Podcasts about Actes Sud

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Actes Sud

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Anachroniques
Iman Ahmed : Abdallah superstar( Actes Sud)

Anachroniques

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 54:37


Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Tribu - La 1ere
Frédéric Kaplan

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 26:54


Comment nos mots sont devenus des marchandises. Le langage est un des fondements de notre humanité. Or, depuis lʹavènement du numérique, notre rapport à la parole et à lʹécrit a changé. Les mots sont devenus une ressource financière pour des entreprises, ils sont utilisés pour nous vendre des produits, pour anticiper nos désirs. Et nos textes, nos livres, sont captés pour servir de matière première à l'intelligence artificielle. Comment ce "capitalisme linguistique" sʹest-il imposé? Est-ce que le langage est en train de nous échapper? Tribu reçoit Frédéric Kaplan, professeur à lʹEPFL, directeur du laboratoire dʹhumanités digitales. Et vous sortez ce livre, "Dealers de mots", aux éditions Actes Sud.

Laissez-vous Tenter
Prix Goncourt : une première liste de 15 titres dévoilée, avec des bonnes nouvelles et des déçus

Laissez-vous Tenter

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 1:00


La meilleure nouvelle de cette sélection, la présence de ma favorite, l'un de mes gros coups de cœur de cette rentrée : "Nous aussi" de Anne Godard chez Actes Sud. Un roman incroyablement puissant qui raconte un inceste familial... Ecoutez La tentation du soir avec Sophie Aurenche du 02 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

De vive(s) voix
L'écrivain Laurent Nunez braque 13 mots d'autres langues, intraduisibles en français !

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 29:00


Dans Mots de passe, l'auteur, traducteur et éditeur Laurent Nunez déniche treize mots d'autres langues intraduisibles en français... Un essai sur les mots qui nous manquent !  En anglais, « eye-servant » désigne celui qui n'est zélé que lorsqu'on l'observe. En néerlandais, « kutzwager » nomme le lien étrange entre deux inconnus qui ont aimé la même personne. En islandais, « gluggaveður » dit le plaisir de regarder l'orage, ou n'importe quel désastre, depuis un lieu où l'on ne risque rien. Le français ne sait pas dire ces choses. Et ce qu'une langue ne sait pas dire, comment pourrait-on le vivre tout à fait ? Saviez-vous qu'on utilisait le terme « Mo-Ki-Ta » en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour désigner une vérité que tout le monde connait mais que personne n'ose dire ? C'est pour combler de tels silences que Laurent Nunez braque avec beaucoup d'humour treize autres langues, avec cette idée qu'on peut « changer sa vie avec des mots nouveaux et des mots d'ailleurs ». Pour Laurent Nunez, les mots apportent les idées à l'image du mot « boycott » qui vient de l'histoire du fermier britannique Charles Cunningham Boycott contre qui est lancé le premier blocus répertorié de l'histoire contemporaine, et qui donna plus tard naissance au mot « boycott » en 1880.  Emporter l'ailleurs, c'est absolument essentiel.  Des mots venus d'ailleurs, traduits en français tels quels, comme « féminicide » – terme forgé en 1976 par la militante et sociologue féministe sud‑africaine Diana Russell – contribuent à nommer et à officialiser ce crime. Le mot « féminicide » a ainsi fait son entrée dans le Petit Robert en 2015, puis dans le Larousse en 2020.   Invité : Laurent Nunez est écrivain et éditeur. Ancien rédacteur en chef du Magazine littéraire, il est l'auteur de plusieurs essais sur la littérature, parmi lesquels L'Énigme des premières phrases (Grasset, 2017) et Il nous faudrait des mots nouveaux (Cerf, 2018). Il a publié un roman, Le Mode avion (Actes Sud, 2021 ; Rivages poche, 2025), et deux récits autobiographiques, Les Récidivistes (Champ Vallon, 2008 ; Rivages poche, 2014) et Tout ira bien (Rivages, 2025 ; Rivages poche, 2026). Et la chronique Ailleurs nous emmène à Cotonou, au Bénin, où Gildas Hassidé, juriste, entrepreneur, nous présente le programme du Kids Speaker Program dont il est le fondateur. Une initiative éducative déployée au Togo et au Bénin et dédiée à l'autonomisation des enfants et des jeunes à travers la prise de parole en public.  Programmation musicale : l'artiste Angèle avec le titre « Une seule vie ». 

De vive(s) voix
L'écrivain Laurent Nunez braque 13 mots d'autres langues, intraduisibles en français !

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 29:00


Dans Mots de passe, l'auteur, traducteur et éditeur Laurent Nunez déniche treize mots d'autres langues intraduisibles en français... Un essai sur les mots qui nous manquent !  En anglais, « eye-servant » désigne celui qui n'est zélé que lorsqu'on l'observe. En néerlandais, « kutzwager » nomme le lien étrange entre deux inconnus qui ont aimé la même personne. En islandais, « gluggaveður » dit le plaisir de regarder l'orage, ou n'importe quel désastre, depuis un lieu où l'on ne risque rien. Le français ne sait pas dire ces choses. Et ce qu'une langue ne sait pas dire, comment pourrait-on le vivre tout à fait ? Saviez-vous qu'on utilisait le terme « Mo-Ki-Ta » en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour désigner une vérité que tout le monde connait mais que personne n'ose dire ? C'est pour combler de tels silences que Laurent Nunez braque avec beaucoup d'humour treize autres langues, avec cette idée qu'on peut « changer sa vie avec des mots nouveaux et des mots d'ailleurs ». Pour Laurent Nunez, les mots apportent les idées à l'image du mot « boycott » qui vient de l'histoire du fermier britannique Charles Cunningham Boycott contre qui est lancé le premier blocus répertorié de l'histoire contemporaine, et qui donna plus tard naissance au mot « boycott » en 1880.  Emporter l'ailleurs, c'est absolument essentiel.  Des mots venus d'ailleurs, traduits en français tels quels, comme « féminicide » – terme forgé en 1976 par la militante et sociologue féministe sud‑africaine Diana Russell – contribuent à nommer et à officialiser ce crime. Le mot « féminicide » a ainsi fait son entrée dans le Petit Robert en 2015, puis dans le Larousse en 2020.   Invité : Laurent Nunez est écrivain et éditeur. Ancien rédacteur en chef du Magazine littéraire, il est l'auteur de plusieurs essais sur la littérature, parmi lesquels L'Énigme des premières phrases (Grasset, 2017) et Il nous faudrait des mots nouveaux (Cerf, 2018). Il a publié un roman, Le Mode avion (Actes Sud, 2021 ; Rivages poche, 2025), et deux récits autobiographiques, Les Récidivistes (Champ Vallon, 2008 ; Rivages poche, 2014) et Tout ira bien (Rivages, 2025 ; Rivages poche, 2026). Et la chronique Ailleurs nous emmène à Cotonou, au Bénin, où Gildas Hassidé, juriste, entrepreneur, nous présente le programme du Kids Speaker Program dont il est le fondateur. Une initiative éducative déployée au Togo et au Bénin et dédiée à l'autonomisation des enfants et des jeunes à travers la prise de parole en public.  Programmation musicale : l'artiste Angèle avec le titre « Une seule vie ». 

IMPACT POSITIF - les solutions existent
C. de Chatelperron : "Découvrez l'appartement du futur !"

IMPACT POSITIF - les solutions existent

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 16:12


Tout au long de l'été, des rediffusions des meilleures émissions. Belles écoutes estivales !Corentin de Chatelperron est un ingénieur, explorateur, spécialiste des Low Tech. Après un tour du monde des solutions Low Tech -pour lequel il était déjà passé par Impact Positif- et une expérience dans le désert, il s'est installé pendant 4 mois dans un appartement à côté de Paris afin de se projeter en 2050. L'appartement a été transformé en un laboratoire de 28 mètres carré pour un mode de vie plus résilient, plus durable et surtout qui donne envie. Toutes ses découvertes et ses conseils figurent dans un livre "L'appart du futur, une aventure low tech dans la biosphère urbaine" chez Actes Sud et aussi dans une Web Série sur Arte. Il nous en parle bien sûr dans notre podcast, à retrouver aussi en replay sur TF1Info.fr. Bonne écoute avec Impact Positif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité culture
Avec son roman «Abdallah superstar», Iman Ahmed électrise l'histoire de Djibouti

Invité culture

Play Episode Listen Later Aug 23, 2026 8:12


Iman Ahmed découvre un jour le passé de son père. Ce Djiboutien exilé en France et menant une vie tranquille fut en fait l'un des promoteurs de la scène musicale djiboutienne dans les années quatre-vingt-dix. S'ensuit une électrisante quête des origines qui débouche sur le récit romanesque truculent Abdallah superstar publié aux éditions Actes Sud. RFI : Imane Ahmed, vous êtes autrice et vous publiez en cette rentrée littéraire un premier roman, un roman autobiographique intitulé Abdallah Superstar. On découvre rapidement dans ce texte que ce n'est pas seulement Abdallah la star, mais c'est aussi votre père. C'est votre pays d'origine, Djibouti. Vous partez en quête de votre histoire familiale entre Poitiers et Djibouti. Une quête des origines, donc. Cette quête fut-elle pour vous un long processus de maturation ? Iman Ahmed : Oui, complètement. La période de l'enquête m'a pris à peu près deux-trois ans, et il a fallu à peu près trois ans supplémentaires pour écrire, trouver la voix de ce livre. Donc je l'ai commencé à 25 ans. J'ai 31 ans. Voilà. Cela prend un peu de temps pour arriver à un livre qui me semble vrai et qui raconte bien cette histoire.  RFI : Cette histoire justement, c'est l'histoire de votre père. Vous avez découvert après son décès qu'il avait créé une chaîne YouTube, et sur cette chaîne YouTube, vous avez découvert plein de choses extraordinaires. Racontez-nous.  Quelques années après son décès, je découvre cette chaîne YouTube sur laquelle il y a des clips, des enregistrements de concerts, des enregistrements en studio, donc de l'image et du son. Le tout est visiblement daté des années 1990 à Djibouti. Très vite, je réalise que j'ai devant moi un matériau assez magique. C'est de la pop-musique djiboutienne, musique que je découvre, bien que j'aie grandi à Djibouti. Les artistes que je vois me fascinent. Il y a Abdallah Lee, dont le roman porte le prénom. Je découvre sa voix, sa manière de faire le show, je découvre l'ambiance des concerts à Djibouti dans ces années-là. À la fois, la musique me touche parce que c'est une musique électronique avec des synthétiseurs, des boîtes à rythmes qui, même si elle est basée sur des rythmes traditionnels et toute une culture musicale de la région, possède une modernité qui devient obsédante à mes oreilles. Sur les images, je découvre une ambiance qui tout de suite enclenche le début d'une quête pour comprendre qui sont ces gens, ce qui se passe à ce moment-là dans ce pays, Djibouti, quelques années après l'indépendance [acquise en 1977, NDLR]. Aussi, pourquoi mon père possède ces vidéos sur son compte YouTube ? Vous découvrez que votre père a joué un rôle dans l'émergence de cette scène musicale djiboutienne. C'est quelque chose que vous étiez loin d'imaginer.  Exactement. En appelant des gens, en me déplaçant, en allant voir soit des spécialistes de la musique, soit des anciens amis, soit des personnes dont je vois le nom apparaître sur les vidéos, je comprends que durant cet âge d'or musical à Djibouti, mon père a eu un studio de musique, studio dans lequel j'ai même habité d'ailleurs quand j'étais petite. Je comprends donc qu'il a fait partie des ingénieurs, des producteurs de musique, qu'il y a cru, qu'il l'a faite rayonner, qu'il l'a enregistrée et qu'il a été au cœur de cette histoire, de ce moment musical djiboutien.  Votre père s'appelait Galal, et pour bien comprendre le fait que cette histoire musicale paternelle est demeurée secrète, il faut expliquer qu'il a été victime d'un AVC. Il est venu en France se faire soigner et il était quasi mutique, donc il n'avait pas partagé avec vous cette histoire.  Il n'était pas tout à fait mutique, mais il était, disons, entré dans une nouvelle vie à Poitiers. Une vie bien différente de celle que l'on menait à Djibouti. En effet, toute une part de son passé a été placée sous silence. Je pense que c'est à cause de la douleur d'une vie. Vous savez, on a 34 ans, on vit un âge d'or, on est au cœur d'une émergence musicale qui est hyper riche et on doit ensuite, parce que l'on a eu un accident, venir en France. C'est aussi cet accident-là que j'essaie d'approcher avec ce roman. Il y a en moi l'envie de m'approprier cette histoire. C'est vrai qu'il ne m'avait pas transmis ce bagage-là. Je n'avais pas cru non plus que mon pays de naissance pouvait avoir une musique électronique de ce type. Et donc il y a aussi tout un exercice de déconstruction de ma part sur la question de savoir pourquoi est-ce que l'on n'imagine pas que Djibouti puisse avoir des synthétiseurs et des boîtes à rythme et produire des sons qui nous touchent pendant des dizaines d'années.   À un moment, vous découvrez un caméscope, c'est le caméscope de votre père. Vous retrouvez ce caméscope et vous faites comme lui, c'est-à-dire que vous filmez tout ce que vous pouvez filmer. Un peu comme si vous aviez besoin de retrouver les traces de votre père en imitant ses gestes.  C'est exactement ça. Reprendre son caméscope, le remettre en service et puis aussi filmer des choses, que ce soient des lieux, Marseille ou Paris. Je demande aussi à des gens de jouer devant la caméra. En fait, je crois qu'il a fallu mettre un peu de jeu et de fiction pour que ce soit un exercice que je puisse m'approprier.  Et ce jeu dont vous parlez, vous le mettez aussi dans votre narration et dans votre plume. Ce qui est très beau dans le texte, c'est que parfois, quand vous parlez de l'absurdité de la mort, on retrouve un style, des phrases qui sont parfois dénuées de sens, qui sont elles-mêmes un peu absurdes. Ou alors, au contraire, quand vous découvrez Djibouti, votre style devient un kaléidoscope d'impressions couchées sur le papier. Et je me suis demandé si vous aviez longuement retravaillé vos phrases ? En fait, dans les six ans de travail sur ce texte, j'ai écrit des phrases. J'ai eu besoin à un moment de poser des choses, des images que j'avais notées dans des carnets, des phrases. Et ensuite, j'ai eu besoin de plusieurs années pour comprendre pourquoi j'avais écrit ça, comment elles s'imbriquaient. Et en effet, je pense que c'est un livre assez kaléidoscopique parce que c'est un livre assez visuel. Je pense qu'il y a plein de choses que j'ai vues, il y a eu des évidences. Et j'ai laissé aux phrases le temps de trouver leur place dans le récit.  Un kaléidoscope, mais aussi un conte. Dans la fin du texte, vous avez cette expression qui revient plusieurs fois, « on s'en fout, c'est un conte ». Le passé est un conte, mais pour vous, c'est un conte fondamental, si ce n'est fondateur.  J'ai cette formule pour rappeler aussi que la fiction et que les histoires qu'on se raconte sont tout aussi importantes qu'une vérité. Je trouve qu'il y a plein de romans de retour au pays traversés par une sorte de nécessité à raconter la vérité des choses, l'exactitude de ce qu'on voit. Et moi, je me suis plutôt dit que Djibouti a aussi droit à la fiction. Il y a certes les personnages historiques évidemment, il y a une histoire qui est réelle, des vidéos réelles, elles-aussi. Il y a Abdallah, mon père etc. Mais j'ai le droit de mettre de la fiction dans ça. Et c'est vrai que c'est un conte fondateur. Parce que, comme plein de contes, il nous guide avec ses préceptes, ses vérités que j'ai essayé d'approcher, sur le fait de retrouver une histoire qui n'est pas la nôtre, ou sur ce que signifie de trouver un ami qui raconte l'histoire de votre père. Et je pense que c'est un livre qui va m'accompagner et qui, je pense, peut accompagner aussi énormément de lecteurs, parce qu'on y parle du deuil, on y parle du retour, on y parle d'obsession.  Abdallah Superstar d'Iman Ahmed, éditions Actes Sud, 150 pages, 2026. À lire aussiAvec «Un corps indocile», Osvalde Lewat ausculte la vulnérabilité masculine

Invité Culture
Avec son roman «Abdallah superstar», Iman Ahmed électrise l'histoire de Djibouti

Invité Culture

Play Episode Listen Later Aug 23, 2026 8:12


Iman Ahmed découvre un jour le passé de son père. Ce Djiboutien exilé en France et menant une vie tranquille fut en fait l'un des promoteurs de la scène musicale djiboutienne dans les années quatre-vingt-dix. S'ensuit une électrisante quête des origines qui débouche sur le récit romanesque truculent Abdallah superstar publié aux éditions Actes Sud. RFI : Imane Ahmed, vous êtes autrice et vous publiez en cette rentrée littéraire un premier roman, un roman autobiographique intitulé Abdallah Superstar. On découvre rapidement dans ce texte que ce n'est pas seulement Abdallah la star, mais c'est aussi votre père. C'est votre pays d'origine, Djibouti. Vous partez en quête de votre histoire familiale entre Poitiers et Djibouti. Une quête des origines, donc. Cette quête fut-elle pour vous un long processus de maturation ? Iman Ahmed : Oui, complètement. La période de l'enquête m'a pris à peu près deux-trois ans, et il a fallu à peu près trois ans supplémentaires pour écrire, trouver la voix de ce livre. Donc je l'ai commencé à 25 ans. J'ai 31 ans. Voilà. Cela prend un peu de temps pour arriver à un livre qui me semble vrai et qui raconte bien cette histoire.  RFI : Cette histoire justement, c'est l'histoire de votre père. Vous avez découvert après son décès qu'il avait créé une chaîne YouTube, et sur cette chaîne YouTube, vous avez découvert plein de choses extraordinaires. Racontez-nous.  Quelques années après son décès, je découvre cette chaîne YouTube sur laquelle il y a des clips, des enregistrements de concerts, des enregistrements en studio, donc de l'image et du son. Le tout est visiblement daté des années 1990 à Djibouti. Très vite, je réalise que j'ai devant moi un matériau assez magique. C'est de la pop-musique djiboutienne, musique que je découvre, bien que j'aie grandi à Djibouti. Les artistes que je vois me fascinent. Il y a Abdallah Lee, dont le roman porte le prénom. Je découvre sa voix, sa manière de faire le show, je découvre l'ambiance des concerts à Djibouti dans ces années-là. À la fois, la musique me touche parce que c'est une musique électronique avec des synthétiseurs, des boîtes à rythmes qui, même si elle est basée sur des rythmes traditionnels et toute une culture musicale de la région, possède une modernité qui devient obsédante à mes oreilles. Sur les images, je découvre une ambiance qui tout de suite enclenche le début d'une quête pour comprendre qui sont ces gens, ce qui se passe à ce moment-là dans ce pays, Djibouti, quelques années après l'indépendance [acquise en 1977, NDLR]. Aussi, pourquoi mon père possède ces vidéos sur son compte YouTube ? Vous découvrez que votre père a joué un rôle dans l'émergence de cette scène musicale djiboutienne. C'est quelque chose que vous étiez loin d'imaginer.  Exactement. En appelant des gens, en me déplaçant, en allant voir soit des spécialistes de la musique, soit des anciens amis, soit des personnes dont je vois le nom apparaître sur les vidéos, je comprends que durant cet âge d'or musical à Djibouti, mon père a eu un studio de musique, studio dans lequel j'ai même habité d'ailleurs quand j'étais petite. Je comprends donc qu'il a fait partie des ingénieurs, des producteurs de musique, qu'il y a cru, qu'il l'a faite rayonner, qu'il l'a enregistrée et qu'il a été au cœur de cette histoire, de ce moment musical djiboutien.  Votre père s'appelait Galal, et pour bien comprendre le fait que cette histoire musicale paternelle est demeurée secrète, il faut expliquer qu'il a été victime d'un AVC. Il est venu en France se faire soigner et il était quasi mutique, donc il n'avait pas partagé avec vous cette histoire.  Il n'était pas tout à fait mutique, mais il était, disons, entré dans une nouvelle vie à Poitiers. Une vie bien différente de celle que l'on menait à Djibouti. En effet, toute une part de son passé a été placée sous silence. Je pense que c'est à cause de la douleur d'une vie. Vous savez, on a 34 ans, on vit un âge d'or, on est au cœur d'une émergence musicale qui est hyper riche et on doit ensuite, parce que l'on a eu un accident, venir en France. C'est aussi cet accident-là que j'essaie d'approcher avec ce roman. Il y a en moi l'envie de m'approprier cette histoire. C'est vrai qu'il ne m'avait pas transmis ce bagage-là. Je n'avais pas cru non plus que mon pays de naissance pouvait avoir une musique électronique de ce type. Et donc il y a aussi tout un exercice de déconstruction de ma part sur la question de savoir pourquoi est-ce que l'on n'imagine pas que Djibouti puisse avoir des synthétiseurs et des boîtes à rythme et produire des sons qui nous touchent pendant des dizaines d'années.   À un moment, vous découvrez un caméscope, c'est le caméscope de votre père. Vous retrouvez ce caméscope et vous faites comme lui, c'est-à-dire que vous filmez tout ce que vous pouvez filmer. Un peu comme si vous aviez besoin de retrouver les traces de votre père en imitant ses gestes.  C'est exactement ça. Reprendre son caméscope, le remettre en service et puis aussi filmer des choses, que ce soient des lieux, Marseille ou Paris. Je demande aussi à des gens de jouer devant la caméra. En fait, je crois qu'il a fallu mettre un peu de jeu et de fiction pour que ce soit un exercice que je puisse m'approprier.  Et ce jeu dont vous parlez, vous le mettez aussi dans votre narration et dans votre plume. Ce qui est très beau dans le texte, c'est que parfois, quand vous parlez de l'absurdité de la mort, on retrouve un style, des phrases qui sont parfois dénuées de sens, qui sont elles-mêmes un peu absurdes. Ou alors, au contraire, quand vous découvrez Djibouti, votre style devient un kaléidoscope d'impressions couchées sur le papier. Et je me suis demandé si vous aviez longuement retravaillé vos phrases ? En fait, dans les six ans de travail sur ce texte, j'ai écrit des phrases. J'ai eu besoin à un moment de poser des choses, des images que j'avais notées dans des carnets, des phrases. Et ensuite, j'ai eu besoin de plusieurs années pour comprendre pourquoi j'avais écrit ça, comment elles s'imbriquaient. Et en effet, je pense que c'est un livre assez kaléidoscopique parce que c'est un livre assez visuel. Je pense qu'il y a plein de choses que j'ai vues, il y a eu des évidences. Et j'ai laissé aux phrases le temps de trouver leur place dans le récit.  Un kaléidoscope, mais aussi un conte. Dans la fin du texte, vous avez cette expression qui revient plusieurs fois, « on s'en fout, c'est un conte ». Le passé est un conte, mais pour vous, c'est un conte fondamental, si ce n'est fondateur.  J'ai cette formule pour rappeler aussi que la fiction et que les histoires qu'on se raconte sont tout aussi importantes qu'une vérité. Je trouve qu'il y a plein de romans de retour au pays traversés par une sorte de nécessité à raconter la vérité des choses, l'exactitude de ce qu'on voit. Et moi, je me suis plutôt dit que Djibouti a aussi droit à la fiction. Il y a certes les personnages historiques évidemment, il y a une histoire qui est réelle, des vidéos réelles, elles-aussi. Il y a Abdallah, mon père etc. Mais j'ai le droit de mettre de la fiction dans ça. Et c'est vrai que c'est un conte fondateur. Parce que, comme plein de contes, il nous guide avec ses préceptes, ses vérités que j'ai essayé d'approcher, sur le fait de retrouver une histoire qui n'est pas la nôtre, ou sur ce que signifie de trouver un ami qui raconte l'histoire de votre père. Et je pense que c'est un livre qui va m'accompagner et qui, je pense, peut accompagner aussi énormément de lecteurs, parce qu'on y parle du deuil, on y parle du retour, on y parle d'obsession.  Abdallah Superstar d'Iman Ahmed, éditions Actes Sud, 150 pages, 2026. À lire aussiAvec «Un corps indocile», Osvalde Lewat ausculte la vulnérabilité masculine

Le Point J - RTS
Cyril Dion : comment raconter le monde autrement pour garder espoir ? (Inspire 5/8)

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 30:47


On peut se dire que demain sera moche, ou que demain sera beau. Question de point de vue, et de narration. Le penseur et réalisateur français Cyril Dion explique pourquoi construire de nouveaux récits est essentiel pour garder espoir et agir face au dérèglement climatique . Un épisode d'Inspire, le format du Point J qui donne rendez-vous avec celles et ceux qui pensent le monde de demain. Pour aller plus loin : « La lutte enchantée », Cyril Dion, éditions Actes Sud. Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Jean Berset Productrice : Magali Philip

Le goût du monde
Passer à table ou autour d'un bol : ce que l'acte de manger dit de nous

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 29:00


« Passer à table » : une expression employée dans la sphère policière, dans l'enquête : elle s'y prête doublement aussi quand il s'agit de manger ! En passant à table, chacun dévoile bien des habitudes révélatrices de qui il est. Manger devient une boussole pour comprendre le monde et ceux qui le composent, une loupe pour mieux le saisir, le raconter, en chercher les nuances, en prenant de la distance pour décentrer, dégenrer, décoloniser la nourriture, en restituant enfin parfois un héritage.    « En vietnamien, il existe une expression pour dire qu'on aime manger quelque chose ou plutôt qu'on sait le manger, à l'inverse quand on n'aime pas, on dit : je ne sais pas le manger, comme s'il était question d'une capacité : cette capacité à apprécier ce produit je ne l'ai pas en moi. On retrouve cela autour d'un fruit particulièrement clivant, y compris au Vietnam : le Durian ce fruit à l'odeur très tenace. Ce que j'observe depuis la France c'est que ce durian, il fait parfois l'objet de fierté pour les personnes de la diaspora quand elles arrivent à le manger justement. Peut-être parce que lorsque l'on fait partie de cette diaspora, que nos parents sont nés au Vietnam et nous en France, nous envions cette « vietnamité », pour moi elle n'a pas tout de suite été une évidence, j'ai eu à la construire. Et par peur qu'elle soit diluée, je me retrouve aussi contente et fière de savoir manger un durian. »  L'importance du choix, de la liberté, de la dignité face à l'assiette  Réflexion autour de cette expression : « bien manger » et lui préférer mieux manger, plus inclusive, elle porte en elle un progrès que chacun peut faire, une marge d'amélioration à la portée de tous. Le bien manger est aussi parfois un endroit d'injonction : pour les parents, sommés de donner à leurs enfants de la « bonne nourriture » - identifiée comme tel par qui ? - Émilie Laystary revient enfin sur le slogan : « manger c'est voter trois fois par jour » au Début j'aimais bien cette expression que je trouvais programmatique : on a un pouvoir, celui de choisir ce que l'on mange trois fois par jour. Le souci avec cette phrase qui gratte un peu au même endroit que l'expression bien manger, c'est que voter c'est sensé être un droit. Bien manger, est ce que l'on est tous à égalité ? Est-ce qu'on a tous les mêmes moyens ? Le même temps ? La même disponibilité d'esprit ? Les mêmes habitudes pour le faire ? Ce slogan relève finalement plus de l'injonction de responsabiliser autant les individus.   Avec Émilie Nguyen Laystary, journaliste indépendante (Libération, Regain, Mediapart, ...), autrice de l'essai Passer à table. Ce que l'acte de manger dit de nous, aux Éditions Divergences. Émilie a également fondé l'antenne Provence de l'association École comestible et collabore souvent avec « Les grandes tables », dont le festival Koukouss aura pour thème « Herbes et aromates » pour l'édition 2026 fin août, début septembre.  Pour aller plus loin   - Donner à manger. Politique d'un geste ordinaire, de Joëlle Zask, éditions Premier Parallèle.  - L'école comestible est une association convaincue que le monde peut être changé en donnant aux enfants mangeurs et mangeuses de demain les clefs pour comprendre leur alimentation, et la manière dont on mange. Leur permettant ainsi de devenir des adultes informés et des citoyens engagés. L'école comestible fonde ses principes sur ceux de l'association « mère » Edible Schooldyard créée en 1995 par la cheffe Alice Waters.   - Dans le Goût du monde : École comestible, changer le monde par la manière dont on mange  - Fermentation rébellion, de Uyen Do, aux éditions Des Équateurs  - Ensemble pour mieux se nourrir, de Frédéric Denhez et Alexis Jenni, éditions Actes Sud  - Les grandes tables et le festival KousKouss    - Recette de poche des recettes faciles, savoureuses, avec des produits locaux africains, pour cuisiner toute l'année   - Est-ce que tu manges ? de Grâce Ly et Mélody Ung   - L'association Le bouillon de Noailles pour la table et le partage à Marseille.      Programmation musicale Amoul Solo, de Cheikh Ibram Fam.    Recette   Des recettes de kouskouss en écho au festival qui se tient à Marseille chaque année à la fin de l'été. Des recettes partagées par le collectif marseillais Épice.   

Le goût du monde
Passer à table ou autour d'un bol : ce que l'acte de manger dit de nous

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 29:00


« Passer à table » : une expression employée dans la sphère policière, dans l'enquête : elle s'y prête doublement aussi quand il s'agit de manger ! En passant à table, chacun dévoile bien des habitudes révélatrices de qui il est. Manger devient une boussole pour comprendre le monde et ceux qui le composent, une loupe pour mieux le saisir, le raconter, en chercher les nuances, en prenant de la distance pour décentrer, dégenrer, décoloniser la nourriture, en restituant enfin parfois un héritage.    « En vietnamien, il existe une expression pour dire qu'on aime manger quelque chose ou plutôt qu'on sait le manger, à l'inverse quand on n'aime pas, on dit : je ne sais pas le manger, comme s'il était question d'une capacité : cette capacité à apprécier ce produit je ne l'ai pas en moi. On retrouve cela autour d'un fruit particulièrement clivant, y compris au Vietnam : le Durian ce fruit à l'odeur très tenace. Ce que j'observe depuis la France c'est que ce durian, il fait parfois l'objet de fierté pour les personnes de la diaspora quand elles arrivent à le manger justement. Peut-être parce que lorsque l'on fait partie de cette diaspora, que nos parents sont nés au Vietnam et nous en France, nous envions cette « vietnamité », pour moi elle n'a pas tout de suite été une évidence, j'ai eu à la construire. Et par peur qu'elle soit diluée, je me retrouve aussi contente et fière de savoir manger un durian. »  L'importance du choix, de la liberté, de la dignité face à l'assiette  Réflexion autour de cette expression : « bien manger » et lui préférer mieux manger, plus inclusive, elle porte en elle un progrès que chacun peut faire, une marge d'amélioration à la portée de tous. Le bien manger est aussi parfois un endroit d'injonction : pour les parents, sommés de donner à leurs enfants de la « bonne nourriture » - identifiée comme tel par qui ? - Émilie Laystary revient enfin sur le slogan : « manger c'est voter trois fois par jour » au Début j'aimais bien cette expression que je trouvais programmatique : on a un pouvoir, celui de choisir ce que l'on mange trois fois par jour. Le souci avec cette phrase qui gratte un peu au même endroit que l'expression bien manger, c'est que voter c'est sensé être un droit. Bien manger, est ce que l'on est tous à égalité ? Est-ce qu'on a tous les mêmes moyens ? Le même temps ? La même disponibilité d'esprit ? Les mêmes habitudes pour le faire ? Ce slogan relève finalement plus de l'injonction de responsabiliser autant les individus.   Avec Émilie Nguyen Laystary, journaliste indépendante (Libération, Regain, Mediapart, ...), autrice de l'essai Passer à table. Ce que l'acte de manger dit de nous, aux Éditions Divergences. Émilie a également fondé l'antenne Provence de l'association École comestible et collabore souvent avec « Les grandes tables », dont le festival Koukouss aura pour thème « Herbes et aromates » pour l'édition 2026 fin août, début septembre.  Pour aller plus loin   - Donner à manger. Politique d'un geste ordinaire, de Joëlle Zask, éditions Premier Parallèle.  - L'école comestible est une association convaincue que le monde peut être changé en donnant aux enfants mangeurs et mangeuses de demain les clefs pour comprendre leur alimentation, et la manière dont on mange. Leur permettant ainsi de devenir des adultes informés et des citoyens engagés. L'école comestible fonde ses principes sur ceux de l'association « mère » Edible Schooldyard créée en 1995 par la cheffe Alice Waters.   - Dans le Goût du monde : École comestible, changer le monde par la manière dont on mange  - Fermentation rébellion, de Uyen Do, aux éditions Des Équateurs  - Ensemble pour mieux se nourrir, de Frédéric Denhez et Alexis Jenni, éditions Actes Sud  - Les grandes tables et le festival KousKouss    - Recette de poche des recettes faciles, savoureuses, avec des produits locaux africains, pour cuisiner toute l'année   - Est-ce que tu manges ? de Grâce Ly et Mélody Ung   - L'association Le bouillon de Noailles pour la table et le partage à Marseille.      Programmation musicale Amoul Solo, de Cheikh Ibram Fam.    Recette   Des recettes de kouskouss en écho au festival qui se tient à Marseille chaque année à la fin de l'été. Des recettes partagées par le collectif marseillais Épice.   

C'est pas du vent
La décroissance est en pleine croissance

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 48:30


Et si la croissance économique n'était pas la solution, mais le problème ? Attendez, ne décrochez pas tout de suite… Pendant des décennies, je vous l'accorde, il était impossible ou presque de se poser cette question. Remettre en cause la croissance relevait de l'utopie, voire de la provocation. Mais aujourd'hui, nous avons franchi 7 des 9 limites planétaires, et les idées reçues se transforment en espoirs déçus : non, la richesse des uns ne profite pas aux autres, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes dans le monde ! La croissance économique à tout prix serait un leurre ? En tous cas, elle est désormais interrogée, voire remise en cause dans les colloques du GIEC, dans les rapports de l'OCDE et jusque dans les couloirs de la Commission européenne. Notre invité du jour y consacre sa vie de chercheur. Il est économiste et spécialiste de la post-croissance. Sa thèse centrale, contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'est pas un retour en arrière nostalgique ni un appel à l'austérité généralisée. Penser la gestion d'une entreprise, ou celle d'un pays, en dehors de la notion de croissance n'est plus une utopie. C'est devenu un chemin de recherche scientifique structuré, un chemin pour parvenir à un bonheur commun, sans dépasser les limites que nous impose notre unique planète Avec Thimothée Parrique, économiste français né en 1989, est docteur de l'université de Stockholm avec une thèse sur l'économie de la décroissance (2019). Chercheur à l'université de Lausanne et conférencier, il est l'auteur de Ralentir ou périr (Seuil, 2022). Il intervient régulièrement dans les médias pour faire part de ses travaux sur la post-croissance. Pour son ouvrage La Science de la post-croissance (Actes Sud). Musiques diffusées dans l'émission Keny Arkana - Victoria Cypress Hill & Mellow Man Ace - Campéonès.

C'est pas du vent
La décroissance est en pleine croissance

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 48:30


Et si la croissance économique n'était pas la solution, mais le problème ? Attendez, ne décrochez pas tout de suite… Pendant des décennies, je vous l'accorde, il était impossible ou presque de se poser cette question. Remettre en cause la croissance relevait de l'utopie, voire de la provocation. Mais aujourd'hui, nous avons franchi 7 des 9 limites planétaires, et les idées reçues se transforment en espoirs déçus : non, la richesse des uns ne profite pas aux autres, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes dans le monde ! La croissance économique à tout prix serait un leurre ? En tous cas, elle est désormais interrogée, voire remise en cause dans les colloques du GIEC, dans les rapports de l'OCDE et jusque dans les couloirs de la Commission européenne. Notre invité du jour y consacre sa vie de chercheur. Il est économiste et spécialiste de la post-croissance. Sa thèse centrale, contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'est pas un retour en arrière nostalgique ni un appel à l'austérité généralisée. Penser la gestion d'une entreprise, ou celle d'un pays, en dehors de la notion de croissance n'est plus une utopie. C'est devenu un chemin de recherche scientifique structuré, un chemin pour parvenir à un bonheur commun, sans dépasser les limites que nous impose notre unique planète Avec Thimothée Parrique, économiste français né en 1989, est docteur de l'université de Stockholm avec une thèse sur l'économie de la décroissance (2019). Chercheur à l'université de Lausanne et conférencier, il est l'auteur de Ralentir ou périr (Seuil, 2022). Il intervient régulièrement dans les médias pour faire part de ses travaux sur la post-croissance. Pour son ouvrage La Science de la post-croissance (Actes Sud). Musiques diffusées dans l'émission Keny Arkana - Victoria Cypress Hill & Mellow Man Ace - Campéonès.

Culture en direct
Hilma af Klint par Véronique Le Normand : "Tout est couleur, tout est mouvement, tout est vibration"

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 43:01


durée : 00:43:01 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Chloë Cambreling - Le dernier roman de Véronique Le Normand, "Femme oiseau étoile, le roman d'Hilma", retrace à la première personne la vie de l'artiste suédoise Hilma af Klint. Il paraît chez Actes Sud le 6 mai 2026 en même temps qu'un album jeunesse, "Le Carnet d'Hilma", chez Hélium et RmnÉditions. - équipe : Olivier Bétard, Zoé Couppé, Louis Cosnard, Alice Puydebois, Louan Chailleux, Olivier Robin - invités : Véronique Le Normand Écrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C'est plus que de la SF
Rencontre avec Connie Willis #298

C'est plus que de la SF

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 53:35


Le podcast termine sa saison 6 avec une interview de la grande autrice de science-fiction américaine Connie Willis ! Connie Willis revient aux éditions Actes Sud avec La Route de Roswell. Découvrez une romancière pas comme les autres. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

4ème de couverture
283. Ilan Duran Cohen "Le petit polémiste se marie" (Actes Sud)

4ème de couverture

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 27:40


Ilan Duran Cohen "Le petit polémiste se marie" (Actes Sud)Le petit polémiste est de retour ! Alain Conlang se retrouve condamné à une peine d'un an dans un “institut d'épanouissement” pour avoir tenu des propos sexistes en privé. Le chroniqueur adoré de son jeune public va devoir prouver qu'il a encore sa place dans une société de l'égalité parfaite, où le bonheur absolu est érigé en loi, ce qu'il honnit en secret.Déterminé à jouer les prisonniers modèles pour écourter son séjour, il se plie à une litanie d'activités débilitantes – thérapies de groupe, questionnaires de citoyenneté, séances de coaching en développement personnel, démontage chronométré d'appareils électro­ménagers… – et recrache avec une conviction feinte les préceptes enseignés. Au cœur de cette joyeuse débâcle, il va trouver le grand amour. Mais vaudra-­t-­il tous les sacrifices ? Rien ne sera jamais simple pour le petit polémiste.Poussant au plus haut le curseur de la dérision, de la fantaisie et de l'absurde, Ilan Duran Cohen poursuit les (més)aventures de son antihéros, dans une dystopie désopilante interrogeant la place de l'individu dans le collectif.Musique :  Sugar Hill « Rose Rose »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

CQFD - La 1ere
La leucémie, la mésange bleue et l'élixir de jouvence

CQFD - La 1ere

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 56:07


1) Leucémie: une avancée clé pour des greffes plus efficaces Chaque année, des centaines de personnes atteintes de leucémie ont recours à une greffe de cellules souches. Un traitement essentiel, mais dont le succès est souvent compromis par des problèmes de compatibilité entre donneur et receveur. Des chercheurs de lʹUniversité de Genève et des HUG ont identifié une nouvelle clé pour des greffes plus compatibles. Ils publient leur découverte dans la revue Haematologica. 2) Tout savoir sur la mésange bleue La mésange bleue est un petit oiseau fascinant que lʹon peut rencontrer sur pratiquement toute la planète. L'ouvrage, "La mésange et la chenille, 50 ans dʹenquête évolutive", publié chez Actes Sud nous dit tout sur, notamment, son chant, son alimentation, les couleurs de son plumage ou encore son infidélité conjugale. 3) L'élixir de jouvence ou la quête de la jeunesse éternelle La quête de la jeunesse éternelle a poussé l'humanité à des extrêmes, des élixirs de mercure de l'empereur Qin Shi Huang aux bains de sang d'Elizabeth Bathory. Anne Baecher explore ces histoires fascinantes et ces "traitements" parfois dangereux, soulignant l'obsession humaine pour l'élixir de jouvence à travers les âges.

Si loin si proche
L'Iran à cœur

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 48:30


Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents.  Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ».   Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe.    Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse.  Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur.    À lire :  - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.

Si loin si proche
L'Iran à cœur

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 48:30


Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents.  Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ».   Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe.    Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse.  Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur.    À lire :  - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.

Le Point J - RTS
Timothée Parrique : Comment ralentir notre économie ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 25:44


Le système d'économie capitaliste est le plus répandu à travers le monde. Est-il pour autant le meilleur ? Beaucoup estiment que nous devons le ralentir d'urgence, sous peine d'épuiser les ressources planétaires. L'économiste Timothée Parrique prône la décroissance, pour un temps. Caroline Stevan Réalisation : Alexandre Davoine Pour aller plus loin : « Ralentir ou Périr », Seuil, 2022. « La science de la post-croissance », Actes Sud, 2026.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : L'incroyable destin d'Ella Fitzgerald, la « first Lady of jazz »

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 1:28


Disparue il y a 30 ans, Ella Fitzgerald fut une icône majeure du XXe siècle, dont la voix a profondément marqué les esprits. De son enfance précaire à son ascension fulgurante, l'écrivain Jean-Pierre Jackson retrace le destin hors normes de la First Lady of jazz dans une nouvelle biographie de référence tout juste parue chez Actes Sud.Remontez le temps et plongez dans l'épopée musicale d'Ella Fitzgerald, une des plus grandes voix du jazz du XXe siècle ! Découvrez les débuts modestes mais prometteurs de cette jeune femme de 17 ans qui, un soir de 1934 sur la scène mythique de l'Apollo Theater à Harlem, va conquérir le public et lancer une carrière légendaire.Suivez le parcours d'Ella, de sa jeunesse difficile à Harlem jusqu'à sa consécration en tant que « First Lady du Jazz ». Apprenez comment cette enfant des rues, grâce à son talent et à sa ténacité, a su s'imposer dans un milieu alors largement dominé par les hommes. De ses débuts avec l'orchestre de Chick Webb au succès de ses célèbres « Songbooks », Ella Fitzgerald vous entraîne dans son ascension fulgurante vers la gloire et le respect de tous les amateurs de jazz.Mais derrière cette réussite se cache aussi une histoire de lutte contre la ségrégation et les discriminations. Franck Ferrand vous racontera les épisodes marquants de l'engagement d'Ella pour les droits civiques, une cause qui lui tenait particulièrement à cœur. Vous découvrirez également les moments les plus sombres de sa vie, comme cette agression sur scène en 1957 ou les problèmes de santé qui l'ont rattrapée en fin de carrière. Malgré ces épreuves, Ella Fitzgerald restera une figure incontournable du jazz, une voix inimitable qui a marqué à jamais l'histoire de la musique.Laissez-vous emporter par cette épopée passionnante et pleine de rebondissements !

Franck Ferrand raconte...
Ella Fitzgerald, la “first Lady of jazz”

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 19:33


Disparue il y a 30 ans, Ella Fitzgerald fut une icône majeure du XXe siècle, dont la voix a profondément marqué les esprits. De son enfance précaire à son ascension fulgurante, l'écrivain Jean-Pierre Jackson retrace le destin hors normes de la First Lady of jazz dans une nouvelle biographie de référence tout juste parue chez Actes Sud.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

De vive(s) voix
Littérature : Dimitri Delmas raconte le palais du facteur Cheval

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 28:59


Depuis plus d'un siècle, à Hauterives, dans la Drôme, dans le sud-est de la France, se visite le palais idéal du Facteur Cheval. Dimitri Delmas, illustrateur, designer et écrivain vient de publier J'avais bâti dans un rêve un palais, un roman consacré au facteur Ferdinand Cheval.  Ferdinand Cheval est né en 1836 dans une famille modeste de la Drôme, à Charmes sur l'Herbasse, dans un petit village très rural. Après avoir quitté l'école à 13 ans, il devient boulanger, puis facteur en 1867 à Hauterives. C'est un homme ordinaire, discret, qui effectue chaque jour sa tournée à pied dans les campagnes autour de Hauterives. Il ne quittera jamais son département. En 1879, alors qu'il trébuche sur une pierre de forme étrange, il a une révélation : il décide de construire un palais, seul, avec ses mains et les pierres qu'il ramasse pendant ses tournées.  Chaque soir, après ses longues journées de travail, Cheval se consacre à la construction de son Palais idéal. Est-ce un rêve ou une façon de fuir la dureté du monde ? Car il aura eu une vie douloureuse... marquée par des deuils. Armé d'une brouette, d'une pelle et d'une lampe à pétrole, il transporte des centaines de kilos de pierres qu'il façonne avec des outils rudimentaires. Il mélange ciment, chaux et fil de fer pour donner vie à un monument inspiré par les cartes postales, les magazines illustrés et ses propres rêves. Et tout cela dans une période marquée par la naissance du capitalisme, par l'industrialisation et le colonialisme. Son palais, mélange de grottes, de tours, de sculptures d'animaux et de motifs exotiques, devient une œuvre démesurée : 26 mètres de long, 12 mètres de haut et 10 mètres de large. Malgré les moqueries de ses voisins et les difficultés techniques, il achève son œuvre en 1912. Il décède en 1924.  Le Palais idéal du Facteur Cheval se visite à Hauterives, dans la Drôme.  Invité : Dimitri Delmas, auteur et illustrateur français. Son roman J'avais bâti dans un rêve un palais est publié aux éditions Actes Sud.   Et la chronique Ailleurs nous emmène en Australie ou Jacques Bernard, créateur du Van du Livre, une librairie ambulante francophone qui parcourt l'Australie depuis 12 ans pour transmettre le goût des livres.  Le livre La GRANDE histoire du Van du Livre est disponible à la commande sur son site.    Programmation musicale : La Grande Sophie avec Philippe Katerine pour le titre Un duo avec moi.

De vive(s) voix
Littérature : Dimitri Delmas raconte le palais du facteur Cheval

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 28:59


Depuis plus d'un siècle, à Hauterives, dans la Drôme, dans le sud-est de la France, se visite le palais idéal du Facteur Cheval. Dimitri Delmas, illustrateur, designer et écrivain vient de publier J'avais bâti dans un rêve un palais, un roman consacré au facteur Ferdinand Cheval.  Ferdinand Cheval est né en 1836 dans une famille modeste de la Drôme, à Charmes sur l'Herbasse, dans un petit village très rural. Après avoir quitté l'école à 13 ans, il devient boulanger, puis facteur en 1867 à Hauterives. C'est un homme ordinaire, discret, qui effectue chaque jour sa tournée à pied dans les campagnes autour de Hauterives. Il ne quittera jamais son département. En 1879, alors qu'il trébuche sur une pierre de forme étrange, il a une révélation : il décide de construire un palais, seul, avec ses mains et les pierres qu'il ramasse pendant ses tournées.  Chaque soir, après ses longues journées de travail, Cheval se consacre à la construction de son Palais idéal. Est-ce un rêve ou une façon de fuir la dureté du monde ? Car il aura eu une vie douloureuse... marquée par des deuils. Armé d'une brouette, d'une pelle et d'une lampe à pétrole, il transporte des centaines de kilos de pierres qu'il façonne avec des outils rudimentaires. Il mélange ciment, chaux et fil de fer pour donner vie à un monument inspiré par les cartes postales, les magazines illustrés et ses propres rêves. Et tout cela dans une période marquée par la naissance du capitalisme, par l'industrialisation et le colonialisme. Son palais, mélange de grottes, de tours, de sculptures d'animaux et de motifs exotiques, devient une œuvre démesurée : 26 mètres de long, 12 mètres de haut et 10 mètres de large. Malgré les moqueries de ses voisins et les difficultés techniques, il achève son œuvre en 1912. Il décède en 1924.  Le Palais idéal du Facteur Cheval se visite à Hauterives, dans la Drôme.  Invité : Dimitri Delmas, auteur et illustrateur français. Son roman J'avais bâti dans un rêve un palais est publié aux éditions Actes Sud.   Et la chronique Ailleurs nous emmène en Australie ou Jacques Bernard, créateur du Van du Livre, une librairie ambulante francophone qui parcourt l'Australie depuis 12 ans pour transmettre le goût des livres.  Le livre La GRANDE histoire du Van du Livre est disponible à la commande sur son site.    Programmation musicale : La Grande Sophie avec Philippe Katerine pour le titre Un duo avec moi.

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Maroc, à Casablanca, avec Yasmine Chami

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série inédite qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui, l'écrivaine Yasmine Chami chez elle à Casablanca, où elle est née et où elle vit toujours. Portrait intime d'une femme entre deux pays, le Maroc et la France, et retours sur ses sources d'inspiration et ses romans. Née en 1966 à Casablanca, Yasmine Chami poursuit ses études supérieures au Lycée Louis le Grand à Paris, avant d'intégrer l'École Normale Supérieure Ulm en philosophie. Elle est également agrégée de Sciences sociales. Elle se tourne alors vers l'anthropologie et travaille sur les lignées de femmes migrantes, remontant les généalogies et les histoires de la France vers le Maroc, dans une tentative d'élucidation des conséquences de la migration sur les représentations de la maternité et de la filiation. Elle publie son premier roman Cérémonie en 1999 chez Actes Sud. À la naissance de ses fils en 2001 à New York, elle décide de retourner vivre au Maroc où elle dirige la Villa des Arts de Casablanca avant de fonder et diriger pendant 10 ans une entreprise de production audiovisuelle qui propose à travers des émissions sociales diffusées par la télévision marocaine une compréhension des enjeux des évolutions de la société marocaine liées à l'urbanisation. Elle y aborde entre autres les questions liées au patriarcat, l'éducation, la place des femmes, l'argent, la sexualité et la transmission religieuse, questionnant toujours le rapport entre normes et réalités. Depuis 2011, elle se consacre à l'enseignement. Son cinquième roman s'intitule Casablanca Circus. (Présentation des éditions Actes Sud)  ILLUSTRATION MUSICALE : Nass El Ghiwane - Mahmouma.

Nota Bene
Une ville pour les gouverner tous - NOTA BENE

Nota Bene

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 10:18


Le rêve américain existait déjà avant l'Amérique ! Impossible ? Et pourtant dès le Moyen Âge, donc bien avant la colonisation atlantique, il y a déjà une lointaine cité, garnie de hautes tours, où tout devient possible ! C'est là que Sinbad le Marin, un héritier ruiné, devient richissime. Quant au vizir Iznogoud, il ne rêve que d'une chose : devenir calife à la place du calife. Pas de chance pour lui, c'est Aladdin, un mendiant orphelin, qui décroche le poste en épousant la princesse Jasmine d'Agrabah. Parce que oui, Agrabah c'est juste la version “Disney” de cette même ville : Bagdad ! La capitale de l'ambition et de l'ascension sociale, où tout devient possible ! Et c'est pas étonnant, vu que c'est son histoire incroyable mais bien réelle que nous allons découvrir !Bonne écoute !

De vive(s) voix
«Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix»: Souhaib Ayoub raconte la guerre dans «Le loup de la famille»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 29:00


Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre.  Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays.  Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre.  Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. »  Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes.  Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France.  Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !  Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».

De vive(s) voix
«Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix»: Souhaib Ayoub raconte la guerre dans «Le loup de la famille»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 29:00


Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre.  Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays.  Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre.  Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. »  Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes.  Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France.  Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !  Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».

Les matins
Au spectacle sportif

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:47


durée : 00:03:47 - Les Matins de France Culture - par : Lucile Commeaux - Petite réflexion sur l'efficacité du spectacle sportif à propos de l'actuel tournoi de Roland-Garros, et d'un petit livre : "Revers", de Daniel Arsand, paru chez Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Culture en direct
Au spectacle sportif

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:47


durée : 00:03:47 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Lucile Commeaux - Petite réflexion sur l'efficacité du spectacle sportif à propos de l'actuel tournoi de Roland-Garros, et d'un petit livre : "Revers", de Daniel Arsand, paru chez Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Autour de la question
Les frontières existent-elles dans le vivant?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 19, 2026 47:22


De la plus infime des cellules au plus grand des écosystèmes, il n'existe pas de limite totalement hermétique, pas de murs infranchissables mais des lisières, des membranes et des entre deux. De la porosité du monde ou comment la vie traverse toutes les frontières ? Nous partons aujourd'hui à la lisière, pour une traversée des limites et des frontières qui structurent le vivant autant qu'elles le délimitent. De la peau aux membranes, des lisières de la plus infime des cellules jusqu'aux grandes barrières géographiques, il existe partout des frontières. Mais elles ne sont jamais totalement infranchissables, jamais des murs étanches et destructeurs. Pourquoi ? Et comment ? Pour en parler, nous recevons Jérôme Sueur, professeur au Muséum national d'histoire naturelle où il conduit des recherches en écologie, notamment sur l'analyse sonore de la biodiversité. Il est l'auteur de Frontières Vivantes, de la porosité du monde, des cellules aux écosystèmes (aux éditions Actes Sud).   Musiques diffusées pendant l'émission : - Piers Faccini - Bring down the wall - Nuevos Ríos, Canalón de Timbiqui - La vida es un baile - Tinariwen (feat. Sulafa Elyas) - Sagherat Assani.

Autour de la question
Les frontières existent-elles dans le vivant?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 19, 2026 47:22


De la plus infime des cellules au plus grand des écosystèmes, il n'existe pas de limite totalement hermétique, pas de murs infranchissables mais des lisières, des membranes et des entre deux. De la porosité du monde ou comment la vie traverse toutes les frontières ? Nous partons aujourd'hui à la lisière, pour une traversée des limites et des frontières qui structurent le vivant autant qu'elles le délimitent. De la peau aux membranes, des lisières de la plus infime des cellules jusqu'aux grandes barrières géographiques, il existe partout des frontières. Mais elles ne sont jamais totalement infranchissables, jamais des murs étanches et destructeurs. Pourquoi ? Et comment ? Pour en parler, nous recevons Jérôme Sueur, professeur au Muséum national d'histoire naturelle où il conduit des recherches en écologie, notamment sur l'analyse sonore de la biodiversité. Il est l'auteur de Frontières Vivantes, de la porosité du monde, des cellules aux écosystèmes (aux éditions Actes Sud).   Musiques diffusées pendant l'émission : - Piers Faccini - Bring down the wall - Nuevos Ríos, Canalón de Timbiqui - La vida es un baile - Tinariwen (feat. Sulafa Elyas) - Sagherat Assani.

Histoire Vivante - La 1ere
Ces villes qui disparaissent : Mostar (2/5)

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later May 11, 2026 28:26


Aline Cateux connait bien la Bosnie-Herzégovine qu'elle a parcouru et qu'elle parcourt encore en tant qu'anthropologue. Les destructions et les ruines de la guerre civile des années 1990, elle les connaît tout aussi. Sa découverte de Mostar à deux heures de route, au sud Est de Sarajavo, c'était une autre histoire. Celle d'une ville détruite par deux sièges et reconstruite sans ses habitants. Avec Aline Cateux, autrice de Mostar, ceci n'est pas une ville, paru aux édition Actes Sud, anthropologue.

Les histoires de 28 Minutes
Fabien Esculier / Sommes-nous entrés dans la civilisation du poulet ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 11, 2026 46:17


L'émission 28 minutes du 11/05/2026 Ce chercheur nous incite à recycler nos urines pour éviter la cacatastrophe Spécialiste de l'eau et de l'assainissement, Fabien Esculier alerte dans “Une autre histoire des excréments” (Éditions Actes Sud), sur le gaspillage de nos urines et matières fécales, pourtant riches en nutriments essentiels aux sols. À force de vouloir les évacuer par le tout-à-l'égout, nous avons oublié qu'elles participent naturellement au cycle du vivant. L'auteur plaide ainsi pour un retour à des pratiques plus sobres : les séparer de l'eau, composter les matières organiques et réapprendre à valoriser ce que nous considérons aujourd'hui comme des déchets. Frit, rôti ou en nuggets : sommes-nous entrés dans la civilisation du poulet ? Le poulet est devenu la viande préférée des français. Derrière cet engouement se cache une dépendance croissante aux importations : plus d'un poulet sur deux consommé en France provient désormais de l'étranger. Cette passion pour la volaille s'illustre notamment avec le succès fulgurant du poulet frit. Aux côtés de KFC, installé en France depuis 1991, de nombreuses enseignes comme Chicken Street, Tasty Crousty,ou Master Poulet se disputent désormais ce marché. Cette enseigne a même été l'objet d'une polémique politique ces dernières semaines : le maire socialiste de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane, s'est opposé à l'ouverture d'une franchise dans sa commune, dénonçant les nuisances générées et la faible qualité des produits proposés. Le Pentagone vient de publier plus de 160 documents jusqu'ici classés secret-défense sur les “phénomènes aériens non identifiés”, Xavier Mauduit en profite pour évoquer l'histoire du “Project Sign” lancé en 1947, dédié à l'observation des soucoupes volantes. Marie Bonnisseau s'intéresse à la mode du vêtement de travail made in France. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les matins
Israël-Palestine : penser cette "guerre de cent ans" avec Rashid Khalidi

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 38:36


durée : 00:38:36 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce week-end ont eu lieu en Cisjordanie et à Gaza les premières élections depuis le début de la guerre - un scrutin symbolique que nous analysons avec le grand historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, qui publie "100 ans de guerre contre la Palestine" aux éditions Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Rashid Khalidi Historien palestino-américain, professeur émérite à l'université Columbia (New York), titulaire de la chaire Edward Saïd d'études arabes

Autour de la question
Comment changer de regard sur nos excréments?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 48:30


Pourquoi tirer la chasse d'eau sur une source de fertilité aussi abondante et précieuse ? Comment recycler et valoriser ces engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? Pistes de recherche renversantes et réalistes pour (re)faire de ces déchets une ressource.   Posons-nous une question comment dire, embarrassante et même quasiment taboue. Un véritable impensé collectif. Comment changer de regard sur nos excréments ? Nos déjections ? Pourquoi tirer la chasse d'eau sur ces sources d'engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? À l'heure de la transition écologique, alors que l'on manque d'eau et que l'on sait les dommages causés par les engrais phosphatés et azotés d'origine fossile, comment (re)faire de ces déchets, de ces engrais humains naturels, une ressource ? Comment les recycler et les valoriser ? Commet reconsidérer ce dont on veut à tout prix se débarrasser ?    Avec Fabien Esculier pour son ouvrage Une autre histoire des excréments paru chez Actes Sud. Diplômé de l'École polytechnique, Fabien Esculier intègre le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts en 2006. Après plusieurs postes dans des administrations en charge de l'eau et de l'assainissement, il monte en 2014 le programme de recherche-action OCAPI sur la collecte sélective et la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines. Musiques diffusées dans l'émission Anne Sylvestre - Pipistrelle et cacatoes Ginton, Minz - Dare You (featuring Minz). 

Autour de la question
Comment changer de regard sur nos excréments?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 48:30


Pourquoi tirer la chasse d'eau sur une source de fertilité aussi abondante et précieuse ? Comment recycler et valoriser ces engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? Pistes de recherche renversantes et réalistes pour (re)faire de ces déchets une ressource.   Posons-nous une question comment dire, embarrassante et même quasiment taboue. Un véritable impensé collectif. Comment changer de regard sur nos excréments ? Nos déjections ? Pourquoi tirer la chasse d'eau sur ces sources d'engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? À l'heure de la transition écologique, alors que l'on manque d'eau et que l'on sait les dommages causés par les engrais phosphatés et azotés d'origine fossile, comment (re)faire de ces déchets, de ces engrais humains naturels, une ressource ? Comment les recycler et les valoriser ? Commet reconsidérer ce dont on veut à tout prix se débarrasser ?    Avec Fabien Esculier pour son ouvrage Une autre histoire des excréments paru chez Actes Sud. Diplômé de l'École polytechnique, Fabien Esculier intègre le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts en 2006. Après plusieurs postes dans des administrations en charge de l'eau et de l'assainissement, il monte en 2014 le programme de recherche-action OCAPI sur la collecte sélective et la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines. Musiques diffusées dans l'émission Anne Sylvestre - Pipistrelle et cacatoes Ginton, Minz - Dare You (featuring Minz). 

La Maison de la Poésie
Jérôme Ferrari – Très brève théorie de l'enfer

La Maison de la Poésie

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 65:37


Lecture par Pierre Baux Entretien mené par Sophie Joubert Après avoir quitté son île natale pour enseigner à Alger, un homme, mû par le désir d'un ailleurs où échapper à lui-même, prend un poste au lycée français d'Abu Dhabi et s'y installe avec femme et enfant. Bientôt, leur trajectoire effleure celle de leur employée, Kaveesha, partie du Sri Lanka trente ans plus tôt et voguant depuis de famille en famille pour subsister. Expatrié, immigré – deux manières d'être étranger, deux mots pour dire deux mondes, séparés par un mur invisible que l'empathie ne saurait abattre. À lire – Jérôme Ferrari, Très brève théorie de l'enfer, Actes Sud, 2026

Un Jour dans l'Histoire
Bill Tilden, star du tennis : de la gloire à la chute

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 36:41


Nous sommes le samedi 3 juillet 1920, à Wimbledon où se joue la finale du simple messieurs qui oppose l'australien Gerald Patterson à l'américain Bill Tilden. Une finale qui se solde par la victoire de ce dernier, la première de toutes celles qui vont en faire l'une des plus grandes figures de l'histoire du tennis masculin. Surnommé « Big Bill », le joueur au revers impérial et au service foudroyant va transformer le tennis en un art quasi lyrique. Bill Tilden remportera vingt-et-un titres du Grand Chelem en simple, double et double mixte, dont le record de seize titres aux US Championships. Mais son aura va décliner lorsqu'il rejoint Berlin sous le IIIe Reich pour devenir le coach de l'équipe nationale, par affection pour le baron von Cramm, champion du tennis allemand. En 1937, son enthousiasme pour son protégé qui joue face à un Américain, à Wimbledon, signe le début d'une rupture irrémédiable. A cela s'ajoute des amours interdites avec des adolescents qui vont le précipiter dans une spirale judiciaire dévastatrice pour sa carrière. L'un des meilleurs tennismen de tous les temps est condamné pour détournement de mineur : le monde du sport le répudie, effaçant son nom des clubs qui l'avaient encensé. Ruiné, malade, Bill Tilden s'effondre seul en juin 1953, à l'âge de soixante ans. Derrière les podiums, les flashs, les honneurs, sous la prestance du champion, se cachait un homme qui n'a pas échappé à sa part obscure Avec Daniel Arsand, éditeur et écrivain « Revers » éditions Actes Sud. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

LONG LIVE
Le charme discret de nos ORGANES avec Giulia Enders

LONG LIVE

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 63:27


Dans cet épisode, je reçois Giulia Enders, médecin et autrice du tout nouveau livre Organique (Albin Michel) — une exploration du corps humain organe par organe, pour comprendre comment ils fonctionnent… et ce qu'ils peuvent nous apprendre sur la vie. Giulia Enders est l'autrice du best-seller Le charme discret de l'intestin (Actes Sud), vendu à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde. Avec Organique, elle élargit le regard : le corps entier, cette fois. Parce que oui, le corps est bien plus qu'une machine à entretenir !Dans cet épisode on parle ensemble...Du système immunitaire — et pourquoi "votre corps vous attaque" est une phrase à bannirDes maladies auto-immunes : ce que la science dit (et pourquoi les femmes sont plus touchées)De la peau comme organe vivant : microbiome cutané, collagène, routine beauté… et ce que les études disent vraimentDes muscles, organe de communication avec le cerveau — et levier anti-âge sous-estiméDu stress chronique : dehors vs dedans, et pourquoi on cherche toujours la solution du mauvais côtéDu cerveau détrôné : pas le chef, juste un organe très dépendant des autresEt de comment expliquer la médecine sans faire peur et sans tout simplifierGiulia Enders a une façon rare d'expliquer le corps à la fois rigoureuse et drôle. Elle parle aux scientifiques et à ceux qui n'ont jamais ouvert un manuel de biologie. Et elle le fait avec une conviction qui donne vraiment envie de mieux connaître ce corps qu'on habite.Et vous ? Quel organe vous fascine le plus — ou vous pose le plus de questions ? Racontez-moi en commentaire !Merci à WOJO, notre partenaire qui nous soutient en nous accueillant dans ses magnifiques locaux parisiens de Saint-Lazare !

La Maison de la Poésie
Oliver Lovrenski – tah l'époque

La Maison de la Poésie

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 43:30


Entretien mené par Sylvie Tanette Interprète : Marina Heide Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas ; une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d'immeubles. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, des instants fugaces d'amour, d'humour et de poésie. tah l'époque porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C'est l'histoire d'une jeunesse sans abri, et d'un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage. Une plongée inédite au cœur d'une jeunesse sauvage et désenchantée et la naissance d'un talent littéraire exceptionnel. À lire – Oliver Lovrenski, tah l'époque, traduit du norvégien par Marina Heide, Actes Sud, 2026

Les matins
De l'autoritarisme à la guerre en Iran : la Turquie d'Erdoğan vue par Ahmet Altan, grand romancier et opposant

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 39:42


durée : 00:39:42 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ahmet Altan est journaliste mais il est aussi l'un des plus grands écrivains turcs contemporains. Après cinq ans dans une prison de haute sécurité, il vient de quitter la Turquie pour la première fois depuis 10 ans, et de publier deux romans, dont "Boléro", traduit en français chez Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Ahmet Altan Ecrivain et journaliste turc

Les matins
La Turquie d'Erdoğan vue par l'écrivain Ahmet Altan / Daesch et justice française / IA et langues régionales

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 149:37


durée : 02:29:37 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit le grand écrivain et journaliste Ahmet Altan pour son dernier roman, "Boléro" (Actes Sud), l'occasion de nous livrer son regard sur la Turquie d'Erdoğan. A 7h17, l'avocate Marie Dosé reviendra sur les crimes de guerre de Daesch. - réalisation : Félicie Faugère

Tribu - La 1ere
Pourquoi sabote-t-on nos relations?

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 26:42


Invitée: Stéphanie Brillant.  En amour, il nʹexiste pas de recette magique. Parfois, nos insécurités sabotent nos relations. Parfois, la relation sʹavère toxique. Parfois, tout se passe bien. Comment comprendre nos envies et nos peurs en matière dʹamour? Comment faire de nos liens affectifs un espace sain, stable et épanouissant? Tribu reçoit Stéphanie Brillant, journaliste, réalisatrice et conférencière. Elle signe ce livre "Comment arrêter de foirer ses relations", aux éditions Actes Sud.

Un Jour dans l'Histoire
1871, la baie de Morlaix, en Bretagne

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 25:13


Détenu de manière préventive dans le Chateau du Taureau, alors que la révolution de la Commune éclate à Paris, le théoricien socialiste Auguste Blanqui (1805-1881) n'a d'autre choix que de regarder l'horizon depuis sa cellule. De cette observation du ciel nocturne va naitre “L'Eternité par les astres” texte surprenant du révolutionnaire, qui allie contemplation, théorie scientifique spéculation politique à la lisière de l'écologie politique. Un texte et une longue filiation, analysés par Léa Bismuth dans “Etoiles communes. Vers une écologie cosmique” (Actes Sud) sujets traités : baie, Morlaix,Bretagne, Auguste Blanqui, révolution, Commune , Paris, écologie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
"Les Orphelins" d'Eric Vuillard : le pauvre gosse et la méthode de l'écrivain

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 3:24


durée : 00:03:24 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'auteur de "14 juillet" publie chez Actes Sud un récit centré sur la figure de Billy the Kid, petit voleur et vagabond devenu célèbre, et en fait un curseur affectif de la montée du capitalisme aux États-Unis.

Bookmakers
Baptiste Morizot : sa tanière d'être (1/3)

Bookmakers

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 46:50


Comment devient-on philosophe ? « Un philosophe est un artisan qui fabrique des concepts et, dans mon cas, des cartes pour s'orienter », dit Baptiste Morizot, 42 ans. Porté par sa bougeotte, cet intellectuel de terrain entend produire des « textes-boussoles » susceptibles de « faire bouger les lignes du souci » vis-à-vis du vivant et de nos relations avec lui. Comment interagir au sein de cette infinie canopée de « cohabitants dont nous dépendons dans toutes les dimensions de notre existence » ? « Ce n'est pas là-bas dehors, mais sous nos pieds. Ce n'est pas l'arrière-plan d'un selfie, mais un lieu de géopolitique complexe, multi-espèces. Que signifie écrire face à la crise écologique  ? Je ne cesse de chercher la réponse. Chaque texte est un tâtonnement », se demande l'auteur de Raviver les braises du vivant (2020) ou de S'enforester (avec les photographies d'Andrea Olga Mantovani, 2022). Mais comment s'est formée sa pensée, son éthique, à la confluence primordiale de Spinoza, Nietzsche et Deleuze ? A-t-il été ce jeune écrivain contrarié, borgésien, doublé d'un survivaliste amateur de baies sauvages ? C'est le sujet de ce premier épisode, bâti autour des rhizomes pas tristes de Baptiste Morizot. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot

Bookmakers
Baptiste Morizot : pense avec les loups (2/3)

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Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 56:26


Frère castor, raconte-nous une histoire Baptiste Morizot a pisté des bisons ou des grizzlys, des élans ou des corbeaux, couché dans des buissons du Wyoming ou du Vercors, au fil d'une première décennie d'enquêtes « diplomatiques » réalisées les genoux dans la boue, hors des sentiers battus, pour créer de nouveaux concepts bientôt débattus. Plus calmement, il a aussi étudié la sociologie des lombrics dans sa cuisine. « Aujourd'hui, dit-il, nos relations aux autres êtres vivants sont toxiques, pour eux et pour nous. La question est donc de réapprendre à faire attention, à brancher sa sensibilité sur les pollinisateurs, la faune des sols, les forêts… » Attention, attention. En 2020, le succès de Manières d'être vivant le rendit connu comme le loup blanc auprès dans les sphères militantes de gauche. Dans son « recueil de novellas philosophiques », ce talentueux passeur multipistes veut « contourner en sifflotant les dualismes entre science et fiction, poésie et exactitude, pour forger une sorte d'alliage incandescent : les sens les plus aiguisés, le corps le plus mobilisé, l'imagination la plus sauvage, les raisonnements les plus serrés. » En postface, son ami romancier Alain Damasio encense son goût du terrain. « C'est un philosophe embarqué et situé. Hautement concret. L'inverse d'un parleur perché. » Toujours « sur le qui-vive », Baptiste Morizot retrace dans ce deuxième épisode quelques scènes fondatrices de son désir animé de « cosmopolitesse » inter-espèces, dans laquelle nous, primates humains, pourrions peut-être, à force d'exercices empathiques, « en changeant de pratique, changer de métaphysique ». L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot

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Baptiste Morizot : pleure-moi une rivière (3/3)

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Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 42:27


Pister les animaux, pour twister sa réflexion Pendant plus de deux ans, Baptiste Morizot a observé des castors. En compagnie de la paysagiste franco-américaine Suzanne Husky et d'une escouade de camarades, ils-elles ont appris les techniques de ce petit ingénieur rongeur pour échafauder à leur tour des barrages, susceptibles de régénérer des rivières « abîmées » et trop « contrôlées », dans la Drôme ou aux États-Unis. C'est l'un des axes essentiels du passionnant et très accessible Rendre l'eau à la terre, son essai sur des « alliances possibles » face au chaos climatique, parcouru de sublimes aquarelles, sorti en 2024 et vendu à 21 000 exemplaires. « Chacun, chacune doit prendre en charge la défense de son milieu, explique le philosophe. Ne perdons pas trop de temps à nous demander si c'est déjà cuit, si on ferait mieux d'aller siroter des mojitos (…) Nous sommes à un moment pivot, analogue à la Renaissance ou les Lumières, à l'orée d'inventer (…) une nouvelle pensée de l'action technique qui permettrait de vivre de manière soutenable. » Dans son dernier ouvrage, Le regard perdu (2025), il écrit qu'être une personne « décente » consiste peut-être « à vouloir être honnête, respecter les mots, dire ce qu'on pense calmement, être ferme et accepter avec souplesse de s'être trompé, ne pas vouloir occuper l'esprit des autres avec des choses viles faites seulement pour capter l'attention (…) Penser comme si c'était la chose la plus importante au monde et, simultanément, ne pas se prendre trop au sérieux (…) Penser, juste pour la joie de vivre l'aventure d'une idée. Penser comme un chien court sur la plage. » C'est l'attitude à suivre lors de ce troisième et dernier épisode, qui ne manque pas de flair. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Enregistrements de terrain Rodolphe Alexis Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot

L'heure bleue
Éric Vuillard : "Écrire est une de mes manières de réfléchir"

L'heure bleue

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 50:05


durée : 00:50:05 - La 20e heure - par : Eva Bester - Dans son dernier ouvrage, l'écrivain et cinéaste Éric Vuillard, Prix Concourt en 2017, raconte la vie de Billy The Kid et se penche sur la fondation de l'Amérique. Son récit, "Les Orphelins. La vie de Billy the Kid", vient de paraitre aux éditions Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.