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Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit du 10 au 11 juin. Et l'Iran a, de son côté, visé des bases militaires américaines dans des pays du Golfe et fermé complètement le détroit d'Ormuz. La Turquie et la Russie leur demandent d'arrêter ces attaques et de reprendre des négociations. Des discussions sont prévues pour parler de l'avenir de Gaza, avec le Hamas comme interlocuteur principal. Le mouvement multiplie les exécutions, les violences, les humiliations pour éliminer ses opposants et contrôler Gaza, selon une commission d'enquête des Nations unies. Entretien avec Laetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), auteure de Gaza, quel avenir ? (éditions Stock). À lire aussiLa branche armée du Hamas confirme la mort de son tout nouveau chef dans une frappe israélienne à Gaza
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu souhaite que son pays occupe 70% de la bande de Gaza, avec pour effet de confiner les Gazaouis à un fragment de territoire encore plus réduit. À l'intérieur de la zone délimitée par la « ligne jaune », Israël a rasé à l'aide de bulldozers la plupart des immeubles qui n'avaient pas été détruits par les bombardements. L'analyse de la stratégie et l'objectif final d'Israël avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, président honoraire de l'IReMMO, co-auteur du livre Atlas du Moyen-Orient, éditions Autrement. RFI : Nous allons d'abord revenir avec vous sur les dernières déclarations du Premier ministre israélien à propos de Gaza. Contrairement au Liban, il y a un cessez-le-feu qui a permis de faire baisser le nombre d'attaques et donc de victimes. Mais Israël poursuit quand même des frappes et des opérations de manière quasi quotidienne dans l'enclave. Ça fait des mois, et l'armée israélienne avance petit à petit, puisqu'au moment du cessez-le-feu en octobre dernier, l'armée était censée contrôler 53% du territoire. Actuellement, elle a la main sur plus de 60%. Comment est-ce que ce contrôle est réparti à Gaza ? Jean-Paul Chagnollaud : Je crois que c'est comme un système d'étouffement progressif puisque, comme vous l'avez dit, on est supposé être à 50%. Là, l'objectif de Netanyahu est d'avoir le contrôle de 70% de la bande de Gaza, dont il faut rappeler tout de même qu'elle fait environ 360 kilomètres carrés. Si cette offensive a lieu, et je crains qu'elle ait lieu très prochainement, ça veut dire qu'un tiers de cette superficie serait réservé à deux millions de gens qui sont dans le dénuement le plus total. La question, c'est de savoir où veut en venir Israël. Et moi, mon hypothèse depuis le début, c'est qu'en fait le gouvernement, ce gouvernement de droite et d'extrême droite, veut faire en sorte que les Gazaouis, épuisés, partent. Je crois qu'il y a derrière cela un projet de nettoyage ethnique. Et d'ailleurs, à plusieurs reprises ces dernières semaines, ces derniers mois, il a été annoncé comme tel. Car qu'est-ce que ça signifie d'attaquer à nouveau une zone sur laquelle il n'y a plus aucune menace sérieuse, évidemment, de la part du Hamas qui est à peu près exsangue contre l'armée israélienne qui a tous les moyens, qui tient tout à tous égards et qui par ailleurs, je le rappelle, empêche les ONG humanitaires de venir sur ce territoire ? Les limitations sont draconiennes et par conséquent, les conditions de vie de ces deux millions de Palestiniens sont tout simplement épouvantables. Pousser les Palestiniens à partir, c'est ce que vous nous dites. Au moment où Benyamin Netanyahu a fait cette annonce hier, on a entendu quelqu'un dans la foule dire 100 % lorsque lui a parlé de 70 % du territoire. Et le Premier ministre israélien a réagi en disant : « Allons-y par étapes. » Est-ce que l'objectif final, ce serait 100 % sous contrôle de l'armée israélienne ou ça n'est pas nécessaire pour parvenir à l'objectif que vous évoquiez à l'instant ? Ecoutez, je crois que si c'était à 100%, ça voudrait dire quoi ? Ils l'ont déjà, le 100%. Parce qu'en réalité, qu'est-ce qui peut menacer l'armée israélienne qui encercle complètement ces deux millions de Palestiniens dans laquelle il y a encore, c'est vrai, quelques agents du Hamas ? Ce n'est en aucune manière une menace pour l'armée israélienne. Tout ceci, pour le comprendre, il faut se demander ce qu'ils veulent faire. C'est pas simplement le contrôle de la bande - ils l'ont déjà. Il faut quand même être clair, les ONG le disent tous les jours, mais ça veut dire donc qu'ils veulent s'en débarrasser, faire en sorte d'expulser d'une manière ou d'une autre les Gazaouis qui s'y trouvent. Je ne vois pas d'autres raisons. Qu'est-ce qu'il reste aujourd'hui aux deux millions de Gazaouis ? L'horizon, c'est la mer, puisqu'ils étaient déjà entassés sur la bande de Gaza, qui est déjà un tout petit territoire, et maintenant 30% [du territoire]. Et comme vous le dites, on pourrait aller encore plus loin. Donc, il faut réfléchir à ce que ça signifie. Pour ma part, ce projet existait depuis plusieurs mois, il n'a jamais été véritablement abandonné - qu'une partie des Gazaouis partent « de leur plein gré et n'ayant plus le choix ». Donc on est là, dans cette situation, sans aucune possibilité véritable de défense. Et puis j'ajoute un point très important : le pseudo-plan de paix de Trump d'il y a quelques mois est à l'arrêt complet. Il existait dans le système qui avait été soi-disant mis en place un comité d'administration pour Gaza où il y avait quelques personnalités palestiniennes qui devaient s'occuper de tout cela. Eh bien, ce comité d'une douzaine de personnes est aujourd'hui au Caire et n'a même pas le droit d'entrer à Gaza. Voilà la réalité de la situation. Est-ce que, selon vous, Israël a pour objectif de réoccuper Gaza, d'y installer de nouveaux colons ou bien de laisser le territoire dévasté et vidé de ses habitants ? Je crois que les deux sont cohérents. L'un n'exclut pas l'autre. Je pense que certains veulent qu'une partie de Gaza soit réoccupée de manière définitive, de façon à ce que certains puissent s'y installer ou réinstaller des colonies. Il y a même des projets très concrets – ils ont été rédigés avec notamment le soutien des Émirats arabes unis – qui consisteraient à accepter, dans les parties contrôlées par l'armée israélienne, des communautés qu'ils appellent safe, c'est-à-dire des communautés sûres de Palestiniens. C'est-à-dire qu'on choisirait, on sélectionnerait. Le terme est totalement inacceptable, bien entendu, mais c'est pourtant le projet. On sélectionnerait des Palestiniens qui pourraient rester vivre, à condition évidemment de faire une complète allégeance à l'armée israélienne et au gouvernement israélien. C'est pour cela que les démolitions, les destructions se poursuivent, là encore... Vous avez raison de rappeler ce point : dans toute la zone qui est occupée, donc 60% du territoire et bientôt davantage, tout est systématiquement rasé. Donc, l'idée, ça sera de reconstruire un certain nombre de choses, mais qui seront entièrement sous le contrôle israélien. Si on acceptait des Palestiniens, ils seraient donc complètement sous la domination israélienne. Il faut quand même penser que ce qui se passe à Gaza se passe aussi en ce moment dans le sud du Liban. Je veux dire, ce qui a été rasé à Gaza, c'est Israël Katz, le ministre de la Défense, qui l'a clairement dit : « Nous allons faire dans le Liban sud, la même chose qu'à Gaza », c'est-à-dire éradiquer. Il y a des dizaines et des dizaines de villes et villages, dont des villes comme Bilzen ou comme bientôt Nabatieh. Près de 80 000 habitants quand même. On a la même logique de guerre.
À la Une de la presse, mercredi : la situation chaque jour plus précaire des Gazaouis, toujours confrontés aux bombardements israéliens, en dépit du "cessez-le-feu" ; la visite du roi Charles aux États-Unis ; l'histoire d'un jeune déserteur russe ; et le coup marketing inédit de "Visit Rwanda", sponsor des quatre demi-finalistes de la Ligue des champions – dont le PSG, vainqueur mardi soir du match aller face au Bayern au terme d'une rencontre époustouflante.
L'initiative Global Sumud Flotilla a levé l'ancre ce 12 avril du port Vell de Barcelone. Objectif : « briser » le blocus israélien de l'enclave de Gaza. Près de 80 navires en provenance de nombreux pays vont constituer cette flottille. Pour en parler, Patrick Bosch, membre du comité de pilotage de la Global Sumud Flotilla, est l'invité international de la mi-journée de RFI. RFI : Briser le blocus israélien, c'est l'objectif que s'est fixé la Global Sumud Flotilla, une coalition d'une trentaine d'organisations qui a levé l'ancre aujourd'hui de Barcelone pour tenter de rejoindre les côtes de la bande de Gaza, qui est encore régulièrement la cible de bombardements israéliens. À bord de ces navires, de l'aide humanitaire pour les Gazaouis. Patrick Bosch : En effet, je vous parle d'un des bateaux. On vient de lever l'ancre de Barcelone en direction de la bande de Gaza, il y a une vingtaine de minutes. Les conditions météo, on l'a appris il y a peu, ont retardé un peu le départ, mais c'est bon, vous avez pu prendre la mer, vous nous le confirmez ? Officiellement, on a effectivement pris le départ du port de Barcelone. On va maintenant se rendre à un port à proximité, en attendant que le phénomène météorologique passe et que les conditions de la traversée vers la prochaine étape en Italie se réalisent. Vous n'avez pas trop de visibilité encore pour le moment là-dessus ? Non. Normalement, on partira mardi matin, si les conditions météorologiques le permettent, de ce prochain port. Donc, on est parti du premier port pour l'instant. Cette flottille, elle se compose de combien de navires au total ? Au total, nous sommes actuellement autour de 80 navires qui prendront le départ au fur et à mesure des différents ports. De Barcelone, il y en a 40 qui sont partis maintenant, donc ce matin, et les autres vont rejoindre la flottille au fur et à mesure d'Italie, de Turquie et d'autres ports de la Méditerranée. C'est un nombre impressionnant. Il s'agit de la plus grande flottille civile organisée à destination de Gaza ? Oui, c'est ça. Le nombre de bateaux qui participent à cette flottille est plus grand que la somme de tous les bateaux partis durant les 19 dernières années, depuis le début du blocage de la bande de Gaza. Alors, vous l'avez évoqué, il y a des haltes prévues à Syracuse, en Italie, à Lerapetra, en Grèce, avant de prendre le chemin définitivement pour Gaza. D'autres navires doivent vous rejoindre lors de ces haltes, c'est ça ? Exactement. En Italie, il y en a un certain nombre qui vont nous rejoindre. Durant cette halte, on va faire des réunions avec tous les participants pour les informer des progrès de la mission, des prochaines étapes, et on repartira d'Italie. Il y a des personnes qui vont nous rejoindre effectivement de Grèce, et on va faire une halte également en Turquie. Du fait de la guerre en Iran, Gaza est moins évoqué. Mais concrètement, quelle est la situation dans l'enclave, notamment sur le plan humanitaire ? C'est pour ça que vous prenez la mer ? Oui, tout à fait. Nous prenons la mer vu qu'en effet la situation à Gaza n'a pas réellement changé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Aujourd'hui, les personnes avec qui nous sommes en contact régulier à Gaza nous parlent quotidiennement de bombardements, de meurtres de civils, etc. 200 camions devaient entrer dans le cadre du cessez-le-feu, mais seulement une fraction entre chaque jour, alors que l'ONU elle-même avait estimé que 1 600 seraient nécessaires par jour. Et comment peut-on soulager une population assiégée depuis presque un an et demi maintenant ? Qu'est-ce que vous amenez avec vous ? On imagine de l'aide humanitaire, mais il y a d'autres choses que vous prenez dans les soutes ? Alors nous amenons effectivement de l'aide humanitaire. Maintenant, cette aide ne permettrait pas de substantiellement soulager la population. Ce que nous essayons vraiment, c'est de briser le blocus et de faire en sorte que de l'aide puisse réellement rentrer en masse. Nous amenons également des éco-builders, aussi des capacités de soins, donc via des médecins et autres, pour soulager quelque peu le système médical gazaoui. Donc voilà, on essaie d'avoir une approche plus holistique que simplement briser le blocus. Cette initiative, c'est une initiative civile initiée, on l'a dit, par des ONG. Est-ce que ce n'est pas révélateur finalement de l'incapacité de la communauté internationale à exiger d'Israël la levée de ce blocus ? Oui, tout à fait. C'est ça qui nous réunit en fin de compte. En principe, nos différents gouvernements, qu'ils soient européens ou d'autres pays à travers le monde, ont souscrit à certaines conventions sur la protection des droits humains, par rapport à la protection des civils, les différentes résolutions de l'ONU, etc., exigent également la protection, il y a les actions en cours auprès des tribunaux internationaux. Malheureusement, cela s'avère inefficace. Donc, c'est pour ça que finalement, nous, on réunit des milliers de personnes à travers le monde, elles se sont organisées ensemble pour rendre cette flottille possible. Donc, c'est vraiment un mouvement citoyen. Et d'ailleurs on commence cette semaine une action. Il y a des sites internet qui vont être publiés qui s'appellent Rise Up, qui font appel vraiment à la société civile à travers le monde pour participer à ce mouvement au-delà de la flottille, au-delà d'un convoi terrestre qu'on organise en parallèle, pour vraiment faire des actions dans les pays pour attirer l'attention des autorités sur ce que nous attendons pour protéger les civils à Gaza. Vous êtes près d'un millier, il me semble, à avoir pris la mer, direction Gaza. C'est quoi les risques précis pour les membres d'équipage ? Parce qu'il y a des risques. Il y a bien sûr des risques. On a fait des choses pour diminuer ces risques. Les personnes sont formées d'abord. Certaines n'ont jamais fait de voile, en quelques semaines, on a fait des formations. Côté sécurité aussi. Des formations aussi à la non-violence, qui est l'une de nos valeurs fondamentales, de manière à ce que les gens puissent réagir à des situations compliquées qui risquent de se produire. Alors les risques, oui bien sûr, on peut craindre des attaques comme nous les avons vécues lors de la dernière flottille, au mois d'août notamment. Il y a des drones qui ont lâché des bombes incendiaires. Donc là, il y a effectivement des risques qui peuvent se produire. Ensuite, en cas d'arrivée à Gaza, effectivement, là aussi, on arrive quand même dans un territoire en guerre active, malgré le cessez-le-feu. Donc, là aussi, nous sommes en contact avec des personnes sur place, des autorités sur place pour encadrer cela. Mais il y a un risque, voilà. Malheureusement, dans ce genre de situation, on ne peut pas l'exclure. Et bien sûr, l'arrestation, si elle se produisait, comporte aussi certains risques. Si des personnes se retrouvent en prison israélienne, nous avons à ce niveau-là des juristes côté israélien qui nous soutiennent très bien. À lire aussiFlottille humanitaire pour Gaza: plus de 400 militants arrêtés, des manifestations en Espagne et Italie
Le nombre de morts causé par la guerre à Gaza n'est toujours pas connu. Malgré le cessez-le-feu, l'enclave reste coupée du monde par les autorités israéliennes. Une équipe de scientifiques a cependant réussi à mener une enquête de terrain indépendante publiée dans la revue The Lancet Global Health. Elle révèle un chiffre bien plus élevé que ceux annoncés par les autorités locales. Alors que le ministère de la Santé de Gaza avait annoncé 49 000 morts durant les seize premiers mois après le début de l'offensive israélienne, l'équipe de scientifiques de l'université Royal Holloway estime que le chiffre réel serait plutôt autour de 75 000 morts. RFI a interviewé le directeur de cette étude, Michael Spagat, également président de l'ONG Every casualty counts. RFI : Vous révélez donc que le nombre de victimes durant les seize premiers mois de la guerre dépasse largement les chiffres donnés par le gouvernement du Hamas... Michael Spagat : La meilleure estimation que nous ayons se trouve autour des 70 000 morts. Le chiffre réel pourrait être plus bas ou plus élevé. Mais au-delà du chiffre exact, ce qu'il faut surtout souligner, c'est que le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels donnés par le ministère de la Santé de Gaza. C'est le principal point à retenir. Il y a une sous-évaluation importante de la part du ministère de la Santé. Nous estimons que la différence est de 35%. Comment avez-vous travaillé pour documenter ces décès ? C'est une approche statistique, très similaire aux sondages d'opinion publique. Nous avons donc un échantillon aléatoire de foyers à Gaza. Nous établissons ensuite une liste de tous les membres du foyer au 6 octobre 2023, puis renseignons le sort de chacun, en particulier s'ils sont vivants ou morts. Et le principe essentiel est que si « X pour cent » des personnes couvertes par l'échantillon sont mortes, alors nous extrapolons pour estimer que ce même « X pour cent » de la population totale de Gaza est mort. Vous avez donc travaillé sur le terrain et non pas avec des documents venus d'hôpitaux ou d'autorités locales ? C'est ça. Nous n'avons pas du tout utilisé les archives officielles. L'un des points principaux était que notre travail soit totalement indépendant du ministère de la Santé de Gaza, car certains ont remis en question la véracité de ces chiffres. Notre étude n'a donc rien à voir avec les données du ministère de la Santé de Gaza. Et même si je n'étais pas personnellement sur le terrain pour l'étude, le partenaire palestinien de ce projet a des travailleurs de terrain situés à Gaza et ils ont mené le travail de terrain. L'enquête a donc été menée par des Palestiniens qui vivent à Gaza. Ils font donc partie de la vie et de la culture là-bas. Est-ce que vous pensez que cela peut changer quelque chose à la manière dont les gens ont répondu ? Je pense que le plus grand effet est que les gens étaient prêts à répondre aux questions parce que, bien sûr, personne n'est obligé de participer à une enquête. Et, il se pourrait que si des gens complètement extérieurs entrent, ils soient perçus avec suspicion et que les gens préfèrent ne pas répondre. Je ne pense pas que la présence de Gazaouis natifs influence les réponses, étant donné qu'ils répondent effectivement au questionnaire, mais nous avons obtenu un taux de réponse très élevé, et je pense que cela s'explique probablement par la nature des équipes d'entretien que nous avons utilisées. La question du décompte des morts à Gaza est très sensible. Il aura fallu du temps mais l'armée israélienne a fini par reconnaître que le bilan du Hamas était globalement juste, en précisant que la majorité des victimes n'étaient pas des civils. Ce n'est pas forcément ce que dit le Hamas... Les autorités sanitaires de Gaza ne font en réalité pas de distinction entre civils et combattants. Et ils ont raison car ils n'ont pas vraiment de base probatoire pour cela. Lorsque quelqu'un arrive et meurt à l'hôpital, comment savoir s'il était combattant ? Ils n'ont pas d'information de qualité sur cette question. Et nous n'avons pas non plus d'informations directes à ce sujet. Nous ne demandons pas aux gens de dire si les personnes qu'ils signalent comme mortes étaient des combattants ou des civils. Nous avons donc sûrement un mélange de combattants et de civils. Cependant, je pense que ce que l'on peut dire en se basant sur le mélange démographique, c'est-à-dire le mélange d'âge et de sexe des personnes tuées, c'est qu'un très grand pourcentage était certainement des civils. Les autorités sanitaires de Gaza évoquent plus de 570 morts depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre dernier – ce n'est pas fini, on meurt encore à Gaza. C'est vrai. Et il est important de souligner que notre période de couverture ne s'étend que jusqu'au 5 janvier 2025. Donc nous avons un peu plus d'un an de retard à ce stade. Et beaucoup de gens sont morts après la fin de notre enquête. Mais oui, ce n'est certainement pas fini. Il y a, en principe, un cessez-le-feu, mais il y a néanmoins un flot constant de morts violentes. Vous travaillez à établir le nombre de victimes de guerre depuis des décennies, dans de nombreux conflits. Est-ce que Gaza diffère d'autres guerres, selon vous ? Gaza se distingue par le grand pourcentage de la population qui a été tuée en si peu de temps. Et bien que ce ne soit pas complètement unique, le pourcentage de femmes, d'enfants et de personnes âgées parmi les morts est exceptionnellement élevé. Il faudra probablement revenir à des conflits comme le génocide rwandais ou le génocide cambodgien pour obtenir de tels chiffres. Cela dit, nous n'avons pas de mesures parfaites pour chaque conflit. Il peut y en avoir d'autres qui comptaient aussi des pourcentages élevés de femmes, d'enfants et de personnes âgées. Mais au moins dans les archives documentées, il ressort sur ce point-là. Michael Spagat, directeur de l'étude et président ONG Every casualty counts. À lire aussiBande de Gaza: des chiffres pour mesurer l'ampleur de deux années d'un drame humain historique
durée : 00:58:52 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En dépit des frappes israéliennes qui continuent de viser Gaza, plusieurs plans de reconstruction ont déjà vu le jour. Si chacun d'entre eux promeut une vision de l'avenir urbain et politique des Gazaouis, le plan porté par les États-Unis efface jusqu'à leur présence et nie leur souveraineté. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Laetitia Bucaille Professeure de sociologie politique à l'Inalco, membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et de l'Institut universitaire de France; Raphaël Porteilla Professeur de sciences politiques à l'université Bourgogne-Europe, membre du Centre de recherche et d'étude en droit et science politique (CREDESPO); Solène Gripon Journaliste, co-autrice du documentaire "Gaza : à la recherche des disparus" sur Arte.
Depuis la réouverture le 1ᵉʳ février du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, les Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans le pays voisin depuis le début de la guerre peuvent envisager un retour chez eux. Au Caire, l'ambassade de l'Autorité palestinienne enregistre les demandes de départ. Mais pour l'instant, les autorisations arrivent au compte-gouttes et la décision de rentrer reste lourde à prendre. De notre correspondant au Caire, Mahmoud Mohsen, 65 ans, visage résigné et djellaba usée, reçoit sur la banquette arrière de la voiture d'un ami, faute de mieux. « Chaque jour je dors dans un endroit différent. En Égypte, on vit comme des mendiants. Aucune organisation ne nous aide, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. » Cet ouvrier agricole originaire de Jabaliya, dans le nord de l'enclave, avait été évacué il y a un an pour soigner un cancer du larynx dans un hôpital à deux heures du Caire. Sorti depuis six mois, il désespère de retrouver un jour ses proches. « Je souffre, je souffre, je souffre… Et je veux rentrer chez moi. Ça suffit les déplacements forcés. On a eu 1948, on a eu 1967. Ça suffit. Je veux rentrer même si je n'ai plus rien. Même si je sais que c'est pour aller sous une tente. Car ma maison de quatre étages a été détruite. Comme la ferme que je venais de construire. » À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: rentrer ou rester, le dilemme des réfugiés gazaouis en Égypte « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance » Inscrit dès l'ouverture sur la plateforme de l'ambassade de l'Autorité palestinienne au Caire, il doit prendre son mal en patience. Car les entrées pour l'instant se font au compte-gouttes, quelques dizaines de personnes par jour, jamais plus. Dix jours après la réouverture du point de passage, seules 213 personnes avaient pu regagner l'enclave. Attablée dans un café de la banlieue chic du Caire, Andaleeb Adwan ne se fait pas d'illusion. « Si on doit attendre un ou deux mois, ce sera déjà une bonne chose. Mais je crains que ce soit bien plus long. J'ai le sentiment qu'ils laissent d'abord rentrer les blessés venus se faire soigner, en priorité ceux qui sont à Al Arish. Au Caire, je n'ai entendu parler de personne qui ait pu rentrer pour le moment. » Fondatrice et directrice d'une organisation citoyenne à destination des jeunes gazaouis, elle fait de son retour dans l'enclave un impératif moral. « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance, pour voir comment l'institution fonctionne. Je sais que je ne resterai pas directrice éternellement, mais j'ai besoin d'être rassurée sur sa capacité à continuer car beaucoup de compétences ont été perdues, tuées sous les bombardements ou ont quitté Gaza. » Sur environ 100 000 Gazaouis réfugiés en Égypte, près de 20 000 se sont inscrits pour rentrer. À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: une vingtaine de personnes a pu entrer en Égypte et à Gaza
durée : 00:39:08 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Dans le cadre de la phase 2 du plan Trump, les Gazaouis espèrent pouvoir circuler librement après la réouverture du point de passage de Rafah. Autres futurs objectifs : le désarmement du Hamas et la démilitarisation de la bande de Gaza. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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durée : 00:22:10 - Journal de 12h30 - Après avoir verrouillé à double tour durant des mois les Palestiniens dans leur enclave en ruines, Israël a commencé à autoriser ce matin le passage sous strictes conditions des Gazaouis via le poste-frontière de Rafah, tel que prévu par le plan américain visant à mettre fin à la guerre.
durée : 00:07:29 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Depuis dix jours, la communauté intellectuelle française se mobilise pour dénoncer le blocage par Paris de l'accueil de scientifiques et artistes de Gaza. Didier Fassin, anthropologue, médecin, professeur au Collège de France et à l'Institut d'étude avancée de Princeton, est un de leurs porte-voix. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:22:10 - Journal de 12h30 - Après avoir verrouillé à double tour durant des mois les Palestiniens dans leur enclave en ruines, Israël a commencé à autoriser ce matin le passage sous strictes conditions des Gazaouis via le poste-frontière de Rafah, tel que prévu par le plan américain visant à mettre fin à la guerre.
durée : 00:38:57 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - À Davos, Donald Trump, entouré de plusieurs dirigeants internationaux, a présenté son Conseil de la Paix, organe censé gérer la reconstruction du territoire palestinien, mais dont le rôle pourrait s'élargir au-delà de Gaza. Une sorte d'organisation internationale, dont Donald Trump a pris la main. - invités : Laetitia Bucaille Professeure de sociologie politique à l'Inalco; Béligh Nabli professeur de droit public à l'Université Paris-Est Créteil - Paris XII
durée : 00:38:57 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - À Davos, Donald Trump, entouré de plusieurs dirigeants internationaux, a présenté son Conseil de la Paix, organe censé gérer la reconstruction du territoire palestinien, mais dont le rôle pourrait s'élargir au-delà de Gaza. Une sorte d'organisation internationale, dont Donald Trump a pris la main. - invités : Laetitia Bucaille Professeure de sociologie politique à l'Inalco, membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et de l'Institut universitaire de France; Béligh Nabli professeur de droit public à l'Université Paris-Est Créteil - Paris XII
Gaza, quel avenir ? Après deux ans de guerre dévastatrice et trois mois de cessez-le-feu hypothétique, telle est la question que pose la chercheuse Laetitia Bucaille dans son nouveau livre paru aux éditions Stock. Professeure de sociologie politique à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), elle s'y interroge sur l'avenir de l'enclave palestinienne plus de deux ans après les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas en Israël, ainsi que sur les conséquences de la guerre meurtrière menée par l'État hébreu contre sa population. RFI : Avant d'essayer de répondre à la question de l'avenir de la bande de Gaza, ouvrons une petite page de l'histoire récente de l'enclave. Ce territoire palestinien a connu des guerres menées par Israël en 2008, 2009, 2012 et 2014, mais également de grandes manifestations - baptisées « La marche du retour » - en 2018, elles aussi réprimées dans le sang par l'armée d'occupation israélienne -, sans compter la guerre de 2021. Et puis il y a le massacre de la population palestinienne depuis octobre 2023, toujours en cours malgré un cessez-le-feu théorique. Les Palestiniens sont-ils condamnés, selon vous, à vivre ces guerres coloniales asymétriques et brutales ? Laetitia Bucaille : Il faut espérer que cela cesse. L'avenir proche est tout à fait incertain. Il y a une forme d'accalmie pour Gaza. Je dis « une forme » parce que, comme vous l'avez mentionné, il y a effectivement toujours des morts provoqués par l'armée israélienne. Il est possible qu'avec le plan de paix imposé par Donald Trump, l'on passe à un autre mode de gestion des Palestiniens qui serait plus international, comme une sorte de mandat, de protectorat, avalisé par tout ou partie de la communauté internationale, sans que les Palestiniens ne se dirigent pour autant vers une forme de souveraineté. Les Palestiniens de Gaza sont assiégés par Israël depuis 2007. Quel effet a eu ce blocus sur les rapports politiques et sociaux à Gaza ? Le blocus a effectivement été décrété en 2007. Mais, depuis l'instauration de l'autonomie palestinienne en 1994, la circulation des Gazaouis a été extrêmement limitée : les autorisations de sortie qui leur étaient accordées alors l'étaient vraiment au compte-gouttes. Je crois que, dans la deuxième partie des années 1990, il y avait à peu près 4% de la population gazaouie qui pouvait sortir de l'enclave. Cela veut dire aussi que le Hamas a pu en prendre le contrôle et y développer son emprise sur la société palestinienne sans que l'on puisse en prendre la mesure. Après les massacres du 7-Octobre et la prise en otage d'Israéliens, les dirigeants du Hamas ont - comme d'ailleurs le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant - fait l'objet de mandats d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Le mouvement islamiste peut-il aujourd'hui encore faire partie de l'avenir de Gaza ? La communauté internationale s'y oppose. Ce que disent les Israéliens, ce que disent aussi les Américains et les Européens, c'est qu'on doit faire sans le Hamas, qu'il faut le désarmer. Cela étant, un certain nombre de militaires assez lucides sur la question - y compris dans certains cercles israéliens - ont conscience du fait que le Hamas ne va pas disparaître. Cette entité issue des Frères musulmans ne va pas s'évanouir dans Gaza ou ailleurs car le tissu qu'elle a développé durant plusieurs décennies est toujours vivace. Et l'un des objectifs du Hamas, c'est aussi de s'imposer comme le leader des Palestiniens : il est donc probable que l'organisation ne renonce pas à jouer un rôle dans l'enclave à l'avenir. Quels seront ses moyens pour s'imposer ? Là, c'est difficile à déterminer. Mais s'il n'a rien obtenu à Gaza, qui est aujourd'hui complètement détruite, le Hamas peut toutefois se targuer d'avoir atteint une audience mondiale et d'avoir provoqué une renaissance de l'intérêt pour la cause palestinienne ainsi qu'un soutien pour elle dans le monde entier.
durée : 00:04:26 - Le Reportage de la rédaction - Le programme 'PAUSE' soutient des scientifiques et des artistes fuyant les guerres en favorisant leur accueil dans des établissements d'enseignement supérieur et de recherche ou des institutions culturelles. Cette année, 80% des candidats sont de Gaza. Mais 6 seulement ont pu rejoindre la France.
durée : 00:04:26 - Le Reportage de la rédaction - Le programme 'PAUSE' soutient des scientifiques et des artistes fuyant les guerres en favorisant leur accueil dans des établissements d'enseignement supérieur et de recherche ou des institutions culturelles. Cette année, 80% des candidats sont de Gaza. Mais 6 seulement ont pu rejoindre la France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des contradictions sur un accord entre Israël et l'Égypte et l'ingérence américaines dans la présidentielle hondurienne. Nigeria : quelles sont les vraies raisons de la démission du ministre de la Défense ? Au Nigeria, le ministre de la Défense Mohammed Badaru Abubakar a démissionné de son poste invoquant des raisons de santé. Ne s'agit-il pas d'un prétexte alors que le pays est confronté à une recrudescence des kidnappings de masse ? Pourquoi le président Tinubu a-t-il décidé de le remplacer par le général Christopher Musa, ancien chef d'état-major des armées limogé, il y a deux mois, pour des rumeurs de tentative de coup d'État ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI. Gaza : pourquoi Israël a-t-il annoncé que les habitants pourraient quitter le territoire par l'Égypte ? Alors qu'Israël avait annoncé la sortie prochaine des Gazaouis par le point de passage de Rafah, situé entre l'enclave palestinienne et l'Égypte, Le Caire a immédiatement démenti avoir accepté un tel compromis. Comment expliquer ces contradictions ? Quelle était la stratégie des autorités israéliennes en annonçant l'ouverture de ce poste-frontière sachant que l'Égypte allait démentir ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Honduras : pourquoi Trump libère un ancien président narcotrafiquant ? Condamné à 45 ans de prison par la justice américaine pour avoir importé aux États-Unis des centaines de tonnes de cocaïne, l'ancien président hondurien Juan Orlando Hernández a bénéficié d'une grâce de Donald Trump. Comment expliquer cette décision ? Alors que le Honduras est en pleine période électorale, quelles peuvent être les conséquences politiques de cette libération ? Avec Daniel Vasquez, doctorant au CNRS, affilié au Centre d'Études Mexicaines et Centraméricaines (CEMCA) et spécialiste du Honduras. Et en fin d'émission, la chronique «Un oeil sur les réseaux de Jessica Taieb». Au programme, le témoignage TikTok d'un mannequin guinéen qui rencontre des difficultés à voyager à cause de son passeport.
L'UNICEF alerte ce 1ᵉʳ décembre 2025 sur la situation des enfants à Gaza. Malgré le cessez-le-feu, les bombardements israéliens continuent et les conditions climatiques, la pluie et le froid n'arrangent rien. Écoutez RTL autour du monde du 01 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ibrahim Farahajallah, un habitant de la ville de Khan Younès, connaît depuis deux ans la famine et le quotidien sous les bombes israéliennes. Pourtant, avec sa fille, ils tournent des vidéos comiques qui font des millions de vues. En mélangeant poésie et humour, ils dépeignent le quotidien dramatique des Gazaouis. Notre correspondant à Gaza, Rami El Meghari, l'a rencontré. De notre correspondant à Gaza et de notre envoyé spécial à Jérusalem Un sac de farine sur l'épaule, Ibrahim Farahajallah rejoue sur internet une scène qu'il a vécue dans les rues de Gaza. Une vidéo qui a fait 18 millions de vues sur Facebook. « Je rentrais chez moi, je portais mon sac de farine, et quelqu'un m'a demandé si je pouvais le vendre. On était au plus fort de la famine. Alors, je lui ai répondu immédiatement : "Mais si je vends ma farine, je vends ma propre personne, parce que la faim de mes enfants me coupe les veines" », raconte-t-il. Depuis l'horreur qui s'est abattue sur Gaza dans la foulée du massacre du 7 octobre 2023, Ibrahim n'a cessé de créer, dans sa tente de la banlieue de Khan Younès. La boucherie familiale détruite par les bombes, la peur, la vie, les habitants entassés les uns sur les autres... Il raconte le quotidien de l'enclave sur les réseaux sociaux en reprenant notamment des extraits de films cultes, accompagné de sa fille Reem. « Honnêtement, ma vidéo que je préfère, parmi celles qu'on a faites avec ma fille, c'est celle sur le partage de l'aide. Pour nous, l'aide est tellement rare, et à la fin, il ne nous reste presque rien », confie Ibrahim Farahajallah. Inspiré d'une scène d'un film égyptien où les acteurs se partagent un bout de fromage, il a dû adapter la vidéo avec les moyens du bord. « Je suis allé chercher un biscuit, il coûtait 20 shekels. Tu t'imagines ? Ce biscuit coûtait plus de dix dollars ! », s'exclame-t-il. À lire aussiBande de Gaza: l'enfer de 1,1 million d'enfants pris au piège entre guerre et malnutrition À force de diviser le biscuit entre lui et sa fille, Ibrahim se retrouve sans rien. Une métaphore des conditions de vie qu'ils connaissent depuis plus de deux ans. « C'était le moment où on n'avait pas d'aide. La famine s'était intensifiée et il ne nous restait que des miettes. Même si on nous apportait quelque chose, en réalité, il ne nous restait presque rien. C'était insignifiant, inexistant », se désole-t-il. Les millions de vues, ainsi que le soutien apporté par les médias et les internautes du monde entier ont, en partie, adouci ce quotidien marqué par la faim et les bombardements. Mais cela n'a pas atténué l'espoir de construire une vie ailleurs. Notamment pour Reem, âgée de 10 ans. « Mon rêve, c'est de devenir dentiste pour pouvoir soigner les dents de ma mère. Si je vais en Égypte, je ferai aussi des vidéos et prendrai des cours de comédie. Mon rêve, tout de suite, c'est que la guerre s'arrête, qu'on reprenne une vie normale, quand au moins, on avait de la bonne nourriture », confie la fillette. Le niveau d'aide humanitaire qui entre dans l'enclave reste nettement inférieur au niveau prévu par l'accord de cessez-le-feu. À lire aussi«From Ground Zero», 22 courts métrages de Gazaouis
Le Journal en français facile du vendredi 7 novembre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CAKM.A
Karin Huster, responsable des activités médicales au sein de Médecins sans frontières France, s'est rendue à Gaza fin septembre pour une mission de sept semaines, à Deir Al-Balah. C'est sa quatrième mission dans l'enclave palestinienne.A ce moment-là, peu de personnes croient à l'imminence d'un cessez-le-feu, encore moins d'un accord de paix. Et puis, l'accord arrive, le 9 octobre à 2 heures du matin. Karin Huster a vécu tout cela depuis Gaza : les drames, les doutes, les espoirs. C'est ce qu'elle raconte dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde ».Pendant dix jours, elle a partagé le quotidien des Gazaouis et ce moment historique à travers des notes vocales, envoyées à notre journaliste Clément Baudet.Un témoignage inédit, depuis cette zone de guerre interdite d'accès aux journalistes par Israël.Un épisode de Clément Baudet. Réalisation : Clément Baudet. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits de journaux de LCI midi et de 7 heures de France Inter du 4 octobre ; extraits de journaux de 20 heures de France 2, de 8 heures de France-Culture et de France 24 du 9 octobre 2025.Episode publié le jeudi 16 octobre 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:38 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'Égypte revient au centre du jeu diplomatique en co-présidant, avec les États-Unis, un sommet pour la paix à Charm el-Cheikh. Le pays, frontalier d'Israël et de Gaza, doit jouer un rôle sécuritaire et humanitaire dans l'enclave palestinienne. Plus de 100 000 Gazaouis sont aussi exilés en Égypte.
durée : 00:05:19 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Place des Otages à Tel-Aviv, des milliers d'Israéliens ont applaudi en apprenant que le Hamas avait remis à la Croix-Rouge les derniers otages vivants retenus à Gaza. La libération de prisonniers palestiniens doit suivre. Quant aux Gazaouis, ils cherchent leurs morts dans les décombres de l'enclave.
durée : 01:58:58 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux - Au programme cette semaine : quelles sont les revendications de la première "Mad Pride" en France ? Vivons nous une crise politique ou une crise de régime ? Et en dernière partie, la romancière Samar Yazbek porte les récits des Gazaouis. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Anna Baleige Médecin psychiatre et sexologue, docteure en santé publique; Marie-Anne Cohendet Constitutionnaliste, professeure de droit public à Paris I - Panthéon-Sorbonne, spécialiste des institutions de la Ve République; Bastien François Politiste, professeur de science politique à Paris I; Samar Yazbek Journaliste, écrivaine
Dans le courant de la semaine, vous avez pu découvrir des reportages consacrés aux réfugiés gazaouis et à la capitale indienne. Nous avons rendez-vous avec leurs auteurs, Martin Dumas Primbault et Côme Bastin qui nous a fait découvrir l'étouffante ville de New Delhi entre chaleur et pollution, encore et toujours malgré l'engagement du Premier ministre d'en faire une vitrine en matière d'environnement. Égypte : la vie en suspens des exilés de Gaza Il y a 2 ans, l'attaque terroriste du Hamas sur Israël à la frontière de Gaza va être le déclencheur d'une terrible spirale. La réplique d'Israël, à force d'offensives de chars, de bombardements aériens ; d'assauts de fantassins sur un petit territoire fort peuplé et bouclé, va conduire à une guerre d'anéantissement de la population de cette bande de Gaza. Malgré tout, au moins 100 000 Palestiniens ont pu trouver refuge en Égypte. Faisant du pays, celui qui accueille le plus de Gazaouis. Installés pour la plupart au Caire, ces exilés vivent sans statut légal : l'État égyptien ne leur accorde aucun permis de résidence. Indésirables et au quotidien précaire, ils sont partagés entre l'espoir de rentrer à Gaza quand les armes se tairont et le désir de reconstruire ailleurs une vie nouvelle. Un Grand reportage de Martin Dumas Primbault qui s'entretient avec Jacques Allix. À New Delhi, les nationalistes hindous s'improvisent écologistes Des montagnes de déchets, l'air ambiant ultra-toxique, un fleuve empoisonné… New Delhi, la capitale indienne, fait face à une situation environnementale apocalyptique. Ses 30 millions d'habitants perdraient plus de 10 ans d'espérance de vie à cause de cette pollution. Les politiques publiques ont, pour l'instant, échoué à enrayer cette catastrophe écologique et sanitaire. Lors des élections municipales de mars 2025, le parti du Premier ministre Narendra Modi, le BJP, a été élu avec la promesse d'agir enfin. Mais ses solutions ou ces semblants de solutions peinent pour l'instant à convaincre les experts. Un Grand reportage de Côme Bastin qui s'entretient avec Jacques Allix.
durée : 00:20:06 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Jules Crétois - Après avoir mené des entretiens auprès des Syriennes en exil, la romancière et journaliste Samar Yazbek est allée glaner les histoires et les témoignages de gazaouis de tous les âges. Tous racontent la mort, la douleur et la peur. Que peuvent les mots écrits face à l'anéantissement d'une vie ? - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Samar Yazbek Journaliste, écrivaine
durée : 00:22:06 - L'invité de 8h20 - Israël et le Hamas ont signé jeudi la première phase d'un accord sur un cessez-le-feu à Gaza et une libération d'otages après de fortes pressions du président américain Donald Trump pour mettre fin à deux ans de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il y a 2 ans, l'attaque terroriste du Hamas sur Israël à la frontière de Gaza va être le déclencheur d'une terrible spirale. La réplique d'Israël, à force d'offensives de chars, de bombardements aériens ; d'assauts de fantassins sur un petit territoire fort peuplé et bouclé, va conduire à une guerre d'anéantissement de la population de cette bande de Gaza. Malgré tout, au moins 100 000 Palestiniens ont pu trouver refuge en Égypte. Faisant du pays, celui qui accueille le plus de Gazaouis. Installés pour la plupart au Caire, ces exilés vivent sans statut légal : l'État égyptien ne leur accorde aucun permis de résidence. Indésirables et au quotidien précaire, ils sont partagés entre l'espoir de rentrer à Gaza quand les armes se tairont et le désir de reconstruire ailleurs une vie nouvelle. «Égypte : la vie en suspens des exilés de Gaza», un Grand reportage de Martin Dumas Primbault.
durée : 00:10:24 - Journal de 18h - L'espoir des Gazaouis aura duré une poignée d'heures dans la bande de Gaza après la réponse vendredi soir du Hamas au plan de paix proposé par Donald Trump. L'armée israélienne a poursuivi ses bombardements sur l'enclave et ses "opérations" à Gaza-ville.
durée : 00:10:24 - Journal de 18h - L'espoir des Gazaouis aura duré une poignée d'heures dans la bande de Gaza après la réponse vendredi soir du Hamas au plan de paix proposé par Donald Trump. L'armée israélienne a poursuivi ses bombardements sur l'enclave et ses "opérations" à Gaza-ville.
Difficile actuellement de savoir ce qui se passe dans la ville de Gaza, que les Palestiniens sont sommés d'évacuer vers le sud, par l'armée israélienne. Difficile, parce qu'Israël interdit toujours à la presse internationale de se rendre dans la bande de Gaza et de témoigner de ce qui s'y passe. On dispose donc de peu d'informations, actuellement, sur la situation à Gaza. Mais les journalistes palestiniens continuent de faire leur travail, au péril de leur vie. Et parmi les rares articles parus ces derniers jours, on a trouvé celui du site égyptien Mada Masr, repris par Courrier international, qui nous explique que fuir Gaza coûte cher, et devient parfois « impossible, faute de moyens ». Un obstacle de plus. 1 000 à 1 500 dollars la tente C'est une réalité à laquelle sont confrontés les Palestiniens, raconte Thaer Abu Aoun, l'auteur de l'article. « Même une simple tente, le seul toit dont disposent des milliers de familles coûte désormais très cher, de 1 000 à 1 500 dollars, selon la taille et la qualité », explique le journaliste. « Et une fois qu'on l'a acquise », poursuit-il, « il faut encore trouver un terrain disponible pour la monter. Or, les terrains sont contrôlés par des gangs armés, qui louent chaque parcelle au prix fort ». Israël assure pourtant avoir mis à disposition des Palestiniens « des zones vides à Al Mawasi où il est possible de s'installer ». Mais selon Philippe Lazzarini, Commissaire général de l'Office de secours et de travaux de l'UNWRA, l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, Al Mawasi est « un immense camp en pleine expansion qui concentre des Palestiniens affamés et désespérés ». Les difficultés sont telles que certains renoncent à quitter la ville de Gaza. D'autant, explique le journaliste Thaer Abu Aoun, « que beaucoup de Gazaouis considèrent que la totalité des zones de la bande de Gaza sont soumises aux bombardements, y compris les zones prétendument "humanitaires" ». Un geste diplomatique fort C'est dans ce contexte, que la France s'apprête à reconnaître la Palestine. « Emmanuel Macron va reconnaître demain à l'ONU l'État Palestinien » annonce en Une la Tribune Dimanche, avec ce titre : « Le défi de l'histoire ». En illustration, la photo d'Emmanuel Macron et de Benyamin Netanyahu, ensemble mais la mine sévère, elle date de leur dernière rencontre à Jérusalem le 24 octobre 2023. La reconnaissance de l'État palestinien, c'est, pour la Tribune Dimanche, « un geste diplomatique fort pour dire stop aux massacres dans la bande de Gaza et porter l'espoir d'une paix entre Israéliens et Palestiniens, en relançant la solution à deux États ». Mais, se demande le journal, « comment mettre en œuvre une telle feuille de route, alors qu'Israël vient de se lancer dans la conquête de la ville de Gaza et qu'en Cisjordanie, l'Autorité Palestinienne est plus affaiblie que jamais ? ». « Il y a dix jours », poursuit la Tribune Dimanche, Benyamin Netanyahu l'a encore affirmé : « Il n'y aura pas d'État palestinien ». Interrogé, l'un de ses prédécesseurs, Ehud Olmert, lui, ne s'y oppose pas, mais se demande : « La reconnaissance d'un État qui n'existe pas, est-elle plus constructive qu'un effort de la communauté internationale pour forcer dirigeants israéliens et palestiniens à s'assoir autour d'une table et mener un dialogue qui contribuerait à la création d'un État palestinien dans le cadre d'une solution globale ? ». « Plaie toujours ouverte » Un autre des prédécesseurs de Benyamin Netanyahu, Ehud Barak, est lui aussi interrogé, mais cette fois-ci par l'hebdomadaire le Point. Ehud Barak qui est franchement opposé à la reconnaissance de la Palestine. « La décision de la France renforce le Hamas » assure-t-il, estimant « qu'une paix durable ne peut être imposée de l'extérieur ». Ehud Barak rappelle encore « que le 7 octobre est une plaie toujours ouverte, une déflagration qui continue de résonner dans chaque foyer israélien ». De son côté, Marianne a rencontré le militant pacifiste israélien Ofer Bronchtein, c'est lui qui aurait convaincu Emmanuel Macron de reconnaître la Palestine. « Reconnaître la Palestine c'est, dit-il, combattre les extrémismes ». « S'il y avait eu un État palestinien, poursuit-il, le 7 octobre ne se serait pas produit (…) S'il y avait une souveraineté palestinienne, la responsabilité viendrait avec : le Hamas n'est pas une organisation responsable, c'est l'ennemi des Palestiniens ». Avant qu'il soit trop tard Enfin, comment les Israéliens accueillent-ils la reconnaissance de la Palestine par la France ? Selon le Point « l'initiative française suscite un rejet massif et transpartisan ». L'hebdomadaire cite également une « source officielle israélienne », selon laquelle « S'il n'y avait pas eu le 7-Octobre, il n'y aurait pas eu de reconnaissance de l'État palestinien ». C'est dans le Point, également, que l'on peut lire l'interview de l'ex-négociateur palestinien Ghaith al-Omari. Et rares sont les responsables palestiniens interviewés par les hebdomadaires français cette semaine. Comment Ghaith al-Omari interprète-t-il l'initiative de la France ? « Il voit dans cette décision, le signe d'une inquiétude profonde, celle de voir s'évanouir, peut-être définitivement, la perspective d'une solution à deux États ». Une décision qui, dit-il également, « repose surtout sur une conviction : si rien n'est fait, il sera bientôt peut-être trop tard ».
Dans cette édition :Les syndicats appellent à une journée de mobilisation massive contre la réforme des retraites, avec des risques de débordements de la part de groupuscules d'ultra-gauche.Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, estime qu'une élection présidentielle est nécessaire pour redonner de l'espoir au pays.Donald Trump effectue une visite d'État au Royaume-Uni, marquée par des événements militaires et la signature d'un important contrat.L'armée israélienne annonce l'ouverture d'un nouvel axe pour faciliter la fuite des Gazaouis, alors qu'Emmanuel Macron envisage de reconnaître un État palestinien à l'ONU.Le principal suspect dans la disparition de la petite Maddy est libéré faute de preuves suffisantes, inquiétant le procureur.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:50 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Pourquoi réfléchir au présent des Gazaouis quand on peut déjà imaginer la reconstruction ? Après une grande réunion qui s'est tenue hier à la Maison Blanche, en présence notamment de Tony Blair, Donald Trump a livré sa version de l'après Gaza… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:50 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Pourquoi réfléchir au présent des Gazaouis quand on peut déjà imaginer la reconstruction ? Après une grande réunion qui s'est tenue hier à la Maison Blanche, en présence notamment de Tony Blair, Donald Trump a livré sa version de l'après Gaza… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 9 août 2025 - Gaza : qui peut arrêter Netanyahu ?Emission présentée par Salhia BrakhliaEn Israël, c'est la stupeur qui domine après l'annonce cette semaine par Benyamin Netanhayu de son intention de "prendre le contrôle" de la bande de Gaza. Ce plan, examiné par le cabinet de sécurité jeudi, vise notamment le quart de territoire qui n'est pas encore sous contrôle israélien, et notamment Gaza ville où vivent 1 million de Palestiniens. Le gouvernement se donne jusqu'à la date symbolique du 7 octobre pour accomplir son objectif. Depuis deux jours, les questions se multiplient : où iront les centaines de milliers de Gazaouis évacués ? Par qui seront-ils gérés ? Et qui administrera l'enclave une fois l'armée israélienne partie ? Pour de nombreux observateurs, le plan de Netanyahu relève davantage de l'idéologie que de la stratégie militaire, en témoigne cette lettre signée par 600 anciens responsables de la sécurité israéliens et adressée à Donald Trump pour lui demander de faire pression sur Israël et de mettre fin à la guerre à Gaza.En Europe, les lignes bougent aussi. Deuxième fournisseur d'armes d'Israël après les Etats-Unis, l'Allemagne a annoncé la suspension de toute exportation d'armes susceptibles d'être utilisées dans le conflit "jusqu'à nouvel ordre". Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a condamné le plan israélien, estimant que cela "ne ferait qu'aggraver une situation déjà catastrophique". Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit aussi se tenir aujourd'hui.Aux États-Unis, celui qui avait pris l'habitude de soutenir bruyamment les décisions de Benyamin Netanyahu est resté étrangement silencieux cette semaine. Soutien tacite ? Toujours est-il qu'après des mois des mois à accorder son blanc sein au Premier ministre israélien, Donald Trump semble un peu plus embarrassé par son allié. Fin juillet, lors d'un voyage en Écosse, il a publiquement démenti Netanyahu qui avait insinué qu'il n'y avait pas de famine à Gaza : "D'après ce que l'on voit à la télévision, (…) ces enfants ont l'air très affamés", avait dit Trump, "ce n'est pas un trucage". Selon la chaîne américaine ABC, Donald Trump se serait même emporté au téléphone quand son allié lui aurait expliqué que ces images étaient manipulées par le Hamas.Côté arabe, le sujet palestinien continue d'embarrasser les monarchies du Golf ou encore l'Égypte, tous soutenus militairement par les États-Unis et certains commerçant encore avec Israël. Le 7 août, l'Égypte a signé un accord d'une valeur de 30 milliards d'euros avec l'État hébreu pour la livraison de gaz naturel israélien. Signe du malaise, en Égypte et en Jordanie, pays frontaliers de la bande de Gaza, les manifestations propalestiniennes, ne sont plus autorisées. Fin juillet, plusieurs pays arabes dont Arabie saoudite, le Qatar et l'Égypte ont publiquement appelé le Hamas à se désarmer, pour confier l'administration de Gaza à l'autorité palestinienne. Le Hamas a répondu en les accusant de lâcher le peuple palestinien.À quoi peut ressembler la mise en œuvre du plan de Netanyahu pour Gaza ? Où vont aller les centaines de milliers de Gazaouis évacués de l'enclave ? Pourquoi les relations entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont récemment dégradées ? Et comment expliquer la position des pays arabes avec le peuple palestinien ?LES EXPERTS :- George MALBRUNOT - Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro- Frédérique SCHILLO - Historienne, spécialiste d'Israël- Laurence DEFRANOUX - Journaliste service international - Libération- Guillaume AUDA - Auteur, grand reporter, ancien correspondant à Jérusalem
durée : 00:14:43 - Journal de 12h30 - Israël va prendre la main sur la ville de Gaza, avant d'étendre ses efforts à l'enclave. Près d'un million de personnes sont menacées de départs forcés.
Le Journal en français facile du lundi 21 juillet 2025, 18 h 00 à Paris. ► EXERCICE Comprendre un extrait du journal | Le DJ Martin Solveig prend sa retraite | niveau A2 (exercice + PDF)Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BrT7.A
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les attaques du Jnim au Mali et la condamnation d'un journaliste français en Algérie. Gaza : polémique autour d'une organisation chargée de fournir de la nourriture Les Nations unies et quelque 200 ONG appellent à la fin du programme de distribution d'aide soutenu par les États-Unis et Israël, à travers la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Pourquoi cette organisation pose-t-elle problème ? Quelles autres structures peuvent venir en aide aux Gazaouis ? Avec Nicolas Falez, journaliste au service international de RFI. Mali : que sait-on des sept attaques simultanées du Jnim? Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, a revendiqué les sept attaques coordonnées lancées mardi contre les forces maliennes à Kayes, Nioro, Niono et dans plusieurs autres localités. Pourquoi ces offensives surviennent-elles près des frontières sénégalaise et mauritanienne ? Que sait-on du bilan humain ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Algérie : un journaliste français condamné à sept ans de prison Arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait un reportage sur le club de football la Jeunesse sportive de Kabilye (JSK), le journaliste sportif Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison par la justice algérienne pour « apologie du terrorisme ». Que lui reprochent les autorités algériennes ? Que révèle cette condamnation sur l'état actuel des relations franco-algériennes ? Avec Emmanuel Alcaraz, historien, chercheur-associé à Mesopolhis (Sciences Po Aix) et à l'IRMC (Institut de recherches sur le Maghreb contemporain). Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les réactions d'internautes après l'élection de Miss Côte d'Ivoire 2025.
Dans la bande de Gaza, accéder à la nourriture et à l'aide humanitaire reste une mission quasi impossible. Les distributions d'aide alimentaire, gérées par la Gaza Humanitarian Foundation, une ONG pilotée par Israël et les États-Unis, virent à la tuerie presque quotidienne. Quelques camions d'aide humanitaire sont entrés cette semaine dans l'enclave, mais incapable d'enrayer la menace de famine généralisée qui pèse sur les deux millions de Gazaouis. Depuis le début de l'année, chaque jour, 112 enfants sont admis à l'hôpital pour malnutrition. Une situation dramatique renforcée par une pénurie criante de lait infantile. De nos correspondants à Gaza et à Jérusalem, Derrière la voix du docteur Ahmad Al Farra qui dirige le service pédiatrie et maternité de l'hôpital Nasser de Khan Younès, les images de bébés prématurés en souffrance dans leur incubateur se succèdent. Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, le pédiatre a tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière sur une situation devenue critique pour ces nouveaux nés, particulièrement à risque.« Comme vous pouvez le voir là, nous avons un bébé prématuré qui dépend complètement intégralement sur une formule de lait artificielle pour les prématurés dont la quantité disponible dans l'hôpital Nasser est proche de zéro. » Et sans entrée rapide et massive de l'aide humanitaire, les conséquences pour ces enfants prématurés sont dramatiques.« Il subira un arrêt de son métabolisme, un déséquilibre électrolytique, il sera dans un état grave, cela peut potentiellement menacer sa vie. » Particulièrement tragique pour les bébés prématurés hospitalisés, cette pénurie frappe toute l'enclave où survit un million d'enfants Sous une tente à Gaza City, Thareefa Bassal 32 ans, essaie de calmer sa fille Qasar, un an. « Il y a une semaine, j'ai réussi à lui trouver du lait en poudre pour 23 euros. Mais maintenant, c'est terminé, je ne peux plus me le permettre. » À lire aussiBande de Gaza: l'enfer de 1,1 million d'enfants pris au piège entre guerre et malnutrition Rien ne compense le manque de lait Incapable de s'offrir du lait comme tant d'autres, Thareefa cherche tant bien que mal des solutions. « J'essaie de remplacer cela avec des suppléments alimentaires, mais ce n'est pas suffisant. Je pense aussi à acheter plus de conserves de fruits ou de légumes fondus. Mais rien de tout cela ne compense le manque de lait. Ses os sont en train de se former, ils ont besoin de lait en poudre, elle a besoin du calcium et de tout ça. » Et l'absence de nutriment adapté se fait sentir sur la santé de Qasar : « Elle a maintenant un an et il est temps pour elle de commencer à marcher et à faire ses dents. Mais je ne sais absolument plus quoi faire pour l'aider à se nourrir correctement. Pendant 14 ans, je n'ai pas réussi à tomber enceinte et maintenant qu'elle est née, je ne peux pas lui assurer certaines choses essentielles. Certains documents à l'hôpital indiquaient qu'elle souffrait de malnutrition sévère, sa température est élevée et elle tousse énormément. Elle est très malade. » En mai, selon l'Unicef, plus de 5 000 enfants entre six mois et cinq ans ont été admis à l'hôpital pour malnutrition aiguë. À lire aussi« Mon enfant fait des convulsions »: la malnutrition accable les enfants de Gaza
C dans l'air du 20 juin 2025 - Israël - Iran : l'ayatollah Khameneï peut-il tomber ?Jusqu'où ira Israël ? Dans la nuit de jeudi à vendredi, près de 50 avions de combat israélien ont frappé "des sites industriels de production de composants de missiles" ainsi que "des cibles du programme d'armement nucléaire" iranien. Les appels du président de la République islamique à un "arrêt inconditionnel de l'agression" n'y font rien. Quant à Donald Trump, dont les déclarations sont scrutées de près, il prendra une décision "au cours des deux prochaines semaines" sur une possible intervention américaine. Pendant ce temps, les Européens peinent à faire entendre leur voix dans ce conflit. Les ministres des affaires étrangères britannique, allemand, français et iranien se rencontrent justement aujourd'hui à Genève en présence de la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Ils "rencontreront leur homologue iranien (…) afin d'appeler au retour à la voie diplomatique et de poursuivre les négociations sur le programme nucléaire iranien", a déclaré le ministère des affaires étrangères français.En France, la diaspora iranienne se mobilise pour son pays mais reste divisée. Hier, à l'appel de plusieurs associations de défense des droits humains en Iran, des dizaines de personnes se sont rassemblées à Paris avec comme mot d'ordre "Non à Khameneï et non à Netanyahu". Ces opposants au régime des mollahs dénoncent l'agression israélienne qui a déjà fait plus de 224 morts et des centaines de blessés parmi les civils, depuis vendredi dernier. Selon eux, au-delà du droit international bafoué par Israël, l'assassinat du dirigeant Ali Khameneï ne résoudrait rien. Emmanuel Macron semble se ranger de leur avis : "Vouloir changer le régime iranien par la force, ce serait une erreur stratégique", expliquait-il en début de semaine depuis le G7. Mais d'autres militants franco-iraniens estiment au contraire que l'intervention israélienne est salutaire. "On espère que ça va aller au bout. Sans l'attaque israélienne, jamais ces criminels de mollahs ne seraient partis", estime par exemple le boxeur franco-iranien Mahyar Monshipour.Pendant que le Moyen-Orient se déchire sur le sort des Iraniens, c'est celui des Gazaouis qui semble éclipsé. La reconnaissance d'un État palestinien, qui devait être discutée mercredi à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, a été reportée sine die à la suite de l'assaut d'Israël en Iran. À Gaza, la violence de l'armée israélienne ne fait qu'augmenter depuis la reprise de l'offensive en mars dernier. Hier, un bombardement sur des civils venus chercher de l'aide humanitaire a fait plusieurs dizaines de morts. Cette attaque, sur des civils en situation de famine, n'est pas un fait isolé. Près de 400 Gazaouis ont été tués et plus de 3 000 autres blessés en tentant d'atteindre les points de distribution d'aide à Gaza, selon le dernier bilan du ministère de la santé du Hamas. Pour le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, "les Palestiniens sont placés devant le plus sinistre des choix : mourir de faim ou risquer d'être tués en essayant d'accéder à la maigre nourriture mise à disposition par le mécanisme d'assistance humanitaire militarisé d'Israël". L'ONU estime d'ailleurs que ces attaques ciblées pourraient constituer des crimes de guerre.L'attaque israélienne en Iran pourrait-elle provoquer la chute d'Ali Khameneï ? En quoi les Iraniens sont-ils tiraillés entre leur patriotisme et leur rejet du régime islamique ? Et comment la guerre entre Israël et l'Iran a-t-elle éclipsé la situation mortifère à Gaza ?LES EXPERTS :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient, vice-présidente de l'IREMMO (Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient)- Michel GOYA - Historien militaire, ancien officier des troupes de marinePRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
Dans le chaos de Gaza, il y a des histoires humaines fortes qui passent complètement sous silence. C'est l'une de ces histoires que nous souhaitons vous raconter aujourd'hui. Celle d'une famille gazaouie sauvée - sans le savoir - par des Américains de confession juive. Un scénario digne d'un film rendu possible par la magie des réseaux sociaux et par la bonté discrète, mais puissante, d'une jeune trentenaire nommée Hannah. Une histoire qui nous emmène à Gaza, au Caire et à Brooklyn. De notre correspondante à Ramallah, Dans le tourbillon du Caire, une amie me présente Marwan. Un Palestinien d'une trentaine d'années. Le jeune homme a l'air un peu ailleurs. À 300 km de là, certains de ses amis vivent sous les bombes. Il tente de les aider comme il peut : « J'ai posté un message sur mon compte Instagram. J'ai expliqué que j'essayais de fournir des tentes à des gens à Gaza et que ceux qui voulaient participer pouvaient me contacter. C'est comme cela que tout a commencé. Je ne me souviens pas avec précision du montant que l'on a réussi à lever, mais je crois que c'était entre 80 et 90 000 dollars en tout. » La magie des réseaux sociaux opère. Parmi ceux qui répondent à son appel, il y a Hanna, trentenaire de Brooklyn. C'est elle qui va contribuer à lever le gros de la somme : « Je descends d'Ukrainiens juifs qui ont subi des pogroms en Ukraine au début du XXᵉ siècle. Ils ont dû fuir leur village, certains ont été assassinés. Je sais que si nous sommes vivants, nous, c'est parce que des personnes ont été bons avec mes ancêtres. Comme j'ai bénéficié de cette gentillesse, j'estime que c'est à mon tour d'agir de la sorte avec les autres. » Hanna a été élevée dans une famille juive pratiquante. En hébreu, « Tikkun Olam » signifie « Réparer le monde ». Un précepte du judaïsme qu'elle tente d'appliquer à son échelle. Grâce aux fonds levés par Hanna auprès de la communauté juive de Boston, neuf Gazaouis ont pu quitter l'enclave. À l'époque, chaque passage se monnaie aux alentours de 5 000 euros par tête. À payer cash à une agence de voyage égyptienne. Nous décidons de joindre l'un des Gazaouis exfiltrés. Sofiane est ingénieur en informatique. Il est établi à Boston désormais : « On a décidé de quitter Gaza quand le cessez-le-feu a pris fin et que les Israéliens ont menacé d'entrer à Rafah. On s'est donc dit que la seule solution était finalement de quitter Gaza, d'autant que ma femme était enceinte. » « C'est fou que j'aie choisi ce prénom-là » Le 7 février 2024, jour de son départ de Gaza, restera gravé dans sa mémoire à jamais. Quelques heures seulement avant le passage de la frontière, son épouse donne naissance à sa deuxième petite fille. « J'ai appelé ma fille Ann. » - « Et quand tu l'as prénommée ainsi, tu ne savais rien de Hanna, tu ne connaissais pas son prénom », lui demande notre correspondante. - « Non, et d'ailleurs, j'en ris là… Wow… C'est fou que j'aie choisi ce prénom-là. Je viens d'apprendre son prénom grâce à toi », répond Sofiane, très ému. - « C'est beau ! Ann et Hanna. J'espère que vous vous rencontrerez un jour… » - « Ann et Hanna... Oui, j'espère, répond Sofiane. Je veux lui présenter Ann. La petite Ann ! Ce bébé miraculé né à 3 heures du matin et qui à 7 heures était à la frontière pour quitter Gaza. » Hanna souhaitait rester discrète. Car elle estime que la vraie générosité n'attend rien en retour. Sofiane a demandé son contact. Loin du fracas des bombes, Ann et Hanna vont enfin pouvoir faire connaissance.
Alors que l'aide humanitaire destinée à la bande de Gaza est entravée depuis trois mois par Israël, laissant 470 000 Gazaouis en situation de famine, dans quel état d'esprit sont aujourd'hui les Israéliens ? D'après les enquêtes d'opinion, la majorité de la population soutient qu'il faut expulser tous les habitants de l'enclave palestinienne. Au sein de l'Etat hébreux, martyrisé par les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas et le sort réservé à leurs otages, ils sont nombreux à ne plus croire en une paix durable avec les Palestiniens, tandis qu'une minorité plaide inlassablement la réconciliation.Robin Korda, journaliste au service international du Parisien, rentre d'une semaine de reportage en Israël et raconte ses observations pour Code source. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : BFMTV Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les deux mois et demi de blocus total de Gaza et la reprise des bombardements ces derniers jours ont largement fait réagir la communauté internationale. Le mardi 13 mai, Emmanuel Macron blâme le gouvernement de Benyamin Netanyahou, parlant de « honte » à propos du désastre humanitaire. Le dimanche suivant, contraint par ses soutiens, le chef d'État israélien donne son accord pour une reprise limitée de l'aide humanitaire à Gaza. Une aide encore trop faible pour sauver les Gazaouis, d'après l'ONU. Les bombardements ne se sont pas arrêtés, ils ciblent les hôpitaux et les maisons gazaouies. Famine, orphelins, décès dans les camps de la bande de Gaza, les Palestiniens tentent de survivre. Et au dehors la guerre continue. Après plus de 20 mois de guerre, où en est-on ? Pour Code Source, Thomas Poupeau, journaliste au service société du Parisien, Ariane Riou, journaliste au service international et Robin Korda, envoyé spécial en Israël, reviennent à travers les témoignages de Gazaouis sur l'horreur de cette guerre.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Pénélope Gualchierotti, Orianne Gendreau, Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : TF1 et France 24. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Journal en français facile du lundi 19 mai 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BgSE.A
durée : 00:05:32 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La BBC révèle des images satellite de terres défrichées dans le sud et le centre de Gaza pour y construire des centres d'aide humanitaire, dans le cadre d'un plan de "conquête" décidée par le gouvernement Netanyahu. Une ONG, soutenue par les Etats-Unis, veut se lancer dès la fin du mois.
Le Journal en français facile du vendredi 25 avril 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BcFj.A