Podcasts about contrairement

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Radio Vostok
Le journal moitié-moitié

Radio Vostok

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 3:51


Manifestation anti G7 : l'évacuation de la nasse policière est terminée Contrairement aux premières informations publiées ce matins, le nassage par la police d'environ 200 manifestants et manifestantes NO G7 sur les quais de Genève a pris fin aux alentours de 6 heure, et non pas 3 heure 30.La police […] The post Le journal moitié-moitié first appeared on Radio Vostok.

Chronique des Matières Premières
États-Unis: le marché du sucre menacé par les médicaments anti-obésité?

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:01


Ils sont considérés comme un remède presque miracle pour lutter contre l'obésité. Mais les médicaments à base de sémaglutide, comme le célèbre Ozempic, pourraient-ils aussi refaçonner le marché du sucre ? Aux États-Unis, pays où ils sont le plus utilisés, plusieurs études publiées semblent aller dans ce sens, alors que l'accès à ces traitements va se démocratiser dans les prochaines années. La baisse de la consommation de sodas et de snacks peut aller jusqu'à 65%, un consommateur sur cinq ayant totalement arrêté les produits sucrés. En parallèle, se produit une augmentation de la consommation de yaourts et de fruits frais. Les premières études sur l'impact de l'utilisation des médicaments à base de sémaglutide aux États-Unis sont assez éclairantes, même si d'importantes disparités apparaissent de l'une à l'autre. Une constante toutefois : les aliments ultra-transformés et très sucrés sont les principales victimes de l'utilisation grandissante de ces médicaments dans le pays où une personne sur huit aurait déjà expérimenté ces traitements pensés à l'origine pour lutter contre le diabète. À lire aussiOzempic : la révolution de l'obésité ? Comment en mesurer l'impact sur le marché du sucre ?  Le département de l'agriculture américain a d'ores et déjà constaté une baisse des livraisons de sucre pour la consommation humaine depuis 2023 qui devrait encore s'accentuer en 2026. Au Royaume-Uni, une projection anticipe une réduction du marché d'environ 5%, en se basant sur une hypothèse de 30% de réduction de la consommation de sucre par les personnes utilisant ces médicaments.  Si beaucoup de recul et de croisement d'études sont encore nécessaires, de nouvelles données devraient rapidement arriver. Les brevets de l'Ozempic ou du Wegovy expirent en effet cette année dans plusieurs pays où la population est à la fois fortement touchée par le surpoids et grande consommatrice de sucre, comme la Chine, le Brésil, le Mexique ou la Turquie. L'irruption de génériques bon marché devrait ainsi démocratiser leur accès et permettre d'obtenir des tendances mondiales pour la consommation de sucre.  Prudence et inquiétude chez les producteurs C'est ce que nous a dit un spécialiste du secteur, estimant que beaucoup des chiffres avancés ne sont pas consolidés. Il note également que le marché des sémaglutides concerne pour l'instant essentiellement les consommateurs à haut pouvoir d'achat. Mais la dirigeante d'une association internationale de producteurs de sucre ne cache pas son inquiétude : « Contrairement aux succédanés, comme la stévia, il ne s'agit pas ici d'une concurrence mais d'une réduction possible et importante du marché. » Une étude publiée cette semaine au Royaume-Uni établit ainsi que les ménages dont un des membres utilise l'Ozempic ou le Wegovy ont réduit leurs dépenses d'alimentation de plus de 450 euros par an. Premières victimes : les chips et le chocolat. À lire aussiLa baisse des prix du sucre pèse sur la production européenne

Y'a de l'idée
Coupe du monde 2026 : pourquoi le plus grand tournoi de football pourrait aussi être le plus polluant de l'histoire

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 4:10


La Coupe du monde 2026 marque un tournant dans l'histoire du football mondial. Pour la première fois, le tournoi réunira 48 équipes au lieu de 32. Une expansion spectaculaire qui fera passer le nombre de rencontres de 64 à 104 matchs.Pour les amateurs de football, cela signifie davantage de spectacle. Pour les spécialistes du climat, cela signifie surtout davantage de déplacements, davantage d'infrastructures mobilisées et davantage d'émissions de gaz à effet de serre.C'est ce que souligne le rapport intitulé The Climate Blind Spot of FIFA: Men's World Cup in a Warming World, publié par le New Weather Institute, un groupe de réflexion britannique indépendant spécialisé dans les questions climatiques.L'un des principaux problèmes est géographique. Contrairement aux éditions précédentes, la compétition se déroulera dans trois pays différents et dans 16 villes hôtes réparties sur un immense territoire. Les équipes, les délégations, les journalistes et les supporters devront parcourir des milliers de kilomètres entre les matchs, souvent en avion.Selon les estimations relayées par le rapport, l'événement pourrait générer au moins 9 millions de tonnes de CO₂ équivalent, soit près du double de la moyenne des quatre dernières Coupes du monde. En intégrant l'ensemble des déplacements aériens induits par la compétition, certaines projections évoquent même jusqu'à 15 millions de tonnes de CO₂ équivalent.Pour visualiser cet ordre de grandeur, cela correspondrait aux émissions annuelles de plusieurs millions de voitures thermiques ou à une surface forestière gigantesque nécessaire pour absorber ce carbone.Mais les transports ne sont pas les seuls responsables. De nombreux matchs se dérouleront dans des régions particulièrement chaudes. Les systèmes de climatisation, les infrastructures d'accueil et les équipements nécessaires au confort des spectateurs entraîneront une consommation importante d'énergie et d'eau.Autre élément souvent oublié : les externalités. Au-delà de l'organisation du tournoi lui-même, les campagnes publicitaires et les partenariats commerciaux encouragent indirectement certaines consommations fortement émettrices. Le rapport pointe notamment le rôle de certains sponsors liés au secteur aérien ou aux énergies fossiles, dont l'impact dépasse largement le cadre des stades.Faut-il pour autant ne retenir que les aspects négatifs ? Pas forcément.Cette édition comporte également plusieurs avancées notables. La plus importante est sans doute qu'aucun nouveau stade n'a été construit spécifiquement pour le tournoi, ce qui évite une part importante des émissions généralement liées aux grands événements sportifs.Certaines infrastructures ont également intégré des dispositifs plus durables. C'est notamment le cas du stade d'Atlanta, qui prévoit de récupérer et réutiliser l'eau de pluie pour une partie de ses systèmes de refroidissement.Le rapport propose également plusieurs pistes pour réduire l'empreinte carbone des futures compétitions : limiter le nombre d'équipes participantes, privilégier des pays disposant déjà d'infrastructures adaptées, renforcer les transports bas carbone, développer davantage les fan zones locales et questionner la présence de sponsors issus des secteurs les plus polluants.Car derrière la passion du football se pose une question de plus en plus difficile à ignorer : comment continuer à organiser des événements planétaires tout en respectant les limites environnementales de notre époque ?Le football reste le "beau jeu", mais son empreinte écologique devient aujourd'hui un sujet incontournable dans le débat sur l'avenir des grands événements sportifs.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Journal d'Haïti et des Amériques
La Bolivie toujours sous tension, le président Rodrigo Paz durcit son discours

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 30:00


Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer.   Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold.   L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028.   Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Invité Afrique
Liban: «On considère le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:54


Alors qu'Israël continue ses frappes sur le Liban, RFI se penche sur la communauté des domestiques vivant sur place. Selon l'ONU, environ 250 000 étrangers constituent le personnel de maison au Liban. En grande majorité des femmes, dont beaucoup sont originaires d'Afrique. Mais ces personnes travaillent sous le système dit « la kafala » qui les privent de leurs droits les plus élémentaires. Et la guerre lancée par Israël depuis 2024 ne les épargne pas. Julie El Khoury, coordinatrice des programmes de l'ONG Kafa qui leur vient en aide, est la Grande Invitée Afrique.  RFI : Tout d'abord, expliquez-nous en quoi consiste le système de la kafala ? Julie El Khoury : La kafala, c'est un système qui régit l'emploi et le séjour des travailleuses domestiques migrantes au Liban, qui les place dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur employeur. Ca crée une relation de pouvoir qui renforce considérablement les vulnérabilités à l'exploitation et aux abus. On observe de nombreuses pratiques abusives : la confiscation des passeports, la restriction à la liberté de mouvement, l'isolement... Il y a aussi le non-paiement des salaires, de longues heures de travail aussi, et l'absence de la vie privée. Et cela peut, dans plusieurs situations, aboutir à des violences psychologiques, physiques et même sexuelles. C'est pour cette raison que, en tant qu'organisation de défense des droits des femmes et des travailleuses migrantes domestiques, nous considèrons le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne. L'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 va déstabiliser la région, avec le pilonnage de l'armée israélienne d'abord à Gaza, puis au Liban : 4 000 morts et 43 000 logements détruits fin 2024 d'après les autorités libanaises. Comment ces domestiques ont-elles vécu cette guerre ? Les migrantes travailleuses domestiques ont été touchées par les conséquences de la guerre en termes de déplacements forcés. Il y a aussi un nombre de travailleuses qui ont été abandonnées par leurs employeurs dans des zones ciblées par Israël, donc leur situation s'est aggravée en quelques jours. Elles étaient exclues des centres de refuge collectifs et se sont retrouvées à la rue pour quelques nuits. Après ça, les organisations non gouvernementales et des collectifs communautaires se sont organisés pour accueillir ces travailleuses domestiques migrantes déplacées de force de leur région de résidence. Maintenant que les bombardements israéliens ont repris sur le Liban, quelle est leur situation aujourd'hui ? Bien que l'État ait annoncé une décision gouvernementale d'accueillir toutes les personnes dans les refuges, même si elles sont non-libanaises, les domestiques ont toujours connu l'exclusion. Mais encore une fois, des centres collectifs gérés par des ONG ont accueilli un grand nombre de femmes migrantes, certaines ont trouvé refuge dans des logements partagés de type d'hébergement informel, où les conditions ne sont pas du tout adéquates en ce qui concerne la sécurité, l'intimité et aussi l'accès aux services essentiels. Contrairement à 2024, cette fois-ci, nous n'avons pas reçu de rapport sur des travailleuses domestiques migrantes abandonnées par les familles comme en 2024. Comment interviennent les gouvernements des pays dont ces femmes sont originaires ? Il y a des ambassades qui se sont mobilisées rapidement et parmi les ambassades, quelques-unes ont pu ouvrir aussi des centres de refuge et aider dans le processus de rapatriement. Mais ça, c'était surtout en 2024 et 2025, il n'y a pas eu autant d'initiatives en 2026. Ces femmes que vous assistez, que vous racontent-elles de leur état d'esprit, vu le traitement qui leur est réservé ? Nous travaillons avec des femmes leaders communautaires qui ont émergé au sein des travailleuses domestiques migrantes. Et ces femmes en particulier jouent un rôle très essentiel dans l'orientation d'autres femmes vers les services de soutien. Leur courage et leur motivation pour faire ce travail en temps de guerre est extrêmement important. Elles trouvent la force pour résister, pour soutenir et être en solidarité avec d'autres femmes de toutes nationalités, incluant les femmes libanaises et les personnes déplacées de force libanaises, pas seulement la communauté migrante. Bien sûr qu'elles souffrent d'un malaise psychologique de stress, comme toute la population au Liban, mais en même temps, elles savent bien comment être en solidarité pour dépasser cette période de crise et rester fortes et disponibles pour aider les autres.

De vive(s) voix
Être trans : en rire avec Lou Trotignon et en parler avec Sam Bourcier

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 29:00


Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans  ce monde peut être difficile.  — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.

De vive(s) voix
Être trans : en rire avec Lou Trotignon et en parler avec Sam Bourcier

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 29:00


Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans  ce monde peut être difficile.  — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.

Le focus Éco
Crédit hypothécaire : un outil méconnu pour débloquer des liquidités avec Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 5:30


Dans cet épisode du podcast "Comment j'ai réussi ?", Charles Bonnaire reçoit Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier, spécialisé dans le courtage de recherche de financement, nous éclaire sur le crédit hypothécaire, un outil méconnu mais pourtant précieux pour de nombreux propriétaires immobiliers.L'invitée nous explique que le crédit hypothécaire n'est pas uniquement réservé aux très gros patrimoines. Il peut également être une solution pour des propriétaires plus modestes qui ont besoin de liquidités, par exemple pour payer des droits de succession ou compléter le financement d'un investissement professionnel. Contrairement aux idées reçues, le crédit hypothécaire n'est pas forcément synonyme de dette. Il peut en effet permettre de ne rembourser que les intérêts, le capital étant remboursé à la revente du bien immobilier.Malgré ces avantages, le crédit hypothécaire reste encore peu connu du grand public, souvent associé à un "gros mot". Elle déplore ce manque de connaissance et souligne que ce type de financement ne comporte pas plus de risques qu'un crédit classique, la banque vérifiant toujours la capacité de remboursement de l'emprunteur.Un point intéressant soulevé dans cet épisode est l'évolution récente du marché du crédit hypothécaire. Avec la hausse des taux d'intérêt, elle constate que de plus en plus de parents font appel à ce type de financement pour aider leurs enfants à acquérir un bien immobilier. Le crédit hypothécaire permet en effet de débloquer des liquidités rapidement, sans avoir à vendre un bien.Enfin, la dirigeante du cabinet Bougardier observe que la nature des demandes de crédit hypothécaire a quelque peu évolué ces derniers temps. Si les achats de plaisir comme les voitures de collection ont un peu diminué, les demandes liées à l'immobilier, notamment pour l'achat d'un deuxième bien, sont en revanche en hausse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

FranceFineArt

“Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculpturesà l'Institut Giacometti, Parisdu 5 juin au 1er novembre 2026Entretien avec Laura Braverman, attachée de conservation – Fondation Giacometti,et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 27'33, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire :Laura Braverman, Attachée de conservation – Fondation Giacometti« Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et qu'il n'y avait aucune différence entre ce que j'appelais une sculpture et ce qui était un objet, un vase ! » Alberto Giacometti. Entretien avec André Parinaud,1962L'exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la période surréaliste d'Alberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourd'hui connue, on sait moins que l'artiste s'est engagé en parallèle dans la création d'objets d'art décoratif. L'exposition met en lumière la simultanéité de ces deux pratiques et révèle une véritable porosité entre ces deux champs de création chez l'artiste à cette période. D'importantes sculptures surréalistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) – prêt exceptionnel du Centre Pompidou – sont présentées aux côtés d'objets décoratifs rarement montrés, conçus par l'artiste au début des années 1930. Un ensemble d'archives et de photographies complète le parcours. L'exposition s'accompagne également d'un catalogue illustré et d'une programmation culturelle et pédagogique.« Objets surréalistes » et « objets décoratifs » des années 1930Les années de 1929 à 1935 constituent une période particulièrement féconde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surréaliste parisien, réalisant une série de sculptures énigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou érotiques, d'autres aux formes biomorphiques tendant vers l'abstraction.Parallèlement, il reçoit ses premières commandes d'art décoratif et entame une collaboration étroite avec Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variété d'objets – appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres pièces – qu'il produit avec l'aide de son frère Diego. Bien qu'inscrites dans le domaine de la décoration d'intérieur, ces créations portent la marque de l'imaginaire surréaliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thématiques. Inversement, son travail décoratif nourrit parfois ses sculptures surréalistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires.Il s'associe également au groupe surréaliste à un moment où la question de l'objet devient centrale au mouvement. Les surréalistes s'intéressent alors aux objets du quotidien, qu'ils détournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports d'exploration de l'imaginaire et du désir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement à des objets préexistants, mais compose ses sculptures à partir de formes qui évoquent des objets mais qui restent avant tout modelées.Giacometti participe néanmoins à cette recherche en réalisant des sculptures aux fonctions ambiguës, invitant parfois à la manipulation, évoquant des jeux, ou assemblant des éléments disparates pour engendrer des réalités nouvelles et troublantes. Désormais qualifiées d'« objets surréalistes », ses oeuvres ne visent pas à représenter le monde extérieur, mais deviennent leur propres réalités. Cette manière nouvelle d'exister les rapproche de ses objets décoratifs, eux aussi pensés pour être manipulés, intégrés à la vie quotidienne et inscrits dans le monde réel.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Idées
Caroline Fourgeaud-Laville : retrouver un peu d'humanité grâce aux humanités

Idées

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 40:14


Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche.   Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).

Idées
Caroline Fourgeaud-Laville : retrouver un peu d'humanité grâce aux humanités

Idées

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 40:14


Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche.   Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).

XY Mag
Quand le mot de passe c'est vous

XY Mag

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 9:28


Adieu les codes : Comment la biométrie comportementale va tuer le mot de passe en 2026 Par Régis BAUDOUIN Se souvenir d’une majuscule, d’un chiffre, d’un caractère spécial, et changer le tout tous les trois mois… Cette corvée mentale, vestige des débuts de l’informatique, vit ses toutes dernières heures. En ce mois de juin 2026, le déploiement mondial des standards de connexion de nouvelle génération marque une bascule historique. Menée par l’alliance des géants de la tech, la sécurité ne repose plus sur ce que vous connaissez (un mot de passe), ni même uniquement sur ce que vous êtes (votre empreinte digitale), mais sur la façon dont vous vous comportez. Bienvenue dans l'ère de la biométrie comportementale décentralisée. Le coût de l’oubli : Selon les dernières données du cabinet Gartner, les demandes de réinitialisation de mots de passe représentent encore 20% à 30% de l’ensemble des tickets d’assistance informatique en entreprise, pour un coût moyen estimé à 15€ par intervention. Comment votre téléphone sait que c'est vous La biométrie traditionnelle (Iris, FaceID, empreinte) cartographie des caractéristiques physiques figées. La biométrie comportementale, elle, analyse la dynamique de vos actions en temps réel. C'est une science algorithmique qui transforme vos habitudes inconscientes en une signature mathématique unique. Lorsque vous saisissez votre smartphone, plusieurs dizaines de capteurs physiques s’activent en arrière-plan : L'accéléromètre et le gyroscope : Ils mesurent l’angle exact et la micro-oscillation de votre main. Le capteur de pression tactile : Il évalue la surface de contact de votre pouce et la force exercée sur la dalle en verre. Le rythme de frappe : L’algorithme calcule au millième de seconde près le temps de pression sur chaque touche et l’intervalle de transition entre deux lettres. Les publications de la IEEE Biometrics Council démontrent qu’en analysant seulement 30 à 40 frappes consécutives, un algorithme de notation comportementale atteint un taux de précision supérieur à 99% pour identifier le véritable propriétaire de l’appareil. Pour l’Intelligence Artificielle locale de votre téléphone, votre manière de taper ou de balayer votre fil d’actualité est aussi unique qu’une empreinte génétique. Si un tiers subtilise votre téléphone déverrouillé, le système détecte le changement de rythme en moins de 1,5 seconde et reverrouille l’appareil automatiquement. Source Le standard Passkeys 2.0 de l’alliance FIDO La question légitime que pose une telle innovation est celle de la vie privée. Hors de question que nos rythmes de frappe ou nos données de marche soient envoyés sur des serveurs Cloud pour y être analysés. C’est ici que la prouesse technique prend tout son sens : tout reste en local. Cette révolution s’appuie sur l’évolution des Passkeys, un protocole mondial développé par la FIDO Alliance. Les statistiques d’adoption de la FIDO Alliance pour 2026 révèlent que plus de 12 milliards de comptes en ligne dans le monde supportent désormais cette technologie. Métrique de SécuritéMots de Passe ClassiquesPasskeys + Biométrie ComportementaleSensibilité au Phishing (Hameçonnage)100% (Vulnérable)0% (Immunisé)Temps moyen de connexion~15 secondes~2,5 secondesTaux d’échec à l’authentification~14% (Erreurs de saisie)Moins de 0,5% Le principe repose sur la cryptographie asymétrique. Lorsque vous créez un compte, votre téléphone génère une paire de clés : une clé publique émise au site internet, et une clé privée, jalousement gardée dans l’enclave matérielle sécurisée de votre processeur (le Secure Element). La biométrie comportementale sert uniquement de déclencheur physique pour “libérer” cette clé privée locale. Le site distant ne reçoit jamais vos données comportementales ; il reçoit simplement une validation mathématique. Focus sur les Passkey Le principe fondamental d’un Passkey est qu’il n’existe aucun secret partagé entre vous et le service en ligne (Netflix, votre banque, Amazon). Contrairement à un mot de passe classique, qui est stocké sur les serveurs de l’entreprise (et donc vulnérable aux fuites de données), le Passkey sépare la sécurité en deux éléments mathématiques distincts et indissociables. [ Votre Appareil ] [ Serveur Web ] Clé Privée (Secrète) ── Chiffre le défi ──> Clé Publique (Connue) (Reste dans le SE) (Ne sert qu'à vérifier) Comment se déroule une connexion passkey ? 1.La génération de la paire de clés :Lors de l’inscription. Le gestionnaire de Passkeys de votre appareil génère une clé privée (qui reste enfermée dans la puce physique sécurisée de votre téléphone) et une clé publique (qui est envoyée au serveur du site). 2.L’envoi du défi (Challenge) :Lors de la connexion. Lorsque vous voulez vous connecter, le site web envoie un “défi” (un message aléatoire chiffré) à votre appareil. 3.Le déverrouillage biométrique :Validation locale. Votre appareil vous demande de valider votre identité (via FaceID, empreinte ou la fameuse biométrie comportementale). Cette action locale sert d’autorisation pour réveiller la clé privée. 4.La signature mathématique :Finalisation. La clé privée signe le défi envoyé par le site et renvoie la réponse. Le serveur utilise votre clé publique pour vérifier la signature. Si le calcul correspond, vous êtes connecté. Aucun mot de passe n’a voyagé sur le réseau. Les deux grandes familles de solutions Passkeys L’écosystème de 2026 se divise en deux approches techniques pour gérer ces clés cryptographiques. Elles répondent à des besoins de mobilité ou de sécurité informatique différents. 1. Les Passkeys Synchronisés (Multi-appareils / Synced Passkeys) C’est la solution grand public par excellence, intégrée nativement dans nos systèmes d’exploitation. La clé privée est stockée dans le trousseau Cloud du constructeur (Apple iCloud Keychain, Google Password Manager, Microsoft Account). Le fonctionnement : Si vous créez un Passkey sur votre iPhone, il est automatiquement disponible sur votre Mac ou votre iPad via iCloud. Le mécanisme de secours : Si vous perdez votre smartphone, vos Passkeys ne sont pas perdus : ils sont restaurés dès que vous vous reconnectez à votre compte cloud principal avec une authentification forte. Le cas du cross-platform : Si vous êtes sur un PC Windows et voulez vous connecter à un site avec le Passkey de votre iPhone, le PC affiche un QR Code. Votre iPhone le scanne, vérifie via une liaison Bluetooth de proximité que les deux appareils sont dans la même pièce, et valide la connexion. 2. Les Passkeys Matériels Liés (Single-device / Hardware-bound Passkeys) Cette approche est privilégiée par les entreprises, les banques ou les profils à haute visibilité (journalistes, politiciens). La clé privée est générée à l’intérieur d’un composant matériel dont elle ne pourra jamais sortir, interdisant toute copie dans le cloud. Les clés de sécurité physiques : Les clés USB/NFC (comme les YubiKeys de Yubico) matérialisent ce principe. La clé privée est scellée dans la puce de l’objet. Pour se connecter, il faut impérativement insérer la clé ou la badger contre son téléphone. Le niveau de sécurité supérieur : Même si votre compte iCloud ou Google est piraté, personne ne peut voler vos Passkeys matériels car ils n’existent nulle part sur internet. Les acteurs du marché des passkey en 2026 Le marché des solutions s’est considérablement structuré autour de trois grands types d’acteurs : Les natifs (Les OS) : Apple, Google et Microsoft fournissent l’infrastructure de base gratuite. C’est transparent pour l’utilisateur mais cela tend à verrouiller ce dernier dans leur écosystème respectif. Les gestionnaires indépendants (Cross-platform) : Des logiciels comme 1Password, Dashlane ou l’alternative open-source Bitwarden permettent de stocker et de synchroniser vos Passkeys de manière agnostique (fonctionne aussi bien entre un téléphone Android et un navigateur Safari sur Mac). Les solutions d’infrastructure (B2B) : Des plateformes comme Okta ou Ping Identity déploient ces architectures au sein des réseaux d’entreprises pour supprimer définitivement le risque de piratage interne. Le Passkey résout définitivement la faille numéro un de la sécurité informatique : l’erreur humaine. Un algorithme ne peut pas se faire berner par un faux site d’hameçonnage (phishing), car la clé publique est mathématiquement liée au nom de domaine exact du site. Si l’URL change d’une seule lettre, l’appareil refuse tout simplement de signer le défi. Sécurité absolue et friction zéro Pour l’utilisateur comme pour l’économie numérique, les bénéfices de cette numérisation invisible de la sécurité sont colossaux. Immunité totale contre le Phishing : Le rapport annuel de Verizon sur les fuites de données rappelle que 74% des cyberattaques impliquent encore un facteur humain (vol d’identifiants ou ingénierie sociale). N’ayant plus de mot de passe à taper, vous ne pouvez plus vous le faire voler par un faux email ou un site miroir. L’accessibilité universelle : Pour les personnes âgées ou en situation de handicap, la fin des barrières de saisie de codes complexes supprime la principale cause de l’exclusion numérique. La rentabilité pour les plateformes : Les géants du e-commerce constatent déjà une hausse de 5% à 7% des taux de conversion lors de l’étape de paiement depuis que les processus d’authentification contraignants ont été remplacés par la validation passive en arrière-plan. L’authentification invisible Le mot de passe était une anomalie ergonomique, une interface artificielle qui forçait l’humain à parler le langage de la machine. En 2026, la technologie est enfin devenue assez mature pour s’adapter à l’humain. En observant nos mouvements et nos rythmes sans jamais les trahir, nos appareils transforment nos gestes du quotidien en la plus sûre des clés. La haute sécurité n’est plus une contrainte, elle est devenue une seconde nature. Références et publications scientifiques pour approfondir : Le standard industriel et statistiques d’adoption : Pour comprendre l’architecture des clés d’accès décentralisées, consultez le portail officiel de la FIDO Alliance sur la technologie Passkey. Recherche en informatique et taux de précision : Pour les fondements scientifiques de l’analyse du rythme de frappe, voir les études indexées par le IEEE Xplore Digital Library sur les Keystroke Dynamics. Statistiques sur les cyberattaques : Consultez les rapports d’analyse des menaces sur le Verizon Data Breach Investigations Report pour les données liées au vol d’identifiants. The post Quand le mot de passe c'est vous first appeared on XY Magazine.

Aujourd'hui l'économie
Candy Crush, Clash of Clans: l'Europe déclare la guerre aux jeux mobiles qui vident le portefeuille

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:09


La Commission européenne prépare une nouvelle réglementation sur l'équité numérique. Dans son viseur, les monnaies virtuelles utilisées dans les jeux mobiles comme Candy Crush, Clash of Clans ou Subway Surfers. Une initiative qui inquiète les grands acteurs européens du secteur, qui redoutent des conséquences sur leur compétitivité. Lorsque vous téléchargez Candy Crush ou Clash of Clans, vous ne payez généralement rien. Le jeu est gratuit. C'est ce que l'on appelle le modèle « free to play », littéralement « gratuit pour jouer ». Contrairement aux jeux vidéo sur console ou sur ordinateur, qui sont souvent vendus plusieurs dizaines d'euros à l'achat, les éditeurs de jeux mobiles attirent des centaines de millions de joueurs sans leur demander de payer au départ. Alors comment gagnent-ils de l'argent ? En partie grâce à la publicité, mais surtout grâce à une petite partie des joueurs qui réalisent des achats directement dans le jeu. Ces achats prennent souvent la forme de gemmes, de pièces virtuelles, de bonus ou encore de personnages spéciaux. Le joueur dépense de l'argent réel pour acquérir ces monnaies virtuelles, qu'il utilise ensuite pour progresser plus rapidement ou débloquer certains contenus. À lire aussiCandy Crush: l'histoire, le succès et le modèle économique du jeu mobile aux 3 milliards de téléchargements Pourquoi la Commission européenne s'intéresse-t-elle aux monnaies virtuelles ? C'est précisément là que se situe le problème aux yeux de Bruxelles. Dans de nombreux jeux mobiles, le joueur ne dépense pas directement des euros ou des dollars. Il dépense une monnaie virtuelle achetée au préalable. La question que se pose la Commission européenne est simple : le joueur comprend-il toujours ce qu'il dépense réellement ? Si un objet coûte 5 euros, le prix est immédiatement compréhensible. Mais s'il coûte 700 gemmes obtenues dans un pack de 1 200 gemmes acheté 5 euros, la perception de la dépense devient beaucoup moins intuitive. Et lorsque plusieurs monnaies virtuelles coexistent dans un même jeu, la situation peut devenir encore plus complexe. Avec son projet de « Digital Fairness Act », ou loi sur l'équité numérique, la Commission européenne souhaite examiner ces pratiques et renforcer la transparence des prix. L'objectif affiché est de mieux protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, particulièrement présents sur ce type de jeux. Les éditeurs craignent une menace pour leur compétitivité Cette perspective inquiète fortement l'industrie du jeu vidéo mobile. Dans les colonnes du Financial Times, les dirigeants de plusieurs grands studios européens ont exprimé leurs préoccupations. Selon eux, certaines mesures pourraient conduire à l'apparition de messages ou de rappels destinés à contextualiser les dépenses réalisées par les joueurs, au risque de dégrader l'expérience utilisateur. Mais leurs inquiétudes dépassent la seule question du confort de jeu. Les responsables de l'industrie rappellent que le jeu mobile constitue l'un des rares secteurs du numérique dans lesquels l'Europe peut encore revendiquer une position de leader mondial. Selon les industriels, le secteur représente près de 8 milliards d'euros de revenus en Europe. Ils redoutent donc qu'une réglementation trop contraignante ne pénalise les acteurs européens face à leurs concurrents américains et chinois. Au-delà des jeux vidéo, le débat soulève une question économique plus large. Les responsables politiques européens souhaitent voir émerger des champions technologiques capables de rivaliser avec les géants mondiaux du numérique. Mais dans le même temps, l'Union européenne entend encadrer davantage certains modèles économiques lorsqu'ils soulèvent des questions de protection des consommateurs. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon équilibre : réguler pour davantage de transparence sans affaiblir les entreprises que l'Europe cherche justement à faire grandir. À lire aussiGabriel Hubert: «Imaginer un futur avec des acteurs numériques européens similaires aux américains»

Radio Monaco - Feel Good
Apprivoiser le TDAH : Comprendre son cerveau plutôt que le combattre

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:46


Le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) touche de nombreux adultes et enfants. Contrairement aux idées reçues, ce n'est ni un manque d'intelligence, ni un problème de mauvaise volonté, mais un fonctionnement neurodéveloppemental unique. Les personnes concernées décrivent souvent la sensation d'être débordées par leur propre esprit : un flot continu de mille idées à la seconde, une grande créativité, mais une immense difficulté à prioriser, à s'organiser ou à maintenir leur attention sur des tâches peu stimulantes.Pour mieux vivre avec un TDAH au quotidien, le premier secret est de cesser de vouloir fonctionner comme une personne neurotypique. On ne force pas une fleur tropicale à pousser dans un climat polaire. L'objectif est de comprendre son propre mode d'emploi grâce à des astuces concrètes :Externaliser sa mémoire : Le cerveau TDAH oublie vite ce qui sort de son champ de vision. Utilisez des listes, des codes couleurs et des alarmes. Ce n'est pas tricher, c'est s'adapter, au même titre que porter des lunettes pour mieux voir.Découper les objectifs : Face à une montagne, ce cerveau procrastine par épuisement anticipé. Remplacez le décourageant « ranger la maison » par « ranger une pièce pendant 10 minutes ».Séquencer le temps : Utilisez un minuteur avec la méthode Pomodoro (25 minutes de focus intense, 5 minutes de pause complète) dans un environnement épuré de toute distraction.Au-delà de la logistique, l'impact émotionnel est majeur. À force d'entendre des remarques comme « fais un effort » ou « tu es trop dispersée », l'estime de soi s'effrite. Il est urgent de troquer son dialogue intérieur de bourreau contre de la douceur. Le TDAH cache de formidables superpouvoirs : une intuition hors pair, une pensée latérale ultra-créative et une capacité d'hyperfocus phénoménale sur les sujets passionnants. Ne cherchez plus la perfection, offrez-vous simplement de la compréhension.

Esprits Libres
Violences après la victoire du PSG : « Contrairement aux JO de Paris, le travail d'anticipation et de vigilance n'a pas été suffisamment efficace » déplore Ruth Elkrief

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 10:57


Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit l'éditorialiste politique Ruth Elkrief, éditorialiste politique, et Nicolas Beytout, le fondateur-directeur de L'Opinion. Ensemble, ils décryptent les événements violents survenus à Paris après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.Les deux invités apportent un éclairage passionnant sur cette situation complexe, soulignant les lacunes dans l'anticipation et la gestion de l'ordre public par les autorités, malgré les prévisions pessimistes. Ils pointent du doigt une "transition politique fatale" marquée par un manque de fermeté et de cohérence dans la réponse de l'État, avec des peines de prison jugées trop légères face aux dégâts causés.Mais au-delà de ces événements, les intervenants s'interrogent sur les racines profondes de cette violence, évoquant les frustrations d'une partie de la population qui s'exprime par des moyens illégitimes. Ils soulignent avec inquiétude la présence de profils socialement insérés parmi les fauteurs de troubles, remettant en cause les schémas traditionnels.L'épisode aborde également un autre sujet brûlant : les récentes avancées de l'Union européenne en matière de politique migratoire. Nicolas Beytout, analyse ce "virage très impressionnant", avec un durcissement des procédures de retour des migrants en situation irrégulière. Mais il pointe du doigt la position ambiguë de la France, qui peine à suivre ce mouvement, révélant des fractures au sein de la majorité présidentielle.Loin de se cantonner à l'actualité, les invités offrent une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux et politiques sous-jacents, ouvrant la voie à une compréhension plus fine des dynamiques à l'œuvre dans la "Nouvelle France" évoquée par Luc Ferry.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Radio Diploweb
L'influence et la guerre informationnelle sont-elles au cœur des démocraties ? Avec Ludivine Relano

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 25:46


Nous pensons être informés… mais influence et guerre informationnelle sont plus que jamais à l'œuvre dans nos démocraties. Dans un moment de post-vérité, les mises en récit sont devenues plus puissantes que les faits. Comment comprendre … et investir ce nouvel espace de conflictualité ? Pour en parler, nous avons la joie de recevoir Ludivine Relano. Issue du recrutement universitaire, la capitaine Ludivine Relano est lauréate du concours de l'Ecole de guerre – Gendarmerie, en 2024. Ludivine Relano s'exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 07/04/2026 et diffusée sur RCF Notre Dame le 02/06/2026. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse rédigée. "Dans un contexte marqué par la surabondance d'informations et la montée des stratégies d'influence, la question de la maîtrise de l'espace informationnel devient centrale pour les démocraties. À travers cet échange, Ludivine Relano éclaire les mécanismes contemporains de la désinformation et de la guerre informationnelle. Elle met en évidence les transformations profondes du rapport à l'information, où les récits, les émotions et les algorithmes redéfinissent la manière dont les individus perçoivent la réalité et prennent position. Contrairement à une idée largement répandue, l'accès massif à l'information ne signifie pas que les individus sont mieux informés. Ludivine Relano souligne que nous vivons aujourd'hui dans une « illusion de la connaissance » (expression utilisée par le sociologue Gérald Bronner), caractérisée par une exposition permanente à un flux d'informations que notre cerveau peine à traiter.Cette saturation informationnelle, souvent qualifiée d'« infobésité », empêche la hiérarchisation et l'analyse critique des contenus. Face à cette surcharge, les individus ont tendance à privilégier l'instantanéité et la simplicité, au détriment du temps long, de la complexité et de la réflexion. L'émotion devient alors un facteur déterminant dans le traitement de l'information, reléguant les faits au second plan.L'un des points essentiels développé par l'intervenante réaffirme ce constat : personne n'est à l'abri de la désinformation. Contrairement à certaines idées reçues, le niveau d'éducation ou d'intelligence ne protège pas contre ces phénomènes.Cette vulnérabilité s'explique par la nature humaine elle-même, notamment par les biais cognitifs qui influencent notre perception du réel. Les individus sont naturellement enclins à croire des informations qui confirment leurs opinions. À cela s'ajoute le rôle croissant des intelligences artificielles génératives et des deepfakes, qui rendent les contenus trompeurs de plus en plus crédibles et difficiles à détecter.(...)Cette bataille s'exprime dans tous les espaces : médias, réseaux sociaux, sphère politique. Les contenus les plus émotionnels et polarisants bénéficient d'une plus grande visibilité, notamment en raison du fonctionnement des algorithmes. La réalité devient alors secondaire face à la perception construite par ces récits, ce qui fragilise la capacité collective à établir des vérités partagées.La désinformation s'inscrit désormais dans une logique de guerre informationnelle. Elle constitue une arme utilisée par certains acteurs, notamment étatiques ou non étatiques (proxy), pour déstabiliser les démocratiessans recourir à la force militaire ( Harmful informations / sharp power)Ces stratégies visent à semer le doute, à créer de la confusion et à fragmenter la cohésion sociale. La diffusion de fausses informations est particulièrement efficace, car elles circulent plus rapidement et plus largement que les informations vérifiées et cela prend beaucoup de temps pour les débunker. (...)"Plus. Lire la ⁠synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone⁠.

Maintenant, vous savez
Pénis de chair, pénis de sang : quelles différences ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 4:52


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Contrairement aux idées véhiculées par la pornographie, chaque pénis et chaque vulve sont uniques en couleur, taille et forme. Et pour ceux qui s'interrogent sur la moyenne, sachez que la taille d'un pénis en érection est d'environ 13,58 cm. En mars 2023, des chercheurs espagnols ont classé les pénis selon leur capacité à grossir lors de l'érection. Une distinction qui, d'un point de vue médical, peut influencer certaines approches chirurgicales. Ils ont ainsi identifié deux grandes catégories : le "pénis de sang" (grower), qui se dilate considérablement lors de l'érection et le "pénis de chair" (shower), qui est déjà bien apparent au repos et change peu en taille. Comment savoir si je suis "grower" ou "shower" ? Cela peut-il changer au cours du temps ? Est-ce qu'un type de pénis est prédisposé aux troubles de l'érection ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : octobre 2023 À écouter aussi : ⁠Est-ce grave de paraître plus âgé ?⁠ ⁠Quelle est la bonne durée du sommeil ?⁠ ⁠Néophobie alimentaire : pourquoi certains mangeurs sont-ils considérés comme difficiles ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les Électrons Libres lancent Céleste, un chatbot intégré à X dédié au fact-checking scientifique. Nourrie par des sources contrôlées et des bases de données rigoureuses, cette IA entend lutter contre la désinformation sur les sujets scientifiques, technologiques et environnementaux.

Aujourd'hui l'économie
À Roland-Garros, le tennis sert aussi à faire des affaires

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:59


Pendant quinze jours, les Internationaux de France ne sont pas seulement un événement sportif mondial. Entre les loges VIP, les salons privés et les espaces hospitalités, Roland-Garros est devenu un véritable quartier d'affaires où les entreprises cultivent leurs relations commerciales et leur image. Chaque année, Roland-Garros attire des centaines de milliers de spectateurs Porte d'Auteuil. Mais derrière les matchs et la terre battue, le tournoi parisien reste une gigantesque machine économique. Dans les loges et les salons privés, on négocie, on reçoit des clients, on développe son réseau. Pendant la quinzaine, des milliers de dirigeants, d'hommes et de femmes d'affaires défilent dans les espaces hospitalités du tournoi. Et cette activité est loin d'être secondaire. Les hospitalités représentent aujourd'hui environ 20% du chiffre d'affaires de Roland-Garros. Concrètement, les marques achètent des places, privatisent des salons, louent des loges et invitent partenaires ou prospects autour d'un déjeuner ou d'un cocktail. Au total, le tournoi commercialise près de 125 000 packages hospitalités, quasiment tous vendus chaque année. Roland-Garros, un immense terrain de réseautage Pourquoi les entreprises sont-elles prêtes à dépenser plusieurs milliers d'euros par invité pour une journée de tennis ? Parce qu'elles n'achètent pas uniquement des places pour assister aux matchs. Elles achètent du temps relationnel. Contrairement à un déjeuner d'affaires classique ou à une réunion dans un bureau, une journée à Roland-Garros peut durer six à huit heures. De quoi échanger longuement avec des clients, des partenaires ou des prospects dans un cadre beaucoup plus détendu. « Roland-Garros n'est pas simplement un événement sportif, c'est une plate-forme business extrêmement puissante », résume Benoît Ripault, directeur marketing de Mastercard France. « Dans un monde où les interactions sont de plus en plus numériques, les moments physiques deviennent rares et donc d'autant plus précieux. Ils réhumanisent la relation commerciale. » Le tournoi permet ainsi aux entreprises de renforcer leurs liens commerciaux dans un environnement moins formel. Autour d'un match, d'un déjeuner ou d'un passage dans les espaces VIP, les conversations deviennent plus fluides et les échanges plus naturels. Le tennis, un sport particulièrement adapté au business Ces pratiques existent dans de nombreux grands événements sportifs, mais Roland-Garros possède des caractéristiques très particulières. Le tournoi bénéficie d'un imaginaire très fort : Paris au printemps, la gastronomie, l'élégance, le côté chic mais décontracté. Un cadre qui favorise naturellement les échanges. Le tennis offre aussi un rythme différent d'autres sports comme le football. À Roland-Garros, les invités ne restent pas assis pendant 90 minutes. Ils circulent entre les courts, les restaurants, les salons et les boutiques. Les pauses entre les matchs et les changements de côté créent des moments propices aux discussions. Cette économie VIP possède néanmoins son revers. Pendant certains matchs, des rangées de sièges restent inoccupées, les invités préférant parfois prolonger un déjeuner ou une discussion dans les salons privés. Mais ces revenus générés par les hospitalités sont devenus essentiels pour l'équilibre économique du tournoi. Ils permettent notamment de financer une partie de l'événement et de maintenir des billets relativement accessibles pour le grand public. À Roland-Garros, les échanges ne se jouent donc pas uniquement sur le court. Pendant quinze jours, les relations professionnelles se travaillent parfois avec autant de précision qu'un revers long de ligne.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que le collagène marin et quels sont ses bienfaits ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:47


Le collagène marin est devenu l'un des compléments alimentaires les plus populaires du moment. On le retrouve dans les poudres, les boissons, les gélules ou même certains cafés “bien-être”. Mais au fond, qu'est-ce que c'est exactement ? Et surtout : ses effets sont-ils réellement prouvés scientifiquement ?Le collagène est une protéine naturellement présente dans notre corps. C'est même la protéine la plus abondante chez l'être humain. Elle agit comme une sorte de “charpente” des tissus : peau, tendons, cartilage, os ou ligaments. Avec l'âge, sa production diminue progressivement. Résultat : la peau perd en élasticité, les rides apparaissent et certaines articulations deviennent plus fragiles.Le collagène marin, lui, est extrait principalement de la peau, des écailles et des arêtes de poissons. Contrairement au collagène bovin, il contient surtout du collagène de type I, celui que l'on retrouve majoritairement dans la peau humaine.Mais il y a un problème : avaler du collagène brut ne sert pas à grand-chose, car cette grosse protéine est difficilement absorbée par l'organisme. C'est pourquoi les fabricants utilisent généralement du “collagène hydrolysé”. Cela signifie que la protéine a été découpée en petits fragments appelés peptides, beaucoup plus faciles à absorber par l'intestin.Alors, que dit réellement la science ?Les études les plus solides concernent la peau. Plusieurs essais cliniques montrent qu'une supplémentation quotidienne en peptides de collagène peut améliorer légèrement l'hydratation, l'élasticité et parfois réduire la profondeur des rides après plusieurs semaines d'utilisation. Ces effets existent, mais restent modestes. On est loin d'un “lifting en poudre”.Il existe aussi des résultats intéressants concernant les articulations. Certaines recherches suggèrent une diminution des douleurs articulaires, notamment chez des sportifs ou des personnes souffrant d'arthrose légère. L'idée est que certains peptides pourraient stimuler les cellules produisant le cartilage.Concernant les os, quelques études montrent également une amélioration possible de certains marqueurs de densité osseuse chez les personnes âgées, surtout lorsqu'il est associé à du calcium et de la vitamine D.En revanche, beaucoup d'allégations marketing sont exagérées. Aucune preuve solide ne montre que le collagène marin “rajeunisse” le corps, fasse repousser miraculeusement les cheveux ou transforme profondément la silhouette.Enfin, il faut rappeler un point important : pour fabriquer du collagène, le corps a surtout besoin d'une alimentation équilibrée, riche en protéines, en vitamine C, en zinc et en acides aminés.Le collagène marin n'est donc pas un produit miracle. Mais les données scientifiques actuelles suggèrent qu'il peut avoir de vrais effets modestes sur la peau et les articulations, surtout avec une prise régulière sur plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Objectif : bac français !
SPÉCIAL #7 Pourquoi un podcast ?

Objectif : bac français !

Play Episode Listen Later May 28, 2026 9:20 Transcription Available


www.aufonddelaclasse.comCet épisode explique le choix du format podcast pour aufonddelaclasse.com. Contrairement aux vidéos courtes ou aux formats TikTok qui donnent des conclusions sans le raisonnement, le podcast développe une idée — et c'est précisément ce que le bac évalue.Le podcast est d'abord le média de la concentration. En sollicitant un seul canal sensoriel, il libère paradoxalement l'attention et force le cerveau à construire lui-même les représentations — exactement comme la lecture. On n'est pas passif : on travaille.C'est aussi un format flexible. On peut l'écouter en marchant, dans les transports, en faisant du sport — ces petits interstices de la journée deviennent du temps utile, où les idées infusent parfois mieux qu'en les apprenant de force. On peut aussi le réécouter : la répétition espacée est l'une des clés de la mémorisation. Et on peut l'écouter stylo en main, prendre des notes, sélectionner ce qui retient l'attention — ce qui est déjà exercer un jugement critique.Enfin, ce qu'on entend dans ces épisodes, c'est une voix qui réfléchit à voix haute — qui modélise une démarche autant qu'elle transmet un contenu. Les épisodes sont conçus pour fonctionner en parallèle avec les fiches du site aufonddelaclasse.com, calées exactement sur la même organisation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcast Structure
Pierre David : l'identité gagnante — comment libérer son ambition | E168

Podcast Structure

Play Episode Listen Later May 27, 2026 58:07


Et si le problème n'était pas le manque d'ambition — mais le fait de la retenir sans le savoir ?Pierre David est ancien vice-champion de France de savate boxe française, membre de l'équipe de France — et fondateur de l'Académie de la Haute Performance. Depuis plus de 10 ans, il accompagne entrepreneurs et athlètes de haut niveau avec une seule conviction : le potentiel de croissance est déjà là. Ce qui manque, c'est de lever ce qui le retient.Sa méthode : la dépolarisation — un outil de changement d'identité instantané, ancré dans les neurosciences, qui dissout les charges émotionnelles inconscientes là où le coaching classique et la volonté pure ne suffisent pas.===Dans cet épisode, Pierre revient sur :Sportif de haut niveau & entrepreneur : les mêmes blocages —ce qui différencie un numéro 1 d'un numéro 2 n'est ni technique ni physique. C'est la capacité à avancer sans charge émotionnelle — sans avoir besoin d'être perçu comme humble, éthique ou légitime pour passer à l'action.La dépolarisation — un changement de perception instantané, ancré dans le corps, qui rend impossible de repenser comme avant. Contrairement au coaching ou à la PNL, ce n'est pas mental — c'est physique. Et c'est irréversible sur le sujet traité.Les charges les plus fréquentes chez les entrepreneurs — Arrogance vs humilité, égoïsme vs altruisme — Pierre les retrouve à chaque palier. Et à mesure qu'on monte : la déconnexion à la mission, quand l'argent est là mais plus le sens.Pourquoi "vouloir fort" peut tout bloquer — Tant que le cerveau perçoit plus de bénéfices que d'inconvénients à un objectif, il reste inconscient du prix à payer. Le jour où on l'atteint — la dépression arrive. Le travail de Pierre : équilibrer bénéfices et inconvénients, passé et futur, pour que le lâcher-prise devienne naturel.Déchaîner l'ambition — ce que ça veut dire vraiment  — L'ambition n'est pas à construire. Elle est déjà là. Le travail, c'est d'enlever les chaînes.===Cet épisode est pour vous si : vous sentez que vous jouez en dessous de votre vraie ambition, que vous ramer à l'action alors que vos compétences sont là — ou que vous avez atteint un objectif et ne vous êtes pas senti aussi bien que prévu.Prochaine Rencontre Mastermind : https://www.squared.eu/mastermind/mastermind-squared-juillet-2026-dechainer-votre-ambitionLinkedIn Pierre David : https://linkedin.com/in/pierre-david-81075910bAcadémie de la Haute Performance : https://lacademie-de-la-haute-performance.com/Livre L'identité gagnante : https://amzn.eu/d/0jcy4ycjHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Collections de l'heure du crime
L'INTÉGRALE - Patrice Alègre : le chemin sans fin d'un tueur en série

Les Collections de l'heure du crime

Play Episode Listen Later May 27, 2026 41:34


Patrice Alègre n'est pas un prédateur qui repérait ses proies, les attendait dans la pénombre pour les violer et abréger leurs existences. Contrairement à la majorité des tueurs en série Il connaissait ses victimes. Il avait su les approcher, les mettre en confiance, devenir leur meilleur ami au point de laisser croire qu'avec lui, elles ne risquaient rien. Il était même là pour les protéger. A la fin de l'été 1997, la France va découvrir le visage, l'allure et le parcours de ce Toulousain à la carrure athlétique, trentenaire marginal et fêtard. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 13 juin 2024Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que le "syndrome de l'homme-arbre" ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:31


Le « syndrome de l'homme-arbre » est le surnom spectaculaire donné à une maladie extrêmement rare qui provoque l'apparition de gigantesques excroissances ressemblant à de l'écorce ou à des racines sur la peau. Derrière ce nom impressionnant se cache une véritable maladie génétique : l'épidermodysplasie verruciforme.Les personnes atteintes développent d'innombrables verrues épaisses, surtout sur les mains, les pieds, les bras ou le visage. Avec le temps, certaines deviennent si volumineuses qu'elles évoquent l'écorce d'un arbre, d'où le surnom médiatique de « syndrome de l'homme-arbre ».Cette maladie est liée à une anomalie génétique très rare. Normalement, notre système immunitaire combat naturellement certains virus très répandus appelés papillomavirus humains, ou HPV. Mais chez les personnes atteintes d'épidermodysplasie verruciforme, les défenses immunitaires fonctionnent mal contre ces virus spécifiques. Résultat : les HPV se multiplient de manière incontrôlée dans la peau et provoquent la formation massive de verrues.Le cas le plus célèbre fut celui de Dede Koswara, un Indonésien devenu mondialement connu dans les années 2000. Ses mains et ses pieds étaient recouverts d'énormes excroissances qui l'empêchaient presque de marcher ou de travailler. Les images avaient fait le tour du monde et suscité à la fois fascination et compassion.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces excroissances ne sont pas du bois. Il s'agit d'une accumulation massive de kératine, la protéine qui compose aussi nos ongles et nos cheveux. La peau produit cette matière en excès à cause de l'infection virale persistante.La maladie est très difficile à traiter. Les médecins peuvent retirer les excroissances par chirurgie ou laser, mais elles ont souvent tendance à repousser. Certains traitements antiviraux ou médicaments stimulant l'immunité peuvent ralentir l'évolution, sans toutefois guérir complètement la maladie.Autre problème important : les patients atteints présentent un risque élevé de cancers de la peau. Les lésions provoquées par les HPV peuvent en effet devenir cancéreuses après des années d'évolution, surtout lorsqu'elles sont exposées au soleil.Le syndrome de l'homme-arbre reste heureusement extrêmement rare. Seuls quelques centaines de cas ont été décrits dans le monde. Mais cette maladie rappelle à quel point l'équilibre entre notre système immunitaire et les virus est fragile. Des microbes généralement inoffensifs pour la plupart des gens peuvent devenir dévastateurs lorsqu'une anomalie génétique perturbe les défenses naturelles du corps.Ainsi, derrière ce surnom presque fantastique se cache une réalité médicale bien réelle, aussi impressionnante que tragique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Vin blanc, rouge, rosé : quel est le pire pour la santé ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 26, 2026 4:24


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Le retour des beaux jours, c'est aussi le retour des terrasses. Mais quand il s'agit de commander un petit verre de vin, est-il possible de préserver sa santé tout en se faisant plaisir ? Contrairement à ce qu'on a pu entendre pendant longtemps, aucune boisson alcoolisée n'est « bonne pour la santé ». Comme le rappelle l'Inserm, sur son site Internet : « Toute consommation d'alcool présente un risque pour la santé. Et contrairement à ce qui a longtemps été entendu, une faible consommation d'alcool n'est pas bénéfique. » Même le vin ? Quel est le vin le moins bon pour notre santé ? Quelles alternatives ? Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Eva Depierre. Première diffusion : mai 2024 À écouter aussi : ⁠Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ?⁠ ⁠Pénétration : quelles sont les trois raisons de s'en détacher ?⁠ ⁠Comment mieux gérer sa colère ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les Technos
Les Technos : Voiture électrique, l'art du silence maîtrisé

Les Technos

Play Episode Listen Later May 26, 2026 25:34


Vous avez déjà entendu ce sifflement discret, presque fantomatique, d'une voiture électrique qui démarre ? Contrairement à son homologue thermique, elle ne gronde pas, ne vrombît pas. Mais ce silence apparent cache une réalité acoustique bien plus complexe qu'il n'y paraît. Pourquoi la voiture électrique fait-elle si peu de bruit ? Et ce bruit qu'elle émet quand même, d'où vient-il, comment le maîtrise-t-on ?Pour répondre à ces questions, Aurélien reçoit aujourd'hui Vincent Lanfranchi, professeur des universités à l'Université de Technologie de Compiègne. Spécialiste non pas de l'acoustique à proprement parler, mais du génie électrique, Vincent Lanfranchi s'intéresse tout particulièrement aux phénomènes vibro-acoustiques générés par les composants et systèmes électriques. Un terrain de recherche multiphysique, à la croisée de l'électricité, du magnétisme, de la mécanique et de l'acoustique.Ensemble, ils vont décortiquer la chaîne de motorisation électrique pour comprendre comment des courants découpés à très haute fréquence peuvent faire vibrer des pièces métalliques et générer des nuisances sonores. Des nuisances invisibles, souvent insoupçonnées, mais bien réelles, que l'on retrouve d'ailleurs bien au-delà de l'automobile : dans les machines à laver, les lave-vaisselle, les rames de RER ou encore les lignes à haute tension.Un grand entretien de vulgarisation technologique, passionnant et accessible, à suivre maintenant dans cet épisode 18 de la saison 12 des Technos.

LA PETITE HISTOIRE
Pourquoi associe-t-on le rose aux filles ? La vraie histoire derrière ce code couleur

LA PETITE HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 8:29 Transcription Available


Pourquoi le rose est-il associé aux filles et le bleu aux garçons ? Contrairement aux idées reçues, cela n'a pas toujours été le cas. Dans cet épisode, découvrez l'histoire étonnante des couleurs à travers les siècles : du Moyen Âge à Hollywood, en passant par la religion, la mode et le marketing des années 80. Une plongée historique dans l'origine culturelle du rose et du bleu dans notre société.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!

Choses à Savoir TECH
Face à l'IA, les moteurs de recherche sont ultra populaires ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:36


Depuis l'arrivée de ChatGPT fin 2022, beaucoup annonçaient la fin imminente de la recherche traditionnelle. Les chatbots allaient supplanter les moteurs à mots-clés, et Google semblait condamné à décliner. Trois ans plus tard, les chiffres racontent une tout autre histoire.La maison mère, Alphabet, a publié des résultats particulièrement solides pour le premier trimestre 2026. Le chiffre d'affaires atteint 109,9 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an. Le bénéfice par action dépasse largement les attentes, et le patron Sundar Pichai évoque un début d'année « exceptionnel ». Au cœur de cette performance, on retrouve toujours le moteur de recherche. Google Search génère à lui seul plus de 60 milliards de dollars sur le trimestre, avec une croissance de 19 %. Et surtout, le nombre de requêtes n'a jamais été aussi élevé. Contrairement aux prévisions, l'intelligence artificielle n'a pas détourné les utilisateurs… elle les a ramenés.Comment ? Grâce à l'intégration directe de l'IA dans le moteur. Des fonctionnalités comme les « AI Overviews », des réponses synthétiques générées automatiquement en haut des résultats, ou encore le mode conversationnel, prolongent la recherche classique. L'utilisateur ne quitte plus la page : il y passe plus de temps, pose plus de questions, et approfondit ses requêtes. En parallèle, Google Cloud affiche une croissance spectaculaire, et les modèles comme Gemini traitent désormais des milliards de fragments de texte par minute. Pour comprendre, un « token » correspond à un morceau de phrase analysé par l'IA. Plus il y en a, plus les capacités de traitement sont importantes.Face à la concurrence – Perplexity, Copilot ou encore Bing – Google n'a pas été dépassé. Il a intégré leurs innovations à son propre produit, une stratégie classique chez les géants de la tech. En France, certaines fonctions IA restent absentes pour des raisons juridiques, notamment liées aux droits voisins de la presse. Pourtant, cela n'empêche pas Google de dominer largement le marché, avec plus de 86 % des recherches. Une seule ombre au tableau : un léger recul sur ordinateur. Mais aujourd'hui, la majorité des recherches se fait sur mobile, où Google reste ultra-dominant. En résumé, loin d'être menacé, le moteur de recherche s'est réinventé. Et l'intelligence artificielle, annoncée comme sa remplaçante, est devenue son principal moteur de croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

DeepTechs
Des virus contre les superbactéries

DeepTechs

Play Episode Listen Later May 24, 2026 39:38


L'antibiorésistance tue déjà des milliers de personnes chaque année. D'ici 2050, elle pourrait devenir la première cause de mortalité humaine, selon l'OMS. Face à cette menace que les antibiotiques classiques ne parviennent plus à contenir, une startup française s'arme d'un remède vieux comme la nature : les bactériophages.Adèle James, microbiologiste normande et cofondatrice de Phagos, a co-créé cette entreprise en 2021 après un parcours en recherche académique et en incubation. Son idée ? Exploiter ces virus qui tuent les bactéries — présents partout dans l'environnement, y compris dans nos intestins — pour concevoir des traitements antibactériens sur mesure. Contrairement aux antibiotiques à large spectre qui dévastent toute la flore microbienne, les bactériophages n'éliminent que leur cible précise.L'entreprise, seule en Europe à disposer d'une autorisation de vente de médicaments vétérinaires à base de bactériophages sur mesure, a déjà traité plus de deux millions d'animaux — porcs et poulets principalement — en France. Forte de 25 millions d'euros levés en Série A et de 70 collaborateurs, Phagos vise les États-Unis d'ici deux à trois ans, avant de s'attaquer à la santé humaine à l'horizon 2030. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : contrairement à ce qu'on croit, l'âge d'une coccinelle ne se définit pas au nombre de points qu'elle a sur le corps. Le nombre de points dépend uniquement de l'espèce.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:57


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Maintenant, vous savez
C'est quoi la mentalité vegan + bacon, pour atteindre ses objectifs sainement ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:27


Combien de vos résolutions du Nouvel An tenez-vous encore aujourd'hui ? Beaucoup abandonnent dès le premier écart, découragés par le fait de ne pas être parfaits. Cette dynamique d'échec répétitif, largement partagée, trouve pourtant une réponse dans une approche surprenante : la théorie "vegan + bacon". Contrairement aux méthodes radicales qui exigent une transformation totale et immédiate, cette mentalité est bésée sur la souplesse. D'où vient cette théorie ? Faut-il faire les choses à moitié ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Fanny Sauveplane. À écouter ensuite : ⁠Qu'est-ce que l'impôt mondial sur les sociétés ?⁠ ⁠Quelles sont les 3 astuces pour contrer sa phobie administrative ?⁠ ⁠Les hommes et les femmes sont-ils vraiment égaux face à l'administration ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠⁠⁠⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠⁠⁠⁠. Suivez Bababam sur ⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir
Pourquoi parle-t-on de "mariage gris" ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:03


En France, on parle de “mariage gris” pour désigner une forme particulière d'escroquerie sentimentale et administrative. Le principe est simple : une personne se marie sincèrement, par amour, tandis que l'autre cache ses véritables intentions. Contrairement au “mariage blanc”, où les deux époux savent dès le départ que l'union est fictive, le mariage gris repose donc sur la tromperie d'un seul des conjoints.Le terme apparaît dans les années 2000, notamment dans les débats sur l'immigration et le droit au séjour. Dans de nombreux cas, la personne mal intentionnée cherche à obtenir un avantage administratif : un titre de séjour, la nationalité française ou une stabilité sur le territoire. Elle entretient alors une relation apparemment authentique, parfois pendant plusieurs mois ou plusieurs années, avant le mariage. Une fois les papiers obtenus, elle peut brutalement disparaître, demander le divorce ou changer totalement de comportement.Le phénomène est difficile à mesurer précisément, car il repose sur l'intention réelle des individus, ce qui est compliqué à prouver juridiquement. En effet, tomber amoureux puis se séparer n'a évidemment rien d'illégal. Toute la difficulté consiste donc à démontrer qu'il existait, dès le début, une volonté de manipulation.En France, les autorités ont progressivement renforcé les contrôles autour des mariages impliquant des démarches de séjour. Les maires peuvent par exemple signaler au procureur de la République des unions qu'ils jugent suspectes. Des auditions séparées des futurs époux peuvent être organisées afin de vérifier la cohérence de leurs déclarations : lieu de rencontre, habitudes de vie, connaissance mutuelle ou projets communs.Le mariage gris peut avoir des conséquences psychologiques très lourdes pour la victime. Beaucoup racontent un profond sentiment de trahison, car la manipulation touche à la vie intime et affective. Certaines personnes découvrent que toute leur relation reposait sur un mensonge soigneusement construit.Sur le plan pénal, lorsqu'une fraude est démontrée, plusieurs infractions peuvent être retenues : escroquerie, obtention frauduleuse de documents administratifs ou fraude au séjour. Les sanctions peuvent inclure des peines de prison, des amendes et l'annulation de certains droits obtenus grâce au mariage.Mais le sujet reste sensible. Des associations et des juristes rappellent qu'il faut éviter les amalgames et les soupçons systématiques envers les couples binationaux. Car derrière la lutte contre les fraudes se pose aussi une question essentielle : comment protéger les victimes sans transformer l'amour en enquête administrative permanente ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les indiens scalpaient-ils leurs ennemis ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:20


Quand on évoque les peuples amérindiens et le scalp, beaucoup imaginent une pratique uniquement liée à la violence ou à la barbarie. Pourtant, la réalité historique est bien plus complexe. Le scalp consistait à retirer une partie du cuir chevelu de l'ennemi vaincu, généralement avec les cheveux. Cette pratique a existé chez plusieurs peuples d'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde et à différentes époques de l'Histoire.Chez certains peuples amérindiens, le scalp avait d'abord une dimension symbolique et guerrière. Dans des sociétés où le courage au combat était essentiel au prestige social, rapporter un scalp constituait une preuve tangible de victoire. C'était un trophée démontrant la bravoure du guerrier. Le scalp pouvait être montré à la tribu, exposé lors de cérémonies ou utilisé dans des rituels. Il servait parfois à honorer les esprits protecteurs ou à renforcer le statut du combattant.Contrairement aux idées reçues, tous les peuples amérindiens ne pratiquaient pas le scalp. Certaines tribus y avaient recours fréquemment, comme les Comanches ou les Apaches, tandis que d'autres le faisaient rarement, voire pas du tout. Les motivations variaient aussi selon les régions et les périodes. Parfois, il s'agissait surtout d'intimider l'ennemi. Dans d'autres cas, le scalp représentait une forme de vengeance après un conflit meurtrier.Mais un élément souvent oublié est le rôle joué par les Européens eux-mêmes. À partir du XVIIe siècle, les puissances coloniales ont parfois encouragé cette pratique. Les Français, les Britanniques puis les Américains ont, à certaines périodes, offert des primes pour les scalps ennemis. Un scalp devenait alors une preuve permettant de toucher une récompense financière. Cette politique a contribué à amplifier le phénomène et à le rendre encore plus brutal.Le scalp n'était d'ailleurs pas exclusivement pratiqué par les Amérindiens. Durant les guerres coloniales, des colons européens et des milices américaines scalpèrent eux aussi leurs adversaires. L'image du “sauvage indien scalpeur” a donc largement été exagérée par la littérature populaire et surtout par le cinéma du XXe siècle, notamment les westerns hollywoodiens.Enfin, il faut rappeler que le scalp ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certaines victimes survivaient, même si les risques d'infection étaient énormes avant la médecine moderne.Aujourd'hui, les historiens insistent sur la nécessité de replacer cette pratique dans son contexte historique et culturel. Le scalp était avant tout lié à la guerre, au prestige et aux croyances spirituelles, bien loin des caricatures simplistes longtemps véhiculées sur les peuples amérindiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le sillage dans l'eau a-t-il toujours le même angle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:23


Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Corée du Sud: la grève chez Samsung inquiète toute l'économie mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 20, 2026 3:02


Jusqu'à 50 000 salariés de Samsung menacent de faire grève à partir du 21 mai. Un conflit social inédit chez le géant sud-coréen, premier fabricant mondial de puces mémoire, qui inquiète autant la direction que le gouvernement de Séoul. Derrière les revendications salariales, c'est tout un modèle économique qui vacille, avec des conséquences potentielles sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs et le boom de l'intelligence artificielle. À première vue, le conflit social qui secoue actuellement Samsung semble assez classique. Des salariés réclament de meilleurs salaires, la direction refuse, le bras de fer s'installe et une grève est annoncée. Rien de très original. Sauf qu'ici, on ne parle pas d'une entreprise ordinaire. On parle de Samsung, le plus grand conglomérat sud-coréen et le premier fabricant mondial de puces mémoire. Un acteur industriel stratégique, dont le poids économique est tel que l'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État sud-coréen. Preuve de la sensibilité du dossier, le gouvernement envisage même des mesures exceptionnelles pour empêcher le mouvement social. Ce qu'il se joue aujourd'hui chez Samsung dépasse en réalité très largement l'entreprise elle-même. Car le groupe est l'un des grands gagnants du boom de l'intelligence artificielle. Ses puces mémoire sont partout : dans les serveurs, les centres de données, le cloud, les smartphones ou encore les infrastructures numériques qui alimentent les modèles d'IA générative. Grâce à ce savoir-faire industriel, Samsung accumule aujourd'hui des bénéfices considérables. C'est précisément ce qui nourrit la colère des salariés : ils voient les profits grimper, mais estiment que leurs rémunérations ne suivent pas. Le problème, c'est qu'une grève de 45 000 à 50 000 salariés dans un groupe de cette taille inquiète tout le monde : la direction, évidemment, mais aussi le gouvernement sud-coréen. Et pour cause, en Corée du Sud, Samsung n'est pas seulement une entreprise privée. C'est presque une institution nationale. Le groupe représente à lui seul près de 23% des exportations sud-coréennes et environ 26 % de la capitalisation boursière nationale. Autrement dit : si Samsung ralentit, c'est toute l'économie sud-coréenne qui risque de perdre de la vitesse. À lire aussiCorée du Sud: une crise politique aux accents économiques Une grève chez Samsung menace le marché mondial des puces électroniques L'inquiétude dépasse largement les frontières de la Corée du Sud. Certains analystes estiment qu'une grève prolongée pourrait coûter jusqu'à 20 milliards de dollars à Samsung et provoquer des tensions sur les prix mondiaux des composants électroniques. Car Samsung est au cœur d'un secteur devenu hautement stratégique : celui des semi-conducteurs. Les États-Unis, la Chine et l'Europe se livrent aujourd'hui une véritable guerre industrielle autour des puces électroniques. Tous cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, à relocaliser certaines productions et à renforcer leur souveraineté technologique. Dans ce contexte, voir le leader mondial des puces mémoire ralentir brutalement son activité serait un signal très négatif. D'autant qu'un simple ralentissement dans une usine de semi-conducteurs peut provoquer des retards de livraison dans le monde entier. Contrairement à d'autres industries, les chaînes de production de puces sont extrêmement complexes : lorsqu'elles s'arrêtent, il faut parfois plusieurs semaines pour retrouver un rythme normal. C'est ce risque systémique qui alarme aujourd'hui les marchés. Chez Samsung, le conflit social révèle aussi une fracture générationnelle Mais derrière les puces et les milliards, cette crise révèle aussi une fracture sociale plus profonde. Pendant longtemps, la Corée du Sud a reposé sur une forme de pacte implicite : entrer dans une grande entreprise, travailler dur, rester loyal, et en échange bénéficier d'une protection et d'une stabilité professionnelle. Ce modèle a largement contribué au miracle économique sud-coréen. Mais aujourd'hui, ce contrat social s'effrite. La jeune génération demande davantage de transparence, de reconnaissance et un partage plus équitable de la richesse créée. Et chez Samsung, cette évolution est particulièrement visible, d'autant que, pendant des décennies, le syndicalisme y était quasiment absent. La culture du groupe a longtemps été réputée antisyndicale. Ce n'est qu'il y a six ans que Samsung a officiellement promis de tourner cette page. Le conflit actuel constitue donc le premier véritable test de cette promesse d'ouverture. Même si la grève est finalement évitée, ou si elle ne dure que quelques jours, quelque chose aura déjà changé. Les salariés auront démontré leur capacité à peser. Et dans un pays où Samsung a longtemps semblé intouchable, c'est déjà un événement historique.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les pirates avaient-ils une forme de sécurité sociale ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:33


Quand on pense aux pirates, on imagine souvent des bandes de criminels ivres, violents et totalement désorganisés. Pourtant, la réalité historique est bien plus surprenante. Au XVIIIᵉ siècle, certains équipages pirates avaient mis en place des systèmes sociaux incroyablement modernes… allant jusqu'à indemniser les marins blessés au combat.Oui, les pirates avaient parfois une forme de sécurité sociale.Pour comprendre cela, il faut se rappeler dans quelles conditions vivaient les marins de l'époque. Dans la marine marchande ou militaire, la vie était terrible. Les équipages étaient mal payés, battus, affamés, et souvent abandonnés à leur sort en cas de blessure. Un marin qui perdait une jambe ou un bras était généralement renvoyé sans compensation. Sa vie pouvait basculer dans la misère du jour au lendemain.Les pirates, eux, fonctionnaient souvent différemment.Contrairement au cliché du capitaine tout-puissant, beaucoup d'équipages pirates étaient organisés selon des règles collectives appelées les “articles”. Ces véritables contrats étaient votés par les membres de l'équipage avant le départ. Ils fixaient les règles de vie à bord, les parts de butin, les sanctions… mais aussi les indemnisations en cas de blessure.Le célèbre pirate Bartholomew Roberts, surnommé “Black Bart”, possédait ainsi un code très précis. Un marin perdant un bras, une jambe ou un œil pendant un combat recevait une compensation prélevée directement sur le trésor commun.Dans certains équipages, perdre un membre pouvait rapporter jusqu'à 800 “pièces de huit”. Ces pièces d'argent espagnoles circulaient dans tout l'Atlantique et représentaient une véritable fortune pour l'époque. D'autres blessures donnaient droit à des montants différents : une main, un doigt ou même une blessure grave pouvaient être indemnisés.Pourquoi une telle générosité ?D'abord parce que les pirates avaient besoin de combattants motivés. Monter à l'abordage d'un navire ennemi était extrêmement dangereux. Les compensations rassuraient donc les hommes : s'ils étaient mutilés, ils ne seraient pas abandonnés.Mais cela révèle aussi quelque chose d'étonnant : les pirates étaient parfois plus égalitaires que les sociétés officielles de leur époque. Le capitaine pouvait être élu et même renversé. Le butin était partagé selon des règles connues à l'avance. Et les blessés bénéficiaient d'une véritable solidarité collective.Bien sûr, les pirates restaient des criminels violents. Mais derrière les drapeaux noirs et les combats navals se cachait parfois une organisation sociale étonnamment avancée.À certains égards, ces hors-la-loi avaient inventé une forme primitive d'assurance du travail… bien avant de nombreux États modernes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le vrai du faux
Contrairement à ce que suggère une vidéo virale, Michael Jackson n'a pas récemment été vu dans un bus au Brésil

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later May 19, 2026 1:57


durée : 00:01:57 - Une vidéo vue dix millions de fois sur le réseau social X prétend montrer le chanteur Michael Jackson dans un bus au Brésil, mais elle a été générée par IA. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi un simple bourrelet pourrait accélérer le vieillissement du cerveau ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:17


Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que le surpoids, en général, augmentait le risque de déclin cognitif et de vieillissement du cerveau. Mais une nouvelle étude internationale pré-publiée dans Nature Communications apporte une vision beaucoup plus précise : ce ne serait pas tant le poids total qui poserait problème, mais l'emplacement exact de certaines graisses dans le corps.Les travaux ont été menés par des chercheurs de Université Ben-Gourion du Néguev, en collaboration avec Université Harvard, Université de Leipzig et Université Tulane. Leur conclusion est frappante : la graisse viscérale, c'est-à-dire celle qui s'accumule profondément autour des organes abdominaux, semble associée à une accélération du vieillissement cérébral.Contrairement à la graisse située juste sous la peau, la graisse viscérale est biologiquement très active. Elle ne sert pas seulement de réserve énergétique : elle produit aussi des molécules inflammatoires, des hormones et divers composés chimiques capables d'affecter l'ensemble du corps. Or, le cerveau est particulièrement sensible à l'inflammation chronique.Les chercheurs ont utilisé des techniques avancées d'imagerie médicale pour mesurer précisément la répartition des graisses chez les participants. Ils ont ensuite comparé ces données avec des marqueurs du vieillissement cérébral observés grâce à des IRM du cerveau. Résultat : les personnes présentant davantage de graisse viscérale montraient des signes plus importants de vieillissement du tissu cérébral, parfois même indépendamment de leur poids total.Autrement dit, deux personnes ayant le même indice de masse corporelle peuvent avoir des risques neurologiques très différents selon la manière dont leur graisse est répartie.Pourquoi cette graisse abdominale est-elle si problématique ? Plusieurs mécanismes sont envisagés. D'abord, elle favorise une inflammation de bas niveau mais permanente dans l'organisme. Ensuite, elle augmente les risques de diabète, d'hypertension et de troubles vasculaires, qui affectent directement les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Enfin, certaines molécules produites par la graisse viscérale pourraient perturber directement le fonctionnement des neurones.Cette découverte pourrait modifier la manière dont les médecins évaluent les risques liés au vieillissement cérébral. Jusqu'ici, le poids ou l'IMC étaient souvent utilisés comme indicateurs principaux. Mais cette étude suggère qu'il faut regarder plus précisément où se situe la graisse.Le fameux “bourrelet abdominal” n'est donc pas seulement une question esthétique ou cardiovasculaire. Il pourrait aussi représenter un marqueur important de la santé du cerveau et de son vieillissement futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi avons-nous des dents de lait ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 16, 2026 2:22


Alors, chez les humains, les premières dents — les dents de lait — commencent à apparaître vers 6 mois. À cet âge, la mâchoire d'un bébé est minuscule. Impossible d'y faire tenir directement les 32 dents définitives d'un adulte. L'évolution a donc trouvé une solution ingénieuse : fabriquer d'abord une version “réduite” de la dentition.Les enfants possèdent ainsi 20 dents de lait, plus petites et mieux adaptées à leur bouche en croissance. Elles permettent déjà de mastiquer des aliments solides tout en laissant de la place pour le développement futur du crâne et de la mâchoire.Puis, entre environ 6 et 12 ans, la mâchoire s'agrandit progressivement. Les dents définitives peuvent alors sortir.Ce système s'appelle la “diphyodontie” : le fait d'avoir deux générations successives de dents. Les humains ne sont d'ailleurs pas les seuls concernés. La plupart des mammifères fonctionnent ainsi : chiens, chats, chevaux ou gorilles perdent eux aussi leurs dents de lait.Mais pourquoi l'évolution n'a-t-elle pas simplement créé une seule dentition capable de grandir avec nous ?Parce qu'une dent est une structure minérale morte. Contrairement aux os, elle ne peut quasiment pas se remodeler ou grandir une fois formée. L'émail, notamment, est l'un des matériaux biologiques les plus durs du corps… mais aussi l'un des moins “réparables”.L'évolution a donc dû choisir entre deux solutions imparfaites :soit fabriquer directement de grandes dents, impossibles à loger dans une mâchoire d'enfant ; soit produire une première série temporaire avant la seconde. Elle a choisi la deuxième option.Mais ce système possède aussi un autre avantage : il sert de “roue de secours”. Les dents s'usent énormément. Chez nos ancêtres préhistoriques, qui mangeaient des aliments beaucoup plus abrasifs — racines, graines dures, sable microscopique présent dans la nourriture — l'usure dentaire était massive dès l'enfance. Avoir une seconde série de dents augmentait fortement les chances d'atteindre l'âge adulte avec une dentition fonctionnelle.D'ailleurs, certains animaux vont beaucoup plus loin. Les requins remplacent leurs dents quasiment à l'infini.Un grand requin blanc peut perdre des milliers de dents au cours de sa vie. Les humains, eux, ont adopté un compromis : deux séries seulement. Suffisant pour survivre longtemps… mais pas assez pour éviter les factures du dentiste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le focus Éco
Covid-19 : la révolution du vaccin par voie nasal avec Patrick Barillot, président et cofondateur de LovalTech

Le focus Éco

Play Episode Listen Later May 15, 2026 7:27


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Patrick Barillot, président et cofondateur de la pépite française de biotechnologie LovalTech. Cette entreprise spin-off de l'université de Tours INRAE développe un vaccin révolutionnaire contre le Covid-19, administré par voie nasale plutôt que par injection.L'invité nous explique avec passion les avantages de cette approche innovante, qui stimule l'immunité des muqueuses plutôt que l'immunité systémique générale. Contrairement aux vaccins injectables, ce vaccin nasal pourrait s'avérer plus efficace pour stopper la transmission du virus et la contagiosité. Grâce à un "mucoexcipient" particulièrement mucoadhésif, le vaccin parvient à franchir la barrière naturelle du nez et à stimuler durablement l'immunité des muqueuses.Bien que le vaccin soit encore en phase de tests cliniques, Patrick Barillot se montre confiant quant à la suite du processus. Après avoir franchi avec succès les tests de phase 1 sur l'innocuité, l'entreprise se prépare à entamer la phase 2 sur l'efficacité. Une étape cruciale qui pourrait permettre de licencier le vaccin à un grand groupe pharmaceutique, conformément au modèle économique de LovalTech.L'auditeur découvrira également les défis de financement auxquels fait face cette startup de biotechnologie, qui a dû se tourner vers un financement participatif pour boucler son tour de table. Il revient sur les raisons de cette décision et les profils d'investisseurs qu'il recherche pour accompagner la suite du développement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi le Grand Trianon cachait-il le vrai pouvoir du roi ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:40


Au cœur du domaine de Château de Versailles, loin de l'agitation de la cour et des interminables cérémonies royales, se cache un palais plus discret, plus intime, mais tout aussi somptueux : le Grand Trianon. S'il fut construit à partir de 1687 pour Louis XIV, ce n'était pas simplement pour ajouter un nouveau bâtiment à Versailles. Le Grand Trianon répondait à un besoin très particulier du Roi-Soleil : fuir… son propre palais.Car Versailles était devenu une machine politique gigantesque. Louis XIV y avait rassemblé la noblesse afin de mieux la contrôler. Chaque journée du roi était réglée comme un cérémonial : lever, repas, promenades, coucher… tout était public. Être vu par le roi était un privilège convoité. Mais cette mise en scène permanente du pouvoir avait un prix : elle épuisait le souverain.Louis XIV rêvait donc d'un lieu plus calme, réservé à quelques proches seulement. Un endroit où il pourrait échapper à l'étiquette étouffante de Versailles. C'est ainsi qu'il ordonne la construction du Grand Trianon sur l'emplacement d'un ancien pavillon appelé le “Trianon de porcelaine”.Le résultat est spectaculaire. Contrairement au château principal, massif et imposant, le Grand Trianon est conçu comme une élégante “maison de campagne”. De larges ouvertures laissent entrer la lumière, les jardins semblent pénétrer dans les salons, et l'ensemble privilégie l'harmonie plutôt que la démonstration écrasante de puissance. Le marbre rose utilisé pour certaines colonnes lui donne d'ailleurs son surnom : le “Trianon de marbre”.Mais derrière cette apparente simplicité se cache toujours la politique. Car même dans cette retraite intime, Louis XIV continue de gouverner. Le Grand Trianon devient un lieu de négociations discrètes, de décisions stratégiques et de rencontres diplomatiques. Le pouvoir s'y exerce loin des regards de la cour.Le palais joue aussi un rôle essentiel dans la vie privée du roi. Louis XIV y séjourne fréquemment avec Madame de Maintenon, qu'il a probablement épousée secrètement après la mort de la reine. À Versailles, chaque geste du souverain était observé ; au Trianon, il pouvait enfin vivre dans une relative intimité.Après Louis XIV, les autres souverains français continueront d'utiliser le Grand Trianon. Napoléon Bonaparte y résidera lui aussi, appréciant son calme et son élégance. Plus tard, le général Charles de Gaulle y accueillera certains chefs d'État étrangers.Le Grand Trianon résume parfaitement le paradoxe de la monarchie absolue. C'est un lieu conçu pour fuir la cour… mais aussi pour mieux régner. Une retraite privée devenue, elle aussi, un théâtre du pouvoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la diarchie permet-elle d'éviter la tyrannie ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 12, 2026 1:56


Le mot vient du grec di (deux) et arkhê (commandement). Contrairement à la monarchie où un seul individu règne, ou à la république où le pouvoir est souvent dilué, la diarchie est une forme de gouvernement où deux dirigeants exercent simultanément la fonction de chef d'État.Il ne s'agit pas simplement de deux collaborateurs, mais de deux égaux possédant, en théorie, les mêmes prérogatives et le même droit de veto l'un sur l'autre. Ce système est souvent mis en place pour garantir un équilibre des forces, représenter deux factions différentes ou assurer une continuité militaire et civile.L'exemple historique : Les deux rois de SparteL'exemple le plus célèbre nous vient de la Grèce antique. À Sparte, la cité n'avait pas un, mais deux rois issus de deux familles distinctes : les Agiades et les Eurypontides.Pourquoi ce choix ? C'était une mesure de sécurité politique :Contre la tyrannie : Un roi surveillait l'autre, empêchant toute dérive dictatoriale.Continuité militaire : En temps de guerre, un roi pouvait partir mener l'armée au combat pendant que le second restait à Sparte pour assurer la stabilité de la cité.Et aujourd'hui ? Le cas d'AndorreOn pourrait croire que ce système appartient au passé, mais il existe encore ! Prenez la Principauté d'Andorre, ce petit pays niché dans les Pyrénées.Andorre est une "paréage" (une forme de diarchie). Ses chefs d'État sont deux coprinces :1. L'évêque d'Urgell (en Espagne).2. Le président de la République française.C'est une situation unique au monde où un chef d'État étranger (le président français) est aussi, de par sa fonction, le souverain d'un autre pays.Pourquoi choisir la diarchie ?L'intérêt majeur réside dans la stabilité. Dans les moments de crise ou de succession, le fait d'avoir deux têtes permet d'éviter le vide de pouvoir. Cependant, le risque est évident : la paralysie. Si les deux dirigeants sont en désaccord total, l'État peut se retrouver bloqué, chaque décision étant contrecarrée par le partenaire.En résumé, la diarchie est le pari de la collaboration forcée plutôt que de l'ambition solitaire. Un concept à méditer dans notre monde souvent polarisé ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Comment les poils féminins sont-ils devenus tabous ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 11, 2026 5:22


Contrairement aux idées reçues, les humains, hommes comme femmes, ont environ 4 millions de poils. Ils servent à réguler la température du corps, en tenant chaud ou en retenant la sueur pour le refroidir, ils protègent des zones délicates comme les yeux ou les parties intimes, et évitent la prolifération de microbes. Pourtant, on s'acharne à les retirer. On y consacre du temps et de l'argent. Surtout les femmes. On enlève nos poils depuis la préhistoire comme l'explique Sylvie Bailly dans "Des siècles de beauté : entre séduction et politique". Dans beaucoup de civilisations comme en Mésopotamie, chez les hébreux ou en Inde antique, les retirer est associé à une forme de purification. C'est nouveau qu'on veuille les retirer ? Depuis quand l'épilation est-elle genrée ? Et depuis quand les femmes recommencent à laisser leurs poils pousser ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : février 2023 À écouter aussi : À quoi servent les poils ? Comment le rose est-il devenu la couleur des filles ? Les femmes sont-elles vraiment plus émotives que les hommes ? Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi les prix de l'électricité deviennent négatifs en Europe

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:58


De plus en plus fréquent en Europe, le phénomène de l'électricité à prix négatif peut sembler absurde : à certains moments, les producteurs paient pour vendre leur électricité. Comment est-ce possible ? Pourquoi les prix chutent-ils sous zéro ? Et surtout, est-ce une bonne nouvelle pour les consommateurs ? Décryptage d'un paradoxe au cœur de la transition énergétique. À première vue, cela paraît totalement fou. Des producteurs d'électricité qui paient pour vendre leur courant, ou plus exactement pour s'en débarrasser. Et pourtant, ce phénomène de prix négatifs de l'électricité devient de plus en plus fréquent en Europe. Pour comprendre, il faut revenir à une particularité essentielle de l'électricité. Contrairement au pétrole ou au gaz, elle se stocke très difficilement à grande échelle. Lorsqu'une centrale produit de l'électricité, celle-ci doit être consommée presque immédiatement. À chaque instant, le réseau doit donc maintenir un équilibre parfait entre production et consommation. Et c'est précisément là que le système se complique. Depuis une dizaine d'années, l'Europe investit massivement dans les énergies renouvelables. Les éoliennes se multiplient, tout comme les panneaux solaires. Quand il y a du soleil ou du vent, la production d'électricité explose. Le problème, c'est que dans le même temps, la consommation n'augmente pas forcément. À lire aussiQuarante ans après Tchernobyl: où en est le nucléaire mondial? Problème de saison Prenons un dimanche de printemps. Les usines tournent au ralenti, les bureaux sont fermés, il ne fait ni trop chaud ni trop froid, peu de chauffage, peu de climatisation. Mais dehors, le soleil brille et le vent souffle. Résultat : les panneaux solaires et les éoliennes produisent énormément d'électricité dont personne n'a réellement besoin à ce moment-là. Comme cette électricité ne peut pas être stockée facilement, les prix s'effondrent. Parfois jusqu'à devenir négatifs. Autrement dit : les producteurs préfèrent payer pour injecter leur électricité sur le réseau plutôt que de devoir arrêter leurs installations. C'est la loi de l'offre et de la demande poussée à son extrême. La solution paraît évidente. S'il y a trop d'électricité, pourquoi ne pas couper la production ? En réalité, ce n'est pas si simple. Arrêter une centrale nucléaire, à gaz ou à charbon prend du temps, coûte très cher et fatigue les installations. Dans certains cas, il est donc économiquement plus intéressant de continuer à produire à perte que de tout arrêter. Le problème est accentué par le fait que ce surplus arrive souvent au même moment : autour de midi, lorsque la production solaire atteint son pic. Face à cela, la demande reste relativement stable. Et surtout, les réseaux électriques ne sont pas dimensionnés pour absorber autant d'électricité d'un seul coup. On peut l'imaginer comme un flux continu. Tant que tout circule, le système fonctionne. Mais si trop d'électricité arrive au même moment sans pouvoir être consommée ou redirigée, le réseau se retrouve sous tension. Naturellement, on pense alors aux batteries. Mais aujourd'hui, malgré les progrès technologiques, aucune capacité de stockage n'est encore suffisante pour absorber de tels volumes à grande échelle. C'est l'une des grandes limites actuelles de la transition énergétique. L'électricité à prix négatif profite-t-elle aux consommateurs ? C'est la grande question. Et la réponse est : pas vraiment. La majorité des ménages disposent de contrats d'électricité à prix fixe. Le prix de l'électricité à un instant donné sur le marché n'a donc quasiment aucun impact immédiat sur leur facture. Car ces prix négatifs apparaissent sur les marchés de gros, entre producteurs et fournisseurs, bien loin du consommateur final. Mais ce phénomène révèle surtout une transformation beaucoup plus profonde du système énergétique. Pendant des décennies, la production d'électricité s'adaptait à la demande : quand les consommateurs avaient besoin d'énergie, les centrales produisaient. Aujourd'hui, avec la montée en puissance des renouvelables, la logique commence à s'inverser : ce sont progressivement les consommateurs qui devront s'adapter aux moments où l'électricité est abondante. Et cela crée un paradoxe majeur. Les énergies renouvelables deviennent parfois victimes de leur propre succès. Plus on installe de panneaux solaires, plus la production explose quand le soleil brille et plus les prix chutent. Les producteurs, eux, gagnent moins d'argent. Un paradoxe qui résume parfaitement le nouveau défi de la transition énergétique : produire une électricité décarbonée ne suffit plus. Il faut désormais apprendre à la stocker, à la transporter… et surtout à mieux la consommer. À lire aussiPourquoi la France ne consomme-t-elle pas assez d'électricité?

Atelier des médias
Florence Dauchez: «Un monde sans journaliste est un monde aveugle»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 9, 2026 52:50


Alors que la liberté de la presse est fragilisée à travers le monde, la journaliste Florence Dauchez publie Le Prix du journalisme, un livre décliné d'un podcast. Dans L'Atelier des médias, elle revient sur ce projet patrimonial – il est diffusé par l'INA – dans lequel onze lauréates du prix Albert-Londres racontent les coulisses du métier et leur engagement absolu pour l'information. Face à un contexte de guerre informationnelle et de défiance croissante d'une partie des publics contre les médias, Florence Dauchez a conçu Le Prix du journalisme comme une archive nécessaire pour les générations futures. Pour elle, il s'agissait de « capturer cette mémoire pour en faire précisément une mémoire comme on enfermait des trésors dans une amphore ». Son objectif est clair : laisser une trace de cette pratique du grand reportage, du terrain, car « si le journalisme disparaissait, cette forme-là serait quelque part ». « Compléter le récit » Le choix de réunir exclusivement des lauréates du prix Albert-Londres permet de mettre en lumière une approche souvent plus sensible de l'actualité. Florence Dauchez souligne l'avantage stratégique de ce regard : « Nous avons accès à cet univers féminin parce que nous sommes des femmes et que souvent dans les pays dans lesquels nous nous rendons, l'accès aux femmes est limité pour les hommes. Donc, de ce fait, c'est une manière de compléter le récit ». La réalité d'un « métier de valeurs » Loin du romantisme du grand reporter, Florence Dauchez rappelle la rudesse économique de la profession. Contrairement aux idées reçues, le journalisme est marqué par une forte fragilité sociale : « La grande majorité [...] des journalistes vivent avec un niveau de revenus qu'on peut qualifier de précaire ». Pour Florence Dauchez, cet engagement ne s'explique pas par l'appât du gain, mais par une conviction profonde : « Ce ne sont pas des métiers d'argent. [...] Ce sont des métiers de valeurs ». Un rempart pour la démocratie À l'heure où les algorithmes peinent à saisir la complexité du monde, le travail de terrain reste l'ultime garant de la transparence. Florence Dauchez rappelle que la mission première de la presse est de demander des comptes : « Le journaliste et le journalisme servent à demander des comptes au pouvoir, [...] ça fait partie du jeu de la démocratie ». En expliquant les méthodes, les doutes et les contraintes éthiques, les reporters peuvent recréer un lien avec les citoyens. « Témoigner de l'intérieur des mécanismes, ça permet aussi de mieux appréhender la réalité des autres », souligne Florence Dauchez. ► Le Prix du journalisme : Récits de femmes reporters, un livre de Florence Dauchez paru chez INA Éditions et une série de podcasts en 10 épisodes disponibles sur toutes les plateformes.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Canal+ Afrique veut devenir un géant audiovisuel panafricain

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 9, 2026 48:30


Directeur général de Canal+ Afrique, David Mignot est le grand invité de l'économie RFI-Jeune Afrique. Il défend une stratégie fondée sur l'effet d'échelle, la production locale et l'innovation technologique pour faire face aux plateformes mondiales. Après le rachat de Multichoice, le groupe veut devenir un acteur audiovisuel panafricain incontournable. Cotation à Johannesburg, lutte contre le piratage, contenus africains et nouveaux usages numériques : David Mignot détaille ses ambitions. Entretien assuré par Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). Réalisation : Yann Bourdelas / Lauren Némausat / Stéphane Defossez. Découvrez l'émission en vidéo en cliquant ici. Canal+ Afrique change de dimension L'année 2026 marque une étape importante avec l'entrée du groupe Canal+ à la Bourse de Johannesburg. Une double cotation après Londres, destinée à renforcer l'ancrage africain du groupe et à ouvrir son capital à des investisseurs du continent. Pour David Mignot, cette implantation financière a aussi une portée symbolique. Canal+ veut apparaître comme un acteur pleinement intégré à l'écosystème audiovisuel africain. Le rachat de Multichoice pour atteindre une taille critique Le dirigeant revient sur l'acquisition de Multichoice, opérateur historique de télévision payante en Afrique anglophone et lusophone. Cette opération doit permettre au nouvel ensemble de dépasser les 40 millions d'abonnés dans près de 70 pays. Un changement d'échelle jugé indispensable face à la concurrence des grandes plateformes mondiales comme Netflix, Amazon ou Disney. David Mignot insiste sur la complémentarité géographique entre Canal+ et Multichoice. Selon lui, l'objectif est de construire un groupe capable d'investir massivement dans les contenus et les technologies. Le patron de Canal+ Afrique rappelle que le groupe emploie déjà plusieurs milliers d'ingénieurs et investit plus d'un milliard d'euros dans les infrastructures technologiques. Le piratage présenté comme la principale menace Contrairement aux idées reçues, David Mignot estime que le principal concurrent de Canal+ ne sont pas les grandes plateformes de diffusion mais le piratage. Selon lui, les nouvelles formes de diffusion illégale via les réseaux internet haut débit représentent un danger majeur pour toute l'industrie audiovisuelle. Le dirigeant explique que sans protection de la propriété intellectuelle, il devient impossible de financer durablement les productions locales et les grands événements sportifs. Miser sur les contenus africains Canal+ revendique aujourd'hui plus de 10 000 heures de contenus produits chaque année sur le continent africain dans une trentaine de langues. Séries ivoiriennes, productions nigérianes, contenus malgaches ou programmes en wolof, bambara ou peul : le groupe veut renforcer sa présence locale et développer des récits africains capables de séduire un public international. David Mignot compare cette stratégie à celle de la Turquie ou de la Corée du Sud, devenues de grands exportateurs de contenus audiovisuels. Selon lui, la taille du marché africain pourrait permettre à terme l'émergence de productions capables de rayonner à l'échelle mondiale. Des productions adaptées aux marchés locaux Le patron de Canal+ Afrique assure que les contenus locaux peuvent devenir rentables grâce à des coûts de production adaptés aux réalités économiques de chaque pays. Canal+ mise également sur la formation des talents locaux grâce à Canal+ University et à la Talent Factory de Multichoice. Plusieurs milliers de professionnels auraient déjà été formés aux métiers de la production audiovisuelle. Football, sport et diversification des contenus Le football reste un pilier majeur de l'offre de Canal+, notamment grâce à la Ligue des champions et aux grandes compétitions internationales. Mais David Mignot insiste sur la nécessité de ne pas dépendre uniquement des droits sportifs. Le groupe cherche à diversifier ses contenus avec des séries, des documentaires, des programmes jeunesse ou encore du basket africain et les sports de combat. Selon lui, la force de Canal+ repose avant tout sur sa capacité à agréger des contenus variés destinés à l'ensemble des membres d'un foyer. Une stratégie tournée vers les nouveaux usages Face à l'explosion du smartphone et des plateformes numériques, Canal+ veut adapter ses formats et ses outils de diffusion. David Mignot estime que le métier du groupe consiste désormais à occuper le temps libre des consommateurs, quel que soit l'écran utilisé. Le dirigeant reconnaît la montée en puissance de YouTube, TikTok ou Instagram, mais considère que les grands contenus premium conservent une place essentielle dans les usages audiovisuels. Canal+ veut devenir un acteur africain de référence Présent dans l'ensemble des pays d'Afrique subsaharienne, Canal+ revendique plus de 35 000 points de vente et des centaines de chaînes africaines diffusées sur ses bouquets. David Mignot affirme que le groupe est aujourd'hui perçu comme un acteur profondément africain malgré ses origines françaises. Le patron de Canal+ Afrique insiste enfin sur l'idée d'une « Afrique terre de croissance », devenue selon lui un axe stratégique majeur pour le groupe depuis plusieurs années.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les arbres s'illuminent-ils pendant les orages ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:25


On le soupçonnait depuis des siècles. Dès le XVIIIe siècle, à l'époque des premières expériences sur l'électricité atmosphérique inspirées par Benjamin Franklin, certains scientifiques imaginaient que les objets pointus — clochers, mâts… et arbres — pouvaient “fuir” l'électricité lors des orages. Mais faute d'instruments adaptés, cela restait une intuition. Pendant près de 300 ans, personne n'avait réussi à voir directement ce phénomène dans la nature.Jusqu'à récemment.En février 2026, une équipe de la Pennsylvania State University publie dans Geophysical Research Letters la première preuve filmée : oui, les arbres s'illuminent pendant les orages — mais d'une manière totalement invisible à l'œil humain.Le phénomène en question s'appelle une décharge couronne. Contrairement à un éclair, qui est une décharge massive et spectaculaire, la couronne est faible, diffuse, presque furtive. Elle se produit lorsque le champ électrique dans l'air devient extrêmement intense, typiquement juste avant un éclair. Dans ces conditions, l'air autour de certains objets commence à s'ioniser : il devient brièvement conducteur, et libère une lueur, souvent dans l'ultraviolet.Et les arbres sont des candidats parfaits.Pourquoi ? Parce que leurs feuilles et leurs branches forment une multitude de pointes microscopiques. Or, en électricité, les pointes concentrent le champ électrique. Résultat : au sommet d'un arbre, chaque feuille peut devenir un minuscule point d'émission. Des centaines, voire des milliers de micro-décharges apparaissent alors simultanément, sautant de feuille en feuille, de branche en branche.C'est exactement ce que les chercheurs ont observé. Grâce à des caméras sensibles aux ultraviolets et à des capteurs de champ électrique, ils ont filmé ces éclats apparaître pendant quelques secondes, juste avant certains éclairs. Une sorte de halo électrique, discret mais omniprésent.Ce que cela change est loin d'être anecdotique.D'abord, cela confirme que les arbres ne sont pas de simples “paratonnerres passifs”. Ils participent activement à l'environnement électrique de l'orage. Ces décharges pourraient même influencer le déclenchement de la foudre, en modifiant localement la distribution des charges.Ensuite, cela ouvre des perspectives concrètes. Mieux comprendre ces phénomènes pourrait améliorer les modèles de prévision des orages, ou aider à anticiper certains risques, comme les incendies déclenchés par la foudre.Mais surtout, cette découverte rappelle une chose essentielle : la nature est encore pleine de phénomènes invisibles, qui échappent à nos sens. Pendant des siècles, les arbres semblaient immobiles sous l'orage. En réalité, ils scintillaient déjà — simplement, nous n'avions pas encore les yeux pour le voir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ah ouais ?
Comment un homme s'est retrouvé enceint

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 4, 2026 1:50


Cela s'est passé en 2018 du côté de Monaco où vit DJ Cooper. Contrairement à ce que peut laisser penser son nom, il n'est pas spécialiste des platines mais basketteur pro à l'AS Monaco qui évolue en 1ère division française. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.