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Province in DR Congo

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ituri

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Take as Directed
Dr. Salim Abdool Karim, Chair, Africa CDC Emergency Consultative Group: "Congolese doctors know how to treat Ebola patients."

Take as Directed

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 30:37


Dr. Salim Abdool Karim, the renowned South African epidemiologist, chairs the Africa CDC Emergency Consultative Group. In that role, he just completed a visit to Bunia, capital of Ituri province in the Democratic Republic of Congo, site of the dangerous Ebola outbreak. His focus included laboratories, test centers, isolation units, along with PPE, safe, dignified burials, contact tracing, the WHO/Africa CDC Incident Management Team, and security challenges. The United States has made major commitments, but US experts and US-funded groups operate outside the IMT. The moment you arrive in Buria, it is very obvious you are inside a conflict zone. Care providers—true heroes—are rushing in. They are "fire fighters running into the fire."

From Our Own Correspondent Podcast
Trump, the G7, and the Iran deal

From Our Own Correspondent Podcast

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 28:37


Kate Adie introduces stories on the G7 summit and Donald Trump's Iran deal, the ongoing Ebola crisis in DRC, Peru's knife-edge elections, South Korea's feminist literary circles, and Ghana's world cup dreams.President Donald Trump once again dominated the agenda at the latest G7 summit in France, as he presented his prospective peace deal with Iran, and agreed to continued support for Ukraine. James Waterhouse was in Evian-les-Bains where he watched as leaders scrambled to keep up with the President's evolving agenda.Health clinics in the Democratic Republic of Congo are battling to bring the latest Ebola virus outbreak under control. The head of Africa's Centres for Disease Control warned this week that the current spread of the virus – which is also affecting Uganda - could be the worst ever. Anne Soy has been in Ituri province, the epicentre of the outbreak.Peru recently held its second round of voting in a knife-edge presidential election which has pitted two very different candidates against each other – the right-wing Keiko Fujimori and left-wing Roberto Sanchez. Ione Wells has been speaking to voters in Lima.The women of South Korea have experienced an anti-feminist backlash in recent years, following the MeToo movement's breakthrough in 2016. One of the responses has been a rise in book clubs and writing rooms for women, offering a space to gather and talk freely. Leehyun Choi reports from Seoul.And England take on Ghana in the World Cup next Tuesday - one of ten African countries playing in this year's tournament. Sara Wheeler has been in Jamestown where she heard more about football's cherished place in Ghanaian life.Series Producer: Serena Tarling Production Coordinators: Sophie Hill and Katie Morrison Editor: Richard Fenton-Smith

Global News Podcast
Tankers moving again after Iran deal

Global News Podcast

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 27:01


Marine tracking platforms say at least four tankers have sailed through the Strait of Hormuz after Iran and the United States signed a memorandum of understanding on ending their war. The first to pass into the Gulf of Oman was a French-flagged vessel carrying liquefied natural gas. Three Saudi-flagged oil tankers followed. Our chief international correspondent, Lyse Doucet, assesses where next for the Middle East. Also: Ukraine carries out one of the biggest ever attacks on Moscow. We speak to volunteers as they bury victims of Ebola in the Democratic Republic of Congo's Ituri province. New research reveals ChatGPT by Open AI can be made to generate sexualised and violent images, despite the company saying it had introduced additional preventive measures. A new walking shark species which uses fins like legs found off Papua New Guinea. And famous Robin Hood oak tree in England's Sherwood Forest declared dead. The Global News Podcast brings you the breaking news you need to hear, as it happens. Listen for the latest headlines and current affairs from around the world. Politics, economics, climate, business, technology, health – we cover it all with expert analysis and insight. Get the news that matters, delivered twice a day on weekdays and daily at weekends, plus special bonus episodes reacting to urgent breaking stories. Follow or subscribe now and never miss a moment. Get in touch: globalpodcast@bbc.co.ukPhoto: Vessels at the Strait of Hormuz, as seen from Musandam, Oman, June 18, 2026. Credit: REUTERS/Stringer

Revue de presse Afrique
À la Une: la défaite du Sénégal face à la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 4:02


« Les Lions ont bousculé les Bleus, Mbappé a tranché », résume Afrik.com. « Longtemps bousculée par un Sénégal audacieux, l'équipe de France a fini par faire parler son réalisme pour réussir son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. » Les Français se sont imposés 3-1, grâce à un doublé décisif de Kylian Mbappé. « Malgré la défaite, les Lions ont montré de belles séquences offensives et un état d'esprit remarquable face à l'une des meilleures équipes du tournoi », analyse Dakaractu. « Buteur face à la France, Ibrahim Mbaye entre dans l'histoire », titre Seneweb. « Le prodige du Paris Saint-Germain, entré à la 75ᵉ minute, s'est illustré en réduisant le score dans les arrêts de jeu. » « Un but qui le fait entrer dans le livre des records puisqu'il devient, à 18 ans, le plus jeune buteur sénégalais et africain de l'histoire de la Coupe du monde », note Afrikfoot, qui salue également la performance du « diamant brut » des Lions. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de l'équipe de France face au Sénégal RDC vs Portugal « La RDC est prête pour son premier rendez-vous face au Portugal », titre Actualité.cd. 52 ans après leur débâcle en Allemagne, « l'objectif de Chancel Mbemba et de ses coéquipiers est donc clair (…) : faire rêver tout un peuple et effacer le mauvais souvenir » de leur unique participation à une Coupe du monde, en 1974. Mais pour faire face à la sélection de Cristiano Ronaldo, les Léopards devront avoir « une discipline tactique solide » et mettre l'accent sur « la vitesse des attaquants ». « Outsider sur le papier, la RDC n'aborde pas ce rendez-vous en victime résignée, elle veut bousculer la hiérarchie », résume le site Footrdc. Le coup d'envoi de la rencontre est à 17h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: à Kinshasa, tout un peuple se prépare au retour des Léopards après 52 ans d'absence La progression du virus Ebola « Un mois après sa déclaration officielle, l'épidémie gagne du terrain dans l'est du pays, écrit 7sur7.cd. D'après l'ONG Médecins sans frontières, la réponse actuelle pour lutter face à l'épidémie ne serait pas à la hauteur. » « Les autorités sanitaires de l'Ituri appellent la population à éviter toute forme d'automédication face à la maladie et à se rendre immédiatement dans une structure de santé en cas de symptômes suspects », rapporte Radio Okapi. Cet appel survient après le signalement de plusieurs décès suspects dans la ville de Bunia. « Malgré les livraisons de matériel et d'équipements à l'aéroport de Bunia, tous les soignants et humanitaires rencontrés dépeignent une gestion chaotique de l'épidémie, écrit Le Monde Afrique qui s'est rendu sur place. (…) Les tests de diagnostic mettent encore plusieurs jours à arriver dans certains centres de traitement Ebola. Les laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa, seules structures du pays disposant pour l'heure du matériel adapté à faire des analyses, sont débordés par le nombre d'échantillons envoyés. » Pour l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, la priorité reste « d'identifier rapidement les malades, de les orienter vers des structures spécialisées et de suivre leurs contacts afin de casser les chaînes de transmission », rappelle Le Point Afrique. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, quinze jours après leur ouverture, les centres de traitement déjà saturés Le procès de l'ex-président François Bozizé s'ouvre à Bangui François Bozizé, à la tête de la République centrafricaine de 2003 à 2013, est renvoyé devant la Cour pénale spéciale pour crimes contre l'humanité commis « dans une prison et un camp militaire de Bossembélé », rappelle Jeune Afrique. Un procès en l'absence de l'ancien chef d'État en exil en Guinée-Bissau. Ce qui interroge « la capacité de la justice internationale à briser concrètement le cycle de l'impunité », estime Afrik.com. L'homme est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis le 30 avril 2024. « Ce grand vide prive les rescapés de la confrontation directe indispensable au travail de deuil et à la manifestation de la vérité. » À lire aussiCentrafrique: ouverture du procès contre François Bozizé, jugé par contumace

Revue de presse Afrique
À la Une: la défaite du Sénégal face à la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 4:02


« Les Lions ont bousculé les Bleus, Mbappé a tranché », résume Afrik.com. « Longtemps bousculée par un Sénégal audacieux, l'équipe de France a fini par faire parler son réalisme pour réussir son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. » Les Français se sont imposés 3-1, grâce à un doublé décisif de Kylian Mbappé. « Malgré la défaite, les Lions ont montré de belles séquences offensives et un état d'esprit remarquable face à l'une des meilleures équipes du tournoi », analyse Dakaractu. « Buteur face à la France, Ibrahim Mbaye entre dans l'histoire », titre Seneweb. « Le prodige du Paris Saint-Germain, entré à la 75ᵉ minute, s'est illustré en réduisant le score dans les arrêts de jeu. » « Un but qui le fait entrer dans le livre des records puisqu'il devient, à 18 ans, le plus jeune buteur sénégalais et africain de l'histoire de la Coupe du monde », note Afrikfoot, qui salue également la performance du « diamant brut » des Lions. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de l'équipe de France face au Sénégal RDC vs Portugal « La RDC est prête pour son premier rendez-vous face au Portugal », titre Actualité.cd. 52 ans après leur débâcle en Allemagne, « l'objectif de Chancel Mbemba et de ses coéquipiers est donc clair (…) : faire rêver tout un peuple et effacer le mauvais souvenir » de leur unique participation à une Coupe du monde, en 1974. Mais pour faire face à la sélection de Cristiano Ronaldo, les Léopards devront avoir « une discipline tactique solide » et mettre l'accent sur « la vitesse des attaquants ». « Outsider sur le papier, la RDC n'aborde pas ce rendez-vous en victime résignée, elle veut bousculer la hiérarchie », résume le site Footrdc. Le coup d'envoi de la rencontre est à 17h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: à Kinshasa, tout un peuple se prépare au retour des Léopards après 52 ans d'absence La progression du virus Ebola « Un mois après sa déclaration officielle, l'épidémie gagne du terrain dans l'est du pays, écrit 7sur7.cd. D'après l'ONG Médecins sans frontières, la réponse actuelle pour lutter face à l'épidémie ne serait pas à la hauteur. » « Les autorités sanitaires de l'Ituri appellent la population à éviter toute forme d'automédication face à la maladie et à se rendre immédiatement dans une structure de santé en cas de symptômes suspects », rapporte Radio Okapi. Cet appel survient après le signalement de plusieurs décès suspects dans la ville de Bunia. « Malgré les livraisons de matériel et d'équipements à l'aéroport de Bunia, tous les soignants et humanitaires rencontrés dépeignent une gestion chaotique de l'épidémie, écrit Le Monde Afrique qui s'est rendu sur place. (…) Les tests de diagnostic mettent encore plusieurs jours à arriver dans certains centres de traitement Ebola. Les laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa, seules structures du pays disposant pour l'heure du matériel adapté à faire des analyses, sont débordés par le nombre d'échantillons envoyés. » Pour l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, la priorité reste « d'identifier rapidement les malades, de les orienter vers des structures spécialisées et de suivre leurs contacts afin de casser les chaînes de transmission », rappelle Le Point Afrique. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, quinze jours après leur ouverture, les centres de traitement déjà saturés Le procès de l'ex-président François Bozizé s'ouvre à Bangui François Bozizé, à la tête de la République centrafricaine de 2003 à 2013, est renvoyé devant la Cour pénale spéciale pour crimes contre l'humanité commis « dans une prison et un camp militaire de Bossembélé », rappelle Jeune Afrique. Un procès en l'absence de l'ancien chef d'État en exil en Guinée-Bissau. Ce qui interroge « la capacité de la justice internationale à briser concrètement le cycle de l'impunité », estime Afrik.com. L'homme est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis le 30 avril 2024. « Ce grand vide prive les rescapés de la confrontation directe indispensable au travail de deuil et à la manifestation de la vérité. » À lire aussiCentrafrique: ouverture du procès contre François Bozizé, jugé par contumace

State of Ukraine
Ebola outbreak strains health system in eastern Congo

State of Ukraine

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:14


In eastern Congo's Ituri province, a new Ebola outbreak is testing an already fragile health system. In the city of Bunia, hospitals are overwhelmed or shut down after suspected infections, while health workers race to contain the virus.See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for sponsorship and to manage your podcast sponsorship preferences.NPR Privacy Policy

EZ News
EZ News 06/11/26

EZ News

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 6:23


Good afternoon, I'm _____ with today's episode of EZ News. Tai-Ex opening  The Tai-Ex opened down 53-points this morning from yesterday's close, at 43,172 on turnover of 11.9-billion N-T. The market tumbled (大跌、暴跌) on Wednesday after heavy selling in major tech stocks triggered a decline that sent the benchmark index back to below its monthly moving average and erased all of the previous session's gains. Two leading House Republicans to meet with KMT chair Two leading U-S House Republicans are meeting with K-M-T Chair Cheng Li-wun in Washington, House Foreign Affairs Committee Chairman Brian Mast, and Young Kim, who leads a subcommittee (小組委員會) overseeing East Asia policy have both said they will sit down with Cheng. Mast has admitted he doesn't have specific expectations for the meeting. While a spokesperson for Kim, says the lawmaker plans to encourage Cheng and the K-M-T to support more defense spending to show Taiwan's commitment to self-defense and deterrence (嚇阻、威懾). NGO warns large fish disappearing from Taiwan's coasts due to overfishing Greenpeace Taiwan says research shows that smaller fish are making up an increasing share of Taiwan's inshore and offshore catches (近海與離岸漁獲), a trend the group says indicates larger fish are becoming rarer due to overfishing. According to the study, the proportion of fish caught before reaching "Lm50" — or the length at which 50 percent of a species reaches sexual maturity (性成熟) — rose from 77.7-percent in 2022 to 93.3-percent in 2025. Researchers say the survey points to severe overfishing and shows that without effective management measures, fish populations could face bottleneck effects (瓶頸效應) that result in progressively smaller fish. Iran latest Bahrain sounded its missile alert sirens (飛彈警報器) early Thursday morning after Iran threatened to retaliate (報復、反擊) over a new round of U.S. airstrikes targeting the Islamic Republic. Bahrain's urged the public to seek shelter. Iran's paramilitary (準軍事的) Revolutionary Guard had threatened to strike Bahrain over the attacks. The second day of American strikes comes hours after Bahrain, Kuwait and Jordan — all of which host U.S. troops — came under Iranian fire. Iran has said it will close the Strait of Hormuz in response. Congo Ebola outbreak spreads in the east Congo's Ebola outbreak (疫情、爆發) has spread to another health zone in the country's northeastern province of Ituri. Health officials say the outbreak has now affected 26 health zones nationwide. That includes 18 in Ituri where most of the confirmed cases (確診病例) have been reported. Officials reported 37 new confirmed cases and 12 deaths in the past 24 hours. The outbreak has now recorded 635 confirmed cases and 127 deaths across three eastern provinces. It is caused by the rare Bundibugyo strain (病毒株) of Ebola. Officials say there is no approved vaccine or specific treatment for that strain. Treatment activities are now underway at Ebola centers in two affected areas. Pope Leo blesses Sagrada Familia's tallest tower Pope Leo has blessed the newest tower of Barcelona's Sagrada Familia, making it the tallest church in the world. The 172-meter Tower of Jesus Christ is topped with a large ceramic cross visible across the city. Leo called the basilica an "architectural masterpiece" (建築傑作) during a Mass attended by Spain's king, queen and prime minister. The ceremony came 100 years after the death of architect Antoni Gaudi. The pope also used his sermon (講道、布道) to say Christians "cannot believe in Jesus and promote war." Earlier in the day, Leo became the first pope to visit a Spanish prison. He urged inmates at Brians 1 prison to make amends (彌補過錯、改過) and choose better lives. The Sagrada Familia was meant to be completed this year, but construction is now expected to continue until 2035. That was the I.C.R.T. EZ News, I'm _____. -- Hosting provided by SoundOn

The Brian Lehrer Show
Doctors' Perilous Fight Against Ebola in the DRC

The Brian Lehrer Show

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 21:55


Amid the ongoing Ebola outbreak, doctors in the Democratic Republic of the Congo are treating symptomatic patients and facing shortages of crucial protective and diagnostic equipment. Amy Maxmen, PhD, public health correspondent and editor at KFF Health News, reports on the situation.   MONGBWALU, DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO - MAY 24: Community members watch as health workers wearing protective equipment prepare for a safe burial operation in the community of Mongbwalu on May 24, 2026 in Mongbwalu, Ituri Province, Democratic Republic of Congo. The World Health Organization (WHO) has declared the Ebola outbreak in the Democratic Republic of Congo (DRC) and Uganda a "public health emergency of international concern," as the death toll and number of confirmed cases continue to rise. The current epidemic is caused by the Bundibugyo virus, one of several Orthoebolaviruses that can cause Ebola disease, and for which there are no approved vaccines. The highest number of cases have been reported in Congo's eastern Ituri province, bordering Uganda. Global health officials have expressed grave concern over the capacity to contain the outbreak in a region already facing a humanitarian crisis, with highly mobile populations displaced by conflict and economic factors. (Photo by Michel Lunanga/Getty Images)   Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

Habari za UN
09 JUNI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 9:57


Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina. Kesho kutwa Alhamisi ya Juni 11, macho na masikio yanaelekezwa Mexico, Canada na hapa Marekani kwa ajili ya fainali za kombe la dunia kwa mpira wa miguu, au soka al maarufu kabumbu. Ingawa hivyo zama za sasa za mchezo huo maarufu zaidi duniani zinakumbwa na madhara ya  athari za mabadiliko ya tabianchi. Ongezeko la joto kali linavuruga mechi na kuzua wasiwasi kuhusu mustakabali wa mchezo huo. Ni kwa kuzingatia hilo, Sekretarieti ya Mkataba wa Kimataifa wa Mabadiliko ya Tabianchi, UNFCCC inamulika suala hilo na kutoa mapendekezo ya nini kifanyike kwani hivi sasa madhara ya joto kali kwenye kabumbu ni dhahiri. Feissal Kirwa anamulika hilo kupitia video iliyoandaliwa na UNFCCC.Pia tunakuletea muhtasari wa habari na jifunze Kiswahili.Takriban watoto milioni 138 duniani kote bado wako katika ajira za watoto, wakiwemo watoto milioni 54 wanaofanya kazi hatarishi. Hayo yamo katika ripoti mpya iliyotolewa leo na Shirika la Kazi la Umoja wa Mataifa ILO. Katika ujumbe wakwe kwenye ripoti hiyo, Mkurugenzi Mkuu wa ILO, Gilbert F. Houngbo, ametoa wito wa kuchukuliwa hatua za haraka ili kubadili hali hii.“Habari njema ni kwamba hadi sasa tuna wagonjwa 19 ambao wamepona, hivyo utambuzi wa mapema na matibabu vinaokoa maisha,”  Huyo ni Mkurugenzi wa Operesheni za Tahadhari na Hatua za Dharura za Afya wa Shirika la Afya la Umoja wa Mataifa Duniani (WHO), Dkt. Abdirahman Mahamud, akizungumza na waandishi wa habari mjini Geneva leo kwa njia ya video kutoka Bunia katika Jimbo la Ituri, nchini Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo DRC, jimbo ambalo linachangia asilimia 94 ya wagonjwa wote wa Ebola.Mkutano wa 19 wa Nchi Wanachama wa Mkataba wa Haki za Watu Wenye Ulemavu CRPD, umeanza leo Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa mjini New York na utaendelea hadi 11 Juni. Kaulimbiu ya mwaka huu ni “kuadhimisha miaka 20 ya mkataba huo na kuimarisha utekelezaji wake katika dunia inayobadilika.” Washiriki wanajadili namna ya kutokomeza ukandamizaji, ukatili na manyanyaso dhidi ya watu wenye ulemavu, kuimarisha mifumo ya huduma na msaada, pamoja na kuongeza ushiriki na uwakilishi wao katika maisha ya kisiasa na umma.Katika kujifunza lugha ya Kiswahili hii leo Dkt Mwanahija Ali Juma, Katibu Mtendaji wa Baraza la Kiswahili, Zanzibar nchini Tanzania, BAKIZA anafafanua maana na matumizi ya neno "MKWARUZO."Mwenyeji wako ni Anold Kayanda, karibu!

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Journal de l'Afrique
RD Congo : Hadja Labib, Commissaire de l'UE à la coopération internationale, en visite à Bunia

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 18:06


En RD Congo, la province de Bunia, en Ituri, reste l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. 86 personnes y sont décédées et 488 cas confirmés y ont été recensé. Ces chiffres sont provisoires car tout le monde ne peut pas encore être testé, les autorités congolaises ne communiquent plus les cas suspects. C'est dans ce contexte que la Commissaire de l'Union européenne, Hadja Labib a effectué une visite de terrain. 

Chronique des Matières Premières
Produire plus et transformer plus localement, l'ambition «cacao» de la RDC

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 1:51


La RDC, futur géant du cacao ? C'est l'ambition du pays et du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui s'est rendu la semaine dernière à Abidjan, siège de l'Organisation internationale du cacao (ICCO), pour y signer le nouvel accord du secteur nommé Accord international sur le cacao, qui entrera en vigueur cet automne. La RDC est le cinquième des producteurs africains. Le pays produit du cacao dans une douzaine de provinces, mais essentiellement à l'Est : Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, les régions les plus exposées aux conflits que connait le pays. L'année dernière, 92 000 tonnes de fèves ont été officiellement récoltées, c'est plus du double de ce qui était produit en 2021. Ce n'est un secret pour personne, une partie du cacao congolais échappe aux statistiques, en traversant illégalement la frontière, vers l'Ouganda notamment, mais quelle que soit la proportion de ce cacao « siphonnée », la production reste encore bien en deçà de celle du leader, la Côte d'Ivoire, qui produit plus de dix fois plus, en deçà aussi de celle du Cameroun et du Nigeria. Un million de tonnes en 2035 ? La RDC voit grand aujourd'hui et met en avant ses atouts : 80 millions d'hectares de terres arables, rappelle le ministre Julien Paluku, et un climat propice à la culture du cacao, précise l'ICCO. Deux arguments très théoriques mais néanmoins importants. Le ministre du commerce extérieur ambitionne une production de près d'un million de tonnes de fèves en 2035 et rêve de figurer dans le top 3 mondial. L'organisation internationale du cacao ne commente pas ces chiffres, mais confirme que le pays a le potentiel pour produire plus. Un autre facteur a peut-être aussi joué dans cet engouement pour le cacao : le prix. Si les cours mondiaux sont nettement redescendus, ils ont montré ces trois dernières années qu'ils pouvaient atteindre des niveaux exceptionnels et donc rémunérateurs pour les producteurs, dans un environnement comme la RDC où les prix sont libéralisés. Pour se mettre en conformité avec les attentes des pays consommateurs et des législations européennes, la RDC, à l'instar des autres pays producteurs, souhaite mettre l'accent sur la production durable de cacao et a sollicité la semaine dernière l'accompagnement de l'ICCO. À lire aussiCacao: la chute des prix inquiète les pays producteurs de l'ICCO qui tentent de trouver une parade Le défi du broyage L'autre rêve de la République démocratique du Congo est d'aller plus loin en matière de transformation pour créer de la valeur ajoutée. Aujourd'hui, il n'y a pas d'usine de broyage industriel en RDC, seulement de la transformation par de petits artisans, on parle donc de quantités minimes. « Les volumes de fèves sont encore loin d'avoir atteint le seuil critique qui justifierait l'installation d'un broyeur d'envergure internationale », explique un expert du secteur. Mais rien n'empêche, précise notre interlocuteur, le développement de l'activité des artisans chocolatiers, pour éduquer les Congolais au goût du chocolat et proposer une offre haut de gamme à l'exportation. La bonne réputation des fèves de RDC est encore sous-exploitée au niveau économique. À lire aussiCrise du cacao en Côte d'Ivoire : un modèle en questions

From Our Own Correspondent Podcast
Ebola in the DRC: Fear and Conspiracy Theories

From Our Own Correspondent Podcast

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 28:46


Kate Adie introduces stories on Ebola in the DRC, Ukraine's stoic bus drivers, the rebirth of a river in Oregon, India's ethnic violence, and the return of the Griffon Vulture in Croatia.The Democratic Republic of Congo is experiencing another outbreak of Ebola, but as the virus spreads so too have rumours and conspiracy theories about the cause of the pathogen. Olivia Acland reports from the border between North Kivu and Ituri provinces.This week Ukraine came under one of the heaviest Russian assaults in months, with the country's energy infrastructure once again hit hard. Vitaly Shevchenko has been in Kherson, where he learned how public transport is now becoming a target for Russian drone operators too.In America's pacific northwest we go rafting down the Klamath river which is flowing for the first time in a century after a dam was removed - but not without resistance from locals, finds Ash Bhardwaj.Three years ago, the state of Manipur in India's north-east erupted in violence, and hundreds of people were killed because of tensions between the Kuki and Meitei communities. Since then, the deeper causes of the conflict haven't been resolved – and this year, communal violence has broken out again. Raghvendra Rao was there.Off the coast of Croatia an island's once dwindling griffon vulture population is back in full flight. Mary Novakovich met the people responsible for the revival, and learns of this bird's vital role in ecological waste management.Series Producer: Serena Tarling Production Coordinators: Sophie Hill & Katie Morrison Editor: Richard Fenton-Smith

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin thế giới - Tổng Giám đốc WHO tới tâm điểm dịch Ebola ở Congo

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later May 31, 2026 1:07


VOV1 - Trong nỗ lực đặc biệt nhằm thể hiện cam kết của quốc tế đối với chiến dịch ứng phó dịch Ebola đang bùng phát tại châu Phi, Tổng Giám đốc Tổ chức Y tế Thế giới(WHO)đã trực tiếp đến tâm điểm dịch ở Cộng hòa Dân chủ Congo, quốc gia đã ghi nhận hơn 200 người chết vì Ebola chỉ trong nửa tháng quaTheo các nguồn tin chính thống, Tổng Giám đốc WHO Tedros Adhanom Ghebreyesus cùng phái đoàn chuyên gia quốc tế, đã chính thức có mặt tại Bunia, thủ phủ tỉnh Ituri, tâm điểm của đợt dịch Ebola đang bùng phát ở miền Đông Congo. Phát biểu với báo giới tại đây, Tổng Giám đốc WHO khẳng định cộng đồng quốc tế đang nỗ lực hỗ trợ Chính phủ Congo ứng phó với dịch bệnh. Tuy nhiên, người đứng đầu WHO đồng thời nhấn mạnh rằng hành động của cộng đồng bản địa là rất quan trọng và đó là lý do vì sao ông có mặt tại đây.     Theo công bố của Trung tâm Kiểm soát và Phòng ngừa Dịch bệnh châu Phi, tính đến ngày 28/5, tức trong chưa đầy nửa tháng, Congo đã ghi nhận 1.077 ca nghi nhiễm Ebola, trong đó có tới 246 trường hợp tử vong. Congo ghi nhận ca nghi mắc Ebola đầu tiên trong đợt bùng phát thứ 17 tại nước này hôm 15/5. Giai đoạn bùng phát Ebola nghiêm trọng nhất tại Congo là từ 2018-2020 với khoảng 3.500 ca nghi mắc, nhưng ghi nhận tới gần 2.300 người tử vong.Tính chung trên toàn châu Phi, dịch Ebola trong 50 năm qua (từ năm 1976), đã cướp đi mạng sống của hơn 15.000 người, trở thành một trong những bệnh lây nhiễm có tỷ lệ tử vong cao hàng đầu thế giới./.  PV VOV - Ai CậpTổng Giám đốc WHO Tedros Adhanom Ghebreyesus

AP Audio Stories
WHO chief lands in eastern Congo's Ituri province, epicenter of Ebola, as outbreak outpaces response

AP Audio Stories

Play Episode Listen Later May 30, 2026 0:48


The head of the World Health Organization arrives in the African city at the heart of an Ebola outbreak. AP correspondent Donna Warder reports.

Habari za UN
29 MEI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later May 29, 2026 9:59


Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina maalumu ambapo tunamwangazia mmoja wa maafisa waandamizi wa Umoja wa Mataifa, Joyce Msuya. Mwisho wa wiki hii, Joyce, raia wa Tanzania ambaye pia amewahi kuhudumu katika Shirika la Umoja wa Mataifa la Maendeleo, UNEP na pia Benki ya Dunia anahitimisha utumishi wake katika Umoja wa Mataifa akiwa Msaidizi wa Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa katika masuala ya kibinadamu na pia Naibu wa Mkuu wa Ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Kuratibu Misaada ya Kibinadamu (OCHA). Katika mazungumzo haya na Anold Kayanda wa Idhaa hii, Joyce Msuya anaanza kwa kuitafari miaka minne aliyohudumu katika nafasi hii.Jamhuri ya Kidemokrasia Congo DRC inakumbwa na ugonjwa wa Ebola ambapo Mkurugenzi Mkuu wa Shirika la Umoja wa Mataifa la Afya duniani WHO, Dkt. Tedros Adhanom Ghebreyesus amefika huko na anaeleza sababu. ‘Nimefika hapa kuzieleza jamii za Ituri, Kivu Kaskazini na Kivu kusini kuwa hawako pekeyao, na kwamba tupo hapa kuwaunga mkono, na tunaelewa machungu yao, lakini pia tunafahamu wana nguvu na yote yanayohitajika kukomesha hili. Ninatumia fursa hii kuziomba jumuiya za kimataifa kuongeza usaidizi wao ili wahudumu wa afya waweze kupata vifaa tiba na vya kujilinda na maambukizi.'Kupigwa marufuku watoto kutumia mitandao ya kijamii, si suluhisho la mara moja kwa suala mtambuka lenye sura nyingi, ndio maana hii leo Kamishna Mkuu wa Haki za Binadamu wa Umoja wa Mataifa Volker Türk ametaka hatua kali zichukuliwe na kila nchi, pamoja na makampuni ya teknolojia, ili kufanya mitandao ya kijamii kuwa salama zaidi kwa watoto, akisisitiza udhibiti, usimamizi na uwajibikaji unaofaa. Kamishna Türk amesema "Kuimarisha ulinzi wa watoto mtandaoni ni kipaumbele cha dharura ambacho tunahitaji kuhakikisha sio tu kwamba kinafanyika, bali pia kinafanyika ipasavyo,".Na ukatili wa kingono kwenye maeneo yenye migogoro ulifurutu ada mwaka 2025, hii inamanisha kuna ongezeko kubwa la ukatili wa kingono huku wanawake na wasichana ndio idadi kubwa ya waliokumbwa na madhila hayo yaliyohusisha pia waathirika hao kuuawa baada ya kubakwa. Haya yamebainika kwenye ripoti ya ukatili wa kijinsia unaohusiana na migogoro iliyotolewa na Umoja wa Mataifa leo ambayo pia imeonya kuwa kuongezeka kwa matumizi ya kijeshi duniani na kupungua kwa bajeti za misaada ya kibinadamu kulidhoofisha uwezo wa serikali na taasisi kuzuia na kuchunguza ukatili huo wa kingono. Ripoti hiyo imetoa wito wa kuchukuliwa hatua madhubuti zaidi za kimataifa pamoja na kuhakikisha upatikanaji endelevu wa fedha ili kulinda raia, na kuwasaidia manusura wa ukatili wa kingono unaohusiana na migogoro.Mwenyeji wako ni Flora Nducha, karibu!

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11KM: der tagesschau-Podcast
Kampf gegen Ebola: Wie gefährlich ist der Virus-Ausbruch?

11KM: der tagesschau-Podcast

Play Episode Listen Later May 29, 2026 31:47


Ebola breitet sich in Zentralafrika weiter aus und der Kampf gegen das Virus läuft auf Hochtouren. Auch die Weltgesundheitsorganisation WHO hat schon den internationalen Gesundheitsnotstand ausgerufen. Doch wie kann man den Ausbruch in der Demokratischen Republik Kongo stoppen? Die internationalen Hilfsgelder sind gekürzt und das Gesundheitssystem ohnehin marode. In dieser 11KM Folge erklärt Auslandsjournalistin Bettina Rühl, wie gefährlich der Ausbruch der aktuellen Bundibugyo-Variante ist; über die Grenzen der Demokratischen Republik Kongo hinaus. Sie hat für das ARD-Studio in Nairobi mit denjenigen gesprochen, die im Ostkongo nicht nur gegen das Virus ankämpfen, sondern gegen vor allem eines: gesellschaftliches Misstrauen. Alle aktuellen Infos zum Ebola-Ausbruch findet ihr hier: https://www.tagesschau.de/ausland/afrika Wenn ihr mehr zur politischen und wirtschaftlichen Lage im Kongo erfahren wollt, dann hört doch mal in diese beiden 11KM-Folgen rein: https://1.ard.de/11KM_Rohstoffe_Ostkongo https://1.ard.de/11KM_Ostkongo_Vergessener_Krieg Hier geht's zu “ARD CrimeTime: Warum starb Niklas P.? Bonn sucht einen Täter”, unserem Podcast-Tipp von ARD CrimeTime: https://1.ard.de/NiklasP_Doku?podcast An dieser Folge waren beteiligt: Folgenautorin: Axinja Weyrauch Mitarbeit: Lisa Hentschel Host: Elena Kuch Produktion: Konrad Winkler, Jonas Teichmann, Timo Lindemann, Marie-Noelle Svihla und Christine Dreyer Planung: Laura Stuhlmacher, Nicole Dienemann und Hardy Funk Distribution: Kerstin Ammermann Redaktionsleitung: Yasemin Yüksel und Fumiko Lipp 11KM: der tagesschau-Podcast wird produziert von BR24 und NDR Info. Die redaktionelle Verantwortung für diese Episode liegt beim NDR.

Habari za UN
28 MEI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later May 28, 2026 9:58


Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina inayomulika nchi zinazochangia vikosi vya kulinda amani vya Umoja wa Mataifa, ikiwa ni pamoja na Taifa la Tanzania na Balozi Togolani Idriss Mavura mara baada ya kuwasilisha hati zake za utambulisho kwa Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa amezungumza na Flora Nducha kuhusu suala hili muhimu.“Nataka niwe mkweli; hii ni moja ya changamoto zetu kubwa zaidi. Hatuwezi kufanya kazi hii kama wale wanaojaribu kusaidia wanazuiwa kufanya hivyo, au kuwekwa katika hatari.” Ni sehemu ya barua ya Dkt. Tedros Ghebreyesus, Mkurugenzi Mkuu wa Shirika la Umoja wa Mataifa la Afya ulimwenguni, WHO, aliyowaandikia wananchi wa Jamhuri ya Kidemorkasia ya Congo, DRC wakati huu vikwazo kama vile mapigano jimboni Ituri, yanakwamisha harakati za kudhibiti mlipuko wa 17 wa Ebola nchini humo.Vikwazo vingine vya kudhibiti Ebola nchini DRC ni mila. Maki Baraka mkazi wa Beni jimboni Kivu Kaskazini ambako Ebola imeripotiwa mji jirani wa Butembo ana wito.Na Joyce Msuya, Naibu Mkuu wa Ofisi ya UN inayoratibu misaada ya dharura, OCHA anatamatisha jukumu lake baada ya kuhudumu kwa miaka minne. Anold Kayanda amemuuliza anachokumbuka zaidi.Mwenyeji wako ni Leah Mushi, karibu!

Spegillinn
Þjóðaratkvæðagreiðsla samþykkt - hvað nú? Og Ebóla virðir engin landamæri

Spegillinn

Play Episode Listen Later May 28, 2026 20:00


Þingsályktunartillaga um þjóðaratkvæðagreiðslu um að hefja aðildarviðræður við Evrópusambandið á ný var samþykkt a Alþingi í dag. Það er því ljóst að atkvæðagreiðslan fer fram 29. ágúst. Þangað til eru þrír mánuðir - við hverju getum við búist á þeim tíma? Yfirveguðum umræðum um það sem greiða á atkvæði um eða áframhaldandi skotgrafahernaður um kosti og galla ESB og aðildar að því? Ævar Örn Jósepsson ræðir við Eirík Bergmann Einarsson stjórnmálafræðing og sérfræðing í málefnum Evrópu og Evrópusambandsins. Í Ituri-héraði í norðausturhluta lýðstjórnarlýðveldisins Kongó mætast sjúkdómar og átök með hörmulegum afleiðingum, sagði Tedros Ghebreyesus forstöðumaður Alþjóðaheilbrigðisstofnunarinnar í yfirlýsingu á X í gær. Engin lyf bíta á það afbrigði ebóluveirunnar sem nú geisar í nokkrum löndum Afríku, einkum Kongó. Anna Kristín Jónsdóttir fjallar um þetta og ræðir við Þórhildi Ólafsdóttur, sem býr með fjölskyldu sinni í Úganda. Umsjón: Ævar Örn Jósespsson Tæknimaður: Jón Þór Helgason

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin thế giới - Thế giới tăng tốc ứng phó dịch Ebola bùng phát tại Trung Phi

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later May 28, 2026 3:30


VOV1 - Dịch Ebola đang diễn biến nghiêm trọng tại khu vực Trung Phi, buộc nhiều quốc gia và tổ chức quốc tế khẩn cấp siết chặt các biện pháp kiểm soát nhằm ngăn chặn nguy cơ lây lan xuyên biên giới.Trước nguy cơ dịch bệnh lan rộng, chính quyền Mỹ đã siết chặt các biện pháp kiểm soát y tế và nhập cảnh. Trung tâm Kiểm soát và Phòng ngừa dịch bệnh Mỹ CDC đã cấm nhập cảnh đối với người không phải công dân Mỹ từng đến CHDC Congo, Uganda hoặc Nam Sudan trong vòng 21 ngày qua. Washington đồng thời tăng cường theo dõi y tế tại các cửa khẩu và triển khai kế hoạch mở cơ sở cách ly tại Kenya dành cho công dân Mỹ có nguy cơ phơi nhiễm Ebola.Hãng tin NBC News dẫn lời các quan chức Mỹ cho biết, chính quyền Tổng thống Donald Trump đang chuẩn bị mở một cơ sở cách ly tại Kenya dành cho công dân Mỹ đã tiếp xúc với virus Ebola. Đây được xem là bước đi chưa từng có, bởi trong các đợt bùng phát trước đây, người Mỹ nhiễm Ebola thường được đưa trở lại Mỹ để điều trị hoặc cách ly. Phát biểu trước báo giới, Ngoại trưởng Mỹ Marco Rubio nói:“Chúng ta không thể và sẽ không cho phép bất kỳ trường hợp nhiễm Ebola nào xâm nhập vào Hoa Kỳ. Bộ Ngoại giao, CDC cùng các cơ quan liên quan đang nỗ lực hết sức để kiểm soát dịch bệnh tại các quốc gia bị ảnh hưởng, đặc biệt là CHDC Congo.”Tại Canada, chính phủ liên bang cũng triển khai hàng loạt biện pháp mới nhằm ngăn chặn dịch bệnh. Những người đến từ các khu vực bị ảnh hưởng sẽ phải tự cách ly 21 ngày sau khi nhập cảnh. Ottawa đồng thời tạm dừng xem xét một số hồ sơ nhập cư từ CHDC Congo, Uganda và Nam Sudan trong vòng 3 tháng tới.Trong khi đó, Uganda đã quyết định đóng cửa biên giới với CHDC Congo trong 4 tuần nhằm hạn chế nguy cơ lây lan dịch bệnh. Chỉ các hoạt động nhân đạo, vận chuyển hàng hóa thiết yếu và lực lượng ứng phó Ebola mới được phép qua lại nhưng phải tuân thủ quy trình kiểm tra y tế nghiêm ngặt. Thư ký thường trực Bộ Y tế Uganda Diana Atwine nói:“Uganda tạm thời đóng cửa biên giới với Cộng hòa Dân chủ Congo ngay lập tức. Ngoại lệ duy nhất là các đội ứng phó Ebola được ủy quyền, các hoạt động nhân đạo, vận chuyển thực phẩm và hàng hóa, cùng các nhiệm vụ an ninh.Theo Tổ chức Y tế Thế giới WHO, dịch Ebola tại CHDC Congo đang xấu đi nhanh chóng với hơn 1 nghìn ca mắc và trên 200 trường hợp tử vong nghi nhiễm. WHO cảnh báo đợt bùng phát lần này đặc biệt nguy hiểm do liên quan đến chủng Ebola Bundibugyo hiếm gặp, hiện chưa có vaccine hoặc phương pháp điều trị đặc hiệu. Tổ chức này cũng cho rằng xung đột kéo dài tại miền Đông CHDC Congo đang làm cản trở nghiêm trọng công tác chống dịch khi nhiều khu vực gần như không thể tiếp cận.Trước tình hình đó, cộng đồng quốc tế đã cam kết gần 500 triệu đô la để hỗ trợ các nước châu Phi ứng phó dịch Ebola. WHO cùng các đối tác quốc tế đang khẩn trương xây dựng thêm các trung tâm điều trị, tăng cường giám sát dịch tễ và hỗ trợ nhân đạo nhằm ngăn chặn nguy cơ dịch bệnh lan rộng trên toàn khu vực. Giám đốc sự cố của WHO Richard Fotsing nhấn mạnh:“Chúng tôi muốn biến trung tâm điều trị Ebola này thành một trung tâm chuyển tuyến, nơi bệnh nhân có thể được chăm sóc thích hợp và tiếp cận dịch vụ điều trị chất lượng, qua đó góp phần giảm tỷ lệ tử vong liên quan đến căn bệnh này.”Giới chuyên gia y tế cảnh báo, với đặc điểm lây lan nhanh, tỷ lệ tử vong cao và chưa có vaccine đặc hiệu đối với chủng Bundibugyo, đợt bùng phát Ebola hiện nay có nguy cơ trở thành cuộc khủng hoảng y tế nghiêm trọng mới tại châu Phi nếu không được kiểm soát kịp thời. Trong bối cảnh xung đột kéo dài và hệ thống y tế tại nhiều khu vực ở CHDC Congo đang quá tải, cộng đồng quốc tế được cho là sẽ phải tiếp tục tăng cường phối hợp và hỗ trợ khẩn cấp nhằm ngăn chặn dịch bệnh lan rộng ra ngoài khu vực./.Hồng Nhung/VOV1Nhân viên y tế chuyển thi thể bệnh nhân Ebola tại thị trấn Mongbwalu, tỉnh Ituri, CHDC Congo ngày 24/5/2026. Ảnh: THX/TTXVN

Ekot
Ekot 16:45 Attacker mot vårdpersonal i Kongo-Kinshasa

Ekot

Play Episode Listen Later May 26, 2026 14:55


Ekots dagliga, längre sändningar med nyheter och fördjupning. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Rättelse: I en tidigare version av det här inslaget sa vi att Ituri provinsen i östra Kongo beskrivs som epicentret av ebola pandemin. Det är fel. Rätt är att det beskrivs som epicentret av ebola epidemin. Rättelsen gjordes den 26 maj 2026.

Ekot
Ekot 22:00 Friskolor ska omfattas av offentlighetsprincipen

Ekot

Play Episode Listen Later May 26, 2026 9:55


Ekots dagliga, längre sändningar med nyheter och fördjupning. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Rättelse: I en tidigare version av ett inslag i den här sändningen beskrevs Ituri provinsen i östra Kongo-Kinshasa som epicentret av ebola-pandemin. Det är fel. Rätt är att det beskrivs som epicentret av ebola-epidemin. Rättelsen gjordes den 26 maj 2026.

Newshour
New cases of Ebola detected in Uganda

Newshour

Play Episode Listen Later May 25, 2026 47:28


Two new cases of Ebola have been detected in Uganda, as the virus continues to spread. At the centre of the outbreak remains the Democratic Republic of Congo -- where the healthcare system was already weak. There have been more than 900 suspected Ebola cases in the current outbreak and 220 suspected deaths, officials say.Also in the programme: Pope Leo delivers the first major message of his papacy on the dangers of AI; we'll look at the prospects of a deal between Iran and the US; and the games that call themselves "enhanced" break their first record- but critics call them degraded.(Photo shows Red Cross workers wearing personal protective equipment disinfecting the house of an unidentified man who died of Ebola in Mongbwalu, Djugu Territory of Ituri province, Democratic Republic of Congo, May 24, 2026. Gradel Muyisa Mumbere/Reuters)

Newshour
Reports of another attack on an Ebola treatment centre in the DRC

Newshour

Play Episode Listen Later May 23, 2026 47:24


The attack comes just days after protesters set fire to a hospital in the same region, after health workers refused to release the body of a patient over fears of contamination. We hear how the regional security situation is affecting the response to the outbreak - and about the impact of the disease on women.Also on the programme - the death toll rises after a mining disaster in China; the Pentagon releases more UFO files - is the truth in there? - and Goodnight and good luck to CBS Radio(Photo: A healthcare worker walks at the Bunia General Referral Hospital following a resurgence of Ebola involving the Bundibugyo strain in Bunia, Ituri province of the Democratic Republic of Congo May 21, 2026. Credit: REUTERS )

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin thế giới - WHO nâng cảnh báo Ebola tại CHDC Congo, nhiều nước tăng cường giám sát y tế tại biên giới

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later May 23, 2026 3:09


VOV1 - Tổ chức Y tế Thế giới đã điều chỉnh đánh giá rủi ro đối với đợt bùng phát Ebola tại Cộng hòa Dân chủ Congo lên “rất cao” ở cấp quốc gia và “cao” ở cấp khu vực, trong khi nguy cơ ở cấp toàn cầu vẫn được đánh giá ở mức thấp.Theo WHO, Cộng hòa Dân chủ Congo hiện ghi nhận 82 ca nhiễm Ebola được xác nhận, trong đó có 7 trường hợp tử vong. Giới chức y tế cũng đang theo dõi gần 750 ca nghi nhiễm cùng 177 trường hợp tử vong nghi liên quan đến virus Ebola. Tâm điểm của đợt bùng phát là tỉnh Ituri, khu vực giáp biên giới Uganda và Nam Sudan, nơi thường xuyên xảy ra xung đột vũ trang và có mật độ di chuyển dân cư lớn. Uganda cũng đã ghi nhận hai ca nhiễm liên quan đến người di chuyển từ CHDC Congo, trong đó có một trường hợp tử vong. Tuy nhiên, WHO và Trung tâm Kiểm soát và Phòng ngừa Dịch bệnh châu Phi cho rằng số ca mắc thực tế có thể cao hơn đáng kể so với số liệu công bố do nhiều khu vực bị ảnh hưởng vẫn chưa thể tiếp cận đầy đủ. Tiến sĩ Patrick Otim, Giám đốc khu vực châu Phi phụ trách dịch bệnh và khủng hoảng nhân đạo của WHO cho biết: “Các yếu tố chính trị và an ninh đang gây ra nhiều trở ngại nghiêm trọng, nhất là ở những nơi chúng tôi bị hạn chế tiếp cận vì xung đột hoặc các nguyên nhân khác. Điều này khiến việc ngăn chặn sự lây lan của dịch bệnh trở nên vô cùng khó khăn do không thể triển khai đầy đủ hoạt động giám sát. Chúng tôi cũng không thể dễ dàng vận chuyển các vật tư cần thiết, hay thiết lập cơ sở điều trị tại những khu vực mà chưa thể bảo đảm an toàn cho nhân viên y tế và người dân cần được chăm sóc.”WHO cùng các đối tác quốc tế đã vận chuyển khoảng 25 tấn vật tư y tế, bao gồm thiết bị bảo hộ và vật liệu phòng chống lây nhiễm tới các khu vực bị ảnh hưởng. Nhiều tổ chức quốc tế như UNICEF, Bác sĩ Không Biên giới và Chương trình Lương thực Thế giới đang tham gia hỗ trợ ứng phó. Liên Hợp Quốc cũng đã giải ngân 60 triệu USD từ Quỹ Ứng phó khẩn cấp trung ương nhằm đẩy nhanh hoạt động hỗ trợ tại CHDC Congo và các nước trong khu vực.Trước nguy cơ dịch bệnh lây lan xuyên biên giới, nhiều quốc gia đã triển khai các biện pháp phòng ngừa. Tại Mỹ, nước này đã áp dụng các biện pháp kiểm soát nhập cảnh đối với những người từng đến CHDC Congo, Uganda và Nam Sudan trong vòng 21 ngày. Trung tâm Kiểm soát và Phòng ngừa Dịch bệnh Mỹ cũng xác nhận một bác sĩ người Mỹ phơi nhiễm Ebola tại Congo đã được chuyển tới Đức để điều trị.Trong khi đó, Trung tâm Kiểm soát và Phòng ngừa Dịch bệnh châu Âu đánh giá nguy cơ đối với người dân châu Âu hiện vẫn ở mức “rất thấp”, song khuyến cáo các nước thành viên tăng cường năng lực xét nghiệm, cách ly, truy vết tiếp xúc và kiểm soát lây nhiễm.Tại châu Á, Thái Lan đã tăng cường sàng lọc sức khỏe và chuẩn bị năng lực phòng thí nghiệm sau khi xác định CHDC Congo và Uganda là khu vực có nguy cơ bùng phát Ebola. Tất cả hành khách đến từ hai quốc gia này đều phải kiểm tra y tế và khai báo sức khỏe trước khi nhập cảnh.Còn tại Singapore, các cảnh báo y tế liên quan đến Ebola hiện được hiển thị tại toàn bộ cửa khẩu dành cho cả người nhập cảnh và xuất cảnh. Nhà chức trách khuyến cáo những người từng đến vùng dịch tự theo dõi sức khỏe trong vòng 21 ngày kể từ khi rời khu vực bị ảnh hưởng và tới cơ sở y tế ngay khi xuất hiện các triệu chứng nghi ngờ.Đợt bùng phát hiện nay do virus Ebola chủng Bundibugyo gây ra, một biến thể hiếm gặp chưa có vaccine hoặc thuốc điều trị được phê duyệt. WHO cho biết đây là đợt dịch Bundibugyo nghiêm trọng nhất từng được ghi nhận, với tỷ lệ tử vong có thể lên tới 40%. Giới chức y tế toàn cầu hiện đang chạy đua tìm kiếm vaccine và phương pháp điều trị tiềm năng đối với chủng virus này. Một số vaccine thử nghiệm dựa trên công nghệ từng được sử dụng cho vaccine COVID-19 và Ebola chủng Zaire đang được phát triển, song phần lớn chưa được thử nghiệm đầy đủ trên người./.Thu Hoài/VOV1Nhân viên y tế kiểm tra thân nhiệt của người dân để phát hiện các trường hợp nhiễm virus Ebola ở Goma, CHDC Congo.

RNZ: Saturday Morning
Dr Dick Chamla - the story of Ebola

RNZ: Saturday Morning

Play Episode Listen Later May 22, 2026 15:28


The number of suspected Ebola cases in the Democratic Republic of Congo has breached the 600 mark. But the World Health Organisation fears the disease was spreading in the community for up to two months before being detected. The WHO's Head of Emergency Preparedness for Africa is Dr Dick Chamla. He explains to Mihingarangi Forbes that the outbreak is evolving extremely fast in an area of the DRC where parts of ground zero - Ituri province - are run by militia.

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «L'AFC/M23 n'a aucune expérience de gestion des épidémies»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 16:46


Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets.  RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.

Revue de presse Afrique
À la Une: des affrontements en Ituri, face à l'épidémie d'Ebola

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 4:13


L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l'ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l'organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ». Que s'est-il passé exactement ? « D'après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d'un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l'avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. » Une situation qui renforce l'inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l'un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d'Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d'enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. » À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Insécurité La question de la sécurité, durant l'épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l'ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l'entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s'observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l'absence de dispositif de lavage des mains. » Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L'un d'eux explique ainsi qu'on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d'accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner. Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l'écho : « Les capacités d'accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n'a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l'arrivée continue de nouveaux cas ».  À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri Prudence en Ouganda Face à l'épidémie qui frappe la RDC, l'Ouganda voisin prend des mesures. « L'Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d'Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l'Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor. Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC. » À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas

News Plus
Ebola-Ausbruch im Ostkongo: Wie gross ist die Gefahr?

News Plus

Play Episode Listen Later May 22, 2026 15:05


Im Osten der Demokratischen Republik Kongo breitet sich erneut Ebola aus – diesmal eine seltene Variante, die Diagnose und Eindämmung erschwert. Besonders betroffen sind derzeit Ituri sowie die Konfliktregionen Nord- und Süd-Kivu. Die Fallzahlen steigen rasch, während Gesundheitssystem und Hilfswerke unter enormem Druck stehen. Die WHO hat den internationalen Gesundheitsnotstand ausgerufen – ungewöhnlich schnell. Wie gross ist also die Gefahr, dass sich der Ausbruch weiter ausweitet? ____________________ Habt Ihr Fragen oder Themen-Inputs? Schreibt uns gerne per Mail an newsplus@srf.ch oder sendet uns eine Sprachnachricht an 076 320 10 37. ____________________ In dieser Episode zu hören: - Irène Dietschi (SRF-Wissenschaftsredaktion) - Greg Ramm (Country Director bei Save the Children, DRC) - Sarah Fluck (SRF-Afrikakorrespondentin) ____________________ Team: - Moderation: Salvador Atasoy - Produktion: Sandro Della Torre - Mitarbeit: Silvia Staub ____________________ Das ist «News Plus»: In einer Viertelstunde die Welt besser verstehen – ein Thema, neue Perspektiven und Antworten auf eure Fragen. Unsere Korrespondenten und Expertinnen aus der Schweiz und der Welt erklären, analysieren und erzählen, was sie bewegt. «News Plus» von SRF erscheint immer von Montag bis Freitag um 16 Uhr rechtzeitig zum Feierabend.

Revue de presse Afrique
À la Une: des affrontements en Ituri, face à l'épidémie d'Ebola

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 4:13


L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l'ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l'organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ». Que s'est-il passé exactement ? « D'après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d'un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l'avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. » Une situation qui renforce l'inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l'un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d'Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d'enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. » À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Insécurité La question de la sécurité, durant l'épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l'ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l'entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s'observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l'absence de dispositif de lavage des mains. » Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L'un d'eux explique ainsi qu'on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d'accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner. Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l'écho : « Les capacités d'accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n'a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l'arrivée continue de nouveaux cas ».  À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri Prudence en Ouganda Face à l'épidémie qui frappe la RDC, l'Ouganda voisin prend des mesures. « L'Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d'Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l'Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor. Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC. » À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas

Invité Afrique
Ebola: «Il reste encore beaucoup de travail à faire», estime Florent Uzzeni de Médecins sans frontières

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 5:05


En République démocratique du Congo, la riposte s'organise face à l'épidémie d'Ebola qui touche depuis plusieurs jours différentes zones de l'est du pays. L'épicentre se situe en Ituri, où est arrivé Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour Médecins sans frontières – Suisse (MSF), afin de coordonner la réponse de son organisation. Il décrit l'ampleur des besoins, particulièrement en Ituri. RFI : Vous venez d'arriver. Qu'avez-vous sur place ? Florent Uzzeni : J'ai vu beaucoup d'acteurs qui sont ici pour apporter leur aide. J'ai vu une coordination qui se met en place par le ministère de la Santé, par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais concrètement, il n'y a pas encore d'action très efficace sur le terrain. L'Ituri est éloignée. C'est long avant de pouvoir acheminer du matériel et des ressources humaines. Il y a une volonté que les choses changent, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Quand vous dites qu'il reste beaucoup de travail à faire, que manque-t-il concrètement ? L'exemple le plus frappant, c'est qu'aujourd'hui, dans Bunia, il n'y a plus de place dans les différents isolements des structures de santé. C'est-à-dire que si quelqu'un pense avoir Ebola ou a des symptômes, il ne peut pas être accueilli dans les hôpitaux, dans les centres de santé puisque tout est plein. Une des urgences est de mettre en place des centres de traitement, de pouvoir tester les malades qui sont suspects pour soit les prendre en charge dans le centre, soit les renvoyer chez eux, les libérer. C'est un problème majeur aujourd'hui sur Bunia, sur Mungwalu. Quand vous parlez de centres qui sont pleins aujourd'hui, de quel centre parlez-vous ? Je vous parle du centre d'isolement, de l'hôpital général de Rwampara, mais aussi des autres plus petits centres de santé ou petits hôpitaux ou cliniques privées de la ville de Bunia, qui avaient quelques lits pour isoler les patients. Il n'y a plus de place pour en accueillir de nouveaux. Parlons de Mungwalu. Quelle y est la situation actuellement ? La situation à Mungwalu est tout aussi catastrophique, dans le sens où le centre qui pourrait accueillir ces patients est plein, et donc les malades restent dans la communauté au risque d'en infecter d'autres. C'est toute notre urgence et tout le travail que l'on essaie de faire avec le ministère de la Santé pour rapidement augmenter la capacité d'isolement des patients Ebola. Combien de patients Ebola sont aujourd'hui à l'hôpital général de Mungwalu ? Aujourd'hui, il y a 24 patients hospitalisés dans ce centre. Les chiffres fluctuent régulièrement, mais clairement, il y a un besoin d'augmenter, de doubler, de tripler la capacité de prise en charge des patients ayant la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Les cas suspects ont aussi besoin d'être hospitalisés dans un isolement spécifique. Nous avons aussi ce problème que les tests prennent énormément de temps avant d'être acheminés à Bunia, d'être traités. Les patients occupent des places d'isolement pendant longtemps avant que l'on puisse confirmer ou infirmer leur statut sérologique et donc qu'ils soient, ou non, malades de la souche « Bundibugyo » d'Ebola.  Combien de temps faut-il attendre pour que les tests quittent Mungwalu pour arriver à Bunia? Il faut attendre plusieurs jours avant que les tests soient faits. C'est quelque chose de commun en tout début d'épidémie. Maintenant, les choses s'accélèrent et on espère que, d'ici à la fin de la semaine, le processus sera en place pour que l'on ait des résultats en moins de 24 heures, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il y a également deux signalements à Fataki. Selon nos informations, MSF déploie également des équipes pour des cas suspects. Nous avons des équipes qui travaillent depuis des mois dans le camp de réfugiés de Fataki, un immense camp de plus de 65 000 personnes. Nos équipes, avec celles du ministère de la Santé, ont participé à la prise en charge de cas très suspects de la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Malheureusement, un cas est décédé. Actuellement, nous faisons le suivi des contacts pour vérifier si les patients, les personnes qui ont été en contact avec ce cas, développent des symptômes ou non. Nous avons monté un petit isolement pour potentiellement pouvoir prendre en charge les cas suspects. Nous appelons tous les acteurs à ne pas oublier les besoins de la communauté qui ne sont pas que liés à la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Vous avez toujours des femmes enceintes qui ont besoin de soins, des enfants qui ont besoin de vaccination, des cas de paludisme qui doivent être traités. C'est un vrai besoin des populations de Fataki. L'accès à l'eau est extrêmement faible. Nous appelons tous les acteurs qui sont mobilisés dans cette réponse à l'épidémie à avoir une vision globale et à offrir des soins de santé à l'ensemble de la population.

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin thế giới - WHO trấn an: Ebola chưa phải đại dịch toàn cầu

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:03


VOV1 - Tổ chức Y tế Thế giới ngày 20/5 nhận định nguy cơ bùng phát dịch Ebola trên toàn cầu hiện ở mức thấp, dù tình hình dịch bệnh tại Cộng hòa Dân chủ Congo và Uganda đang diễn biến phức tạp với hàng trăm ca nghi nhiễm và hơn 130 trường hợp tử vong nghi liên quan.Phát biểu tại Geneva, Thụy Sĩ, Tổng Giám đốc WHO Tedros Adhanom Ghebreyesus len tiếng trấn an WHO đánh giá nguy cơ dịch bệnh ở mức cao tại cấp quốc gia và khu vực, nhưng đánh giá thấp ở cấp độ toàn cầu."Sau khi tuyên bố tình trạng khẩn cấp về y tế công cộng, tôi lập tức triệu tập Ủy ban Khẩn cấp. Ủy ban này đã họp vào hôm qua và nhất trí rằng tình hình hiện tại là một tình trạng khẩn cấp về sức khỏe cộng đồng mang tầm quốc tế, nhưng không phải là một đại dịch."Theo WHO, hiện Cộng hòa Dân chủ Congo đã ghi nhận 51 ca Ebola được xác nhận, gần 600 ca nghi nhiễm và 139 ca tử vong nghi liên quan. Dịch bùng phát do chủng Bundibugyo - một biến thể hiếm của virus Ebola hiện chưa có vaccine hoặc thuốc điều trị được phê duyệt.Dù Ủy ban Khẩn cấp của WHO nhận định tình hình chưa đến mức “đại dịch toàn cầu”, song việc tuyên bố tình trạng khẩn cấp y tế công cộng vẫn gây nhiều quan ngại. Ổ dịch hiện tập trung tại tỉnh Ituri ở miền Đông Cộng hòa Dân chủ Congo, song đã xuất hiện ca bệnh tại thành phố Goma – trung tâm thương mại đông dân nằm sát biên giới Rwanda. Uganda cũng ghi nhận các ca nhiễm tại thủ đô Kampala, trong đó có một trường hợp tử vong.Trước nguy cơ lây lan, chính quyền tại Goma và Bukavu (CHDC Congo) đã tăng cường các biện pháp kiểm soát y tế như kiểm tra thân nhiệt, rửa tay bắt buộc và giám sát dịch tễ tại các cửa ngõ ra vào thành phố. Nhiều bệnh viện tại khu vực miền Đông Congo cũng được đặt trong tình trạng báo động cao. Thị trưởng Bukavu Nicolas Kyalangalilwa cho biết: "Tại tất cả các điểm vào thành phố Bukavu, các biện pháp kiểm soát dịch tễ và giám sát đã được triển khai. Việc theo dõi sự di chuyển cũng như truy vết dân cư cũng đã được thiết lập và sẽ tiếp tục chừng nào còn cần thiết."WHO cảnh báo số ca mắc thực tế có thể tiếp tục tăng do virus đã âm thầm lây lan trong nhiều tuần trước khi được phát hiện. Các chuyên gia nghi ngờ dịch bệnh có thể bùng phát từ một sự kiện siêu lây nhiễm tại đám tang hoặc cơ sở y tế.Cũng liên quan tới tình hình dịch bệnh, chính phủ Đức xác nhận vừa tiếp nhận điều trị cho một công dân Mỹ nhiễm Ebola được chuyển từ Cộng hòa Dân chủ Congo tới bệnh viện Charité ở Berlin. Giới chức Đức khẳng định nguy cơ lây nhiễm đối với người dân châu Âu hiện “rất thấp”, đồng thời nhấn mạnh các tiêu chuẩn cách ly nghiêm ngặt đang được áp dụng. Phó phát ngôn viên của chính phủ Đức Steffen Meyer khẳng định:"Tôi cũng một lần nữa muốn nhấn mạnh rằng Bộ Y tế Đức cũng đã chỉ ra nguy cơ mắc Ebola đối với người dân Đức là cực kỳ thấp. Đây là đánh giá chung của Viện Robert Koch và Trung tâm Phòng ngừa và Kiểm soát Bệnh tật Châu Âu (ECDC). Khả năng lây truyền thứ phát ở châu Âu là rất, rất khó xảy ra. Điều này cũng đã từng được chứng minh trong đợt bùng phát dịch Ebola lớn nhất từ ​​trước đến nay giai đoạn 2014-2015."WHO đang tích cực phối hợp với các đối tác quốc tế để nghiên cứu các vaccine và phương pháp điều trị tiềm năng đối với chủng Bundibugyo, song quá trình triển khai có thể mất ít nhất hai tháng./.Phương Anh/VOV1Nhân viên y tế tại cửa khẩu Busunga giữa Uganda và CHDC Congo kiểm tra thân nhiệt của một du khách từ Bundibugyo. Ảnh: Badru Katumba/Getty Images

Afrikansk politikk
Ebola i fredsprosessenes tid

Afrikansk politikk

Play Episode Listen Later May 21, 2026 57:48


Ebolaviruset er igjen på fremmarsj i østlige DR Kongo og bidrar til å gjøre vondt verre i en region som allerede preges av humanitær nød og væpnede konflikter. I ukas episode tar vi for oss smitteutbruddet i Ituri-provinsen og den politiske konteksten rundt det, før vi går gjennom siste nytt fra krigen mellom Kongo, M23-opprøret og Rwanda (og forsøkene på å stoppe den). Og ja, amerikanerne ser ut til å være på bærtur i Kongo nok en gang... Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

KCIS Newsmakers Weekend
Newsmakers, Thursday, May 21, 2026

KCIS Newsmakers Weekend

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:51


An American missionary doctor has contracted Ebola...two men remain in jail in Illinois and Texas for secretly giving abortion pill...and a Montana man plans mental health defense for allegedly trying to attack on abortion provider.

Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

ONU News
OMS afirma que risco regional de ebola é alto, mas ameaça global é baixa

ONU News

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:10


Diretor-geral, Tedros Ghebreyesus, admite que escala real da epidemia na RD Congo supera largamente os dados oficiais; até o momento, foram validados 51 casos nas províncias de Ituri e Kivu do Norte; agência enfatiza forte preocupação regional.

What in the World
Ebola outbreak: How dangerous is the new strain in DR Congo?

What in the World

Play Episode Listen Later May 20, 2026 11:19


The World Health Organisation has declared an outbreak of the Ebola virus in the Democratic Republic of Congo a public health emergency of international concern. Officials say there are now over 600 suspected cases, and over 139 suspected deaths. This latest outbreak presents a series of difficulties for health officials. The outbreak is driven by a new strain of the virus called Bundibugyo, for which there is no vaccine. The epicentre of the outbreak is in the remote eastern province of Ituri, which is an active conflict zone. And local superstitions and beliefs frequently lead people to seek help at places of worship rather than from medical professionals. We cover what you need to know about this current outbreak and how cases are being managed. Among others, we hear from BBC health correspondent James Gallagher and BBC presenter Anne Soy, who covered the 2014-16 Ebola outbreak in West Africa and later in the DRC. Instagram: @bbcwhatintheworld Email: whatintheworld@bbc.co.uk WhatsApp: +44 330 12 33 22 6 Presenter: Hannah Gelbart Producers: William Lee Adams and Benita Barden Editor: Verity Wilde

Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

Newshour
WHO warns Ebola cases in DRC could double

Newshour

Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:17


We hear from a journalist in eastern DR Congo on how situation is becoming more and more difficult for people in the city of Goma, a major transport hub - and we speak to Tom Frieden, a leading US scientist involved in fighting the last major Ebola outbreak. Also on the programme: An interview with former Honduran president Juan Orlando Hernandez, pardoned by Donald Trump, now in hiding in the US. We have a rare report from inside Afghanistan. And an age-old mystery at sea has been solved - we hear how biologists rumbled the whale.(Photo: UNICEF staff receive medical supplies from an aircraft in Ituri province, Democratic Republic of Congo, May 19, 2026. Credit: REUTERS/Gradel Muyisa Mumbere)

Badlands Media
Geopolitics with Ghost Ep. 107: ISIS Kill, Ebola in Congo & Alex Saab Deported - 5/19/26

Badlands Media

Play Episode Listen Later May 19, 2026 131:35


Ghost returns from a week off and opens with an unplanned ferry pass by Epstein Island before diving into the week's biggest stories. Trump and Nigeria jointly eliminated ISIS's global second-in-command Abu Balal al-Manouki, the man behind the 2014 Chibok schoolgirl kidnappings. Ghost reframes the operation not as a threat to the Alliance of Sahel States but as Trump cleaning up a deep state creation, and walks through how US aid money routed through Ukraine funded ISIS proxies in Mali. A rare Ebola strain has erupted in Congo's Ituri province with the WHO declaring a public health emergency, and Ghost ties it directly to the ongoing rare earth mineral conflict and the deep state's losing battle for control of Eastern Congo. Trump publicly asked MBS, MBZ, and Qatar's emir to pause Iran strikes, confirming the Arabs never wanted war. Trump met Xi in China, Putin heads to Beijing for his 25th visit, and a Saudi/Pakistan defense pact is expanding toward Qatar and Turkey. Iraq and Pakistan signed bilateral energy transit deals with Iran, and Ghost maps out a potential Iran-Pakistan-India pipeline corridor. The episode closes with a deep dive into Alex Saab's deportation from Venezuela and PDVSA's own 2015 financial documents showing the Venezuelan government as the original victim of deep state-linked corruption.

SBS Swahili - SBS Swahili
Yaliyojiri Afrika: Seriklai ya DRC kufungua vituo vitatu vya matibabu ya virusi vya Ebola

SBS Swahili - SBS Swahili

Play Episode Listen Later May 19, 2026 7:20


Serikali ya Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo imesema Jumatatu itafungua vituo vitatu vya matibabu, kwa ajili ya watu walioambukizwa virusi vya Ebola katika jimbo la Ituri.

afrika ebola kongo ituri jamhuri serikali virusi kidemokrasia
AP Audio Stories
Congo will open 3 Ebola treatment centers as a rare strain spreads in Ituri

AP Audio Stories

Play Episode Listen Later May 18, 2026 0:42


AP correspondent Charles de Ledesma reports on mounting international concern over the Ebola outbreak in Congo.

Invité Afrique
Ebola: «Cela va prendre du temps, mais on va vaincre», affirme le professeur Jean-Jacques Muyembe

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:44


Jean-Jacques Muyembe est une figure mondiale de la virologie. Congolais, il fait partie de l'équipe qui a co-découvert le virus Ebola en 1976. Depuis, il a géré épidémie après épidémie en RDC, souvent dans des zones de guerre, parfois en véhicule blindé. Ce lundi, le directeur de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa répond aux questions de Patient Ligodi sur cette dix-septième épidémie. Il exprime un regret : la détection trop tardive. Et lance un avertissement : personne ne connaît encore l'ampleur réelle de ce qui se passe en Ituri. Quand on est l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), comment gère-t-on une épidémie dans une zone qui est contrôlée par la rébellion ? Est-ce facile pour vous de pouvoir recevoir les échantillons et faire les suivis comme il le faut, sachant qu'administrativement et politiquement, il y a des défis ? Nous avons eu cette expérience en 2018-2020, quand nous avons géré l'épidémie à Mangina, Beni et Butembo. C'était vraiment un grand défi. C'est le plus grand défi, je peux dire, de ma vie, de pouvoir travailler sur un terrain miné par des groupes armés. Mais on parvient toujours à s'entendre, à trouver des solutions pour que le travail puisse se faire dans les meilleures conditions possibles. D'ailleurs, pendant l'épidémie, par exemple, de Beni et Mangina, nous avions perdu un médecin de l'OMS qui a été assassiné, nous avons également perdu une infirmière à Biakato, qui a été attaquée par des groupes armés en pleine nuit. Ils sont entrés dans le dortoir où se trouvaient nos agents et ils ont massacré et blessé beaucoup de personnes là-dedans. Donc, c'est un grand risque.  D'ailleurs, moi-même, quand je partais là-bas, je circulais dans un véhicule blindé parce que vous faites la route de Beni à Butembo, la route la plus dangereuse du monde. Donc il faut avoir un véhicule blindé ou bien des hélicoptères qui ont des mitrailleuses. C'était à l'époque de la Monusco. Maintenant, je ne sais pas comment nous allons faire, mais je crois que le ministre va donner des instructions pour que l'on utilise le personnel local. Au lieu de prendre des personnels de Kinshasa – la logistique serait très compliquée –, il vaut peut-être mieux utiliser le personnel local pour avoir la confiance de la population, vous voyez ? Parce que quand nous travaillions là-bas, même nous qui venions de Kinshasa, on nous appelait les étrangers. Alors, j'ai dû changer de stratégie pour donc engager les enfants et le personnel local, pour avoir confiance en la population et travailler en toute confiance avec eux. Il y a également Kinshasa. On sait qu'il y a une connexion aérienne entre Bunia et Kinshasa. Il y a eu dans un premier temps un premier cas qui a été signalé comme étant positif. Pour les cas qui étaient venus de Bunia, c'était un cas qui était parti à l'enterrement de son père décédé à Bunia. Puis, quand il est revenu, quand on a commencé à parler de cette épidémie, il est venu se présenter spontanément à l'INRB pour faire le test. Mais le test est négatif. Pour le moment, il est gardé en surveillance. Eu égard au niveau de propagation, à ce qu'on sait de cette épidémie, s'il y a des actions urgentes à faire pour limiter la propagation et l'évolution de cette épidémie, que faut-il faire ? Franchement, pour le moment, personne ne peut donner un chiffre. Personne n'a la maîtrise des chiffres. On ne peut pas dire combien de cas il y a, combien de contacts, combien de décédés d'Ebola. Ils sont en train de travailler. Maintenant, on va faire la liste linéaire de tous les cas suspects et tracer s'il y a des liens entre ces cas. Nous saurons exactement quelle est l'ampleur du problème. Mais pour le moment, c'est simplement la panique parce qu'on dit que c'est une souche nouvelle. En fait, elle n'est pas si nouvelle que cela. Ce n'est pas la souche la plus meurtrière. Même les organismes internationaux doivent mettre un peu d'eau dans leur vin, se calmer et attendre que les premières investigations nous disent exactement quand cette maladie a commencé, combien de cas, quels sont les contacts, et ainsi de suite. Nous commencerons alors à parler de l'ampleur de l'épidémie. À lire aussiEbola: de Mongbwalu à Goma, comment une épidémie a traversé une ligne de front

Interviews
Ebola update: WHO on the ground to help contain outbreak

Interviews

Play Episode Listen Later May 18, 2026 9:04


Over the weekend, the World Health Organization (WHO) declared the Ebola outbreak caused by the Bundibugyo virus in the Democratic Republic of the Congo (DRC) and Uganda a Public Health Emergency of International Concern.As of Saturday, 16 May, health authorities had recorded eight laboratory-confirmed cases, 246 suspected cases and 80 suspected deaths in Ituri province in eastern DRC.Uganda also confirmed two Ebola cases – including one death reported in capital Kampala – among travellers arriving from the DRC.“Ebola is a very serious disease, but it's one that we know how to control,” said Mohamed Janabi, WHO Regional Director for Africa.Speaking to UN News' Flora Nducha, he explained the measures WHO is taking to contain the spread of the virus and called on the media to share accurate information to avoid a “fear outbreak”.

Newshour
Ebola outbreak a public health emergency of international concern

Newshour

Play Episode Listen Later May 17, 2026 47:27


The World Health Organization (WHO) has declared an Ebola outbreak in the Democratic Republic of Congo a public health emergency of international concern. The WHO said the outbreak in DR Congo's eastern Ituri province, which has seen around 246 suspected cases and 80 deaths reported, does not yet meet the criteria of a pandemic emergency. We hear from the man who first identified the virus. Also in the programme: will the US and China come to an agreement on artificial intelligence?; and the Iranian family saga in the running for the International Booker Prize.(Photo: Ugandan doctors wear their personal protective equipment at the Entebbe Regional Referral Hospital Isolation Centre in Entebbe, Uganda, 20 October 2022. Credit: ISAAC KASAMANI/EPA-EFE/REX/Shutterstock)


Rubicon - Hantavirus update,,,

Invité Afrique
La souche «Bundibugyo» d'Ebola «n'a aucun vaccin, aucun médicament disponible», explique le Dr Jean Kaseya

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 16, 2026 4:27


Une nouvelle épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri, ainsi que dans deux pays voisins, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'information a été confirmée par l'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine, Africa CDC. Plusieurs dizaines de cas ont déjà été recensés et de nombreux décès enregistrés. La RDC reste le foyer principal de cette épidémie, et une nouvelle souche de contamination y a été découverte. Cette dernière, explique le Dr Jean Kaseya, épidémiologiste et directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ne dispose pour le moment ni de vaccin, ni de traitement. RFI : Le 5 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé a reçu un signal de cas suspects et a envoyé une équipe sur le terrain. Les premiers échantillons testés à Mungbwalu étaient négatifs. Ce n'est que le 15 mai que l'Institut national de recherche biomédicale a confirmé les cas positifs. Deux jours se sont écoulés. Ce délai a-t-il aggravé la situation ? Dr Jean Kaseya : On peut dire que tout délai dans une flambée d'Ebola est préoccupant, mais que les premiers échantillons négatifs ne suffisent pas à exclure une flambée. Cela peut dépendre du moment du prélèvement, de la qualité de l'échantillon, du choix des cas testés, du transport ou de la dynamique de transmission. Nous devons examiner la chronologie complète avant de conclure que ce délai a aggravé la situation. Ce que nous savons, c'est qu'Ebola exige une réponse immédiate dès le signal et cela signifie l'investigation, l'isolement, la recherche des contacts, le contrôle des infections et la communication communautaire. Voilà pourquoi Africa CDC travaille avec les gouvernements à accélérer la confirmation, à renforcer les laboratoires, à reconstituer les chaînes de transmission et à réduire tout nouveau délai opérationnel. Le patient zéro a-t-il été identifié ? Le patient zéro n'a pas été publiquement confirmé. À ce stade, les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour établir la chronologie des premiers cas, les expositions possibles, les événements communautaires, les soins reçus. Vous savez, les funérailles et les déplacements sont aussi d'autres facteurs. Les informations venant de la communauté sont importantes et doivent être écoutées. Nos équipes travaillent avec le gouvernement et d'autres partenaires pour que nous puissions vérifier scientifiquement avant de parler du patient zéro. On parle de la RDC, mais d'autres pays seront également impactés, l'Ouganda et le Soudan du Sud notamment. Vous confirmez ? Effectivement, la situation est confirmée en Ouganda. On parle de la même souche qui vient d'être confirmée en RDC. Il s'agit de la souche « Bundibugyo » et on parle de cas importés en Ouganda venant de la RDC, dont une personne est déjà morte. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur la détection rapide pour renforcer la surveillance. On est en train de rechercher les contacts, de faire de la prévention et le contrôle des infections. Nous avons aussi la communication avec les communautés, bien sûr, les enterrements sûrs et dignes au niveau du Soudan du Sud. Nous activons la pression maximale en termes de prévention et surtout de détection accélérée s'il y avait un cas. Pour revenir à la RDC, c'est la 17e épidémie que connaît le pays depuis 1976. Mais cette fois, ce n'est pas la souche Zaïre. Le séquençage est en cours. Vous avez évoqué tout à l'heure le nom de la nouvelle souche. Pouvez-vous nous rappeler de quelle souche il s'agit ? Généralement, nous parlons des trois souches. Il y en a une vingtaine, mais généralement on parle de trois souches pour Ebola : la souche « Zaïre », que l'on connaît, la souche « Soudan », et la souche « Bundibugyo ». C'est de celle-là dont on parle. Cette souche n'a pour le moment aucun vaccin disponible, aucun médicament disponible. Nous avons des vaccins candidats, des médicaments candidats sur lesquels nous sommes en train de travailler. Aujourd'hui (vendredi 15 mai, NDLR), mon équipe a eu une réunion avec tous les partenaires et les industriels pharmaceutiques qui ont des produits sur lesquels on fait des études, et donc nous saurons vous informer un peu plus dans les prochains jours. Dernière question, quelle est votre plus grande crainte dans les prochaines 72 heures ? La crainte des chaînes de transmission invisibles, des contacts qui ne sont pas listés, des personnes exposées qui se déplacent vers Bunia, vers l'Ouganda, vers le Soudan du Sud, des soignants qui sont exposés sans protection suffisante et surtout des décès communautaires sans enterrements. Les prochaines 72 heures doivent servir à passer d'un signal inquiétant à une réponse structurée, où nous allons lister les contacts. On va prendre des soins sécurisés, on va renforcer les laboratoires et on va avoir des communautés informées. À ce moment-là, je peux commencer à dire que nous pourrions contrôler cette épidémie dans les semaines qui viennent. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire

The Bronc News Flash (Official 107.7 The Bronc Podcast)
The Bronc News Flash - May 16, 2026

The Bronc News Flash (Official 107.7 The Bronc Podcast)

Play Episode Listen Later May 16, 2026 4:52


Stacie Hueter delivers the latest news on Virginia Democrats losing their redistributing efforts against the Supreme Court, Trump's diplomatic visit to Taiwan, and an Ebola outbreak in the Ituri province of Congo on 5/16/26.

Habari za UN
15 MEI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later May 15, 2026 10:40


Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina inayotupeleka nchini Tanzania kwa Chama cha Wanawake Majaji, (TAWJA) ambacho kimetambua pengo la upatikanaji wa haki hususan kwa wanawake na wasichana na tunasikia hatua zinazochukuliwa kuziba pengo hilo kutoka kwa mwenyekiti wake, Barke Sehel ambaye ni Jaji wa Mahakama ya Rufaa. Pia tunakuletea mhtasari wa habari kama zifuatazo..Mkurugenzi Mkuu wa shirika la Umoja wa Mataifa la afya ulimwenguni WHO Dkt. Tedros Adhanom Ghebreyesus ametangazwa kwa mara nyingine kugundulika kwa virusi vya ugonjwa wa Ebola nchini Jamhuri ya Kidemokrasia Congo DRC katika jimbo la Ituri lililoko kaskazini mashariki mwa nchi hiyo.  Hii ni mara ya 17 kwa mlipuko wa Ebola kutokea DRC tangu kugunduliwa kwa mara ya kwanza mwaka 1976. Wagonjwa 13 vimethibitishwa na taasisi ya utafiti wa tiba ya INRB mjini Kinshasa. Dkt. Tedros amesema tayari wametuma wataalamu, vifaa tiba na ameruhusu kutolewa kwa dola laki tano kusaidia kudhibiti mlipuko huo na kuwahudumia wagonjwa.Hali ya kibinadamu nchini Somalia inazidi kuwa mbaya kuliko ilivyotarajiwa hapo awali. Akuzungumza na waandishi wa habari mjini Geneva Uswisi afisa mkuu wa misaada wa Umoja wa Mataifa nchini Somalia George Conway amesema “Hivi sasa Takriban watu milioni sita nchini Somalia amba ni sawa na mtu mmoja kati ya sita anakabiliwa na njaa ikimaanisha kuwa anaruka muda wa kula chakula, au anaenda siku kadhaa bila chakula cha kutosha. Watoto ndio wanaolipa gharama kubwa zaidi. Karibu watoto milioni mbili wana utapiamlo mkali, ikimaanisha kuwa wana utapiamlo mbaya na dhaifu kimwili, na hivyo kuwaweka katika hatari kubwa ya kuugua au kufa.”.Na leo ni siku ya Kimataifa ya Familia, Umoja wa Mataifa unasema maadhimisho ya mwaka huu yanaangazia jinsi umaskini, ukosefu wa huduma muhimu na msaada mdogo wa malezi vinavyoathiri familia na kudhoofisha maendeleo bora ya watoto. Maadhimisho ya mwaka huu yanaweka mkazo maalum kwenye hatua jumuishi za ulinzi wa kijamii kama vile ruzuku za watoto, likizo za uzazi zenye malipo, huduma nafuu za malezi ya watoto na elimu ya awali kwa watoto wadogo.Mwenyeji wako ni Flora Nducha, karibu!

Les journaux de France Culture
Une épidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'Est de la République démocratique du Congo

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 15, 2026 20:03


durée : 00:20:03 - Les journaux de France Culture - Une nouvelle épidémie d'Ebola a été déclarée ce matin en Ituri par l'agence sanitaire de l'Union africaine. La dernière, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades. La situation est alarmante dans cette province de RDC ravagée par la guerre et la misère. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Mathieu Laurent, Aloïs Guérin - invités : Céline Bayou Chargée de cours à l'INALCO, chercheure associée au CREE (Centre de recherches Europes-Eurasie) de l'INALCO et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 12h30
Une épidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'Est de la République démocratique du Congo

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later May 15, 2026 20:03


durée : 00:20:03 - Journal de 12h30 - Une nouvelle épidémie d'Ebola a été déclarée ce matin en Ituri par l'agence sanitaire de l'Union africaine. La dernière, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades. La situation est alarmante dans cette province de RDC ravagée par la guerre et la misère. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Mathieu Laurent, Aloïs Guérin - invités : Céline Bayou Chargée de cours à l'INALCO, chercheure associée au CREE (Centre de recherches Europes-Eurasie) de l'INALCO et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France