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Dans cet épisode de Bleu Azur, Karim Benamor reçoit Haïfa Ben Saoud, directrice du Lab'ess, pour un entretien en deux parties sur le SIBC Afrique du Nord, un programme d'accélération pour entrepreneurs à impact social et environnemental. Le programme réunit 23 entrepreneurs venus de 5 pays, Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie. Financé par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères et piloté par Campus Groupe AFD, il est mis en œuvre par le Lab'ess, I&P Conseil, Pulse et un consortium d'incubateurs locaux, HDN Algeria, Impact Lab, IceAlex et Tafaseel. Haïfa Ben Saoud revient sur la sélection de la cohorte, la pédagogie hybride du programme, les deux bootcamps organisés à Marseille et à Tunis, et les premiers résultats concrets de cette collaboration régionale. Dans cet épisode. Pourquoi le Lab'ess a été choisi pour piloter le programme en Afrique du Nord. * Ce qu'est un entrepreneur social, et pourquoi le modèle économique hybride devient une priorité. * Ce que le présentiel apporte face à six mois de coaching à distance. * Comment le bootcamp de Tunis a été conçu collectivement lors du bootcamp de Marseille. * Les premiers partenariats business qui naissent déjà entre entrepreneurs de la cohorte. Retrouve aussi l'entretien en vidéo sur la chaîne YouTube et en carrousel sur les pages Facebook et Instagram de RTCI.
Born in Lebanon to a family of musicians, Huda Asfour grew up in Tunis before moving to Gaza at 14, where she joined the National Conservatory of Music, and then lived in Ramallah in the occupied West Bank, where she studied under Khaled Jubran at the Edward Said Music Conservatory. She now divides her time between New York and Egypt. Her latest project is “Naqus.”
Born in Lebanon to a family of musicians, Huda Asfour grew up in Tunis before moving to Gaza at 14, where she joined the National Conservatory of Music, and then lived in Ramallah in the occupied West Bank, where she studied under Khaled Jubran at the Edward Said Music Conservatory. She now divides her time between New York and Egypt. Her latest project is “Naqus.”
Tunisia Global Forum 2026 : Tarek Bouacida présente le rendez-vous de la diaspora tunisienne à l'ère de l'IA Dans cet épisode de Bel Azur, diffusé en direct sur RTCI le vendredi 10 juillet 2026, Karim Benamor reçoit Tarek Bouacida, membre du Conseil d'Administration de l'ATUGE et coordinateur du Tunisia Global Forum. Rendez-vous est donné le 21 juillet 2026 au Radisson Blu de Tunis pour cette nouvelle édition, placée sous le thème Bâtir l'avenir à l'ère de l'intelligence artificielle. Au programme de cet échange en deux parties : la vision du forum et sa raison d'être, le lien avec le centenaire de Mokhtar Latiri et l'esprit des Bâtisseurs, les chiffres de cette édition, plus de 2500 participants et plus de 80 speakers attendus, les deux grandes thématiques du forum, infrastructures et souveraineté d'un côté, talents et emploi de l'autre, le déroulé concret de la journée du 21 juillet, les quatre distinctions remises lors du forum, le Livre Blanc préparé par un comité stratégique international, la place de la Tunisie dans la course mondiale à l'intelligence artificielle, et les modalités de participation, gratuites et ouvertes à tous. Un épisode enregistré en direct sur RTCI, Radio Tunisienne Chaîne Internationale.
COTE JARDIN - Présenté par Jacques Benhamou Il reçoit Jean-Luc Scemama pour son livre « Le bonheur habite à ton adresse » aux éditions du Panthéon et « Le voyage de Lila » aux éditions Vérone et Sarah Mostrel pour son livre « Adam et Eve – une histoire d'amour » aux éditions Unicité À propos du livre : « Le bonheur habite à ton adresse » paru aux éditions Panthéon Qu'ils vivent à Oliveira, Nouméa, Rome ou à Paris, ils sont prêts à remonter au vent, voire à sauter dans l'inconnu, pour donner forme à leurs rêves. Barbara et Eduardo, Marc, Urielle et Olivier vont croiser sur leur chemin celles et ceux qui seront leurs anges bienveillants et les révéleront à eux-mêmes. Dans ce roman feel good, de belles et grandes histoires d'aventure, d'amour et d'amitié placent le bonheur au cœur de nos vies. Une ode à l'optimisme pour saisir le jour. Jean-Luc Scemama est né sous le soleil de Tunis qu'il a quitté très jeune, à la suite de l'indépendance de la Tunisie. La France fut son pays d'accueil. Expert-comptable et Commissaire aux comptes, il anime notamment le Think Tank CAP – Cercle Avenir et Progrès. Ce roman est son deuxième, après « Le bonheur à contre-vents », paru en 2018. À propos du livre : « Le voyage de Lila » paru aux éditions Vérone Ce conte est destiné aux jeunes mais aussi aux parents, aux enseignants et à tous ceux qui ont à cœur de découvrir de bonnes pratiques pour mieux vivre, dans le bonheur. Telle est l'ambition de ce conte, au travers des expériences d'une jeune fille, Lila, partie de son village pour une saison scolaire. Grâce à ses rencontres, son empathie naturelle et l'initiation aux principes toltèques et au concept Ganbatte notamment, Lila va apprendre à se connaître, élargir sa conscience et reconsidérer l'orientation de son existence pour tendre vers le meilleur. Une source de fraîcheur et de réflexion personnelle pour donner plus de sens à sa vie. À propos du livre : « Adam et Eve – une histoire d'amour » paru aux éditions Unicité C'est la plus belle romance de tous les temps. La première, celle qui va devenir le modèle de base de toutes les histoires d'amour qui ont suivi. Et il y en a ! L'idylle entre Adam et Ève n'est pas seulement une aventure comme les autres, mais elle se situe aux prémices de l'humanité. Outre l'amour entre deux êtres humains, inconnu jusqu'alors, il s'agit aussi d'un engagement qui dès le départ, est une promesse. Nous assistons à la création de la Femme après celle de l'Homme, avec tout ce que cela implique : l'antériorité (celle de l'Homme, qui se sent seul dans le jardin d'Eden), l'arrivée d'Ève, la tentation, le rapport de forces, l'intervention de D-ieu, et le rôle du couple jusqu'à leur destin commun, leurs projets et leur fonction de parents. Nous sommes à l'origine des temps. Au paradis. Mais le paradis initial dans lequel vit le premier homme va être altéré par l'arrivée de l'être aimé (à savoir la relation la plus proche qu'une créature puisse expérimenter), soumis à la tentation. Une situation riche en expérience et en enseignements ! Après l'expulsion du Jardin, naîtra le premier enfant, puis le deuxième. Une fratrie qui va se diviser, comme tant d'autres après elle. La descendance verra aussi son harmonie rompue. Les générations futures pourront-elles être plus sages que celle qui a vu s'unir le premier homme et la première femme ? Que nous dit la relation unique d'Adam et Ève sur l'amour, sur le monde ? L'immensité des réponses et leur récit sont esquissés ici. Journaliste, auteure de près d'une trentaine d'ouvrages, Sarah Mostrel a toujours été passionnée par les origines. Après Célébration, livre de spiritualité paru aux éditions Unicité, le récit d'Adam et Ève retrace la rencontre du premier couple de l'Histoire. Une promesse qu'il ne tient qu'à nous de tenir…
Le Forum tunisien de l'investissement la semaine dernière à Tunis a démontré la volonté du pays d'être un pont entre l'Europe et l'Afrique. Le pays cherche aussi à être un hub commercial entre les pays arabes et l'Afrique, pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire. De notre correspondante à Tunis, Depuis la pandémie, la question de la sécurité alimentaire est devenue un vrai défi pour les pays arabes qui dépendent à près de 50 % des importations. Beaucoup veulent renforcer leurs liens vers l'Afrique pour faire de l'import-export ou développer des projets agricoles. Lassad Ben Hassine, représentant de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel en Tunisie, explique l'importance de rapprocher les industries agroalimentaires des pays arabes et de l'Afrique subsaharienne. « Les pays arabes comptent environ 467 millions d'habitants, tandis que les déficits alimentaires arabes s'élèvent à 47,7 milliards de dollars selon le rapport économique du Fonds monétaire arabe de l'année 2024. Donc, ces enjeux font du développement des systèmes alimentaires, des industries de transformation une priorité stratégique pour assurer le développement économique et renforcer la résilience. Le monde arabe et l'Afrique dispensent de ressources agricoles et alimentaires considérables, mais une part importante de la valeur ajoutée demeure encore insuffisamment exploitée. » À lire aussiDes pistes pour financer et repenser l'agriculture en Afrique de l'Ouest Des industriels saoudiens en quête d'opportunités sur le marché africain Le pays se positionne plus largement comme un hub pour faciliter les échanges entre pays arabes et africains. Rabi Brik, directeur marketing du groupe saoudien agroalimentaire Zamil, fait partie des représentants arabes venus récemment rencontrer d'autres opérateurs commerciaux à Tunis : « Nous ne sommes pas encore en Afrique. C'est notre première visite à Tunis pour prospecter le marché africain. Les gens aiment l'Arabie saoudite à cause de la Mecque et de Médine sur le plan religieux, ce qui est très important pour tous les Arabes qui vivent en Afrique. Donc cela peut jouer en notre faveur pour promouvoir le concept d'un produit halal qui vient de l'Arabie saoudite ». Zoleka Dikana est la créatrice de la ferme Aruzabiz en Afrique du Sud. « Je pense que c'est important pour l'Afrique du Sud et tous les pays africains de traiter les uns avec les autres sur le plan commercial, car cela va aussi renforcer nos monnaies locales. Si nos propres pays peuvent se connaître, commercer et travailler ensemble, alors peut-être que la plupart des problèmes que nous avons en tant que pays seront résolus. » Lors de sa visite en Tunisie, elle s'est vu proposer d'exporter ses produits au Bahreïn, tandis que Rabi Brik, du groupe saoudien Zamil, a décroché une promesse de contrat avec un client libyen. À lire aussiTunisie : succès du Forum tunisien pour l'investissement
he Crimson Fairy Book contains thirty-six stories collected from around the world and edited by Andrew Lang. Many tales in this book are translated, or adapted, from those told by mothers and nurses in Hungary; others are familiar to Russian nurseries; the Servians are responsible for some; a rather peculiarly fanciful set of stories are adapted from the Roumanians; others are from the Baltic shores; others from sunny Sicily; a few are from Finland, and Iceland, and Japan, and Tunis, and Portugal. No doubt many children will like to look out these places on the map, and study their mountains, rivers, soil, products, and fiscal policies, in the geography books. The peoples who tell the stories differ in colour; language, religion, and almost everything else; but they all love a nursery tale. The stories have mainly been adapted or translated by Mrs. Lang, a few by Miss Lang and Miss Blackley. (Summary from the preface)Genre(s): Myths, Legends & Fairy TalesLanguage: EnglishKeyword(s): children (1119), fairy tales (283), andrew lang (8), crimson fairy book (1)Group: Andrew Lang's Fairy Books
Qui était le père Jean Le Vacher ? Missionnaire envoyé par saint Vincent de Paul au XVIIᵉ siècle, il a consacré sa vie au rachat et à l'accompagnement des captifs chrétiens détenus dans les bagnes de Tunis et d'Alger. Une existence hors du commun, à la croisée de la foi, de la diplomatie et des relations entre le monde chrétien et le monde musulman. Dans L'Église d'aujourd'hui, Matteo Ghisalberti reçoit Geneviève Chauvel, grand reporter et écrivaine, à l'occasion de la parution de son livre Mission en terres barbaresques. Forte de sa connaissance du monde arabe, elle redonne vie à cette figure méconnue de l'histoire, dont le parcours éclaire une période marquée par les rivalités en Méditerranée, le commerce des esclaves et les premières missions catholiques en terre d'islam. Au fil de cet entretien, il est question de saint Vincent de Paul, du dialogue avec l'islam, du sort des captifs chrétiens et de la manière dont un homme de foi a su exercer, pendant plus de trente ans, une mission à la fois spirituelle, diplomatique et profondément humaine. Une conversation qui nous plonge dans une page méconnue de l'histoire de l'Église et de la Méditerranée. L'Église d'aujourd'hui est une émission qui invite à découvrir les mille visages des chrétiens de nos jours. L'Église d'aujourd'hui est présentée par son auteur, Matteo Ghisalberti et proposée par le diocèse de Monaco. Elle est diffusée sur RMC le samedi à minuit après l'After Foot (20h-minuit).
The Quincy Institute and Foundation for Middle East Peace (FMEP) co-hosted this webinar that examined how the war on Iran — which was conducted by the Americans and Israelis with an unprecedented degree of coordination — may accelerate the divergence of American and Israeli policy conduct in the Middle East. As the costs continue to accumulate for the Americans, and the Israelis continue to dig in, the question of whether a policy break which corresponds to each state's different interests has gained new importance. And if that break ultimately develops, how will the process of extricating Israeli policy-making from Washington unfold? This webinar/podcast features Trita Parsi (Quincy Institute), Barbara Slavin (Stimson Center), Lara Friedman (FMEP), and was moderated by FMEP Fellow Ahmed Moor. Trita Parsi is co-founder and executive vice president of the Quincy Institute. He is an award-winning author and the 2010 recipient of the Grawemeyer Award for Ideas Improving World Order. He is an expert on US-Iranian relations, Iranian foreign policy, and the geopolitics of the Middle East. He has authored four books on US foreign policy in the Middle East. Barbara Slavin is a distinguished fellow at the Stimson Center and a lecturer in international affairs at GWU. Prior to joining Stimson, she founded and directed the Future of Iran Initiative at the Atlantic Council and led a bi-partisan task force on Iran. She is the author of Bitter Friends, Bosom Enemies: Iran, the US and the Twisted Path to Confrontation (2007) Lara Friedman is the president of the Foundation for Middle East Peace. Previously, she was the Director of Policy and Government Relations at Americans for Peace Now, and before that she was a U.S. Foreign Service Officer, serving in Jerusalem, Washington, Tunis, and Beirut. Lara is a leading authority on U.S. foreign policy in the Middle East. Ahmed Moor is a writer and fellow at the Foundation for Middle East Peace. He is an advisory board member of the US Campaign for Palestinian rights, co-editor of “After Zionism: One State for Israel and Palestine” (2012, Saqi Books) and is currently writing a book about Palestine. He also currently serves on the board of the Independence Media Foundation. Original music by Jalal Yaquoub.
Voyage scolaire de Marseille à Tunis est une création sonore collective réalisée par les élèves et étudiants du Lycée Antonin Artaud de Marseille avec Nina Chastel et le soutien de la Fondation Voix.es Vues d'Ailleurs.La matière sonore a été récoltée par les jeunes à l'occasion d'un voyage scolaire organisé en Tunisie fin mars 2026 sur les traces des puniques, des romains et à la rencontre d'une Tunisie contemporaine et plurielle. Avec leurs micros, ils et elles ont capté les bruits de la ville, leurs interactions, leurs découvertes. Lors d'ateliers menés en classe à leur retour, ils et elles ont livrés en studio leurs réflexions sincères et profondes autour de la langue, du voyage, de la liberté ET de la Méditerranée. Ce podcast a été produit dans le cadre d'Averroès Junior/ Saison Méditerranée 2026. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Neurological conditions are one of the biggest health challenges facing the world today — yet access to neurological care remains deeply unequal.In this episode of One Voice for Neurology, Professor Riadh Gouider, First Vice President of the World Federation of Neurology, Head of Neurology at Razi Hospital in Tunis, and Ambassador for the One Neurology Partnership, shares his perspective on the future of global neurology.This honest and thought-provoking conversation explores the global shortage of neurologists, inequalities in access to care, the growing burden of stroke and neurological conditions, and why collaboration is essential to improving brain health worldwide.Professor Gouider discusses:• Why brain health must become a global public health priority• The impact of workforce shortages and the challenge of brain drain• Why improving working conditions, access to equipment and professional opportunities is essential to retaining neurological expertise• Building networks of care that connect specialists, primary care teams and communities• How collaboration, teleneurology and shared expertise can expand access to neurological care• The role of advocacy in changing policy and health prioritiesA powerful conversation about building sustainable neurological care systems and creating a future where everyone has access to brain health — because there is no health without brain health.Resources mentioned in this episode: WFN–AAN Global Advocacy Leadership Program (GALP)WFN website: https://wfneurology.org/education/galp AAN website: https://www.aan.com/education/global-advocacy-leadership-programUNESCO report on neurotechnology, ethics and equity: https://www.unesco.org/en/ethics-neurotech?hub=83294 KeywordsGlobal neurology, brain health, neurological disorders, neurology workforce, brain drain, access to care, stroke care, telestroke, teleneurology, health equity, healthcare innovation, neurology advocacy, One Neurology, World Federation of Neurology, global health
1982 est une année bien sombre de la guerre civile libanaise, marquée par les massacres dans les camps palestiniens et le départ de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Beyrouth pour Tunis. Youssef, jeune reporter, débarque dans une capitale assiégée. Dans ce deuxième tome du Génie de Beyrouth, Sélim Nassib nous emmène au cœur d'une ville vibrante de vie malgré la tragédie qui s'y déroule. Son récit truculent est rehaussé par le dessin tout en délicatesse de Léna Merhej.
1982 est une année bien sombre de la guerre civile libanaise, marquée par les massacres dans les camps palestiniens et le départ de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Beyrouth pour Tunis. Youssef, jeune reporter, débarque dans une capitale assiégée. Dans ce deuxième tome du Génie de Beyrouth, Sélim Nassib nous emmène au cœur d'une ville vibrante de vie malgré la tragédie qui s'y déroule. Son récit truculent est rehaussé par le dessin tout en délicatesse de Léna Merhej.
Episode 237: Entretien avec le Sociologue Mohamed Mebtoul Le projet d'histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d'entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d'intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d'autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s'est étendu à un effort plus complet d'enquête auprès d'économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d'architectes, de sociologues ruraux et d'autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l'objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Cet épisode a été enregistré le 1er novembre 2025 à Tunis, et s'inscrit dans le cadre du projet « Histoire Orale de la Production des Connaissances dans les pays du Maghreb ». Dans ce podcast, Habib Ayeb, Professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec Mohamed Mebtoul, professeur de sociologie à l'Université d'Oran 2. Fondateur de l'anthropologie de la santé en Algérie, il est également à l'origine du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS), devenu par la suite l'Unité de recherche en sciences sociales et santé. Veuillez suivre ces liens pour consulter l'interview en PDF et la vidéo La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interpretation de l'extrait de nouba, "Dziriya," par Dr. Noureddine Saoudi pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
De plus en plus de touristes asiatiques et notamment chinois viennent en Tunisie et veulent découvrir le pays autrement, pas seulement via ses stations balnéaires. Des créateurs de contenu chinois ont été invités au printemps pour valoriser la destination. L'objectif du pays est d'attirer 30 000 touristes chinois d'ici la fin de l'année 2026. Leur nombre est en plein essor et a augmenté de 15% entre 2024 et 2025 malgré l'absence de ligne aérienne directe entre Pékin et Tunis. Après une visite du site archéologique de Dougga dans le nord-ouest de la Tunisie, place au repas pour le groupe d'influenceurs et youtubeurs chinois venus visiter la Tunisie. En plus de déguster des spécialités locales, telles que le sanglier, le groupe a pu découvrir plusieurs lieux inédits du pays, hors des sentiers battus. « C'est la diversité culturelle de la Tunisie qui attire énormément de touristes chinois, qui cherchent vraiment des expériences authentiques. On a le Sahara, on a la mer, on a surtout les différentes civilisations, Carthage, romaine, arabe », explique Amandine Wu, chargée de la communication de l'Office national du tourisme tunisien en Chine. Anouar Chetoui, représentant de l'Office national du tourisme tunisien en Chine, explique que ce voyage a été spécialement organisé pour promouvoir le pays auprès du marché chinois : « Ce voyage a également mis en avant les hôtels haut de gamme, le golf, les maisons d'hôtes et les expériences authentiques comme la cueillette des olives afin de montrer que notre destination offre bien plus qu'un tourisme balnéaire classique avec des expériences variées et adaptées au marché chinois. » À lire aussiLa Tunisie et le Maroc connaissent une année touristique 2025 en demi-teinte À la recherche d'un tourisme authentique Le « marché chinois » se divise en plusieurs catégories, explique Anouar Chetoui : « Les groupes organisés, bien sûr, le produit "Miles" pour les événements et le tourisme d'affaires à forte valeur, les familles pour des expériences culturelles ainsi que les "FIT", les individuels pour un tourisme individuel, authentique et sur mesure. » Ce tourisme sur mesure séduit Qong Niha Jam, spécialiste des vidéos de voyage qui compte plusieurs millions d'abonnés sur les réseaux sociaux chinois : « C'est vraiment super, vraiment, j'adore franchement. La jeune génération n'est pas intéressée par des voyages organisés, ils veulent voyager et découvrir par eux-mêmes, donc je pense que ce type de destination peut les séduire. » Ce marché en pleine croissance représente un véritable atout économique pour la Tunisie, car un Chinois dépense quatre fois plus en moyenne en voyage qu'un touriste européen. À lire aussiEn Tunisie, le Dahar, un géoparc classé au patrimoine mondial de l'Unesco
COTE JARDIN - Présenté par Jacques Benhamou Il reçoit Caroline Gutmann pour son livre “J'irai jusqu'au bout de vos nuits” paru aux éditions de l'Observatoire À propos du livre : « J'irai jusqu'au bout de vos nuits » paru aux éditions l'Observatoire C'est l'été. Pour une fois, Caroline le passe à Paris : elle est en convalescence à cause de fichus méningiomes au cerveau qu'on vient de lui retirer. Dans cette atmosphère où la mort rôde, assez seule au monde dans une capitale désertée, il va s'agir de faire diversion. Le salut va venir du parc Montsouris, à deux pas de chez elle, et plus précisément de sa rencontre avec une vieille dame fantasque. Elle va lui faire découvrir le mystère du Bardo, somptueuse reproduction du Palais du Bey de Tunis, haut lieu de la science, qui pendant plus de 120 ans s'est dressé sur les hauteurs de Montsouris, avant de disparaître dans la soirée du 5 mars 1991 à cause d'un incendie dont personne n'a jamais su l'origine... Dès lors, de la figure de la grande chimiste Clara Immerwahr, suicidée par idéal pacifiste, à une histoire d'amour pleine de secrets, c'est un véritable jeu de pistes auquel se livre notre narratrice. Endossant sa casquette d'enquêtrice, c'est tout un pan méconnu de l'histoire parisienne qu'elle revisite dans le but de tirer enfin au clair cette « affaire du Bardo ».
Le salon de l'industrie agroalimentaire africain International Food show for Africa a fermé ses portes mercredi 10 juin en Tunisie. Un grand rendez-vous qui est l'occasion pour les professionnels de l'agroalimentaire – fabricants, détaillants, professionnels de la restauration, importateurs et distributeurs – de réfléchir à des solutions susceptibles d'améliorer leurs échanges. À l'heure où le contexte géopolitique force beaucoup de pays vulnérables à revoir leurs importations et la logistique autour de la sécurité alimentaire, de nombreux acteurs africains plaident pour l'accélération des échanges intra-africains. De notre correspondante à Tunis, Dans le hall des expositions à la foire du Kram à Tunis, les échanges vont bon train pour l'Union des chambres de commerce sénégalaise, venue représenter les 14 chambres que compte le pays. Aliou Ndiaye en est le secrétaire général. Il évoque les nombreux défis au développement du commerce intra-africain : « Le principal défi aujourd'hui est le défi logistique, parce qu'il faut des routes pour que l'on puisse commercer entre les pays africains. » Autre défi de poids, souligne-t-il : celui de la formalisation. « Plus de 80% des entreprises sont informelles, et pour faire du commerce intra-africain, il faut du commerce formel », précise-t-il. Lors d'un panel sur les opportunités avec la Zone de libre-échange intercontinentale (Zlecaf), Aliou Ndiaye a insisté sur la nécessité pour le marché africain d'être plus compétitif. D'autant que les dynamiques d'import-export se redessinent avec la guerre russo-ukrainienne et au Moyen-Orient. « Même si on ouvre le marché de la Zlecaf, si le riz asiatique est moins cher et de meilleure qualité, les pays africains vont continuer d'acheter du riz asiatique », pointe Aliou Ndiaye. À lire aussiZLECAf : où en est le pari de l'intégration économique africaine ? 15 pays dans l'initiative du commerce guidé Tarek Boulmerka est le président de l'Association nationale des exportateurs algériens. Lui aussi insiste sur l'importance de construire de meilleures infrastructures : « La Mauritanie ou bien le Sénégal, la porte est juste à côté de l'Algérie. On est en train de faire une route, il ne nous reste que 600 kilomètres de voie terrestre [à construire]. Vous pouvez atteindre Nouakchott en un délai de 20 jours. » La priorité de la Tunisie est de booster les échanges avec son voisin algérien, son premier partenaire commercial africain. Ce dernier est très remarqué sur le salon avec ses 25 exposants. Mais la Tunisie souhaite également étendre ses échanges à plus de pays sur le continent. Elle est l'un des premiers pays à avoir adhéré à l'initiative du commerce guidé. Une initiative qui simplifie les procédures douanières, qui regroupe désormais 15 pays. « La nouvelle, c'est l'intégration la semaine dernière du Maroc et de l'Afrique du Sud à l'initiative du commerce guidé. C'est un ajout pour la Tunisie et notre économie », estime Oussama Ben Khalifa, de la chambre du commerce et de l'industrie tunisienne. Aujourd'hui, les échanges entre pays du continent ne représentent encore que 16% de l'ensemble de leurs flux commerciaux. À lire aussiL'inflation s'invite dans les préparatifs de l'Aïd en Tunisie
En Tunisie, les préparatifs du Mondial ne font pas énormément d'émules car les Tunisiens attendent peu de leur équipe nationale, tristement connue pour ne pas dépasser le premier tour en Coupe du monde. Par contre, le maillot des Aigles de Carthage, lui, se vend bien, en particulier celui rose fluo. Ce n'est pas le maillot officiel de l'équipe, mais c'est le plus populaire chez les supporters. De notre correspondante à Tunis, Au souk de l'Ariana, en banlieue de Tunis, une imitation du maillot rose pétant de l'équipe nationale se vend au tarif de 30 dinars, soit 9 euros. Naceur le vend comme des petits pains. « C'est un maillot très populaire chez les jeunes, les filles le portent beaucoup et les garçons aussi. Je le vends aussi beaucoup aux Tunisiens de l'étranger qui sont venus là pendant la fête de l'Aïd ou qui vont venir cet été en vacances. La couleur flashy fait qu'ils l'achètent en souvenir ou même pour l'offrir à des amis », explique-t-il en arabe. L'élimination dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN) en janvier dernier a refroidi les supporters des Aigles. Le maillot rose va-t-il suffire à raviver la flamme ? Au souk, Naceur sent que ça frémit depuis quelques jours. « J'ai ceux qui achètent le vert, d'autres qui achètent le bleu. Du moment que c'est l'équipe nationale, ça marche. On reste une nation de foot même si on vit plus pour les clubs. Mais là, avec le Mondial, il y a un enthousiasme pour la sélection officielle. Ça reste notre équipe », ajoute-t-il. En centre-ville de Tunis, dans une boutique d'articles de sport, le maillot rose, orné d'un motif traditionnel de tapis tunisien, est parmi les plus vendus par rapport aux autres couleurs, selon Riadh Elinkicheri, gérant du magasin. « C'est vraiment le plus vendu en boutique. Il n'en reste que deux, mais il a été fait à la demande de la clientèle et des fans », précise-t-il en arabe. Derrière cette popularité, une demande initialement genrée, venue des supportrices. Mais au final, le maillot remporte aussi un franc succès auprès des hommes, surtout les jeunes. Dans cette boutique officielle, il est proposé à 99 dinars, soit 29 euros. « La demande du rose, c'était les supporters féminines qui voulaient surfer un peu sur la mode du rose et du côté trendy avec le maillot de la Juventus. Mais au final, les garçons l'achètent aussi. D'ailleurs, on fait des grandes tailles pour toutes les morphologies », souligne Riadh. Pourtant, pour les puristes comme le photographe officiel de l'équipe nationale, Hosni Manoubi, les couleurs rouge et blanche restent les favorites, car ce sont celles du drapeau national. « Il est destiné aux fans, c'est du commercial, du marketing. Moi, je ne porte pas le rose, c'est difficile », confie-t-il en français. Interrogé sur sa préférence parmi les maillots de l'équipe nationale, il répond sans hésiter : « Le blanc. C'est notre maillot avec des bandes rouges. Cela reste le plus symbolique. » Le plus symbolique, en effet, sera sans doute celui que porteront les joueurs tunisiens le 15 juin pour leur premier match du Mondial face à la Suède. À lire aussiCalendrier Mondial 2026 : programme complet, dates et horaires des matchs
E ae!Welcome to Deep Space Podcast! Many thanks for listening. For the second hour of today’s episode, I’m very happy to welcome CALI KULA (Wild Bohemia Records, Tunis). CALI KULA prepared an amazing journey featuring some unreleased songs created with Deep Space vibe in mind and also classic tracks carefully selected. In his words:“I started from a simple question: what kind of music would I produce if I were making something specifically for the podcast? The unreleased tracks were created with the Deep Space vibe very much in mind. I took the time to build a whole universe around the mix, almost as if we were listening to Deep House from outer space.” Cali Kula has woven a few classics into the journey, creating a perfect balance between discovery and familiar moments. And there’s another reason why this mix feels especially close to home: he included one of his all-time favorite Brazilian songs in the selection from Clara Nunes! So this is much more than a guest mix—it’s a personal tribute, a cosmic voyage, and a genuine connection between Tunis and Brazil through music.Please enjoy this very special guest session by CALI KULA! Check more about Cali Kula and Wild Bohemia Records at:https://www.wildbohemiarecords.com Big shout to the Spatial Listener of the week: NICOLAS GILBERT! Many thanks for your monthly subscription, fam! Check how to become Spatial Listener and Co-Host and help me to keep the podcast on the air:https://deepspacepodcast.com/subscribe Enjoy the week553! Playlist:Artist – Track Name – [Label] 1st hour mixed by Marcelo TavaresCali Kula & Ogra – Araneb – [Wild Bohemia]Khutšo Chuma – CijimpiCrystal Maze – Overture – [aDepth audio]Deep Space Network Meets Higher Intelligence Agency – P.A.K. – [Source]Mr Fingers – Ribbons – [Alleviated]Frank & Tony – Absence – [Scissor and Thread]Monty Luke – Rude Photo (Tape Edit) – [Fina]Samo DJ – Olive Grove – [Studio Barnhus]Audiokonstrukte – Lab 31 Am Wasser – [Cold Tear]Legacy202 – Untold Dub Tales (Intake Dub) – [Occult Power]Tile Plazas – Memory Valet – [JUNGLE GYM]HOLOVR – I – [Opal Tapes] 2nd hour exclusive guestmix by CALI KULA (Wild Bohemia Records, Tunis)Cali Kula – Land Of Dreams / Diana Ross – Secrets Of A Sparrow *Janeret – Air – Space Conquest Ep – [Berg Audio]Cali Kula – Story Of Bilitis (Deep Space Edit)Helly Larson – Acquaintance – Heaven – [Plastic City Fx]Remote_ – Isolate (For Pav) – Morning Album – [Meanwhile]Ben Buitendijk – Side Stepping – Past And Present Ep – [Oblique Music]Clara Nunes – Canto Das Três Raças – (Cali Kula Deep Tribute)R.Y0 Feat. A.C. – Movedub (Steve O’sullivan_Remix) Ltd Series : Slected Pieces – [Berg Audio]Cali Kula – Desert Moon **Intrusion – Tswana Dub (Brendon Moeller’s ”Beat Pharmacy” Dub) Tswana Dub – [Intrusion]Cali Kula – In Space ** * Land Of Dreams – forthcoming on Wild Bohemia Records** forthcoming on Wild Bohemia Records
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
En Tunisie, le vieillissement de la population est devenu un enjeu public après la publication des chiffres du dernier recensement. La part des personnes âgées de plus de 60 ans représente 17 % de la population, faisant de la Tunisie le pays d'Afrique où le taux de vieillissement est le plus rapide : en dix ans le nombre a triplé. Le pays tente de s'adapter à cette nouvelle donne démographique sur le plan tant sociétal que sanitaire. De notre correspondante à Tunis, Dans le parc de Sidi Bou Saïd, en banlieue de Tunis, Samir, 54 ans et entrepreneur, vient profiter de la quiétude pour travailler. Il n'habite plus en Tunisie depuis des années, mais revient une fois par mois pour s'occuper de ses parents. Un devoir, selon lui, dans un pays où les personnes âgées restent souvent au sein des familles, jusqu'à la fin de leur vie. « Je dirais que c'est même maintenant un challenge positif, confie le quinquagénaire. Mon père a 97 ans et demi, mon challenge c'est de le faire arriver centenaire. Donc, je le prends vraiment maintenant un peu comme un challenge, je le dorlote. » Samir explique que culturellement, ce sont les enfants qui s'occupent de leurs parents, comme ces derniers se sont occupés d'eux dans leurs premières années de vie. Mais Samir a eu du mal à trouver une auxiliaire de vie pour aider ses parents lorsqu'il est absent, car le métier est encore trop peu répandu. « J'ai eu la chance il y a quelques mois de tomber sur une dame extraordinaire qui est maintenant l'auxiliaire de vie de mes parents, témoigne-t-il. Ça m'a beaucoup soulagé, mais on avait fait beaucoup d'essais avant, des essais pas très fructueux. Le vieillissement de la population se fait de façon assez accélérée en Tunisie, et j'ai le sentiment que le secteur ne s'est pas mis en adéquation. » À écouter dans 8 milliards de voisinsFaut-il lutter contre le déclin démographique ? Garder les personnes âgées à domicile Le cas de Samir est loin d'être isolé, selon Sonia Hammami, présidente de la Société tunisienne de gériatrie. Lors d'un congrès sur la gériatrie mi-mai à Hammamet, le sujet du vieillissement de la population tunisienne était au cœur des débats. « On a essayé un petit peu de discuter lors de notre panel des soins à domicile du sujet âgé, explique-t-elle. L'objectif principal est de garder le patient à domicile, entouré de sa famille. Donc, là, on s'inspire certes de l'expérience européenne, mais c'est un petit peu notre modèle pour protéger la famille tunisienne. » Outre le changement de modèle sociétal, la question des soins est primordiale. Le ministère de la Santé a annoncé en 2025 le lancement d'une spécialité sur 5 ans en gériatrie. Elle devrait débuter à la rentrée prochaine. À lire aussiPourquoi le vieillissement de la population va faire baisser notre niveau de vie
Les musulmans du monde entier s'apprêtent à célébrer l'Aïd el-Kebir, mercredi 27 mai, la plus importante fête de leur calendrier. L'heure est aux préparatifs, notamment sur les marchés. Mais cette année, la fête se heurte à l'inflation. C'est le cas par exemple en Tunisie, où le mois dernier le prix de certaines denrées alimentaires a parfois augmenté de 20%. C'est la conséquence de retards d'approvisionnements, ou encore de la baisse de production suite aux aléas climatiques. Avec notre correspondante à Tunis, Au marché de gros de Bir Kassaa à Tunis, les vendeurs évitent de parler de la hausse des prix. Selon Imed, 61 ans, grossiste, « tout est disponible mais les prix varient chaque jour. Par exemple, à un moment, les pommes de terre étaient à 1,6 dinar le kilo, contre 2 dinars aujourd'hui ». Les prix sont fixés chaque matin selon la loi de l'offre et de la demande et selon le barème de référence publié par le ministère du Commerce. Pour Imed, les prix étant relativement encadrés dans le marché, le problème des prix élevés viendrait surtout des revendeurs : « Tous ceux qui vendent sans autorisation des denrées qu'ils n'achètent pas ici, c'est un problème, alors qu'ici au marché de gros, tout est en règle. » Des intermédiaires qui se multiplient Mais si ces revendeurs de fruits et légumes pullulent et s'approvisionnent parfois directement chez l'agriculteur, c'est aussi parce que les petits producteurs peinent à s'insérer dans ce circuit. Derrière cette difficulté se cache en fait un manque de trésorerie, causé par l'augmentation des prix des engrais et une production de plus en plus affectée par le réchauffement climatique. D'après Leith Ben Becheur, agriculteur et l'un des fondateurs du syndicat agricole Synagri, « les agriculteurs et les producteurs maraîchers dont les exploitations sont de petite taille n'ont pas nécessairement les moyens d'emmener leur production jusque là-bas. Il leur faut automatiquement un premier intermédiaire, qui est à la fois un transporteur et un acheteur de premier niveau. En plus de cela, il y a les marges que prennent les répartiteurs au niveau des marchés de gros, ainsi que des taxes. C'est pour ça qu'il y a de la vente un peu sauvage sur les routes et une multitude d'intermédiaires ». À ces problèmes s'ajoutent aussi des dysfonctionnements dans le stockage. Accusé de faire de la rétention de marchandises pour influencer les prix, le secteur fait l'objet de contrôles sévères depuis quatre ans, précise l'économiste Ridha Chkoundali : « Le fait de considérer le stockage des produits frais comme un comportement de spéculation a fortement perturbé ce secteur. Cela a découragé une partie des producteurs, entraînant une baisse importante de l'offre de ces produits, ce qui a contribué à la hausse significative des prix. » Depuis le mois de mai, l'impact du contexte géopolitique mondial se fait aussi ressentir sur les prix, selon le ministère du Commerce. À lire aussiTunisie: pour l'Aïd, les clients renoncent à l'achat d'un mouton entier
Send us Fan MailIn this episode, Ricardo Karam sits down with Antonio Vincenti in a conversation that goes beyond advertising to explore a journey that reshaped public space across Arab cities, turning the street from chaos into a visual language that shapes urban memory.From Lebanon to Amman, Baghdad, Algiers, Tunis, Morocco, Africa, and Europe, Antonio reflects on how “Picasso” began as an outdoor advertising idea and evolved into a broader vision tied to the city and the way people experience public space. The discussion looks at outdoor advertising as part of the urban fabric, where image and city merge, and the street becomes a cultural layer beyond commercial use, within complex environments that balance order, beauty, and chaos. It also touches on expansion beyond Lebanon into Africa, the Gulf, and Europe, and the ambitions, challenges, and key decisions that shaped that journey. On a human level, the conversation explores Antonio beyond business, the impact of success on personal and family life, and the hidden cost of long-term ambition.Join Ricardo Karam and Antonio Vincenti in a conversation about cities, image, creativity, and the lasting impact of how we see the world.في هذا اللقاء، يجلس ريكاردو كرم مع أنطونيو فينسنتي في حوارٍ يتجاوز عالم الإعلانات ليغوص في مسار رجلٍ أعاد تشكيل الفضاء العام في عدد من المدن العربية، وحوّل الشارع من مساحة فوضى إلى لغة بصرية تصنع الذاكرة اليومية للمدن.من لبنان إلى عمّان، بغداد، الجزائر، تونس، المغرب، إفريقيا وأوروبا، يستعيد أنطونيو كيف بدأت "بيكاسو" كفكرة في الإعلان الخارجي، لتتحوّل إلى مشروع أوسع يرتبط بالمدينة نفسها وبطريقة رؤية الناس للفضاء العام.يتناول الحوار الإعلان الخارجي كجزء من النسيج الحضري، حيث تمتزج الصورة بالمدينة، ويتحوّل الشارع إلى مساحة بصرية وثقافية تتجاوز البعد التجاري، في بيئات عربية معقّدة تتطلب موازنة دقيقة بين النظام والجمال والفوضى. كما يمتد النقاش إلى تجربة التوسع خارج لبنان نحو إفريقيا والخليج وأوروبا، وما حملته من طموحات وتحديات وخيارات مفصلية في مسار النمو. وفي البعد الإنساني، يقترب الحوار من شخصية أنطونيو خارج إطار الأعمال، ومن أثر النجاح على الحياة الشخصية والعائلية، والثمن الخفي للطموح الطويل.انضموا إلى ريكاردو كرم وأنطونيو فينسنتي في حوارٍ حول المدينة، الصورة، الإبداع، ومعنى أن يترك الإنسان أثراً في الطريقة التي نرى بها العالم.
La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus, dans un procès dénoncé par l'ONG Reporters sans frontières comme "du harcèlement judiciaire".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
To delve into the history of Tunis – and the ancient city of Carthage that preceded the modern Tunisian capital – travel writer Paul Bloomfield is joined by classicist and archaeologist Dr Eve MacDonald. Together, they explore theatres, mosques and markets, and meet some of the key characters who shaped the fascinating stories of these two cities. History's Greatest Cities is produced by HistoryExtra, the home of ‘History's Greatest' podcasts. Listen to our other podcasts History's Greatest Conspiracy Theories, History's Greatest Scandals, History's Greatest Battles, HistoryExtra Long Reads and the HistoryExtra podcast at historyextra.com/podcast. For more fascinating stories from the past head to HistoryExtra.com. We'd love to know what you think about the podcast, so leave us a review and let us know the topics you think we should be covering. Or, follow us on Facebook, X, Instagram or YouTube to keep in touch. You can listen ad-free to this episode and more by subscribing to HistoryExtra Plus here: https://historyextra.supportingcast.fm/. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
“We're losing home on so many different levels. Physically. Politically. Morally. And after AI, spiritually — because language, our spiritual home, is taken away from us. We now have to share it with an unhuman entity.” — Ece Temelkuran Do you feel homeless — physically, politically, morally or spiritually? That's the question posed by Ece Temelkuran's new book Nation of Strangers: Rebuilding Home in the Twenty-First Century. Shortlisted for the 2026 Women's Prize for Nonfiction, the narrative is structured as a series of letters from one homeless stranger to another. Temelkuran left Turkey in 2016, after threats to her life made staying untenable. After seven years of exile — in Beirut, Tunis, Oxford, Paris, Zagreb, and now Berlin — she has written both her own and our story in today's globalized, populist age. She's been called everything from a 21st century Hannah Arendt to a “ruthless Cassandra.” And yet she retains faith in the future — as a defiant stance, a can-do-no-other attitude against rootlessness and loneliness. The wisdom of survival, Ece Temelkuran argues, lies with refugees, exiles and migrants like herself. This nation of strangers are rebuilding home in our homeless world. Five Takeaways • Four Kinds of Homelessness: Temelkuran identifies four simultaneous crises of home. Physical homelessness: refugees, migrants, the displaced. Political homelessness: people who no longer recognize their countries, who feel unrepresented by any party, who cannot feel that they belong where they are. Moral homelessness: people who see the cruelty of our times and find no institution — state, court, international organization — capable of stopping it. And spiritual homelessness: the loss of language as our innermost home, now shared with AI. Four levels of being unhoused at once. That is the human condition of 2026. • Minneapolis as a Nation of Strangers: The week the book was published in the US, Minneapolis happened — ordinary people forming human chains to resist ICE agents. Temelkuran's reading: that was a Nation of Strangers in action. People who had never met, people from different communities who owed each other nothing in the old sense, holding on to each other because they recognized a shared condition. Not an ideology, not a party, not a leader — just strangers building a home together in real time. That, she says, is what the book is about. • Digital Refugees: When Elon Musk bought Twitter, millions of people fled to Mastodon, Bluesky, and other platforms — behaving, Temelkuran observes, exactly like refugees. Looking back at the old home while building a new one. Checking both simultaneously. She asks: why did no one think to occupy Twitter? To say: this is ours, not yours? Her conclusion: our political imagination has become extraordinarily limited. We accept displacement, digital or physical, as inevitable. We do not think to resist it by occupying the space rather than fleeing. • Gaza and the Move-On Ideology: Gaza was the ultimate test of how much humanity can swallow. Temelkuran draws an arc from Colin Powell's tube in the UN Security Council in 2003 — when a global anti-war movement was brushed aside — to today. Each time people mobilize and are ignored, they lose a little more faith in themselves, in politics, in institutions. What devastated Temelkuran most was not the bombing but Jared Kushner at Davos presenting his PowerPoint for a seaside resort in Gaza. That, she says, is what neoliberal morality looks like. Move on. That is the lowest of the low. • The Pioneers of History: Refugees as the Advance Guard: Temelkuran resisted writing her own story for years — she came from a leftist family where talking about yourself was suspect, and she feared being seen as a victim. What changed: she realized her story intersected with the story of the masses. The wisdom of survival — how to remake home from scratch, how to survive with dignity, how to rebuild identity after losing everything — belongs to refugees, exiles, and migrants. These are the pioneers of history. Soon everyone will need what they know. That is why their stories matter now. About the Guest Ece Temelkuran is a Turkish writer, political thinker, and public speaker. She is the author of Nation of Strangers: Rebuilding Home in the Twenty-First Century (Simon & Schuster, May 2026), shortlisted for the 2026 Women's Prize for Nonfiction; How to Lose a Country: The Seven Steps from Democracy to Fascism; and Together: A Manifesto Against a Heartless World. She was born in Turkey and is based in Berlin. References: • Nation of Strangers: Rebuilding Home in the Twenty-First Century by Ece Temelkuran (Simon & Schuster, May 2026). • How to Lose a Country: The Seven Steps from Democracy to Fascism by Ece Temelkuran — the book that made her reputation in the West. • Together: A Manifesto Against a Heartless World by Ece Temelkuran — the second book, between How to Lose a Country and Nation of Strangers. • Episode 2894: Marc Loustau on why Orbán lost and how to defeat Trump — the companion episode on defeating fascism from within the system. About Keen On America Nobody asks more awkward questions than the Anglo-American writer and filmmaker Andrew Keen. In Keen On America, Andrew brings his pointed Transatlantic wit to making sense of the United States — hosting daily interviews about the history and future of this now venerable Republic. With nearly 2,900 episodes since the show launched on TechCrunch in 2010, Keen On America is the most prolific intellectual interview show in the history of podcasting. WebsiteSubstackYouTubeApple PodcastsSpotify Chapters: (00:31) - Is Ece still retaining faith in the future? (01:47) - Faith as a stance: like Martin Luther, here I stand (02:30) - How to Lose a Country and what comes next (02:57) - Minneapolis as a Nation of Strangers (04:00) - Four kinds of homelessness: physical, political, moral, spiritual (04:35) - AI and the loss of language as spiritual home (05:10) - Why this book now — and why it's the most personal
Caroline Gutmann « J'irai jusqu'au bout de vos nuits » (Editions de l'Observatoire)Paris, l'été. Après une opération au cerveau, Caroline Mendel, lasse de ses rendez-vous à l'hôpital dans la capitale désertée, cherche une échappatoire. C'est au parc Montsouris qu'elle va la trouver : grâce à la rencontre d'une vieille dame fantasque, elle découvre le mystère du palais du Bardo. Reproduction du palais du bey de Tunis et haut lieu de science, il a trôné pendant plus de cent vingt ans sur la colline de Montsouris, avant de disparaître le 5 mars 1991 dans un incendie dont on n'a jamais su l'origine. La narratrice se livre alors à un véritable jeu de pistes.D'un palais oublié aux laboratoires de l'Empire allemand, de la grande chimiste Clara Immerwahr, suicidée par idéal pacifiste, à une histoire d'amour lourde de secrets, elle tente à tout prix d'élucider cette « affaire du Bardo ».Enquête passionnante autour d'un joyau disparu de Paris qui donne voix à des femmes que l'on a longtemps tenté de réduire au silence, J'irai jusqu'au bout de vos nuits nous rappelle que si la mémoire est oublieuse, il reste toujours, dans les cendres, des traces du passé.Musique : "Dance for me Wallis" Abel KorzeniowskiHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
In The Witness Files – Case 02: Behind the Black Windows, a family shares a deeply disturbing true paranormal story from their time living in Tunis, Tunisia, involving shadow figures, oppressive atmospheres, and terrifying unexplained encounters inside a rented house. From the very first viewing, something felt wrong. The windows appeared unnaturally black, like a void, and an overwhelming sense of dread followed them inside.After moving in, the activity escalated. Mirrors felt dangerous to hang, certain rooms felt suffocating, and sleep became impossible as the witness repeatedly felt something close to her face in the darkness. One day, while alone in the kitchen, she became aware of a powerful presence behind her. Turning around, she saw a large black shadow figure standing inside the house. She fled in terror, only to return to find the hallway freezing cold in the middle of a Tunisian summer.The haunting intensified with dark figures moving inside the house, pulsing lights, overwhelming fear, and multiple witnesses experiencing the same phenomena. Guests reported seeing shapes moving in the lounge, while a child ran from his bedroom claiming something was crawling over him. The activity left the family emotionally drained and suffering severe anxiety before eventually performing a cleansing and leaving the property.This episode features a true paranormal encounter, real haunted house story, shadow figures, mysterious phenomena, possible Jinn activity, and chilling first-hand witness testimony. A terrifying real horror story involving multiple witnesses, unexplained activity, and a house that seemed filled with something dark and oppressive.Become a supporter of this podcast: https://www.spreaker.com/podcast/haunted-uk-podcast-history-hauntings-and-the-unexplained--6759967/support.
En Tunisie, le vote parlementaire de plusieurs projets de concessions d'énergies renouvelables pour des centrales solaires photovoltaïques a fait polémique, aussi bien au Parlement que dans la société civile. Le pays est confronté à un déficit énergétique très élevé de 65% de ses besoins et dépend de l'importation de gaz naturel. Pour sortir de cette dépendance, les autorités souhaitent donc développer le renouvelable. Pour inciter les investissements, ils proposent notamment des concessions. Une mesure qui inquiète syndicats et associations, à la fois sur le plan de la souveraineté énergétique du pays et sur le coût pour la Société tunisienne d'électricité et de gaz (Steg). Avec notre correspondante à Tunis, Au Parlement tunisien, le 28 avril 2026, le débat a duré près de huit heures avant le vote final. Certains dénoncent une forme de « colonialisme économique » comme le formule le député Bilel Mechri lors de son intervention en plénière : « Voter en faveur de ce projet signifierait approuver que des compagnies étrangères profitent de la lumière de notre soleil, la vendent en devises avec peu de taxes et aucun engagement douanier, des avantages dont même la société tunisienne d'électricité et de gaz ne bénéficient pas. » La Société tunisienne d'électricité et de gaz - entreprise publique - ne serait pas en mesure à elle seule de construire et d'exploiter les centrales photovoltaïques qui permettraient d'atteindre en 2030 l'objectif des 35% de production d'énergie renouvelables fixés. Ce qui explique ce projet de concession à des entreprises étrangères, défend le ministre de l'Économie Samir Abdelhafidh auprès des députés : « Pour nous, il n'y a rien qui viole la souveraineté nationale. Vous dites qu'une concession de 20 à 30 ans représente une menace, alors que c'est la norme pour n'importe quelle concession. Nous espérons que les investisseurs tunisiens pourront aussi participer à ces projets, les syndicats du patronat nous ont confirmés qu'ils sont en discussion avec les investisseurs pour créer des opportunités. » « Nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations » Pour la société civile, le problème reste qu'il n'y a pas eu de consultation globale sur l'impact de ce type de loi dans le pays. « Il y a un problème qui n'a pas été suffisamment discuté, à savoir l'impact sur la société tunisienne d'électricité et de gaz et le coût sur la facture électrique finale. Certaines concessions ont déjà été données en 2019, nous ne savons même pas ce que ça a donné », a déclaré, lors d'une conférence de l'Observatoire de l'économie sur le sujet, l'ingénieur Ilyes Ben Ammar, membre du syndicat de la société de l'électricité et du gaz. Selon Achref Chibani, chercheur et activiste, spécialiste du changement climatique, le manque de transparence sur ces contrats reste un problème. « Ces projets peuvent peut-être aider l'économie et créer de l'emploi mais nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations pour le savoir. Il n'y a pas eu de vraies discussions, ni de dialogue sur la question. même pour le débat au Parlement, nous l'avons su en dernière minute », regrette-t-il. Les cinq projets de concession ont été adoptés sans faire l'unanimité. Ils doivent encore passer devant la seconde chambre, le conseil des districts et des régions, avant d'être promulgués.
Faouzia Farida Charfi s'interroge sur l'évolution de la pensée islamique, sur le rapport des jeunes à la religion musulmane dans le monde actuel face aux prédicateurs 2.0. Tunisienne, femme de culture musulmane, physicienne et professeure à l'Université de Tunis, Faouzia Charfi publie ce livre, Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui, une façon de répondre aux questions que lui pose le jeune homme de 15 ans sur son identité et sa foi, sur des sujets sensibles à propos du statut des femmes, de la liberté de conscience… un livre dans lequel elle l'invite à découvrir les grands penseurs modernes musulmans pour s'en nourrir. Invitée : Faouzia Farida Charfi, physicienne, professeure à l'Université de Tunis, fondatrice de la première équipe de recherche tunisienne en physique des semi-conducteurs, auteure de La Science voilée (2013, Éd. Odile Jacob), Sacrées questions… pour un islam d'aujourd'hui (2017, Éd. Odile Jacob) ; Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui (2026, Éd. Odile Jacob).
durée : 00:15:28 - Journal de 8 h - Le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi sera jugé en appel ce mardi à Tunis. Cela fait deux ans que celui qui a été durant 14 années journaliste sportif à Canal + est emprisonné.
durée : 00:15:28 - Journal de 8 h - Le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi sera jugé en appel ce mardi à Tunis. Cela fait deux ans que celui qui a été durant 14 années journaliste sportif à Canal + est emprisonné. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:28 - Journal de 8 h - Le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi sera jugé en appel ce mardi à Tunis. Cela fait deux ans que celui qui a été durant 14 années journaliste sportif à Canal + est emprisonné.
En Tunisie, parler des règles n'est pas toujours facile ni dans le débat public ni dans l'intimité. Pour remédier à ce problème, la pharmacienne Ashraf Ben Messaoud a écrit un livre, Jasminrose : la révolution menstruelle, un guide complet aussi bien pour les adolescents que pour les parents, publié aux éditions Arabesques. Portrait de l'autrice pour cette journée mondiale du livre. De notre correspondante à Tunis, Sur les étagères de la pharmacie où travaille Ashraf Ben Messaoud, à Tunis, le livre sur les règles trône fièrement à côté des culottes menstruelles Jasminrose, autre projet de la pharmacienne et autrice qui s'est passionnée pour le sujet grâce aux clientes de la pharmacie. « J'ai observé pendant longtemps ici, en pharmacie, beaucoup de femmes qui avaient beaucoup de questions et pas du tout de réponses quant à leur cycle menstruel, au fonctionnement de leur corps, explique-t-elle. Et elles venaient souvent soit pour se débarrasser de leurs règles, soit pour toujours aborder les règles de manière contraignante et de manière très négative. » En écrivant le livre, Ashraf Ben Messaoud balaie tous les sujets : la puberté, les hormones, le cycle menstruel, la précarité menstruelle mais aussi les tabous autour de la question. « Le premier mythe à déconstruire, c'est que le sang des règles serait sale, que ça serait une souillure. En dialecte tunisien, certaines femmes, quand elles ont leurs règles, disent : "Je suis massra" ou alors "twassart", ça veut dire que je suis sale, relaie l'autrice. Donc, c'est assez violent quand même comme étiquette. Ou le papa, par exemple, n'aborde jamais le sujet avec sa fille. Il lui dit : "Va voir ta mère, moi je ne sais pas ce que c'est". Il ne sait même pas aborder le sujet avec sa fille. » À écouter dans 8 milliards de voisinsComment briser le tabou des règles? Outiller les parents pour parler avec leurs filles Si Ashraf peine encore à accéder aux écoles avec son livre, elle s'est spécialisée pour animer des ateliers sur les règles dans tout le pays pour des groupes de femmes. « Il y a même des jeunes que j'ai reçues en pharmacie ou même dans les ateliers qui me disent : "Moi, il m'est arrivé de ne pas avoir mes règles pendant 6 ou 7 mois et j'étais contente de ne pas les avoir", alors qu'en vrai, elle avait un syndrome des ovaires polykystiques, elle avait des règles complètement irrégulières », pointe-t-elle. Pour Lilia Kamoun, éducatrice sur la parentalité et mère d'une fille de 11 ans, le livre a été une découverte. « Il y a le cachet culturel. Les règles, c'est un sujet tabou, même entre mère et fille, confie-t-elle. Pour moi, déjà, d'avoir cette capacité à lire et à en parler avec ma fille, ça m'a vraiment libérée, je me sentais outillée. » Grâce au livre, elles ont pu parler à bâtons rompus, chose que Lilia n'avait pas pu faire avec sa mère lorsqu'elle était adolescente. Une avancée qu'Ashraf espère vulgariser aussi auprès des pères. À lire aussi"J'ai mes règles en ce moment": comment les sportives lèvent le tabou du cycle menstruel
En Tunisie, un groupe de trois passionnés de la médina de Tunis s'intéresse à la restauration des puits et des majels, citernes en arabe, le patrimoine oublié de la vieille ville. La médina compte 5 000 maisons, avec des patios et presque autant de puits et de majels dont la moitié serait encore utilisée. Alors que le pays est en stress hydrique depuis des années et tente de trouver des solutions à la rareté de l'eau, la valorisation des sols de la médina permettrait une autosuffisance en eau à de nombreux habitants. Cette infrastructure hydraulique héritée de plusieurs siècles offre de nombreuses pistes de réflexion pour l'accès à cette ressource. De notre correspondante à Tunis, Dans le palais Dar Lasram de la médina de Tunis, l'ingénieur agronome Firas Khlifi fait découvrir un trésor oublié : l'entrée souterraine d'un majel, une citerne qui récupère l'eau pluviale collectée depuis le toit. « Là, c'est ce qu'on appelle l'arc, ou bien l'ouverture ou l'entrée », explique-t-il. Une structure qui, à première vue, ressemble à une simple alcôve. « On a l'impression que c'est une alcôve, on n'a pas l'impression que c'est quelque chose qui récolte l'eau », souligne le reportage. « Oui, mais c'est juste la partie exposée dans le patio. Dans la partie souterraine, on va trouver tout un monde qui parle. Donc, ce sont de très gros collecteurs d'eau, des cuves », précise Firas Khlifi. Cette eau douce, il y a plusieurs siècles, rythmait la vie des 270 hectares de la médina de Tunis, construite entre deux zones humides et sur une nappe phréatique. La maison typique était alors constituée d'un majel et d'un puits. « L'idée, dans l'histoire, c'est qu'ils commencent par le puits déjà avant de construire la maison, parce que le puits va diriger l'architecture de la maison », rappelle l'ingénieur agronome. Dans une autre demeure de la médina, à Dar Ben Gacem, Firas Khlifi montre un puits encore utilisé. « Si on ouvre le couvercle, il y a de l'eau, presque à deux mètres », confirme-t-il. Pour Leila Ben Gacem, propriétaire de deux maisons dans la médina, la restauration de ces puits est primordiale. « Le problème, lorsque l'on veut restaurer ces puits ou ces citernes, c'est qu'on trouve souvent une réticence des architectes, qui craignent l'humidité. Il y a aussi un manque de savoir-faire : très peu d'ouvriers connaissent cette ancienne architecture, donc ce n'est pas facile. Pourtant, ça pourrait être très utile d'avoir cette eau dans chaque maison », explique-t-elle. Désormais, l'eau de cette infrastructure n'est pas potable. Pourtant, à une époque, l'eau des « majels » de la médina avait valu à Tunis son surnom de « ville blanche ». Avant l'automne, chaque habitant nettoyait à la chaux son toit pour récupérer les premières pluies de septembre et désinfecter naturellement l'eau ainsi collectée. À lire aussiTunisie: la société civile s'organise face au patrimoine urbain en péril
In this episode of Occupied Thoughts, FMEP Fellow Ahmed Moor holds a quick conversation with FMEP President Lara Friedman in which they discuss the U.S.'s "blockade of a blockade" in the Strait of Hormuz and the lack of thinking that seems to characterize it; the Israeli effort to undo Oslo, undo the Gaza "disengagement", and undo the withdrawal from Lebanon; and the question of whether Israel considers Turkey to be a peer competitor. Lara Friedman is FMEP's president. With more than 25 years working in the Middle East foreign policy arena, She is a leading authority on the Middle East, with particular expertise on U.S. foreign policy in the region, on Israel/Palestine, and on the way Middle East and Israel/Palestine-related issues play out in Congress and in U.S. domestic politics, policies, and legislation. Lara is also a preeminent subject-matter expert in the area of anti-Palestinian legislation and “lawfare,” including the weaponization and instrumentalization of the definition of and concerns about antisemitism. Lara's research on lawfare and antisemitism-related topics – which she makes available to the public – is widely cited and widely recognized as the authoritative data in the field. Prior to joining FMEP, Lara was the Director of Policy and Government Relations at Americans for Peace Now, and before that she was a U.S. Foreign Service Officer, serving in Jerusalem, Washington, Tunis and Beirut. Ahmed Moor is a Palestinian-American writer born in Gaza and a Fellow at FMEP. He is an advisory board member of the US Campaign for Palestinian rights, co-editor of After Zionism (Saqi Books) and is currently writing a book about Palestine. He also currently serves on the board of the Independence Media Foundation. His work has been published in The Guardian, The London Review of Books, The Nation, and elsewhere. He earned a BA at the University of Pennsylvania and an MPP at Harvard University. You can follow Ahmed on Substack at: https://ahmedmoor.substack.com. Original music by Jalal Yaquoub.
Episode 230: Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l'épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux L'essentiel des écrits sur les questions foncières en Tunisie, mais aussi dans tout le reste du Maghreb, est le produit du savoir colonial. Ce dernier a fondé toute une manière de voir des réalités totalement en faveur d'une politique de spoliation des terres au profit des colons. D'où la nécessité de réviser ce savoir et surtout de l'indigéniser en le déconstruisant totalement si l'on veut réellement se libérer de ce fardeau handicapant. La question de l'appropriation des mawât ne devient constamment posée que durant la période précoloniale (16e – 19esiècles). A l'époque hafside, c'est-à-dire avant l'installation du pouvoir turc en 1574, la gestion des terres mawât se faisait, selon la norme islamique. L'action de leur vivification est soumise à l'autorisation préalable du Bayt al-mâl si la terre mawât en question est située dans la zone occupée (al-‘amara), moyennant le paiement d'une taxe de vivification. En revanche, si la terre mawât se trouve loin de la zone occupée, l'action de vivification n'exige aucune autorisation préalable. Elle est soumise, quand même, au paiement d'une taxe de vivification. C'est à partir de l'époque ottomane, en 1574, que la gestion des terres mawât commence réellement à faire objet de débats, sans cesse renouvelés, entre les différents protagonistes, et ce jusqu'à la veille de la colonisation en 1881. Avec la colonisation, leur gestion prend d'autres dimensions encore plus sophistiquées, justement pour satisfaire à la demande de la colonie française installée en Tunisie. Abdelhamid Henia est Professeur émérite de l'Université de Tunis, fondateur et ancien Directeur du Laboratoire ‘‘DIRASET'' études maghrébines, ancien Directeur du Département d'histoire à Doha Institute For Graduate Studies, membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts - « Beit al-Hikma », et Président du Département des sciences humaines et sociales dans cette même institution. Il a publié de nombreux ouvrages : Le Jérid : ses rapports avec le Beylik de Tunis (1676-1840) (1980), Propriété et stratégies sociales à Tunis (XVIe-XIXe siècles) (1999), La recherche au Laboratoire DIRASET études maghrébines sur la base de l'interdisciplinarité et de la diversité des méthodes : pour une indigénisation de la recherche (en arabe) (2012), Le frère, le sujet et le citoyen. Dynamique du statut politique de l'individu en Tunisie (2015), et La Tunisie ottomane. Construction de l'Etat et du territoire (en arabe : Tûnis al-‘uthmâniyya. Binâ' al-dawla wa-l-majâl) (2024). Il a coordonné et publié onze ouvrages collectifs, et il a quatre-vingts articles publiés en arabe, en français et en italien. Ses recherches ont porté principalement sur les aspects de la modernité en Tunisie et au Maghreb en général, sur le processus de leur construction, notamment celui de l'État moderne, le rapport entre le religieux et le politique, le processus d'individuation de la société et la question de l'indigénisation du savoir. Ce podcast a été enregistré via Zoom le 29 mai 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
The Gray Man, the world's deadliest assassin and apex predator, discovers he's really the prey in the most shocking entry of this #1 New York Times bestselling series. Family means different things to different people, but in the Gray Man's world, family is defined by blood—the blood you share with some and the blood you shed with others. Court Gentry's current family operates out of an office park in Norfolk, Virginia. The Ghost Town is an off-the-books direct action team run by Matt Hanley, former CIA Deputy Director. They take on the jobs the Agency needs handled “discretely,” and those jobs are rolling in. Somewhere at the top of the US Intelligence apparatus, security experts and intelligence operations worldwide are threatened. It starts with a blown safe house in Tunis. Then Court himself barely escapes from an ambush in the jungles of Nicaragua. Now key members of the U.S. counterintelligence community are being assassinated in their own neighborhoods. With the feds compromised, it's up to Court and his team to stop the hit squads. But eliminating professional kill teams may be the least of the Gray Man's worries when he finds himself targeted by the legendary assassin codenamed Whetstone—a man driven out of retirement by a very personal quest to rain down hellfire on Court and everyone he's ever loved, starting with the father he hasn't seen in twenty years. Become a supporter of this podcast: https://www.spreaker.com/podcast/arroe-collins-unplugged-totally-uncut--994165/support.
durée : 00:31:17 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Timothée de Rauglaudre - Hugo est musicien et catholique. Certaines nuits, il enfile ses talons et sa perruque pour devenir Miss Badessa, une diva qui assume sa foi. Khookha est trans et non binaire. Drag queen militante à Tunis, elle s'est exilée à Paris et porte fièrement son héritage musulman dans sa pratique artistique. - réalisation : Peire Legras
De Sousse à Bizerte, de Sfax à Tunis, ce numéro d'« Éco d'ici, Éco d'ailleurs » vous emmène en Tunisie à la rencontre de celles et ceux qui transforment l'économie réelle : entrepreneures rurales, start-upers de la tech et de la « green tech », chercheurs et accompagnateurs de projets. Une immersion au plus près des initiatives qui misent sur l'agriculture durable, la transition écologique et l'innovation numérique pour créer des emplois et ouvrir de nouveaux marchés.
A Tunis court has jailed 66-year-old Saadia Mosbah, who leads a migrant rights and anti-racism group called Mnemty, which is a civil society organisation addressing issues linked to racism in Tunisia. Her sentencing comes nearly two years after her arrest in May 2024. Tunisian authorities under President Kais Saied have intensified a crackdown on dissent with courts upholding convictions against activists, which critics describe as an escalating crackdown on civil society voices.Also, do you know exactly how space technology works, and what progress in the sector would mean for Africa's future? We speak to Temidayo Oniosun, Managing Director of Space in Africa, a marketing intelligence firm for the continent's space sector to learn more.Presenter : Nkechi Ogbonna Producers: Keikantse Shumba and Daniel Dadzie Technical Producer: Mbarak Abdallah Senior Producer: Bella Twine Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
Radio Foot internationale à 16h10 T.U. (rediffusion 21h10 T.U.). Au sommaire ce lundi : - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. ; - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. ; - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. L'AS FAR prend sa revanche sur la saison passée et sort le tenant du titre, Pyramids FC. L'Espérance Tunis de Patrice Beaumelle élimine Al Ahly, un favori naturel du tournoi. La RS Berkane élimine les Soudanais d'Al Hilal, les Berkanais se frotteront à leurs compatriotes de Rabat en demi-finales. Le Stade Malien passe tout près de l'exploit lors de la 2è manche contre les Mamelodi Sundows. Les hommes de Mauril Njoya avaient refait une grande partie de leur retard à la mi-temps de la 2è manche, mais même réduits à 10 en fin de match, les Sud-Africains ont gardé leur but d'avance. Et affronteront les Sang et Or de Tunis, pour un ticket en finale. - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. Pep a battu son ancien adjoint Arteta dans un stade de Wembley bien rempli, et prolongé la disette des Gunners, contenus par la défense bleue. Doublé de Nico O'Reilly en 4 minutes, le coup de boost arrive au bon moment, peut-il galvaniser les Mancuniens dans le sprint final du championnat ? Les retrouvailles s'annoncent cruciales le 19 avril 2026 à l'Etihad Stadium. - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. Punis par des Lillois bien remis de leur élimination en C3, les Phocéens, privés de Greenwood sur blessure, sont notamment sous la menace de leurs adversaires du soir. Talonnés aussi par l'OL et Monaco. Les Blanc et Rouge se sont imposés chez des Gones en perte de vitesse. 5è succès d'affilée pour les partenaires d'Akliouche et de
Radio Foot internationale à 16h10 T.U. (rediffusion 21h10 T.U.). Au sommaire ce lundi : - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. ; - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. ; - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. L'AS FAR prend sa revanche sur la saison passée et sort le tenant du titre, Pyramids FC. L'Espérance Tunis de Patrice Beaumelle élimine Al Ahly, un favori naturel du tournoi. La RS Berkane élimine les Soudanais d'Al Hilal, les Berkanais se frotteront à leurs compatriotes de Rabat en demi-finales. Le Stade Malien passe tout près de l'exploit lors de la 2è manche contre les Mamelodi Sundows. Les hommes de Mauril Njoya avaient refait une grande partie de leur retard à la mi-temps de la 2è manche, mais même réduits à 10 en fin de match, les Sud-Africains ont gardé leur but d'avance. Et affronteront les Sang et Or de Tunis, pour un ticket en finale. - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. Pep a battu son ancien adjoint Arteta dans un stade de Wembley bien rempli, et prolongé la disette des Gunners, contenus par la défense bleue. Doublé de Nico O'Reilly en 4 minutes, le coup de boost arrive au bon moment, peut-il galvaniser les Mancuniens dans le sprint final du championnat ? Les retrouvailles s'annoncent cruciales le 19 avril 2026 à l'Etihad Stadium. - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. Punis par des Lillois bien remis de leur élimination en C3, les Phocéens, privés de Greenwood sur blessure, sont notamment sous la menace de leurs adversaires du soir. Talonnés aussi par l'OL et Monaco. Les Blanc et Rouge se sont imposés chez des Gones en perte de vitesse. 5è succès d'affilée pour les partenaires d'Akliouche et de
Rabbi Chaim Yosef David Azulai traversed Europe, the Middle East, and North Africa on behalf of his brethren in Eretz Yisrael. His missions raised vital funds, to keep the Jews from being driven out of town, whilst facing bandits, maritime disasters, and oppressive authorities along the way. With the aid of his diary, this episode gives a vivid first-hand account of his challenges, deprivation, triumphs and breadth of travel. Beyond his journeys, the Chida's genius is seen through his prolific writings. Author of 100 different sefarim on Halacha, Tanach, Kabbala & Talmud, they continue to guide Judaism today. Shem HaGedolim, remains a monumental encyclopedia of rabbinic authors and works, which reflect his incredible memory and knowledge. Birkei Yosef and Yosef Ometz are cornerstones of psak, written as he travelled thousands of miles over many decades. But the final act was written in 1960. Timestamps: - 0:00 — Intro mention of Shem ha‑Gdolim editions - 0:21 — Podcast intro by Mena Reisner - 1:00 — Hosts reconnect; travel note and dedication - 2:32 — Episode topic: life & travels of Rabbi Chaim Yosef David Azulai (the Chida) - 3:01 — Family origins; great‑grandfather and signature story - 4:13 — Birth in Jerusalem, early life, prodigy and writings - 7:53 — Teachers, Kabbalistic training, reason for emissary mission - 10:26 — Language issues, letters of recommendation, mixed receptions in Europe - 15:04 — Collection logistics, contacts with non‑Jewish authorities, successes - 18:46 — Travel hazards and accidents; manuscript research in libraries - 22:32 — England/France encounters and sightseeing - 26:29 — Return to Eretz Yisrael (1758), political troubles, five‑year stay in Egypt - 31:05 — Tunis episode, personal losses, diary entries - 35:49 — Second mission, Livorno quarantine, composing Shem ha‑Gdolim - 39:05 — Scope of travels, settlement in Livorno, later life and death (1806) - 42:23 — Burial details, estate instructions, study practices, halachic/Kabbalistic approach - 48:55 — Stories/legends (attempts to hasten redemption, miracles) - 55:07 — Reburial efforts to Jerusalem; episode closing and contact info
We explore the interconnected artistic and political lives of figures from the Maghreb and the Black diaspora who collaborated in North Africa from the mid-1950s to the late 1970s, forming what our guest calls the Maghreb Generation, and cover the iconic 1969 Pan-African Festival of Algiers, where cultural figures like Nina Simone and political groups like the Black Panthers were present. Assistant Professor of History at Cornell University and author of "Maghreb Noir: The Militant Artist of North Africa and the Struggle for a Pan-African Postcolonial Future," Dr. Paraska Tolan-Szkilnik discusses her work which re-centers artists and intellectuals from Morocco, Algeria, and Tunisia as key political actors in the mid-20th-century anti-colonial and pan-African movements. Dr. Tolan-Szkilnik explains how these militant artists (deeply influenced by thinkers like Frantz Fanon) championed a philosophy of continued, revolutionary decolonization beyond flag independence. The episode details the political and personal risks these activists faced, including imprisonment for figures like Moroccan poet Abdellatif Laâbi and the assassination of Algerian poet Jean Sénac. Finally, the conversation explores film as a revolutionary form of culture for the highly illiterate populace and the enduring legacy of this generation's radical vision for South-South solidarity. 0:53 Introduction 1:37 The Path to Pan-Africanism and the Maghreb 5:51 The Pan-African Festival of Algiers (1969) 7:23 The Substance of Revolution: Beyond the Speeches 10:00 The African Union, Liberation Movements, and Algiers 12:47 Questions of Race and Algerian Reactions to Blackness 14:19 North Africa as One Entity and French Colonial Borders 16:40 Central Figures of the Maghreb Generation 23:34 Defining the "Militant Artist" 25:15 The Philosophical DNA: Continued Decolonization 26:38 Frantz Fanon as Intellectual Forefather 27:44 The Autocratic Grind: Exile, Jail, and Death 34:54 The Moroccan Poet Abdellatif Laâbi and Souffles 40:09 Film as Revolutionary Culture 45:48 Turning Away from the West 49:00 The Striking Life of Jean Sénac 53:11 Poetry of Enthusiasm and Disillusionment Paraska Tolan-Szkilnik is a historian of 20th century Africa and the Middle East. She specializes in questions of race, gender, and sex in the post-colonial Maghreb. She has published in Jadaliyya, the Arab Studies Journal, World Art, Monde(s), The Markaz Review, and the International Journal of Middle East Studies, amongst others. Her first book "Maghreb Noir: The Militant-Artists of North Africa and the Struggle for a Pan-African, Post-colonial Future" (Stanford, 2023) tells the story of a group of militant-artists, some Maghrebi, others Angolan, Haitian, or American, who led Pan-African cultural and political projects out of the recently decolonized cities of Rabat, Algiers, and Tunis. Connect with Paraska Tolan-Szkilnik
The Hard Line (Gray Man) by Mark Greaney https://www.amazon.com/Hard-Line-Gray-Man/dp/0593954815 The Gray Man, the world's deadliest assassin and apex predator, discovers he's really the prey in the most shocking entry of this #1 New York Times bestselling series. Family means different things to different people, but in the Gray Man's world, family is defined by blood—the blood you share with some and the blood you shed with others. Court Gentry's current family operates out of an office park in Norfolk, Virginia. The Ghost Town is an off-the-books direct action team run by Matt Hanley, former CIA Deputy Director. They take on the jobs the Agency needs handled “discretely,” and those jobs are rolling in. Somewhere at the top of the US Intelligence apparatus, security experts and intelligence operations worldwide are threatened. It starts with a blown safe house in Tunis. Then Court himself barely escapes from an ambush in the jungles of Nicaragua. Now key members of the U.S. counterintelligence community are being assassinated in their own neighborhoods. With the feds compromised, it's up to Court and his team to stop the hit squads. But eliminating professional kill teams may be the least of the Gray Man's worries when he finds himself targeted by the legendary assassin codenamed Whetstone—a man driven out of retirement by a very personal quest to rain down hellfire on Court and everyone he's ever loved, starting with the father he hasn't seen in twenty years.
In a remote Egyptian village, a young doctor arrives to open a long-abandoned clinic. Recently released from prison for political dissent, he's been exiled from Cairo to this dusty outpost. As he immerses himself among the myriad ailments of the impoverished villagers, from scorpion stings and boils to the debilitating effects of bilharzia, he is drawn to a young nurse who becomes a trusted companion and provides an emotional refuge from his traumatic past. Farah represents everything the city doctor thinks he wants and offers a chance to rebuild his life. But are her ambitions really in line with his? And if this is love, is redemption certain to follow? In this absorbing novel The Country Doctor's Tale (Syracuse UP, 2026), Qandil weaves together forbidden love, political corruption, and the clash between tradition and desire. The doctor's world expands to include al-Jazya, the queen of a marginalized tribe who sees through his pretensions, and a menacing district chief of police reminding him that no one escapes the reach of authority. Qandil's novel evokes the beauties and cruelties of life in a small community on the edge of the Nile as our doctor's journey takes him through the muddy lanes of the village, the verdant fields of maize, and finally a grim quest in the haunting landscape of the White Desert—all the while struggling with an imperfect moral compass. A conversation with the translator R. Neil Hewison Award-winning Egyptian novelist Mohamed Mansi Qandil worked as a physician before becoming an author and literary critic. He is the author of several short-story collections and novels, including A Cloudy Day on the Western Shore. R. Neil Hewison served as editorial director of the American University in Cairo Press until his retirement in 2017. He has translated works by Egyptian writers Yusuf Idris, Yusuf Abu Rayya, Gamal al-Ghitani, and Naguib Mahfouz. He lives in the village of Tunis in the Fayoum. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
Hear about travel to Tunis, Tunisia, as the Amateur Traveler talks to Jeff Ohlfs about his recent visit to this arid Arab country in North Africa. Why should you go to Tunis? Jeff says, "I don't think a lot of people think too much about traveling to Tunisia. It's an incredible country, friendly people. It's an Arab country. And all that goes with it, and it's reasonably inexpensive, and it's just right there off the boot of Italy." ... https://amateurtraveler.com/travel-to-tunis-tunisia/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices