Podcasts about rdc

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Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les recrues africaines enrôlées dans l'armée russe. RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?    Deux ans après son retrait du Sud-Kivu dans l'est de la RDC, la mission de l'ONU pour le maintien de la paix a annoncé son retour progressif dans la province, en commençant par la ville d'Uvira. Comment expliquer le redéploiement des Casques bleus dans cette zone ? Quelle sera leur mission ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.     Guerre en Ukraine : comment les ressortissants africains sont-ils recrutés par l'armée russe ?   Une enquête du collectif All Eyes on Wagner révèle l'identité de 1 417 Africains enrôlés par la Russie depuis 2023 pour combattre en Ukraine. Originaires d'une trentaine de pays, plusieurs centaines ont été tués au front. Comment les réseaux russes parviennent-ils à recruter autant de jeunes Africains ? Ces derniers sont-ils initialement informés des projets du Kremlin ou découvrent-ils, une fois en Russie, qu'ils seront envoyés en Ukraine ?   Guerre en Ukraine : plus de 1 400 Africains enrôlés, que font les États concernés ?   Après la mort d'au moins 45 Kenyans mobilisés de force par l'armée russe pour combattre en Ukraine, Musalia Mudavadi, le ministre des Affaires étrangères du Kenya, a dénoncé le « piège inacceptable tendu à ses ressortissants ». Pour tenter d'enrayer ce phénomène, le ministre a annoncé une visite imminente à Moscou. Quelle est la marge de manœuvre des dirigeants africains pour lutter contre les enrôlements ? Ces révélations ne risquent-elles pas de fragiliser les relations entre la Russie et les pays concernés ?  Guerre en Ukraine : des familles détruites par les enrôlements russes   Derrière les milliers d'Africains enrôlés dans l'armée russe et les centaines de morts, des familles plongées dans le deuil et l'incompréhension se retrouvent sans soutien. Concrètement, que peuvent-elles faire pour avoir des réponses ?  Avec Lou Osborn, membre du collectif All Eyes on Wagner. Co-autrice de l'ouvrage « Wagner, enquête au cœur du système Prigojine » (éditions du Faubourg).   Et en fin d'émission, la chronique « Un oeil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les réactions des internautes au mouvement #FreeUcad au Sénégal.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] La Libre Antenne

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 20:00


Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 4:18


Vivian van de Perre, souriante, apparaît à la Une du Journal de Kinshasa, de 7 sur 7 ou encore d'Actualité.cd. Première déclaration de la cheffe par intérim de la Mission de l'ONU en RDC : « Il y a plus d'un an, le 26 janvier 2025, j'étais dans le dernier avion à atterrir à l'aéroport de Goma. Aujourd'hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir de nouveau, j'espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l'aéroport de Goma, au bénéfice de la population. » Quelle est la mission de Vivian van de Perre ? « Elle prépare surtout la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, dispositif qui découle de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, votée en 2025 », explique le Journal de Kinshasa, qui souligne par ailleurs « que cette visite intervient dans un climat fragile, car les cessez-le-feu tiennent difficilement sur le terrain ».  La situation reste tendue, remarque également 7 sur 7, « la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions persistantes dans le Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'AFC-M23 ont provoqué d'importants déplacements de population ces derniers mois ». « Même technique, cette visite reste politique », remarque encore le Journal de Kinshasa, « elle doit prouver une chose : les engagements de Washington, Doha et Addis-Abeba peuvent produire des effets concrets. Finalement, tout se jouera sur le terrain ». Exigence de vérité Au Sénégal, la famille de l'étudiant Abdoulaye Ba, tué lors d'une intervention des forces de l'ordre sur le campus universitaire de Dakar, s'est exprimée hier. « Elle demande des éclaircissements sur les circonstances du drame », explique Walfnet. « La famille a choisi Mamadou Diouldé Ba, l'oncle de la victime comme porte-parole. Dès le début de son discours, poursuit le journal, il a appelé la communauté étudiante à garder son calme, encourageant les étudiants à mettre l'accent sur la prière ». Mais « il a également souligné que la famille souhaitait être informée des évènements réels qui ont mené au décès de l'étudiant ». Exigence de vérité, également, à la Une de Sénéplus, qui titre « L'État accusé de vouloir cacher la vérité à l'UCAD (l'université Cheik Anta Diop). » Sénéplus, qui ajoute : « La communication officielle n'a fait qu'attiser la colère. Loin d'apaiser les esprits, les justifications de l'État sur une supposée "radicalisation" du mouvement étudiant sont perçues comme une insulte à la mémoire de la victime ». Pluie, neige et vent Le Maroc souffre toujours des intempéries. « Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d'euros pour reconstruire », annonce Bladi.net. Le site d'information précise également « que la montée des eaux a déplacé 188 000 personnes ». Telquel de son côté annonce la couleur pour aujourd'hui et demain : sont attendues « de fortes pluies avec orages et risques de grêle, des chutes de neige à partir de 1 400 mètres et de fortes rafales de vents (…) dans plusieurs provinces du Royaume ». Hesspress souligne l'inquiétude exprimée par l'association Al Karama, pour la défense des droits humains, à Tétouan, dans le nord du Maroc. Cette association « alerte sur l'ampleur des dégâts et appelle à une mobilisation citoyenne plus large, tout en mettant en garde contre toute tentative d'instrumentalisation de la catastrophe ». Pas question donc, de critiquer ouvertement la gestion de la crise par le gouvernement, mais l'association basée à Tétouan, souligne que « les opérations de secours et d'acheminement des produits de première nécessité ont été confrontées à des difficultés logistiques, en particulier dans les zones rurales et montagneuses ».

DW em Português para África | Deutsche Welle
13 de Fevereiro de 2026 - Jornal da Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 20:00


Domingos Simões Pereira será presente hoje ao Tribunal Militar de Bissau. Jornalista moçambicano Arlindo Chissale está desaparecido há um ano, família e sociedade civil criticam falta de respostas. União Africana avalia a sua capacidade em promover a paz no continente na próxima cimeira.

Revue de presse Afrique
À la Une: la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 4:18


Vivian van de Perre, souriante, apparaît à la Une du Journal de Kinshasa, de 7 sur 7 ou encore d'Actualité.cd. Première déclaration de la cheffe par intérim de la Mission de l'ONU en RDC : « Il y a plus d'un an, le 26 janvier 2025, j'étais dans le dernier avion à atterrir à l'aéroport de Goma. Aujourd'hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir de nouveau, j'espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l'aéroport de Goma, au bénéfice de la population. » Quelle est la mission de Vivian van de Perre ? « Elle prépare surtout la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, dispositif qui découle de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, votée en 2025 », explique le Journal de Kinshasa, qui souligne par ailleurs « que cette visite intervient dans un climat fragile, car les cessez-le-feu tiennent difficilement sur le terrain ».  La situation reste tendue, remarque également 7 sur 7, « la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions persistantes dans le Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'AFC-M23 ont provoqué d'importants déplacements de population ces derniers mois ». « Même technique, cette visite reste politique », remarque encore le Journal de Kinshasa, « elle doit prouver une chose : les engagements de Washington, Doha et Addis-Abeba peuvent produire des effets concrets. Finalement, tout se jouera sur le terrain ». Exigence de vérité Au Sénégal, la famille de l'étudiant Abdoulaye Ba, tué lors d'une intervention des forces de l'ordre sur le campus universitaire de Dakar, s'est exprimée hier. « Elle demande des éclaircissements sur les circonstances du drame », explique Walfnet. « La famille a choisi Mamadou Diouldé Ba, l'oncle de la victime comme porte-parole. Dès le début de son discours, poursuit le journal, il a appelé la communauté étudiante à garder son calme, encourageant les étudiants à mettre l'accent sur la prière ». Mais « il a également souligné que la famille souhaitait être informée des évènements réels qui ont mené au décès de l'étudiant ». Exigence de vérité, également, à la Une de Sénéplus, qui titre « L'État accusé de vouloir cacher la vérité à l'UCAD (l'université Cheik Anta Diop). » Sénéplus, qui ajoute : « La communication officielle n'a fait qu'attiser la colère. Loin d'apaiser les esprits, les justifications de l'État sur une supposée "radicalisation" du mouvement étudiant sont perçues comme une insulte à la mémoire de la victime ». Pluie, neige et vent Le Maroc souffre toujours des intempéries. « Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d'euros pour reconstruire », annonce Bladi.net. Le site d'information précise également « que la montée des eaux a déplacé 188 000 personnes ». Telquel de son côté annonce la couleur pour aujourd'hui et demain : sont attendues « de fortes pluies avec orages et risques de grêle, des chutes de neige à partir de 1 400 mètres et de fortes rafales de vents (…) dans plusieurs provinces du Royaume ». Hesspress souligne l'inquiétude exprimée par l'association Al Karama, pour la défense des droits humains, à Tétouan, dans le nord du Maroc. Cette association « alerte sur l'ampleur des dégâts et appelle à une mobilisation citoyenne plus large, tout en mettant en garde contre toute tentative d'instrumentalisation de la catastrophe ». Pas question donc, de critiquer ouvertement la gestion de la crise par le gouvernement, mais l'association basée à Tétouan, souligne que « les opérations de secours et d'acheminement des produits de première nécessité ont été confrontées à des difficultés logistiques, en particulier dans les zones rurales et montagneuses ».

Invité Afrique
Ministre rwandais des Affaires étrangères: «Si les sanctions pouvaient régler le problème, je signerais demain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:56


La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda

Chronique des Matières Premières
Les quotas congolais maintiennent le marché du cobalt sous tension

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:18


Après des mois d'interruption, les exportations de cobalt de RDC ont repris, mais à un rythme toujours insuffisant pour répondre aux besoins. Suite à la mise en place de quotas d'exportation mi-octobre, les prix du sulfate de cobalt ont grimpé de 66 % en Chine. Ce que montre l'augmentation des prix du sulfate de cobalt, un des produits issus du raffinage du minerai, c'est que les prix, qui avaient grimpé quand les exportations ont été interdites il y a un an, ne sont pas retombés après la fin de l'interdiction. Car cette reprise sous forme de quotas alloués à chacune des 21 entreprises minières concernées en RDC a immédiatement été perçue comme insuffisante. Le manque s'est confirmé, puisque la mise en œuvre du régime de quotas s'est révélée compliquée et a empêché les volumes alloués au dernier trimestre 2025 d'être exécutés. Le premier camion chargé de cobalt n'aurait finalement quitté le pays que début janvier, selon les informations de l'Institut du cobalt. Au total, pour le premier mois de 2026, seulement une cinquantaine de camions auraient quitté le pays, selon le suivi de Project Blue.  « L'organisme de réglementation minière Arecoms ne dispose que d'une poignée d'employés pour effectuer les analyses de l'hydroxyde, ce qui retarde le transport par camion », explique Chris Welch, analyste du marché du cobalt pour Argus Media. ll précise que la hausse des prix du cuivre a également incité les entreprises à privilégier l'exportation de cuivre plutôt que de cobalt par camion. À lire aussiLa RDC organise un forum d'investissement en marge du Mining Indaba en Afrique du Sud Marché déficitaire ?  Avec ce nouveau régime de quota en RDC, et le flou qui l'entoure, le marché va rester tendu en ce début d'année, d'autant que le cobalt actuellement expédié n'arrivera probablement pas avant avril ou mai en Chine, pays qui dispose de l'essentiel des capacités de raffinage. Selon l'Institut du cobalt, le marché mondial, hors RDC, en déficit de 53 000 tonnes en 2025, pourrait le rester encore en 2026. Avant de revoir sa stratégie d'exportation, la RDC fournissait les deux tiers du marché mondial, ce qui veut dire que même si l'Indonésie, un autre fournisseur majeur, extrait de plus en plus de minerai – et passe de 21 % de part de marché en 2025 à 35 % en 2026 –, cela ne suffit pas à combler le fossé laissé par la réduction des exportations congolaises.  Selon Project Blue, les stocks d'hydroxyde de cobalt en Chine devraient être, fin janvier, de 30 à 40 000 tonnes, et ne devraient donc pas permettre de satisfaire la demande intérieure au-delà de trois mois. Ce n'est qu'à partir du deuxième trimestre que les tensions sur le marché vont donc commencer à s'atténuer, mais les prix pourraient se maintenir à un niveau élevé jusqu'à la fin de l'année puisque le quota annuel d'exportation fixé par la RDC est pour l'instant plafonné à la moitié des niveaux historiques habituels. À lire aussiLes obstacles à l'exportation du cobalt congolais pèsent sur le marché mondial Ralentissement de la croissance de la demande Ce qui va peut-être éviter que les prix ne flambent plus, c'est une hausse plus modeste que prévu de la demande. L'achat de véhicules électriques aux États-Unis est revu à la baisse en raison de la suppression depuis septembre dernier d'un crédit d'impôt de 7500 dollars. Le secteur américain va toujours croître mais de manière modeste (de 3 % en 2025 et de 7 % en 2026). En Europe aussi les ventes de véhicules électriques et donc de batteries ne sont pas à la hauteur des prévisions initiales.  Au vu du contexte, l'Institut du cobalt alerte sur un risque d'effondrement de la demande à l'horizon 2027. Une façon peut-être de prévenir ceux qui tiennent le marché qu'à trop restreindre l'offre, ils pourraient indirectement encourager le développement de batteries sans cobalt et provoquer une baisse des besoins.   À lire aussiPourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l'essence?

Invité Afrique
RDC-Rwanda: «Toute idée qui vise à ramener la paix n'arrange pas le président Kagame»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 13:27


Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané.  RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.

Reportage Afrique
RDC: les activités culturelles renaissent à Kolwezi après trois décennies d'absence

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:21


C'est une ville minière au sud de la RDC où l'activité culturelle renaît grâce au centre culturel Sauti Ya Macho (« Les yeux s'expriment », en kiswahili), un partenariat public-privé. La ville vit désormais au rythme des expositions, des rencontres artistiques, des concerts et des spectacles. Ces activités qui, jadis, étaient financées exclusivement par l'entreprise minière Gécamines, avaient disparu faute de subvention.  De notre correspondante à Kolwezi Nous sommes bel et bien à Kolwezi, ville minière. Une ville où l'on creuse la terre pour en extraire les minerais stratégiques. Cette exposition-vente de livres est l'une des récentes activités organisées à Kolwezi par le centre interculturel Sauti Ya Macho. Situé sur l'avenue Busanga, ce centre compte en son sein une bibliothèque, un studio d'enregistrement, une salle de spectacles et des logements. Même si les infrastructures sont en pleine réhabilitation, la programmation, elle, n'a pas attendu, explique Doux Doux Mij, son directeur : « L'activité que nous avons, c'est d'abord le festival international d'art contemporain qui sera à sa 4e édition au mois de juillet. Et puis nous avons des expositions-ventes, des expositions photos, des conférences-débats. » Depuis trois décennies, Kolwezi n'accueillait plus d'activités culturelles. La Gécamines, entreprise minière publique qui subventionnait toutes ces activités, avait connu une chute. Aujourd'hui la culture renaît, déclare le professeur Sylvain Kantolongo, enseignant à l'université Kolwezi. Il vient d'assister à l'exposition des livres : « Sauti Ya Macho est vu comme un nouveau souffle. Il nous permet de parler culture et d'aider la province à avancer au lieu de jouer à l'abonné absent culturellement. » Accompagner les artistes Avec l'appui de l'ambassade de France en RDC, ce centre interculturel propose un accompagnement technique et logistique aux artistes. Kevin Mwenze, bédéiste et artiste plasticien, est l'un des bénéficiaires. Sa toute première bande dessinée, intitulée Neno (« Parole », en kiswahili), a vu le jour ici : « Je me dis, "Qu'est-ce qu'on serait sans le centre culturel Sauti Ya Macho" parce que c'est la maison qui nous a accompagnés dès la phase d'écriture jusqu'à la sortie de la BD. Même le vernissage a eu lieu au centre Sauti Ya Macho. » Direction le Mall de la joie, le plus grand centre commercial de Kolwezi. Il a accueilli l'an dernier la 3e édition du festival international d'art contemporain. Mukendi Mudio, artiste plasticien venu de Lubumbashi, y a pris part. Son crayon à la main, il réalise des portraits en plein air : « Quand je suis arrivé, j'étais anonyme, on ne me connaissait pas. Après l'exposition, j'ai trouvé mon ouverture. J'ai un bureau ici et je sais comment travailler. » La prochaine activité culturelle du centre Sauti Ya Macho est la projection du documentaire intitulé Kolwezi et ses périphéries face à l'urgence des érosions. Elle sera suivie d'un débat.

Couleurs tropicales
Claudy Siar présente les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 48:30


RFI a révélé les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, le public est invité à voter, sa voix comptant comme celle d'un juré, aux côtés d'un jury présidé par MC Solaar. Le temps d'une soirée spéciale, Claudy Siar partage l'antenne avec les finalistes : Def Mama Def (Sénégal), Yewhe Yeton (Bénin), Tyty Meufapart (Congo), Claudio Rabe (Madagascar), Yotsi (RDC), Manu Desroches (Maurice), Joyce Babatunde (Cameroun), Malha (Comores), Sym Sam (Sénégal) et Opa (Bénin). Votez ICI pour votre finaliste préféré(e)  Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Def Mama Def - Kalanakh Joyce Babatunde - Intro (Simone Simone) Malha - Bacari Claudio Rabe - Lera Time Manu Desroches - Viv vré Opa - Che che che Sym Sam - Yobalé Ma Tyty Meufapart - Mbamina Yewhe Yeton - Ve e ve Yotsi - Bomoyi.   Retrouvez notre playlist sur Deezer. 

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] RDC : êtes-vous convaincu par l'action de la Monusco ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 20:00


Le retrait annoncé des 700 soldats sud-africains déployés au sein de la Monusco risque-t-il de fragiliser la mission de maintien de la paix de l'ONU en RDC ? Alors que la crise sécuritaire persiste dans l'Est du pays, quel bilan dressez-vous de l'action des casques bleus ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Invité Afrique
Migrants africains: «Ces personnes rencontrent une violence institutionnelle et psychique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 10:55


Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané.   RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.

Couleurs tropicales
Claudy Siar présente les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 48:30


RFI a révélé les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, le public est invité à voter, sa voix comptant comme celle d'un juré, aux côtés d'un jury présidé par MC Solaar. Le temps d'une soirée spéciale, Claudy Siar partage l'antenne avec les finalistes : Def Mama Def (Sénégal), Yewhe Yeton (Bénin), Tyty Meufapart (Congo), Claudio Rabe (Madagascar), Yotsi (RDC), Manu Desroches (Maurice), Joyce Babatunde (Cameroun), Malha (Comores), Sym Sam (Sénégal) et Opa (Bénin). Votez ICI pour votre finaliste préféré(e)  Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Def Mama Def - Kalanakh Joyce Babatunde - Intro (Simone Simone) Malha - Bacari Claudio Rabe - Lera Time Manu Desroches - Viv vré Opa - Che che che Sym Sam - Yobalé Ma Tyty Meufapart - Mbamina Yewhe Yeton - Ve e ve Yotsi - Bomoyi.   Retrouvez notre playlist sur Deezer. 

Reportage Afrique
«Ces hommes armés créent de l'insécurité»: Qui sont les Wazalendo, envoyés à Fizi, dans l'est de la RDC [3/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:19


Malgré les accords de paix signés et les négociations qui se poursuivent, les combats continuent. Ils opposent les rebelles du M23, appuyés par le Rwanda, à l'armée congolaise soutenue par les milices locales. Pour ce troisième épisode, intéressons-nous à ces miliciens, appelés dans l'est du pays, les Wazalendo, qui combattent aux côtés de l'armée congolaise. À plusieurs occasions, le président Félix Tshisekedi a salué leur bravoure à combattre les rebelles. Mais ces miliciens sont aussi accusés dans plusieurs rapports d'organisations internationales de commettre des exactions contre les populations civiles. À lire aussi«Si les combats se rapprochent, on devra fuir»: vivre sur la ligne de front à Namisha, dans l'Est de la RDC [2/3]

Convidado
Reunião com Félix Tshisekedi em Luanda: "Angola é um mediador nato do conflito da RDC"

Convidado

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 15:36


O chefe de Estado de Angola e Presidente em exercício da União Africana, João Lourenço, esteve reunido nesta segunda-feira em Luanda com o seu homólogo da RDC, Félix Tshisekedi, com o Presidente do Conselho da República do Togo e mediador da União Africana, juntamente com outros mediadores, para evocar o conflito que continua vigente no leste da RDC, apesar da recente assinatura de acordos para pôr fim às hostilidades. Segundo um comunicado da presidência angolana emitido no final do encontro, Luanda foi mandatada para encetar consultas "com todas as partes congolesas interessadas", para a criação de condições e a realização de um diálogo inter-congolês. Os participantes no encontro lançaram um apelo para que os beligerantes declarem um cessar-fogo, “a entrar em vigor na data e hora a serem acordadas”, incitando-os acelerar a aplicação dos Mecanismos de Verificação do Cessar-fogo, acordados em Doha a 14 de Outubro de 2025. Neste comunicado, Luanda refere que os participantes recordam a necessidade de se cumprirem “as decisões tomadas ao abrigo do Acordo de Washington de 4 de Dezembro de 2025" e "as Resoluções do Conselho de Segurança das Nações Unidas sobre a retirada das tropas ruandesas do território congolês e a neutralização das FDLR”. Estes apelos surgem numa altura em que se constata que os acordos assinados pelas partes em conflito não estão a ser seguidos de efeitos, dado que o cessar-fogo tem sido tão repetidamente violado no terreno, que os Estados Unidos ameaçaram aplicar sanções contra quem desrespeita o acordo de paz que mediaram no ano passado. Esta reunião em Luanda que marca o regresso de Angola no processo negocial da RDC quase um ano depois de se afastar da mediação em Março de 2025, na ausência de entendimentos, acontece igualmente numa altura em que Luanda está prestes a deixar a presidência em exercício da União Africana. Nos próximos dias 14 e 15 de Fevereiro, decorre a cimeira de Chefes de Estado e de governo da União Africana durante a qual Angola vai passar o testemunho ao Burundi na liderança rotativa do bloco continental. Em entrevista concedida à RFI, Osvaldo Mboco, professor de Relações Internacionais ligado à Universidade Técnica de Angola, considera que a reunião desta segunda-feira traduz o reconhecimento de que Luanda tem um papel a desempenhar relativamente à RDC. RFI: Como se pode interpretar a reunião que decorreu nesta segunda-feira em Luanda? Osvaldo Mboco: Este encontro enquadra-se nos esforços para a pacificação no leste da República Democrática do Congo, por via de uma iniciativa africana e penso que o Presidente Félix Tshisekedi percebeu que a solução para os problemas no seu país não deve ser encontrada em outras geografias, quer a nível do Catar e quer a nível dos Estados Unidos, porque esses dois mecanismos não produziram efeitos factíveis, não reduziram ao máximo aquilo que são as tensões que se registam no Leste da República Democrática do Congo. O acordo de Washington continua a ser violado ciclicamente. O entendimento de Doha não avança e penso que este recuo por parte do presidente Félix Tshisekedi, por um lado, procura uma solução africana e, por outro lado, também é o reconhecimento pelo Presidente Félix Tshisekedi das acções que foram levadas a cabo por Angola, que esteve muito mais próxima da pacificação do Leste da República Democrática do Congo comparativamente ao cenário actual, e o reconhecimento que Angola é uma peça central para aquilo que pode ser a estabilidade no leste da República Democrática do Congo. Se fizermos um recuo histórico, vamos perceber que Angola, em determinado momento e contexto da história política congolesa, esteve sempre no meio deste processo de pacificação no leste da República Democrática do Congo. Primeiro, pela via daquilo que foi o derrube de Mobutu na RDC, depois pelas estratégias de protecção do Presidente Kabila pai e também pelos processos que Angola foi encabeçando a nível da RDC. Então, eu tenho estado a defender que Angola é um mediador nato do conflito da República Democrática do Congo. Agora, é importante também aqui sublinhar o seguinte: este encontro visa essencialmente um diálogo inter-congolês e esse diálogo inter-congolês procura, na sua essência, congregar quer a sociedade civil, quer os grupos de pressão, quer também as religiões, principalmente a Igreja Católica e os grupos insurgentes que gravitam na RDC. Mesmo também as vozes dissonantes e aqui, de vozes dissonantes, podemos citar o Presidente Joseph Kabila, podem ser chamados para este diálogo. Pode funcionar porque a RDC tem um elemento histórico que foi o diálogo inter-congolês em Sun City, na África do Sul, penso que em 2002-2003, onde também houve uma espécie de diálogo inter-congolês. E aqui a grande questão é observar que se o M23 não participa desse diálogo inter-congolês, que é hoje o grupo beligerante com maior capacidade combativa no terreno, esse diálogo pode não produzir os efeitos factíveis. E daí é que olhamos para a nota de imprensa da República de Angola quanto a este encontro. Eles chamam a atenção sobre a necessidade de se acelerar o mecanismo de Doha do ponto de vista do entendimento entre o M23 e a República Democrática do Congo. Primeiro, é uma pressão a Doha que deve dinamizar aquilo que foi o acordo encontrado entre o governo e o M23. Mas também é uma crítica porque percebe-se que Doha, independentemente de ter aquele encontro que foi muito mediatizado, a fotografia que circulou o mundo, mas não produziu o resultado factível do ponto de vista do entendimento entre o M23 e o governo. Claramente que é importante que as questões estruturais fracturantes possam estar por cima da mesa. Podemos ver que o M23 pode ser extinto pela via política, desde que determinados elementos que eles defendem estejam aí salvaguardados. Do ponto de vista do entendimento, eu acho um pouco difícil, porque hoje o M23 não quer simplesmente ter uma pressão ao fazer política, mas quer também controlar território. E o controlo desses territórios, muitas vezes são territórios ricos em termos de minérios. E aqui começa a abordagem de uma questão de cessão de território da RDC. RFI: E, lá está, relativamente, às pretensões do M23. O que se nota nestes últimos meses, depois da conclusão de diversos acordos, tanto no processo de Doha como também em Washington, é que, de facto, as partes envolvidas não estão confortáveis com os acordos que foram alcançados. Tanto o M23 como o Ruanda, sente-se que querem mais. O que é que eles querem? Osvaldo Mboco: Fica muito difícil trazer isto na análise, porque em muitos casos há elementos que não transpiram para fora. Mas o que nós podemos fazer é aqui algumas conjunções em função daquilo que a nossa observação e também de informações que vamos tentando cruzar. E uma delas é o Ruanda ter acesso a determinados minérios da RDC. Há quem já fale também que o Ruanda pretende alargar o seu território, porque reclama que a Conferência de Berlim (em 1884-1885) amputou território do Ruanda e há uma parte do Ruanda que está na RDC. Pode ser que o Ruanda pretenda reconfigurar esta questão para a estabilidade. E, como deve calcular, o Ruanda é um país pequeno que tem estado a crescer do ponto de vista demográfico também. Logo, há essa pretensão. Os grupos erráticos que surgem, normalmente eles procuram usar o sentimento étnico, mas na verdade são senhores de guerra. São senhores do contrabando, do tráfico, que usam a sua posição para o enriquecimento ilícito de uma determinada elite daquele grupo. E tanto é assim que nós conseguimos observar que os grupos erráticos que residem na RDC, muitos deles digladiam-se entre si na procura e no controlo de terras ou de espaços geográficos onde existem de facto minérios para poderem contrabandear esses minérios. RFI: Voltando à visita de Tshisekedi a Luanda, esta visita também se insere numa digressão que efectuou com o objectivo de obter sanções contra os M23. Julga que as sanções são uma alavanca útil neste processo? Osvaldo Mboco: Claramente que sim. Claramente que sim, porque os beligerantes só continuam com as acções de desestabilização e com a força militar que se encontra, o poder militar que têm no teatro das operações, porque eles continuam -primeiro- a contrabandear minérios e há é alguém que compra esses minérios, por um lado. E nesse contrabando de minérios, eu tenho estado a defender que existem figuras do Estado da RDC que facilitam a saída desses minérios. As sanções também podem ser para os países que têm estado a dar guarida aos M23, porque se aquele material bélico sofisticado chega até ao M23 que tem capacidade de desbaratar uma força regular que é o Exército da República Democrática do Congo, dentro de um quadro da conflitualidade, é porque vem de algum sítio. Tem país de trânsito. Qual é o país de trânsito? E é fundamental que todos os envolventes para a instabilidade no leste da República Democrática do Congo, a comunidade internacional, tenha uma posição muito mais clara, muito mais firme e não a ficar simplesmente do ponto de vista daquilo que são as condenações, mas do ponto de vista das sanções, porque se assim não fizer, a comunidade internacional acaba sendo cúmplice. Porque os próprios Estados Unidos entendem que o Ruanda tem estado a violar o cessar-fogo e a apoiar o M23. A presença de tropas ruandesas em solo da RDC é uma violação à soberania do Estado da RDC. Então como é que não se obriga o Ruanda a retirar os militares que lá estão? RFI: Os Estados Unidos anunciaram recentemente que estavam a ponderar a hipótese de sanções. Julga que este é o passo a seguir por Washington? Osvaldo Mboco: Uma coisa é o discurso político, outra coisa é a acção política. E nós vimos que os Estados Unidos, quando têm interesse, eles agem com a tenacidade que é exigida para o contexto. Se os Estados Unidos só ponderam sanções numa altura em que os Estados Unidos têm a força para impor que o Ruanda cumpra os acordos de paz, porque até o Ruanda não cumpriu os acordos de paz assinados em Washington, fragiliza a imagem dos Estados Unidos enquanto 'Estado gendarme' do sistema internacional, porque os Estados Unidos têm uma responsabilidade acrescida como guardião da paz e da estabilidade mundial. Então, quando um acordo é assinado em seu solo, onde há comprometimento, uma das partes, que é um país periférico como a RDC, Ruanda e grande parte dos países africanos que são países periféricos e a superpotência não consegue impor, isto descredibiliza até a capacidade dos EUA em mediar e negociar determinados assuntos. RFI: Não podemos também esquecer-nos que este encontro em Luanda decorre apenas alguns dias antes da cimeira de Chefes de Estado e de Governo da União Africana. O que é que se pode esperar para a RDC nesta cimeira? Osvaldo Mboco: Eu penso que a questão da paz, estabilidade e segurança no continente africano é um tema que é transversal às várias presidências que vão surgir. Com certeza, a RDC estará em cima da mesa. E podemos aqui perceber que este encontro preliminar, ainda no âmbito da sua Presidência, Angola, talvez percebeu que era fundamental ter dado um passo mais consistente nas vestes de Presidente da União Africana sobre a matéria de paz e estabilidade na República Democrática do Congo. Porque em abono da verdade, a forma como Angola foi tratada aquando da sua saída do processo de mediação foi uma forma que embaraçou a diplomacia angolana. Expôs até certo ponto, o Estado angolano numa posição não confortável. E penso que esses acontecimentos foram determinantes para que Angola entendesse se afastar temporariamente. E também os pronunciamentos do Presidente Kagame que fizeram com que Angola se afastasse temporariamente e reconfigurar-se a sua abordagem. Mas, conforme eu disse inicialmente, Angola é o mediador natural da República Democrática do Congo por vários factores e pelo factor também da aproximação geográfica. Nós partilhamos uma fronteira de 2511 km de extensão. Ou seja, a RDC é extremamente importante para Angola e toda e qualquer alteração securitária e política que decorre na RDC acaba tendo implicações para o Estado angolano devido à fronteira. Logo, Angola tem uma preocupação redobrada daquilo que acontece na República Democrática do Congo. E penso que, observando esses elementos e também a vinda do Presidente Félix Tshisekedi a Luanda no mês passado -foram aproximadamente três vezes- penso que deve ter dado garantias ao Presidente João Lourenço, que estaria disposto em observar e cumprir alguns dos conselhos saídos de Luanda. Porque, o Presidente Félix também é parte da culpa desse clima de deterioração em que se encontra hoje o leste da RDC. Por uma razão muito simples: o M23 no passado já havia aceitado acantonar. Houve um processo de acantonamento em como o M23 havia aceitado, que estava a ser conduzido por Angola, mas que por intransigência do Presidente Félix Tshisekedi, quer pela falta do comprometimento do Presidente Tshisekedi em aceitar que esses indivíduos pudessem ser enquadrados, houvesse processo de acantonamento e, posteriormente, uma abordagem interna para que esses indivíduos pudessem integrar o exército. E não só. Houve por parte do Presidente Tshisekedi uma acção que não foi nesta direcção, porque talvez na altura estava num período eleitoral e não queria, de facto, desagradar a um segmento do eleitorado que é muito anti-M23. E a perda deste processo de acantonamento, que estava acertado nos moldes que estavam convencionados, fez com que o M23 depois conquistasse e alargasse o seu controlo a outras cidades.

Couleurs tropicales
Star du rap ivoirien, Didi B a sorti le 14 novembre 2025, la mixtape Juventus nueva era

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 48:30


Un projet de 10 chansons, suite de son double album Diyilem & Bazarhoff : Genius, sorti en 2025 et synonyme de renaissance et de maturité pour l'artiste. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Accompagné de son invité, le rappeur TKR, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Yasmine Bakayoko. Sa carrière commence en 2009 au sein du groupe Kiff No Beat qui devient le premier groupe de hip-hop africain signé chez Universal Music Africa en 2017. Depuis 2013, il démarre en parallèle une carrière solo qui lui vaut plusieurs récompenses (Primud d'Or 2022, AFRIMA et Kundé). Depuis, il se produit partout en Afrique, aux États-Unis et en Europe. Ambassadeur de la jeunesse ivoirienne, Didi B est Chevalier de l'Ordre du Mérite Sportif Ivoirien, Ambassadeur de la Sécurité Routière pour les Nations unies, Ambassadeur de la lutte contre le paludisme (Fondation RBM – Ministère de la Santé) et Ambassadeur de la campagne «Jeunesse en Action avec l'Europe» pour l'Union européenne. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026.   Didi B - Bon Mood Didi B - Plus jamais pareil Didi B ft Sindika - Juventus TRK - Golden Boy 2 Didi B - Rainté Didi B - Cemago Le titre Good vibe de l'artiste Didi B vient d'être certifié disque d'or au Nigeria. Nous en diffusons l'extrait. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

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Reportage Afrique
«Si les combats se rapprochent, on devra fuir»: vivre sur la ligne de front à Namisha, dans l'Est de la RDC [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:19


Suite de notre série de reportages dans le territoire de Fizi, dans l'Est de la République démocratique du Congo où, malgré les accords de paix signés et les négociations qui se poursuivent, les combats continuent. Ils opposent l'armée congolaise et ses alliés aux rebelles du M23 soutenus par des milices locales et le Rwanda. Des combats qui provoquent de nouvelles fuites de la population et inquiètent les habitants du territoire. Selon le CICR, au moins 300 000 personnes ont fui les violences rien que dans le territoire de Fizi. À lire aussiRDC: à Fizi, l'hôpital débordé face à l'afflux de blessés dus aux combats dans l'Est [1/3]    

Couleurs tropicales
Star du rap ivoirien, Didi B a sorti le 14 novembre 2025, la mixtape Juventus nueva era

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 48:30


Un projet de 10 chansons, suite de son double album Diyilem & Bazarhoff : Genius, sorti en 2025 et synonyme de renaissance et de maturité pour l'artiste. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026. Accompagné de son invité, le rappeur TKR, il répond aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Yasmine Bakayoko. Sa carrière commence en 2009 au sein du groupe Kiff No Beat qui devient le premier groupe de hip-hop africain signé chez Universal Music Africa en 2017. Depuis 2013, il démarre en parallèle une carrière solo qui lui vaut plusieurs récompenses (Primud d'Or 2022, AFRIMA et Kundé). Depuis, il se produit partout en Afrique, aux États-Unis et en Europe. Ambassadeur de la jeunesse ivoirienne, Didi B est Chevalier de l'Ordre du Mérite Sportif Ivoirien, Ambassadeur de la Sécurité Routière pour les Nations unies, Ambassadeur de la lutte contre le paludisme (Fondation RBM – Ministère de la Santé) et Ambassadeur de la campagne «Jeunesse en Action avec l'Europe» pour l'Union européenne. Il sera sur la scène du Zénith, à Paris, le 19 avril 2026.   Didi B - Bon Mood Didi B - Plus jamais pareil Didi B ft Sindika - Juventus TRK - Golden Boy 2 Didi B - Rainté Didi B - Cemago Le titre Good vibe de l'artiste Didi B vient d'être certifié disque d'or au Nigeria. Nous en diffusons l'extrait. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

De vive(s) voix
L'artiste Forbon N'Zakimuena pour son spectacle «Zola… pas comme Emile»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 29:00


À mi-chemin entre le rap et le théâtre, l'artiste Forbon N'Zakimuena nous raconte comment il a dû abandonner son vrai prénom, Zola jugé « pas assez français » par l'administration française lors de sa naturalisation. Forbon N'Zakimuena a reçu le prénom Zola-Forbon soit « Le bien aimant Forbon » en Lingala, l'une des langues parlées en République Démocratique du Congo. Il a grandi en région parisienne avec ce prénom ; un prénom issu de sa famille maternelle et transmis depuis plusieurs générations. À sa naissance, son père oublie d'apposer « Zola » sur l'acte de naissance. Peu importe, on ajoutera ce prénom lors de la naturalisation française. Alors âgé de 13 ans, il se retrouve en 2003 devant le Tribunal de Grande Instance pour tenter de rectifier cet oubli. Sauf que la récupération de son prénom entier lui est refusé : « pas assez français », lui dit-on.  Dans ce one-man show, cet artiste de la parole, relate sans amertume ses rendez-vous avec la préfecture et l'administration françaises. Il raconte les déboires qu'il a rencontrés et l'humiliation subie.    Invité : Forbon N'Zakimuena est musicien, et interprète pluridisciplinaire, né en 1990. Il se définit comme un artiste de la parole. Son spectacle « Zola… pas comme Emile » est en tournée.  Et la chronique Ailleurs nous emmène au Mali. Ibrahima Aya, organisateur et co-directeur de la rentrée littéraire du Mali nous parle de cet évènement qui aura lieu du 10 au 14 février 2026. Le thème retenu cette année est « l'Afrique dans le monde de demain ».  Programmation musicale :  Les artistes Souad Massi et Gaël Faye avec le titre « D'ici, De là-bas ».

De vive(s) voix
L'artiste Forbon N'Zakimuena pour son spectacle «Zola… pas comme Emile»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 29:00


À mi-chemin entre le rap et le théâtre, l'artiste Forbon N'Zakimuena nous raconte comment il a dû abandonner son vrai prénom, Zola jugé « pas assez français » par l'administration française lors de sa naturalisation. Forbon N'Zakimuena a reçu le prénom Zola-Forbon soit « Le bien aimant Forbon » en Lingala, l'une des langues parlées en République Démocratique du Congo. Il a grandi en région parisienne avec ce prénom ; un prénom issu de sa famille maternelle et transmis depuis plusieurs générations. À sa naissance, son père oublie d'apposer « Zola » sur l'acte de naissance. Peu importe, on ajoutera ce prénom lors de la naturalisation française. Alors âgé de 13 ans, il se retrouve en 2003 devant le Tribunal de Grande Instance pour tenter de rectifier cet oubli. Sauf que la récupération de son prénom entier lui est refusé : « pas assez français », lui dit-on.  Dans ce one-man show, cet artiste de la parole, relate sans amertume ses rendez-vous avec la préfecture et l'administration françaises. Il raconte les déboires qu'il a rencontrés et l'humiliation subie.    Invité : Forbon N'Zakimuena est musicien, et interprète pluridisciplinaire, né en 1990. Il se définit comme un artiste de la parole. Son spectacle « Zola… pas comme Emile » est en tournée.  Et la chronique Ailleurs nous emmène au Mali. Ibrahima Aya, organisateur et co-directeur de la rentrée littéraire du Mali nous parle de cet évènement qui aura lieu du 10 au 14 février 2026. Le thème retenu cette année est « l'Afrique dans le monde de demain ».  Programmation musicale :  Les artistes Souad Massi et Gaël Faye avec le titre « D'ici, De là-bas ».

Reportage Afrique
RDC: à Fizi, l'hôpital débordé face à l'afflux de blessés dus aux combats dans l'Est [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 2:18


Malgré les accords de paix signés et des négociations en cours, les combats persistent en RDC. L'armée congolaise et ses alliés affrontent les rebelles du M23, soutenus par des milices locales et le Rwanda. Sur place, le Comité international de la Croix-Rouge lance un avertissement : les violences entraînent une hausse inquiétante du nombre de blessés par armes et dégradent l'accès aux soins de santé. Reportage dans la région de Fizi, où les blessés sont pris en charge malgré les pénuries. À lire aussiEst de la RDC: le gouvernement congolais et l'AFC/M23 précisent l'accord-cadre pour la paix signé à Doha

La marche du monde
Global Lumumba

La marche du monde

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 48:29


Adulé par beaucoup, conspué par certains, le premier Premier ministre de la République du Congo Patrice Lumumba est devenu une référence internationale. La Revue d'Histoire Contemporaine de l'Afrique a consacré son 5ème numéro à Patrice Emery Lumumba afin de comprendre les mécanismes de construction d'une figure politique africaine mondialement connue, notamment en raison de son assassinat, commémoré de Paris à Kinshasa en passant par Pékin ou Accra. (Rediffusion) « Lumumba est un phénomène », écrivent nos deux invitées historiennes Élisabeth Dikizeko et Karine Ramondy, un phénomène global, imprimé dans les mémoires politiques, populaires et culturelles, transmises à ses héritiers, lumumbistes, artistes et militants, dans le monde entier. Les enfants de Patrice Lumumba, dont son fils cadet Roland disparu le 28 janvier 2026, très actif dans les démarches judiciaires visant à faire la lumière sur l'assassinat de son père en 1961, attendent le verdict du procès qui s'est ouvert à Bruxelles. Après des années d'enquête, le parquet fédéral a requis l'ouverture d'un procès pour « détention ou transfert illicite d'un prisonnier de guerre », « privation du droit à un procès équitable » et « traitements inhumains et dégradants. » En Belgique, un seul homme peut encore répondre d'une éventuelle responsabilité pénale, il s'agit de l'homme d'affaires et ancien diplomate Étienne Davignon, 93 ans. À lire : Revue d'histoire contemporaine de l'Afrique : Global Lumumba. Retours sur la construction d'une icône internationale  La vidéo de La Marche du monde «Global Lumumba» est disponible sur la chaîne YouTube de RFI.

ONU Info

La cheffe de la composante de police de la Mission de paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), Mamouma Ouédraogo, qui a été nommée à ce poste en novembre 2025, était cette semaine au siège des Nations Unies à New York.Elle a participé à la Semaine de la police, qui réunit de hauts responsables de la police des Nations Unies issus des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales, et a fait un exposé, jeudi, devant les membres du Conseil de sécurité.Dans un entretien accordé à ONU Info, à la veille de la réunion du Conseil, elle détaille l'appui apporté par la composante de police de la MONUSCO à la police nationale congolaise et explique les mesures prises pour lutter contre les violations des droits humains, et en particulier les violences sexuelles. Entretien réalisé par Jérôme Bernard

Reportage Afrique
RDC: le Lukasa, une tablette traditionnelle pour raconter l'histoire du peuple Baluba

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:21


C'est un outil de transmission du savoir qui nous replonge dans l'histoire de l'Afrique ancienne. Au centre de la République démocratique du Congo, dans la région du Katanga, les Baluba ont inventé le Lukasa, une planchette en bois qui permettait de conserver le savoir ancestral et l'histoire. Reportage au musée de Lubumbashi pour découvrir cet objet traditionnel. De notre correspondante de retour de Lubumbashi, Derrière une vitrine juste à l'entrée de cette salle du musée de Lubumbashi, un objet en bois attire à peine l'attention du visiteur. Jean Maisa est guide au musée. « Cet objet qu'on appelle Lukasa, c'est une planchette utilisée sous forme d'un livre que les Baluba ont fait dans le but de conserver les aspects complexes de leur culture et de leur idéologie. » « Le Lukasa ne se limite pas à cette plaque » La planchette est d'une dimension d'environ 20 sur 13 centimètres. Elle est recouverte de perles. Au centre est taillée une femme entourée de plusieurs symboles sculptés tels qu'une croix, le soleil, une maisonnette ainsi que des lignes et des reliefs. Florent Lukanda Lwa Malale est chercheur et l'un des trois derniers membres de la communauté des Baluba qui savent encore interpréter le Lukasa. « Vous avez le Lukasa comme celui qui est là. On a pris un bois, un sculpteur qui a taillé certaines formes, d'autres sont plaquées. Il utilise par exemple les cauris, les perles, les différentes couleurs. On appelle ça "Lukasa lwa Kabemba", qui signifie l'épervier », explique-t-il. Pour lire et détenir le savoir du Lukasa, seuls les membres de la société secrète appelée les Bambudye y étaient initiés. Leur rôle était de préserver, de transmettre et de sanctifier les principes politiques et historiques du peuple des Baluba. « Le Lukasa ne se limite pas à cette plaque dont toute l'interprétation des signes se trouve là. Il y a aussi l'aspect écriture avec des voyelles et des consonnes. Pour maîtriser le Lukasa et devenir un vrai "Mbudye", il faut au moins sept ans d'initiation. On doit apprendre la politique sur comment gérer, on apprend la morale, la géographie, l'histoire. Et pour désigner un chef parmi les princes, on doit choisir quelqu'un qui maîtrise ce savoir », souligne Florent Lukanda Lwa Malale. Une transmission perdue avec la mort du dernier membre de la société secrète Avec la colonisation, cette pratique a progressivement disparu. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Crispin Ngoy Lenge est le président du groupe Mbudye de Lubumbashi :« On ne fait plus cette initiation du Lukasa. Nous ne sommes plus qu'un groupe folklorique qui permet de perpétuer notre culture à travers le chant et la danse.» Le dernier membre de la société secrète Mbudye est décédé à Lubumbashi en 2005 sans avoir transmis le savoir du Lukasa aux générations actuelles, déclare le chercheur Florent Lukanda wa Malale. À lire aussiRDC: à Lubumbashi, visite sonore du musée familial avec Marcel Yabili

Couleurs tropicales
Les nouveautés musicales de la semaine et spéciale reggae Ivoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 48:30


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales et aux chansons gold. La chronique de James Woka consacrée à l'expérimentation au cœur du zouk. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée au reggae ivoirien avec notre correspondant malien Mory Touré. Playlist du 5 février Tiwa Savage - All over All over est le plus gros tube de la chanteuse nigérienne Tiwa Savage sorti en 2017. Fdy Phenomen - Patate de Mike Fdy Phenomen était notre invité lundi 2 février. À (ré)écouter ICI Sully Sefil -Yé krik Sly Johnson - Na lingi yo Na lingi yo est extrait de Mr Johnson, le prochain album de Sly Johnson dont la sortie est prévue le 27 mars 2026 Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Céline Banza - Fille parfaite Dans sa chronique, James Woka décrypte le zouk du groupe mythique Kassav'. James Woka en vidéos sur Instagram Spéciale reggae ivoirien Tom D Genèse - Si j'avais le pouvoir Black Mojah - Africa Ras Kalif - Kôrôtô Naftaly - Gouvernants riches Fadal Dey - Qui est derrière tout ça Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Libye : à qui profite l'assassinat du fils de Kadhafi ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un accord économique entre Kinshasa et Abou Dhabi, l'attente d'un remaniement ministériel au Cameroun et les conséquences d'une potentielle inéligibilité de Marine Le Pen sur le parti du RN. Libye : à qui profite l'assassinat du fils de Kadhafi ?   Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, a été tué par un commando de quatre hommes non identifiés à son domicile, dans la ville de Zentan, au nord-ouest de la Libye. Assassinat politique, règlement de comptes ou crime crapuleux, qui se cache derrière sa mort ? Cet assassinat marque-t-il la fin du Kadhafisme ?   Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI.       RDC : un accord économique avec Abou Dhabi qui change la donne ?    Après deux années de négociations, un accord économique global a été signé à Abou Dhabi entre les ministres du Commerce extérieur des Émirats arabes unis et de la RDC, en présence des présidents Félix Tshisekedi et Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Pourquoi Kinshasa qualifie cet accord d'« historique » ? Peut-on vraiment parler d'un partenariat gagnant-gagnant ? Avec Jean-Pierre Okenda, directeur de l'ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles.       Cameroun : à quand un nouveau gouvernement ?   Lors de son discours du nouvel an, le président Paul Biya avait évoqué la formation d'un « nouveau gouvernement » à venir dans les « prochains jours ».  En 43 ans de pouvoir, c'était la première fois qu'il annonçait publiquement un remaniement ministériel. Plus d'un mois après, pourquoi la nouvelle équipe gouvernementale n'a toujours pas été communiquée ? Qu'est-ce qui bloque ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela.      France : Marine Le Pen peut-elle encore viser la présidentielle de 2027 ?   Dans le procès en appel de Marine Le Pen pour l'affaire des assistants parlementaires du Front national, le parquet de Paris a requis quatre ans de prison et cinq ans d'inéligibilité sans exécution provisoire. Le verdict des juges ne sera pas connu avant plusieurs mois. Le Rassemblement national est-il préparé à l'éventualité de son inéligibilité ? Si ce scénario se concrétise, Jordan Bardella, le président du parti, sera-t-il de facto le candidat du RN pour la présidentielle 2027 ? Avec Erwan Lecœur, sociologue et politologue, spécialiste de l'extrême droite.

Invité Afrique
Minerais critiques en Afrique: «L'objectif est de devenir un continent où il y a des mines et des raffineries»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 7:12


Depuis ce mercredi 4 février 2026, une quarantaine de délégations africaines sont à Washington, aux États-Unis, pour un sommet sur les minerais critiques. Une réunion à laquelle doit notamment assister la RDC en présence du président Félix Tshisekedi. D'autres délégations venant de Guinée et du Kenya, entre autres, sont également attendues pour ce sommet. L'Afrique regorge de richesses dont dépend l'avenir de la transition énergétique. Fini le pétrole, on parle désormais de coltan, de gallium, de cobalt et bien d'autres minerais stratégiques désormais au centre de la compétition mondiale. Ce matin, notre grand invité Afrique est Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : En 2018 vous sortiez le livre-enquête La guerre des métaux rares (éd. Les liens qui libèrent). À l'époque, ce qu'on appelle désormais les terres rares et minerais critiques n'étaient pas du tout connus du grand public. Désormais, ils sont dans toutes les bouches. Peut-on dire que la guerre que vous annonciez a commencé ? Guillaume Pitron : Elle avait déjà commencé en 2018 et elle ne fait que s'intensifier. Parce qu'on a toujours davantage besoin de ces métaux critiques. Des métaux appelés critiques car il y a des risques de rupture d'approvisionnement compte tenu de leur production tenue par seulement quelques pays, dont la Chine. Leur consommation a explosé ces dernières années car ces matériaux sont nécessaires pour fabriquer des moteurs, des voitures électriques, des turbines d'éoliennes, mais également pour l'électronique, pour le secteur de la défense. Et puis, les pays occidentaux n'ont pas beaucoup agi ces huit dernières années pour diversifier leurs approvisionnements. Or, la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump a forcé la Chine à sortir sa carte maîtresse : cesser ses exportations de terres rares. Cela crée une énorme inquiétude dans le monde occidental, parce qu'on n'a pas de plan B pour faire tourner nos économies. Vous diriez que les pays africains en tirent profit autant sur le plan économique qu'énergétique ? À mon avis, ils n'en tirent pas assez profit. D'abord parce qu'un gisement n'est pas une mine. Dire qu'on a un gisement de terres rares ou de lithium ou de cobalt ne veut pas dire qu'on l'a exploité. Or, exploiter un gisement et ouvrir une mine, ça met du temps. Deuxièmement, une fois que l'exploitation commence se pose la question de la juste répartition des bénéfices. Qui va travailler dans la mine ? Des Chinois ou des Africains ? Qui va raffiner le minerai ? Et où ? A priori, le minerai sera transporté en Chine pour être raffiné sur place et sa valeur ajoutée sera donc transférée à la Chine. Comment se passe la répartition des gains entre les Africains et les Chinois après que le minerai a été extrait et éventuellement raffiné ? Donc l'objectif pour l'Afrique demain, c'est de faire ce qu'a fait la Chine : devenir un continent où se trouvent des mines accompagnées de raffineries, d'usines de transformation et de fabrication de composants et de batteries. L'Amérique de Donald Trump est en pleine offensive sur le continent, c'est le moins qu'on puisse dire. Washington reçoit en ce moment même plusieurs délégations africaines. Peut-on parler d'un nouveau rapport de forces autour des richesses africaines, ou alors est-ce business as usual ? Je dirais que c'est business as usual. Et, pardon de le dire, c'est une forme de néocolonisation mais cette fois-ci repeinte à la sauce verte. L'avantage de l'Afrique, c'est qu'elle a pour elle une histoire qu'elle ne veut pas répéter. Et elle a aussi pour elle une ribambelle de pays acheteurs de ces matériaux comme la Chine, les Européens, les Américains pour ne citer qu'eux . Des pays clients qu'ils vont pouvoir mettre en concurrence. Donc l'Afrique a entre ses mains certaines cartes à son avantage pour pouvoir choisir ses partenaires qui, en échange de ses minerais, lui fourniront le plus de savoir-faire et le plus de technologie au meilleur prix. « Eviter les erreurs du passé, un néocolonialisme vert »… Pensez-vous qu'il y a encore un risque que l'Afrique rate le train de la transition énergétique en subissant les pressions des puissances extérieures ? Mais c'est tout à fait possible et c'est même plausible et probable. Et j'en veux pour exemple le cas de la RDC. Aujourd'hui, la RDC est un scandale géologique, c'est un pays qui concentre énormément de ressources sous la forme de gisements et qui notamment exploite un métal phare de la transition énergétique : le cobalt. Il n'y a pas de voiture électrique sans cobalt, il n'y a pas de téléphone portable sans cobalt. La RDC concentre les deux tiers des ressources mondiales de cobalt. Ce cobalt aujourd'hui est produit par la RDC mais n'est pas transformé sur place. Il est, pour 80 % de ce cobalt, sorti de la RDC et raffiné en Chine. Toute la valeur ajoutée du minerai sort du pays. Donc aujourd'hui, concrètement, vous avez une situation d'une considérable iniquité dans laquelle la RDC se fait, pardon de le dire, complètement plumer par la Chine, car Kinshasa n'a pas été capable de faire valoir ses intérêts face à la Chine. C'est une situation concrète qui montre que le néocolonialisme se répète avec d'autres matières premières, avec d'autres pays aux pratiques néocoloniales. Et c'est précisément cette situation congolaise autour du cobalt qu'il ne faut surtout pas répéter en Guinée, au Congo, en Algérie, en Afrique du Sud, etc. pour peu que l'Afrique veuille réellement devenir un grand continent, profitant de tous les effets potentiellement bénéfiques de la transition énergétique. À lire aussiÉtats-Unis: plusieurs délégations africaines à Washington pour un sommet sur les minerais critiques À lire aussiRDC-Rwanda: comment Washington veut rattraper la Chine sur les minerais stratégiques et Kinshasa en tirer profit

Revue de presse Afrique
À la Une: les États-Unis entrouvrent la porte aux produits africains

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 4:19


« L'Afrique reste dans le jeu commercial américain », s'exclame le site L'Economiste maghrébin. « Petit ouf de soulagement en Afrique. L'AGOA a été reconduit pour une période d'un an, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre de cette année. » Le mois dernier, rappelle Le Monde Afrique, « la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an. L'AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les Etats-Unis et les pays africains. Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton. Il permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane, s'ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…). Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l'accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l'habillement à l'igname en passant par les voitures. » Contrer les Chinois… Alors pourquoi avoir réactivé l'AGOA ? Le Pays au Burkina a sa petite idée : « Donald Trump avait fait de la réactivation de cet accord un moyen de chantage, notamment sur les pays africains, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale qu'il a déclarée dès son retour au Bureau ovale. Sauf que cette stratégie hégémonique ne s'est pas révélée très payante. Puisque les pays concernés, loin de se plier aux desiderata de l'Oncle Sam, se sont plutôt montrés pragmatiques, (…) en traitant avec d'autres puissances telles que la Chine, la Russie, le Japon, l'Arabie Saoudite, ou encore le Qatar. Le président milliardaire (…) ne pouvait donc pas se permettre de se passer indéfiniment d'une trentaine de pays, donc d'une trentaine de marchés, et encore moins prendre l'énorme risque de laisser son adversaire le plus redoutable qu'est la Chine, contrôler seul ce vaste terrain d'opportunités. » Peu de pays concernés et beaucoup de contreparties… « L'Afrique a-t-elle vraiment de quoi se réjouir ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « En 2024, l'Afrique a exporté pour plus de 8 milliards de dollars de marchandises vers les Etats-Unis. Mais ces flux restent concentrés sur un nombre restreint de pays. L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et le Lesotho figurent parmi les principaux bénéficiaires de l'accord. Pour ces pays, les retombées économiques ne sont donc pas négligeables. Mais, relève Ledjely, à l'échelle de l'ensemble du continent, elles demeurent marginales. Cette réalité s'explique en grande partie par la faiblesse structurelle de l'industrialisation africaine, qui limite la capacité de nombreux Etats à tirer profit d'un accès préférentiel aux marchés extérieurs. En ce sens, l'AGOA apparaît davantage comme un levier ponctuel que comme un véritable moteur de transformation économique. A cela, pointe encore Ledjely, s'ajoutent des conditions politiques et stratégiques qui suscitent de sérieuses interrogations. Selon plusieurs sources, la réactivation de l'accord serait notamment liée à la volonté de Washington de voir certains pays africains accueillir des migrants que les Etats-Unis ne souhaitent plus garder sur leur sol, une question particulièrement chère à Donald Trump. La question aurait été explicitement soumise au Ghana. » Enfin, pour l'économiste béninois Khalid Igué, interrogé par Le Point Afrique, « renouveler l'accord pour une seule année le rend précaire, mais c'est mieux que rien. Cette période peut servir de transition, durant laquelle nous, pays africains, devons montrer aux États-Unis tout l'intérêt qu'ils auraient à rendre l'accord durable. Nous ne pouvons pas nous passer du marché américain, souligne-t-il. Mais eux non plus ne peuvent se passer de l'Afrique et de ses ressources. » RDC : l'AFC/M23 revendique l'attaque de l'aéroport de Kisangani À la Une également, l'attaque de drone le week-end dernier sur l'aéroport de Kisangani dans l'est de la RDC… C'était bien l'AFC/M23. Le groupe rebelle a revendiqué l'attaque. « L'AFC/M23 affirme avoir détruit le centre de commandement des drones militaires. De fait, relève Jeune Afrique, la zone militaire de l'aéroport de Kisangani abrite des drones chinois et turcs utilisés par les Forces armées congolaises. De son côté, le gouvernement local de la province de la Tshopo affirme que les drones ont été neutralisés avant d'atteindre leur cible. » En tout cas, cette incursion en territoire congolais, à 700 km de Bukavu, contrôlée par les rebelles, montre que « l'AFC/M23 intensifie la bataille de l'air », pointe le site panafricain. « Le groupe armé veut démontrer qu'il a la capacité de se projeter bien au-delà de la zone qu'il contrôle. »

Couleurs tropicales
Les nouveautés musicales de la semaine et spéciale reggae Ivoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 48:30


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales et aux chansons gold. La chronique de James Woka consacrée à l'expérimentation au cœur du zouk. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée au reggae ivoirien avec notre correspondant malien Mory Touré. Playlist du 5 février Tiwa Savage - All over All over est le plus gros tube de la chanteuse nigérienne Tiwa Savage sorti en 2017. Fdy Phenomen - Patate de Mike Fdy Phenomen était notre invité lundi 2 février. À (ré)écouter ICI Sully Sefil -Yé krik Sly Johnson - Na lingi yo Na lingi yo est extrait de Mr Johnson, le prochain album de Sly Johnson dont la sortie est prévue le 27 mars 2026 Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Céline Banza - Fille parfaite Dans sa chronique, James Woka décrypte le zouk du groupe mythique Kassav'. James Woka en vidéos sur Instagram Spéciale reggae ivoirien Tom D Genèse - Si j'avais le pouvoir Black Mojah - Africa Ras Kalif - Kôrôtô Naftaly - Gouvernants riches Fadal Dey - Qui est derrière tout ça Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Oh My Goal - France
Yannick Bolasie : le crack du football africain me dévoile tous ses secrets

Oh My Goal - France

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 48:08


Yannick Bolasie : le crack du football africain me dévoile tous ses secrets Dans ce nouvel épisode exclusif de Colinterview, Yannick Bolasie nous dévoile les secrets de sa carrière impressionnante. Parti de rien, avec une famille en difficulté, il est devenu une véritable légende du football en République Démocratique du Congo. De ses débuts dans les rues de Londres à sa carrière professionnelle en Premier League, il nous raconte comment les réseaux sociaux ont joué un rôle décisif dans son ascension. Un parcours incroyable qu'il partage pour la première fois en français, dans une interview pleine de révélations.Ne manquez pas cette rencontre captivante où Yannick Bolasie parle ouvertement de son avenir, y compris de son rêve de participer à la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis. C'est la toute première interview en français de ce joueur emblématique, et un épisode que vous ne pouvez pas manquer!Abonnez-vous à Colinterview pour ne rien rater de ses prochains secrets et moments forts.00:34 : Yannick Bolasie dans Colinterview01:10 : Son actualité au Brésil02:35 : Un retour en sélection avec la RDC ?06:10 : La raison de son choix de la RDC12:10 : Son enfance difficile17:10 : Le rap et le quartier21:12 : L'anecdote du burger22:50 : L'essai à Malte26:40 : La vidéo Youtube qui a changé sa vie30:00 : Les débuts pro en Angleterre38:30 : La signature à Crystal Palace44:50 : La découverte de la Premier League48:30 : Le dribble plutôt que le but53:00 : Le nouveau contrat à Palace57:10 : L'argent et la vie à Londres1:00:00 : Le duo avec Wilfried Zaha1:03:30 : L'histoire du Bolasie flick contre Tottenham1:10:26 : Le triplé en 11 minutes1:11:50 : L'humiliation de Lovren1:14:30 : Everton avec Lukaku1:16:00 : Le refus de Manchester United1:18:45 : Le panenka de Brahim Diaz à la CAN1:21:30 : L'attitude de Sadio Mané1:23:00 : La blessure à son prime#YannickBolasie #Bolasie #Bolasieflick #Skills #Dribbles #CrystalPalace #Everton #Burger #Aston Villa #CAN #CAN2025 #Brahim #Mané #Congo#RDCongo #RDC #Bristol City #PremierLeague #PL#Bresil #Brazil #Letsbora#Chapecoense#Eriksen#Lovren#Soldado#Tottenham#VamosChape#Cruzeiro#Floriana #Malte#Plymouth #Youtube#Street #Rap #Lyon #Angleterre#England #Anderlecht#Sporting#Portugal #Swansea#Zaha#Lukaku#Rooney #Bruno#Magician#Magic #Instinct#Tricks #WC2026 #WorldCup #Coupedumonde #FIFAWC2026

Afrique Économie
Moins de prêts, projets resserrés: les investissements chinois en Afrique évoluent

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:30


Sur cette dernière décennie, d'après une étude de l'Observatoire de la finance du développement, Pékin a perçu plus d'argent du continent africain qu'il n'en a fourni. Les crédits accordés il y a une dizaine d'années arrivent à échéance, ainsi, la Chine est passée du statut de source de financement pour l'Afrique à celui de créancier. En parallèle, elle continue d'investir sur le continent, mais redessine profondément sa relation financière avec ses partenaires africains. En 2024, la Chine a accordé un peu plus de 2 milliards de dollars de prêts à l'Afrique, loin du pic de près de 30 milliards en 2016. Un changement drastique qui ne traduit pas un désengagement de Pékin à l'égard du continent, mais plutôt une évolution de la relation Chine-Afrique. Pour Philippe Aguignier, chercheur à l'Institut Montaigne et enseignant sur l'économie chinoise à l'Inalco, « la Chine a appris de ses expériences passées. Dans les années 2010, c'est peut-être allé trop vite, il n'y avait pas suffisamment d'examen critique de la qualité des projets ». Aujourd'hui, estime-t-il, « il y a un examen beaucoup plus rigoureux et sélectif des projets financés. » « Certains fondamentaux n'ont pas changé » On constate moins d'investissements dans des mégaprojets d'infrastructures, mais plutôt un resserrement vers des projets plus ciblés, dans le transport ou l'énergie. Pékin est aussi plus regardant sur les pays auxquels les crédits sont accordés. « Les vannes étaient ouvertes à partir des années 2010 jusqu'à la fin de la décennie. Mais avec le Covid, beaucoup de pays africains ont rencontré un ralentissement économique et ainsi des difficultés à rembourser. La Chine fait donc beaucoup moins de nouveaux crédits. » Ainsi, en 2024, d'après le Boston University Global Development Policy Center, seuls cinq États africains (Angola, RDC, Égypte, Kenya et Sénégal) ont obtenu des prêts de Pékin. Malgré cette évolution, « il y a certains fondamentaux qui n'ont pas changé », estime Philippe Aguignier. « La Chine finance principalement des projets qui intéressent la Chine : dans le domaine des ressources naturelles en particulier, mais également des projets d'infrastructures pour exporter les matières premières. » À lire aussiLa Chine continue l'accélération historique de ses exportations vers l'Afrique  Une perception qui évolue Le partenariat Chine-Afrique évolue, tout comme sa perception par les gouvernements africains. Pour Magaye Gaye, économiste et ancien cadre de la Banque ouest-africaine de développement, « l'enthousiasme des années 2010 a laissé place à une lucidité croissante ». D'après lui, « les populations voient les infrastructures, mais constatent aussi le faible impact sur l'emploi industriel, la transformation locale et la montée en compétence ». Cette évolution du partenariat serait aussi « renforcée par l'arrivée de nouvelles générations politiques africaines, souvent plus jeunes et souverainistes ». Pour l'économiste, « le sentiment dominant n'est pas celui d'un rejet de la Chine, mais plutôt d'une exigence accrue de transparence, de retombées locales et de partenariats plus équilibrés ». En parallèle de cette reconfiguration de la relation Chine-Afrique, les pays africains diversifient leurs partenariats. « De plus en plus d'industriels se tournent vers des pays comme la Turquie, les Émirats arabes unis ou le Maroc », explique Magaye Gaye. À écouter dans La Chronique transportsLa Chine poursuit sa tournée en Afrique, centrée sur l'infrastructure et les partenariats stratégiques L'Afrique, pilier de la politique étrangère chinoise De son côté en revanche, Pékin continue de revendiquer une activité florissante sur le continent. Pour Selma Mihoubi, docteure en géopolitique de Sorbonne Université et spécialiste de l'influence informationnelle de la Chine en Afrique francophone, ces investissements sont même mis en avant dans les médias internationaux contrôlés par les autorités. « Si une entreprise chinoise construit une route au Sénégal ou au Niger, les reportages sur cette entreprise seront présentés comme une action d'aide au développement », mais à l'inverse, poursuit-elle, « il y a très peu de contenus dans les médias chinois qui traitent de l'exploitation de ressources minières sur le continent par des entreprises chinoises. C'est une manière de véhiculer des représentations favorables à la puissance chinoise ». Les médias chinois internationaux, comme la télévision CGTN, sont également utilisés pour contrer le narratif du « piège de la dette africaine », selon lequel certains pays africains seraient en difficulté après des prêts accordés par la Chine. Selon Selma Mihoubi, « il y a souvent du faux fact-checking, des articles qui expliquent qu'en réalité, les pays africains sont plus endettés à l'égard de leurs partenaires occidentaux que de la Chine ». Avec l'évolution de ses investissements sur le continent, Pékin entend toujours faire de l'Afrique un pilier durable de sa politique étrangère, alors que cette année marque les 70 ans de la relation entre la Chine et l'Afrique. À écouter dans Le livre international«Pour la Chine, l'Afrique est un grand laboratoire» 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : l'affaire Doudou Wade, une judiciarisation de la parole critique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un scrutin tibétain surveillé par la Chine et la volonté américaine d'une transition au Venezuela. Sénégal : l'affaire Doudou Wade, une judiciarisation de la parole critique ?   Doudou Wade, une figure du Parti démocratique sénégalais, a été convoqué et entendu ce lundi (2 février 2026) par la police. Pendant neuf heures, il a dû s'expliquer sur les propos qu'il a tenus lors d'une émission télévisée diffusée la semaine dernière. En analysant des épisodes historiques, il avait alors affirmé que certaines républiques avaient été « sauvées » par des coups d'État ou par l'intervention de l'armée. Pourquoi ces propos font-ils autant polémique ? L'ancien député risque-t-il d'être poursuivi par la justice ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Tibet : pourquoi Pékin cherche à décrédibiliser le vote de la diaspora ?    Les Tibétains du monde entier sont appelés à renouveler leur Parlement et à désigner le chef de leur gouvernement en exil, basé en Inde. Pourquoi la Chine considère-t-elle cette élection comme « une farce » alors qu'elle se déroule à l'étranger ? Ce scrutin est-il avant tout symbolique ou a-t-il une véritable portée politique ? Les autorités chinoises craignent-elles que ce vote donne plus de poids politique aux Tibétains en exil ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       Venezuela : la transition voulue par Trump, une utopie ou une réalité imminente ?   Un mois après l'enlèvement du président Nicolas Maduro, la nouvelle cheffe de mission diplomatique des États-Unis au Venezuela, Laura Dogu, a évoqué lors de sa première rencontre avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, la nécessité d'une « transition » dans le pays. Quel est concrètement le projet de l'administration Trump ? Que faut-il comprendre par « transition » ? Quel avenir judiciaire pour l'ex-président détenu dans une prison de Brooklyn ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.

ONU Info

La MONUSCO salue l'annonce du Qatar sur le déploiement d'une première équipe chargée de surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23, dans le cadre de l'initiative de paix de Doha.« Il s'agit d'un signal positif », affirme la porte-parole de la Mission, Ndeye Khady Lo, dans un entretien à ONU Info, estimant que cette avancée contribue à rendre « l'architecture du cessez-le-feu plus concrète et opérationnelle ».Cette initiative intervient dans un contexte de violences persistantes dans l'est de la RDC, marqué notamment par la prise de Goma en janvier 2025, puis de Bukavu en février, par l'AFC/M23, ainsi que par de récents développements à Uvira, au Sud-Kivu.La porte-parole revient sur la résolution du Conseil de sécurité adoptée en août 2025, qui autorise la MONUSCO à appuyer un cessez-le-feu permanent via un mécanisme conjoint de suivi.Une première équipe doit ainsi être déployée à Uvira, au Sud-Kivu. La Mission précise toutefois qu'il ne s'agit pas d'un retour durable dans cette province, qu'elle a quittée en juin 2024, mais d'un appui limité au cadre strict du mécanisme de surveillance.(Interview : Ndeye Khady Lo, porte-parole de la MONUSCO ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] RDC : comment garantir la réussite du dialogue national ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 20:00


En RDC, le président Félix Tshisekedi pose ses conditions à la tenue d'un dialogue intercongolais. Le processus devra se tenir sur le territoire national sans remettre en cause les institutions issues du suffrage universel et pas question de discuter avec ceux qui ont été condamnés par la justice. Comprenez-vous les lignes rouges fixées par le chef de l'État ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une : insécurité constante et brouillard diplomatique dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:08


L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »

Le Conseil Santé
Quelles sont les difficultés propres à la prise en charge du diabète en situation de crise ?

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 1:50


D'après l'OMS, on dénombrerait plus de 24 millions d'adultes atteint de diabète, pour la région Afrique. Près de la moitié d'entre eux l'ignorent, et faute de diagnostic, ces personnes qui vivent avec un excès de sucre dans le sang (une hyperglycémie chronique) sont exposées aux complications du diabète. Avec : Dr Albert Kalehezo, Médecin Fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l'est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD).     Retrouvez l'émission dans son intégralité iciDiabète : comment le soigner en zone de crise ?

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une attaque russe contre l'OTAN d'ici 2028, l'attaque de l'aéroport de Niamey et la reconnaissance rwandaise de collaborer avec l'AFC/M23.  Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ?   En Italie, la présence annoncée d'une division de l'ICE, la police américaine de l'immigration, aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina suscite une vive polémique. Accusée d'être responsable de la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis, l'ICE est plus que jamais contestée par ses méthodes.  Quel sera le rôle de ces agents fédéraux sur le sol italien ? Les autorités italiennes ont-elles eu leur mot à dire ? Avec Anne Le Nir, correspondante de RFI à Rome.       OTAN : une attaque russe d'ici à 2028, un scénario crédible ?   Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, le lieutenant-général Gerald Funke, chef d'état-major de l'armée allemande, affirme que la Russie pourrait attaquer l'OTAN d'ici à 2028. Selon son hypothèse, il s'agirait d'une guerre hybride avec notamment des cyberattaques capables de paralyser les transports ou la santé, des sabotages et des attaques ciblées. Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour envisager un tel scénario ? Les pays concernés prennent-ils des mesures pour prévenir ce risque ?   Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.       Niger : pourquoi la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ?   Quelques heures après l'attaque survenue à l'aéroport international de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi, le général Abdourahamane Tiani a accusé les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d'être « les sponsors » des assaillants, sans évoquer leur identité. Vendredi, l'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Sur quels éléments factuels s'appuie le chef de la junte du Niger pour accuser la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ?   Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de l'ouvrage « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous? » (Impact éditions).      Rwanda : pourquoi admettre sa collaboration avec l'AFC/M23 maintenant ?   Pour la première fois, Kigali a reconnu son engagement aux côtés des rebelles de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC. L'ambassadrice rwandaise aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a évoqué « une coordination sécuritaire » alors que jusqu'à présent, le Rwanda avait toujours nié son implication dans la guerre malgré les différents rapports des experts de l'ONU et la demande de plusieurs pays comme les États-Unis, la Belgique et la France de retirer ses troupes. Comment expliquer un tel aveu maintenant ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.

Priorité santé
Diabète : comment le soigner en zone de crise ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 48:29


D'après l'OMS, on dénombrerait plus de 24 millions d'adultes atteints de diabète, pour la région Afrique. Près de la moitié d'entre eux l'ignorent, et faute de diagnostic, ces personnes qui vivent avec un excès de sucre dans le sang (une hyperglycémie chronique) sont exposées aux complications du diabète : atteintes cardiovasculaires, rénales, oculaires ou nerveuses. En République Démocratique du Congo, ce sont entre 7 et 10% de la population qui seraient concernés par le diabète de type 2, soit près de 3 millions de personnes au total. Au-delà du nécessaire dépistage des populations, se pose également la question cruciale de l'accès au traitement, et en particulier à l'insuline. Un diabète équilibré repose également sur l'information et l‘éducation thérapeutique des patients. Aujourd'hui, dans certaines régions congolaises, l'insécurité complique l'accès aux traitements et la question de l'accès matériel et financier à l'insuline se pose de manière critique. Un médecin du Sud-Kivu, alerte sur cette situation et nous le recevons dans Priorité Santé.  Le diabète constitue en 2026 un problème de santé publique à l'échelle planétaire. D'après l'OMS, la région Afrique compte plus de 24 millions d'adultes atteints de diabète. Et, près de la moitié d'entre eux l'ignorent, faute de diagnostic. En RDC, entre 7 et 10% de la population seraient concernés par cette maladie chronique, cela représente près de 3 millions de Congolais.  Une prise en charge plurielle  Le diabète peut entraîner de multiples complications si le taux de glucose n'est pas équilibré par un accompagnement : l'éducation thérapeutique du patient va permettre de dispenser des conseils en matière d'alimentation et d'insister sur l'importance de l'activité physique et d'un traitement si besoin.  Soigner une maladie métabolique au long cours, soit acquise dès la naissance comme le diabète de type 1, ou qui a pu se développer à l'âge adulte comme le diabète de type 2, implique des obstacles très différents en fonction de notre environnement, de nos moyens, des infrastructures sanitaires et dans certains cas, tout simplement, de notre sécurité.  Témoignage d'un spécialiste de Bukavu  Nous donnons la parole au Dr Albert Kalehezo, fondateur du Centre de diabétologie du Kivu, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1. Le témoignage de ce spécialiste du diabète qui exerce dans cette ville de la République Démocratique du Congo passée, il y a près d'un an, sous le contrôle de l'AFC M 23, nous permet de comprendre très concrètement comment ce contexte d'insécurité globale (physique, mentale, sanitaire et financière) va directement fragiliser les populations, et davantage compliquer la prise en charge des patients.  Avec : Dr Albert Kalehezo, médecin fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l'est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD) Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur général de l'ONG Santé Diabète, à Bamako au Mali.   ► En fin d'émission, nous faisons le point sur une nouvelle piste thérapeutique dans la prévention du choc anaphylactique, complication de l'allergie qui peut constituer une urgence médicale absolue. Des chercheurs de l'Inserm à Toulouse et de l'Institut Pasteur à Paris sont sur la piste d'un vaccin pouvant protéger, de manière durable, les personnes allergiques contre l'anaphylaxie. Interview du Dr Laurent Reber, directeur de recherche à l'Inserm.  Programmation musicale : ► Ampire Joven's – Kabumbu ► Dowdelin – Do you.

Priorité santé
Diabète : comment le soigner en zone de crise ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 48:29


D'après l'OMS, on dénombrerait plus de 24 millions d'adultes atteints de diabète, pour la région Afrique. Près de la moitié d'entre eux l'ignorent, et faute de diagnostic, ces personnes qui vivent avec un excès de sucre dans le sang (une hyperglycémie chronique) sont exposées aux complications du diabète : atteintes cardiovasculaires, rénales, oculaires ou nerveuses. En République Démocratique du Congo, ce sont entre 7 et 10% de la population qui seraient concernés par le diabète de type 2, soit près de 3 millions de personnes au total. Au-delà du nécessaire dépistage des populations, se pose également la question cruciale de l'accès au traitement, et en particulier à l'insuline. Un diabète équilibré repose également sur l'information et l‘éducation thérapeutique des patients. Aujourd'hui, dans certaines régions congolaises, l'insécurité complique l'accès aux traitements et la question de l'accès matériel et financier à l'insuline se pose de manière critique. Un médecin du Sud-Kivu, alerte sur cette situation et nous le recevons dans Priorité Santé.  Le diabète constitue en 2026 un problème de santé publique à l'échelle planétaire. D'après l'OMS, la région Afrique compte plus de 24 millions d'adultes atteints de diabète. Et, près de la moitié d'entre eux l'ignorent, faute de diagnostic. En RDC, entre 7 et 10% de la population seraient concernés par cette maladie chronique, cela représente près de 3 millions de Congolais.  Une prise en charge plurielle  Le diabète peut entraîner de multiples complications si le taux de glucose n'est pas équilibré par un accompagnement : l'éducation thérapeutique du patient va permettre de dispenser des conseils en matière d'alimentation et d'insister sur l'importance de l'activité physique et d'un traitement si besoin.  Soigner une maladie métabolique au long cours, soit acquise dès la naissance comme le diabète de type 1, ou qui a pu se développer à l'âge adulte comme le diabète de type 2, implique des obstacles très différents en fonction de notre environnement, de nos moyens, des infrastructures sanitaires et dans certains cas, tout simplement, de notre sécurité.  Témoignage d'un spécialiste de Bukavu  Nous donnons la parole au Dr Albert Kalehezo, fondateur du Centre de diabétologie du Kivu, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1. Le témoignage de ce spécialiste du diabète qui exerce dans cette ville de la République Démocratique du Congo passée, il y a près d'un an, sous le contrôle de l'AFC M 23, nous permet de comprendre très concrètement comment ce contexte d'insécurité globale (physique, mentale, sanitaire et financière) va directement fragiliser les populations, et davantage compliquer la prise en charge des patients.  Avec : Dr Albert Kalehezo, médecin fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l'accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l'est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD) Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur général de l'ONG Santé Diabète, à Bamako au Mali.   ► En fin d'émission, nous faisons le point sur une nouvelle piste thérapeutique dans la prévention du choc anaphylactique, complication de l'allergie qui peut constituer une urgence médicale absolue. Des chercheurs de l'Inserm à Toulouse et de l'Institut Pasteur à Paris sont sur la piste d'un vaccin pouvant protéger, de manière durable, les personnes allergiques contre l'anaphylaxie. Interview du Dr Laurent Reber, directeur de recherche à l'Inserm.  Programmation musicale : ► Ampire Joven's – Kabumbu ► Dowdelin – Do you.

Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi affirme son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 4:36


Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale.   Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »

Eco d'ici Eco d'ailleurs
La FED défie Trump, l'indépendance des banques centrales en danger ?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 68:54


Ce sont des tensions inédites entre le pouvoir politique américain et la Réserve fédérale (Fed), au moment où Donald Trump multiplie les attaques publiques contre son président, Jerome Powell. Accusé de ne pas baisser les taux d'intérêt assez rapidement, le patron de la Fed est au cœur d'un bras de fer qui dépasse la simple controverse conjoncturelle et pose une question fondamentale : l'indépendance des banques centrales est-elle en train de vaciller ?

Couleurs tropicales
Spéciale consacrée à la nouvelle scène musicale indienne... très afropop

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 48:29


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Shenseea, Doria, Maureen et, en exclusivité, le nouveau titre de Tiken Jah Fakoly. La chronique de James Woka consacrée cette semaine au ganga riddim. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée à un nouveau genre musical : l'Indian afro. (Rediffusion) Playlist du 22 janvier Mimie feat Phillbill - 237 mood Shenseea - Time for me Kery James feat Kareen Guiock Thuram - Qui on est ? [Rap Live Session 5] Doria - Verbatim Dans sa chronique, James Woka fait le pont entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, le Fuji et le Gnawa grâce au ganga riddim. James Woka en vidéos sur Instagram Darina Victry - Ma raison Maureen - Automatic Exclusivité : Ce vendredi, la star du reggae Tiken Jah Fakoly sortia la chanson Mutamba, en hommage au Congo et à la résistance de Constant Mutamba. Tiken Jah Fakoly - Mutamba Spéciale scène musicale indienne afropop De nombreux artistes indiens s'inspirent aujourd'hui des musiques afro... mais sans le dire.  Jordan Sandhu feat Avvy Sra - One in a million Karan Aujla feat Ikky - MF Gabhru ! Diijit Dosanjh feat Mashud, Seabay - Wassiq Cheema y et Gur Sidhu - Arhe so Jhde Gur Sidhu feat Gurlez Akhar, Kaptaan, Cheema Y, Ponjabi Song - Business Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

ONU Info

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Couleurs tropicales
Spéciale consacrée à la nouvelle scène musicale indienne... très afropop

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 48:29


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Shenseea, Doria, Maureen et, en exclusivité, le nouveau titre de Tiken Jah Fakoly. La chronique de James Woka consacrée cette semaine au ganga riddim. Et dans la seconde partie, émission spéciale consacrée à un nouveau genre musical : l'Indian afro. (Rediffusion) Playlist du 22 janvier Mimie feat Phillbill - 237 mood Shenseea - Time for me Kery James feat Kareen Guiock Thuram - Qui on est ? [Rap Live Session 5] Doria - Verbatim Dans sa chronique, James Woka fait le pont entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, le Fuji et le Gnawa grâce au ganga riddim. James Woka en vidéos sur Instagram Darina Victry - Ma raison Maureen - Automatic Exclusivité : Ce vendredi, la star du reggae Tiken Jah Fakoly sortia la chanson Mutamba, en hommage au Congo et à la résistance de Constant Mutamba. Tiken Jah Fakoly - Mutamba Spéciale scène musicale indienne afropop De nombreux artistes indiens s'inspirent aujourd'hui des musiques afro... mais sans le dire.  Jordan Sandhu feat Avvy Sra - One in a million Karan Aujla feat Ikky - MF Gabhru ! Diijit Dosanjh feat Mashud, Seabay - Wassiq Cheema y et Gur Sidhu - Arhe so Jhde Gur Sidhu feat Gurlez Akhar, Kaptaan, Cheema Y, Ponjabi Song - Business Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Singuila en concert exceptionnel à l'Accor Arena, à Paris, le 19 juin

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:30


Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers.  Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé  - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE).   États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ?  Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI.       Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ?   La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ?   Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ?   Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente.  En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ?   Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.      États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ?  En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?  Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.