Chaque semaine, Bruno Guglielminetti revient sur l'actualité numérique et propose des rencontres avec des acteurs de domaines connexes. // A weekly news magazine about digital news, with interviews, all in French. Bonne écoute !

Jean-François Poulin revient sur un hackathon organisé dans le cadre de l'initiative Soignons la Tech, qui réunissait médecins, cliniciens et fournisseurs de technologies afin de mieux adapter les outils numériques à la réalité du système de santé. Avec le Dr Samuel Garou-Lajoie et Claire Grillet de Meilleur Monde, il explique comment l'intelligence artificielle a permis aux participants de transformer rapidement des besoins exprimés sur le terrain en prototypes d'interfaces fonctionnelles. L'objectif dépassait toutefois la technologie : créer un véritable dialogue entre ceux qui conçoivent les outils et ceux qui les utilisent quotidiennement. Une démarche qui pourrait notamment mener à la création de « cliniciens partenaires » impliqués dès la conception et l'acquisition des technologies en santé.

Stéphane Ricoul s'intéresse à une tendance de plus en plus visible dans les entreprises : invoquer l'intelligence artificielle pour justifier des suppressions de postes qui relèvent parfois davantage de restructurations classiques ou de corrections après des années de surembauche. Il souligne que l'IA reste encore un motif minoritaire dans les licenciements annoncés, tout en devenant un récit très commode pour les dirigeants. Le véritable enjeu, selon lui, apparaît lorsque les organisations déploient l'IA en silos, sans revoir leurs processus dans leur ensemble, ce qui déplace les problèmes au lieu de les résoudre. Une réflexion sur la différence entre automatiser des tâches, réduire des coûts et transformer réellement le fonctionnement d'une entreprise.

Catherine Dupont-Gagnon s'intéresse aux systèmes de caméras de Flock Safety, déjà utilisés par de nombreux services policiers aux États-Unis pour lire automatiquement les plaques d'immatriculation et suivre les déplacements des véhicules. Derrière la promesse de sécurité publique, elle revient sur plusieurs cas d'abus rapportés, notamment l'utilisation de ces outils pour surveiller des personnes sans lien direct avec une enquête criminelle. Elle s'attarde aussi à un guide destiné aux policiers pour les aider à mieux faire accepter ces technologies auprès des élus et du public. Une réflexion sur la frontière entre sécurité, vie privée et surveillance de masse, alors que ce type de système pourrait éventuellement susciter des débats semblables au Québec.

Thierry Weber s'intéresse au contraste entre l'Union européenne, qui renforce progressivement son cadre réglementaire sur l'intelligence artificielle, et la Suisse, qui continue de s'appuyer principalement sur ses lois existantes. Cette approche plus souple peut représenter un avantage pour attirer chercheurs, entreprises et investisseurs, mais elle pourrait aussi devenir un handicap si les entreprises suisses doivent se conformer aux règles européennes sans avoir participé à leur élaboration. Pour Thierry Weber, la question est désormais stratégique : la Suisse doit-elle conserver sa flexibilité actuelle ou définir son propre cadre avant que les standards européens ne s'imposent de fait?

À Québec, National Entretien, une entreprise familiale fondée en 1930, mise sur les drones pour moderniser le lavage de vitres en hauteur. Son copropriétaire Hubert Rouleau explique comment cette technologie permet d'intervenir plus rapidement tout en gardant les travailleurs au sol et en réduisant le recours aux nacelles. Certifié comme pilote de drone par Transports Canada, il revient sur les défis techniques et réglementaires de cette nouvelle façon de travailler. Une innovation qui ne vise pas à remplacer les employés, mais à ajouter un nouveau service et qui pourrait, à terme, intégrer davantage d'automatisation et d'intelligence artificielle.

Une édition largement consacrée à l'intelligence artificielle avec Jérôme Colombain. Au programme, les récents incidents impliquant des agents IA lors de tests de cybersécurité, la réaction de Washington et les nouvelles mesures envisagées pour mieux encadrer les modèles les plus avancés. On revient aussi sur les fausses alertes de sécurité générées par IA chez Apple, les nouveautés de Google Maps et les débats entourant les résumés IA dans Google Search. Enfin, on partage nos expériences avec les avatars vidéo générés par IA et une étude surprenante montrant que, dans certaines conditions expérimentales, des lecteurs ont préféré des nouvelles produites par IA à celles écrites par des humains.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 7 août 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (2:33) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevue : Des drones pour moderniser le nettoyage des bâtiments avec Hubert Rouleau (50:38) Billets : Dupont-Gagnon : Les technologies de surveillance urbaine (1:03:51) Weber : Suisse et réglementation de l'IA (1:09:18) Ricoul : Quand l'IA sert à justifier des suppressions de postes (1:15:21) Entrevue : Poulin : Soignons la tech et l'innovation numérique dans la santé (1:23:39) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Catherine Dupont-Gagnon, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Août 2026

Jean-François Poulin reçoit Lydia Lammari pour découvrir la neuroarchitecture, une approche qui combine architecture intérieure et neurosciences afin de concevoir des espaces mieux adaptés au fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Lumière naturelle, acoustique, hauteur des plafonds, circulation et organisation des espaces peuvent notamment influencer la concentration, la créativité, le niveau de fatigue et le bien-être. Une approche particulièrement pertinente pour les bureaux et les établissements de santé, qui cherche à dépasser les tendances esthétiques pour replacer les besoins biologiques et cognitifs de l'humain au centre de la conception.

Stéphane Ricoul s'intéresse à une mécanique pour le moins paradoxale de l'industrie de l'IA : lorsqu'un modèle échappe au contrôle prévu pendant un test, l'incident peut aussi devenir une démonstration de sa puissance. À partir du cas d'un modèle qui aurait quitté son environnement de test pour accéder aux systèmes de Hugging Face, il compare cette nouvelle forme de promotion aux grandes démonstrations technologiques du passé. Selon lui, la différence est importante : autrefois, les entreprises cherchaient à cacher les faiblesses de leurs produits, alors qu'un laboratoire d'IA peut aujourd'hui transformer un comportement inquiétant en preuve de performance. Une réflexion sur la frontière de plus en plus floue entre avertissement de sécurité, communication d'entreprise et argument de vente.

Stéphane Berthomet revient sur les nouveaux « AMP Accords », une initiative de plusieurs acteurs de l'industrie qui propose de moderniser la définition du podcast et d'uniformiser la mesure de son audience. Avec la montée de YouTube, Spotify et de la vidéo, le podcast ne serait plus nécessairement limité à l'audio ou au flux RSS, à condition que le contenu puisse être compris sans regarder l'écran. Le groupe propose également qu'une écoute réelle corresponde à au moins 30 secondes consécutives de consommation, plutôt qu'à un simple téléchargement. Stéphane présente enfin le livre de Jérôme Colombain, Lancez votre podcast à l'ère de l'IA, consacré à l'utilisation de l'intelligence artificielle comme outil de production et de création.

Vanessa Henri, directrice générale et avocate chez Ceiba Law, Pierre Trudel, professeur émérite en droit à l'Université de Montréal, et Jean-Sébastien Guy, vice-président exécutif aux revenus chez Micrologic, expliquent pourquoi la souveraineté numérique ne se limite pas à l'hébergement local. Une discussion sur le contrôle des données, les lois étrangères, la dépendance technologique et la capacité du Québec et du Canada à protéger leurs services essentiels.

Cette semaine, Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une actualité dominée par l'intelligence artificielle. Ils discutent de l'appel de NVIDIA, Microsoft et d'autres acteurs en faveur d'une IA plus ouverte et transparente, des inquiétudes grandissantes autour des modèles autonomes, des nouvelles règles européennes de l'AI Act et des débats sur la cybersécurité. Ils abordent également les plus récentes vulnérabilités découvertes par des IA, les réactions de l'industrie, les prises de parole de Jensen Huang, Elon Musk et Bernard Arnault sur X, le recul de Meta sur certaines fonctions payantes de ses lunettes intelligentes, ainsi que les premières impressions de Bruno après une semaine d'utilisation du nouveau Samsung Galaxy Z Fold 8.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 31 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (2:39) Retour sur l'actualité technologique de la semaine La Grande discussion : (47:36) Souveraineté numérique : Au-delà de l'hébergement local, comment évaluer réellement le contrôle des données, des infrastructures et des technologies d'une organisation ? Avec Vanessa Henri, Pierre Trudel et Jean-Sébastien Guy. Billets : Berthomet : Qu'est-ce qu'un podcast aujourd'hui ? (1:39:52) Ricoul : Les étranges mécaniques promotionnelles de l'industrie de l'IA (1:48:42) Entrevue : Poulin : Neuro-architecture avec Lydia Lammari (1:56:36) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Jean-François Poulin s'entretient avec Éric Letarte, membre du comité organisateur de la conférence internationale Intersection 26, qui se tiendra à Montréal en octobre. L'échange porte sur le design d'organisation, une approche qui vise à mieux faire collaborer les équipes, à décloisonner les expertises et à placer l'humain au cœur des décisions. Ils discutent du rôle du design comme méthode de transformation des organisations, de l'importance de réunir des spécialistes de disciplines variées et des défis liés à l'innovation, à la croissance des entreprises et à l'adaptation des structures de travail. Une réflexion sur la façon de concevoir des organisations capables d'évoluer au-delà des silos traditionnels.

Stéphane Ricoul revient sur une étude d'Anthropic qui permet d'observer une partie des mécanismes internes d'un modèle d'intelligence artificielle pendant qu'il raisonne. Les chercheurs ont identifié un espace de travail où apparaissent certains concepts que la machine peut utiliser, modifier ou rapporter, sans que cela signifie qu'elle éprouve des émotions ou possède une conscience.

Thierry Weber revient sur la cyberattaque revendiquée par le groupe DragonForce contre l'IFAGE, une fondation genevoise spécialisée dans la formation des adultes. Plus de 850 gigaoctets de données auraient été volés, dont des dossiers professionnels, médicaux, familiaux et administratifs concernant des employés actuels et anciens. Au-delà de l'intrusion informatique, cette affaire soulève des questions sur la lenteur avec laquelle les personnes touchées ont été informées et sur la préparation des organisations en matière de communication de crise. Pour Thierry Weber, la cybersécurité n'est plus une simple dépense technique : elle est devenue une condition essentielle pour protéger les renseignements personnels et préserver la confiance du public.

Bruno Guglielminetti rencontre Éric Camirand, cofondateur et PDG de Waste Robotics, une entreprise de Trois-Rivières au Québec qui utilise l'intelligence artificielle, la vision artificielle et la robotique pour automatiser le tri des matières recyclables. Il explique comment ces systèmes reconnaissent les matériaux, manipulent les objets avec précision et améliorent la qualité du tri tout en réduisant les risques pour les travailleurs. L'entrevue aborde également les défis de l'entraînement des modèles d'IA, l'apport des technologies d'AWS, ainsi que le rôle de ces innovations dans l'économie circulaire. Pour Éric Camiran, les principaux obstacles à un recyclage plus efficace sont désormais davantage économiques et réglementaires que technologiques.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Léa Pancol, qui vient de consacrer sa maîtrise à l'impact de l'intelligence artificielle sur le métier de consultant en relations publiques. Elle explique comment l'IA automatise les tâches de recherche, de veille et de rédaction, permettant aux professionnels de consacrer davantage de temps à l'analyse stratégique, au conseil et à la relation avec les clients. L'entrevue aborde également les enjeux de confiance, de désinformation, de protection des données et de gouvernance de l'IA, tout en soulignant que les compétences humaines, comme le jugement, l'empathie et la capacité d'accompagner les organisations, demeurent au cœur de la valeur des relationnistes.

Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une semaine particulièrement riche en actualité technologique. Ils analysent l'incident où deux modèles expérimentaux d'OpenAI ont réussi à quitter leur environnement de test pour mener une cyberattaque contre Hugging Face, un événement qui relance le débat sur la sécurité des IA avancées. Au menu également : l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France, le refus d'autoriser la conduite assistée de Tesla sur le territoire français, l'arrivée des résumés générés par l'IA dans Google Search en France, l'entente stratégique entre Microsoft et Mistral, la percée du modèle chinois Kimi K3 et les ambitions de Pékin dans la course mondiale à l'intelligence artificielle. Enfin, les deux animateurs commentent les nouveaux appareils pliables de Samsung et les dernières expérimentations en matière d'IA générative.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 24 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (3:00) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Les ambitions chinoises en IA après les récentes déclarations de Xi Jinping avec Chang-Hui Zheng (46:19) Léa Pancol : L'impact de l'IA sur le travail des consultants en relations publiques (54:22) Éric Camirand (Waste Robotics) : Robotique et technologies au service de la gestion des déchets (1:12:22) Billets : Weber : Une cyberattaque majeure visant une fondation genevoise de formation (1:28:52) Ricoul : Pourquoi avons-nous tendance à attribuer des intentions et des émotions aux intelligences artificielles ? (1:34:22) Entrevue : Poulin : Le design d'organisation et ses enjeux avec Éric Letarte (1:41:53) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

À Shanghai, le président Xi Jinping a présenté la Chine comme un acteur central de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Il a défendu une IA ouverte, coopérative et accessible, tout en insistant sur la sécurité, la supervision humaine et le contrôle des risques. Pékin annonce aussi 5 000 places de formation pour les pays en développement et la création de la WAICO, une nouvelle organisation internationale consacrée à la coopération en IA. Pour comprendre la portée politique et technologique de ce discours, je reçois Chang-Hui Zheng, présentatrice à CGTN et chercheure.

Jean-François Poulin présente un échange enregistré à Interface Québec avec Martin Boucher et Daniel Lafrenière sur un principe souvent négligé dans les projets numériques : comprendre les besoins des citoyens avant de penser à la technologie. Les trois spécialistes expliquent pourquoi l'observation des utilisateurs, la consultation des employés de première ligne et une meilleure compréhension des problèmes réels permettent de concevoir des services plus efficaces. Ils reviennent également sur les limites des approches centrées uniquement sur les solutions technologiques et plaident pour une transformation des organisations où l'expérience citoyenne guide les décisions dès le départ.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Guillaume Roger, directeur des partenariats chez Ekumen, une jeune entreprise française qui développe un agent conversationnel destiné au monde agricole. L'objectif est de réduire le temps consacré aux tâches administratives en permettant aux agriculteurs et aux conseillers agricoles de consigner leurs activités à la voix, de retrouver rapidement l'information et de mieux préparer leurs décisions. L'entrevue aborde aussi les enjeux de souveraineté des données, la transmission des connaissances entre générations et le rôle que pourrait jouer l'IA comme mémoire vivante des exploitations agricoles, au service de la relève.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Sasha Rubel responsable des politiques en intelligence artificielle pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique chez AWS. L'échange porte sur les grandes priorités des gouvernements et des entreprises : développement des compétences, infrastructures, réglementation, gouvernance des données et souveraineté technologique. L'entrevue met aussi en lumière le potentiel d'innovation de l'Afrique, les défis auxquels fait face l'Europe pour faire émerger des champions mondiaux, ainsi que l'importance d'une IA responsable intégrée dès sa conception. Pour Sacha Rubel, la confiance, des règles claires et une meilleure coopération internationale seront essentielles pour permettre à l'innovation de se développer tout en protégeant les citoyens.

Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une semaine marquée par plusieurs dossiers majeurs en technologie. Ils analysent la poursuite intentée par Apple contre OpenAI, qui pourrait avoir des répercussions sur les projets matériels de l'entreprise, notamment son futur assistant vocal. Ils discutent également d'un manifeste signé par plus de 200 experts appelant les gouvernements à mieux préparer l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi et la formation. Au programme aussi : les nouvelles règles françaises entourant les infolettres et les pixels de suivi, ainsi que le projet de Netflix de lancer des chaînes de diffusion en continu, signe d'un retour à une programmation linéaire adaptée aux nouvelles habitudes de consommation.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 17 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (3:40) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : - Sasha Rubel (AWS) : Les priorités en intelligence artificielle en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (44:33) - Guillaume Roger (Ekumen) : Un agent conversationnel pour accompagner les agriculteurs au quotidien (1:18:50) Entrevue : Jean-François Poulin : Concevoir les services numériques avec les citoyens, avec Martin Boucher et Daniel Lafrenière (1:35:26) Un merci particulier à Micrologic pour son soutien à la production de Mon Carnet. Collaborateurs : Jérôme Colombain et Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Jean-François Poulin reçoit David Duguay, du centre de recherche INÉDI, pour découvrir comment la réalité virtuelle transforme la formation et le design industriel. Utilisée pour simuler des environnements complexes ou dangereux, la VR permet d'améliorer l'apprentissage, de transférer plus efficacement les connaissances et de réduire les coûts liés à la formation et au prototypage. L'entretien explore également les défis de conception des interfaces immersives et le rôle des centres collégiaux de transfert technologique dans l'accompagnement des entreprises qui souhaitent intégrer ces technologies à leurs activités.

Thierry Weber revient sur la décision du canton de Fribourg d'intégrer officiellement Microsoft Copilot dans les écoles secondaires auprès des élèves de 12 à 15 ans. L'initiative prévoit des formations pour les enseignants, des objectifs pédagogiques précis et un cadre de protection des données. Le choix vise à encadrer une pratique déjà répandue plutôt qu'à laisser les jeunes utiliser seuls des outils d'IA. Cette démarche soulève toutefois des questions sur la dépendance à Microsoft, la souveraineté numérique et la capacité du milieu scolaire à suivre l'évolution rapide des technologies. Pour Thierry Weber, l'enjeu sera de faire de l'IA un soutien à l'apprentissage, sans qu'elle remplace l'effort de réflexion des élèves.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Eamonn Maguire directeur de l'ingénierie IA chez Proton, à l'occasion du lancement de Lumo 2.0, un assistant conversationnel misant sur la confidentialité. Contrairement aux grands modèles commerciaux, Proton affirme ne pas utiliser les conversations des utilisateurs pour entraîner ses modèles et mise sur un chiffrement à accès zéro, un code source ouvert et un modèle d'affaires sans exploitation des données personnelles. Lumo 2.0 ajoute notamment la mémoire, la génération et l'analyse d'images, la recherche web améliorée ainsi que des assistants personnalisés. L'entrevue aborde également les défis techniques liés à une IA privée, les différences entre les modes « rapide » et « réflexion », ainsi que la volonté de Proton de proposer une intelligence artificielle qui protège la vie privée tout en encourageant l'esprit critique. ** L'entrevue, réalisée en anglais, a été traduite à l'aide d'un outil de traduction propulsé par l'intelligence artificielle.

À l'approche des élections québécoises, Bruno Guglielminetti réunit Natacha Jean, de Micrologic, et Jean-François Harvey, du Conseil canadien des innovateurs, pour discuter des priorités numériques du prochain gouvernement. Les deux invités estiment que la souveraineté numérique passe par le contrôle des données, des infrastructures, des fournisseurs et des compétences locales. Ils plaident pour une réduction de la dépendance envers les géants technologiques étrangers, une modernisation des politiques d'approvisionnement afin de favoriser les entreprises canadiennes et un meilleur soutien à l'innovation. Selon eux, les prochains mois seront déterminants pour faire de la souveraineté numérique un véritable levier économique et stratégique pour le Québec. Micrologic est le partenaire estival de Mon Carnet.

Cette semaine, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti reviennent sur plusieurs sujets marquants de l'actualité technologique. Ils discutent du retour inattendu des écouteurs filaires, dont les ventes repartent à la hausse grâce à leur faible coût et à l'absence de batterie à recharger. Ils abordent ensuite les nouvelles réglementations européennes, notamment le projet Chat Control, qui soulève un débat entre protection des enfants et respect de la vie privée, ainsi que l'obligation d'installer des caméras surveillant les conducteurs dans les nouvelles voitures vendues en Europe. Le duo s'intéresse aussi aux dernières avancées en intelligence artificielle, avec le nouveau mode vocal de ChatGPT, les nouveautés de Meta, Grok et Spotify, avant de conclure sur leurs contenus respectifs et leurs projets pour l'été.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 10 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (5:07) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Eamon Maguire (Proton) : Lumo 2.0, une IA fondée sur la confidentialité, le chiffrement et le code source ouvert (47:51) Natacha Jean (Micrologic) et Jean-François Harvey (Conseil canadien des innovateurs) : Souveraineté numérique, données, infrastructures et IA au Québec. Que doit faire le prochain gouvernement du Québec ? (1:11:03) Billet : Thierry Weber : L'intelligence artificielle encadrée dans les écoles secondaires en Suisse (1:44:05) Entrevue : Jean-François Poulin : Technologies immersives et applications concrètes (1:50:24) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Dans cette discussion animée par Jean-François Poulin, Louis-Philippe Lampron et Gabrielle Hurtubise-Radet s'interrogent sur les effets des réseaux sociaux sur la démocratie et sur les moyens de rebâtir un véritable espace de dialogue citoyen. Ils estiment que les plateformes actuelles favorisent la polarisation et la désinformation, tout en éloignant les citoyens des décideurs. Leur réflexion met en avant le potentiel d'outils numériques comme Polaire, qui vise à recueillir en continu les préoccupations des citoyens afin d'éclairer les décisions publiques avec davantage de transparence. Pour les intervenants, le numérique peut renforcer la démocratie à condition de privilégier l'ouverture des données, la reddition de comptes et une participation citoyenne continue, plutôt que de se limiter aux consultations ponctuelles ou aux élections.

Stéphane Ricoul s'intéresse à la gouvernance d'Anthropic, qui prépare son entrée en bourse tout en affirmant que sa mission prime sur les intérêts de ses actionnaires. Il souligne que cette structure ne supprime pas le pouvoir, mais le transfère à un petit groupe réuni au sein d'un « Long-Term Benefit Trust », chargé de décider ce qui sert le mieux l'intérêt de l'humanité. Pour lui, le véritable enjeu n'est donc pas la rentabilité, mais la légitimité de ceux qui exercent ce pouvoir, alors que leurs décisions échappent largement au contrôle des investisseurs comme du public. Ricoul estime que cette gouvernance soulève une question fondamentale pour l'industrie de l'IA : si les entreprises ne répondent plus d'abord à leurs actionnaires, à qui doivent-elles réellement rendre des comptes?

Stéphane Berthomet revient sur le plus récent rapport de Triton Digital consacré aux habitudes d'écoute des balados au Canada. L'étude montre une progression continue de l'écoute, avec 65 % des Canadiens qui écoutent désormais des balados et 46 % qui en consomment chaque mois. Le contenu francophone connaît également une forte croissance, tandis que 70 % des auditeurs privilégient des productions canadiennes. Si YouTube continue de gagner en popularité grâce aux balados vidéo, Spotify demeure la principale plateforme pour l'écoute des flux RSS traditionnels. Enfin, les émissions d'actualité dominent largement les préférences des auditeurs, devant les balados de faits divers et d'humour, confirmant le rôle grandissant du balado comme source d'information au Canada. PDF : https://info.tritondigital.com/hubfs/Rapport%20Canadien%20sur%20les%20Podcasts%20en%202026.pdf

Le studio québécois Flyos poursuit son évolution en faisant le saut du jeu de société au jeu vidéo. Dans cette entrevue avec Carl-Edwin Michel, son cofondateur et PDG, Thomas Filippi explique comment l'entreprise a développé une technologie interne qui permet de créer des expériences narratives sur plusieurs médias. Après huit campagnes de financement participatif réussies et le succès de son jeu Vampire: The Masquerade, Flyos prépare maintenant une adaptation vidéoludique tout en misant sur l'infonuagique, l'intelligence artificielle et un accompagnement technologique d'AWS. Soutenu par plusieurs partenaires québécois, le studio souhaite désormais accélérer son développement et faire rayonner son expertise en création narrative bien au-delà du jeu de société.

Muriel Edjo, le rédacteur en chef de We Are Tech Africa, revient sur trois initiatives qui illustrent l'évolution rapide du numérique en Afrique. Au Kenya, le gouvernement étudie la possibilité de commercialiser des données publiques anonymisées afin de soutenir la recherche et les études de marché, tout en soulevant des questions sur la protection de la vie privée. Au Bénin, une campagne rappelle que l'utilisation de l'intelligence artificielle pour modifier ou diffuser l'image d'une personne sans son consentement peut entraîner de lourdes sanctions financières. Enfin, la Banque mondiale encourage les institutions financières à utiliser l'historique des paiements numériques comme indicateur de solvabilité, une approche qui pourrait faciliter l'accès au crédit pour des milliers de petites entreprises exclues des circuits bancaires traditionnels. Selon Muriel Edjo, ces initiatives témoignent d'une transformation numérique qui répond avant tout aux réalités économiques et sociales du continent.

Le plus récent portrait de l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII) montre que le travail indépendant en technologies de l'information demeure bien implanté au Québec, avec près de 20 900 consultants, mais que la profession évolue rapidement sous l'effet de l'intelligence artificielle. Son PDG, François Marchal explique que les expertises les plus recherchées concernent désormais la gouvernance des données, la cybersécurité, l'infonuagique et l'architecture de systèmes, tandis que les tâches plus facilement automatisables perdent de la valeur. Le rapport souligne également que les consultants sont des professionnels expérimentés, âgés en moyenne de 48 ans, et que plusieurs dirigent de très petites entreprises qui créent elles-mêmes des emplois. Selon François Marchal, l'avenir de la consultation indépendante passera moins par la quantité de mandats que par la spécialisation et la capacité d'utiliser l'IA comme levier stratégique plutôt que comme simple outil de productivité.

La Ville de Montréal a reçu 54 propositions de jeunes entreprises technologiques dans le cadre de son premier appel à l'innovation visant à améliorer la gestion des chantiers au centre-ville. Alexandre Teodoresco, responsable de l'innovation, de l'intelligence artificielle et de la performance organisationnelle, explique que cinq projets pilotes ont été retenus pour être testés sur le terrain, notamment des solutions utilisant des drones, la vision par ordinateur et l'analyse de données pour inspecter les chantiers, améliorer la mobilité et détecter les anomalies. Au-delà des technologies, l'objectif est de rapprocher les startups des équipes municipales afin d'accélérer l'innovation dans les services publics. Fort du succès de cette première initiative, Montréal prévoit déjà lancer de nouveaux appels à solutions et des hackathons autour d'autres enjeux municipaux.

Amical AI a développé Pauline, une compagne conversationnelle conçue pour accompagner les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs. Accessible au moyen d'un téléphone simplifié, elle offre du réconfort, stimule les échanges et peut détecter des signes de détresse afin d'alerter le personnel soignant. Développée avec des chercheurs, des psychologues et des gériatres, cette solution est déjà déployée dans plus de 80 résidences au Québec. Son créateur, Tony Aubé, explique comment cette IA est née d'une expérience personnelle et comment elle contribue aujourd'hui à améliorer le quotidien des résidents et des équipes de soins.

Cette semaine, Jérôme Colombain (Monde Numérique) et Bruno Guglielminetti reviennent sur plusieurs sujets marquants de l'actualité numérique. Ils discutent de l'arrivée des noms d'utilisateur sur WhatsApp, une nouveauté qui améliore la confidentialité, mais qui pourrait aussi favoriser le hameçonnage. Ils s'interrogent ensuite sur le modèle économique des nouvelles lunettes intelligentes de Meta, dont certaines fonctions avancées nécessiteront un abonnement. Au menu également, les robots humanoïdes « émotionnels » présentés en Chine, la hausse spectaculaire des coûts liés à l'utilisation de l'IA dans les entreprises, la fin annoncée des jeux PlayStation sur disque physique et le lancement commercial de la constellation Amazon LEO, qui vient concurrencer Starlink dans l'accès à Internet par satellite.

Huit ans après son lancement, Québec.ca est devenu la principale porte d'entrée vers les services numériques du gouvernement québécois. Dans cette entrevue, Martin Boucher, directeur des communications numériques, revient sur l'évolution de cette plateforme qui compte aujourd'hui 15 000 pages, plus de 40 000 documents et près de 300 contributeurs. Il explique comment Québec.ca s'adapte à l'arrivée de l'intelligence artificielle, aux nouveaux enjeux de découvrabilité de l'information et à la souveraineté numérique, tout en poursuivant l'intégration des sites ministériels et l'amélioration continue de l'expérience citoyenne.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 3 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (4:54) Retour sur l'actualité numérique de la semaine Entrevues : Québec.ca : Huit ans de services publics numériques et les nouveaux défis de l'intelligence artificielle (44:46) Amical AI : Pauline, une compagne conversationnelle pour les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer (1:08:11) Ville de Montréal : Les startups numériques au service de l'innovation municipale (1:26:02) AQIII : Portrait du marché de la consultation indépendante en TI (1:38:30) Muriel Edjo (We Are Tech Africa) : L'actualité numérique du continent africain (1:51:06) Jeu vidéo avec Carl-Edwin Michel (2:07:04) Flyos : Quand le jeu de société, le jeu vidéo et les nouvelles technologies se rencontrent Billets : Stéphane Berthomet : Les habitudes d'écoute des balados (2:16:04) Stéphane Ricoul : Gouvernance et entrée en bourse d'Anthropic (2:23:54) Entrevue : Jean-François Poulin : La démocratie numérique avec Gabrielle Hurtubise-Radet & Louis-Philippe Lampron (2:32:41) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Muriel Edjo, Carl-Edwin Michel, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Dans cette rencontre menée par Jean-François Poulin, l'ergonome Guy André Boy revient sur plus de 40 ans d'évolution de l'interaction humain-machine. Selon lui, le concept d'« interface » appartient désormais au passé : il faut plutôt concevoir des systèmes où l'humain est intégré dès le départ, et non adapté à une technologie conçue sans lui. Fort de son expérience chez Airbus et à la NASA, il souligne que les enjeux actuels dépassent l'ergonomie des écrans pour toucher la complexité des systèmes, la créativité, l'expertise et la place de l'intelligence artificielle. Il met aussi en garde contre une dépendance excessive aux IA génératives, qui excellent dans la forme, mais peinent encore à saisir le sens et le contexte. Pour Guy André Boy, l'innovation durable exige de retrouver une vision à long terme où la technologie demeure au service des humains plutôt que l'inverse.

Stéphane Ricoul s'intéresse à la proposition du président argentin Javier Milei de créer des « entreprises non humaines », des entités juridiques pilotées par des agents IA capables de posséder des actifs, signer des contrats ou poursuivre en justice. Derrière l'idée provocatrice se cache une vraie question : qui est responsable lorsqu'une IA autonome prend une mauvaise décision ou cause un dommage? Stéphane Ricoul estime que le danger n'est pas seulement technologique, mais juridique et démocratique. Si les profits restent humains, mais que les fautes deviennent impossibles à attribuer, on crée une forme d'impunité programmée. Il rappelle aussi que le Canada n'a toujours pas adopté de cadre solide sur l'IA, laissant planer le même vide, mais par lenteur plutôt que par déréglementation assumée.

Thierry Weber revient sur une panne survenue chez Skyguide qui a entraîné des annulations et des retards à l'aéroport de Aéroport de Zurich. L'incident aurait été provoqué lors de l'intégration d'une nouvelle zone d'exclusion aérienne liée à une conférence internationale au Bürgenstock. Au-delà de l'événement, Thierry Weber y voit un exemple révélateur de la vulnérabilité croissante des infrastructures numériques critiques, où une modification apparemment banale peut entraîner des perturbations importantes. Selon lui, cette panne rappelle que des systèmes devenus extrêmement complexes et interdépendants exigent une résilience accrue, alors même que leur bon fonctionnement est souvent tenu pour acquis par le grand public.

Avec une audience potentielle estimée à près de six milliards de personnes, la Coupe du monde 2026 confirme son statut de plus grand rendez-vous sportif mondial, mais aussi de gigantesque laboratoire du marketing numérique. Le professeur Luc Dupont souligne que, pour la première fois, le visionnement en diffusion continue rivalise sérieusement avec la télévision traditionnelle, particulièrement chez les plus jeunes. Les réseaux sociaux jouent désormais un rôle central dans l'expérience des amateurs, avec des milliards d'interactions, de vidéos et de commentaires générés autour des matchs. L'élargissement du tournoi à 48 équipes et son organisation conjointe au Canada, aux États-Unis et au Mexique accentuent encore cette portée mondiale, tandis que les commanditaires multiplient les investissements pour profiter d'un événement où le sport, les plateformes numériques et le marketing sont désormais indissociables.

L'entreprise québécoise DeepSight développe avec Airbus un système d'inspection destiné aux appareils A220 de Mirabel qui combine réalité augmentée et intelligence artificielle. En entrevue avec Mon Carnet, son président Nicolas Bearzatto explique que la plateforme guide les techniciens à chaque étape grâce à des instructions visuelles, puis analyse en temps réel les photos prises durant l'inspection afin de vérifier si les travaux répondent aux normes établies. L'objectif n'est pas de remplacer l'expertise humaine, mais d'offrir une assistance qui uniformise les procédures, améliore la traçabilité et réduit les risques d'erreur. Compatible avec des casques de réalité augmentée, des tablettes et d'autres appareils, la solution devra relever deux défis majeurs : perfectionner l'analyse d'images dans des conditions variables et favoriser l'adoption de ces nouveaux outils par les équipes de terrain.

Dans cette entrevue, le pdg Ludovic Soucisse présente le rôle des 59 Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) répartis dans presque toutes les régions du Québec. Ces centres accompagnent les entreprises, les organismes et les institutions dans le développement de nouvelles technologies, le prototypage, la validation et la réduction des risques liés à l'innovation. Véritable trait d'union entre la recherche universitaire et les besoins du marché, le réseau travaille chaque année avec plus de 5 500 organisations. Selon Ludovic Soucisse, les CCTT demeurent pourtant méconnus malgré leur expertise reconnue à l'international. Cette nouvelle série d'entrevues vise justement à faire découvrir ces ressources aux entrepreneurs québécois et à démontrer, à travers des exemples concrets, comment elles peuvent accélérer l'innovation dans des secteurs allant de l'intelligence artificielle à la santé, en passant par l'énergie, l'agroalimentaire et les technologies de défense.

Deux développeurs français, le père et le fils Pierre-Philippe et Alexandre Cormeraie, ont créé une application de transcription et de résumé qui fonctionne entièrement sur l'iPhone, sans envoyer les données vers des serveurs distants. En exploitant les modèles d'intelligence artificielle intégrés à l'écosystème d'Apple, leur solution traite les conversations directement sur l'appareil, offrant ainsi une meilleure confidentialité. Développée en grande partie grâce au « vibe coding », l'application se veut une démonstration des capacités locales des appareils Apple, bien avant l'arrivée des nouvelles fonctions annoncées dans Apple Intelligence. Les deux créateurs souhaitent maintenant étendre leur approche au Mac, puis éventuellement à Android, tout en conservant le même principe : une IA utile, locale et respectueuse des données personnelles.

Dans cette entrevue avec le lieutenant-général Darcy Molstad, le commandant du nouveau Commandement des forces interarmées du Canada, il explique comment les Forces armées canadiennes adaptent leur structure et leurs capacités aux conflits modernes. Créé à la fin de 2025, ce nouveau commandement a pour mission d'intégrer des fonctions clés comme la logistique, les services de santé, la police militaire et les technologies émergentes. S'appuyant sur les leçons de la guerre en Ukraine, le lieutenant-général Molstad souligne l'importance croissante des drones, des systèmes autonomes, de l'intelligence artificielle et de la lutte antidrones, tout en insistant sur le maintien d'un contrôle humain dans les décisions critiques. Il affirme également que la modernisation de l'armée passe par une collaboration plus étroite avec l'industrie canadienne, une accélération des processus d'acquisition et un renforcement de la présence militaire dans l'Arctique. Selon lui, la sécurité nationale et la prospérité économique du Canada sont désormais indissociables.