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Le gouvernement américain a annoncé qu'il rachetait sa propre dette. Le jour EXACT où cette dette a franchi les 40'000 milliards de dollars. Et tout le monde a applaudi. Mercredi 19 août 2026, deux choses se sont passées à quelques heures d'intervalle. Le matin, le Trésor américain annonce qu'il va doubler ses rachats d'obligations à long terme. À midi, le compteur officiel de la dette fédérale franchit les 40'000 milliards de dollars pour la première fois de l'histoire. Coïncidence ? Vous jugerez par vous-même. Ce qui est certain, c'est que Wall Street a monté. L'or a monté. Les obligations ont monté. Le Bitcoin a monté. Sur une opération de rachat qui représente… 0,01% de la dette américaine. Zéro virgule zéro un pour cent. Dans cette vidéo, on décortique ensemble : ▸ pourquoi le marché a gobé une annonce à 4 milliards sur une pile de 40'000 ▸ ce qui s'est passé TROIS HEURES plus tard à l'adjudication du 20 ans (personne n'en a parlé) ▸ la différence entre taux nominal et taux réel — et pourquoi le taux réel à 30 ans qui vient de passer 3% pour la première fois en 24 ans est LE chiffre qui compte vraiment ▸ les minutes de la Fed où « plusieurs » membres veulent MONTER les taux ▸ le « D-Day économique » annoncé par Trump contre l'Iran ▸ Moderna qui prend 176% en une séance sur la première phase 3 réussie de l'histoire pour un vaccin contre le cancer ▸ OpenAI qui crame deux dollars pour chaque dollar encaissé ▸ Unitree Robotics : +460% le jour de son IPO, et pourquoi Wall Street trouve que c'est une bonne nouvelle pour Tesla ▸ et surtout : pourquoi Trump a désigné la SUISSE comme responsable de la hausse des taux américains Parce que oui. Interrogé sur l'envolée des taux longs, le président américain a répondu en citant la Suisse, avant d'ajouter qu'il avait « le droit absolu de couper tout business avec un pays comme la Suisse » et que « ils vivent grâce aux États-Unis ».
Chaque année en septembre a lieu le championnat du monde de la coiffure. La Suisse monte à Paris pour l'occasion et figure même parmi les pays les plus performants. C'est lors du plus grand salon du monde dédié à la coiffure que les dernières tendances sont imaginées et analysées. Rayan, lui, est très suivi sur les réseaux sociaux. Le jeune barbier genevois propose les coupes les plus tendance, dont le fameux "taper" prisé des adolescents. Reportages de Quentin Bohlen Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet Première diffusion le 26 octobre 2025.
Canicules, inondations : le dérèglement climatique et la multiplication des phénomènes extrêmes menacent notre agriculture. Des schémas d'adaptation existent pourtant. Et si les Suisses se mettaient à manger du sorgho et à élever des chèvres ? L'agroclimatologue Serge Zaka partage son savoir et ses expériences dans ce nouvel épisode d'Inspire. Pour aller plus loin : « Orages sur le climat », Serge Zaka, Harper Collins, 2025. « Docteur Zarge et l'agroclimatologie », Ana Dess, Serge Zaka, Rudy Cavalheiro, Les Tartigrades, 2024. Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Antoine Weissenbach Productrice : Magali Philip
De passage à Locarno, où il avait déjà présenté une exposition consacrée aux lieux de tournage des films de la série James Bond en Suisse, lʹauteur britannique nous parle de son nouveau livre qui remonte aux sources de lʹamour du créateur de lʹespion le plus célèbre de Sa Majesté pour les alpes suisses. Du 5 au 14 août 2026 – tous les jours en direct de Locarno avec Pierre Philippe Cadert et Rafael Wolf.
Ce samedi 1er août, la commune de Mazan prendra des airs de canton suisse. À l’occasion de la fête nationale helvétique, les jardins de la mairie accueilleront une édition tout particulière : la célébration du 40ᵉ anniversaire du jumelage entre Mazan et la ville vaudoise de Moudon. Pour nous présenter [...]
François-Xavier PUTALLAZ, philosophe suisse, ancien membre du comité international de bioéthique de l'UNESCO, membre de l'Académie pontificale saint Thomas d'AquinMême si la loi sur « l'aide active à mourir » est passée à l'Assemblée, on ne peut s'exonérer d'une réflexion sur ce qui fonde le droit auquel se réfère une société, à plus forte raison dans une matière grave, où il est question de vie et de mort. On attend de savoir quelle stratégie l'épiscopat va adopter pour déjouer les dispositifs les plus extrémistes et les plus attentatoires à la liberté de conscience, en particulier pour les établissements médicaux ne souhaitant pas héberger ce type de pratique. Philosophe suisse, François-Xavier Putallaz a été membre du comité international de bioéthique de l'UNESCO. Il officie à l'Académie pontificale saint Thomas d'Aquin à laquelle ont appartenu des penseurs comme Étienne Gilson et Jacques Maritain. La Suisse a ceci d'intéressant qu'elle a refusé de légiférer. L'euthanasie y est qualifiée de « meurtre sur la demande de la victime » selon l'article 115 du code pénal helvétique et « celui qui à la demande de la victime la tuera sera condamné à trois ans de prison ». En fait, l'évolution sociétale survenue chez nos voisins n'a rien à voir avec le monde médical. En outre, il s'agit d'une liberté, pas d'un droit, lequel est toujours assorti d'obligations. François-Xavier Putallaz rappelle en outre que le droit est toujours fondé sur la nature ou la raison. La nature est toujours porteuse de vie, jamais d'autodestruction. Quant à la raison, elle répond à un risque. Le droit défend ainsi la liberté d'expression contre les régimes prompts à la bafouer. Or, l'immortalité n'étant pas une menace, le droit à mourir n'est pas fondé. Ainsi, au bout du compte, la démocratie se trouve fragilisée par une conception permissive du droit.Il est frappant aussi de voir à quel point la référence nihiliste irrigue l'idéologie euthanasique. Dans Le Crépuscule des idoles, Nietzsche fustige « la comédie pitoyable et atroce que le christianisme s'est permis de jouer avec la dernière heure des mourants ». Déjà, à son époque, le penseur de la volonté de puissance aspirait à « créer une nouvelle responsabilité, celle du médecin, (...) pour que l'on réprime et refoule impitoyablement la vie en train de dégénérer, par exemple en ce qui concerne le droit de procréer, le droit de naître, le droit de vivre ». Pour les chrétiens, l'agonie a du sens et du poids dans la balance des âmes, pour peu que le mourant associe ses souffrances à celles du Christ. L'essentiel n'est pas la « mort douce » mais la « bonne mort », c'est-à-dire en état de grâce.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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C'est la fin des quarts de finale de cette Coupe du Monde avec Norvège-Angleterre et Argentine-Suisse. L'Argentin vous a-t-elle convaincu sur ses deux derniers matches ? Messi est-il l'arbre qui cache la forêt ? Que penser des perforamnces de Lautaro Martinez et Julian Alvarez ? La Suisse a-t-elle tout à gagner ? L'Angleterre est-elle prête pour son quart de finale ? La mentalité des Three Lions est-elle différente que sur les autres tournois ? Quel est le principal mérite de Tuchel ? Haaland peut-il faire douter l'Angleterre ? La Norvège peut-elle créer l'exploit ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
L'actualité sportive des derniers jours - La fin des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, marquée par un duel épique entre l'Argentine et l'Égypte. La Suisse et le Maroc décrochent, pour la première fois de leur histoire, une place en quarts de finale, tandis que l'Allemagne et le Brésil brillent par leur absence à ce stade de la compétition, une première depuis des décennies. À Wimbledon, Novak Djokovic poursuit sa quête d'un 25ᵉ titre du Grand Chelem. Enfin, sur les routes du Tour de France, la cinquième étape a offert le premier sprint massif de cette édition.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>SKIP ADVERTISEMENTAdvertisementhttps://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
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Nous partons en voyage avec Samuel. À l'été 2025, ce jeune Suisse a quitté Neuchâtel à vélo pour rouler en direction du Maroc.
Qui dit tourisme sexuel pense Bangkok ou Amsterdam. La Suisse, où la prostitution est légale depuis 1942, offre pourtant un cadre sécurisé et discret aux frontaliers et aux touristes qui y séjournent pour les affaires ou le plaisir. À Genève, voyageurs et travailleuses du sexe se fréquentent depuis des siècles, comme le raconte Catherine Hubert Girod à l'occasion d'une visite guidée sur le sujet. Reportages : Raphaële Bouchet Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix Première diffusion le 8 juin 2025.
Réaction d'Alexandre Démétriadès, municipal nyonnais chargé des sports.
Chaque jour, à 8h50 du lundi au vendredi, Virginie Phulpin raconte, à sa façon, les meilleures histoires de ce Mondial.
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Invitée: Christelle Maire. La Suisse a voté une vingtaine de fois ces soixante dernières années sur des initiatives liées à lʹimmigration. Comment les étrangers sont-ils présentés sur les affiches politiques suisses? Quelles sont les stratégies visuelles des différents camps politiques? Comment lʹimage de lʹétranger a-t-elle évolué avec le temps? Tribu reçoit Christelle Maire, sociologue et autrice de ce livre "Afficher les étrangers. Cinquante ans de débat sur lʹimmigration en Suisse", chez Antipodes.
La troisième journée de la phase de poules de la Coupe du Monde a débuté et le tableau des 16e de finale se remplit. Dans le groupe A, le Mexique a assuré, l'Afrique du Sud se qualifie en phase finale pour la première fois de son histoire et la Corée du Sud a déçu. Que retenez-vous des matches de la nuit ? Cette Coupe du Monde est-elle celle des stars ? Messi, Mbappé, Vinicius ou encore Erling Haaland, les stars du foot répondent présents. Quelle star vous surprend depuis le début de la compétition ? Qui terminera meilleur buteur ? La Suisse termine première de sa poule, la Nati a finalement fait le job après le nul inaugural face au Qatar. La poule était elle faible ? Le Canada déçoit il ? Avec un 16e de finale face à l'Afrique du Sud, le 8e est-il assuré ? Ne manquez pas les coups à tenter sur Equateur - Allemagne, Cote d'Ivoire - Curacao, Pays-Bas - Tunisie, Japon - Suède, USA - Turquie et Australie - Paraguay.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Pays du gruyère, de Roger Federer et des comptes en banque cachés, la Suisse est aussi connue pour sa neutralité. Elle ne s'engage plus dans les conflits européens et mondiaux depuis des siècles et tout ça, c'est en grande partie à cause de la France. À la fin du Moyen Âge, les mercenaires suisses sont les meilleurs combattants d'Europe. Ils ont d'ailleurs été recrutés par le duché de Milan pour le défendre face aux armées de François 1er et de ses alliés. L'affrontement a lieu en 1515 lors de la célèbre bataille de Marignan, au sud-est de Milan. C'est un carnage : 16.000 morts en deux jours. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Suisse a très rapidement été considérée comme un paradis dʹair pur et a vu les cures dʹaltitude être prescrites aux tuberculeux. Le développement de ce tourisme curatif va engendrer la construction de nombreux sanatoriums dans les Alpes suisses. Pour parler de lʹarchitecture de ces sanatoriums, Johanne Dussez reçoit Dave Lüthi, docteur en histoire de lʹart, professeur dʹhistoire de lʹarchitecture et du patrimoine à lʹUniversité de Lausanne.
durée : 00:03:36 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - Le sommet du G7 s'ouvre aujourd'hui, à Evian-les-Bains… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:36 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Le sommet du G7 s'ouvre aujourd'hui, à Evian-les-Bains… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:36 - Le 6/9 de l'été - par : Charline Vanhoenacker - Le sommet du G7 s'ouvre aujourd'hui, à Evian-les-Bains… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Make Cazarre enchaîné great again de 16h30 à 17h30 en direct du Flora Caffé avec Julien Cazarre & Jean-Christophe Drouet.
Alors que la Suisse s'apprête à voter, le 14 juin prochain, sur l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité) », les questions liées à l'immigration, à la croissance démographique et aux relations entre la Suisse et l'Europe reviennent au cœur du débat public. Les partisans de l'initiative estiment que la croissance rapide de la population exerce une pression croissante sur le logement, les transports et les infrastructures publiques, tandis que ses opposants mettent en garde contre les conséquences économiques d'une restriction de l'immigration, notamment l'aggravation des pénuries de main-d'œuvre dans des secteurs clés. Dans cet épisode en francais de “What Matters Today”, nous explorons les implications économiques et politiques de ce débat - du rôle que joue l'immigration dans la prospérité de la Suisse aux conséquences potentielles pour les relations entre la Suisse et l'Union européenne, ainsi que pour l'avenir des accords bilatéraux. Mon invité est Cédric Tille, professeur d'économie internationale au Geneva Graduate Institute, responsable du programme Bilateral Assistance and Capacity Building for Central Banks (BCC) et chercheur associé au Centre for Finance and Development de l'Institut.
Le Conseil fédéral est-il à la hauteur pour gouverner la Suisse?Au cœur du pouvoir helvétique, le Conseil fédéral et ses 7 membres résistent depuis le 19ème siècle. Sages ou dépassés ? Walter Thurnherr, ex-chancelier de la Confédération, défend un système qui fonctionne et dure, malgré tous ses défauts. Face à lui, Lisa Mazzone, présidente des Verts, le seul parti d'opposition.Deux visions de l'institution et quelques terrains d'entente. Pour Thurnherr, le système se réforme de l'intérieur, lentement mais sûrement. Pour Mazzone, il se perpétue surtout pour ceux qui en bénéficient, un « cartel du pouvoir », et n'est plus représentatif de la population. Echange frontal et cordial. Le tout avec la nécessaire dose d'humour. Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quelle défense pour la Suisse? Et à quel prix?Réforme du service civil. Exportations de matériel de guerre. Financement de l'armée par la TVA. Trois dossiers centraux de la politique suisse de défense. Face-à-face entre deux conseillers nationaux: la centriste vaudoise Isabelle Chappuis et le socialiste zurichois Fabian Molina.Humainement complices, politiquement opposés, Isabelle Chappuis et Fabian Molina ont croisé le fer sur ces trois dossiers cruciaux. Pour la centriste vaudoise c'est trois fois oui, pour le socialiste zurichois trois fois non. Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invité : Matthieu Péry. La Suisse a une histoire coloniale, même sans avoir possédé de colonies. Comment des individus et des entreprises ont-ils participé à lʹexpansion coloniale? Comment intégrer ce passé longtemps occulté dans notre mémoire collective et notre histoire nationale? Pour en parler, Tribu reçoit Matthieu Péry, co-commissaire de lʹexposition "Colonialisme. Une Suisse impliquée" à découvrir jusquʹau 11 octobre 2026 au Château de Prangins.
La neutralité, permet à la Suisse de ne plus faire la guerre, de n'être l'ennemi de personne ou à peu près. Mais la Suisse a malgré tout un rôle à jouer dans l'aide humanitaire en temps de guerre et son territoire est un espace de refuge très bien identifié depuis les Guerres de religion. Au cours de la Deuxième guerre mondiale, ce refuge devient plus difficile d'accès. La Suisse est cernée, la neutralité se défend au cœur de l'Europe, son gouvernement compose avec celles et ceux qui demandent asile. On se méfie de certains bien plus que d'autres. Alix Heiniger est historienne et elle a consacré sa thèse aux réfugiés communistes allemands en Suisse pendant la Deuxième guerre mondiale. Elle est l'autrice de : Exil antifasciste et politique fédérale du refuge. Le camp de Bassecourt (1944- 1945), publié aux éditions Alphil.
En 1945, on sort d'une guerre qui a transformé le monde. La Suisse poursuit son histoire d'Etat neutre à travers un conflit d'un nouveau genre : la Guerre froide qui se déclare en 1947. Entretien avec Matthieu Gillabert historien et spécialiste de l'histoire de la diplomatie suisse dans la deuxième moitié du XXe siècle. Il est l'auteur de : Dans les coulisses de la diplomatie culturelle suisse. Objectifs, réseaux et réalisations (1938-1984), paru chez Alphil. https://www.alphil.com/209-gillabert-matthieu
La Neutralité, c'est un grand principe de la Nation suisse, c'est un totem aussi. On en reparle régulièrement depuis son invention, on en discute surtout les paramètres, les frontières, les droits et les devoirs qu'elle implique. Des lignes mouvantes et des tendances construites à travers l'histoire. La Suisse n'a pas inventé la neutralité, on la trouve dès l'Antiquité. Mais c'est elle qui se l'est appropriée à tel point que c'est un marqueur de son identité et un rouage essentiel de son histoire. Alors pour comprendre, on commence au XIXe siècle avec un monument chronologique : 1815. La Suisse était déjà neutre mais récemment tout le monde s'était assis sur ce principe. L'historien Cédric Humair nous raconte ce Congrès de Vienne qui rénove la neutralité suisse dans une Europe tout juste sortie des ravageuses guerres napoléoniennes. Entretien avec Cédric Humair, historien, enseignant et chercheur à l'UNIL et à l'EPFL, auteur de La Suisse et les puissances européennes aux éditions Alphil.
Ses grands voisins ont imposé la neutralité à la Suisse, en le regrettant parfois. Une décision extérieure dont on apprend à apprécier les avantages. La neutralité est souvent menacée, une excellente raison pour s'y accrocher et la défendre comme une arme implacable d'indépendance pour la petite Suisse coincée au cœur d'une Europe qui ne reste jamais longtemps sur le chemin de la paix. Rencontre avec l'historien Cédric Humair et cette fois nous sommes en 1914, la Première guerre mondiale a commencé. Entretien avec Cédric Humair, historien, enseignant et chercheur à l'UNIL et à l'EPFL, auteur de La Suisse et les puissances européennes aux éditions Alphil.
Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. Le nuage radioactif a atteint la Suisse quatre jours plus tard. Le Point J décrypte comment cet accident a transformé notre rapport au nucléaire, avec Nicolas Chachereau, historien spécialiste de l'énergie et de l'environnement à l'EPFL et à l'Université de Bâle. Journaliste : Juliane Roncoroni Réalisateur : Kyanu Kombot-Naguemon >> Pour aller plus loin: - "Tchernobyl EP26 - 40 ans plus tard, une bombe à retardement", podcast RTS "Carnets d'Ukraine", de Maurine Mercier (en ligne) - "Lucens, mémoires atomiques", podcast RTS de Sophie Iselin (en ligne) "26 avril 1986, le jour où Tchernobyl a traumatisé l'Europe", article RTSinfo du 26 avril 2026 (en ligne) "L'énergie en Suisse. De 1800 à nos jours", de Nicolas Chachereau et Cédric Humair, collection Savoir suisse, 2024. Nous écrire ou nous proposer des questions : pointj@rts.ch ou +41 79 134 34 70
Dans les années 1960, le Liban était souvent surnommé « la Suisse du Moyen-Orient », une formule flatteuse qui disait beaucoup de son rôle unique dans la région à cette époque.D'abord, il y avait la prospérité économique. Beyrouth était alors un véritable hub financier. Grâce à une législation bancaire très libérale et au strict secret bancaire instauré en 1956, le pays attirait des capitaux venus de tout le Moyen-Orient. Dans un contexte régional souvent instable, le Liban apparaissait comme un refuge sûr pour les fortunes, un peu à l'image de la Suisse en Europe. Banques, assurances, investissements : tout convergeait vers cette petite nation, qui devenait un centre financier incontournable.Mais ce surnom ne reposait pas uniquement sur l'argent. Le Liban bénéficiait aussi d'une relative stabilité politique, du moins en apparence. Son système confessionnel, qui répartissait le pouvoir entre différentes communautés religieuses, permettait un certain équilibre. Cette coexistence, bien que fragile, donnait au pays une image de tolérance et de pluralisme rare dans la région. À cela s'ajoutait une forte influence occidentale, héritée notamment du mandat français, qui se traduisait par un mode de vie plus libéral que chez ses voisins.Beyrouth était aussi une capitale culturelle et intellectuelle. On y trouvait des universités prestigieuses, comme l'Université américaine de Beyrouth, des maisons d'édition, des journaux libres, et une vie artistique foisonnante. La ville était surnommée le « Paris du Moyen-Orient », avec ses cafés, ses cinémas et sa vie nocturne animée. Les élites arabes y venaient pour étudier, faire des affaires ou simplement profiter d'une liberté introuvable ailleurs dans la région.Enfin, le tourisme jouait un rôle clé. Entre mer et montagne, le Liban offrait une diversité de paysages exceptionnelle sur un territoire réduit. On pouvait skier le matin et se baigner l'après-midi. Cette image d'un pays à la fois moderne, ouvert et prospère renforçait la comparaison avec la Suisse.Mais cette « Suisse du Moyen-Orient » reposait sur des équilibres fragiles. Derrière la vitrine de prospérité, les inégalités sociales et les tensions communautaires restaient bien présentes. Elles finiront par exploser avec la guerre civile qui éclate en 1975, mettant brutalement fin à cette période dorée.Ce surnom, aujourd'hui, résonne comme le souvenir d'un âge d'or révolu — celui d'un Liban qui, pendant un temps, avait réussi à incarner une forme d'exception dans une région tourmentée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les Italiens sont des millions à avoir émigré vers la Suisse, d'abord à la fin du 19e siècle, puis dans un second mouvement après la Deuxième guerre mondiale. Ils sont venus pour travailler, dans des conditions souvent très difficiles. Ils n'étaient pas les bienvenus, même si la Suisse avait besoin d'eux, notamment pour ses grands chantiers comme la construction du tunnel du Gothard, pour édifier sa modernité. Les Italiens et les Italiennes formaient d'ailleurs encore en 2023 la population étrangère la plus importante de Suisse. A la fin des années 1880, la Suisse connait un tournant dans son histoire démographique: de pays d'émigration, elle devient un pays d'immigration. La Suisse évolue et devient un pays désirable, en premier lieu pour ses Italiens. Rosita Fibbi est sociologue affiliée au Forum suisse pour l'étude des migrations et de la population à l'université de Neuchâtel. Elle répond aux questions de Marie Giovanola.
La Suisse détient 6% des réserves dʹeau dʹEurope, dʹoù son surnom de château dʹeau. À lʹété 2025, il a été découvert que le Léman, plus grand réservoir dʹeau douce de Suisse, était pollué au 1,2,4-triazole, un micropolluant issu notamment de la production de fongicides par les industries agrochimiques situées en Valais. Dans lʹeau potable venant du lac, ce polluant se retrouve à des concentrations en moyenne sept fois supérieures à la valeur maximale autorisée par la Confédération. Bien que ce taux soit sans danger pour la santé, près de 900 000 personnes boivent chaque jour une eau qui nʹest pas aux normes. Lʹentreprise Syngenta, basée à Monthey, a été reconnue comme principale responsable de cette pollution et a pris des mesures pour stopper ses rejets. Mais il faudra des dizaines dʹannées pour que les quelque 60 tonnes de triazole présentes dans lʹeau du lac disparaissent. Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Jonathan Haslebacher
En 2017, la conseillère fédérale Doris Leuthard en visite officielle au Bénin affirmait que la Suisse n'avait participé ni à l'esclavage ni à la colonisation. C'était en 2017, et depuis on a appris à quel point des marchands, financiers, mercenaires et colons suisses ont profité de la traite atlantique et de l'exploitation coloniale. La recherche historique en exhume les preuves et la grande exposition Colonialisme - Une Suisse impliquée au Landesmuseum de Zürich a ouvert ses portes en 2024. Elle arrive justement en Suisse romande, au Château de Prangins à partir du 28 mars. Une belle occasion de faire le point sur ce qu'on sait, neuf ans après la déclaration de Doris Leuthard. La Suisse n'a jamais colonisé un territoire. Elle n'a même jamais établi de comptoir commercial. Alors que vient-elle faire là ? Thomas David, historien et professeur à l'Université de Lausanne, nous explique comment cette histoire s'élabore aujourd'hui.
Entre la France, l'Allemagne et l'Italie, la Suisse devait déjà composer avec son voisinage remuant mais une autre entité politique se forme par petites touches après la Deuxième guerre mondiale : L'Union européenne. Alors que faire avec ce nouveau modèle politique, en être ou pas ? Un débat toujours en cours qu'on explore avec René Schwok, professeur honoraire au Département de science politique et relations internationales à l'UNIGE et au Global Studies Institute. René Schwok, politiste, auteur de Suisse-UE, l'adhésion impossible ? (Savoir suisse, mai 2021)
Si l'administration états-unienne actuelle semble prendre un malin plaisir à se faire les dents sur la Suisse, ça n'est pas la première fois. En 1945, les États-Unis et l'Union soviétique reprochent à la Suisse sa neutralité mais surtout ses échanges commerciaux intenses avec l'Allemagne au cours de la Deuxième guerre mondiale. Pour sortir des listes noires des vainqueurs de la guerre, il va falloir négocier. Un accord qui s'annonçait impossible est trouvé à Washington en 1946. Janick Schafelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne.
Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la Suisse soigne ses relations avec les États-Unis. Pendant plus de quarante ans, c'est la guerre froide qui organise la planète, mais une fois le mur de Berlin et l'Union soviétique effondrés, que se passe-t-il ? Fonds juifs en déshérence, secret bancaire, taxes douanières, à vue de nez on a l'impression que les crises entre les deux États amis sont plus fréquentes et gagnent à chaque fois en intensité. On retrouve Janick Schaufelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne, pour vérifier cette hypothèse. La Suisse a échappé aux sanctions en 1946 grâce aux accords de Washington et à un gros chèque de 250 millions de francs mais, en 1995, les fantômes de la Deuxième guerre mondiale reviennent hanter la Suisse.
Entre la France et l'Allemagne, le cœur de la Suisse a-t-il balancé si fort que ça au cours de l'histoire ? La question ne se pose pas vraiment jusqu'à l'avènement d'États centraux puissants en Italie et en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Jusqu'ici, c'est la France qui domine et même vassalise souvent les cantons suisses. Après 1848, la nouvelle confédération helvétique a choisi le franc comme monnaie de référence mais ce regard tourné vers l'ouest se détourne progressivement au profit de relations plus étroites avec l'Allemagne. Les amitiés de la Suisse avec ses grands voisins, un récit avec Sacha Zala, qui a de nombreuses casquettes : professeur à l'université de Berne, il est aussi président de la Société suisse d'histoire et surtout, ce qui nous intéresse particulièrement dans cet épisode, il est directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses. Sacha Zala, historien et directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses.
En Suisse, la loi oblige chaque habitant à avoir une place dans un abri antiatomique. Certains de ces bunkers, construits pendant la guerre froide, vieillissent. Échaudé par la guerre en Ukraine et le contexte géopolitique explosif, le gouvernement suisse veut les rénover. De notre correspondant à Genève, Un bunker, c'est un peu comme une maison : ça s'entretient. Christian Sinigaglia est à la tête d'une PME spécialisée dans la construction et la rénovation d'abris antiatomiques. Le bunker que nous visitons près de l'aéroport est totalement à refaire car le béton, même lorsqu'il est armé, peut s'user avec le temps. Cela sans compter les nombreuses interventions des Suisses, qui ont tendance à s'approprier leurs abris comme une pièce supplémentaire de leur habitation. « Ce qui se fait beaucoup aussi, c'est ce qu'on appelle des ''carnotzet'', précise Christian Sinigaglia. Vous avez un petit bar, et puis, les gens viennent boire l'apéritif, jouer aux cartes… Il faut amener de l'eau, de l'électricité, des choses qui ne sont pas prévues initialement, donc les gens font un peu tout et n'importe quoi ! Ils percent à travers les murs, mais on n'a pas le droit de toucher à l'enveloppe de l'abri. C'est ça qui pose un gros problème. » Et pourtant, la loi suisse oblige les propriétaires d'abri à les entretenir pour qu'ils soient utilisables. Hier, c'était en cas de conflit nucléaire entre l'Union soviétique et les États-Unis. Le risque n'est toujours pas totalement écarté. On le voit avec la guerre en Ukraine, même si on ne construit pas forcément des abris aujourd'hui comme on le faisait au temps de la guerre froide. « Les Américains ont développé des bombes qui exposent non plus à l'impact, mais qui peuvent pénétrer jusqu'à certaines profondeurs et ensuite exploser, détaille le spécialiste. Donc, c'est vraiment de travailler sur une cellule qui, elle, résiste à toute déflagration, toute onde de choc. » À lire aussiAllemagne: face à la crainte de la Russie et de la guerre, un plan pour recenser les abris 370 000 abris antiatomiques en Suisse Il s'agit donc moins de construire des abris antiatomiques, avec tout le nécessaire pour survivre pendant de longs mois, que des abris antibombes, voire anticatastrophes tout court. Ces dernières années, les bunkers ont servi par exemple à protéger la population lors d'accidents industriels et chimiques. Le cabinet d'architectes de Tanguy Caversaccio se trouve à Lausanne. Ce jeune professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich a beaucoup travaillé sur le sujet des abris antiatomiques. Il leur a même consacré une exposition : « La guerre en Ukraine déclenche des intérêts beaucoup plus importants chez le Suisse de savoir s'il est en sécurité ou pas, et qu'il puisse aller se cacher sous terre. Cette espèce de thermomètre de l'anxiété du Suisse grandit ou diminue selon le contexte géopolitique. » Entre les abris publics et les abris privés, on estime que les neuf millions de Suisses ont tous une place garantie dans ces infrastructures. Le gouvernement a fait passer de 800 à 1 400 francs suisses [1 530 euros environ] le montant de la taxe dont il faut s'acquitter si on ne veut pas construire un abri avec sa maison. La somme alimente un fonds national destiné aux bunkers. Il approche aujourd'hui le milliard d'euros, mais on sait qu'il ne suffira pas pour rénover les 370 000 abris antiatomiques répartis dans le sous-sol de la Suisse. ► Un reportage à retrouver en version longue sur Accents d'Europe À lire aussiIsraël: à Tel-Aviv, la ruée vers les abris antimissiles privés fait grimper le prix de l'immobilier
Les ligues antialcooliques féminines suisses s'inspirent des mouvements américains et britanniques, tout en s'adaptant à leur contexte. Ces organisations permettent aux femmes de s'engager dans la sphère publique et politique, créent des réseaux internationaux et imposent le débat, malgré l'idéal traditionnel du rôle féminin toujours si bien ancré dans la société au cours du XXe siècle. Ces femmes militantes, sont l'objet des recherches d'Audrey Bonvin, chercheuse FNS à l'université de Fribourg.