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Episode 235: La disparition des communs en Tunisie : Un long processus de construction de la dépendance alimentaire Ce podcast essaie de dessiner les liens structurels et de causes à effets entre les processus et dynamiques de destruction ou de désintégration des « communs » particulièrement le foncier agricole et l'eau d'irrigation et la construction de la dépendance alimentaire. Par le terme « communs » j'entends l'ensemble des biens communs matériels et immatériels exclusivement « gérés » par une communauté d'usagers (tribus, sous tribus et grandes familles, communautés locales, …) à travers ses représentants et à partir d'un ensemble de mécanismes de gestions et de résolution de conflits entre les différents membres de la communauté. Ainsi, toute perte totale ou partielle de l'exclusivité de la gestion se traduit automatiquement à plus ou moins longs termes par une désintégration du « commun ». L'intervention de l'État depuis la période coloniale jusqu'à aujourd'hui dans l'organisation et la gestion du foncier agricole et des ressources hydrauliques s'est progressivement traduite par une déstructuration des communs. C'est ainsi que les communautés locales ont été progressivement dépossédées de leurs ressources locales (notamment la terre et l'eau agricoles) au profit de l'État, des colons pendant l'époque coloniale et/ou des divers acteurs de l'agrobusiness. Le résultat est une dépendance alimentaire du pays qui dépasse les 50 % des besoins de base, une destruction de la biodiversité et de l'environnement, une marginalisation de l'agriculture paysanne et du pastoralisme et un épuisement dramatique des ressources naturelles. Le « commun », jadis au cœur de la vie sociale et économique du pays, n'est plus qu'un lointain souvenir pratiquement imperceptible pour les jeunes générations. Habib Ayeb est docteur en géographie et Doctorat Honoris Causa de l'université de Ghent/Gand en Belgique. Il est géographe, chercheur et professeur émérite à l'Université de Paris 8 à Saint Denis, France et réalisateur indépendant de documentaires libres et engagés. Spécialiste de la géographie sociale, ses domaines de recherche couvrent les questions liées à la souveraineté alimentaire, l'environnement, les questions paysannes, le changement climatique, la marginalité et la pauvreté, le changement social, et le rôle de l'environnement dans le développement de la souveraineté alimentaire ... Un de ses projets de recherche en cours s'intitule Histoire orale de la production intellectuelle en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie (2023-2025). Vous trouverez ici le lien vers l'Étape 1 (2023). L'Étape 2 (2026) est en cours de réalisation. Ce podcast a été enregistré le 17 juin 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interprétation de l'extrait de nouba "Dziriya" par Dr. Noureddine Saoudi pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Avec ses 46 000 km de littoral et ses 2,5 millions de km2 de superficie, la Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde. Du détroit de Gibraltar au Canal de Suez, elle réunit 520 millions d'habitants d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, ce qui en fait l'une des régions les plus peuplées de la planète. La richesse de son patrimoine, sa diversité culturelle, ses ressources naturelles ont contribué à son développement économique et touristique. Des atouts qui semblent aujourd'hui sources de vulnérabilités. La Méditerranée est en effet marquée par différentes crises. Déjà très exposé aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations, le bassin méditerranéen se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde. Une crise climatique à laquelle s'ajoute des tensions maritimes, des crises énergétiques et migratoires ou encore des conflits régionaux. Si les contextes politiques, démographiques et économiques divergent entre les pays méditerranéens, les enjeux actuels invitent à davantage de coopération. Alors que la population pourrait atteindre jusqu'à 690 millions de personnes en 2050, comment créer des synergies durables entre des sociétés différentes ? Entrepreneuriat, emploi, environnement... Quelles sont les initiatives pour répondre aux problématiques de la région ? Emission enregistrée à Marseille à la Plateforme, qui accueille le quartier général de la Saison Méditerranée 2026. Ce sont des rencontres organisées par l'Institut français et l'agence française de développement, pendant 4 jours, avec des jeunes venus de toute la méditerranée qui s'engagent pour leur pays et pour les liens culturels qu'ils partagent. Avec : • Marouen Hadhri, fondateur de Machrou3i Fi Bledi qui veut dire Mon projet dans mon pays, une entreprise sociale dédiée à l'accompagnement des entrepreneurs issus de la diaspora maghrébine • Roy El Daher, fondateur de l'Écomusée de Jbeil, un projet dédié à la préservation du patrimoine libanais, la conservation des archives locales et à la promotion de l'écotourisme éducatif dans les villages de la région de Jbeil, au Liban. Chef de projet à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, où il organise des initiatives sociales et culturelles, et responsable de l'engagement étudiant au sein du centre entrepreneurial de l'université. • Walid Mouacha, chercheur au sein de l'initiative IMAL pour le climat et le développement (Maroc), et co-coordinateur de MATTCCh, une alliance régionale réunissant plus de 25 think tanks et centres de recherche engagés sur les enjeux climatiques propres à la Méditerranée. • Giada Frana, fondatrice de L'Altra Tunisia, magazine en ligne consacré à la Tunisie, à la communauté italo-tunisienne en Italie et à la diaspora tunisienne dans le monde Programmation musicale : ► Dahak–Le Duo Zajal ► Je suis Marseille – JUL
Avec ses 46 000 km de littoral et ses 2,5 millions de km2 de superficie, la Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde. Du détroit de Gibraltar au Canal de Suez, elle réunit 520 millions d'habitants d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, ce qui en fait l'une des régions les plus peuplées de la planète. La richesse de son patrimoine, sa diversité culturelle, ses ressources naturelles ont contribué à son développement économique et touristique. Des atouts qui semblent aujourd'hui sources de vulnérabilités. La Méditerranée est en effet marquée par différentes crises. Déjà très exposé aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations, le bassin méditerranéen se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde. Une crise climatique à laquelle s'ajoutent des tensions maritimes, des crises énergétiques et migratoires ou encore des conflits régionaux. Si les contextes politiques, démographiques et économiques divergent entre les pays méditerranéens, les enjeux actuels invitent à davantage de coopération. Alors que la population pourrait atteindre jusqu'à 690 millions de personnes en 2050, comment créer des synergies durables entre des sociétés différentes ? Entrepreneuriat, emploi, environnement... Quelles sont les initiatives pour répondre aux problématiques de la région ? Émission enregistrée à Marseille à la Plateforme qui accueille le quartier général de la Saison Méditerranée 2026. Ce sont des rencontres organisées par l'Institut français et l'agence française de développement, pendant 4 jours, avec des jeunes venus de toute la Méditerranée qui s'engagent pour leur pays et pour les liens culturels qu'ils partagent. Avec : • Marouen Hadhri, fondateur de Machrou3i Fi Bledi qui veut dire Mon projet dans mon pays, une entreprise sociale dédiée à l'accompagnement des entrepreneurs issus de la diaspora maghrébine • Roy El Daher, fondateur de l'Écomusée de Jbeil, un projet dédié à la préservation du patrimoine libanais, la conservation des archives locales et à la promotion de l'écotourisme éducatif dans les villages de la région de Jbeil, au Liban. Chef de projet à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, où il organise des initiatives sociales et culturelles, et responsable de l'engagement étudiant au sein du centre entrepreneurial de l'université • Walid Mouacha, chercheur au sein de l'initiative IMAL pour le climat et le développement (Maroc), et co-coordinateur de MATTCCh, une alliance régionale réunissant plus de 25 think tanks et centres de recherche engagés sur les enjeux climatiques propres à la Méditerranée • Giada Frana, fondatrice de L'Altra Tunisia, magazine en ligne consacré à la Tunisie, à la communauté italo-tunisienne en Italie et à la diaspora tunisienne dans le monde. Programmation musicale : ► Dahak–Le Duo Zajal ► Je suis Marseille – JUL.
durée : 00:11:58 - Le 13/14 - Le journaliste publie un roman autour de Salmane, 36 ans, qui refuse de quitter la cité de ses parents. Il revient sur ce livre qui célèbre la vie de quartier, l'ennui fécond et la "tchatche", et suit son personnage jusqu'en Tunisie sur les traces de ses origines. - réalisation : Eva Bettan - invités : Ramsès Kefi journaliste et romancier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »
C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »
À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles. Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques. Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais. Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution. Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ? Avec : • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) • François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage. *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble ► Na loba nini ? - Yuma.
À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles. Selon les données de l'Association internationale de l'industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d'azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C'est 6 fois plus qu'en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques. Cette consommation frénétique n'est pas sans conséquence. Depuis la publication d'un rapport de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), la France s'inquiète de l'intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l'environnement de manière générale qui sont affectés par l'utilisation intensive d'engrais. Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l'agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L'extraction de ce minerai est aussi source de pollution. Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s'en passer ? Avec : • Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026) • François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l'exploitation mixte polyculture et élevage. *organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble ► Na loba nini ? - Yuma.
Africa Forward, Emmanuel Macron, paternalisme, colonialisme, Afrique, leadership… Et si une simple prise de parole en public pouvait révéler des rapports de pouvoir bien plus profonds qu'il n'y paraît ?Dans cet épisode de Surprises Interculturelles, je reviens sur une actualité politique marquante : l'intervention d'Emmanuel Macron lors du sommet Africa Forward, où il demande le silence à une salle jugée trop bruyante.Une scène qui, au premier regard, peut sembler anodine… mais qui soulève en réalité des questions complexes de leadership, de communication interculturelle et de perception du respect dans l'espace public.Pourquoi cette séquence m'a-t-elle autant interrogée ?Parce qu'elle réactive des notions sensibles : paternalisme, héritage colonial, et rapports historiques entre la Afrique et la France.Dans cet épisode, je vous propose de dépasser les réactions immédiates pour explorer plusieurs niveaux de lecture :l'étiquette du public selon les contextes culturelsles différences de comportements dans des événements internationauxet surtout, la manière dont nos filtres culturels influencent notre interprétation d'une même scèneÀ travers des expériences de terrain menées avec mon ONG Konstelacio en France, en Inde et en Tunisie, je partage aussi ce que j'ai observé : un même événement peut susciter des attitudes très différentes selon les cultures, sans qu'aucune ne soit “meilleure” qu'une autre.Cet épisode interroge aussi une idée centrale :
Essentiel – Le rendez-vous culture de RCJ – présenté par Sandrine Sebbane. Elle reçoit André Zeitoun pour son livre sur la boxe « Le plus beau coin du monde - il était une fois un coin de ring », Jonathan Azuelos, pour son application « Mentaîa » préparation mentale pour sportif Et Lisa Seror pour son expo peinture sur les juifs de Tunisie à la Galerie Rimbaud Verlaine à Paris 5e « Le plus beau coin du monde – Il était une fois un coin de ring » est bien plus qu'un livre sur la boxe : c'est un cri du cœur. André Zeitoun, entraîneur de champions et figure du Muay Thaï, y raconte ce lieu unique où tout se décide : le coin du ring. Un récit brut, intense, rempli d'émotion et de vérité.
Dans ce 192e épisode de DigiClub, powered by Huawei, Ooredoo Business et Bac Teksys, nous avons reçu Slim Abdeljalil, juriste en droit des affaires et consultant. Pour cette première partie d'une grande interview de deux heures, nous brisons les idées reçues sur le statut juridique ultra-majoritaire en Tunisie (la SARL) et analysons pourquoi il peut s'avérer être un véritable piège ou un frein pour le développement et la croissance d'une entreprise innovante. Au programme de cette Partie 1 : La réalité du droit en entreprise : Pourquoi le cadre juridique ne doit pas être vu comme une simple contrainte administrative, mais comme un outil stratégique de gestion des risques. L'évolution des textes face à la Tech : Comment des lois fondamentales s'adaptent à l'économie moderne et au numérique (signature électronique, etc.). Le Startup Act : Retour sur les coulisses et l'impact de ce cadre réglementaire pionnier lancé en 2018 pour encourager l'innovation. Le piège de la SARL pour l'innovation : Pourquoi plus de 92% des entreprises tunisiennes choisissent la SARL par automatisme, et en quoi ce choix peut bloquer une startup (protection du patrimoine, limites face aux investisseurs). Valoriser l'immatériel : Comment intégrer et évaluer un brevet, un logiciel ou un apport en industrie (le savoir-faire, le know-how) dans le capital de son entreprise. Un épisode pédagogique et percutant, indispensable pour tout porteur de projet tech afin de sécuriser son business dès le départ. Les chapitres : 00:00:00 - Introduction et retour en studio 00:02:02 - Présentation de l'invité : Slim Abdeljalil 00:05:21 - La perception du droit par l'entreprise : Contrainte ou gestion des risques ? 00:09:47 - L'adaptation des lois anciennes (Code de 1906) aux réalités de la Tech 00:15:54 - Les coulisses et l'impact du Startup Act tunisien de 2018 00:19:40 - L'importance de la rédaction des contrats et la limite de l'IA 00:22:12 - Entreprise individuelle vs Société : Comment choisir ? 00:26:49 - Protéger son patrimoine : Le concept de la responsabilité limitée 00:31:44 - Pourquoi 92% des entreprises choisissent la SARL (et ses limites) 00:43:58 - Valoriser l'immatériel : Comment intégrer le savoir-faire (Know-How) et les brevets au capital 00:47:54 - Comment évaluer un apport en nature : Le rôle du commissaire aux apports Host et producteur : Walid Naffati Producteur exécutif : Mohamed Monaam Hamdi Cadreur : Moez Habbes
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
21 janvier 2026 - Hatem Nafti, essayiste, il collabore régulièrement avec divers médias internationaux francophones.Modération: Mehali Manel, présidente d'Ema Nanterre.Retrouvez la vidéo: https://youtu.be/lWLpD3leRDwSuivez nos évènements sur les réseaux sociaux YouTube : @upiremmo Facebook : @institutiremmo X-Twitter : @IiReMMO Instagram : @institutiremmo LinkedIn : @Institut iReMMOSoutenez notre chaîne HelloAsso : @iremmo
À l'issue du sommet "Africa Forward" organisé à Nairobi par la France et le Kenya lundi et mardi, Emmanuel Macron a répondu aux questions de France 24, RFI et TV5 Monde. L'occasion aussi, pour le chef de l'État, de revenir sur son bilan africain alors que son second quinquennat prend fin dans un an.
En Tunisie, le vote parlementaire de plusieurs projets de concessions d'énergies renouvelables pour des centrales solaires photovoltaïques a fait polémique, aussi bien au Parlement que dans la société civile. Le pays est confronté à un déficit énergétique très élevé de 65% de ses besoins et dépend de l'importation de gaz naturel. Pour sortir de cette dépendance, les autorités souhaitent donc développer le renouvelable. Pour inciter les investissements, ils proposent notamment des concessions. Une mesure qui inquiète syndicats et associations, à la fois sur le plan de la souveraineté énergétique du pays et sur le coût pour la Société tunisienne d'électricité et de gaz (Steg). Avec notre correspondante à Tunis, Au Parlement tunisien, le 28 avril 2026, le débat a duré près de huit heures avant le vote final. Certains dénoncent une forme de « colonialisme économique » comme le formule le député Bilel Mechri lors de son intervention en plénière : « Voter en faveur de ce projet signifierait approuver que des compagnies étrangères profitent de la lumière de notre soleil, la vendent en devises avec peu de taxes et aucun engagement douanier, des avantages dont même la société tunisienne d'électricité et de gaz ne bénéficient pas. » La Société tunisienne d'électricité et de gaz - entreprise publique - ne serait pas en mesure à elle seule de construire et d'exploiter les centrales photovoltaïques qui permettraient d'atteindre en 2030 l'objectif des 35% de production d'énergie renouvelables fixés. Ce qui explique ce projet de concession à des entreprises étrangères, défend le ministre de l'Économie Samir Abdelhafidh auprès des députés : « Pour nous, il n'y a rien qui viole la souveraineté nationale. Vous dites qu'une concession de 20 à 30 ans représente une menace, alors que c'est la norme pour n'importe quelle concession. Nous espérons que les investisseurs tunisiens pourront aussi participer à ces projets, les syndicats du patronat nous ont confirmés qu'ils sont en discussion avec les investisseurs pour créer des opportunités. » « Nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations » Pour la société civile, le problème reste qu'il n'y a pas eu de consultation globale sur l'impact de ce type de loi dans le pays. « Il y a un problème qui n'a pas été suffisamment discuté, à savoir l'impact sur la société tunisienne d'électricité et de gaz et le coût sur la facture électrique finale. Certaines concessions ont déjà été données en 2019, nous ne savons même pas ce que ça a donné », a déclaré, lors d'une conférence de l'Observatoire de l'économie sur le sujet, l'ingénieur Ilyes Ben Ammar, membre du syndicat de la société de l'électricité et du gaz. Selon Achref Chibani, chercheur et activiste, spécialiste du changement climatique, le manque de transparence sur ces contrats reste un problème. « Ces projets peuvent peut-être aider l'économie et créer de l'emploi mais nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations pour le savoir. Il n'y a pas eu de vraies discussions, ni de dialogue sur la question. même pour le débat au Parlement, nous l'avons su en dernière minute », regrette-t-il. Les cinq projets de concession ont été adoptés sans faire l'unanimité. Ils doivent encore passer devant la seconde chambre, le conseil des districts et des régions, avant d'être promulgués.
Elles s'appellent Jalila, Salwa et Marwa : trois femmes, trois visages de la Tunisie contemporaine qui, en plein printemps arabe, vont se réfugier dans un hôtel où le temps et la dureté de l'époque semblent ne pas avoir de prise. Le nom de cet hôtel, c'est La maison dorée, c'est aussi le titre du film de notre invitée du jour : Selma Baccar. Selma Baccar est une pionnière du cinéma tunisien, à la fois réalisatrice, productrice et femme politique. Elle se fait remarquer en 1975 avec son premier long métrage Fatma 75 considéré comme le premier film féministe tunisien, un film longtemps censuré. Elle n'a ensuite jamais dévié de cette ligne d'un cinéma engagé, explorant la mémoire et l'identité des luttes féminines. Selma Baccar s'est aussi illustrée en politique après la révolution de 2011 en devenant membre de l'Assemblée constituante. La maison dorée est née de ces années-là et en porte la marque. À l'affiche de notre cinéma également ce samedi, la sortie en salle en Tunisie d'un film d'une cinéaste de la Nouvelle vague du cinéma tunisien : À voix basse, de Leyla Bouzid. Dans ce film qui aborde de front le tabou de l'homosexualité féminine, Selma Baccar joue le rôle de la matriarche, gardienne des traditions et du secret. Musiques : Waahli – « Fais le pas » (titre de la playlist de RFI) et IDK ft Pusha T – « Life 4 a life ».
Conférence publique du 2 avril 2026 - Épisode 7 "La Syrie se révolte" Laura Ruiz de Elvira (IRD, Ceped, ISSHT, Tunisie), Sarah Alhamed (EHESS, CéSor) et Yahia Hakoum (EHESS, CéSor) La réponse violente du régime de Bachar Al-Assad face à ce mouvement pacifique pousse certains civils à prendre les armes pour défendre leurs communautés ; d'autres cependant choisirent des formes de résistance non armée, malgré les risques qu'ils encouraient. Avec l'intensification du conflit, de nombreux révolutionnaires s'investissent dans l'humanitaire jusqu'à en faire une activité professionnelle rémunérée depuis les zones libérées ou depuis l'étranger. Dans les zones contrôlées par le régime, l'engagement civil persiste, clandestinement via des actions humanitaires risquées. Les activités militantes se diversifient : conseils locaux, aide médicale aux blessés, soutien aux populations déplacées (ouverture d'école, initiatives culturelles, aide psychologique) ou encore création de médias alternatifs. La résilience des syriennes et des syriens est immense. Pour exemple, des conseils locaux sont établis pour gérer l'aide humanitaire durant le long siège de Douma commencé en 2013 après les frappes chimiques. Des tunnels sont creusés pour briser partiellement le blocus et permettre l'arrivée de médicaments et de nourriture. Aujourd'hui les défis de la reconstruction sont immenses. Le gouvernement provisoire fait face à un pays dévasté par 14 ans de violence et 50 ans de dictature. La destruction massive des infrastructures et le niveau élevé de pauvreté (90% sous le seuil de pauvreté) compliquent davantage les efforts de reconstruction. La question de la justice transitionnelle doit être intégrée dans toute discussion sur la reconstruction du pays en vue d'établir les responsabilités de chacun, et de permettre de faire face, un jour, à un tel héritage. Modération : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM) Captation : BULAC
La Tanzanie a enfin dévoilé le rapport tant attendu sur les violences post-électorales survenues après la présidentielle d'octobre dernier. Selon la commission d'enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques, un chiffre bien en deçà de celui dénombré par certaines ONG.
En Tunisie, parler des règles n'est pas toujours facile ni dans le débat public ni dans l'intimité. Pour remédier à ce problème, la pharmacienne Ashraf Ben Messaoud a écrit un livre, Jasminrose : la révolution menstruelle, un guide complet aussi bien pour les adolescents que pour les parents, publié aux éditions Arabesques. Portrait de l'autrice pour cette journée mondiale du livre. De notre correspondante à Tunis, Sur les étagères de la pharmacie où travaille Ashraf Ben Messaoud, à Tunis, le livre sur les règles trône fièrement à côté des culottes menstruelles Jasminrose, autre projet de la pharmacienne et autrice qui s'est passionnée pour le sujet grâce aux clientes de la pharmacie. « J'ai observé pendant longtemps ici, en pharmacie, beaucoup de femmes qui avaient beaucoup de questions et pas du tout de réponses quant à leur cycle menstruel, au fonctionnement de leur corps, explique-t-elle. Et elles venaient souvent soit pour se débarrasser de leurs règles, soit pour toujours aborder les règles de manière contraignante et de manière très négative. » En écrivant le livre, Ashraf Ben Messaoud balaie tous les sujets : la puberté, les hormones, le cycle menstruel, la précarité menstruelle mais aussi les tabous autour de la question. « Le premier mythe à déconstruire, c'est que le sang des règles serait sale, que ça serait une souillure. En dialecte tunisien, certaines femmes, quand elles ont leurs règles, disent : "Je suis massra" ou alors "twassart", ça veut dire que je suis sale, relaie l'autrice. Donc, c'est assez violent quand même comme étiquette. Ou le papa, par exemple, n'aborde jamais le sujet avec sa fille. Il lui dit : "Va voir ta mère, moi je ne sais pas ce que c'est". Il ne sait même pas aborder le sujet avec sa fille. » À écouter dans 8 milliards de voisinsComment briser le tabou des règles? Outiller les parents pour parler avec leurs filles Si Ashraf peine encore à accéder aux écoles avec son livre, elle s'est spécialisée pour animer des ateliers sur les règles dans tout le pays pour des groupes de femmes. « Il y a même des jeunes que j'ai reçues en pharmacie ou même dans les ateliers qui me disent : "Moi, il m'est arrivé de ne pas avoir mes règles pendant 6 ou 7 mois et j'étais contente de ne pas les avoir", alors qu'en vrai, elle avait un syndrome des ovaires polykystiques, elle avait des règles complètement irrégulières », pointe-t-elle. Pour Lilia Kamoun, éducatrice sur la parentalité et mère d'une fille de 11 ans, le livre a été une découverte. « Il y a le cachet culturel. Les règles, c'est un sujet tabou, même entre mère et fille, confie-t-elle. Pour moi, déjà, d'avoir cette capacité à lire et à en parler avec ma fille, ça m'a vraiment libérée, je me sentais outillée. » Grâce au livre, elles ont pu parler à bâtons rompus, chose que Lilia n'avait pas pu faire avec sa mère lorsqu'elle était adolescente. Une avancée qu'Ashraf espère vulgariser aussi auprès des pères. À lire aussi"J'ai mes règles en ce moment": comment les sportives lèvent le tabou du cycle menstruel
Pour ce nouvel épisode de Sorociné, on se concentre sur le nouveau film de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, "A voix basse", en salles ce mercredi 22 avril. On y suit l'histoire de Leïla, de retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, qui est déterminée à éclaircir le mystère de sa mort et se confronte aux secrets de la maison où cohabitent trois générations de sa famille.Animation, son : Mariana AgierParticipantes : Mariana Agier, Alicia Arpaïa, Diane LestageRéalisation, montage : Mariana AgierGénérique : © SorocinéMusique : Antonin Agier et Hugo CardonaHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:48:21 - La 20e heure - par : Eva Bester - La danseuse et comédienne Marion Barbeau, découverte dans le film “En corps” de Cedric Klapisch en 2022, est à l'affiche du troisième long métrage de Leila Bouzid, en salle le 22 avril, ”A voix basse”, un film qui aborde le tabou de l'homosexualité en Tunisie. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Marion Barbeau Danseuse et actrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Tunisie, un groupe de trois passionnés de la médina de Tunis s'intéresse à la restauration des puits et des majels, citernes en arabe, le patrimoine oublié de la vieille ville. La médina compte 5 000 maisons, avec des patios et presque autant de puits et de majels dont la moitié serait encore utilisée. Alors que le pays est en stress hydrique depuis des années et tente de trouver des solutions à la rareté de l'eau, la valorisation des sols de la médina permettrait une autosuffisance en eau à de nombreux habitants. Cette infrastructure hydraulique héritée de plusieurs siècles offre de nombreuses pistes de réflexion pour l'accès à cette ressource. De notre correspondante à Tunis, Dans le palais Dar Lasram de la médina de Tunis, l'ingénieur agronome Firas Khlifi fait découvrir un trésor oublié : l'entrée souterraine d'un majel, une citerne qui récupère l'eau pluviale collectée depuis le toit. « Là, c'est ce qu'on appelle l'arc, ou bien l'ouverture ou l'entrée », explique-t-il. Une structure qui, à première vue, ressemble à une simple alcôve. « On a l'impression que c'est une alcôve, on n'a pas l'impression que c'est quelque chose qui récolte l'eau », souligne le reportage. « Oui, mais c'est juste la partie exposée dans le patio. Dans la partie souterraine, on va trouver tout un monde qui parle. Donc, ce sont de très gros collecteurs d'eau, des cuves », précise Firas Khlifi. Cette eau douce, il y a plusieurs siècles, rythmait la vie des 270 hectares de la médina de Tunis, construite entre deux zones humides et sur une nappe phréatique. La maison typique était alors constituée d'un majel et d'un puits. « L'idée, dans l'histoire, c'est qu'ils commencent par le puits déjà avant de construire la maison, parce que le puits va diriger l'architecture de la maison », rappelle l'ingénieur agronome. Dans une autre demeure de la médina, à Dar Ben Gacem, Firas Khlifi montre un puits encore utilisé. « Si on ouvre le couvercle, il y a de l'eau, presque à deux mètres », confirme-t-il. Pour Leila Ben Gacem, propriétaire de deux maisons dans la médina, la restauration de ces puits est primordiale. « Le problème, lorsque l'on veut restaurer ces puits ou ces citernes, c'est qu'on trouve souvent une réticence des architectes, qui craignent l'humidité. Il y a aussi un manque de savoir-faire : très peu d'ouvriers connaissent cette ancienne architecture, donc ce n'est pas facile. Pourtant, ça pourrait être très utile d'avoir cette eau dans chaque maison », explique-t-elle. Désormais, l'eau de cette infrastructure n'est pas potable. Pourtant, à une époque, l'eau des « majels » de la médina avait valu à Tunis son surnom de « ville blanche ». Avant l'automne, chaque habitant nettoyait à la chaux son toit pour récupérer les premières pluies de septembre et désinfecter naturellement l'eau ainsi collectée. À lire aussiTunisie: la société civile s'organise face au patrimoine urbain en péril
L'émission 28 minutes du 18/04/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Jon Henley, correspondant Europe pour le quotidien “The Guardian”, Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24, ancienne correspondante à Téhéran, Maya Khadra, journaliste franco-libanaise, spécialiste du Moyen-Orient à “La Revue politique et parlementaire” et le dessinateur de presse Pierre Kroll. Restitutions d'œuvres d'art : tournant historique ou geste symbolique ? Lundi 13 avril, les députés français ont adopté un projet de loi facilitant le retour d'œuvres spoliées pendant la colonisation. Encore suspendu à un accord avec les sénateurs, le texte ne concerne que les objets pillés entre 1815 et 1972, et exclut les butins de guerre. Israël, France et UE : une fracture irréversible ? Alors qu'un cessez-le-feu partiel et fragile a été signé entre Israël et le Liban Israël a appelé à maintenir la France “aussi loin que possible” des négociations. Une pétition appelant à revenir sur l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne a dépassé le million de signatures. Nous recevons Clément Cogitore, metteur en scène et artiste plasticien, qui présente l'exposition “Ferdinandea : l'île éphémère”, qui se tient au Mucem, à Marseille, jusqu'au 20 septembre 2026. Elle revient sur l'histoire d'une île, entre la Sicile et la Tunisie, qui n'a existé que pendant cinq mois. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins d'outre-Rhin. Le quotidien “Die Zeit” a mis en ligne une base de données qui répertorie les personnes qui ont adhéré au parti nazi entre 1925 et 1945. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Depuis le 13 avril, il a été déclaré coupable d'avoir versé des pots-de-vin à l'État islamique pour maintenir ouverte une cimenterie en Syrie. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision chinoise, où un semi-marathon de robots humanoïdes se prépare. Natacha Triou nous invite à méditer sur notre irrépressible désir de voir l'inconnu, du conte de Barbe-Bleue au récent voyage vers la face cachée de la Lune. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 avril 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Le pape Léon XIV a marché mardi dans les pas de son père spirituel, saint Augustin, à Annaba, au deuxième jour d'une visite inédite en Algérie.
Du bassiste qui fait de la trompette à la lovestory d'un oudiste amoureux, tout est là ! Tous les mois, le critique musical Sophian Fanen, du site Les Jours, propose, décortique, choisit, préfère, se damne... bref, aime 5 nouveautés. Ce mois-ci, les élus sont : Tim Maia, Imunização racional (Que beleza), tiré de l'album Racional (Vol.1) (Seroma, 1975, réédition 2026) Rodrigo Cuevas, Un Mundo Feliz, tiré de l'album Manual de Belleza (Ministeriu de Verbenes/Sony Music, 2026) Flea, Thinkin Bou You, tiré de l'album Honora (Trumpet Cosmos/Nonesuch, 2026) 1515, Fāfaru, tiré de l'album Mārara (S76, 2026) Angine de poitrine, Mata Zyklek, tiré de l'album Vol. II (Angine de poitrine, 2026). Puis nous recevons Dhafer Youssef pour la sortie du nouvel album Shiraz. Il n'y a aucun doute sur les émotions profondes qui traversent Shiraz, le premier album de Dhafer Youssef, en tant que leader sur le label ACT. Ses sentiments d'amour et de gratitude sont bel et bien présents, mais il les imprègne aussi de lumière et d'obscurité. Les morceaux du vocaliste tunisien ont une intimité particulière, bien plus marquée que dans ses œuvres précédentes, car l'histoire racontée ici est certainement la plus personnelle de toute sa carrière. L'album est particulièrement dédié à son épouse, Shiraz Fradi : ce dernier évoque leur relation fusionnelle et les différents événements qu'ils partagent depuis qu'ils sont ensemble. Titres interprétés au grand studio - Rose Fragrance Live RFI - Generalife Gardens extrait de l'album - Eyeblink and Eternity (part 1) Live RFI. Line Up : Dhafer Youssef (Oud, Vocal), Mark Priore (piano). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Shiraz (ACT 2025). Site - Instagram - YouTube - TikTok.
Du bassiste qui fait de la trompette à la lovestory d'un oudiste amoureux, tout est là ! Tous les mois, le critique musical Sophian Fanen, du site Les Jours, propose, décortique, choisit, préfère, se damne... bref, aime 5 nouveautés. Ce mois-ci, les élus sont : Tim Maia, Imunização racional (Que beleza), tiré de l'album Racional (Vol.1) (Seroma, 1975, réédition 2026) Rodrigo Cuevas, Un Mundo Feliz, tiré de l'album Manual de Belleza (Ministeriu de Verbenes/Sony Music, 2026) Flea, Thinkin Bou You, tiré de l'album Honora (Trumpet Cosmos/Nonesuch, 2026) 1515, Fāfaru, tiré de l'album Mārara (S76, 2026) Angine de poitrine, Mata Zyklek, tiré de l'album Vol. II (Angine de poitrine, 2026). Puis nous recevons Dhafer Youssef pour la sortie du nouvel album Shiraz. Il n'y a aucun doute sur les émotions profondes qui traversent Shiraz, le premier album de Dhafer Youssef, en tant que leader sur le label ACT. Ses sentiments d'amour et de gratitude sont bel et bien présents, mais il les imprègne aussi de lumière et d'obscurité. Les morceaux du vocaliste tunisien ont une intimité particulière, bien plus marquée que dans ses œuvres précédentes, car l'histoire racontée ici est certainement la plus personnelle de toute sa carrière. L'album est particulièrement dédié à son épouse, Shiraz Fradi : ce dernier évoque leur relation fusionnelle et les différents événements qu'ils partagent depuis qu'ils sont ensemble. Titres interprétés au grand studio - Rose Fragrance Live RFI - Generalife Gardens extrait de l'album - Eyeblink and Eternity (part 1) Live RFI. Line Up : Dhafer Youssef (Oud, Vocal), Mark Priore (piano). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Shiraz (ACT 2025). Site - Instagram - YouTube - TikTok.
Episode 230: Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l'épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux L'essentiel des écrits sur les questions foncières en Tunisie, mais aussi dans tout le reste du Maghreb, est le produit du savoir colonial. Ce dernier a fondé toute une manière de voir des réalités totalement en faveur d'une politique de spoliation des terres au profit des colons. D'où la nécessité de réviser ce savoir et surtout de l'indigéniser en le déconstruisant totalement si l'on veut réellement se libérer de ce fardeau handicapant. La question de l'appropriation des mawât ne devient constamment posée que durant la période précoloniale (16e – 19esiècles). A l'époque hafside, c'est-à-dire avant l'installation du pouvoir turc en 1574, la gestion des terres mawât se faisait, selon la norme islamique. L'action de leur vivification est soumise à l'autorisation préalable du Bayt al-mâl si la terre mawât en question est située dans la zone occupée (al-‘amara), moyennant le paiement d'une taxe de vivification. En revanche, si la terre mawât se trouve loin de la zone occupée, l'action de vivification n'exige aucune autorisation préalable. Elle est soumise, quand même, au paiement d'une taxe de vivification. C'est à partir de l'époque ottomane, en 1574, que la gestion des terres mawât commence réellement à faire objet de débats, sans cesse renouvelés, entre les différents protagonistes, et ce jusqu'à la veille de la colonisation en 1881. Avec la colonisation, leur gestion prend d'autres dimensions encore plus sophistiquées, justement pour satisfaire à la demande de la colonie française installée en Tunisie. Abdelhamid Henia est Professeur émérite de l'Université de Tunis, fondateur et ancien Directeur du Laboratoire ‘‘DIRASET'' études maghrébines, ancien Directeur du Département d'histoire à Doha Institute For Graduate Studies, membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts - « Beit al-Hikma », et Président du Département des sciences humaines et sociales dans cette même institution. Il a publié de nombreux ouvrages : Le Jérid : ses rapports avec le Beylik de Tunis (1676-1840) (1980), Propriété et stratégies sociales à Tunis (XVIe-XIXe siècles) (1999), La recherche au Laboratoire DIRASET études maghrébines sur la base de l'interdisciplinarité et de la diversité des méthodes : pour une indigénisation de la recherche (en arabe) (2012), Le frère, le sujet et le citoyen. Dynamique du statut politique de l'individu en Tunisie (2015), et La Tunisie ottomane. Construction de l'Etat et du territoire (en arabe : Tûnis al-‘uthmâniyya. Binâ' al-dawla wa-l-majâl) (2024). Il a coordonné et publié onze ouvrages collectifs, et il a quatre-vingts articles publiés en arabe, en français et en italien. Ses recherches ont porté principalement sur les aspects de la modernité en Tunisie et au Maghreb en général, sur le processus de leur construction, notamment celui de l'État moderne, le rapport entre le religieux et le politique, le processus d'individuation de la société et la question de l'indigénisation du savoir. Ce podcast a été enregistré via Zoom le 29 mai 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Les Léopards se sont qualifiés hier pour la phase finale de la Coupe du Monde. La RDC a battu la Jamaïque 1-0 après prolongations. Axel Tuanzebe, « héros » de ce match de barrage, a marqué l'unique but de la rencontre sur corner à la 100e minute. Après 52 ans d'attente, c'est donc « l'accomplissement d'une longue quête », souligne Afrik foot . « Les Léopards brisent la malédiction et envoient tout un peuple en phase finale », titre Le Potentiel. « Au-delà de la victoire, ce triomphe incarne le symbole d'un pays qui voit renaître un espoir longtemps enfoui. » « Le rêve est devenu réalité, écrit le Djély. Le 31 mars 2026 restera gravé dans l'histoire du football congolais. » Dix sélections africaines au Mondial 2026 « Historique est cette qualification non seulement pour les congolais mais pour toute l'Afrique, se réjouit Wakat Séra . L'Afrique qui sera défendue pour la première fois par dix pays ! » La RDC rejoint donc l'Algérie, l'Egypte, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du sud, le Cap-Vert, le Sénégal, la Tunisie, le Maroc et le Ghana, « pour faire étalage de la magie du football africain, à la face du monde, poursuit le titre. L'Afrique, qui, malgré l'absence d'infrastructures au top niveau, le manque de moyen financiers et surtout de temps de préparation de ses sélections, va désormais au combat ». Si le Maroc avait réussi au Qatar en 2022 à « briser le plafond de verre des quarts de finale et permis à un pays africain d'accéder, pour la première fois, en demi-finale (…), l'Afrique visera, cette fois-ci, le trophée », affirme Le Pays. La Coupe du monde se tiendra du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats Unis, au Canada et au Mexique. Répression de l'homosexualité au Sénégal La loi qui a été promulguée hier par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, acte « un peu plus la répression contre la communauté LGBTQ+ dans le pays », constate Africanews. Cette nouvelle législation « double les peines existantes ». Elle punit les actes qualifiés de « contre nature » de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans auparavant. Mais « au-delà de la répression des relations homosexuelles, la loi élargit le champs des infractions », note Afrik.com. Désormais, toute personne reconnue coupable d'avoir « promu, encouragé ou financé des relations homosexuelles » s'expose également à de la prison. « Cette disposition vise notamment les activités associatives jugées favorables aux droits des personnes LGBTQ+. » « Cette loi consacre un engagement porté de longue date par les autorités de la transition, écrit Dakar Actu. Elle intervient dans un contexte de forte pression des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une régression par rapport aux standards internationaux. Le Sénégal rejoint ainsi le rang des pays africains ayant explicitement durci leur arsenal législatif contre les personnes LGBT. » Agressions, menaces, la haine contre les homosexuels a explosé… Cette loi « libère la violence », écrit le Point Afrique. « On vit dans la peur constante, j'ai du mal à dormir, à manger, je souffre constamment, confie Moussa, 24 ans. Ma famille, religieuse, est très homophobe. Ce n'est pas nouveau au Sénégal, mais ça s'est accentué dernièrement car la loi a fait exploser la haine envers les homos. » Il raconte également au magazine avoir fait trois tentatives de suicide, dont la dernière il y a à peine quelques semaines. « Dans ce contexte, il ne voit qu'une échappatoire : quitter le pays. »
La République démocratique du Congo disputera donc la prochaine Coupe du Monde de foot, le Mondial 2026 de juin prochain aux États-Unis, Canada et Mexique. Les Léopards ont remporté la finale de barrage intercontinental qu'ils disputaient à Guadalajara au Mexique contre la Jamaïque. Victoire 1 à 0 après prolongations. La RDC rejoint les 9 autres équipes africaines déjà qualifiées et retrouve le Mondial 52 ans après sa seule participation. Une longue, très longue attente... Youssouf Mulumbu ancien capitaine des Léopards il y a dix ans, est notre grand invité Afrique, ce mercredi 1er avril. RFI : Youssouf Mulumbu, ce fut tendu, ce fut incertain jusqu'au bout, mais ça y est, la République démocratique du Congo tient sa qualification pour la Coupe du monde de football. Vous en rigolez, vous en souriez, c'est un grand ouf de soulagement ? Youssouf Mulumbu : Ce fut interminable. C'est vrai que c'était difficile à regarder parce que l'émotion est allée jusqu'au bout. Ce n'était pas très beau à voir, mais le plus important, c'était de se qualifier et on savait que ça allait se jouer sur des détails. Et ce détail a été ce coup de pied arrêté, dont Tuanzebe était à la réception, et a pu marquer ce but très important, ce but qui coûte 52 années de disette pour le Congo. Ce n'était pas beau à voir, ça veut dire quoi ? En termes de jeu, ce n'était pas très beau à voir, mais on s'y attendait. Avec l'atmosphère, avec la pression, on savait que peut-être on n'allait pas montrer le meilleur visage du Congo, mais l'important c'était de se qualifier. Et voilà, ça s'est joué sur ce détail-là et on a su saisir l'occasion. La lumière est venue, vous l'avez dit « en prolongation », le but d'Axel Tuanzebe à la 100ᵉ minute, suite à un corner, la RDC, Youssouf Mulumbu, qui a montré une fois encore dans cette finale de barrage contre la Jamaïque – match qui se jouait au Mexique – toute sa résilience, sa force de caractère comme lors des barrages « Afrique », finalement, contre le Cameroun, contre le Nigeria. Ne jamais renoncer, c'est vraiment l'ADN de cette équipe congolaise ? Exactement, c'est ce que Sébastien Desabre a mis en place avec cette équipe. C'est cet aspect défensif qui est très solide avec Tuanzebe et Chancel en charnière centrale. Après, cette équipe de la Jamaïque, on l'a sentie un peu épuisée et nous, petit à petit, plus le jeu avançait, plus on sentait cette équipe s'installer dans le match et être un peu plus confiante. Et donc voilà, c'est la résilience et je pense que les joueurs peuvent en être fiers parce qu'ils ont vraiment libéré ce pays depuis plusieurs années. À lire aussiRDC: dans les rues de Kinshasa, du stress à l'effusion de joie après la victoire des Léopards Oui, plusieurs années. Cela faisait 52 ans que le pays attendait ça. La seule participation à un Mondial, c'était en 1974, quand le pays s'appelait encore le Zaïre. La RDC, un pays de foot. Plus de 100 millions d'habitants, aujourd'hui, c'est une véritable libération célébrée comme telle dans tout le pays, à Kinshasa, à Lubumbashi, dans l'Est, c'est la fête partout en RDC ? C'est la fête, mais c'est vrai qu'on est toujours passé à côté de cette qualification de très près. En 2018, avec ce match contre la Tunisie et même sur cette qualification contre le Sénégal. Donc, il nous tenait à cœur avec ce qu'éprouve le pays en ce moment, avec les conflits à l'Est, de pouvoir se qualifier et aujourd'hui, on ne peut qu'en être fier. Il y a des piliers dans cette équipe, Chancel Mbemba, le capitaine Cédric Bakambu, Yoane Wissa, Samuel Moutoussamy. Le sélectionneur Sébastien Desabre a su bâtir une équipe très solide. Il reste trois mois avant la Coupe du monde, on aurait envie de les voir jouer un petit peu plus. Le football « léché » qu'on a pu voir il y a quelques années en RDC, où est-il ? Exactement, mais je pense qu'il ne faut pas les juger sur cette rencontre parce que, comme je l'ai dit, il y a eu beaucoup de pressions, il y avait beaucoup de tensions autour de cette qualification. Mais il va falloir aller chercher aussi ce joueur, peut-être un Mayulu qui va apporter un peu de magie, un peu de gestes sortis de l'ordinaire. Au coach de faire son travail. À lire aussiBarrages Mondial 2026: revivez la qualification de la RDC aux forceps contre la Jamaïque On connaît les adversaires du premier tour pour la RDC au Mondial, le tirage au sort a été effectué en décembre dernier. Portugal, Colombie, Ouzbékistan. Qu'est-ce que les Léopards peuvent espérer à cette Coupe du monde ? Aujourd'hui, on sait qu'on ne part pas favori de cette poule, mais il faut aller chercher un résultat face à deux équipes qui sont favorites, qui sont la Colombie et le Portugal. Et on sait que cette troisième place peut-être ou cette deuxième place va se jouer avec ce match contre l'Ouzbékistan. La Coupe du monde, Youssouf Mulumbu, passe de 32 à 48 équipes et il y aura non plus cinq mais dix équipes africaines à ce Mondial. Vous les imaginez, la RDC peut-être, mais aussi le Sénégal, le Maroc, la Côte d'Ivoire bousculer la hiérarchie ? Oui, c'est formidable. Avec ce qu'a montré le Sénégal lors de la CAN et les atouts qu'a le Maroc, je pense qu'ils peuvent faire très mal. Donc voilà, à toutes ces équipes de bien pouvoir se préparer et de pouvoir rentrer dans cette compétition avec un esprit de gagneur. Youssouf Mulumbu, merci et bravo à la RDC ! Merci Fimbu toujours ! À lire aussiCoupe du monde 2026: la RDC arrache une qualification historique contre la Jamaïque
L'ONG Médecins sans Frontières a publié ce mardi un rapport sur les violences sexuelles au Darfour, région soudanaise désormais quasi entièrement aux mains des Forces de Soutien Rapide. Durant deux ans, les centres de soins gérés par MSF ont reçu près de 3 400 victimes de violences sexuelles. Le constat de l'ONG est clair : femmes et fillettes darfouries sont en danger, elles n'ont aucun lieu où être en sécurité.
L'Afrique est une victime collatérale de la guerre au Moyen-Orient. Une pénurie de médicaments menace le contient qui importe plus de 70% de ses médicaments, principalement d'Inde et de Chine. En cause, le blocage du détroit d'Ormuz qui rallonge les trajets et augmente le coût du transport.
durée : 00:26:36 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - A 72 ans, après vingt années passées au pouvoir, et bien plus occupées à lutter pour l'indépendance de son pays, Habib Bourguiba a accompli son oeuvre politique en Tunisie. Dernier épisode d'une série de "Grands contemporains" proposée par Patrice Galbeau en 1975. - réalisation : Antoine Larcher, Louise Devillard - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien; Edgar Faure Homme d'état français; Pierre Mendès France Homme politique, président du Conseil entre 1954 et 1955
Historienne, politologue, féministe et journaliste, Sophie Bessis a le don de savoir naviguer entre les deux rives de la Méditerranée. Elle nous fait l'amitié de nous recevoir chez elle à Paris, histoire de croiser certains épisodes de sa vie personnelle avec l'Histoire de la jeune nation tunisienne qui célèbre cette année ses 70 ans d'indépendance. Au son de nos archives et des lectures de trois de ses livres, Les Valeureuses, consacré à cinq figures féminines de la liberté dans l'Histoire tunisienne, Bourguiba, biographie du père de la Tunisie moderne et Je vous écris d'une autre rive, lettre à la philosophe Hannah Arendt, Sophie Bessis conjugue l'art du récit avec sensibilité et pédagogie. Trois livres de Sophie Bessis Les Valeureuses, cinq Tunisiennes dans l'Histoire, aux éditions Elyzad Bourguiba, coécrit avec Souhayr Belhassen, aux éditions Elyzad Je vous écris d'une autre rive, lettre à Hannah Arendt, aux éditions Elyzad. La marche du monde vous propose également sa collection de podcast Africaines Queens, l'histoire de l'Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes.
durée : 00:26:17 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans le 9e épisode de la série consacrée à Habib Bourguiba en 1975, Pierre Mendès France décrit la situation quasi-insurrectionnelle de la Tunisie lorsqu'il accède au pouvoir en juin 1954, et raconte comment il travaille aussitôt à la restauration du dialogue avec les nationalistes tunisiens - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien; Pierre Mendès France Homme politique, président du Conseil entre 1954 et 1955
De Sousse à Bizerte, de Sfax à Tunis, ce numéro d'« Éco d'ici, Éco d'ailleurs » vous emmène en Tunisie à la rencontre de celles et ceux qui transforment l'économie réelle : entrepreneures rurales, start-upers de la tech et de la « green tech », chercheurs et accompagnateurs de projets. Une immersion au plus près des initiatives qui misent sur l'agriculture durable, la transition écologique et l'innovation numérique pour créer des emplois et ouvrir de nouveaux marchés.
Dans la région des Grands Lacs, Reporters sans frontières (RSF) sort un nouveau rapport intitulé "Dans la peau d'un journaliste des Grands Lacs". Nouvelle sonnette d'alarme pour dénoncer les violences auxquelles font face les journalistes dans cette région, la plus dangereuse du continent selon RSF. Six pays sont concernés et la RD Congo tient une place particulière.
durée : 00:26:25 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Si le passage de la Tunisie à l'autonomie, puis à l'indépendance, se passa à peu près sans heurts et sans désordre notable en 1956, il fut précédé d'une période de répression et de violence que commençait à évoquer le 8e épisode de la série que Patrice Galbeau consacrait à Habib Bourguiba en 1975. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien; Edgar Faure Homme d'état français
durée : 00:25:49 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1975, dans le 7e épisode de la série Grands contemporains qu'il consacre à Habib Bourguiba, Patrice Galbeau revient avec le Président tunisien sur ce qu'a été pour lui la traversée de la Deuxième Guerre Mondiale qui a éclaté alors qu'il était détenu au Fort Saint-Nicolas de Marseille. - réalisation : Antoine Larcher
durée : 00:25:17 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans le 6e épisode de la série des Grands contemporains que Patrice Galbeau consacre en 1975 à Habib Bourguiba, est abordée la période politique de la Tunisie depuis 1934, avec la naissance du parti Néo-Destour du leader tunisien, jusqu'aux années de l'après-guerre. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Edgar Faure Homme d'état français
Les principaux opposants politiques au président Saïed en prison, des défenseurs des droits, des avocats, des syndicalistes et des journalistes poursuivis en justice et souvent condamnés : Saadia Mosbah n'a pas échappé à cette règle qui prévaut en Tunisie. Rien ni personne ne doit contester les actes du pouvoir en place. Emprisonnée depuis près de deux ans pour des accusations de malversations financières, la présidente de l'association M'nemty (mon rêve) a été condamnée jeudi dernier à huit ans de prison et à une lourde amende. « Saadia Mosbah, 66 ans, avait été en première ligne, rappelle Le Monde Afrique, pour défendre les migrants en provenance d'Afrique subsaharienne, après un virulent discours en février 2023 du président tunisien, Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de "hordes de migrants clandestins" et un complot "pour changer la composition démographique" du pays. (…) Ancienne hôtesse de l'air, elle-même noire de peau, elle avait été à l'origine de l'adoption en 2018 d'une loi pionnière pour le Maghreb contre les discriminations raciales. » À lire aussiEn Tunisie, la militante antiraciste Saadia Mosbah condamnée à huit ans de prison Pression accrue sur les ONG En Tunisie, silence prudent des médias… C'est dans la presse étrangère qu'on commente cette condamnation. Notamment chez le voisin algérien : « Sombres jours pour les libertés en Tunisie, s'exclame Le Matin d'Algérie. Saadia Mosbah vient d'être arbitrairement condamnée par une justice aux ordres. (…) Pour les observateurs tunisiens et internationaux, cette condamnation illustre une tendance inquiétante, pointe le quotidien algérien : une pression accrue sur les ONG et les militants antiracistes, en particulier ceux qui défendent les droits des migrants. Plusieurs organisations dénoncent la multiplication des poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile, qu'elles jugent motivées par des raisons politiques plutôt que pénales. L'affaire Saadia Mosbah reste un signal fort pour la société civile tunisienne, conclut Le Matin d'Algérie, et acte l'absence de liberté d'association et d'indépendance de la justice dans ce pays. » Le site Afrik.com s'insurge : « Que fait Saadia Mosbah dans les geôles de Kaïs Saïed ? (…) Oui, en 2026, reconnaître pleinement l'autre comme son semblable, comme un être humain titulaire de droits, au premier rang desquels figure le droit fondamental à la vie, peut vous être reproché pénalement (en Tunisie). Oui, en 2026, une femme, une mère, un être humain, est condamnée en Tunisie à huit ans d'emprisonnement pour avoir défendu le respect du droit à la vie de chacun. (…) La souveraineté de la Tunisie ne saurait être placée au-dessus des droits humains, affirme encore Afrik.com. Au contraire, elle doit garantir à chaque Tunisien et à chaque être humain se trouvant sur son territoire le respect du droit à la vie et la protection de ses droits fondamentaux. » Le Cameroun : « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme » À la Une également le Cameroun… Un pays verrouillé, constate Le Monde Afrique, avec cette longue analyse sur la situation politique du pays, cinq mois après la présidentielle et la réélection contestée de Paul Biya, 93 ans, à un huitième mandat. « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme », titre le journal. En effet, depuis octobre dernier, « aucun nouveau gouvernement n'a encore été formé, malgré les attentes d'ouverture et de pacification après la dernière crise électorale. Paul Biya a pourtant promis de s'y atteler. "Dans les prochains jours", disait-il, le 31 décembre dernier. Puis, à nouveau, le 10 février, la dernière fois que les Camerounais ont vu leur président (à la télévision) et entendu le son de sa voix usée. (…) Face à ce pouvoir granitique, l'opposition a rendu les armes, relève Le Monde Afrique. Issa Tchiroma, candidat malheureux à la présidentielle, jugeant sa vie menacée, a discrètement trouvé refuge au Nigeria, puis en Gambie. Impossible pour lui d'organiser la résistance loin de ses troupes. La société civile survit, sujette aux "intimidations et à la peur". C'est dans ce contexte, pointe encore Le Monde Afrique, que le pape Léon XIV se rendra dans le pays, du 15 au 18 avril, au milieu de sa tournée africaine. Une visite qui divise le camp de la contestation, entre ceux qui l'assimilent à un acte de légitimation d'un pouvoir usurpé et ceux qui espèrent que le pape abordera les sujets qui fâchent le pouvoir. »
durée : 00:27:00 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Le 5e épisode de la série que consacrait Patrice Galbeau à Habib Bourguiba en 1975 nous rappelle que durant les décennies d'un Protectorat dont le nom ne suffisait plus à déguiser le régime colonial brutal, le leader tunisien aura payé son combat de longues années de détention et d'exil. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien
durée : 00:26:59 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans la série que Patrice Galbeau consacre à Habib Bourguiba en 1975, c'est plus particulièrement la dimension populaire que le fondateur de la Tunisie moderne, lui-même homme du peuple, a su donner à son combat politique que met en lumière le quatrième de ses dix épisodes. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien
durée : 00:57:40 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Si depuis son arrivée au pouvoir en 2019, Kaïs Saïed adopte un discours de rupture vis-à-vis de ses partenaires occidentaux et tente de diversifier ses alliances, la marge de manœuvre diplomatique de la Tunisie reste contrainte par des facteurs structurels internes et par sa dépendance à l'Algérie. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Michaël Béchir Ayari Analyste Principal Tunisie et Algérie pour le International Crisis Group.; Thierry Brésillon Collaborateur au Monde diplomatique et correspondant en Tunisie entre 2011 et 2023; Omar Brouksy Professeur de science politique et journaliste indépendant au Maroc
durée : 00:26:23 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans le 3ème entretien entre Patrice Galbeau et Habib Bourguiba en 1975, c'est le caractère du président tunisien qui est interrogé, à travers les témoignages de son ami et militant tiers-mondiste Jean Rous et de l'ambassadeur de Tunisie en France, Hédi Mabrouk. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien
durée : 00:57:39 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis 2023, le nombre d'interceptions au large des côtes tunisiennes a beaucoup augmenté, alors que l'Europe sous-traite au pays la lutte contre l'immigration illégale. En parallèle, les discours xénophobes de Kaïs Saïed alimentent les violences en tout genre envers les migrants subsahariens. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Shreya Parikh Docteure en science politique affiliée au CERI et enseignante à Sciences Po, spécialiste des questions de race et de migration en Tunisie; Luca Queirolo Palmas Professeur des universités en sociologie de la migration à l'université de Gênes, directeur du projet de recherche européen "Solroutes"; Zouheir Ben Jannet Professeur de sociologie à l'université de Sfax
durée : 00:26:30 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans son deuxième entretien en 1975 avec le Président de la Tunisie Habib Bourguiba, Patrice Galbeau cherche à comprendre ce qui a guidé le combat anticolonial du leader tunisien, depuis ses études supérieures à Paris dans les années 20 jusqu'à l'indépendance de la Tunisie en mars 1956. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Habib Bourguiba Homme politique tunisien; Pierre Mendès France Homme politique, président du Conseil entre 1954 et 1955
durée : 00:58:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les mobilisations dans les régions périphériques tunisiennes se multiplient, comme à Gabès à l'automne 2025. Délaissés par les pouvoirs publics et vivant dans des environnements pollués, les manifestants contestent un développement territorial profondément inégal. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Diane Robert Docteure en géographie de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, post-doctorante à l'IRD (Institut de recherche pour le développement), au sein du projet ANR ECOBOOM. ; Hamza Meddeb Chercheur au Carnegie Middle East Center, ses recherches portent sur l'économie politique de la Tunisie; Augustin Le Gall Photographe et réalisateur, auteur de la série photographique « Or bleu en Tunisie, un pays qui a soif »
durée : 00:58:29 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Fin novembre 2025, 34 opposants tunisiens étaient condamnés dans l'affaire dite du "complot contre la sûreté de l'État". Depuis son "coup d'État constitutionnel" en 2021, Kaïs Saïed a pris un virage autocratique et mine les corps intermédiaires, notamment par la répression judiciaire. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Sophie Bessis Historienne, spécialiste de l'Afrique subsaharienne et du Maghreb; Hatem Nafti Chercheur à l'Institut de recherche et d'études sur le monde arabe et musulman (IREMAM); Monia Ben Hamadi journaliste et correspondante en Tunisie du journal Le Monde
[REDIFFUSION] En ce mois d'élection présidentielle, les figures majeures de la Vème République sont à l'honneur dans True Story. Vous connaissez sans aucun doute cette femme d'une intelligence et d'un courage hors pair, qui a fait de sa vie un combat pour les droits des femmes. Avocate, militante, femme politique, elle a mené sa vie tambour battant avant de disparaître à l'âge de 93 ans en 2020. Son nom : Gisèle Halimi. De son enfance à ses grandes victoires, découvrez sin Fabuleux destin. Une vie de combat Celle que nous connaissons comme Gisèle Halimi, du nom de son premier mari, est née Zeiza Gisèle Élise Taïeb en 1927 dans une famille modeste à La Goulette, en Tunisie. A sa naissance c'est le désarroi pour son père Édouard, qui met quelques semaines à oser annoncer à ses amis qu'il a eu une fille alors qu'il désirait un garçon. Pour Fritna, sa mère, la petite est une main supplémentaire à la maison pour s'occuper du foyer. Car c'est ça la vision qu'on a des femmes dans sa famille de Juifs tunisiens traditionalistes. Une production Bababam Originals Ecriture : Hélène Vézier Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices