Podcasts about syrie

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syrie

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La Revue de Presse
Le mocassin Weston : la chaussure de légende fête ses 80 ans

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later May 20, 2026 7:29


Au sommaire :L'invasion de l'Ukraine par la Russie n'a pas été aussi triomphale que prévu, avec l'armée ukrainienne parvenant à stopper l'avancée russe ces derniers mois et menant des attaques de drones de plus en plus profondes en territoire russe.De son côté, Israël a profité des conflits dans la région pour accroître son territoire de 5%, prenant le contrôle de zones en Gaza, au Liban et en Syrie.La question des réformes des retraites divise les dirigeants du Rassemblement national en France, entre la position de Marine Le Pen et celle plus réservée de Jordan Bardella.Le pape Léon XIV effectuera une visite officielle en France en septembre, avec un programme incluant notamment un passage à l'UNESCO et possiblement à Notre-Dame de Paris.La sécurité des piétons à Paris est de plus en plus menacée, avec 148 piétons tués ou gravement blessés en 2024, poussant la mairie à envisager des mesures de restriction pour les cyclistes et trottinettes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Au bonheur des livres
Romans de la jeunesse perdue

Au bonheur des livres

Play Episode Listen Later May 15, 2026 27:53


« Au bonheur des livres » s'intéresse cette semaine à la jeunesse, en recevant deux romanciers particulièrement doués pour la mettre en scène et en interroger les préoccupations : Fanny Taillandier et François Bégaudeau.La première raconte dans « Sicario bébé » (Ed. Rivages) l'épopée à la fois loufoque et tragique d'un couple d'amoureux encore adolescents, qui attendent un enfant mais se heurtent à la société et sont entraînés dans une drôle de dérive criminelle.Le second imagine dans « Désertion » (Ed. Verticales) l'itinéraire d'un jeune homme issu d'un milieu rural, qui cherche un sens à sa vie et s'engage pour cela en Syrie...L'un et l'autre nous montreront, dans leur dialogue avec Claire Chazal, comment la littérature peut ainsi briller, sans ennui, en parlant du monde d'aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Les chrétiens encore considérés comme des juifs • vendredi 15 Mai • Lecture & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 15, 2026 5:06


COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURActes 18, 9-18À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi, et personne ne s'en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j'ai pour moi un peuple nombreux. » Paul y séjourna un an et demi et il enseignait parmi les Corinthiens la parole de Dieu. Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l'amenèrent devant le tribunal, en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. » Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit. Mais s'il s'agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m'y refuse. » Et il les chassa du tribunal. Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent. Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s'embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d'Aquilas. À Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin. 

Afrique Économie
En Afrique du Sud, l'heure de la revanche a sonné pour la pistache

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 14, 2026 2:34


L'Afrique du Sud veut que ses pistaches sortent de l'ombre. C'est une activité assez marginale dans le pays, plutôt connu mondialement pour ses agrumes, ses oranges ou encore ses citrons. Mais le secteur veut capter 5 à 8% du marché mondial de pistaches d'ici dix ans. Quand les principaux producteurs font face à de nombreux défis, les acteurs sud-africains de la pistache y voient une opportunité. Car la région du Cap-du-Nord offre un climat propice à sa culture. Avec notre correspondant à Johannesburg, Quatre pays dominent la production mondiale de pistaches. Mais à en croire David Muller, PDG de Karoo Pistachios, les principaux producteurs sont confrontés à des défis de taille. « Les principaux producteurs actuels – les États-Unis, l'Iran, la Turquie et la Syrie – subissent tous des pressions sur leur production, qu'il s'agisse de la disponibilité de l'eau, du changement climatique, de l'instabilité politique ou de l'accès aux marchés. Cette situation nous offre une opportunité : la demande est croissante, l'offre ne parvient pas à suivre », explique-t-il. Un événement comme la guerre en Iran permet donc à son entreprise en Afrique du Sud d'afficher de grandes ambitions : multiplier sa production par trois d'ici dix ans. Cela signifie produire 20 000 tonnes annuelles de pistaches aujourd'hui, et 60 000 dans dix ans. « Selon les prévisions, la demande devrait croître d'environ 5 à 6% par an. Notre objectif n'est pas de devenir le premier producteur, ni le deuxième ou le troisième, car personne ne peut vraiment rivaliser avec ces gros producteurs. Nous pouvons néanmoins jouer un rôle significatif sur le marché mondial en produisant des pistaches de qualité supérieure », met en avant David Muller. C'est aussi une revanche sur le passé. Dans les années 1990, un projet gouvernemental était lancé pour développer l'industrie de la pistache en Afrique du Sud, avec de nombreux investissements et la promesse de créations d'emplois. Mais le projet fut un échec, les investissements s'arrêtèrent rapidement, la plupart des arbres furent arrachés. À lire aussiLa pistache, une autre guerre entre les États-Unis et l'Iran « Nous fournissons le capital, sans remboursement pendant ces six années sans production » Aujourd'hui, c'est avec le gestionnaire d'actifs sud-africain Fedgroup que Karoo Pistachios s'associe. Le but : obtenir des financements adaptés, explique Warren Winchester, de Fedgroup. « Il faut environ six à sept ans avant que les arbres ne commencent à produire des noix. Pendant ces six années, il faut également prendre en compte les coûts liés à l'acquisition des arbres, à leur entretien et à leur mise en condition optimale », détaille-t-il. Warren Winchester propose des facilités pour développer ce type de marchés : « Concrètement, nous fournissons le capital, sans remboursement durant ces six années sans production, et nous apportons un soutien aux agriculteurs. Ensuite, lorsque les arbres produisent des noix, le remboursement du capital est directement lié à la performance de ces arbres. En résumé, nous avons modélisé un dispositif permettant de proposer un instrument d'une durée de 10 à 12 ans et de collaborer étroitement avec les agriculteurs afin d'aligner le montant de la dette sur les flux de trésorerie générés par les arbres. » Fedgroup espère s'associer avec de nombreux producteurs locaux et prévoit d'investir 50 millions d'euros d'ici trois ou quatre ans, pour étendre la superficie consacrée à la culture de pistaches en Afrique du Sud.

Dans la presse
50 ans de la finale mythique Saint-Etienne / Bayern : "Saint-Etienne mon amour"

Dans la presse

Play Episode Listen Later May 12, 2026 6:01


A la Une de la presse, ce mardi 12 mai, la stratégie de la France face à l'hantavirus. Après la détection d'un premier cas, le gouvernement annonce des mesures "très strictes". La normalisation des relations de l'Union européenne avec la Syrie, et la décision de Bruxelles de sanctionner les colons violents de Cisjordanie. L'ouverture du Festival de Cannes sur fond de polémique. Et les 50 ans du match mythique entre Saint-Etienne et le Bayern Munich en finale de Coupe d'Europe.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 10 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


Direction la Syrie pour suivre le chemin douloureux et impossible de la réhabilitation de Fatima. Soupçonnée de collusion avec le mouvement terroriste, cette veuve du califat a été internée à Al-Hol sous contrôle kurde en juin dernier. Pendant un an environ, elle et ses enfants ont vécu dans le camp d'Al-Hol, dans le nord-est du pays. Puis direction le Botswana où, il y a une semaine, se jouaient les Mondiaux de relais. Le héros local, le médaillé olympique, entraîne bien des jeunes dans son sillage. Il s'agit de Letsile Tebogo. Fatima, la vie après l'organisation État islamique Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie.  Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix. Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais Le Botswana : sa nature sauvage, son grand désert, ses safaris et ses diamants. Mais aujourd'hui, son drapeau blanc, noir et bleu ciel, rayonne aussi et surtout grâce à l'athlétisme. Le pays doit cela en grande partie à un homme : Letsile Tebogo, qui a brillé à domicile, le week-end dernier avec l'équipe nationale, aux Mondiaux de relais Le sprinteur a ouvert la voie, en remportant le premier titre olympique de son pays aux JO de Paris de 2024. Depuis, les athlètes botswanais enchaînent les exploits, et toute une jeune génération rêve de le suivre au pas de course… Un Grand reportage de Claire Bargelès qui s'entretient avec Jacques Allix.

Reportage International
En Syrie, les autorités multiplient les arrestations en marge du premier procès des dignitaires d'Assad

Reportage International

Play Episode Listen Later May 10, 2026 2:41


La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin.  De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes

Reportage international
En Syrie, les autorités multiplient les arrestations en marge du premier procès des dignitaires d'Assad

Reportage international

Play Episode Listen Later May 10, 2026 2:41


La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin.  De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes

SBS Easy French
SBS Easy French #287 : retour de Syrie : menace ou réinsertion ?

SBS Easy French

Play Episode Listen Later May 8, 2026 6:13


Écoutez le nouvel épisode de SBS Easy French. Pour recevoir la transcription de ce podcast, abonnez-vous à notre newsletter.

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Première visite apostolique • vendredi 08 Mai • Lecture & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 8, 2026 4:10


COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURActes 15, 22-31En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l'Église de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu'ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l'avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l'unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! » On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre. À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu'elle apportait. 

Grand reportage
Fatima, la vie après l'organisation État islamique

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 6, 2026 19:30


Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie.  Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. « Fatima, la vie après l'organisation État islamique », un Grand reportage de Manon Chapelain.

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Des disciples efficaces • mardi 05 Mai • Lecture & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 5, 2026 4:01


COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOURActes 14, 19-28En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé. Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d'Attalia, et s'embarquèrent pour Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l'Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples. 

Kan en Français
CHRÉTIENS : INDIGNATION SÉLECTIVE ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later May 5, 2026 10:28


Une religieuse française agressée à Jérusalem : réaction immédiate de Jean-Noël Barrot. Mais ailleurs ? Silence. Nigéria, Syrie, Pakistan…Des chrétiens persécutés dans une indifférence quasi totale.

Reportage International
Russie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Reportage International

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:29


Le secteur militaro-industriel – y compris l'armée – veut attirer plus de jeunes techniciens et spécialistes, en particulier dans le pilotage des drones. Les écoles d'apprentissage de pilotage pour enfants, jeunes et adultes commencent à se multiplier dans le pays, et les élèves sont incités à se tourner davantage vers l'enseignement technique. Presque 14 ans, couvé du regard par son père, il est assis sur une chaise pliante, ses yeux faisant l'aller-retour entre une tablette à plusieurs manettes et le ciel balayé par des rafales d'un vent puissant. Facile de deviner ce qu'il y scrute avant même qu'on lève les yeux : le bruit léger mais strident d'un drone plane au-dessus des têtes. Pas question de le photographier parmi la foule venue à ce festival patriotique annuel sur un aérodrome dans la nature, à une demi-heure de voiture de Lipetsk. Pourtant, Artëm est déjà une petite célébrité locale : il est champion de vol de drones de sa région, et très bien classé dans les championnats nationaux. « Mon père m'a montré une vidéo sur Internet où un pilote assemblait des drones et les faisait voler et m'a demandé si ça m'intéressait. J'ai adoré et je m'y suis mis », raconte-t-il. Un intérêt dont les motifs n'ont rien à voir avec des affrontements militaires : ce qu'Artëm dit aimer, « c'est qu'on peut admirer de magnifiques paysages en vol, et on peut aussi en faire son métier plus tard, notamment en compétition. Bon, quand je serai grand, tout peut changer, alors je ne sais pas encore ce que je ferai plus tard. Mais les drones peuvent servir à irriguer les champs, à prendre des photos et même à gagner de l'argent ». L'usage large des drones dans le secteur civil et les perspectives de carrière qui y sont liées, les nombreuses petites entreprises locales qui en développent et ont leur stand dans le festival en parlent beaucoup. Usage civil des drones mis en avant Mais les hommes venus démontrer l'éventail de leur production sont le plus souvent masqués, et affirment parfois être d'anciens combattants. Du reste, le festival – gratuit pour le public – est organisé par l'association régionale des vétérans, et nombreux sont ceux liés, notamment familialement, aux soldats qui se battent en Ukraine. « Regardez, ce drone est revenu du front aujourd'hui, il a terminé une mission de combat hier soir », explique un homme qui se présente sous le nom « Ocean » et représente la société locale Neibo. « Celui-ci, par exemple, a une capacité de déplacement de 10 kilomètres aller et 10 kilomètres retour. C'est un appareil qui peut fonctionner par radio et par fibre optique. La fibre optique permet un vol totalement silencieux, mais en cas de coupure de la ligne, l'équipement bascule automatiquement en mode radiocommandé et continue d'exécuter la mission avec un seul opérateur depuis une seule console. Et si notre drone, désormais radiocommandé, pénètre dans le système de défense antidrone, il dispose d'un algorithme pour sortir du périmètre de sécurité du système », poursuit-il. « Ocean » affirme utiliser « un maximum » de composants russes, et pour l'heure, ne pas avoir encore pu remplacer par une production nationale un seul élément : le moteur. Il déclare aussi que sa petite société vend à des compagnies nationales. « Nous sommes une petite entreprise ajoute -t-il, nous produisons entre 50 et 60 engins par mois. Mais si nous recevions une commande du ministère de la Défense, nous serions en mesure d'accroître notre capacité de production de manière significative. » Des pratiques de pression rapportées dans certaines universités, un démenti de l'armée Dans les allées des stands montés sur l'herbe, on croise aussi des officiers venus vanter leur académie militaire des forces aériennes, « une des plus importantes de Russie » dit l'un d'eux, une pile de prospectus devant lui. Mais aussi un jeune étudiant en physique venu avec sa grand-mère, dont l'un des fils est décédé dans les combats en Ukraine. Le jeune homme, lui, déclare dans une formule grinçante : « Je dois poursuivre sérieusement mes études, sinon, on va m'expulser de l'université. Et après, je vais devoir prendre des cours pour piloter des drones, puis signer un contrat pour l'armée et finalement être envoyé en troupes d'assaut. » Sa babouchka (« grand-mère ») proteste. Cette pratique de pression suite à de mauvais résultats ou des signalements de mauvais comportements d'élèves a en effet en tout cas été signalée dans certaines universités russes. Le journal Kommersant rapporte aussi que, selon des avocats spécialisés dans le droit militaire, ont été signalées « des situations où des étudiants endettés pour leurs études se seraient vu proposer des contrats comme alternative à l'exclusion pour non paiement » de l'université. À Novossibirsk, en février, l'enregistrement audio d'une professeure d'université, mécontente du peu d'enthousiasme des élèves à s'engager, a fuité et fait scandale. « D'où vient cette peur ? Êtes-vous tous des lâches ? », a-t-elle notamment déclaré. Après la publication de l'enregistrement audio, l'enseignante s'est plainte de menaces sur les réseaux sociaux, a contacté le FSB – le service de renseignement intérieur – et a notamment ensuite déclaré avoir « parlé sous le coup de l'émotion », mais ne pas avoir de regrets. « J'aurais probablement dû m'exprimer avec plus de douceur. Quant au fait de les avoir appelés à aimer leur patrie… je ne retirerai jamais ces mots ! », a-t-elle affirmé. Les événements de ce type ont en tout cas fini par faire réagir les autorités, d'autant qu'une vaste campagne de recrutement de soldats contractuels pour les forces de systèmes sans pilote a débuté en janvier. Le 27 avril, le ministère de la Défense a apporté un démenti officiel au recrutement d'étudiants par la coercition. Lors d'une réunion consacrée au recrutement d'étudiants pour les troupes de systèmes sans pilote, le vice-ministre de la Défense et général d'armée Viktor Goremykin a précisé que les candidats souhaitant intégrer les forces de systèmes sans pilote peuvent choisir de signer un contrat d'un, deux ou trois ans et insisté sur le fait que « toute forme de contrainte à la signature d'un contrat est exclue ». Le ministère de la Défense a aussi annoncé la mise en place d'une ligne téléphonique spéciale, destinée à recueillir les plaintes pour tentative de contrainte à la signature de contrats. Des cours de pilotage de drone à partir de 9 ans Kommersant écrit que « la question de l'issue d'un contrat demeure délicate. Suite à l'annonce de la mobilisation partielle à l'automne 2022, la durée d'engagement de la plupart des militaires sous contrat a été prolongée jusqu'à la fin officielle du régime de mobilisation. Les garanties spécifiques offertes aux candidats aux troupes de drones entrant en service diffèrent sensiblement des pratiques habituelles. Toutefois, la validité de ces garanties ne pourra être vérifiée qu'en 2027, à l'expiration des premiers contrats d'un an ». De Krasnodar à Sotchi ou Ivanov, en passant par la capitale russe, on signale en tout cas de plus en plus la création d'écoles de drones locales. Celle de Lipetsk est dirigée par l'association régionale des vétérans. Elle emploie notamment un homme – lui aussi masqué – qui se présente comme « Sergueï », ex-combattant de Wagner, l'ancienne compagnie d'Evgeni Prigojine inscrite sur la liste noire de l'Union européenne, des États-Unis et d'autres pays pour – notamment – crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique. « Sergueï » est aujourd'hui instructeur pour les soldats comme pour les enfants à partir de 9 ans, et visite régulièrement les écoles de la région. « Nous commençons par l'enseignement théorique, explique-t-il. Ensuite, les enfants assemblent des drones, puis les programment. Nous les formons sur des simulateurs informatiques. Puis, ils prennent les drones pour les piloter. Nous organisons ces cours et formons les enfants gratuitement. De plus, ils n'étudient pas seulement les drones et la robotique, mais nous leur enseignons aussi des valeurs patriotiques. Nous intégrons même des notions scolaires. Nous éduquons nous-mêmes les enfants. » Pour « Sergueï », ce sont les 10-18 ans qui apprennent le plus vite, « car ils sont habitués à jouer aux jeux vidéo ». Des incitations à s'orienter vers l'enseignement technique Parallèlement, les places à l'université ont été réduites et les incitations des enseignants lors de l'orientation à se rendre dans l'enseignement technique au lieu de la filière générale sont de plus en plus nombreuses, et parfois mêmes pressantes, selon certains témoignages. L'entrée à l'université se fait en moyenne à 18 ans, après onze ans de scolarité dans la filière générale, et les études y durent en général cinq ans, quand la filière technique compte neuf ans d'étude, et une spécialisation supérieure qui ne dépasse pas les trois ans. Ce changement de braquet, qui intervient sans avoir été formellement annoncé, suscite certaines critiques. Un enseignant, qui a demandé à s'exprimer anonymement, juge ainsi que : « ​​​​​​​La qualité de l'enseignement dans les écoles techniques, après plus de 30 ans de réformes, s'est considérablement détériorée et la confiance du public est rompue. Si la qualité était meilleure, peut-être que les familles réagiraient différemment. Mais là, naturellement, les parents sont très mécontents de voir leurs enfants privés de la possibilité de recevoir une bonne éducation. Par ailleurs, l'enseignement technique est aussi une formation qui s'achève très rapidement. Et contrairement aux universités qui permettent d'obtenir un sursis, les jeunes qui y ont étudié doivent faire leur service militaire très vite et très jeune, et tout le monde n'est pas prêt si rapidement pour ça. » Pas les adolescents qui fréquentent les festivals comme ceux de Lipetsk, qu'ils soient venus en famille ou avec leur mouvement de jeunesse patriotique. On leur offre de tester des armes automatiques, de faire des parcours du combattant, et bien sûr de rencontrer « Sergueï », l'instructeur, qui a déployé ses drones dans son stand. Médailles sur la poitrine, le dirigeant de l'association régionale des vétérans, Alexander Yastreb, rencontre et serre des mains dans les allées des stands du festival. Ce natif de Crimée ne mentionne pas Wagner dans sa biographie officielle, mais parmi les récompenses qu'il affiche sur sa poitrine, on remarque quatre croix noires, soit une distinction non officielle décernée par la société militaire d'Evgueni Prigojine. Et dans la liste des « points chauds » où il dit avoir servi son pays, figurent notamment la Syrie, la Libye, le Tchad et la Centrafrique, ainsi que « l'opération spéciale ». Il se présente aujourd'hui aux primaires de Russie Unie, le parti au pouvoir, pour concourir comme élu à la Douma.  S'il est désigné, Alexander Yastreb pourrait faire partie des 80-100 vétérans du conflit en Ukraine à devenir députés en septembre 2026, soit presque 20% de l'assemblée. La Douma, bien sûr, ne conteste jamais les projets du Kremlin. Mais cette forte présence à venir de ces vétérans à Moscou est une forme de traduction de leur poids dans les rouages de l'appareil d'État. Et le signal, parmi d'autres, qu'ils sont destinés à rester, quelle que soit l'issue du conflit, une force politique et sociale qui va peser sur l'avenir de la Russie. À commencer par celui de la jeunesse aujourd'hui. Retrouvez tous nos articles, reportages et émissions sur la Russie

Reportage international
Russie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Reportage international

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:29


Le secteur militaro-industriel – y compris l'armée – veut attirer plus de jeunes techniciens et spécialistes, en particulier dans le pilotage des drones. Les écoles d'apprentissage de pilotage pour enfants, jeunes et adultes commencent à se multiplier dans le pays, et les élèves sont incités à se tourner davantage vers l'enseignement technique. Presque 14 ans, couvé du regard par son père, il est assis sur une chaise pliante, ses yeux faisant l'aller-retour entre une tablette à plusieurs manettes et le ciel balayé par des rafales d'un vent puissant. Facile de deviner ce qu'il y scrute avant même qu'on lève les yeux : le bruit léger mais strident d'un drone plane au-dessus des têtes. Pas question de le photographier parmi la foule venue à ce festival patriotique annuel sur un aérodrome dans la nature, à une demi-heure de voiture de Lipetsk. Pourtant, Artëm est déjà une petite célébrité locale : il est champion de vol de drones de sa région, et très bien classé dans les championnats nationaux. « Mon père m'a montré une vidéo sur Internet où un pilote assemblait des drones et les faisait voler et m'a demandé si ça m'intéressait. J'ai adoré et je m'y suis mis », raconte-t-il. Un intérêt dont les motifs n'ont rien à voir avec des affrontements militaires : ce qu'Artëm dit aimer, « c'est qu'on peut admirer de magnifiques paysages en vol, et on peut aussi en faire son métier plus tard, notamment en compétition. Bon, quand je serai grand, tout peut changer, alors je ne sais pas encore ce que je ferai plus tard. Mais les drones peuvent servir à irriguer les champs, à prendre des photos et même à gagner de l'argent ». L'usage large des drones dans le secteur civil et les perspectives de carrière qui y sont liées, les nombreuses petites entreprises locales qui en développent et ont leur stand dans le festival en parlent beaucoup. Usage civil des drones mis en avant Mais les hommes venus démontrer l'éventail de leur production sont le plus souvent masqués, et affirment parfois être d'anciens combattants. Du reste, le festival – gratuit pour le public – est organisé par l'association régionale des vétérans, et nombreux sont ceux liés, notamment familialement, aux soldats qui se battent en Ukraine. « Regardez, ce drone est revenu du front aujourd'hui, il a terminé une mission de combat hier soir », explique un homme qui se présente sous le nom « Ocean » et représente la société locale Neibo. « Celui-ci, par exemple, a une capacité de déplacement de 10 kilomètres aller et 10 kilomètres retour. C'est un appareil qui peut fonctionner par radio et par fibre optique. La fibre optique permet un vol totalement silencieux, mais en cas de coupure de la ligne, l'équipement bascule automatiquement en mode radiocommandé et continue d'exécuter la mission avec un seul opérateur depuis une seule console. Et si notre drone, désormais radiocommandé, pénètre dans le système de défense antidrone, il dispose d'un algorithme pour sortir du périmètre de sécurité du système », poursuit-il. « Ocean » affirme utiliser « un maximum » de composants russes, et pour l'heure, ne pas avoir encore pu remplacer par une production nationale un seul élément : le moteur. Il déclare aussi que sa petite société vend à des compagnies nationales. « Nous sommes une petite entreprise ajoute -t-il, nous produisons entre 50 et 60 engins par mois. Mais si nous recevions une commande du ministère de la Défense, nous serions en mesure d'accroître notre capacité de production de manière significative. » Des pratiques de pression rapportées dans certaines universités, un démenti de l'armée Dans les allées des stands montés sur l'herbe, on croise aussi des officiers venus vanter leur académie militaire des forces aériennes, « une des plus importantes de Russie » dit l'un d'eux, une pile de prospectus devant lui. Mais aussi un jeune étudiant en physique venu avec sa grand-mère, dont l'un des fils est décédé dans les combats en Ukraine. Le jeune homme, lui, déclare dans une formule grinçante : « Je dois poursuivre sérieusement mes études, sinon, on va m'expulser de l'université. Et après, je vais devoir prendre des cours pour piloter des drones, puis signer un contrat pour l'armée et finalement être envoyé en troupes d'assaut. » Sa babouchka (« grand-mère ») proteste. Cette pratique de pression suite à de mauvais résultats ou des signalements de mauvais comportements d'élèves a en effet en tout cas été signalée dans certaines universités russes. Le journal Kommersant rapporte aussi que, selon des avocats spécialisés dans le droit militaire, ont été signalées « des situations où des étudiants endettés pour leurs études se seraient vu proposer des contrats comme alternative à l'exclusion pour non paiement » de l'université. À Novossibirsk, en février, l'enregistrement audio d'une professeure d'université, mécontente du peu d'enthousiasme des élèves à s'engager, a fuité et fait scandale. « D'où vient cette peur ? Êtes-vous tous des lâches ? », a-t-elle notamment déclaré. Après la publication de l'enregistrement audio, l'enseignante s'est plainte de menaces sur les réseaux sociaux, a contacté le FSB – le service de renseignement intérieur – et a notamment ensuite déclaré avoir « parlé sous le coup de l'émotion », mais ne pas avoir de regrets. « J'aurais probablement dû m'exprimer avec plus de douceur. Quant au fait de les avoir appelés à aimer leur patrie… je ne retirerai jamais ces mots ! », a-t-elle affirmé. Les événements de ce type ont en tout cas fini par faire réagir les autorités, d'autant qu'une vaste campagne de recrutement de soldats contractuels pour les forces de systèmes sans pilote a débuté en janvier. Le 27 avril, le ministère de la Défense a apporté un démenti officiel au recrutement d'étudiants par la coercition. Lors d'une réunion consacrée au recrutement d'étudiants pour les troupes de systèmes sans pilote, le vice-ministre de la Défense et général d'armée Viktor Goremykin a précisé que les candidats souhaitant intégrer les forces de systèmes sans pilote peuvent choisir de signer un contrat d'un, deux ou trois ans et insisté sur le fait que « toute forme de contrainte à la signature d'un contrat est exclue ». Le ministère de la Défense a aussi annoncé la mise en place d'une ligne téléphonique spéciale, destinée à recueillir les plaintes pour tentative de contrainte à la signature de contrats. Des cours de pilotage de drone à partir de 9 ans Kommersant écrit que « la question de l'issue d'un contrat demeure délicate. Suite à l'annonce de la mobilisation partielle à l'automne 2022, la durée d'engagement de la plupart des militaires sous contrat a été prolongée jusqu'à la fin officielle du régime de mobilisation. Les garanties spécifiques offertes aux candidats aux troupes de drones entrant en service diffèrent sensiblement des pratiques habituelles. Toutefois, la validité de ces garanties ne pourra être vérifiée qu'en 2027, à l'expiration des premiers contrats d'un an ». De Krasnodar à Sotchi ou Ivanov, en passant par la capitale russe, on signale en tout cas de plus en plus la création d'écoles de drones locales. Celle de Lipetsk est dirigée par l'association régionale des vétérans. Elle emploie notamment un homme – lui aussi masqué – qui se présente comme « Sergueï », ex-combattant de Wagner, l'ancienne compagnie d'Evgeni Prigojine inscrite sur la liste noire de l'Union européenne, des États-Unis et d'autres pays pour – notamment – crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique. « Sergueï » est aujourd'hui instructeur pour les soldats comme pour les enfants à partir de 9 ans, et visite régulièrement les écoles de la région. « Nous commençons par l'enseignement théorique, explique-t-il. Ensuite, les enfants assemblent des drones, puis les programment. Nous les formons sur des simulateurs informatiques. Puis, ils prennent les drones pour les piloter. Nous organisons ces cours et formons les enfants gratuitement. De plus, ils n'étudient pas seulement les drones et la robotique, mais nous leur enseignons aussi des valeurs patriotiques. Nous intégrons même des notions scolaires. Nous éduquons nous-mêmes les enfants. » Pour « Sergueï », ce sont les 10-18 ans qui apprennent le plus vite, « car ils sont habitués à jouer aux jeux vidéo ». Des incitations à s'orienter vers l'enseignement technique Parallèlement, les places à l'université ont été réduites et les incitations des enseignants lors de l'orientation à se rendre dans l'enseignement technique au lieu de la filière générale sont de plus en plus nombreuses, et parfois mêmes pressantes, selon certains témoignages. L'entrée à l'université se fait en moyenne à 18 ans, après onze ans de scolarité dans la filière générale, et les études y durent en général cinq ans, quand la filière technique compte neuf ans d'étude, et une spécialisation supérieure qui ne dépasse pas les trois ans. Ce changement de braquet, qui intervient sans avoir été formellement annoncé, suscite certaines critiques. Un enseignant, qui a demandé à s'exprimer anonymement, juge ainsi que : « ​​​​​​​La qualité de l'enseignement dans les écoles techniques, après plus de 30 ans de réformes, s'est considérablement détériorée et la confiance du public est rompue. Si la qualité était meilleure, peut-être que les familles réagiraient différemment. Mais là, naturellement, les parents sont très mécontents de voir leurs enfants privés de la possibilité de recevoir une bonne éducation. Par ailleurs, l'enseignement technique est aussi une formation qui s'achève très rapidement. Et contrairement aux universités qui permettent d'obtenir un sursis, les jeunes qui y ont étudié doivent faire leur service militaire très vite et très jeune, et tout le monde n'est pas prêt si rapidement pour ça. » Pas les adolescents qui fréquentent les festivals comme ceux de Lipetsk, qu'ils soient venus en famille ou avec leur mouvement de jeunesse patriotique. On leur offre de tester des armes automatiques, de faire des parcours du combattant, et bien sûr de rencontrer « Sergueï », l'instructeur, qui a déployé ses drones dans son stand. Médailles sur la poitrine, le dirigeant de l'association régionale des vétérans, Alexander Yastreb, rencontre et serre des mains dans les allées des stands du festival. Ce natif de Crimée ne mentionne pas Wagner dans sa biographie officielle, mais parmi les récompenses qu'il affiche sur sa poitrine, on remarque quatre croix noires, soit une distinction non officielle décernée par la société militaire d'Evgueni Prigojine. Et dans la liste des « points chauds » où il dit avoir servi son pays, figurent notamment la Syrie, la Libye, le Tchad et la Centrafrique, ainsi que « l'opération spéciale ». Il se présente aujourd'hui aux primaires de Russie Unie, le parti au pouvoir, pour concourir comme élu à la Douma.  S'il est désigné, Alexander Yastreb pourrait faire partie des 80-100 vétérans du conflit en Ukraine à devenir députés en septembre 2026, soit presque 20% de l'assemblée. La Douma, bien sûr, ne conteste jamais les projets du Kremlin. Mais cette forte présence à venir de ces vétérans à Moscou est une forme de traduction de leur poids dans les rouages de l'appareil d'État. Et le signal, parmi d'autres, qu'ils sont destinés à rester, quelle que soit l'issue du conflit, une force politique et sociale qui va peser sur l'avenir de la Russie. À commencer par celui de la jeunesse aujourd'hui. Retrouvez tous nos articles, reportages et émissions sur la Russie

Revue de presse française
À la Une: Israël est-il en train de devenir un état paria?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 3, 2026 5:10


Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ».   À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs.   L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ?  « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire.  Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma". 

Un jour dans le monde
Syrie : un premier procès pour un membre du système répressif d'Assad

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 3:40


durée : 00:03:40 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - À Damas, le procès d'Atef Najib, cousin de Bachar Al-Assad et ancienne figure centrale de l'appareil sécuritaire, est une étape symbolique. C'est le premier responsable des services de l'ancienne dictature à être jugé en Syrie depuis la chute du régime. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Syrie : un premier procès pour un membre du système répressif d'Assad

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 3:40


durée : 00:03:40 - InterNational - par : Guillaume Auda - À Damas, le procès d'Atef Najib, cousin de Bachar Al-Assad et ancienne figure centrale de l'appareil sécuritaire, est une étape symbolique. C'est le premier responsable des services de l'ancienne dictature à être jugé en Syrie depuis la chute du régime. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Traque
Mohammed Merah, le terroriste au scooter : des voyages à la rencontre des “frères” (1/4)

La Traque

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 21:28


Rediffusion (Re)plongez dans la traque de Mohammed Merah, l'homme derrière une série d'attentats qui ont bouleversé la France en 2012. Jeune délinquant radicalisé, il bascule dans une spirale de violence qui va le mener jusqu'à commettre l'irréparable. Assassinat de militaires, attaque d'une école juive, meurtres d'enfants… L'onde de choc est immense. Pendant plusieurs jours, une chasse à l'homme se déploie à Toulouse et Montauban. Entre la peur, la sidération et la détermination des forces de l'ordre, se dessine le portrait d'un individu insaisissable, qui choisit la violence comme ultime langage. Les voyages à la rencontre des “frères” Mohammed Merah, enfant violent et livré à lui-même, grandit dans un climat familial explosif avant de sombrer dans la délinquance. Après plusieurs séjours en prison, il se radicalise, fasciné par son frère Abdelkader et par le djihad. Entre 2010 et 2011, il voyage en Algérie, en Syrie et jusqu'en Afghanistan, espérant rejoindre les talibans. Surveillé par les services français, il parvient pourtant à disparaître des radars. Quelques mois plus tard, son nom marquera l'une des plus sombres affaires terroristes de France. Crédits : Production : Bababam  Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Un jour dans le monde
Pourquoi il ne fait pas bon être un ami de Vladimir Poutine

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 3:28


durée : 00:03:28 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - De la Syrie au Mali en passant par le Venezuela et l'Iran, les régimes alliés de la Russie n'ont tiré aucun bénéfice de cette proximité. Conséquence de l'opportunisme de Moscou mais aussi de son déclassement sur la scène internationale. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Learn French with daily podcasts
Lafarge condamné pour financement du terrorisme (Lafarge Convicted of Terrorism Financing)

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 4:08


Un tribunal parisien a reconnu le géant cimentier Lafarge coupable d'avoir versé des fonds à Daech pour maintenir son usine en Syrie. Traduction : A Paris court found cement giant Lafarge guilty of funneling money to ISIS to keep its Syrian plant running. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cultures monde
Retours de terrain : En Syrie, les familles à la recherche des enfants disparus

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 22:53


durée : 00:22:53 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La dictature des Assad a orchestré la disparition méthodique de milliers d'enfants d'opposants. Depuis la chute du régime en décembre 2024, leurs familles tentent de les retrouver. Une tâche ardue, alors que certains ont été placés en orphelinat sous de faux noms. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Barthélémy Gaillard, Fanny Richez, Pénélope Le Mauguen - invités : Chloé Domat Journaliste indépendante, co-fondatrice de la société de production Hikayat Productions Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Retour de Syrie / Le Pakistan au centre du jeu

Cultures monde

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 58:44


durée : 00:58:44 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Chloé Domat qui rentre de Syrie, puis table-ronde sur comment les négociations au Pakistan visant à mettre un terme à la guerre entre les États-Unis et l'Iran peuvent être exploitées par le pouvoir pakistanais. - réalisation : Vivian Lecuivre, Sacha Mattei, Quentin Peschard, Fanny Richez, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Chloé Domat Journaliste indépendante, co-fondatrice de la société de production Hikayat Productions , Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre, spécialiste de la région Inde, Pakistan et Afghanistan , Laurent Gayer Directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris, spécialiste du Pakistan Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Story
Financement du terrorisme : pourquoi la condamnation de l'entreprise Lafarge est historique

La Story

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 29:53


Le 13 avril dernier, le cimentier Lafarge et ses anciens dirigeants ont été reconnus coupables de financement du terrorisme en Syrie. L'ex-PDG, condamné à six ans de prison, est immédiatement parti dans les geôles. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Clara Grouzis et ses invités retracent l'affaire et ses conséquences juridiques.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en avril 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Valérie de Senneville (reporter aux «Echos») et Yann Le Bras (avocat pénaliste au barreau de Paris). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Michel Euler/ap/SIPA. Sons : RFI, France Inter et euronews. Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En sol majeur
Du Liban au Liberia, les carnets de guerre de Zaven Najjar

En sol majeur

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Dessiner la guerre, est-ce que ça fait mal ? La dessiner du côté de l'Iran-Irak, ou du côté du Libéria et de la Sierra Leone, ça change quoi ? Notre invité Zaven Najjar a le crayon guerrier, souvent à hauteur d'enfance.  Réalisateur qui a étudié l'animation aux Arts Déco à Paris & le cinéma à la School of the Art Institute de Chicago, après La Sirène de Sepideh Farsi en tant que directeur artistique, Najjar signe Allah n'est pas obligé, adapté du roman éponyme d'Ahmadou Kourouma qui raconte l'odyssée d'un enfant soldat, de façon pédagogique, historique et satirique : ce film d'animation persiste et signe dans la même veine, avec un graphisme chatoyant. Mais est-ce que cette Odyssée africaine vient inconsciemment percuter notre invité et son Odyssée familiale, constituée d'Arméniens de Syrie et du Liban, deux pays ensanglantés où l'on raconte la guerre civile sur un ton blagueur ? Réponse dans cet ESM… Programmation de l'invité : • The Notorious Big Juicy • Alpha Blondy Peace in Liberia. 

Géopolitique, le débat
Les paradigmes de civilisation à la lumière du Moyen-Orient

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 48:29


Depuis la fin de la guerre froide, une idée s'est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d'un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l'Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l'effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l'Irak, la Syrie, et potentiellement l'Égypte. Effritement que d'aucuns décrivent comme l'une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd'hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l'humanité. Aux côtés de l'effritement, il y a aussi l'embrasement. Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s'arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l'exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l'empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.  Invités :  Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l'Iran contemporain et des Gardiens de la révolution  Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l'INALCO, chercheuse au Centre d'études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l'Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l'islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l'INALCO.

Les histoires de 28 Minutes
Israël/France, course de robots, restitution d'œuvres… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 46:11


L'émission 28 minutes du 18/04/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Jon Henley, correspondant Europe pour le quotidien “The Guardian”, Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24, ancienne correspondante à Téhéran, Maya Khadra, journaliste franco-libanaise, spécialiste du Moyen-Orient à “La Revue politique et parlementaire” et le dessinateur de presse Pierre Kroll. Restitutions d'œuvres d'art : tournant historique ou geste symbolique ? Lundi 13 avril, les députés français ont adopté un projet de loi facilitant le retour d'œuvres spoliées pendant la colonisation. Encore suspendu à un accord avec les sénateurs, le texte ne concerne que les objets pillés entre 1815 et 1972, et exclut les butins de guerre. Israël, France et UE : une fracture irréversible ? Alors qu'un cessez-le-feu partiel et fragile a été signé entre Israël et le Liban Israël a appelé à maintenir la France “aussi loin que possible” des négociations. Une pétition appelant à revenir sur l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne a dépassé le million de signatures. Nous recevons Clément Cogitore, metteur en scène et artiste plasticien, qui présente l'exposition “Ferdinandea : l'île éphémère”, qui se tient au Mucem, à Marseille, jusqu'au 20 septembre 2026. Elle revient sur l'histoire d'une île, entre la Sicile et la Tunisie, qui n'a existé que pendant cinq mois. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins d'outre-Rhin. Le quotidien “Die Zeit” a mis en ligne une base de données qui répertorie les personnes qui ont adhéré au parti nazi entre 1925 et 1945. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Depuis le 13 avril, il a été déclaré coupable d'avoir versé des pots-de-vin à l'État islamique pour maintenir ouverte une cimenterie en Syrie. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision chinoise, où un semi-marathon de robots humanoïdes se prépare. Natacha Triou nous invite à méditer sur notre irrépressible désir de voir l'inconnu, du conte de Barbe-Bleue au récent voyage vers la face cachée de la Lune. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 avril 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Algérie : qui est derrière la double explosion à Blida ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la condamnation du cimentier Lafarge et un plan pour chasser les ours au Japon. Algérie : qui est derrière la double explosion à Blida?   Lundi, au premier jour de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie, deux hommes se sont faits exploser dans la ville de Blida, dans le nord du pays, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, Alger. À ce jour, les autorités algériennes ne se sont toujours pas exprimées sur le sujet. Que sait-on de cette double explosion ? Pourquoi l'Union africaine a-t-elle supprimé le communiqué condamnant l'attaque qu'elle avait publié sur les réseaux sociaux ? Avec Sophiane Amazian, journaliste au service Afrique de RFI.       Syrie : comment une entreprise française a-t-elle financé le terrorisme ?   C'est une décision historique. La justice française a condamné huit anciens responsables du cimentier Lafarge pour financement de terrorisme en Syrie. Ils ont été reconnus coupables d'avoir versé près de 5,6 millions d'euros à trois organisations terroristes dont le groupe État islamique en 2013 et 2014. Sur quels éléments la justice s'est-elle appuyée pour rendre ce verdict ? Quel était l'intérêt des responsables de l'époque de payer les groupes jihadistes ? Avec Laura Martel, journaliste au service France, spécialiste des questions de justice.       Japon : pourquoi le pays veut-il tuer ses ours ?   Face à la vague record d'attaques d'ours contre les humains en 2025, plus de 230 dont 13 mortelles, le gouvernement japonais a proposé un plan pour lutter contre ce phénomène. Intitulée « Feuille de route pour la gestion des dégâts causés par les ours », l'initiative portée par la ministre de l'Environnement prévoit d'abattre 10 000 ours en un an. Comment expliquer le retour massif des ours, notamment dans les zones urbaines ? N'y a-t-il pas d'autres solutions, moins radicales, pour réduire le nombre d'attaques d'ours ?  Avec Igor Strauss, journaliste au service environnement-climat de RFI.     Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux de Jessica Taieb ». Aujourd'hui, elle revient sur les propos polémiques du président kényan qui, dans un discours, a critiqué l'Union africaine.

Les Grandes Gueules
L'étonnement du jour - Frédéric Martel : "Les Palestiniens ne rentrent pas quand ils sortent de Syrie. Ils ne peuvent pas. Pourquoi Rima Hassan elle, peut ?" - 16/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 0:53


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Bruno Poncet, cheminot, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Le tribunal de Paris a rendu lundi une décision inédite en condamnant à six ans de prison avec incarcération immédiate l'ancien président du cimentier Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable, avec d'autres, d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie. Un article de Fabrice Arfi, publié le 13 avril 2026, lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Condamnation du groupe Lafarge : « C'est la première fois qu'on considère qu'une entreprise a pu financer, de manière directe, des actes de terrorisme » selon Sophie Obadia

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 12:25


Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Sophie Obadia, avocate pénaliste, et Nicolas Baverez, économiste et historien, pour une analyse approfondie de l'actualité juridique et politique. L'émission démarre sur un sujet brûlant : la lourde condamnation des dirigeants du groupe Lafarge pour financement du terrorisme en Syrie. Les deux invités décryptent avec précision les enjeux de cette décision de justice, qui frappe durement ces anciens responsables de l'entreprise. Ils soulignent la gravité des faits, à savoir le versement de pots-de-vin à l'État islamique pour maintenir l'activité de l'usine Lafarge. Les deux avocats s'interrogent également sur les conséquences économiques et symboliques de cette affaire pour le groupe, autrefois fleuron de l'industrie française.Le débat se poursuit ensuite sur la situation politique en Hongrie, après la réélection du Premier ministre Viktor Orbán. Nicolas Baverez explique avec lucidité les défis du rétablissement de l'État de droit dans un pays où le populisme s'est profondément enraciné, s'appuyant notamment sur le contrôle des institutions judiciaires. Une analyse éclairante qui montre la complexité du chemin à parcourir pour restaurer les principes démocratiques.Enfin, l'émission aborde la mobilisation des avocats français contre le projet de "plaidé coupable" en matière criminelle, porté par le ministre de la Justice. Sophie Obadia détaille les enjeux de cette réforme controversée, qui viserait à accélérer les procédures en supprimant les audiences criminelles. Les deux invités soulignent avec force les risques d'une telle évolution, qui pourrait selon eux fragiliser les droits de la défense et la qualité de la justice.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
Le cimentier français Lafarge reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 20:25


durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.

Les journaux de France Culture
Le cimentier français Lafarge reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 20:25


durée : 00:20:25 - Journal de 18h - Un ex-patron du CAC 40 en prison : le tribunal correctionnel de Paris condamne à six ans d 'emprisonnement avec incarcération immédiate l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, reconnu coupable avec le cimentier et sept ex-responsables de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.

Reportage International
Dans le sud de la Syrie, les habitants sous la menace de l'armée israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 2:39


Depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les autorités syriennes tentent de se maintenir à l'écart du conflit. Mais dans le sud du pays, les incursions israéliennes se multiplient depuis la chute de Bachar el-Assad. La semaine dernière, l'armée israélienne a même utilisé, pour la première fois, le sol syrien pour mener des opérations au Liban. Un jeune berger a également été tué. Dans ces villages frontaliers, les habitants redoutent une escalade. Ils craignent qu'Israël, qui pilonne actuellement le sud du Liban, ne cherche à étendre son contrôle jusqu'au sud de la Syrie.  De notre envoyée spéciale dans les zones frontalières au sud de la Syrie, Il s'appelait Oussama al-Fahd. Il avait 17 ans, était parti acheter une bouteille de gaz, vendredi 3 avril, lorsqu'un tir d'obus israélien s'est écrasé sur sa voiture. La carcasse du véhicule est toujours là, gisante, explosée sur le bas-côté. Son père dit ne pas comprendre pourquoi le jeune berger a été ciblé. « Ils ont choisi leur victime au hasard, sans aucune raison. Ils l'ont tué alors qu'il était innocent », dénonce-t-il.  Son village, Al-Rafid, se trouve à la lisière du Golan, que l'armée israélienne occupe depuis l'année 1967. Depuis la chute de Bachar al-Assad, cette dernière avance méthodiquement ses troupes à l'intérieur du territoire syrien. Chez Oussama, des positions se trouvent désormais de l'autre côté du jardin. « Depuis la chute d'Assad, Dieu en est témoin, nous n'avons pas eu un seul jour de répit. Israël vole nos terres, et en plus ils s'en réjouissent !, alerte le père du jeune garçon tué. Nous sommes nombreux dans ce village à être déplacés du Golan. Je suis moi-même déplacé du Golan. Nous ne partirons pas à nouveau, nous ne quitterons pas nos terres. Mais nous vivons dans la peur. Dans la peur qu'une guerre éclate demain ou après-demain. » À lire aussiLe «Grand Israël»: projet idéologique ou stratégie politique en marche? « Ils ont brûlé l'ensemble des terres » Le village tout entier vit depuis sous la menace directe des incursions israéliennes. Fadi Al-Mutairi, un voisin, possède 2 hectares de terres sur lesquels il n'est plus autorisé à se rendre. « Ils ont brûlé l'ensemble des terres près de leurs positions avec du glyphosate, soi-disant pour empêcher les bergers de s'approcher de leur frontière », témoigne-t-il. Entre ces nouvelles positions, des villages entiers se retrouvent enclavés. Les check-points israéliens se multiplient, empêchant les habitants de circuler. Ce fournisseur a désormais peur de prendre sa voiture pour aller travailler. « Ils choisissent toujours de se positionner sur un passage que l'on ne peut pas contourner en empruntant une route secondaire. Ce sont des barrages temporaires, imprévisibles : on ne peut pas savoir où et quand ils seront installés, s'effraie-t-il. On tombe dessus soudainement, sans pouvoir les anticiper. » À lire aussiSyrie: des habitants dénoncent la volonté d'Israël «d'étendre son occupation» près de Damas « Ils vont prendre toute la région » C'est sur un barrage de ce type que Wodi al-Bakri, 21 ans, s'est fait arrêter par des soldats israéliens il y a un an. Son père ne connaît ni la raison de cette arrestation, ni la localisation de sa prison. « Ils vont prendre toute la région, et personne ne reviendra. Israël entre et sort comme il souhaite, sans impunité. Ils comptent tout prendre, ils ont l'intention d'annexer toute la région, toute la province », s'indigne-t-il. Dans ces bourgades reculées, l'armée syrienne n'est pas déployée. Il y a seulement quelques contingents des Nations unies, censés maintenir la paix. Pour leurs habitants, il y a surtout la solitude. L'exemple de Gaza dévastée, plus récemment celui du Sud-Liban bombardé. Puis cette question qui revient : « Qui, aujourd'hui, est en mesure d'arrêter l'État israélien ? » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: plus de 300 morts dans les bombardements israéliens sur Beyrouth les plus violents depuis 1982

Les matins
Syrie : les enlèvements et viols de femmes alaouites se multiplient dans un climat d'impunité

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 5:55


durée : 00:05:55 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Depuis que les rebelles ont renversé Bachar al-Assad en 2024, des familles syriennes et des ONG dénoncent des enlèvements, des viols dont sont victimes des femmes et jeunes filles de la minorité alaouite, à laquelle appartient le dictateur déchu. Un phénomène minimisé par le nouveau pouvoir syrien.

En sol majeur
Omar Alsoumi, un paysan palestinien en terre de France

En sol majeur

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 48:29


Il existe peut-être un rêve palestinien. Un rêve qui consisterait à boire son café le matin à Damas, à prier le midi à Jérusalem, à dîner le soir à Gaza. C'est le rêve décolonial d'Omar Alsoumi, un intellectuel qui publie Enfant de Palestine aux éditions Les liens qui libèrent. Né à Paris, dans les pas militants de son père palestinien et de sa mère yougoslave qui a épousé la cause, Alsoumi dérange. Car en soutenant la cause palestinienne, il dénonce haut et fort la question coloniale qui est au cœur de notre système. La Palestine étant à ses yeux une métaphore de la terre, cet intellectuel paysan fait rimer anticolonialisme et écologie politique. Sur la table d'ESM, quelques carottes, poireaux et navets de sa ferme agroécologique qu'il détient en région parisienne auront leur mot à dire. Soucieux de la terre et du narratif qui en est fait, ce cultivateur de la résistance reste également attentif à la langue arabe apprise en France, attentif à ses premières récoltes comme à ses premières révoltes. Ça se joue à une lettre près. En sachant que pour Omar, tous les chemins mènent à Jérusalem.   Programmation de l'invité : • Kery James Le cœur et la raison • Marvin Gaye Inner City blues 

De vive(s) voix
Etienne Ghys : des maths et des lettres

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 29:00


Dans La Petite Histoire des lettres, le mathématicien Étienne Ghys explore cinq siècles d'évolution typographique, entre art, mathématiques et algorithmes. Une invitation à redécouvrir l'alphabet comme un objet scientifique autant qu'esthétique.  On les lit sans y penser, mais chaque lettre obéit à une géométrie, une hauteur d'x, une ligne de base, des courbes bien dessinées ou délibérément brisées. Dans son livre, l'auteur, nous incite à regarder les lettres, individuellement.  Une fascination pour les lettres Dès son plus jeune âge, Etienne Ghys, est fasciné par les lettres : et pour cause son père était imprimeur. Il regarde les lettres en tant qu'objet géométrique. Etienne Ghys aime les lettres car selon lui « elles incarnent la pensée ».  Il nous apprend, par exemple, que les polices varient en fonction de ce qu'on est en train de lire : les empattement ralentissent la lecture mais permettent qu'elle soit plus approfondie quand les panneaux d'autoroute sont eux lisibleS au premier coup d'oeil. L'imprimeur, c'est l'architecte du langage. La police, une histoire de style ! L'histoire des polices commence avec Gutenberg et l'imprimerie. À l'époque, les Bibles sont écrites et recopiées à la main par des scribes et coûtent cher. L'idée lui vient alors de créer des caractères mobiles en plomb, calqués sur les caractères des scribes pour imprimer et vendre des Bibles à grande échelle et à prix abordable. Une géométrisation des caractères Vient alors l'époque des humanistes et des belles choses ! On va observer les caractères romains gravés dans de vieilles pierres de l'époque romaine avec des lettres travaillées. Des artistes tels que Léonard de Vinci commence à géométriser les lettres comme il le fait dans le livre de mathématiques La Divine proportion de Luca Pacioli dans lequel il illustre les écrits de l'auteur.Puis, vient la série de polices grecques cursives avec des caractères romains, inventés par Claude Garamond qui ont inspiré de nombreuses polices qui portent son nom.  Les choses se sont un peu plus figées un peu plus tard lorsque Colbert demande à l'Académie des Sciences de dessiner une police à la gloire du roi Louis XIV: c'est le "romain du Roi", utilisée par l'imprimerie royale.   Derrière chaque police, une manière de pensée Depuis, les choses évoluent. Chaque pays, impose une écriture de celle du pays, chaque police a une histoire politique. La typographie "Marianne" est une police de caractères dessinée en 2020, à l'usage unique de l'État français. Certains graphistes inventent des alphabets et fusionnent les lettres, pour rendre l'écriture inclusive. Cette typographie repose sur différents procédés graphiques comme l'entrelacement de lettres    Invité : Etienne Ghys, mathématicien, spécialisé en géométrie. Directeur de recherche émérite au CNRS, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences. Il vient de publier La petite histoire des lettres chez Odile Jacob.      Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « C'est carré » qu'elle passe à la moulinette. Avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste Jyeuhair avec le titre çA crÉpiTe. 

De vive(s) voix
Etienne Ghys : des maths et des lettres

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 29:00


Dans La Petite Histoire des lettres, le mathématicien Étienne Ghys explore cinq siècles d'évolution typographique, entre art, mathématiques et algorithmes. Une invitation à redécouvrir l'alphabet comme un objet scientifique autant qu'esthétique.  On les lit sans y penser, mais chaque lettre obéit à une géométrie, une hauteur d'x, une ligne de base, des courbes bien dessinées ou délibérément brisées. Dans son livre, l'auteur, nous incite à regarder les lettres, individuellement.  Une fascination pour les lettres Dès son plus jeune âge, Etienne Ghys, est fasciné par les lettres : et pour cause son père était imprimeur. Il regarde les lettres en tant qu'objet géométrique. Etienne Ghys aime les lettres car selon lui « elles incarnent la pensée ».  Il nous apprend, par exemple, que les polices varient en fonction de ce qu'on est en train de lire : les empattement ralentissent la lecture mais permettent qu'elle soit plus approfondie quand les panneaux d'autoroute sont eux lisibleS au premier coup d'oeil. L'imprimeur, c'est l'architecte du langage. La police, une histoire de style ! L'histoire des polices commence avec Gutenberg et l'imprimerie. À l'époque, les Bibles sont écrites et recopiées à la main par des scribes et coûtent cher. L'idée lui vient alors de créer des caractères mobiles en plomb, calqués sur les caractères des scribes pour imprimer et vendre des Bibles à grande échelle et à prix abordable. Une géométrisation des caractères Vient alors l'époque des humanistes et des belles choses ! On va observer les caractères romains gravés dans de vieilles pierres de l'époque romaine avec des lettres travaillées. Des artistes tels que Léonard de Vinci commence à géométriser les lettres comme il le fait dans le livre de mathématiques La Divine proportion de Luca Pacioli dans lequel il illustre les écrits de l'auteur.Puis, vient la série de polices grecques cursives avec des caractères romains, inventés par Claude Garamond qui ont inspiré de nombreuses polices qui portent son nom.  Les choses se sont un peu plus figées un peu plus tard lorsque Colbert demande à l'Académie des Sciences de dessiner une police à la gloire du roi Louis XIV: c'est le "romain du Roi", utilisée par l'imprimerie royale.   Derrière chaque police, une manière de pensée Depuis, les choses évoluent. Chaque pays, impose une écriture de celle du pays, chaque police a une histoire politique. La typographie "Marianne" est une police de caractères dessinée en 2020, à l'usage unique de l'État français. Certains graphistes inventent des alphabets et fusionnent les lettres, pour rendre l'écriture inclusive. Cette typographie repose sur différents procédés graphiques comme l'entrelacement de lettres    Invité : Etienne Ghys, mathématicien, spécialisé en géométrie. Directeur de recherche émérite au CNRS, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences. Il vient de publier La petite histoire des lettres chez Odile Jacob.      Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « C'est carré » qu'elle passe à la moulinette. Avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste Jyeuhair avec le titre çA crÉpiTe. 

De vive(s) voix
Festival des Langues Françaises, Aline César et Israël Nzila racontent des blessures de l'histoire

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 28:59


Pour la huitième édition, le Festival des Langues Françaises à Rouen propose de découvrir une quinzaine de nouveaux autrices et auteurs...et autant de manières de dire le monde. Durant quatre jours, ce festival met à l'honneur des textes, parmi lesquels ceux d'Aline César et d'Israël Nzila, lauréat du Prix Théâtre 2025. Ces textes sont lus devant des spectatrices et spectateurs, une première étape primordiale avant la mise en scène.  Reconnaissance : Damas de Aline César entre fiction et réalité Avec Reconnaissance : Damas, l'autrice Aline César raconte l'histoire d'une jeune femme abandonnée par ses parents, placée à la DDASS et à la recherche de ses origines entre les deux rives de la Méditerranée « Une autofiction entre fiction et réalité » sur le mode de l'enquête avec des choses réelles et d'autres qui sont fictionnées nous précise l'autrice. D'abord convaincue de ses origines algériennes, elle va découvrir qu'elle a également des origines syriennes. Elle va s'interroger sur l'histoire collective et se questionner sur les relations complexes qu'entretiennent ces trois pays, une histoire méconnue...  Son texte sera lu à Rouen devant un public : « C'est une étape de travail très importante. On confronte le texte aux spectateurs et aux spectatrices avec un propos aussi intime, quel est le ressenti du public ? » Elle a, elle même, mis en lecture son texte.  « Clipping » d'Israël Nzila, les traumatismes de la guerre « Clipping » est un mot technique qui évoque une distorsion sonore, une saturation des sons lorsqu'on dépasse le volume normal. Le texte « Clipping » d'Israël Nzila joue sur cette notion de distorsion et explore les traumatismes de la guerre. Le texte qui a remporté le Prix RFI Théâtre raconte l'histoire de Do, une femme dont l'enfance a été saccagée par la guerre. En errance sur un marché de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, elle affirme avoir perdu son bébé dans la foule mais est-ce la réalité ou une hallucination ? Est-elle folle ?  Israël Nzila a grandi à Lubumbashi. La guerre, il ne l'a vécue que de loin mais en a ressenti toutes les conséquences avec l'instabilité économique et les conflits politiques qui en ont découlé. Cette mise en espace de son texte lui permet d'éprouver les « souffles que j'ai mis dans les mots. Je voulais nommer cette violence avec la langue. La langue porte une histoire qui influence nos mentalités.»  « Le théâtre, c'est l'intimité partagée » C'est Anne-Sophie Pochet, metteuse en scène qui a effectué ce défrichage du texte « Clipping ». Ce n'est plus tout à fait une lecture ni tout à fait un spectacle. « C'est une specture : on est à mi-chemin entre spectacle et lecture », nous explique-t-elle. Pour elle, l'enjeu était de faire entendre au public la nature du texte et sa qualité littéraire, et faire resonner sa théâtralité. Invités :  - Israël Nzila, auteur congolais, lauréat du Prix RFI Théâtre 2025 pour sa pièce Clipping. Son texte sera lu au festival à Avignon le 15 juillet 2026 dans le cycle « Ça va, ça va le monde ! ». - Aline César, autrice, metteuse en scène, historienne de formation et chargée de cours à l'institut d'Études Théâtrales de Paris III « relier le passé à la lumière du présent ». - Anne-Sophie Pauchet, metteuse en scène et comédienne.  Le Festival des Langues françaises à Rouen jusqu'au samedi 28 mars 2026. Programmation musicale : l'artiste congolaise Céline Banza avec le titre « Fille parfaite ». Elle a été lauréate du Prix Découvertes en 2019. 

De vive(s) voix
Festival des Langues Françaises, Aline César et Israël Nzila racontent des blessures de l'histoire

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 28:59


Pour la huitième édition, le Festival des Langues Françaises à Rouen propose de découvrir une quinzaine de nouveaux autrices et auteurs...et autant de manières de dire le monde. Durant quatre jours, ce festival met à l'honneur des textes, parmi lesquels ceux d'Aline César et d'Israël Nzila, lauréat du Prix Théâtre 2025. Ces textes sont lus devant des spectatrices et spectateurs, une première étape primordiale avant la mise en scène.  Reconnaissance : Damas de Aline César entre fiction et réalitéAvec Reconnaissance : Damas, l'autrice Aline César raconte l'histoire d'une jeune femme abandonnée par ses parents, placée à la DDASS et à la recherche de ses origines entre les deux rives de la Méditerranée "Une autofiction entre fiction et réalité sur le mode de l'enquête avec des choses réelles et d'autres qui sont fictionnées nous précise l'autrice. D'abord convaincue de ses origines algérienne, elle va découvrir qu'elle a également des origines Syrienne. Elle va s'interroger sur l'histoire collective et se questionner sur les relations complexes qu'entretiennent ces trois pays, une histoire méconnue... Son texte sera lu à Rouen devant un public : "C'est une étape de travail très importante, on confronte le texte aux spectateurices et avec un propos aussi intime, quel est le ressenti du public ?Elle a elle même mis en lecture son texte.  Clipping d'Israel Nzila, les traumatismes de la guerre "Clipping" est un mot technique qui évoque une distorsion sonore, une saturation des sons lorsqu'on dépasse le volume normal. Le texte Clipping d'Israël Nzila joue sur cette notion de distorsion et explore les traumatismes de la guerre. Le texte qui a remporté le Prix RFI Théâtre raconte l'histoire de Do, une femme dont l'enfance a été saccagée par la guerre. En errance sur un marché de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, elle affirme avoir perdu son bébé dans la foule mais est-ce la réalité ou une hallucination ? Est-elle folle ? Israël Nzila a grandi a Lubumbashi. La guerre, il ne l'a vécue que de loin mais en a ressenti toutes les conséquences avec l'instabilité économique et les conflits politiques qui en ont découlé.Cette mise en espace de son texte lui permet d'éprouver les souffles que j'ai mis dans les mots. Je voulais nommer cette violence avec la langue. La langue porte une histoire qui influence nos mentalité.  "Le théâtre, c'est l'intimité partagée"C'est Anne-Sophie Pochet, metteuse en scène qui a effectué ce défrichage du texte Clipping. Ce n'est plus tout à fait une lecture ni tout à fait un spectacle. C'est une specture : on est à mi chemin ente spectacle et lecture nous explique-t-elle. Pour elle, l'enjeu était de faire entendre au public la nature du texte et sa qualité littéraire, et faire resonner sa théâtralité   Invités : Israël Nzila, auteur congolais, lauréat du Prix RFI Théâtre 2025 pour sa pièce Clipping. Son texte sera lu au Festival à Avignon le 15 juillet prochain dans le cycle "Ca va, ça va le monde !" Aline César, autrice, metteuse en scène, historienne de formation et chargée de cours à l'Institut d'Etudes Théâtrales de Paris III "relier le passé à la lumière du présent".Anne-Sophie Pauchet, metteuse en scène et comédienne.  Le Festival des Langues françaises à Rouen jusqu'au samedi 28 mars. Programmation musicale : l'artiste congolaise Céline Banza avec le titre fille parfaite. Elle a été lauréate du Prix Découvertes en 2019. 

Les matins
Syrie : dans le nouveau camp qui accueille les dernières familles accusées d'être liées au groupe État islamique

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 4:19


durée : 00:04:19 - Le Reportage de la rédaction - Dans le nord d'Alep, un nouveau camp sécurisé a été ouvert après le démantèlement le mois dernier par les autorités de Damas du camp d'Al-Hol. Jusqu'à 24 000 personnes y ont été retenues, jusqu'à ce que la majorité s'enfuie au moment du retrait des forces kurdes de la région.

Reportage International
Génocide contre la communauté yézidie: le procès

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 2:47


Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle.  Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle.  « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ».  « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il.  À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»

Géopolitique, le débat
Guerre d'Iran : jusqu'où ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 48:29


Tension toujours aussi forte au Moyen-Orient : États-Unis, Israël et Iran sont entrés dans une dangereuse phase de confrontation directe, qui s'est étendue aux États du Golfe et au Liban. Cette escalade accroît le risque d'une guerre régionale plus large et pourrait entraîner d'autres acteurs -dont les pays européens- dans le conflit. Le point sur les derniers développements, les calculs stratégiques de chacun des acteurs et les possibles implications pour la région et au-delà. Invités :  Julia Tomasso, chercheuse à l'IRIS, spécialiste des questions industrielles de défense au Moyen-Orient et des enjeux de défense iraniens Yurri Clavillier, chercheur à l'International Institute for Strategic Studies, spécialiste des forces armées et contributeur du « Military Balance », ouvrage de référence sur l'état des forces militaires dans le monde Michel Duclos, ancien ambassadeur de France, notamment en Syrie. Actuellement conseiller spécial à l'Institut Montaigne. « Diplomatie française » est son dernier ouvrage, dans la collection Alpha essais Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de défense. Membre du comité de rédactions de la revue Commentaire. « Géopolitique de l'Europe » PUF.

Débat du jour
Israël a-t-il les mains libres au Moyen-Orient ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 29:30


Après les opérations lancées sur Gaza en réponse aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 que certains observateurs ont jugé disproportionnées. Après une guerre de douze jours pour bombarder les installations nucléaires, puis l'occupation d'une partie du plateau du Golan, en Syrie, lors de la chute du régime de Bachar al-Assad. Israël s'est lancé aux côtés des États-Unis dans une nouvelle guerre face à l'Iran. L'État hébreu a, depuis, mis en place une zone tampon au sud Liban.  On sait que derrière ces opérations, le soutien américain est déterminant. Mais ces événements peuvent-elles laisser penser qu'Israël a les mains libres au Moyen-Orient ? Pour en débattre - Rina Bassist, correspondante de la radio israélienne à Paris et rédactrice au journal Al-Monitor.  - Antoine Basbous, politologue, associé chez Forward Global, directeur de l'Observatoire des pays arabes - Laure Foucher, maîtresse de recherche sur le Moyen-Orient à la Fondation pour la recherche stratégique. Spécialiste de la politique étrangère d'Israël.  →  La guerre israélo-américaine contre l'Iran : questions à Laure Foucher → La reconfiguration régionale voulue par Israël : quelles implications pour les intérêts stratégiques français ?

Le masque et la plume
"Désertion" de François Bégaudeau : grand romancier ou observateur sans cœur ? Découvrez les avis du Masque

Le masque et la plume

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 7:42


durée : 00:07:42 - Le Masque et la Plume - Dans "Désertion", François Begaudeau met en scène deux frères partant combattre en Syrie. Le roman questionne leur parcours adolescent et leurs motivations face à l'engagement. Génie de la chronique sociale ou regard froid et sans empathie ? Un roman qui a divisé le Masque. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

SBS French - SBS en français
Semaine politique - Le gouvernement ne facilitera pas le rapatriement de familles australiennes liées à l'État islamique

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 4:15


Le gouvernement Albanese affirme qu'il ne fournira aucune aide ni rapatriement aux familles australiennes liées à l'État islamique encore retenues en Syrie, estimant qu'elles doivent « assumer les conséquences de leurs choix »

Un air d'amérique
Syrie : mystère autour du sort de familles de djihadistes

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 1:31


Direction la Syrie où le mystère règne autour du sort des familles de djihadistes qui étaient détenues dans un immense camp. Étaient car elles ont presque toutes disparues. En fait, depuis fin janvier, le camp n'est plus gardé par les Kurdes mais par l'armée syrienne et on les a laissé partir comme ça.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cultures monde
Reconstruire ? : En Syrie, des promesses en chantier

Cultures monde

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 58:27


durée : 00:58:27 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis la chute du régime Assad il y a un an, la levée des sanctions occidentales a ouvert le marché syrien et suscité de nombreuses promesses de reconstruction. Ces dernières peinent toutefois à se concrétiser, les bailleurs restant frileux face à l'instabilité sécuritaire et économique du pays. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Dorothée Schmid Responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l'Institut français des relations internationales (Ifri); Joseph Daher Chercheur spécialiste de l'économie politique du Moyen-Orient; Taha Almohammad Politiste, doctorant à l'EHESS, rattaché au CéSor

SBS French - SBS en français
Lejournal du 17/02/2026: 34 Australiens, proches du groupe État islamique renvoyés dans le camp de Al-Roj en Syrie

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 12:14


Des responsables politiques, tant du gouvernement que de l'opposition, insistent sur le fait que le gouvernement australien n'aidera personne à rejoindre l'Australie depuis la Syrie. Trente-quatre Australiens, libérés d'un camp du nord de la Syrie où étaient détenues des familles de personnes soupçonnées d'appartenir au groupe État islamique, ont été renvoyés au centre de détention de Al-Roj.