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Dans ce nouvel épisode de L'écho du monde", Lukas Aubin fait le point sur la guerre au Moyen-Orient.La guerre entre l'Iran et les États-Unis reprend de plus belle, avec de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes et des représailles de Téhéran contre des positions américaines dans la région. Les États-Unis ont notamment visé des centres de commandement, des réseaux de communication et la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, tandis que l'Iran affirme avoir attaqué des cibles liées aux forces américaines en Syrie, au Koweït et en Jordanie. Deux pétroliers ont été touchés dans le détroit d'Ormuz, et les Houthis, alliés de l'Iran au Yémen, menacent désormais la navigation autour de l'Arabie Saoudite. Le président iranien Massoud Pezeshkian parle d'une "guerre totale", et le conflit semble s'étendre à toute la région. Malgré cette nouvelle flambée militaire, les causes profondes du conflit n'ont pas été résolues, notamment le programme nucléaire iranien, les capacités balistiques de Téhéran et la présence militaire américaine dans le Golfe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On la connaît sagement assise derrière le Mahatma Gandhi, revêtue d'un sari, le visage affable, la parole rare. Elle a pourtant été de toutes les luttes. Qui était Kasturba, l'épouse de Gandhi ?À l'aube de la Première Guerre mondiale, le couple Gandhi revient d'Afrique du Sud pour mener un combat politique et spirituel en Inde. Franck Ferrand retrace la vie de Kasturba, l'épouse de Mohandas Gandhi, et son engagement sans faille aux côtés de son mari dans la lutte pour l'indépendance. Originaire du Gujarat, Kasturba est promise en mariage dès l'âge de 7 ans à un jeune garçon du même âge, Mohandas Gandhi. Leur union sera finalement célébrée à 13 ans, malgré l'intimidation des jeunes mariés. Kasturba, bien que née dans l'aisance, va peu à peu s'émanciper et développer une forme de résistance passive face à l'autoritarisme de son époux. Lorsque Gandhi décide de s'engager dans la défense des droits des Indiens en Afrique du Sud, Kasturba l'accompagne et partage ses épreuves. Ensemble, ils vont forger une conscience politique qui les mènera jusqu'en Inde, où Gandhi deviendra le leader de la lutte pour l'indépendance.
durée : 00:04:17 - Le 13/14 - A l'heure où les centres-villes des communes moyennes souffrent de la disparition de commerces, beaucoup de salons de coiffure mettent la clé sous la porte, notamment depuis le Covid et la crise du pouvoir d'achat. France Inter est allé à Mâcon, où plusieurs coiffeurs subsistent malgré le contexte. - équipe : Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cinq semaines de compétition, 104 matchs joués… et c'est l'Espagne qui termine au sommet de l'Olympe grâce à sa victoire en finale ce dimanche, 1 à 0, au terme des prolongations contre l'Argentine. La Roja est « un beau vainqueur », analyse l'un des envoyés spéciaux de RFI aux États-Unis, Eric Mamruth. « Le collectif espagnol est très bien huilé : beaucoup d'automatismes, de technique et une science du jeu, le tout orchestré par son capitaine et Ballon d'Or 2024 Rodri. Le milieu de Manchester City a d'ailleurs été sacré meilleur joueur de ce Mondial. » L'Espagne est également un vainqueur logique, selon notre journaliste. L'équipe était un cran au-dessus de ses concurrents, notamment de l'Argentine qui « hier en finale n'avait plus rien à proposer après un parcours spectaculaire, mais éreintant ». Pas de doublé, donc, pour Lionel Messi, 39 ans, qui aura, malgré tout, été l'un des grands hommes de ce Mondial avec huit buts inscrits et quatre passes décisives. Autres équipes qui ont déçu : le Brésil, la Colombie, l'Uruguay ou encore le Mexique, l'un des deux pays organisateurs. En revanche, les Haïtiens, certes battus à trois reprises en phase de poules, « ont montré du cœur et du beau football. Les grenadiers ont pris date pour l'avenir », estime Eric Mamruth. À lire aussiMondial-2026: l'Espagne sur le toit du monde Entretien avec le ministre haïtien de l'environnement La semaine dernière, Valéry Fils-Aimé participait à la Conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable à l'Unesco à Paris. Sarah Krakovitch de RFI l'a rencontré. Le ministre haïtien de l'Environnement évoque les principaux défis écologiques auxquels le pays doit faire face. « Il faut plus de justice climatique, d'équité. Nous ne faisons pas partie des grands pollueurs mais nous subissons les conséquences du réchauffement climatique », explique Valéry Fils-Aimé. Malgré la présence des gangs, « 80% du pays est accessible », assure le ministre pour qui les défis climatiques « ne relèvent pas de la situation sécuritaire ». Canada : les boissons énergisantes bientôt interdites aux moins de 16 ans Elles promettent de l'énergie, de la concentration, parfois même de meilleures performances. Les boissons énergisantes séduisent des millions de jeunes à travers le monde. Mais, au Québec, elles seront interdites aux moins de 16 ans en décembre prochain. Une première en Amérique du Nord. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiBoissons énergisantes : quels risques pour la santé ? Le journal de la 1ère L'aéroport de Martinique se met à l'heure des vacances.
REDIFF - Emmanuel Bouchet, 18 ans. Alain Dubois, 20 ans. Deux jeunes hommes retrouvés morts à six mois d'intervalle au pied du Belvédère de Pau. Ils ne se connaissaient pas. Ils avaient tous les deux une même chaussure en moins. Et sous les corps était glissée une feuille de palmier. Malgré ces troublantes similitudes, les deux affaires ne vont jamais être rapprochées. Dans les deux cas, un même policier va conclure aux suicides de jeunes hommes déprimés. La justice va classer les dossiers sans suite. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 23 août 2024.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Près de 5 millions d'euros reversés par Airbnb l'année dernière en Alsace. Différentes communes se sont vues remettre le montant des taxes de séjour perçues par la plateforme de location d'appartements. Avec 1,3 million d'euros, c'est la ville de Strasbourg qui en a le plus bénéficié, suivie de Colmar et Mulhouse. A noter, des communes comme Wintzenheim et Marckolsheim ont pu bénéficier de cette taxe pour la première fois. Un dispositif pour accompagner les jeunes vers l'insertion professionnelle dans le Bas-Rhin. Lancé en janvier, Emergence 2.0 propose différents ateliers et services à des jeunes de 16 à 25 ans, jusqu'à 29 ans en situation de handicap, dans le cadre d'un suivi personnalisé. Les rencontres peuvent s'effectuer dans différents lieux, y compris hors les murs. 80 jeunes sont actuellement accompagnés par le dispositif Emergence 2.0. Retrouvez notre article complet sur azur-fm.com. Dans la région, ce week-end a notamment été marqué par le passage du Tour de France. Après trois ans d'absence, le public a pu assister samedi à la 14e étape de la fameuse compétition cycliste. Sur un parcours de plus de 155 kilomètres, les coureurs ont relié Mulhouse au Markstein, en passant par le Grand Ballon, le col du Page, le Ballon d'Alsace ou encore le col du Haag. Malgré une météo capricieuse, des milliers de personnes se sont rassemblées pour suivre l'événement. Important incendie dans un corps de ferme à Haguenau. Vendredi soir, une exploitation agricole a entièrement brûlé, le feu se propageant rapidement à cause des bottes de foin. Une centaine de lapins ont été tués et le propriétaire des lieux a été blessé à la main. Sept vaches et deux veaux ont cependant pu être sauvés.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A l'occasion de la parution, chez Gallimard, du deuxième tome de la saga d'Amélie de Bourbon Parme Les Trafiquants d'éternité, retour sur l'irrésistible ascension d'Alexandre Farnèse dans la Rome du XVIe siècle.Mai 1527 : la Ville éternelle est mise à sac par les troupes de l'empereur Charles Quint. C'est un événement qui va profondément marquer le destin d'un homme, le cardinal Alexandre Farnèse. Témoin de la destruction de Rome, il prend conscience de l'urgence de réformer en profondeur l'Église catholique, alors secouée par le mouvement protestant.Issu d'une famille puissante et influente, Alexandre Farnèse a gravi les échelons pour devenir cardinal à seulement 25 ans. Après le décès du pape Clément VII, il est élu à la tête de l'Église en 1534 sous le nom de Paul III.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Fabien Verdier, président de l'association « mouvement pour le développement des villes sous-préfectures ».Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.L'AVENIR DES VILLLES MOYENNESLe déclin des villes moyennes et des sous-préfectures françaises constitue aujourd'hui un enjeu majeur, à l'intersection des questions économiques, sociales et politiques. Selon Fabien Verdier, ancien maire de Châteaudun et président de l'association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures », cette érosion résulte d'une combinaison de désindustrialisation, de métropolisation, de retrait des services publics et de fractures sociales croissantes. L'exemple de Châteaudun illustre cette spirale : entre 1980 et aujourd'hui, la population est passée de 16.000 à 13.200 habitants, les fermetures industrielles et militaires ont supprimé plusieurs centaines d'emplois, et le sentiment d'abandon vis-à-vis de l'État s'est accru.Malgré ces difficultés, ces territoires conservent des atouts encore sous-exploités : taille humaine, patrimoine, qualité de vie et potentiel d'expérimentation de politiques publiques innovantes. La crise sanitaire a également favorisé un léger regain migratoire, soutenant la redynamisation de certains marchés immobiliers.Pour accompagner ces dynamiques, l'État a lancé plusieurs programmes de revitalisation, dont le plus emblématique est Action cœur de ville. Lors du premier quinquennat, ce dispositif a mobilisé près de 6 milliards d'euros, avec une promesse de 5 milliards supplémentaires lors du second quinquennat, pour 234 villes et plus de 6.500 opérations, incluant la rénovation de dizaines de milliers de logements. Les indicateurs témoignent d'un impact réel : +17 % de ventes immobilières depuis 2018 et 91.000 logements remis sur le marché. Cependant, la vacance commerciale reste élevée (12‑12,7 %), et l'effet sur l'emploi et le PIB demeure difficile à mesurer. Par ailleurs, les aides publiques représentent moins de 25 % du financement total, limitant leur effet levier.Face à ces constats, Fabien Verdier propose 21 mesures concrètes visant à renforcer l'action de l'État, soutenir l'industrie et l'emploi, améliorer l'attractivité et réduire l'isolement des sous-préfectures. Ces propositions répondent également à un enjeu politique majeur : le sentiment d'abandon a favorisé la progression du Rassemblement National. Lors des élections municipales de mars 2026, le RN est passé de 22 à 74 mairies et a obtenu plus de 3.000 conseillers municipaux dans 84 départements, traduisant un déplacement du centre de gravité politique vers les villes moyennes. Ce phénomène, combiné au recul de la gauche et aux recompositions à droite, accentue les fractures territoriales et place ces communes au cœur des enjeux électoraux à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au pied des Pyrénées, à Lourdes, la jeune Bernadette Soubirous se met soudainement à prier longuement à la grotte de Massabielle. Les autorités ne savent pas comment réagir face à ce phénomène...Février 1858 dans la petite ville de Lourdes, dans les Pyrénées. Une jeune fille de 14 ans, Bernadette Soubirous, affirme voir une « dame » lumineuse dans la grotte de Massabielle. Malgré les moqueries et l'incrédulité de ses parents et des autorités, la jeune fille persiste dans ses visions et le bouche-à-oreille s'empare rapidement de cette histoire. Très vite, des milliers de personnes affluent à Lourdes, persuadées d'assister à des apparitions de la Vierge Marie.Franck Ferrand vous plonge au cœur de ce mystère qui a marqué l'histoire du catholicisme et fait de Lourdes l'un des plus grands lieux de pèlerinage au monde. Remontez le fil de cette fascinante saga, de la première vision de Bernadette à la construction du célèbre sanctuaire, en passant par les interrogatoires houleux avec les autorités. Découvrez les coulisses de cette histoire qui a suscité autant de foi que de scepticisme, et qui a profondément transformé la petite ville de Lourdes.Entre faits historiques et témoignages saisissants, cet épisode vous entraîne dans une passionnante enquête sur l'un des plus grands mystères religieux du XIXe siècle
On cite souvent le mot de Da Ponte : « Chaque peuple a son organisation particulière. Celle de la Bohême paraît être le génie musical poussé au degré de perfection ». La preuve ce matin avec Bedrich Smetana - dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance -, considéré comme le père de la musique tchèque.Dans cet épisode passionnant, Franck Ferrand nous plonge dans la vie tourmentée de Bedřich Smetana, l'un des plus grands compositeurs tchèques du 19e siècle. Né en 1824 dans une famille de la bourgeoisie allemande de Bohême, Smetana va peu à peu prendre conscience de ses racines tchèques et s'engager corps et âme dans le réveil d'une identité nationale face à la domination autrichienne.Malgré de nombreuses épreuves personnelles, dont la perte tragique de ses quatre filles et la maladie de son épouse, Smetana va composer des œuvres emblématiques de la musique tchèque, telles que la célèbre symphonique poétique La Moldau ou l'opéra La Fiancée vendue. Ses compositions, imprégnées de mélodies populaires et de sonorités nationales, deviennent le symbole de la lutte pour l'indépendance de son pays.Au fil du récit, on découvre le parcours d'un artiste tourmenté, confronté aux intrigues et aux critiques de ses contemporains, mais qui n'a de cesse de défendre avec passion l'âme de la Bohême. Malgré la surdité qui le frappe sur la fin de sa vie, Smetana reste un compositeur prolifique, laissant une œuvre majeure qui témoigne de son amour inconditionnel pour sa patrie.À travers ce portrait captivant, Franck Ferrand nous invite à (re)découvrir la richesse de la musique tchèque et l'incroyable destin d'un artiste qui a su faire de sa création le reflet des aspirations de tout un peuple. Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Honduras, où les médias sont concentrés entre les mains de quelques puissants, une soixantaine de radios communautaires résistent, souvent dans la clandestinité. Marie Griffon et Célia Pousset nous emmènent à la rencontre de responsables de ces radios qui utilisent les ondes pour défendre leurs terres et leur culture malgré les menaces. « Waruguma signifie étoile, une étoile lumineuse qui sert de guide à tout le peuple. » Ainsi parle Horacio Martínez, directeur de la radio du même nom, à Trujillo. Dans un pays classé 132e sur 180 au classement mondial 2026 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), des petites stations comme Waruguma sont souvent le seul moyen pour les populations de s'informer hors des canaux officiels. Le Honduras est le pays le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti, selon le Fonds monétaire international (FMI). Gangrené par la corruption et le crime organisé, le pays est aux mains d'une poignée de familles industrielles qui possèdent la quasi-totalité des journaux et télévisions. Face à cela, les radios communautaires s'efforcent d'informer dans les zones rurales isolée et deviennent parfois des cibles. Le défi de la légalité Pour exister, ces radios doivent faire preuve de courage. Au Honduras, les fréquences sont mises aux enchères et s'arrachent à des prix inaccessibles pour des associations. « Ici, dans le Nord, une fréquence a déjà été adjugée pour 12,5 millions de lempiras (plus de 400 000 euros) », explique Jorge Andino, directeur de Play FM. Pour ces médias sans publicité, impossible de réunion une telle somme. Résultat : la majorité des 70 radios communautaires du pays opèrent sans licence légale. « La communication communautaire n'est ni légitimée ni reconnue par l'État. C'est comme marcher en permanence sur la corde raide. C'est vivre à la limite », déplore Jorge Andino. Sans reconnaissance, ces radios risquent à tout moment la saisie de leur matériel, voire la prison pour leurs animateurs, sur simple dénonciation d'un homme d'affaires influent. Au manque de protection juridique s'ajoute la précarité technique. Dans les studios souvent installés chez l'habitant, on utilise des ventilateurs de fortune pour refroidir des émetteurs de faible puissance. Lors des orages, faute de paratonnerres, les stations doivent souvent couper l'antenne pour ne pas perdre leur unique outil de diffusion. Informer, au plus près des communautés Plus au sud, à la frontière avec le Nicaragua, la Radio Cholula Triunfeña ouvre son antenne aux paysans locaux. Ici, on insonorise les murs avec des dizaines de boîtes d'œufs collées les unes aux autres. Wilfredo Hernández Cruz, le directeur, y défend une parole sans artifice : « Parlez comme vous êtes, car c'est justement cela l'essentiel : que les habitants des zones rurales aient accès à un micro. » Mais cette liberté a un prix. Située dans une zone de trafic de drogue et de traite d'êtres humains, la radio dérange les pouvoirs économiques et mafieux en dénonçant les investissements opaques et les concessions minières. « Nous avons déjà perdu des camarades qui ont été attaqués, persécutés, réduits au silence », confie Wilfredo Cruz. Les menaces sont directes : appels anonymes, piratages de téléphones ou encore l'envoi d'une balle dans une boîte pour signifier à un journaliste de cesser ses enquêtes. Amanda Ponce, directrice de C Libre (Comité pour la libre expression), souligne que l'État hondurien a longtemps occulté cette réalité. « Il y a deux décennies d'assassinats de journalistes qui sont aujourd'hui complètement effacées par l'État », précise-t-elle. Depuis les années 1980, le schéma reste le même : éliminer ceux qui mettent en lumière la corruption et les liens entre banques, narcotrafic et pouvoir politique. L'héritage de Berta Cáceres Dans les montagnes froides de l'ouest, le peuple Lenca poursuit un combat emblématique. C'est ici que la célèbre militante écologiste Berta Cáceres a fondé la radio Guarajambala avant d'être assassinée en 2016. Pour le COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), la radio est l'un des seuls moyen de mobiliser les communautés contre les projets extractifs qui menacent leurs rivières. Aujourd'hui, une nouvelle génération prend le micro. Leiby, une journaliste de 25 ans, a été formée dans l'école Voix des Rivières créée par l'organisation. Pour elle, la mission est claire : « Nous dénonçons, nous devenons la voix des communautés. Nous sommes la voix des grandes injustices que nous subissons dans ce pays. » Malgré la violence, ces radios continuent tant bien que mal de diffuser. Elles font entendre des musique indigènes ou alternatives, des langues en recul comme le Garifuna, elles racontent l'histoire de ces communautés marginalisées et créent une solidarité qui dépasse désormais les frontières. En l'absence de médias nationaux lors de la commémoration de l'assassinat de Berta Caceres, ce sont des radios communautaires du Guatemala et du Costa Rica qui sont venues prêter main-forte à leurs sœurs honduriennes. Ces ondes, bien que fragiles, restent un espace où l'on peut « inviter les gens à rêver ». Dans un pays où certains tentent de les faire taire, les radios communautaires prouvent chaque jour que la parole radiodiffusée est un pouvoir que l'on ne peut pas totalement éteindre.
durée : 00:28:58 - Une histoire particulière - par : Michel Pomarède - Entre 2015 et 2020, quatre personnes disparaissent dans le secteur de la forêt de Boscodon. Trois seront retrouvées mortes en 2021, sans preuve d'intervention criminelle. Le corps d'une personne reste introuvable. Malgré les enquêtes, le mystère demeure. - équipe : Emmanuel Laurentin, Guillaume Baldy, Sandrine Chapron Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On a assisté à une très grande étape pour cette 14e journée de course ! Malgré la 4e victoire de Pogacar, c'est plutôt la course de Paul Seixas qui nous interpellés. Le Français de la Décathlon-CMA CGM termine 3e derrière Del Toro, au terme d'un grand numéro. Le jeune prodige s'empare ainsi du maillot blanc, et pointe à la 4e place du classement général, derrière Pogacar solide leader, Vingegaard et Evenepoel... rien que ça ! Richard Virenque, Jérôme Pineau, Jérôme Coppel, Christophe Cessieux et Pierre-Yves Leroux analysent la course de ce nouveau phénomène du cyclisme mondial !
durée : 00:28:58 - Une histoire particulière - par : Michel Pomarède - Entre 2015 et 2020, quatre personnes disparaissent dans le secteur de la forêt de Boscodon. Trois seront retrouvées mortes en 2021, sans preuve d'intervention criminelle. Le corps d'une personne reste introuvable. Malgré les enquêtes, le mystère demeure. - réalisation : Guillaume Baldy
Le nouveau podcast football du FC Copains
Le 15 juillet 1997, à Miami Beach, le couturier italien Gianni Versace revient à pied du News Café, où il est allé acheter ses journaux. Au moment où il ouvre le portail de sa demeure, un homme s'approche et tire à bout portant. Deux balles l'atteignent à la tête. Versace meurt sur le coup. L'enquête démasque rapidement le coupable. Il s'agit d'Andrew Cunanan, un Américain de 27 ans en cavale, déjà recherché pour une série de meurtres perpétrés à travers le pays. Andrew Cunanan se trouvait à Miami depuis plusieurs semaines et avait vraisemblablement étudié les habitudes de Versace avant de passer à l'acte. Le mobile exact de ce crime n'a jamais été établi avec certitude car le meurtrier s'est suicidé sans laisser la moindre explication. Cependant, au vu de l'enquête, l'hypothèse la plus solide est celle d'un meurtre prémédité visant à marquer les esprits. Selon Donatella Versace, la sœur de Gianni, le meurtrier cherchait la célébrité. La police a d'ailleurs découvert une liste de célébrités parmi les affaires de Cunanan. Malgré ces éléments, les autorités n'ont jamais pu déterminer avec certitude pourquoi Versace avait été précisément ciblé.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Esprits Libres", Lénaïg Monier s'entretient avec Rémi Godeau, rédacteur en chef de L'Opinion, et Géraldine Woessner, rédactrice en chef du magazine Le Point. Ensemble, ils décryptent les enjeux d'un rapport alarmant sur la situation des finances publiques françaises. Les invités reviennent sur les conclusions sans appel de ce rapport, qui prédit un déficit public atteignant 6,8% du PIB en 2030 et une dette dépassant 130% si aucun changement de cap n'est opéré. Selon eux, ce diagnostic n'est malheureusement pas une surprise, mais il sonne comme un électrochoc nécessaire à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Ils s'accordent pour dire que les prochains candidats devront avoir le courage de s'attaquer frontalement à cette situation, quitte à prendre des mesures impopulaires.Ils analysent les principales pistes évoquées dans le rapport, comme le gel de l'indexation des prestations et barèmes fiscaux sur l'inflation, une solution de court terme mais qui aurait l'avantage de toucher l'ensemble de la population. Ils soulignent également l'importance de s'attaquer aux postes de dépenses les plus importants, à commencer par les retraites et la santé, qui représentent à eux seuls plus de 700 milliards d'euros par an. Au-delà des chiffres, les invités s'interrogent sur la capacité de la classe politique à prendre ces mesures douloureuses mais nécessaires. Rémi Godeau estime que le prochain président sera un "président empêché", contraint de renier ses promesses de campagne faute de moyens. Géraldine Woessner regrette quant à elle le déni collectif qui entoure cette situation depuis des années, les électeurs étant tout aussi réticents que les élus à accepter des réformes impopulaires.En fin d'émission, ils reviennent également sur le projet de loi d'urgence agricole, un autre sujet clivant qui illustre les tensions politiques à l'approche de la présidentielle. Malgré un compromis trouvé en commission mixte paritaire, le vote final reste incertain, les élus de la majorité étant tiraillés entre leurs convictions passées et les calculs électoralistes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Le Journal imprévisible", Augustin Lefebvre explore le monde du camping, un mode d'hébergement populaire en France avec des millions de Français qui choisissent chaque année une tente, une caravane ou un mobil-home pour leurs vacances.Le film "Camping" de Franck Dubosc, sorti il y a 20 ans, a contribué à changer l'image du camping en mettant en scène des personnages de la "France moyenne" plutôt que des clichés. La série "Camping Paradis" sur TF1, lancée en 2006, a également participé à la valorisation du camping, avec un label "Vacances Camping Paradis" créé en 2020. Le camping connaît une montée en gamme avec de plus en plus de campings haut de gamme, voire de "glamping", brouillant la frontière avec l'hôtellerie. Malgré cette évolution, le camping reste encore associé à certains clivages sociaux, comme le montre la visite de la ministre de la Culture Rachida Dati dans un camping l'été dernier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La louange n'est pas une simple réaction à ce que nous vivons, mais un acte de foi qui proclame la grandeur de Dieu au-dessus des circonstances. Lorsque nous choisissons de louer le Seigneur au cœur de l'épreuve, nous affirmons que notre confiance repose en Lui et non sur ce que nos yeux voient. La louange nous recentre sur Dieu, fortifie notre foi et nous aide à traverser les saisons les plus difficiles avec espérance. Dans ce message inspirant, Diaconesse Maya Babo-Matagne nous enseigne comment la louange peut assujettir toute épreuve. Ce n'est pas un message destiné à susciter l'émotion, mais un enseignement spirituel qui nous invite à mettre en pratique un principe biblique capable de transformer notre manière de faire face aux difficultés. Que ce message vous encourage à faire de la louange un véritable style de vie, quelles que soient les circonstances que vous traversez.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Longtemps considéré comme un modèle du commerce mondial, Ikea traverse une période délicate. Baisse des bénéfices, fermetures de magasins, suppressions de postes, concurrence d'Amazon et de Temu... Le numéro un mondial de l'ameublement est confronté à un profond changement des habitudes de consommation. Pour rester compétitif, le groupe suédois transforme progressivement son modèle économique. Présent dans plus de 60 pays, avec plus de 800 magasins et un chiffre d'affaires annuel de près de 45 milliards d'euros, Ikea reste le leader mondial de l'ameublement. Pourtant, le groupe suédois traverse l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ses bénéfices diminuent, son chiffre d'affaires recule légèrement, des milliers de postes sont supprimés et plusieurs magasins historiques vont fermer leurs portes. C'est notamment le cas en Chine, où sept sites doivent disparaître, mais aussi en Suède, le pays où l'entreprise est née. En France également, Ikea revoit son organisation pour s'adapter à un marché devenu beaucoup plus difficile. Historiquement, la force d'Ikea reposait sur son excellent rapport qualité-prix. Mais aujourd'hui, les consommateurs disposent de nombreuses alternatives : Amazon, Temu, Shein ou encore d'autres enseignes d'ameublement proposent des produits comparables, souvent livrés très rapidement. Les habitudes d'achat ont profondément changé. Un modèle historique bousculé par le commerce en ligne Le modèle historique d'Ikea reposait sur ses immenses magasins installés en périphérie des villes. Les clients parcouraient plusieurs kilomètres pour visiter ces entrepôts de près de 30 000 mètres carrés, où ils venaient acheter une simple étagère et repartaient finalement avec des coussins, des verres ou encore des bougies. Mais ce modèle est aujourd'hui remis en question. Avant même d'entrer dans un magasin, les consommateurs comparent désormais les prix sur leur smartphone. Ils souhaitent acheter rapidement et être livrés à domicile en quelques jours, voire quelques heures. Le développement du commerce en ligne bouleverse ainsi le fonctionnement historique d'Ikea. À cela s'ajoute un contexte économique moins favorable. Après les confinements, de nombreux ménages ont déjà renouvelé leur mobilier. Surtout, le ralentissement du marché immobilier pèse directement sur les ventes de meubles : moins de logements vendus signifie aussi moins d'achats d'équipements. Toute la filière est concernée. Enfin, Ikea doit également faire face à une hausse de ses coûts de production, notamment celle du bois, sa principale matière première. La stratégie d'Ikea pour préparer l'avenir Malgré ces difficultés, Ikea est loin d'être en danger. Le groupe reste le numéro un mondial de l'ameublement et conserve un atout de taille : contrairement à de nombreuses grandes entreprises, il n'est pas coté en Bourse. Il n'est donc pas soumis à la pression d'actionnaires exigeant des bénéfices toujours plus élevés chaque trimestre. Cette indépendance permet à Ikea d'accepter une baisse temporaire de ses profits afin d'investir dans sa transformation. Cette stratégie passe notamment par une évolution de son réseau de magasins. Le groupe développe des points de vente plus petits, installés dans les centres-villes ou les villes moyennes, tout en renforçant les services de livraison et de retrait de commandes. L'objectif est d'être plus proche des clients et de répondre à leurs nouvelles habitudes de consommation. Pendant des décennies, Ikea a inventé une nouvelle façon d'acheter des meubles. Son défi est désormais d'inventer une nouvelle façon de les vendre.
C'est définitivement le meilleur sprinteur de ce Tour de France. Sur les 5 étapes promises aux grosses cuisses, il en a remporté 3. Et si certaines équipes ont essayé de s'échapper dans les derniers kilomètres de l'étape, le Belge a pu compter sur un travail remarquable de ses coéquipiers - dont Valentin Paret-Peintre - pour ne pas laisser le peloton se faire distancer. Malgré une grosse chute à l'arrivée de certains coureurs, c'est donc encore une fois la Soudal-Quickstep qui s'impose ! Richard Virenque, Jérôme Coppel, Jérôme Pineau, Pierre-Yves Leroux et Christophe Cessieux analysent cette 12e étape.
durée : 00:03:47 - Les Matins de France Culture - par : Raphaël Laloum - En 1967, David Jones est un jeune homme passionné de rock. En pleines "Swinging Sixties", il multiplie les expériences dans les groupes de musique. Malgré de nombreux échecs, le jeune homme s'accroche à son ambition. Il sort son premier album et devient David Bowie. - équipe : Thomas Beau Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Venezuela : après les séismes, la colère monte Avec son nouvel album, Madonna signe un retour gagnant Malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance dans la course présidentielle La canicule plonge le monde rural dans le désarroi
Au Kenya, le kiswahili est désigné par la Constitution comme langue nationale. Il unifie les plus de 40 communautés du pays et il est enseigné à l'école. C'est donc naturellement qu'une littérature en kiswahili s'est constituée et enrichie dans le pays ces dernières décennies, même si les difficultés du secteur de l'édition limitent encore son développement. De notre correspondante à Nairobi, Chez Nuria, librairie du centre-ville de Nairobi, une section est dédiée à la littérature en kiswahili. Viviane Taura, libraire, présente quelques auteurs kényans : « Le premier est Kithaka wa Mberia. Il a écrit plusieurs ouvrages qui sont vraiment très captivants, comme Kifo Kisimani ou encore Doa… On trouve aussi Ken Walibora et son roman Kufa Kuzikana. Nous avons plein de livres ici ! » Malgré la compétition très forte avec les ouvrages en anglais, cette littérature trouve preneur. « Nous voyons principalement des parents qui viennent en acheter pour leurs enfants, poursuit la libraire, parce qu'ils veulent qu'ils se familiarisent avec des nouvelles en kiswahili. » Le genre connaît un essor marqué au Kenya depuis plusieurs décennies. « Il fut un temps, au début des années 1990, où les écrivains tanzaniens dominaient la scène, y compris au Kenya, explique Mwenda Mbatiah, professeur de littérature en kiswahili à l'université de Nairobi. Mais cela a changé. Les Kényans s'imposent désormais sur la scène littéraire kiswahili au Kenya. Cela s'explique en partie par la demande croissante de littérature en kiswahili dans notre système éducatif. » À lire aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5] Des publications qui ciblent le marché scolaire Mais ce succès a son revers. « Nous avons des maisons d'édition prêtes à publier des ouvrages en kiswahili. Le seul problème, c'est qu'elles ciblent principalement le marché scolaire, regrette Mwenda Mbatiah. Mon inquiétude est que la lecture en swahili reste confinée au système éducatif. Il serait plus utile que le kiswahili puisse attirer des lecteurs au-delà. C'est ainsi que nous pourrons encourager les écrivains à être créatifs et innovants. » Selon lui, cette dépendance tend à orienter les thèmes abordés afin de répondre aux exigences des programmes scolaires. Pour autant, le professeur, lui-même auteur, ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Il n'y a pas de pénurie d'écrivains en kiswahili, rassure-t-il. Des livres en kiswahili continueront à être écrits. D'ailleurs, la tradition orale de la littérature kiswahili est toujours vivante : des récits sont racontés, des poèmes sont déclamés à la radio et à la télévision. Et cela est très important pour le développement de la littérature. » La production en kiswahili se retrouve aussi parfois au théâtre : Kifo Kisimani de Kithaka wa Mberia a ainsi été rejouée en août 2025. Publiée en 2001, à la fin du régime autoritaire de Daniel arap Moi, la pièce met en scène, dans un royaume fictif, un jeune homme arrêté et torturé pour avoir défié un pouvoir oppressif. À lire aussiKenya: la pièce de théâtre «Kifo Kisimani», sur l'autoritarisme, résonne avec l'actualité
Le ministère américain de la Sécurité intérieure a annoncé la suspension des contrôles routiers de l'ICE après que deux personnes ont été tuées lors d'interventions de cette police de l'immigration. Sur son réseau TruthSocial, le président américain exprime sa désapprobation et appelle au maintien des opérations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le défilé militaire du 14-Juillet est bien plus qu'une cérémonie républicaine. Derrière les avions, les blindés et les uniformes qui remontent les Champs-Élysées, se joue aussi une bataille économique. Véritable vitrine du savoir-faire français, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable pour l'industrie de la défense, à l'heure où le réarmement mondial accélère. Comme chaque 14-Juillet, près de 7 000 femmes et hommes défilent sur les Champs-Élysées, accompagnés de centaines d'avions, d'hélicoptères et de véhicules militaires. Mais derrière la symbolique républicaine et la démonstration de force, le défilé est aussi un immense rendez-vous d'affaires. Dans la tribune présidentielle et autour de la place de la Concorde, il n'y a pas seulement des responsables politiques et des diplomates. Des délégations militaires étrangères sont également présentes pour observer les matériels français et poursuivre des discussions engagées parfois depuis plusieurs mois. Chaque appareil qui survole Paris, chaque blindé qui descend les Champs-Élysées, chaque équipement présenté est scruté avec attention. Pour les industriels français, le défilé constitue une vitrine unique de leur savoir-faire, dans un décor qu'aucun salon professionnel ne peut reproduire. À lire aussiL'Europe se réarme, le secteur de la défense se frotte les mains Un marché de la défense en pleine accélération Cette année, le contexte géopolitique donne une dimension encore plus stratégique au défilé. Avec la guerre en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et le réarmement engagé dans de nombreuses régions du monde, le marché mondial de la défense connaît une forte accélération. Les budgets militaires augmentent, les États cherchent à reconstituer leurs stocks, à moderniser leurs armées et à se doter rapidement de nouveaux équipements. Dans ce contexte, les industriels français bénéficient de nombreuses opportunités, même si la concurrence s'intensifie face aux groupes américains, sud-coréens ou encore turcs. La France s'est d'ailleurs imposée comme le deuxième exportateur mondial d'armement, derrière les États-Unis. Le Rafale illustre parfaitement cette dynamique. L'avion de combat de Dassault est devenu la locomotive des exportations françaises, avec des commandes qui se comptent désormais par centaines d'appareils. Et lorsqu'un pays achète un Rafale, il n'achète pas seulement un avion : il signe aussi pour des décennies de maintenance, de formation, de pièces détachées et de fournitures de missiles. Mais le succès français ne repose pas uniquement sur les avions de chasse. Les canons Caesar, dont les performances ont été remarquées en Ukraine, les frégates, les sous-marins, les hélicoptères, les missiles ou encore les radars de Thales séduisent eux aussi de nombreux pays. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le défi des industriels : produire plus vite Ces exportations donnent un bol d'air à la balance commerciale française, mais elles créent aussi un paradoxe pour les industriels du secteur. La filière de défense emploie plus de 200 000 personnes, directement ou indirectement. Pourtant, les carnets de commandes sont aujourd'hui si remplis que certaines usines peinent à suivre le rythme. Les industriels investissent massivement pour augmenter leurs capacités de production. Ils recrutent, agrandissent leurs sites, automatisent certaines chaînes et cherchent à sécuriser leurs sous-traitants. Malgré cela, plusieurs sites sont confrontés à des goulots d'étranglement qui ralentissent les livraisons. Or, dans un contexte où les besoins militaires sont immédiats, attendre plusieurs années avant d'être livré peut pousser certains clients à se tourner vers d'autres fournisseurs. Le défi de l'industrie française de la défense n'est donc plus seulement de vendre ses équipements. Il est désormais de les produire en quantité suffisante et surtout suffisamment vite.
À Kinshasa, les petites ruelles résonnent encore des mots du théâtre en lingala. Mais ces représentations se font de plus en plus rares, dans un paysage culturel largement dominé par le français. Malgré cette évolution, des auteurs et metteurs en scène poursuivent leur combat pour faire vivre et renouveler le répertoire théâtral congolais en langue nationale. De notre correspondante à Kinshasa, Dans les ruelles étroites du quartier Riguini, une troupe répète la pièce Juge président. Dans cette scène, un taxi-moto de Kinshasa et un client négocient le prix d'une course. Chris Ngazyeme, comédien : « Je joue le rôle du motard, c'est un motard qui a augmenté son prix alors que normalement il y a un prix fixé par la loi. Je pars en procès. Le juge président me condamne car je n'ai pas respecté le prix légal, donc il me condamne à une peine de prison. » Il nous explique pourquoi la pièce est jouée entièrement en lingala, l'une des langues nationales : « En fait, d'abord, c'est ma langue et je me sens plus à l'aise de jouer en lingala qu'en français. On peut m'expliquer la scène en lingala, je joue directement. » À écouter aussiCréer en langues africaines: les séries télévisées en pulaar [2/5] Et c'est bien la particularité des pièces jouées en lingala : offrir une liberté d'improvisation aux comédiens. Pour Olivier Castro, auteur et metteur en scène, l'objectif est aussi de créer une connexion avec le public : « J'écris souvent des pièces qui essaient d'éveiller les consciences. Donc, l'apport du lingala, c'est vraiment pour être en communion avec le public, qu'il se sente vraiment en communion avec une personne qui lui parle de ses réalités, de ce qu'il vit au jour le jour. Parce que je trouve qu'en français, il y a une distance. » Accompagner les écrivains en lingala Le théâtre en lingala a connu son âge d'or dans les années 1950 avec des œuvres jouées au théâtre national qui ont marqué les esprits comme Muana Nsusu et Diallo sans souci. Mais les œuvres en lingala sont de plus en plus rares, explique Israel Tshipamba, directeur du Tarmac des auteurs : « Il y a eu beaucoup de programmes à l'époque développés par l'Institut français, par l'organisation internationale de l'OIF, pour qu'il y ait des auteurs qui écrivent en français, mais je crois qu'aujourd'hui si l'État met en place un programme pour accompagner les écrivains en lingala, en tshiluba, en français, ça va marcher. » Les auteurs et metteurs en scène d'œuvres se sont adaptés pour continuer à faire vivre leurs pièces en lingala. Elles sont désormais filmées, puis diffusées à la télévision nationale. À écouter aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]
« Irrationnelle, inefficace, dangereuse » : le constat est sans appel. Après six mois d'enquête, une commission migratoire menée à la frontière franco-britannique depuis plus de vingt ans. Malgré des milliers d'interceptions chaque année, plus de 40 000 personnes parviennent toujours à traverser la Manche. Et les naufrages continuent de faire des victimes. Comment expliquer un tel échec ? Pourquoi la gestion de cette frontière est-elle si complexe ? Que propose la commission d'enquête pour mettre fin à cette spirale ? Avec Charlotte Oberti, journaliste à Infomigrants.
Au sommaire : Quels sont les effets de la canicule en France ? Dans l'Essonne, des locataires d'une résidence HLM suffoquent. L'Espagne est touchée par l'un des incendies les plus meurtriers de son histoire.En Crimée, la situation est tendue. C'est le retour en grâce des bunkers dans les pays nordiques face à la menace russe.Les candidats à la présidentielle s'interrogent sur la meilleure façon de faire campagne cet été. Malgré la morosité ambiante, une pièce de théâtre à Avignon apporte un message d'espoir et d'adaptation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
J-1 avant la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, une affiche alléchante entre la première et la deuxième nation Fifa. Depuis quinze ans, les deux sélections rayonnent sur le football mondial : la Roja au début des années 2010, les Bleus depuis 2016. Malgré 38 confrontations dans l'histoire, les deux sélections ne sont jamais affrontées à ce stade-là d'un Mondial. Entre les deux équipes les plus séduisantes de la compétition, cette demi-finale peut rentrer dans l'histoire de la Coupe du monde. Dans ce nouvel épisode d'On refait le match, la quotidienne, Léa Quinio, Nicolas Georgereau et Philippe Sanfourche débattent de ce choc qui s'annonce explosif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 16 septembre 1824, mourrait le roi Louis XVIII, frère de Louis XVI, né comte de Provence et longtemps exilé sous la Révolution. Retour sur la vie de celui qui se qualifiait lui-même de « roi sans jambes ».Franck Ferrand nous plonge dans la fascinante destinée de Louis XVIII, dernier roi de France à mourir sur le trône. Retour sur le parcours d'un souverain marqué par l'adversité, qui a navigué entre absolutisme et conciliation pour tenter de sauver la monarchie.Né en 1755 sous le nom de Louis Stanislas Xavier, comte de Provence, le futur Louis XVIII a dû attendre près de 68 ans pour accéder enfin au pouvoir. Favori de ses parents face à son frère aîné le dauphin, il cultive très tôt une image de prince brillant et ambitieux. Mais lorsque son frère devient Louis XVI, Provence doit se contenter du second rôle, nourrissant une jalousie tenace envers le nouveau roi.Avec l'avènement de la Révolution, le comte de Provence opère un revirement politique inattendu, se présentant comme un défenseur des idées nouvelles. Mais ses manœuvres pour s'emparer du trône échouent lamentablement. Contraint à l'exil, il assiste impuissant à l'exécution de Louis XVI et à l'avènement de la République, avant de finalement être rappelé sur le trône en 1814.Affligé de nombreuses infirmités, Louis XVIII va devoir naviguer entre concessions et fermeté pour tenter de concilier l'Ancien Régime et les acquis révolutionnaires. Un règne difficile, marqué par les tensions avec son frère le futur Charles X, et qui s'achèvera dans la souffrance et la maladie. Malgré les épreuves, ce roi « sans jambes mais pas sans tête » aura incarné une certaine constance et résilience face à l'adversité.
Ce vendredi 10 juillet, les signaux mitigés concernant la croissance économique française, ainsi que la nécessité de réduire les pensions versées aux retraités afin de maîtriser le déficit budgétaire, ont été abordés par Laurent Vronski, directeur général d'Ervor et sécrétaire général de Croissance Plus, Erwan Le Noan, fondateur d'AKA Strategy et directeur de l'IREF, et Rayan Nezzar, professeur à Sciences Po, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Depuis la tenue du sommet du G7 à Evian entre le 15 et le 17 juin dernier auquel le président français Emmanuel Macron n'a pas invité son homologue sud-africain, un irritant s'est immiscé dans les relations franco-sud-africaines. Alors que Cyril Ramaphosa est en visite officielle à Paris ce vendredi 10 juillet, les deux dirigeants vont-ils en parler ? Quels sont par ailleurs les autres enjeux de ce déplacement ? Chercheuse à International Crisis Group, la Sud-Africaine Liesl Louw répond pour l'occasion aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les relations franco-sud-africaines se sont distendues depuis qu'Emmanuel Macron a oublié d'inviter Cyril Ramaphosa au dernier G7, à Evian, en France ? Liesl Louw : Oui, il y avait des tensions, c'est sûr, parce qu'initialement, apparemment, Ramaphosa a reçu une invitation pour assister au G7, mais il a été désinvité, ou comme vous avez dit, on a oublié de l'inviter au dernier moment. Donc Ramaphosa aussi n'est pas allé au sommet de Nairobi, le Africa Forward du mois de mai dernier. Donc il y avait ces deux rendez-vous et je pense que l'Afrique du Sud est déçue par cette situation. Mais on a compris que la pression du président Trump, qui menaçait de ne pas venir à Evian, si Ramaphosa assistait à cette réunion, était principalement la cause de cette situation par le fait que Ramaphosa finalement n'a pas été invité pour venir au G7. Vu la proximité stratégique entre la France et les États-Unis, on l'a encore vu cette semaine à Ankara lors du sommet de l'Otan, quel est l'intérêt pour Cyril Ramaphosa de venir en France ? Oui, il y a beaucoup d'intérêts. D'abord économique, pour attirer des investissements. Le plus grand problème aujourd'hui pour Ramaphosa, c'est le manque de croissance économique. L'Afrique du Sud n'attire pas d'investissements étrangers, mais il y a des sociétés françaises implantées en Afrique du Sud et l'Afrique du Sud aimerait bien augmenter ces investissements et le commerce entre les deux pays. On fait face à des graves problèmes de chômage. Ça aussi, c'est une des causes de ces graves émeutes et des manifestations xénophobes en Afrique du Sud. Donc, Ramaphosa veut montrer que, malgré ces tensions géopolitiques, l'Afrique du Sud reste un pays important sur le plan international et africain, même si les relations entre l'Afrique du Sud et le reste du continent passent un très mauvais moment actuellement. Malgré l'attaque de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Afrique du Sud maintient son alliance stratégique avec Moscou. Est-ce que ce n'est pas un sérieux point de divergence entre l'Afrique du Sud et la France ? Est-ce que ça ne va pas finir par fragiliser les relations entre les deux pays ? Oui, c'est vrai que, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Afrique du Sud a été très critiquée par les pays européens pour sa position. Surtout certains individus au sein de l'ANC [le parti au pouvoir, NDLR] qui sont ouvertement pro-russes. L'Afrique du Sud aussi a présidé un sommet des Brics où la Russie joue un rôle important. Mais je pense que c'est ça qui fait que l'Afrique du Sud est un peu au cœur de ce jeu géopolitique. Parce que d'un côté, certains sont vus comme pro-russes, mais en même temps, le président Ramaphosa est très ouvert aux Occidentaux. L'Afrique du Sud a quand même montré une position non alignée, neutre quelque part dans ce jeu géopolitique. Je pense que ce sentiment pro-russe a un peu diminué avec le temps depuis 2022. Les relations avec l'Europe se sont améliorées depuis. Depuis un mois, le gouvernement sud-africain est accusé par plusieurs autres gouvernements africains, notamment ceux du Nigeria et du Ghana, de fermer les yeux sur les graves violences xénophobes en Afrique du Sud. En allant à Paris, est-ce que Cyril Ramaphosa vient aussi rompre un certain isolement diplomatique ? Oui, absolument, l'Afrique du Sud et son image sur le continent souffrent énormément de ces violences xénophobes. Ramaphosa, lui-même, je pense, n'a pas su être à la hauteur pour dénoncer ces manifestations, mais pas uniquement les manifestations, la violence contre les étrangers africains en Afrique du Sud. En ce qui concerne son isolement diplomatique, c'est très intéressant de voir l'Afrique du Sud renouer des liens avec des pays comme le Rwanda où, depuis très longtemps, l'Afrique du Sud n'avait pas eu de bonnes relations. Le ministre des Affaires étrangères rwandais était en Afrique du Sud pour la première fois en visite officielle depuis douze ans. Et du fait de cet isolement diplomatique, est-ce que le business en souffre ? Est-ce qu'il y a moins d'investissements en Afrique du Sud ? Je pense que, pour le moment, on ne sent pas encore ça. Le manque d'investissement en Afrique du Sud, depuis très longtemps, est lié à d'autres facteurs, notamment les problèmes d'infrastructures et d'approvisionnement en électricité. Là où on peut voir peut-être à l'avenir un problème économique lié à ces violences xénophobes, c'est pour les entreprises sud-africaines implantées sur le continent, comme le groupe de télécom MTN par exemple au Nigeria, qui est parfois mis en difficulté par le gouvernement nigérian à cause de ce qu'il se passe en Afrique du Sud et des violences xénophobes.
Dimanche dernier (5 juillet 2026), le Mexique était éliminé de la Coupe du Monde après une défaite 3-2 contre l'Angleterre. Plus aucun match ne se jouera au Mexique, mais l'euphorie autour de la sélection mexicaine ne retombe pas. On en parle avec Ana Maria Ospina, l'envoyée spéciale de la rédaction de RFI en espagnol pour cette Coupe du Monde. Malgré l'élimination du Mexique, les supporters continuent d'acheter le maillot vert de l'équipe. La plupart du temps, il s'agit d'imitations, « de très belles contrefaçons », assure Guadalupe que notre journaliste a rencontrée. Les autorités ont été contraintes de renforcer leurs contrôles. Rien qu'à Guadalajara, ce sont 66 000 maillots qui ont été confisqués. À lire aussiFootball: le business des faux maillots, entre économies, risques sanitaires et crime organisé Recenser les centres de santé en Haïti Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost, qui nous parlent d'une liste de lieux où on peut se faire soigner gratuitement ou à faible coût : consultations, vaccination, soins infantiles... « C'est difficile d'accéder aux soins en Haïti. L'objectif, c'est de permettre aux gens de gagner du temps et de savoir vers quelles structures ils peuvent se tourner selon leurs besoins », explique la journaliste Lucnise Duquereste. Face à un système de santé au ralenti et en crise, le guide sera mis à jour régulièrement par les équipes d'Ayibopost. Argentine : Milo Jota, le chanteur qui décolle Milo Jota, 19 ans seulement et déjà 13 prix musicaux raflés en une seule soirée aux Premios Gardel. Eloïse Brethes nous présente cette figure de la musique urbaine qui donne un coup de jeune aux mélodies traditionnelles et s'engage contre la dictature argentine. Le journal de la 1ère 10 prévenus de la faction brésilienne « Familia Terror do Amapa » sont jugés au tribunal de Cayenne, en Guyane.
durée : 00:59:22 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Richeux - Cet automne, le metteur en scène Alain Françon est à la tête deux spectacles. Malgré cette actualité chargée, il a accepté de nous faire découvrir ses rayonnages. S'y côtoient les écrivains Claude Simon et Peter Handke ainsi que les philosophes Simone Weil, Gilles Deleuze ou encore Cynthia Fleury. - équipe : Jeanne Aléos, Mathilde Wagman, Marianne Chassort, Alexandre Alajbegovic, Cyril Marchan, Vivien Demeyère, Julie Gastal Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le journaliste Adrien Mary revient sur le dossier marquant de Gaëtan, passionné de cyclisme, percute un véhicule à l'arrêt lors d'une sortie à vélo. Ses blessures au visage et à la mâchoire nécessitaient alors de multiples opérations, entraînant des complications médicales toujours persistantes. Malgré des expertises et une responsabilité reconnue de l'assurance adverse, il n'avait perçu qu'une indemnisation très faible au regard des préjudices subis, avant de faire appel à l'émission cette année. Retour sur les rebondissements du dossier avec Adrien Mary. L'équipe de "Ça peut vous arriver" vous accompagne cet été ! Dans les podcasts inédits des "Cas en or", les membres de l'équipe de l'émission reviennent, au micro de Chloé Lacrampe, sur les cas marquants de la saison selon eux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode passionnant, Franck Ferrand nous entraîne dans les pas de Jacques Boucher de Perthes, un homme hors du commun qui a bouleversé les conceptions de son époque. Loin d'être un savant, ce fonctionnaire des douanes, poète et dramaturge amateur, a pourtant été à l'origine de la naissance de la préhistoire.
Malgré sa condamnation ce mardi 7 juillet pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens de son parti, Marine Le Pen a annoncé se présenter à l'élection présidentielle. Elle sera la candidate du Rassemblement national (anciennement Front national), pour la quatrième fois depuis 2012.La cour d'appel de Paris l'a condamnée à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique et deux avec sursis. Avec une peine d'inéligibilité réduite à 15 mois ferme, déjà purgée depuis son jugement en première instance, la cheffe de file du RN peut se présenter à l'élection présidentielle 2027. Elle s'est déclarée candidate le soir même de son jugement, au 20 heures de TF1.Pour Code source, nous revenons sur cette annonce et sur le lancement de la campagne de Marine Le Pen avec deux journalistes du Parisien : Alexandre Sulzer, du service politique, et Timothée Boutry, du service police-justice.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Clémentine Spiler, Barbara Gouy et Marin Guillon Verne - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Photo : Christian Hartmann / REUTERS - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sujet :Malgré une idée préconçue, 93% des enfants déclarent parler d'argent avec leurs parents. Mais leurs parents en parlent-ils vraiment bien ? Les nouvelles générations sont curieuses et peuvent facilement s'informer sur les réseaux sociaux. C'est une chance, mais aussi un risque. Voici comment prendre en main l'éducation financière de ses enfants et les aider à gérer leur argent de manière responsable.L'invité du jour :Jeanne Le Melinaire est la fondatrice de Iziwup. Au micro de Matthieu Stefani, elle explique comment briser le tabou de l'argent en famille et donner les bonnes bases financières à ses enfants, dès 7 ans.Découvrez :À quel âge et combien donner d'argent de poche pour la première foisComment apprendre à distinguer un besoin d'un désirQuelle application et carte bancaire choisir pour son adoPourquoi il faut laisser les enfants faire des achats impulsifs Chapitrage : 00:00:00 : Pourquoi l'argent est tabou en France00:10:15 : Les erreurs classiques des parents00:14:44 : Comment les enfants parlent d'argent entre eux00:20:44 : Argent physique vs dématérialisé00:28:33 : Apprendre à épargner et à investir dès le plus jeune âge00:31:57 : Les risques auxquels les jeunes sont les plus exposés00:36:56 : Les clés pour apprendre à gérer ses premiers budgets00:40:50 : Comment ne pas rendre son enfant anxieux vis-à-vis de l'argent00:48:23 : Distinguer les besoins des désirs00:51:45 : Le pire investissement à 18 ans avec ses premiers euros00:58:46 : Playbook selon l'âge : les bonnes pratiques résuméesOn vous a négocié un avantage exclusif chez Iziwup. Avec le code LAMARTINGALE30, vous aurez -30% sur tous les livres. Merci à notre partenaire Fundora de soutenir la Martingale.Allez sur fundora.fr et prenez le contrôle de vos investissements.Fundora est une plateforme d'investissement. La valeur de vos placements peut augmenter ou diminuer. Votre capital est assujetti à un risque.La libre antenne de votre podcast préféré, Allo La Martingale, a désormais son propre flux ! Abonnez-vous sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plafeforme audio favorite pour ne manquer aucun nouvel épisode. Pour s'abonner à la newsletter, c'est ici : https://lamartingale.io/ La Martingale, c'est aussi un assistant IA qui vous apporte des réponses éclairées issues des interventions des experts passés au micro du podcast. Pour tester, direction https://beta.lamartingale.ioLa Martingale est un média d'Orso Media. Vous souhaitez entrer en contact avec a rédaction ? Ou nous soumettre une collaboration ? Ecrivez-nous ici : https://orsomedia.io/contactHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce jeudi 9 juillet, Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il a abordé le sommet de l'OTAN à Ankara qui s'est finalement bien déroulé malgré les inquiétudes suscitées par le comportement de Donald Trump, ainsi que la réaffirmation de leur soutien à l'Ukraine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Parmi cent histoires trépidantes, angoissantes, celle du Tunnel 57, creusé par des étudiants sous le Mur de Berlin, est une de celles qui caractérisent le mieux la Guerre froide.Bienvenue dans ce nouvel épisode passionnant des Grands dossiers de l'Histoire ! Aujourd'hui, nous vous emmenons au cœur de la Guerre Froide, à Berlin, où la construction du Mur a conduit de jeunes Allemands de l'Est à creuser un audacieux tunnel pour rejoindre la liberté à l'Ouest.Au début des années 1960, l'Allemagne est divisée en deux : d'un côté, la République fédérale d'Allemagne (RFA) capitaliste, de l'autre, la République démocratique allemande (RDA) socialiste. Mais au milieu de ce no man's land, se trouve Berlin, également coupée en deux. Pour empêcher l'exode massif de sa population vers l'Ouest, le régime est-allemand construit en 1961 le tristement célèbre Mur de Berlin. C'est dans ce contexte que va naître un projet fou : creuser un tunnel sous ce mur pour permettre aux Berlinois de l'Est de fuir vers la liberté.
C dans l'air du 8 juillet 2026 - Trump frappe l'Iran... et passe un savon à l'OTAN Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu avec l'Iran, ouvrant une nouvelle phase d'escalade militaire au Moyen-Orient. Cette décision intervient après l'attaque de trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Les États-Unis ont rapidement mené des frappes contre plusieurs installations militaires iraniennes. L'Iran a répliqué en visant 85 bases américaines dans le Golfe, notamment à Bahreïn et au Koweït. Malgré cette montée des tensions, plusieurs pays comme le Qatar poursuivent leurs efforts de médiation. De leur côté, les marchés financiers ont immédiatement réagi. Les principales Bourses ont reculé et le prix du pétrole est reparti à la hausse de près de 7 %, alimenté par les craintes d'une perturbation des approvisionnements. Cette crise domine également le sommet de l'OTAN. Donald Trump est arrivé en affichant sa colère contre plusieurs alliés européens, à qui il reproche un non-alignement total sur l'Iran, le Groenland ou encore les budgets militaires. Son objectif reste de réduire l'engagement militaire américain en Europe en poussant les États membres à assumer une part plus importante de l'effort collectif. Depuis plusieurs années, les dépenses militaires augmentent au sein de l'Alliance. La plupart des pays atteignent désormais l'objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, tandis que l'OTAN évoque un objectif pouvant atteindre 5 %. Malgré ces efforts, de nombreux dirigeants européens considèrent que les États-Unis sont devenus un partenaire moins prévisible qu'auparavant et accélèrent leurs projets de défense commune. En Syrie, Emmanuel Macron poursuit sa volonté de renouer le dialogue avec les nouvelles autorités afin de renforcer les liens diplomatiques et d'ouvrir de nouvelles voies de coopération, notamment commerciales et humanitaires. Cette démarche intervient alors que le pays reste marqué par une forte instabilité. Deux explosions se sont produites mardi matin à Damas, près de l'hôtel où séjournait Emmanuel Macron, rappelant ainsi que la menace sécuritaire demeure élevée. La guerre entre les États-Unis et l'Iran est-elle réellement relancée ou une désescalade est-elle encore envisageable ? Pour quelles raisons Donald Trump cherche-t-il à se désengager de l'Otan ? Quels sont les intérêts diplomatiques et économiques de la France en Syrie ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Géopolitique du Sahel" chez PUF - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, rédacteur en chef de la revue "Orients stratégiques" et auteur de "La république islamiste en crise systémique" aux éditions L'HarmattanPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
« Comme le Sénégal avant elle, s'exclame Afrik-foot, l'Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l'Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ». Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l'une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d'être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s'étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ». « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n'ont pas à rougir de cette défaite qui n'enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d'équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ». Comme on se retrouve Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s'exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ». « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s'exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l'arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d'un possible succès face à la France. Mais au-delà de l'aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l'Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l'ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l'intérieur du groupe. Un tel état d'esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu'en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ». Deux matches vont se jouer Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s'adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n'a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c'est se haïr à moitié. Ceux d'entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d'instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu'il arrive. Peu d'hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […] Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n'a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n'insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L'un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n'y pouvons rien. L'autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».
durée : 00:14:35 - Les journaux de France Culture - La cheffe de file du RN se lance officiellement dans la campagne présidentielle. Malgré l'arrêt de la cour d'appel de Paris, Marine Le Pen se dit "innocente" du délit de détournement de fonds publics, pourtant confirmé hier. Elle se pourvoit en cassation, ce qui suspend les peines prononcées. - équipe : La Rédaction de France Culture, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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REDIFF - Christelle a du mal à accepter la fin d'une relation amoureuse intense et passionnelle avec un homme divorcé, marquée par des incompréhensions et des blessures émotionnelles. Elle se sent abandonnée et craint de ne pas retrouver un soutien similaire à celui qu'elle avait dans cette relation. Malgré la douleur, elle reconnaît que l'amour ne suffit pas toujours pour surmonter les différences et les attentes non satisfaites. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Reine grecque dans l'Empire perse, Artémise commande cinq vaisseaux dans la bataille de Salamine et manœuvre avec ruse… Plongez au cœur de la Seconde Guerre Médique dans cet épisode captivant où Franck Ferrand vous fait découvrir le destin extraordinaire d'Artémise, une reine grecque indomptable qui a su jouer un rôle décisif dans ce conflit.En l'an 485 avant notre ère, la cité d'Alicarnas, sur la côte turque actuelle, est dirigée d'une main de fer par cette femme hors du commun. Bien que Grecque de naissance, Artémise a prêté allégeance au puissant roi de Perse, Xerxès Ier, qui a lancé une vaste offensive pour conquérir la Grèce.Malgré son origine hellène, Artémise n'hésite pas à s'engager aux côtés des Perses, menant personnellement ses cinq navires dans la bataille navale décisive de Salamine. C'est là qu'elle va faire preuve d'une ingéniosité tactique saisissante, sauvant in-extremis son vaisseau amiral d'une destruction certaine. Un coup de maître qui va lui valoir les éloges du grand roi Xerxès, pourtant son adversaire.Franck Ferrand nous plonge dans les méandres de cette histoire fascinante, nous faisant découvrir le récit captivant d'Hérodote, le "père de l'Histoire", qui a immortalisé les exploits d'Artémise. Entre ruse, courage et ambiguïté, cette femme hors-norme incarne à elle seule la complexité des alliances et des enjeux de cette époque troublée.À travers le portrait saisissant de cette reine guerrière, c'est tout un pan méconnu de la condition féminine dans la Grèce antique qui se révèle. Un épisode à ne pas manquer pour tous les passionnés d'Histoire !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne La Pologne est-elle la prochaine cible de la Russie ? C'est en tout cas ce que soutiennent les renseignements américains qui ont multiplié les avertissements, selon The Telegraph.Il y a une semaine, les Pays-Bas alertaient déjà l'OTAN sur une possible intervention russe en Europe "dans l'année qui suivra la fin de la guerre" en Ukraine. Un scénario qui n'est pas sans rappeler les indications américaines en 2021 ; quelques mois plus tard, la Russie se lançait à l'assaut de l'Ukraine.À seulement quelques jours du sommet de l'OTAN à Ankara, ces annonces font l'effet d'une bombe sur fond de désengagement américain. Les budgets de défense des alliés devraient y être longuement évoqués, sous la pression de Donald Trump qui dénonce une "relation à sens unique". Son secrétaire d'État à la Défense, Pete Hegseth, a prévenu d'un "réexamen" de la présence militaire américaine en Europe.Mais les Polonais ne sont pas les seuls à s'inquiéter. Au sein des pays baltes, en première ligne face à la Russie, la guerre a déjà commencé. Brouillage de GPS, sabotage ou propagande prorusse, Baiba Braže, la ministre lettonne des Affaires étrangères, témoigne auprès de nos journalistes de la réalité de cette guerre hybride et abonde dans le sens de Donald Trump, pour enjoindre les Européens à se prendre en main en matière de défense.Au cœur des préoccupations : les accusations de discrimination envers les populations russophones, portées par Vladimir Poutine. Ces dernières sont particulièrement implantées dans les pays baltes (jusqu'à 38 % de la population en Lettonie). En 2022, pour justifier sa guerre, le président russe avait prétexté des "abus et un génocide" commis par le "régime de Kiev" à l'encontre de ces populations. La défense des droits des russophones, un motif déjà invoqué lors du lancement de l'offensive russe en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, deux régions géorgiennes toujours occupées par la Russie."La permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte (...) reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées", a déclaré récemment le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Nous avons pu suivre les exercices de l'armée française, qui démontrent l'importance de la logistique dans les conflits de haute intensité. Dans ce contexte, 436 milliards d'euros vont être consacrés à la défense d'ici à 2030, en hausse de 36 milliards, suite à l'adoption par le Parlement d'une nouvelle version de la loi de programmation militaire.Faut-il prendre les avertissements américains et polonais au sérieux ? Malgré l'affaiblissement de la position de Vladimir Poutine, la Russie peut-elle attaquer l'OTAN ? Sommes-nous prêts à une guerre de haute intensité ? Le flanc Est de l'Europe sera-t-il la prochaine cible de la Russie ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.