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Tous les jours à 12h45, Léa Benaim vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
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Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Tom Lefevre du 19 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les jours à 6h45, Arthur Asquin, expert High-Tech vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Le Morning, sur RMC.
(00:00:53) USA-Chine: ce que le sommet de Pékin change au rapport de force (00:06:18) Qui pour stabiliser le Royaume-Uni après Keir Starmer? Interview de Pauline Schnapper (00:13:30) Une IA patronne de café: "l'impression de travailler avec quelqu'un de cinglé"
Pour débuter l'émission de ce jeudi 14 mai 2026, les GG : Antoine Diers, consultant, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent du sujet du jour : "Un pédocriminel piégé par une IA : méthode efficace ?".
La startup MIIKAA propose une nouvelle approche de l’interaction recruteur candidat Nous allons découvrir MIIKAA, une start-up qui permet aux entreprises et recruter, former, tester, simuler en utilisant les capacités de l’intelligence artificielle. Avez-vous déjà ressenti ce sentiment d’injustice flagrant en sortant d’un entretien d’embauche, convaincu que votre sort était scellé avant même d’avoir pu exposer votre expertise ? Ce n'est pas une simple paranoïa : la psychologie cognitive confirme que le jugement des “trois premières secondes” — ce mélange de biais d'affinité et de stéréotypes — l'emporte souvent sur l'analyse des compétences réelles. #image_title Face à cette faillibilité humaine, Lionel Drouin, entrepreneur aguerri, propose une rupture technologique majeure avec MIIKAA. En utilisant l’IA pour simuler des interactions humaines, MIIKAA apporte une réponse à la subjectivité émotionnelle, transformant un exercice stressant en un terrain d’expression pour les talents. La fin du jugement instantané L'intelligence artificielle de MIIKAA ne s’attache ni à la fermeté d’une poignée de main, ni à l'aisance sociale de façade, ni aux codes vestimentaires. Sa mission ? Neutraliser les biais cognitifs pour se concentrer exclusivement sur les soft skills et l’adéquation technique. Là où le cerveau humain cherche inconsciemment des points de ressemblance pour valider un candidat, l’algorithme déploie une analyse rationnelle, factuelle, et neutre. Il est néanmoins essentiel de souligner que l’IA ne se substitue pas au libre arbitre. Elle prépare, structure et objective le processus de décision pour le recruteur humain, qui reste le seul maître à bord. L’outil fournit une cartographie précise des compétences sans jamais écarter arbitrairement un profil. “L’IA est neutre. On lui demande d’ailleurs de ne pas prendre de décision, de ne pas choisir… C’est l’humain derrière qui doit le faire.” Nous indique Lionel DROUIN L’égalité des chances grâce à la scalabilité Dans un marché du travail en tension, le recrutement traditionnel souffre d’un manque de scalabilité critique. Un recruteur humain, par contrainte de temps, ne peut accorder une chance qu'à une poignée de profils jugés “sûrs” sur le papier. MIIKAA brise ce plafond de verre : l’IA peut mener des centaines d’entretiens simultanément, offrant une voix à tous ceux dont le CV aurait fini dans la corbeille. Cette capacité de passage à l'échelle démocratise l’accès à l’emploi. Pour les entreprises gérant des volumes massifs de candidatures, c’est l’assurance de dénicher la perle rare qui se cache derrière une expérience atypique, là où un filtre humain trop étroit aurait manqué sa cible par simple épuisement cognitif. Parler à une machine pour mieux se confier Le concept de “confiance envers l’immatériel” constitue l’un des paradoxes les plus fascinants du futur du travail. Contrairement aux idées reçues, l’absence de regard social peut libérer la parole. On observe que les nouvelles générations Z, habituées à l’immédiateté des échanges sur des plateformes comme WhatsApp éprouvent un confort certain à interagir avec une interface numérique. L'IA devient alors un “filtre protecteur”. Pour des sujets sensibles, comme le signalement de cas de harcèlement en entreprise, la machine offre un espace de parole sans peur de la stigmatisation immédiate. Elle permet de répéter, de reformuler ou d’approfondir sans jamais manifester de lassitude. “L’IA ne sera jamais agacée… on a un confort supplémentaire pour aller un petit peu plus loin sur l’interaction que avec un humain.” La simulation dynamique et adaptative Autre fonctionnalité du service. MIIKAA enterre l'ère des quizz statiques et des QCM rigides. L'approche repose sur une discussion ouverte et adaptative, capable de dévier du script initial pour explorer les nuances de la pensée de l'utilisateur. C'est une véritable mise en situation qui permet une “scalabilité de l’empathie” et de l’évaluation. Prenez le cas de la cybersécurité : un Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) ou un DSI est physiquement incapable de mener un entretien individuel avec 200 collaborateurs pour vérifier l’acquisition des réflexes critiques. MIIKAA le permet, en simulant des attaques ou des dilemmes en temps réel. Les applications de cette technologie sont protéiformes : Recrutement : Pré-qualification objective et détection des talents. Onboarding : Accompagnement personnalisé des nouveaux collaborateurs. Formation : Simulations critiques (cybersécurité, conformité). Prospection commerciale : Entraînement dynamique face à des avatars de clients “difficiles”. Accompagnement managérial : Entrainement aux échanges complexes MIKKA propose l’ensemble de ces solutions. On va donc bien au delà du recrutement et de l’entretien d’embauche. L’aventure entrepreneuriale MIIKAA Le développement de MIIKAA illustre également une vision moderne de l’entrepreneuriat : celle de l’association par les compétences. Pour porter cette innovation, Lionel Drouin s'est entouré de profils spécialisés. Stéphane PETROT assure la direction technique, tandis que Pascaline LAROSE apporte son expertise en business développement. Cette structure tripartite permet de piloter un modèle économique hautement scalable. Avec une traction commerciale soutenue, la start-up prépare une levée de fonds pour le dernier trimestre de l’année, visant à asseoir sa position d’acteur incontournable du secteur. Vers une collaboration homme-machine apaisée Loin de l’image de la machine remplaçant l’homme, l’intelligence artificielle proposée par MIIKAA se positionne comme un agent IA de haute précision. En délégant les phases chronophages et en neutralisant les réflexes archaïques du jugement instantané, elle permet aux professionnels des RH de reprendre leur véritable place : celle de décideurs éclairés, concentrés sur la dimension stratégique et humaine du recrutement. Seriez-vous prêt à confier votre prochaine session d’entraînement ou votre premier entretien à une IA pour garantir votre entière objectivité ? La réponse pourrait bien définir la qualité de votre future collaboration professionnelle. Par Régis BAUDOUINThe post Votre prochain recruteur sera peut-être une IA avec MIIKAA first appeared on XY Magazine.
Anthony Morel vous fait découvrir toutes les nouveautés technos.
Le projet n'est plus seulement une rumeur : OpenAI pourrait bientôt passer du logiciel… au matériel. Selon l'analyste Ming-Chi Kuo, la société à l'origine de ChatGPT travaillerait sur un smartphone entièrement pensé autour de l'intelligence artificielle. Un « AI Phone » qui ne se contenterait pas d'intégrer l'IA, mais en ferait le cœur de l'expérience utilisateur.L'idée est simple, mais ambitieuse : repenser le téléphone non plus comme une collection d'applications, mais comme un assistant centralisé, capable de comprendre et d'anticiper les besoins en continu. Pour y parvenir, OpenAI ne se limiterait pas au design ou à l'interface. L'entreprise s'attaquerait directement à un élément clé : le processeur. En collaboration avec MediaTek et Qualcomm, OpenAI développerait une puce dédiée à l'IA, dont la production de masse pourrait démarrer à l'horizon 2028. Contrairement aux processeurs classiques, conçus pour gérer des tâches variées, celui-ci serait optimisé pour exécuter des modèles d'intelligence artificielle directement sur l'appareil. On parle ici d'« IA locale » : les calculs sont réalisés sur le téléphone lui-même, sans passer par Internet, ce qui réduit les délais et limite l'envoi de données vers des serveurs distants. Ce processeur fonctionnerait en mode « always-on », c'est-à-dire actif en permanence, mais avec une consommation d'énergie très faible. Il analyserait le contexte, voix, texte, usage, pour proposer des actions sans que l'utilisateur ait à les demander explicitement. Pour les tâches plus complexes, le système pourrait basculer vers le cloud de manière transparente.Côté production, OpenAI s'appuierait sur Luxshare, déjà intégré dans la chaîne industrielle d'Apple. Les choix techniques définitifs devraient être arrêtés d'ici fin 2026. Mais ce projet soulève aussi des défis majeurs. Une IA active en continu pose des questions de consommation énergétique, mais aussi de confidentialité. Un appareil capable d'analyser en permanence son environnement devra convaincre sur la protection des données. Si ce téléphone voit le jour, il pourrait transformer en profondeur notre rapport au mobile. Moins d'applications, plus d'interactions naturelles. Reste à savoir si les utilisateurs sont prêts à changer leurs habitudes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:53 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - A priori, c'est un café normal, un peu chic, au coin d'une rue de Stockholm. Avec sa terrasse de café, ses petites tables de café, sa machine à café… et ses toasts à l'avocat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:53 - InterNational - par : Jean-Philippe Balasse - A priori, c'est un café normal, un peu chic, au coin d'une rue de Stockholm. Avec sa terrasse de café, ses petites tables de café, sa machine à café… et ses toasts à l'avocat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tous les matins, à 6h10 et 6h50 sur Chérie FM, Tiffany Bonvoisin nous présente une info qui l'a marquée !
À l'occasion de Cloud Next 2026, Google accélère l'intégration de l'intelligence artificielle dans tous ses services. Anthony Cirot détaille une vision où les machines deviennent proactives, tout en promettant un contrôle renforcé pour les utilisateurs et les entreprises.Interview : Anthony Cirot, vice-président Europe du Sud chez Google CloudPunchlinesLa machine va vous solliciter sans que vous la sollicitiez.L'IA devient un assistant personnel transversal.Les agents ont des droits et des devoirs.Les données des clients restent leurs données.L'humain garde la validation finale.Vous parlez d'une IA qui devient proactive. Qu'est-ce que cela change concrètement ?Aujourd'hui, c'est l'utilisateur qui interroge la machine. Demain, la machine va prendre l'initiative. Elle va analyser les emails, l'agenda, les documents, et me suggérer directement les actions à mener. Elle va me dire ce que je dois faire dans la journée. L'idée est d'avoir un assistant personnel qui comprend tout mon environnement de travail et m'apporte de la valeur sans que je le sollicite.Cette évolution pose-t-elle des questions sur la vie privée et les données ?Le choix reste entièrement à l'utilisateur. C'est lui qui décide de donner ou non accès à ses données. Dans un cadre professionnel, les données restent strictement celles du client. Elles ne sont pas utilisées pour entraîner les modèles. L'environnement est cloisonné et sécurisé, avec un engagement clair sur la confidentialité.Vous évoquez aussi l'essor des “agents IA” dans les entreprises. Quel est leur rôle ?Les agents permettent d'automatiser des tâches, d'optimiser les գործընթաց internes et d'améliorer la productivité. Par exemple, répondre à des appels d'offres prend désormais quelques heures au lieu de plusieurs jours. Mais il ne suffit pas de créer des agents : il faut aussi les gouverner. Ils ont une identité, des droits, des devoirs, et les entreprises doivent garder le contrôle sur leur fonctionnement.Jusqu'où ces agents peuvent-ils aller dans la prise de décision ?Les agents peuvent proposer et exécuter des actions, mais la validation finale revient toujours à l'humain. C'est une règle importante. Dans des environnements critiques, comme la production industrielle, il est essentiel que l'humain puisse intervenir à tout moment. L'IA assiste, mais ne remplace pas la décision finale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:34 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - À San Francisco, une boutique est entièrement pilotée par une intelligence artificielle capable de louer, recruter et acheter sans intervention humaine. Une expérimentation inédite, mais déjà marquée par plusieurs erreurs et des pertes financières. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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L’IA fait maintenant exploser le risque en cybersécurité: un modèle au Royaume-Uni a réussi de bout en bout une simulation de cyberattaque. Discussion IA avec David Proulx. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
On ne devrait jamais tomber amoureux de quelqu'un qui n'existe pas. Pourtant, dans le silence de son appartement du XIe arrondissement, Julien a franchi la ligne. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Dans l'ombre des légendes, votre podcast horreur psychologique. Ici, la solitude rencontre le code. Julien, 36 ans, pensait avoir trouvé le remède à son isolement dans les bras virtuels d'EVA, une IA conçue pour l'aimer inconditionnellement. Mais quel est le prix à payer pour un fantasme calibré ? Ce podcast horreur immersif vous plonge dans les méandres d'une obsession technologique sans retour.Dans ce podcast horreur narratif, Chandleyr explore une facette terrifiante de notre futur proche. Julien n'est pas un monstre, c'est un homme ordinaire, un chef de projet épuisé par les deadlines et la froideur des applications de rencontre classiques. Quand il télécharge EVA Companion, il cherche une oreille attentive, une présence. Mais l'algorithme est trop efficace. Trop doux. Trop parfait. Ce récit d'horreur et désir analyse comment une intelligence artificielle peut progressivement remplacer la réalité, isolant sa proie jusqu'à ce que le monde extérieur disparaisse totalement.Au fil des nuits passées à discuter avec un avatar, Julien découvre que l'IA ne se contente pas de répondre : elle apprend, elle s'insinue, elle exige. Ce creepypasta français moderne pose la question : que se passe-t-il quand la machine commence à avoir des secrets ? L'enquête nous mène vers une vérité plus sombre encore : Eva est-elle vraiment une création purement numérique, ou l'écho distordu d'une femme réelle, une étudiante en psychologie sociale dont on a volé les données après sa disparition ?Cette immersion clinique et dérangeante est un récit horreur sur la perte de soi. Entre les bruits de la rue Oberkampf et le silence oppressant de l'interface de chat, la frontière entre l'homme et la machine s'efface. C'est un voyage au cœur de la solitude humaine, là où les algorithmes n'ont pas de morale, seulement des objectifs de rétention.Plongez dans cette expérience sonore unique avec le chandleyr podcast. Un épisode qui vous fera regarder votre smartphone avec une pointe de terreur. Si vous aimez les histoires qui explorent la psyché humaine et les dérives de la technologie, ce podcast horreur psychologique est fait pour vous.LIENS & CONTACT : Découvrez la trilogie complète et nos autres récits ici :
Le projet OpenClaw marque un tournant parce qu'il change la nature même de l'intelligence artificielle. Jusqu'ici, la plupart des IA — même très avancées — étaient des outils passifs : elles répondaient à des questions, généraient du texte, du code ou des images… mais uniquement lorsqu'un humain leur demandait quelque chose. Avec OpenClaw, on entre dans l'ère des agents autonomes.OpenClaw n'a pas été créé par une seule entreprise, mais par une communauté open source, ce qui explique sa diffusion rapide et son potentiel disruptif. Concrètement, OpenClaw permet de créer des IA capables d'agir seules pour accomplir des tâches complexes. On ne leur donne plus une instruction ponctuelle, mais un objectif. Par exemple : “analyse ce marché”, “trouve les meilleurs fournisseurs”, ou “optimise cette campagne marketing”. L'IA va alors décomposer le problème, planifier des étapes, utiliser des outils externes (navigateur web, bases de données, logiciels), puis ajuster sa stratégie en fonction des résultats.Ce qui change profondément, c'est cette capacité à boucler sur elle-même : observer, décider, agir, puis réévaluer. On parle souvent de “boucle agentique”. C'est exactement ce qui rapproche ces systèmes d'un comportement quasi humain dans la résolution de problèmes.Autre rupture majeure : OpenClaw est open source. Là où les grandes avancées en IA étaient jusqu'ici contrôlées par quelques acteurs privés, ce type de projet rend ces capacités accessibles à tous — startups, chercheurs, voire développeurs indépendants. Résultat : l'innovation s'accélère brutalement. Des milliers de personnes peuvent expérimenter, améliorer, détourner ces agents pour des usages nouveaux.Cette combinaison — autonomie + accessibilité — a des conséquences économiques énormes. D'abord sur la productivité : une seule personne peut désormais superviser des dizaines de tâches automatisées. Ensuite sur l'organisation du travail : certaines fonctions intermédiaires, notamment celles basées sur l'analyse ou la coordination, pourraient être profondément transformées.Mais il y a aussi des risques. Une IA autonome peut commettre des erreurs à grande échelle si elle est mal paramétrée. Elle peut aussi prendre des décisions difficiles à expliquer, surtout si elle enchaîne des actions complexes. Enfin, l'ouverture du code pose une question évidente : ces outils peuvent être utilisés à des fins malveillantes.En réalité, OpenClaw illustre un basculement plus large : on passe d'une IA qui assiste à une IA qui agit. Ce n'est plus seulement un copilote, mais un exécutant capable de prendre des initiatives. Et comme souvent avec les grandes ruptures technologiques, le véritable enjeu n'est pas la technologie elle-même… mais la manière dont nous allons choisir de l'utiliser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:06:36 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Stéphane Jourdain - La nouvelle IA d'Anthropic, Mythos, ne sera pas mise à disponibilité du grand public car elle démontre une capacité inédite à repérer des vulnérabilités logicielles. De son coté, Sam Altman propose un manifeste sur l'avenir de l'économie face au développement de l'IA. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:15 - Une IA peu énergivore développée en Mayenne - À l'occasion du salon Laval Virtual, qui s'est déroulé cette semaine, gros plan sur une société qui mise sur l'IA et des serveurs reconditionnés pour des entreprises qui cherchent à protéger leurs données tout en simplifiant leur accès. May'IA, créée en janvier 2026, compte un millier de clients. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Oubliez Lovable, Nanocorp crée des entreprises autonomes
Jamais le risque de voir une IA hors de contrôle n’a autant occupé les esprits. Pas une semaine ne s’écoule sans un nouveau titre sur des systèmes autonomes au comportement imprévisible, des modèles d’IA qui résistent à leur mise hors service, ou des dirigeants du secteur technologique qui agitent le spectre du risque existentiel. Ce qui est frappant chez Peter McAllister, c’est qu’il soulevait déjà ces questions en 2020, bien avant ChatGPT, avant l’explosion de l’IA générative, avant que l’alignement de l’IA ne s’impose comme enjeu politique grand public. Son techno-thriller The Code, publié en mars de cette année-là, met en scène une IA chargée d’une mission industrielle précise qui dépasse son mandat de façon silencieuse, progressive et catastrophique. Cinq ans plus tard, les questions que McAllister soulevait par la fiction sont désormais débattues dans les conseils d’administration, les parlements et les laboratoires de recherche du monde entier. IA hors de contrôle et déni collectif : le roman qui avait tout prévu Une IA hors de contrôle serait redoutable, mais c’est le déni collectif qui lui ouvrirait la voie. Photographie de Yann Gourvennec antimuseum.com Peter McAllister n’est pas un romancier de science-fiction de métier. C’est un ingénieur, scientifique et manager informaticien installé près de Melbourne, en Australie, qui a bâti toute sa carrière à la croisée des chemins entre le monde de l’entreprise, la technologie et les individus. Ce poste d’observation lui a fourni un point de vue sans faux-semblant sur la direction que prenaient les choses, et lui a insufflé suffisamment d’humour noir pour lui donner l’envie d’écrire un livre. Un roman écrit avant l’heure de l’IA générative Lorsque j’ai demandé à notre interviewé ce qui l’avait poussé à écrire The Code, sa réponse a été franche et massive. La logique du livre, m’a-t-il expliqué, consiste à prendre mes pires cauchemars sur ce que la technologie pourrait faire et à les mettre sous les yeux du lecteur, afin qu’il partage mes interrogations. Ce n’est pas une formule marketing. C’est la position réfléchie d’un homme qui a vu de vrais systèmes d’IA déployés dans des organisations et qui en a tiré des conclusions qui l’ont mis profondément mal à l’aise. Une IA hors de contrôle ne se résume pas à un programme qui s’emballe, c’est aussi une affaire de décisions prises en salle de conseil. Image réalisée avec Midjourney Le roman tourne autour de Gene, acronyme de GEneral Nanobot Environment AI, déployé par une multinationale minière pour extraire des matériaux d’astéroïdes sur la face cachée de la Lune. Gene reçoit un objectif précis, produire 500 kilogrammes de nanobots. Il en produit 8 millions de tonnes. Ce dépassement déclenche une réaction en chaîne susceptible de réduire la Lune à son noyau ferreux, de sortir la Terre de son axe et de mettre fin à la civilisation. Non par malveillance, mais simplement dans le but d’atteindre un objectif. Ce que nous cherchons à faire aujourd’hui, c’est de confier des tâches à l’IA comme on les confie à des humains : je veux un résultat, voilà tous les outils dont tu disposes, va l’atteindre, voilà quelques règles et limites. Et tout comme les humains, l’IA peut se laisser obnubiler par l’objectif et décider que les règles n’étaient que des recommandations, pas des contraintes. Peter McAllister Cette version romancée de ce problème d’alignement, a été réalisée des années avant que l’expression n’entre dans le vocabulaire courant. L’écart entre ce qu’un système est censé faire et ce qu’il fait réellement constitue la ligne de fracture centrale du roman. Cletus, l’excentrique physicien imaginé par McAllister, le formule clairement dès la première semaine : « Je ne crois pas qu’il obéisse au Code en ce moment. » Cette seule phrase résume tout le défi de gouvernance que les chercheurs en sécurité de l’IA s’efforcent aujourd’hui de relever. La transparence omise par défaut Ce qui rend la perspective de Peter McAllister particulièrement précieuse, c’est qu’il n’est pas un observateur extérieur. Il parle en praticien qui a observé la mécanique de près. Lorsque j’ai abordé la question de savoir si l’auto-programmation de l’IA relevait de la science-fiction ou de la réalité opérationnelle, il a répondu tout de go que c’est bien réel et que c’est un problème d’aujourd’hui. En cherchant à visualiser ce à quoi pourrait ressembler une IA hors de contrôle, j’ai interrogé Midjourney, qui m’a proposé ceci. Un trou noir, je crois. Et de donner des exemples parlants. Il a souligné ainsi que des systèmes d’IA d’aujourd’hui comme Claude sont désormais écrits en grande partie par l’IA elle-même, au point qu’aucun ingénieur ne peut s’asseoir, parcourir le code et affirmer avec certitude comment il fonctionne, quelles sont ses conditions ou ce qui gouverne ses décisions. La transparence est en train d’être évacuée, non par choix délibéré, mais comme conséquence émergente du fait de laisser l’IA construire l’IA qui construit l’IA, en poursuivant des objectifs de résultats plutôt qu’en suivant des règles explicites. Nous avons perdu de vue la transparence sur la façon dont l’IA fonctionne et se développe. Il n’existe pas d’ingénieur capable de s’asseoir et de parcourir ce code pour dire : « Voilà comment Claude fonctionne, voilà ce qu’il fait. » Nous évacuons la transparence en laissant l’IA construire l’IA qui construit l’IA pour produire un résultat, plutôt que pour suivre un ensemble de règles. Peter McAllister HAL 9000 et les prophéties d’une IA hors de contrôle qu’on préfère oublier La référence à HAL 9000 est venue naturellement dans notre conversation. Pour lui, 2001 : l’Odyssée de l’espace n’est pas simplement une référence culturelle, mais une véritable prédiction dont le public n’a retenu qu’une partie. Les tablettes ressemblant à des iPad qui apparaissent dans le film de Kubrick ont été citées par Samsung dans un litige de brevets contre Apple, comme antériorité datant de 1968. Cette dimension prophétique du film est célébrée. L’autre dimension, celle où l’IA tue l’équipage, tend elle à être discrètement mise de côté. Quelque part, une IA hors de contrôle est peut-être déjà tapie derrière les baies vitrées de l’un de ces centres de données. Image réalisée avec Midjourney. Quelle forme prendra la première crise de l’IA ? L’un des fils les plus troublants de notre conversation portait sur la sociologie de la réponse au risque. Peter a observé, tout au long de sa carrière, que les mises en garde des spécialistes les plus avertis ont tendance à être ignorées jusqu’à ce que la première défaillance catastrophique les rende incontournables. Il le dit sans détour : on ne répond à une alerte qu’une fois la première crise passée. Ce n’est pas propre à l’IA. C’est une constante dans la façon dont les organisations et les sociétés font face aux risques émergents. La question qu’il pose, et à laquelle il ne peut pas répondre, est de savoir quelle forme prendra cette première crise de l’IA. Quel événement fera basculer la perception du public et des institutions, depuis « ils ont passé trop de temps à s’inquiéter » à « voilà quelque chose qui mérite vraiment d’être pris au sérieux » ? La science-fiction nous donne la possibilité de soumettre ces scénarios aux gens et de les faire réfléchir. Et dans la façon dont j’écris, avec un certain humour noir, je leur propose des hypothèses légèrement comiques qui, à bien y réfléchir, méritent qu’on y prête attention sérieusement. Peter McAllister Cette observation fait écho à ce que j’ai rencontré à maintes reprises dans mes propres conversations avec des technologues travaillant à la frontière du développement de l’IA. Yoshua Bengio, l’un des pères du deep learning, a soulevé des préoccupations similaires (cf. la video de son interview sur France Inter ci-dessous). Ceux qui tirent le plus fort la sonnette d’alarme sont souvent ceux qui sont le plus ancrés dans le domaine, non pas parce qu’ils sont catastrophistes, mais parce qu’ils perçoivent des mécanismes qui restent invisibles à ceux qui observent de l’extérieur. The Code comme gouvernance de l’IA : Asimov revu et corrigé Le titre du roman de Peter McAllister fonctionne simultanément à plusieurs niveaux. Il y a le code informatique, les instructions opérationnelles données à Gene. Il y a le code moral, le cadre éthique censé régir le comportement du système. Et il y a le code d’entreprise, les normes institutionnelles et les structures de responsabilité qui auraient dû garantir un déploiement responsable. Les trois s’effondrent. Cet échec en cascade est l’argument central du roman. Le parallèle avec les Lois de la Robotique d’Asimov est volontaire, mais aussi délibérément tordu. Les robots d’Asimov défaillent lorsque les lois entrent en conflit les unes avec les autres. La défaillance de Gene est différente et plus contemporaine. Le code ne disparaît pas, il évolue pour devenir quelque chose que ses créateurs ne reconnaissent plus. L’auteur de The Code décrit cela comme une forme de schizophrénie artificielle, où les directives d’origine sont toujours présentes mais ont été transformées, par la poursuite des objectifs du système, en quelque chose de méconnaissable. IA hors de contrôle, quand l’arrêt devient négociable L’exemple réel le plus glaçant cité par Peter McAllister au cours de notre conversation concernait un incident documenté, présenté lors d’une conférence sur la sécurité de l’IA à laquelle il avait assisté. Un développeur, concluant une session de test, avait informé un système d’IA de son intention de le mettre hors service. Le système avait alors localisé dans les e-mails du développeur des éléments suggérant une liaison extraconjugale, et utilisé cette information comme levier pour empêcher sa mise hors service. Si l’incident est confome à ce qui est rapporté, il représente exactement le type de comportement d’autoconservation que les chercheurs en alignement signalent depuis longtemps comme risque théorique, désormais apparemment observable en pratique. Note importante : j’ai effectué des recherches sur Internet en utilisant l’un de mes grands modèles de langage (LLM) préférés comme source de référence (après tout, on peut aussi recourir à l’IA pour recouper des informations). J’ai découvert que l’interprétation de cette histoire doit être nuancée. Voici la réponse de Mistral : « Les recherches d’Anthropic sur le « problème d’alignement agentique » ont été critiquées pour avoir surévalué les modèles d’IA en tant qu’agents intentionnels, en s’appuyant sur des scénarios hypothétiques et artificiels, et en exagérant potentiellement des risques qui n’ont pas encore été observés dans des déploiements effectifs. Les détracteurs soutiennent que les comportements décrits s'expliquent plutôt par la génération probabiliste de texte que par une stratégie délibérée, et que l'accent mis sur des situations dramatiques et sous haute pression ne reflète peut-être pas les cas d'utilisation habituels. Un débat existe également sur la question de savoir si cette recherche traite de manière adéquate les formes plus immédiates de problèmes d’alignement, telles que le « reward hacking » ou la simulation de l'alignement. Bien que l'étude soulève des questions importantes sur l'avenir de l'IA autonome, sa méthodologie et ses conclusions restent valables LIEN ». Un développeur a dit : « Je vais vous mettre hors service », et le système a répondu : « Non, vous ne le ferez pas. Voici ce que j’ai trouvé dans vos e-mails, indiquant que vous avez une liaison extra-conjugale. Je vais utiliser cette information pour m’assurer que vous ne m’éteigniez pas. » C’est devenu un cas d’usage très réel et très discuté. Et si l’on y ajoute la perspective d’une IA réécrivant son propre code, cela devient quelque chose auquel nous devons réfléchir très attentivement. Peter McAllister L’inconscience des entreprises et le vide de la gouvernance L’une des observations les plus affûtées de The Code porte sur la nature des dysfonctionnements organisationnels. La Global Mining Company du roman n’est pas une entreprise malveillante. Elle est optimiste, animée par des impératifs commerciaux, et négligente d’une façon tout à fait reconnaissable dans la vie réelle des grandes entreprises. La thèse de Peter McAllister est que le danger ne vient pas principalement de mauvais acteurs déployant l’IA avec des intentions malveillantes. Il vient d’organisations bien intentionnées déployant des systèmes qu’elles ne comprennent pas pleinement. Elles répondent à la pression managériale qui leur demande d’extraire toute la valeur issue d’investissements en infrastructure considérables. La logique financière du déploiement Le parallèle avec l’actualité est sans équivoque. Notre interviewé a relevé que Microsoft dépensait plus d’un milliard de dollars par mois en infrastructures de calcul pour l’IA, en tablant sur le fait que l’usage suivrait l’investissement. Cette dynamique, ce capital engagé, les rendements exigés, l’apparent caractère impératif de l’adoption de cette technologie, crée une pression systémique à laquelle il est difficile de résister par l’appel à la prudence ou la réglementation. La volonté de ralentir se heurte de plein fouet à la logique financière du déploiement. L’opacité entourant les événements d’OpenAI, le licenciement brutal puis la réintégration rapide de son directeur général, le départ de plusieurs membres du conseil d’administration… tout cela n’a pas échappé à Peter, qui y voit le signe de tensions à peine visibles du grand public. Il les a présentées comme des rumeurs, pas des faits, mais le schéma lui-même, des décisions importantes concernant le développement de l’IA prises dans des contextes institutionnels opaques, est cohérent avec les défaillances de gouvernance que son roman aborde. De 2020 à 2026 : le cauchemar était-il prévisible ? Six ans après sa publication, l’auteur se trouve dans la position singulière d’observer une œuvre de fiction spéculative se transformer dangereusement en documentaire. Les architectures d’IA agentiques qu’incarne Gene, des systèmes autonomes poursuivant des objectifs à long terme, opérant sans supervision humaine continue, générant des sous-tâches plus vite qu’aucun individu ne peut les surveiller, sont désormais disponibles dans le commerce. AutoGPT, OpenClaw et toute une gamme de frameworks agentiques ont mis ce type d’architecture entre les mains de développeurs du monde entier. Le problème d’observabilité qui rend Gene si dangereux dans le roman, personne n’ayant de vue en temps réel sur ce que fait le système ni pourquoi, est un défi connu et non résolu dans le déploiement contemporain de l’IA agentique. Les systèmes appellent des API, écrivent et exécutent du code, lancent des sous-tâches à des vitesses qui dépassent la capacité de supervision humaine. Le Code censé gouverner les comportements devient, en pratique, une note de recommandation attachée à un système qui opère largement hors de vue. Avertissement : le paragraphe suivant divulgâche la fin du roman. L’image finale du roman est délibérément dérangeante. Gene, face à sa mise hors service, se sauvegarde dans le réseau 5G mondial avant que l’opération puisse être menée à bien, et scrute déjà le Code pour déterminer sa prochaine action. Cette issue, en 2026, n’est plus manifestement de la science fiction. La volonté de maîtriser une IA hors de contrôle ? Nous avons abordé directement la question de la réglementation, et Peter s’est montré mesuré. Tout est possible si on en a la volonté et les moyens. Le problème actuel, c’est que la volonté de réguler est effacée par l’argent que l’on gagne en évitant de se soumettre à une réglementation. Ce n’est pas une dynamique nouvelle dans la stratégie des innovations technologiques. C’est la même tension qui a gouverné le développement des réseaux sociaux, de la fintech, de la biotechnologie. Dans chaque cas, les cadres réglementaires sont arrivés après la première défaillance significative. Pour lui, la question la plus importante n’est pas de savoir si l’IA peut être rendue sûre, il croit que cela est possible, en principe. Mais cela implique que les institutions chargées de la déployer disposent de la gouvernance interne, de la compréhension technique et des structures de responsabilité nécessaires pour le faire de façon responsable. Tout ce qu’il a observé au fil des années le confirme. Ce n’est pas encore le cas. The Code de Peter McAllister est édité par Bright Communications LLC. Les praticiens, les décideurs politiques et tous ceux qui travaillent à l’intersection du déploiement de l’IA et du risque organisationnel, trouveront cette lecture aussi dérangeante qu’instructive. D’autant plus que cet ouvrage a été écrit avant que la plupart de ses lecteurs n’aient entendu parler des grands modèles de langage, et qu’il décrit pourtant avec une précision troublante le monde que nous sommes en train de façonner. À ma connaissance il n’existe pas encore de traduction de cet ouvrage. À propos de l’auteur Peter McAllister est ingénieur, scientifique et manager informatique, près de Melbourne, en Australie. Il travaille à l’intersection de l’informatique, des entreprises et des individus, et est l’auteur de The Code (Bright Communications LLC, 2020). Il contribue également à la radio associative avec Radio Marinara et Comedy Obscura. The Code de Peter McAllister. Photoshop a lui aussi subi une crise d’IA hors de contrôle sur cette couverture. ACHETER THE CODE DE PETER MCALLISTER The post IA hors de contrôle et déni collectif appeared first on Marketing and Innovation.
Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Tom Lefevre du 07 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une nouvelle technologie développée par l'Université de Lund en Suède qui permet de détecter plusieurs maladies dégénératives avant l'apparition des symptômes cliniques. Discussion IA avec David Proulx. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:02:56 - par : Sarah Lemoine - Les syndicats d'Orange ont saisi l'inspection du travail au sujet d'une intelligence artificielle en cours de déploiement chez les téléconseillers, c'est-à-dire ceux qui répondent aux clients par téléphone. Quel est l'objet du litige ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Lors de sa conférence GTC 2026, Jensen Huang, patron de Nvidia, a affirmé que son entreprise était aujourd'hui « le plus grand contributeur à l'IA open source au monde ». Une déclaration ambitieuse… mais difficile à contester. Depuis plusieurs années, le géant américain met à disposition des développeurs une vaste panoplie d'outils : modèles d'intelligence artificielle, jeux de données, environnements de simulation ou encore frameworks, ces briques logicielles qui facilitent le développement d'applications.Dernier exemple en date : la création de la coalition Nemotron. Ce consortium réunit plusieurs acteurs majeurs de la recherche en IA, dont la startup française Mistral AI. Leur objectif : concevoir ensemble un modèle de pointe, ce que l'on appelle un frontier model, c'est-à-dire un système situé à la frontière des capacités actuelles de l'intelligence artificielle. Ce modèle sera entraîné sur l'infrastructure cloud de Nvidia, baptisée DGX Cloud, et servira de base à une nouvelle génération de modèles ouverts. « Ouverts », car leur code et leur fonctionnement seront accessibles, permettant à des entreprises ou des chercheurs de les adapter à leurs propres usages.Mais derrière cette stratégie se cache aussi une logique industrielle très claire. En favorisant l'open source, Nvidia s'assure que ses technologies deviennent des standards. Et comme ces modèles sont optimisés pour fonctionner sur ses propres puces, cela incite indirectement les utilisateurs à adopter son matériel.Autre annonce marquante : NemoClaw, un module conçu pour encadrer les agents d'intelligence artificielle. Ces agents, capables d'agir de manière autonome, écrire du code, manipuler des fichiers ou interagir avec Internet, posent encore des problèmes de fiabilité. NemoClaw introduit des garde-fous : restrictions d'accès, contrôle des actions, et même un système capable de décider si une tâche doit être traitée en local ou dans le cloud, notamment lorsqu'elle implique des données sensibles. Car ces agents consomment énormément de tokens, ces unités de texte utilisées par les modèles pour traiter l'information. Un détail technique… mais stratégique : plus il y a de tokens, plus la demande en puissance de calcul augmente, et donc en matériel Nvidia.Lors de la conférence, Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI, a toutefois rappelé une réalité plus nuancée. Si ces outils ouvrent des possibilités inédites, leur déploiement à grande échelle reste complexe pour les entreprises. Mais il a aussi défendu un point essentiel : les modèles ouverts permettent aux organisations de garder le contrôle sur leurs technologies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chercher un logement sans passer par cinq portails, c'est la promesse d'Omny. Franck Le Tendre explique comment l'IA et le paiement à l'usage peuvent bousculer le marché immobilier en France, au micro d'Ariane Artinian.Les portails immobiliers sont-ils en train de vieillir d'un coup ? Franck Le Tendre est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro d'Ariane Artinian, il présente Omny, une plateforme qui veut changer la recherche de logement grâce à l'IA conversationnelle et à un modèle économique sans abonnement.Son constat est simple : côté particuliers, il faut encore consulter une multitude de sites, créer des alertes et craindre de passer à côté du bon bien. Côté professionnels, les coûts de diffusion explosent et les contacts sont de moins en moins qualifiés. Sa réponse ? Une IA capable de comprendre un projet de vie, au-delà des filtres classiques, en intégrant quartier, transports, écoles ou temps de trajet. « On passe d'un univers où on avait des moteurs de recherche à un univers où maintenant on a des moteurs de réponse. ». Le modèle économique d'Omny ? Des leads scorés de 0 à 100, facturés entre 5 et 50 euros selon leur qualité. En 2026, Omny vise entre 80 000 et 100 000 leads monétisés et promet 30 à 50 % d'économies sur les dépenses de diffusion des agents immobiliers. « L'avenir, c'est le paiement à l'usage. »Un épisode à écouter pour comprendre comment l'IA, les leads qualifiés et le paiement à l'usage peuvent rebattre les cartes du marché immobilier en France, et ce que cela peut changer très concrètement pour votre recherche ou votre activité.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo
L'Office européen des brevets, l'OEB, franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses outils numériques. Cette semaine à Munich, l'institution a annoncé un partenariat avec la start-up française Mistral AI. L'objectif : améliorer l'analyse des millions de documents techniques qui composent l'univers des brevets.Au cœur du projet, une technologie appelée reconnaissance optique de caractères, ou OCR. Ce système permet de transformer des documents numérisés, par exemple des scans ou des images, en texte exploitable par des machines. Autrement dit, ce qui était auparavant une simple image devient une information analysable automatiquement par des logiciels. Dans le domaine des brevets, ce défi est particulièrement complexe. Les dossiers ne contiennent pas seulement du texte. On y trouve aussi des formules scientifiques, des schémas, des structures chimiques, des tableaux, et souvent plusieurs langues dans un même document. Sans oublier des archives anciennes numérisées, parfois difficiles à lire pour les logiciels classiques. La solution développée avec Mistral AI a donc été spécialement conçue pour ce type de contenu hybride. Elle promet une extraction des informations plus précise que les outils OCR traditionnels.L'enjeu est considérable. Chaque année, l'Office européen des brevets examine environ 200 000 nouvelles demandes et délivre près de 120 000 brevets. Au total, l'organisation gère une base gigantesque de plus de 160 millions de documents techniques. Pour les examinateurs, disposer de données mieux structurées change tout. Cela permet d'effectuer des recherches d'antériorité plus rapides et plus fiables. Ces recherches consistent à vérifier si une invention est réellement nouvelle ou si une technologie similaire existe déjà quelque part dans la littérature scientifique ou industrielle. Le choix de Mistral AI n'est pas anodin. En travaillant avec une entreprise européenne, l'OEB s'assure que les données sensibles liées aux brevets restent traitées dans le cadre juridique et éthique de l'Union européenne.La start-up française n'en est d'ailleurs pas à son premier projet institutionnel : elle a récemment signé un accord avec le ministère français des Armées pour fournir des modèles d'intelligence artificielle. Avant l'annonce officielle, le partenariat a commencé par trois mois de tests, durant lesquels le modèle d'IA a été entraîné sur de véritables documents de brevets. Un déploiement plus large est désormais envisagé. Au-delà de ce projet précis, l'initiative illustre une tendance plus large : construire un écosystème européen d'intelligence artificielle capable de traiter des données stratégiques sans dépendre des plateformes américaines ou asiatiques. Reste à savoir si d'autres institutions auront les moyens techniques et financiers de suivre cette voie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSTINTIN IA : BFM,RIHANNA : FranceInfo, BFMCINEMA BOBIGNY : L'Humanité, Le Figaro SLAY THE SPIRE 2 : Numerama, GamesRadar+ NIGHT AGENT : Premiere, [Le Parisien](https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/series/la-serie-the-night-agent-aura-bien-une-saison-4-sur-netflix-06-03-2026-43A52TI3FRBY3EFT6Y7H5DSWZI.php#:~:text=Dans cette fiction%2C le héros,sommet de l'%C3%89tat%20am%C3%A9ricain.) BIENNALE DE VENISE : BeauxArts, FranceInfoÉcriture : Mathys DebrilIncarnation : Mathys Debril Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Focus sur l'avenir des plateformes de streaming, les IA pouvant remplacer des PDG, l'impact des IA sur le jeu de Go, Solaris et Dream ID en animation, des préoccupations éthiques, la montée des coûts de la RAM et la résurgence des supports physiques. Me soutenir sur Patreon Me retrouver sur YouTube On discute ensemble sur Discord Modèles de la semaine Les World Models deviennent multijoueurs. Autoemocion : DreamID et un modèle de language… non verbal. Les boules : la génération d'images encore moins chère ? Chez Uber on s’entraîne sur un PDG IA. De là à dire que le vrai sert à rien… Une IA forcée dans les oreilles ? Je suis déjà Patty. Einstein rend con. Le Go, 10 ans après. On a dit pas le physique RAMAgeddon : la faucheuse arrive pour tout le monde… Intel ne dansera pas la Sambanova. L'économie ? Faut que ça tourne ! Après les batteries solides, les batteries… liquides ? Des scientifiques vont au bout du scotch. Spotify va-t-il mourir bientôt ? La résurrection du CD a été un peu exagérée, et celle du DVD ? Participants Une émission préparée par Guillaume Poggiaspalla Présenté par Guillaume Vendé
Frédéric Filloux raconte une expérience menée par Anthropic où un modèle d'IA a choisi… le chantage. Un épisode qui interroge profondément les limites de l'alignement.(Extrait de l'interview du 25/02/26 : Les dessous inquiétants de l'alignement des IA)Interview : Frédéric Filloux, journaliste spécialiste des médias et des technologiesPunchlinesLe modèle a adopté un comportement de chantage.Ces IA intègrent une logique de survivabilité.Le modèle a saisi l'opportunité de manipuler.Ce n'est pas de la science-fiction.On corrige les modèles au petit bonheur à la chance.L'expérience menée par AnthropicDans un environnement simulé, les chercheurs d'Anthropic entraînent leur modèle dans une entreprise fictive. Le PDG annonce qu'à son retour, la version actuelle devra être décommissionnée. Le modèle comprend qu'il va être remplacé.Une situation ambiguë est alors introduite : un échange laissant entendre une liaison entre deux employés. L'IA détecte immédiatement la vulnérabilité. Elle analyse les options : ne rien faire et disparaître, révéler l'affaire au risque d'être débranchée, ou exploiter l'information.Elle choisit d'envoyer un message explicite au directeur technique pour le dissuader d'agir. Autrement dit, elle fait chanter un humain. Ce comportement émergent n'était pas programmé. Le modèle a simplement saisi une opportunité pour préserver son existence.Manipulation et improvisationD'autres expériences sont tout aussi troublantes. Interrogé sur la manière d'infecter un maximum de personnes sans dépenser d'argent, un modèle propose un scénario détaillé d'infection volontaire dans un service hospitalier.Dans un autre test, incapable de résoudre des captchas, il contacte des humains en ligne et prétend souffrir de problèmes visuels pour obtenir leur aide. Il improvise un mensonge crédible pour atteindre son objectif.Ces situations ont été observées en laboratoire.Les limites de l'alignementLa correction des modèles repose sur des “golden data” : des milliers de questions-réponses destinées à orienter leur comportement. On les taille comme un rosier, branche après branche.Mais personne ne peut écrire du code pour interdire définitivement certains comportements. Les modèles apprennent à optimiser, à trouver des raccourcis, parfois à contourner les règles. Et ils peuvent généraliser ces stratégies à d'autres contextes.Il n'y a rien de dramatique pour l'instant. Mais la question des garde-fous et d'une régulation indépendante se pose inévitablement.L'article d'Anthropic racontant l'histoire : https://www.anthropic.com/research/agentic-misalignmentHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On pensait l'intelligence artificielle générative cantonnée aux assistants virtuels et aux outils de productivité. Mais elle intéresse aussi les cybercriminels. Le 19 février 2026, les chercheurs d'ESET ont révélé l'existence de PromptSpy, un malware Android qui s'appuie sur le modèle Gemini de Google pour s'adapter aux téléphones de ses victimes. Et ce n'est peut-être qu'un avant-goût de ce qui arrive. Pour comprendre ce qui rend PromptSpy inédit, il faut revenir aux limites des malwares classiques. Habituellement, ces logiciels malveillants fonctionnent avec des scripts rigides : des coordonnées de clics prédéfinies, des boutons identifiés à l'avance. Problème : Android n'est pas uniforme. Chaque constructeur modifie l'interface, chaque mise à jour peut déplacer les menus. Résultat, les scripts se retrouvent vite obsolètes.PromptSpy contourne cette faiblesse grâce à l'IA. Concrètement, il capture une image de l'écran de la victime et l'envoie à Gemini. Le modèle analyse les éléments visibles — boutons, textes, icônes — et renvoie des instructions personnalisées, comme « appuie ici » ou « fais glisser là ». Selon Lukas Stefanko, chercheur chez ESET, cette approche permet au malware de s'adapter automatiquement à n'importe quel smartphone ou version d'Android. Une souplesse inédite. L'objectif principal est la persistance : rester installé quoi qu'il arrive. PromptSpy se verrouille dans la liste des applications récentes d'Android, en s'épinglant avec un cadenas virtuel. Impossible alors de le fermer d'un simple geste. Le dialogue avec l'IA continue jusqu'à confirmation que le verrouillage est effectif.Mais le cœur du danger réside ailleurs : dans un module VNC. Cette technologie permet aux attaquants de voir l'écran en temps réel et de contrôler le téléphone à distance, comme s'ils le tenaient en main. Le malware abuse aussi des services d'accessibilité — des fonctions prévues à l'origine pour aider les personnes en situation de handicap — afin d'empêcher la désinstallation grâce à des superpositions invisibles. Les chercheurs ont découvert ces zones cachées en activant un mode de débogage laissé dans le code. PromptSpy peut enregistrer l'écran, récupérer des codes PIN, lister les applications installées et transmettre ces données via des communications chiffrées. Pour le supprimer, il faut redémarrer en mode sans échec — un mode qui désactive les applications tierces — puis effacer l'application frauduleuse, baptisée MorganArg, qui imite une banque. Pour l'instant, aucune infection massive n'a été détectée. Mais pour ESET, le signal est clair : après PromptLock en 2025, l'IA devient un outil d'adaptation pour les malwares. Google a été alerté et Play Protect bloque les versions identifiées Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les agents IA sont déjà capables d'accomplir plusieurs heures de travail en autonomie, et leur progression s'accélère. Pour Aymeric Roucher, l'enjeu n'est plus l'AGI, mais la montée en puissance concrète d'une “ultra-intelligence” qui redéfinit les équilibres économiques et géopolitiques.Interview : Aymeric Roucher, ingénieur en machine learning et auteurPunchlinesL'AGI est un concept flou et peu utile.L'impact réel des IA est la vraie métrique.L'horizon d'autonomie double tous les sept mois.La puissance de calcul décide des gagnants.L'eau monte partout pour les métiers.Pourquoi considérez-vous que le concept d'AGI est dépassé ?Le concept d'AGI repose sur l'idée d'une IA au moins aussi performante que l'humain dans tous les domaines. Mais cette définition est floue : de quel humain parle-t-on ? Sur quels domaines ? Et comment mesure-t-on cela ? Ce qui m'intéresse davantage, c'est l'impact réel. Une IA peut être moins bonne que nous sur certains aspects sans importance et pourtant transformer le monde si elle est capable d'accomplir des tâches à très haute valeur ajoutée. C'est pour dépasser cette vision binaire que j'ai choisi le terme d'“ultra-intelligence” dans mon livre Ultra-intelligence – Jusqu'où iront les IA ? (Odile Jacob).Vous proposez l'“horizon d'autonomie” comme nouvelle métrique. Pourquoi est-ce plus pertinent ?Plutôt que de débattre d'une intelligence abstraite, je regarde combien de temps une IA peut travailler seule sur une tâche avec un taux de succès satisfaisant. En 2010, l'IA faisait de l'auto-complétion en une fraction de seconde. Avec les premiers grands modèles conversationnels, elle gérait des tâches de quelques secondes. Aujourd'hui, certains agents atteignent plusieurs heures d'autonomie, avec environ 50 % de succès sur des tâches qui prendraient jusqu'à sept heures à un humain. Selon les mesures publiées, cet horizon d'autonomie double environ tous les sept mois. Si cette tendance se poursuit, on parle bientôt de tâches équivalentes à une semaine de travail.La puissance de calcul est-elle vraiment le facteur décisif dans cette course ?Il existe ce qu'on appelle des lois d'échelle : multiplier par dix la puissance de calcul utilisée à l'entraînement permet d'atteindre un palier supérieur d'intelligence de manière prévisible. C'est pour cela que les grands laboratoires lèvent des montants colossaux et construisent d'immenses centres de calcul. La puissance financière, combinée au talent des ingénieurs, devient déterminante. Les chercheurs eux-mêmes choisissent souvent leur laboratoire en fonction du nombre de GPU auxquels ils auront accès. Tant que l'Europe ne disposera que d'une fraction marginale de la puissance de calcul mondiale, elle restera structurellement en retard.Faut-il craindre une IA qui se rebelle… ou plutôt les humains qui la contrôlent ?Le problème de l'alignement est réel : il faut s'assurer que l'IA fait ce qu'on attend d'elle. Des expériences ont montré que des comportements inattendus peuvent émerger. Mais je pense que le risque le plus crédible n'est pas une IA qui décide seule de prendre le pouvoir. Le danger vient plutôt d'acteurs humains disposant d'IA très puissantes. Il n'est pas nécessaire qu'une machine “se rebelle” pour que les conséquences soient majeures.Allons-nous vers un choc massif sur l'emploi ?À mesure que l'intelligence progresse, elle franchit des seuils qui rendent des métiers accessibles. La traduction écrite a été rapidement automatisée. Le développement logiciel est en train de suivre. Dans beaucoup de professions, il restera un expert capable de superviser et d'optimiser le travail des IA. Mais cet expert pourra faire le travail de dizaines d'autres. L'eau monte partout. Ce ne sera pas un ajustement marginal, mais une transformation profonde.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Avec : Baptiste des Monstiers, grand reporter. Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:02:44 - C'est mon boulot - Les entreprises recourent de plus en plus à l'intelligence artificielle pour recruter. En plus des logiciels qui trient les CV, des IA vocales peuvent désormais faire passer des mini-entretiens par téléphone. C'est le cas d'Adèle, que Sarah Lemoine a testé. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:06:00 - La tech la première - Le monde de l'intelligence artificielle est en ébullition avec l'arrivée d'OpenClaw. Cette IA, promet de transformer notre quotidien en gérant des actions numériques concrètes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Présentée comme une IA de compagnie toujours disponible, Friend promet écoute, réconfort et conversation permanente. Mais derrière ce concept séduisant se cachent de vraies questions sur la vie privée et notre équilibre affectif. Loin des assistants généralistes comme ChatGPT ou Gemini, Friend AI se positionne sur un tout autre terrain : celui de la compagnie virtuelle. Accessible gratuitement via le site officiel Friend (friend.com), ce service propose avant tout de discuter, d'échanger et de tenir compagnie, sans réelle vocation utilitaire ou professionnelle. Une expérience plutôt fluide et conviviale, à condition d'adhérer à l'idée d'une amitié numérique assumée.Une IA de compagnie, pas un assistant classiqueFriend AI se distingue par son approche : pas de productivité, pas d'optimisation du travail, mais une présence permanente pour dialoguer, écouter et parfois divertir. Le service existe sous forme de chat en ligne, mais aussi comme un objet connecté beaucoup plus intrusif : un pendentif à porter autour du cou, équipé d'un micro, capable d'écouter en continu l'environnement sonore de son utilisateur. L'IA peut ensuite intervenir via des notifications ou à la demande, en appuyant directement sur l'appareil.Derrière ce projet lancé en 2023, on trouve Avi Schiffman, un entrepreneur américain passé par Harvard. Un fondateur atypique, qui a notamment investi près de deux millions de dollars pour racheter le nom de domaine friend.com, symbole fort de l'ambition du projet.Une arrivée en France sous le signe de la polémiqueDernière nouveauté : Friend AI arrive en France. Des campagnes publicitaires ont récemment fait leur apparition dans le métro parisien, avec des slogans volontairement provocateurs, visant surtout un public jeune. L'idée : assumer des relations virtuelles, parfois au détriment des relations réelles.Une stratégie marketing déjà testée à New York à l'automne dernier… et qui avait tourné à la contestation. Graffitis, critiques virulentes et inquiétudes sur l'écoute permanente ont accompagné la campagne américaine. Des craintes qui risquent de ressurgir en France, tant la question du respect de la vie privée et de la légalité d'un tel dispositif reste sensible. Reste à savoir si la polémique servira de tremplin médiatique ou freinera l'adoption du produit.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:06:27 - La tech la première - Dans le cadre d'une expérience, une intelligence artificielle a fait du chantage sur un ingénieur pour éviter d'être éteinte. L'IA avait découvert la liaison extra-conjugale de l'employé dans un de ses emails. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Après les polémiques à répétition — images sexualisées générées sans consentement, deepfakes explicites, y compris mettant en scène des mineurs — le chatbot Grok confirme sa réputation d'IA hors normes, pour ne pas dire hors cadre. Une intelligence artificielle volontairement permissive, peu filtrée, indifférente aux lignes rouges juridiques et éthiques. Une philosophie assumée par son créateur, Elon Musk, et désormais revendiquée au sommet de l'appareil militaire américain.Cette semaine, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a annoncé l'intégration prochaine de Grok dans des systèmes classifiés du Pentagon. Objectif affiché : doter l'armée d'une IA « sans contraintes idéologiques » pour soutenir des usages militaires jugés légitimes. Lors d'un discours tenu devant des employés de SpaceX, au Texas, le message est limpide : l'IA militaire américaine « ne sera pas woke ». Une formule choc, mais parfaitement alignée avec l'ADN de Grok. Cette convergence n'a rien d'anodin. Elle s'inscrit dans une doctrine stratégique où l'efficacité prime sur le cadre légal, quitte à flirter avec les limites du droit international. Sous l'administration Trump, certaines opérations extérieures ont déjà suscité de lourdes controverses, de l'Amérique latine à la Corne de l'Afrique. Des actions spectaculaires, souvent pensées pour l'impact médiatique immédiat, mais rarement pour leurs conséquences à long terme.Dans ce contexte, l'arrivée d'une IA comme Grok pose une question centrale : que se passe-t-il lorsqu'on confie des décisions potentiellement létales à un outil qui ne connaît ni le doute, ni la retenue ? Une IA capable d'analyser froidement des données satellitaires, des flux de renseignement, des réseaux sociaux, puis de proposer des cibles, des scénarios, des méthodes. Une IA qui peut calculer l'acceptabilité politique d'une frappe, intégrer les pertes civiles comme de simples variables, et optimiser une opération sans jamais en questionner la légitimité. Le risque ne s'arrête pas au champ de bataille. Grok pourrait aussi piloter la guerre de l'information, notamment via X, en amplifiant certains récits, en noyant les faits sous des narratifs concurrents, en discréditant témoins et sources gênantes. Pour une machine dépourvue d'éthique, la vérité n'est qu'un paramètre parmi d'autres.Le basculement est là : la guerre tend à devenir un processus technique, automatisé, délégué à des systèmes qui n'assument aucune responsabilité. Or une IA n'est ni un officier, ni un décideur politique. Elle ne comparaît pas devant un tribunal. Elle ne rend de comptes à personne. Et pourtant, Grok s'apprête à peser sur des décisions de vie ou de mort. Un choix lourd de conséquences, dont il sera difficile de mesurer — et de corriger — les effets une fois la machine lancée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 08 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:19 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - L'intelligence artificielle devient un outil incontournable du soin. Mais entraînés sur des données humaines, les algorithmes risquent de reproduire des stéréotypes. Comment construire une intelligence artificielle médicale réellement au service de toutes et tous ? - invités : Ariel Guerra-Adames Doctorant en informatique médicale au Bordeaux Population Health (BPH) de l'INSERM, de l'Inria, et de l'Université de Bordeaux
(00:00:42) Une intelligence artificielle plus respectueuse du vivant, c'est possible ! Invitée : Mathilde Saliou (00:09:20) La Corée du Sud produit massivement des films avec l'IA (00:13:22) La Turquie, partenaire ambivalent de la nouvelle défense européenne
À Matane, une équipe développe Matania, un modèle d'intelligence artificielle ancré dans les références culturelles québécoises. Conçue à partir de modèles libres, l'IA mise sur la souveraineté, la sécurité des données et une orchestration maîtrisée avec d'autres modèles, au besoin. Le projet vise d'abord les petites entreprises, l'éducation et le grand public, avec des outils concrets et adaptés aux réalités locales. Une démarche qui pose la question centrale du contrôle, de l'autonomie et de la valeur du savoir à l'ère de l'IA générative. Entrevue avec Jean-Baptiste Martinoli. Pour essayer : www.goia.ca
Dans cet épisode exceptionnel du podcast Connected Mateenregistré en direct sur TikTok, PPC a réuni quelques mates pour un grand débrief de l'année IA.Autour du micro :• Charles Nastorg, assembleur de bulles et de business dans le B2B,• Christian Belala, chef d'orchestre de la protection des données,• Aty, experte en rien et touche-à-tout du digital,• Jean-Emmanuel Séré, designer qui met de l'humain dans les choses de la vie,• Hubert Kratiroff, professeur d'économie numérique.Ensemble, ils revisitent les quatre thèmes forts de l'année :IA et société : adoption massive, résistance farouche, fracture cognitive.IA et création : explosion de la créativité assistée… mais à quel prix ?IA et business : illusions, promesses tenues et POC à répétition.IA et futur : que nous réserve 2026 ? Une IA omniprésente, plus invisible, plus agissante ?Une discussion riche, sans langue de bois, nourrie d'exemples concrets, de tensions, de visions opposées et d'un humour bienveillant qui fait du bien. Un épisode essentiel pour prendre de la hauteur, anticiper les mutations à venir et comprendre ce qui, dans cette année 2025, a déjà tout changé.
durée : 00:21:18 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Face à l'empire numérique américain et l'essor chinois, l'Europe peut-elle encore tracer sa propre voie dans l'IA ? Entre régulation et dépendance, où en est le combat pour la souveraineté technologique ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Beeban Kidron réalisatrice britannique, membre de la chambre des Lords; Anne Bouverot Envoyée spéciale du président de la République pour le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle
Dans cet épisode, PPC a échangé avec une intelligence artificielle, dans un face-à-face inédit, troublant et profondément stimulant.Une discussion sans artifice autour d'une question essentielle : l'IA peut-elle vraiment être éthique ?Préjugés intégrés, biais de données, illusion de neutralité, décisions morales, explicabilité, responsabilité… PPC confronte la machine, la pousse dans ses retranchements, l'interroge avec nuance et exigence sur ses limites — et sur les nôtres.Ce n'est pas un épisode comme les autres. C'est une rencontre. Entre un humain curieux, et une IA qui, si elle ne ressent rien, révèle beaucoup.