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Depuis l'offensive israélo-américaine en Iran, le 28 février 2026, les yeux du monde sont braqués sur la situation dans le détroit d'Ormuz, cet étroit couloir marin bloqué d'abord par Téhéran, puis aussi partiellement par Washington. Trois mois et demi de paralysie d'une route maritime stratégique, qui entrave sérieusement le commerce : les bateaux qui y transitent transportent pétrole, gaz et produits industriels et pétrochimiques.Malgré le protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran le 17 juin 2026, la situation semble loin d'être réglée. Parmi les points d'achoppement, la volonté de Téhéran de rendre durablement payant le passage du détroit pour les armateurs des navires. L'Iran, dont l'économie est à terre, entend tirer une manne financière de ce détroit. Et ne pas lâcher cette « arme de blocage » qui a pallié si efficacement son infériorité militaire.Ce précédent du détroit d'Ormuz pourrait bien bouleverser un ordre mondial jusqu'ici établi : celui de la libre circulation maritime. Or, plus de 80 % du commerce mondial s'effectue sur les mers.Un pays peut-il décider, à lui seul, de remettre en question la liberté de circulation des bateaux dans les détroits ? Que dit le droit international à ce sujet ? Quelles conséquences pourraient avoir ce précédent, qui pourrait inspirer d'autres pays riverains d'autres détroits stratégiques ? Le commerce maritime est-il menacé ? Réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Claire Gatinois et Julien Bouissou, journalistes au service International et Economie du Monde.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Florentin Baume. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Recherche d'archives : Estelle Dubot. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extrait d'une conférence de presse de Donald Trump le 21 mai 2026, extrait d'une interview d'Emmanuel Macron, le 18 juin 2026 sur France 2.Cet épisode a été diffusé le 24 juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:29:04 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Pendant 20 ans, des lettres anonymes de menaces sexuelles arrivent dans des boîtes aux lettres du sud Morvan. Parmi les destinataires, beaucoup sont agriculteurs et n'osent en parler. Quelques-uns cependant portent plainte, dont Valérie Bernadat, qui va découvrir qu'elle est loin d'être la seule. - réalisation : Valentin Rémy, Adèle Tocquet, Pauline Maucort, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que les dérives sectaires continuent de progresser en France, notre invité du jour exerce un métier hors du commun. Benoît est détective privé et s'est spécialisé dans l'infiltration de groupes soupçonnés de manipulation mentale. Son travail ? Créer de fausses identités, gagner la confiance des membres et s'immerger dans ces communautés pour comprendre ce qui s'y passe réellement. Parmi ses récentes missions, il a notamment infiltré un groupe prônant le « pranisme », qui prétend permettre de vivre sans manger ni boire. Ce matin, il va nous raconter les coulisses de ces infiltrations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le jeudi 2 juillet s'annonce festif et animé dans les Jardins du Département à Dijon ! K6FM, accompagné par le Conseil Départemental, vous propose son showcase annuel. Un concert gratuit marqué par la présence, entre autres, d'Helmut Fritz, Emma, Génération Céline et d'artistes locaux.Parmi eux figure Léo Vita. Révélé au grand public cette année au travers de son beau parcours à The Voice, le chanteur originaire de Saône-et-Loire se produira dans la cité des Ducs. Il est le premier à ouvrir le bal des interviews. Retrouvez ci-dessous un bel entretien au cours duquel Léo Vita revient sur sa musique, sa vision de la vie mais aussi sur sa lutte contre le cancer détecté en 2024.
Jeudi 18 juin, une journée particulière était organisée dans les locaux du SAVS, Service d'Accompagnement à la Vie Sociale. Cette structure de l'APEI Centre-Alsace, située à Sélestat, a souhaité marquer le coup pour son 30e anniversaire. L'occasion de revenir sur son histoire, son évolution et ses fonctions. Parmi les personnes accompagnées par le SAVS de l'APEI Alsace Centrale, Patrice Ruppel nous livre son témoignage.Le lien vers notre article complet : https://www.azur-fm.com/news/selestat-le-savs-celebre-ses-30-ans-de-soutien-aux-personnes-en-situation-de-handicap-2761Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs de terrain qui œuvrent chaque jour à rendre la société plus humaine, plus solidaire et plus inclusive. La 12e édition de l'opération 100 minutes pour changer le monde est officiellement lancée.Le principe est simple : offrir aux associations, collectifs citoyens et initiatives porteuses de sens une visibilité exceptionnelle sur les antennes de Nostalgie, Nostalgie+, NRJ, NRJ+ et Chérie. Les projets sélectionnés bénéficient de 100 minutes d'espace publicitaire pour faire connaître leurs actions et sensibiliser le grand public à leurs causes.L'année dernière, quinze associations ont été distinguées par un jury. Parmi elles, l'asbl Étincelle, active dans le domaine de la santé mentale. Son objectif : accompagner les enfants, adolescents et jeunes adultes qui vivent au quotidien avec un proche en souffrance psychique. Une réalité souvent méconnue, mais qui peut avoir un impact considérable sur l'équilibre des jeunes aidants.Dans le registre de la solidarité, l'association PMR Récup a également marqué les esprits. Son action repose sur un principe simple mais efficace : récupérer du matériel médical inutilisé pour lui offrir une seconde vie. Fauteuils roulants, lits médicalisés ou équipements adaptés sont ensuite proposés à prix solidaire à des personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite. Une démarche qui combine à la fois économie circulaire, accessibilité aux soins et inclusion.Autre initiative inspirante : Quand on danse. Fondée par une infirmière passionnée de danse, cette association organise des moments de danse et de partage dans les maisons de repos et auprès de personnes malades. Peu importe l'âge ou la mobilité, l'objectif est de recréer du lien social, de susciter des émotions positives et de permettre à chacun de profiter des bienfaits de la musique et du mouvement.Du côté du bien-être animal, l'association Sans Collier poursuit son engagement auprès des chiens et chats abandonnés, maltraités ou perdus. Chaque année, elle accompagne plus de 1 600 animaux vers une nouvelle vie.Enfin, l'association O'smose forme des chiens d'assistance destinés aux personnes à mobilité réduite, aux personnes épileptiques ou diabétiques ainsi qu'aux enfants atteints d'autisme ou de maladies rares. Un accompagnement précieux qui favorise l'autonomie et améliore considérablement la qualité de vie.Les candidatures pour cette nouvelle édition sont ouvertes jusqu'au 31 août. Que vous soyez une association, un collectif citoyen ou le porteur d'un projet positif, c'est peut-être l'occasion de faire rayonner votre initiative et de toucher un public plus large.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Coupe du monde et présence chinoise en Afrique au sommaire de ces 50 minutes. La Coupe du monde de football pour commencer. Au Mexique, Canada, États-Unis, les matches s'enchainent. Finale le 19 juillet. Chaque pays vibre à son heure. Cette semaine France/Sénégal. Score 3-1 pour la France avec un doublé de Mbappé. Sur le sol français, un moment fort... En seconde partie d'émission, Igor Strauss nous transportera en Zambie, un des pays africains toutes proportions gardées qui connait une des plus fortes présences, voire une des plus fortes pressions chinoises. L'emprise se fait notamment par les mines et nous reviendrons également sur la catastrophe de Sino-Metals... France-Sénégal : une histoire de binationalité Parmi les 1 248 footballeurs sélectionnés, 75 sont nés en France, mais représentent une autre nation. À elle seule, la sélection du Sénégal compte 10 joueurs dont le cœur et surtout le passeport auraient pu valoir un appel pour défendre le maillot Bleu et son Coq. 24 ans après la victoire des Lions de la Teranga au Mondial 2002, le Sénégal et la France se retrouvent ce soir dans le New Jersey. Une rencontre qui dépasse le sport entre deux pays, toujours liés depuis la colonisation… Ce qui rend difficile le choix pour certains supporters. Un Grand reportage de Babacar Diarra qui s'entretient avec Jacques Allix. Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes Frontalière de la République démocratique du Congo, la province de la Copperbelt, en Zambie, possède d'immenses réserves de cuivre et d'autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent accaparer ces minerais, utilisés notamment pour la construction des batteries électriques. Un Grand reportage de Igor Strauss (en compagnie de Yang Mei) qui s'entretient avec Jacques Allix.
Troisième et dernier épisode de notre série autour du parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Avec cette question : les activités économiques des communautés locales sont-elles assez conséquentes pour leur éviter de basculer dans des activités illicites ? De notre correspondante de retour de Doropo, Ama Ouattara est pêcheur. Depuis la reprise en main du parc de la Comoé, ce vieil homme mène ses activités dans un barrage. Problème : sur ce nouveau site, les frais pour pêcher sont élevés. Et surtout, les ressources halieutiques sont moins abondantes : « Ici, il n'y a pas de poisson. Si ce n'est pas de la carpe, il n'y a aucun autre poisson ici. Alors que dans la zone du parc, il y a beaucoup de poissons dedans. » Selon les données de la Banque mondiale, le Bounkani est l'une des régions les plus vulnérables de la Côte d'Ivoire, avec un taux de chômage qui dépasse les 40% chez les jeunes. Ces derniers délaissent l'agriculture, jugée trop pénible et peu rentable, au profit d'activités plus lucratives à l'image de l'orpaillage. Car dans leur esprit, la réussite sociale suit des critères bien visibles. Comme l'explique Mamadi Sidibé, le président du Conseil national des jeunes de Doropo : « Quand on dit que quelqu'un a réussi, c'est à travers une maison pour lui-même, et ensuite, on voit prospérer ses activités à travers un magasin et à travers le fait d'avoir une moto ou une voiture. » À lire aussiCôte d'Ivoire: le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Les jeunes se tournent vers l'orpaillage Un gisement aurifère de plus de 100 tonnes a récemment été découvert : il sera exploité par une société étrangère. Dans cette zone, l'or suscite à la fois espoir et frustration de la part des jeunes. Pour la plupart, ils se replient sur des entreprises locales, récemment reconnues par l'État. La question de l'orpaillage est un sujet tabou : peu de jeunes osent l'évoquer ouvertement. Mamadi Sidibé, se présente comme un menuisier : « Actuellement dans la région, il y a 15 personnes qui sont légalement constituées en ce qui concerne l'orpaillage. Je suis menuisier de fonction. Quand quelqu'un va sur le site, qu'il gagne de l'argent, c'est moi qui fait la charpenterie, donc de façon indirecte, je participe aussi. » Ces activités suffisent-elles à satisfaire les besoins de ces habitants ? Pour détecter assez tôt de potentiels risques, plusieurs organisations planchent sur un indice pour mesurer le degré de fragilité économique et sociale de ces populations. Le docteur Nourredine Oréyolé, coordinateur technique de la Commission nationale des frontières, explique : « L'indice, c'est surtout la fragilité économique, sociale – les problèmes de cohésion sociales – mais aussi la fragilité sécuritaire. Avec les collectes de données que nous avons, on peut savoir, à un instant T, si cette communauté locale est vraiment résiliente ou pas. C'est un outil de décision, qui permet de lutter contre l'extrémisme. » Parmi les questions les plus sensibles, figurent la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ou encore la criminalité transfrontalière. À lire aussiCôte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3]
Pendant la crise politico-militaire qui a bouleversé le pays au milieu des années 2000, le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a été dégradé. Mais depuis sa reprise en main, l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) tente de changer les choses en impliquant les populations autour du parc. Ces habitants trouvent des activités alternatives au braconnage. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, À Kokpingué, un groupe de paysans entretient plusieurs parcelles de concombre et d'oignons. Parmi eux, Jean-Baptiste Ouattara : « L'oignon, en quatre mois déjà, tu peux commencer à faire la récolte. C'est rentable, mais son travail est un peu compliqué. De la pépinière jusqu'à la récolte, cela ne peut pas se faire seul : il faut engager des contractuels pour t'aider. Donc, ce n'est pas du tout facile. » Ici, l'apiculture et le maraîchage ont été introduits comme des activités de substitution, afin que les habitants aient des revenus, qui les détournent du parc de la Comoé en Côte d'Ivoire. Mais ces activités semblent encore aléatoires, comme l'explique Akoua Ouattara, la présidente du groupement des femmes de Kokpingué : « Ces deux dernières années, ça ne marche pas bien. On a fait une pépinière d'oignons, ça a échoué. Ce qu'on a mis en place après n'a pas marché. Il y a un hippopotame qui a marché dessus (sur les récoltes, ndlr), il a tout gâté. Du coup, on a fait pousser du gombo : on a fait ça pour gagner un peu, ça va rattraper ce qu'on a perdu. » À écouter aussiCôte d'Ivoire : le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Après plusieurs séances d'information, ces personnes sont toutefois convaincues de l'importance de préserver le parc. Kouamé Ouattara, le responsable d'un groupement villageois, déclare : « On dénonce tout ce qui se fait dans le parc qui n'est pas légal : c'est-à-dire, quand il y a des orpailleurs ou des braconniers qui rentrent, on appelle l'OIPR qui envoie des éléments pour vérifier. Nous nous impliquons autant parce que nous connaissons l'importance par rapport aux dérèglements climatiques, et la préservation des animaux, des plantes. » Les groupes armés terroristes, une inquiétude persistante chez les habitants Mais des interrogations reviennent en boucle lorsqu'on évoque ce site : le parc héberge-t-il encore des groupes armés terroristes ? Le risque d'infiltration du parc est-il toujours d'actualité ? Le lieutenant-colonel Kissi, qui survole le parc en ULM, pour assurer la surveillance, tient à démonter ce qu'il estime être des rumeurs : « De 2023 jusqu'à aujourd'hui, 2026, depuis que je survole le parc national de la Comoé, en tant que pilote, jamais je ne suis tombé sur des groupes armés qu'on qualifie de terroristes ou autres. Donc ça reste toujours des rumeurs. Nous faisons le travail qu'il faut pour que les velléités d'installation ou bien d'attaques par des groupes armés terroristes, que cela ne soit pas une réalité. » À ce jour, la principale menace pour le parc reste la pratique de l'orpaillage clandestin, opérée par des jeunes, dans cette zone frontalière avec le Burkina. À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest
Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et cette semaine, c'est l'écrivain Beyrouk qui me reçoit chez lui à Nouakchott. Pour un grand entretien où l'auteur mauritanien raconte ses origines, sa découverte de la lecture et son lien puissant avec la langue française dans laquelle il écrit tous ses livres. Portrait d'un nomade sage et souriant. Beyrouk est né à Atar, dans le Nord mauritanien. Fondateur du premier journal indépendant de son pays, il est aujourd'hui reconnu comme l'une des voix essentielles de la littérature de Mauritanie. Plusieurs de ses romans publiés chez Elyzad ont été primés et ont fait l'objet de traduction en anglais ou en espagnol. Parmi eux, Le Tambour des larmes (2015), Prix Kourouma, Prix du Roman Métis des Lycéens ; Je suis seul (2018), Prix Ahmed Baba de la littérature africaine, Le silence des horizons (2021), Parias (Sabine Wespieser, 2021), Saara (2022). Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d'une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d'où s'échappent, le soir, d'étranges grondements. La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S'il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu'à l'ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d'émotion. (Présentation des éditions Elyzad) ✦ PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE 2023 ✦ PRIX Littéraire LES AFRIQUES 2023 Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille. Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu'il est parvenu à épouser et qu'il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l'engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d'une tribu nomade était prêt à tout : s'inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l'avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu'elle méprisait, la vie d'errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes. Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n'a pas supporté le silence des dunes, l'école coranique, l'eau qu'il fallait aller puiser. Il s'est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l'empêchent de trop penser à sa mère qu'il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite sœur, Malika, qui lui manque mais qu'on lui interdit de voir. En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu'ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n'est pas la moindre qualité de Parias que d'inscrire dans l'universel ces destins si singuliers avec une telle force d'émotion. (Présentation de Sabine Wespieser éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Abrour.
Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Pour sa dixième édition, VivaTech confirme son statut de rendez-vous technologique majeur en Europe avec une fréquentation record et une dimension internationale assumée. Entre intelligence artificielle, robotique, informatique quantique et souveraineté numérique, cette première journée a été marquée par un discours particulièrement optimiste de Jeff Bezos sur l'avenir de l'innovation.VivaTech entre dans une nouvelle dimensionDix ans après sa création, VivaTech s'impose comme l'un des grands salons technologiques mondiaux. Installé cette année dans le Hall 7 de la Porte de Versailles à Paris, l'événement accueille plusieurs milliers d'exposants, partenaires et startups venus du monde entier. Malgré quelques difficultés logistiques lors de l'ouverture, liées à une forte affluence, cette édition 2026 confirme la montée en puissance du salon, désormais souvent comparé aux grands rendez-vous internationaux de la tech.Jeff Bezos mise sur l'innovation et l'IAInvité vedette de cette première journée, Jeff Bezos a défendu une vision résolument optimiste de l'avenir technologique. Le fondateur d'Amazon et dirigeant de Blue Origin estime que l'intelligence artificielle ne supprimera pas massivement les emplois. Selon lui, elle permettra au contraire d'accélérer la création de nouveaux produits, services et entreprises, au point de provoquer une pénurie de main-d'œuvre. Il a également réaffirmé sa conviction que la conquête spatiale jouera un rôle important dans le développement futur de l'humanité et dans la gestion de certaines activités industrielles aujourd'hui réalisées sur Terre.Yann Le Cun et la prochaine génération d'IAAutre figure incontournable du salon, Yann Le Cun a rappelé sa vision d'une intelligence artificielle dépassant les modèles de langage actuels. Le scientifique, associé à Meta et fondateur de AI2B Labs, défend le concept des « World Models », une approche destinée à permettre aux machines de mieux comprendre le monde réel. Selon lui, chacun disposera demain de multiples agents IA capables d'assister les humains dans leur vie personnelle et professionnelle.Robotique : des progrès visibles mais encore limitésComme chaque année, les robots humanoïdes attirent l'attention des visiteurs. Parmi les acteurs présents figurent notamment Unitree Robotics, AgiBot, Wandercraft et Enchanted Tools. Si les avancées mécaniques sont désormais impressionnantes, le principal défi reste l'intégration d'une intelligence suffisamment performante pour reproduire efficacement les comportements humains dans des situations réelles.La souveraineté numérique comme fil rougeLa question de la souveraineté technologique traverse l'ensemble du salon. Comment tirer parti des innovations américaines et asiatiques tout en préservant une autonomie stratégique européenne ? De nombreuses entreprises tentent d'apporter des réponses à cet enjeu, notamment dans les domaines du cloud, de l'intelligence artificielle et du calcul avancé. L'informatique quantique figure également parmi les sujets les plus observés cette année, avec notamment des démonstrations sur le stand d'OVHcloud.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque année, des millions d'oiseaux migrateurs traversent l'Europe dans un ballet parfaitement orchestré. Mais depuis plusieurs décennies, certaines espèces comme les oies naines à front blanc, disparaissent sous les tirs des fusils. Face à ce drame silencieux, Christian et Paola Moullec ont eu une idée : rejoindre le monde des oiseaux, voler avec eux en ULM, tracer dans le ciel un chemin nouveau, loin des zones de chasse, en espérant guider les oies et peut-être, permettre à l'espèce de renaître.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
L'exécutif avait présenté, il y a quelques semaines, une mesure pour obliger les hôpitaux et les écoles à fournir des informations au sujet de migrants sans papiers, comme leur numéro de téléphone ou leur adresse, aux autorités migratoires qui les solliciteraient dans le cadre de procédures d'expulsion. Mais face à l'indignation suscitée par cette annonce, y compris au sein du bloc présidentiel, la mesure a été modifiée. Il n'en reste pas moins que le mal est fait et que les migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans la crainte et évitent le plus possible les lieux publics. Reportage de notre correspondante à Santiago, À l'Institut catholique chilien de la migration, une cinquantaine de migrants viennent presque tous les jours chercher de l'aide pour régulariser leur statut migratoire. À l'extérieur, des personnes attendent leur tour sous un grand chapiteau bleu. Parmi elles, Alejandra. Elle était mineure quand elle est arrivée avec ses parents au Chili depuis le Pérou. Elle a maintenant 21 ans et étudie la gastronomie gratuitement, mais elle craint que le gouvernement lui retire la gratuité et l'expulse, car elle n'a pas obtenu sa carte de résidente depuis qu'elle est majeure : « Je sais ce qu'a dit le président avant d'être élu, qu'il va renvoyer chez eux tous les migrants illégaux et ceux qui n'ont pas leurs papiers. » À lire aussiPérou : les menaces du président Kast n'émeuvent pas grand monde à la frontière avec le Chili « J'ai perdu tout espoir » Alors, beaucoup évitent de s'exposer, comme Silvina, une Équatorienne de 37 ans. Elle est arrivée au Chili en 2022 avec sa fille : « Avant, on allait au parc tranquillement, désormais on évite. » Puisqu'elle est mineure, sa fille est protégée par la loi et scolarisée, mais Silvina, elle, est en situation irrégulière : « S'ils m'expulsent, qu'est-ce qui se passera alors pour ma fille ? On n'a personne ici. » Un peu plus loin dans la file, Flor raconte qu'elle a quitté le Venezuela avec sa mère et sa fille. Elles ont passé la frontière chilienne clandestinement il y a un an. Depuis, Flor redoutait l'arrivée du président José Antonio Kast au pouvoir : « J'ai été très choquée quand il a été élu. J'ai beaucoup pleuré, j'ai perdu tout espoir. » Elle aussi, désormais, ne sort presque plus de chez elle par peur de croiser la police : « Je fais mes courses rapidement au marché et je rentre vite chez moi. C'est terrible de vivre ainsi, je ne le souhaite à personne. » Flor envisage même de quitter le Chili : « Pourquoi lutter pour rester dans un pays qui ne veut pas de toi ? » À lire aussiChili : José Antonio Kast lance les premières expulsions de migrants en situation irrégulière Une stratégie de dissuasion Sous le chapiteau, Luiz Do Arte organise la file d'attente. Il est le directeur exécutif de l'Institut catholique chilien de la migration et constate de plus en plus de méfiance chez les migrants : « Ils nous demandent subtilement si on travaille avec les autorités migratoires ou avec la police d'investigation. On leur dit que "non", ici, c'est l'église qui conseille les gens. » Pour lui, la politique migratoire du gouvernement a un objectif clair : « Générer la panique, la peur, c'est une tactique pour que les migrants quittent d'eux-mêmes le pays. » Des migrants qui ont aussi de plus en plus de difficultés à trouver du travail à la suite des nouveaux contrôles mis en place par le gouvernement et visant à pénaliser les entreprises qui auraient recours à de la main-d'œuvre étrangère sans papiers.
Nouveauté podcast. Chaque jour, retrouvez l'un des meilleurs débats de l'année dernière dans Rothen s'enflamme. Aujourd'hui, Luis Enrique est-il déjà parmi les plus grands entraineurs de l'histoire ? Un débat réalisé le 18 juin 2025.
Le cinéma français retrouve le goût du très grand écran. Sur les trois premiers mois de 2026, les salles IMAX de l'Hexagone ont généré 7,9 millions de dollars de recettes, soit une progression spectaculaire de 230 % sur un an. Selon les chiffres communiqués par le groupe, la France réalise ainsi son meilleur début d'année historique et se hisse au septième rang mondial du box-office IMAX.Cette performance illustre une tendance de fond : face au confort des plateformes de streaming et des téléviseurs toujours plus grands, les salles cherchent à proposer une expérience que le salon ne peut pas facilement reproduire. L'IMAX s'inscrit pleinement dans cette stratégie dite « premium ». Le format repose notamment sur des écrans de très grande taille, une projection particulièrement lumineuse et détaillée, ainsi qu'un système sonore immersif conçu pour envelopper le spectateur. Cette progression passe aussi par une présence plus importante sur le territoire. Le réseau français est passé de 22 à 36 salles IMAX. Sept nouvelles installations ont ouvert en 2025, un record national, et le groupe prévoit au moins cinq ouvertures supplémentaires en 2026. Le format ne se limite donc plus à quelques établissements emblématiques des grandes métropoles : il gagne progressivement des cinémas dans plusieurs régions.Le calendrier des sorties joue également un rôle essentiel. IMAX annonce quatorze productions estampillées « Filmed for IMAX » en 2026. Cette mention désigne des films conçus ou tournés spécifiquement pour tirer parti du format, avec une image pensée pour occuper davantage l'écran et renforcer la sensation d'immersion. Parmi les titres mis en avant figurent The Odyssey de Christopher Nolan, Dune : Troisième Partie, The Mandalorian and Grogu ou encore Narnia. La France a déjà bénéficié de cet engouement avec Avatar : Le Feu et la Cendre. Le film est devenu le deuxième plus grand succès IMAX du marché français, avec 12 millions de dollars de recettes sur l'ensemble de son exploitation.Pour les exploitants, l'équation est claire : il faut donner au public une véritable raison de quitter son canapé. Grands écrans, son spectaculaire, séances événementielles et films conçus pour le format permettent de mieux valoriser le billet. Et au regard des chiffres enregistrés en France, les spectateurs semblent accepter de payer davantage lorsque l'expérience leur paraît réellement différente. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parmi les 1 248 footballeurs sélectionnés, 75 sont nés en France, mais représentent une autre nation. À elle seule, la sélection du Sénégal compte 10 joueurs dont le cœur et surtout le passeport auraient pu valoir un appel pour défendre le maillot Bleu et son Coq. 24 ans après la victoire des Lions de la Teranga au Mondial 2002, le Sénégal et la France se retrouvent ce soir dans le New Jersey. Une rencontre qui dépasse le sport entre deux pays, toujours liés depuis la colonisation… Ce qui rend difficile le choix pour certains supporters. « France-Sénégal, une histoire de binationalité », un Grand reportage de Babacar Diarra. Réalisation : Jérémie Boucher.
En RDC, le changement de Constitution proposé par le pouvoir provoque une vive réaction de l'opposition, qui y voit une manœuvre du président Tshisekedi pour faire un troisième mandat. Vendredi à Kinshasa, une manifestation de la coalition « Article 64 » s'est terminée par des affrontements. Quatre leaders de l'opposition ont été blessés. Parmi eux, il y a Delly Sesanga, qui a été ministre du Plan de 2003 à 2006 et qui préside aujourd'hui le parti Envol. En ligne de Kinshasa, il témoigne au micro de C. Boisbouvier. RFI : Vous avez été blessé lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa. Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Delly Sesanga : Nous avons été ciblés par les escadrons envoyés par le régime qui a visé le leadership de la C64, pour décourager le peuple, comme ils ont peur du peuple congolais. Ils ont voulu désamorcer la mobilisation et la démonstration que l'on voulait faire devant le Palais du peuple. Et donc, il y a eu ce tir qui m'a atteint dans mon intégrité physique et qui a conduit à une incapacité à ce jour. Une sonde m'a été placée et je suis mis au repos pour au moins une dizaine de jours. Alors vous dites que vous avez été touché par un tir. Un tir de quoi ? Ce que je sais, c'est que le premier engin, qui a atterri entre mes jambes et qui visiblement faisait l'objet d'un tir ciblé, est un engin à déflagration. Parce que quand il est arrivé, il a éclaté et on a eu des éclats dans les jambes qui faisaient très mal. Et le deuxième, ça a été un tir d'une balle qui m'a éraflé au bas-ventre et a touché mes appareils urinaires et ainsi de suite. Ce qui a nécessité les soins que je subis aujourd'hui. Et savez-vous qui a tiré ces deux projectiles sur vous ? Nous avions en face de nous une police qui était accompagnée des Forces du progrès, qui est la milice de Monsieur Tshisekedi et de l'UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du chef de l'État, NDLR], qui est enrôlée aujourd'hui pour faire de la répression contre l'opposition. Ceux qui ont tiré sur moi portaient les tenues de la police. Mais je ne peux pas certifier qu'il s'agit des policiers parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un chaos créé par Monsieur Tshisekedi, où la police se confond avec les Forces du progrès parce que les Forces du progrès sont aujourd'hui habillées en tenue de la police pour faire usage de la force. Donc, ce sont les deux mélangées. Monsieur Tshisekedi utilise une milice privée dans les forces armées et dans les forces de l'ordre pour assurer son entreprise de répression. Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa fait état d'un bilan de 20 blessés légers, dont 15 policiers et cinq manifestants. Est-ce que vous confirmez ? C'est complètement faux. On a vu d'abord des cadavres qui ont été récupérés par la police. Ce que nous lui demandons de restituer. Ensuite, le nombre de blessés est au-delà de ce chiffre donné. Rien que parmi les leaders de la C64, vous avez Ados Ndombasi qui a été blessé, vous avez moi-même. Vous avez Martin Fayulu, vous avez Jean-Marc Kabund. Et quand je prends les deux gardes du corps qui ont été évacués en même temps que moi et tous ceux qui sont dans les établissements ici sur place, on est au-delà de ces chiffres. Donc, c'est un mensonge éhonté. D'ailleurs, ce mardi, nous allons nous réunir à la conférence des présidents de la C64 et nous allons rendre public le bilan complet. Vous parlez de cadavres : y a-t-il eu des morts ? Il y a eu un corps qui a été récupéré au niveau de la police. Nous lui demandons de pouvoir restituer celui-ci. Et puis il a été fait état d'autres victimes de la répression qui ont perdu la vie. Après le sit-in que vous avez organisé devant le siège du parti de Martin Fayulu, les autorités vous reprochent d'avoir voulu marcher en direction du Palais du peuple, c'est-à-dire du Parlement, alors que vous n'y étiez pas autorisés. D'abord, ce sont des grands irresponsables parce que ces autorités de la ville, nous leur avons demandé de faire le sit-in à l'esplanade du Palais du peuple, le lieu où ils ont autorisé, il y a encore quelques semaines, les membres de la majorité à pouvoir s'y présenter. Nous sommes des citoyens congolais. On ne peut pas nous interdire, au nom de l'égalité de droit, de jouir des mêmes droits que la majorité. Donc, nous voulions être à l'esplanade du Palais du peuple. Donc, il n'a jamais été question de marcher sur le Palais du peuple, mais d'être plutôt à l'esplanade du Palais du peuple. Votre coalition de l'opposition s'appelle Article 64. Pourquoi pointez-vous en particulier cet article de la Constitution congolaise ? Parce que l'article 64, c'est le dernier refuge de tous les démocrates pour assurer le respect de l'ordre constitutionnel. Cet article fait un devoir à chaque Congolais de faire échec à toute personne qui veut prendre le pouvoir en violation de la Constitution, ou l'exercer en violation de celle-ci. Et l'entreprise que Monsieur Tshisekedi a initiée actuellement de vouloir changer de constitution pour se donner un troisième mandat à la tête de notre pays, c'est une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel, une violation de son serment, une violation intentionnelle de la Constitution. C'est pourquoi nous nous mobilisons sur ce dernier refuge de la loi et de la Constitution, pour faire échec à son entreprise et pour pouvoir le plaquer au sol. Parce que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision de la Constitution. Et nous nous mobilisons pour faire en sorte que l'ordre constitutionnel dans notre pays soit respecté. À lire aussiRévision de la Constitution en RDC: le Sénat adopte la proposition de loi pour un référendum
Et dit donc, ils écoutent quoi nos bleus avant le match de ce soir ? Parmi tous les tubes qu'ils ont choisi, y'a des tubes NOSTALGIE !
Parmi les sujets proposés : avons-nous la maîtrise de nos paroles ?
durée : 00:58:28 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - La philosophie arabe classique s'est développée autour de grandes questions métaphysiques, logiques et théologiques, en articulant raison et révélation. Parmi ses figures majeures, Avicenne et Averroès ont profondément marqué les débats sur la connaissance, l'être et l'interprétation des textes. - réalisation : Carla Michel, Axel Dubois, Shaïma Giboire, Corinne Amar, Nicolas Berger, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Meryem Sebti Historienne des idées, directrice de recherche au CNRS, Olga Lizzini Professeure des universités, elle enseigne la philosophie arabo-islamique et l'islamologie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La République centrafricaine est devenue l'un des nouveaux pays d'accueil de migrants expulsés des États-Unis. Dans la nuit de vendredi, un premier vol en provenance de Washington a atterri discrètement à l'aéroport international de Bangui, avec, à son bord, une vingtaine de ressortissants étrangers. Parmi eux, figurent notamment des migrants iraniens, turcs, syriens et afghans.
Les sachets d'électrolytes connaissent une popularité fulgurante, et leur promesse est séduisante : une meilleure récupération, de meilleures performances et une hydratation « optimale » dans une simple cuillère de poudre. Pourtant, les électrolytes ne sont pas magiques, et traiter chaque épisode de transpiration comme une urgence peut pousser certaines personnes vers des habitudes coûteuses, inutiles et parfois même nuisibles.Dans cet épisode, nous explorons la physiologie des électrolytes et le rôle réel du sodium, du potassium, du magnésium, du calcium et du chlorure dans l'équilibre des fluides, la contraction musculaire, la transmission nerveuse et la performance physique.Nous parlons également d'exercice. Les pertes de sueur varient énormément d'une personne à l'autre selon l'intensité de l'effort, la chaleur, l'humidité et même la génétique. Parmi les électrolytes, c'est surtout le sodium qui joue un rôle important lors d'efforts prolongés. C'est pourquoi la supplémentation systématique en électrolytes est souvent exagérée pour une courte séance au gym, un cours de yoga, une journée au bureau ou une simple marche, surtout lorsque l'on considère que plusieurs personnes consomment déjà trop de sodium dans leur alimentation quotidienne.À l'inverse, certaines situations peuvent réellement justifier une stratégie ciblée de remplacement des électrolytes. C'est le cas des sports d'endurance, des longues courses ou sorties à vélo, des entraînements effectués dans des conditions très chaudes, des journées comportant plusieurs séances d'exercice ou encore des personnes qui perdent beaucoup de sel dans leur sueur. Dans ces contextes, l'utilisation d'électrolytes peut être pertinente et s'appuie sur les recommandations en nutrition sportive.Nous abordons aussi les risques, car « s'hydrater davantage » n'est pas toujours synonyme de meilleure santé. Un apport excessif en sodium peut augmenter la tension artérielle chez les personnes sensibles au sel. À l'inverse, boire trop d'eau peut diluer le sodium sanguin et contribuer à une condition potentiellement dangereuse appelée hyponatrémie associée à l'exercice.Le message pratique est finalement très simple : buvez lorsque vous avez soif, adaptez votre hydratation à la chaleur et à la durée de l'effort, et privilégiez autant que possible les aliments entiers comme source naturelle d'électrolytes.Si cet épisode vous a aidé à repenser votre stratégie d'hydratation, abonnez-vous au balado, partagez cet épisode avec un partenaire d'entraînement et laissez une évaluation. Cela nous aide à rejoindre encore plus de personnes avec de l'information basée sur la science.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
durée : 00:13:53 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Igor Stravinsky est célèbre pour des œuvres incontournables comme Petrouchka et L'Oiseau de feu. Parmi les autres favoris figure le ballet Pulcinella, un charmant mélange de théâtralité baroque, présenté ici dans sa version de concert. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:53 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Igor Stravinsky est célèbre pour des œuvres incontournables comme Petrouchka et L'Oiseau de feu. Parmi les autres favoris figure le ballet Pulcinella, un charmant mélange de théâtralité baroque, présenté ici dans sa version de concert. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Nicaragua, l'Église catholique a été mise au ban par le régime du président Daniel Ortega et de sa femme, Rosario Murillo, vice-présidente depuis 2017. Depuis la répression sanglante d'avril 2018 contre des manifestants, de nombreux prêtres, des évêques, des religieux, des religieuses ont eux aussi été sévèrement réprimés, arrêtés, torturés, emprisonnés puis, pour certains, expulsés, car trop critiques envers régime Ortega-Murillo. Le nonce apostolique, représentant du Vatican à Managua la capitale, a même été expulsé en 2022, et la nonciature fermée en mars 2023. Depuis mars 2026, le gouvernement Ortega-Murillo interdit les ordinations de prêtres et de diacres dans quatre diocèses. Des processions lors de la Semaine Sainte sont interdites. Un rapport de 2025 publié par l'avocate nicaraguayenne Martha Patricia Molina parle même d'une église persécutée. Daniel Ortega, ce révolutionnaire du FSLN, le Front Sandiniste de Libération Nationale qui, en juillet 1979 avec ses guérilleros, était venu à bout de la dictature dynastique sanglante du général Somoza, par une révolution populaire, est lui-même devenu un dictateur contre sa propre population. Le Nicaragua est un pays de l'isthme centraméricain, situé entre la mer des Caraïbes à l'est et l'océan Pacifique à l'ouest, bordé au nord par le Honduras et au sud par le Costa Rica, où vivent aujourd'hui plus d'un million de réfugiés et de travailleurs nicaraguayens. En avril 2018, un mouvement de contestation contre des réformes de la sécurité sociale s'est étendu aux revendications des étudiants et de toute l'opposition contre le régime dictatorial de Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo. Mais la répression très violente du régime Ortega a fait des centaines de morts et des milliers de blessés, et de nombreux prisonniers politiques, dont des membres de l'Église catholique qui s'étaient rangés du côté des manifestants. C'est la liberté religieuse qui est directement menacée au Nicaragua, dénoncent ces prêtres. Parfois des arrestations se déroulent même à l'intérieur des églises. Certains comme Mgr Rolando Alvarez, évêque de Matagalpa, ont été emprisonnés, puis expulsés, en exil forcé (à Rome pour lui), et parfois déchus de leur nationalité. Parmi eux, Rafael Aragón, frère dominicain espagnol qui vivait depuis plus de 40 ans au Nicaragua, depuis les débuts du sandinisme à la fin des années 1970, jusqu'à 2022, lorsque les portes du pays lui ont été fermées. Depuis le Costa Rica, il continue d'animer la Radio Veritas avec un message pour les Nicaraguayens. Gabriel Putoy, enseignant dans une école catholique salésienne à Masaya et Monimbó au Nicaragua, syndicaliste, avait pris part aux manifestations en 2018. Emprisonné, puis expulsé de son pays, lui aussi a été déchu de sa nationalité et vit en exil au Costa Rica. Tous deux, invités dans Religions du Monde, sont venus en Europe en mai-juin 2026 accompagnés par des associations, pour faire entendre leur voix sur la situation au Nicaragua, en espérant que l'Église catholique les écoute : « Nous voulons briser le cercle du silence autour du Nicaragua et en particulier avec l'Église du Nicaragua, qui est une Église persécutée, les dirigeants du Nicaragua veulent mettre fin au leadership de l'Église ». « Nous, en tant que catholiques, nous avons dit que l'Église ne peut pas être l'Église du silence ! Silencieuse face à l'injustice, face à la violence des violations des droits de l'homme, face aux crimes contre l'humanité, face aux déplacements forcés. »
À Madagascar, sur les rives de l'Ikopa, à Antananarivo, des centaines de femmes lavent chaque jour le linge de la capitale. Dos courbés, mains dans l'eau froide, payées à la pièce, et sans aucune protection sociale. Un travail essentiel. De notre correspondante à Antananarivo, Sur les rives de la rivière Ikopa, à Antananarivo, des dizaines de femmes sont penchées sur le linge. Elles le frottent, le battent, le rincent. Dos courbés, mains dans l'eau froide. Ce sont elles qui effectuent une partie de la lessive de la capitale. Parmi elles, Christine. Le front en sueur, elle est à son quatrième panier de linge à laver. « Je m'appelle Jean-Noël Christine, j'ai 53 ans. Mon métier, c'est lavandière. Je n'ai pas d'autres activités. Ça fait 23 ans que je fais ce métier », raconte-t-elle. La journée commence à 7h30 et finit à 17 heures. Avec une pause à midi, pour nourrir les enfants. Entre-temps, il faut aller chercher le linge dans les foyers, le porter jusqu'à la rivière. La météo rend parfois la tâche encore plus complexe. « On travaille toujours, qu'il vente ou qu'il pleuve. Le plus difficile, c'est de transporter le linge de la ville jusqu'ici quand il pleut, parce que c'est très lourd », explique Christine. Le linge est celui des particuliers ou des commerçants qui n'ont pas les moyens de payer une laverie. Chaque pièce est facturée entre 100 et 6 000 ariary, à peine quelques centimes d'euros. Tsihary, une autre lavandière, le déplore : « Cela ne me permet pas vraiment de vivre. Mais plutôt de survivre. Comme on n'a pas d'autres revenus, on ne fait que ça. Nous ne sommes pas payées, ni protégées. C'est ça le problème. » Pas de couverture maladie. Pas de retraite. Une journée non travaillée, c'est une journée non payée. Sur la berge, le seul vrai filet de sécurité, c'est la solidarité entre voisines de rive. À Madagascar, où plus de 80 % des actifs travaillent dans l'informel, ces « dos courbés » de l'Ikopa restent les invisibles de la capitale. À lire aussiMadagascar: les ateliers artistiques dominicaux de la commune rurale d'Ivelo
durée : 00:38:44 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Le parquet a requis hier la détention provisoire contre Patrick Bruel "pour des faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel concernant neuf victimes". Parmi ces neuf dossiers, sept avaient été classés sans suite par la justice. - réalisation : Félicie Faugère, Yoann Duval, Marie-Lys de Saint Salvy, Emma Lichtenstein, Mathilde Thon-Fourcade, Alice Deschamps, Carolina Sousa - invités : Marine Turchi Journaliste au service enquête de Mediapart , Pauline Chanu Documentariste et autrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Réseaux sociaux, forums en ligne, messageries instantanées, smartphone... Avec les applications et les objets connectés, nos relations amicales, amoureuses et familiales sont entrées dans un nouveau monde, celui du numérique. Il n'aura, sans doute, jamais été aussi facile d'échanger avec ses proches ou d'interagir avec des personnes à l'autre bout de la planète qu'à notre époque. Maintenir et créer du lien, voici l'une des promesses des nouvelles technologies. Pourtant, cette ultraconnexion ne semble pas pouvoir empêcher la solitude, qui touche une personne sur six dans le monde, selon l'OMS. Au point pour certains d'y voir justement la patte du numérique. En France, selon une étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) parue en 2024, 58% des 18-25 ans interrogés, considèrent que les réseaux sociaux contribuent à accroître le sentiment de solitude. Écouter des notes vocales, réagir à des messages avec un petit cœur ou swiper pour rencontrer l'amour ne seraient donc pas comparables au fait de se voir et de passer des moments ensemble. Superficialité dans le virtuel ou authenticité dans la vie réelle, ce grand écart a le mérite de questionner notre façon de vivre nos relations sociales à l'ère de la digitalisation. Voyons-nous vraiment moins nos amis depuis l'arrivée d'internet ? Les smartphones gâchent-ils nos relations ? Ou sommes-nous trop sévères avec le numérique ? Avec : • Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques • Laurent François, directeur d'une agence de communication, spécialiste des réseaux sociaux. Auteur de Cracker l'algorithme - réenchanter les réseaux sociaux (l'Aube, 2025). Aussi dans l'émission : • Un focus sur l'équipe du Panama à l'occasion de l'ouverture de la Coupe du monde de football masculin. Ce jeudi 11 juin 2026, RFi vous propose de découvrir les 48 pays qui prendront part à la compétition. Le pays d'Amérique centrale participera à sa deuxième Coupe du monde. Battue trois fois en 2018, l'équipe espère faire mieux cette année, malgré un groupe relevé avec le Ghana, la Croatie, et enfin l'Angleterre. Grégoire Pourtier, correspondant de RFI au Panama, nous présente le sélectionneur, Tomas Christiansen. • En fin d'émission, un reportage de Séverine Peyron dit Thouard. Haïti retrouve la Coupe du monde, une première depuis 1974. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, heure de Paris, les Haïtiens affronteront l'Écosse et sa « Tartan Army ». En France, où vivent plus de 100 000 ressortissants haïtiens en métropole et dans les Outre-mer, selon l'ambassade d'Haïti à Paris, la diaspora se mobilise pour ce rendez-vous historique. Parmi eux, Alya, 24 ans, d'origine haïtienne et Samuel arrivé de Port-au-Prince en 2021 pour les études. Les deux jeunes supporters voient les choses en grand : une nuit de match dans un domaine de trois hectares en Île-de-France, avec écran géant, sono, chants, drapeaux bleu et rouge. Une centaine de personnes sont attendues. Ils en racontent les préparatifs au micro de Séverine Peyron dit Thouard. Programmation musicale : ► Ne reviens pas - Yamê ► CATCHEUR - Disiz, Yseult.
durée : 00:38:03 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - Les insectes ont conquis l'air bien avant les oiseaux et les dinosaures, il y a 350 millions d'années. Mais le vol n'est souvent qu'un chapitre de leur vie : œuf et larve vivent au sol, dans l'eau, la terre ou le bois. Parmi ces insectes volants, un coléoptère, le lucane cerf-volant, fascine. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret, Éléonore Thévenot - invités : Marie Treibert Vulgarisatrice scientifique et créatrice de la chaîne YouTube “La boîte à curiosités”, Adeline Soulier Chercheuse au Muséum national d'Histoire naturelle Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Réseaux sociaux, forums en ligne, messageries instantanées, smartphone... Avec les applications et les objets connectés, nos relations amicales, amoureuses et familiales sont entrées dans un nouveau monde, celui du numérique. Il n'aura, sans doute, jamais été aussi facile d'échanger avec ses proches ou d'interagir avec des personnes à l'autre bout de la planète qu'à notre époque. Maintenir et créer du lien, voici l'une des promesses des nouvelles technologies. Pourtant, cette ultraconnexion ne semble pas pouvoir empêcher la solitude, qui touche une personne sur six dans le monde, selon l'OMS. Au point pour certains d'y voir justement la patte du numérique. En France, selon une étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) parue en 2024, 58% des 18-25 ans interrogés, considèrent que les réseaux sociaux contribuent à accroître le sentiment de solitude. Écouter des notes vocales, réagir à des messages avec un petit cœur ou swiper pour rencontrer l'amour ne seraient donc pas comparables au fait de se voir et de passer des moments ensemble. Superficialité dans le virtuel ou authenticité dans la vie réelle, ce grand écart a le mérite de questionner notre façon de vivre nos relations sociales à l'ère de la digitalisation. Voyons-nous vraiment moins nos amis depuis l'arrivée d'internet ? Les smartphones gâchent-ils nos relations ? Ou sommes-nous trop sévères avec le numérique ? Avec : • Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques • Laurent François, directeur d'une agence de communication, spécialiste des réseaux sociaux. Auteur de Cracker l'algorithme - réenchanter les réseaux sociaux (l'Aube, 2025). Aussi dans l'émission : • Un focus sur l'équipe du Panama à l'occasion de l'ouverture de la Coupe du monde de football masculin. Ce jeudi 11 juin 2026, RFi vous propose de découvrir les 48 pays qui prendront part à la compétition. Le pays d'Amérique centrale participera à sa deuxième Coupe du monde. Battue trois fois en 2018, l'équipe espère faire mieux cette année, malgré un groupe relevé avec le Ghana, la Croatie, et enfin l'Angleterre. Grégoire Pourtier, correspondant de RFI au Panama, nous présente le sélectionneur, Tomas Christiansen. • En fin d'émission, un reportage de Séverine Peyron dit Thouard. Haïti retrouve la Coupe du monde, une première depuis 1974. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, heure de Paris, les Haïtiens affronteront l'Écosse et sa « Tartan Army ». En France, où vivent plus de 100 000 ressortissants haïtiens en métropole et dans les Outre-mer, selon l'ambassade d'Haïti à Paris, la diaspora se mobilise pour ce rendez-vous historique. Parmi eux, Alya, 24 ans, d'origine haïtienne et Samuel arrivé de Port-au-Prince en 2021 pour les études. Les deux jeunes supporters voient les choses en grand : une nuit de match dans un domaine de trois hectares en Île-de-France, avec écran géant, sono, chants, drapeaux bleu et rouge. Une centaine de personnes sont attendues. Ils en racontent les préparatifs au micro de Séverine Peyron dit Thouard. Programmation musicale : ► Ne reviens pas - Yamê ► CATCHEUR - Disiz, Yseult.
C dans l'air du 10 juin 2026 - Bruel : la chute... et la prison ?Patrick Bruel va-t-il dormir en prison ce soir ? Le parquet de Nanterre a requis ce matin la mise en examen et le placement en détention provisoire du chanteur pour dix viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis entre 2010 et 2019, après 48 heures de garde à vue. Par ailleurs, les procédures concernant 13 victimes et datant de 1992 à 2008 ont été jointes au dossier. La star de 67 ans doit être présentée dans la journée à trois juges d'instruction du parquet de Nanterre. S'ils confirment sa mise en examen, Patrick Bruel passera devant un juge des libertés et de la détention qui décidera ou non de sa mise sous écrou. En garde à vue, le chanteur a nié toutes les accusations. « J'ai peut-être été lourd, j'essaie toujours, mais j'ai toujours accepté un non", a expliqué Patrick Bruel à ses proches selon BFMTV. Mais cette ligne de défense suffira-t-elle face aux plaintes qui se multiplient depuis quelques semaines ? Parmi les neuf plaintes visées par le parquet, on trouve celle de Karine Viseur, ancienne attachée de presse belge qui a raconté son agression en 2010, en pleine promotion du film « Comme les cinq doigts de la main », dans lequel Patrick Bruel assurait le rôle principal, dans les toilettes de la RTBF. Après une première plainte retirée, elle a de nouveau porté plainte pour agression sexuelle en mars 2026, à la suite des témoignages dans la presse de nombreuses femmes : « Il y a quinze ans, on ne m'aurait pas entendue », explique-t-elle à RTL info. Sa plainte a depuis été requalifiée en tentative de viol. Depuis la médiatisation, elle dit être constamment harcelée par les fans de Patrick Bruel : « Ce sont des menaces, ce sont des injures ». Elle espère néanmoins que son geste permettra d'encourager d'éventuelles autres victimes à l'imiter. En France, le Sénat a acté ce matin le lancement d'une commission d'enquête sur « le pilotage de la politique pénale et la prévention de ses dysfonctionnements » après la déflagration causée par l'affaire Lyhanna. Si Emmanuel Macron a dit attendre le rapport d'inspection le 19 juin pour agir « au regard des faits », les responsables politiques, les juges, la gendarmerie ou encore l'Éducation nationale, se renvoient déjà la responsabilité du drame. Il y a cinq ans, une proviseure avait émis un signalement concernant Jérôme Barella, après une relation inappropriée par SMS avec une collégienne, mais sans émettre d'article 40 à l'attention du procureur de la République. « C'est une partie des choses qu'il faut vérifier », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray. L'éducation nationale n'est pas la seule institution visée : mercredi matin, le directeur général de la gendarmerie Hubert Bonneau a lui aussi reconnu un échec : « Quand vous avez un auteur identifié et une victime avérée, nous sommes en situation d'urgence. Ce n'est pas une affaire de moyens. C'est une affaire de traitement d'un dossier dans sa rapidité ». Comment la justice va-t-elle gérer le cas Patrick Bruel ? Comment les victimes vivent-elles la médiatisation de cette affaire ? Et l'affaire Lyhanna découle-t-elle de dysfonctionnements individuels ? Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - France-tireur - Alice AUGUSTIN - Grand reporter, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles - Elle - Frédéric PLOQUIN - Journaliste et écrivain, auteur de « Epstein : les secrets de la filière française » - Sophie SOUBIRAN - avocate, membre de la Fondation des Femmes
Parmi les 1248 joueurs de la Coupe du Monde 2026, je vous fait une petite sélection de 48 gars à suivre.
durée : 00:28:44 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Au début des années 1980, autour de Montbéliard, plus de quarante mille personnes travaillent pour l'entreprise Peugeot et vivent à son rythme. Parmi eux, Viviane, Christiane, Clairette et Christian qui racontent aujourd'hui leurs vies à l'usine. - réalisation : Valentin Rémy, Adèle Tocquet, Antoine Guirimand, Emmanuel Geoffroy Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invitée du 8 juin 2026 - Alice Augustin, grand reporter à Elle, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuellesPatrick Bruel, accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes et qui a récemment annulé sa tournée de concerts, a été placé en garde à vue lundi matin, tandis que deux nouvelles plaintes pour viols ont récemment été déposées contre lui. Le chanteur est auditionné sur des "faits qui concernent à ce stade 13 victimes" présumées, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué. L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" en 1997, 2000 et 2001, a ajouté le parquet. Elle examine aussi "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement", dénoncées par d'autres victimes présumées identifiées lors des investigations. Parmi ces autres faits, la dénonciation d'un viol à Dinard en 2012 par une femme âgée de 32 ans au moment des faits. L'artiste est également visé par deux nouvelles plaintes pour viols, selon des informations révélées aujourd'hui par Mediapart. Elles ont été déposées les 27 mai et 3 juin par deux femmes.
Hello Listeroonis!
Rubrique:contes Auteur: emile-legrand Lecture: Christiane-JehanneDurée: 18min Fichier: 16 Mo Résumé du livre audio: LA BELLE SANS MAINS. Parmi les contes que nous avons rapportés de notre premier voyage en Grèce, il en est deux qui reproduisent plus ou moins exactement le récit que nous traduisons plus loin. Ces contes sont, à n'en pas douter, un écho affaibli de la légende que le moine crétois Agapios inséra jadis dans son ????????? ??????? , livre curieux qui n'a rien perdu de la grande popularité qu'il avait déjà en Grèce, il y a deux siècles. L'édition dont nous nous sommes servi est celle qui a été publiée à Venise, en 1859, par l'imprimerie hellénique du Phénix. Le texte est, à peu de chose près, le même que celui des éditions du xvIIe siècle, parues du vivant de l'auteur. La légende est intitulée, dans le livre grec : D'une reine du pays franc dont la toute puissante Notre-Dame guérit les mains coupées. Le titre de La belle sans mains est celui sous lequel ce récit est connu en Normandie, où il jouit d'une très grande popularité. Cet enregistrement est mis à disposition sous la Licence art libre. Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers. En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ? À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec : • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal. Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique. Programmation musicale : ► ON GO LA BAS - Hen's ► Sigui - Fatoumata Diawara.
Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers. En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ? À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec : • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal. Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique. Programmation musicale : ► ON GO LA BAS - Hen's ► Sigui - Fatoumata Diawara.
Parmi les immanquables traditions du printemps et de l'été, il y a celle du barbecue. Mais comment faire un barbecue, qui soit respectueux de l'environnement ? Le challenge est d'autant plus significatif en été, où pointent les risques de sécheresse et de canicule, les symptômes manifestes du réchauffement climatique. Quelles astuces pratiques peut-on appliquer ? Peut-on continuer à cuisiner de la viande ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis Première diffusion : juillet 2022 À écouter aussi : Qu'est-ce que la viande de synthèse ? Qu'est-ce que la viande aux antibiotiques ? Qu'est-ce qu'une plage écolo ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:06:06 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - La généalogie, c'est aussi redonner une place dans l'Histoire à des personnes longtemps invisibilisées. Parmi elles, ces femmes, ces hommes et ces enfants réduits à l'esclavage et privés de nom de famille jusqu'à l'abolition de 1848. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la nouvelle loi européenne des centres de retour de migrants, la visite de Romuald Wadagni au Burkina Faso et au Niger et l'opération "journée ville morte" en RDC. Corée du Sud : pourquoi 50 ministres africains étaient-ils à Séoul ? En début de semaine, Séoul a accueilli les ministres des Affaires étrangères de cinquante pays africains. Invités par leur homologue sud-coréen, Chu Hyun, ils ont échangé sur le renforcement des relations économiques, politiques et technologiques. Pourquoi la Corée du Sud s'intéresse-t-elle autant à l'Afrique ? Qu'est-il ressorti concrètement de cette réunion ? Avec Celio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul. UE : quel est ce projet de centres pour migrants bientôt créés hors d'Europe ? Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Parmi les mesures phares : la possibilité de créer, hors de l'Union européenne, des centres destinés à accueillir des migrants en situation irrégulière avant leur retour vers leur pays d'origine. Comment ces centres vont-ils fonctionner ? Quels pays sont prêts à les accueillir ? Pourquoi cette mesure suscite-t-elle autant de débats ? Avec Charlotte Boitiaux, journaliste à Infomigrants. Bénin-Niger : la réouverture de la frontière est-elle proche ? Après trois ans de tensions entre le Bénin et ses voisins du nord, le Niger et le Burkina Faso, le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, s'est rendu successivement à Niamey et à Ouagadougou ce mardi. Ces visites marquent-elles un changement de cap dans la diplomatie béninoise ? Peut-on espérer une réouverture prochaine de la frontière entre le Niger et le Bénin ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise. RDC : qui est derrière l'appel à la journée « ville morte » ? Ce mercredi, une partie de l'opposition congolaise a appelé les habitants de Kinshasa à une journée « ville morte ». À l'origine de cette opération : la plateforme C64, une coalition de partis opposés à toute modification de la Constitution qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat. Pour la C64, il s'agissait d'un test afin de mesurer sa capacité à mobiliser. Mais qui compose cette plateforme ? D'autres actions de contestation sont -elle prévues ? Avec Ithiel Batumike, professeur de sciences politique à l'Université de Liège.
Parmi toutes les épouses de Maharajah, Gayatri Devi est celle qui a le plus marqué les esprits, de l'Inde jusqu'aux confins de l'Europe. Reine engagée, elle utilise sa position pour promouvoir des causes sociales et défendre les droits des femmes, et œuvre sans relâche à l'amélioration des conditions de vie de ses concitoyens. Gayatri Devi joue un rôle politique déterminant lors de l'indépendance de l'Inde, laissant une empreinte indélébile dans l'histoire de son pays. "Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Johanna Lalonde Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
La photo du jeune Nhlamulo Sambo, 18 ans, est partout dans la presse sud-africaine : c'est l'une des trois victimes des violences du week-end dernier dans un bidonville de Mossel Bay, ville côtière dans la province du Cap-Occidental. Les deux autres victimes sont des ressortissants mozambicains. Le jeune homme, de nationalité sud-africaine, aurait été pris pour un étranger… « Les manifestations contre la présence d'étrangers illégaux avaient débuté dans le bidonville d'Asla Park vendredi dernier, explique le Mossel Bay Advertiser, et dès le lendemain, la situation s'était envenimée, entraînant l'incendie de plusieurs maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. » Le bilan est donc de trois morts et « plus de 400 Mozambicains ont été évacués de Mossel Bay et une centaine de ressortissants étrangers reçoivent encore de l'aide », pointe le Cape Times. Le Cape Times qui précise que ces « troubles de Mossel Bay font suite à des incidents similaires survenus dans tout le pays. (…) À l'origine de plusieurs de ces manifestations contre les étrangers sans papiers : le groupe anti-immigration March and March, relève le quotidien sud-africain, un groupe qui brandit la menace d'une grève générale le 30 juin si le gouvernement ne répond pas à ses revendications. Des informations font état de groupes d'autodéfense [au sein de ce groupe] contrôlant les papiers d'identité des étrangers et contraignant les petits commerces tenus par des non-Sud-Africains à fermer leurs portes. » Le groupe extrémiste March and march… En fait, relève Le Monde Afrique, « l'Afrique du Sud connait des tensions xénophobes allant jusqu'à la violence depuis près de vingt ans. Les populations immigrées prises pour cibles sont notamment d'origine africaine et asiatique. » Et « depuis plusieurs mois, le pays est le théâtre de manifestations portées par des groupes qui se revendiquent anti-immigration illégale. Parmi les mouvements impliqués, on retrouve (donc) ce groupuscule extrémiste March and March. Leurs rassemblements virent souvent à la chasse à l'homme, de quoi terrifier les personnes immigrées et pousser leurs gouvernements d'origine à organiser leur rapatriement. » Ce groupe, « créé l'année dernière, précise Le Point Afrique, se présente comme une organisation civile de lutte contre l'immigration illégale, qu'il juge responsable du chômage et de la criminalité, qui est très élevée. March and March affirme ne dénoncer que l'immigration illégale, ce que les victimes de leurs actions contestent. À Durban, l'épicentre des récentes manifestations, environ 500 étrangers se sont réfugiés près d'une station de police, affirmant avoir été victimes d'intimidation ou d'expulsion de leur domicile. Les autorités, qui les ont ensuite transportés dans un centre de réfugiés, ont indiqué que seules deux personnes étaient en situation irrégulière. Malgré les efforts du gouvernement de Pretoria pour désamorcer la situation – il a notamment convié les représentants de March and March à des discussions au sujet de l'immigration illégale –, le groupe reste intransigeant, relève encore Le Point Afrique : il exige le départ ou la déportation de tous les immigrés illégaux avant le 30 juin, date à laquelle il menace d'organiser un blocage national. » Évacuations massives… Conséquence de ces manifestations xénophobes et de ces menaces, pointe le Daily Maverick : « Des centaines de ressortissants étrangers sont évacués d'Afrique du Sud par leurs gouvernements respectifs. Le Nigeria prévoit de rapatrier par avion entre 2 000 et 4 000 de ses ressortissants. Le Mozambique a déjà évacué par bus 545 personnes et se tient prêt à en rapatrier davantage. Le gouvernement malawite a annoncé cette semaine qu'il aiderait également ses ressortissants à quitter l'Afrique du Sud. Et la semaine dernière, le Ghana a affrété un vol pour rapatrier 297 Ghanéens. » Mieux réguler l'immigration… Enfin, The Star, autre quotidien sud-africain, met en avant cette contradiction : « L'Afrique du Sud veut s'ouvrir aux marchés africains tout en refoulant les migrants africains. (…) Des secteurs entiers de l'économie informelle dépendent du travail transfrontalier, tout en feignant publiquement d'ignorer cette dépendance : agriculture, construction, travail domestique, hôtellerie. Ces secteurs ne pourraient fonctionner à leur échelle actuelle sans travailleurs étrangers. » Et le Star de hausser le ton : « Un État incapable de gérer les entrées et les sorties du territoire n'exerce pas sa souveraineté. L'Afrique du Sud a besoin d'une administration de l'immigration fonctionnelle, d'une application crédible de la loi et d'une réglementation du marché du travail efficace. » À lire aussiEn Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
Favori d'Henri IV, héros des guerres civiles, le maréchal de Biron a tout reçu du roi. Cela n'empêchera le vieux compagnon d'armes de trahir tout ce pour quoi il s'est battu.Biron, le maréchal de France, est un personnage aussi brillant que tourmenté. Favori du roi Henri IV, sa soif de gloire et de pouvoir le poussera à trahir son souverain. Retour sur la chute vertigineuse d'un homme de guerre devenu l'ennemi du royaume.
Favori d'Henri IV, héros des guerres civiles, le maréchal de Biron a tout reçu du roi. Cela n'empêchera le vieux compagnon d'armes de trahir tout ce pour quoi il s'est battu.Biron, le maréchal de France, est un personnage aussi brillant que tourmenté. Favori du roi Henri IV, sa soif de gloire et de pouvoir le poussera à trahir son souverain. Retour sur la chute vertigineuse d'un homme de guerre devenu l'ennemi du royaume.
À l'occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient tous les 31 mai, nous faisons un point sur cette dépendance qui fait plus de 7 millions de morts chaque année, dans le monde. Quelles sont les conséquences immédiates sur la santé de la consommation de tabac ? Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ? Y a-t-il un bon moment pour renoncer à la cigarette et comment éviter les rechutes ? Quels sont les bienfaits de l'arrêt du tabac sur l'organisme ? Nos habitudes alimentaires, le stress, notre tendance à ne pas suffisamment bouger (cette fameuse « hygiène de vie »), constituent l'un des piliers pour notre bien-être physique et mental. Parmi ces habitudes, certaines sont beaucoup plus compliquées à arrêter que d'autres et pour cause, elles sont par nature addictives. On parle d'une pratique ou d'un produit, qui rend accro et présente des risques majeurs pour la santé : le lien évident établi avec le tabac, la cigarette. Et la journée mondiale sans tabac du 31 mai, nous donne l'occasion de reparler non seulement des risques, mais surtout des moyens d'arrêter d'en consommer. Une tendance encourageante La consommation de tabac a continué de reculer en France l'an dernier (2025). Une baisse de la vente des cigarettes industrielles et roulées qui avoisine les 9% ! Même si un adulte sur cinq fumait encore en 2024… L'un des aspects de cette tendance au recul est encourageante : c'est celui de la consommation de tabac, chez les plus jeunes, des progrès évalués par l'OFDT, l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Avec un chiffre que l'on peut peut-être mettre en parallèle, celui, sur la même période, de l'augmentation des ventes de traitement d'aide au sevrage du tabac : +7 %, en particulier sous forme orale ! D'après le baromètre de Santé Publique France, la moitié des fumeurs quotidiens en France déclare avoir envie d'arrêter de fumer, d'où l'importance d'écouter les spécialistes, pour passer du désir aux actes ! Avec : Dr Alice Deschenau, psychiatre, cheffe de service d'addictologie de l'Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) et présidente de la Société francophone de tabacologie Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'Hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun. Programmation musicale : ► Victoria Monét, Lucky Daye – Smoke ► Os Garotin, MALIA – Deixa eu te encontrar.
Parmi les œuvres les plus célèbres de l'histoire de l'art figure sans doute La Création d'Adam, peinte par Michel-Ange sur le plafond de la Chapelle Sixtine entre 1508 et 1512. Cette fresque montre Dieu tendant la main vers Adam pour lui transmettre l'étincelle de la vie. Mais certains chercheurs pensent qu'elle contient un message caché étonnant : un cerveau humain dissimulé en pleine vue.L'idée apparaît en 1990 lorsqu'un médecin américain, Frank Meshberger, remarque que le contour formé par le grand manteau rouge qui entoure Dieu ressemble de manière frappante à une coupe anatomique du cerveau humain. Plus surprenant encore, plusieurs détails de la composition correspondent à des structures cérébrales précises : le cervelet, le tronc cérébral, certaines artères et même la glande pituitaire semblent pouvoir être identifiés.Coïncidence ? Beaucoup ne le pensent pas.Michel-Ange possédait en effet des connaissances anatomiques exceptionnelles pour son époque. Dès son adolescence, il aurait pratiqué des dissections de cadavres afin de comprendre le fonctionnement du corps humain. Or, ces pratiques étaient très mal vues et souvent interdites par les autorités religieuses. Les artistes qui souhaitaient étudier l'anatomie devaient parfois le faire discrètement, voire clandestinement.Selon cette théorie, Michel-Ange aurait donc utilisé sa fresque pour transmettre un message subtil. Dieu n'apporterait pas seulement la vie à Adam : il lui offrirait aussi l'intelligence, la conscience et la capacité de penser. En enveloppant Dieu dans la forme d'un cerveau, l'artiste aurait voulu suggérer que l'esprit humain est un don divin.Cette hypothèse est renforcée par d'autres observations. Des chercheurs ont notamment proposé que certaines lignes visibles dans le cou de Dieu reproduisent la forme de structures internes du cerveau vues sous un autre angle. D'autres fresques de la chapelle Sixtine contiendraient également des références anatomiques discrètes.Bien sûr, tous les historiens de l'art ne sont pas convaincus. Certains estiment que les ressemblances observées peuvent être le fruit du hasard ou d'une interprétation excessive. Aucun document écrit de Michel-Ange ne confirme explicitement cette intention.Mais le débat reste fascinant. Si cette théorie est exacte, elle révèle un artiste capable de mêler art, science et spiritualité dans une même image. Cinq siècles plus tard, ce message caché continue d'alimenter les discussions et rappelle combien les chefs-d'œuvre de la Renaissance peuvent encore nous surprendre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour la fête des voisins, plusieurs auditeurs ont souhaité laissé un message sur le répondeur d'RTL. Parmi eux, retrouvez notamment Jean Lassalle exaspéré par ses voisins parisiens, Patrick Balkany annonçant ses dernières promotions et Marine Le Pen proposant un grand barbecue de la fraternité. Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lorsque l'on imagine le château de Versailles sous le règne de Louis XIV, on pense immédiatement au luxe, aux dorures et aux fêtes grandioses. Mais derrière ce décor spectaculaire se cachait une véritable ville miniature entièrement organisée pour faire fonctionner la machine royale. Car Versailles ne vivait pas seulement grâce aux nobles : il reposait surtout sur une armée de travailleurs. Au total, environ 6 700 personnes étaient logées et nourries aux frais du roi.Et ce chiffre est colossal pour l'époque.Versailles devait fonctionner jour et nuit. Il fallait chauffer les appartements, cuisiner pour des milliers de personnes, entretenir les jardins, nettoyer les couloirs, s'occuper des chevaux, organiser les cérémonies… tout cela dans un palais gigantesque comptant des centaines de pièces.Parmi ces milliers de personnes, on trouvait d'abord les domestiques. Valets, femmes de chambre, porteurs d'eau, blanchisseurs, cuisiniers ou serveurs formaient l'épine dorsale du château. Les cuisines royales étaient immenses : certaines journées exigeaient la préparation de centaines de plats pour la famille royale, les nobles et les invités.À cela s'ajoutaient les gardes. Car Versailles était aussi un centre politique ultra-sensible. Des soldats surveillaient en permanence les accès du château et protégeaient le roi.Les écuries occupaient également un nombre impressionnant de personnes. Louis XIV adorait les chevaux et les cérémonies équestres. Des centaines de palefreniers, maréchaux-ferrants, cochers et soigneurs travaillaient pour entretenir les attelages royaux.Et puis il y avait les jardins, qui constituaient presque un royaume à eux seuls. Les célèbres jardins dessinés par André Le Nôtre demandaient un entretien permanent. Des jardiniers taillaient les arbres, entretenaient les fontaines et replantaient sans cesse les fleurs pour que le décor reste parfait toute l'année.Le fonctionnement de Versailles reposait aussi sur une hiérarchie extrêmement stricte. Chaque tâche était codifiée. Même assister le roi pour s'habiller ou lui tendre une chemise pouvait devenir un privilège réservé à certains nobles.Car Versailles n'était pas qu'un palais : c'était aussi un outil politique. Louis XIV voulait garder la noblesse sous contrôle en l'attirant à la cour. Les grands seigneurs passaient donc une partie énorme de leur temps à respecter l'étiquette, espérant obtenir les faveurs du roi.Cette immense organisation coûtait évidemment une fortune. Nourrir, loger et payer des milliers de personnes représentait des dépenses gigantesques pour le royaume.En réalité, Versailles ressemblait moins à une simple résidence royale qu'à une gigantesque machine humaine, où chaque serviteur, chaque jardinier et chaque garde participait au spectacle permanent du pouvoir absolu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.