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L'Histoire nous le dira
La guerre de Corée | HNLD Short # 157 #shorts

L'Histoire nous le dira

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 1:00


Peu de rivalités ont autant marqué le monde et les mémoires que celles entre les USA et l'URSS. Débutée juste après la chute des nazis et de leurs alliés, elle est immédiatement baptisée “Guerre Froide” – et le nom veut tout dire. Script: Guilhem @DHistoiresenHistoire Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: André FONTAINE, La guerre froide 1917-1991, Seuil, 2006. John LEWIS GADDIS, The Cold War. A New History, Penguin, 2006. Nicolas WERTH, Le cimetière de l'espérance, essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Tempus, 2019. Tony JUDT, Post War: A History of Europe Since 1945, Penguin, 2005. Pierre GROSSER, Les temps de la guerre froide, Complexe, 1995. Stanislas JEANNESSON, Sabine DULLIN, Atlas de la guerre froide, Autrement, 2017. Juliette BOURDIN, Entre portes ouvertes et portes fermées, la politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2013 Ian KERSHAW, L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours, Seuil, 2020. Serge BERSTEIN et Pierre MILZA, Histoire du XXe siècle – Tomes 2 (1945-1973) et 3 (1973-1990), éditions de 2006-2010 Juliette BOURDIN, Entre porte ouverte et porte fermée – La politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, 2013 Pierre BROCHEUX (dir.), Les décolonisations au XXe siècle – La fin des empires européens et japonais, 2012 Hélène CARRÈRE-D'ENCAUSSE, Six années qui ont changé le monde (1985-1991) – La chute de l'empire soviétique, 2015 Jean CAZEMAJOU et Jean-Michel LACROIX (dir.), La guerre du Vietnam et l'opinion publique américaine (1961-1973), 1991 Sabine DULLIN et al., Atlas de la guerre froide (1947-1990) : un conflit global et multiforme, 2020 Catherine DURANDIN, La Guerre froide – « Que sais-je ? », 2023 Jacques GERNET, Le monde chinois – Tome 3 – L'époque contemporaine, édition de 2005 Bernard VINCENT, Histoire des États-Unis, édition de 2016 Michèle WEINACHTER (dir.), L'Est et l'Ouest face à la chute du Mur – Question de perspective, Travaux et documents du CIRAC, 2013 Nicolas WERTH, Histoire de l'Union Soviétique de Lénine à Staline (1917-1953) – “Que Sais-Je ?”, 6e édition de 2022 Nicolas WERTH, Histoire de l'Union Soviétique de Kroutchev à Gorbatchev – “Que Sais-Je ?”, 5e édition de 2023 Tessa Coombs, « Cold War », https://www.imdb.com/fr-ca/title/tt1282631/ MAD World - The History of the Cold War Episode 1/ Superpowers Free Documentary History https://youtu.be/cadWivTlj1A?si=fZ1liXpP3Px2PwXA The Cold War/ Seven Minutes to Midnight Documentary, WarsofTheWorld, 6 aout 2021 https://youtu.be/2336v76nEf8?si=E6VXmTLm7jPzn3hk John F. Kennedy's Speech at the Berlin Wall https://youtu.be/yBQvKXIDiuc?si=DPlhRN6vgfUbGNIJ Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire

Journal d'Haïti et des Amériques
La gestion de l'affaire Epstein, un «poison lent» pour Donald Trump

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 30:00


Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy.   Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. »   Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître».   Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé.   Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation »  « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur  « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement.   Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin / Aligre FM 93.1
"L'Ourse et l'Oiseau", film d'animation de Marie Caudry

Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin / Aligre FM 93.1

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 83:45


Au programme de l'émission du 25 février : avec Marie Caudry, illustratrice et réalisatrice ; et avec Carole Chaix, illustratriceCINÉMA D'ANIMATION  - interview de Marie Caudry - c'est à 06 min✅L'Ourse et l'Oiseau est le titre du programme de quatre courts-métrage d'animation sorti en salles la semaine dernière pour les enfants dès 3 ans (distribué par Little KMBO). Parmi eux, le film (26 min) qui donne le titre à ce programme a été réalisé par l'illustratrice Marie Caudry (produit par Miyu productions). Il est adapté de l'album Les lettres de l'ourse, conçu avec Gauthier David à l'écriture et paru chez feu les éditions Autrement jeunesse en 2012, et disponible aujourd'hui chez Casterman.Synopsis : Au cours de l'été, une ourse et un oiseau sont devenu·es inséparables. Quand l'automne arrive, il faut se rendre à l'évidence : bientôt l'ourse devra hiberner et l'oiseau devra migrer – l'une rêvera tandis que l'autre voyagera. L'heure des adieux approche… Mais on souffle alors à l'ourse une idée extraordinaire qui va changer son hiver.

Choses à Savoir TECH VERTE
En plantant trop d'arbres, la Chine a modifié le cycle de l'eau ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 2:23


En deux décennies, la Chine a reboisé à une vitesse et à une échelle inédites. Résultat : le paysage a changé… et avec lui, le cycle de l'eau. C'est la conclusion d'une étude publiée dans la revue Earth's Future par une équipe de six chercheurs chinois et d'un scientifique néerlandais.Entre 2001 et 2020, ces gigantesques programmes de plantation, destinés à lutter contre la désertification et le changement climatique, ont eu un effet inattendu : une redistribution des ressources en eau. Dans l'est agricole et dans le nord-ouest aride — des régions qui couvrent près des trois quarts du territoire chinois — la quantité d'eau douce disponible a diminué. À l'inverse, le plateau tibétain enregistre désormais une abondance accrue. Pour comprendre ce phénomène, il faut évoquer un mécanisme clé : l'évapotranspiration. L'eau présente dans les sols s'évapore sous l'effet du soleil, puis les plantes rejettent de la vapeur d'eau dans l'atmosphère par leurs feuilles. Les forêts accentuent ce processus, car les arbres, grâce à leurs racines profondes, puisent de l'eau même en période sèche. Selon Arie Staal, professeur à l'université d'Utrecht et co-auteur de l'étude, « les changements de couverture végétale redistribuent l'eau ».La Chine a multiplié les initiatives. La « Grande Muraille verte », lancée en 1978 pour freiner l'avancée des déserts dans le nord, a transformé le paysage : la couverture forestière nationale est passée d'environ 10 % à plus de 25 %, soit une surface comparable à celle de l'Algérie. D'autres programmes, comme Grain for Green ou la protection des forêts naturelles, ont fait du pays l'un des principaux acteurs mondiaux de la reforestation. À eux seuls, ces efforts représentent environ un quart de l'augmentation mondiale de la surface foliaire depuis le début du siècle. Mais cette réussite écologique a un revers. L'étude montre que l'évapotranspiration a augmenté plus vite que les précipitations. Autrement dit, davantage d'eau retourne dans l'atmosphère qu'il n'en tombe sous forme de pluie localement. Dans un pays où le nord concentre seulement 20 % des ressources en eau pour près de la moitié de la population et 60 % des terres arables, cette évolution est loin d'être anodine. Les chercheurs appellent donc à une approche plus fine : chaque projet de reforestation doit être évalué au regard de ses effets sur l'eau, car reverdir ne signifie pas toujours préserver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Guerre en Ukraine: comment l'agriculture est devenue une arme économique mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 3:11


Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, le conflit entre Moscou et Kiev continue de façonner en profondeur l'économie mondiale. Au-delà des combats militaires, un autre front stratégique s'est imposé : le front agricole. Blé, maïs, engrais et huile de tournesol sont devenus des armes économiques, diplomatiques et géopolitiques, bouleversant durablement les équilibres alimentaires mondiaux. Avant février 2022, l'Ukraine et la Russie nourrissaient une large partie de la planète. À eux deux, ils représentaient près d'un tiers du commerce mondial de blé, plus de 20% des exportations de maïs, et surtout près de 75% des exportations mondiales d'huile de tournesol. Autrement dit, depuis quatre ans, c'est toute la planète qui mange moins bien, plus cher, ou plus difficilement. Dès les premiers jours du conflit, les frappes russes ont ciblé les ports ukrainiens, les silos agricoles, ainsi que les infrastructures ferroviaires et fluviales. Cette stratégie a directement affecté la production agricole ukrainienne. L'objectif est clair : affaiblir l'économie du pays, réduire ses revenus d'exportation et fragiliser son effort de guerre. Sur les marchés mondiaux, la réaction a été immédiate et brutale. Les prix du blé ont flambé de près de 50%, tandis que ceux du maïs et des huiles végétales se sont envolés, alimentant une crise alimentaire mondiale aux conséquences durables, notamment dans les pays les plus dépendants des importations. La diplomatie céréalière russe et la recomposition géopolitique Face à cette situation, Moscou a transformé le blé en une véritable arme diplomatique. En maintenant des flux élevés vers ses partenaires stratégiques, notamment en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie centrale, la Russie a renforcé son influence internationale. Cette stratégie porte désormais un nom : la diplomatie céréalière russe. Le blé devient une monnaie d'influence, permettant au Kremlin de consolider ses alliances et d'exercer une pression géopolitique sur de nombreux États dépendants de ses exportations. Dans le même temps, cette guerre a accéléré une recomposition profonde de la géopolitique alimentaire mondiale. Les chaînes d'approvisionnement se sont régionalisées, les politiques de stockage stratégique ont été renforcées et une notion s'est imposée dans le débat public : la souveraineté alimentaire. Cet axe structure désormais les stratégies nationales, notamment européennes. L'Union européenne se retrouve face à un dilemme majeur : soutenir l'Ukraine, tout en protégeant son propre modèle agricole et ses filières de production. En Ukraine, un modèle agricole en pleine transformation Quatre ans après le début du conflit, malgré une relative normalisation des marchés, les effets persistent. Le modèle agricole ukrainien se recompose progressivement, sous l'effet direct de la guerre. Les grands groupes agro-industriels y voient désormais une opportunité d'investissement à moindre coût, avec une capacité d'absorber les chocs économiques et logistiques. Cette dynamique accélère la concentration des exploitations et la transformation structurelle du secteur. Mais la reconstruction s'annonce colossale. Elle nécessitera des investissements massifs dans la dépollution des sols, la remise en état des réseaux d'irrigation, la reconstitution des surfaces agricoles, ainsi que la reconstruction des infrastructures logistiques et portuaires. À long terme, l'agriculture ukrainienne restera un enjeu géostratégique majeur, tant pour l'Europe que pour l'équilibre alimentaire mondial.

Les Nuits de France Culture
Roland Dorgelès : "Il faut publier le journal des Goncourt dans son intégralité !"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 21:16


durée : 00:21:16 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En février 1942, la "Tribune de Paris" proposait un débat sur le thème "Faut- il publier le journal des Goncourt ?" Autrement dit : quand allait-on enfin publier la partie inédite du Journal des Goncourt ? Parmi les invités on entendait Pierre Descaves, Roland Dorgelès et Maître Maurice Garçon. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Roland Dorgelès Journaliste, écrivain, membre de l'Académie Goncourt

Aujourd'hui l'économie
La France est-elle encore une grande puissance agricole?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:32


À l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, un mot revient sans cesse dans les allées : l'inquiétude. Maladies animales, concurrence étrangère, pression sur les prix... Les agriculteurs s'interrogent sur l'avenir de leur profession. Et derrière ces préoccupations, une question centrale : la France est-elle encore une grande puissance agricole ?  Dans les allées du Salon international de l'agriculture, l'ambiance est particulière. Un mot revient parmi les participants : l'inquiétude. Inquiétude face aux maladies animales, à la concurrence étrangère, à la pression sur les prix... Et derrière tout cela, une question simple que se posent agriculteurs et exploitants : est-ce que la France est encore une grande puissance agricole ? Lorsque l'on interroge les professionnels présents, la réponse est presque unanime : « oui, mais… ». Si l'on s'en tient au « oui », ils n'ont pas tout à fait tort. En termes de chiffres, la France reste le premier pays producteur agricole de l'Union européenne. L'an passé, la production s'élevait à un peu plus de 88 milliards d'euros, devant l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La grande force de la France réside dans sa diversité agricole. Une richesse parfaitement mise en valeur dans les pavillons du salon : céréales, élevage, vins, fromages, fruits, légumes, pêche… Toutes ces filières constituent de véritables piliers de l'écosystème agricole français et participent à son rayonnement. Mais derrière ce leadership apparent, les fragilités s'accumulent. Un commerce extérieur en recul et des exportations en chute libre C'est là qu'intervient le « mais » du fameux « oui mais ». Car la production agricole française augmente moins vite que celle de ses voisins européens. Autrement dit, la France ralentit pendant que ses concurrents accélèrent. Mais le véritable sujet, celui qui revient dans toutes les discussions avec les exploitants, c'est le commerce extérieur. La France exporte moins. Beaucoup moins. Le pays est passé de deuxième exportateur agricole européen en 2000 à sixième aujourd'hui. Si les exportations reculent, c'est d'abord parce que les piliers traditionnels de l'excédent commercial vacillent. Le vin et les spiritueux subissent de plein fouet les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis. Les céréales souffrent de la concurrence accrue de la mer Noire et de l'Argentine. Les produits laitiers et la viande sont fragilisés par la hausse des coûts et les maladies animales. Résultat, la France importe de plus en plus ce qu'elle consomme, y compris pour des productions historiquement emblématiques du territoire. Coûts de production, compétitivé et modèle agricole à réinventer Mais le cœur du problème est plus profond. Tous les agriculteurs rencontrés le confient, leur production n'est plus compétitive. La France décroche parce que ses produits sont plus chers que ceux de ses concurrents, notamment espagnols et italiens. En moyenne, 65% du chiffre d'affaires part dans les charges : énergie, engrais, carburants, alimentation animale, normes et fiscalité. En Espagne et en Italie, ce chiffre tombe respectivement à 44% et 45%. La conséquence est immédiate. La valeur ajoutée agricole française par hectare est deux à trois fois plus faible que celle de ses voisins européens. Un écart qui pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations et leur capacité à investir. Pendant que la France peine à réinventer son modèle, ses concurrents avancent à marche forcée. L'Espagne combine compétitivité-coût et spécialisation dans les fruits, l'huile d'olive et la viande porcine. La Pologne mise sur des produits exportés massivement. L'Italie, elle, fait le pari de la qualité, des labels et de l'image de marque. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'un déclin irréversible. La France conserve de nombreux atouts : diversité des productions, savoir-faire, image gastronomique, potentiel de montée en gamme... Mais les leviers de transformation sont désormais urgents. Et c'est tout l'enjeu de ce Salon de l'agriculture : inventer, voire réinventer, l'agriculture française de demain pour permettre à la France de rester une grande puissance agricole dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Choses à Savoir
Pourquoi le premier distributeur automatique a-t-il 2000 ans ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 1:51


Quand on pense aux distributeurs automatiques, on imagine des machines modernes, pleines d'électronique, de capteurs et d'écrans. Pourtant, le tout premier distributeur automatique connu de l'Histoire a été inventé… il y a près de 2 000 ans, dans l'Antiquité.Son inventeur s'appelait Héron d'Alexandrie. Ingénieur, mathématicien et génial bricoleur du Ier siècle après Jésus-Christ, il vivait à Alexandrie, l'un des plus grands centres scientifiques du monde antique. Héron est célèbre pour ses travaux sur la mécanique, l'air comprimé, la vapeur… et pour une invention étonnamment familière : une machine qui fonctionne à la pièce.Le contexte est religieux.Dans certains temples, les fidèles venaient chercher de l'eau sacrée pour les rituels. Problème : si l'eau coulait librement, certains se servaient excessivement. Héron imagine alors un système simple et ingénieux pour réguler l'accès.Le principe est purement mécanique. Lorsqu'un fidèle insère une pièce de monnaie, celle-ci tombe sur une petite balance située à l'intérieur de la machine. Sous le poids de la pièce, la balance bascule et actionne un piston relié à un réservoir d'eau. Le piston s'abaisse, un robinet s'ouvre, et une quantité précise d'eau s'écoule.Quand la pièce glisse et tombe hors de la balance, le mécanisme revient à sa position initiale. Le robinet se ferme. Pour obtenir à nouveau de l'eau, il faut insérer… une nouvelle pièce.Autrement dit, tous les éléments fondamentaux d'un distributeur automatique sont déjà là :– un paiement– un mécanisme de déclenchement– une distribution contrôlée– et un retour automatique à l'état de reposPourquoi une telle invention n'a-t-elle pas révolutionné l'économie antique ?Parce que l'objectif n'était pas commercial, mais symbolique et pratique. Il s'agissait de maintenir l'ordre dans les temples, pas de vendre à grande échelle. De plus, l'Antiquité disposait d'une main-d'œuvre abondante et peu coûteuse, ce qui limitait l'intérêt économique de l'automatisation.Ce distributeur antique n'en reste pas moins une preuve fascinante : bien avant l'électricité et l'informatique, les Anciens avaient déjà compris comment faire payer pour obtenir un service sans intermédiaire humain.En résumé, si le premier distributeur automatique date de 2 000 ans, c'est parce que le besoin — contrôler l'accès à une ressource — est aussi ancien que la civilisation elle-même. Et Héron d'Alexandrie avait simplement… quelques siècles d'avance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir CERVEAU
Et si l'anxiété avait une seule source ?

Choses à Savoir CERVEAU

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 2:17


L'anxiété est l'un des troubles psychiques les plus répandus au monde. Palpitations, hypervigilance, pensées envahissantes, sensation de danger permanent… Ces symptômes semblent multiples, complexes, et leurs causes longtemps restées floues. Mais une étude récente ouvre une piste radicalement nouvelle : et si une partie de l'anxiété avait une origine biologique unique, identifiable, et potentiellement modulable ?Des chercheurs de l'Institut des neurosciences de San Juan, à Alicante, en Espagne, se sont intéressés à un gène précis : Grik4. Ce gène code une protéine du système nerveux central impliquée dans la transmission du glutamate, le principal neurotransmetteur excitateur du cerveau. Autrement dit, Grik4 joue un rôle clé dans la manière dont les neurones communiquent entre eux.Leurs travaux, publiés dans la revue scientifique iScience, montrent un phénomène frappant : lorsque le gène Grik4 est surexprimé, le cerveau entre dans un état d'hyperactivité anormale, très proche de ce que l'on observe dans les troubles anxieux.Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié des modèles animaux chez lesquels l'expression de Grik4 était artificiellement augmentée. Résultat : ces animaux présentent des comportements typiques de l'anxiété – évitement excessif, réactions de peur exagérées, difficulté à s'adapter à des environnements nouveaux. Sur le plan neuronal, leur cerveau montre une activité excitatrice excessive, comme si les circuits de l'alerte restaient bloqués en position “danger”.Pourquoi est-ce crucial ? Parce que l'anxiété est souvent décrite comme un déséquilibre entre les systèmes d'excitation et d'inhibition du cerveau. Cette étude suggère que Grik4 pourrait être l'un des interrupteurs moléculaires de ce déséquilibre. Trop actif, il pousserait le cerveau à interpréter des situations neutres comme menaçantes.Les chercheurs avancent une hypothèse forte : dans certains troubles anxieux, le problème ne serait pas seulement psychologique ou environnemental, mais lié à une dérégulation précise de la signalisation glutamatergique. Cela ouvre la voie à des traitements plus ciblés, visant non pas à “calmer” globalement le cerveau, mais à rééquilibrer un mécanisme moléculaire spécifique.Attention toutefois : il ne s'agit pas de dire que toute l'anxiété se résume à un seul gène. Les troubles anxieux restent multifactoriels, mêlant génétique, environnement, expériences de vie et apprentissages émotionnels. Mais cette découverte apporte une pièce majeure au puzzle.Elle rappelle surtout une chose essentielle en neurosciences : parfois, derrière un tourbillon de symptômes complexes, se cache un mécanisme étonnamment précis. Et c'est souvent là que naissent les avancées thérapeutiques les plus prometteuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que l'expérience du « jus invisible » ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:52


Vers l'âge de deux ans, les enfants commencent à faire quelque chose d'extraordinaire : ils interagissent avec des objets qui n'existent pas. Une tasse vide devient brûlante, un repas imaginaire est servi avec sérieux. Ce comportement n'est pas anecdotique : il révèle l'apparition du jeu symbolique, la capacité à suspendre la réalité pour en créer une autre. Longtemps, les scientifiques ont vu dans cette aptitude une signature exclusive de l'esprit humain, à l'origine de notre créativité, de nos récits et de notre culture. Mais une expérience récente invite à reconsidérer cette certitude. Cette étude, publiée dans la revue Science, met en scène un bonobo exceptionnel : Kanzi. Kanzi n'est pas un primate ordinaire. Depuis les années 1980, il est connu pour sa capacité à comprendre des centaines de symboles lexigrammes et des phrases complexes en anglais. Mais l'expérience du jus invisible va encore plus loin.Le protocole est volontairement simple. Un expérimentateur fait mine de verser du jus dans des récipients… totalement vides. Aucun liquide réel n'est présent. Il boit ensuite ce « jus invisible », puis propose à Kanzi d'en faire autant, ou de servir à son tour. La question est cruciale : Kanzi va-t-il simplement imiter des gestes mécaniques, ou va-t-il entrer dans la fiction, comme le ferait un enfant humain ?Le résultat est troublant. Kanzi ne se contente pas de porter la tasse à sa bouche. Il adapte ses gestes : il incline le récipient, attend, boit, parfois essuie sa bouche. Mieux encore, lorsqu'il « sert » quelqu'un d'autre, il respecte la logique de la scène imaginaire. Autrement dit, il agit comme si le jus existait, tout en sachant qu'il n'existe pas réellement.C'est précisément ce « comme si » qui fascine les chercheurs. Le jeu symbolique suppose une double représentation mentale : savoir ce qui est réel, tout en acceptant temporairement une réalité fictive. Jusqu'ici, cette capacité était considérée comme un marqueur clé de l'esprit humain, observable très tôt chez l'enfant, mais absente chez les autres espèces.L'expérience du jus invisible suggère donc que la frontière cognitive entre l'humain et les grands singes est plus poreuse qu'on ne le pensait. Elle ne prouve pas que les bonobos imaginent des mondes complexes ou racontent des histoires, mais qu'ils peuvent, dans certaines conditions, partager une fiction intentionnelle.Les implications sont profondes. Si l'imagination n'est pas exclusivement humaine, alors ses racines évolutives sont bien plus anciennes. L'art, le langage symbolique et la culture pourraient reposer sur des capacités déjà présentes chez nos cousins primates.En somme, quand Kanzi boit un jus qui n'existe pas, ce n'est pas un simple jeu. C'est peut-être une fenêtre ouverte sur l'origine biologique de notre pouvoir le plus singulier : imaginer ce qui n'est pas encore réel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Qu'est-ce que la “tokenisation” ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:27


La tokenisation désigne le fait de représenter un actif réel ou financier sous la forme de jetons numériques, appelés tokens, inscrits sur une blockchain. Autrement dit, on transforme un droit de propriété ou une créance en une unité numérique échangeable, traçable et programmable. Ce n'est pas l'actif lui-même qui disparaît ou devient virtuel, mais sa représentation juridique et économique.Concrètement, un token peut représenter une action, une obligation, une part d'immeuble, une œuvre d'art, une matière première, ou même un droit futur, comme une part de revenus. Si un immeuble est tokenisé en 1 000 tokens, chaque token correspond à une fraction précise de cet immeuble. Posséder un token revient donc à posséder une partie de l'actif sous-jacent, avec les droits associés.La première promesse de la tokenisation est la divisibilité. De nombreux actifs sont coûteux et peu accessibles : immobilier, private equity, infrastructures. En les découpant en tokens, on permet à des investisseurs disposant de montants modestes d'y accéder. Cela élargit potentiellement le nombre d'investisseurs et fluidifie les marchés.Deuxième avantage clé : la liquidité. Certains actifs sont traditionnellement difficiles à revendre rapidement. La tokenisation permet des échanges quasi instantanés sur des plateformes numériques, parfois 24 heures sur 24. Un actif historiquement illiquide peut ainsi devenir plus facilement négociable, même si cela dépend bien sûr de l'existence d'un marché actif.Troisième élément fondamental : l'automatisation. Les tokens peuvent intégrer des règles directement dans leur code, via des smart contracts. Par exemple, le versement automatique de dividendes, le respect de conditions réglementaires, ou le blocage temporaire de la revente. Cela réduit les intermédiaires, les coûts administratifs et les risques d'erreur.Quatrième enjeu : la transparence et la traçabilité. Toutes les transactions sont enregistrées sur la blockchain, ce qui facilite les audits, la lutte contre la fraude et le suivi de la propriété. Pour les institutions financières, c'est un levier majeur de simplification opérationnelle.Il est important de distinguer la tokenisation de la spéculation sur les cryptomonnaies. La tokenisation n'est pas une monnaie alternative, mais une infrastructure. Elle cherche moins à remplacer le système financier qu'à le rendre plus efficace, plus fractionnable et plus rapide.Enfin, la tokenisation pose des défis réels : cadre juridique encore incomplet, protection des investisseurs, cybersécurité, reconnaissance légale des droits attachés aux tokens. Mais malgré ces limites, elle est souvent présentée comme une évolution comparable à la dématérialisation des titres financiers dans les années 1980.En résumé, tokeniser, c'est rendre les actifs plus accessibles, plus liquides et plus automatisables, en utilisant la technologie blockchain comme registre de confiance. Une transformation discrète, mais potentiellement profonde, de la finance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Droits de douane: pourquoi Donald Trump envisage de réduire les taxes sur l'acier et l'aluminium

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 3:14


Selon le Financial Times, Donald Trump envisagerait de réduire une partie des droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium. Une inflexion surprenante pour un président qui a fait du protectionnisme un marqueur central de sa politique économique. Mais derrière ce possible revirement se cachent des enjeux majeurs : inflation persistante, pression sur le pouvoir d'achat, difficultés croissantes des entreprises américaines et, surtout, échéances électorales cruciales. Depuis l'été dernier, Donald Trump a fortement durci sa politique commerciale. Le président américain a relevé jusqu'à 50% les droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, avant d'étendre ces surtaxes à des centaines de produits dérivés, comme les pièces automobiles, l'électroménager ou encore certains équipements industriels. L'objectif affiché reste le même : protéger l'industrie américaine et lutter contre la surcapacité chinoise, accusée d'inonder les marchés mondiaux avec des produits à bas prix. Une stratégie assumée, mais dont les effets économiques se révèlent rapidement problématiques. Car l'acier et l'aluminium sont omniprésents dans le quotidien des ménages. Des canettes aux boîtes de conserve, des voitures aux réfrigérateurs, une large partie de l'économie est concernée. Résultat, ces droits de douane ont directement alimenté l'inflation aux États-Unis, renchérissant de nombreux biens de consommation courante. Selon le Bureau du budget du Congrès américain, près de 95% du coût des droits de douane est finalement supporté par les consommateurs et les entreprises du pays. Autrement dit, ce sont les ménages américains qui paient l'essentiel de la facture. Une pression politique croissante à l'approche des élections Cette flambée des prix tombe particulièrement mal sur le plan politique. L'inflation reste la première préoccupation des électeurs américains, dans un contexte où le pouvoir d'achat est devenu un enjeu central du débat public. Or, dans quelques mois se tiendront les élections de mi-mandat, un scrutin crucial pour l'équilibre du Congrès. Le mécontentement croissant des consommateurs face à la cherté de la vie constitue un risque électoral majeur pour Donald Trump et son camp. L'impopularité de certaines mesures économiques pourrait se traduire dans les urnes. Dans ce contexte, l'éventualité d'un assouplissement ciblé des droits de douane apparaît comme une tentative de désamorcer la contestation sociale et de rassurer un électorat inquiet. Un ajustement tactique plus qu'un changement de cap idéologique. Les entreprises américaines en première ligne Mais la pression ne vient pas seulement des ménages. Les entreprises américaines, grandes consommatrices d'acier et d'aluminium, subissent elles aussi de plein fouet les effets de cette politique tarifaire. Les groupes industriels voient leur facture exploser. Le constructeur automobile Ford a par exemple annoncé une charge douanière de 2 milliards de dollars pour l'an passé, soit le double de 2024. Produire aux États-Unis coûte désormais bien plus cher, contraignant les industriels à absorber eux-mêmes les surcoûts liés aux matières premières. À cela s'ajoute la complexité administrative du dispositif. Les droits de douane ne s'appliquent pas uniquement aux métaux bruts, mais aussi à des milliers de produits dérivés, calculés en fonction de leur teneur précise en acier ou en aluminium et de l'origine du métal. Un véritable casse-tête bureaucratique, qui oblige les entreprises à recruter du personnel dédié à la conformité douanière, alourdissant encore leurs coûts. C'est pourquoi le lobbying industriel s'intensifie. De nombreuses entreprises réclament un allègement des surtaxes, soulignant leurs effets contre-productifs sur la compétitivité et l'emploi. Une pression économique qui rejoint désormais les préoccupations politiques. En envisageant un allègement ciblé des droits de douane sur l'acier et l'aluminium, Donald Trump cherche à préserver son image de défenseur de l'industrie nationale tout en allégeant la facture pour les ménages et les entreprises. Sans renier sa doctrine protectionniste, il tente de corriger ses excès les plus coûteux. Plus qu'un virage stratégique, cette inflexion potentielle ressemble à un ajustement pragmatique, dicté par la réalité économique et la contrainte politique, à l'approche d'échéances électorales décisives. À lire aussiDonald Trump signe le décret portant à 50% les surtaxes douanières sur l'aluminium et l'acier

Choses à Savoir TECH
L'UE accélère pour sa propre production de puces ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:15


L'Europe veut reprendre la main sur l'un des nerfs de la guerre technologique moderne : les semi-conducteurs. Ces composants minuscules, gravés sur des puces électroniques, sont le cerveau de tous nos appareils, des smartphones aux satellites, en passant par les voitures et les centres de données. Et le 9 février 2026, l'Union européenne a franchi une étape importante avec l'inauguration de NanoIC, une nouvelle infrastructure de prototypage installée à Louvain, en Belgique, au sein du centre de recherche imec.Ce projet s'inscrit dans le cadre du European Chips Act, un vaste plan destiné à renforcer la souveraineté technologique du continent. NanoIC a bénéficié d'un financement de 700 millions d'euros. Son objectif est clair : permettre aux entreprises, aux laboratoires et aux startups de concevoir et tester leurs propres puces avant de les produire à grande échelle. Autrement dit, NanoIC agit comme un laboratoire industriel où l'on peut transformer une idée en prototype fonctionnel.Contrairement aux fonderies classiques — ces usines spécialisées dans la fabrication de puces et souvent fermées aux acteurs extérieurs — NanoIC fonctionne comme une plateforme ouverte. Les ingénieurs pourront y travailler sur des technologies de pointe, notamment des systèmes appelés « system-on-chip », ou SoC. Ce terme désigne des puces capables d'intégrer plusieurs fonctions dans un seul composant : processeur, mémoire, circuits de communication. Le tout à des échelles inférieures à 2 nanomètres. Pour donner un ordre de grandeur, un nanomètre représente un milliardième de mètre. À cette échelle, les composants sont plus petits que certains virus.NanoIC met aussi à disposition des outils avancés de conception et de prototypage, afin de combler le fossé entre la recherche scientifique et la production industrielle. C'est un point crucial, car de nombreuses innovations restent bloquées au stade expérimental faute d'infrastructures adaptées. Ce projet s'inscrit dans un programme plus large, doté de 2,5 milliards d'euros, soutenu à la fois par l'Union européenne, les États membres et des partenaires industriels, dont le groupe néerlandais ASML, leader mondial des machines de lithographie utilisées pour graver les puces. Avec NanoIC, l'Europe tente de réduire sa dépendance envers l'Asie et les États-Unis, qui dominent aujourd'hui la production mondiale de semi-conducteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Parlons introspection
Introspection et décision : ce que 2 ans de podcast m'ont appris.

Parlons introspection

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 6:55 Transcription Available


Temporalité et décisions : https://calendly.com/vemilome/temporalite-et-decisionsAprès plus de deux ans de Parlons Introspection, je prends un temps d'arrêt.Pourquoi ce podcast existe-t-il ?Qu'est-ce que l'introspection change réellement quand une décision importante nous travaille et pourquoi certains épisodes résonnent plus que d'autres ? En regardant les statistiques des plateformes d'écoute, un constat s'impose.Les épisodes les plus écoutés parlent de blessures relationnelles, de parole, de schémas répétitifs, de fatigue mentale, de fin de cycle. Autrement dit : nous cherchons des clés quand quelque chose nous bloque concrètement.Ce podcast n'a jamais été un espace théorique. Il est né d'un besoin simple : rendre l'introspection plus accessible pour aller voir ce que nous avons mis de côté.Reconnaître les parts de nous que nous avons contenues pour rester adaptées, performantes, raisonnables et comprendre comment cela influence nos décisions professionnelles et personnelles.Avec le recul, je l'assume davantage : l'introspection n'est pas une fin, Elle prépare un choix.Changer de poste.Repositionner son activité.Poser une limite.Quitter une situation confortable mais devenue étroite.Quand nous sommes cadre ou entrepreneuse expérimentée, le vrai sujet n'est pas le manque de compétences. C'est la difficulté à décider quand notre identité évolue.Dans cet épisode, je partage :– mon intention de départ– ce que ces deux années m'ont appris– le lien entre introspection et prise de décision– pourquoi rester immobile a un coût invisibleSi vous traversez une période de transition professionnelle, si une décision vous occupe depuis des semaines ou si vous sentez qu'un cycle se termine sans savoir comment le traduire concrètement, cet épisode est pour vous.Parlons Introspection explore chaque semaine ce qui se joue dans les périodes de flou, de transition et de décisions difficiles.Besoin de clarifier une décision importante ? La séance Temporalité & Décisions est conçue pour les professionnels expérimentés bloqués sur un choix clé.Un temps structuré pour :– identifier ce qui est réellement en jeu– sortir de la rumination– poser une décision alignée avec qui vous êtes aujourd'huiAutre épisode qui pourrait vous intéresser :Les fins de cycle : 2025 une année de cloture intérieure avant de nouveaux choixDécouvrez mon univers ici : https://catalysons-vos-atouts.comVous aimez cet épisode ? Voici comment le soutenir :Laissez-lui 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préféréePartagez-le autour de vous, à trois personnes que cela pourrait toucherCommentez sur YouTube ou Spotify, je lis chaque mot avec attentionHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi un habitant de Lettonie sur dix n'a-t-il pas de nationalité ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:54


La situation est unique en Europe : en Lettonie, environ un résident sur dix ne possède aucune nationalité, ni lettone ni étrangère. Ces personnes ne sont pas des migrants récents, ni des réfugiés, mais des habitants installés dans le pays parfois depuis plusieurs générations. Pour comprendre ce paradoxe, il faut revenir à l'histoire mouvementée du XXᵉ siècle.Avant la Seconde Guerre mondiale, la Lettonie est un État indépendant. Mais en 1940, le pays est annexé par l'Union soviétique. Pendant près de cinquante ans, la Lettonie fait partie de l'URSS, et connaît d'importants bouleversements démographiques. Des centaines de milliers de citoyens soviétiques, principalement russophones, s'installent sur le territoire pour travailler dans l'industrie, l'administration ou l'armée. À cette époque, la notion de citoyenneté lettone disparaît : tous sont citoyens soviétiques.Tout change en 1991, lorsque la Lettonie retrouve son indépendance après l'effondrement de l'URSS. Le nouvel État fait alors un choix juridique fondamental : il rétablit la continuité de la Lettonie d'avant 1940. Autrement dit, sont automatiquement reconnus comme citoyens les personnes qui l'étaient avant l'occupation soviétique… ainsi que leurs descendants. Les autres habitants doivent, eux, demander une naturalisation.C'est là que naît le problème.Une partie importante de la population issue de l'époque soviétique ne remplit pas ces démarches. Pour devenir citoyen letton, il faut notamment réussir des tests de langue lettone, d'histoire et de connaissance de la Constitution. Certains refusent par opposition politique, d'autres par difficulté linguistique, d'autres encore par indifférence ou par peur de l'échec. Résultat : des dizaines de milliers de personnes restent dans un statut juridique intermédiaire.Ces résidents ne sont pas juridiquement apatrides au sens strict du droit international, mais ils ne sont citoyens d'aucun État. La Lettonie leur a donc créé un statut spécifique : celui de « non-citoyen ». Ils disposent d'un document de voyage particulier, souvent appelé « passeport d'étranger », sur lequel la nationalité n'est pas indiquée comme lettone, mais comme statut distinct.Concrètement, ces personnes ont le droit de vivre, travailler et bénéficier de services sociaux en Lettonie. En revanche, elles ne peuvent pas voter aux élections nationales, ni occuper certains postes publics. Leur situation soulève régulièrement des critiques d'organisations internationales, qui y voient une forme de marginalisation durable.Avec le temps, la proportion de non-citoyens diminue lentement, grâce aux naturalisations et au renouvellement des générations. Mais plus de trente ans après l'indépendance, cette situation rappelle que la fin d'un empire ne règle pas instantanément les questions d'identité, de droit et d'appartenance. En Lettonie, l'Histoire continue d'avoir des conséquences très concrètes… jusque dans les papiers d'identité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Quel test pour humains les corneilles vient-elles de réussir ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:21


Pendant longtemps, certaines capacités cognitives ont été considérées comme un privilège humain. Se représenter un nombre abstrait, savoir si l'on sait ou si l'on ignore quelque chose, ou encore manipuler mentalement des concepts sans support concret. Or, une expérience récente menée en Allemagne est venue sérieusement bousculer cette frontière. Les héroïnes de cette découverte ne sont ni des singes ni des dauphins, mais… des corneilles.L'étude est conduite par l'équipe du neurobiologiste Andreas Nieder à l'Université de Tübingen. Son objectif : tester si ces oiseaux sont capables de ce que l'on appelle la métacognition, c'est-à-dire la capacité à évaluer ses propres connaissances. En clair : savoir si l'on a la bonne réponse… ou savoir que l'on ne l'a pas.Le protocole est redoutablement précis. Les corneilles sont entraînées à observer brièvement un écran affichant un certain nombre de points. Ensuite, l'image disparaît, et l'oiseau doit indiquer si le nombre présenté correspond à une valeur cible. Jusque-là, rien d'exceptionnel : beaucoup d'animaux savent distinguer des quantités simples. Mais voici la subtilité décisive. Dans certaines conditions, les corneilles ont la possibilité de renoncer à répondre lorsqu'elles ne sont pas sûres, évitant ainsi une pénalité.Et c'est là que l'exploit se produit. Les corneilles ne répondent pas au hasard. Elles choisissent de répondre lorsqu'elles ont vu clairement le stimulus… et s'abstiennent lorsqu'il est trop bref ou ambigu. Autrement dit, elles évaluent leur propre degré de certitude. Exactement le comportement attendu chez un humain conscient de ses limites.Mais l'expérience va encore plus loin. Les chercheurs enregistrent l'activité neuronale dans une zone du cerveau aviaire fonctionnellement équivalente au cortex préfrontal humain. Ils observent que certains neurones s'activent non pas en fonction de la réponse correcte, mais en fonction de la certitude subjective de l'oiseau. Ce signal neuronal de la confiance — que l'on pensait réservé aux primates — est bien présent chez la corneille.Jusqu'ici, ce type de test était considéré comme un marqueur fort de conscience de soi minimale. Il avait été validé chez l'humain, et de façon très débattue chez certains grands singes. Le voir réussi par un oiseau, dont le cerveau est organisé de manière très différente, est une surprise majeure.Cette découverte a des implications profondes. Elle montre que des fonctions cognitives dites “supérieures” peuvent émerger sans cortex cérébral, par des architectures neuronales totalement différentes. En clair : l'intelligence n'a pas un seul modèle biologique.Les corneilles ne parlent pas, n'écrivent pas, ne philosophent pas. Mais elles viennent de réussir un test qui, jusqu'à récemment, servait précisément à définir ce qui nous rendait uniques. Et cela oblige la science à revoir une vieille certitude : l'humain n'a peut-être jamais été aussi seul qu'il le croyait au sommet de l'intelligence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Un emprunt de Google… sur 100 ans pour financer l'IA ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:49


L'intelligence artificielle fascine, mais elle coûte aussi extrêmement cher. Derrière les promesses technologiques et les démonstrations spectaculaires, une réalité financière s'impose : développer ces systèmes nécessite des investissements colossaux. Et désormais, même les géants du numérique doivent trouver de nouvelles façons de financer cette course.Dernier exemple en date : Alphabet, la maison mère de Google, s'apprête selon Bloomberg à lancer une émission obligataire d'un type très particulier. Une obligation, rappelons le, est un titre de dette. Concrètement, une entreprise emprunte de l'argent auprès d'investisseurs et s'engage à le rembourser à une date fixée, avec des intérêts. Mais ici, Alphabet prévoit plusieurs tranches, dont une obligation d'une durée exceptionnelle : 100 ans.Un siècle. Cela signifie que l'entreprise ne remboursera le capital qu'en… 2126. Ce type d'instrument financier est extrêmement rare dans le secteur technologique. Le dernier précédent remonte à 1997, lorsque Motorola, alors leader du marché des téléphones portables, avait lancé une obligation similaire, juste avant l'éclatement de la bulle internet. Pourquoi une durée aussi longue ? L'objectif est clair : attirer un large éventail d'investisseurs, notamment les fonds de pension et les compagnies d'assurance, qui cherchent des placements stables sur le très long terme. Comme l'explique Gordon Kerr, stratège macroéconomique chez KBRA, « celui qui achètera cette obligation ne sera probablement pas celui qui sera encore là au moment de son remboursement ». Autrement dit, ces titres circuleront entre investisseurs pendant des décennies.Cette décision intervient dans un contexte particulier. La course à l'intelligence artificielle mobilise des ressources financières sans précédent. Les entreprises doivent investir massivement dans les centres de données, les puces spécialisées et les infrastructures énergétiques nécessaires pour entraîner et faire fonctionner les modèles. Cette pression financière ne concerne pas seulement les start-ups, mais aussi les acteurs les plus puissants du secteur. Certains observateurs y voient d'ailleurs un signal inquiétant. L'investisseur Michael Burry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes, a rappelé sur le réseau X le précédent Motorola. Après son émission d'obligations à 100 ans, l'entreprise avait progressivement perdu sa position dominante. Pour Google, cette opération est avant tout un moyen de sécuriser des financements à très long terme, dans une industrie où les besoins en capital explosent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
En Cisjordanie occupée, «la situation se fige avec une domination israélienne sous tutelle américaine»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 8:11


Quatre-vingt-cinq États membres des Nations unies ont condamné, mardi 17 février, l'adoption par Israël de nouvelles mesures qui visent à étendre sa présence illégale en Cisjordanie occupée. Ils ont également réaffirmé leur « ferme opposition à toute forme d'annexion » qui pourrait entraîner la modification de sa « composition démographique ». Le gouvernement israélien n'envisage pas autrement le territoire que sous son contrôle, et il a l'appui des États-Unis. La situation est telle qu'il est désormais indécent de parler de processus de paix selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'IReMMO et co-auteur d'Atlas du Moyen-Orient, (éditions Autrement).

Choses à Savoir TECH VERTE
La montagne, terrain de test pour les innovations climatiques ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:46


Chaque année à Grenoble, un événement tente de répondre à l'une des grandes questions de notre époque : comment innover sans aggraver le climat ? Son nom, Tech&Fest. Pendant plusieurs jours, le centre Alpexpo devient un carrefour où se croisent startups, grands groupes, chercheurs et décideurs, venus présenter leurs technologies et confronter leurs idées. Conférences, démonstrations, ateliers : l'objectif est clair, accélérer l'innovation. Parmi les grands thèmes abordés, l'un attire particulièrement l'attention : la transition énergétique et environnementale, regroupée sous la bannière « tech&planet ».Au cœur de ce dispositif, un espace incarne concrètement cette ambition : le Village de la Décarbonation. Son nom peut sembler technique, mais l'idée est simple. La décarbonation consiste à réduire les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz responsable du réchauffement climatique. Ce village rassemble donc des entreprises et des projets qui proposent des solutions pour consommer moins d'énergie, mieux gérer les ressources ou réduire l'empreinte environnementale des activités humaines.Pour l'édition 2026, le festival met l'accent sur un territoire bien particulier : la montagne, et plus précisément les Alpes. Ces régions sont en première ligne face au changement climatique. La hausse des températures y est plus rapide, les glaciers reculent, la neige se raréfie et les ressources en eau deviennent plus imprévisibles. Autrement dit, ces territoires subissent aujourd'hui ce que d'autres régions pourraient connaître demain. Cette réalité fait des Alpes un laboratoire grandeur nature. Les contraintes y sont extrêmes : altitude élevée, climat rigoureux, forte dépendance à l'eau et aux infrastructures fragiles. Dans ce contexte, les innovations ne peuvent pas rester théoriques. Elles doivent fonctionner immédiatement, que ce soit pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, optimiser les transports, sécuriser les ressources en eau ou renforcer la résilience des infrastructures.Mais l'ambition de Tech&Fest dépasse largement la montagne. Les solutions présentées ne sont pas seulement conçues pour les territoires alpins. Elles sont envisagées comme des modèles reproductibles ailleurs, en ville comme en zone rurale. En testant ces technologies dans des conditions difficiles, les développeurs peuvent vérifier leur robustesse et leur efficacité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi 0,5 % des hommes seraient les descendants d'une célébre conquérant ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:07


Gengis Khan est l'un des plus grands conquérants de l'Histoire. Au début du XIIIᵉ siècle, il fonde l'Empire mongol, qui deviendra le plus vaste empire terrestre jamais constitué, s'étendant de la Chine à l'Europe orientale. Mais son héritage ne serait pas seulement politique ou militaire : il serait aussi… génétique.Car une affirmation spectaculaire circule depuis plusieurs années : environ 0,5 % des hommes dans le monde seraient ses descendants directs. Autrement dit, un homme sur deux cents partagerait un lien biologique avec Gengis Khan. Mythe fascinant ou réalité scientifique ?Pour répondre, il faut se tourner vers la génétique.En 2003, une équipe internationale de chercheurs publie une étude majeure basée sur l'analyse du chromosome Y chez plus de 2 000 hommes d'Asie centrale et orientale. Le chromosome Y est transmis presque inchangé de père en fils, ce qui permet de suivre les lignées masculines sur de très longues périodes.Les scientifiques identifient alors un haplotype du chromosome Y exceptionnellement répandu. Dans certaines régions de Mongolie, du nord de la Chine ou du Kazakhstan, jusqu'à 8 % des hommes portent exactement cette même signature génétique. En extrapolant à l'échelle mondiale, cela représentait environ 16 millions d'hommes vivants au début des années 2000, soit 0,5 % de la population masculine mondiale.Mais pourquoi associer cette lignée à Gengis Khan ?D'abord grâce à la datation génétique : les mutations observées indiquent que l'ancêtre commun de cette lignée a vécu il y a 800 à 1 000 ans, ce qui correspond précisément à la période de l'Empire mongol.Ensuite grâce à la répartition géographique : la diffusion de ce chromosome recouvre presque parfaitement les territoires conquis par les Mongols.Enfin grâce au contexte historique : Gengis Khan et ses descendants disposaient d'un pouvoir absolu, favorisant une reproduction massive. Mariages multiples, concubinage, transmission du pouvoir de père en fils : tous les ingrédients étaient réunis pour une propagation génétique hors norme.Les chercheurs parlent d'un effet fondateur extrême : un individu, ou un petit groupe d'hommes apparentés, dont la descendance masculine s'est diffusée de façon disproportionnée grâce au pouvoir politique.Une précision importante toutefois : les scientifiques ne possèdent pas l'ADN de Gengis Khan lui-même. Il est donc plus exact de dire que cette lignée provient de Gengis Khan ou d'un proche parent masculin. Mais la convergence des indices rend l'hypothèse extrêmement solide.Dernier point souvent oublié : cette statistique concerne uniquement la lignée paternelle. Des millions de personnes peuvent être descendantes de Gengis Khan par d'autres branches familiales… sans porter ce chromosome Y.En résumé, oui : l'affirmation est fondée. Dans ce cas précis, l'Histoire a littéralement laissé une empreinte mesurable dans notre ADN. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Autour de la question
Avec quel art transmettre la physique quantique ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 48:30


La physique quantique est partout à l'œuvre, mais cette révolution nous échappe. Entre fantasme et incompréhension, comment trouver l'art et la manière de faire passer l'impensable ? Pistes de réponses aussi scientifiques qu'artistiques et philosophiques.  Retrouvons-nous pour une émission renversante à tout point de vue, où nous allons nous demander comment penser l'impensable, comment raconter l'indicible, comment montrer l'invisible : l'indescriptible nature du réel dans son aspect le plus fondamental ?  Autrement dit comment faire passer la physique quantique et ses concepts inouïs d'intrication, de superposition et d'incertitude ? La physique, la mécanique quantique est partout à l'œuvre sauf qu'elle nous échappe, elle échappe à nos sens. Pourquoi personne ne comprend rien à la physique quantique ?  Avec Céline Broeckaert, dramaturge, et Frank Verstraete, professeur de Physique à Cambridge, il a reçu le prix Francqui (prix scientifique le plus important en Belgique) pour sa contribution à la mécanique quantique pour leur ouvrage Pourquoi personne ne comprend rien à la physique quantique ? (alors que tout le monde pourrait) (éditions Quanto). Et Charles Antoine, physicien quantique, nommé ambassadeur médiation scientifique du CNRS 2025, pour son ouvrage equiQuanto, chevauchée quantique (paru aux Éditions Les Belles Lettres).   Musiques diffusées dans l'émission ► Madeleine Besson - Rise Crystalline ► Richard Bona - Kess Kiva Paa. 

Autour de la question
Avec quel art transmettre la physique quantique ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 48:30


La physique quantique est partout à l'œuvre, mais cette révolution nous échappe. Entre fantasme et incompréhension, comment trouver l'art et la manière de faire passer l'impensable ? Pistes de réponses aussi scientifiques qu'artistiques et philosophiques.  Retrouvons-nous pour une émission renversante à tout point de vue, où nous allons nous demander comment penser l'impensable, comment raconter l'indicible, comment montrer l'invisible : l'indescriptible nature du réel dans son aspect le plus fondamental ?  Autrement dit comment faire passer la physique quantique et ses concepts inouïs d'intrication, de superposition et d'incertitude ? La physique, la mécanique quantique est partout à l'œuvre sauf qu'elle nous échappe, elle échappe à nos sens. Pourquoi personne ne comprend rien à la physique quantique ?  Avec Céline Broeckaert, dramaturge, et Frank Verstraete, professeur de Physique à Cambridge, il a reçu le prix Francqui (prix scientifique le plus important en Belgique) pour sa contribution à la mécanique quantique pour leur ouvrage Pourquoi personne ne comprend rien à la physique quantique ? (alors que tout le monde pourrait) (éditions Quanto). Et Charles Antoine, physicien quantique, nommé ambassadeur médiation scientifique du CNRS 2025, pour son ouvrage equiQuanto, chevauchée quantique (paru aux Éditions Les Belles Lettres).   Musiques diffusées dans l'émission ► Madeleine Besson - Rise Crystalline ► Richard Bona - Kess Kiva Paa. 

Choses à Savoir HISTOIRE
Quel est le mystère des pierres bleues de Stonehenge ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:26


Depuis des siècles, Stonehenge fascine autant qu'il intrigue. Mais parmi toutes ses énigmes, l'une est particulièrement tenace : l'origine des “pierres bleues”, ces blocs de plusieurs tonnes qui ne proviennent pas du tout de la région où le monument est érigé. Pendant longtemps, leur présence a semblé presque inexplicable.Ces pierres bleues — une quarantaine à l'origine — sont des roches volcaniques et métamorphiques, différentes des grands blocs de grès visibles aujourd'hui. Dès le XXᵉ siècle, les géologues établissent qu'elles proviennent du pays de Galles, à plus de 200 kilomètres de Stonehenge. Une distance colossale pour des sociétés néolithiques ne disposant ni de roue, ni de métal, ni d'animaux de trait.Comment ces pierres ont-elles été transportées ? Deux hypothèses se sont longtemps affrontées. La première, spectaculaire, évoquait un transport humain volontaire, par radeaux, traîneaux et rouleaux de bois, sur des générations entières. La seconde proposait une origine naturelle : les pierres auraient été déplacées par les glaciers lors des dernières glaciations, puis réutilisées sur place par les bâtisseurs.C'est précisément ce débat qu'une étude récente est venue raviver — et peut-être trancher. Publiée dans la revue Communications Earth & Environment, cette recherche est menée par deux scientifiques de l'Université Curtin, en Australie.Leur travail repose sur une analyse fine de la géologie et de la dynamique glaciaire britannique. Leur conclusion est claire : aucun glacier connu n'aurait pu transporter ces pierres jusqu'à la plaine de Salisbury. Les modèles climatiques et géomorphologiques montrent que les glaces se sont arrêtées bien plus à l'ouest. En revanche, elles auraient pu déplacer certaines pierres jusqu'au sud-ouest du pays de Galles, où elles auraient ensuite été récupérées.Autrement dit, les pierres bleues n'ont pas voyagé seules jusqu'à Stonehenge. Elles ont été extraites, choisies et transportées intentionnellement par des humains sur des centaines de kilomètres. Cette conclusion renforce l'idée que Stonehenge n'est pas seulement un exploit architectural, mais aussi un projet social et symbolique majeur, mobilisant des communautés entières.Pourquoi faire un tel effort ? De plus en plus d'archéologues pensent que les pierres bleues avaient une valeur rituelle ou identitaire particulière. Leur provenance lointaine aurait renforcé leur prestige, leur pouvoir symbolique, voire spirituel. Stonehenge ne serait donc pas seulement un observatoire ou un calendrier, mais un lieu de mémoire et de rassemblement, reliant différentes régions de la Grande-Bretagne néolithique.Ce que cette étude récente change profondément, c'est notre regard sur ces sociétés anciennes. Loin d'être primitives, elles étaient capables de planification à long terme, de coopération à grande échelle et de choix culturels sophistiqués. Le mystère des pierres bleues n'est peut-être pas totalement résolu… mais il révèle déjà une chose essentielle : Stonehenge est l'œuvre d'une ambition humaine bien plus grande qu'on ne l'imaginait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les publicités utilisent-elles souvent des rimes ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:40


Haribo, c'est beau la vie, pour les grands et les petits. Efficace et pas chère, c'est la MAAF que j'préfère Bien sûr, la rime facilite la mémorisation. Une phrase rythmée est plus facile à retenir, à répéter et à transmettre. Notre cerveau est particulièrement sensible aux régularités sonores : elles demandent moins d'effort cognitif pour être traitées. Mais cet avantage mnésique n'est qu'une partie de l'explication.Les slogans rimés tirent surtout parti d'un biais cognitif bien documenté : l'effet de rime, aussi appelé rhyme-as-reason effect.Ce biais a été mis en évidence en 2000 par les psychologues Matthew McGlone et Jessica Tofighbakhsh, dans une étude devenue classique publiée dans la revue Psychological Science. Leur expérience est simple : ils présentent à des participants des affirmations exprimant la même idée, mais sous deux formes différentes. L'une rime, l'autre non.Résultat : les participants jugent systématiquement la version rimée plus vraie, plus convaincante et plus fiable, alors même que le sens est strictement identique.Pourquoi ? Parce que notre cerveau confond fluidité cognitive et validité. Une phrase qui rime est plus facile à traiter mentalement. Cette facilité est ressentie comme un signal positif : inconsciemment, nous interprétons ce confort cognitif comme un indice de vérité. Autrement dit, si une phrase « sonne juste », elle nous paraît… juste.Ce mécanisme est automatique et largement inconscient. Même lorsqu'on sait que la rime n'a aucune valeur logique, l'effet persiste. D'autres travaux ont confirmé ce biais dans des contextes variés : jugements moraux, messages de prévention, slogans politiques ou publicitaires.Les publicitaires exploitent donc un raccourci mental très puissant. Une phrase rimée donne l'impression d'être plus ancienne, plus partagée, presque proverbiale. Elle évoque la sagesse populaire, l'évidence collective. C'est exactement pour cette raison que de nombreux dictons traditionnels utilisent la rime : elle confère une autorité implicite.En résumé, les slogans publicitaires ne riment pas seulement pour être jolis ou mémorables. Ils utilisent une faille subtile de notre raisonnement : notre tendance à confondre forme agréable et fond crédible. Une démonstration élégante de la manière dont le cerveau peut être convaincu… sans jamais s'en rendre compte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Autour de la question
Que nous apprennent les volcans ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Regards croisés de vulcanologues sur ces montagnes de feux qui incarnent la vie tellurique de la terre. Un volcan ça souffle, ça respire, ça râle, ça érupte, explose et ça crache. Semeur de mort mais aussi source de vie. Comment et jusqu'où explorer les volcans ?   Retrouvons-nous  au-dessous du volcan, pour une plongée dans le monde fascinant (et terrifiant) des feux de la Terre. À la fois source de vie et semeur de mort, les volcans témoignent de l'intense vie tellurique de notre planète.  Un volcan ça souffle, ça respire, ça râle, ça érupte, ça explose et ça crache. Quand ? Comment et pourquoi ? De l'Islande à l'Indonésie, de l'Etna au Nyiragongo, pistes de réponse de nos invités, les vulcanologues Arnaud Guerin et Franck Lavigne. Avec Arnaud Guérin, photographe et géologue spécialisé dans la volcanologie pour son ouvrage Une histoire de l'exploration des volcans, paru chez Glénat.  Franck Lavigne, professeur des Universités en Géographie physique, Risques naturels, Volcanologie pour son Atlas des volcans à paraitre aux Éditions Autrement. Éclairage de Charlie Dupiot avec Jean Lautier-Gaud. La série des Volcans et des Hommes est actuellement en ligne sur Arte.tv Musiques diffusées dans l'émission ► La Maison Tellier - Sur un Volcan ► Bopol Mansiamina - Esta Tierra No Es Mia. 

Autour de la question
Que nous apprennent les volcans ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 48:29


Regards croisés de vulcanologues sur ces montagnes de feux qui incarnent la vie tellurique de la terre. Un volcan ça souffle, ça respire, ça râle, ça érupte, explose et ça crache. Semeur de mort mais aussi source de vie. Comment et jusqu'où explorer les volcans ?   Retrouvons-nous  au-dessous du volcan, pour une plongée dans le monde fascinant (et terrifiant) des feux de la Terre. À la fois source de vie et semeur de mort, les volcans témoignent de l'intense vie tellurique de notre planète.  Un volcan ça souffle, ça respire, ça râle, ça érupte, ça explose et ça crache. Quand ? Comment et pourquoi ? De l'Islande à l'Indonésie, de l'Etna au Nyiragongo, pistes de réponse de nos invités, les vulcanologues Arnaud Guerin et Franck Lavigne. Avec Arnaud Guérin, photographe et géologue spécialisé dans la volcanologie pour son ouvrage Une histoire de l'exploration des volcans, paru chez Glénat.  Franck Lavigne, professeur des Universités en Géographie physique, Risques naturels, Volcanologie pour son Atlas des volcans à paraitre aux Éditions Autrement. Éclairage de Charlie Dupiot avec Jean Lautier-Gaud. La série des Volcans et des Hommes est actuellement en ligne sur Arte.tv Musiques diffusées dans l'émission ► La Maison Tellier - Sur un Volcan ► Bopol Mansiamina - Esta Tierra No Es Mia. 

Le club RFI
L'écume des mots : rencontre avec l'écrivaine Beata Umubyeyi Mairesse

Le club RFI

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 40:06


Cette semaine, le Club RFI dans le cadre de son atelier littéraire interactif « L'écume des mots » reçoit Beata Umubyeyi Mairesse, auteure du roman « Tous tes enfants dispersés », publié aux éditions Autrement, 2019. Beata Umubyeyi Mairesse, dialogue autour de son œuvre avec des lycéens de la  Wellspring Academy, (Kigali, Rwanda), des membres du Club RFI et des élèves du lycée Richelieu (Rueil-Malmaison, France). [Version longue à l'écoute] Le roman « Tous tes enfants dispersés », prix des Cinq continents de la francophonie 2020, raconte l'histoire d'une famille rwandaise victime du génocide des Tutsi qui a fait entre 800 000 et 1million de morts en 1994. Le livre aborde les thèmes du métissage et de la transmission. L'écume des mots permet aux jeunes de converser avec un écrivain autour de son œuvre, de partager ainsi le goût de la lecture et d'initier de nouvelles vocations. Avec la participation de : Richard Murigandé, Ishimwe Lydie, Dushime Hadassa Moria, Umuhire Sara, Esther Joyce Ishimwe, Muganga Yannis David, et Hettler Micah, (Lycée Wellspring Academy) ; Fanny Rouillard, professeure-documentaliste ; Farah Maatouk, Imran Benabdallah et Safae Bouhouche (Lycée Richelieu). Musique : Akabyino ka nyogokuru, Cyprien Rugamba. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol.  

Choses à Savoir
Pourquoi vous avez le droit d'arrêter quelqu'un ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:26


On pense souvent qu'en France, le droit d'arrêter quelqu'un appartient exclusivement à la police et à la gendarmerie. Pourtant, le droit français prévoit une exception peu connue : dans certaines circonstances bien précises, n'importe quel citoyen peut légalement interpeller une personne. Ce principe est inscrit dans l'article 73 du code de procédure pénale.Que dit exactement cet article ? Il prévoit que, en cas de crime ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a le droit d'appréhender l'auteur des faits. Autrement dit, il ne s'agit pas d'un simple soupçon ou d'un comportement étrange, mais d'une infraction en train de se commettre ou venant tout juste de se commettre.La notion de flagrance est centrale. Elle couvre plusieurs situations : lorsque l'infraction est observée directement, lorsqu'elle vient d'avoir lieu, lorsque la personne est poursuivie par des témoins, ou encore lorsqu'elle est trouvée en possession d'objets laissant penser qu'elle a participé au délit. Un individu surpris en train de voler un sac, de casser une vitrine ou d'agresser quelqu'un entre donc clairement dans ce cadre.En revanche, cette faculté d'interpellation ne donne pas carte blanche. Le texte impose une obligation très claire : la personne interpellée doit être conduite sans délai devant un officier de police judiciaire. Cela signifie qu'un citoyen n'a pas le droit de garder quelqu'un enfermé chez lui, de l'interroger ou de mener sa propre “enquête”. Son rôle se limite à empêcher la fuite et à remettre l'individu aux autorités.Autre point essentiel : l'usage de la force doit rester strictement proportionné. Il est possible de retenir physiquement quelqu'un si c'est nécessaire, mais toute violence excessive peut engager la responsabilité pénale de celui qui intervient. Si la personne interpellée est blessée sans justification, l'interpellateur peut lui-même se retrouver poursuivi.Il existe également des situations où il vaut mieux s'abstenir. Si l'auteur présumé est armé, dangereux ou en groupe, intervenir peut mettre gravement en péril sa propre sécurité. Le droit reconnaît la possibilité d'agir, mais n'impose jamais à un citoyen de se transformer en justicier.Dans la pratique, ce dispositif vise surtout à permettre une réaction immédiate lorsque les forces de l'ordre ne sont pas présentes. Il rappelle aussi que la sécurité publique n'est pas uniquement l'affaire de l'État, mais repose en partie sur la vigilance collective.En résumé, oui : en France, un citoyen peut arrêter une personne dans certaines conditions très encadrées. Mais il ne s'agit ni d'un pouvoir de police, ni d'un permis de faire justice soi-même. C'est un outil juridique d'exception, fondé sur une idée simple : empêcher qu'un auteur d'infraction flagrante ne s'échappe, en attendant que la justice prenne le relais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Les pharaons ont-ils simplement rénové la Grande Pyramide ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:30


La Grande Pyramide de Gizeh est traditionnellement attribuée au pharaon Khéops, vers 2600 avant notre ère. Ce consensus archéologique repose sur des inscriptions, des datations indirectes et le contexte historique de l'Ancien Empire égyptien. Pourtant, une hypothèse récente vient bousculer cette chronologie bien établie : et si les pharaons n'avaient pas construit la pyramide, mais simplement restauré un monument beaucoup plus ancien ?Cette idée est défendue par Alberto Donini, ingénieur à l'University of Bologna. Dans une étude encore préliminaire et non validée par les pairs, il suggère que la Grande Pyramide pourrait remonter à une période antérieure à l'émergence de la civilisation égyptienne classique.Son raisonnement s'appuie sur plusieurs observations. D'abord, certaines parties internes du monument présentent des traces d'érosion et d'altération qui, selon lui, seraient difficiles à expliquer par seulement 4 600 ans d'exposition. Il évoque notamment des formes d'usure qui pourraient indiquer un contact prolongé avec de grandes quantités d'eau, dans un contexte climatique beaucoup plus humide que celui de l'Égypte pharaonique connue.Autre argument : l'extraordinaire précision géométrique de la pyramide. L'alignement quasi parfait sur les points cardinaux et les proportions mathématiques remarquables suscitent depuis longtemps l'admiration. Pour Donini, ce niveau de maîtrise pourrait provenir d'un héritage technologique antérieur, transmis ou redécouvert par les bâtisseurs égyptiens, plutôt que d'une invention purement locale et soudaine.Dans ce scénario, les pharaons auraient trouvé une structure déjà existante, partiellement endommagée, qu'ils auraient consolidée, habillée de nouveaux blocs et intégrée à leur propre tradition religieuse, en la transformant en tombe royale. Autrement dit, Khéops n'aurait pas été le constructeur originel, mais le grand rénovateur d'un édifice hérité.Cependant, cette hypothèse reste hautement controversée. Les égyptologues soulignent que les carrières identifiées, les outils retrouvés, les graffitis de chantiers et l'organisation logistique connue de l'Ancien Empire concordent fortement avec une construction sous le règne de Khéops. De plus, aucune preuve matérielle indiscutable ne démontre l'existence d'une civilisation antérieure capable d'ériger un tel monument sur le plateau de Gizeh.Ce débat illustre un aspect essentiel de la science : la remise en question permanente. Proposer une idée audacieuse ne suffit pas ; elle doit être testée, vérifiée et confrontée aux données existantes. Pour l'instant, l'hypothèse d'une pyramide pré-pharaonique demeure spéculative.Mais elle a le mérite de rappeler à quel point la Grande Pyramide reste un objet de fascination et de mystère. Même après des siècles d'études, ce monument continue de nourrir des questions fondamentales sur les capacités techniques, l'organisation sociale et l'histoire profonde de l'humanité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tout un monde - La 1ere
Vous lisez autrement à cause du numérique

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 21:56


(00:00:46) Pourquoi autant d'étincelles autour de l'audiovisuel public en France? (00:08:07) La recette high-tech du rugby en Irlande (00:12:33) Vous lisez autrement à cause du numérique

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi les vaccins fonctionnent-ils moins bien en vieillissant ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:21


Les vaccins ont tendance à fonctionner moins bien avec l'âge parce que le système immunitaire vieillit, un phénomène appelé immunosénescence. Autrement dit, ce n'est pas le vaccin qui devient moins performant en soi, mais l'organisme qui répond moins efficacement à la stimulation qu'il provoque.Chez une personne jeune, un vaccin déclenche une cascade très bien orchestrée : le système immunitaire reconnaît l'antigène, active des cellules spécialisées, fabrique des anticorps et crée une mémoire immunitaire durable. Chez les personnes âgées, plusieurs maillons de cette chaîne deviennent moins efficaces.D'abord, la production de nouvelles cellules immunitaires diminue. Le thymus, un organe essentiel à la fabrication des lymphocytes T, commence à s'atrophier dès l'âge adulte et devient beaucoup moins actif avec les décennies. Résultat : il y a moins de cellules capables de reconnaître des agents infectieux nouveaux.Ensuite, les lymphocytes B, responsables de la fabrication des anticorps, fonctionnent moins bien. Après une vaccination, les seniors produisent souvent moins d'anticorps, et ces anticorps sont parfois de moins bonne qualité. Cela signifie que le bouclier protecteur est plus faible.Un autre élément clé est la mémoire immunitaire. Les cellules censées “se souvenir” d'un virus ou d'une bactérie sont moins nombreuses ou moins réactives chez les personnes âgées. La protection apportée par le vaccin peut donc être moins durable.Ces mécanismes ont des conséquences mesurables. Par exemple, pour le vaccin contre la grippe saisonnière, l'efficacité est estimée autour de 50 à 60 % chez les adultes de moins de 65 ans, contre environ 30 à 40 % chez les plus de 65 ans selon les saisons. Cela ne veut pas dire que le vaccin ne sert à rien, mais qu'il empêche moins souvent l'infection.À cela s'ajoute un phénomène appelé inflammaging : une inflammation chronique de bas niveau qui s'installe avec l'âge. Cette inflammation permanente perturbe les signaux du système immunitaire et peut réduire sa capacité à réagir correctement à un vaccin.Malgré tout, il est crucial de rappeler que les vaccins restent très utiles chez les seniors. Même lorsqu'ils n'empêchent pas totalement l'infection, ils réduisent fortement le risque de formes graves, d'hospitalisation et de décès.Pour compenser la baisse de réponse immunitaire, les chercheurs ont développé des stratégies spécifiques : vaccins à dose plus élevée, vaccins contenant des adjuvants (substances qui stimulent l'immunité) ou schémas de rappels adaptés.En résumé, si les vaccins fonctionnent moins bien avec l'âge, c'est parce que le système immunitaire devient plus lent, moins précis et moins capable de fabriquer des anticorps et de la mémoire. Mais ils demeurent l'un des outils les plus efficaces pour protéger la santé des personnes âgées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
ChatGPT bloque volontairement certaines sources ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:33


Derrière la simplicité apparente d'une conversation avec une IA, se cache en réalité une bataille discrète… celle des sources. Qui parle ? Qui est cité ? Qui disparaît ? C'est la question posée par la troisième édition du baromètre AI Brand Tracker d'Havas Market, publiée le 9 février. L'étude a passé au crible douze secteurs d'activité et analysé 11 000 réponses générées par les assistants. Verdict : deux visions du monde s'opposent clairement entre Google Gemini et ChatGPT.Côté Gemini, la palette est large. Entre septembre 2025 et janvier 2026, les sites officiels de marques et d'entreprises, autrefois dominants, sont passés de 46 % à 35 % des sources citées. Google semble avoir desserré leur monopole. À la place, les médias progressent, de 23 % à 29 %, notamment dans la tech, la cuisine, le cinéma ou les voyages. Après tout, pour choisir un restaurant, un guide spécialisé pèse souvent plus lourd qu'un discours marketing. Les sites institutionnels gagnent aussi du terrain, de 17 % à 23 %. Pour la santé, l'énergie ou l'immobilier, Gemini privilégie des références publiques comme Service-public.fr, Ameli ou Ministère de l'Économie et des Finances. Bref, une logique d'équilibre entre expertise, pédagogie et crédibilité administrative.ChatGPT, lui, joue une tout autre partition. Selon l'étude, près de 70 % de ses réponses s'appuient sur des contenus éditoriaux : articles, tutoriels, encyclopédies. Dans certains secteurs comme la tech ou l'automobile, cette part grimpe à 90 %. L'assistant d'OpenAI privilégie massivement des sources grand public comme Wikipédia ou YouTube. Résultat : les sites de marques tombent à 18 %, les plateformes publiques à 5 %, les distributeurs à 7 %. Si vous interrogez l'IA sur l'énergie, vous aurez plus de chances d'obtenir un article de presse qu'un site officiel d'opérateur.Pour les entreprises, la leçon est claire. La visibilité ne se joue plus seulement sur Google, mais dans la tête des modèles. Être bien référencé ne suffit plus : il faut produire des contenus jugés fiables, exploitables… et surtout compréhensibles par l'IA. Autrement dit, la bataille du référencement devient conversationnelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Quel champignon “rapetisse” les gens ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:48


Vous êtes assis dans votre salon, parfaitement lucide, quand soudain votre regard est attiré par quelque chose d'étrange au sol. Puis par autre chose, un peu plus loin. En quelques minutes, vous avez la sensation que des dizaines de minuscules personnages se déplacent autour de vous, comme si un peuple miniature avait envahi votre environnement. Vous n'avez pas rapetissé. Vous ne rêvez pas. Pourtant, votre cerveau vous convainc que ces créatures existent bel et bieCe phénomène porte un nom précis : les hallucinations lilliputiennes, en référence au pays de Lilliput imaginé par Jonathan Swift, peuplé d'êtres minuscules. Pendant longtemps, ces hallucinations ont surtout été associées à certaines maladies neurologiques ou à des intoxications médicamenteuses. Mais depuis quelques années, un champignon attire particulièrement l'attention des toxicologues : Lanmaoa asiatica, une espèce de bolet présente notamment dans le sud-ouest de la Chine.Dans certaines régions, ce champignon est connu sous un surnom évocateur, que l'on pourrait traduire par “le champignon des petits hommes”. La raison est simple : après sa consommation, en particulier lorsqu'il est mal cuit ou consommé trop tôt après récolte, certains individus développent des hallucinations très spécifiques. Ils ne décrivent pas des visions floues ou abstraites, mais des scènes détaillées mettant en scène de minuscules humains, des animaux de petite taille, parfois des créatures inconnues, se déplaçant dans leur champ de vision avec un réalisme troublant.Ce qui fascine les chercheurs, c'est la similarité des témoignages. Des personnes n'ayant aucun lien entre elles rapportent des expériences presque identiques, comme si ce champignon déclenchait un “scénario” hallucinatoire bien particulier. D'un point de vue médical, il ne s'agit pas d'une substance utilisée à des fins récréatives, mais bien d'une intoxication. Les symptômes apparaissent souvent plusieurs heures après l'ingestion, parfois jusqu'à une journée plus tard, et s'accompagnent fréquemment de nausées, de vomissements, de vertiges, d'une grande fatigue et, dans certains cas, de troubles digestifs importants.Heureusement, la plupart des patients se rétablissent en quelques jours, mais l'épisode est suffisamment spectaculaire pour conduire un grand nombre d'entre eux à l'hôpital. Le mystère majeur reste la nature exacte de la substance responsable de ces effets. Contrairement à d'autres champignons hallucinogènes bien connus, Lanmaoa asiatica ne contient pas les molécules classiques comme la psilocybine. Les scientifiques soupçonnent donc l'existence d'un composé encore mal identifié, capable d'altérer les zones du cerveau impliquées dans la perception des tailles, des distances et des proportions.Autrement dit, ce champignon ne modifie pas la réalité extérieure. Il modifie la manière dont le cerveau interprète cette réalité. Et c'est précisément ce dérèglement perceptif qui donne l'illusion d'un monde peuplé d'êtres miniatures.En définitive, aucun champignon ne fait réellement rapetisser les humains. Mais certains peuvent créer une illusion si puissante qu'elle vous fera croire, pendant quelques heures, que vous êtes devenu un géant entouré d'un peuple invisible. Une expérience fascinante pour les scientifiques, mais beaucoup moins pour ceux qui la vivent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Pourquoi vous n'arrivez pas à déconnecter le soir

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 7:59


La journée est officiellement terminée, mais votre tête continue de travailler. Vous avez quitté le bureau, mais le travail vous accompagne encore, parfois jusqu'au moment de vous endormir. Dans cet épisode, je partage les résultats d'un sondage LinkedIn réalisé auprès de plus de 2400 d'entre vous. Seuls 32% pensent d'abord à décrocher au plus vite en fin de journée. Autrement dit, plus des deux tiers restent mentalement connectés après la fin officielle.Nous allons voir pourquoi la journée reste souvent “ouverte” entre l'inachevé, l'auto-évaluation et l'anticipation… et comment retrouver une vraie fermeture mentale, indispensable pour préserver votre équilibre et votre santé mentale.déconnexion déconnecter le soir charge mentale fin de journée fatigue mentale équilibre vie pro perso santé mentale sondage LinkedIn Happy Work00:00 – Introduction 00:31 – Le sondage LinkedIn et le chiffre clé 00:59 – L'inachevé qui laisse la journée ouverte 02:26 – Les 14% et l'auto-évaluation permanente 03:42 – Les 15% et l'anticipation de demain 04:49 – La solution simple avant de partir 04:56 – Les 32% qui savent vraiment décrocher 06:00 – Ce que montre ce sondage 06:57 – Ce qu'il faut retenir de cet épisodeSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Quelle boisson augmente le risque de cancer colorectal ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:04


La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l'alcool. Une vaste étude récente menée par l'American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d'alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d'alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n'est pas seulement l'excès ponctuel qui compte, mais bien l'exposition cumulée à l'alcool sur des années.Un point essentiel de cette étude est qu'elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l'éthanol, l'alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d'alcool : c'est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l'organisme dégrade l'alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d'endommager l'ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l'apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L'alcool favorise aussi l'inflammation chronique, perturbe l'équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.Cette étude s'inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l'alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d'alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.En résumé, la boisson incriminée n'est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l'alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu'il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Qu'est-ce que la “propulsion autophage” ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 3:11


La propulsion autophage est un concept expérimental en ingénierie spatiale qui désigne un type de moteur-fusée capable de consommer une partie de sa propre structure pour produire de la poussée. Autrement dit, le moteur utilise certains de ses composants solides à la fois comme éléments de structure et comme carburant.Dans une fusée classique, le carburant et le comburant sont stockés dans des réservoirs distincts, puis acheminés vers une chambre de combustion à l'aide de pompes ou de systèmes sous pression. Ces réservoirs, canalisations et structures représentent une masse importante qui ne participe pas directement à la propulsion. La propulsion autophage cherche à réduire cette masse « inutile » en fusionnant plusieurs fonctions en une seule.Le principe repose sur l'utilisation d'un matériau solide, souvent un polymère spécifique, qui constitue la paroi du moteur. Sous l'effet de la chaleur interne, ce matériau est progressivement fondu ou décomposé chimiquement. La matière obtenue est ensuite dirigée vers la chambre de combustion, où elle est mélangée à un oxydant, généralement stocké dans un réservoir séparé. Le mélange brûle, produisant des gaz chauds expulsés par la tuyère, ce qui génère la poussée. À mesure que le moteur fonctionne, ses parois sont donc lentement consommées.Ce fonctionnement explique l'appellation « autophage », qui signifie littéralement « qui se mange soi-même ».Ce concept présente plusieurs avantages théoriques. D'abord, il permet une réduction importante de la masse totale du lanceur, car une partie de la structure devient utile à la propulsion. Ensuite, il simplifie l'architecture du moteur, en diminuant le nombre de réservoirs, de conduites et de composants complexes. Enfin, cette approche pourrait améliorer le rapport entre la masse de carburant et la masse totale, ce qui est un facteur clé pour augmenter les performances des fusées.La propulsion autophage se rapproche des moteurs hybrides, qui combinent un carburant solide et un oxydant liquide, mais avec une différence majeure : dans un moteur hybride classique, le carburant solide est un bloc distinct, alors que dans un moteur autophage, la structure elle-même joue ce rôle.On peut citer le cas de la start-up française Alpha Impulsion, qui se distingue par le développement d'une technologie de propulsion autophage appliquée aux lanceurs spatiaux. L'entreprise mise sur des matériaux et des procédés permettant au moteur de consommer sa propre structure de manière contrôlée, avec l'objectif de réduire la masse des systèmes, de limiter les déchets et d'abaisser l'empreinte environnementale des lancements. Selon Alpha Impulsion, cette approche pourrait contribuer à rendre l'accès à l'espace à la fois plus économique et plus durable, en simplifiant la conception des fusées tout en améliorant leur efficacité globale. Malgré son potentiel, cette technologie reste au stade de la recherche. Plusieurs défis techniques subsistent, notamment le contrôle précis de la vitesse de consommation du matériau, la stabilité de la combustion et la garantie de la solidité mécanique du moteur pendant que sa structure s'amincit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi des transports plus rapides ne nous font pas gagner de temps ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:23


La constante de Marchetti est un concept issu de l'urbanisme et de la géographie humaine, proposé par l'ingénieur et chercheur italien Cesare Marchetti dans les années 1990. Elle décrit une observation étonnamment stable à travers les époques et les civilisations :? Les êtres humains consacrent en moyenne environ une heure par jour aux déplacements quotidiens, notamment entre leur domicile et leur lieu de travail.Cette durée — environ 60 minutes aller-retour — semble remarquablement constante, que l'on vive dans une ville antique, une métropole moderne ou une mégapole contemporaine.D'où vient cette idée ?Marchetti a analysé des données historiques et contemporaines portant sur :Les villes romainesLes cités médiévalesLes villes industriellesLes métropoles modernesIl a constaté que, malgré des moyens de transport très différents (marche, cheval, tramway, voiture, métro, train), le temps moyen quotidien de déplacement reste proche d'une heure.Ce n'est pas la distance parcourue qui est constante, mais bien le temps accepté.Pourquoi cette constance ?L'explication principale est biologique et psychologique.Les humains semblent avoir une tolérance limitée au temps passé en déplacement. Au-delà d'un certain seuil, les trajets deviennent perçus comme trop fatigants, trop coûteux mentalement et socialement.Autrement dit, nous organisons inconsciemment nos choix de vie autour de ce budget-temps :Choix du logementChoix du travailChoix du mode de transportSi un trajet dépasse trop souvent ce seuil, les gens cherchent à déménager, changer d'emploi ou modifier leurs habitudes.Une conséquence surprenanteQuand les moyens de transport deviennent plus rapides, on ne réduit pas forcément le temps de trajet…? On augmente la distance parcourue.Exemples :Avec la marche : on habite près du travail.Avec le train ou la voiture : on peut vivre plus loin.Avec les transports rapides : les villes s'étalent.Résultat : les villes s'agrandissent, mais le temps de trajet moyen reste proche d'une heure.Ce que cela révèle sur nos sociétésLa constante de Marchetti suggère que :Le progrès technique ne libère pas automatiquement du tempsIl transforme surtout l'organisation de l'espaceL'étalement urbain est en partie une conséquence directe de transports plus rapidesElle remet en question l'idée que des transports toujours plus performants réduisent mécaniquement la contrainte des déplacements.La constante de Marchetti affirme que l'être humain accepte un budget quotidien de transport d'environ une heure, quelles que soient l'époque et la technologie.Une idée simple, mais puissante, qui montre que certaines limites ne sont pas techniques… mais profondément humaines. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Comment un perroquet a sauvé une langue de l'oubli ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:09


Au début du XIXᵉ siècle, un homme parcourt l'Amérique du Sud avec une curiosité insatiable. Il s'appelle Alexander von Humboldt. Naturaliste, géographe, botaniste, mais aussi passionné de langues, Humboldt ne se contente pas d'observer les paysages : il écoute les peuples, leurs récits, leurs mots, leurs manières de nommer le monde.Lors d'un séjour dans la région de l'Orénoque, il fait une rencontre pour le moins étrange. Un marchand lui propose d'acheter un perroquet. Mais pas n'importe lequel. L'oiseau ne se contente pas d'imiter quelques sons familiers : il répète des mots entiers, dans une langue que presque personne ne comprend plus.Humboldt apprend alors l'histoire tragique de ce perroquet. Il appartenait autrefois au peuple Maypure, une tribu amérindienne aujourd'hui disparue. Les Maypure ont été décimés lors de conflits avec une tribu rivale, les Caribs, qui ont pris possession de leurs terres. L'oiseau, capturé après le massacre, a survécu aux humains qui l'avaient élevé.Peu à peu, Humboldt réalise l'ampleur de ce qu'il a sous les yeux. Le perroquet ne répète pas des sons isolés : il restitue des mots authentiques de la langue maypure. Autrement dit, cet animal pourrait être le dernier “locuteur” de cette langue.Humboldt, conscient de l'urgence, entreprend alors un travail minutieux. Il écoute attentivement les vocalisations de l'oiseau, note les sons, tente d'enregistrer les phonèmes, les intonations, les répétitions. Il ne peut évidemment pas reconstruire toute la langue, ni en comprendre la grammaire complète, mais il parvient à consigner plusieurs dizaines de mots.Ces fragments deviennent précieux. Car sans eux, la langue maypure aurait disparu sans laisser la moindre trace.Le perroquet de Humboldt n'a pas “sauvé” la langue maypure au sens strict. Mais il en a préservé des éclats, comme des fossiles sonores, permettant aux linguistes modernes d'affirmer qu'elle a existé, et d'en étudier quelques caractéristiques.Dans ce cas précis, le dernier témoin d'une culture humaine n'était ni un livre, ni un monument… mais un perroquet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les grands entretiens
Georges Aperghis, dans l'instant de la musique 4/5 : "Ma musique est très difficile mais je ne sais pas comment faire autrement"

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 26:59


durée : 00:26:59 - Georges Aperghis, compositeur (4/5) - par : Anne Montaron - Dans ce quatrième volet, le compositeur Georges Aperghis s'intéresse au rapport qu'il entretient à la voix, au chant et à la couleur des langues. Il revient sur sa collaboration avec certains chanteurs comme Donatienne Michel-Dansac ou sa rencontre marquante avec Lévi-Strauss. - réalisé par : Marie Grout Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Choses à Savoir
Pourquoi travailler plus longtemps ne signifie pas travailler mieux ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:01


La loi de Parkinson est un principe formulé en 1955 par l'historien et essayiste britannique Cyril Northcote Parkinson. Elle peut se résumer par une phrase devenue célèbre : « Le travail s'étend de façon à occuper tout le temps disponible pour son achèvement. » Autrement dit, plus on donne de temps pour accomplir une tâche, plus cette tâche finit par prendre du temps, même si elle aurait pu être réalisée beaucoup plus rapidement.Cette loi ne repose pas sur une équation mathématique, mais sur l'observation fine du fonctionnement des organisations, des administrations et, plus largement, du comportement humain. Parkinson constatait que dans de nombreuses structures, le volume de travail réel n'augmentait pas nécessairement, mais que le nombre de personnes, de procédures et de formalités, lui, explosait.Prenons un exemple simple. Vous devez rédiger un rapport de cinq pages.Si votre délai est de deux jours, vous allez probablement vous concentrer, organiser vos idées et aller à l'essentiel.Si votre délai est de deux semaines, vous risquez de relire davantage, de reformuler sans fin, d'ajouter des détails peu utiles, voire de repousser le début du travail… pour finalement utiliser les deux semaines complètes.La tâche n'a pas changé. Seul le temps disponible a changé. Pourtant, la durée réelle de réalisation s'est allongée.Pourquoi cela se produit-il ?D'abord à cause de la psychologie humaine. Quand une échéance est lointaine, le sentiment d'urgence disparaît. Le cerveau perçoit la tâche comme non prioritaire. Résultat : procrastination, dispersion, puis travail étalé.Ensuite, à cause de la complexification artificielle. Plus on dispose de temps, plus on est tenté d'ajouter des étapes, des validations, des réunions ou des perfectionnements. Le projet grossit, parfois sans réelle valeur ajoutée.Parkinson observait aussi un phénomène organisationnel frappant : dans les grandes administrations, les employés ont tendance à créer du travail pour les autres employés, ce qui génère encore plus de travail, même si la charge initiale reste stable.La loi de Parkinson ne signifie pas que les gens sont paresseux. Elle montre plutôt que le temps influence profondément la manière dont nous utilisons notre énergie. Sans contrainte claire, l'effort se dilue.Ce principe a des implications concrètes :Des délais courts favorisent l'efficacité.Des objectifs précis réduisent la dispersion.Des échéances artificiellement longues encouragent l'inefficience.C'est pourquoi certaines méthodes de productivité recommandent de se fixer volontairement des délais plus serrés que nécessaire.En résumé, la loi de Parkinson révèle une vérité dérangeante : ce n'est pas toujours la quantité de travail qui nous épuise, mais la manière dont nous laissons le temps l'envahir. Une idée simple, mais redoutablement puissante pour repenser notre rapport au travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les objets se brisent-ils de la même façon ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 2:42


Lorsqu'un objet se brise, notre impression immédiate est celle du chaos : des morceaux de tailles variées, projetés dans toutes les directions, sans logique apparente. Pourtant, qu'il s'agisse d'un verre qui éclate, d'un sucre que l'on écrase ou d'une bulle de savon qui disparaît, ces phénomènes obéissent à des règles étonnamment similaires. C'est ce que révèle une avancée récente en physique : la fragmentation suit une loi universelle.Pour comprendre cela, il faut d'abord s'intéresser à la notion de contraintes internes. Tous les matériaux, même les plus solides, contiennent des défauts microscopiques : fissures invisibles, zones plus fragiles, irrégularités dans leur structure. Lorsqu'une force est appliquée — choc, pression, tension — l'énergie se propage dans l'objet sous forme d'ondes mécaniques. Ces ondes se concentrent naturellement autour des défauts, où la rupture commence.Ce qui est remarquable, c'est que la façon dont l'énergie se répartit dans le matériau détermine directement la taille et le nombre des fragments produits. Un physicien français a récemment proposé une équation capable de décrire cette répartition, quel que soit l'objet étudié. Verre, céramique, sucre, métal mince ou même bulles de liquide : tous suivent la même courbe statistique.Cette courbe montre que les petits fragments sont toujours très nombreux, tandis que les gros morceaux sont beaucoup plus rares. Autrement dit, il existe une relation mathématique stable entre la taille d'un fragment et sa probabilité d'apparition. Ce type de relation est appelé une loi d'échelle : on retrouve la même forme de distribution, que l'on casse un grain de sucre ou un bloc de roche.Pourquoi une telle universalité ? Parce que, au moment de la rupture, le matériau n'« hésite » pas. Dès que la contrainte dépasse un seuil critique, un réseau de fissures se propage à grande vitesse, se ramifie et se croise. Ce processus de propagation est gouverné par des équations fondamentales de la mécanique et de la physique des matériaux, indépendantes de la nature précise de l'objet.Même une bulle de savon suit cette logique. Lorsqu'elle éclate, la fine membrane liquide se déchire en multiples filaments, qui se fragmentent à leur tour en microgouttelettes. Là encore, la distribution des tailles des gouttes correspond à la même loi que celle observée pour des solides.Cette découverte a des implications concrètes. Elle permet d'améliorer la conception de matériaux résistants aux chocs, de mieux comprendre l'érosion des roches, ou encore d'optimiser des procédés industriels comme le broyage et le concassage.En résumé, si un objet semble se briser « toujours de la même façon », ce n'est pas par hasard. Derrière le désordre visible se cache un ordre mathématique profond : une loi universelle de la fragmentation, qui révèle que le chaos, en physique, est souvent bien plus organisé qu'il n'y paraît. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi certains trous de mémoire sont-ils volontaires ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 2:21


On parle souvent des “trous de mémoire” comme d'un simple oubli : un nom qu'on ne retrouve pas, une idée qu'on perd. Mais l'analyse approfondie d'environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n'est pas seulement “je n'arrive pas à me souvenir”, c'est plutôt “je n'ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s'était évaporée d'un coup.Et ce qui est fascinant, c'est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c'est une régulation automatique, un mécanisme interne.Premier mécanisme : les fluctuations d'éveil. Le cerveau n'est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l'ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l'éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l'attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n'est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu'une région clé pour l'attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l'expérience subjective devienne : “je n'ai plus aucune pensée”.Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu'au moment du vide mental, l'activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d'économie d'énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l'attention, l'éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n'est pas juste que vous oubliez : c'est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n'affiche plus rien à l'écran. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
IA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:24


L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans le processus de recrutement de nombreuses entreprises. Du tri des CV à la préparation des entretiens, elle redéfinit les usages et les critères de sélection. L'exemple du cabinet de conseil McKinsey illustre une transformation plus large, qui bouleverse à la fois les pratiques des recruteurs et les stratégies des candidats. Pendant longtemps, le recrutement a reposé sur une mécanique relativement simple: identifier les meilleurs profils à partir de diplômes et d'expériences passées, puis rencontrer les candidats présélectionnés afin d'évaluer leur potentiel. Aujourd'hui, ce modèle évolue. L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans les entreprises comme un outil d'aide à la décision. De plus en plus de recruteurs l'utilisent au quotidien, que ce soit pour rédiger des offres d'emploi plus attractives, analyser et classer des CV, ou encore préparer des entretiens. Cette évolution ne relève plus de l'expérimentation. Elle s'inscrit désormais dans les pratiques courantes des ressources humaines et modifie en profondeur les équilibres traditionnels du recrutement. À lire aussiL'intelligence artificielle, nouvel atout caché des salariés Des candidats contraints de s'adapter Face à cette transformation, les candidats ont très vite ajusté leurs pratiques. Selon la dernière enquête menée par Hellowork, un candidat sur deux utilise aujourd'hui l'intelligence artificielle pour chercher un emploi. L'IA est mobilisée pour retravailler un CV, rédiger ou améliorer une lettre de motivation, ou encore se préparer à un entretien. Dans certaines entreprises, cet usage est même devenu implicite. Un dossier de candidature élaboré sans recours à l'IA peut être perçu comme insuffisant, voire non recevable. Pour ces structures, ne pas utiliser l'intelligence artificielle aujourd'hui revient à envoyer, il y a dix ans, un CV rédigé à la main ou à la machine à écrire. Mais cette généralisation pose une question centrale: si tous les candidats utilisent les mêmes outils, comment les différencier ? La lettre de motivation en est une illustration frappante. Longtemps considérée comme un élément clé, elle perd de sa valeur aux yeux des recruteurs, car générée par l'IA, elle devient souvent standardisée et parfois peu révélatrice de la personnalité réelle du candidat. Ce que recherchent désormais les recruteurs Face à cette uniformisation, le recrutement se déplace vers d'autres critères d'évaluation. L'exemple de McKinsey est particulièrement révélateur. Le cabinet de conseil ne cherche plus à savoir si les candidats utilisent ou non l'intelligence artificielle. Bien au contraire: il s'intéresse désormais à la manière dont ils s'en servent. Ce qui est évalué, ce n'est plus seulement le niveau de connaissance, mais la capacité à penser avec un outil intelligent, sans s'y soumettre. Autrement dit, comprendre les outils, leurs limites et leurs biais, et savoir les intégrer intelligemment dans son raisonnement devient une compétence clé. Plusieurs études récentes montrent d'ailleurs que la maîtrise de l'IA est aujourd'hui l'une des compétences les plus recherchées par les employeurs dans le monde. Cette tendance devrait encore s'amplifier. Les références à l'intelligence artificielle dans les offres d'emploi ont triplé en deux ans, et la dynamique devrait s'accélérer avec l'arrivée massive de la génération Z sur le marché du travail, qui représente près d'un quart de la population active mondiale. L'essor de l'intelligence artificielle dans le recrutement constitue donc un véritable bouleversement, qu'il convient toutefois de relativiser. L'IA ne remplacera ni le recruteur, ni le candidat. En revanche, elle transforme profondément leur relation. Le processus de recrutement n'est plus un simple face-à-face : il devient un triangle, où l'intelligence artificielle s'impose comme une troisième composante. Et dans ce nouveau modèle, ce sont celles et ceux qui sauront le mieux maîtriser et intégrer cette troisième branche qui tireront leur épingle du jeu.

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment les bons MEFO ont-ils permis à aux Nazis de financer leur armée ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 3:10


Au début des années 1930, l'Allemagne est officiellement désarmée. Le traité de Versailles, signé après la Première Guerre mondiale, lui interdit de posséder une armée moderne, des chars, une aviation de combat et limite drastiquement ses effectifs. Pourtant, quelques années plus tard, le régime nazi parvient à lancer un réarmement massif, rapide et discret. Comment financer cet effort colossal sans attirer l'attention ? La réponse tient en grande partie à un instrument financier aussi ingénieux que trompeur : les bons MEFO.Derrière ce nom se cache une société écran, la Metallurgische Forschungsgesellschaft, ou MEFO, créée spécialement pour servir d'intermédiaire financier. Officiellement, cette entreprise est privée. En réalité, elle est contrôlée par l'État allemand. Son rôle est simple : émettre des effets de paiement destinés à régler les commandes militaires.Lorsqu'une entreprise allemande fabrique des armes, des munitions ou des équipements pour l'armée, elle n'est pas payée directement par le gouvernement. Elle reçoit des bons MEFO, c'est-à-dire des reconnaissances de dette portant intérêt. Ces titres promettent un remboursement ultérieur par l'État, mais ne figurent pas immédiatement dans les comptes publics.Les industriels peuvent conserver ces bons jusqu'à leur échéance, ou bien les échanger contre des liquidités auprès des banques. Les banques, de leur côté, acceptent ces titres car elles savent que l'État allemand en garantit secrètement le remboursement. La Reichsbank elle-même finit par accepter ces bons comme s'il s'agissait presque de monnaie.Résultat : l'Allemagne peut commander massivement du matériel militaire sans augmenter officiellement ses dépenses publiques ni faire tourner la planche à billets. Les bons MEFO agissent ainsi comme une monnaie parallèle, circulant dans l'économie en dehors des statistiques traditionnelles.L'ampleur du système est impressionnante. En 1935, l'encours des bons MEFO atteint environ 4,8 milliards de marks, alors que la masse monétaire officielle du pays tourne autour de 6 milliards de marks. Autrement dit, une part considérable de l'activité économique repose sur cet instrument invisible.Ce mécanisme présente plusieurs avantages pour le régime nazi. D'abord, il masque l'ampleur réelle du réarmement aux yeux des puissances étrangères. Ensuite, il stimule l'économie allemande : les usines tournent, l'emploi progresse, les commandes publiques affluent. Enfin, il limite en apparence l'inflation, puisque la création monétaire n'apparaît pas directement dans les chiffres officiels.Mais cette solution est aussi une fuite en avant. Les bons MEFO sont des dettes qu'il faudra bien honorer un jour. À partir de la fin des années 1930, leur remboursement commence à peser lourdement sur les finances allemandes.En résumé, les bons MEFO ont permis à l'Allemagne nazie de financer clandestinement son réarmement, de contourner Versailles et de préparer la guerre sous couvert d'un montage financier sophistiqué. Une démonstration saisissante du pouvoir de la finance… lorsqu'elle est mise au service d'un projet politique radical. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Où Dieu se trouve-t-il dans l'Univers ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:09


La question « Où se trouve Dieu dans l'Univers ? » traverse l'histoire humaine depuis des millénaires. Religieuse, philosophique, mais aussi scientifique, elle touche à notre besoin profond de situer l'infini dans un cadre compréhensible. Récemment, un ancien physicien de Harvard, le Dr Michael Guillén, a relancé le débat en avançant une idée spectaculaire : Dieu pourrait avoir une localisation précise dans l'espace.Selon lui, des calculs issus de modèles cosmologiques conduiraient à situer Dieu à environ 439 milliards de milliards de kilomètres de la Terre, une distance vertigineuse qui dépasse largement notre capacité d'imagination. L'argument repose sur une réflexion autour des limites observables de l'Univers et de l'idée qu'au-delà de ce que nous pouvons mesurer, il existerait une frontière ultime, assimilée à un point d'origine ou de transcendance.Cette proposition intrigue, car elle semble donner une « adresse » à une entité traditionnellement décrite comme immatérielle, éternelle et omniprésente. Or, c'est précisément là que le problème apparaît.Du point de vue de la physique moderne, l'Univers n'est pas une structure fixe avec un centre clairement défini. Depuis les travaux d'Edwin Hubble au XXᵉ siècle, nous savons que l'Univers est en expansion : toutes les galaxies s'éloignent les unes des autres. Mais cette expansion ne part pas d'un point central comme une explosion classique. Chaque région de l'espace s'étire, ce qui signifie qu'il n'existe pas de « milieu » absolu de l'Univers.Autrement dit, parler d'un endroit précis où se situerait Dieu pose une difficulté majeure : l'espace lui-même est en mouvement, et ses dimensions évoluent constamment. Une distance calculée aujourd'hui n'aurait donc pas de valeur fixe dans le temps cosmique.De plus, la science ne peut étudier que ce qui est mesurable. Les instruments observent des particules, des champs, de l'énergie. Dieu, par définition théologique, échappe à ces catégories. Le placer quelque part dans l'espace revient à le transformer en objet physique, ce qui contredit la conception dominante des grandes religions, pour lesquelles Dieu est hors de l'espace et du temps.L'hypothèse de Michael Guillén peut alors être comprise moins comme une affirmation scientifique stricte que comme une métaphore : une tentative de traduire en langage mathématique une idée spirituelle, celle d'un principe premier situé au-delà du monde observable.Finalement, la science répond surtout à une chose : elle ne sait pas localiser Dieu. Elle peut décrire l'âge de l'Univers, sa taille approximative, ses lois fondamentales, mais elle s'arrête aux portes du sens ultime.La question « Où est Dieu ? » demeure donc, pour l'instant, du domaine de la foi et de la philosophie. Peut-être que, plutôt que d'être quelque part dans l'Univers, Dieu serait — pour ceux qui y croient — ce qui rend l'Univers possible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les neurones pourraient servir de carte d'identité ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:47


Et si, demain, votre mot de passe le plus sûr n'était plus votre visage, votre doigt… mais votre cerveau ? Cette idée, qui relevait encore récemment de la science-fiction, est en train de devenir une réalité grâce à un nouveau champ de recherche : l'identification neuronale.L'identification neuronale repose sur un principe simple en apparence : chaque cerveau produit une activité électrique unique. Lorsque nous pensons, regardons une image ou réagissons à un stimulus, des milliards de neurones s'activent selon des schémas spécifiques. Or, ces schémas varient d'un individu à l'autre, un peu comme une signature invisible. L'objectif est donc de transformer cette activité cérébrale en identifiant biométrique.Concrètement, cette technologie utilise des capteurs capables d'enregistrer des signaux cérébraux, souvent via des électroencéphalogrammes, ou EEG. L'utilisateur porte un casque ou un dispositif léger qui capte les ondes émises par son cerveau pendant qu'il effectue une tâche simple : regarder une forme, écouter un son, ou se concentrer sur une image. Ces données sont ensuite analysées par des algorithmes d'intelligence artificielle, qui extraient des caractéristiques stables propres à chaque personne.C'est précisément l'approche développée par la start-up française Yneuro avec son système Neuro ID, présenté comme la première solution d'authentification biométrique fondée sur l'activité cérébrale. L'ambition est claire : proposer une alternative aux méthodes actuelles comme les empreintes digitales, la reconnaissance faciale ou l'iris.Pourquoi chercher à dépasser ces technologies déjà très répandues ? Parce qu'elles ont des failles. Un visage peut être copié à partir d'une photo, une empreinte digitale peut être reproduite, et les bases de données biométriques peuvent être piratées. Le cerveau, lui, est beaucoup plus difficile à imiter. Les signaux neuronaux sont dynamiques, complexes, et quasiment impossibles à deviner sans être physiquement la personne concernée.Autre avantage majeur : l'identification neuronale pourrait permettre une authentification dite « vivante ». Autrement dit, le système ne vérifie pas seulement une caractéristique statique, mais une activité cérébrale en temps réel, ce qui réduit fortement les risques d'usurpation.Pour autant, cette technologie ne rendra pas immédiatement obsolètes les méthodes actuelles. Les capteurs doivent encore être miniaturisés, rendus confortables et peu coûteux. Des questions éthiques majeures se posent aussi : que devient la confidentialité des données cérébrales ? Qui les stocke ? Et dans quel but ?L'identification neuronale ouvre donc une nouvelle ère de la biométrie. Une ère fascinante, prometteuse… mais qui exigera des garde-fous solides. Car pour la première fois, ce n'est plus notre corps que l'on utilise comme clé d'accès, mais l'intimité même de notre activité mentale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la Grande-Bretagne a-t-elle jugé une “sorcière” en 1944 ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 2:30


L'histoire d'Helen Duncan est l'une des plus incroyables anomalies du XXᵉ siècle. Car oui : en pleine Seconde Guerre mondiale, au cœur d'une Grande-Bretagne moderne, avec radars, avions et bombes, une femme est condamnée… sous une loi sur la sorcellerie. Elle est souvent présentée comme la dernière “sorcière” emprisonnée au Royaume-Uni.Helen Duncan naît en Écosse en 1897. Elle grandit dans un monde où le spiritisme est très populaire : après la Première Guerre mondiale, des milliers de familles endeuillées cherchent à “parler” avec les morts. Duncan devient médium et organise des séances. Elle prétend faire apparaître des esprits grâce à une substance mystérieuse : l'ectoplasme, qu'elle “produit” devant les participants. Beaucoup y croient. D'autres dénoncent un spectacle… voire une arnaque.Tout bascule pendant la Seconde Guerre mondiale.En 1941, lors d'une séance, Helen Duncan aurait annoncé le naufrage du cuirassé britannique HMS Barham, alors que l'information n'avait pas encore été rendue publique. Dans une période où tout est sous contrôle militaire, l'affaire inquiète : comment cette femme aurait-elle pu connaître un secret de guerre ? Don ou fuite d'information ? Les autorités prennent l'affaire très au sérieux.En janvier 1944, elle est arrêtée lors d'une séance à Portsmouth. Le procès qui suit est surréaliste. Plutôt que de l'accuser simplement de fraude, l'État choisit une arme juridique plus spectaculaire : le Witchcraft Act de 1735, une loi qui ne punit pas la “magie” au sens médiéval, mais le fait de prétendre avoir des pouvoirs surnaturels.Autrement dit : Helen Duncan n'est pas condamnée parce que le tribunal croit aux sorcières… mais parce qu'on l'accuse de manipuler le public en se faisant passer pour une sorcière ou une intermédiaire avec les morts. Elle est condamnée à neuf mois de prison.Cette histoire devient un symbole : celui d'un pays qui, en temps de guerre, utilise un vieux texte archaïque pour faire taire une personne jugée gênante. Après sa libération, Duncan promet d'arrêter… mais continue. Elle sera de nouveau arrêtée plus tard, et meurt en 1956.Son cas choque durablement l'opinion. Et il contribue à une réforme : en 1951, le Witchcraft Act est abrogé et remplacé par une loi visant plus directement les fraudes spirites.Ainsi, Helen Duncan restera dans l'histoire comme une figure trouble et fascinante : pour certains, une escroc ; pour d'autres, une victime d'une chasse aux sorcières moderne — au sens presque littéral. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
LE CAPITALISME DANS NOS ASSIETTES - Pourquoi manger est devenu une épreuve de vertu (4/5)

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 12:53


Manger devrait être un acte ordinaire.Manger pourrait être un acte ordinaire.Un moment de plaisir, de besoins, de sensations.Et pourtant, pour beaucoup, l'assiette est devenue un lieu de jugement.Dans ce 4ème épisode de la mini-série LE CAPITALISME DANS NOS ASSIETTES, je vous propose d'explorer un phénomène profondément ancré dans nos sociétés contemporaines : la moralisation de l'alimentation. Autrement dit, la manière dont nos choix alimentaires sont peu à peu transformés en preuves de discipline, de mérite et de valeur personnelle.Le lien de ma newsletter sur les liens tenus capitalisme/nourriture : https://charlyskitchen.substack.com/p/sous-pression-le-cout-invisible-du?r=8jnn4Aujourd'hui, manger “bien” ne renvoie plus seulement à la santé ou au goût. Cela devient un indicateur de réussite, de contrôle de soi, d'alignement avec les normes de la performance. À l'inverse, certains aliments ou comportements sont chargés de honte, de culpabilité, voire d'auto-critique. Sans toujours s'en rendre compte, nous intégrons ces codes, ce vocabulaire, ces injonctions.Dans un cadre néolibéral, la responsabilité est souvent déplacée sur les individus. Si l'on n'y arrive pas, on conclut que le problème vient de soi : manque de volonté, d'organisation, de motivation. Ce glissement est central. Il détourne l'attention des conditions matérielles et sociales, pour la faire peser sur les comportements personnels.Dans cet épisode, je vous invite à dézoomer. À interroger ces règles implicites qui transforment l'alimentation en terrain d'évaluation morale. Et à envisager le fait que refuser de moraliser son assiette peut être, en soi, une forme de résistance.Ressources qui font du bien au coeur : l'épisode avec Delphine Py, psychologue (sur Valeurs Vs Objectifs) et celui sur le contrôle alimentaire/plaisir de manger

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la Grande-Bretagne a-t-elle jugé une “sorcière” en 1944 ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:06


Pour écouter les deux épisodes recommandés:1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428Spotify:https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059Spotify:https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A--------------------------L'histoire d'Helen Duncan est l'une des plus incroyables anomalies du XXᵉ siècle. Car oui : en pleine Seconde Guerre mondiale, au cœur d'une Grande-Bretagne moderne, avec radars, avions et bombes, une femme est condamnée… sous une loi sur la sorcellerie. Elle est souvent présentée comme la dernière “sorcière” emprisonnée au Royaume-Uni.Helen Duncan naît en Écosse en 1897. Elle grandit dans un monde où le spiritisme est très populaire : après la Première Guerre mondiale, des milliers de familles endeuillées cherchent à “parler” avec les morts. Duncan devient médium et organise des séances. Elle prétend faire apparaître des esprits grâce à une substance mystérieuse : l'ectoplasme, qu'elle “produit” devant les participants. Beaucoup y croient. D'autres dénoncent un spectacle… voire une arnaque.Tout bascule pendant la Seconde Guerre mondiale.En 1941, lors d'une séance, Helen Duncan aurait annoncé le naufrage du cuirassé britannique HMS Barham, alors que l'information n'avait pas encore été rendue publique. Dans une période où tout est sous contrôle militaire, l'affaire inquiète : comment cette femme aurait-elle pu connaître un secret de guerre ? Don ou fuite d'information ? Les autorités prennent l'affaire très au sérieux.En janvier 1944, elle est arrêtée lors d'une séance à Portsmouth. Le procès qui suit est surréaliste. Plutôt que de l'accuser simplement de fraude, l'État choisit une arme juridique plus spectaculaire : le Witchcraft Act de 1735, une loi qui ne punit pas la “magie” au sens médiéval, mais le fait de prétendre avoir des pouvoirs surnaturels.Autrement dit : Helen Duncan n'est pas condamnée parce que le tribunal croit aux sorcières… mais parce qu'on l'accuse de manipuler le public en se faisant passer pour une sorcière ou une intermédiaire avec les morts. Elle est condamnée à neuf mois de prison.Cette histoire devient un symbole : celui d'un pays qui, en temps de guerre, utilise un vieux texte archaïque pour faire taire une personne jugée gênante. Après sa libération, Duncan promet d'arrêter… mais continue. Elle sera de nouveau arrêtée plus tard, et meurt en 1956.Son cas choque durablement l'opinion. Et il contribue à une réforme : en 1951, le Witchcraft Act est abrogé et remplacé par une loi visant plus directement les fraudes spirites.Ainsi, Helen Duncan restera dans l'histoire comme une figure trouble et fascinante : pour certains, une escroc ; pour d'autres, une victime d'une chasse aux sorcières moderne — au sens presque littéral. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.