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Un jour dans le monde
Bertrand Badie : "le nouveau secrétaire général de l'ONU devra relancer le multilatéralisme"

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 14:20


durée : 00:14:20 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - L'ONU a entamé le processus de désignation du secrétaire général qui succèdera en janvier à Antonio Guterres. Alors que le multilatéralisme se désagrège, quels perspectives pour les Nations Unies ? Avec Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. - invités : Bertrand Badie Politiologue, professeur émérite à Sciences Po en relations internationales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

Des crimes ont été documentés, parfois jugés. Pourtant, des années plus tard, certains continuent de les nier, de les minimiser ou de réécrire l'histoire. Bernard Duhaime, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la vérité, la justice, les réparations et les garanties de non-répétition, alerte sur la progression du dénialisme et du révisionnisme à travers le monde. Dans cet entretien accordé à ONU Info Genève, il décrypte l'instrumentalisation politique du passé, le rôle des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, mais aussi les risques pour les victimes, l'Etat de droit et la démocratie. Car discréditer les efforts d'établissement de la vérité, prévient-il, c'est préparer le terrain pour de nouvelles violations. Entretien réalisé par Alexandre Carette

Mon Carnet, l'actu numérique
Débrief transatlantique – Littérature et IA, Meta Connect et nouveaux modèles

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 46:23


Cette semaine, Jérôme Colombain à Paris et Bruno Guglielminetti à Montréal ouvrent un dossier qui fait beaucoup réagir : quelle place peut prendre l'intelligence artificielle dans l'écriture d'un livre? La controverse entourant le roman de l'auteur québécois Télisson Aurélien et les résultats d'un détecteur d'IA relancent le débat sur la fiabilité de ces outils, mais surtout sur ce que signifie encore « écrire » à l'ère de l'IA. On revient aussi sur Meta Connect, où Meta a multiplié les annonces autour des lunettes connectées et de la réalité augmentée. Au programme : de nouvelles lunettes de réalité virtuelle beaucoup plus légères, des Ray-Ban Meta sans caméra axées sur l'audio, l'arrivée des Meta Ray-Ban Display dans de nouveaux marchés et, surtout, Muse, l'agent IA personnel que Bruno teste depuis plusieurs jours. Enfin, Sam Altman et Dario Amodei alertent les Nations Unies sur les risques de l'intelligence artificielle et réclament un cadre international… au moment même où OpenAI et Anthropic continuent de lancer des modèles toujours plus puissants.

Les papotages de C
Mon retour après la violence conjugale

Les papotages de C

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 34:45


Après 17 mois de silence, je reprends possession de mon espace d'expression.Ce nouveau générique marque un passage.Dans cet épisode, je raconte ce que ces 17 mois ont été. La violence conjugale à laquelle j'ai survécu, et le mécanisme qui la rend possible : l'isolement, le retournement de votre propre histoire contre vous, le moment où il devient difficile de démêler le vrai du faux parce qu'on vous a répété qui vous étiez jusqu'à ce que vous finissiez par l'adopter.Je parle aussi d'argent. Je suis partie du jour au lendemain parce que j'avais de quoi me loger et m'assumer. Sans ça, je ne sais pas si je serais là pour vous parler aujourd'hui. C'est aussi simple et aussi brutal que ça.Vous remarquerez que les épisodes de cette période ne sont plus en ligne. Je les ai archivés. Ils avaient du sens, ils vous ont aidées, mais je ne veux plus être associée à ce moment.Si l'un de ces sujets vous tenait à cœur, dites-le en commentaire sur Spotify, en message privé sur @c.befoune ou écrivez-moi à c@befoune.com. Je le reprendrai, mieux informée, et entièrement présente dans ce que je dirai.Je reviens complètement différente.On ne retourne pas en arrière. On avance avec la version de soi informée par le passé et orientée par ce qu'on veut pour l'avenir.--Je t'apporte encore plus de valeur ici :Mes articles sur C. Sans FiltreSuis-moi sur LinkedInEt sur Instagram--Dix ans entre les Nations Unies, l'Union africaine et Open Society. Formée à Harvard. Je travaille avec les femmes sur leurs décisions et leur trajectoire. Ici, sans filtre, je partage ce que veut vraiment dire être une femme à 40 ans. Coach, stratège, et maman d'une fille de 7 ans, Caramel.

Cultures monde
Retour de Côte d'Ivoire / Assemblée générale des Nations unies : miroir d'un monde en crise

Cultures monde

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 58:37


durée : 00:58:37 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Lassane Zohoré, caricaturiste en Côte d'Ivoire, puis table-ronde sur l'Assemblée générale des Nations unies, le miroir d'un monde en crise. - équipe : Barthélémy Gaillard, Vivian Lecuivre, Léane Hattermann, Fanny Richez, Anouk Milliot, Léa Capuano - invités : Lassane Zohoré Dessinateur, directeur de la publication de "Gbich!", Franck Petiteville Professeur de science politique à l'IEP de Grenoble et chercheur au laboratoire PACTE, Anne-Cécile Robert Journaliste et juriste, directrice adjointe du Monde diplomatique, professeure à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques et à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Table-ronde : l'Assemblée générale des Nations unies, miroir d'un monde en crise

Cultures monde

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 35:49


durée : 00:35:49 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - La 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies se déroule du 22 au 28 septembre 2026. Alors que le mandat du secrétaire général, António Guterres, s'achève à la fin de l'année 2026, quel en est le bilan ? À l'heure de sa succession, à quels défis l'institution doit-elle faire face ? - équipe : Barthélémy Gaillard, Vivian Lecuivre, Léane Hattermann, Fanny Richez, Anouk Milliot, Léa Capuano - invités : Franck Petiteville Professeur de science politique à l'IEP de Grenoble et chercheur au laboratoire PACTE, Anne-Cécile Robert Journaliste et juriste, directrice adjointe du Monde diplomatique, professeure à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques et à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

« Nous ne sommes pas là en touristes, nous ne sommes pas là pour venir visiter New York, nous sommes là pour venir porter la voix des communautés », affirme Moussa Abba Diallo. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le fondateur de l'association malienne AMSODE a participé à l'Initiative pour les leaders humanitaires locaux du chef de l'humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher. Elle a réuni des responsables humanitaires venus notamment du Mali, du Cameroun, du Soudan, de Palestine et d'Ukraine pour faire entendre la voix des communautés touchées par les crises et obtenir des engagements concrets. Pour Moussa Abba Diallo, ces communautés connaissent leurs besoins, mais aussi les solutions possibles. Le responsable d'AMSODE souhaite une aide « le plus localement possible, le moins internationalement possible ». Comment cette approche fonctionne-t-elle au Mali ? Pourquoi AMSODE s'est-elle dotée d'une radio humanitaire ? Écoutez l'entretien. (Interview : Moussa Abba Diallo, Président ONG AMSODE ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Monde Numérique - Jérôme Colombain
Meta lance ses lunettes et ses agents IA à l'assaut du quotidien (

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 46:38


La littérature face aux détecteurs d'IA · Meta dévoile une avalanche de nouvelles lunettes connectées · Muse veut transformer l'IA en véritable assistant personnel · Les patrons d'OpenAI et d'Anthropic alertent sur les risques de l'IA tout en lançant de nouveaux modèles · Mon Carnet fête ses 10 ans.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)===============Un roman peut-il encore être « authentiquement » humain ?L'affaire Thélison Aurélien relance le débat sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la littérature, après des accusations selon lesquelles son roman aurait été largement généré par IA. Au cœur de la polémique, les détecteurs d'IA comme Pangram, dont les résultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusqu'où un écrivain peut-il utiliser l'IA sans remettre en cause la responsabilité et l'intention qui fondent son œuvre ?Meta veut réinventer les lunettes connectéesÀ l'occasion de Meta Connect, Meta a présenté une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectés. Parmi les annonces, un casque léger de réalité mixte, de nouvelles Ray-Ban sans caméra davantage centrées sur l'audio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent désormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France.Muse, l'agent IA qui veut agir à votre placeBruno Guglielminetti raconte son expérience de Muse, présenté par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanément des tâches et d'effectuer certaines opérations sur Internet. L'agent dispose de son propre environnement informatique et peut désormais, sur Mac, intervenir directement sur l'ordinateur de l'utilisateur, ouvrant la voie à une nouvelle génération d'assistants capables d'agir plutôt que de simplement répondre.Meta veut mettre l'IA partoutAvec Muse, les lunettes connectées et un petit dispositif baptisé Muse Charm, Meta cherche à installer l'intelligence artificielle dans les usages quotidiens plutôt qu'à la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratégie s'appuie sur l'immense écosystème de Meta et pourrait donner à des centaines de millions d'utilisateurs un accès direct à des agents capables d'agir pour eux.L'IA doit-elle ralentir ?Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimés devant les Nations Unies pour appeler à une coopération internationale et à un cadre mondial destiné à encadrer les risques liés à l'intelligence artificielle. Un discours qui contraste avec l'accélération permanente du secteur, alors qu'Anthropic et OpenAI continuent parallèlement de présenter de nouveaux modèles toujours plus puissants.Mon Carnet fête ses 10 ansBruno Guglielminetti annonce une émission spéciale de Mon Carnet consacrée aux dix années d'évolution de la technologie et aux grandes transformations vécues durant cette décennie. L'équipe au complet se joint à lui pour revenir sur cette histoire, avec Jérôme Colombain également de la partie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les dessous de l'infox, la chronique
L'intelligence artificielle s'invite à la tribune des Nations unies

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 3:35


La 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies n'a pas échappé aux images créées par IA. Cette semaine des images cocasses ont circulé sur les réseaux. Des vidéos truquées, parfois caricaturales ou destinées à nuire à l'image de certains chefs d'État, ayant fait le déplacement à New York. La guerre au Moyen-Orient a également alimenté des contenus mensongers.   La cellule info de vérif de RFI a passé en revue les images disponibles sur les réseaux à l'occasion de cet évènement planétaire. Aux côtés de vidéos officielles comme ici : https://webtv.un.org/fr, certaines images ont attiré notre attention, comme celles censées montrer l'arrivée du président libérien Joseph Boakai. Une série de photos prétendument réalisée au moment où il entre dans le building des Nations unies. Il est accompagné d'une partie de sa délégation, et certaines images publiées le montrent en train de faire une chute, ou d'être victime d'un malaise. Sur la vidéo, on voit le président à terre, soutenu par un policier, et un homme en costume noir, peut-être un garde du corps, sous les yeux de la ministre libérienne des Affaires étrangères, Madame Sara Frances Beysolow Nyanti. Commentaires sur certains comptes : « Cet évènement doit nous interroger sur la santé du président libérien ».   Pas de malaise mais une image créée par IA Cette image artificielle s'inspire de la véritable séquence montrant l'arrivée du président libérien. Elle est donc difficile à déceler. Tout y est, le logo officiel de la République libérienne en incrustation en bas à droite de l'image. On reconnait le Président avec son chapeau gris, la ministre avec son bandeau orange, le personnel de l'ONU, mais en réalité il n'a jamais chuté. Pour le savoir, nous avons retrouvé des vidéos montrant la scène authentique : on le voit passer tranquillement devant la caméra sans incident notable. Enfin, un détail a attiré notre attention. Sur l'image générée par IA, la ministre porte une robe dont les motifs et la couleur du corsage sont différents de ceux de la tenue qu'elle avait ce jour-là.   Multiples manipulations Plusieurs images générées par IA sont destinées à nuire à une personnalité politique ou à un État. Par exemple, une image artificielle du Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, portant des habits déchirés ou une gamelle sur la tête. Les posts reprennent l'expression qu'il avait lui-même employée dans un discours en 2022 : « Les mendiants ne peuvent pas faire les difficiles ». Une formation jugée humiliante, reprise depuis par l'opposition pakistanaise qui s'en sert pour critiquer la politique du gouvernement et la dépendance de son pays vis-à-vis de l'extérieur. La séquence générée par IA a été vue des centaines de milliers de fois sur X.   La situation au Moyen-Orient n'a pas échappé à l'IA La veille du discours du président iranien, des images ont circulé, censées montrer Massoud Pezeshkian à la tribune en train de brandir le cartable ensanglanté d'une écolière tuée dans un raid américain contre son école, à Minab dans le sud de l'Iran. Cette image a été créée par l'IA, car le lendemain, lors de la véritable allocution, il a montré des images des écoliers tués dans la frappe, mais n'est pas venu avec ce fameux sac d'écolier devenu le symbole des souffrances du peuple iranien après l'attaque du 28 février dernier. Enfin, le compte officiel du cabinet du Premier ministre israélien, suivi par 1,5 million d'abonnés sur X, a relayé des images créées par IA de perroquets se succédant au perchoir des Nations unies pour condamner les uns après les autres la politique d'Israël. Les volatiles symbolisant certains pays arabes et occidentaux…   À lire aussiL'IA dans la guerre de la désinformation: le vrai du faux au Moyen-Orient

ONU Info

Après son discours devant la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la refondation de Madagascar, Michaël Randrianirina, s'est entretenu avec ONU Info, un an après le soulèvement de la génération Z. Il détaille le programme de la "refondation" : consultations nationales, réforme de la Constitution et du système électoral, ainsi que des élections annoncées pour 2027. « C'est plus qu'une transition », affirme-t-il. Depuis son indépendance, Madagascar « ne cesse de s'appauvrir », déplore-t-il. Le pays reste marqué par des crises politiques cycliques : les présidents « ne dépassent même pas sept ans » au pouvoir. Il met en cause une corruption qui « fait rage » et contribue, selon lui, à l'appauvrissement du pays. Sur 33 millions de Malgaches, 75 à 80 % vivent dans la pauvreté. « C'est la misère », résume-t-il. Eau, électricité, routes, écoles, hôpitaux, emplois et droit au développement figurent également parmi les sujets abordés. Le Président, qui promet d'associer pleinement les jeunes à la concertation nationale, assure les avoir consultés séparément des responsables politiques et de la société civile afin « qu'ils puissent s'exprimer librement entre eux devant moi ». Leur demande est unanime, rapporte-t-il : « Il ne faut pas se précipiter vers l'élection présidentielle. Il faut tout d'abord changer de structure, donc la Constitution ». Écoutez cet entretien sur l'avenir politique de Madagascar. (Interview : Michaël Randrianirina, Président de Madagascar ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Invité Afrique
Bassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 20:53


Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.

Le journal de 8h00
L'IA en débat à l'Onu, fuite des cerveaux et visite papale

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 8:26


Au sommaire : L'intelligence artificielle au cœur d'un débat philosophique et existentiel : les patrons d'Anthropique et OpenAI rendent des comptes devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sur les dangers de l'IA générative.Les géants de l'IA ont embauché leurs propres philosophes pour encadrer éthiquement leurs développements, mais leur influence reste minime face à la tendance à encourager des comportements irresponsables.Un auteur, Thélyson Orélien, soupçonné d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour son premier roman crée le choc dans le monde littéraire et soulève des questions existentielles sur l'avenir de l'écriture et de la lecture.La fuite des cerveaux français s'accélère : le nombre d'ingénieurs français vivant à l'étranger passe de 12 à 15% entre 2022 et 2024, coûtant 2 milliards d'euros par an à la France.Les jeunes diplômés français quittent le pays attirés par de meilleures salaires, un écosystème de l'IA plus développé et des levées de fonds bien supérieures aux États-Unis et en Asie.Le pape Léon XIV arrive demain à Paris pour une visite historique : un million de fidèles et visiteurs sont attendus, avec une grande messe Place de la Concorde samedi.Donald Trump accueille le président chinois Xi Jinping pour des discussions incluant la guerre de l'IA et les enjeux géopolitiques entre les deux puissances.Les cinq candidats à la primaire de la gauche ont participé à leur premier débat de trois heures portant sur le carburant, la dette et l'alliance avec la France insoumise.Emmanuel Macron s'exprime ce soir devant les Français dans les journaux télévisés, un exercice qu'il n'avait pas pratiqué depuis juin 2024.Le conflit israélo-palestinien reste au centre des débats à l'Assemblée générale de l'ONU avec les interventions attendues de Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
À la tête de l'ONU, «Antonio Guterres a toujours été du côté des Africains et des femmes»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 9:37


C'est un Antonio Guterres sombre et alarmiste qui est apparu, à New York mardi 22 septembre, pour son dernier discours à la tribune de l'ONU. Après dix années passées à la tête des Nations unies, le secrétaire général a mis en garde contre la pollution de l'atmosphère et les dangers de l'intelligence artificielle. Mais quel est son bilan en Afrique ? Mahamat Saleh Annadif, tour à tour ministre des Affaires étrangères du Tchad et représentant spécial de l'ONU au Mali, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Il est de bon ton de dire qu'Antonio Guterres a échoué dans sa mission de ramener la paix dans le monde. Est-ce que c'est vrai pour l'Afrique ?   Mahamat Saleh Annadif : Moi je crois que d'abord c'est injuste de dire que Guterres a échoué. Et je voudrais profiter de votre micro d'abord pour rendre hommage à une personnalité humaniste exemplaire, qui a été toujours aux côtés des causes justes. Et depuis qu'il est à la tête des Nations Unies, vous avez vu qu'il était toujours du côté des Africains, il était toujours du côté des femmes et vous l'avez vu en mars 2024 à la frontière Égypte-Gaza, auprès des enfants de Gaza. Donc, c'est quelqu'un d'une personnalité exceptionnelle. D'autres exemples parlant des femmes, pour la première fois, c'est avec Guterres qu'on a connu des femmes africaines à la tête de missions de paix. Vous avez notre Bintou Keita qui a été cheffe de mission de paix en RDC. Vous avez Valentine Rugwabiza qui est cheffe du maintien de la paix en RCA. C'est autant de choses qui sont à mettre au crédit du secrétaire général Guterres. Maintenant, pour ce qui est de la paix, la Charte des Nations Unies donne la responsabilité de la paix dans le monde aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et surtout aux cinq membres permanents détenteurs du droit de veto. Le secrétaire général, il ne vote pas et il ne dispose pas de troupes. Je peux considérer qu'il est chef d'orchestre parce qu'il harmonise, il oriente, il coordonne les travaux du Conseil de sécurité. Et si je continue, je peux l'appeler comme un chef d'orchestre, sans baguette rigide, face à des musiciens qui déclarent toujours leur souveraineté, des musiciens souverains. Et donc les règles d'engagement, les financements des opérations de maintien de la paix dépendent des membres du Conseil de sécurité. Et malgré tout, les forces de maintien de la paix des Nations unies ont fait du travail. Et je ne peux pas du tout dire que Guterres a échoué. Au contraire, il a fait ce qu'il peut. Mais s'il y a un échec, il doit incomber aux membres du Conseil de sécurité et non au Secrétaire général des Nations unies.   En 2023, le Mali a exigé le retrait de la Minusma, car il estimait que le bilan de cette mission de l'ONU était inadapté aux défis sécuritaires du pays. Qu'est-ce que vous en pensez ?   Malheureusement, le constat aujourd'hui, c'est que l'insécurité s'aggrave. Les gens continuent à mourir. Il faut souhaiter, il faut espérer que la paix revienne dans ce pays que j'ai tant aimé.   Alors, quelques mois avant le retrait de la Minusma, les Maliens avaient déjà expulsé Guillaume Ngefa, le chef droits de l'homme de cette mission de l'ONU. Est-ce que les autorités maliennes n'ont pas expulsé les Casques bleus tout simplement pour qu'il n'y ait plus de témoins de leurs éventuelles exactions contre les populations civiles ?  C'est sûr que les missions de paix dans les pays défendent un certain nombre de valeurs, parmi lesquelles la question des droits de l'homme. Et souvent, dans les difficultés auxquelles on a eu à faire face, on constate que les pays parlent souvent de leur souveraineté, parlent d'ingérence. Et j'ai toujours dit à nos amis africains que, tant qu'on ne consolide pas le front intérieur, tant qu'on ne consolide pas la paix, l'ingérence extérieure va toujours être là. Et donc il faut en tenir compte. Je dirai tout simplement que la Minusma a fait du bon travail. Malheureusement, ça s'est mal terminé et je souhaite que la paix revienne au Mali.   Pour la succession d'Antonio Guterres, qui vous paraît le mieux placé pour le 1ᵉʳ janvier prochain ?   Nous sommes à notre troisième scrutin indicatif et jusque-là, ce qui se dégage, c'est que ce sont les femmes qui arrivent en tête de ces votes. Est ce qu'on ira vers l'élection d'une femme ? Est-ce que si le quatrième, cinquième vote indicatif ne donnent pas de résultats, est-ce que tout va être remis à zéro et est-ce qu'on va faire appel à d'autres candidats ? Tout ça, c'est entre les mains des membres du Conseil de sécurité et il est difficile de se prononcer à leur place.   Est-ce que l'ancien président sénégalais Macky Sall a des chances ou pas ?   Il est comme tous les candidats et jusque-là, c'est difficile de dire. Je vois tout simplement que l'ancienne présidente du Chili, elle a retiré sa candidature. Le président Macky Sall est encore sur la liste et il faut attendre, tout simplement.   Donc le scrutin n'est pas encore définitivement joué pour une candidate latino-américaine ?   Pas du tout. À ce stade, vraiment, il n'y a pas du tout de certitudes. Parce que, quand on compare ce scrutin aux anciennes élections où, dès le troisième vote, en général, il y avait une tendance qui se dégageait, ce n'est pas le cas pour le moment.   Et donc les deux candidats africains, l'Ougandais Olara Otunnu et le Sénégalais Macky Sall, ne sont pas encore hors-jeu ?   Pas du tout. Une élection n'est jamais gagnée à l'avance et il faut suivre et puis voir un peu quelle en sera l'issue.      À lire aussiAssemblée générale de l'ONU: dans son discours d'adieu, Antonio Guterres prône un Conseil de sécurité ouvert à l'Afrique

Revue de presse internationale
À la Une: Donald Trump et Emmanuel Macron, miroirs inversés

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 3:46


« Emmanuel Macron, constate Le Monde à Paris, pour son dernier discours hier devant l'Assemblée des Nations unies, à New York, n'a pu que constater l'ampleur du désastre qui s'est emparé d'un monde désormais hanté, dit-il, par le "retour de l'impérialisme" et de "l'arrogance". Au Moyen-Orient, en Ukraine ou en Afrique s'ouvre "un nouvel âge de la barbarie", a-t-il déploré. Mais, relève le journal, le président français a enjoint à ses pairs de ne pas céder à "l'esprit de défaite" face à "la force sans règle ni retenue". La voix chargée de colère, il s'est souvenu de son activisme, un an plus tôt, pour mobiliser une douzaine de pays à reconnaître la Palestine. "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", s'est-il emporté. "Certains se flattent d'une paix prétendue. Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais !", a-t-il insisté, tapant du poing sur la table. Quelques heures plus tôt, pointe Le Monde, à la même tribune, dans un exercice d'autosatisfaction poussé à ses limites, Donald Trump s'était félicité d'avoir accompli un "miracle" en "arrêtant" la guerre dans l'enclave palestinienne. Le président américain n'a jamais été nommément cité par Emmanuel Macron. Mais, relève le quotidien français, le discours véhément, et maintes fois applaudi, du Français encensant le multilatéralisme, la justice et le droit international se comprenait comme le miroir inversé de celui de Trump enragé contre les règles et les valeurs qui semblaient, hier encore, consensuelles en Occident ». Menaces en l'air ? Un Donald Trump, très remonté, à la tribune de marbre vert de l'ONU : son discours « s'est résumé à sa menace d'"anéantir" le régime iranien, pointe le Wall Street Journal. Une menace qui serait plus crédible, estime le quotidien financier américain, si les gardiens de la révolution islamique, et nous-même, ne l'avions pas déjà entendue à maintes reprises ». De plus, relève encore le Wall Street Journal, « rien ne garantit, comme le pronostique Trump, que le régime iranien, après les élections de mi-mandat aux États-Unis, fera preuve de plus de sagesse et remettra son arsenal nucléaire, ni qu'il renoncera à son exigence de contrôle du détroit d'Ormuz. Si Trump le croit, il risque d'être aussi surpris qu'il l'a été par le refus de l'Iran de respecter l'accord de cessez-le-feu ». Trump, Xi et Poutine, même combat… Le Washington Post met dans le même sac Trump, Xi Jinping et Poutine… « Nous semblons vivre à l'ère des autocrates, où les présidents Trump, Xi Jinping et Poutine règnent en maîtres sur le monde, affirme le journal. La réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies cette semaine à New York paraît bien dérisoire comparée au véritable jeu de pouvoir qui se joue lors du prochain sommet Trump-Xi. Mais les apparences sont parfois trompeuses, s'exclame le Post : il se pourrait bien que nous assistions au crépuscule de l'ère des dictateurs. Les trois hommes forts mondiaux vieillissent – ​​Trump a 80 ans, Xi et Poutine 73 ans – et tous trois font l'objet de nombreuses spéculations quant à leur santé. Ils gouvernent avec audace, mais à la tête de pays fragmentés. Aucun n'a élaboré de plan pour pérenniser son héritage. (…) Et on perçoit l'arrogance de ces trois dirigeants, pointe encore le quotidien américain, qui s'efforcent de dominer un monde en pleine mutation. Ce sont des superpuissances incapables de gagner des guerres ; des économies dominantes accablées par la dette et la corruption. Surtout, elles sont confrontées aux défis imprévisibles que représente une technologie d'intelligence artificielle en évolution constante ». Et le Washington Post de parier sur l'émergence des « puissances moyennes, (…) ces étoiles montantes, écrit-il, qui occupent l'espace que les autocrates semblent incapables de contrôler. Le plus emblématique en est le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a mené la rébellion contre la guerre commerciale de Trump ».  Le Washington Post ne cite pas Emmanuel Macron… Il faut dire que le mandat du président français s'achève dans six mois. Et son discours hier mardi à l'ONU était peut-être son dernier grand coup diplomatique.

Le journal de 7h30
Primaire socialiste, crise énergétique et alternatives aux carburants

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 8:28


Au sommaire : Ségolène Royal tente un retour politique en participant à la primaire socialiste, près de 20 ans après sa défaite face à Nicolas Sarkozy en 2007.Les cinq candidats à la primaire socialiste débattent pour la première fois ce soir sur LCI, avec Raphaël Glucksmann et Olivier Faure parmi les favoris.L'Arabie Saoudite adopte des méthodes de transbordement en pleine mer pour contourner le détroit d'Ormuz et maintenir ses exportations de pétrole malgré les attaques.Le prix du baril de Brent baisse à 99 dollars suite aux annonces de Donald Trump concernant une reprise des négociations avec l'Iran.Le gouvernement français prolonge et élargit son aide aux gros rouleurs, portant le nombre de bénéficiaires de 3 à 5,5 millions de personnes avec un nouveau plafond de ressources.Le bioéthanol devient une alternative populaire à l'essence avec un prix de 85 centimes le litre, permettant une économie de 50% après installation d'un boîtier de conversion.Marine Tondelier, candidate écologiste à la présidentielle, a donné naissance à un garçon prénommé Léon le 18 septembre.Emmanuel Macron propose aux États indépendants de développer des intelligences artificielles ouvertes et mutualisées lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies.Une femme d'origine turque est sur le point de devenir maire de Berlin, marquant un changement significatif dans la politique allemande.L'EPR de Flamanville sera arrêté pendant un an à partir de mai 2024 pour une opération de maintenance obligatoire incluant le remplacement du couvercle de la cuve du réacteur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal de 18h
Aides pour le carburant, Trump aux Nations unies et autoradio en danger : le journal de 18h du mardi 22 septembre 2026

Journal de 18h

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 14:03


durée : 00:14:03 - Le journal de 18h - Le gouvernement annonce enfin quelles aides il va proposer aux Français pour faire face à la hausse des prix du carburant. Donald Trump a pris la parole 37 minutes à la tribune des Nations unies. Les radios françaises veulent rendre obligatoire les postes radios dans les voitures. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

L'Echo du monde
Trump et Macron se parlent : vers un dialogue constructif sur les crises énergétiques ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 4:03


Christian Makarian décrypte la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies.La rencontre à la Trump Tower s'est déroulée dans un contexte de divergences majeures entre les deux pays. Alors que l'Europe attribue la hausse des prix du pétrole à la guerre en Ukraine, l'administration Trump estime que la responsabilité incombe aux Ukrainiens eux-mêmes, qui frappent les infrastructures énergétiques russes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 7h30
Ruée sur les repas universitaires à 1€, nouvelles aides sur le carburant et le cannabis médical en Europe

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 8:22


Au sommaire : Les repas à 1€ dans les restaurants universitaires provoquent des files d'attente interminables, créant des difficultés de service et poussant la CFDT à appeler à la grève faute de personnels suffisants.Le gouvernement annonce de nouvelles aides ciblées sur le carburant alors que les cours du pétrole baissent, face aux difficultés des familles rurales pour lesquelles la voiture reste indispensable.Donald Trump s'est ravisé sur une frappe militaire en Arabie Saoudite contre les rebelles houthis du Yémen, malgré les demandes de son allié saoudien et les tensions dans le détroit de Bab el-Mandeb.L'Europe se divise sur les sanctions contre la Russie, la France et le Luxembourg demandant le retrait de deux oligarques de la liste des sanctions pour des raisons de sécurité nationale.Le cannabis médical progresse inégalement en Europe, la France adoptant un cadre très strict contrairement à l'Allemagne qui a durci ses règles après des dérives observées.L'Assemblée Générale des Nations Unies s'ouvre à New York avec la signature d'un accord sur le Groenland et une rencontre prévue entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.Le président de la FIFA Gianni Infantino lance des consultations auprès des 211 fédérations membres pour réformer le fonctionnement de l'organisation avant sa candidature à sa propre succession en mars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 8h00
Un juge français de la CPI sanctionné par les Etats-Unis, mesures d'urgences pour les carburants, et plus de selfies devant la Tapisserie de Bayeux

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 8:12


Au sommaire : Le juge Nicolas Guillou de la Cour pénale internationale revient sur les sanctions américaines qu'il a subies après avoir émis un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahou en août 2025.Emmanuel Macron adresse une requête à la Commission européenne pour obtenir des mesures d'urgence face à la flambée des prix des carburants, notamment en assouplissant les normes de qualité.La victoire électorale de l'AFD en Allemagne s'explique en partie par la crise énergétique et le parti d'extrême droite milite ouvertement pour le retour des approvisionnements russes de gaz.Donald Trump est attendu à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies et devrait critiquer à nouveau l'institution pour son immobilisme.La tapisserie de Bayeux, exposée à Londres, interdit désormais les selfies en raison de l'affluence excessive de visiteurs qui perturbent la visite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Journal de l'Economie
Budget 2027 : 54 milliards d'euros, c'est trop ?, prix records du carburant et la rencontre Macron-Trump

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 10:09


Au sommaire : Le gouvernement annonce 54 milliards d'euros d'économies pour 2027, mais les experts contestent ce chiffrage jugé largement surestimé, évoquant plutôt 12 à 45 milliards selon la méthode de calcul utilisée.Malgré les mesures d'économies et les hausses d'impôts prévues, la dette française continuera de grimper l'an prochain à plus de 121% du PIB, soit 6 points de pourcentage de plus qu'en 2026.L'agence de notation Scope Ratings dégrade la note de la France de double A- à A+, pointant directement les perspectives budgétaires dégradées du pays.Les prix du carburant atteignent des niveaux records avec 2,41 euros le litre de gasoil et 2,17 euros le sans-plomb, malgré la baisse du pétrole brut sur les marchés.Les marges des raffineurs ont explosé, passant de 10 centimes par litre en mars à 40-50 centimes actuellement, en raison des tensions géopolitiques affectant l'approvisionnement mondial.La France ne dispose que de 7 raffineries produisant seulement la moitié de sa consommation quotidienne de diesel, avec une capacité d'augmentation limitée à 10% maximum.Les États-Unis proposent à la Chine un mécanisme de dialogue sur l'intelligence artificielle en vue de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping prévue mercredi et jeudi.Emmanuel Macron rencontre ce soir Donald Trump à New York lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies, après une visite à Saint-Pierre-et-Miquelon avec le Premier ministre canadien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la France a-t-elle décidé de changer sa carte du monde ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 20, 2026 2:18


Regardez une carte du monde classique. Le Groenland vous paraît immense, presque aussi grand que l'Afrique. Pourtant, dans la réalité, l'Afrique est environ quatorze fois plus vaste. Et c'est précisément ce genre de déformation que la France a décidé de corriger.Le 4 septembre 2026, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a annoncé qu'il abandonnait la célèbre projection de Mercator dans ses usages diplomatiques, au profit de représentations mieux adaptées et plus fidèles aux superficies réelles.Mais pourquoi nos cartes déforment-elles ainsi le monde ?Tout simplement parce qu'il est mathématiquement impossible de représenter parfaitement la surface d'une sphère sur une feuille plate. Imaginez que vous essayiez d'aplatir la peau d'une orange sans la déchirer ni l'étirer : c'est impossible. Les cartographes doivent donc choisir ce qu'ils préfèrent préserver : les formes, les angles, les distances ou les superficies.La projection de Mercator a été mise au point au XVIᵉ siècle par le géographe flamand Gerardus Mercator. Et elle répondait à un besoin très précis : la navigation. Elle permet notamment aux marins de tracer sur une carte des routes correspondant à un cap constant.Le problème est qu'elle agrandit progressivement les territoires à mesure qu'on se rapproche des pôles.Résultat : le Groenland semble gigantesque. La Russie et le Canada paraissent également beaucoup plus grands qu'ils ne le sont relativement aux régions proches de l'équateur. À l'inverse, l'Afrique apparaît visuellement beaucoup plus petite qu'elle ne l'est réellement.Le sujet est revenu sur le devant de la scène en 2026. L'Union africaine a officiellement soutenu l'initiative « Correct the Map » et adopté la projection dite « Equal Earth », conçue pour mieux respecter les superficies relatives.Puis, le 4 septembre 2026, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté par 164 voix contre une une résolution encourageant gouvernements, écoles et entreprises technologiques à privilégier des projections représentant plus fidèlement la taille des continents.Attention cependant : la France ne remplace pas toutes les cartes du pays par une carte unique. Le Quai d'Orsay explique vouloir utiliser différentes projections selon les besoins. Il propose notamment des cartes utilisant les projections de Robinson, Eckert IV ou Gall.Car aucune carte plane n'est parfaitement fidèle.Changer de projection ne rend donc pas la carte parfaite. Cela consiste simplement à choisir… quelle déformation on accepte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le journal de 8h00
Budget, pêcheurs français et procès Dati

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 6:33


Au sommaire de l'émission "Le Journal de 8h00": Le gouvernement cherche à trouver 30 milliards d'euros pour boucler le budget, avec les retraités dans le viseur pour 6 milliards d'euros d'efforts via une revalorisation freinée et des avantages fiscaux réduitsLes retraités rencontrés en Essonne s'opposent catégoriquement aux efforts demandés, estimant avoir suffisamment cotisé, tandis que 64% des Français soutiennent une mise à contribution accrue des retraitésLes pêcheurs bloquent le dépôt pétrolier de Frontignan pour protester contre la hausse des prix du carburant et leurs difficultés à travaillerLes inscriptions pour la primaire de la gauche sont closes, avec six candidats en lice dont Ségolène Royal, Olivier Faure et Raphaël GlucksmannVolodymyr Zelensky rencontrera Emmanuel Macron à New York dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, et prévoit également de rencontrer Donald TrumpUrsula von der Leyen prononce son discours annuel sur l'état de l'Union à Strasbourg, abordant notamment le soutien à l'Ukraine face aux attaques hybrides russesLe procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn s'ouvre au tribunal judiciaire de Paris pour corruption et trafic d'influence, l'ancienne ministre étant accusée d'avoir reçu 900 000 euros pour défendre les intérêts du groupe RenaultBernie Sanders et Steve Bannon appellent conjointement à renforcer le contrôle de l'intelligence artificielle malgré leurs divergences politiquesLe trou dans la couche d'ozone atteint sa plus petite taille depuis 30 ans selon l'Organisation météorologique mondiale, avec une perspective de rétablissement vers 2050Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Journal de l'Economie
Débat sur l'IA, crise énergétique et finances publiques

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 10:52


Au sommaire : Les valeurs technologiques chutent en bourse suite au débat sur une pause dans le développement de l'intelligence artificielle, les grands patrons du secteur craignant une perte de contrôle des modèles les plus avancés.Le prix du gaz continue de grimper sur les marchés avec 82 dollars le mégawattheure sur le TTF néerlandais, soit 50 dollars de plus qu'avant la guerre en Iran, ce qui se répercute sur les factures des consommateurs avec une hausse de 6,3% en octobre en France.Tous les indicateurs boursiers terminent dans le rouge en Europe et aux États-Unis, le Nasdaq perdant 0,56% en raison de la coloration technologique de cet indice et des craintes autour de l'intelligence artificielle.Le baril de Brent dépasse les 107 dollars ce matin, les perspectives restant sombres avec la dégradation de la situation en Arabie Saoudite et les attaques des rebelles Houthis au Yémen qui menacent les exportations pétrolières.Les électriciens et gaziers sont en grève en France pour défendre le tarif agent, un tarif préférentiel qui profite à 140 000 salariés et 160 000 retraités d'EDF et GDF, coûtant 700 millions d'euros selon la Cour des comptes.La sécheresse affecte gravement l'élevage français avec un déficit de 36% de la pousse de l'herbe selon l'Institut de l'élevage, forçant les éleveurs à réduire leurs troupeaux et à puiser dans leurs stocks d'hiver.Le taux de la dette française à 10 ans a franchi hier le seuil des 4,5% pour la première fois depuis 2008, confirmant que la France emprunte désormais au taux le plus élevé de la zone euro.Plus d'un milliard de personnes dépendent de l'argent envoyé par la diaspora de leur pays, les transferts atteignant 730 milliards de dollars en 2025 selon une étude des Nations Unies, dépassant largement l'aide publique au développement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Impôts et Justice Sociale
#80 L'Afrique veut des droits d'imposer, et pas de nouvelles promesses

Impôts et Justice Sociale

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 45:33


Dans cette 80e édition d'« Impôt et Justice sociale », nous revenons sur plusieurs interventions qui ont marqué la cinquième session de négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale, organisée du 3 au 13 août 2026 à New York. À travers les positions défendues par des représentants africains et des organisations de la société civile se dessine une même exigence : construire une coopération fiscale internationale plus inclusive, mais surtout plus efficace pour permettre aux pays de mieux exercer leurs droits d'imposer, mobiliser davantage de recettes et financer leur développement. Les débats portent notamment sur la taxation des multinationales sans présence physique, les grandes fortunes, les services numériques et les flux financiers illicites. Parmi les interventions relayées, celle d'Alex Cobham, directeur exécutif de Tax Justice Network, qui appelle les négociateurs à davantage de sincérité sur les flux financiers illicites. Pour lui, la future Convention ne doit pas artificiellement réduire leur définition et laisser de côté des flux auxquels la coopération fiscale internationale pourrait pourtant s'attaquer.

ONU Info

Alors que les enfants à travers le globe retrouvent le chemin de l'école, l'UNRWA adapte sa rentrée à des réalités profondément inégales dans ses cinq zones d'opération : Gaza, Cisjordanie, Jordanie, Syrie et Liban. Dans cet entretien accordé à ONU Info à l'occasion de la rentrée scolaire, Julia Dicum, directrice de l'éducation de l'UNRWA, explique comment l'agence s'adapte à la guerre : espaces temporaires, cours à distance et soutien psychosocial à Gaza ; points de contrôle et fermetures d'écoles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; apprentissage du français, formation des enseignants et résultats scolaires dans les autres zones. « Pour nous, en tant qu'ONU, il est important que nos enseignants dispensent un programme aligné sur les valeurs des Nations Unies : les droits humains, l'égalité entre les sexes, la neutralité, l'intégrité et le respect », souligne-t-elle. « Il y a aussi beaucoup d'activités en classe, pour encourager les enfants à participer davantage à leur propre apprentissage ». Mme Dicum revient également sur les réussites sources d'espoir et de fierté, comme celles de Farah et Tala Moussa, deux jeunes Gazaouies diplômées des écoles de l'UNRWA, récompensées pour avoir transformé des débris en briques afin de reconstruire leur maison. (Interview : Julia Dicum, directrice du département de l'éducation de l'UNRWA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Les débats de La REcyclerie
Prix du livre environnement 2026 : Le manifeste du plancton

Les débats de La REcyclerie

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 37:35


Vincent Doumeizel est conseiller pour les océans auprès des Nations Unies. Ill a également fondé et codirige avec le CNRS le Global Seaweed Coalition, première plateforme mondiale dédiée aux algues dont l'objectif est de promouvoir et développer des projets innovants dans cette filière naissante. Il est reconnu à l'échelle internationale pour son engagement en faveur de la régénération des océans et de la bioéconomie bleue.Nommé au Prix du Livre Environnement 2026 pour son livre Le Manifeste du plancton publié aux Éditions des Équateurs, Vincent Doumeizel nous propose un grand voyage au cœur de l'infiniment petit pour mieux appréhender le rôle crucial de ce peuple invisible dans la régulation de notre climat.Cet épisode parle du rôle régulateur de l'océan, des leviers d'une nouvelle bioéconomie circulaire et des pistes pour susciter l'émerveillement et l'action politique en faveur du vivant.Enregistrement : juillet 2026. Entretien et mise en ondes : Julien Vidal / Sound design : JFF / Illustration : Belen Fernandez – OlelalaHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
En Bosnie, la mort de Ratko Mladić ravive le souvenir des crimes de guerre

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 14:01


durée : 00:14:01 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Hier, 27 août, Ratko Mladić est mort dans la prison des Nations Unies, à La Haye. Celui qui, au nom de l'idéologie de la “Grande Serbie”, a conduit l'armée serbe de Bosnie pendant la guerre et commandé le génocide de Srebrenica, est toujours considéré comme un héros pour certaines figures serbes. - équipe : Sam Baquiast, Tina Iung - invités : Aline Cateux Anthropologue, docteure en sciences politiques et sociales de l'université de Louvain la Neuve, chercheuse rattachée à l'université d'Ottawa et à la Faculté de science politique de Sarajevo. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les enjeux internationaux
En Bosnie, la mort de Ratko Mladić ravive le souvenir des crimes de guerre

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 14:01


durée : 00:14:01 - Les Enjeux internationaux - par : Julie Gacon - Hier, 27 août, Ratko Mladić est mort dans la prison des Nations Unies, à La Haye. Celui qui, au nom de l'idéologie de la “Grande Serbie”, a conduit l'armée serbe de Bosnie pendant la guerre et commandé le génocide de Srebrenica, est toujours considéré comme un héros pour certaines figures serbes. - équipe : Sam Baquiast, Tina Iung - invités : Aline Cateux Anthropologue, docteure en sciences politiques et sociales de l'université de Louvain la Neuve, chercheuse rattachée à l'université d'Ottawa et à la Faculté de science politique de Sarajevo. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

Alors que l'épidémie d'Ebola Bundibugyo continue de s'intensifier en République démocratique du Congo, les équipes de riposte poursuivent leurs efforts dans des conditions particulièrement difficiles. Au 19 août, plus de 5.290 cas confirmés et 2.516 décès avaient été enregistrés dans 56 zones de santé réparties dans six provinces.Malgré cette progression, l'épidémie peut encore être maîtrisée, à condition que les communautés adhèrent pleinement à la riposte et appliquent les gestes barrières, souligne le Coordinateur principal des Nations Unies pour Ebola, Julien Harneis. « Si la communauté met en place les gestes barrières, si la communauté adhère à la riposte, nous pouvons totalement maîtriser l'épidémie », affirme-t-il.Alors même que des vaccins et des thérapies sont en cours de développement, il estime que cette mobilisation peut permettre d'arrêter la transmission et de réduire la mortalité. « Ce qui est important, ce n'est pas le vaccin, c'est l'adhésion de la communauté », insiste-t-il.Depuis Bunia, au cœur de la riposte, il revient sur les difficultés rencontrées sur le terrain et les moyens de reprendre le dessus sur l'épidémie.(Extrait sonore :  Julien Harneis, Coordinateur principal des Nations Unies pour Ebola ; propos recueillis par Alpha Diallo)

Invité Afrique
RDC: «Les leaders des FDLR sont pleinement impliqués dans le processus de démobilisation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 4:22


En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n'est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l'accord d'un pays africain pour accueillir certains d'entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, est l'invité de RFI. RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ? Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda. Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ? Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus. À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ? Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails. Ce sera dans un mois, dans deux mois ... Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation. Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ? Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus. Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ? Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés. À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens

IMPACT POSITIF - les solutions existent
Paul Watson : "Je vais continuer"

IMPACT POSITIF - les solutions existent

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 14:33


Tout au long de l'été, des rediffusions des meilleurs épisodes ! Belles écoutes estivales.Paul Watson est un des premiers lanceurs d'alerte sur la cause environnementale, un pionnier de l'engagement en faveur des baleines et de l'Océan, il a créé l'ONG Sea Shepherd et co-fondé Greenpeace. Il a été libéré après 5 mois de détention au Groenland, sous la menace d'une extradition au Japon. Il nous raconte comment il a vécu cette détention, ses prochains projets et bien sûr les enjeux de la Conférence des Nations Unies sur les Océans en juin à Nice sans oublier la Seine... accessible aux baigneurs. Bonne écoute avec Impact Positif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le sept neuf
"Un paquebot en panne" : quel avenir pour l'ONU avant la désignation de son prochain secrétaire général ?

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 24:36


durée : 00:24:36 - Le 6/9 de l'été - par : Alexis Morel - L'avenir de l'ONU vu par Isabelle Lasserre, journaliste, responsable des questions de diplomatie et de stratégie au Figaro, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po et Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France aux Nations Unies. - invités : Isabelle Lasserre Journaliste française, Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Jérôme Bonnafont Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, rapporteur des États généraux de la diplomatie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
"Un paquebot en panne" : quel avenir pour l'ONU avant la désignation de son prochain secrétaire général ?

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 24:36


durée : 00:24:36 - Les interviews d'Inter - par : Alexis Morel - L'avenir de l'ONU vu par Isabelle Lasserre, journaliste, responsable des questions de diplomatie et de stratégie au Figaro, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po et Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France aux Nations Unies. - invités : Isabelle Lasserre Journaliste française, Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Jérôme Bonnafont Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, rapporteur des États généraux de la diplomatie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

À la veille de l'inauguration d'un nouveau centre de traitement contre Ebola dans le quartier de Rwankole, à Bunia, en République démocratique du Congo (RDC), Dr Sambo Sidikou, d'International Medical Corps, détaille les enjeux de cette nouvelle structure de 100 lits, destinée à renforcer la prise en charge des malades dans l'un des principaux foyers de l'épidémie.Dans cet entretien accordé à Priscilla Lecomte, du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il explique pourquoi ce centre a été implanté à Rwankole, où les communautés voisines enregistrent un nombre croissant de cas.« Nous comptons sur la communauté pour pouvoir accélérer le processus d'identification des cas », souligne-t-il, insistant sur l'importance d'une détection précoce pour améliorer la prise en charge.Il revient également sur les risques particuliers qu'Ebola fait peser sur les femmes enceintes, ainsi que sur l'appui des partenaires de la riposte. Avec le soutien de l'agence des Nations Unies chargée des questons de santé sexuelle et reproductive, l'UNFPA, les patients reçoivent notamment des « kits de dignité » à leur sortie du centre, un moment marqué par une cérémonie célébrant leur guérison et leur retour dans la communauté. L'agence doit également fournir des lits et des tables d'accouchement destinés à la maternité spécialisée du centre.Propos recueillis par Priscilla Lecomte (OCHA) pour ONU Info.

ONU Info

En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola s'accélère à un rythme alarmant. En deux mois et demi, plus de 3.200 personnes ont été infectées, plus de 1.400 sont mortes et près de 580 ont guéri. Le nombre de cas double désormais tous les vingt jours.« L'épidémie d'Ebola progresse plus rapidement que notre réponse, et l'écart entre les deux continue de se creuser », alerte Julien Harneis, Coordonnateur principal des Nations Unies pour la riposte à Ebola.Dans cet extrait sonore, il décrit une riposte portée par une mobilisation collective exceptionnelle réunissant les autorités congolaises, les Nations Unies, les organisations humanitaires, les soignants, les volontaires et les communautés locales.Mais, prévient-il, cet engagement ne suffit plus à contenir un virus « impitoyable » qui continue de gagner du terrain. Il lance un appel à un sursaut de solidarité internationale. Propos recueillis par Priscilla Lecomte d'OCHA pour ONU Info.

ONU Info

Près de 6 millions d'hectares ont déjà brûlé cette année en Europe et en Amérique du Nord. De l'Espagne au Canada, en passant par la France et les États-Unis, les feux de forêt gagnent en fréquence et en intensité, alimentés par les vagues de chaleur et les sécheresses prolongées.« Les feux de forêt sont à la fois une conséquence et un facteur du changement climatique », explique Tabatha Aller, de la Division des forêts de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU). Dans cet audio, elle revient sur une saison d'incendies particulièrement destructrice, ses conséquences pour les populations, la biodiversité et la qualité de l'air, ainsi que sur le cercle vicieux qui lie réchauffement climatique et feux de forêt. Elle souligne également pourquoi la prévention, la préparation et une gestion durable des forêts sont essentielles pour réduire les risques et renforcer la résilience face à un climat en pleine mutation. Propos recueillis par Alpha Diallo pour ONU Info.

Du grain à moudre
Après António Guterres, y a-t-il quelqu'un pour sauver l'ONU ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 43:15


durée : 00:43:15 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Quel rôle pour les Nations Unies ? La question se pose alors que l'ONU entame le processus de désignation de son prochain Secrétaire général. Aura-t-il ou aura-t-elle les moyens de redonner du poids à cette institution, après une décennie marquée par le recul du multilatéralisme ? - équipe : Aloïs Guérin, Juliette Mouëllic, Tom Umbdenstock, Léa Racine, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Balkissou Hayatou docteure en science politique de l'Université de Poitiers et chercheuse associée au Centre Thucydide de l'Université Paris-Panthéon-Assas, Vincent Pasquini ancien fonctionnaire international aux Nations Unies, enseignant en relations internationales, Pierre Bodeau-Livinec professeur de droit public au Centre de droit international de l'université de Nanterre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Matrescence
VINTAGE WEDNESDAY - Pourquoi le jeu doit être au coeur de l'apprentissage des enfants ? Dr Samah Karaki

La Matrescence

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 66:19


J'adore regarder mes filles jouer ensemble. Certes c'est un grand moment de répit pour moi mais c'est avant tout un bonheur immense de les voir s'épanouir ensemble, rire et inventer leur propre monde.Le jeu participe depuis toujours à l'évolution de l'enfant.C'est en jouant qu'il socialise, qu'il découvre, qu'il invente et qu'il progresse…L'importance du jeu est même notée dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant de 1989 qui stipule : que « les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique ».Samah Karaki est neuroscientifique et la fondatrice du Social Brain Institute. Elle est à l'origine d'un rapport fourni et interdisciplinaire sur l'importance du jeu libre.Le jeu comme principal vecteur d'apprentissage. Mais comment ça se passe concrètement, dans leur cerveau mais aussi dans leurs liens sociaux ? Les réponses dans cet échange.L'épisode est passionnant et nous encourage à leur rendre leur liberté de jouer… pas facile quand on est parents…Je vous souhaite une très bonne écoute.Pour lire le livre mentionné par Samah Karaki : Le maître ignorant de Jacques Rancière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Point J - RTS
Özge Aydogan : comment garder l'espoir peut s'apprendre ? (Inspire 4/8)

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 23:21


Cultiver l'espoir dans un monde qui va mal semble parfois impossible. Un laboratoire des Nations Unies travaille pourtant à une méthodologie pour y parvenir. Sa directrice, Özge Aydogan, livre ses réflexions et ses recommandations dans ce nouvel épisode d'Inspire, le format du Point J qui donne rendez-vous avec celles et ceux qui pensent le monde de demain. Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Ilian Wenger Productrice : Magali Philip

ONU Info

Haïti, comme beaucoup d'autres pays, est confronté à la corruption. Pour lutter contre ce fléau, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient les efforts du gouvernement haïtien.Ces efforts passent notamment par l'éducation des jeunes à l'intégrité, comme l'explique Adrian Banu, Conseiller anti-corruption de l'ONUDC en Haïti, dans un entretien accordé à ONU Info alors qu'il se trouvait à New York.Dans cet entretien, il détaille les initiatives soutenues par l'agence onusienne, notamment des « Ecoles d'été sur la lutte contre la corruption » et des « clubs d'intégrité » dans les établissements scolaires. Selon lui, il est possible de faire des progrès dans la lutte contre la corruption en Haïti. Entretien réalisé par Jérôme Bernard

Cultures monde
[BEST OF] Unesco, un monument en péril ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 60:23


durée : 01:00:23 - Cultures monde - Son pouvoir symbolique fort place l'Unesco sous le feu des critiques. Son nouveau directeur général souhaite mettre l'organisation des Nations Unies au service des peuples alors que l'administration états-unienne s'en retire, la jugeant notamment "woke", mondialiste et pro-palestinienne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

Dans cette édition spéciale, nous partons pour la République centrafricaine, où le lieutenant-colonel Gérald Aranda Assine nous raconte le quotidien d'un soldat sénégalais de la Force de réaction rapide de la Mission de paix des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA), la SENQRF.Opérations de sécurité, désarmement d'anciens combattants, campagnes médicales et dialogue avec les communautés : le commandant Assine nous fait découvrir les multiples facettes de l'approche intégrée qui guide l'action de la SENQRF. Présentation : Cristina Silveiro

ONU Info

Le professeur Serigne Gueye, urologue sénégalais et expert mondial de la fistule obstétricale, consacre sa vie à aider des femmes à guérir de l'une des lésions liées à l'accouchement les plus dévastatrices, mais pourtant évitables.Lauréat du Prix des Nations Unies pour la population cette année, il a soigné des patientes à travers l'Afrique, formé des chirurgiens venus de plus de 45 pays et défendu l'accès à des services de santé maternelle de qualité.Dans un entretien accordé à Ana Carmo, d'ONU Info, le professeur Gueye affirme que l'élimination de la fistule obstétricale dépend du renforcement des systèmes de santé maternelle et d'un accès universel aux soins obstétricaux d'urgence.

ONU Info

L'intelligence artificielle évolue à un rythme sans précédent, soulevant autant d'espoirs que de questions pour nos sociétés.Dans cette édition spéciale du Bulletin d'ONU Info, nous recevons le chercheur québécois Yoshua Bengio, coprésident du Panel scientifique international indépendant sur l'intelligence artificielle mis en place par les Nations Unies. Le groupe vient de présenter ses conclusions préliminaires afin d'éclairer les prochaines étapes de la gouvernance mondiale de l'IA.Au cours de cet entretien, Yoshua Bengio explique ce qui distingue l'IA des autres technologies, revient sur les risques d'aggravation de la fracture numérique, examine les conséquences potentielles de l'IA pour les droits humains, notamment ceux des enfants, et évoque les mesures les plus urgentes à prendre pour que cette technologie reste au service de l'humanité.Présentation : Cristina SilveiroInterview : Yoshua Bengio, coprésident du Panel scientifique international indépendant sur l'intelligence artificielle 

Invité Afrique
RDC-Rwanda: «Les deux parties doivent mettre en œuvre ces obligations» comme l'exigent les accords de Washington

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 5:18


Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est l'invité de la rédaction. La semaine dernière, Kigali et Kinshasa ont tenu à Londres la sixième réunion de leur Comité conjoint de suivi de l'accord de paix. Les deux pays s'y sont engagés à désamorcer les tensions, notamment autour de Minembwe, et à élargir le mandat du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Mais cet engagement intervient alors que Washington multiplie les sanctions contre des responsables et des entreprises rwandaises, accusés de complicité dans le trafic de l'or et du coltan issus des zones contrôlées par l'AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire américain Massad Boulos a lui-même mis en cause le respect des engagements de Kigali. Le Rwanda maintient-il sa version des faits face à ces accusations convergentes ? Olivier Nduhungirehe répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : On a suivi, notamment au cours de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, qui a déclaré que la RDC n'avait pas neutralisé les FDLR et que le Rwanda n'avait pas retiré ses forces de défense ni cessé son soutien au M23. Que répondez-vous justement au médiateur ? Olivier Nduhungirehe : Il faut prendre ces déclarations en combinaison avec la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio, le 5 juin, lors de l'audition à la Chambre des représentants. Il avait dit que le Rwanda est en train de mettre en œuvre ses engagements, même si ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'il avait dit. Mais il n'avait rien dit sur la RDC. Mais le problème, c'est que les engagements de la RDC font aussi partie intégrante des accords de Washington. Et jusqu'à présent, il n'y a pas le moindre commencement d'exécution de ces engagements. En ce qui concerne Massad Boulos, le problème qui est présent, c'est que l'accord de paix est un accord qui a été signé par deux parties avec des obligations, des engagements sécuritaires. Même les Américains disent que le gouvernement congolais ne s'est jamais engagé dans la mise en œuvre de son obligation sécuritaire principale. À lire aussiRDC et Rwanda «ont convenu de mesures concrètes» sur l'application de l'accord de paix, selon Washington L'accusation contre le Congo est là. Le Congo n'a pas neutralisé les FDLR. Les FDLR sont localisées sur le territoire congolais. Les FDLR, on les retrouve notamment à Walikale. Les FDLR ont dit qu'ils ne vont pas désarmer. Ça, c'est factuel. Pourquoi vous ne quittez pas les territoires congolais comme le dit Massad Boulos ? Est-ce que vous pensez que l'accord de Washington est un accord unilatéral qui ne regarde que le seul Rwanda ? Pourquoi, dans un accord de paix, tout en reconnaissant que l'une des parties n'a pas mis en œuvre ces accords, continue de soutenir les FDLR, continue d'utiliser les drones pour tuer des populations civiles ? Mais dans le même temps, on dit que l'autre partie doit mettre en œuvre ses obligations, comme si c'était un accord qui ne concernait que le seul Rwanda. Donc il faut quand même, à un certain moment, être cohérent. Toutes les deux parties, comme l'exigent les accords de Washington, doivent mettre en œuvre ces obligations. Ce n'est pas le seul Rwanda qui doit le faire. À lire aussiEst de la RDC: Kigali affirme que toutes les parties doivent respecter leurs engagements Les États-Unis ont sanctionné Gasabo Gold et plusieurs autres entreprises rwandaises qu'ils accusent d'avoir participé au trafic provenant des zones contrôlées par la M23 dans l'est de la RDC. Quelle est votre réponse par rapport à ça ? Les États-Unis admettent que la partie congolaise n'a pas mis en œuvre ses obligations de neutralisation des FDLR. Les États-Unis admettent même qu'il y a eu une intensification des attaques de drones. Vous avez vu la dernière déclaration du groupe international de contact qui parle de ces attaques de drones. Mais lorsqu'il s'agit de sanctions, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. Donc, il y a un problème. Ça nous ramène à une autre opinion sur la médiation. Nous sommes déçus par la partialité de cette médiation. La partialité de plus en plus flagrante, de plus en plus criante, où, malgré les preuves sur le terrain, malgré les éléments que nous avons fournis aux Américains depuis l'année passée, quasiment chaque jour sur les violations quotidiennes de Kinshasa dans l'application de l'accord de paix. Mais à la fin, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. C'est un problème. Qu'est-ce qui explique cela ? Il faut demander à ceux qui prennent les sanctions. Ce n'est pas nous. Et ce n'est pas la première fois puisque là, on a eu l'armée rwandaise qui a été sanctionnée. On a eu des officiers rwandais qui ont été sanctionnés. Gasabo Gold a été sanctionné par l'Union européenne, on se rappelle l'année dernière, et là maintenant par les États-Unis, ça fait quand même beaucoup. Oui, justement, c'est ça la question qu'il faut poser à ceux qui prennent des sanctions. Si les Américains ou les Européens disaient que la RDC mettait en œuvre ses obligations, je comprendrais qu'ils ne prennent pas de sanctions contre la RDC. Mais le problème, c'est qu'ils admettent eux-mêmes que la RDC n'a rien fait dans la neutralisation des FDLR. Et d'ailleurs, au lieu de s'acheminer vers cette solution, la RDC prend le chemin inverse. Par exemple, à la mi-mars, lors de la première réunion entre les trois parties, donc la RDC, le Rwanda et le Burundi après la prise d'Uvira, l'armée congolaise, les commandants des FARD, ont déclaré le 29 mars à Kisangani qu'ils allaient engager des actions contre les FDLR. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que deux jours après le 31 mars, ils ont plutôt envoyé des hélicoptères à Walikale pour donner des armes, des munitions, de l'argent aux mêmes FDLR. Nous avons donné cette information aux Américains. Donc, il y a un problème dans cette médiation qui fait que la partialité de la médiation américaine ne présage rien de bon dans une mise en œuvre effective des accords de Washington, et aussi ne présage rien de bon pour une paix durable à l'est de la RDC et dans les Grands Lacs africains. À lire aussiRwanda-RDC: un an après, l'accord de paix de Washington peine à se concrétiser sur le terrain, selon un rapport

Les enjeux internationaux
Venezuela : que révèle le séisme de l'état du pays ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 12:33


durée : 00:12:33 - Les Enjeux - par : Astrid de Villaines - Deux séismes ont frappé le Venezuela ce mercredi 24 juin, affichant pour l'instant un bilan de 1 450 morts et 50 000 disparus selon les Nations Unies, dans un pays exsangue économiquement et en proie à une grande instabilité politique depuis l'arrestation de Nicolás Maduro en janvier. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Serge Ollivier historien, docteur de l'Université paris I panthéon-Sorbonne et enseignant au MRIAE (Magistère de Relations Internationales et d'Action à l'Etranger) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Portrait de Gens de Mer : Vincent Doumeizel

InterNational

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 4:05


durée : 00:04:05 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Vincent Doumeizel est un "mérien", spécialiste de la vie marine, des algues, du plancton. Il a d'ailleurs lancé le manifeste du plancton auprès des Nations Unies. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Archipels, une géographie sensible : Les Galápagos, un sanctuaire fragile

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 58:07


durée : 00:58:07 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'écosystème unique de l'archipel des Galápagos en a fait un symbole mondial de la biodiversité. Mais ce sanctuaire reste fragile alors que les politiques environnementales ont pu créer des tensions avec les habitants et que des menaces pèsent sur l'archipel. - équipe : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Christophe Grenier Géographe, maître de conférences HDR à Nantes Université, Elena Ciccozzi Enseignante et chercheuse associée à la FLACSO Ecuador, la Faculté latino-américaine de sciences sociales, et ancienne fonctionnaire des Nations Unies, Marion Esnault Journaliste indépendante Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

French Podcast
News In Slow French #798- French Course with Current events

French Podcast

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 7:11


La première partie de notre émission sera consacrée à l'actualité. Nous commencerons par une analyse des négociations au Moyen-Orient, à la lumière des intérêts divergents des dirigeants américains et israéliens. Nous poursuivrons avec une conversation sur le réarmement de l'Allemagne et ses dépenses de défense, qui auraient suscité des inquiétudes en France. Dans notre rubrique science et technologie, nous examinerons un rapport de l'université des Nations Unies avertissant que l'impact environnemental des centres de données se rapproche désormais de celui de certains des plus grands pays du monde. Et pour conclure notre partie actualités, nous discuterons de la finale de Roland-Garros.   Le reste de l'émission sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Present Subjunctive - Verbs of the First Group. Nous parlerons de la deuxième édition d'un évènement original organisé par La Poste : la Fête de l'écrit. Ce sera l'occasion de débattre sur la place de l'écrit à l'ère du numérique et de l'IA. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Ne pas y aller de main morte. Nous discuterons d'une mesure symbolique prise récemment en France : l'abrogation officielle du Code noir, qui réglementait le commerce des esclaves, plus de 170 ans après l'abolition de l'esclavage. - Les divergences d'intérêts entre Trump et Netanyahou compliquent les négociations au Moyen-Orient - Le réarmement et les dépenses de l'Allemagne dans la défense inquiètent la France - Les centres de données d'IA consomment autant d'énergie que certains grands pays - Roland-Garros 2026 : une édition pleine de surprises - La Poste organise la deuxième édition de la Fête de l'écrit - Plus de 170 ans après l'abolition de l'esclavage, le Code noir est officiellement abrogé

Vlan!
#395 12 bouées pour ne pas se noyer dans le monde qui vient avec Albina du Boisrouvray

Vlan!

Play Episode Listen Later May 19, 2026 70:55


Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.