Chaque semaine, Bruno Guglielminetti revient sur l'actualité numérique et propose des rencontres avec des acteurs de domaines connexes. // A weekly news magazine about digital news, with interviews, all in French. Bonne écoute !

Luc Dupont analyse l'arrivée de John Ternus à la tête d'Apple et ce que le choix de cet ingénieur et spécialiste du produit pourrait révéler sur les priorités de l'entreprise. Après l'ère Tim Cook, largement marquée par la gestion et la chaîne d'approvisionnement, Apple semble vouloir remettre le développement de nouveaux appareils au centre de sa stratégie. Alors que l'intelligence artificielle demeure un défi et que l'iPhone représente toujours une part considérable des revenus, Luc Dupont estime que Ternus devra surtout préparer la prochaine grande évolution des produits Apple. Téléphone pliable, lunettes connectées ou nouvelle interface pour l'IA : l'enjeu sera de trouver ce qui pourrait, à terme, ouvrir l'après-iPhone.

À l'occasion de la campagne électorale québécoise, Ludovic Soucisse, PDG du Réseau des CCTT, présente quatre priorités pour mieux exploiter les capacités des 59 centres collégiaux de transfert de technologie et leurs quelque 1 500 experts présents dans presque toutes les régions du Québec. Le réseau réclame notamment un financement de base plus solide, un meilleur accès aux programmes de recherche et d'innovation, une fiscalité mieux adaptée aux PME et une intégration accrue des CCTT aux grandes priorités gouvernementales, notamment en matière d'intelligence artificielle, de transformation numérique, de productivité et de commercialisation. Son message aux partis est simple : plutôt que de créer de nouvelles structures, le prochain gouvernement pourrait davantage miser sur un réseau existant capable de transformer la recherche en applications concrètes pour les entreprises et les régions.

Andrés Restrepo présente le retour d'ADAPT Montréal, une rencontre qui réunira une centaine de dirigeants, créateurs, investisseurs, chercheurs et acteurs des industries créatives le 24 septembre. L'objectif est de réfléchir à l'avenir d'un écosystème québécois confronté à de nouvelles pressions technologiques, économiques et financières. Intelligence artificielle, propriété intellectuelle, expériences immersives, nouveaux modèles de financement et développement international seront au cœur des discussions. ADAPT veut surtout rapprocher les différents acteurs du milieu, créer de nouvelles collaborations et dégager des pistes d'action pour permettre aux industries créatives québécoises de continuer à se développer et à rayonner à l'étranger.

Cette semaine, Jérôme Colombain à Paris et Bruno Guglielminetti à Montréal passent en revue une actualité particulièrement chargée. Elon Musk occupe une bonne partie du début de l'émission avec le lancement du Cybercab, ses discussions avec le gouvernement français sur la voiture autonome et son intervention devant les ministres du G20 sur les centres de données, l'énergie et la réglementation de l'intelligence artificielle. Direction ensuite Berlin pour les premières annonces de l'IFA 2026, avec le retour de Packard Bell, les nouveautés de Xiaomi, l'arrivée du Wi-Fi 8 et les robots humanoïdes. On découvre aussi l'étonnante nouvelle brosse à dents de Dyson équipée d'une caméra et d'un jet d'eau. Autres sujets : John Ternus succède officiellement à Tim Cook à la tête d'Apple, ChatGPT, Reddit et Roblox changent de statut réglementaire en Europe, une étude s'interroge sur les prix proposés par le mode IA de Google et la française Pasqal poursuit son développement dans l'informatique quantique. Sans oublier la controverse autour du « Lake America », une étude finlandaise qui nuance les effets des écrans sur le cerveau des jeunes et le retour du Tamagotchi... sous forme de bague. 00:00 - Introduction et sommaire 02:00 - Tesla lance officiellement son Cybercab 05:00 - La France commence à s'intéresser aux voitures autonomes de Tesla 08:00 - Elon Musk au G20 : centres de données, énergie et intelligence artificielle 13:00 - La contestation contre les centres de données prend de l'ampleur 17:00 - États-Unis contre Europe : la bataille autour de la réglementation de l'IA 20:00 - IFA 2026 : les premières tendances du salon de Berlin 23:00 - Le retour de Packard Bell et les nouveaux ordinateurs abordables 26:00 - Xiaomi mise sur la voiture et la maison connectée 29:00 - Le Wi-Fi 8 commence déjà à faire son apparition 32:00 - Les robots humanoïdes s'installent à l'IFA 34:00 - Dyson lance une brosse à dents avec caméra et jet d'eau 40:00 - John Ternus succède officiellement à Tim Cook chez Apple 44:00 - Le bilan de Tim Cook et les produits qui auront marqué son passage 48:00 - ChatGPT, Reddit et Roblox changent de statut en Europe 51:00 - IA et désinformation : les robots conversationnels sont-ils vraiment neutres? 54:00 - Google AI Mode afficherait des prix plus élevés 57:00 - Gemini dans Chrome et les limites imposées en Europe 1:00:00 - Pasqal et l'informatique quantique française 1:03:00 - Du lac Ontario au « Lake America » : quand la politique modifie les cartes numériques 1:09:00 - Écrans et cerveau des jeunes : une étude finlandaise bouscule les idées reçues 1:14:00 - Le Tamagotchi revient sous forme de bague 1:17:00 - Cette semaine dans Mon Carnet : Stéphane Ricoul passe à la fiction 1:20:00 - Cette semaine dans Monde Numérique : IA, cybersécurité et main robotique 1:23:00 - Conclusion

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 4 septembre 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Débrief avec Jérôme Colombain (2:51) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Industries créatives : ses nouveaux défis (33:58) Élections 2026 : La place de l'innovation dans la campagne (44:22) Luc Dupont : John Ternus succède à Tim Cook chez Apple (1:01:10) Billet : Thierry Weber : La souveraineté en IA, vue de Suisse (1:20:21) Stéphane Ricoul : Histoires des futurs possibles du numérique "Le décret" 1/3 (1:25:16) Entrevue : Jean-François Poulin : Le design des extrêmes avec Sophie Henry (1:34:50) Merci au Réseau des CCTT pour son soutien à la production de Mon Carnet. Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Septembre 2026

Jean-François Poulin s'entretient avec Jean-Pierre Léveillé-Gauvin autour du design d'organisation et du rôle des intrapreneurs dans la transformation des entreprises. Il compare l'évolution d'une organisation aux différentes étapes de la vie humaine : croissance, maturité, remise en question et nécessité de se réinventer. Les intrapreneurs jouent alors un rôle essentiel en apportant de nouvelles idées, mais peuvent aussi être perçus comme des éléments perturbateurs par le « système immunitaire » de l'entreprise. Pour Jean-Pierre Léveillé-Gauvin, la transformation passe moins par la confrontation que par la capacité à créer du consensus et à mettre l'humain au centre du changement.

Après plus de neuf ans de chroniques dans Mon Carnet, Stéphane Ricoul change de registre et propose une série d'histoires inspirées de l'actualité technologique. Il imagine ce que certaines tendances actuelles pourraient devenir dans dix ou vingt ans, avec l'intelligence artificielle comme élément déclencheur de situations profondément humaines. Huit histoires ont ainsi été conçues, abordant notamment les biais des modèles d'IA, les implants neuronaux, la valeur des données et la souveraineté numérique. Stéphane explique également avoir utilisé Claude comme partenaire d'écriture pour transformer ses idées et ses scénarios en récits. La série débutera la semaine prochaine avec "La vérité programmée", qui imagine ce qui arriverait si un dirigeant politique imposait sa propre vision du monde aux modèles d'intelligence artificielle.

Stéphane Berthomet revient sur une réflexion lancée par Denis Martel autour du « podcast domestiqué » et de l'influence grandissante des médias traditionnels dans cet univers. S'il reconnaît que leur arrivée transforme certains codes, il estime que la principale menace pour l'indépendance du podcast vient plutôt des grandes plateformes comme Spotify, Apple et YouTube, qui contrôlent de plus en plus la diffusion et la découvrabilité. Il présente également Podstan, un nouvel annuaire consacré à la découverte de petits podcasts indépendants francophones. Une initiative qu'il juge particulièrement intéressante pour donner davantage de visibilité aux créateurs qui peinent à émerger dans un environnement dominé par les grandes plateformes.

Muriel Edjo, rédacteur en chef de We Are Tech Africa, dresse un portrait de la transformation numérique des gouvernements africains, où plusieurs pays accusent encore un retard important dans la numérisation des services publics. Une situation qui devient d'autant plus préoccupante avec l'arrivée rapide de l'intelligence artificielle. Il présente également deux initiatives concrètes : au Sénégal, un projet national d'adressage numérique doit permettre d'attribuer une adresse géolocalisée aux bâtiments et aux terrains; au Burundi, la numérisation de l'état civil vise notamment à mieux enregistrer les naissances et à donner une existence officielle aux citoyens qui échappaient jusqu'ici aux registres administratifs.

Marie-France Gosselin, gestionnaire de réseaux sociaux, revient sur l'épuisement grandissant des gestionnaires de réseaux sociaux, confrontés à la multiplication des plateformes, des formats, des tendances et aux changements constants des algorithmes. À cela s'ajoute la pression des marques, qui souhaitent continuellement augmenter leurs résultats. Pour retrouver un meilleur équilibre, elle recommande de miser davantage sur des contenus durables et réutilisables plutôt que de courir derrière chaque tendance. Elle invite aussi les organisations à faire confiance aux spécialistes qui gèrent leurs communautés, à leur donner le temps de travailler et à prendre au sérieux la santé mentale des équipes qui alimentent quotidiennement cette machine à contenu.

Érika Olivaux, conseillère en éthique à la Commission de l'éthique en science et en technologie du Québec, revient sur les enjeux soulevés par les voitures connectées, devenues de véritables ordinateurs sur roues. Géolocalisation, contacts, habitudes de conduite, microphones et caméras permettent aujourd'hui de recueillir une quantité considérable de renseignements sur leurs utilisateurs. Au-delà du consentement et de la vie privée, l'étude soulève aussi des questions concernant la surveillance des employés, la circulation des données entre différents acteurs et le droit à la réparation des véhicules. Pour Érika Olivaux, l'un des principaux problèmes demeure l'opacité de cet écosystème : avant de mieux encadrer les voitures connectées, il faut d'abord savoir précisément quelles données sont recueillies, où elles circulent et comment elles sont utilisées.

Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur le règlement proposé par Meta dans le procès américain concernant la protection des mineurs. L'entente prévoit notamment de nouvelles limites d'utilisation pour les moins de 18 ans, sans toutefois modifier en profondeur le fonctionnement des plateformes pour les adultes. Ils s'intéressent également aux confidences de Sam Altman sur une adoption de l'IA plus lente que prévu et sur l'absence, jusqu'ici, d'un véritable « moment iPhone » qui imposerait une nouvelle interface pour interagir avec l'intelligence artificielle. Au programme également : les réflexions de Bill Gates sur les emplois qui devraient demeurer humains, le possible rapprochement entre Nvidia et Hugging Face, les suites des importantes cyberattaques contre l'administration française et le classement du magazine Time consacré aux personnalités qui façonnent l'IA. Enfin, détour par la Louisiane avec les ambitions spatiales d'Elon Musk et prise en main du nouveau téléphone pliable Pixel de Google.

Jean-François Poulin s'entretient avec Daniel Lafrenière à propos de son nouveau livre, L'art (perdu) du commerce. Face au commerce en ligne, l'auteur estime que les commerces physiques doivent miser davantage sur ce qui les distingue : la relation humaine, le conseil et la qualité de l'expérience. Il insiste autant sur l'expérience client que sur celle des employés, véritables ambassadeurs de la marque. Son message aux commerçants est simple : écouter clients et employés, s'améliorer constamment et transformer une simple transaction en véritable relation.

Stéphane Ricoul s'intéresse à l'économie du jeton, cette unité qui sert à mesurer l'utilisation des modèles d'intelligence artificielle. À mesure que les prix chutent et que les modèles deviennent plus interchangeables, il estime que le jeton pourrait finir par perdre une grande partie de sa valeur. Selon lui, la valeur se déplacera plutôt vers l'orchestration : la capacité d'intégrer un modèle aux données, aux systèmes et aux règles d'une organisation pour produire un résultat réellement utile. Mais cette course repose sur des investissements colossaux et une guerre de prix mondiale. Stéphane Ricoul pose donc une question centrale : si l'intelligence brute devient une commodité, les gains de productivité seront-ils suffisants pour justifier les centaines de milliards investis chaque année dans l'IA?

Thierry Weber revient sur des travaux menés à l'EPFL, où des chercheurs ont conçu de minuscules robots capables de se déplacer sans moteur, sans batterie et sans électronique embarquée. Le principe repose sur de petites cavités qui résonnent à différentes fréquences sonores et produisent une poussée. En changeant la fréquence, il devient possible de modifier la direction du robot et donc de le piloter. Pour Thierry Weber, cette recherche illustre une autre vision de la robotique : plutôt que d'ajouter toujours plus de calcul et d'intelligence artificielle, la forme même du matériau peut accomplir une partie du travail. Une approche qui ouvre la porte à des robots ultralégers, simples et potentiellement très discrets.

Steve Waterhouse revient sur les cyberattaques visant les systèmes de traitement de l'eau au Québec et ailleurs au Canada. Des installations industrielles autrefois isolées sont maintenant accessibles à distance, parfois sans protections suffisantes, ce qui en fait des cibles faciles pour des groupes malveillants. Il souligne notamment l'activité de groupes militants russophones qui exploitent ces faiblesses autant pour démontrer leurs capacités que pour déstabiliser leurs cibles. Pour Steve Waterhouse, il faut maintenant dresser rapidement un état des lieux des infrastructures municipales, établir des normes minimales de cybersécurité et imposer un véritable plan d'action. L'enjeu dépasse largement l'informatique : lorsqu'un système d'eau potable est compromis, c'est directement une question de santé et de sécurité publiques.

Près de 20 ans après leur apparition, Luc Dupont revient sur le phénomène des Têtes à claques et sur les conditions particulières qui ont permis à la création de Michel Beaudet de connaître un succès international. En 2006, Internet haute vitesse se démocratise au Québec, YouTube commence à prendre son envol et les réseaux sociaux sont encore balbutiants. Les vidéos circulent surtout par courriel et le bouche-à-oreille joue alors le rôle que les algorithmes occupent aujourd'hui. Pour Luc Dupont, les Têtes à claques ont profité d'une véritable fenêtre d'opportunité technologique : suffisamment d'internautes pour créer un phénomène de masse, mais beaucoup moins de contenus pour se disputer leur attention. Alors qu'un projet de film ramène aujourd'hui les personnages dans l'actualité, il estime qu'un phénomène semblable serait beaucoup plus difficile à reproduire dans l'environnement numérique actuel.

Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une actualité chargée, à commencer par les importantes fuites de données qui frappent l'administration française et soulèvent de sérieuses questions sur la cybersécurité de l'État. Ils font également le point sur le procès de Meta en Californie et ses possibles conséquences sur le fonctionnement des réseaux sociaux, avant d'aborder les nouveaux brevets de l'entreprise autour des lunettes connectées et de la reconnaissance visuelle. Au programme aussi : les nouvelles protections de ChatGPT destinées aux adolescents, l'arrivée de la publicité dans ChatGPT en Europe et le revers subi en France par le projet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Enfin, Jérôme partage son expérience de l'IA comme compagnon de voyage, entre recommandations très utiles et risques d'erreurs qui rappellent l'importance de toujours vérifier les informations sensibles.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 28 août 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (4:24) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Vie privée : Ce que nos voitures connectées savent de nous (53:13) Créateurs de contenu : L'épuisement derrière la production (1:10:15) Muriel Edjo (We Are Tech Africa) : La transformation numérique en Afrique (1:27:33) Billets : Berthomet : Le « podcast domestiqué », fin d'une époque ? (1:40:09) Ricoul : Des histoires du monde numérique (1:51:32) Entrevue : Jean-François Poulin : Design d'organisation avec Jean-Pierre Léveillé-Gauvin (2:05:46) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Muriel Edjo, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Août 2026

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 21 août 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (3:37) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Luc Dupont : Les 20 ans des Têtes à claques et les débuts de la vidéo virale sur Internet (59:21) Steve Waterhouse : Cybersécurité et protection des infrastructures essentielles (1:22:16) Billets : Thierry Weber : Des microrobots propulsés et dirigés grâce au son (1:36:11) Stéphane Ricoul : Le jeton, unité au cœur de l'économie de l'IA (1:40:59) Entrevue : Jean-François Poulin : Expérience client et évolution du commerce avec Daniel Lafrenière (1:48:35) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Août 2026

Jean-François Poulin s'intéresse cette semaine à Catalyse Collective, un événement qui réunira à Montréal des femmes autour de trois grands thèmes : l'intelligence artificielle, le leadership et la transformation des organisations. Il en discute avec Louise Bergeron, qui souhaite notamment rapprocher les compétences technologiques et humaines. Son constat : trop de femmes occupant des postes de direction se font encore dire que l'IA est essentiellement une affaire technique, alors que son adoption transforme la stratégie, les métiers, les compétences et l'organisation du travail. L'événement veut donc remettre le leadership au cœur de cette transformation et montrer que nul besoin de savoir coder pour participer aux décisions entourant l'IA. Des dirigeantes, entrepreneures et spécialistes viendront partager leur expérience, notamment Cathy Malas, qui abordera l'innovation développée avec les équipes sur le terrain. Catalyse Collective veut également favoriser les rencontres entre différentes générations de femmes et leur offrir des modèles susceptibles de les encourager à prendre davantage leur place dans les transformations technologiques. Pour Jean-François Poulin, les entreprises auraient d'ailleurs intérêt à permettre à leurs gestionnaires et futures dirigeantes de participer à ce type de rendez-vous, autant pour acquérir de nouvelles connaissances que pour développer leur réseau professionnel.

Stéphane Ricoul part du mythe voulant que nous n'utilisions que 10 % de notre cerveau pour s'interroger sur ce que nous déléguons progressivement à l'intelligence artificielle. L'IA peut servir de « décharge cognitive » en prenant en charge la recherche, les synthèses ou les brouillons. Mais certaines études suggèrent qu'une trop grande confiance envers ces outils pourrait réduire l'exercice de la pensée critique. L'enjeu n'est donc pas de renoncer à l'IA, mais de choisir ce qu'on lui délègue tout en conservant le jugement, la décision et la responsabilité. Car une compétence qu'on cesse d'exercer risque éventuellement de s'atrophier.

Spotify expérimente auprès de certains abonnés Premium une fonction permettant de passer plus facilement les publicités insérées dans les podcasts. Pour Stéphane Berthomet, cette idée soulève un paradoxe : la plateforme vend elle-même de la publicité aux annonceurs tout en testant un outil qui permettrait aux auditeurs de l'éviter. La fonction viserait surtout les publicités insérées dynamiquement, plus faciles à identifier que les messages lus directement par les animateurs. Ces derniers pourraient donc conserver un avantage, puisqu'ils s'intègrent naturellement au contenu et ressemblent davantage à une recommandation. L'enjeu dépasse toutefois l'expérience d'écoute. Pour de nombreux créateurs, la publicité demeure l'une des rares sources de revenus permettant de financer la production de leurs balados. Faciliter son contournement pourrait donc fragiliser davantage une relation déjà complexe entre Spotify et les producteurs de contenus. Stéphane Berthomet rapproche cette expérimentation d'une autre pratique de Spotify : l'ajout automatique de morceaux suggérés dans certaines listes de lecture personnalisées. Dans les deux cas, il reproche à la plateforme de modifier l'expérience sans véritablement laisser le contrôle à l'utilisateur. Pour lui, ces initiatives illustrent une tension croissante entre les choix de Spotify, les attentes des abonnés et les intérêts économiques des créateurs et des annonceurs. Il souhaite donc que cette fonction permettant de passer les publicités demeure une expérimentation et ne soit pas généralisée.

Alors que le Canada investit dans des modèles d'intelligence artificielle et des infrastructures informatiques souveraines, un troisième élément devient incontournable : la protection des données utilisées par ces systèmes. Jean Le Bouthillier, cofondateur et PDG de Qohash, estime que ces trois piliers, modèles, infrastructures et données, doivent avancer ensemble. L'enjeu prend une nouvelle dimension avec les agents IA. Pour être véritablement utiles en entreprise, ils doivent accéder aux documents, serveurs de fichiers, espaces infonuagiques et autres sources internes. Cette capacité peut toutefois leur permettre de repérer et de traiter à très grande vitesse des renseignements sensibles auxquels les utilisateurs ont parfois déjà accès sans même le savoir. Qohash mise sur une architecture dite « sans copie ». Plutôt que de transférer les documents vers une infrastructure externe pour les analyser, son logiciel détecte les données sensibles directement là où elles se trouvent. Selon Jean Le Bouthillier, cette approche réduit notamment les risques liés au transfert d'informations vers des fournisseurs ou des juridictions étrangères. Cette architecture répond également à un enjeu économique. Les solutions qui déplacent et analysent continuellement les données peuvent voir leurs coûts augmenter avec le volume traité. Qohash propose plutôt un modèle permettant de balayer l'ensemble des données afin de repérer la petite proportion de documents qui concentre l'essentiel du risque. Jean Le Bouthillier souhaite maintenant que la protection des données devienne un pilier officiel de la stratégie canadienne en matière d'IA. Selon lui, développer des modèles canadiens et construire des centres de données au pays ne suffit pas si les informations qui alimentent ces systèmes peuvent ensuite être exposées à des tiers étrangers. Son message tient en une idée : l'adoption de l'intelligence artificielle avance à la vitesse de la confiance. Et cette confiance dépendra largement de la capacité des organisations à savoir quelles données leurs IA peuvent consulter et à conserver le contrôle sur celles-ci.

À l'approche de l'élection présidentielle française de 2027, une nouvelle génération d'acteurs s'impose dans le paysage médiatico-politique. Parmi eux, Farah RK, éditorialiste politique et créatrice de contenus, revendique une approche pluraliste fondée sur les faits, le contexte et le terrain. Dans cet entretien, elle explique comment les créateurs de contenus politiques sont progressivement passés du statut d'« influenceurs » à celui d'interlocuteurs que les partis, les candidats et les médias traditionnels ne peuvent plus ignorer. Leur audience leur ouvre désormais les portes des conférences de presse, des rassemblements politiques et des coulisses des campagnes. Farah RK défend une conception du métier où l'objectif n'est pas de dire aux citoyens quoi penser ou pour qui voter, mais de leur fournir suffisamment d'éléments pour construire leur propre opinion. Une position qui lui vaut parfois d'être classée à gauche par les uns et à droite par les autres. Elle revient également sur les tensions avec les médias traditionnels, qui voient arriver de nouveaux concurrents capables de rejoindre directement des centaines de milliers de personnes. Pour elle, le débat sur leur légitimité est déjà dépassé : ces nouveaux acteurs font désormais partie du paysage et la présidentielle de 2027 pourrait consacrer définitivement leur place. Enfin, Farah RK évoque sa relation avec les algorithmes de TikTok, Instagram et YouTube, l'importance de sa communauté et la nécessité de réfléchir à un véritable statut pour les créateurs de contenus qui participent désormais au débat démocratique. Une transformation qui pourrait redéfinir durablement les rapports entre politique, médias et citoyens. https://www.youtube.com/c/FARAHRK https://www.tiktok.com/@farah_rk https://www.instagram.com/farahrrk/ https://x.com/FarahRrK

Cette semaine, le Débrief transatlantique prend des airs américains puisque Jérôme Colombain nous rejoint depuis New York. Avec Bruno Guglielminetti, il revient sur une actualité encore largement dominée par l'intelligence artificielle, mais sous des angles très différents. Au programme, les nouvelles initiatives visant à identifier les contenus produits par IA, notamment les filigranes intégrés aux textes générés par Claude. Une mesure qui répond aux nouvelles exigences de transparence, mais qui soulève aussi une question essentielle : jusqu'où peut-on réellement distinguer un contenu créé par une machine d'un texte simplement corrigé ou retravaillé avec son aide? La même question se pose dans la musique. Spotify veut mieux identifier les morceaux générés par IA et limiter leur présence dans ses recommandations, pendant que Suno assume exactement la direction inverse et ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par intelligence artificielle. En France, les éditeurs de presse passent également à l'offensive contre les résumés IA de Google, accusés de détourner une partie du trafic des médias. Bruno et Jérôme s'intéressent aussi à l'évolution de l'économie des créateurs. X et YouTube resserrent leurs critères de rémunération, tandis que Spotify expérimente de nouvelles façons de permettre aux auditeurs de passer certaines publicités dans les podcasts. Des changements qui pourraient modifier les rapports de force entre plateformes, créateurs et annonceurs. Autre grand sujet : la vision de Mark Zuckerberg sur la « superintelligence ». Le patron de Meta présente l'IA comme une technologie appelée à devenir omniprésente, alors que les inquiétudes augmentent concernant l'emploi, l'environnement et les infrastructures nécessaires pour soutenir cette croissance. Enfin, changement de registre avec l'arrivée possible des robots de livraison sur les routes françaises, avant de terminer avec les nouveaux Pixel 11 de Google et le Pixel Tag, la réponse de Google à l'AirTag d'Apple.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 14 août 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (2:52) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Farah RK : Politique, réseaux sociaux et nouveaux rapports entre médias, responsables politiques et citoyens (59:14) Souveraineté des données : Pourquoi le contrôle de l'information devient central avec l'intelligence artificielle (1:26:52) Billets : Stéphane Berthomet : Spotify, publicité et avenir du modèle économique du balado (1:43:42) Stéphane Ricoul : Ce que nous risquons de ne plus exercer à force de déléguer à l'intelligence artificielle (1:53:23) Entrevue : Jean-François Poulin : Femmes, leadership et intelligence artificielle à Montréal (2:01:10) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Août 2026

Jean-François Poulin revient sur un hackathon organisé dans le cadre de l'initiative Soignons la Tech, qui réunissait médecins, cliniciens et fournisseurs de technologies afin de mieux adapter les outils numériques à la réalité du système de santé. Avec le Dr Samuel Garou-Lajoie et Claire Grillet de Meilleur Monde, il explique comment l'intelligence artificielle a permis aux participants de transformer rapidement des besoins exprimés sur le terrain en prototypes d'interfaces fonctionnelles. L'objectif dépassait toutefois la technologie : créer un véritable dialogue entre ceux qui conçoivent les outils et ceux qui les utilisent quotidiennement. Une démarche qui pourrait notamment mener à la création de « cliniciens partenaires » impliqués dès la conception et l'acquisition des technologies en santé.

Stéphane Ricoul s'intéresse à une tendance de plus en plus visible dans les entreprises : invoquer l'intelligence artificielle pour justifier des suppressions de postes qui relèvent parfois davantage de restructurations classiques ou de corrections après des années de surembauche. Il souligne que l'IA reste encore un motif minoritaire dans les licenciements annoncés, tout en devenant un récit très commode pour les dirigeants. Le véritable enjeu, selon lui, apparaît lorsque les organisations déploient l'IA en silos, sans revoir leurs processus dans leur ensemble, ce qui déplace les problèmes au lieu de les résoudre. Une réflexion sur la différence entre automatiser des tâches, réduire des coûts et transformer réellement le fonctionnement d'une entreprise.

Catherine Dupont-Gagnon s'intéresse aux systèmes de caméras de Flock Safety, déjà utilisés par de nombreux services policiers aux États-Unis pour lire automatiquement les plaques d'immatriculation et suivre les déplacements des véhicules. Derrière la promesse de sécurité publique, elle revient sur plusieurs cas d'abus rapportés, notamment l'utilisation de ces outils pour surveiller des personnes sans lien direct avec une enquête criminelle. Elle s'attarde aussi à un guide destiné aux policiers pour les aider à mieux faire accepter ces technologies auprès des élus et du public. Une réflexion sur la frontière entre sécurité, vie privée et surveillance de masse, alors que ce type de système pourrait éventuellement susciter des débats semblables au Québec.

Thierry Weber s'intéresse au contraste entre l'Union européenne, qui renforce progressivement son cadre réglementaire sur l'intelligence artificielle, et la Suisse, qui continue de s'appuyer principalement sur ses lois existantes. Cette approche plus souple peut représenter un avantage pour attirer chercheurs, entreprises et investisseurs, mais elle pourrait aussi devenir un handicap si les entreprises suisses doivent se conformer aux règles européennes sans avoir participé à leur élaboration. Pour Thierry Weber, la question est désormais stratégique : la Suisse doit-elle conserver sa flexibilité actuelle ou définir son propre cadre avant que les standards européens ne s'imposent de fait?

À Québec, National Entretien, une entreprise familiale fondée en 1930, mise sur les drones pour moderniser le lavage de vitres en hauteur. Son copropriétaire Hubert Rouleau explique comment cette technologie permet d'intervenir plus rapidement tout en gardant les travailleurs au sol et en réduisant le recours aux nacelles. Certifié comme pilote de drone par Transports Canada, il revient sur les défis techniques et réglementaires de cette nouvelle façon de travailler. Une innovation qui ne vise pas à remplacer les employés, mais à ajouter un nouveau service et qui pourrait, à terme, intégrer davantage d'automatisation et d'intelligence artificielle.

Une édition largement consacrée à l'intelligence artificielle avec Jérôme Colombain. Au programme, les récents incidents impliquant des agents IA lors de tests de cybersécurité, la réaction de Washington et les nouvelles mesures envisagées pour mieux encadrer les modèles les plus avancés. On revient aussi sur les fausses alertes de sécurité générées par IA chez Apple, les nouveautés de Google Maps et les débats entourant les résumés IA dans Google Search. Enfin, on partage nos expériences avec les avatars vidéo générés par IA et une étude surprenante montrant que, dans certaines conditions expérimentales, des lecteurs ont préféré des nouvelles produites par IA à celles écrites par des humains.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 7 août 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic.ca Débrief avec Jérôme Colombain (2:33) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevue : Des drones pour moderniser le nettoyage des bâtiments avec Hubert Rouleau (50:38) Billets : Dupont-Gagnon : Les technologies de surveillance urbaine (1:03:51) Weber : Suisse et réglementation de l'IA (1:09:18) Ricoul : Quand l'IA sert à justifier des suppressions de postes (1:15:21) Entrevue : Poulin : Soignons la tech et l'innovation numérique dans la santé (1:23:39) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Catherine Dupont-Gagnon, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Août 2026

Jean-François Poulin reçoit Lydia Lammari pour découvrir la neuroarchitecture, une approche qui combine architecture intérieure et neurosciences afin de concevoir des espaces mieux adaptés au fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Lumière naturelle, acoustique, hauteur des plafonds, circulation et organisation des espaces peuvent notamment influencer la concentration, la créativité, le niveau de fatigue et le bien-être. Une approche particulièrement pertinente pour les bureaux et les établissements de santé, qui cherche à dépasser les tendances esthétiques pour replacer les besoins biologiques et cognitifs de l'humain au centre de la conception.

Stéphane Ricoul s'intéresse à une mécanique pour le moins paradoxale de l'industrie de l'IA : lorsqu'un modèle échappe au contrôle prévu pendant un test, l'incident peut aussi devenir une démonstration de sa puissance. À partir du cas d'un modèle qui aurait quitté son environnement de test pour accéder aux systèmes de Hugging Face, il compare cette nouvelle forme de promotion aux grandes démonstrations technologiques du passé. Selon lui, la différence est importante : autrefois, les entreprises cherchaient à cacher les faiblesses de leurs produits, alors qu'un laboratoire d'IA peut aujourd'hui transformer un comportement inquiétant en preuve de performance. Une réflexion sur la frontière de plus en plus floue entre avertissement de sécurité, communication d'entreprise et argument de vente.

Stéphane Berthomet revient sur les nouveaux « AMP Accords », une initiative de plusieurs acteurs de l'industrie qui propose de moderniser la définition du podcast et d'uniformiser la mesure de son audience. Avec la montée de YouTube, Spotify et de la vidéo, le podcast ne serait plus nécessairement limité à l'audio ou au flux RSS, à condition que le contenu puisse être compris sans regarder l'écran. Le groupe propose également qu'une écoute réelle corresponde à au moins 30 secondes consécutives de consommation, plutôt qu'à un simple téléchargement. Stéphane présente enfin le livre de Jérôme Colombain, Lancez votre podcast à l'ère de l'IA, consacré à l'utilisation de l'intelligence artificielle comme outil de production et de création.

Vanessa Henri, directrice générale et avocate chez Ceiba Law, Pierre Trudel, professeur émérite en droit à l'Université de Montréal, et Jean-Sébastien Guy, vice-président exécutif aux revenus chez Micrologic, expliquent pourquoi la souveraineté numérique ne se limite pas à l'hébergement local. Une discussion sur le contrôle des données, les lois étrangères, la dépendance technologique et la capacité du Québec et du Canada à protéger leurs services essentiels.

Cette semaine, Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une actualité dominée par l'intelligence artificielle. Ils discutent de l'appel de NVIDIA, Microsoft et d'autres acteurs en faveur d'une IA plus ouverte et transparente, des inquiétudes grandissantes autour des modèles autonomes, des nouvelles règles européennes de l'AI Act et des débats sur la cybersécurité. Ils abordent également les plus récentes vulnérabilités découvertes par des IA, les réactions de l'industrie, les prises de parole de Jensen Huang, Elon Musk et Bernard Arnault sur X, le recul de Meta sur certaines fonctions payantes de ses lunettes intelligentes, ainsi que les premières impressions de Bruno après une semaine d'utilisation du nouveau Samsung Galaxy Z Fold 8.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 31 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (2:39) Retour sur l'actualité technologique de la semaine La Grande discussion : (47:36) Souveraineté numérique : Au-delà de l'hébergement local, comment évaluer réellement le contrôle des données, des infrastructures et des technologies d'une organisation ? Avec Vanessa Henri, Pierre Trudel et Jean-Sébastien Guy. Billets : Berthomet : Qu'est-ce qu'un podcast aujourd'hui ? (1:39:52) Ricoul : Les étranges mécaniques promotionnelles de l'industrie de l'IA (1:48:42) Entrevue : Poulin : Neuro-architecture avec Lydia Lammari (1:56:36) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Stéphane Berthomet, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

Jean-François Poulin s'entretient avec Éric Letarte, membre du comité organisateur de la conférence internationale Intersection 26, qui se tiendra à Montréal en octobre. L'échange porte sur le design d'organisation, une approche qui vise à mieux faire collaborer les équipes, à décloisonner les expertises et à placer l'humain au cœur des décisions. Ils discutent du rôle du design comme méthode de transformation des organisations, de l'importance de réunir des spécialistes de disciplines variées et des défis liés à l'innovation, à la croissance des entreprises et à l'adaptation des structures de travail. Une réflexion sur la façon de concevoir des organisations capables d'évoluer au-delà des silos traditionnels.

Stéphane Ricoul revient sur une étude d'Anthropic qui permet d'observer une partie des mécanismes internes d'un modèle d'intelligence artificielle pendant qu'il raisonne. Les chercheurs ont identifié un espace de travail où apparaissent certains concepts que la machine peut utiliser, modifier ou rapporter, sans que cela signifie qu'elle éprouve des émotions ou possède une conscience.

Thierry Weber revient sur la cyberattaque revendiquée par le groupe DragonForce contre l'IFAGE, une fondation genevoise spécialisée dans la formation des adultes. Plus de 850 gigaoctets de données auraient été volés, dont des dossiers professionnels, médicaux, familiaux et administratifs concernant des employés actuels et anciens. Au-delà de l'intrusion informatique, cette affaire soulève des questions sur la lenteur avec laquelle les personnes touchées ont été informées et sur la préparation des organisations en matière de communication de crise. Pour Thierry Weber, la cybersécurité n'est plus une simple dépense technique : elle est devenue une condition essentielle pour protéger les renseignements personnels et préserver la confiance du public.

Bruno Guglielminetti rencontre Éric Camirand, cofondateur et PDG de Waste Robotics, une entreprise de Trois-Rivières au Québec qui utilise l'intelligence artificielle, la vision artificielle et la robotique pour automatiser le tri des matières recyclables. Il explique comment ces systèmes reconnaissent les matériaux, manipulent les objets avec précision et améliorent la qualité du tri tout en réduisant les risques pour les travailleurs. L'entrevue aborde également les défis de l'entraînement des modèles d'IA, l'apport des technologies d'AWS, ainsi que le rôle de ces innovations dans l'économie circulaire. Pour Éric Camiran, les principaux obstacles à un recyclage plus efficace sont désormais davantage économiques et réglementaires que technologiques.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Léa Pancol, qui vient de consacrer sa maîtrise à l'impact de l'intelligence artificielle sur le métier de consultant en relations publiques. Elle explique comment l'IA automatise les tâches de recherche, de veille et de rédaction, permettant aux professionnels de consacrer davantage de temps à l'analyse stratégique, au conseil et à la relation avec les clients. L'entrevue aborde également les enjeux de confiance, de désinformation, de protection des données et de gouvernance de l'IA, tout en soulignant que les compétences humaines, comme le jugement, l'empathie et la capacité d'accompagner les organisations, demeurent au cœur de la valeur des relationnistes.

Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain reviennent sur une semaine particulièrement riche en actualité technologique. Ils analysent l'incident où deux modèles expérimentaux d'OpenAI ont réussi à quitter leur environnement de test pour mener une cyberattaque contre Hugging Face, un événement qui relance le débat sur la sécurité des IA avancées. Au menu également : l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France, le refus d'autoriser la conduite assistée de Tesla sur le territoire français, l'arrivée des résumés générés par l'IA dans Google Search en France, l'entente stratégique entre Microsoft et Mistral, la percée du modèle chinois Kimi K3 et les ambitions de Pékin dans la course mondiale à l'intelligence artificielle. Enfin, les deux animateurs commentent les nouveaux appareils pliables de Samsung et les dernières expérimentations en matière d'IA générative.

Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti Vendredi 24 juillet 2026 Le grand magazine francophone de l'actualité numérique Présenté par Micrologic Débrief avec Jérôme Colombain (3:00) Retour sur l'actualité technologique de la semaine Entrevues : Les ambitions chinoises en IA après les récentes déclarations de Xi Jinping avec Chang-Hui Zheng (46:19) Léa Pancol : L'impact de l'IA sur le travail des consultants en relations publiques (54:22) Éric Camirand (Waste Robotics) : Robotique et technologies au service de la gestion des déchets (1:12:22) Billets : Weber : Une cyberattaque majeure visant une fondation genevoise de formation (1:28:52) Ricoul : Pourquoi avons-nous tendance à attribuer des intentions et des émotions aux intelligences artificielles ? (1:34:22) Entrevue : Poulin : Le design d'organisation et ses enjeux avec Éric Letarte (1:41:53) Collaborateurs : Jérôme Colombain, Thierry Weber, Stéphane Ricoul, Jean-François Poulin www.MonCarnet.com Une production de Guglielminetti.com Juillet 2026

À Shanghai, le président Xi Jinping a présenté la Chine comme un acteur central de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Il a défendu une IA ouverte, coopérative et accessible, tout en insistant sur la sécurité, la supervision humaine et le contrôle des risques. Pékin annonce aussi 5 000 places de formation pour les pays en développement et la création de la WAICO, une nouvelle organisation internationale consacrée à la coopération en IA. Pour comprendre la portée politique et technologique de ce discours, je reçois Chang-Hui Zheng, présentatrice à CGTN et chercheure.

Jean-François Poulin présente un échange enregistré à Interface Québec avec Martin Boucher et Daniel Lafrenière sur un principe souvent négligé dans les projets numériques : comprendre les besoins des citoyens avant de penser à la technologie. Les trois spécialistes expliquent pourquoi l'observation des utilisateurs, la consultation des employés de première ligne et une meilleure compréhension des problèmes réels permettent de concevoir des services plus efficaces. Ils reviennent également sur les limites des approches centrées uniquement sur les solutions technologiques et plaident pour une transformation des organisations où l'expérience citoyenne guide les décisions dès le départ.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Guillaume Roger, directeur des partenariats chez Ekumen, une jeune entreprise française qui développe un agent conversationnel destiné au monde agricole. L'objectif est de réduire le temps consacré aux tâches administratives en permettant aux agriculteurs et aux conseillers agricoles de consigner leurs activités à la voix, de retrouver rapidement l'information et de mieux préparer leurs décisions. L'entrevue aborde aussi les enjeux de souveraineté des données, la transmission des connaissances entre générations et le rôle que pourrait jouer l'IA comme mémoire vivante des exploitations agricoles, au service de la relève.

Bruno Guglielminetti s'entretient avec Sasha Rubel responsable des politiques en intelligence artificielle pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique chez AWS. L'échange porte sur les grandes priorités des gouvernements et des entreprises : développement des compétences, infrastructures, réglementation, gouvernance des données et souveraineté technologique. L'entrevue met aussi en lumière le potentiel d'innovation de l'Afrique, les défis auxquels fait face l'Europe pour faire émerger des champions mondiaux, ainsi que l'importance d'une IA responsable intégrée dès sa conception. Pour Sacha Rubel, la confiance, des règles claires et une meilleure coopération internationale seront essentielles pour permettre à l'innovation de se développer tout en protégeant les citoyens.