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durée : 00:43:01 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Chloë Cambreling - Le dernier roman de Véronique Le Normand, "Femme oiseau étoile, le roman d'Hilma", retrace à la première personne la vie de l'artiste suédoise Hilma af Klint. Il paraît chez Actes Sud le 6 mai 2026 en même temps qu'un album jeunesse, "Le Carnet d'Hilma", chez Hélium et RmnÉditions. - équipe : Olivier Bétard, Zoé Couppé, Louis Cosnard, Alice Puydebois, Louan Chailleux, Olivier Robin - invités : Véronique Le Normand Écrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le podcast termine sa saison 6 avec une interview de la grande autrice de science-fiction américaine Connie Willis ! Connie Willis revient aux éditions Actes Sud avec La Route de Roswell. Découvrez une romancière pas comme les autres. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1) Leucémie: une avancée clé pour des greffes plus efficaces Chaque année, des centaines de personnes atteintes de leucémie ont recours à une greffe de cellules souches. Un traitement essentiel, mais dont le succès est souvent compromis par des problèmes de compatibilité entre donneur et receveur. Des chercheurs de lʹUniversité de Genève et des HUG ont identifié une nouvelle clé pour des greffes plus compatibles. Ils publient leur découverte dans la revue Haematologica. 2) Tout savoir sur la mésange bleue La mésange bleue est un petit oiseau fascinant que lʹon peut rencontrer sur pratiquement toute la planète. L'ouvrage, "La mésange et la chenille, 50 ans dʹenquête évolutive", publié chez Actes Sud nous dit tout sur, notamment, son chant, son alimentation, les couleurs de son plumage ou encore son infidélité conjugale. 3) L'élixir de jouvence ou la quête de la jeunesse éternelle La quête de la jeunesse éternelle a poussé l'humanité à des extrêmes, des élixirs de mercure de l'empereur Qin Shi Huang aux bains de sang d'Elizabeth Bathory. Anne Baecher explore ces histoires fascinantes et ces "traitements" parfois dangereux, soulignant l'obsession humaine pour l'élixir de jouvence à travers les âges.
Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents. Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ». Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe. Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse. Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur. À lire : - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.
Dans son dernier récit, Lucie Azéma raconte avec délicatesse comment ses voyages, sa vie là-bas l'ont traversé et fondé. Une manière de dire la beauté, la force de tout un peuple et de ne jamais renoncer à l'espoir malgré la fureur des temps récents. Après avoir vécu au Liban et en Inde, Lucie Azéma arrive vers l'âge de 25 ans en Iran, pour un mois. Elle y passera finalement trois ans. Sa rencontre avec l'Iran et son peuple fut alors une « collision » : inattendue, puissante, déterminante. Á tel point que cette culture persane qui n'est pourtant pas la sienne, ce pays « qui n'appartient pas à [ses] racines » devient progressivement « un point de gravité, un lieu qui a bouleversé [son] existence et redéfini [sa] trajectoire ». Autrice de Les femmes aussi sont du voyage, L'usage du thé ou Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas, la Française Lucie Azéma est une habituée de nos studios. On aime ses essais documentés, sensibles, mêlant impressions de voyage, analyse distanciée et grande histoire, écrits avec pudeur mais conviction par une écrivaine, voyageuse au long cours, éprise de liberté, profondément humaniste, donc féministe. Son dernier livre Une saison à Téhéran est sans doute le plus personnel, le plus intime. Car il s'agit bien ici de raconter une histoire d'amour, qui s'est tissée avec le temps, avec ce pays et ses habitants. Au gré de lectures et de flâneries émerveillées; de son apprentissage de la langue et de l'histoire plurimillénaire de la Perse, émaillée d'empires puissants, de dynasties influentes; de temps passé autour d'un thé fumant aux fleurs, au sein de familles iraniennes pour qui Lucie Azéma a une infinie tendresse. Par les temps qui courent, écrire et publier un récit d'impressions et de joies simples en Iran, c'est audacieux mais salutaire. Car, selon l'autrice, les clichés persistent sur l'Iran qui « ne serait qu'une ruine triste, dangereuse, un repoussoir, un pays qu'il vaut mieux oublier pour le moment, un pays en pause, un pays sans espoir, un pays perdu ». Par contre, dans son récit empreint de poésie et d'histoire(s), parmi des rossignols chantants et des jardins persans, miroirs du Paradis, Lucie Azéma ne fait jamais l'impasse sur la réalité du régime des Mollahs et sa politique qu'elle a elle-même éprouvée. Mais elle s'émeut de voir à quel point le peuple iranien est « déshumanisé depuis presque cinquante ans. Cette déshumanisation est une part essentielle de la guerre, son moyen de survie et de perpétuation ». Un livre sur l'Iran où le cœur parle et qui nous va droit au cœur. À lire : - Une saison à Téhéran. Lucie Azéma. Éditions les corps conducteurs. 2026 - Nous avons besoin d'un ailleurs qui n'existe pas. Lucie Azéma. Éditions Allary. 2024 - L'usage du thé, une histoire sensible du bout du monde. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2022 - Les femmes aussi sont du voyage, l'émancipation par le départ. Lucie Azéma. Éditions Flammarion. 2021 - Histoire de l'Iran contemporain. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner. Éditions La Découverte. 2024 - La conférence des oiseaux. Farid al-Din Attar. Éditions Seuil. 2002 - Le livre des Rois. Ferdowsi. Actes Sud. 1996 - Robâiyât. Omar Khayyâm. Actes Sud. 2008.
Le système d'économie capitaliste est le plus répandu à travers le monde. Est-il pour autant le meilleur ? Beaucoup estiment que nous devons le ralentir d'urgence, sous peine d'épuiser les ressources planétaires. L'économiste Timothée Parrique prône la décroissance, pour un temps. Caroline Stevan Réalisation : Alexandre Davoine Pour aller plus loin : « Ralentir ou Périr », Seuil, 2022. « La science de la post-croissance », Actes Sud, 2026.
Disparue il y a 30 ans, Ella Fitzgerald fut une icône majeure du XXe siècle, dont la voix a profondément marqué les esprits. De son enfance précaire à son ascension fulgurante, l'écrivain Jean-Pierre Jackson retrace le destin hors normes de la First Lady of jazz dans une nouvelle biographie de référence tout juste parue chez Actes Sud.Remontez le temps et plongez dans l'épopée musicale d'Ella Fitzgerald, une des plus grandes voix du jazz du XXe siècle ! Découvrez les débuts modestes mais prometteurs de cette jeune femme de 17 ans qui, un soir de 1934 sur la scène mythique de l'Apollo Theater à Harlem, va conquérir le public et lancer une carrière légendaire.Suivez le parcours d'Ella, de sa jeunesse difficile à Harlem jusqu'à sa consécration en tant que « First Lady du Jazz ». Apprenez comment cette enfant des rues, grâce à son talent et à sa ténacité, a su s'imposer dans un milieu alors largement dominé par les hommes. De ses débuts avec l'orchestre de Chick Webb au succès de ses célèbres « Songbooks », Ella Fitzgerald vous entraîne dans son ascension fulgurante vers la gloire et le respect de tous les amateurs de jazz.Mais derrière cette réussite se cache aussi une histoire de lutte contre la ségrégation et les discriminations. Franck Ferrand vous racontera les épisodes marquants de l'engagement d'Ella pour les droits civiques, une cause qui lui tenait particulièrement à cœur. Vous découvrirez également les moments les plus sombres de sa vie, comme cette agression sur scène en 1957 ou les problèmes de santé qui l'ont rattrapée en fin de carrière. Malgré ces épreuves, Ella Fitzgerald restera une figure incontournable du jazz, une voix inimitable qui a marqué à jamais l'histoire de la musique.Laissez-vous emporter par cette épopée passionnante et pleine de rebondissements !
Disparue il y a 30 ans, Ella Fitzgerald fut une icône majeure du XXe siècle, dont la voix a profondément marqué les esprits. De son enfance précaire à son ascension fulgurante, l'écrivain Jean-Pierre Jackson retrace le destin hors normes de la First Lady of jazz dans une nouvelle biographie de référence tout juste parue chez Actes Sud.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Postface - Caroline Gutman Avec Jérémy Sebbane pour son livre “La conquête de l'ordinaire” paru aux éditions Mazarine et Barbara Lambert pour ses coups de cœur pour « L'homme de pluie » de Jonas Karlsson chez Actes Sud et « La tombe du cheval » de Georges Peignard au Tripode. À propos du livre : « La conquête de l'ordinaire » paru aux éditions Mazarine Et si votre vie était racontée par celui qui ne vous a jamais quitté ? « Je m'appelle Guimauve et cela fait presque trente ans que je veille sur Nathan. J'ai été le témoin attentif et fidèle de tout ce qui ne se poste pas sur les réseaux : les chagrins que l'on n'avait pas vu venir, les petites victoires, les désillusions auxquelles se heurtent les plus doux, les amours qui sauvent, la fragilité d'un corps, la force d'un coeur têtu. » De l'enfance à l'âge adulte, Nathan apprend à aimer, à trouver sa place, à affronter le regard des autres. Comment concilier sa quête d'identité avec ce que le monde attend de lui ? Porté par la voix singulière d'un ours en peluche, La conquête de l'ordinaire propose une autre manière de raconter l'intime. Jérémy Sebbane est éditorialiste, écrivain et scénariste. La conquête de l'ordinaire est son troisième roman. Il intervient régulièrement sur LCI et France Info.
Depuis plus d'un siècle, à Hauterives, dans la Drôme, dans le sud-est de la France, se visite le palais idéal du Facteur Cheval. Dimitri Delmas, illustrateur, designer et écrivain vient de publier J'avais bâti dans un rêve un palais, un roman consacré au facteur Ferdinand Cheval. Ferdinand Cheval est né en 1836 dans une famille modeste de la Drôme, à Charmes sur l'Herbasse, dans un petit village très rural. Après avoir quitté l'école à 13 ans, il devient boulanger, puis facteur en 1867 à Hauterives. C'est un homme ordinaire, discret, qui effectue chaque jour sa tournée à pied dans les campagnes autour de Hauterives. Il ne quittera jamais son département. En 1879, alors qu'il trébuche sur une pierre de forme étrange, il a une révélation : il décide de construire un palais, seul, avec ses mains et les pierres qu'il ramasse pendant ses tournées. Chaque soir, après ses longues journées de travail, Cheval se consacre à la construction de son Palais idéal. Est-ce un rêve ou une façon de fuir la dureté du monde ? Car il aura eu une vie douloureuse... marquée par des deuils. Armé d'une brouette, d'une pelle et d'une lampe à pétrole, il transporte des centaines de kilos de pierres qu'il façonne avec des outils rudimentaires. Il mélange ciment, chaux et fil de fer pour donner vie à un monument inspiré par les cartes postales, les magazines illustrés et ses propres rêves. Et tout cela dans une période marquée par la naissance du capitalisme, par l'industrialisation et le colonialisme. Son palais, mélange de grottes, de tours, de sculptures d'animaux et de motifs exotiques, devient une œuvre démesurée : 26 mètres de long, 12 mètres de haut et 10 mètres de large. Malgré les moqueries de ses voisins et les difficultés techniques, il achève son œuvre en 1912. Il décède en 1924. Le Palais idéal du Facteur Cheval se visite à Hauterives, dans la Drôme. Invité : Dimitri Delmas, auteur et illustrateur français. Son roman J'avais bâti dans un rêve un palais est publié aux éditions Actes Sud. Et la chronique Ailleurs nous emmène en Australie ou Jacques Bernard, créateur du Van du Livre, une librairie ambulante francophone qui parcourt l'Australie depuis 12 ans pour transmettre le goût des livres. Le livre La GRANDE histoire du Van du Livre est disponible à la commande sur son site. Programmation musicale : La Grande Sophie avec Philippe Katerine pour le titre Un duo avec moi.
Depuis plus d'un siècle, à Hauterives, dans la Drôme, dans le sud-est de la France, se visite le palais idéal du Facteur Cheval. Dimitri Delmas, illustrateur, designer et écrivain vient de publier J'avais bâti dans un rêve un palais, un roman consacré au facteur Ferdinand Cheval. Ferdinand Cheval est né en 1836 dans une famille modeste de la Drôme, à Charmes sur l'Herbasse, dans un petit village très rural. Après avoir quitté l'école à 13 ans, il devient boulanger, puis facteur en 1867 à Hauterives. C'est un homme ordinaire, discret, qui effectue chaque jour sa tournée à pied dans les campagnes autour de Hauterives. Il ne quittera jamais son département. En 1879, alors qu'il trébuche sur une pierre de forme étrange, il a une révélation : il décide de construire un palais, seul, avec ses mains et les pierres qu'il ramasse pendant ses tournées. Chaque soir, après ses longues journées de travail, Cheval se consacre à la construction de son Palais idéal. Est-ce un rêve ou une façon de fuir la dureté du monde ? Car il aura eu une vie douloureuse... marquée par des deuils. Armé d'une brouette, d'une pelle et d'une lampe à pétrole, il transporte des centaines de kilos de pierres qu'il façonne avec des outils rudimentaires. Il mélange ciment, chaux et fil de fer pour donner vie à un monument inspiré par les cartes postales, les magazines illustrés et ses propres rêves. Et tout cela dans une période marquée par la naissance du capitalisme, par l'industrialisation et le colonialisme. Son palais, mélange de grottes, de tours, de sculptures d'animaux et de motifs exotiques, devient une œuvre démesurée : 26 mètres de long, 12 mètres de haut et 10 mètres de large. Malgré les moqueries de ses voisins et les difficultés techniques, il achève son œuvre en 1912. Il décède en 1924. Le Palais idéal du Facteur Cheval se visite à Hauterives, dans la Drôme. Invité : Dimitri Delmas, auteur et illustrateur français. Son roman J'avais bâti dans un rêve un palais est publié aux éditions Actes Sud. Et la chronique Ailleurs nous emmène en Australie ou Jacques Bernard, créateur du Van du Livre, une librairie ambulante francophone qui parcourt l'Australie depuis 12 ans pour transmettre le goût des livres. Le livre La GRANDE histoire du Van du Livre est disponible à la commande sur son site. Programmation musicale : La Grande Sophie avec Philippe Katerine pour le titre Un duo avec moi.
La colère, contre les violences sexuelles, contre l'impunité des puissants, contre la force qui s'abat sur les plus vulnérables d'entre nous… Les femmes, comme les enfants…La colère, nourrie par un profond sentiment d'injustice. Mais la colère, péché capital, est encore largement associée à des valeurs négatives… Rejetée comme l'envers de la raison…Et pourtant…Des mobilisations de rue aux réseaux sociaux, des débats publics aux conversations privées, elle s'impose comme l'une des émotions dominantes de notre époque.Alors, pourquoi la colère s'est-elle imposée comme l'émotion du moment ? Nourrit-elle politiquement la défiance et le populisme ? Ou peut-elle devenir une force de mobilisation démocratique ?Avec : - Pierre JUDET DE LA COMBE : Helléniste, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherche émérite au CNRS, producteur de Quand les Dieux rodaient sur la Terre sur France Inter, auteur de "Quand les Dieux rôdaient sur la Terre : Volume 2 » aux éditions Albin Michel (29.10.2025)- Lou SAFRA : Enseignante-chercheuse en psychologie politique au CEVIPOF à Sciences Po et chercheuse associée à l'Institut d'Études Cognitives de l'École Normale Supérieure- Eric LA BLANCHE : Essayiste, philosophe et conférencier, auteur de« Osons la colère. Eloge d'une émotion interdite par temps de crise planétaire » aux éditions Actes Sud (03.09.25)- David DJAÏZ : Essayiste, enseignant à Sciences Po, co-auteur de « La Révolution obligée » aux éditions Allary (01.02.24)- Christine BARON Professeure de littérature comparée à l'Université de Poitiers, autrice de "La Littérature à la barre" aux éditions CNRS (03.06.21)
Nouvel épisode de cette série inédite qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui, l'écrivaine Yasmine Chami chez elle à Casablanca, où elle est née et où elle vit toujours. Portrait intime d'une femme entre deux pays, le Maroc et la France, et retours sur ses sources d'inspiration et ses romans. Née en 1966 à Casablanca, Yasmine Chami poursuit ses études supérieures au Lycée Louis le Grand à Paris, avant d'intégrer l'École Normale Supérieure Ulm en philosophie. Elle est également agrégée de Sciences sociales. Elle se tourne alors vers l'anthropologie et travaille sur les lignées de femmes migrantes, remontant les généalogies et les histoires de la France vers le Maroc, dans une tentative d'élucidation des conséquences de la migration sur les représentations de la maternité et de la filiation. Elle publie son premier roman Cérémonie en 1999 chez Actes Sud. À la naissance de ses fils en 2001 à New York, elle décide de retourner vivre au Maroc où elle dirige la Villa des Arts de Casablanca avant de fonder et diriger pendant 10 ans une entreprise de production audiovisuelle qui propose à travers des émissions sociales diffusées par la télévision marocaine une compréhension des enjeux des évolutions de la société marocaine liées à l'urbanisation. Elle y aborde entre autres les questions liées au patriarcat, l'éducation, la place des femmes, l'argent, la sexualité et la transmission religieuse, questionnant toujours le rapport entre normes et réalités. Depuis 2011, elle se consacre à l'enseignement. Son cinquième roman s'intitule Casablanca Circus. (Présentation des éditions Actes Sud) ILLUSTRATION MUSICALE : Nass El Ghiwane - Mahmouma.
Timothée Parrique vous présente son ouvrage "La science de la post-croissance" aux éditions Actes Sud. Entretien avec Jefferson Desport.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le rêve américain existait déjà avant l'Amérique ! Impossible ? Et pourtant dès le Moyen Âge, donc bien avant la colonisation atlantique, il y a déjà une lointaine cité, garnie de hautes tours, où tout devient possible ! C'est là que Sinbad le Marin, un héritier ruiné, devient richissime. Quant au vizir Iznogoud, il ne rêve que d'une chose : devenir calife à la place du calife. Pas de chance pour lui, c'est Aladdin, un mendiant orphelin, qui décroche le poste en épousant la princesse Jasmine d'Agrabah. Parce que oui, Agrabah c'est juste la version “Disney” de cette même ville : Bagdad ! La capitale de l'ambition et de l'ascension sociale, où tout devient possible ! Et c'est pas étonnant, vu que c'est son histoire incroyable mais bien réelle que nous allons découvrir !Bonne écoute !
Mercredi 8 avrilLITTÉRATUREPente raideSamira Negrouche et Marin FouquéActes SudUn soleil écrasant. Une rue en pente au cœur d'une ville méditerranéenne.Deux corps vont à la rencontre l'un de l'autre. Lui a son couteau dans la poche et le silence pour bagage. À elle le poids de l'Histoire, et une parole à faire entendre. Elle, c'est Samira. Lui, Marin. Et puisqu'ils vont bientôt se rencontrer, puisqu'ils vont devoir se parler, on doit aussi nommer les pays : l'Algérie et la France. Alors voilà, il y a une pente, le soleil, la mer. Et, d'une rive à l'autre, des questionnements incessants, des violences à disséquer, un passé qui n'en finit jamais, le coût du pardon et celui de la culpabilité. Oui, il y a tout ce qu'on peut essayer de dire – et d'écouter.Avec Pente raide, Marin Fouqué et Samira Negrouche osent un dialogue escarpé, dans lequel se percutent les préjugés et les possibles, les espoirs et les malentendus, les non-dits et la colère. Ils composent ensemble une partition à deux voix urgente, franche, courageuse, nécessaire. Un trait d'union entre nos deux pays.Née en 1980 à Alger, Samira Negrouche fut d'abord médecin avant de se consacrer à la poésie et à la traduction. Reconnue dans le monde entier pour le travail qu'elle mène depuis vingt ans, elle a été nommée chevalière des Arts et des Lettres en 2024. Fin 2025, elle était invitée de l'université américaine de Yale. Les éditions Barzakh ont récemment publié son anthologie 2001-2021, intitulée J'habite en mouvement.Né en 1991 en Seine-et-Marne, Marin Fouqué est romancier, poète et performeur. Ses deux premiers romans, "77" et "G. A. V." ont été publiés par Actes Sud. On lui doit également un texte de non-fiction, "À la terre", paru en 2023 aux éditions XXIbis. Il a été résident de la Villa Médicis, promotion 2025-2026.
Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre. Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays. Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre. Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. » Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes. Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».
Dans Le loup de la famille, l'auteur libanais Souhaib Ayoub raconte la vie d'une famille traversée par la guerre. Le loup de la famille raconte l'histoire d'une famille sur trois générations mais aussi la vie d'un immeuble dans un quartier pauvre de Tripoli, la deuxième ville du Liban au nord du pays. Le roman n'est pas daté et c'est volontaire « il y a aussi beaucoup de guerres locales : à Tripoli par exemple, entre les Sunnites et les Alaouites, on a aussi la guerre civile et toutes les guerres personnelles de chaque famille ! » L'appartement familial a été bombardé et le narrateur, Hassan, un ado muet le raconte comme une légende, et pour cause, le narrateur n'était pas né ! La famille de cet immeuble est atypique : il y a Shamzé, la grand-mère, une femme bédouine qui a vécu de nombreux drames, Zied, le père amant de DolceVita, une femme transgenre. Le roman est traversé de bout en bout par la guerre... « La guerre, cette fille de pute ! ». Souhaib Ayoub définit la guerre actuelle comme une guerre insupportable. « On est attaqués chaque jour par Israël ». Même en exil, il porte la douleur de la guerre et éprouve une forme de culpabilité à vivre loin de son pays. « Au Liban, on ne vit jamais de vraie paix, il y a juste des moments d'espoirs de paix. C'est un peuple qui vit en résistance tout le temps ! Chaque Libanais vit la guerre n'importe où, comme un acte de fuite. » Invité : Souhaib Ayoub, écrivain, peintre et comédien, est né en 1989 à Tripoli, au Liban. Il réside à Paris depuis 2015. Il est à l'origine du projet « Ta'a naktob » (« Écrivons ensemble ») visant à promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes. Il est l'auteur de Rajul min sâtân (« Un homme de satin » sorti en 2019) et de « Le loup de la famille », aux éditions Actes Sud, son premier récit traduit en France. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « se faire du mouron » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : Les artistes JeanJass & Chilly Gonzales avec le titre « IMAX ».
Au programme de l'émission du 3 juin : avec Charlie Belin, réalisatrice, et Loïc Buckhardt, sound designer (rediffusion) ; et avec Marjolaine Leray, autrice et illustratrice (rediffusion)NOUVEAUTÉ AUDIO - chronique de Véronique Soulé - c'est au début
durée : 00:03:47 - Les Matins de France Culture - par : Lucile Commeaux - Petite réflexion sur l'efficacité du spectacle sportif à propos de l'actuel tournoi de Roland-Garros, et d'un petit livre : "Revers", de Daniel Arsand, paru chez Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:47 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Lucile Commeaux - Petite réflexion sur l'efficacité du spectacle sportif à propos de l'actuel tournoi de Roland-Garros, et d'un petit livre : "Revers", de Daniel Arsand, paru chez Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Nous devons répondre (…) de l'état de ce monde, même si nous ne l'avons pas choisi et ne pouvons le changer, parce que nous acceptons d'y vivre et lui donnons ainsi (…) notre assentiment. » : c'est extrait du nouveau roman de Jérôme Ferrari (« Très brève théorie de l'enfer », Actes Sud). L'écrivain nous entraîne à Abu Dhabi questionner deux manières d'être étranger : expatrié ou exilé. Jerôme Ferrari y a vécu et y a été prof dans un lycée français. Comment penser notre désir de voyager et notre goût pour l'altérité ? Jérôme Ferrari est notre invité, cette semaine. Dans son « A quoi tu penses ? », Simon Brunfaut philosophe à propos de la chaleur. Dans « En toutes lettres ! », la journaliste et écrivaine Pascale Clark écrit au journaliste français Christophe Gleizes, détenu depuis près d'un an en Algérie. Choix culturels : Simon Brunfaut : L'obsolescence de l'homme de Günther Anders Jerôme Ferrari : Exposition La poudre et l'encre à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris. Pascale Clark : Le pain des anges de Patti Smith (Gallimard) Pascal Claude : La corde au cou de Gus Van Sant Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Claude GrisonCollège de FranceAvenir Commun Durable (2025-2026)Année 2025-2026Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopérationIsabelle Delannoy : L'économie symbiotique : la nature de l'avenir ?Isabelle DelannoyIngénieure agronome, cofondatrice de l'entreprise symbiotique, professeure affiliée au CNAMRésuméDepuis les années 1960-1970 trois révolutions se sont produites dans notre façon de faire économie vers une économie durable. La première touche notre rapport au vivant, la seconde se rapporte à l'industrie et la troisième aux rapports sociaux. La théorie symbiotique est conceptualisée à partir de l'observation de leurs pratiques. Elle montre qu'ensemble, elles signent une seule et même économie, car on peut les décrire selon six mêmes principes. Le respect de ces principes est à la base de la création d'impacts majoritairement positifs sur le vivant et la société. Ils décrivent une économie tout à fait nouvelle, régénérative de ses ressources, ancrée aux territoires et évoluant en symbiose avec eux. Les entreprises et les territoires s'inspirant de l'économie symbiotique ou dont les modèles de développement répondent à ses principes montrent une nouvelle voie : ils réinscrivent l'économie dans les équilibres planétaires tout en répondant à leurs enjeux dans un monde incertain.Isabelle DelannoyIsabelle Delannoy est engagée depuis trente-cinq ans dans la transition écologique. En 2017, elle publie L'Économie symbiotique (Actes Sud), une théorie intégrative des pratiques régénératives, qui met en évidence l'émergence au niveau mondial d'une économie régénérative des écosystèmes vivants et sociaux, et en définit les principes et les lois. Elle est professeure affiliée au CNAM. Elle est cofondatrice de l'entreprise symbiotique qui accompagne des projets pilotes régénératifs territoriaux et entrepreneuriaux. Elle a été invitée à donner plusieurs centaines de conférences en France et à l'international (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique, Japon) pour présenter les conclusions de ses travaux.Isabelle a également écrit en 2009 le film Home de Yann Arthus-Bertrand, un état des lieux de notre planète, vu par un milliard de personnes.
Víctor del Árbol vous présente son ouvrage "Le temps des bêtes féroces" aux éditions Actes Sud. Entretien avec Sylvie Hazebroucq. Traduction : Nayrouz Chapin.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De la plus infime des cellules au plus grand des écosystèmes, il n'existe pas de limite totalement hermétique, pas de murs infranchissables mais des lisières, des membranes et des entre deux. De la porosité du monde ou comment la vie traverse toutes les frontières ? Nous partons aujourd'hui à la lisière, pour une traversée des limites et des frontières qui structurent le vivant autant qu'elles le délimitent. De la peau aux membranes, des lisières de la plus infime des cellules jusqu'aux grandes barrières géographiques, il existe partout des frontières. Mais elles ne sont jamais totalement infranchissables, jamais des murs étanches et destructeurs. Pourquoi ? Et comment ? Pour en parler, nous recevons Jérôme Sueur, professeur au Muséum national d'histoire naturelle où il conduit des recherches en écologie, notamment sur l'analyse sonore de la biodiversité. Il est l'auteur de Frontières Vivantes, de la porosité du monde, des cellules aux écosystèmes (aux éditions Actes Sud). Musiques diffusées pendant l'émission : - Piers Faccini - Bring down the wall - Nuevos Ríos, Canalón de Timbiqui - La vida es un baile - Tinariwen (feat. Sulafa Elyas) - Sagherat Assani.
De la plus infime des cellules au plus grand des écosystèmes, il n'existe pas de limite totalement hermétique, pas de murs infranchissables mais des lisières, des membranes et des entre deux. De la porosité du monde ou comment la vie traverse toutes les frontières ? Nous partons aujourd'hui à la lisière, pour une traversée des limites et des frontières qui structurent le vivant autant qu'elles le délimitent. De la peau aux membranes, des lisières de la plus infime des cellules jusqu'aux grandes barrières géographiques, il existe partout des frontières. Mais elles ne sont jamais totalement infranchissables, jamais des murs étanches et destructeurs. Pourquoi ? Et comment ? Pour en parler, nous recevons Jérôme Sueur, professeur au Muséum national d'histoire naturelle où il conduit des recherches en écologie, notamment sur l'analyse sonore de la biodiversité. Il est l'auteur de Frontières Vivantes, de la porosité du monde, des cellules aux écosystèmes (aux éditions Actes Sud). Musiques diffusées pendant l'émission : - Piers Faccini - Bring down the wall - Nuevos Ríos, Canalón de Timbiqui - La vida es un baile - Tinariwen (feat. Sulafa Elyas) - Sagherat Assani.
Aline Cateux connait bien la Bosnie-Herzégovine qu'elle a parcouru et qu'elle parcourt encore en tant qu'anthropologue. Les destructions et les ruines de la guerre civile des années 1990, elle les connaît tout aussi. Sa découverte de Mostar à deux heures de route, au sud Est de Sarajavo, c'était une autre histoire. Celle d'une ville détruite par deux sièges et reconstruite sans ses habitants. Avec Aline Cateux, autrice de Mostar, ceci n'est pas une ville, paru aux édition Actes Sud, anthropologue.
L'émission 28 minutes du 11/05/2026 Ce chercheur nous incite à recycler nos urines pour éviter la cacatastrophe Spécialiste de l'eau et de l'assainissement, Fabien Esculier alerte dans “Une autre histoire des excréments” (Éditions Actes Sud), sur le gaspillage de nos urines et matières fécales, pourtant riches en nutriments essentiels aux sols. À force de vouloir les évacuer par le tout-à-l'égout, nous avons oublié qu'elles participent naturellement au cycle du vivant. L'auteur plaide ainsi pour un retour à des pratiques plus sobres : les séparer de l'eau, composter les matières organiques et réapprendre à valoriser ce que nous considérons aujourd'hui comme des déchets. Frit, rôti ou en nuggets : sommes-nous entrés dans la civilisation du poulet ? Le poulet est devenu la viande préférée des français. Derrière cet engouement se cache une dépendance croissante aux importations : plus d'un poulet sur deux consommé en France provient désormais de l'étranger. Cette passion pour la volaille s'illustre notamment avec le succès fulgurant du poulet frit. Aux côtés de KFC, installé en France depuis 1991, de nombreuses enseignes comme Chicken Street, Tasty Crousty,ou Master Poulet se disputent désormais ce marché. Cette enseigne a même été l'objet d'une polémique politique ces dernières semaines : le maire socialiste de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane, s'est opposé à l'ouverture d'une franchise dans sa commune, dénonçant les nuisances générées et la faible qualité des produits proposés. Le Pentagone vient de publier plus de 160 documents jusqu'ici classés secret-défense sur les “phénomènes aériens non identifiés”, Xavier Mauduit en profite pour évoquer l'histoire du “Project Sign” lancé en 1947, dédié à l'observation des soucoupes volantes. Marie Bonnisseau s'intéresse à la mode du vêtement de travail made in France. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:38:36 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce week-end ont eu lieu en Cisjordanie et à Gaza les premières élections depuis le début de la guerre - un scrutin symbolique que nous analysons avec le grand historien du Proche-Orient Rashid Khalidi, qui publie "100 ans de guerre contre la Palestine" aux éditions Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Rashid Khalidi Historien palestino-américain, professeur émérite à l'université Columbia (New York), titulaire de la chaire Edward Saïd d'études arabes
Pourquoi tirer la chasse d'eau sur une source de fertilité aussi abondante et précieuse ? Comment recycler et valoriser ces engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? Pistes de recherche renversantes et réalistes pour (re)faire de ces déchets une ressource. Posons-nous une question comment dire, embarrassante et même quasiment taboue. Un véritable impensé collectif. Comment changer de regard sur nos excréments ? Nos déjections ? Pourquoi tirer la chasse d'eau sur ces sources d'engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? À l'heure de la transition écologique, alors que l'on manque d'eau et que l'on sait les dommages causés par les engrais phosphatés et azotés d'origine fossile, comment (re)faire de ces déchets, de ces engrais humains naturels, une ressource ? Comment les recycler et les valoriser ? Commet reconsidérer ce dont on veut à tout prix se débarrasser ? Avec Fabien Esculier pour son ouvrage Une autre histoire des excréments paru chez Actes Sud. Diplômé de l'École polytechnique, Fabien Esculier intègre le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts en 2006. Après plusieurs postes dans des administrations en charge de l'eau et de l'assainissement, il monte en 2014 le programme de recherche-action OCAPI sur la collecte sélective et la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines. Musiques diffusées dans l'émission Anne Sylvestre - Pipistrelle et cacatoes Ginton, Minz - Dare You (featuring Minz).
Pourquoi tirer la chasse d'eau sur une source de fertilité aussi abondante et précieuse ? Comment recycler et valoriser ces engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? Pistes de recherche renversantes et réalistes pour (re)faire de ces déchets une ressource. Posons-nous une question comment dire, embarrassante et même quasiment taboue. Un véritable impensé collectif. Comment changer de regard sur nos excréments ? Nos déjections ? Pourquoi tirer la chasse d'eau sur ces sources d'engrais naturels que sont l'urine et les excréments humains ? À l'heure de la transition écologique, alors que l'on manque d'eau et que l'on sait les dommages causés par les engrais phosphatés et azotés d'origine fossile, comment (re)faire de ces déchets, de ces engrais humains naturels, une ressource ? Comment les recycler et les valoriser ? Commet reconsidérer ce dont on veut à tout prix se débarrasser ? Avec Fabien Esculier pour son ouvrage Une autre histoire des excréments paru chez Actes Sud. Diplômé de l'École polytechnique, Fabien Esculier intègre le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts en 2006. Après plusieurs postes dans des administrations en charge de l'eau et de l'assainissement, il monte en 2014 le programme de recherche-action OCAPI sur la collecte sélective et la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines. Musiques diffusées dans l'émission Anne Sylvestre - Pipistrelle et cacatoes Ginton, Minz - Dare You (featuring Minz).
On dit du cheval qu'il est le meilleur ami de l'Homme. Et s'il avait été, dans l'histoire de l'humanité, un lien d'ordre politique ? Raconter l'histoire du cheval comme un moyen de conquête du pouvoir, cela semble évident et pourtant, "jamais, on n'a isolé le sujet", remarque Nicolas Chaudun, écrivain, éditeur et critique d'art, il est l'auteur de "La Cavalcade des princes - Cheval et pouvoir" (éd. Actes Sud, 2026).Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de culture ci-dessous :Visages : https://audmns.com/YNRfPcJJuste ciel · RCF Cœur de Champagne : https://audmns.com/TyoHCKoLa suite de l'Histoire : https://audmns.com/IlGYVbxLa suite de l'Histoire, l'intégrale : https://audmns.com/vwgmJNuTous mélomanes : https://audmns.com/oZJUpqCMarche & rêve : 8 personnalités transformées par la marche : https://audmns.com/fLjYOLLEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lecture par Pierre Baux Entretien mené par Sophie Joubert Après avoir quitté son île natale pour enseigner à Alger, un homme, mû par le désir d'un ailleurs où échapper à lui-même, prend un poste au lycée français d'Abu Dhabi et s'y installe avec femme et enfant. Bientôt, leur trajectoire effleure celle de leur employée, Kaveesha, partie du Sri Lanka trente ans plus tôt et voguant depuis de famille en famille pour subsister. Expatrié, immigré – deux manières d'être étranger, deux mots pour dire deux mondes, séparés par un mur invisible que l'empathie ne saurait abattre. À lire – Jérôme Ferrari, Très brève théorie de l'enfer, Actes Sud, 2026
L'émission 28 minutes du 14/04/2026 Faut-il nationaliser les médicaments essentiels pour lutter contre les pénuries ? En 2024, 39 % des Français ont été touchés par une pénurie de médicaments. Ces manquements concernent principalement des traitements bon marché et qui existent depuis longtemps comme le paracétamol et l'amoxicilline. Clémence Marque, docteure en pharmacie et chercheure, alerte sur ces pénuries en matière de santé publique qui sont dûes, entre autres, à une capacité de production insuffisante et une augmentation des ventes. Elle publie “Faire sans. Les pénuries de médicaments qui menacent notre santé” aux éditions Actes Sud. Le RN drague les patrons : alliance contre nature ou nécessité stratégique ? Le 7 avril, le club Entreprise et Cité a organisé un dîner avec Marine Le Pen et une quinzaine de grands patrons français, selon une enquête du “Nouvel Obs”. Les dirigeants d'Accor, TotalEnergies, Engie ou Renault étaient présents pour discuter avec la cheffe de file du Rassemblement national, tout comme l'homme le plus riche de France, Bernard Arnault, le PDG de LVMH, selon des informations confirmées par l'AFP. À un an de l'élection présidentielle, les grands patrons acceptent de plus en plus d'échanger avec le parti d'extrême droite. Le 20 avril, Jordan Bardella, président du RN, déjeunera avec le bureau exécutif du Medef, selon France Inter. Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, publiait hier une tribune dans “Le Monde” pour dénoncer “une erreur tactique autant qu'une illusion politique”, susceptible d'accélérer la victoire du RN. On en débat avec Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, Aurore Malval, grand reporter au service politique de “Marianne” et Erwan Lecœur, sociologue, spécialiste de l'extrême droite. Enfin, Xavier Mauduit s'intéresse à la visite en Algérie du pape Léon XIV pour nous raconter l'histoire de cette terre des premiers Pères de l'Église avec Saint-Augustin. Marie Bonnisseau revient sur un nouveau clip de propagande chinois, façon film d'animation, qui revisite le conflit en Iran. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Nous sommes le samedi 3 juillet 1920, à Wimbledon où se joue la finale du simple messieurs qui oppose l'australien Gerald Patterson à l'américain Bill Tilden. Une finale qui se solde par la victoire de ce dernier, la première de toutes celles qui vont en faire l'une des plus grandes figures de l'histoire du tennis masculin. Surnommé « Big Bill », le joueur au revers impérial et au service foudroyant va transformer le tennis en un art quasi lyrique. Bill Tilden remportera vingt-et-un titres du Grand Chelem en simple, double et double mixte, dont le record de seize titres aux US Championships. Mais son aura va décliner lorsqu'il rejoint Berlin sous le IIIe Reich pour devenir le coach de l'équipe nationale, par affection pour le baron von Cramm, champion du tennis allemand. En 1937, son enthousiasme pour son protégé qui joue face à un Américain, à Wimbledon, signe le début d'une rupture irrémédiable. A cela s'ajoute des amours interdites avec des adolescents qui vont le précipiter dans une spirale judiciaire dévastatrice pour sa carrière. L'un des meilleurs tennismen de tous les temps est condamné pour détournement de mineur : le monde du sport le répudie, effaçant son nom des clubs qui l'avaient encensé. Ruiné, malade, Bill Tilden s'effondre seul en juin 1953, à l'âge de soixante ans. Derrière les podiums, les flashs, les honneurs, sous la prestance du champion, se cachait un homme qui n'a pas échappé à sa part obscure Avec Daniel Arsand, éditeur et écrivain « Revers » éditions Actes Sud. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, je reçois Giulia Enders, médecin et autrice du tout nouveau livre Organique (Albin Michel) — une exploration du corps humain organe par organe, pour comprendre comment ils fonctionnent… et ce qu'ils peuvent nous apprendre sur la vie. Giulia Enders est l'autrice du best-seller Le charme discret de l'intestin (Actes Sud), vendu à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde. Avec Organique, elle élargit le regard : le corps entier, cette fois. Parce que oui, le corps est bien plus qu'une machine à entretenir !Dans cet épisode on parle ensemble...Du système immunitaire — et pourquoi "votre corps vous attaque" est une phrase à bannirDes maladies auto-immunes : ce que la science dit (et pourquoi les femmes sont plus touchées)De la peau comme organe vivant : microbiome cutané, collagène, routine beauté… et ce que les études disent vraimentDes muscles, organe de communication avec le cerveau — et levier anti-âge sous-estiméDu stress chronique : dehors vs dedans, et pourquoi on cherche toujours la solution du mauvais côtéDu cerveau détrôné : pas le chef, juste un organe très dépendant des autresEt de comment expliquer la médecine sans faire peur et sans tout simplifierGiulia Enders a une façon rare d'expliquer le corps à la fois rigoureuse et drôle. Elle parle aux scientifiques et à ceux qui n'ont jamais ouvert un manuel de biologie. Et elle le fait avec une conviction qui donne vraiment envie de mieux connaître ce corps qu'on habite.Et vous ? Quel organe vous fascine le plus — ou vous pose le plus de questions ? Racontez-moi en commentaire !Merci à WOJO, notre partenaire qui nous soutient en nous accueillant dans ses magnifiques locaux parisiens de Saint-Lazare !
Dans cet ouvrage, la linguiste et grammairienne Anne Abeillé torpille un malentendu tenace : celui qui opposerait la sauvegarde d'une langue grammaticalement pure à son relâchement. Faut-il prendre en compte les usages de la langue contemporaine ? Oui, selon la linguiste et grammairienne Anne Abeillé « Les régularités qu'on observe dans la langue sont assez différentes des règles de la grammaire normative ». Une insécurité linguistique : Si certains se croient en insécurité linguistique, c'est parce qu'en France, on pense selon Anne Abeillé qu'il y a un bon et un mauvais usage de la langue. « On est en faute car on oublie de mettre «ne» dans une négation, car on accorde mal un verbe mais en fait l'usage de la langue a changé. » Des règles de grammaire « zombies » Anne Abeillé n'hésite pas à qualifier certaines règles grammaticales de « règles zombies » : des normes anciennes et souvent contestées, qui rejettent par exemple l'emploi de «malgré que», une tournure pourtant utilisée par des auteurs reconnus, tels qu'André Gide, Marcel Proust ou Annie Ernaux ! « La langue française ne s'appauvrit pas. les dictionnaires en ligne s'enrichissent de mots nouveaux chaque jour. On a aujourd'hui plus de 400.000 mots. Le vocabulaire croît en permanence » Selon la linguiste, ce « bon usage » viendrait du français parlé à la Cour du Roi. Il y aurait eu un « français des élites », celui de Paris et un « français des peuples ». Pour finir, Anne Abeillé alerte sur le site « Dire ou ne pas dire » mis en ligne depuis 2011-2012 par l'Académie française et sur lequel des conseils sur le « bon ou le mauvais usage » peuvent être donnés... Invitée : Anne Abeillé, linguiste et grammairienne. Professeur à l'Université Paris-Cité. Membre du collectif des Linguistes attéré.e.s. Elle a publié Le Français va très bien, merci chez Gallimard en 2023 et a codirigé avec une soixantaine de chercheurs La Grande grammaire du Français (publié chez Actes Sud). Dans cette grammaire, ils ont pris en compte le français tel qu'il se parle aujourd'hui y compris le français parlé hors de France. Son dernier ouvrage La grammaire se rebelle est publié aux éditions Le Robert. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Alexandrie, en Égypte pour parler de la journée « fêtons la diversité culturelle francophone » du jeudi 26 mars qui aura lieu à l'Université Senghor d'Alexandrie. Avec Ribio Nzeza Bunketi Buse, directeur du département Culture de l'Université Senghor. Programmation musicale : Le groupe québécois Bibi club avec le titre George Sand.
Dans cet ouvrage, la linguiste et grammairienne Anne Abeillé torpille un malentendu tenace : celui qui opposerait la sauvegarde d'une langue grammaticalement pure à son relâchement. Faut-il prendre en compte les usages de la langue contemporaine ? Oui, selon la linguiste et grammairienne Anne Abeillé « Les régularités qu'on observe dans la langue sont assez différentes des règles de la grammaire normative ». Une insécurité linguistique : Si certains se croient en insécurité linguistique, c'est parce qu'en France, on pense selon Anne Abeillé qu'il y a un bon et un mauvais usage de la langue. « On est en faute car on oublie de mettre «ne» dans une négation, car on accorde mal un verbe mais en fait l'usage de la langue a changé. » Des règles de grammaire « zombies » Anne Abeillé n'hésite pas à qualifier certaines règles grammaticales de « règles zombies » : des normes anciennes et souvent contestées, qui rejettent par exemple l'emploi de «malgré que», une tournure pourtant utilisée par des auteurs reconnus, tels qu'André Gide, Marcel Proust ou Annie Ernaux ! « La langue française ne s'appauvrit pas. les dictionnaires en ligne s'enrichissent de mots nouveaux chaque jour. On a aujourd'hui plus de 400.000 mots. Le vocabulaire croît en permanence » Selon la linguiste, ce « bon usage » viendrait du français parlé à la Cour du Roi. Il y aurait eu un « français des élites », celui de Paris et un « français des peuples ». Pour finir, Anne Abeillé alerte sur le site « Dire ou ne pas dire » mis en ligne depuis 2011-2012 par l'Académie française et sur lequel des conseils sur le « bon ou le mauvais usage » peuvent être donnés... Invitée : Anne Abeillé, linguiste et grammairienne. Professeur à l'Université Paris-Cité. Membre du collectif des Linguistes attéré.e.s. Elle a publié Le Français va très bien, merci chez Gallimard en 2023 et a codirigé avec une soixantaine de chercheurs La Grande grammaire du Français (publié chez Actes Sud). Dans cette grammaire, ils ont pris en compte le français tel qu'il se parle aujourd'hui y compris le français parlé hors de France. Son dernier ouvrage La grammaire se rebelle est publié aux éditions Le Robert. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Alexandrie, en Égypte pour parler de la journée « fêtons la diversité culturelle francophone » du jeudi 26 mars qui aura lieu à l'Université Senghor d'Alexandrie. Avec Ribio Nzeza Bunketi Buse, directeur du département Culture de l'Université Senghor. Programmation musicale : Le groupe québécois Bibi club avec le titre George Sand.
Entretien mené par Sylvie Tanette Interprète : Marina Heide Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas ; une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d'immeubles. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, des instants fugaces d'amour, d'humour et de poésie. tah l'époque porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C'est l'histoire d'une jeunesse sans abri, et d'un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage. Une plongée inédite au cœur d'une jeunesse sauvage et désenchantée et la naissance d'un talent littéraire exceptionnel. À lire – Oliver Lovrenski, tah l'époque, traduit du norvégien par Marina Heide, Actes Sud, 2026
durée : 00:39:42 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ahmet Altan est journaliste mais il est aussi l'un des plus grands écrivains turcs contemporains. Après cinq ans dans une prison de haute sécurité, il vient de quitter la Turquie pour la première fois depuis 10 ans, et de publier deux romans, dont "Boléro", traduit en français chez Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Ahmet Altan Ecrivain et journaliste turc
durée : 02:29:37 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit le grand écrivain et journaliste Ahmet Altan pour son dernier roman, "Boléro" (Actes Sud), l'occasion de nous livrer son regard sur la Turquie d'Erdoğan. A 7h17, l'avocate Marie Dosé reviendra sur les crimes de guerre de Daesch. - réalisation : Félicie Faugère
Invitée: Stéphanie Brillant. En amour, il nʹexiste pas de recette magique. Parfois, nos insécurités sabotent nos relations. Parfois, la relation sʹavère toxique. Parfois, tout se passe bien. Comment comprendre nos envies et nos peurs en matière dʹamour? Comment faire de nos liens affectifs un espace sain, stable et épanouissant? Tribu reçoit Stéphanie Brillant, journaliste, réalisatrice et conférencière. Elle signe ce livre "Comment arrêter de foirer ses relations", aux éditions Actes Sud.
Après « Chien 51 », adapté au cinéma, Laurent Gaudé publie la suite de son roman d'anticipation où, dans un futur proche, la planète en perdition est dirigée par des multinationales. Mais ici, dans ce deuxième volume qui porte le nom du narrateur « Zem », il y a peut-être une lueur d'espoir. Avec un narrateur qui revient sur sa terre natale la Grèce aux sources de l'humanité. (Rediffusion) Laurent Gaudé en sept dates. 1972 : naissance à Paris. 1997 : première pièce de théâtre : « Onysos le Furieux » est publié en tapuscrit (Théâtre Ouvert). 2001 : premier roman. « Cris » paraît aux éditions Actes Sud. 2002 : « La Mort du roi Tsongor » obtient le prix Goncourt des Lycéens. 2004 : « Le Soleil des Scorta » obtient le prix Goncourt. Ses deux derniers romans « Chien 51 » et « Zem » forment un diptyque policier dont l'action se déroule dans le futur. De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l'ancien flic déclassé de la zone 3 – le « chien » au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l'homme qui a promis d'abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l'approche du jour censé célébrer l'avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d'icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d'atroces souffrances. L'occasion pour Zem de retrouver l'inspectrice chargée de l'enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d'autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l'effondrement. Mais il abrite aussi l'idée d'un ailleurs, d'un refuge face au désastre, nommé résistance. (Présentation des éditions Actes Sud) Site de l'auteur : Laurent Gaudé.
Détenu de manière préventive dans le Chateau du Taureau, alors que la révolution de la Commune éclate à Paris, le théoricien socialiste Auguste Blanqui (1805-1881) n'a d'autre choix que de regarder l'horizon depuis sa cellule. De cette observation du ciel nocturne va naitre “L'Eternité par les astres” texte surprenant du révolutionnaire, qui allie contemplation, théorie scientifique spéculation politique à la lisière de l'écologie politique. Un texte et une longue filiation, analysés par Léa Bismuth dans “Etoiles communes. Vers une écologie cosmique” (Actes Sud) sujets traités : baie, Morlaix,Bretagne, Auguste Blanqui, révolution, Commune , Paris, écologie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:24 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'auteur de "14 juillet" publie chez Actes Sud un récit centré sur la figure de Billy the Kid, petit voleur et vagabond devenu célèbre, et en fait un curseur affectif de la montée du capitalisme aux États-Unis.
Frère castor, raconte-nous une histoire Baptiste Morizot a pisté des bisons ou des grizzlys, des élans ou des corbeaux, couché dans des buissons du Wyoming ou du Vercors, au fil d'une première décennie d'enquêtes « diplomatiques » réalisées les genoux dans la boue, hors des sentiers battus, pour créer de nouveaux concepts bientôt débattus. Plus calmement, il a aussi étudié la sociologie des lombrics dans sa cuisine. « Aujourd'hui, dit-il, nos relations aux autres êtres vivants sont toxiques, pour eux et pour nous. La question est donc de réapprendre à faire attention, à brancher sa sensibilité sur les pollinisateurs, la faune des sols, les forêts… » Attention, attention. En 2020, le succès de Manières d'être vivant le rendit connu comme le loup blanc auprès dans les sphères militantes de gauche. Dans son « recueil de novellas philosophiques », ce talentueux passeur multipistes veut « contourner en sifflotant les dualismes entre science et fiction, poésie et exactitude, pour forger une sorte d'alliage incandescent : les sens les plus aiguisés, le corps le plus mobilisé, l'imagination la plus sauvage, les raisonnements les plus serrés. » En postface, son ami romancier Alain Damasio encense son goût du terrain. « C'est un philosophe embarqué et situé. Hautement concret. L'inverse d'un parleur perché. » Toujours « sur le qui-vive », Baptiste Morizot retrace dans ce deuxième épisode quelques scènes fondatrices de son désir animé de « cosmopolitesse » inter-espèces, dans laquelle nous, primates humains, pourrions peut-être, à force d'exercices empathiques, « en changeant de pratique, changer de métaphysique ». L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
Comment devient-on philosophe ? « Un philosophe est un artisan qui fabrique des concepts et, dans mon cas, des cartes pour s'orienter », dit Baptiste Morizot, 42 ans. Porté par sa bougeotte, cet intellectuel de terrain entend produire des « textes-boussoles » susceptibles de « faire bouger les lignes du souci » vis-à-vis du vivant et de nos relations avec lui. Comment interagir au sein de cette infinie canopée de « cohabitants dont nous dépendons dans toutes les dimensions de notre existence » ? « Ce n'est pas là-bas dehors, mais sous nos pieds. Ce n'est pas l'arrière-plan d'un selfie, mais un lieu de géopolitique complexe, multi-espèces. Que signifie écrire face à la crise écologique ? Je ne cesse de chercher la réponse. Chaque texte est un tâtonnement », se demande l'auteur de Raviver les braises du vivant (2020) ou de S'enforester (avec les photographies d'Andrea Olga Mantovani, 2022). Mais comment s'est formée sa pensée, son éthique, à la confluence primordiale de Spinoza, Nietzsche et Deleuze ? A-t-il été ce jeune écrivain contrarié, borgésien, doublé d'un survivaliste amateur de baies sauvages ? C'est le sujet de ce premier épisode, bâti autour des rhizomes pas tristes de Baptiste Morizot. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
Pister les animaux, pour twister sa réflexion Pendant plus de deux ans, Baptiste Morizot a observé des castors. En compagnie de la paysagiste franco-américaine Suzanne Husky et d'une escouade de camarades, ils-elles ont appris les techniques de ce petit ingénieur rongeur pour échafauder à leur tour des barrages, susceptibles de régénérer des rivières « abîmées » et trop « contrôlées », dans la Drôme ou aux États-Unis. C'est l'un des axes essentiels du passionnant et très accessible Rendre l'eau à la terre, son essai sur des « alliances possibles » face au chaos climatique, parcouru de sublimes aquarelles, sorti en 2024 et vendu à 21 000 exemplaires. « Chacun, chacune doit prendre en charge la défense de son milieu, explique le philosophe. Ne perdons pas trop de temps à nous demander si c'est déjà cuit, si on ferait mieux d'aller siroter des mojitos (…) Nous sommes à un moment pivot, analogue à la Renaissance ou les Lumières, à l'orée d'inventer (…) une nouvelle pensée de l'action technique qui permettrait de vivre de manière soutenable. » Dans son dernier ouvrage, Le regard perdu (2025), il écrit qu'être une personne « décente » consiste peut-être « à vouloir être honnête, respecter les mots, dire ce qu'on pense calmement, être ferme et accepter avec souplesse de s'être trompé, ne pas vouloir occuper l'esprit des autres avec des choses viles faites seulement pour capter l'attention (…) Penser comme si c'était la chose la plus importante au monde et, simultanément, ne pas se prendre trop au sérieux (…) Penser, juste pour la joie de vivre l'aventure d'une idée. Penser comme un chien court sur la plage. » C'est l'attitude à suivre lors de ce troisième et dernier épisode, qui ne manque pas de flair. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Enregistrements de terrain Rodolphe Alexis Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
durée : 00:03:24 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'auteur de "14 juillet" publie chez Actes Sud un récit centré sur la figure de Billy the Kid, petit voleur et vagabond devenu célèbre, et en fait un curseur affectif de la montée du capitalisme aux États-Unis.
durée : 00:50:05 - La 20e heure - par : Eva Bester - Dans son dernier ouvrage, l'écrivain et cinéaste Éric Vuillard, Prix Concourt en 2017, raconte la vie de Billy The Kid et se penche sur la fondation de l'Amérique. Son récit, "Les Orphelins. La vie de Billy the Kid", vient de paraitre aux éditions Actes Sud. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.