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Dans ce nouvel épisode du podcast "Le journal imprévisible", Marc Bourreau consacre sa chronique aux petites îles qui peuplent la planète et qui sont rattrapées par la montée des eaux. Il y a quelques mois, l'Assemblée Générale des Nations Unies se prononçait sur une résolution pour rappeler à l'ordre les États sur leurs obligations climatiques, portée par le Vanuatu, devenu le symbole de ces petites îles menacées par la montée des eaux. Tuvalu, une autre île du Pacifique, fait entendre le message de son ministre des Affaires étrangères, les pieds dans l'eau, lors de la COP26 en 2021, appelant à des mesures alternatives et audacieuses pour assurer son avenir face à la réalité du changement climatique. Les petites îles recèlent un imaginaire riche, entre trésors cachés, monstres légendaires et histoires de conquêtes, mais sont aussi confrontées à l'afflux touristique qui menace leur équilibre. Certaines îles, comme Porquerolles, ont dû mettre en place des quotas de visiteurs pour préserver leur environnement naturel et la tranquillité des habitants. Les îles peuvent également être des refuges, comme pour Jacques Brel qui a choisi de s'exiler sur les îles Marquises pour terminer sa vie, illustrant le rêve de l'homme de trouver son île intérieure.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Nicolas Tenzer revient sur la Journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 août. Il souligne les défis auxquels font face les jeunes dans le monde, notamment en termes d'éducation, d'emploi et d'accès aux technologies. Il met également en lumière le rôle croissant de la jeunesse dans les mouvements politiques et sociaux, de Hong Kong à l'Albanie. Bien que diverse, cette génération Z, née entre 1997 et 2012, s'engage pour des causes comme la démocratie, l'environnement ou les droits humains, tout en étant parfois influençable et sélective dans ses mobilisations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout au long de l'été, des rediffusions des meilleurs épisodes ! Belles écoutes estivales.Paul Watson est un des premiers lanceurs d'alerte sur la cause environnementale, un pionnier de l'engagement en faveur des baleines et de l'Océan, il a créé l'ONG Sea Shepherd et co-fondé Greenpeace. Il a été libéré après 5 mois de détention au Groenland, sous la menace d'une extradition au Japon. Il nous raconte comment il a vécu cette détention, ses prochains projets et bien sûr les enjeux de la Conférence des Nations Unies sur les Océans en juin à Nice sans oublier la Seine... accessible aux baigneurs. Bonne écoute avec Impact Positif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n'est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l'accord d'un pays africain pour accueillir certains d'entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, est l'invité de RFI. RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ? Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda. Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ? Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus. À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ? Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails. Ce sera dans un mois, dans deux mois ... Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation. Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ? Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus. Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ? Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés. À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens
durée : 00:24:36 - Le 6/9 de l'été - par : Alexis Morel - L'avenir de l'ONU vu par Isabelle Lasserre, journaliste, responsable des questions de diplomatie et de stratégie au Figaro, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po et Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France aux Nations Unies. - invités : Isabelle Lasserre Journaliste française, Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Jérôme Bonnafont Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, rapporteur des États généraux de la diplomatie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:36 - Les interviews d'Inter - par : Alexis Morel - L'avenir de l'ONU vu par Isabelle Lasserre, journaliste, responsable des questions de diplomatie et de stratégie au Figaro, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po et Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France aux Nations Unies. - invités : Isabelle Lasserre Journaliste française, Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Jérôme Bonnafont Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, rapporteur des États généraux de la diplomatie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a des journalistes qui racontent les événements et il y a ceux qui les traversent. Pendant près de cinquante ans, Pierre Haski a été témoin du moment où le monde a cessé d'être lisible. Il a vu les empires se défaire, les frontières s'effacer, puis réapparaître. Il a vu la Chine se transformer en puissance mondiale, le Moyen-Orient devenir un foyer permanent de tensions, et les certitudes de la guerre froide s'effondrer sans mode d'emploi. Il a été correspondant à l'étranger, pour l'AFP, pour Libération. Il a fondé Rue89, décrypte la géopolitique pour France Inter et préside le conseil d'administration de Reporters sans Frontières. Dans « La fin d'un monde », paru aux éditions Stock, Pierre Haski se raconte, raconte les transformations du monde au fil de 50 ans de carrière. Il est passé en studio, on l'a interrogé avec Béatrice Delvaux, notre éditorialiste en chef. Ça donne un podcast en quatre épisodes dans lequel on retrace la marche du monde à travers ses bouleversements historiques.Tous les épisodes et tous nos podcasts sont à écouter sur votre plateforme préférée, sur notre site ou dans notre application.
À la veille de l'inauguration d'un nouveau centre de traitement contre Ebola dans le quartier de Rwankole, à Bunia, en République démocratique du Congo (RDC), Dr Sambo Sidikou, d'International Medical Corps, détaille les enjeux de cette nouvelle structure de 100 lits, destinée à renforcer la prise en charge des malades dans l'un des principaux foyers de l'épidémie.Dans cet entretien accordé à Priscilla Lecomte, du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il explique pourquoi ce centre a été implanté à Rwankole, où les communautés voisines enregistrent un nombre croissant de cas.« Nous comptons sur la communauté pour pouvoir accélérer le processus d'identification des cas », souligne-t-il, insistant sur l'importance d'une détection précoce pour améliorer la prise en charge.Il revient également sur les risques particuliers qu'Ebola fait peser sur les femmes enceintes, ainsi que sur l'appui des partenaires de la riposte. Avec le soutien de l'agence des Nations Unies chargée des questons de santé sexuelle et reproductive, l'UNFPA, les patients reçoivent notamment des « kits de dignité » à leur sortie du centre, un moment marqué par une cérémonie célébrant leur guérison et leur retour dans la communauté. L'agence doit également fournir des lits et des tables d'accouchement destinés à la maternité spécialisée du centre.Propos recueillis par Priscilla Lecomte (OCHA) pour ONU Info.
Près de 6 millions d'hectares ont déjà brûlé cette année en Europe et en Amérique du Nord. De l'Espagne au Canada, en passant par la France et les États-Unis, les feux de forêt gagnent en fréquence et en intensité, alimentés par les vagues de chaleur et les sécheresses prolongées.« Les feux de forêt sont à la fois une conséquence et un facteur du changement climatique », explique Tabatha Aller, de la Division des forêts de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU). Dans cet audio, elle revient sur une saison d'incendies particulièrement destructrice, ses conséquences pour les populations, la biodiversité et la qualité de l'air, ainsi que sur le cercle vicieux qui lie réchauffement climatique et feux de forêt. Elle souligne également pourquoi la prévention, la préparation et une gestion durable des forêts sont essentielles pour réduire les risques et renforcer la résilience face à un climat en pleine mutation. Propos recueillis par Alpha Diallo pour ONU Info.
En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola s'accélère à un rythme alarmant. En deux mois et demi, plus de 3.200 personnes ont été infectées, plus de 1.400 sont mortes et près de 580 ont guéri. Le nombre de cas double désormais tous les vingt jours.« L'épidémie d'Ebola progresse plus rapidement que notre réponse, et l'écart entre les deux continue de se creuser », alerte Julien Harneis, Coordonnateur principal des Nations Unies pour la riposte à Ebola.Dans cet extrait sonore, il décrit une riposte portée par une mobilisation collective exceptionnelle réunissant les autorités congolaises, les Nations Unies, les organisations humanitaires, les soignants, les volontaires et les communautés locales.Mais, prévient-il, cet engagement ne suffit plus à contenir un virus « impitoyable » qui continue de gagner du terrain. Il lance un appel à un sursaut de solidarité internationale. Propos recueillis par Priscilla Lecomte d'OCHA pour ONU Info.
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Lukas Aubin plonge au cœur du débat sur l'intelligence artificielle aux États-Unis. D'un côté, Sam Altman, le patron d'OpenAI, affirme que l'IA est entrée dans l'ère de la singularité technologique, qui désigne le moment où elle dépasse l'intelligence humaine. De l'autre, plus de 1 000 employés du secteur demandent au gouvernement américain de ralentir son développement, craignant une course incontrôlée.Ce paradoxe illustre les défis auxquels sont confrontés les États-Unis dans la gestion de cette technologie. Washington souhaite sécuriser l'IA sans pour autant freiner l'innovation, conscient que la Chine est un concurrent de taille. Mais l'expert explique que la régulation est nécessaire, car l'autonomie croissante des systèmes d'IA rend leurs décisions de plus en plus imprévisibles et difficiles à contrôler.Il revient sur des incidents récents, comme le piratage d'OpenAI par l'un de ses propres modèles, qui alimentent les inquiétudes. Il souligne également les enjeux économiques de la régulation, qui pourrait favoriser les entreprises déjà dominantes au détriment des start-ups.Alors que l'Europe tente de construire sa propre voie réglementaire et que les Nations Unies peinent à s'imposer, le défi d'une gouvernance mondiale de l'IA reste entier. Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les tensions qui traversent la course à l'intelligence artificielle aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:43:15 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Quel rôle pour les Nations Unies ? La question se pose alors que l'ONU entame le processus de désignation de son prochain Secrétaire général. Aura-t-il ou aura-t-elle les moyens de redonner du poids à cette institution, après une décennie marquée par le recul du multilatéralisme ? - équipe : Aloïs Guérin, Juliette Mouëllic, Tom Umbdenstock, Léa Racine, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Balkissou Hayatou docteure en science politique de l'Université de Poitiers et chercheuse associée au Centre Thucydide de l'Université Paris-Panthéon-Assas, Vincent Pasquini ancien fonctionnaire international aux Nations Unies, enseignant en relations internationales, Pierre Bodeau-Livinec professeur de droit public au Centre de droit international de l'université de Nanterre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cette 79e édition d'« Impôt et Justice sociale », Idriss Linge reçoit Jean Mballa Mballa, directeur exécutif du Centre Régional Africain pour le Développement Endogène et Communautaire (CRADEC), afin d'interroger le faible empressement africain à transposer le pilier 2 de l'OCDE. Sur les 27 pays africains engagés dans le dispositif, seuls cinq ont légiféré — et uniquement pour empêcher que leurs recettes fiscales ne soient récupérées à l'étranger. Pour Mballa Mballa, cette prudence n'est pas un retard administratif : elle traduit le refus d'investir des ressources humaines et financières dans une règle complexe dont les principaux bénéficiaires demeurent les pays où siègent les maisons mères des multinationales. L'exemption obtenue pour les groupes américains achève, selon lui, de briser la promesse d'un impôt minimum mondial universel de 15 %. L'épisode défend donc un basculement stratégique vers la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale, qui permettrait aux pays africains de taxer les bénéfices là où l'activité et la consommation ont réellement lieu, notamment grâce à la reconnaissance d'une présence économique numérique et à des retenues à la source plus simples. Mais gagner la bataille à l'ONU ne suffira pas. Jean Mballa Mballa alerte sur quatre risques : une convention « coquille vide », dépourvue d'obligations mesurables ; la désunion du groupe africain ; l'absence de révision des anciens traités fiscaux ; et un plaidoyer sans données chiffrées. Le CRADEC travaille ainsi avec les parlementaires, les médias et la société civile pour documenter les pertes fiscales, peser sur les négociateurs et faire de la justice fiscale un véritable débat public. À l'approche de la cinquième session de négociations, prévue du 3 au 13 août 2026 à New York, l'enjeu est clair : transformer une victoire diplomatique africaine en droits d'imposition réels. Pour en savoir plus sur les négociations en vue d'une coopération fiscale plus juste, cliquer sur ce lien
J'adore regarder mes filles jouer ensemble. Certes c'est un grand moment de répit pour moi mais c'est avant tout un bonheur immense de les voir s'épanouir ensemble, rire et inventer leur propre monde.Le jeu participe depuis toujours à l'évolution de l'enfant.C'est en jouant qu'il socialise, qu'il découvre, qu'il invente et qu'il progresse…L'importance du jeu est même notée dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant de 1989 qui stipule : que « les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique ».Samah Karaki est neuroscientifique et la fondatrice du Social Brain Institute. Elle est à l'origine d'un rapport fourni et interdisciplinaire sur l'importance du jeu libre.Le jeu comme principal vecteur d'apprentissage. Mais comment ça se passe concrètement, dans leur cerveau mais aussi dans leurs liens sociaux ? Les réponses dans cet échange.L'épisode est passionnant et nous encourage à leur rendre leur liberté de jouer… pas facile quand on est parents…Je vous souhaite une très bonne écoute.Pour lire le livre mentionné par Samah Karaki : Le maître ignorant de Jacques Rancière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cultiver l'espoir dans un monde qui va mal semble parfois impossible. Un laboratoire des Nations Unies travaille pourtant à une méthodologie pour y parvenir. Sa directrice, Özge Aydogan, livre ses réflexions et ses recommandations dans ce nouvel épisode d'Inspire, le format du Point J qui donne rendez-vous avec celles et ceux qui pensent le monde de demain. Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Ilian Wenger Productrice : Magali Philip
Haïti, comme beaucoup d'autres pays, est confronté à la corruption. Pour lutter contre ce fléau, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient les efforts du gouvernement haïtien.Ces efforts passent notamment par l'éducation des jeunes à l'intégrité, comme l'explique Adrian Banu, Conseiller anti-corruption de l'ONUDC en Haïti, dans un entretien accordé à ONU Info alors qu'il se trouvait à New York.Dans cet entretien, il détaille les initiatives soutenues par l'agence onusienne, notamment des « Ecoles d'été sur la lutte contre la corruption » et des « clubs d'intégrité » dans les établissements scolaires. Selon lui, il est possible de faire des progrès dans la lutte contre la corruption en Haïti. Entretien réalisé par Jérôme Bernard
durée : 01:00:23 - Cultures monde - Son pouvoir symbolique fort place l'Unesco sous le feu des critiques. Son nouveau directeur général souhaite mettre l'organisation des Nations Unies au service des peuples alors que l'administration états-unienne s'en retire, la jugeant notamment "woke", mondialiste et pro-palestinienne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cette édition spéciale, nous partons pour la République centrafricaine, où le lieutenant-colonel Gérald Aranda Assine nous raconte le quotidien d'un soldat sénégalais de la Force de réaction rapide de la Mission de paix des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA), la SENQRF.Opérations de sécurité, désarmement d'anciens combattants, campagnes médicales et dialogue avec les communautés : le commandant Assine nous fait découvrir les multiples facettes de l'approche intégrée qui guide l'action de la SENQRF. Présentation : Cristina Silveiro
Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, en 50 ans le droit de l'environnement s'est largement développé : il y a quarante fois plus de lois environnementales. Un droit constitutionnel à un environnement sain a été adopté dans 88 pays, 65 autres ont inscrit la protection de l'environnement dans leur constitution. Plus de 350 cours et tribunaux environnementaux ont été créés dans plus de 50 pays. Plus de 1 100 accords environnementaux internationaux ont été signés. C'est formidable me direz-vous ! Oui… sauf que quand vous voyez l'ampleur des pollutions, la vitesse à laquelle disparaît le Vivant et les conséquences de plus en meurtrières du changement climatique, une question s'impose : est-ce que le droit tel qu'il existe aujourd'hui est à la hauteur pour protéger la vie sur Terre ? Vous connaissez la réponse… A l'heure où les enjeux deviennent existentiels, comment transformer ce droit ? Qu'est-ce qui lui manque pour être réellement efficace ? Nos invités, tous juristes, ont des réponses aiguisées ! Avec Laurent Neyret : professeur de Droit à Sciences Po où il enseigne le droit face à l'urgence écologique) pour son ouvrage « Liberté, dignité, habitabilité : donner au siècle la valeur qui lui manque » Gallimard Marine Calmet: juriste militante, présidente de l'association Wild Legal et porte-parole du collectif Or de question Laurent Fonbaustier : professeur à l'Université Paris-Sud, responsable du master 2 Droit de l'environnement pour son ouvrage La refondation écologique du monde, paru aux Puf Musiques diffusées dans l'émission K.O.G - Dreaming Amanaz - Khala My Friend
Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, en 50 ans le droit de l'environnement s'est largement développé : il y a quarante fois plus de lois environnementales. Un droit constitutionnel à un environnement sain a été adopté dans 88 pays, 65 autres ont inscrit la protection de l'environnement dans leur constitution. Plus de 350 cours et tribunaux environnementaux ont été créés dans plus de 50 pays. Plus de 1 100 accords environnementaux internationaux ont été signés. C'est formidable me direz-vous ! Oui… sauf que quand vous voyez l'ampleur des pollutions, la vitesse à laquelle disparaît le Vivant et les conséquences de plus en meurtrières du changement climatique, une question s'impose : est-ce que le droit tel qu'il existe aujourd'hui est à la hauteur pour protéger la vie sur Terre ? Vous connaissez la réponse… A l'heure où les enjeux deviennent existentiels, comment transformer ce droit ? Qu'est-ce qui lui manque pour être réellement efficace ? Nos invités, tous juristes, ont des réponses aiguisées ! Avec Laurent Neyret : professeur de Droit à Sciences Po où il enseigne le droit face à l'urgence écologique) pour son ouvrage « Liberté, dignité, habitabilité : donner au siècle la valeur qui lui manque » Gallimard Marine Calmet: juriste militante, présidente de l'association Wild Legal et porte-parole du collectif Or de question Laurent Fonbaustier : professeur à l'Université Paris-Sud, responsable du master 2 Droit de l'environnement pour son ouvrage La refondation écologique du monde, paru aux Puf Musiques diffusées dans l'émission K.O.G - Dreaming Amanaz - Khala My Friend
Le professeur Serigne Gueye, urologue sénégalais et expert mondial de la fistule obstétricale, consacre sa vie à aider des femmes à guérir de l'une des lésions liées à l'accouchement les plus dévastatrices, mais pourtant évitables.Lauréat du Prix des Nations Unies pour la population cette année, il a soigné des patientes à travers l'Afrique, formé des chirurgiens venus de plus de 45 pays et défendu l'accès à des services de santé maternelle de qualité.Dans un entretien accordé à Ana Carmo, d'ONU Info, le professeur Gueye affirme que l'élimination de la fistule obstétricale dépend du renforcement des systèmes de santé maternelle et d'un accès universel aux soins obstétricaux d'urgence.
L'intelligence artificielle évolue à un rythme sans précédent, soulevant autant d'espoirs que de questions pour nos sociétés.Dans cette édition spéciale du Bulletin d'ONU Info, nous recevons le chercheur québécois Yoshua Bengio, coprésident du Panel scientifique international indépendant sur l'intelligence artificielle mis en place par les Nations Unies. Le groupe vient de présenter ses conclusions préliminaires afin d'éclairer les prochaines étapes de la gouvernance mondiale de l'IA.Au cours de cet entretien, Yoshua Bengio explique ce qui distingue l'IA des autres technologies, revient sur les risques d'aggravation de la fracture numérique, examine les conséquences potentielles de l'IA pour les droits humains, notamment ceux des enfants, et évoque les mesures les plus urgentes à prendre pour que cette technologie reste au service de l'humanité.Présentation : Cristina SilveiroInterview : Yoshua Bengio, coprésident du Panel scientifique international indépendant sur l'intelligence artificielle
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est l'invité de la rédaction. La semaine dernière, Kigali et Kinshasa ont tenu à Londres la sixième réunion de leur Comité conjoint de suivi de l'accord de paix. Les deux pays s'y sont engagés à désamorcer les tensions, notamment autour de Minembwe, et à élargir le mandat du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Mais cet engagement intervient alors que Washington multiplie les sanctions contre des responsables et des entreprises rwandaises, accusés de complicité dans le trafic de l'or et du coltan issus des zones contrôlées par l'AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire américain Massad Boulos a lui-même mis en cause le respect des engagements de Kigali. Le Rwanda maintient-il sa version des faits face à ces accusations convergentes ? Olivier Nduhungirehe répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : On a suivi, notamment au cours de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, qui a déclaré que la RDC n'avait pas neutralisé les FDLR et que le Rwanda n'avait pas retiré ses forces de défense ni cessé son soutien au M23. Que répondez-vous justement au médiateur ? Olivier Nduhungirehe : Il faut prendre ces déclarations en combinaison avec la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio, le 5 juin, lors de l'audition à la Chambre des représentants. Il avait dit que le Rwanda est en train de mettre en œuvre ses engagements, même si ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'il avait dit. Mais il n'avait rien dit sur la RDC. Mais le problème, c'est que les engagements de la RDC font aussi partie intégrante des accords de Washington. Et jusqu'à présent, il n'y a pas le moindre commencement d'exécution de ces engagements. En ce qui concerne Massad Boulos, le problème qui est présent, c'est que l'accord de paix est un accord qui a été signé par deux parties avec des obligations, des engagements sécuritaires. Même les Américains disent que le gouvernement congolais ne s'est jamais engagé dans la mise en œuvre de son obligation sécuritaire principale. À lire aussiRDC et Rwanda «ont convenu de mesures concrètes» sur l'application de l'accord de paix, selon Washington L'accusation contre le Congo est là. Le Congo n'a pas neutralisé les FDLR. Les FDLR sont localisées sur le territoire congolais. Les FDLR, on les retrouve notamment à Walikale. Les FDLR ont dit qu'ils ne vont pas désarmer. Ça, c'est factuel. Pourquoi vous ne quittez pas les territoires congolais comme le dit Massad Boulos ? Est-ce que vous pensez que l'accord de Washington est un accord unilatéral qui ne regarde que le seul Rwanda ? Pourquoi, dans un accord de paix, tout en reconnaissant que l'une des parties n'a pas mis en œuvre ces accords, continue de soutenir les FDLR, continue d'utiliser les drones pour tuer des populations civiles ? Mais dans le même temps, on dit que l'autre partie doit mettre en œuvre ses obligations, comme si c'était un accord qui ne concernait que le seul Rwanda. Donc il faut quand même, à un certain moment, être cohérent. Toutes les deux parties, comme l'exigent les accords de Washington, doivent mettre en œuvre ces obligations. Ce n'est pas le seul Rwanda qui doit le faire. À lire aussiEst de la RDC: Kigali affirme que toutes les parties doivent respecter leurs engagements Les États-Unis ont sanctionné Gasabo Gold et plusieurs autres entreprises rwandaises qu'ils accusent d'avoir participé au trafic provenant des zones contrôlées par la M23 dans l'est de la RDC. Quelle est votre réponse par rapport à ça ? Les États-Unis admettent que la partie congolaise n'a pas mis en œuvre ses obligations de neutralisation des FDLR. Les États-Unis admettent même qu'il y a eu une intensification des attaques de drones. Vous avez vu la dernière déclaration du groupe international de contact qui parle de ces attaques de drones. Mais lorsqu'il s'agit de sanctions, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. Donc, il y a un problème. Ça nous ramène à une autre opinion sur la médiation. Nous sommes déçus par la partialité de cette médiation. La partialité de plus en plus flagrante, de plus en plus criante, où, malgré les preuves sur le terrain, malgré les éléments que nous avons fournis aux Américains depuis l'année passée, quasiment chaque jour sur les violations quotidiennes de Kinshasa dans l'application de l'accord de paix. Mais à la fin, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. C'est un problème. Qu'est-ce qui explique cela ? Il faut demander à ceux qui prennent les sanctions. Ce n'est pas nous. Et ce n'est pas la première fois puisque là, on a eu l'armée rwandaise qui a été sanctionnée. On a eu des officiers rwandais qui ont été sanctionnés. Gasabo Gold a été sanctionné par l'Union européenne, on se rappelle l'année dernière, et là maintenant par les États-Unis, ça fait quand même beaucoup. Oui, justement, c'est ça la question qu'il faut poser à ceux qui prennent des sanctions. Si les Américains ou les Européens disaient que la RDC mettait en œuvre ses obligations, je comprendrais qu'ils ne prennent pas de sanctions contre la RDC. Mais le problème, c'est qu'ils admettent eux-mêmes que la RDC n'a rien fait dans la neutralisation des FDLR. Et d'ailleurs, au lieu de s'acheminer vers cette solution, la RDC prend le chemin inverse. Par exemple, à la mi-mars, lors de la première réunion entre les trois parties, donc la RDC, le Rwanda et le Burundi après la prise d'Uvira, l'armée congolaise, les commandants des FARD, ont déclaré le 29 mars à Kisangani qu'ils allaient engager des actions contre les FDLR. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que deux jours après le 31 mars, ils ont plutôt envoyé des hélicoptères à Walikale pour donner des armes, des munitions, de l'argent aux mêmes FDLR. Nous avons donné cette information aux Américains. Donc, il y a un problème dans cette médiation qui fait que la partialité de la médiation américaine ne présage rien de bon dans une mise en œuvre effective des accords de Washington, et aussi ne présage rien de bon pour une paix durable à l'est de la RDC et dans les Grands Lacs africains. À lire aussiRwanda-RDC: un an après, l'accord de paix de Washington peine à se concrétiser sur le terrain, selon un rapport
durée : 00:12:33 - Les Enjeux - par : Astrid de Villaines - Deux séismes ont frappé le Venezuela ce mercredi 24 juin, affichant pour l'instant un bilan de 1 450 morts et 50 000 disparus selon les Nations Unies, dans un pays exsangue économiquement et en proie à une grande instabilité politique depuis l'arrestation de Nicolás Maduro en janvier. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Serge Ollivier historien, docteur de l'Université paris I panthéon-Sorbonne et enseignant au MRIAE (Magistère de Relations Internationales et d'Action à l'Etranger) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:05 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Vincent Doumeizel est un "mérien", spécialiste de la vie marine, des algues, du plancton. Il a d'ailleurs lancé le manifeste du plancton auprès des Nations Unies. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:07 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'écosystème unique de l'archipel des Galápagos en a fait un symbole mondial de la biodiversité. Mais ce sanctuaire reste fragile alors que les politiques environnementales ont pu créer des tensions avec les habitants et que des menaces pèsent sur l'archipel. - équipe : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Christophe Grenier Géographe, maître de conférences HDR à Nantes Université, Elena Ciccozzi Enseignante et chercheuse associée à la FLACSO Ecuador, la Faculté latino-américaine de sciences sociales, et ancienne fonctionnaire des Nations Unies, Marion Esnault Journaliste indépendante Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chaque jour, nous influençons et nous sommes influencés, que nous en soyons conscients ou non. Comprendre les mécanismes qui se jouent alors, c'est mieux se protéger de ceux qui veulent obtenir de nous ce que nous ne voulons pas faire, mais aussi apprendre à obtenir ce que nous voulons. Et contrairement à ce que l'on croit souvent, cela peut être tout à fait éthique ! J'en parle avec Marwan Mery, négociateur d'élite, ancien du COS et fondateur d'ADN Group.Le livre de Marwan : https://www.lisez.com/livres/lelegance-de-la-manipulation-influencer-et-convaincre-sans-conflit/9782221287033Mon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, image et son : Alexandre AgostiniMontage : Constance HaondMots clé : INFLUENCER ET CONVAINCRE SANS CONFLITComment faire changer d'avis quelqu'un sans le heurter, là où les arguments et la pression échouent systématiquement ?Pour la première fois, Marwan Mery dévoile des mécanismes de manipulation et d'influence jusqu'ici réservés à sa pratique professionnelle, qu'il n'avait jamais exposés publiquement. Loin des recettes simplistes, ces leviers agissent directement sur les vulnérabilités humaines à l'origine des blocages et des résistances.Ce livre propose une plongée dans les mécanismes profonds de la psychologie humaine afin de comprendre, façonner et faire évoluer les positions des autres sans créer de rupture.Un ouvrage unique et fascinant pour obtenir ce que vous voulez, qu'il s'agisse de détourner un enfant de son écran, de libérer un proche d'une emprise ou de déverrouiller un discours radical." Un pro de la négociation et de la manipulation qui révèle tous ses secrets. Redoutable ! " Yann Barthès, Quotidien" L'un des plus grands experts mondiaux de l'influence " Le Parisien" Un ponte de la négociation " Le Figaro" Des techniques d'influence et de manipulation qui permettent de mieux communiquer au travail, en famille, entre amis " Ali Rebeihi, Grand bien vous fasse !Marwan Mery est l'un des plus grands experts mondiaux de l'influence.Négociateur de crise, il est sollicité aux quatre coins de monde pour mener des négociations de crise, des entretiens stratégiques et des interrogatoires sensibles. Ancien officier® spécialiste de l'influence au Commandement des opérations spéciales, il est consultant pour les Nations Unies et intervient à l'Université d'Harvard.Il dirige ADN Group, une agence internationale de négociation, qui forme chaque année plusieurs milliers de personnes.Ses passages sur LEGEND ont fait des millions de vues.
En Ukraine, face aux bombardements qui affectent les zones grises le long de la ligne de front, les autorités ont ordonné de nouvelles évacuations de civils dans les régions de Donetsk et de Kharkiv. Dans cette dernière, frontalière avec la Russie, sept villages du secteur de Borodukhiv, au nord-ouest de la ville, sont concernés, et plus de 7 000 personnes, dont plus de 1 300 enfants, ont reçu l'ordre de partir. De notre envoyée spéciale à Kharkiv, Depuis quelques jours, ce centre de transit pour personnes déplacées à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, est en pleine effervescence : quotidiennement, entre 100 et 150 personnes évacuées y arrivent, dans le dénuement le plus complet. Yevheniia Kozun, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, précise : « Récemment, nous avons constaté une augmentation constante du nombre de personnes évacuées. Nos partenaires continuent de leur fournir toute l'assistance nécessaire, y compris un soutien psychologique, des articles de première nécessité, l'inscription aux aides financières, ainsi qu'une aide pour la reconstitution de leurs documents. » Cette assistance est primordiale en raison de la vulnérabilité des évacués. Liudmila Oleksandrivna, une soixantaine d'années, vient de Prudyanka, à seulement cinq kilomètres de la frontière russe. Avec son mari paraplégique, elle fait partie des quelque 300 personnes à mobilité réduite concernées par l'ordre d'évacuation. « Il y a eu des frappes sur notre maison. Nous étions sur le point de partir, suite à un accord avec les volontaires », raconte-t-elle. Depuis leur arrivée il y a quelques jours, Liudmila et son mari attendent de recevoir une place dans un centre d'hébergement spécialisé. Eux qui n'avaient jamais quitté leur village n'ont, pour le moment, aucune perspective d'avenir. « Il est peu probable qu'on puisse y retourner. Il ne reste plus que deux personnes là-bas. Bon, peut-être qu'elles sont déjà parties, je n'en sais rien. C'est ça notre vie maintenant. Je ne sais pas comment nous allons vivre, nous n'avons rien emporté avec nous », confie-t-elle. Katia, 34 ans, et son petit garçon Sasha, six ans, sont également arrivés dans ce centre il y a quelques jours. Ils viennent de Zolochiv, au nord-ouest de Kharkiv. « Nous sommes partis dimanche dernier, car il était devenu impossible de vivre là-bas. Je suis une maman avec un enfant et des drones survolent la zone, détruisent toutes les maisons, les zones de jeux, les voitures. Les enfants sont soit confinés à la maison, soit dans les abris », explique-t-elle. Employée dans un magasin de bricolage, Katia, dont les parents ont refusé de quitter la maison familiale, a longtemps hésité avant de partir. « Même si vous avez une voiture et que vous voulez partir, c'est impossible d'atteindre Kharkiv et d'évacuer par la route : ils (les Russes) tirent sur des voitures civiles », ajoute-t-elle. Malgré cette menace, Katia a tenté sa chance : elle a roulé à toute vitesse vers Kharkiv. Comme des milliers d'autres familles ukrainiennes déracinées, elle et Sasha doivent repartir de zéro, sans travail, sans école, sans logement et sans leur famille restée à la merci des bombes. À lire aussi«On a l'habitude»: en Ukraine, la vie continue à Kharkiv, malgré les bombes et les drones russes
La première partie de notre émission sera consacrée à l'actualité. Nous commencerons par une analyse des négociations au Moyen-Orient, à la lumière des intérêts divergents des dirigeants américains et israéliens. Nous poursuivrons avec une conversation sur le réarmement de l'Allemagne et ses dépenses de défense, qui auraient suscité des inquiétudes en France. Dans notre rubrique science et technologie, nous examinerons un rapport de l'université des Nations Unies avertissant que l'impact environnemental des centres de données se rapproche désormais de celui de certains des plus grands pays du monde. Et pour conclure notre partie actualités, nous discuterons de la finale de Roland-Garros. Le reste de l'émission sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Present Subjunctive - Verbs of the First Group. Nous parlerons de la deuxième édition d'un évènement original organisé par La Poste : la Fête de l'écrit. Ce sera l'occasion de débattre sur la place de l'écrit à l'ère du numérique et de l'IA. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Ne pas y aller de main morte. Nous discuterons d'une mesure symbolique prise récemment en France : l'abrogation officielle du Code noir, qui réglementait le commerce des esclaves, plus de 170 ans après l'abolition de l'esclavage. - Les divergences d'intérêts entre Trump et Netanyahou compliquent les négociations au Moyen-Orient - Le réarmement et les dépenses de l'Allemagne dans la défense inquiètent la France - Les centres de données d'IA consomment autant d'énergie que certains grands pays - Roland-Garros 2026 : une édition pleine de surprises - La Poste organise la deuxième édition de la Fête de l'écrit - Plus de 170 ans après l'abolition de l'esclavage, le Code noir est officiellement abrogé
durée : 00:04:13 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - La journée mondiale des algues, entre autres, une initiative des Nations Unies et aussi menée par la France pour soutenir les algues, avec Vincent Doumeizel, le conseiller Océan des Nations Unies. Mais combien de variétés d'algues existe-t-il ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise de la forteresse de Beaufort par l'armée israélienne, le pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais intercepté par la France et la hausse du prix du riz. Sénégal : pourquoi le Pastef refuse de participer au nouveau gouvernement ? Le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a dévoilé lundi soir (1er juin 2026) son gouvernement de 30 ministres. Mais la nouvelle équipe ne compte aucun poids lourd du Pastef ni proche de l'ex-Premier ministre d'Ousmane Sonko. Pour justifier son absence, la formation qui est majoritaire à l'Assemblée nationale évoque des « points de désaccord ». Mais de quels désaccords s'agit-il exactement ? Comment expliquer que cinq membres du Pastef figurent malgré tout dans le nouveau gouvernement ? Ces ministres risquent-ils désormais des sanctions, voire une exclusion du parti ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Liban : pourquoi Israël a hissé son drapeau sur le château de Beaufort ? « Une étape spectaculaire, un tournant décisif » : ce sont les mots du Premier ministre Benyamin Netanyahu pour saluer la prise de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban. Mais pourquoi cette citadelle est-elle si importante dans les opérations menées par l'armée israélienne contre le Hezbollah ? S'agit-il d'une victoire avant tout symbolique ou d'un avantage militaire majeur sur le terrain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. France : que sait-on du pétrolier russe arraisonné dans l'Atlantique ? La marine française a annoncé avoir intercepté, dimanche (31 mai 2026) dans l'Atlantique, un pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais, lors d'une opération menée avec plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni. Cette affaire remet en lumière la « flotte fantôme » utilisée par Moscou pour continuer à exporter son pétrole malgré les sanctions occidentales. Comment les alliés de l'Ukraine repèrent-ils ces navires difficiles à tracer ? Ces bateaux permettent-ils réellement à la Russie de contourner les sanctions internationales ? Combien de navires composeraient aujourd'hui cette flotte parallèle ? Avec Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies. Riz : comment la crise au Moyen-Orient fait flamber les prix ? C'est l'un des aliments le plus consommé au monde. Chaque seconde, près de 14 000 kilos de riz sont consommés à travers la planète. Mais avec la crise au Moyen-Orient, les prix s'envolent depuis plusieurs semaines, avec une hausse qui approche les 20%. Pourquoi une céréale aussi essentielle est-elle affectée par les tensions en Iran ? Doit-on s'attendre à de nouvelles augmentations ou un retour à la stabilité est-il possible dans les prochains mois ? Avec Aurélien Devernoix, journaliste au service économie de RFI.
durée : 00:58:56 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Face aux dérives du football business, certains acteurs proposent des visions alternatives. De l'actionnariat populaire aux conditions de travail des joueurs, en passant par la transformation des stades en bien commun, des initiatives émergent pour renouer avec les racines populaires du football. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Sébastien Thibault Docteur en science politique, Jérôme Latta Journaliste indépendant, co-fondateur et rédacteur en chef des Cahiers du football, Dominique Hyde Directrice des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:30 - Les journaux de France Culture - Peintre gazaoui, Ahmed Muhanna transcrit la guerre à Gaza sur des cartons de l'aide alimentaire du Programme alimentaire mondial des Nations Unies. De passage à Paris, ses œuvres font l'objet d'une exposition itinérante à travers toute l'Europe, avec le concours de l'Union européenne. - réalisation : Faouzi Tritah Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vous vous en souvenez surement, il avait été lancé en grande pompe en janvier 2026 par Trump, le « Conseil de la paix » devait initialement incarner une alternative à l'ONU et orchestrer la reconstruction de la bande de Gaza. Pour financer ce projet pharaonique estimé à 70 milliards de dollars, le président américain avait imaginé un concept inédit : exiger un ticket d'entrée d'un milliard de dollars en liquide de la part de chaque État souhaitant obtenir un siège permanent au sein de l'organisation. Qu'en est-il quatre mois plus tard ? Et bien la réalité s'avère bien loin des ambitions affichées, et l'initiative se retrouve aujourd'hui totalement enlisée.En effet selon des révélations du Financial Times, le projet fait face à un désert financier absolu : pas le moindre dollar promis n'a effectivement été déposé. Et bien que des puissances régionales comme l'Indonésie aient initialement manifesté leur intérêt, son président a récemment douché les espoirs américains en excluant catégoriquement le versement de la somme astronomique requise.De toute façon, au-delà des contributions nationales manquantes, les rares enveloppes débloquées se heurtent à de sérieux obstacles juridiques. C'est notamment le cas d'un financement de 100 millions de dollars octroyé par les Émirats arabes unis, destiné à la formation d'une future force de police gazaouie. Cette somme est désormais totalement gelée en raison de l'opacité administrative qui entoure la structure. À l'inverse des fonds internationaux classiques, généralement administrés par la Banque mondiale sous la supervision des Nations Unies, le Conseil de la paix de Donald Trump ne dispose d'aucun mécanisme de contrôle ou de transparence indépendant. Les seules dépenses concrétisées se résument finalement à de maigres versements logistiques ayant servi à couvrir les frais de fonctionnement du bureau du Haut représentant de l'organisation.On le voit, entre promesses non tenues, refus des pays contributeurs et architecture juridique défaillante, l'institution censée bâtir un "nouveau Gaza" apparaît aujourd'hui paralysée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)
Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Haïti, des années après le départ de certains Casques bleus impliqués dans des cas d'exploitation et d'abus sexuels, des femmes et des enfants continuent de vivre avec les conséquences de ces violences, souvent dans l'oubli et la précarité.Lors d'une récente mission en Haïti, Najla Nassif Palma, Défenseure des droits des victimes et des survivants de l'exploitation et des abus sexuels commis par le personnel de l'ONU, a rencontré des femmes et des enfants victimes d'abus attribués à d'anciens Casques bleus.« Mon rôle, c'est d'assurer que ces victimes ne sont pas invisibles, qu'elles ont une voix, une assistance et un accès à la justice », explique-t-elle à ONU Info.Dans cet entretien, la Défenseure revient sur les besoins exprimés par les survivantes, notamment l'accès à un soutien psychologique, médical et à des activités génératrices de revenus pour reconstruire leur vie et retrouver leur dignité.« Elles souffrent en silence, elles sont stigmatisées, parfois elles ont peur des représailles », confie Mme Nassif Palma.Elle évoque aussi le témoignage d'une jeune fille née d'un abus sexuel commis par un Casque bleu, l'importance de la reconnaissance de paternité pour les enfants nés de ces violences, ainsi que les efforts menés avec les autorités haïtiennes, la société civile et les agences onusiennes afin d'améliorer l'accès à la justice et aux services.Najla Nassif Palma rappelle également que « les Nations Unies ont une responsabilité particulière parce que l'agresseur représentait les Nations Unies » au moment des faits.Face à l'extrême violence des gangs, Haïti accueille aujourd'hui de nouveau des forces internationales. Même si celles-ci ne relèvent ni d'un mandat direct des Nations Unies ni de celui de la Défenseure, Mme Nassif Palma indique avoir rencontré les responsables de la force multinationale afin de leur proposer l'expertise des Nations Unies et partager « des bonnes pratiques », ainsi que « des défis et des leçons qu'on a déjà apprises » en matière de prévention de l'exploitation et des abus sexuels.La Défenseure dit avoir été rassurée par l'engagement exprimé par les responsables de la force à faire de cette question « une priorité ».(Interview : Najla Nassif Palma, Défenseure des droits des victimes et des survivants de l'exploitation et des abus sexuels; propos recueillis par Crisitna Silveiro)
L'industrie forestière européenne est en pleine transformation et s'impose désormais comme un acteur clé de la transition écologique, selon un rapport des Nations Unies publié à l'approche de la 21e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF21).« Pendant longtemps, on associait surtout ce secteur à l'exploitation du bois comme ressource brute. Mais aujourd'hui, il devient un acteur clé de la transition écologique et de la résilience économique », explique Florian Steierer, chargé des affaires économiques à l'Unité des forêts de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU).Le bois est de plus en plus utilisé dans la construction bas carbone, les énergies renouvelables et les produits biosourcés innovants. Plusieurs pays européens investissent massivement dans ces solutions.Malgré les incendies, les ravageurs forestiers et les pressions économiques, « le secteur répond par davantage d'innovation et une approche plus circulaire de la bioéconomie », souligne Florian Steierer. « La forêt n'est plus seulement perçue comme une ressource à exploiter, mais comme une solution stratégique pour le climat, l'énergie et l'économie européenne ». (Extrait sonore : Florian Steierer, chargé des affaires économiques à l'Unité des forêts de la CEE-ONU ; propos recueillis par Cristina Silveiro ONU Info)
Plus de 1.600 personnes ont été tuées ou blessées en Haïti au cours des trois premiers mois de 2026, soit dans des violences perpétrées directement par les gangs, soit dans des opérations de sécurité menées contre les gangs, selon un nouveau rapport des Nations Unies.Si les autorités ont réussi à limiter l'expansion territoriale des gangs dans certaines zones de Port-au-Prince, les violences continuent de s'étendre dans plusieurs régions du pays, notamment dans l'Artibonite et le Centre. Meurtres ciblés, violences sexuelles, enlèvements et attaques coordonnées contre des populations civiles restent fréquents.Dans cet extrait sonore accordé à ONU Info, le porte-parole du BINUH, Mathias Gillmann, revient sur la situation sécuritaire et les violations des droits humains en Haïti, ainsi que sur les appels des Nations Unies à renforcer les pôles judiciaires spécialisés, prévenir le trafic d'armes et garantir le respect des droits humains lors des opérations de sécurité.(Extrait sonore : Mathias Gillmann, porte-parole du BINUH; propos recueillis par Cristina Silveiro)
À l'occasion de la Resource Management Week organisée à Genève par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), ONU Info Genève a rencontré Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie, du logement et de l'aménagement du territoire à la CEE-ONU.Dans cet entretien, il explique pourquoi les minéraux « critiques » (lithium, cobalt, terres rares…) sont devenus indispensables à la transition énergétique et aux technologies numériques.Il évoque également les fragilités des chaînes d'approvisionnement et la dépendance à un nombre limité de pays, les défis d'une exploitation durable, et le rôle des Nations Unies pour favoriser une gestion plus équitable et responsable de ces ressources.« Le principal enjeu aujourd'hui, c'est la disponibilité des minéraux critiques à court terme », affirme M. Liguti. Entretien réalisé par Alexandre Carette
À l'occasion de la 29e Réunion internationale des directeurs nationaux de l'action antimines et des conseillers des Nations Unies à Genève, ONU Info Genève a rencontré Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix.Dans cet entretien, il revient sur les attaques récentes contre les Casques bleus et la nécessité de lutter contre l'impunité.Il évoque également l'avenir de la FINUL au Liban et les conditions d'une stabilisation durable, ainsi que l'appui de la MONUSCO aux efforts diplomatiques et à un éventuel cessez-le-feu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).Enfin, le chef des opérations de paix parle de l'évolution du maintien de la paix face aux nouvelles menaces (drones, désinformation, criminalité), et les défis du multilatéralisme dans un contexte international de plus en plus polarisé.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des Afghans coincés au Qatar, un recours déposé à l'UA contre la révision constitutionnelle au Cameroun et la flotte moustique iranienne. Tirs contre Donald Trump : comment l'assaillant a-t-il percé la sécurité présidentielle ? Alors que Donald Trump avait jusqu'à maintenant refusé de prendre part au traditionnel dîner annuel des correspondants de la présidence, sa première participation tourne au drame. Des coups de feu ont retenti au Hilton de Washington, où se tenait la cérémonie, juste après le discours de bienvenue. Des tirs visant le président américain qui a rapidement été évacué. Comment l'assaillant a-t-il pu s'approcher si près de Donald Trump avec une arme lors de ce gala normalement sécurisé ? Cet événement va-t-il entraîner des mesures de sécurité plus strictes ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. États-Unis : quel sort pour les Afghans coincés au Qatar ? Près de 1 100 Afghans qui ont travaillé avec l'armée américaine sont aujourd'hui coincés au Qatar. Alors que l'administration de l'ancien président, Joe Biden, avait promis de les accueillir sur le sol américain, l'administration de Donald Trump cherche maintenant à les envoyer dans un pays d'Afrique subsaharienne. Parmi ces pays, figurent la RDC avec laquelle les États-Unis viennent de signer un accord migratoire. Qui sont exactement ces Afghans ? Pourquoi sont-ils actuellement bloqués au Qatar ? Comment Washington justifie-t-il son refus de rapatrier les Afghans sur le sol américain comme l'avait promis Biden ? Avec Nicolas Rocca, journaliste au service international de RFI. Cameroun : pourquoi l'opposition dénonce une révision constitutionnelle « illégale » ? Au Cameroun, le parti d'opposition, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, a « saisi les instances compétentes de l'Union africaine (UA) » pour contester la révision constitutionnelle adoptée par le gouvernement camerounais au début du mois d'avril. Pourquoi le MRC dénonce-t-il un « coup d'État constitutionnel » ? Maurice Kamto a-t-il des chances d'être entendu par l'UA ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela. Iran : pourquoi la « flotte moustique » inquiète les Américains ? Alors que les négociations entre Washington et Téhéran n'ont toujours pas repris au Pakistan, la menace iranienne en mer prend de l'ampleur. La raison : leur « flotte moustique ». De quoi s'agit-il exactement ? En quoi pourrait-il peser dans les discussions avec les États-Unis ? Avec Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies.
Face aux perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (ONU-CEE) intensifie ses efforts pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement et fluidifier le transport international de marchandises.Réunis ce mardi, représentants des pays du Golfe, autorités douanières, ferroviaires et acteurs du transport routier ont examiné les solutions offertes par la Convention sur le transit international routier (TIR) afin de faciliter le transit le long de corridors terrestres alternatifs.L'ONU-CEE a également annoncé le lancement d'un observatoire en ligne des points de passage aux frontières. « Cette nouvelle plateforme fournit des données sur les points de passage frontaliers et les points de traitement TIR, permettant aux opérateurs de mieux planifier les itinéraires et d'optimiser l'acheminement des marchandises », explique Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE.Dans cet extrait sonore, il revient aussi sur l'essor de ces routes alternatives : « Le nombre de conteneurs transitant par le port de Djeddah […] a augmenté de 140 %, passant de 50.000 à 120.000 par semaine ».(Extrait sonore : Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE; propos recueillis par Cristina Silveiro)
La crise maritime dans le détroit d'Ormuz, déclenchée par le conflit dans le Golfe Persique, fait peser une nouvelle menace sur l'économie mondiale. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), une pénurie de matières premières stratégiques pourrait se profiler, alimentant déjà une course entre États pour sécuriser leurs approvisionnements.Dans cet extrait sonore, Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la CEE-ONU, rappelle que « l'impact du conflit dans le Golfe ne se limite pas au marché de l'énergie » et souligne que « la disponibilité de ces produits est fortement contrainte ». Hélium, naphta, sulfure : ces sous-produits du pétrole, essentiels aux semi-conducteurs, aux technologies numériques ou à la transition énergétique, dépendent largement de routes maritimes aujourd'hui sous tension.À court terme, les industriels s'appuient sur leurs stocks. Mais si la crise se prolonge, des pénuries pourraient émerger, avec un double effet : hausse des prix et raréfaction de technologies clés, avertit l'expert.Un éclairage pour comprendre comment une crise régionale menace déjà des chaînes d'approvisionnement vitales à l'échelle mondiale.(Extrait sonore : Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Qui va succéder à Antonio Guterres fin 2026 au poste de secrétaire général de l'ONU ? Aujourd'hui et demain, les quatre candidats sont auditionnés par l'Assemblée générale à New York. Sont en lice la Chilienne Michelle Bachelet, l'Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall. L'ancien chef d'État du Sénégal peut-il gagner ? Christophe Boisbouvier a posé la question à Francis Kpatindé, l'ancien porte-parole du HCR pour l'Afrique, qui enseigne aujourd'hui à Sciences Po Paris et qui n'exclut pas la victoire au finish d'un OVNI, à savoir Gianni Infantino, le patron de la FIFA. RFI : Francis Kpatindé, qui est favori selon vous pour succéder à Antonio Guterres ? Francis Kpatindé : Ils sont quatre candidats à passer le grand oral aujourd'hui et demain. Mais le sentiment général à New York, au siège de l'organisation, reste néanmoins que celle ou celui qui sera élu ne figure pas encore sur la liste actuelle, même si la date de dépôt des candidatures fixée au 1ᵉʳ avril est passée. Il ne faut donc pas exclure d'autres candidatures dans les semaines ou mois à venir. Un candidat peut donc surgir à la dernière minute et rafler la mise. Au siège de l'ONU, à New York toujours, certains évoquent déjà la candidature de l'actuel vice-secrétaire générale Amina J. Mohammed, qui est métisse, binationale du Nigeria et de la Grande-Bretagne. Et même, tenez-vous bien, celle du président en exercice de la FIFA, Gianni Infantino, connu pour sa proximité avec le président américain Donald Trump. Oui, donc c'est très ouvert. Mais si on en reste à ces quatre candidats actuels, quel est à votre avis le mieux placé ? Moi, je pense que ce sera un des candidats latino-américains. Donc soit l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, soit l'actuel patron de l'Agence de l'énergie atomique, l'Argentin Rafael Grossi ? Oui, c'est ça. Et soit Madame Rebecca Grynspan aussi. Qui a été vice-présidente du Costa Rica ? Du Costa Rica. Voilà. La décision finale reviendra aux quinze membres du Conseil de sécurité, dont cinq ont le droit de veto. C'est à eux de donner le nom, de suggérer le nom à l'Assemblée générale des Nations unies. Et entre madame Bachelet, monsieur Grossi et madame Grynspan, qui a le meilleur profil pour plaire à la fois à l'Amérique, à la Chine et à la Russie ? Madame Bachelet est candidate. Elle a déjà travaillé aux Nations unies. Elle a même dirigé le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies, tout comme ONU-Femmes. Et elle connaît le sérail. Mais comme elle est marquée à gauche, son pays, donc le Chili, lui a retiré sa couverture. Donc, à mon avis, elle aura quelques petites difficultés. Rafael Grossi semble être proche du gouvernement actuel, le gouvernement conservateur argentin et également, donc, il pourrait avoir les faveurs du président américain Donald Trump. Donc, je pense que Rafael Grossi pourrait emporter la mise parce que son profil correspond à l'air du temps. Et parce qu'il garde de bons rapports avec Vladimir Poutine et Xi Jinping ? Absolument. Il a de bons rapports aussi bien avec le président américain et le président de son pays qu'avec donc le président chinois et le président russe. Alors, parmi les quatre candidats, il y a donc l'ancien président du Sénégal, Macky Sall. Quelles sont ses chances alors ? Macky Sall joue une partie difficile. D'abord, l'Afrique a déjà occupé la fonction à deux reprises, donc a eu deux secrétaires généraux avec l'Egyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan. Sa candidature n'est pas portée par son pays d'origine ni par l'Union africaine. Pour faire bref, Macky Sall est le candidat du Burundi et de quelques autres chefs d'État africains, dont le Congolais Denis Sassou-Nguesso. Par ailleurs, la gouvernance politique et économique de Macky Sall fait l'objet de vifs débats depuis deux ans. Ses adversaires mettent en exergue la répression contre la jeunesse urbaine et des opposants, et le fait qu'il ait laissé derrière lui une dette cachée pour le moins colossale. Alors ce que disent les proches de l'ancien président sénégalais, c'est que s'il y avait eu un veto de l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, il n'aurait pas maintenu sa candidature. Mais le véto, vous savez, le veto jouera plus tard. À mon avis, on est au début d'un processus et la question du veto ne se pose pas pour l'instant. Mais Macky Sall ne joue-t-il pas sur le fait que pendant ses douze ans à la tête du Sénégal, il a noué de bons rapports, il a noué des rapports de confiance, à la fois avec Donald Trump, avec Xi Jinping, avec Vladimir Poutine. Il est allé essayer de faire une médiation entre Kiev et Moscou en 2022 ? Absolument. Macky Sall connaît tout ce monde pour avoir été président du Sénégal et président en exercice de l'Union africaine. Il faut le rappeler également. Mais vous savez, en face de lui, il y a des gens qui sont aguerris. Ce ne sont pas des bleus, il y a madame Bachelet qui a été présidente du Chili, qui a dirigé l'ONU-Femmes, qui a dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme. Il y a Monsieur Grossi également, qui dirige une agence qui est capitale aujourd'hui dans l'évolution pour l'énergie atomique. Donc pour vous, Macky Sall, c'est un outsider ? Moi, je pense sincèrement, avec tout le respect qu'on lui doit, parce qu'il a été président du Sénégal pendant douze ans, je pense qu'il n'a vraiment pas de chance d'être le prochain secrétaire, le 10e secrétaire général des Nations unies. Ce serait une surprise ? Absolument. Ce serait une surprise, mais une grande surprise. Mais je ne pense pas qu'il remplisse les cases pour être le 10ᵉ secrétaire général des Nations unies. À lire aussiSénégal: l'ex-président Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU
Le Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, qui est aussi le chef de la mission de paix de l'ONU, la MONUSCO, a entamé lundi à Beni sa première visite de terrain dans l'est du pays, consacrée à l'évaluation de la situation sécuritaire dans le Grand Nord.Après un briefing au quartier général de la force de la MONUSCO sur les menaces pesant sur les populations civiles, M. Swan a rencontré le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major Evariste Kakule Somo, pour discuter de la protection des civils face aux violences persistantes des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).« Cette protection exige une action coordonnée entre les autorités congolaises, les forces de sécurité nationale, la MONUSCO, les acteurs humanitaires et les communautés elles-mêmes », a souligné le chef de la mission de paix.(Extrait sonore : James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la RDC et chef de la MONUSCO; propos recueillis par la MONUSCO)
À l'occasion d'un Ciné-ONU consacré au film Muganga, celui qui soigne, ONU Info Genève vous propose un entretien avec Guy-Bernard Cadière, chirurgien belge et proche collaborateur du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix en 2018.Dans cet échange, il revient sur une rencontre déterminante — un véritable « coup de foudre » en amitié — et sur leur engagement commun auprès des survivantes de violences sexuelles à l'hôpital de Panzi, en République démocratique du Congo.Au-delà du geste médical, il évoque la notion de réparation dans toutes ses dimensions — psychologique, sociale et judiciaire — ainsi que le rôle des Nations Unies face à ces violences. (Interview : Professeur Guy-Bernard Cadière ; propos recueillis par Alexandre Carette, ONU Info Genève)
Entre le démantèlement de l'USAID, principal bailleur mondial, dont 83 % des programmes ont été supprimés par Donald Trump, et la baisse drastique des budgets dédiés en Europe, la solidarité internationale est en net recul. Les conséquences sont déjà concrètes pour les principaux bénéficiaires, notamment pour les femmes. Ce sont des programmes arrêtés, des associations qui stoppent leur activité et des millions de femmes qui ne bénéficieront plus de leurs services. De manière générale, les droits des femmes sont peu financés. En 2025, à peine 1,5 % des fonds humanitaires mondiaux étaient consacrés à la lutte contre les violences basées sur le genre. Pourtant, selon les Nations Unies, pour chaque dollar investi dans des programmes humanitaires incluant la dimension du genre, le retour sur investissement est de 8 dollars. Cette baisse des financements s'inscrit aussi dans un contexte global de montée des mouvements anti-droits et anti-genre. Les restrictions du droit à l'avortement aux États-Unis en sont un exemple criant, mais le backlash, le fameux retour de bâton, est planétaire. Pour la première fois, le texte final de la commission de la condition des femmes – le forum annuel mondial organisé dans le cadre des Nations Unies, consacré aux droits des femmes – n'a pas été adopté à l'unanimité et a été soumis au vote. Un symbole qui en dit long sur les tensions au sein de la communauté internationale. Des arcanes de l'ONU au terrain, comment s'organise la défense des droits des femmes ? Vers quels acteurs se tourner compte tenu de la baisse d'implication financière des États ? Avec : • Julie Gonnet, responsable du genre, de l'égalité et de l'inclusion à la division lien social de l'Agence française de développement • Lucie Daniel, responsable de plaidoyer et d'études pour l'association féministe et de soldarité internationale Equipop • Corine Moussa Vanié, présidente du conseil d'administration de l'association Akwaba Mousso, un centre intégré de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences, basé à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité. Dans ce 4ᵉ épisode, nous donnons la parole à Isabelle, professeur de FLE (français langue étrangère) sur la confusion des prénoms et des noms, et à Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel. Programmation musicale : ► Baai - Emmanuel Jal & Abdel Gadir Salim ► One Track Mind - Naïka
durée : 00:15:32 - Journal de 8 h - Le mandat du chef de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, s'achève au bout de six ans. Philippe Lazzarini demande, en partant, l'ouverture d'une enquête après la mort de plus de 390 employés pendant la guerre à Gaza. L'agence n'est plus que l'ombre d'elle-même.
durée : 00:15:32 - Journal de 8 h - Le mandat du chef de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, s'achève au bout de six ans. Philippe Lazzarini demande, en partant, l'ouverture d'une enquête après la mort de plus de 390 employés pendant la guerre à Gaza. L'agence n'est plus que l'ombre d'elle-même.