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Un Belge s'exporte en Afrique pour son voyage de noces, une vieille voiture percute une Rolls-Royce, et au supermarché un homme découvre qu'il a un fils caché... Découvrez les 3 histoires drôles du jour ! Tous les jours, en podcast, retrouvez une compilation des meilleures blagues de vos Grosses Têtes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le continent africain connaît les taux d'urbanisation les plus rapides au monde. À l'horizon 2050, ses zones urbaines devraient accueillir 950 millions d'habitants supplémentaires, selon Africapolis, une base de données recensant les dynamiques d'urbanisation du continent. [Rediffusion de l'émission du 17 mars 2025] Une progression et des enjeux en conséquence avec, en premier lieu, celui de l'alimentation. À mesure que le besoin en habitations et infrastructures grandit, la pression sur le foncier s'accélère au détriment des jardins partagés et des potagers qui jouent pourtant un rôle essentiel pour les villes et leurs périphéries. À la fois source de nourriture, d'emploi, de lien social et d'îlot de fraîcheur, l'agriculture urbaine est pourtant délaissée des politiques publiques. Comment valoriser le maraichage au coeur des villes ? Quelles sont les innovations innovantes sur lesquelles s'appuyer ? Avec : • Christine Aubry, directrice de la Chaire agriculture urbaine à Agro Paris Tech, et co-directrice des ouvrages Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et à Madagascar (Presses universitaires du Midi, 2023) et Agriculture urbaine et biodiversités - Vers une ville verte et agroécologique (Apogée, 2025) • Moctar Diouf, géographe, chercheur associé au Laboratoire Pléiade. Chargé d'enseignement à l'Université Sorbonne Paris Nord et membre de AgriTakhh, (Takhh est un terme wolof qui signifie ville) une communauté qui regroupe l'ensemble des acteurs.trices de l'agriculture urbaine et péri-urbaine dans les Suds • Jean-François Kacou Aka, spécialiste de la bioéconomie circulaire. Point focal du programme «Villes Vertes» de l'Institut de l'Économie circulaire d'Abidjan (IECA). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Elle revient sur le cyberharcèlement dont a été victime la chanteuse sud-africaine Tyla. Programmation musicale : ► Burna Boy – Update ► Naza – Baby Lova
Le continent africain connaît les taux d'urbanisation les plus rapides au monde. À l'horizon 2050, ses zones urbaines devraient accueillir 950 millions d'habitants supplémentaires, selon Africapolis, une base de données recensant les dynamiques d'urbanisation du continent. [Rediffusion de l'émission du 17 mars 2025] Une progression et des enjeux en conséquence avec, en premier lieu, celui de l'alimentation. À mesure que le besoin en habitations et infrastructures grandit, la pression sur le foncier s'accélère au détriment des jardins partagés et des potagers qui jouent pourtant un rôle essentiel pour les villes et leurs périphéries. À la fois source de nourriture, d'emploi, de lien social et d'îlot de fraîcheur, l'agriculture urbaine est pourtant délaissée des politiques publiques. Comment valoriser le maraichage au coeur des villes ? Quelles sont les innovations innovantes sur lesquelles s'appuyer ? Avec : • Christine Aubry, directrice de la Chaire agriculture urbaine à Agro Paris Tech, et co-directrice des ouvrages Agricultures urbaines en Afrique subsaharienne francophone et à Madagascar (Presses universitaires du Midi, 2023) et Agriculture urbaine et biodiversités - Vers une ville verte et agroécologique (Apogée, 2025) • Moctar Diouf, géographe, chercheur associé au Laboratoire Pléiade. Chargé d'enseignement à l'Université Sorbonne Paris Nord et membre de AgriTakhh, (Takhh est un terme wolof qui signifie ville) une communauté qui regroupe l'ensemble des acteurs.trices de l'agriculture urbaine et péri-urbaine dans les Suds • Jean-François Kacou Aka, spécialiste de la bioéconomie circulaire. Point focal du programme «Villes Vertes» de l'Institut de l'Économie circulaire d'Abidjan (IECA). En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Elle revient sur le cyberharcèlement dont a été victime la chanteuse sud-africaine Tyla. Programmation musicale : ► Burna Boy – Update ► Naza – Baby Lova
Au cours de l'année, ils ont fait la une de l'actualité africaine. Politiques, écrivains, artistes, cinéastes, sportifs, chercheurs… Chacun d'eux a remporté des succès ou marqué les esprits et mérite selon Le Monde Afrique, d'être distingués. Le Monde Afrique qui pointe tout d'abord non pas une personnalité mais toute une génération : la génération Z. « Mille visages, mais une colère, s'exclame le journal. Au Kenya, à Madagascar et au Maroc, l'année a été celle de la Gen Z, tel que se désignent les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. L'injustice fiscale au Kenya, les coupures d'eau et d'électricité à Madagascar et des scandales dans le système hospitalier public au Maroc ont poussé des milliers de jeunes dans les rues en particulier de juillet à octobre, malgré une répression parfois féroce. » Parmi les personnalités politiques distinguées par Le Monde Afrique : Cyril Ramaphosa, le président sud-africain qui « se présente en figure du Sud global, plaidant en faveur du multilatéralisme, se montrant proche de son homologue brésilien de gauche Lula, ou encore défendant la cause palestinienne. » Parmi les Africains qui ont fait la Une en 2025, Le Monde Afrique cite encore l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le rappeur ivoirien Himra, l'universitaire camerounais Augustin Holl, qui a dirigé les trois derniers tomes de l'Histoire générale de l'Afrique, gigantesque encyclopédie, lancée en 1964 ; le footballeur marocain Achraf Hakimi ; ou encore l'entrepreneur kényan Elly Savatia, créateur d'applications utilisant l'intelligence artificielle. Des « dynamiques contradictoires » Cette année 2025 aura été marquée sur le continent par des tentatives de déstabilisation, des élections issues de transitions militaires, des ruptures avec des organisations régionales, mais aussi de grands rendez-vous diplomatiques mondiaux. C'est ce que détaille le site Afrik.com. il y a eu en effet le coup d'Etat en Guinée Bissau ; la tentative de coup d'Etat au Bénin ; l'élection de Mamadi Doumbouya en Guinée ; les protestations populaires et le durcissement du régime au Mali ; la rupture historique des pays de l'AES avec la CEDEAO ; la reconnaissance du Somaliland par Israël qui « a déclenché une crise diplomatique dans la Corne de l'Afrique » ; le 7ème Sommet UE-UA à Luanda : avec la relance du partenariat Afrique-Europe et le G20 à Johannesburg, qui « a placé l'Afrique au centre de la gouvernance mondiale. » Commentaire d'Afrik.com : « cette année 2025 a révélé une Afrique traversée par des dynamiques contradictoires : quête de souveraineté, fragilités démocratiques, ruptures régionales et ambitions diplomatiques globales. » Encore et toujours la guerre dans l'est de la RDC… Autre fait marquant de l'année écoulée, la situation sécuritaire qui a continué de se dégrader dans l'est de la RDC, malgré les efforts de paix… Le Point Afrique nous expose « cinq scénarios pour sortir de cette guerre ». Des scénarios établis par le Centre de coopération internationale de l'université de New York en partenariat avec le Groupe d'étude sur le Congo. « Cinq scénarios, donc, du retrait complet du soutien rwandais au M23 à une autonomie large de certaines provinces du Kivu et de l'Ituri. L'une de ces alternatives prévoit le retrait du Rwanda, affaiblissant ainsi le M23, tout en ouvrant la voie à un processus de paix crédible. » Toutefois, ce rapport « conclut sur une note pessimiste, parfaitement alignée avec l'enlisement actuel des pourparlers. Le succès ne dépendra pas seulement de la signature d'un accord, mais de la volonté politique et, surtout, de la pression extérieure, car les deux parties ont des raisons de vouloir faire traîner les pourparlers et, en l'absence d'une pression politique et d'incitations économiques fortes, il est probable que “la violence s'intensifie à nouveau“. » … et au Soudan Enfin, cette année 2025 aura vu l'intensification de la guerre au Soudan. Depuis avril 2023, ce conflit oppose l'armée nationale aux miliciens des Forces de soutien rapide et a provoqué 200.000 morts. On revient au Monde Afrique qui publie une série de reportages sur cette terrible guerre : avant-hier, premier volet dans « dans El-Obeid encerclée, sur le nouveau front de la guerre », cette ville « menacée par les paramilitaires, devenue stratégique pour le contrôle du centre du pays. » Et hier, deuxième volet : « la lente résurrection de Khartoum, la capitale. (…) Principale ligne de front pendant deux ans, la capitale a été reprise en mars par l'armée régulière. Depuis, la ville tente de renaître de ses cendres. »
En Guinée, Mamadi Doumbouya remporte sans surprise l'élection présidentielle dès le premier tour avec 86,72 % des voix. Il est suivi de loin par l'ancien ministre d'Alpha Condé, Abdoulaye Yéro Baldé, qui conteste déjà ces résultats. Selon la Direction générale des élections, le taux de participation à ce scrutin s'élève à 80,95 %. Les explications avec notre correspondant à Conakry, Malick Diakité.
En France, en 2025, onze familles ont assigné en justice le réseau social TikTok pour avoir exposé leurs enfants à des contenus en lien avec le suicide, l'automutilation et les troubles alimentaires. Parmi ces familles, deux sont endeuillées après le suicide de deux jeunes filles. Les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt pour expliquer l'augmentation des troubles psychiques chez les adolescents et jeunes adultes. Ils peuvent également agir comme des amplificateurs de troubles déjà existants. De plus, la haine en ligne est un facteur de risque important de suicide chez les jeunes. Quel impact ont les réseaux sociaux sur la santé mentale ? Comment les troubles psychiques peuvent-ils être amplifiés par les réseaux sociaux et les algorithmes ? Quels sont les troubles les plus souvent intensifiés par ces derniers ? Comment les prévenir ? Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en Thérapie Comportementale et Cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Yann Vivette Tsobgni, psychologue et chercheure dans le domaine de la santé mentale en Afrique et dans les communautés africaines à l'étranger, créatrice de la page Facebook « Noire & Psy » et auteure du livre Noire et psy, la santé mentale dans les communautés africaines (autoédition). Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Drugdealer, Kate Bollinger – Pictures of you ► Didi B, Alpha Blondy – The top. (Rediffusion)
Les manuels sont essentiels à la réussite scolaire des enfants. Avec plus de 320 millions d'élèves, le marché du livre scolaire en Afrique est estimé à au moins 13 milliards de dollars. Un marché encore largement dominé par des éditeurs étrangers, avec souvent des filiales locales ou des coéditions. [Rediffusion de l'émission du 17 septembre 2025] Dans certains pays, notamment anglophones, des éditeurs nationaux parviennent à passer les barrages des appels d'offre et des commandes publiques. Reste le problème d'acheminer réellement les livres jusque dans les salles de classe. Quelles solutions pour éditer et distribuer des manuels conçus par l'Afrique ? Comment inclure les systèmes éducatifs et les enseignants dans ces démarches nationales ? Un sujet qui va bien au-delà de l'école, quand on sait que pour des éditeurs africains, les manuels scolaires, constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Cela signifie que la vie intellectuelle, littéraire du continent est impactée par la survie des éditeurs nationaux. Avec : • Vincent Bontoux, consultant auprès de divers bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque asiatique de Développement, Banque islamique de Développement, Enabel, feue USAID, etc.) sur des projets de manuels scolaires dans les pays en développement (principalement en Afrique, mais aussi dans le Pacifique et en Amérique latine), en collaboration avec les gouvernements nationaux • Michel Levenez, consultant pour des éditeurs français et acteur de l'édition et de la commercialisation du livre sur le continent africain depuis plus de 30 ans • Anges Félix N'Dakpri, fondateur et gérant de Gad Éditions, commissaire général du Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) et président d'honneur de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI). En ouverture d'émission : L'école autour du monde, l'actualité de l'éducation, avec Marie Raichvarg, directrice du développement institutionnel, en charge des enquêtes auprès des adolescents chez Acadomia. Elle nous présente les résultats d'une étude récemment publiée : Réseaux sociaux – la majorité des adolescents prête à s'autoréguler. Programmation musicale : ► Totem – Lamomali ► Katam - Diamond Platnumz.
En France, en 2025, onze familles ont assigné en justice le réseau social TikTok pour avoir exposé leurs enfants à des contenus en lien avec le suicide, l'automutilation et les troubles alimentaires. Parmi ces familles, deux sont endeuillées après le suicide de deux jeunes filles. Les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt pour expliquer l'augmentation des troubles psychiques chez les adolescents et jeunes adultes. Ils peuvent également agir comme des amplificateurs de troubles déjà existants. De plus, la haine en ligne est un facteur de risque important de suicide chez les jeunes. [Rediffusion de l'émission du 16 juillet 2025] Quel impact ont les réseaux sociaux sur la santé mentale ? Comment les troubles psychiques peuvent-ils être amplifiés par les réseaux sociaux et les algorithmes ? Quels sont les troubles les plus souvent intensifiés par ces derniers ? Comment les prévenir ? Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en Thérapie Comportementale et Cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Yann Vivette Tsobgni, psychologue et chercheure dans le domaine de la santé mentale en Afrique et dans les communautés africaines à l'étranger, créatrice de la page Facebook « Noire & Psy » et auteure du livre Noire et psy, la santé mentale dans les communautés africaines (autoédition). Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Drugdealer, Kate Bollinger – Pictures of you ► Didi B, Alpha Blondy – The top.
En ce dernier jour de 2025, arrêtons-nous sur l'un des changements majeurs de l'année, la suppression par Donald Trump de l'Agence américaine pour le développement (l'USAID). Quel est l'impact réel de cette mesure en Afrique ? Et comment combler le trou des 35 milliards de dollars que l'USAID versait chaque année dans le monde ? Le docteur Pierre Micheletti a une solution. Après Médecins du Monde, il est désormais le président d'honneur d'Action contre la faim et l'un des administrateurs de SOS Méditerranée. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. À lire aussiEn 2025, le recalibrage radical de l'aide américaine a fait mal à l'Afrique À lire aussi«Il n'y avait pas besoin d'interrompre l'aide d'urgence pour réformer l'USAID»
En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »
Les manuels sont essentiels à la réussite scolaire des enfants. Avec plus de 320 millions d'élèves, le marché du livre scolaire en Afrique est estimé à au moins 13 milliards de dollars. Un marché encore largement dominé par des éditeurs étrangers, avec souvent des filiales locales ou des coéditions. [Rediffusion de l'émission du 17 septembre 2025] Dans certains pays, notamment anglophones, des éditeurs nationaux parviennent à passer les barrages des appels d'offre et des commandes publiques. Reste le problème d'acheminer réellement les livres jusque dans les salles de classe. Quelles solutions pour éditer et distribuer des manuels conçus par l'Afrique ? Comment inclure les systèmes éducatifs et les enseignants dans ces démarches nationales ? Un sujet qui va bien au-delà de l'école, quand on sait que pour des éditeurs africains, les manuels scolaires, constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Cela signifie que la vie intellectuelle, littéraire du continent est impactée par la survie des éditeurs nationaux. Avec : • Vincent Bontoux, consultant auprès de divers bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque asiatique de Développement, Banque islamique de Développement, Enabel, feue USAID, etc.) sur des projets de manuels scolaires dans les pays en développement (principalement en Afrique, mais aussi dans le Pacifique et en Amérique latine), en collaboration avec les gouvernements nationaux • Michel Levenez, consultant pour des éditeurs français et acteur de l'édition et de la commercialisation du livre sur le continent africain depuis plus de 30 ans • Anges Félix N'Dakpri, fondateur et gérant de Gad Éditions, commissaire général du Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) et président d'honneur de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI). En ouverture d'émission : L'école autour du monde, l'actualité de l'éducation, avec Marie Raichvarg, directrice du développement institutionnel, en charge des enquêtes auprès des adolescents chez Acadomia. Elle nous présente les résultats d'une étude récemment publiée : Réseaux sociaux – la majorité des adolescents prête à s'autoréguler. Programmation musicale : ► Totem – Lamomali ► Katam - Diamond Platnumz.
En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s'attardent sur l'année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d'abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l'opposition, susceptibles de gêner les plans d'élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C'est à peine si certains chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, n'ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d'alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l'économie du continent. « L'année 2025 se termine comme elle a commencé pour l'Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l'Agenda 2063 adopté en 2013 afin d'inscrire l'Afrique dans la voie de l'unité et du progrès. L'accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l'extrême pauvreté et créer des emplois. L'année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s'attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l'accès à la santé, à l'éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d'année et à l'aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d'africains : le foot avec la Coupe d'Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s'exclame WakatSéra. Les Pharaons d'Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l'Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l'assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d'y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d'Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d'être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »
La CAN se poursuit au Maroc : le Sénégal a battu le Bénin 3 buts à 0. La RD Congo a remporté la rencontre face au Botswana 3 buts à 0. La rencontre Tanzanie-Tunisie s'est soldée par un score vierge, et l'Ouganda s'est incliné devant le Nigeria 3 buts à 1. Mercredi les fans de football regarderont de près la performance des tenants du titre : les Eléphants, qui jouent face au Gabon. Le Gabon est déjà éliminé mais la Côte d'Ivoire doit à tout prix être première du groupe F.
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
Sous pression devant son public, le Maroc n'a pas dérogé à son statut de favori de la CAN 2025 en surclassant la Zambie (3-0) pour finir premier de son groupe et filer en huitièmes de finale, lundi à Rabat. Avec sept points en tête du groupe A, le Maroc termine loin devant le Mali (3 points), qui a été tenu en échec par les Comores (0-0). L'Afrique du Sud, entraînée par le Belge Hugo Broos, a laborieusement dominé le Zimbabwe (3-2) dans une partie ponctuée de bourdes, mais se qualifie tout de même pour les huitièmes.
L'armée américaine a procédé à des frappes contre des combattants du groupe État islamique au Nigeria en réponse, selon Donald Trump, d'assassinats de chrétiens dans la région. Le Pentagone confirme que plusieurs combattants ont été éliminés à Sokoto. Que vous inspire cette intervention américaine dans le pays le plus peuplé du continent ? Efficacité militaire ou escalade dangereuse ? Les solutions armées peuvent-elles vraiment vaincre le terrorisme en Afrique ? On attend vos réactions. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
Coup de théâtre dans la Corne de l'Afrique. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland est reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence, Israël. Pour le président de la République fédérale de Somalie Hassan Sheikh Mohamud, c'est un coup dur, car la nouvelle tombe juste après les élections locales qu'il a réussi à organiser, malgré la pression croissante des islamistes shebab. L'initiative d'Israël suscite beaucoup de réactions négatives. Mais va-t-elle rester isolée ? Matt Bryden est conseiller stratégique au centre de recherches Sahan Research. En ligne de Nairobi, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : pourquoi les shebabs ont-ils réussi à regagner le terrain perdu depuis trois ans ? Matt Bryden : Il y a trois ans, l'offensive contre les Shebabs était menée par les milices de clans qui voulaient se libérer d'Al-Shabab, et ils ont reçu un appui du gouvernement fédéral ainsi que des Américains. Mais les milices de clans sont capables de se battre seulement dans le territoire de leur clan. Donc, dès qu'ils avaient libéré leur propre territoire, ils ne pouvaient pas avancer plus loin. Et donc l'offensive, c'était vraiment une collection de petites offensives, des milices de clans, mais ce n'était pas une opération coordonnée cohérente. Et aujourd'hui, est-ce que ces milices claniques se sont alliées avec les Shebabs contre le gouvernement ? Non, la plupart sont toujours contre les shebabs, surtout dans la région, là où ils se sont battus. Mais ils ne sont pas forcément alliés avec le gouvernement non plus. Et ça, c'est un autre grand problème pour le gouvernement fédéral, c'est que le gouvernement se bat pas simplement contre les Shebabs, mais aussi contre certaines des provinces, les régions de la Somalie qui eux-mêmes se battent contre Al-Shabab. Donc le gouvernement Mogadiscio ne contrôle à la limite que 15 % du territoire de la Somalie. Et ça, c'est généreux. Mais tout de même, ces premières élections sans attentats, est-ce que ce n'est pas un succès pour le président Hassan Mahamoud ? Tout à fait. Il y avait du monde dans certains centres ou des lieux de vote, ça c'est sûr. Mais la Somalie est un pays de clans et donc les clans qui soutiennent le gouvernement, leurs membres votent. Mais d'autres clans, et donc les clans qui soutiennent l'opposition, ne se sont pas présentés pour voter. Donc, l'élection risque d'approfondir les divisions entre les clans et les régions de la Somalie. Ceux qui soutiennent le gouvernement, qui sont minoritaires actuellement, et les autres, les clans et les régions qui s'y opposent. Le président somalien Hassan Sheikh Mohammed était rayonnant jeudi lors de ces élections. Mais le lendemain, il a appris une très mauvaise nouvelle. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland a été reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence Israël. Est-ce que c'est une surprise pour vous ? Pour la Somalie, sûrement. C'est une surprise qui n'est pas du tout bienvenue. D'abord parce que le Somaliland, maintenant, risque de recevoir non seulement la reconnaissance d'Israël, mais d'autres pays derrière. Parce que c'est sûr que ce qu'Israël a fait n'est pas une initiative isolée, mais ça a été coordonné avec d'autres États en Afrique et aussi quelques pays arabes, et probablement les États-Unis aussi. Vous dites que d'autres pays pourraient suivre, mais il y a deux ans, l'Éthiopie avait failli reconnaître l'indépendance du Somaliland. Finalement, elle y avait renoncé sous la pression de la Somalie et de la Turquie. Oui, tout à fait. Mais l'initiative de l'Éthiopie n'était pas coordonnée avec d'autres États et ça a été une déclaration sans la reconnaissance. Maintenant, l'Israël a officiellement reconnu le Somaliland. Et d'après ce que j'entends des diplomates dans la région, ça fait des mois, peut-être plus qu'un an, qu'Israël et d'autres pays ont coordonné cette décision pour qu'Israël ne soit pas seul et qu'il y ait d'autres pays derrière, dans les semaines et les mois à venir pour reconnaître le Somaliland. Les Israéliens laissent entendre que cette reconnaissance du Somaliland est dans l'esprit des accords d'Abraham, par lesquels Israël a normalisé ses relations avec notamment les Émirats arabes unis et le Maroc. Voulez-vous dire que les Américains sont peut-être derrière ? Oui tout à fait. Les Américains, surtout depuis l'élection du président Trump. Ils ont signalé qu'ils sont très frustrés avec la situation en Somalie, qu'ils ont dépensé des milliards de dollars pour la sécurité de ce pays et qu'en fait la situation est pire qu'avant. Donc, les Américains commencent à travailler directement avec les régions de Dublin et de Puntland pour se battre contre Al-Shabab et aussi l'État islamique, qui était très actif dans la région nord-est du Puntland. Et les relations avec le Somaliland sont en croissance. Le général Anderson d'Africom était là il y a quelques mois. Donc, je crois que c'est assez clair que les Américains voient le Somaliland comme un partenaire potentiel pour sécuriser les routes maritimes dans le golfe d'Aden et la mer Rouge, aussi bien que se battre contre les mouvements extrémistes dans la Corne de l'Afrique.
Entrepreneuriat, réseau et passion : Olivier Chavaren décrypte une autre façon de faire de l'immobilier. Donner avant de recevoir, penser long terme et sortir de sa bulle dans un marché immobilier en France sous tension, au micro de Baptiste Julien Blandet.Olivier Chavaren est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro de Baptiste Julien Blandet, le fondateur de la Team Entrepreneur chez eXp partage sa vision très singulière de l'immobilier et de l'entrepreneuriat. En deux ans, plus de 200 professionnels ont rejoint son organisation, dont une dizaine d'agences indépendantes ou ex-franchisées. Une croissance fondée sur un principe simple : donner avant de recevoir, créer du lien et faire monter le niveau de jeu collectif. « On ne bosse pas, on s'amuse comme des fous », résume-t-il.Sportifs de haut niveau, anciens militaires, profils aguerris : la team revendique un supplément d'âme. Passion, discipline, esprit d'équipe et vision long terme deviennent des leviers puissants dans un marché immobilier en France plus exigeant, où beaucoup peinent à vivre durablement de leur métier.L'épisode revient aussi sur les enjeux de la conjoncture actuelle, la nécessité de s'inscrire dans le temps long et l'ouverture à l'international. Afrique du Sud, Portugal, Japon, Corée du Sud, Europe… eXp accélère et tend la main à celles et ceux qui veulent entreprendre autrement. « De l'immobilier pour l'immobilier, ça ne suffit plus ».Un échange sans langue de bois sur le réseau, l'énergie collective et le plaisir de faire de l'immobilier autrement.
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
Jusqu'au 4 janvier, retour sur les épisodes les plus glaçants de l'année 2025 !Dans cette forêt rwandaise perchée au sommet du monde, où reposent les gorilles qu'elle a tant aimés, la primatologue Dian Fossey semble avoir trouvé la paix. Pourtant, son tombeau raconte une autre histoire. Car derrière l'hommage rendu à la « femme qui vivait seule dans la montagne » se cache l'ombre d'un crime non résolu. Le 27 décembre 1985, Fossey est retrouvée morte, sauvagement tuée dans sa cabane. Mais comment cette scientifique si engagée pour la protection des gorilles à dos argenté a-t-elle pu connaître un tel destin ?
La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais. À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines. « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il. À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !
À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) » Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. » Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23. « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. » Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée. Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.
L'année 2025 a été marquée par le 30ᵉ anniversaire des Clubs RFI et par une dynamique remarquable. Les Clubs RFI ont multiplié les projets économiques, sociaux et culturels : des initiatives citoyennes utiles, visibles et appréciées dans leurs villes et leurs pays respectifs. A l'aube de la nouvelle année. Les Clubs RFI font le bilan de 2025 et parlent des projets et perspectives pour l'année 2026. Avec la participation de Taofic Tassou, Club RFI Ouaké (Bénin), Maxime Adomayor , Club RFI Notsé (Togo), Richard Adodjévo Club RFI Parakou (Bénin), Steven Sokoukpé, Club RFI Dogbo et Tipozé Maxime du Centre Culturel de Rencontre international John Smith de Ouidah. Ernesto Alao, Club RFI Ouidah (Bénin), Iréné Akay Messan , Club RFI Jeunesse Positive Abomey Calavi (Bénin) chargés de la coordination et de la programmation à Ouidah des émissions dans le cadre des 30 ans des Clubs RFI. Musique : Le groupe Dangbé Musik , orchestre du Centre Culturel de Rencontre international John Smith de Ouidah – CCRI ( en Live ). L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Réalisation : Cécile Bonici ; Julien Boileau Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Lattoni et Sébastien Bonijol. Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot
À East London, dans la province sud-africaine du Cap-Oriental, les droits de douane américains — 30 % sur les produits sud-africains — frappent de plein fouet l'industrie automobile. L'usine Mercedes-Benz, pilier de l'économie locale, exporte moins. Pour amortir le choc, le port de la ville accélère sa diversification. De notre envoyé spécial de retour d'East London, « Nous sommes au contrôle portuaire, c'est là qu'on dirige les bateaux dans le port », explique Sphiwe Mthembu, directeur du port, fier de son infrastructure, la seule du pays située à l'embouchure d'une rivière. Agrandi pour Mercedes-Benz au début des années 2000, le terminal s'est transformé au fil des investissements en plateforme polyvalente. « Cela signifie que nous pouvons traiter des conteneurs. Nous manipulons aussi du vrac sec : ce que vous voyez là, c'est une cargaison de manganèse qui vient d'une mine dans les terres. De l'autre côté, vous apercevez des voitures qui seront chargées sur ces porte-voitures qui font régulièrement escale ici. Un autre navire est en train d'importer du blé. Et un tanker doit arriver pour du vrac liquide. C'est tout l'avantage d'un terminal polyvalent : pouvoir gérer différents types de marchandises sans contrainte », ajoute-t-il. Le tourisme pour sortir de la dépendance automobile Des travaux sont en cours. Des ouvriers sont en train de travailler pour faire une sorte de marina avec des restaurants pour accueillir encore plus de touristes. Cela fait partie de la diversification du port d'East London qui, face aux difficultés que rencontre l'industrie automobile ici, cherche à consolider de nouveaux secteurs. « Toutes les embarcations de plaisance arrivent ici, décrit Spiwe Mtembu. Nous investissons actuellement beaucoup d'argent dans ce secteur. C'est là que se trouvent les restaurants. Et si vous souhaitez faire une croisière, c'est ici que vous viendrez. » L'autorité portuaire vient tout juste d'investir 8 millions de dollars pour revitaliser le front de mer. L'objectif de la municipalité est clair : faire d'East London une destination touristique reconnue. Une diversification longtemps négligée, selon Ted Keenan, journaliste au quotidien local The Daily Dispatch : « Quand on a une entreprise de la stature de Mercedes-Benz, on se dit qu'elle sera toujours là, qu'elle ne faillira jamais. Mercedes-Benz, c'est du 3 étoiles, c'est magnifique. Mais nous aurions dû nous concentrer sur le développement d'autres industries. Le tourisme, par exemple. C'est une ville de vacances fantastique. » Selon la ministre sud-africaine des Transports, 650 millions de dollars seront au total investis dans le système portuaire du pays, au cours des cinq prochaines années. À lire aussiEast London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump
Pour terminer l'année, l'équipe de Sur le Fil vous propose de passer en revue les dossiers chauds de l'année 2026 à l'échelle internationale, des relations entre les Etats-Unis et l'Europe, en passant par la guerre en Ukraine, la relation entre Pékin et Washington, les grandes tendances sur le continent africain et en Amérique latine et la situation à Gaza.Un épisode préparé avec Karim Talbi, rédacteur en chef de l'AFP pour l'Europe, Laura Bonilla, rédactrice en chef de l'AFP en Amérique latine, et Patrick Markey, redacteur en chef Afrique de l'AFP.Intervenants : Michael Cox, professeur émérite en relations internationales à la London School of Economics. Auteur de US Foreign Policy, dont la nouvelle édition va paraître en mars 2026.Alice Ekman, directrice de la recherche de l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS) et spécialiste de la Chine. Autrice notamment de Dernier Vol pour Pékin (Flammarion, 2024)Agnès Levallois, présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (IreMMO), spécialiste du monde arabe contemporain. Realisation : Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Emmanuelle Baillon, Denis Barnett Sébastien Casteran, Marie Dhumieres, Maxime MametExtraits sonores : AFPTV Extrait afrobeat : "Water", par TylaMusique : Nicolas VairPour aller plus loinCinq choses à attendre en 2026 (AFP)The G20 Agenda Is Shifting from the Global South to America FirstLe durcissement américain vis-à-vis de l'Europe va continuer, prévient Paris | European Newsroom (AFP)Paix en Ukraine : la dernière version du plan américain en 20 points (24 décembre 2025)Document officiel énonçant la stratégie de sécurité américaine (Novembre 2025)Breaking down Trump's 2025 National Security Strategy | Analyse par l'institut BrookingsGuerre commerciale : Donald Trump et Xi Jinping prêts pour un fragile accord de trêve ? | IfriPour la Chine, l'UE est un enjeu secondaire | Cairn.info (Décembre 2025)La Chine dans le monde. Entretien avec Alice Ekman (Diploweb, juillet 2024)China's turn towards the 'Global South': Europe is not Beijing's priority | European Union Institute for Security Studies(17 juillet 2025)Africa outlook 2026 - Economist Intelligence UnitConseil de sécurité: les derniers développements en Afrique de l'Ouest et au Sahel illustrent la fragilité et la résilience de la sous-région | ONU Couverture des réunions & communiqués de presseMegaprojet gazier de TotalEnergies au Mozambique : le communiqué de l'entrepriseA Gaza, des Palestiniens sous les bombes du côté israélien de la "ligne jaune" (AFP, 22 décembre 2025)Operation Southern Spear: The U.S. Military Campaign Targeting Venezuela | Council on Foreign RelationsAmérique latine : un nouveau cycle électoral incertain - Fondation Jean-JaurèsLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que la CAN bat son plein, l'Unicef profite de l'élan du football pour remettre un enjeu de santé publique au centre : la vaccination contre la poliomyélite, autrement dit la polio. Longtemps, la maladie a paralysé plus de 1 000 enfants par jour dans le monde ; l'Afrique a beaucoup progressé, mais des foyers persistent, et l'objectif est d'éviter tout retour en arrière. Dans la campagne « Carton rouge à la polio », plusieurs joueurs africains se mobilisent. Parmi eux, le gardien camerounais Fabrice Ondoa, notre invité. Il répond aux questions de Christina Okello. RFI: Fabrice Ondoa bonjour, pourquoi vous vous engagez dans cette campagne « Carton rouge à la polio » ? Fabrice Ondoa : pour moi, la base, c'est le plus important : la santé. La santé, parce que sans santé, nous ne pouvons rien réaliser. Il n'y a pas que le foot. Dans mon enfance, j'ai un ami qui avait été malheureusement frappé par la polio et jusqu'aujourd'hui, il est handicapé, donc ça me tient vraiment à cœur. Pourquoi passer par le football pour sensibiliser ? Qu'est-ce que le foot permet, que d'autres messages n'arrivent pas à faire ? Déjà, je pense que, comme le disent la majorité des personnes, le football c'est le sport roi. Il y a beaucoup d'enfants qui rêvent aussi d'être footballeurs professionnels, de représenter leur pays à la CAN. Et je crois que c'est aussi une fierté pour les parents de voir cela. Alors, si on peut profiter en ce moment où toute l'Afrique est réunie, en ce moment où toute l'Afrique partage cette passion-là du football, pour sensibiliser et de dire que tous ceux qui jouent pour jouer au ballon ont été protégés de la polio. Et c'est pour ça que nous, aussi, en tant que footballeurs, nous avons le devoir de faire passer ce message-là et donner l'opportunité aux générations à venir de pouvoir réaliser leurs rêves. Et au fond, derrière cette campagne, quelle opportunité voulez-vous offrir aux enfants, en Afrique ? L'opportunité que chaque enfant puisse être en bonne santé. Ok, il y a d'autres qui ont cette « chance », si je peux le dire ainsi, d'être nés quelque part où ils ont l'opportunité de ne pas avoir ce problème. Mais il y a une grande partie aussi qui n'échappe pas à ce problème-là. Et si on peut débarrasser ce fléau, je suis positif qu'on va pouvoir le faire, on va arriver à débarrasser l'Afrique totalement de la polio. Cela commence par un vaccin et après nous allons voir ce qu'il y a lieu de faire pour ceux qui ont déjà ce problème-là. Mais on peut d'ores et déjà préserver toute une génération maintenant en vaccinant, en faisant vacciner les enfants. Je pense que la priorité doit être donnée à la polio parce que c'est l'une des maladies qui frappe la plupart des enfants, qui fait le plus des victimes en Afrique. Et les autres maladies ? Il n'y a pas que la polio, malheureusement…. Je suis d'accord, mais nous ne pouvons pas commencer avec 10 sujets à la fois. Donc nous allons commencer peut-être par la polio et ensuite voir comment nous allons faire pour les autres. Mais je crois que, à la base, si certains leaders ont également choisi la polio, c'est aussi pour une raison. Alors, est-ce que je connais la raison à 100 % ? Non, mais parce que, moi, en tant qu'ambassadeur, quand on se retrouve avec des chiffres comme ceux-là, c'est suffisamment important de se dire « nous devons commencer par là, parce que cela passe par la santé ». Le paludisme par exemple, pourrait être la prochaine étape, pourquoi pas ? Il faut qu'on le fasse. Qu'est-ce que vous voulez déclencher chez les familles ? Et comment parler aux parents qui hésitent quand des rumeurs circulent sur la vaccination ? Alors, on aimerait déclencher un sentiment de confiance vis-à-vis des agents qui se se déplacent pour administrer des vaccins. Au niveau des vaccins, il faut se dire que quelque part, moi j'ai été vacciné étant enfant, et c'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai pu réaliser mes rêves. C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai eu l'opportunité en 2017 d'être champion d'Afrique. C'est pour ça que j'ai eu l'opportunité d'être footballeur professionnel, d'avoir cette confiance-là, de faire vacciner les enfants sans inquiétude, sachant que c'est pour leur bien, c'est pour leur santé et c'est pour leur avenir. Et envers les autorités, votre demande c'est laquelle ? Qu'est-ce qu'elles doivent garantir sur le terrain ? Je pense qu'il faut qu'eux aussi, de leur côté, garantissent la sécurité des agents. Parce que ce n'est pas toujours évident. Moi, je me souviens en 2017, lorsqu'on faisait la campagne de l'enregistrement des enfants pour les actes de naissance, il y avait d'autres personnes mal intentionnées qui allaient racketter des familles. Et c'est pour ça que généralement, parfois, les familles sont réticentes de dire que « est-ce que ce sont des vrais agents ? Est-ce qu'ils ne viennent pas pour nous racketter ? » Parce qu'il y a d'autres derrière qui demandent de l'argent aux familles. Pourtant, c'est gratuit et on aimerait qu'avec les leaders qu'ils mettent la sécurité en place. Ça peut être l'armée, pour pouvoir accompagner ces agents-là à pouvoir faire leur travail. Et pour ça, nous avons besoin d'eux. Cette CAN se fera sans vous : vous la vivez comment ? C'est toujours un regret parce qu'un footballeur, un compétiteur, il a toujours envie de représenter son pays. Mais bon, moi je vis la CAN en tant que fan parce qu'avant d'être footballeur professionnel, je suis d'abord fan de mon pays. Je suis d'abord fan des Lions Indomptables du Cameroun, donc peut-être je ne vivrai pas cette CAN sur le terrain, mais en dehors, au niveau du terrain, je la vivrai comme tout le monde en tant que supporter avec la dernière énergie. Donc pour nous, c'est une grande fierté de voir cette compétition, tous ceux qui sont derrière. Et ça ne peut que faire du bien parce que c'est l'Afrique qui s'est réunit. Pour donner carton rouge à la polio, en une phrase, vous diriez quoi ? Ma phrase c'est : « L'Afrique vient ensemble, l'Afrique s'est réunit, l'Afrique se bat main dans la main pour donner le carton rouge à la polio ». Fabrice Ondoa, merci Merci beaucoup.
Au sommaire de votre émission : - Hommage à Jean-Louis Gasset, décédé ce vendredi 26 décembre ; - Début de la 2ème journée de la CAN 2025 ; - Zidane, Mbappé, Dembélé une pluie de stars à la CAN ; - Les cartons vidéos des auditeurs et des consultants. Dans votre émission du vendredi 26 décembre : - Nous rendrons hommage à Jean-Louis Gasset. L'ancien entraineur de la Cote d'Ivoire et de l'Olympique de Marseille est décédé ce vendredi à l'âge de 72 ans. Le football salue la mémoire d'un technicien respecté, homme de transmission et de vestiaire. Son parcours et son engagement ont marqué le jeu et les hommes. - CAN 2025 – Journée 2 sous haute tension ! Des affiches de très haut niveau ce vendredi et ce week-end : Maroc–Mali | Sénégal–RDC | Algérie–Burkina Faso | Côte d'Ivoire–Cameroun Des favoris déjà sous pression ! Débat : qui peut déjà vaciller ? - Cette CAN 2025 attire beaucoup de VIP dans les tribunes...Zidane, Mbappé, Désiré Doué aperçus dans les stades : la CAN confirme son rayonnement international. Débat : ces présences sont-elles un vrai plus pour la compétition ? ⸻ - Les Cartons Vidéo Les cartons des auditeurs et des consultants pour applaudir ou sanctionner l'actu foot. Débat : votre carton de la semaine ? Pour en débattre autour d'Annie Gasnier : Rémy Ngono | Xavier Barret | Youssouf Mulumbu | Fred Suteau Édition/Réalisation : David Fintzel — Laurent Salerno
Les Etats-Unis ont mené des frappes contre l'Etat islamique au Nigeria dans la nuit de jeudi à vendredi. Et ce soir les autorités nigérianes évoquent d'autres opérations "conjointes" à prévoir prochainement contre les groupes jihadistes.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de l'excision en Gambie, la requête sud-africaine de la CIJ et la nomination d'un envoyé spécial américain au Groenland. RDC : pourquoi Uvira reste sous les tirs malgré le retrait annoncé de l'AFC/M23 ? À Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo, de violents échanges de tirs ont de nouveau éclaté malgré l'annonce d'un retrait des combattants de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda, qui avaient revendiqué la prise de la ville stratégique. Comment expliquer ces affrontements malgré le retrait annoncé des rebelles ? Avec Florence Morice, journaliste au service Afrique de RFI. Gambie : la Cour suprême va-t-elle annuler l'interdiction de l'excision ? En Gambie, l'interdiction de l'excision, en vigueur depuis 2015, est examinée par la Cour suprême après un recours contestant sa conformité à la Constitution. Que dit concrètement cette loi ? Pourquoi est-elle remise en cause ? Avec Juliette Dubois, journaliste au service Afrique de RFI. CIJ : l'intervention belge va-t-elle renforcer la procédure sud-africaine ? La Belgique a annoncé rejoindre la procédure engagée par l'Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice, qui accuse Israël de violations de la Convention sur le génocide dans la guerre à Gaza, et donc de commettre un génocide. Pourquoi la Belgique prend-elle cette décision maintenant ? Que peut changer son intervention dans ce dossier ? Avec Rafaëlle Maison, agrégée des facultés de droit, professeur de droit à l'université Paris-Saclay. Groenland : nouveau lieu de l'ingérence américaine La nomination par Washington d'un envoyé spécial au Groenland a provoqué la colère du Danemark, qui dénonce une remise en cause de sa souveraineté sur ce territoire autonome. Quel sera le rôle de cet envoyé spécial ? Pourquoi le président américain veut-il autant annexer le Groenland ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.
Au sommaire de votre émission : - Hommage à Jean-Louis Gasset, décédé ce vendredi 26 décembre ; - Début de la 2ème journée de la CAN 2025 ; - Zidane, Mbappé, Dembélé une pluie de stars à la CAN ; - Les cartons vidéos des auditeurs et des consultants. Dans votre émission du vendredi 26 décembre : - Nous rendrons hommage à Jean-Louis Gasset. L'ancien entraineur de la Cote d'Ivoire et de l'Olympique de Marseille est décédé ce vendredi à l'âge de 72 ans. Le football salue la mémoire d'un technicien respecté, homme de transmission et de vestiaire. Son parcours et son engagement ont marqué le jeu et les hommes. - CAN 2025 – Journée 2 sous haute tension ! Des affiches de très haut niveau ce vendredi et ce week-end : Maroc–Mali | Sénégal–RDC | Algérie–Burkina Faso | Côte d'Ivoire–Cameroun Des favoris déjà sous pression ! Débat : qui peut déjà vaciller ? - Cette CAN 2025 attire beaucoup de VIP dans les tribunes...Zidane, Mbappé, Désiré Doué aperçus dans les stades : la CAN confirme son rayonnement international. Débat : ces présences sont-elles un vrai plus pour la compétition ? ⸻ - Les Cartons Vidéo Les cartons des auditeurs et des consultants pour applaudir ou sanctionner l'actu foot. Débat : votre carton de la semaine ? Pour en débattre autour d'Annie Gasnier : Rémy Ngono | Xavier Barret | Youssouf Mulumbu | Fred Suteau Édition/Réalisation : David Fintzel — Laurent Salerno
Une tribune publiée récemment dans le magazine français Le Point a provoqué une tempête dans le débat démocratique africain. Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain et auteur de cette tribune, propose de suspendre les élections présidentielles pendant 10 ans pour sauver la démocratie sur le continent. Proposition audacieuse ou insulte et provocation ? L'Afrique doit-elle arrêter pour un temps de voter ? Tandis que certains perçoivent ces élections comme des scrutins trop souvent entachés d'irrégularités, de fraudes ou de manipulations institutionnelles au profit des dirigeants en place, comment redonner confiance aux votants ? Peut-on vraiment protéger la démocratie en gelant l'un de ses fondamentaux ? Avec la participation de : Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain, consultant en géopolitique, auteur d'une tribune «Faut-il suspendre les élections présidentielles pour sauver la démocratie en Afrique ?» à lire dans Le Point Gilles Yabi, analyste politique, fondateur et président du think tank Wathi Mathias Hounkpé, politologue béninois, chef du département «Élections et processus politique» au sein de l'Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique (EISA).
L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.
L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.
Sophie Obadia et Jean-Marie Colombani réagissent aux dernières actualités dont l'annonce de Donald Trump, jeudi 25 décembre, selon laquelle les États-Unis ont mené de nombreuses frappes meurtrières contre l'État islamique dans le nord-ouest du Nigeria, une région confrontée à une montée de violences depuis plusieurs années. Le président américain a averti que d'autres attaques suivraient si l'organisation jihadiste poursuivait ses exactions contre les chrétiens dans le pays. Cette intervention marque une nouvelle étape dans la stratégie américaine de lutte contre le terrorisme en Afrique. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:17 - Toute une vie - par : Natacha Triou - Pionnière de la primatologie et icône de la protection animale, Dian Fossey aura passé 18 ans de sa vie à étudier les gorilles des montagnes au Rwanda. Figure controversée, son meurtre violent en 1985 reste irrésolu. - réalisation : Véronique Samouiloff - invités : Yann Arthus-Bertrand Photographe; Emmanuelle Grundmann Biologiste, naturaliste, reporter, journaliste, spécialiste de la protection et de la réintroduction des grands singes en Afrique et en Asie; Chris Herzfeld Philosophe des sciences, spécialiste de l'histoire de la primatologie et des relations entre humains et grands singes, Peintre, sculpteur et photographe; Sabrina Krief Vétérinaire et primatologue, professeure au MNHN, spécialiste d'écologie comportementale et de zoopharmacognosie; Shelly Masi Primatologue italienne. Maîtresse de conférences au Muséum national d'histoire naturelle et au musée de l'Homme.; Julie Platel Éthologue au parc zoologique de Thoiry
durée : 00:05:25 - La Revue de presse internationale - par : Adrien Toffolet - Il est beaucoup question de météo dans les journaux du monde entier en ce jeudi de Noël : températures extrêmement froides au Canada, en Allemagne et au Maroc ; pluies intenses provoquant des inondations en Afrique du Sud et en Californie.
Que retiendrez-vous de 2025 ? Dites-nous quelles sont les personnalités ou les événements qui vous ont marqué, enthousiasmé, ému ou au contraire indigné, scandalisé, choqué, quel que soit le domaine : politique, géopolitique, sportif, culturel...
La presse algérienne revient largement sur cette adoption de la proposition de loi criminalisant la colonisation française. « Adoption à l'unanimité » par les membres de l'APN, l'Assemblée populaire nationale en plénière, souligne le journal algérien El Moudjahid. Le média parle d'« une démarche inédite [qui va] dans le sens de la préservation de la mémoire nationale et de l'établissement des responsabilités, d'autant plus que, jusque-là, la France coloniale se refuse à reconnaître ses crimes coloniaux en Algérie ». Le journal algérien Le Soir décrit la proposition de loi : « Structurée en cinq chapitres comprenant 27 articles, [elle] s'appuie sur "les principes du droit international consacrant le droit des peuples à l'équité juridique et à la justice historique et la fin de l'impunité". » Le quotidien algérien L'Expression analyse ce « texte mémoriel aux enjeux stratégiques ». Cette proposition est « un acte fondateur de justice historique », explique le média, qui décrit le texte en deux temps. D'abord : « Sur le plan interne, l'adoption de ce texte est présentée comme un levier de renforcement du Système législatif national en matière de protection de la mémoire. (…) ». « Mais, souligne L'Expression, au-delà de sa dimension mémorielle, cette initiative revêt [aussi] des enjeux stratégiques et géopolitiques majeurs. (…) ». Ainsi « en portant le débat sur le terrain juridique, l'Algérie cherche à internationaliser la question des crimes coloniaux et à les inscrire dans les normes relatives aux crimes contre l'humanité ». À lire aussiAlgérie: le Parlement valide la loi de criminalisation de la colonisation française « Une première en Afrique » Et, cette loi criminalisant le colonialisme est aussi présentée comme « une première en Afrique », explique le journal en ligne algérien TSA. Il revient notamment sur les propos de l'expert en politique internationale Abdelkader Soufi, sur les ondes de la Radio algérienne. Le spécialiste explique que cette loi vise « à établir un cadre juridique clair pour qualifier, reconnaître et condamner les crimes commis par la puissance coloniale ». La nouveauté dans ce texte réside dans « la classification détaillée des crimes, incluant désormais des faits longtemps marginalisés ou passés sous silence (...) » c'est-à-dire « la torture, les exécutions sommaires, les massacres de masse, les enfumades, les kidnappings et les viols » qui sont des pratiques « rarement reconnues dans les textes officiels auparavant ». Ce texte va donc au-delà de la reconnaissance symbolique, souligne la presse. Il criminalise la colonisation pour reconnaître les crimes car « la loi qualifie explicitement la colonisation française, qui s'est étendue de 1830 à 1962, de crime d'État », rappelle Afrik.com. « En cinq chapitres, elle recense les exactions commises durant cette période ». Des excuses officielles attendues de la part de la France Et, cette proposition de loi réclame notamment des « excuses officielles » de l'État français pour les crimes commis. Des excuses « présentées comme un préalable indispensable à toute "réconciliation mémorielle" entre les deux pays », souligne Afrik.com. Pour rappel, en 2021, le président français, Emmanuel Macron, avait qualifié la colonisation de l'Algérie de « crime contre l'humanité », mais sans présenter d'excuses officielles au nom de l'État français. « Une nuance que les autorités algériennes n'ont jamais cessé de souligner », commente le média. La loi prévoit également une « indemnisation complète et équitable pour les préjudices matériels et moraux causés par la colonisation. Elle appelle la France à restituer l'ensemble des archives liées à cette période ». Autre point mentionné par la proposition de loi : la décontamination des sites affectés par les essais nucléaires français. Le texte possède également des dispositions pénales qui répriment la glorification de la colonisation. « Les relations avec l'ancienne puissance coloniale demeurent fragiles » Et, les réactions de Paris sont commentées aussi. Le média Observalgerie mentionne les déclarations du Quai d'Orsay : « Paris estime que cette loi va à l'encontre de la volonté de reprise du dialogue franco-algérien et d'un travail serein sur les enjeux mémoriels ». Par ailleurs, le Quai d'Orsay a précisé que « la France n'avait pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne. [Le Quai d'Orsay] a toutefois rappelé "l'ampleur du travail engagé par le président" Emmanuel Macron sur les questions mémorielles, notamment à travers une commission mixte d'historiens des deux pays. » Dans sa déclaration, le ministère français a également réaffirmé sa volonté de « continuer à travailler à la reprise d'un dialogue exigeant avec l'Algérie ». Ce qu'il faut retenir, souligne Afrik.com, c'est qu'« au-delà de ses effets juridiques concrets, cette loi marque un tournant : celui d'un État qui choisit de faire de la mémoire un acte législatif, et de l'histoire un enjeu pleinement politique, au moment même où les relations avec l'ancienne puissance coloniale demeurent fragiles et chargées de non-dits ». À lire aussiFrance-Algérie: le président Macron évoque une reprise du dialogue avec Alger
L'Afrique du Sud voit émerger un type de club de lecture un peu particulier, les «Silent Book Club» (clubs de lecture silencieux, en français). Un concept ayant vu le jour il y a plus de 10 ans à Los Angeles, mais qui s'est bien exporté au sein de la nation arc-en-ciel. Le principe est simple : des passionnés se retrouvent régulièrement dans des lieux publics pour lire ensemble. RFI a rencontré quelques adeptes qui s'étaient réunis à Johannesburg. La météo capricieuse a obligé ces participants à se réfugier dans différents cafés du quartier. Seul le bruit de la machine à espresso et les conversations d'autres clients viennent perturber leur lecture, chacun dans son monde, mais tous autour d'une même table. Ce rassemblement est organisé régulièrement à l'initiative de Nabeela Mangera, qui a lancé le club de Johannesburg, il y a un an. « C'est un concept un peu étonnant, mais qui apporte beaucoup de sérénité. Je pense que de nos jours, on a du mal à se poser. On veut toujours des sources rapides d'informations, et il n'y a pas le temps de lire, ou plutôt on ne prend pas le temps. Quand j'ai entendu parler des clubs de lecture silencieux, j'ai voulu créer un de ces espaces où on peut venir et rencontrer des gens tout aussi passionnés. Mais aussi un espace où on peut s'asseoir et se concentrer sur sa lecture, sans trop de distractions », détaille-t-elle. Difficulté de lire dans un lieu public Ouvrage papier ou tablette numérique, le support importe peu. De même que le type de livre, puisque chacun est libre de choisir ce qui lui plait, sans temps imparti pour tout finir, contrairement aux clubs de lecture traditionnels. Ce qu'apprécie Adila, 34 ans : « Aujourd'hui, je change un peu mes habitudes de lecture. Le plus souvent, j'aime lire des romans policiers ou des romans à énigmes. Mais là je lis du fantastique, avec des dieux grecs et tout ça ! Ici c'est très détendu, on vient juste pour le plaisir. » Chacun reste plongé dans son livre pendant une heure, mais apprécie la compagnie silencieuse des autres lecteurs. Il s'agit de lire seul, mais ensemble, en somme. À la fin, ceux qui le souhaitent peuvent participer à une discussion et partager leur passion. Pour Austin, ce concept est particulièrement bienvenu dans une ville comme Johannesburg. « Ce n'est pas souvent qu'on se retrouve entourés d'autres lecteurs, c'est sympa d'avoir une communauté. De plus, ici, on est souvent inquiet pour sa sécurité, et ce n'est pas si simple de sortir et de commencer à lire dans un lieu public. Donc, on a créé un espace et une communauté pour que les gens puissent le faire. Et puis, c'est dur de trouver un peu de silence dans Johannesburg », plaisante-t-il. L'initiative rencontre aussi du succès dans d'autres métropoles d'Afrique du Sud comme Le Cap et Durban, ou de plus petites villes comme George, avec des lecteurs qui se retrouvent dans des parcs, à la plage, ou encore dans des bars. À lire aussiLe succès des marchés de Noël en Afrique du Sud [1/5]
« Donald Trump déploie des avions de surveillance au-dessus du Nigeria, prélude à une intervention militaire des États-Unis ? » titre Afrik.com. À l'origine de cette question : des données de suivi de vol, révélées par Reuters, en début de semaine. « Depuis fin novembre, un appareil (...) du Pentagone survole quotidiennement l'espace aérien nigérian. » De quoi alimenter « les spéculations sur les intentions réelles de l'administration Trump ». Tout ça, dans un contexte diplomatique en dents de scie, car les tensions étaient, il y a peu, encore palpables : le « 1ᵉʳ novembre [dernier], Donald Trump a menacé le Nigeria d'une intervention militaire » et accusé « le gouvernement de tolérer le massacre de chrétiens », rappelle Afrik.com. « [Donald Trump] a promis de pulvériser les terroristes islamistes ». Son ministre de la Défense a confirmé que le Pentagone « se prépare à passer à l'action ». Ces déclarations ont été vivement critiquées à Abuja, où les autorités rejettent l'idée d'un « génocide chrétien ». Fin de la brouille diplomatique Et il y a quelques jours, une conférence de presse a eu lieu à Abuja, à l'occasion de la visite d'une délégation américaine. La brouille diplomatique entre les États-Unis et le Nigeria semble passée, si l'on en croit les déclarations du ministre nigérian de l'Information, qui évoque « un engagement ferme et respectueux » des deux parties. Ces collectes de renseignements, au-dessus du Nigeria, ce serait donc le « signe d'une coopération sécuritaire accrue », commente pour sa part le journal nigérian The Guardian. D'après un analyste interrogé par Afrik.com, cette activité aérienne démontre aussi la volonté de Washington de reconstituer son réseau de renseignement, dans la région sahélienne. « Après la fermeture forcée de la base américaine d'Agadez au Niger et la montée en influence de la Russie, les États-Unis cherchent manifestement à maintenir une présence stratégique en Afrique de l'Ouest, via le Ghana et, de fait, au-dessus du Nigeria », peut-on lire. À lire aussiNigeria: la brouille entre Washington et Abuja «largement résolue», annonce le gouvernement Problème de sécurité au Nigéria « Ces opérations de surveillance interviennent également plusieurs mois après l'enlèvement, au Niger voisin, d'un pilote américain travaillant pour une organisation missionnaire », rappelle aussi The Guardian. Le scénario d'une intervention américaine est-il plausible ? C'est la question que se pose Afrik.com. Et le mot clé à retenir, c'est « prudence » : « Le Nigeria reste un allié stratégique de Washington et un acteur clé de la lutte régionale contre le terrorisme. Le président nigérian a rappelé que "la violence touch(ait) toutes les communautés" et rejeté toute accusation de persécution religieuse. » Par ailleurs, le Nigeria traverse aussi une période de forte instabilité. Le président a proclamé l'état d'urgence sécuritaire en novembre, « après une succession d'attaques meurtrières et l'enlèvement de plus de 300 écoliers, dans le nord du pays. » À ce sujet, et dans ses colonnes Edito, le journal burkinabé Le Pays commente : « Si l'on en croit les autorités nigérianes, aucun élève enlevé ne se trouve encore entre les mains des groupes armés. Tous, disent-elles, ont été libérés. » Mais, il y a encore des questions sans réponse pour l'instant : dans quelles conditions ont-ils été libérés ? Y a-t-il eu paiement de rançons ? « Car, il faut le dire, le paiement de rançons ne fait que renforcer la capacité de nuisance des groupes criminels. Franchement, le Nigeria, c'est peu de le dire, a mal à sa sécurité intérieure », écrit Le Pays. Au Bénin, pays voisin du Nigeria, Patrice Talon a « fait son au revoir au Parlement » « Une intervention à forte portée institutionnelle, marquée à la fois par la mise en perspective de dix années de réformes et par un ton d'adieu assumé », selon La Nouvelle Tribune. Le journal béninois La Nation revient aussi sur ce dernier discours sur l'état de la nation, aux allures de bilan mais dont le cœur a été consacré à la tentative de coup d'État manquée du 7 décembre, « date désormais inscrite dans l'histoire politique récente du pays ». Le président a mentionné « des assaillants qu'il a décrits comme des "marginaux insensés", manipulés par des intérêts internes et externes en quête de privilèges perdus », peut-on lire. Pour le journal La Nation, ces mots veulent ainsi « souligner la gravité de l'acte, mais surtout la solidité du rempart républicain que constituent les forces armées et de sécurité ». Alors que de futures élections approchent, le président a également dit croire en une transition apaisée, marquée par le renouvellement des institutions et la continuité de l'État. À lire aussiBénin: le président Patrice Talon défend son bilan dans un ultime discours sur l'état de la nation
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'expulsion de Kényans en Afrique du Sud, une photo de Donald Trump supprimée des dossiers de l'affaire Epstein et l'alliance Iran/Venezuela contre les États-Unis. Mercosur-UE : l'impossible signature ? Alors que près de 7 300 agriculteurs européens ont manifesté leur colère contre l'accord UE-Mercosur, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé un report de la signature de l'accord. Pourquoi la France est-elle autant opposée à cet accord commercial ? Une signature est-elle possible sans Paris ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ». Afrique du Sud : pourquoi l'expulsion de sept Kényans irrite Washington ? L'Afrique du Sud a expulsé sept ressortissants kényans accusés de travailler illégalement pour un programme américain de relocalisation des Afrikaners. Comment les Américains justifient-ils la présence de ces Kényans sur le territoire sud-africain ? Cela fait plusieurs mois que Washington accuse Pretoria de persécuter les Afrikaners. Sur quels éléments reposent ces accusations ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI. Affaire Epstein : Trump à nouveau au cœur des interrogations La récente publication des archives judiciaires de l'affaire Jeffrey Epstein aux États-Unis a été marquée par la mystérieuse disparition du fichier n°468 et d'une quinzaine d'autres documents, dont une photo associant le président Donald Trump à Epstein. Pourquoi cette photo a-t-elle été effacée ? Le département de justice pourrait-il être influencé par Donald Trump ? Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste en rhétorique présidentielle. Iran-Venezuela : alliés face aux ingérences américaines ? L'Iran a proposé son aide au Venezuela dans le bras de fer qui l'oppose aux États-Unis, dénonçant les sanctions américaines et affirmant sa solidarité avec Caracas. Pourquoi Téhéran propose-t-il son soutien à Caracas ? Quelle forme pourrait prendre cette coopération ? Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine.
« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus
Longtemps cantonnée à son rôle d'opérateur ferroviaire national, la compagnie italienne Trenitalia a changé de dimension. Forte d'un plan d'investissement massif et déjà bien implantée en France, elle affiche désormais une ambition claire : devenir un acteur central du rail européen à grande vitesse. Si Trenitalia attire aujourd'hui l'attention, c'est d'abord par l'ampleur de ses moyens. La compagnie ferroviaire italienne prévoit un plan d'investissement de 100 milliards d'euros d'ici à 2030, un montant qui doit même doubler à l'horizon 2040. Une enveloppe spectaculaire, destinée en priorité à la modernisation du réseau italien, mais qui poursuit aussi un objectif plus large : préparer l'expansion européenne du groupe. Les dirigeants de Trenitalia ne s'en cachent d'ailleurs pas. Ils répètent régulièrement qu'ils considèrent désormais l'Europe comme leur marché intérieur. Derrière cette déclaration se dessine un projet ambitieux : la construction d'un « métro européen à grande vitesse », avec des trains rouges vifs ornés du drapeau italien, appelés à circuler à travers tout le continent. Plusieurs liaisons emblématiques ont déjà été annoncées comme Rome–Munich ou Milan–Munich. Mais le projet le plus symbolique reste celui d'un Paris–Londres, en concurrence directe avec Eurostar, envisagé à l'horizon 2030. À lire aussiTrain à grande vitesse: l'Europe met 500 milliards sur la table pour relier toutes ses capitales d'ici 2040 La France, vitrine et terrain d'essai grandeur nature de la stratégie Trenitalia Cette ambition européenne n'est pas théorique. Des trains italiens circulent déjà en France entre Paris, Lyon et Marseille depuis maintenant quatre ans. C'est même dans l'Hexagone que la stratégie européenne de Trenitalia est la plus visible. Son arrivée a eu des effets immédiats sur le marché : baisse des prix pouvant atteindre 30 %, augmentation des fréquences et pour l'opérateur historique SNCF, une obligation de réajuster son modèle, ses services et son offre sur ces axes très fréquentés. Pour autant, cette implantation a un coût. Trenitalia perd de l'argent en France avec près de 150 millions d'euros de pertes cumulées depuis son arrivée. La raison est simple : faire rouler des trains dans l'Hexagone est particulièrement cher, notamment en raison des péages ferroviaires payés à l'opérateur d'infrastructure. La direction assume pleinement cette situation. La rentabilité n'est pas attendue avant plusieurs années. L'objectif est clair : s'installer durablement sur le marché, quitte à accepter des pertes à court terme. La logique est celle d'un investissement de long terme. À lire aussiLa compagnie italienne Trenitalia lance son offre sur la ligne Paris-Marseille pour concurrencer la SNCF Frecciarossa, entre coopération, compétition et pari européen L'image de cet investissement, c'est le Frecciarossa, le TGV italien reconnaissable à sa livrée rouge, dont le nom signifie « flèche rouge ». Ce train de nouvelle génération a été conçu pour circuler sur plusieurs réseaux européens, un avantage stratégique majeur. Car en Europe, chaque pays dispose de ses propres normes techniques et systèmes de signalisation. Pouvoir franchir les frontières sans changer de train ni d'équipage permet de réduire les coûts, de simplifier l'exploitation et d'accélérer l'expansion internationale. Sur le papier, la stratégie est solide. Mais à l'échelle européenne, Trenitalia ne peut pas avancer seule. Faire circuler ses trains dans d'autres pays revient à concurrencer directement les opérateurs nationaux en place. La réponse tient en un mot : la « coopétition ». Ce mot-valise, contraction de coopération et compétition, résume la philosophie du groupe : coopérer avec les autres opérateurs pour harmoniser les normes et partager certaines infrastructures, tout en restant concurrents sur les prix et les services. Cette approche s'inscrit pleinement dans le grand projet de la Commission européenne, qui ambitionne de relier toutes les capitales du continent d'ici à 2040 grâce à un vaste réseau ferroviaire à grande vitesse. Un projet que Trenitalia semble avoir anticipé et sur lequel la compagnie italienne paraît déjà avoir un train d'avance. À lire aussiQuel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique?
Avant de parler de la Coupe d'Afrique des nations, les journaux s'intéressent aussi au renouvellement du mandat de la Monusco. Ce week-end, les Nations unies ont renouvelé, pour un an, le mandat de leur mission en République démocratique du Congo. Et ce alors même que « la mission onusienne avait amorcé un processus de désengagement, notamment au Sud-Kivu, après plus de deux décennies de présence sur le sol congolais », rappelle Le Potentiel en RDC. Mais le contexte sécuritaire aura eu raison de cette volonté : la situation est « particulièrement préoccupant[e] », rappelle actualite.cd, en raison des affrontements dans l'est du pays. « La rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, occupe de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, Lubero et Walikale », pointe ainsi le titre. Conclusion : une « aggravation » des crises humanitaire et sécuritaire. Mais après plus de 20 ans de mandats successifs, le média burkinabè Le Pays s'interroge : « Que peut-on encore attendre de cette mission onusienne ? (…) À quoi servira ce renouvellement de mandat ? » Le quotidien est circonspect, même s'il admet que ce n'est pas entièrement la faute de la Monusco. Celle-ci aurait bien besoin, pour agir, « d'un mandat robuste, comme ce fut le cas en 2013 », ce qui lui avait à l'époque permis « de mettre le M23 en déroute », se remémore Le Pays. Tout de même, le journal accorde au moins un mérite à la Monusco : celui de pouvoir être « une force tampon » et d'être « mise à contribution dans le cadre de la sécurisation des populations ». Le Maroc et la CAN en étendard Les journaux marocains ne sont pas peu fiers que leur pays héberge la compétition. Ainsi de L'Opinion, qui s'enorgueillit que « le nom du Maroc [soit] devenu un véritable label d'excellence dans le monde très concurrentiel du football ». Le 360 se gargarise de la même manière de cette « organisation grandiose » et de « la ferveur déjà palpable dans chaque ville, chaque rue, chaque café ». Accueillir la compétition est autant une preuve des mérites du Maroc qu'une occasion d'éblouir encore un peu plus le monde entier, « une opportunité majeure, de doper davantage ce soft power en présentant (…) au monde entier notre meilleur visage », poursuit l'Opinion. H24 Info ne s'y trompe pas non plus : sur le terrain comme ailleurs, le pays « n'a pas le droit à l'erreur » ; le sélectionneur Walid Regragui fait face à « une énorme pression » tandis que le président de la Fédération royale marocaine de football « doit rendre une copie parfaite du point de vue de l'organisation ». Le Royaume a donc mis les petits plats dans les grands. Le Monde Afrique parle même de « moyens hors norme ». Quitte parfois à s'attirer les foudres de la société civile. Car le dispositif impliquant « surveillance avec drones, caméras avec systèmes de reconnaissance faciale, commissariats à l'intérieur des enceintes sportives » est regardé d'un mauvais œil, quelques semaines après le mouvement Gen Z 212 qui a vu des dizaines de milliers de jeunes manifester pour réclamer un meilleur accès aux soins ou au logement. Une vitrine au-delà de la CAN Dans quatre ans, le royaume chérifien remet le couvert avec cette fois la Coupe du monde, co-organisée avec l'Espagne et le Portugal. Ce qui fait du Maroc, rappelle H24 Info, le « deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l'Afrique du Sud ». La Coupe d'Afrique des nations a donc des airs de « répétition générale », pour faire du pays « une vitrine internationale », abonde L'Économiste. C'est d'ailleurs pour cela, rappelle Le Monde Afrique, que Rabat a investi l'équivalent de près de deux milliards d'euros dans « ses infrastructures hôtelières, aéroportuaires, routières et sportives » et dans la rénovation de ses stades. Puis il est aussi question, bien sûr, de soft power. Ici, le ballon rond est surtout un prétexte pour « renforcer l'influence économique et diplomatique du royaume sur la scène internationale, et pas seulement en Afrique ». Dans cette perspective, chaque Marocain est rien de moins qu'un « ambassadeur de son pays », estime L'Opinion. Pour reprendre les mots de Walid Regragui : « remporter la CAN n'est pas un choix », c'est « une obligation ».
La route se poursuit à travers plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, où chaque frontière impose un nouvel apprentissage.La Guinée et la Côte d'Ivoire, traversées dans un rythme soutenu, entre chaleur et concentration ;Le Ghana, où les paysages et l'organisation donnent une impression de respiration ;La fatigue qui s'installe, et la nécessité d'ajuster le voyage au quotidien.Pour écouter l'épisode en entier :Road trip de Paris au Cap en famille-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify