Country in the Middle East
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Des responsables politiques, tant du gouvernement que de l'opposition, insistent sur le fait que le gouvernement australien n'aidera personne à rejoindre l'Australie depuis la Syrie. Trente-quatre Australiens, libérés d'un camp du nord de la Syrie où étaient détenues des familles de personnes soupçonnées d'appartenir au groupe État islamique, ont été renvoyés au centre de détention de Al-Roj.
Des responsables politiques, tant du gouvernement que de l'opposition, insistent sur le fait que le gouvernement australien n'aidera personne à rejoindre l'Australie depuis la Syrie. Trente-quatre Australiens, libérés d'un camp du nord de la Syrie où étaient détenues des familles de personnes soupçonnées d'appartenir au groupe État islamique, ont été renvoyés au centre de détention de Al-Roj.
Cette conférence abondamment commentée ce matin par la presse européenne. « À Munich, Emmanuel Macron répond à J.D. Vance en appelant à la fierté européenne », titre La Croix. Le quotidien français parle « d'un discours en forme de réponse point par point au vice-président américain, qui avait agoni le Vieux Continent de reproches un an plus tôt dans le même cénacle ». « Un an après l'attaque de J.D. Vance, Macron appelle à prendre l'Europe en "exemple", plutôt que la "critiquer" », annonce de son côté Libération, citant le président français : « Je pense que l'Europe est intrinsèquement forte et qu'elle peut être encore renforcée pour être un meilleur ami pour nos alliés, notamment les États-Unis », a déclaré Emmanuel Macron. À Londres, le Guardian, lui, a retenu cette déclaration du chancelier allemand Friedrich Merz : « Les États-Unis ne sont pas assez puissants pour agir seuls. Ils ont atteint les limites de leur pouvoir et ont peut-être déjà perdu leur rôle de leader mondial ». Enfin le quotidien allemand Die Welt reprend les propos du gouverneur démocrate de Californie. Gavin Newsom, lui aussi présent à Munich, qui « a prôné la patience. » « Donald Trump n'est qu'un homme de passage », a-t-il dit, « dans trois ans, il ne sera plus là ». Noms, adresses électroniques et numéros de téléphone Aux États-Unis, l'ICE, la police de l'immigration, est une nouvelle fois au cœur des débats. « Le Département de la sécurité intérieure, explique le New York Times, a envoyé à plusieurs sociétés, notamment Google et Meta, des assignations à comparaître pour obtenir des informations sur les comptes qui suivent ou commentent les activités de l'ICE ». Autrement dit, précise le quotidien américain : « le département de la Sécurité intérieure intensifie ses efforts pour identifier les Américains qui s'opposent à l'ICE, en adressant aux entreprises technologiques des demandes exigeant les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone et autres données d'identification associés aux comptes de médias sociaux, qui suivent ou critiquent l'ICE ». Selon le New York Times, « Google, Reddit, Discord et Meta (propriétaire de Facebook et Instagram), ont ainsi reçu des centaines de citations à comparaître » et « ont accédé à certaines demandes », c'est en tout cas ce qu'affirment les autorités américaines. Commentaire de Steve Loney, avocat principal de l'Union américaine pour les libertés civiles de Pennsylvanie : « le gouvernement s'arroge davantage de libertés qu'auparavant ». « La fréquence et l'impunité (de ses demandes) est sans précédent ». « La page est tournée » L'Orient-Le Jour s'est rendu au Salon du livre de Damas. « Avec 500 éditeurs de 236 pays », annonce le quotidien libanais, « la première édition post-Assad est un succès pour le gouvernement de transition, tout autant qu'une vitrine de son projet national ». « Pendant des décennies, rappelle L'Orient-Le Jour, sous le régime Assad, le Salon International du Livre de Damas était la vitrine d'une propagande politique omniprésente ». Qu'en est-il aujourd'hui ? « La page est bel et bien tournée », explique L'Orient-le Jour, qui cite un libraire selon lequel « on peut vendre ce qu'on veut, il n'y a aucun contrôle des livres ». Mais ce n'est peut-être pas aussi simple, selon le quotidien libanais, qui a certes pu consulter « une petite sélection d'Harry Potter, Georges Orwell ou encore des mangas », mais qui a aussi constaté « certaines limites », « les titres considérés comme portant atteinte à la paix civile et aux valeurs syriennes, ou louant l'ancien dictateur sont prohibés ». Mais surtout « l'offre islamique domine clairement », allant jusqu'aux « penseurs ayant inspiré al-Qaïda ou encore les Frères musulmans ». Toutefois, L'Orient-Le Jour ne boude pas son plaisir, et parle d'un « succès indéniable », « pour cette foire qui n'a rien à envier aux grands salons internationaux ». Une foire dans laquelle, nous dit-on, « se croisent familles avec poussettes, bandes de copines hilares et barbus rigoristes ».
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni. Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ? À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ? En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ? Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie. Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ? Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle. Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ? Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ? Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».
L'accord conclu début février 2026 en Syrie entre le gouvernement et les FDS, Forces Démocratiques Syriennes, a été scruté de près par la communauté kurde turque, alors qu'un processus de paix a débuté en 2024 entre le gouvernement d'Ankara et le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan. En Turquie, la communauté kurde partagée entre espoir, doute et désillusion Elle a suivi de très près l'accord conclu début février 2026 entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, ainsi que les trois semaines d'offensive de l'armée syrienne qui l'ont précédé. Un décret octroie désormais des droits nationaux aux Kurdes de Syrie, le kurde sera langue officielle comme l'arabe, mais ces derniers voient s'envoler la perspective d'un territoire autonome. De l'autre coté de la frontière, ces événements ont ravivé les inquiétudes chez les Kurdes de Turquie alors que le gouvernement d'Erdogan est engagé dans un processus de paix avec le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, depuis 2024. Reportage à Ankara Anne Andlauer. Terres rares et industrie européenne L'Estonie accueille la première usine d'Europe de fabrication d'aimants permanents. Ces aimants faits d'un alliage de métaux rares ou de terres rares décuple les capacités des moteurs électriques. Une branche industrielle stratégique, dont la production dépend encore de la Chine à 90%. Même si la société Néo est canadienne, rapatrier cette production sur le territoire de l'UE participe à l'autonomie stratégique, mais aussi, grâce au soutien de la Commission européenne, au développement d'un territoire en difficulté économique. Reportage de notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau. La chronique musique de Vincent Théval : Antartica de Marta del Grandi (Italie) Au salon professionnel Wine Paris, les producteurs européens saluent l'accord UE-Mercosur L'édition 2026 de ce salon de référence, qui a accueilli pendant trois jours 6 500 exposants représentant 60 pays, a été assombrie par la chute vertigineuse du marché et le recul des exportations. Il a donc été beaucoup question des récents accords de libre-échange et notamment de celui conclu avec le Mercosur. Jordi Lafon-Lacaze s'y est rendu au Parc des Expositions.
L'accord conclu début février 2026 en Syrie entre le gouvernement et les FDS, Forces Démocratiques Syriennes, a été scruté de près par la communauté kurde turque, alors qu'un processus de paix a débuté en 2024 entre le gouvernement d'Ankara et le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan. En Turquie, la communauté kurde partagée entre espoir, doute et désillusion Elle a suivi de très près l'accord conclu début février 2026 entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, ainsi que les trois semaines d'offensive de l'armée syrienne qui l'ont précédé. Un décret octroie désormais des droits nationaux aux Kurdes de Syrie, le kurde sera langue officielle comme l'arabe, mais ces derniers voient s'envoler la perspective d'un territoire autonome. De l'autre coté de la frontière, ces événements ont ravivé les inquiétudes chez les Kurdes de Turquie alors que le gouvernement d'Erdogan est engagé dans un processus de paix avec le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, depuis 2024. Reportage à Ankara Anne Andlauer. Terres rares et industrie européenne L'Estonie accueille la première usine d'Europe de fabrication d'aimants permanents. Ces aimants faits d'un alliage de métaux rares ou de terres rares décuple les capacités des moteurs électriques. Une branche industrielle stratégique, dont la production dépend encore de la Chine à 90%. Même si la société Néo est canadienne, rapatrier cette production sur le territoire de l'UE participe à l'autonomie stratégique, mais aussi, grâce au soutien de la Commission européenne, au développement d'un territoire en difficulté économique. Reportage de notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau. La chronique musique de Vincent Théval : Antartica de Marta del Grandi (Italie) Au salon professionnel Wine Paris, les producteurs européens saluent l'accord UE-Mercosur L'édition 2026 de ce salon de référence, qui a accueilli pendant trois jours 6 500 exposants représentant 60 pays, a été assombrie par la chute vertigineuse du marché et le recul des exportations. Il a donc été beaucoup question des récents accords de libre-échange et notamment de celui conclu avec le Mercosur. Jordi Lafon-Lacaze s'y est rendu au Parc des Expositions.
Les Kurdes de Syrie pansent leurs plaies après l'offensive éclair de l'armée de Damas qui a pris 80% de leurs territoires. Lâchés par les soutiens occidentaux, ceux qui furent en première ligne dans la lutte contre le groupe État islamique voient s'éloigner leur rêve d'une reconnaissance de leur autonomie. Qui sont les Kurdes ? Leurs ambitions sont-elles communes ? L'Histoire se retourne-t-elle inlassablement contre eux ? Pour en débattre : - Oriane Verdier, journaliste au service international de RFI - Tom Préel, doctorant en sciences politiques à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique - Boris James, maître de conférences en histoire à l'Université Montpellier Paul-Valéry, coauteur de « Les Kurdes en 100 questions. Un peuple sans État » (Tallandier, 2018, avec Jordi Tejel Gorgas) et l'auteur de « Genèse du Kurdistan » (Éditions de la Sorbonne, 2021) et du Que sais-je ? sur les Kurdes (2023).
Les Kurdes de Syrie pansent leurs plaies après l'offensive éclair de l'armée de Damas qui a pris 80% de leurs territoires. Lâchés par les soutiens occidentaux, ceux qui furent en première ligne dans la lutte contre le groupe État islamique voient s'éloigner leur rêve d'une reconnaissance de leur autonomie. Qui sont les Kurdes ? Leurs ambitions sont-elles communes ? L'Histoire se retourne-t-elle inlassablement contre eux ? Pour en débattre : - Oriane Verdier, journaliste au service international de RFI - Tom Préel, doctorant en sciences politiques à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique - Boris James, maître de conférences en histoire à l'Université Montpellier Paul-Valéry, coauteur de « Les Kurdes en 100 questions. Un peuple sans État » (Tallandier, 2018, avec Jordi Tejel Gorgas) et l'auteur de « Genèse du Kurdistan » (Éditions de la Sorbonne, 2021) et du Que sais-je ? sur les Kurdes (2023).
Le ministre turc de la Défense, Yaşar Güler, a confirmé la position d'Ankara sur la Syrie. Dans un entretien accordé au journal Hürriyet, il a déclaré que la Turquie ne prévoyait pas de retirer ses forces du territoire syrien. Il a précisé qu'aucun calendrier de retrait n'existait. Il a indiqué que la décision relevait de la seule autorité turque.
Manon Chapelain, à Damas, nous fait vivre la toute récente guerre qui a opposé, fin janvier 2026, la nouvelle armée syrienne aux forces qui contrôlaient un tiers du territoire au nom d'une autonomie kurde. Manon a suivi la ligne de front aux côtés des soldats de Damas qui ont bénéficié du soutien de la coalition internationale... En 2è partie, Côme Bastin nous fait entendre la jeunesse du Sri Lanka, 4 ans après sa Révolution qui a vu une gauche radicale balayer les pouvoirs en place à Colombo. Syrie : l'assaut de l'armée qui mit fin au rêve d'autonomie kurde En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d'assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l'organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l'unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d'autonomie kurde dans la région. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix. Au Sri Lanka, entre Génération Z, marxisme et âge de raison Gen Z. La génération Z, ces jeunes nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au Sri Lanka, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d'ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d'une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau. Un Grand reportage de Côme Bastin qui s'entretient avec Jacques Allix.
L'Ukraine, la Birmanie, le Soudan, la Syrie, Gaza… Chaque année, les conflits semblent se multiplier aux quatre coins du globe. Aujourd'hui, je vous propose de revenir ensemble sur les moyens mis en œuvre pour protéger le patrimoine en situation de guerre, en utilisant un exemple très actuel : Gaza. Le 11 septembre 2025, suite à la menace de frappes israéliennes, une équipe d'archéologues de l'École Biblique et Archéologique Française, l'EBAF, et de l'ONG Première Urgence Internationale, évacue en urgence un dépôt archéologique situé dans une tour d'habitation gazaouie. En quelques heures, l'équipe sur place doit faire des choix cruciaux. Parmi des milliers d'objets provenant de sites archéologiques majeurs de la bande de Gaza, il faut décider quoi sauver…Bonne écoute !➤ Un grand merci à René Elter pour avoir accepté de répondre à toutes nos questions ! Il a dirigé le livre "Gaza : comment transmettre le patrimoine, le programme Intiqal" : https://www.riveneuve.com/catalogue/gaza-comment-transmettre-le-patrimoine-le-programme-intiqal/
Le vidéaste français Max Laulom, 28 ans, a signé avec High School Radical (Arte, 2025) un documentaire singulier qui confronte ses souvenirs de lycéen en Oklahoma à la réalité d'une Amérique fracturée. Dix ans après son année d'échange, Max Laulom est retourné voir ses anciens amis, presque tous devenus partisans de Donald Trump. Les 4 parties de son documentaire, High School Radical, diffusé sur Arte.tv et sur YouTube, cumulent déjà plusieurs millions de vues. « L'iPhone casse la distance » La signature de Max Laulom réside dans son usage exclusif du smartphone. En s'appuyant sur les codes du vlog, il propose une forme de témoignage incarné et immersif. Pour lui, cet outil change radicalement le rapport à l'autre : « L'iPhone casse la distance ». Cette approche, qu'il qualifie de vlog documentaire, permet de capturer le réel mieux qu'une caméra : « C'est filmer aussi la banalité, c'est filmer les petites choses, c'est laisser le réel venir pénétrer l'enregistrement, les aléas aussi ». En tournant seul, il devient plus mobile et réactif, capable de « dégainer » son téléphone pour saisir la ferveur d'un meeting ou la tension dans un stand de tir. À écouter aussiLe youtubeur Gaspard G raconte sa «mission d'information» Une Amérique enfermée dans des « bulles médiatiques » Le voyage de Max Laulom révèle une population assaillie par un flux constant d'informations. Il décrit des citoyens évoluant sous une véritable « cloche médiatique », s'informant via des podcasts d'opinion plutôt que par les médias traditionnels : « Chacun évolue dans son propre paysage idéologique. » Lors d'un meeting de Donald Trump, il a observé une ferveur quasi mystique : « C'est une messe religieuse et c'est un gourou qui vient annoncer la fin des difficultés pour ces gens-là. » Face à ce « raz de marée émotionnel », les discours factuels peinent à résonner. Documenter la « bascule » du monde Malgré la polarisation et le spectre d'une guerre civile évoqué par ses interlocuteurs, Max Laulom a produit un documentaire qui s'achève par un plaidoyer pour le dialogue. « Ma solution, c'est de rester en contact avec eux parce que [...] je suis presque une des seules composantes de leur environnement cognitif qui n'est pas de ce monde-là », explique-t-il. Max Laulom entend poursuivre cette exploration des bascules de notre monde — qu'elles soient politiques, militaires ou climatiques — prochainement en Ukraine (où il se trouve en ce moment, et pour la troisième fois), en Syrie et au Groenland. Son message pour la nouvelle génération de vidéastes est simple : « Si tu veux faire un film, tu as juste besoin d'un truc qui filme », des paroles d'Orelsan.
L'accord signé entre les forces kurdes syriennes et le nouveau pouvoir de Damas met un point final à l'expérience du Rojava, l'administration autonome dans le nord-est de la Syrie. Elle aura duré douze ans. Le président Ahmed al-Charaa s'assure ainsi le contrôle d'un pan entier du territoire syrien, avec la bénédiction des Américains et des Russes et au prix d'une forme de trahison aux dépens de ceux qui furent leur premier rempart contre le groupe État islamique.
En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d'assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l'organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l'unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d'autonomie kurde dans la région. « Syrie : l'assaut de l'armée qui mit fin au rêve d'autonomie kurde », un Grand reportage de Manon Chapelain.
En trois semaines, les forces syriennes ont repris le contrôle de près de 80 % des territoires aux mains des Kurdes dans le nord-est syrien. Dans ce contexte, le chef de la diplomatie française a entamé une tournée au Proche-Orient. La poursuite du combat contre le groupe État islamique est une "priorité absolue" pour Paris, a affirmé Jean-Noël Barrot à Damas. Il a appelé les autorités syriennes à appliquer pleinement l'accord conclu avec les Kurdes.
L'émission 28 minutes du 05/02/2026 Comment Sana est sortie de l'enfer de Daesh en Syrie Un soir d'août 2014, Sana (pseudonyme), jeune française née à Roubaix, est emmenée par sa mère en Syrie alors qu'elle pense qu'il s'agit d'un voyage familial en Algérie. La voici, à 15 ans, projetée sur les terres de l'État islamique où elle est mariée de force avec un jeune djihadiste belge de 18 ans qui la viole à plusieurs reprises. À Raqqa, puis sur les routes de l'exil après la chute de Daesh, elle donne naissance à deux petites filles “sous les bombes.” Un destin tragique qu'elle raconte dans sa BD “En quête de liberté. Comment je me suis sortie de l'enfer de Daesh”, écrite avec la journaliste Gaële Joly et illustrée par Tudge Audoire. Sana est notre invitée ce soir. Hausse du chômage : l'objectif du plein emploi est-il inatteignable ? C'était une promesse phare de la campagne d'Emmanuel Macron pour sa réélection en 2022 : atteindre le plein emploi avec un retour du niveau de chômage en deçà de la barre symbolique des 5 %. Les derniers chiffres publiés la semaine dernière montrent que cet objectif ne semble être plus qu'une vieille marotte du camp macroniste : le taux de chômage du troisième semestre 2025 est à 7,7 % et sur l'année passée, le nombre de chômeurs sans aucune activité a bondi de 6,8 %. Le ministre du travail se veut rassurant estimant que “le taux d'emploi reste à un niveau historiquement élevé” et explique ce résultat en partie par l'addition, depuis la loi “plein emploi”, des bénéficiaires du RSA dans les statistiques du chômage. Mais la multiplication des plans sociaux et les annonces de suppressions d'emplois font redouter une nouvelle hausse dans les mois qui viennent. On en débat avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du Medef, Arthur Jatteau, professeur des universités en économie à Paris Nanterre, et Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction chez “Challenges”. Xavier Mauduit s'intéresse à une histoire de désarmement alors que le dernier accord de contrôle des armes nucléaires entre les États-Unis et la Russie arrive à son terme ce jeudi. Marie Bonnisseau se penche sur la nouvelle mascotte inattendue du Nouvel an lunaire en Chine… Drago Malfoy. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 5 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:58:16 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Pour la première fois depuis dix ans, l'armée syrienne est partie à la reconquête du nord-est du pays, contrôlé par les Kurdes. Pour cette minorité qui jouissait jusqu'ici d'une autonomie de fait, cette offensive marque le début d'une intégration politique et militaire à l'État central. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Gilles Dorronsoro professeur de sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne; Iris Lambert doctorante au CERI, journaliste indépendante; Cédric Labrousse doctorant à l'EHESS
Le régime des mollahs tente de faire peser une chape de plomb sur la population, après les massacres des 8 et 9 janvier. L'Express a toutefois demandé à un journaliste iranien (que protège l'anonymat) d'enquêter sur place. Mais les témoignages sont difficiles à recueillir car, nous dit-il, « des miliciens vêtus de noir et masqués, sillonnent les rues iraniennes, à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas (…) ils confisquent les téléphones des passants et les fouillent, à la recherche de participations aux manifestations des 8 et 9 janvier derniers ». « Ces actes », estime l'Express, « témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d'un massacre dont on peine encore à mesurer l'ampleur… ». Détail glaçant : le régime a d'abord réclamé aux familles des victimes de payer des sommes parfois exorbitantes pour récupérer les corps de leurs proches. Avant de faire marche arrière, et « de donner l'ordre d'enterrer toutes les victimes ». Réalisant que les images montrant des dizaines de corps entassés dans une morgue, étaient contre-productives. « Le gouvernement, explique l'Express, veut étouffer l'affaire au plus vite... ». « Extrême brutalité » Aux États-Unis, la ville de Minneapolis est traumatisée par Donald Trump. « Après la mort de Renee Good et d'Alex Pretti, citoyens américains abattus par des agents anti-immigration, les États-Unis sont saisis d'effroi, nous dit le Nouvel Obs qui s'interroge : « Jusqu'où cela peut-il dégénérer ? » L'hebdomadaire a interrogé l'historienne Sylvie Laurent, qui pose un préalable : « Avant la répression des simples citoyens qui s'interposent, il faut souligner l'extrême brutalité vis-à-vis des immigrés et la volonté d'en faire un spectacle de la domination. Ce racisme d'État joue le rôle de ciment toxique fondamental pour maintenir la base et l'union des extrêmes droites ». « Jusqu'à présent, remarque l'historienne, jamais un Américain blanc de la classe moyenne n'aurait imaginé être soumis à l'arbitraire (…) La mort de Renee Good a changé cela, la figure de la mère de famille blanche de banlieue occupe une place centrale dans l'imaginaire américain (…) elle aurait pu être la sœur ou la nièce de n'importe lequel des 97% d'américains qui ont vu la vidéo de son exécution. Ce qu'ils comprennent, avec cette mise à mort, c'est que toute personne supposée de gauche peut être considérée comme coupable de "terrorisme domestique" et châtiée sommairement ». Conclusion de Sylvie Laurent : « Ce n'est pas "juste" une dérive autoritaire, c'est la tentative de mettre en place un régime néofasciste à l'américaine ». « Nous nous sommes sacrifiés » Le Point fait sa Une sur « la trahison de l'Occident ». vis-à-vis des Kurdes. « Ils étaient notre rempart contre Daech. Et maintenant ? » interroge le Point qui s'est rendu en Syrie, pour rencontrer ces Kurdes, « sous la menace des forces de Damas, ils doivent renoncer à leur ambition. La fin d'une utopie multiethnique, féministe et laïque », ajoute l'hebdomadaire. Le Point a rencontré une mère de famille qui a perdu son fils, Bassam, « tué en 2017, à l'âge de vingt ans ». Elle se désole : « Des membres de Daech sont venus de tous les pays occidentaux, et nous les avons combattus. Nous nous sommes sacrifiés. Et maintenant, vos pays tiennent la main de nos adversaires pour massacrer nos enfants ». « Nos adversaires », autrement dit le nouveau régime syrien de l'ex-jihadiste Ahmed al-Charaa, que l'on voit en photo à la Maison Blanche, où il a été reçu en novembre dernier par Donald Trump. Tout un symbole. Esclaves de nos portables « L'enfer du scrolling », c'est le titre choisi par le Nouvel Obs, pour nous mettre en garde contre cette habitude qui consiste à faire défiler compulsivement sur nos smartphones, des articles, des images ou des vidéos. « Le front baissé, l'esprit absorbé, le corps entièrement mobilisé par le mouvement du pouce qui propulse l'écran vers le haut. Cela peut durer cinq minutes ou une heure… » constate l'hebdomadaire. Le Nouvel Obs a interrogé, une jeune femme de trente ans, accro aux réseaux sociaux, qui a une époque, passait 8 heures sur son smartphone. Avant de rapporter « ces huit heures à son espérance de vie théorique ». « J'ai compris, raconte-t-elle, qu'à ce rythme, je risquais de perdre quinze à vingt années de vie ». Le Nouvel Obs s'inquiète : « On ne voit pas bien quelle autre innovation, depuis l'horlogerie, a eu un effet aussi massif sur notre rapport au temps. Mais contrairement à une montre au poignet, le scrolling ne scande pas le temps, il l'absorbe. Nous commençons à nous en rendre compte, et c'est en passe de devenir un problème civilisationnel ». L'hebdomadaire nous donne quelques petites astuces, comme « prévoir des moments sans écran », « sortir sans son portable ». Mais on se doute bien qu'il en faudra beaucoup plus pour vaincre le scrolling...
Au Liban, pays multiconfessionnel qui a subi la guerre entre 1975 et 1990 et le poids de la domination syrienne, l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l'USJ (Université Saint-Joseph de Beyrouth) fait figure d'un véritable laboratoire et d'une petite passerelle qui résiste tant bien que mal à l'instrumentalisation politique du religieux. Créé en 1977, en pleine guerre civile, à l'initiative de six amis, trois chrétiens et trois musulmans, cet institut avait pour but de faire connaître au plus grand nombre le christianisme et l'islam, avec l'idée que « plus on se connaît, moins on se fait la guerre ». Une passerelle indispensable aujourd'hui alors que les tensions se multiplient non seulement au Liban avec les frappes israéliennes malgré le cessez-le-feu en novembre 2024 avec le Hezbollah, mais aussi dans de nombreuses régions du monde. L'Institut a été rattaché à la Faculté des Sciences Religieuses de l'USJ, l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, en 2000. Aujourd'hui, il est dirigé (depuis 2022) par l'anthropologue et théologienne Roula Talhouk et propose un cursus de Master en deux ans. Un institut ouvert à tous, chrétiens, musulmans, agnostiques, non-croyants, du Liban et de l'étranger, pour comprendre qui est l'autre, basé sur un enseignement rigoureux en arabe et en français des sciences religieuses et des sciences sociales, et comprendre le fait religieux en vue de cultiver la paix, notamment au Liban, entre les différents groupes confessionnels. Intervenantes : Roula Talhouk, anthropologue et théologienne, directrice de l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes à l'USJ, l'Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban Loubna Haïdar, docteur en Anthropologie religieuse et enseignante à l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth Rita Ayoub, docteur en Sciences religieuses, spécialiste en dialogue islamo-chrétien et en Communication Non Violente, enseignante à l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth Nada Rashwani, étudiante en Master de relations islamo-chrétiennes à l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth.
durée : 00:14:23 - Journal de 8 h - Un accord global entre Damas et les Kurdes. Il prévoit que les forces et les institutions Kurdes seront progressivement intégrées à l'état syrien.
durée : 00:59:13 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Tandis que le régime iranien s'enfonce dans une répression meurtrière, au bilan vertigineux d'au moins 30 000 victimes, les Kurdes de Syrie peinent à trouver un accord avec Damas et son nouveau président, Ahmed al-Charaa. Le Moyen-Orient vit-il un moment de bascule ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Dorothée Schmid Responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l'IFRI; Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Karim Émile Bitar Professeur de relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'IRIS; Michel Duclos Diplomate français
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, nous allons vous raconter l'épopée incroyable d'un Empereur qui a marqué l'Histoire, Napoléon Bonaparte. Conquérant respecté et craint du monde entier, il est l'une des figures les plus controversées de l'Histoire de France. Dans cet épisode, nous allons vous raconter ses périodes de conquêtes en Egypte et en Syrie, avant qu'il ne se retrouve piégé et esseulé loin de la France. Le vol et la chute de l'Aigle C'est impossible. Cet homme ne peut se trouver là, cet homme n'est plus : il n'est pas mort mais c'est tout comme. Il a été défait puis exilé, il a perdu son titre, sa femme, ses hommes. Comment peut-il mener ici ses cavaliers sur la route qui remonte à Paris ? Il y a des cris de joie qui se propagent au loin et qui se passent d'étables en fermes et de sentiers en paysans. C'est impossible… et c'est pourtant partout la même clameur. Ces voix que l'on entend de plus en plus distinctement disent toutes… « Longue vie, longue vie ! Que vive l'Empereur ! » Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:14:23 - Journal de 8 h - Un accord global entre Damas et les Kurdes. Il prévoit que les forces et les institutions Kurdes seront progressivement intégrées à l'état syrien.
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Le Journal en français facile du vendredi 30 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/COlw.A
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, nous allons vous raconter l'épopée incroyable d'un Empereur qui a marqué l'Histoire, Napoléon Bonaparte. Conquérant respecté et craint du monde entier, il est l'une des figures les plus controversées de l'histoire de France. Dans cet épisode, nous allons vous raconter ses périodes de conquêtes en Egypte et en Syrie, avant qu'il ne se retrouve piégé et esseulé loin de la France. Le couronnement de l'Empereur Ce jour-là, on dit que les psaumes auraient pu soulever les pierres, ouvrir les voûtes et s'envoler jusqu'à l'entrée du paradis. Dehors, des milliers de fidèles attendent aux portes : il y a trop de monde pour que chacun pénètre dans la Cathédrale Notre Dame de Paris. À l'intérieur, les cœurs battent à l'unisson dans l'écho des prières : la messe est dite par Pie VII en personne. Le Pape, arrivé de Rome quelques jours auparavant dans une immense ferveur, se tient maintenant debout, devant l'autel, les mains jointes et les yeux fermés : la solennité de ce qu'il s'apprête à faire exige à présent que le silence de Notre Dame soit absolu… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
En Syrie, après l'annonce du cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, des centres de réconciliation ont été ouverts pour les anciens membres des FDS qui souhaitent se rendre. En creux, s'y raconte le système de conscription obligatoire des populations arabes et kurdes sur le territoire. La défection rapide d'une partie d'entre eux a précipité la chute des FDS. De notre correspondante à Raqqa, Sourire timide, Suleyman, 26 ans, s'avance au milieu d'une rangée d'hommes en armes. Il est kurde et est un ancien membre des Forces démocratiques syriennes. Il est venu aujourd'hui se rendre et participer au processus de réconciliation en Syrie : « Au début, quand l'armée gouvernementale est arrivée, nous avons eu peur. Nous ne savions pas ce qui allait arriver. Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de problème. Je voulais surtout participer au processus de réconciliation pour apaiser la situation avec mes voisins arabes. Ils m'accusent d'être toujours affilié aux FDS. » « J'étais soldat de garde » pour les Forces démocratiques syriennes Dans les rangs de ceux venus se rendre, figurent d'anciens membres de la sécurité intérieure, d'anciens combattants. « J'étais soldat de garde pour les FDS, dans la 17ème base, au nord de Raqqa », explique Yazan, 19 ans. Lui est arabe. Et il raconte, comme beaucoup d'autres, avoir été obligé de s'enrôler au sein des forces à dominante kurdes. « Il y avait le service obligatoire à partir de 18 ans. Si tu n'y allais pas, ils t'arrêtaient sur les points de contrôle. Ils avaient des listes de personnes recherchées », développe-t-il. Ses amis, qui avaient fait le choix de déserter, « restaient cachés à l'intérieur de chez eux, ils ne sortaient plus ». Au micro, Yazan raconte la différence de traitement, au sein des FDS. « Ils disaient ''moi je suis Kurde, donc je suis supérieur à toi, parce que tu es arabe''. Les valeurs de fraternité dont ils faisaient la promotion n'étaient pas appliquées. Le pouvoir était entre les mains des Kurdes. » Un chef l'obligeait chaque matin à faire des pompes pour obtenir un café. « Je n'étais vraiment pas à l'aise, je n'aime pas être humilié », poursuit-il. Puis, sa désertion, qui lui a valu deux mois de prison : « Il y avait beaucoup de corruption au sein des FDS. Cela marchait aussi quand tu étais en prison. Il suffisait de connaître un Kurde bien placé pour se faire libérer. Moi, j'ai payé un pot-de-vin, et j'ai été réintégré au centre de commandement militaire des FDS. » À lire aussiSyrie: «Nous étions 33 dans 20 mètres carrés», un jeune ex-détenu de la prison d'Al-Aqtan témoigne Un document en guise de « réconciliation » Escorté, Yazan déambule patiemment dans les différentes salles du bâtiment. Il passe un entretien, se fait prendre en photo, avant de récupérer un document. « Voilà, ça c'est une garantie quand tu passeras sur les points de contrôle, comme quoi tu as été "réconcilié". C'est un retour à la vie normale, une nouvelle page qui s'ouvre, où tous les liens avec les FDS ont été coupés », lui explique un soldat. La procédure est la même que celle qui avait été imposée aux anciens membres de l'armée de Bachar el-Assad, explique le responsable du centre de réconciliation à Raqqa, qui a souhaité rester anonyme. « Nous avons un fichier complet avec les informations de tous les combattants FDS. Le service de renseignement de l'État syrien a pu se les procurer et les rassembler dans une base de données. Ceux qui se rendent seront "réconciliés" avec l'État. Ils pourront encore être jugés s'il y a une plainte personnelle contre eux. » « Nous laisserons ces portes ouvertes le temps qu'il faut, ajoute-t-il. Nous attendons l'ensemble des FDS jusqu'au dernier. » À lire aussiSyrie: le gouvernement et les Kurdes parviennent à un accord, sur fond de tensions
Nous l'avons tous reçu un jour, ce coup de téléphone qui interrompt le quotidien, ce sms qui nous fait écarquiller les yeux, ce mail qui pop up en rouge au milieu de la messagerie. L'appel… bifurcation imprévue dans la droite ligne de notre vie.Cette série invite des agents de la diplomatie à raconter cet appel inattendu qui a tout changé. Dramatique ou anecdotique, il a ouvert un nouveau chapitre, il est la promesse d'une histoire que nous vous racontons.Dans le premier épisode de cette nouvelle série de Sources diplomatiques, Pascal Roos, diplomate, raconte l'appel qu'il reçoit en 2013, alors qu'il est en vacances au bord d'un lac. Un appel qui va l'envoyer à Istanbul pour y suivre la crise syrienne…*--CRÉDITS :Auteur/réalisateur : Anton StolperDirection de production : Julie GodefroyCommunication : Kaled Maddi et équipe des réseaux sociaux (Flora Oger, Amélie Lavignon, Amel Chick)Illustrations et identité visuelle : Studio création / Nadège Teulon, Julie Feydel------Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux.Sources diplomatiques c'est aussi de nombreuses autres séries, telles que CAPS : 50 ans de futur, les Mots, Qui gouverne l'océan, l'Académie diplomatique d'été ainsi que la série documentaire réalisée au début de la Guerre en Ukraine.Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
Un texte de loi a été adopté, cette semaine, à l'Assemblée nationale pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Ce n'est que le début du processus législatif qui devrait aboutir à la prochaine rentrée. Et ce n'est qu'un volet de l'action envisagée pour protéger enfants et adolescents des pratiques abusives constatées sur certaines plateformes numériques. C'est, en tout cas, le résultat d'une prise de conscience généralisée face à l'impact des écrans sur nos vies. Les dispositifs de captation de l'attention sur les réseaux sociaux, défilement automatique des vidéos et algorithmes de recommandation de plus en plus personnalisés, tout cela impacte la santé physique et mentale des plus jeunes. Une loi vise à restreindre l'accès des moins de 15 ans, aux plateformes numériques les plus nocives. Notre invitée, Servane Mouton, neurologue, a contribué à son élaboration. Elle co-présidait la commission sur l'exposition des enfants aux écrans, qui a rendu son rapport en 2024 à Emmanuel Macron. Servane Mouton estime que l'on est au bord d'un désastre sanitaire, que ses premiers effets sont déjà constatés, mais qu'il est encore temps d'agir. Servane Mouton est l'autrice de « Écrans, un désastre sanitaire, il est encore temps d'agir », éditions Tracts-Gallimard La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Syrie: une vieille infox ciblant la Croix-Rouge refait surface La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24: Sexe et IA : l'identité de la police française usurpée.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, nous allons vous raconter l'épopée incroyable d'un Empereur qui a marqué l'Histoire, Napoléon Bonaparte. Conquérant respecté et craint du monde entier, il est l'une des figures les plus controversées de l'histoire de France. Dans cet épisode, nous allons vous raconter ses périodes de conquêtes en Egypte et en Syrie, avant qu'il ne se retrouve piégé et esseulé loin de la France. A la conquête du monde Lorsque les soldats français foulent les plages égyptiennes en juin 1798, quatre semaines après le glorieux départ de Toulon, leurs fantasmes se heurtent immédiatement à la réalité du terrain. Leurs uniformes conçus pour le climat européen, fait de laine et de coton, sont totalement inadaptés pour supporter le soleil suffocant du pays. Il n'y a pas un seul nuage à l'horizon pendant les heures qu'ils passent à décharger les navires. Napoléon le sait parfaitement : le climat est son principal ennemi pour les mois qui viennent. Un ennemi redoutable qu'il ne pourra battre qu'avec une seule arme… Le temps. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bernard-Henri Lévy est l'invité de Politique. Iran, Kurdes de Syrie, guerre en Ukraine, situation en Israël et à Gaza et présidence de Donald Trump, le philosophe et écrivain livre son analyse sur la situation internationale. Une émission présentée par Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani, directeur de Slate.fr et ancien directeur du Monde.
Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ». Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.
Alors que près de 1,4 million de réfugiés syriens sont rentrés au pays en un an, les besoins humanitaires restent immenses, notamment pour les personnes déplacées par les récents combats.Dans un entretien accordé à ONU Info Genève, la porte-parole de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Syrie explique le rôle central de l'agence onusienne pour accompagner les retours, soutenir les déplacés internes et répondre aux urgences, de la protection à l'accès au logement et aux documents civils.« Les réfugiés font le choix de rentrer malgré les défis matériels qu'ils vont rencontrer sur place...notre rôle est de les aider une fois qu'ils sont rentrés », souligne Céline Schmitt.Elle revient également sur la situation dans le camp d'Al-Hol, majoritairement peuplé de familles de djihadistes présumés, soulignant les efforts en cours pour rétablir les services essentiels et trouver des solutions durables.(Interview : Céline Schmitt, porte-parole du HCR; propos recueillis par Nancy Sarkis, ONU Info Genève)
durée : 00:12:37 - L'invité d'un jour dans le monde - Signe d'un changement de cap en Syrie, l'armée a récupéré de nombreux territoires au nord-est du pays. Seules quelques villes résistent encore, notamment Kobané mais pour la population kurde, le rêve de voir un jour une autonomie s'évanouit. On fait le point avec le chercheur Arthur Quesnay. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Depuis deux semaines, le nouveau pouvoir syrien a lancé une offensive dans le Nord-Est de la Syrie, sur les territoires tenus par les forces kurdes qui ont compris qu'ils devaient faire le deuil de leur autonomie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Depuis deux semaines, le nouveau pouvoir syrien a lancé une offensive dans le Nord-Est de la Syrie, sur les territoires tenus par les forces kurdes qui ont compris qu'ils devaient faire le deuil de leur autonomie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce lundi 26 janvier, Michel Fayad, professeur de géopolitique à l'institut français du pétrole et des énergies nouvelles, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur la libération de djihadistes à la suite du conflit entre l'armée syrienne et les Kurdes en Syrie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Entretien mené par Olivia Gesbert Il existe des images de gang bang, de sodomie, de fellation, de plan à trois, de plan à douze. Il existe des images de guerres, de famines, d'enfants en train de mourir. Il existe des images de la tuerie de Colombine, de l'assassinat de JFK, des avions rentrant dans les tours, des gens qui sautent des tours, des tours qui s'effondrent. Il existe des photos d'otages décapités en Syrie. Il n'existe aucune image d'un homme tué en application de la loi. À lire – Constance Debré, Protocoles, Flammarion, 2026
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Après des combats à Alep, les forces gouvernementales syriennes ont repris une partie des territoires contrôlés par les Kurdes, notamment la ville-symbole de Raqqa, ancienne capitale du califat de Daech. C'est le feu vert de l'ancien protecteur américain des Kurdes qui a permis cette offensive. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au menu cette semaine : le spectaculaire revirement de Donald Trump à Davos sur le Groenland et la défiance européenne ; les tensions avec Emmanuel Macron autour du très controversé Conseil de la paix pour Gaza ; l'avancée des forces syriennes contre les Kurdes, avec le soutien de la Turquie.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Après des combats à Alep, les forces gouvernementales syriennes ont repris une partie des territoires contrôlés par les Kurdes, notamment la ville-symbole de Raqqa, ancienne capitale du califat de Daech. C'est le feu vert de l'ancien protecteur américain des Kurdes qui a permis cette offensive. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 02:30:01 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, l'ancien commissaire Thierry Breton pour évoquer la contre-attaque européenne face à Donald Trump. Et, à 7h17 Guillaume Erner reçoit le sociologue Adel Bakawan sur l'écrasement de l'autonomie kurde en Syrie. - réalisation : Félicie Faugère
Tien jaar geleden stond ons land plots op z’n kop: terroristische aanslagen in België. In deze vierdelige special gaan we op zoek naar hoe het zo ver is kunnen komen. In dit derde deel focussen we op de aanslagen in Zaventem en Maalbeek. Zit je met iets? Praat bij Tele-Onthaal over wat jou bezighoudt. Bel anoniem en gratis naar 106 (24u/7d) of chat via tele-onthaal.be Wintersolden 2026 bij emma: tot 60% korting op emma-matras.be - van 1 januari tot en met 31 januari krijg je 10% extra korting (boven op de 60%) met de code DEVOLKSJURY10. Voornaamste bronnen: Barend Cochez - CSI: In het hoofd en hart van een Brusselse sporenonderzoeker Bruzz - 'Slechts 3 aanbevelingen van onderzoekscommissie aanslagen al uitgevoerd' Bruzz - Commissie 22-3 wil individuele begeleiding voor slachtoffers Bruzz - Leden van 'cel Zaventem' verhuisden op zelfde dag naar appartement Max Roosstraat Bruzz - Oussama Atar was ontbrekende schakel tussen Molenbekenaars en Lakenaars Bruzz - Reconstructie van gebeurtenissen tussen aanslagen Zaventem en Maalbeek De Morgen - Eén jaar Sharaa in Syrië: successen overzees, verdeeldheid thuis De Morgen - Half jaar na de aanslagen in Brussel: wat weten we, wie zit vast en wat moet nog gebeuren De Standaard - Oussama Atar was de spin in het web Het Nieuwsblad - Hoe panische jacht op onbekende terrorist met rugzak vol explosieven ten einde kwam door berichtje op Facebook HLN - Brussel in de ban van terreur HLN - Franse geheime dienst bevestigt: brein achter aanslagen Parijs en Brussel omgekomen bij luchtaanval in Syrië HLN - Ibrahim El Bakraoui blies zich op in Zaventem, broer Khalid in metrostation HLN - PORTRET. Mohamed Abrini, de terrorist die zich niet liet ontploffen in Zaventem. “Ik was woest om wie ik allemaal in Syrië verloor” HLN - Volgende week maandag gaat het grootste proces ooit van start in ons land; dit is alles wat u moet weten over het terreurproces Humo - Hoe Oussama Atar voor de ogen van de regering de aanslag in Brussel organiseerde Joanie de Rijke & Tine Gregoor - Bommen in Brussel: Vijf jaar na de aanslagen Knack - Aanslag Zaventem: Speurders nog steeds op zoek naar 'man met hoedje', verspreiden video Knack - Wie is de man met het hoedje? Lionel D. & Annemie Bulté – Terroristenjager NOS - Slachtoffers aanslagen Brussel willen door, 'maar dat lukt zo niet' Thomas Borst - Welke rol speelde Salah Abdeslam bij aanslagen in Brussel VRT NWS - Facebookbericht, DNA en bewakingsbeelden verraadden Osama Krayem VRT NWS - Het doek over de grootste assisenzaak ooit in ons land is gevallen; Gemengde gevoelens bij slachtoffers en nabestaanden VRT NWS - IS-vlag, pruik, etensresten en explosieven; kijk binnen in flat waar terroristen bommen van 22 maart 2016 maakten VRT NWS - Mohamed Abrini: Toen ik vrouwen en kinderen zag op de luchthaven, heb ik me omgedraaid en ben ik weggegaan VRT NWS - Mohamed Abrini opgepakt, waarschijnlijk ‘man met het hoedje’ VRT NWS - Najim Laachraoui, tweede dode terrorist in Zaventem VRT NWS - Veel mist rond invoering aanbevelingen na aanslagen 22 maart VRT NWS - Vlottere vergoeding voor terreurslachtoffers op komst (maar die zal niet gelden voor de slachtoffers van 22 maart) VRT NWS - Wat is er misgegaan voor, tijdens en na de aanslagen van 22 maart Wikipedia - Bomaanslagen in Brussel op 22 maart 2016 / Najim Laachraoui / Salah AbdeslamSee omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:11:52 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Depuis le 6 janvier 2026, la Syrie replonge dans une crise avec la minorité kurde, pilier de la lutte contre Daech et longtemps maîtresse du nord-est du pays. Comment expliquer l'échec du Rojava ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Adel Bakawan Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA), chargé d'enseignement à Sciences Po Lyon 2, chercheur associé au Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI).
durée : 00:14:48 - Journal de 12h30 - Un premier pas qui ne satisfait pas les aspirations et les espoirs du peuple Kurde en Syrie. Hier, un décret présidentiel a fait du kurde une langue officielle et garantit des droits nationaux à la minorité qui juge le texte insuffisant alors que les combats continuent.
durée : 00:05:09 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - BBC Eye Investigation a enquêté sur les réseaux russes qui recrutent des étrangers dans des pays pauvres et / ou ravagés par la guerre, comme le Yémen ou la Syrie, pour les envoyer au front en Ukraine. Ces jeunes hommes rêvent d'argent et de citoyenneté russe mais se retrouvent piégés au combat.
En Syrie, après la reprise des deux quartiers kurdes d'Alep la semaine dernière, les forces gouvernementales préparent un nouvel assaut contre les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Les chances d'une issue diplomatique sont minces après l'échec des négociations qui prévoyaient l'intégration de leurs institutions à l'État centralisé. Mardi 13 janvier, la province de Deir Hafer, porte d'entrée vers le nord-est syrien, qu'ils contrôlent, a été déclarée « zone militaire fermée ». Des combats sporadiques ont commencé. Les civils, eux, tentent de fuir la zone avant qu'un véritable assaut ne soit lancé. Reportage de notre correspondante en Syrie, Manon Chapelain. Vacillantes, épuisées, des centaines de familles traversent un pont à moitié brisé. Il faut faire attention. Il faut faire vite, surtout. La province de Deir Hafer a été déclarée un peu plus tôt zone militaire. Une offensive des forces gouvernementales pour la récupérer aux mains des Forces démocratiques syriennes se prépare. Ici, une vieille dame. Elle se fait porter par deux hommes, serre contre sa poitrine son petit sac. Là, des enfants. Ils pleurent, cherchent leurs parents… « Mon mari est encore bloqué de l'autre côté », répète cette femme. Elle porte lové contre son sein, son bébé. Il a cinq mois à peine, une bouche en cœur, ses yeux clos. « Il n'a pas l'âge de vivre tout ça, dit-elle, c'est beaucoup trop tôt …» Une femme :« On a fuit les frappes, il y avait des frappes tout autour de nous. Un obus de mortier est même tombé sur ma maison. Il y a deux jours ». Ahmad est venu du village voisin pour aider la foule à évacuer sous la pression des snipers kurdes, positionnés de l'autre côté du canal. Ahmad : « Je suis arrivé ce matin pour aider les déplacés et les transporter en lieu sûr. Il y a des milliers de personnes qui sont passés, et ça continue ! Les Forces démocratiques syriennes ont fermé les routes habituelles. Les familles sont obligées de passer par ce pont détruit ». À lire aussiSyrie: l'armée demande aux forces kurdes de se retirer d'une zone située à l'est d'Alep Des routes fermées, cela, tous les habitants rencontrés nous l'ont rapporté. Les Forces démocratiques syriennes sont accusées de ne pas les laisser sortir afin d'empêcher tout assaut de l'armée. Un peu plus loin, justement, sur la route qui relie Alep à Deir Hafer, un couloir humanitaire a officiellement été ouvert. Aucun convoi de civils ne passera de la journée. Des familles inquiètes attendent, reçoivent des messages vocaux désespérés… Message vocal : « Salut mon oncle, comment vas-tu ? Désolé de t'embêter. Mais sais-tu si des procédures sont en cours pour ouvrir d'autres routes ? Nous ne pouvons pas passer ». L'oncle : « J'attends ma famille ici. Ils sont tous à l'intérieur de Deir Hafer, dans les territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes. On m'a dit qu'ils empêchaient quiconque de sortir. Qu'ils menaçaient avec des armes ». À l'entrée de la zone tampon, proche des positions, les quelques habitants qui vivent là assurent entendre depuis quelques jours le sifflement des drones kurdes. On en a marre de cette guerre qui dure depuis 14 ans Premier homme : « Ils ont frappé dans le village d'à côté. On a peur d'être frappé par un missile. Il y a une semaine, c'est tombé juste à côté de la maison. On a peur, on ne veut pas être tués ! » Deuxième homme: « Ça fait 14 ans qu'on vit la guerre. On en a marre. » Après le succès militaire de l'armée dans les deux quartiers kurdes d'Alep. Après l'échec des négociations qui prévoyaient l'intégration de leurs institutions dans l'État centralisé, bons connaisseurs du dossier, sources diplomatiques et politiques affirment que les discussions sont au point mort. Afin de récupérer le Nord-est, les nouvelles autorités semblent avoir opté pour la solution armée.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réunion des 12 ministres de la Défense de la région des Grands Lacs, l'interdiction de Pékin sur l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage » et la visite d'Ursula von der Leyen en Syrie. Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ? Alors que le Sénégal fait face à une dette publique vertigineuse évaluée à 132% du PIB par le FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko exclu de restructurer la dette, estimant que le pays peut honorer ses engagements sans renégociation. Comment justifie-t-il ce refus catégorique malgré les recommandations du FMI ? En prenant cette décision, le Sénégal ne risque-t-il pas d'être sanctionné par l'institution de Bretton Woods ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. RDC : à quoi a servi la réunion de la région des Grands Lacs ? Un mois après l'accord de paix paraphé à Washington par les présidents Felix Tsishekedi et Paul Kagame, les affrontements se poursuivent dans le Nord-Kivu. À la demande de la RDC, une réunion extraordinaire des 12 ministres de la Défense et des chefs d'Etat major des forces de défense de la région des Grands Lacs s'est tenue ces derniers jours en Zambie. Que retenir de cette rencontre ? Le dispositif de contrôle du cessez-le-feu a-t-il été renforcé ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Japon : quel avenir pour l'économie après les mesures chinoises ? C'est une décision qui pénalise l'industrie nippone, d'où la colère de Tokyo. La Chine a décidé d'interdire l'exportation vers le Japon de biens dits à « double usage », civils et militaires. De quels produits parle-t-on ? Pourquoi Pékin décide de bloquer maintenant ces exportations ? Pourquoi ces produits sont-ils importants pour le Japon ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Syrie : vers une nouvelle coopération européenne Pour la première fois depuis la chute de Bachar el-Assad, Ursula von der Leyen , la présidente de la Commission de l'UE, s'est rendue à Damas ce vendredi 9 janvier 2026. Au printemps 2025, les 27 ont levé toutes les sanctions économiques mises en place sous le régime d'Assad. Quel est le poids des Européens dans la transition politique du pays face aux États-Unis ? Avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen et chargé de cours à l'Université de Genève.
durée : 02:29:55 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère