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Analyser les piqûres, les acides et autres lubies de l'anti-âge Dans la salle d'attente du dermatologue, entre un ficus en plastique et trois vieux magazines people, une petite brochure promet monts et merveilles : rides lissées, lèvres pulpeuses, glow immédiat. Le futur du visage tiendrait en quelques piqûres d'acide hyaluronique ou de botox. On hésite, on feuillette et puis on repense à cette petite ride d'amertume qu'on a remarquée l'autre jour. Dans cet épisode de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel s'infiltre dans un cabinet de médecine esthétique pour sonder ses propres désirs de “skin booster”. Prête à se ruiner pour repulper son relâchement cutané, elle interroge sa fascination-repulsion pour les injections. Où est le problème ? Dans la seringue ou ce qui la précède ? Les heures à scruter des visages impeccables, filtrés, retouchés, découpés par algorithme ? Avec la critique de cinéma Murielle Joudet, qui a écrit sur les actrices et la vieillesse, elle essaie de dégager les bonnes questions : pourquoi ces images de visage nous travaillent-elles autant ? Comment transforment-elles notre regard et nos désirs ? Peut-on déjouer le “capital gaze” qui transforme la chair de nos visages en surface à optimiser ? Que nous raconte le lifting de Kris Jenner ? Où trouver des contre-images qui nous permettent de résister à la démangeaison des piqûres ? Mentions : - Barbarella, Roger Vadim, 1968 ; - Sois belle et tais-toi, Delphine Seyrig, 1977 ; - The Complete Workout by Jane Fonda ; - “Pourquoi les actrices ne vieillissent pas à l'écran ?”, Mathilde Serrell, La Théorie ; - Viens je t'emmène, Alain Guiraudie, 2022 - Une femme sous influence, John Cassavetes, 1974 ; - Fargo, Joel Coen, 1996. Bibliographie : - Murielle Joudet, La seconde femme ce que les actrices font à la vieillesse, Premier parallèle, 2022 ; - Murielle Joudet, On aurait dû dormir, Éditions Capricci, 2020 ; - Le compte Facebook et les textes de Murielle Joudet ; - Mona Chollet, Beauté Fatale : Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, La découverte, 2012 ; - Susan Sontag, The Double Standard of Aging, 1972 ; - Frédéric Spinhirny, Le privilège beau, cet impensé, PUF, 2025 ; - Jean-François Amadieu, Le poids des apparences, Ed. Odile Jacob, 2002 ; - Jean-François Amadieu, La société du paraître, Ed. Odile Jacob, 2016 Remerciements : Merci à Laura et Armelle ainsi qu'à Murielle Joudet. Enregistrements février 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Accompagnement éditorial Mina Souchon Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio
C dans l'air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?Il s'appelait Arnaud Frion et appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, dans l'Isère. L'adjudant-chef a été tué jeudi soir dans une attaque de drones contre une base de la coalition internationale dans la région d'Erbil, en Irak. Six autres soldats ont été blessés lors de cette frappe.Un groupe armé irakien pro-iranien, nommée Ashab al-Kahf, apparu en 2019, a annoncé vouloir cibler tous les intérêts français en Irak et dans l'ensemble de la région « après l'arrivée du porte-avions français ».La présence de l'armée française en Irak n'est pas en lien avec le conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Depuis 2014, l'armée française est engagée dans la coalition internationale formée pour combattre l'organisation djihadiste État islamique. La mission principale des militaires français est la formation des forces irakiennes et des combattants kurdes peshmergas, notamment dans la région d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.« Nos soldats ont été frappés alors qu'ils luttaient contre le terrorisme. La position de la France est purement défensive », a affirmé Emmanuel Macron ce vendredi. En début de semaine son côté, le président de la République avait justifié le déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée par un souci « de protection » de Chypre et de la présence française dans la région, où vivent 400 000 Français et où sont engagés de nombreux militaires. Dénonçant une attaque « inacceptable », le président de la République a rendu hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion, « mort pour la France ». « La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a déclaré le chef de l'État, ajoutant : «La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité ».La France est visée directement, alors que l'Iran et ses alliés poursuivent les frappes de drones et de missiles dans la région, au lendemain de l'appel du nouveau Guide suprême iranien à maintenir le détroit d'Ormuz fermé et à étendre le conflit. Selon le gouverneur d'Erbil, le Kurdistan irakien a essuyé depuis hier plus de 30 attaques de drones. Des drones ont frappé le sultanat d'Oman, d'autres ont été interceptés en Arabie saoudite et en Israël.Face à la crise énergétique et à la flambée des prix, les États-Unis ont annoncé ce vendredi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires. En France, le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu'ils plafonnent ou baissent de 10 à 30 centimes par le prix au litre. Mais jusqu'à quand ? Deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole flambent.Alors pourquoi la France est-elle ciblée ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels conséquences en France ? Se dirige-t-on vers une crise économique et financière mondiale ?Experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, autrice de D'un monde à l'autre publié chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF - Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël
C dans l'air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?Experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, autrice de D'un monde à l'autre publié chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF - Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël
Emmanuel MACRON au terme d'une journée qui l'aura d'abord emmenée à Chypre, pays européen en première ligne de la guerre au Moyen-Orient, touché la semaine dernière par des tirs de drones et de missiles… Un déplacement hautement symbolique donc au 10e jour d'une guerre qui embrase la région, qui plonge l'Iran et le Liban dans le chaos et alors que Téhéran vient de nommer un nouveau guide suprême, le fils de l'ayatollah Khamenei… Nous allons en débattre ce lundi 9 mars avec nos invités : - Karim AMELLAL, Ecrivain, ambassadeur de France pour la Méditerranée de 2020 à 2025- Alice RUFO, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées- Farid VAHID, Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès- Béligh NABLI, Professeur de droit public à l'UPEC - Paris XII , auteur de « L'état de droit » aux éditions PUF (17.09.25)
C Politique du 8 mars 2026 avec Thomas Snégaroff. IRAN : LA PREMIÈRE GUERRE DE L'ÈRE DE L''I.A. ?Des algorithmes capables d'analyser des millions de données en quelques secondes pour identifier une cible, anticiper une attaque, orienter une frappe. Et peut-être demain la décider.Des drones autonomes, des robots terrestres, des cyber-attaques automatisées.La guerre en Iran met en lumière une révolution silencieuse : sur le champ de bataille, l'intelligence artificielle n'est plus un simple outil, elle devient un acteur stratégique.Pendant des siècles, la guerre a été une affaire d'hommes. Puis elle est devenue une affaire d'armes toujours plus sophistiquées. Et aujourd'hui, peut-être, une affaire d'algorithmes.Tout ceci pose des questions morales vertigineuses.. Qui décide de vie ou de mort ? Qui est responsable si la machine se trompe ?Alors, la guerre en Iran est-elle déjà la première guerre de l'ère de l'intelligence artificielle ?- Adrien TALLENT Docteur en philosophie politique et éthique, auteur de « Quelque part le temps s'arrête » aux éditions Le Lys Bleu (07.11.22)- Guillaume GRALLET Rédacteur en chef tech et sciences au Point, auteur de « Pionniers. Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle » aux éditions Grasset (05.11.2025)- Laure de ROUCY-ROCHEGONDE Directrice du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, autrice de « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle. Quand les machines prennent les armes » aux éditions PUF (16.10.24)- Olivier SIBONY Professeur à HEC Paris et à Oxford, co-auteur de « Faut-il encore décider ? La décision humaine à l'ère de l'intelligence artificielle » aux éditions Flammarion (25.02.26)- Marie-des-Neiges RUFFO DE CALABRE Philosophe, enseignante à l'Université de Namur, autricee «Itinéraire d'un robot tueur » aux éditions Le Pommier (26.09.18)
Tension toujours aussi forte au Moyen-Orient : États-Unis, Israël et Iran sont entrés dans une dangereuse phase de confrontation directe, qui s'est étendue aux États du Golfe et au Liban. Cette escalade accroît le risque d'une guerre régionale plus large et pourrait entraîner d'autres acteurs -dont les pays européens- dans le conflit. Le point sur les derniers développements, les calculs stratégiques de chacun des acteurs et les possibles implications pour la région et au-delà. Invités : Julia Tomasso, chercheuse à l'IRIS, spécialiste des questions industrielles de défense au Moyen-Orient et des enjeux de défense iraniens Yurri Clavillier, chercheur à l'International Institute for Strategic Studies, spécialiste des forces armées et contributeur du « Military Balance », ouvrage de référence sur l'état des forces militaires dans le monde Michel Duclos, ancien ambassadeur de France, notamment en Syrie. Actuellement conseiller spécial à l'Institut Montaigne. « Diplomatie française » est son dernier ouvrage, dans la collection Alpha essais Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de défense. Membre du comité de rédactions de la revue Commentaire. « Géopolitique de l'Europe » PUF.
C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l'Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l'océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l'Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l'Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».Face à ces risques, l'option d'escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l'acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l'UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L'une d'elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a vu son périmètre s'élargir considérablement, allant de l'Irak au large du Sri Lanka en passant par la Turquie et l'Azerbaïdjan, jusqu'où le conflit peut-il s'étendre ? Quelle est la stratégie américaine ? Nos journalistes ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro
C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro
Le tyran est mort. L'ayatollah Khamenei qui tenait son pays, l'Iran, d'une main de fer et de sang depuis 37 ans a été tué.“L'heure de votre liberté est venue. L'Amérique vous soutient”, c'est par ces mots appelés à entrer dans l'histoire que Donald Trump avait lancé hier son armée aux côtés de celle d'Israël contre l'Iran des Mollahs. Un pari stratégique colossal dont on mesure encore très mal les conséquences à court comme à moyen et long terme. Des conséquences à l'échelle de l'Iran, où le régime au pouvoir depuis 1979 pourrait tomber. Des conséquences à l'échelle d'une région aujourd'hui sous les bombes de Téhéran et que Tel-Aviv et Washington tentent de redessiner. Des conséquences à l'échelle du monde aussi, où les grandes puissances — chinoise comme russe — tireront sans doute les leçons de cette guerre.Alors, le régime islamique vit-il ses dernières heures ? Jusqu'où veulent aller Washington et Tel Aviv ? Et au fond, assistons-nous à la fin d'un régime… ou au début d'un engrenage dont personne ne maîtrise l'issue ?- Laurence LOÜER Professeure associée à Sciences Po et directrice adjointe scientifique du Centre de recherches internationales (CERI), autrice de «Sunnites et Chiites. Histoire politique d'une discorde » aux éditions du Seuil (05.10.17)- Behrang POURHOSSEINI Philosophe, enseignant à Paris 8, membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes- Hamdam MOSTAFAVI Directrice adjointe de la rédaction de Libération- Jean-Pierre PERRIN Journaliste, ancien grand reporter à Libération, auteur de « La Chambre d'Orwell » aux éditions Plon (25.09.25)- Florian LOUIS Historien des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent, auteur de « 1904. Genèse du XXème siècle » aux éditions PUF (10.09.2025)
Si la population mondiale devrait continuer d'augmenter au cours des 50 à 60 prochaines années, pour atteindre 10,3 milliards d'habitants, cette croissance est bientôt révolue, selon les prévisions des Nations unies. Au rythme actuel de baisse de la fécondité, nous ne serions plus qu'environ 4 milliards à la fin du siècle. Bien sûr, dans certains pays en Afrique et en Asie notamment le taux de fécondité reste élevé, la dénatalité est devenue un phénomène mondial. Partout autour du globe, en Chine, en Corée du Sud, au Japon, en France, en Italie, on s'inquiète du vieillissement de sa population et de la baisse des naissances. Le spectre de la surpopulation a laissé place à l'angoisse du déclin démographique. Allocations au premier enfant, allongement des congés de naissance, baisse ou gratuité des frais de garde, ... Les pays s'arment de politiques publiques pour tenter d'enrayer la chute de la natalité avec, semble-t-il, des résultats en-deçà de leurs espérances. Ces changements démographiques ne sont pas sans conséquence pour nos sociétés et nos économies, mais sont-elles forcément négatives ? Faut-il chercher à enrayer la baisse de natalité ? Ou repenser l'organisation de sociétés sans enfant ? Avec : • Pauline Rossi, professeure d'Économie à l'École polytechnique et au Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Autrice du livre Le déclin démographique, une urgence économique ? (PUF, 2026) • Jacques Veron, démographe et directeur de recherche à l'Institut national d'Études démographiques (Ined) pour son livre La Démographie de l'extrême (Éditions de La Découverte (2025). Un entretien avec Cléa Broadhust, correspondante de RFI à Pékin en Chine. Après avoir laissé le titre de « pays le plus peuplé » à l'Inde, la Chine voit la baisse de sa population s'accélérer. Programmation musicale : ► Dans quelques mois - Orelsan ► Shikishiki - Gazza, Nally.
Si la population mondiale devrait continuer d'augmenter au cours des 50 à 60 prochaines années, pour atteindre 10,3 milliards d'habitants, cette croissance est bientôt révolue, selon les prévisions des Nations unies. Au rythme actuel de baisse de la fécondité, nous ne serions plus qu'environ 4 milliards à la fin du siècle. Bien sûr, dans certains pays en Afrique et en Asie notamment le taux de fécondité reste élevé, la dénatalité est devenue un phénomène mondial. Partout autour du globe, en Chine, en Corée du Sud, au Japon, en France, en Italie, on s'inquiète du vieillissement de sa population et de la baisse des naissances. Le spectre de la surpopulation a laissé place à l'angoisse du déclin démographique. Allocations au premier enfant, allongement des congés de naissance, baisse ou gratuité des frais de garde, ... Les pays s'arment de politiques publiques pour tenter d'enrayer la chute de la natalité avec, semble-t-il, des résultats en-deçà de leurs espérances. Ces changements démographiques ne sont pas sans conséquence pour nos sociétés et nos économies, mais sont-elles forcément négatives ? Faut-il chercher à enrayer la baisse de natalité ? Ou repenser l'organisation de sociétés sans enfant ? Avec : • Pauline Rossi, professeure d'Économie à l'École polytechnique et au Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Autrice du livre Le déclin démographique, une urgence économique ? (PUF, 2026) • Jacques Veron, démographe et directeur de recherche à l'Institut national d'Études démographiques (Ined) pour son livre La Démographie de l'extrême (Éditions de La Découverte (2025). Un entretien avec Cléa Broadhust, correspondante de RFI à Pékin en Chine. Après avoir laissé le titre de « pays le plus peuplé » à l'Inde, la Chine voit la baisse de sa population s'accélérer. Programmation musicale : ► Dans quelques mois - Orelsan ► Shikishiki - Gazza, Nally.
Dans cet épisode, Camille Masclet, sociologue chargée de recherche CNRS au Centre européen de sociologie et de sciences politiques, explique comment le militantisme des féministes des années 1970 a transformé leur vie et celle de leurs familles. Elle décrit la manière dont leurs engagements ont marqué leurs socialisations et celles de leurs enfants, et revient sur les conditions qui permettent la transmission d'un héritage militant d'une génération à l'autre.--Lire la transcription écrite de l'épisode.--
Inondation : La France est-elle en danger ?« Que d'eau, que d'eau ! » s'exclamait en 1875 Mac Mahon, président de la République, après la crue historique de la Garonne. Cent cinquante ans plus tard, la formule résonne avec une actualité brûlante. Des villages submergés, des centres-villes transformés en lac, des terres agricoles dévastées : ces dernières semaines, la France a de nouveau été inondée. Des images spectaculaires, mais surtout des vies bouleversées. Et derrière chaque crue, la même sidération et la même question : Était-ce prévisible ? Le dérèglement climatique intensifie mécaniquement ces épisodes extrêmes, mais ne payons-nous pas aussi des décennies de décisions politiques ? Devons-nous changer nos modes de vie, nos habitudes, pour ne pas nous noyer ? - Gaspard KOENIG Philosophe et essayiste, il a fondé le think-tank libéral « GenerationLibre ». Son dernier livre, Aqua, paru aux éditions de l'Observatoire (janvier 2026)- Arthur KELLER Ingénieur, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective et professeur à Centrale Supélec- Magali REGHEZZA-ZITT Géographe, spécialiste des risques naturels, de la vulnérabilité urbaine et des stratégies de gestion- Michel LUSSAULT Professeur à l'ENS de Lyon, géographe, directeur de l'Ecole urbaine de Lyon.- Pauline GUENA Docteure en histoire médiévale, chargée de recherche au CNRS, auteure de L'eau et les villes paru aux PUF (avril 2025)
Pour parler des langues, on utilise souvent un vocabulaire du vivant : il y aurait des “familles” de langues, des “langues-mères”, dans un “arbre généalogique” des langues. D'ailleurs, certaines langues seraient menacées, vivantes, voire… mortes ! Mais c'est quoi, une langue morte ? On pourrait dire que c'est comme nous : une langue, mais qui n'aurait plus ses fonctions vitales. En tout cas, on peut dire que les historiens, les archéologues, les chercheurs du passé, les langues mortes, ça les connaît ! C'est même un sacré enjeu, parce que, pas le choix : il y a des sources qu'on est bien obligé de lire dans leur langue d'origine ! Et voilà pourquoi on fait un petit épisode dessus…Bonne écoute !
C'est un invité exceptionnel que nous recevons aujourd'hui à l'ISP en la personne d'Yves Saint-Geours. Yves Saint-Geours bonjour. Les mots manquent pour décrire votre parcours. Vous êtes diplomate, ancien ambassadeur et actuel président du Conseil d'administration de l'institut pasteur. Emmanuel Macron vous a par ailleurs nommé l'année dernière co-président de la commission franco-haïtienne sur la double dette haïtienne. Tout au long de votre parcours, qui a débuté dans l'enseignement, vous avez multiplié les expériences jusqu'à acquérir une connaissance unique du fonctionnement de l'Etat. Vous avez notamment été conseiller au cabinet de deux ministres des affaires étrangères, mais aussi ambassadeur en Bulgarie, au Brésil et en Espagne. Vous avez également présidé l'établissement public du Grand Palais des Champs-Elysées. Agrégé d'histoire et diplômé d'études approfondies ibériques et ibéro-américaines, vous êtes par ailleurs un fin connaisseur de l'Amérique latine. Vous avez notamment écrit « La vie quotidienne en Amérique du Sud au temps de Bolivar : 1809-1830 » chez Hachette, ainsi que « L'Amérique latine de l'Indépendance à nos jours », chez PUF. Cependant, c'est une autre de vos multiples casquettes qui nous vaut de vous recevoir aujourd'hui. En effet, vous connaissez bien le monde judiciaire puisque vous avez été désigné par le président de la République comme membre du Conseil supérieur de la magistrature, fonction que vous avez exercée entre 2019 et 2022. Pendant quatre années, vous avez donc participé à la nomination des plus hauts magistrats du monde judiciaire, sillonné la France pour aller à la rencontre des juges et procureurs dans leurs tribunaux, participé activement à la déontologie et à la discipline des magistrats et surtout – car il s'agit de la mission première du Conseil – assisté le président de la République dans la préservation de l'indépendance de l'autorité judiciaire. Encore, un autre point de votre parcours hors norme nous intéresse particulièrement et intéressera tout particulièrement ceux de nos auditeurs qui passent les concours. En effet, à l'issue de votre passage au CSM, vous avez été pendant plusieurs années le référent de l'épreuve de connaissance et compréhension du monde contemporain du concours d'entrée à l'Ecole Nationale de la magistrature. Dit plus prosaïquement, la dissertation de culture générale du concours de l'ENM, c'est vous ! Vous êtes la personne qui se cache notamment derrière le sujet de 2023 « être citoyenne et citoyen aujourd'hui » et celui de 2025 « Les océans et les mers ». Yves Saint-Geours, nous avons mille questions à vous poser, en vous remerciant tout d'abord à nouveau d'avoir accepté de répondre à l'invitation de l'ISP.
durée : 00:53:40 - Le Grand Face-à-face - Chantal Jaquet, professeure émérite à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne est l'invitée du Grand-face-à-face. Créatrice en 2014 du concept de transclasse, dans son nouvel essai, Révolutions transclasses (PUF) , elle montre comment ces parcours peuvent devenir une force de transformation sociale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:53:40 - Le Grand Face-à-face - Chantal Jaquet, professeure émérite à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne est l'invitée du Grand-face-à-face. Créatrice en 2014 du concept de transclasse, dans son nouvel essai, Révolutions transclasses (PUF) , elle montre comment ces parcours peuvent devenir une force de transformation sociale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:17 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Comment les États-Unis, pilier des démocraties occidentales, sont-ils en train de tomber dans la tentation fasciste ? Nous recevons l'historien Johann Chapoutot, auteur de "Les Irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ?" (Gallimard, 2025) et "Le meurtre de Weimar" (réédition poche, PUF, 2026). - réalisation : Félicie Faugère - invités : Johann Chapoutot Historien français
Camille Peugny vous présente son ouvrage "Le triomphe des égoïsmes : une nouvelle contrainte sociale" aux éditions Puf. Entretien avec Jean Petaux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité: Jean-Pierre Poulain. Lʹobésité est souvent présentée comme la maladie du siècle. Une véritable épidémie qui ne cesserait dʹaugmenter, année après année. En Suisse, environ 12% de la population adulte est considérée comme obèse. Et si, pour inverser la tendance, il fallait changer de discours? Devrait-on changer le regard, faire baisser la pression qui est exercée sur les corps? Tribu reçoit Jean-Pierre Poulain, anthropologue, sociologue de lʹalimentation, professeur émérite de l'université Toulouse. Il est également titulaire de la chaire dʹétudes sur la nourriture, la culture et la santé à la Taylor's University, à Kuala Lumpur. Il est également lʹauteur de ce livre, "Sociologie de lʹobésité", au PUF.
On fait de moins en moins de bébés aujourd'hui dans le monde. A l'exception notable du continent africain, le déclin démographique semble engagé. Les récents chiffres venant de Chine ou de France le confirment. Les enfants sont-ils une espèce en voie de disparition ? Si oui, pourquoi est-ce problématique ? Est-ce inéluctable ? Parlons-en avec Pauline Rossi, professeure d'économie à l'École polytechnique et membre du Conseil d'analyse économique, autrice de "Le déclin démographique, une urgence économique" ? (éd. PUF, 2026), et Gilles Pison, démographe, professeur émérite au Musée national d'histoire naturelle, conseiller de la direction de l'Ined et auteur de "L'Atlas de la population mondiale" (2023).
Judith Bonnin vous présente son ouvrage "Mitterrand" aux éditions Puf. Entretien avec Nicolas Patin.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en 1757, chez le duc d'Ayen à Saint-Germain-en-Laye, à une vingtaine de kilomètres, à l'ouest de Paris. Ce jour-là a lieu la première représentation du « Fils naturel, ou Les épreuves de la vertu ». Il s'agit d'un drame en cinq actes et en prose écrit par Denis Diderot. L'histoire est celle de deux amis dont l'un demande à l'autre de plaider sa cause auprès d'une jeune fille qu'il adore. Le texte contient un phrase qui va faire bouillir Jean-Jacques Rousseau, ami de Diderot. « Il n'y a que le méchant qui soit seul ». Rousseau prendra pour lui cette critique et s'en ouvrira dans « Les Confessions », son autobiographie. Un peu moins d'un siècle plus tard, dans son poème intitulé « La fin de Satan », Victor Hugo écrit à propos de la solitude : « L'enfer est tout entier dans ce mot » , alors qu'en 1903, Rainer Maria Rilke, dans une de ses « Lettres à un jeune poète » rêve à « Être seul, seul comme l'enfant est seul ». Silencieuse, inquiétante, sournoise, la solitude a longtemps, et peut-être encore toujours, été connotée négativement, provoquant la méfiance et même le rejet. Elle s'abat sur les plus faibles, pense-t-on : les malades, les pauvres, les veuves, les célibataires, les fous, les victimes de guerres ou de famines. Mais vint un temps où la solitude s'est imposée comme une condition nécessaire à l'accomplissement de soi. Un long processus qui s'étend sur tant de siècles… Revenons sur quelques étapes essentielles pour comprendre… Avec nous : Sabine Melchior-Bonnet « Histoire de la solitude – de l'ermite à la célibattante » ; PUF. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis son retour à la Maison Blanche Donald Trump ne s'en cache pas : il veut prendre le contrôle de l'île, territoire autonome du Danemark situé en Arctique, pour des raisons dit-il de sécurité nationale.Achat ou opération militaire, le président américain n'exclut aucune option pour arriver à ses fins qui pourraient signer la mort de l'OTAN car l'Alliance rassemble 32 pays européens, le Canada et les Etats-Unis autour d'un principe fondateur : une attaque contre un membre est dirigée contre tous.Mais pourquoi l'administration de Donald Trump s'intéresse-t-elle autant au Groenland ?Territoire grand comme quatre fois la France, comptant 57.000 habitants, le Groenland a un interêt géostratégique de part sa position géographique, et son sous-sol, qui regorge de terres rares nécessaires à l'industrie de défense et de la tech.Invités: Camille Bas-Wohlert, journaliste de l'AFP à CopenhagueRasmus Søndergaard chercheur à l'Institut d'études internationales danois.Mikaa Blugeon-Mered, professeur à l'Université du Québec à Trois Rivières, auteur de "Les mondes polaires", édité aux PUF.Réalisation : Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Maxime Mamet, Kadir Demir, Hugo di Zazzo, Christophe ParayreExtraits sonores: AFPTVRéférences utilesExtrait musical Freedom, par Bobi WineOuganda: le candidat de l'opposition emmené par l'arméeNuit de la solidarité La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au XIᵉ siècle, Arnulf de Milan relate dans le Liber gestorum le prêche virulent du clerc Ariald contre les prêtres simoniaques et nicolaïtes. Ariald dénonce la corruption morale et sexuelle du clergé, allant jusqu'à rejeter la validité de leurs messes. Ses discours provoquent de violentes réactions à Milan : prêtres mariés battus, séparés de force de leurs épouses et dépouillés de leurs biens. Cette crise pose la question de l'efficacité des sacrements célébrés par des prêtres jugés « impurs ». Le débat sur le mariage des prêtres dépasse Milan et interroge l'usage du célibat comme outil de pouvoir ecclésiastique. Pour en parler nous recevons Isabelle Rosé, maître de conférences en histoire du Moyen Âge, à l'Université Rennes2. Autrice de « Le mariage des prêtres, une hérésie ? – Genèse du nicolaïsme » aux éditions PUF. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 4 octobre 1975, dans un petit avion qui survole les États-Unis. A son bord, le pilote et cinq passagers. Cinq passagers qui sont des catcheurs professionnels. Parmi ceux-ci Tim Woods, alias Mr Wrestling, et Johnny Valentine. L'appareil s'écrase tuant le pilote et blessant les passagers. Étrangement, Tim Woods va nier, obstinément, avoir été dans l'avion. Et pour prouver qu'il n'a pas été victime de l'accident, il remonte sur le ring deux semaines seulement après le crash, et malgré les douleurs intenses. Pourquoi ce déni ? Il faut comprendre que dans la fiction du monde du catch, dans ces années septante, Mr Wrestling et Johnny Valentine sont des ennemis jurés, même si dans la vraie vie, ils s'entendent très bien. Il est donc inenvisageable qu'ils voyagent ensemble, ça ne colle pas avec le storytelling. Cela aurait été une violation du « Kayfabe ». Le « kayfabe », un terme issu de l'argot des forains du XXe siècle. En effet, c'est dans les fêtes foraines que l'on a vu, pour la première fois, des lutteurs incarner des personnages fictifs, stéréotypés, le méchant, le gentil, s'affrontant dans des combats chorégraphiés. Mais il arrivait qu'un catcheur oublie de jouer son personnage … un forain lui rappelait alors de faire semblant. Et pour que le public ne comprenne pas, il s'exprimait dans un argot ressemblant au verlan : « Be fake » (fais semblant devenait alors « Ke fa be » (Kayfabe). C'est donc pour sauver son personnage que Mr Wrestling a retrouvé le ring. Il a arrangé la réalité du crash aux impératifs de la fiction du catch. Les catcheurs n'ont bien sûr pas l'exclusivité de ces petits arrangements avec le réel. Des arrangements parfois beaucoup plus conséquents et lourds de conséquences. Quoi de neuf dans la post-réalité ? Avec nous : Gérald Bronner, professeur de sociologie à la Sorbonne, spécialiste des croyances collectives et des représentations sociales. « A l'assaut du réel editions PUF. Sujets traités : post-réalité, Johnny Valentine, Tim Woods, catcheurs , kayfabe, réel Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est sa 41ème aventure et c'est toujours un événement ! Astérix est de retour. Le nouvel album, Astérix en Lusitanie, est sorti ce jeudi 23 octobre 2025. Pourquoi plus de 60 ans après sa naissance, le petit Gaulois suscite-t-il toujours l'enthousiasme ? En quoi a-t-il évolué au fil des décennies ? [Rediffusion de l'émission du 23 octobre 2025] Avec : - Fleur Hopkins-Loféron, rédactrice pour les Cahiers de la BD, chercheuse indépendante - Nicolas Rouvière, maître de conférences en Littérature à l'Université Grenoble-Alpes, auteur de Astérix ou les lumières de la civilisation (PUF), Astérix ou la parodie des identités (Flammarion) et Le Complexe d'Obélix (PUF). À lire aussiAvec Astérix, le scénariste Fabcaro se sent «comme un gamin à qui on donne des jouets de luxe»
Deux-cent-trente-huitième numéro de Chemins d'histoire, onzième numéro de la septième saison, émission animée par Luc Daireaux Émission diffusée le mardi 23 décembre 2025 Thème : L'âge du bronze Invitée : Anne Lehoërff, professeure à Cergy Paris Université et autrice de L'Age du bronze, PUF, « Que sais-je ? », 2025.
La vaca Puf es una historia sobre una vaca única que se siente triste por ser diferente a las demás, pero su amigo Chispa le recuerda que sus manchas en forma de corazones y su sonido especial son lo que la hace especial. Aceptando su singularidad, Puf se convierte en una fuente de alegría en la granja, enseñando a los demás animales que las diferencias son hermosas. La historia resalta la importancia de la aceptación y el amor propioMi Instagram: https://www.instagram.com/cuentos_e_historias_infantiles?igsh=MW82OGs2eDZ6MnRrZQ==Mi Facebook: https://www.facebook.com/share/1BaLjQVv7n/
Qu'est-ce qu'on (s')offre et que met-on sous le sapin cette année ?Les conseils de Luc Daireaux en histoire antique· Violaine Sébillotte Cuchet (dir.), Histoire de l'Europe, t. 1, Naissance de l'Europe ?, Paris, Passés composés, 2024.· Violaine Sébillotte Cuchet, Les femmes d'Athènes, Paris, PUF, 2025.· Michel Reddé, La Gaule devant César. Ce que révèle l'archéologie, Paris, Les Belles lettres, 2025. Les conseils de Marie Dejoux en histoire médiévale :· Élisabeth Lusset et Isabelle Heullant-Donat, Une vie en boîte. Cellules de religieuses et maquettes de couvent (xviiie-xxie siècle), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2025· Entretien sur le projet Enfermements et sur Le nom de la Rose· Serena Galasso, Le droit de compter. Publications de l'École française de Rome, 2024.· Entretien avec Christiane Klapisch-Zuber· Paul Bertrand, Forger le faux. Les usages de l'écrit au Moyen Âge, Paris, Seuil, 2025.· Entretien avec Nicolas Sarzeaud· Didier Lett, Enfants au Moyen âge, Paris, Tallandier, 2025.· Patrick Geary, Comment la génétique réécrit l'histoire du Moyen Age, Paris, Éditions du CNRS, 2025.· Bart Van Loo, Le Tour de la Grande Bourgogne. Sur les traces des Téméraires, Paris, Flammarion, 2025.· Amicie Pélissié du Rausas, Guerres, trêves et paix. La diplomatie franco-anglaise au siècle de Saint Louis, Rennes, PUR, 2025.· Entretien sur la mort de Charles le Téméraire Les conseils de Luc Daireaux en histoire moderne· Jérémie Koering, Enquête sur Les Ménines. Velázquez et le regard du roi, Arles, Actes Sud, 2025.· Thomas Dodman, Les Volontaires. Roman familial de la Révolution française, Paris, Seuil, 2025. Les conseils d'André Loez en histoire contemporaine· Laurent Joly (dir.), Vichy. Histoire d'une dictature, Paris, Tallandier, 2025.· Max Bonhomme et Aline Théret (dir.), Couper, coller, imprimer. Le photomontage politique au XXe siècle, Paris, Anamosa, 2025.Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pendant des siècles, l'Océan n'a été qu'une ressource: on y pêchait, on y naviguait, on y puisait sans compter. Ce n'est qu'au XX? siècle qu'un nouveau regard apparaît: l'Océan est vulnérable, menacé, essentiel à la vie. Avec Grégory Quenet, historien de l'environnement et auteur de Histoire de la pensée écologique (PUF, 2025), on explore ce moment où l'écologie découvre la mer. Il raconte comment la prise de conscience est née, lentement, et pourquoi protéger l'Océan revient aujourd'hui à protéger notre propre avenir.
En direct de Florence, on se pose la question: qu'est-ce que c'est que la Renaissance italienne et comment ça s'est déployé ? Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Montage: Diane, Artémis Production | artemisproduction.framer.website 00:00 Introduction 02:14 Qu'est-ce que la Renaissance 06:03 Humanisme et philosophie 09:29 Néoplatonisme et culte de la beauté 13:19 Sciences et découvertes 17:27 Peinture et perspective 25:57 Corps et beauté 34:01 L'Italie Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: ANTONETTI, Pierre. Les Médicis. Paris, PUF, 1997. ARASSE, Daniel, L'Homme en perspective - Les primitifs d'Italie, Paris, Hazan, 2008 ARASSE, Daniel et A. TONNESMANN. La Renaissance maniériste. Paris, Gallimard, 1997. BARBIER, Frédéric. L'Europe de Gutenberg, le livre et l'invention de la modernité occidentale (XIIIe-XVIe siècle). Paris, Belin, 2006. BAXANDALL, Michael. L'œil du Quattrocento. Paris, Gallimard, 1985. BAXANDALL. M. Les humanistes à la découverte de la composition en peinture, 1340-1450. Paris, Seuil, 1989. BENNASSAR, Bartolomé et Jean Jacquart, Le 16e siècle, Paris, Armand Colin, 2002 (1972). BONNEY, Richard. The European Dynastic States, 1494-1660. Oxford, Oxford University Press, 1991. BLOCH, Ernst. La philosophie de la Renaissance. Paris, Payot, 2007 (1972). BRIOIST, Pascal, La Renaissance, 1470-1570, Paris, Atlande, 2003. BURKE, Peter, La Renaissance européenne, Paris, Le Seuil, 2000. CHASTEL, André. Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique. Paris, PUF, 1959. CHASTEL, André. Le geste dans l'art. Paris, Liana Levi, 2001. CASSAN, Michel, L'Europe au XVIe siècle, Paris, Armand Colin, 2008. CONSTANT, Jean-Marie. Naissance des États modernes. Paris, Belin, 2000. CLOULAS, Ivan (dir.). et al. L'Italie de la Renaissance, un monde en mutation 1378-1494. Paris, Fayard, 1990. CROUZET-PAVAN, Élisabeth, Venise, une invention de la ville XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997. DAMISH, H. L'origine de la perspective. Paris, Flammarion, 1987. DAUMAS, Maurice, Images et sociétés dans l'Europe moderne, 15e-18e siècle, Paris, Armand Colin, 2000. DAUSSY Hugues, Patrick Gilli et Michel Nassiet, La Renaissance (vers 1470-vers 1560), Paris, Belin, 2003 DELUMEAU, Jean. La civilisation de la Renaissance. Paris, Arthaud, 1967. DELUMEAU, Jean. L'Italie de la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle. Paris, Armand Colin, 1997 (1974). DUPRAT, Annie, Images et Histoire. Outils et méthodes d'analyse des documents iconographiques, Paris, Belin, 2007. LEBRUN, François, L'Europe et le monde, XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1997. GARIN, Eugenio. L'humanisme italien. Paris, Albin Michel, 2005 (1947). GOLDWAITE. R.A. The building of Renaissance Florence. An Economic and Social History. Baltimore and London, The John Hopkins University Press, 1980. GUENÉE, B. L'Occident aux XIVe et XVe siècles. Paris, PUF, 1998. HAVELANGE, Carl. De l'œil et du monde. Une histoire du regard au seuil de la modernité. Paris, Fayard, 1998. HALE, John Rigby. La civilisation de l'Europe à la Renaissance. Paris, Perrin, 1998. HEERS, Jacques. Les temps dits « de transition » (1300 à 1520 environ). Paris, Mentha, 1992. HEERS, Jacques. La vie quotidienne à la cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis (1420-1520). Paris, Hachette, 1986. HÉLIE, Jérôme. Petit Atlas historique des temps moderne, Paris, Armand Colin, 2016 (2000). JAHAN, Sébastien. Les renaissances du corps en occident : 1450-1650. Paris, Belin, 2004. JONES-DAVIS, Marie-Thérèse (dir.). L'oisiveté au temps de la Renaissance, Paris, PUPS, 2002 MANDROU, Robert. Introduction à la France moderne, 1500-1640, Essai de psychologie historique. Paris, Albin Michel, 1988 (1961). MUCHEMBLED, Robert (dir.), Les XVIe et XVIIe siècles, histoire moderne, Paris, Bréal, 1995. PERONNET, M. et L. Roy, Le XVIe siècle, 1492-1620, Paris, Hachette, 2005. POUSSOU, J.P. (dir.), Le Renaissance. Enjeux historiographiques, méthodologie, bibliographie commentée, Paris, Armand Colin, 2002. SALLMANN, Jean-Michel. Géopolitique du XVIe siècle, 1490-1618, Paris, Seuil, 2003. TENENTI, Alberto, Florence à l'époque des Médicis, de la cité à l'État, Paris, Flammarion, 1968. ZIMMERMAN, Susan and R.F.E. WEISSMANN. Urban Life in the Renaissance. Newark, University of Delaware Press, 1988. Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #renaissance #florence #italy #italie
C'est ce mercredi 3 décembre 2025, dans les journaux, les télés et les radios : une campagne publicitaire lancée par les filières de la volaille française. Le message, c'est que si l'on a moins consommé de foie gras depuis cinq ans, ce n'était pas un choix, c'était à cause de la grippe aviaire. 95% des Français se disent sensibles au bien-être animal. Mais si rien n'est trop beau pour les animaux domestiques qui ont droit à des calendriers de l'Avent, les animaux que l'on mange sont majoritairement issus de l'élevage intensif. Depuis une quinzaine d'années, des associations comme L214 rendent publiques des images volées dans les abattoirs où la maltraitance animale est visible. Des images qui choquent, mais qui ne révolutionnent ni les pratiques d'un secteur qui pèse lourd dans l'économie, ni le contenu des assiettes. Après les droits civiques au XIXè, les droits des femmes au XXè, le XXIè siècle sera-t-il celui des droits des animaux ? Avec : - Réjane Sénac, directrice de recherche CNRS au Cevipof et enseignante à Sciences Po, autrice de Par effraction, Rendre visible la question animale (Stock) - Romain Espinosa, chercheur en économie au CNRS, spécialiste des sujets liés à la condition animale, auteur de Comment sauver les animaux ? Une économie de la condition animale (PUF).
durée : 00:09:27 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - À partir des années 1960, de plus en plus de films racontent la vengeance sanglante de femmes contre leur patron ou leur mari. Pourtant, on ne trouve quasiment pas de traces de cette violence dans le monde réel. Comment alors expliquer cette abondance de femmes meurtrières au cinéma ? - réalisation : Laurence Malonda - invités : Dominique Memmi Directrice de recherches en sciences sociales au CNRS, autrice de "La vengeance des femmes" (PUF)
Alors que l'Union européenne s'apprête à accueillir, ce jeudi (20 novembre 2025), à Bruxelles une conférence des donateurs pour les Palestiniens, il semble que le débat public sur la situation au Proche-Orient a atteint un niveau de tension inédit. En témoigne la déprogrammation récente d'un colloque prévu au Collège de France sur le thème «la Palestine et l'Europe». Une décision motivée par le ministre de l'Enseignement supérieur et qui fait beaucoup de bruit. Y a-t-il un amalgame sur la défense de la cause palestinienne ? Pourquoi le soutien aux Palestiniens fait craindre le risque d'échauffourées ? Comment retrouver un apaisement du débat ? Pour en débattre - Béligh Nabli, professeur des Universités en Droit public et spécialistes des Relations internationales, auteur du livre L'État de droit, aux éditions PUF (2025) - Thomas Maineult, agrégé et docteur en Histoire au Centre d'histoire de Sciences Po, spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse : La cause palestinienne en France.
Alors que l'Union européenne s'apprête à accueillir, ce jeudi (20 novembre 2025), à Bruxelles une conférence des donateurs pour les Palestiniens, il semble que le débat public sur la situation au Proche-Orient a atteint un niveau de tension inédit. En témoigne la déprogrammation récente d'un colloque prévu au Collège de France sur le thème «la Palestine et l'Europe». Une décision motivée par le ministre de l'Enseignement supérieur et qui fait beaucoup de bruit. Y a-t-il un amalgame sur la défense de la cause palestinienne ? Pourquoi le soutien aux Palestiniens fait craindre le risque d'échauffourées ? Comment retrouver un apaisement du débat ? Pour en débattre - Béligh Nabli, professeur des Universités en Droit public et spécialistes des Relations internationales, auteur du livre L'État de droit, aux éditions PUF (2025) - Thomas Maineult, agrégé et docteur en Histoire au Centre d'histoire de Sciences Po, spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse : La cause palestinienne en France.
Nous sommes en novembre 1812, lors de la campagne de Russie, menée par Napoléon. Commencée en juin, elle va s'achever mi-décembre par la défaite de la Grande Armée, l'armée impériale. Le comte de Langeron, un noble français émigré à Moscou, devenu général d'infanterie dans l'armée russe, condamne fortement ce qu'il considère comme étant des « fléaux des armées ». Il parle de celles que l'on nomme les suiveuses de guerres. Selon lui, elles « encombrent » les troupes ennemies. Il rapporte : « Ce qui chez eux, entraîne surtout une multitude d'embarras et d'abus, ce sont des femmes, blanchisseuses et vendeuses d'eau de vie… dont chaque compagnie doit entraîner au moins six ou huit avec elles ; les malheureux maris ou les plus malheureux amants de ces dames leur tiennent ordinairement compagnie dans leurs chariots (car chacune a sa voiture). » L'année suivante, pendant la campagne en Prusse, près de Reichenbach, alors qu'il combat avec les Prussiens toujours contre les Français, le général insiste sur ces charriots remplis de femmes. Il note encore : « (…) chacun s'arrêtait dans la grande place, au milieu de la ville, au moins un quart d'heure, devant la maison d'un fabricant d'eau de vie, chez lequel toutes ces misérables créatures faisaient leurs provisions pour la marche ; et pour leur en donner le temps, on risquait de perdre 800 à 900 canons … ». Qui sont ces suiveuses de guerres ou auxiliaires de services, dirait-on aujourd'hui ? Ce sont des oubliées de l'histoire. On les a réduites au rang de « catins » de l'armée, accusées de désordres, d'entraîner les soldats et leurs supérieurs dans la débauche. Les cantinières, les blanchisseuses, mais aussi les épouses. Elles ont été essentielles pour le ravitaillement, le moral et le soin des troupes. Elles ont partagé les peines, la violence, les blessures et la captivité aux côtés des hommes. Elles montrent à quel point l'armée, dans l'Ancien Régime et sous l'Empire, a pu être un monde mixte. Avec nous : Marion Trévisi, professeure d'histoire moderne à l'université de Picardie Jules-Verne. « Suiveuses de guerre – De l'Ancien Régime à l'Empire » ; PUF. Sujets traités : Guerre, Russie, femmes, blanchisseuses , vendeuses, cantinières, catins, Ancien Régime , Empire Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Contrepoints a eu le plaisir de recevoir Philippe Nemo, philosophe, directeur de l'École professorale de Paris et essayiste, pour parler de son dernier ouvrage « L'Éducation nationale : origines, apogée et déclin d'une idée ».Retrouvez son ouvrage aux éditions PUF : https://www.puf.com/leducation-nationale▬ CHAPITRES ▬00:00:40 L'Éducation nationale remplit-elle sa mission ?00:02:57 À quoi ressemblait l'école autrefois et quel était le rôle de l'Église ?00:06:05 Pourquoi séparer le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel en matière d'éducation ?00:10:11 Le cas des institutions créées par les rois00:19:09 Pourquoi le financement de l'école par l'État peut être dangereux00:23:47 Quel est le changement de paradigme entre les révolutionnaires de 1789 et ceux de 1793 en matière d'éducation ?00:33:38 Que penseraient Jean Zay, Jules Ferry, Guizot ou Condorcet de l'école d'aujourd'hui ?00:38:33 Les raisons du déclin 00:49:04 Les solutions au déclin 00:58:19 Comment les déconstructivistes ont changé le regard de la gauche sur l'école et la méritocratie01:08:25 Pourquoi la Suisse s'en sort mieux que la France ?01:15:04 Pourquoi les filières professionnelles sont dénigrées en France ?
Mes chers camarades, bien le bonjour ! Quelle est la pâtisserie préférée des archéologues et des historiens ? Le mille-feuille. Car les empires, dynasties et civilisations, c'est comme les mille-feuilles, mais sans la crème pâtissière. Sans pâte feuilletée non plus. Bon, en fait oubliez le mille-feuille ! N'empêche que quand on parle de “l'Empire de Charlemagne”, on s'imagine un bloc tout bien unifié. En réalité, les hommes en mouvement créent une histoire en mouvement : c'est couche après couche, à force de changements sociaux, d'influences extérieures et d'impulsions politiques que les empires naissent et périssent. Au bout du compte, ils sont aussi fragiles et éphémères que des îles flottantes. C'est comme ça que la conquête d'Alexandre le Grand, mêlée à des influences chinoises et indiennes, va donner un nouvel empire, qui lui-même va mourir au profit d'autres empires, comme les Sassanides de Perse et les Gupta d'Inde. Cet empire, c'est l'empire Kouchan. Ça rime avec flan, croissant, ou friand, et je commence à croire que j'aurais vraiment pas dû sauter le petit déj' avant de tourner cet épisode…Bonne écoute !
Dans ce numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique reçoit Elise Marrou. Professeure de philosophie contemporaine et d'histoire de la philosophie moderne à l'Université Paris-Sorbonne, elle nous propose une lecture synthétique et pédagogique de l'œuvre de Ludwig Wittgenstein (1889–1951), figure centrale de la philosophie contemporaine, dans un «Que sais-je», aux PUF. Elise Marrou / Cairn info. Philosophe du langage, mathématicien, ingénieur, Wittgenstein est présenté comme un penseur à la fois rigoureux et singulier dont la trajectoire intellectuelle échappe aux classifications simplistes. «Considéré comme l'un des plus grands penseurs du XXè siècle, Wittgenstein n'a publié que deux ouvrages, le «Tractatus logico-philosophicus» et les «Recherches philosophiques» qui, chacun à leur manière, ont provoqué une révolution philosophique profonde», écrit-elle. Non, dit-elle, contrairement à ce que l'on dit souvent de lui, il n'a pas tué la philosophie Bien au contraire car, ajoute-t-elle : «Si nous prenons réellement la peine de nous immerger dans l'œuvre du philosophe viennois, nous nous trouvons confrontés à un philosophe au service des problèmes de la philosophie comme personne peut-être ne l'a été avant lui» ; Au cours de l'émission, et au fil des pages de cet ouvrage utile pour quiconque veut comprendre ce penseur, Elise Marrou insiste sur le double moment de la pensée wittgensteinienne : celle du «Tractatus logico-philosophicus», où le langage est conçu comme un miroir du monde, et celle des «Recherches philosophiques», où la signification devient affaire d'usage et de pratiques sociales. Cette évolution, loin d'être une contradiction, est interprétée comme une radicalisation du projet initial : clarifier les confusions philosophiques en examinant les formes de vie et les jeux de langage. L'auteure déconstruit les slogans souvent associés à Wittgenstein — «la signification, c'est l'usage», «ce dont on ne peut parler, il faut le taire» — pour en restituer la profondeur. Elle montre comment il nous propose une nouvelle manière de faire de la philosophie : non en construisant des systèmes, mais en dissipant les malentendus nés de l'usage du langage. «Le philosophe se remémore l'usage ordinaire des mots afin de les reconduire de leur usage métaphysique à leur usage ordinaire». L'ouvrage met en lumière l'impact de Wittgenstein dans le monde des idées. Elise Marrou souligne que des notions comme «coutume», «institution», ou «forme de vie» permettent de penser les pratiques humaines sans recourir à des abstractions métaphysiques. Cette transversalité est au centre du livre : elle montre que Wittgenstein n'est pas seulement un philosophe du langage, mais un penseur de la culture, des usages, et des formes de rationalité incarnées. Dans ce numéro d'IDÉES et dans cet ouvrage, Elise Marrou nous propose une synthèse accessible et rigoureuse. En évitant les simplifications, elle invite les auditeurs et les lecteurs à entrer dans le détail des textes, tout en fournissant les repères nécessaires pour naviguer dans une pensée réputée à juste titre difficile. Musiques diffusées pendant l'émission Philharmonique de Vienne Zimerman / Bernstein - Concerto n°2 de Brahms Philip Glass - String Quartet n°2 Company Brad Mehldau - After Bach Rondo Jazzrausch Bigband - Dancing Wittgenstein.
Dans une école républicaine fondée sur les principes d'universalité et de neutralité, la présence croissante d'enseignants issus de l'immigration pose de nouvelles questions. Même s'ils ont les mêmes diplômes que leurs collègues, certains ne sont pas toujours perçus comme de « vrais » professeurs. Leur origine, leur couleur de peau ou leur nom peuvent provoquer des réactions de surprise, voire de méfiance, de la part des parents ou des collègues. On leur demande parfois de jouer un rôle particulier : expliquer certaines cultures, traduire, ou gérer les élèves « difficiles ». Ces attentes peuvent les mettre mal à l'aise, car elles les ramènent à leurs origines plutôt qu'à leur métier. L'école, malgré ses valeurs d'égalité, peut encore faire des différences. Alors, comment garantir que tous les enseignants soient respectés de la même manière ? L'origine d'un professeur doit-elle influencer son rôle dans l'école ? Peut-on vraiment séparer les différences personnelles de la fonction professionnelle ? Cette émission est une rediffusion du 25 juin 2025. Avec : • Aksel Kilic, sociologue, spécialiste des rapports sociaux et de la sociologie des professeurs des écoles, Université Paris-Est Créteil, autrice de l'article Stigmates, contradictions et dilemmes de statut. L'expérience des professeurs des écoles issus de l'immigration (Cahiers de la recherche sur l'éducation et le savoir), de L'école du like (PUF, 2024) et de L'école primaire vue des coulisses (PUF, 2022) • Lilia Larbi, enseignante d'anglais dans un lycée d'enseignement professionnel à Paris. Le Monde des enfants par Charlie Dupiot. C'est le moment du Monde des enfants ! Ils nous livrent leurs regards sur ce qui fait leur quotidien et leurs aspirations pour l'avenir, au micro de notre reporter Charlie Dupiot… Nous voici à Kinshasa en République Démocratique du Congo avec Evan, Julia, Raphaël, Yann, Grâce, Tehila-Cyra et Naël-Elikya, des enfants qui ont entre 9 et 12 ans. Ils nous avaient déjà parlé des punitions, à l'école et à la maison. Aujourd'hui, un tout autre sujet : la liberté ! En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'un auditeur. Programmation musicale : ► Mi Lado - Africa Express ► Mane - Diese Mbangue.
Invité: Gérald Bronner. Nous avons parfois le sentiment que le monde nous échappe. Avec les fake news et la polarisation des opinions, nos repères vacillent. Lʹintelligence artificielle et les mondes virtuels brouillent encore plus la frontière entre vrai et faux. Pour Gérald Bronner, nous sommes entrée dans la post-réalité, où chaque personne façonne la réalité à son envie. Gérald Bronner est sociologue, professeur à la Sorbonne, auteur de ce livre, "A lʹassaut du réel", paru aux éditions PUF. Il est lʹinvité de Tribu.
Dans une école républicaine fondée sur les principes d'universalité et de neutralité, la présence croissante d'enseignants issus de l'immigration pose de nouvelles questions. Même s'ils ont les mêmes diplômes que leurs collègues, certains ne sont pas toujours perçus comme de « vrais » professeurs. Leur origine, leur couleur de peau ou leur nom peuvent provoquer des réactions de surprise, voire de méfiance, de la part des parents ou des collègues. On leur demande parfois de jouer un rôle particulier : expliquer certaines cultures, traduire, ou gérer les élèves « difficiles ». Ces attentes peuvent les mettre mal à l'aise, car elles les ramènent à leurs origines plutôt qu'à leur métier. L'école, malgré ses valeurs d'égalité, peut encore faire des différences. Alors, comment garantir que tous les enseignants soient respectés de la même manière ? L'origine d'un professeur doit-elle influencer son rôle dans l'école ? Peut-on vraiment séparer les différences personnelles de la fonction professionnelle ? Cette émission est une rediffusion du 25 juin 2025. Avec : • Aksel Kilic, sociologue, spécialiste des rapports sociaux et de la sociologie des professeurs des écoles, Université Paris-Est Créteil, autrice de l'article Stigmates, contradictions et dilemmes de statut. L'expérience des professeurs des écoles issus de l'immigration (Cahiers de la recherche sur l'éducation et le savoir), de L'école du like (PUF, 2024) et de L'école primaire vue des coulisses (PUF, 2022) • Lilia Larbi, enseignante d'anglais dans un lycée d'enseignement professionnel à Paris. Le Monde des enfants par Charlie Dupiot. C'est le moment du Monde des enfants ! Ils nous livrent leurs regards sur ce qui fait leur quotidien et leurs aspirations pour l'avenir, au micro de notre reporter Charlie Dupiot… Nous voici à Kinshasa en République Démocratique du Congo avec Evan, Julia, Raphaël, Yann, Grâce, Tehila-Cyra et Naël-Elikya, des enfants qui ont entre 9 et 12 ans. Ils nous avaient déjà parlé des punitions, à l'école et à la maison. Aujourd'hui, un tout autre sujet : la liberté ! En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'un auditeur. Programmation musicale : ► Mi Lado - Africa Express ► Mane - Diese Mbangue.
durée : 00:33:48 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Du marxisme aux altermondialistes, comment la gauche a-t-elle pensé la consommation ? Une discussion avec Alexia Blin, auteure de "À l'assaut de l'abondance. Socialisme et consommation. Du XIXe siècle à nos jours" (PUF, octobre 2025). - réalisation : Camille Mati - invités : Alexia Blin Maîtresse de Conférences en Histoire et Civilisation des États-Unis, Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3)
durée : 00:58:57 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Discuté depuis le 24 octobre, le "PLF" mêle chiffrages techniques et proposition politique. Après s'être demandé comment se construit un budget "fiable", nous poursuivrons notre série sur l'Etat social avec Alexia Blin, auteure d' "À l'assaut de l'abondance. Socialisme et consommation" (PUF, 2025). - réalisation : Camille Mati - invités : Xavier Jaravel Économiste français; Sébastien Kott Professeur des universités, spécialiste de droit public financier, actuellement à l'Institut National du Service Public en tant que délégué à la stratégie de recherche; Alexia Blin Maîtresse de Conférences en Histoire et Civilisation des États-Unis, Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3)
Stéphane Bern raconte l'annulation du mariage d'Henri IV et de Marguerite de Valois - connue, depuis Alexandre Dumas, sous le nom de reine Margot -, un roi et une reine qui, au 16e siècle et en pleine guerre de religion, ont mis fin à leur union, 27 ans après leurs noces. Elle, fille et sœur de rois de France, catholique. Lui, prince du sang et souverain du petit royaume de Navarre, protestant. Un mariage qui devait pacifier la France mais différents drames - à commencer par le massacre de la Saint Barthélémy - n'ont pas aider à la paix…Dans quel contexte le mariage a-t-il eu lieu ? Que sait-on des rapports entretenus par les époux ? Les annulations de mariage étaient-elles fréquentes, au XVIe siècle ?Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Nicolas Le Roux, historien, professeur des Universités en Histoire moderne, et auteur de "Les Guerres de Religions" (Collection Que sais-je ? PUF). (rediffusion)Au Coeur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Stéphane Bern - Réalisation : Loïc Vimard- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteur du récit : Pierre-Vincent Letourneau- Journaliste : Armelle Thiberge- Programmation : Morgane VianeyHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mes chers camarades, bien le bonjour !S'il y a bien un conflit qui marque encore au fer rouge l'actualité, c'est bien celui de la guerre d'Algérie, une guerre de décolonisation dont les ressorts sont parfois flous et complexes pour la plupart d'entre nous. Et pour cause, on peine encore à en parler car d'un côté ou de l'autre, on a vu nos familles en souffrir. Alors oui, la Première Guerre d'Algérie s'arrête avec la chute d'Abd el-Kader en 1858. Oui, la Seconde Guerre d'Algérie, celle de l'indépendance, débute officiellement en 1954. Mais entre les deux, il n'y a pas du tout eu un siècle de calme et de paix ! Il y a eu plein d'incidents, sans compter la grande révolte des Kabyles de 1871, puis les combats de 1939 - 1945, puis des massacres en 1945, puis des mouvements indépendantistes, en 1946 et en 1947… Mais du coup, quand est-ce que la décolonisation a vraiment commencé pour de bon ? Combien de temps a-t-il fallu pour que l'Algérie soit vraiment décolonisée ? Qui s'est battu pour ou contre l'indépendance ? Et quels ont été les effets du conflit ?Bonne écoute !➤ Cet épisode propose une vision d'ensemble des enjeux de la décolonisation à travers la guerre d'Algérie. L'objectif est de montrer la violence du conflit dans toute sa complexité, sans manichéisme, ni glorification. Il ne s'agit pas de trancher, mais de restituer une réalité dure, telle qu'elle a été vécue des deux côtés. On s'attend possiblement à des retours nous reprochant de ne pas avoir assez insisté sur les violences commises par la France, ou au contraire, de trop mettre en avant le FLN. Ces points méritent en effet d'être approfondis, peut-être dans d'autres épisodes. Ici, il s'agissait avant tout de rendre compte de la brutalité du conflit dans son ensemble. À noter : un autre épisode, réalisé avec l'INA, traite spécifiquement de la propagande française pendant la guerre, ce qui vient compléter celui-ci : https://youtu.be/PBU3Sqautzg
Vacances, amis, boulot Renée tente de constituer son crew de vacances parental et se retrouve propulsée, de nouveau, dans les heures les plus sombres de ses cours de sport au collège.Les vacances sa mèreAh les vacances ! Enfin, le moment de se reposer ! Pour tout le monde ? Pas vraiment.Dans une une étude Ifop datant de 2022, on apprenait qu'à la fin de leurs congés, les femmes sont 70% à se trouver se trouver finalement plus fatiguées qu'avant les vacances. Les hommes eux sont 57 % à partager ce ressenti. Et la réalité, c'est que les parents ne partent pas vraiment en vacances. Ils s'occupent juste de leurs enfants dans une ville différente.Ce qu'on devrait appeler la délocalisation parentale est donc globalement une arnaque. Vous croyez que vous partez en vacances, parce que factuellement vous allez dans un endroit super où il fait bon vivre. Un endroit où il y a parfois une piscine, la mer, la montagne, de belles balades à faire, des musées exceptionnels à visiter. Et vraiment, c'est merveilleux tout ça MAIS vous n'allez juste pas en profiter. Tout simplement parce que vous partez “en vacances” avec les personnes certes les plus mignonnes du mondes mais aussi : les pires pour en profiter. Crises, nuits agitées, machines à laver, charge mentale intacte, les vacances épuisent.Mais alors que faire face à ce constat : rêver d'autres ailleurs comme Renée Greusard ou épouser sagement la réalité comme son compagnon Clément ? C'est ce dilemme que la journaliste raconte dans "Les vacances sa mère", mais aussi tout ce qu'il implique comme réflexions sociétales.Bibliographie- La vie en réseau, de Claire Bidart, Alain Degenne, Michel Grossetti, PUF- "Pourquoi les femmes finissent leurs vacances plus fatiguées que les hommes ?" [étude Ifop, PDF] Enregistrements été 2025 Prise de son et montage Renée Greusard Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Malijo Production ARTE Radio
Mes chers camarades, bien le bonjour !Dans le vaste Empire colonial français, l'Algérie avait une place un peu à part. Et c'est justement ça que je vous propose de découvrir aujourd'hui : quand on dit “Algérie française”, concrètement, de quoi on parle ? Comment était organisée la colonie ? Qui y vivait ? Comment se déroulait la vie quotidienne ? Comment fonctionnait le système colonial sur place, et combien de temps il s'est maintenu ? Beaucoup de questions sur un sujet complexe, que je vais essayer de vous expliquer sans que ça soit trop scolaire. À mon sens, on peut comprendre ce qu'est l'Algérie française à travers trois grands points. D'abord la domination politique du pays : qui dirige, et comment. Ensuite, le façonnement du territoire : les villes, les campagnes, les villes nouvelles. Et enfin, la sociologie : est-ce que tout ça, ce mélange de populations et de croyances, donne naissance à une “culture algérienne” à part ? Un vaste programme, alors c'est parti !Bonne écoute !
C dans l'air l'invité du 20 septembre 2025 avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à la Sorbonne, membre de l'Académie des technologies et de l'Académie nationale de médecine. Il publie "À l'assaut du réel", aux éditions PUF.Dans son nouveau livre, le sociologue Gérald Bronner, spécialiste des croyances collectives, décrypte comment l'humain est de plus en plus convaincu qu'il peut façonner la réalité selon ses désirs. Il pointe le risque que « chacun s'enferme dans un espace polarisé, un petit monde subjectif et communautaire, sans dialogue possible ». Ce qui « empêche toute action collective ».Il prend en exemple Donald Trump - qui lui offre l'exemple d'une personnalité tordant la réalité pour la plier à ses désirs. Il cite aussi nombre d'autres cas, y compris en France, pour s'interroger sur « les fractures qui cassent notre monde commun ».Gérald Bronner, professeur de sociologie à la Sorbonne, et auteur de "À l'assaut du réel", aux éditions PUF, est notre invité. Il nous donnera son analyse du rapport à la vérité dans nos sociétés, à travers des faits d'actualité récents. Que révèlent, par exemple, la bataille narrative autour de l'identité de Tyler Robinson, le tueur présumé de l'activiste américain Charlie Kirk ? Et si chacun ne souhaite croire qu'en sa propre vérité, comment faire société ?