Podcasts about contrairement

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Radio Monaco - Feel Good
L'École de la vie : Devenir acteur plutôt que simple spectateur de son existence

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 1:49


Chaque semaine, la minute philosophique et poétique s'invite autour d'un café pour interroger notre quotidien. Cette fois-ci, le sujet s'intéresse à l'expression populaire de « l'école de la vie ». Contrairement à l'idée que l'on contrôle tout, c'est bien la vie qui nous donne ses plus grandes leçons, physiques, affectives ou intellectuelles, en appuyant exactement là où chacun doit progresser. Face aux difficultés, nous réagissons tous différemment : certains franchissent les étapes avec discipline quand d'autres ont besoin de repasser par les mêmes épreuves pour assimiler la leçon. ☕Pour mieux appréhender ces défis, une analogie sportive s'impose : celle du terrain de football. Dans chaque situation du quotidien, nous avons le choix de rester passifs sur le banc de touche à observer, ou d'entrer sur le terrain pour taper dans le ballon. En naviguant entre la raison et l'esprit, chacun conserve à tout moment la liberté de se positionner comme observateur, mais surtout comme acteur et créateur de sa propre vie. ⚽Everyday life acts as a constant learning environment, presenting tailored challenges that shape emotional and intellectual growth. Much like an academic path, individuals progress through obstacles at their own pace, requiring varying degrees of discipline and reflection to move forward. ☕Using the metaphor of a football match, every situation offers a choice between remaining a passive spectator on the bench or actively taking the field. Balancing logic and intuition allows individuals to step up as active participants and creators of their own experiences. ⚽

Le Nouvel Esprit Public
La victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt / Quelle place pour la dette dans la campagne présidentielle ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 59:34


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 11 septembre 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA VICTOIRE DE L'AfD EN SAXE-ANHALT43,8 % des suffrages exprimés et 77,8% de participation : le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a obtenu le 6 septembre, dans le Land de Saxe-Anhalt, un score sans équivalent pour un parti d'extrême droite allemand depuis 1945. C'est dans ce même Land qu'en 1932, le Parti national socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), celui par lequel Adolf Hitler est arrivé au pouvoir, réussissait pour la première fois à obtenir une majorité relative et à diriger le gouvernement d'un des quinze Etats constitutifs de la République de Weimar. L'AfD fait plus que doubler son score de 2021. De son côté, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti du chancelier, Friedrich Merz, chute à environ 17%, deux fois moins qu'il y a cinq ans. Toutefois, faute d'obtenir une majorité de sièges, le parti d'Ulrich Siegmund doit désormais trouver des partenaires s'il veut accéder au pouvoir, et appliquer son programme radical.Contrairement à d'autres formations d'extrême droite en Europe, l'AID n'a jamais cherché à se « dédiaboliser ». Son programme prévoit notamment une restriction des conditions de naturalisation, l'abolition du droit d'asile, la déchéance de nationalité pour les binationaux "dangereux", la suppression du statut particulier dont bénéficient les Ukrainiens, la mise en place de "programmes volontaires de remigration" et d'expulsions forcées. Il prône par ailleurs un rapprochement avec Moscou, ainsi qu'une reprise des importations de gaz russe abandonnées depuis 2022. Il prévoit en outre la relance d'une politique familiale nataliste, la reprise en main de l'école et le rejet de la transition écologique. Il vise également à exclure des écoles les élèves handicapés et les enfants de réfugiés, ou de réviser l'enseignement de l'histoire pour en finir avec le « masochisme national » et la « perpétuation d'une névrose » autour du nazisme.Créé en 2013, l'AfD est à l'origine un parti eurosceptique plutôt bourgeois issu du parti libéral, né lors de la crise de la zone euro en opposition aux plans de soutien aux pays du sud de l'Europe. Il se transforme très vite, notamment avec la crise des réfugiés syriens en 2015, en un parti d'extrême droite, raciste et xénophobe, infiltré par de nombreux néonazis. Son électorat est majoritairement masculin. Le parti séduit particulièrement les tranches d'âge intermédiaires, à partir de 35 ans et jusqu'à l'âge de la retraite. Mais pas les personnes âgées. On y retrouve beaucoup d'ouvriers travaillant dans l'industrie.Selon les sondages, l'AfD arrive en tête dans tous les Länder situés à l'Est de l'ancien rideau de fer, sauf Berlin. C'est le cas du Brandebourg (37%), de la Saxe (42%), de la Thuringe (40%) et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (35%) où se tiendront des élections régionales le 20 septembre prochain. Toutefois, alors que de multiples crises - afflux migratoire de 2015, pandémie de Covid-19, guerre en Russie, flambée des prix de l'énergie, attentats islamistes sur le sol national - affectent tout le pays, l'AfD gagne du terrain partout dans tout le pays.QUELLE PLACE POUR LA DETTE DANS LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE ?Au premier trimestre selon l'Insee, la dette publique française a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5 % du PIB. Le gouvernement vise un déficit à 5% en 2026, contre 5,1 % en 2025, 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023.Depuis le 18 août, le taux d'intérêt de notre dette à dix ans est de 4,1 %, soit son plus haut niveau depuis novembre 2008, lors de la crise financière. Il avait alors atteint 4,2 %. Sur les six premiers mois de l'année, la charge de la dette s'est alourdie de plus de 5 milliards d'euros. Mi-juillet, quatre économistes, missionnés par Bercy, ont remis un rapport dans lequel ils estiment à 126 milliards d'euros les efforts à réaliser dès 2027 pour stabiliser le taux de dette publique en France d'ici à 2032.Faute de quoi celle-ci passerait à 130 % du PIB en 2030.Sept des candidats à l'élection présidentielle étaient réunis, fin août, par le Medef : Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Bruno Retailleau. L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a proposé de revenir sous les 3 % de déficit d'ici à 2032 et à l'équilibre en dix ans. Il prévoit de « changer assez profondément notre système social» et de reprendre le calendrier prévu de la réforme Borne des retraites, suspendue dans le budget 2026 par le gouvernement de Lecornu. Son concurrent direct, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, veut aussi maîtriser les comptes par le biais du social. Selon lui, la clé de la maîtrise de la dette réside dans celle de la dépense sociale, plus particulièrement des retraites qui représentent 420 milliards d'euros par an, soit 25 % de l'ensemble de la dépense publique. En tête des sondages, Marine Le Pen a déjà un chiffre en tête. Si elle accède à l'Elysée, la candidate du Rassemblement national mènera un plan d'économies de 125 milliards d'euros sur le quinquennat. Ses solutions pour résorber l'endettement : la suppression d'agences de l'État, la lutte contre l'immigration et la baisse de la contribution à l'Union européenne. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, estime qu'il suffirait de « foutre au feu » les titres de dette française (environ 20 %) détenus par la Banque centrale européenne pour régler la question. Le candidat Place publique, Raphaël Glucksmann veut aussi « [s|'attaquer à la dette », en faisant des économies mais aussi en mettant à contribution les grands héritages.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Entreprendre avec très peu : comment Marvin Ndiaye et Karamo Sangaré ont changé de vie

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 49:59


Ce sont deux trajectoires nées des épreuves, converties en réussites entrepreneuriales. Marvin Ndiaye a transformé la faillite familiale et la perte de son père en un groupe belge de restauration livrée pesant aujourd'hui dix millions d'euros de chiffre d'affaires. Karamo Sangaré, débarqué en France avec 600 euros en poche, a bâti autour du digital et du développement personnel une communauté de plus de 10 millions de personnes. Ils témoignent au micro d'Eco d'ici Eco d'ailleurs.   Marvin Ndiaye : de la cuisine familiale à un groupe pesant 10 millions d'€ Fondateur de Fresheo (livraison de repas) et cofondateur d'Ultra (accompagnement de dirigeants), cet entrepreneur belge d'origine sénégalaise et indienne a transformé un deuil et une reconstruction personnelle en un groupe puissant et solide. En bref Né à Charleroi, de mère belgo-indienne et de père franco-sénégalais Dirigeant de Freshea, groupe de quatre sociétés livrant entre 60 000 et 420 000 repas par semaine Chiffre d'affaires du groupe : plus de 10 millions d'euros Auteur de Fauché à 18 ans, millionnaire à 23 (éditions Racine, 2024) Une enfance marquée par les faillites successives Les parents de Marvin Ndiaye tenaient un café avant de se tourner vers l'immobilier. Le commerce fonctionnait, mais la gestion administrative, elle, s'est révélée beaucoup plus compliquée. Selon lui, ses parents savaient vendre, mais butaient sur tout ce qui touchait à la paperasse et aux codes propres au métier d'entrepreneur — une complexité renforcée par le parcours administratif particulier de son père, né à Saint-Louis du Sénégal à l'époque coloniale. Le décès du père, déclencheur d'une bascule En 2015, le décès de son père change tout. Devenu l'aîné responsable auprès de quatre frères et d'une mère en situation de handicap moteur, il se retrouve dans l'obligation de prendre ses responsabilités. Au même moment, il entame une perte de poids spectaculaire — cinquante kilos en six mois, via le jeûne intermittent et le sport, méthode apprise gratuitement sur YouTube. Fresheo, né dans la cuisine de sa mère C'est cette expérience de transformation personnelle, documentée sur les réseaux sociaux, qui donne l'idée du projet : cuisiner sainement pour ses proches, puis pour un cercle plus large. Avec environ 1 500 euros — de quoi acheter les premières barquettes, créer un site internet et lancer les premières publicités Facebook — Fresheo démarre dans la cuisine familiale à Charleroi. Les premiers clients viennent de l'entourage, avant que les réseaux sociaux ne prennent le relais. Aujourd'hui, l'entreprise s'est structurée autour de quatre sociétés couvrant le scolaire, les établissements pour personnes âgées, le B2B classique, et la livraison à domicile aux particuliers en Wallonie et en Flandre. Marvin Ndiaye revendique une règle simple : 80 % des plats doivent être frais et cuisinés maison. 2023, l'année de la première vraie crise Après des années de croissance quasi continue, l'entreprise a dû, en 2023, licencier la moitié de sa masse salariale dans un contexte de marché difficile — un épisode qu'il décrit comme le choc le plus dur de son parcours, notamment parce qu'il dit avoir toujours entretenu des liens allant au-delà du cadre professionnel avec ses équipes. Cette crise l'a aussi poussé vers la croissance externe, en rachetant d'autres sociétés, une compétence qui l'amènera ensuite vers le métier de conseil. Rentabilité plutôt que levée de fonds Contrairement à un réflexe répandu chez les entrepreneurs, Marvin Ndiaye privilégie la rentabilité à la levée de fonds. Il estime que le niveau de maturité et de législation en Belgique et en France limite la capacité de nombreux entrepreneurs à vraiment tirer parti de capitaux levés, et défend l'idée qu'une société doit d'abord se construire sur des fondamentaux solides. Ultra : vendre, déléguer, valoriser Avec Ultra, structure de conseil aux dirigeants, il a identifié trois blocages récurrents chez les entrepreneurs : la difficulté à vendre, la difficulté à déléguer et faire confiance, et l'incapacité à considérer leur entreprise comme un actif à valoriser plutôt que comme un simple emploi qu'ils se seraient créé. « Beaucoup de gens ne comprennent pas leur métier, ne savent pas qu'ils doivent vendre au quotidien et ne savent pas qu'ils doivent faire confiance. » Réseaux sociaux, intelligence artificielle et diversité Fort de plusieurs centaines de milliers d'abonnés, il considère son audience comme un véritable actif économique, ayant permis selon lui la création de dizaines d'emplois. Sur l'intelligence artificielle, il y voit un outil de redistribution des compétences, tout en appelant à la vigilance sur la cybersécurité et la conformité. Interrogé sur les inégalités de traitement entre entrepreneurs blancs et non-blancs en Europe, il affirme que son activité fonctionnerait plus facilement s'il était blanc et flamand plutôt que sénégalais ou indien — un constat qu'il présente non comme une excuse, mais comme un fait appelant à redoubler d'exigence. Sur l'héritage Interrogé sur la transmission à ses propres enfants, Marvin Ndiaye se dit peu enclin à leur laisser un patrimoine important, redoutant qu'un confort matériel trop précoce ne les prive de la nécessité de se construire par eux-mêmes — tout en garantissant, avec sa femme, un accès plein à l'éducation et à une bonne nutrition. Karamo Sangaré : des Restos du Cœur aux événements panafricains Visionnez l'entretien en vidéo Arrivé de Guinée à Poitiers (France) avec 600 euros en poche, cet entrepreneur du numérique et du développement personnel, fondateur de Kita Agency fédère aujourd'hui une communauté de plus de dix millions de personnes à travers l'Afrique et sa diaspora. En bref Né en Guinée, arrivé en France en 2018 pour étudier à Poitiers Entrepreneur dans le numérique, coach en développement personnel, auteur et conférencier Communauté de plus de 10 millions de personnes sur l'ensemble de ses plateformes Créateur des « concerts éducatifs », organisés à Paris, Dakar, Kinshasa, Lubumbashi, Cotonou, Ouagadougou, Conakry et Rabat Une arrivée en France dans la précarité Issu d'une famille nombreuse — son père, polygame, avait neuf enfants — Karamo Sangaré perd son père en 2016, alors qu'il vit déjà seul en ville pour ses études en Guinée. C'est dans cette période difficile qu'il découvre le développement personnel par l'intermédiaire d'un mentor. Arrivé ensuite en France via Campus France, il s'installe à Poitiers : logement précaire chez des amis, courses aux Restos du Cœur et à la Croix-Rouge pour se nourrir et s'habiller, faute de moyens suffisants. Des petits boulots à l'entrepreneuriat Avant de se lancer pleinement, il enchaîne les emplois étudiants — dont un poste au Futuroscope nécessitant 45 minutes de vélo aller-retour, hiver compris — tout en développant en parallèle ses premières activités de coaching. Il refuse le mythe du grand saut sans filet : sa recommandation est de garder son emploi ou ses études, de lancer une activité en parallèle, et de ne basculer à temps plein que lorsque cette activité permet déjà d'en vivre décemment. « Je préfère quelqu'un qui a joué le jeu plutôt que quelqu'un qui connaît les règles du jeu. » Les concerts éducatifs : formation et spectacle Après une première édition à Paris en janvier 2024 au succès rapide, le concept s'est étendu à plusieurs capitales africaines. Loin des tables rondes classiques qu'il juge peu engageantes, ces journées mêlent interventions de speakers venus partager une expérience concrète, formations pratiques et prestations artistiques — le rappeur Black M était par exemple présent lors de l'édition au Bénin. L'ambition affichée : transmettre un savoir-faire réellement pratiqué, pas seulement théorique, notamment sur le numérique et l'intelligence artificielle. Développement personnel : entre outil et dérives Conscient des dérives possibles d'un secteur parfois jugé ésotérique, Karamo Sangaré insiste sur la nécessité d'ancrer le développement personnel dans des résultats concrets et un domaine d'application précis, plutôt que de s'arrêter à des formules toutes faites. Il revendique une philosophie tournée vers le rêve comme point de départ de toute transformation, tout en reconnaissant que ce chemin ne mène pas systématiquement à la réussite pour tous. Les trois piliers de l'enrichissement S'appuyant sur les travaux de l'entrepreneur américain Robert Kiyosaki, il structure son message autour de trois étapes : faire rentrer de l'argent (par le salariat, l'entrepreneuriat, ou les deux), l'épargner en tenant compte de l'érosion liée à l'inflation, puis investir — bourse, ETF, cryptomonnaies ou immobilier — pour faire réellement fructifier ce capital. Un enseignement qu'il juge trop absent du système éducatif classique. Un usage volontairement discret des réseaux sociaux Bien qu'ayant bâti une communauté de plus de dix millions de personnes et plus de 600 000 abonnés sur Instagram en huit ans, il dit refuser d'exposer les signes extérieurs de réussite — voiture, montres — pour ne pas nourrir une illusion de succès instantané chez les jeunes qui le suivent. Il se montre également sélectif dans ses collaborations avec les marques, refusant que l'argent soit le seul critère de choix. La diaspora comme levier de développement Karamo Sangaré défend l'idée que les diasporas africaines, longtemps négligées par les politiques publiques, représentent un levier économique majeur : selon les chiffres qu'il cite, elles enverraient chaque année près de 100 milliards de dollars vers le continent, une somme dépassant parfois l'aide au développement. Il regrette toutefois que cet argent finance surtout la consommation courante plutôt que l'investissement, et plaide pour un transfert de compétences — à travers, notamment, le centre de formation qu'il prévoit d'ouvrir en Guinée. Une identité africaine avant tout Originaire de Guinée, il revendique une identité qu'il veut universelle et panafricaine plutôt que strictement nationale, se disant « à l'aise » aussi bien au Congo qu'au Sénégal, et cultivant volontairement cette image d'appartenance à un continent plutôt qu'à un seul pays.

Radio Diploweb
Qu'apporte un roman à la perception des décisions stratégiques ? Avec Ivan Sand

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 26:00


Vous le savez, la France a été une puissance en Afrique et plus d'une fois impliquée dans des crises politiques. Au point d'avoir significativement réduit son nombre d'implantations et d'accords de défense. Mais avez-vous idée de ce qui se passe au sein de l'état-major particulier du président de la République française lorsqu'une crise survient ? Et d'ailleurs, comment pourrions-nous en avoir une idée ? Le roman offre une voie d'exploration unique. Pour répondre au micro de Planisphère, nous avons la joie de recevoir Ivan Sand, auteur du roman « Un État-major particulier » aux éditions Novice. Il s'exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 22/06/2026 et radiodiffusée la première fois sur RCF Notre Dame le 7/09/2026Podcast et synthèse rédigée complète ⁠sur Diploweb.com , le premier site géopolitique francophone⁠. Extrait de la synthèse rédigée" L'état-major particulier (EMP) du président de la République française, bien que peu connu, n'est pas une unité secrète. Composé d'un général cinq étoiles et de quatre conseillers représentant chaque armée et le commissariat des armées, il concentre un pouvoir et une influence considérables, ayant un accès quotidien au chef des armées, le Président de la République. Ivan Sand souligne que la gestion de crise y est d'une complexité rarement perçue : une crise n'arrive jamais seule, se mêlant à des enjeux de politique intérieure ou des catastrophes naturelles. Les décideurs disposent de peu de temps, d'informations parcellaires, et doivent composer avec la « tyrannie des distances » et le « chaos des échelles ». L'EMP apporte alors sang-froid et une évaluation des risques militaires pour aider le président à trancher.Ivan Sand met en lumière la faiblesse relative des exécutifs sur certains plans (la communication notamment), même d'une grande ou moyenne puissance. Dans son roman, un pays militairement plus faible peut mettre en difficulté la France, confrontant le président à un sentiment d'impuissance malgré son budget militaire conséquent. Les conseillers militaires jouent alors un rôle crucial pour apporter sérénité et éviter des décisions extrêmes. Ivan Sand, docteur en géopolitique, explique que la fiction apporte une dimension unique à l'analyse géopolitique. Contrairement aux travaux universitaires ou journalistiques, elle permet de se « mettre dans la peau des personnages », d'explorer leurs failles, leurs ambitions et leurs rivalités interpersonnelles. Ces facteurs humains, souvent déterminants dans les prises de décision, sont difficilement saisissables autrement.Cette approche est d'ailleurs utilisée par les armées elles-mêmes, notamment via les « Red Teams » ou les « serious games », où des professionnels de la fiction imaginent des scénarios d'anticipation (attaques de drones inédites, nouvelles alliances géopolitiques) pour tester les réactions des décideurs politiques et militaires. La fiction, si elle est bien documentée et parvient à saisir les « réflexes humains », peut ainsi offrir ⁠une compréhension très réaliste des dynamiques en jeu⁠. (...) Le thème de la trahison est aussi abordé à travers un officier qui maintient le contact avec le putschiste nigérien, son ancien camarade d'école de guerre. Ivan Sand dépeint un personnage complexe, initialement pétri de bonnes intentions, pensant pouvoir résoudre la crise, mais qui se laisse entraîner dans un « engrenage » et finit par commettre une faute. Cette figure met en lumière la dimension profondément humaine des crises, même au plus haut niveau de l'État. (...)"Podcast et synthèse rédigée complète ⁠⁠sur Diploweb.com , le premier site géopolitique francophone⁠⁠. 

Revue de presse internationale
À la Une: la progression de l'extrême droite en Europe

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:53


« Trente-sept ans après la chute du premier mur, un autre s'est effondré en Allemagne », constate le Times à Londres, avec « la victoire écrasante » du parti d'extrême droite AfD avant-hier en Saxe-Anhalt. « Le centre politique, tant au niveau local que fédéral, est désormais devenu un terrain mouvant, relève le quotidien britannique. Et pas seulement en Allemagne. En Italie, la coalition nationaliste de Giorgia Meloni, au pouvoir depuis près de quatre ans, se considère comme une pionnière en Europe. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen, parti populiste, se voit favori pour remporter l'élection présidentielle de l'année prochaine. Dans ces deux pays, la droite populiste est encouragée par le succès de l'AfD. » Et il n'y a pas que la France, l'Allemagne et l'Italie… Le Guardian, toujours à Londres, pointe les manifestations anti-immigration qui ont eu lieu ce week-end dans le sud de l'Angleterre. Manifestations à l'initiative du mouvement d'extrême droite Patriota Platform, « qui prétend “stopper les bateaux“ si les autorités ne le font pas. (…) Partout en Europe, l'extrême droite ne cesse de gagner du terrain, constate également le quotidien britannique. (…) De Douvres à la Saxe-Anhalt, les extrémistes prospèrent lorsque les électeurs estiment que les partis traditionnels ne sont plus en mesure de garantir sécurité, prospérité et changement. » Les partis traditionnels en échec… En effet, constate Le Figaro à Paris, « comme ailleurs en Europe, le national-populisme fait désormais figure, outre-Rhin, d'alternative aux partis traditionnels et à leurs échecs : immigration, déclassement, crise économique. Contrairement au RN en France, l'AfD ne peut toutefois prétendre demain gouverner l'Allemagne. Le parti est encore loin de la majorité absolue au niveau fédéral. Et ses sympathies néonazies lui ferment les portes du jeu des coalitions, qui gouvernent le pays depuis l'après-guerre. Mais après-demain », s'interroge Le Figaro. « Le séisme de Saxe-Anhalt est d'autant plus préoccupant, poursuit le journal, que l'AfD y a fait le pari inverse de la “dédiabolisation“. Elle propose de supprimer le droit fondamental à l'asile, de réécrire les manuels d'histoire pour en finir avec le “ masochisme national“… Plus le parti se radicalise, plus il engrange électoralement. Comme si les Allemands voulaient s'affranchir de façon spectaculaire de décennies de culpabilité. » Le Monde renchérit : « Quand un parti de cette nature recueille près de la moitié des voix en défendant un programme aussi radical, xénophobe et nationaliste, tandis que le principal parti de gouvernement s'effondre, ce n'est pas un accident local : c'est un modèle politique, celui de l'Allemagne d'après-guerre, fondé sur le rejet des extrêmes et le primat du consensus, qui vacille. Et donc l'Europe tout entière qui doit s'inquiéter. » Une Europe trop divisée… D'autant, analyse le Wall Street Journal, que « les tendances électorales en Allemagne et en France interviennent au moment où les menaces qui pèsent sur la prospérité et la sécurité de l'Europe s'intensifient. Or, au lieu de s'unir pour lutter contre ces problèmes, constate le quotidien américain, les pays européens semblent se diviser. La solidarité européenne s'affaiblit alors même que l'Europe subit des pressions plus fortes et plus diverses qu'elle n'en a connu depuis des décennies. » Et le Wall Street Journal de prendre notamment l'exemple de l'immigration : « la politique migratoire en Europe reste un véritable chaos. L'Espagne régularise les sans-papiers ; l'Italie souhaiterait les expulser. Et la France et le Royaume-Uni consacrent au moins autant de temps à se quereller sur la responsabilité des traversées illégales et massives de la Manche qu'à prendre des mesures concrètes pour y remédier. » Enfin, « que se passe-t-il quand on laisse grandir la bête ? », s'interroge El Pais à Madrid. « Il existe des situations, et pas seulement en Europe, qui rappellent ce qui s'est passé dans les années 30, pointe le quotidien espagnol : la stigmatisation des peuples et des religions, la violence déchaînée contre des civils sans défense en toute impunité, les discours de haine et la déshumanisation d'autrui, la manipulation du passé. Le racisme et le suprémacisme ne devraient tolérer aucun compromis. L'histoire, conclut El Pais, nous enseigne clairement que lorsque le mal n'est pas maîtrisé, il finit par tout détruire. » À lire aussiPourquoi le Rassemblement national en France a rompu ses liens avec l'AfD allemand

Productif au quotidien
#284: Le système qui me permet de faire en 30h/semaine ce qui me prenait 40h avant

Productif au quotidien

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 39:47


Depuis environ un an, j'ai réussi à réduire considérablement le temps que je passe à travailler.Des tâches qui me prenaient autrefois 40 heures peuvent maintenant être accomplies en environ 30 heures. Et ce n'est pas parce que je travaille plus vite ou que j'ai découvert une nouvelle technique de gestion du temps.Le véritable changement, c'est que j'ai maintenant un agent IA qui travaille avec moi.

XY Mag
La fin annoncée des applications mobiles

XY Mag

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 15:13


De l'App Store à l'Agent Store : La fin annoncée de l’ère des applications mobiles Régis BAUDOUIN Depuis l’inauguration de l’App Store par Apple en 2008, notre vie numérique repose sur une habitude mécanique : un besoin surgit, et nous téléchargeons des applications dédiées. Ainsi, cette dynamique a transformé notre relation aux outils numériques et à leur disponibilité instantanée, en favorisant une abondance d’options qui répondent immédiatement à des envies fugaces. Sur les PC on a l’habitude d’utiliser le navigateur pour accéder aux contenus, sur le smartphone chaque contenu est accessible par des applications. Exemple concret pour la banque. Sur PC, navigateur, sur smartphone une application. Résultat ? Nos smartphones sont devenus des cimetières d’icônes multicolores, saturés par des dizaines d’outils spécialisés qui se disputent notre attention à coup de notifications intempestives. Cette surcharge rend la navigation lente et oblige à filtrer constamment l’information pour rester efficace. Pour l’histoire , il faut bien se rappeler que avant l’app store de Apple, on pouvait acheter déjà des applications sur de nombreux sites d’applications. Le principe des app store a verrouillé le marché pour les usagers, mais aussi pour les créateurs qui doivent passer par le constructeur pour avoir accès aux clients. Au passage il prend 30% de commission. Apple avait compris avec les Ipod et la musique que les utilisateurs appréciaient de tout trouver sur un magasin intégré au service. Cependant, cette architecture logicielle touche désormais à ses limites. Alors que l’intelligence artificielle franchit le cap décisif qui la fait passer du statut de simple assistant textuel à celui d’agent autonome multi-tâches, le modèle des applications étanches est en train de s’effondrer. Nous entrons à grands pas dans l’ère des Agent Stores et des systèmes d’exploitation unifiés. La saturation du modèle « Api-centric » Pour comprendre cette mutation, il suffit d’observer nos usages actuels. Les utilisateurs souffrent d’une véritable fatigue applicative. Les études d’usage montrent que l’immense majorité des propriétaires de smartphones passent plus de 80 % de leur temps d’écran sur seulement trois à cinq applications (principalement les réseaux sociaux, la messagerie et le navigateur). API centric Une API, c’est une service qui permet à deux applications de communiquer selon un protocole précis Chaque nouvelle application impose une friction considérable : La création d’un compte utilisateur et la saisie de mots de passe. L’apprentissage d’une nouvelle interface graphique. La gestion de permissions d’accès intrusives (contacts, géolocalisation, stockage). Pour organiser le moindre événement de la vie quotidienne — réserver un week-end, organiser un dîner entre amis ou acheter des billets de train —, l’utilisateur est contraint de jouer les chefs d’orchestre en sautant d’une application à une autre pour copier-coller des données. Un processus absurde à l’ère de l’automatisation. L’OS devient la couche d’orchestration unique Dans ce nouveau paradigme, l’intelligence artificielle n’est plus une application tierce rangée dans un dossier du téléphone (comme l’étaient les premières versions de ChatGPT ou Claude). Elle devient la couche centrale du système d’exploitation lui-même. C’est pour cela que Google, Microsoft et Apple veulent l’intégrer à toutes leurs offres actuelles comme un compagnon. Cette transition repose sur l’émergence des Action APIs et du protocole d’intégration d’agents (Model Context Protocol / MCP). Les marques et les services n’ont plus besoin de concevoir des interfaces graphiques lourdes pour l’utilisateur final. Elles exposent directement leurs données et leurs fonctionnalités sous forme de connecteurs sécurisés consommables par l’agent principal du téléphone. On va prendre le temps de définir le fameux serveur MCP dont vous entendez parler en permanence. Ainsi, Un serveur MCP (Model Context Protocol) est un service qui sert d’intermédiaire standardisé entre un modèle de langage (LLM ou ce que l’on appelle actuellement une IA comme Gemini, Claude, Copilot) et des sources de données ou outils externes (les applications cibles qui doivent traiter les données). Il agit comme un pont permettant aux assistants IA d’accéder, de consulter et d’agir sur des systèmes tels que des bases de données, des API, des fichiers locaux ou des services cloud sans nécessiter d’intégration sur mesure pour chaque connexion. Le serveur MCP expose ces capacités via le protocole ouvert MCP, défini initialement par Anthropic, qui normalise la communication bidirectionnelle entre le client IA (l’hôte) et le serveur. Contrairement aux API traditionnelles, il permet une découverte dynamique des outils disponibles à l’exécution, facilitant ainsi l’orchestration de workflows complexes et l’interaction en temps réel de l’IA avec l’environnement utilisateur ou l’infrastructure technique. [ Intention de l'utilisateur ] │ ▼ [ Agent Central de l'OS ] │ ┌───────────┼───────────┐ ▼ ▼ ▼ [ API VTC ] [ API Train ] [ API Agendas ] │ │ │ └───────────┼───────────┘ ▼ [ Action exécutée en arrière-plan ] Un exemple concret : Hier (Modèle applicatif) : Vous ouvriez l’application de SNCF pour chercher un billet, validiez le paiement, ouvriez votre calendrier pour ajouter le trajet, puis lanciez votre application de VTC pour planifier votre transfert vers la gare. Demain (Modèle par agents) : Vous énoncez simplement : « Réserve-moi un aller-retour pour Paris ce vendredi et prévois un chauffeur pour m’emmener à la gare. » L’agent de votre smartphone interroge en arrière-plan les API des transporteurs, négocie les prix, vérifie vos disponibilités sur votre agenda, applique vos préférences habituelles et valide l’ensemble des transactions de manière transparente. L’Agent Store : La nouvelle vitrine numérique Si les applications traditionnelles disparaissent au profit d’exécutions en arrière-plan, comment allons-nous choisir nos services ? C’est ici qu’intervient l’Agent Store. Oui car il faut bien préserver le business des GAFAM. Ces services seront payants au résultat et non plus à l’usage. Agent store Contrairement à l’App Store ou au Google Play Store qui distribuent des paquets de code lourds (fichiers APK ou IPA), l’Agent Store se comporte comme un annuaire centralisé de compétences et de connecteurs certifiés. L’utilisateur n’installe plus l’application Uber, SNCF ou Booking : il accorde à son agent personnel la permission de communiquer avec le connecteur certifié de ces entreprises. Sécurité et souveraineté : Le nouvel enjeu de régulation Ce changement de modèle déplace la responsabilité de la cybersécurité. Le rôle des géants de la tech (Apple, Google, Microsoft) ne consiste plus à vérifier le code source d’une application avant sa mise en ligne, mais à assurer la gouvernance des permissions et la sécurité des transactions inter-agents. C’est quand même plus complexe encore. Pour les organismes de contrôle comme la CNIL ou les autorités de régulation européennes, la question centrale deviendra celle du consentement : Comment s’assurer qu’un agent ne partage pas nos données personnelles à notre insu lors d’une transaction automatisée entre deux services tiers ? Vu la question, vous constatez la complexité du sujet. Un séisme pour l’économie du numérique L’avènement des Agent Stores redessine la carte des gagnants et des perdants de la tech : ActeursImpact de la transitionLes propriétaires d’OS (Apple, Google)Gagnants absolus. Ils renforcent leur statut de garde-fous en contrôlant l’agent maître qui distribue les requêtes vers l’écosystème. Il vont mettre en place des tarifications au résultat et au service depuis leurs cloud IA propriétairesLes API de services & LogistiqueGagnants. Les entreprises disposant d’infrastructures solides (stocks, transport, paiement) prospèreront en fournissant de la donnée brute aux agents, sans avoir à investir des millions dans du marketing applicatif. Mais aussi sans développer d’interface utilisateur complexeLes marques grand publicSous tension. Risque majeur de désintermédiation. Si l’utilisateur ne passe plus par l’interface d’un service et ne voit plus son logo, la valeur de la marque risque de s’effriter au profit de l’efficacité brute du service. C’est pour cela qu’il faut passer à une vente au résultat.Les agences de dev mobileReconversion obligatoire. Le marché du développement d’applications natives cède la place à l’ingénierie d’API, à l’intégration d’agents et au design d’interfaces éphémères (GenUI). Vers un smartphone plus silencieux Par ailleurs, les applications ont été le moteur économique de la révolution mobile au cours des quinze dernières années. L’App Store s’imprime comme la clef de voûte de la décennie à venir. Ainsi, pour les utilisateurs, cette évolution promet des smartphones plus sobres et débarrassés du bruit visuel. Ils cessent d’être une boîte à outils dans laquelle il faut chercher le bon instrument. Ils deviennent alors un assistant proactif capable de traduire nos intentions en actions concrètes grâce aux applications. Un progrès remarquable, à condition de garder un contrôle strict sur les clés de notre vie numérique. Ce que nous déléguons à ces agents. Également, en termes de besoin de puissance et de consommation énergétique, une partie des traitements est déportée sur le Cloud. Le smartphone ne sert qu’à afficher les résultats. Et vous ? Êtes-vous prêt à abandonner vos applications habituelles au profit d’un agent unique qui gère vos services en arrière-plan ? Donnez-nous votre avis en commentaire et abonnez-vous à XY Magazine pour suivre toutes les mutations du monde numérique ! FAQ : Comprendre la transition vers les Agent Stores1. Quelle est la différence concrète entre une application classique et un « connecteur d’agent » ?Une application classique est un logiciel indépendant téléchargé sur votre téléphone, qui possède sa propre interface graphique, stocke ses propres données et nécessite des mises à jour régulières. Un connecteur d’agent (ou API d’action) est une passerelle ultra-léger et invisible pour l’utilisateur. Il permet à l’intelligence artificielle de votre téléphone de communiquer directement avec les serveurs d’un service (ex: commander un taxi, réserver un billet) sans que vous n’ayez besoin d’ouvrir ou de naviguer dans une application dédiée.2. Comment la sécurité et mes données bancaires seront-elles protégées avec des transactions automatisées ?La sécurité repose sur la validation déléguée et le chiffrement de bout en bout. L’agent central de votre téléphone n’a jamais accès à vos identifiants en clair sur les services tiers. Lorsqu’une transaction doit être effectuée (comme l’achat d’un billet de train), l’agent prépare la commande et sollicite votre validation explicite — via authentification biométrique (Face ID, empreinte digitale) ou confirmation bancaire sécurisée. Les règles imposées par les autorités comme la CNIL et l’AI Act européen obligent les concepteurs d’agents à garantir la traçabilité et le contrôle strict de chaque action financière.3. Est-ce que les applications traditionnelles vont totalement disparaître de nos smartphones ?Pas du jour au lendemain, et pas toutes. Les applications basées sur des tâches simples, répétitives ou logistiques (transports, livraison, réservation, météo, domotique) seront les premières à s’effacer au profit des agents. En revanche, les applications qui reposent sur l’expérience visuelle, le divertissement ou la création (jeux vidéo, outils de retouche photo/vidéo avancés, réseaux sociaux visuels) conserveront des interfaces graphiques riches et indépendantes, même si elles intégreront elles aussi des fonctionnalités pilotées par l’IA. The post La fin annoncée des applications mobiles first appeared on XY Magazine.

Parole de philosophe
La philosophie du Zen

Parole de philosophe

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 26:36


Contrairement à la pensée occidentale traditionnelle, le Zen soutient que la réalité ne peut pas être pleinement comprise avec des concepts et des raisonnements. À l'aide d'exemples simples, cet épisode propose de vous initier à la philosophie du Zen. Une philosophie qui utilise le langage comme une arme contre le langage lui-même. Et qui supprime le décalage entre la pensée et l'action pour habiter pleinement l'instant présent.➔ Regardez la version vidéo de cet épisode : https://youtu.be/Dd0Ozn4Y1ds➔ Rejoignez-moi sur Patreon : https://www.patreon.com/ParoledephilosopheMembre du Label Tout Savoir. Régies publicitaires : PodK et Ketil Media.Pour toute demande de partenariat, écrire à : partenariat@podk.fr_____________Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Allemagne: les milieux d'affaires et le parti d'extrême droite AfD en Saxe-Anhalt, entre soutien et hostilité

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 2:35


C'est une élection régionale extrêmement attendue qui se tient en Allemagne dimanche prochain. Pour la première fois depuis la guerre, l'extrême droite pourrait prendre le contrôle d'un Land, celui de Saxe-Anhalt dans l'est du pays. L'AfD est créditée dans les sondages d'environ 40% des voix et frôle la majorité en sièges au parlement régional. Quelles conséquences aurait une telle victoire pour l'économie et que pensent les milieux d'affaires d'un gouvernement AfD ? De notre correspondant à Berlin, « Je n'ai pas peur de l'AfD. On nous parle beaucoup d'un cordon sanitaire contre le parti. Ça ne sert à rien. Dans une démocratie, il faut accepter que la majorité de la population soutienne un parti », explique Mike Gärtner, PDG d'une petite entreprise métallurgique à Halle, en Saxe-Anhalt. Comme beaucoup, il ne fait pas dans l'alarmisme. Une discussion organisée par la chambre de commerce et d'industrie avec les têtes de liste des différents partis vient de s'achever. Les milieux d'affaires présents restent devant un micro, souvent prudents, et cherchent leurs mots. Contrairement à d'autres régions, peu de fédérations industrielles ont pris position contre l'AfD. La défiance à l'égard des responsables politiques est particulièrement importante parmi les PME et chez les artisans. L'AfD touche une corde sensible en dénonçant la bureaucratie et en prônant plus de liberté. Cet entrepreneur est séduit par l'AfD, synonyme pour lui d'un vent d'optimisme : « Il règne un optimisme, un espoir. Les gens veulent être écoutés, avoir le sentiment qu'ils jouent un rôle actif. » D'autres entrepreneurs sont résolument hostiles à l'AfD. Stephan Korneck, dont la société travaille dans les énergies renouvelables, critique les conséquences de la politique anti-immigration de l'AfD alors que des secteurs comme la santé et d'autres déjà ne peuvent plus se passer de migrants dans une région qui a perdu un tiers de sa population depuis la réunification : « Nous avons besoin de ces talents, peu importe d'où ils viennent. Réduire l'immigration de la main-d'œuvre qualifiée sera très négatif pour la région. Se sentir bienvenu, c'est essentiel pour attirer ces personnes. » À lire aussiÀ la veille de l'élection en Saxe-Anhalt, l'AfD cible la culture et le Bauhaus Le chancelier Friedrich Merz a également dénoncé dimanche soir à la télévision les conséquences négatives pour l'économie d'un succès de l'AfD : « Si l'AfD arrive au pouvoir en Saxe-Anhalt, cette région aura de graves problèmes. Je ne crois pas que des investisseurs internationaux débarquent pour poser la première pierre d'une usine et investir avec un président de région AfD ». Hormis sa politique migratoire restrictive, le parti d'extrême droite plaide dans son programme en faveur de mesures pour les familles et la natalité. Les PME et les artisans sont favorisés, les multinationales rejetées. L'institut Leibniz pour la recherche économique de Halle a passé le programme au crible et table prudemment sur des dépenses supplémentaires de deux milliards d'euros pour un budget de 15 milliards. Le directeur de l'institut Reint Gropp précise : « L'AfD a elle-même reconnu que ses objectifs ne sont pas réalistes et nous explique qu'il s'agit d'un objectif à long terme. Ce programme est purement électoraliste pour satisfaire une clientèle qui rêve d'un nouveau monde. Et comme ces mesures ne sont pas réalistes, elles ne sont pas très dangereuses. » Dans son programme pour les 100 premiers jours, l'AfD a mis de l'eau dans sa bière. Le parti ne prévoit en cas de victoire que des mesures symboliques peu coûteuses. À lire aussiAllemagne: le parti d'extrême droite AfD aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt

Les Samouraïs de la Vente
#875 - Vincent Guerin, CEO de Comete

Les Samouraïs de la Vente

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 42:35


Le géant discret qui orchestre en coulisses la sécurité privée en France.

Reportage international
Allemagne: les milieux d'affaires et le parti d'extrême droite AfD en Saxe-Anhalt, entre soutien et hostilité

Reportage international

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 2:35


C'est une élection régionale extrêmement attendue qui se tient en Allemagne dimanche prochain. Pour la première fois depuis la guerre, l'extrême droite pourrait prendre le contrôle d'un Land, celui de Saxe-Anhalt dans l'est du pays. L'AfD est créditée dans les sondages d'environ 40% des voix et frôle la majorité en sièges au parlement régional. Quelles conséquences aurait une telle victoire pour l'économie et que pensent les milieux d'affaires d'un gouvernement AfD ? De notre correspondant à Berlin, « Je n'ai pas peur de l'AfD. On nous parle beaucoup d'un cordon sanitaire contre le parti. Ça ne sert à rien. Dans une démocratie, il faut accepter que la majorité de la population soutienne un parti », explique Mike Gärtner, PDG d'une petite entreprise métallurgique à Halle, en Saxe-Anhalt. Comme beaucoup, il ne fait pas dans l'alarmisme. Une discussion organisée par la chambre de commerce et d'industrie avec les têtes de liste des différents partis vient de s'achever. Les milieux d'affaires présents restent devant un micro, souvent prudents, et cherchent leurs mots. Contrairement à d'autres régions, peu de fédérations industrielles ont pris position contre l'AfD. La défiance à l'égard des responsables politiques est particulièrement importante parmi les PME et chez les artisans. L'AfD touche une corde sensible en dénonçant la bureaucratie et en prônant plus de liberté. Cet entrepreneur est séduit par l'AfD, synonyme pour lui d'un vent d'optimisme : « Il règne un optimisme, un espoir. Les gens veulent être écoutés, avoir le sentiment qu'ils jouent un rôle actif. » D'autres entrepreneurs sont résolument hostiles à l'AfD. Stephan Korneck, dont la société travaille dans les énergies renouvelables, critique les conséquences de la politique anti-immigration de l'AfD alors que des secteurs comme la santé et d'autres déjà ne peuvent plus se passer de migrants dans une région qui a perdu un tiers de sa population depuis la réunification : « Nous avons besoin de ces talents, peu importe d'où ils viennent. Réduire l'immigration de la main-d'œuvre qualifiée sera très négatif pour la région. Se sentir bienvenu, c'est essentiel pour attirer ces personnes. » À lire aussiÀ la veille de l'élection en Saxe-Anhalt, l'AfD cible la culture et le Bauhaus Le chancelier Friedrich Merz a également dénoncé dimanche soir à la télévision les conséquences négatives pour l'économie d'un succès de l'AfD : « Si l'AfD arrive au pouvoir en Saxe-Anhalt, cette région aura de graves problèmes. Je ne crois pas que des investisseurs internationaux débarquent pour poser la première pierre d'une usine et investir avec un président de région AfD ». Hormis sa politique migratoire restrictive, le parti d'extrême droite plaide dans son programme en faveur de mesures pour les familles et la natalité. Les PME et les artisans sont favorisés, les multinationales rejetées. L'institut Leibniz pour la recherche économique de Halle a passé le programme au crible et table prudemment sur des dépenses supplémentaires de deux milliards d'euros pour un budget de 15 milliards. Le directeur de l'institut Reint Gropp précise : « L'AfD a elle-même reconnu que ses objectifs ne sont pas réalistes et nous explique qu'il s'agit d'un objectif à long terme. Ce programme est purement électoraliste pour satisfaire une clientèle qui rêve d'un nouveau monde. Et comme ces mesures ne sont pas réalistes, elles ne sont pas très dangereuses. » Dans son programme pour les 100 premiers jours, l'AfD a mis de l'eau dans sa bière. Le parti ne prévoit en cas de victoire que des mesures symboliques peu coûteuses. À lire aussiAllemagne: le parti d'extrême droite AfD aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt

Estelle Midi
La venue du jour - Morad Aït-Habbouche, chroniqueur : "Je trouve ça génial, ça va rayonner partout dans le monde ! J'ai envie d'entendre ce pape qui est un peu taiseux contrairement au pape François - 28/08

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 2:54


Avec : Carine Galli, journaliste RMC. Benjamin Müller, journaliste. Et Morad Aït-Habbouche, journaliste et réalisateur. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Le Super Daily
Pourquoi intégrer le repost à votre stratégie Instagram ? [Rediff]

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 22:29


[Rediff] Instagram a déployé en 2025 plusieurs fonctionnalités majeures de partage qui transforment l'expérience utilisateur de la plateforme. Ces nouveautés s'articulent autour de trois axes principaux : les reposts, la carte des amis et l'onglet Amis.La Fonctionnalité Repost : Le Partage Natif Enfin DisponibleLa fonctionnalité Repost permet désormais de repartager directement les publications publiques d'autres utilisateurs. Cette nouveauté, largement réclamée par la communauté, fonctionne de manière similaire au retweet de Twitter.Comment utiliser le Repost :Une nouvelle icône (représentant deux flèches circulaires) apparaît sous chaque publication publique, à côté des boutons « J'aime » et « Commenter » Appuyez sur l'icône pour repartager un Reel, une photo ou un carrousel Ajouter un commentaire personnel : Vous pouvez ajouter une note explicative dans la bulle de commentaire qui apparaît Le contenu reposté apparaît dans votre fil d'actualité et dans un onglet dédié « Reposts » sur votre profil Les reposts bénéficient de plusieurs avantages en termes de visibilité :Attribution automatique au créateur original avec lien cliquable Recommandation aux abonnés de celui qui repartage, même s'ils ne suivent pas le créateur initial Archivage permanent dans l'onglet « Reposts » du profil Suppression possible à tout moment depuis l'onglet dédié —Quels usages de la fonction repost pour les marques ? La fonctionnalité Repost d'Instagram transforme radicalement les possibilités de marketing pour les marques. Elle offre de nouveaux leviers pour amplifier leur présence et créer des synergies avec les communautés. Écosystème d'Ambassadeurs : Une Nouvelle Dimension CollaborativeLes marques peuvent désormais structurer leurs programmes autour de la réciprocité du partage. Contrairement aux collaborations traditionnelles où seule la marque bénéficie de la visibilité, le Repost crée une dynamique gagnant-gagnant.Co-amplification : L'ambassadeur reposte les contenus de la marque, la marque reposte ceux de l'ambassadeurCrédibilité renforcée : L'ambassadeur gagne en légitimité en étant featured par la marque. La marque gagne en incarnation.—Marketing d'Influence : Des Collaborations Plus AuthentiquesLa fonction repost se trouve être un outil complémentaire au post collab.Je peux compléter mes campagnes d'influence en demandant l'intégration de repos de contenu de marque ou en reportant moi même du contenu UGC produit par un influenceur.A noter que les repost d'influenceurs génèrent des performances supérieures aux contenus de marque traditionnels :70% d'engagement supplémentaire pour le contenu UGC repostéhttps://sproutbox.co/instagrams-new-repost-feature-how-it-impacts-your-business/Taux de completion plus élevés grâce à l'authenticité perçue Portée étendue sans coût publicitaire additionnel—Levier de Visibilité Communautaire : transformer son compte en Hub de Co-créationStratégies de curation communautaire :User-Generated Content (UGC) : Republier les créations des clients Témoignages authentiques : Partager les retours spontanés Lifestyle content : Montrer les produits en situation réelleGestion de la Cohérence de MarqueLes marques doivent développer des guidelines de curation pour maintenir la cohérence tout en encourageant la diversité des contenus repostés.—Jeux Concours : Nouvelles Mécaniques d'EngagementLa fonction Repost ouvre de nouvelles possibilités créatives pour les jeux concours Instagram, dépassant les traditionnels « like + tag ». Les marques peuvent maintenant intégrer le partage permanent dans leurs mécaniques de participation. « Repostez ce contenu pour participer »—Certaines restrictions s'appliquent à cette fonctionnalité :Seuls les contenus publics peuvent être repostés Les comptes privés ne peuvent pas voir leurs publications repartagées Les utilisateurs peuvent désactiver la possibilité de repost via leurs paramètres de confidentialité Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le décryptage de David Barroux
Pourquoi Bill Gates, fondateur de Microsoft, tire la sonnette d'alarme sur l'intelligence artificielle ?

Le décryptage de David Barroux

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 2:43


Dans ce nouvel épisode du "Décryptage", David Barroux revient sur les dernières déclarations de Bill Gates concernant l'intelligence artificielle. Le fondateur de Microsoft, connu pour ses intuitions justes sur la technologie, change de ton et appelle à la prudence.Après avoir salué le potentiel révolutionnaire de l'IA dans la santé et l'énergie, Gates met en garde contre ses effets négatifs. Son principal souci : l'impact massif et rapide sur l'emploi. Contrairement aux révolutions technologiques précédentes, cette transition sera brutale et touchera aussi bien les ouvriers que les cadres.Mais Bill Gates ne se contente pas de constater les problèmes. Il propose des solutions originales, notamment une taxation de l'usage de l'intelligence artificielle. L'idée : créer un impôt sur les serveurs et les robots pour freiner le déploiement massif de l'IA tant qu'il n'y a pas de vrais gains de productivité.Si ces gains arrivent, les entreprises auraient alors la responsabilité de les partager socialement. De son côté, l'État devrait repenser l'équilibre entre la taxation du travail et celle du capital pour amortir le choc.Le message de Bill Gates est clair : l'IA peut créer un monde plus juste, mais aussi un monde encore plus injuste selon les choix qu'on fera. Pour lui, nous ne nous préparons pas correctement à cette transition, l'une des périodes les plus turbulentes de l'histoire de l'humanité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'entreprise de demain
[Rediffusion] IA et soft skills : l'automatisation révèle la valeur de l'humain - Brice Gaillard

L'entreprise de demain

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 45:45


L'intégration de l'intelligence artificielle soulève un paradoxe technologique. Si 93 % des entreprises déclarent explorer l'IA, seules 30 % l'ont véritablement ancrée dans leurs processus. Comprendre cet écart devient essentiel pour construire le futur du travail.Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Brice Gaillard, directeur général d'Apolearn, partenaire de la saison.Le déploiement de l'intelligence artificielle échoue souvent lorsqu'il repose sur une simple distribution d'outils. Les agents IA exigent une formalisation extrême des règles internes. Contrairement à l'humain, la machine ne tolère ni le flou ni l'implicite. L'organisation se trouve contrainte de poser ses processus à plat et de documenter son expertise. L'absence de vision stratégique engendre une dérive massive : 55 % des salariés ont recours au "shadow IA" en cachette, manipulant parfois des données sensibles, ce qui souligne l'urgence d'une transformation du travail concertée et sécurisée.La délégation des tâches analytiques à la machine déplace radicalement la création de valeur vers l'humain. Les formations aux "soft skills" explosent actuellement dans les entreprises technologiques. L'apprentissage continu, la maîtrise du langage, la capacité de synthèse et l'esprit critique deviennent les compétences vitales de demain. La transformation du management s'accélère. Les encadrants intègrent l'intelligence artificielle comme une composante de leur rôle, avec l'obligation de contrôler et de challenger systématiquement les résultats générés par les algorithmes.Cette mutation impacte particulièrement les profils débutants. Les tâches techniques historiquement confiées aux juniors pour leur permettre de faire leurs preuves constituent précisément les premières cibles de l'automatisation. L'entreprise prend le risque de sacrifier l'apprentissage de ses futurs seniors. La pratique managériale évolue pour sanctuariser des espaces de formation pratique. L'engagement des collaborateurs repose sur la capacité du management à combiner le tutorat humain et les outils technologiques, en redonnant la main aux experts métiers pour créer des parcours d'accompagnement sur mesure.Cet épisode donne des éléments concrets pour définir une stratégie d'intégration de l'intelligence artificielle, encadrer les usages internes et repenser l'accompagnement des nouvelles recrues dans un environnement automatisé.CHAPITRAGE :(00:00) L'IA agentique face au besoin de clarté (03:06) La dérive cachée du shadow IA (10:48) L'écart entre déploiement et réalité métier (16:52) Les soft skills : la vraie valeur de demain (26:03) L'esprit critique indispensable face à l'outil (33:39) L'automatisation et le sacrifice des juniors (39:09) Les clés stratégiques d'une intégration réussie

Afrique Économie
L'industrie musicale africaine: en RDC, des mabanga qui font tourner l'industrie musicale [7/10]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 3:06


Un phénomène souvent très critiqué en RDC, celui du libanga (libanga au singulier, mabanga au pluriel). En lingala, le terme signifie « caillou, pierre ». Cette pratique consiste à citer des noms et plus récemment des entreprises dans des chansons et ceci contre une rémunération. Elle ne fait pas l'unanimité mais assure à certains artistes des ressources importantes. Dans l'histoire de la musique, le chef du département de sociologie à l'université de Kinshasa, Léon Tsambu, fait remonter le phénomène aux périodes les plus anciennes de la culture africaine. « C'est l'héritier du griot », estime-t-il. Enregistrés, on les entend pour la première fois dans les années 1940 et les publicités des premiers labels… Puis viennent les louanges des sociétés d'élégance. Dans les années 1970, Mobutu en fait un usage de propagande et d'animation politique… Vient ensuite l'institutionnalisation de l'Atalaku, cet animateur flagorneur, avant de voir le phénomène prendre la forme que l'on connait aujourd'hui. « C'est en 1994 que vraiment on a constaté une espèce de pollution des noms dans des chansons, dans des œuvres musicales congolaises et la goutte qui a fait déborder le vase, c'est la chanson "Magie" de Koffi Olomidé en 1994, détaille Léon Tsambu. Plus tard viendra aussi la chanson à la queue leu leu de Werrason avec "Wenge Musica Maison Mère". » Certains chanteurs comme Werrason poussent le phénomène jusque dans leurs interviews. Contrairement à certains acteurs du secteur qui critiquent cette pratique – artistes vendus, disent certains –, Baya Ciamala, connu pour la création du Deezer africain, veut y voir du positif. « Si un libanga, par exemple, est vendu à 500 dollars et qu'un titre compte une dizaine sur un album de douze titres. Par exemple, un artiste peut se retrouver avec 60 000 dollars. Mais en fait, ces 60 000 dollars, ce n'est pas pour se faire une belle vie. Cela peut être utilisé pour l'enregistrement, pour les clips, pour la promotion. Finalement, le mécanisme permet à l'artiste d'avoir plus d'autonomie et réduit sa dépendance vis-à-vis d'un producteur traditionnel. Donc c'est vraiment un modèle économique purement adapté au marché congolais », explique cet acteur du secteur. Pour lui, le problème vient surtout du manque de structuration de l'industrie musicale. « Je pense que c'est surtout l'absence des producteurs qui a poussé certains artistes à se réfugier derrière la pratique des mabanga. Donc moins il y a de producteurs, plus ces artistes trouvent des solutions alternatives. Et ces solutions alternatives, c'est notamment d'aller vers des mécènes », estime Baya Ciamala. À la question pourquoi il y a peu de producteurs en RDC ? « Parce que l'industrie est encore embryonnaire. Si le secteur des droits d'auteur est plus organisé, plus structuré, cela va permettre aux producteurs de prendre le risque de miser sur les artistes. Si l'industrie est structurée avec la présence des producteurs, des éditeurs, sur toute la chaîne de valeur de l'industrie, tout sera tellement structuré qu'un producteur, lorsqu'il produit un artiste, pourra lui dire: "Écoute, nous, on n'en veut pas des mabanga". C'est l'exemple typique », poursuit-il. Pour ou contre les mabanga, le phénomène n'enraye pas la consommation et l'exportation de la musique congolaise. À lire aussiL'industrie musicale africaine: le boom des labels indépendants en Afrique du Sud [6/10]

Tailgate : le podcast NFL de The Free Agent
Tailgate Talk - Vers une franchise NFL hors des Etats-Unis?

Tailgate : le podcast NFL de The Free Agent

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 69:57


Nouveau numéro de Tailgate Talk, votre podcast football américain consacré aux débats qui font l'actualité de la NFL !Cette semaine, cap sur l'avenir international de la ligue. Roger Goodell vient d'affirmer qu'il n'avait « aucun doute » sur le fait que la NFL disposerait un jour d'une franchise installée en dehors des États-Unis. Une déclaration forte alors que la ligue poursuit comme jamais son développement à l'international, avec un record de neuf matchs programmés hors des États-Unis en 2026.

Ça va Beaucoup Mieux
La créatine, ça sert à quoi ? Est-ce validé par la science ?

Ça va Beaucoup Mieux

Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 3:39


La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, dresse un bilan positif de la créatine. Contrairement à la majorité des compléments alimentaires, son efficacité sur la force et la masse musculaire est solidement démontrée et reconnue par l'EFSA : un rare cas où la science valide les promesses du produit, à condition de l'utiliser pour les bons objectifs. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 18 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Diasporas commerçantes: la communauté libanaise au Brésil [1/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 2:39


Toute cette semaine, Aujourd'hui l'économie vous propose de partir à la rencontre des diasporas commerçantes. Ce matin, on vous raconte l'histoire d'une communauté qui a une présence plus importante à l'étranger que dans son propre pays. Il s'agit de la diaspora libanaise. Sa capacité d'adaptation et d'intégration, mais aussi ses pratiques commerciales jamais vues auparavant, ont redessiné le paysage économique de certains pays et notamment celui du Brésil. Ils sont entre 7 et 10 millions de Libanais ou de descendants de migrants libanais au Brésil. C'est le pays qui abrite la plus grande diaspora libanaise au monde. Au cœur du vieux São Paulo encore aujourd'hui, dans la Rua 25 de Março, les échoppes portent les signes de cette présence. C'est autour de cette artère commerçante que des milliers d'habitants de ce qui n'était encore qu'une province de l'Empire ottoman sont arrivés au début du XXᵉ siècle avec quelques ballots de tissus. Jeffrey Lester est professeur d'histoire de l'Amérique latine à l'université Emory d'Atlanta et l'auteur de plusieurs livres sur l'immigration au Brésil.  « Lorsque les habitants du Moyen-Orient arrivent au Brésil, le Liban ou la Syrie n'existaient pas encore. Ce sont des sujets de l'Empire ottoman. C'est pourquoi, entre historiens, nous ne parlons pas de l'arrivée des Libanais au Brésil, mais des habitants du Moyen-Orient. Les premières migrations importantes commencent dans les années 1880. À l'époque, l'Empire ottoman est en train de se déliter et le Brésil est alors un pays en pleine transformation : l'esclavage est sur le point d'être aboli, les villes grandissent rapidement et l'économie se développe. Il existe de nombreuses opportunités commerciales. Contrairement aux États-Unis, où les préjugés contre les immigrés de pays arabes apparaissent très tôt, le Brésil leur est largement ouvert. Cette diaspora arrive aussi au bon moment : le Brésil passe d'une économie rurale à une économie urbaine et industrielle et c'est une terre d'opportunités économiques. » À lire aussiLes diasporas libanaises à travers le monde Les Libanais au Brésil « ont fini par contrôler tout le réseau de distribution » Ces immigrés ottomans sont d'abord des colporteurs. Ils vont de ville en ville pour vendre toutes sortes de marchandises. « Un des secteurs de l'économie qui était tout nouveau, c'est la distribution. Les Brésiliens, même les plus pauvres, avaient un peu plus d'argent à dépenser qu'avant, et ils voulaient consommer. Mais il n'y avait pas beaucoup de vendeurs ambulants. Et comme les gens du Moyen-Orient fonctionnaient souvent en réseaux, basés sur la famille et sur des liens de communauté, ils ont fini par contrôler tout le réseau de distribution. Un autre élément important, c'est l'introduction d'une nouvelle méthode de paiement : à crédit. C'était une pratique quasiment inconnue au Brésil au XIXe siècle », explique Jeffrey Lester. Ces pratiques donneront naissance aux banques et aux organismes de prêt au Brésil, où la communauté libanaise est aujourd'hui encore très présente. Autre domaine où cette diaspora se distingue, la politique : les descendants d'immigrés libanais représentent aujourd'hui 10 % du Congrès brésilien et l'ancien président Michel Temer sera le premier fils de la diaspora libanaise au Brésil à occuper la fonction suprême, étant président par intérim de 2016 à 2018. À lire aussiLe Brésil envoie de l'aide humanitaire au Liban: Temer va conduire la délégation

Podcast 168 heures
123. Comment je planifie ma semaine (et pourquoi je ne commence jamais par mon horaire)

Podcast 168 heures

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 29:21


Je vous dévoile enfin la méthode complète que j'utilise chaque semaine pour organiser mon temps, réduire ma charge mentale et avancer vers une vie réellement alignée avec mes priorités. Contrairement aux méthodes traditionnelles de gestion du temps, je ne commence jamais par remplir mon agenda. Je vous présente plutôt les 5 étapes essentielles qui me permettent de prendre de meilleures décisions, d'éviter l'auto-sabotage et de bâtir des semaines réalistes qui me rapprochent de mes objectifs. Si vous cherchez des conseils concrets sur la gestion du temps, l'organisation personnelle, la planification hebdomadaire, l'équilibre de vie et le développement d'une routine durable, cet épisode vous donnera des outils simples et puissants que vous pourrez mettre en pratique dès cette semaine. >> Le résumé de cet épisode se trouve ici. LIENS ET RESSOURCES PARTAGÉS DANS CET ÉPISODE Agenda de La Planificatrice, maintenant disponible Formation Planifier pour se réaliser RESTONS EN CONTACT Infolettre éducative Instagram Facebook YouTube Pinterest TikTok

Ça va Beaucoup Mieux
Stigmatisation liée au poids : quel effet sur les personnes en surpoids ?

Ça va Beaucoup Mieux

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:35


La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, alerte sur les effets néfastes de la stigmatisation liée au poids. Contrairement aux idées reçues, humilier ou culpabiliser les personnes en surpoids aggrave l'obésité : le stress, l'évitement du sport et l'alimentation émotionnelle qu'elle provoque constituent de véritables obstacles à une meilleure santé. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 06 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Présidentielle 2027: pourquoi les banques refusent-elles de financer les candidats?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 2:50


À moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027, le financement des campagnes revient au cœur de l'actualité. Si les candidats doivent avancer plusieurs millions d'euros avant d'être remboursés par l'État, encore faut-il trouver une banque prête à leur accorder un crédit. Face aux refus de certains établissements, le gouvernement réfléchit à un nouveau mécanisme de financement afin de garantir le pluralisme démocratique tout en limitant les risques financiers. Lorsqu'un homme ou une femme souhaite se présenter au scrutin présidentiel, le système de financement est bien établi. Tous les candidats doivent avancer les dépenses liées à leur campagne : déplacements, meetings, affiches, équipes, communication ou encore matériel électoral. Au total, plusieurs millions d'euros sont nécessaires, des sommes qui sont le plus souvent financées grâce à un emprunt bancaire. L'État n'intervient qu'après l'élection. Les dépenses ne sont remboursées qu'à deux conditions : le candidat doit avoir obtenu un score suffisant et ses comptes de campagne doivent être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Sur le papier, le mécanisme paraît rassurant. Dans les faits, il expose pourtant les banques à plusieurs incertitudes. Un crédit très particulier  Pour les établissements financiers, un prêt électoral est un crédit très particulier. Contrairement à un prêt immobilier ou à un crédit d'entreprise, il ne repose ni sur des revenus futurs ni sur des garanties patrimoniales, mais essentiellement sur un résultat électoral et sur la validation des comptes de campagne. Le premier risque est réputationnel. Financer un candidat peut être perçu comme un soutien politique et susciter des critiques, voire des appels au boycott de la part d'une partie de la clientèle. Le deuxième risque est électoral. Rien ne garantit qu'un candidat dépassera la barre des 5% des suffrages exprimés, seuil à partir duquel le remboursement public devient beaucoup plus important. L'élection présidentielle de 2022 en a apporté une illustration avec Valérie Pécresse, qui n'avait recueilli que 4,8% des voix, bien en deçà des attentes. Enfin, il existe un risque juridique. Même un candidat qui réalise un bon score peut perdre le bénéfice du remboursement si ses comptes sont rejetés. Nicolas Sarkozy en avait fait l'expérience après l'élection de 2012, à la suite de l'invalidation de ses comptes de campagne. Pour les banques, le risque de non-remboursement est donc bien réel, d'autant que les montants engagés peuvent atteindre plusieurs millions d'euros. Le recours aux banques étrangères relance le débat Face aux difficultés rencontrées auprès des banques françaises, certains partis ont cherché d'autres solutions. Le cas du Rassemblement national est le plus emblématique. En 2014, le parti avait contracté un emprunt auprès d'une banque russe. Puis, pour financer la campagne présidentielle de 2022, il s'était tourné vers un établissement hongrois. Mais cette problématique dépasse largement le seul RN. En 2017, Emmanuel Macron avait lui aussi rencontré des difficultés pour obtenir un financement bancaire. Il avait finalement dû souscrire une assurance spécifique afin de convaincre une banque de lui accorder un prêt. Ces exemples illustrent les difficultés croissantes rencontrées par les candidats pour financer leur campagne, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Ils alimentent également les inquiétudes du gouvernement, qui souhaite éviter que des candidats français soient contraints de dépendre de financements étrangers. Un « pool » bancaire garanti par l'État à l'étude Pour répondre à cette difficulté, l'exécutif travaille sur une solution qui suscite déjà de nombreux débats. L'idée consiste à créer un « pool » bancaire, c'est-à-dire un consortium dans lequel plusieurs banques accorderaient collectivement les prêts aux candidats plutôt qu'un seul établissement. Ce mécanisme permettrait de répartir les risques entre les différents prêteurs. L'État pourrait également garantir une partie des pertes si un candidat n'était finalement pas remboursé, réduisant ainsi le risque financier supporté par les banques. L'intérêt serait double : limiter le risque économique tout en réduisant le risque d'image, puisqu'aucune banque ne financerait seule un candidat en particulier. Pour autant, le projet est encore loin d'être adopté. Plusieurs établissements restent prudents. Le Crédit Mutuel, notamment, estime qu'une garantie explicite de l'État, inscrite dans la loi, est indispensable avant toute participation à un tel dispositif. Au-delà de son aspect technique, ce débat est aussi profondément démocratique. Garantir l'accès au financement des campagnes est une condition du pluralisme politique. À l'inverse, l'absence de solutions françaises pourrait conduire certains candidats à rechercher des financements à l'étranger, avec le risque de raviver les soupçons d'ingérences étrangères dans la vie politique française. C'est pourquoi ce dossier dépasse largement la seule question bancaire: il touche aussi aux enjeux de souveraineté démocratique.

Afrique Économie
Le Sénégal peine à attirer les investissements étrangers malgré son potentiel économique

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 2:30


Après quatre années florissantes, où ils ont atteint en moyenne trois milliards de dollars par an, les investissements étrangers au Sénégal (IDE) ont chuté à 37 millions de dollars en 2025, comme le pointe le rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). S'agit-il de la fin d'un cycle massif d'investissements, ou d'une frilosité vis-à-vis du gouvernement et de sa politique financière ? L'effondrement des investissements est avant tout conjoncturel : les grands projets pétroliers et gaziers de Sangomar et de Grand Tortue ont entraîné un afflux de financements ces dernières années, mais le gros de ces investissements est terminé. L'heure est maintenant à la production. Le Sénégal aurait pu cependant recevoir beaucoup plus que les 37 millions de dollars comptabilisés en 2025, estime Moubarak Lo, ancien conseiller économique de la primature, aujourd'hui consultant : « Le Sénégal peut, de manière structurelle, maintenir trois à cinq milliards de dollars par an [d'investissements], mais cela suppose une promotion active de l'économie. Or, le pays n'a pas de réseau de promotion des investissements à l'étranger, contrairement à d'autres pays. On fait des roadshows mais ça ne suffit pas. On ne peut pas se limiter à attendre, il faut être proactif, on sait le faire pour l'investissement en portefeuille dans les titres d'État ou les bons du Trésor ou les obligations, mais on ne sait pas le faire pour les investissements directs et c'est cet aggiornamento qu'il faut faire. » Manque de visibilité L'endettement colossal du Sénégal – dette évaluée à 132% du PIB fin 2024 par le FMI – pourrait, sur le papier, agir comme un repoussoir. Mais dans les faits, il n'y a pas de raison qu'elle pèse sur les investisseurs privés, selon l'expert sénégalais. Justin Maria, directeur France d'Access Bank, confirme que la dette n'est pas un argument. Il cite à titre d'exemple la France, qui attire des investisseurs privés malgré sa dette publique de 3 500 milliards d'euros. Pour lui, c'est l'absence de visibilité qui peut inquiéter : « Le Sénégal est devenu un pays à risque. Pas tant sur les fondamentaux à long terme, car personne n'a de boule de cristal ; par contre, à court terme, on n'a pas de vision sur l'état des finances publiques, l'état des liquidités, c'est ce qui bloque les investisseurs. » « On peut redresser la barre l'année prochaine » Moubarak Lo réfute le qualificatif de pays à risque et pense que le Sénégal a les moyens de retrouver très vite son attractivité, même si le Fonds monétaire international, qui a suspendu son programme fin 2024, est toujours en discussion avec Dakar.   « Aujourd'hui, le pays a une vingtaine ou une trentaine de projets d'envergure. Il faut prendre chaque projet, aller voir les cinq ou six entreprises clés au niveau mondial et convaincre l'une d'elles d'investir dans le pays. On peut redresser la barre dès cette année, ou plus certainement en 2027, le Sénégal », assure l'économiste. Contrairement au Sénégal, d'autres pays ont vu leurs investissements directs augmenter l'année dernière. La Guinée arrive en tête, avec plus de 7 700 millions de dollars reçus en 2025, selon le rapport de la Cnuced.   À lire aussiSénégal: pourquoi les investissements directs étrangers s'effondrent-ils?

Revue de presse Afrique
À la Une: le rapprochement entre Dakar et Bamako

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 4:15


  « La venue éclair du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à Bamako avant-hier n'est pas anodine, pointe Maliweb. C'est la première visite d'un chef d'État de la Cédéao au Mali depuis 2022. Contrairement aux spéculations, cette visite n'avait pas pour objectif de ramener le Mali, le Burkina et le Niger au sein de la Cedeao. » Non, insiste Maliweb, « le président Faye est venu en tant que chef d'État du Sénégal et non en qualité de président en exercice de l'organisation ouest-africaine. Le message est clair, Dakar privilégie le dialogue direct avec l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Au cours d'un tête-à-tête au palais de Koulouba, suivi d'une séance de travail élargie aux deux délégations, les deux dirigeants ont abordé des sujets concrets. Au menu, précise le site malien : la sécurisation du corridor Dakar-Bamako, la coopération énergétique et les défis sécuritaires communs au Sahel. L'ambition affichée par les deux capitales est de poser les bases d'une coopération pragmatique entre la Cédéao et l'AES, afin d'éviter une rupture totale entre voisins. » Solidarité… « Bassirou Diomaye Faye était-il en mission pour la Cédéao ou le Sénégal ? », s'interroge Jeune Afrique. Réponse de l'analyste politique sénégalais Abdoulaye Kanté : « Les deux… La présidence de Bassirou Diomaye Faye à la Cedeao est placée sous le signe de la sécurité régionale, précise-t-il. Sa diplomatie repose sur la solidarité africaine et la recherche de solutions régionales face à une menace commune, car la dégradation de la situation sécuritaire au Mali finit par affecter l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. » Sécurité et commerce… « En effet, détaille Jeune Afrique, les enjeux sont multiples pour Dakar. » Enjeu sécuritaire d'abord : « le GSIM, le Groupement de soutien à l'islam et aux musulmans, monte en puissance dans la région de Kayes, multipliant les attaques non loin de la frontière sénégalaise. et l'établissement régulier de blocus par les jihadistes. Ces derniers attaquent des véhicules de transport et de marchandises pour perturber les échanges commerciaux du corridor Dakar-Bamako, d'où provient une partie du carburant entrant au Mali. Si ces assauts mettent à mal l'économie malienne, dont 70 % des importations transitent par le port de Dakar, il en va de même pour le Sénégal qui perd un client stratégique. » Et puis, enjeu diplomatique, pointe encore Jeune Afrique : « S'il n'est plus question pour la Cédéao de réintégrer les pays de l'AES, la visite du président sénégalais illustre néanmoins une volonté de dégel. Alors que leurs aînés se sont montrés plus fermes face aux juntes, cinq ans après l'arrivée des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso puis au Niger, la nouvelle vague de dirigeants de l'organisation sous-régionale semble plus pragmatique. Les sanctions économiques imposées dans un premier temps par la Cedeao, puis les tensions diplomatiques, n'ont fait que creuser la fracture. » Modus vivendi Analyse similaire pour Aujourd'hui à Ouagadougou : « La Cédéao sait qu'une coexistence avec les trois pays de l'AES est possible. Et l'AES semble également disposée à ce modus vivendi, pour peu qu'on ne touche pas à ses principes et à ses règles matricielles ! D'où la multiplication des intermédiaires, car si Diomaye Faye, en tant que président de la Cédéao est de fait le médiateur attitré pour parler à l'AES, l'organisation a multiplié les envoyés spéciaux officiels ou tacites, tels le président togolais Faure Gnassingbé ou encore Lansana Kouyaté ex-Premier ministre de Guinée. Booster la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Mali : rien que le corridor maritime de Dakar dont le principal client est le Mali suffit à justifier ce réchauffement de l'axe Bamako-Dakar et puis contenir et éradiquer le terrorisme est aussi une autre raison de ce déplacement au Mali. » Incendies : l'Algérie aussi Enfin, autre sujet : les incendies ne frappent pas que l'Espagne et la France… Près de 2 000 départs de feu ont été enregistrés en Algérie depuis le début de la vague de chaleur, début juillet, relève Afrik.com. « Six personnes ont péri et plus d'une centaine ont été hospitalisées, alors que les températures approchaient localement les 49 degrés dans plusieurs wilayas du nord. » À ce jour, tous les feux ont été maîtrisés. « Pour la première fois depuis trois semaines, hier aucun départ de feu n'était signalé sur le territoire algérien. » Il aura fallu 20 jours pour venir à bout des incendies. La raison principale, précise Afrik.com : « la faiblesse des moyens aériens avec seulement deux Canadair et quelques AT-802 pour couvrir l'ensemble du nord du pays. »

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle
BEST OF : Bonne poire ou bad ass? Poser des limites quand on est une femme leader

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 15:36


Poser des limites est l'un des plus grands défis des femmes leaders. Dans cet épisode du podcast Sensées, Jenny Chammas, mastercoach certifiée et fondatrice de Coachappy, met des mots sur une posture très répandue : celle de la “bonne poire”. Cette tendance à faire passer les besoins des autres avant les siens, à éviter l'inconfort, à prendre sur soi pour que tout le monde aille bien. À travers cet épisode, vous allez comprendre pourquoi ne pas poser des limites vous coûte cher - en énergie, en reconnaissance, en argent et en impact - et comment changer de posture sans renier qui vous êtes.Être une leader “bonne poire”, c'est souvent assurer partout : au travail, à la maison, émotionnellement pour les autres. C'est ne pas dire les choses, ne pas faire les feedbacks nécessaires, accepter des retards, des débordements, des responsabilités qui ne sont pas les vôtres. C'est aussi porter la charge émotionnelle de son équipe, de sa famille, de son entourage, jusqu'à s'oublier soi-même. Jenny montre comment cette incapacité à poser des limites mène progressivement à l'épuisement, à la perte de sens et à une baisse de l'estime de soi.Dans cet épisode, vous explorez aussi l'autre posture possible : celle de la leader “bad ass”. Une leader qui reste empathique, mais qui ne se sacrifie plus. Une leader qui sait poser des limites, affirmer ses besoins, valoriser son travail et assumer ses choix sans culpabilité. Contrairement aux idées reçues, cette posture ne rend ni dure ni froide : elle permet au contraire d'exercer un leadership plus juste, plus clair et plus durable.Ce que vous saurez faire après écoute :– Identifier les situations où vous avez du mal à poser des limites.– Comprendre le lien entre people pleasing, culpabilité et manque d'estime de soi.– Mesurer le coût réel de la posture de “bonne poire” dans votre vie professionnelle et personnelle.– Développer une posture plus affirmée sans perdre votre empathie.– Faire de vos besoins une boussole légitime dans vos décisions de leader.Jenny partage également des réflexions clés sur la responsabilité émotionnelle, la peur de déplaire et l'importance de cultiver une estime de soi solide pour sortir des schémas de suradaptation. Cet épisode est une invitation à arrêter de ramasser les miettes et à prendre pleinement votre place - au travail, à la maison et dans votre vie.

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce que le syndrome du sauveur ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 4:39


En amour comme en amitié, certaines personnes sont attirées par des gens en souffrance et endossent, sans le vouloir, le rôle du sauveur. Il s'agit d'un trouble psychologique, qui n'est cependant pas répertorié dans le manuel de diagnostics et de statistiques des troubles mentaux. Contrairement au syndrome de l'infirmière, ces derniers sont en recherche constante de reconnaissance afin de pallier leur manque de confiance en eux, et cela passe par une empathie et un besoin de sacrifice pour les autres. Ce syndrome est également qualifié de “co-dépendance”. Pourquoi devient-on “sauveur” ? Y a-t-il différents types de sauveurs ? Qu'est-ce que triangle de Karpman ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Première diffusion : août 2023 À écouter aussi : ⁠⁠Qu'est-ce que le syndrome de l'infirmière ?⁠⁠ ⁠⁠Qu'est-ce que le syndrome du colocataire ?⁠⁠ ⁠⁠Qu'est-ce que le syndrome du Truman Show ?⁠⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le vrai du faux
Vrai ou faux. Les éoliennes sont-elles très polluantes ?

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 1:52


durée : 00:01:52 - Julien Odoul, député dans l'Yonne et porte-parole du Rassemblement national, a qualifié les éoliennes d'"escroquerie" sur l'antenne de franceinfo. Contrairement à ce qu'affirme l'élu, la pollution en Allemagne n'est pas onze fois supérieure à la France mais cinq fois, et ce n'est pas imputable au parc éolien. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Camions électriques: la stratégie de la Chine pour conquérir les routes européennes

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 3:19


Le géant chinois des batteries CATL s'est associé au fournisseur britannique Octopus Energy pour déployer un réseau de stations d'échange de batteries pour camions électriques en Europe. Derrière cette innovation, qui permet de remplacer une batterie en quelques minutes, plutôt que de la recharger, se cache un enjeu bien plus vaste : le contrôle des infrastructures du transport routier de demain. À première vue, il s'agit d'un partenariat industriel parmi d'autres. Pourtant, l'accord conclu entre CATL, premier fabricant mondial de batteries, et Octopus Energy pourrait profondément transformer le transport routier européen. Aujourd'hui, le développement des camions électriques se heurte à deux obstacles majeurs : leur autonomie et surtout le temps nécessaire pour recharger leurs batteries. Or, dans le secteur du transport, chaque minute compte. Un poids lourd immobilisé pendant quarante-cinq minutes, une heure, voire davantage, est un camion qui ne livre pas, ne facture pas et perturbe l'ensemble de la chaîne logistique. Pour répondre à ce problème, CATL mise sur une solution simple : remplacer la batterie plutôt que la recharger. Le camion entre dans une station automatisée, la batterie déchargée est retirée et une batterie pleine est installée en seulement quelques minutes. Ce système est déjà largement déployé en Chine, où plusieurs milliers de stations d'échange sont en service. Désormais, le groupe chinois veut exporter ce modèle en Europe. À lire aussiLa Chine, championne du monde des poids lourds électriques Un nouveau modèle économique pour les poids lourds électriques L'innovation ne réside pas uniquement dans la rapidité de l'opération. Elle repose surtout sur un changement complet de modèle économique. Avec ce système, la batterie n'appartient plus au transporteur mais à l'opérateur du réseau. Le propriétaire du camion n'a donc plus besoin d'investir dans l'élément le plus coûteux du véhicule. Le prix d'achat du poids lourd diminue, tandis que l'utilisateur paie ensuite un abonnement ou un service pour accéder aux batteries disponibles dans les stations. Pour CATL, l'objectif dépasse largement la simple vente de batteries. Le groupe chinois cherche à devenir l'opérateur d'un véritable écosystème associant batteries, stations d'échange, logiciels de gestion et services aux transporteurs. La valeur ne se situe plus uniquement dans la fabrication industrielle, mais dans le contrôle du réseau qui permet aux camions de continuer à circuler. La bataille des standards industriels est lancée Cette stratégie pose toutefois une question essentielle : celle de la compatibilité des batteries. Contrairement au diesel, identique dans toutes les stations-service, les batteries des camions électriques ne sont pas aujourd'hui standardisées. Si chaque constructeur développe son propre format, le système d'échange devient impossible à généraliser. L'enjeu est donc de parvenir à imposer un standard commun. C'est un mécanisme bien connu dans l'industrie. L'exemple du câble USB-C est particulièrement parlant : quel que soit le fabricant d'un smartphone ou d'un ordinateur, l'utilisation d'un connecteur unique simplifie les usages et favorise son adoption. Pour CATL, l'objectif est similaire. Si les constructeurs européens adoptent son standard de batteries interchangeables, le groupe chinois ne vendra plus seulement des batteries. Il deviendra un acteur incontournable des infrastructures du transport routier européen. Une évolution qui montre que, dans l'économie d'aujourd'hui, le véritable pouvoir ne réside plus uniquement dans la fabrication des produits, mais aussi dans la capacité à définir les règles du jeu.

Les Cast Codeurs Podcast
LCC 342 - Bun en Rust, TypeScript en Go

Les Cast Codeurs Podcast

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 92:59


Bun quitte Zig pour Rust en 11 jours à coups de Claude Code, pour 165 000$ payés par Anthropic : la réaction du créateur de Zig ne se fait pas attendre. TypeScript 7 débarque, réécrit en Go, 8 à 12x plus rapide. Entre les deux, Vidocq réimplémente Jakarta EE en souverain, le COBOL met un uppercut aux microservices, et un CTO demande à son équipe combien de temps il lui faudrait pour revenir à sa vélocité antérieure sans Claude Code. De quoi réfléchir avant le prochain rewrite. Enregistré le 17 juillet 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-342.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Est-ce qu'on peut aussi utiliser des double, des longs, ou autre pour gérer les montants monétaires en Java ? https://blog.frankel.ch/bigdecimal-vs-double/ double (IEEE 754) Usage : Calculs scientifiques, métriques, statistiques. Avantages : Très performant (matériel), idéal pour l'approximatif. Risques : Erreurs d'accumulation, égalité (==) trompeuse, NaN / -0.0. Bonnes pratiques : Utiliser une tolérance (epsilon ou ULP) pour comparer ; utiliser des algorithmes de sommation compensée (Kahan/Neumaier) pour la précision. BigDecimal Usage : Finance, comptabilité, fiscalité (précision décimale stricte). Avantages : Contrôle total des arrondis et de l'échelle. Risques : Lent (allocations), immutabilité (risque de mauvaise réaffectation), confusion equals() vs compareTo(). Bonnes pratiques : Initialiser via String ou valueOf() ; utiliser compareTo pour l'égalité. Point fixe (long) Usage : Trading, systèmes haute performance, paiements. Avantages : Très rapide, déterministe, zéro allocation. Risques : Gestion manuelle de l'échelle et des débordements (Math.addExact). Points de vigilance en production Sérialisation (JSON) : Préférer les String pour BigDecimal pour éviter la perte d'échelle. Atomicité : double n'est pas atomique ; utiliser volatile ou DoubleAdder (pour les compteurs). Tests : Toujours définir un delta ou Offset pour les tests de flottants. Bibliothèques recommandées Moneta (JSR 354) : Standard bancaire complet. decimal4j : Optimisé pour le point fixe haute performance. Apache Commons Numbers : Outils robustes pour la précision et les sommations. Typescript 7 est de sortie devblogs.microsoft.com/typescript/announcing-typescript-7-0 Performance majeure : Portage natif en Go offrant des gains de vitesse de 8x à 12x et une consommation mémoire réduite. Architecture optimisée : Utilisation du multithreading (mémoire partagée) et parallélisation native (analyse, vérification de types,émission). Nouvelles options de contrôle : Introduction des flags –checkers, –builders (parallélisation) et –singleThreaded (mode mono-cœur). Nouvel observateur de fichiers : Passage à une solution basée sur @parcel/watcher pour une meilleure réactivité et stabilité du mode –watch. Compatibilité et transition : Compatible avec les bases de code TypeScript 6.0. Utilisation du package @typescript/typescript6 recommandée pour maintenir des outils dépendants de l'ancienne API. Changements de configuration : Durcissement des défauts (ex: strict activé par défaut) et suppression de nombreuses options obsolètes (target: es5, baseUrl, etc.). Amélioration de l'expérience éditeur : Serveur de langage (LSP) plus stable avec une réduction de 80 % des erreurs et 60 % des crashs. Limitations actuelles : Support incomplet pour les frameworks utilisant des plugins de langage (Vue, Svelte, Astro, Angular) en attendant une API stable. "Java, the documentary" est sur YouTube, retraçant l'histoire du langage youtube.com/watch?v=… La vidéo n'était pas encore disponible à l'heure de l'enregistrement. Sortie officielle le 17 juillet. Avec des interviews de James Gosling, Brian Goetz, Venkat Subramaniam, et bien d'autres. Librairies What's New in 8.0 - Hibernate docs.hibernate.org/orm/8.0/whats-new L'intégration de Jakarta Persistence 4.0 apporte des nouveautés majeures comme EntityAgent (qui standardise la StatelessSession), les mappings de result set en SQL natif, et de nouvelles options de configuration de session et de requêtes (Session Creation Options, Query Options). Le support de Jakarta Data 1.1 est ajouté pour les Hibernate Data Repositories, incluant l'intégration avec les requêtes statiques JPA4, les projections @Select, et les repositories asynchrones via Jakarta Concurrency ou Hibernate Reactive. L'introduction du Graph-based Flushing remplace l'ancienne approche basée sur des heuristiques par un modèle de dépendances utilisant les contraintes relationnelles, afin d'améliorer la fiabilité des tris, la gestion des batchs et les performances globales (bien que l'ancienne méthode reste temporairement disponible). L'API ProcedureCall a été améliorée pour faciliter le casting des résultats (asResultSetOutput) et permettre la déclaration paresseuse (lazy) du mapping des ResultSet. Hibernate supporte désormais la sécurité au niveau de la ligne (Row-Level Security) de manière native pour les bases de données compatibles (PostgreSQL, Db2, SQL Server, CockroachDB) afin de gérer la visibilité en contexte multi-tenant. Une nouvelle méthode getReference() permet dorénavant de récupérer la référence d'une entité directement à partir de son natural id. Le mode Safe Mode Validator (hibernate.query.safe_mode_enabled=true) fait son apparition pour bloquer les opérations risquées comme sql(), function() ou column() dans les requêtes HQL et Criteria, ce qui est particulièrement utile pour les applications exposées aux LLMs. La gestion des associations bidirectionnelles lors de la phase de flush peut maintenant être prise en charge automatiquement par Hibernate (hibernate.bidirectionality_management=true), synchronisant la référence côté inverse de l'association. Le Subselect Fetching est considérablement amélioré, supportant dorénavant les associations "to-one" pour le bulk select fetching (au lieu de se limiter aux collections) et devenant une option de premier ordre via FetchMethod.BY_SUBQUERY. Un des papas de Cucumber et Gherkin lance Var, une alternative pour le test et le BDD var.oselvar.com Lancement de Vár : Nouvel outil de test créé pour pallier les défauts de Cucumber. Limites de Cucumber : Syntaxe Gherkin trop rigide, intégration difficile avec les exécuteurs de tests et support éditeur limité. Usage avec l'IA : Conçu spécifiquement pour vérifier que les agents IA respectent les intentions et spécifications de l'utilisateur. Fonctionnement : Utilisation du Markdown plutôt que du Gherkin ; sert à la fois de guide et d'outil de vérification. Développement assisté : Code et documentation générés en grande partie par Claude sous supervision humaine. Appel aux retours : Projet ouvert aux tests et aux critiques de la communauté. Web Une nouvelle méthode HTTP : QUERY https://kreya.app/blog/new-http-query-method-explained/ Méthode HTTP QUERY (RFC 10008) pour les recherches complexes. Problème : GET (limité par l'URL) vs POST (sémantique inadaptée). Avantages : Permet un corps de requête, sûr, idempotent et cacheable. Limites : Support infrastructurel faible, non partageable par lien, cache complexe. Usage : À réserver aux requêtes complexes si l'environnement le permet. Comment je fais du design en tant que dev backend eventuallycoding.com/p/comment-je-fais-du-design-en-tant-que-dev-backend Hugo Lassiège retrace l'évolution de son workflow de création d'interfaces en tant que développeur backend, depuis ses débuts avec Bootstrap jusqu'à l'ère de l'intelligence artificielle. L'article explique comment la structuration des éléments visuels a progressé grâce à l'Atomic Design, l'émergence des design systems et l'adoption des design tokens via un framework comme Tailwind. L'auteur détaille son processus actuel qui s'appuie fortement sur Claude Design pour générer et itérer sur des maquettes à partir d'un brief, d'un screenshot ou d'un design system de référence. Il aborde également le risque de slopification et de standardisation extrême apporté par ces outils, rappelant que si l'IA simplifie la technique, il reste crucial d'injecter de l'identité et de l'originalité pour éviter un web trop aseptisé. Data et Intelligence Artificielle De l'utilisation de SKILL.md et de "loop engineering" pour augmenter sa productivité glaforge.dev/posts/…/of-skills-and-loops-with-ai-assistance Les skills permettent d'encoder une procédure de manière répétable et automatisable Le loop engineering enlève l'humain de la boucle afin que l'agent atteigne un objectif donné de façon plus autonome Pour écrire des Codelabs (sorte de tutoriel guidé pas à pas) Guillaume a transformé une séance de création de codelab avec son agent préféré (Antigravity) en skill réutilisable pour l'écriture de ses prochains codelabs Il a également utilisé l'approche de "loop engineering" à la mode en ce moment pour que son agent IA compile, exécute, teste les instructions et le code de son codelab, pour qu'il soit complètement fonctionnel Gain estimé : passer de 2 jours de travail à moins de 2 heures ! Redeploying Claude Fable 5 anthropic.com/news/redeploying-fable-5 Anthropic a annoncé le rétablissement de l'accès à ses modèles Claude Fable 5 et Mythos 5, qui avaient été suspendus suite à des restrictions d'exportation imposées par le gouvernement américain le 12 juin 2026. Cette suspension faisait suite à un rapport d'Amazon démontrant une méthode pour contourner les garde-fous de Fable 5, lui permettant d'identifier et d'exploiter une vulnérabilité logicielle (un jailbreak). Pour y remédier, Anthropic a renforcé ses mécanismes de sécurité en déployant un nouveau classifieur capable de bloquer cette technique spécifique dans plus de 99 % des cas, acceptant en contrepartie une augmentation des faux positifs sur des requêtes bénignes. Face à l'absence de consensus sur l'évaluation des jailbreaks, Anthropic s'associe à Amazon, Microsoft, Google et d'autres partenaires pour développer un standard industriel évaluant la sévérité de ces failles selon quatre critères : gain de capacité, étendue du gain, facilité d'arsenalisation et découvrabilité. L'entreprise s'engage également à approfondir sa collaboration avec le gouvernement américain, notamment via des évaluations pré-déploiement, un partage rapide d'informations sur les failles, et des ressources dédiées à la recherche conjointe sur la sécurité de l'IA. Outillage La réécriture de Bun en Rust et la réaction du créateur de Zig bun.com/blog/bun-in-rust et andrewkelley.me/post/my-thoughts-bun-rust-rewrite.html Bun, le runtime JavaScript et TypeScript écrit à l'origine en Zig, a été entièrement réécrit en Rust pour des raisons de stabilité et de gestion de la mémoire. Cette migration massive d'un demi-million de lignes de code a été bouclée en seulement 11 jours grâce à l'utilisation intensive de Claude Code fonctionnant en parallèle, pour un coût d'API estimé à 165 000 dollars financé par Anthropic. Andrew Kelley, le créateur de Zig, a réagi publiquement en qualifiant l'ancienne base de code de Bun de "slop" remplie de hacks et de fuites mémoire accumulées par une course aux fonctionnalités. Kelley exprime son soulagement face à ce départ, expliquant que les plantages incessants de Bun devenaient un passif réputationnel toxique pour le langage Zig et sa fondation. Le rachat de Bun par Anthropic fin 2025 avait déjà mis fin aux donations financières de Bun envers la Zig Software Foundation, facilitant cette séparation. La nouvelle version Rust de Bun passe désormais la quasi-totalité des tests, réduit la taille du binaire et est déjà déployée de manière transparente en production dans Claude Code. Nouveautés de Git 2.55 github.blog/open-source/git/highlights-from-git-2-55 Support natif de FSMonitor sous Linux via inotify pour accélérer les commandes comme git status sur les grands dépôts Intégration de la compaction incrémentale MIDX (multi-pack index) dans git repack pour optimiser la réécriture des métadonnées Amélioration drastique des performances de génération des bitmaps et des pseudo-merge bitmaps lors des tâches de maintenance Nouvelle commande expérimentale git history fixup pour intégrer facilement des modifications locales dans un commit antérieur Possibilité d'exécuter des hooks configurés en parallèle pour optimiser le temps de build et de validation Utilisation d'un autostash automatique lors d'un git checkout -m en cas de conflit de fusion pour éviter de bloquer l'espace de travail Nouvelle commande git format-rev permettant de formater rapidement des commits reçus via l'entrée standard (stdin) Support du push simultané vers un groupe de remotes configuré Protection contre l'exécution de séquences de contrôle de terminal malveillantes via les flux de progression distants Vidocq, une réimplémentation souveraine et sans dépendance de Jakarta EE et Microprofile vidocq.dev/posts/vidocq-a-sovereign-jakarta-ee-and-microprofile-runtime Lancement de Vidocq : Runtime Java open source complet, compatible Jakarta EE Core Profile et Souveraineté numérique : Projet européen hébergé sur Codeberg, sous licences EUPL 1.2, EPL 2 et GPL 2.0. Standardisation totale : Implémentation fidèle des spécifications (CDI, REST, JSON, etc.), validée par 5 650 tests TCK officiels. Sécurité radicale : Zéro dépendance externe et aucune bibliothèque tierce. Aucune manipulation de bytecode à l'exécution (« magie » générée à la compilation via JDK 25). Compatible JPMS, AOT, GraalVM et Leyden CDS. Disponibilité : Projet en phase alpha, code et documentation accessibles sur vidocq.dev. Article complémentaire qui revient sur la genèse de Vidocq, en utilisant l'IA et les TCKs pour driver l'aspect spec-driven development vidocq.dev/posts/the-story-of-vidocq Le "selfware" : Guillaume s'est fait plais' en vibe-codant son propre éditeur de texte glaforge.dev/posts/…/selfware-building-my-own-text-editor-without-knowing-swift Concept de « Selfware » : création de logiciels conçus exclusivement pour soi-même, sans monétisation ni contraintes liées aux utilisateurs tiers. Le rôle de l'IA : les agents de programmation (comme Antigravity) suppriment la barrière technique de l'apprentissage des langages (Swift, APIs) pour les non-développeurs. Développement minimaliste : privilégier la performance et l'utilité directe (démarrage instantané, interface native) au détriment des fonctionnalités complexes (plugins, télémétrie, gestion de comptes). Absence de pression : libération des contraintes liées à la compatibilité, à la maintenance logicielle et aux retours utilisateurs ; le logiciel n'a besoin d'être « assez bon » que pour ses propres besoins. Incitation à l'autonomie : encourager la création d'outils sur mesure pour résoudre les frictions quotidiennes plutôt que de subir les limitations des logiciels commerciaux. Architecture Le cobol a donné un uppercut au microservices https://freedium-mirror.cfd/@maahisoft20/your-microservices-lost-to-cobol-let-that-sink-in-8ce2e236d007 Retour d'expérience sur la migration d'un système COBOL vers des microservices cloud-native qui s'est soldée par un retour en arrière après avoir constaté que le traitement batch initial était plus rapide, moins cher et plus fiable Là où le batch COBOL traitait 2.4 millions d'enregistrements en 11 minutes, le système distribué modernisé à base de message queues, retries et Kubernetes prenait 47 minutes et tombait sous la charge COBOL brille par ses caractéristiques conçues spécifiquement pour la finance comme le calcul décimal précis sans floating point errors et l'absence totale d'overhead réseau, de conteneurs ou de cold starts Rappel que distribuer un système multiplie les points de défaillance silencieux et complexifie la gestion de la cohérence transactionnelle par rapport à une exécution locale séquentielle Une invitation à se demander si les projets de décomposition en microservices apportent réellement un gain de performance de bout en bout pour l'utilisateur final ou s'ils optimisent seulement le diagramme d'architecture Méthodologies Ma meilleure question d'entretien Spring beaufume.fr/articles/spring-interview Florian beaufumé partage sa question d'entretien favorite pour évaluer des développeurs Spring de niveau intermédiaire à avancé : "Que pouvez-vous me dire sur le paramètre spring.jpa.open-in-view ?". Ce paramètre détermine l'activation du pattern Open Session In View (OSIV) qui, lorsqu'il est à true (la valeur par défaut dans Spring Boot), maintient l'un EntityManager JPA ouvert durant toute la requête HTTP. Si l'OSIV facilite le développement en évitant les fameuses LazyInitializationException lors de la sérialisation des entités en JSON, il pose d'importants problèmes de performance en provoquant des requêtes SQL non maîtrisées (comme le problème du N+1 select) en dehors de la couche service. Maintenir l'OSIV actif augmente également le temps de rétention des connexions au sein du pool de la base de données, limitant la scalabilité de l'application. La recommandation est de désactiver ce comportement en le positionnant à false, et de gérer explicitement le chargement des données requises au sein des transactions (via des DTOs, des requêtes JOIN FETCH ou des Entity Graphs) pour garder le contrôle sur les accès à la base de données. 10 points à retenir du rapport AI Engineering 2026 : The Acceleration Whiplash faros.ai/blog/ai-acceleration-whiplash-takeaways L'IA a franchi un cap et est devenue l'auteur principal du code : le taux d'acceptation du code généré est passé de 20% à 60% dans les équipes étudiées par Faros AI. La vélocité métier est bien réelle, avec une augmentation de 66% des epics livrées et une hausse de 33,7% du throughput des tâches par développeur. Ce volume cache un code churn massif (+861%), ce qui signifie qu'une quantité énorme de code est supprimée ou remplacée peu après avoir été ajoutée. La qualité en aval se dégrade fortement : les bugs par développeur ont augmenté de 54% et le nombre d'incidents par pull request a explosé de 242,7%. Le processus de code review est complètement saturé, entraînant un temps médian de relecture multiplié par cinq et une augmentation de 31,3% des PRs mergées sans aucune revue. Le système repose de plus en plus sur les développeurs seniors qui subissent une "senior engineer tax", devant relire un volume insoutenable de code à l'apparence correcte mais structurellement fragile. Contrairement à certaines hypothèses récentes de DORA, une forte maturité DevOps ne protège pas les entreprises contre cette détérioration ; le "Acceleration Whiplash" frappe de la même manière les équipes très performantes. En résumé, les outils d'IA inondent les pipelines de livraison avec un volume de code pensé pour un rythme machine, alors que les systèmes de vérification reposent toujours sur un rythme de validation humain. Loi, société et organisation Le coût d'une equipe d'engineering qui ne sait plus ce qu'elle fait dans un contexte d'augmentation de coût des coding agents https://freedium-mirror.cfd/@developer_programmer/i-spent-47-000-on-claude-code-in-90-[…]-asked-me-one-question-and-i-couldnt-answer-it-af3b203f81bb Une équipe de 8 ingénieurs a vu sa vélocité de développement exploser en utilisant Claude Code de manière intensive, jusqu'à recevoir une facture d'API salée de 47 213 $ pour seulement trois mois d'utilisation. Face à cette dépense, la question piège du CTO n'était pas sur le montant, mais sur la dépendance : "Si nous arrêtions Claude Code demain, combien de temps faudrait-il pour que notre vélocité revienne à son niveau initial ?". L'auteur s'est rendu compte qu'il était incapable de répondre car son équipe, en particulier les profils juniors, avait commencé à perdre l'habitude de concevoir et d'implémenter des fonctionnalités complexes sans l'aide permanente d'un agent. Le deuxième risque stratégique soulevé est celui de la dépendance tarifaire et du vendor lock-in : si l'outil devient une infrastructure indispensable au quotidien, l'entreprise perd tout pouvoir de négociation face aux augmentations de prix de l'éditeur d'IA. Pour éviter que l'IA ne devienne une béquille qui atrophie les compétences de l'équipe, l'article suggère de poser des limites budgétaires strictes, d'organiser régulièrement des sprints sans IA ("AI-free sprints") et de concevoir des processus de développement portables. Retour de Nicolas Delsaux sur jqwik qui donne une perspective plus complète concernant jqwik, il me semble que vous oubliez (comme tous les gens qui parlent de LLM dans "l'industrie") que l'auteur n'a pas fait ça juste pour faire chier le monde, mais parce que ces outils ont des externalités incroyablement négatives, ce dont l'auteur s'explique dans son blog (blog.johanneslink.net/2026/06/09/the-jqwik-anti-ai-affair) Vous oubliez également de signaler que le ticket (github.com/jqwik-team/jqwik/issues/708) par lequel un utilisateur se plaint de cette fonctionnalité a été écrit par un agent. N'oubliez pas non plus que l'enthousiasme pour ces technologies n'est en fait pas universel, et que ces technologies sont loin d'être inévitables (les gains de vitesse ne sont, d'après circle CI - circleci.com/resources/2026-state-of-software-delivery, pas des gains de productivité ) OkHttp, Okio, Retrofit et SQLDelight rejoignent Commonhaus ! commonhaus.org/activity/315.html La fondation Commonhaus, via une publication de Andres Almiray, annonce l'arrivée de quatre projets majeurs de l'écosystème Java et Kotlin : OkHttp, Okio, Retrofit et SQLDelight. Ces projets, initialement créés chez Square (devenu Block), sont désormais regroupés et gérés sous la bannière lysine.dev au sein de la fondation. Jesse Wilson et Jake Wharton, créateurs et mainteneurs historiques de ces outils, rejoignent Commonhaus en tant que leaders de lysine.dev. Suite à leur départ de Block, ils expliquent avoir choisi Commonhaus pour offrir à leur immense communauté d'utilisateurs un cadre de gouvernance pérenne, stable et digne de confiance. Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 28-30 août 2026 : State of the Map - Champs-sur-Marne (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 10-11 septembre 2026 : Nantes Craft - Nantes (France) 17 septembre 2026 : dotAI - Paris (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 18 septembre 2026 : dotJS - Paris (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 22 septembre 2026 : Salon Data 2026 - Nantes (France) 22-23 septembre 2026 : Agile en Seine & IA 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : aMP Day Montpellier 2026 - Montpellier (France) 24 septembre 2026 : OWASP AppSec Days France 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Paris - Paris (France) 24 septembre 2026 : React Native Connection 2026 - Paris (France) 24-26 septembre 2026 : Paris Web 2026 - Paris (France) 25 septembre 2026 : SAP Inside Track Paris 2026 - Paris (France) 28-29 septembre 2026 : 4th Tech Summit on AI & Robotics - Paris (France) & Online 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 2 octobre 2026 : DevFest Perros-Guirec 2026 - Perros-Guirec (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) 8-9 octobre 2026 : Forum PHP 2026 - Marne-la-Vallée (France) 12 octobre 2026 : Dev With AI - Paris (France) 22-23 octobre 2026 : Agile Tour Bordeaux 2026 - Bordeaux (France) 26 octobre 2026 : Agile Tour Montpellier - Montpellier (France) 27-29 octobre 2026 : Directions EMEA 2026 - Paris (France) 29-30 octobre 2026 : Campus Agile Grenoble - Grenoble (France) 29-30 octobre 2026 : BDX I/O 2026 - Bordeaux (France) 29-30 octobre 2026 : Agile Tour Nantais 2026 - Nantes (France) 29 octobre 2026-1 novembre 2026 : Pycon FR - Biarritz (France) 30 octobre 2026 : Cloud Nord 2026 - Lille (France) 4-5 novembre 2026 : Devoxx Morocco - Casablanca (Morocco) 14-15 novembre 2026 : Capitole du Libre - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : DevFest Toulouse 2026 - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : Agile Laval 2026 - Laval (France) 19 novembre 2026 : OVHcloud Summit - Paris (France) 19 novembre 2026 : Codeurs en Seine - Rouen (France) 27 novembre 2026 : DevFest Paris 2026 - Paris (France) 1-3 décembre 2026 : Apidays Paris - Paris (France) 2-3 décembre 2026 : Cloud Native AI Summit Europe - Paris (France) 4 décembre 2026 : DevFest Lyon 2026 - Lyon (France) 4 décembre 2026 : DevFest Dijon 2026 - Dijon (France) 9-10 décembre 2026 : OpenSource Expérience - Paris (France) 9-10 décembre 2026 : DevOps REX - Paris (France) 10 décembre 2026 : KCD Provence - Aix-en-Provence (France) 10 décembre 2026 : DevCon 28 : sécurité | post-quantique | hacking édition 2027 - Paris (France) 14-16 janvier 2027 : SnowCamp 2027 - Grenoble (France) 7-9 avril 2027 : Devoxx France 2027 - Paris (France) 3 juin 2027 : Cloud Native Days France 2027 - Paris (France) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/

Ça va Beaucoup Mieux
Smoothie : la boisson saine à adopter cet été

Ça va Beaucoup Mieux

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 3:19


La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, plaide pour le smoothie maison comme boisson phare de l'été. Contrairement au jus de fruits, il conserve toutes les fibres des fruits, essentielles pour la santé digestive et la satiété, alors que près de 9 Français sur 10 n'atteignent pas leurs apports recommandés. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 20 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Bergès Mietté: «Le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:51


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ?   Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo.  Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

Ça va Beaucoup Mieux
Faut-il attendre pour se baigner après avoir mangé ?

Ça va Beaucoup Mieux

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 2:51


La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, démonte un mythe estival bien ancré. Contrairement aux idées reçues, manger avant de se baigner n'augmente pas le risque d'accident : l'hydrocution est avant tout provoquée par un choc thermique, et le vrai danger reste la baignade après consommation d'alcool. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 17 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les journaux de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Mon Carnet, l'actu numérique
Proton présente Lumo 2.0, l'IA confidentielle, l'entrevue avec Eamonn Maguire (en français)

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 23:20


Bruno Guglielminetti s'entretient avec Eamonn Maguire directeur de l'ingénierie IA chez Proton, à l'occasion du lancement de Lumo 2.0, un assistant conversationnel misant sur la confidentialité. Contrairement aux grands modèles commerciaux, Proton affirme ne pas utiliser les conversations des utilisateurs pour entraîner ses modèles et mise sur un chiffrement à accès zéro, un code source ouvert et un modèle d'affaires sans exploitation des données personnelles. Lumo 2.0 ajoute notamment la mémoire, la génération et l'analyse d'images, la recherche web améliorée ainsi que des assistants personnalisés. L'entrevue aborde également les défis techniques liés à une IA privée, les différences entre les modes « rapide » et « réflexion », ainsi que la volonté de Proton de proposer une intelligence artificielle qui protège la vie privée tout en encourageant l'esprit critique. ** L'entrevue, réalisée en anglais, a été traduite à l'aide d'un outil de traduction propulsé par l'intelligence artificielle.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Derrière le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable à la vie quotidienne. Cet épisode de la série « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et même la relativité d'Einstein permettent de nous localiser à quelques mètres près.– Série « Tout comprendre », avec le soutien de Frogans.En savoir plus sur Frogans : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire Utilisé par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraît aujourd'hui banal. Pourtant, ce système est né pendant la guerre froide pour guider les forces armées américaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones.Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En étudiant l'effet Doppler produit par le signal radio du satellite soviétique, des chercheurs américains comprennent qu'il est possible d'inverser le raisonnement : si la trajectoire d'un satellite est connue, son signal peut servir à déterminer la position d'un récepteur sur Terre.Des satellites qui donnent l'heureLe GPS repose sur une constellation d'au moins 24 satellites situés à plus de 20 000 kilomètres d'altitude. Contrairement à une idée reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et l'heure exacte d'émission de leur signal.Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en déduit la distance qui le sépare du satellite. En combinant les données d'au moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige l'imprécision de sa propre horloge. Cette méthode s'appelle la trilatération.Merci Albert Einstein La précision du système dépend avant tout de la mesure du temps. Une erreur d'une microseconde peut déjà provoquer un décalage d'environ 300 mètres.Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrêmement précises. Le GPS doit également corriger les effets prédits par les théories de la relativité d'Albert Einstein : dans l'espace, la vitesse des satellites et la gravité plus faible modifient légèrement l'écoulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomètres.Bien plus qu'un outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement à trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des réseaux téléphoniques, des infrastructures électriques, des systèmes financiers et de nombreux équipements industriels.Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opérationnel en 1995. En mai 2000, les États-Unis mettent fin à la dégradation volontaire du signal civil, ce qui améliore fortement sa précision et accélère sa diffusion dans les transports, l'agriculture et les appareils mobiles.Le mot « GPS » désigne en réalité le système américain. D'autres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un système placé sous contrôle civil.Une infrastructure invisible et vulnérableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complétés par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La précision peut néanmoins se dégrader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillés.Le jamming consiste à empêcher la réception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dépend ainsi d'une infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi être perturbée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#403 Comment sortir la France de l'épuisement ? avec François Ruffin (partie 2)

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Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 53:53


François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François RuffinHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#403 Comment sortir la France de l'épuisement? Avec François Ruffin

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Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 60:38


François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin Suggestion d'autres épisodes à écouter : #401 Les politiques sont-ils deconnectés du réél? Avec Boris Vallaud (Partie 1) (https://audmns.com/ZOPVNPw) #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) [Solo] La vraie violence est celle dont on ne parle pas (https://audmns.com/COyPqqx)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le focus Éco
Comment se porte le marché hôtelier depuis la guerre au Moyen-Orient ? Avec Olivier Cohn, directeur général de Best Western en France

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 5:52


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Cohn, directeur général de Best Western en France. Il revient sur le choix historique de la chaîne hôtelière de se structurer en coopérative. Contrairement à la majorité des grands groupes hôteliers, Best Western a fait le pari de donner une voix à ses hôteliers dans les décisions stratégiques, une organisation qui présente des avantages tant pour les propriétaires que pour les clients.L'invité explique comment cette structure coopérative, bien que pouvant parfois ralentir les prises de décision, permet une mise en œuvre plus rapide des orientations choisies, les hôteliers étant pleinement convaincus et impliqués. Il souligne également que cette organisation à but non lucratif permet de répercuter les bénéfices directement sur les services offerts aux hôteliers, et ainsi de proposer des commissions plus avantageuses que dans d'autres groupes.Au-delà de cette gouvernance originale, Olivier Cohn revient sur la résilience du secteur hôtelier français face aux récentes crises géopolitiques, avec une croissance de près de 2,5% au premier semestre 2026 malgré les tensions au Moyen-Orient. Cependant, il s'interroge sur les possibles impacts à venir de la reprise des conflits sur la consommation touristique, notamment avec la hausse des prix du carburant.Enfin, il en France partage les défis liés au développement du réseau, entre la recherche de nouveaux emplacements dans les villes et la nécessité d'accompagner les investissements de rénovation de ses hôtels. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le focus Éco
Cybersécurité : comment protéger les familles face aux cyberattaques, avec Tom Wilner, PDG de Protected

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 7:17


Dans cet épisode de « Comment j'ai réussi ? », Stéphane Pedrazzi reçoit Tom Wilner, PDG de Protected. Il partage son expertise dans le domaine de la cybersécurité pour les particuliers.Contrairement aux idées reçues, les cyberattaques ne concernent pas uniquement les entreprises. Les particuliers, et notamment les familles, sont de plus en plus la cible de ces menaces numériques. L'invité explique que la question n'est plus de savoir si l'on sera attaqué, mais plutôt quand cela se produira. Les tentatives d'hameçonnage, de vol d'identité ou encore de harcèlement en ligne sont devenues monnaie courante.Pour faire face à ces défis, il a fondé Protected, une application qui propose une approche holistique de la cybersécurité pour les foyers. Grâce à des technologies de pointe, des assistances personnalisées et des garanties juridiques et financières, Protected entend permettre à chaque membre de la famille de naviguer sereinement dans le monde numérique.L'entrepreneur revient sur les spécificités des menaces qui ciblent les particuliers, comme le harcèlement en ligne, et explique comment l'intelligence artificielle a pu amplifier certaines de ces attaques. Mais il montre également comment cette même technologie peut être mise au service de la protection des utilisateurs.Tom Wilner insiste sur l'importance de l'« hygiène numérique », c'est-à-dire l'adoption de bons réflexes et de bonnes pratiques en matière de sécurité en ligne. Il détaille le fonctionnement de Protected, qui propose un guichet unique regroupant technologies, assistances et garanties pour sécuriser l'ensemble du foyer, sans engagement et à un prix unique.Avec plus de 150 000 clients et 600 000 utilisateurs protégés, Protected a connu un développement remarquable en France. L'entreprise s'est même lancée à l'international, en Belgique, Espagne et Italie, avec l'ambition de devenir un acteur majeur de la cybersécurité des particuliers à l'échelle européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Priorité santé
Vitiligo : mieux comprendre cette maladie de la peau

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 48:30


Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ?   Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé.  Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… )  Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge.    Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...).  En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives.   Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau.    Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie.  Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Franc Moody – Skin on skin  ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.

Priorité santé
Vitiligo : mieux comprendre cette maladie de la peau

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 48:30


Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ?   Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé.  Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… )  Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge.    Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...).  En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives.   Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau.    Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie.  Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Franc Moody – Skin on skin  ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.

Aujourd'hui l'économie
Coupe du monde d'esport 2026: pourquoi l'Afrique est absente des grandes compétition?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:12


Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial

Maintenant, vous savez
La gale est-elle vraiment liée à un problème d'hygiène ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:03


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la gale n'est pas une maladie qui a disparu. C'est une maladie de peau causée par un acarien qu'on appelle le sarcopte. Ce parasite s'incruste sous la peau, il aime creuser des galeries pour se nourrir des peaux mortes.  Il n'existe pas une surveillance spécifique de la gale mais plusieurs études montrent une résurgence de la maladie. Selon l'assurance maladie, en 2010 le nombre de nouveaux cas a été estimé à 328 pour 100 000 habitants. Mais pourquoi ça gratte partout ? Comment attrape-t-on la gale ? Et comment ça se soigne ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : février 2022 À écouter aussi : ⁠Les smoothies sont-ils vraiment bons pour la santé ?⁠ ⁠Pourquoi aime-t-on tant les potins ?⁠ ⁠Qu'est-ce que la synesthésie, ce mystérieux phénomène neurologique ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠⁠. Suivez Bababam sur ⁠⁠Instagram⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Grand reportage
Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 19:30


C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. »   Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.

Mon Carnet, l'actu numérique
Nuance Audio : des lunettes intelligentes pour mieux entendre

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 15:30


Simon Robert de EssilorLuxottica Canada présente les nouvelles lunettes connectées Nuance Audio, conçues pour aider les personnes qui éprouvent des difficultés à suivre les conversations dans les environnements bruyants. Contrairement aux aides auditives traditionnelles, ces lunettes utilisent des microphones directionnels et des haut-parleurs intégrés pour amplifier en temps réel les voix situées devant l'utilisateur. Destiné aux personnes vivant une perte auditive légère ou occasionnelle, l'appareil vise notamment les restaurants, réunions familiales et événements sociaux. Déjà offertes dans plusieurs pays, les lunettes arrivent maintenant au Canada avec un prix d'environ 1 000 dollars pour la monture, en plus de la correction visuelle au besoin. Selon Simon Robert, l'objectif n'est pas de remplacer les audioprothèses, mais d'offrir une solution discrète et accessible pour améliorer le confort d'écoute au quotidien.

Mon Carnet, l'actu numérique
Alexa+ : Amazon veut transformer son assistant vocal en véritable agent personnel

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 8:49


Lisa Guimond d'Amazon présente la version canadienne-française d'Alexa+, désormais propulsée par l'intelligence artificielle générative. Contrairement aux versions précédentes, l'assistant comprend mieux le langage naturel, conserve le contexte d'une conversation et peut accomplir des tâches complètes plutôt que de simplement répondre à des commandes. Amazon a travaillé à une localisation poussée afin qu'Alexa comprenne les expressions et les réalités culturelles des francophones du Canada. L'assistant peut notamment analyser des courriels, gérer des calendriers, effectuer des réservations et interagir dans un environnement bilingue français-anglais. Compatible avec la majorité des appareils Alexa déjà en circulation, Alexa+ marque pour Amazon le passage d'un assistant vocal traditionnel à un véritable compagnon numérique capable d'agir et de prendre en charge des tâches du quotidien.

Le vrai du faux
Vrai ou faux. Contrairement à ce que montre une vidéo virale, un commentateur argentin n'a pas qualifié la France de "pays africain" lors de la Coupe du monde 2026

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:08


durée : 00:02:08 - Un commentateur sportif argentin est accusé d'avoir dit que la France et le Sénégal étaient "deux pays africains", pendant le match de mardi. La phrase a fait polémique et a été reprise par plusieurs médias français. Or, le journaliste n'a jamais dit ça. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Idées
Caroline Fourgeaud-Laville : retrouver un peu d'humanité grâce aux humanités

Idées

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 40:14


Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche.   Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).