Podcasts about Parlement

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Parlement

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Latest podcast episodes about Parlement

Grand reportage
Les glaciers argentins : la fièvre de l'or rouge

Grand reportage

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 19:30


En Argentine, la fonte des glaciers sous l'effet du changement climatique réveille de funestes appétits. Le président Milei lui-même, adepte du tronçonnage en tous genres verrait bien quelques coupes sombres dans la loi de protection des glaciers. Ultralibéral et climatosceptique,son côté trumpiste le pousserait bien à forer partout.  Et là, sous les décombres des majestueux géants de glaces du grand Sud argentin se trouvent des minerais critiques, notamment le cuivre : essentiel à la transition énergétique. Les populations locales tentent de parer les coups de pelleteuse. Mais, le Parlement pourrait, dans les semaines à venir, ouvrir la voie à de pharaoniques investissements miniers. « Les glaciers argentins : la fièvre de l'or rouge », un Grand reportage de Théo Conscience.

True Story
[FORMAT POCHE] Louise Weiss, la pionnière méconnue de l'Europe

True Story

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 15:10


[REDIFFUSION] Dans cet épisode, Andréa Brusque vous parle d'une femme extraordinaire, trop peu connue aujourd'hui. Ses combats politiques ont pourtant eu un rôle capital dans la construction d'une Europe plus unie. Journaliste, ethnologue, philanthrope avant tout, elle a vécu tout ce que le XXème siècle avait à offrir en matière de guerres mais aussi de ferveur pour défendre la paix et les droits de toutes et tous. Son nom : Louise Weiss. Du 8 au 31 mars 2023, sur les grilles de l'église de la Madeleine à Paris, face à l'Europa Expérience, le Parlement européen et l'association Citoyennes pour l'Europe rendent hommage à cette femme exceptionnelle à travers une exposition intitulée « Louise Weiss, itinéraire d'une Européenne engagée ». De ses premières luttes à l'aboutissement de ses idéaux européens, en passant par un militantisme féministe acharné, découvrez son Fabuleux destin. Les débuts d'un destin remarquable Louise Weiss naît en 1893 dans une famille d'origine alsacienne. Ce territoire, revendiqué tantôt par la France, tantôt par l'Allemagne, objet de nombreux conflits entre les deux nations, marque d'emblée son identité d'une empreinte cosmopolite. Mais c'est à Paris qu'elle grandit. Contre l'avis de son père, elle décide de poursuivre ses études. À 21 ans, elle est agrégée de lettres, puis diplômée de l'université d'Oxford. Elle se découvre alors deux passions qui ne cesseront jamais de l'animer : le journalisme et les relations internationales. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
la Journée de la langue maternelle en archives. Jakub Brunclík, tapissier. Andrea Majerníková, conseillère politique. (16.2.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 23:54


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Nous évoquerons la Journée de la langue maternelle en archives. Jakub Brunclík évolue dans un espace ou l'artisanat, les matériaux et une longue expérience du travail manuel se rencontrent naturellement. Vous en saurez plus dans notre rubrique tendance. Andrea Majerníková est une conseillere politique qui a passé cinq ans au Parlement européen a Bruxelles et qui vit maintenant a Bratislava. Retour sur son parcours.

TOPFM MAURITIUS
Révision constitutionnelle : Kris Kaunhye, CEO de Top FM, plaide pour un Sénat afin de “freiner les dérives” du Parlement

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 3:08


Lors d'une récente émission consacrée à la révision constitutionnelle sur Top FM, Kris Kaunhye, CEO de la station, ainsi que l'homme de loi Neelkanth Dulloo, ont plaidé en faveur de l'instauration d'un Sénat à Maurice. Selon Kris Kaunhye, la création d'une seconde chambre permettrait de mieux encadrer les décisions prises par le Parlement, qu'il juge coûteux et parfois inefficace. Kris Kaunhye propose un Parlement composé de deux députés par circonscription et d'un représentant siégeant également au Sénat. Cette instance, constituée de membres nommés, aurait pour mission de rétablir l'équilibre en matière de compétences, de représentativité ethnique et de parité. Il soutient également qu'un gouvernement élu pour cinq ans ne devrait pas adopter de mesures majeures qui ne figurent pas dans son programme électoral. À ses yeux, certaines controverses récentes, notamment autour des pensions, auraient pu être évitées si un Sénat avait existé. Il avance par ailleurs que le vice-président de la République pourrait présider cette chambre haute. De son côté, Me Neelkanth Dulloo partage cette vision. Il estime qu'un Sénat pourrait jouer un rôle de contrôle, notamment dans le secteur de la santé. L'avocat insiste : personne ne devrait avoir à lancer une collecte de fonds pour financer des soins médicaux, affirmant qu'il s'agit d'une responsabilité de l'État. Selon lui, ces principes devraient être intégrés dans le processus de révision constitutionnelle.

Le Nouvel Esprit Public
Après le vote du budget, l'immobilisme jusqu'en 2027 ? / Quel sera le Japon de Sanae Takaichi ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 65:16


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcasts sur radio-immo.fr
Rénovation énergétique : « C'est notre volonté de créer une fédération de diagnostiqueurs avec délégation de service public comme pour les fédérations sportives », affirme Daniel Labaronne, député d'Indre-et-Loire Daniel Labaronne - A la

Podcasts sur radio-immo.fr

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 10:43


La rénovation énergétique est un dossier prioritaire du Gouvernement Lecornu qui a été longuement abordé au cours du déplacement du ministre le 29 janvier 2026 à Montlouis-sur-Loire en Indre-et-Loire, la circonscription de Daniel Labaronne, député (Ensemble pour la République). L'objectif de cette visite pour Vincent Jeanbrun, le ministre l'a bien expliqué pour Radio Immo au Sénat est clair : Viser la construction ou la rénovation de deux millions de logements d'ici à 2030, soit 400 000 logements par an. Le défi est immense ! Un rapport a été justement demandé par le ministère du Logement et remis en décembre dernier par le député macroniste Daniel Labaronne qui préconise la création d'"un ordre professionnel" pour les diagnostiqueurs de performance énergétique. Avec un seul objectif : celui de combattre les fraudes et structurer la profession. Mais la création d'un véritable ordre professionnel est juridiquement complexe, le rapport propose donc un dispositif moins strict : un "quasi-ordre", avec la création d'une fédération de diagnostiqueurs avec délégation de service public, comme pour les fédérations sportives. Daniel Labaronne a ainsi annoncé en Indre-et-Loire à la veille de notre rencontre à l'Assemblée nationale que les premières Assises du diagnostic immobilier pourraient se tenir « vers avril, après les élections municipales ». Une bonne nouvelle après le vote définitif au Parlement du budget 2026 et de la réouverture immédiate du guichet de MaPrimeRenov'. Ecoutons Daniel Labaronne, député (Ensemple pour la République) d'Indre-et-Loire sur la création d'"un ordre professionnel" pour les diagnostiqueurs de performance énergétique.

radio-immo.fr, l'information immobilière
Rénovation énergétique : « C'est notre volonté de créer une fédération de diagnostiqueurs avec délégation de service public comme pour les fédérations sportives », affirme Daniel Labaronne, député d'Indre-et-Loire Daniel Labaronne - A la

radio-immo.fr, l'information immobilière

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 10:43


La rénovation énergétique est un dossier prioritaire du Gouvernement Lecornu qui a été longuement abordé au cours du déplacement du ministre le 29 janvier 2026 à Montlouis-sur-Loire en Indre-et-Loire, la circonscription de Daniel Labaronne, député (Ensemble pour la République). L'objectif de cette visite pour Vincent Jeanbrun, le ministre l'a bien expliqué pour Radio Immo au Sénat est clair : Viser la construction ou la rénovation de deux millions de logements d'ici à 2030, soit 400 000 logements par an. Le défi est immense ! Un rapport a été justement demandé par le ministère du Logement et remis en décembre dernier par le député macroniste Daniel Labaronne qui préconise la création d'"un ordre professionnel" pour les diagnostiqueurs de performance énergétique. Avec un seul objectif : celui de combattre les fraudes et structurer la profession. Mais la création d'un véritable ordre professionnel est juridiquement complexe, le rapport propose donc un dispositif moins strict : un "quasi-ordre", avec la création d'une fédération de diagnostiqueurs avec délégation de service public, comme pour les fédérations sportives. Daniel Labaronne a ainsi annoncé en Indre-et-Loire à la veille de notre rencontre à l'Assemblée nationale que les premières Assises du diagnostic immobilier pourraient se tenir « vers avril, après les élections municipales ». Une bonne nouvelle après le vote définitif au Parlement du budget 2026 et de la réouverture immédiate du guichet de MaPrimeRenov'. Ecoutons Daniel Labaronne, député (Ensemple pour la République) d'Indre-et-Loire sur la création d'"un ordre professionnel" pour les diagnostiqueurs de performance énergétique.

Nuus
Petroleum is olie op vuur in parlement

Nuus

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 0:40


Die parlement het Woensdag in chaos verval toe Swapo-parlementslede opgestaan het om hul steun vir die Wysigingswetsontwerp op Petroleum, waarvolgens die stroomop olie- en gasbedryf onder die president se kantoor sal val, uit te spreek. Lede van die opposisie het aangevoer dat die uitvoerende gesag reeds beplan het om die wetsontwerp te implementeer voordat dit behoorlik deur die parlement gedebatteer is. Swapo-LP Charles Mubita het die opposisie versoek om Swapo-lede toe te laat om hul steun sonder onderbreking uit te spreek.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Haïti, les enfants face à une violence omniprésente

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 30:00


En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.

La Revue de Presse
Affaire Epstein : Little Saint James, l'île de toutes les débauches

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 7:08


Au sommaire de l'émission : Gisèle Pelicot, victime devenue héroïne de l'affaire des viols de Mazan, publie un récit de son martyr et accorde de nombreuses interviews pour en parler.Le procès en appel de l'affaire des assistants du Rassemblement national payés par le Parlement européen s'est achevé avec les plaidoiries des avocats de Marine Le Pen, qui espèrent une décision favorable le 7 juillet.Le magazine Le Point a envoyé une journaliste visiter l'île de Little St. James, propriété de Jeffrey Epstein, décrite comme un lieu de débauche et de prédation pour les riches et célèbres.L'astronaute française Sophie Adenot s'envolera demain pour une mission spatiale de huit mois, après deux reports, à bord de la fusée Falcon 9 d'Elon Musk.Les patineurs français Laurence Fournier-Beaudry et Guillaume Cizeron ont remporté la médaille d'or en danse sur glace aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Brief Spécial | Quand les prisons débordent, quelles solutions?

Le Brief

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 21:32


Le gouvernement est-il en train de se casser les dents sur la surpopulation carcérale? L'Arizona veut régler le problème des prisons surpeuplées, c'est prévu dans l'accord de gouvernement. Ces dernières semaines, on a ainsi entendu parler d’installer un bateau-prison, la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, est partie en mission officielle en Estonie, au Kosovo et en Albanie pour discuter de la location de cellules dans leurs prisons, afin d'incarcérer hors de Belgique les 4.000 détenus qui sont en Belgique en situation irrégulière. Le ministre de la Santé, Franck Vandenbrouck, a également obtenu un accord partiel pour créer de nouvelles places spécialisées, dédiées à l'accueil des détenus dit "internés", ceux qui ont été jugés irresponsables de leurs actes et envoyés en centre psychiatrique fermé mais qui se retrouvent en prison parce que, dans ces centres non plus, il n'y a pas assez de places pour tout le monde. Dans ce Brief spécial, on va essayer de comprendre pourquoiI il manque tant de places de prison. Quelles solutions envisage-t-on? Quels sont les obstacles qui se présentent? Car ils sont nombreux et touchent à tous les domaines : pratiques, juridiques, humains et politiques. Invités : Marc Nève, avocat spécialisé en droit pénal et droit pénitentiaire et président du Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP). Le CCSP dépend directement du Parlement fédéral et a pour mission de garantir le respect du droit. Julien Balboni, reporter au service politique de L‘Écho, il travaille particulièrement sur les thématiques liées à la Justice, y compris les prisons. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Le Journal de l'Economie
Augmentation des droits de douane européens, recrutement massif de Thales et fin de gouvernance à la Banque de France

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 8:29


Au sommaire : L'Europe envisage d'augmenter les droits de douane et de faire baisser la valeur de l'euro pour lutter contre la concurrence chinoise, face à la menace que fait peser la montée en puissance de l'industrie chinoise sur l'industrie européenne.Le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur fait toujours débat au Parlement européen, qui craint des conséquences négatives pour les éleveurs français.Le groupe Thales va recruter 9000 personnes, dont 3300 en France, principalement dans le secteur de la défense, en raison des tensions géopolitiques et de la guerre en Ukraine.François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, quittera ses fonctions fin juin, près d'un an et demi avant la fin de son mandat, pour prendre la direction d'une organisation associative.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nuus
Parlement wil weet oor dwelm- en drankmisbruik in skole

Nuus

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 0:31


Die parlement het ernstige kommer uitgespreek oor die toenemende vlakke van dwelm- en alkoholmisbruik in skole regoor die land. Swanu-president Evilastus Kaaronda het die onderwysministerie versoek om die saak dringend te ondersoek en oplossings te vind, insluitend toeganklike rehabilitasie vir geaffekteerde leerders.

Les histoires de 28 Minutes
[Débat] Japon : raz-de-marée nationaliste et embrasement régional ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 23:04


L'émission 28 minutes du 10/02/2026 Japon : poussée nationaliste et risque d'escalade en Asie-Pacifique ? Le 8 février, les élections législatives anticipées au Japon ont été remportées par le PLD, parti ultra-nationaliste de la première ministre Sanae Takaichi, qui a obtenu à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Sanae Takaichi a émis son souhait de modifier l'article 9 de la Constitution japonaise qui garantit l'engagement pacifique du Japon et limite ses capacités militaires. Elle a prévenu, dès novembre, que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan. Hier, elle s'est dit tout de même ouverte au dialogue avec Pékin à ce sujet. De l'autre côté du Pacifique, les États-Unis souhaitent renforcer leur relation avec le Japon pour faire face à leur adversaire commun, la Chine, ce qui pourrait modifier les équilibres de la région. On en débat avec Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Ceri, spécialiste du Japon, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Grosser, historien, spécialiste des relations internationales. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Sur le front ukrainien / Japon : poussée nationaliste et embrasement régional ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 45:57


L'émission 28 minutes du 10/02/2026 Cuba et Alaska : des rires comme des cris de vie sur le front ukrainien Yulia, alias “Cuba”, et Oleksandra, alias “Alaska”, sont deux amies, deux “soeurs d'armes”, secouristes sur le front en Ukraine. Aujourd'hui, la dernière ne peut plus aller sur le terrain après avoir été blessée dans une attaque de drones, mais elle s'occupe à présent de la réinsertion des soldats traumatisés. Elles opéraient ensemble dans les environs de Kharkiv, afin d'évacuer les blessés, civils comme militaires, et leur prodiguer les premiers soins. Le réalisateur Yegor Troyanovsky a réalisé un documentaire, “Cuba et Alaska”, diffusé le 26 février sur arte et déjà disponible sur arte.tv. Les deux amies sont nos invitées ce soir. Japon : poussée nationaliste et risque d'escalade en Asie-Pacifique ? Le 8 février, les élections législatives anticipées au Japon ont été remportées par le PLD, parti ultra-nationaliste de la première ministre Sanae Takaichi, qui a obtenu à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Sanae Takaichi a émis son souhait de modifier l'article 9 de la Constitution japonaise qui garantit l'engagement pacifique du Japon et limite ses capacités militaires. Elle a prévenu, dès novembre, que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan. Hier, elle s'est dit tout de même ouverte au dialogue avec Pékin à ce sujet. De l'autre côté du Pacifique, les États-Unis souhaitent renforcer leur relation avec le Japon pour faire face à leur adversaire commun, la Chine, ce qui pourrait modifier les équilibres de la région. On en débat avec Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Ceri, spécialiste du Japon, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Grosser, historien, spécialiste des relations internationales. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'annonce du gouverneur de la Banque de France de quitter l'institution pour rejoindre la fondation Apprentis d'Auteuil dont il nous raconte l'origine. Marie Bonnisseau s'intéresse à la polémique qui entoure les médailles des JO d'hiver 2026 qui se sont cassées peu de temps après les premières victoires des athlètes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

L’invité RTL info de 7h50
L'invité de 7h50 - Solayman Laqdim (Délégué aux Droits de l'Enfant)

L’invité RTL info de 7h50

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 9:27


L'invité de 7h50. Ce mardi, Martin Buxant reçoit Solayman Laqdim. Le Délégué général aux Droits de l'Enfant défend cette semaine son rapport devant le Parlement. Il tire la sonnette d'alarme sur la santé mentale de nos enfants.

Un Jour dans l'Histoire
Louis Ghémar : le burlesque photographe des rois

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 38:48


Nous sommes le 16 mars 1874. Le journal « L'Écho du Parlement » nous annonce que le « Musée fantaisiste » rouvre à la rue du Persil, à deux pas de la place des Martyrs, dans le centre de Bruxelles. Son fondateur, Louis Ghémar, a cassé sa pipe l'année précédente. « Casser sa pipe », en effet, car le farceur n'aurait sans doute pas apprécié la solennité d'un « décéder ». Quelques années plus tard, son ami Nadar, pionnier de la photographie, le décrira ainsi, dans ses Mémoires : « Sa bienveillante facilité, sa générosité, sa belle humeur irradiante, et quelque peu tapageuse en ces placides contrées, lui avaient de longtemps valu toutes les sympathies. Par sa fécondité particulière et comme quotidienne d'imaginations, d'improvisations burlesques et cocasses le plus souvent, pittoresques et décoratives toujours, dont il n'eut manqué de faire profiter les foules, il en vint à se créer une véritable popularité qui lui resta, jusqu'à la fin, fidèle. Dans ses gaîtés à froid, parfois énormes, ce Brabançon exemplairement sobre et qui semblait pourtant enluminé de tous les jus de la Bourgogne, joignait à l'entrain gouailleur du gamin de la Villette le pétillement, la fougue d'un fils de la Canebière. Il n'était pas en cette patrie de kermesses un bourgmestre un peu soucieux de sa cavalcade qui ne vint solliciter de Ghémar une consultation dont il retournait bien vite, triomphant, à ses administrés. Aux aimables pays dont les fabricants de fééries règlent les Constitutions, le bon Ghémar était de droit nommé et acclamé : Directeur de la Joie Publique ». Dessinateur, peintre, photographe, voyageur, lithographe, éditeur, architecte, galeriste, homme de presse, entrepreneur, franc-maçon, chansonnier, marionnettiste, mécène : Louis Ghémar était tout cela et plus encore, il était un amuseur pas dupe, un roi de la Zwanze. _______________________________________________________________ Avec nous : Eliane Van den Ende, historienne. sujets traités : Louis Ghémar, burlesque, photographe, fantaisiste, franc-maçon, chansonnier, marionnettiste, mécène, Zwanze, Nadar Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Législatives au Japon: victoire du parti de Sanae Takaichi, «c'est un coup de maître»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 5:56


Au Japon, le parti de la Première ministre retrouve une large majorité d'après les premières estimations. Les Japonais étaient appelés aux urnes ce dimanche 8 févier 2026 pour des législatives anticipées. La Première ministre Sanae Takaichi était à la recherche d'une majorité absolue au Parlement, deux semaines après avoir dissous la Chambre basse du Parlement et cinq mois après être devenue la première femme Première ministre à diriger le Japon. Avec une cote de popularité importante, la conservatrice souhaitait effectivement redonner une majorité à son parti libéral-démocrate, le PLD, et au pouvoir quasiment sans interruption depuis 55 ans. Pour en parler, Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Céri Sciences Po, auteure de plusieurs ouvrages sur le Japon et les relations internationales.  À lire aussiLégislatives au Japon : la Première ministre Sanae Takaichi l'emporte avec une large majorité pour son parti

Reportage International
Thaïlande: courir pour sensibiliser au référendum sur la Constitution de 2017

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:33


Le 8 février, plus de 50 millions de Thaïlandais sont appelés à voter à la fois pour renouveler leur Parlement et pour dire oui ou non à une révision de la Constitution de 2017, rédigée sous la junte militaire issue du coup d'État de 2014. Le référendum est jugé crucial par l'ONG de défense des droits civiques iLaw, qui a choisi une méthode de campagne originale : sensibiliser les électeurs à travers des événements autour de la course à pied, une activité en plein essor dans le royaume. De notre correspondant à Bangkok, « Pour une nouvelle Constitution, et pour faire avancer le pays — votez oui ! », scande la foule. « Allez, mettez-vous en place, le départ de la course va être donné ! », lance un organisateur de l'événement. Ils sont une cinquantaine, ce soir-là, à courir dans le célèbre parc Lumpini, en plein cœur de Bangkok. Pas un simple footing collectif : ces joggeurs, comme ce jeune homme à bout de souffle, participent à une opération de sensibilisation au référendum constitutionnel, organisé le même jour que les élections du 8 février. « Je suis là parce que je veux un nouvel avenir pour la Thaïlande », lâche ce jeune joggeur. « J'ai deux enfants : j'ai envie que ce pays soit stable pour leur avenir » Jan, 23 ans, porte un t-shirt appelant à voter « oui » au changement de Constitution : « Je soutiens cette campagne à 100 %, car l'actuelle Constitution de 2017 a été écrite par le régime militaire, et certains articles freinent la démocratie. » Coureur régulier, Pap espère lui aussi une réécriture de la Constitution pour les générations futures : « Il en faut une nouvelle pour plus de transparence et pour réduire, je l'espère, la corruption. J'ai deux enfants : j'ai envie que ce pays soit stable pour leur avenir. Je suis plutôt confiant, même ma mère m'a dit qu'elle voterait "oui" pour ses petits-enfants. » Depuis le début de l'année, des courses se déroulent chaque semaine dans les grands parcs de la capitale, mais aussi dans d'autres provinces, pour mobiliser les électeurs autour du scrutin. C'est l'ONG de défense des droits civiques iLaw, dont Jib fait partie, qui est à la manœuvre : « En ce moment, la génération Z et beaucoup de gens prennent soin de leur santé, il y a de nombreux clubs de course. On voulait en profiter pour sensibiliser au scrutin. La dernière fois, ça a vraiment dépassé nos attentes : on ne s'attendait pas à voir autant de monde. » Un référendum constitutionnel plus important que les élections Des élus de l'opposition, des personnalités publiques et des artistes ont rejoint le camp du « oui », lors de ces courses souvent prolongées par des débats ou des concerts. À Benjasiri, un autre parc de la capitale, John Winyu, présentateur d'une émission de satire politique suivie par plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux, n'a pas couru, mais il est venu apporter son soutien : « Les gens veulent un nouvel espoir. Ils attendent de ces élections un gouvernement qu'ils auront choisi, et bien sûr, espèrent se débarrasser de cette Constitution. »  Après deux tours de parc, Yingcheep Atchanont, directeur de iLaw, rappelle à quel point le référendum constitutionnel est crucial : « Pour nous, ce référendum est plus important que les élections. Quel que soit le vainqueur, gouverner avec cette Constitution restera très compliqué, car elle a été pensée pour réprimer n'importe quel gouvernement élu qui entend mener des réformes structurelles. » Selon lui, un « non » maintiendrait la Thaïlande dans ce cycle d'instabilité politique pour des décennies encore. À lire aussiRéférendum constitutionnel en Thaïlande: un vote sous contrôle de la junte

Reportage international
Thaïlande: courir pour sensibiliser au référendum sur la Constitution de 2017

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:33


Le 8 février, plus de 50 millions de Thaïlandais sont appelés à voter à la fois pour renouveler leur Parlement et pour dire oui ou non à une révision de la Constitution de 2017, rédigée sous la junte militaire issue du coup d'État de 2014. Le référendum est jugé crucial par l'ONG de défense des droits civiques iLaw, qui a choisi une méthode de campagne originale : sensibiliser les électeurs à travers des événements autour de la course à pied, une activité en plein essor dans le royaume. De notre correspondant à Bangkok, « Pour une nouvelle Constitution, et pour faire avancer le pays — votez oui ! », scande la foule. « Allez, mettez-vous en place, le départ de la course va être donné ! », lance un organisateur de l'événement. Ils sont une cinquantaine, ce soir-là, à courir dans le célèbre parc Lumpini, en plein cœur de Bangkok. Pas un simple footing collectif : ces joggeurs, comme ce jeune homme à bout de souffle, participent à une opération de sensibilisation au référendum constitutionnel, organisé le même jour que les élections du 8 février. « Je suis là parce que je veux un nouvel avenir pour la Thaïlande », lâche ce jeune joggeur. « J'ai deux enfants : j'ai envie que ce pays soit stable pour leur avenir » Jan, 23 ans, porte un t-shirt appelant à voter « oui » au changement de Constitution : « Je soutiens cette campagne à 100 %, car l'actuelle Constitution de 2017 a été écrite par le régime militaire, et certains articles freinent la démocratie. » Coureur régulier, Pap espère lui aussi une réécriture de la Constitution pour les générations futures : « Il en faut une nouvelle pour plus de transparence et pour réduire, je l'espère, la corruption. J'ai deux enfants : j'ai envie que ce pays soit stable pour leur avenir. Je suis plutôt confiant, même ma mère m'a dit qu'elle voterait "oui" pour ses petits-enfants. » Depuis le début de l'année, des courses se déroulent chaque semaine dans les grands parcs de la capitale, mais aussi dans d'autres provinces, pour mobiliser les électeurs autour du scrutin. C'est l'ONG de défense des droits civiques iLaw, dont Jib fait partie, qui est à la manœuvre : « En ce moment, la génération Z et beaucoup de gens prennent soin de leur santé, il y a de nombreux clubs de course. On voulait en profiter pour sensibiliser au scrutin. La dernière fois, ça a vraiment dépassé nos attentes : on ne s'attendait pas à voir autant de monde. » Un référendum constitutionnel plus important que les élections Des élus de l'opposition, des personnalités publiques et des artistes ont rejoint le camp du « oui », lors de ces courses souvent prolongées par des débats ou des concerts. À Benjasiri, un autre parc de la capitale, John Winyu, présentateur d'une émission de satire politique suivie par plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux, n'a pas couru, mais il est venu apporter son soutien : « Les gens veulent un nouvel espoir. Ils attendent de ces élections un gouvernement qu'ils auront choisi, et bien sûr, espèrent se débarrasser de cette Constitution. »  Après deux tours de parc, Yingcheep Atchanont, directeur de iLaw, rappelle à quel point le référendum constitutionnel est crucial : « Pour nous, ce référendum est plus important que les élections. Quel que soit le vainqueur, gouverner avec cette Constitution restera très compliqué, car elle a été pensée pour réprimer n'importe quel gouvernement élu qui entend mener des réformes structurelles. » Selon lui, un « non » maintiendrait la Thaïlande dans ce cycle d'instabilité politique pour des décennies encore. À lire aussiRéférendum constitutionnel en Thaïlande: un vote sous contrôle de la junte

Journal d'Haïti et des Amériques
À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : l'affaire Doudou Wade, une judiciarisation de la parole critique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un scrutin tibétain surveillé par la Chine et la volonté américaine d'une transition au Venezuela. Sénégal : l'affaire Doudou Wade, une judiciarisation de la parole critique ?   Doudou Wade, une figure du Parti démocratique sénégalais, a été convoqué et entendu ce lundi (2 février 2026) par la police. Pendant neuf heures, il a dû s'expliquer sur les propos qu'il a tenus lors d'une émission télévisée diffusée la semaine dernière. En analysant des épisodes historiques, il avait alors affirmé que certaines républiques avaient été « sauvées » par des coups d'État ou par l'intervention de l'armée. Pourquoi ces propos font-ils autant polémique ? L'ancien député risque-t-il d'être poursuivi par la justice ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Tibet : pourquoi Pékin cherche à décrédibiliser le vote de la diaspora ?    Les Tibétains du monde entier sont appelés à renouveler leur Parlement et à désigner le chef de leur gouvernement en exil, basé en Inde. Pourquoi la Chine considère-t-elle cette élection comme « une farce » alors qu'elle se déroule à l'étranger ? Ce scrutin est-il avant tout symbolique ou a-t-il une véritable portée politique ? Les autorités chinoises craignent-elles que ce vote donne plus de poids politique aux Tibétains en exil ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       Venezuela : la transition voulue par Trump, une utopie ou une réalité imminente ?   Un mois après l'enlèvement du président Nicolas Maduro, la nouvelle cheffe de mission diplomatique des États-Unis au Venezuela, Laura Dogu, a évoqué lors de sa première rencontre avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, la nécessité d'une « transition » dans le pays. Quel est concrètement le projet de l'administration Trump ? Que faut-il comprendre par « transition » ? Quel avenir judiciaire pour l'ex-président détenu dans une prison de Brooklyn ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.

Les interviews d'Inter
Budget 2026 : "Ce feuilleton tragicomique va laisser des traces dans le lien entre les politiques et les Français"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 7:21


durée : 00:07:21 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Après quatre mois de débat, le budget a été adopté par le Parlement. Place maintenant aux élections municipales. Cette longue séquence a-t-elle modifié le regard que portent les Français sur la vie politique ? Adelaïde Zulfikarpasic est la directrice générale du pôle société d'Ipsos-Bva. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La Revue de Presse
Open d'Australie : Carlos Alcaraz continue de marquer l'histoire du tennis

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 7:22


Au sommaire de l'émission : Le projet de loi de finances 2026 sera adopté aujourd'hui par le 49.3, malgré les critiques sur les renoncements et la dette publique qui continue d'augmenter.Un long reportage de La Croix décrit la violente répression des manifestations en Iran, avec plus de 30 000 morts en 48 heures selon les estimations.Donald Trump projette de grands travaux à Washington, comme la construction d'un nouveau terminal pour l'aéroport et d'un arc de triomphe géant, sans se soucier des autorisations nécessaires.Le procès des assistants du Rassemblement national pour détournement de fonds du Parlement européen touche à sa fin, avec des réquisitions annoncées comme sévères pour Marine Le Pen.Le jeune Espagnol Carlos Alcaraz a remporté l'Open d'Australie face à Novak Djokovic, devenant à 22 ans le plus jeune joueur à avoir gagné les quatre tournois du Grand Chelem.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain
☕️ GRAND DEBRIEF (jan. 26) – CES, voiture autonome et indépendance numérique

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 61:37


Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Libélysée
Frontal : Ce qu'on a vu au procès des assistants du RN (avec des anecdotes croustillantes sur les Le Pen)

Libélysée

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 41:41


Dans cette nouvelle édition de Frontal, nous accueillons Nicolas Massol, journaliste de Libération spécialiste de l'extrême droite sur le procès en appel des assistants du Rassemblement national. Comment se défend Marine Le Pen dans cette affaire où il est reproché à son parti d'avoir utilisé de l'argent du Parlement européen pour payer des salariés du parti ? A-t-elle déjà tiré un trait sur l'élection présidentielle, alors qu'une condamnation pourrait s'accompagner d'une inéligibilité ? Comment se prépare Jordan Bardella ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Marguerite d'Angoulême : la perle de François Ier (3/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 35:28


Les négociations avec un Charle Quint intransigeant et sûr de ses positions sont dans l'impasse. François 1er est au plus mal. La situation à l'intérieur du royaume dirigé par sa mère Louise de Savoie, souffrante elle aussi, n'est pas très brillante. En l'absence du monarque le Parlement de Paris mais aussi la faculté de théologie de la Sorbonne prennent de plus en plus de pouvoir. La France attend un miracle. C'est Marguerite qui lui offre alors ce cadeau venu du ciel en allant rendre visite à son frère retenu prisonnier à Madrid."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Benoît Bertrand-Cadi.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées de Marine Boudalier Montage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Bénin: «La vision du président Talon entraîne le pays dans une direction qui crée des tensions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 11:21


Au Bénin, la majorité présidentielle remporte tous les sièges d'élus aux élections communales de début janvier, juste après s'être saisie de l'ensemble des sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives. Comme en 2019, l'opposition est donc totalement absente du corps parlementaire. À la tête du parti Les Démocrates, l'ancien président Thomas Boni Yayi dénonce « une politique d'exclusion » de l'opposition. Sa formation n'a pas été autorisée à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Qu'en est-il vraiment ? Gilles Yabi, directeur exécutif du cercle de réflexion panafricain Wathi basé à Dakar, répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : La majorité présidentielle vient de remporter la totalité des sièges d'élus aux communales, en plus d'avoir gagné les 109 sièges de députés à l'Assemblée nationale. Quel est votre regard sur ces résultats, quand on sait que le Bénin est habituellement reconnu pour son pluralisme politique ? Gilles Yabi : Ce sont des résultats spectaculaires ! Effectivement, cela signifie une Assemblée nationale exclusivement composée de députés soutenant l'action du président Patrice Talon. Et au niveau des élections communales, on a effectivement le même résultat spectaculaire, l'absence de toute représentation de partis d'opposition dans les conseils communaux. C'est très clairement une première au Bénin. En réalité, ce n'est pas un résultat accidentel. C'est probablement assez proche de ce qui a été souhaité dès lors que des réformes ont rendu extrêmement difficile la possibilité pour un parti d'avoir le moindre député. Notamment cette règle d'un score plancher de 20 % imposée pour toutes les circonscriptions électorales, un seuil extrêmement élevé qui signifie qu'un parti peut être extrêmement dominant dans beaucoup de parties du Bénin, et en même temps ne pas être capable d'avoir un seul député à l'Assemblée nationale. Justement, le principal parti d'opposition, Les Démocrates, n'était pas autorisé à participer à ces communales et ne sera pas non plus autorisé à présenter un candidat à la présidentielle d'avril prochain. Précisez-nous quelles sont les raisons avancées par les autorités béninoises pour justifier ces exclusions ? C'est toujours un peu compliqué de parler d'exclusion. Il y a beaucoup de règles qui ont été instituées dans la nouvelle loi électorale, avec des exigences très importantes. J'ai cité le seuil des 20 %, mais il y a aussi les parrainages nécessaires pour valider une candidature à l'élection présidentielle. Et ces parrainages ne sont pas citoyens comme dans d'autres pays, ce sont des parrainages exclusivement politiques venant de députés ou de maires. Et ce seuil-là aussi, au niveau des parrains, a été relevé. Donc, on voit bien, quand même, qu'il y a eu beaucoup de réformes pour restreindre considérablement l'espace d'expression politique. Mais à nouveau, on ne peut pas parler de décision d'exclusion, même si le résultat est le même, finalement. Concernant les élections locales, ce sont des dossiers qui étaient incomplets et qui ont effectivement abouti à une non-validation de la candidature du parti Les Démocrates. Mais là aussi, le résultat de toute façon est le même. En réalité, c'est une absence totale de représentation de l'opposition et donc de la diversité politique du pays. Je crois que c'est quand même un résultat qui montre un changement assez radical dans la posture démocratique du Bénin. C'est vrai que depuis l'arrivée au pouvoir de Patrice Talon, l'opposition n'a jamais été aussi peu représentée dans les urnes. Diriez-vous, comme beaucoup d'observateurs le prédisaient à l'époque, que le président Talon a définitivement cédé à la tentation autoritaire ? Lorsqu'on écoute son dernier discours sur l'état de la nation à l'Assemblée nationale, en réalité, il y a une très grande clarté dans sa vision : la démocratie, oui, c'est important, mais ce n'est peut-être pas aussi important que le développement économique, la modernisation du pays. Au fond, le choix qu'il a fait, c'est de réformer profondément les institutions politiques du pays selon sa vision personnelle. C'est tout à fait voulu d'avoir un espace politique restreint et d'avoir aussi un espace de liberté restreint, avec quand même deux modifications importantes de la Constitution. Donc, pour moi, ce ne sont pas tellement les élections et la non-représentation de l'opposition qui posent le plus de problèmes. La vision du président Talon entraîne le Bénin dans une direction qui, de mon point de vue, crée aussi les conditions de beaucoup de tensions, tout ça dans un environnement régional qui lui-même est très fragile. Je suis assez inquiet par rapport à cette évolution parce que dans un tel environnement, on a besoin plutôt d'unité, de cohésion et d'espaces d'expression politique en interne pour faire face aux différents défis, y compris le défi sécuritaire. À lire aussiLégislatives au Bénin: l'opposition dénonce «un Parlement monocolore» en attendant les résultats définitifs À lire aussiBénin: la prochaine Assemblée nationale n'aura aucun député de l'opposition

Afrique Économie
En Éthiopie, la réforme fiscale fait grincer des dents les petits commerçants

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 2:25


En juillet 2025, le Parlement éthiopien a adopté une importante réforme fiscale. Objectif : moderniser son système de collecte de l'impôt pour augmenter les recettes de l'État. Six mois après son entrée en vigueur, les conséquences de cette révision se font sentir auprès des petits commerçants, auxquels les autorités demandent toujours plus de taxes.  Avec notre correspondante à Addis-Abeba,  La file de clients ne désemplit pas devant l'épicerie d'Assefa. À l'angle d'un chemin escarpé du quartier de Kotebe, à Addis-Abeba, le commerçant vend depuis quatre ans des produits du quotidien comme l'huile, le sucre ou des légumes. Mais cette année, Assefa est amer : les taxes exigées par les autorités d'Éthiopie ont explosé. « Cette année, j'ai payé entre 25 000 et 30 000 birrs de taxes. L'année dernière, on m'a demandé entre 3 000 et 5 000 birrs. Quand j'ai vu ça, j'étais dévasté. Ca m'a beaucoup stressé. Le gouvernement ne nous aide vraiment pas avec cette politique, ça détruit les petits business. On ne peut pas payer ces sommes et en même temps bien gagner notre vie », confie-t-il. Assefa fait partie des nombreux propriétaires de petites entreprises étranglés par les taxes. Car pour atteindre l'objectif ambitieux de recettes de 1 200 milliards de birrs éthiopiens, fixé pour le dernier exercice fiscal, les autorités ont besoin de collecter toujours plus d'argent. Les PME exerçant dans le système formel sont les premières touchées, explique Hayat Fedlu, économiste et rédactrice pour Business Review Magazine. « La plupart des petites entreprises opèrent dans le secteur informel. À cause de cela, l'État éprouve des difficultés à percevoir des recettes fiscales. Le système s'est donc focalisé à tort sur les cibles faciles, à savoir les petites entreprises déclarées », détaille-t-elle. Encourager la formalisation À l'origine de cette situation, on retrouve la révision du système fiscal éthiopien, en vigueur depuis six mois. « La dernière réforme de l'impôt sur le revenu a introduit un nouveau mécanisme d'imposition des petites entreprises, basé sur le chiffre d'affaires annuel », décrypte Edris Seid, économiste spécialiste de la fiscalité. « Or, j'ai constaté que certaines entreprises sont surtaxées simplement parce qu'elles sont sous la surveillance des agents du fisc. Lorsque ces agents sont chargés de recouvrer des impôts supplémentaires, ils s'en prennent généralement aux entreprises formelles qui paient déjà leur juste part », poursuit-il. Pour l'économiste, des solutions existent pour rendre ce changement moins brutal auprès des petits commerçants : « Le gouvernement doit faciliter quelque peu l'enregistrement ou la formalisation, afin de leur permettre d'intégrer l'économie formelle. Ce qui lui permettra de collecter davantage d'impôts. » Les montants, jugés exorbitants par les commerçants et exigés par les autorités font partie, des raisons qui ont poussé à l'expiration de plus de 80% des licences commerciales en 2025. À lire aussiL'économie informelle en Afrique

Tech Update | BNR
Frans parlement stemt in met verbod op sociale media voor kinderen onder vijftien jaar

Tech Update | BNR

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 6:33


Het Franse parlement heeft ingestemd met een wet die jongeren tot die leeftijd moet weren van platforms als Instagram, TikTok en Snapchat. Als ook de Senaat volgende maand akkoord gaat, treedt het verbod in september in werking, aan het begin van het nieuwe schooljaar. De wet werd aangenomen met een ruime meerderheid: 116 stemmen voor, 23 tegen. Het doel van het verbod is het beschermen van de mentale gezondheid van kinderen. Hoewel er geen eenduidig wetenschappelijk bewijs is dat een volledig verbod die problemen oplost, kiezen steeds meer landen voor harde maatregelen. Denemarken voert later dit jaar eveneens een verbod in, en in Australië wordt het al sinds eind vorig jaar actief gehandhaafd. Daar zijn bijna vijf miljoen accounts offline gehaald. De grote vraag blijft hoe zo’n verbod praktisch wordt afgedwongen. In Australië moeten gebruikers zich identificeren met een bankrekening of paspoort, een aanpak die leidde tot felle discussies over privacy en toezicht. Ook in Frankrijk zal die discussie opnieuw oplaaien, zeker omdat jongeren vaak handig zijn in het omzeilen van leeftijdscontroles. In Nederland kiest de overheid voorlopig voor een mildere aanpak: geen wettelijk verbod, maar een dringend advies om kinderen onder de 15 geen smartphone te geven. De verantwoordelijkheid ligt daarmee vooral bij ouders en scholen. De vraag is hoe lang dat houdbaar blijft, nu steeds meer landen kiezen voor wetgeving in plaats van richtlijnen. Luister voor meer context deze uitzending van BNR Beter over het effect van een verbod op sociale media op de mentale gezondheid van jongeren. Verder in deze Tech Update: Amerikaanse TikTok kampt met storingen: de Amerikaanse versie van TikTok, sinds 22 januari losgekoppeld van ByteDance en beheerd door een investeerdersconsortium, heeft te maken met aanhoudende technische problemen na een stroomstoring; gebruikers melden crashes, beperkte functies en geresette aanbevelingsalgoritmes. Gebruikers wijken uit naar alternatief: door de instabiliteit van TikTok groeit de populariteit van UpScrolled, een jonge app die snel stijgt in de Amerikaanse App Store en zich profileert als platform voor ongecensureerde meningsuiting. Onderzoek naar mogelijke censuur: de Californische gouverneur Gavin Newsom kondigt een onderzoek aan naar mogelijk onderdrukken van politieke content op de Amerikaanse TikTok, al lijkt een deel van de meldingen verband te houden met recente technische storingen. OpenAI verkent advertentiemodel: OpenAI overweegt advertenties te tonen in ChatGPT en zou daarvoor volgens berichtgeving circa 60 dollar per duizend weergaven willen vragen, aanzienlijk meer dan gangbare tarieven op sociale media, terwijl het bedrijf nog weinig inzicht heeft in de effectiviteit van die advertenties. See omnystudio.com/listener for privacy information.

Reportage International
En Allemagne, les agriculteurs divisés sur les accords de libre échange

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 2:39


À New Delhi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa espèrent concrétiser un accord de libre-échange avec un marché de près d'un milliard et demi d'habitants.Le chancelier allemand appelle de tous ses vœux cet accord, de la même façon qu'il avait mis tout son poids dans la balance en faveur du traité Mercosur - aujourd'hui suspendu à la décision de la justice européenne.  De notre correspondante dans la région de Berlin, Contrairement aux Français, les agriculteurs allemands sont profondément divisés sur le dossier. Dans un pays où les très grandes exploitations intensives sont largement majoritaires, les principaux syndicats de l'agro-industrie, réunis à Berlin pour le Salon de l'agriculture qui a fermé ses portes dimanche, ont soutenu le Mercosur et sont favorables à davantage de partenariats économiques. Mais les petits agriculteurs, eux, sont à la peine et manifestent leur inquiétude. Malgré les températures négatives de ce mois de janvier, Lilli Haule est à la ferme depuis 7 h 15 ce matin-là. La jeune femme de 27 ans termine son apprentissage dans une exploitation du Brandebourg.  « Nous avons environ 120 animaux, il y a environ 45 vaches allaitantes et leur progéniture. » Passionnée, elle a toujours su qu'elle voulait devenir agricultrice et suivre les pas de son grand-père. Mais Lilli est aussi engagée. Depuis plusieurs années, elle participe au mouvement « On n'en peut plus », qui réunit agriculteurs, consommateurs et activistes – pour une agriculture plus raisonnée dans une Allemagne où la profession est très divisée, entre petits et gros exploitants. Une bataille entre petits et gros exploitants « Les dirigeants des grandes fermes-entreprises ont d'autres intérêts que les nôtres, et ils considèrent la profession comme une industrie, et non comme une activité paysanne. Nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous sommes certifiés bio et ce que je trouve particulièrement intéressant ici, c'est que nous cultivons de nombreuses céréales. Mais sans miser sur un seul type de culture – d'autant plus qu'actuellement le prix des céréales permet difficilement d'en vivre. Nous devons aussi produire suffisamment de fourrage pour pouvoir nourrir les animaux en été, car l'herbe ne repousse pas assez dans les pâturages », explique Lilli Haule.  Sa ferme se trouve en effet dans l'une des régions les plus sèches d'Allemagne.  Alors comme des milliers d'autres agriculteurs, Lilli Haule est montée en tracteur à Berlin pour manifester son ras-le-bol – et son rejet de l'accord avec le Mercosur par la même occasion. La jeune femme a laissé ses vaches pour la journée mais elle est déçue que le mouvement ici ne prenne pas davantage d'ampleur, comme en France : « Oui, l'accord Mercosur est tout simplement dramatique pour les agriculteurs !  Et il y a une chose que je trouve particulièrement intéressante : c'est que tous les agriculteurs européens s'accordent à dire que c'est stupide, mais tous ceux des pays du Mercosur aussi ! » Le nombre de fermes a baissé de 12 % en 10 ans Car les petits exploitants ont peur de se faire manger par l'agro-business. Selon le journal The Guardian, l'Allemagne est l'un des pays européens avec le plus de fermes-usines, notamment des élevages porcins. Malgré tout, la moitié des exploitations ici sont familiales – et ont du mal à joindre les deux bouts. Le nombre de fermes a baissé de 12 % entre 2010 et 2020, un chiffre qui ne devrait pas aller en s'améliorant avec le départ à la retraite de milliers de baby-boomers comme ces retraités, Jürgen et Anke, rencontrés dans le cortège. À la tête d'une petite exploitation, ils se battent pour leurs enfants et petits-enfants, « et pour que nos descendants aient un avenir !  En 2015, l'Organisation des Nations unies, la FAO avait déjà averti que si on continuait à pratiquer l'agriculture intensive, il ne resterait plus que 60 années de récoltes. Dix ans plus tard, on voit malheureusement que le système n'a pas beaucoup changé. » En cause, la baisse de la biodiversité, l'acidité des sols qui contiennent de moins en moins de nutriments et la hausse des quantités de nitrates dans l'eau. À lire aussiAccord UE-Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens expriment leur colère à Strasbourg Le puissant syndicat Raiffeisenverband salue l'accord avec le Mercosur  À l'autre bout de Berlin, au salon de l'agriculture Grüne Woche, on est loin de ces considérations. Il a réuni mi-janvier plus de 1 500 exposants, dont les principaux syndicats agricoles, la grande distribution et de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire. Malgré des intérêts qui divergent, ces derniers sont d'accord sur un point : le traité avec le Mercosur est une bonne chose pour l'Allemagne et son économie, comme le résume Jörg Migende, le secrétaire général du très puissant syndicat agricole allemand Raiffeisenverband. « Je comprends les inquiétudes de nos agriculteurs, mais elles sont moins liées au Mercosur qu'à leurs conditions générales de travail aujourd'hui en Allemagne et en France : bureaucratie excessive, normes environnementales strictes, mépris, denrées alimentaires à prix cassés dans les supermarchés. » À l'annonce de la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur, voté par le Parlement européen le 21 janvier, le syndicat a rapidement appelé le chancelier Merz à demander une application provisoire du traité, pour « limiter les dégâts » d'un tel recours à la justice. À lire aussiMercosur: le Parlement européen vote en faveur d'une saisine de la justice de l'UE Car, pour lui, pas de doute : le traité est aussi une façon pour l'Europe de renforcer ses alliances avec d'autres pays, alors que ses alliés de toujours lui tournent de plus en plus le dos :  « Nous avons besoin d'accords de libre-échange, car nous disposons d'une agriculture performante qui produit des produits de qualité, très demandés dans le monde entier. Nous en avons également besoin sur le plan géopolitique, car l'Europe est forte et a besoin d'amis dans le monde, ce que les accords de libre-échange permettent à merveille de réaliser », explique Jörg Migende. Lilli Haule n'est pas convaincue par cet argument et elle sera de retour à Berlin pour la prochaine édition de la grande manifestation contre la politique agricole du gouvernement. À lire aussiAccord UE-Mercosur: «il est nécessaire de signer des accords de libre échange pour nos exportateurs»

Le Nouvel Esprit Public
À qui profite le retour du 49.3 ? / De quoi le Groenland est-il l'enjeu ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 61:49


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le club RFI
Le Club RFI Butembo (RDC): une mobilisation en soutien à la protection des droits de l'enfant

Le club RFI

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 19:29


Le Club RFI Butembo et le Parlement d'enfants du Grand Nord-Kivu se sont mobilisés sur le terrain. Ensemble, ils ont mené une campagne de sensibilisation pour informer la population sur la loi qui protège les enfants et rappeler les droits fondamentaux des plus jeunes. Car protéger les enfants est un devoir essentiel : ils sont le présent de notre société et, plus encore, son avenir. Avec la participation de : Kizito Makalélé, président du Club RFI Butembo et Jackson Sivulya Mwenge. Cousin/invité du Club RFI : Reagan Bangahe, engagé pour les droits humains et la protection de l'enfance et ancien président du Parlement d'enfants. Portrait d'avenir, un jeune, une voix, un futur qui s'invente : Norie Nyaruno, étudiante en Sciences de l'information et de la Communication à l'Université de l'Assomption - Congo UAC. C'est aussi une passionnée de photographie. Musique : « Nous sommes l'avenir », Innocent Balume dit Innoss' B. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens. Coordination de l'atelier littéraire « L'écume des mots » : Myriam Guilhot. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Réalisation : Cécile Bonici.

C dans l'air
Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 63:13


C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Bénin : retour d'un Parlement monocolore

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 20:00


Au Bénin, aucun opposant ne siègera dans la nouvelle Assemblée nationale. Les deux partis de la mouvance présidentielle, UPR et BR, ont remporté tous les sièges de députés. Comment expliquer un tel plébiscite ? Quelles conséquences pour les Démocrates, la principale formation de l'opposition ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

C dans l'air
Trump - Macron : ça tourne au duel - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 63:00


C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E

SBS French - SBS en français
Appels à l'unité au Parlement en mémoire des victimes de la fusillade de Bondi

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 5:04


Les travaux parlementaires ont repris hier deux semaines plus tôt afin de rendre hommage officiellement aux 15 civils innocents abattus à Bondi Beach le mois dernier.

Les informés de France Info
Le bras de fer entre la France et les Etats-Unis, les agriculteurs devant le Parlement européen... Les informés de franceinfo du mardi 20 janvier 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 51:39


durée : 00:51:39 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les informés de France Info
Manifestations de agriculteurs devant le Parlement européen

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 14:08


durée : 00:14:08 - Manifestations de agriculteurs devant le Parlement européen Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Un jour dans le monde
Emission spéciale au Parlement européen : vendre le Groenland à Trump : signer ou refuser ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 22:02


durée : 00:22:02 - L'invité d'un jour dans le monde - Une fois encore, Donald Trump veut s'emparer du Groenland. Le territoire administré par le Danemark est l'objet d'une convoitise américaine, dont l'action semble inarrêtable. On en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Un jour dans le monde
Emission spéciale au Parlement européen : le Groenland, quelle réponse européenne face à Trump ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 39:32


durée : 00:39:32 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le Groenland, territoire administré par le Danemark, est au cœur d'une crise diplomatique entre l'Europe et les Etats-Unis. Dans une période troublée, Un jour dans le monde en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois au Parlement à Strasbourg. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Un jour dans le monde
Isabelle : galope dans les couloirs du Parlement à Strasbourg

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 6:58


durée : 00:06:58 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - Isabelle Zerrouk travaille au Parlement européen depuis quasi 40 ans. Elle part à la retraite l'année prochaine, elle m'a proposé une déambulation dans les couloirs, les hémicycles et les briefings presse en cette journée bien particulière. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le téléphone sonne
Emission spéciale au Parlement européen : l'Europe Face à Trump

Le téléphone sonne

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 37:55


durée : 00:37:55 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Alors que Donald Trump menace d'augmenter les droits de douane de certains pays européens, les relations transatlantiques s'échauffent autour du Groenland. En réponse, les Européens tentent de résister face aux pressions de Donald Trump, mais pour combien de temps ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Emission spéciale au Parlement européen : le Groenland, quelle réponse européenne face à Trump ?

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 39:32


durée : 00:39:32 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le Groenland, territoire administré par le Danemark, est au cœur d'une crise diplomatique entre l'Europe et les Etats-Unis. Dans une période troublée, Un jour dans le monde en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois au Parlement à Strasbourg. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Choses à Savoir HISTOIRE
Quel attentat a échoué à une lettre près ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 2:33


La conspiration des poudres de 1605 est l'un des attentats politiques les plus célèbres de l'histoire britannique. Un projet radical : faire exploser le Parlement anglais pour décapiter le pouvoir d'un seul coup. Nous sommes dans l'Angleterre du début du XVIIᵉ siècle, sous le règne du roi Jacques Ier.Pour comprendre, il faut revenir au contexte religieux. Depuis la Réforme, l'Angleterre est officiellement protestante. Les catholiques, minoritaires, subissent une série de restrictions : amendes pour ceux qui refusent d'assister au culte anglican, exclusion de certaines fonctions, suspicion permanente. Beaucoup espèrent qu'avec Jacques Ier — qui succède à Élisabeth Iʳᵉ en 1603 — les tensions vont s'apaiser. Mais le roi maintient une politique dure.C'est dans ce climat qu'un petit groupe de catholiques anglais décide de passer à l'action. Leur chef est Robert Catesby, noble charismatique et déterminé. Le plan est simple et terrifiant : stocker des barils de poudre sous la Chambre des Lords, puis les faire exploser le jour de l'ouverture du Parlement, quand le roi, les lords et les représentants seront réunis. L'idée n'est pas seulement de tuer : c'est de provoquer un choc national, puis de rétablir un pouvoir catholique.Pour mettre ce plan en œuvre, les conspirateurs louent un local puis une cave proche du Parlement. Ils parviennent à accumuler 36 barils de poudre. Pour surveiller et déclencher l'explosion, ils recrutent un homme : Guy Fawkes, soldat ayant combattu en Europe, et surtout spécialiste des explosifs.Mais le complot échoue à la dernière minute. Le 26 octobre 1605, une lettre anonyme avertit un lord catholique de ne pas se rendre au Parlement. L'information remonte aux autorités. Dans la nuit du 4 au 5 novembre, les gardes fouillent les sous-sols. Ils trouvent Guy Fawkes avec des allumettes et du matériel pour enflammer la mèche.Fawkes est arrêté, torturé, puis finit par avouer. Les conspirateurs sont traqués. La plupart sont tués ou capturés. Ceux qui survivent sont condamnés à la peine la plus terrible : pendaison, éviscération et démembrement.L'échec du complot a un impact immense : il renforce la méfiance contre les catholiques pendant des générations. Et paradoxalement, Guy Fawkes devient une figure mythique. Chaque 5 novembre, l'Angleterre commémore toujours cet événement : “Remember, remember the Fifth of November…”. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 63:19


C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceLe ton se durcit entre les deux rives de l'Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d'exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d'imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu'à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l'option de la force militaire pour l'instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d'une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l'ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l'État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu'il comptait demander « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l'« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d'« incompréhensibles » et d'« inappropriées ». « C'est du chantage. Ce qu'il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l'accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l'Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.Alors, jusqu'où ira l'escalade entre les États-Unis et l'Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l'Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s'isoler en Europe ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL

Learn French with daily podcasts
Listening Practice - Le procès de l'ex-président sud-coréen

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 2:27


On fait le point aujourd'hui sur le procès de l'ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol.Today we are taking stock of the trial of former South Korean President Yoon Suk-yeol.C'est un procès absolument historique pour la Corée du Sud, où l'ancien président risque ni plus ni moins que la peine capitale.This is an absolutely historic trial for South Korea, where the former president faces nothing less than the death penalty.Premièrement, il faut bien mesurer la gravité des accusations.First, we must fully grasp the gravity of the accusations.Le parquet parle d'insurrection et l'accuse d'avoir agi par soif de pouvoir, visant à instaurer une dictature.The prosecution is speaking of insurrection and accuses him of having acted out of a thirst for power, aiming to establish a dictatorship.Et face à un accusé qui ne montrerait, je cite, « aucun remords », la peine requise est la peine de mort.And faced with a defendant who reportedly shows, quote, "no remorse," the sentence requested is the death penalty.Deuxièmement, comment est-ce que tout ça est arrivé ?Secondly, how did all of this happen?Le 3 décembre 2024, Yoon annonce la loi martiale en direct à la télévision et envoie des troupes au Parlement.On December 3, 2024, Yoon announced martial law live on television and sent troops to Parliament.Sauf que son coup de force a échoué en quelques heures à peine.Except that his power grab failed in just a few hours.Assez de députés ont réussi à entrer dans l'hémicycle pour voter la suspension de son décret.Enough deputies managed to enter the chamber to vote for the suspension of his decree.Suite à ça, Yoon est devenu le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté, c'était en janvier 2025, avant d'être officiellement destitué.Following that, Yoon became the first sitting South Korean president to be arrested—that was in January 2025—before being officially impeached.Enfin, que dit la défense ?Finally, what does the defense say?Eh bien, Yoon Suk-yeol, lui, il soutient qu'il n'a fait qu'utiliser ses prérogatives pour, je cite, « sauvegarder la liberté ». Well, Yoon Suk-yeol himself maintains that he only used his prerogatives to, quote, "safeguard freedom." Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Agriculteurs, budget: le retour des blocages? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 63:19


C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionLa semaine s'annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l'une par le Rassemblement national, l'autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l'Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l'Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d'être reçus à 14 h à Matignon.Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l'examen reprend ce mardi à l'Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d'achoppement, le même risque d'aboutir à un rejet du texte et la question d'un recours au 49.3 relancée. « Rien n'est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l'expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi dernier la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.La semaine s'annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l'ouverture ce mardi du procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l'ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l'argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l'été. L'enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu'elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro

C dans l'air
Iran: Trump va-t-il faire chuter le régime? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 62:58


C dans l'air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l'Iran se dit « prêt à la guerre »Quatre jours que les réseaux Internet et téléphoniques ont été coupés en Iran, et que les rares images qui parviennent montrent des foules iraniennes qui continuent de défiler chaque nuit dans les rues des grandes villes du pays, alors que le régime, défié comme jamais, durcit sa répression.Dénonçant un « massacre », l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais a averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, alors que les quelques témoignages qui nous parviennent font état d'hôpitaux débordés par l'afflux de blessés et que des vidéos montrent des corps enveloppés dans des sacs noirs, posés à même le sol.Parallèlement, les autorités cherchent à reprendre la main en organisant des rassemblements ce lundi en soutien à la République islamique, et menacent les États-Unis de représailles en cas d'attaques en soutien aux manifestants. Le président du Parlement iranien a ainsi promis « une leçon inoubliable » à Donald Trump en cas d'attaque américaine. L'Iran « est tout à fait préparé pour la guerre », mais aussi « prêt à négocier », a averti un peu plus tôt ce lundi le ministre des Affaires étrangères iranien, lors d'un discours face aux ambassadeurs étrangers à Téhéran.Principal soutien économique de l'Iran, la Chine a appelé toutes les parties à la contestation en cours à œuvrer au retour au calme, tout en déclarant s'opposer fermement « aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays ». Une allusion directe à une possible intervention militaire américaine à Téhéran, après que Donald Trump a évoqué dimanche des « options très fortes » étudiées par son armée, tout en indiquant que l'Iran voulait "négocier" et qu'une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique. La Chine a également exhorté les États-Unis à mettre fin à leurs « mesures coercitives » contre Cuba, après que le président américain s'est engagé à couper tout approvisionnement en pétrole et en argent à l'île communiste.Alors, la situation en Iran est-elle sur le point de basculer ? La chute de l'ayatollah Khamenei est-elle proche ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? Les Américains réfléchissent à intervenir, et Reza Pahlavi, fils de l'ancien shah d'Iran, en exil aux États-Unis, se rêve en recours. Mais incarne-t-il vraiment une alternative au régime ? Comment les images venues d'Iran nous parviennent-elles ? Enfin, quel est le but de l'exercice naval qui implique des navires chinois, russes et iraniens, et qui se déroule actuellement dans les eaux sud-africaines ?Nos experts :- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro - Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l'Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre

Le Nouvel Esprit Public
Le grand vide des partis politiques / Où va la « doctrine Donroe » ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 69:11


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l'Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l'Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d'achat ou l'inflation mais le fonctionnement du système politique. L'enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l'État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d'une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l'opinion face à un pouvoir qu'il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd'hui l'exécutif et le Parlement s'ajoute la difficulté qu'éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l'intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s'est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l'État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd'hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d'histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s'est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d'espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l'aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu'ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d'Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d'autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l'enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d'un monde où l'appartenance à une sphère d'influence l'emporte sur la souveraineté. Une sphère d'influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n'ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.