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Nous partons en Afrique du côté de celles et ceux qui ont fui l'est de la RDC, des dizaines de milliers de personnes ont fui en décembre 2025 et se sont retrouvées piégées par l'offensive meurtrière du mouvement AFC-M23 sur Uvira, puis sont arrivées au Burundi dans le camp de Busuma. En seconde partie, reportage avec ces mamans qui, en France, élèvent leur ou leurs enfant (s) toute seule. Enquête sur la vie souvent bien difficile de ces mamans solos qui ont besoin d'aide et de dignité. Les naufragés du Busuma Dans l'est de la République démocratique du Congo, en décembre 2025, ils ont fui par dizaines de milliers l'offensive de l'AFC-M23 sur Uvira. Plus de 80 000 Congolais sont ainsi arrivés, soudainement, au Burundi voisin. Depuis, la plupart de ces refugiés vivent sur le site de Busuma, dans des conditions extrêmement précaires. Ils sont doublement victimes : de la guerre et des réductions drastiques de l'aide internationale. Ils tentent de survivre, de surmonter leur traumatisme, et de se reconstruire. Un Grand reportage de Florence Morice qui s'entretient avec Jacques Allix. Mamans séparées : élever ses enfants malgré tout En France, le taux de pauvreté a atteint son plus haut niveau depuis quasiment trente ans. Parmi les populations les plus touchées, se trouvent les familles monoparentales. Il y en a de plus en plus, une famille sur 4. À leur tête, le parent est dans l'immense majorité des cas une maman. Elles élèvent un ou plusieurs enfants, travaillent ou survivent grâce aux aides, habitent en banlieue, en campagne ou en ville. Ces mamans solos, qui se sentent souvent livrées à elles-mêmes, luttent désormais pour plus de droits, plus d'assistance et davantage de dignité… Les aides étant insuffisantes à échelle nationale, des communes prennent le problème à bras-le-corps pour aider ces mères aux multiples besoins. Un Grand reportage de Lou Ecalle qui s'entretient avec Jacques Allix.
Aujourd'hui, 14 mars, c'est la Journée internationale des mathématiques. La date n'a pas été choisie au hasard : 3,14 est une approximation du nombre Pi, l'un des nombres les plus célèbres en mathématiques. Le 14 mars est aussi la date de naissance du grand physicien Albert Einstein, né en 1879. Pour le mathématicien RD Congolais Jonathan Mboyo Esole, les mathématiques sont essentielles pour l'avenir scientifique et économique de l'Afrique. Il est l'invité de Christina Okello. À lire aussiUn prix pour les mathématiciens africains: «Nous ne pouvons plus être des esclaves académiques»
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la non-participation de l'Iran au Mondial 2026, les pays du Golfe qui ne s'impliquent pas dans la guerre en Iran et les tensions entre Madrid et Washington. RDC-Chine : pourquoi le « contrat du siècle » est-il controversé ? Signé avec la Chine en avril 2008 sous la présidence de Joseph Kabila, l'accord « mines contre infrastructures » est en cours de réexamen. Pres de 20 ans après sa mise en place, les autorités congolaises viennent de lancer un audit technique et financier. Pourquoi cette décision maintenant ? Alors qu'en RDC, de nombreuses voix dénoncent un accord « déséquilibré », comment réagissent les autorités chinoises ? Pékin est-il prêt à renégocier certains points de ce contrat ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Mondial 2026 : après le retrait de l'Iran, quelles alternatives pour la Fifa ? Alors que l'Iran entre dans son quatorzième jour de guerre contre les États-Unis et Israël, le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, Ahmad Donyamali a annoncé à la télévision publique que l'équipe nationale de football du pays « ne participera pas » au Mondial 2026 organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada. À trois mois du coup d'envoi, comment la Fifa peut-elle s'organiser ? Qui pourrait remplacer l'Iran dans le groupe G de la compétition ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Guerre en Iran : pourquoi les pays du Golfe refusent de riposter ? Depuis le début de la guerre en Iran, les pays du Golfe sont quotidiennement la cible des frappes iraniennes. Les missiles et drones visent non seulement les bases militaires américaines implantées sur leur territoire, mais aussi des infrastructures civiles. Les autorités des pays concernés et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) font état de 23 morts dans les monarchies du Golfe. Pourquoi refusent-elles de répliquer aux attaques ? Ont-elles les moyens de se défendre ? Avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris. Iran : quelles seront les représailles de Trump après le « non » à la guerre de l'Espagne ? Donald Trump ne décolère pas. Face au « non à la guerre » de Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol, et son refus de laisser Washington utiliser deux bases militaires de la péninsule, le président américain a menacé de cesser tout commerce avec l'Espagne. Pourquoi Pedro Sánchez est-il le seul dirigeant européen à s'opposer aussi catégoriquement à la guerre en Iran ? Quels sont les secteurs espagnols les plus menacés si Donald Trump met sa menace à exécution ? Avec Maria Elisa Alonso, politologue à l'Université de Lorraine.
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Chantal Lorho. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Au sommaire : En République démocratique du Congo, une partie de la majorité politique plaide pour une modification de la Constitution. L'opposition refuse ce projet, estimant qu'il viserait surtout à permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, ce qui est aujourd'hui interdit. Au Sénégal, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté ce mercredi 11 mars une loi qui renforce les sanctions contre les relations sexuelles entre personnes de même sexe. La nouvelle loi prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans, contre un maximum de 5 ans auparavant. À l'international, nos éditorialistes font un point sur la guerre au Moyen-Orient, sur le blocage du détroit d'Ormuz et ses conséquences en Afrique et au-delà. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle.
« Que s'est-il passé à 4h00 du matin ce mercredi dans le quartier résidentiel de Himbi à Goma ? », interroge Afrikarabia, « deux frappes de drones se sont abattues dans la zone. Une première explosion a touché une résidence abritant des humanitaires. Trois personnes ont été tuées, dont une employée de l'Unicef, Karine Buisset, de nationalité française. Un second tir de drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu. » « Quelqu'un a pris la décision d'envoyer un drone bombarder une maison dans un quartier résidentiel de Goma. Mais qui ? » interroge de son côté Jeune Afrique, qui poursuit : « Si la condamnation internationale est unanime, nul ne se hasarde à attribuer la responsabilité de cette attaque à l'une des parties au conflit, qui oppose l'armée congolaise au groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda (…) » Jeune Afrique cite « une source diplomatique française, qui se dit incapable de se prononcer sur l'origine du tir ». Toutefois, poursuit le site d'information panafricain, « les premiers regards se tournent vers l'armée congolaise », qui aurait fréquemment recours à des frappes de drones. Mais « un interlocuteur proche de la présidence congolaise laisse entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté, imaginé par les rebelles pour décrédibiliser Kinshasa ». Condamnation ferme Cette attaque qui a causé la mort de quatre personnes suscite de nombreuses réactions. Le Journal de Kinshasa souligne ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, « a publié un communiqué cinglant, condamnant fermement toute attaque mettant en danger la vie des civils et du personnel humanitaire », rappelant « que ces actes constituent une violation croissante du droit international humanitaire ». L'Union africaine, poursuit le Journal de Kinshasa, réclame « une enquête impartiale ». Mahmoud Ali Youssouf réaffirme « l'engagement de l'Union africaine "à travailler avec le gouvernement de la RDC, les partenaires régionaux et la communauté internationale pour faire progresser une solution politique durable" ». Le Journal de Kinshasa remarque lui, « que cet engagement reste à concrétiser sur le terrain. Car sur le papier, les initiatives diplomatiques se multiplient. Mais dans les collines du Nord-Kivu, les armes continuent de parler et les civils continuent de mourir ». « Scrutin joué d'avance » L'élection présidentielle au Congo-Brazzaville aura lieu dimanche. « Le compte à rebours est lancé », titre Afrik.com. « Si le calendrier électoral s'accélère avec le vote par anticipation des militaires hier, l'effervescence habituelle des joutes démocratiques semble se heurter à un déséquilibre flagrant : dans les rues de la capitale, un seul regard suit les passants sur les affiches : celui du président sortant Denis Sassou-Nguesso. Fort de ses 41 années cumulées à la tête de l'État, le candidat à sa propre succession brigue un cinquième mandat dans un climat où la compétition semble, pour beaucoup, avoir perdu son incertitude ». En effet, poursuit Afrik.com, « l'absence de figures historiques de la scène politique pèse lourdement sur l'intérêt du scrutin. Sans Guy Brice Parfait Kolelas, décédé en 2021 et avec des personnalités comme Jean-Marie Michel Mokoko ou André Okombi Salissa, toujours derrière les barreaux, l'opposition se présente en ordre dispersé ». Pas ou peu de suspens donc, « certains qualifient déjà le scrutin de joué d'avance », explique encore le site d'information panafricain. « La stratégie de l'opposition varie entre appel au boycott et volonté de surveiller les bureaux de vote pour éviter les fraudes. Cette division fait de la participation le véritable baromètre de cette élection », estime Afrik.com qui conclut : « Dimanche, les urnes diront si l'appel à la mobilisation a été entendu ou si le silence des quartiers populaires l'emportera sur les promesses de campagne ».
Des centaines de personnes se sont rassemblées à Goma, dans l'est de la RDC, pour protester contre la frappe de drone qui a causé la mort de deux civils et d'une humanitaire française. Cette manifestation a été l'occasion pour la population d'appeler la communauté internationale et les autorités congolaises à s'engager dans la paix. La communauté humanitaire est toujours sous le choc. Ce drame pose la question de l'accès humanitaire et de la sécurité du personnel dans l'est de la RD Congo.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la libération de militaires congolais détenus par l'AFC/M23 et le déblocage des réserves stratégiques de pétrole. CAN 2025 : vers des peines plus lourdes pour les supporters sénégalais ? Condamnés le 19 février à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour les violences lors de la finale de la CAN 2025 Sénégal-Maroc, les 18 supporters sénégalais vont être jugés en appel après une demande du Parquet marocain et de la partie civile. Le nouveau s'ouvre le lundi 16 mars 2026. Qu'est-ce qui a motivé cet appel ? Doit-on s'attendre à des peines plus lourdes ? Les supporters peuvent-ils espérer une grâce du roi Mohammed VI ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. RDC : que sait-on de la libération annoncée de militaires congolais par l'AFC/M23 ? Dans un communiqué, les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda ont annoncé la libération de 2 700 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Aucun calendrier n'a été annoncé et les contours de cette opération restent flous. Pourquoi le groupe armé prend-il cette décision maintenant ? A-t-il subi des pressions ? Comment ces libérations vont-elles s'organiser étant donné le nombre conséquent de militaires concernés ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Iran : combien de temps les pays peuvent tenir avec leurs réserves de pétrole ? Pour faire retomber les prix du pétrole qui flambent depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques. 400 millions de barils de pétrole ont été libérés. Est-ce suffisant ? Combien de temps ces réserves permettront-elles de tenir ? Les pays pétroliers profitent-ils de l'augmentation des prix ? Avec Anna Creti, professeur d'Économie à Paris-Dauphine, directrice de la Chaire de l'économie du climat.
Dans l'idéal, chaque instituteur aurait 3 yeux, 4 oreilles pour suivre ce qui se passe partout dans sa classe et un don d'ubiquité pour répondre à plusieurs demandes d'élèves en même temps. Dans la réalité, les enseignants se retrouvent le plus souvent seuls devant des classes surchargées, un manque de matériel, et des élèves plus ou moins attentifs qui apprennent à des rythmes différents. Une situation qui implique de fixer des règles, de mettre en place des routines et des rituels pour créer un environnement favorable aux apprentissages. C'est ce qu'on appelle la gestion de la classe. Un élément essentiel dans la réussite scolaire des enfants qui ne se limite pas au contrôle disciplinaire. Gérer sa classe nécessite de comprendre le fonctionnement des élèves, leurs difficultés, de capter leur attention, de définir les moments d'échange, de régler les conflits éventuels, rétablir le calme... Des compétences qui se révèlent précieuses et d'autant plus indispensables pour des instituteurs confrontés à des effectifs pléthoriques. Dans ce contexte, comment former les enseignants à la gestion de classe ? Quelles sont les méthodes à privilégier selon le type de classe ? L'enseignement par les pairs dans le cas d'effectifs nombreux a-t-il fait ses preuves ? Cette émission est une rediffusion du 26 novembre 2025. Avec : • Fabricia Devignes, responsable de Programme Initiative Priorité à l'Égalité à l'IIPE-UNESCO • Vanessa Joinel Alvarez, professeure associée en gestion de classe et autorité éducative à la Haute école pédagogique du canton de Vaud en Suisse • Issaka Gnossi, enseignant à l'École Sètrah-1 à Copargo, une commune du nord-ouest du Bénin, proche de la frontière avec le Togo. En première partie de l'émission, l'école autour du Monde avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New-York pour nous parler de l'immersion de l'IA dans les écoles américaines. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Patrick à Kananga, dans la province du Kasaï du centre, RDC qui se demande comment expliquer à son neveu d'où viennent les bébés. Programmation musicale : ► Dieu est grande - Youssoupha ► Barbès (Remix amapiano) - Yend feat. TjaroSuperstar.
La RDC a-t-elle besoin d'une nouvelle Constitution ? Alors que plusieurs cadres de la majorité plaident pour un changement de la loi fondamentale, l'opposition dénonce une manœuvre du président Félix Tshisekedi pour se maintenir au pouvoir d'autant que certains alliés du chef de l'État suggèrent même de suspendre les élections jusqu'à la fin du conflit dans l'est du pays. Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Vers un audit du « contrat siècle » entre la République démocratique du Congo et la Chine. Cet accord économique majeur, signé en 2008 sous la présidence de Joseph Kabila avec un consortium d'entreprises chinoises, repose sur un échange « ressources contre infrastructures » : le financement et la construction d'infrastructures (routes, voies ferrées, hôpitaux…) en échange d'un accès privilégié aux ressources minières congolaises. Un partenariat critiqué par plusieurs organisations de la société civile pour son déséquilibre et son opacité. Que peut-on attendre de cet audit ? Et pourquoi maintenant ? Elisabeth Caesens est la directrice exécutive de l'ONG Resource Matters qui plaide pour une meilleure répartition des richesses minières en RDC. Depuis Bruxelles, elle répond aux questions de Charlotte Idrac. RFI : Est-ce que l'annonce de cet audit vous surprend et son timing également ? Elisabeth Caesens : L'annonce nous surprend un peu parce que cet accord a été déjà renégocié il y a à peine deux ans. Et donc en fait, cet audit, on l'avait attendu avant cette renégociation initiale. Donc elle nous surprend un petit peu dans ce sens où on annonce en fait maintenant une potentielle nouvelle renégociation, alors que la précédente date d'il y a deux ans. Et a priori, cet audit couvrirait tous les aspects, mines, infrastructures, fiscalité. Quelles sont vos attentes ? Alors nous, si l'audit est bien fait et va jusqu'au fond, nous on s'attend à beaucoup d'évidence en fait, de détournement de fonds ou bien des projets surfacturés au moins, avec des routes qui ont coûté beaucoup plus cher que ce qu'elles n'auraient dû coûter et donc éventuellement un redressement à ce niveau-là. Pour l'instant, il n'y a pas encore eu de promesses que les résultats de l'audit seraient publiés, mais en tout cas, c'est une bonne nouvelle au moins que l'audit soit lancé. Vous l'évoquiez, tout à l'heure, il y avait eu une importante révision de cet accord en mars 2024 par le président Tshisekedi, en principe au bénéfice de Kinshasa. Quel bilan vous faites de cette révision de l'époque ? Alors, elle était pour notre part vraiment très, très décevante. C'était sûr qu'une révision devait être faite depuis très longtemps. Les promesses que cet accord apportait à l'époque, en 2008, étaient très importantes, on attendait des milliards de dollars d'infrastructures et en fait, en réalité, très peu a été décaissé. À lire aussiRDC: un audit du «contrat du siècle» relance le débat sur cet accord signé avec des groupes chinois en 2008 Est-ce qu'on peut chiffrer justement les résultats ? Oui. Alors on s'attendait à des prêts de 3 milliards de dollars pour des infrastructures et au bout de plus de quinze ans de travaux ou de projets, moins d'un milliard avait été décaissé. Donc, c'était extrêmement décevant pour la partie congolaise. Et en plus, la qualité des infrastructures n'était pas toujours au rendez-vous. On espérait en fait que tout cela serait corrigé, mais en fait, cela n'a pas été complètement réglé. Les paiements auxquels le Congo a droit maintenant sont 100 % dépendant du cours du cuivre. Donc en gros, si le cuivre atteint un tel montant sur le marché international, le Congo recevra autant. Le premier grand problème, c'est que le montant que le Congo recevra ne dépend pas du tout de combien les Chinois exportent. Donc imaginez-vous que vous exportez 100 000 tonnes de cuivre, ou 400 000 tonnes de cuivre, vous allez payer la même chose. C'est un peu comme si un boulanger, s'il vend 500 pains ou 1000 pains, il paye les mêmes taxes. C'est un peu aberrant. Et puis le deuxième grand problème, c'est que, que le cours du cuivre soit à 8000 ou à 11 000, la partie chinoise paye la même chose. Donc imaginez toute la marge bénéficiaire qui se rajoute au-delà de 8000, c'est en fait pour l'investisseur, le Congo ne touche rien. Et nous on a fait des calculs, déjà rien que pour la première année de mise en œuvre de ce nouveau contrat, donc 2024, le Congo a perdu ainsi plus de 100 millions de dollars rien qu'à cause de cette clause qui dit que, que le cours soit à 8000 ou à 11 000, on paye la même chose. Dans quelle mesure cet audit annoncé entre, selon vous, dans le cadre d'une rivalité entre les États-Unis et la Chine ? Alors ça, ce n'est pas très clair. Comme je le disais, l'accord a déjà été renégocié entre 2022 et 2024. Et à cette époque-là, c'est clair que cette renégociation entrait quelque part dans une rivalité avec les États-Unis. Le président Tshisekedi voulait apparaître comme mettant la pression sur les partenaires chinois que l'ancien président Kabila avait accueilli au Congo, et il voulait voir en fait qu'il était quelque part dur avec les Chinois. Maintenant que ça a mené à un avenant négocié déjà, on se demande est-ce que c'est toujours cette rivalité qui joue ? C'est aussi possible qu'autre chose joue, c'est-à-dire le cours du cuivre est extrêmement élevé aujourd'hui et peut-être que la partie congolaise se dit il y a moyen d'attirer plus du jeu que ce que nous avons finalement négocié en 2024. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que lors des précédentes négociations, quelque chose qui nous a aussi vraiment choqué, c'est qu'on a découvert que la partie chinoise a fini par payer des jetons de présence, ce qu'on appelle en fait des primes de négociation à tous les acteurs qui étaient impliqués du côté congolais. Donc en fait, la partie chinoise a couvert les frais de négociation de la partie adverse, ce qui constitue en fait un conflit d'intérêts assez gigantesque. Est-ce que maintenant on se dit qu'il faut retourner à cette table de négociation dans l'espoir de toucher à nouveau des primes de négociation ? On espère vraiment que non. C'est pour ça aussi d'ailleurs que « Le Congo n'est pas à vendre » demande à ce que les frais des parties congolaises qui sont en train de faire cet audit, et puis surtout d'éventuellement renégocier une nouvelle fois l'accord, soient payés par le Trésor public congolais. Et dans cette révision, en mars 2024, il y a un point qui reste en suspens pour vous, ce sont les exemptions fiscales pour la Sicomines, le conglomérat Sino-congolais ? Il y a deux gros problèmes avec le projet Sicomines. Le premier problème, c'est combien la Sicomines paye à l'État congolais. Et le deuxième problème, c'est comment l'État congolais, par la suite, dépense l'argent reçu. Et en fait, les deux sont problématiques. L'État congolais ne touche pas assez de recettes dans ce projet. Et le deuxième problème, c'est que le peu d'argent qui est touché est dépensé de manière opaque. Et c'est surtout ce deuxième aspect que l'audit va essayer de vérifier. À lire aussiRDC: le «contrat du siècle» avec les entreprises chinoises modifié pour rééquilibrer les profits
Dans l'est de la République démocratique du Congo, en décembre 2025, ils ont fui par dizaines de milliers l'offensive de l'AFC-M23 sur Uvira. Plus de 80 000 Congolais sont ainsi arrivés, soudainement, au Burundi voisin. Depuis, la plupart de ces refugiés vivent sur le site de Busuma, dans des conditions extrêmement précaires. Ils sont doublement victimes : de la guerre et des réductions drastiques de l'aide internationale. Ils tentent de survivre, de surmonter leur traumatisme, et de se reconstruire. « Les naufragés de Busuma », un Grand reportage de Florence Morice.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'échange de prisonniers ukrainiens et russes, la fin des visas étudiants pour certains pays au Royaume-Uni et la nomination d'un nouveau Guide suprême en Iran. RDC : quels défis attendent James Swan, le nouveau chef de la Monusco ? L'ONU a nommé l'Américain James Swan à la tête de la mission de maintien de la paix en RDC. Il succède à la Guinéenne Bintou Keita dans un contexte sécuritaire très tendu dans l'est du pays, marqué par la reprise des combats avec l'AFC/M23. Pourquoi avoir choisi un Américain pour diriger la Monusco ? Cette décision a-t-elle été influencée par Washington ? Au regard de son expérience et de son parcours de diplomate, James Swan peut-il vraiment faire respecter le cessez-le-feu dans l'est du pays et relancer l'action de la Monusco ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Ukraine-Russie : comment expliquer la vague de libération des prisonniers de guerre ? Au total, 1 000 prisonniers ont été libérés. L'Ukraine et la Russie ont échangé, chacune, 500 prisonniers de guerre grâce à la médiation des États-Unis et des Émirats Arabes Unis. Cet accord constitue l'un des rares gestes concrets entre Moscou et Kiev. Pourquoi cet accord intervient-il maintenant ? Que sait-on du profil des prisonniers libérés ? Comment les États-Unis et les Émirats Arabes Unis ont-ils permis ces échanges ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Royaume-Uni : pourquoi Londres ferme ses portes aux étudiants de certains pays ? La décision a été annoncée par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. À partir du 26 mars, les ressortissants afghans, camerounais, birmans et soudanais ne pourront plus obtenir de visa étudiant pour étudier en Grande-Bretagne. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer durcit donc encore un peu plus sa politique migratoire. Pourquoi cette mesure est-elle adoptée maintenant ? Pourquoi les étudiants de ces quatre pays sont-ils visés en particulier ? Avec Sidonie Gaucher, correspondante à Londres de RFI. Iran : le fils succède à son père, comment expliquer ce choix ? Son nom circulait de longue date pour prendre le relais d'Ali Khamenei, mort sous les bombes américano-israéliennes au premier jour de la guerre. Mojtaba Khamenei a été choisi dimanche par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, pour succéder à son père comme guide suprême. Comment expliquer ce choix ? Le fils bénéfice-t-il du soutien de tout le régime iranien ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Le Club RFI Goma, très actif auprès de la population notamment des personnes déplacées de guerre malgré le contexte sécuritaire difficile dans la région. Le Club passe en revue les activités réalisées, notamment la mise en place d'un réseau de 180 jeunes « bâtisseurs de paix », répartis dans plusieurs quartiers de Goma et de Nyiragongo. Ces derniers sont chargés de sensibiliser les communautés aux valeurs de paix, de dialogue et de cohésion sociale. Dans le cadre du projet « Donne-moi aussi une chance », le Club a permis à 30 orphelins de guerre d'accéder à une formation professionnelle dans divers métiers, notamment la mécanique, la soudure, la plomberie et la couture… essentielles pour leur autonomisation. Le Club RFI Goma compte pérenniser ce projet. Il a aussi accordé un accompagnement psychosocial aux populations déplacées et aux communautés locales traumatisées par les affres des conflits armés, grâce à une approche basée sur la cinéma thérapie. En deux ans, plus 102 000 personnes dont la plupart sont des femmes et enfants déplacés de guerre et vivant dans des camps de réfugiés ont été accompagnés. Par ailleurs, le 4 mars 2026, le coordonnateur principal délégué du Club RFI Goma, Zacharie Bashiwira, a été honoré pour son engagement social et humanitaire en faveur des jeunes et la promotion des droits des femmes. Il a reçu un diplôme de mérite, décerné par le Collectif des Associations Féminines pour le Développement (CAFED) en collaboration avec ONU Femmes, en reconnaissance de son implication auprès des personnes les plus démunies et de son travail pour la paix. Avec la participation de : Zacharie Bashiwira, coordonnateur principal délégué du Club RFI Goma ; Julien Zaoudi, responsable administratif et financier du Club RFI Goma ; Marcellin Balamé, psychologue. Cousin/invité du Club : Nathalie Nkingi, vice-présidente du club de paix de Keyshero mis en place par le Club RFI Goma. Portrait d'avenir : Zylpa Mukunda, bénéficiaire du projet « Donne-moi une chance ». Musique : « Youth », Dany Chishaganya. Réalisation : Steven Helsly Proverbe du jour : « C'est dans la tempête qu'on reconnaît les bons marins ». Vidéo synthèse des activités du Club RFI Goma. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol.
Ministre de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation du Gabon, Marc-Alexandre Doumba fait partie de la nouvelle génération de responsables africains qui misent sur la technologie pour accélérer le développement économique. Grand invité de l'économie RFI / Jeune Afrique, il revient au micro de Bruno Faure et Quentin Velluet sur sa vision du numérique comme levier stratégique de croissance pour l'Afrique, les enjeux de régulation des plateformes et le potentiel de l'intelligence artificielle dans les économies émergentes. Les principales thématiques de l'entretien Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient
Ministre de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation du Gabon, Marc-Alexandre Doumba fait partie de la nouvelle génération de responsables africains qui misent sur la technologie pour accélérer le développement économique. Grand invité de l'économie RFI / Jeune Afrique, il revient au micro de Bruno Faure et Quentin Velluet sur sa vision du numérique comme levier stratégique de croissance pour l'Afrique, les enjeux de régulation des plateformes et le potentiel de l'intelligence artificielle dans les économies émergentes. Les principales thématiques de l'entretien Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Chantal Lorho. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les sanctions américaines contre l'armée rwandaise, la nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire avancée proposée par Emmanuel Macron et le silence de Donald Trump face aux Américains sur l'intervention en Iran. ONU : Macky Sall peut-il succéder à Antonio Guterres ? Le Burundi a officiellement déposé la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l'ONU. Pourquoi est-ce le Burundi et non le Sénégal qui a présenté la candidature de Macky Sall ? A-t-il réellement des chances d'être élu ? Peut-il faire l'unanimité des votants des pays africains ? En cas de victoire, quelles pourraient être les retombées pour le Sénégal ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar. Est de la RDC : les sanctions américaines envers l'armée rwandaise auront-elles un réel impact ? Les États-Unis ont décidé de sanctionner l'armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables militaires, les accusant de soutenir directement le groupe rebelle M23 dans son offensive contre les forces congolaises. De quoi s'agit-il exactement ? Il ne s'agit pas des premières sanctions visant le Rwanda. Comment celles-ci pourraient faire la différence ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI. Dissuasion nucléaire : pourquoi Emmanuel Macron relance-t-il le débat ? Emmanuel Macron a proposé une nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire qui intégrerait certains pays européens. De Paris à Varsovie, en passant par Berlin, alliés et responsables politiques débattent des contours d'un éventuel parapluie nucléaire européen. Que recouvre concrètement cette idée de « dissuasion nucléaire avancée » proposée par le président français ? En quoi est-elle différente de la doctrine actuelle ? Quels pays seraient intéressés d'y participer ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en Sciences et Technologies nucléaires au Cnam. Iran : pourquoi Donald Trump reste-t-il silencieux face aux Américains ? Donald Trump ne s'est toujours pas exprimé devant les Américains à propos des bombardements sur l'Iran. Sur ses réseaux sociaux et dans les médias, il affirme que cette opération visait à assurer la sécurité à long terme des États‑Unis face à une menace iranienne imminente, tout en préparant l'opinion à de possibles nouvelles pertes alors que le conflit s'intensifie dans la région. Comment expliquer ce silence du président américain ? Pourquoi avoir relayer à certains sénateurs la tâche de parler de cette opération ? L'électorat de Donald Trump peut-il lui pardonner les six pertes américaines au cours de cette opération à quelques mois des élections de mi-mandat ? Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre « Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours » (éditions Hachette Éducation).
Les Etats-Unis ont décidé de sanctionner l'armée rwandaise et quatre de ses plus hauts officiers pour leur soutien à l'AFC/M23. En violation des accords de paix de Washington. Ces sanctions sont-elles susceptibles de changer la donne dans l'Est de la RDC ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
La première cargaison d'anodes de cuivre de RDC a été expédiée par le corridor de Lobito. Ces anodes viennent de la plus grande fonderie de cuivre d'Afrique, Kamao-Kakula, qui a démarré sa production fin décembre 2025. Elle est sortie de terre grâce à un investissement d'1,3 milliard de dollars. Avec une capacité de production de 500 000 tonnes d'anodes de cuivre par an et l'embauche de presque 1 000 employés, l'entreprise Kamoa Copper a développé un complexe majeur pour la région de Kolwezi. « Les coûts logistiques sont une partie très importante des coûts opérationnels du projet Kamoa-Kakula », explique Olivier Binyingo, le président du Conseil d'administration de la joint-venture Kamoa Copper S.A. C'est un premier argument qui a motivé la construction de cette fonderie d'ampleur. « En passant du concentré aux anodes, on divise plus ou moins les volumes par deux et donc les coûts en logistique sont également divisés par deux. Deuxièmement, il y a des aspects plus environnementaux. C'est une fonderie avec une technologie de pointe qui fait que les émissions de gaz à effet de serre sont très limitées. Mais en plus de cela, vu que les volumes à exporter sont nettement réduits, le transport par camion est également réduit », détaille le dirigeant. Il souligne également un troisième élément : l'alignement de la construction de la fonderie avec « la politique du gouvernement de la République démocratique du Congo, qui souhaite qu'il y ait plus de valeur ajoutée qui soit créée sur le territoire ». À lire aussiRDC: l'entreprise publique Gécamines va commercialiser une partie du cuivre extrait dans le sud du pays Un projet minier intégrateur Un projet majeur de transformation mené à son terme, grâce à des investissements importants de l'entreprise elle-même, notamment dans le secteur énergétique en coopération avec la société nationale d'électricité, la SNEL. « Nous avons été proactifs. Notre contrat de financement est à hauteur de 450 millions de dollars […], il a permis dans un premier temps de réhabiliter une première centrale hydroélectrique qui s'appelle Mwadingusha. Nous avons finalisé la mise en service de la turbine 5 de la centrale hydroélectrique Inga II. C'est cela qui a permis la mise en service de la fonderie et d'injecter davantage d'électricité sur le réseau national », explique Olivier Binyingo. Un projet salué même par des voix critiques telles que celle de Jean-Pierre Okenda, expert en Gouvernance des Ressources Naturelles. « Pour moi, c'est positif », confirme le directeur de Sentinelle des Ressources Naturelles. Un sujet d'attention pour la société civile demeure néanmoins : la bonne intégration des communautés locales dans le développement de cette industrie. « Il faut qu'on ait aussi une possibilité de trouver des quotas pour les communautés. Il ne faut pas que les mines soient éclairées et que les communautés environnantes soient dans le noir, même si on sait qu'il y a des paiements qui sont faits au niveau local pour aider à développer les communautés », ajoute Jean-Pierre Okenda, prenant l'exemple de Busanga où les riverains sont restés sans courant. Autre aspect de poids pour Kamoa-Kakula : l'exportation d'une part de la production d'anodes de cuivre par le rail, via le corridor de Lobito. Ce dernier est au cœur d'enjeux d'investissements des grandes puissances mondiales pour la sécurisation de leurs approvisionnements. À lire aussiRDC: Kamoa-Kakula, la plus grande fonderie d'Afrique, «est une opportunité et une responsabilité»
Parmi les nouveautés musicales de ce jour, la collaboration entre Gims et la boss lady Theodora, Junior Mpiana, fils de JB Mpiana, le kompa haïtien d'Ekip et le rap ivoire de Tripa Gninnin entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à la chanteuse guyanaise Edith Lefel décédée le 20 janvier 2003. (Rediffusion) Playlist du 20 janvier Gims feat Théodora - SPA Junior Mpiana - Daniela/Metal rumba Naïka - One track mind Naïka est le coup de cœur de ce début d'année. Chanteuse franco-haïtienne, elle propose une musique éclectique que nous pourrons découvrir prochainement à l'occasion de Eclesia, son album dont la sortie est prévue le 20 février. Pit Baccardi feat Dosseh - Goat Tripa Gninnin - Système Burna Boy - Love Ekip - Péché mignon ADM feat Taire - L'essentiel Lëk Sèn - Shine Le 5 décembre, le rappeur sénégalais Lëk Sèn a sorti Jèem, le septième album de sa carrière. Mr Leo - Devant Tuco Gadamn - Cops Séquence Génération Consciente Perle Lama - Emmène-moi avec toi (2006) Il y a 20 ans, la chanteuse martiniquaise Perle Lama sortait l'un des plus gros tubes de sa carrière. Cinq ans plus tôt, une voix légendaire du zouk, Edith Lefel, décédait tragiquement. Edith Lefel - Mi mwen (2001) Charlemagne Jah Kassé - Prophétie Obama (2009) Suite à l'élection de Barack Obama aux États-Unis, en 2008, de nombreux artistes, à l'image du Togolais Charlemagne Jah Kassé ont chanté en l'honneur du nouveau président américain. Joseph Kabassélé - Table ronde (1960). Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les combats entre l'Afghanistan et le Pakistan, l'annulation de la peine de Jimmy Laï à Hong Kong et la possible restriction des réseaux sociaux en RDC. Iran : pendant combien de temps le détroit d'Ormuz peut-il être bloqué ? Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, passage stratégique pour près d'un tiers du pétrole mondial, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole. Cette crise fait craindre une hausse des coûts de l'énergie à l'échelle internationale, avec des répercussions possibles sur l'inflation, les transports et l'économie mondiale. Pourquoi la fermeture du détroit d'Ormuz pèse-t-elle autant sur les marchés mondiaux ? Si le blocus dure dans le temps, quelles seraient les conséquences économiques mondiales ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ». Afghanistan – Pakistan : se dirige-t-on vers «une guerre ouverte» ? Après des frappes afghanes lancées à sa frontière, le 26 février 2026, le Pakistan a déclaré une « guerre ouverte » à l'Afghanistan. Plus de 8 000 Afghans ont été contraints de fuir leur domicile en raison des affrontements frontaliers entre les forces afghanes et l'armée pakistanaise. Quelles sont les raisons de ce conflit entre les deux pays ? Des négociations sont-elles encore possibles pour calmer la situation ? Avec Gilles Boquérat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique. Hong-Kong : pourquoi Jimmy Laï reste-t-il en prison, malgré l'annulation de sa peine ? À Hong Kong, Jimmy Laï a été condamné à 20 ans de prison en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, après avoir été reconnu coupable de complot et de collusion avec des forces étrangères. Comment expliquer cette décision de la Haute Cour de Hongkong ? Est-ce que l'annulation de cette condamnation va réellement changer la situation de Jimmy Laï, également condamné pour sédition et collusion avec l'étranger ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. RDC : les réseaux sociaux vont-ils être davantage encadrés par le pouvoir ? En République démocratique du Congo, les autorités ont décidé de sévir contre ce qu'elles qualifient de dérives sur les réseaux sociaux. Sur instruction du président Félix Tshisekedi, le ministre de la Justice a demandé au Parquet de poursuivre systématiquement les infractions commises en ligne, diffamation, propagation de fausses nouvelles, harcèlement, incitation à la haine ou atteinte à la dignité, en appliquant la loi avec rigueur. Quelle est la principale raison avancée par le président congolais pour restreindre l'usage des réseaux sociaux ? Comment compte-t-il s'y prendre ? Pourquoi le code numérique adopté en RDC est-il considéré insuffisant par Félix Tshisekedi pour encadrer les réseaux sociaux ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.
« Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »
Les États-Unis agissent finalement contre l'armée rwandaise. En début de semaine, lundi 2 mars, Washington a annoncé prendre des sanctions contre les Forces de défense du Rwanda « pour leur soutien opérationnel direct au M23 ». Quatre officiers supérieurs sont aussi visés, dont le chef d'état-major général des armées. Le département d'État américain reproche au groupe rebelle d'avoir pris le contrôle de la ville d'Uvira, et cela malgré l'accord de paix signé à Washington quelques jours plus tôt. Pour parler de ces sanctions inédites, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre Grand Invité Afrique. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiEst de la RDC: Washington annonce des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au M23
Parmi les nouveautés musicales de ce jour, la collaboration entre Gims et la boss lady Theodora, Junior Mpiana, fils de JB Mpiana, le konpa haïtien d'Ekip et le rap ivoire de Tripa Gninnin entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à la chanteuse guyanaise Edith Lefel décédée le 20 janvier 2003. (Rediffusion) Playlist du 20 janvier Gims feat Théodora - SPA Junior Mpiana - Daniela/ Metal rumba Naïka - One track mind Naïka est le coup de coeur de ce début d'année. Chanteuse franco-haïtienne, elle propose une musique éclectique que nous pourrons découvrir prochainement à l'occasion de Eclesia, son album dont la sortie est prévue le 20 février. Pit Baccardi feat Dosseh - Goat Tripa Gninnin - Système Burna Boy - Love Ekip - Péché mignon ADM feat Taire - L'essentiel Lëk Sèn - Shine Le 5 décembre, le rappeur sénégalais Lëk Sèn a sorti Jèem, le septième album de sa carrière. Mr Leo - Devant Tuco Gadamn - Cops Séquence Génération Consciente Perle Lama - Emmène-moi avec toi (2006) Il y a 20 ans, la chanteuse martiniquaise Perle Lama sortait l'un des plus gros tubes de sa carrière. Cinq ans plus tôt, une voix légendaire du zouk, Edith Lefel, décédait tragiquement. Edith Lefel - Mi mwen (2001) Charlemagne Jah Kassé - Prophétie Obama (2009) Suite à l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis, en 2008, de nombreux artistes, à l'image du togolais Charlemagne Jah Kassé ont chanté en l'honneur du nouveau président américain. Joseph Kabassélé - Table ronde (1960) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Au Gabon, les réseaux sociaux sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. En RDC, Félix Tshisekedi veut durcir l'encadrement du numérique contre la désinformation et les discours de haine. La société civile s'inquiète d'une menace contre la démocratie. Comprenez-vous ces restrictions ou suspensions des réseaux sociaux afin de préserver l'ordre public ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
En RDC, l'offensive de décembre dernier de l'AFC/M23, un groupe politico-militaire soutenu par le Rwanda, a forcé des dizaines de milliers de Congolais à fuir vers le Burundi voisin. La majorité des réfugiés d'Uvira a été regroupée à l'est du pays, sur le site de Busuma, où ils ne sont pas autorisés à sortir, pour des raisons de « sécurité », expliquent les autorités burundaises. Mais face à l'extrême précarité, certains n'hésitent pas à tenter de s'enfuir. Entre restrictions, aide humanitaire insuffisante et tentatives de retour vers leur pays, la vie ici se vit sous tension permanente. De notre envoyée spéciale de retour de Busuma, Alice Zainabou frotte la terre rouge qui colle encore à ses pommes de terre. À 28 ans, réfugiée, elle est devenue vendeuse au marché de Busuma pour survivre. À l'aube, chaque jour, elle part à la lisière du site pour s'approvisionner. « Les cultivateurs burundais viennent là avec leur marchandise et il y a une corde qui nous sépare, qui délimite le site, décrit la jeune femme. Ils viennent jusqu'à la barrière, on prend ce qu'ils nous apportent, mais on ne dépasse pas. » Cette corde est gardée par des policiers, car à Busuma, les réfugiés n'ont pas l'autorisation de sortir. Kititwa Muzingwa, ancien directeur de radio au Congo, vit mal cet enfermement. « On est considérés comme des prisonniers. Vous ne pouvez pas sortir du camp. Beaucoup réclament un peu de va-et-vient, ça pourrait soulager. Nous ne pouvons pas vivre dans de telles conditions », témoigne-t-il en observant ses six enfants jouer devant leur tente de bric et de broc. Aujourd'hui, il est sans revenus et dépendant d'une aide insuffisante. À Ruyigi, l'administratrice Diane Niyibitanga justifie cette décision des autorités burundaises : « Cela ne veut pas dire que les réfugiés sont considérés comme des prisonniers. C'est plutôt pour leur protection, parce qu'on ne peut pas savoir ce qu'ils vont faire ou ce qui peut leur arriver s'ils sortent sans autorisation, argue-t-elle. Dans ce cas, c'est le Burundi qui sera comptable. » À lire aussiAu Burundi, les réfugiés traumatisés par les blessures invisibles de la guerre [1/4] « La vie ici est trop dure » Pour Kititwa, rentrer en RDC est impossible : la guerre fait toujours rage dans les hauts plateaux d'où il vient. Mais dans le camp, beaucoup vivaient à Uvira et, depuis que l'AFC/M23 s'en est retiré, rester à Busuma dans la précarité peut sembler absurde. « La vie ici est trop dure, déplore Linda. Si on ne nous donne pas le minimum pour vivre, je préfère rentrer à Uvira, même si c'est risqué, et mourir là-bas plutôt que mourir de faim et de froid ici, et dormir à même le sol. » Seul un accord entre le Burundi et la RDC pourrait permettre un rapatriement. En attendant, et depuis que la frontière a rouvert entre les deux pays, le HCR plaide pour un assouplissement. « S'il y a des personnes qui veulent partir, c'est leur droit, défend Simplice Kpandji, responsable local de l'UNHCR. C'est pour cela qu'on continue de négocier, pour que les personnes qui se sentent prêtes et qui n'ont pas besoin de notre appui pour partir chez elles, qu'elles puissent le faire. » En attendant, loin des enjeux diplomatiques mais pressés par l'urgence de trouver de quoi vivre, certains, comme Linda, tentent une évasion nocturne : « Oui, j'ai tenté de partir, on a fui tôt, un matin, à pied. Mais on a été rattrapés et ramenés ici ». Sans amélioration de son quotidien sur le site, elle prévient : elle tentera à nouveau de partir. À lire aussiAu Burundi, des réfugiés congolais pris au piège d'une aide qui s'essouffle [2/4]
L'offensive de l'AFC/M23 sur le territoire d'Uvira, dans le Sud-Kivu en décembre 2025, a provoqué la fuite de dizaines de milliers de Congolais vers le Burundi voisin. La majorité d'entre eux a été regroupée à l'est du pays, sur le site de réfugiés de Busuma. Sous des abris de fortune, ils tentent de se reconstruire. Ils racontent la fuite sous les bombes, les familles séparées et les traumatismes qui ne les quittent pas. De notre envoyée spéciale de retour de Busuma, À l'intérieur d'une tente fouettée par le vent, Sarah, 34 ans, tient sa tête dans ses mains. « J'ai des palpitations, et parfois des vertiges, comme si j'allais tomber par terre, donc je suis venue consulter », explique-t-elle. Sarah a fui la guerre dans l'est de la RDC en décembre dernier avec ses sept enfants. Elle porte le dernier, âgé de trois mois, dans son dos. Ce matin, elle est venue dans cette clinique pour réfugiés confier ses douleurs visibles et invisibles : « Mon mari a été tué par une bombe lancée par un drone. Je me suis retrouvée seule avec nos enfants et j'ai fui. Mais en route, je suis tombée dans une embuscade. Trois hommes en armes m'ont violée devant mes propres enfants. Depuis, ces images tournent en boucle dans ma tête. Et quand j'y repense, j'ai même du mal à respirer. » À lire aussiBurundi: l'ONU lance un appel pour pouvoir venir en aide aux réfugiés fuyant l'est de la RDC « Environ 70% de la population souffre de traumatismes » Le docteur Parfait Baluge, responsable de la clinique, a très vite compris, en arrivant sur le site, l'urgence d'offrir un soutien psychologique aux réfugiés. « Environ 70% de la population souffre de traumatismes. Ils sont très déprimés, beaucoup souffrent d'états de stress, d'anxiété. Femmes, hommes, enfants... Il y a vraiment beaucoup de cas de traumatismes », relate-t-il. Dans la panique de la fuite, de nombreuses familles se sont disloquées. Benoît (le prénom a été modifié), 17 ans, est arrivé ici sans aucun adulte pour l'accompagner. « J'avais déjà perdu mon père et je vivais seulement avec ma mère. Mais pendant les combats, elle a fait une crise cardiaque et elle en est morte. J'ai fui quand les combats sont devenus intenses. Mais la route était vraiment dangereuse, il y avait beaucoup de balles qui sifflaient et des bombardements... Sur la route, on a dû enjamber des cadavres. Il en avait beaucoup », confie-t-il. En partant, Benoît a pris sur ses épaules son petit frère âgé de 9 ans. Il en est responsable aujourd'hui. Encore mineur, il est déjà devenu chef de famille. À Busuma, les réfugiés ont fui la guerre, mais pour beaucoup, elle continue autrement. À lire aussiRDC-Rwanda: plus de 200 réfugiés rwandais ont regagné leur pays
Depuis décembre, avec l'offensive de l'AFC/M23 dans le Sud-Kivu, plus de 60 000 réfugiés congolais ont été regroupés sur le site de Busuma, au Burundi. Un site prévu à l'origine pour accueillir 20 000 personnes et qui n'était encore à leur arrivée qu'un terrain vierge : pas d'abris, pas d'eau, pas d'infrastructures. Rien. Trois mois plus tard, malgré les efforts des humanitaires, les familles vivent toujours dans une immense précarité : promiscuité, manque d'eau, aide alimentaire tardive... À Busuma, l'urgence se heurte aux coupes budgétaires internationales. De notre envoyée spéciale de retour de Busuma Un camion-citerne entre sur le site. Rapidement, un attroupement se forme. Élizabeth, 25 ans, se faufile à l'arrière. Elle glisse sa bassine jaune en dessous du tuyau. Le camion est venu alimenter le centre de santé. Mais, elle espère grappiller quelques gouttes. « Je suis enceinte. Je ne peux pas marcher des heures pour aller puiser de l'eau à la source. Je prie pour avoir un peu de quoi faire à manger à mes enfants », explique-t-elle. Elle a passé la journée à attendre devant le réservoir installé pour les réfugiés. Cela fait trois jours qu'elle n'a pas d'eau. « À la pompe, il n'y a déjà presque plus d'eau. Je suis encore loin dans la file. Je ne suis pas sûre du tout d'en avoir », poursuit-elle. Les équipes de Médecins sans frontières ont depuis installé une canalisation pour acheminer l'eau sur le site. Mais elle reste rare. Le choléra, qui avait frappé en décembre, est contenu et c'est maintenant la rougeole qui guette. Chaque jour, des agents de santé arpentent les allées poussiéreuses du site pour faire de la prévention. Une femme s'approche, son bébé contre elle. Il tousse, tremblant. « Je pense qu'il est tombé malade à cause du froid. Je n'ai reçu ni matelas, ni abri, ni couvertures. Il fait très froid la nuit. Sans aide, nous allons tous finir par tomber malades. », se désole-t-elle. Le vent déferle en rafale pendant qu'elle nous parle. D'une main, elle retient la bâche qui menace de céder. Arrivée avec ses quatre enfants, sans rien, elle partage cette tente avec un inconnu qui l'a accueillie. Elle nous raconte : « La nuit mes enfants ont peur, et cela les empêche de dormir. Quand il pleut beaucoup, l'eau nous envahit et le vent emporte notre bâche en plastique. On passe des heures debout, sans fermer l'œil de la nuit. » Moins de la moitié des réfugiés ont reçu un abri Car à Busuma, trois mois après leur arrivée, moins de la moitié des réfugiés ont reçu un abri. La faute aux coupes drastiques dans l'aide internationale, déplore Simplice Kpandji, responsable local pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés : « Nous pâtissons des coupes budgétaires. Les besoins sont immenses. Certains bailleurs nous soutiennent encore, mais ce n'est pas suffisant. Cela limite notre capacité à offrir un minimum de vie digne à ces réfugiés. C'est un grand problème que nous affrontons. » Depuis décembre, des dizaines de décès ont été recensés, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. L'aide alimentaire a aussi tardé à être distribuée et le Programme alimentaire mondial envisage aujourd'hui de réduire de 25 % les rations car ses ressources s'épuisent. Lassés par cette extrême précarité, certains réfugiés le disent : ils veulent rentrer en RDC, malgré la guerre qui continue. À lire aussiAu Burundi, les réfugiés traumatisés par les blessures invisibles de la guerre
« Plus de 160 corps identifiés dans des fosses communes à Uvira », titre Afrik.com. Le site d'information panafricain précise que ces « sépultures clandestines auraient été creusées durant l'occupation de la ville par les rebelles de l'AFC-M23 ». Les rebelles s'en sont retirés il y a un mois, « laissant les autorités congolaises et les habitants face à l'horreur, ajoute Afrik.com, les témoignages décrivent des scènes d'une barbarie extrême, où les corps étaient entassés dans des véhicules avant d'être jetés sans ménagement dans des tranchées. » Il y aurait « deux fosses communes majeures. La première dans le quartier Kavimvira, contiendrait 132 corps, tant qu'une seconde, à Kilomoni, près de la frontière burundaise, en refermerait 31 ». Reste à identifier ces corps, « défi majeur pour les familles et les organisations de défense des droits humains ». Selon Afrik.com, « une grande partie des défunts seraient de jeunes garçons. Durant l'occupation, l'AFC-M23 les aurait suspectés d'appartenir aux Wazalendo, ces groupes de défense locale soutenant l'armée régulière congolaise ». Des accusations que « le mouvement rebelle rejette en bloc, précise encore Afrik.com. On se dirigerait « vers une enquête internationale indépendante ». Intempéries majeures Les récentes pluies dévastatrices au Maroc et en Espagne ont marqué les esprits. C'est APANews qui a lu pour nous une enquête menée par World Weather Attribution, étude selon laquelle « les journées les plus pluvieuses de la région sont désormais autour de 30 % plus humides qu'à l'époque préindustrielle, lorsque la température était plus basse d'1,3°C ». L'Agence de presse africaine rappelle l'intensité des intempéries entre la mi-janvier et la mi-mars : « Neuf tempêtes ont entraîné des pluies torrentielles et des vents violents sur le Maroc, mais aussi l'Espagne et le Portugal, contraignant plus de 200 000 personnes à évacuer leur domicile ». APANews a interrogé Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres, selon laquelle « c'est exactement à cela que ressemble le changement climatique : des régimes météorologiques qui étaient autrefois gérables se transforment en catastrophes beaucoup plus dangereuses ». Réunion spéciale La finale chaotique de la CAN, le 18 janvier, entre le Maroc et le Sénégal, n'en finit pas de susciter des commentaires. AfrikFoot s'en fait l'écho : « Remontée contre la décision jugée "injuste" de la CAF, le Maroc prépare sa contre-attaque (…) la Fédération royale marocaine de football dévoile un peu plus les contours de cette contre-attaque, en riposte aux sanctions du jury disciplinaire de la Confédération africaine de football ». Plusieurs joueurs ont été suspendus et le Maroc a été « sanctionné pour le comportement antisportif de ses joueurs ». « Une réunion spéciale, consacrée à la CAN aura lieu dans les prochains jours, annonce AfrikFoot.com, compte-tenu des décisions injustes rendues par la Commission de discipline de la Confédération africaine de football à l'encontre de l'équipe nationale marocaine, et en insistant sur la poursuite du suivi de cette affaire par les voies et procédures légales afin de protéger les fondements et les règlements du football ». Supporters emprisonnés Ailleurs sur le continent, les débats interminables autour de la finale de la CAN commencent à lasser certains commentateurs. C'est le cas au Burkina Faso où Wakatsera pose la question : « Coupe d'Afrique des nations au Maroc : et si le roi sifflait la fin de la partie ? » « Cette finale ne finit pas de tirer en longueur », estime le journal burkinabé, qui revient, lui, sur les peines de prison dont ont écopé 18 supporters sénégalais. « Ils ont présenté leurs excuses au peuple marocain et à ses dirigeants pour s'être laissé emporter par le sentiment d'injustice suite à deux décisions arbitrales "arbitraires" et surtout par la passion du football », poursuit Wakatsera, aux yeux duquel « il ne reste désormais que la magnanimité du roi Mohamed VI comme seule bouée de sauvetage, pour ceux que leurs compatriotes considèrent désormais comme "les otages de Rabat" ».
Etiopia, il Tigray sull'orlo di una nuova guerra tra giochi di alleanze e corsa al Mar RossoIn Congo e Sudan ancora guerraDiritti LGBTQ+: arresti in Uganda e stretta legislativa in SenegalNiger, scoperto un nuovo Spinosauro: l'“airone infernale” riscrive la storia dei dinosauri africaniQuesto e molto altro nel Notiziario Africa di Radio Bullets a cura di Elena L. Pasquini
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura, les sanctions chinoises contre des entreprises japonaises et l'affaire Epstein. RDC : que sait-on de la mort du porte-parole militaire de l'AFC/M23 ? Le porte-parole militaire du groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, Willy Ngoma, ainsi que plusieurs autres membres de la rébellion, ont été tués dans une frappe de drones près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, une province du Nord-Kivu. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Cette attaque peut-elle fragiliser le cessez-le-feu ? Peut-on craindre des représailles de la part des rebelles soutenus par Kigali ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : comment expliquer la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura ? Dans l'est de la République démocratique du Congo, la frontière entre Uvira et Bujumbura a rouvert après plusieurs semaines de fermeture à la suite de la prise de la ville congolaise par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda qui s'est retiré depuis. Comment expliquer cette réouverture alors que la menace du groupe rebelle tient toujours ? Cette réouverture va-t-elle s'accompagner d'un retour des réfugiés congolais se trouvant au Burundi ? Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC. Chine : pourquoi Pékin impose des sanctions au Japon ? La Chine a sanctionné 40 entreprises et organismes japonais, accusés de contribuer à la remilitarisation du pays. Une décision qui s'inscrit dans un climat déjà très tendu entre les deux pays autour de Taïwan. Quel est le véritable objectif de Pékin en imposant ces sanctions ? En est-on arrivé à un point de non-retour dans les relations sino-japonaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Affaire Epstein : bientôt classée comme « crime contre l'humanité » ? La publication des « Epstein files » a révélé l'ampleur du réseau criminel sexuel de Jeffrey Epstein. Au point où des experts mandatés par les Nations unies estiment que cette affaire doit être requalifiée en « crime contre l'humanité ». Qu'est-ce qui justifie, selon ces experts, une telle qualification ? La CPI peut-elle se saisir de cette affaire ? Avec William Schabas, professeur de droit international à Middlesex University London au Royaume-Uni.
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
« Les lignes de front se sont rallumées à l'aube, s'exclame Le Point Afrique. Depuis hier matin, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les milices locales Wazalendo et soutenues par des drones, ont lancé des attaques simultanées sur plusieurs positions de l'AFC/M23 dans l'est du pays. Les combats les plus intenses se concentrent dans le territoire de Masisi, à proximité immédiate de Rubaya, site minier stratégique. Cette zone produit entre 15 % et 30 % du coltan mondial, minerai indispensable à l'industrie électronique. Pour le M23, l'enjeu est autant militaire qu'économique. (…) Cette nouvelle flambée, note encore Le Point Afrique, intervient au lendemain d'un événement majeur : la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, tué mardi près de Rubaya lors d'une frappe de drone attribuée aux FARDC. » Les drones : nouvelle arme fatale Le conflit est en train de prendre une nouvelle dimension avec justement l'utilisation de plus en plus massive de drones. En effet, explique Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « depuis la résurgence du M23, fin 2021, le conflit s'est enlisé au sol pour l'armée congolaise, dont la faiblesse ne lui a jamais permis de reprendre le dessus sur les rebelles, ni de reprendre des localités significatives ». « En échec au sol, Kinshasa a (donc) décidé de déplacer les combats dans les airs, notamment avec l'usage de drones d'attaque. Le décès de Willy Ngoma montre que l'armée congolaise peut désormais mener des attaques ciblées, pointe Afrikarabia. Ses forces spéciales, formées et soutenues par les éléments israéliens des paramilitaires de l'Américain Erik Prince, qui sont déployés à Uvira, sont désormais capables de frapper n'importe où et en toutes circonstances. Les attaques de drones sur les rebelles permettent maintenant aux milices Wazalendos, en premières lignes au sol, de pouvoir gagner du terrain et déloger certaines positions rebelles. Ce qui est désormais le cas autour de Rubaya, de Minembwe et de Kavumu. » Le poids des États-Unis « La dynamique semble, fait inhabituel, évoluer en faveur des forces congolaises », renchérit Ledjely. Et les Américains y sans doute pour quelque chose… En effet, précise le site guinéen, « ces premiers revers enregistrés par la rébellion interviennent après l'accord signé à Washington entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump. Par ailleurs, à la suite du retrait rebelle d'Uvira, des éléments liés à la société paramilitaire fondée par Erik Prince, ex-patron de Blackwater, auraient été aperçus dans la région. Fait notable également, pointe Ledjely : la zone où Willy Ngoma a trouvé la mort se situerait à proximité de l'une des plus importantes mines de coltan du pays. Exploitée par la rébellion depuis qu'elle en a pris le contrôle en 2024, cette mine avait été pourtant intégrée au volet économique de l'accord de Washington. Et dès lors que des intérêts économiques majeurs entrent ouvertement en jeu, les États-Unis pourraient difficilement tolérer toute remise en cause de leurs positions stratégiques, relève encore le site guinéen. Dans ce nouveau contexte, la rébellion de l'AFC/M23 ainsi que ses parrains rwandais pourraient bien découvrir que l'équation militaire dans l'est congolais est en train de changer ». Offensive diplomatique Pendant ce temps, Félix Tshisekedi est à l'offensive sur le plan diplomatique. Le président congolais est en visite en France. Il a été reçu mercredi 25 février à l'Élysée par Emmanuel Macron. « La France a exprimé sa solidarité avec Kinshasa, relève Afrik.com, tout en appelant à une désescalade et à une solution durable conforme au droit international. Cette prise de position a lieu à un moment où la RDC multiplie les démarches diplomatiques pour internationaliser la question sécuritaire et obtenir des soutiens explicites sur la scène mondiale. Pour Kinshasa, chaque déclaration publique de soutien constitue un levier dans le rapport de force régional. Pour Paris, l'équation est plus délicate : préserver la stabilité des Grands Lacs sans rompre les équilibres diplomatiques avec Kigali ». Et dans le même temps, relève encore Afrik.com, un bras de fer diplomatique est en train de se jouer entre la RDC et le Rwanda : « La RDC semble déterminée à arracher au Rwanda la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). (…) La RDC qui envisage de présenter une candidature au secrétariat général de l'organisation. Cette ambition croise celle du Rwanda qui avait déjà annoncé la reconduction de la candidature de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat ».
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Le président de la RD Congo Félix Tshisekedi a été reçu par Emmanuel Macron. Le président français a insisté sur la nécessité d'un cessez-le-feu et d'une "solution politique durable" dans l'est de la RDC, où les forces gouvernementales mènent des frappes sur plusieurs fronts contre le M23, notamment à proximité de l'un des principaux gisements de coltan au monde, avec l'appui de drones. L'analyse de Henry-Pacifique Mayala, chercheur à Ebuteli.
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Ancien secrétaire général de l'UDPS, le parti présidentiel, ancien vice-président de l'Assemblée nationale et longtemps considéré comme l'un des plus proches collaborateurs de Félix Tshisekedi, Jean-Marc Kabund a progressivement basculé dans l'opposition. En février 2022, après des propos virulents contre le chef de l'État, il tombe en disgrâce et radicalise son discours à l'encontre du pouvoir. Arrêté en août 2022, il est condamné en septembre 2023 par la Cour de cassation à sept ans de servitude pénale. L'ancien chef du parti présidentiel a quitté, vendredi 21 février 2025 dans la soirée, la prison centrale de Makala. Aujourd'hui figure de l'opposition congolaise, il plaide pour l'organisation d'un dialogue inclusif. Grand invité Afrique de RFI aujourd'hui, il est interrogé par Patient Ligodi. À lire aussiDialogue national en RDC: le président Félix Tshisekedi pose ses conditions
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les échanges entre la nièce d'Alassane Ouattara et Jeffrey Epstein, l'arrestation du prince Andrew et la condamnation des supporters sénégalais au Maroc. RDC : pourquoi des soldats français sont présents dans l'est du pays ? Publiée sur les réseaux sociaux par un journaliste, la photo montrant un militaire avec le drapeau français a suscité de nombreuses questions. Du coup, l'ambassade de France en République Démocratique du Congo a confirmé la présence de soldats français à Kisangani, dans le nord-est du pays. Que sait-on de leur présence ? Pourquoi cette mission n'avait-elle pas été rendue publique, jusqu'à la publication de cette photo ? Avec Patient Ligodi journaliste au service Afrique de RFI. Affaire Epstein : que nous apprennent les échanges entre la nièce de Ouattara et l'homme d'affaires ? Les récents documents publiés par le ministère de la Justice américain concernant l'affaire Jeffrey Epstein ont révélé des liens directs entre Nina Keita et le financier américain. La nièce du président ivoirien Alassane Ouattara et directrice générale adjointe de l'entreprise publique chargée de la gestion des stocks pétroliers, a échangé plusieurs centaines de messages avec lui. Que révèlent ces fichiers ? La justice pourrait-elle se saisir du dossier ? Cette affaire peut-elle fragiliser la présidence ivoirienne ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. Affaire Epstein : nouveau scandale pour Andrew, quelles conséquences pour la famille royale ? Au Royaume-Uni, le frère cadet du roi Charles III, Andrew Mountbatten-Windsor été libéré après neuf heures de garde à vue dans le cadre de l'affaire Jeffrey Epstein. Déjà sous le feu des critiques pour ses relations avec l'homme d'affaires, il est maintenant accusé de lui avoir transmis « un rapport confidentiel » sur les possibilités d'investissements internationaux dans la province du Helmand, en Afghanistan. Comment se positionne la famille royale face à ce nouveau scandale ? Que risque le prince déchu Andrew dans cette affaire ? Avec Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international pour France 24. CAN 2025 : pourquoi des peines si sévères contre les supporters sénégalais ? Un mois après la finale houleuse Sénégal-Maroc de la CAN 2025, dix-huit supporters sénégalais, poursuivis pour « hooliganisme », ont été condamnés à de lourdes peines. Ils ont écopé entre trois mois et un an de prison ferme. Comment la justice marocaine justifie-t-elle ce verdict ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca.
Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc. Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»
Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. [Rediffusion] RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.
Junior Mpiana présente Jeux d'Esprit, un EP en deux parties dont le premier volet est sorti le 12 octobre 2025, et le second le 12 janvier 2026. Un projet qu'il définit comme un voyage entre le réel et l'irréel, où chaque morceau est un état d'esprit et comme une pièce d'un puzzle mental. Accompagné de son invité, le producteur Shabzbeatz, il répond aux questions de Claudy Siar, Yasmine Bakayoko et Stéphane Linon. Junior Mpiana est un artiste franco-congolais. Fils du célèbre chanteur JB Mpiana, Junior baigne dans la musique depuis son jeune âge. Bien qu'il fût très tôt exposé à la richesse de la rumba congolaise, Junior s'est donné pour mission de créer son propre univers. Ayant grandi en France, il s'inspire également des sonorités comme le rap ou le RNB. Aujourd'hui, il incarne une nouvelle génération d'artistes franco-congolais fiers de leurs racines et tournés vers le reste du monde. Plus d'informations sur Junior Mpiana Playlist du 18 février : Junior Mpiana - Daniela Junior Mpiana - Jorja Exclusivité Junior Mpiana - Bulma Shabz Beatz est un beatmaker français basé à Paris. Il a notamment déjà travaillé avec Take A Mic, Gradur, Nekfeu, Alpha Wann, Benash, Shay ou encore Damso. Il est membre du groupe de producteurs Le Sommet. Damso - Thevie radio Billie Holliday - Sugar Junior Mpiana - Black cowboy Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.