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ONU Info

Au menu de l'actualité : Des enquêteurs de l'ONU concluent que la Russie a commis des crimes de guerre en Ukraine Le Président de la RDC rappelle que son pays est victime d'une crise sécuritaire aigüe Andorre estime que seul le multilatéralisme peut permettre de trouver des solutions à la crise climatique.   Présentation : Jérôme Bernard

Les dessous de l'infox
Le recours à l'OSINT pour contrer la désinformation sur les terrains de guerre

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Sep 23, 2022 19:30


Crimes de guerre, crimes contre l'humanité, les enquêteurs disposent d'outils numériques de plus en plus perfectionnés pour recueillir et conserver les preuves des exactions commises en Ukraine aujourd'hui.  Avec notre invité, Hervé d'Open facto, nous revenons sur l'apport de l'OSINT (recherche en sources ouvertes) au monde judiciaire. Au Cameroun, au Mali, en Libye, ces méthodes ont déjà fait leurs preuves et débouché sur des poursuites judiciaires. La chronique de Gregory Genevrier, nous emmène à Izioum où s'accumulent les preuves d'exactions commises sous occupation russe, malgré les démentis officiels et la désinformation sur les réseaux sociaux. La chronique de Monique Ngo Mayag, de l'AFP factuel à Dakar sur le détournement d'images en RDC dans un contexte de pénurie de carburant.

Invité Afrique
Élections en RDC en décembre 2023: «J'y crois», affirme le président Félix Tshisekedi

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2022 19:11


« Attention aux manipulations de la part de certains opposants. Je n'ai pas de raison de douter que les élections auront lieu, comme prévu, en décembre 2023  », affirme le président congolais Félix Tshisekedi ce vendredi soir dans une interview exclusive accordée à New York à RFI et France 24. Le chef de l'État congolais s'exprime aussi sur sa rencontre surprise de jeudi à New York avec son homologue rwandais Paul Kagamé et sur le retrait à venir des rebelles du M23 de la ville de Bunagana. Quand l'état de siège sera-t-il levé dans l'Est ? Pourquoi le général Philémon Yav vient-il d'être arrêté ? À quand la libération du député Jean-Marc Kabund ? Félix Tshisekedi répond aux questions de Christophe Boisbouvier de RFI et de Marc Perelman de France 24. Marc Perelman : Monsieur le président, ici à New York devant l'Assemblée générale des Nations unies, vous avez prononcé un discours dans lequel vous avez dénoncé sans détours l'agression militaire directe du Rwanda contre votre pays. Vous avez aussi demandé à l'ONU d'être plus transparente sur ce qu'elle sait à ce propos. Pourquoi ce cri d'alarme. Est-ce que vous avez l'impression que vous n'êtes pas écouté ? Félix Tshisekedi :C'est plutôt un cri de vérité. Pas d'alarme, parce que les alarmes ont été données à plusieurs reprises dans la région à travers les ONG et autres organisations. Il fallait absolument ce cri de vérité pour que le monde entier sache ce qui se passe réellement et qu'on arrête avec cette hypocrisie, cette cécité et qu'on voit le problème dans son entièreté. Et c'est ce que j'ai fait. Christophe Boisbouvier : Ce mercredi, à New York, vous avez accepté de rencontrer votre homologue rwandais, Paul Kagame, en présence du président français, Emmanuel Macron. Vous étiez réticent apparemment, mais vous l'avez fait quand même. Le principe d'un retrait des rebelles de Bunagana [ville située dans le Nord-Kivu, près des frontières ougandaise et rwandaise] a été acté. Mais on se souvient que la rencontre précédente avec Paul Kagame - c'était à Luanda en Angola le 6 juillet -, n'avait donné aucun résultat. Est-ce que cette fois-ci, vous avez un calendrier pour ce retrait ? F.T. : D'abord, il faut que je précise par rapport à l'initiative française, vous savez que c'est la France qui préside le Conseil de sécurité en ce moment et le président Macron avait pris contact avec les deux chefs d'État, donc avant l'Assemblée générale, pour qu'on prenne rendez-vous ici à New York et qu'on parle de ce sujet. De ce côté-là, il n'y avait aucune objection de ma part. Et puisque je vous ai dit que mon but ici était de venir lancer un cri de vérité, j'ai continué sur cette même lancée dans cette réunion que nous avons eue autour du président Macron, le but étant d'obtenir dans un premier temps le cessez-le-feu et le retrait inconditionnel de Bunagana des M23, mais ensuite de rentrer dans le processus de paix tel que nous l'avons décidé à Nairobi, c'est-à-dire avec la fin, mais fin totale, des violences à l'est de mon pays. Et en termes de calendrier, il n'y a pas vraiment un calendrier précis, mais il dépendra du déploiement de la force régionale qui est en train d'arriver. Le Burundi est déjà là, le Kenya c'est pour bientôt. Et la situation se clarifiera à ce moment-là. M.P. : Alors évidemment, la question qui se pose aussi, qui a été abordée lors de cette réunion, ce sont les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le Rwanda dit depuis des années : attention, c'est un danger pour nous, c'est une menace pour nous, et l'armée congolaise laisse faire, voire plus. Est-ce que vous vous êtes engagé sur ce problème ou est-ce que vous pensez que c'est une fausse excuse du Rwanda ? F.T. : C'est une fausse excuse. Par rapport à ces accusations, je trouve que le Rwanda est de mauvaise foi et qu'il utilise souvent ce prétexte pour justifier ses incursions en République démocratique du Congo. Depuis que je suis à la tête de mon pays, vous avons rapatrié à deux reprises des centaines de combattants des FDLR. C'est quand même une preuve de bonne foi. Et aujourd'hui, les FDLR, c'est une force résiduelle qui ne menace plus la sécurité du Rwanda. M.P. : « Fantomatique », vous avez dit… F.T. : Elle ne menace plus la sécurité du Rwanda en tout cas. Les FDLR sont plus un problème pour nous, Congolais, que pour les Rwandais. J'en veux pour preuve l'assassinat de l'ambassadeur d'Italie en République démocratique du Congo au mois de février 2021, monsieur Luca Attanasio, qui avait été tué par des FDLR, qui sont devenus aujourd'hui des coupeurs de route, des bandits de grand chemin et qui n'ont plus d'idéologie politique visant à regagner le pouvoir à Kigali. Donc, c'est un faux prétexte. La vérité, elle est ailleurs et c'est cela que le Rwanda doit dire. M.P. : Pour contrer les groupes armés qui sévissent dans l'est de la RDC, vous l'avez abordé tout à l'heure, vous avez accepté avec l'accord de la Communauté des États de l'Afrique de l'Est le déploiement d'une force multinationale dans la région. Quand est-ce que cette force sera totalement déployée et combien d'hommes seront sur votre sol ? F.T. : Je vous ai dit que la force est en train d'être déployée. Les Burundais sont là déjà dans le Sud-Kivu. Pour les Kenyans, à mon avis, c'est une question de jours. Ils vont d'ailleurs, pour votre information, entrer par Bunagana. Donc, ça se déploie petit à petit, en fonction des moyens aussi. C'est pour cela que nous étions ici aussi et que nous avons pris des contacts, c'était pour sensibiliser les bailleurs de fonds afin d'accompagner cette force régionale. M.P. : Et donc, si les Kenyans tombent sur le M23 à Bunagana ? F.T. : Eh bien, voilà. Vous savez ce qui va arriver au M23. C.B. : Depuis plusieurs mois, dans l'est du Congo, les casques bleus de la Monusco sont violemment pris à partie par les populations qui les accusent de ne pas les protéger. Il y a eu des morts en juillet. Dimanche, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a reconnu sur nos antennes que la Monusco était moins armée que le M23. Est-ce que vous demandez un retrait accéléré de cette Monusco avant l'année 2024 ? F.T. : Nous devons regarder le rôle que la Monusco doit jouer, parce qu'il lui reste très peu de temps, et pour ainsi faire partir la Monusco sur une note beaucoup plus gaie, beaucoup plus honorable que celle à laquelle nous avons assisté en ce moment. C.B. : Donc, pas de départ accéléré… F.T. : Pas encore de calendrier de départ comme tel, mais je pense bien que la Monusco devra partir avant le délai prévu, c'est-à-dire 2024. À mon avis, au-delà des élections de décembre 2023, je crois qu'il n'y aura plus de raison que la Monusco reste. C.B. : Donc, la Monusco resterait jusqu'à la fin des élections et partirait après… F.T. : À mon avis. Mais ça, je mentirais si je vous disais que c'est quelque chose qui a été convenue. Il n'y a pas encore eu de discussion sur la question. Mais je crois que, de part et d'autre, on a compris qu'il faut réfléchir très sérieusement à la question. Et c'est dans ce sens qu'il faut aller. C.B. : En 6 mois, vous avez mis à l'écart deux hommes clé de votre dispositif : votre conseiller sécurité François Beya et tour récemment, le général Philémon Yav. Tous deux sont soupçonnés d'intelligence avec l'ennemi. S'agit-il d'intelligence avec le Rwanda ? F.T. : François Beya, c'est une autre histoire. D'ailleurs, son procès n'est pas terminé comme vous le savez, parce qu'il a eu des problèmes de santé et il fallait qu'il aille se faire soigner. Nous restons humains malgré le besoin de réprimer, de faire dire la justice. Tandis que le général Philémon Yav, c'est arrivé pendant mon séjour ici à l'étranger, j'ai cru comprendre qu'il était accusé par certains de ses collèges de les avoir contactés au nom du Rwanda pour qu'ils puissent lever le pied et permettre au M23 de passer aisément et de prendre la ville de Goma. C'est ce que j'ai cru comprendre, mais bon. Les enquêteurs sont à pied d'œuvre pour le moment. J'en saurai plus quand je serai rentré au pays. M.P. : On parle de trahison, là ? F.T. : Bien sûr. C.B. : Et François Beya, ce n'est pas le Rwanda… F.T. : À mon sens, non. Son procès n'est pas terminé, je vous ai dit, donc il faut attendre la fin. M.P. : L'état de siège… Il a été instauré en mai 2021. Si on regarde bien, les résultats ne semblent pas là. En tout cas, il se prolonge… F.T. : Pourquoi ? Qu'est-ce que vous attendiez comme résultats ? M.P. : Qu'il y ait moins de violence, que les groupes armés sévissent moins… F.T. : Cela fait une vingtaine d'années qu'il y a de la violence. Est-ce que vous avez, vous, un baromètre comme ça sur lequel vous savez mesurer quand est-ce qu'il y a eu plus ou moins de violence ? Non, je ne crois pas. M.P. : Est-ce que vous avez un premier bilan à nous donner ? F.T. : Oui. Mais je crois déjà que les groupes mafieux ont été pour la plupart neutralisés. Je crois que vous avez quand même appris que les recettes de ces provinces ont fait un bond en avant. Donc, cela veut dire que l'état de siège a eu du bon au moins de ce côté-là, celui de sensibiliser les ressources pour pouvoir maintenant les injecter dans des programmes de prise en charge de ces groupes armés afin de les désintéresser de cette question, parce qu'il y a aussi le côté pauvreté, chômage qui les avait amenés dans ces activités. Il y a en Ituri par exemple plusieurs groupes armés mono-ethniques qui se battaient justement pour des raisons ethniques, qui ont fait la paix et qui sont prêts à complétement sortir de ces activités. Donc, il y a une lueur d'espoir. Mais évidemment, je ne dis pas que tout est parfait. Ça ne pouvait pas non plus l'être. Moi, je ne me faisais pas d'illusion. On est dans une zone où il y a eu une vingtaine d'années de violence et de mafia, tout ce que vous voulez, ce n'est pas en un an qu'on allait mettre fin à tous ces fléaux. Et en plus, cela a été interrompu par le M23 qui est arrivé comme un cheveu dans la soupe pour encore compliquer les choses. M.P. : C'est peut-être lié, non ? F.T. : Oui, sûrement. Mais tout cela, il faut le démêler, il faut le comprendre. Mais la détermination est là… M.P. : Combien de temps, monsieur le président. Jusqu'à quand l'état de siège ? [cessera-t-il] Avant la présidentielle quand même ? F.T. : Oui, bien sûr. Il faut. M.P. : Il faut que les gens sachent. F.T. : Je vous ai parlé d'élections tout à l'heure quand j'évoquais le départ de la Monusco. Je crois que les élections seront... En tout cas, je n'ai aucune raison et je ne suis pas la Céni [Commission électorale nationale indépendante], mais je rencontre souvent, enfin quelquefois, le président de la Céni [Denis Kadima] parce que je veille à ce que l'accompagnement de l'État soit là, surtout au niveau des finances. Et à chaque rencontre que j'ai avec lui, je lui pose toujours la même question que j'appelle maintenant la question traditionnelle, c'est-à-dire est-ce que les élections seront organisées dans les délais ? Il m'a dit : « Il n'y aura aucun problème ». Donc, je n'ai pas de raison de douter de lui, c'est lui l'expert. S'il le dit jusqu'ici, moi mon travail, c'est juste de veiller à ce que le ministre des Finances fasse le sien aussi en donnant les ressources nécessaires pour faire avancer le processus. Je pense que ça devrait aller. C.B. : Oui. Mais tout de même, monsieur le président, il y a ce rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), révélé par Africa Intelligence, qui dit que le scénario d'un report est désormais probable, il y a le fait qu'il n'y a pas de calendrier électoral encore pour l'instant… F.T. : Faites très attention à ce qui a été publié. Faites très attention parce qu'i y a eu beaucoup de manipulations. J'ai vérifié auprès des responsables du Pnud eux-mêmes, ils n'ont pas affirmé cela. Ils m'ont dit très clairement qu'ils n'ont jamais émis d'avis pessimiste, jamais. Donc, cela est une récupération qui est sûrement l'œuvre de nos opposants. Et aujourd'hui, on sait comment on peut manipuler les médias et tout cela. Donc, voilà, c'était ça le but. Parce qu'il y a des forces obscures en République démocratique du Congo qui ne veulent pas de ces élections. Si vous voyez ce qui se passe par exemple à l'Ouest aujourd'hui, qui ressemble presque comme deux gouttes d'eau aux violences qu'on voit à l'Est.. C.B. : Dans le Maï-Ndombe… F.T. : Oui. C'est clair. Il y a une main noire qui veut saboter…  C.B. : Mais il n'y a pas de calendrier... F.T. : Le calendrier viendra. On est à plus d'un an encore des élections. Ce n'est pas le calendrier qui va faire les élections. Ce sont les électeurs. Il faut les enrôler. C'est cela qui est le plus important pour moi. Le calendrier, on peut le faire en dernier lieu, à la dernière minute. M.P. : L'opposition vous accuse d'avoir placé à la tête de la Commission électorale, la Céni, et à la tête de la Cour constitutionnelle des hommes à votre main, et donc de vouloir verrouiller le scrutin et être sûr d'être réélu parce qu'on sait que vous allez vous représenter… F.T. : Je trouve que c'est une insulte à l'intelligence de ces deux grands hommes et je ne suis pas le seul à le dire. Le background de Denis Kadima par exemple en termes d'élections, c'était le meilleur d'ailleurs. Il avait le meilleur profil de tous les candidats présidents. Je ne suis pas seul à le dire. Et je crois qu'aujourd'hui, cette question est vidée parce que même cette fameuse opposition reconnait en lui sa valeur. Et tous nos partenaires ont aussi adoubé l'individu. Donc, il n'y a plus de raison de douter de cela. Quant au président de la Cour constitutionnelle [Dieudonné Kamuleta Badibanga], il a été choisi par ses pairs. Ce n'est pas moi. Donc, c'est un faux procès que l'on me fait en m'accusant d'avoir placé quelqu'un. D'abord, ce n'est pas mon homme de main, je ne le connaissais pas. Avant qu'il soit président, je ne le connaissais pas du tout. Je l'ai connu juste au moment où il a été nommé à la Cour constitutionnelle. Avant cela, je n'avais jamais eu de contact avec lui. On peut le vérifier. C.B. : Votre bilan depuis 3 ans et demi est fortement critiqué par l'opposition… F.T. : C'est ça la démocratie. C.B. : L'arrestation il y a quelques semaines de votre ancien compagnon de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le député Jean-Marc Kabund, suscite beaucoup d'interrogations. F.T. : Des interrogations sur ? C.B. : Il a été arrêté pour offense au chef de l'État, mais beaucoup s'interrogent sur le fait qu'il soit en prison pour ce délit. Et est-ce qu'il ne faudrait pas qu'il soit éventuellement placé en résidence surveillée ? F.T. : C'est à la justice de voir, je ne suis pas cette affaire. C.B. : Vous êtes donc candidat en 2023. Mais est-ce que des opposants, des personnalités, comme Martin Fayulu qui continue de revendiquer la victoire de 2018, comme Moïse Katumbi, comme qui sait un candidat pro Kabila, sans parler de Matata Ponyo... Est-ce que ces hommes-là ne risquent pas de vous mettre en difficulté sur le thème : il faut sortir le sortant, il faut un changement ? F.T. : C'est le peuple qui décidera. Pourquoi voulez-vous que je me mette à spéculer. Je ne suis pas dieu le père. Je ne connais pas l'avenir. Moi, je vis au quotidien et j'écoute mes compatriotes et essaye dans la mesure du possible de répondre à leurs besoins, à leurs revendications. Le reste appartient justement à ce peuple. C'est lui qui décidera le moment venu de qui peut présider… C.B. : Mais vous semblez confiant. Vous pensez que… F.T. : Moi, je suis très confiant. C.B. : Mais qu'est-ce qui vous rend confiant justement face à toutes ces critiques ? F.T. : Mais les réalisations, nous en avons fait énormément. Regardez notre budget. Regardez la gratuité de l'éducation. Aujourd'hui, nous sommes à la gratuité de la santé. Les infrastructures sont en train d'être construites. Et il y a ce fabuleux et ambitieux plan programme de développement à la base, c'est-à-dire du développement des 145 territoires,  qui fera date. Et nous sommes convaincus que les choses, le moment venu, vont être appréciées par nos compatriotes et ils nous renouvelleront leur confiance. Donc, il n'y a vraiment pas d'inquiétude de ce côté-là. C'est pour cela que l'opposition a peur d'aller aux élections d'ailleurs. M.P. : Juste une petite question sur quelque chose que vous avez dit et qui m'a intrigué. Vous avez parlé « d'une main noire »… F.T. : Oui, bien sûr. M.P. : Mais vous parlez de quoi, de possible coup d'État, de déstabilisation ? F.T. : Oui, bien sûr. Il y a ça. M.P. : Des puissances étrangères ? F.T. : Oui et non. On est en train d'élucider la question. Les arrestations que vous voyez, dont on a parlé dans l'armée, ne sont pas le fait du hasard. Il y a réellement une main noire. C.B. : Et d'où l'arrestation de François Beya… F.T. : Ah, non, non. François Beya, c'est arrivé avant. Cela n'a rien à voir avec. D'où l'arrestation peut-être du général Yav. On verra quels liens ça a avec ces évènements-là.

Afrique Économie
Centrafrique: à Bangui, le marché noir d'essence sauve les automobilistes

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 2:06


En Centrafrique, la crise des carburants, qui a débuté en mars, se poursuit. À Bangui, les stations qui ne sont pas fermées faute d'approvisionnement, sont prises d'assaut. Un marché noir s'organise en parallèle. Le gouvernement ne parvient pas à rétablir la situation et accuse les fournisseurs. Les taxis et moto-taxis, eux, subissent au quotidien les effets de la crise. De notre envoyé spécial à Bangui, Le mot a circulé dans la rue et sur les messageries : ce matin-là, la station Total de l'avenue des Martyrs a du carburant. La file d'attente s'étire sur une cinquantaine de mètres, Archange est au milieu avec sa moto-taxi. « On ne sait pas quoi faire ! On vient à la station à 6 heures et on attend parfois jusqu'à 19 ou 20 heures. On n'en trouve même pas, du carburant », dit Archange. Les motos-taxis défendent leur position dans la queue, mais des piétons la coupent pour faire remplir des bidons, les forces de l'ordre laissent faire. En raison de la pénurie, les taxis perdent plusieurs jours de travail par semaine, dorment parfois devant les stations. Gracien Ndéma Atangtadiao est le secrétaire général du SCRTB, un des syndicats de conducteurs de taxis et de bus. « Tout ce monde, c'est pour le marché noir ! Là, tu vois ceux qui sont déjà servis. Tu vois le monsieur en gilet, il est là pour "l'anti fraude". La crise est loin d'être résolue, d'autant que chacun en tire profit pour le moment. » Plus cher et de moindre qualité À la pompe, le prix est bloqué à 865 francs le litre depuis de longues années. Mais le long des boulevards, il se vend en bouteille 30 à 40% plus cher, souvent coupé, ce qui risque d'endommager les moteurs. Beaucoup s'arrêtent à ces échoppes, par contrainte, comme à celle de ce revendeur, installé juste devant une station fermée.  On achète dans des bidons : soit on remplit dans les stations, et il faut laisser quelque chose au pompiste, 5 000 francs, ou au moins 3 000 ou 4 000, sinon on achète ce qui vient des pays voisins, comme le Cameroun, le Soudan, la RDC. On nous laisse le carburant à 1 000 francs le litre, et nous on revend, à 1 100, 1 200 francs. C'est comme ça qu'on nourrit nos familles. Parfois, la police débarque et confisque tout. Mais ces derniers temps, vu la pénurie, on nous laisse tranquilles. Le gouvernement a promis à plusieurs reprises ces derniers mois un retour vers la normale, mais les transporteurs assurent que la situation ne s'est pas améliorée. Le ministre de la Communication, Serge Djorie, affirme que les stocks sont là, et accuse ouvertement le groupe Total d'organiser la pénurie. Les fournisseurs s'en défendent, mais refusent de commenter. Une source onusienne explique qu'au prix actuel, ils vendent à perte, d'où les faibles volumes importés. 

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] RDC: l'aveu de faiblesse de l'ONU

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 20:00


En affirmant sur RFI que les rebelles du M23 sont aujourd'hui une armée moderne avec des équipements plus perfectionnés que ceux de la Monusco, Antonio Guterres a-t-il admis l'incapacité des casques bleus à garantir la sécurité dans l'est de la RDC ? Nous lançons le débat. * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Revue de presse Afrique
À la Une: l'affaire Tshimanga

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 3:56


C'est un scandale qui fait la Une en RDC : le conseiller spécial du président Félix Tshisekedi, chargé des questions stratégiques, Vidiyé Tshimanga, est dans une position bien inconfortable depuis qu'il a été « piégé » lors d'une entrevue avec caméra cachée par des journalistes suisses du quotidien Le Temps. Ces journalistes se sont fait passer pour des investisseurs potentiels dans le marché minier. Et on y voit Vidiyé Tshimanga leur expliquer par le menu comment obtenir de très juteuses licences d'exploitations minières en évitant toutes sortes de tracasseries et affirmer au passage le montant de sa commission : 20%. Depuis la publication de cette vidéo, le conseiller spécial du président a démissionné. Qui plus est : « Tshimanga convoqué par la Justice », s'exclame le site d'information congolais Cas-Info. « 48 heures après sa démission de son poste de conseiller spécial du chef de l'État, il doit se présenter ce mercredi au Parquet général auprès la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe. » L'objet de cette convocation n'a pas été révélée mais on se doute bien qu'elle est directement liée à cette affaire de corruption. Tolérance zéro ! Plusieurs associations de lutte contre la corruption ou de défense des droits de l'homme sont montées au créneau : notamment l'ACAJ, rapporte le site Actualités CD, l'Association congolaise pour l'accès à la justice, qui soutient que « loin d'être un fait anodin, les propos imputés à Vidiye Tshimanga dans les vidéos qui circulent sont susceptibles de revêtir un caractère pénal. » L'ACAJ appelle le directeur de cabinet du président à « mettre en place une politique de tolérance zéro en vue d'éliminer toutes les brebis galeuses qui seraient encore tapies dans les couloirs de la présidence de la République et useraient de leur position pour exercer pression et/ou trafic d'influence pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. » Seul responsable ? D'ores et déjà, plusieurs membres de la majorité présidentielle ont pris les devants : notamment, Harold Badibanga, haut cadre du Congrès national congolais, cité par Cas-info : « la responsabilité de l'ex-conseiller spécial du Chef de l'État en matière stratégique est individuelle, affirme-t-il. Quand les détracteurs du président Félix Tshisekedi disent qu'il a été mandaté par le chef de l'État dans ses magouilles, cela relève de l'escroquerie et du mensonge reconnu à quiconque veut dribbler ses adversaires. » Un boulet pour Tshisekedi Reste que cette affaire est bien embarrassante pour Félix Tshisekedi… « Le scandale Tshimanga tombe au plus mal pour le président Tshisekedi, commente le site spécialisé sur la RDC, Afrikarabia, un peu plus d'un an avant l'élection présidentielle, théoriquement prévue en décembre 2023. Le chef de l'État doit d'abord affronter l'échec de l'état de siège à l'Est du pays, où les groupes armés tiennent toujours tête à l'armée congolaise. Il doit maintenant reconnaître que la lutte contre la corruption, la principale priorité de son programme politique, est encore loin d'être gagnée, 4 ans après son arrivée dans le fauteuil présidentiel. De ces deux promesses, pour l'instant non tenues, la lutte contre la corruption avait fait l'objet de nombreux effets d'annonce à grands renforts de communication censée "changer le narratif" du Congo, rappelle Afrikarabia : création d'une Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, remise en selle de la Cour des comptes et contrôles tout azimut de l'Inspection Générale des Finances. Malheureusement, conclut le site d'information, l'affaire Tshimanga démontre que la lutte contre la mauvaise gouvernance semble bien sélective… jusqu'à ignorer des dysfonctionnements au sein même de la présidence de la République. » RDC-Rwanda : les services secrets français à la manœuvre ? Et puis toujours à propos de la RDC, cette information donnée par Jeune Afrique : la France, par l'intermédiaire de ses services secrets, serait en train de mener « une médiation dans la crise entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda. (…) Des responsables des services de renseignement congolais, rwandais et ougandais se sont rendus ces derniers jours à Paris au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (les services secrets français). (…) Cette discrète médiation intervient, précise Jeune Afrique, alors que le déploiement d'une force régionale conjointe de la Communauté des États d'Afrique de l'Est se fait toujours attendre. Des contingents burundais ont pris position au Sud-Kivu mi-août et, selon une source impliquée dans le projet, des premiers éléments de l'armée kényane doivent être prochainement déployés à Goma, où sera installé le quartier général de la force. Deux autres médiations sont également en cours, l'une menée par le Kenya, l'autre par l'Angola. La tenue d'élections présidentielles dans ces deux pays, en août dernier, a néanmoins ralenti ces processus. »

Radio Foot Internationale
Émission spéciale foot belge

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 48:30


Radio foot à Bruxelles au Flagey, à l'emblématique ancienne maison de la radio belge devenue une scène culturelle bruxelloise incontournable ! Au sommaire de cette émission : Les Diables Rouges, dix ans au plus haut niveau, mais sans trophée. Pourquoi ? Coupe du monde 2022, cette fois-ci, est-ce la bonne ? La Belgique, riche de ses clubs et de sa diversité ! ► Le site de Flagey    Pour en débattre autour d'Annie Gasnier et Martin Guez, nos invités du jour : Gilles Ledure, directeur du Flagey ; Pascal Scimè, journaliste à la RTBF « Complètement Foot » ; Mahamat Haroun, vice-président Fondation Friendly Foot ; Felix-Michel Ngonge, attaquant, international Zaïre puis RDC ; Paul-Jose Mpoku, ex espoir belge et international RDC - David Fintzel - Technique/Réalisation : Laurent Salerno.

Radio foot internationale
Émission spéciale foot belge

Radio foot internationale

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Revue de presse Afrique
À la Une: l'affaire Tshimanga

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 3:56


C'est un scandale qui fait la Une en RDC : le conseiller spécial du président Félix Tshisekedi, chargé des questions stratégiques, Vidiyé Tshimanga, est dans une position bien inconfortable depuis qu'il a été « piégé » lors d'une entrevue avec caméra cachée par des journalistes suisses du quotidien Le Temps. Ces journalistes se sont fait passer pour des investisseurs potentiels dans le marché minier. Et on y voit Vidiyé Tshimanga leur expliquer par le menu comment obtenir de très juteuses licences d'exploitations minières en évitant toutes sortes de tracasseries et affirmer au passage le montant de sa commission : 20%. Depuis la publication de cette vidéo, le conseiller spécial du président a démissionné. Qui plus est : « Tshimanga convoqué par la Justice », s'exclame le site d'information congolais Cas-Info. « 48 heures après sa démission de son poste de conseiller spécial du chef de l'État, il doit se présenter ce mercredi au Parquet général auprès la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe. » L'objet de cette convocation n'a pas été révélée mais on se doute bien qu'elle est directement liée à cette affaire de corruption. Tolérance zéro ! Plusieurs associations de lutte contre la corruption ou de défense des droits de l'homme sont montées au créneau : notamment l'ACAJ, rapporte le site Actualités CD, l'Association congolaise pour l'accès à la justice, qui soutient que « loin d'être un fait anodin, les propos imputés à Vidiye Tshimanga dans les vidéos qui circulent sont susceptibles de revêtir un caractère pénal. » L'ACAJ appelle le directeur de cabinet du président à « mettre en place une politique de tolérance zéro en vue d'éliminer toutes les brebis galeuses qui seraient encore tapies dans les couloirs de la présidence de la République et useraient de leur position pour exercer pression et/ou trafic d'influence pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. » Seul responsable ? D'ores et déjà, plusieurs membres de la majorité présidentielle ont pris les devants : notamment, Harold Badibanga, haut cadre du Congrès national congolais, cité par Cas-info : « la responsabilité de l'ex-conseiller spécial du Chef de l'État en matière stratégique est individuelle, affirme-t-il. Quand les détracteurs du président Félix Tshisekedi disent qu'il a été mandaté par le chef de l'État dans ses magouilles, cela relève de l'escroquerie et du mensonge reconnu à quiconque veut dribbler ses adversaires. » Un boulet pour Tshisekedi Reste que cette affaire est bien embarrassante pour Félix Tshisekedi… « Le scandale Tshimanga tombe au plus mal pour le président Tshisekedi, commente le site spécialisé sur la RDC, Afrikarabia, un peu plus d'un an avant l'élection présidentielle, théoriquement prévue en décembre 2023. Le chef de l'État doit d'abord affronter l'échec de l'état de siège à l'Est du pays, où les groupes armés tiennent toujours tête à l'armée congolaise. Il doit maintenant reconnaître que la lutte contre la corruption, la principale priorité de son programme politique, est encore loin d'être gagnée, 4 ans après son arrivée dans le fauteuil présidentiel. De ces deux promesses, pour l'instant non tenues, la lutte contre la corruption avait fait l'objet de nombreux effets d'annonce à grands renforts de communication censée "changer le narratif" du Congo, rappelle Afrikarabia : création d'une Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, remise en selle de la Cour des comptes et contrôles tout azimut de l'Inspection Générale des Finances. Malheureusement, conclut le site d'information, l'affaire Tshimanga démontre que la lutte contre la mauvaise gouvernance semble bien sélective… jusqu'à ignorer des dysfonctionnements au sein même de la présidence de la République. » RDC-Rwanda : les services secrets français à la manœuvre ? Et puis toujours à propos de la RDC, cette information donnée par Jeune Afrique : la France, par l'intermédiaire de ses services secrets, serait en train de mener « une médiation dans la crise entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda. (…) Des responsables des services de renseignement congolais, rwandais et ougandais se sont rendus ces derniers jours à Paris au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (les services secrets français). (…) Cette discrète médiation intervient, précise Jeune Afrique, alors que le déploiement d'une force régionale conjointe de la Communauté des États d'Afrique de l'Est se fait toujours attendre. Des contingents burundais ont pris position au Sud-Kivu mi-août et, selon une source impliquée dans le projet, des premiers éléments de l'armée kényane doivent être prochainement déployés à Goma, où sera installé le quartier général de la force. Deux autres médiations sont également en cours, l'une menée par le Kenya, l'autre par l'Angola. La tenue d'élections présidentielles dans ces deux pays, en août dernier, a néanmoins ralenti ces processus. »

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: Guy Nzouba-Ndama, Corruption en RDC, Football

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin :  - Gabon : plus d'un milliard de francs CFA dans les valises de Guy Nzouba-Ndama. Par Yves-Laurent Goma, correspondant de RFI au Gabon.  - RDC : le conseiller stratégique de Tshisekedi a démissionné. Par Patient Ligodi, correspondant de RFI à Kinshasa.  - Scandale à la FFF : quel avenir pour Noël Le Graët ? Par Cédric de Oliveira, journaliste au service des Sports de RFI.   * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Invité de la mi-journée
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «J'espère que la CPI va pouvoir enquêter sur Izioum»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Sep 18, 2022 27:54


À la veille de l'Assemblée générale de l'ONU, son secrétaire général, Antonio Guterres, a accordé un entretien à RFI et France 24, dans lequel il dit espérer, notamment, que la Cour pénale internationale (CPI) puisse enquêter sur le massacre présumé de centaines de personnes à Izioum, en Ukraine. Il s'exprime également sur l'avancée des négociations dans le dossier iranien, la situation en Haïti, le sort des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali ou encore sur la guerre dans l'est de la RDC. Entretien à écouter ici dans son intégralité. Marc Perelman (France 24) : Nous sommes à la veille de l'Assemblée générale et évidemment, l'Ukraine en sera le sujet principal. Je vais immédiatement vous poser une question sur ce qui a été découvert dans la ville d'Izioum, une région qui a été reconquise par les forces ukrainiennes aux forces russes. Les autorités ukrainiennes affirment avoir des centaines de corps dont certains portent des traces d'exécution et de torture. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dit que les Russes sont des tortionnaires. Les leaders de l'Union européenne affirment que les Russes, y compris leurs dirigeants, doivent rendre des comptes devant la justice. Votre réaction ? Antonio Guterres : Premièrement, nous avons assisté pendant la guerre en Ukraine à des violations constantes des droits de l'homme et de la loi internationale humanitaire. Nous avons appris cette nouvelle et le bureau du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés va se rendre sur place pour faire une analyse de l'information. Et j'espère que la Cour pénale internationale, qui est là et qui est à mon avis le plus important instrument pour rendre des comptes, puisse avoir la capacité de faire une investigation sérieuse. Et après, naturellement, créer les conditions pour que les responsables des atrocités soient punis. Christophe Boisbouvier (RFI) : Sur le front, les combats se poursuivent. Volodymyr Zelensky essaie de pousser son avantage militaire. Vladimir Poutine réplique d'un ton menaçant : « On va voir comment la contre-offensive des Ukrainiens va se terminer. Nous ne sommes pas pressés. » Est-ce que les chances d'un accord de paix ne sont pas plus éloignées que jamais ? Est-ce que vous ne craignez pas une escalade militaire qui aille jusqu'à l'utilisation éventuelle de l'arme nucléaire ? A.G. : Je crains une escalade militaire. Je crois que la possibilité de l'utilisation des bombes nucléaires est quelque chose de tellement inacceptable, tellement affreux, que j'espère que cette hypothèse ne soit jamais considérée. Mais, c'est évident que, comme vous l'avez dit, les perspectives d'une négociation pour la paix sont très lointaines. Et les Ukrainiens et les Russes pensent qu'ils peuvent gagner la guerre et je ne vois aucune possibilité d'établir à court terme une négociation sérieuse pour la paix. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, dans tous nos efforts de médiation, nous sommes en train surtout d'insister sur d'autres mécanismes pour au moins réduire l'impact de cette guerre et sur les Ukrainiens et sur la communauté internationale. C'est pour cela qu'on s'est engagé pour la libération des civils qui étaient à Azovstal, c'est pour cela qu'on s'est engagé pour l'accord qui a permis l'exportation par l'Ukraine des produits alimentaires. Il y a un dialogue très constructif avec l'Union européenne et les États-Unis sur les exportations russes d'engrais qui sont absolument vitales en ce moment. On a toujours parlé avec les deux côtés et là, nous n'avons pas une compétence directe sur l'importance de l'échange des prisonniers. On a une opération massive d'aide humanitaire à l'intérieur de l'Ukraine. Mais, la perspective de mettre sur place une médiation pour la paix, je crois que nous n'en sommes pas là. M.P. : Je vais en venir à la question du nucléaire. On en a parlé, mais là, de façon très concrète, il y a la centrale nucléaire de Zaporijjia. C'est la plus grande d'Europe. On sait que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a mené une mission sur place. On a appris samedi qu'elle était reconnectée au réseau électrique. Mais malgré tout, la menace reste. Vous avez réclamé une zone démilitarisée autour de la centrale. Mais pour le moment, on en est loin, n'est-ce pas ? A.G. : Non, on n'en est pas là. La proposition que nous avons faite au Conseil de sécurité, c'était, premièrement, qu'il faut un accord pour ne pas bombarder la centrale ou bombarder près de la centrale. C'est évident. Et deuxièmement, j'ai dit qu'il faut définir un périmètre d'où les troupes russes puissent se retirer avec le compromis que les Ukrainiens n'essaieraient pas de prendre militairement la centrale, c'est-à-dire rendre à la centrale un [usage] strictement civil. Et c'est ce dont nous avons besoin pour que la centrale puisse être réanimée. Comme vous le savez, les réacteurs sont tous fermés. Il y a naturellement des possibilités de générations locales d'électricité pour le refroidissement qui est essentiel, sinon on aurait un Tchernobyl. Mais, la ligne principale a été remise en fonction, ce qui permet au réseau ukrainien d'apporter de l'électricité à la centrale. Je crois que, pour le moment, il n'y a pas un risque immédiat, il n'y a pas de radiations exceptionnelles. Et nous appuyons fortement l'Agence [internationale] de l'énergie atomique pour que ses membres puissent rester sur place. Et cela est une garantie importante pour éviter le pire. C.B. : Le 22 juillet dernier à Istanbul, grâce à votre médiation et à celle du président turc, Recep Tayyip Erdogan, un accord a été trouvé entre les Russes et les Ukrainiens pour faire sortir et le blé ukrainien et le blé et les engrais russes. Mais mercredi dernier, Vladimir Poutine vous a dit au téléphone que cet accord ne marchait pas pour deux raisons. D'abord, parce que le blé ukrainien irait beaucoup plus en Europe qu'en Afrique et ensuite parce que les blés et engrais russes ne pourraient pas sortir de Russie comme promis à cause des blocages des Occidentaux. Est-ce que ce que dit Vladimir Poutine est vrai ? A.G. : Partiellement vrai. Mais nous sommes en train de résoudre ces problèmes. Premièrement, il n'y a pas un accord, il y a deux accords : un accord sur les exportations ukrainiennes qui est un accord entre Russes-Ukrainiens et les Nations unies et la Turquie ; et un accord entre les Nations unies et la Russie pour que les Nations unies fassent de leur mieux vis-à-vis des États-Unis, vis-à-vis de l'Union européenne et les autres pays qui ont établi des sanctions, pour que ce qu'on dit publiquement, toujours, que ces sanctions ne s'appliquent pas aux engrais et aux produits alimentaires, puisse se traduire en pratique. La vérité, c'est qu'il y a des difficultés pour des questions indirectes, des questions de paiement, des questions d'assurances, des questions d'accès à des ports, parce que beaucoup de ces exportations sont faites par le bais, par exemple, de l'Union européenne. Et nous avons eu une négociation très importante et très sérieuse avec l'Union européenne et les États-Unis, et je crois que nous sommes sur le chemin de trouver une solution pour les problèmes qui restent encore. Nous avons réellement besoin des engrais. Le marché des engrais est dans une situation terrible. En Afrique, on voit partout qu'on est en train de cultiver moins que l'année dernière. Alors il faut rétablir la normalité du marché des engrais. En même temps, il faut dire qu'il y a eu des exportations de produits alimentaires ukrainiens vers tout le monde, vers des pays européens, vers d'autres pays riches, mais aussi vers des pays de revenus moyens comme la Chine, l'Inde ou l'Égypte, et vers des pays plus pauvres. Et le Programme alimentaire mondial a déjà fait sortir trois bateaux vers la Corne de l'Afrique… C.B. : Vers Djibouti… A.G. : Vers le Yémen et maintenant un troisième vers Djibouti. Et il y a un quatrième qui se prépare pour l'Afghanistan. Alors je crois que, si c'est vrai que beaucoup d'exportations ont été pour les pays européens, tout cela vient des contrats commerciaux. La vérité, c'est que les Ukrainiens sont toujours en train d'exporter vers les pays à revenus très bas et revenus moyens. Et il y a un autre aspect qu'il faut reconnaître. Même quand on vend à un pays européen, cela a un impact sur le marché mondial qui aide à ce que les prix baissent. C'est-à-dire que l'injection d'une offre additionnelle, quel que soit le pays de destination, a un effet positif sur le marché global dont tout le monde bénéficie, y compris les pays les moins développés. M.P. : Je veux revenir rapidement sur l'accord nucléaire sur l'Iran. Il y a eu des négociations qui semblaient encourageantes, mais dorénavant l'espoir d'un accord s'envole. Ici, à New York, il y aura sans doute les acteurs principaux de cette négociation. Est-ce que vous êtes inquiets et est-ce que vous espérez que, ici, on pourra peut-être faire le progrès qui n'a pas pu être fait ? A.G. : Je suis en contact permanent et avec l'Iran et avec les pays qui négocient - les Nations unies n'ont pas une intervention directe. Et pour parler en toute franchise, il a deux semaines, j'étais convaincu qu'on allait arriver à un accord. Après, les choses se sont compliquées. J'ai encore de l'espoir… M.P. : Mais peu… A.G. : Mais je crois qu'il y a des difficultés énormes et qu'il faut vraiment un effort additionnel pour les surmonter. Moi, je pense que le JCPoA [l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, NDLR] a été une des grandes victoires diplomatiques de ces dernières années, que c'est vraiment dommage que les États-Unis l'aient abandonné avec la réaction iranienne de recommencer ses activités dans ce domaine, et que c'est vital de le rétablir. J'espère que cette semaine pourra nous aider à aller dans la bonne direction. C.B. : À la suite des inondations meurtrières au Pakistan, vous vous êtes rendu sur place. C'était il y a quelques jours. Vous avez dénoncé les effets désastreux des concentrations de gaz à effet de serre. À Glasgow, à la COP26, l'an dernier, les pays développés se sont engagés à verser tous les ans 40 milliards de dollars pour les pays les plus pauvres afin que ces derniers s'adaptent. Mais est-ce que les promesses sont tenues en vue de la COP27 à Charm el-Cheikh en novembre ? A.G. : Premièrement, il faut dire que le problème central de la lutte contre le changement climatique est à ce stade dans une situation que je considèrerais comme désastreuse. Nous avons besoin de commencer immédiatement à réduire les émissions [de gaz à effet de serre]. Nous voyons la dévastation gigantesque au Pakistan, mais nous voyons aussi la sécheresse en Afrique - quatre ans de sécheresse dans la Corne de l'Afrique et la cinquième année est en train de démontrer la même situation -, ainsi que les tempêtes, les incendies des forêts, etc. [Or] au moment où il faudrait commencer à réduire les émissions, elles continuent d'augmenter. Au moment où on devrait se dégager des combustibles fossiles, on voit leur renaissance. On va vers le désastre si on ne change pas de cap. Et nous n'avons pas beaucoup de temps, parce qu'il y a des effets irréversibles. Il y a ce qu'on appelle les « tipping points » sur les questions climatiques qui peuvent rendre impossible de maintenir [l'objectif] de 1,5 degré [au-dessus des niveaux pré-industriels, NDLR]. Quand on a besoin de 45% de réduction des émissions jusqu'à 2030, nous avons, avec les engagements actuels, une perspective de croissance de 14%. Et ça, c'est vraiment du suicide. Cela rend encore plus important l'appui au pays qui sont dans les points les plus impactés par le changement climatique pour les aider à bâtir une résilience, des infrastructures durables et renforcer la capacité des communautés pour survivre. C'est pour cela que nous avons toujours dit qu'il faudrait que la moitié des fonds climatiques soient pour l'adaptation. Malheureusement, on n'a pas encore réussi ça. Il y a la promesse des 40 milliards, [mais] n'est pas encore clair si cette promesse va être tenue ou non. Et c'est pour cela que nous demandons, et je vais le répéter dans deux jours, que les pays développés montrent comment dont ils vont respecter cet engagement. Mais aussi pour l'engagement des 100 milliards, ce qui a été accordé à [la COP21 de] Paris et qui devait commencer en 2020, mais qui n'a pas fonctionné en 2020, qui n'a pas fonctionné en 2021 et qui n'est pas en train de fonctionner en 2022. C'est une chose qui mine la confiance. Et on a besoin de confiance aujourd'hui, parce qu'on n'a pas seulement besoin de réduction des émissions dans les pays développés, [ce qui est] vital, c'est la réduction des émissions dans les économies émergentes : la Chine, la Russie, l'Indonésie, etc. Et il faut absolument établir des mécanismes de coopération entre les pays développés et ces pays-là pour qu'ils puissent commencer à réduire les émissions bien plus tôt que ce qui est promis. Ce dialogue est essentiel et pour que ce dialogue puisse fonctionner, il faut rétablir la confiance. Et la confiance aujourd'hui n'est pas là. La pré-COP ne s'est pas bien déroulée. Encore pire que le risque d'une division Nord-Sud, il y a celui d'une division Ouest-Sud. M.P. : Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a publié le rapport très attendu sur les crimes commis par la Chine dans sa région du Xinjiang. Le rapport parle de tensions de population en masse et parle de possibles crimes contre l'humanité. Vous avez exhorté la Chine à appliquer les recommandations de son rapport. Elle a évidemment refusé. Est-ce qu'on en reste là quand on parle de possibles crimes contre l'humanité ? Est-ce qu'il ne faut pas demander plus, dire plus ? A. G. : Nous maintenons notre position claire, c'est qu'il faut rétablir des conditions où la communauté ouïghoure puisse voir les droits de l'Homme respectés et, plus que ça, que cette communauté puisse sentir que son identité culturelle, religieuse, est respectée. Et en même temps, qu'elle ait les conditions de faire partie de la société dans son ensemble, et que sa voix soit accueillie dans la société dans son ensemble. J'espère que cette question, qui est essentielle, puisse être effectivement résolue. Et naturellement, il y a les organisations internationales qui ont des compétences dans cette matière. C.B. : En Haïti, la hausse du prix du carburant provoque depuis quelques jours des émeutes, des pillages. Vous venez d'appeler toutes les parties à désamorcer la crise. Est-ce qu'il faut re-subventionner le carburant pour les populations les plus démunies, et est-ce que le plan d'urgence de quelques millions de dollars dont vous venez d'obtenir le déblocage est à la hauteur des enjeux ? A.G. : Du point de vue, je dirais, des principes, je crois qu'on devrait subventionner les familles et pas les carburants. Ce n'est pas exactement la même chose, parce que cela permet aux familles d'obtenir les ressources dont elles ont besoin et cela ne se traduit pas dans un bénéfice pour les combustibles fossiles. Mais dans le cas de Haïti, on a eu plusieurs réunions du Conseil de sécurité et je suis convaincu qu'il faut absolument réintroduire une sécurité sérieusement. La proposition que j'ai mise sur la table, c'est qu'il faut vraiment un programme international d'appui à la formation et à l'équipement de la police, mais qu'il faudra avoir dans cette perspective une force robuste, capable de mettre fin à l'action des gangs. Je crois qu'il faut avoir en Haïti, dans cette transition de formation et d'équipement d'une police qui, pour le moment, est inefficace, une force qui puisse vraiment mettre de l'ordre dans une ville et un pays complétement contrôlés par des gangs. Ce ne sont pas des mouvements politiques, ce sont des gangs malheureusement infiltrés aussi par des gens liés au pouvoir économique et au pouvoir politique. M.P. : Je voudrais qu'on parle de l'Afrique, du Mali. Il y a une crise diplomatique en ce moment avec la Côte d'Ivoire. Le Mali détient 46 soldats ivoiriens qu'il appelle des « mercenaires ». La Côte d'Ivoire dit non, qu'ils travaillent au service de la mission de l'ONU au Mali, la Minusma. D'abord, pour vous, ce sont des mercenaires ? A.G.: Non. Ce ne sont pas des mercenaires. C'est évident. Et je fais appel aux autorités maliennes pour que ce problème puisse se résoudre. M.P. : Vous les avez appelés ? Vous avez parlé au président ivoirien ? A.G. : On est en contact permanent avec eux… M.P. : Avec Monsieur [Assimi] Goïta ? A.G. : Je n'ai pas parlé directement à Monsieur Goïta, mais on est en contact permanent. Et je vais recevoir la délégation du Mali, c'est une chose qui est pour moi très importante. Il faut résoudre ce problème. Deuxièmement, je crois qu'il faut reconnaître que la situation dans le Sahel est aujourd'hui une situation très difficile. Nous avons des groupes terroristes qui sont partout. Nous avons des changements climatiques qui ont un impact dévastateur, nous avons des problèmes de gouvernance, comme vous le savez, et nous avons une situation économique terrible. C'est pour cela que nous avons constitué, sous l'égide de l'ancien président [Mahamadou] Issoufou, une équipe qui puisse proposer, à la communauté internationale, une nouvelle stratégie pour le Sahel, parce que ce qu'on fait maintenant ne suffit pas. C'est-à-dire qu'il faut reconnaître notre faillite collective et il faut trouver une autre approche parce que cette région va de mal en pis. C.B. : Dans l'est du Congo-Kinshasa, les populations manifestent contre les casques bleus de la Monusco parce qu'elles accusent les casques bleus de ne pas les protéger contre les rebelles. Il y a eu des manifestations meurtrières au mois de juillet. Est-ce que vous allez envisager un départ anticipé de ces casques bleus avant la date de 2024, et peut-être même avant la présidentielle de la fin 2023, comme vous le demandent plusieurs autorités ? A.G. : Il y a un programme de réduction progressive de la force qui est accordée avec le gouvernement. Mais parlons franchement : les populations ont le désir et la perspective que les forces onusiennes soient capables de battre les mouvements qui les attaquent et de leur garantir la protection. Mais on est dans une situation extrêmement difficile. Le M23 a été comme vous le savez la raison de ces dernières manifestations, le fait que les Nations unies ne sont pas capables de battre le M23. La vérité, c'est que le M23 aujourd'hui est une armée moderne, avec des équipements lourds qui sont plus perfectionnés que les équipements de la Monusco. C.B. : Et viennent-ils du Rwanda ces équipements ? A.G. : Ils viennent de quelque part. M.P. : Vous semblez dire oui… A.G. : Ils viennent de quelque part. M.P. : De quelque part, d'à côté… A.G. : Ils ne sont pas nés dans la forêt. Ils viennent de quelque part. Ce qu'il faut, à mon avis, et c'est l'essentiel, c'est de trouver une discussion sérieuse entre le Congo, le Rwanda et l'Ouganda pour qu'on puisse avoir une perspective conjointe pour éviter cette permanente situation qui nous fait toujours, quand on a un progrès, revenir en arrière. Il faut que ces pays se comprennent mutuellement et il faut que ces pays coopèrent effectivement pour la sécurité de l'est du Congo, et aussi pour les garanties de sécurité, il ne faut pas l'oublier, du Rwanda et de l'Ouganda. Il ne faut pas oublier que les ADF [Forces démocratiques alliées] sont un mouvement originaire de l'Ouganda. Il ne faut pas oublier qu'il y a encore dans le Congo, les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda] qui est un mouvement sorti des génocidaires hutus. Il y a des préoccupations de tous les pays. Il faut qu'ils s'entendent parce que, penser qu'une force de maintien de la paix puisse résoudre des problèmes quand il y a maintenant des forces militaires extrêmement bien armées, c'est impossible. Et les populations naturellement ne le comprennent pas. Et pour nous, c'est une énorme préoccupation. D'ailleurs, c'est un problème général sur le futur des opérations de maintien de la paix. Les opérations de maintien de la paix étaient faites pour maintenir la paix. Mais maintenant, elles opèrent dans des situations où la paix n'existe pas. Et c'est une réflexion essentielle. Nous avons fait un certain nombre de réformes pour améliorer la capacité, pour améliorer leur sécurité. Mais la vérité, c'est qu'il nous faut une réflexion profonde sur le futur du maintien de la paix dans des situations comme celles-là. Et moi, je suis entièrement favorable à ce qu'il y ait des forces d'imposition de la paix et de lutte anti-terroriste, des forces africaines d'imposition de la paix et de lutte anti-terroriste, menées sous l'égide de l'Union africaine et financées par les contributions obligatoires du système des Nations unies, comme les forces de maintien de la paix. Sans des forces africaines robustes d'imposition de la paix, je crois qu'on ira nulle part.

Ultim'ora
Conte "Invito alla violenza? Renzi stravolge le mie parole"

Ultim'ora

Play Episode Listen Later Sep 17, 2022 0:37


"Renzi non deve giocare, non deve stravolgere le mie parole. Deve confrontarsi con le persone che sono davvero in difficoltà. Poi, che lui lo voglia strumentalmente leggerlo come un invito alla violenza è una sua iniziativa gratuita che lo contraddistingue". Lo ha detto, a Palermo, Giuseppe Conte, dopo che il leader Iv si è rivolto alla ministra degli Interni Lamorgese per avere ricevuto minacce sui social, in seguito all'invito di Conte a confrontarsi su Rdc senza scorta.xd8/mgg

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Conte "Invito alla violenza? Renzi stravolge le mie parole"

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Play Episode Listen Later Sep 17, 2022 0:37


"Renzi non deve giocare, non deve stravolgere le mie parole. Deve confrontarsi con le persone che sono davvero in difficoltà. Poi, che lui lo voglia strumentalmente leggerlo come un invito alla violenza è una sua iniziativa gratuita che lo contraddistingue". Lo ha detto, a Palermo, Giuseppe Conte, dopo che il leader Iv si è rivolto alla ministra degli Interni Lamorgese per avere ricevuto minacce sui social, in seguito all'invito di Conte a confrontarsi su Rdc senza scorta.xd8/mgg

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Affaire Vidiye Tshimanga: la réaction de Félix Tshisekedi très attendue 

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 16, 2022 6:08


Les vidéos de Vidiye Tshimanga défraient la chronique depuis jeudi. Le conseil stratégique du Chef de l'Etat filmé en cachette par des pseudos investisseurs en train de proposer ses services pour l'acquisition des licences minières en RDC. L'intéressé évoque une campagne menée contre lui et promet de faire une mise au point. En attendant, l'affaire a provoqué un tollé. Jimmy Kande, Président du Réseau panafricain contre la corruption (UNIS) et Membre de la coordination de la Coalition le Congo n'est pas à vendre s'est exprimé sur ACTUALITE.CD Comment réagissez-vous à cette affaire?  C'est déplorable ce que nous avons lu, ce que nous avons entendu dans cette vidéo, qu'un conseiller proche du président de la République puisse se comporter de la sorte. Est-ce un miroir? Est-ce le reflet de ce qui se passe réellement autour du président ? Il est vrai que depuis plusieurs mois, nous sommes en train de dénoncer des faits de corruption. Nous sommes en train de dénoncer la manière d'agir du pouvoir actuel. On se pose beaucoup de questions car ce régime est englué dans plusieurs scandales. Vous allez vous rappeler du procès de 100 jours qui, aujourd'hui, est dépourvu de coupable? Des millions peuvent disparaître au Congo sans que l'on sache qui sont ceux-là qui ont détourné de l'argent?  Vous citez plusieurs cas de corruption sans que lumière et justice ne soient faites Nous avons même eu l'Agence de lutte anti-corruption qui s'était illustrée elle-même par des faits de corruption. Nous avons eu des cas de détournements d'argent au sein de l'EPST sans pour autant qu'on puisse retrouver le ministre Bakonga en prison. Et aujourd'hui, nous avons eu une belle illustration de ce qui pourrait être la norme qui s'est installée en RDC avec les proches du président qui se livrent dans la corruption, dans les dans le trafic d'influence, dans les rétro-commissions. Ce cas de Monsieur Vidiye Tshimanga ne semble pas être un cas isolé. Il y a beaucoup Monsieur Kabund qui avait dit que cela était devenu une pratique au sein de ce régime. Et aujourd'hui, Monsieur Tshimanga à simplement confirmé tout ce qui était dit par Monsieur Kabund, que de l'argent sortait dans des mallettes, que l'argent allait dans des paradis. Quelle suite à cette affaire? Aujourd'hui, cette vidéo interroge sur le fait que Monsieur Vidye ne serait peut-être pas en train d'agir seul. Il a dit très clairement dans ces vidéos que le président ne pouvant pas faire des affaires, qu'il serait la personne indiquée pour faire des affaires au nom du président. Que le président c'était lui. On se pose autant de questions sur cette vidéo qui a humilié la RDC à la face du monde et qui renvoie un très mauvais message aux investisseurs. C'est très regrettable. Ce que nous attendons de Monsieur Vidye Tshimanga, ce qu'il démissionne. S'il lui reste encore un peu d'honneur, il devrait Démissionner de par lui-même, présenter des excuses au peuple congolais pour l'avoir humilié à la face du monde. Et il devra aller vers la justice pour qu'il puisse répondre de ses actes.  Et concernant le Président Tshisekedi?  Aujourd'hui, on se pose la question. Premièrement, que valent ces discours qui sont tenus à longueur de journée sur la lutte contre la corruption. On se pose la question de savoir quels sont les résultats des travaux de l'IGF.  Personne ne va pratiquement en prison. Le cas de Monsieur Vidiye Tshimanga ne semble pas être un cas isolé. Beaucoup de proches du président semblent être en tout cas impliqués dans plusieurs affaires très louches. Est-ce qu'il ne serait pas temps, il ne serait pas temps de faire le ménage dans l'entourage du président de la République. Il faut une sérieuse enquête car nous apprenons que beaucoup d'entreprises aujourd'hui sont ouvertes par certains proches du président. C'est le moment de faire les ménages afin qu'il puisse nettoyer sa cour. On se pose la question, quand est-ce que cela va arriver. Monsieur Vidiye Tshimanga doit être révoqué sans attendre? Les faits qui lui sont reprochés sont là et sont d'une gravité. L'inaction du président de la République le rendra pratiquement coupable où complice des de ce genre de pratique car il a été présenté comme étant celui qui laisserait Monsieur Vidiye Tshimanga faire des affaires en son nom.  Et la responsabilité éventuelle d'Ivanhoe? En ce qui concerne Ivanhoé, ce sont des allégations très graves. Monsieur Vidiye Tshimanga a peint la situation des affaires au Congo dit très clairement avoir des parts dans Ivanhoe. Il serait important qu'Ivanhoé éclaire l'opinion sur comment Monsieur Vidiye Tshimanga a pu acquérir ses parts dans Ivanhoé si cela est vrai.  Comment est-ce qu'ils arrivent à faire des affaires en République démocratique du Congo? Est-ce qu'ils bénéficient du soutien des politiques tout en violant les lois de la République? Cela même de la réputation d'ivanhoe de pouvoir réagir afin que les lanternes de Congolais puissent être éclairées. Mais c'est simplement humiliant ce que nous avons vu avec Monsieur Vidiye Tshimanga qui ne mérite plus d'être dans la Cour du président de la République.

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: Vital Kamerhe, Offensive ukrainienne, Poutine

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 15, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin :  Ukraine: le succès de la contre-offensive. Par Franck Alexandre, journaliste en charge des questions de défense à RFI. Vladimir Poutine, visé par des appels à la destitution. Par Anissa El-Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. RDC: quel est le nouveau rôle de Vital Kamerhe ? Par Christian Moleka, analyste politique, coordinateur national de la Dypol, la dynamique des politologues de la RDC.    * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

DISRESPECTFUL NAJA_SORRY NOT SORRY!
1904, l'Exposition universelle de Saint-Louis (États-Unis) présentait un groupe de Pygmées venus tout droit de l'État indépendant du Congo

DISRESPECTFUL NAJA_SORRY NOT SORRY!

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 3:05


Reportage Afrique
RDC: les victimes des guerres du Congo attendent toujours réparation et justice

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 2:16


Le 9 septembre, le gouvernement congolais a adopté un projet de loi, renvoyé au Parlement, sur la réparation et la protection des victimes de violences sexuelles. Début septembre, l'Ouganda a versé 65 millions de dollars à la RDC, la première tranche de son amende fixée par la Cour pénale internationale pour ses crimes commis sur le sol congolais entre 1998 et 2003. Deux avancées pour les innombrables victimes des guerres en RDC. Mais dans l'est du pays, l'immense majorité d'entre elles réclament toujours justice et réparation. De notre envoyée spéciale à Goma, Jocelyne, dont le prénom a été modifié pour des raisons d'anonymat, n'a quitté Goma qu'une seule fois. C'était il y a 26 ans, lorsque des hommes armés ont envahi sa ville natale. Fin 1996, plusieurs mouvements rebelles congolais regroupés dans l'Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL), épaulée par l'armée rwandaise, frappent aux environs de Goma. Apeurés, d'innombrables civils prennent la route. Avec sa mère et sa sœur jumelle, Jocelyne fuit à la nuit tombée dans un bus. « C'est au matin qu'on nous a fait sortir du véhicule et ils ont commencé à tuer les gens avec des machettes, des couteaux, des haches. Ma maman nous a demandé de prendre la fuite dans la forêt qui était à côté », se souvient-elle. Sa sœur est portée disparue et Jocelyne sera évacuée quelques jours plus tard plusieurs balles dans le pied. Depuis, ses blessures physiques sont guéries, mais les souvenirs sont encore lourds. « J'ai beaucoup de traumatismes, car j'entends encore les balles, je ressens la douleur que j'ai subie, et les traumatismes reviennent, car je revois comment on tuait les gens. Ça me trouble et ça revient », dit Jocelyne. Le retour de la peur Alors quand les combats ont repris entre l'armée congolaise et le groupe rebelle M23 dans le Nord-Kivu fin mars, la peur s'est réinstallée dans le quotidien des victimes des guerres du Congo, comme l'explique Philémon Lukombola : « C'est presque les mêmes stratégies utilisées. C'est au même endroit, à la même frontière que les affrontements commencent, au risque de vivre le même cauchemar. » Avec Jocelyne et plusieurs autres rescapés, il a monté une association devenu lieu de parole. « Suite aux guerres à répétition, nous avons déjà rencontré des victimes qui ont survécu, des familles, des victimes qui ne parlaient pas à cause des traumatismes de la guerre », poursuit Philémon Lukombola. « Alors, on a essayé de réfléchir ensemble, nous avons mis un cadre de réflexion. Il en est sorti une association qui s'appelle “Sauvez des vies en désastre”. » Comme dans de nombreuses associations congolaises de victimes, aucun membre de Sauvez des vies en désastre n'a reçu à ce jour de réparations, ou vu son dossier aboutir en justice.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Les USA insistent sur la lutte contre la corruption: « Nous avons imposé des sanctions à Dan Gertler, c'est un message »

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 2:12


Les USA insistent sur la lutte contre la corruption: « Nous avons imposé des sanctions à Dan Gertler, c'est un message », dit l'envoyé spécial de Biden   Amos Hochstein, Envoyé spécial du président américain Joe Biden et Coordinateur des affaires énergétiques internationales, a achevé mardi son séjour kinois. Il a rencontré certains officiels congolais dont le président Félix Tshisekedi. Au terme de sa visite de travail, il s'est étendu au micro de ACTUALITE.CD sur l'objet de sa visite. Il a posé des préalables à un plus grand investissement américain dans le secteur minier particulièrement en insistant sur la lutte contre la corruption. « Les USA veulent voir une vraie lutte contre la corruption. Il faut s'assurer que les contrats soient respectés. Il faut voir si le gouvernement met en œuvre les contrats de manière à punir des cas de corruption, se débarrasse des entités et des personnes qui sont impliquées dans la corruption. Cela va encourager le retour des investissements internationaux », a-t-il dit. Et d'ajouter: « Nous avons imposé des sanctions à Dan Gertler à cause de ses activités de corruption en RDC. C'est un message que nous envoyons ici. Il faut une lutte efficace contre la corruption. C'est cela qui permettra aux investisseurs de revenir, ceux qui travaillent dans la transparence, ceux qui paient leurs employés et les traitent avec respect. Cela ne peut être possible que s'il ya une collaboration entre le gouvernement et la communauté internationale, entre le gouvernement et la population ». Pour rappel, la RDC a récupéré définitivement ses titres, licences et permis miniers et pétroliers auprès du Groupe Ventora de Dan Gertler. L'ensemble ayant une valeur de plus de 2 milliards USD. La position officielle des USA sur cette question est connue: l'administration Biden n'exclut pas des sanctions également contre les officiels congolais qui seraient impliqués dans la corruption dans le dossier Dan Gertler.  

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Mines: la RDC, en tant que partenaire des USA, se doit d'être vigilante sur certaines questions, rappelle l'émissaire de Biden

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 2:14


Amos Hochstein, Envoyé spécial du président américain Joe Biden et Coordinateur des affaires énergétiques internationales, a achevé mardi son séjour kinois. Il a rencontré certains officiels congolais dont le président Félix Tshisekedi. Au terme de sa visite de travail, il s'est étendu au micro de ACTUALITE.CD sur l'objet de sa visite. Il a également répondu à une question sur l'impressionnante présence chinoise dans les mines congolaises. « Les États-Unis n'imposent à aucun gouvernement les pays avec lesquels il faut travailler ou pas. Tout ce que nous faisons, c'est de dire à nos partenaires et s'assurer que quelque soit le contrat qu'ils négocient avec n'importe quel pays, il faut s'assurer que les recettes générées soient partagées de manières équitables, que les activités minières respectent les droits humains et les droits du travail, qu'il n'y ait pas de travail d'enfants dans les mines, que les travailleurs reçoivent un salaire juste, qu'ils travaillent dans les conditions acceptables ». Et d'ajouter: « Il faut aussi que ces entreprises étrangères recrutent les travailleurs nationaux autant qu'elles ne le peuvent. Il faut également qu'elles respectent l'environnement et l'écosystème autour des sites miniers, qu'elles restituent à la communauté les bénéfices de ces activités. Lorsqu'elles travaillent, il faut qu'il y ait de l'électricité pendant leur présence et lorsqu'elles partent. La même chose pour les routes et les soins de santé ». Ces critiques sont généralement formulées contre les entreprises chinoises qui opèrent en RDC. Suite aux nombreuses accusations, Zhu Jing, ambassadeur de Chine en poste à Kinshasa a toujours tenté de rassurer les autorités congolaises à travers ses tweets, rencontres et appels téléphoniques pour se positionner contre  toute exploitation illégale des ressources naturelles en RDC. Les entreprises chinoises contrôlent plus de 70 % du secteur minier congolais. Rien que pour l'espace Katanga, une trentaine d'opérateurs chinois sont présents dont le groupe China Molybdenum. Les capitaux chinois se retrouvent également dans SICOMINES. Parallèlement, les États-Unis et la RDC ont conclu en avril 2019 le Partenariat privilégié pour la paix, la prospérité et la préservation de l'environnement. Cette initiative est censée être le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays. Les USA considèrent Félix Tshisekedi comme un allié. Le pouvoir de Kinshasa est perçu, selon le département d'Etat, comme « un partenaire inébranlable pour faire avancer ses priorités mondiales mutuelles, notamment la lutte contre la crise climatique, la lutte contre le trafic illicite, la réponse aux multiples crises sécuritaires et humanitaires, la promotion du respect de la démocratie et des droits de l'homme, la sécurisation des chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques et nécessaires à la transition mondiale vers des formes d'énergie plus propres et à l'atténuation de la criminalité transnationale organisée ». Écoutez cet extrait des propos de Amos Hochstein au micro de ACTUALITE.CD  

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Géopolitique: Les USA considèrent la RDC comme un pays pivot dans la transition énergétique

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 3:34


Amos Hochstein, Envoyé spécial du président américain Joe Biden et Coordinateur des affaires énergétiques internationales, a achevé mardi son séjour kinois. Il a rencontré certains officiels congolais dont le président Félix Tshisekedi. Au terme de sa visite de travail, il s'est étendu au micro de ACTUALITE.CD sur l'objet de sa visite. « Je termine ma visite en RDC. Elle intervient après celle du secrétaire d'Etat Antony Blinken. Ceci montre la volonté des USA à renforcer leurs relations avec la RDC. Nous avons une large gamme d'intérêts ici. Nous développons certains axes en particulier les mines. L'objet de ma visite, c'est le développement du secteur des mines ». Actuellement, la RDC représente près de 70% de la production mondiale de cobalt. Plus de 25 millions de tonnes de réserves de cobalt (2/3 des réserves mondiales) sont identifiées dans son sous-sol. Outre le cobalt en RDC, le pays est doté d'importantes réserves d'autres minéraux stratégiques tels que le lithium, le manganèse, le graphite et le cuivre, créant ainsi la possibilité d'une solide chaîne de valeur pour les batteries, les véhicules électriques et les énergies renouvelables. « La RDC est l'un des pays les plus importants au monde. Elle contribue à la transition énergétique étant donné que nous passons des énergies fossiles à celles dites propres. Le monde aura besoin des ressources nécessaires à cette transition », a ajouté Amos Hochstein. Cependant, en tant qu'exportateur de matières premières encore bloqué au stade de l'exploitation minière, la RDC se situe au bas de la chaîne de valeur mondiale des batteries et des véhicules électriques, ne captant actuellement que 3 % d'une valeur mondiale totale qui devrait atteindre 8,8 trillions de dollars d'ici 2025. « Je ne pense pas qu'il existe un pays à travers le monde qui ait autant à apporter au monde que la RDC. Cependant, l'énergie propre, c'est aussi s'assurer que nous ayons une bonne compréhension de ce que veut dire: pas de corruption, les conditions de travail de ceux qui travaillent dans les mines. Nous en avons parlé avec les autorités congolaises. Comment soutenir la RDC à réaliser pleinement son potentiel à travers ses ressources naturelles », a ajouté l'envoyé spécial du président américain. Cependant, Washington attend de Kinshasa des actions courageuses dans l'assainissement du secteur minier dominé en RDC par les opérateurs chinois. Écoutez cet extrait des propos de Amos Hochstein au micro de ACTUALITE.CD  

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: carburant au Cameroun, Nordstream 1, système solaire, rentrée en RDC

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 12, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin :  RDC : à quand la rentrée scolaire dans le Rutshuru ? Par Paulina Zidi, journaliste au service Afrique de RFI. Cameroun : 13% du budget du pays dédié aux subventions des carburants. Par Youmssi Bareja, expert mines et pétrole, enseignant à l'Université de Capetown. Euro : comment expliquer cette baisse historique ? Par Altin Lazaj, journaliste au service économie de RFI. Sciences : pourquoi la rotation de la terre s'accélère-t-elle ? Par Simon Rozé, journaliste au service Sciences de RFI.   * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Invité Afrique
RDC: combien gagnent réellement les députés congolais?

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 12, 2022 4:10


En RDC, Martin Fayulu a jeté un pavé dans la mare il y a deux semaines. L'opposant a affirmé dans un communiqué que les députés congolais touchaient, depuis janvier dernier, 21.000 dollars par mois. Pour celui qui est déjà candidat à la présidentielle de 2023, « c'est de la corruption à grande échelle ». Alors, qu'en est-il réellement ? Les députés congolais touchent-t-ils effectivement de telles sommes ? Au-delà, comment leurs émoluments sont-ils calculés ? Autant de questions que Pierre Firtion a posé à Trésor Kibangula, analyste politique à Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Il est ce matin notre invité. Comment réagissez-vous aux propos de Martin Fayulu sur le salaire des députés ? Ce n'est pas surprenant, on savait déjà depuis quelque temps que le député congolais était grassement payé, mais c'est vrai que le fait de le dire avec des chiffres avancés, ça a scandalisé beaucoup de personnes en RDC parce qu'on a tout de suite comparé au salaire moyen des citoyens, des fonctionnaires, des médecins, des soldats qui sont actuellement au front et c'est très choquant.   C'est-à-dire que vous estimez vous aussi que depuis janvier 2022 les députés congolais sont payés à hauteur de 21 000 dollars par mois ? C'est difficile de donner une réponse tranchée à cette question. Des députés eux-mêmes avancent des chiffres très différents les uns des autres. Alors, si on veut être précis et au regard des témoignages et des fiches de paie qu'on a pu collecter, le salaire du député congolais varie entre 16 millions et 18 millions de francs congolais par moments. Donc, 18 millions on est déjà autour de 9000 dollars américains. Aux côtés de ces émoluments il y a d'autres rubriques qui s'ajoutent, notamment une rubrique très intéressante et très controversée qu'on appelle « les invisibles »,  c'est comme si c'était des sommes qui ne sont pas traçables, et là on est encore autour des 8000 dollars américains. Il y a des frais de transport, des frais de logement, des frais de communication, et certains députés nous ont dit qu'ils arrivent à toucher autour des 19 000 dollars. Mais le problème maintenant c'est que ce n'est pas tout comme avantage. Lorsque les députés congolais partent en vacances, le bureau de l'Assemblée nationale ajoute d'autres frais, c'est-à-dire les frais pour payer des billets d'avion pour lui, sa femme ou peut être ses assistants parlementaires, mais aussi une rubrique que l'actuel bureau a ajouté qui pose aussi problème, qui fait débat : c'est ce qu'on appelle les réserves parlementaires, on estime que lorsqu'un député part en vacances parlementaires, il doit avoir des moyens suffisants pour subvenir aux besoins de ses électeurs qui pourraient venir comme ça le solliciter. Et là, la rémunération globale au moment où le député est en train de partir en vacances, le député peut atteindre autour des 21 000 voire 25 000 dollars américains, selon les cas.   Et quels sont les députés qui touchent ce type de salaire ? Ce sont surtout ceux de la majorité ? On ne sait pas aujourd'hui dire clairement avec des preuves à l'appui, qui touche ces 21 000 à 25 000 dollars américains, mais des témoignages qu'on a recueillis, ils sont parfois de la majorité, mais il y a aussi des députés de l'opposition. Donc, la problématique ici, je pense qu'elle se trouve au niveau de l'opacité qui entoure un peu la rémunération des députés, mais c'est juste un cas parmi tant d'autres. Lorsque qu'on s'interroge sur le salaire des autorités politiques en RDC, il y a toujours ce voile d'opacité, personne ne sait combien touche le président de la République, personne ne sait aujourd'hui combien touche même le président de l'Assemblée nationale. Lorsqu'on discute avec certains membres du bureau passé ou actuel de l'Assemblée nationale, on atteint des chiffres vertigineux, on parle là de centaines de milliers de dollars par mois.   Martin Fayulu parle de corruption à grande échelle, de gabegie, de pillage des finances publiques. Si les députés touchent effectivement de telles sommes, est-ce que cela s'apparente forcément à de la corruption ou à du favoritisme ? Est-ce que déjà c'est un délit selon vous ? Moi, je pense que c'est un système, un système politique congolais est fait de telle sorte que les élus ou ceux qui ont une portion du pouvoir puissent s'emparer des richesses sociales, des fonds publics, c'est-à-dire que c'est un système de prédation qui existe au Congo depuis des années. Malheureusement, ce régime n'a pas pu démanteler ce système de prédation qui existe, avec un budget qui lui-même est l'instrument de ces prédations parce que le budget accorde beaucoup d'avantages aux rémunérations des fonctions politiques, au détriment des rubriques qui concernent les politiques sociales. Tout le problème est là. Le problème, c'est le problème du système qu'il faut vraiment démanteler et essayer de corriger.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Fonds décaissé par l'Ouganda: la pertinence de combiner les réparations collectives et individuelles

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:43


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur les modalités de réparation. « Les populations de Kisangani, les victimes directes et/ou indirectes espèrent les formes de réparation symbolique. Il faudrait qu'il y ait des mémoriaux qui doivent être érigés dans la ville de Kisangani et dans d'autres villes qui ont été touchées par ces graves violation des droits humains et du droit international humanitaire ». Et d'ajouter: "Il faut qu'il y ait aussi des réparations collectives qui touchent les communautés qui ont été affectées, les catégories des personnes qui ont été affectées. Il faut aussi des réparations matérielles. Je parlais de réparations symboliques et des réparations collectives, mais aussi des réparations individuelles puisqu'il y a aussi les victimes qui attendent qu'elles puissent avoir quelque chose en termes d'argent. Mais il faut bien organiser ça, je pense. C'est la combinaison de ces trois différentes formes de réparation symbolique, réparation individuelle et réparation collective doivent être privilégiées dans ces cas pour avoir un impact qui aura un impact qui va toucher non seulement les victimes directes, mais aussi les victimes indirectes qui constituent toute la société ». Il faut dire aussi qu'aux termes de l'Arrêt de la Cour Internationale de la Justice dans l'affaire des activités armées de l'Ouganda en République Démocratique du Congo, le montant intégral dû à la RDC doit être acquitté par l'Ouganda en cinq versements annuels de 65 millions de dollars américains, dont le premier est intervenu le 1er septembre 2022. Ces fonds sont logés dans un compte transitoire du Ministère de la Justice et Garde des Sceaux dans une banque locale, lequel compte ne pourra être actionné qu'après l'opérationnalisation effective du Fonds Spécial de Réparation de l'Indemnisation aux Victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo ou à leurs ayants droits (FRIVAO) et le transfert de signature à ses Organes attitrés pour l'engager en tant qu'Établissement Public. Vous pouvez l'écouter dans cet extrait.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Dégâts causés par l'Armée ougandaise sur le congolais: La RDC joue sa crédibilité dans la gestion des fonds versés par Kampala

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 0:57


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Juriste, chercheur en droit international pénal et Directeur-pays d'Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA), Nick Elebe insiste sur la portée de la gestion de ces fonds. « La bonne gestion des fonds dédiés à la réparation est incontournable. Si la RDC veut rester crédible dans l'avenir dans ses demandes relatives à la réparation pour les victimes des crimes les plus graves commis sur son territoire, il est nécessaire que des hommes et des femmes intègrent et techniquement outillés, soient placés à la tête de l'établissement public en charge de la gestion de ces fonds ». Le pays, dit-il, joue sa crédibilité. « La qualité de la gestion des fonds a une portée hautement stratégique, politique, diplomatique, historique et morale ». Cet argent sera géré par le Fonds spécial de répartition de l'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC. « L'on peut imaginer cet établissement comme récipiendaire dans l'avenir chargé de la mise en œuvre des réparations. Dans une multitude d'autres pays impliquant des individus, des entreprises ainsi que d'autres États », ajoute Nick Elebe qui met un accent sur les priorités: «  La satisfaction des victimes doit être la priorité des priorités ». Vous pouvez l'écouter ici.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Fonds décaissé par l'Ouganda: à Kisangani, la société civile ne s'y attendait pas

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 2:03


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur la réaction de la société civile. « En tant qu'organisation de défense des droits humains basée à Kisangani, qui a beaucoup documenté les crimes internationaux commis par l'Ouganda et d'autres pays en RDC au cours de conflits armés, mais aussi comme une organisation qui accompagne les victimes dans leur diverses recommandations, nous sommes surpris par cette volonté du gouvernement ougandais,  qui a commencé déjà à verser la première tranche de l'ordre de 65 000 000 USD». Aux termes de l'Arrêt de la Cour Internationale de la Justice dans l'affaire des activités armées de l'Ouganda en République Démocratique du Congo, le montant intégral dû à la RDC doit être acquitté par l'Ouganda en cinq versements annuels de 65 millions de dollars américains, dont le premier est intervenu le 1er septembre 2022. Ces fonds sont logés dans un compte transitoire du Ministère de la Justice et Garde des Sceaux dans une banque locale, lequel compte ne pourra être actionné qu'après l'opérationnalisation effective du Fonds Spécial de Réparation de l'Indemnisation aux Victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo ou à leurs ayants droits (FRIVAO) et le transfert de signature à ses Organes attitrés pour l'engager en tant qu'Établissement Public. Il se réjouit que l'Ouganda ne lie pas cette affaire à une éventuelle facture de son actuelle intervention dans l'Est congolais. « Surpris pourquoi? Puisque, nous on ne s'attendait pas que l'Ouganda le fasse maintenant puisque l'Ouganda est impliqué dans les opérations conjointes avec la République démocratique du Congo dans la traque de groupes armés à l'Est du Congo, plus précisément dans la région de Beni et de l'Ituri. Nous pensons que l'Ouganda ne le ferait pas, qu'il pourrait peut-être exiger d'abord aussi la reconnaissance des actes qu'ils posent conjointement avec le gouvernement congolais. Donc il allait présenter une facture de ces opérations militaires, mais là, il l'a fait indépendamment de ça. C'est déjà une surprise agréable mais aussi cela marque un geste de bonne foi de l'exécution de ces engagements pris au niveau international, au niveau du droit international »  Et d'ajouter: « C'est aussi un geste fort de qui constitué déjà un espoir, un réconfort pour les victimes de graves violations de droits humains, du droit international humanitaire qui ont été commises par l'Ouganda ». Vous pouvez l'écouter ici.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Fonds décaissé par l'Ouganda: l'urgence de mettre un mécanisme de gestion

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 2:10


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur le mécanisme de gestion de ce fonds. « Pour nous, organisations qui accompagnons les victimes de graves violations droits humains comme société civile, qui a toujours fait des plaidoyers à tous les niveaux, nous pensons qu'en priorité, c'est que le gouvernement de la RDC devrait faire c'est la mise en place d'un cadre de concertation multi partenaires qui implique les victimes, les organisations de la société civile, les membre du gouvernement, les partenaires internationaux de la RDC intéressés par les questions de droits humains et aussi les questions du droit international humanitaire. Tous ces partenaires doivent être mis ensemble dans un cadre multipartite pour réfléchir sur la manière dont les choses peuvent être faites correctement ». L'autre défi concerne les bénéficiaires de ce fonds: « Deuxièmement, c'est identifier les victimes, les vraies victimes, les victimes directes d'atrocités qui ont été commises par l'Ouganda en République démocratique du Congo, mais aussi leurs besoins, les vrais besoins de victimes » Et d'ajouter: « Il faut mettre aussi un cadre de gestion transparente et multiforme qui va impliquer plusieurs acteurs pour gérer ces fonds. Il ne faudrait pas que ces fonds soient gérés par le gouvernement seul, il faut qu'il y ait des acteurs de la société civile. Il faut les représentants des organisations des victimes, mais aussi les partenaires internationaux de la RDC pour besoin de transparence et besoin de redevabilité (…). Nous savons qu'en RDC il y a beaucoup de cas de détournements des fonds. Il faut mettre des garde-fous pour que ce Fonds ne soit pas détourné ». Cet argent sera géré par le Fonds spécial de répartition de l'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC dont la mise en œuvre n'est pas encore effective. Vous pouvez l'écouter ici.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Fonds décaissé par l'Ouganda: éviter l'expérience passée marquée par la corruption et les arrestations

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:02


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur les expériences antérieures. « Concernant les priorités, il y a dans la mise en œuvre, il faut en priorité, les besoins des victimes qui ont déjà été identifiés à travers de consultations populaires, à travers plusieurs mécanismes de consultation et d'implication des victimes et des représentants de la société civile dans ce processus. Il faut tirer les leçons du passé. Il faut qu'on évite l'expérience précédente de la gestion des fonds provisoires de réhabilitation des victimes. Cela avait créé des cas de corruption à Kisangani ». Et d'ajouter: « Le gouvernement avait décidé de rendre disponibles 1500 000 USD. De cet argent, 445 000 USD avaient été décaissés pour la première tranche. Cela crée beaucoup de problèmes ici, à Kisangani. Les victimes et leurs représentants ont été poursuivis en justice et arrêtés. Il y a également la corruption des autorités. Tout le monde voulait être impliqué dans la gestion des fonds. Il faut donc mettre le mécanisme de garde-fous pour tirer les leçons du passé ». Aux termes de l'Arrêt de la Cour Internationale de la Justice dans l'affaire des activités armées de l'Ouganda en République Démocratique du Congo, le montant intégral dû à la RDC doit être acquitté par l'Ouganda en cinq versements annuels de 65 millions de dollars américains, dont le premier est intervenu le 1er septembre 2022. Ces fonds sont logés dans un compte transitoire du Ministère de la Justice et Garde des Sceaux dans une banque locale, lequel compte ne pourra être actionné qu'après l'opérationnalisation effective du Fonds Spécial de Réparation de l'Indemnisation aux Victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo ou à leurs ayants droits (FRIVAO) et le transfert de signature à ses Organes attitrés pour l'engager en tant qu'Établissement Public. Vous pouvez l'écouter dans cet extrait.

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Force régionale à déployer dans l'Est de la RDC: ce qu'il faut retenir de l'accord signé à Kinshasa

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:53


Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici les principales articulations de cet accord. « Premièrement. L'accord définit la mission confiée à, comme on appelle globalement à la force régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est. Ensuite, l'accord détermine, les régimes de facilités fiscales et administratives d'établissement reconnu à cette force ». Et d'ajouter: « Troisièmement, l'accord détermine aussi le régime des immunités de ceux qui participent à la force. De la même manière, l'accord définit les règles d'éthique professionnelle, de code de bonne conduite ». Ce document pose le cadre de la gestion des conflits. « L'accord définit aussi le mode de règlement des différends qui peuvent surgir. Et enfin l'accord définit aussi de la manière dont les dégâts, les dommages collatéraux issus des opérations vont se régler. N'oubliez pas que la force régionale n'est pas une force de maintien de la paix, c'est en fait une force d'imposition de la paix, une force offensive, donc la manière de réparer les dégâts collatéraux est bien définie dans cet accord ». Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

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Fonds décaissé par l'Ouganda: il ne faut pas enterrer la procédure pénale

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:48


L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur d'autres procédures possibles. « Nous pensons que seule la procédure de réparation ne suffit pas pour marquer la bonne volonté. Il y a aussi l'aspect pénal, la procédure pénale qu'il faut respecter, qu'il faut privilégier puisqu'il n'y a pas que les victimes qui veulent avoir les mesures de réparation. Certaines veulent avoir aussi la justice, c'est-à-dire la répression de ces crimes internationaux qui ont été commis en RDC qui sont des crimes imprescriptibles qui doivent être poursuivis ». Il souligne la pertinence de mener des actions sur le plan national. « Il faut au niveau national que les poursuites nationales commencent déjà à l'égard des Congolais qui ont été impliqués dans la commission de ces crimes qui se trouvent encore dans la sphère du pouvoir au niveau national. Nous le voyons même au niveau provincial. Il faut donc que la justice congolaise commence déjà à poursuivre ces personnes qui ont été impliquées, les personnes Congolaises, avec aussi l'appui des victimes qui doivent commencer à déposer des plaintes au niveau de la justice congolaise ». Et d'ajouter: « Mais au niveau international, il faudrait aussi trouver un mécanisme de justice internationale sous forme de Tribunal pénal international pour la RDC sous forme de l'accord spéciale pour la RDC quelle que soit la forme, mais il faut qu'une forme de justice internationale soit mise en place pour pallier les insuffisances et la justice nationale pour poursuivre les personnes non seulement congolaises, mais aussi étrangères qui ont été impliquées dans la commission de ces crimes ».  Vous pouvez l'écouter dans cet extrait.

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Force régionale de l'EAC: l'accord signé à Kinshasa donne le coup d'envoi du déploiement

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:06


Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici, la portée opérationnelle de cette signature. « L'accord portant statut de force régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est, que j'ai signée jeudi 8 septembre 2022 avec le secrétaire général de cette Communauté, est un acte historique important dans la mesure où il fixe le cadre dans lequel ces forces vont se déployer en République démocratique du Congo ». Et d'ajouter: « Quelle est la conséquence opérationnelle de la signature de ce SOFA? Le gong a sonné. Le coup d'envoi a été donné au déploiement effectif des armées des pays membres de la Communauté qui ont accepté de se déployer dans la zone de la partie orientale de la RDC pour être plus précis dans la zone de l'Ituri, de la province du Sud-Kivu et de la province du Nord-Kivu qui sont les zones dans lesquelles il y a un sécurité et les zones dans lesquelles les M23 soutenus par le de Rwanda opèrent et ont conquis des territoires illégalement en violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de notre pays ». Il ne reste plus qu'à rendre opérationnelles les décisions prises: « Maintenant, sur le plan des règles, sous le plan de la volonté politique, il n'y a plus d'obstacles et nous espérons que très prochainement cela va devenir une réalité sur le terrain ». Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

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L'urgence de réformer la législation congolaise en créant un fonds unique de réparation avec la participation de l'Etat

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:23


Fonds décaissé par l'Ouganda: l'urgence de réformer la législation congolaise en créant un fonds unique de réparation avec la participation de l'Etat L'Ouganda a versé à la RDC depuis le 1er septembre 65 des 325 millions de dollars de dommages et intérêts. C'est en exécution de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) qui avait condamné Kampala pour des dégâts causés par l'armée ougandaise dans l'est de la RDC entre 1998 et 2003. ACTUALITE.CD donne la parole aux acteurs, activistes, experts et différentes parties prenantes sur la gestion de ces fonds. Dismas Kitenge est juriste, défenseur des droits de l'homme et président du Groupe Lotus. Il travaille depuis longtemps sur cette question. Il revient ici sur les chantiers à terminer sur le plan du cadre légal national. « Ce qu'il faut faire aussi, c'est de réformer la législation congolaise pour que nous puissions avoir la création d'un fonds national de réparation, un fonds unique national qui va prendre en charge toutes les formes de violations graves des droits humains du droit international humanitaire qui ont été commises en RDC ». Il propose aussi les participations nationales et internationales: « Il faut que le gouvernement congolais qui a déjà commencé avec les fonds de réparation provisoire, puisse aussi contribuer avec un montant significatif à ce fonds de réparation nationale. Mais enfin aussi, il faut que la communauté internationale, au nom de la solidarité avec la République démocratique du Congo, au nom de la reconnaissance des crimes internationaux graves qui ont été commis au Congo, puisse aussi contribuer à alimenter ces fonds là national de réparation que nous appelons de notre vœu pour que ça soit mis en place et que ça aide de nombreuses victimes qui ne seront pas prises seulement en compte par les fonds que les Ougandais sont en train de d'alimenter. Nous voulons appeler l'Ouganda à verser aussi les autres sommes dans la périodicité qui a été décidée par la Cour internationale de justice pour marquer aussi sa volonté ». Vendredi dernier, le Ministre du Numérique avait présenté, au nom de son collègue des Droits Humains en mission, le projet de Loi fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité. Ce texte, avait-t-il expliqué, fixe les modalités de protection (judiciaire, administrative et sociale) et de réparation au profit de ces victimes. Et il s'applique aux faits commis à partir de 1993. Suivez les explications de Dismas Kitenge ici.

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Force régionale à déployer dans l'Est de la RDC: tous les groupes armés vont être traqués sans exception

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:22


Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici la portée de la force, selon l'ambition de l'EAC. « Évidemment, les prochaines étapes sont d'abord les déploiements et ensuite l'action de terrain pour déloger ces forces négatives. Et c'est ici le lieu de dire que cette force ne concerne pas que le M23 ». Et d'ajouter: « La force régionale, conformément aux communiqués conjoints de Nairobi, est destinée à maîtriser, à neutraliser tous les groupes armés qui ont refusé la main tendue par leurs chefs d'État respectifs pour qu'ils intègrent la vie de la nation pacifiquement ». La force ne s'attaquera pas qu'au M23 ou aux FDLR: « Tous les groupes armés qui existent dans la région des grands lacs sont concernés et sont interpellés aussi par ces déploiements et la communauté de l'Afrique de l'Est est déterminée à agir et à restaurer la paix et la sécurité dans la région ». Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

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Force régionale à déployer dans l'Est de la RDC: Félix Tshisekedi insiste sur le respect des droits de l'homme et la protection des civils

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 2:04


Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici la teneur des échanges que le Chef de l'Etat a eu avec les experts de l'EAC présents à Kinshasa la semaine dernière. « En fait, le chef de l'État, le président Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé à tous ceux qui participent à la force un certain nombre de questions qui sont importantes, d'abord les attentes des peuples de la Communauté et la conception des opérations. Il a aussi rappelé la durée prévue dans la l'accord qui est de 6 mois renouvelables chaque fois que de besoin ». Et d'ajouter: « Le président a aussi insisté sur la nécessité, lors des opérations, de protéger la population de respecter les droits de l'homme et là nécessité aussi d'une coordination entre tous les participants, évidemment avec des soutiens notamment de la Monusco qui est présente aujourd'hui sur le terrain ». Félix a réitéré aussi « Le Président de la République a tenu également à renouveler son soutien au processus de Nairobi et à celui de Luanda. Il a dit à tous les participants qu'ils peuvent compter sur son soutien, sur son engagement et celui de la République démocratique du Congo ». Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

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Force régionale de l'EAC: Le Rwanda va se déployer à l'intérieur de son territoire le long de la frontière pour protéger sa frontière

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:51


Force régionale de l'EAC: Le Rwanda va se déployer à l'intérieur de son territoire le long de la frontière pour protéger sa frontière Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici l'esquisse du plan de déploiement contenu dans cet accord. « Il sera question d'une force régionale intégrée où chaque pays va se voir accorder une zone de déploiement. Oui, on avait déjà convenu des zones de déploiement. En l'espèce, le Burundi se déploie du côté de la frontière qu'il a avec la RDC, dans le territoire d'Uvira ». La question du positionnement du Rwanda fait couler encre et salive. « Le Rwanda va se déployer à l'intérieur de son territoire le long de la frontière pour protéger sa frontière. C'est très important. Le Rwanda ne viendra pas à l'intérieur de la RDC », a-t-il ajouté. Il y a également le Kenya, l'Ouganda et le Soudan du Sud: « Le Kenya va déployer ses unités du côté du Nord-Kivu, plus spécifiquement du côté de Rutshuru. L'Ouganda va déployer ses forces pratiquement là où se passent maintenant les opérations conjointes, c'est-à-dire du côté de l'Ituri. Le Soudan du Sud va se déployer à l'intérieur des frontières congolaises, au nord de l'ex-province orientale. Et voilà comment la tâche a été répartie ».  Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

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Force régionale de l'EAC: des pays comme l'Angola et le Sénégal vont participer financièrement

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Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 1:45


Christophe Lutundula Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a donné quelques détails sur la portée de l'accord sur le statut de la force régionale à déployer dans l'Est de la RDC. Cet accord a été signé en présence de Félix Tshisekedi par les experts de la commission économique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est (EAC) en séjour de travail à Kinshasa. Le Chef de la diplomatie congolaise s'est confié longuement sur ACTUALITE.CD La rédaction vous propose ici les propositions relatives au financement de cette force. « Au départ, il était convenu que chaque pays y apporterait sa contribution. Mais fondamentalement, lors de la dernière réunion extraordinaire des chefs d'État de la Communauté d'Afrique de l'Est qui s'est tenue à Arusha, la décision a été prise de créer un fonds spécial pour cette opération de restauration de la paix. Il y a eu des contributions qui sont déjà annoncées d'ailleurs ». Et d'ajouter: « Par exemple, le Sénégal avait annoncé 1 000 000 d'euros. L'Angola aussi, je crois que ces deux millions sont déjà effectivement versés. On voit également au niveau de la Communauté la possibilité de dégager aussi un montant ». D'autres contributeurs potentiels sont également sollicités. « L'union africaine a prévu un certain nombre de mécanismes de financement, notamment de recours à la facilité de paix, et il est envisagé également d'en appeler aux contributions de partenaires de l'Afrique qui veulent soutenir cette importante décision de déployer la force régionale et des restaurer la paix par tous les moyens en RDC ». Suivez cet extrait de l'interview de Christophe Lutundula Apala ici.

Invité Afrique
Isidore Ndaywel (historien congolais): «L'unité du pays, le civisme, la fierté nationale restent un héritage très fort de Mobutu»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 11, 2022 5:14


Il y a 25 ans cette semaine, le 7 septembre 2022, Joseph-Désiré Mobutu décédait au Maroc où il était depuis quelques mois en exil. L'ancien président congolais, qui s'appelait donc à l'époque de Zaïre, avait été chassé du pouvoir quelques mois auparavant après 32 ans à la tête du pays. Une période sombre de l'histoire du Congo marquée par un déclin économique, mais aussi une véritable brutalité. Un quart de siècle après sa disparition, que reste-il au Congo de celui qui s'était autoproclamé maréchal ? Élément de réponse avec Isidore Ndaywel, historien congolais, au micro de Paulina Zidi. RFI : Le 7 septembre 1997, Joseph-Désiré Mobutu décédait en exil au Maroc, 25 ans après sa mort, que reste-t-il au Congo de l'homme qui a régné sans partage sur le pays pendant 32 ans ? Isidore Ndaywel : Il reste bien sûr des souvenirs extrêmement précis, toute l'insistance sur l'unité du pays, sur le civisme, sur la fierté nationale, reste un héritage très fort de Mobutu. D'autre part, il y a l'insistance sur ce qu'il appelait l'authenticité, c'est-à-dire la prise en charge de soi-même, la valorisation de la culture locale reste également un acquis extrêmement important de Mobutu. À quel point ces deux acquis ont été importants pour le Congo mais aussi pour l'Afrique de ces années 1960-1970 ? Pour le Congo, c'est extrêmement important parce qu'on retrouvait là des éléments dont l'ancrage était plus ancien, qui revient, qui a déjà été porté par les théologiens catholiques, notamment par le cardinal Malula qui a insisté longtemps sur ce qu'ils ont appelé « l'inculturation », l'effort de considérer tous les éléments culturels du dehors à partir d'un regard local. C'est ce courant qui, finalement, a pris une tournure politique d'une certaine manière avec Mobutu, sous la sémantique de l'authenticité. Mobutu a été chassé du pouvoir peu avant sa mort, en mai 1997. On le disait déjà malade à l'époque. Est-ce que cette maladie a été l'une des causes de sa chute ? Oui, je pense que ça a été une des causes, mais pas l'unique. D'abord, le régime était devenu véritablement moribond. S'il a traîné, s'il a voulu jusqu'au bout rester au pouvoir, je soupçonne que c'était parce qu'il ne voulait pas laisser l'État congolais, zaïrois à l'époque, dans l'état où il était. Et il n'a pas été suffisamment conscient du fait que lui-même était un élément du problème. Est-ce qu'il a aussi pris conscience avec la chute du mur de Berlin qu'il n'avait plus vraiment d'utilité pour les Américains qui étaient son principal soutien, et qu'ils risquaient de le lâcher ? Oui et non. Tout de suite après dans les années 1990, il a inauguré ce qu'il appelait les consultations au cours desquelles il a aboli par lui-même le parti État. Mais par contre, il n'a pas pris conscience du fait que le lâchage était véritablement complet, et qu'on n'avait plus besoin de lui. Parce que vers la fin, il espérait encore que les Américains, et même la France du président, Chirac pouvaient lui venir en aide. La période Mobutu a été marquée par des événements très violents, en 1966, il y a la pendaison publique de plusieurs ministres, la mort de Pierre Mulele en 1968. C'est ce qu'on retient aujourd'hui principalement de ces années Mobutu, cette brutalité, cette violence ? Dans la mesure où nous avons eu une évolution de violence et de violence encore plus importante après avec toute la guerre que nous avons à l'Est, avec toutes les images macabres qu'on a depuis 1997, ces éléments-là sont quelque peu entrés en sourdine. Pour le moment, les Congolais sont davantage portés à dénoncer ce que vous savez très bien, ce qui s'est passé, ce qui se passe à l'Est, notamment tout le contenu du Rapport Mapping dont on parle moins sur le plan international. Vingt-cinq ans après sa mort, finalement qu'est-ce que les Congolais retiennent de Mobutu, de quoi on a parlé ce 7 septembre 2022 lors des 25 ans de son décès ? Sur l'anniversaire, on a très peu évoqué le fait de sa disparition 25 ans après, encore que le chef de l'État Tshisekedi a envoyé une délégation au Maroc, et qu'on ait reparlé au niveau des médias de la nécessité de rapatrier son corps. Mais le souvenir des Congolais, est qu'il a été un grand président du pays, dans la mesure où sur les 60 ans de la période postcoloniale, il y a eu quand même 30 ans du régime de Mobutu et ça ne s'efface pas ainsi dans la mémoire des gens, et on cherche même à faire en sorte que la RDC d'aujourd'hui retrouve l'envergure qu'avait à l'époque le Zaïre.

Revue de presse Afrique
À la Une: Elizabeth II l'Africaine

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 3:32


Vibrant hommage, naturellement, de la presse anglophone, mais aussi de la francophone. Témoin, en République démocratique du Congo, la Une du journal Le Nouvel Observateur. « La reine Elizabeth II a tiré sa révérence !!! », peut-on y lire. Ce journal kinois rappelle qu'à l'occasion du dernier jubilé de la reine, la Chargée d'affaires du Royaume-Uni en RDC a souligné le fait qu'au cours du règne d'Elizabeth II, « le Royaume-Uni a mis fin au colonialisme qui a causé du tort à plusieurs nations ». Au Burkina Faso, le journal Aujourd'hui évoque le voyage de la reine au Ghana, en 1961 « contre l'avis du palais et de la presse britannique. Et pour cause, une semaine avant ce déplacement, Kwame Nkrumah avait été victime d'un attentat. En outre, Kwame Nkrumah était taxé de satrape qui emprisonnait ses opposants. Malgré tout, Queen Elizabeth II fera le voyage dans l'ex-Gold Coast et sera bien accueillie par les populations et réussira même à empêcher la sortie du Ghana du Commonwealth. En outre, elle pèsera de tout son poids pour que les États-Unis d'Amérique qui voulaient geler leurs aides au Ghana (pour proximité avec la Russie) reconsidèrent leurs positions et à poursuivre le financement des projets (comme le barrage de la Volta) ». « L'Afrique pleure "sa" reine ! », enchérit le quotidien WakatSera. « Sa reine » ? « Certes, la presque centenaire (…) n'était pas une reine africaine, mais c'est en Afrique qu'elle est devenue reine d'Angleterre, rappelle ce journal ouagalais. C'est alors qu'elle séjournait au Kenya que son époux, le prince Philip avec qui elle a partagé presque toute son existence, lui a annoncé la mort de son père, le roi Georges VI, emporté par un cancer de poumon. Elizabeth n'avait que 25 ans ! » Dancing queen Souvenirs, souvenirs, encore avec des pas de danse dans les bras de Kwame Nkrumah. C'était il y a pile 61 ans. Et WakatSera n'a pas davantage oublié. Elizabeth II « va même oser briser bien des mythes, s'offrant au passage une danse dans les bras du panafricaniste célèbre, le Ghanéen Kwame Nkrumah (…) Et ce n'était que le début de la fin de bien des tabous, la reine d'Angleterre ayant opté de se rendre en Zambie, en 1979 malgré l'opposition de la Première ministre britannique de l'époque, Margaret Thatcher, la "Dame de fer". Ce sera, du reste, l'occasion pour la reine Elizabeth II de renforcer ce lien avec l'Afrique et de mettre en exergue son aversion pour les inégalités et la ségrégation, en présidant la signature de la Déclaration de Lusaka sur le racisme et les discriminations. Et pour marquer ce refus contre l'apartheid, la reine de la longévité, de la santé et qui a bien vieilli en menant le bon combat, ne mettra pas les pieds pendant une quarantaine d'années en Afrique du Sud où le régime de l'apartheid, qui a fait de l'oppression des noirs son sens d'exister, faisait la pluie et le beau temps. Cependant, la reine et le leader de l'ANC, Nelson Mandela, se vouaient une considération mutuelle », énonce WakatSera. En Côte d'Ivoire, l'annonce du décès de la reine d'Angleterre est hissée à la Une des quotidiens Fraternité Matin, Le Patriote, L'Inter, Dernière Heure Monde, Le Nouveau Réveil, Le Bélier, Notre Voie ou encore Le Miroir. Au Sénégal, les quotidiens EnQuête et 24 Heures signalent aussi en Une la disparition d'Elizabeth II, 24 Heures pointant les condoléances du président Macky Sall, qui a notamment salué le « parcours exceptionnel d'une illustre défunte ».

Revue de presse française
À la Une: Elizabeth II, l'hommage unanime

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 4:41


« Depuis soixante-dix ans, elle était le Royaume-Uni », résume La Croix. Elle était. De profundis et RIP... Comme le souligne le quotidien catholique, « sa longévité autant que sa constance en auront fait, pour quatre générations, l'un des rares points fixes d'un pays et d'un monde bouleversés ». Et La Croix ne manque pas de souligner « la foi fervente » de la souveraine anglaise à présent disparue. Le journal Le Parisien n'écrit guère autre chose, rendant hommage à « cette fervente croyante ». Et si ce quotidien le souligne, c'est bien, explique-t-il, parce que, « dans un monde sens dessus dessous, (ses sujets) ont perdu leur point fixe ». Raison pour laquelle Le Parisien ose cet oxymore : « la reine éternelle est morte », osant encore résumer d'une formule « le destin extraordinaire d'une femme ordinaire » ! Depuis longtemps, Charles attend Mais au-delà de l'hommage, la disparition de la reine ne manque également pas de préoccuper une partie de la presse française. Témoin Les Échos. À sa Une, ce quotidien économique ne se borne pas à lancer à la reine un simple « farewell », un adieu empreint de nostalgie. Non. Les Échos ne manquent pas de prévenir que sa disparition « risque de fragiliser la monarchie britannique ». Et pour cause, Elizabeth II fut « un roc pour son royaume », souligne Le Figaro. « Le monde pouvait trembler, l'Angleterre était menacée dans son identité, sa famille elle-même touchée par les drames et les scandales, son air serein et imperturbable rassurait. En sa présence, l'actualité semblait dérisoire, les contingences étaient reléguées au second plan. Garante de l'unité du royaume, elle était en charge de l'essentiel », estime Le Figaro. Voilà pourquoi sa mort « plonge son pays dans l'inconnu », avertit Libération. Car une fois l'hommage à la souveraine disparue rendu, « restera seul face à son peuple un roi apparemment bien différent de sa mère, King Charles III », anticipe Libé. Hommage insolite, enfin, celui du journal L'Équipe. Lequel l'assure, « la reine qui aimait le sport » était aussi « une athlète » ! Mais oui ! Pour preuve, le quotidien sportif rappelle ses voyages, le poids de la couronne de Saint-Edouard, qu'elle devait porter, et qui est « lourde de 3,2 kg », signale affectueusement L'Équipe. Dancing queen En Afrique, la presse africaine francophone rend également hommage à la reine disparue. Témoin le cas journal congolais Le Nouvel Observateur. Lequel rappelle qu'à l'occasion du dernier jubilé de la reine, la Chargée d'affaires du Royaume-Uni en RDC a souligné le fait qu'au cours du règne d'Elizabeth II, « le Royaume-Uni a mis fin au colonialisme qui a causé du tort à plusieurs nations ». C'est aussi le cas du quotidien burkinabè Aujourd'hui évoque le voyage de la reine au Ghana, en 1961, « contre l'avis du palais et de la presse britannique. La reine qui pèsera de tout son poids pour que les États-Unis d'Amérique qui voulaient geler leurs aides au Ghana (pour proximité avec la Russie) reconsidèrent leurs positions et à poursuivre le financement des projets (comme le barrage de la Volta) ». C'est encore le cas du journal ouagalais WakatSera, qui se souvient qu'au Ghana, Elizabeth II « va même oser briser bien des mythes, s'offrant au passage une danse dans les bras du panafricaniste célèbre, le Ghanéen Kwame Nkrumah (…) Et ce n'était que le début de la fin de bien des tabous, la reine d'Angleterre ayant opté de se rendre en Zambie, en 1979 malgré l'opposition de la Première ministre britannique de l'époque, Margaret Thatcher, la "Dame de fer". Ce sera, du reste, l'occasion pour la reine Elizabeth II de renforcer ce lien avec l'Afrique et de mettre en exergue son aversion pour les inégalités et la ségrégation, en présidant la signature de la Déclaration de Lusaka sur le racisme et les discriminations. Et pour marquer ce refus contre l'apartheid, la reine de la longévité, de la santé et qui a bien vieilli en menant le bon combat, ne mettra pas les pieds pendant une quarantaine d'années en Afrique du Sud, du temps de l'apartheid ».

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: députés congolais, réforme du Franc CFA, Soudan du Sud, CAN 2025

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 2, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin:  RDC: des députés à 21 000 dollars par mois ? Par Pascal Mulegwa, correspondant de RFI à Kinshasa. Football:  la CAN 2025 pourra-t-elle avoir lieu en Guinée ? Par Frédéric Suteau, journaliste au service des sports de RFI. Afrique centrale: la CEMAC veut réformer le Franc CFA. Par Carl Grekou, économiste au Centre d'études prospectives et d'informations internationales. Soudan du Sud: une armée unifiée, signe d'une paix durable ? Par Emmanuel Veuillet, doctorante en science politique à l'Université Paris A Panthéon Sorbonne.   * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Revue de presse Afrique
À la Une : combien gagne un député en RDC ?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 1, 2022 4:19


C'est la question qui agite ces derniers jours le landerneau politique congolais comme le simple citoyen. C'est le principal opposant, Martin Fayulu, qui a lancé l'affaire, en affirmant avant-hier mardi que la rémunération des députés nationaux s'élevait depuis janvier 2022 à 21.000 dollars par mois. « Inadmissible, s'est-il écrié, dans un pays où 70% de la population vit avec 2 dollars par jour qu'un député touche 15 fois plus qu'un professeur d'université, 30 fois plus qu'un médecin et 200 fois plus qu'un huissier de la fonction publique. » Des propos rapportés par toute la presse congolaise, notamment le site Cas-Info. « Cela s'appelle de la corruption à grande échelle, gabegie et pillage des finances publiques de la part d'un pouvoir usurpateur en quête de légitimité interne », a poursuivi Martin Fayulu, qui a appelé à « l'annulation immédiate » de cet « achat des consciences par le braquage des caisses de l'État. » Des députés plus riches que ceux des pays riches ? Certains médias congolais, à l'instar du site d'information Objectif Infos  ont immédiatement embrayé… « Paradoxe : la RDC, un pays pauvre aux députés riches, plus riches que ceux des pays riches ! », s'exclame Objectif Infos. « "Le ventre d'abord !", caractérise le quotidien des députés, dénonce encore le site d'information congolais. Le Chef de l'État, Félix Tshisekedi, offre des jeeps et autres avantages aux députés qui ne parlent qu'en faveur de leurs poches. » Et Objectif Infos de s'interroger : « pourquoi ne pas réduire de 50% le salaire des parlementaires pour augmenter celui des enseignants des écoles primaires ? » Flou… Alors combien gagne exactement un député en RDC ? Et bien mystère… Il n'y a aucun chiffre officiel… D'après la député Solange Masumbuko, interrogée par le site Politico, « les émoluments des députés nationaux n'atteignent même pas 7.000 dollars américains, en dehors des autres avantages, logement, indemnités kilométriques et ainsi de suite. Et dans cette somme, poursuit-elle, nous avons des dettes que nous remboursons, nous avons des cotisations aux partis, imaginez ce qui reste. » Pour elle, pointe Politico, « le fond du problème est "qu'on est à la veille de la session budgétaire et c'est plus facile pour les uns et les autres d'allumer le feu ou d'intéresser les enseignants, les professeurs d'université autour de chiffres qui en réalité ne sont que machination". » Transparence ! Autre voix dans ce débat, celle d'Ernest Mpararo, président du Conseil d'administration de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption, la LICOCO. Ses propos sont repris par le site Actualité CD : « il y a certaines personnes qui soutiennent ces révélations et d'autres qui les contestent. Mais, poursuit-il, tant qu'il n'y aura pas de transparence sur les salaires, non seulement des députés mais aussi des hommes politiques en général, il y aura toujours ce genre de rumeurs. Ce que nous pouvons retenir, affirme encore Ernest Mpararo, c'est que ce sont des injustices effectivement. Des injustices sociales qui sont à condamner, à corriger. » Alors comment ? Eh bien on peut commencer, dit-il, par « publier les salaires ou les rémunérations de tous les dirigeants politiques, de tous les responsables des entreprises publiques, de tous les ministres, du président de la République, du Premier ministre etc... Et on doit lancer un débat pour savoir si, avec le budget que nous avons et tous les défis que nous devons relever, on doit rémunérer toutes ces personnes de la sorte. » La présidentielle de décembre 2023 en ligne de mire ? En tout cas, ce débat sur le salaire des députés, lancé par le principal opposant, Martin Fayulu, intervient alors que la prochaine présidentielle se profile à l'horizon. Le scrutin devrait se tenir en principe en décembre 2023. Et déjà les candidats se bousculent. Dont, Martin Fayulu. « Le candidat malheureux de 2018, rappelle le site Afrikarabia, revendique toujours sa victoire, victime d'un arrangement politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Un "hold-up" électoral, dénonce-t-il, qu'il compte bien faire oublier en 2023. » D'ici là, d'autres affaires, d'autres polémiques verront sans doute le jour. Et « les alliances politiques ont encore le temps de se faire et de se défaire, pointe encore Afrikarabia. D'autant que le scrutin n'est pas certain de se tenir dans les délais. Les contraintes financières, la loi électorale, le recensement des électeurs et surtout l'insécurité à l'Est pourraient (en effet) retarder la tenue des élections. »

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: prisons en RDC, siège africain à l'ONU, retour du charbon, Afrique du Sud

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 1, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin:  Afrique du sud: des étrangers empêchés d'accéder aux soins. Par Romain Chanson, correspondant de RFI en Afrique du Sud. ONU: à quand un siège permanent pour l'Afrique ? Par Alexandra Novosseloff, chercheuse associée au Centre Thucydide de l'université Paris Panthéon-Assas, spécialiste des Nations Unies, autrice de La Côte d'Ivoire au Conseil de Sécurité des Nations Unies (1960-2019) parue en 2022 aux éditions de l'Harmattan. RDC: les conditions de détention dans les prisons. Par Charlène Yangazo, conseillère juridique de l'ONG Fondation Bill Clinton pour la paix.   * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Accents d'Europe
RD Congo, Cameroun ou Sénégal: l'histoire encore à vif des butins coloniaux

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Aug 29, 2022 19:30


À l'occasion de la sortie du livre Les otages aux éditions Marchialy, Accents d'Europe revient sur le retour des restes de Patrice Lumumba en RDC avec Paulina Zidi et part en Allemagne où notre correspondant Julien Méchaussie s'intéresse au sort d'une statue camerounaise sacrée en compagnie de l'autrice, Taina Tervonen. ► Les otages publié aux éditions Marchialy