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Good afternoon, I'm _ with today's episode of EZ News. Tai-Ex opening The Tai-Ex opened up 135-points this morning from yesterday's close, at 47,767 on turnover of 10.4-billion N-T. The market lost ground on Tuesday as investors reacted to speculation (推測) that rising US Treasury yields (美國公債殖利率) and international crude oil prices could push America's central bank to hike interest rates as it seeks to battle inflation. Koo says America is showing "goodwill" over the late delivery of F-16Vs Defense Minister Wellington Koo says the United States is "showing goodwill (善意)" over the late delivery of F-16V Block 70 fighter jets and two sides are still in talks over the matter. The statement comes after the first two of the 66 F-16Vs Taiwan purchased departed from the U-S on August 17 and reportedly remain in Hawaii. According to Koo, the contract for the fighter jets did not include financial penalties (罰款) for late delivery - meaning Taiwan will not receive financial compensation (賠償). The Air Force spent 247.2-billion N-T between 2020 and 2026 to procure 66 new F-16V Block 70 jets from the U-S. The jets were originally scheduled to all be delivered to Taiwan by the end of this year. MOL to extend paid marriage leave to 14 days The Ministry of Labor will be extending paid marriage leave (有薪婚假) from eight to 14 days from tomorrow. According to the ministry's Department of Labor Standards and Equal Employment, the change was proposed through amendments to the Regulations of Leave-Taking of Workers and is has undergone a seven-day public notice period. The department says for the additional days - from the ninth to the 14th day employers are still required by law to pay wages (工資), and after making those payments, the employers can apply to the government for subsidies. The expanded leave will apply equally to Taiwanese and foreign nationals as long as they are covered by the Labor Standards Act. However, migrant domestic helpers and live-in caregivers are not be eligible because they are not covered by the Act. NKorea Rejects SKorean Findings on Mine Planting The sister of North Korean leader Kim Jong Un has rejected South Korean findings that North Korea likely planted the land mines (地雷) that injured three South Korean soldiers last week. She threatened to retaliate if the South fires at North Korean troops conducting border fortification work. The statement by Kim Yo Jong came after South Korea's military on Monday announced a preliminary assessment that the blasts were caused by North Korean mines following a joint inspection with the U.S.-led United Nations Command. South Korean Defense Minister told lawmakers Tuesday that North Korea's placement of the mines likely violated the armistice agreement (停戰協定) that ended fighting in the 1950-53 Korean War. DRC ebola cases surpass 8,000 The number of confirmed Ebola cases in the Democratic Republic of Congo has surpassed (超過) eight thousand for the first time, with nearly four thousand deaths recorded — almost half of them outside health facilities. Chris Ocamringa in Kinshasa says the Health Ministry's latest assessment shows the outbreak has reached seven provinces, with three of the worst-affected areas also engulfed by the war between M23 rebels (叛軍) and government forces. C*OUTRO That was the I.C.R.T. EZ News, I'm _. -- Hosting provided by SoundOn
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Ambassador Fred Gateretse-Ngoga spent 17 years at the African Union working on some of Africa's most difficult peace and security challenges. In this episode of The Long Form Podcast, recorded shortly before his departure from the AU Commission, Fred sits down with Sanny Ntayombya for a candid conversation about Burundi, Rwanda, eastern DRC and the future of peace in Africa. He discusses his controversial public criticism of discrimination against Burundi's Tutsi community, whether ethnic power-sharing created lasting stability, and what Rwanda, Burundi and the Democratic Republic of Congo misunderstand about each other. They debate whether wars can sometimes be resolved through military victory, the M23 and FDLR question, growing Afrophobia and xenophobia across Africa, and why conflicts continue to proliferate despite decades of African Union peacebuilding. Sponsors:ShieldTech Hub- https://www.shieldtechub.com Akagera Medicines- https://www.akageramedicines.com BasiGo Rwanda- https://www.basi-go.com/rwanda CanalBox-https://www.canalbox.rw Join our Patreon to enjoy ad-free viewing https://www.patreon.com/cw/TheLongFormPod or support us via our MTN Mobile Money Code 95462 or directly to our phone number: +250795462739Visit Sanny Ntayombya's Official Website: https://sannyntayombya.comProduced by LF Media
En RDC, le changement ou non de Constitution est au cœur d'une vive polémique entre le pouvoir et l'opposition, car une nouvelle loi fondamentale permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Aujourd'hui, sur RFI, le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, déclare que le peuple congolais va être bientôt consulté sur ce point. Pour ce faire, une nouvelle loi va passer en septembre afin de pouvoir organiser un référendum constitutionnel. De passage à Paris, le numéro deux de l'Assemblée congolaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les rebelles du M23 ne pourront pas participer en tant que composante politique au futur dialogue national, a déclaré le président Félix Tshisekedi. Mais à quoi va servir ce dialogue s'il ne peut pas ramener la paix au Congo ? Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu : Les rebelles du M23 ne sont pas une composante politique. C'est une composante militaire associée à un État étranger qui agresse le Congo. Il y a pour cela un cadre international issu des résolutions du Conseil de sécurité qui a été établi et qui a conduit à l'accord de Washington, mais aussi aux discussions qui se déroulent à Doha. Donc, on ne peut pas aller autour d'une table républicaine, Kalachnikov en main, pour l'utiliser comme moyen de chantage, parce que le dialogue, on le veut républicain. Est-ce que le premier but d'un dialogue politique, c'est tout de même pas de ramener la paix dans votre pays ? Oui, mais le débat est de savoir s'il est rationnel de tenir un dialogue républicain, un dialogue politique avec une Kalachnikov en main. C'est la question qui se pose. Il est exclu que l'on vienne s'asseoir armes en main à la table républicaine pour tenter de convertir une brutalité, une sauvagerie en une légitimité politique. Une autre composante politique est exclue du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, c'est le FCC de l'ancien président Joseph Kabila, lui-même condamné à mort il y a un an pour trahison. Mais le FCC, par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, réplique qu'il ne fait pas partie de la rébellion du M23 et qu'il n'a jamais pris les armes. Il faut faire la part des choses. Une chose est vraie, c'est que, parmi ces individus, il y a une grande partie qui s'affiche très clairement avec le Rwanda et la rébellion, en l'occurrence le chef du FCC lui-même, Joseph Kabila. Il est clair que, parce qu'il est dans cette posture, il ne pourra pas participer au dialogue républicain. Mais s'ils sont de ces personnes qui savent être capables de se désolidariser de cette pratique, de ce recours récurrent aux armes pour revendiquer ce qu'ils estiment être de droit, alors bien évidemment, ils peuvent être invités. Concernant la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila l'an dernier, une mesure de clémence peut-elle être envisagée au titre des gestes de décrispation que pourrait prendre le président ? Nous sommes en pleine découverte des fosses communes à Uvira et dans tous les territoires que le M23 avec Joseph Kabila ont fréquentés. Ce n'est pas dans ces conditions et comme cela que les choses vont être réglées. Ce n'est pas en se comportant ainsi que la paix va revenir au Congo. Donc, pas de mesure de clémence envisagée pour Joseph Kabila ? J'imagine que c'est l'une des insultes que nous ne devons plus continuer d'administrer à la mémoire de nos morts. Et les leaders du FCC qui sont en prison depuis l'an dernier : Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga et plusieurs autres. Ne serait-il pas temps de faire un geste à leur égard ? Je crois qu'un geste a été posé parce que j'ai appris qu'ils ont été placés devant le parquet qui les poursuit pour des faits que j'ignore, bien évidemment. C'est la meilleure des choses qu'un prévenu puisse avoir, celle de se présenter devant un juge qui va l'entendre. C'est de cette façon qu'il faut trouver une solution au problème. Au lendemain de l'adresse à la nation du président Félix Tshisekedi, l'opposition de la coalition C64 a dit qu'elle n'irait pas au dialogue national dans les conditions proposées par le pouvoir. Un compromis est-il possible ? Faut-il que je vous explique que le dialogue n'est pas une institution au Congo ? Il n'y a pas dans notre constitution une institution qui s'appelle dialogue. Si un dialogue est convoqué, il faut le situer dans les compétences du président de la République, agissant comme chef de l'État, parce qu'il est le garant du bon fonctionnement des institutions, mais aussi l'arbitre. C'est de cette façon qu'il appartient à lui seul, l'arbitre, de définir les conditions de déroulement d'un dialogue, et non à l'opposition, à ceux qui ont perdu les élections, de venir fixer leurs conditions. L'une des causes de la grande méfiance de l'opposition à l'égard de ce dialogue national, c'est la volonté de nombreux cadres de la majorité de changer la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Où en êtes-vous de ce projet ? Cette volonté qui peut être exprimée est un droit pour tout Congolais d'imaginer que son texte fondamental peut être changé. Changer la Constitution ou la modifier, c'est une fonctionnalité souveraine de tout peuple qui se gouverne. Il s'agira de voir si, au moment venu, cette décision sera prise. Il appartiendra au seul peuple congolais de décider s'il change sa constitution ou pas, comme cela s'est fait ici en France et ailleurs. Nous pensons que ce n'est pas pour cela que l'opposition tente de boycotter le dialogue. Vous savez pourquoi l'opposition tente de boycotter le dialogue ? Parce que le porte-parole de l'opposition, Jean-Marc Kabund, vous l'avez écouté – pas seulement lui, tous les leaders de l'opposition –, ont fait savoir que le dialogue avait pour finalité de partager le pouvoir et de leur permettre d'entrer dans les institutions. Le fait que le président Félix Tshisekedi ait fermé cette porte en disant que le dialogue n'avait pas pour rôle de remettre en question des institutions républicaines et démocratiquement élues les a refroidis. Comment pouvez-vous imaginer que des personnes qui sont allées aux élections, j'en connais qui ont concouru avec moi dans ma circonscription, qui n'ont pas atteint 1 000 voix, viennent prétendre qu'elles doivent accéder aux fonctions du gouvernement, tout simplement parce qu'elles ont parlé sur une chaîne de télévision, et cela au détriment de notre peuple ? Cette porte fermée a verrouillé le principal objectif que l'opposition suivait en réclamant le dialogue, l'entrée dans des institutions. À partir du moment où on leur dit qu'il n'est pas question de partager le pouvoir au dialogue, il n'y a plus d'intérêt pour l'opposition. Vous confirmez qu'il va y avoir changement de constitution par référendum ? Si notre peuple le décide ainsi parce qu'il en a le pouvoir, on va changer la Constitution. Ce qui permettra notamment à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat ? Mais si telle est la volonté de ce peuple qui est le seul souverain, comme la Constitution le prévoit, si c'est le peuple qui décide ainsi, vous et moi, qui sommes-nous pour l'en entraver ? Pour organiser ce référendum, il faut que le Parlement adopte la proposition de loi Ngondankoy. À quand l'adoption de cette proposition ? La loi a déjà été adoptée. Elle a été transmise au chef de l'État pour promulgation. Le chef de l'État, en vertu des pouvoirs et compétences qu'il tient de la Constitution, a souhaité avoir la compréhension ou l'avis de la Cour sur la conformité de la loi à la Constitution par rapport aux débats que cette loi avait soulevés. La Cour a déclaré que la loi est conforme à la Constitution, moyennant quelques réserves qui sont des observations d'interprétation et de compréhension, et la loi est retournée au Parlement pour uniformiser cela, afin que le Parlement puisse conformer la compréhension de certaines dispositions à l'interprétation que la Cour en a donnée. Voilà. À quel niveau se trouve la procédure ? Cela est intervenu pendant que le Parlement était en vacances. Il reprend le 15 septembre et donc les procédures vont continuer. L'adoption de la deuxième lecture, c'est donc pour le 15 septembre ? C'est pour la session de septembre. La session est de trois mois. Elle est essentiellement budgétaire. Et parce qu'il y a une loi qui a été retournée pour cette seconde lecture, elle est foncièrement une priorité. Nous allons nous y atteler. Ce sera dans la deuxième quinzaine de septembre ? Cela dépendra du calendrier du Parlement et des priorités qui vont être accordées à tout ce que nous avons comme charge pendant cette session. Le secrétaire général de l'UDPS, votre camarade Augustin Kabuya, vient de déclarer que « pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Paul Kagame le quitte d'abord ». Vous savez qu'il y a au Congo un président démocratiquement élu, c'est différent du Rwanda. Un président dont le mandat a été interrompu par cette barbarie diligentée par un État étranger, le Rwanda. Lorsque le secrétaire général dit cela, il n'interprète pas autrement la constitution de la République. Il veut tout simplement signifier que l'on n'éjecte pas le capitaine lorsque le bateau est attaqué. Si un compromis n'est pas trouvé sur ce dialogue national et si le pouvoir continue de vouloir changer la Constitution, l'opposition annonce une manifestation à Kinshasa le 15 septembre. Au vu de la répression brutale de la manifestation du 12 juin – il y a eu plusieurs blessés, l'ONU parle même d'un mort –, ne craignez-vous pas de nouvelles violences ? D'abord, tout cela est faux. Je ne sais pas de quelle ONU vous parlez. Qui parle de morts ? Il y a des personnes qui se sont organisées parce qu'elles ne représentent plus rien dans un pays où, de plus en plus, le peuple croit en son chef qui réalise des choses extraordinaires : écoles, routes, universités, électricité, eau, et ce dont le peuple a besoin. Dans ce contexte, une opposition dont la voix ne porte plus n'avait besoin que de monter de tels scénarios pour tenter de s'attirer l'intérêt ou l'attention de l'étranger. Il n'y a jamais eu de répression brutale d'une manifestation en RDC sous le président Félix Tshisekedi, et nous avons rassuré l'opposition : la liberté de manifester dans un État démocratique comme le Congo est absolument garantie. Donc l'opposition va se mobiliser pour marcher. Il arrivera notre tour à nous de mobiliser pour soutenir les politiques publiques menées par le président de la République. C'est cela la démocratie. L'opposition n'est pas interdite de manifester. En 2016, quand le président Joseph Kabila a décidé de rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat, l'opposition – dont vous-même, Monsieur Tshilumbayi Musawu, l'Église catholique aussi… – est descendue massivement dans la rue, Il y a eu plusieurs dizaines de morts et finalement le pouvoir de l'époque a reculé. Ne craignez-vous pas que le même scénario se reproduise ? Il faut faire la différence. Nous sommes en 2016, fin de mandat. Il y a un président qui n'a pas organisé les élections, qui ne justifie cela par rien. Il n'y a pas de guerre au pays, il n'y a rien qui empêche qu'il organise les élections. Il décide de ne pas les organiser, de rester au pouvoir. C'est différent d'un président élu démocratiquement en plein mandat électif démocratique. Ceux qui ont perdu les élections choisissent soit de prendre les armes pour l'empêcher de gouverner, soit de faire du bruit pour s'inviter dans la gouvernance par ce qu'ils appellent le partage du pouvoir. C'est différent. Deuxième chose, lorsque le président Joseph Kabila dit qu'il change la Constitution, il fait des subterfuges autour de la loi électorale pour procéder à un changement subtil. La Constitution ne fait nullement allusion au peuple souverain qui en a le pouvoir. Je vous ai rappelé, le président de la République l'a dit à maintes reprises, qu'une telle hypothèse ne peut être envisagée que si le seul peuple congolais est consulté par référendum. Il n'y a pas de comparaison – ou tout simplement la comparaison s'arrête là – lorsqu'il faut parler des manœuvres du président Kabila et de ce qui se fait aujourd'hui. À lire aussiRDC: le Front commun pour le Congo «campe sur ces exigences» et «exige des mesures de décrispation» du chef de l'État
Au sommaire : dans la nuit du 28 au 29 août, des soldats mutins ont attaqué plusieurs sites stratégiques à Niamey dans une tentative de renverser le régime du général Tiani. La mutinerie a finalement été maîtrisée mais cette crise pourrait-elle fragiliser durablement le pouvoir nigérien ? En RDC, le président Félix Tshisekedi a lancé un dialogue national inclusif destiné à renforcer la paix et la cohésion nationale, avec des consultations organisées dans les 26 provinces avant des assises nationales à Kinshasa. Mais l'exclusion des groupes armés comme le M23 fait déjà débat. Dans ces conditions, ce dialogue peut-il réellement réussir et contribuer à une paix durable ? Enfin 21 pays se sont réunis cette semaine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Une nouvelle occasion pour la Chine de cultiver ses réseaux d'influence dans un contexte de vives tensions internationales. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabè et chroniqueur RFI Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo
C'est la lune de miel entre la République démocratique du Congo et Israël. Après la visite cette semaine de Félix Tshisekedi dans l'État hébreu, la RDC annonce qu'elle va déplacer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, tandis que l'ouverture d'une ambassade israélienne à Kinshasa est à l'étude. Que cherche le président Tshisekedi en se rapprochant d'Israël ? Jason Stearns, directeur de recherches à l'institut Ebuteli et professeur à l'université Simon Fraser à Vancouver, au Canada, répond aux questions de RFI. RFI : Israël n'est pas toujours bien vu en Afrique. On le voit notamment à l'Union africaine. Pourquoi la RDC fait-elle exception ? Jason Stearns : Tout d'abord, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui se passait. En lisant de très près le communiqué de presse, ils sont en consultation pour ouvrir des ambassades. Donc, je pense, il n'y a aucun calendrier qui est annoncé. Cela est exprimé d'une façon assez prudente. Par ailleurs, ce n'est pas totalement nouveau. Il y a trois ans, un accord a été annoncé entre entre Félix Tshisekedi et Benyamin Netanyahu, presque identique. Or, jusque-là, rien n'a été fait dans ce sens. Donc, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui s'est passé aujourd'hui. Mais vous avez raison, c'est rare, surtout de déménager son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Je pense qu'il y a seulement dix autres pays qui l'ont fait dans le monde et c'est surtout rare pour l'Afrique. Tshisekedi est parmi les seuls dirigeants africains aussi proches d'Israël. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, ça renforce l'alliance de la RDC avec son allié primaire qui est Washington et Donald Trump, et ça l'aide à se présenter de cette façon auprès des Républicains. Deuxièmement, je pense que, surtout aujourd'hui, la RDC est sous pression militaire de la part du Rwanda, du M23. Et on connaît les capacités d'Israël en cette matière. Donc, je pense que c'est aussi une façon pour Félix Tshisekedi de nouer de nouvelles relations avec une puissance militaire. Félix Tshisekedi n'a pas caché que dans ces discussions avec Benyamin Netanyahu, ils avaient parlé sécurité et questions militaires. Est-ce qu'Israël a déjà fourni une assistance militaire à la RDC et, si oui, est-ce qu'elle va l'augmenter ? Je ne sais pas. Il y a eu plusieurs discussions entre une délégation congolaise et ses interlocuteurs israéliens cette semaine. Je suis sûr que parmi ces discussions figurait justement cette question de soutien militaire. Il y a un soutien en termes de renseignement, en termes de drones. C'est surtout ça que, je pense, que les Congolais cherchent. Par le passé, ce n'était pas très transparent ce qu'il se passait en RDC à ce niveau. Il y a eu beaucoup de rapports, mais pas souvent confirmés, d'un soutien - surtout à l'époque de Joseph Kabila, à la garde présidentielle de Kabila - à une sécurité rapprochée pour Kabila et Tshisekedi. Et donc, il est sûr qu'il y avait un soutien militaire pas très clair par le passé. Mais il est clair qu'ils cherchent davantage d'implication. Félix Tshisekedi est très soucieux de sa sécurité personnelle. Est-ce qu'Israël peut lui offrir une protection ? Je pense que c'est parmi leurs spécialités. Surtout sur le renseignement en termes de protection personnelle, avec des professionnels qui ne sont pas vus d'un mauvais œil par les Congolais. Il faut dire que Tshisekedi a un problème au sein de sa propre population. Il est difficile d'avoir toujours confiance. Il a mis sous arrêt des dizaines de généraux, des centaines d'officiers supérieurs pour des soupçons de trahison, de corruption. Et donc, c'est dans ce contexte que ça peut valoir la peine de chercher un soutien extérieur comme Israël. Et est-ce qu'Israël peut fournir aussi des garanties en termes de cybersécurité ? Oui, je pense que c'est parmi leurs spécialités. Et Tshisekedi a vraiment déplacé le centre de pouvoir sécuritaire vers son agence de cybersécurité à Kinshasa, qui est devenue notoirement connue pour arrêter, pour rechercher, pour faire des investigations. Et c'est surtout cette agence-là, je pense, qui pourrait être renforcée par une aide israélienne en la matière. Est-ce qu'il y a des agents de sécurité israéliens aujourd'hui à la présidence congolaise à Kinshasa ? À l'époque de Kabila, ils étaient là. Actuellement, je ne pourrais pas le confirmer, mais ça ne m'étonnerait pas. Est-ce que cette proximité entre Kinshasa et Jérusalem fait grincer quelques dents dans la classe politique congolaise ? Je pense que, pour l'instant, Tshisekedi a deux grands combats qu'il est en train de mener. Il a le combat militaire contre le M23 et ses alliés rwandais à l'est, et un combat politique à Kinshasa par rapport à son propre avenir. Il y a les élections de 2028. Il a promis un dialogue national. Il y a une grande pression de la part de sa propre coalition pour changer la Constitution, pour qu'il puisse briguer un troisième mandat. Et donc, je pense que, dans ce contexte-là, ça vaut la peine d'avoir des alliés. Surtout l'allié américain qui est son soutien primaire dans ces deux combats-là, je pense. Et c'est dans ce contexte-là, je pense, qu'il faut également voir Israël. Le grand paradoxe, c'est que le Rwanda est également très proche d'Israël. Comment peut-on expliquer que les autorités israéliennes soient à la fois amies avec le Rwanda et la RDC, alors que ces deux pays sont quasiment en guerre ? Je pense que pour Israël, il n'y a pas de contradiction. Israël cherche à étendre son influence en Afrique en général. On le voit très clairement dans la Corne de l'Afrique. Pour eux, il n'y a pas de contradiction. Ils ont des relations étroites avec le Rwanda d'ailleurs depuis très longtemps. Avec la RDC aussi, depuis très longtemps. Donc pour eux, il s'agit seulement de pouvoir trouver des alliés là où ils peuvent. Surtout dans ce contexte mondial où il n'y a pas beaucoup de pays très favorables à Israël. Pour la RDC, je pense que c'est justement cette alliance entre le Rwanda et Israël qui pousse aussi Tshisekedi à chercher un soutien à Tel-Aviv. C'est d'ailleurs parmi les questions que je me pose : est-ce que durant les entretiens avec Netanyahu et son équipe cette semaine, Tshisekedi a justement demandé qu'il y ait peut-être une diminution des relations et du soutien entre Israël et Kigali ? Je ne sais pas... Mais je pense que cela figure certainement parmi les questions que les dirigeants congolais se posent. On peut imaginer donc que Félix Tshisekedi promette de bouger l'ambassade à Jérusalem ou d'accueillir une ambassade d'Israël à Kinshasa, à condition qu'Israël prenne ses distances par rapport au Rwanda ? Je pense que si les Congolais ont été malins dans les discussions, ça a dû figurer, je pense, parmi les leviers. Il faut dire que le Rwanda, surtout du point de vue sécuritaire, devient un peu isolé. Il est sous sanctions américaines. Toute leur armée est sous sanctions américaines. Il y a des milliers de soldats déployés à l'est de la RDC. Il faut ravitailler ces soldats. Il faut acheter du matériel militaire pour ces soldats. Il est difficile actuellement de le faire parce que toute transaction en dollars est interdite. C'est très difficile pour le Rwanda de trouver une banque internationale qui pourrait faciliter une quelconque transaction pour leur armée. Donc, je pense que, pour Kinshasa, ça vaut la peine d'essayer d'isoler davantage Kigali. Et c'était sans doute le premier objectif du voyage de Félix Tshisekedi en Israël ? C'était parmi les objectifs, je pense. Le premier objectif, pour moi, c'était de renforcer une alliance avec Washington à travers Israël. À lire aussiLa RDC annonce le transfert de son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem
« Un dialogue national oui, mais avec tout le monde et à l'extérieur de la RDC ». Voilà en substance la position du Front commun pour le Congo (FCC) de l'ancien président Joseph Kabila, qui vit en exil depuis qu'il a été condamné à mort pour trahison à Kinshasa il y a un an. Jeudi dernier, dans une adresse à la nation, le président Tshisekedi a proposé un dialogue national ouvert à l'opposition, mais à l'exclusion des rebelles du M23 et de « ceux qui agissent au service du Rwanda ». De passage à Paris, Marie-Ange Mushobekwa, porte-parole du FCC, est l'invitée de RFI. RFI : Dans son adresse à la Nation du 27 août, Félix Tshisekedi a dit que seraient exclus de ce dialogue national ceux qui agissent au service d'une puissance étrangère, en l'occurrence le Rwanda. Et visiblement, il pensait très fort à Joseph Kabila, non ? Marie-Ange Mushobekwa : Non, il ne l'a pas cité. Il a parlé de l'AFC/M23. Il vous souviendra que le président Joseph Kabila avait dit clairement qu'il n'a jamais fait partie du M23 et que, s'il en faisait partie, la situation serait différente sur le terrain, étant donné qu'il a dirigé la République démocratique du Congo pendant 18 ans, militaire de son état. Il l'a dit et répété plusieurs fois : il ne fait pas partie du M23 et il n'a pas pris les armes contre la République. Et dernièrement, à travers un communiqué, son cabinet a réitéré sa position. Donc, je pense que vous faites une mauvaise analyse. Le président Tshisekedi, en tout cas dans son discours, n'a pas cité le nom du président Joseph Kabila. Il a parlé de l'AFC/M23 dont le président Kabila ne fait pas partie et je continue à l'affirmer jusqu'aujourd'hui. L'une des raisons de l'échec des rebelles du M23 à poursuivre leur offensive vers Kinshasa, c'est le soutien des États-Unis à Félix Tshisekedi. On l'a vu en janvier dernier lors du retrait de l'armée rwandaise et des rebelles du M23 de la ville d'Uvira au Sud-Kivu. Est-ce que vous n'avez pas intérêt, au niveau du FCC, à en tirer les conséquences stratégiques que le M23 n'arrivera jamais à renverser le régime de Félix Tshisekedi tant que Donald Trump sera à la Maison-Blanche ? Mais quel rapport entre le FCC et l'AFC/M23 ? Il n'y a pas de rapport. Quelles conséquences devons-nous en tirer ? Il n'y a aucun lien entre le FCC et l'AFC/M23. Et il n'y a aucune conséquence que nous devrions retirer de cette situation. Nous, nous menons un combat politique, démocratique et républicain. Nous résidons à Kinshasa, même si certains de nos camarades, Aubin Minaku, Emmanuel Shadary, Dunia Kilanga et autres sont détenus illégalement. Vous-même, vous résidez à Kinshasa. Moi-même, je réside à Kinshasa et je souligne que, le 21 décembre 2025, mes enfants ont été séquestrés, torturés dans la parcelle d'un directeur de l'ANR parce que c'étaient les enfants de Marie-Ange Mushobekwa, ils avaient 18 et 17 ans. Le pouvoir a organisé un procès inique où on a condamné les policiers qui ont reçu l'ordre du directeur de l'ANR de torturer mes enfants. Mais lui, il a été acquitté. Mais j'ai décidé de rester à Kinshasa, aux côtés de plusieurs camarades du FCC qui ont décidé de poursuivre la lutte à Kinshasa. Le FCC est une plateforme politique, républicaine et démocratique. Nous n'avons aucun lien avec l'AFC et le M23. Pour l'instant, la coalition C64, dans laquelle se trouvent notamment Moïse Katumbi et Martin Fayulu, ne veut pas aller au dialogue national que Felix Tshisekedi a proposé jeudi dernier. Mais si jamais des accommodements sont trouvés, si jamais cette opposition accepte de s'asseoir avec le pouvoir, est-ce que vous, le FCC, vous ne risquez pas de vous retrouver très isolé ? Je doute fort que la coalition C64 irait participer à ce dialogue parce qu'elle s'est exprimée clairement, qu'elle n'ira pas. Nous, FCC, nous n'irons pas. Même si les autres décidaient d'y aller sans nous, nous resterons campés sur nos exigences. Nous exigeons que le président Felix Tshisekedi prenne des mesures de décrispation politique, comme il l'a promis. Nous exigeons une médiation neutre et indépendante avec l'appui de l'Union africaine ou de l'ONU. Nous exigeons un dialogue inclusif qui accepte que toutes les parties au conflit puissent s'exprimer. Ce dialogue doit se tenir dans un pays tiers. Il ne peut pas se tenir en République démocratique du Congo pour des raisons de sécurité. Toutes les personnalités politiques qui sont en exil ne pourront participer au dialogue que si celui-ci se tient dans un pays étranger. Et pour nous, le FCC, le mandat du président Felix Tshisekedi prend fin le 31 décembre 2028. Il devra organiser les élections et passer la main à son successeur qui sera choisi par le peuple congolais. S'il tente par la force de changer la Constitution, de s'octroyer un troisième mandat, le FCC a déjà dit clairement qu'il participera, aux côtés des groupes laïcs catholiques, à toutes les manifestations pacifiques, mains nues qui vont empêcher l'Union sacrée et le régime en place de changer la Constitution. À lire aussiRDC : que doit-on attendre de ce nouveau dialogue national inclusif ?
Makala hii imeangazia kujiuzulu kwa makamu wa rais wa Tanzania Emmanuel Nchimbi, huku bunge limemwidhinisha Deogracias Ndejembi kuwa makamu mpya wa rais, na huko DRC rais Felix Tshisekedi amezindua mazungumzo ya kitaifa ambayo yatadumu kwenye majimbo 26 kabla ya kukamilishwa mjini Kinshasa, akiwatenga waasi wa M23, siasa za Kenya, Sudan na wanajihadi wa Nigeria wanavyojikusanyia fedha, pia mzozo wa mlango bahari wa Hormuz kati ya Marekani na Iran
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« Dialogue national : Félix Tshisekedi prône "un sursaut national" sans partage du pouvoir », titre Le Potentiel. Le journal congolais estime que le président « s'est adressé au peuple dans un discours d'une grande lucidité politique ». « Face à l'amplification des crises sécuritaires à l'Est et à la fragilité de la cohésion nationale, poursuit Le Potentiel, le chef de l'État a appelé à un rassemblement patriotique pour traiter les causes profondes des instabilités du pays ». « Tshisekedi fixe le cadre d'un dialogue de trois mois et en exclut l'AFC/M23 », annonce de son côté Actualité.cd. Le journal en ligne précise que « le processus de dialogue national débutera par des consultations dans les 26 provinces avant des assises à Kinshasa, tout en excluant de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes ». Quant au site d'information congolais Beto, il remarque que Félix Tshisekedi « a fait de l'ancrage territorial la marque du dialogue » qu'il a lancé hier. Qui participera à ce dialogue national ? C'est Actualité.cd qui détaille cet aspect du processus. « Ce dialogue doit associer majorité et opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que des représentants des milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques », a annoncé le chef de l'État. Et cela doit en principe se faire région par région. « Dans chaque province, explique Actualité.cd, des forums préliminaires devront examiner les causes de l'insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités, les obstacles au développement et les réformes jugées nécessaires ». Le programme s'annonce chargé. Et le pari n'est pas gagné d'avance si l'on en croit le journal en ligne Beto qui émet cette réserve : « En proposant de traiter les causes structurelles des crises sans céder au chantage classique du partage du gâteau politique, Félix Tshisekedi tente de poser les bases d'un contrat républicain renouvelé. Mais la grande question demeure : la classe politique congolaise, historiquement façonnée par la quête des positions d'influence, est-elle prête à s'engager dans un dialogue dont l'unique gain serait l'intérêt général ? » « Une génération entière décimée » Reste l'épineuse question de la situation dans l'est de la RDC. Il faut dire, remarque Le Potentiel, que dans « son allocution aux accents d'examen de conscience collective, le président congolais a livré un diagnostic sans complaisance des échecs accumulés au cours des soixante-six années d'indépendance de la RDC. Il a notamment pointé du doigt les insuffisances des anciens processus de paix, trop souvent réduits à de simples arrangements (…). Évoquant trois décennies d'agressions et d'insécurité à l'Est, il a martelé : "ce n'est plus une crise passagère, c'est une génération entière qui est décimée" ». Une chose est sûre, en tout cas, l'AFC/M23 ne participera pas à ce dialogue national. « Tous ceux qui ont pris les armes contre l'ordre constitutionnel établi en RDC ne participeront pas à ces assises », a prévenu Félix Tshisekedi. Hormis cette exception, remarque Radio Okapi, le chef de l'État, annonce que « nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion ». Concernant le conflit dans l'est de la RDC, rappelle Actualité.cd, « le gouvernement congolais et l'AFC/M23 sont déjà engagés dans des discussions à Doha, sous médiation du Qatar. Et Félix Tshisekedi a rappelé hier que ce processus restait le cadre destiné à traiter avec l'AFC/M23, des questions liées notamment à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement ».
« Dialogue national : Félix Tshisekedi prône "un sursaut national" sans partage du pouvoir », titre Le Potentiel. Le journal congolais estime que le président « s'est adressé au peuple dans un discours d'une grande lucidité politique ». « Face à l'amplification des crises sécuritaires à l'Est et à la fragilité de la cohésion nationale, poursuit Le Potentiel, le chef de l'État a appelé à un rassemblement patriotique pour traiter les causes profondes des instabilités du pays ». « Tshisekedi fixe le cadre d'un dialogue de trois mois et en exclut l'AFC/M23 », annonce de son côté Actualité.cd. Le journal en ligne précise que « le processus de dialogue national débutera par des consultations dans les 26 provinces avant des assises à Kinshasa, tout en excluant de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes ». Quant au site d'information congolais Beto, il remarque que Félix Tshisekedi « a fait de l'ancrage territorial la marque du dialogue » qu'il a lancé hier. Qui participera à ce dialogue national ? C'est Actualité.cd qui détaille cet aspect du processus. « Ce dialogue doit associer majorité et opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que des représentants des milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques », a annoncé le chef de l'État. Et cela doit en principe se faire région par région. « Dans chaque province, explique Actualité.cd, des forums préliminaires devront examiner les causes de l'insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités, les obstacles au développement et les réformes jugées nécessaires ». Le programme s'annonce chargé. Et le pari n'est pas gagné d'avance si l'on en croit le journal en ligne Beto qui émet cette réserve : « En proposant de traiter les causes structurelles des crises sans céder au chantage classique du partage du gâteau politique, Félix Tshisekedi tente de poser les bases d'un contrat républicain renouvelé. Mais la grande question demeure : la classe politique congolaise, historiquement façonnée par la quête des positions d'influence, est-elle prête à s'engager dans un dialogue dont l'unique gain serait l'intérêt général ? » « Une génération entière décimée » Reste l'épineuse question de la situation dans l'est de la RDC. Il faut dire, remarque Le Potentiel, que dans « son allocution aux accents d'examen de conscience collective, le président congolais a livré un diagnostic sans complaisance des échecs accumulés au cours des soixante-six années d'indépendance de la RDC. Il a notamment pointé du doigt les insuffisances des anciens processus de paix, trop souvent réduits à de simples arrangements (…). Évoquant trois décennies d'agressions et d'insécurité à l'Est, il a martelé : "ce n'est plus une crise passagère, c'est une génération entière qui est décimée" ». Une chose est sûre, en tout cas, l'AFC/M23 ne participera pas à ce dialogue national. « Tous ceux qui ont pris les armes contre l'ordre constitutionnel établi en RDC ne participeront pas à ces assises », a prévenu Félix Tshisekedi. Hormis cette exception, remarque Radio Okapi, le chef de l'État, annonce que « nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion ». Concernant le conflit dans l'est de la RDC, rappelle Actualité.cd, « le gouvernement congolais et l'AFC/M23 sont déjà engagés dans des discussions à Doha, sous médiation du Qatar. Et Félix Tshisekedi a rappelé hier que ce processus restait le cadre destiné à traiter avec l'AFC/M23, des questions liées notamment à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement ».
En RD Congo, le gouvernement congolais a annoncé la suspension des activités académiques dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23, dans l'est du pays. Une mesure prise à quelques jours de la rentrée scolaire, et qui suscite de nombreuses réactions.
Ujumbe wa kwanza wa aina yake umetumwa mashariki mwa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, kufuatilia utekelezaji wa usitishaji mapigano kati ya jeshi la serikali na kundi la waasi la M23, linaloungwa mkono na Rwanda.
De regering in Congo en M23-rebellen zijn het eens geworden over een stappenplan voor vredesonderhandelingen. Wat betekent dat en kan het op termijn een duurzame oplossing bieden voor Congo. We vragen het journalist en Congo-kenner Elien Spillebeen. (10:12) IJsland bij de EU? IJslanders mogen het dit weekend zeggen: willen ze wel of niet bij de EU? Eerdere pogingen liepen stuk, maar nu Rusland en de Verenigde Staten hun pijlen hebben gericht op het Arctisch gebied, zijn de kaarten anders geschud. Wat betekent dit voor IJsland en de EU? Daarover correspondent Olaf Koens. Presentatie: Laila Frank
Radio Vaticana con Voi indossa la veste estiva e si conferma nel palinsesto di agosto, con gli ascoltatori sempre protagonisti! Intervieni in diretta tramite WhatsApp al numero 335 12 43 722 Puntata condotta da Francesco De Remigis Con Marco Guerra, le principali notizie del radiogiornale: particolare attenzione alla situazione in Ucraina, di cui oggi ricorre il 35° anniversario del ripristino dell'indipendenza. Come ogni lunedì, le parole Leone XIV: nel dopo Angelus domenicale, il Santo Padre ha fatto riferimento alla drammatica diffusione del virus che finora ha provocato oltre 2.500 morti nella Repubblica democratica del Congo, assicurando inoltre le sue preghiere per le vittime del crollo della miniera nella Repubblica Centrafricana, ricordando poi l'anniversario del terremoto che il 24 agosto di dieci anni fa colpì il centro Italia: “Fede e solidarietà continuino a sostenere l'opera di ricostruzione”, l'appello del Pontefice. Il ricordo di Monsignor Gianpiero Palmieri, vescovo di Ascoli Piceno. nel decimo anniversario del sisma che ebbe l'epicentro tra i comuni di Accumoli (Rieti) e Arquata del Tronto (Ascoli Piceno), al microfono di Francesca Sabatinelli. La consueta finestra culturale con Gabriele Nicolò dell'Osservatore Romano e le sue "Spigolature" oggi dedicate al drammaturgo russo Anton Cechov e all'attenzione per la cura dell'ambiente nelle sue opere. Breve affaccio sui quotidiani italiani e poi gli approfondimenti dedicati oggi alla Repubblica Centrafricana e ai suoi siti minerari e alla Repubblica Democratica del Congo dove è stata annunciata una roadmap per proseguire i negoziati di pace con il gruppo armato M23. Gli ospiti in diretta: - Matteo Giusti, africanista - Giovanni Putoto, Responsabile Programmazione e Ricerca operativa CUAMM Tecnico del suono / regia: Damiano Caprio
The 365 Days of Astronomy, the daily podcast of the International Year of Astronomy 2009
Hosted by Chris Beckett & Shane Ludtke, two amateur astronomers in Saskatchewan who enjoy teaching astronomy classes and showing the public views through their telescopes. actualastronomy@gmail.com On Episode 547 of Actual Astronomy, hosts Chris and Shane guide listeners through observing an array of August Messier objects across the constellations Ophiuchus, Scorpius, and Sagittarius. The show details viewing techniques for globular and open clusters—highlighting targets like the egg-shaped globular M19, the historical Ptolemy's Cluster (M7), and the beginner-friendly M23. Additionally, they explore iconic Milky Way nebulae, including the active star-forming Lagoon Nebula (M8) and the nearby Trifid Nebula (M20) with its distinctive three-lobed dark dust lanes. 1. M10 & M12 (Globular Clusters in Ophiuchus) - Binoculars: Sweeping through central Ophiuchus reveals these two bright globulars in the same binocular field. They appear as soft, distinct bluishgray spheres. - Telescope: In an 8-inch telescope, M12 resolves well into individual stars across its core, while M10 appears somewhat more tightly packed, brighter toward the center, and slightly fuzzier at the edges. - Compare the two side-by-side: Despite being located near each other in our sky, M12 has lost a significant portion of its lower-mass stars due to repeated passages through the Milky Way's dense galactic disk. 2. M107 (Globular Cluster in Ophiuchus) - Binoculars: A challenging target for binoculars; requires dark skies and averted vision to spot as a minute, faint smudge. - Telescope: Small-to-medium telescopes reveal a delicate, somewhat un-concentrated patch of light with a loose core. - M107 contains noticeable dark dust lanes or obscuring regions, which is relatively rare for a globular cluster, giving it a unique visual texture in medium-to-large scopes. 3. M9 (Globular Cluster in Ophiuchus) - Binoculars: Similar in scale to M107, though slightly brighter and easier to catch in 10x50s on a clear night. - Telescope: Small scopes show a bright, unresolved central nucleus surrounded by a faint, grainy halo. - M9 is located remarkably close to the Galactic Centre—only about 5,500 light-years away from it. It lies near dark nebulae like Barnard 64, making the surrounding starfield visually compelling. 4. M19 & M62 (Globular Clusters in Ophiuchus) - Binoculars: Separated by about 4 degrees, both fit easily into a standard binocular field of view south of M10/M12. They look like round, soft patches brightening toward their centers, with M19 appearing noticeably brighter. - Telescope: Smaller telescopes show compact, fuzzy disks. Moderate magnification begins resolving outer stars on both. - M19 is famous for being one of the most distinctly oblate (egg-shaped) globular clusters known, likely due to tidal forces from its proximity to the galactic core. - M62 has an asymmetric core, heavily deformed by galactic tidal forces, and hosts a rich population of millisecond pulsars. 5. M6 (The Butterfly Cluster) & M7 (Ptolemy's Cluster) Scorpius - Naked Eye: Both are bright and obvious to the naked eye under dark skies near the "stinger" of Scorpius. - Binoculars: Binoculars provide the absolute best view. Both clusters fit together in a wide 10x50 field. M7 is larger and brighter; M6 displays a striking butterfly-like star arrangement. - M7 is one of the oldest recorded deep-sky objects, noted by Ptolemy in 130 AD. - The orange giant star BM Scorpii, which sits on the wing of the "Butterfly" in M6 and adds a nice pop of stellar color contrast. 6. M8 (The Lagoon Nebula) Sagittarius - Naked Eye: Appears as a distinct, hazy patch in the Milky Way band above Scorpius. - Binoculars: Shows as a huge, glowing oval patch—larger than the full Moon—with several bright stars embedded within it. - Telescope / Filters: A UHC or O-III filter enhances the dark dust lane ("the lagoon") bisecting the bright nebulosity. - M8 is an active star-forming region containing Bok globules (collapsing clouds of protostellar gas) and the famous "Hourglass Nebula" region at its core. 7. M20 (The Trifid Nebula) Sagittarius - Binoculars: Located just 1.4 degrees northwest of M8. Appears as a faint, ghostly glow surrounding a central triple/multiple star system. - Telescope: Medium scopes under dark skies reveal the dark dust lanes splitting the bright emission portion into three distinct lobes. - M20 is a rare "triple threat" nebula containing an emission nebula (red in photos), a reflection nebula (blue in photos), and a dark dust lane network (Barnard 85) that gives it its name. 8. M21 (Open Cluster) Sagittarius - Binoculars: Situated right next to M20. Appears as a small, compact, bright knot of stars. - Telescope: Low-power views easily resolve 20–30 stars packed tightly together. - The "Trifid Trio": In wide-field eyepieces or binoculars, you can view M8, M20, and M21 all in a single field of view, offering one of the most spectacular Milky Way vistas available to visual observers. 9. M23 (Open Cluster) Sagittarius - Telescope: Low magnification is key. Small telescopes easily resolve over 80–100 stars spread across a wide field in subtle arc-like patterns. - M23 sits against a rich background Milky Way star field, making low-power wide-field views ideal. It is an excellent target for beginners practicing star-hopping in northern late-summer skies. We've added a new way to donate to 365 Days of Astronomy to support editing, hosting, and production costs. Just visit: https://www.patreon.com/365DaysOfAstronomy and donate as much as you can! Share the podcast with your friends and send the Patreon link to them too! Every bit helps! Thank you! ------------------------------------ Do go visit http://www.redbubble.com/people/CosmoQuestX/shop for cool Astronomy Cast and CosmoQuest t-shirts, coffee mugs and other awesomeness! http://cosmoquest.org/Donate This show is made possible through your donations. Thank you! (Haven't donated? It's not too late! 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En République démocratique du Congo, le dialogue national promis par Félix Tshisekedi reste encore sans cadre précis. Le chef de l'État assure qu'il sera différent des précédents et qu'il permettra de renforcer la cohésion nationale. Mais plusieurs questions demeurent : qui pourra y participer, qui en fixera les règles et quels sujets seront mis sur la table ? L'opposant Martin Fayulu réclame notamment la participation de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, chef de l'AFC/M23, tandis que le pouvoir exclut de dialoguer avec ceux qu'il considère comme liés au Rwanda. Martin Fayulu appelle également à une mobilisation nationale le 15 septembre. Il répond aux questions de Patient Ligodi. RFI: Félix Tshisekedi promet un dialogue différent de tous les dialogues qu'a connus ce pays pour vous. En quoi doit-il justement être différent, ce dialogue ? Martin Fayulu : Pour nous, le dialogue doit être un dialogue sincère, un dialogue qui aborde toutes les questions qui concernent le Congo. Un dialogue qui aborde les causes profondes de la crise congolaise, les causes internes lointaines et récentes, les causes externes lointaines et récentes, afin de trouver des solutions pour mettre le pays sur les rails. Ce que vous évoquez là, c'est un tout petit peu le synonyme de la Conférence nationale souveraine organisée au Zaïre en 1990. Vous pouvez le comprendre comme ça, mais pas avec la durée de la Conférence nationale souveraine, pas avec 2850 participants. C'est une réunion, un dialogue qui doit être court dans le temps. Ce dialogue ne peut pas durer plus de trois semaines, ou en tout cas pas plus d'un mois. Il faut un format réduit avec nos pères spirituels, les leaders religieux comme médiateurs, mais un dialogue qui a un seul objectif, c'est-à-dire comment sortir le Congo du trou dans lequel il est mis aujourd'hui. Le gouvernement avait annoncé qu'une ordonnance présidentielle fixerait les modalités de ces dialogues. Acceptez-vous sur le principe que Félix Tshisekedi fixe par ordonnance le cadre d'un dialogue auquel il est lui-même partie prenante ? Non, ce n'est pas à Félix Tshisekedi de fixer le cadre ou de fixer les matières à traiter. Nous, nous savons ce que nous devons aborder, toutes les questions concernant le pays. Mais c'est à lui de voir avec les évêques et les pasteurs comment on convoque cette réunion. C'est à lui de voir, c'est aux évêques. Nous, nous pensons que depuis le 17 juillet dernier, les évêques et les pasteurs ont reçu le « GO » pour l'organisation de ce dialogue national inclusif. C'est-à-dire que vous n'attendez pas une ordonnance ? On n'attend pas forcément une ordonnance, mais on attend que le dialogue soit convoqué le plus rapidement possible. Le dialogue est évoqué depuis plusieurs mois. Le 17 juillet, vous venez de les rappeler. Félix Tshisekedi en a accepté le principe. Une ordonnance est annoncée, mais elle n'est toujours pas publiée. Maintenant, le président annonce une prochaine adresse à la nation pour préciser les contours justement du dialogue. N'avez-vous pas le sentiment d'être entraîné dans une succession d'annonces pendant que le temps passe ? Nous pensons que Félix Tshisekedi est en train de vouloir gagner du temps, mais il doit savoir qu'il y a une échéance. L'échéance, c'est 2028. En décembre 2028, qu'il le veuille ou pas. Qu'il y ait organisation de dialogue ou pas, qu'il y ait élection ou pas, Félix doit partir. Nous l'avons dit, qu'il n'y a pas de troisième mandat possible pour Monsieur Tshisekedi et pour quiconque. En 2028, que Tshisekedi le veuille ou pas, il doit partir. Donc, s'il pense gagner du temps en essayant de trouver des subterfuges pour nous court-circuiter et donner un coup de massue après, je crois qu'il se trompe. Vous avez explicitement demandé la participation de l'ancien président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, qui est le coordonnateur de l'AFC/M23. Le mouvement politico-militaire qui contrôle une partie de l'est de la République démocratique du Congo. Tous deux ont été condamnés par la justice congolaise. Concrètement, comment rendez-vous leur participation possible ? Je vois que ça fait polémique et Monsieur Tshisekedi et son gouvernement discutent avec l'AFC/M23 à Doha. Ils ont élaboré huit protocoles d'accord et ces huit protocoles d'accord, les belligérants, c'est-à-dire l'AFC/M23 et le gouvernement congolais à la tête duquel se trouve Monsieur Tshisekedi, ils veulent nous les imposer, ils vont imposer ça à la société civile congolaise, ils vont imposer ça à l'opposition congolaise. Non, nous disons qu'il faut que tout le monde y soit. Tous ceux qui ont contribué à la déstabilisation du Congo, qui ont des raisons, qu'ils viennent évoquer ces raisons. Vous demandez comment les gens qui ont été condamnés doivent participer. Mais moi, j'ai été à la Conférence nationale souveraine. Il y a des gens qui étaient condamnés à mort. On a pris des mesures de décrispation, on a pris des mesures adéquates pour que ces gens-là y soient. À lire aussiDialogue national en RDC: ce qui est acquis, ce qui ne l'est pas
En RD Congo, c'est un premier geste de confiance longtemps attendu dans le processus de paix. Les autorités congolaises ont rendu 15 prisonniers aux rebelles de l'AFC/M23. Cette opération, facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge, constitue le premier transfert concret de détenus depuis la signature du mécanisme de Doha, il y a plus d'un an.
Mahakama ya Kimataifa ya Haki wiki hii iliratibu vikao vya kuskiliza kesi iliyowaislishwa na Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo dhidi ya Rwanda, ambapo Kinshasa inaituhumu Kigali kwa kukiuka mikataba minne ya kimataifa ikiwemo mkataba wa mauaji ya kimbari, mkataba wa kupinga mateso na mkataba wa kutokomeza aina zote za ubaguzi dhidi ya wanawake.
U.S. President Donald Trump threatens another blockade on the Strait of Hormuz and demands a 20% toll on cargo. Protesters are on the streets of Maine after the second deadly ICE shooting in the U.S. in a week. Bangkok weighs surprise night-time safety checks on venues after a deadly pub fire. Congo's M23 rebels use an Ebola outbreak in their territory to showcase leadership. And 12 states sue to block Paramount's Warner Bros deal which would be the biggest merger in Hollywood history. Listen to the Morning Bid podcast here. Sign up for the Reuters Econ World newsletter here. Listen to the Reuters Econ World podcast here. Visit the Thomson Reuters Privacy Statement for information on our privacy and data protection practices. You may also visit megaphone.fm/adchoices to opt out of targeted advertising. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est l'invité de la rédaction. La semaine dernière, Kigali et Kinshasa ont tenu à Londres la sixième réunion de leur Comité conjoint de suivi de l'accord de paix. Les deux pays s'y sont engagés à désamorcer les tensions, notamment autour de Minembwe, et à élargir le mandat du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Mais cet engagement intervient alors que Washington multiplie les sanctions contre des responsables et des entreprises rwandaises, accusés de complicité dans le trafic de l'or et du coltan issus des zones contrôlées par l'AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire américain Massad Boulos a lui-même mis en cause le respect des engagements de Kigali. Le Rwanda maintient-il sa version des faits face à ces accusations convergentes ? Olivier Nduhungirehe répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : On a suivi, notamment au cours de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, qui a déclaré que la RDC n'avait pas neutralisé les FDLR et que le Rwanda n'avait pas retiré ses forces de défense ni cessé son soutien au M23. Que répondez-vous justement au médiateur ? Olivier Nduhungirehe : Il faut prendre ces déclarations en combinaison avec la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio, le 5 juin, lors de l'audition à la Chambre des représentants. Il avait dit que le Rwanda est en train de mettre en œuvre ses engagements, même si ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'il avait dit. Mais il n'avait rien dit sur la RDC. Mais le problème, c'est que les engagements de la RDC font aussi partie intégrante des accords de Washington. Et jusqu'à présent, il n'y a pas le moindre commencement d'exécution de ces engagements. En ce qui concerne Massad Boulos, le problème qui est présent, c'est que l'accord de paix est un accord qui a été signé par deux parties avec des obligations, des engagements sécuritaires. Même les Américains disent que le gouvernement congolais ne s'est jamais engagé dans la mise en œuvre de son obligation sécuritaire principale. À lire aussiRDC et Rwanda «ont convenu de mesures concrètes» sur l'application de l'accord de paix, selon Washington L'accusation contre le Congo est là. Le Congo n'a pas neutralisé les FDLR. Les FDLR sont localisées sur le territoire congolais. Les FDLR, on les retrouve notamment à Walikale. Les FDLR ont dit qu'ils ne vont pas désarmer. Ça, c'est factuel. Pourquoi vous ne quittez pas les territoires congolais comme le dit Massad Boulos ? Est-ce que vous pensez que l'accord de Washington est un accord unilatéral qui ne regarde que le seul Rwanda ? Pourquoi, dans un accord de paix, tout en reconnaissant que l'une des parties n'a pas mis en œuvre ces accords, continue de soutenir les FDLR, continue d'utiliser les drones pour tuer des populations civiles ? Mais dans le même temps, on dit que l'autre partie doit mettre en œuvre ses obligations, comme si c'était un accord qui ne concernait que le seul Rwanda. Donc il faut quand même, à un certain moment, être cohérent. Toutes les deux parties, comme l'exigent les accords de Washington, doivent mettre en œuvre ces obligations. Ce n'est pas le seul Rwanda qui doit le faire. À lire aussiEst de la RDC: Kigali affirme que toutes les parties doivent respecter leurs engagements Les États-Unis ont sanctionné Gasabo Gold et plusieurs autres entreprises rwandaises qu'ils accusent d'avoir participé au trafic provenant des zones contrôlées par la M23 dans l'est de la RDC. Quelle est votre réponse par rapport à ça ? Les États-Unis admettent que la partie congolaise n'a pas mis en œuvre ses obligations de neutralisation des FDLR. Les États-Unis admettent même qu'il y a eu une intensification des attaques de drones. Vous avez vu la dernière déclaration du groupe international de contact qui parle de ces attaques de drones. Mais lorsqu'il s'agit de sanctions, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. Donc, il y a un problème. Ça nous ramène à une autre opinion sur la médiation. Nous sommes déçus par la partialité de cette médiation. La partialité de plus en plus flagrante, de plus en plus criante, où, malgré les preuves sur le terrain, malgré les éléments que nous avons fournis aux Américains depuis l'année passée, quasiment chaque jour sur les violations quotidiennes de Kinshasa dans l'application de l'accord de paix. Mais à la fin, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. C'est un problème. Qu'est-ce qui explique cela ? Il faut demander à ceux qui prennent les sanctions. Ce n'est pas nous. Et ce n'est pas la première fois puisque là, on a eu l'armée rwandaise qui a été sanctionnée. On a eu des officiers rwandais qui ont été sanctionnés. Gasabo Gold a été sanctionné par l'Union européenne, on se rappelle l'année dernière, et là maintenant par les États-Unis, ça fait quand même beaucoup. Oui, justement, c'est ça la question qu'il faut poser à ceux qui prennent des sanctions. Si les Américains ou les Européens disaient que la RDC mettait en œuvre ses obligations, je comprendrais qu'ils ne prennent pas de sanctions contre la RDC. Mais le problème, c'est qu'ils admettent eux-mêmes que la RDC n'a rien fait dans la neutralisation des FDLR. Et d'ailleurs, au lieu de s'acheminer vers cette solution, la RDC prend le chemin inverse. Par exemple, à la mi-mars, lors de la première réunion entre les trois parties, donc la RDC, le Rwanda et le Burundi après la prise d'Uvira, l'armée congolaise, les commandants des FARD, ont déclaré le 29 mars à Kisangani qu'ils allaient engager des actions contre les FDLR. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que deux jours après le 31 mars, ils ont plutôt envoyé des hélicoptères à Walikale pour donner des armes, des munitions, de l'argent aux mêmes FDLR. Nous avons donné cette information aux Américains. Donc, il y a un problème dans cette médiation qui fait que la partialité de la médiation américaine ne présage rien de bon dans une mise en œuvre effective des accords de Washington, et aussi ne présage rien de bon pour une paix durable à l'est de la RDC et dans les Grands Lacs africains. À lire aussiRwanda-RDC: un an après, l'accord de paix de Washington peine à se concrétiser sur le terrain, selon un rapport
Il est le Grand invité Afrique de RFI ce mercredi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, répond aux questions de Patient Ligodi, au lendemain du discours de Félix Tshisekedi sur l'état de la nation. Riposte contre Ebola, accords de paix de Washington et de Doha, saisine de la Cour internationale de Justice contre le Rwanda : le chef de l'État congolais a multiplié les annonces. Nous reviendrons aussi sur l'interdiction de sortie du territoire visant l'opposant Delly Sesanga, sur le débat autour de la révision constitutionnelle, et sur la candidature congolaise à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). RFI : Félix Tshisekedi a déclaré qu'Ebola n'est ni une rumeur, ni une honte, et qu'elle exige responsabilité, solidarité et vérité. Quand se rendra-t-il à Bunia pour incarner justement cette solidarité sur le terrain ? Patrick Muyaya : Dès que les conditions seront réunies, n'oubliez pas que lorsque le Président de la République se déplace, il se déplace avec une logistique particulière qui implique par exemple d'avoir un dispositif sécuritaire assez élevé en termes de chiffres. Justement, ici, le risque, ce ne serait peut-être pas le président ou sa délégation directement, mais tous les dépendants qui pourront être dans une ville où il y a encore les virus qui circulent. Ça veut dire qu'il va se rendre ? Bien sûr que le président de la République s'y rendra. La question des accords de paix et comment on explique, par exemple, le fait qu'aujourd'hui encore, sur le terrain, particulièrement dans la zone de Minembwe, il y a l'armée congolaise et ses alliés qui continuent à bombarder certaines zones ? Bon, écoutez, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas parce que nous sommes engagés dans un processus de paix que nous ne devons pas répondre à notre devoir régalien de protection de nos populations. Sur Minembwe, on en parle beaucoup, mais il se passe des choses inacceptables à Minembwe. Je pourrais vous partager des images sur lesquelles le Rwanda utilise les ambulances pour transporter des drones et faire des attaques en partant de l'utilisation des matériels médicaux d'une ambulance. C'est une accusation grave. C'est une accusation qui est étayée. C'est un crime de guerre. Est-ce que cette accusation est portée à la médiation ? Évidemment, il existe des mécanismes qui rapportent évidemment tous les incidents sur le terrain. Récemment, à Londres, il y a eu une réunion du comité conjoint de surveillance. Je crois que, le 8 juillet prochain, il y aura une réunion du mécanisme conjoint de la gestion de l'accord de Washington, où toutes ces informations sont relayées. L'Américain Massad Boulos a affirmé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que Kinshasa n'avait pas lancé d'opération de neutralisation contre les FDLR. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères vous accuse également d'organiser politiquement ces FDLR… On a identifié six zones où se trouvent les résidus des FDLR. Cinq zones sont situées dans les parties du territoire sous contrôle du Rwanda et du M23. Nous avons soumis le rapport en novembre 2025, de tous les processus qu'on a commencés sur la zone d'intérêt 1 et sur les cinq zones d'intérêt. Comprenez que le préalable, c'est le départ. Finalement, que reste-t-il de ces accords ? Que ce soit l'accord de Washington, l'accord de Doha, que ce soit les engagements de Montreux ? Pour revenir sur les accords de Doha et l'engagement de Montreux ici, le premier préalable sur lequel nous devons commencer à bâtir, c'est le cessez-le-feu. À Montreux, on s'est mis d'accord par mémorandum sur comment le cessez-le-feu devrait se faire. Deuxième chose, il y avait justement la question de la libération de prisonniers. Au moment où je vous parle, il y a le premier groupe de prisonniers qui se trouve déjà à Beni. N'eût été la question d'Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma. Combien sont-ils ? Une quinzaine. Vous parlez de quinze personnes qui seraient affiliées à l'AFC/M23 ? Qui sont identifiées comme telles. Qui étaient dans les prisons congolaises gérées par le gouvernement congolais, que vous avez identifiées ? Voilà, que nous avons identifiées. Parce que la question de la libération des prisonniers était parmi les mesures de confiance. Nous les avons ramenés à Beni et, au moment où je vous parle, une discussion se fait avec les autorités ougandaises pour définir le protocole, parce qu'il s'agit de faire un mouvement dans une région qui est touchée par Ebola, pour être sûr que les protocoles ou les screenings nécessaires sont respectés. Je crois que ça, c'est un signe de bonne foi. Le président Tshisekedi a évoqué un débat politique normal dans une démocratie vivante où le désaccord est naturel et la contradiction est utile. Mais pourquoi dans ces cas, l'opposant Delly Sesanga est-il interdit de quitter le territoire ? J'ai appris de source judiciaire qu'il y avait un dossier qui avait été ouvert. Parce que figurez-vous, que nous, au niveau du gouvernement, nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie. Vous avez vu les communiqués que nous avons faits consécutifs à la manifestation du 12 juin. Par la suite, il y a eu des prises de position des uns des autres. Certains disaient qu'il y avait dix morts, certains disaient qu'il y avait autant de blessés. Certains disaient qu'il y avait des portés disparus. Le parquet s'est saisi du sujet. Aujourd'hui, des enquêtes en cours nécessitent sûrement que Delly Sesanga ou d'autres puissent présenter leurs moyens de défense. Donc c'est une procédure judiciaire normale, consécutive aux déclarations qui ont été faites par certains d'entre eux. Parce que s'il y a eu des allégations de ce type et que le parquet voudrait avoir des éclairages, c'est tout à fait évident. Je pense qu'il existe des voies de recours qui peuvent permettre à M.Sesanga d'avoir l'autorisation de voyager. C'est une question de routine, à mon avis.
L'administration Trump emboîte le pas à l'Europe en sanctionnant Gasabo Gold, unique raffinerie d'or du Rwanda, accusée de faire transiter des minerais de conflit depuis l'est du Congo pour financer le M23. Selon Washington, les rebelles - qui occupent depuis plus d'un an les deux plus grandes villes de la région - achemineraient l'or vers Kigali avec le concours direct de l'armée rwandaise…
What if one of the most important health crises affecting men today wasn't being caused by aging, but by the environment we live in? In this eye-opening solo episode, Darin Olien investigates the alarming decline in testosterone levels, fertility, and reproductive health among men worldwide. Drawing on decades of research, epidemiological studies, environmental science, endocrinology, and public health data, Darin examines the growing evidence connecting endocrine-disrupting chemicals, microplastics, sleep deprivation, chronic stress, poor lifestyle habits, and environmental toxins to declining testosterone levels across generations. From BPA, phthalates, atrazine, PFAS, and microplastics to sleep quality, circadian rhythms, cholesterol metabolism, cortisol regulation, and natural testosterone-supporting strategies, this episode explores what may be one of the most underreported public health issues of our time—and what men can do to take control of their health today. What You'll Learn Why testosterone levels have been declining for decades The startling research on global sperm count decline How endocrine-disrupting chemicals interfere with hormone production Why BPA and phthalates may disrupt testosterone synthesis The role of atrazine, PFAS, and environmental toxins How chronic stress diverts resources away from testosterone production Why sleep may be the most important testosterone intervention The connection between cholesterol and hormone production How microplastics are being found throughout the human body The surprising relationship between statins and testosterone levels Natural lifestyle strategies that support healthy hormone production Practical steps to reduce environmental exposure and improve health Chapters 00:00:00 – Welcome to SuperLife 00:00:33 – Sponsor: Fatty15 and cellular health 00:04:17 – The testosterone collapse explained 00:04:51 – Testosterone levels have been declining for decades 00:06:03 – Global sperm count decline and accelerating trends 00:07:02 – Why treating symptoms misses the root cause 00:07:27 – The hidden public health crisis 00:08:03 – Why low testosterone isn't just about aging 00:09:12 – Why hormone health affects longevity 00:09:53 – Low testosterone and increased mortality risk 00:10:35 – Testosterone's role in metabolism and cardiovascular health 00:11:27 – Endocrine-disrupting chemicals and hormone disruption 00:12:44 – BPA and its effects on testosterone production 00:13:59 – Phthalates and their impact on hormone pathways 00:16:00 – Glyphosate, atrazine, and pesticide exposure 00:17:07 – PFAS and reproductive health concerns 00:17:55 – Environmental toxins and population-wide effects 00:18:11 – Sponsor: Shakeology 00:20:02 – Cholesterol and hormone production 00:20:53 – Chronic stress and cortisol dominance 00:21:45 – Actionable solutions begin 00:21:56 – Why sleep is essential for testosterone production 00:23:07 – How sleep deprivation rapidly lowers testosterone 00:23:21 – Light pollution and circadian disruption 00:23:41 – Foods and nutrients needed for hormone health 00:24:23 – Microplastics and testicular tissue 00:24:53 – Statins and unintended hormonal consequences 00:25:39 – A practical testosterone sovereignty protocol 00:25:48 – Water filtration and reducing toxic exposure 00:26:13 – Eliminating plastics and fragrance chemicals 00:26:35 – Why organic food matters 00:26:45 – Sunlight and vitamin D 00:27:05 – Magnesium, omega-3s, and iodine 00:27:26 – Pine pollen and natural androgen support 00:28:01 – Tongkat Ali and ashwagandha 00:28:48 – Strength training and lifestyle interventions 00:29:10 – Habits that naturally support testosterone 00:29:27 – Darin's approach to healthy aging 00:29:37 – Plants, herbs, and common sense 00:29:51 – Reclaiming your health and sovereignty 00:30:00 – Final thoughts and closing message Thank You to Our Sponsors Fatty15: Get an additional 15% off their 90-day subscription Starter Kit by going to fatty15.com/DARIN and using code DARIN at checkout. Shakeology: Get 15% off with code DARINO1BODI at Shakeology.com. Join the SuperLife Patreon: This is where Darin now shares the deeper work: - weekly voice notes - ingredient trackers - wellness challenges - extended conversations - community accountability - sovereignty practices Join now for only $7.49/month at https://patreon.com/darinolien Find More from Darin Olien: Website: darinolien.com Instagram: @darinolien Book: Fatal Conveniences Platform & Products: superlife.com New Show: Roadmap to Happiness Key Takeaway "The testosterone crisis may be about far more than aging. It may be a reflection of the modern environment itself—one increasingly saturated with endocrine-disrupting chemicals, chronic stress, poor sleep, circadian disruption, and toxic exposures. While many of these forces feel outside our control, the encouraging reality is that many of the most powerful interventions remain accessible: improving sleep, reducing toxic load, eating whole foods, getting sunlight, managing stress, exercising regularly, and reclaiming responsibility for our health. The goal isn't fear. The goal is awareness—and action." Bibliography/Sources: The Decline — Primary Research Levine, H., Jørgensen, N., Martino-Andrade, A., et al. (2022). Temporal trends in sperm count: A systematic review and meta-regression analysis of samples collected globally in the 20th and 21st centuries. Human Reproduction Update, 29(2), 157–176. https://doi.org/10.1093/humupd/dmac035 Lokeshwar, S. D., Patel, P., Fantus, R. J., et al. (2021). Decline in testosterone levels in men aged 15–40: Results from the National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), 1999–2016. World Journal of Urology, 39(2), 447–452. https://doi.org/10.1007/s00345-020-03227-1 Spital Clinic. 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There has been continued violence in eastern Democratic Republic of Congo in recent months as rebel groups and armed forces wrestle for territorial control. DR Congo's North and South Kivu provinces have been the epicentre of the ongoing Ebola outbreak, along with Ituri Province where more than 560 cases of the virus have been reported. Parts of these eastern areas are under the control of rebel group M23, whose clashes with government forces have brought additional difficulties in dealing with the virus. We hear from a humanitarian worker in Goma, eastern DRC. Also, are AI assistants increasingly leaning towards established gender stereotypes in their responses and interactions?Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine, Victor Chege and Blessing Aderogba Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Keikantse Shumba Editors: Charles Gitonga and Maryam Abdalla
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durée : 00:03:36 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Les géants de la tech Amazon, Sony et Microsoft pourraient avoir acheté du coltan congolais lié aux mines de Rubaya, sous le contrôle du M23. Le coltan fait partie des minerais critiques qui financent la guerre dans l'est de la RDC. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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Le coltan extrait dans l'est de la RDC sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23 se retrouve dans les téléphones, les ordinateurs et les voitures vendus dans le monde entier, selon un rapport publié mercredi 10 juin par Global Witness, après un an d'enquête. L'ONG identifie les entreprises rwandaises qui exportent ce minerai de conflit, les fonderies chinoises qui le transforment et les grandes marques mondiales – dont Microsoft, Apple, Amazon ou Sony – qui se retrouvent en bout de chaîne. Le système international de traçabilité censé garantir des approvisionnements propres a, selon les enquêteurs, servi à blanchir le minerai plutôt qu'à l'en empêcher. Alex Kopp, chercheur à Global Witness, répond aux questions de RFI. RFI : Vous affirmez avoir des preuves directes que cinq des sept principaux exportateurs rwandais ont acheté des coltan de conflit à Rubaya. Ces preuves reposent essentiellement sur les témoignages des contrebandiers. Comment garantissez-vous la fiabilité de ces sources ? Alex Kopp : Si vous voulez comprendre la contrebande, il faut parler avec les négociants qui y sont impliqués. Ce n'est pas une tâche facile. Dans le cas de contrebande entre la RDC et le Rwanda, parler avec plusieurs négociants qui nous ont confirmé de vendre eux-mêmes du coltan lié au conflit à ces entreprises. Et nos chercheurs ont vu de leurs propres yeux le trafic des minerais en contrebande. Et il y a même eu des cas dans lesquels les acheteurs ont demandé à notre enquêteur de leur vendre des minerais de Rubaya, en pensant qu'il était un négociant. Vous identifiez Apple, Microsoft, Amazon, Sony et d'autres grandes marques comme utilisateurs potentiels de coltan de conflit, mais, mais vous reconnaissez vous même que le tantale est mélangé dans les fonderies et que la traçabilité est perdue à ce stade. Sur quoi reposez-vous précisément les liens entre ces marques et Rubaya ? Ces entreprises, eux-mêmes, ils informent sur les fonderies dont ils s'approvisionnent dans des rapports qui sont publics. Avec nos recherches, nous avons pu connecter ces fonderies au coltan de Rubaya à travers des témoignages avec des négociants sur le terrain, mais aussi avec des données sur les douanes, des données d'exportation, le coltan d'origine différent et mélangé au niveau des fonderies. Et l'obligation de ces entreprises serait d'arrêter l'achat de fonderies s'il y a des risques clairs que les minerais sont liés au conflit. Le Rwanda nie systématiquement les accusations. Le Rwanda Development Borde revendique une production annuelle de 8000 à 9000 tonnes pour justifier ses exportations. Vous, vous dites que ces chiffres sont contredits par des données indépendantes. Pourquoi ces données indépendantes ne sont-elles pas rendues publiques dans votre rapport ? Ce sont même des institutions rwandaises qui contredisent l'affirmation de Rwanda Development Board. Par exemple, l'Institut national de la statistique du Rwanda. Et ceci, c'est une affirmation des Nations unies que nous citons dans notre rapport. Et les sources sont dans le rapport des Nations unies qu'on peut vérifier là-bas. Le coltan, qui, selon vous, finance l'AFC/M23 finit dans nos téléphones. Qui concrètement peut arrêter ça aujourd'hui et pourquoi ça n'a pas été fait ? Les entreprises le long de la chaîne d'approvisionnement peuvent améliorer leur diligence raisonnable. Elles peuvent arrêter d'acheter du coltan. Si elles concluent que c'est lié au conflit ou qu'il y a un risque insignifiant. Les systèmes de diligence, eux, ils devraient exclure des entreprises ceux qui ne suivent pas leurs règles, qui fournissent des minerais liés aux conflits. Il y a des mesures que les entreprises pourraient prendre. On observe depuis 25 ans ou plus que ce conflit continue, et les entreprises continuent à acheter souvent sur les mêmes entreprises. Donc, il paraît qu'il y a très peu de volonté de prendre ces mesures qui seraient nécessaires. Mais je crois qu'il faut aussi avoir une pression forte de la communauté internationale sur le Rwanda, qui est au centre de ce conflit et de la contrebande, et on propose, on recommande que les gouvernements suspendent les exportations du matériel militaire vers le Rwanda, qu'ils conditionnent toute aide publique au développement, à l'arrêt du soutien du Rwanda au M23. Et aussi que les pays sanctionnent les commandants du M23 et les hauts responsables rwandais, ainsi que les entreprises qui profitent des ressources issues du conflit. L'AFC/M23, génère 800 000 dollars par mois grâce au coltan, selon l'ONU, et vous donnez ces chiffres dans votre rapport. Est-ce que couper cette filière changerait le rapport de force militaire sur le terrain, d'après vous ? Bon, le coltan, c'est une source de revenus clé pour le M23. Couper ce lien aurait certainement un impact, mais à la fin, la solution ne se trouve pas dans les combats sur le terrain. Mais il faudrait trouver une solution par des processus de paix et de médiation plutôt.
Xi Jinping's first visit to North Korea in seven years has been marked by pomp and shows of friendship. But what does the Chinese leader really want from the trip? Our correspondent visits Goma in Congo to see what life is like under Rwanda-backed rebel group M23. And why curry may soon be off the menu in Japan. Guests and host:Jeremy Page, chief China correspondentJohn McDermott, chief Africa correspondentMoeka Iida, Japan correspondentRosie Blau, host of “The Intelligence”Topics covered: Xi Jinping, Kim Jong Un, Russia, nuclear proliferationCongo, Goma, M23, RwandaJapan, India, immigration, curry Listen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Xi Jinping's first visit to North Korea in seven years has been marked by pomp and shows of friendship. But what does the Chinese leader really want from the trip? Our correspondent visits Goma in Congo to see what life is like under Rwanda-backed rebel group M23. And why curry may soon be off the menu in Japan. Guests and host:Jeremy Page, chief China correspondentJohn McDermott, chief Africa correspondentMoeka Iida, Japan correspondentRosie Blau, host of “The Intelligence”Topics covered: Xi Jinping, Kim Jong Un, Russia, nuclear proliferationCongo, Goma, M23, RwandaJapan, India, immigration, curry Listen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le statut de réfugiés soudanais en France, une nouvelle mission spatiale française en 2027 et le départ des entreprises étrangères de Cuba. RDC : pourquoi les États-Unis imposent-ils de nouvelles sanctions ? Trois mois après avoir sanctionné l'armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables, Washington frappe à nouveau. Cette fois, les États-Unis visent deux hommes : un responsable du renseignement de l'AFC/M23 et un commandant des FDLR, deux groupes impliqués dans le conflit qui secoue l'est de la RDC. Pourquoi ces deux responsables sont-ils dans le collimateur ? Ces sanctions constituent-elles un message adressé au Rwanda ? D'autres personnalités pourraient-elles être ciblées dans les prochains mois ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. France : pourquoi l'ethnie Four obtient-elle désormais le statut de réfugié ? En France, c'est un jugement qui fera jurisprudence. La Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a reconnu le statut de réfugié plein et entier à un ressortissant soudanais de l'ethnie Four. Pour justifier cette décision, la CNDA indique s'être appuyée sur le rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU publié en février 2026. Pourquoi la justice française reconnait-elle aujourd'hui un risque de persécutions visant cette communauté ? Combien de personnes pourraient en bénéficier ? À quels droits ouvre concrètement l'obtention du statut de réfugié en France ? Avec Amélie Beaucour, journaliste au service France de RFI. Espace : que vont faire les deux astronautes français ? Thomas Pesquet et Arnaud Prost partiront dans l'espace en 2027. L'annonce a été faite par Emmanuel Macron à l'occasion du sommet Choose France. Dans le cadre d'un accord avec l'entreprise américaine Vast, les deux astronautes français participeront à de nouvelles missions spatiales. Que sait-on de ces futures expéditions ? Quels seront leurs objectifs ? Pourquoi la France affiche-t-elle des ambitions toujours plus fortes dans la conquête spatiale ? Avec Simon Rozé, chef du service environnement-climat de RFI. Cuba : le pays est-il au bord d'un nouveau choc économique ? L'ultimatum fixé par Donald Trump a expiré le 5 juin. Menacées d'être exclues du système financier américain, les entreprises étrangères installées à Cuba avaient jusqu'à vendredi pour cesser tout lien avec le groupe GAESA, un conglomérat militaire qui gère de nombreux secteurs stratégiques de l'économie cubaine, notamment le tourisme, les supermarchés et les télécoms. Quels risques pour l'économie cubaine ? La Havane peut-elle trouver de nouveaux partenaires pour compenser ces départs ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.
Um novo surto de Ebola voltou a colocar a República Democrática do Congo em alerta.Mas essa não é apenas uma história sobre um vírus.É uma história sobre um país gigantesco, rico em minerais estratégicos, mas marcado por décadas de guerras, interferência externa, grupos armados, fronteiras frágeis e um Estado que muitas vezes não consegue controlar o próprio território.O epicentro do surto está no leste do Congo, uma das regiões mais instáveis da África. É ali que milícias disputam poder, que populações inteiras são obrigadas a fugir de suas casas, que hospitais operam sob ameaça e que a desconfiança contra autoridades e organizações internacionais pode ser tão perigosa quanto a própria doença.O Ebola se espalha pelo contato humano. Mas, no Congo, ele também avança pelas rachaduras deixadas pela guerra: deslocamento em massa, colapso da infraestrutura, pobreza, desinformação, rotas de comércio, fronteiras porosas e ausência do Estado.Neste vídeo, eu te explico por que esse novo surto preocupa tanto a comunidade internacional, como a crise sanitária se conecta à instabilidade no leste congolês, qual é o papel de grupos armados como o M23, por que países vizinhos observam a situação com medo e como uma epidemia pode se transformar em um problema regional.Porque, no fim, o Ebola no Congo não é apenas uma emergência médica.É o retrato de um país onde saúde pública, guerra, mineração, fronteiras e poder internacional se misturam.
It's early 2025, and the city of Goma in the east of the Democratic Republic of Congo is being taken over by a rebel group called the M23. In response to the chaos, Feza, one of the few trained psychologists in the city, opens a therapy practice in the back of a cinema to treat what she calls an epidemic of post-traumatic stress.Support the showWe can only do this work because of your support. You can make a donation at radioworkshop.org.
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
Why was the Ebola outbreak able to spread so quickly? We speak to the co-chair of the Independent Panel for Pandemic Preparedness and Response about Ebola testing shortfalls in the Democratic Republic of Congo. Also on the programme: we examine the relationship between Russia and China as Vladimir Putin fails to reach a gas pipeline deal during a visit to Beijing. Plus, we hear why the Tyrannosaurus Rex had such short arms.(Picture: A health worker takes the temperature of an M23 rebel in Goma, North Kivu province of the Democratic Republic of Congo. Credit: Arlette Bashizi/Reuters)
Nouvelle alerte de l'opposition tchadienne sur l'état du climat politique dans le pays. En conférence de presse mercredi à N'Djamena, le parti Les Patriotes, membre de l'ex-Groupe de concertation des acteurs politique, le GCAP, a dénoncé ce qu'il décrit comme un durcissement du pouvoir, sur fond de condamnations judiciaires visant plusieurs responsables politiques. Le mouvement évoque également une dégradation de la situation sécuritaire et des fractures communautaires croissantes.
En Guinée, Yéro Baldé, principal opposant au président Mamadi Doumbouya, avait récemment suspendu sa participation au processus électoral. Il dénonçait plusieurs violations du code électoral et des irrégularités dans l'organisation du scrutin. Mais selon les responsables de sa formation politique, la Cour suprême guinéenne, la plus haute juridiction du pays, a finalement décidé de le rétablir dans ses droits, lui permettant ainsi de reprendre part au futur scrutin du 31 mai.
Bat-Ami Rivlin is a New York-based sculptor working primarily in found and surplus objects. Notable exhibitions include Boat, Plastic, Tire, L21, Spain (2023-24); Simple Sabotage, Kunsthal NORD, Denmark (2023-24); The Socrates Annual, Socrates Sculpture Park, NY (2023-24); COLAPSO, Tenerife Espacio de las Artes, Spain (2022); EN-SITIO, Museo de la Ciudad de Querétaro, Mexico (2022); whereabouts, Hessel Museum of Art, CCS Bard, NY (2022); No Can Do, M23, NY (2021); and more. Rivlin's work was featured in publications such as Artforum, BOMB, Brooklyn Rail, Flash-Art, Emergent magazine, Artnet, PIN-UP, Office Magazine, The Paris Review, Public Parking, and more. Rivlin holds an MFA from Columbia University. She is the recipient of the Monira Foundation Residency, Sculpture Space Residency, Socrates Sculpture Park Fellowship, A.I.R. Gallery Fellowship, among others. Bat-Ami Rivlin, Untitled (radiators, zip ties), installation view at Management, New York, 2026. Courtesy of the artist and Management. Photo by Inna Svyatsky. Bat-Ami Rivlin, Untitled (radiators, zip ties), installation view at Management, New York, 2026. Courtesy of the artist and Management. Photo by Inna Svyatsky. Bat-Ami Rivlin, Untitled (radiators, zip ties), installation view at Management, New York, 2026. Courtesy of the artist and Management. Photo by Inna Svyatsky.
Why would a double F1 World Champion at the height of his powers walk away from a winning car? For the 1976 season, Emerson Fittipaldi stunned the sport by leaving McLaren and setting up his own team. He wanted a challenge, and he certainly got one.50 years later, Emerson tells Tom Clarkson why he and his brother Wilson launched Copersucar, a team based in their home country of Brazil. He also remembers the dramatic events that led him to start his own team – winning the World Championship with Lotus and considering retirement before winning a second title with McLaren, and the conversations with Ferrari which could have changed the course of his career. Emerson's passion for F1 still burns bright. He drove his championship-winning M23 in Miami at a McLaren showrun. He also keeps a close eye on every Grand Prix, and gives his views on Kimi Antonelli's impressive start to the 2026 season.This episode is sponsored by: Vanta: get started at vanta.com/GRID.Shopify: sign up for your $1 per month trial today at shopify.com/beyondthegrid
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la modification du code électoral au Sénégal, des tensions entre le parti d'opposition et le pouvoir au Tchad et une tentative de médiation russe entre l'Iran et les États-Unis. Joseph Kabila : les sanctions américaines peuvent-elles changer la donne ? Quelques mois après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila pour « complicité » avec le groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda par la justice congolaise, ce sont maintenant les Américains qui annoncent avoir pris des sanctions contre l'ancien président congolais, l'accusant de « semer l'instabilité » en soutenant les rebelles. Pourquoi Washington prend-il cette décision maintenant ? Que peuvent changer ces sanctions américaines ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Sénégal : comment la modification du code électoral peut avantager Ousmane Sonko ? Au Sénégal, malgré la controverse, l'Assemblée nationale dominée par le Pastef, le parti au pouvoir, a adopté une modification deux articles du code électoral du pays. Pour l'opposition, il s'agit d'une loi « taillée sur mesure » pour permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de se présenter à la présidentielle en 2029. Comment expliquer de telles accusations ? Quels recours à disposition des opposants pour faire annuler cette décision ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Tchad : que sait-on de la mort d'un militant des Transformateurs ? Au Tchad, les Transformateurs, le principal parti d'opposition, demande l'ouverture d'une enquête après que des coups de feu ont causé la mort d'un de leurs militants près du siège du parti qui célébrait son huitième anniversaire. Que sait-on sur le déroulement des événements ? Dans un message diffusé depuis la prison, Succès Masra s'est dit « disposé » à travailler avec le président Mahamat Idriss Déby. Comment interpréter ce message malgré sa condamnation à 20 ans de prison ferme ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Guerre en Iran : pourquoi Vladimir Poutine veut s'impliquer dans les négociations ? Lors d'une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le chef d'État russe aurait fait part à son homologue américain des conséquences si les frappes israélo-américaines reprenaient en Iran. Un avertissement qui intervient alors que le président russe avait déjà tenté de jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Dans le même temps, Vladimir Poutine recevait le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Quel est l'intérêt du Kremlin de vouloir s'impliquer dans ce conflit alors qu'il mène déjà une guerre en Ukraine ? Cette intervention russe pourrait-elle fragiliser les relations entre Moscou et Washington ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.
Joseph Kabila l'homme qui a dirigé la République démocratique du Congo pendant 18 ans est aujourd'hui dans le viseur de Washington qui l'accuse de soutenir les rebelles du M23. Ses avoirs ont été gelés par le Trésor américain. Joseph Kabila avait été condamné à mort par contumace par un tribunal militaire à Kinshasa. Pourquoi Washington choisit-il de le sanctionner maintenant ? Les sanctions contre Kabila changent-elles vraiment la donne ? Nous attendons vos réactions !
durée : 00:59:52 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'ancien président congolais Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace en septembre 2025 pour sa collusion supposée avec le M23. Le procès, entaché d'irrégularités, confirme le tournant autoritaire de son successeur et un temps allié, Félix Tshisekedi. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Maria Malagardis Journaliste pour Libération; Ithiel Batumike Chercheur à l'institut Ebuteli ; Sonia Rolley Directrice des enquêtes de la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF)
Iran has shown they can do a lot of damage to United States and Israeli assets – and regional allies in the Gulf – via missile and drone attacks. But one country can offer its deep experience on how to counter such a blitz: Ukraine. Also: today's stories, including why President Donald Trump's appeal for assistance in reopening the Strait of Hormuz has not been well-received by allies; how a leadership change is underway at the U.S. Department of Homeland Security at a critical time for the agency; and how, despite economic insecurity and a violent conflict fueled by the resurgence of the M23, in the Congo, children there have found a lifeline in dance. Join the Monitor's Matthew Bell for today's news.
We don't have whatever they were giving JFK to power through the Cuban Missile Crisis, but we're keeping up here. This week's news: in the Iran War, the U.S. prepares to use Kurdish proxy forces against the Islamic Republic (1:26) while offering shifting timelines and contradictory explanations for the war (6:32), plus Iran searches for a new supreme leader (11:54); Hezbollah launches rockets into Israel after months of being bombarded, so Israel escalates its strikes across Lebanon (16:24); Afghanistan and Pakistan exchange airstrikes and artillery fire as fighting along their border displaces tens of thousands (19:26); Turkey considers reentering the F-35 program as part of new energy negotiations with the U.S. (22:56); Nepal holds a major election following last year's protests (26:40); fighting intensifies in Sudan's Kordofan and Blue Nile regions (28:05); M23 launches drone strikes deeper into the Democratic Republic of the Congo as the United States sanctions Rwandan military officials (31:56); a Russian LNG tanker is sunk in the Mediterranean amid suspicions of Ukrainian involvement (34:40); France proposes expanding its nuclear umbrella over Europe (38:01); the U.S. launches a new military operation targeting drug cartels in Ecuador (40:20); Congress strikes down legislation that would halt the Iran war (41:46); and the Trump administration moves ahead with new global tariffs while the courts order billions in refunds for the last batch that were struck down (44:41). Grab a copy of Danny and Michael Brenes' edited volume Cold War Liberalism: Power in a Time of Emergency. Use the discount code BESSNER26. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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P.M. Edition for Feb. 17. In the eastern part of the Democratic Republic of Congo, 10 million people are facing hunger as the M23 rebel group is getting in the way of people accessing food. Journal reporter Nicholas Bariyo explains what's caused the shortages. Plus, Warner Bros. Discovery and Paramount head back to the bargaining table. And New York City Mayor Zohran Mamdani says he could raise property taxes by almost 10%. Alex Ossola hosts. Sign up for the WSJ's free What's News newsletter. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
After pressure from Washington, President Zelensky has said he will seek to change Ukrainian law so an election could take place within three months. He said this could only happen if the US and Europe guarantee security. Also: Russia's Vladimir Putin hosts "Heroes of the Fatherland Day"; Donald Trump lashes out at European allies; controversy over the UN's environment report; fighting between the Congolese army and M23 rebels continues in the DRC; the zoologist, Ian Douglas-Hamilton, dies; and a milestone moment for the Turner Prize. The Global News Podcast brings you the breaking news you need to hear, as it happens. Listen for the latest headlines and current affairs from around the world. Politics, economics, climate, business, technology, health – we cover it all with expert analysis and insight. Get the news that matters, delivered twice a day on weekdays and daily at weekends, plus special bonus episodes reacting to urgent breaking stories. Follow or subscribe now and never miss a moment. Get in touch: globalpodcast@bbc.co.uk