Commune in Grand Est, France
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durée : 00:54:37 - Les interviews d'Inter - par : Thomas Snégaroff - Voyage au Pérou, quand les Européens expérimentent une boisson végétale aux propriétés hallucinogènes, l'ayahuasca. Qu'en attendent-ils ? Débat avec l'anthropologue et psychologue, David Dupuis, auteur de « L'épreuve de l'invisible. Carnets d'anthropologie psychédélique » (Seuil). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : David Dupuis anthropologue et psychologue, chercheur à l'INSERM. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:37 - Le Grand Face-à-face - par : Thomas Snégaroff - Voyage au Pérou, quand les Européens expérimentent une boisson végétale aux propriétés hallucinogènes, l'ayahuasca. Qu'en attendent-ils ? Débat avec l'anthropologue et psychologue, David Dupuis, auteur de « L'épreuve de l'invisible. Carnets d'anthropologie psychédélique » (Seuil). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : David Dupuis anthropologue et psychologue, chercheur à l'INSERM. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chapitre 4 : Améliorer ses performances.Je suis dans le salon de Willy Mangin, entraîneur sportif et diététicien. Cela fait déjà plusieurs heures qu'il va régulièrement se resservir du thé, tandis que je le harcèle de questions. Celles du jour sont nombreuses, très nombreuses.Quelle est la croyance la plus répandue dans les milieux sportifs ? Quelle est celle dont il a eu le plus de mal à se défaire, à titre personnel ? Comment perdre le gras du ventre, éviter les tendinites et les crampes ? La position du squat est-elle dangereuse ? Le taping préconisé par les kinés a-t-il une utilité ? Et coach sportif, c'est une bonne situation ça ?•• SOUTENIR ••Méta de Choc est gratuit, indépendant et sans publicité. Vous pouvez vous aussi le soutenir en faisant un don ponctuel ou mensuel : https://soutenir.metadechoc.fr/.•• RESSOURCES ••Toutes les références en lien avec cette émission sont sur le site Méta de Choc : https://metadechoc.fr/podcast/les-croyances-dans-le-sport/.•• SUIVRE ••Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok, Bluesky, Mastodon, Threads, PeerTube, YouTube.•• TIMECODES ••00:00 Introduction.01:11 Herbalife et les vendeurs de poudre : certains compléments alimentaires vendent du rêve.08:43 Le régime cétogène : ce régime a-t-il une utilité ? Et si oui, pour qui ?10:00 No pain, no gain ? blessures, temps de récupération trop court, les risques de se pousser à bout.13:46 Le mal de dos : faut-il cesser de bouger quand on a mal au dos ?15:34 Les crampes et le magnésium : le manque de magnésium est-il responsable des crampes ?16:30 Courbatures et étirements : les courbatures sont-elles utiles pour progresser ?23:24 Tendinites et produits laitiers : doit-on supprimer les produits laitiers quand on a une tendinite ?25:25 Perdre le gras du ventre : le sport permet-il de perdre le gras du ventre ? Qu'est-ce que lipoxmax ?29:06 Fréquence cardiaque 220 moins l'âge : ce calcul est-il utile pour connaître le rythme cardiaque maximum à atteindre ?30:23 Seuil de pratique sportive : peut-on atteindre un seuil maximal de progression sportive ?31:45 Être "sec" pour mieux performer ? quelles sont les morphologies idéales en fonction des activités sportives ?33:41 Le sexe avant l'épreuve : avoir une activité sexuelle avant une épreuve sportive peut-il impacter la performance ?34:52 Les risques du squat : les squats sont-ils dangereux pour les genoux ?37:46 Le taping : une croyance utile ?39:34 Croyances héritées des sports traditionnels : faut-il répéter un mouvement jusqu'à ce qu'on le maîtrise ? Faut-il se faire mal pour ne plus sentir la douleur ?44:17 Stagner malgré l'entraînement.47:08 Hydratation et nutrition : changer de nutrition peut-il améliorer la performance ?48:41 Pourquoi ces idées fausses persistent ?50:23 Le bazar de la préparation mentale : qui peut se prétendre préparateur mental ? La méditation est-elle efficace pour la préparation des sportifs ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sociologue et écrivain suisse Jean Ziegler est mort à 92 ans. Il a été le premier Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il n'a cessé de dénoncer les effets du capitalisme dans le monde. Ses passages dans « Dans quel Monde on vit » ont marqué nos esprits – les vôtres peut-être aussi. Nous avons compilé ici trois entretiens avec cet homme de gauche : en 2020 quand il décrivait l'horreur à Lesbos (« Lesbos, la honte de l'Europe », Seuil) ; en 2018, lorsqu' il racontait le capitalisme aux enfants (« Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu'elle en verra la fin) », Seuil) ; et en 2016, en conversation avec le professeur de l'UCLouvain Olivier De Schutter, à l'occasion de la journée des droits de l'homme (qui a succédé à Jean Ziegler au poste de Rapporteur spéciale des Nations unies pour le droit à l'alimentation). Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:29:24 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin à 7h40 Guillaume Erner reçoit Jean-Noël Jeanneney, historien, il publie l'ultime tome de la série “Le Rocher de Süsten" (Seuil). Ils seront rejoints à 8h20 par Jean-Luc Barré, biographe de De Gaulle. A 7h10 Loïc Hecht présente son enquête sur la Silicon Valley "La simulation" (Les Arènes). - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le rêve américain existait déjà avant l'Amérique ! Impossible ? Et pourtant dès le Moyen Âge, donc bien avant la colonisation atlantique, il y a déjà une lointaine cité, garnie de hautes tours, où tout devient possible ! C'est là que Sinbad le Marin, un héritier ruiné, devient richissime. Quant au vizir Iznogoud, il ne rêve que d'une chose : devenir calife à la place du calife. Pas de chance pour lui, c'est Aladdin, un mendiant orphelin, qui décroche le poste en épousant la princesse Jasmine d'Agrabah. Parce que oui, Agrabah c'est juste la version “Disney” de cette même ville : Bagdad ! La capitale de l'ambition et de l'ascension sociale, où tout devient possible ! Et c'est pas étonnant, vu que c'est son histoire incroyable mais bien réelle que nous allons découvrir !Bonne écoute !
Elle avait choisi de s'appeler « Lee » plutôt qu'Elizabeth, préférant un prénom androgyne coupant court d'emblée à tout a priori genré sur sa plume et son œil. Lee Miller préférait prendre des photos plutôt qu'en être le sujet, elle dont le corps lui avait échappé dès l'enfance. Mannequin, photographe, apprentie puis complice de Man Ray, photographe de mode pour Vogue, elle obtient l'une des rares accréditées par l'armée américaine pour suivre les troupes pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Margaret Bourke-White et Helen Kirkpatrick. Lee Miller semblait n'avoir rien à perdre, et tout à montrer. Fascinante femme, libre et ingénieuse, Lee Miller donna à voir la vie dans ses infimes détails qui parfois éclairent tout et permettent de mieux comprendre la grande Histoire. Elle documenta la chute de l'Allemagne nazie, la libération des camps et l'Europe sidérée, affamée et meurtrie. Une plume, un œil, une curiosité insatiable, une voix pour les femmes Photojournaliste, Lee Miller écrivait la vie, le réel, en exposant les à côté pour exacerber l'inhabituel, les contrastes. Les légendes de ses photos sont faites du même grain, elle pose sur ses mots le même effet que sur la pellicule, elle solarise pour faire émerger les contours, les détails avec humour, sensibilité, humanisme et une certaine férocité parfois. Lee Miller est une artiste protéiforme, se réinventant constamment, créant sans cesse. Des photos de et avec ses amis surréalistes à Paris, à sa vie après la guerre à Farley's Farm où elle s'installe avec son mari, le peintre Rolland Penrose et leur fils Anthony. Souffrant de stress post-traumatique, déprimée, fragile elle fait de cette maison une nouvelle bulle de création. Cette ferme devient la maison des surréalistes, l'endroit où les amis de Paris, de Londres ou d'ailleurs se retrouvent, leur refuge et l'endroit où elle organise l'oubli, et sa reconstruction. Cuisiner pour créer et se reconstruire C'est Manon Fleury, la cheffe du restaurant Datil qui poste la première les photos exposées au Musée d'Art Moderne de Lee Miller au fourneau, elles figurent dans la dernière section de cette riche et géniale exposition. La cuisine, Lee Miller s'était formée à Paris et Londres à l'institut du Cordon bleu. Une passion dévorante, créatrice, Lee Miller ne fait rien à moitié. Elle s'engage entièrement dans cet art qui rassemble, nourrit, exprime et soutient. À sa table ses amis, peintress sculpteurs poètes, Picasso Max Ernest, ses amis surréalistes rencontrés à Paris, à Londres, ou ailleurs : c'est leur refuge aussi, elle y organise l'oubli. Une pièce de la maison est dédiée à son impressionnante collection de livres de cuisine : plus de 2 000 ouvrages. De ses mille vies de Lee Miller, l'histoire n'a failli retenir que la muse, si son fils n'avait pas retrouvé dans le grenier de Farley's farm à la mort de sa mère toutes ses archives, photos, négatifs, carnets. Elles sont précieusement conservées et voyagent le temps d'exposition comme la rétrospective du MAM à Paris. La beauté est un atout complexe, elle inspire, mais peut figer aussi, emprisonner, cataloguer, or Lee Miller est une artiste, entière, rebelle et libre. Fascinante. Avec Fanny Schulmann, conservatrice en chef du Musée d'Art Moderne à Paris et co-commissaire de l'exposition Lee Miller avec Hillary Floe. La rétrospective Lee Miller est à Paris jusqu'au 2 août 2026, elle sera ensuite exposée à Chicago aux États-Unis. ► Pour aller plus loin : - Les archives conservées par son fils Anthony Penrose et sa petite fille Ami. - Les vies de Lee Miller d'Anthony Penrose. Seuil. Lee Miller : A life with food, friends and recipes de Ami Bouhassane, Penrose Film Productions Ltd and Grapefrukt Forlag. Des extraits du passionnant podcast de Judith Perignon sont diffusés dans l'émission. C'est un podcast « Les grandes traversées » sur France Culture.►Pour l'écouter. - Le catalogue de l'exposition Lee Miller au MAM. Éditions Paris Musées - Sur les traces de Lee Miller à Farley's farm house - Le cordon bleu à Paris - Le sang d'un poète de Jean Cocteau. Programmation musicale : YEKERMO SEW, de Mulatu ASTATKE. La recette : Une page de recettes « les plus farfelues que vous n'aurez jamais vues », de Lee Miller, un artiche de Arthur Gold et Robert Fizdale publié dans le magazine Vogue en Avril 1974. ► The most unusual recipes you have ever seen, Vogue, 1974.
Elle avait choisi de s'appeler « Lee » plutôt qu'Elizabeth, préférant un prénom androgyne coupant court d'emblée à tout a priori genré sur sa plume et son œil. Lee Miller préférait prendre des photos plutôt qu'en être le sujet, elle dont le corps lui avait échappé dès l'enfance. Mannequin, photographe, apprentie puis complice de Man Ray, photographe de mode pour Vogue, elle obtient l'une des rares accréditées par l'armée américaine pour suivre les troupes pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Margaret Bourke-White et Helen Kirkpatrick. Lee Miller semblait n'avoir rien à perdre, et tout à montrer. Fascinante femme, libre et ingénieuse, Lee Miller donna à voir la vie dans ses infimes détails qui parfois éclairent tout et permettent de mieux comprendre la grande Histoire. Elle documenta la chute de l'Allemagne nazie, la libération des camps et l'Europe sidérée, affamée et meurtrie. Une plume, un œil, une curiosité insatiable, une voix pour les femmes Photojournaliste, Lee Miller écrivait la vie, le réel, en exposant les à côté pour exacerber l'inhabituel, les contrastes. Les légendes de ses photos sont faites du même grain, elle pose sur ses mots le même effet que sur la pellicule, elle solarise pour faire émerger les contours, les détails avec humour, sensibilité, humanisme et une certaine férocité parfois. Lee Miller est une artiste protéiforme, se réinventant constamment, créant sans cesse. Des photos de et avec ses amis surréalistes à Paris, à sa vie après la guerre à Farley's Farm où elle s'installe avec son mari, le peintre Rolland Penrose et leur fils Anthony. Souffrant de stress post-traumatique, déprimée, fragile elle fait de cette maison une nouvelle bulle de création. Cette ferme devient la maison des surréalistes, l'endroit où les amis de Paris, de Londres ou d'ailleurs se retrouvent, leur refuge et l'endroit où elle organise l'oubli, et sa reconstruction. Cuisiner pour créer et se reconstruire C'est Manon Fleury, la cheffe du restaurant Datil qui poste la première les photos exposées au Musée d'Art Moderne de Lee Miller au fourneau, elles figurent dans la dernière section de cette riche et géniale exposition. La cuisine, Lee Miller s'était formée à Paris et Londres à l'institut du Cordon bleu. Une passion dévorante, créatrice, Lee Miller ne fait rien à moitié. Elle s'engage entièrement dans cet art qui rassemble, nourrit, exprime et soutient. À sa table ses amis, peintress sculpteurs poètes, Picasso Max Ernest, ses amis surréalistes rencontrés à Paris, à Londres, ou ailleurs : c'est leur refuge aussi, elle y organise l'oubli. Une pièce de la maison est dédiée à son impressionnante collection de livres de cuisine : plus de 2 000 ouvrages. De ses mille vies de Lee Miller, l'histoire n'a failli retenir que la muse, si son fils n'avait pas retrouvé dans le grenier de Farley's farm à la mort de sa mère toutes ses archives, photos, négatifs, carnets. Elles sont précieusement conservées et voyagent le temps d'exposition comme la rétrospective du MAM à Paris. La beauté est un atout complexe, elle inspire, mais peut figer aussi, emprisonner, cataloguer, or Lee Miller est une artiste, entière, rebelle et libre. Fascinante. Avec Fanny Schulmann, conservatrice en chef du Musée d'Art Moderne à Paris et co-commissaire de l'exposition Lee Miller avec Hillary Floe. La rétrospective Lee Miller est à Paris jusqu'au 2 août 2026, elle sera ensuite exposée à Chicago aux États-Unis. ► Pour aller plus loin : - Les archives conservées par son fils Anthony Penrose et sa petite fille Ami. - Les vies de Lee Miller d'Anthony Penrose. Seuil. Lee Miller : A life with food, friends and recipes de Ami Bouhassane, Penrose Film Productions Ltd and Grapefrukt Forlag. Des extraits du passionnant podcast de Judith Perignon sont diffusés dans l'émission. C'est un podcast « Les grandes traversées » sur France Culture.►Pour l'écouter. - Le catalogue de l'exposition Lee Miller au MAM. Éditions Paris Musées - Sur les traces de Lee Miller à Farley's farm house - Le cordon bleu à Paris - Le sang d'un poète de Jean Cocteau. Programmation musicale : YEKERMO SEW, de Mulatu ASTATKE. La recette : Une page de recettes « les plus farfelues que vous n'aurez jamais vues », de Lee Miller, un artiche de Arthur Gold et Robert Fizdale publié dans le magazine Vogue en Avril 1974. ► The most unusual recipes you have ever seen, Vogue, 1974.
45%, c'est la part des femmes artistes dans le monde, représentées par des galeries en 2025. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais enregistré par Art Basel et Arts Economics dans leur dernier rapport de mars 2026. Un chiffre encourageant, mais qui reste insuffisant au regard du nombre de femmes qui abandonnent leur carrière de plasticienne alors qu'elles sont pourtant très largement représentées dans les écoles d'art. Ce fossé entre la formation et la reconnaissance interroge sur la place réelle faite aux femmes dans nos institutions. De l'Europe à l'Afrique de l'Ouest, les créatrices doivent faire face à un héritage historique occulté et à des barrières persistantes. Comment expliquer qu'un nombre important d'étudiantes diplômées se transforme en une minorité d'artistes reconnues ? Quels leviers les nouvelles générations de commissaires d'exposition et de chercheuses actionnent-elles pour transformer durablement la visibilité de ces artistes sur la scène internationale. Avec : • Anne Bourrassé, commissaire d'exposition et critique d'art, autrice du livre Les refusées (Éditions Seuil) et créatrice de l'association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans les arts visuels • Aby Gaye-Duparc, commissaire d'exposition à la Fondation Cartier et doctorante en histoire de l'art à L'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Son sujet de thèse porte sur les artistes femmes au Sénégal dans la période 1960-1990. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► MA MÈRE C'EST MON PÈRE - Yasmine ►Maktoub - Alewya.
45%, c'est la part des femmes artistes dans le monde, représentées par des galeries en 2025. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais enregistré par Art Basel et Arts Economics dans leur dernier rapport de mars 2026. Un chiffre encourageant, mais qui reste insuffisant au regard du nombre de femmes qui abandonnent leur carrière de plasticienne alors qu'elles sont pourtant très largement représentées dans les écoles d'art. Ce fossé entre la formation et la reconnaissance interroge sur la place réelle faite aux femmes dans nos institutions. De l'Europe à l'Afrique de l'Ouest, les créatrices doivent faire face à un héritage historique occulté et à des barrières persistantes. Comment expliquer qu'un nombre important d'étudiantes diplômées se transforme en une minorité d'artistes reconnues ? Quels leviers les nouvelles générations de commissaires d'exposition et de chercheuses actionnent-elles pour transformer durablement la visibilité de ces artistes sur la scène internationale. Avec : • Anne Bourrassé, commissaire d'exposition et critique d'art, autrice du livre Les refusées (Éditions Seuil) et créatrice de l'association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans les arts visuels • Aby Gaye-Duparc, commissaire d'exposition à la Fondation Cartier et doctorante en histoire de l'art à L'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Son sujet de thèse porte sur les artistes femmes au Sénégal dans la période 1960-1990. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► MA MÈRE C'EST MON PÈRE - Yasmine ►Maktoub - Alewya.
Florian Mazel vous présente son ouvrage "Marc Bloch : l'histoire en résistance" aux éditions du Seuil. Entretien avec Roxane Chilà.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qu'il s'agisse des questions écologiques, de l'apparition des yéyés au début des années 1960, de l'altermondialisme à la fin des années 1990, du 11 septembre 2001 ou encore du conflit israélo-palestinien, le philosophe et sociologue Edgar Morin, qui vient de mourir à 104 ans, s'intéressait à tout ce qui faisait notre histoire au présent. C'était un homme de la réconciliation, même dans ces dernières années où l'opinion se « polarise » à marche forcée. Dans un de ses derniers entretiens au Monde, Edgar Morin déplorait le « grand courant de régression néo-autoritaire » qui traverse la planète. Et considérait que la France n'y échappait pas, où le national-populisme affronte ce qu'il appelait la « France républicaine, laïque et sociale ».Résistant, c'est dans la clandestinité qu'Edgar Nahoum trouve son nom : Morin. Ce « communiste de guerre », comme il se définissait, est finalement exclu du Parti communiste français en 1951. Il n'a de cesse, en bon électron libre, d'être là où se fabrique l'époque : à Berlin en 1946, à Nanterre en 1968, en Californie en 1969…En tant que sociologue membre du Centre national de la recherche scientifique, tout était digne de sa réflexion. Le star-system (Les Stars, Seuil, 1957) fait l'objet d'un de ses premiers livres, qui étudie les vedettes d'Hollywood, dont l'aura répond à nos besoins de mythes. Dans La Rumeur d'Orléans (Seuil, 1969), il enquête sur le terrain, en revenant sur une prétendue traite des Blanches à laquelle se livreraient des magasins de lingerie tenus par des commerçants juifs. Dans son film Chronique d'un été (1961), signé avec l'ethnologue Jean Rouch, et avec la participation de la cinéaste Marceline Loridan-Ivens, il pose la question aux Parisiens, dans la rue, à la fois naïve et profonde : « Comment vis-tu ? »Les pages du Monde accueillaient ses tribunes et entretiens depuis 1960, au point qu'un livre a été consacré à ses contributions dans le journal (Au rythme du Monde, Presse du Châtelet, 2014). Et, jusqu'en avril, avec un entretien titré : « Je doute de l'humanité tout en croyant en elle. »Engagé contre toute forme d'oppression, Edgar Morin nous laisse l'image et les mots d'un penseur souriant mais pas dupe, qui a souvent frôlé l'abîme, cependant toujours prêt à accueillir l'inattendu. Il le disait : « Car il est certain que, depuis mes 10 ans, avec mes doutes, mes tristesses et mon nihilisme immédiat, jamais je n'ai cessé d'être ému et consolé par la voix qui me dira qu'un jour la vie changera. » Le jour où un hommage national lui est rendu aux Invalides, à Paris, nous revenons sur le parcours et les idées d'Edgar Morin dans cet épisode de « L'Heure du Monde », avec Nicolas Truong, grand reporter au service Idées du Monde.Un épisode de Thomas Baumgartner et Garance Muñoz, avec l'aide de Quentin D'Aout. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait du texte « Pour une nouvelle conscience planétaire » (Le Monde diplomatique, octobre 1989) ; de « La Rumeur d'Orléans : les délires de l'an mil, par Gilles Lapouge » (Le Monde, 27 décembre 1969).Cet épisode a été publié le 3 juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jean-Noël Jeanneney vous présente son ouvrage "Le rocher de Süsten. Vol. 3. Mémoires, 1991-2002 : Marianne et Clio" aux éditions du Seuil. Entretien avec Jean Petaux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Hier soir, des millions de Français ont regardé la finale de la Ligue des champions. Pendant deux heures, un match de football a suspendu le cours normal des choses. Des scènes de liesse, de colère, parfois de larmes… Prolongé toute la journée à Paris, et jusqu'à l'Elysée où les joueurs du PSG sont reçus en ce moment même par Emmanuel Macron…Mais cette fascination ne s'arrête plus aux grands événements sportifs. Le culte de la performance et du corps s'est diffusé partout dans la société.Les salles de sport pullulent, et la musculation est désormais le sport préféré des jeunes…Mais pourquoi cette obsession contemporaine pour le corps ? Pourquoi cette quête de performance permanente ? Est-ce du narcissisme ? Une nouvelle morale ? Une nouvelle religion ? Ou la tentative de reprendre le contrôle dans un monde qui nous échappe de plus en plus ?- Isabelle QUEVAL Philosophe, professeure à l'INSEI (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation inclusive), titulaire de la chaire Unesco Handicap Education Numérique et ancienne sportive de haut-niveau, autrice de « Le sport, le diable au corps » aux éditions Robert Laffont (11.03.21) - Georges VIGARELLO Historien, philosophe, sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, auteur de "Les Logiques du corps. Une autre manière de penser le temps" aux éditions du Seuil (20.03.26) et co-auteur avec Michel Pastoureau de "Sports.Une histoire en images, de 1860 à nos jours" aux éditions du Seuil (10.10.25)- François HOURMANT Professeur de science politique et directeur du Centre Jean-Bodin à l'université d'Angers, spécialiste des représentations et sur le corps en politique, auteur de "Pouvoir et beauté" aux éditions PUF (06.10.21)- Guillaume VALLET Enseignant-chercheur en économie à l'université Grenoble-Alpes, spécialiste de la sociologie du sport, auteur de « La fabrique du muscle » aux éditions L'Échappée (21.10.22)
Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
Kwe signifie «bonjour» dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Troisième et dernière étape: à Pessamit, sur la Côte Nord, parmi les Innu, un peuple de tradition nomade, profondément ancré dans son territoire ancestral: le Nitassinan. Aujourd'hui, malgré les blessures coloniales, les Innu de Pessamit s'attachent à partager leur culture millénaire. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui, pour la plupart, s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones : les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquelles les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là ; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Troisième étape, à Pessamit, une communauté innu placée au bord du Fleuve Saint Laurent sur la Côte Nord. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Présents dans la région depuis des millénaires (des fouilles ont prouvé l'existence d'un peuple de chasseurs remontant à 5 500 ans avant notre ère), les Innu étaient là au moment du passage des « explorateurs » européens Jacques Cartier ou Samuel de Champlain au XVIè et XVIIè siècle. Aujourd'hui, à Pessamit, on dénombre 2 500 habitants environ, dont plus de 80% parlent encore leur langue, l'innu aimun. Car jusque dans les années 50, les Innu ont su garder un lien puissant avec leurs traditions, des traditions mises à mal par les barrages, la colonisation et l'évangélisation. Depuis quelque temps, Pessamit développe l'été des visites guidées, à la découverte d'une culture nomade millénaire, tournée vers l'intérieur des terres, la terre ancestrale, socle de leur pensée et de leur civilisation : le Nitassinan. Avec des habitants, acteurs, actrices culturel.le.s et touristiques, pêcheur, ancien chef de bande, guides, conteur ou poétesse comme Joséphine Bacon que l'on avait rencontrée en 2021. C'est elle qui nous avait donné envie de partir dans le vaste Nitassinan innu. Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Joséphine Bacon, poétesse innu de renom, originaire de Pessamit - Robert Dominique, aîné de la communauté et ancien chef de bande de Pessamit - Kathy Moreau Lacasse, guide innu au centre communautaire Ka Mamuitunanut - Wilfrid Apik Hervieux, conteur de mythes et légendes innu - Lily-Rose Bacon, jeune étudiante innu - Jean-Louis ou Muâku, pêcheur à la truite innu - Céline Bacon, agent culturel et touristique innu à Pessamit - Moïse Junior Ashini travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père - Geneviève Ashini, soeur de Moïse, travaille au camp innu Uamastakenis qu'a créé son père. Pour préparer votre voyage à Pessamit : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site du Conseil des Innus de Pessamit - En savoir plus sur la poésie de Joséphine Bacon - Sur le Camp innu Uamastakenis qui propose une immersion et un hommage à la culture innu en territoire - Sur le site traditionnel innu Kanapeut, espace de partage et de connaissances sur l'innu aïtun fondé par Michel et Erik Kanapé - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et à écouter : - Bâtons à message. Tshissinuashitakana, de Joséphine Bacon. Éditions Mémoire d'encrier, 2009 - Les vertèbres de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali. Éditions Mémoire d'encrier. 2026 - Eukuan Nin Matshi-Manitu Innushkueu. Je suis une maudite sauvagesse, d'An Antane Kapesh. Éditions Mémoire d'encrier. 2019 - Tiohtiá:ke, de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023 - Kuessipan, de Naomi Fontaine. Éditions Mémoire d'encrier. 2011 - Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus, de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018 - Le passionnant balado produit par Radio Canada Laissez-nous raconter : L'histoire crochie avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots clés à décoloniser - La musique du groupe historique innu Petapan. Sur la plateforme de découverte des artistes et des musiques autochtones actuelles Nikamowin.
C dans l'air du 30 mai 2026 - Guerre en Iran : trois mois après, le blocage demeure« Beaucoup de progrès ». C'est en ces termes que Donald Trump a qualifié hier la situation diplomatique avec l'Iran. Mais le blocage demeure : Téhéran dément qu'un compromis ait été trouvé, et Trump estime que l'Iran doit « accepter qu'ils n'auront jamais d'arme nucléaire ». Le détroit d'Ormuz reste le principal point de tension : Washington exige sa réouverture sans contrôle iranien, tandis que l'Iran veut conserver un rôle dans sa gestion. Malgré le cessez-le-feu, la présence militaire reste massive et les deux camps continuent de se menacer en cas d'échec des négociations.L'Iran dénonce notamment « les demandes excessives et les positions changeantes et contradictoires » des États-Unis. Plusieurs exigences avancées par Washington ne figureraient pas dans le projet d'accord discuté, comme l'ouverture sans frais de péage du détroit d'Ormuz et la destruction des matières nucléaires iraniennes. Le dossier des avoirs iraniens gelés reste aussi problématique : Téhéran souhaite obtenir le déblocage de 24 milliards de dollars, mais Trump écarte cette possibilité.Pendant ce temps, la France a demandé le rapprochement de son porte-avions Charles de Gaulle du détroit d'Ormuz. Paris veut afficher sa capacité d'action et soutenir, avec Londres, une éventuelle mission internationale de sécurisation de cette route maritime stratégique. Un moyen d'afficher son poids diplomatique et militaire sans prendre part à la guerre.La crise perturbe fortement le transport mondial de pétrole et entraîne une hausse des prix, dont certaines entreprises comme TotalEnergies profitent. En France, cela relance le débat politique sur la taxation des superprofits, notamment porté par la gauche. Le gouvernement défend l'entreprise, tandis que son PDG avertit qu'une nouvelle taxe pourrait remettre en cause le plafonnement des prix des carburants.Alors, un accord entre Washington et Téhéran est-il proche ? Quel rôle peut jouer la France dans ce conflit ? Pourquoi les profits de Total crispent la classe politique française ?Nos experts :- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) et auteure de Le Livre noir de Gaza (Seuil)- Mariam PIRZADEH- Journaliste et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Vice-amiral Michel OLHAGARAY- Ancien commandant de l'école navale et ancien directeur du Centre des hautes études militaires- Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défensePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 30 mai 2026 - Guerre en Iran : trois mois après, le blocage demeureNos experts :- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) et auteure de Le Livre noir de Gaza (Seuil)- Mariam PIRZADEH- Journaliste et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Vice-amiral Michel OLHAGARAY- Ancien commandant de l'école navale et ancien directeur du Centre des hautes études militaires- Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense
Il y a les records qu'on est heureux et fiers de battre et ceux dont il est urgent de s'inquiéter, comme tous ceux que la France bat malheureusement jour après jour cette semaine… Hier, mardi, a été la journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de mai, près de 400 records de températures ont été enregistrés et jamais depuis sa création le plan vigilance canicule n'avait été activé avant le mois de juin… Bref, la France suffoque, comme si elle était en plein été et quoi qu'en dise certains commentateurs climato-sceptiques ou complotistes, nous vivons bien cette semaine un épisode extrême à la fois par son intensité, par sa durée et par sa précocité… Nous allons en débattre ce mercredi 26 mai avec nos invités :- Magali Reghezza-Zitt géographe auteure du livre “Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone” (Seuil, mai 2026)- Alexandre Florentin Ingénieur, ancien élu écologiste au Conseil de Paris, Expert de l'adaptation au changement climatique- François Gemenne Professeur à HEC Paris, politologue. Co auteur du sixième rapport du Giec. Auteur de Parler du climat sans plomber l'atmosphère (Éditions Odile Jacob, 2026).- Mélusine Boon-Falleur Enseignante-chercheuse au centre de recherche sur les inégalités sociales de Sciences Po, autrice de « Les pingouins ne sauveront pas la banquise. Lever nos obstacles cognitifs pour enfin passer à l'action écologique » aux éditions JC Lattès (11.03.26)- Nathanaël Wallenhorst Chercheur en sciences de l'environnement et membre de l'Anthropocene Working Group (AWG), auteur de « 2049, ce que le climat va faire à l'Europe" aux éditions du Seuil (19.09.24)
Aurélien Lignereux vous présente son ouvrage "Napoléon : la France et l'Europe : son histoire par l'infographie" aux éditions du Seuil. Entretien avec Pierre Coutelle.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:30:30 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit la géographe Magalie Reghezza-Zitt, qui publie "Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone" aux édititions du Seuil. A 7h17, l'économiste Eric Monnet analyse les tenants et aboutissants de l'entrée en bourse de Space X. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 02:30:01 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit l'historien israélo-américain Omer Bartov pour son livre "Israël, une course vers l'abîme" (Seuil). A 7h17, la climatologue Françoise Vimeux explique pourquoi l'Europe se réchauffe plus vite que le reste de la planète. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:14 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Israël vient de promettre d'intensifier ses frappes au Liban malgré le cessez-le-feu. Jusqu'où ira l'État hébreu dans sa guerre au Moyen-Orient ? Entretien avec l'historien israélo-américain Omer Bartov, qui fait paraître "Israël, une course vers l'abîme" (Seuil), et le philosophe Michel Feher. - réalisation : Félicie Faugère, Yoann Duval, Marie-Lys de Saint Salvy, Emma Lichtenstein, Mathilde Thon-Fourcade, Alice Deschamps, Carolina Sousa - invités : Omer Bartov Historien, professeur à l'université Brown (Etats-Unis), Michel Feher Philosophe, co-fondateur de la maison d'édition new-yorkaise "Zone Books". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c'est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l'été, avant de repartir nomadiser. Aujourd'hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l'arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale. Des peuples autochtones, à qui l'on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s'appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ». C'est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l'on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l'on connaît trop mal, à commencer par leurs noms. Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien'kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak. Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l'usage d'une « bande indienne » ou d'une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l'histoire et la grandeur de ces premiers peuples. Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l'intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d'avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd'hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d'où ils viennent. Deuxième étape, devant l'immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire. Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n'ont jamais été cédées par des accords ou des traités. Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l'assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l'indien dans l'enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d'une culture et d'un héritage malmenés par l'histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu'à la nuit tombée, on regarde d'un œil différent, une fois au bord du lac… Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle. Avec : - Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh - Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu - Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu - Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien - Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue - Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie - Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones. Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh : - Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d'idées - La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone - Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh - Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh - Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020 - L'artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun - Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience - Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone - Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l'institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan. À lire et écouter : - « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation - « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l'itinérance d'un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience - « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l'intime et l'instant, par une artiste de son temps - « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019 - « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L'ouvrage de référence de l'anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu - Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L'histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser - La musique solaire de l'artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
durée : 00:04:19 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - La géographe Magali Reghezza-Zitt publie "Bienvenue en 2055" (Seuil). Elle imagine une société débarrassée des énergies fossiles, et plus heureuse. Une "fiction scientifique" réussie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 21/05/2026 Bienvenue en 2055 : plongée au cœur d'un monde neutre en carbone “Si seulement je pouvais retourner 25 ans en arrière pour dire à celles et ceux qui se sont engagés pour faire advenir ce nouveau monde que leur combat a porté ses fruits”, écrit la géographe Magali Reghezza-Zitt dans “Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone” (éditions du Seuil). Dans ce livre, pensé sous la forme d'une fiction scientifique où l'auteure est âgée de 77 ans, le lecteur est projeté dans un futur où la société a trouvé des solutions durables pour faire face au changement climatique. Neutralité carbone, abandon du plastique, baisse de la consommation de produits d'origine animale ou encore électrification des transports, font partie des mesures mises en place pour éviter la catastrophe. Loi d'urgence agricole : la France est-elle capable de trouver un modèle agricole durable ? C'est le troisième texte de loi sur l'agriculture en moins de trois ans, et sûrement le dernier de ce quinquennat. Mardi 19 mai, les députés ont entamé l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles à l'Assemblée nationale. Souveraineté alimentaire, revenu des agriculteurs, gestion de l'eau, fin de l'importation de denrées avec des résidus de pesticides interdits dans l'Union européenne, ou encore la prédation du loup, font partie des volets abordés. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, salue "une loi de réconciliation" entre "urgence écologique" et "urgence de produire". Pourtant, les critiques se font entendre des deux côtés de l'hémicycle mais aussi de la part des syndicats, sur plusieurs sujets majeurs. On en débat avec Aurélie Catallo, directrice du programme agriculture et alimentation France à l'IDDRI, Jean-Luc Duval, agriculteur, vice-président de La Coopération Agricole et Laure Ducos, ingénieure agronome, directrice des campagnes de l'ONG Bloom. Xavier Mauduit revient sur l'ouverture d'une enquête visant Dominique de Villepin pour recel de détournement de fonds publics, concernant des statuettes de Napoléon. L'occasion pour lui d'évoquer la manière dont le célèbre empereur a été statufié. Marie Bonnisseau s'intéresse au “Chelsea Flower Show”, le plus grand salon horticole du Royaume-Uni, où les nains de jardin font leur retour. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 21 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Et si l'enfance n'était pas une période d'innocence, mais de surexposition ? Et si nous passions le reste de notre vie à oublier ce que nous avons vu trop tôt ? Dans cet épisode, Dans l'Ombre des Légendes ouvre la porte d'un programme oublié, d'un sanatorium perdu dans une forêt silencieuse, et d'enfants qui n'ont jamais appris à détourner les yeux.
L'émission 28 minutes du 18/05/2026 Il nous éclaire sur ce que raconte notre corps de la société dans laquelle nous vivons Longtemps considéré comme une simple enveloppe biologique, le corps est devenu au fil des siècles un véritable miroir des sociétés. Historien spécialiste de l'hygiène, de la santé et des pratiques corporelles, Georges Vigarello publie “Les logiques du corps : une autre manière de penser le temps” (Seuil). Il montre comment notre manière de ressentir et d'habiter notre corps s'est profondément transformée au fil des époques, à travers un prisme scientifique et philosophique. Vladimir Poutine pourra-t-il être jugé pour "crime d'agression" contre l'Ukraine ? 34 membres du Conseil de l'Europe, ainsi que l'Union européenne, l'Australie et le Costa-Rica, ont approuvé le 15 mai la création d'un tribunal spécial chargé de juger le crime d'agression contre l'Ukraine. Cette juridiction doit permettre de contourner les limites de la Cour pénale internationale. Elle pourra poursuivre Vladimir Poutine et les principaux responsables politiques et militaires de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Même si la Russie a indiqué, dès 2022, qu'elle considérait comme “nulles et non avenues” les décisions de ce tribunal, les défenseurs du projet y voient une avancée importante pour le droit international. On en débat avec Mathilde Philip, professeure de droit public à Lyon 3, spécialiste de justice pénale internationale, Veronika Dorman, grand reporter à Libération et ancienne correspondante à Moscou et Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris. Xavier Mauduit nous raconte l'histoire de la ville de Mexico, fondée sur une île au milieu d'un lac. Marie Bonnisseau nous révèle qu'en Pologne, les sangliers sont de plus en plus présents dans les zones urbaines, notamment à Varsovie. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
durée : 00:17:55 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Magali Reghezza-Zitt, géographe, membre du Haut conseil pour le climat de 2019 à 2023, publie "Bienvenue en 2055 : Dans un monde neutre en carbone", aux éditions du Seuil. La géographe propose une immersion dans un monde décarboné, fondé sur les connaissances scientifiques actuelles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:39 - Les interviews d'Inter - par : Thomas Snégaroff - Comment les sociétés font face aux épidémies et à la peur des épidémies ? Débat avec Patrick Boucheron, historien, professeur au Collège de France, auteur de "Peste noire" (Seuil). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France, producteur de l'émission "Allons-y voir" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:39 - Le Grand Face-à-face - par : Thomas Snégaroff - Comment les sociétés font face aux épidémies et à la peur des épidémies ? Débat avec Patrick Boucheron, historien, professeur au Collège de France, auteur de "Peste noire" (Seuil). - réalisation : Natacha Polony, Gilles Finchelstein, Marie Merier, Mathilde Khlat - invités : Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France, producteur de l'émission "Allons-y voir" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:46:49 - La 20e heure - par : Eva Bester - À la croisée de la littérature et de la poésie, Chloé Delaume poursuit une œuvre engagée et hybride. Entre la préface de "Le Tutu, Princesse Sapho" et ses récentes publications aux éditions du Seuil et au Castor austral, elle affirme plus que jamais sa voix singulière et contemporaine. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Chloé Delaume Autrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos Dans le cadre du festival Italissimo Giuseppe Catozzella, prix Strega Giovani avec Ne me dis pas que tu as peur (Seuil, 2014), met en scène la fracture Nord/Sud à travers une jeunesse quasi binationale : celle d'un fils d'immigrés calabrais dans la banlieue de Milan, qui retourne l'été au pays d'origine dans la ferme familiale. Federica Manzon, elle, fouille la mémoire d'Alma, journaliste romaine de retour à Trieste à la mort de son père. Dans sa ville natale, la question de l'héritage familial prend un tour plus large. À l'heure où les souvenirs forment une galerie de miroirs intimes se dessine, facette après facette, une identité. Alors, au Nord comme au Sud, l'histoire personnelle embrasse l'histoire collective. À lire – Federica Manzon, Retour à Trieste, traduit de l'italien par Laura Brignon, Albin Michel, 2026 – Giuseppe Catozzella, L'été du mauvais œil, traduit de l'italien par Nathalie Bauer, Buchet-Chastel, 2026
Entretien mené par Fabio Gambaro Dans le cadre du festival Italissimo Voilà dix ans que “le maître” est parti. Écrivain passionné, bibliothécaire bibliophile, enseignant, chercheur, Umberto Eco reste une figure ogresque des lettres italiennes. En plus d'un inoubliable best-seller, Le Nom de la rose (Grasset, 2022), il laisse six romans et une pléiade d'essais dédiés à ses nombreuses passions : philosophie, esthétique médiévale, sémiotique… Pour célébrer le savant et faire revivre sa verve, c'est un érudit français qui conduira cet hommage : l'historien Patrick Boucheron. Spécialiste du Moyen Âge – notamment en Italie –, professeur au Collège de France, producteur-passeur pour la radio, il partage avec Umberto Eco nombre de curiosités et de savoirs. Un maître de cérémonie éminemment qualifié, pour aborder un personnage et une œuvre qui ont marqué leur époque. À lire – Milo Manara d'après Umberto Eco, Le Nom de la rose, Glénat, 2026 – Patrick Boucheron, Peste noire, Seuil, 2026 – Umberto Eco, La Fabrique de l'ennemi, traduit de l'italien par Myriem Bouzaher, Grasset, 2026
L'émission 28 minutes du 13/05/2026 L'histoire d'un arbre, de la forêt à sa transformation en fauteuil “Histoires d'un arbre” (Éditions du Seuil) est un roman graphique dans lequel Mathias Bonneau, lui-même bûcheron, raconte le projet mené par quatre amis passionnés de bois : un bûcheron, un scieur, un designer et un ébéniste. Ensemble, ils suivent toutes les étapes de la transformation d'un hêtre, issu d'une forêt du Tarn, en fauteuil. Mêlant textes explicatifs, schémas, dessins et conseils pratiques, l'ouvrage retrace le parcours du bois : de l'abattage de l'arbre à son sciage en planches, jusqu'à sa fabrication en mobilier. Hantavirus : Les autorités ont-elles raison d'en faire autant ? Le monde pourrait-il à nouveau connaître une pandémie ? Après l'évacuation des passagers du bateau de croisière “MV Hondius”, où trois cas mortels d'hantavirus ont été recensés ces dernières semaines, le patron de l'OMS dit prendre la situation “très au sérieux”. Près de 150 passagers et membres d'équipage de différentes nationalités sont rentrés dans leurs pays, encadrés par des mesures sanitaires. Donald Trump en Chine: le président américain plus que jamais affaibli face à Xi Jinping ? Donald Trump est attendu ce mercredi en Chine pour une visite d'État jusqu'à vendredi, la première d'un président américain depuis 2017. Au programme : commerce, droits de douane et intelligence artificielle, avec l'objectif pour Washington de rééquilibrer les relations économiques entre les deux pays. Dix-sept grands patrons américains accompagneront le président, dont Elon Musk. On en débat avec Jean Quatremer, journaliste, spécialiste des questions européennes, Zyad Limam, directeur et rédacteur en chef d'"Afrique Magazine" et Catherine Tricot, directrice de la revue "Regards". Xavier Mauduit nous parle des premiers habitants d'Australie, les Aborigènes, venus d'Asie du sud-est il y a plus de 40 000 ans. Marie Bonnisseau révèle qu'une marque de chips passe au packaging en noir et blanc à cause de la guerre au Moyen-Orient. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:45:21 - La 20e heure - par : Eva Bester - L'écrivaine et traductrice franco-polonaise Kinga Wyrzykowska qui avec "Patte blanche" a reçu le prix Françoise-Sagan 2023, publie son deuxième roman "Princesse" aux Editions du Seuil, une dystopie féministe qui explore les tensions de notre époque avec un style drôle et percutant. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Kinga Wyrzykowska écrivaine et traductrice franco-polonaise, auteure de romans, et de livres pour enfants Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est un phénomène mondial : quel que soit l'endroit où vous habitez, autour de vous il y a des travaux, des chantiers, des constructions en cours… L'augmentation de la population et le développement de nos économies nécessitent toujours plus de bâtiments et d'infrastructures. Nos villes qui abritent l'essentiel de l'humanité grandissent en hauteur et en largeur. Maisons, immeubles, routes, ronds-points, centres commerciaux : nous redessinons sans cesse les paysages en modifiant l'occupation du sol. Tout cela mobilise évidemment d'immenses ressources, essentiellement du béton et de l'acier et a des conséquences sur notre rapport au monde. Dans certains endroits, préserver l'environnement est une priorité. Nous vous emmènerons dans la bucolique région autrichienne du Vorarlberg qui s'y est intéressée avant tout le monde, au point d'attirer des légions de visiteurs, qui tentent de s'en inspirer. Mais c'est loin d'être la norme ! Alors comment aborder cette urbanisation du monde ? Reportage de Isaure Hiace réalisé par François Porcheron. Avec l'éclairage de Michel Lussault, géographe, professeur d'études urbaines à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il dirige l'École urbaine de Lyon et a publié (entre autres !) Cohabitons ! Pour une nouvelle urbanité terrestre, paru aux éditions du Seuil.
C'est une histoire révélatrice de notre époque ! Fin janvier 2026, dans l'indifférence presque totale des politiques et des médias britanniques, le gouvernement de Keir Starmer a publié un rapport intitulé « Perte mondiale de biodiversité, effondrement des écosystèmes et sécurité nationale ». 14 pages concoctées par les agences de renseignements MI5 et MI6 démontrent que « tous les écosystèmes considérés comme essentiels à l'équilibre de la planète », comme la forêt amazonienne, les forêts boréales, l'Himalaya, les mangroves, les récifs coralliens ou le bassin du Congo, « sont sur la voie de l'effondrement » Ce rapport est un signal d'alarme car le Royaume-Uni importe 40% de son alimentation et la conclusion est que sa sécurité alimentaire est menacée et qu'il faut d'urgence relocaliser la production agricole et adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Ce qui est symptomatique, c'est qu'il a fallu que les chercheurs se battent pour que ce rapport soit publié. Il était perçu comme « trop négatif » par le gouvernement britannique. Un gouvernement qui a refusé d'investir dans le Tropical Forest Forever Facility, le fonds lancé lors de la COP30 pour aider à la conservation des forêts tropicales. Keir Starmer semble aussi déterminé à abandonner l'International Climate Finance Programme, le fonds mis en place par les conservateurs pour aider les pays les plus pauvres à enrayer l'effondrement de leurs écosystèmes. Les décideurs politiques écoutent la science quand cela les arrange et pendant ce temps-là, l'habitabilité de la planète se dégrade à une vitesse vertigineuse ! Avec Marc-André Selosse, écologue, botaniste, spécialiste du sol et des champignons pour son livre De la biodiversité comme un humanisme paru au Seuil. Musiques diffusées dans l'émission Noga Erez - VIEWS Tamikrest - Adagh Oyantid.
Imaginer à quoi pouvait bien ressembler la vie quotidienne des gens il y a 4 000 ans, c'est clairement pas évident ! Sauf quand on a les bonnes sources à disposition ! Par exemple, sur le site de Kültepe, en Turquie actuelle, des milliers de lettres en écriture cunéiforme ont été retrouvées, qui permettent de découvrir la vie de ces personnes, en particulier de femmes qui en ont écrites, et d'aborder plein de thèmes pouvant aller du commerce international à la vie familiale, en passant par le divorce, eh oui déjà à cette époque ! C'est vraiment passionnant, et pour en savoir plus, j'ai eu le plaisir de recevoir Cécile Michel dans un nouvel entretien historique en partenariat avec les Éditions du Seuil ! Cécile est une historienne et assyriologue, actuellement Directrice de Recherche au CNRS et professeure à l'Université de Hambourg. Elle est également membre de la mission archéologique de Kültepe. Dans ce cadre, elle travaille au déchiffrement et à l'analyse des milliers de tablettes découvertes sur place. Elle a ainsi pu retracer le parcours d'une vingtaine de femmes dans son livre Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans paru fin mars 2026 chez les Éditions du Seuil. Bref, vous avez compris de quoi on va parler aujourd'hui !Bonne écoute !➤ Découvrez le livre de Cécile, “Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans“, paru chez les Éditions du Seuil : https://bit.ly/quandlesfemmesecrivaientlhistoire_seuil_NB !➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ Les Brèves mésopotamiennes : https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/breves-mesopotamiennes/➜ Le film documentaire “Ainsi parle Tarām-Kūbi" : https://images.cnrs.fr/video/7315➜ La page professionnelle de Cécile : https://arscan.parisnanterre.fr/membre/cecile-michel/
J'ai eu le plaisir d'enregistrer il y a quelques jours un nouvel entretien historique avec Cécile Michel, en partenariat avec les Éditions du Seuil. Cécile, elle est historienne et archéologue, spécialiste en assyriologie, et elle travaille sur des milliers de tablettes vieilles d'il y a 4 000 ans découvertes à Kültepe, en Turquie actuelle. Parmi ces tablettes, il y a d'innombrables lettres, qui lui ont permis de découvrir des tranches de vie quotidienne des personnes, et notamment des femmes, qui ont vécu à cette époque. Même si les chercheurs doivent toujours prendre de la distance avec leurs sujets de recherche, les recherches de Cécile et de ses collègues ont un côté très humain, très émouvant, et je vous propose d'écouter Cécile nous en parler en attendant que l'entretien intégral soit disponible sur le podcast d'ici quelques jours. Bonne écoute !
C'est l'un des paradoxes de notre époque : pour lutter contre le changement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d'une ampleur inédite a commencé ! Pourtant, l'industrie minière consomme beaucoup d'eau, pollue les sols et consomme beaucoup d'énergie. Mais pour produire des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des voitures électriques, nous avons besoin de cuivre, de cobalt, de nickel, de lithium et de terres rares. Pour satisfaire nos besoins, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux que nous en avons extrait au cours de toute l'histoire de l'humanité. Nous creusons et prospectons partout et pour une fois pas seulement dans les pays du Sud. Par exemple, depuis trois ans, le lithium, le nickel et le graphite présents dans le sol québécois attisent les appétits à la plus grande surprise des habitants. Car au Québec, n'importe qui peut acheter pour deux ans le droit d'explorer le sous-sol sur des parcelles de 500 m2. C'est un héritage historique de la législation britannique lorsque le Canada lui appartenait. Ces claims miniers sont accessibles… sur Internet. La population s'organise pour défendre ses paysages. Reportage au Québec de Pascale Guéricolas. Avec Célia Izoard, journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Son ouvrage La Ruée minière au XXIè siècle. Enquête sur les métaux à l'ère de la transition est paru aux Éditions du Seuil. Cette émission est une rediffusion du 3 mai 2024.
Alors que la journée internationale des travailleurs aura lieu ce vendredi 1er mai 2026, la semaine a été marquée par un rapport alarmant. Il en ressort que les risques psychosociaux au travail tuent 840.000 personnes par an dans le monde. L'Organisation internationale du travail (OIT) pointe le stress, le harcèlement et les journées trop longues. En France, le nombre d'arrêts de travail a atteint un niveau inédit depuis 2019. Comment expliquer ces situations ? Les évolutions sociales ne favorisent-elles pas le bien-être au travail ? Comment améliorer la santé des travailleurs ? Pour en débattre : - Emmanuelle Lavignac, secrétaire nationale de l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT) - Bruno Palier, politiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po au Centre d'études européennes, il a coordonné les deux ouvrages Que sait-on du travail ? et Travailler mieux - Sylvaine Perragin, psychothérapeute et consultante en Ressources humaines, autrice du livre Le salaire de la peine : le business de la souffrance au travail, éditions Seuil.
Alors que la journée internationale des travailleurs aura lieu ce vendredi 1er mai 2026, la semaine a été marquée par un rapport alarmant. Il en ressort que les risques psychosociaux au travail tuent 840.000 personnes par an dans le monde. L'Organisation internationale du travail (OIT) pointe le stress, le harcèlement et les journées trop longues. En France, le nombre d'arrêts de travail a atteint un niveau inédit depuis 2019. Comment expliquer ces situations ? Les évolutions sociales ne favorisent-elles pas le bien-être au travail ? Comment améliorer la santé des travailleurs ? Pour en débattre : - Emmanuelle Lavignac, secrétaire nationale de l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT) - Bruno Palier, politiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po au Centre d'études européennes, il a coordonné les deux ouvrages Que sait-on du travail ? et Travailler mieux - Sylvaine Perragin, psychothérapeute et consultante en Ressources humaines, autrice du livre Le salaire de la peine : le business de la souffrance au travail, éditions Seuil.
durée : 00:44:35 - La 20e heure - par : Eva Bester - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invité du 23 avril avec Boris Vallaud, député PS des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il publie "Nos vies ne sont pas des marchandises" aux éditions du Seuil. « Le monde est devenu une immense boutique, déplore Boris Vallaud. Du berceau à la mort, des crèches aux Ehpad, c'est un mouvement irrépressible qui a colonisé notre univers mental.» Rien n'échappe à « cet envahisseur silencieux» qui s'empare des ressources naturelles, supplante et asphyxie les services publics, avale «nos écoles, nos hôpitaux, nos vieux jours ». Le patron des députés PS développe le concept de la démarchandisation. Son livre est un « manuel de reconquête» pour «reprendre le contrôle» et affirmer que tout, surtout l'essentiel, n'est pas à vendre. Avec cet ouvrage, il souhaite peser dans le débat interne sur le programme du Parti socialiste pour la Présidentielle. C'est aussi dans cet objectif qu'il a appelé à un « projet crédible et mobilisateur », comme une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes dans une tribune. « Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027. (…) Nous voulons gagner maintenant », affirme cette tribune. Offensive de François Hollande, construction d'un collectif autour de Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et Boris Vallaud, et question de l'organisation de la primaire « unitaire », projet du Parti socialiste pour le 21è siècle, les grandes manœuvres ont bien commencé pour 2027...
durée : 00:09:25 - Le sept neuf - par : Simon Le Baron - Boris Vallaud, député PS des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, publie "Nos vies ne sont pas des marchandises, manifeste pour la démarchandisation" (Seuil). Il appelle à faire sortir de nombreux secteurs de l'économie de marché. - invités : Boris Vallaud Député de la troisième circonscription des Landes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé. Une catastrophe monumentale dont on retrouve encore aujourd'hui l'empreinte dans la nature et dans les têtes. Tchernobyl est synonyme de catastrophe, d'une frayeur à peu près planétaire en 1986, et tout ça en Union Soviétique, une des deux grandes puissances qui se tiennent tête depuis 1947 dans ce qu'on appelle la Guerre froide. Mais Tchernobyl au départ c'est un lieu, un endroit où l'on vit et où l'on travaille en Ukraine. Avec Laurent Coumel, auteur de 24h de la vie à Tchernobyl, aux PUF, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales, rattaché au centre de recherche Europes-Eurasie.