Chaque semaine, Bruno Guglielminetti revient sur l'actualité numérique et propose des rencontres avec des acteurs de domaines connexes. // A weekly news magazine about digital news, with interviews, all in French. Bonne écoute !

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 17 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (3:40) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : - Sasha Rubel (AWS) : Les priorités en intelligence artificielle en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (44:33) - Guillaume Roger (Ekumen) : Un agent conversationnel pour accompagner les agriculteurs au quotidien (1:18:50) Entrevue : Jean-François Poulin : Concevoir les services numériques avec les citoyens, avec Martin Boucher et Daniel Lafrenière (1:35:26) Un merci particulier à Micrologic pour son soutien à la production de Mon Carnet. Collaborateurs : Jérôme Colombain et Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Jean-François Poulin reçoit David Duguay, du centre de recherche INÉDI, pour découvrir comment la réalité virtuelle transforme la formation et le design industriel. Utilisée pour simuler des environnements complexes ou dangereux, la VR permet d'améliorer l'apprentissage, de transférer plus efficacement les connaissances et de réduire les coûts liés à la formation et au prototypage. L'entretien explore également les défis de conception des interfaces immersives et le rôle des centres collégiaux de transfert technologique dans l'accompagnement des entreprises qui souhaitent intégrer ces technologies à leurs activités.

Thierry Weber revient sur la décision du canton de Fribourg d'intégrer officiellement Microsoft Copilot dans les écoles secondaires auprès des élèves de 12 à 15 ans. L'initiative prévoit des formations pour les enseignants, des objectifs pédagogiques précis et un cadre de protection des données. Le choix vise à encadrer une pratique déjà répandue plutôt qu'à laisser les jeunes utiliser seuls des outils d'IA. Cette démarche soulève toutefois des questions sur la dépendance à Microsoft, la souveraineté numérique et la capacité du milieu scolaire à suivre l'évolution rapide des technologies. Pour Thierry Weber, l'enjeu sera de faire de l'IA un soutien à l'apprentissage, sans qu'elle remplace l'effort de réflexion des élèves.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Eamonn Maguire directeur de l'ingénierie IA chez Proton, à l'occasion du lancement de Lumo 2.0, un assistant conversationnel misant sur la confidentialité. Contrairement aux grands modèles commerciaux, Proton affirme ne pas utiliser les conversations des utilisateurs pour entraîner ses modèles et mise sur un chiffrement à accès zéro, un code source ouvert et un modèle d'affaires sans exploitation des données personnelles. Lumo 2.0 ajoute notamment la mémoire, la génération et l'analyse d'images, la recherche web améliorée ainsi que des assistants personnalisés. L'entrevue aborde également les défis techniques liés à une IA privée, les différences entre les modes « rapide » et « réflexion », ainsi que la volonté de Proton de proposer une intelligence artificielle qui protège la vie privée tout en encourageant l'esprit critique. ** L'entrevue, réalisée en anglais, a été traduite à l'aide d'un outil de traduction propulsé par l'intelligence artificielle.

À l'approche des élections québécoises, Bruno Guglielminetti réunit Natacha Jean, de Micrologic, et Jean-François Harvey, du Conseil canadien des innovateurs, pour discuter des priorités numériques du prochain gouvernement. Les deux invités estiment que la souveraineté numérique passe par le contrôle des données, des infrastructures, des fournisseurs et des compétences locales. Ils plaident pour une réduction de la dépendance envers les géants technologiques étrangers, une modernisation des politiques d'approvisionnement afin de favoriser les entreprises canadiennes et un meilleur soutien à l'innovation. Selon eux, les prochains mois seront déterminants pour faire de la souveraineté numérique un véritable levier économique et stratégique pour le Québec. Micrologic est le partenaire estival de Mon Carnet.

Cette semaine, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti reviennent sur plusieurs sujets marquants de l'actualité technologique. Ils discutent du retour inattendu des écouteurs filaires, dont les ventes repartent à la hausse grâce à leur faible coût et à l'absence de batterie à recharger. Ils abordent ensuite les nouvelles réglementations européennes, notamment le projet Chat Control, qui soulève un débat entre protection des enfants et respect de la vie privée, ainsi que l'obligation d'installer des caméras surveillant les conducteurs dans les nouvelles voitures vendues en Europe. Le duo s'intéresse aussi aux dernières avancées en intelligence artificielle, avec le nouveau mode vocal de ChatGPT, les nouveautés de Meta, Grok et Spotify, avant de conclure sur leurs contenus respectifs et leurs projets pour l'été.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 10 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (5:07) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Eamon Maguire (Proton) : Lumo 2.0, une IA fondée sur la confidentialité, le chiffrement et le code source ouvert (47:51) Natacha Jean (Micrologic) et Jean-François Harvey (Conseil canadien des innovateurs) : Souveraineté numérique, données, infrastructures et IA au Québec. Que doit faire le prochain gouvernement du Québec ? (1:11:03) Billet : Thierry Weber : L'intelligence artificielle encadrée dans les écoles secondaires en Suisse (1:44:05) Entrevue : Jean-François Poulin : Technologies immersives et applications concrètes (1:50:24) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Dans cette discussion animée par Jean-François Poulin, Louis-Philippe Lampron et Gabrielle Hurtubise-Radet s'interrogent sur les effets des réseaux sociaux sur la démocratie et sur les moyens de rebâtir un véritable espace de dialogue citoyen. Ils estiment que les plateformes actuelles favorisent la polarisation et la désinformation, tout en éloignant les citoyens des décideurs. Leur réflexion met en avant le potentiel d'outils numériques comme Polaire, qui vise à recueillir en continu les préoccupations des citoyens afin d'éclairer les décisions publiques avec davantage de transparence. Pour les intervenants, le numérique peut renforcer la démocratie à condition de privilégier l'ouverture des données, la reddition de comptes et une participation citoyenne continue, plutôt que de se limiter aux consultations ponctuelles ou aux élections.

Stéphane Ricoul s'intéresse à la gouvernance d'Anthropic, qui prépare son entrée en bourse tout en affirmant que sa mission prime sur les intérêts de ses actionnaires. Il souligne que cette structure ne supprime pas le pouvoir, mais le transfère à un petit groupe réuni au sein d'un « Long-Term Benefit Trust », chargé de décider ce qui sert le mieux l'intérêt de l'humanité. Pour lui, le véritable enjeu n'est donc pas la rentabilité, mais la légitimité de ceux qui exercent ce pouvoir, alors que leurs décisions échappent largement au contrôle des investisseurs comme du public. Ricoul estime que cette gouvernance soulève une question fondamentale pour l'industrie de l'IA : si les entreprises ne répondent plus d'abord à leurs actionnaires, à qui doivent-elles réellement rendre des comptes?

Stéphane Berthomet revient sur le plus récent rapport de Triton Digital consacré aux habitudes d'écoute des balados au Canada. L'étude montre une progression continue de l'écoute, avec 65 % des Canadiens qui écoutent désormais des balados et 46 % qui en consomment chaque mois. Le contenu francophone connaît également une forte croissance, tandis que 70 % des auditeurs privilégient des productions canadiennes. Si YouTube continue de gagner en popularité grâce aux balados vidéo, Spotify demeure la principale plateforme pour l'écoute des flux RSS traditionnels. Enfin, les émissions d'actualité dominent largement les préférences des auditeurs, devant les balados de faits divers et d'humour, confirmant le rôle grandissant du balado comme source d'information au Canada. PDF : https://info.tritondigital.com/hubfs/Rapport%20Canadien%20sur%20les%20Podcasts%20en%202026.pdf

Le studio québécois Flyos poursuit son évolution en faisant le saut du jeu de société au jeu vidéo. Dans cette entrevue avec Carl-Edwin Michel, son cofondateur et PDG, Thomas Filippi explique comment l'entreprise a développé une technologie interne qui permet de créer des expériences narratives sur plusieurs médias. Après huit campagnes de financement participatif réussies et le succès de son jeu Vampire: The Masquerade, Flyos prépare maintenant une adaptation vidéoludique tout en misant sur l'infonuagique, l'intelligence artificielle et un accompagnement technologique d'AWS. Soutenu par plusieurs partenaires québécois, le studio souhaite désormais accélérer son développement et faire rayonner son expertise en création narrative bien au-delà du jeu de société.

Muriel Edjo, le rédacteur en chef de We Are Tech Africa, revient sur trois initiatives qui illustrent l'évolution rapide du numérique en Afrique. Au Kenya, le gouvernement étudie la possibilité de commercialiser des données publiques anonymisées afin de soutenir la recherche et les études de marché, tout en soulevant des questions sur la protection de la vie privée. Au Bénin, une campagne rappelle que l'utilisation de l'intelligence artificielle pour modifier ou diffuser l'image d'une personne sans son consentement peut entraîner de lourdes sanctions financières. Enfin, la Banque mondiale encourage les institutions financières à utiliser l'historique des paiements numériques comme indicateur de solvabilité, une approche qui pourrait faciliter l'accès au crédit pour des milliers de petites entreprises exclues des circuits bancaires traditionnels. Selon Muriel Edjo, ces initiatives témoignent d'une transformation numérique qui répond avant tout aux réalités économiques et sociales du continent.

Le plus récent portrait de l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII) montre que le travail indépendant en technologies de l'information demeure bien implanté au Québec, avec près de 20 900 consultants, mais que la profession évolue rapidement sous l'effet de l'intelligence artificielle. Son PDG, François Marchal explique que les expertises les plus recherchées concernent désormais la gouvernance des données, la cybersécurité, l'infonuagique et l'architecture de systèmes, tandis que les tâches plus facilement automatisables perdent de la valeur. Le rapport souligne également que les consultants sont des professionnels expérimentés, âgés en moyenne de 48 ans, et que plusieurs dirigent de très petites entreprises qui créent elles-mêmes des emplois. Selon François Marchal, l'avenir de la consultation indépendante passera moins par la quantité de mandats que par la spécialisation et la capacité d'utiliser l'IA comme levier stratégique plutôt que comme simple outil de productivité.

La Ville de Montréal a reçu 54 propositions de jeunes entreprises technologiques dans le cadre de son premier appel à l'innovation visant à améliorer la gestion des chantiers au centre-ville. Alexandre Teodoresco, responsable de l'innovation, de l'intelligence artificielle et de la performance organisationnelle, explique que cinq projets pilotes ont été retenus pour être testés sur le terrain, notamment des solutions utilisant des drones, la vision par ordinateur et l'analyse de données pour inspecter les chantiers, améliorer la mobilité et détecter les anomalies. Au-delà des technologies, l'objectif est de rapprocher les startups des équipes municipales afin d'accélérer l'innovation dans les services publics. Fort du succès de cette première initiative, Montréal prévoit déjà lancer de nouveaux appels à solutions et des hackathons autour d'autres enjeux municipaux.

Amical AI a développé Pauline, une compagne conversationnelle conçue pour accompagner les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs. Accessible au moyen d'un téléphone simplifié, elle offre du réconfort, stimule les échanges et peut détecter des signes de détresse afin d'alerter le personnel soignant. Développée avec des chercheurs, des psychologues et des gériatres, cette solution est déjà déployée dans plus de 80 résidences au Québec. Son créateur, Tony Aubé, explique comment cette IA est née d'une expérience personnelle et comment elle contribue aujourd'hui à améliorer le quotidien des résidents et des équipes de soins.

Cette semaine, Jérôme Colombain (Monde Numérique) et Bruno Guglielminetti reviennent sur plusieurs sujets marquants de l'actualité numérique. Ils discutent de l'arrivée des noms d'utilisateur sur WhatsApp, une nouveauté qui améliore la confidentialité, mais qui pourrait aussi favoriser le hameçonnage. Ils s'interrogent ensuite sur le modèle économique des nouvelles lunettes intelligentes de Meta, dont certaines fonctions avancées nécessiteront un abonnement. Au menu également, les robots humanoïdes « émotionnels » présentés en Chine, la hausse spectaculaire des coûts liés à l'utilisation de l'IA dans les entreprises, la fin annoncée des jeux PlayStation sur disque physique et le lancement commercial de la constellation Amazon LEO, qui vient concurrencer Starlink dans l'accès à Internet par satellite.

Huit ans après son lancement, Québec.ca est devenu la principale porte d'entrée vers les services numériques du gouvernement québécois. Dans cette entrevue, Martin Boucher, directeur des communications numériques, revient sur l'évolution de cette plateforme qui compte aujourd'hui 15 000 pages, plus de 40 000 documents et près de 300 contributeurs. Il explique comment Québec.ca s'adapte à l'arrivée de l'intelligence artificielle, aux nouveaux enjeux de découvrabilité de l'information et à la souveraineté numérique, tout en poursuivant l'intégration des sites ministériels et l'amélioration continue de l'expérience citoyenne.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 3 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (4:54) Retour sur l'actualité numérique de la semaine Entrevues : Québec.ca : Huit ans de services publics numériques et les nouveaux défis de l'intelligence artificielle (44:46) Amical AI : Pauline, une compagne conversationnelle pour les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer (1:08:11) Ville de Montréal : Les startups numériques au service de l'innovation municipale (1:26:02) AQIII : Portrait du marché de la consultation indépendante en TI (1:38:30) Muriel Edjo (We Are Tech Africa) : L'actualité numérique du continent africain (1:51:06) Jeu vidéo avec Carl-Edwin Michel (2:07:04) Flyos : Quand le jeu de société, le jeu vidéo et les nouvelles technologies se rencontrent Billets : Stéphane Berthomet : Les habitudes d'écoute des balados (2:16:04) Stéphane Ricoul : Gouvernance et entrée en bourse d'Anthropic (2:23:54) Entrevue : Jean-François Poulin : La démocratie numérique avec Gabrielle Hurtubise-Radet & Louis-Philippe Lampron (2:32:41) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Muriel Edjo, Carl-Edwin Michel, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Dans cette rencontre menée par Jean-François Poulin, l'ergonome Guy André Boy revient sur plus de 40 ans d'évolution de l'interaction humain-machine. Selon lui, le concept d'« interface » appartient désormais au passé : il faut plutôt concevoir des systèmes où l'humain est intégré dès le départ, et non adapté à une technologie conçue sans lui. Fort de son expérience chez Airbus et à la NASA, il souligne que les enjeux actuels dépassent l'ergonomie des écrans pour toucher la complexité des systèmes, la créativité, l'expertise et la place de l'intelligence artificielle. Il met aussi en garde contre une dépendance excessive aux IA génératives, qui excellent dans la forme, mais peinent encore à saisir le sens et le contexte. Pour Guy André Boy, l'innovation durable exige de retrouver une vision à long terme où la technologie demeure au service des humains plutôt que l'inverse.

Stéphane Ricoul s'intéresse à la proposition du président argentin Javier Milei de créer des « entreprises non humaines », des entités juridiques pilotées par des agents IA capables de posséder des actifs, signer des contrats ou poursuivre en justice. Derrière l'idée provocatrice se cache une vraie question : qui est responsable lorsqu'une IA autonome prend une mauvaise décision ou cause un dommage? Stéphane Ricoul estime que le danger n'est pas seulement technologique, mais juridique et démocratique. Si les profits restent humains, mais que les fautes deviennent impossibles à attribuer, on crée une forme d'impunité programmée. Il rappelle aussi que le Canada n'a toujours pas adopté de cadre solide sur l'IA, laissant planer le même vide, mais par lenteur plutôt que par déréglementation assumée.

Thierry Weber revient sur une panne survenue chez Skyguide qui a entraîné des annulations et des retards à l'aéroport de Aéroport de Zurich. L'incident aurait été provoqué lors de l'intégration d'une nouvelle zone d'exclusion aérienne liée à une conférence internationale au Bürgenstock. Au-delà de l'événement, Thierry Weber y voit un exemple révélateur de la vulnérabilité croissante des infrastructures numériques critiques, où une modification apparemment banale peut entraîner des perturbations importantes. Selon lui, cette panne rappelle que des systèmes devenus extrêmement complexes et interdépendants exigent une résilience accrue, alors même que leur bon fonctionnement est souvent tenu pour acquis par le grand public.

Avec une audience potentielle estimée à près de six milliards de personnes, la Coupe du monde 2026 confirme son statut de plus grand rendez-vous sportif mondial, mais aussi de gigantesque laboratoire du marketing numérique. Le professeur Luc Dupont souligne que, pour la première fois, le visionnement en diffusion continue rivalise sérieusement avec la télévision traditionnelle, particulièrement chez les plus jeunes. Les réseaux sociaux jouent désormais un rôle central dans l'expérience des amateurs, avec des milliards d'interactions, de vidéos et de commentaires générés autour des matchs. L'élargissement du tournoi à 48 équipes et son organisation conjointe au Canada, aux États-Unis et au Mexique accentuent encore cette portée mondiale, tandis que les commanditaires multiplient les investissements pour profiter d'un événement où le sport, les plateformes numériques et le marketing sont désormais indissociables.

L'entreprise québécoise DeepSight développe avec Airbus un système d'inspection destiné aux appareils A220 de Mirabel qui combine réalité augmentée et intelligence artificielle. En entrevue avec Mon Carnet, son président Nicolas Bearzatto explique que la plateforme guide les techniciens à chaque étape grâce à des instructions visuelles, puis analyse en temps réel les photos prises durant l'inspection afin de vérifier si les travaux répondent aux normes établies. L'objectif n'est pas de remplacer l'expertise humaine, mais d'offrir une assistance qui uniformise les procédures, améliore la traçabilité et réduit les risques d'erreur. Compatible avec des casques de réalité augmentée, des tablettes et d'autres appareils, la solution devra relever deux défis majeurs : perfectionner l'analyse d'images dans des conditions variables et favoriser l'adoption de ces nouveaux outils par les équipes de terrain.

Dans cette entrevue, le pdg Ludovic Soucisse présente le rôle des 59 Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) répartis dans presque toutes les régions du Québec. Ces centres accompagnent les entreprises, les organismes et les institutions dans le développement de nouvelles technologies, le prototypage, la validation et la réduction des risques liés à l'innovation. Véritable trait d'union entre la recherche universitaire et les besoins du marché, le réseau travaille chaque année avec plus de 5 500 organisations. Selon Ludovic Soucisse, les CCTT demeurent pourtant méconnus malgré leur expertise reconnue à l'international. Cette nouvelle série d'entrevues vise justement à faire découvrir ces ressources aux entrepreneurs québécois et à démontrer, à travers des exemples concrets, comment elles peuvent accélérer l'innovation dans des secteurs allant de l'intelligence artificielle à la santé, en passant par l'énergie, l'agroalimentaire et les technologies de défense.

Deux développeurs français, le père et le fils Pierre-Philippe et Alexandre Cormeraie, ont créé une application de transcription et de résumé qui fonctionne entièrement sur l'iPhone, sans envoyer les données vers des serveurs distants. En exploitant les modèles d'intelligence artificielle intégrés à l'écosystème d'Apple, leur solution traite les conversations directement sur l'appareil, offrant ainsi une meilleure confidentialité. Développée en grande partie grâce au « vibe coding », l'application se veut une démonstration des capacités locales des appareils Apple, bien avant l'arrivée des nouvelles fonctions annoncées dans Apple Intelligence. Les deux créateurs souhaitent maintenant étendre leur approche au Mac, puis éventuellement à Android, tout en conservant le même principe : une IA utile, locale et respectueuse des données personnelles.

Dans cette entrevue avec le lieutenant-général Darcy Molstad, le commandant du nouveau Commandement des forces interarmées du Canada, il explique comment les Forces armées canadiennes adaptent leur structure et leurs capacités aux conflits modernes. Créé à la fin de 2025, ce nouveau commandement a pour mission d'intégrer des fonctions clés comme la logistique, les services de santé, la police militaire et les technologies émergentes. S'appuyant sur les leçons de la guerre en Ukraine, le lieutenant-général Molstad souligne l'importance croissante des drones, des systèmes autonomes, de l'intelligence artificielle et de la lutte antidrones, tout en insistant sur le maintien d'un contrôle humain dans les décisions critiques. Il affirme également que la modernisation de l'armée passe par une collaboration plus étroite avec l'industrie canadienne, une accélération des processus d'acquisition et un renforcement de la présence militaire dans l'Arctique. Selon lui, la sécurité nationale et la prospérité économique du Canada sont désormais indissociables.

Avec Bruno GUglielminetti et Jérôme Colombain (Monde numérique), retour sur plusieurs sujets marquants de l'actualité technologique. Apple augmente le prix de plusieurs Mac en raison de la hausse du coût de la mémoire vive, tandis que Meta prépare des lunettes intelligentes moins chères sous sa propre marque pour accélérer leur adoption. Les deux journalistes discutent aussi du projet d'euro numérique, porté par la Banque centrale européenne afin de renforcer la souveraineté des paiements face aux acteurs américains. Ils reviennent également sur la polémique en Allemagne autour d'articles rédigés avec l'aide de l'IA, ainsi que sur les nouvelles règles européennes qui imposeront bientôt l'identification des contenus générés par intelligence artificielle.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 26 juin 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (04:20) Retour sur l'actualité numérique de la semaine Entrevues : Lieutenant-général Darcy Molstad : moderniser l'armée canadienne (26:02) Père et fils Cormeraie : App de transcription autonome (50:07) Ludovic Soucisse présente le réseau des CCTT (1:12:20) Nicolas Bearzatto de DeepSight : RA, IA et inspections chez Airbus (1:39:17) Luc Dupont : La Coupe du monde (1:55:06) Billets : Thierry Weber : La vulnérabilité des infrastructures numériques (2:17:09) Stéphane Ricoul : Qui sera responsable des décisions ses agents IA autonomes ? (2:21:08) Entrevue : Jean-François Poulin : Les origines de l'expérience avec Guy André Boy (2:28:44) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juin 2026

À l'occasion des 10 ans de VivaTech, la journaliste spécialisée en technologie et en politique numérique Delphine Sabattier, animatrice de Smart Tech et productrice du podcast Politique numérique, dresse un bilan contrasté de l'écosystème français. Si le salon est devenu un rendez-vous incontournable pour l'innovation et l'entrepreneuriat, elle estime que la France et l'Europe ont tardé à bâtir une véritable industrie numérique capable de rivaliser avec les géants étrangers. Selon elle, la prise de conscience politique s'accélère toutefois sous l'effet des enjeux de souveraineté numérique, de cybersécurité et d'intelligence artificielle. Sabattier plaide pour une vision plus cohérente des politiques publiques, avec une gouvernance technologique forte et des choix stratégiques sur les infrastructures, les données et les modèles d'IA. Pour elle, l'autonomie numérique reste atteignable, mais elle exige désormais des décisions rapides et une collaboration étroite entre les États européens et leurs partenaires partageant les mêmes valeurs.

Au pavillon thaïlandais de VivaTech 2026, Thititip Tippayamontri présente une approche de l'innovation fondée sur la recherche universitaire de longue haleine. Avec le soutien de la National Innovation Agency, l'université Chulalongkorn accompagne des jeunes entreprises issues de projets de deep tech développés pendant plusieurs années par des chercheurs. Parmi les innovations exposées figurent un gel cicatrisant utilisant les nanotechnologies, une technologie d'extraction de protéines végétales et une solution d'intelligence artificielle destinée au secteur de l'élevage. L'objectif est d'aider ces entreprises à accéder aux marchés internationaux tout en démontrant que la Thaïlande peut se distinguer par une innovation scientifique à forte valeur ajoutée plutôt que par la seule production manufacturière.

À VivaTech 2026, Fahmi Ezeddine explique comment l'intelligence artificielle transforme progressivement l'industrie numérique tunisienne. Son entreprise utilise déjà l'IA générative pour accélérer le développement logiciel, automatiser les tests et concevoir des solutions sur mesure pour ses clients européens. Plus largement, il observe un rapprochement inédit entre les entreprises technologiques et les centres de recherche universitaires afin de développer des modèles d'IA adaptés aux besoins locaux, souvent fondés sur des solutions libres plutôt que sur des services commerciaux. Selon lui, le principal défi n'est plus technologique, mais pédagogique : accompagner les entreprises dans une adoption réaliste de l'IA, en tenant compte de ses limites et de ses véritables cas d'usage. Pour la Tunisie, cette évolution représente une occasion de passer d'un modèle de sous-traitance à un rôle de créateur de solutions à plus forte valeur ajoutée.

À VivaTech 2026, Danny Afahounko présente la vision de Cloud Inspire, qui développe des infrastructures infonuagiques souveraines pour les entreprises et les gouvernements africains. L'objectif est de permettre aux organisations de conserver le contrôle de leurs données tout en bénéficiant de services comparables à ceux des grands fournisseurs mondiaux. Déjà présente en France et en Côte d'Ivoire, l'entreprise veut accélérer son implantation en Afrique de l'Ouest, en Afrique centrale et au Maghreb. Elle mise notamment sur des centres de données mobiles pour étendre les services numériques aux régions moins bien desservies. Pour Afahounko, le principal défi n'est plus technologique, mais éducatif : convaincre les décideurs qu'il existe désormais une alternative africaine crédible, capable de soutenir le développement économique et la souveraineté numérique du continent.

À VivaTech 2026, Guillaume Gojard présente un aperçu d'OVH AI Workspace, une future suite collaborative qui combine courriel, calendrier, stockage et intelligence artificielle dans un environnement sécurisé. L'objectif est de permettre aux utilisateurs d'interagir avec l'ensemble de leurs données grâce à un assistant IA, tout en préservant leur confidentialité grâce au chiffrement de bout en bout et à une architecture de type « zéro confiance ».

Pour la première fois, Québec Tech dispose d'un espace et d'une programmation distincts à VivaTech 2026. Selon Philippe Valentin, cette édition marque la plus importante participation québécoise de l'histoire du salon, avec près d'une centaine d'entreprises et une trentaine d'organismes partenaires. Dans un contexte où l'Europe cherche à renforcer sa souveraineté numérique et économique, le Québec souhaite se positionner comme un partenaire naturel grâce à ses valeurs communes, son expertise technologique et ses liens étroits avec le marché européen. Au-delà de la visibilité, l'objectif demeure très concret : favoriser les partenariats, les implantations et les ententes commerciales. La présence d'un pavillon autonome permet également au Québec d'accueillir directement plusieurs délégations européennes et de renforcer ses relations avec de nombreuses régions françaises et partenaires internationaux.

À VivaTech 2026, la grande chef de la délégation canadienne Isabelle Turcotte explique que la présence du Canada vise d'abord à convertir les grands discours de coopération internationale en ententes commerciales concrètes. La délégation réunit une centaine d'entreprises canadiennes en intelligence artificielle, choisies notamment pour leur maturité à l'exportation et leur capacité à servir rapidement des clients européens. Cette année, le Canada veut aussi affirmer un leadership plus politique autour de la souveraineté numérique et des alliances entre puissances moyennes. Isabelle Turcotte souligne également le rapprochement avec l'Allemagne, invitée d'honneur de la prochaine édition de All In à Montréal en septembre, avec l'objectif d'annoncer des accords concrets dès septembre.

Dans ce débrief enregistré sur le terrain à Paris, Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur les grandes tendances de VivaTech 2026. Les deux constatent que le salon a atteint une maturité comparable aux plus grands rendez-vous mondiaux du secteur, avec une forte présence internationale et un accent marqué sur l'intelligence artificielle. Deux thèmes dominent les discussions : la souveraineté numérique et la dépendance aux technologies américaines. Les récents événements entourant certains modèles d'IA ont renforcé la prise de conscience de la fragilité des infrastructures numériques européennes et canadiennes. L'échange souligne également l'importance de développer des modèles d'IA adaptés aux réalités culturelles locales, tout en favorisant la collaboration internationale.

Dans cette chronique, Stéphane Ricoul réagit à la décision du gouvernement canadien de renoncer à augmenter la contribution financière des grandes plateformes de diffusion comme Netflix, Prime Video et Disney+ au financement du contenu canadien. Selon lui, cette décision relance une question fondamentale : comment les États peuvent-ils récupérer une partie de la valeur créée localement par les géants du numérique ?

Thierry Weber revient sur les récentes préoccupations de Tim Berners-Lee concernant l'utilisation des données personnelles à l'ère de l'intelligence artificielle. Selon lui, les modèles d'IA ajoutent une nouvelle couche au Web qui s'alimente massivement des informations publiées en ligne, souvent sans que les utilisateurs conservent un réel contrôle sur leurs données. Pour répondre à cet enjeu, Tim Berners-Lee a cofondé Inrupt, qui développe des outils permettant de filtrer et de protéger les informations personnelles avant leur transmission aux systèmes d'IA. Il déplore également l'absence d'un organisme de gouvernance comparable au World Wide Web Consortium pour encadrer le développement de l'intelligence artificielle. Au-delà des aspects techniques, cette réflexion relance le débat sur la souveraineté numérique et sur la place de l'individu dans un écosystème numérique de plus en plus dominé par les grandes plateformes technologiques.

Lisa Guimond d'Amazon présente la version canadienne-française d'Alexa+, désormais propulsée par l'intelligence artificielle générative. Contrairement aux versions précédentes, l'assistant comprend mieux le langage naturel, conserve le contexte d'une conversation et peut accomplir des tâches complètes plutôt que de simplement répondre à des commandes. Amazon a travaillé à une localisation poussée afin qu'Alexa comprenne les expressions et les réalités culturelles des francophones du Canada. L'assistant peut notamment analyser des courriels, gérer des calendriers, effectuer des réservations et interagir dans un environnement bilingue français-anglais. Compatible avec la majorité des appareils Alexa déjà en circulation, Alexa+ marque pour Amazon le passage d'un assistant vocal traditionnel à un véritable compagnon numérique capable d'agir et de prendre en charge des tâches du quotidien.

Hugues Mailhot estime que le principal défi des PME n'est plus de découvrir l'intelligence artificielle, mais de l'intégrer de façon concrète et rentable. Selon lui, les premiers gains se trouvent souvent dans l'automatisation de tâches répétitives comme l'estimation de projets, le traitement des factures, la gestion des courriels ou l'ordonnancement de la production. Il souligne aussi que l'IA permet désormais de capter et structurer le savoir des employés expérimentés afin de préserver cette expertise au sein de l'entreprise. Pour réussir, les organisations doivent d'abord cartographier les pertes de temps et identifier les processus les plus coûteux avant de choisir les technologies appropriées. Le vice-président, associé de chez Explor.ai rappelle enfin que l'IA n'est pas un projet ponctuel, mais une transformation progressive qui exige planification, formation et accompagnement.

Dans cette discussion, Robert Michon et Pierre Samson reviennent sur les débuts de l'industrie des centres de données au Québec. Ils rappellent que la province disposait déjà de nombreux avantages compétitifs, notamment l'hydroélectricité, un climat favorable au refroidissement naturel et une grande stabilité politique, mais que le manque de capitaux, la méconnaissance du modèle d'affaires et une vision limitée du rôle stratégique des centres de données ont ralenti son développement. Selon eux, l'essor de l'infonuagique puis de l'intelligence artificielle a transformé ces infrastructures en composantes essentielles de l'économie numérique. Aujourd'hui, ils estiment que le Canada conserve une carte importante à jouer dans la course mondiale à l'IA, à condition d'investir dans l'électricité, les infrastructures de calcul, la recherche et la création de propriété intellectuelle locale. Une discussion rendue possible grâce à la collaboration de Micrologic, partenaire de Mon Carnet.

Simon Robert de EssilorLuxottica Canada présente les nouvelles lunettes connectées Nuance Audio, conçues pour aider les personnes qui éprouvent des difficultés à suivre les conversations dans les environnements bruyants. Contrairement aux aides auditives traditionnelles, ces lunettes utilisent des microphones directionnels et des haut-parleurs intégrés pour amplifier en temps réel les voix situées devant l'utilisateur. Destiné aux personnes vivant une perte auditive légère ou occasionnelle, l'appareil vise notamment les restaurants, réunions familiales et événements sociaux. Déjà offertes dans plusieurs pays, les lunettes arrivent maintenant au Canada avec un prix d'environ 1 000 dollars pour la monture, en plus de la correction visuelle au besoin. Selon Simon Robert, l'objectif n'est pas de remplacer les audioprothèses, mais d'offrir une solution discrète et accessible pour améliorer le confort d'écoute au quotidien.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 19 juin 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Édition spéciale VivaTech 2026, en direct de Paris Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (3:31) Retour sur les grandes tendances de VivaTech 2026 Entrevues : Isabelle Turcotte : La délégation canadienne à VivaTech (39:24) Philippe Valentine : Présence québécoise à VivaTech (48:37) OVH AI Workspace : collaboration, IA et souveraineté (52:47) Danny Afahounko : L'infonuagique souverain en Afrique (58:43) Fahmi Ezeddine : IA et transformation du métier d'ingénieur (1:08:09) Thititip TippayaMontri : De la recherche aux startups deep tech (1:15:45) Delphine Sabattier : Dix ans de VivaTech et l'avenir numérique (1:19:13) Collaborateurs : Jérôme Colombain www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juin 2026

Jean-François Poulin échange avec Gabriel Talbot-Lachance sur les projets de jumeaux numériques en santé développés au Qatar. En combinant données génétiques, dossiers médicaux, habitudes de vie et informations provenant d'objets connectés, ces modèles numériques permettent de prédire l'apparition de maladies ou de complications avant même les premiers symptômes. Le diabète sert actuellement de laboratoire d'expérimentation, avec des systèmes capables d'anticiper les risques et de recommander des interventions personnalisées en temps réel. Cette approche pourrait transformer la médecine en passant d'un modèle principalement curatif à une logique préventive et prédictive. Si les perspectives sont prometteuses, elles soulèvent également des questions importantes sur l'éthique, la confidentialité des données génétiques et l'acceptabilité sociale de telles pratiques.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 12 juin 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (3:36) Retour sur l'actualité numérique de la semaine Entrevues : Nuance Audio : Des lunettes intelligentes conçues pour mieux entendre (48:30) L'histoire des centres de données au Québec (1:03:56) L'IA dans les PME, par où commencer ? (1:29:31) L'assistant vocal Alexa+ en français canadien (1:44:27) Billets : Weber : Qui contrôle réellement nos données sur le web ? (1:53:15) Ricoul : Les plateformes numériques et leur contribution à l'économie canadienne (1:57:58) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juin 2026

Stéphane Ricoul s'appuie sur une récente encyclique du pape Léon XIV consacrée à l'intelligence artificielle pour réfléchir à notre rapport à la connaissance. À l'ère des résumés automatiques et des synthèses générées en quelques secondes, il s'interroge sur ce que nous perdons lorsque nous déléguons à l'IA non seulement la recherche d'information, mais aussi une partie de notre réflexion. Selon lui, comprendre un sujet exige du temps, de l'effort et une confrontation avec la complexité, des étapes que les résumés ont tendance à éliminer. Le risque n'est pas seulement de moins lire, mais de remplacer progressivement l'analyse par la reformulation d'idées produites par d'autres. Pour Stéphane Ricoul, le véritable enjeu n'est donc pas l'accès à l'information, mais la préservation de notre capacité à comprendre, juger et penser par nous-mêmes dans un monde de plus en plus médié par l'IA.

Stéphane Berthomet revient sur les principaux enseignements du Podcast Show 2026 de Londres, qui a réuni plus de 25 000 participants provenant d'une soixantaine de pays. L'industrie du balado poursuit sa croissance, avec des revenus publicitaires mondiaux qui devraient atteindre 5 milliards de dollars américains et plus de 619 millions d'auditeurs dans le monde. Mais au-delà des chiffres, une question domine les discussions : qu'est-ce qu'un podcast aujourd'hui? Avec la montée de la vidéo, la diffusion sur les plateformes de télévision et l'évolution des habitudes de consommation, les frontières entre balado, vidéo web et contenu télévisuel deviennent de plus en plus floues. Pour Stéphane Berthomet, l'avenir du secteur passera par une meilleure standardisation des mesures d'audience et une définition plus claire du média afin de répondre aux attentes des annonceurs et des créateurs.

En direct du salon Computex 2026, Carl-Edwin Michel revient sur trois tendances marquantes de l'événement. D'abord, Qualcomm attaque le marché des ordinateurs abordables avec sa nouvelle puce Snapdragon C, destinée à des portables Windows à faible coût et à grande autonomie. Du côté du jeu vidéo, Intel dévoile sa nouvelle architecture graphique Arc G3, déjà intégrée dans plusieurs consoles portables de fabricants comme MSI et Acer. Enfin, ASUS célèbre les 20 ans de sa marque ROG avec une nouvelle version de la ROG Ally dotée d'un écran OLED, d'une autonomie accrue et de lunettes de réalité augmentée capables de projeter un écran virtuel géant. Un signe que l'innovation matérielle demeure très active malgré l'omniprésence de l'intelligence artificielle dans l'industrie.

Catherine Dupont-Gagnon s'intéresse à une nouvelle pratique appelée AI Engine Optimization (AIO), qui vise à influencer les réponses des intelligences artificielles génératives plutôt que les moteurs de recherche traditionnels. Selon une enquête de 404 Media, certaines entreprises utiliseraient des plateformes comme Reddit pour publier du contenu conçu afin d'être repris par des outils comme ChatGPT ou Google AI. Cette stratégie soulève des questions importantes sur la qualité de l'information, la transparence des recommandations et les risques de manipulation dans des domaines sensibles comme la santé. Catherine Dupont-Gagnon rappelle que les réponses générées par l'IA dépendent directement des sources utilisées pour l'entraînement et la recherche. Elle invite donc les utilisateurs à conserver leur esprit critique et à vérifier les informations importantes auprès de sources fiables plutôt que de se fier aveuglément aux recommandations produites par l'IA.

Jean-Philippe Racine, pdg de Cyberswat explique que l'intelligence artificielle apporte autant d'occasions d'affaires que de nouveaux risques pour les organisations. L'utilisation non encadrée d'outils comme ChatGPT, le phénomène de l'IA fantôme, le clonage de voix et les fraudes alimentées par l'IA obligent désormais les entreprises à revoir leurs pratiques de sécurité. Selon lui, la meilleure approche consiste à permettre l'utilisation de l'IA tout en l'encadrant par des politiques claires, une gestion rigoureuse des accès et des outils adaptés aux besoins de l'organisation. Il rappelle également que la cybersécurité n'est plus seulement une mesure de protection, mais un avantage concurrentiel qui rassure clients et partenaires. Pour Jean-Philippe Racine, les entreprises qui souhaitent adopter l'IA devraient d'abord évaluer leur posture de cybersécurité avant de déployer massivement ces nouvelles technologies. Cyberswat est partenaire de 120 secondes de Tech.

Phénicia Adam-Serafin présente le nouveau laboratoire de systèmes cyberphysiques intelligents de Polytechnique Montréal, un environnement qui réunit robots, capteurs, intelligence artificielle et réseaux de communication avancés pour reproduire des opérations industrielles réelles. Le laboratoire vise à aider les entreprises à automatiser leurs processus, améliorer leur productivité et mieux anticiper les problèmes grâce à l'analyse de données en temps réel. L'initiative s'appuie sur un corridor intelligent reliant plusieurs villes et universités québécoises afin de tester des chaînes de production connectées à grande échelle. Phénicia Adam-Serafin y voit également un moyen de renforcer la collaboration entre le milieu universitaire et l'industrie, tout en favorisant une plus grande place des femmes dans les carrières en ingénierie. Au-delà de la technologie, le projet cherche à bâtir un écosystème d'innovation capable d'accélérer la transition énergétique et le développement manufacturier du Québec.