Podcasts about haut commissariat

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Reportage International
«Nous n'avons rien emporté avec nous»: en Ukraine, les évacués de Kharkiv témoignent

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 2:29


En Ukraine, face aux bombardements qui affectent les zones grises le long de la ligne de front, les autorités ont ordonné de nouvelles évacuations de civils dans les régions de Donetsk et de Kharkiv. Dans cette dernière, frontalière avec la Russie, sept villages du secteur de Borodukhiv, au nord-ouest de la ville, sont concernés, et plus de 7 000 personnes, dont plus de 1 300 enfants, ont reçu l'ordre de partir. De notre envoyée spéciale à Kharkiv, Depuis quelques jours, ce centre de transit pour personnes déplacées à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, est en pleine effervescence : quotidiennement, entre 100 et 150 personnes évacuées y arrivent, dans le dénuement le plus complet. Yevheniia Kozun, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, précise : « Récemment, nous avons constaté une augmentation constante du nombre de personnes évacuées. Nos partenaires continuent de leur fournir toute l'assistance nécessaire, y compris un soutien psychologique, des articles de première nécessité, l'inscription aux aides financières, ainsi qu'une aide pour la reconstitution de leurs documents. » Cette assistance est primordiale en raison de la vulnérabilité des évacués. Liudmila Oleksandrivna, une soixantaine d'années, vient de Prudyanka, à seulement cinq kilomètres de la frontière russe. Avec son mari paraplégique, elle fait partie des quelque 300 personnes à mobilité réduite concernées par l'ordre d'évacuation. « Il y a eu des frappes sur notre maison. Nous étions sur le point de partir, suite à un accord avec les volontaires », raconte-t-elle. Depuis leur arrivée il y a quelques jours, Liudmila et son mari attendent de recevoir une place dans un centre d'hébergement spécialisé. Eux qui n'avaient jamais quitté leur village n'ont, pour le moment, aucune perspective d'avenir. « Il est peu probable qu'on puisse y retourner. Il ne reste plus que deux personnes là-bas. Bon, peut-être qu'elles sont déjà parties, je n'en sais rien. C'est ça notre vie maintenant. Je ne sais pas comment nous allons vivre, nous n'avons rien emporté avec nous », confie-t-elle. Katia, 34 ans, et son petit garçon Sasha, six ans, sont également arrivés dans ce centre il y a quelques jours. Ils viennent de Zolochiv, au nord-ouest de Kharkiv. « Nous sommes partis dimanche dernier, car il était devenu impossible de vivre là-bas. Je suis une maman avec un enfant et des drones survolent la zone, détruisent toutes les maisons, les zones de jeux, les voitures. Les enfants sont soit confinés à la maison, soit dans les abris », explique-t-elle. Employée dans un magasin de bricolage, Katia, dont les parents ont refusé de quitter la maison familiale, a longtemps hésité avant de partir. « Même si vous avez une voiture et que vous voulez partir, c'est impossible d'atteindre Kharkiv et d'évacuer par la route : ils (les Russes) tirent sur des voitures civiles », ajoute-t-elle. Malgré cette menace, Katia a tenté sa chance : elle a roulé à toute vitesse vers Kharkiv. Comme des milliers d'autres familles ukrainiennes déracinées, elle et Sasha doivent repartir de zéro, sans travail, sans école, sans logement et sans leur famille restée à la merci des bombes. À lire aussi«On a l'habitude»: en Ukraine, la vie continue à Kharkiv, malgré les bombes et les drones russes

Reportage international
«Nous n'avons rien emporté avec nous»: en Ukraine, les évacués de Kharkiv témoignent

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 2:29


En Ukraine, face aux bombardements qui affectent les zones grises le long de la ligne de front, les autorités ont ordonné de nouvelles évacuations de civils dans les régions de Donetsk et de Kharkiv. Dans cette dernière, frontalière avec la Russie, sept villages du secteur de Borodukhiv, au nord-ouest de la ville, sont concernés, et plus de 7 000 personnes, dont plus de 1 300 enfants, ont reçu l'ordre de partir. De notre envoyée spéciale à Kharkiv, Depuis quelques jours, ce centre de transit pour personnes déplacées à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, est en pleine effervescence : quotidiennement, entre 100 et 150 personnes évacuées y arrivent, dans le dénuement le plus complet. Yevheniia Kozun, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, précise : « Récemment, nous avons constaté une augmentation constante du nombre de personnes évacuées. Nos partenaires continuent de leur fournir toute l'assistance nécessaire, y compris un soutien psychologique, des articles de première nécessité, l'inscription aux aides financières, ainsi qu'une aide pour la reconstitution de leurs documents. » Cette assistance est primordiale en raison de la vulnérabilité des évacués. Liudmila Oleksandrivna, une soixantaine d'années, vient de Prudyanka, à seulement cinq kilomètres de la frontière russe. Avec son mari paraplégique, elle fait partie des quelque 300 personnes à mobilité réduite concernées par l'ordre d'évacuation. « Il y a eu des frappes sur notre maison. Nous étions sur le point de partir, suite à un accord avec les volontaires », raconte-t-elle. Depuis leur arrivée il y a quelques jours, Liudmila et son mari attendent de recevoir une place dans un centre d'hébergement spécialisé. Eux qui n'avaient jamais quitté leur village n'ont, pour le moment, aucune perspective d'avenir. « Il est peu probable qu'on puisse y retourner. Il ne reste plus que deux personnes là-bas. Bon, peut-être qu'elles sont déjà parties, je n'en sais rien. C'est ça notre vie maintenant. Je ne sais pas comment nous allons vivre, nous n'avons rien emporté avec nous », confie-t-elle. Katia, 34 ans, et son petit garçon Sasha, six ans, sont également arrivés dans ce centre il y a quelques jours. Ils viennent de Zolochiv, au nord-ouest de Kharkiv. « Nous sommes partis dimanche dernier, car il était devenu impossible de vivre là-bas. Je suis une maman avec un enfant et des drones survolent la zone, détruisent toutes les maisons, les zones de jeux, les voitures. Les enfants sont soit confinés à la maison, soit dans les abris », explique-t-elle. Employée dans un magasin de bricolage, Katia, dont les parents ont refusé de quitter la maison familiale, a longtemps hésité avant de partir. « Même si vous avez une voiture et que vous voulez partir, c'est impossible d'atteindre Kharkiv et d'évacuer par la route : ils (les Russes) tirent sur des voitures civiles », ajoute-t-elle. Malgré cette menace, Katia a tenté sa chance : elle a roulé à toute vitesse vers Kharkiv. Comme des milliers d'autres familles ukrainiennes déracinées, elle et Sasha doivent repartir de zéro, sans travail, sans école, sans logement et sans leur famille restée à la merci des bombes. À lire aussi«On a l'habitude»: en Ukraine, la vie continue à Kharkiv, malgré les bombes et les drones russes

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce que l'indice ratatouille ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 5:23


Tomates, poivrons, aubergines, courgettes et oignons… Je ne suis pas en train de vous expliquer la recette de la traditionnelle ratatouille française. Ici, les légumes qui la composent ne sont pas, eux, français, dans notre assiette. Ces légumes sont l'un des indicateurs de notre balance commerciale. En effet, la balance entre les importations et les exportations de ces ingrédients en France s'appelle “l'indice ratatouille”. Selon un rapport du Haut-Commissariat au Plan, le déficit commercial s'est creusé atteignant le record de 744 millions d'euros en 2022.  D'où vient "l'indice ratatouille" ? Pourquoi est-il en baisse ? Comment faire inverser la courbe de "l'indice ratatouille" ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Première diffusion : mai 2023 À écouter aussi : ⁠⁠Qu'est-ce que l'ecowatt, ce nouvel indicateur pour la consommation d'électricité ?⁠⁠ ⁠⁠Qu'est-ce que l'indice UV ?⁠⁠ ⁠⁠Qu'est-ce que la "Haute valeur environnementale", ce label alimentaire contesté ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Cultures monde
La toute-puissance du football : Un autre foot est-il possible ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 28, 2026 58:56


durée : 00:58:56 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Face aux dérives du football business, certains acteurs proposent des visions alternatives. De l'actionnariat populaire aux conditions de travail des joueurs, en passant par la transformation des stades en bien commun, des initiatives émergent pour renouer avec les racines populaires du football. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Sébastien Thibault Docteur en science politique, Jérôme Latta Journaliste indépendant, co-fondateur et rédacteur en chef des Cahiers du football, Dominique Hyde Directrice des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, les violations du droit international se poursuivent dans le Territoire palestinien occupé, dénonce le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).Dans cet extrait sonore, la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, revient sur un rapport alarmant évoquant une famine provoquée à Gaza, des déplacements forcés « sans précédent » en Cisjordanie et des actes pouvant relever de crimes de guerre, voire, « dans certaines circonstances », d'un génocide.« Le fait d'affamer une population comme méthode de guerre contre des civils constitue un crime de guerre », rappelle-t-elle.Le rapport dénonce également la montée des violences de colons, des cas présumés d'exécutions extrajudiciaires et l'absence persistante de justice pour les victimes.« L'impunité ne fait qu'alimenter la répétition des violations », souligne Marta Hurtado.(Extrait sonore : Marta Hurtado, porte-parole du HCDH; propos recueillis par Cristina SIlveiro)

7 milliards de voisins
Comment retrouver la motivation à l'école?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée.   Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école.   Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ?   Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026).   En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles.  En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste.  Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030.  Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.  Programmation musicale :  ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

7 milliards de voisins
Comment retrouver la motivation à l'école?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée.   Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école.   Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ?   Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026).   En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles.  En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste.  Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030.  Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.  Programmation musicale :  ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

Les Experts
Les Experts : Natalité, la bombe démographique - 11/05

Les Experts

Play Episode Listen Later May 11, 2026 27:29


Ce lundi 11 mai, les questions douanières entre l'Europe et les États-Unis, l'étude du Haut Commissariat au Plan qui expose les défis économiques posés par la bombe démographique, ainsi que l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi, ont été abordés par Rayan Nezzar, professeur à Sciences Po, Thomas Grjebine, responsable du programme macroéconomie et finance internationales au CEPII, et Laurent Vronski, directeur général d'Ervor, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les histoires de 28 Minutes
Natalité en berne ? / La Russie sous pression à la veille du défilé du 9 mai ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 7, 2026 45:41


L'émission 28 minutes du 07/05/2026 Relance de la natalité : “la politique du chèque”, une mauvaise solution ? En 2025, en France, le nombre de naissances s'est établi autour de 645 000 enfants, avec un indicateur conjoncturel de fécondité estimé à 1,56 enfant par femme. À l'image des autres pays européens, la France connaît une importante chute de sa natalité. Mardi 5 mai, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan a proposé plusieurs pistes pour relancer la natalité dans le pays. L'économiste Thibault Prebay, auteur de "Démographie, la bombe tranquille" (éditions du Rocher) est notre invité pour analyser ce recul démographique. Défilé du 9 mai réduit, perte de terrain en Ukraine : Vladimir Poutine en difficulté ? Pour la première fois depuis l'été 2023, l'armée russe a perdu du terrain en Ukraine : la zone contrôlée par le Kremlin a diminué de 120 km2 en avril, selon l'Institut pour l'étude de la guerre. Cela s'explique par des contre-attaques ukrainiennes terrestres, des frappes à moyenne portée et la désorganisation des systèmes de communication de l'armée russe qui, depuis février, ne peut plus utiliser les réseaux Starlink, selon le même institut. Cette perte de terrain n'empêche pas la Russie de continuer à frapper massivement l'Ukraine : des bombardements russes ont fait plus de 20 morts, mardi 5 mai. Dans le même temps, les festivités russes du 9 mai ont été revues à la baisse par rapport au défilé de l'an dernier, qui avait pris des allures de véritable démonstration de force. On en débat avec Christine Dugoin-Clément, chercheuse à la Chaire Risques de l'IAE Paris-Sorbonne, Tatiana Kastouéva-Jean, politologue, directrice du centre Russie/Eurasie de l'Ifri et Général Nicolas Richoux, Ancien commandant de la 7ᵉ brigade blindée. La NASA a dévoilé 12 000 images inédites prises par la mission Artemis II. L'occasion pour Xavier Mauduit de nous parler d'Artémis, l'une des déesses de la Lune dans la mythologie grecque. Marie Bonnisseau revient sur les déclarations du patron de Ryanair qui réclame l'interdiction de l'alcool tôt le matin dans les aéroports. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Le téléphone sonne
La France vieillit : l'empêcher ou s'adapter ?

Le téléphone sonne

Play Episode Listen Later May 6, 2026 36:32


durée : 00:36:32 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Face à la baisse de natalité, le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan a expliqué dans une note publiée le 5 mai que les aides financières étaient insuffisantes. Si des leviers plus efficaces existent pour stimuler les naissances, la question de l'adaptabilité de notre société se pose. - réalisation : Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Amaury Bocher, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Maxime Sbaihi Economiste et directeur stratégique du Club Landoy, think tank spécialisé sur les enjeux liés à la transition démographique, Clément Beaune Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Estelle Midi
Le tacle du jour – Benjamin Amar, chroniqueur : "Ça a un intérêt, on a des nouvelles du Haut-commissariat au Plan et de Clément Beaune... ça fait plaisir... C'est totalement inutile ! Le Haut-commissariat au Plan est un bidule qui ne sert

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:54


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Baptiste des Monstiers, grand reporter. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Estelle Midi
Le congé du jour – Yaël Mellul, chroniqueuse : "On ne peut pas obliger des pères à prendre un congé… Même si l'objectif est louable ! Une belle idée du Haut-commissariat au Plan" - 05/05

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 5, 2026 4:42


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Baptiste des Monstiers, grand reporter. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Du grain à moudre
Industrie : faut-il craindre ou s'inspirer de la Chine ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later May 4, 2026 38:50


durée : 00:38:50 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Le 9 février 2026, le Haut-Commissariat au Plan alertait sur le rouleau compresseur industriel chinois. Voitures électriques, robotisation, nouvelles technologies, médicaments, énergies renouvelables, la Chine domine désormais un nombre conséquent de secteurs. L'Europe se serait-elle aveuglée ? - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Thomas Grjebine Économiste au CEPII (centre de recherche et d'expertise sur l'économie mondiale), travaille sur les effets de la fiscalité et sur les cycles immobiliers., Elvire Fabry directrice du programme “Commerce et sécurité économique” à l'Institut Jacques Delors et rapporteure du groupe de travail UE-Chine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Futur secrétaire général de l'ONU: «Il ne faut pas exclure d'autres candidatures dans les semaines à venir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 9:15


Qui va succéder à Antonio Guterres fin 2026 au poste de secrétaire général de l'ONU ? Aujourd'hui et demain, les quatre candidats sont auditionnés par l'Assemblée générale à New York. Sont en lice la Chilienne Michelle Bachelet, l'Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall. L'ancien chef d'État du Sénégal peut-il gagner ? Christophe Boisbouvier a posé la question à Francis Kpatindé, l'ancien porte-parole du HCR pour l'Afrique, qui enseigne aujourd'hui à Sciences Po Paris et qui n'exclut pas la victoire au finish d'un OVNI, à savoir Gianni Infantino, le patron de la FIFA. RFI : Francis Kpatindé, qui est favori selon vous pour succéder à Antonio Guterres ? Francis Kpatindé : Ils sont quatre candidats à passer le grand oral aujourd'hui et demain. Mais le sentiment général à New York, au siège de l'organisation, reste néanmoins que celle ou celui qui sera élu ne figure pas encore sur la liste actuelle, même si la date de dépôt des candidatures fixée au 1ᵉʳ avril est passée. Il ne faut donc pas exclure d'autres candidatures dans les semaines ou mois à venir. Un candidat peut donc surgir à la dernière minute et rafler la mise. Au siège de l'ONU, à New York toujours, certains évoquent déjà la candidature de l'actuel vice-secrétaire générale Amina J. Mohammed, qui est métisse, binationale du Nigeria et de la Grande-Bretagne. Et même, tenez-vous bien, celle du président en exercice de la FIFA, Gianni Infantino, connu pour sa proximité avec le président américain Donald Trump. Oui, donc c'est très ouvert. Mais si on en reste à ces quatre candidats actuels, quel est à votre avis le mieux placé ? Moi, je pense que ce sera un des candidats latino-américains. Donc soit l'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, soit l'actuel patron de l'Agence de l'énergie atomique, l'Argentin Rafael Grossi ? Oui, c'est ça. Et soit Madame Rebecca Grynspan aussi. Qui a été vice-présidente du Costa Rica ? Du Costa Rica. Voilà. La décision finale reviendra aux quinze membres du Conseil de sécurité, dont cinq ont le droit de veto. C'est à eux de donner le nom, de suggérer le nom à l'Assemblée générale des Nations unies. Et entre madame Bachelet, monsieur Grossi et madame Grynspan, qui a le meilleur profil pour plaire à la fois à l'Amérique, à la Chine et à la Russie ? Madame Bachelet est candidate. Elle a déjà travaillé aux Nations unies. Elle a même dirigé le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies, tout comme ONU-Femmes. Et elle connaît le sérail. Mais comme elle est marquée à gauche, son pays, donc le Chili, lui a retiré sa couverture. Donc, à mon avis, elle aura quelques petites difficultés. Rafael Grossi semble être proche du gouvernement actuel, le gouvernement conservateur argentin et également, donc, il pourrait avoir les faveurs du président américain Donald Trump. Donc, je pense que Rafael Grossi pourrait emporter la mise parce que son profil correspond à l'air du temps. Et parce qu'il garde de bons rapports avec Vladimir Poutine et Xi Jinping ? Absolument. Il a de bons rapports aussi bien avec le président américain et le président de son pays qu'avec donc le président chinois et le président russe. Alors, parmi les quatre candidats, il y a donc l'ancien président du Sénégal, Macky Sall. Quelles sont ses chances alors ? Macky Sall joue une partie difficile. D'abord, l'Afrique a déjà occupé la fonction à deux reprises, donc a eu deux secrétaires généraux avec l'Egyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan. Sa candidature n'est pas portée par son pays d'origine ni par l'Union africaine. Pour faire bref, Macky Sall est le candidat du Burundi et de quelques autres chefs d'État africains, dont le Congolais Denis Sassou-Nguesso. Par ailleurs, la gouvernance politique et économique de Macky Sall fait l'objet de vifs débats depuis deux ans. Ses adversaires mettent en exergue la répression contre la jeunesse urbaine et des opposants, et le fait qu'il ait laissé derrière lui une dette cachée pour le moins colossale. Alors ce que disent les proches de l'ancien président sénégalais, c'est que s'il y avait eu un veto de l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, il n'aurait pas maintenu sa candidature. Mais le véto, vous savez, le veto jouera plus tard. À mon avis, on est au début d'un processus et la question du veto ne se pose pas pour l'instant. Mais Macky Sall ne joue-t-il pas sur le fait que pendant ses douze ans à la tête du Sénégal, il a noué de bons rapports, il a noué des rapports de confiance, à la fois avec Donald Trump, avec Xi Jinping, avec Vladimir Poutine. Il est allé essayer de faire une médiation entre Kiev et Moscou en 2022 ? Absolument. Macky Sall connaît tout ce monde pour avoir été président du Sénégal et président en exercice de l'Union africaine. Il faut le rappeler également. Mais vous savez, en face de lui, il y a des gens qui sont aguerris. Ce ne sont pas des bleus, il y a madame Bachelet qui a été présidente du Chili, qui a dirigé l'ONU-Femmes, qui a dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme. Il y a Monsieur Grossi également, qui dirige une agence qui est capitale aujourd'hui dans l'évolution pour l'énergie atomique. Donc pour vous, Macky Sall, c'est un outsider ? Moi, je pense sincèrement, avec tout le respect qu'on lui doit, parce qu'il a été président du Sénégal pendant douze ans, je pense qu'il n'a vraiment pas de chance d'être le prochain secrétaire, le 10e secrétaire général des Nations unies. Ce serait une surprise ? Absolument. Ce serait une surprise, mais une grande surprise. Mais je ne pense pas qu'il remplisse les cases pour être le 10ᵉ secrétaire général des Nations unies. À lire aussiSénégal: l'ex-président Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU

C dans l'air
Rima Abdul-Malak - Liban: une ancienne ministre sous les bombes

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 11:18


C dans l'air l'invité du 30 mars avec Rima Abdul-Malak est directrice du quotidien francophone "L'Orient-Le Jour" et ancienne ministre de la Culture. Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 1.238 personnes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, dont 124 enfants, a annoncé dimanche le ministère de la Santé. Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont été tuées, selon le ministère. Parmi elles, dix secouristes et trois journalistes. Plus d'un million de personnes ont par ailleurs été déplacées à cause des bombardements et des ordres d'expulsion de l'armée israélienne. Comment travaillent les journalistes au Liban ? Les services de secours sont-ils pris pour cible ? Comment mettre fin à la situation dans laquelle se trouve le pays, qui fait face à un risque « réel » de « catastrophe humanitaire », selon le Haut Commissariat aux Réfugiés. Enfin, que peut faire la France pour mettre fin à cette guerre, alors qu'Emmanuel Macron a promis "un soutien total" au Liban.

Reportage Afrique
Ghana: dans le camp de réfugiés de Tarikom, malgré l'accueil chaleureux, la précarité subsiste [2/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:17


Deuxième et dernier épisode de notre série de reportages consacrés aux réfugiés burkinabè dans le nord du Ghana. Ils étaient plus de 13 000 enregistrés au Ghana en décembre 2025 selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, la plupart ayant fui les violences jihadistes pour se réfugier dans un pays jusque-là épargné par les attaques terroristes. Le principal camp de réfugiés burkinabè, ouvert à la fin de l'année 2022, se trouve dans le village de Tarikom, à une dizaine de kilomètres seulement de la frontière avec le Burkina Faso. Un espace où vivaient encore en octobre plus de 5 500 réfugiés. Si, sur place, la cohabitation avec les communautés locales semble bien se passer, les pénuries de nourriture et de produits essentiels se ressentent dans une des régions les plus pauvres du Ghana.  De notre envoyé spécial à Tarikom, Aux côtés de quelques bâtisses en briques, se dressent des rangées de plusieurs centaines de tentes blanches floquées du logo du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. C'est dans ce camp, administré par le Bureau ghanéen des réfugiés, que vit depuis maintenant plus d'un an Eloro Madi. Âgé de 70 ans, il a dû fuir le Burkina Faso après que des assaillants ont attaqué son village en 2024 : « Je ne souhaite pas retourner au Burkina Faso tant qu'il y a des combats. Ici, ma vie est paisible. Je me sens bien accueilli, certains membres des communautés locales nous donnent de la nourriture, à nous et à nos enfants. C'est vraiment une bonne chose d'être ici. »  Assise à ses côtés à l'ombre d'un arbre, Fatima Seone acquiesce. Arrivée au camp de Tarikom il y a deux ans avec ses six enfants, elle se dit reconnaissante d'être ici aujourd'hui : « Les gens ici nous ont très bien accueillis. J'ai même pu apprendre à fabriquer du savon, et à m'occuper du bétail. » Depuis l'ouverture du camp à la fin de l'année 2022, où vivent une majorité de familles, des efforts ont notamment été mis en place pour scolariser les enfants. À la demande du gouvernement ghanéen, les communautés voisines ont également cédé certaines de leurs terres, pour que les réfugiés puissent y développer des cultures. Aucun incident majeur entre habitants et résidents du camp n'a depuis été enregistré, selon les autorités locales. Mais, depuis ces trois derniers mois, Fatima Seone déplore des conditions de vie de plus en plus précaires : « Nous recevons les allocations du gouvernement ghanéen avec de plus en plus de retard, ce qui rend notre vie de plus en plus difficile, surtout pour se nourrir. Cela nous oblige à sortir chaque jour pour trouver des petits boulots. Certains jeunes ont même décidé de quitter le camp. » Contacté par RFI, le Bureau ghanéen des réfugiés admet des « défis » pour l'approvisionnement en nourriture des camps, mais assure que le gouvernement ainsi que ses partenaires internationaux « font tout pour satisfaire au maximum les besoins des réfugiés ». À voir comment la situation évoluera dans l'avenir : en plus de trois ans, la population de réfugiés à Tarikom a presque triplé. Le camp continue d'enregistrer de nouvelles arrivées toutes les semaines. À lire aussiGhana: dans le camp de Tarikom, des réfugiés burkinabè témoignent [1/2]

Reportage Afrique
Ghana: dans le camp de Tarikom, des réfugiés burkinabè témoignent [1/2]

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Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 2:17


RFI vous propose une série de deux reportages consacrés aux réfugiés burkinabè dans le nord du Ghana. Ils étaient plus de 13 000 enregistrés au Ghana en décembre 2025, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, la plupart ayant fui les violences jihadistes pour se réfugier dans un pays jusque-là épargné par les attaques terroristes. Notre correspondant, Victor Cariou, s'est rendu dans le principal camp de réfugiés burkinabè, ouvert à la fin de l'année 2022 dans le village de Tarikom, à une dizaine de kilomètres seulement de la frontière avec le Burkina Faso. Il y a rencontré plusieurs survivants d'attaques terroristes qui lui ont raconté leurs histoires. De notre envoyé spécial à Tarikom, Assise à l'ombre d'un arbre, Yola Lagbonmasa affiche un visage fermé. Depuis près de trois ans, elle réside dans le camp de Tarikom au Ghana, qui, en octobre 2025, abritait plus de 5 500 réfugiés burkinabè. « J'ai fui ici avec mes quatre enfants, mais pas mon mari. Lorsque nous avons fui, nous avons pris des chemins différents, et jusqu'à aujourd'hui, j'ignore où il est », déplore la mère de famille.  Le souvenir de l'attaque de son village, dans le centre du Burkina Faso, est encore vif. « C'était un vendredi matin. Les assaillants ont débarqué et ont commencé à tuer les habitants. Ce jour-là, au moins 28 personnes sont mortes. C'est pour ça que j'ai décidé de fuir », se remémore-t-elle. Qui étaient les attaquants ? Et pourquoi ont-ils pris d'assaut son village ? Aujourd'hui encore, Yola Lagbonsmasa dit ne pas savoir. Une incompréhension que ressent également Daouda Seone. Cet ancien fermier de 72 ans a dû fuir son village en pleine nuit, après une attaque de groupes armés, en 2023. Il se rappelle : « Nous avons commencé à entendre des coups de feu partout dans notre village aux alentours de minuit, 1h du matin. Les assaillants ont commencé à nous tirer dessus, nous forçant à fuir. Nous sommes retournés au village le lendemain matin, et nous avons découvert que cinq personnes avaient été tuées. Nous avons donc décidé de nous diriger vers la frontière avec le Ghana. » La seule chose dont Daouda Seone est sûr aujourd'hui, c'est qu'il n'est pas près de retourner au Burkina Faso. « Je ne veux pas retourner dans mon village car là-bas, les combats font toujours rage. Quelques jours seulement après que les assaillants ont attaqué mon village, ils s'en sont pris aux communautés environnantes, où les survivants ont dû procéder à des enterrements collectifs », déplore-t-il. Selon le dernier rapport de l'Institute for Economics and Peace, le Burkina Faso restait, en 2024, le pays le plus touché au monde par les attaques terroristes, déplorant alors 1 532 morts. Un nombre imputable en majorité aux attaques menées par le Groupe de soutien à l'islam affilié à al-Qaïda. Les réfugiés du camp de Tarikom, eux, n'espèrent qu'une chose : que ces attaques ne les suivent pas par-delà la frontière burkinabè.

Le magazine de la rédaction
Rohingyas de Malaisie : une histoire d'exil

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 6:10


durée : 00:06:10 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - En Malaisie, plus de 189 000 réfugiés birmans sont officiellement enregistrés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Un chiffre qui ne reflète qu'une partie de la situation, puisqu'il ne prend en compte que les détenteurs d'une carte onusienne. Parmi eux : des Rohingyas. - réalisation : Annie Brault

Reportage Afrique
«Ma maison a été démolie»: la parole des rapatriés de Tanzanie [4/4]

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Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 2:30


Ils avaient fui en 2015, au plus fort des violences politiques. Près de dix ans plus tard, des milliers de Burundais rentrent de Tanzanie. Officiellement, ces retours doivent se faire volontairement et « dignement », au rythme convenu entre Gitega et Dar es Salaam : 3 000 personnes par semaine. Le HCR s'inquiète des conditions de ces départs (maisons démolies, pressions, mauvais traitements) et parle désormais de rapatriements forcés. Reportage dans le centre de transit de Nyabitare pour rencontrer ces rapatriés à leur arrivée au Burundi. De notre envoyée spéciale de retour de Nyabitare, Plié en deux sous la chaleur, Victor Nkurikiye, 54 ans, enveloppe dans une bâche de longues tôles rouillées : « Ce sont les tôles que j'ai ramenées d'exil », décrit-il. C'était le toit de son abri construit dans le camp de Nduta, dans lequel il a vécu 10 ans, jusqu'à ce que les autorités tanzaniennes décident de le démanteler. « Ma maison a été démolie sur ordre du chef du camp, témoigne-t-il. Il disait : "Allez démolir les maisons. Il faut que les Burundais rentrent chez eux." Nous sommes partis car ils nous ont traumatisés. Ils ont tout brûlé. » Avec Victor, 800 autres Burundais sont arrivés hier dans le centre de transit géré par le HCR, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Sous un hangar, des matelas, des chaises, des planches de bois ou encore des sacs de vêtements s'empilent à perte de vue. Athanase Nikwibitanga supervise ce site. Pour lui, le message venu de Tanzanie est sans ambiguïté : « Avant, ils rentraient juste avec quelques ustensiles. Cette fois, ils arrivent avec tout. Les maisons sont détruites systématiquement. Ils emportent ces tôles parce qu'il n'y a plus d'abri là-bas. C'est un message : on ne peut plus rester réfugié en Tanzanie ».  À lire aussiÀ Busuma, au Burundi, les réfugiés congolais entre enfermement et désir de retour [3/4] « Il faudrait que les moyens suivent pour vraiment les aider » Le dernier accord de rapatriement entre la Tanzanie et le Burundi a été signé en novembre, mais la pression était déjà forte sur les réfugiés depuis des mois. Les écoles étaient fermées, les centres de santé délaissés, et même des cas de maltraitance ont été signalés. Appuyée sur une béquille qui ne la quitte plus, Antoinette Nitwarugina raconte avoir été battue : « Voyez, je suis arrivée en Tanzanie en bonne santé et je rentre handicapée. Les Tanzaniens nous pourchassent et nous brutalisent ». Elle se dit finalement soulagée de retrouver son pays en paix. Elle a reçu du HCR un peu plus de 200 dollars pour se réinstaller, mais l'agence onusienne est elle aussi sous pression. Les retours se font deux à trois fois plus vite qu'annoncé. « Au niveau de Gitara, on attendait 1 500 personnes, mais elles sont autour de 2 800 à 2 900, explique Simplice Nkandji, chef de sous-délégation pour l'organisation. Le rythme s'accélère… Il faudrait que les moyens suivent pour vraiment les aider. » Cette aide se fait pourtant plus que nécessaire, après dix ans d'exil et un retour brutal. Certains, comme Antoinette, ne savent pas encore où ils s'installeront dans les prochains jours. À lire aussiAu Burundi, des réfugiés congolais pris au piège d'une aide qui s'essouffle [2/4]

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Au Burundi, des réfugiés congolais pris au piège d'une aide qui s'essouffle [2/4]

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Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:29


Depuis décembre, avec l'offensive de l'AFC/M23 dans le Sud-Kivu, plus de 60 000 réfugiés congolais ont été regroupés sur le site de Busuma, au Burundi. Un site prévu à l'origine pour accueillir 20 000 personnes et qui n'était encore à leur arrivée qu'un terrain vierge : pas d'abris, pas d'eau, pas d'infrastructures. Rien. Trois mois plus tard, malgré les efforts des humanitaires, les familles vivent toujours dans une immense précarité : promiscuité, manque d'eau, aide alimentaire tardive... À Busuma, l'urgence se heurte aux coupes budgétaires internationales. De notre envoyée spéciale de retour de Busuma Un camion-citerne entre sur le site. Rapidement, un attroupement se forme. Élizabeth, 25 ans, se faufile à l'arrière. Elle glisse sa bassine jaune en dessous du tuyau. Le camion est venu alimenter le centre de santé. Mais, elle espère grappiller quelques gouttes. « Je suis enceinte. Je ne peux pas marcher des heures pour aller puiser de l'eau à la source. Je prie pour avoir un peu de quoi faire à manger à mes enfants », explique-t-elle.  Elle a passé la journée à attendre devant le réservoir installé pour les réfugiés. Cela fait trois jours qu'elle n'a pas d'eau. « À la pompe, il n'y a déjà presque plus d'eau. Je suis encore loin dans la file. Je ne suis pas sûre du tout d'en avoir », poursuit-elle. Les équipes de Médecins sans frontières ont depuis installé une canalisation pour acheminer l'eau sur le site. Mais elle reste rare. Le choléra, qui avait frappé en décembre, est contenu et c'est maintenant la rougeole qui guette. Chaque jour, des agents de santé arpentent les allées poussiéreuses du site pour faire de la prévention. Une femme s'approche, son bébé contre elle. Il tousse, tremblant. « Je pense qu'il est tombé malade à cause du froid. Je n'ai reçu ni matelas, ni abri, ni couvertures. Il fait très froid la nuit. Sans aide, nous allons tous finir par tomber malades. », se désole-t-elle.  Le vent déferle en rafale pendant qu'elle nous parle. D'une main, elle retient la bâche qui menace de céder. Arrivée avec ses quatre enfants, sans rien, elle partage cette tente avec un inconnu qui l'a accueillie. Elle nous raconte : « La nuit mes enfants ont peur, et cela les empêche de dormir. Quand il pleut beaucoup, l'eau nous envahit et le vent emporte notre bâche en plastique. On passe des heures debout, sans fermer l'œil de la nuit. » Moins de la moitié des réfugiés ont reçu un abri Car à Busuma, trois mois après leur arrivée, moins de la moitié des réfugiés ont reçu un abri. La faute aux coupes drastiques dans l'aide internationale, déplore Simplice Kpandji, responsable local pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés : « Nous pâtissons des coupes budgétaires. Les besoins sont immenses. Certains bailleurs nous soutiennent encore, mais ce n'est pas suffisant. Cela limite notre capacité à offrir un minimum de vie digne à ces réfugiés. C'est un grand problème que nous affrontons. » Depuis décembre, des dizaines de décès ont été recensés, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. L'aide alimentaire a aussi tardé à être distribuée et le Programme alimentaire mondial envisage aujourd'hui de réduire de 25 % les rations car ses ressources s'épuisent. Lassés par cette extrême précarité, certains réfugiés le disent : ils veulent rentrer en RDC, malgré la guerre qui continue.   À lire aussiAu Burundi, les réfugiés traumatisés par les blessures invisibles de la guerre

TẠP CHÍ KINH TẾ
Công nghiệp châu Âu trong cái bẫy Trung Quốc

TẠP CHÍ KINH TẾ

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 9:13


Làm thế nào để cạnh tranh cho lại khi mà hàng Trung Quốc rẻ hơn so với hàng của châu Âu từ 30-40 % ? 36 % nhà máy của Pháp và 70 % cơ sở của Đức có nguy cơ bị xóa sổ. Tiến trình « phi công nghiệp hóa » của châu Âu đang đứng trước một trận đại hồng thủy. Tính cạnh ranh cực cao của cỗ máy công nghiệp Trung Quốc do đâu mà có ? Châu Âu nên « Du nhập » công nghệ từ Hoa Lục hay noi gương Hoa Kỳ, áp dụng chính sách bảo hộ, đánh thuế hàng Trung Quốc ? Hôm 09/02/2026 cơ quan đặc trách về chiến lược và kế hoạch của Pháp – Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan công bố báo cáo mang tựa đề L'industrie européenne face au rouleau compresseur chinois – Công nghiệp châu Âu trước máy ủi Trung Quốc. Cỗ máy công nghiệp của Trung Quốc được ví như xe ủi Trong tài liệu gần 80 trang, các đồng tác giả đưa ra những điểm chính như sau : Hàng của Trung Quốc giờ đây không chỉ là « hàng rẻ kém chất lượng ». Với chất lượng tương đương, hàng Trung Quốc rẻ hơn từ 30 đến 40 % so với hàng châu Âu. Đại dịch Covid19 hoàn toàn không làm suy yếu cỗ máy công nghiệp Trung Quốc. Trái lại từ gần sáu năm qua, khả năng cạnh tranh của công xưởng cho thế giới này càng khốc liệt, đe dọa trực tiếp đến « những các ngành công nghiệp cốt lõi » của châu Âu như công nghiêp xe hơi, hóa chất… Các doanh nghiệp Trung Quốc đang gặm nhấm thêm thị phần của các tập đoàn châu Âu trong khối 27 thành viên Liên Hiệp Châu Âu và kể cả những thị trường ở ngoài khối này. Khoảng25 % kim ngạch xuất khẩu của Pháp bị hàng Trung Quốc đe dọa. Đối với Đức, nền công nghiệp số 1 của Liên Âu, tình huống còn nghiệm trọng hơn : 1/3 xuất khẩu của Đức và 2/3 GDP của quốc gia này bị các đối thủ Trung Quốc cạnh tranh. Trong hai năm, 240.000 công nhân Đức trong các nhà máy đã bị mất việc. « Sự trỗi dậy của nền công nghiệp Trung Quốc giờ đây là một mối đe dọa ảnh hưởng đến toàn hệ thống của châu Âu : Trong vài thập niên, Bắc Kinh đã xây dựng một cỗ máy sản xuất ở quy mô lớn chưa từng có ». Sự trỗi dậy đó, dựa trên hai yếu tố. Một là sản xuất thật nhiều với chi phí thấp hơn nhiều so với tất cả các đối thủ cạnh tranh, và hai là nâng cấp công nghệ trong một thời gian cực ngắn. Hai yếu tố này đưa Trung Quốc trở thành nhà sản xuất lớn nhất thế giới đồng thời là đối tác thương mại duy nhất thặng dư mậu dịch với toàn cầu. Nhìn chung cho cả khối 27 nước thuộc Liên Hiệp Châu Âu, trên thị trường nội địa, « với đà hiện tại, trong trung hạn 55 % sản xuất công nghiệp của châu Âu có thể bị hàng Trung Quốc đe dọa trên thị trường nội địa ». Châu Âu từng bước bị Trung Quốc đẩy vào thế của các nhà « lắp ráp » Tài liệu nhấn mạnh đến một thay đổi lớn từ những năm 2010 : Bắc Kinh không chỉ tập trung tích lũy năng lực sản xuất, mà đã rút ngắn khoảng cách công nghệ với các nước tiên tiến khác. Mục tiêu nhằm khẳng định vị trí của Trung Quốc trong các lĩnh vực có giá trị gia tăng cao hơn. Kế hoạch Made in China 2025, được thông qua năm 2015, minh họa cho sự chuyển hướng này. Trung Quốc đã nhắm đến từ công nghệ thông tin, dược phẩm, máy móc và robot, hàng không dân dụng, xe điện và thiết bị nông nghiệp. Chính sự thay đổi này, như báo cáo của Cơ quan đặc trách về chiến lược và kế hoạch của Pháp ghi nhận « tạo ra nguy cơ hàng công nghiệp châu Âu bị giảm chất lượng và châu Âu chỉ còn đảm nhận các khâu lắp ráp, và hoàn thiện sản phẩm, làm giảm khả năng tạo giá trị và kiểm soát công nghệ ». Tiêu biểu nhất là bước « đại nhẩy vọt trong ngành công nghiệp xe hơi Trung Quốc ». Châu Âu đã phải nhìn nhận « nói về ô tô điện, ở tất cả mọi khâu, công nghệ của Trung Quốc giờ đây đang đi trước các đối thủ một thế hệ » và đau hơn nữa cho các nhà sản xuất nổi tiếng trên Lục Địa Già là « với chất lượng tương đương, Trung Quốc có thể sản xuất với giá thành thấp hơn ». Nhân một sự kiện quy tụ các nhà sản xuất xe hơi Trung Quốc - China Passenger Car association đầu năm nay, ban tổ chức đã trình bày một biểu đô cho thấy : Trên thế giới, Trung Quốc chiếm 75% thị trường điện thoại di động và cứ trên 100 máy điều hòa không khí thì có 75 chiếc là  hàng Trung Quốc, 84 % máy tính xách tay lưu hành do Trung Quốc sản xuất… Nhưng trên thị trường xe hơi, thì ô tô điện mới chỉ chinh phục được 66 % thị phần, và 33 % với các loại xe hơi chạy bằng xăng, dầu. Quan chức chủ trì sự kiện đó lập cảnh cáo giới trong ngành phải nỗ lực để thị phần xe hơi Trung Quốc trên thế giới « không lẹt đẹt ở phía sau như hiện tại ». Châu Âu bị lấn sân Xác định những lĩnh vực châu Âu bị Trung Quốc lấn sân, báo cáo của Pháp chỉ rõ : những lĩnh vực bị đe dọa hơn cả gồm có ngành công nghiệp nhựa, công nghiệp chế tạo bình điện cho ô tô hay xe đạp, các nhà máy hóa chất ….   Và đáng quan ngại hơn nữa là « 70 % các trong ngành sản xuất xe hơi của Pháp đang chịu áp lực rất lớn ». Nhưng quan trọng hơn nữa là hàng Trung Quốc đang từng bước đẩy hàng của châu Âu ra khỏi ngay trên thị trường nội địa của châu lục này. 25 % tổng kim ngạch xuất khẩu của các nước công nghiệp phát triển nhất trong liên Âu (Đức, Pháp, Ý, Tây Ban Nha và nhiều nước Bắc Âu) bị ảnh hưởng. Ngoài khu vực châu Âu thì các nhãn hiệu Trung Quốc cũng đang từng bước đẩy máy móc, và xe hơi của châu Âu ra khỏi những thị trường từ ở châu Phi đến châu Á hay châu Mỹ Latinh. Chỉ riêng trong lĩnh vực xe hơi, sự trỗi dậy của các tập đoàn Trung Quốc « trực tiếp đe dọa gần 14 triệu công việc làm của người dân châu Âu ». « Phi công nghiệp hóa » : Châu Âu chưa đụng đáy ? Trên đài phát thanh tư nhân Radio Classique, Jean-Christophe Caffet, kinh tế trưởng công ty bảo hiểm ngoại thương của Pháp COFACE tiếc là Liên Âu quá chậm chạp trong những quyết định của mình để mong đảo ngược thế cờ trước một đối thủ đang rất mạnh cả về tài chính, phương tiện và nhất là về phương diện chính trị như Bắc Kinh. Khó có thể phủ nhận nền công nghiệp châu Âu đang bị suy sụp. Nhưng không thể nói là mảng này đang bị khai tử, bởi vì chúng ta vẫn có thể điều chỉnh hướng đi. Nhưng cần phải nhanh chóng hành động. Đây là điều cách nay 18 tháng, báo cáo Draghi, mang tên chuyên gia kinh tế, cựu thống đốc Ngân Hàng Trung Ương Châu Âu Mario Draghi đã chỉ ra. Tài liệu này đã xác định được những vấn đề của châu Âu, không gì để tranh cãi. Điều đáng lo duy nhất ở đây là tiến độ để Liên Âu điều chỉnh chính sách công nghiệp của mình, tức là để thực hiện các giải pháp mà báo cáo Draghi đã chỉ ra. Có điều từ đó tới nay, trên thực tế Bruxelles mới đề xuất các biện pháp cho phép thực hiện khoảng 12 % những đề xuất trong báo cáo Draghi. Với tiến độ này, chúng ta sẽ phải mất 12 năm để thực hiện được một nữa những mục tiêu cho phép châu Âu khôi phục lại cỗ máy công nghiệp. Trong khi đó thì các đối thủ cạnh tranh của châu Âu lại rất nhanh tay. Nói cách khác, châu Âu cần gấp rút hành động. Bắt bệnh và kê đơn  Cũng trong báo cáo của cơ quan đặc trách về chiến lược và kế hoạch của Pháp Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan đặt câu hỏi : Liên Hiệp Châu Âu phải làm gì để cưỡng lại « máy ủi công nghiệp đó của Trung Quốc » ? Paris đề nghị hai giải pháp : một là theo chân Hoa Kỳ cũng dùng đòn thuế quan, đánh thuế 30 % vào hàng made in China xuất khẩu sang thị trường chung châu Âu. 30 % đó phản ánh khác biệt về giá thành từ 30 đến 40 % khi mà hàng của Trung Quốc rẻ hơn so với hàng của châu Âu. Khả năng thứ nhì là Bruxelles phải phá giá đồng euro từ 20 đến 30 % so với đồng nhân dân tệ của Trung Quốc để tạo một sân chơi bình đẳng. Tuy nhiên người điều hành cơ quan Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan, Clément Baune thiên về giải pháp thứ nhất, tức là Paris muốn Pháp và Liên Âu cũng nên áp dụng chính sách bảo hộ với hàng của Trung Quốc. Về điểm này, Jean -Christophe Caffet phân tích : Trong hoàn cảnh hiện tại, trước ‘máy ủi' Trung Quốc như thuật ngữ được sử dụng trong báo cáo của Cơ Quan đặc trách về Chiến Lược và Kế Hoạch của Pháp, tăng 30 % thuế hải quan đánh vào hàng Trung Quốc là một dạng tuyên chiến với công xưởng của thế giới. Đây là một giải pháp khẩn cấp để chận làng sóng hàng của Trung Quốc đang đổ vào châu Âu. Giải pháp này có phần chính đáng, nhưng hoàn toàn không phải là liều thuộc trị được căn bệnh tận gốc rễ. Bởi vì để vực dậy nền công nghiệp của châu Âu, chúng ta cần áp dụng những khuyến cáo từ báo cáo mang tên ông Draghi, tức là cần huy động vốn, cần đơn giản hóa các thủ tục hành chính, cần đầu tư ồ ạt vào những lĩnh vực mũi nhọn và được coi là ưu tiên, chính phủ cần can thiệp vào các lĩnh vực chiến lược đẻ bảo đảm tính tự chủ của châu lục này, như là trên phương diện công nghệ sỗ chẳng hạn.

Reportage Afrique
L'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'hôpital de Bouar renaît [2/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:18


La Centrafrique poursuit lentement mais résolument son processus de reconstruction. À Bouar, une ville d'environ 30 000 habitants située à l'ouest du pays, l'hôpital préfectoral renaît progressivement après plusieurs années de profondes difficultés. Manque de personnel qualifié, insuffisance d'infrastructures adaptées, pénurie de médicaments et d'équipements médicaux... Autant de défis qui ont longtemps empêché cette formation sanitaire d'assurer pleinement sa mission première : sauver des vies. Aujourd'hui, en complément des efforts engagés par le gouvernement pour améliorer la qualité des soins, une nouvelle étape vient d'être franchie. Début février 2026, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a doté l'établissement en équipements médicaux, redonnant espoir au personnel soignant comme aux populations locales. De notre correspondant de retour de Bouar, Dans les couloirs silencieux du service des urgences, le temps semble suspendu. Sur les lits usés, les patients tentent de trouver le sommeil. Le bras relié à un sérum, ils observent presque machinalement les gouttelettes tomber une à une, au rythme lent de l'attente. Cet hôpital fonctionne avec des services limités : la chirurgie, la maternité, la pédiatrie et les urgences. Martin Zekana est le médecin-chef de cet hôpital : « Nous avons un circuit d'évacuation qui est clairement défini pour des cas qui dépassent notre plateau technique. Il s'agit entre autres des cas de traumatologie, des accidents de la voie publique où il y a des fractures ouvertes. On n'a pas un service de traumatologie, ni de radiologie qui peut nous situer sur la lésion osseuse. Devant cette situation, nous transférons les patients à l'hôpital général de Bangui. » Mireille, victime d'un accident, fait partie des patients pris en charge dans cet établissement. Comme beaucoup d'autres, elle vient de loin, du village de Kpocté, situé à proximité de Bouar : « À chaque maladie, nous sommes obligés de venir ici parce que dans mon village, il n'y a pas de centre de santé. Nous transportons les malades sur des motos ou dans des pousse-pousse, même les femmes enceintes. Nous sommes heureux que l'hôpital soit doté d'équipements qui permettront de sauver des vies et de s'occuper des malades. » Des défis à relever Cette dotation du HCR permet de relever le niveau du plateau technique de l'hôpital, explique le docteur Martin Zekana, médecin-chef : « Nous avons reçu le Dinamap, qui est un moniteur de paramètres vitaux d'un malade au niveau du bloc opératoire. Nous avons aussi reçu des lits de réanimation, des lits mécanisés. Il y a également des appareils qui nous permettent de voir dans quelle mesure le malade a besoin d'oxygène ou pas. » L'hôpital de Bouar est le plus grand de toute la préfecture. Mais avec l'accroissement de la population, sa capacité d'accueil reste limitée et le nombre de spécialistes se compte sur les doigts d'une main. « Nous avons des difficultés d'accès à l'électricité et à l'eau potable, explique le docteur Zekana. Il y a aussi d'autres défis à relever en termes d'extension d'infrastructures, la nécessité d'avoir un centre d'imagerie et surtout de rehausser notre plateau technique. » Toutefois, un autre problème majeur s'impose : l'hôpital ne dispose pas de morgue. En cas de décès, le corps est remis directement aux parents pour inhumation. C'est un besoin réel qui se fait sentir dans cette formation sanitaire. À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4]

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L'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4]

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Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:25


En Centrafrique, ils ont attendu douze longues années. Douze années d'exil, d'incertitude et de survie loin de leur terre natale. Ce mois de février 2026 marque la fin d'un chapitre douloureux pour 286 réfugiés centrafricains, qui ont fui la crise militaro-politique de 2013 pour se réfugier au Cameroun voisin. Après plus d'une décennie passée loin de chez eux, ils ont officiellement regagné la République centrafricaine, dans le cadre d'un retour volontaire organisé et encadré par les autorités des deux pays, sous la coordination du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. De notre envoyé spécial, À l'aube, la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique s'éveille dans un silence chargé d'histoire. Une dizaine de bus de transport en commun s'immobilisent devant la barrière qui sépare les deux pays. À leur bord, 286 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants. Assis au premier rang du bus, Adamou tient fermement un drapeau centrafricain, tandis que son fils Nabil brandit celui du Cameroun. Tous deux regardent à travers les vitres : sur leurs visages, se lisent la fierté et une émotion difficile à contenir. « Mon fils est né au Cameroun dans un camp de réfugiés. Il y a passé treize années de sa vie. On lui montrait son pays à travers des photos. Aujourd'hui, il est fier d'être de retour dans son pays, comme s'il retrouvait une partie de lui qu'il n'avait jamais connue », raconte le jeune père. Lorsque la portière s'ouvre, Nafissa Zara se lève aussitôt. Elle se précipite pour descendre, la première, son sac serré contre elle. L'instant est chargé d'émotion. « J'ai fui la guerre. J'avais abandonné mon village dans l'urgence, laissant derrière moi des maisons détruites, des champs incendiés et des proches tués. Les souvenirs sont douloureux. Mais ce retour triomphal marque un signe d'espoir. Je suis là pour reconstruire mon pays », affirme-t-elle. Environ 600 000 Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU. Son représentant, Williams Chemaly, affirme que plusieurs dizaines de milliers ont déjà pu regagner le pays. « En Centrafrique, nous avons 75 000 Centrafricains qui sont revenus d'asile durant les trois, quatre dernières années. En plus des rapatriés, il y a des personnes déplacées internes, presque 400 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays. Notre travail est d'appuyer le gouvernement à servir les réfugiés étrangers, les personnes déplacées internes et les rapatriés », détaille-t-il. Une fois rapatriés et réinstallés, ces Centrafricains de retour bénéficient de plusieurs programmes de relèvement socio-économique. « De la nourriture, de la protection immédiate, des interventions sociales et des besoins sanitaires. Il y a des interventions de fonds pour aider les personnes à ouvrir les fenêtres pour l'avenir. Il y a un travail structurant avec le gouvernement pour que le retour ne marque pas la fin de l'assistance, mais le début du développement », affirme Williams Chemaly. À ce jour, au moins 14 pôles de développement ont été créés par le gouvernement, le HCR et les bailleurs de fonds. Ceux-ci visent à permettre aux réfugiés de devenir acteurs de leur avenir, portés par l'espoir de reconstruire leur pays. À lire aussiOuest de la Centrafrique: avec la saison de la transhumance, tensions entre agriculteurs et éleveurs ressurgissent

Histoires d'Entreprises
Clément Tonon, Rapporteur général · Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan - Comment surmonter le court-termisme politique ?

Histoires d'Entreprises

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 67:38


Clément Tonon, Rapporteur général · Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan - Comment surmonter le court-termisme politique ?Clément Thonon fait partie de ces serviteurs de l'Etat à l'ombre des grands. Il est rapporteur général au Haut-Commissariat au Plan chargé de la planification stratégique et de l'analyse de nos politiques publiques. Clément est insolemment jeune, insolemment intelligent, insolemment écrivain. Tout ce que j'aimerais être. Son bureau fait face aux Invalides et de sa fenêtre deux drapeaux flottent au vent : celui de l'Union Européenne et celui de la France.  Clément vient d'écrire son premier livre « Gouverner l'Avenir ». Il y a décrit l'incapacité de nos dirigeants publics à penser, écrire et gouverner le pays. Il y décrit nos maux, ceux parmi tant d'autres nous ayant conduit au marasme politique ambiant. Pour gouverner d'un côté et être dirigé de l'autre, il va nous falloir nous réconcilier avec le temps long nous dit-il. C'est la thèse de son livre. Facile à dire. Mais que faire ? C'est ce qu'il nous raconte aujourd'hui. Réponse dans un épisode au format différent de celui que vous connaissez usuellement. Je m'applique à ce que Clément puisse exprimer sa pensée. Parfois aussi, je fais le contradicteur. Nous avons tous notre vision de l'avenir. Clément a le sien, vous avez le vôtre et j'ai le mien. Clément est un homme de l'ombre mais s'il écrit, c'est pour entrouvrir une porte qui pourrait bien l'éclairer davantage qu'il ne s'y attend. Suivez Clément, faites-moi confiance. Suivre Clément sur LinkedIn Découvrir son livre Gouverner l'avenir : Retrouver le sens du temps long en politiqueSi cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast...) et rédigez un avis.N'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn, à vous abonner à notre Newsletter hebdo et à notre nouvelle chaîne YoutubeToutes les Histoires d'Entreprises sont également disponibles sur histoiresentreprises.com et sur le site de bluebirds.partners, site de la communauté d'indépendants que j'anime et qui conseille ou remplace des dirigeants. Un podcast co-réalisé avec Agnès Guillard#149Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Experts
Les Experts : La Chine menace la France de droits de douane - 12/02

Les Experts

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 25:54


Ce jeudi 12 février, l'alerte du Haut-Commissariat au Plan face au rouleau compresseur chinois et celle du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur la chute de la natalité ont été abordées par Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste du cabinet d'audit BDO France et professeur à Paris 1, Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Économistes, et Thomas Grjebine, responsable du programme Macroéconomie et finance internationales au CEPII, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Journal d'Haïti et des Amériques
À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

Les Grandes Gueules
La fusion du jour - Clément Beaune : "On a supprimé le Haut-commissariat au Plan. Je suis arrivé pour faire des économies. On a fusionné. Maintenant, ça s'appelle le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan" - 19/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 2:50


Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Barbara Lefebvre, prof d'histo-géo, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le tacle du jour - Charles Consigny : "Le jeune Beaune doit faire quelque chose au haut-commissariat au plan... sinon, c'est un emploi purement fictif. Donc, on invente une usine à gaz. Moi, je propose de supprimer le haut-commissariat au plan&

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 1:58


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Pascal Praud et vous
Rétropédalage sur le Haut-Commissariat à la diversité : «on se fiche de nous» fustige P.Praud

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 5:08


Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Un Haut-Commissariat à la diversité et diasporas : provoc ? - 12/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 21:26


A 10h, ce lundi 12 janvier 2026, les GG : Charles Consigny, avocat, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, débattent de l'objectif de l'Élysée avec ce Haut-Commissariat à la diversité et diasporas.

Pascal Praud et vous
Édito Pascal Praud - Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas : «Étonnant président que l'on ne comprend plus»

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 1:58


Chaque jour dans l'Heure des pros, Pascal Praud livre son édito sur l'actualité du moment. Aujourd'hui, il revient sur la volonté d'Emmanuel Macron de créer un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pascal Praud et vous
Pour Rachel Khan, le Haut-Commissariat à la diversité d'Emmanuel Macron répond à du «clientélisme»

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 5:49


Chroniqueurs : Gauthier Le BretSabrina MedjebeurChristophe BordetRichard MilletVous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pascal Praud et vous
Haut-Commissariat à la diversité : «C'est faire le jeu de LFI et de l'extrême-gauche», dénonce Rachel Khan

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 13:45


Invitée :Rachel Khan, journaliste et écrivainChroniqueurs : Gauthier Le BretSabrina MedjebeurChristophe BordetRichard MilletVous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La marche du monde
Nations unies, autopsie d'une utopie

La marche du monde

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 48:29


« L'usage de la force est permis. Mais cet usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. » Ainsi s'exprimait Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français sur France 2 le 4 janvier 2026. 80 ans après la première assemblée générale de l'ONU, les États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, pratiquent l'ingérence et l'agression envers un autre État, le Venezuela, au mépris des valeurs fondamentales des Nations unies dont la première assemblée générale se déroulait le 10 janvier 1946. Au son de nos archives, je vous propose de revivre cet évènement fondateur pour la sécurité internationale et le maintien de la paix, afin de revenir à la source d'une utopie dont les États précurseurs se sont faits les fossoyeurs. « L'intervention américaine a sapé un principe fondamental du droit international », déclarait le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme le mardi 6 janvier, plus de 48h après l'intervention américaine au Venezuela ayant conduit à l'arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait pour sa part qualifié les faits de « dangereux précédent ». Avec la participation de l'historienne spécialiste de l'ONU Chloé Maurel et l'écrivain et ancien officier Guillaume Ancel. Les livres de Chloé Maurel : - Les Grands Discours à l'ONU, Paris, éditions du Croquant, 2024, préface de Pascal Ory de l'Académie française, postface de Jean Ziegler. - Une brève histoire de l'ONU au fil de ses dirigeants, Paris, éditions du Croquant, 2017, 175 p. - Histoire des idées des Nations unies. L'ONU en 20 notions, Paris, L'Harmattan, 2015, 340 p. La page de Chloé Maurel sur le site de l'Ecole Normale Supérieure Chloé Maurel dans La marche du monde sur les grands discours de l'Unesco   Les livres de Guillaume Ancel préfacés par l'historien Stéphane Audouin-Rouzeau : - Saint-Cyr, à l'école de la Grande Muette, aux éditions Flammarion. - Un casque bleu chez les Khmers rouges, Rwanda, la fin du silence, Vent glacial sur Sarajevo aux éditions Les Belles Lettres. Le blog de Guillaume Ancel ⇒ Blog Pour ne pas subir Pour aller plus loin avec Guillaume Ancel : À lire aussi« Si tu veux la paix, prépare la guerre » À lire aussiGuillaume Ancel, rompre le silence À lire aussiGuillaume Ancel, écrire pour ne pas subir

Revue de presse française
À la Une des hebdomadaires français: une rétrospective en images pour raconter l'année 2025

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 4:54


À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) »  Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. »  Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23.  « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. »  Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée.  Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.

ONU Info

La situation des droits humains en Haïti se détériore rapidement, touchant désormais non seulement la capitale Port-au-Prince, mais aussi des zones rurales.Dans cette interview accordée à ONU Video, Alain Royer, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme pour le pays, tire la sonnette d'alarme : « Il n'y a aucun droit fondamental qui ne soit violé actuellement en Haïti ».Au-delà de l'accès à l'eau ou à la santé, le responsable des droits humains souligne l'importance de la liberté de circulation, alors que le pays entre en période électorale, avec des élections prévues avant la fin de 2026 : « Sans liberté de circulation, les populations qui sont sous contrôle dans certaines zones des gangs ne peuvent pas accéder à leurs moyens de subsistance ».M. Royer espère que le déploiement en cours de la force internationale, en soutien aux autorités nationales, permettra de rétablir la liberté de mouvement, à la fois pour garantir la survie des populations et leur permettre d'exercer leur droit de vote. Selon lui, ce grand retour des interventions internationales en Haïti « est nécessaire vu la situation ».(Interview :  Arnaud Royer, Représentant HCDH en Haïti; propos recueillis par Olivier Salgado d'ONU Video)

Revue de presse Afrique
À la Une: l'onde de choc des atrocités commises au Soudan

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 4:22


Une guerre oubliée, ignorée par les grands médias internationaux, et qui se retrouve désormais sous les feux de l'actualité : il aura fallu les terribles massacres de civils à El-Fasher pour que le monde prenne conscience de l'atrocité de cette guerre et commence à réagir, notamment par le biais des Nations-Unies. C'est le constat dressé par le Sudan Tribune, l'un des rares médias encore en activité au Soudan. « La chute d'El-Fasher et le génocide et le nettoyage ethnique perpétrés par les FSR nous rappellent cruellement l'incapacité du monde à tirer les leçons de l'histoire, affirme le quotidien soudanais. L'inaction de la communauté internationale face aux atrocités a enhardi les auteurs de ces crimes, permettant au conflit de dégénérer en une véritable crise humanitaire. La communauté internationale doit prendre des mesures immédiates et énergiques pour protéger les civils, garantir que les auteurs de crimes de guerre rendent des comptes et mettre fin aux violences. Les peuples du Darfour et du Soudan ne méritent rien de moins. » Et le Sudan Tribune d'« exiger un cessez-le-feu immédiat, la garantie de l'accès humanitaire, la protection des civils de la violence, l'arrêt des livraisons d'armes, l'activation d'enquêtes indépendantes et la mise en œuvre de sanctions ciblées contre les individus et les entités responsables de crimes de guerre et d'atrocités ». Ceux qui « entretiennent le chaos » Récemment, Le Monde à Paris dénonçait « l'insupportable passivité internationale face à la tragédie au Soudan » et constatait qu'« aucune des grandes puissances qui se disent officiellement préoccupées par le sort des Soudanais n'a jamais demandé le moindre compte à ceux qui entretiennent le chaos ». En effet, précisait le journal, « pour le plus grand malheur des Soudanais, cette lutte pour le pouvoir et pour les ressources est entretenue et attisée par l'interventionnisme de puissances régionales qui font du Soudan le terrain par procuration de leurs rivalités ». La Croix, toujours à Paris, rebondit : « la crise soudanaise s'étend bien au-delà des frontières du pays : les paramilitaires (des FSR) sont soutenus par les Émirats arabes unis, tandis que l'armée régulière reçoit l'aide de l'Égypte, de l'Arabie saoudite ou encore de la Turquie. Elle représente un enjeu international majeur, d'autant qu'une partition du pays, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, n'est plus à exclure ». « Cette tragédie nous concerne tous, s'exclame encore le quotidien catholique. Les victimes ne sont d'aucun camp ; elles sont d'abord nos frères et sœurs, installés sur une terre qui voit se succéder les drames à un rythme infernal depuis au moins 20 ans. Il y a peu d'endroits au monde qui concentrent autant de malheurs dans une telle indifférence. » Pression Alors, « face à l'ampleur des accusations et des preuves, relève Afrik.com, le chef des FSR, le général Hemetti, a tenté de désamorcer la crise en annonçant l'ouverture d'enquêtes sur les agissements de certains de ses paramilitaires. Cette annonce a été suivie par plusieurs arrestations en fin de semaine dernière, dont celle d'un combattant surnommé Abou Loulou, dont l'authenticité de vidéos le montrant exécuter des personnes non-armées a été confirmée. Toutefois, pointe encore le site panafricain, le Haut-Commissariat des Nations unies exige davantage. Il réclame des “enquêtes indépendantes, rapides, transparentes et approfondies“ sur toutes les violations présumées du droit international, ainsi que l'obligation pour leurs auteurs de “rendre des comptes“. La tragédie d'El-Fasher accentue la pression internationale pour que justice soit faite au Soudan. » Tragédie humanitaire En attendant, « le Soudan est devenu une boucherie à ciel ouvert, soupire Seneweb à Dakar. « Une zone de non-droit, un haut lieu des violations des droits humains. (…) On ne peut plus parler simplement de guerre, tant les violences et les atrocités dépassent toute mesure. Il s'agit désormais d'une tragédie humanitaire aux allures de sanction génocidaire, poursuit Seneweb. Le Soudan continue d'étonner, d'effrayer et de choquer le monde par l'ampleur de cette violence inouïe, orchestrée par deux généraux, deux seigneurs de guerre, (…) dont le seul objectif est la préservation de leur pouvoir et de leurs intérêts personnel. »

Le Billet politique
Démographie : les jeunes vont-ils disparaître ?

Le Billet politique

Play Episode Listen Later Sep 5, 2025 4:31


durée : 00:04:31 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Dans une note, le Haut-Commissariat à la stratégie et au Plan analyse "la marée descendante de la dénatalité". Pour la France, un bouleversement historique. Les politiques l'ont-ils compris ?

Invité Afrique
Filippo Grandi: en RDC, «la situation reste catastrophique pour les civils»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 2, 2025 9:09


Crises de financement, déplacements et retours forcés, négociation de paix à Doha : de retour à Genève après une tournée dans les Grands Lacs, le patron du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés est le Grand invité Afrique de RFI ce mardi 2 septembre. Filippo Grandi appelle à dépolitiser la question des réfugiés dans la région et ne cache pas ses inquiétudes. 

ONU Info

Dans un monde marqué par des conflits de plus en plus violents, la justice internationale semble plus que jamais nécessaire… et pourtant, elle reste souvent mal comprise.Quelle est la différence entre la Cour pénale internationale et la Cour internationale de Justice ? Quels crimes peuvent-elles juger ? Quelles sont les obligations des États dans ce domaine ?Pour mieux comprendre les grands principes de la justice internationale et ses limites dans le contexte actuel, Alexandre Carette, d'ONU Info Genève, a rencontré Johann Soufi, du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et spécialiste des questions de justice internationale.

Choses à Savoir
Pourquoi “l'indice ratatouille” est-il en baisse ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 1:32


Aujourd'hui, on va parler d'un indice économique un peu particulier… et très français : l'indice ratatouille.Qu'est-ce que c'est ?L'indice ratatouille mesure le déficit commercial de la France sur cinq légumes emblématiques de la ratatouille : tomates, courgettes, poivrons, aubergines et oignons. En clair, il compare ce que nous importons à ce que nous exportons pour ces produits.Et les chiffres sont parlants : en 2022, le déficit commercial pour ces légumes a atteint 744 millions d'euros, selon un rapport du Haut-Commissariat au Plan. Pourquoi cet indice est-il en baisse ?Plusieurs raisons expliquent cette tendance :1. Désindustrialisation agricole : la France a progressivement réduit sa production de certains légumes, préférant importer plutôt que produire localement.2. Compétitivité : les coûts de production en France sont souvent plus élevés que dans d'autres pays, rendant nos produits moins compétitifs.3. Consommation : la demande pour ces légumes reste forte, mais l'offre locale ne suit pas, d'où une augmentation des importations.Comment inverser la courbe ?Pour améliorer cet indice, plusieurs actions peuvent être envisagées :Soutenir la production locale : en aidant les agriculteurs à produire ces légumes, notamment via des subventions ou des formations.Investir dans l'innovation agricole : utiliser des technologies modernes pour augmenter les rendements et réduire les coûts.Sensibiliser les consommateurs : encourager l'achat de produits locaux et de saison.En conclusionL'indice ratatouille, au-delà de son nom amusant, révèle des enjeux économiques et agricoles majeurs pour la France. Il est essentiel de prendre conscience de notre dépendance aux importations pour des produits que nous pourrions cultiver localement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce que l'indice ratatouille ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 29, 2025 5:23


Tomates, poivrons, aubergines, courgettes et oignons… Je ne suis pas en train de vous expliquer la recette de la traditionnelle ratatouille française. Ici, les légumes qui la composent ne sont pas, eux, français, dans notre assiette. Ces légumes sont l'un des indicateurs de notre balance commerciale. En effet, la balance entre les importations et les exportations de ces ingrédients en France s'appelle “l'indice ratatouille”. Selon un rapport du Haut-Commissariat au Plan, le déficit commercial s'est creusé atteignant le record de 744 millions d'euros en 2022.  D'où vient "l'indice ratatouille" ? Pourquoi est-il en baisse ? Comment faire inverser la courbe de "l'indice ratatouille" ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. À écouter aussi : ⁠Qu'est-ce que l'ecowatt, ce nouvel indicateur pour la consommation d'électricité ?⁠ ⁠Qu'est-ce que l'indice UV ?⁠ ⁠Qu'est-ce que la "Haute valeur environnementale", ce label alimentaire contesté ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Première diffusion le 12/05/2023 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

ONU Info

Dans ce podcast, ONU Info Genève jette un coup de projecteur sur le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, qui fête bientôt ses 20 ans.Pour l'évoquer, Alexandre Carette accueille Éric Tistounet, ancien chef de la branche du Conseil des droits de l'homme au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, et Luis Alfonso de Alba, Ambassadeur et diplomate mexicain, premier Président du Conseil en 2006.Ensemble, ils explorent la transformation essentielle de la Commission des droits de l'homme en Conseil des droits de l'homme, initiée il y a tout juste 20 ans par Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l'ONU.À travers leurs échanges, ils évaluent les succès et les défis persistants de cet organe crucial face aux enjeux contemporains des droits humains dans un monde complexe et fragmenté.

Invité Afrique
Guerre au Soudan: «C'est la pire crise humanitaire au monde après Gaza, on n'en parle pas assez»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 15, 2025 4:29


La guerre au Soudan a fait « 13 millions de déplacés et réfugiés » en deux ans. Alors que le Soudan, troisième plus grand pays d'Afrique en superficie, est déchiré depuis avril 2023 par un sanglant conflit entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhan, dirigeant de facto du pays depuis un coup d'État en 2021, et les forces de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo. Le Haut Commissariat aux réfugiés s'alarme des conséquences régionales de cette guerre civile, avec chaque jour plus de déplacés. Abdouraouf Gnon-Konde, directeur régional du HCR pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre répond aux questions de Léa-Lisa Westerhoff. RFI :  Deux ans après le début du conflit au Soudan, la violence a encore franchi un cap ce week-end au Darfour avec l'attaque et la prise du camp de déplacés de Zamzam. 13 millions de personnes déplacées de force à l'intérieur du pays comme au-delà des frontières. En tant que directeur régional du Haut-Commissariat aux réfugiés pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, comment est-ce que vous qualifiez cette crise ? Abdouraouf Gnon-Konde : D'abord, c'est de dire que c'est une crise humanitaire aiguë. C'est la pire crise humanitaire au monde après Gaza. Mais malheureusement, on n'en parle pas assez. Et je pense que justement, à deux ans du rappel du début de cette crise, c'est important que vous puissiez nous donner cette opportunité de souligner les conséquences de cette crise et d'appeler les uns les autres à réellement trouver une solution politique à l'intérieur du Soudan.Vous rentrez du Tchad où vous vous êtes rendu la semaine dernière. Ce pays frontalier joue un rôle particulier dans la guerre civile. Quelles répercussions la guerre civile a-t-elle sur le Tchad ? Une des conséquences immédiates, c'est que les populations, elles vont chercher un lieu de refuge. Et le lieu de refuge le plus près, pour certaines d'entre elles, c'est le Tchad. Et on a pu voir des populations arriver, qui continuent d'arriver et certaines viennent même depuis Khartoum et qui ont traversé donc des conditions vraiment difficiles. Et depuis avril 2023, le Tchad a déjà reçu près de 800 000 nouveaux réfugiés soudanais. Et cette année, le Tchad a déjà reçu 50 000 nouveaux réfugiés soudanais depuis le début d'année. Et malheureusement, nous nous attendons avec ces attaques auxquelles vous faites allusion, à davantage d'arrivées. Donc vous voyez, pour un pays fragile comme le Tchad, avec une population de 17 millions d'habitants, sans oublier d'autres réfugiés présents sur le territoire, les réfugiés nigérians qui sont là dans la région du lac Tchad et les réfugiés centrafricains et des déplacés internes. C'est extrêmement lourd.Tous les regards sont tournés vers le Darfour. Est-ce que vous craignez que la chute de Khartoum conduise à une aggravation des violences contre les civils dans cette partie ouest du Soudan ? C'est une source de préoccupation dans cette partie ouest du Soudan. Une préoccupation parce que si les combats se rapprochent de la frontière du Tchad, la crainte immédiate, c'est de voir ce que nous appelons en anglais le « spillover », donc un débordement de la crise sur le territoire du Tchad.D'un point de vue régional, quelles conséquences cette crise, ces deux années de guerre civile du Soudan ont-elles sur les pays frontaliers, sur la région ? On a observé des mouvements de populations vers le Tchad. Nous en avons déjà parlé, mais aussi des mouvements de populations vers la Centrafrique. La Centrafrique a déjà accueilli à ce jour à peu près 40 000 Soudanais dans une partie frontalière assez difficile : Birao, Korsi. Mais il n'y a pas que la Centrafrique, il y a aussi l'Égypte, il y a l'Éthiopie, il y a le Sud-Soudan et nous connaissons tous la situation dans laquelle se trouve donc le Sud-Soudan. Et la conséquence, elle va bien au-delà de la région parce que, à la frontière entre le Tchad et le Soudan, nous voyons des populations arriver qui transitent par le Tchad et qui continuent jusqu'en Libye, voire la Tunisie, et qui ont vocation à continuer en Europe. Donc pour nous, ça montre que la conséquence va bien au-delà des pays voisins. Elle va bien au-delà de la région et malheureusement, on voit davantage donc de Soudanais qui essaient d'arriver aux portes européennes.Il y a aussi la question du financement des activités humanitaires. Quel impact la coupure des financements américains a-t-elle sur cette crise au Soudan ? Elle nous contraint à faire des choix extrêmement difficiles. Au Tchad, déjà depuis 2003, nous avions déjà des Soudanais qui étaient là et nous étions en train de travailler à trouver des solutions d'intégration de ces populations. Mais malheureusement, aujourd'hui, avec cette baisse de ressources, nous sommes obligés de nous concentrer sur la réponse d'urgence dans les zones les plus fragiles.Quelle est votre crainte ? Qu'est-ce que vous craignez que ça puisse susciter sur une crise comme celle du Soudan ? La crainte immédiate, c'est de ne pas être en capacité d'apporter la plénitude de réponse. Au niveau global, pour le HCR, les États-Unis contribuent à hauteur de 40% de nos financements, dans la région ils nous accompagnent pour 60%. Mais il n'y a pas que les États-Unis qui ont baissé (leurs contributions). Déjà, pour les besoins immédiats, dans la région Afrique de l'Ouest, Afrique centrale, on parle de 14 millions de déplacés de force. Aujourd'hui dans cette région, 61 % des enfants en âge d'aller à l'école, âgés de 6 à 17 ans sont hors des circuits d'éducation. Donc, comment continuer à prendre en charge ces questions de besoins qui vont bien au-delà de la simple question humanitaire si on n'a pas les ressources adéquates ?

Les Grandes Gueules
"On s'en fout, on s'en fout pas" : Haut-Commissariat au Plan, Bayrou choisit Clément Beaune - 04/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 4, 2025 8:50


Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : Haut-Commissariat au Plan, Bayrou choisit Clément Beaune Finances publiques, un comité pour éviter les dérapages Un congé naissance plus court mais mieux rémunéré ?

Revue de presse Afrique
À la Une: dans Bukavu occupée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 19, 2025 3:51


Depuis dimanche, les rebelles du M23 occupent la capitale du Sud-Kivu dans l'est de la RDC. « La ville est tombée sans résistance, relate Jeune Afrique. Les soldats de l'armée congolaise et leurs alliés Wazalendo se sont repliés vendredi dernier, commettant parfois vols et pillages en quittant les lieux. Le lendemain, des éléments du M23, soutenus par l'armée rwandaise, pénétraient dans Bukavu, qui est donc officiellement tombée dimanche quand les colonnes rebelles sont entrées dans la ville de façon cérémonieuse. “Le M23 a soigné son entrée, observe Thierry, un membre de la société civile, interrogé par Jeune Afrique. Ils ont compris que les dégâts à Goma étaient très lourds et qu'ils étaient tenus pour responsables. Ils ont voulu s'assurer que tous les militaires congolais étaient partis, que la ville était réellement prise, sans plus personne pour réagir, avant de faire une entrée officielle“ ».Pour ce qui est du nombre de victimes, pointe Jeune Afrique : « les combats ont fait au moins 26 morts et 176 blessés, selon le Comité international de la Croix Rouge. Un bilan qui contraste avec celui de la bataille de Goma qui a duré plusieurs jours avec des combats en ville et qui ont fait près de 3000 morts. Les rues de la capitale provinciale du Nord-Kivu étaient jonchées de cadavres pendant plusieurs jours après les affrontements ».Désormais, relève encore Jeune Afrique, « les habitants de Bukavu se demandent quelles seront les conditions imposées par les nouveaux occupants. Quel type d'impôt sera prélevé ? Les ONG auront-elles un accès humanitaire ? Les occupants auront-ils les capacités d'administrer une ville de plus d'un million d'habitants tout en continuant à étendre leur emprise ? ».Exécutions sommaires…Sur le plan sécuritaire, le M23 est pointé du doigt par l'ONU… C'est ce que rapportent notamment le site MediaCongo ou encore le site de Radio Okapi : « le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, à travers sa porte-parole Ravina Shamdasani, dénonce les exécutions sommaires d'enfants à Bukavu par les rebelles du M23. Elle mentionne trois enfants tués dimanche dernier alors qu'ils collectaient des armes dans des sites abandonnés par l'armée congolaise. “Ils ont reçu l'ordre de déposer leurs armes. Ils ont refusé et ils ont été tués“, a-t-elle révélé. (…) Des exécutions sommaires sont par ailleurs signalées dans les provinces occupées du Kivu, le cas le plus récent étant celui d'un chanteur engagé Delkat Idengo, assassiné jeudi dernier à Goma. (…) Il venait tout juste de sortir un nouveau single, précise le site de Radio Okapi, intitulé “Bunduki za Kwetu“ (“Les armes de chez nous“), dans lequel il dénonçait la guerre et s'attaquait directement au groupe rebelle M23. (…) Pour sa part, le parti congolais au pouvoir à Kinshasa, l'UDPS, dénonce aussi la traque, le harcèlement et l'enlèvement de ses militants par l'armée rwandaise ».Plus d'un million et demi d'enfants privés d'école…Commentaire de L'Observateur Paalga au Burkina Faso : « en attendant un improbable cessez-le-feu, à chaque étape son lot de drames humanitaires, voire d'exactions. (…) Le glaive de la CPI, la Cour pénale internationale plane sur le M23 ».« Les cris des enfants noyés dans le vacarme des armes ! », dénonce de son côté WakatSéra. « Trois enfants tués par le M23 et des centaines de milliers brutalement sevrés d'éducation. Leurs écoles n'existant plus ou transformées en abris pour réfugiés, essayant d'échapper aux balles meurtrières d'une guerre à la fin encore incertaine. Ainsi livrés à la rue et devenus des proies faciles pour tous les vices, mais surtout des candidats prêts à grossir les rangs de l'un ou l'autre camp en conflit ».En effet, là c'est l'Unicef qui lance un cri d'alarme, rapporte le site congolais Actualité CD : « depuis le début de l'année, les violents affrontements ont entraîné la fermeture de plus de 2500 écoles et espaces d'apprentissage dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris ceux dans les camps de personnes déplacées. Entre les écoles fermées, endommagées, détruites ou transformées en abris, 795 000 enfants sont désormais privés d'éducation – c'est 300 000 de plus qu'en décembre. En incluant la province de l'Ituri, plus de 1 million 600 000 enfants dans l'est de la RDC sont actuellement déscolarisés ».

Le Nouvel Esprit Public
Politique intérieure et politique extérieure de Donald Trump

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 16, 2025 63:12


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 16 février 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA POLITIQUE INTÉRIEURE DE TRUMPDepuis son investiture, il y a quatre semaines, Donald Trump a lancé par décrets une série de politiques avec pour objectifs en politique intérieure de réduire l'État fédéral, de freiner l'immigration et de mettre fin au « wokisme ». Au nom de la lutte contre la dette fédérale qui s'élève à 36.000 milliards de dollars, le patron de Tesla et du réseau X, Elon Musk et une poignée d'ingénieurs, réunis au sein du nouveau département de l'efficacité gouvernementale (DOGE), crée par décret présidentiel, organisent des coupes claires dans l'État fédéral. Une purge qui a lieu sans audit ni implication du Congrès et provoque la désorganisation de l'administration. L'agence de développement USAid est démantelée et le ministère de l'éduction devrait suivre le même sort. Les syndicats et les organisations de gauche contestent en justice la mise en place d'un plan de départs volontaires – dit « congé administratif », avec salaire assuré jusqu'en octobre – offert à deux millions d'employés du secteur public. Pour l'heure, selon la Maison Blanche, 75.000 fonctionnaires fédéraux ont accepté l'offre de départ volontaire soit 3% du total des effectifs. Elon Musk visait 5 à 10%. Tandis que l'ultimatum donné aux fonctionnaires a été repoussé par un juge fédéral, Elon Musk s'est vu interdire l'accès aux données du Trésor. Mais à ce stade, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera l'État fédéral dans six mois.Avec l'immigration, les marqueurs identitaires ont été également au cœur des décrets présidentiels. Une cible prioritaire a été désignée : les programmes DEI (diversité, équité, intégration) ont été fermés, les employés placés en congé administratif, tandis que certains grands groupes privés sabordent leurs propres initiatives. Le dernier marqueur identitaire essentiel est la remise en cause du droit du sol, pour les enfants de migrants illégaux. Il s'agit selon les juristes d'une atteinte évidente au 14ème amendement de la Constitution. Trois juges fédéraux ont déjà suspendu l'application du décret présidentiel.Alors que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3 % du produit intérieur brut, le programme de Donald Trump comporte des mesures très coûteuses qui accentuent les pressions inflationnistes. D'abord les baisses d'impôts, notamment sur les sociétés dont le taux devrait passer de 21% à 15%. Ensuite la multiplication des droits de douane dont Donald Trump rêve qu'ils financent à eux seuls le Trésor. Une politique qualifiée par le Wall Street Journal de « guerre commerciale la plus stupide de l'histoire » qui menace de faire exploser de vastes pans de l'économie, d'éliminer des milliers d'emplois et de mettre en péril la sécurité des États-Unis. Enfin, la perte de la main-d'œuvre bon marché qui fait tourner l'économie des États-Unis contribuera à alimenter l'inflation, le milliardaire ayant promis d'expulser « en masse » des migrants.LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE TRUMPDès son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé, puis de l'accord de Paris sur le climat. Washington a aussi imposé des sanctions contre les magistrats de la Cour pénale internationale, révisé son engagement au sein de l'Unesco et décidé l'arrêt de sa contribution à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui était déjà gelée. Simple pays observateur, les États-Unis n'assisteront plus aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme. En moins de trois semaines, Donald Trump a esquissé une feuille de route sidérante : s'emparer du Groenland et du canal de Panama ; faire du Canada le 51ème État américain, et prendre possession de la bande de Gaza pour la transformer en « Côte d'Azur » du Moyen-Orient.Après avoir imposé des droits de douane de 10 % supplémentaires sur les produits chinois, puis de 25 % sur l'aluminium et l'acier, le président américaina franchi une étape supplémentaire jeudi en annonçant la mise en place de « droits de douane réciproques » sur toutes les marchandises importées. En décidant de s'affranchir des règles de l'OMC, Donald Trump déclare une guerre commerciale au reste du monde.Mercredi, pour la première fois depuis février 2022, un président américain en fonction a eu un appel téléphonique direct avec Vladimir Poutine. Trump a annoncé qu'il pourrait rencontrer son homologue russe en Arabie saoudite, à une date inconnue. Sur l'Ukraine, la négociation s'annonce entre Moscou et Washington sans l'Ukraine ni les Européens. Le même jour, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a énoncé les lignes rouges de l'administration Trump, toutes en défaveur de Kyiv. Poutine obtiendrait tout ce qu'il voulait. Territorialement, les Russes devraient garder les 20% du territoire ukrainien qu'ils ont occupé et auront une continuité territoriale vers la Crimée annexée en 2014. Militairement, l'Ukraine ne rejoindra jamais l'OTAN et n'aura pas d'accès à l'arme nucléaire. Politiquement, des élections devront être organisées, préparant la sortie de Zelensky. En précisant que les troupes européennes seront en charge du maintien de la paix en Ukraine, Hegseth ajoute que cette mission ne sera « pas une mission OTAN » et n'entraînera donc pas sa protection - y compris par les Etats-Unis au titre de article 5 du traité sur la solidarité militaire des membres de l'Organisation.Enfin, vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain, James David Vance, a lancé une virulente diatribe contre les démocraties européennes, accusées d'étouffer la liberté d'expression et la liberté religieuse.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

L'éclairage éco - Nicolas Barré
Bayrou à Matignon, l'occasion de supprimer le Commissariat au Plan

L'éclairage éco - Nicolas Barré

Play Episode Listen Later Dec 17, 2024 2:56


Agnès Verdier-Molinié questionne l'utilité du Haut-Commissariat au plan, réactivé récemment mais jugé peu efficace. Avec un budget de 1,9 million d'euros pour 14 employés et 18 rapports depuis 2020, son rôle apparaît redondant face à des organismes similaires comme France Stratégie.Agnès Verdier-Molinié propose une réforme radicale : supprimer ces instances coûteuses (23 millions d'euros par an) pour économiser près de 30 millions d'euros. Une partie des fonds irait au désendettement, l'autre à un organe d'évaluation rattaché au Parlement, comblant ses lacunes en matière d'audit. Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.

C dans l'air
Barnier : les chantiers, la méthode... et les recadrages - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 1, 2024 63:41


C dans l'air du 1er octobre - Barnier : les chantiers, la méthode... et les recadrages A partir de 15 heures devant une Assemblée sans majorité, le Premier ministre a pris la parole pour détailler ses priorités et la méthode qu'il compte appliquer depuis Matignon. Un discours de politique générale très attendu près de quatre semaines après sa nomination par Emmanuel Macron. Plusieurs partis, y compris au sein du camp présidentiel, ont déjà mis en garde Michel Barnier contre des "lignes rouges" qu'il ne devrait pas franchir sous peine de perdre leur soutien, voire de déclencher le vote d'une motion de censure. Le chef du gouvernement devait donner des gages à sa coalition hétéroclite et présenter des solutions pour redresser en premier lieu les finances publiques. Le déficit dépasse les 6 % du PIB cette année. Pour tenter de ramener "le déficit à 5 % du PIB en 2025 et sous les 3 % en 2029", Michel Barnier a annoncé "une contribution exceptionnelle" des "Français les plus fortunés" et un "effort ciblé, limité dans le temps" supporté par les "grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants". Le chef du gouvernement a également mis l'accent sur la nécessité de faire des économies. "Le premier remède de la dette, c'est la réduction des dépenses" a-t-il déclaré mettant en avant l'importance de " l'efficacité de la dépense publique" et l'importance de développer "une culture de l'évaluation". En ce sens il souhaite "mutualiser et regrouper des agences", ainsi que "mieux détecter les cas de sur-transposition des normes européennes" pour une "simplification" des normes. Il a par ailleurs annoncé la fusion de "France Stratégie avec le Haut-Commissariat au plan. Il y a dans les services de l'Etat de l'intelligence et de l'expertise, qui peuvent être utilisées sans avoir recours aux cabinets de conseils privés" a-t-il souligné.Le chef du gouvernement a également placé au cœur de son action la "dette écologique". "Nous pouvons et nous devons faire plus pour lutter contre le réchauffement climatique", citant "l'économie circulaire", la "décarbonation des usines", "l'encouragement aux innovations". "Je crois depuis longtemps à une écologie des solutions", a-t-il affirmé, promettant par ailleurs de poursuivre "résolument le développement du nucléaire", "des énergies renouvelables", de "la biomasse".Michel Barnier s'est ensuite dit "prêt à une réflexion" sur "le scrutin à la proportionnelle". Il a évoqué la nécessité de reprendre "dialogue sur les retraites" et a proposé "aux partenaires sociaux de réfléchir à des aménagements raisonnables de la loi." En matière de pouvoir d'achat, le SMIC sera revalorisé "de 2 % dès le 1er novembre" a-t-il expliqué.Le Premier ministre a également fixé "cinq grands chantiers prioritaires" pour la France : le niveau de vie, les services publics, la sécurité au quotidien, la fraternité et l'immigration.Ma politique sera "indissociable du respect de l'État de droit" a enfin assuré le Premier ministre alors que les déclarations de Bruno Retailleau, le nouveau ministère de l'Intérieur, ont déclenché une polémique depuis ce week-end. En affirmant d'abord que "l'immigration n'est pas une chance" et en estimant ensuite que "l'État de droit, ça n'est pas intangible ni sacré". La gauche mais aussi une partie du bloc présidentiel, dont plusieurs membres sont au gouvernement, avaient vivement dénoncé ces déclarations. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a par exemple rappelé que l'Etat de droit "protège[ait] notre démocratie", se disant "inquiète" des propos de l'ancien patron des sénateurs LR. Le député MoDem Erwan Balanant a, de son côté, appelé le chef du gouvernement à "recadrer" son ministre de l'Intérieur. Avant de prévenir : "Le peuple souverain sans l'État de droit, c'est la dérive immédiate vers le populisme et le rêve des extrêmes".Une avalanche de réactions qui a poussé Bruno Retailleau à publier un communiqué ce mardi matin. "Bien sûr qu'il ne peut y avoir de démocratie sans État de droit, sans que la puissance publique ne respecte le droit et les libertés. C'est là le fondement de notre République" a-t-il écrit. Avant de marteler, à nouveau, son ambition réformatrice : "Lorsque les textes en vigueur ne garantissent plus tous les droits - à commencer par le premier d'entre, le droit d'être protégé -, ils doivent évoluer, dans le plein respect des institutions de notre République". Puis l'ex-chef de file des sénateurs Les Républicains a assuré que c'est "ce que nous ferons sous l'autorité du Premier ministre".Alors que retenir de ce discours de politique générale ? Qu'est-ce qui se dessine ? Comment l'exécutif compte-t-il boucler le budget 2025 ? Quelle politique en matière d'immigration ? Les experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- Caroline Michel-AGUIRRE - Grand reporter au service politique - Le Nouvel Obs - Astrid DE VILLAINES - Productrice, présentatrice de Sens politique - France Culture- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info et La TribunePRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Histoire Vivante - La 1ere
Peuples autochtones (1/5) : Le long chemin de la reconnaissance

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Sep 9, 2024 27:42


Les autochtones, de longs siècles durant, ont été considérés comme négligeables, leurs terres offertes aux appétits des empires coloniaux et des compagnies minières. Ils sont les perdants de ces guerres de conquête européennes sur le reste du monde. Chassés de leur terre, privés de leur patrimoine et de leurs droits, on commence seulement à entendre leurs revendications, à écouter leurs récits, à compter avec elles et avec eux. Paulo David, chef de la section des peuples autochtones et des minorités du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) à Genève, revient sur l'histoire de ce combat au micro de Laurent Huguenin-Elie. Que signifie le terme « autochtone » ? Entretien : Laurent Huguenin-Elie pour Histoire Vivante