la tension ! (...) c'est le condensé en peu de mots, de la situation volcanique que vit le pays », peut-on lire. « La présidente sortante en quête d'un deuxième mandat, (...) n'a pas résisté à la tentation d'organiser des scrutins interdits à l'opposition, la vraie ». Ainsi, les manifestants « n'ont que leurs voix pour crier leur ras-le-bol d'un régime incapable de répondre aux attentes d'un peuple trop longtemps muselé ». En Algérie, des réactions et des commentaires sur la politique française Jeudi, le parti d'extrême droite français, le Rassemblement national, a obtenu une « victoire » à l'Assemblée nationale, en faisant adopter à une voix près une résolution qui vise à « dénoncer » l'accord franco-algérien de 1968, qui crée un régime d'immigration favorable pour les Algériens. « La France vote contre elle-même », c'est le titre d'un édito dans Algerie patriotique. « Derrière les apparences d'un débat diplomatique, c'est une fracture politique, morale et historique qui s'ouvre : celle qui annonce l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir en 2027. (…) Le fameux accord de 68, que les nostalgiques de l'Algérie française décrivent à tort comme un privilège offert aux ressortissants algériens, n'est en réalité qu'une coquille vide ». Et pour Algérie Patriotique, « le vrai scandale n'est pas dans le vote, mais dans la complaisance du pouvoir en place », car « l'exécutif a préféré jouer la partition du populisme. En reprenant à son compte les thèmes de l'extrême droite, il espérait la contenir, mais il n'a fait que la légitimer. C'est ainsi que, sous couvert de "fermeté", la France se déshonore et prépare son propre suicide politique ». Algérie 360, rappelle que l'idée de mettre en cause l'accord de 1968 n'est pas nouvelle. « Déjà en février, un rapport du Sénat suggérait d'envisager sa dénonciation. De plus, l'ancien ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, avait exprimé à plusieurs reprises son souhait de remettre en question cet accord, notamment lors d'une période de crise diplomatique ». Par ailleurs, le média observalgérie souligne que les accords de 1968 « ne sont pas liés aux obligations de quitter le territoire français non exécutées, argument souvent évoqué par le Rassemblement national ». Ces accords encadrent uniquement les droits de résidence et d'établissement des ressortissants algériens en France. Enfin, le texte voté ne modifie en rien ces dispositions... Puisqu'une résolution parlementaire ne peut pas imposer d'action à l'exécutif. Elle exprime seulement la position de l'Assemblée nationale.

Revue de presse Afrique
À la Une: la situation en Tanzanie, «un chaos post-électoral et un silence d'État»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 4:26


En Tanzanie, des heurts en marge des élections législatives et présidentielle, dont l'opposition a été évincée, ont débuté mercredi. Alors que la population était appelée à respecter un couvre-feu jeudi, de nouvelles manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du pays. Une situation commentée par la presse africaine. Si la coupure du réseau internet rend l'accès aux informations compliqué, le média Afrik.com souligne « un chaos post-électoral et un silence d'État ». « Rendez-nous notre pays ! » scandent d'un côté les manifestants, de l'autre, on constate une absence de communication de la part du gouvernement, dirigé par la présidente Samia Suluhu Hassan, « tandis que les mesures de sécurité sont renforcées et que les craintes de victimes augmentent », peut-on lire. Selon Afrik.com « L'absence de communication gouvernementale est d'autant plus inquiétante que le scrutin a été précédé d'une vague de répression sévère. L'organisation Amnesty International a dénoncé une véritable "vague de terreur" marquée par des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des actes de torture ». Le média précise : « Le principal parti d'opposition, le Chadema, dont le chef Tundu Lissu est jugé pour trahison, a été disqualifié pour avoir refusé de signer un code électoral jugé insuffisant ». Pas d'observateurs crédibles Au Kenya, The Daily Nation scrute également de près la situation chez son voisin Tanzanien. Le journal rappelle que des militants, depuis le Kenya, ont dénoncé « une mascarade », juste « après que les autorités ont interdit à deux des principaux partis d'opposition de présenter des candidats ». Par ailleurs, le KHRC « la Commission kenyane des droits de l'homme (une ONG) a tiré la sonnette d'alarme face à l'absence de groupes d'observation électorale crédibles lors des élections. "Aucune mission d'observation crédible n'est présente en Tanzanie. La Belgique, la Suède, l'Allemagne et l'Irlande se sont retirées des élections. Les États-Unis surveillent, mais sans y déployer d'observateurs officiels" explique notamment un membre du KHRC ». Cependant, rappelle The Daily Nation « l'Union Africaine, la Communauté de développement de l'Afrique Australe, la Communauté d'Afrique de l'Est et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ont déployé des missions d'observation, ce qui a suscité des critiques pour avoir légitimé un processus défectueux ».   Au Burkina Faso, WakatSéra commente aussi la situation en Tanzanie, dans ces colonnes édito : « Après les élections, la tension ! (...) c'est le condensé en peu de mots, de la situation volcanique que vit le pays », peut-on lire. « La présidente sortante en quête d'un deuxième mandat, (...) n'a pas résisté à la tentation d'organiser des scrutins interdits à l'opposition, la vraie ». Ainsi, les manifestants « n'ont que leurs voix pour crier leur ras-le-bol d'un régime incapable de répondre aux attentes d'un peuple trop longtemps muselé ». En Algérie, des réactions et des commentaires sur la politique française Jeudi, le parti d'extrême droite français, le Rassemblement national, a obtenu une « victoire » à l'Assemblée nationale, en faisant adopter à une voix près une résolution qui vise à « dénoncer » l'accord franco-algérien de 1968, qui crée un régime d'immigration favorable pour les Algériens. « La France vote contre elle-même », c'est le titre d'un édito dans Algerie patriotique. « Derrière les apparences d'un débat diplomatique, c'est une fracture politique, morale et historique qui s'ouvre : celle qui annonce l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir en 2027. (…) Le fameux accord de 68, que les nostalgiques de l'Algérie française décrivent à tort comme un privilège offert aux ressortissants algériens, n'est en réalité qu'une coquille vide ». Et pour Algérie Patriotique, « le vrai scandale n'est pas dans le vote, mais dans la complaisance du pouvoir en place », car « l'exécutif a préféré jouer la partition du populisme. En reprenant à son compte les thèmes de l'extrême droite, il espérait la contenir, mais il n'a fait que la légitimer. C'est ainsi que, sous couvert de "fermeté", la France se déshonore et prépare son propre suicide politique ». Algérie 360, rappelle que l'idée de mettre en cause l'accord de 1968 n'est pas nouvelle. « Déjà en février, un rapport du Sénat suggérait d'envisager sa dénonciation. De plus, l'ancien ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, avait exprimé à plusieurs reprises son souhait de remettre en question cet accord, notamment lors d'une période de crise diplomatique ». Par ailleurs, le média observalgérie souligne que les accords de 1968 « ne sont pas liés aux obligations de quitter le territoire français non exécutées, argument souvent évoqué par le Rassemblement national ». Ces accords encadrent uniquement les droits de résidence et d'établissement des ressortissants algériens en France. Enfin, le texte voté ne modifie en rien ces dispositions... Puisqu'une résolution parlementaire ne peut pas imposer d'action à l'exécutif. Elle exprime seulement la position de l'Assemblée nationale.

Afrique Économie
La diaspora investit: au Burkina Faso, Raïssa et Stéphane explorent la filière du beurre de karité

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 2:27


Ils font partie de cette nouvelle génération d'entrepreneurs issus de la diaspora qui veulent investir sur le continent africain. Raïssa, Franco-Camerounaise, et Stéphane, Franco-Burkinabè, mûrissent un projet autour du beurre de karité, produit emblématique du Burkina Faso. Portrait d'un couple à la croisée des mondes, entre prudence, convictions et ambition. La première rencontre avec Raïssa et Stéphane Ky, la trentaine,  remonte à l'événement Back to Africa organisé en octobre 2024 par l'entrepreneur camerounais Philippe Simo, figure montante des diasporas africaines engagées dans l'investissement sur le continent. Dix mois plus tard, leur projet a pris forme : « Étant originaire du Burkina, on s'est naturellement tournés vers le beurre de karité, un produit local avec un vrai potentiel, explique Stéphane. On est encore dans la phase de cadrage. On explore, on teste à petite échelle, mais on avance. » Le couple vise un double ancrage : le Burkina Faso dans un premier temps, et à plus long terme la Côte d'Ivoire, pays voisin au marché dynamique. Mais pas question de se précipiter. « Il va falloir qu'on se forme. Moi, j'ai une formation en finance, Stéphane est ingénieur en informatique, donc l'agriculture, ce n'est pas encore notre domaine », précise Raïssa. « Aujourd'hui, au Burkina, il y a une vraie dynamique autour de la transformation locale, observe Stéphane. Donner de la valeur ajoutée aux produits agricoles sur place, c'est à la fois bénéfique pour l'économie locale et intéressant financièrement. » Investir, une question de timing Comme beaucoup d'investisseurs issus de la diaspora, Raïssa et Stéphane sont conscients du contexte politique et économique instable. En 2023, les investissements directs étrangers (IDE) au Burkina Faso ont chuté de 87%, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Mais ils ne s'estiment pas découragés pour autant. « J'ai la double nationalité, ce qui peut être un avantage, souligne Stéphane. Un profil comme le nôtre est peut-être plus agile qu'un investisseur étranger classique. » Raïssa, elle, insiste sur l'importance du timing : « Ce n'est pas en pleine période électorale qu'il faut se lancer. Il faut parfois attendre, laisser les choses se stabiliser, et ensuite saisir le bon moment. » Et ce bon moment pour eux ? Ce sera pour bientôt, mais pas tout de suite. « On attend l'arrivée de notre deuxième bébé », confie Raïssa, le sourire aux lèvres, une main posée sur son ventre. Le projet karité attendra encore quelques mois, mais la conviction est là : l'avenir, c'est en Afrique qu'ils veulent l'écrire. À lire aussiBack to Africa: la diaspora africaine qui veut investir sur le continent

Mon Carnet, l'actu numérique
{ENTREVUE} - L'Afrique numérique de Muriel Edjo

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2025 10:45


Le rédacteur en chef de We Are Tech Africa, Muriel Edjo, met en lumière 13 pays africains classés parmi les 100 meilleurs écosystèmes de startups au monde, selon Startup Blink. En tête : Afrique du Sud, Kenya et Égypte, cette dernière investissant massivement dans l'éducation numérique et l'IA en classe. Même la Somalie figure au classement, signe d'un changement d'image et de stratégie. Au Burkina Faso, l'application Alliance Pharma facilite l'accès rapide aux médicaments via la géolocalisation des pharmacies. Ces exemples démontrent comment le numérique peut répondre efficacement aux réalités locales et soutenir l'innovation sur le continent.

Revue de presse Afrique
À la Une: rencontre à Bamako entre la Cédéao et l'AES

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2025 4:11


Le dialogue n'est donc pas rompu entre la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, et l'Alliance des États du Sahel, composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il s'agit de « premiers échanges », nous dit APAnews. Selon l'Agence de Presse Africaine, « la situation sécuritaire dans la région, marquée par la menace persistante du terrorisme, a été au cœur des discussions ». ActuNiger parle de « premières discussions post-retrait sur fond de dialogue apaisé ». Pour mémoire, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tous trois dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par un coup d'État, ont effectivement quitté la Cédéao en janvier dernier. Mais les désaccords semblent mis au second plan. Selon ActuNiger, « si les divergences politiques persistent, cette première prise de contact a été « qualifiée par les deux parties de 'fraternelle et responsable' ». Au Burkina Faso, Wakatsera annonce simplement « le dialogue se poursuit » et Sidwaya constate que « l'AES et la Cédéao se concertent ».Un tournant majeurEn République démocratique du Congo à présent, le Sénat a levé hier l'immunité de l'ancien président Joseph Kabila. « La commission spéciale décide de la levée des immunités de Joseph Kabila, autorisant des poursuites à son encontre », titre Actualité.cd, qui rappelle que « l'ancien chef de l'État est accusé d'avoir des liens avec la rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda dans l'est du pays ». Mais « depuis que les autorités congolaises ont entamé cette démarche contre Joseph Kabila, des voix ne cessent de s'élever pour mettre en garde contre une dérive institutionnelle et politique », ajoute Actualité.cd.APAnews de son côté, relève que « la levée de l'immunité de Joseph Kabila, ouvre la voie à des poursuites inédites contre l'ancien homme fort de Kinshasa, dont le statut de sénateur à vie ne le protège plus face à la Justice ». Pour l'Agence de presse Africaine, « c'est un tournant majeur dans l'histoire politique de la RDC. » Jeune Afrique évoque également un « tournant » « dans le bras de fer entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila, qui 'est accusé de trahison, crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel', par la Haute Cour militaire ». « Joseph Kabila », rappelle le magazine, « a multiplié les prises de paroles depuis la chute de Goma et de Bukavu. Mi-mars, il avait même annoncé son retour prochain en RDC (…) une promesse qui ne s'est pour l'instant pas concrétisée, en dépit de la confirmation de certains de ses proches », assure Jeune Afrique.MalentenduEnfin, les Sénégalais s'inquiètent pour l'un de leurs compatriotes arrêté aux États-Unis. Selon Pulse, il s'agit de Serigne Saliou Ndoye, un chauffeur de taxi qui aurait effrayé sa passagère, en lui disant qu'il préférait écouter le Coran plutôt que de la musique. « L'incident » poursuit Pulse « serait lié à un malentendu culturel et linguistique », qui a conduit le chauffeur de taxi en détention préventive au Texas, où il réside. « Sa passagère aurait été prise de panique et aurait exigé de descendre immédiatement, alors que le véhicule roulait sur l'autoroute. Le taximan aurait refusé, invoquant des questions de sécurité ». « Un refus », ajoute Pulse, « interprété par la passagère comme une séquestration ».Fermez-la58 000 personnes auraient signé une pétition pour soutenir Serigne Saliou Ndoye. L'affaire affole les réseaux sociaux su Sénégal. Trop, aux yeux de certains et notamment de l'avocat Patrick Kabou, dont Sénego rapporte les propos et qui « alerte contre les bavardages nuisibles autour de cette affaire délicate ». Maître Kabou, nous dit-on, « lance un message fort et sans détour à l'endroit des internautes et des commentateurs improvisés. « Vous nous rendez la tâche difficile, très difficile même ». « Vos live », ajoute-t-il, « sont exploités par la partie adverse et la plupart du temps leur permettent de mieux le connaître pour charger encore plus les compatriotes en situation difficile ». « Par politesse », conclut maître Kabou : « fermez-la s'il vous plaît ».

Le vrai du faux
Non, une espionne française ne vient pas d'être interpellée au Burkina Faso

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later May 15, 2025 2:05


durée : 00:02:05 - Le vrai ou faux - Des internautes affirment qu'une espionne française se faisant passer pour la cheffe d'une ONG a été arrêtée au Burkina Faso. Il s'agit en réalité d'une fiction qui a été détournée par des internautes, des militants anti-français et des médias pro-russes.

Revue de presse Afrique
À la Une: bâillon médiatique au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 4:35


Difficile de faire son métier de journaliste au « pays des Hommes intègres ». « Les atteintes à la liberté d'expression se multiplient » dans le pays, constate le Monde Afrique. Et les enlèvements sont devenus monnaie courante. Deux journalistes ont été enlevés lundi 24 mars au matin à Ouagadougou. « Guezouma Sanogo et Boukary Ouoba, respectivement président et vice-président de l'Association des journalistes du Burkina, ont été emmenés vers une destination inconnue par des agents se présentant comme des policiers des services de renseignements. »C'est ce que rapporte LeFaso.net qui précise que Guezouma Sanogo avait récemment affirmé, lors du congrès de l'association, que « la Radio télévision du Burkina et l'Agence d'information du Burkina étaient devenus des outils de propagande du pouvoir actuel. Largement relayé sur les réseaux sociaux, ce point de vue avait fait l'objet de nombreux commentaires, pointe encore le site burkinabè. Certains estimant qu'en tant que journaliste de la maison, il ne devait pas tenir de tels propos. D'autres soulignant qu'il avait fait fi du contexte et que son discours était mal à propos, tout en appelant les autorités à sanctionner le journaliste. »« Insécurité et la dégradation de la liberté d'expression »Autre journaliste appréhendé lundi, relève WakatSéra, autre site d'information burkinabé : « Luc Pagbelguem a été emmené par des agents du Conseil national de Sécurité. Journaliste à la chaîne de télévision publique BF1, il venait de faire un reportage sur la clôture du congrès de l'Association des journalistes du Burkina. »Lors de ce congrès, rapporte Le Faso.net, le nouveau bureau de l'association avait promis « de poursuivre sa mission qui est de défendre les droits des journalistes vis-à-vis de leurs employeurs et des autorités, et de les former afin qu'ils diffusent des informations de qualité au profit des populations, dans un contexte marqué par l'insécurité et la dégradation de la liberté d'expression. »Compagne pour « exacerber les tensions intercommunautaires » ?Pour leur part, les autorités militaires sont vent debout contre ce qu'elles appellent une campagne de désinformation. C'est ce que souligne Afrik.com. Une campagne « qui viserait, d'après elles, à ternir l'image de l'armée et à semer la division au sein de la population. Samedi, un communiqué officiel dénonçait la diffusion de vidéos truquées présentant de supposés massacres de civils attribués aux supplétifs des FDS, les Forces de défense et de sécurité. »Toujours, selon les autorités militaires, « la propagation de ces fausses informations répond à une stratégie bien rodée. Le but est de créer un climat de suspicion et d'exacerber les tensions intercommunautaires. » Ces mêmes autorités, poursuit Afrik.com, « exhortent la population à ne pas relayer des contenus non vérifiés et à faire preuve de discernement. La sécurité du pays reste fragile. Dans ce contexte, toujours d'après le pouvoir militaire, la lutte contre la désinformation devient essentielle pour préserver cohésion sociale et souveraineté. »Pour Sidwaya, autre site d'information burkinabé, certes « le terrorisme peut se déployer sous la forme d'une désinformation et d'une manipulation, pour opposer les Burkinabè aux Burkinabè. » Toutefois, déplore Sidwaya, « dans cette guerre transposée sur les réseaux sociaux et méthodiquement menée dans certains médias, les voix du peuple burkinabè que sont les médias de service public sont prises à partie au point d'être taxées de propagandistes. »Et Sidwaya de s'interroger : « en quoi respecter sa ligne éditoriale de média public, mettre sa plume au service de la Nation pourrait être un crime ou une erreur professionnelle. Le professionnalisme du journalisme lui interdit-il de défendre sa patrie quand elle est menacée de disparition ? »Les politiques également ciblésEnfin, il n'y a pas que les journalistes à être ciblés. « L'opposition à la junte continue d'être durement réprimée au Burkina Faso, pointe Le Monde Afrique. Quatre membres du mouvement politique SENS (Servir et non se servir), qui avait récemment dénoncé des massacres de civils attribués à l'armée burkinabé et à ses supplétifs, ont été enlevés samedi dernier, comme un autre militant hier. (…) Ces enlèvements, affirme le mouvement “visent d'abord à briser notre détermination puis à museler notre voix et enfin à installer la peur et le renoncement dans toute la société“. SENS “dénonce fermement cette nouvelle vague de répression politique et appelle le gouvernement à plutôt empêcher les tueries d'innocentes populations au lieu de s'en prendre à ceux qui les dénoncent“. Le mouvement, rapporte toujours Le Monde Afrique, appelle également à “faire barrage à la dérive dictatoriale du MPSR2“, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, organe dirigeant de la junte ».

Les matins
Climat de terreur et d'arbitraire au Burkina Faso : un opposant arrêté après avoir dénoncé le massacre de civils Peuls

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 20, 2025 6:56


durée : 00:06:56 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Au Burkina Faso, Idrissa Barry, figure d'un mouvement politique qui a dénoncé, cette semaine, des massacres de civils Peuls, attribués à l'armée burkinabè et ses supplétifs dans l'ouest du pays, a été enlevé. La junte au pouvoir dément ces exactions et dénonce de fausses informations occidentales.

Le journal RTL
LE MONDE EN MARCHE - L'incroyable arrestation et la libération de 4 agents français de la DGSE au Burkina Faso

Le journal RTL

Play Episode Listen Later Jan 15, 2025 2:59


Quelque part entre "Le Bureau des Légendes" et "OSS 117". Une histoire dont on ne savait presque rien., le 19 décembre dernier, quand on a appris la libération de ces 4 agents français détenus au Burkina Faso. Ecoutez Le monde en marche avec William Galibert du 15 janvier 2025.

Revue de presse Afrique
À la Une: le triple scrutin au Tchad

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2024 4:05


Un peu plus de 8 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, samedi 28 et dimanche 29 décembre 2024, pour un triple scrutin, législatif, provincial et municipal. Ce vote marque la fin de la transition. Tchad Vision publie une photo du maréchal Mahamat Idriss Déby, comme souvent vêtu de blanc, avec des lunettes de soleil, en train de déposer son bulletin de vote dans une urne.Le site d'info raconte aussi la journée de vote : « la tension est palpable », « les premiers signes d'inquiétude se sont manifestés dès les premières heures de la journée électorale », car de nombreux bureaux ont ouvert avec du retard, beaucoup de retard. « Des élections générales pour parachever une monocratie », titre Le Djély en Guinée, pour qui les résultats ne font pas de doute. « La contradiction n'est pas de mise au Tchad », poursuit l'édito, rappelant la répression meurtrière des manifestations du 20 octobre 2022. Au Burkina Faso, Le Pays espère que ce scrutin « ouvrira les portes de la décrispation »... Certes, dit-il, « le Tchad est toujours loin d'être une référence mondiale en matière de transparence électorale », mais « il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain ». Le Pays reconnait aux autorités actuelles « le mérite d'avoir mis en place toutes les institutions républicaines indispensables au fonctionnement, même a minima, de la démocratie réclamée à cor et à cri par les Tchadiens et la communauté internationale ». Affaire Boualem Sansal : le président algérien prend la paroleLe président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s'est exprimé sur l'arrestation de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un mois et demi. « Tebboune évoque pour la première fois l'affaire », titre TSA, à Alger. Il rapporte les propos du chef de l'État, qui estime que l'écrivain est un « imposteur [...] qui vient dire que la moitié de l'Algérie appartient à un autre État ». Il ferait ainsi référence aux propos de Boualem Sansal dans un média français : l'écrivain reprenait la position du Maroc selon laquelle le territoire du pays aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l'Algérie.Un président « ne doit pas tenir ce genre de discours de caniveau », commente Le Matin d'Algérie qui parle de « graves accusations » venant d'Abdelmajid Tebboune contre, « un détenu d'opinion sans défense ». Jeune Afrique se projette en 2025Le mensuel Jeune Afrique publie un grand dossier sur les défis à venir, sur le continent. Il se demande par exemple si « les locomotives » du continent, à savoir le Nigeria et l'Afrique du Sud, vont « renouer avec la croissance ». Il note en tout cas « des signes de reprise » au Nigeria, avec notamment le retour des investisseurs étrangers, « comme Coca ou TotalEnergies ». Ces derniers mois ont aussi été prometteurs en Afrique du Sud : Jeune Afrique note que « cela fait sept mois que le pays n'a pas connu de délestage » d'électricité, un « indicateur clé de [s]a santé économique ». 

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À la Une: la libération de quatre Français de la DGSE au Burkina Faso

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Play Episode Listen Later Dec 20, 2024 4:07


Ils avaient été arrêtés en décembre 2023, accusés d'espionnage, accusations rejetées par Paris. Ils ont donc été libérés hier, « grâce à la médiation du roi Mohamed VI » précise Wakatsera, au Burkina Faso. Alors qu'Aujourd8.net titre : « Petit dégel Axe-Ouaga-Paris via Rabat » et ajoute : « c'est ce qu'on appelle les fruits immédiats de la coopération, celle portée au pinacle par Emmanuel Macron, entre la France et le Maroc ». « La libération rendue à ces quatre personnes de la DGSE », poursuit le site burkinabé, « ne détendra pas l'atmosphère sibérienne entre l'axe Paris-Ouaga, mais c'est toujours ça de gagné. On ne peut que s'incliner devant la diplomatie de ce 'roi des pauvres', Mohamed VI, qui est incontournable au Sahel, dans le rapport avec la France ».Au Maroc, l'Opinion remarque que « le succès de la médiation du roi du Maroc, intervient alors que Paris et Rabat ont récemment scellé leur réconciliation, incarnée par une visite d'État du président français fin octobre au Maroc, après trois ans de crise aigüe. » APAnews, de son côté, parle d'une « percée diplomatique majeure, qui marque un tournant dans les relations internationales en Afrique de l'Ouest (…) dans un contexte diplomatique tendu entre Paris et Ouagadougou, depuis le coup d'État de septembre 2022, qui a porté le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir ».Nouveau chef d'état-majorEn RDC, Félix Tshisekedi a procédé hier soir à une série de changements à la tête des forces armées. C'est ainsi, nous explique Objectif-infos, « que le chef de l'État a élevé le général Jules Banza, au grade de chef d'état-major des forces armées de la RDC ». « Sa nomination, ajoute le site d'information, intervient au moment où les rebelles du M 23, soutenus par le Rwanda, poursuivent leurs offensives dans la province du Nord-Kivu ». Le prédécesseur de Jules Banza, Christian Tshiwewe devient lui, « conseiller militaire du président », précise Actualité.cd qui ajoute : « il quitte la tête des forces armées, au moment où l'armée congolaise fait face à d'importantes difficultés sur le terrain, face à la rébellion du M 23, soutenue par le Rwanda. Sous son commandement, plusieurs localités du Nord-Kivu sont tombées sous le contrôle des rebelles ».  « Certains analystes », poursuit Actualité.cd, estiment « qu'en renouvelant le commandement des FARDC, le chef de l'État Félix Tshisekedi, en sa qualité de commandeur suprême des forces armées, cherche à insuffler un nouvel élan au sein de l'armée congolaise. »Abandonnées à leur sortEnfin, le bilan du passage du cyclone Chido au Mozambique s'avère particulièrement lourd. « Le dernier bilan fait état d'au moins 70 morts et plus de 600 blessés », nous dit Afrik.com. « Cependant, les humanitaires estiment que le bilan pourrait être bien plus lourd, avec de nombreux dégâts non encore comptabilisés en raison des difficultés d'accès et de la lenteur des évaluations sur le terrain ». « Les habitants manquent de tout, bien que l'aide alimentaire commence à arriver », explique la responsable d'une ONG. « Les populations locales, commente Afrik.com  « se sentent abandonnées à leur sort, confrontées à une succession de crises qui exacerbent leurs souffrances, entre catastrophes naturelles, insécurité et conflits armés ».De son côté, Africanews précise que « la Province de Cabo Delgado, où vivent environ deux millions de personnes, a été la première région touchée par le cyclone Chido au Mozambique. De nombreuses maisons, écoles et établissements de santé y ont été partiellement ou complètement détruits ». Au-delà du constat sur le terrain, Africanews rappelle que « depuis quelques années, les tempêtes dans la région sont de plus en plus violentes. En 2019, le cyclone Idai a ainsi tué plus de 1300 personnes, principalement au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwé ».

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À la Une: les dix ans de l'insurrection au Burkina Faso

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Play Episode Listen Later Oct 31, 2024 4:09


Le 31 octobre 2014, au Burkina Faso, une insurrection populaire contraignait à la démission le président. Cela fait donc dix ans que « le peuple burkinabè s'est dressé héroïquement contre le pouvoir autocratique que Blaise Compaoré a instauré au lendemain de l'assassinat de son frère d'arme le capitaine Thomas Sankara », écrit Le Faso. Le journal se rappelle d'une mobilisation « monstrueuse et historique », avec « plus d'un million de personnes dans les rues de Ouaga », criant des slogans comme « Blaise Ebola! » ou « Blaise dégage! ».L'insurrection du 31 octobre 2014 est aussi en Une du journal Aujourd'hui au Faso, avec cette question : « Pourquoi transition sur transition au Burkina? » Pour son éditorialiste, « l'opposant en démocratie se fie aux urnes pour arriver au pouvoir, ici, il s'appuie sur l'armée. [...] Le peuple endosse donc l'habit d'arbitre majeur et s'impose ». Pour Aujourd'hui au Faso, « la refondation de l'État est une œuvre longue » et, pour ce faire, « il faut la participation de tous les Burkinabè. Et la volonté de quitter l'éternel recommencement ».En RDC, les rebelles du M23 progressent dans l'EstJeune Afrique raconte que « les combats se sont intensifiés ces dix derniers jours après plusieurs semaines d'accalmie ». Les rebelles s'approchent de Pinga, « un verrou sur la route de l'ouest, au cœur d'une zone minière riche », décrit le mensuel sur son site, avant de décrire l'impuissance de l'Angola, médiateur dans ce conflit.« Les réponses internationales restent incohérentes pour stopper l'escalade du conflit », écrivent un chercheur et un universitaire dans une tribune publiée dans Le Monde Afrique. Ils regrettent qu'il y ait « peu de pression exercée sur Kinshasa au sujet de la collaboration de l'armée congolaise avec des groupes armés non étatiques. Idem pour l'implication militaire des groupes voisins ». La tribune dénonce enfin une « hypocrisie des intervenants étrangers » et des réponses qui « s'inspirent de lectures simplistes sur les causes de la guerre ».Au Nigeria, un long retour à la normale après une panne de courant géanteDix-sept États, sur les 36 que compte le pays, ont été touchés par une importante panne. En cause : une attaque d'un groupe armé sur des lignes à haute tension, qui a privé d'électricité des millions de personnes dans le Nord. Le Nigérian The Guardian affirme que « l'électricité a été rétablie dans quatre États », mercredi soir, « provoquant la liesse dans les zones touchées ». Au Burkina, Wakat Sera remarque que ces pannes sont « plus qu'un épiphénomène » : « c'est la triste réalité que subissent beaucoup de pays africains ». Le journal analyse les causes : en plus des actes malveillants, il y a « le fossé de la demande et de l'offre [qui] devient abyssal », « les installations faites pour la plupart depuis Mathusalem ne répondent plus aux besoins des nombreux consommateurs ». Wakat Sera se demande alors « comment avec autant de soleil, une richesse naturelle que leur envient les autres continents, les Africains ne peuvent-ils pas se mettre ensemble pour construire de grandes centrales solaires ? » et appelle à prendre le Maroc comme exemple, car le pays a entrepris des projets en ce sens.

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À la Une: le réchauffement diplomatique entre Paris et Rabat

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Play Episode Listen Later Oct 29, 2024 4:06


Le président français Emmanuel Macron a entamé, mardi 28 octobre 2024, une visite au Maroc. Il a été accueilli par le roi Mohammed VI, accompagné d'une importante délégation de ministres, mais aussi d'une quarantaine de chefs d'entreprises. Les journaux marocains détaillent les contrats de partenariat signés : « LGV, eau, décarbonation, énergie, gaming... 22 accords ont été conclus », rapporte TelQuel.« Back to business », « retour aux affaires », lance L'Opinion qui note que dans la capitale, « les drapeaux de la France et du Maroc flottent côte à côte ». « Après une trop longue absence, revoir ces deux drapeaux ensemble est une preuve supplémentaire que, malgré les errements, tout chef d'État finira par retrouver le chemin de Rabat ».« Des retrouvailles qui irritent l'Algérie »Le journal note que « jamais Paris n'était allé si loin dans l'adoubement de la thèse marocaine » sur le Sahara occidental. En juillet dernier, le président a reconnu « la souveraineté marocaine » sur ce territoire disputé, ce qui avait provoqué la colère d'Alger.En Algérie, TSA affirme que cette visite suscite « des inquiétudes en France quant à l'avenir de la relation très précaire avec l'Algérie », notamment en raison du différend sur le Sahara occidental. Le média algérien rappelle qu'Alger reste pour la France « un partenaire non moins important que le Maroc ».Selon Le Monde Afrique, « Paris espère amortir le choc en travaillant à une nouvelle offre mémorielle sur la guerre d'Algérie ou la conquête coloniale ». Le président français achèvera sa visite au Maroc mercredi 30 octobre 2024.À lire aussiAlgérie: le président Tebboune exclut toute idée d'une visite en FranceAu Tchad, une nouvelle attaque meurtrière de Boko Haram Au moins 40 personnes ont été tuées dans les rangs de l'armée, dans la région du Lac, proche du Nigeria, dimanche 27 octobre 2024. Au Burkina Faso, Le Pays estime que « Deby-fils doit se retrousser les manches... du treillis » et rappelle que son père, en 2020, avait lancé avec « succès » l'opération « colère de Bohoma », contre le groupe islamiste.De son côté, le quotidien guinéen Le Djely se demande s'il faut « craindre la résurgence de Boko Haram » et se rappelle que l'an dernier, le groupe, « affaibli », « avait piteusement changé de stratégie en procédant à des enlèvements » contre rançon.Désormais, si les combattants du groupe peuvent mener des attaques d'ampleur contre l'armée, cela « suppose qu'ils se sont renforcés tant au niveau de leur arsenal que de leur effectif », poursuit Le Djely. Avant de conclure : « il ne faut pas donner l'occasion aux partenaires occidentaux qui ont été chassés de là de nous renvoyer à la figure que, depuis leur départ, les djihadistes ont pris le contrôle de la région ».La campagne pour les législatives émaillées de violences au SénégalLa campagne se poursuit au Sénégal, avant les élections législatives anticipées, prévues le 17 novembre 2024. « C'est parti pour une campagne électorale violente », se désespère Walf, qui revient sur le saccage du siège de Taxawu Sénégal et les affrontements entre partisans de Barthélémy Dias et Abass Fall. « L'argument de la force, poursuit Walf, prend le dessus sur les programmes des candidats ».De son côté, le journal 24 Heures rapporte les appels au calme de diverses personnalités, notamment de candidats ou encore du ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique.« L'enfer de Shakaola » au KenyaJeune Afrique publie une enquête sur la communauté religieuse dirigée par le pasteur Paul Mackenzie, accusé d'avoir « incité des centaines de fidèles à jeûner jusqu'à la mort ». L'article raconte la journée du 17 mars 2023. « Ephraïm n'a que 8 ans », habillé élégamment, « on pourrait le croire apprêté pour un baptême ou un mariage ». « Il n'a plus mangé depuis une semaine ». Ce vendredi doit être « le jour de sa rencontre avec Jésus ». Ses parents lui « lie[nt] les mains derrière le dos et le laisse[nt] pour mort, au milieu de la forêt de Shakaola ».Le petit garçon est finalement sauvé, mais des centaines d'autres ont péri, influencés par ce « sulfureux prédicateur kényan, Paul Mackenzie », pour qui l'apocalypse devait avoir lieu en août 2023. L'enquête de Jeune Afrique pointe le fait que « plus d'une semaine va s'écouler avant que la police interpelle le pasteur pour l'interroger ». À ce jour, « 448 corps ont été retrouvés » dans la forêt de Shakaola, mais des centaines d'autres sont toujours portées disparues.

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À la Une: la terreur en ligne au Burkina Faso

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Play Episode Listen Later Oct 3, 2024 4:19


C'est une enquête à lire dans Jeune Afrique. Une enquête sur ce groupe de partisans de la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou, un groupe qui agit par le biais d'internet : « ils se font appeler les "BIR-C", pour "bataillon d'intervention rapide de la communication", nous apprend le site panafricain. Mais quand leurs homologues de l'armée ont pour mission de lutter contre le terrorisme ou d'assurer la sécurité de grands convois logistiques, eux n'ont qu'un seul but : défendre le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé à la tête du Burkina Faso par la force, il y a tout juste deux ans. Très actifs sur les réseaux sociaux, pointe Jeune Afrique, ils menacent, invectivent et mettent à prix la tête de ceux qui osent afficher des positions discordantes. Si les militaires au pouvoir utilisent la force publique pour semer la terreur à Ouagadougou et dans les grandes villes du pays, les BIR-C, eux, sévissent en ligne, assumant sans difficulté être un outil de propagande au service du régime. Et ils ont été particulièrement présents ces dernières semaines. Depuis que le massacre de Barsalogho, perpétré le 24 août, a paru fragiliser le président de la transition, dont la stratégie sécuritaire a, ce jour-là, été brutalement questionnée, les BIR-C sont omniprésents, précise le site panafricain. Dans leur viseur : des journalistes, des opposants, des responsables d'organisations de la société civile et, d'une manière plus générale, toute personne se montrant publiquement un peu trop critique sur la gestion du pays. Tous sont, aux yeux des BIR-C, des "apatrides". Autrement dit, des traîtres ».Jeune Afrique détaille par le menu les différents comptes des BIR-C sur les réseaux sociaux et en pointe un en particulier : il s'agit du compte Facebook d'Ibrahim Maïga, « la figure de proue de cette mouvance, avec 938 000 abonnés. Depuis les États-Unis, où il réside, cet activiste burkinabè, naturalisé américain, coordonne plusieurs pages pro-IB. Réputé proche du président de la transition, il a multiplié les appels à s'en prendre aux familles des "apatrides". » La Tunisie verrouillée avant la présidentielleÀ la Une également, l'élection présidentielle en Tunisie… Quatre jours avant le scrutin de dimanche, un collectif d'intellectuels et de militants appelle, dans une tribune publiée par Le Monde, à la mobilisation pour empêcher le pays de s'enfoncer dans la dictature. « L'enterrement des libertés se déroule sous l'œil impassible ou complice des partenaires européens », déplorent-ils. « En trois ans, poursuivent les signataires, les derniers espoirs de "transition démocratique" ont disparu. Le pays qui, en 2010, avait initié un mouvement de révolution dans tout le monde arabe s'embourbe aujourd'hui dans l'autoritarisme le plus vil, le plus bas, le plus kafkaïen. Pour Kaïs Saïed – un constitutionnaliste passé apprenti dictateur en 2021 –, aucun espace de contestation ne doit exister. Et certainement pas à l'approche de l'élection présidentielle ».La Francophonie : un monde « hétéroclite »Enfin, le Sommet de la Francophonie qui a lieu demain à Villers-Cotterêts au nord de Paris. Une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement sont attendus, dont une quinzaine en provenance d'Afrique. Dans Le Point Afrique, l'écrivain guinéen Tierno Monénembo reconnait certes que « la Francophonie est un monde divers pour ne pas dire hétéroclite : la carte et le territoire ne s'y recouvrent pas toujours et les postures idéologiques ne traduisent pas forcément les réalités linguistiques ».Mais, rappelle-t-il, « la francophonie est née en Afrique. Ce sont des Africains (Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba et Hamani Diori) qui ont eu l'idée de regrouper tous les pays, parlant partiellement ou entièrement la langue française, autour d'un projet ». Et « plus de soixante ans après les indépendances, l'Afrique compte dix fois plus de francophones qu'au temps colonial ».Et Tierno Monénembo de s'interroger : « qui est le francophone, au juste : Sekou Touré qui prônait ardemment la promotion des langues africaines mais qui ne s'exprimait qu'en français ? Ou bien Léopold Sédar Senghor, son adversaire de toujours, dont il disait avec férocité : "c'est un pingouin : le dos est noir mais le ventre est blanc" ; Senghor, ce "nègre assimilé", cet agrégé de grammaire, cet amoureux de Ronsard et de Verlaine, ce futur académicien, qui faisait tous ses discours de consommation intérieure en sérère, en peul ou en wolof, les trois principales langues du Sénégal qu'il maîtrisait parfaitement ? Alors qui est le francophone ? Peut-être bien tous les deux ! »

Radio Maria France
AED 2024-09-04 Massacres au Burkina Faso

Radio Maria France

Play Episode Listen Later Sep 10, 2024 18:53


Avec Thomas Oswald

Les matins
Massacre au Burkina Faso / Jeux paralympiques / Marguerite Yourcenar

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 30, 2024 150:02


durée : 02:30:02 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Isabelle de Gaulmyn - . - réalisation : Félicie Faugère

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À la Une: attaque terroriste samedi à Barsalogho, au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 26, 2024 4:31


Au Burkina Faso, des groupes armés terroristes ont ouvert le feu sur des civils et des forces de sécurité à Barsalogho, dans le centre-nord du pays, à 45 kilomètres de Ouagadougou, alors qu'ils tentaient de creuser des tranchées pour renforcer les défenses de la commune, raconte Afriksoir.net : « cet incident souligne la pression constante exercée sur les civils, pris entre la menace des attaques terroristes et les demandes des forces de sécurité ». Une source du quotidien sénégalais Senego, qui parle de « massacre effroyable », rapporte d'ailleurs que « les habitants avaient d'abord refusé de participer aux travaux par crainte des représailles, dans une province infestée par les terroristes et leurs complices ».« Barsalogho ou la laideur de la guerre oblique, batarde ! », s'exclame Aujourd8 : « L'impensable semble s'être acharné sur ces populations du centre-nord ». Le quotidien burkinabé rapporte qu'une équipe gouvernementale conduite par le porte-parole du gouvernement accompagné de ses collègues de la Sécurité, de la Santé, et de l'Action humanitaire s'est rendue au CHR de Kaya pour exprimer au nom du chef de l'État sa compassion et son soutien aux blessés.À lire aussiBurkina Faso: de nombreux morts dans le Centre-Nord après une attaque terroristeL'Alliance des États du Sahel annonce le lancement d'une Web TVL'Alliance des États du Sahel – le Niger, le Burkina Faso et le Mali annonce le lancement d'une Web TV le 16 septembre – une date qui marque également le premier anniversaire de l'Alliance, écrit Afriksoir.net. Objectif : renforcer la coopération entre les trois pays, « promouvoir une information souveraine et unifiée », et « répondre aux défis de la guerre informationnelle que les États membres affrontent ».Cette annonce intervient alors que la Haute Autorité de la Communication au Mali a décidé de suspendre la diffusion de la chaîne française LCI pour deux mois, rapporte au Burkina Wakatsera : les autorités reprochent à LCI d'avoir diffusé le 27 juillet « des propos de dénigrement, des affirmations gratuites et des fausses accusations d'exactions contre les forces armées maliennes et leurs partenaires russes ». « Les reportages et analyses portant sur des sujets sensibles »,écrit Afrik.com, « tels que les opérations militaires et les alliances avec des acteurs extérieurs comme Wagner, sont perçus comme des menaces à l'autorité du gouvernement ». Le site d'information rappelle que LCI avait déjà été suspendu en juin 2023, après l'arrêt forcé de RFI en décembre 2022 et France 24 en mars 2023, « pour avoir diffusé des informations jugées subversives par la junte au pouvoir ». « Cet évènement pose des questions sur l'accès au pluralisme de l'information dans la région », écrit Afrik.com, rappelant aussi que le Niger et le Burkina Faso ont également pris des mesures similaires contre les médias français, « renforçant l'isolement de la population civile ».Grand remaniement ministériel en TunisieLe président de la République a nommé « pas moins de 22 nouveaux ministres et secrétaires d'État », rapporte La Presse. Tunisie numérique note que « des poids lourds du gouvernement ont été écartés. « En élaguant largement le gouvernement, le locataire de Carthage ne donne aucune raison officielle », note Aujourd8, qui poursuit : « De toute façon, il y a bien longtemps que le président Saïed a habitué ses compatriotes à de telles oukases ». Le quotidien burkinabé prend pour exemple le départ « sans ménagement » du Premier ministre le 8 août dernier – il n'a pas été remplacé, ou encore la dissolution en 2021 du Conseil supérieur de la magistrature et du parlement, l'adoption d'une nouvelle Constitution ; depuis, le président « gouverne par ordonnance ». « À présent, », estime Aujourd8, « Kaïs Saïed est le seul maître de Carthage, sinon le seul maître de Tunisie, et le scrutin du 6 octobre (…) s'avère être un boulevard pour se succéder à lui-même, car on voit mal comment ses opposants pourront l'en empêcher ».À lire aussiEn Tunisie, le gouvernement profondément remanié à l'approche de la présidentielleIncident diplomatique au JaponL'incident est advenu ce vendredi, en marge de la réunion ministérielle de la TICAD, la conférence internationale de Tokyo sur le développement africain, qui s'est terminée dimanche. Seneweb revient sur qu'il appelle un « show électrique » : un délégué marocain a bondi sur un participant à la réunion pour tenter de lui arracher son chevalet sur lequel était inscrit « Sahrawi republic ». Du coup, un délégué algérien saute sur le dos du diplomate marocain et le plaque au sol. Deux Japonais viennent alors mettre fin à la bagarre.D'après les organisateurs de la TICAD, écrit Seneweb, aucune invitation n'a été adressée à la délégation sahraouie. En fait, selon des médias marocains, le délégué sarahoui a eu accès à la réunion préparatoire grâce à l'Algérie qui lui aurait délivré un passeport diplomatique. « Inutile de rappeler », écrit Seneweb, que « le Maroc ne reconnait pas le Front Polisario. Rabat le considère comme un ‘mouvement séparatiste sans existence légale' ».À lire aussiUne bagarre entre diplomates à propos du Sahara occidental lors d'une réunion au Japon

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À la Une: au Burkina Faso, des magistrats réquisitionnés pour aller au front

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Play Episode Listen Later Aug 14, 2024 4:14


RFI en parle ce mercredi sur son antenne, au Burkina Faso, cinq magistrats ont reçu un ordre de réquisition pour servir l'armée au front contre les jihadistes et les groupes armés. Dans la presse, leur nombre varie selon les quotidiens : ils sont deux pour Le faso.net, quatre selon Aujourd8 ou SenePlus, le quotidien sénégalais.En tout cas, ils devront, rapporte SenePlus, « participer aux opérations de sécurisation du territoire du groupement des Forces de sécurisation du nord à Kaya (…) du 14 août au 30 novembre ». Or, ironise Aujourd8, les magistrats, on le sait, sont d'habitude plus « prompts à manier le verbe et la règle de droit dans toute sa rigueur que les kalachnikovs et les balles assassines ». « Beaucoup accusent le régime d'Ibrahim Traoré de punir certaines figures en les envoyant au front », écrit SenePlus et cette décision, selon certains observateurs, viendrait du fait que ces magistrats « ont pris des décisions contre des proches du pouvoir ».Une décision pas au goût du tribunal de Bobo-Dioulasso, qui, rapporte Le faso.net, a déclaré illégale la réquisition de deux des magistrats, parlant d'ordres « manifestement illégaux » qui « portent atteinte aux libertés fondamentales des personnes concernées ». Le tribunal condamne entre autres l'État à payer un million de francs CFA aux requérants. En tout cas, écrit Aujourd8, la réquisition de magistrats « constitue une première qui finit de convaincre que décidément plus rien ne sera comme avant au pays des hommes intègres. »Le Premier ministre nigérien en Algérie« Réchauffement dans les relations entre Alger et Niamey », titre Le Quotidien d'Oran, qui précise qu'Ali Mahamane Lamine Zeine était arrivé dimanche soir à la tête d'une importante délégation ministérielle – le ministre de la Défense et le ministre de l'Industrie, entre autres, précise le site d'information Interlignes.Lors d'un entretien au Palais du gouvernement, le Premier ministre algérien Nadir Larbaoui a dit que « l'ambition de l'Algérie de porter la coopération bilatérale à de meilleurs niveaux ». Car les relations, rappelle Interlignes, « ont connu cette dernière année quelques turbulences notamment depuis le coup d'État contre le président Mohamed Bazoum le 23 juillet 2023 ». Mais, écrit le quotidien, « les autorités nigériennes se sont vraisemblablement rendu compte que leur pays aura tout à gagner d'une coopération économique accrue avec l'Algérie, d'autant plus que le projet de gazoduc (transsaharien) semble intéresser les autorités du Niger au plus haut point. »À lire aussiUne importante délégation ministérielle nigérienne à AlgerLe Quotidien d'Oran rappelle qu'il y a quelques jours, le ministre de l'Énergie s'était rendu à Niamey, et avait déjà discuté avec son homologue des activités de la compagnie pétrolière d'État Sonatrach au Niger.L'état d'urgence face à la variole du singeL'Union africaine déclare une « urgence de santé publique » face à l'épidémie croissante de variole du singe. « Avec cette annonce, l'Union africaine sera en mesure de débloquer des fonds pour améliorer l'accès au vaccin et coordonner une réponse continentale », écrit Africanews, qui précise que depuis janvier 2022, plus de 38 400 cas ont été enregistrés dans 16 pays d'Afrique, faisant plus de 1 400 morts.L'Organisation mondiale de la Santé doit se réunir ce mercredi. Une épidémie mondiale avait déjà eu lieu en 2022, rappelle La Croix, qui précise que la nouvelle souche « semble causer une maladie plus sévère que les précédents » – ce qui reste encore à démontrer, explique un spécialiste interrogé par le journal, qui souligne que les systèmes de santé africains sont largement sous-équipés, « ce qui peut expliquer le nombre conséquent de décès moins liés à la virulence du virus qu'à la surinfection mal traitée des plaies et à la fragilité des populations les plus à risque ».À lire aussiMpox: l'agence de santé de l'Union africaine déclare «une urgence de santé publique»Des gauchers contrariésCe mardi, c'était la journée internationale des gauchers,« l'occasion de les mettre en lumière dans une société majoritairement dominée par les droitiers », écrit Le Faso.net, qui, à l'occasion d'un micro-trottoir fait partager des histoires de gauchers, « marquées le plus souvent par des adaptations forcées et des incompréhensions culturelles. »L'un se souvient avoir subi toutes sortes de punitions à l'école pour le pousser à écrire avec la main droite. Un autre explique qu'à un mariage, une dame a refusé qu'il la serve avec la main gauche. Un dernier raconte que lorsqu'il était enfant, ses parents avaient enchaîné ses doigts et sa main gauche pour l'empêcher de l'utiliser – et se souvient de journées où il a été empêché de manger parce qu'il avait tenté de le faire avec sa main gauche. « On doit sensibiliser les parents pour qu'ils encouragent les enfants qui naissent gauchers », explique-t-il, « et qu'ils ne voient pas cela comme un handicap mais plutôt comme une valeur »

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À la Une: la liste des disparus s'allonge au Burkina Faso et en Guinée…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 23, 2024 4:17


La pratique commence à devenir habituelle dans les pays sahéliens dirigés par des juntes militaires. Opposants, activistes des droits de l'homme, syndicalistes, religieux, journalistes, militaires… disparaissent mystérieusement en dehors de tout cadre légal.Dernier exemple en date : « au Burkina Faso : le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni est porté disparu depuis le 13 juillet », pointe Jeune Afrique. « Il a été enlevé par des hommes armés et cagoulés dans un logement appartenant à l'armée situé dans le centre-ville de Ouagadougou, précise le site panafricain. L'opération aurait été menée par des hommes du lieutenant Aziz Pacmogda, qui commande la sécurité rapprochée d'Ibrahim Traoré (le chef de la junte). Pacmogda est impliqué dans d'autres affaires de disparitions d'officiers, précise encore Jeune Afrique. En octobre 2023, le commandant Ismaël Touhogobou avait trouvé la mort lors d'une tentative d'enlèvement menée par ses hommes. Pour l'heure, aucune information officielle n'a été communiquée concernant les raisons de son enlèvement, ni l'endroit où il se trouve. Une source sécuritaire affirme que Bamouni est détenu au secret dans une villa de la capitale. Il lui serait reproché des rendez-vous qu'il aurait eus lors d'une formation en Allemagne en janvier dernier ».À lire aussiBurkina: l'ex-dirigeant Damiba critique l'«aveuglement» de son tombeur Ibrahim Traoré, selon «Jeune Afrique»« Inquiétude et désolation… »En Guinée, toujours aucune nouvelle des deux activistes Oumar Sylla Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah… Ils ont été enlevés le 9 juillet dernier par un groupe de militaires. D'après le témoignage vidéo d'un jeune activiste enlevé en même temps qu'eux et relâché par la suite, les deux hommes ont été molestés lors de leur arrestation puis torturés. Ils seraient détenus au camp militaire de l'île de Kassa, au large de Conakry.Dans un communiqué diffusé notamment sur le site d'information Aminata, leurs avocats dénoncent cet enlèvement brutal : « Cette triste situation crée l'inquiétude et la désolation depuis 13 jours, affirment-ils. Le communiqué du 17 juillet dernier du Parquet Général près la Cour d'Appel de Conakry indiquant ne pas être au courant de leur enlèvement et de leur séquestration n'a fait qu'exacerber la douleur et l'indignation de tous ». Et les avocats de s'interroger : « Y a-t-il une réelle volonté de faire la lumière sur cet enlèvement ? ».Les avocats des deux activistes affirment par ailleurs que le témoignage vidéo cité précédemment pourrait constituer « une piste à travers laquelle le parquet d'instance compétent peut bien agir pour le triomphe de la vérité et de l'État de droit ».À lire aussiGuinée: les Forces vives de Guinée préparent une mobilisation face aux «dérives» de la junteNouveau massacre dans le centre du MaliÀ la Une également, le massacre de Dembo dans le centre du Mali. C'était dimanche 21 juillet dernier. Le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso apporte des précisions. Le bilan est lourd : « 25 victimes, des villageois et des chasseurs Dozos. D'autres villages ont été attaqués, Babusounou, et Guebassabou, où 2 Dozos ont été tués. Avec cette série noire au Centre du Mali, on se rend compte que ce n'est plus le septentrion malien qui est infesté, pointe Aujourd'hui. Et les cibles sont généralement des villageois qui n'ont que leurs champs comme seuls biens. Des travaux champêtres dont ils ne peuvent plus s'occuper correctement à cause de ces visiteurs indésirables. Car ces terroristes lèvent des impôts et établissent des accords locaux avec ces villages, et gare à ceux qui rechignent. (…) Ces attaques à répétition reposent la problématique de la situation sécuritaire au Mali, relève encore le quotidien ouagalais, où les Fama, les Forces armées maliennes, sont désormais aguerries et ont pour alliés les Russes avec Wagner ».Et Aujourd'hui de s'interroger : « Quid de la lutte contre les terroristes après l'éclatante victoire de Kidal ? Et à l'heure où le président Assimi Goïta semble lâcher du lest, où brumeusement, il est question d'élection présidentielle, avec lui évidemment comme candidat, l'un des thèmes qui sera discuté est (justement) la lutte contre le terrorisme, argument majeur qui avait justifié le renversement d'IBK ».Pour leur part, les autorités de Bamako gardent le silence sur cette attaque, de même que la presse malienne. La presse qui rapporte a contrario un succès des Forces armées maliennes : la prise de la localité d'Inafarak, près de la frontière avec l'Algérie. « Cela faisait plus d'une décennie que l'armée malienne était absente de cette zone qui servait de bastion aux mouvements armés », affirme le site Malijet. Malijet qui rapporte ce communiqué rassurant des militaires : « L'état-major général des armées tient à rassurer les populations que l'armée malienne demeure résolument engagée dans la surveillance et la sécurisation de l'ensemble du territoire ».À lire aussiMali: une attaque jihadiste fait 25 morts à Dembo dans le centre du pays

Journal de l'Afrique
Le capitaine Traoré accuse ses voisins ivoirien et béninois de vouloir "déstabiliser" le Burkina

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 11, 2024 14:11


Au Burkina Faso, le président de la transition Ibrahim Traoré a tenu un discours "aux forces vives" du pays venues de tout le territoire pour l'acclamer. C'est la première intervention de cette ampleur depuis les rumeurs de coup d'Etat du mois de juin. Il en a profité pour pointer du doigt la Côte d'Ivoire et le Bénin, qu'il accuse de vouloir "déstabiliser" le Burkina.

Revue de presse Afrique
À la Une: la longue liste des disparus au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 3, 2024 4:16


Il y a 10 jours, le journaliste Atiana Serge Oulon, directeur de publication du bimensuel d'investigation L'Événement était enlevé à son domicile par des agents du renseignement. Depuis, aucune nouvelle… RSF, Reporters sans frontières, dénonce le « silence assourdissant des autorités » burkinabé.Vendredi dernier, c'est le journaliste-écrivain Adama Bayala qui était porté disparu. « Selon sa famille, relate le site d'information Koaci, il aurait quitté son bureau pour se rendre à Cissin, un quartier de Ouagadougou, depuis lors, aucune nouvelle de lui. Il est introuvable et injoignable au téléphone. » Connu « pour ses analyses parfois controversées sur la vie de la nation, Adama Bayala a été journaliste au quotidien d'État Sidwaya avant de rejoindre le service de communication de la présidence du Faso puis du ministère en charge de la Culture, des Arts et du Tourisme. Il est aussi l'auteur de plusieurs romans, dont Les Bénédictions d'une Mère et La République Bana Bana. »« Une redoutable machine à réprimer »Les disparitions sont devenues monnaie courante au Burkina Faso… C'est ce que constate Jeune Afrique qui nous propose une longue enquête intitulée « Les disparus d'Ibrahim Traoré » : « depuis l'arrivée au pouvoir du capitaine putschiste, en octobre 2022, le Burkina Faso vit au rythme des enlèvements et des enrôlements forcés de ses opposants, civils comme militaires. (…) Une redoutable machine à réprimer », s'exclame le site panafricain. « Tous ceux qui osent s'opposer à lui savent qu'ils s'exposent au même sort. Dans le Burkina Faso d'IB comme dans celui de Blaise Compaoré, les voix gênantes sont réduites au silence, parfois pour l'éternité. Selon les estimations d'avocats et de défenseurs des droits humains, une trentaine de personnes n'ont plus jamais donné signe de vie après avoir été enlevées par des hommes non identifiés, sortes d'escadrons de la mort qui agissent en dehors de tout cadre légal et judiciaire. Les méthodes sont presque toujours les mêmes, pointe Jeune Afrique : un petit groupe d'individus en tenues civilo-militaires, armés et souvent cagoulés, kidnappent leur cible (en pleine circulation s'il le faut), la contraignent à monter dans leur véhicule et disparaissent dans la nature. Difficile d'avoir leurs identités précises, mais, selon plusieurs témoins et sources concordantes, ils agissent principalement pour trois unités : l'ANR, l'Agence nationale de renseignement, la Direction de la sûreté de l'État et la sécurité rapprochée de Traoré. »Les personnes enlevées sont ensuite envoyées dans des villas appartenant à l'Etat, croit encore savoir Jeune Afrique, où elles sont interrogées et torturées.Envoyés au front…Par ailleurs, poursuit le site panafricain, « Ibrahim Traoré s'est forgé un autre redoutable outil de répression, dont il use à l'envie pour casser ses opposants : son décret de mobilisation générale, qui permet la réquisition de tout citoyen majeur pour lutter contre les groupes jihadistes. Depuis son adoption, en avril 2023, plusieurs dizaines de personnes qui avaient critiqué le régime ont été enlevées – “réquisitionnées“, selon la terminologie officielle – et envoyées de force au front en tant que Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), les supplétifs civils de l'armée auxquels Traoré a massivement recours pour mener sa stratégie de guerre tous azimuts. Objectif : faire rentrer ces récalcitrants dans le rang en les soumettant, plusieurs mois durant, à un traitement militaire sévère. »Cameroun : la fille du président Biya fait son coming-out…À la Une également, une photo qui fait grand bruit au Cameroun… On y voit deux femmes en train de s'embrasser, avec ce commentaire : « Je suis folle de toi, et je veux que tout le monde le sache ».Celle qui a posté cette photo sur les réseaux n'est autre que… Brenda Biya, la fille du président camerounais Paul Biya.« Un coming-out qui secoue le Cameroun », s'exclame Afrik.com, qui rappelle que, dans le pays, « l'homosexualité est illégale et sévèrement punie. »En effet, commente Le Monde Afrique, « ce cliché aurait pu passer inaperçu s'il n'était pas question de la fille du chef d'un État où l'homosexualité est un crime. » En tout cas, relève le journal, « ce "coming out" venu d'une enfant célèbre a été accueilli comme un espoir par les organisations de défense des droits des LGBTQ+ camerounaises que les mentalités évoluent. "Je salue le courage de Brenda Biya, qui assume son droit fondamental d'aimer et d'être aimée", a réagi au Monde l'avocate Alice Nkom, figure de la lutte pour les droits homosexuels au Cameroun. »Le Monde Afrique qui note aussi que « Brenda Biya est à l'abri de la loi camerounaise : la fille du président camerounais est installée en Suisse. »

Revue de presse Afrique
À la Une: un journaliste enlevé au Burkina Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2024 4:07


La presse du Burkina Faso est en émoi ce matin après l'enlèvement hier d'Atiana Serge Oulon, directeur de publication du bi-hebdomadaire L'Événement.Le journaliste a été embarqué hier, lundi 24 juin, à 5 heures du matin par « un commando d'une dizaine d'hommes, relate L'Observateur Paalga. Le commando se serait d'abord trompé de destination en allant réveiller des occupants d'une autre maison. Ces derniers ont rapidement alerté leurs proches sur ce qui se passait. Finalement, le commando a frappé à la bonne porte. Contrairement à ce qui se fait d'habitude, ceux qui sont venus chercher Oulon n'étaient pas cagoulés. Ils ont agi à visage découvert. (…) Pas plus tard que la semaine dernière, rappelle L'Observateur Paalga, le CSC, le Conseil supérieur de la communication, avait sanctionné le journal en lui infligeant une interdiction de paraître durant un mois. On ignore pour l'heure les raisons de cette arrestation. Mais ce nouveau développement équivaut, estime L'Observateur Paalga, à une mort du journal L'Événement. »Un journalisme « à géométrie variable… »« C'est la première fois qu'un journaliste fait l'objet d'un enlèvement (au Burkina Faso) », commente pour sa part le quotidien Aujourd'hui. Un enlèvement qui s'inscrit « dans un contexte de restriction pour la presse burkinabè qui a vu son champ de liberté d'expression se réduire considérablement depuis quelque temps. Car avec la Loi sur la mobilisation générale et le contexte de lutte contre le terrorisme, la polémique sur la posture du journaliste est sur toutes les lèvres et dans tous les esprits ? Doit-il tout dire ? Au risque de se faire remonter les bretelles par le CSC. (…) L'éthique et la déontologie sont-elles solubles dans la communication en temps de guerre ? Voilà la question qui divise… (…) Du coup, poursuit Aujourd'hui, c'est naturellement un journalisme à géométrie variable qui se déploie au Burkina Faso, car enjoint “d'accompagner“ les efforts des FDS et des VDP en matière de lutte contre le terrorisme. Ce qui est normal, estime le journal, on est Burkinabè avant d'être journaliste (…) La preuve, les reportages sont rarissimes, on relaie quotidiennement les comptes rendus officiels. Mais, relève encore le quotidien ouagalais, ce qui arrive à notre confrère intervient au lendemain de la folle semaine de rumeurs et d'allégations et surtout de la menace d'IB, jeudi dernier, sur les “médias menteurs“ et les comploteurs. Chacun doit se le tenir pour dit ! En attendant de savoir ce qui est reproché à Oulon, les médias (burkinabé) sont recroquevillés car en ces temps de guerre chaque mot est soupesé, chaque incise, virgule ou adverbe jaugé, avant d'être frappé sur l'écran de l'ordi ou dit devant un micro. Indubitablement, conclut Aujourd'hui, les temps se durcissent davantage pour les médias locaux. Rudes coups pour les journalistes. »Détresse…Dans une récente interview au site Lefaso.net, le journaliste Ouézen Louis Oulon, ancien directeur de la radio et de la télévision nationale, affirmait : « je lis une détresse sur les visages des journalistes, mais aussi sur les visages des responsables de médias. C'est comme s'ils étaient à un carrefour et ne savaient pas s'il faut prendre la voie de droite ou de gauche. (…) Les médias se portent mal et la corporation s'interroge. (…) Je suppose que cette situation est temporaire, qu'on va arriver à la reconquête du territoire et que la plume va gagner en noblesse. »Normalisation…L'enlèvement d'Atiana Serge Oulon intervient après un moment de flottement la semaine dernière au Burkina Faso. Le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, était resté muet après l'attaque de Mansila, il y a 15 jours, au cours de laquelle l'armée avait subi de lourdes pertes. Finalement, il est réapparu en fin de semaine dernière pour démentir les rumeurs de mouvements de grogne au sein de l'armée et pour annoncer une contre-attaque contre les djihadistes.Ce matin, le site Burkina 24 annonce : « les forces armées lavent leur honneur à Mansila. (…) Vecteurs aériens spécialisés, hélicoptères et opérations terrestres…, l'armée burkinabè a employé les grands moyens pour mater les terroristes qui avaient attaqué une de leurs positions. » Les assaillants auraient tous été neutralisés.Enfin signe apparent de normalisation à Ouagadougou : le président malien Assimi Goïta est en visite ce mardi dans la capitale burkinabé.  « Le chef de l'État malien et le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, échangeront notamment sur les défis de la lutte contre le terrorisme et ceux liés au développement socioéconomique et à la quête d'une souveraineté totale de leurs pays respectifs », peut lire dans le communiqué de la présidence publié notamment par le site WakatSéra.

Journal de l'Afrique
Tournée diplomatique de Diomaye Faye au Burkina Faso et au Mali, la CEDEAO au cœur des échanges

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 31, 2024 16:18


Le président Sénégalais Bassirou Diomaye Faye est rentré au pays après 24 heures de visites diplomatiques intenses au Mali et au Burkina Faso. Ses visites avaient pour but de renforcer les liens politiques, économiques et sécuritaires avec les pays et évoquer une possible réconciliation entre ces pays et la CEDEAO. Depuis 2020, plusieurs pays du Sahel dont le Mali et le Burkina Faso ont vu les militaires prendre le pouvoir et quitter l'alliance économique ouest africaine. 

Le débat africain
Gabon, Burkina Faso, Gaza et Trump… L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later May 31, 2024 39:00


Au sommaire : Le président de la transition du Gabon, Brice Oligui Nguema, est en visite officielle en France cette semaine. Pour quelles raisons le général putschiste est-il jugé fréquentable par Paris ? Au Burkina Faso, les Assises nationales ont adopté une charte approuvant le prolongement de la transition de 5 années supplémentaires. L'armée israélienne poursuit ses bombardements sur la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, malgré les condamnations internationales.  Enfin l'ancien président des États-Unis Donald Trump a été reconnu coupable au pénal des trente-quatre délits de falsifications de documents comptables. Quelles conséquences politiques pour le milliardaire américain ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : - Ahmed Newton Barry, journaliste et ancien président de la Commission électorale nationale indépendante du Burkina Faso- Seidik Abba, journaliste spécialiste des questions africaines, écrivain et président du Centre international de réflexions et d'études sur le Sahel- Wuldath Mama, journaliste à l'Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Burkina Faso : 5 ans supplémentaires pour le capitaine Traoré

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 28, 2024 20:00


Au Burkina Faso, alors que le retour des civils au pouvoir était prévu au plus tard le 1ᵉʳ juillet 2024, le capitaine Ibrahim Traoré pourra se maintenir à la tête du pays jusqu'en 2029 et se présenter à l'élection présidentielle. Que vous inspire la nouvelle charte de la transition ? Quelle image vous renvoie la transition militaire au Faso ? Vos réactions nous intéressent.  

Les matins
La junte au pouvoir au Burkina Faso suspend de nouveaux médias étrangers qui ont accusé l'armée d'exactions

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 29, 2024 5:54


durée : 00:05:54 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Après la BBC et Voice of America, la junte au pouvoir au Burkina Faso suspend TV5 Monde pour deux semaines, ainsi que plusieurs sites d'information étrangers - Deutsche Welle, Ouest-France, Le Monde.fr, The Guardian, Apanews, et AgenceEcofin - "jusqu'à nouvel ordre". L'armée est accusée d'exactions.