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Afrique Économie
Minéraux critiques: le continent africain cherche à tirer son épingle du jeu

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:31


L'Agence internationale de l'énergie pointe dans son rapport annuel, publié en fin de semaine dernière, les tensions sur la disponibilité des minéraux critiques et une hausse importante des prix de certains d'entre eux. Le continent africain est évidemment un acteur central dans cette compétition mondiale et tente de tirer son épingle du jeu par différents moyens. Il y a d'abord le levier de l'offre et les répercussions sur les prix. L'année 2025 a été marquée par une hausse des cours d'un grand nombre de ces métaux critiques. « Les prix des métaux de base tels que l'aluminium, le cuivre et l'étain ont augmenté d'un tiers entre janvier 2025 et avril 2026, avec des cours du cuivre qui ont atteint des sommets. Les prix des matériaux destinés aux batteries se sont également redressés après une baisse en 2023 et 2024 », détaille Tim Gould, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie. Le conflit au Moyen-Orient est en cause, mais pas seulement : « Les prix du lithium ont plus que doublé, tandis que ceux du cobalt ont augmenté d'environ 130%, en grande partie en raison des restrictions à l'exportation imposées par la République démocratique du Congo. » Après avoir suspendu les exportations de cobalt, la RDC a remplacé l'interdiction par un système de quotas. Kinshasa n'est pas le seul producteur africain à jouer sur ce levier. Tim Gould lors d'une présentation du rapport : « Ce que vous voyez actuellement à l'écran, c'est une forte augmentation du nombre de restrictions commerciales. Désormais, il ne s'agit plus seulement de la Chine. D'autres pays ont également mis en place de nouvelles restrictions, notamment le quota d'exportation de cobalt imposé par la RDC, que j'ai déjà mentionné, ainsi que les restrictions commerciales imposées par le Zimbabwe sur le lithium, par le Mozambique sur le graphite. » Madagascar mise sur son graphite Si l'AIE note une baisse des dépenses dans l'exploration minière, certains pays profitent néanmoins de l'engouement pour certains minerais. Au début de l'année, Madagascar a levé son moratoire sur les permis miniers, rouvrant la porte aux investisseurs. Une aubaine, notamment dans le domaine du graphite dominé actuellement par la Chine. « Les pays occidentaux, on va dire, que ce soit des Européens ou des Canadiens, ou des Américains ou des Australiens, sont à la recherche de ressources en graphite. Et il se trouve qu'il y en a à Madagascar. Ce qui permettrait in fine d'acquérir une certaine indépendance vis-à-vis de la Chine », remet en contexte Jean-Jacques Young, consultant minier et fin connaisseur de l'île. Et Madagascar, qui dispose de l'une des trois plus grosses réserves mondiales de graphite, a sa partition à jouer. « Madagascar a une position très privilégiée dans le secteur du graphite, parce que les réserves sont importantes. Elles sont réparties sur plusieurs territoires dans le pays. Donc oui, effectivement, il y a un certain nombre d'investisseurs qui développent aujourd'hui des projets de mine de graphite. C'est tout à fait exact », confirme l'expert.  Les États du continent restent cependant largement tributaires d'investissements extérieurs, du manque d'infrastructure énergétiques. Dans un moyen terme beaucoup misent sur la transformation locale pour améliorer encore plus le profit tiré de leur sous-sol. À lire aussiRDC: l'entreprise minière Kamoto Copper company, filiale du groupe Glencore, placée sous scellé

Littérature sans frontières
Une terre, un auteur : en République Démocratique du Congo avec Pascal Boroto

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et c'est à Kinshasa que je retrouve Pascal Boroto, le lauréat du cinquième prix littéraire « Voix d'Afriques » de RFI et des éditions J.-C. Lattès. Découverte d'un jeune écrivain de 25 ans qui raconte son pays, la République démocratique du Congo, à travers le portrait de sa mère. Une rencontre tout en émotion.  Économiste et journaliste, Pascal Boroto est originaire du Kivu, en RDC. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés, au sein d'équipes de collecte de données du Fonarev. Pour faire entendre les histoires qu'on lui a confiées, il a fondé Les Voix des Oubliés. Le nom de ma mère, primé par le prix « Voix d'Afriques » est son premier roman. « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès) ILLUSTRATION MUSICALE : Jean-Claude Gianadda Sel de la terre.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
Comment améliorer l'accès à l'eau en Afrique ?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 46:46


Sous l'arbre à palabres, les invités d'Eric Topona dressent d'abord un bilan du forum africain de l'eau qui s'est tenu à N'Djaména les 15 et 16 juillet 2026. Ils se prononcent ensuite sur les stratégies pour favoriser un accès équitable à l'eau en Afrique.

Appels sur l'actualité
RDC : l'épidémie d'Ebola est-elle sous-estimée?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 5:17


L'OMS tire la sonnette d'alarme. Deux mois après la déclaration de l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo, les chiffres officiels publiés le 15 juillet font état de plus de 2 000 cas, dont 796 décès. Mais, selon l'organisation, le nombre réel de personnes infectées pourrait être deux à quatre fois supérieur. Comment expliquer un tel écart ? Pourquoi cette épidémie est-elle si difficile à contenir ? Le lancement, cette semaine à Bunia, d'un premier essai clinique de prophylaxie post-exposition peut-il changer la donne ?  Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.  

Revue de presse Afrique
À la Une: deux mois d'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:10


La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».

The Walk Thru
How To Get ChatGPT (And Every Other AI) To Recommend You As An Agent

The Walk Thru

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 11:38


Dave Hutch joins The Broke Agent to audit real agent websites live and break down the exact trick that gets AI to recommend you.The Broke Agent YouTube Channel: https://www.youtube.com/@thebrokeagentBecome a member of BAMx:https://www.skool.com/bamx

Revue de presse Afrique
À la Une: deux mois d'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:10


La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».

Journal de l'Afrique
Retrait des troupes rwandaises de l'Est de la RDC : l'ultimatum américain ignoré ?

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 15:18


En RD Congo, l'objectif affiché par Washington dans le conflit qui ravage l'Est du pays n'a pas été atteint. Le 4 juin dernier, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, disait espérer un retrait des troupes rwandaises de l'Est de la RDC avant la mi-juillet. Mais sur le terrain, la situation reste tendue et les combats se sont même intensifiés.

Revue de presse Afrique
À la Une: la rencontre attendue entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 4:02


« Vendredi, toutes les caméras seront braquées sur un seul objectif », écrit Seneplus à Dakar, qui parle de l'une des poignées de mains « les plus lourdes de sens de ces dernières années ». Elle « pourrait marquer un tournant important dans notre vie politique » souligne le site, qui poursuit : « Si cette poignée de mains intervient, chacun y trouvera sa propre lecture. Les uns y verront un geste de courtoisie républicaine. Les autres le symbole d'une décrispation entre l'ancien et l'actuel chef de l'État. » Une photo fait déjà le tour de la presse sénégalaise ce mercredi. Une poignée de mains, déjà, mais entre Macky Sall et Karim Wade, le président du Parti démocratique sénégalais. Les deux hommes sont présents à Doha, pour les obsèques de l'ancien émir du Qatar, tout comme Bassirou Diomaye Faye. « La présence simultanée des trois hommes à Doha fait dire à certains qu'un pacte pourrait voir le jour », écrit Walf. En échange du soutien à sa candidature au secrétariat général de l'ONU, poursuit le quotidien, Macky Sall « pourrait apporter son expérience à Bassirou Diomaye Faye qui est à la recherche de bastions politiques [...] Avec pour objectif ultime de triompher de son ennemi juré Ousmane Sonko. » L'épidémie d'Ebola en RDC La presse congolaise se fait le relais de cette déclaration de l'OMS, qui affirme que l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. « Une annonce qui transforme une épidémie déjà critique en une catastrophe sanitaire aux contours encore flous » s'inquiète le Journal de Kinshasa. « La prochaine bataille se jouera dans les villages reculés, là où les malades meurent sans être comptés, et où la confiance est un médicament aussi rare que les lits d'hôpital » poursuit le titre. D'autant que le pays est confronté à une grève des médecins. Ils réclament notamment « une dizaine de mois de salaire et primes impayés, ainsi que l'amélioration des conditions de travail », rappelle Actualite.cd, qui s'est rendu aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Le site décrit des services déserts, et des patients « visiblement voués à eux-mêmes ». « Néanmoins, précise Actualite.cd, ce mouvement de grève sèche ne concerne pas les provinces de l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, frappés de plein fouet par le résurgence de l'épidémie d'Ebola. » L'UE interdit l'importation d'or du Soudan Une décision qui suscite « un large débat parmi les spécialistes miniers et les économistes quant à sa faisabilité et son efficacité », nous dit Sudan Tribune. Le site a notamment interrogé l'ancien directeur de la Compagnie soudanaise des ressources minérales, qui souligne que la grande majorité des exportations soudanaises d'or partent vers l'Asie, et non vers l'Europe. « Cette mesure risque d'intensifier la contrebande », souffle le chef de la Division des exportateurs d'or dans les colonnes de Sudan Horizon. « Le Soudan n'exerce qu'un contrôle limité sur son secteur aurifère » explique-t-il, assurant que cette mesure « aura un impact négatif sur les recettes, déjà limitées, de l'État ». Le rappeur et réalisateur El Mahdi Lyoubi en garde à vue au Maroc « Son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux », rapporte Telquel, qui rappelle au passage que l'artiste avait apporté son soutien au mouvement GenZ 212. « Tu ne peux pas faire du rap sans t'engager », expliquait-il au site dans une interview en septembre dernier. En France, Mediapart publie une tribune signée par plus de 500 artistes, musiciens et professionnels du cinéma français comme marocains. Ils écrivent : « Cette arrestation n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement Gen Z, les autorités marocaines répriment les voix critiques [...] La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l'art. »

De vive(s) voix
Festival d'Avignon: Israël Nzila et Etienne Minoungou font dialoguer morts et vivants

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 29:00


Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives.  Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. »    Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation »  Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce  « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché.  A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne :  Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge.  Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales »  à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet.   - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI.    Programmation musicale :  L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur.     .

De vive(s) voix
Festival d'Avignon: Israël Nzila et Etienne Minoungou font dialoguer morts et vivants

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 29:00


Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives.  Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. »    Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation »  Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce  « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché.  A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne :  Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge.  Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales »  à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet.   - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI.    Programmation musicale :  L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur.     .

Revue de presse Afrique
À la Une: la rencontre attendue entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 4:02


« Vendredi, toutes les caméras seront braquées sur un seul objectif », écrit Seneplus à Dakar, qui parle de l'une des poignées de mains « les plus lourdes de sens de ces dernières années ». Elle « pourrait marquer un tournant important dans notre vie politique » souligne le site, qui poursuit : « Si cette poignée de mains intervient, chacun y trouvera sa propre lecture. Les uns y verront un geste de courtoisie républicaine. Les autres le symbole d'une décrispation entre l'ancien et l'actuel chef de l'État. » Une photo fait déjà le tour de la presse sénégalaise ce mercredi. Une poignée de mains, déjà, mais entre Macky Sall et Karim Wade, le président du Parti démocratique sénégalais. Les deux hommes sont présents à Doha, pour les obsèques de l'ancien émir du Qatar, tout comme Bassirou Diomaye Faye. « La présence simultanée des trois hommes à Doha fait dire à certains qu'un pacte pourrait voir le jour », écrit Walf. En échange du soutien à sa candidature au secrétariat général de l'ONU, poursuit le quotidien, Macky Sall « pourrait apporter son expérience à Bassirou Diomaye Faye qui est à la recherche de bastions politiques [...] Avec pour objectif ultime de triompher de son ennemi juré Ousmane Sonko. » L'épidémie d'Ebola en RDC La presse congolaise se fait le relais de cette déclaration de l'OMS, qui affirme que l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. « Une annonce qui transforme une épidémie déjà critique en une catastrophe sanitaire aux contours encore flous » s'inquiète le Journal de Kinshasa. « La prochaine bataille se jouera dans les villages reculés, là où les malades meurent sans être comptés, et où la confiance est un médicament aussi rare que les lits d'hôpital » poursuit le titre. D'autant que le pays est confronté à une grève des médecins. Ils réclament notamment « une dizaine de mois de salaire et primes impayés, ainsi que l'amélioration des conditions de travail », rappelle Actualite.cd, qui s'est rendu aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Le site décrit des services déserts, et des patients « visiblement voués à eux-mêmes ». « Néanmoins, précise Actualite.cd, ce mouvement de grève sèche ne concerne pas les provinces de l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, frappés de plein fouet par le résurgence de l'épidémie d'Ebola. » L'UE interdit l'importation d'or du Soudan Une décision qui suscite « un large débat parmi les spécialistes miniers et les économistes quant à sa faisabilité et son efficacité », nous dit Sudan Tribune. Le site a notamment interrogé l'ancien directeur de la Compagnie soudanaise des ressources minérales, qui souligne que la grande majorité des exportations soudanaises d'or partent vers l'Asie, et non vers l'Europe. « Cette mesure risque d'intensifier la contrebande », souffle le chef de la Division des exportateurs d'or dans les colonnes de Sudan Horizon. « Le Soudan n'exerce qu'un contrôle limité sur son secteur aurifère » explique-t-il, assurant que cette mesure « aura un impact négatif sur les recettes, déjà limitées, de l'État ». Le rappeur et réalisateur El Mahdi Lyoubi en garde à vue au Maroc « Son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux », rapporte Telquel, qui rappelle au passage que l'artiste avait apporté son soutien au mouvement GenZ 212. « Tu ne peux pas faire du rap sans t'engager », expliquait-il au site dans une interview en septembre dernier. En France, Mediapart publie une tribune signée par plus de 500 artistes, musiciens et professionnels du cinéma français comme marocains. Ils écrivent : « Cette arrestation n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement Gen Z, les autorités marocaines répriment les voix critiques [...] La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l'art. »

Noticias ONU
La ONU en Minutos 14 de julio de 2026

Noticias ONU

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 6:52


La OMS redobla la respuesta al ébola en la RDC mientras el brote sigue acelerándose. La OMI condena los ataques en el estrecho de Ormuz y pide una desescalada inmediata. Alertan sobre la volatilidad de los precios del café, el cacao y el té. La Corte Penal Internacional es “una pieza clave” en los esfuerzos por la justicia mundial.

Appels sur l'actualité
RDC: l'Ukraine est-elle impliquée dans le conflit dans l'est du pays?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:52


En déplacement à Bujumbura, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, assure que des combattants ukrainiens soutiennent la rébellion de l'AFC/M23, aux côtés des forces rwandaises, dans le but de déstabiliser des pays considérés comme des alliés de Moscou, comme la RDC et le Burundi. Alors que ces accusations sont fermement démenties par Kiev, sur quels éléments Sergueï Lavrov fonde-t-il ses affirmations ? L'Ukraine peut-elle réellement soutenir l'AFC/M23 ? Quelle est la position des autorités congolaises ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.  

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: le théâtre en lingala [3/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 2:24


À Kinshasa, les petites ruelles résonnent encore des mots du théâtre en lingala. Mais ces représentations se font de plus en plus rares, dans un paysage culturel largement dominé par le français. Malgré cette évolution, des auteurs et metteurs en scène poursuivent leur combat pour faire vivre et renouveler le répertoire théâtral congolais en langue nationale. De notre correspondante à Kinshasa, Dans les ruelles étroites du quartier Riguini, une troupe répète la pièce Juge président. Dans cette scène, un taxi-moto de Kinshasa et un client négocient le prix d'une course. Chris Ngazyeme, comédien : « Je joue le rôle du motard, c'est un motard qui a augmenté son prix alors que normalement il y a un prix fixé par la loi. Je pars en procès. Le juge président me condamne car je n'ai pas respecté le prix légal, donc il me condamne à une peine de prison. » Il nous explique pourquoi la pièce est jouée entièrement en lingala, l'une des langues nationales : « En fait, d'abord, c'est ma langue et je me sens plus à l'aise de jouer en lingala qu'en français. On peut m'expliquer la scène en lingala, je joue directement. » À écouter aussiCréer en langues africaines: les séries télévisées en pulaar [2/5] Et c'est bien la particularité des pièces jouées en lingala : offrir une liberté d'improvisation aux comédiens. Pour Olivier Castro, auteur et metteur en scène, l'objectif est aussi de créer une connexion avec le public : « J'écris souvent des pièces qui essaient d'éveiller les consciences. Donc, l'apport du lingala, c'est vraiment pour être en communion avec le public, qu'il se sente vraiment en communion avec une personne qui lui parle de ses réalités, de ce qu'il vit au jour le jour. Parce que je trouve qu'en français, il y a une distance. » Accompagner les écrivains en lingala Le théâtre en lingala a connu son âge d'or dans les années 1950 avec des œuvres jouées au théâtre national qui ont marqué les esprits comme Muana Nsusu et Diallo sans souci. Mais les œuvres en lingala sont de plus en plus rares, explique Israel Tshipamba, directeur du Tarmac des auteurs : « Il y a eu beaucoup de programmes à l'époque développés par l'Institut français, par l'organisation internationale de l'OIF, pour qu'il y ait des auteurs qui écrivent en français, mais je crois qu'aujourd'hui si l'État met en place un programme pour accompagner les écrivains en lingala, en tshiluba, en français, ça va marcher. » Les auteurs et metteurs en scène d'œuvres se sont adaptés pour continuer à faire vivre leurs pièces en lingala. Elles sont désormais filmées, puis diffusées à la télévision nationale. À écouter aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]

Chronique des Matières Premières
Le lithium congolais bientôt sur le marché mondial

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 1:58


Encore quelques semaines de patience avant que la RDC n'entre dans le cercle des pays producteurs de lithium. La société minière Zijing avait acté son ambition de produire 500 000 tonnes de carbonate de lithium au Tanganyika d'ici la fin du mois de juin, mais à la mi-juillet pas encore d'annonce officielle. Ce qui ne remet pas en question le potentiel de ce projet qui prévoit à terme la production de 5 millions de tonnes de lithium par an. Pas de fumée blanche du côté de Manono où l'extraction devait commencer à la fin du mois de juin, mais où, selon nos sources, le projet a pris du retard. Officiellement, les autorités ainsi que la compagnie chinoise qui exploite ce gisement n'ont pas communiqué sur le sujet. Malgré ce retard, le potentiel reste important. Le gisement de Manono représente en effet la plus grande ressource de lithium au monde en termes de contenu en équivalent carbonate de lithium (LCE). Un produit utilisé dans l'industrie pharmaceutique, mais aussi pour la production de batteries. Ce gisement se distingue par une teneur importante, surpassant largement la qualité des gisements exploités au Zimbabwe, pays qui produit actuellement 10 % du lithium mondial. D'ailleurs, la Chine n'est pas la seule à s'intéresser au lithium congolais. Si Zijing Mining Group est aujourd'hui la première entreprise à même de pouvoir commencer la production dans les prochaines semaines, les sociétés américaines sont déjà positionnées, notamment KoBold, intéressé par le gisement de Manono-Sud. À écouter aussiLithium de Manono : la RDC entre dans la production industrielle Des corridors d'exportation déjà à l'étude Ce lithium sera dans un premier temps exporté de RDC via la Tanzanie. La route reliant Manono à la capitale provinciale Kalemie est en cours de réhabilitation. Un nouveau port lacustre doit aussi voir le jour au nord de la ville, plus précisément à Kabimba. Objectif : rejoindre les côtes est-africaines. En revanche, le projet américain prévoit lui à plus long terme de passer par le corridor de Lobito. Ce couloir ferroviaire et logistique doit permettre d'exporter les minerais congolais vers l'Angola pour rejoindre directement le marché américain. Reste à savoir sous quelle forme ce lithium sera exporté. Les usines de raffinage sont situées uniquement en Chine, mais plusieurs projets sur le continent sont annoncés : au Zimbabwe, au Ghana, mais aussi en RDC. Les États-Unis, qui n'ont pas encore de capacité de raffinage sur leur territoire, veulent aussi stocker ce minerai considéré comme stratégique. « C'est une stratégie qui ne vise pas que le lithium, explique un expert. Les Américains ont pour objectif de constituer des réserves sur leur territoire afin de garantir leur indépendance d'approvisionnement pour plusieurs matières premières », et de citer le cas du cobalt lui aussi exporté de RDC. À écouter aussiRDC: à Manono, l'exploitation prochaine du lithium suscite à la fois espoirs et inquiétudes

Revue de presse Afrique
À la Une: Pape Thiaw limogé à la tête des Lions de la Teranga

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:51


Pape Thiaw remercié après un mondial jugé décevant. De quoi faire réagir la presse ouest-africaine. « Le football, domaine de passions et d'ingratitude » titre par exemple Le Pays au Burkina Faso. « Les entraîneurs sont, le plus souvent, les boucs émissaires en cas de contreperformances d'une sélection nationale », rappelle le titre, qui revient, comme beaucoup d'autres, sur les conditions de ce mondial. Le Djely, à Conakry, souligne par exemple le renouvellement tardif du contrat de l'entraîneur, qui a « empoisonné les préparatifs des Lions de la Téranga ». « Comment exiger des résultats d'un homme dont on tarde à signer le contrat, le laissant travailler dans une incertitude permanente sur son propre avenir ? » s'interroge le titre. À Dakar, plusieurs figures du foot sénégalais volent au secours de Pape Thiaw. Senego relate ainsi les propos de l'ancien entraîneur des Lions, Diomansy Kamara. Pape Thiaw a été victime d'un « bashing impressionnant » s'indigne-t-il, avant de poursuivre : « les responsabilités ne peuvent pas reposer sur un seul homme ». Quel avenir pour les Lions ? Qui pour remplacer Pape Thiaw ? Plusieurs noms sont cités par Dsports à Dakar. Celui d'Hervé Renard, « l'un des entraîneurs les plus expérimentés du continent » souligne le titre, celui aussi d'Habib Beye. Mais le nom qui revient le plus, c'est celui de Patrick Vieira. Seneweb s'interroge : est-il « l'homme de la situation pour le Sénégal ? » Champion du monde 98 avec la France, il jouit d'une « aura incontestable auprès des joueurs » veut croire le site d'information, qui tempère tout de même : son parcours de technicien est « beaucoup plus sinueux ». À lire aussiSénégal: le sélectionneur Pape Thiaw limogé après un Mondial décevant Dégel des relations entre l'Algérie et le Mali Après 15 mois de brouille, les deux voisins ont rouvert leurs espaces aériens. Les ambassadeurs vont regagner leurs postes. « Le dégel diplomatique qui change tout pour le Sahel », applaudit Maliactu, qui rappelle que la crise a coûté cher, « très cher » aux deux pays : « Des commerçants maliens qui avaient perdu leurs marchés en Algérie. Des étudiants bloqués dans leur pays. Des familles séparées. » « Le temps de la rupture aura rappelé à tous le prix de la mésentente entre deux voisins stratégiques » lance pour sa part Maliweb, pour qui « cette normalisation intervient à un moment crucial », à l'heure où « le Sahel fait face à des défis sécuritaires majeurs, au terrorisme et aux crises humanitaires ». « Aujourd'hui, conclut le site, la crise est derrière. La coopération doit maintenant reprendre. » L'épidémie d'Ebola continue de s'étendre en RDC La fièvre hémorragique s'est propagée à Kisangani, le chef-lieu de la province de la Tshopo. « La maladie ne provoque pas que des morts, elle touche aussi l'économie locale », pointe Radio Okapi, qui s'est rendu à Béni dans le Nord-Kivu. Sur place, le prix du petit bétail a « presque triplé sur les marchés ». Les éleveurs et commerçants interrogés par la radio y voient notamment une conséquence de la fermeture de la frontière entre la RDC et l'Ouganda, où ils s'approvisionnent. Il n'y a pas qu'en RDC que la maladie inquiète. La presse kenyane s'alarme du manque de préparation du gouvernement. Le Daily Nation résume la situation ainsi : « Le Kenya est prêt à détecter Ebola, mais pas encore totalement préparé à le combattre ». Le journal a mis la main sur un rapport interne du gouvernement, qui révèle « d'importantes faiblesses dans la capacité du pays à gérer une épidémie d'Ebola ». Le titre s'inquiète notamment de « pénuries d'équipements de protection individuelle, de kits de dépistage et de produits de prévention des infections », mais aussi de manque de capacité de certains centres opérationnels d'urgence. À lire aussiEbola en RDC: comment quatre malades ont rejoint Kisangani depuis l'Ituri sans être détectés

Revue de presse Afrique
À la Une: Pape Thiaw limogé à la tête des Lions de la Teranga

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:51


Pape Thiaw remercié après un mondial jugé décevant. De quoi faire réagir la presse ouest-africaine. « Le football, domaine de passions et d'ingratitude » titre par exemple Le Pays au Burkina Faso. « Les entraîneurs sont, le plus souvent, les boucs émissaires en cas de contreperformances d'une sélection nationale », rappelle le titre, qui revient, comme beaucoup d'autres, sur les conditions de ce mondial. Le Djely, à Conakry, souligne par exemple le renouvellement tardif du contrat de l'entraîneur, qui a « empoisonné les préparatifs des Lions de la Téranga ». « Comment exiger des résultats d'un homme dont on tarde à signer le contrat, le laissant travailler dans une incertitude permanente sur son propre avenir ? » s'interroge le titre. À Dakar, plusieurs figures du foot sénégalais volent au secours de Pape Thiaw. Senego relate ainsi les propos de l'ancien entraîneur des Lions, Diomansy Kamara. Pape Thiaw a été victime d'un « bashing impressionnant » s'indigne-t-il, avant de poursuivre : « les responsabilités ne peuvent pas reposer sur un seul homme ». Quel avenir pour les Lions ? Qui pour remplacer Pape Thiaw ? Plusieurs noms sont cités par Dsports à Dakar. Celui d'Hervé Renard, « l'un des entraîneurs les plus expérimentés du continent » souligne le titre, celui aussi d'Habib Beye. Mais le nom qui revient le plus, c'est celui de Patrick Vieira. Seneweb s'interroge : est-il « l'homme de la situation pour le Sénégal ? » Champion du monde 98 avec la France, il jouit d'une « aura incontestable auprès des joueurs » veut croire le site d'information, qui tempère tout de même : son parcours de technicien est « beaucoup plus sinueux ». À lire aussiSénégal: le sélectionneur Pape Thiaw limogé après un Mondial décevant Dégel des relations entre l'Algérie et le Mali Après 15 mois de brouille, les deux voisins ont rouvert leurs espaces aériens. Les ambassadeurs vont regagner leurs postes. « Le dégel diplomatique qui change tout pour le Sahel », applaudit Maliactu, qui rappelle que la crise a coûté cher, « très cher » aux deux pays : « Des commerçants maliens qui avaient perdu leurs marchés en Algérie. Des étudiants bloqués dans leur pays. Des familles séparées. » « Le temps de la rupture aura rappelé à tous le prix de la mésentente entre deux voisins stratégiques » lance pour sa part Maliweb, pour qui « cette normalisation intervient à un moment crucial », à l'heure où « le Sahel fait face à des défis sécuritaires majeurs, au terrorisme et aux crises humanitaires ». « Aujourd'hui, conclut le site, la crise est derrière. La coopération doit maintenant reprendre. » L'épidémie d'Ebola continue de s'étendre en RDC La fièvre hémorragique s'est propagée à Kisangani, le chef-lieu de la province de la Tshopo. « La maladie ne provoque pas que des morts, elle touche aussi l'économie locale », pointe Radio Okapi, qui s'est rendu à Béni dans le Nord-Kivu. Sur place, le prix du petit bétail a « presque triplé sur les marchés ». Les éleveurs et commerçants interrogés par la radio y voient notamment une conséquence de la fermeture de la frontière entre la RDC et l'Ouganda, où ils s'approvisionnent. Il n'y a pas qu'en RDC que la maladie inquiète. La presse kenyane s'alarme du manque de préparation du gouvernement. Le Daily Nation résume la situation ainsi : « Le Kenya est prêt à détecter Ebola, mais pas encore totalement préparé à le combattre ». Le journal a mis la main sur un rapport interne du gouvernement, qui révèle « d'importantes faiblesses dans la capacité du pays à gérer une épidémie d'Ebola ». Le titre s'inquiète notamment de « pénuries d'équipements de protection individuelle, de kits de dépistage et de produits de prévention des infections », mais aussi de manque de capacité de certains centres opérationnels d'urgence. À lire aussiEbola en RDC: comment quatre malades ont rejoint Kisangani depuis l'Ituri sans être détectés

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 12 juillet 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 48:30


Bienvenue dans le Grand reportage, le supplément avec Coralie Pierret pour parler d'Ebola en RDC ; et Nathalie Versieux avec l'armée allemande, en seconde partie d'émission. La Bundeswehr se renforce, l'Allemagne change de cap face à la guerre qui dure en Ukraine, face aux menaces du président russe, à la prise de distance de Donald Trump à l'égard de ses alliés. Et d'un sérieux doute quant à la solidarité de l'Otan.  «Pourquoi eux ?» En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre Ebola sévit en République Démocratique du Congo. Cette 17ème épidémie en RDC a été officiellement déclarée le 15 mai. Jamais les habitants de l'Ituri, la province qui concentre plus de 90% des cas, n'ont connu une telle vague d'Ebola. Il n'y a à ce jour, aucun vaccin contre la souche qui s'étend dans l'est du pays. Le pic de l'épidémie reste à venir, assurent des soignants. Et sa propagation pourrait toucher rapidement les zones isolées qui connaissent des conflits meurtriers depuis plusieurs années. Un Grand reportage de Coralie Pierret qui s'entretient avec Jacques Allix.   Branle-bas de combat pour la Bundeswehr Il y a 4 ans, la Russie envahissait l'Ukraine. Depuis, l'Europe tout entière frissonne. Le lâchage des Américains et leurs exigences sont venus accélérer la prise de conscience du danger. Les Armées européennes ont donc décidé de monter en puissance. En Allemagne, dès la fin février 2022, Olaf Scholz alors chancelier annonce devant le Bundestag un changement d'époque pour la Bundeswehr. L'Allemagne -convaincue depuis la chute du Mur que la paix serait éternelle- se découvre vulnérable. Et va réagir. Un Grand reportage de Nathalie Versieux qui s'entretient avec Jacques Allix.

Musiques du monde
#SessionLive Anaïs Rosso et Rocé

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 48:30


Et avoir la classe comme Rakim ou Sade ! Notre première invitée est Anaïs Rosso qui sort l'EP Scandale au Paradis C'est en sillonnant les jams parisiennes qu'Anaïs Rosso développe son goût pour la scène et l'imprévu. Plus tard, elle installe son studio sur les hauteurs de Belleville, refuge suspendu au-dessus de la ville, où naît son premier EP Scandale au Paradis. Autodidacte, elle cherche, trouve, fabrique les notes qui prendront forme dans cet atelier peuplé de guitares, de claviers et de basses. Passionnément, elle y développe un univers intime, à la frontière du réel et du mythe où se déploie une pop alternative habitée, nourrie de blues, de chansons à textes et de rythmiques afro contemporaines. Entre Belleville et Kinshasa, le paradis grésille sur la grisaille. Kin la Belle, minable et sublime, devient le théâtre d'un appel qui reste sans réponse (Oyoki mon Appel ?). Héritière de mémoires coloniales dans un monde qui préfère les colombes silencieuses (Les Colombes), un corps qui ne danse pas comme il faudrait (Confidence), un amour trop intense pour être raisonnable (Asphyxie), une identité sexuelle qui fissure le paradis familial (Ovni), et des mondes intérieurs jugés irréels mais nécessaires pour survivre (Ziguay). Ici, le paradis n'est jamais neutre ni innocent. Il peut être blanc, familial, amoureux, normatif. Un espace qui promet paix, amour et ordre... à condition de ne pas déranger. Le scandale, ici, c'est le courage d'être soi, dans ces espaces supposés parfaits. Cet EP met le feu aux paradis factices. Non pour les détruire gratuitement, mais pour y faire entrer du réel, du trouble, du désir et de la vérité. Scandale au Paradis est le bruit d'une voix qui refuse d'être décorative. Titres interprétés au grand studio : - Les Colombes Live RFI - Confidence, extrait de l'album - Facing Roses Live RFI.  Son : Mathias Taylor. ► EP Scandale au Paradis (No Format 2026). Instagram - YouTube - Facebook  Concerts : 13 juillet Francos La Rochelle, 25 novembre La Maroquinerie/Paris.     Puis la #SessionLive reçoit Rocé pour son nouvel et 6ème album Palmier. Le génial vétéran français du hip-hop Rocé sort Palmier, son sixième album studio, avec des invités tels que Natacha Atlas, façonné par l'héritage de son père Adolfo Kaminsky, figure de la résistance anticolonialiste, et ses débuts aux côtés de DJ Mehdi. Rappeur, compositeur, violoniste, historien et conservateur de la mémoire musicale, Rocé mélange instruments de jazz, textures orchestrales et mélodies fluides dans Palmier, créant une œuvre où l'histoire, l'art et le rythme convergent à parts égales. Franco-russo-algérien, Youcef Kaminsky, alias Rocé, est l'une des voix les plus discrètes et les plus constantes du rap français depuis plus de deux décennies. C'est un auteur qui pèse chaque mot, dont le flow est réfléchi et précis, et dont le sens de l'histoire et de la justice a toujours façonné sa musique. Né en Algérie et élevé dans la banlieue parisienne (94), il a grandi à la croisée des cultures, ce qui a défini à la fois sa voix et sa vision du monde. « Palmier, c'est la mélancolie des combats inachevés, la persévérance et la promesse d'une aube ensoleillée », écrit Rocé à propos de l'album. Le titre évoque à la fois la résilience et le refuge ; un arbre enraciné dans la terre, tendu vers la lumière. Tout au long de l'album, le ton est réfléchi mais déterminé, sa voix toujours mesurée mais adoucie par la soul, le jazz et une chaleur lyrique qui parle davantage d'endurance que de colère. Le premier single, La Voie Lactée, avec Natacha Atlas et Samy Bishai, est un morceau atmosphérique et expansif qui oscille entre trip-hop et soul, évoquant les textures cinématographiques d'Isaac Hayes, Massive Attack ou Portishead. La voix d'Atlas flotte au-dessus des violons orchestrés de Bishai, tandis que Rocé livre ses vers avec une clarté à la fois terre-à-terre et céleste. Cette collaboration relève moins de la fusion que de l'alignement : des artistes se rencontrent sur un terrain commun, trouvant un ton émotionnel partagé qui transcende le langage. Rocé poursuit un fil conducteur qui traverse son œuvre : la musique comme vecteur de conscience historique, l'identité comme dialogue et le rap comme langage capable à la fois de tendresse et de critique.  Titres interprétés au grand studio : - Laissez les enfants courir Live RFI - La Voix Lactée Feat. Natacha Atlas & Samy Bishai - Lunaire Live RFI. Line Up : Rocé (voix), Dj Juicy Fruit (machines) et Nathalie Ahadji (saxophone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Palmier (Hors Cadres 2026). Bandcamp - Instagram - Facebook - YouTube  Réalisation : Donatien Cahu.

Musiques du monde
#SessionLive Anaïs Rosso et Rocé

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 48:30


Et avoir la classe comme Rakim ou Sade ! Notre première invitée est Anaïs Rosso qui sort l'EP Scandale au Paradis C'est en sillonnant les jams parisiennes qu'Anaïs Rosso développe son goût pour la scène et l'imprévu. Plus tard, elle installe son studio sur les hauteurs de Belleville, refuge suspendu au-dessus de la ville, où naît son premier EP Scandale au Paradis. Autodidacte, elle cherche, trouve, fabrique les notes qui prendront forme dans cet atelier peuplé de guitares, de claviers et de basses. Passionnément, elle y développe un univers intime, à la frontière du réel et du mythe où se déploie une pop alternative habitée, nourrie de blues, de chansons à textes et de rythmiques afro contemporaines. Entre Belleville et Kinshasa, le paradis grésille sur la grisaille. Kin la Belle, minable et sublime, devient le théâtre d'un appel qui reste sans réponse (Oyoki mon Appel ?). Héritière de mémoires coloniales dans un monde qui préfère les colombes silencieuses (Les Colombes), un corps qui ne danse pas comme il faudrait (Confidence), un amour trop intense pour être raisonnable (Asphyxie), une identité sexuelle qui fissure le paradis familial (Ovni), et des mondes intérieurs jugés irréels mais nécessaires pour survivre (Ziguay). Ici, le paradis n'est jamais neutre ni innocent. Il peut être blanc, familial, amoureux, normatif. Un espace qui promet paix, amour et ordre... à condition de ne pas déranger. Le scandale, ici, c'est le courage d'être soi, dans ces espaces supposés parfaits. Cet EP met le feu aux paradis factices. Non pour les détruire gratuitement, mais pour y faire entrer du réel, du trouble, du désir et de la vérité. Scandale au Paradis est le bruit d'une voix qui refuse d'être décorative. Titres interprétés au grand studio : - Les Colombes Live RFI - Confidence, extrait de l'album - Facing Roses Live RFI.  Son : Mathias Taylor. ► EP Scandale au Paradis (No Format 2026). Instagram - YouTube - Facebook  Concerts : 13 juillet Francos La Rochelle, 25 novembre La Maroquinerie/Paris.     Puis la #SessionLive reçoit Rocé pour son nouvel et 6ème album Palmier. Le génial vétéran français du hip-hop Rocé sort Palmier, son sixième album studio, avec des invités tels que Natacha Atlas, façonné par l'héritage de son père Adolfo Kaminsky, figure de la résistance anticolonialiste, et ses débuts aux côtés de DJ Mehdi. Rappeur, compositeur, violoniste, historien et conservateur de la mémoire musicale, Rocé mélange instruments de jazz, textures orchestrales et mélodies fluides dans Palmier, créant une œuvre où l'histoire, l'art et le rythme convergent à parts égales. Franco-russo-algérien, Youcef Kaminsky, alias Rocé, est l'une des voix les plus discrètes et les plus constantes du rap français depuis plus de deux décennies. C'est un auteur qui pèse chaque mot, dont le flow est réfléchi et précis, et dont le sens de l'histoire et de la justice a toujours façonné sa musique. Né en Algérie et élevé dans la banlieue parisienne (94), il a grandi à la croisée des cultures, ce qui a défini à la fois sa voix et sa vision du monde. « Palmier, c'est la mélancolie des combats inachevés, la persévérance et la promesse d'une aube ensoleillée », écrit Rocé à propos de l'album. Le titre évoque à la fois la résilience et le refuge ; un arbre enraciné dans la terre, tendu vers la lumière. Tout au long de l'album, le ton est réfléchi mais déterminé, sa voix toujours mesurée mais adoucie par la soul, le jazz et une chaleur lyrique qui parle davantage d'endurance que de colère. Le premier single, La Voie Lactée, avec Natacha Atlas et Samy Bishai, est un morceau atmosphérique et expansif qui oscille entre trip-hop et soul, évoquant les textures cinématographiques d'Isaac Hayes, Massive Attack ou Portishead. La voix d'Atlas flotte au-dessus des violons orchestrés de Bishai, tandis que Rocé livre ses vers avec une clarté à la fois terre-à-terre et céleste. Cette collaboration relève moins de la fusion que de l'alignement : des artistes se rencontrent sur un terrain commun, trouvant un ton émotionnel partagé qui transcende le langage. Rocé poursuit un fil conducteur qui traverse son œuvre : la musique comme vecteur de conscience historique, l'identité comme dialogue et le rap comme langage capable à la fois de tendresse et de critique.  Titres interprétés au grand studio : - Laissez les enfants courir Live RFI - La Voix Lactée Feat. Natacha Atlas & Samy Bishai - Lunaire Live RFI. Line Up : Rocé (voix), Dj Juicy Fruit (machines) et Nathalie Ahadji (saxophone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Palmier (Hors Cadres 2026). Bandcamp - Instagram - Facebook - YouTube  Réalisation : Donatien Cahu.

The Walk Thru
Claude Skill Tutorial: Create Your Own Content Board Of Advisors In 20 Minutes

The Walk Thru

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 23:58


Dave Hutch joins The Broke Agent to break down the Claude skill that puts Hormozi, Suby, and a skeptic on your board of advisors to critique your content ideas. He explains how he created it and why the verdict beats posting on a guess.The Broke Agent YouTube Channel: https://www.youtube.com/@thebrokeagent

Reportage Afrique
Football, les autres terrains: en Côte d'Ivoire, le football freestyle jongle entre sport, art et performance [4/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 2:38


C'est une discipline libre mêlant sport et art. Le football freestyle consiste à réaliser des figures acrobatiques et des enchaînements créatifs à l'aide d'un ballon de foot. Le concept : deux freestylers, une scène, un ballon, une musique et trois rounds de 30 secondes pour le battle. La Côte d'Ivoire est le premier pays à avoir remporté le championnat d'Afrique de la discipline. Lumière sur le football freestyle à travers ses icônes ivoiriennes. De notre correspondant à Abidjan, Devant les yeux ébahis des enfants venus les admirer cet après-midi, des freestylers font virevolter un ballon de football sur une aire de jeu au Dokui, quartier situé à la lisière d'Abobo. Abobo, où la discipline connaît ses premiers adeptes à la fin des années 2000. Stéphane Bogui en est l'un des pionniers. Il est aujourd'hui président de la Fédération ivoirienne de football freestyle et des disciplines associées. « Nous avons débuté par une association, le collectif Donga Freestyle. En 2012, nous avons eu la septième vague de freestylers. À partir de là est né le club de Yopougon ainsi que celui de Marcory. » De ce noyau initial, semé par les précurseurs, naît la jeune fédération qui tente, tant bien que mal, de se faire une place. Objectifs : structurer la discipline et la faire rayonner dans le pays du football roi. « C'est à partir de là que nous avons eu cette stabilité et le tout premier championnat de Côte d'Ivoire, nous avons eu notre premier champion. » Auréolé du tout premier titre ivoirien, Abdoul Titi Koné enchaîne et en décroche deux autres, soit trois au total. Le jeune freestyler part ensuite à la conquête de l'Afrique et réussit à entrer dans l'histoire en remportant, cette fois-ci, le tout premier titre africain en 2018. Il récidive ensuite en 2019. « Remporter le championnat d'Afrique deux fois d'affilée, déjà, ce sont de grandes émotions parce que, quand tu es champion pour la première fois, on t'attend. Donc moi aussi, déjà dans ma tête, je suis préparé parce que le talent seul ne suffit pas. » Avec sa rigueur, Abdoul Titi Koné change peu à peu de dimension et bourlingue grâce à son talent. Il rencontre des personnalités du monde sportif telles que Zinédine Zidane. En février 2026, il est fait chevalier du Mérite sportif ivoirien. En reconversion de carrière, Titi Koné collabore désormais à divers projets internationaux liés au foot. « Quand ils voient qui tu connais, ils pensent directement au freestyle. Et forcément, il y a les gestes techniques, il y a des petits ponts et tout ça, ça fait partie du football, c'est vrai. Je n'ai pas réussi dans le foot à onze, mais je suis toujours dans l'écosystème du football. » « Le foot freestyle était fait pour moi » Sur les traces d'Abdoul Titi Koné, dont il affirme s'être inspiré à ses débuts, Kevin Mobio, dit Arshvane, est le nouveau champion du football freestyle. Sacré trois fois d'affilée, il s'est imposé comme le leader de la nouvelle vague des freestylers ivoiriens. Pour cet ancien footballeur, le freestyle est arrivé dans sa vie comme une évidence. « J'avais comme l'impression que le foot freestyle était fait pour moi, en fait. À peine quelques mois d'entraînement et j'ai assimilé rapidement les figures. J'avais vraiment envie de jouer au foot, mais je vois que là, je fais un truc qui me réussit facilement. Donc j'ai décidé de laisser le foot et de me concentrer sur le freestyle. » Résultat : trois sacres d'affilée. Mais en dehors des compétitions, le football freestyle se vit aussi comme un art de la scène. Arshvane : « On nous appelle souvent pour des prestations, pour freestyle est intacte en Côte d'Ivoire, mais elle jongle à petite échelle, à l'ombre du football roi que le monde puisse savoir que l'on a des freestylers. On a une fédération en Côte d'Ivoire. » Beaucoup ont découvert le football freestyle aux Jeux de la Francophonie d'Abidjan. Ignace Cassio, né avec un handicap moteur, y avait fait sensation. Il a ensuite participé aux Jeux de Kinshasa et s'apprête à disputer ceux d'Erevan : « C'est un grand plaisir de participer pour donner toujours le meilleur de soi en harmonie. J'ai obtenu une médaille de bronze, une médaille d'argent et, cette fois-ci, la médaille d'or. » La passion autour du football freestyle est intacte en Côte d'Ivoire, mais elle jongle à petite échelle, à l'ombre du football roi. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5] À lire aussiFootball, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5] À lire aussiFootball, les autres terrains: au Maroc, le pari fou des fans de «Footgolf» [3/5]

ONU Info

Au menu de l'actualité :Le premier dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA se tient à GenèveLa République démocratique du Congo préside le Conseil de sécurité en juilletLes Etats membres font le point sur la réalisation des objectifs de développement durable Présentation : Jérôme Bernard

Reportage Afrique
Football, les autres terrains: au Maroc, le pari fou des fans de «Footgolf» [3/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:22


C'est un sport tout jeune mais en pleine essor sur le continent africain : le footgolf. C'est le même principe que le golf, mais une jambe et un ballon en lieu et place du club et de la balle. Une discipline qui mêle puissance et précision et où les Marocains excellent. Ils se sont qualifiés pour la Coupe du monde au Mexique. Pourtant l'équipe nationale a une existence légale depuis moins d'un an seulement. De notre correspondant à Mohammedia, Une dernière coupe de cheveux pour un client avant de s'envoler pour la Coupe du monde au Mexique. « Je m'appelle Badre Harmach, je suis vice-président de l'association marocaine de football... (rires) de footgolf ! C'est le lapsus, c'est vrai qu'on est très lié, mais pas du tout par les mêmes règles, au football. » Empruntant un peu du football et beaucoup du golf, c'est un sport très technique. « Un footgolfeur n'est pas forcément un très bon footeux, ça peut être un golfeur parce qu'à ce jour on joue sur un parcours de golfeur, vous avez des dénivelés, des bosses, des trous, des bunkers dans le sable. Comme on n'a pas le droit à l'élan, il y a des endroits où on est dans les roughs… C'est un peu plus compliqué, on joue avec le vent, on joue souvent avec des aléas comme les arbres, j'en ai tapé souvent dans ma carrière. Il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte que l'on n'a pas au football. On n'a pas forcément besoin de doser au football comme on dose au footgolf. » L'homme, qui reçoit dans son salon de coiffure, a davantage le physique d'un deuxième ligne au rugby, mais c'est bien un des membres de l'équipe nationale du Maroc de footgolf, qualifié pour le Mondial dans un scénario ubuesque. Invité à un match de barrage au Zimbabwe par l'Afrique du Sud, pourtant déjà qualifié. « On a accepté l'invitation, on est parti avec sept joueurs. Ça s'est joué dans les derniers trous, on s'est qualifié aux dépens de l'Afrique du Sud, déjà qualifiée. Fair play ! On est contents d'y être et on va essayer de représenter le continent africain à Acapulco, au Mexique. »  Trois jours avant son départ, Badre Harmach reste détendu, déjà très content de participer à ce rendez-vous mondial. Dans ses valises, le maillot de l'équipe nationale, un tee, des crampons et son ballon dont il ne se sépare pas jamais : « La première chose c'est le ballon, c'est une taille 5. C'est mon compagnon de parcours parce qu'en fait chacun joue avec un ballon personnel. Ça c'est un speedcell, c'est un ballon rare et qui coûte cher. L'équipement est important aussi. » L'objectif de l'association désormais est d'enchaîner les bons résultats sportifs tout autant que de convaincre les 44 clubs de golfs marocains d'ouvrir leur parcours aux footgolfeurs. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5] À lire aussiFootball, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5]

Afrique Économie
En RDC, l'épidémie d'Ebola pénalise fortement l'économie

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:29


La RDC essuie un lourd bilan de la pandémie d'Ebola à virus Bundibugyo. Le dernier bilan fait état de 506 décès et 1 561 cas confirmés recensés dans le pays. Au-delà de l'aspect sanitaire, cette épidémie impacte également lourdement l'économie du pays et de la région. Depuis la fermeture de la frontière avec l'Ouganda fin mai, Aïsha Kalumba, commercante à Goma, peine à faire vivre son affaire. « C'est compliqué. Il y a tant de pertes. D'abord, on ne vend plus, il n'y a pas d'entrée de marchandises et nous-même, nous sommes bloqués », témoigne-t-elle au micro de RFI. Des conséquences, qui se font ressentir directement dans son porte-monnaie. « Depuis le début de la crise, j'ai perdu beaucoup d'argent. À la fin du mois, je pouvais avoir un bénéfice de 2 500 ou 3 000 dollars, mais aujourd'hui à la fin du mois, on se retrouve avec 400 dollars ». Aïsha n'est pas un cas isolé. Christophe Lonema Mukwa esr le président de la Fédération des entreprises au Congo dans la province de l'Ituri. « Nous avons constaté qu'il y a un impact vraiment négatif de cette épidémie Ebola chez nous. Pourquoi ? Parce qu'il y a des restrictions. Nous n'avons pas de vols, la frontière avec l'Ouganda est fermée. On ne peut pas parler de commerce sans déplacements. Nous avons des difficultés pour nous ravitailler en produits de première nécessité, témoigne-t-il. On constate aussi la rareté de certaines denrées alimentaires ici en Ituri. Donc en général, ça joue négativement sur l'économie et ça pénalise les opérateurs économiques. » Un million de personnes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté L'agence de développement des Nations unies alerte sur cette crise qui menace de faire basculer près d'un million de personnes supplémentaires dans l'extrême-pauvreté en RDC. Dans un scénario optimiste, le pays essuierait une perte d'un milliard de dollars de son PIB et la destruction de 55 000 emplois. Le scénario pessimiste estime les pertes à près de 3,6 milliards de dollars à l'échelle du continent. « D'abord, l'épidémie coûte cher et le gouvernement de la RDC a déjà décaissé 50 millions de dollars pour soutenir la riposte plus les contributions des partenaires internationaux », détaille Damien Mama le représentant résident du PNUD en RDC. « Lorsque le PIB se contracte et que les espaces budgétaires sont sous pression, de façon automatique, les conséquences sont telles que le gouvernement est bien obligé de reprioriser les investissements à faire et de mettre plus de ressources dans la riposte, au détriment, d'autres secteurs qui sont très importants, qui sont liés aux services essentiels : l'éducation, l'eau et l'assainissement, la santé et tout le reste », pointe le Damien Mama. Pour limiter les impacts économiques, le PNUD conseille d'ouvrir les frontières sous contrôle sanitaire stricte, de renforcer le soutien aux populations les plus vulnérables et appelle à préserver les dépenses sociales essentielles.  

Grand reportage
«Pourquoi eux ?» En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 19:30


Ebola sévit en République Démocratique du Congo. Cette 17ème épidémie en RDC a été officiellement déclarée le 15 mai. Jamais les habitants de l'Ituri, la province qui concentre plus de 90% des cas, n'ont connu une telle vague d'Ebola. Il n'y a à ce jour, aucun vaccin contre la souche qui s'étend dans l'est du pays. Le pic de l'épidémie reste à venir, assurent des soignants. Et sa propagation pourrait toucher rapidement les zones isolées qui connaissent des conflits meurtriers depuis plusieurs années.   « Pourquoi eux ? » En RDC, ces familles décimées par Ebola en Ituri, déjà meurtries par la guerre, un Grand reportage de Coralie Pierret.

Invité Afrique
Corruption en RDC: «Faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées», dénonce le collectif CNPAV

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 5:11


Un collectif d'organisations de la société civile congolaise et internationale, regroupées sous l'appellation « Le Congo n'est pas à vendre » (CNPAV) et engagées dans la lutte contre la corruption, a dénoncé dans un rapport publié le 29 juin « les disparités des rémunérations entre agents publics », sources, selon ce mouvement, des « inégalités et des injustices sociales en République démocratique du Congo ». RFI : Vous documentez dans votre rapport des dépassements allant jusqu'à 659% sur certaines lignes de dépenses sur l'année 2024 sur laquelle vous avez travaillé. Comment cela est-il possible ? Jean Keba : Cela est dû au manque de respect ou à la violation de la loi des finances, puisque dans la loi des finances, les dépenses sont plafonnées avec des crédits attribués à chaque institution, ministère ou service, et les dépenses sont engagées, avec l'autorisation d'abord du ministère du Budget qui doit vérifier la conformité de la dépense, et enfin par le ministère des Finances sur autorisation du ministère du Budget. Et ce qui se fait, c'est qu'apparemment, la dépense n'est pas respectée ou il y a une légèreté ou négligence dans l'exigence donnée par la loi des finances puisque les dépenses dans le budget des dépenses sont plafonnées à 100 %. Mais nous avons remarqué qu'il y a des rubriques comme les dépenses de fonctionnement, les fonds spéciaux d'intervention ou de recherche, même la masse de rémunération où il y a toujours le dépassement. Je crois que la responsabilité incombe premièrement, d'abord aux deux ministres du Budget et des Finances et aussi aux gestionnaires de crédits, parce qu'ils connaissent bien le plafond qui est autorisé. Et, si on va jusqu'à dépasser, c'est qu'il y a eu négligence ou la volonté de mal gérer. Pour un auditeur qui ne connaît pas le circuit budgétaire congolais, je me permets d'insister. Pouvez-vous décrire concrètement comment un dépassement de 200 ou 600% devient possible sans sanction ? Cela devient possible parce qu'il y a l'impunité. Sur presque toutes les années, les organisations qui travaillent sur la gouvernance budgétaire relèvent les frais de dépassement et interpellent les services de contrôle qui devaient le constater pour appliquer les sanctions. Mais malheureusement, faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées et continuent à se faire. Vos enquêtes, Maître Jean Kéba, vous ont-elles permis de savoir ce que gagne par mois le président de la République, par exemple, le président de l'Assemblée nationale ou le Premier ministre ? Le rapport est parvenu, a constaté qu'il y a le manque de transparence non seulement dans la détermination, dans le calcul de répartition de la masse, de la rémunération, mais il y a aussi un manque de transparence dans la non-publication des salaires de certains personnages de l'État et principalement le personnel politique. Le salaire du président de la République n'est pas connu, de la Première ministre, et même des députés, des ministres. Il n'y a aucun document accessible au public qui renseigne sur la rémunération ou le salaire qui est accordé à chacun dans cette catégorie des agents publics. Quelles recommandations faites-vous pour essayer de stopper ce que vous qualifiez d'hémorragie financière ? Il faut que le pays se dote d'un cadre légal d'harmonisation des rémunérations de tous les agents publics de l'État, de manière à pouvoir assurer une redistribution équitable de la masse des rémunérations qui est donnée. Et on doit harmoniser l'ensemble des salaires et tous les éléments de rémunération pour plus d'équité. Nous recommandons aussi la réduction du temps de vie institutionnel qui consomme suffisamment d'argent. Et là, nous demandons à ce que les dépenses de fonctionnement, par exemple, soient plafonnées de 10 à 15% puisque ce sont des dépenses qui sont gonflées. Quand vous arrivez dans l'administration, il y a beaucoup de services qui manquent pratiquement de tout. Tu arrives à la police, c'est toi le justiciable ou le citoyen plaignant qui doit chercher les papiers pour les OPJ parce qu'ils manquent de fournitures alors que les frais de fonctionnement sont débloqués chaque année. On doit encadrer les fonds spéciaux et qu'on définisse quelle est leur destination de manière à ce qu'ils puissent être justifiés et tracés. Alors, ce sont des recommandations qui ne sont pas forcément nouvelles. On a souvent entendu diverses institutions congolaises aller dans le même sens, mais qu'est-ce qui, structurellement, bloque leur mise en application ou du moins leur mise en place ? Vous avez raison de dire que ce sont des recommandations qui ne sont pas formulées pour la première fois, car ces pratiques datent d'il y a plusieurs années. Elles sont ancrées dans la culture de certains gestionnaires. Vous avez des gens, des fonctionnaires qui peuvent se retrouver dans dix ou quinze commissions non permanentes et qui ont des primes qui peuvent atteindre jusqu'à 40 à 50 000 dollars le mois, alors qu'au même moment, il y a des fonctionnaires dans certains coins perdus du pays qui ne peuvent même pas atteindre 100 dollars. Je crois que tous ceux qui profitent de cette situation ne peuvent pas vouloir que ces recommandations soient appliquées. Il faut un engagement ferme et une volonté politique au sommet de l'État et au niveau des ministères clés qui gèrent, qui interviennent dans la gestion des ressources publiques pour que l'on puisse arriver à un changement.   À lire aussiRDC: un rapport dénonce le train de vie des élites politiques

Reportage Afrique
Football, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 2:18


En République démocratique du Congo, le football ne se joue pas seulement avec les pieds. Dans les rues et sur les terrasses de Kinshasa, c'est le football de table, autrement dit le baby-foot, qui trône et rassemble aussi les passionnés. Un loisir pour certains, une véritable discipline pour d'autres, avec ses compétitions et ses joueurs professionnels.  De notre correspondante à Kinshasa, « Il faut avoir la maîtrise du ballon, il faut avoir la maîtrise du joueur ! » Moment de détente pour ce groupe d'amis. Ils ont pris l'habitude de se retrouver dans ce bar du quartier Kintambo pour quelques parties de baby-foot après le travail. « Baby-foot, en français, c'est la toute première fois que j'ai entendu ça. Ici, on l'appelle tout simplement kicker, c'est tout. » Les deux tables du bar sont prises d'assaut chaque soir. Autour du jeu, les plaisanteries fusent, les joueurs s'affrontent avec sérieux. Dieumerci se souvient encore de sa première partie de football de table : « Tu vas au quartier, il y a souvent le kicker. Mon grand-frère avait une table de baby-foot, il mettait ça dehors, les gens venaient jouer. Je voyais les grands jouer, s'intéresser au baby-foot. Moi, je me disais que je dois apprendre. » Du bar aux compétitions africaines À Kinshasa, la popularité du baby-foot dépasse largement le cadre du loisir. Certains joueurs sont devenus professionnels. Le pays en compte une dizaine. Comme Aaron Kalondji, qui est membre de la Fédération congolaise de kicker depuis cinq ans : « Moi, je suis devenu professionnel, c'est parce que j'ai été amoureux du jeu. Et puis une fois, tellement qu'on venait jouer là, un jour, le professeur de l'espace m'a appelé : “il y a des gens qui viennent chercher des joueurs d'équipes, des bafistes. Ils viennent de la Fédération". On a fait un test et puis on a été retenus. C'est à partir de là qu'on a commencé à jouer, à s'entraîner. Nous aussi, on est des champions. Je suis comme Dieumerci Mbokani, Cédric Bakambu. » Aaron est considéré comme le meilleur joueur congolais de la discipline. Mais faute de moyens, il a suspendu ses participations aux compétitions africaines. Dans les bars, ce sont les paris qui permettent à ses joueurs de vivre de leur passion. À chaque match, des sommes d'argent sont mises en jeu : « Je suis comme un caméléon, comme quelqu'un qui ne connaît pas le jeu, mais je fais le trick, paf ! 2 000, 5 000… C'est comme ça que je vis. Gagner, ça paye mes loyers, ma maison, tout ça… » Aaron s'entraîne énormément. Il joue au football de table au moins deux heures par jour. Pour conserver son niveau de champion congolais. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5]

Le club RFI
Le Club RFI Butembo (RDC) mobilisé pour les enfants en situation de handicap

Le club RFI

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 19:29


Le Club RFI de Butembo et son partenaire, le Parlement des enfants, ont mené une campagne d'assainissement aux abords d'un centre d'accueil pour enfants en situation de handicap physique et mental de la région. Cette initiative visait également à prévenir la prolifération des microbes liée à l'insalubrité, tout en sensibilisant à l'importance de l'hygiène, de la propreté et de la prévention contre le virus Ebola. Des activités culturelles et ludiques ont, par ailleurs, été organisées à l'intention de ces jeunes afin de leur permettre d'oublier, le temps d'une journée, les difficultés liées à leur situation et de leur apporter un peu de joie et de gaieté dans leur quotidien. Avec la participation de Kizito Makélélé. Cousine/invitée du Club RFI : Christine Kavira Ruhivi, présidente du parlement d'enfants de Butembo-Lubéro. Portrait d'Avenir : Priscille Musakamba, jeune poète, « avec sa voix et sa guitare elle redonne espoir aux hommes et aux femmes déchirés par les affres de la guerre » Musique : Déploie tes ailes, Lokua Kanza. L'équipe du Club RFI - Journaliste-producteur : Éric Amiens. - Coordination de l'atelier littéraire « L'écume des mots » : Myriam Guilhot. - Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Réalisation : Cécile Bonici.

Oh My Goal - France
Romain Molina dévoile les dessous du fiasco du Sénégal à la Coupe du monde

Oh My Goal - France

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 59:22


Romain Molina est de retour dans Colinterview pour décrypter l'un des plus grands fiascos de cette Coupe du monde 2026 : l'élimination prématurée du Sénégal.Entre dysfonctionnements internes, tensions au sein du groupe, gestion contestée de Pape Thiaw et polémiques autour de la Fédération sénégalaise de football, le journaliste d'investigation revient en détail sur les coulisses d'un échec qui secoue tout le football sénégalais.CHAPITRES :00:00 Teaser00:44 Intro & retour de Romain Molina01:28 Tunisie : silence de la fédé et dégringolade03:16 L'autre Coupe du Monde : les coulisses du football mondial05:53 CAN, TAS et fédération sénégalaise divisée09:26 Pape Thiaw sans contrat ni salaire avant le Mondial12:27 Terrains, nourriture, visas : la logistique catastrophique16:09 Liste modifiée : Cherif Ndiaye, cadres et caprices22:00 Norvège : la pire préparation d'un match de Coupe du Monde23:53 L'article qui fait exploser le dossier Pape Thiaw24:40 Pape Thiaw prêt à quitter la Coupe du Monde25:42 Le contrat signé 5 heures avant le match28:01 Sabotage, Hervé Renard et bras de fer avec la fédé30:22 Trafic de places, visas et comité exécutif en guerre31:51 Belgique-Sénégal : coaching incompris et match donné41:49 Les joueurs assument, mais le contexte est toxique50:26 Belgique, France, Portugal, Maroc : l'importance de l'alignement51:39 RDC, Cap-Vert, Japon : ambitions et limites54:27 Sport News Africa et le rôle de l'investigation56:01 Outro : le livre de Romain Molina56:38 Mbappé, Real Madrid et Valverde59:00 ConclusionArticles sur les révélations sur le Sénégal : https://sportnewsafrica.com/articles/senegal-contrat-de-pape-thiaw-soirees-de-gala-et-trafic-de-billets-coulisses-dun-fiasco-mondial

Radio foot internationale
Coupe du monde 2026 : Sénégal, RDC: retour à la maison

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 48:30


RADIO FOOT – jeudi 2 juillet 2026 à 16h10 TU / 18h10. Sur l'antenne radio de RFI, émission à suivre aussi sur Facebook Live et YouTube Live. - Sénégal, RDC : retour à la maison ; - Espagne-Autriche : la Roja peut-elle convaincre ? ; - Équipe de France : attention à l'euphorie ? Sénégal, RDC : retour à la maison Le Sénégal sorti par la Belgique, 3–2 après prolongation. La RDC battue par l'Angleterre, 2–1. Deux grands d'Afrique passent à la trappe, deux scénarios frustrants, deux équipes qui avaient pourtant les moyens d'aller plus loin. Que retenir ? Que manque-t-il encore pour franchir ce fameux cap ? Espagne–Autriche : la Roja peut-elle convaincre ? Focus sur ce 16è de finale. L'Espagne avance, mais sans toujours emballer. Face à une Autriche solide, organisée, joueuse, la Roja doit-elle enfin frapper fort pour envoyer un message dans ce Mondial ? Équipe de France : attention à l'euphorie ? Tout sourit aux Bleus, ou presque. Résultats, confiance, dynamique… mais l'euphorie peut-elle devenir un piège ? Comment rester sérieux, concentrés, et ne pas se voir trop beaux avant la suite ? Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Étienne Moatti, Salim Baungally, Manu Terradillos et Yoro Mangara. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Guillaume Buffet.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

SBS French - SBS en français
Journal des sports du 2/07/2026: Les Bleus rêvent plus grand, l'Australie vise l'exploit, Djokovic garde le cap

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 15:23


Les Bleus poursuivent leur marche triomphale à la Coupe du monde. Le Sénégal, la RDC et la Côte d'Ivoire quittent la compétition la tête haute tandis que le Mexique valide son billet pour les huitièmes. De son côté, l'Australie prépare son choc face à l'Égypte avec sérénité; et en tennis, retour compliqué pour Serena Williams tandis que Novak Djokovic continue d'impressionner.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts

Radio Foot Internationale
Coupe du monde 2026 : Sénégal, RDC: retour à la maison

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 48:30


RADIO FOOT – jeudi 2 juillet 2026 à 16h10 TU / 18h10. Sur l'antenne radio de RFI, émission à suivre aussi sur Facebook Live et YouTube Live. - Sénégal, RDC : retour à la maison ; - Espagne-Autriche : la Roja peut-elle convaincre ? ; - Équipe de France : attention à l'euphorie ? Sénégal, RDC : retour à la maison Le Sénégal sorti par la Belgique, 3–2 après prolongation. La RDC battue par l'Angleterre, 2–1. Deux grands d'Afrique passent à la trappe, deux scénarios frustrants, deux équipes qui avaient pourtant les moyens d'aller plus loin. Que retenir ? Que manque-t-il encore pour franchir ce fameux cap ? Espagne–Autriche : la Roja peut-elle convaincre ? Focus sur ce 16è de finale. L'Espagne avance, mais sans toujours emballer. Face à une Autriche solide, organisée, joueuse, la Roja doit-elle enfin frapper fort pour envoyer un message dans ce Mondial ? Équipe de France : attention à l'euphorie ? Tout sourit aux Bleus, ou presque. Résultats, confiance, dynamique… mais l'euphorie peut-elle devenir un piège ? Comment rester sérieux, concentrés, et ne pas se voir trop beaux avant la suite ? Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Étienne Moatti, Salim Baungally, Manu Terradillos et Yoro Mangara. Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Guillaume Buffet.     ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Revue de presse Afrique
À la Une: le foot africain victime du syndrome de la dernière minute

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 4:01


« Le syndrome de la dernière minute » : le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou a trouvé la juste expression… Aujourd'hui qui estime que « le football africain a besoin de réfléchir sur son ADN mental ! » En effet, pourquoi toutes ces défaites concédées en fin de match ? Mercredi soir, relate le journal, « la RD Congo a fait douter l'Angleterre pendant près de 90 minutes. Malheureusement, la pression anglaise a fini par payer. À un quart d'heure du terme, Harry Kane a remis les deux équipes à égalité, avant de crucifier les Congolais en inscrivant le but de la victoire à la 86ᵉ minute. » À lire aussiCoupe du monde 2026: la RD Congo craque sur le fil contre l'Angleterre, qualifiée en 8es de finale Et un peu plus tard dans la soirée, le Sénégal est « passé du rêve au cauchemar » : les Lions de la Téranga face à la Belgique menaient 2 à 0 juste avant la fin de la rencontre. Et tout a basculé… « Cruelle désillusion », soupire WalfQuotidien à Dakar. « Les Lions ont périclité en l'espace de 5 minutes. » Deux buts coup sur coup et un penalty concédé dans les prolongations. WalfQuotidien qui s'en prend au sélectionneur Pape Thiaw qui aurait mal géré les remplacements en fin de rencontre. Commentaire du site Seneplus : « Ce renversement spectaculaire laisse un goût amer au Sénégal, qui aura longtemps livré l'une de ses prestations les plus abouties du tournoi. Portés par un Sadio Mané inspiré, un Habib Diarra omniprésent et un Ismaïla Sarr décisif, les Lions ont toutefois payé au prix fort leur incapacité à gérer les dernières minutes d'une rencontre qu'ils semblaient pourtant contrôler. » À lire aussiCoupe du monde 2026: une fin de match catastrophe et le Sénégal gâche son rêve de 8es contre la Belgique La gestion des fins de matches Et malheureusement constate Afrik-foot, « l'effondrement du Sénégal n'est que le dernier chapitre d'une tendance de plus en plus douloureuse qui hante le continent depuis le début de ces 16es de finale du Mondial. Tout a commencé avec l'Afrique du Sud, rappelle le site sportif, qui a tenu le Canada en échec pendant presque toute la rencontre avant de concéder un but déchirant dans les arrêts de jeu. La Côte d'Ivoire semblait en bonne voie pour forcer la prolongation face à la Norvège après avoir égalisé à la 74ᵉ minute, avant de céder sur un but décisif à quatre minutes du terme. Ce n'est pas une question de talent, pointe Afrik-foot : le Sénégal, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la RD Congo ont toutes prouvé qu'elles étaient capables de rivaliser avec l'élite européenne sur de longues périodes. Le problème se situe dans la gestion des dernières minutes, là où la concentration, la sérénité et la maîtrise tactique font souvent la différence entre ceux qui passent et ceux qui s'interrogent sur ce qui aurait pu être. Dans cette Coupe du monde, ces petits détails ont systématiquement joué en défaveur des grandes nations africaines, et la sortie douloureuse du Sénégal pourrait bien être l'exemple le plus cruel de tous. La seule exception, relève enfin Afrik-foot, étant le Maroc, qui est au contraire parvenu à arracher l'égalisation dans le temps additionnel contre les Pays-Bas. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but après un match fou Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert et Maroc… Désormais, constate WakatSéra, « il ne reste plus à l'Afrique qu'à reporter tous ses espoirs sur les Pharaons égyptiens, les Fennecs algériens, ou encore les Black Stars ghanéens. Et pourquoi pas sur les Requins bleus cap-verdiens qui, sans complexe, défieront les Argentins et Lionel Messi, champions du monde en titre. » Et puis il y a donc le Maroc ! Après leur victoire spectaculaire contre les Pays-Bas, les Lions de l'Atlas rencontreront samedi le Canada. « Une affiche piégeuse plus qu'écrasante, estime le site marocain leDesk. Sur le papier, le Maroc part favori, et l'histoire récente le conforte : en phase de poules au Qatar, en 2022, les Lions de l'Atlas avaient déjà battu le Canada (2-1) avant de filer jusqu'en demi-finale. » Mais, attention, prévient le site marocain, « les Canadiens abordent ce 8ᵉ de finale libérés de toute pression. Deuxièmes du groupe B, nul contre la Bosnie, large victoire 6-0 sur le Qatar, défaite face à la Suisse, ils avancent sans attentes, ce qui les rend potentiellement plus dangereux qu'au premier regard. » À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes

Invité Afrique
RDC-Rwanda: «Les deux parties doivent mettre en œuvre ces obligations» comme l'exigent les accords de Washington

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 5:18


Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est l'invité de la rédaction. La semaine dernière, Kigali et Kinshasa ont tenu à Londres la sixième réunion de leur Comité conjoint de suivi de l'accord de paix. Les deux pays s'y sont engagés à désamorcer les tensions, notamment autour de Minembwe, et à élargir le mandat du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Mais cet engagement intervient alors que Washington multiplie les sanctions contre des responsables et des entreprises rwandaises, accusés de complicité dans le trafic de l'or et du coltan issus des zones contrôlées par l'AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire américain Massad Boulos a lui-même mis en cause le respect des engagements de Kigali. Le Rwanda maintient-il sa version des faits face à ces accusations convergentes ? Olivier Nduhungirehe répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : On a suivi, notamment au cours de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, qui a déclaré que la RDC n'avait pas neutralisé les FDLR et que le Rwanda n'avait pas retiré ses forces de défense ni cessé son soutien au M23. Que répondez-vous justement au médiateur ? Olivier Nduhungirehe : Il faut prendre ces déclarations en combinaison avec la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio, le 5 juin, lors de l'audition à la Chambre des représentants. Il avait dit que le Rwanda est en train de mettre en œuvre ses engagements, même si ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'il avait dit. Mais il n'avait rien dit sur la RDC. Mais le problème, c'est que les engagements de la RDC font aussi partie intégrante des accords de Washington. Et jusqu'à présent, il n'y a pas le moindre commencement d'exécution de ces engagements. En ce qui concerne Massad Boulos, le problème qui est présent, c'est que l'accord de paix est un accord qui a été signé par deux parties avec des obligations, des engagements sécuritaires. Même les Américains disent que le gouvernement congolais ne s'est jamais engagé dans la mise en œuvre de son obligation sécuritaire principale. À lire aussiRDC et Rwanda «ont convenu de mesures concrètes» sur l'application de l'accord de paix, selon Washington L'accusation contre le Congo est là. Le Congo n'a pas neutralisé les FDLR. Les FDLR sont localisées sur le territoire congolais. Les FDLR, on les retrouve notamment à Walikale. Les FDLR ont dit qu'ils ne vont pas désarmer. Ça, c'est factuel. Pourquoi vous ne quittez pas les territoires congolais comme le dit Massad Boulos ? Est-ce que vous pensez que l'accord de Washington est un accord unilatéral qui ne regarde que le seul Rwanda ? Pourquoi, dans un accord de paix, tout en reconnaissant que l'une des parties n'a pas mis en œuvre ces accords, continue de soutenir les FDLR, continue d'utiliser les drones pour tuer des populations civiles ? Mais dans le même temps, on dit que l'autre partie doit mettre en œuvre ses obligations, comme si c'était un accord qui ne concernait que le seul Rwanda. Donc il faut quand même, à un certain moment, être cohérent. Toutes les deux parties, comme l'exigent les accords de Washington, doivent mettre en œuvre ces obligations. Ce n'est pas le seul Rwanda qui doit le faire. À lire aussiEst de la RDC: Kigali affirme que toutes les parties doivent respecter leurs engagements Les États-Unis ont sanctionné Gasabo Gold et plusieurs autres entreprises rwandaises qu'ils accusent d'avoir participé au trafic provenant des zones contrôlées par la M23 dans l'est de la RDC. Quelle est votre réponse par rapport à ça ? Les États-Unis admettent que la partie congolaise n'a pas mis en œuvre ses obligations de neutralisation des FDLR. Les États-Unis admettent même qu'il y a eu une intensification des attaques de drones. Vous avez vu la dernière déclaration du groupe international de contact qui parle de ces attaques de drones. Mais lorsqu'il s'agit de sanctions, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. Donc, il y a un problème. Ça nous ramène à une autre opinion sur la médiation. Nous sommes déçus par la partialité de cette médiation. La partialité de plus en plus flagrante, de plus en plus criante, où, malgré les preuves sur le terrain, malgré les éléments que nous avons fournis aux Américains depuis l'année passée, quasiment chaque jour sur les violations quotidiennes de Kinshasa dans l'application de l'accord de paix. Mais à la fin, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. C'est un problème. Qu'est-ce qui explique cela ? Il faut demander à ceux qui prennent les sanctions. Ce n'est pas nous. Et ce n'est pas la première fois puisque là, on a eu l'armée rwandaise qui a été sanctionnée. On a eu des officiers rwandais qui ont été sanctionnés. Gasabo Gold a été sanctionné par l'Union européenne, on se rappelle l'année dernière, et là maintenant par les États-Unis, ça fait quand même beaucoup. Oui, justement, c'est ça la question qu'il faut poser à ceux qui prennent des sanctions. Si les Américains ou les Européens disaient que la RDC mettait en œuvre ses obligations, je comprendrais qu'ils ne prennent pas de sanctions contre la RDC. Mais le problème, c'est qu'ils admettent eux-mêmes que la RDC n'a rien fait dans la neutralisation des FDLR. Et d'ailleurs, au lieu de s'acheminer vers cette solution, la RDC prend le chemin inverse. Par exemple, à la mi-mars, lors de la première réunion entre les trois parties, donc la RDC, le Rwanda et le Burundi après la prise d'Uvira, l'armée congolaise, les commandants des FARD, ont déclaré le 29 mars à Kisangani qu'ils allaient engager des actions contre les FDLR. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que deux jours après le 31 mars, ils ont plutôt envoyé des hélicoptères à Walikale pour donner des armes, des munitions, de l'argent aux mêmes FDLR. Nous avons donné cette information aux Américains. Donc, il y a un problème dans cette médiation qui fait que la partialité de la médiation américaine ne présage rien de bon dans une mise en œuvre effective des accords de Washington, et aussi ne présage rien de bon pour une paix durable à l'est de la RDC et dans les Grands Lacs africains. À lire aussiRwanda-RDC: un an après, l'accord de paix de Washington peine à se concrétiser sur le terrain, selon un rapport

The Walk Thru
Turn Boring AI Scripts Into Viral Talking Head Videos With ChatGPT

The Walk Thru

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 57:14


Krys Benyamein joins The Broke Agent to discuss how he uses ChatGPT to create better talking head videos, the carousel trick that rescued a flopped video, the teleprompter feature inside Instagram's Edits app that saves you from recording 6,000 takes, why repeating your video script in your caption is hurting your reach, and why posting your outtakes gets more DMs than anything you spent hours editing.The Broke Agent YouTube Channel: https://www.youtube.com/@thebrokeagent

Wiloo

Grâce au grand moment de lumière d'Harry Kane, l'Angleterre a battu la RDC (2-1) pour rallier les 1/8èmes de finale de Coupe du Monde.

Revue de presse Afrique
À la Une: la Coupe du monde de football, le Sénégal et la RDC retiennent leur souffle

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 4:00


Certes, l'Afrique a brillé lors des phases de groupe, avec 9 équipes qualifiées sur 10. Mais « le véritable test a commencé avec les seizièmes de finale », pointe Seneplus à Dakar. L'Afrique du Sud est tombée dimanche face au Canada. De même que la Côte d'Ivoire hier face à la Norvège. Le Maroc, lui, s'était qualifié avec les honneurs la veille face aux Pays-Bas.   Ce mercredi, l'épreuve de vérité se poursuit pour la RDC qui affronte l'Angleterre. Et pour le Sénégal qui sera opposé à la Belgique. « Le rendez-vous est de taille, s'exclame WalfQuotidien : une place en huitièmes de finale est en jeu dans un duel qui oppose deux équipes aux profils bien différents. D'un côté, les Diables rouges misent sur leur qualité technique, leur maîtrise collective et leur capacité à monopoliser le ballon. De l'autre, les Lions s'appuient sur leur puissance athlétique, leur intensité et leur redoutable efficacité en transition ». Le site Afrik-foot veut croire en une victoire des Lions de la Téranga : « Neuvièmes au classement Fifa, les Diables Rouges restent une valeur sûre du football européen. Mais ils sont loin d'être intouchables. (…) Ils sont moins impressionnants qu'autrefois ». Quant aux Sénégalais, « ils ont donné l'impression d'avoir retrouvé leur véritable identité lors du match contre l'Irak ». Certes, reconnait Afrik-foot, « la Belgique n'est pas l'Irak, et reste favorite sur le papier, mais l'écart est loin d'être insurmontable. Si les Lions reproduisent l'intensité affichée face à l'Irak et confirment les ajustements tactiques entrevus lors de leur dernier match, ils possèdent largement les armes pour créer l'une des surprises de ces seizièmes de finale ». Léopards vs Three Lions… L'autre rencontre du jour impliquant une équipe africaine : RDC-Angleterre… « Les Léopards contre les Three Lions : la RDC peut-elle mordre l'Angleterre et entrer dans la légende ? », s'interroge Le Journal de Kinshasa. « La RDC devra d'abord rester fidèle à ce qui l'a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre. Face à l'Angleterre, il n'y aura pas beaucoup de ballon, de la de souffrance, et très peu d'occasions ». Alors, « oui, la RDC est outsider. Oui, l'Angleterre reste favorite, reconnait Le Journal de Kinshasa. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte. Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout. Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l'exploit, et une absence de complexe ». Christophe Gleizes bientôt libre ? En marge de la compétition, toujours cette interrogation : après plus d'un an d'emprisonnement en Algérie, le journaliste français Christophe Gleizes va-t-il être enfin libéré ? Le Monde à Paris révèle que « le Parquet national antiterroriste a requis récemment la remise en liberté de Smaïl R., l'agent du consulat algérien de Créteil placé en détention provisoire depuis avril 2025 pour sa participation présumée à l'enlèvement du youtubeur Amir DZ ». La décision finale sera rendue dans les prochains jours. Rappelons que l'incarcération de cet agent consulaire algérien avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Et Le Monde de s'interroger : « faut-il voir dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de Christophe Gleizes ? La coïncidence entre les deux agendas – diplomatique et judiciaire – est en tout cas troublante ». Pour le site algérien Algérie Patriotique, c'est « un premier geste concret d'apaisement mais qui ne règle pas l'essentiel. Plusieurs différends de fond demeurent entiers. Parmi eux figure notamment la question des personnes réclamées par la justice algérienne et protégées par la France ». Pour autant, reconnait Algérie Patriotique, « la France semble privilégier une approche plus pragmatique afin de sortir de l'impasse diplomatique ». Et tous les regards sont désormais tournés vers le président Tebboune qui pourrait user de son pouvoir de grâce présidentielle à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne dimanche prochain.

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «Nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 5:21


Il est le Grand invité Afrique de RFI ce mercredi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, répond aux questions de Patient Ligodi, au lendemain du discours de Félix Tshisekedi sur l'état de la nation. Riposte contre Ebola, accords de paix de Washington et de Doha, saisine de la Cour internationale de Justice contre le Rwanda : le chef de l'État congolais a multiplié les annonces. Nous reviendrons aussi sur l'interdiction de sortie du territoire visant l'opposant Delly Sesanga, sur le débat autour de la révision constitutionnelle, et sur la candidature congolaise à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). RFI : Félix Tshisekedi a déclaré qu'Ebola n'est ni une rumeur, ni une honte, et qu'elle exige responsabilité, solidarité et vérité. Quand se rendra-t-il à Bunia pour incarner justement cette solidarité sur le terrain ?  Patrick Muyaya : Dès que les conditions seront réunies, n'oubliez pas que lorsque le Président de la République se déplace, il se déplace avec une logistique particulière qui implique par exemple d'avoir un dispositif sécuritaire assez élevé en termes de chiffres. Justement, ici, le risque, ce ne serait peut-être pas le président ou sa délégation directement, mais tous les dépendants qui pourront être dans une ville où il y a encore les virus qui circulent. Ça veut dire qu'il va se rendre ? Bien sûr que le président de la République s'y rendra. La question des accords de paix et comment on explique, par exemple, le fait qu'aujourd'hui encore, sur le terrain, particulièrement dans la zone de Minembwe, il y a l'armée congolaise et ses alliés qui continuent à bombarder certaines zones ? Bon, écoutez, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas parce que nous sommes engagés dans un processus de paix que nous ne devons pas répondre à notre devoir régalien de protection de nos populations. Sur Minembwe, on en parle beaucoup, mais il se passe des choses inacceptables à Minembwe. Je pourrais vous partager des images sur lesquelles le Rwanda utilise les ambulances pour transporter des drones et faire des attaques en partant de l'utilisation des matériels médicaux d'une ambulance. C'est une accusation grave. C'est une accusation qui est étayée. C'est un crime de guerre. Est-ce que cette accusation est portée à la médiation ? Évidemment, il existe des mécanismes qui rapportent évidemment tous les incidents sur le terrain. Récemment, à Londres, il y a eu une réunion du comité conjoint de surveillance. Je crois que, le 8 juillet prochain, il y aura une réunion du mécanisme conjoint de la gestion de l'accord de Washington, où toutes ces informations sont relayées. L'Américain Massad Boulos a affirmé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que Kinshasa n'avait pas lancé d'opération de neutralisation contre les FDLR. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères vous accuse également d'organiser politiquement ces FDLR… On a identifié six zones où se trouvent les résidus des FDLR. Cinq zones sont situées dans les parties du territoire sous contrôle du Rwanda et du M23. Nous avons soumis le rapport en novembre 2025, de tous les processus qu'on a commencés sur la zone d'intérêt 1 et sur les cinq zones d'intérêt. Comprenez que le préalable, c'est le départ. Finalement, que reste-t-il de ces accords ? Que ce soit l'accord de Washington, l'accord de Doha, que ce soit les engagements de Montreux ? Pour revenir sur les accords de Doha et l'engagement de Montreux ici, le premier préalable sur lequel nous devons commencer à bâtir, c'est le cessez-le-feu. À Montreux, on s'est mis d'accord par mémorandum sur comment le cessez-le-feu devrait se faire. Deuxième chose, il y avait justement la question de la libération de prisonniers. Au moment où je vous parle, il y a le premier groupe de prisonniers qui se trouve déjà à Beni. N'eût été la question d'Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma. Combien sont-ils ? Une quinzaine. Vous parlez de quinze personnes qui seraient affiliées à l'AFC/M23 ? Qui sont identifiées comme telles. Qui étaient dans les prisons congolaises gérées par le gouvernement congolais, que vous avez identifiées ? Voilà, que nous avons identifiées. Parce que la question de la libération des prisonniers était parmi les mesures de confiance. Nous les avons ramenés à Beni et, au moment où je vous parle, une discussion se fait avec les autorités ougandaises pour définir le protocole, parce qu'il s'agit de faire un mouvement dans une région qui est touchée par Ebola, pour être sûr que les protocoles ou les screenings nécessaires sont respectés. Je crois que ça, c'est un signe de bonne foi. Le président Tshisekedi a évoqué un débat politique normal dans une démocratie vivante où le désaccord est naturel et la contradiction est utile. Mais pourquoi dans ces cas, l'opposant Delly Sesanga est-il interdit de quitter le territoire ? J'ai appris de source judiciaire qu'il y avait un dossier qui avait été ouvert. Parce que figurez-vous, que nous, au niveau du gouvernement, nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie. Vous avez vu les communiqués que nous avons faits consécutifs à la manifestation du 12 juin. Par la suite, il y a eu des prises de position des uns des autres. Certains disaient qu'il y avait dix morts, certains disaient qu'il y avait autant de blessés. Certains disaient qu'il y avait des portés disparus. Le parquet s'est saisi du sujet. Aujourd'hui, des enquêtes en cours nécessitent sûrement que Delly Sesanga ou d'autres puissent présenter leurs moyens de défense. Donc c'est une procédure judiciaire normale, consécutive aux déclarations qui ont été faites par certains d'entre eux. Parce que s'il y a eu des allégations de ce type et que le parquet voudrait avoir des éclairages, c'est tout à fait évident. Je pense qu'il existe des voies de recours qui peuvent permettre à M.Sesanga d'avoir l'autorisation de voyager. C'est une question de routine, à mon avis.

Oh My Goal - France
Edgar-Yves dévoile pourquoi Mbappé et Olise sont effrayants

Oh My Goal - France

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 65:43


Edgar-Yves était de retour dans Colinterview pour débriefer la victoire 3-0 de l'Équipe de France face à la Suède lors de la Coupe du monde 2026.Entre humour, analyses et punchlines, l'humoriste revient sur les performances des Bleus, la montée en puissance de Kylian Mbappé, l'explosion de Michael Olise, les choix de Didier Deschamps et les véritables dangers qui attendent la France dans la suite de la compétition.CHAPITRES :00:00 Intro & teaser00:57 Début de l'interview avec Edgar-Yves02:22 Les Bleus version Joga Bonito : Deschamps surprend tout le monde03:33 Les inquiétudes défensives : Théo Hernandez, Koundé et les latéraux07:46 Le milieu et les choix offensifs : Koné, Rabiot, Barcola, Doué et Cherki12:52 Mbappé, Dembélé, Olise : une attaque qui fait très mal17:24 Une équipe de France impressionnante… mais qui vendange encore trop23:25 Mbappé leader des Bleus : maturité, mentalité et Ballon d'Or29:50 Maroc, Espagne, Paraguay : les vrais tests à venir pour les Bleus33:42 Les records de Mbappé et Olise en Coupe du Monde35:14 Focus Afrique : Sénégal, Tunisie et montée du football africain40:50 Cap-Vert, RDC, Côte d'Ivoire : les belles histoires africaines du Mondial45:50 Mercato PSG : Diomandé, Akliouche, Kang-in Lee, Ramos et Barcola49:20 Les favoris du Mondial : Espagne, Argentine, Angleterre et Portugal51:14 Messi, Ronaldo et le rêve d'une finale France-Argentine57:13 Edgar-Yves, son spectacle, la culture africaine et le lien avec le public01:04:56 Conclusion et derniers mots

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CDM 2026 - Debrief Angleterre - RD Congo (2-1) / Coupe du Monde

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 72:24


Debrief de Angleterre - RD Congo (2-1), 16e de finale de la Coupe du Monde 2026. L'Angleterre renverse la RDC grâce à un doublé de leur attaquant star : Harry Kane. Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Noticentro
Cofepris emite alerta por alcohol adulterado

Noticentro

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 1:26 Transcription Available


Organizaciones civiles cuestionan Ley Contra Feminicidios Américo Villarreal niega notificación de EE.UU.RDC reporta  mil 275 casos de ébola y 360 muertes Más información en nuestro Podcast#grc

Revue de presse Afrique
À la Une: les équipes africaines en seizièmes de finale du Mondial de foot

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 3:18


« L'Afrique signe un premier tour historique », se réjouit Aujourd'hui au Faso. Sur dix sélections engagées, neuf poursuivent l'aventure… « Si l'élargissement du tournoi à 48 équipes a offert davantage d'opportunités, les nations africaines ont surtout su les saisir », poursuit le quotidien.   « Si aucune équipe n'a véritablement survolé son groupe, plusieurs ont démontré qu'elles étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde, non plus sur un match isolé mais sur la durée d'une compétition », estime Afrik.com. Parmi les qualifiés, la RDC et le Cap-Vert « ont rappelé qu'un match de foot ne se joue pas seulement avec les pieds mais aussi avec le cœur, les poumons, les tripes et un mental en acier trempé », écrit Le Pays. Mais les « Africains n'ont pas le droit de se contenter des 16e de finale, affirme Wakat Séra. (…) Aucun complexe ne doit plus habiter des footballeurs africains, eux dont les adversaires en Coupe du monde, sont des coéquipiers de club dans les plus prestigieux championnats européens. (…) L'essentiel n'est plus de participer mais de gagner », poursuit le média burkinabé. Bafana Bafana Pour l'Afrique du Sud, l'aventure s'est arrêtée aux portes des 8e de finale. Première équipe à ouvrir le bal des 16e de finale hier. Les Sud-Africains ont perdu 1-0 face au Canada. « Le rêve des Bafana Bafana en Coupe du monde s'est achevé de façon déchirante, un but dans le temps additionnel », résume The South African. « Une défaite crève-cœur, poursuit le quotidien (…). Malgré une défense acharnée pendant de longues périodes, ils (les Sud-Africains) se sont montrés peu dangereux en attaque et ont finalement été puni par le but victorieux du Canada ». Christophe Gleizes Notre confrère Christophe Gleizes aurait dû assister à ce Mondial mais il attend toujours une grâce présidentielle, un an jour pour jours après sa condamnation à 7 ans de prison en Algérie, rappelle Ouest France. Le journaliste sportif est toujours détenu « malgré les efforts de Paris pour le faire libérer ». En RDC, pas de célébration scolaire Alors que l'épidémie de fièvre Ebola continue de progresser dans la province de l'Ituri, les autorités « ont interdit toute cérémonie, rassemblement ou manifestation dans les établissements scolaires », rapporte 7 sur 7 cd. Les bulletins seront remis aux parents individuellement à partir du 2 juillet selon « un chronogramme de passage, organisé par chaque chef d'établissement, dans le respect des mesures de prévention », précise le média congolais. La situation reste « préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située au nord de Bunia, précise Radio Okapi (…). Le virus continue de circuler activement au sein de la population. Face à cette évolution, le médecin-chef de zone tire la sonnette d'alarme ». Sur place, il n'y a « ni de centre de traitement Ebola, ni laboratoire capable d'analyser rapidement les prélèvements ». Des infrastructures indispensables pour améliorer la prise en charge des malades et limiter la propagation du virus. En Ouganda, des médias assiégés par l'armée Dans un article, le Daily Monitor, le journal papier détenu par ce groupe de médias indépendants raconte que « des militaires se sont déployés au siège à Namuwongo et dans ses studios à Kampala » dans la nuit de samedi à dimanche. Une intervention sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, le chef des armées ougandaises, qui « est aussi le fils du président Yoweri Museveni », rappelle Jeune Afrique. Ce raid a perturbé le fonctionnement de ses chaînes de télévisions, de radios et le site internet du journal papier qui rappelle que cette intervention est « la dernière d'une série de confrontations » entre le groupe médiatique et les autorités et que « le président Museveni a critiqué a plusieurs reprises le Daily Monitor, le qualifiant même de ‘journal hostile et malveillant' en raison de ses positions critiques ».

C dans l'air
Marie Jaspard - Ebola: un cas français sous haute surveillance

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 12:05


C dans l'air l'invitée du 25 juin 2026 avec Marie Jaspard, infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris et chercheuse à l'Inserm, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales Pour la première fois, un cas d'Ebola a été diagnostiqué en France, chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, pays actuellement frappé par une importante épidémie. Les autorités sanitaires, qui se veulent rassurantes, ont placé à l'isolement cinq possibles cas contacts. Cinq personnes ayant été contact avec ce patient, arrivé mardi à Paris à bord d'un vol en provenance de Kinshasa, ont été identifiées et placées à l'isolement, a expliqué le ministre de la Santé Stéphanie Rist sur France 2 mercredi soir. La France est, dans le cadre de l'épidémie touchant la RDC, le premier pays hors d'Afrique à confirmer un cas diagnostiqué sur son territoire. La RDC est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière. Selon les derniers chiffres officiels, 1.048 cas ont été recensés dont 267 décès, soit un taux de létalité d'environ 25%. Mais nombre d'experts jugent probable que l'ampleur soit sous-estimée, l'épidémie frappant des régions très reculées. Doit-on s'inquiéter de ce premier cas d'Ebola en France ? Comment venir à bout de l'épidémie ? Existe-t-il un vaccin ? Des traitements ?

Invité Afrique
Ebola en RDC: «Le vrai problème, ce sont les cas contacts, il faut les identifier au plus vite»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 17:02


« Nous avons besoin rapidement de 1,4 milliard de dollars pour lutter contre le virus Ebola », affirme sur RFI le docteur Jean Kaseya, en ligne depuis Kinshasa. Il est le directeur général d'Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, et qui sort d'une réunion de travail avec les présidents du Congo Kinshasa et du Burundi. Mais d'abord, le médecin congolais s'exprime sur le cas de son confrère qui vient d'être testé positif à Ebola à son arrivée à Paris en provenance du Congo. Pourquoi l'a-t-on laissé monter dans un avion ?  RFI ​​​​​ : Après le premier cas d'Ebola identifié en France et donc hors d'Afrique, est ce qu'il y a un risque mondial pour la santé publique ? Jean Kaseya : Le risque zéro n'existe pas et lorsque nous avons déclaré cette épidémie le 15 mai, nous avions déjà dit que, si jamais cette dimension régionale et cette dimension concentrée de l'épidémie au niveau de l'Ituri n'étaient pas considérées, il y aurait des risques que d'autres pays soient affectés. Donc, vous nous dites aujourd'hui qu'il y a quand même un risque pour toute la planète, c'est ça ? Nous vous disons aujourd'hui qu'il y a un risque. C'est pourquoi nous disons très clairement que c'est la solidarité qui va nous permettre d'arrêter cette épidémie. Et nous avons, l'OMS et Africa CDC, produit un travail. Ce travail demande aujourd'hui que nous puissions investir les moyens nécessaires, aussi bien pour l'Afrique que pour les autres pays. Et je réitère que la fermeture des frontières n'est pas la solution. La solution, c'est de permettre à ce que nous puissions avoir les moyens de répondre à cette épidémie afin d'éviter que d'autres pays soient affectés. Donc, ce qui s'est passé avec ce médecin arrivé à Paris, c'est une alerte en fait pour toute la communauté internationale ? D'abord, laissez-moi remercier ce médecin. Laissez-moi remercier son organisation Alima d'avoir été proche du peuple meurtri de l'Ituri. Ce médecin a beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies passées. Il est anesthésiste réanimateur et il a été au front du 19 mai au 22 juin. Il a quitté l'Ituri le 19 juin et a transité par Kinshasa. Quand il a quitté Kinshasa le 22, il ne présentait pas de symptômes. Et je voudrais aussi rappeler que le gouvernement de la RDC a mis en place des dispositifs de détection dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa, qui permettent de savoir qui a les signes. Donc, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas parler d'un quelconque manquement. Nous devons juste dire que les signes se sont manifestés quand il a atterri à Paris. Et effectivement, pour répondre à votre question, ce sont des signaux d'alerte. Si jamais les partenaires et les autres gouvernements donateurs ne viennent pas, ces signaux d'alerte risqueront malheureusement de se multiplier. L'OMS dit que la transmission de l'épidémie d'Ebola s'accélère. Est-ce à dire qu'on n'a pas encore atteint le pic de cette épidémie ? A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire que nous avons atteint le pic de cette épidémie. C'est vrai qu'il y a beaucoup de succès en termes de personnes qui sont guéries. Il y a des succès en termes de mobilisations communautaires. On commence à sentir que, de plus en plus, les communautés croient au message qu'on leur donne. Mais ce qui est compliqué, ce qui ne peut pas nous permettre de dire qu'on a atteint le pic, c'est la situation humanitaire qui est sérieuse. Nous avons des camps de déplacés internes qui contiennent près d'un million de personnes, et l'accès à ces camps est difficile, alors que nous savons que l'épidémie est dans ces camps. Et ça, c'est dans les camps de déplacés d'Ituri ? Effectivement, c'est dans les camps de déplacés, c'est dans l'épicentre, à Mongbwalu. Et c'est là où nous devons multiplier les efforts. Aujourd'hui, lors de la réunion des chefs d'Etat que nous avons eue, le mardi 23 juin à Kinshasa, avec le président Tshisekedi et le président Ndayishimiye du Burundi, nous nous sommes dit que l'aspect humanitaire compte maintenant pour 70 % de la réponse. L'aspect sanitaire compte pour 30 %. Ça signifie quoi ? Si nous n'arrivons pas à résoudre l'aspect humanitaire, nous n'allons pas arrêter cette épidémie. Au G7 d'Évian, la semaine dernière, en France, les sept pays les plus riches du monde ont promis une forte mobilisation contre cette souche d'Ebola jusqu'à quelque deux milliards de dollars. Est-ce que vous y croyez ? J'attends de voir ça. Les effets d'annonce ne m'impressionnent plus. Et je le dis aux pays du G7. Et j'ai eu l'opportunité d'en parler avec les autorités françaises qui président le G7. J'ai dit aujourd'hui que nous avions un plan de réponse à 518 millions de dollars, mais pas plus de 180 à 200 millions sont concrètement arrivés. Ça, c'était le volet sanitaire. Mais nous venons aussi de réévaluer le volet humanitaire. Aujourd'hui, nous avons besoin de 1,4 milliards de dollars pour nous assurer que nous parviendrons à avoir accès aux camps. Je vous ai dit que ce sont des camps de près d'un million de personnes où des maladies viennent, mais auxquels nous n'avons pas accès. Et ces camps-là, pendant longtemps, ont été abandonnés. Les gens n'ont pas d'eau courante, les gens n'ont pas de nourriture, les gens n'ont pas de toit. Et maintenant nous venons pour leur dire qu'il y a une épidémie. Et ces gens nous disent : pourquoi vous venez maintenant ? Donc, ça signifie que nous devons assurer leurs besoins primaires. Nous devons démanteler certains de ces camps, et nous devons nous assurer que tout le monde a accès aux soins. Et cela va nécessiter 1.4 milliards. J'attends voir venir aujourd'hui pour qu'on réponde à cette urgence rapidement.   À lire aussiEbola en RDC: «Presque chaque épidémie a sa légende»

Noticentro
PA y PBI sólo infraccionarán durante copa mundialista

Noticentro

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 1:53 Transcription Available


SE firma reglas para El Buen Fin 2026  con empresarios Francia confirma primer caso de ébola  RDC posee el 70% del coltán del mundoMás información en nuestro podcast#grc

Radio foot internationale
Mondial 2026 : qualification assurée pour l'Argentine, Messi entre un peu plus dans la légende

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 48:28


Radio Foot ce mardi en direct à 16h10 T.U. À suivre sur RFI, YouTube & Facebook Live (Rediffusion radio 21h10 T.U.) : - Mondial 2026, groupe K, la RDC face aux Cafeteros. ; -Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! ; - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. ; - Le « Jefe » revient dans Radio Foot internationale. - Mondial 2026 groupe K, la RDC face aux Cafeteros. Après leur bonne entame face aux Portugais, les attaquants congolais vont-ils s'illustrer contre la Colombie de Luis Diaz ? Les Sud-Américains, qui ont remporté leur 1er match contre l'Ouzbékistan, ont aussi de bons joueurs offensifs, et peuvent se qualifier dès cette 2è journée. Rencontre à 2h T.U. à Guadalajara, où les Léopards avaient remporté leur barrage en mars ! - Groupe L : RDV entre anglophones à Boston. Objectif : qualification pour l'Angleterre comme pour le Ghana, vainqueurs lors de la 1ère journée. Les Black Stars de Carlos Queiroz vont-ils contenir les assauts offensifs des joueurs de Thomas Tuchel ?   - Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! La Pulga, qui fêtera ses 39 ans demain, plus fort que le « Stürmer » de la Mannschaft. Parti très fort face à l'Algérie, le N° 10 a raté un penalty, mais inscrit 2 pions supplémentaires face aux « Burschen » autrichiens de Ralf Rangnick. 18 réalisations contre 16 pour Mbappé. Une pièce de plus dans la machine du duel à distance avec le Kyks de Bondy ! La star de l'Albiceleste va-t-il continuer de porter sa sélection ?     - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. La longue attente due à des risques d'orages à Philadelphie n'a pas nui à la concentration des Bleus. L'équipe de France a battu l'Irak et décroché sa qualification pour le tour suivant. Olise, Mbappé, Dembélé, trident offensif affuté ! - 2è succès aussi pour la Norvège, qui a remporté un duel prolifique contre le Sénégal. Nouveau doublé d'Haaland, doublé d'Ismaïla Sarr. Les Lions de la Teranga ont pourtant rugi jusqu'à la fin, espéraient au moins le point du match nul. Nouvelle désillusion sénégalaise. La sélection ouest-africaine va-t-elle réussir à figurer parmi les meilleurs troisièmes ? Norvégiens et Français joueront la 1ère place vendredi à Toronto.   - Le « Jefe » revient dans Radio Foot. Pour parler de sa sélection de cœur, mais aussi pour évoquer 50 histoires. 5 décennies racontées à travers des récits de salariés de la Radio du monde. Associées à Alejandro Valente, d'autres grandes voix et signatures de RFI, comme Jacqueline Papet, Hervé Guillemot et Jean-Pierre Boris. D'abord portées sur un site internet, ces histoires sont à présent disponibles par écrit ! Pour échanger avec Annie Gasnier : Alejandro Valente, Bruno Constant et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Édition : David Fintzel/Pierre Guérin.      ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Radio Foot Internationale
Mondial 2026 : qualification assurée pour l'Argentine, Messi entre un peu plus dans la légende

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Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 48:28


Radio Foot ce mardi en direct à 16h10 T.U. À suivre sur RFI, YouTube & Facebook Live (Rediffusion radio 21h10 T.U.) : - Mondial 2026, groupe K, la RDC face aux Cafeteros. ; -Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! ; - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. ; - Le « Jefe » revient dans Radio Foot internationale. - Mondial 2026 groupe K, la RDC face aux Cafeteros. Après leur bonne entame face aux Portugais, les attaquants congolais vont-ils s'illustrer contre la Colombie de Luis Diaz ? Les Sud-Américains, qui ont remporté leur 1er match contre l'Ouzbékistan, ont aussi de bons joueurs offensifs, et peuvent se qualifier dès cette 2è journée. Rencontre à 2h T.U. à Guadalajara, où les Léopards avaient remporté leur barrage en mars ! - Groupe L : RDV entre anglophones à Boston. Objectif : qualification pour l'Angleterre comme pour le Ghana, vainqueurs lors de la 1ère journée. Les Black Stars de Carlos Queiroz vont-ils contenir les assauts offensifs des joueurs de Thomas Tuchel ?   - Mondial 2026, Messi dépasse Klose ! La Pulga, qui fêtera ses 39 ans demain, plus fort que le « Stürmer » de la Mannschaft. Parti très fort face à l'Algérie, le N° 10 a raté un penalty, mais inscrit 2 pions supplémentaires face aux « Burschen » autrichiens de Ralf Rangnick. 18 réalisations contre 16 pour Mbappé. Une pièce de plus dans la machine du duel à distance avec le Kyks de Bondy ! La star de l'Albiceleste va-t-il continuer de porter sa sélection ?     - Mondial 2026, groupe I : deux premiers qualifiés. La longue attente due à des risques d'orages à Philadelphie n'a pas nui à la concentration des Bleus. L'équipe de France a battu l'Irak et décroché sa qualification pour le tour suivant. Olise, Mbappé, Dembélé, trident offensif affuté ! - 2è succès aussi pour la Norvège, qui a remporté un duel prolifique contre le Sénégal. Nouveau doublé d'Haaland, doublé d'Ismaïla Sarr. Les Lions de la Teranga ont pourtant rugi jusqu'à la fin, espéraient au moins le point du match nul. Nouvelle désillusion sénégalaise. La sélection ouest-africaine va-t-elle réussir à figurer parmi les meilleurs troisièmes ? Norvégiens et Français joueront la 1ère place vendredi à Toronto.   - Le « Jefe » revient dans Radio Foot. Pour parler de sa sélection de cœur, mais aussi pour évoquer 50 histoires. 5 décennies racontées à travers des récits de salariés de la Radio du monde. Associées à Alejandro Valente, d'autres grandes voix et signatures de RFI, comme Jacqueline Papet, Hervé Guillemot et Jean-Pierre Boris. D'abord portées sur un site internet, ces histoires sont à présent disponibles par écrit ! Pour échanger avec Annie Gasnier : Alejandro Valente, Bruno Constant et Nabil Djellit. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Édition : David Fintzel/Pierre Guérin.      ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 21 juin 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 48:30


Une édition spéciale consacrée à l'actuelle République démocratique du Congo au temps de la colonisation belge. Nous sommes avec Florence Morice qui va nous accompagner pendant toute cette émission. Production exceptionnelle sur les mères oubliées de la colonisation belge avant l'indépendance de 1960. Ce qui allait devenir Zaïre et République démocratique du Congo, c'était le Congo belge et tout un pan de la vie sociétale du pays est resté dans l'ombre...  Les mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2) Au Congo Belge, avant l'indépendance de 1960, ces femmes ont porté, élevé, parfois perdu des enfants dont l'existence dérangeait l'ordre colonial. Ces femmes congolaises sont devenues mères à 13, 14 ou 15 ans d'un enfant métis avec un colon belge. Alors que la parole des enfants métis commence peu à peu à émerger, celle de leurs mères est encore largement dans l'ombre. Les témoignages de ces mères aujourd'hui âgées de 80, parfois 90 ans, racontent une époque où le pouvoir colonial s'exerçait aussi dans l'intimité, sur les corps des femmes.   Les mères oubliées de la colonisation belge : maternités confisquées (2/2)  Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d'avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour. Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance. Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie. Des Grands Reportages de Florence Morice qui s'entretient avec Jacques Allix.