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Couleurs tropicales
Spéciale consacrée à la nouvelle scène musicale indienne... très afropop

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 48:29


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Shenseea, Doria, Maureen et, en exclusivité, le nouveau titre de Tiken Jah Fakoly. La chronique de James Woka consacrée cette semaine au ganga riddim. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée à un nouveau genre musical : l'Indian afro. (Rediffusion) Playlist du 22 janvier Mimie feat Phillbill - 237 mood Shenseea - Time for me Kery James feat Kareen Guiock Thuram - Qui on est ? [Rap Live Session 5] Doria - Verbatim Dans sa chronique, James Woka fait le pont entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, le Fuji et le Gnawa grâce au ganga riddim. James Woka en vidéos sur Instagram Darina Victry - Ma raison Maureen - Automatic Exclusivité : Ce vendredi, la star du reggae Tiken Jah Fakoly sortia la chanson Mutamba, en hommage au Congo et à la résistance de Constant Mutamba. Tiken Jah Fakoly - Mutamba Spéciale scène musicale indienne afropop De nombreux artistes indiens s'inspirent aujourd'hui des musiques afro... mais sans le dire.  Jordan Sandhu feat Avvy Sra - One in a million Karan Aujla feat Ikky - MF Gabhru ! Diijit Dosanjh feat Mashud, Seabay - Wassiq Cheema y et Gur Sidhu - Arhe so Jhde Gur Sidhu feat Gurlez Akhar, Kaptaan, Cheema Y, Ponjabi Song - Business Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Singuila en concert exceptionnel à l'Accor Arena, à Paris, le 19 juin

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:30


Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers.  Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé  - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE).   États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ?  Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI.       Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ?   La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ?   Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ?   Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente.  En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ?   Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.      États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ?  En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?  Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.  

Revue de presse Afrique
À la Une: après une année noire dans l'est de la RDC, une inflexion diplomatique?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:38


« L'année 2025 avait très mal débuté pour la RDC, relate Jeune Afrique : fin janvier, Goma, ville stratégique et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, était prise par l'AFC/M23. À la mi-février, c'est Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qui tombait. Et cette année 2025 s'est achevée de la pire des manières : la chute d'Uvira le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un revers pour Donald Trump, qui s'était largement autocongratulé d'avoir “rétabli la paix“ dans la région. » D'ailleurs, « sur le front diplomatique, poursuit Jeune Afrique, cette année 2025 avait d'abord fait naître plusieurs espoirs. Trois processus de paix se sont succédé, se chevauchant parfois : ceux de Luanda, de Doha et de Washington. Tous ont en commun d'avoir, pour l'instant, échoué. » Les avancées des troupes de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC n'auraient pas été possibles sans le soutien actif du Rwanda. Un soutien prouvé et documenté depuis des années par des dizaines de rapports onusiens. Le Rwanda reconnait sa participation à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23 Jeudi dernier, surprise : l'ambassadrice du Rwanda à Washington Mathilde Mukantabana publie sur le site de l'ambassade un document dans lequel elle reconnait implicitement l'engagement du Rwanda auprès du M23, avec notamment cette phrase : « Le Rwanda participe effectivement à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23. » Commentaire du site d'information Afrik.com : « L'expression est suffisamment floue pour laisser place à des marges d'interprétation, mais suffisamment explicite pour engager une responsabilité politique. Elle peut inclure : des échanges de renseignements, une synchronisation tactique sur le terrain, un appui logistique direct, voire une coordination opérationnelle. Dans tous les cas, il s'agit d'une interaction structurée avec un acteur armé non étatique opérant sur le territoire d'un État souverain. Cela pose un problème fondamental au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. » Et Afrik.com de s'interroger : « À travers ce document, Kigali pense recréer un climat de confiance. Mais avec qui ? Les États-Unis ? Le M23 ? Ou la communauté internationale ? Ce tournant constitue-t-il une tentative de reprise du contrôle du récit international ? Plutôt que de subir des révélations successives, le Rwanda chercherait ainsi à encadrer son implication en la justifiant par des impératifs sécuritaires. Cette forme d'admission assumée suffira-t-elle à infléchir la courbe du récit ? Rien n'est moins sûr. » Trop tard ? « Pourquoi ce changement de pied et pourquoi aujourd'hui ? », s'interroge écho le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia : « Depuis l'arrivée du médiateur américain dans le conflit congolais, Kigali, sous le flot des critiques, marche sur des œufs. (…) Dos au mur, le Rwanda cherche à proposer un nouveau récit “dans la transparence“ de ses combats à l'est de la RDC. Kigali tente ainsi d'imposer au grand jour une stratégie de “légitime défense préventive“. Mais les arguments avancés sont connus depuis bien longtemps : menace FDLR, persécutions des Tutsis congolais, risques d'infiltrations transfrontalières… » Et Afrikarabia de s'interroger à nouveau : « Ce nouveau discours de “transparence“ et de “confiance“ présenté par l'ambassadrice rwandaise fera-t-il mouche ? Et surtout, n'arrive-t-il pas trop tard, après des années de déni ? Il n'est pas sûr que ce nouveau narratif tempère les positions de Washington. La sous-secrétaire d'État adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman a été très claire devant la Chambre des représentants : “ceux qui menacent la paix seront tenus pour responsables“. À bon entendeur… »

Invité Afrique
Un an après la prise de Goma par l'AFC/M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, retour sur les combats

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 8:22


En janvier 2025, la Monusco est confrontée à une double mission : protéger les civils tout en assurant la sécurité de son propre personnel, pris dans cinq jours d'affrontements intenses. Vivian van de Perre est la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la protection et les opérations de la Monusco et en est la cheffe par intérim. Elle se trouvait à Goma au moment des combats. Un an après, comment a-t-elle personnellement vécu cette bataille ? Elle répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Un an après la prise de la ville par l'AFC/M23, comment avez-vous personnellement vécu cette bataille et ces moments de bascule pour la Monusco ? Vivian van de Perre : Merci beaucoup pour la question. La bataille de Goma, en janvier 2025, nous ne l'oublierons jamais, qu'il s'agisse de la population, des combattants des deux camps ou des Casques bleus eux-mêmes. C'est la bataille la plus intense que nous ayons connue dans l'est du pays, de par son ampleur. Elle n'a absolument rien de comparable avec la prise de Goma en 2012. Cette fois-ci, il s'agissait d'une bataille urbaine intense et prolongée. Ces journées ont été un choc par leur intensité et par ce qu'elles ont signifié pour la population de Goma et pour la mission de la Monusco, dont le mandat est de protéger les civils. Dans la ville, le sentiment immédiat n'était pas celui de considérations géopolitiques abstraites, mais celui de l'urgence. Le bruit et l'impact continus des armes légères et lourdes, la pression exercée par l'arrivée massive de civils et de personnels en uniforme venus chercher refuge dans les bases de la Monusco et la responsabilité, au milieu de tout cela, de maintenir nos Casques bleus opérationnels et concentrés malgré les risques auxquels ils étaient eux-mêmes exposés, ont constitué un véritable défi. Le 28 janvier, vous vous en souvenez peut-être, je faisais un briefing devant le Conseil de sécurité. La bataille de Goma n'était pas encore terminée. Mais la nuit, l'intensité diminuait en raison de l'obscurité. J'ai donc pu informer le Conseil depuis Goma et leur dire que la violence devait cesser immédiatement, car la situation échappait à tout contrôle d'une manière susceptible d'entraîner l'ensemble de la région dans un conflit encore plus profond. On avait vraiment le sentiment qu'il s'agissait d'un moment ou tout pouvait basculer et c'est la crainte qu'on avait. Nos bases — les bases de la Monusco — étaient touchées, tout comme les résidences de notre personnel. Et bien sûr, l'ensemble de la population civile de Goma et de ses environs était également affectée. Nous avons été pris dans des tirs croisés. Il ne s'agissait pas d'une attaque directe contre l'ONU, mais nous étions pris dans les tirs croisés. Dans le même temps, nous recevions des civils et des personnels de sécurité qui avaient besoin de protection, dans toutes nos bases — dans nos bases militaires autour de Goma, comme dans nos bases civiles. Il y avait donc un véritable sentiment d'urgence et une intensité sans précédent. Mais un an plus tard, dispose-t-on aujourd'hui d'un rapport consolidé du nombre de civils tués à Goma lors de cette bataille de janvier 2025 ? Et quelles sont les principales difficultés pour documenter ces chiffres aujourd'hui ? On n'a pas véritablement de chiffres précis. Le brouillard de la guerre est tel qu'il est très difficile d'établir un bilan civil pleinement consolidé et vérifié de manière indépendante, car les combats actifs ont tout perturbé — l'accès aux sites, aux dossiers médicaux, les hôpitaux étaient débordés, les communications coupées, et les conditions nécessaires pour mener des vérifications en toute sécurité n'étaient pas réunies. En outre, les gens avaient peur. Ils craignaient d'être ciblés. L'intimidation des survivants et des témoins représentait un risque réel. Il y a ensuite eu des déplacements de population, à la fois volontaires et fortement encouragés, voire forcés, ce qui compliquait les recherches. Les familles se déplaçaient. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les corps étaient très rapidement collectés et mis en terre afin d'éviter la propagation de maladies transmissibles. À cela s'ajoute le fait que, puisque nous combattions aux côtés du gouvernement de la RDC pendant la bataille de Goma, nous étions à ce moment-là considérés comme une partie au conflit. Nous n'avions donc pas la liberté de mouvement et ne pouvions pas circuler librement. Il est donc difficile de se prononcer avec précision. Les estimations varient largement. C'est pourquoi nous souhaitons soutenir l'intervention d'un organe indépendant, comme la commission d'enquête récemment créée par le Conseil des droits de l'Homme, afin qu'elle devienne opérationnelle avec des ressources adéquates et, surtout, qu'elle bénéficie d'un accès sans restriction. La Monusco est prête à les soutenir, ainsi que d'autres mécanismes nationaux, pour enquêter sur ces incidents graves, prévenir les récidives et rendre justice aux victimes, le moment venu. Qu'est-ce qui a été, selon vous, déterminant dans la chute de Goma ? Au-delà des faiblesses connues des forces congolaises, quel a été concrètement le rôle de la Monusco face à l'avancée de l'AFC/M23 appuyé par l'armée rwandaise ? Qu'est-ce qui a fait que très rapidement, Goma s'est retrouvé dans une situation où l'AFC/M23 n'a pas trouvé de résistance armée, alors qu'il y avait la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), la Monusco, les FARDC, les Wazalendo… Oui, nous nous étions préparés à l'éventualité que Goma soit attaquée. Mais je tiens à réaffirmer que ce M23 n'est pas le même que celui de 2012. Le qualifier simplement de groupe armé ou de groupe rebelle ne rend pas compte du niveau d'équipement et d'organisation qu'il a atteint. Et comme nous le savons tous, il bénéficie du soutien de pays voisins, ce qui a été largement établi par différents rapports. Il ne s'agissait donc pas tant d'un combat contre un groupe rebelle que d'un affrontement qui ressemblait presque à un conflit entre deux armées conventionnelles. L'ampleur des combats était sans précédent. Nous étions désavantagés dans l'utilisation de nos technologies en raison du brouillage très actif des signaux GPS pendant la bataille — et, soit dit en passant, cela se poursuit encore aujourd'hui —, ce qui nous empêchait d'utiliser nos hélicoptères et nos drones. Nous ne pouvions pas utiliser nos équipements technologiques. Et l'ampleur de l'attaque était considérable. J'ai également vu autour de l'aéroport des combats extrêmement violents. Ce n'est pas comme si le M23 était simplement entré et avait pris le contrôle, comme en 2012. C'était une bataille extrêmement intense. J'ai vu les forces gouvernementales se battre très violemment à l'aéroport et subir de lourdes pertes. Cela nous amène à réfléchir aux leçons à tirer. Tout d'abord, il y a eu un mépris répété des décisions prises par le Conseil de sécurité, par l'Union africaine, par la Communauté d'Afrique de l'Est et par la SADC, pour n'en citer que quelques-unes. Tous ont cherché à empêcher une escalade du conflit. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2773 après la chute de Goma. Cependant, cela n'a pas empêché l'extension du conflit, qui s'est poursuivi jusqu'à Bukavu, qui est également tombée — même si ce ne fut pas à l'issue d'une bataille aussi intense que celle de Goma. De même, la signature récente de l'accord de Washington n'a pas empêché la prise d'Uvira. Deuxièmement, tout processus de paix qui n'est pas ancré dans les droits humains et dans la protection des civils est fragile dès le départ. Il faut considérer la protection des droits humains comme une mesure de confiance. Sans s'attaquer, au moins en partie, aux causes profondes du conflit et si l'on cherche à régler les différends sur le champ de bataille, ce conflit se poursuivra. Et il est évidemment impératif de l'empêcher. La primauté de la médiation et des accords négociés est donc absolument centrale. La solution à la situation dans l'est du pays ne réside pas dans une nouvelle guerre, ni sur le champ de bataille. Protéger les civils et votre propre personnel : qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? La partie la plus difficile a été de gérer deux urgences simultanément : protéger les civils dans une ville en proie à de violents combats et assurer la sécurité ainsi que la continuité de nos opérations. Heureusement, nous avions évacué la plupart du personnel non-essentiel hors de Goma. Lorsque j'ai informé le Conseil depuis Goma, j'ai été très claire : certains de nos sites étaient affectés et nous accueillions un grand nombre de personnes venues y chercher refuge. Sur le plan opérationnel, cela implique des décisions complexes, prises minute par minute : où renforcer les dispositifs, comment sécuriser les emprises, comment maintenir la coordination humanitaire et appuyer les partenaires, sans accroître les risques pour les civils autour de nos sites. Un exemple concret de ce que signifie notre mandat de protection dans la pratique est ce qui s'est passé après la chute de Goma. Entre 2 000 et 3 000 militaires désarmés des FARDC et de la Police nationale congolaise, ainsi que plusieurs civils de haut profil, ont trouvé refuge dans les bases de la Monusco à Goma en janvier et y sont restés pendant quatre mois. À partir du 30 avril 2025, nous avons mené une opération visant à relocaliser en toute sécurité 1 359 d'entre eux vers Kinshasa, en étroite coordination avec le CICR en tant qu'intermédiaire neutre, et en étroite concertation avec le gouvernement de la RDC, en veillant au respect de la sécurité, de la dignité et de la neutralité tout au long du processus. Cette opération a été conduite avec le consentement éclairé des personnes concernées et dans le strict respect des Conventions de Genève. Pendant plus de trois mois, nous avons assuré une protection physique, un hébergement, des soins médicaux et une alimentation à ces personnes placées sous notre responsabilité, alors même que nous n'étions pas équipés pour accueillir un nombre aussi élevé de personnes et que des maladies transmissibles se sont déclarées en raison de la surpopulation. Nous nous souvenons que les 23 et 24 janvier 2025, les positions de la Monusco et de la SAMI-DRC, la force de la SADC, ont été prises pour cibles. Deux Casques bleus sud-africains, ainsi qu'un Casque bleu uruguayen, ont été tués. Un an plus tard, quel est le bilan au niveau des Nations unies ? Dans ces incidents, comme dans tant d'autres où des Congolais et d'autres personnes ont perdu la vie – et ils étaient très majoritairement congolais – des biens ont été détruits et de nombreuses personnes ont été blessées. Nous continuons à appeler et soutenir les efforts afin de déterminer les responsabilités dans ce qu'il s'est passé. Ces pertes humaines et matérielles ont été rapportées au Conseil de sécurité, et la position générale des Nations unies est claire : l'ONU ne peut jamais être attaquée directement. Nous étions impliqués dans le conflit au début de l'offensive du M23. Mais les attaques délibérées contre les Casques bleus sont inacceptables et peuvent constituer de graves violations du droit international. Nous continuons donc à soutenir la documentation et la préservation des informations, dans la mesure du possible. Mais établir les responsabilités dépend très largement de l'accès, de la coopération et de la capacité des autorités compétentes à enquêter sur ces incidents de manière crédible et en toute sécurité. Nous continuons à plaider pour que ces conditions soient réunies. Nous avons également renforcé – et continuons de renforcer – les mesures de protection pour les Casques bleus et les civils, car notre devoir immédiat est d'empêcher de nouvelles pertes en vies humaines, qu'il s'agisse de nos propres personnels ou des civils pris dans les tirs croisés. Normalement, la justice met du temps à être rendue. Elle est lente, mais elle finit par rattraper les responsables. Nous l'avons vu dans d'autres contextes. Mais pourquoi a-t-on l'impression que la région des Grands Lacs est la seule où des Casques bleus peuvent être attaqués, où des hélicoptères de la Monusco peuvent être détruits, sans clarification, sans explication, sans suivi judiciaire, sans sanctions ? Pourquoi ? La première étape est d'arrêter les combats dans l'est. Après cela, il y aura le temps d'examiner toutes ces questions. Car il est bien sûr inacceptable qu'une mission de maintien de la paix, décidée à l'unanimité par 193 États membres et financée par ces mêmes États, soit empêchée de faire correctement son travail. Je tiens également à souligner que la Monusco est la seule à être encore présente sur le terrain. De nombreux autres acteurs armés et divers groupes ont quitté l'est, qui est aujourd'hui toujours sous contrôle du M23. Mais nous, nous sommes toujours là et nous avons toujours un rôle important à jouer. Nous tenons bon et nous remplissons ce rôle du mieux que nous le pouvons, malgré les restrictions de mouvement. Mais Il viendra un moment où il faudra établir les responsabilités. Eh bien sûr, nous avons documenté tout cela, et le moment viendra. Mais notre priorité immédiate est de mettre fin aux combats et de créer les conditions pour que des solutions négociées puissent être instaurées, afin que l'on trouve une solution à cette situation persistante dans l'est, qui dure depuis trente ans et qui, au moment même où nous parlons, semble encore s'aggraver. Voilà notre priorité absolue. La justice et la responsabilité viendront après. Avec le nouveau mandat de la Monusco, que fait concrètement la mission aujourd'hui sur le terrain, différemment de ce qu'elle faisait dans les semaines et les mois ayant suivi la prise de Goma, et par rapport à l'ancien mandat ? Dans les zones contrôlées par le M23, la situation est évidemment différente, car nous n'avons jamais pu y retrouver notre liberté de mouvement. Nous pouvons faire entrer et sortir des troupes et du personnel, mais sans aéroport, cela se fait par voie terrestre, ce qui prend plus de temps. Mais les troupes ne peuvent pas patrouiller librement. Le Conseil de sécurité le sait parfaitement. Des pressions sont exercées sur le M23 pour qu'il nous accorde la liberté de mouvement, mais ce groupe pose des conditions que nous ne pouvons pas accepter, car nous ne pouvons pas coopérer avec un groupe armé ayant pris le contrôle d'un territoire souverain de la RDC. Malgré cela, nous avons établi un modus operandi qui nous permet de rester présents dans l'est. Cette présence est précieuse, car elle donne un certain espoir à la population : l'ONU est toujours là, la communauté internationale ne les a pas oubliés. Nous utilisons nos réseaux pour surveiller la situation et en rendre compte. Mais les opérations classiques de maintien de la paix que nous menons en Ituri et dans le grand nord ne sont pas possibles dans les zones contrôlées par le M23. Un nouvel élément figure toutefois dans la résolution : lorsqu'un cessez-le-feu est en place – et nous devrions en avoir un – nous sommes mandatés pour le soutenir. Cela a été négocié à Doha, avec un rôle pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et la Monusco fait partie intégrante de ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, y compris sur le plan logistique. Ce mécanisme est prêt, il n'est pas encore visible parce que le cessez-le-feu ne tient pas pleinement. Mais nous sommes prêts. Nous nous préparons activement, mais certaines conditions doivent être en place : l'accès aux aéroports, l'utilisation de nos hélicoptères.  En mars, nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il nous a demandé des propositions concrètes sur la mise en œuvre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et nous serons prêts à les présenter, afin qu'il puisse prendre une décision.

Invité Afrique
Un an après la prise de Goma: «Les ressources naturelles sont le carburant de cette guerre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 11:30


Un an après la bataille de Goma, quelle est la réalité du contrôle exercé sur la ville par l'AFC/M23, soutenu par Kigali ? Comment le groupe AFC/M23 se finance-t-il ? Et quelles perspectives de paix, alors que les initiatives diplomatiques — qui se multiplient — n'ont que peu d'effet sur le terrain ? Zobel Behalal, expert senior à l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational et ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur la RDC, répond aux questions de Florence Morice. RFI : Il y a un an, lors de la chute de Goma, beaucoup d'analystes affirmaient que le M23 n'avait pas les moyens de gouverner la ville. Un an plus tard, peut-on dire que l'on s'était trompé ? Zobel Behalal : Oui, évidemment, on s'était trompé il y a un an. Parce qu'aujourd'hui, le mouvement non seulement contrôle la ville, mais il a étendu son pouvoir sur d'autres territoires, et notamment sur la province du Sud-Kivu. De quelle manière est-ce qu'il contrôle la ville, concrètement ? Le M23, toujours soutenu massivement par le Rwanda, a installé une administration parallèle avec des gouverneurs qui ont été nommés dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, des administrateurs du territoire. Il a installé un système de taxation assez bien huilé. Le M23 contrôle également des territoires stratégiques de production minière, qui sont une source d'enrichissement assez considérable pour lui. Et ensuite, ce qu'il faut noter, c'est que le M23 contrôle cinq postes frontaliers stratégiques, notamment avec le Rwanda et l'Ouganda. Comment le M23 finance-t-il cette administration parallèle ? Essentiellement par ces taxes et le contrôle des ressources minières ? On a vu une nomenclature des taxes assez bien élaborée par le mouvement, qui concerne aussi bien le mariage, le transfert d'un corps, que la traversée d'une frontière, l'exploitation d'un site minier. Donc ça couvre vraiment toute l'activité économique et sociale des territoires sous son contrôle et cela rapporte énormément d'argent au mouvement. Il faut aussi comprendre que le M23 ne dépense pas beaucoup d'argent pour ses troupes. Les soldats, pour la plupart, sont très peu payés, ils reçoivent un entretien journalier pour leur nutrition, donc ceux-ci se sucrent sur le dos de la population et l'essentiel de l'argent collecté par le M23 va dans les poches de ses cadres politiques et militaires. Avant la chute de Goma, le M23 contrôlait déjà d'importants sites miniers. C'était le cas, par exemple, de Rubaya. Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Est-ce qu'ils ont mis la main sur de nouveaux sites stratégiques ? Depuis la chute de Goma, le M23 a étendu son contrôle sur des sites miniers, notamment dans la province du Sud-Kivu, des sites miniers de production d'or et de ce qu'on appelle la wolframite, ce qui constitue des sources de revenus importantes pour le mouvement. Il a continué à maintenir son contrôle sur les routes d'exportation des minerais de coltan exploités à Rubaya vers le Rwanda. Donc tout cet argent rentre dans les caisses du mouvement, mais profite surtout aux cadres politiques, aux cadres militaires et évidemment aux pays qui soutiennent le M23. Quels sont les pays qui bénéficient de ces ressources ? On a suffisamment d'informations et de preuves pour attester du soutien massif du Rwanda vis-à-vis du M23 et on sait que ce soutien rapporte énormément d'argent au Rwanda. Les statistiques du Rwanda d'exportation du coltan sur la période de janvier à juin 2025 sont 200 % supérieures à ce que c'était à la même période en 2024. Et on sait aussi qu'il y a des pays qui profitent de manière passive de la présence du M23, notamment les flux commerciaux et économiques entre le M23 et le Congo et l'Ouganda. Il y a également des pays un peu plus lointains, comme le Kenya et la Tanzanie. Prenons un exemple, celui du commerce du carburant. Aujourd'hui, à Goma, le carburant est sous le contrôle des proches du général Makenga, qui est le chef militaire du M23, et ses proches ont un monopole sur l'importation du carburant qui vient de pays comme le Kenya. Donc ça enrichit des réseaux qui, de manière passive ou indirecte, contribuent à financer le mouvement et profitent également de cette économie illicite. Depuis un an, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais on a le sentiment qu'elles ont peu d'effet sur le terrain. Pour quelle raison, selon vous ? Il y a eu une forte mobilisation diplomatique qui est appréciable. Mais ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y a un élément qui structure cette guerre, il y a un élément qui constitue son carburant, c'est l'exploitation des ressources naturelles. Donc l'angle mort des principaux processus de paix, c'est qu'ils ne prennent pas suffisamment en compte cet aspect qui pourtant représente un moyen de pression sur les différents acteurs pour les obliger à se mettre autour de la table pour discuter. Mais le processus de Washington et l'accord-cadre qui a été signé en fin d'année dernière aux États-Unis prétend justement placer cette dimension économique et l'organisation économique régionale au cœur des discussions. Autant on se félicite du fait que les Américains aient mis sur la table cette dimension économique, autant on reste encore sur notre faim sur les mesures concrètes qui vont véritablement résoudre le problème dans sa profondeur. On a plutôt l'impression que ce processus pourrait représenter une prime à l'ambition expansionniste de certaines parties. Il pourrait représenter une source d'enrichissement des réseaux criminels préexistants. Donc il faut commencer par créer des conditions pour que ces personnes n'accèdent plus à ces ressources naturelles. Et c'est l'angle mort, comme je le disais, de ces processus de paix. Donc le M23, et ? Le M23, les pays voisins comme le Rwanda… Et il faut reconnaître aussi que, aujourd'hui, dans l'exploitation illicite des ressources naturelles, les réseaux criminels se recrutent au sein de l'élite politique, sécuritaire de tous les pays, y compris du Congo. On n'a pas d'éléments qui nous permettent de dire aujourd'hui que ces élites au Congo, au Rwanda et dans les autres pays, ne continueront pas à tirer les ficelles lorsque ces contrats seront appliqués. Tout récemment, l'Angola, qui semblait sorti des processus de négociation, a relancé des consultations et plaide pour un dialogue national. Est-ce que cette nouvelle initiative de Luanda est porteuse d'espoir selon vous ? L'initiative angolaise est potentiellement une évolution positive, car si la crise du M23 s'inscrit dans une dynamique géo-criminelle, où des États instrumentalisent le crime transnational organisé à des fins économiques et financières, il faut reconnaître que cette crise prospère aussi parce qu'elle s'ancre dans des faiblesses structurelles profondes que seuls les Congolais eux-mêmes ont la capacité et le devoir de traiter. Donc un dialogue intercongolais, qui va discuter du partage des richesses, de la forme de l'État, de comment faire nation, de la lutte contre l'impunité, me semble bienvenu. À lire aussiRDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23 

Eco d'ici Eco d'ailleurs
«Champions d'Afrique dans la gestion du risque» - Philip Sigwart, PDG de Baobab (microfinance)

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:22


Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici

Atelier des médias
Continuer à informer sur le terrain des conflits

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 33:14


Gaza, l'Ukraine, le Soudan, l'est de la RDC, le Venezuela, l'Iran, … Face à la multiplication des crises mondiales et à l'évolution technologique des conflits, la sécurité des reporters est au cœur des préoccupations des rédactions. L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d'une table ronde qui réunissait des représentants de l'AFP, de TF1-LCI, de l'Unesco et de l'Armée de Terre française pour analyser les défis du moment, entre zones de non-droit et guerre informationnelle. Le 15 janvier 2026, lors de l'événement Médias en Seine, le débat a débuté par un constat sombre : le monde est devenu plus dangereux pour les journalistes. Andrea Cairola, conseiller à l'Unesco, souligne un retour massif des attaques physiques après des décennies de déclin. Ce climat d'insécurité extrême touche particulièrement Gaza, où plus de 220 journalistes ont été tués selon RSF et où les infrastructures de presse n'ont pas été épargnées. Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP, s'alarme de ce franchissement de lignes rouges : « Notre bureau à Gaza a été ciblé par quatre tirs d'un char qui a tiré très concrètement sur la salle des serveurs pour éliminer une caméra live qui donnait sur le champ de bataille. » La guerre des drones en Ukraine Sur le terrain ukrainien, la menace a changé de visage avec l'utilisation massive des drones. Solenn Riou, reporter pour TF1-LCI, explique que l'identification traditionnelle du journaliste (« presse » sur le gilet ou le véhicule) est devenue paradoxalement un danger. Elle décrit une réalité quotidienne éprouvante et reprend les propos d'un officier rencontré dans ce pays : « Le terrain ukrainien, c'est comme une autoroute, une autoroute de drone, ça s'arrête jamais ». Cette évolution oblige les reporters à une certaine discrétion et à une préparation logistique sérieuse, où le soutien des fixeurs locaux devient vital. L'importance de la formation des journalistes de guerre Pour faire face à ces dangers, la formation est devenue le pilier de la stratégie éditoriale des grands médias. Des stages intensifs, comme celui proposé par l'armée française à Collioure (au CNEC), permettent aux journalistes d'apprendre les gestes de secourisme de combat et de comprendre les effets des armes. Le Commandant Philippe, chef de la section médias du SIRPA-Terre, insiste sur l'importance de ce dialogue entre militaires et journalistes : « Nous les armées, l'objectif n'est pas de vous censurer vous les médias, mais de vous permettre de faire votre travail. »  La bataille de l'information et de la confiance Enfin, l'époque est marquée par une guerre hybride où la désinformation est utilisée comme une arme par certains belligérants. La lutte contre la propagande et le maintien de la confiance du public sont les ultimes remparts du journalisme de terrain. Phil Chetwynd conclut sur la nécessité de la nuance : « Notre travail, c'est vraiment un travail de nuance [...] une des choses les plus importantes [...] c'est d'expliquer clairement ce qu'on ne sait pas ».

Couleurs tropicales
Spéciale consacrée à la nouvelle scène musicale indienne... très afropop

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 48:30


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Shenseea, Doria, Maureen et, en exclusivité, le nouveau titre de Tiken Jah Fakoly. La chronique de James Woka consacrée cette semaine au ganga riddim. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée à un nouveau genre musical : l'Indian afro. Playlist du 22 janvier Mimie feat Phillbill - 237 mood Shenseea - Time for me Kery James feat Kareen Guiock Thuram - Qui on est ? [Rap Live Session 5] Doria - Verbatim Dans sa chronique, James Woka fait le pont entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, le Fuji et le Gnawa grâce au ganga riddim. James Woka en vidéos sur Instagram Darina Victry - Ma raison Maureen - Automatic Exclusivité : Ce vendredi, la star du reggae Tiken Jah Fakoly sortia la chanson Mutamba, en hommage au Congo et à la résistance de Constant Mutamba. Tiken Jah Fakoly - Mutamba Spéciale scène musicale indienne afropop De nombreux artistes indiens s'inspirent aujourd'hui des musiques afro... mais sans le dire.  Jordan Sandhu feat Avvy Sra - One in a million Karan Aujla feat Ikky - MF Gabhru ! Diijit Dosanjh feat Mashud, Seabay - Wassiq Cheema y et Gur Sidhu - Arhe so Jhde Gur Sidhu feat Gurlez Akhar, Kaptaan, Cheema Y, Ponjabi Song - Business Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] RDC : vers un dialogue intercongolais ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 20:00


Pour tenter de mettre fin aux violences dans l'Est de la RDC, les appels à la tenue d'un dialogue national se multiplient. Après les églises et plusieurs figures de l'opposition, c'est désormais la France et la Belgique qui soutiennent cette idée. Que pensez-vous de cette initiative ? Comment garantir la réussite de ces assises ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Journal de l'Afrique
RD Congo : inflation galopante à Uvira, la frontière avec le Burundi toujours fermée

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 12:53


Dans l'est de la RD Congo, l'économie est mise à mal par le conflit. Le Burundi avait décidé de fermer sa frontière avec la RDC lorsque les rebelles de l'AFC/M23 ont pris le contrôle de la ville d'Uvira, et depuis, le commerce est à l'arrêt. Sur les marchés, les prix ont explosé car de nombreux commerçants se fournissaient au Burundi voisin. Reportage à Uvira dans cette édition.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : qui assure la sécurité d'Uvira ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la baisse de la natalité en Chine, les moyens de riposte européenne contre les Américains et la volte-face de Donald Trump sur l'Iran. RDC : qui assure la sécurité d'Uvira ?   Après avoir pris le contrôle d'Uvira au début du mois de décembre, les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda se sont officiellement retirés de la ville. Qui contrôle désormais cette cité de la province du Sud-Kivu ? À quand le retour des responsables civils ? Alors que les rebelles se trouvent à une trentaine de kilomètres d'Uvira, la menace est-elle toujours présente ?   Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.     Chine : pourquoi la natalité s'effondre ?   En 2025, la Chine a enregistré le taux de natalité le plus bas depuis 1949. Pourtant dix ans après la fin de la politique de l'enfant unique, le gouvernement multiplie les mesures pour donner envie aux couples d'avoir des enfants. Comment expliquer cette chute record ? Pourquoi les autorités n'arrivent-elles pas à endiguer le phénomène ? Quelles en sont les conséquences sur l'économie ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Groenland : surnommé « le bazooka », quelle est la nouvelle arme économique européenne contre Washington ?   Donald Trump menace d'augmenter les droits de douane des pays européens qui s'opposent à son projet d'annexer le Groenland. En réaction, le président français Emmanuel Macron propose aux 27 d'activer l'arme économique appelée « instrument anti-coercition ». De quoi s'agit-il exactement ? Ce dispositif peut-il vraiment faire reculer le président américain ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ».     Iran : comment expliquer le rétropédalage de Donald Trump ?   Alors que Donald Trump menaçait de frapper l'Iran si le régime menait une répression sanglante des manifestations, le président américain a finalement fait volte-face. Ce revirement serait dû à l'intervention notamment de l'Arabie Saoudite. Comment les monarchies du Golfe ont-elles réussi à le dissuader ? Le recul de Donald Trump est-il une victoire des autorités iraniennes ?   Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).

Couleurs tropicales
Pit Baccardi s'unit à son frère Dosseh sur «Goat», une chanson introspective

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:30


Parmi les nouveautés musicales de ce jour, la collaboration entre Gims et la boss lady Theodora, le fils de JB Mpiana, le konpa haïtien d'Ekip et le rap ivoire de Tripa Gninnon entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à la chanteuse guyanaise Edith Lefel décédée le 20 janvier 2003.  Playlist du 20 janvier Gims feat Théodora - SPA Junior Mpiana - Daniela/ Metal rumba Naïka - One track mind Naïka est le coup de coeur de ce début d'année. Chanteuse franco-haïtienne, elle propose une musique éclectique que nous pourrons découvrir prochainement à l'occasion de Eclesia, son album dont la sortie est prévue le 20 février. Pit Baccardi feat Dosseh - Goat Tripa Gninnin - Système Burna Boy - Love Ekip - Péché mignon ADM feat Taire - L'essentiel Lëk Sèn - Shine Le 5 décembre, le rappeur sénégalais Lëk Sèn a sorti Jèem, le septième album de sa carrière. Mr Leo - Devant Tuco Gadamn - Cops Séquence Génération Consciente  Perle Lama - Emmène-moi avec toi (2006) Il y a 20 ans, la chanteuse martiniquaise Perle Lama sortait l'un des plus gros tubes de sa carrière. Cinq ans plus tôt, une voix légendaire du zouk, Edith Lefel, décédait tragiquement. Edith Lefel - Mi mwen (2001) Charlemagne Jah Kassé - Prophétie Obama (2009) Suite à l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis, en 2008, de nombreux artistes, à l'image du togolais Charlemagne Jah Kassé ont chanté en l'honneur du nouveau président américain. Joseph Kabassélé - Table ronde (1960) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Invité Afrique
Ousmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 11:25


Voilà tout juste un an que Donald Trump est retourné à la Maison-Blanche. Douze mois d'essoufflement pour la planète, tant la cadence imposée par le président américain est intense et inédite. Comme le reste du monde, l'Afrique est, elle aussi, prise au dépourvu par les méthodes brutales du milliardaire. Fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international, bombardement aérien au Nigeria, accaparement des terres rares en RDC, sans compter les taxes douanières et la restriction d'entrée aux États-Unis imposée à des dizaines de millions de ressortissants africains. Dans une analyse pour le site d'information français Mediapart, le journaliste et essayiste sénégalais Ousmane Ndiaye décrit un « impérialisme trumpien violent pour le monde entier, mais encore plus pour l'Afrique ». Il répond aux questions de Sidy Yansané. Durant son premier mandat en 2018, Donald Trump désignait les pays africains comme des « shithole countries », des « pays de merde ». Mais depuis son retour il y a un an, le président américain, et les États-Unis en général, n'ont jamais montré autant d'intérêt pour le continent. Pour le pire ou pour le meilleur ? Ousmane Ndiaye : Pour le meilleur pour les Américains, sans doute, quand on se situe dans l'axe trumpien du America first. Par contre, du point de vue africain, je crains que ce soit pour le pire. Parce que ce nouvel intérêt pour l'Afrique est d'abord purement financier, accompagné d'une volonté d'impérialisme. Et on oublie trop souvent que les États-Unis ont toujours été une puissance militaire présente en Afrique, avec l'Africom (Commandement des États-Unis pour l'Afrique) et que Trump utilise désormais pour intervenir contre des pays sur des questions de politique intérieure. Je pense à l'Afrique du Sud qui a été menacée à plusieurs reprises parce que les Blancs seraient maltraités, selon Trump. Au Nigeria où les États-Unis sont intervenus par des frappes aériennes dans le nord du pays dans des conditions encore floues. Deuxième volet très important de l'offensive trumpienne : « Je viens en Afrique parce que stratégiquement vos minerais m'intéressent. » C'est clairement formulé, c'est clairement dit. Les pays d'intérêts de Trump ont un fort potentiel minier, comme la RDC. Certes, il y a l'accord de paix avec le Rwanda, mais il est corrélé avec un accord de partenariat économique qui donne un accès privilégié aux États-Unis aux ressources minières de la RDC. Ça rappelle la politique de la Françafrique des années 1970-1980 où la France avait un accès privilégié aux ressources de son pré-carré. Autres pays d'intérêt pour Trump : la Guinée. Dans le cas de la Guinée, quel est cet autre intérêt précis ? D'abord, le gisement de fer du Simandou. Et ensuite, il ne faut pas oublier que Trump aussi projette les obsessions de la diplomatie américaine, à savoir la concurrence avec la Chine, très présente en Guinée. Alors même que ressurgissent en Afrique les slogans qui ont fait les Indépendances - tels que la lutte contre l'impérialisme et le colonialisme, la défense de la souveraineté - les dirigeants du continent, mais également les opinions publiques africaines, pour l'instant en tout cas, montrent beaucoup moins de ferveur à critiquer Trump. Pourquoi ? Il y a une scène qui m'a beaucoup marqué, c'est le sommet Afrique-États-Unis à la Maison blanche en juillet dernier [auquel participaient les présidents de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, du Liberia et du Gabon, NDLR]. Ils ont été reçus comme des écoliers. On les a mis dans un car, Trump oubliant leurs pays d'origine tout en oubliant leurs noms. C'était un spectacle de domination terrible ! Je m'attendais à une sorte de posture de dignité de ces chefs d'États. Au contraire, on les a vu dans un acte de contrition et d'aplatissement. Notamment le Gabonais Brice Oligui Nguema proposer le prix Nobel à Trump avec force et dans discours mielleux, ou encore le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye surfer sur la passion pour le golf de Trump et lui proposer des terres. Ce qui me frappe, c'est que face aux États-Unis de Trump, les Africains n'ont ni réponse individuelle ni réponse commune. Tout le reste du monde s'organise pour faire face à ce désordre, à cette tempête qu'est Trump et je trouve que l'Afrique reste assez en marge, à tort. Car Trump est en train de bouleverser l'ordre du monde. Et dans ce bouleversement, comme on l'a vu avec la fin de l'USAID et le retrait américain des organisations internationales, l'Afrique en subit les premières conséquences. Des millions de personnes risquent de mourir en Afrique suite à un seul décret de Trump. On risque d'avoir plus de morts que durant le Covid. Donc l'Afrique subit déjà la brutalité de Trump. Personnellement, je crains un retour de la guerre froide, c'est-à-dire des stratégies de positionnement des grandes puissances mondiales, où l'Afrique n'est qu'un instrument et, encore une fois, le terrain d'une lutte par procuration. Dans un espace où il n'y a pas de respect des conventions internationales, ça va être encore plus catastrophique que durant la guerre froide.

Grand reportage
Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

Invité Afrique
Ghislain Kabuyaya, éditeur à Goma en RDC : «Nous devons rester résilients»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 5:23


L'invité Afrique de ce matin est le Congolais Ghislain Kabuyaya qui a fondé et qui dirige la maison d'édition Mlimani à Goma en RDC. Comment faire vivre une maison d'édition alors que la guerre règne à l'Est du Congo ? Ghislain Kabuyaya répond à Olivier Rogez. RFI : Ghislain Kabuyaya, comment se passe votre travail d'éditeur au quotidien à Goma ? Est-ce qu'il est encore possible pour vous de publier des livres ? Est-ce qu'il est possible de rencontrer des auteurs, d'imprimer et de diffuser?  Ghislain Kabuyaya : oui, c'est encore possible, nous sommes restés très déterminés, très optimistes malgré le défi lié à l'environnement dans lequel nous évoluons. Et d'ailleurs, la maison d'édition est nommée Mlimani en référence au volcan du Nyiragongo (situé à Goma NDLR) car on avait estimé que bâtir une maison d'édition au pied du volcan, c'est déjà prendre un risque. Donc, cela veut dire que nous devons rester vraiment résilients. Avec un mental d'acier pour affronter beaucoup de défis. Dans l'industrie du livre, il faut toujours se battre pour que voilà malgré les difficultés dans lesquelles nous évoluons.  Concrètement, comment faites-vous aujourd'hui pour faire imprimer vos ouvrages ? Est-ce que les imprimeurs travaillent encore à Goma ? D'où vient le papier?  Le papier, nous l'importons de Kampala, mais le gros du travail, il se fait au niveau de Goma. Nous avons un imprimeur avec lequel nous collaborons parce qu'on s'était dit qu'il était important de faire l'impression chez nous pour limiter les différents coûts qui font que le livre devient souvent cher. Les coûts liés à l'importation font qu'une fois sur place, chez nous à Goma, le livre est presque un produit de luxe. Il y a des livres qui se vendaient auparavant à 40, 50, 70 euros, et du coup, la population a du mal à les acheter. Quel est le prix moyen d'achat d'un des livres de la maison Mlimani ?  Le prix moyen c'est 5 dollars, et le livre le plus cher chez Mlimani c'est 10 dollars. On pense qu'avec 10 dollars, e Congolais moyens a encore la capacité d'acheter un livre.  Avec la crise actuelle, vous arrivez quand même à vendre suffisamment pour pouvoir vivre et faire fonctionner la maison?   Non... Je pense que la crise (politique NDLR) nous a beaucoup affecté, et il y a en parallèle une crise économique. Les gens ne peuvent pas se procurer les livres facilement dans le contexte actuel, parce qu'il y a beaucoup de besoins primaires et secondaires à satisfaire. Alors comment faites-vous ?  Nous expédions nos livres dans d'autres villes qui ne sont pas trop affectées comme chez nous là-bas à l'Est.  Vous voulez dire que l'on peut les trouver à Kinshasa, à Beni, à Butembo...  Tout à fait. Nous avons des "points focaux" basés dans différentes villes de chez nous, donc Beni, Butembo, Lubumbashi, Kinshasa, Kisangani, Bunia également. Et nos points focaux continuent à faire un travail vraiment remarquable à travers les écoles, à travers les universités, pour promouvoir les livres.   Votre catalogue est très intéressant parce qu'il est à plusieurs niveaux. Vous éditez des auteurs gomatraciens, des auteurs du Kivu, des auteurs congolais, et vous achetez des droits aussi. Vous avez par exemple racheté à Gallimard les droits du livre du docteur Mukwege. Est ce que est Ce que ça ne vous a pas ruiné ?  Non, pas vraiment, parce que généralement les achats de droits ça nous facilite la vie. Les coûts liés à au processus éditorial, donc la fabrication, la conception, le graphisme, tout ça prend beaucoup de temps, ça prend également beaucoup d'argent. Mais quand on arrive à acheter le droit, par exemple chez Gallimard, on a fait une très bonne collaboration. Pour le moment, le livre se vend à 10 dollars, ce qui met les gens à l'aide. Ils achètent facilement sentateur 1  Voilà, vous en avez vendu combien d'exemplaires?   Pour le moment, je crois, on est entre 1300 et 1350.  Vous éditez aussi des auteurs congolais. On peut citer notamment Ange Kassongo qu'on connaît bien puisqu'elle a travaillé avec nous. Donc vous allez chercher des auteurs du terroir...  Ça se passe bien, ça se passe très bien. Nous faisons la promotion d'auteurs de chez nous qui publient des écrits qui ont une résonance particulière par rapport à nos réalités. C'est important car les écrits qu'on a majoritairement dans nos librairies, dans nos bibliothèques, et qui arrivent chez nous sous forme de dons n'ont rien à voir beaucoup plus avec nos réalités.  Ghislain Kabuyaya, quel est votre rêve en tant qu'éditeur ? C'est de faire rayonner l'industrie du livre chez nous, c'est-à-dire d'arriver à rendre le secteur plus compétitif même sur le plan international.  Propos recueillis par Olivier Rogez

Journal de l'Afrique
Sommet sur la RDC à Lomé, l'Union Africaine veut peser à nouveau dans les négociations

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 14:14


Demain doit s'ouvrir un nouveau sommet sur la RDC au Togo. Au menu des échanges, la crise sécuritaire dans l'est du pays. Autour du chef de l'État togolais médiateur de l'UA dans cette crise, de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar sont attendus. Objectif, harmoniser et rendre cohérent toutes les médiations en cours…

Invité Afrique
Isidore Ndaywel: «Laurent Désiré Kabila a permis aux Congolais de renouer avec la mémoire d'E. Patrice Lumumba»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 7:25


Ce vendredi est jour férié en RDC, en hommage à Laurent-Désiré Kabila, président tué il y a 25 ans, jour pour jour. Quel souvenir en gardent-ils ? Sa résistance à une première attaque du Rwanda trouve-t-elle un écho dans le Congo d'aujourd'hui ? Les commanditaires de son assassinat sont-ils enfin identifiés ? L'historien Isidore Ndaywel est professeur à l'université de Kinshasa et siège à l'Académie congolaise des sciences. Il est aussi le vice-président de l'Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Isidore Ndaywel, quel est le souvenir que gardent les Congolais de Laurent-Désiré Kabila ? Isidore Ndaywel : Je pense du positif. Le souvenir que laisse Laurent-Désiré Kabila est double. Le premier, c'est certainement le fait d'avoir permis à la société congolaise de renouer avec la mémoire de Lumumba. La mémoire de l'indépendance. Une mémoire qui avait été quelque peu occultée, manipulée, instrumentalisée pendant la longue période de Mobutu. Alors, le deuxième élément qui est le plus popularisé, c'est le fait d'avoir laissé presque cette phrase répétée souvent par la jeunesse congolaise : « Ne jamais trahir le Congo. » Alors vous parlez de Mobutu ? Laurent-Désiré Kabila est en effet l'homme qui a fait tomber le dictateur Mobutu. Mais est-ce qu'il n'est pas devenu lui-même un dictateur ? Oui, effectivement, il y a eu quelques erreurs. La première erreur, à mon avis, en prenant le pouvoir, c'est d'avoir voulu absolument agir en solo. S'il avait pu renouer à ce moment-là avec les grands leaders de l'opposition de l'époque, notamment Antoine Gizenga et Étienne Tshisekedi, et prendre en charge la crise démocratique qui était déjà en place avec la Conférence nationale souveraine, bien sûr, le scénario aurait pu être différent. C'est avec l'aide militaire du Rwanda que Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir en 1997. Mais un an plus tard, il a renvoyé tous ses conseillers rwandais. La guerre a éclaté et une colonne rwandaise venue par avion à l'ouest de Kinshasa a marché sur la capitale. Comment Laurent-Désiré Kabila a-t-il réussi à s'en sortir ? Vous rappelez là une page vraiment triste et sombre pour les habitants de la capitale. Effectivement, à partir du 2 août 1998, après la mesure qu'il a prise de renvoyer ces mercenaires rwandais et ougandais, nous avons eu une attaque en règle du Rwanda en essayant de prendre à revers pratiquement le pays à partir de l'Ouest, et donc avec prise du barrage d'Inga et avec la coupure de courant. On a pu s'en sortir, simplement parce que Laurent-Désiré Kabila a pu négocier l'intervention de l'Angola et ensuite celle du Zimbabwe. Et c'est donc avec l'aide militaire de ces deux pays, l'Angola et le Zimbabwe, qu'il a sauvé son régime. Vingt-huit ans plus tard, est-ce que le régime de Félix Tshisekedi ne compte pas aussi sur une aide militaire étrangère pour repousser la nouvelle offensive appuyée par le Rwanda ? Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je pense que, dans la situation actuelle, le Congo ne peut pas sortir seul de ses difficultés, sans l'aide des pays africains alliés. Et en cela, il n'y a pas à en rougir. Le Congo, dans le passé, a également apporté son aide à un certain nombre de pays africains, notamment lorsqu'il a été question de la libération de ces différents pays, notamment l'Angola, dans la lutte contre l'apartheid, et lors de l'indépendance du Zimbabwe. Là, les forces armées congolaises, à l'époque zaïroises, étaient intervenues. Même au Tchad. Donc je pense que, dans la situation actuelle, le Congo n'a pas d'autre choix. Il y a 25 ans, jour pour jour, le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila a été tué dans son bureau de Kinshasa par l'un de ses gardes du corps. Alors, parmi les suspects qui ont été évoqués, notamment dans le podcast que RFI a publié il y a cinq ans avec Arnaud Zajtman et Esdras Ndikumana, il y a un homme d'affaires libanais, Bilal Bakri, surnommé Héritier, qui s'est ensuite réfugié à Goma sous la protection des rebelles du RCD, appuyés à l'époque par le Rwanda. Qui étaient les commanditaires, à votre avis ? Bon, je pense que, pour tout ce qui se passe au Congo, il y a une lecture externe hors Congo qu'il faut mettre à l'avant-plan. Quand on connaît le rôle stratégique que représentent sur l'échiquier de l'économie mondiale les minerais du Congo, il est évident que ça n'a rien à voir avec des scénarios de type local. C'est quelque chose qui a été bien mené par des forces internationales pour pouvoir éliminer Laurent-Désiré Kabila. À lire aussi1/4 La fin de Kabila - L'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, un thriller congolais

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : pourquoi l'Angola relance-t-elle sa médiation ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des poursuites juridiques à l'encontre de la Birmanie, l'envoi de soldats européens au Groenland et la peine de mort requise pour l'ancien président sud-coréen. RDC : pourquoi l'Angola relance-t-elle sa médiation ?    Face à la persistance des violences dans l'est de la RDC, Joao Lourenço semble de nouveau vouloir jouer un rôle dans la résolution du conflit dans l'Est de la RDC. Ces dernières semaines, le président angolais a multiplié les contacts avec de nombreux acteurs de la crise congolaise. Comment expliquer ce retour alors qu'en mars 2025, Luanda avait annoncé son retrait des discussions ? La nouvelle médiation angolaise peut-elle changer la donne sur le terrain ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.      Justice internationale : pourquoi la Gambie poursuit-elle la Birmanie ?     Depuis lundi (12 janvier 2026), la Birmanie comparaît devant la Cour internationale de justice, accusée par la Gambie de génocide à l'encontre des Rohingyas. La procédure concerne les violences commises depuis 2017 contre cette minorité musulmane, marquées par des exactions de masse et des déplacements forcés. Pourquoi est-ce la Gambie qui porte ce dossier devant la CIJ ? En cas de condamnation, que risque la Birmanie ?  Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye.      Groenland : que sait-on de la mission militaire européenne ?       Face aux menaces de Donald Trump de conquérir le Groenland « d'une manière ou d'une autre », le Danemark a renforcé sa présence militaire sur ce territoire arctique. Dans la foulée, la Suède, l'Allemagne, la Norvège et la France ont annoncé participer à une mission militaire européenne sur l'île. L'Europe a-t-elle les moyens de répliquer en cas d'annexion du territoire danois ? Avec Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste des Pôles et de l'hydrogène, à l'Université du Québec à Trois-Rivières et chargé d'enseignement Pôles-Énergies-Climat à l'École de Guerre.     Corée du Sud : l'ancien président sera-t-il condamné à la peine capitale ? Accusé d'avoir tenté d'imposer la loi martiale en décembre 2024 dans le but de rester au pouvoir, l'ex-président Yoon Suk-yeol doit rendre des comptes devant la justice. Au cours de son procès très suivi, le parquet a requis la peine de mort. Le verdict sera rendu le 19 février 2026. Comment expliquer une peine aussi lourde ? L'ancien président peut-il faire recours ?   Avec Jean-Louis Margolin, historien de l'Asie orientale moderne et contemporaine. Auteur de « L'autre Seconde Guerre mondiale : 1937-1945 : Asie-Pacifique, de Nankin à Hiroshima » (éditions Perrin).

Invité Afrique
Sommet sur la RDC à Lomé: «Cette rencontre peut aider à une clarification des rôles», dit Christian Moleka

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:25


C'est à Lomé, au Togo, que va se tenir, après-demain samedi, un nouveau sommet sur la RDC. En effet, le président Faure Gnassingbé a été désigné par l'Union africaine pour faire la médiation dans cette crise meurtrière. Autour du chef de l'État togolais, on attend de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar. Ce sommet pourra-t-il empêcher une nouvelle offensive sur le terrain du M23 et de son allié rwandais ? Christian Moleka est le coordinateur de la Dynamique des politologues du Congo, la DYPOL. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier RFI : Christian Moleka, ce sommet de Lomé ce 17 janvier 2026, est-ce qu'il peut en sortir quelque chose ? Christian Moleka : il peut en sortir une tentative de coordination des initiatives de médiation qui sont aujourd'hui à la fois africaines et internationales, qatariennes et américaines. Le Togo, qui représente l'Union africaine de la médiation, a depuis 2025 lancé l'initiative qui a pris du temps à s'implémenter. Et donc, il y a une nécessité de tenter de redonner sens à l'initiative, à la fois africaine, mais de coordonner également avec ce qu'il s'est fait à Doha et à Washington. Et donc, la rencontre peut aider à une clarification des rôles, redonner à l'Union africaine probablement une dynamique de dialogue interne et peut-être une dynamique régionale qui prendra en compte les autres acteurs comme l'Ouganda et le Burundi, qui n'ont jamais été pris en compte afin qu'elle ne marche pas, je dirais, sur les plates-bandes de Doha et de Washington. Avant ce sommet, le Congolais Félix Tshisekedi a fait plusieurs déplacements. Il est allé voir le Togolais Faure Gnassingbé à Lomé. Il est allé aussi rencontrer l'Angolais Joao Lourenço à Luanda. Le président angolais lui aurait fait des propositions intéressantes. De quoi pourrait-il s'agir ? Il peut s'agir de la volonté de relancer un dialogue interne, un dialogue national interne congolais. L'Angola qui aujourd'hui voit une rébellion qui peut s'étendre vers le Katanga et donc remettre en question les intérêts économiques du corridor de Lobito, a besoin d'un minimum de stabilité. Et donc, un processus de dialogue interne peut naître de la démarche angolaise. Parce que Kinshasa a refusé à ce jour de prendre l'initiative des évêques, notamment la démarche du pacte social. Et donc, une initiative angolaise qui porterait sur le dialogue national inclusif peut, pour Kinshasa, être un plan de rechange contre la dynamique interne portée par les évêques. Sur le fond du dossier, il y a une paix artificielle qui a été signée le 4 décembre à Washington par les présidents du Congo et du Rwanda en présence de Donald Trump. Mais quelques jours plus tard, les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais se sont emparés de la ville d'Uvira, au Sud-Kivu. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Il faut en déduire que le M23, qui reste l'acteur militaire souterrain, ne se sent pas lié par le processus de Washington et qu'on a un processus de Doha qui, à ce jour, est quelque peu en panne, puisqu'il ne marche pas. Et sans une complémentarité Doha-Washington, il sera très difficile d'avoir sur le terrain des solutions définitives tant que la donne M23 ne sera pas prise en compte. Et donc, la reprise des armes pour le M23, c'est un levier de pression pour pousser Kinshasa à revenir à la table de négociations et à entériner également Doha. Alors, après la prise d'Uvira au Sud-Kivu, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que c'était une claire violation de l'accord de Washington et que les États-Unis y répondraient. Sous-entendu, il y aurait des sanctions contre le Rwanda. Mais depuis un mois, les Américains n'ont pris aucune mesure. Qu'est-ce que cela vous inspire ? On peut penser déjà qu'il y a une pression sur l'administration américaine pour que les sanctions ne soient pas prises. À Kinshasa, on a pointé du doigt, sans le dire à haute voix, le Qatar, pour que des sanctions ne soient pas prises directement vis-à-vis du Rwanda. Mais on a également une administration américaine qui est, à ce jour, portée par d'autres crises et une attention de moins en moins tournée sur cette question congolaise, avec la dynamique qu'on a au Venezuela, mais également au Moyen-Orient avec l'Iran. Et vous pensez donc que pour les autorités congolaises, peut-être aussi pour les autorités burundaises, le Qatar fait pression sur les États-Unis pour qu'il n'y ait pas de sanctions contre le Rwanda ? Effectivement, je crois que pour Kinshasa et le Burundi, la lecture est très claire : le Qatar a certainement dû peser sur la décision américaine pour ne pas sanctionner le Rwanda. Il y a des enjeux économiques derrière. Le Qatar a énormément investi au Rwanda et donc des sanctions toucheraient aux intérêts également économiques du Qatar. Comment voyez-vous les jours à venir, d'ici la fin de ce mois sur le terrain ? Un enlisement ou peut-être une nouvelle offensive militaire de la part des rebelles du M23 et de leurs alliés rwandais ? Le M23 est en mode observation aujourd'hui. Après la pression américaine sur Uvira, ils laisseront passer la pression. Mais chaque partie s'organise militairement et construit un narratif pour justifier la suite des combats qui pourrait s'étendre cette fois-ci vers le Katanga. L'une des stratégies du Congolais Félix Tshisekedi, c'est d'obtenir un clair soutien des États-Unis contre le Rwanda. Est-ce que cette stratégie peut marcher ou non ? Les États-Unis, pour l'instant, se sont intéressés aux minerais du Congo et ont besoin d'un minimum de stabilité pour faire le partenariat économique. Et donc, c'est un levier sur lequel Kinshasa peut appuyer. Le vrai défi, c'est que vous avez un médiateur américain imprévisible qui est à la fois sur beaucoup de chantiers - le Venezuela, l'Iran, le Groenland - et qui, à un moment donné, sera lui-même enlisé dans une politique intérieure avec les élections de midterm qui viennent. Donc, 2026 peut être une année où la tension américaine sur la crise congolaise peut être réduite. Et donc, à ce moment-là, Kinshasa perdra ce levier américain d'intérêt stratégique sur le conflit. À lire aussiTogo: le président congolais à Lomé avant une réunion de haut-niveau sur la crise dans l'est de la RDC À lire aussiCrise dans l'est de la RDC: comment l'Angola veut revenir au centre du jeu diplomatique

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Europe - Afrique : vers une nouvelle relation économique ?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 65:09


Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et la montée de nouvelles puissances, la relation entre l'Europe et l'Afrique est à un tournant. Longtemps structurée autour de l'aide au développement, elle cherche aujourd'hui à évoluer vers un véritable partenariat fondé sur l'investissement, la co-construction et la création de valeur locale. C'est l'un des grands enjeux débattus lors du dernier sommet Union européenne – Union africaine, organisé à Luanda, en Angola. NOS INVITÉS

Priorité santé
Psychologie du soldat : ce que la guerre fait aux hommes qui la font

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:29


Dans les médias, on parle souvent des guerres, de l'aspect géopolitique aux conséquences pour les populations de ces conflits. On traite moins souvent de l'impact de la guerre sur les soldats eux-mêmes. Gestion des émotions, peur, indifférence au mal, expérience de la mort, suicides... La guerre a évidemment des conséquences directes sur la santé mentale de ceux qui sont envoyés au front. Quelles émotions traversent les soldats lors de cette expérience de la guerre ? Comment vivent-ils l'après ? Que font-ils de leurs souvenirs ?    Sur les sites d'information, à l'écoute des journaux, les comptes-rendus de conflits occupent la Une. Du Soudan à l'Ukraine, de Gaza à l'Est de la RDC, affrontements prolongés ou ponctuels, menaces d'embrasement alimentent l'actualité. Nous donnons aujourd'hui la parole à un psychiatre militaire, le Pr Patrick Clervoy, dont le dernier livre, L'Homme en guerre – psychologie du soldat, est publié aux éditions Odile Jacob. Cet ouvrage éclaire sur la compréhension des changements induits par la guerre sur le plan de la santé mentale : cerner certaines des étapes et conditions qui font passer de l'état d'homme à celui de Soldat, puis à celui de Vétéran. « Tuer, c'est franchir une ligne rouge » Un environnement guerrier bâti sur des constantes : l'obéissance, la troupe, le patriotisme, mais aussi la mort et la violence. L'engagement militaire, la confrontation avec l'ennemi et la mort bouleversent les valeurs, avec, à la clé, un impact sur le psychisme des combattants, qui voient leurs repères remis en cause. Refaire la paix avec soi-même  À côté des discours belliqueux et patriotiques, la guerre transforme l'individu, abîme, traumatise y compris après le retour parmi les siens, avec des blessures profondes et silencieuses qui peuvent survivre à la cicatrisation des lésions physiques : prostration, fragilité, anxiété, dissimulation, insomnie, conduites addictives, dépression et geste suicidaire.  « La guerre qui transforme l'individu, sa personnalité. Avoir tué laisse une marque psychologique indélébile. Le seul objectif possible est d'en réduire la brûlure », écrit le Pr Patrick Clervoy. Avec : Pr Patrick Clervoy, psychiatre, ancien titulaire de la chaire de Psychiatrie et de Psychologie médicale du Val-de-Grâce à Paris. Auteur de l'ouvrage L'homme en guerre. Psychologie du soldat, aux éditions Odile Jacob   Dr Serigne Ndiaye, psychiatre expert en psycho-trauma. Coordinateur du Programme de soutien psychologique des armées du Sénégal. Praticien au service de Psychiatrie de l'Hôpital Principal de Dakar au Sénégal.  ► En fin d'émission, nous parlons des résultats de l'étude menée par une équipe de recherche d'INRAE, du CNRS et de l'Université de Lille sur l'impact des nanoplastiques sur la santé digestive en fonction du régime alimentaire. Interview de Chloé Liebgott, chercheuse et membre de l'équipe de recherche d'INRAE qui a travaillé sur cette étude.  Programmation musicale : ► Alabama Shakes – Hold on  ► Bianca Costa, Aupinard – Belle âme. 

Priorité santé
Psychologie du soldat : ce que la guerre fait aux hommes qui la font

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:29


Dans les médias, on parle souvent des guerres, de l'aspect géopolitique aux conséquences pour les populations de ces conflits. On traite moins souvent de l'impact de la guerre sur les soldats eux-mêmes. Gestion des émotions, peur, indifférence au mal, expérience de la mort, suicides... La guerre a évidemment des conséquences directes sur la santé mentale de ceux qui sont envoyés au front. Quelles émotions traversent les soldats lors de cette expérience de la guerre ? Comment vivent-ils l'après ? Que font-ils de leurs souvenirs ?    Sur les sites d'information, à l'écoute des journaux, les comptes-rendus de conflits occupent la Une. Du Soudan à l'Ukraine, de Gaza à l'Est de la RDC, affrontements prolongés ou ponctuels, menaces d'embrasement alimentent l'actualité. Nous donnons aujourd'hui la parole à un psychiatre militaire, le Pr Patrick Clervoy, dont le dernier livre, L'Homme en guerre – psychologie du soldat, est publié aux éditions Odile Jacob. Cet ouvrage éclaire sur la compréhension des changements induits par la guerre sur le plan de la santé mentale : cerner certaines des étapes et conditions qui font passer de l'état d'homme à celui de Soldat, puis à celui de Vétéran. « Tuer, c'est franchir une ligne rouge » Un environnement guerrier bâti sur des constantes : l'obéissance, la troupe, le patriotisme, mais aussi la mort et la violence. L'engagement militaire, la confrontation avec l'ennemi et la mort bouleversent les valeurs, avec, à la clé, un impact sur le psychisme des combattants, qui voient leurs repères remis en cause. Refaire la paix avec soi-même  À côté des discours belliqueux et patriotiques, la guerre transforme l'individu, abîme, traumatise y compris après le retour parmi les siens, avec des blessures profondes et silencieuses qui peuvent survivre à la cicatrisation des lésions physiques : prostration, fragilité, anxiété, dissimulation, insomnie, conduites addictives, dépression et geste suicidaire.  « La guerre qui transforme l'individu, sa personnalité. Avoir tué laisse une marque psychologique indélébile. Le seul objectif possible est d'en réduire la brûlure », écrit le Pr Patrick Clervoy. Avec : Pr Patrick Clervoy, psychiatre, ancien titulaire de la chaire de Psychiatrie et de Psychologie médicale du Val-de-Grâce à Paris. Auteur de l'ouvrage L'homme en guerre. Psychologie du soldat, aux éditions Odile Jacob   Dr Serigne Ndiaye, psychiatre expert en psycho-trauma. Coordinateur du Programme de soutien psychologique des armées du Sénégal. Praticien au service de Psychiatrie de l'Hôpital Principal de Dakar au Sénégal.  ► En fin d'émission, nous parlons des résultats de l'étude menée par une équipe de recherche d'INRAE, du CNRS et de l'Université de Lille sur l'impact des nanoplastiques sur la santé digestive en fonction du régime alimentaire. Interview de Chloé Liebgott, chercheuse et membre de l'équipe de recherche d'INRAE qui a travaillé sur cette étude.  Programmation musicale : ► Alabama Shakes – Hold on  ► Bianca Costa, Aupinard – Belle âme. 

Revue de presse Afrique
À la Une: le jihad économique au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 4:17


Ces derniers mois, il y avait les attaques contre les convois de carburant. « Au plus fort de la crise, rappelle Jeune Afrique, en octobre et novembre, Bamako avait subi d'importantes pénuries, grippant l'économie de la capitale et entraînant des délestages d'électricité ». Désormais, l'approvisionnement en carburant de la capitale s'est amélioré, grâce notamment aux escortes armées qui encadrent les camion-citerne. Mais, autre front… Les autorités de Bamako doivent faire face à des attaques de sites industriels et miniers. « Les terroristes, après le blocus économique, veulent empêcher les usines de tourner. Ils ont attaqué trois usines dimanche dans la région de Kayes (ouest). Les dégâts sont énormes », confie une source sécuritaire malienne citée par Le Monde Afrique. Cette même source assure que « l'État a dépêché des renforts sur le terrain ». Pas moins de 160 terroristes circulant à moto auraient pris part à ces attaques. Une hausse des prix chronique… À cette insécurité chronique, s'ajoutent les difficultés du quotidien… « La cherté de la vie n'est plus perçue comme une succession de crises ponctuelles, mais comme une réalité installée, relève le site d'information Maliweb, qui affecte l'ensemble des couches sociales. Aliments pour bétail, céréales, transports ou produits de base connaissent des hausses répétées, sans cadre de régulation lisible ». Maliweb qui prend l'exemple du « sac de 50 kg d'aliments pour bétail qui se négocie à Bamako désormais entre 9000 et 16 000 FCFA, selon les marchés et les périodes. Un niveau qui met sous pression les ménages pratiquant l'élevage urbain de subsistance. Cette activité, largement tolérée mais peu encadrée, illustre les limites de l'intervention publique dans l'économie du quotidien, pointe le site. Ce phénomène de hausse des prix ne relève pas uniquement de tensions conjoncturelles. Il s'inscrit dans une dépendance structurelle aux importations, aggravée par la hausse des coûts de transport, l'insécurité sur certains axes logistiques et la faiblesse de la production locale ». L'ambition d'une « souveraineté retrouvée » Un contexte économique difficile qui tranche avec le discours officiel, rapporté notamment par Sahel Tribune. Sahel Tribune qui se félicite de la « souveraineté retrouvée du Mali. (…) Depuis 4 ans, explique-t-il, le Mali s'est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta, se dessine le récit politique d'un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées "capitalistes et impérialistes" ». Sahel Tribune met en avant notamment « les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d'une capacité cumulée de 400 mégawatts. (…) Fruits de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique ». Pour autant, reconnait Sahel Tribune, « le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d'électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre. (…) Bamako ne veut plus subir l'histoire, elle veut la construire ». Est de la RDC : la recrudescence des violences sexuelles Enfin, autre sujet, autre pays… C'est à lire dans Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC : au Congo démocratique, « les violences sexuelles explosent et l'aide aux victimes diminue. (…) Le Fonds des Nations unies pour la population a relevé l'année dernière plus de 80 000 cas de viols dans l'est de la RDC, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période en 2024. Pour sa part, l'ONG Human Rights Watch a récemment documenté les violences sexuelles commises par cinq groupes armés non-étatiques et par des soldats de l'armée congolaise ». Les victimes de viols sont donc de plus en plus nombreuses et dans le même temps, les équipements de santé manquent, relève Afrikarabia, comme les kits de protection anti-VIH. En cause notamment, l'arrêt de l'aide internationale américaine.

Couleurs tropicales
Hommage à Dieudonné Larose et rencontre avec Les Chérubins Gospel

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 48:30


En début d'émission, hommage à Dieudonné Larose, voix emblématique de la musique haïtienne. L'artiste est décédé le 9 janvier 2026 à l'âge de 80 ans. La chorale des Chérubins Gospel a été élue meilleure chorale de France, le 26 décembre 2025, dans une émission diffusée sur France 3. Ils répondent aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Queen Stelyna. Playlist du 12 janvier : Hommage à Dieudonné Larose, figure incontournable de la musique haïtienne. Décédé le 9 janvier au Canada, Dieudonné Larose occupe une place importante dans le konpa qui était pour lui une musique de revendications. Dieudonné Larose - Haïti (2003) Dieudonné Larose et Missile 727 - Mandela (1992) Dieudonné Larose - Hommage à Nemours (1999). Depuis 40 ans, la Chorale des Chérubins Gospel, composée de 100 artistes, transmet un message universel d'amour au rythme de sonorités venues d'Afrique, des Caraïbes et États-Unis. Ils se sont produits aux côtés de Céline Dion, Catherine Lara, Maurane, Jeane Manson, Francis Cabrel ou encore Alain Souchon.  Les Chérubins Gospel - Medley explosif Les Chérubins Gospel - Happy day Les Chérubins Gospel - When I think Les Chérubins Gospel - Marche près de moi. Plus d'informations sur Les Chérubins Gospel Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réunion des 12 ministres de la Défense de la région des Grands Lacs, l'interdiction de Pékin sur l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage » et la visite d'Ursula von der Leyen en Syrie.  Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?   Alors que le Sénégal fait face à une dette publique vertigineuse évaluée à 132% du PIB par le FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko exclu de restructurer la dette, estimant que le pays peut honorer ses engagements sans renégociation. Comment justifie-t-il ce refus catégorique malgré les recommandations du FMI ? En prenant cette décision, le Sénégal ne risque-t-il pas d'être sanctionné par l'institution de Bretton Woods ?  Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     RDC : à quoi a servi la réunion de la région des Grands Lacs ?  Un mois après l'accord de paix paraphé à Washington par les présidents Felix Tsishekedi et Paul Kagame, les affrontements se poursuivent dans le Nord-Kivu. À la demande de la RDC, une réunion extraordinaire des 12 ministres de la Défense et des chefs d'Etat major des forces de défense de la région des Grands Lacs s'est tenue ces derniers jours en Zambie. Que retenir de cette rencontre ? Le dispositif de contrôle du cessez-le-feu a-t-il été renforcé ?    Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.      Japon : quel avenir pour l'économie après les mesures chinoises ?   C'est une décision qui pénalise l'industrie nippone, d'où la colère de Tokyo. La Chine a décidé d'interdire l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage », civils et militaires. De quels produits parle-t-on ? Pourquoi Pékin décide de bloquer maintenant ces exportations ? Pourquoi ces produits sont-ils importants pour le Japon ?    Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Syrie : vers une nouvelle coopération européenne    Pour la première fois depuis la chute de Bachar el-Assad, Ursula von der Leyen , la présidente de la Commission de l'UE, s'est rendue à Damas ce vendredi 9 janvier 2026. Au printemps 2025, les 27 ont levé toutes les sanctions économiques mises en place sous le régime d'Assad. Quel est le poids des Européens dans la transition politique du pays face aux États-Unis ?   Avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen et chargé de cours à l'Université de Genève.    

DW em Português para África | Deutsche Welle
9 de Janeiro de 2026 - Jornal da Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 20:00


Governo moçambicano anuncia falta de verbas para o 13.º salário. Funcionários públicos reagem com indignação. Cidadão turco detido em Moçambique após pedido de extradição da Turquia vai aguardar julgamento em liberdade, mas caso continua nos tribunais. No norte da Tanzânia, novas reservas de caça para turismo estão a deslocar comunidades Maasai.

Couleurs tropicales
Le bouyon fait le lien entre les Caraïbes et le continent africain

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 48:30


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec, entre autres, Holly G et Théodora, VJ feat Sidiki Diabaté, Chily ou encore Creol. La chronique de James Woka qui décortique le bouyon, des Caraïbes au continent africain. Et dans la seconde partie, émission spéciale en compagnie de notre correspondant au Mali Mory Touré. En ce jour, Mory propose une programmation musicale consacrée à l'actualité du pays des hommes intègres : Le Burkina Faso.  Playlist du 8 janvier (1ère partie) HollyG X Théodora - Coller la petite Franco - Coller la petite VJ feat Sidiki Diabaté - Toi et moi Chily - 2love Shan'L - Mytho Creol - Y'a pas le time Dans sa chronique, James Woka fait le lien entre l'Afrique et les Caraïbes à travers le bouyon, genre musical venu de la Dominique, dans les Caraïbes. Depuis quelques temps, le bouyon rythme le continent africain, notamment en Tanzanie, au Nigéria et plus récemment en Côte d'Ivoire avec Allons là-bas de Fior 2 Bior et Meiway.  James Woka en vidéos sur Instagram Playlist du 8 janvier (2ème partie) Le Burkina Faso voit émerger de nombreux talents. Mory Touré propose de découvrir certains d'entre eux.  Donsharp x Élue 111 x Nabalum x Young Ced x Barack la voix d'or x Mc Bigaf - Ça vient de nous Reman - Ropero Audray - Tonton Tanya, Zoung Nanzaguemda et Nana Bibata - Rakiré Kanazoe Orkestra - Dabara Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Revue de presse Afrique
À la Une: le processus de paix au point mort dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 4:07


« Le Baromètre des accords de paix en Afrique a rendu publique lundi, constate le site congolais Actualité.cd, l'évaluation de la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington, signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda. Une évaluation qui couvre la période du mois de décembre 2025. » Ses conclusions sont sans appel : « la dynamique observée les mois précédents s'est essoufflée en fin d'année. » En clair, précise Actualité.cd, « malgré l'implication du président américain Donald Trump et l'accélération apparente du processus de Washington — matérialisée par l'entérinement des accords par les présidents Tshisekedi et Kagame — la situation sécuritaire sur le terrain peine à s'améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s'accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante. » Qui plus est, « les discussions de Doha, menées sous l'égide de l'émir du Qatar, connaissent également un net ralentissement. (…) Plusieurs mesures déjà actées, dont le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l'accord-cadre, n'ont toujours pas été mises en œuvre. » Pour Kinshasa, pas question de partager le pouvoir « Conflit en RDC : le spectre de l'enlisement », constate également Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Les multiples accords signés entre la RDC et les rebelles de l'AFC-M23 n'ont toujours pas réussi à faire taire les armes. Les processus de Washington et de Doha semblent moribonds, la guerre s'installe dans la durée et le président congolais Félix Tshisekedi n'a plus beaucoup de cartes dans son jeu pour reprendre la main. » Certes, précise Afrikarabia, « sur la table, il y a la libération de prisonniers, l'intégration de certains combattants rebelles dans l'armée régulière, mais il y a surtout un partage du pouvoir entre Kinshasa et la rébellion sur l'administration politique, économique et sécuritaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce que l'AFC-M23 présente comme un "projet fédéraliste". Et cela, Kinshasa n'y est pas du tout disposé, pointe le site, considérant qu'il s'agit, ni plus ni moins, que d'une annexion de l'Est congolais par le Rwanda et ses supplétifs. Félix Tshisekedi s'accroche à la résolution 2773 des Nations unies qui exige un retrait des troupes rwandaises du sol congolais, l'arrêt du soutien de Kigali à l'AFC-M23, et le retrait immédiat des rebelles des zones occupées. Kinshasa estime donc qu'il n'y a rien à négocier avec l'AFC-M23. Le hic, relève encore Afrikarabia, c'est que la réalité du terrain et l'état des rapports de force ne plaident pas en sa faveur. La rébellion n'a jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Elle installe ses propres hommes à la tête des administrations et recrute de nouveaux combattants, issus de ses conquêtes territoriales. » « Extrême méfiance » En fait, rebondit Jeune Afrique, « chaque partie s'accuse de mauvaise foi et les débats tournent court. Les mesures de confiance, comme l'échange de prisonniers avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge, n'ont pas encore abouti malgré la signature d'un mécanisme par les deux parties. "Le climat actuel est très tendu, polarisé entre la RDC et l'AFC-M23. Je vois mal comment ils pourront progresser. Il y a une atmosphère d'extrême méfiance des deux côtés", constate une source diplomatique. Malgré l'adhésion aux processus de paix en cours, les deux parties semblent avoir un point commun : elles croient toujours au rapport de force. » Jeune Afrique précise enfin le calendrier diplomatique : « En attendant un nouveau round de négociations au Qatar, les pays de la région ont rendez-vous à Livingstone, en Zambie, aujourd'hui et demain, dans le cadre d'une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs animée par les ministres de la Défense des 12 pays de l'organisation. Ce sera ensuite au tour de Lomé, au Togo, d'accueillir le 17 janvier une réunion "sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs visant à renforcer la confiance et à faire progresser le processus de paix". » Un intitulé ronflant pour un résultat attendu plutôt mince.

DW em Português para África | Deutsche Welle
8 de Janeiro de 2025 - Jornal da Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 20:00


Angola parece estar novamente envolvida na mediação da República Democrática do Congo, mas analistas duvidam que consiga resultados concretos. Medida inédita em Quelimane: o edil Manuel de Araújo exonerou, de uma só vez, 37 funcionários do Conselho Autárquico. Um navio de guerra russo esteve em São Tomé e Príncipe sem o conhecimento do Parlamento.

Radio foot internationale
CAN 2025: quarts de finale, les favoris au rendez-vous

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 48:30


Radio Foot est en direct de Rabat cette semaine ! Au programme de ce mercredi, dès 21h10 TU : quarts de finale, les favoris au rendez-vous ; La CAN vue des tribunes ; Débat : une CAN tous les 4 ans, décision irréversible ?    Pas de séisme dans cette CAN : les cadors ont tenu leur rang. RDC sortie sans démériter et Burkina Faso éliminés sans avoir vraiment existé, un Bénin plus séduisant mais encore trop court. Pourquoi aucune surprise au bout de ces huitièmes ? Décryptage. ► La CAN vue des tribunes La compétition autrement : -Les larmes de Michel Kuka, le « Lumumba des tribunes » après la défaite des siens ! -Un Fennec de Toulon devenu mascotte, tambour en main ! -Ange Gabriel, photographe béninois, 30 ans au bord des terrains africains. Histoires, ferveur et regards passionnés. ► Débat : une CAN tous les 4 ans, décision irréversible ? Choix fort de la Confédération africaine de football : calendrier, clubs, joueurs, lisibilité… fallait-il changer le rythme de la compétition reine ? Claude Leroy n'y va pas par quatre chemins. Avis tranché, débat ouvert. Autour d'Annie Gasnier, nos invités : Claude Leroy, sélectionneur emblématique du continent - Alassane Ndour, ancien international sénégalais, regard de vestiaire et d'ancien joueur. Franck Simon, journaliste spécialiste du football africain. Chef d'édition : David Fintzel. TCR : Laurent Salerno. Vidéo : Boris Vichith & Anne Dufort Cornilliet. À suivre en direct à 21h10 TU et sur Facebook Live Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs

Radio Foot Internationale
CAN 2025: quarts de finale, les favoris au rendez-vous

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 48:30


Radio Foot est en direct de Rabat cette semaine ! Au programme de ce mercredi, dès 21h10 TU : quarts de finale, les favoris au rendez-vous ; La CAN vue des tribunes ; Débat : une CAN tous les 4 ans, décision irréversible ?    Pas de séisme dans cette CAN : les cadors ont tenu leur rang. RDC sortie sans démériter et Burkina Faso éliminés sans avoir vraiment existé, un Bénin plus séduisant mais encore trop court. Pourquoi aucune surprise au bout de ces huitièmes ? Décryptage. ► La CAN vue des tribunes La compétition autrement : -Les larmes de Michel Kuka, le « Lumumba des tribunes » après la défaite des siens ! -Un Fennec de Toulon devenu mascotte, tambour en main ! -Ange Gabriel, photographe béninois, 30 ans au bord des terrains africains. Histoires, ferveur et regards passionnés. ► Débat : une CAN tous les 4 ans, décision irréversible ? Choix fort de la Confédération africaine de football : calendrier, clubs, joueurs, lisibilité… fallait-il changer le rythme de la compétition reine ? Claude Leroy n'y va pas par quatre chemins. Avis tranché, débat ouvert. Autour d'Annie Gasnier, nos invités : Claude Leroy, sélectionneur emblématique du continent - Alassane Ndour, ancien international sénégalais, regard de vestiaire et d'ancien joueur. Franck Simon, journaliste spécialiste du football africain. Chef d'édition : David Fintzel. TCR : Laurent Salerno. Vidéo : Boris Vichith & Anne Dufort Cornilliet. À suivre en direct à 21h10 TU et sur Facebook Live Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs

Revue de presse Afrique
À la Une: des quarts de finale de rêve à la CAN

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 4:25


« Que du lourd au programme ! Rarement un tableau final de la Coupe d'Afrique des Nations aura eu aussi belle allure sur le papier, s'exclame le site Afrikfoot. Les affiches des quarts de finale de la CAN 2025 sont connues et tous les favoris sont là. » Vendredi : Mali-Sénégal : « Ce derby entre voisins promet des étincelles, affirme Afrikfoot. Les deux équipes sont toujours invaincues dans cette CAN. »  Suivi de Cameroun-Maroc : « avec un énorme Brahim Diaz, meilleur buteur de cette CAN (4 buts). » Samedi : Algérie-Nigeria : « le remake de la demi-finale de l'édition 2019, remportée par les Fennecs. » Suivi de Égypte-Côte d'Ivoire : « Sans faire de bruit, constate Afrikfoot, l'Égypte se rapproche doucement mais sûrement d'un 8e titre record. En face, la Côte d'Ivoire, portée par un Amad Diallo étincelant, est sortie indemne d'une phase de groupes très disputée avant de faire très forte impression face au Burkina Faso en 8e (3-0). » « Pitoyable ! » D'ailleurs la presse burkinabé fulmine… « Pitoyable ! », soupire Aujourd'hui à Ouagadougou. « Côte d'Ivoire – Burkina, le match qu'il ne fallait pas perdre. (…) Que dire après une telle forfaiture, presque déshonorante. C'est un naufrage pour Brama Traoré (le sélectionneur) ! Manque d'inspiration dans le classement et de coaching gagnant ! Mais on peut dire que la hiérarchie a été respectée, reconnait Aujourd'hui. La Côte d'Ivoire, championne en titre, ira défendre son trophée face à l'Égypte avec notre soutien en tant que pays frère sans rancune. Les Éléphants étaient les meilleurs. » Coté ivoirien, Fraternité Matin relève que « les Burkinabè n'ont pas fait le poids. Les Éléphants ont plié le match en l'espace de 8 minutes (20e et 32e). Dominateurs de bout en bout, les Pachydermes ont fait fuir les Étalons. » L'Algérie au bout du suspense Mardi, également, l'Algérie est venue difficilement à bout de la RDC. « Les Verts en quarts au bout du suspense », s'exclame le site algérien TSA. « Incroyable dénouement : les Fennecs ont battu les Léopards grâce à un but magnifique d'Adel Boulbina à deux minutes de la fin des prolongations. (…) Présenté comme le choc des huitièmes de finale de la compétition, ce match entre l'Algérie et la RD Congo a tenu ses promesses tactiques. » « Fin de parcours pour les Léopards », déplore pour sa part le site congolais 7 sur 7 : « Un match fermé, intense et équilibré, qui n'a livré son verdict qu'à la toute fin des prolongations. Cette élimination contraste avec la phase de groupes réussie des Léopards, constate encore le site congolais. La RDC avait terminé deuxième de son groupe sans connaître la moindre défaite, avec un bilan de deux victoires et un match nul. » Un supporter congolais très remarqué Toujours à propos des Léopards congolais, Le Monde Afrique, a noté une présence insolite dans les tribunes, tout au long de la compétition. Un homme debout, en veste jaune et cravate bleue, le bras droit plié et la main ouverte vers la pelouse, totalement immobile tout au long des rencontres. Il s'agit d'un sosie de Patrice Lumumba, figure de l'indépendance congolaise. « Lors de chaque match des Léopards, explique Le Monde Afrique, l'animateur Michel Kuka Mbola-Dinga effectue une performance statique, grimé comme l'ancien Premier ministre congolais, assassiné en 1961. Une prestation rémunérée par la sélection nationale. (…) Cette silhouette légendaire se fige pendant 90 minutes – et parfois davantage, en cas de prolongations –, comme un arrêt sur image, et semble veiller sur son équipe nationale. (…) Une performance copieusement saluée par la presse marocaine et internationale, relève encore Le Monde Afrique, au point de faire du sosie de Patrice Lumumba l'un des visages familiers de la compétition, une mascotte de chair et d'os, éclipsant Assad, le sympathique lion aux deux jambes, emblème de la CAN 2025. » Le Maroc : objectif 2030 ! Enfin, le Maroc, pays hôte de cette CAN est encore et toujours en chantier… dans la perspective de la Coupe du monde 2030, qu'il coorganisera avec l'Espagne et le Portugal. C'est ce que relève Jeune Afrique : « en plus des investissements déjà réalisés pour la CAN, le Maroc prévoit de rénover cinq stades et d'en construire un nouveau. Avec une capacité de 115 000 places, le stade Hassan II de Casablanca sera le plus grand au monde. (…) Le royaume chérifien devrait investir entre 5 et 6 milliards de dollars pour financer les stades, les centres d'entraînement et les infrastructures liées au football d'ici à 2030. »

Radio foot internationale
Au cœur de la CAN 2025: retour sur les deux derniers huitièmes de finale

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 48:30


Radio Foot est en direct de Rabat cette semaine ! Au programme de ce mardi, dès 22h10 TU :  ► Le grand débrief de la soirée :  Algérie vs RDC : un choc physique et tactique, une pression maximale. Analyse avec nos envoyés spéciaux Antoine Grognet et Sophiane Amazian, au plus près du terrain ! Côte d'Ivoire vs Burkina Faso (19h00 TU) : les champions sortants face à des Étalons ambitieux et sans complexe. Décryptage au coup de sifflet final avec Cédric de Oliveira : temps forts, choix clés et hommes forts de la soirée. Une rencontre à suivre en intégralité sur RFI Afrique.  À lire aussiCAN 2025: suivez en direct le 8e de finale entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso   ► Qui rejoint les quarts de finale ? Scénarios, faits de jeu, décisions arbitrales, choix des sélectionneurs : verdict à 21h10 TU, suivi des premières réactions en direct. ► Projection sur les quarts : affiches à venir, dynamiques, états de forme... Favoris confirmés ou surprises en embuscade ? Quelles équipes ont réellement marqué des points sur ces huitièmes ? Pour faire vivre les débats, autour d'Annie Gasnier, nos consultants : Roger Boli, ancien joueur RC Lens, Jordan Nkololo ex-international congolais et Patrick Juillard notre consultant, qui met toujours dans le mille et Tierno Dia, confrère nigérien Chef d'édition : David FintzelTCR : Laurent SalernoVidéo : Benjamin Avayou À suivre en direct à 21h10 TU et sur Facebook Live Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs

Couleurs tropicales
Hommage à Calbo, figure incontournable et inoubliable du rap français

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 48:30


Jusqu'au 18 janvier, la CAN occupe les esprits de beaucoup. Que ce soit en Côte-d'Ivoire, au Maroc ou au Bénin, on s'est armé de chansons pour espérer la victoire.  Après la séquence des nouveautés qui réunira Yekima de la RDC, l'Oiseau rare du Gabon et Balthazard Dy de la Guinée, nous rendrons hommage à Calbo, décédé le dimanche 4 janvier à la stupéfaction de tous. Playlist du 6 janvier Séquence musicale consacrée à la Coupe d'Afrique des Nations qui a lieu au Maroc jusqu'au 18 janvier Magic System feat Didi B - Même pas peur Hatim Ammor x Salma Rachid x Fnaire — L'Maghribya Fanicko x First King x Aurelle x Djo x Le onze du Bénin - Qui nous peut ! Séquence des nouveautés Yekima - On avance L'oiseau rare - Je m'appelle Balthazard Dy - Menguè nènè Hommage à Calbo Ärsenik - Quelques gouttes suffisent Secteur Ä - Boxe avec les mots Bisso Na Bisso - Dans la peau d'un chef Calbo - La famille Calbo - Regarde le monde Ärsenik feat Doc Gyneco - Affaire de famille Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] ONU: que faut-il attendre du retour de la RDC au Conseil de sécurité?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le nouveau record d'arrivés de migrants par la Manche et le maintien de l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien après la capture de Nicolas Maduro.  ONU : que faut-il attendre du retour de la RDC au Conseil de sécurité ?    Plus de trente ans après sa dernière présence dans cet organe clé de l'ONU, la République démocratique du Congo a rejoint le Conseil de sécurité en tant que membre non permanent pour la période 2026-2027. Ce retour peut-il avoir un impact sur le cours de la guerre dans l'Est du pays ?  Kinshasa a-t-elle les moyens de peser sur l'agenda de l'ONU ?  Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.    Royaume-Uni : pourquoi les arrivées de migrants par la Manche atteignent un pic ?   Plus de 41 000, c'est le nombre de migrants partis des côtes françaises et arrivés clandestinement au Royaume-Uni en traversant la Manche, en 2025. Comment expliquer ce record malgré le durcissement de la politique migratoire britanniques ?    Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à InfoMigrants.    Venezuela : l'or noir, la vraie raison de l'intervention américaine ?    Après avoir justifié l'enlèvement de Nicolas Maduro en invoquant la lutte contre le narcoterrorisme, Donald Trump a rapidement insisté sur son intention de mettre la main sur les vastes réserves de pétrole du Venezuela. Comment le président américain compte-t-il s'y prendre alors que les pro-Maduro dirigent encore le pays ? Les Américains en ont-ils les moyens ?  Avec Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine pour la Fondation Jean Jaurès.  

Radio Foot Internationale
Au cœur de la CAN 2025: retour sur les deux derniers huitièmes de finale

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 48:30


Radio Foot est en direct de Rabat cette semaine ! Au programme de ce mardi, dès 22h10 TU :  ► Le grand débrief de la soirée :  Algérie vs RDC : un choc physique et tactique, une pression maximale. Analyse avec nos envoyés spéciaux Antoine Grognet et Sophiane Amazian, au plus près du terrain ! Côte d'Ivoire vs Burkina Faso (19h00 TU) : les champions sortants face à des Étalons ambitieux et sans complexe. Décryptage au coup de sifflet final avec Cédric de Oliveira : temps forts, choix clés et hommes forts de la soirée. Une rencontre à suivre en intégralité sur RFI Afrique.  À lire aussiCAN 2025: suivez en direct le 8e de finale entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso   ► Qui rejoint les quarts de finale ? Scénarios, faits de jeu, décisions arbitrales, choix des sélectionneurs : verdict à 21h10 TU, suivi des premières réactions en direct. ► Projection sur les quarts : affiches à venir, dynamiques, états de forme... Favoris confirmés ou surprises en embuscade ? Quelles équipes ont réellement marqué des points sur ces huitièmes ? Pour faire vivre les débats, autour d'Annie Gasnier, nos consultants : Roger Boli, ancien joueur RC Lens, Jordan Nkololo ex-international congolais et Patrick Juillard notre consultant, qui met toujours dans le mille et Tierno Dia, confrère nigérien Chef d'édition : David FintzelTCR : Laurent SalernoVidéo : Benjamin Avayou À suivre en direct à 21h10 TU et sur Facebook Live Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs

Wiloo

Grâce à une illumination de la 119ème minute signée Adil Boulbina, l'Algérié a battu la RDC (1-0) et file en 1/4 de CAN. Résumé tactique, et analyse.

Invité Afrique
Youssouf Mulumbu: «Non à la CAN de football tous les quatre ans !»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 8:25


« Non à la CAN de football tous les quatre ans ! » : c'est le cri de guerre de notre invité congolais de ce mardi 6 janvier, après la décision du Sud-Africain Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football, de faire passer le célèbre tournoi de une fois tous les deux ans à une fois tous les quatre ans. Youssouf Mulumbu a été le capitaine des Léopards du Congo Kinshasa et a notamment joué au PSG. Il publie aujourd'hui le roman Talo, aux éditions Jets d'encre. Pour lui, la CAF africaine de Patrice Motsepe doit résister aux pressions de la Fifa mondiale de Gianni Infantino. Il le dit au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Youssouf Mulumbu, le 20 décembre dernier, le président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, a jeté un pavé dans la mare. À partir de 2028 a-t-il dit : « La CAN de football ne se disputera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans ». Quelle est votre réaction ? Youssouf Mulumbu : moi, ça ne me surprend pas tellement, il y avait des signes. Je pense que le président Motsepe est plus basé sur les compétitions occidentales et s'est aligné justement sur cette nouvelle Coupe du monde des clubs qui, pour la CAN, est un dommage collatéral. Alors l'un des arguments justement du Sud-Africain Motsepe, c'est de dire que l'Afrique doit s'aligner sur la Coupe du monde et sur le championnat d'Europe, qui sont des tournois qui ont lieu tous les quatre ans. Bien au contraire, l'Afrique a ses réalités avec ses infrastructures. Donc je ne vois pas comment on peut s'aligner aujourd'hui avec l'Europe, sachant que la CAN, la Coupe d'Afrique, fait partie du développement de certains pays. On peut voir sur les infrastructures de transport, sur les infrastructures justement sportives. Et donc ça va être un dommage collatéral pour l'Afrique et pour des pays qui sont sous-développés. Oui, parce que le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans, ça veut dire que, tous les deux ans, il y a de nouvelles routes, de nouveaux stades, de nouveaux hôpitaux ? Exactement, c'est l'histoire de cette Coupe d'Afrique. Et tous les deux ans et pour chaque Africain, on l'attend chaque deux ans. Donc on ne devrait pas s'aligner avec l'Europe parce que l'Afrique a ses réalités et donc c'est un bel événement pour le développement du pays. Moi, j'ai pu le voir avec le Gabon, j'ai pu le voir avec la Guinée et aujourd'hui je pense qu'on a plus pensé aux clubs européens parce que, pour leur gestion, ça va être plus facile. Et on a pensé vraiment à cette Coupe du monde des clubs qui est un peu l'atout majeur pour la FIFA. Oui, c'est-à dire-que vous pensez que cette réforme, c'est aussi une concession faite aux puissants clubs européens, comme le PSG où vous avez joué Youssouf Mulumbu, mais aussi bien sûr comme le Real, Arsenal, etc. qui n'ont jamais eu envie de laisser partir leurs joueurs africains tous les deux ans pendant plus d'un mois ? Exactement. On voit de plus en plus de joueurs qui évoluent dans des grands clubs, donc forcément, pour eux, c'est tout bénef. Et je pense qu'il va falloir militer vraiment pour que cette CAN revienne tous les deux ans. Et je pense que tous les joueurs, qu'ils soient anciens et nouveaux, doivent se mettre en avant pour justement donner de la voix pour que cette CAN reste toutes les deux années. Alors un autre argument quand même de la part du président Motsepe, c'est qu'une CAN tous les quatre ans, cela rendra la compétition plus rare, donc plus prestigieuse, comme la Coupe du monde par exemple. Et donc cela fera monter les droits télés et le nombre des sponsors … Son argument peut être louable, mais quand on regarde le pour et le contre, je pense qu'il y a plus de désavantages pour le continent africain aujourd'hui. Cette CAN, nous on la regarde avec des yeux qui brillent. On l'attend chaque deux ans. Je ne vois pas pourquoi deux années de plus vont faire que cette CAN va être plus attractive. Et aujourd'hui, on voit une CAN où on a des superstars qui viennent la voir, comme Mbappé, comme Zidane. Et donc pour nous, elle est bien comme ça. Donc je ne vois pas comment elle va être plus prestigieuse tous les quatre ans. Donc vraiment, je pense que tout le monde doit se lever d'une même voix. Donc allons militer et remettez-nous cette compétition tous les deux ans, parce que nous, ça nous fait vibrer de voir les peuples justement vibrer, un peu comme le Congo qui a des conflits géopolitiques. Et aujourd'hui mettre à part ces conflits là pour se focaliser justement sur cette compétition, ça donne un peu du baume au cœur et un peu de joie à ce peuple-là. Donc, il va falloir garder cette CAN tous les deux ans. Oui, pour le peuple congolais, c'est une grande respiration au milieu de la guerre ? Exactement, comme vous le voyez à chaque célébration. Je pense que les joueurs n'ont pas oublié qu'au pays c'est un peu terrible et surtout du côté Est. Donc voilà, de parler justement du Congo, ça donne un peu plus de joie à ce peuple-là. Oui, offrez-nous au moins tous les deux ans une parenthèse enchantée. Exactement, et je pense que c'est très important. Mais franchement, Youssouf Mulumbu, est ce que financièrement la CAF n'est pas très dépendante de la FIFA ? Forcément. Mais feu Issa Hayatou, paix à son âme, avait résisté justement à cette pression qui était déjà mise pour que cette compétition se déroule tous les quatre ans ! Hommage au défunt président camerounais Issa Hayatou ? Exactement. Hommage à feu Hayatou, qui était un président très exemplaire et qui œuvrait vraiment pour l'Afrique. Youssouf Mulumbu, RDC-Algérie, c'est dans quelques heures ? Exactement. Un petit pronostic ? Alors j'ai beaucoup d'amis algériens moi, je dirai une victoire 2-1pour le Congo quand même. On va aller chercher cette victoire.

Back to the Barre
Where in the World Is Abby Lee Miller?

Back to the Barre

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 112:01


We're headed on the road in Spring 2026! Buy tickets here:https://www.x1entertainment.com/bttb"We have one of the wilder episodes of Dance Moms that I've seen in a minute. Thank god it wasn't with us!" That's practically underselling how weird it is that Abby is just inexplicably missing for most of the episode. I mean considering the excuse she gives for her absence in "Hello Hollywood, Goodbye Abby" doesn't really explain her absence at all and the girls only had three days to prepare for their first LA competition, it's got to be one of the weirdest episodes at the very least.The episode kicks off proper with a conundrum for Abby: Without her LA studio ready to go the ALDC must rent out studio space to practice. But uh-oh, the only spot available is currently in use by the Rage Dance Company and Abby is to afraid to even be seen with them. So the ALDC goes it alone as abby hides out in her car for the first of many retreats. The RDC pulls out all the stops, which worries the moms as Abby has prepared a group number that feels very safe and very un-LA by comparison. But Abby has more important issues to attend to, like getting the girls auditions and then helping them fumble them by both causing a scene in the parking lot and insulting Nia at the audition itself! Holly is quite fed up, but not enough it seems as none of the other moms back her up. It's beginning to dawn on Holly that she is the new Christi and Abby's torturous ways are only going to get worse.Meanwhile making no progress with the team is JoJo, who while not an official team member was still expected to come out to LA and just, what, stand there? Abby instructs Gia not to let Jojo perform in the group number, and then take sit a step further and bars her from auditioning. Jess steals Kalani's sides for the role to encourage Jojo to audition, but when word gets back to the other moms it devolves into a shouting match. If that wasn't enough it's clear Production keeps pushing JoJo to push Abby's buttons in order to make it on the team, which makes her an easy target for continued ridicule.Will the ALDC be able to make a strong first impression in LA, or will Abby's tirades trip them at the starting line? Is water wet?Quotes“Are you drinking anything? No, just Diet Coke. Why? I dunno, cause I'm not a drunk! Shut up! All evidence to the contrary Kelly Hyland!" (15:28-15:41 | Christi & Kelly)“I cannot believe how many shots we had of Abby eating various things in her car." (17:25-17:30 | Christi)“We're not in Pittsburgh anymore, welcome to Los Angeles. We're not in Kansas anymore Dorothy, get your ass out of the car!" (26:36-26:41 | Christi & Kelly)“Now off camera we're going to have what might be one of dumber fights that they didn't air. Actually it's so dumb I'm shocked they didn't air it." (56:01-56:10 | Christi)LinksSubscribe to us on YouTube: https://www.youtube.com/channel/UC50aSBAYXH_9yU2YkKyXZ0w Subscribe to our Patreon: www.patreon.com/backtothebarreThank you to Ashley Jana for allowing us to use Electricity!! Follow her on IG HERE: https://instagram.com/ashleyjanamusic?igshid=YmMyMTA2M2Y=Download Electricity HERE: https://music.apple.com/us/album/electricity/1497482509?i=1497482510 Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Revue de presse Afrique
À la Une: inquiétude en Afrique après la chute de Maduro

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 4:14


L'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s'inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s'exclame Ledjely en Guinée, marquée par l'affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes répétées d'Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d'autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l'imposition d'un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n'est pas une opération de justice : c'est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d'un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n'a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n'avez pas l'arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n'êtes qu'un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s'est joué à Caracas n'a rien à voir avec les droits de l'Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d'un peuple opprimé, c'est clairement une guerre d'intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l'accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L'aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd'hui, c'est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l'or, l'uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s'interroge Le Pays, « l'Afrique doit-elle réellement s'inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l'immédiat. (…) Car aucun État africain n'occupe aujourd'hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd'hui, toujours au Burkina, n'est pas d'accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s'il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c'est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l'est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d'un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D'autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l'est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L'Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n'a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D'après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s'agit pas de défendre un homme. Il s'agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 4 janvier 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 48:30


En cette fin de semaine, se referme la Conférence pour le Climat, la COP30 de Belém au Brésil, aux portes de la gigantesque forêt amazonienne. Nous avons proposé 4 Grands Reportages de Lucile Gimberg sur l'Amazonie brésilienne, un sur l'Amazonie péruvienne avec Martin Chabal et un en vis-à-vis du Brésil sur ce poumon vert de l'Afrique, le Bassin du Congo parcouru par Rolf Stève Domia-Leu. Nous commençons par ce Bassin du Congo et sa forêt, et finissons aux côtés de Lucile Gimberg. (Rediffusion) République centrafricaine: la Basse-Lobaye un trésor de biodiversité en péril En République centrafricaine, au cœur du Bassin du Congo... La Basse-Lobaye est une réserve de près de 3 000 kilomètres carrés : un véritable joyau de biodiversité, recouvert en grande partie par une forêt tropicale humide. Mais ce trésor naturel est aujourd'hui fragilisé. La Basse-Lobaye, tout comme l'ensemble du Bassin du Congo, fait face à de grands défis environnementaux : déforestation, exploitation minière, changement climatique… Surnommé le «poumon de l'Afrique», ce vaste ensemble forestier joue pourtant un rôle vital dans la régulation du climat mondial : il stocke le carbone, purifie l'air et protège la vie. Un Grand reportage de Rolf Stève Domia-Leu qui s'entretient avec Jacques Allix.   Amazonie 4/4: les défis autour des concessions forestières durables  Dernier épisode de notre série exceptionnelle de Grands Reportages en Amazonie à l'occasion de la COP30 sur le climat qui doit se terminer, cette fin de semaine, au Brésil. Nous partons dans le Para, l'un des États brésiliens les plus touchés par la déforestation. Dans l'ouest du Para, la forêt est encore préservée…  Pour tenter de la conserver, le gouvernement brésilien autorise des entreprises privées à exploiter des parcelles de forêts publiques, à condition qu'elles en fassent un usage raisonné et durable. Comment extraire du bois sans détruire la forêt ? Et comment les populations locales voient ces activités économiques en développement ? Un Grand reportage de Lucile Gimberg qui s'entretient avec Jacques Allix.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC: suspension du porte-parole de l'armée pour ses propos contre les Tutsies

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'accord d'une vente d'armes entre Islamabad et le camp Haftar en Libye et la vague de manifestations en Iran.  RDC : suspension du porte-parole de l'armée pour ses propos contre les Tutsies  En République démocratique du Congo, le porte-parole des forces armées a été suspendu après des propos jugés stigmatisants visant les femmes tutsies. Ces déclarations n'affaiblissent-elles pas le gouvernement congolais et son armée face à l'AFC/M23 qui affirme toujours que le pouvoir congolais stigmatise les Tutsis ?    Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC.  Libye : le Pakistan peut-il rebattre les cartes du conflit libyen ?  Le chef d'état-major pakistanais s'est rendu à Benghazi dans le cadre d'un accord militaire déjà conclu entre Islamabad et le camp du maréchal Khalifa Haftar, portant notamment sur des ventes d'armes, malgré l'embargo international en vigueur sur la Libye. Comment expliquer cette vente entre Islamabad et le camp Haftar ? Existent-ils des mécanismes de sanctions à l'encontre des pays qui violent l'embargo de l'ONU sur les livraisons d'armes en Libye ?    Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI.  Iran : jusqu'où ira le mouvement de colère contre la vie chère ?  L'Iran est secoué par une vague de manifestations face à la vie chère causée par la monnaie nationale qui s'effondre à des niveaux historiques face au dollar. Quelles sont les causes de cette chute brutale du rial ? Le régime iranien peut-il tomber à cause des manifestations ?    Avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul-Valery de Montpellier, spécialiste de l'Iran.  Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Au programme, les réactions des internautes au début de la CAN. 

Radio foot internationale
CAN 2025: dénouement dans les groupes C et D

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 48:30


Radio Foot, deux émissions en direct ce mardi, à 16h10 TU et 21h10 TU.  ► CAN 2025 : 3e journée dans le groupe D. Bénin/Sénégal à 19h (TU), les Lions de la Teranga partis fort face au Botswana, mais freinés par des Léopards solides qui les accompagnent en tête. L'équipe de Pape Thiaw et ses atouts offensifs face aux Guépards de Gernot Rohr. Le Bénin qui malgré les vents contraires (suspension de joueurs et panne de VAR pour le 1er match), est assuré de poursuivre la route au Maroc. Pour faire au moins aussi bien qu'en Égypte ?   Botswana/RDC (19h TU), les Zèbres déjà hors-course, les Congolais convoitent aussi la 1ère place. Sébastien Desabre prône l'attaque, face au 11 d'Afrique australe. ► CAN 2025 : le Mali minimaliste. Trois matches nuls, cela suffit pour passer, et affronter le 2e du groupe C. Le spectacle attendra. Trois nuls et une qualification, du déjà-vu. Le Portugal en 2016, on connait la suite. Des Aigles en rodage avant d'entrer dans le vif du sujet ? ► Claude Le Roy met les pieds dans le plat ! Et s'en prend aux instances. La CAN tous les quatre ans, un frein pour le développement du football africain ? La Coupe arabe, une compétition « bidon » qui n'a pas de sens pour l'ancien coach, et qui dessert les intérêts continentaux. Que penser de ces déclarations ? Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs Pour débattre avec Annie Gasnier : Yoro Mangara, Benjamin Moukandjo et Nabil Djellit. Technique /réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel / Pierre Guérin. Radio Foot sera de retour ce soir à 21h10 TU pour une deuxième émission 

Radio foot internationale
CAN 2025: les dernières rencontres de la phase de groupes

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 48:29


Au programme de Radio Foot pour cette deuxième émission en direct : nous reviendrons sur les dernières rencontres du groupe C, celui du Nigeria et de la Tunisie, et sur les matches du groupe D, où le Sénégal et la RDC se disputaient à distance la première place. Compte-rendu de nos envoyés spéciaux à Rabat et à Tanger. Nous évoquerons également les ultimes rencontres de ce mercredi, qui concernent notamment le Burkina Faso et l'Algérie. Dans la première partie de Radio Foot :CAN 2025: dénouement dans les groupes C et D   Pour débattre avec Annie Gasnier : Freddhy Koula, Ludovic Duchesne, et Yusuf Mouloumbou. Technique/réalisation Laurent Salerno - Préparation : David Fintzel. Calendrier CAN 2025 : programme complet, dates et horaires des matchs