Podcasts about Goma

Provincial capital and city in North Kivu, DR Congo

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Goma

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Invité Afrique
Ebola: «On est assis sur un volcan», prévient Hadja Lahbib, commissaire européenne, de retour de RDC

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 12:13


Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI.   RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.

Africa Today
DRC: How armed conflict is affecting Ebola response

Africa Today

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 22:59


There has been continued violence in eastern Democratic Republic of Congo in recent months as rebel groups and armed forces wrestle for territorial control. DR Congo's North and South Kivu provinces have been the epicentre of the ongoing Ebola outbreak, along with Ituri Province where more than 560 cases of the virus have been reported. Parts of these eastern areas are under the control of rebel group M23, whose clashes with government forces have brought additional difficulties in dealing with the virus. We hear from a humanitarian worker in Goma, eastern DRC. Also, are AI assistants increasingly leaning towards established gender stereotypes in their responses and interactions?Presenter: Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine, Victor Chege and Blessing Aderogba Technical Producer: Maxwell Onyango Senior Producer: Keikantse Shumba Editors: Charles Gitonga and Maryam Abdalla

Economist Podcasts
There Xi goes: visiting North Korea

Economist Podcasts

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 24:36


Xi Jinping's first visit to North Korea in seven years has been marked by pomp and shows of friendship. But what does the Chinese leader really want from the trip? Our correspondent visits Goma in Congo to see what life is like under Rwanda-backed rebel group M23. And why curry may soon be off the menu in Japan. Guests and host:Jeremy Page, chief China correspondentJohn McDermott, chief Africa correspondentMoeka Iida, Japan correspondentRosie Blau, host of “The Intelligence”Topics covered: Xi Jinping, Kim Jong Un, Russia, nuclear proliferationCongo, Goma, M23, RwandaJapan, India, immigration, curry  Listen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The Intelligence
There Xi goes: visiting North Korea

The Intelligence

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 24:36


Xi Jinping's first visit to North Korea in seven years has been marked by pomp and shows of friendship. But what does the Chinese leader really want from the trip? Our correspondent visits Goma in Congo to see what life is like under Rwanda-backed rebel group M23. And why curry may soon be off the menu in Japan. Guests and host:Jeremy Page, chief China correspondentJohn McDermott, chief Africa correspondentMoeka Iida, Japan correspondentRosie Blau, host of “The Intelligence”Topics covered: Xi Jinping, Kim Jong Un, Russia, nuclear proliferationCongo, Goma, M23, RwandaJapan, India, immigration, curry  Listen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

SBS French - SBS en français
Stani Goma au Sakifo 2026, un laboratoire de rencontres entre La Réunion et l'Australie

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 17:11


Le Sakifo Musik Festival 2026, organisé du 5 au 7 juin à Saint-Pierre de La Réunion, est le plus grand rendez-vous musical de l'océan Indien.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts

Cinco continentes
Cinco Continentes - La palabra tregua pierde en el Líbano su significado

Cinco continentes

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 55:45


Los ataques entre Hezbolá y las fuerzas de Israel han seguido un día más a pesar de que el gobierno libanés, el israelí y el estadounidense habían acordado en Washington renovar la tregua e introducir alguna novedad, como la creación de una suerte de zonas de seguridad en las que Hezbolá no podría operar.Vladimir Putin ha hablado con representantes de la prensa extranjera. Estaremos en Hungría, también en Londres y en Perú, donde los dos candidatos a la presidencia afrontan las últimas horas de su campaña. Escucharemos una entrevista con un coordinador de Médicos sin Fronteras que se encuentra en Goma, en la República Democrática del Congo, luchando contra el brote de ébola.Escuchar audio

Cinco continentes
Cinco Continentes - La importancia de las comunidades en la lucha contra el ébola

Cinco continentes

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 10:14


El brote de ébola avanza en República Democrática del Congo, donde las organizaciones médicas y de ayuda humanitaria intentan informar y llegar a las personas que en muchas ocasiones no se fían de lo que les dicen. El conflicto y la movilidad de personas que causa tampoco ayuda a organizaciones como Médicos sin Fronteras, que lucha contra el virus en provincias como la de Kivu del Norte. En su capital, Goma, está Marcelo Rodríguez, coordinador de MSF, con quien hablamos de la situación.Escuchar audio

Revue de presse Afrique
À la Une, la lutte contre Ebola: prévention, protection et financement…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 4:03


Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».

Revue de presse Afrique
À la Une, la lutte contre Ebola: prévention, protection et financement…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 4:03


Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».

Newshour
Ebola spread in DR Congo 'alarming', says MSF

Newshour

Play Episode Listen Later May 31, 2026 41:33


The rapid spread of Ebola in the Democratic Republic of Congo has created a "deeply alarming" situation, the medical charity Médecins Sans Frontières has warned. Also on the programme, Scientists have carried out a large scale international trial on a test that could help millions of breast cancer patients be treated safely without the need for chemotherapy; and there are wild celebrations in the streets of the French capital, after Paris St-Germain successfully defended their European Champions League men's football title, defeating Arsenal on penalties.(Photo: Ebola prevention campaign held in Goma, Congo The Democratic Republic Of The - 29 May 2026. MARIE JEANNE MUNYERENKANA/EPA/Shutterstock)

Le club RFI
Le Club RFI : l'atelier littéraire interactif «L'Écume des mots» avec l'écrivain Pascal Boroto

Le club RFI

Play Episode Listen Later May 31, 2026 31:20


Cette semaine, le Club RFI dans le cadre de son atelier littéraire interactif « L'écume des mots » reçoit Pascal Boroto, jeune écrivain congolais. Il est lauréat du « Prix voix d'Afriques » pour son premier roman Le nom de ma mère, paru aux éditions Jean-Claude Lattès.  Une œuvre en hommage à sa mère Solange Lusiku, journaliste, a fondé un journal indépendant. C'est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal Nnaka Boroto, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange Lusiku meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, Pascal intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. Pascal Boroto dialogue autour de son œuvre avec les membres du Club RFI Jeunesse positive Abomey Calavi du Bénin : Akay Iréne Messan ; Aïsil Desmuce, directeur des activités culturelles et sportives du Club RFI ; Akohoun Féodora, chargé de communication de ce même club et Nestor Fataki Mubangu, spécialiste en communication publique, co-fondateur et directeur général de NURU Conseil.  Pascal Boroto, âgé de 24 ans, est aussi économiste et journaliste. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés, au sein d'équipes de collecte de données du Fonarev. Pour faire entendre les histoires qu'on lui a confiées, il a fondé Les Voix des Oubliés.  Musique : Pour le Vivre ensemble, Raiya Haiko Ya Beyi avec All Stars de la région. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol.  

UK Health Radio Podcast
36: The Healing Power of Your Dreams with Theresa Cheung & Kelly Sullivan Walden & guests psychiatrist Dr Bernard Beitman, Emmy award winning journalist Elliott Gotkine and the meme legend that is Guy Goma

UK Health Radio Podcast

Play Episode Listen Later May 30, 2026 55:17


Episode 36 - Dreams - 2026-05-20 - Dream Irony - The king of meaningful coincidences, psychiatrist Dr Bernard Beitman, Emmy award winning journalist Elliott Gotkine and the meme legend that is Guy Goma.Disclaimer: Please note that all information and content on the UK Health Radio Network, all its radio broadcasts and podcasts are provided by the authors, producers, presenters and companies themselves and is only intended as additional information to your general knowledge. As a service to our listeners/readers our programs/content are for general information and entertainment only.  The UK Health Radio Network does not recommend, endorse, or object to the views, products or topics expressed or discussed by show hosts or their guests, authors and interviewees.  We suggest you always consult with your own professional – personal, medical, financial or legal advisor. So please do not delay or disregard any professional – personal, medical, financial or legal advice received due to something you have heard or read on the UK Health Radio Network.

The Religion and Ethics Report - Separate stories podcast
A view of the Ebola crisis from the capital Goma in the DRC

The Religion and Ethics Report - Separate stories podcast

Play Episode Listen Later May 27, 2026 29:08


The deadly Ebola virus spreading through the Democratic Republic of Congo is now outpacing the ability of health workers to respond, according to the World Health Organisation. But medical staff aren't just battling a virus. They're fighting scepticism among some communities about whether the disease is real, and the role of traditional burial practices in helping to spread Ebola. The Anglican Bishop of Goma in the DRC, MARTIN GORDON, is overseeing a major church response.In a powerful warning about the dangers and delusions of artificial intelligence, Pope Leo has taken on the self-styled gods of the 21st century. He's used his first encyclical to argue that whatever good AI might bring, it should never be controlled by a tiny group of ultra-wealthy tech titans. His 43,000-word encyclical is called Magnificent Humanity.  Dr VICTORIA LORRIMAR heads the Centre for Technology and Human Futures at Notre Dame University Australia, while Professor BETH SINGLER from the University of Zurich is author of Religion and Artificial Intelligence.GUESTS: Rev Martin Gordon, Bishop of the Diocese of Goma, DRCA/Prof Victoria Lorrimar, Director, Centre for Technology and Human Future at the Institute for Ethics and Society, University of Notre DameProf. Dr Beth Singler, Assistant Professor in Digital Religion(s), Co-Director, University Research Priority Programme in Digital Religion(s), University of Zurich

The Religion and Ethics Report - Separate stories podcast
Anglican Bishop reports from Congo on Ebola

The Religion and Ethics Report - Separate stories podcast

Play Episode Listen Later May 27, 2026 9:42


The deadly Ebola virus spreading through the Democratic Republic of Congo is now outpacing the ability of health workers to respond, according to the World Health Organisation. But medical staff aren't just battling a virus. They're fighting scepticism among some communities about whether the disease is real, and the role of traditional burial practices in helping to spread Ebola. The Anglican Bishop of Goma in the DRC, MARTIN GORDON, is overseeing a major church response.GUEST:Rev Martin Gordon, Bishop of the Diocese of Goma, DRCRev Gordon on YouTube with an update 27/05

Radio Workshop
The War Inside

Radio Workshop

Play Episode Listen Later May 26, 2026 20:55


It's early 2025, and the city of Goma in the east of the Democratic Republic of Congo is being taken over by a rebel group called the M23. In response to the chaos, Feza, one of the few trained psychologists in the city, opens a therapy practice in the back of a cinema to treat what she calls an epidemic of post-traumatic stress.Support the showWe can only do this work because of your support. You can make a donation at radioworkshop.org.

SBS Vietnamese - SBS Việt ngữ
Ca nhiễm Ebola được xác nhận tại khu vực do phiến quân kiểm soát ở Cộng hòa Dân chủ Congo

SBS Vietnamese - SBS Việt ngữ

Play Episode Listen Later May 25, 2026 5:00


Các nhân viên y tế đang chạy đua với thời gian, để khống chế chủng virus Ebola Bundibugyo, tại Cộng hòa Dân chủ Congo, hiện chưa có vắc-xin hoặc phương pháp điều trị nào được phê duyệt. Tổ chức Y tế Thế giới cho biết, dịch Ebola đang lan rộng từ miền đông Cộng hòa Dân chủ Congo, sang nước láng giềng Uganda, có thể lớn hơn nhiều so với báo cáo chính thức. Tại các thành phố như Goma và Bunia, các gia đình vẫn đang cố gắng duy trì cuộc sống thường nhật, trong bối cảnh lo ngại ngày càng tăng rằng, dịch bệnh đang lan rộng ngoài tầm kiểm soát.

SBS Swahili - SBS Swahili
Makala Leo: WHO yatangaza dharura ya afya duniani baada ya mlipuko wa Ebola DR Congo na Uganda

SBS Swahili - SBS Swahili

Play Episode Listen Later May 22, 2026 9:02


Shirika la Afya Duniani limetangaza mlipuko wa Ebola katika Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo na Uganda ni dharura ya afya ya umma inayotia wasiwasi kimataifa.WHO inasema mlipuko huo hauja fikia vigezo vya dharura ya janga, lakini nchi zinazo changia mipaka ya ardhi na DRC ziko katika hatari kubwa ya usambaaji zaidi.Kwa wakazi wa Goma katika Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo, wamekuwa na mambo mengi ya kuhofia kutokana na uhasama ambao umekuwa ukiendelea kati ya vikosi vya serikali na wapiganaji waasi.Bonyeza hapo juu kwa taarifa kamili.

SBS World News Radio
Ebola case confirmed in rebel-held area of DR Congo

SBS World News Radio

Play Episode Listen Later May 22, 2026 4:10


Health workers are racing to contain the Bundibugyo strain of the virus in the Democratic Republic of Congo, for which there is currently no approved vaccine or treatment. The World Health Organisation says the Ebola outbreak spreading through the eastern D-R-C into neighbouring Uganda could be far larger than officially reported. In cities like Goma and Bunia, families are still trying to continue daily life amid growing fears the outbreak is spreading beyond control.

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «L'AFC/M23 n'a aucune expérience de gestion des épidémies»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 16:46


Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets.  RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin thế giới - WHO trấn an: Ebola chưa phải đại dịch toàn cầu

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:03


VOV1 - Tổ chức Y tế Thế giới ngày 20/5 nhận định nguy cơ bùng phát dịch Ebola trên toàn cầu hiện ở mức thấp, dù tình hình dịch bệnh tại Cộng hòa Dân chủ Congo và Uganda đang diễn biến phức tạp với hàng trăm ca nghi nhiễm và hơn 130 trường hợp tử vong nghi liên quan.Phát biểu tại Geneva, Thụy Sĩ, Tổng Giám đốc WHO Tedros Adhanom Ghebreyesus len tiếng trấn an WHO đánh giá nguy cơ dịch bệnh ở mức cao tại cấp quốc gia và khu vực, nhưng đánh giá thấp ở cấp độ toàn cầu."Sau khi tuyên bố tình trạng khẩn cấp về y tế công cộng, tôi lập tức triệu tập Ủy ban Khẩn cấp. Ủy ban này đã họp vào hôm qua và nhất trí rằng tình hình hiện tại là một tình trạng khẩn cấp về sức khỏe cộng đồng mang tầm quốc tế, nhưng không phải là một đại dịch."Theo WHO, hiện Cộng hòa Dân chủ Congo đã ghi nhận 51 ca Ebola được xác nhận, gần 600 ca nghi nhiễm và 139 ca tử vong nghi liên quan. Dịch bùng phát do chủng Bundibugyo - một biến thể hiếm của virus Ebola hiện chưa có vaccine hoặc thuốc điều trị được phê duyệt.Dù Ủy ban Khẩn cấp của WHO nhận định tình hình chưa đến mức “đại dịch toàn cầu”, song việc tuyên bố tình trạng khẩn cấp y tế công cộng vẫn gây nhiều quan ngại. Ổ dịch hiện tập trung tại tỉnh Ituri ở miền Đông Cộng hòa Dân chủ Congo, song đã xuất hiện ca bệnh tại thành phố Goma – trung tâm thương mại đông dân nằm sát biên giới Rwanda. Uganda cũng ghi nhận các ca nhiễm tại thủ đô Kampala, trong đó có một trường hợp tử vong.Trước nguy cơ lây lan, chính quyền tại Goma và Bukavu (CHDC Congo) đã tăng cường các biện pháp kiểm soát y tế như kiểm tra thân nhiệt, rửa tay bắt buộc và giám sát dịch tễ tại các cửa ngõ ra vào thành phố. Nhiều bệnh viện tại khu vực miền Đông Congo cũng được đặt trong tình trạng báo động cao. Thị trưởng Bukavu Nicolas Kyalangalilwa cho biết: "Tại tất cả các điểm vào thành phố Bukavu, các biện pháp kiểm soát dịch tễ và giám sát đã được triển khai. Việc theo dõi sự di chuyển cũng như truy vết dân cư cũng đã được thiết lập và sẽ tiếp tục chừng nào còn cần thiết."WHO cảnh báo số ca mắc thực tế có thể tiếp tục tăng do virus đã âm thầm lây lan trong nhiều tuần trước khi được phát hiện. Các chuyên gia nghi ngờ dịch bệnh có thể bùng phát từ một sự kiện siêu lây nhiễm tại đám tang hoặc cơ sở y tế.Cũng liên quan tới tình hình dịch bệnh, chính phủ Đức xác nhận vừa tiếp nhận điều trị cho một công dân Mỹ nhiễm Ebola được chuyển từ Cộng hòa Dân chủ Congo tới bệnh viện Charité ở Berlin. Giới chức Đức khẳng định nguy cơ lây nhiễm đối với người dân châu Âu hiện “rất thấp”, đồng thời nhấn mạnh các tiêu chuẩn cách ly nghiêm ngặt đang được áp dụng. Phó phát ngôn viên của chính phủ Đức Steffen Meyer khẳng định:"Tôi cũng một lần nữa muốn nhấn mạnh rằng Bộ Y tế Đức cũng đã chỉ ra nguy cơ mắc Ebola đối với người dân Đức là cực kỳ thấp. Đây là đánh giá chung của Viện Robert Koch và Trung tâm Phòng ngừa và Kiểm soát Bệnh tật Châu Âu (ECDC). Khả năng lây truyền thứ phát ở châu Âu là rất, rất khó xảy ra. Điều này cũng đã từng được chứng minh trong đợt bùng phát dịch Ebola lớn nhất từ ​​trước đến nay giai đoạn 2014-2015."WHO đang tích cực phối hợp với các đối tác quốc tế để nghiên cứu các vaccine và phương pháp điều trị tiềm năng đối với chủng Bundibugyo, song quá trình triển khai có thể mất ít nhất hai tháng./.Phương Anh/VOV1Nhân viên y tế tại cửa khẩu Busunga giữa Uganda và CHDC Congo kiểm tra thân nhiệt của một du khách từ Bundibugyo. Ảnh: Badru Katumba/Getty Images

Newshour
Ebola: Is lack of testing the problem?

Newshour

Play Episode Listen Later May 20, 2026 43:23


Why was the Ebola outbreak able to spread so quickly? We speak to the co-chair of the Independent Panel for Pandemic Preparedness and Response about Ebola testing shortfalls in the Democratic Republic of Congo. Also on the programme: we examine the relationship between Russia and China as Vladimir Putin fails to reach a gas pipeline deal during a visit to Beijing. Plus, we hear why the Tyrannosaurus Rex had such short arms.(Picture: A health worker takes the temperature of an M23 rebel in Goma, North Kivu province of the Democratic Republic of Congo. Credit: Arlette Bashizi/Reuters)

Health Check
Ebola outbreak in the Democratic Republic of Congo

Health Check

Play Episode Listen Later May 20, 2026 26:29


An Ebola outbreak that started in the north-east of the Democratic Republic of Congo (DRC) is spreading in the region and has been declared a health emergency. Health Check's Claudia Hammond has the latest with BBC reporter Emery Makumeno in Kinshasa, Heather Kerr, Country Director for the International Rescue Committee (IRC) in the DRC, and Professor Trudie Lang, head of the Global Health Network at Oxford University. Claudia is joined in the studio by BBC health reporter Laura Foster. They discuss the call for more testing of drugs with under-represented groups, after a study of Black African Americans, smokers, and people with complex health conditions in the US showed that an asthma drug, Tezepelumab, led to 70% fewer asthma attacks in people with severe asthma.They also hear about new hearing technology which can read peoples' brainwaves to help people to pick out the single voice they want to listen to in a noisy room. Claudia speaks to Nima Mesgarani, Associate Professor at the Zuckerman Institute at Columbia University in New York.And Claudia and Laura discuss why some cancer patients would fancy a pre-consultation with an AI avatar before a consultation with their real-life doctor? Presenter: Claudia Hammond Producer: Jonathan Blackwell & Clare SalisburyImage: A Congolese health worker checks the temperature to screen a traveller at the Grande Barrier border following confirmation of an Ebola outbreak involving the Bundibugyo strain, at the border crossing point between Congo and Rwanda, in Goma, Democratic Republic of Congo May 18, 2026

Enrique Santos On Demand
“¡Déjalo ya!” El papá que le pidió a su hija terminar con su novio por no saber cambiar una goma

Enrique Santos On Demand

Play Episode Listen Later May 20, 2026 23:24 Transcription Available


Un papá se volvió viral después de decirle a su hija que terminara con su novio… todo porque el muchacho no sabía cambiar una goma explotada. La historia desató tremendo debate en redes:¿Exageró el padre?¿O hay cosas básicas que una pareja debería saber hacer sí o sí?¿Hasta qué punto los padres tienen razón cuando opinan sobre tus relaciones? Y la gran pregunta de hoy:Cuando tus padres te dijeron “ese hombre” o “esa mujer no te conviene”… ¿al final tenían razón o estaban completamente equivocados?See omnystudio.com/listener for privacy information.

Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

Les journaux de France Culture
L'OMS aux prises avec la 17e épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 20, 2026 8:18


durée : 00:08:18 - Les journaux de France Culture - L'épicentre de l'épidémie, localisé dans une zone à forte densité de population, oblige la RDC à réagir au plus vite, dans une province en guerre. Un cas déclaré à Goma. L'OMS évoque deux vaccins en phase de développement. Risques de propagation à Mayotte très faible, selon le gouvernement français. - réalisation : Mathieu Laurent, Annie Brault, Martin Desclozeaux, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
L'épidémie d'Ebola continue de se propager rapidement dans l'Est de la République démocratique du Congo

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 20, 2026 12:22


durée : 00:12:22 - Les journaux de France Culture - L'OMS alerte sur l'ampleur de la situation sanitaire. Une nouvelle crise que redoutent les habitants des grandes villes dont Goma. Reportage dans ce journal. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 7h00
L'épidémie d'Ebola continue de se propager rapidement dans l'Est de la République démocratique du Congo

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later May 20, 2026 12:22


durée : 00:12:22 - Journal de 7 h - L'OMS alerte sur l'ampleur de la situation sanitaire. Une nouvelle crise que redoutent les habitants des grandes villes dont Goma. Reportage dans ce journal. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

METRO TV
DUNIA WASPADA! WHO Peringatkan Kecepatan Wabah Ebola di Kongo & Uganda - Headline News Edisi News MetroTV 75347

METRO TV

Play Episode Listen Later May 20, 2026 1:16


Organisasi Kesehatan Dunia (WHO) menyatakan kekhawatiran mendalam atas cepatnya penyebaran wabah Ebola di Republik Demokratik Kongo dan Uganda. Direktur Jenderal WHO, Tedros Adhanom Ghebreyesus, menyebut skala dan kecepatan penularan virus mematikan ini berada pada tingkat yang sangat mengkhawatirkan. WHO mencatat sedikitnya ada 30 kasus terkonfirmasi di Provinsi Ituri (Kongo), serta lebih dari 500 kasus suspek dan 130 kematian yang kini masih dalam proses penyelidikan. Mengkhawatirkannya lagi, virus ini telah menjangkau wilayah perkotaan padat penduduk seperti Kampala di Uganda dan Goma di Kongo, bahkan hingga merenggut nyawa sejumlah tenaga kesehatan di fasilitas medis akibat tingginya mobilitas penduduk.

Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

Newshour
WHO warns Ebola cases in DRC could double

Newshour

Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:17


We hear from a journalist in eastern DR Congo on how situation is becoming more and more difficult for people in the city of Goma, a major transport hub - and we speak to Tom Frieden, a leading US scientist involved in fighting the last major Ebola outbreak. Also on the programme: An interview with former Honduran president Juan Orlando Hernandez, pardoned by Donald Trump, now in hiding in the US. We have a rare report from inside Afghanistan. And an age-old mystery at sea has been solved - we hear how biologists rumbled the whale.(Photo: UNICEF staff receive medical supplies from an aircraft in Ituri province, Democratic Republic of Congo, May 19, 2026. Credit: REUTERS/Gradel Muyisa Mumbere)

Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

Les enjeux internationaux
Ebola en RDC : l'OMS face à une nouvelle urgence internationale

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later May 19, 2026 12:04


durée : 00:12:04 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - L'OMS a classé l'épidémie d'Ebola en RDC comme une urgence internationale : on compte plus de 90 morts et environ 350 cas suspects. Le virus s'est désormais propagé vers l'Ouganda et la ville de Goma. Face à cette situation, comment contenir la propagation de ce virus rare et sans vaccin ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Jules Villa Anthropologue, chercheur post doctoral dans l'unité Anthropologie et Écologie de l'Émergence des Maladies à l'Institut Pasteur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

UN News
UN News Today 18 May 2026

UN News

Play Episode Listen Later May 18, 2026 5:07


WHO supports response as Ebola confirmed in DR Congo's Goma LGBTIQ+ face mounting violence, discrimination: UN rights chief South Sudan: Families return to Akobo, aid resumes after conflict 

The Beijing Hour
China, Russia to promote ties to a deeper, higher level: ministry

The Beijing Hour

Play Episode Listen Later May 18, 2026 59:40


Ahead of Russian President Vladimir Putin's state visit, China says both sides are ready to elevate ties and bring more stability and positive energy into the world (01:10). The Second Senior Officials' Meeting of APEC China 2026 is reviewing past cooperation and preparing for future outcomes (13:13). And the Ebola outbreak has reached Goma in the DRC, prompting neighboring Rwanda to close the border (22:52).

Le journal de 8h00
Réunion des ministres des Finances des pays du G7 , épidémie d'Ebola en RDC et renaissance du massif des Corbières après l'incendie du siècle

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later May 18, 2026 8:35


Au sommaire :Les ministres des Finances des pays du G7 se réunissent à Paris pour tenter de résoudre leurs divergences face aux tensions économiques mondiales, notamment liées au conflit entre l'Iran et les États-Unis.L'Organisation mondiale de la santé a déclenché une alerte internationale face à l'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo, avec un premier cas confirmé dans la ville de Goma.Après l'incendie du siècle surnommé "Greux des Corbières", le massif des Corbières renaît peu à peu de ses cendres grâce aux efforts de l'Office national des forêts pour sécuriser et restaurer la zone.Le bilan de la visite en Chine de Donald Trump et la prochaine visite de Vladimir Poutine à Pékin seront également au programme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Take it from the Iron Woman - Trailer
Andrew Running the Cape Town Marathon to raise Funds for Congolese Refugees, Ep. 539

Take it from the Iron Woman - Trailer

Play Episode Listen Later May 11, 2026 15:26


In 2018, Andrew O'Brien nearly lost his leg — and with it, the belief that his body could ever carry him the way it once had. Today, he's running 26.2 miles in Cape Town on May 24th to raise money for Congolese refugees through UNHCR, fueled by a love for Africa that was born during his first visit to Cape Town in 2019, was deepened in the internally displaced camps of Goma in the DRC in 2024, and cemented in the refugee camps of Burundi in 2025. This is a comeback story, a mission, and a whole lot of heart — and we're so glad he's back on the show to share it.

Oliver Callan
20 years since Guy Goma turned up for a job interview at the BBC!

Oliver Callan

Play Episode Listen Later May 8, 2026 14:44


Guy Goma gave of one of TV's funniest moments when he was mistaken for a global tech expert live on BCC News. Oliver chats to Guy and the producer who put him there, Elliott Gotkine.

Radio León
De la Barrera quiere seguir "estirando la goma"

Radio León

Play Episode Listen Later May 8, 2026 4:03


De la Barrera quiere seguir "estirando la goma"

Reportage Afrique
Au Rwanda, le difficile retour d'anciens membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 2:20


Au Rwanda, les autorités affirment avoir réinséré plus de 12 000 combattants ou civils affiliés à des groupes armés depuis 2001, en particulier des FDLR, les Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe à l'origine créé par d'anciens génocidaires rwandais, basé à l'est de la République démocratique du Congo. Des repentis, capturés ou rentrés volontairement au pays, rejoignent le centre de Mutobo pour un programme de démobilisation de plusieurs mois. En mars dernier, plus de 200 personnes ont été rapatriées dans leur village après leur formation. De notre envoyée spéciale de retour de Mudende, Sous une tente, une dernière cérémonie réunit leaders locaux, familles et anciens combattants ou civils affiliés à un groupe rebelle en RDC, avant le retour de ces derniers dans la vie civile. Pierre Manirakiza retrouve son beau-frère, parti du pays en 2011. « Nous sommes heureux qu'il soit revenu. On ne pensait pas le revoir, confie-t-il. On doit le soutenir maintenant, et partager ce que nous avons avec lui, pour l'aider à recommencer sa vie. » Devant la maison familiale, le repenti Jean Damascene Niyonzima embrasse ses proches après 15 ans passés en RDC. Après avoir, selon ses affirmations, travaillé sur les barrages des FDLR pour récolter les taxes prélevées par le groupe armé, les difficultés de la guerre l'ont poussé à rentrer au Rwanda. « Quand le M23 a pris Goma, ceux qui n'étaient pas armés, nous sommes allés au camp de Mugunga, raconte-t-il. Mais lorsque le M23 est arrivé, le camp a été détruit. Certains ont fui dans la forêt, d'autres sont rentrés chez eux. La situation devenait intenable, alors nous avons eu recours au HCR. » À lire aussiRDC: «De gré ou de force, les FDLR doivent rendre les armes», exige l'armée congolaise Un plaidoyer en faveur de ces ex-combattants Rapatrié l'an dernier d'abord en tant que civil avant de se déclarer aux autorités comme FDLR, Jean Damascene a passé plusieurs mois dans le centre de réintégration de Mutobo. À ses côtés, son fils adoptif de 25 ans, ancien combattant du groupe armé, Amos Bigirimana, témoigne : « Je suis né au Congo, dans un quartier général des FDLR, à Rutshuru. Mes parents faisaient partie de ce groupe. Quand j'avais huit ans, leur base a été attaquée et ils ont été tués. Deux ans plus tard, Jean Damascene m'a recueilli. C'est aujourd'hui mon seul parent. » Le secteur de Mudende, à proximité de la frontière congolaise, accueille régulièrement d'anciens combattants repentis. « Après un mois, lorsqu'ils sont déjà en communauté, nous allons leur rendre visite pour voir comment ils ont été acceptés, explique Valerie Nyirahabineza, présidente de la Commission rwandaise de démobilisation et de réinsertion. Il est question pour nous de faire du plaidoyer en faveur de ces ex-combattants. Si une personne quitte le centre de réinsertion de Mutobo, elle devient automatiquement un citoyen du Rwanda. » Des retours en nombre qui s'accompagnent de défis. Avec l'arrivée de Jean Damascene et de ses proches de RDC, la petite maison familiale accueille près de deux fois plus d'occupants. À lire aussiRwanda: plus de 200 membres de groupes rebelles, dont les FDLR, réinsérés

Habari za UN
Epukeni kutumia droni, asema Mwakilishi wa Katibu Mkuu DR Congo baada ya kuwasili Goma

Habari za UN

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 2:55


James Swan, ambaye ni Mwakilishi Maalum mpya wa Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa nchini Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, DRC, leo Ijumaa amewasili huko Goma, mji mkuu wa jimbo la Kivu Kaskazini ikiwa ni sehemu ya ziara yake ya kwanza ya kuendeleza juhudi za amani kwenye eneo hilo la mashariki mwa nchi lililogubikwa na vita. Assumpta Massoi na taarifa kamili

congo drc goma umoja droni drcongo baada asema mataifa jamhuri mkuu kidemokrasia
Habari za UN
24 APRILI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 10:34


Hii leo jaridani tunaangazia ziara ya Mwakilishi Maalum mpya wa Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa nchini DRC James Swan, vijana na biashara ndogo ndogo katika ukanda wa Gaza, na hali ya kibinadamu kwa wakimbizi wanaorejea kwao katika jimbo la Upper Nile Sudan Kusini.James Swan, ambaye ni Mwakilishi Maalum mpya wa Katibu Mkuu wa Umoja wa Mataifa nchini Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, DRC, leo Ijumaa amewasili huko Goma, mji mkuu wa jimbo la Kivu Kaskazini ikiwa ni sehemu ya ziara yake ya kwanza ya kuendeleza juhudi za amani kwenye eneo hilo la mashariki mwa nchi lililogubikwa na vita.Hili ngumu ya kiuchumi inayoendelea kuzorota katika Ukanda wa Gaza, eneo la Palestina linalokaliwa kimabavu na Israel imewafanya vijana waliokuwa wakisoma vyuo vikuu na wahitimu kuhangaika kufanya kazi ndogo ndogo ili kujikimu baada ya ndoto zao za masomo na taaluma kuvurugwa na vita iliyodumu kwa miaka mitatu.Mwaka mmoja baada ya mapigano makubwa kusababisha vifo na kuwafanya maelfu ya watu kuyahama makazi yao mjini Nasir, jimbo la Upper Nile, dalili za ahuweni zinaanza kuonekana. Wakazi wanarejea polepole, wakijenga upya maisha yao na kurejesha hali ya kawaida kwa msaada wa ujumbe wa Umoja wa Mataifa wa kulinda amani nchini Sudan Kusini UNMISS.Mwenyeji wako ni Anold Kayanda, karibu!

israel gaza congo palestina drc goma umoja hii hili mwaka jamhuri mataifa aprili kidemokrasia sudan kusini wakazi
Invité Afrique
Guillaume Bisimwa, fondateur du festival Amani en RDC: «Faire de la musique un acte de résistance»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 6:42


«Faire de la musique un acte de résistance», c'est l'ambition des organisateurs du festival Amani. Organisé à Goma en 2024, l'évènement culturel majeur de la sous-région allait vers une annulation à la suite des combats dans la zone. Mais après dix ans de lutte pour faire vivre cet évènement, après une première délocalisation en 2023, le festival Amani - la paix en swahili - a bien lieu. Et il se tient ce week-end (10-12 avril) à Lubumbashi. Guillaume Bisimwa, le fondateur d'Amani est notre invité Afrique ce samedi. À lire aussiFestival Amani de Goma: quand la musique répond aux armes

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Sénégal : pourquoi le pays durcit sa loi contre les homosexuels ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les coupures d'internet en Russie, l'attaque de drones à Goma et le blocus iranien du détroit d'Ormuz. Sénégal : pourquoi le pays durcit sa loi contre les homosexuels ?   Alors qu'une vague d'arrestations de personnes accusées d'homosexualité présumée est en cours au Sénégal, les députés ont voté à une majorité écrasante une loi durcissant les peines encourues pour les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Avec ce nouveau texte, toute personne reconnue coupable d'acte dit « contre nature » pourra être condamnée de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans actuellement. Comment expliquer que le débat sur l'homosexualité soit si récurrent dans le pays ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     Russie : pourquoi les Russes font face à des coupures d'internet récurrentes ?   Depuis quelques jours, la population russe rencontre des difficultés pour se connecter à l'internet mobile. Des restrictions qui resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire » pour assurer « la sécurité des citoyens », selon les déclarations de Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Concrètement, que craint le gouvernement ? Afin que les Russes puissent continuer de communiquer, le Kremlin les encourage à utiliser la messagerie « MAX ». De quoi s'agit-il ? Pourquoi inciter la population à utiliser cette application ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou.     Goma : que sait-on de l'attaque de drones qui a tué une humanitaire française ?   À Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, trois personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026 par des frappes de drones. Parmi les victimes, Karine Buisset, une humanitaire française de l'Unicef. Le Parquet antiterroriste français a ouvert une enquête pour « flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crimes de guerre ». De son côté, Kinshasa a annoncé une enquête sur « les circonstances » et « l'origine des explosions », pour faire « toute la lumière sur les faits ». Que sait-on de cette attaque ? Le bâtiment dans lequel vivait l'humanitaire était-il vraiment visé ? Qui utilise des drones dans le conflit ?   Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.     Détroit d'Ormuz : le blocus iranien peut-il se retourner contre Téhéran ?   Dans son premier message adressé à la nation, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a appelé à poursuivre le blocage du détroit d'Ormuz qui « doit continuer à être utilisé comme levier contre l'ennemi ». Le blocage de cette voie maritime essentielle au trafic mondial de pétrole et de gaz a fait bondir les prix de l'or noir. Cette initiative ne risque-t-elle pas d'affecter l'Iran sur le long terme ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique. 

Journal de l'Afrique
RD Congo : manifestation pour la paix à Goma

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 12:38


Des centaines de personnes se sont rassemblées à Goma, dans l'est de la RDC, pour protester contre la frappe de drone qui a causé la mort de deux civils et d'une humanitaire française. Cette manifestation a été l'occasion pour la population d'appeler la communauté internationale et les autorités congolaises à s'engager dans la paix. La communauté humanitaire est toujours sous le choc. Ce drame pose la question de l'accès humanitaire et de la sécurité du personnel dans l'est de la RD Congo.

Journal de l'Afrique
RD Congo : une humanitaire française et deux civils tués par une frappe de drone à Goma

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 13:35


Une employée humanitaire française de l'Unicef a été tuée par une frappe de drone à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, aux mains du M23 depuis janvier 2025. Pour l'heure, il est impossible de déterminer l'origine exacte des frappes de drones. L'AFC/M23 accuse les autorités congolaises. Selon Corneille Naanga, cette attaque avait pour cible des chefs de la rébellion, mais aussi l'ex-président Joseph Kabila, qui possède une maison à 100 mètres de la frappe de drone.

Habari za UN
11 MACHI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 9:46


Hii leo jaridani tunaangazia habari ya kusikitisha ya kifo cha mfanyakazi wa UNICEF nchini DRC, na ujumbe wa washiriki wa mkutano wa 70 wa Kamisheni ya Hali ya wanawake Duniani CSW70 leo unaendelea hapa Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa New York.Shirika la UNICEF limesema limesikitishwa na kushtushwa na kifo cha mfanyakazi wake Karine Buisset kilichotokea katika shambulio linaloripotiwa kufanywa na droni katika mji wa Goma mashariki mwa Jamhriy a Kidemokrasia ya Congo DRC, eneo ambalo kwa muda mrefu limekumbwa na mapigano na hali mbaya ya kibinadamu. Mkurugenzi Mtendaji wa UNICEF, Catherine Russell kupitia mtandao wake wa kijamii wa X, amesema shirika hilo pamoja na wafanyakazi wake duniani wameumizwa sana na tukio hilo.Oluwaseun Ayodeji Osowobi, mwanaharakati wa haki za wanawake nchini Nigeria amezungumzia umuhimu wa kushirikisha wanaume katika harakati za kupigania haki za wanawake duniani wasichana.Mkutano wa 70 wa Kamisheni ya Hali ya wanawake Duniani CSW70 leo unaendelea hapa Makao Makuu ya Umoja wa Mataifa New York ukiwa umeingia siku ya 3. Na vijana hawakusahaulika wamepewa nafasi ya kutoa maoni yao na mapendekezo yao kuhusu maudhui ya mwaka huu ambayo yanasisitiza umuhimu wa kuchukuliwa kwa hatua madhubuti kuhusu haki za wanawake, usawa wa kisheria na ushiriki wa vijana.Mwenyeji wako ni Leah Mushi, karibu!

Habari za UN
UNICEF: Tumesikitishwa na kustushwa na kifo cha mwenzetu huko DRC

Habari za UN

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 1:44


Shirika la Umoja wa Mataifa la Kuhudumia Watoto, UNICEF, leo limesema limesikitishwa na kushtushwa na kifo cha mfanyakazi wake mmoja, Karine Buisset kilichotokea katika shambulio linaloripotiwa kufanywa na ndege isiyo na rubani yaani droni katika mji wa Goma mashariki mwa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo DRC, eneo ambalo kwa muda mrefu limekumbwa na mapigano na hali mbaya ya kibinadamu. Anold Kayanda na taarifa zaidi.

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Radio Workshop
My Land Without Oil

Radio Workshop

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 24:45


Pascal Mirindi, a 25-year-old activist from Goma, in the Democratic Republic of Congo, grew up surrounded by the violent fall-out of the Rwandan genocide of 1994, which spilled over into the DRC. But at age 17, when Pascal joined a peaceful demonstration in the streets of Goma, it showed him another way to fight. Experiencing non-violent resistance changed his life and set him on a path to  protect his country's ecosystems from the greed of oil companies. But – being confronted constantly with police repression, threats, and even forced exile – he wonders if it's time to step back or time to step up… Support the showWe can only do this work because of your support. You can make a donation at radioworkshop.org.