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Laurent Gerra
PÉPITE - La fête des voisins des célébrités

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later May 29, 2026 1:50


Pour la fête des voisins, plusieurs auditeurs ont souhaité laissé un message sur le répondeur d'RTL. Parmi eux, retrouvez notamment Jean Lassalle exaspéré par ses voisins parisiens, Patrick Balkany annonçant ses dernières promotions et Marine Le Pen proposant un grand barbecue de la fraternité. Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoire Vivante - La 1ere
Épidémies (4/5) : Syphilis, une maladie du passé ?

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later May 25, 2026 28:41


Comme nous et souvent avec nous, les maladies voyagent. Si on connait bien l'impact de la rougeole ou de la variole sur les populations autochtones lorsque Christophe Colomb découvre le continent américain au XVe siècle, on sait moins que le navigateur italien a peut-être, à l'inverse, rapporté ces maladies nouvelles avec lui en Europe. Parmi cette cargaison vénéneuse, la syphilis. Une maladie qu'on pensait disparue mais dont on reparle depuis une vingtaine d'années. La syphilis pourrait donc faire partie de ce qu'on appelle " l'échange colombien ", ce moment historique où plantes, animaux, bactéries et virus du nouveau et de l'ancien monde se sont rencontrés. C'est en tout cas une des théories sur l'apparition de la syphilis en Europe. Guillaume Linte est professeur junior au CNRS, historien de la médecine et spécialiste de la syphilis. Il est l'auteur de Hygiène navale et médecine des colonies en France (XVIe-XVIIIe siècle), paru aux éditions Les Indes Savantes. Dès l'apparition de la syphilis en Europe, elle s'accompagne d'une forte dimension morale.

Un air d'amérique
"Il y a deux cas graves" : l'épidémie d'Ebola progresse en Afrique et inquiète les autorités sanitaires

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 1:25


En Afrique, le virus Ebola progresse. Dix pays sont désormais menacés par l'épidémie, notamment en République démocratique du Congo. La riposte se concentre dans le nord où se trouvent les principaux foyers épidémiques. Parmi les urgences, la prise en chagre de malades qui sont de plus en plus nombreux. Les ONG humanitaires apportent leur soutien aux autorités sanitaires congolaises.Écoutez RTL autour du monde du 25 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#LeDriveRTL2
L'album de la semaine : Maisie Peters "Florescence"

#LeDriveRTL2

Play Episode Listen Later May 25, 2026 5:19


Ce lundi, Margaux Lassalle décortique le nouvel album de Maisie Peters intitulé "Florescence". Sorti vendredi dernier, il s'agit du troisième disque de la jeune chanteuse anglaise de vingt-cinq ans. Conçu après avoir quitté l'effervescence de Londres pour se ressourcer dans la petite ville de son enfance, ce projet de quinze titres marque un virage musical. Enregistré en grande partie à Nashville, il dévoile des sonorités beaucoup plus folk et country que ses précédents albums, traduisant un profond sentiment de calme retrouvé et de retour à soi. L'esthétique de ce nouveau disque se veut délibérément organique, romantique et lumineuse. L'album s'ouvre sur le très dépouillé "Mary Janes", avant de laisser place à "Audrey Hepburn", une chanson abordant la thématique d'un amour apaisant. La chanteuse se livre également sur sa vie privée, notamment dans "Vampire Time" où elle raconte la rencontre avec son compagnon actuel. Le projet propose aussi des moments plus piquants, à l'image de "Kingmaker", un duo avec l'Américaine Julia Michaels qui décrit le piège d'une relation où l'on s'oublie à force de vouloir sans cesse élever l'autre. Parmi les morceaux forts de ce disque, on retrouve le puissant single "My Regards", ainsi que le titre "Questions". Si les sonorités de cet ensemble peuvent parfois paraître légèrement répétitives au fil de l'écoute, l'authenticité de la démarche prend indéniablement le dessus. Maisie Peters livre ainsi une œuvre profondément sincère, un très beau projet musical qui accompagnera à merveille le retour des beaux jours. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Le football est-il encore accessible?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 21, 2026 29:30


La Coupe du Monde débute dans trois semaines exactement. Parmi les polémiques dont la compétition fait l'objet, figure le prix des places. Celles-ci peuvent s'élever à plusieurs milliers d'euros. Une tendance à la hausse observée également dans les clubs professionnels, notamment en Angleterre considérée comme le pays de naissance du football. Cette évolution menace-t-elle la popularité du football ? Qui sont les supporters d'aujourd'hui ? Pour en débattre : - Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, professeur à Paris School of Economics (PSE), co-auteur du livre Foot Business : les trente glorieuses, éditions Odile Jacob, sortie le 27 mai 2026 - François da Rocha Carneiro, historien du sport, auteur du livre Un peuple et son football, une histoire sociale, éditions du Détour  - Killian Bertrand, globe-trotter des stades de football, auteur du livre Le chant des stades. 

Single Jungle
Rediff Christelle Murhula "Être une femme noire, c'est se préparer au rejet ou au fétichisme"

Single Jungle

Play Episode Listen Later May 20, 2026 49:38


Quelques mois après les élections municipales en France, et à 1 an de l'élection présidentielle, la montée de l'extrême droite continue, mais la lutte s'organise. Le match est terminé seulement après le coup de sifflet final ! Pas de défaitisme ! Parmi ses courants : le masculinisme qui pousse la misogynie à son paroxysme. L'une de ses formes est la misogynoir, qui vise les femmes noires dans laquelle la race et le genre jouent un rôle concomitant. Le concept est inventé par Moya Bailey, féministe noire et queer. Il me semble indispensable d'écouter et réécouter les autrices et auteurs qui travaillent sur ces sujets. Voici donc une rediffusion de l'épisode 50 avec la journaliste et autrice Christelle Murhula, que j'avais interviewée en novembre 2022 lors de la parution de son livre "Amours silenciées - Repenser la révolution romantique depuis les marges" aux éditions Daronnes. Cet essai brillant et facile à lire pose une question épineuse : la révolution romantique dont nous parlent Victoire Tuaillon, Mona Chollet, Titiou Lecoq, Charlotte Bienaimé, et d'autres autrices féministes et militants, cette révolution est-elle possible pour tous et toutes ? Quand on subit le racisme, le fétichisme, le validisme, la grossophobie et d'autres discriminations, peut-on rêver à un amour possible avec plus d'égalité, plus de respect ? Quand on grandit dans un monde où prendre un café avec son crush n'est pas accessible (parce qu'il n'y a pas d'endroit !), vit-on les mêmes histoires d'amour ? Comment construire nos modèles romantiques ? Autant de questions passionnantes et bien d'autres (dont le colorisme) que nous abordons ensemble dans cet épisode. Bonne écoute ! Photo de Christelle Murhula © Eva Belizaire https://www.instagram.com/beleva__/ Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez les articles de Christelle Murhula ici : https://www.christellemurhula.fr/Son actu sur Instagram https://www.instagram.com/cmurhula/Et son livre, en librairies : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782492312052-amours-silenciees-repenser-la-revolution-romantique-depuis-les-marges-christelle-murhula/ | https://editionsdaronnes.fr/product/amours-silenciees/.Résumé : "Depuis quelques années, on parle de plus en plus d'une révolution romantique. Elle permettrait de sortir de la dépendance à l'Autre, de combattre les inégalités dans le couple, surtout hétérosexuel, et de se sentir plus libre dans ses choix. Certain·e·s diront même que révolutionner son couple, c'est un peu abattre le patriarcat.Si le programme paraît alléchant et si le débat est absolument indispensable, Christelle Murhula, journaliste et féministe noire, ajoute sa pierre à l'édifice en faisant un constat un peu amer  : cette révolution amoureuse ne s'adresse pas à tout le monde, et surtout pas à elle.En partant de travaux scientifiques, d'exemples précis et de son expérience, l'autrice interroge les solutions proposées par cette grande révolution. Elle se demande : pour qui existe la révolution romantique  ? Quelle est la place des femmes noires dans ce débat  ? Qui sont les oubliées de l'amour ?Et surtout : pourquoi vouloir faire couple à tout prix  ?Un livre qui nous permet de faire un pas de côté sur le débat actuel ; aujourd'hui il n'est plus possible de penser cette révolution individuellement, mais c'est bien une lutte collective qui doit se mettre en place." Ainsi que le livre collectif auquel elle a participé "Moi aussi MeToo, au-delà du hashtag" paru en octobre 2022. Résumé : "À l'occasion des 5 ans de #MeToo, un livre collectif dirigé par Rose Lamy qui croise les regards de neuf femmes sur cette révolution féministe, ses limites, ses enjeux et ses perspectives.En octobre 2017, #MeToo se propageait sur les réseaux sociaux, et le monde ne serait plus jamais comme avant. Si l'on sait que ce mouvement marquera l'histoire, on peine encore à en mesurer toutes les conséquences, tant il est en évolution permanente et ouvre des fronts de lutte multiples.Cinq ans plus tard, ce collectif dirigé par Rose Lamy réunit neuf femmes et autrices.Elles sont journalistes, militantes, musiciennes, étudiantes, philosophes, chercheuses ou essayistes, d'origine et d'âge différents, et portent un regard singulier sur cette révolution féministe. Le mouvement a-t-il réellement commencé en 2017 ? Y a-t-il eu une « vague » en France ? A-t-il profité à toutes les femmes ? Que veulent les victimes de violences sexistes ? Quelles forces s'organisent contre #MeToo ?" https://www.editions-jclattes.fr/livre/moi-aussi-9782709671200/ Références citées dans l'épisodeLivres"Réinventer l'amour : comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles " de Mona Chollet, éditions La Découverte https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782355221743-reinventer-l-amour-comment-le-patriarcat-sabote-les-relations-heterosexuelles-mona-chollet/"A propos d'amour" de bell hooks (les minuscules sont le choix de l'autrice), éditions Divergences https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791097088514-a-propos-d-amour-bell-hooks/ Podcasts"Le coeur sur la table", de Victoire Tuaillon, Solène Moulin, Naomi Titti, Diane Jean (Binge Audio), avec aussi les hors séries de Ovidie et Tancrède Ramonet "La dialectique du calbute sale" et "Les ex de François" de Judith Duportail https://www.binge.audio/podcast/le-coeur-sur-la-table"Mansplaining", de Thomas Messias (Slate), épisode enregistré en public au Paris Podcast Festival avec Marie Sauvion de Télérama, Anaïs Bordages et Marie Telling de Peak TV, et l'humoriste Laurent Sciamma (dont je vous recommande chaudement les spectacles) https://www.slate.fr/audio/mansplaining/la-recherche-de-modeles-masculins-dans-les-fictions L'extrait où Laurent Sciamma propose un monde où les hommes hétéros consacrent autant de temps à sauver la planète qu'ils en consacrent au foot. https://twitter.com/Louisa_A/status/1296444294883086336 Films, documentaires, série"Préliminaires" sur Arte : "À l'ère des réseaux sociaux, le premier baiser a laissé place à des pratiques plus crues, véritables rites de passage vers l'âge adulte. Des ados et des jeunes témoignent de leurs premières expériences sexuelles. Instructif et poignant." https://www.arte.tv/fr/videos/087434-000-A/preliminaires/"LOL", film de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau, Christa Théret, Alexandre Astier, Félix Moati etc https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134003.html"Insecure", série d'Issa Rae, diffusée sur HBO et OCS https://www.ocs.fr/programme/psinsecurexw0114998 ArticlesEtude IFOP sur la "déconstruction" (supposée, mais fausse) des hommes. En effet 48% d'entre eux (1 sur 2) refuseraient d'avoir pour compagne, une femme qui ne correspond pas aux normes (couleur de peau, poids, handicap, pilosité etc) https://www.ifop.com/publication/observatoire-wyylde-de-la-deconstruction/ https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-41-louise-et-chloe-de-lifop-les-hommes-sont-ils-deconstruitsSur le sujet du handicap, de l'inclusion, de l'anti-validisme, vous pouvez suivre sur Twitter Elisa Rojas https://twitter.com/elisarojasm et Celine Extenso https://twitter.com/CelinextensoVocabulaire/définition Misogynoir : La misogynoir est une forme de misogynie envers les femmes noires dans laquelle la race et le genre jouent un rôle concomitant. Le concept est inventé par Moya Bailey, féministe noire et queer, qui crée le terme pour décrire une misogynie dirigée spécifiquement envers les femmes noires en Amérique et dans la culture populaire https://fr.wikipedia.org/wiki/Misogynoir Nous évoquions déjà le sujet avec Sharone Omankoy dans l'épisode 3 de Single Jungle https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-3-afrofeminisme-charge-sexuelle-avec-sharone-omankoy-aka-le-kitambala-agite Colorisme : Le colorisme est une forme de discrimination intra-communautaire qui se distingue du racisme, même s'il en est issu. C'est un traitement différentiel stéréotypé, souvent inégalitaire, des individus selon leurs peaux, les plus claires étant considérées comme « plus jolies », au détriment des carnations et teints foncés, ou encore selon la texture et couleur capillaire, la physionomie et l'apparence du visage. https://fr.wikipedia.org/wiki/Colorisme_(discrimination) Au sujet du colorisme, je vous recommande les vidéos de Clémence sur sa chaîne "Keyholes and snapshots" https://youtu.be/US3LyMBqqCc et le podcast d'Emilie Mendy "Sauver sa peau" (produit par Nouvelles Ecoutes) https://nouvellesecoutes.fr/sauver-sa-peau-le-nouveau-documentaire-intime-politique/ dans la collection "Intime & politique" https://nouvellesecoutes.fr/podcast/intime-politique/ AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service client n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez-vous une dépense inutile. Episode enregistré à Paris chez Isabelle en novembre 2022, merci à elle pour son accueil.Prise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Générique de "Manimal", virgules sonores : Edouard Joguet.Logo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Baleine sous Gravillon (BSG)
S07E145 Vous avez dit bizarre ? Records 2/5 : Des libellules préhistoriques de... 80 cm !

Baleine sous Gravillon (BSG)

Play Episode Listen Later May 20, 2026 29:24


Vous avez dit "bizarre" ? C'est bien normal. Voici la quatrième série de Baleine sous Gravillon consacrée à des espèces animales extraordinairement étranges.Dans cette série "Bizarres", Marc et Marie-Juliette s'attaquent à du lourd, puisqu'ils partent à la rencontre d'espèces qui ont repoussé au maximum les limites du Vivant. Si certaines pèsent plusieurs dizaines voire centaines de tonnes, d'autres atteignent des vitesses de pointe supersoniques, et enfin, quelques unes d'entre elles semblent même avoir percé le secret de l'immortalité...Après les les plus gros vertébrés de tous les temps, petit retour en arrière, il y a 300 millions d'années, à l'époque du Carbonifère.Une période propice à la rencontre d'Arthropodes, en particulier d'insectes géants. Et parmi ces insectes géants, certains ont inventé une subterfuge pour échapper à la gravité si malin qu'il a été repris 3 fois au cours de l'Évolution : le vol.Parmi les insectes volants géants de la Préhistoire, les plus immenses furent les libellules, notamment celles du genre Meganeura. Si la plus grande libellule actuelle possède un corps de 12 cm fait et 19 cm d'une aile à l'autre, Meganeura monyi pouvait en mesurer 40 de long et 70 d'envergure...___SOURCES :Vignette : Meganeura sp., un genre de libellule préhistorique ayant vécu il y a 300 Ma (généré par IA).Extraits :01:03 : Sur la Terre des Dinosaures, épisode 1: "Une nouvelle dynastie", Tim Haines, 1999 (©BBC).10'23 : Publicité de la marque Petit Pimousse, 198714'08 : George Michael - "Careless Whisper" (version instrumentale), 1984 (℗ Epic records)20'20 : Fort Boyard, 1990- (©Adventure Life Productions)27'44 : Bourdonnement de Megasoma elephas, ou scarabée-éléphantHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoire Vivante - La 1ere
Cinéma (4/5) : Priscilla de Sofia Coppola : dans la peau de la femme du King

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later May 18, 2026 30:07


Nous sommes en 1959, en Allemagne de l'Ouest. À Wiesbaden, près de la base militaire américaine, une adolescente est invitée à une soirée d'officiers. Parmi les convives, un jeune soldat texan déjà célèbre : Elvis Presley. Cette rencontre, c'est le point de départ de Priscilla, le film que Sofia Coppola consacre à celle qui fut l'épouse du King pendant treize ans. Si Elvis a déjà fait l'objet de nombreux films, Coppola reprend les codes du biopic mais pour mieux les renverser. Priscilla ne raconte pas l'ascension d'Elvis, mais son contrechamp. Le film s'adosse au mythe et suit Priscilla, adolescente puis épouse du King, de leur rencontre jusqu'à leur séparation, et pose une question rarement formulée : comment bien vivre dans l'ombre de la réussite masculine ? Avec Raphaëlle Moine, professeure en études cinématographiques à l'Université Sorbonne Nouvelle, ainsi que Delphine Letort, professeure d'études filmiques et américaines, présidente de l'université du Mans.

Reportage International
Détruire sa propre maison: la double peine des Palestiniens expropriés par Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:42


Au Proche-Orient, les destructions de maisons de Palestiniens par l'armée israélienne s'accélèrent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. L'ONG israélienne B'Tselem répertorie au moins « 1 267 unités détruites » (appartements, maisons, centres sociaux…) en 2025. Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à un phénomène peu connu. Certains Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes leurs maisons sous peine de pénalités financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. C'est un ordre des autorités israéliennes. Détruire de ses propres mains son foyer n'est pas anodin. Un acte qui laisse dans son sillage d'importants traumatismes. Dans son coquet salon branché en permanence sur Al Jazeera et son lot de mauvaises nouvelles, cet habitant du quartier de Silwan à Jérusalem-Est se sent acculé. « Ils m'ont donné 21 jours pour détruire ma maison. » Lui qui témoigne à condition de rester anonyme a reçu un ordre d'éviction de la municipalité de Jérusalem. Sa maison est considérée comme étant une construction illégale. Pioches à la main – avec ses fils, il a déjà démoli une bonne partie de l'étage supérieur. « Mes larmes coulaient en le faisant. Je ne sais pas quoi dire… Il y a des choses que l'on ressent à l'intérieur de soi et qu'on ne peut pas exprimer. Pendant plusieurs jours, je n'arrivais plus à manger. On va voir ce qui va se passer. On est sur les nerfs. Oui, on est vraiment sur les nerfs… », exprime-t-il. Il lui reste le rez-de-chaussée à détruire. C'est là que vivent encore cinq membres de la famille. Parmi eux, sa mère âgée de 97 ans – déjà déplacée trois fois depuis la création de l'État d'Israël – et son fils de 35 ans atteint d'autisme. « Je jure que je ne sais pas où on va aller », lâche-t-il. Détruire sa propre maison, une torture psychologique Au-delà de la perte matérielle, ces destructions de maisons laisseraient des séquelles psychiques importantes. Razzan Quran voit dans l'injonction à détruire sa propre maison une forme de torture psychologique. « Quand je suis sommée de détruire ma maison, c'est comme si je me détruisais moi-même. Cela est fait de mes propres mains, donc il est possible que je me pose à un moment avec la volonté d'entamer le deuil de ma maison, mais je risque aussi de m'en vouloir à moi pour cette situation. Je vais pouvoir penser que j'ai été lâche de m'être soumis aux ordres. Je vais me demander pourquoi j'ai détruit moi-même ma maison. Et c'est ce qui fait que le traumatisme va s'enraciner plus profondément en nous », explique la psychothérapeute et professeure de psychologie en Palestine. Et pourtant, ce phénomène risque de s'accélérer. À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 « Mais qui se soucie encore du droit international ? » À la mairie de Jérusalem, de très bon matin, je rencontre Arieh King, maire adjoint de la ville. C'est l'un des artisans de cette politique. Il exige plus de destructions. « C'est pareil partout dans le monde. Personne ne donnerait d'autorisation pour qu'on construise illégalement en plein milieu des Champs-Élysées. » La différence dans ce cas de figure est que Jérusalem-Est est considérée en droit international comme étant un territoire palestinien. « Le droit international ? Mais qui se soucie encore du droit international ? Vous vous souciez vraiment du droit international, vous ?, questionne-t-il. Vous savez quel est mon droit international, moi ? C'est la Bible. »  Aujourd'hui des ONG de défense des droits de l'homme – comme l'israélienne B'Tselem – parlent ouvertement de « nettoyage ethnique ». À lire aussiEn Cisjordanie occupée, Israël exproprie des terres proches de l'Acropole antique de Sebastia

Choses à Savoir TECH
Taylor Swift protège sa voix de l'IA avec une marque déposée ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:02


L'essor fulgurant de l'intelligence artificielle a ouvert la porte à des usages aussi impressionnants qu'inquiétants. Parmi eux, la possibilité d'imiter à la perfection la voix ou l'image de personnalités publiques. Une dérive déjà bien réelle, qui pousse certaines célébrités à reprendre le contrôle. Ces dernières années, plusieurs polémiques ont illustré le phénomène. Des voix clonées, des visages recréés, parfois utilisés sans autorisation, voire détournés à des fins malveillantes. Dans ce contexte, la chanteuse Taylor Swift a décidé d'agir en amont.L'artiste américaine vient de franchir une étape stratégique en déposant deux empreintes vocales auprès de l'United States Patent and Trademark Office. Concrètement, il s'agit d'enregistrements spécifiques, ici, des phrases commençant par “Hey, it's Taylor”, qui deviennent juridiquement protégés comme des marques. Ce type de dépôt permet de revendiquer un usage exclusif dans certains contextes, notamment commerciaux.Pour bien comprendre, une “empreinte vocale” est une signature sonore unique, comparable à une empreinte digitale. Elle peut être utilisée pour identifier une personne… ou, dans ce cas précis, pour empêcher son imitation non autorisée. Mais la démarche ne s'arrête pas là. Le dossier inclut également une image de la chanteuse sur scène, signe que la protection s'étend aussi à son apparence visuelle. Une réponse directe à la multiplication des “deepfakes”, ces contenus générés par IA capables de reproduire de manière ultra-réaliste le visage ou la voix d'une personne.Taylor Swift n'en est pas à son premier affrontement avec ces technologies. Elle a déjà été ciblée par des images truquées circulant sur les réseaux sociaux, un phénomène qui touche de plus en plus de figures publiques. Elle n'est d'ailleurs pas seule à anticiper ces risques. L'acteur Matthew McConaughey a lui aussi récemment protégé des extraits audio et vidéo le représentant. Derrière ces initiatives, une tendance de fond se dessine : à mesure que l'IA progresse, la notion d'identité numérique devient un enjeu juridique majeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
En Alabama, une manifestation contre des redécoupages électoraux défavorables aux minorités

Reportage International

Play Episode Listen Later May 17, 2026 2:39


Dans le sud des États-Unis, en Alabama, des milliers de manifestants ont dénoncé, samedi 16 mai, des redécoupages électoraux pouvant entraîner une régression du droit de vote des minorités, après une décision récente de la Cour suprême fragilisant une loi historique de 1965. Une mobilisation qui souligne les tensions persistantes autour des droits civiques aux États-Unis. De notre envoyé spécial à Montgomery, Des milliers de manifestants se sont réunis à Montgomery, en Alabama, samedi 16 mai 2026, pour réclamer la protection du droit de vote des minorités. Le rassemblement dans cette ville du sud des États-Unis était organisé pour dénoncer la récente décision de la Cour suprême. La majorité conservatrice de l'institution a annulé un passage clé du « Voting Rights Act », loi de 1965 adoptée pour garantir l'accès aux urnes et une meilleure représentation des minorités. Ce texte historique permettait notamment de mettre en place des circonscriptions avec une meilleure représentation de ces populations. Depuis cette décision, plusieurs États du Sud, comme le Tennessee, l'Alabama ou encore la Louisiane – tous dirigés par des Républicains –, se sont mis à retracer les cartes électorales, en particulier pour les élections au Congrès. L'objectif, selon les critiques, est de diminuer le nombre d'électeurs issus des minorités, qui votent majoritairement pour le Parti démocrate. Ces nouvelles circonscriptions pourraient ainsi basculer en faveur des Républicains. Des actions dénoncées par les manifestants comme une attaque directe envers leurs droits. Avant le rassemblement à Montgomery, berceau du mouvement des droits civiques, une marche et une prière ont eu lieu à Selma, une ville voisine qui est également un lieu historique dans la lutte pour le droit de vote des Afro-Américains. La journée a débuté dans une église, où plus d'une dizaine de pasteurs se sont succédé derrière le pupitre pour dénoncer la régression du droit de vote des minorités. L'élue démocrate au Congrès Terri Sewell a pris la parole pour alerter sur les conséquences de la récente décision de la Cour suprême. « Ce qu'on voit depuis cette décision de la Cour suprême, c'est une offensive coordonnée pour effacer des avancées obtenues de haute lutte et pour faire taire la voix des Noirs et des minorités », a-t-elle déclaré. Plusieurs centaines de personnes se sont ensuite mises en marche en direction du pont Edmund Pettus. C'est sur ce même pont qu'en 1965, des militants avaient réclamé l'accès aux urnes pour les Afro-Américains lors d'une marche violemment réprimée par les autorités. Les images de cette répression avaient choqué le pays et contribué à l'adoption de la loi sur le droit de vote. Parmi les manifestants, Candace Howard tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « J'enseigne l'histoire, mais je ne m'attendais pas à devoir la répéter. » « J'ai eu la chance de connaître tous mes arrière-grands-parents et mes grands-parents, et ils m'ont raconté à quel point c'était difficile, a-t-elle témoigné. Ils ne pouvaient pas voter, entrer dans certains restaurants, ils devaient boire à des fontaines réservées aux Noirs qui n'étaient pas propres. Ils ne pouvaient jouer qu'à certains endroits, ils ne pouvaient pas faire du vélo librement. Pour moi, ce moment est important : il montre que ce pour quoi ils se sont battus ne peut pas être effacé. » Un immense rassemblement était également organisé à Montgomery, ville emblématique où Martin Luther King a prêché et où le refus de Rosa Parks de céder sa place dans un bus avait lancé un boycott historique contre la ségrégation. Pour Ashley Edwards, la perte d'élus démocrates aurait des conséquences directes pour les habitants de ces régions, souvent marquées par de fortes inégalités. « On a des taux d'illettrisme très élevés, des taux de pauvreté très élevés, des gens qui ne mangent pas à leur faim, a-t-elle expliqué. Et moi, j'ai peur que toutes ces politiques publiques censées aider les gens disparaissent si l'État de l'Alabama devient complètement républicain. » Pendant plusieurs heures, des prises de parole se sont enchaînées, avec notamment la présence d'invités d'honneur comme l'élue de New York, Alexandria Ocasio-Cortez. « Ce n'est qu'à partir de l'adoption du Voting Rights Act qu'on a pu avoir une démocratie dans ce pays », a-t-elle souligné. En conclusion, les organisateurs ont appelé à une mobilisation massive lors des élections de mi-mandat en novembre prochain, espérant une « vague bleue » – une participation et une victoire démocrates suffisantes pour contrer les efforts des républicains visant à maintenir leur majorité au Congrès. À lire aussiÉtats-Unis: la justice annule un redécoupage électoral favorable aux démocrates

Objectif : bac français !
LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #9 La chaîne de la tyrannie

Objectif : bac français !

Play Episode Listen Later May 17, 2026 9:10


www.aufonddelaclasse.comCet épisode s'intéresse au passage que La Boétie lui-même présente comme le plus important de tout son Discours — celui où il révèle le « ressort et le secret » de la domination.Il commence par renverser une idée reçue : ce ne sont pas les armes qui soutiennent le tyran. La preuve ? Parmi les empereurs romains, plus ont été tués par leurs propres gardes qu'ils n'en ont été protégés. La vraie réponse, annoncée avec un art du suspens, est vertigineuse : quatre ou cinq hommes suffisent à soumettre tout un pays.Ce que La Boétie décrit ensuite, c'est la chaîne de la tyrannie — une métaphore filée dont la gradation numérique mime l'extension infinie du réseau : cinq favoris, six cents subalternes, six mille, cent mille, des millions, tous liés au tyran par la corruption et l'intérêt. La tyrannie n'est pas une force extérieure : c'est un système où chaque acteur est à la fois victime et complice.L'épisode se conclut sur le paradoxe le plus cruel du système : les favoris, qu'on croirait les grands bénéficiaires, sont les plus asservis de tous. Leurs yeux, leurs pieds, leurs mains sont entièrement au service du maître. Le simple laboureur, lui, est quitte en obéissant. Plus on monte dans la chaîne, plus on perd sa liberté.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

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Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

Invité Afrique
Succès Masra, «enfermé injustement et souffrant, a besoin d'une prise en charge médicale», alerte sa sœur

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 7:58


Au Tchad, voilà un an que l'opposant Succès Masra est en prison. À la suite de son arrestation, l'ancien Premier ministre a été condamné à vingt ans de prison pour avoir diffusé en 2023 un message qui, selon le tribunal, aurait provoqué, deux ans plus tard, de graves violences intercommunautaires dans le sud du Tchad. À la tête de son parti les Transformateurs, Succès Masra est arrivé officiellement deuxième à la présidentielle de 2024, avec 18% des voix. Depuis un an, de nombreuses voix s'expriment en sa faveur. Parmi elles, il y a sa sœur, Chancelle Masra, qui vit en France.    À lire aussiCondamnation de huit opposants au Tchad: «Le système en place souhaite qu'on ferme la bouche», assure leur coalition

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Et si notre réalité n'était qu'un immense programme informatique ? Entre philosophie, physique quantique et intelligence artificielle, l'hypothèse de la simulation revient au cœur du débat technologique.Une idée ancienne remise au goût du jourL'idée selon laquelle notre monde pourrait être une illusion ne date pas d'hier. Déjà, le mythe de la caverne de Platon interrogeait la nature même de la réalité et notre perception du monde.Aujourd'hui, cette théorie connaît un regain d'intérêt avec le développement de l'intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des simulations numériques toujours plus réalistes. Dans son livre La Simulation, le journaliste et écrivain Loïc Escht explore cette hypothèse fascinante : et si notre univers n'était qu'un gigantesque programme informatique ?Le sujet rappelle évidemment l'univers du film Matrix, où les humains vivent dans une réalité artificielle sans le savoir.Le raisonnement probabiliste de Nick BostromLe philosophe suédois Nick Bostrom, de l'Université d'Oxford, a largement contribué à populariser cette théorie. Selon lui, si une civilisation technologiquement avancée est capable de créer des simulations d'êtres conscients, alors il devient statistiquement plausible que nous vivions nous-mêmes dans l'une de ces simulations.Son raisonnement repose sur trois hypothèses possibles : soit les civilisations disparaissent avant d'atteindre ce niveau technologique, soit elles choisissent volontairement de ne pas créer de simulations, soit elles le font… et nous en faisons partie.Cette réflexion, purement philosophique au départ, trouve aujourd'hui un nouvel écho avec les progrès rapides de l'IA générative et des mondes virtuels.Elon Musk, Sam Altman et la Silicon Valley fascinés par le sujetSelon plusieurs récits relayés dans la presse américaine, certains entrepreneurs de la Silicon Valley se seraient sérieusement intéressés à cette hypothèse. Les noms d'Elon Musk et de Sam Altman reviennent régulièrement lorsqu'il est question de recherches autour de la théorie de la simulation.L'idée peut sembler délirante, mais elle alimente aussi des réflexions scientifiques et philosophiques sur la conscience, la réalité et les limites de la technologie.Les « glitches » : des bugs dans la matrice ?Certains chercheurs et passionnés imaginent qu'il serait possible de détecter des anomalies révélant la nature artificielle de notre univers. Ces supposés « glitches » rappellent les bugs observés dans les jeux vidéo.Parmi les phénomènes souvent évoqués figurent des souvenirs contradictoires entre plusieurs personnes, des événements étrangement répétitifs, des objets introuvables après avoir pourtant été vus, ou encore certaines expériences de mort imminente (NDE).Pour l'instant, ces phénomènes trouvent généralement des explications neuropsychologiques ou cognitives. Mais certains estiment que les découvertes en physique quantique pourraient un jour apporter un éclairage différent sur la nature profonde de la réalité.Une réflexion entre science, technologie et métaphysiqueL'hypothèse de la simulation reste hautement spéculative. Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de l'établir.Mais cette théorie pose des questions vertigineuses : qu'est-ce que la conscience ? Qu'est-ce que le réel ? Et si nos créateurs eux-mêmes vivaient dans une autre simulation ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Xam Sa Dine
Parmi les actes qui permettent d'obtenir la récompense du Hajj

Xam Sa Dine

Play Episode Listen Later May 15, 2026 23:40


Parmi les actes qui permettent d'obtenir la récompense du Hajj by XamSaDine

Xam Sa Dine
Parmi les actes qui permettent d obtenir la récompense du Hajj

Xam Sa Dine

Play Episode Listen Later May 15, 2026 23:23


Parmi les actes qui permettent d obtenir la récompense du Hajj by XamSaDine

Demain N'attend Pas
Isabelle Susini - faire de la générosité la nouvelle norme en entreprise #119

Demain N'attend Pas

Play Episode Listen Later May 14, 2026 45:39


Parmi les questions qui m'obsèdent, il y a celle du rôle et des missions de l'entreprise. Quand j'étais en école de commerce, on nous enseignait que l'entreprise avait pour seule mission la maximisation des profits pour l'actionnaire. C'était il y a quelques années (décades...), mais je ne crois pas que le fonds de l'enseignement ait beaucoup changé. Dans les entreprises que je fréquente, on parle de responsabilité... mais, quand l'heure des choix arrivent, la maximisation de la rentabilité prime bien souvent sur toute autre considération. Peut-on rêver d'un autre rôle pour l'entreprise ? Peut-elle (doit-elle) soutenir la nature, le vivant et les liens sociaux ? Doit-elle faire sa part et participer à préserver un monde vivable et fraternel ?Dans ce nouvel épisode de Demain N'attend Pas, je reçois ISABELLE SUSINI, dirigeante de 1% for the Planet France, le mouvement qui infuse depuis trois décennies un autre récit de l'entreprise.Isabelle a choisi très tôt de bâtir sa carrière sur la conviction que l'entreprise peut servir la société autant que ses actionnaires. Elle démarre sa carrière dans des grandes entreprises agroalimentaires et décide rapidement de lui donner une inflexion pour avoir un impact positif sur le monde. Elle rejoint alors des entreprises engagées, Yves Rocher d'abord, puis, le modèle en la matière, Patagonia. Patagonia, l'exemple qui inspireAu fil de notre échange, Isabelle revient sur ce qui a rendu Patagonia si singulier... notamment ce choix, jugé “fou” par beaucoup : reverser chaque année 1% du chiffre d'affaires (pas des bénéfices !) pour soutenir des associations de terrain. Une décision simple, coûteuse, ... et éminemment féconde.Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia, a voulu faire de ce choix un mouvement ouvert à toutes les entreprises. Il l'a appelé 1% for the Planet et déployé dans de nombreux pays. Ou en est le mouvement aujourd'hui ?900 entreprises ont rejoint 1% for the Planet France et reversent 14 millions d'euros chaque année à des associations de protection de l'environnement. Isabelle incarne ce capitalisme responsable, où le mécénat ne vient plus “après coup”,mais devient une part intégrante de la stratégie. Elle nous parle de la façon dont cet engagement modifie toute la culture d'entreprise et le rapport au travail des salariés.Ce que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode :Donner plus de sens à sa vie professionnelle, c'est souvent capitaliser sur le chemin professionel qu'on a déjà accompli. Le mouvement 1% for the Planet n'est pas un simple don à une association. Il vient questionner le rôle de l'entreprise, interroger le partage de la valeur, et travailler la question du sens au travail. S'émerveiller, c'est la première marche vers la mise en mouvement (et elle est à notre portée à tous !)

Afrique Économie
Relation France-Afrique: le tournant business assumé du sommet Africa Forward de Nairobi

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 12, 2026 2:28


Fin du pré carré et partenariat renouvelé. La France voulait afficher ses ambitions en Afrique dans le cadre du sommet Africa Forward à Nairobi, qu'elle co-organisait avec le Kenya. Les deux journées du sommet ont été très denses, avec de nombreux chefs d'État africains présents et un important forum d'affaires. Le bilan de ce sommet est avant tout économique. Avec notre envoyé spécial à Nairobi, Pour Paris désormais, la relation avec l'Afrique sera gagnant-gagnant ou ne le sera pas. Emmanuel Macron s'est exprimé, galvanisé, devant un parterre d'entrepreneurs français et africains : « C'est un continent où il y a plus d'un milliard de jeunes de moins de 30 ans. Il faut juste que nous, Français et Européens, on se réveille. Et on s'est réveillé. On veut reconquérir des parts de marché dans l'Afrique francophone, mais on veut aussi en conquérir dans l'Afrique lusophone, anglophone, parce que l'Afrique n'est qu'un continent. » Le logiciel a changé, clament en chœur les chefs d'entreprises présents. William Ruto, le président kényan, s'en est félicité : « Ce que vous avez fait est la bonne chose à faire pour rééquilibrer notre relation. En tant que dirigeants de ce continent, nous ne cherchons plus de l'aide. Nous ne cherchons plus de prêts. Nous voulons avoir une discussion équilibrée. Nous voulons avoir une discussion bénéfique. » De nombreux contrats ont été signés : 23 milliards d'euros ont été annoncés lors d'un forum d'affaires foisonnant et parfois un peu bruyant. Emmanuel Macron est monté sur scène pour rappeler à l'ordre une partie de l'assistance. La séquence est devenue virale sur les réseaux. « C'est la fin du cycle macronien » Mardi 12 mai, il fut question d'économie, toujours d'économie, lors du sommet des chefs d'État. Une coalition de PDG français et africains de grandes entreprises ont été invités à donner des orientations à la trentaine de présidents et Premiers ministres présents. Parmi eux, il y avait Christel Heydemann, PDG d'Orange, qui veut accélérer les investissements et lever les barrières : « On a beaucoup d'échanges avec les décideurs politiques dans les pays où l'on opère, parfois des débats qui ne sont pas simples. Quel doit être le bon niveau de taxation sur des profits générés quand notre enjeu, c'est de gagner, de permettre d'investir dans les infrastructures de demain ​​​​​​​? » Il y a eu très peu de voix critiques à Nairobi. Pour beaucoup, ce sommet a marqué le début d'une relation claire et solide. Pour l'économiste togolais Kako Nubupko, c'est aussi la fin d'un cycle. « C'est la fin du cycle macronien. C'est la fin d'une décennie qui est partie avec un postulat : dépasser l'économie d'empire pour aller vers une économie d'entreprise. C'est en même temps le début d'un nouveau cycle qui, de toutes les façons, va engager le prochain ou la prochaine présidente de la République française. En même temps, ça engage tous les chefs d'État africains », décrypte-t-il. Un succès par le nombre d'acteurs présents a fait de ce sommet Africa Forward un succès. Il n'y a pas grand-chose de neuf à en retenir d'un point de vue politique, mais d'un point de vue économique, un nouveau pari a été pris : celui d'un redéploiement vers l'Afrique de l'Est désormais complètement effectif. À lire aussiEmmanuel Macron sur RFI, France 24 et TV5 Monde: «L'Afrique va réussir et on réussira avec»

Reportage International
En Chine, le marché géant de Yiwu affecté par les guerres commerciales et les crises géopolitiques

Reportage International

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:34


Donald Trump attendu en Chine en fin de semaine, avec en toile de fond les tensions commerciales entre Pékin et Washington. Mais à Yiwu, gigantesque plateforme d'exportation chinoise, beaucoup de commerçants disent avoir déjà appris à vivre sans le marché américain. Après des années de guerre commerciale, ils se sont tournés vers l'Afrique, le Moyen-Orient ou l'Asie centrale. Et aujourd'hui, certains s'inquiètent davantage des conflits au Moyen-Orient que des droits de douane américains. De notre envoyée spéciale à Yiwu, Cléa Broadhurst, et Lei Yang Dans les allées du plus grand marché de gros au monde, les commerçants de Yiwu racontent tous la même chose : la guerre commerciale lancée par Donald Trump a transformé leurs activités. Li Ye, vice-président de la Chambre de commerce d'Yiwu, explique les conséquences de ces tensions : « Depuis la guerre commerciale, ces exportations sont devenues difficiles, donc nous nous sommes reconvertis vers d'autres marchés. À un moment donné, les droits de douane ont atteint 100 %, ce qui a réduit les commandes à zéro. » Pour beaucoup d'entreprises locales, les États-Unis restent un marché rentable. Mais après plusieurs années de tensions commerciales, nombre d'entre elles ont commencé à diversifier leurs débouchés. C'est ce que confirme Li Tenghui, commerçant de gros : « Beaucoup de clients ont alors annulé leurs commandes ou abandonné les marchandises. Nous avons dû écouler les stocks par divers canaux, notamment celui des fins de série, ou réexporter vers d'autres pays. Aujourd'hui, beaucoup de confrères à Yiwu ne considèrent plus les États-Unis comme un marché principal. Ils ont commencé à se réorienter il y a longtemps. » Désormais, l'Afrique, le Moyen-Orient ou encore l'Asie centrale prennent une place croissante dans les exportations de Yiwu. Quand les routes commerciales se ferment, les commerçants cherchent d'autres solutions, comme l'explique Li Ye : « Avant, on pouvait vendre les choses directement, sans détour. Là, ça ne passe plus. Alors je fais quelques détours. Les Chinois ont une grande capacité à savoir prendre d'autres chemins, si l'on nous laisse la possibilité de le faire. » Mais aujourd'hui, ce sont surtout les tensions au Moyen-Orient qui inquiètent les commerçants, à l'image de Li Tenghui : « Le Moyen-Orient représente 25 à 30 % de notre chiffre d'affaires. Il ne s'agit pas seulement d'une hausse des prix ou de tarifs douaniers : les clients ne peuvent tout simplement plus acheter. Les navires ne peuvent pas accoster, ils n'osent pas accoster. » Même constat chez Yu Jiani, vendeuse de décorations d'Halloween : « La guerre affecte surtout nos matières premières. Le pétrole est instable, donc le tissu aussi. Les délais de livraison des matières premières sont passés d'une semaine à un mois, et les prix ont beaucoup augmenté. Certaines matières ont augmenté d'environ 10 %. » Pourtant, dans les allées du marché, les acheteurs étrangers continuent d'affluer. Parmi eux, Ibrahim, un commerçant jordanien qui vient s'approvisionner à Yiwu depuis vingt ans. « Je pense qu'aucun pays ne vaut la Chine. En Chine, on trouve tout ce qu'on veut. Si je ne peux pas me rendre en Chine, je vais peut-être mettre fin à mon activité », confie-t-il. À Yiwu, malgré les guerres commerciales et les conflits régionaux, beaucoup restent convaincus qu'il faudra continuer à passer par la Chine pour faire tourner le commerce mondial. À lire aussiLes États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l'Iran

Afrique Économie
Au Ghana, une carte d'identité «portefeuille» pour révolutionner les paiements

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:24


Portefeuille lié à l'identité numérique, identification biométrique, signature électronique ou encore cartes multifonctions. Les innovations autour des papiers d'identité nouvelle génération évoluent rapidement et plusieurs pays en Afrique sont leaders en la matière. Au Ghana, il sera bientôt possible de payer avec sa carte d'identité. Un outil efficace pour améliorer l'inclusion financière des citoyens et leur accès au service public. Après la carte d'identité biométrique, voici la carte d'identité « portefeuille ». Au Ghana, l'Autorité nationale d'identification (INA) est sur le point de fabriquer une carte d'identité qui permettra aux citoyens d'effectuer des paiements en magasin et en ligne dans plus de 200 pays, ainsi que de retirer de l'argent. Une innovation présentée comme un outil clé pour lutter contre la fraude et formaliser une économie où les transactions se font encore majoritairement en liquide ou via le paiement mobile. Selon Patrick Asuming, économiste et professeur à l'université du Ghana, ce dispositif pourrait transformer le paysage économique du pays. « Ça permettrait de réduire l'argent liquide en circulation. Ça peut aussi aider à mieux piloter la politique monétaire. Moins il y a de cash qui circule en dehors du système, plus l'activité économique devient visible. Et ça permet à l'État de mieux cibler ses politiques et de mieux collecter l'impôt », explique-t-il. Cependant, cette avancée soulève une préoccupation majeure : la protection des données financières et biométriques contre les cyberattaques et les abus. « Les normes de sécurité ne sont pas encore au niveau requis. Des intrusions sont possibles, et les protections restent insuffisantes, notamment face à un usage des données par les autorités », avertit Patrick Asuming. Renforcer le cadre légal apparaît donc indispensable pour obtenir la confiance des usagers. Des négociations sont en cours entre l'INA, les banques et les autorités publiques afin de répondre à ces enjeux. Des retombées économiques majeures Au-delà des défis sécuritaires, les retombées économiques potentielles de cette initiative sont considérables. Selon un récent rapport publié par IN Groupe, le groupe public français spécialiste des solutions d'identité numérique, l'investissement dans ces nouveaux systèmes pourrait générer entre 3 et 13 % de PIB supplémentaire, en permettant aux pays de « sauter des étapes » technologiques. « Il y a une opportunité d'investissement qui est extrêmement forte », souligne Agnès Diallo, présidente-directrice générale d'IN Groupe. Il y a une possibilité de faire un grand bond en avant, un phénomène de "leapfrog" (« saut de grenouille », en anglais) qui permet finalement de se libérer des contingences de ressources contraintes, de capacités techniques contraintes, et d'aller chercher à libérer ce potentiel de croissance économique et d'inclusivité à travers l'identité numérique et, d'une manière générale, les infrastructures numériques qui permettent de porter l'économie », précise-t-elle. IN Groupe collabore déjà avec plusieurs États africains, dont le Kenya, le Maroc, le Rwanda et Madagascar, pour développer leurs systèmes d'identité numérique. Selon le groupe, 35 % des pays du continent en sont déjà équipés, et plus d'un tiers sont en train de les mettre en place. Parmi les pays leaders dans ce domaine figurent l'Afrique du Sud, l'Éthiopie, le Kenya, le Nigeria et l'Égypte, qui ont chacun déployé des solutions d'identité numérique à grande échelle. À lire aussiLa Zlecaf œuvre à la construction d'une économie numérique panafricaine commune

Un Jour dans l'Histoire
Hedy Lamarr, génie à Hollywood

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later May 10, 2026 21:53


Née le 9 novembre 1914 à Vienne, révélée au grand public par le film Extase de Gustav Machatý, Hedy Lamarr conquiert ensuite Hollywood en tournant avec des réalisateurs majeurs tels que King Vidor, Jacques Tourneur ou Victor Fleming. Derrière l'image de beauté mythique se cache une femme d'une intelligence rare, animée par une curiosité insatiable. Passionnée de sciences, Hedy Lamarr mène, en parallèle de sa carrière d'actrice, des expériences chez elle. Visionnaire, elle développe avec le compositeur George Antheil un procédé révolutionnaire de codage des transmissions, fondé sur le saut de fréquence. Pensée pour soutenir l'effort de guerre américain, cette invention ouvre la voie aux technologies modernes de communication sans fil. Hedy Lamarr était aussi une peintre de talent. L'invitée d'Axelle Thiry est Claudia Collao qui a suivi des études de cinéma à l'Université de Paris VIII, tout en travaillant dans le secteur de la production audiovisuelle. Elle débute à La Sept, bientôt rebaptisée Arte, avant de collaborer avec Agnès Varda pour Les Glaneurs et la Glaneuse, Jacques Rozier ou encore Tonie Marshall. Elle écrit et réalise son premier documentaire en 2005, Chili, là où se termine la terre. Parmi ses autres réalisations figurent (Re)Make in Hollywood (2022), Europa Maudit : Metropolis (sélection compétition Histoire du Cinéma, Pessac 2022) et Hedy Lamarr : l'invention d'une star (2018). sujets traités : Hedy Lamarr, génie, Hollywood, actrice, George Antheil , peintre, Claudia Collao Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
En Syrie, les autorités multiplient les arrestations en marge du premier procès des dignitaires d'Assad

Reportage International

Play Episode Listen Later May 10, 2026 2:41


La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin.  De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes

Reportage Afrique
Une chimiste kényane utilise les nanotechnologies pour lutter contre la pollution de l'eau

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 10, 2026 2:11


Le sommet Africa-Forward s'ouvre ce lundi 11 mai à Nairobi. Prévu sur deux jours, coorganisé par la France et le Kenya, mais ouvert à de nombreux pays du continent, il veut illustrer l'évolution de la politique de la France en Afrique en mettant en valeur les échanges franco-africains et la recherche commune de solutions concrètes. Des partenariats existent déjà, par exemple en matière de recherche. Le CNRS français a notamment ouvert en 2024 un bureau à Nairobi. RFI est allée à la rencontre d'une chercheuse kényane qui a pu faire avancer ses recherches en collaborant avec d'autres chercheurs en France. De notre correspondante à Nairobi, Dans les sous-sols de l'Université de Nairobi, une petite pièce climatisée abrite une partie du laboratoire de Bridget Mutuma, chercheuse en chimie. C'est ici qu'elle mène ses travaux, entourée d'équipements spécialisés. Parmi eux, un analyseur thermogravimétrique, un appareil essentiel pour ses recherches. « Cet appareil s'appelle un analyseur thermogravimétrique. Il est utilisé pour étudier les propriétés thermiques des matériaux, comme la température à laquelle ils se décomposent. C'est très important pour les nanotechnologies sur lesquelles porte mon travail, la science des choses à très petite échelle, comme je l'appelle. J'étudie des dispositifs et des matériaux capables de fonctionner à l'échelle nanométrique », explique-t-elle. Bridget Mutuma a choisi de consacrer ses recherches à la lutte contre deux fléaux environnementaux : les déchets plastiques et la pollution des eaux. L'idée a pris forme pendant la crise du Covid-19. « Ça m'a frappé : comment puis-je utiliser ma science pour résoudre les problèmes environnementaux ? Au Kenya, comme à l'échelle mondiale, les déchets plastiques constituent un problème. Mon travail consiste donc à utiliser ces déchets plastiques pour fabriquer des nanomatériaux, qui sont ensuite utilisés pour traiter l'eau », confie la chercheuse. Collaboration avec le CNRS en France Pour faire avancer ses travaux, Bridget Mutuma a noué une collaboration avec des chercheurs en France. Cette rencontre est née lors d'un colloque en ligne. « Il y a l'expertise que j'ai sur les nanomatériaux et l'expertise que les chercheurs ont sur l'énergie solaire, la photocatalyse. J'ai même pu passer un mois au CNRS d'Orléans. J'ai fait expédier des échantillons là-bas pour les étudier et aussi pouvoir apprendre auprès de la professeure Ania Conchi. J'ai réussi à rencontrer quelqu'un dont le domaine de recherche recoupe le mien. J'ai également pu utiliser certains équipements sur place, rencontrer d'autres chercheurs pour collaborer, et donner des conférences », raconte-t-elle. Lors de son séjour à Orléans, Bridget Mutuma a également apporté sa propre expertise à l'équipe française. « Mon travail est essentiellement axé sur le carbone, je m'intéresse aux carbones creux. Ils avaient déjà travaillé sur des oxydes métalliques creux, mais pas sur du carbone creux. J'ai travaillé avec l'équipe sur place pour en fabriquer, ce qui m'a permis d'également transmettre mon expertise afin que nous puissions être synchronisés », souligne-t-elle. Si les travaux de Bridget Mutuma sont encore en cours de développement, la chercheuse kényane se réjouit déjà des premiers résultats, qu'elle qualifie de prometteurs. À lire aussiAu Kenya, le pari d'une énergie verte

Choses à Savoir
Pourquoi certains livres du 19e siècle sont toxiques ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 9, 2026 1:41


Cela peut sembler sorti d'un roman, et pourtant, c'est bien réel. Certains ouvrages anciens, reconnaissables à leur reliure d'un vert éclatant, contiennent une substance dangereuse : de l'arsenic.Au XIXe siècle, l'édition connaît un véritable essor. Les livres deviennent plus accessibles, plus nombreux, et aussi… plus esthétiques. Pour attirer les lecteurs, les éditeurs utilisent des couleurs vives et élégantes. Parmi elles, un vert particulièrement intense, très à la mode : le fameux “vert de Paris”.Le problème, c'est que ce pigment, aussi séduisant soit-il, contient de l'arsenic — un poison puissant. À l'époque, ce n'est pas une exception. L'arsenic est utilisé dans de nombreux objets du quotidien : papiers peints, vêtements, jouets… et donc, livres.Mais pourquoi cela pose-t-il problème aujourd'hui ?Avec le temps, ces reliures vieillissent, se fragilisent… et commencent à s'effriter. De minuscules particules contenant de l'arsenic peuvent alors se détacher. Et c'est là que le danger apparaît : lorsqu'on manipule ces ouvrages, on peut inhaler ces microparticules, ou même les ingérer sans s'en rendre compte, par exemple en portant ses mains à la bouche après avoir tourné les pages.Le risque reste généralement faible pour une exposition ponctuelle, mais pour les bibliothécaires, archivistes ou chercheurs qui manipulent régulièrement ces livres, la vigilance est de mise.Face à ce problème, des initiatives se sont mises en place. C'est le cas du Poison Book Project, un programme de recherche qui traque ces ouvrages toxiques dans les bibliothèques du monde entier. Leur objectif : identifier les livres concernés, comprendre les risques… et protéger ceux qui les manipulent.Aujourd'hui, les bibliothèques prennent des précautions. Les livres suspects sont souvent isolés, parfois placés dans des boîtes spéciales, et manipulés avec des gants. Dans certains cas, ils sont même retirés de la consultation directe.Ce qui rend cette histoire fascinante, c'est qu'elle rappelle une chose essentielle : le passé n'est pas toujours inoffensif. Derrière un objet aussi familier et culturel qu'un livre peut se cacher un danger invisible.En résumé, certains livres du XIXe siècle sont toxiques non pas à cause de leur contenu… mais à cause de leur couleur. Une couleur séduisante, née d'une époque où l'esthétique primait parfois sur la sécurité — et dont les effets se font encore sentir aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Vieux Sage
Le Soi: fondement absolu ou illusion première ?

Le Vieux Sage

Play Episode Listen Later May 9, 2026 43:16


Parmi toutes les questions que la philosophie a héritées de l'Inde ancienne, celle du Soi est peut-être la plus vertigineuse : non pas "qui suis-je ?" — interrogation psychologique —, mais "y a-t-il seulement quelqu'un qui se pose cette question ?" Deux des traditions les plus profondes de l'histoire des idées ont apporté à cette question des réponses diamétralement opposées, et pourtant d'une troublante parenté.Je vous propose dans ce modeste essai d'explorer la question du Soi selon l'advaita vedanta et son représentant principal, Shankaracarya, et selon le bouddhisme avec un de ses plus grand penseur, Nagarjuna. Même si cinq siècles les séparent, leurs pensées et analyses se répondent. Texte, musique, narration et réalisation: Bruno Léger Production: Les mécènes du Vieux Sage Que règnent la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers.  OM Shanti, Shanti, Shanti. 

C dans l'air
Pr. Anne-Claude Crémieux - Hantavirus: le nouveau covid?

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 7, 2026 10:38


C dans l'air l'invitée du 6 mai avec Pr. Anne-Claude Crémieux, infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS).La croisière depuis Ushuaia a tourné au drame pour les passagers d'un navire, touché par des cas d'hantavirus. La prise en charge des personnes à bord du « MV Hondius » nécessitant des soins a débuté mercredi, a déclaré l'Organisation mondiale de la santé. Le bateau doit ensuite mettre le cap vers les Canaries, en Espagne, pour faire débarquer le reste des passagers et de l'équipage. Le bilan est actuellement de trois morts. À la mi-journée, un nouveau cas a été identifié en Suisse chez un homme ayant voyagé à bord du navire.Au total, 88 passagers et 59 membres d'équipage se trouvent à bord du navire. Parmi eux figurent cinq touristes français, a précisé lundi le ministère de la Santé français. L'OMS s'attelle désormais à déterminer l'enchaînement des événements qui ont notamment conduit à la mort de trois passagers, un couple de Néerlandais et une Allemande, partis début avril depuis le sud de l'Argentine. La directrice du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS juge qu'il y a eu « une transmission interhumaine ». Selon l'Organisation, pour le moment, l'épisode présente un risque « faible » pour le reste du monde. « Il ne s'agit pas d'un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19 », souligne Maria Van Kerkhove.

Reportage Afrique
«Un savoir-faire qu'il faut développer»: les femmes en marche vers l'autonomie et la reconnaissance en Centrafrique

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:27


En Centrafrique, les femmes prennent de plus en plus conscience de leur situation et se mettent en ordre de bataille pour leur émancipation. Partout, des initiatives émergent, portées par une volonté commune : conquérir une autonomie économique durable et affirmer leur place dans la société. Longtemps considérées comme le sexe faible, elles ont décidé de reprendre leur destin en main. Activités génératrices de revenus, petits commerces, agriculture, artisanat : une dynamique collective qui redessine peu à peu le paysage économique local, malgré de nombreux défis à relever. De notre correspondant à Bangui, Au milieu des rangées de bananiers et d'avocatiers, Yvette Denzou s'active. Machette à la main, elle avance d'un pas sûr, observant chaque parcelle avec attention. En face, des tomates mûrissent lentement dans un petit jardin bien clôturé, offrant des touches de rouge vif, promesses de récoltes à venir. Pour Yvette Denzou, l'agriculture est bien plus qu'un simple moyen de subsistance : « La terre, c'est notre richesse. Tout ce que vous voyez ici est le fruit de notre travail. Nous cultivons pour nourrir nos familles, mais également pour vendre et vivre dignement. Mon combat, c'est de montrer que nos produits locaux ont de la valeur. Quand je vois mes cultures grandir, je sais que mes efforts ne sont pas vains. » Au quartier Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, un atelier artisanal est installé au bord de la route. À l'intérieur, Rebecca Mambelo façonne patiemment ses créations : bois, fibres naturelles et tissus. Ici, chaque objet raconte une histoire : « L'artisanat, c'est ma passion, mais c'est aussi ma vision : créer quelque chose qui nous ressemble et qui peut nous faire vivre dignement. Je fabrique des sacs, des paniers, des vêtements et des perles artisanales. À travers mon savoir-faire, je défends la valeur des femmes. » « Il faut un lieu vraiment dédié à la femme » Aujourd'hui, de nombreuses femmes centrafricaines s'inspirent de modèles venus du continent pour aller de l'avant. Parmi ces figures, Sefora Kodjo, présidente de la Fondation Sephis. Lors de son séjour à Bangui, cette Ivoirienne a partagé son expérience avec des femmes qui rêvent de réussir : « J'ai vu que la Centrafrique est riche de son sol. Il y a énormément de richesses locales et un savoir-faire qu'il faut développer, amplifier. On a des questions d'infrastructure, on a des questions de la technologie, du digital, de la connexion internet. Ce sont sur beaucoup de défis de ce genre qu'il faut encore travailler. » Pour que cet élan se consolide, la structuration est essentielle, selon Portia Deya Abazene, présidente de la Fédération des associations des femmes entrepreneures de Centrafrique (Fafeca) : « Parce que si tu restes dans l'informel, tu ne pourras pas gagner les parts de marché. Donc, il faut d'abord que l'on surmonte ce défi de se structurer et de se former. Il faut un incubateur, il faut un lieu dédié à la femme. » Dans un contexte encore fragile, ces femmes tracent leur chemin avec détermination. Entre initiatives individuelles et actions collectives, elles doivent aussi lutter contre les pesanteurs sociales qui cherchent encore à les reléguer au second plan dans la société. À lire aussi«Chaque jour, on voit sa tombe»: à Bangui, des familles enterrent leurs morts à domicile, faute de cimetières À lire aussi«Il n'est jamais revenu»: en Centrafrique, terreur au lycée de Boali après la mort de plusieurs élèves [2/3]

Choses à Savoir SANTE
Quels sont fruits et légumes qui concentrent le plus de pesticides ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 4, 2026 1:55


En France, tous les fruits et légumes ne sont pas égaux face aux pesticides. Les différences tiennent surtout à deux facteurs très simples : la fragilité du produit face aux parasites et la façon dont on le consomme (avec ou sans peau).Parmi les aliments les plus concernés, on retrouve régulièrement certains fruits à peau fine. La fraise arrive souvent en tête : elle est très sensible aux champignons et aux insectes, ce qui entraîne des traitements fréquents, et sa surface poreuse retient facilement les résidus. Même logique pour la pomme, largement consommée avec la peau, et souvent traitée pour assurer sa conservation. Le raisin est aussi très exposé, car il pousse en grappes serrées, propices aux maladies.Du côté des légumes, certains cumulent les risques. La tomate, très cultivée sous serre, peut recevoir plusieurs traitements selon les conditions. Les épinard et les salade posent un autre problème : leurs feuilles larges captent directement les pulvérisations, et comme on les consomme entiers, les résidus restent présents. Enfin, le poivron est régulièrement cité pour sa sensibilité aux parasites.À l'inverse, certains produits sont naturellement mieux protégés. Les fruits à peau épaisse comme la banane ou l'avocat limitent fortement l'exposition, car on ne consomme pas leur enveloppe. Les légumes racines comme la carotte ou la pomme de terre peuvent contenir des résidus, mais ceux-ci sont souvent réduits par l'épluchage.Comment expliquer ces écarts ? Les pesticides ne pénètrent pas tous profondément dans les tissus. Beaucoup restent en surface, mais certains sont dits “systémiques” : ils circulent dans la plante. Cela signifie qu'un simple rinçage ne suffit pas toujours à tout éliminer.Pour s'en protéger, plusieurs gestes simples sont efficaces. D'abord, varier son alimentation : cela évite d'accumuler toujours les mêmes résidus. Ensuite, laver soigneusement les fruits et légumes à l'eau courante, en frottant, ce qui réduit déjà une partie des traces. Éplucher quand c'est possible aide aussi, même si cela enlève une partie des nutriments.Le levier le plus efficace reste de privilégier les produits issus de l'agriculture biologique pour les aliments les plus exposés. Le bio n'est pas totalement exempt de traitements, mais les substances utilisées sont plus limitées et souvent moins persistantes.Enfin, il faut garder une vision équilibrée : les bénéfices à consommer des fruits et légumes restent largement supérieurs aux risques liés aux pesticides. L'enjeu n'est pas de s'en méfier, mais de faire des choix un peu plus éclairés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nota Bene
EXTRAIT - Être proche de personnes mortes il y a 4 000 ans, c'est possible ? - Avec Cécile Michel

Nota Bene

Play Episode Listen Later May 3, 2026 5:35


J'ai eu le plaisir d'enregistrer il y a quelques jours un nouvel entretien historique avec Cécile Michel, en partenariat avec les Éditions du Seuil. Cécile, elle est historienne et archéologue, spécialiste en assyriologie, et elle travaille sur des milliers de tablettes vieilles d'il y a 4 000 ans découvertes à Kültepe, en Turquie actuelle. Parmi ces tablettes, il y a d'innombrables lettres, qui lui ont permis de découvrir des tranches de vie quotidienne des personnes, et notamment des femmes, qui ont vécu à cette époque. Même si les chercheurs doivent toujours prendre de la distance avec leurs sujets de recherche, les recherches de Cécile et de ses collègues ont un côté très humain, très émouvant, et je vous propose d'écouter Cécile nous en parler en attendant que l'entretien intégral soit disponible sur le podcast d'ici quelques jours. Bonne écoute !

Reportage International
«Le hockey est une religion»: au Québec, la cathédrale Saint-Jean-sur-Richelieu vibre pour les Canadiens de Montréal

Reportage International

Play Episode Listen Later May 2, 2026 2:31


Il y a des endroits où la frontière entre le sacré et le profane devient floue. Le Québec en offre peut-être l'exemple le plus savoureux. À une quarantaine de kilomètres au sud de Montréal, une cathédrale s'est transformée, le temps des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (NHL), en salle de projection géante pour les matchs des Canadiens de Montréal, l'équipe de hockey que le Québec suit avec dévotion.  De notre correspondante à Saint-Jean-sur-Richelieu, Tout annonce le début d'un office à la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste, au sud de Montréal. Mais ce soir, la foule n'entonne pas un cantique : elle chante l'hymne national. Ces fidèles-là ont une autre foi : celle des Canadiens de Montréal, leur équipe de hockey sur glace. Et pour ce supporter, ce n'est pas qu'une métaphore : « Un des surnoms du Canadien de Montréal, c'est justement la Sainte-Flanelle. C'est vraiment dans nos gènes. » En pleine séries éliminatoires de la Coupe Stanley, le Graal du hockey nord-américain, ils vibrent pour leur équipe face au Lightning de Tampa Bay, devant un écran géant suspendu au-dessus de l'autel. Parmi eux, Vincent goûte à ce décor : « Une église, c'est le parfait endroit pour célébrer ça ! Je pense qu'on est la seule place au monde où le hockey, c'est une religion. Pour nous, c'est vraiment ça, au Québec. » Derrière l'initiative, il y a La Cargaison, un collectif d'artistes dirigé par Françoise Dancause : « Je me suis réveillée avec une idée un peu folle, parce que je suis fan du Canadien de Montréal et les gens ont embarqué dans cette folie-là. » Jusqu'à 16 000 dollars de recette Le collectif transforme la cathédrale avec ses spectacles immersifs depuis deux ans. Mais il n'y a jamais attiré autant de monde, et certains soirs, plus de 500 personnes remplissent la nef : « C'est extraordinaire ! Avec le hockey, c'est tout un décorum », s'enthousiasme Françoise Dancause. Les codes du hockey se mêlent à ceux du lieu sacré : pizza mangée sur les bancs d'église, bières servies dans un confessionnal reconverti en bar... Et sous les voûtes illuminées en bleu et rouge, les couleurs du Canadien. L'ambiance est survoltée. En 40 ans à l'orgue, Mario Coutu n'avait jamais vécu une telle ferveur : « Ça génère plus de décibels qu'une acclamation à l'évangile à la messe du dimanche. » Derrière l'image insolite, un enjeu bien réel : « Faire vivre la cathédrale. » Isabelle Brulotte travaille pour la corporation qui gère le lieu : « Juste en chauffage, c'est 50 000 dollars par année. Malheureusement, on n'a plus de subventions. » Québec a suspendu cette année ses programmes d'aide au patrimoine religieux : « Des événements comme celui de ce soir peuvent nous rapporter jusqu'à 16 000 dollars. Sans ça, il y aurait de la difficulté à survivre. » Car si la cathédrale reste un lieu de culte actif, rares sont ceux qui viennent encore y prier : « ​​​​​​​C'est le hockey qui me ramène, mais on prie pas mal pour une victoire. » Dans cette cathédrale, la foi change certains soirs de visage… mais pas d'intensité.

Zeteo
Priscilla Richard : Au service de l'Amour divin

Zeteo

Play Episode Listen Later May 2, 2026 103:12


Priscilla Richard le dit en parlant d'elle-même : « Je suis une femme au service de l'amour ». Ses origines indiennes sont probablement à l'origine de son attachement à Amma. Elle a effectué de nombreux voyages en Inde, vécu des longs séjours auprès de celle qui prône la religion de l'amour universel. Devenue l'une de ses disciples, elle fréquente régulièrement l'Asram du Plessis, près de Paris, fondé et animé par Swamini (Zeteo #347).Son ancrage en terre française, le pays de sa naissance, son attachement à notre culture et à notre langue sont probablement à l'origine de son baptême récent dans l'Église orthodoxe à Paris (en novembre 2024), après avoir été notamment très marquée par l'enseignement du père Philippe Dautais.Aujourd'hui, Priscilla anime avec Jacques Rousseaux, son mari, le Centre de Recherche Évolutives qu'ils ont créé ensemble. Un lieu aussi étonnant qu'inattendu dans l'est parisien, où se tiennent régulièrement des rencontres avec des invités venus partager leurs expériences spirituelles, artistiques, médicales ou sociales. Parmi elles, certains qui ont déjà participé à Zeteo, comme Jean-Philippe de Tonnac, Swamini, Veronika Dimicoli, d'autres qui le feront bientôt.Priscilla est thérapeute. Les soins ayurvédiques qu'elle pratique sont imprégnés d'une impressionnante dimension mystique et sacrée.Parce qu'avant tout, Priscilla est une femme ardente. Le feu brûle en elle et rayonne autour d'elle, dans l'éclat d'une beauté et d'une puissance féminine libérée.Dans sa proximité avec Amma, sa relation étroite avec Marie de Nazareth, ses liens avec les mystiques, les thérapeutes et jusqu'aux chamanes, Priscilla témoigne de la convergence entre toutes les spiritualités.Priscilla est une mère de famille et même déjà une grand-mère. Une femme qui a connu les épreuves et les souffrances, qui traverse comme chacun ses ombres et ses vulnérabilités.La joie, la grâce et la puissance qui vivent en elles la traversent aussi. Disciple de l'amour divin, elle nous libère à notre tour. Elle nous restaure dans notre confiance, et notre aptitude originelle au bonheur. Sa beauté, sa féminité, son intelligence et sa sensibilité expriment la quintessence d'une énergie féminine ouverte à l'amour inconditionnel et universel.Pour découvrir le Centre de Recherches Évolutives, créé et animé par Priscilla Richard et Jacques Rousseaux, cliquer ici.Pour découvrir son activité et contacter Priscilla Richard, cliquer ici. --------------     LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE PRISCILLAJe suis la guérisseuse du Monde et je me guéris moi-mêmeJe suis l'Amour incarné sans limite dans mon CœurJe suis la Connaissance IntuitiveJe suis l'Essence de la FéminitéJe suis la Femme Révolutionnaire qui participe au Grand Réveil des ConsciencesJ'ai des mains en Or, chargées d'Amour et de LumièreJe suis en Paix avec moi-même et avec les autresJe suis telle que mon temple intérieur est sacréJe suis Celle qui manifeste l'abondance dans ma réalitéJe suis l'Équilibre du MondeJe suis la Puissance CréatriceJe suis la Manifestation DivineJe suis le Soi-Suprême qui incarne la Joie, la Paix et l'acceptation de mon être sans conditionsJe suis celle qui a le cœur débordant de douceur et qui diffuse cette énergie dans le MondeJe suis l'ÉternitéJe suis l'Esprit éclairé et éclairantJe suis l'Être d'expansion qui répand sa lumière sur la terreJe suis la GuidanceJe suis l'InspirationJe suis l'Être précieux et sacréJe suis la Co-fondatrice d'un lieu de convergenceJe suis le Grand Amour de ma vieJe suis la femme libre, puissante et libérée de ses chainesJe suis celle qui n'a pas peurJe suis sans conditionnementJe suis celle qui nage dans l'océan du BonheurJe M'aime et je T'aime Voici qui je suis, me voilà telle que je me créée, et mes parents m'ont appelée Priscilla --------------     LE SOLEIL DE L'AMOURIl y a quelques jours, Thierry Janssen nous a attiré vers le Soleil de l'Égypte antique. Cette semaine, c'est encore plus à l'Orient que nous mène Priscilla Richard. Si son voyage intérieur est illuminé par la spiritualité orthodoxe, à l'orient de l'Europe, son incarnation et sa projection dans le monde sont profondément inspirées par l'Inde… encore plus vers le Levant.  Nous entrons dans la période de l'année où la lumière, chaque jour, gagne sur les ombres. Avec Priscilla, Zeteo suit le mouvement de la vie qui explose au printemps pour culminer en été. Dans le coeur des auditeurs et des auditrices vont se propager la lumière, l'énergie et la flamme qui brûlent en elle. Ce sont les parcelles d'un feu d'amour universel qu'Amma répand dans le monde en embrassant des millions d'hommes et de femmes.C'est le même amour divin que celui du Christ qui a embrasé le monde et qui l'a traversé de part en part, dans l'offrande absolue de sa vie en sacrifice.Je suis très heureux et ému de partager cet épisode aujourd'hui, et de permettre à un plus grand nombre la rencontre avec une femme que j'ai découverte un peu par hasard il y a juste un peu plus de trois mois. Depuis, je peux dire que ma vie n'est plus comme avant. De Priscilla, j'ai reçu une lumière et une confiance là où mes ombres rêgnaient encore, au cœur de ma propre incarnation, dans mon corps.« Ne t'occupe pas des ténèbres, répand la lumière », nous disait ici notre bien aimée Marguerite Kardos il y a quelques mois. Oui, le monde mortel des hommes est inquiétant. Mais avec des porteurs de lumière comme Marguerite, Amala, Thierry, Priscilla et tant d'autres, nous sommes guidés vers l'amour éternel, dès notre vivant, dans notre incarnation, dans notre corps.  En ce moment, un grand soleil brille dans mon cœur, comme rarement dans ma vie. Parfois, je me surprends à des pensées craintives… Surtout, ne rien dire, garder la joie pour soi, par peur d'attirer les envies, les jalousies, les ondes néfastes de ceux qui maudissent le bonheur des autres, quand leur propre cœur est trop fermé pour l'accueillir en eux.Eh bien non ! À l'image de Priscilla ou de Thierry, je préfère prendre le risque de proclamer la joie et la lumière qui vivent en eux, et aussi en moi. Je pense aussi à Amala, qui prend ce risque aussi, comme elle le disait ici il y a deux semaines. Elle nous parle de sa Joie, mais elle ne nous cache pas ses ombres, ses limites et ses souffrances.Le courant d'amour qui va vous traverser tous en écoutant Priscilla, il est trop fort pour être craint ou rejeté. Il épouse, transforme et guérit nos ombres. Je vous souhaite à tous que grandisse dans vos cœurs et vos corps le Soleil de l'Amour,Guillaume Devoud  --------------    Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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Les pieds sur terre
Café-croissant, les travailleuses du matin

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later May 1, 2026 34:02


durée : 00:34:02 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Élise Andrieu - Nabila et Lucie travaillent à la gare RER de Châtelet à Paris, où elles vendent gaufres, cafés et croissants dès le petit matin. Elles ont traversé bien des épreuves ou des amours avant d'arriver jusqu'ici. Parmi les cinq cent mille voyageurs quotidiens, qui s'arrêtera pour écouter leur histoire ? - réalisation : Emmanuel Geoffroy, François Caunac

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Un pasteur vous répond (#1PVR)
Comment prier pour nos politiciens? (Épisode 500)

Un pasteur vous répond (#1PVR)

Play Episode Listen Later May 1, 2026 17:53


Découvrez cet extrait du webinaire diffusé à l'occasion de l'épisode 500 du podcast Un pasteur vous répond, dans lequel nous avions réservé quelques surprises à Florent. Parmi elles, la présence de Thierry, pasteur et aumônier auprès des parlementaires, dont l'appel et le témoignage avaient particulièrement touché Florent. Thierry nous racontera son parcours et son vécu afin de répondre à la question du jour: «Comment prier pour nos politiciens ?»

Franck Ferrand raconte...
« Riche comme Crésus » : Pourquoi parmi tous les rois richissimes, c'est son nom que l'Histoire a retenu ?

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 26:18


Partez à la découverte de l'histoire fascinante du royaume de Lydie et de son célèbre roi Crésus, connu pour sa richesse légendaire. Franck Ferrand nous plonge dans cette époque où le trône de Lydie était convoité, et où Crésus a dû faire face à une menace grandissante venant de l'est : l'Empire perse. Vous apprendrez comment Crésus est parvenu au pouvoir après avoir éliminé son demi-frère, et comment il a ensuite consolidé la puissance économique et militaire de son royaume. Grâce aux mines d'or et d'argent qui abondent en Lydie, Crésus a pu accumuler une richesse colossale, dont témoignent les offrandes somptueuses qu'il a faites aux sanctuaires grecs. Mais son règne ne durera pas. Lorsque les Perses, menés par le redoutable Cyrus, s'approchent des frontières de la Lydie, Crésus décide d'attaquer. Malgré les encouragements de l'oracle de Delphes, ses troupes seront finalement écrasées. Sardes, la capitale, sera assiégée et finira par tomber entre les mains des Perses.

Choses à Savoir
Pourquoi le groupe Bilderberg est-il sulfureux ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:48


Le groupe Bilderberg est dit « sulfureux » d'abord parce qu'il réunit, chaque année, une partie de l'élite occidentale dans un cadre extrêmement fermé. Créé en 1954 à l'hôtel de Bilderberg, aux Pays-Bas, il naît dans le contexte de la guerre froide. Son objectif initial est de renforcer le dialogue entre l'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord, afin d'éviter les divisions au sein du bloc occidental face à l'Union soviétique. Aujourd'hui encore, il se présente comme un simple forum de discussion informel.Son fonctionnement alimente la méfiance. Chaque année, entre 120 et 150 participants sont invités : chefs d'État ou de gouvernement, ministres, dirigeants de grandes entreprises, banquiers, responsables militaires, intellectuels ou patrons de la tech. Parmi les participants connus, on trouve par exemple Henry Kissinger, figure historique et fidèle du groupe, Bill Clinton avant son élection à la présidence américaine, Emmanuel Macron avant de devenir président, Angela Merkel, Mark Rutte, ou encore des dirigeants d'entreprises comme Eric Schmidt (ex-Google) ou Peter Thiel. Ces invitations individuelles, souvent faites à des personnalités en ascension, nourrissent l'idée d'un réseau d'influence puissant.Les réunions se tiennent à huis clos, sans presse. Elles suivent la règle de Chatham House : les idées peuvent être reprises, mais sans citer les auteurs. Le groupe publie une liste des participants et des thèmes abordés — géopolitique, économie mondiale, intelligence artificielle, sécurité — mais aucun compte rendu détaillé, aucune décision officielle, aucun vote.C'est précisément cette opacité qui alimente son image sulfureuse. Officiellement, le groupe ne décide de rien. Mais il met en relation des individus qui, eux, ont du pouvoir. Pour ses défenseurs, cette confidentialité permet des échanges francs et utiles. Pour ses critiques, elle pose un problème démocratique : voir des responsables politiques discuter librement avec des acteurs économiques majeurs, loin de tout regard public, interroge sur la transparence et les éventuels conflits d'intérêts.Enfin, cette discrétion a favorisé l'émergence de nombreuses théories du complot, qui lui prêtent un rôle de « gouvernement mondial ». Ces interprétations sont largement exagérées. Mais elles prospèrent sur un fait réel : le groupe Bilderberg est un lieu où se croisent des personnes parmi les plus influentes du monde, dans un cadre confidentiel. En réalité, ce n'est pas une société secrète qui dirige le monde, mais plutôt un club d'influence discret — et c'est précisément cette discrétion qui le rend, aux yeux de beaucoup, profondément suspect. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'appel trop con
Boucherie boulangère du 1er Mai

L'appel trop con

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:52


Cette année, seuls quelques commerces ont le droit d'ouvrir le 1er mai. Parmi eux, les boulangeries et les fleuristes. En revanche, les boucheries n'ont pas le droit de faire travailler leurs employés. Mais ça c'est pas un problème pour la maison Martin. Dans son appel trop con du jour, il lance une combine pour pouvoir travailler le 1er mai. Y compris pour ceux qui ne veulent pas.

Les voix du crime
Ces enfants ont "vécu des soirées démoniaques" : l'avocat de victimes d'un pédocriminel en série raconte comment elles ont été "manipulées" pendant des années

Les voix du crime

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 32:29


Nous sommes en 2019. Un jeune homme est auditionné par les gendarmes : il est témoin d'une bagarre. À la fin, sans doute se sent-il en confiance avec l'enquêteur et lui confie qu'il a été violé lorsqu'il était enfant. C'est assez pour qu'une instruction judiciaire soit ouverte et deux ans plus tard, l'homme qu'il accuse est arrêté. Il s'appelle Laurent Moussière. Une perquisition est menée chez cet ex-opérateur du SAMU, formateur à la Croix-Rouge. À son domicile, les enquêteurs retrouvent un carnet dans lequel sont consignés les noms, adresses et dates de naissances de plusieurs hommes. Ce sont en fait ses victimes : il profitait de son statut de soignant pour les approcher. Laurent Moussière est mis en examen pour viol et agressions sexuelles, mais aussi pour corruption de mineurs. Il est accusé d'avoir approché certaines de ses victimes sur Internet. Deux procès se préparent : un devant le tribunal correctionnel, l'autre devant la cour criminelle du Rhône avec une vingtaine de parties civiles. La voix du crime de cet épisode présenté par Marie Zafimehy, c'est Maître Jean Sannier. Il est avocat de l'association Innocence en danger et représente huit parties civiles dans cette affaire, en correctionnelle comme en criminelle. Parmi ses clients figure la première victime, celle qui a témoigné d'une bagarre, celle par qui tout a commencé. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la NASA a-t-elle ignoré ses propres résultats scientifiques ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:35


Au début des années 1960, en pleine rivalité spatiale entre les États-Unis et l'URSS, le programme Project Mercury sélectionne les premiers astronautes américains : les célèbres “Mercury Seven”. Tous sont des hommes, pilotes d'essai militaires. Pourtant, en parallèle, une expérience méconnue va démontrer que des femmes pouvaient répondre aux mêmes exigences, voire les dépasser : c'est le programme informel appelé Mercury 13.Tout commence avec le docteur William Randolph Lovelace II, spécialiste de médecine aéronautique et concepteur des tests physiologiques de la NASA. Convaincu que les femmes présentent des avantages potentiels — masse corporelle plus faible, consommation d'oxygène réduite, meilleure tolérance à l'isolement — il décide de leur faire passer exactement les mêmes épreuves que les astronautes masculins.Entre 1960 et 1961, 25 femmes pilotes expérimentées sont recrutées. Treize d'entre elles réussissent l'ensemble des tests médicaux et psychologiques : d'où le nom “Mercury 13”. Parmi elles, Jerrie Cobb, une pilote exceptionnelle totalisant plus de 10 000 heures de vol.Les tests sont extrêmement exigeants. Ils incluent des examens cardiovasculaires poussés, des analyses neurologiques, et surtout des épreuves de résistance. L'une des plus célèbres consiste à rester isolé dans un caisson sensoriel rempli d'eau tiède, dans l'obscurité totale et sans repère visuel. Jerrie Cobb y tient plus de 9 heures, surpassant la plupart des hommes testés.D'autres épreuves mesurent la tolérance aux accélérations, la capacité respiratoire ou encore la résistance au stress. Globalement, les résultats sont équivalents, et parfois supérieurs, à ceux des astronautes masculins. Scientifiquement, rien ne justifie leur exclusion.Mais le programme s'arrête brutalement. Contrairement aux Mercury Seven, ces femmes ne sont pas issues de l'armée, condition exigée par la NASA pour des raisons administratives et politiques. À l'époque, les femmes sont exclues des postes de pilotes d'essai militaires. Résultat : elles sont éliminées… non pour des raisons médicales, mais institutionnelles.En 1962, Jerrie Cobb et d'autres candidates témoignent devant le Congrès américain pour défendre leur cause. Malgré leurs performances, le programme ne sera jamais relancé.Ironie de l'histoire : en 1963, l'URSS envoie Valentina Tereshkova dans l'espace, devenant la première femme cosmonaute.L'expérience Mercury 13 révèle ainsi un décalage frappant entre les capacités scientifiques démontrées et les barrières sociales de l'époque. Elle montre que, dès les débuts de la conquête spatiale, les femmes étaient prêtes — mais pas encore autorisées — à franchir les frontières de l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Tirs contre Donald Trump: comment l'assaillant a-t-il percé la sécurité présidentielle?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des Afghans coincés au Qatar, un recours déposé à l'UA contre la révision constitutionnelle au Cameroun et la flotte moustique iranienne. Tirs contre Donald Trump : comment l'assaillant a-t-il percé la sécurité présidentielle ?  Alors que Donald Trump avait jusqu'à maintenant refusé de prendre part au traditionnel dîner annuel des correspondants de la présidence, sa première participation tourne au drame. Des coups de feu ont retenti au Hilton de Washington, où se tenait la cérémonie, juste après le discours de bienvenue. Des tirs visant le président américain qui a rapidement été évacué. Comment l'assaillant a-t-il pu s'approcher si près de Donald Trump avec une arme lors de ce gala normalement sécurisé ? Cet événement va-t-il entraîner des mesures de sécurité plus strictes ?  Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI.      États-Unis : quel sort pour les Afghans coincés au Qatar ?   Près de 1 100 Afghans qui ont travaillé avec l'armée américaine sont aujourd'hui coincés au Qatar. Alors que l'administration de l'ancien président, Joe Biden, avait promis de les accueillir sur le sol américain, l'administration de Donald Trump cherche maintenant à les envoyer dans un pays d'Afrique subsaharienne. Parmi ces pays, figurent la RDC avec laquelle les États-Unis viennent de signer un accord migratoire. Qui sont exactement ces Afghans ? Pourquoi sont-ils actuellement bloqués au Qatar ? Comment Washington justifie-t-il son refus de rapatrier les Afghans sur le sol américain comme l'avait promis Biden ?  Avec Nicolas Rocca, journaliste au service international de RFI.      Cameroun : pourquoi l'opposition dénonce une révision constitutionnelle « illégale » ?  Au Cameroun, le parti d'opposition, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, a « saisi les instances compétentes de l'Union africaine (UA) » pour contester la révision constitutionnelle adoptée par le gouvernement camerounais au début du mois d'avril. Pourquoi le MRC dénonce-t-il un « coup d'État constitutionnel » ?  Maurice Kamto a-t-il des chances d'être entendu par l'UA ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela.      Iran : pourquoi la « flotte moustique » inquiète les Américains ?  Alors que les négociations entre Washington et Téhéran n'ont toujours pas repris au Pakistan, la menace iranienne en mer prend de l'ampleur. La raison : leur « flotte moustique ». De quoi s'agit-il exactement ? En quoi pourrait-il peser dans les discussions avec les États-Unis ? Avec Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies.

Les Grandes Gueules
Le témoignage du jour - Stella Rocha, ancienne prostituée transgenre du Bois de Boulogne : "... alors que parmi mes clients il y avait des politiques, des acteurs, des journalistes" - 28/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 1:33


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Abel Boyi, éducateur, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Franck Ferrand raconte...
Les sœurs Mirabal contre la dictature de Trujillo, un symbole de résistance face à l'obsession du tyran dominicain

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 23:06


Le dictateur dominicain Trujillo convoite la belle Minerva Mirabal. Elle se refuse à lui et entre avec ses sœurs dans l'opposition clandestine. Les sœurs Mirabal deviennent l'obsession du tyran et un symbole de résistance.Franck Ferrand nous emmène en 1949, dans la ville de Santiago, où le dictateur Trujillo inaugure un nouveau palais municipal. Parmi les invités se trouvent les filles de la famille Mirabal, dont le regard du tyran ne tarde pas à se poser avec insistance. Minerva, l'aînée, attire particulièrement son attention.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Les sœurs Mirabal contre la dictature de Trujillo, un symbole de résistance face à l'obsession du tyran dominicain

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 1:40


Le dictateur dominicain Trujillo convoite la belle Minerva Mirabal. Elle se refuse à lui et entre avec ses sœurs dans l'opposition clandestine. Les sœurs Mirabal deviennent l'obsession du tyran et un symbole de résistance.Franck Ferrand nous emmène en 1949, dans la ville de Santiago, où le dictateur Trujillo inaugure un nouveau palais municipal. Parmi les invités se trouvent les filles de la famille Mirabal, dont le regard du tyran ne tarde pas à se poser avec insistance. Minerva, l'aînée, attire particulièrement son attention.

Grand reportage
Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:30


Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l'emballement, puis l'explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C'était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d'abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. De notre correspondante à Kiev, Pour beaucoup d'historiens, la catastrophe de Tchernobyl a contribué à accélérer la chute de l'URSS, révélant les défaillances d'un système centralisé, et réveillant le nationalisme ukrainien. Aujourd'hui, alors que la centrale nucléaire n'opère plus que pour le refroidissement du combustible nucléaire et la décontamination, le site et toute la zone d'exclusion sont revenus au cœur des préoccupations des Ukrainiens : en 2022, c'est ici, dans une zone encore hautement radioactive, que l'invasion russe à grande échelle a commencé.  Dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, Volodymyr Verbytskyi, notre guide assigné par l'Agence d'État de gestion de la zone, nous montre comment fonctionne un dosimètre : cet appareil permet de mesurer la quantité de radiation reçue par une personne ou un appareil à un endroit donné. Il sonne très souvent, rappelant ainsi le fort taux de radioactivité de la zone, même quarante ans après la catastrophe. Il explique : « il faut savoir que plus le sol est meuble, plus on va avoir des taux élevés. Là où il y a de l'asphalte, le dosimètre se calme, le taux de radiation a baissé, et de beaucoup ! ». La ville de Chornobyl a donné son nom à la centrale Notre première halte est un jardin d'enfants, caché derrière la végétation. Volodymyr se souvient : « Après l'accident, ce village a été oublié : le 28 avril, Pripyat avait déjà été évacué… et le 1er et 2 mai, des enfants étaient encore amenés ici, malheureusement ».  Les alertes du dosimètre s'arrêtent dès qu'on entre dans ce bâtiment délabré, et le bâtiment semble figé dans le temps. On y trouve des chaussons d'enfants en feutrine, des peluches, des livres tous recouverts de poussière sont exposés aux quatre vents… de petits lits rouillés rappellent qu'avant d'être une zone sinistrée, Tchernobyl était un lieu d'habitation. Ce jardin d'enfants précède l'entrée dans la ville de Chornobyl, qui a donné son nom à la centrale. « Chernobyl » en est la version russe, celle qui domine encore à l'étranger, au grand dam des Ukrainiens. La ville, qui se trouve à 18 km au sud de la centrale, est coquette, et pas tout à fait déserte : certains des travailleurs de la centrale, ainsi que des personnes qui auraient dû évacuer, y habitent encore, malgré l'interdiction. Dans un jardin du souvenir, l'artiste Anatoli Haydamaka a installé une série de panneaux de noms de villes aujourd'hui rayées de la carte : celles qui ont dû être abandonnées suite à la catastrophe.  Cet abandon est criant quelques kilomètres plus loin, dans la ville abandonnée de Pripyat. Il aura fallu aux autorités soviétiques 36 heures après l'explosion du réacteur numéro 4 pour donner à la population locale, soit près de 50 000 habitants, l'ordre d'évacuation. Plusieurs raisons expliquent ce délai. D'abord la confusion autour de l'état du réacteur numéro 4 et du niveau des radiations, l'ampleur de l'évacuation à organiser d'un point de vue logistique, mais aussi, et surtout, le déni au niveau institutionnel : dans le système autoritaire soviétique, les décisions étaient centralisées, la culture du secret encadrait les mauvaises nouvelles, afin de ne pas porter atteinte à l'image de l'État et mettre en doute sa compétence, quitte à ce que la population en pâtisse. « Personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations » En 1986, Volodymyr avait 25 ans, et il habitait Pripyat. Au milieu des ruines du café disco de la ville, il nous montre ses photos de jeunesse, et se souvient de sa première cuite. La ville avait été construite en 1970, à 3 km de la centrale nucléaire, et ses habitants étaient majoritairement des travailleurs de la centrale et leur famille. Ici, la moyenne d'âge était de moins de 30 ans. Tout était mis à leur disposition dans cette ville-atome que Moscou voulait mettre en scène comme le fleuron du parc nucléaire soviétique. Dans l'hôpital de la ville, il décrit, comme si c'était hier, les scènes qui s'y sont déroulées il y a quarante ans : « Les premiers blessés ont été amenés dans ce hall, puis ils ont été emmenés dans les étages, où on leur a prodigué les premiers soins ». Ici, des câbles et des blocs de béton pendent du plafond, dont on voit dépasser de l'amiante. à travers les décombres et la poussière, on voit que l'hôpital a été quitté dans la précipitation : au sol, gisent des tablettes de médicaments, des fioles de désinfectant, une multitude de papiers figés dans la poussière. Dans les mois qui ont suivi, Pripyat a fait l'objet de campagnes de pillages, comme l'explique Volodymyr : « Les appartements ont été cambriolés, et une chose est sûre : il s'agit d'un véritable phénomène. Mais le véritable scandale, c'est que personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations. » De fait, des particules radioactives se sont déposées sur tous les meubles, et incrustées durablement dans les tapis et moquettes. Après la catastrophe et l'évacuation, Pripyat a été pillée par des personnes qui n'avaient pas compris la raison pour laquelle les évacués n'avaient pas pris leurs biens avec eux… En ce début de printemps, Pripyat est déserte. Le grand soleil et le vent n'augurent rien de bon, c'est même le pire moment pour visiter une zone radioactive : les arbres, qui puisent dans les nappes phréatiques encore hautement contaminées, charrient du pollen qui disperse les particules radioactives dans l'air qu'on respire. Le dosimètre émet toujours ses avertissements. À lire aussiUkraine: Leonid Kindzelski, le héros oublié de Tchernobyl À seulement 3 km de là, se trouvent la centrale nucléaire de Chernobyl, et son dôme de confinement, le « sarcophage ». Volodymyr nous rappelle qu'on ne peut que photographier le sarcophage, endommagé au printemps 2025 par une frappe russe. Ce jour-là, des jeeps de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique) patrouillent sur la zone, et des travailleurs qui continuent de refroidir le combustible nucléaire, même si la centrale est à l'arrêt, vont et viennent. Sur un petit parvis, un mémorial a été aménagé, on y voit une vingtaine de portraits de soldats tombés sur la ligne de front. Ils sont originaires de la région et ont travaillé à la centrale avant de s'engager. Ici, s'entremêlent plusieurs tragédies : aux morts, aux liquidateurs auxquels un monument est également dédié, s'ajoute la mémoire vive des crimes russes commis ici, comme l'explique Oleksandr Hrygorash, chef du département de contrôle des opérations de la centrale nucléaire et responsable de la supervision et de la protection civile: « Premièrement, ce qui s'est passé à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 24 février 2022 était un acte de terrorisme nucléaire perpétré par la Russie, à savoir la prise de contrôle des installations nucléaires. Deuxièmement, un second acte de terrorisme nucléaire a eu lieu lorsqu'un drone russe a frappé l'arche de la nouvelle enceinte de confinement le 14 février 2025. C'est également un acte de terrorisme nucléaire. » 40 ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur Ces actes ont tous été commis en violation des dispositions de la Convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, conclue le 14 septembre 2005 et ratifiée par la Russie… Alors que Moscou a non seulement mis en danger la population ukrainienne et au-delà des frontières, mais aussi ses propres soldats, qui creusaient des tranchées dans la Forêt Rouge, la zone la plus radioactive qui se trouve aux abords de la centrale, au mépris de toute précaution, déplore Oleksandr Hrygorash : « La présence de toute personne dans la zone d'exclusion ou sur le site de la centrale de Tchernobyl en général exige le respect des consignes de sécurité. Les radiations ne pardonnent pas le manque de respect, elles ne font pas de distinction, militaire ou civil, scientifique ou simple ouvrier, elles affectent tout le monde de la même manière. Quant aux occupants qui ont négligé les consignes de sécurité, ils ont eux-mêmes mis leur santé en danger et regretteront un jour de ne pas les avoir respectées. »  Cette occupation russe de la centrale nucléaire va au-delà du sens commun: pendant environ cinq semaines, jusqu'au départ des troupes russes de la région de Kyiv, environ 100 travailleurs du site ont été bloqués sur place pendant près de 25 jours…au lieu de leur shift de 12h pour assurer le fonctionnement de la centrale électrique, nécessaire au refroidissement des combustibles nucléaires. Leur présence a permis d'éviter le pire, et Oleksandr Hrygorash ne tarit pas d'éloges: « Aucun des spécialistes qui ont pris le service de nuit le 23 février 2022 ne s'attendait à ce que sa garde dure 600 heures, voire mille heures pour certains. Mais grâce à la qualité de leur formation, aucun n'a quitté son poste et chacun a accompli ses tâches. » Sans la présence de ces travailleurs, on ne peut pas exclure qu'un nouvel incident nucléaire ait eu lieu à la centrale… Alors que quarante ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur. Parmi ceux qui s'en souviennent, il y a ceux qui l'ont vécue personnellement. À Zdvyzhivka, près de Borodyanka, à environ une heure de route de Kyiv, Vassil, un liquidateur de 90 ans, et sa femme Nina, 86 ans, se rappellent du jour où leur vie a basculé : en 1986, ils habitaient dans la zone d'exclusion.  Au lendemain de la catastrophe nucléaire, le couple a été sommé d'évacuer la maison qu'ils possédaient. Nina confie : « Ils (les officiels) nous ont dit de tout laisser tomber et ils ont commencé à nous évacuer. Le 4 mai, oui, ils ont commencé à nous évacuer. Ils ont bouclé la zone à 30 kilomètres et interdisaient l'accès à quiconque s'y trouvait. En fait, ils nous ont évacués après l'accident. » Vassil, son mari, travaillait à la centrale et n'avait pas non plus été informé de la gravité de la situation : « Il était chauffeur, d'habitude il rentrait à la maison après le quart de nuit. Il conduisait un KamAz à l'époque. Il est arrivé pour son quart de nuit, il ne savait pas qu'il s'était passé quelque chose pendant la nuit. Il est parti travailler. » Alors que la famille a dû tout quitter dans l'urgence, Vassil, lui, chauffeur de ces poids lourds soviétiques qui charriaient des matériaux vers la centrale nucléaire, a été réquisitionné pour transporter le sable utilisé pour colmater le réacteur 4, dans un premier effort pour stopper le feu, puis pour apporter du plomb, utiliser pour stopper les radiations. Il explique le chaos des premiers jours et son travail : « Je me rendais sur le terrain d'aviation, où il y avait du plomb en train d'être cassé. Puis ces blocs étaient chargés dans des nacelles et transportés jusqu'aux hélicoptères. Il y avait probablement une soixantaine d'engins sur place. Et en vol, ils avaient l'air tout petits et partaient dans tous les sens. » Alors que ces opérations dangereuses ont cours, Vassil se souvient de la dévastation tout autour de lui : « Toute la forêt de Polissia était brûlée, les conifères sont tous devenus noirs. Ils étaient si beaux, et il n'en restait que les troncs, plus aucune branche. » Les premières semaines, Vassil a multiplié les allers-retours vers la centrale sinistrée. Très vite, il a eu des brûlures autour des poignets, dues aux radiations. Au bout de quelques semaines, il doit également abandonner son camion, un KamAz soviétique, qui fera partie des centaines de camions contaminés enterrés dans la zone d'exclusion. Vassil a travaillé dans le transport de matériaux pour la centrale jusqu'en 1988, et jusqu'au jour où sa santé ne le lui a plus permis : « Je conduisais vers Tchernobyl pour aller aider, j'étais au volant et d'un coup je n'ai plus rien vu. J'ai stoppé le camion, j'ai attendu, je savais que quelqu'un allait passer. ça a été le cas, et on m'a emmené à l'hôpital de Chornobyl. Et puis ma vue est revenue, comme ça ». Quarante ans plus tard, dans leur salon de Zdyzhivka, Nina et Vassil s'estiment chanceux d'être encore en vie, et ils n'ont pas seulement survécu à une catastrophe nucléaire, car chez eux, plusieurs pages de l'histoire de l'Ukraine s'entremêlent : ils ont survécu à l'occupation russe des premières semaines de l'invasion de 2022, ainsi qu'aux bombardements qui ont plu sur le village à la libération.

Reportage International
Singapour: l'intelligence artificielle, un enjeu au cœur de l'éducation des enfants

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:34


Singapour est le deuxième pays au monde qui utilise le plus les agents d'intelligence artificielle (IA), selon un rapport de l'entreprise Salesforce. La cité-État dispose d'une stratégie nationale pour développer l'IA et prévoit d'investir 1 milliard de dollars dans la recherche pour les cinq ans à venir. Le budget 2026 prévoit un accès premium gratuit à des IA génératives pour les citoyens suivant des ateliers de formation. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : entre volonté de ne pas rater le coche et besoin de cadrer l'usage, des écoles maternelles et primaires utilisent depuis plusieurs années l'IA. De notre correspondante de retour de Singapour, Singapour, 6,11 millions d'habitants, est connu pour sa première place au test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) et pour son attrait pour les agents d'IA. Rien de surprenant, donc, que la cité-État introduise l'intelligence artificielle dans son système éducatif. Côté université, par exemple, la NTU, université nationale de Nanyang, imposera des cours d'initiation à l'IA à tous ses étudiants à la prochaine rentrée d'août 2026. Cette technologie fait aussi son chemin dans les plus petites classes. Les applications éducatives à base d'intelligence artificielle voient leurs ventes augmenter, de +30 à 75 % selon les entreprises. « Comment a-t-on fait pour obtenir cette illustration ? », interroge une enseignante devant sa classe. « Gemini ! », répond un écolier âgé de 5 ans, qui connaît déjà un outil d'intelligence artificielle générative. Avec ses camarades, ils s'en servent une fois par semaine pour écrire et illustrer une histoire. À lire aussiL'IA est-elle une chance pour l'éducation? « Le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques » Parmi les logiciels utilisés : un robot conversationnel dérivé de ChatGPT. L'école maternelle l'a paramétré pour s'adapter à l'âge des enfants. L'enseignante, Jasmine, l'utilise depuis trois ans : « Le robot leur propose de nouveaux mots peu communs. Donc comparé aux livres pour enfants, le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques. » Dans la salle d'à côté, des élèves de 6 ans ont cours de chinois. Sur leur tablette, un jeu leur fait réviser la lecture et l'écriture pendant 20 minutes. « J'identifie les caractères chinois. C'est rigolo ! », réagit un élève. L'intelligence artificielle personnalise ici les exercices. Elle cible les points faibles de chaque enfant. La scolarité coûte près de 1 400 euros par mois dans cette maternelle privée. Elle a été fondée par une entreprise de logiciels éducatifs dont Richard Yen est le directeur : « Les professeurs restent les personnes les plus importantes pour enseigner aux enfants. Mais l'IA peut être un très bon assistant de révision. Cette génération est née avec l'IA, on ne peut pas vraiment l'empêcher d'accéder aux écrans. Singapour est un petit pays. On n'a pas de ressources naturelles, donc la technologie et l'IA seront très importantes pour notre futur. » À lire aussiL'enseignement 100% IA du David Game College de Londres Un usage de l'IA encadré dans les écoles publiques Le ministère de l'Éducation produit ses propres outils éducatifs basés sur l'IA. Mais pour le moment, l'usage reste variable. Victor, 10 ans, inscrit dans une école publique, confirme : « À l'école, nous, on n'utilise pas l'IA, mais ma maîtresse, oui, pour évaluer nos examens. » Rien d'étonnant : à Singapour, près de trois professeurs sur quatre déclarent utiliser de l'IA pour préparer leurs cours ou réaliser des tâches administratives. Pour les élèves, le ministère de l'Éducation recommande un usage encadré dès 9-10 ans – l'équivalent de la classe de CM1. Pour Jessica, mère de deux écoliers, c'est une bonne mesure : « Je pense que l'IA arrive dans nos vies, donc autant préparer les enfants à bien l'utiliser. Ma seule crainte, ce serait que les enfants ne sachent plus faire des choses simples, en se reposant sur l'idée que l'IA va répondre à leur place. Les enfants ont besoin de résoudre des problèmes. »  À ce sujet, le ministre de l'Éducation, Desmond Lee, se montre très clair : « Les élèves singapouriens doivent aussi, d'après lui, comprendre le fonctionnement de l'IA, ses risques et rester maîtres de l'outil, en cultivant, notamment leur esprit critique. » À lire aussiL'intelligence artificielle dans l'enseignement: seuls 20% des enseignants l'utilisent

Business of Bouffe
[Replay] Tigrane Seydoux - Big Mamma | L'histoire d'un entrepreneur qui veut changer la vie des gens avec des pizzas

Business of Bouffe

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 152:08


Nous sommes aujourd'hui avec l'un des restaurateurs les plus inspirants de sa génération. Avec son associé Victor, il a révolutionné la cuisine italienne en France et bien au-delà. Il est surtout un entrepreneur visionnaire qui a su bousculer les codes de la restauration. Notre invité est Tigrane Seydoux, le co-fondateur de Big Mamma. Pour co-animer cet épisode de Business of Bouffe, Philibert est accompagné d'Élisa Gautier, la fondatrice du restaurant Kiosk à Paris.À travers ce podcast, nous cherchons à comprendre le phénomène Big Mamma. On disait d'eux au début que leur succès exceptionnel serait un phénomène de mode. Force est de constater qu'après 10 ans, les 28 restaurants du groupe Big Mamma sont aujourd'hui devenus des institutions.Pour cela, nous retraçons le parcours de Tigrane : de son enfance entre Monaco et Paris, où son héritage familial dans l'univers de l'hôtellerie de luxe a façonné sa vision de l'hospitalité, à la création de Big Mamma en 2015 avec son associé Victor Lugger. Tigrane nous raconte ainsi en détail et avec beaucoup de franchise comment ils ont donné vie à leur vision audacieuse du restaurant, malgré leur manque d'expérience initiale dans le secteur.Nous explorons ensuite l'expansion fulgurante de Big Mamma. Tigrane nous dévoile les coulisses de leur développement international. Parmi les paris audacieux, l'Italie devient une étape clé. Ouvrir un restaurant italien en Italie, un défi ? Pas pour Big Mamma. Tigrane nous explique comment ils ont su s'imposer avec une équipe locale et une approche humble, jusqu'à être reconnus par le prestigieux guide Gambero Rosso.Enfin, avec la transparence qui le caractérise, Tigrane nous livre sa vision du futur de Big Mamma et du secteur de la restauration. Il évoque l'arrivée du fonds londonien McWin comme actionnaire majoritaire en 2023, valorisant le groupe et ses ambitions d'expansion aux États-Unis. Tout au long de l'entretien, on découvre un entrepreneur énergique et passionné, pour qui le succès est avant tout une aventure humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment ce poilu condamné pour mutinerie a déjoué la mort ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:04


En juin 1917, l'armée française traverse l'une des périodes les plus sombres de la Première Guerre mondiale. Après l'échec sanglant de l'offensive du Chemin des Dames, le moral des troupes s'effondre. Les mutineries éclatent. Des milliers de soldats refusent de remonter en ligne. L'état-major décide alors de frapper fort pour rétablir l'ordre.C'est dans ce contexte qu'a lieu, à Villers-sur-Fère, dans l'Aisne, un procès expéditif. Cinq soldats sont désignés comme meneurs et condamnés à mort pour mutinerie. Parmi eux, un caporal : Vincent Moulia.Le verdict est sans appel. L'exécution est prévue pour le lendemain. Mais dans la nuit, un événement improbable se produit. Profitant d'un moment de relâchement de la surveillance — et peut-être d'une complicité tacite — Moulia parvient à se libérer de ses liens. Il s'échappe dans l'obscurité, laissant derrière lui ses camarades condamnés.Commence alors une fuite incroyable. Blessé, affaibli, traqué, il traverse la campagne en ruines. Il se cache, avance la nuit, évite les patrouilles. Son objectif : échapper à l'armée française, qui le considère désormais comme un condamné à mort en fuite.Après des jours d'errance, il réussit à franchir les lignes et gagne l'Espagne, pays neutre. Là, il pense trouver refuge. Mais tout n'est pas si simple. Les autorités espagnoles l'arrêtent. Il est interné dans des conditions précaires. Pendant plusieurs années, il va survivre dans un entre-deux : ni libre, ni livré à la France.La guerre s'achève en 1918. Mais pour Moulia, le cauchemar continue. Il reste en exil, craignant d'être arrêté et exécuté s'il rentre. Il faudra attendre plusieurs années pour que sa situation évolue. En 1933, soit plus de quinze ans après les faits, il est finalement gracié. Sa condamnation est levée. Il peut revenir en France, libre.Son histoire est unique. Des centaines de soldats ont été condamnés à mort pendant la guerre, plusieurs dizaines exécutés pour l'exemple. Mais Vincent Moulia est le seul à avoir échappé à son peloton d'exécution et survécu.Au-delà du destin individuel, cette affaire éclaire une réalité plus large : la brutalité de la discipline militaire en 1917, dans une armée au bord de la rupture. Les mutineries ne sont pas des actes de lâcheté, mais des cris de désespoir face à des offensives jugées suicidaires.Moulia, lui, a refusé de mourir pour l'exemple. Et contre toute attente, il a réussi.Son histoire rappelle qu'au cœur de la guerre, il y a aussi des trajectoires individuelles, fragiles, imprévisibles… capables de déjouer le destin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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DZ Mafia : récit d'un procès sous très haute tension

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Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 25:58


Un procès sous haute tension s'est achevé le mardi 14 avril devant la cour d'assises spéciale d'Aix-en-Provence. Six hommes étaient accusés d'être impliqués dans un double homicide, en 2019, à Plan-de-Campagne près de Marseille. Cinq ont été reconnus coupables.Parmi eux, deux sont présumés chefs d'un célèbre cartel de narcotrafiquants, la DZ Mafia. L'un des deux, a été condamné à 25 ans de prison, mais l'autre a été acquitté. Code source revient sur ce procès avec Christel Brigaudeau, du service police justice du Parisien.[Message pour nos auditeurs et auditrices : le Parisien va offrir des places pour le concert de Céline Dion, à Paris, l'automne prochain. Pour participer au tirage au sort, il suffit de s'inscrire via ce lien.]Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Barbara Gouy et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : ZZIIGG. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
Découvrez l'histoire (vraie) du couple le plus célèbre du Titanic, dont la femme, enceinte, a survécu

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 20:33


Parmi les centaines de passagers entraînés, à leur corps défendant, dans la catastrophe du Titanic, le couple formé par le milliardaire Astor et sa très jeune épouse demeure le plus célèbre.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.