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Afrique Économie
Du sous-sol d'un musée belge aux mines congolaises: l'enjeu des archives géologiques de la RDC

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 2:31


Quand des millions de documents se retrouvent au cœur d'un bras de fer entre la RDC, la Belgique et une société américaine. À Tervuren, à quelques kilomètres de Bruxelles, une partie des archives géologiques de la RDC dort dans le sous-sol de l'AfricaMuseum. Kinshasa réclame la numérisation de ces documents, un processus que l'État belge a démarré au début du mois. Mais une société minière américaine souhaite réaliser elle-même ce travail, ce que refuse la Belgique.  C'est un voyage dans le temps qui commence d'abord sous terre. Une fois un dédale d'escaliers et de couloirs traversé, il faut franchir une porte, protégée par un code, pour accéder aux archives de l'AfricaMuseum, ancien Musée royal de l'Afrique centrale. Là, un demi-kilomètre de documents, de dossiers et de photos sont méticuleusement rangés dans de grandes armoires en fer gris. « Cinq cents mètres, ça représente entre trois et quatre millions de documents », glisse François Kervyn, géologue et chef du département des Sciences de la Terre du musée. À Tervuren, à plus de 6 000 km de Kinshasa, ces armoires renferment certaines des archives géologiques de la République démocratique du Congo. « Ces documents sont arrivés chez nous suite à la cessation d'activité de compagnies minières, explique François Kervyn. Ce sont aussi des travaux de géologues partis à la retraite et souhaitant laisser leur patrimoine intellectuel à notre institution. Il y a aussi des travaux de recherche réalisés par des géologues du musée après la période coloniale et d'autres réalisés par des chercheurs congolais ou africains. » Des cartes dessinées à la main, des rapports tapés à la machine à écrire et des milliers de photos qui détaillent soigneusement le contenu du sous-sol congolais. 2 millions d'euros d'investissement Une véritable mine d'or qui intéresse les autorités congolaises. Jusqu'à présent, ces archives étaient disponibles sur commande, « sollicitées de manière épisodique par des chercheurs qui souhaitent travailler sur des zones précises », raconte François Kervyn. « Nous avons ressenti les limites de cette approche, se souvient Bart Ouvry, le directeur de l'AfricaMuseum. On s'est rendu compte que la digitalisation est la manière la plus efficace de partager ces archives, afin que n'importe quel chercheur, où qu'il soit, puisse y avoir accès. » Le service géologique de la RDC a d'ailleurs demandé la numérisation de ces archives, mais compte tenu de leur volume, à l'époque, il était impossible pour le musée de s'exécuter immédiatement. « Nous n'avions pas assez de personnel », explique François Kervyn. Tout a changé lorsque l'AfricaMuseum a obtenu des financements de l'Union européenne : au début du mois de février, quatre géologues ont été recrutés et vont être rejoints le 1er mars par quatre archivistes et un informaticien. Un investissement d'environ deux millions d'euros pour mener à bien, en trois ans, la numérisation des archives, en se concentrant sur des zones prioritaires, définies par les autorités congolaises. Une société américaine veut aller plus vite D'ici 2029, le musée devrait avoir mis sur pied une base de données, après l'inventaire et la numérisation de ces centaines de milliers de documents. Un délai trop long, au goût de certains acteurs. Ainsi, en juillet dernier, le directeur général de la société américaine KoBold Metals en RDC, Benjamin Katabuka, a signé un accord avec Kizito Pakabomba, le ministre congolais des Mines, pour « lancer un programme d'exploration minière à grande échelle » en RDC. Parmi les clauses de cet accord de principe, la société, soutenue entre autres par Bill Gates, s'engage à déployer « une équipe aux archives géologiques de la RDC conservées au Musée royal de l'Afrique centrale pour commencer la numérisation des documents avant le 31 juillet 2025 ». Pour Bart Ouvry, le directeur du musée, il est impensable qu'une société étrangère pénètre dans les archives. « Nous sommes une institution publique qui travaille dans un objectif scientifique. Nous reconnaissons l'intérêt économique pour le Congo et notre but, c'est de transférer des données aux autorités congolaises et pas au bénéfice d'une seule société, quelle que soit sa nationalité. » L'AfricaMuseum est d'ailleurs soutenu dans sa démarche par le gouvernement belge. Citée par nos confrères de la RTBF, Vanessa Matz, la ministre en charge du Numérique et de la Politique scientifique, affirme que « la Belgique ne peut accorder un accès privilégié et exclusif à une société privée étrangère avec laquelle elle n'a aucun lien contractuel […]. La mise à disposition des archives doit s'effectuer selon les règles belges et européennes applicables, dans un cadre scientifique, non exclusif et non privatif. »

Tout un monde - La 1ere
Le Conseil de la paix, une nouvelle "diplomatie du milliard"

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 19:54


(00:00:44) Le Conseil de la paix, une nouvelle "diplomatie du milliard", invitée Chloé Maurel (00:09:58) IA: l'Inde se fraie un chemin entre la Chine et les Etats-Unis (00:14:59) La RDC veut sauver son trésor musical, la Rumba

Chronique des Matières Premières
Six États à surveiller pour l'équilibre agricole et alimentaire mondial

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:11


Quels sont les pays qui seront déterminants demain pour les équilibres agricoles internationaux ? Le Club Demeter a identifié six États pivots dans son rapport annuel publié cette semaine, intitulé « Appétits stratégiques et pivots agricoles » chez IRIS éditions : l'Ukraine, le Brésil, l'Indonésie, la Turquie, l'Australie et la République démocratique du Congo. Ces six États mis en avant par le rapport Demeter 2026 représentent 10% de la population mondiale, 15% des surfaces terrestres du globe et 30% des exportations agricoles. Ces pays ne sont pas forcément des leaders aujourd'hui, explique Sebastien Abis, directeur du Club Demeter, mais ils sont exposés à des bascules potentielles sur le plan agricole, géopolitique ou climatique. Ces pays pourraient peser demain de manière disproportionnée sur les équilibres alimentaires mondiaux selon le rapport, soit parce qu'ils déraperont et amplifieront alors des crises et des tensions dans leur région, soit parce qu'ils sauront muscler leur production agricole et deviendront des moteurs de la sécurité alimentaire mondiale. Ce qui se passera dans chacun de ces pays pourrait donc influencer les grands équilibres de la planète, alimentaires, agricoles et environnementaux. D'autres États compteront aussi La trajectoire agricole mondiale ne dépendra évidemment pas que de ce qui se passera dans ces six pays que sont l'Ukraine, le Brésil, l'Indonésie, la Turquie, l'Australie et la République démocratique du Congo. Ils sont nombreux à influencer de plus en plus les équilibres mondiaux : dans une prochaine édition de ce rapport qui fait référence, il pourrait être question du Vietnam, du Maroc, du Nigeria, du Kazakhstan, de l'Afrique du Sud, ou peut-être du Mexique, des pays qui méritent eux aussi le titre d'État pivot.  Les six pays regroupés cette année par les experts du Club Demeter sous le nouvel acronyme CUBITA ne jouent eux-mêmes pas tous dans la même cour. Il y a des mastodontes agricoles, comme le Brésil dont la puissance future dépendra de sa capacité à influencer les règles du jeu, et en particulier les normes de traçabilité et de durabilité, comme l'explique Caroline Rayol, analyste au sein du groupe d'intelligence économique ADIT. Il y a aussi l'Ukraine, vue par la Chine comme son futur jardin agricole, mais qui pourrait devenir un atout pour l'Europe, ou encore l'Australie, mais également d'autres pays qui ont une trajectoire plus incertaine mais pas moins importante dans un monde en pleine recomposition. La RDC, géant agricole potentiel Dans cette liste on trouve la République démocratique du Congo, qui offre 80 millions d'hectares de terres arables, soit la plus grande réserve du continent, explique Alain Pholo Bala, auteur d'un chapitre intitulé « RDC, grenier africain à la croisée des chemins ». Aujourd'hui, seulement 10% des terres du pays sont valorisées. La marge de développement et de progrès est donc considérable, pointe l'expert. À côté du cobalt ou du cuivre, l'agriculture est un moteur alternatif de croissance qui conditionnera demain l'équilibre alimentaire de la RDC, pays dont la population devrait doubler d'ici 2050. Le développement de l'agriculture congolaise serait aussi précieux pour d'autres populations : selon l'ONU,  la RDC aurait la capacité de nourrir plus de deux milliards de personnes. Le pays a donc le potentiel d'être un État pivot sur le plan alimentaire, à condition d'arriver à faire face à ses nombreux défis internes. 

Afrique Économie
Au sommet Mining Indaba, les détails de l'accord minier entre la RDC et les États-Unis se dévoilent

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:27


Qu'en est-il de l'accord entre la RDC et les États-Unis sur les minerais stratégiques ? Début février, les deux pays se sont retrouvés pour un premier comité de pilotage. La RDC produit plus de 70% du cobalt mondial, utilisé notamment pour les batteries électriques. Cet accord entre Washington et Kinshasa était évidemment au cœur du Mining Indaba qui a eu lieu la semaine dernière au Cap. De notre envoyé spécial au Cap, Le ministre des Mines congolais, Louis Watum Kabamba, se défend de « brader » le potentiel minier de la RDC en signant cet accord sur les minerais stratégiques avec Washington. Aux dernières nouvelles, la balle est dans le camp américain, qui analyse une liste de projets transmise par Kinshasa : « Il y a toute une panoplie de projets pour lesquels nous avons arrêté une liste convenue avec les États-Unis. Quand je dis projets, il n'y a pas que dans les mines. Dans l'agriculture, dans l'énergie, dans l'assistance technique, etc. Cette liste va être mise au-devant du secteur privé américain pour que les parties intéressées puissent se prononcer dans un bref délai. Peut-être dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Nous nous mettrons ensemble maintenant pour aller dans ces projets et voir comment nous pouvons structurer des partenariats et des financements. » Dans les projets qui paraissent avancés et qui font grand bruit : les 40% d'actifs que Glencore pourrait céder aux Américains. Un plan pour « soutenir les ambitions du gouvernement américain avec l'approvisionnement en deux minerais critiques », selon l'entreprise. On parle ici de cobalt et de cuivre. « Glencore ne se retire pas. Si un accord est conclu, nous avons pleinement l'intention d'être majoritaires et de conserver le contrôle. Il s'agit en réalité d'un signe de confiance de la part des investisseurs américains soutenus par l'État américain concernant les actifs de cuivre en RDC », précise Mark Davis, le PDG de Glencore en Afrique. À lire aussiAccord sur les minerais États-Unis-RDC: de quels projets parle-t-on? Les banques locales, un acteur stratégique Sur le terrain, les acteurs financiers sont en ordre de bataille. Même si ces accords sont encore très opaques, Jean-Eric Matunga, de la Rawbank, précise le rôle des banques locales congolaises. Le directeur en charge des financements structurels était à Washington en octobre dernier. « Le dialogue est permanent entre les investisseurs, les acteurs locaux et les banques. On joue notre rôle d'intermédiaire d'une manière assez poussée. Parce que ces capitaux, qui viennent vers la RDC, il faut pouvoir les orienter, mais il faut pouvoir aussi les structurer en fonction des réalités locales, mais aussi des connaissances de la réglementation. C'est là que les banques locales jouent un rôle clé de catalyseur et de connecteur entre ces capitaux qui doivent venir pour pouvoir les structurer et les rendre potables à la réalité locale », explique Jean-Eric Matunga. « ​​​​​​​On a des clients du secteur privé avec qui nous connectons les investisseurs américains, surtout pour pouvoir combler la phase de financement pendant la partie d'exploration avant le développement de la mine, qui est une phase critique », précise encore cet acteur bancaire. Si beaucoup d'acteurs du secteur s'enthousiasment de ces discussions avec Washington, dans le cadre du processus de paix entre la RDC et le Rwanda, aucun accord n'a jusqu'ici permis de mettre fin aux combats sur le terrain. À lire aussiSommet sur les minerais critiques à Washington: que faut-il retenir pour la RDC?

Journal de l'Afrique
Fin du 39e sommet de l'Union africaine : le conflit dans l'est de la RDC au cœur des discussions

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 12:19


Clap de fin du 39e sommet de l'Union africaine. Durant les deux jours, ce sont les principales crises en cours sur le continent qui ont monopolisé les discussions entre chefs d'État. À noter également la passation de pouvoir à la tête de l'organisation, désormais présidée par le Burundais Évariste Ndayishimiye.

Reportage Afrique
«Ces hommes armés créent de l'insécurité»: Qui sont les Wazalendo, envoyés à Fizi, dans l'est de la RDC [3/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:19


Malgré les accords de paix signés et les négociations qui se poursuivent, les combats continuent. Ils opposent les rebelles du M23, appuyés par le Rwanda, à l'armée congolaise soutenue par les milices locales. Pour ce troisième épisode, intéressons-nous à ces miliciens, appelés dans l'est du pays, les Wazalendo, qui combattent aux côtés de l'armée congolaise. À plusieurs occasions, le président Félix Tshisekedi a salué leur bravoure à combattre les rebelles. Mais ces miliciens sont aussi accusés dans plusieurs rapports d'organisations internationales de commettre des exactions contre les populations civiles. À lire aussi«Si les combats se rapprochent, on devra fuir»: vivre sur la ligne de front à Namisha, dans l'Est de la RDC [2/3]

Reportage Afrique
«Si les combats se rapprochent, on devra fuir»: vivre sur la ligne de front à Namisha, dans l'Est de la RDC [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:19


Suite de notre série de reportages dans le territoire de Fizi, dans l'Est de la République démocratique du Congo où, malgré les accords de paix signés et les négociations qui se poursuivent, les combats continuent. Ils opposent l'armée congolaise et ses alliés aux rebelles du M23 soutenus par des milices locales et le Rwanda. Des combats qui provoquent de nouvelles fuites de la population et inquiètent les habitants du territoire. Selon le CICR, au moins 300 000 personnes ont fui les violences rien que dans le territoire de Fizi. À lire aussiRDC: à Fizi, l'hôpital débordé face à l'afflux de blessés dus aux combats dans l'Est [1/3]    

Invité Afrique
Minerais critiques en Afrique: «L'objectif est de devenir un continent où il y a des mines et des raffineries»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 7:12


Depuis ce mercredi 4 février 2026, une quarantaine de délégations africaines sont à Washington, aux États-Unis, pour un sommet sur les minerais critiques. Une réunion à laquelle doit notamment assister la RDC en présence du président Félix Tshisekedi. D'autres délégations venant de Guinée et du Kenya, entre autres, sont également attendues pour ce sommet. L'Afrique regorge de richesses dont dépend l'avenir de la transition énergétique. Fini le pétrole, on parle désormais de coltan, de gallium, de cobalt et bien d'autres minerais stratégiques désormais au centre de la compétition mondiale. Ce matin, notre grand invité Afrique est Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : En 2018 vous sortiez le livre-enquête La guerre des métaux rares (éd. Les liens qui libèrent). À l'époque, ce qu'on appelle désormais les terres rares et minerais critiques n'étaient pas du tout connus du grand public. Désormais, ils sont dans toutes les bouches. Peut-on dire que la guerre que vous annonciez a commencé ? Guillaume Pitron : Elle avait déjà commencé en 2018 et elle ne fait que s'intensifier. Parce qu'on a toujours davantage besoin de ces métaux critiques. Des métaux appelés critiques car il y a des risques de rupture d'approvisionnement compte tenu de leur production tenue par seulement quelques pays, dont la Chine. Leur consommation a explosé ces dernières années car ces matériaux sont nécessaires pour fabriquer des moteurs, des voitures électriques, des turbines d'éoliennes, mais également pour l'électronique, pour le secteur de la défense. Et puis, les pays occidentaux n'ont pas beaucoup agi ces huit dernières années pour diversifier leurs approvisionnements. Or, la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump a forcé la Chine à sortir sa carte maîtresse : cesser ses exportations de terres rares. Cela crée une énorme inquiétude dans le monde occidental, parce qu'on n'a pas de plan B pour faire tourner nos économies. Vous diriez que les pays africains en tirent profit autant sur le plan économique qu'énergétique ? À mon avis, ils n'en tirent pas assez profit. D'abord parce qu'un gisement n'est pas une mine. Dire qu'on a un gisement de terres rares ou de lithium ou de cobalt ne veut pas dire qu'on l'a exploité. Or, exploiter un gisement et ouvrir une mine, ça met du temps. Deuxièmement, une fois que l'exploitation commence se pose la question de la juste répartition des bénéfices. Qui va travailler dans la mine ? Des Chinois ou des Africains ? Qui va raffiner le minerai ? Et où ? A priori, le minerai sera transporté en Chine pour être raffiné sur place et sa valeur ajoutée sera donc transférée à la Chine. Comment se passe la répartition des gains entre les Africains et les Chinois après que le minerai a été extrait et éventuellement raffiné ? Donc l'objectif pour l'Afrique demain, c'est de faire ce qu'a fait la Chine : devenir un continent où se trouvent des mines accompagnées de raffineries, d'usines de transformation et de fabrication de composants et de batteries. L'Amérique de Donald Trump est en pleine offensive sur le continent, c'est le moins qu'on puisse dire. Washington reçoit en ce moment même plusieurs délégations africaines. Peut-on parler d'un nouveau rapport de forces autour des richesses africaines, ou alors est-ce business as usual ? Je dirais que c'est business as usual. Et, pardon de le dire, c'est une forme de néocolonisation mais cette fois-ci repeinte à la sauce verte. L'avantage de l'Afrique, c'est qu'elle a pour elle une histoire qu'elle ne veut pas répéter. Et elle a aussi pour elle une ribambelle de pays acheteurs de ces matériaux comme la Chine, les Européens, les Américains pour ne citer qu'eux . Des pays clients qu'ils vont pouvoir mettre en concurrence. Donc l'Afrique a entre ses mains certaines cartes à son avantage pour pouvoir choisir ses partenaires qui, en échange de ses minerais, lui fourniront le plus de savoir-faire et le plus de technologie au meilleur prix. « Eviter les erreurs du passé, un néocolonialisme vert »… Pensez-vous qu'il y a encore un risque que l'Afrique rate le train de la transition énergétique en subissant les pressions des puissances extérieures ? Mais c'est tout à fait possible et c'est même plausible et probable. Et j'en veux pour exemple le cas de la RDC. Aujourd'hui, la RDC est un scandale géologique, c'est un pays qui concentre énormément de ressources sous la forme de gisements et qui notamment exploite un métal phare de la transition énergétique : le cobalt. Il n'y a pas de voiture électrique sans cobalt, il n'y a pas de téléphone portable sans cobalt. La RDC concentre les deux tiers des ressources mondiales de cobalt. Ce cobalt aujourd'hui est produit par la RDC mais n'est pas transformé sur place. Il est, pour 80 % de ce cobalt, sorti de la RDC et raffiné en Chine. Toute la valeur ajoutée du minerai sort du pays. Donc aujourd'hui, concrètement, vous avez une situation d'une considérable iniquité dans laquelle la RDC se fait, pardon de le dire, complètement plumer par la Chine, car Kinshasa n'a pas été capable de faire valoir ses intérêts face à la Chine. C'est une situation concrète qui montre que le néocolonialisme se répète avec d'autres matières premières, avec d'autres pays aux pratiques néocoloniales. Et c'est précisément cette situation congolaise autour du cobalt qu'il ne faut surtout pas répéter en Guinée, au Congo, en Algérie, en Afrique du Sud, etc. pour peu que l'Afrique veuille réellement devenir un grand continent, profitant de tous les effets potentiellement bénéfiques de la transition énergétique. À lire aussiÉtats-Unis: plusieurs délégations africaines à Washington pour un sommet sur les minerais critiques À lire aussiRDC-Rwanda: comment Washington veut rattraper la Chine sur les minerais stratégiques et Kinshasa en tirer profit

ONU Info

La MONUSCO salue l'annonce du Qatar sur le déploiement d'une première équipe chargée de surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23, dans le cadre de l'initiative de paix de Doha.« Il s'agit d'un signal positif », affirme la porte-parole de la Mission, Ndeye Khady Lo, dans un entretien à ONU Info, estimant que cette avancée contribue à rendre « l'architecture du cessez-le-feu plus concrète et opérationnelle ».Cette initiative intervient dans un contexte de violences persistantes dans l'est de la RDC, marqué notamment par la prise de Goma en janvier 2025, puis de Bukavu en février, par l'AFC/M23, ainsi que par de récents développements à Uvira, au Sud-Kivu.La porte-parole revient sur la résolution du Conseil de sécurité adoptée en août 2025, qui autorise la MONUSCO à appuyer un cessez-le-feu permanent via un mécanisme conjoint de suivi.Une première équipe doit ainsi être déployée à Uvira, au Sud-Kivu. La Mission précise toutefois qu'il ne s'agit pas d'un retour durable dans cette province, qu'elle a quittée en juin 2024, mais d'un appui limité au cadre strict du mécanisme de surveillance.(Interview : Ndeye Khady Lo, porte-parole de la MONUSCO ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Revue de presse Afrique
À la Une : insécurité constante et brouillard diplomatique dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:08


L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »

Revue de presse Afrique
À la Une : insécurité constante et brouillard diplomatique dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:08


L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »

Les matins
RDC : au moins 200 morts dans une mine de coltan qui alimente nos portables et la guerre

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 5:11


durée : 00:05:11 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Des glissements de terrain ont fait au moins 200 morts sur le site minier géant de Rubaya, qui approvisionne le monde en coltan. La RDC pointe la responsabilité du groupe rebelle M23, qui contrôle la mine, de son parrain rwandais et en appelle à la responsabilité de la communauté internationale.

ONU Info

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Revue de presse Afrique
À la Une: après une année noire dans l'est de la RDC, une inflexion diplomatique?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:38


« L'année 2025 avait très mal débuté pour la RDC, relate Jeune Afrique : fin janvier, Goma, ville stratégique et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, était prise par l'AFC/M23. À la mi-février, c'est Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qui tombait. Et cette année 2025 s'est achevée de la pire des manières : la chute d'Uvira le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un revers pour Donald Trump, qui s'était largement autocongratulé d'avoir “rétabli la paix“ dans la région. » D'ailleurs, « sur le front diplomatique, poursuit Jeune Afrique, cette année 2025 avait d'abord fait naître plusieurs espoirs. Trois processus de paix se sont succédé, se chevauchant parfois : ceux de Luanda, de Doha et de Washington. Tous ont en commun d'avoir, pour l'instant, échoué. » Les avancées des troupes de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC n'auraient pas été possibles sans le soutien actif du Rwanda. Un soutien prouvé et documenté depuis des années par des dizaines de rapports onusiens. Le Rwanda reconnait sa participation à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23 Jeudi dernier, surprise : l'ambassadrice du Rwanda à Washington Mathilde Mukantabana publie sur le site de l'ambassade un document dans lequel elle reconnait implicitement l'engagement du Rwanda auprès du M23, avec notamment cette phrase : « Le Rwanda participe effectivement à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23. » Commentaire du site d'information Afrik.com : « L'expression est suffisamment floue pour laisser place à des marges d'interprétation, mais suffisamment explicite pour engager une responsabilité politique. Elle peut inclure : des échanges de renseignements, une synchronisation tactique sur le terrain, un appui logistique direct, voire une coordination opérationnelle. Dans tous les cas, il s'agit d'une interaction structurée avec un acteur armé non étatique opérant sur le territoire d'un État souverain. Cela pose un problème fondamental au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. » Et Afrik.com de s'interroger : « À travers ce document, Kigali pense recréer un climat de confiance. Mais avec qui ? Les États-Unis ? Le M23 ? Ou la communauté internationale ? Ce tournant constitue-t-il une tentative de reprise du contrôle du récit international ? Plutôt que de subir des révélations successives, le Rwanda chercherait ainsi à encadrer son implication en la justifiant par des impératifs sécuritaires. Cette forme d'admission assumée suffira-t-elle à infléchir la courbe du récit ? Rien n'est moins sûr. » Trop tard ? « Pourquoi ce changement de pied et pourquoi aujourd'hui ? », s'interroge écho le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia : « Depuis l'arrivée du médiateur américain dans le conflit congolais, Kigali, sous le flot des critiques, marche sur des œufs. (…) Dos au mur, le Rwanda cherche à proposer un nouveau récit “dans la transparence“ de ses combats à l'est de la RDC. Kigali tente ainsi d'imposer au grand jour une stratégie de “légitime défense préventive“. Mais les arguments avancés sont connus depuis bien longtemps : menace FDLR, persécutions des Tutsis congolais, risques d'infiltrations transfrontalières… » Et Afrikarabia de s'interroger à nouveau : « Ce nouveau discours de “transparence“ et de “confiance“ présenté par l'ambassadrice rwandaise fera-t-il mouche ? Et surtout, n'arrive-t-il pas trop tard, après des années de déni ? Il n'est pas sûr que ce nouveau narratif tempère les positions de Washington. La sous-secrétaire d'État adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman a été très claire devant la Chambre des représentants : “ceux qui menacent la paix seront tenus pour responsables“. À bon entendeur… »

Revue de presse Afrique
À la Une: après une année noire dans l'est de la RDC, une inflexion diplomatique?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:38


« L'année 2025 avait très mal débuté pour la RDC, relate Jeune Afrique : fin janvier, Goma, ville stratégique et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, était prise par l'AFC/M23. À la mi-février, c'est Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qui tombait. Et cette année 2025 s'est achevée de la pire des manières : la chute d'Uvira le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un revers pour Donald Trump, qui s'était largement autocongratulé d'avoir “rétabli la paix“ dans la région. » D'ailleurs, « sur le front diplomatique, poursuit Jeune Afrique, cette année 2025 avait d'abord fait naître plusieurs espoirs. Trois processus de paix se sont succédé, se chevauchant parfois : ceux de Luanda, de Doha et de Washington. Tous ont en commun d'avoir, pour l'instant, échoué. » Les avancées des troupes de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC n'auraient pas été possibles sans le soutien actif du Rwanda. Un soutien prouvé et documenté depuis des années par des dizaines de rapports onusiens. Le Rwanda reconnait sa participation à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23 Jeudi dernier, surprise : l'ambassadrice du Rwanda à Washington Mathilde Mukantabana publie sur le site de l'ambassade un document dans lequel elle reconnait implicitement l'engagement du Rwanda auprès du M23, avec notamment cette phrase : « Le Rwanda participe effectivement à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23. » Commentaire du site d'information Afrik.com : « L'expression est suffisamment floue pour laisser place à des marges d'interprétation, mais suffisamment explicite pour engager une responsabilité politique. Elle peut inclure : des échanges de renseignements, une synchronisation tactique sur le terrain, un appui logistique direct, voire une coordination opérationnelle. Dans tous les cas, il s'agit d'une interaction structurée avec un acteur armé non étatique opérant sur le territoire d'un État souverain. Cela pose un problème fondamental au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. » Et Afrik.com de s'interroger : « À travers ce document, Kigali pense recréer un climat de confiance. Mais avec qui ? Les États-Unis ? Le M23 ? Ou la communauté internationale ? Ce tournant constitue-t-il une tentative de reprise du contrôle du récit international ? Plutôt que de subir des révélations successives, le Rwanda chercherait ainsi à encadrer son implication en la justifiant par des impératifs sécuritaires. Cette forme d'admission assumée suffira-t-elle à infléchir la courbe du récit ? Rien n'est moins sûr. » Trop tard ? « Pourquoi ce changement de pied et pourquoi aujourd'hui ? », s'interroge écho le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia : « Depuis l'arrivée du médiateur américain dans le conflit congolais, Kigali, sous le flot des critiques, marche sur des œufs. (…) Dos au mur, le Rwanda cherche à proposer un nouveau récit “dans la transparence“ de ses combats à l'est de la RDC. Kigali tente ainsi d'imposer au grand jour une stratégie de “légitime défense préventive“. Mais les arguments avancés sont connus depuis bien longtemps : menace FDLR, persécutions des Tutsis congolais, risques d'infiltrations transfrontalières… » Et Afrikarabia de s'interroger à nouveau : « Ce nouveau discours de “transparence“ et de “confiance“ présenté par l'ambassadrice rwandaise fera-t-il mouche ? Et surtout, n'arrive-t-il pas trop tard, après des années de déni ? Il n'est pas sûr que ce nouveau narratif tempère les positions de Washington. La sous-secrétaire d'État adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman a été très claire devant la Chambre des représentants : “ceux qui menacent la paix seront tenus pour responsables“. À bon entendeur… »

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Qui perd, qui gagne ? Ep. 15- Cobalt : la RDC à l'épreuve des quotas

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 16:06


La République démocratique du Congo a annoncé, en octobre 2025, l'instauration de quotas sur l'exportation du cobalt. L'objectif est clair : mieux contrôler la production et surtout stabiliser les prix sur le marché international, suite à la chute de l'année dernière.Avec ce système de quotas à l'exportation, comment le cobalt peut-il réellement profiter au Congo et aux communautés locales ? Et comment permettre à la RDC d'exercer un contrôle sur le marché international ?Ces questions sont au cœur de ce nouvel épisode du podcast « Qui perd et qui gagne », consacré à ceux qui profitent réellement des richesses minières de la République démocratique du Congo.Un podcast proposé par Actualité.cd, en collaboration avec Resource Matters.Reportage : José MukendiRéalisation : Olivier MuambaMusique : Samuel HirschHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vous m'en direz des nouvelles !
De «WASINGYA» à «Nlumbu», le témoignage de Rogatien Milord sur la guerre dans l'Est de la RDC

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:29


Son dernier EP est né à Goma, une ville meurtrie par la guerre, où des milliers de réfugiés de l'Est de la RDC survivent dans des conditions de vie extrêmement précaires. Guitariste, auteur et compositeur, Rogatien Milord ne peut détourner le regard de cette réalité qui traverse sa génération. Et pour alerter au-delà des frontières congolaises, il signe un court-métrage documentaire, Nlumbu.   Rogatien Milord était l'invité de Nathalie Amar sur RFI.  WASINGYA est maintenant disponible.  WASINGYA, le dernier EP de Rogatien Milord, est né à Goma, dans l'Est de la République démocratique du Congo, une région ravagée depuis des années par les conflits armés et les déplacements de populations. Dans cette ville meurtrie par la guerre, où des milliers de réfugiés vivent dans une extrême précarité, Rogatien Milord a choisi de créer plutôt que de se taire. Auteur, compositeur et interprète, il fait de la musique un espace de résistance et de dialogue, appelant dans ses textes à la tolérance et à la réconciliation. À Béni, sa ville natale située dans le Nord-Kivu, il a aussi fondé un lieu dédié aux jeunes créateurs, pour les former et les accompagner. Et pour alerter au-delà des frontières congolaises, il prolonge son engagement à l'image avec Nlumbu, un court-métrage documentaire qui sera présenté en avril 2026 au festival « Visions du Réel », en Suisse.   ► Chronique - Saison 1 Épisode 1 Jessica Taieb nous parle de la série congolaise « Mariés et seuls » qui revient avec une deuxième saison. Trois amies inséparables, Malaika, Miezy et Furah ayant construit leurs rêves ensemble depuis la jeunesse se retrouvent confrontées à certaines réalités de la vie d'adulte, entre autres les problèmes de couples qui révèlent leurs identités cachées.   ► Reportage Solène Gardré nous présente Bani Volta, une pièce de la compagnie franco-burkinabè Auguste-Bienvenue, où plusieurs peuples se sont réunis pour lutter contre les colonisateurs.       ► Playlist du jour Rogatien Milord - PLUS FORTE  Rogatien Milord - WASINGYA.

Vous m'en direz des nouvelles
De «WASINGYA» à «Nlumbu», le témoignage de Rogatien Milord sur la guerre dans l'Est de la RDC

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Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:29


Son dernier EP est né à Goma, une ville meurtrie par la guerre, où des milliers de réfugiés de l'Est de la RDC survivent dans des conditions de vie extrêmement précaires. Guitariste, auteur et compositeur, Rogatien Milord ne peut détourner le regard de cette réalité qui traverse sa génération. Et pour alerter au-delà des frontières congolaises, il signe un court-métrage documentaire, Nlumbu.   Rogatien Milord était l'invité de Nathalie Amar sur RFI.  WASINGYA est maintenant disponible.  WASINGYA, le dernier EP de Rogatien Milord, est né à Goma, dans l'Est de la République démocratique du Congo, une région ravagée depuis des années par les conflits armés et les déplacements de populations. Dans cette ville meurtrie par la guerre, où des milliers de réfugiés vivent dans une extrême précarité, Rogatien Milord a choisi de créer plutôt que de se taire. Auteur, compositeur et interprète, il fait de la musique un espace de résistance et de dialogue, appelant dans ses textes à la tolérance et à la réconciliation. À Béni, sa ville natale située dans le Nord-Kivu, il a aussi fondé un lieu dédié aux jeunes créateurs, pour les former et les accompagner. Et pour alerter au-delà des frontières congolaises, il prolonge son engagement à l'image avec Nlumbu, un court-métrage documentaire qui sera présenté en avril 2026 au festival « Visions du Réel », en Suisse.   ► Chronique - Saison 1 Épisode 1 Jessica Taieb nous parle de la série congolaise « Mariés et seuls » qui revient avec une deuxième saison. Trois amies inséparables, Malaika, Miezy et Furah ayant construit leurs rêves ensemble depuis la jeunesse se retrouvent confrontées à certaines réalités de la vie d'adulte, entre autres les problèmes de couples qui révèlent leurs identités cachées.   ► Reportage Solène Gardré nous présente Bani Volta, une pièce de la compagnie franco-burkinabè Auguste-Bienvenue, où plusieurs peuples se sont réunis pour lutter contre les colonisateurs.       ► Playlist du jour Rogatien Milord - PLUS FORTE  Rogatien Milord - WASINGYA.

Journal de l'Afrique
Sommet sur la RDC à Lomé, l'Union Africaine veut peser à nouveau dans les négociations

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 14:14


Demain doit s'ouvrir un nouveau sommet sur la RDC au Togo. Au menu des échanges, la crise sécuritaire dans l'est du pays. Autour du chef de l'État togolais médiateur de l'UA dans cette crise, de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar sont attendus. Objectif, harmoniser et rendre cohérent toutes les médiations en cours…

Invité Afrique
Sommet sur la RDC à Lomé: «Cette rencontre peut aider à une clarification des rôles», dit Christian Moleka

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:25


C'est à Lomé, au Togo, que va se tenir, après-demain samedi, un nouveau sommet sur la RDC. En effet, le président Faure Gnassingbé a été désigné par l'Union africaine pour faire la médiation dans cette crise meurtrière. Autour du chef de l'État togolais, on attend de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar. Ce sommet pourra-t-il empêcher une nouvelle offensive sur le terrain du M23 et de son allié rwandais ? Christian Moleka est le coordinateur de la Dynamique des politologues du Congo, la DYPOL. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier RFI : Christian Moleka, ce sommet de Lomé ce 17 janvier 2026, est-ce qu'il peut en sortir quelque chose ? Christian Moleka : il peut en sortir une tentative de coordination des initiatives de médiation qui sont aujourd'hui à la fois africaines et internationales, qatariennes et américaines. Le Togo, qui représente l'Union africaine de la médiation, a depuis 2025 lancé l'initiative qui a pris du temps à s'implémenter. Et donc, il y a une nécessité de tenter de redonner sens à l'initiative, à la fois africaine, mais de coordonner également avec ce qu'il s'est fait à Doha et à Washington. Et donc, la rencontre peut aider à une clarification des rôles, redonner à l'Union africaine probablement une dynamique de dialogue interne et peut-être une dynamique régionale qui prendra en compte les autres acteurs comme l'Ouganda et le Burundi, qui n'ont jamais été pris en compte afin qu'elle ne marche pas, je dirais, sur les plates-bandes de Doha et de Washington. Avant ce sommet, le Congolais Félix Tshisekedi a fait plusieurs déplacements. Il est allé voir le Togolais Faure Gnassingbé à Lomé. Il est allé aussi rencontrer l'Angolais Joao Lourenço à Luanda. Le président angolais lui aurait fait des propositions intéressantes. De quoi pourrait-il s'agir ? Il peut s'agir de la volonté de relancer un dialogue interne, un dialogue national interne congolais. L'Angola qui aujourd'hui voit une rébellion qui peut s'étendre vers le Katanga et donc remettre en question les intérêts économiques du corridor de Lobito, a besoin d'un minimum de stabilité. Et donc, un processus de dialogue interne peut naître de la démarche angolaise. Parce que Kinshasa a refusé à ce jour de prendre l'initiative des évêques, notamment la démarche du pacte social. Et donc, une initiative angolaise qui porterait sur le dialogue national inclusif peut, pour Kinshasa, être un plan de rechange contre la dynamique interne portée par les évêques. Sur le fond du dossier, il y a une paix artificielle qui a été signée le 4 décembre à Washington par les présidents du Congo et du Rwanda en présence de Donald Trump. Mais quelques jours plus tard, les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais se sont emparés de la ville d'Uvira, au Sud-Kivu. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Il faut en déduire que le M23, qui reste l'acteur militaire souterrain, ne se sent pas lié par le processus de Washington et qu'on a un processus de Doha qui, à ce jour, est quelque peu en panne, puisqu'il ne marche pas. Et sans une complémentarité Doha-Washington, il sera très difficile d'avoir sur le terrain des solutions définitives tant que la donne M23 ne sera pas prise en compte. Et donc, la reprise des armes pour le M23, c'est un levier de pression pour pousser Kinshasa à revenir à la table de négociations et à entériner également Doha. Alors, après la prise d'Uvira au Sud-Kivu, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que c'était une claire violation de l'accord de Washington et que les États-Unis y répondraient. Sous-entendu, il y aurait des sanctions contre le Rwanda. Mais depuis un mois, les Américains n'ont pris aucune mesure. Qu'est-ce que cela vous inspire ? On peut penser déjà qu'il y a une pression sur l'administration américaine pour que les sanctions ne soient pas prises. À Kinshasa, on a pointé du doigt, sans le dire à haute voix, le Qatar, pour que des sanctions ne soient pas prises directement vis-à-vis du Rwanda. Mais on a également une administration américaine qui est, à ce jour, portée par d'autres crises et une attention de moins en moins tournée sur cette question congolaise, avec la dynamique qu'on a au Venezuela, mais également au Moyen-Orient avec l'Iran. Et vous pensez donc que pour les autorités congolaises, peut-être aussi pour les autorités burundaises, le Qatar fait pression sur les États-Unis pour qu'il n'y ait pas de sanctions contre le Rwanda ? Effectivement, je crois que pour Kinshasa et le Burundi, la lecture est très claire : le Qatar a certainement dû peser sur la décision américaine pour ne pas sanctionner le Rwanda. Il y a des enjeux économiques derrière. Le Qatar a énormément investi au Rwanda et donc des sanctions toucheraient aux intérêts également économiques du Qatar. Comment voyez-vous les jours à venir, d'ici la fin de ce mois sur le terrain ? Un enlisement ou peut-être une nouvelle offensive militaire de la part des rebelles du M23 et de leurs alliés rwandais ? Le M23 est en mode observation aujourd'hui. Après la pression américaine sur Uvira, ils laisseront passer la pression. Mais chaque partie s'organise militairement et construit un narratif pour justifier la suite des combats qui pourrait s'étendre cette fois-ci vers le Katanga. L'une des stratégies du Congolais Félix Tshisekedi, c'est d'obtenir un clair soutien des États-Unis contre le Rwanda. Est-ce que cette stratégie peut marcher ou non ? Les États-Unis, pour l'instant, se sont intéressés aux minerais du Congo et ont besoin d'un minimum de stabilité pour faire le partenariat économique. Et donc, c'est un levier sur lequel Kinshasa peut appuyer. Le vrai défi, c'est que vous avez un médiateur américain imprévisible qui est à la fois sur beaucoup de chantiers - le Venezuela, l'Iran, le Groenland - et qui, à un moment donné, sera lui-même enlisé dans une politique intérieure avec les élections de midterm qui viennent. Donc, 2026 peut être une année où la tension américaine sur la crise congolaise peut être réduite. Et donc, à ce moment-là, Kinshasa perdra ce levier américain d'intérêt stratégique sur le conflit. À lire aussiTogo: le président congolais à Lomé avant une réunion de haut-niveau sur la crise dans l'est de la RDC À lire aussiCrise dans l'est de la RDC: comment l'Angola veut revenir au centre du jeu diplomatique

Revue de presse Afrique
À la Une: le processus de paix au point mort dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 4:07


« Le Baromètre des accords de paix en Afrique a rendu publique lundi, constate le site congolais Actualité.cd, l'évaluation de la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington, signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda. Une évaluation qui couvre la période du mois de décembre 2025. » Ses conclusions sont sans appel : « la dynamique observée les mois précédents s'est essoufflée en fin d'année. » En clair, précise Actualité.cd, « malgré l'implication du président américain Donald Trump et l'accélération apparente du processus de Washington — matérialisée par l'entérinement des accords par les présidents Tshisekedi et Kagame — la situation sécuritaire sur le terrain peine à s'améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s'accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante. » Qui plus est, « les discussions de Doha, menées sous l'égide de l'émir du Qatar, connaissent également un net ralentissement. (…) Plusieurs mesures déjà actées, dont le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l'accord-cadre, n'ont toujours pas été mises en œuvre. » Pour Kinshasa, pas question de partager le pouvoir « Conflit en RDC : le spectre de l'enlisement », constate également Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Les multiples accords signés entre la RDC et les rebelles de l'AFC-M23 n'ont toujours pas réussi à faire taire les armes. Les processus de Washington et de Doha semblent moribonds, la guerre s'installe dans la durée et le président congolais Félix Tshisekedi n'a plus beaucoup de cartes dans son jeu pour reprendre la main. » Certes, précise Afrikarabia, « sur la table, il y a la libération de prisonniers, l'intégration de certains combattants rebelles dans l'armée régulière, mais il y a surtout un partage du pouvoir entre Kinshasa et la rébellion sur l'administration politique, économique et sécuritaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce que l'AFC-M23 présente comme un "projet fédéraliste". Et cela, Kinshasa n'y est pas du tout disposé, pointe le site, considérant qu'il s'agit, ni plus ni moins, que d'une annexion de l'Est congolais par le Rwanda et ses supplétifs. Félix Tshisekedi s'accroche à la résolution 2773 des Nations unies qui exige un retrait des troupes rwandaises du sol congolais, l'arrêt du soutien de Kigali à l'AFC-M23, et le retrait immédiat des rebelles des zones occupées. Kinshasa estime donc qu'il n'y a rien à négocier avec l'AFC-M23. Le hic, relève encore Afrikarabia, c'est que la réalité du terrain et l'état des rapports de force ne plaident pas en sa faveur. La rébellion n'a jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Elle installe ses propres hommes à la tête des administrations et recrute de nouveaux combattants, issus de ses conquêtes territoriales. » « Extrême méfiance » En fait, rebondit Jeune Afrique, « chaque partie s'accuse de mauvaise foi et les débats tournent court. Les mesures de confiance, comme l'échange de prisonniers avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge, n'ont pas encore abouti malgré la signature d'un mécanisme par les deux parties. "Le climat actuel est très tendu, polarisé entre la RDC et l'AFC-M23. Je vois mal comment ils pourront progresser. Il y a une atmosphère d'extrême méfiance des deux côtés", constate une source diplomatique. Malgré l'adhésion aux processus de paix en cours, les deux parties semblent avoir un point commun : elles croient toujours au rapport de force. » Jeune Afrique précise enfin le calendrier diplomatique : « En attendant un nouveau round de négociations au Qatar, les pays de la région ont rendez-vous à Livingstone, en Zambie, aujourd'hui et demain, dans le cadre d'une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs animée par les ministres de la Défense des 12 pays de l'organisation. Ce sera ensuite au tour de Lomé, au Togo, d'accueillir le 17 janvier une réunion "sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs visant à renforcer la confiance et à faire progresser le processus de paix". » Un intitulé ronflant pour un résultat attendu plutôt mince.

Revue de presse Afrique
À la Une: des quarts de finale de rêve à la CAN

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 4:25


« Que du lourd au programme ! Rarement un tableau final de la Coupe d'Afrique des Nations aura eu aussi belle allure sur le papier, s'exclame le site Afrikfoot. Les affiches des quarts de finale de la CAN 2025 sont connues et tous les favoris sont là. » Vendredi : Mali-Sénégal : « Ce derby entre voisins promet des étincelles, affirme Afrikfoot. Les deux équipes sont toujours invaincues dans cette CAN. »  Suivi de Cameroun-Maroc : « avec un énorme Brahim Diaz, meilleur buteur de cette CAN (4 buts). » Samedi : Algérie-Nigeria : « le remake de la demi-finale de l'édition 2019, remportée par les Fennecs. » Suivi de Égypte-Côte d'Ivoire : « Sans faire de bruit, constate Afrikfoot, l'Égypte se rapproche doucement mais sûrement d'un 8e titre record. En face, la Côte d'Ivoire, portée par un Amad Diallo étincelant, est sortie indemne d'une phase de groupes très disputée avant de faire très forte impression face au Burkina Faso en 8e (3-0). » « Pitoyable ! » D'ailleurs la presse burkinabé fulmine… « Pitoyable ! », soupire Aujourd'hui à Ouagadougou. « Côte d'Ivoire – Burkina, le match qu'il ne fallait pas perdre. (…) Que dire après une telle forfaiture, presque déshonorante. C'est un naufrage pour Brama Traoré (le sélectionneur) ! Manque d'inspiration dans le classement et de coaching gagnant ! Mais on peut dire que la hiérarchie a été respectée, reconnait Aujourd'hui. La Côte d'Ivoire, championne en titre, ira défendre son trophée face à l'Égypte avec notre soutien en tant que pays frère sans rancune. Les Éléphants étaient les meilleurs. » Coté ivoirien, Fraternité Matin relève que « les Burkinabè n'ont pas fait le poids. Les Éléphants ont plié le match en l'espace de 8 minutes (20e et 32e). Dominateurs de bout en bout, les Pachydermes ont fait fuir les Étalons. » L'Algérie au bout du suspense Mardi, également, l'Algérie est venue difficilement à bout de la RDC. « Les Verts en quarts au bout du suspense », s'exclame le site algérien TSA. « Incroyable dénouement : les Fennecs ont battu les Léopards grâce à un but magnifique d'Adel Boulbina à deux minutes de la fin des prolongations. (…) Présenté comme le choc des huitièmes de finale de la compétition, ce match entre l'Algérie et la RD Congo a tenu ses promesses tactiques. » « Fin de parcours pour les Léopards », déplore pour sa part le site congolais 7 sur 7 : « Un match fermé, intense et équilibré, qui n'a livré son verdict qu'à la toute fin des prolongations. Cette élimination contraste avec la phase de groupes réussie des Léopards, constate encore le site congolais. La RDC avait terminé deuxième de son groupe sans connaître la moindre défaite, avec un bilan de deux victoires et un match nul. » Un supporter congolais très remarqué Toujours à propos des Léopards congolais, Le Monde Afrique, a noté une présence insolite dans les tribunes, tout au long de la compétition. Un homme debout, en veste jaune et cravate bleue, le bras droit plié et la main ouverte vers la pelouse, totalement immobile tout au long des rencontres. Il s'agit d'un sosie de Patrice Lumumba, figure de l'indépendance congolaise. « Lors de chaque match des Léopards, explique Le Monde Afrique, l'animateur Michel Kuka Mbola-Dinga effectue une performance statique, grimé comme l'ancien Premier ministre congolais, assassiné en 1961. Une prestation rémunérée par la sélection nationale. (…) Cette silhouette légendaire se fige pendant 90 minutes – et parfois davantage, en cas de prolongations –, comme un arrêt sur image, et semble veiller sur son équipe nationale. (…) Une performance copieusement saluée par la presse marocaine et internationale, relève encore Le Monde Afrique, au point de faire du sosie de Patrice Lumumba l'un des visages familiers de la compétition, une mascotte de chair et d'os, éclipsant Assad, le sympathique lion aux deux jambes, emblème de la CAN 2025. » Le Maroc : objectif 2030 ! Enfin, le Maroc, pays hôte de cette CAN est encore et toujours en chantier… dans la perspective de la Coupe du monde 2030, qu'il coorganisera avec l'Espagne et le Portugal. C'est ce que relève Jeune Afrique : « en plus des investissements déjà réalisés pour la CAN, le Maroc prévoit de rénover cinq stades et d'en construire un nouveau. Avec une capacité de 115 000 places, le stade Hassan II de Casablanca sera le plus grand au monde. (…) Le royaume chérifien devrait investir entre 5 et 6 milliards de dollars pour financer les stades, les centres d'entraînement et les infrastructures liées au football d'ici à 2030. »

Journal des sports Afrique
CAN 2025: l'Algérie élimine la RDC au bout du suspense d'un but somptueux

Journal des sports Afrique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 3:53


Incroyable dénouement dans le huitième de finale entre l'Algérie et la République démocratique du Congo. Alors qu'on se dirigeait vers la séance de tirs au but, le jeune Adil Boulbina a marqué d'une frappe surpuissante au bout de la prolongation pour envoyer les Fennecs en quarts et crucifier les Léopards.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] ONU: que faut-il attendre du retour de la RDC au Conseil de sécurité?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le nouveau record d'arrivés de migrants par la Manche et le maintien de l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien après la capture de Nicolas Maduro.  ONU : que faut-il attendre du retour de la RDC au Conseil de sécurité ?    Plus de trente ans après sa dernière présence dans cet organe clé de l'ONU, la République démocratique du Congo a rejoint le Conseil de sécurité en tant que membre non permanent pour la période 2026-2027. Ce retour peut-il avoir un impact sur le cours de la guerre dans l'Est du pays ?  Kinshasa a-t-elle les moyens de peser sur l'agenda de l'ONU ?  Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.    Royaume-Uni : pourquoi les arrivées de migrants par la Manche atteignent un pic ?   Plus de 41 000, c'est le nombre de migrants partis des côtes françaises et arrivés clandestinement au Royaume-Uni en traversant la Manche, en 2025. Comment expliquer ce record malgré le durcissement de la politique migratoire britanniques ?    Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à InfoMigrants.    Venezuela : l'or noir, la vraie raison de l'intervention américaine ?    Après avoir justifié l'enlèvement de Nicolas Maduro en invoquant la lutte contre le narcoterrorisme, Donald Trump a rapidement insisté sur son intention de mettre la main sur les vastes réserves de pétrole du Venezuela. Comment le président américain compte-t-il s'y prendre alors que les pro-Maduro dirigent encore le pays ? Les Américains en ont-ils les moyens ?  Avec Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine pour la Fondation Jean Jaurès.  

Wiloo

Grâce à une illumination de la 119ème minute signée Adil Boulbina, l'Algérié a battu la RDC (1-0) et file en 1/4 de CAN. Résumé tactique, et analyse.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC CAN 2025 - Algérie vs RD Congo : le choc de la peur ?

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 71:40


C'est parti pour le choc tant attendu entre l'Algérie et la RDC, un duel entre deux nations de qualité, adepte du chambrage. L'Algérie a-t-elle tout à perdre dans cet affrontement ? La RDC a-t-elle besoin de ce match pour entrer dans une nouvelle dimension ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.

Afrique Football Club
Pourquoi l'Algérie est favorite contre la RDC

Afrique Football Club

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 28:57


C'est le choc des 8es de finale de la CAN : Algérie-République démocratique du Congo. Les Fennecs ont impressionné lors du premier tour, seule équipe ayant remporté tous ses matches avec le Nigeria, portée par le talentueux Ibrahim Maza et le taulier Rihad Mahrez. En face, les Léopards ont tenu tête au Sénégal et sont prêts à déjouer les pronostics. Toutes les clés de ce 8e alléchant sont dans « AFC ». Un podcast présenté par Marie-Amélie Motte, avec Nabil Djellit et Hervé Penot. Enregistrement : Léa Leostic.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Est de la RDC: protéger la faune de la guerre est «un grand défi», souligne un garde forestier

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 6:31


Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale

Radio foot internationale
CAN 2025 - Groupe D : bon départ du Sénégal et de la RDC

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 48:29


Au sommaire de votre émission 100% CAN 2025 : - retour sur les 2 rencontres du groupe D avec la victoire du Sénégal et la RDC ; - Entrée en lice scrutée du Nigéria et de la Tunisie ; - Focus sur les prochaines belles affiches de cette 1ère journée. Dans votre émission : - Nous reviendrons sur les 2 rencontres du groupe D. Le Sénégal tranquille ! Confronté aux Zèbres botswanais, les Lions ont porté 3 coups de griffe, dont un doublé de Nicolas Jackson. Petit mais précieux succès (1-0) de la RDC aux dépens du Bénin cet après-midi à Rabat. Match sérieux des Léopards, qui ont cru faire le break à la 47e. Les Guépards ont eu des temps forts, mais ont été frustrés par une panne de la VAR. Elle fonctionnait lors du but refusé à C.Bakambu, mais était aux abonnés absents pour une potentielle main congolaise dans la surface. Le Bénin mal récompensé ? - Entrée en lice du groupe C. Le Nigeria va-t-il se ressaisir après la déception des barrages Mondial 2026 ? Les Super Eagles sont toujours parmi les favoris à la CAN. Les Taifa Stars abordent le tournoi sans pression. - Tunisie/Ouganda à Rabat, qui des Aigles ou des Cranes prendront le meilleur départ ? - Focus sur une affiche du 1er tour. L'affrontement prévu demain à 20h T.U. à Agadir entre Camerounais et Gabonais. Le fameux groupe F, qui comprend aussi les Ivoiriens et les Mozambicains qui en découdront un peu plus tôt à Marrakech. Les Lions Indomptables avec un nouveau sélectionneur et l'absence de cadres. Le Gabon, autre éliminé de la course au Mondial, qui évoluera sans Pierre-Emerick Aubameyang pour cette 1ère rencontre. Pour débattre avec Annie Gasnier : Rémy Ngono, Freddhy Koula et Ludovic Duchesne. Technique/Réalisation : Laurent Salerno, David Fintzel et Pierre Guérin

Radio Foot Internationale
CAN 2025 - Groupe D : bon départ du Sénégal et de la RDC

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 48:29


Au sommaire de votre émission 100% CAN 2025 : - retour sur les 2 rencontres du groupe D avec la victoire du Sénégal et la RDC ; - Entrée en lice scrutée du Nigéria et de la Tunisie ; - Focus sur les prochaines belles affiches de cette 1ère journée. Dans votre émission : - Nous reviendrons sur les 2 rencontres du groupe D. Le Sénégal tranquille ! Confronté aux Zèbres botswanais, les Lions ont porté 3 coups de griffe, dont un doublé de Nicolas Jackson. Petit mais précieux succès (1-0) de la RDC aux dépens du Bénin cet après-midi à Rabat. Match sérieux des Léopards, qui ont cru faire le break à la 47e. Les Guépards ont eu des temps forts, mais ont été frustrés par une panne de la VAR. Elle fonctionnait lors du but refusé à C.Bakambu, mais était aux abonnés absents pour une potentielle main congolaise dans la surface. Le Bénin mal récompensé ? - Entrée en lice du groupe C. Le Nigeria va-t-il se ressaisir après la déception des barrages Mondial 2026 ? Les Super Eagles sont toujours parmi les favoris à la CAN. Les Taifa Stars abordent le tournoi sans pression. - Tunisie/Ouganda à Rabat, qui des Aigles ou des Cranes prendront le meilleur départ ? - Focus sur une affiche du 1er tour. L'affrontement prévu demain à 20h T.U. à Agadir entre Camerounais et Gabonais. Le fameux groupe F, qui comprend aussi les Ivoiriens et les Mozambicains qui en découdront un peu plus tôt à Marrakech. Les Lions Indomptables avec un nouveau sélectionneur et l'absence de cadres. Le Gabon, autre éliminé de la course au Mondial, qui évoluera sans Pierre-Emerick Aubameyang pour cette 1ère rencontre. Pour débattre avec Annie Gasnier : Rémy Ngono, Freddhy Koula et Ludovic Duchesne. Technique/Réalisation : Laurent Salerno, David Fintzel et Pierre Guérin

Reportage Afrique
Le bac de la Lobaye, trait d'union historique entre la Centrafrique et la RDC

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 2:21


En Centrafrique, un simple bac est devenu, au fil des décennies, bien plus qu'un moyen de traverser la rivière Lobaye. Depuis 1965, la liaison entre Mongoumba, en Centrafrique, et Betou, en RDC, relie chaque jour deux villes frontalières… et deux peuples. Camions de marchandises, véhicules, motos, passagers : tous empruntent cette traversée qui fait circuler produits, services et espoirs entre les deux pays. Malgré son ancienneté et des moyens modestes, ce bac reste un symbole vivant pour la région. Une activité tenue par les jeunes de la localité qui en ont fait à la fois une source de revenus et un véritable vecteur du désenclavement.  De notre correspondant de retour de Mongoumba, À l'aube, lorsque la brume flotte encore au-dessus de la Lobaye, les premiers voyageurs apparaissent sur la rive, silhouettes tranquilles dans la lumière naissante. Ici, pour la traverser, on emprunte le bac : une plateforme en bois et en métal, portée par la force du courant, guidée par des conducteurs comme Sylvestre : « Ce bac c'est toute ma vie. Un métier simple et essentiel. Je transporte des véhicules, des camions et des cargaisons entières. Certains traversent pour aller faire du commerce, d'autres rejoignent leur famille, il y a également ceux qui partent au travail. » Le vacarme du moteur se mêle aux conversations. Femmes, hommes et enfants montent les uns après les autres. Chacun avec sa raison de traverser la rivière, mais le passage est le même pour tous. Bernice est une agricultrice. « Ce bac est comme un vieil ami pour moi. Sans lui, je ne suis rien. Mon champ se trouve de l'autre côté, et le bac est le seul moyen pour m'y rendre. Je monte toujours à bord avec mes paniers. Durant la récolte, c'est grâce à ce bac que j'achemine tous mes produits vers les grandes villes et les marchés. » Cohésion entre les habitants Lorsque le bac s'éloigne de la rive, un silence particulier s'installe. Tout le monde regarde l'eau. L'ombre des arbres se reflète sur la surface fluide. La dépendance à ce bac préoccupe Léopold Kossolo, le chef du village de Bac-Lobé-Yapo. « Ce bac est pratiquement le seul dans la région. S'il tombe en panne, toutes les villes alentour se retrouveront isolées les unes des autres. Ce bac renforce la cohésion entre les habitants, il nous rapproche. Bien sûr, il existe des pirogues, mais leurs capacités sont limitées. Il serait plus simple d'installer deux bacs ici et pourquoi pas de construire un pont sur la rivière. » Soudain, l'autre bord apparaît. Les premiers enfants accourent, et l'agitation reprend. Les passagers débarquent, chacun reprenant sa route, laissant derrière eux la courte traversée qui, pourtant, rythme le quotidien de toute une région. « Le bac a plus de 40 ans. Tout le monde sait que la rivière Lobaye est très profonde. Pour éviter tout drame ou naufrage, il est nécessaire de procéder à sa réhabilitation complète et, si possible, d'installer des équipements de sauvetage en cas d'accident. Chaque jour, des centaines de personnes font des allers-retours à cet endroit », explique Léopold Kossolo. La construction d'un pont sur la rivière Lobaye est en cours. Elle s'inscrit dans le cadre du projet du corridor 13, un programme de construction routière reliant la République du Congo, la RCA et le Tchad, financé par la Banque africaine de développement (BAD). À lire aussiRépublique centrafricaine: la Basse-Lobaye un trésor de biodiversité en péril

Journal de l'Afrique
Conflit dans l'est de la RDC : la pression humanitaire s'intensifie au Burundi

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 12:27


Le Burundi subit une forte pression humanitaire. Selon l'ONU, il y aurait plus de 500 000 nouveaux déplacés dans l'est de la RDC depuis l'offensive récente du M23, soutenu par le Rwanda. Au moins 76 000 Congolais ont fui vers le Burundi voisin, où ils vivent dans des conditions difficiles. 

Les matins
La RDC, entre espoir de paix et crise humanitaire

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 5:56


durée : 00:05:56 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, annonce son retrait d'Uvira, ville de l'est de la République démocratique du Congo. Pression de Washington pour faire respecter l'accord de paix, alors que 500 000 civils ont été déplacés par les combats depuis début décembre.

Radio foot internationale
L'ancien capitaine de la RDC Youssouf Mulumbu présente «Talo», son premier roman

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 48:28


Au programme de Radio Foot de ce mardi 16 décembre 16h10-21h10 T.U : - Après Youssouf Mulumbu le footballeur, voici Youssouf Mulumbu l'écrivain ; J-5 avant le coup d'envoi de la CAN 2025 au Maroc. ; Pierre-Emerick Aubameyang forfait pour le premier match face au Cameroun. ; PSG-Flamengo, en finale de la Coupe intercontinentale 2025, une première pour un club français. ; Coup de projecteur sur le Béninois Aiyegun Tosin. Son interview dans le cadre de notre série CAN en fin d'émission. Après Youssouf Mulumbu le footballeur, voici Youssouf Mulumbu l'écrivain L'ancien capitaine de la RDC, passé par le Paris-Saint-Germain et de West Bromwich Albion est l'invité de l'émission du jour. On évoquera avec lui l'actualité des Léopards. J-5 avant le coup d'envoi de la CAN 2025 au Maroc. C'est l'hécatombe pour le Sénégal avec le forfait d'Ilay Camara, et la sortie sur blessure d'Assane Diao hier soir (15 décembre 2025) avec Côme. Cesc Fabregas, des déclarations d'après-match qui ne passent pas ? Pierre-Emerick Aubameyang forfait pour le premier match face au Cameroun. PSG-Flamengo, en finale de la Coupe intercontinentale 2025, une première pour un club français. Le club de la capitale favori ? Coup de projecteur sur le Béninois Aiyegun Tosin. Son interview dans le cadre de notre série CAN en fin d'émission. Pour débattre avec Annie Gasnier : Hervé Penot et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Saliou Diouf.

Radio Foot Internationale
L'ancien capitaine de la RDC Youssouf Mulumbu présente «Talo», son premier roman

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 48:28


Au programme de Radio Foot de ce mardi 16 décembre 16h10-21h10 T.U : - Après Youssouf Mulumbu le footballeur, voici Youssouf Mulumbu l'écrivain ; J-5 avant le coup d'envoi de la CAN 2025 au Maroc. ; Pierre-Emerick Aubameyang forfait pour le premier match face au Cameroun. ; PSG-Flamengo, en finale de la Coupe intercontinentale 2025, une première pour un club français. ; Coup de projecteur sur le Béninois Aiyegun Tosin. Son interview dans le cadre de notre série CAN en fin d'émission. Après Youssouf Mulumbu le footballeur, voici Youssouf Mulumbu l'écrivain L'ancien capitaine de la RDC, passé par le Paris-Saint-Germain et de West Bromwich Albion est l'invité de l'émission du jour. On évoquera avec lui l'actualité des Léopards. J-5 avant le coup d'envoi de la CAN 2025 au Maroc. C'est l'hécatombe pour le Sénégal avec le forfait d'Ilay Camara, et la sortie sur blessure d'Assane Diao hier soir (15 décembre 2025) avec Côme. Cesc Fabregas, des déclarations d'après-match qui ne passent pas ? Pierre-Emerick Aubameyang forfait pour le premier match face au Cameroun. PSG-Flamengo, en finale de la Coupe intercontinentale 2025, une première pour un club français. Le club de la capitale favori ? Coup de projecteur sur le Béninois Aiyegun Tosin. Son interview dans le cadre de notre série CAN en fin d'émission. Pour débattre avec Annie Gasnier : Hervé Penot et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Saliou Diouf.

Revue de presse Afrique
À la Une: une paix «de papier» dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 4:05


À peine l'encre des signatures des présidents congolais et rwandais avait-t-elle séché jeudi dernier à Washington que les combats s'intensifiaient dans le Sud-Kivu. « Lundi, rapporte Le Monde Afrique, des affrontements ont été signalés aux abords de la localité de Luvungi, à environ 60 kilomètres au nord d'Uvira, selon des sources militaires. Des tirs et des détonations ont également résonné aux abords de Sange, localité à mi-chemin entre Uvira et Luvungi. Un officier au sein de l'armée burundaise a évoqué de « très nombreux » soldats, congolais et burundais, en fuite et passant la frontière avec le Burundi. Les combats font rage désormais à une trentaine de kilomètres au nord de la ville d'Uvira, et impliquent plusieurs milliers de soldats burundais, en soutien à Kinshasa. » Uvira aux mains du M23… D'après le site Afrikarabia, spécialisé sur la RDC, Uvira est même déjà tombée… Les rebelles de l'AFC-M23 sont entrés hier dans la ville, affirme le site. « Les témoignages sur place faisaient déjà état de la fuite des autorités civiles et de militaires dans la journée, alors que la rébellion se tenait à Kiliba, à une quinzaine de kilomètres au Nord d'Uvira. Le scénario de la prise de Goma et Bukavu en début d'année se répète donc dans cette ville de 600 000 habitants au bord du lac Tanganyika, pointe Afrikarabia : des rebelles qui progressent très rapidement face à une armée congolaise qui opère de multiples replis stratégiques, laissant ainsi la voie libre à l'AFC-M23. » Et, ça n'est pas une surprise, poursuit le site : l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l'égide des États-Unis, est en effet une « paix de papier », s'exclame-t-il. Pour la simple raison que « l'AFC-M23 n'est pas partie prenante de cet accord. Or, c'est justement le M23 qui est sur le terrain et qui opère, même si le mouvement rebelle est soutenu par Kigali. La signature de l'accord de Washington donne l'impression d'avoir mis la charrue avant les bœufs, constate encore Afrikarabia, en signant d'abord la paix avec le Rwanda avant de trouver un accord avec le M23 à Doha. » Cap vers le Katanga ? La Libre Afrique à Bruxelles confirme la chute d'Uvira… « La cité a été rapidement ceinturée et les rebelles ont ainsi pris le contrôle de la frontière burundaise, pour empêcher l'arrivée de renforts éventuels de l'armée congolaise. Face à cette situation et « pour éviter un bain de sang et limiter les dommages dans la ville, les notables d'Uvira ont demandé aux rebelles de les autoriser à négocier le départ des troupes fidèles au régime de Kinshasa », explique un diplomate occidental. Des tractations qui ont pris plusieurs heures mais qui ont abouti à un départ dans le calme de la plupart des hommes en armes. » Pour leur part, précise encore La Libre Afrique, « les rebelles ont déjà annoncé qu'ils allaient  poursuivre leur avancée et mettre le cap sur le Katanga. […] Il faut mettre la main sur le coffre-fort du clan présidentiel », lance un cadre de l'AFC-M23. » Le Katanga, au Sud, qui « est le tiroir-caisse de la RDC, relève Afrikarabia, avec ses riches mines de cuivre et de cobalt. » Une menace pour le Burundi… La conquête d'Uvira « est (donc) stratégique à plus d'un égard », pointe Jeune Afrique. « Après la chute de Bukavu, en février, Uvira a en effet servi de point de repli aux autorités provinciales du Sud-Kivu. Située à l'extrémité nord du lac Tanganyika, c'est un point de passage obligé pour se projeter vers Kalemie (et plus au sud vers le Katanga). Enfin, Uvira fait directement face à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, dont l'aéroport sert depuis plusieurs mois de relais discret pour l'acheminement de renforts et de munitions vers le front de l'est. » D'ailleurs, poursuit Jeune Afrique, « l'expansionnisme de l'AFC-M23 dans cette zone est considérée comme une menace directe par les autorités burundaises, déjà confrontées à une importante crise économique. Entre le Rwanda et le Burundi, la tension a continué à monter ces derniers jours. Il y a une semaine, le ministre rwandais des Affaires étrangères avait accusé le Burundi « d'être un saboteur du processus de paix ». Et, il y a deux jours, son homologue burundais lui répondait indirectement en accusant le Rwanda de mener « des activités déstabilisatrices » contre son pays et de cibler les soldats burundais dans l'est de la RDC. »

Revue de presse Afrique
À la Une: un long chemin vers la paix dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 4:15


Avec cette étape décisive ce jeudi 4 décembre à la Maison Blanche, à Washington, entre Donald Trump et les présidents congolais et rwandais Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Les trois dirigeants devraient officiellement parapher l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda suite à l'accord de Washington signé en juin dernier. Cet accord « comprend cinq dispositions, précise Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC : la cessation des hostilités, le respect de l'intégrité territoriale de la RDC, le désengagement des groupes armés non-étatiques, à savoir l'AFC/M23, soutenu par le Rwanda et les milices supplétives Wazalendo, armées par Kinshasa. L'accord prévoit également l'intégration conditionnelle de ces groupes dans l'armée, au cas par cas et la création d'un cadre d'intégration économique régional entre la RDC et le Rwanda, assorti d'investissements américains. Le hic, pointe Afrikarabia, c'est que les résolutions de l'accord de Washington sont sur la table depuis plusieurs mois, sans aucun effet de désescalade sur le terrain militaire. La guerre continue comme si de rien n'était. En cause, la non-application de deux mesures essentielles : le retrait effectif des troupes rwandaises du sol congolais pour Kinshasa, et la neutralisation des FDLR, héritiers des génocidaires hutus rwandais, pour Kigali. Sur ces deux dispositions, aucune avancée n'a été notée, relève encore Afrikarabia. L'accord n'étant pas contraignant, ce qui constitue le principal obstacle à son application, les deux parties peuvent ainsi jouer très longtemps au jeu du chat et de la souris ». Les mises en garde de Tshisekedi D'ailleurs, hier, avant d'arriver à Washington, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, le président congolais Félix Tshisekedi a prévenu : « "l'application du texte reste strictement conditionnée au retrait total des forces rwandaises du territoire congolais. Et ça, c'est indiscutable", a-t-il lancé. (…) Félix Tshisekedi a également mis en garde contre les interprétations hâtives et les effets d'annonce entourant la signature de Washington. L'accord, a-t-il précisé, existe bel et bien, mais il comporte des clauses essentielles voulues par Kinshasa : il n'entrera pleinement en vigueur que si et seulement si une paix réelle est vécue entre les deux pays ». Bref, conclut Le Forum des As : « le message était clair : la RDC avance vers la paix, mais ne transigera ni sur sa souveraineté, ni sur l'exigence d'un retrait total des troupes rwandaises ». Patience… En tout cas, « la réussite de ce plan de paix se mesurera dans les six prochains mois, estime pour sa part Le Journal de Kinshasa. Les indicateurs seront clairs : un retrait effectif du M23 des zones minières, la fin du soutien rwandais aux rebelles et une amélioration tangible de la situation à Goma, Bukavu et dans les zones voisines. Déjà, en 2002, rappelle le site congolais, l'Amérique de Bush avait démontré qu'elle pouvait contraindre Kigali à retirer ses troupes. En 2025, l'Amérique de Trump veut prouver qu'elle peut créer les conditions d'une paix durable. La mission est plus complexe. Il ne s'agit plus seulement de retirer des soldats, mais de bâtir un système politique, sécuritaire et économique assez solide pour empêcher leur retour ». Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes condamné à sept ans de prison À la Une également : pas de clémence pour Christophe Gleizes… En Algérie, le journaliste français a vu sa peine de sept ans de prison confirmée en appel hier. Immense déception pour sa famille et ses collègues. Le ministère français des Affaires étrangères dit « regretter vivement cette peine » et « appelle à la libération » du journaliste. Un verdict en effet, relève Jeune Afrique, « particulièrement scruté à Paris où, après une longue période de froid, on est entré en phase de rapprochement avec les autorités algériennes (suite à la libération de l'écrivain Boualem Sansal). Une visite à Alger du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez devrait intervenir rapidement, mais elle pourrait être compromise par la sévérité de la cour d'appel. Sauf si, comme Boualem Sansal avant lui, Christophe Gleizes devait bénéficier rapidement d'une mesure de grâce ». Le chercheur Hasni Abidi interrogé par Libération à Paris, y croit : « l'Algérie a toujours voulu contrôler le timing et avoir la main sur le processus judiciaire. Maintenant qu'il est terminé, la diplomatie va prendre le relais, affirme-t-il. Il faut que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, se rende à Alger, comme prévu. Et c'est en poursuivant le dialogue qu'une solution et des arrangements politiques pourront être trouvés ».

Reportage Afrique
Dans l'est de la RDC, les bénévoles du «Club RFI de Goma» au chevet des victimes du conflit

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 2:26


Dans l'est de la République du Congo, déchiré par les conflits armés depuis une décennie, des organisations humanitaires locales et internationales sont à pied d'œuvre pour soutenir les milliers des personnes qui souffrent suite à la guerre. Parmi ces organisations, le Club RFI intervient dans les communautés au travers des aides, en soutenant la population meurtrière. Durant deux ans, plus de 100 000 femmes et enfants ont été pris en charge dans l'accompagnement psychosocial. Aujourd'hui, ces bénévoles nous racontent leurs engagements pour la communauté au risque de leurs vies.  Dans le quartier Himbi, au cœur de Goma, sous un silence accompagné du chant des oiseaux, Nathalie Muchinya et Alphanie Thembo racontent leur engagement en faveur des habitants de l'est du pays. En dépit des incertitudes, ces deux membres du Club RFI de Goma sont décidées à aller à la rescousse des communautés. « Depuis la guerre du M23, j'organise deux séances de groupe de paroles, de résilience émotionnelle et de décharge émotionnelle avec les jeunes. Travailler pour le bien des autres personnes sans attendre quelque chose en retour », explique Alphanie Thembo. « Ce qui m'anime aujourd'hui est de travailler en tant que bénévole au sein du club RFI Goma. C'est cet esprit d'abord d'humanité. L'humanitaire, c'est vraiment important pour moi et ce service qu'on rend à la communauté. Quelqu'un vient et témoigne de ce que vous lui avez fait ressentir, ce que vous lui avez encore donné, de nouveau cet espoir de vivre », abonde Nathalie Muchinya. Nathanaël Bora, chargé de programme au sein de l'organisation, estime que servir les communautés qui souffrent devrait animer l'humanité aujourd'hui : « Nous ne sommes pas affectés de la même manière. Bien sûr que, nous aussi, vivons dans cette communauté. Il y a des difficultés que nous connaissons. Par exemple, à cause de ce conflit, il y a des femmes qui sont violées. Alors qu'est-ce que nous, au Club RFI, nous faisons ? Nous cherchons à mettre ensemble le psychologue bénévole pour l'accompagnement psychologique de ces femmes violées, de ces victimes de violences sexuelles. Je suis vraiment motivé à continuer à aider ma communauté. Parce que ma communauté a besoin des œuvres caritatives, des œuvres de bénévolat pour surmonter toutes les difficultés que nous connaissons. » Des besoins énormes Depuis la prise des villes de Goma et Bukavu, les besoins sont devenus énormes. Maître Zacharie Bashwira, coordonnateur du Club RFI, plaide pour plus du financement, au regard de la crise actuelle qui s'accentue et dont les femmes et les jeunes, dit-il, sont les premières victimes. « Notre objectif, c'est d'arriver à encadrer ces jeunes. Les clubs RFI, par exemple, viennent de donner une chance à une trentaine de jeunes orphelins de guerre qui vivent dans les orphelinats à Goma et à Nyiragongo. Nous les avons formés à des métiers professionnels. Aujourd'hui, ils sont sur le marché de l'emploi. On ne va pas s'arrêter là. On va continuer ces cycles pour essayer de passer d'une jeunesse à risque à une jeunesse opportune », détaille-t-il. Aujourd'hui, le Club RFI à Goma compte 39 volontaires permanents et une centaine des bénévoles occasionnels, qui œuvrent tous au service de la communauté.

La marche du monde
Le Tribunal de Nuremberg est-il encore une référence pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC ?

La marche du monde

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 48:29


En 1945, à Nuremberg, de hauts responsables nazis étaient jugés pour crime de guerre et crime contre l'humanité… 80 ans après ce procès historique, comment s'inspirer de ce tribunal fondateur de la justice internationale pour en finir avec l'impunité dans les conflits armés en Ukraine, à Gaza ou encore en RDC ? Le 20 novembre 1945 s'ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, le plus grand procès de l'histoire. D'un commun accord, la France, les États-Unis, l'Union soviétique et le Royaume-Uni affirmaient leur volonté de juger vingt-deux dignitaires nazis, chefs militaires ou hauts fonctionnaires, tous accusés de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité. Mais pourquoi invoquer Nuremberg lorsque l'on réclame la fin de l'impunité ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'a fait pour son pays l'Ukraine en interpellant le peuple russe dès le 4 avril 2022, suite à l'invasion russe du 24 Février : « Le moment viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur ceux de ses concitoyens qui ont tué. Qui a donné des ordres. Qui a fermé les yeux sur ces meurtres. Nous allons établir tout cela. Et le faire connaitre dans le monde entier. Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons beaucoup plus d'outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. »  Et le docteur Mukwege, prix Nobel de la paix a explicitement fait référence à Nuremberg, en octobre 2024, lors d'un passage à l'Université de Strasbourg en France : « Les Congolaises et les Congolais ont aussi droit à leur Nuremberg. Telle est la raison pour laquelle nous plaidons aux côtés des victimes et des survivant.es pour l'établissement d'un Tribunal international pénal pour le Congo et/ou des chambres spécialisées mixtes. » Un Nuremberg pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC est-il possible ? Une enquête signée Clémentine Méténier avec William Schabbas, professeur de droit pénal international et des droits de l'homme à Londres, Université de Middlesex, Leyden et Sciences Po ; Christian Delage, historien et cinéaste, réalisateur du film historique «Nuremberg, les nazis face à leur crime» ; Thierry Cruvellier, rédacteur en chef du site Justice Info ; Rafaëlle, professeure de droit international à l'Université Paris Saclay et travaille sur la justice pénale internationale, précisément sur la notion de génocide. Reagan Miviri, avocat au Barreau de Goma dans le Nord-Kivu, il travaille au sein de Ebuteli l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.   À lire sur le site Justice Info Le grand entretien de Clémentine Méténier avec l'historien et cinéaste Christian Delage. À suivre au Mémorial de la Shoah à Paris la journée d'étude Nuremberg et son héritage, 1945-2025. Le 20 novembre 2025 marque le 80è anniversaire de l'ouverture, à Nuremberg, du procès des grands criminels nazis, où, pour la première fois, des responsables politiques et militaires de haut niveau – accusés des crimes de conspiracy (complot), crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité – étaient traduits devant une cour internationale, composée des principales forces alliées victorieuses de l'Allemagne nazie. Pour le procureur général Robert H. Jackson, il s'agissait de construire un «procès documentaire», où, en raison des crimes considérables commis par les nazis, notamment leur politique d'extermination des Juifs d'Europe, il était nécessaire de faire reposer l'accusation sur des preuves irréfutables, pour éviter qu'à l'avenir leur réalité fasse l'objet d'une négation. Contre toute attente, les images allaient jouer un rôle majeur pour confronter les nazis à leurs propres crimes. La journée de colloque s'interrogera sur l'héritage des «principes de Nuremberg» depuis les années 1990, grâce au développement d'une justice internationale fondée sur des tribunaux ad hoc (du Rwanda à la Centrafrique) et des cours permanentes (Cour pénale internationale, Cour internationale de justice), appelées à statuer en particulier sur le risque potentiel ou la commission de génocides. Or, la collecte de preuves qui s'inspire de la jurisprudence de Nuremberg est forte des nouveaux outils mis en place par les autorités judiciaires, en collaboration avec des ONG et des applications en open source qui en garantissent la fiabilité. Pour la première fois dans l'histoire, en Europe comme au Proche-Orient, la fabrique du dossier probatoire se déroule en co‑construction avec la société civile, en flux tendu et en temps réel.   11h - LE CHOIX DU PROCÈS DOCUMENTAIRE La construction de la preuve, de Nuremberg à Kiyv, 1945-2025 de Christian Delage, historien, Institut d'histoire du temps présent De Nuremberg au TPIY : la jurisprudence de l'image comme preuve pénale de Ninon Maillard, maîtresse de conférences à Paris Nanterre Modération : Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la MSH Mondes, Paris Nanterre.   14h - LA CONSOLIDATION D'UNE JUSTICE PÉRENNE Tribunaux pénaux internationaux, tribunaux mixtes, Cour pénale internationale : du Rwanda à la Centrafrique, des instances judiciaires multiples de Joël Hubrecht, responsable d'études et de recherche à l'Institut Robert Badinter. Le rôle de la Cour internationale de justice dans les conflits contemporains de Jean-Louis Iten, professeur de Droit international, et Sharon Weill, professeur de Droit international, American University, Paris. Modération : Emanuela Fronza, professeure de Droit pénal international à l'Université de Bologne.   16h - LE RÔLE DES ONG Mémorial face à la réécriture de l'histoire par Poutine de Nicolas Werth, directeur de recherche honoraire au CNRS, président de l'Association Mémorial. Prendre davantage en compte les violences sexuelles en temps de guerre de Yuliia Chystiakova, chercheuse en droits humains, East Ukrainian Center for Civic Initiatives. Modération : Henry Rousso, directeur de recherche émérite au CNRS (IHTP).

Radio foot internationale
Barrages : la RDC se rapproche du rêve américain

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 48:28


Radio Foot ce lundi 16h10-21h10 T.U. À la Une de cette première émission de la semaine : - Ils l'ont fait et continuent de rêver au Mondial ! ; - Coup d'arrêt pour le Sénégal après 26 matches sans défaite. ; - Le Portugal facile pour sa dernière rencontre d'éliminatoires dimanche à Porto face à l'Arménie.   - Ils l'ont fait et continuent de rêver au Mondial ! Les Léopards ont sorti les Super Eagles en finale de barrages africains hier (16 novembre 2025) à Rabat. 1-1 à l'issue du temps règlementaire. Il a fallu une prolongation et une longue séance de tirs au but pour départager les équipes. Timothy Fayulu, coup de poker de Sébastien Desabre ! Un capitaine encore décisif ! Chancel Mbemba valide l'ultime tentative congolaise, envoie son équipe au Mexique en mars 2026 pour un dernier tournoi avant l'Amérique. De demi-Dieu à Dieu tout court ? La RDC a-t-elle fait le plus dur ? La sortie d'Osimhen, tournant du match ? Le Nigeria était donné favoris mais a déçu. - Coup d'arrêt pour le Sénégal après 26 matches sans défaite. Les Lions de la Teranga battus à Londres en amical par un Brésil déterminé qui prend sa revanche après le revers de juin 2023. Estevao et Casemiro buteurs, les Lions ont raté l'occasion de revenir, mais le secteur offensif sénégalais a manqué de continuité pour tromper un bloc bien en place. Une dernière rencontre face au Kenya mardi pour l'équipe de Pape Thiaw, avant de mettre le cap sur le Maroc pour la CAN. - Le Portugal facile pour sa dernière rencontre d'éliminatoires dimanche à Porto face à l'Arménie. Cristiano Ronaldo était suspendu. Score final 9-1 pour les Rouge et Vert qui jouaient en noir. Triplé pour Bruno Fernandes et Joao Neves, qui s'est distingué tout comme un autre Parisien, Gonçalo Ramos. 4 succès et 1 nul pour les joueurs de Roberto Martinez qui se qualifient une 9è fois pour une phase finale. Vont-ils briller sur le continent américain ? Ils n'ont été battus que par l'Irlande qui finit barragiste du groupe F. Pour débattre avec Hugo Moissonnier, Yoro Mangara, Marc Libbra et Eric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Barrages : la RDC se rapproche du rêve américain

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 48:28


Radio Foot ce lundi 16h10-21h10 T.U. À la Une de cette première émission de la semaine : - Ils l'ont fait et continuent de rêver au Mondial ! ; - Coup d'arrêt pour le Sénégal après 26 matches sans défaite. ; - Le Portugal facile pour sa dernière rencontre d'éliminatoires dimanche à Porto face à l'Arménie.   - Ils l'ont fait et continuent de rêver au Mondial ! Les Léopards ont sorti les Super Eagles en finale de barrages africains hier (16 novembre 2025) à Rabat. 1-1 à l'issue du temps règlementaire. Il a fallu une prolongation et une longue séance de tirs au but pour départager les équipes. Timothy Fayulu, coup de poker de Sébastien Desabre ! Un capitaine encore décisif ! Chancel Mbemba valide l'ultime tentative congolaise, envoie son équipe au Mexique en mars 2026 pour un dernier tournoi avant l'Amérique. De demi-Dieu à Dieu tout court ? La RDC a-t-elle fait le plus dur ? La sortie d'Osimhen, tournant du match ? Le Nigeria était donné favoris mais a déçu. - Coup d'arrêt pour le Sénégal après 26 matches sans défaite. Les Lions de la Teranga battus à Londres en amical par un Brésil déterminé qui prend sa revanche après le revers de juin 2023. Estevao et Casemiro buteurs, les Lions ont raté l'occasion de revenir, mais le secteur offensif sénégalais a manqué de continuité pour tromper un bloc bien en place. Une dernière rencontre face au Kenya mardi pour l'équipe de Pape Thiaw, avant de mettre le cap sur le Maroc pour la CAN. - Le Portugal facile pour sa dernière rencontre d'éliminatoires dimanche à Porto face à l'Arménie. Cristiano Ronaldo était suspendu. Score final 9-1 pour les Rouge et Vert qui jouaient en noir. Triplé pour Bruno Fernandes et Joao Neves, qui s'est distingué tout comme un autre Parisien, Gonçalo Ramos. 4 succès et 1 nul pour les joueurs de Roberto Martinez qui se qualifient une 9è fois pour une phase finale. Vont-ils briller sur le continent américain ? Ils n'ont été battus que par l'Irlande qui finit barragiste du groupe F. Pour débattre avec Hugo Moissonnier, Yoro Mangara, Marc Libbra et Eric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.

Journal de l'Afrique
Accord cadre signé entre la RDC et le M23, les négociations sur le fond se poursuivent

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 13:31


Un accord-cadre a été signé à Doha entre le gouvernement congolais et le groupe armé M23, sous médiation qatarienne. Ce texte, centré sur le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers, marque une étape vers une paix attendue depuis plus de trois ans. Mais sur le terrain, la tension reste vive. Les négociations doivent se poursuivre sur des points cruciaux, dont la restauration de l'autorité de l'Etat dans les zones passées sous contrôle rebelle et des déplacés.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
La signature d'un accord économique entre la RDC et le Rwanda: un pas vers la paix?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 37:46


​Après un accord signé en juin dernier, le Rwanda et la RDC ont paraphé le vendredi 7 novembre à Washington un accord économique faisant partie de l'accord de paix déjà signé. Avec ses invités, Eric Topona analyse la viabilité de ce nouvel accord, alors que sur le terrain, les combats se poursuivent dans l'est de la RDC entre l'armée congolaise et les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda.

Radio foot internationale
Stade de France, 10 ans après les attentats de Paris

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 48:29


Au sommaire de Radio foot internationale à 16h10 TU et 21h10 TU : - 10 ans après… les attentats de Paris ; Éliminatoires Mondial 2026 – Zone Europe : France – Ukraine au Parc ; - Barrages africains en terre marocaine – Mondial 2026 : dernière chance, faites vos jeux ! (Gabon – Nigeria 16hTU ; RDC – Cameroun 19hTU).   10 ans après… les attentats de Paris Retour sur France–Allemagne 2015, soirée tragique au Stade de France, premier acte d'une nuit dramatique. Avec Éric Chaurin qui commentait ce match, il y a 10 ans, en studio aujourd'hui.   Éliminatoires Mondial 2026 – Zone Europe France – Ukraine au Parc : Les Bleus à 90 minutes d'une qualification directe si le scénario tourne enfin en leur faveur. Analyse avec Antoine Grognet. ⸻ Barrages africains en terre marocaine – Mondial 2026 : dernière chance, faites vos jeux ! Gabon – Nigeria 16hTU Match couperet : le vainqueur se rapproche du barrage mondial. Panthères dos au mur. Il faudra sortir les griffes ! Super Eagles sous pression après une phase de groupes décevante.   RDC – Cameroun 19hTU Duel électrique entre deux géants. La RDC, n'avoir aucun regret ! Le Cameroun, secoué en coulisses, joue sa survie mondiale. Défaite interdite pour les nations qui veulent encore y croire !   Autour d'Annie Gasnier : Antoine Grognet, Nabil Djellit, Olivier Pron et Éric Chaurin — Édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.   Écoutez le debrief dans la 2ème émission Radio foot diffusée ce jeudi à 22h10. Le son sera accessible dans la page à partir de 23h05.

Radio Foot Internationale
Stade de France, 10 ans après les attentats de Paris

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 48:29


Au sommaire de Radio foot internationale à 16h10 TU et 21h10 TU : - 10 ans après… les attentats de Paris ; Éliminatoires Mondial 2026 – Zone Europe : France – Ukraine au Parc ; - Barrages africains en terre marocaine – Mondial 2026 : dernière chance, faites vos jeux ! (Gabon – Nigeria 16hTU ; RDC – Cameroun 19hTU).   10 ans après… les attentats de Paris Retour sur France–Allemagne 2015, soirée tragique au Stade de France, premier acte d'une nuit dramatique. Avec Éric Chaurin qui commentait ce match, il y a 10 ans, en studio aujourd'hui.   Éliminatoires Mondial 2026 – Zone Europe France – Ukraine au Parc : Les Bleus à 90 minutes d'une qualification directe si le scénario tourne enfin en leur faveur. Analyse avec Antoine Grognet. ⸻ Barrages africains en terre marocaine – Mondial 2026 : dernière chance, faites vos jeux ! Gabon – Nigeria 16hTU Match couperet : le vainqueur se rapproche du barrage mondial. Panthères dos au mur. Il faudra sortir les griffes ! Super Eagles sous pression après une phase de groupes décevante.   RDC – Cameroun 19hTU Duel électrique entre deux géants. La RDC, n'avoir aucun regret ! Le Cameroun, secoué en coulisses, joue sa survie mondiale. Défaite interdite pour les nations qui veulent encore y croire !   Autour d'Annie Gasnier : Antoine Grognet, Nabil Djellit, Olivier Pron et Éric Chaurin — Édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.   Écoutez le debrief dans la 2ème émission Radio foot diffusée ce jeudi à 22h10. Le son sera accessible dans la page à partir de 23h05.

ONU Info

Pour l'Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région, organisée à Paris le 30 octobre par la France et le Togo, a été un succès à plusieurs égards.L'événement a réuni un large éventail d'acteurs — dirigeants africains, représentants régionaux et internationaux, ainsi que de nombreuses organisations humanitaires —, illustrant la mobilisation constante de la communauté internationale et rappelant que la crise dans l'est de la République démocratique du Congo n'est pas oubliée.La Conférence a mobilisé environ 1,5 milliard de dollars de promesses de dons pour l'aide humanitaire. Huang Xia exhorte désormais les partenaires à concrétiser ces engagements et à acheminer rapidement l'aide vers les populations les plus touchées. Il appelle également à renforcer les efforts conjoints afin de mettre fin une bonne fois pour toutes aux conflits récurrents dans la région des Grands Lacs.  (Extrait sonore : Huang Xia, Envoyé spécial spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs)

Radio foot internationale
Mondial: qui décrochera les 3 derniers billets africains ?

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 48:30


Radio Foot, deux émissions en direct aujourd'hui 16h10-21h10 T.U. Au sommaire : Éliminatoires CDM 2026, encore 3 trois tickets à distribuer pour le voyage direct en Amérique. Le Cap vert en apothéose ! ; Matches du jour : suspense dans le groupe C où trois nations peuvent encore passer. Le Bénin peut-il battre le Nigeria sur ses terres ? ; Les Bleus freinés en Islande.    Éliminatoires CDM 2026, encore 3 tickets à distribuer pour le voyage direct en Amérique. Le Cap vert en apothéose ! L'ultime match remporté face à l'Eswatini envoie les Requins bleus en phase finale. Une 1ère pour l'archipel, plus petit pays en superficie à se qualifier pour un Mondial, une nation qui profite de l'élargissement de la compétition à 48 équipes. Que valent ces Bleus ? Le Cameroun, décevant à domicile, n'a pas pu faire la différence contre l'Angola. Les Indomptables devront attendre la fin des matches pour savoir s'ils rejoindront de fastidieux barrages. Matches du jour : suspense dans le groupe C où 3 nations peuvent encore passer. Le Bénin peut-il battre le Nigeria sur ses terres ? Une victoire ouvrirait aux Guépards les portes du tournoi. Un faux pas pourrait favoriser les Bafana Bafana, qui doivent s'imposer (nettement) face au Rwanda. - Groupe F: les Ivoiriens doivent finir le travail contre le Kenya. Dans le même temps le Gabon accueille le Burundi, avant-dernier. Les Panthères évolueront sans P-E Aubameyang. - Groupe B, le Sénégal y est presque. Les Lions reçoivent la Mauritanie pour un derby. Le 12e Gaïndé rendra un hommage à Sadio Mané à Diamniadio. La RDC affronte le Soudan à Kinshasa, pour verrouiller sa deuxième place ? Les Bleus freinés en Islande. Un coup d'arrêt pour une sélection très remaniée, mais pas vraiment d'équipe B, et une défense coupable sur le but islandais de l'égalisation. Voyage à blanc pour Pavard, pourquoi le convoquer ? Devant, Michael Olise décevant. Pas de Mbappé pour trouver la solution ? Pas de qualification pour l'instant puisque l'Ukraine a battu l'Azerbaïdjan. Avec : Annie Gasnier | Dominique Sévérac, Antoine Grognet, Nabil Djellit et Philippe Doucet | Technique/Réalisation : Guillaume Buffet - David Fintzel / Pierre Guérin.

Radio Foot Internationale
Mondial: qui décrochera les 3 derniers billets africains ?

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 48:30


Radio Foot, deux émissions en direct aujourd'hui 16h10-21h10 T.U. Au sommaire : Éliminatoires CDM 2026, encore 3 trois tickets à distribuer pour le voyage direct en Amérique. Le Cap vert en apothéose ! ; Matches du jour : suspense dans le groupe C où trois nations peuvent encore passer. Le Bénin peut-il battre le Nigeria sur ses terres ? ; Les Bleus freinés en Islande.    Éliminatoires CDM 2026, encore 3 tickets à distribuer pour le voyage direct en Amérique. Le Cap vert en apothéose ! L'ultime match remporté face à l'Eswatini envoie les Requins bleus en phase finale. Une 1ère pour l'archipel, plus petit pays en superficie à se qualifier pour un Mondial, une nation qui profite de l'élargissement de la compétition à 48 équipes. Que valent ces Bleus ? Le Cameroun, décevant à domicile, n'a pas pu faire la différence contre l'Angola. Les Indomptables devront attendre la fin des matches pour savoir s'ils rejoindront de fastidieux barrages. Matches du jour : suspense dans le groupe C où 3 nations peuvent encore passer. Le Bénin peut-il battre le Nigeria sur ses terres ? Une victoire ouvrirait aux Guépards les portes du tournoi. Un faux pas pourrait favoriser les Bafana Bafana, qui doivent s'imposer (nettement) face au Rwanda. - Groupe F: les Ivoiriens doivent finir le travail contre le Kenya. Dans le même temps le Gabon accueille le Burundi, avant-dernier. Les Panthères évolueront sans P-E Aubameyang. - Groupe B, le Sénégal y est presque. Les Lions reçoivent la Mauritanie pour un derby. Le 12e Gaïndé rendra un hommage à Sadio Mané à Diamniadio. La RDC affronte le Soudan à Kinshasa, pour verrouiller sa deuxième place ? Les Bleus freinés en Islande. Un coup d'arrêt pour une sélection très remaniée, mais pas vraiment d'équipe B, et une défense coupable sur le but islandais de l'égalisation. Voyage à blanc pour Pavard, pourquoi le convoquer ? Devant, Michael Olise décevant. Pas de Mbappé pour trouver la solution ? Pas de qualification pour l'instant puisque l'Ukraine a battu l'Azerbaïdjan. Avec : Annie Gasnier | Dominique Sévérac, Antoine Grognet, Nabil Djellit et Philippe Doucet | Technique/Réalisation : Guillaume Buffet - David Fintzel / Pierre Guérin.

Invité Afrique
Est de la RDC: «Nous proposons d'acheminer les médicaments», dit François Moreillon, de la Croix-Rouge

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Oct 9, 2025 11:26


Urgence médicaments dans l'est de la République démocratique du Congo. Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, plus de 80% des centres de santé connaissent de graves ruptures de stocks de médicaments. Et ceux-ci sont souvent essentiels à la survie des patients. C'est le cri d'alarme que lance le CICR, le Comité International de la Croix-Rouge, dans un rapport publié hier. Explications de François Moreillon, qui est le chef de délégation du CICR en RDC et qui s'exprime aussi sur les discussions en cours entre les belligérants pour un échange de prisonniers. RFI : Vous dites que, dans près de 40 % des centres de santé, le personnel soignant a pris la fuite. Pourquoi cette débandade ? François Moreillon : Eh bien, écoutez d'abord, ces structures ont souvent été affectées, visitées, pillées, parfois ont reçu des éclats d'obus sur les structures même. Évidemment, le personnel de santé, qui se sent menacé par cette situation, la quitte. Par la suite, ce sont les manques de moyens qui affectent ces structures et qui expliquent aussi que certains du staff n'ont plus la motivation nécessaire pour rentrer, puisqu'ils n'ont plus les moyens d'agir. Donc je pense que la raison principale est le manque de respect pour le droit international humanitaire par les parties. Est-ce qu'il y a certains centres de santé où le personnel soignant est revenu ces dernières semaines ? Oui. Par exemple, le CICR soutient quatre de ces structures qui avaient vu une perte de leur personnel et, suite à notre intervention, nous avons vu un retour de certains de ces éléments. Donc, la partie n'est pas perdue. Il y a des mesures à prendre pour changer cette situation, mais à l'heure actuelle, la tendance est très négative. Alors, le sujet le plus grave dans votre rapport, c'est la rupture de stock de médicaments. Est-ce que c'est parce qu'ils ne sont plus disponibles ou parce qu'ils ne peuvent plus être acheminés jusqu'aux centres de santé ? D'abord, il y a des problèmes pour assurer le transfert fluide de ces médicaments. Ceux-ci étaient souvent transportés par avion. Les aéroports sont fermés. De plus, les lignes de front bloquent l'accès à des structures et à des stocks encore existants. Donc, c'est un concentré de plusieurs dimensions qui amène à cette situation. Et nous avons d'ailleurs offert nos services afin de faciliter le transfert de ces médicaments vers les structures de santé qui en ont le plus besoin, et ce, des deux côtés de la ligne de front. Et j'insiste sur ce point. Est-ce que vous, avec votre drapeau Croix-Rouge, vous pouvez aider les stocks de médicaments à franchir les barrages ? Oui, effectivement, nous le pouvons. Nous l'avons fait encore une fois par le passé, dans le Rutshuru, le Masisi notamment, et nous nous offrons pour acheminer ces médicaments. Quels efforts particuliers faites-vous, au niveau du CICR, pour limiter la gravité des faits depuis la bataille de Goma de janvier dernier ? Alors, nous soutenons de multiples structures de santé, des hôpitaux, avec nos équipes, notamment nos équipes de chirurgie de guerre. Nous avons mené de nombreuses interventions au bénéfice de déplacés récents, que ce soit en nourriture, en cash ou en biens essentiels de ménage, mais également au bénéfice des populations retournées, dont la nature des besoins peut être différente, en les appuyant également en semences et outils aratoires. Depuis sa création en 1864, il y a bientôt 200 ans, la Croix-Rouge s'occupe aussi des prisonniers de guerre et des détenus liés au conflit. Est-ce que, depuis la bataille de Goma de janvier dernier, vous avez pu rendre visite à certains de ces détenus ? Alors le CICR visite effectivement certains lieux de détention. Cependant, il y a beaucoup d'individus auxquels nous n'avons pas encore accès. Nous négocions ces accès. Nous espérons pouvoir visiter davantage de personnes arrêtées en lien avec le conflit, mais la situation reste encore très en deçà de nos attentes. Il y a actuellement des pourparlers à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23. Je crois d'ailleurs que vous même avez pu assister, il y a quelques jours, à l'une des séances de ces pourparlers sur place… Effectivement. Comme le disait ce mercredi sur RFI le vice-Premier ministre congolais Jacquemain Shabani, le CICR peut faciliter un éventuel échange de prisonniers. Pensez-vous qu'un tel échange peut avoir lieu bientôt ? Alors, le CICR a effectivement été mandaté dans le cadre de l'accord de principe de Doha afin de faciliter, en tant qu'intermédiaire neutre, l'échange de détenus entre les deux parties que sont l'AFC M23 et le gouvernement. Donc, dans ce cadre, nous avons effectivement participé aux discussions à Doha. Un accord sur le mécanisme a été obtenu, ce qui est une avancée importante. Le CICR, maintenant, travaille avec les parties pour mettre en œuvre ce mécanisme. C'est un processus complexe qui prend du temps, mais le CICR, encore une fois, n'a qu'un rôle de facilitateur. Ce n'est pas nous le maître des horloges, et nous sommes là pour faciliter ce à quoi les parties s'entendent. Oui, parce que dans le mécanisme, il y a des questions juridiques à régler, c'est ça ? C'est effectivement ce qui a été expliqué de ce que je comprends par le vice-Premier ministre sur votre antenne. Et donc ça prend du temps, c'est un marathon et non un sprint.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : le Jnim a décrété deux nouveaux blocus

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'intensification des attaques de drones russes en Ukraine, sur le départ depuis Tunis de la flotille pour Gaza et sur la nouvelle épidémie de Ebola qui touche la province du Kasaï en RDC. Mali : le Jnim a décrété deux nouveaux blocus  Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim, lié à al-Qaïda) imposent un blocus sur les villes de Kayes et de Nioro du Sahel près du Sénégal et de la Mauritanie. Pourquoi ces deux localités sont-elles spécifiquement visées ? Le Jnim a-t-il vraiment les capacités de bloquer Bamako comme il menace de le faire  ?    Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel  Guerre en Ukraine : les attaques de drones russes s'intensifient  Dans la nuit de samedi à dimanche, la Russie a lancé plus de 800 drones sur l'Ukraine, soit la plus importante attaque aérienne depuis le début du conflit. Comment la Russie parvient-elle à mobiliser autant de drones, alors que ses capacités militaires sont mises à rude épreuve ? À combien peut-on estimer le coût d'un drone utilisé par la Russie ?   Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI  Flotille pour Gaza : les embarcations humanitaires font escale en Tunisie  Une nouvelle flotille d'aide humanitaire en route pour Gaza va partir de Tunisie. Pourquoi la flotille, qui a commencé sa route à Barcelone, a-t-elle choisi de faire escale à Tunis ? Comment le pays a réagi à l'arrivée des bateaux et des militants ?   Avec Lilia Blaise, correspondante de RFI à Tunis  RDC : malgré les vaccins, le virus Ebola frappe à nouveau le pays  La RDC fait face à sa 16è épidémie du virus Ebola, avec déjà seize morts recensés dans la province du Kasaï. Pourquoi, malgré les efforts de lutte, les vaccins et les traitements disponibles, le virus Ebola continue-t-il de réapparaître ? Que faire pour se protéger du virus et éviter sa transmission ?  Avec John Johnson, conseiller en vaccination et en réponse épidémique pour Médecins Sans Frontières