POPULARITY
Categories
Alista Fiscalía operativo para el Mundial Reporta Inegi baja en pedidos manufacturerosLa Alianza para las Vacunas destina recursos para vacuna contra ébolaMás información en nuestro podcast#grc
Reducen a la mitad presencia de lirio en la presa Endhó, en Hidalgo Profepa realiza operativos de vigilancia en zonas costeras del país Suiza desbloquea ayuda para RDC por ébola #grc
À Mayotte, archipel français de l'océan Indien, jusque-là l'immigration provenait essentiellement des îles voisines des Comores. Mais, les conflits sur le continent africain rebattent les cartes. Depuis plusieurs années, des migrants la région des Grands Lacs et de Somalie affluent en nombre vers le département français d'Outre-mer. En 2024, les Congolais de RDC étaient majoritaires parmi ceux qui y présentaient une première demande d'asile. Cela, devant les Comoriens. Ils demandent l'asile à la France, mais sur place les infrastructures ne sont pas adaptées, et la plupart vivent dans l'extrême précarité. À Tsoundzou, au sud de Mamoudzou, le chef-lieu de Grande Terre, un camp informel compte plus de 1 000 personnes. « Mayotte, confetti français hostile pour exilés congolais », un Grand reportage de Lisa Morisseau.
En l'absence de vaccin et de traitement contre la souche Bundibugyo, à l'origine de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, les autorités congolaises misent sur la prévention. Comment vivez-vous cette crise sanitaire ? Etes-vous suffisamment bien informés ? Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, répond à toutes vos questions.
En l'absence de vaccin et de traitement contre la souche Bundibugyo, à l'origine de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, les autorités congolaises misent sur la prévention. Comment vivez-vous cette crise sanitaire ? Etes-vous suffisamment bien informés ? Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, répond à toutes vos questions. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d'Ebola, le Programme alimentaire mondial (PAM) met en garde contre une aggravation de la faim dans l'est du pays, où près de 10 millions de personnes sont déjà confrontées à une crise alimentaire.Dans cet extrait sonore, Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC revient sur les défis d'une riposte menée dans des zones marquées par les conflits, les déplacements massifs et des systèmes de santé fragiles.« La réponse est en cours de renforcement, mais les besoins restent très élevés », prévient-il.Le PAM fournit déjà une aide alimentaire et nutritionnelle aux patients, survivants, cas contacts et familles affectées. L'agence appuie également les agents de santé de première ligne et assure des services logistiques essentiels pour le transport des équipes d'intervention, des fournitures médicales et du fret humanitaire.« Il existe un risque réel que toutes les personnes ayant besoin d'aide ne puissent être atteintes immédiatement », souligne-t-il, appelant à un soutien durable pour protéger les communautés les plus vulnérables à la fois contre Ebola et contre la faim.(Extrait sonore : Myrline Sanogo-Mathieu, porte-parole du PAM en RDC)
En République démocratique du Congo, la riposte s'organise face à l'épidémie d'Ebola qui touche depuis plusieurs jours différentes zones de l'est du pays. L'épicentre se situe en Ituri, où est arrivé Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour Médecins sans frontières – Suisse (MSF), afin de coordonner la réponse de son organisation. Il décrit l'ampleur des besoins, particulièrement en Ituri. RFI : Vous venez d'arriver. Qu'avez-vous sur place ? Florent Uzzeni : J'ai vu beaucoup d'acteurs qui sont ici pour apporter leur aide. J'ai vu une coordination qui se met en place par le ministère de la Santé, par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais concrètement, il n'y a pas encore d'action très efficace sur le terrain. L'Ituri est éloignée. C'est long avant de pouvoir acheminer du matériel et des ressources humaines. Il y a une volonté que les choses changent, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Quand vous dites qu'il reste beaucoup de travail à faire, que manque-t-il concrètement ? L'exemple le plus frappant, c'est qu'aujourd'hui, dans Bunia, il n'y a plus de place dans les différents isolements des structures de santé. C'est-à-dire que si quelqu'un pense avoir Ebola ou a des symptômes, il ne peut pas être accueilli dans les hôpitaux, dans les centres de santé puisque tout est plein. Une des urgences est de mettre en place des centres de traitement, de pouvoir tester les malades qui sont suspects pour soit les prendre en charge dans le centre, soit les renvoyer chez eux, les libérer. C'est un problème majeur aujourd'hui sur Bunia, sur Mungwalu. Quand vous parlez de centres qui sont pleins aujourd'hui, de quel centre parlez-vous ? Je vous parle du centre d'isolement, de l'hôpital général de Rwampara, mais aussi des autres plus petits centres de santé ou petits hôpitaux ou cliniques privées de la ville de Bunia, qui avaient quelques lits pour isoler les patients. Il n'y a plus de place pour en accueillir de nouveaux. Parlons de Mungwalu. Quelle y est la situation actuellement ? La situation à Mungwalu est tout aussi catastrophique, dans le sens où le centre qui pourrait accueillir ces patients est plein, et donc les malades restent dans la communauté au risque d'en infecter d'autres. C'est toute notre urgence et tout le travail que l'on essaie de faire avec le ministère de la Santé pour rapidement augmenter la capacité d'isolement des patients Ebola. Combien de patients Ebola sont aujourd'hui à l'hôpital général de Mungwalu ? Aujourd'hui, il y a 24 patients hospitalisés dans ce centre. Les chiffres fluctuent régulièrement, mais clairement, il y a un besoin d'augmenter, de doubler, de tripler la capacité de prise en charge des patients ayant la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Les cas suspects ont aussi besoin d'être hospitalisés dans un isolement spécifique. Nous avons aussi ce problème que les tests prennent énormément de temps avant d'être acheminés à Bunia, d'être traités. Les patients occupent des places d'isolement pendant longtemps avant que l'on puisse confirmer ou infirmer leur statut sérologique et donc qu'ils soient, ou non, malades de la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Combien de temps faut-il attendre pour que les tests quittent Mungwalu pour arriver à Bunia? Il faut attendre plusieurs jours avant que les tests soient faits. C'est quelque chose de commun en tout début d'épidémie. Maintenant, les choses s'accélèrent et on espère que, d'ici à la fin de la semaine, le processus sera en place pour que l'on ait des résultats en moins de 24 heures, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il y a également deux signalements à Fataki. Selon nos informations, MSF déploie également des équipes pour des cas suspects. Nous avons des équipes qui travaillent depuis des mois dans le camp de réfugiés de Fataki, un immense camp de plus de 65 000 personnes. Nos équipes, avec celles du ministère de la Santé, ont participé à la prise en charge de cas très suspects de la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Malheureusement, un cas est décédé. Actuellement, nous faisons le suivi des contacts pour vérifier si les patients, les personnes qui ont été en contact avec ce cas, développent des symptômes ou non. Nous avons monté un petit isolement pour potentiellement pouvoir prendre en charge les cas suspects. Nous appelons tous les acteurs à ne pas oublier les besoins de la communauté qui ne sont pas que liés à la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Vous avez toujours des femmes enceintes qui ont besoin de soins, des enfants qui ont besoin de vaccination, des cas de paludisme qui doivent être traités. C'est un vrai besoin des populations de Fataki. L'accès à l'eau est extrêmement faible. Nous appelons tous les acteurs qui sont mobilisés dans cette réponse à l'épidémie à avoir une vision globale et à offrir des soins de santé à l'ensemble de la population.
C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »
durée : 00:08:18 - Les journaux de France Culture - L'épicentre de l'épidémie, localisé dans une zone à forte densité de population, oblige la RDC à réagir au plus vite, dans une province en guerre. Un cas déclaré à Goma. L'OMS évoque deux vaccins en phase de développement. Risques de propagation à Mayotte très faible, selon le gouvernement français. - réalisation : Mathieu Laurent, Annie Brault, Martin Desclozeaux, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 02:29:59 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit Thomas Paris, Marie Masmonteil et Nicole Vulser pour décrypter la décision de Canal+ de rompre avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré, et ses effets sur le cinéma. À 7h17, Jules Villa revient sur la flambé d'Ebola en RDC. - réalisation : Félicie Faugère
È un momento difficile per il presidente statunitense Donald Trump e per la sua amministrazione: la corte costituzionale ha bloccato la politica dei dazi, le trattative con l'Iran sono in stallo e la visita di Trump in Cina la settimana scorsa ha sottolineato la sua posizione di debolezza. Con Alessio Marchionna, editor di Stati Uniti di InternazionaleL'Organizzazione mondiale della sanità ha dichiarato l'epidemia di ebola nella Repubblica Democratica del Congo un'emergenza sanitaria internazionale. Con Stefania Salmaso, epidemiologaOggi parliamo anche di:Germania • “Chi fa la lotta in classe" di Leon MecklerSerie tv • Half man su Hbo MaxCi piacerebbe sapere cosa pensi di questo episodio. Scrivici a podcast@internazionale.it Se ascolti questo podcast e ti piace, abbonati a Internazionale. È un modo concreto per sostenerci e per aiutarci a garantire ogni giorno un'informazione di qualità. Vai su internazionale.it/abbonatiConsulenza editoriale di Chiara NielsenProduzione di Claudio Balboni e Vincenzo De SimoneMusiche di Tommaso Colliva e Raffaele ScognaDirezione creativa di Jonathan ZentiCi piacerebbe sapere cosa pensi di questo episodio. Scrivici a podcast@internazionale.it Se ascolti questo podcast e ti piace, abbonati a Internazionale. È un modo concreto per sostenerci e per aiutarci a garantire ogni giorno un'informazione di qualità. Vai su internazionale.it/abbonatiConsulenza editoriale di Chiara NielsenProduzione di Claudio Balboni e Vincenzo De SimoneMusiche di Tommaso Colliva e Raffaele ScognaDirezione creativa di Jonathan Zenti
Déclarée « urgence de santé publique de portée internationale », l'épidémie Ebola en République démocratique du Congo est liée à un variant contre lequel il n'existe ni vaccin ni traitement. Que vous inspire la riposte médicale ? Êtes-vous suffisamment bien informés sur les modes de transmission ? Constatez-vous une prise de conscience collective ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Alors qu'une flambée épidemique d'Ebola se propage rapidement en République démocratique du Congo (RDC), les autorités sanitaires et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'efforcent d'interrompre la transmission d'une souche du virus pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué. Plus de 500 cas suspects, dont plus de 130 décès suspects, ont déjà été signalés, tandis qu'une trentaine de cas ont été confirmés à ce stade en RDC. Deux cas liés à l'épidémie ont également été détectés en Ouganda.Dans un entretien accordé à ONU Info, la Directrice des urgences à l'OMS Afrique, la Dre Marie Roseline Belizaire, revient sur les défis d'une riposte menée dans un contexte d'insécurité et de déplacements de population. Elle explique notamment ce que signifie le risque « d'urgence sanitaire internationale », tout en soulignant qu'« il ne faut pas paniquer », mais agir vite « de manière coordonnée et fondée sur la science ». L'entretien aborde également les gestes essentiels de protection, l'importance d'une réponse ancrée dans les communautés et une approche visant à rapprocher les soins des populations affectées, avec prise en charge médicale et psychosociale, y compris pour les familles.(Interview : Dre Marie Roseline Belizaire, Directrice des urgences à l'OMS Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. » Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de 2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »
durée : 00:12:04 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - L'OMS a classé l'épidémie d'Ebola en RDC comme une urgence internationale : on compte plus de 90 morts et environ 350 cas suspects. Le virus s'est désormais propagé vers l'Ouganda et la ville de Goma. Face à cette situation, comment contenir la propagation de ce virus rare et sans vaccin ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Jules Villa Anthropologue, chercheur post doctoral dans l'unité Anthropologie et Écologie de l'Émergence des Maladies à l'Institut Pasteur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 19/05/2026 Ebola, hantavirus… Face à l'émergence de nouveaux virus, le monde est-il suffisamment prêt ? Le 17 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une urgence de santé internationale, son deuxième niveau d'alerte le plus élevé, pour faire face à la nouvelle épidémie du virus Ebola qui frappe la République démocratique du Congo. Deux jours auparavant, les autorités sanitaires africaines avaient rapporté des cas dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC, frontalière de l'Ouganda et du sud du Soudan. Plus de 130 morts ont déjà été signalés. Il y a plusieurs semaines, des contaminations à l'hantavirus à bord du bateau de croisière MV Hondius ont provoqué une panique mondiale. À ce jour, 11 cas ont été identifiés dont trois mortels. Ce 19 mai, l'OMS ouvre son sommet annuel à Genève. Il y a un an, un traité international sur les pandémies avait été adopté. Aujourd'hui, il n'a toujours pas été mis en œuvre en raison de tensions au sujet du partage d'informations sur les pathogènes. On en débat avec Auriane Guilbaud, politiste, spécialiste de la gouvernance mondiale de la santé, Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris et Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la santé sur France 5. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 19 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 19/05/2026 Géraldine Nakache : filmer l'emprise, briser le silence Dans son dernier film “Si tu penses bien”, la réalisatrice et actrice Géraldine Nakache s'intéresse à l'emprise et aux pervers narcissiques. Gil (jouée par Monia Chokri) et Jacques (interprété par Niels Schneider) sont fous amoureux mais, petit à petit, l'emprise de cet homme s'installe dans leur relation et s'intensifie, tout comme ses insultes et menaces. Il l'isole progressivement de ses proches et se sert du judaïsme, sa religion, pour l'enfermer davantage. Géraldine Nakache a présenté ce film le week-end dernier au festival de Cannes, hors compétition. Il sortira en salles le 16 septembre 2026. Ebola, hantavirus… Face à l'émergence de nouveaux virus, le monde est-il suffisamment prêt ? Le 17 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une urgence de santé internationale, son deuxième niveau d'alerte le plus élevé, pour faire face à la nouvelle épidémie du virus Ebola qui frappe la République démocratique du Congo. Deux jours auparavant, les autorités sanitaires africaines avaient rapporté des cas dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC, frontalière de l'Ouganda et du sud du Soudan. Plus de 130 morts ont déjà été signalés. Il y a plusieurs semaines, des contaminations à l'hantavirus à bord du bateau de croisière MV Hondius ont provoqué une panique mondiale. À ce jour, 11 cas ont été identifiés dont trois mortels. Ce 19 mai, l'OMS ouvre son sommet annuel à Genève. Il y a un an, un traité international sur les pandémies avait été adopté. Aujourd'hui, il n'a toujours pas été mis en œuvre en raison de tensions au sujet du partage d'informations sur les pathogènes. On en débat avec Auriane Guilbaud, politiste, spécialiste de la gouvernance mondiale de la santé, Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris et Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la santé sur France 5. Enfin, Xavier Mauduit revient sur la recherche d'un cobra à lunettes en Haute-Garonne.Ilnous raconte l'histoire d'une toulousaine qui, au 13e siècle, fut la première victime de la chasse aux sorcières pour avoir donné naissance à un monstre à queue de serpent. Marie Bonnisseau nous fait découvrir “Halupedia”, un faux Wikipedia entièrement construit autour d'hallucinations générées par l'IA. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 19 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la visite de Donald Trump en Chine et deux pays du Golfe qui auraient secrètement bombardé l'Iran. RDC : que sait-on de la nouvelle épidémie d'Ebola dans l'Ituri ? Il s'agit de la 17è épidémie d'Ebola en RDC depuis que la maladie a été identifiée pour la première fois en 1976. Déclarée dans la province de l'Ituri, dans le nord-est, province frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, elle serait responsable du décès de près de 90 personnes sur 336 cas suspects. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré l'épidémie « urgence de santé publique de portée internationale ». Que sait-on de ce nouveau foyer ? Comment garantir l'accès aux équipes de santé dans cette zone particulièrement peuplée fragilisée par des groupes armés actifs ? Alors qu'il n'existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre le variant concerné, comment les autorités congolaises s'organisent-elles pour endiguer la propagation du virus ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa. Sommet Chine-États-Unis : qui en sort gagnant ? Alors que le président Xi Jinping s'est targué d'une « visite historique qui fera date », le président Donald Trump a revendiqué « des accords commerciaux fantastiques », sans donner plus de précision. Après des mois de tensions douanières et commerciales, sait-on quels accords ont été signés ? Qui semble sortir gagnant de cette visite de deux jours ? Peut-on parler d'un apaisement des relations sino-américaines ? Sommet Chine-États-Unis : l'Iran peut-il encore compter sur son allié chinois ? Si Donald Trump et Xi Jinping ont pu s'entendre sur des accords commerciaux « fantastiques », est-ce également le cas pour la guerre au Moyen-Orient ? Lors de la visite du président américain en Chine, Pékin affirme que cette guerre « n'aurait jamais dû arriver » et appelle à un cessez-le-feu rapide et à la réouverture du détroit d'Ormuz. Donald Trump a également déclaré que son homologue chinois lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipements militaires à l'Iran. Après cette rencontre, Téhéran peut-il encore compter sur son allié chinois ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Iran : les pays du Golfe engagés dans une guerre secrète ? Selon plusieurs médias anglo-saxons, les États-Unis et Israël ne sont pas les seuls pays à mener des attaques contre l'Iran. Selon le Wall Street Journal, citant des « sources informées », les Émirats arabes unis ont « secrètement » bombardé une raffinerie de pétrole début avril. Pour sa part, l'agence de presse Reuters, citant « deux sources officielles occidentales et deux responsables iraniens », l'Arabie saoudite a également frappé à de nombreuses reprises l'Iran depuis fin mars. Pourquoi ces opérations ont-elles été menées secrètement ? Est-il possible de confirmer les informations révélées par ces médias ? Avec Aabla Jounaïdi, journaliste au service international de RFI.
« C'est une nouvelle qui glace le sang, s'exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l'est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l'Ituri. Et ce n'est pas une simple formalité administrative : l'institution parle d'un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l'OMS a déclenché une alerte internationale. Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s'arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l'Ituri, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ». « Sur l'axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n'utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d'autres doutent de la réalité même de l'épidémie. » Croyances locales Dans cette région de Mongbwalu, « la psychose s'est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L'épidémie s'est déclarée début avril. Et depuis, l'hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d'une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l'espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ». Kinshasa préservée ? À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l'Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ». En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l'Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d'Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ». Nouvelle souche du virus Ce qui est sûr, c'est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L'une d'elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l'est congolais aux grandes villes de la région ». Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L'épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d'anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s'appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ». « L'Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu'on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L'urgence est de voler au secours de la RDC ».
Jean-Jacques Muyembe est une figure mondiale de la virologie. Congolais, il fait partie de l'équipe qui a co-découvert le virus Ebola en 1976. Depuis, il a géré épidémie après épidémie en RDC, souvent dans des zones de guerre, parfois en véhicule blindé. Ce lundi, le directeur de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa répond aux questions de Patient Ligodi sur cette dix-septième épidémie. Il exprime un regret : la détection trop tardive. Et lance un avertissement : personne ne connaît encore l'ampleur réelle de ce qui se passe en Ituri. Quand on est l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), comment gère-t-on une épidémie dans une zone qui est contrôlée par la rébellion ? Est-ce facile pour vous de pouvoir recevoir les échantillons et faire les suivis comme il le faut, sachant qu'administrativement et politiquement, il y a des défis ? Nous avons eu cette expérience en 2018-2020, quand nous avons géré l'épidémie à Mangina, Beni et Butembo. C'était vraiment un grand défi. C'est le plus grand défi, je peux dire, de ma vie, de pouvoir travailler sur un terrain miné par des groupes armés. Mais on parvient toujours à s'entendre, à trouver des solutions pour que le travail puisse se faire dans les meilleures conditions possibles. D'ailleurs, pendant l'épidémie, par exemple, de Beni et Mangina, nous avions perdu un médecin de l'OMS qui a été assassiné, nous avons également perdu une infirmière à Biakato, qui a été attaquée par des groupes armés en pleine nuit. Ils sont entrés dans le dortoir où se trouvaient nos agents et ils ont massacré et blessé beaucoup de personnes là-dedans. Donc, c'est un grand risque. D'ailleurs, moi-même, quand je partais là-bas, je circulais dans un véhicule blindé parce que vous faites la route de Beni à Butembo, la route la plus dangereuse du monde. Donc il faut avoir un véhicule blindé ou bien des hélicoptères qui ont des mitrailleuses. C'était à l'époque de la Monusco. Maintenant, je ne sais pas comment nous allons faire, mais je crois que le ministre va donner des instructions pour que l'on utilise le personnel local. Au lieu de prendre des personnels de Kinshasa – la logistique serait très compliquée –, il vaut peut-être mieux utiliser le personnel local pour avoir la confiance de la population, vous voyez ? Parce que quand nous travaillions là-bas, même nous qui venions de Kinshasa, on nous appelait les étrangers. Alors, j'ai dû changer de stratégie pour donc engager les enfants et le personnel local, pour avoir confiance en la population et travailler en toute confiance avec eux. Il y a également Kinshasa. On sait qu'il y a une connexion aérienne entre Bunia et Kinshasa. Il y a eu dans un premier temps un premier cas qui a été signalé comme étant positif. Pour les cas qui étaient venus de Bunia, c'était un cas qui était parti à l'enterrement de son père décédé à Bunia. Puis, quand il est revenu, quand on a commencé à parler de cette épidémie, il est venu se présenter spontanément à l'INRB pour faire le test. Mais le test est négatif. Pour le moment, il est gardé en surveillance. Eu égard au niveau de propagation, à ce qu'on sait de cette épidémie, s'il y a des actions urgentes à faire pour limiter la propagation et l'évolution de cette épidémie, que faut-il faire ? Franchement, pour le moment, personne ne peut donner un chiffre. Personne n'a la maîtrise des chiffres. On ne peut pas dire combien de cas il y a, combien de contacts, combien de décédés d'Ebola. Ils sont en train de travailler. Maintenant, on va faire la liste linéaire de tous les cas suspects et tracer s'il y a des liens entre ces cas. Nous saurons exactement quelle est l'ampleur du problème. Mais pour le moment, c'est simplement la panique parce qu'on dit que c'est une souche nouvelle. En fait, elle n'est pas si nouvelle que cela. Ce n'est pas la souche la plus meurtrière. Même les organismes internationaux doivent mettre un peu d'eau dans leur vin, se calmer et attendre que les premières investigations nous disent exactement quand cette maladie a commencé, combien de cas, quels sont les contacts, et ainsi de suite. Nous commencerons alors à parler de l'ampleur de l'épidémie. À lire aussiEbola: de Mongbwalu à Goma, comment une épidémie a traversé une ligne de front
Au sommaire :Le virus Ebola sévit à nouveau en République démocratique du Congo, dans une zone en proie aux violences armées, ce qui complique la tâche des sauveteurs face à ce nouveau variant potentiellement mortel à 50%.Bien que les statistiques montrent une progression du taux d'emploi des 55-64 ans, de nombreux témoignages font état de discriminations, de mises à l'écart et d'invisibilisation des seniors sur le marché du travail.Le rapport au temps est de plus en plus paradoxal : malgré la diminution du temps de travail et l'allongement de la durée de vie, les obligations professionnelles, familiales et sociales nous font toujours ressentir un manque de temps.Gabriel Attal s'apprête à officialiser sa candidature à l'élection présidentielle, dans un contexte où Edouard Philippe et le Rassemblement National semblent s'installer dans un duel.Le lancement d'une nouvelle montre issue d'une collaboration entre Swatch et Audemars Piguet a tourné à la débâcle dans plusieurs villes, avec des acheteurs remontés et des incidents avec la police, alors que les vrais connaisseurs considèrent ce modèle comme de mauvais goût.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
durée : 00:15:24 - Les journaux de France Culture - L'Organisation mondiale de la Santé déclenche son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à une épidémie Ebola. Le variant hautement létal frappe de plein fouet la République démocratique du Congo. Mais l'épidémie s'étend hors des frontières de la RDC. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Héloïse Weisz, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Club RFI Bukavu de RDC présente son projet intitulé « Les mégaphones de la nature », une initiative portée par un collectif de jeunes engagés dans la protection de l'environnement. À travers ce projet, les initiateurs souhaitent permettre à chacun de mieux comprendre les problématiques liées à l'environnement. Avec la participation de : Nicole Bahati, présidente du Club RFI Bukavu Cousin/invité : Emmanuel Kajibwani, artiste spécialisé dans la réalisation des portraits, bandes dessinées, peintures et décoration d'intérieur Portrait d'avenir : Fidéline Koutou souhaite devenir ingénieure en bâtiment Musique : « Nous voulons la paix », du collectif d'artistes Lokua Kanza, Fally Ipupa, Céline Banza et Didi-Stone… (Unicef en RDC) L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Marion Lestelle
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
durée : 00:15:24 - Journal de 12h30 - L'Organisation mondiale de la Santé déclenche son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à une épidémie Ebola. Le variant hautement létal frappe de plein fouet la République démocratique du Congo. Mais l'épidémie s'étend hors des frontières de la RDC. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Héloïse Weisz, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une nouvelle épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri, ainsi que dans deux pays voisins, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'information a été confirmée par l'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine, Africa CDC. Plusieurs dizaines de cas ont déjà été recensés et de nombreux décès enregistrés. La RDC reste le foyer principal de cette épidémie, et une nouvelle souche de contamination y a été découverte. Cette dernière, explique le Dr Jean Kaseya, épidémiologiste et directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ne dispose pour le moment ni de vaccin, ni de traitement. RFI : Le 5 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé a reçu un signal de cas suspects et a envoyé une équipe sur le terrain. Les premiers échantillons testés à Mungbwalu étaient négatifs. Ce n'est que le 15 mai que l'Institut national de recherche biomédicale a confirmé les cas positifs. Deux jours se sont écoulés. Ce délai a-t-il aggravé la situation ? Dr Jean Kaseya : On peut dire que tout délai dans une flambée d'Ebola est préoccupant, mais que les premiers échantillons négatifs ne suffisent pas à exclure une flambée. Cela peut dépendre du moment du prélèvement, de la qualité de l'échantillon, du choix des cas testés, du transport ou de la dynamique de transmission. Nous devons examiner la chronologie complète avant de conclure que ce délai a aggravé la situation. Ce que nous savons, c'est qu'Ebola exige une réponse immédiate dès le signal et cela signifie l'investigation, l'isolement, la recherche des contacts, le contrôle des infections et la communication communautaire. Voilà pourquoi Africa CDC travaille avec les gouvernements à accélérer la confirmation, à renforcer les laboratoires, à reconstituer les chaînes de transmission et à réduire tout nouveau délai opérationnel. Le patient zéro a-t-il été identifié ? Le patient zéro n'a pas été publiquement confirmé. À ce stade, les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour établir la chronologie des premiers cas, les expositions possibles, les événements communautaires, les soins reçus. Vous savez, les funérailles et les déplacements sont aussi d'autres facteurs. Les informations venant de la communauté sont importantes et doivent être écoutées. Nos équipes travaillent avec le gouvernement et d'autres partenaires pour que nous puissions vérifier scientifiquement avant de parler du patient zéro. On parle de la RDC, mais d'autres pays seront également impactés, l'Ouganda et le Soudan du Sud notamment. Vous confirmez ? Effectivement, la situation est confirmée en Ouganda. On parle de la même souche qui vient d'être confirmée en RDC. Il s'agit de la souche « Bundibugyo » et on parle de cas importés en Ouganda venant de la RDC, dont une personne est déjà morte. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur la détection rapide pour renforcer la surveillance. On est en train de rechercher les contacts, de faire de la prévention et le contrôle des infections. Nous avons aussi la communication avec les communautés, bien sûr, les enterrements sûrs et dignes au niveau du Soudan du Sud. Nous activons la pression maximale en termes de prévention et surtout de détection accélérée s'il y avait un cas. Pour revenir à la RDC, c'est la 17e épidémie que connaît le pays depuis 1976. Mais cette fois, ce n'est pas la souche Zaïre. Le séquençage est en cours. Vous avez évoqué tout à l'heure le nom de la nouvelle souche. Pouvez-vous nous rappeler de quelle souche il s'agit ? Généralement, nous parlons des trois souches. Il y en a une vingtaine, mais généralement on parle de trois souches pour Ebola : la souche « Zaïre », que l'on connaît, la souche « Soudan », et la souche « Bundibugyo ». C'est de celle-là dont on parle. Cette souche n'a pour le moment aucun vaccin disponible, aucun médicament disponible. Nous avons des vaccins candidats, des médicaments candidats sur lesquels nous sommes en train de travailler. Aujourd'hui (vendredi 15 mai, NDLR), mon équipe a eu une réunion avec tous les partenaires et les industriels pharmaceutiques qui ont des produits sur lesquels on fait des études, et donc nous saurons vous informer un peu plus dans les prochains jours. Dernière question, quelle est votre plus grande crainte dans les prochaines 72 heures ? La crainte des chaînes de transmission invisibles, des contacts qui ne sont pas listés, des personnes exposées qui se déplacent vers Bunia, vers l'Ouganda, vers le Soudan du Sud, des soignants qui sont exposés sans protection suffisante et surtout des décès communautaires sans enterrements. Les prochaines 72 heures doivent servir à passer d'un signal inquiétant à une réponse structurée, où nous allons lister les contacts. On va prendre des soins sécurisés, on va renforcer les laboratoires et on va avoir des communautés informées. À ce moment-là, je peux commencer à dire que nous pourrions contrôler cette épidémie dans les semaines qui viennent. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une proposition de loi aux États-Unis pour sanctionner des personnalités dans l'est de la RDC et la crise interne au Real Madrid dont le président a annoncé des élections prochaines. Côte d'Ivoire : vers une crise du mouton avant la Tabaski ? La décision du Burkina Faso de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, ses exportations de bétail suscitent des inquiétudes en Côte d'Ivoire. Alors que les besoins du pays sont estimés à 350 000 têtes de bétail pour la Tabaski dont 75% sont importés principalement des pays voisins, faut-il s'attendre à une pénurie de moutons en Côte d'Ivoire. A 10 jours de la fête, comment s'organise le gouvernement pour éviter une crise ? Faut-il s'attendre à une hausse des prix du bétail ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. RDC : des sanctions américaines pour encadrer la paix dans l'est du pays ? Portée par le député démocrate Johnny Olszewski, une proposition de loi a été déposée à la Chambre des représentants des États-Unis visant à instaurer des sanctions contre toute personne ou entité qui compromettrait la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington dans l'est de la RDC. Quelles sanctions prévoit ce texte ? Alors que les combats persistent malgré la trêve, l'adoption de cette loi permettrait-elle de changer la donne sur le terrain ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Real Madrid : comment expliquer la crise interne qui touche le club ? La crise s'aggrave au Real Madrid. Après plusieurs polémiques extra-sportives, dont l'altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde dans les vestiaires, ou encore les tensions entre Kylian Mbappé et l'entraîneur Alvaro Arbeloa, le club fait face à un nouveau séisme. Lors d'une conférence de presse, le président Florentino Pérez a dénoncé une campagne médiatique « absurde » contre l'équipe et sa personne. A la surprise générale, il a également annoncé des élections anticipées, tout en confirmant sa candidature. Pourquoi le dirigeant du Real attaque-t-il autant à la presse espagnole ? Quelles sont ses chances d'être réélu à la tête du club ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taïeb. Au programme, le sommet Africa Forward dédié aux relations entre la France et l'Afrique. Notre journaliste revient sur les nombreuses sorties du président français Emmanuel Macron qui n'ont pas laissé les internautes indifférents.
durée : 00:20:03 - Les journaux de France Culture - Une nouvelle épidémie d'Ebola a été déclarée ce matin en Ituri par l'agence sanitaire de l'Union africaine. La dernière, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades. La situation est alarmante dans cette province de RDC ravagée par la guerre et la misère. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Mathieu Laurent, Aloïs Guérin - invités : Céline Bayou Chargée de cours à l'INALCO, chercheure associée au CREE (Centre de recherches Europes-Eurasie) de l'INALCO et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Esta semana, continuou a campanha para as eleições legislativas deste domingo em Cabo Verde, enquanto na Guiné-Bissau houve acordo entre a direcção do histórico PAIGC e o grupo de oposição interna. Em Moçambique, continuou a crise dos combustíveis e revelou-se que 2,4 milhões de crianças estão ou foram submetidas ao trabalho infantil no país, incluindo na mineração e garimpo. Em Nairobi, houve cimeira franco-africana e em Angola celebrou-se mais um título do Petro de Luanda. Este domingo, os cabo-verdianos são chamados às urnas para as eleições legislativas. Melhorias nos sectores dos transportes, da saúde e da educação são algumas das principais preocupações da população. Oiça aqui a reportagem da nossa enviada especial a Cabo Verde, Neidy Ribeiro na cidade da Ponta do Sol, na ilha de Santo Antão. Na Guiné-Bissau, a direção do histórico PAIGC e o grupo de oposição interna chegaram a “um entendimento” sobre a realização do próximo congresso. O acordo prevê a inclusão na comissão preparatória do congresso de dois elementos do grupo que contestavam a direcção: José Carlos Esteves, actual ministro das Obras Públicas, e Mário Musante, ministro da Energia. Em Moçambique, continua a crise dos combustíveis. No início da semana, os transportadores voltaram a paralisar a actividade em várias rotas e a exigir a revisão da tarifa do transporte ou do combustível, apesar do acordo alcançado entre o governo e a Federação Moçambicana da Associação dos Transportadores rodoviários para subsidiar o transporte. O Conselho da União Europeia prorrogou o mandato da Missão de Assistência Militar da UE em Moçambique por mais seis meses, até 31 de Dezembro de 2026. O anúncio foi feito, esta quinta-feira, em Maputo. Em Moçambique, cerca de 2,4 milhões de crianças em Moçambique estão ou já foram submetidas ao trabalho infantil, muitas delas em actividades consideradas perigosas, como a mineração artesanal e o garimpo. A situação preocupa o ministério do Trabalho, Género e Acção Social, que alerta para o agravamento do fenómeno nos últimos anos, sobretudo nas províncias de Nampula, Tete e Inhambane. A cimeira franco-africana de Nairobi, "Africa Forward", terminou esta terça-feira. Em entrevista à RFI, o Presidente francês falou nomeadamente sobre a situação na RDC e mostrou reservas sobre eventuais sanções europeias contra o Ruanda devido ao papel de Kigali na guerra no leste daquele país. Em Angola, o candidato à liderança do MPLA, Higino Carneiro, foi chamado, na quarta-feira, à Procuradoria-Geral da República para ser notificado sobre a reabertura de um processo, que já tinha sido arquivado, envolvendo uma alegada burla com viaturas. Higino Carneiro considera que há motivações políticas por detrás da convocação que surge dias depois de o Presidente angolano João Lourenço, ter formalizado a recandidatura à liderança do partido. No desporto, o Petro de Luanda sagrou-se Campeão de Angola pela quinta vez consecutiva, quando faltam ainda três jornadas para o fim da temporada. Ao microfone da RFI, Joaquim Valinho, treinador-adjunto do Petro de Luanda, disse que é uma “felicidade tremenda” ter novamente conquistado o Girabola.
durée : 00:20:03 - Journal de 12h30 - Une nouvelle épidémie d'Ebola a été déclarée ce matin en Ituri par l'agence sanitaire de l'Union africaine. La dernière, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades. La situation est alarmante dans cette province de RDC ravagée par la guerre et la misère. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Mathieu Laurent, Aloïs Guérin - invités : Céline Bayou Chargée de cours à l'INALCO, chercheure associée au CREE (Centre de recherches Europes-Eurasie) de l'INALCO et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le PSG champion de France pour la 14e fois après son succès à Lens. Un titre de plus. Mais pas un titre comme les autres. Pour Luis Enrique, sans doute le plus dur à aller chercher. Le PSG a souffert. Le PSG a tenu. Le PSG est encore champion. Retour sur un sacre. Paris FC : l'autre Paris face au roi D'un Paris à l'autre. Le PFC jouera sa dernière journée face au nouveau champion de France, dimanche. Un derby de capitale. Un choc de trajectoires. Avec nous : Moustapha Mbow, défenseur et vice-capitaine du Paris FC. Quel bilan pour l'international sénégalais ? Quelle saison ? Quelle progression ? Et la question qui compte aussi : Mbow sera-t-il du voyage aux États-Unis avec les Lions ? RDC : la Fecofa, élection sous verrou ? Un seul candidat : Véron Mosengo-Omba. Huit recalés. À quelques jours du scrutin prévu le 20 mai, la bataille pour la Fecofa interroge. Élection jouée d'avance ? Football congolais sous contrôle ? État des lieux avec Joseph-Richard Kazadi, journaliste à Kinshasa. Qui prendra la main sur le ballon congolais ? Pour débattre autour d'Annie Gasnier : Chérif Ghemmour, Salim Baungally et Youssouf Mulumbu. Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno. À lire aussiFootball : le PSG sacré champion de France pour la 14e fois de son histoire
Le PSG champion de France pour la 14e fois après son succès à Lens. Un titre de plus. Mais pas un titre comme les autres. Pour Luis Enrique, sans doute le plus dur à aller chercher. Le PSG a souffert. Le PSG a tenu. Le PSG est encore champion. Retour sur un sacre. Paris FC : l'autre Paris face au roi D'un Paris à l'autre. Le PFC jouera sa dernière journée face au nouveau champion de France, dimanche. Un derby de capitale. Un choc de trajectoires. Avec nous : Moustapha Mbow, défenseur et vice-capitaine du Paris FC. Quel bilan pour l'international sénégalais ? Quelle saison ? Quelle progression ? Et la question qui compte aussi : Mbow sera-t-il du voyage aux États-Unis avec les Lions ? RDC : la Fecofa, élection sous verrou ? Un seul candidat : Véron Mosengo-Omba. Huit recalés. À quelques jours du scrutin prévu le 20 mai, la bataille pour la Fecofa interroge. Élection jouée d'avance ? Football congolais sous contrôle ? État des lieux avec Joseph-Richard Kazadi, journaliste à Kinshasa. Qui prendra la main sur le ballon congolais ? Pour débattre autour d'Annie Gasnier : Chérif Ghemmour, Salim Baungally et Youssouf Mulumbu. Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno. À lire aussiFootball : le PSG sacré champion de France pour la 14e fois de son histoire
« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé
Dan Oneil joins The Broke Agent and Jason Cassity to discuss why The Walk Thru podcast is ending, their favorite moments from the show, and what is coming next.The Broke Agent YouTube Channel: https://www.youtube.com/@thebrokeagent
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des sanctions européennes contre des colons israéliens extrémistes, un projet d'extraction de cuivre en RDC et une loi pour réduire la peine de Jair Bolsonaro au Brésil. Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres ? Jugés pour « attroupement armé », « mouvement insurrectionnel », « rébellion » et « détention d'armes de guerre », huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d'opposition, ont été condamnés à huit ans de prison ferme par le tribunal de N'Djamena. Un avocat de la défense dénonce un verdict « rendu à l'arrachée ». Comment interpréter de tels propos ? Que reproche-t-on aux accusés ? Quel avenir pour le GCAP après cette décision de justice ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Israël : que reproche-t-on aux colons extrémistes sanctionnés par les Européens ? Après des mois de blocage en raison du véto de la Hongrie, l'Union européenne est parvenue à trouver un accord pour sanctionner « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », comme l'a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, le ministre des Affaires étrangères français. Une décision « arbitraire » et « politique » a dénoncé le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Qui sont les colons extrémistes visés par ces sanctions ? Que leur reproche-t-on ? À quel point cette décision peut-elle impacter les relations entre Israël et les pays européens ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. RDC : le pays va-t-il devenir le numéro un mondial du cuivre ? C'est un ambitieux projet d'exploitation de cuivre que vient de dévoiler la société chinoise « China Railway Resources Universal Limited » (CRRU). Situé dans l'espace Grand Kasaï, au centre-ouest de la RDC, le futur site minier pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en ferait l'une des plus importantes mines de cuivre au monde. Déjà deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC pourrait, grâce à cette initiative, renforcer davantage sa place sur le marché international. Mais que sait-on réellement de ce projet ? Quelles retombées économiques et sociales peut-il apporter aux populations congolaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Brésil : vers une réduction de peine pour Jair Bolsonaro ? La Cour suprême du Brésil a suspendu l'application d'une loi ouvrant la voie à une réduction de la peine de prison de Jair Bolsonaro. Reconnu coupable d'avoir fomenté un coup d'État contre son successeur Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en octobre 2022, l'ancien président a été condamné à 27 ans de réclusion en septembre 2025. Comment la Cour suprême justifie-t-elle sa décision ? Si après examen, les juges valident la loi, quel sera le sort de l'ex-président ? Avec Adriana Moysés, cheffe adjointe du service en langue brésilienne de RFI.
En évoquant un possible report de l'élection présidentielle de 2028 si le conflit persiste dans l'est de la RDC, Félix Tshisekedi s'est dit prêt pour un troisième mandat si les Congolais le lui demandaient par référendum. Que vous inspirent ces déclarations ? L'opposition a-t-elle les moyens d'agir ? Quelles peuvent être les conséquences politiques ? Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
23 milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse faite par Emmanuel Macron et William Ruto, hier soir, à Nairobi, au Kenya. « L'Afrique a plus besoin d'investissements que d'aide publique », a ajouté le chef de l'État français. Mais faut-il renoncer pour autant à l'aide publique ? Surtout pas, répond l'économiste français François Giovalucchi, car il n'y a pas d'investissements privés dans les pays les plus pauvres et dans les secteurs de la santé et de l'éducation. François Giovalucchi a été un cadre du Trésor français et de l'Agence française de développement. Aujourd'hui, il enseigne à l'université catholique de Madagascar et publie dans Politique africaine et Esprit. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aide publique », a dit Emmanuel Macron, hier, à Nairobi. Qu'est-ce que vous en pensez ? François Giovalucchi : Je crois que la remarque est pertinente. L'ensemble des sources de financements destinées à l'Afrique sont plus ou moins menacées par la crise. Bien sûr, comme l'a dit le président Macron, il s'agit de l'APD qui se réduit structurellement, mais… L'Aide publique au développement. L'Aide publique au développement. On doit penser aussi, si vous voulez, à une certaine réticence des marchés financiers internationaux dans la mesure où la crise de la dette africaine n'a pas été traitée, même s'il y a eu une grosse avancée avec le traitement de la dette éthiopienne. On peut parler des apports des migrants, des transferts de migrants, qui sont absolument majeurs, mais qui risquent d'être menacés à terme par les politiques restrictives dans les pays d'accueil des migrants. Quant aux investissements internationaux, ils sont extrêmement concentrés dans un certain nombre de pays et sur un certain nombre de secteurs, essentiellement les secteurs miniers, immobiliers et à un moindre degré énergie. Donc, il y a un véritable challenge pour élargir à la fois la liste des pays bénéficiaires et les secteurs concernés. Alors, l'an dernier, l'Aide publique au développement a chuté de près de 25% au niveau mondial. Apparemment, il y a donc un effet Donald Trump. Est-ce que c'est irréversible et est-ce que c'est dangereux à vos yeux ? Alors, ça me semble effectivement relever d'une nouvelle, si vous voulez, orientation de l'ordre international. Alors, ça se traduit très clairement côté américain, mais ça se traduit aussi côté européen avec plusieurs exemples. Il y a le « plan Mattei » pour l'Afrique de l'Italie, qui est un plan qui vise à restreindre l'immigration, favoriser du business italien en Afrique, notamment dans le secteur de l'énergie. En Espagne, on a la même tendance. Et en France aussi, on nous dit que l'aide ou les investissements solidaires, pour employer la nouvelle terminologie, doivent créer des marchés pour les entreprises françaises. D'ailleurs, on le voit très bien, Christophe Lecourtier, le nouveau directeur général de l'AFD, est l'ancien patron de Business France, donc un homme qui a voué une partie de sa carrière à l'expansion des entreprises françaises à l'étranger. Donc, c'est sans doute une inflexion de longue durée, il y aura un impact certain. Donc, les pays les plus pauvres, et qui sont souvent les moins endettables, vont être affectés le plus nettement par la baisse de l'Aide publique au développement. Et, au-delà des pays, il y a un problème sectoriel, c'est-à-dire que les investissements à l'étranger vont vers des secteurs rentables, qui offrent des marchés rémunérateurs aux entreprises européennes. Et il n'y a pas de marché rémunérateur, par exemple, dans le domaine de l'éducation, sans doute très peu dans le domaine de la santé et aussi pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, les investissements d'adaptation. Donc, on peut craindre, si vous voulez, que certains pays et certains secteurs soient particulièrement touchés par cette baisse de l'Aide publique au développement. On observe déjà les premiers impacts avec la baisse des aides d'urgence, notamment par exemple en matière alimentaire à Madagascar ou en RDC, où les ONG qui interviennent sur le terrain sont à court de financements et doivent diminuer leurs opérations avec une influence extrêmement néfaste sur la sécurité alimentaire des populations. À lire aussiSommet Africa Forward: Macron annonce 23 milliards d'euros d'investissements français et africains en Afrique À ce sommet de Nairobi, Emmanuel Macron et William Ruto annoncent toute une série de nouveaux investissements français en Afrique, mais ils espèrent aussi réformer l'architecture financière internationale. Quelle est leur véritable marge de manœuvre face à Donald Trump pour une telle réforme ? Alors les problèmes à résoudre sont ceux de la qualité des investissements, c'est-à-dire que la France a fait un certain nombre d'investissements en Afrique qui sont problématiques. J'ai en tête le barrage de Nachtigal au Cameroun, qui rencontre des difficultés puisque la société qui doit acheter l'énergie a des problèmes financiers. J'ai en tête le Train express régional de Dakar… Mais le Train express régional de Dakar, il est très fréquenté, non ? Alors, il est fréquenté, c'est à ce titre, effectivement, à cet égard un succès, mais il y a quand même des problèmes pour assurer le service de la dette, pour rembourser. Alors, en ce qui concerne le « challenge Trump », on a eu la Heritage Foundation qui était donc à l'origine de son programme, qui avait prôné le retrait des États-Unis du FMI et de la Banque mondiale. Ce qui aurait alors pour le coup été une révolution dans l'architecture financière internationale. Donc tel n'a pas été le cas et donc il y a une certaine continuité. Mais le véritable défi pour l'architecture financière internationale, c'est la crise en Iran. C'est la nouvelle guerre du Golfe qui va entraîner des conséquences économiques extrêmement graves dans le monde entier, avec des stagflations dues à la hausse du prix de l'énergie, donc des baisses de recettes fiscales, des accroissements de déficit budgétaire, des accroissements du déficit du commerce extérieur. Donc, si vous voulez, on essaie de trouver des solutions, mais dans une période qui est très peu favorable. À lire aussiChristophe Lecourtier, directeur général de l'Agence française de développement: « L'AFD ouvre un nouveau chapitre»
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une opération de sécurisation dans le détroit d'Ormuz, les déclarations de Félix Tshisekedi sur un troisième mandat et les violences xénophobes en Afrique du Sud. Mali : quelle est la finalité du blocus autour de Bamako ? Après les attaques coordonnées du 25 avril menées avec les rebelles du Front de libération de l'Azawad, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) ont mis en place un blocus routier autour de Bamako. Comment se matérialise cet « isolement » de la capitale ? Les premiers effets se font-ils ressentir sur le quotidien des 4 millions d'habitants ? Au-delà d'asphyxier la capitale, l'objectif du Jnim est-il de rentrer dans Bamako et de prendre le pouvoir ou de renverser le régime en place ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Détroit d'Ormuz : la France peut-elle sécuriser la navigation ? Alors que des centaines de navires sont toujours bloqués dans le Golfe persique, le porte-avions français Charles-De-Gaulle sur zone. En déployant le fleuron de sa marine, la France se dit prête à lancer une mission multinationale afin de garantir la libre circulation des bateaux. Comment une telle opération de sécurisation pourrait-elle s'organiser ? Qui pourrait y participer ? Alors que Téhéran menace Paris d'une « réponse immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d'Ormuz, la France ne risque-t-elle pas d'être entraînée dans cette guerre au Moyen-Orient ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. RDC : comment réagit la majorité présidentielle à la perspective d'un troisième mandat ? « Je n'ai pas demandé de troisième mandat, mais si le peuple (le) veut, j'accepterai ». À deux ans de la fin de son second et dernier mandat, le président Félix Tshisekedi n'exclut pas l'idée de se représenter à la magistrature suprême après avoir consulté la population par référendum. Une déclaration vivement critiquée par l'opposition qui dénonce une démarche « anticonstitutionnelle ». Cette idée fait-elle consensus au sein de l'Union sacrée, la coalition de la majorité présidentielle ? L'opposition a-t-elle les capacités de faire obstacle à ce projet ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Afrique du Sud : comment expliquer la montée des violences xénophobes ? En Afrique du Sud, une vague de manifestations hostiles aux migrants et plusieurs attaques visant des étrangers ont poussé le Nigeria à organiser le rapatriement de ses ressortissants qui se sentiraient en danger. Au moins 130 d'entre eux ont demandé à rentrer dans leur pays d'origine. Pourquoi les Nigérians sont-ils particulièrement ciblés par ces violences xénophobes ? Comment expliquer l'impuissance des autorités sud-africaines à endiguer cette situation ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI.
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
La conférence de presse du président congolais Félix Tshisekedi, donnée mercredi 6 mai 2026, fait la Une de Radio Okapi. Le site précise, en le citant, que Félix Tshisekedi n'a « pas sollicité un troisième mandat », mais que le débat sur la révision de la Constitution - pour permettre, donc, d'effectuer un troisième mandat présidentiel - est un « débat normal ». Le chef de l'Etat s'est dit ouvert en tout cas à une réforme de la constitution par référendum. « Il a toutefois insisté sur son objectif principal : le retour de la stabilité et de la dignité de la RDC », note le site d'information. 7sur7 revient aussi sur cette conférence de presse dans un article très bref. Le président « a précisé que si la population congolaise lui demandait de revenir au front, il se mettrait à sa disposition ». Une annonce peu surprenante Ailleurs sur le continent, ces annonces étaient attendues. « Tshisekedi se dévoile enfin », s'exclame Le Djely à Conakry. « Les histoires de limitation de mandat, plus personne ne s'en soucie désormais en Afrique, commente le journal, notamment dans l'espace francophone ». « Le terrain est déjà balisé », lance La Nouvelle Tribune, au Bénin. « Depuis plusieurs mois, la majorité présidentielle prépare méthodiquement le terrain », explique le journal, qui rappelle que depuis plusieurs mois, députés et ministres évoquent ouvertement la possibilité d'un troisième mandat. Le président congolais « laisse ses lieutenants parler, les textes avancer et le temps s'écouler », résume La Nouvelle Tribune. « Félix Tshisekedi tombe enfin le masque! » grince, de son côté, Wakat Sera au Burkina Faso. « En plus de succomber au charme du troisième mandat, Félix Tshisekedi fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art du chantage », poursuit le journal, qui rappelle que le président congolais n'a pas exclu non plus de repousser l'échéance présidentielle en raison du conflit dans l'est. Mali : le pouvoir fait le point sur les attaques du 25 avril Le commandant Djibrila Maïga, sous-directeur des relations publiques de l'armée, a donné mardi 6 mai 2026 une conférence de presse sur les attaques du 25 avril. « Le message transmis est celui d'une armée prête à défendre la souveraineté du pays », retient Sahel Tribune qui cite ensuite le commandant : les groupes armés « sont actuellement en déroute, dit-il, soumis à une pression constante.» « L'armée s'attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l'approvisionnement », écrit de son côté Maliweb, alors que le blocus djihadiste met les habitants de la capitale sous pression. « Un effort particulier est porté sur le carburant, rapporte le journal, avec l'arrivée récente de plus de 850 camion-citerne à Bamako sous protection militaire ». Impact sur les liaisons aériennes « Le ciel malien se vide un peu plus », décrit Jeune Afrique qui se demande si les compagnies africaines peuvent « compenser l'absence de Corsair et Turkish Airlines », qui ont suspendu provisoirement leurs activités dans le pays. « Il n'y a plus de vol direct vers l'Europe », résume un tour-opérateur basé à Bamako et interrogé par le journal. En revanche, « le retrait progressif des compagnies européennes profite directement aux acteurs africains », remarque Jeune Afrique. « Air Côte d'Ivoire, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Tunisair », ils sont encore tous là, sur le tarmac de l'aéroport de Bamako. « Air Côte d'Ivoire reste de loin la compagnie qui profitera le plus de [ce] repli », « avec sept vols hebdomadaires et une liaison directe depuis Abidjan vers Paris ». « Cette situation, analyse un expert de l'aérien cité par JA, renforce Abidjan et Lomé comme hubs régionaux, tant sur la desserte régionale que pour les connexions vers Paris ».
Après la disparition du ministre de la Défense, Sadio Camara dans les attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, le président de la Transition, « Assimi Goïta assure désormais lui-même la fonction de ministre de la Défense et des Anciens combattants, précise Bamada. (…) Cette décision traduit une volonté de pilotage direct des questions sécuritaires à un moment jugé critique pour la stabilité du pays », poursuit le média. « Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l'État sur les résultats obtenus sur le terrain, estime Saheltribune. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d'assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté ». Pour l'épauler dans cette tâche, Assimi Goïta a nommé le général Oumar Diarra, chef d'état-major des armées comme ministre délégué. Une nomination qui complète le dispositif selon le média en ligne car le militaire apporte une « expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations ». Retrait d'Africa Corps Sur le terrain, la junte et son allié russe d'Africa Corps perdent du terrain dans le nord du Mali. « Après avoir quitté la ville de Kidal, le 26 avril, puis celle, plus stratégique, de Tessalit, le 1er mai, des militaires russes et maliens ont entamé un retrait de leur base d'Aguelhok », rapporte Le Monde Afrique qui consacre tout un dossier à la situation au Mali. Selon Luis Martinez, un chercheur interrogé par le journal, les objectifs du Jnim sont triples : « provoquer le discrédit des forces de sécurité dans les régions les plus éloignées de la capitale », tenter d'obtenir « au minimum une acceptation passive des populations » et « faire en sorte que les forces armées maliennes ne soient pas farouchement opposées à eux si, à l'avenir, ils prenaient le pouvoir donc même s'ils les combattent, ils tentent de ne pas les humilier en permanence », poursuit le professeur à Sciences Po. « Le Mali unit l'Algérie et le Maroc » La situation au Mali préoccupe notamment l'Algérie où s'est ouvert hier un colloque intitulé « l'approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique », rapporte le site algérien TSA. Lors du discours d'ouverture, le chef d'état-major des armées, le général Saïd Chanegriha a fustigé « les agendas extérieurs qui ont fait de certaines crises africaines des arènes ouvertes à la recomposition des rapports de force et d'influence ». L'Algérie estime que le renforcement de la sécurité sur le continent incombe d'abord « aux États eux-mêmes » à travers « la consolidation de leur souveraineté ». « Le Mali unit l'Algérie et le Maroc », note Le Point Afrique qui précise que les dossiers sur lesquels les deux pays s'accordent se comptent « sur les doigts d'une main amputée de quatre phalanges » mais qu'un « Mali qui tangue (...) n'est guère une bonne nouvelle pour la stabilité de la banche sahélienne et de l'Afrique du nord ». Secteur minier impacté par la guerre au Moyen-Orient La presse se fait également l'écho du secteur minier africain rattrapé à son tour par les effets de la guerre en Iran. Avec le blocage du détroit d'Ormuz, « la Chine a décidé de suspendre ses exportations d'acide sulfurique » pour favoriser la demande locale, or ce composé chimique est « essentiel à la transformation du cuivre », explique Jeune Afrique. « C'est un coup dur pour les opérateurs miniers en RDC » qui « est le 2e producteur mondial de cuivre ». Les opérateurs pourraient être contraints de réduire leur production car « même en cas de réouverture du détroit d'Ormuz, il faudrait encore trois mois pour un retour à la normale pour les compagnies ».
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la modification du code électoral au Sénégal, des tensions entre le parti d'opposition et le pouvoir au Tchad et une tentative de médiation russe entre l'Iran et les États-Unis. Joseph Kabila : les sanctions américaines peuvent-elles changer la donne ? Quelques mois après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila pour « complicité » avec le groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda par la justice congolaise, ce sont maintenant les Américains qui annoncent avoir pris des sanctions contre l'ancien président congolais, l'accusant de « semer l'instabilité » en soutenant les rebelles. Pourquoi Washington prend-il cette décision maintenant ? Que peuvent changer ces sanctions américaines ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Sénégal : comment la modification du code électoral peut avantager Ousmane Sonko ? Au Sénégal, malgré la controverse, l'Assemblée nationale dominée par le Pastef, le parti au pouvoir, a adopté une modification deux articles du code électoral du pays. Pour l'opposition, il s'agit d'une loi « taillée sur mesure » pour permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de se présenter à la présidentielle en 2029. Comment expliquer de telles accusations ? Quels recours à disposition des opposants pour faire annuler cette décision ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Tchad : que sait-on de la mort d'un militant des Transformateurs ? Au Tchad, les Transformateurs, le principal parti d'opposition, demande l'ouverture d'une enquête après que des coups de feu ont causé la mort d'un de leurs militants près du siège du parti qui célébrait son huitième anniversaire. Que sait-on sur le déroulement des événements ? Dans un message diffusé depuis la prison, Succès Masra s'est dit « disposé » à travailler avec le président Mahamat Idriss Déby. Comment interpréter ce message malgré sa condamnation à 20 ans de prison ferme ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Guerre en Iran : pourquoi Vladimir Poutine veut s'impliquer dans les négociations ? Lors d'une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le chef d'État russe aurait fait part à son homologue américain des conséquences si les frappes israélo-américaines reprenaient en Iran. Un avertissement qui intervient alors que le président russe avait déjà tenté de jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Dans le même temps, Vladimir Poutine recevait le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Quel est l'intérêt du Kremlin de vouloir s'impliquer dans ce conflit alors qu'il mène déjà une guerre en Ukraine ? Cette intervention russe pourrait-elle fragiliser les relations entre Moscou et Washington ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.
Joseph Kabila l'homme qui a dirigé la République démocratique du Congo pendant 18 ans est aujourd'hui dans le viseur de Washington qui l'accuse de soutenir les rebelles du M23. Ses avoirs ont été gelés par le Trésor américain. Joseph Kabila avait été condamné à mort par contumace par un tribunal militaire à Kinshasa. Pourquoi Washington choisit-il de le sanctionner maintenant ? Les sanctions contre Kabila changent-elles vraiment la donne ? Nous attendons vos réactions !