Country in the Middle East
POPULARITY
Categories
Abdulmonam Eassa est devenu photojournaliste en 2013, à l'âge de 18 ans, en racontant le siège de sa ville, en Syrie, par l'armée de Bachar al-Assad. Après avoir obtenu le statut de réfugié en France, il a couvert la révolution soudanaise et il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo pour un reportage sur la guerre civile au Soudan. Abdulmonam Eassa vit désormais à Damas, mais il s'est confié au micro de L'atelier des médias lors de son passage à Paris. Âgé de 31 ans, il vient de recevoir le prestigieux World Press Photo 2026 pour son reportage sur la guerre civile au Soudan, réalisé pour le journal Le Monde. Pour lui, « l'importance de ce prix à mon avis c'est vraiment la visibilité de cette histoire, cette histoire qui est tellement dure, qui est tellement peu couverte par les médias. » Le siège de sa ville, en Syrie Abdulmonam Eassa n'a pas choisi la photographie par vocation, mais par nécessité. En 2013, alors que sa ville natale de Hamouria, dans la Ghouta orientale, est assiégée par le régime de Bachar al-Assad, il se lance en autodidacte en s'appuyant sur des tutoriels trouvés sur Internet. « C'était une forme de résistance parce qu'il y avait une machine de propagande [...] qui niait et qui ignorait complètement les massacres », explique-t-il. Devenu « journaliste citoyen » puis collaborateur de l'AFP, il documente le quotidien d'une population enfermée sous les bombes, vivant au jour le jour. L'exil et le miroir soudanais Après avoir trouvé refuge en France en 2018 [il a ensuite obtenu la nationalité française, en 2021], il découvre la liberté d'exercer son métier en couvrant les manifestations des Gilets jaunes à Paris : « C'était la première fois que je commençais à sentir cette liberté de presse. » Mais c'est le Soudan qui devient son terrain de prédilection dès la fin 2020. Avec son confrère Elliott Brachet, il y documente la révolution puis la chute dans la guerre civile. Lauréat du prix World Press Photo en avril 2026 pour ses reportages « Une nation prise au piège », il déplore l'indifférence internationale : « Le monde entier a abandonné le Soudan, complètement. » Son approche privilégie l'humain face aux chiffres terribles de la guerre civile soudanaise. À écouter aussiComment informer sur la guerre civile au Soudan ? Documenter pour la mémoire collective Désormais basé à Damas après la chute du régime en décembre 2024, Abdulmonam Eassa a retrouvé une Syrie où « les gens [ont] soif de parler ». Bien qu'il reste prudent en précisant qu'il ne s'agit pas forcément d'une « liberté extraordinaire », il estime que la Syrie est aujourd'hui, en termes d'accès à la liberté de la presse, le « seul pays de la région » à offrir un tel espace. Parallèlement à ses reportages, il s'investit dans la transmission et prévoit d'ouvrir un centre de formation à la photographie dans la Ghouta pour travailler sur la mémoire collective. Son travail sur le Soudan sera exposé au festival Visa pour l'image à Perpignan en septembre 2026. Pour lui, le photojournalisme reste un rempart contre l'oubli et la désinformation : « Les fausses informations, c'est notre vrai ennemi. »
La vie d'Emma Paris, alias Emma Cakecup, est un roman… Autant en écrire un livre, on a envie de dire ! Elle connaît la célébrité grâce à Youtube il y a déjà plus de dix ans, grâce à sa personnalité « bonne copine rigolote qui te parle cash », puis, flash forward dix ans plus tard, elle fait les grands titres à cause de sa fiancée en prison pour trafic de drogue, fiancée qui la trompe avec une femme fichée S qui revient tout juste de Syrie. Pour citer le Point : « Sur TikTok, l'influenceuse trompée et l'ex-djihadiste lesbienne. » Mais grâce à son livre La Source, Emma Paris reprend le pouvoir sur une histoire qui est allée jusqu'à la récupération politique. Elle parle d'emprise amoureuse, de système carcéral et de l'impact de la littérature sur sa santé mentale. Si si, je vous l'assure ! Eh oui, parfois, le livre qui a l'air, comme ça, un peu « trash » mérite d'être lu sérieusement, et on le fait aujourd'hui avec Sarah, alias Nébuleusebooks sur les réseaux. Oeuvres citées Se méfier de Kafka de Geoffroy de Lagasnerie Journal d'un prisonnier de Nicolas SarkozyLes liaisons dangereuses, un film de Stephen Frears Solal et Mangeclous d'Albert Cohen Le podcast ThuneDu côté de chez Swann de Marcel Proust Yesteryear de Caro Claire BurkeScopophilia de Alexandra MatineL'influenceuse de Joyce Maynard« Comment on lit en prison » de Jeannot se livre : https://www.youtube.com/watch?v=zlT3jtSVrPs La Collision de Paul Gasnier Les comptes de Sarah, alias Nebuleuse books : https://linktr.ee/Nebuleuse__ Habillage sonore : Saâne Un podcast créé, animé et produit par Léa Bory et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioTorchon, c'est le podcast qui traite de l'actualité littéraire en lisant des livres pour que vous n'ayez pas à le faire. On est une bande de copains, pas du tout critiques littéraires de profession, et pour chaque épisode, on se retrouve en mode "club de lecture de l'extrême" et lisons un livre qui a fait l'actualité pour vous dire si c'est une bonne surprise ou bien un vrai torchon. Et restez jusqu'à la fin pour nos recommandations littéraires et culturelles ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
The return of 32 women and children from Syria, who are linked to the self-proclaimed Islamic State group, has prompted concerns around community safety and discussions around mandatory Countering Violent Extremism (CVE) activities for at-risk individuals. - Le retour de 32 femmes et enfants de Syrie, liés au groupe autoproclamé « État islamique », a suscité des inquiétudes quant à la sécurité de la communauté et donné lieu à des débats sur les mesures obligatoires de lutte contre l'extrémisme violent (CVE) destinées aux personnes à risque.
Dans cet épisode captivant, le journaliste David Abiker s'entretient avec Nicolas Princen, auteur du livre « Leçon de Courage ». Celui-ci a consacré plusieurs années de sa vie à rencontrer les derniers survivants des Compagnons de la Libération, ces hommes et femmes qui, à l'âge de 17 ou 18 ans, ont choisi de se battre aux côtés du général de Gaulle contre l'Allemagne nazie.Nicolas Princen, qui avait lui-même 25 ans lors de ces rencontres en 2009, explique ce qui l'a poussé à s'intéresser à cette génération exceptionnelle. Il était fasciné par leur parcours hors du commun, par leur courage et leur engagement précoce pour la liberté de la France. À travers les témoignages de huit Compagnons de la Libération, il a pu retracer leur incroyable voyage, de la France à l'Afrique, en passant par le Moyen-Orient, et découvrir leur diversité sociale et politique.Un moment particulièrement marquant pour Nicolas Princen a été la découverte de la campagne de Syrie en 1941, qui a vu s'opposer les soldats de la France libre de de Gaulle à ceux du régime de Vichy. Cette « guerre civile » au sein même des forces françaises est, selon lui, un épisode méconnu mais fondamental pour comprendre les choix qui ont façonné l'âme du pays.Au-delà des récits individuels, Nicolas Princen souligne que le courage de ces hommes ne peut se résumer à une simple recette. C'est un courage nourri par la colère face à l'humiliation de l'armistice de 1940, mais aussi par un profond patriotisme, hérité des guerres précédentes. Il espère que le témoignage de ces Compagnons de la Libération, qui ont tous disparu aujourd'hui, permettra aux jeunes générations de s'inspirer de leur engagement pour relever les défis de notre époque.Un épisode passionnant qui plonge au cœur de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la construction de l'identité française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement. De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre. Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. » Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros. À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour
La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement. De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre. Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. » Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros. À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour
L'ancienne directrice de la chaîne Russia Today en France, Xenia Fedorova, fait polémique dans les médias français alors qu'elle est chroniqueuse sur plusieurs médias de la sphère Bolloré. On hésite à parler d'une journaliste, et pas seulement parce que Xenia Fedorova n'a pas sa carte de presse en France : cette ancienne directrice de la chaîne RT France, Russia Today, épouse systématiquement le point de vue, pour ne pas dire la propagande, du Kremlin. Ainsi, elle relève davantage de l'influence étrangère. Dès 2017, elle mettait en doute le fait que Bachar el-Assad, allié des Russes, avait procédé à des bombardements chimiques contre sa population en Syrie. En 2022, elle reprenait la terminologie officielle russe en parlant d'« opération spéciale » en Ukraine, allant jusqu'à dire que seul le Dombass était concerné. Depuis qu'elle a été recrutée par Bolloré, l'année dernière, on peut entendre sur CNews que « c'est l'Occident qui a décidé de prolonger la guerre en Ukraine » ou qu'il n'y a pas eu d'enfants ukrainiens enlevés vers la Russie. Le plus incongru est sans doute de lire ses leçons de liberté d'expression dans le JDNews. On se demande si la France devrait prendre exemple sur la Russie et sa loi liberticide sur les « agents de l'étranger ». À lire aussiRussie: entrée en vigueur de nouvelles mesures contre les voix dissidentes Emmanuel Macron s'exprime sur Xenia Fedorova Le président français s'est exprimé en marge d'une visite au Monténégro. Il a rappelé qu'en 2017, il l'avait déjà jugée au service d'une « agence de propagande d'État », alors que le site RT avait relayé la fake news d'un compte offshore d'Emmanuel Macron aux Bahamas entre les deux tours. Ce qui a changé malgré tout, c'est l'intégration de Xenia Fedorova dans la sphère d'influence de Bolloré. Elle est à la fois chroniqueuse sur CNews, Europe 1 et le JDNews, autrice chez Fayard avec un livre intitulé Bannie, et animatrice de l'émission Lumières orthodoxes sur CStar, histoire sans doute de faire vibrer l'attachement à la chrétienté de Bolloré. À lire aussiCanal+: la polémique de la «liste noire» après une tribune d'opinion Polémique autour du prolongement de son titre de séjour Son titre de séjour a été prolongé de dix ans en 2024. On peut s'en étonner alors même que Russia Today a été interdite dans l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur a fait valoir que c'était un renouvellement automatique, sans intervention du gouvernement. Mais son entourage précise aussi que ce titre de séjour ne protège pas en cas d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. L'Arcom a été plusieurs fois saisie, notamment par la députée européenne macroniste Valérie Hayer. Mais Xenia Fedorova a reçu le soutien de la direction de Canal+ comme de Lagardère. Au nom de la liberté d'expression. Son influence dans la sphère Bolloré se vérifie aussi à sa capacité à écarter des contradicteurs de l'antenne, comme – selon Le Monde – le général Bruno Clermont. Elle est devenue un agent de la bataille de l'information. À lire aussi«De la propagande» pro-russe: à Paris, des manifestants ciblent Xenia Fedorova et appellent à des sanctions
Conférence publique du 21 mai 2026 - Episode #8 "Syrie, une nouvelle donne régionale ?" Bernard Hourcade (CNRS, CeRMI) et Jean Marcou (Sciences Po Grenoble – UGA) Modération : Philippe Pétriat (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) Jean Marcou, politiste spécialiste de la Turquie et Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l'Iran, analysent l'évolution des relations de la Syrie avec la Turquie et l'Iran, de 1946 à nos jours. Dans un premier temps, Jean Marcou retrace la période allant de l'indépendance de la Syrie jusqu'aux années 1990. Durant cette période, la Syrie apparait comme le voisin le plus problématique de la Turquie. En effet, alors que la Turquie s'aligne sur le bloc occidental, la Syrie baasiste se rapproche de l'Union soviétique durant la guerre froide. Plusieurs différends aggravent cette rivalité : la question du Sandjak d'Alexandrette, le partage des ressources en eau du Tigre et de l'Euphrate et le soutien syrien au PKK kurde. Un rapprochement entre les deux pays s'opère dans les années 2000, après l'arrestation d'Abdullah Öcalan et la fin du soutien de la Syrie au PKK. Les relations diplomatiques et économiques connaissent un développement soutenu et cela jusqu'en 2011. Bernard Hourcade décrit les relations méfiantes que la Syrie entretient avec l'Iran, tourné à l'époque du Shah vers l'Occident. Dès la révolution islamique, la Syrie reconnaît le nouveau régime islamique afin de contrebalancer l'influence de l'Irak de Saddam Hussein au Moyen-Orient. Cette alliance se renforce durant la guerre Iran-Irak grâce à des partenariats militaires et stratégiques. Le soutien de la Syrie au Hezbollah contribue à son essor et renforce l'influence régionale de l'Iran. Malgré des intérêts communs contre Israël et l'extrémisme sunnite, certaines divergences idéologiques ont parfois fragilisé leur relation. La guerre en Syrie bouleverse profondément les équilibres régionaux. Les relations entre la Turquie et la Syrie entrent dans une période de forte hostilité en 2011, rompant avec la politique turque précédente du « zéro problème avec les voisins ». Après avoir tenté de jouer un rôle de médiateur auprès du régime de Bachar al-Assad, la Turquie soutient finalement les forces d'opposition. Son implication militaire s'accompagne parfois d'alliances controversées avec certains groupes djihadistes, notamment Hayat Tahrir al-Sham. Les tensions avec d'autres puissances, comme la Russie dans la région d'Idlib, illustrent la complexité du conflit. La frontière turco-syrienne devient une zone de conflit marquée par des affrontements entre différentes factions. La Turquie fait face à plusieurs défis : l'accueil massif de réfugiés syriens, les tensions économiques et sociales liées à leur intégration ainsi que la montée d'un discours anti-réfugiés. De plus, l'autonomie kurde du Rojava suscite des inquiétudes à Ankara en raison des liens des YPG avec le PKK. Depuis la chute du régime de Bachar al-Asad, la Turquie a renoué un dialogue dynamique avec la Syrie et des projets de coopération économique, énergétique et éducative sont lancés. Toutefois, Ankara maintient une présence militaire dans le nord de la Syrie au nom de la sécurité et de la stabilité régionales. Le retour des réfugiés syriens installés en Turquie depuis 2011 (près de 3 millions) et l'opposition à toute constitution d'une entité kurde autonome constituent toujours deux lignes directrices de la politique turque à l'égard de la Syrie. Quant à l'Iran, sa stratégie d'expansion régionale a échoué face aux attaques israéliennes après la chute du régime de Bachar Al-Assad – qui a compliqué les échanges avec le Hezbollah au Liban. L'Iran subit une défaite idéologique et une perte d'influence territoriale dans un contexte d'évolutions des alliances favorisant les puissances sunnites telle que l'Arabie saoudite. Captation : BULAC
Après une série consacrée aux races anciennes et une deuxième aux animaux de la basse-cour, l'excellent naturaliste et éleveur-documentariste Rémi Dupouy (co-auteur avec Yann Arthus-Bertrand de Vivant en 2022, entre-autres) est de retour pour 6 nouveaux épisodes dédiés à l'un de ses animaux fétiches : l'Ours brun. Originaire de Gascogne, Rémi connaît particulièrement bien cet "autre de l'Homme", aujourd'hui présent en France exclusivement dans les Pyrénées. Cette série est l'occasion pour lui de nous faire (re)découvrir cet animal qui fascine autant qu'il inquiète, et ce depuis des millénaires...Saviez-vous qu'il existait une douzaine de sous-espèces d'Ours bruns ? Présent en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, et même au Maghreb, l'Ours brun est l'espèce d'Ursidé la plus cosmopolite. Si certaines sont extrêmement connues du grand public occidental, en particulier le Grizzly, ce "brownie" originaire de l'Ouest américain, d'autres sont très discrètes dans le paysage médiatique : aviez-vous par exemple déjà entendu parler de l'Ours brun de Syrie, originaire du Levant ? Ou encore de l'Ours isabelle, sous-espèce himalayenne couleur miel ? Ou encore de l'ours bleu du Tibet, dont les empreintes de pas auraient inspiré la légende du Yéti ?Aujourd'hui, il existerait environ 200 000 individus, dont seulement une centaine dans les Pyrénées (à l'inverse, on en compte 120 000 rien qu'en Russie !). Et malheureusement, certaines sous-espèces ont été rayées de la carte très récemment par notre faute. Le Grizzly mexicain par exemple, a été vu pour la dernière fois dans les années 60. Probablement victime d'une campagne d'éradication durant cette décennie, la sous-espèce est, faute d'observations récentes, classée éteinte...___
durée : 00:49:50 - Interception - par : Fabienne Sintes - Dix ans après avoir fui la Syrie sous le micro d'Omar Ouahmane, Wassim, Maya et leurs enfants se sont installés en Suède. Naturalisée, la famille s'apprête désormais à retourner pour la première fois en Syrie. Un voyage chargé de questions et d'émotion. - réalisation : Lucie Lemarchand, Martine Meyssonnier, Cécile Bidault, Antoine Giniaux, Hélène Chevallier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Une exposition à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine de Paris met en lumière les dommages causés aux monuments et sites archéologiques lors des conflits armés, comme le théâtre de Marioupol en Ukraine ou la cité antique de Palmyre en Syrie.Les ministres européens préparent le terrain pour une éventuelle fin de l'isolement diplomatique de la Russie, avec l'idée de trouver un médiateur acceptable pour toutes les parties, comme un ancien président finlandais.Plus d'un étudiant sur deux travaille en parallèle de ses études, souvent dans des domaines sans lien avec leur formation, comme dans la restauration rapide, pour subvenir à leurs besoins.Le gouvernement français doit trouver 6 milliards d'euros pour compenser le surcoût de la guerre au Moyen-Orient, avec notamment le gel d'allégements de cotisations sociales des entreprises.Le plan "canicule" est activé dans les EHPAD pour protéger les résidents, avec des mesures comme l'hydratation renforcée et le maintien des espaces frais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:37:45 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Dix ans après l'exil, une famille syrienne refait le chemin inverse vers son pays. Un reportage diffusé sur Interception ce dimanche. Derrière ce retour, la Syrie est-elle aujourd'hui en mesure d'offrir un cadre durable à ceux qui songent à revenir ? - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Oussama Chourbaji Pharmacien, ancien détenu du régime Assad, ancien co-fondateur du Conseil national Syrien, et directeur de l'ONG MARS. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:44 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Oussama Chourbaji, cofondateur du Conseil national syrien et directeur de l'ONG MARS, explique la situation des millions de réfugiés syriens. En filigrane, le reportage d'Omar Ouhamane donne chair à ce dilemme à travers le retour d'une famille syrienne, aujourd'hui suédoise. - invités : Oussama Chourbaji Pharmacien, ancien détenu du régime Assad, ancien co-fondateur du Conseil national Syrien, et directeur de l'ONG MARS. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:27 - Le Grand reportage de France Inter - La famille de Lotus a fui la Syrie en 2015 à cause de la guerre pour se réfugier en Suède. Dix ans plus tard, ils ont fait le choix de retrouver leur pays, nous les avons suivis. - réalisation : Omar Ouahmane Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:45 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Dix ans après l'exil, une famille syrienne refait le chemin inverse vers son pays. Un reportage diffusé sur Interception ce dimanche. Derrière ce retour, la Syrie est-elle aujourd'hui en mesure d'offrir un cadre durable à ceux qui songent à revenir ? - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Oussama Chourbaji Pharmacien, ancien détenu du régime Assad, ancien co-fondateur du Conseil national Syrien, et directeur de l'ONG MARS. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:14 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Après des années passées dans des conditions déplorables au camp d'al-Roj, dans le nord de la Syrie, 12 enfants et 7 femmes liées à Daech ont atterri, hier, à Melbourne et Sydney, ravivant le débat entre questions de sécurité et réhabilitation, cinq mois après l'attentat de Bondi Beach. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
'Après quelque temps, Paul dit à Barnabas : Partons refaire le tour de toutes les villes où nous avons annoncé la Parole du Seigneur et rendons visite aux frères pour voir ce qu'ils deviennent. Mais Barnabas voulait emmener avec lui Jean, appelé aussi Marc, et Paul estimait qu'il ne convenait pas de prendre avec eux celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et qui ne les avait pas accompagnés dans leur œuvre. Leur désaccord fut si profond qu'ils se séparèrent. Barnabas emmena Marc avec lui et s'embarqua pour Chypre. Paul, de son côté, choisit Silas et partit avec lui, après avoir été confié par les frères à la grâce du Seigneur. Il parcourut la Syrie et la Cilicie en fortifiant les Eglises.' Actes 15:36-41
À l'occasion de la 3ème édition du festival Sacré Sound, #SessionLive autour de la création Ima Yemma + famille Rabbath. François Rabbath est un contrebassiste franco-syrien de renom, qui a porté son instrument auprès des plus grands noms de la chanson française, Barbara, Aznavour, Paco Ibanez, Edith Piaf. Son fils Sylvain, alias HabibiSly, pianiste voyageur formé au fil des tournées internationales de son père, perpétue et enrichit cet héritage en duo avec lui. Les compositions, nourries d'ambiances et de paysages glanés en chemin, offrent un souffle épique et une profondeur rare où la contrebasse de François se fait guide et le piano de Sylvain compagnon de route. Avec AMALL, père et fils signent une œuvre à la fois intime et universelle. Guest concert du 26 mai au Couvent des Récollets : Minino Garay. Pour la #SessionLive, le duo invite la chanteuse syrienne Lynn Adib (Bedouin Burger) Puis, en exclu, une idée de la création Ima Yemma Orchestra - Entre New York, Paris, Alger, Tanger Chaâbi d'Alger, Groove Gnawa et Soul Yiddish, pour faire danser et célébrer la joie d'être ensemble. Ima, Yemma... Maman, en hébreu et en arabe, les sons des mots sont si proches. Cet orchestre n'est pas composé de juifs ou de musulmans, mais d'artistes frères et sœurs qui rendent un vibrant hommage aux mères. Un hommage à toutes les mamans mais aussi à toutes celles à venir. Au présent, le IMA YEMMA ORCHESTRA vous propose une fête, de la danse, de la musique du monde entier. La soul Yiddish et Juive New Yorkaise va rencontrer le Chaabi d'Alger et le groove Gnawa marocain. Un espace rêvé où les croisements de langues seront des surprises, des rimes, où les instruments de toutes ces traditions se marient en un seul son. Ce concert est une “safe place” au croisement des cultures, une grande fête. Coproduction Noa Music / Sacré Sound Festival. Avec : David Konopnicki, Ptit Moh, Myriam Beldi, Deborah Sacks Minz, Yoshie Fruchter, Reine Rubis, Adhil Mirghani, Clémence Lasme, Gurvan Zytynski. Pour la #SessionLive nous recevons David Konopnicki, Myriam Beldi, Gurvan Zytynski et Clémence Lasme. Sans oublier Madame la Directrice Laurence Haziza ! Titres Interprétés dans le grand studio : - Atoun François Rabbath et Sylvain Rabbath avec Lynn Adib, Live RFI - Wellahi Madrit Konopnicki avec Myriam Beldi, Live RFI - Ah Ya Layla Yumma Shiran et Bakal, extrait de l'album Electro Baghdad (Batov Rd 2025) - Sevillana François Rabbath et Sylvain Rabbath, Live RFI - Chahlet Layani Konopnicki, Live RFI - Impro entre François Rabbath, David Konopnicki et Sylvain Rabbath, Live RFI. Line Up : François Rabbath (contrebasse), Sylvain Rabbath (piano), Lynn Adib (chant), David Konopnicki (mandole), Myriam Beldi (chant), Gurvan « Bleu Sang » Zytynski (laptop + synthé) et Clémence Lasme (guitare basse électrique). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album Amall (Heavenly Sweetness 2025) + Création David Konopnicki Ima Yemma. Site - Instagram - Facebook. François Rabbath - Facebook - Institute Sylvain Rabbath - bandcamp Lynn Adib David Konopnicki Myriam Beldi Clémence Lasme Shiran & Bakal Laurence Haziza.
À l'occasion de la 3ème édition du festival Sacré Sound, #SessionLive autour de la création Ima Yemma + famille Rabbath. François Rabbath est un contrebassiste franco-syrien de renom, qui a porté son instrument auprès des plus grands noms de la chanson française, Barbara, Aznavour, Paco Ibanez, Edith Piaf. Son fils Sylvain, alias HabibiSly, pianiste voyageur formé au fil des tournées internationales de son père, perpétue et enrichit cet héritage en duo avec lui. Les compositions, nourries d'ambiances et de paysages glanés en chemin, offrent un souffle épique et une profondeur rare où la contrebasse de François se fait guide et le piano de Sylvain compagnon de route. Avec AMALL, père et fils signent une œuvre à la fois intime et universelle. Guest concert du 26 mai au Couvent des Récollets : Minino Garay. Pour la #SessionLive, le duo invite la chanteuse syrienne Lynn Adib (Bedouin Burger) Puis, en exclu, une idée de la création Ima Yemma Orchestra - Entre New York, Paris, Alger, Tanger Chaâbi d'Alger, Groove Gnawa et Soul Yiddish, pour faire danser et célébrer la joie d'être ensemble. Ima, Yemma... Maman, en hébreu et en arabe, les sons des mots sont si proches. Cet orchestre n'est pas composé de juifs ou de musulmans, mais d'artistes frères et sœurs qui rendent un vibrant hommage aux mères. Un hommage à toutes les mamans mais aussi à toutes celles à venir. Au présent, le IMA YEMMA ORCHESTRA vous propose une fête, de la danse, de la musique du monde entier. La soul Yiddish et Juive New Yorkaise va rencontrer le Chaabi d'Alger et le groove Gnawa marocain. Un espace rêvé où les croisements de langues seront des surprises, des rimes, où les instruments de toutes ces traditions se marient en un seul son. Ce concert est une “safe place” au croisement des cultures, une grande fête. Coproduction Noa Music / Sacré Sound Festival. Avec : David Konopnicki, Ptit Moh, Myriam Beldi, Deborah Sacks Minz, Yoshie Fruchter, Reine Rubis, Adhil Mirghani, Clémence Lasme, Gurvan Zytynski. Pour la #SessionLive nous recevons David Konopnicki, Myriam Beldi, Gurvan Zytynski et Clémence Lasme. Sans oublier Madame la Directrice Laurence Haziza ! Titres Interprétés dans le grand studio : - Atoun François Rabbath et Sylvain Rabbath avec Lynn Adib, Live RFI - Wellahi Madrit Konopnicki avec Myriam Beldi, Live RFI - Ah Ya Layla Yumma Shiran et Bakal, extrait de l'album Electro Baghdad (Batov Rd 2025) - Sevillana François Rabbath et Sylvain Rabbath, Live RFI - Chahlet Layani Konopnicki, Live RFI - Impro entre François Rabbath, David Konopnicki et Sylvain Rabbath, Live RFI. Line Up : François Rabbath (contrebasse), Sylvain Rabbath (piano), Lynn Adib (chant), David Konopnicki (mandole), Myriam Beldi (chant), Gurvan « Bleu Sang » Zytynski (laptop + synthé) et Clémence Lasme (guitare basse électrique). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album Amall (Heavenly Sweetness 2025) + Création David Konopnicki Ima Yemma. Site - Instagram - Facebook. François Rabbath - Facebook - Institute Sylvain Rabbath - bandcamp Lynn Adib David Konopnicki Myriam Beldi Clémence Lasme Shiran & Bakal Laurence Haziza.
durée : 00:22:49 - Chrétiens d'Orient - par : Ulysse Manhes - Aux confins de la Turquie et de la Syrie, la ville de Nisibe (aujourd'hui Nusaybin) appartient à ces lieux-frontières où l'histoire n'a eu de cesse de redessiner les cartes et les destins. Nouvel épisode de la collection « Portrait d'une ville » sur la topographie des christianismes orientaux. - réalisation : François Caunac, Claire Poinsignon - invités : Muriel Debié Professeur des universités, directrice d'études à l'École Pratique des Hautes Études/PSL, où elle est titulaire de la chaire Christianismes orientaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :L'invasion de l'Ukraine par la Russie n'a pas été aussi triomphale que prévu, avec l'armée ukrainienne parvenant à stopper l'avancée russe ces derniers mois et menant des attaques de drones de plus en plus profondes en territoire russe.De son côté, Israël a profité des conflits dans la région pour accroître son territoire de 5%, prenant le contrôle de zones en Gaza, au Liban et en Syrie.La question des réformes des retraites divise les dirigeants du Rassemblement national en France, entre la position de Marine Le Pen et celle plus réservée de Jordan Bardella.Le pape Léon XIV effectuera une visite officielle en France en septembre, avec un programme incluant notamment un passage à l'UNESCO et possiblement à Notre-Dame de Paris.La sécurité des piétons à Paris est de plus en plus menacée, avec 148 piétons tués ou gravement blessés en 2024, poussant la mairie à envisager des mesures de restriction pour les cyclistes et trottinettes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Afrique du Sud veut que ses pistaches sortent de l'ombre. C'est une activité assez marginale dans le pays, plutôt connu mondialement pour ses agrumes, ses oranges ou encore ses citrons. Mais le secteur veut capter 5 à 8% du marché mondial de pistaches d'ici dix ans. Quand les principaux producteurs font face à de nombreux défis, les acteurs sud-africains de la pistache y voient une opportunité. Car la région du Cap-du-Nord offre un climat propice à sa culture. Avec notre correspondant à Johannesburg, Quatre pays dominent la production mondiale de pistaches. Mais à en croire David Muller, PDG de Karoo Pistachios, les principaux producteurs sont confrontés à des défis de taille. « Les principaux producteurs actuels – les États-Unis, l'Iran, la Turquie et la Syrie – subissent tous des pressions sur leur production, qu'il s'agisse de la disponibilité de l'eau, du changement climatique, de l'instabilité politique ou de l'accès aux marchés. Cette situation nous offre une opportunité : la demande est croissante, l'offre ne parvient pas à suivre », explique-t-il. Un événement comme la guerre en Iran permet donc à son entreprise en Afrique du Sud d'afficher de grandes ambitions : multiplier sa production par trois d'ici dix ans. Cela signifie produire 20 000 tonnes annuelles de pistaches aujourd'hui, et 60 000 dans dix ans. « Selon les prévisions, la demande devrait croître d'environ 5 à 6% par an. Notre objectif n'est pas de devenir le premier producteur, ni le deuxième ou le troisième, car personne ne peut vraiment rivaliser avec ces gros producteurs. Nous pouvons néanmoins jouer un rôle significatif sur le marché mondial en produisant des pistaches de qualité supérieure », met en avant David Muller. C'est aussi une revanche sur le passé. Dans les années 1990, un projet gouvernemental était lancé pour développer l'industrie de la pistache en Afrique du Sud, avec de nombreux investissements et la promesse de créations d'emplois. Mais le projet fut un échec, les investissements s'arrêtèrent rapidement, la plupart des arbres furent arrachés. À lire aussiLa pistache, une autre guerre entre les États-Unis et l'Iran « Nous fournissons le capital, sans remboursement pendant ces six années sans production » Aujourd'hui, c'est avec le gestionnaire d'actifs sud-africain Fedgroup que Karoo Pistachios s'associe. Le but : obtenir des financements adaptés, explique Warren Winchester, de Fedgroup. « Il faut environ six à sept ans avant que les arbres ne commencent à produire des noix. Pendant ces six années, il faut également prendre en compte les coûts liés à l'acquisition des arbres, à leur entretien et à leur mise en condition optimale », détaille-t-il. Warren Winchester propose des facilités pour développer ce type de marchés : « Concrètement, nous fournissons le capital, sans remboursement durant ces six années sans production, et nous apportons un soutien aux agriculteurs. Ensuite, lorsque les arbres produisent des noix, le remboursement du capital est directement lié à la performance de ces arbres. En résumé, nous avons modélisé un dispositif permettant de proposer un instrument d'une durée de 10 à 12 ans et de collaborer étroitement avec les agriculteurs afin d'aligner le montant de la dette sur les flux de trésorerie générés par les arbres. » Fedgroup espère s'associer avec de nombreux producteurs locaux et prévoit d'investir 50 millions d'euros d'ici trois ou quatre ans, pour étendre la superficie consacrée à la culture de pistaches en Afrique du Sud.
Direction la Syrie pour suivre le chemin douloureux et impossible de la réhabilitation de Fatima. Soupçonnée de collusion avec le mouvement terroriste, cette veuve du califat a été internée à Al-Hol sous contrôle kurde en juin dernier. Pendant un an environ, elle et ses enfants ont vécu dans le camp d'Al-Hol, dans le nord-est du pays. Puis direction le Botswana où, il y a une semaine, se jouaient les Mondiaux de relais. Le héros local, le médaillé olympique, entraîne bien des jeunes dans son sillage. Il s'agit de Letsile Tebogo. Fatima, la vie après l'organisation État islamique Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie. Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix. Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais Le Botswana : sa nature sauvage, son grand désert, ses safaris et ses diamants. Mais aujourd'hui, son drapeau blanc, noir et bleu ciel, rayonne aussi et surtout grâce à l'athlétisme. Le pays doit cela en grande partie à un homme : Letsile Tebogo, qui a brillé à domicile, le week-end dernier avec l'équipe nationale, aux Mondiaux de relais Le sprinteur a ouvert la voie, en remportant le premier titre olympique de son pays aux JO de Paris de 2024. Depuis, les athlètes botswanais enchaînent les exploits, et toute une jeune génération rêve de le suivre au pas de course… Un Grand reportage de Claire Bargelès qui s'entretient avec Jacques Allix.
La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin. De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes
Écoutez le nouvel épisode de SBS Easy French. Pour recevoir la transcription de ce podcast, abonnez-vous à notre newsletter.
Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie. Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. « Fatima, la vie après l'organisation État islamique », un Grand reportage de Manon Chapelain.
Le secteur militaro-industriel – y compris l'armée – veut attirer plus de jeunes techniciens et spécialistes, en particulier dans le pilotage des drones. Les écoles d'apprentissage de pilotage pour enfants, jeunes et adultes commencent à se multiplier dans le pays, et les élèves sont incités à se tourner davantage vers l'enseignement technique. Presque 14 ans, couvé du regard par son père, il est assis sur une chaise pliante, ses yeux faisant l'aller-retour entre une tablette à plusieurs manettes et le ciel balayé par des rafales d'un vent puissant. Facile de deviner ce qu'il y scrute avant même qu'on lève les yeux : le bruit léger mais strident d'un drone plane au-dessus des têtes. Pas question de le photographier parmi la foule venue à ce festival patriotique annuel sur un aérodrome dans la nature, à une demi-heure de voiture de Lipetsk. Pourtant, Artëm est déjà une petite célébrité locale : il est champion de vol de drones de sa région, et très bien classé dans les championnats nationaux. « Mon père m'a montré une vidéo sur Internet où un pilote assemblait des drones et les faisait voler et m'a demandé si ça m'intéressait. J'ai adoré et je m'y suis mis », raconte-t-il. Un intérêt dont les motifs n'ont rien à voir avec des affrontements militaires : ce qu'Artëm dit aimer, « c'est qu'on peut admirer de magnifiques paysages en vol, et on peut aussi en faire son métier plus tard, notamment en compétition. Bon, quand je serai grand, tout peut changer, alors je ne sais pas encore ce que je ferai plus tard. Mais les drones peuvent servir à irriguer les champs, à prendre des photos et même à gagner de l'argent ». L'usage large des drones dans le secteur civil et les perspectives de carrière qui y sont liées, les nombreuses petites entreprises locales qui en développent et ont leur stand dans le festival en parlent beaucoup. Usage civil des drones mis en avant Mais les hommes venus démontrer l'éventail de leur production sont le plus souvent masqués, et affirment parfois être d'anciens combattants. Du reste, le festival – gratuit pour le public – est organisé par l'association régionale des vétérans, et nombreux sont ceux liés, notamment familialement, aux soldats qui se battent en Ukraine. « Regardez, ce drone est revenu du front aujourd'hui, il a terminé une mission de combat hier soir », explique un homme qui se présente sous le nom « Ocean » et représente la société locale Neibo. « Celui-ci, par exemple, a une capacité de déplacement de 10 kilomètres aller et 10 kilomètres retour. C'est un appareil qui peut fonctionner par radio et par fibre optique. La fibre optique permet un vol totalement silencieux, mais en cas de coupure de la ligne, l'équipement bascule automatiquement en mode radiocommandé et continue d'exécuter la mission avec un seul opérateur depuis une seule console. Et si notre drone, désormais radiocommandé, pénètre dans le système de défense antidrone, il dispose d'un algorithme pour sortir du périmètre de sécurité du système », poursuit-il. « Ocean » affirme utiliser « un maximum » de composants russes, et pour l'heure, ne pas avoir encore pu remplacer par une production nationale un seul élément : le moteur. Il déclare aussi que sa petite société vend à des compagnies nationales. « Nous sommes une petite entreprise ajoute -t-il, nous produisons entre 50 et 60 engins par mois. Mais si nous recevions une commande du ministère de la Défense, nous serions en mesure d'accroître notre capacité de production de manière significative. » Des pratiques de pression rapportées dans certaines universités, un démenti de l'armée Dans les allées des stands montés sur l'herbe, on croise aussi des officiers venus vanter leur académie militaire des forces aériennes, « une des plus importantes de Russie » dit l'un d'eux, une pile de prospectus devant lui. Mais aussi un jeune étudiant en physique venu avec sa grand-mère, dont l'un des fils est décédé dans les combats en Ukraine. Le jeune homme, lui, déclare dans une formule grinçante : « Je dois poursuivre sérieusement mes études, sinon, on va m'expulser de l'université. Et après, je vais devoir prendre des cours pour piloter des drones, puis signer un contrat pour l'armée et finalement être envoyé en troupes d'assaut. » Sa babouchka (« grand-mère ») proteste. Cette pratique de pression suite à de mauvais résultats ou des signalements de mauvais comportements d'élèves a en effet en tout cas été signalée dans certaines universités russes. Le journal Kommersant rapporte aussi que, selon des avocats spécialisés dans le droit militaire, ont été signalées « des situations où des étudiants endettés pour leurs études se seraient vu proposer des contrats comme alternative à l'exclusion pour non paiement » de l'université. À Novossibirsk, en février, l'enregistrement audio d'une professeure d'université, mécontente du peu d'enthousiasme des élèves à s'engager, a fuité et fait scandale. « D'où vient cette peur ? Êtes-vous tous des lâches ? », a-t-elle notamment déclaré. Après la publication de l'enregistrement audio, l'enseignante s'est plainte de menaces sur les réseaux sociaux, a contacté le FSB – le service de renseignement intérieur – et a notamment ensuite déclaré avoir « parlé sous le coup de l'émotion », mais ne pas avoir de regrets. « J'aurais probablement dû m'exprimer avec plus de douceur. Quant au fait de les avoir appelés à aimer leur patrie… je ne retirerai jamais ces mots ! », a-t-elle affirmé. Les événements de ce type ont en tout cas fini par faire réagir les autorités, d'autant qu'une vaste campagne de recrutement de soldats contractuels pour les forces de systèmes sans pilote a débuté en janvier. Le 27 avril, le ministère de la Défense a apporté un démenti officiel au recrutement d'étudiants par la coercition. Lors d'une réunion consacrée au recrutement d'étudiants pour les troupes de systèmes sans pilote, le vice-ministre de la Défense et général d'armée Viktor Goremykin a précisé que les candidats souhaitant intégrer les forces de systèmes sans pilote peuvent choisir de signer un contrat d'un, deux ou trois ans et insisté sur le fait que « toute forme de contrainte à la signature d'un contrat est exclue ». Le ministère de la Défense a aussi annoncé la mise en place d'une ligne téléphonique spéciale, destinée à recueillir les plaintes pour tentative de contrainte à la signature de contrats. Des cours de pilotage de drone à partir de 9 ans Kommersant écrit que « la question de l'issue d'un contrat demeure délicate. Suite à l'annonce de la mobilisation partielle à l'automne 2022, la durée d'engagement de la plupart des militaires sous contrat a été prolongée jusqu'à la fin officielle du régime de mobilisation. Les garanties spécifiques offertes aux candidats aux troupes de drones entrant en service diffèrent sensiblement des pratiques habituelles. Toutefois, la validité de ces garanties ne pourra être vérifiée qu'en 2027, à l'expiration des premiers contrats d'un an ». De Krasnodar à Sotchi ou Ivanov, en passant par la capitale russe, on signale en tout cas de plus en plus la création d'écoles de drones locales. Celle de Lipetsk est dirigée par l'association régionale des vétérans. Elle emploie notamment un homme – lui aussi masqué – qui se présente comme « Sergueï », ex-combattant de Wagner, l'ancienne compagnie d'Evgeni Prigojine inscrite sur la liste noire de l'Union européenne, des États-Unis et d'autres pays pour – notamment – crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique. « Sergueï » est aujourd'hui instructeur pour les soldats comme pour les enfants à partir de 9 ans, et visite régulièrement les écoles de la région. « Nous commençons par l'enseignement théorique, explique-t-il. Ensuite, les enfants assemblent des drones, puis les programment. Nous les formons sur des simulateurs informatiques. Puis, ils prennent les drones pour les piloter. Nous organisons ces cours et formons les enfants gratuitement. De plus, ils n'étudient pas seulement les drones et la robotique, mais nous leur enseignons aussi des valeurs patriotiques. Nous intégrons même des notions scolaires. Nous éduquons nous-mêmes les enfants. » Pour « Sergueï », ce sont les 10-18 ans qui apprennent le plus vite, « car ils sont habitués à jouer aux jeux vidéo ». Des incitations à s'orienter vers l'enseignement technique Parallèlement, les places à l'université ont été réduites et les incitations des enseignants lors de l'orientation à se rendre dans l'enseignement technique au lieu de la filière générale sont de plus en plus nombreuses, et parfois mêmes pressantes, selon certains témoignages. L'entrée à l'université se fait en moyenne à 18 ans, après onze ans de scolarité dans la filière générale, et les études y durent en général cinq ans, quand la filière technique compte neuf ans d'étude, et une spécialisation supérieure qui ne dépasse pas les trois ans. Ce changement de braquet, qui intervient sans avoir été formellement annoncé, suscite certaines critiques. Un enseignant, qui a demandé à s'exprimer anonymement, juge ainsi que : « La qualité de l'enseignement dans les écoles techniques, après plus de 30 ans de réformes, s'est considérablement détériorée et la confiance du public est rompue. Si la qualité était meilleure, peut-être que les familles réagiraient différemment. Mais là, naturellement, les parents sont très mécontents de voir leurs enfants privés de la possibilité de recevoir une bonne éducation. Par ailleurs, l'enseignement technique est aussi une formation qui s'achève très rapidement. Et contrairement aux universités qui permettent d'obtenir un sursis, les jeunes qui y ont étudié doivent faire leur service militaire très vite et très jeune, et tout le monde n'est pas prêt si rapidement pour ça. » Pas les adolescents qui fréquentent les festivals comme ceux de Lipetsk, qu'ils soient venus en famille ou avec leur mouvement de jeunesse patriotique. On leur offre de tester des armes automatiques, de faire des parcours du combattant, et bien sûr de rencontrer « Sergueï », l'instructeur, qui a déployé ses drones dans son stand. Médailles sur la poitrine, le dirigeant de l'association régionale des vétérans, Alexander Yastreb, rencontre et serre des mains dans les allées des stands du festival. Ce natif de Crimée ne mentionne pas Wagner dans sa biographie officielle, mais parmi les récompenses qu'il affiche sur sa poitrine, on remarque quatre croix noires, soit une distinction non officielle décernée par la société militaire d'Evgueni Prigojine. Et dans la liste des « points chauds » où il dit avoir servi son pays, figurent notamment la Syrie, la Libye, le Tchad et la Centrafrique, ainsi que « l'opération spéciale ». Il se présente aujourd'hui aux primaires de Russie Unie, le parti au pouvoir, pour concourir comme élu à la Douma. S'il est désigné, Alexander Yastreb pourrait faire partie des 80-100 vétérans du conflit en Ukraine à devenir députés en septembre 2026, soit presque 20% de l'assemblée. La Douma, bien sûr, ne conteste jamais les projets du Kremlin. Mais cette forte présence à venir de ces vétérans à Moscou est une forme de traduction de leur poids dans les rouages de l'appareil d'État. Et le signal, parmi d'autres, qu'ils sont destinés à rester, quelle que soit l'issue du conflit, une force politique et sociale qui va peser sur l'avenir de la Russie. À commencer par celui de la jeunesse aujourd'hui. Retrouvez tous nos articles, reportages et émissions sur la Russie
Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
durée : 00:03:40 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - À Damas, le procès d'Atef Najib, cousin de Bachar Al-Assad et ancienne figure centrale de l'appareil sécuritaire, est une étape symbolique. C'est le premier responsable des services de l'ancienne dictature à être jugé en Syrie depuis la chute du régime. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:40 - InterNational - par : Guillaume Auda - À Damas, le procès d'Atef Najib, cousin de Bachar Al-Assad et ancienne figure centrale de l'appareil sécuritaire, est une étape symbolique. C'est le premier responsable des services de l'ancienne dictature à être jugé en Syrie depuis la chute du régime. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Rediffusion (Re)plongez dans la traque de Mohammed Merah, l'homme derrière une série d'attentats qui ont bouleversé la France en 2012. Jeune délinquant radicalisé, il bascule dans une spirale de violence qui va le mener jusqu'à commettre l'irréparable. Assassinat de militaires, attaque d'une école juive, meurtres d'enfants… L'onde de choc est immense. Pendant plusieurs jours, une chasse à l'homme se déploie à Toulouse et Montauban. Entre la peur, la sidération et la détermination des forces de l'ordre, se dessine le portrait d'un individu insaisissable, qui choisit la violence comme ultime langage. Les voyages à la rencontre des “frères” Mohammed Merah, enfant violent et livré à lui-même, grandit dans un climat familial explosif avant de sombrer dans la délinquance. Après plusieurs séjours en prison, il se radicalise, fasciné par son frère Abdelkader et par le djihad. Entre 2010 et 2011, il voyage en Algérie, en Syrie et jusqu'en Afghanistan, espérant rejoindre les talibans. Surveillé par les services français, il parvient pourtant à disparaître des radars. Quelques mois plus tard, son nom marquera l'une des plus sombres affaires terroristes de France. Crédits : Production : Bababam Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:03:28 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - De la Syrie au Mali en passant par le Venezuela et l'Iran, les régimes alliés de la Russie n'ont tiré aucun bénéfice de cette proximité. Conséquence de l'opportunisme de Moscou mais aussi de son déclassement sur la scène internationale. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un tribunal parisien a reconnu le géant cimentier Lafarge coupable d'avoir versé des fonds à Daech pour maintenir son usine en Syrie. Traduction : A Paris court found cement giant Lafarge guilty of funneling money to ISIS to keep its Syrian plant running. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:44 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Chloé Domat qui rentre de Syrie, puis table-ronde sur comment les négociations au Pakistan visant à mettre un terme à la guerre entre les États-Unis et l'Iran peuvent être exploitées par le pouvoir pakistanais. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Fanny Richez, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Chloé Domat Journaliste indépendante, co-fondatrice de la société de production Hikayat Productions , Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre, spécialiste de la région Inde, Pakistan et Afghanistan , Laurent Gayer Directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris, spécialiste du Pakistan Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:22:53 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La dictature des Assad a orchestré la disparition méthodique de milliers d'enfants d'opposants. Depuis la chute du régime en décembre 2024, leurs familles tentent de les retrouver. Une tâche ardue, alors que certains ont été placés en orphelinat sous de faux noms. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Barthélémy Gaillard, Fanny Richez, Pénélope Le Mauguen - invités : Chloé Domat Journaliste indépendante, co-fondatrice de la société de production Hikayat Productions Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 13 avril dernier, le cimentier Lafarge et ses anciens dirigeants ont été reconnus coupables de financement du terrorisme en Syrie. L'ex-PDG, condamné à six ans de prison, est immédiatement parti dans les geôles. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Clara Grouzis et ses invités retracent l'affaire et ses conséquences juridiques.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Valérie de Senneville (reporter aux «Echos») et Yann Le Bras (avocat pénaliste au barreau de Paris). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Michel Euler/ap/SIPA. Sons : RFI, France Inter et euronews. Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dessiner la guerre, est-ce que ça fait mal ? La dessiner du côté de l'Iran-Irak, ou du côté du Libéria et de la Sierra Leone, ça change quoi ? Notre invité Zaven Najjar a le crayon guerrier, souvent à hauteur d'enfance. Réalisateur qui a étudié l'animation aux Arts Déco à Paris & le cinéma à la School of the Art Institute de Chicago, après La Sirène de Sepideh Farsi en tant que directeur artistique, Najjar signe Allah n'est pas obligé, adapté du roman éponyme d'Ahmadou Kourouma qui raconte l'odyssée d'un enfant soldat, de façon pédagogique, historique et satirique : ce film d'animation persiste et signe dans la même veine, avec un graphisme chatoyant. Mais est-ce que cette Odyssée africaine vient inconsciemment percuter notre invité et son Odyssée familiale, constituée d'Arméniens de Syrie et du Liban, deux pays ensanglantés où l'on raconte la guerre civile sur un ton blagueur ? Réponse dans cet ESM… Programmation de l'invité : • The Notorious Big Juicy • Alpha Blondy Peace in Liberia.
Depuis la fin de la guerre froide, une idée s'est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d'un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l'Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l'effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l'Irak, la Syrie, et potentiellement l'Égypte. Effritement que d'aucuns décrivent comme l'une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd'hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l'humanité. Aux côtés de l'effritement, il y a aussi l'embrasement. Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s'arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l'exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l'empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités : Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l'Iran contemporain et des Gardiens de la révolution Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l'INALCO, chercheuse au Centre d'études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l'Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l'islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l'INALCO.
L'émission 28 minutes du 18/04/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Jon Henley, correspondant Europe pour le quotidien “The Guardian”, Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24, ancienne correspondante à Téhéran, Maya Khadra, journaliste franco-libanaise, spécialiste du Moyen-Orient à “La Revue politique et parlementaire” et le dessinateur de presse Pierre Kroll. Restitutions d'œuvres d'art : tournant historique ou geste symbolique ? Lundi 13 avril, les députés français ont adopté un projet de loi facilitant le retour d'œuvres spoliées pendant la colonisation. Encore suspendu à un accord avec les sénateurs, le texte ne concerne que les objets pillés entre 1815 et 1972, et exclut les butins de guerre. Israël, France et UE : une fracture irréversible ? Alors qu'un cessez-le-feu partiel et fragile a été signé entre Israël et le Liban Israël a appelé à maintenir la France “aussi loin que possible” des négociations. Une pétition appelant à revenir sur l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne a dépassé le million de signatures. Nous recevons Clément Cogitore, metteur en scène et artiste plasticien, qui présente l'exposition “Ferdinandea : l'île éphémère”, qui se tient au Mucem, à Marseille, jusqu'au 20 septembre 2026. Elle revient sur l'histoire d'une île, entre la Sicile et la Tunisie, qui n'a existé que pendant cinq mois. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins d'outre-Rhin. Le quotidien “Die Zeit” a mis en ligne une base de données qui répertorie les personnes qui ont adhéré au parti nazi entre 1925 et 1945. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Depuis le 13 avril, il a été déclaré coupable d'avoir versé des pots-de-vin à l'État islamique pour maintenir ouverte une cimenterie en Syrie. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision chinoise, où un semi-marathon de robots humanoïdes se prépare. Natacha Triou nous invite à méditer sur notre irrépressible désir de voir l'inconnu, du conte de Barbe-Bleue au récent voyage vers la face cachée de la Lune. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 avril 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la condamnation du cimentier Lafarge et un plan pour chasser les ours au Japon. Algérie : qui est derrière la double explosion à Blida? Lundi, au premier jour de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie, deux hommes se sont faits exploser dans la ville de Blida, dans le nord du pays, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, Alger. À ce jour, les autorités algériennes ne se sont toujours pas exprimées sur le sujet. Que sait-on de cette double explosion ? Pourquoi l'Union africaine a-t-elle supprimé le communiqué condamnant l'attaque qu'elle avait publié sur les réseaux sociaux ? Avec Sophiane Amazian, journaliste au service Afrique de RFI. Syrie : comment une entreprise française a-t-elle financé le terrorisme ? C'est une décision historique. La justice française a condamné huit anciens responsables du cimentier Lafarge pour financement de terrorisme en Syrie. Ils ont été reconnus coupables d'avoir versé près de 5,6 millions d'euros à trois organisations terroristes dont le groupe État islamique en 2013 et 2014. Sur quels éléments la justice s'est-elle appuyée pour rendre ce verdict ? Quel était l'intérêt des responsables de l'époque de payer les groupes jihadistes ? Avec Laura Martel, journaliste au service France, spécialiste des questions de justice. Japon : pourquoi le pays veut-il tuer ses ours ? Face à la vague record d'attaques d'ours contre les humains en 2025, plus de 230 dont 13 mortelles, le gouvernement japonais a proposé un plan pour lutter contre ce phénomène. Intitulée « Feuille de route pour la gestion des dégâts causés par les ours », l'initiative portée par la ministre de l'Environnement prévoit d'abattre 10 000 ours en un an. Comment expliquer le retour massif des ours, notamment dans les zones urbaines ? N'y a-t-il pas d'autres solutions, moins radicales, pour réduire le nombre d'attaques d'ours ? Avec Igor Strauss, journaliste au service environnement-climat de RFI. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux de Jessica Taieb ». Aujourd'hui, elle revient sur les propos polémiques du président kényan qui, dans un discours, a critiqué l'Union africaine.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Bruno Poncet, cheminot, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Le tribunal de Paris a rendu lundi une décision inédite en condamnant à six ans de prison avec incarcération immédiate l'ancien président du cimentier Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable, avec d'autres, d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie. Un article de Fabrice Arfi, publié le 13 avril 2026, lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Sophie Obadia, avocate pénaliste, et Nicolas Baverez, économiste et historien, pour une analyse approfondie de l'actualité juridique et politique. L'émission démarre sur un sujet brûlant : la lourde condamnation des dirigeants du groupe Lafarge pour financement du terrorisme en Syrie. Les deux invités décryptent avec précision les enjeux de cette décision de justice, qui frappe durement ces anciens responsables de l'entreprise. Ils soulignent la gravité des faits, à savoir le versement de pots-de-vin à l'État islamique pour maintenir l'activité de l'usine Lafarge. Les deux avocats s'interrogent également sur les conséquences économiques et symboliques de cette affaire pour le groupe, autrefois fleuron de l'industrie française.Le débat se poursuit ensuite sur la situation politique en Hongrie, après la réélection du Premier ministre Viktor Orbán. Nicolas Baverez explique avec lucidité les défis du rétablissement de l'État de droit dans un pays où le populisme s'est profondément enraciné, s'appuyant notamment sur le contrôle des institutions judiciaires. Une analyse éclairante qui montre la complexité du chemin à parcourir pour restaurer les principes démocratiques.Enfin, l'émission aborde la mobilisation des avocats français contre le projet de "plaidé coupable" en matière criminelle, porté par le ministre de la Justice. Sophie Obadia détaille les enjeux de cette réforme controversée, qui viserait à accélérer les procédures en supprimant les audiences criminelles. Les deux invités soulignent avec force les risques d'une telle évolution, qui pourrait selon eux fragiliser les droits de la défense et la qualité de la justice.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.
durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.
Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les autorités syriennes tentent de se maintenir à l'écart du conflit. Mais dans le sud du pays, les incursions israéliennes se multiplient depuis la chute de Bachar el-Assad. La semaine dernière, l'armée israélienne a même utilisé, pour la première fois, le sol syrien pour mener des opérations au Liban. Un jeune berger a également été tué. Dans ces villages frontaliers, les habitants redoutent une escalade. Ils craignent qu'Israël, qui pilonne actuellement le sud du Liban, ne cherche à étendre son contrôle jusqu'au sud de la Syrie. De notre envoyée spéciale dans les zones frontalières au sud de la Syrie, Il s'appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz, vendredi 3 avril, lorsqu'un tir d'obus israélien s'est écrasé sur sa voiture. La carcasse du véhicule est toujours là, gisante, explosée sur le bas-côté. Son père dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé. « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l'ont tué alors qu'il était innocent », dénonce-t-il. Son village, Al-Rafid, se trouve à la lisière du Golan, que l'armée israélienne occupe depuis l'année 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l'intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l'autre côté du jardin. « Depuis la chute d'Assad, Dieu en est témoin, nous n'avons pas eu un seul jour de répit. Israël vole nos terres, et en plus ils s'en réjouissent !, alerte le père du jeune garçon tué. Nous sommes nombreux dans ce village à être déplacés du Golan. Je suis moi-même déplacé du Golan. Nous ne partirons pas à nouveau, nous ne quitterons pas nos terres. Mais nous vivons dans la peur. Dans la peur qu'une guerre éclate demain ou après-demain. » À lire aussiLe «Grand Israël»: projet idéologique ou stratégie politique en marche? « Ils ont brûlé l'ensemble des terres » Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mutairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n'est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l'ensemble des terres près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s'approcher de leur frontière », témoigne-t-il. Entre ces nouvelles positions, des villages entiers se retrouvent enclavés. Les check-points israéliens se multiplient, empêchant les habitants de circuler. Ce fournisseur a désormais peur de prendre sa voiture pour aller travailler. « Ils choisissent toujours de se positionner sur un passage que l'on ne peut pas contourner en empruntant une route secondaire. Ce sont des barrages temporaires, imprévisibles : on ne peut pas savoir où et quand ils seront installés, s'effraie-t-il. On tombe dessus soudainement, sans pouvoir les anticiper. » À lire aussiSyrie: des habitants dénoncent la volonté d'Israël «d'étendre son occupation» près de Damas « Ils vont prendre toute la région » C'est sur un barrage de ce type que Wodi al-Bakri, 21 ans, s'est fait arrêter par des soldats israéliens il y a un an. Son père ne connaît ni la raison de cette arrestation, ni la localisation de sa prison. « Ils vont prendre toute la région, et personne ne reviendra. Israël entre et sort comme il souhaite, sans impunité. Ils comptent tout prendre, ils ont l'intention d'annexer toute la région, toute la province », s'indigne-t-il. Dans ces bourgades reculées, l'armée syrienne n'est pas déployée. Il y a seulement quelques contingents des Nations unies, censés maintenir la paix. Pour leurs habitants, il y a surtout la solitude. L'exemple de Gaza dévastée, plus récemment celui du Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : « Qui, aujourd'hui, est en mesure d'arrêter l'État israélien ? » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: plus de 300 morts dans les bombardements israéliens sur Beyrouth les plus violents depuis 1982
durée : 00:05:55 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Depuis que les rebelles ont renversé Bachar al-Assad en 2024, des familles syriennes et des ONG dénoncent des enlèvements, des viols dont sont victimes des femmes et jeunes filles de la minorité alaouite, à laquelle appartient le dictateur déchu. Un phénomène minimisé par le nouveau pouvoir syrien.
durée : 00:04:19 - Le Reportage de la rédaction - Dans le nord d'Alep, un nouveau camp sécurisé a été ouvert après le démantèlement le mois dernier par les autorités de Damas du camp d'Al-Hol. Jusqu'à 24 000 personnes y ont été retenues, jusqu'à ce que la majorité s'enfuie au moment du retrait des forces kurdes de la région.
Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle. Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle. « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ». « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il. À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»
durée : 00:07:42 - Le Masque et la Plume - Dans "Désertion", François Begaudeau met en scène deux frères partant combattre en Syrie. Le roman questionne leur parcours adolescent et leurs motivations face à l'engagement. Génie de la chronique sociale ou regard froid et sans empathie ? Un roman qui a divisé le Masque. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.