Podcasts about contrairement

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Choses à Savoir SANTE
Pourquoi certaines personnes parlent-elles en dormant ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 1:52


Parler en dormant peut faire sourire… ou inquiéter. Pourtant, la somniloquie est un phénomène très courant. On estime que près de 65 % des personnes ont déjà parlé en dormant au moins une fois dans leur vie. Chez les enfants, c'est encore plus fréquent : un enfant sur deux présente des épisodes de somniloquie, souvent sans que cela ait la moindre conséquence.Mais que se passe-t-il réellement dans le cerveau quand quelqu'un parle en dormant ?La somniloquie est un parasomnie, c'est-à-dire un trouble du comportement survenant pendant le sommeil. Elle peut apparaître à n'importe quel stade du sommeil, mais pas pour les mêmes raisons.Pendant le sommeil lent léger, les paroles sont souvent simples, des mots isolés ou de courtes phrases. En revanche, lors du sommeil paradoxal, celui des rêves intenses, le discours peut devenir plus long, émotionnel, parfois même argumenté.Normalement, durant le sommeil paradoxal, notre cerveau active un mécanisme de sécurité appelé atonie musculaire. Ce mécanisme empêche le corps de bouger pendant que l'on rêve. Chez les personnes somniloques, cette inhibition n'est pas toujours complète, notamment au niveau des muscles de la parole. Résultat : certaines parties du rêve « débordent » dans le monde réel.Contrairement à une idée reçue, parler en dormant n'est pas forcément lié à un trouble psychologique. Dans la grande majorité des cas, la somniloquie est bénigne. Elle est cependant favorisée par certains facteurs bien identifiés :– le stress et l'anxiété– la privation de sommeil– la fièvre– la consommation d'alcool ou de certains médicaments– et parfois une prédisposition génétiqueLes études montrent par exemple que les personnes soumises à un stress chronique présentent jusqu'à 30 % d'épisodes supplémentaires de comportements nocturnes inhabituels, dont la somniloquie.Faut-il s'inquiéter ?Dans l'immense majorité des cas, non. La somniloquie n'altère pas la qualité du sommeil et n'a pas d'impact sur la santé. Elle devient un sujet médical uniquement si elle s'accompagne d'autres symptômes : somnambulisme fréquent, réveils violents, fatigue diurne importante ou troubles du comportement nocturne.Peut-on l'empêcher ?Il n'existe pas de traitement spécifique. En revanche, améliorer l'hygiène du sommeil réduit significativement la fréquence des épisodes : heures de coucher régulières, diminution de l'alcool, gestion du stress et sommeil suffisant — environ 7 à 9 heures par nuit chez l'adulte.En résumé, parler en dormant est le signe d'un cerveau qui rêve… un peu trop fort. Un phénomène fascinant, généralement sans danger, qui rappelle que même endormé, notre cerveau reste incroyablement actif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Radio Diploweb
Que nous apprend l'histoire mondiale du renseignement ? Avec S-Y Laurent

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 26:05


Depuis longtemps, mais peut-être plus que jamais, le renseignement joue un rôle clé dans le devenir du monde. Par définition, il s'agit d'une activité secrète. Alors, nous est-il possible d'avoir - à partir de sources ouvertes - une connaissance du renseignement à l'échelle du monde entier ? Pour en parler, nous avons l'honneur de recevoir Sébastien-Yves Laurent. Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Co-auteur avec Peter Jackson et Boris Delagenière de « L'essor du renseignement moderne. Une histoire mondiale de l'espionnage », chez Nouveau monde éditions. Cette émission a été enregistrée le 5/01/2026 et diffusée le 3/03/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée Extrait de la synthèse rédigée"Voici une une réflexion approfondie sur la nature, l'évolution et les enjeux contemporains du renseignement. À rebours des représentations fantasmées de l'espionnage, il développe une approche scientifique et historique du renseignement comme objet politique, institutionnel et technologique. L'entretien permet ainsi d'éclairer la place centrale du renseignement dans les rapports de pouvoir, les crises internationales et la prise de décision stratégique.Sébastien-Yves Laurent propose une définition volontairement simple mais structurante : le renseignement est avant tout une pratique d'usage de l'information. Il ne s'agit pas uniquement de collecter des données, mais bien d'en faire (ou non) un usage politique, stratégique ou opérationnel. Cette distinction est essentielle car elle met en lumière un problème récurrent dans l'histoire : le fait que des informations pertinentes puissent être disponibles sans pour autant être prises en compte par le décideur. L'exemple de l'URSS face à l'invasion allemande en 1941 illustre tragiquement cette situation, où Staline disposait d'informations précises mais choisit de les ignorer. À l'inverse, certaines opérations contemporaines (capture du président du Venezuela Maduro en janvier 2026) montrent combien un renseignement exploité efficacement peut être décisif.La thèse centrale repose sur l'idée de modernité du renseignement, qui émerge au XIXe siècle. Cette modernité se caractérise par quatre éléments fondamentaux :. L'institutionnalisation bureaucratique des services de renseignement en temps de paix.. Leur capacité à centraliser l'information.. Leur proximité avec le pouvoir exécutif.. L'irréversibilité de leur existence.Contrairement aux dispositifs ponctuels existant dans les siècles précédents, les services modernes deviennent des bureaucraties permanentes, désormais indissociables de l'État. (...)Deuxième thèse majeure : le renseignement est historiquement profondément dépendant des technologies de l'information. Dès le XIXe siècle, la télégraphie, puis la radio, l'interception des communications et le déchiffrement transforment les pratiques. La Première Guerre mondiale apparaît comme un tournant décisif : développement massif de l'écoute des communications, photographie aérienne, usage de l'avion comme outil de collecte d'information, coopération technologique entre alliés. Cette dynamique s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui avec le numérique et l'intelligence artificielle, créant une dépendance structurelle du renseignement à la technologie. (...)L'un des apports les plus novateurs évoqués concerne la féminisation massive du renseignement lors de la Première Guerre mondiale. Loin des clichés de la « femme fatale », les femmes ont joué un rôle crucial dans les grandes bureaucraties du renseignement, notamment dans le déchiffrement, le traitement de l'information et la gestion administrative. Bien que cantonnées à des fonctions subalternes en raison des normes sociales de l'époque, leur contribution fut structurellement indispensable au fonctionnement des services."Voir ⁠sur Diploweb.com la synthèse rédigée complète⁠ 

Baleine sous Gravillon - Nomen (l'origine des noms du Vivant)
Mécaniques du vivant, saison 2 : Les Requins

Baleine sous Gravillon - Nomen (l'origine des noms du Vivant)

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 2:00


Pour écouter cette série complète de Mécaniques du Vivant : https://bit.ly/France-Culture-MDV.NB : la totalité des 8 séries n'est dispo que sur l'appli Radio France._______Pour la deuxième saison de la collection de podcasts "Mécaniques du Vivant", Marc Mortelmans vous raconte la place fondamentale qu'occupent les requins dans notre écosystème. Un podcast original France Culture en 4 épisodes, disponible sur l'appli et le site Radio France.Il y a 540 espèces de Requins connues. Les deux tiers sont menacées. Contrairement aux cétacés dont l'homme se sent instinctivement plus proche, les Requins sont massacrés et surpêchés dans l'indifférence... sans parler de la pêche accessoire et du finning (aileronnage), cette pratique qui consiste à leur couper les ailerons à vif, puis à les rejeter vivant à l'eau où ils vont agoniser pendant des plombes.Marc explique en détail les nombreuses menaces qui pèsent sur les requins, et nous alerte sur la façon dont leur disparition bouleverse toute la biodiversité d'un récif, d'un herbier marin... et même le climat.Aux côtés du biologiste et vétérinaire Eric Clua, basé au laboratoire CRIOBE de Moorea en Polynésie et qui travaille depuis 2005 sur les requins, Marc Mortelmans nous embarque dans les mystères des fonds marins.___

Mon Podcast Immo
Emmanuelle Jaulneau (Business Fil) : « Un vendeur peut refuser une offre au prix »

Mon Podcast Immo

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 3:45 Transcription Available


Un vendeur doit-il accepter une offre au prix ? Beaucoup d'acheteurs en sont persuadés. Pourtant, la réalité juridique est bien différente dans les transactions immobilières en France.Emmanuelle Jaulneau est l'invitée de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro d'Ariane Artinian, l'experte en droit immobilier chez Business Fil — la hotline juridique des agences immobilières — décrypte une question très fréquente sur le terrain.Contrairement à une idée largement répandue, « un vendeur n'est pas obligé d'accepter une offre au prix ». Une position confirmée par les juges, qui s'appuient notamment sur la loi Hoguet, la loi qui encadre l'activité des agents immobiliers.Mais il existe des nuances importantes. « Tout dépend aussi du type de mandat signé avec l'agence ». Dans certains cas, un mandat peut permettre à l'agent immobilier de représenter le vendeur et d'engager la vente si l'offre correspond aux conditions prévues.Un éclairage juridique clair pour comprendre ce que dit vraiment la loi sur les offres d'achat et les mandats de vente dans l'immobilier en France.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les fondateurs de Presage défendent une vision radicalement différente de l'intelligence artificielle. Selon eux, les World Models représentent une voie plus frugale, plus intelligente et plus adaptée aux enjeux industriels que les IA génératives actuelles.Interview : Benjamin Rey, CEO de Presage et Arthur Chevalier, CTO de PresagePunchlinesUn World Model comprend les conséquences de ses actions.Un LLM n'a pas une vraie compréhension du monde.Les infrastructures cloud ne peuvent plus être gérées uniquement par des humains.Les World Models sont plus rapides et plus frugaux que les LLM.La recherche sur les LLM est finie.Qu'est-ce qu'un World Model et en quoi cela diffère-t-il d'un LLM ?Un World Model est une intelligence artificielle capable de comprendre les conséquences de ses actions. Contrairement à un LLM qui prédit des mots ou génère du texte, un World Model apprend les lois du monde dans lequel il évolue. Un LLM est une très bonne interface entre l'humain et la machine, mais il ne comprend pas réellement le fondement de ce qu'il génère. Le World Model, lui, comprend pourquoi une action produit un effet. Il peut simuler l'état futur d'un système après une décision, ce qui change profondément sa capacité à raisonner.Pourquoi appliquer les World Models au cloud ?Le cloud est devenu extrêmement complexe. Il faut gérer la cybersécurité, les coûts, la consommation énergétique, la configuration de centaines de services et surveiller en permanence des dizaines de paramètres. Aujourd'hui, des agents autonomes prennent des décisions 24h/24 sur les infrastructures. Les équipes techniques perdent en contrôle et ne savent pas toujours quand ni pourquoi une infrastructure casse. Notre ambition est d'utiliser les World Models pour simuler les conséquences d'une action avant qu'elle ne soit exécutée. Un modèle peut prédire en quelques millisecondes l'état futur d'une infrastructure après une modification. Cela permet d'apporter plus de contrôle, plus de sécurité et moins de stress aux équipes.Les World Models sont-ils une alternative aux LLM ?Nous pensons que oui, et même une alternative européenne crédible. Les LLM sont une excellente interface homme-machine, mais ils ont un plafond de verre. Ils consomment énormément d'énergie, nécessitent des milliards d'investissements et ne comprennent pas réellement les lois physiques du monde. Les World Models, eux, nécessitent moins de données, moins d'énergie à l'entraînement et aucune énergie à l'inférence pour produire une prédiction. Nous pensons qu'il faut réduire le rôle des LLM à l'interface et confier l'intelligence décisionnelle à des systèmes plus frugaux et plus capables de comprendre le monde réel.Quelles sont vos ambitions avec Presage ?Nous avons levé 1,2 million d'euros pour accélérer le développement de notre premier modèle, Cloud One. Notre approche est très appliquée : nous travaillons déjà avec des partenaires et nous visons des modèles en production chez des clients dès le premier trimestre. À terme, les World Models peuvent s'appliquer à bien d'autres domaines : voitures autonomes, médical, BTP… Partout où un système doit comprendre un environnement et agir dedans, cette technologie peut faire la différence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'entrepreneuriat, c'est du sport !
Jérôme HOARAU - Soft Skills, Mind Mapping et lecture rapide

L'entrepreneuriat, c'est du sport !

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 38:22


Et si ton cerveau était ton meilleur atout entrepreneurial ?On parle souvent de stratégie, de marketing, de levée de fonds... Mais rarement de ce qui fait vraiment la différence : La gestion des émotions en période de crise, la capacité à prendre des décisions sous pression ou encore l'entraînement cognitif pour rester performant. Jérôme HOARAU, champion du monde de Mind Mapping et organisateur des championnats mondiaux des sports du cerveau, a transformé sa passion pour les Soft Skills en expertise internationale. Ce qui m'a marqué dans son parcours, c'est sa rigueur d'athlète appliquée au monde de l'entreprise. Quand il s'est préparé pour le championnat du monde en 2018, il s'est entraîné quotidiennement avec un vrai programme. Résultat : Médaille d'or à Guangzhou. Aujourd'hui basé à Londres, il organise des compétitions mondiales de mémoire, lecture rapide et Mind Mapping. Plus de 20 nationalités participent chaque trimestre à la WABA League. Son application Neoboost propose un protocole d'entraînement validé scientifiquement. Ce qui m'a aussi étonné, c'est son propos sur la lecture de fiction. Contrairement aux idées reçues, lire des romans n'est pas une perte de temps. Les études montrent même que cela retarde l'apparition des symptômes de démence et stimule des zones cérébrales nécessaires. Jérôme a co-écrit 10 livres sur les Soft Skills et le management. Et, quand je lui ai posé la question : "Pourquoi encore écrire à l'ère de l'IA ?". Sa réponse a été calire : "Un livre, c'est immuable. Et, le niveau d'exigence est beaucoup plus fort." Et toi, comment entraînes-tu ton cerveau au quotidien ?Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeromehoarau/Sites web : https://jerome-hoarau.com/ - https://neoboost.fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

XY Mag
Souveraineté numérique 2026 : Pourquoi tout est en train de basculer

XY Mag

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 9:58


Souveraineté numérique 2026 et ce que cela change pour vous Le réveil technologique de l’Europe Le 13 janvier 2026, devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'IA et du numérique, a posé un diagnostic lucide : l'Europe ne peut plus se contenter d'être une « colonie numérique ». Depuis le Sommet de Berlin du 18 novembre 2025, la doctrine a pivoté. Le numérique n’est plus un simple support technique, mais un « champ de compétition, de contestation et de confrontation » où se joue notre autonomie stratégique. Les USA ont ouvert les hostilités et maintenant il faut réagir. L’Europe ne peut plus utiliser des solutions qui ne respectent pas nos règles et qui sont surtout soumises à des législations antagonistes à ces règles. La souveraineté n’est plus un débat théorique ; c’est une architecture de puissance que la France et l’Europe construisent désormais pour maîtriser leur destin. De la protection juridique à la « Souveraineté par le Design » L'ère de la protection a posteriori (type RGPD) s'efface devant la Souveraineté par le Design. L’objectif est de graver l’indépendance dès la conception des services pour garantir une immunité réelle face aux ingérences étrangères. #image_title Pour rompre avec la dépendance aux licences ARM ou aux processeurs NVIDIA, l’effort se concentre sur l'architecture RISC-V. Ce standard open-source permet de concevoir des puces dont chaque transistor est auditable, éliminant ainsi les risques de « backdoors » physiques. Contrairement aux modèles « boîtes noires » américains, la priorité est donnée aux modèles à poids ouverts (type Mistral). Cela permet l’hébergement de l’IA sur nos propres serveurs qualifiés, garantissant qu’aucune donnée ne quitte le territoire. L’adoption systématique d’architectures micro-services et de standards ouverts facilite la réversibilité et permet d’expliquer techniquement chaque décision algorithmique, un impératif pour les services publics. Sortir du Vendor lock-in Le vendor lock-in, ou verrouillage technologique, est un obstacle majeur à la souveraineté numérique et à l’indépendance de l’État. Il se manifeste lorsqu’une organisation devient captive des solutions d’un fournisseur, rendant tout changement extrêmement complexe et coûteux. Perte de souveraineté numérique L’enfermement propriétaire réduit la capacité d’une nation à agir de manière autonome dans ses domaines stratégiques. Dépendance aux acteurs non-européens : La France et l’Europe dépendent massivement de fournisseurs américains ou asiatiques pour les infrastructures cloud, les semi-conducteurs et les modèles d’IA. Incapacité de pilotage : Un État qui ne maîtrise pas ses fondations numériques s’expose à des dépendances durables, voire irréversibles, perdant ainsi le contrôle sur ses services publics. Risques juridiques et vulnérabilité aux lois extraterritoriales Le verrouillage auprès de fournisseurs soumis à des législations étrangères (comme le Cloud Act américain) pose des problèmes de sécurité nationale. Les autorités étrangères peuvent exiger l’accès à des données stockées, même en Europe, si le prestataire est soumis à leur droit. Le vendor lock-in empêche de garantir que l’hébergement des données assure une protection effective contre toute ingérence étrangère. Conséquences financières et économiques L’absence de concurrence due au verrouillage entraîne une hausse incontrôlée des coûts. Inflation : Les tarifs des logiciels et services cloud américains augmentent d’environ 10 % par an en Europe, faute de pouvoir facilement changer de fournisseur. Microsoft annonce des hausse des 30% sur office 365 pour 2027. Manque de levier de négociation : Étant captive, l’administration perd sa capacité à négocier des prix ou des conditions avantageuses. Rigidité opérationnelle et blocage de l’innovation Le vendor lock-in freine l’évolution technique des systèmes d’information. Défaut d’interopérabilité : Les solutions propriétaires utilisent souvent des standards fermés, empêchant les différentes briques logicielles de communiquer entre elles ou avec des alternatives locales. Absence de réversibilité : Sans clause de réversibilité (capacité à changer de solution) et de portabilité des données, l’État se trouve incapable de faire évoluer ses systèmes selon ses besoins futurs. Obsolescence imposée : L’organisation subit le rythme de mise à jour et de maintenance imposé par l’éditeur, sans possibilité de se tourner vers le marché pour des solutions plus modernes ou sobres. Solutions préconisées pour éviter le verrouillage Intégrer systématiquement des exigences de réversibilité, de portabilité et d’immunité au droit extraterritorial dans les marchés publics. C’est actuellement obligatoire en France. Adopter une architecture modulaire (micro-services) où chaque brique est interchangeable et basée sur des standards ouverts. L’utilisation de logiciels libres est présentée comme un levier pour réduire la dépendance et garantir que l’outil restera fonctionnel même si l’éditeur disparaît ou devient hostile. L'achat public devient une arme Sous l'impulsion du trio Roland Lescure, Anne Le Hénanff et David Amiel, la commande publique (15 % du PIB européen) est devenue un levier de souveraineté industrielle. La circulaire du 5 février 2026 marque la fin de la naïveté. La France porte désormais avec force l'adoption d'un « Buy European Tech Act » couplé à un « Small Business Act » pour réserver une part des marchés publics aux pépites locales. L’État ne choisit plus le prix le moins cher à l’achat, mais évalue la durée de vie, la cybersécurité et surtout la réversibilité (la capacité technique de changer de fournisseur sans perte de données). Le code des marchés publics est simplifié pour éviter que la complexité administrative ne serve de barrière à l’entrée pour les start-up innovantes face aux géants établis. La dernière circulaire en matière d’achat publique préconise des achats de logiciels standards sur étagère, souverains et hébergés sur un cloud sécurisé SECNUMCLOUD. La fin du Far West pour les données territoriales Les collectivités locales, hôpitaux et universités sont en première ligne des cyberattaques. Le cadre législatif se durcit avec la Loi SREN du 21 mai 2024. L’identification des données sensibles est obligatoire. Celles-ci doivent impérativement migrer vers des clouds qualifiés SecNumCloud, immunisés contre les lois extraterritoriales (Cloud Act). À l'image des risques naturels, chaque commune doit intégrer un volet numérique à son Plan Communal de Sauvegarde sous l'autorité des préfets, dont les moyens sont renforcés. Pourtant le legislateur prévoit de ne pas soumettre les ville de moins de 30 habitant à NIS2. Ces dispositifs sont couteux. Conscient des surcoûts liés à la haute sécurité, l’État s’engage à accompagner financièrement les plus petites collectivités et les établissements de santé pour leur mise en conformité. Le principe est louable, mais l’argent doit bien être trouvé quelque part et actuellement les dotations sont en baisse. Le numérique entre officiellement dans le domaine « Régalien » Le numérique n’est plus un silo technique ; il est le cœur du pilotage de l’État. Le changement de paradigme est structurel. Pour mettre fin à la gestion ministérielle éparpillée, les enjeux stratégiques sont désormais rattachés directement au Premier ministre. Un nouvel organe, placé auprès du Président de la République, arbitre les choix technologiques comme on arbitre les questions d’énergie ou de défense nationale. Une feuille de route politique est présentée en début de quinquennat, avec un suivi annuel lors du « Printemps de l’évaluation » devant le Parlement, garantissant que chaque euro investi soutient l’autonomie industrielle. Vers une maîtrise de notre destin En 2026, la France a choisi la maîtrise de son destin et sa souveraineté numérique plutôt que la vassalité technologique. Cette autonomie stratégique a un « coût de la liberté » : elle demande d’investir massivement dans des infrastructures souveraines, plus sûres et plus éthiques, même si l’investissement initial est plus lourd. La question n’est plus de savoir si nous pouvons nous passer des outils globaux, mais si nous sommes prêts à assumer collectivement le prix de notre indépendance. Sources : Stratégie nationale de cyber sécurité Stratégie cyber sécurité de la FranceThe post Souveraineté numérique 2026 : Pourquoi tout est en train de basculer first appeared on XY Magazine.

Chronique Transports
La Chine et ses voitures électriques sont le futur de l'automobile européenne

Chronique Transports

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 2:30


L'automobile européenne est-elle vraiment si menacée ? Après le président français, c'était au tour du chancelier allemand de se rendre en Chine. Cette semaine, Friedrich Merz a plaidé pour un rééquilibrage des échanges. Les chiffres le montrent : les Allemands consomment de plus en plus de produits chinois, tandis que la Chine achète de moins en moins les produits allemands. Parmi les marchandises concernées : les voitures, fleuron de l'économie allemande. Mais en Europe, certains estiment que c'est l'occasion de transformer les concurrents chinois en partenaires. Sur les routes en Chine, vous ne verrez pas de voitures à essence ni à moteurs hybrides (mélange d'électrique et de thermique). Non, uniquement des voitures électriques. Et c'est donc l'électrique qui va également s'imposer en Europe. Les courbes de croissance sont impressionnantes. Désormais, parler du marché automobile mondial, c'est parler de la Chine.... et plus, plus, plus, et toujours plus. En moins d'un an (en 2025), les ventes chinoises dans le monde ont connu une poussée de 20%. Le marché chinois dépasse haut la main le marché américain (13 millions d'unités pour les États-Unis), le marché indien (4,5 millions) ou japonais (3,8 millions). Il est même au-dessus du marché allemand en Europe, à hauteur de 2 millions de ventes en 2025.   Vitesse, volume et qualité Les Chinois ont une devise industrielle : « speed and scale », c'est-à-dire « produire vite et produire du volume, de la quantité ». Mais contrairement à ce qu'elle a pu faire dans le textile par le passé, la Chine progresse en privilégiant désormais la nouveauté et la qualité. Du GPS aux nouveaux écrans embarqués, les véhicules taxis ou autos chinoises deviennent de gros ordinateurs roulants. Et comme l'explique Jean-Rémy Macchia, expert rédacteur consultant automobile européen, l'avenir est dans l'autonomie, c'est-à-dire des véhicules sans chauffeurs : « Je prévois des voitures avec des écrans, des caméras embarquées. La voiture devient un énorme ordinateur sur roues. Il y aura de plus en plus de conduite autonome avec des commandes vocales et des options (enceintes, musique, films, connexion au domicile...) partout. Parallèlement, les Chinois ont entamé depuis 20 ans une énorme politique offensive d'électrification. Cela fait des années qu'ils achètent sur tous les continents sur monde des mines pour obtenir les minerais (lithium, cobalt...) et les terres rares les plus chères à extraire. Ces matières premières servent à la fabrication des batteries ou des moteurs électriques. La Chine va être payée en retour, car tous les constructeurs du monde vont leur acheter leurs minerais et leurs voitures. » À écouter aussiAutomobile : l'Europe face au choc électrique Énergie et enthousiasme chinois Selon une étude de la Fédération européenne de l'automobile, il existe une différence d'approche culturelle entre les continents. Les conducteurs européens restent attachés à 34% aux moteurs hybrides. Mais que l'on partage ou non les méthodes et les politiques chinoises, tous les observateurs économistes parlent de l'incroyable énergie autour des voitures en Chine. Raphaëlle Baut,  experte européenne, dit avoir reçu une véritable « claque » en Chine. Créatrice du site internet Numerama, cette spécialiste de l'industrie automobile est l'une des rares à visiter régulièrement les usines chinoises. Les citoyens chinois sont devenus des porte-drapeaux de leurs marques nationales. Un enthousiasme énergique et une différence culturelle avec l'Europe : « Ce qui m'impressionne en Chine, c'est l'âge des acheteurs (35 ans environ). Là-bas, l'automobile définit le statut social. Les jeunes sont très friands de nouveautés technologiques. C'est ce qui explique le succès des voitures dans l'ensemble du pays. Les innovations des modèles électriques passionnent les jeunes Chinois. Le marché en Chine permet d'avoir le choix entre une centaine de marques à des prix défiant toute concurrence. Contrairement à l'Europe, les Chinois sont fascinés par la longueur des véhicules. Les longues voitures de plus cinq mètres se vendent très bien. » Mariages de constructeurs, méfiance des conducteurs européens Face à une telle concurrence, les mastodontes de l'automobile doivent s'adapter. Fin 2025, deux mariages de grands constructeurs ont été prononcés. Le constructeur français Renault investit avec l'Américain Ford pour développer deux modèles de voitures électriques en Europe. Parallèlement, le groupe américano-européen Stellantis construira des taxis autonomes avec la société Bolt. Ces taxis sont annoncés sur le continent européen pour 2026. Depuis l'arrivée des voitures chinoises sur le marché européen, les citoyens du Vieux continent se montrent plutôt sceptiques. La majorité des doutes concerne la qualité. Or, depuis deux ans, l'avis des acheteurs évolue. Les taux de satisfaction progressent. Les véhicules électriques chinois coûtent trois fois moins cher. Ce rapport qualité/prix révolutionne déjà le marché mondial. À l'avenir, seules les réglementations de Bruxelles (droits des consommateurs, conservation, exploitation des données, autorisation de routes…) pourraient freiner l'arrivée et les ventes des nouveaux modèles autonomes. À écouter aussiUne histoire de rendez-vous manqués : pourquoi la voiture électrique a mis plus d'un siècle à s'imposer ?

PolySécure Podcast
PME - Rôle du courtier en cyberassurance - Parce que... c'est l'épisode 0x714!

PolySécure Podcast

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 23:27


Parce que… c'est l'épisode 0x714! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 20 au 22 avril 2026 - ITSec 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Introduction Dans cet épisode spécial dédié aux PME, l'animateur reçoit Casimir, spécialiste en cyberassurance, pour approfondir un sujet abordé lors d'une chronique précédente : le rôle fondamental du courtier dans la sélection et le suivi d'une police de cyberassurance. Si la dernière discussion portait sur les couvertures et les fondamentaux du produit, cet épisode se concentre sur l'humain qui guide l'entrepreneur dans un univers complexe, celui des cyberrisques et de leur transfert vers le marché de l'assurance. Le courtier : bien plus qu'un vendeur de polices La mission première du courtier en assurance est d'accompagner son client dans la compréhension de ses risques d'entreprise. L'entrepreneur, dont le rôle est de développer ses marchés, d'assurer sa croissance et de gérer sa gouvernance, n'a pas nécessairement les outils pour identifier ce qui pourrait mettre son entreprise à l'arrêt. C'est précisément là qu'intervient le courtier : il aide à cartographier ces risques et à déterminer lesquels peuvent être transférés vers une compagnie d'assurance. Casimir insiste sur un point souvent négligé : le client doit comprendre pourquoi il souscrit une police. Si la cyberassurance est perçue comme une simple dépense, elle sera la première à être coupée lorsque les activités ralentissent. Contrairement à d'autres assurances, elle n'est pas obligatoire. La valeur du courtier réside donc aussi dans sa capacité à rendre concret et tangible ce que couvre la police, afin que le client réalise l'importance de cette protection. Comprendre la réalité du client avant tout Pour illustrer sa démarche, Casimir prend l'exemple d'un fabricant de hottes de van — une PME industrielle sans expertise en cybersécurité, mais dont les opérations dépendent d'un site web de vente et d'une machinerie connectée. Face à ce type de client, le courtier commence par poser des questions simples et stratégiques : quels sont les revenus annuels ? Combien coûte une semaine d'arrêt ? Ce réflexe de calcul de la perte d'exploitation est fondamental. Pour une entreprise générant 52 millions de dollars par année, une semaine d'interruption représente 1 million de dollars en ventes perdues — sans compter les coûts supplémentaires liés à la remise en marche. Cette approche permet de concrétiser le risque pour l'entrepreneur et de justifier l'investissement dans une police adaptée. Le formulaire de soumission et les contrôles importants Une fois les risques identifiés, le courtier aide le client à remplir un formulaire de proposition d'assurance, qui sera soumis aux assureurs pour négociation. La complexité de ce formulaire varie selon la taille de l'entreprise : les PME de moins de 100 millions de dollars en revenus bénéficient d'un questionnaire allégé, tandis que les entreprises plus importantes font face à un processus plus détaillé. Parmi les éléments qui font une grande différence auprès des assureurs, Casimir mentionne notamment le MDR (Managed Detection and Response). Bien que non obligatoire pour les PME, ce type de solution de cybersécurité peut faire passer une prime de 15 000 $ à 7 000 $ pour une couverture de 2 à 3 millions de dollars. Le MDR permet une détection et une réponse rapides aux incidents, ce qui réduit la probabilité d'un sinistre futur — et les assureurs valorisent fortement cette capacité. Lorsque des réponses négatives apparaissent dans le formulaire, le courtier ne les ignore pas : il les aborde avec le client pour identifier des pistes d'amélioration. Ces lacunes influencent directement les primes et les termes de la police. L'analyse comparative des soumissions Une fois les soumissions reçues des assureurs — généralement en une semaine pour les dossiers courants —, le courtier effectue un travail d'analyse rigoureux. Les couvertures ne portent pas les mêmes noms d'un assureur à l'autre, mais peuvent couvrir les mêmes réalités. Son rôle est de normaliser ces offres dans un tableau comparatif clair, permettant au client de choisir non seulement la meilleure prime, mais aussi les couvertures les plus complètes et adaptées à son secteur d'activité. Par exemple, certains assureurs offrent désormais des couvertures liées aux interruptions chez les clients ou les fournisseurs. Si un client important comme un grand donneur d'ordre est victime d'une cyberattaque et ne peut plus passer de commandes pendant deux mois, certaines polices peuvent indemniser le fournisseur touché. De même, si un fournisseur critique — peinture, composants spécialisés — est mis hors ligne, des couvertures de chaîne d'approvisionnement permettent de limiter les pertes. Un marché en constante évolution La cyberassurance évolue à une vitesse remarquable. Casimir souligne que c'est encore le « far west » : les assureurs cherchent à se démarquer, les couvertures sont mises à jour régulièrement, et de nouveaux produits apparaissent fréquemment. Il cite l'exemple de Coalition, un assureur qui, grâce à sa base de 90 000 assurés, est capable de détecter des tendances dans les pertes et d'alerter proactivement ses clients lorsqu'une technologie vulnérable est identifiée dans leur infrastructure. Le suivi après la signature : un rôle continu La relation entre le courtier et son client ne se termine pas à la signature. Rester à l'affût des nouvelles couvertures, des nouvelles menaces et des technologies vulnérables fait partie intégrante du rôle du courtier. Il doit aussi sensibiliser ses clients à des pratiques comme les exercices de simulation d'incident (tabletop exercises), réalisés avec des breach coaches, qui permettent de tester concrètement leur niveau de préparation. Ces simulations révèlent souvent des lacunes importantes — même chez des entreprises qui croyaient avoir un plan de réponse aux incidents en place. Conclusion En résumé, le courtier en cyberassurance est un guide indispensable pour les PME qui naviguent dans un univers technique et en perpétuelle mutation. Son apport va bien au-delà de la simple soumission d'une police : il comprend la réalité opérationnelle du client, identifie les risques, négocie les meilleures conditions et assure un suivi proactif tout au long de la vie du contrat. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Casimir Le Grand Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Bagel Maguire Café

Rendez-Vous Christ
Série '' Le Dieu que J'ai jamais connu '' Part 3 Est-il Vraiment Pentecôtiste ? Dr. Julio Volcy

Rendez-Vous Christ

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 45:19


Le Saint-Esprit, troisième personne de la Trinité, est Celui par qui Dieu agit, révèle Sa volonté et manifeste Sa présence. La Pentecôte n'est pas une dénomination, mais un événement biblique majeur où Dieu accomplit la promesse du baptême du Saint-Esprit. Contrairement à Babel, la Pentecôte unit et restaure la communion. Cette promesse est toujours actuelle — pour nous, pour nos enfants et pour tous ceux que Dieu appellera.

Revue de presse Afrique
À la Une: opération séduction pour le Somaliland

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 4:24


Le Somaliland est en quête de nouvelles reconnaissances internationales de son indépendance. Et pour ce faire, il est prêt à accorder un accès privilégié à ses minerais et des bases militaires aux États-Unis. « D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, précise Jeune Afrique, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan – des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. (…) Plusieurs sénateurs républicains, notamment le Texan Ted Cruz, appellent depuis des mois à la reconnaissance du Somaliland par les États-Unis. Interrogé juste après la reconnaissance israélienne (à la fin de l'année dernière) sur une démarche similaire de Washington, le président américain, Donald Trump, avait toutefois répondu “non“, avant d'ajouter : “nous allons étudier ça“. Puis de se demander : “est-ce qu'il y a vraiment des gens qui savent ce qu'est le Somaliland ?“ »  Des minerais rares et une base militaire Alors, est-ce que les États-Unis, alléchés par l'offre du Somaliland, vont franchir le pas ? « Au-delà des ressources minières, la position géographique du pays constitue un atout majeur, relève Afrik.com. Situé face au Yémen et à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, il contrôle l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez. » Certes, rappelle Afrik.com, « les États-Unis disposent déjà d'une base militaire à Djibouti, pays voisin. » Mais, « une présence supplémentaire au Somaliland renforcerait leur dispositif dans une zone marquée par les tensions régionales, notamment les attaques des rebelles houthis contre Israël. » D'ailleurs, « le ministre de la présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi, n'a pas exclu la possibilité d'accorder également une base militaire à Israël dans le cadre d'un futur partenariat stratégique. » Et le souverainisme dans tout cela ? Et puis cette interrogation de Ledjely en Guinée : quid du souverainisme brandi comme un étendard par certains sur le continent ? « Contrairement au discours largement relayé sur les réseaux sociaux, les dirigeants africains ne sont pas nécessairement animés par un véritable souverainisme, pointe le site guinéen. Ils apparaissent davantage guidés par des logiques d'opportunité, voire par des calculs politiques circonstanciels. » En effet, précise Ledjely, « lorsque des États revendiquant leur indépendance confient des secteurs aussi stratégiques que la défense ou la sécurité à des acteurs étrangers, une contradiction apparaît inévitablement. Finalement, le continent gagnerait sans doute à faire preuve de davantage de cohérence. Soit les États africains choisissent de construire une souveraineté réelle en s'en donnant les moyens politiques, économiques et militaires ; soit ils assument clairement leurs partenariats stratégiques. Mais vouloir simultanément revendiquer l'autonomie tout en externalisant les leviers essentiels de puissance revient à entretenir une ambiguïté qui finit par fragiliser la crédibilité même du discours souverainiste. » Algérie : « la noirceur de la dictature » Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette tribune signée par l'avocat algérien Aissa Rahmoune, secrétaire général de la FIDH, la Fédération internationale pour les droits humains : « Sept ans après le mouvement du Hirak, le régime algérien n'en finit pas de s'enfoncer dans la noirceur de la dictature », affirme-t-il. « Depuis 2019, le pouvoir a méthodiquement construit un arsenal juridique destiné à criminaliser la contestation et à donner à l'arbitraire les apparences de la légalité (…). Le mode opératoire est désormais bien rodé, dénonce Aissa Rahmoune. Arrestations soudaines, souvent à l'aube, détentions provisoires prolongées, familles laissées sans nouvelles, chefs d'inculpation extensibles, farfelus : “offense au président“, “atteinte à l'unité nationale“, “apologie du terrorisme“. Le tribunal n'est plus un rempart contre l'arbitraire, il en devient le vecteur et l'instrument de sa machine répressive. La justice est instrumentalisée. (…) Le Hirak portait une exigence démocratique simple : l'avènement d'un véritable État de droit. La réponse du régime, soupire l'avocat algérien, a été celle d'un État de lois répressives. (…) Parallèlement, poursuit-il, le régime a renforcé son contrôle sur l'espace numérique, qui avait été l'un des moteurs du Hirak. » Alors, « que reste-t-il de ce mouvement de libération ? Une peur, répond le secrétaire général de la FIDH. Pas celle du peuple, qui en a vu d'autres, non, celle du régime, terrifié à l'idée que le mouvement renaisse de ses cendres et qui arrête à tour de bras ses opposants. Le Hirak n'est pas mort : il attend. »

Revue de presse Afrique
À la Une: opération séduction pour le Somaliland

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 4:24


Le Somaliland est en quête de nouvelles reconnaissances internationales de son indépendance. Et pour ce faire, il est prêt à accorder un accès privilégié à ses minerais et des bases militaires aux États-Unis. « D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, précise Jeune Afrique, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan – des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. (…) Plusieurs sénateurs républicains, notamment le Texan Ted Cruz, appellent depuis des mois à la reconnaissance du Somaliland par les États-Unis. Interrogé juste après la reconnaissance israélienne (à la fin de l'année dernière) sur une démarche similaire de Washington, le président américain, Donald Trump, avait toutefois répondu “non“, avant d'ajouter : “nous allons étudier ça“. Puis de se demander : “est-ce qu'il y a vraiment des gens qui savent ce qu'est le Somaliland ?“ »  Des minerais rares et une base militaire Alors, est-ce que les États-Unis, alléchés par l'offre du Somaliland, vont franchir le pas ? « Au-delà des ressources minières, la position géographique du pays constitue un atout majeur, relève Afrik.com. Situé face au Yémen et à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, il contrôle l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez. » Certes, rappelle Afrik.com, « les États-Unis disposent déjà d'une base militaire à Djibouti, pays voisin. » Mais, « une présence supplémentaire au Somaliland renforcerait leur dispositif dans une zone marquée par les tensions régionales, notamment les attaques des rebelles houthis contre Israël. » D'ailleurs, « le ministre de la présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi, n'a pas exclu la possibilité d'accorder également une base militaire à Israël dans le cadre d'un futur partenariat stratégique. » Et le souverainisme dans tout cela ? Et puis cette interrogation de Ledjely en Guinée : quid du souverainisme brandi comme un étendard par certains sur le continent ? « Contrairement au discours largement relayé sur les réseaux sociaux, les dirigeants africains ne sont pas nécessairement animés par un véritable souverainisme, pointe le site guinéen. Ils apparaissent davantage guidés par des logiques d'opportunité, voire par des calculs politiques circonstanciels. » En effet, précise Ledjely, « lorsque des États revendiquant leur indépendance confient des secteurs aussi stratégiques que la défense ou la sécurité à des acteurs étrangers, une contradiction apparaît inévitablement. Finalement, le continent gagnerait sans doute à faire preuve de davantage de cohérence. Soit les États africains choisissent de construire une souveraineté réelle en s'en donnant les moyens politiques, économiques et militaires ; soit ils assument clairement leurs partenariats stratégiques. Mais vouloir simultanément revendiquer l'autonomie tout en externalisant les leviers essentiels de puissance revient à entretenir une ambiguïté qui finit par fragiliser la crédibilité même du discours souverainiste. » Algérie : « la noirceur de la dictature » Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette tribune signée par l'avocat algérien Aissa Rahmoune, secrétaire général de la FIDH, la Fédération internationale pour les droits humains : « Sept ans après le mouvement du Hirak, le régime algérien n'en finit pas de s'enfoncer dans la noirceur de la dictature », affirme-t-il. « Depuis 2019, le pouvoir a méthodiquement construit un arsenal juridique destiné à criminaliser la contestation et à donner à l'arbitraire les apparences de la légalité (…). Le mode opératoire est désormais bien rodé, dénonce Aissa Rahmoune. Arrestations soudaines, souvent à l'aube, détentions provisoires prolongées, familles laissées sans nouvelles, chefs d'inculpation extensibles, farfelus : “offense au président“, “atteinte à l'unité nationale“, “apologie du terrorisme“. Le tribunal n'est plus un rempart contre l'arbitraire, il en devient le vecteur et l'instrument de sa machine répressive. La justice est instrumentalisée. (…) Le Hirak portait une exigence démocratique simple : l'avènement d'un véritable État de droit. La réponse du régime, soupire l'avocat algérien, a été celle d'un État de lois répressives. (…) Parallèlement, poursuit-il, le régime a renforcé son contrôle sur l'espace numérique, qui avait été l'un des moteurs du Hirak. » Alors, « que reste-t-il de ce mouvement de libération ? Une peur, répond le secrétaire général de la FIDH. Pas celle du peuple, qui en a vu d'autres, non, celle du régime, terrifié à l'idée que le mouvement renaisse de ses cendres et qui arrête à tour de bras ses opposants. Le Hirak n'est pas mort : il attend. »

Choses à Savoir
Pourquoi tant d'Américains partagent-ils un ancêtre français commun ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:25


Quand on pense aux origines de la population américaine, on évoque souvent l'Angleterre, l'Irlande ou l'Allemagne. Pourtant, une partie surprenante des Américains partage un ancêtre français commun, arrivé très tôt sur le sol nord-américain : Marin Duval.Marin Duval est né en France au début du XVIIᵉ siècle. Il émigre vers 1639 en Amérique du Nord, à une époque où les colonies européennes ne comptent encore que quelques milliers d'habitants. Il s'installe dans la colonie du Maryland, alors en plein développement. Ce détail est crucial : arriver aussi tôt dans l'histoire coloniale multiplie mécaniquement les chances de laisser une descendance massive.Contrairement à beaucoup de colons, Marin Duval fonde une famille nombreuse et ses enfants survivent, se marient et s'installent à leur tour. À une époque où la mobilité sociale et géographique est forte, ses descendants se dispersent rapidement à travers les colonies britanniques, puis à travers les États-Unis naissants. Chaque génération double, puis quadruple le nombre d'héritiers.C'est ce phénomène que les généticiens et historiens appellent un effet fondateur. Lorsqu'un individu se trouve très tôt dans une population en forte expansion démographique, son arbre généalogique peut littéralement exploser. Après dix à douze générations, cela représente des centaines de milliers, voire des millions de descendants potentiels.Le cas de Marin Duval est d'autant plus frappant que sa lignée est exceptionnellement bien documentée. Les archives coloniales américaines sont riches, et certaines familles ont tenu des généalogies très précises. Résultat : on peut établir avec certitude que Marin Duval est l'ancêtre commun de personnalités aussi différentes que le président Harry S. Truman, le président Barack Obama, l'ancien vice-président Dick Cheney, le milliardaire Warren Buffett ou encore l'acteur Robert Duvall.Cela ne signifie pas que ces personnalités sont proches parentes. Leur lien avec Marin Duval remonte à plus de trois siècles, ce qui correspond à une parenté extrêmement lointaine. Mais statistiquement, dans une population issue de quelques dizaines de milliers de colons initiaux, ce type de convergence généalogique est inévitable.Cette histoire est aujourd'hui entretenue par la Duvall Society, une association consacrée à la préservation de l'héritage de Marin Duval et à l'étude de sa descendance.En résumé, si tant d'Américains partagent un ancêtre français commun, ce n'est pas un mystère génétique, mais une conséquence mathématique de l'Histoire : arriver tôt, avoir des enfants, et laisser le temps faire le reste. Dans une nation jeune et construite par vagues successives, certains noms ont eu plusieurs siècles d'avance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Esprits Libres
Municipales 2026 : « Contrairement à la droite la gauche sait taire les dissolutions dans l'isoloir » selon Franz-Olivier Giesbert

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 12:25


Dans cet épisode d'Esprits Libres du jeudi, David Abiker reçoit l'éditorialiste Franz-Olivier Giesbert pour une analyse approfondie de l'actualité politique française. Au cœur des débats, la relation tumultueuse entre le Parti socialiste et la France insoumise, deux formations de gauche aux visions apparemment irréconciliables.L'éditorialiste n'hésite pas à bousculer les idées reçues, remettant en question la supposée fracture entre ces deux mouvements. Selon lui, la gauche sait faire preuve d'une remarquable capacité à se réconcilier, du moins en période électorale, lorsqu'il s'agit de conquérir des villes ou des circonscriptions. L'éditorialiste n'épargne pas non plus le Parti socialiste, qu'il juge complètement déconnecté des réalités économiques, revenant à une ligne 'soviétique' avec son obsession de la dépense publique et de l'impôt. Une critique acerbe qui soulève la question de l'évolution idéologique de cette formation historique de la gauche française.Franz-Olivier Giesbert aborde également la délicate question de la violence politique, évoquant les 'milices' d'extrême-gauche et d'extrême-droite, qu'il juge 'interchangeables'. Une analyse nuancée sur la figure ambivalente de Jean-Luc Mélenchon, à la fois républicain et révolutionnaire, qui soulève de nombreuses interrogations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
L'UE accélère pour sa propre production de puces ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:15


L'Europe veut reprendre la main sur l'un des nerfs de la guerre technologique moderne : les semi-conducteurs. Ces composants minuscules, gravés sur des puces électroniques, sont le cerveau de tous nos appareils, des smartphones aux satellites, en passant par les voitures et les centres de données. Et le 9 février 2026, l'Union européenne a franchi une étape importante avec l'inauguration de NanoIC, une nouvelle infrastructure de prototypage installée à Louvain, en Belgique, au sein du centre de recherche imec.Ce projet s'inscrit dans le cadre du European Chips Act, un vaste plan destiné à renforcer la souveraineté technologique du continent. NanoIC a bénéficié d'un financement de 700 millions d'euros. Son objectif est clair : permettre aux entreprises, aux laboratoires et aux startups de concevoir et tester leurs propres puces avant de les produire à grande échelle. Autrement dit, NanoIC agit comme un laboratoire industriel où l'on peut transformer une idée en prototype fonctionnel.Contrairement aux fonderies classiques — ces usines spécialisées dans la fabrication de puces et souvent fermées aux acteurs extérieurs — NanoIC fonctionne comme une plateforme ouverte. Les ingénieurs pourront y travailler sur des technologies de pointe, notamment des systèmes appelés « system-on-chip », ou SoC. Ce terme désigne des puces capables d'intégrer plusieurs fonctions dans un seul composant : processeur, mémoire, circuits de communication. Le tout à des échelles inférieures à 2 nanomètres. Pour donner un ordre de grandeur, un nanomètre représente un milliardième de mètre. À cette échelle, les composants sont plus petits que certains virus.NanoIC met aussi à disposition des outils avancés de conception et de prototypage, afin de combler le fossé entre la recherche scientifique et la production industrielle. C'est un point crucial, car de nombreuses innovations restent bloquées au stade expérimental faute d'infrastructures adaptées. Ce projet s'inscrit dans un programme plus large, doté de 2,5 milliards d'euros, soutenu à la fois par l'Union européenne, les États membres et des partenaires industriels, dont le groupe néerlandais ASML, leader mondial des machines de lithographie utilisées pour graver les puces. Avec NanoIC, l'Europe tente de réduire sa dépendance envers l'Asie et les États-Unis, qui dominent aujourd'hui la production mondiale de semi-conducteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

PolySécure Podcast
Curieux - Les dangers cachés de la technologie - Parce que... c'est l'épisode 0x711!

PolySécure Podcast

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 54:50


Parce que… c'est l'épisode 0x711! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Introduction : une menace sous-estimée Dans cet épisode, l'animateur reçoit Vicky Desjardins, dont le parcours en criminologie l'a amenée à se spécialiser dans la victimisation en ligne. Sa motivation est à la fois professionnelle et personnelle : devenue tante, elle souhaite rendre le monde numérique plus sécuritaire pour ses neveux et nièces. Le constat de départ est clair : la technologie n'est pas aussi inoffensive qu'on veut bien nous le faire croire, et ses dangers — tant sur la santé mentale que sur le plan criminel — restent largement méconnus du grand public. Les jeunes : une cible de plus en plus jeune L'un des points les plus frappants de la discussion est le rajeunissement des victimes potentielles. Là où l'on parlait autrefois de risques à partir de 13 ou 15 ans, on constate aujourd'hui des situations problématiques dès 6 ou 7 ans. Cette réalité est amplifiée par les fonctionnalités vocales des plateformes, qui éliminent la barrière de l'écriture et permettent aux très jeunes enfants de communiquer sans difficulté avec des inconnus. Vicky souligne également que l'éducation à la sécurité en ligne a longtemps ciblé principalement les filles, laissant les garçons sous-éduqués face aux risques. Pourtant, ces derniers sont eux aussi très visés, notamment via les plateformes de jeux vidéo — un environnement qu'ils fréquentent depuis bien plus longtemps. Des jeux comme Roblox, Minecraft ou World of Warcraft permettent des communications en temps réel, créant un terrain fertile pour le grooming (manipulation progressive d'un enfant par un prédateur). Le grooming par les jeux vidéo La particularité du grooming en ligne, par rapport aux dangers du monde physique, réside dans la création d'un lien de confiance progressif. Contrairement à l'image du « monsieur louche dans le parc », le prédateur numérique prend le temps de construire une amitié. Pendant que l'enfant est concentré sur son jeu, les conversations se déroulent en parallèle, sans que son attention critique soit pleinement mobilisée. Le prédateur exploite des expériences universelles — les devoirs difficiles, les tensions scolaires — pour créer des points communs avec sa victime, quel que soit l'écart d'âge. Il peut mentir sur son identité, son âge, et capter rapidement les expressions propres à chaque génération. Avec le temps, la garde de l'enfant baisse : il perçoit son interlocuteur comme un ami, ce qui rend toute mise en garde ultérieure beaucoup plus difficile. La géolocalisation aggrave encore la situation. Des applications comme Snapchat, Instagram ou même Google Maps — utilisé de façon détournée par des jeunes pour planifier des rencontres via des points placés dans l'océan — permettent de savoir en temps réel où se trouvent les enfants. Ce qui était autrefois un obstacle logistique pour un prédateur (se déplacer sur des centaines de kilomètres) peut désormais se réduire à quelques kilomètres. Le rôle des parents : communication plutôt que contrôle Face à ces risques, Vicky déconseille de miser uniquement sur les contrôles parentaux technologiques, qu'elle juge souvent inefficaces, mal conçus, et facilement contournés par des enfants même très jeunes. Une surveillance excessive reproduit d'ailleurs un effet bien connu : les enfants les plus encadrés sont souvent les premiers à chercher à s'émanciper en cachette. La clé, selon elle, réside dans la création d'un environnement de confiance. Il faut que l'enfant se sente à l'aise de venir parler à ses parents sans craindre d'être puni. Cela commence par des gestes simples et non technologiques : valoriser l'honnêteté de l'enfant lorsqu'il avoue une bêtise, s'excuser soi-même en tant que parent quand on fait une erreur, et montrer qu'une conversation difficile n'entraîne pas automatiquement des conséquences sévères. Ce lien de confiance constitue le meilleur « contrôle parental » qui soit. Il importe aussi de connaître les influenceurs que suivent ses enfants en ligne et de surveiller certains signes d'alerte comportementaux, comme des attitudes sexistes envers les sœurs ou des comportements d'hypersexualisation précoce. Les aînés : une vulnérabilité différente La seconde partie de l'épisode s'intéresse aux personnes âgées, qui font face à des menaces différentes mais tout aussi sérieuses. La fraude aux grands-parents est la plus connue : un escroc se fait passer pour un proche en difficulté (emprisonné à l'étranger, par exemple) et réclame un transfert d'argent urgent. Vicky recommande d'établir avec ses aînés un mot de passe ou un souvenir personnel — quelque chose qui ne figure nulle part sur internet — pour vérifier l'identité de l'appelant. Il existe aussi des arnaques en personne, où des fraudeurs se présentent dans des résidences pour personnes âgées en se faisant passer pour des employés de banque. L'arnaque au pig butchering — qui consiste à gagner la confiance d'une victime pendant des semaines avant de la convaincre d'investir massivement en cryptomonnaie, puis de disparaître avec les fonds — est particulièrement dévastatrice, car elle exploite à la fois l'isolement et le désir de bien faire fructifier ses économies. Vicky rappelle aussi qu'il est tout à fait acceptable de ne pas répondre à un message ou un appel d'un numéro inconnu. La pression à la politesse est souvent utilisée contre les victimes. Conclusion : socialisation réelle et vigilance partagée Le message final est simple mais fondamental : rien ne remplace la socialisation dans le monde réel pour développer l'esprit critique et la capacité à détecter ce qui est anormal. Il faut investir du temps avec les enfants comme avec les aînés pour qu'ils comprennent les risques du monde numérique dans lequel ils évoluent. La technologie a ses bons côtés, mais elle ne doit pas devenir un substitut aux liens humains authentiques — ni pour les plus jeunes, ni pour les plus vulnérables. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Vicky Desjardins Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm

Rothen s'enflamme
Thomas, supporter du PSG : "Contrairement à ce que disait Dembele, nous ne sommes pas encore de retour" – 18/02

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 3:55


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Choses à Savoir HISTOIRE
Qu'est-ce que bektachisme, cette mystérieuse confrérie spirituelle ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:44


Le bektachisme est l'une des confréries spirituelles les plus énigmatiques de l'histoire du monde musulman. Né entre mystique soufie, chiisme hétérodoxe et traditions populaires d'Anatolie, il a longtemps évolué à la marge de l'islam officiel, tout en jouant un rôle politique et culturel majeur dans l'Empire ottoman.La confrérie tire son nom de Hacı Bektaş Veli, un mystique du XIIIᵉ siècle originaire d'Anatolie. Personnage semi-légendaire, il prêche une spiritualité fondée sur l'amour, la tolérance, l'égalité entre les êtres humains et la recherche intérieure plutôt que sur l'observance stricte de la loi religieuse. Dans un monde médiéval souvent dominé par l'orthodoxie, ce message tranche radicalement.Le bektachisme se distingue d'abord par sa lecture symbolique et ésotérique de l'islam. Les textes sacrés ne sont pas rejetés, mais interprétés à plusieurs niveaux. Les rituels sont volontairement secrets, réservés aux initiés. Contrairement à l'islam sunnite classique, les bektachis ne mettent pas l'accent sur la prière canonique quotidienne, le jeûne strict ou la séparation rigide entre hommes et femmes. Le vin, normalement interdit, peut même avoir une valeur symbolique lors de certaines cérémonies.Autre particularité majeure : le bektachisme accorde une place centrale à Ali, le gendre du prophète Mahomet, et aux douze imams du chiisme, tout en intégrant des éléments préislamiques, chrétiens et chamaniques. Cette hybridation religieuse a longtemps nourri sa réputation de doctrine “hérétique” aux yeux des autorités sunnites.Son importance historique explose à partir du XVe siècle, lorsque la confrérie devient intimement liée aux janissaires, le corps d'élite de l'armée ottomane. Cette alliance offre au bektachisme une protection politique considérable. Pendant plusieurs siècles, la confrérie agit comme un contre-pouvoir spirituel, diffusant une vision plus égalitaire et plus souple de la religion au sein de l'Empire.Mais cette proximité avec les janissaires scelle aussi son destin. En 1826, lorsque le sultan Mahmud II fait massacrer et dissoudre les janissaires, le bektachisme est à son tour interdit. Les tekkes, les lieux de rassemblement, sont fermés, les maîtres spirituels persécutés, et la confrérie entre dans la clandestinité.Aujourd'hui, le bektachisme survit principalement dans les Balkans — notamment en Albanie — et en Turquie, sous une forme discrète. Plus qu'une simple confrérie religieuse, il incarne une autre voie de l'islam, profondément humaniste, où la quête spirituelle prime sur la loi, et où la foi se vit comme une expérience intérieure.Le bektachisme reste ainsi un rappel troublant : l'histoire religieuse n'est jamais monolithique, et certaines traditions ont longtemps prospéré… précisément parce qu'elles refusaient les dogmes rigides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Quel organe humain se répare tout seul ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 2:53


Le foie est l'un des organes les plus fascinants du corps humain. Contrairement au cœur ou au cerveau, il possède une capacité exceptionnelle : celle de se régénérer spontanément après une lésion ou une ablation partielle. On peut retirer jusqu'à 60 à 70 % d'un foie, et en quelques semaines, il retrouve presque entièrement sa taille initiale. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?Contrairement à une idée répandue, le foie ne « repousse » pas morceau par morceau. Il fonctionne par un mécanisme de compensation. Les cellules restantes se multiplient jusqu'à rétablir une masse suffisante pour assurer toutes les fonctions vitales : détoxification, production de bile, stockage du glycogène, synthèse de protéines.Les cellules clés de ce processus sont les hépatocytes, qui constituent environ 80 % du tissu hépatique. En temps normal, ces cellules sont dans un état de repos. Mais lorsqu'une partie du foie est détruite ou retirée, un signal d'urgence est déclenché. Des messagers chimiques, appelés facteurs de croissance, sont libérés dans l'organisme. Parmi eux, le HGF et le TGF-alpha jouent un rôle central.Ces signaux ordonnent aux hépatocytes de sortir de leur état dormant et d'entrer en division cellulaire. En quelques heures, ils réactivent leur cycle de reproduction. Chaque cellule se divise, puis les nouvelles cellules se divisent à leur tour. Ce phénomène se poursuit pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le volume adéquat soit atteint.La régénération ne concerne pas seulement les hépatocytes. Les cellules des vaisseaux sanguins, des canaux biliaires et du tissu de soutien se multiplient également. Cela permet de reconstruire un organe fonctionnel et organisé, et non une simple masse de cellules.Un aspect remarquable de ce processus est son autorégulation. Lorsque le foie retrouve une taille suffisante, des signaux inhibiteurs sont activés pour stopper la prolifération. Sans ce système de freinage, la croissance deviendrait incontrôlable. Le foie ajuste donc en permanence sa reconstruction aux besoins réels de l'organisme.Dans des situations plus graves, lorsque les hépatocytes sont trop endommagés, des cellules dites progénitrices peuvent intervenir. Elles possèdent des caractéristiques proches des cellules souches et peuvent se transformer en nouvelles cellules hépatiques. Ce mécanisme reste toutefois secondaire dans un foie en bonne santé.Cette capacité explique pourquoi les greffes partielles de foie sont possibles : un donneur vivant peut céder une portion de son foie, et chacun sait que les deux organes retrouveront ensuite leur volume.Mais ce pouvoir a ses limites. Des agressions chroniques, comme l'alcool, certains médicaments ou des infections prolongées, finissent par provoquer une accumulation de tissu cicatriciel. Ce phénomène, appelé fibrose, peut évoluer vers la cirrhose, où la régénération devient inefficace.Le foie illustre ainsi l'un des plus beaux exemples de résilience biologique : un organe capable, dans certaines conditions, de se reconstruire presque entièrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Taïwan est incapable de délocaliser ses puces aux USA ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 2:18


C'est un accord qui en dit long sur la nouvelle guerre industrielle en cours. Washington et Taïwan viennent de s'entendre : les États-Unis réduiront fortement les droits de douane appliqués à l'île, en échange d'investissements massifs taïwanais sur le sol américain dans un secteur devenu stratégique, celui des semi-conducteurs, ces minuscules composants électroniques qui alimentent tout, des smartphones aux centres de données.Pour Washington, l'objectif est clair : sécuriser une production aujourd'hui concentrée à Taïwan, à seulement 130 kilomètres des côtes chinoises. Une dépendance jugée risquée. Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a même évoqué l'idée de transférer jusqu'à 40 % de la capacité de production taïwanaise vers les États-Unis. Mais Taipei vient de répondre sans ambiguïté : ce scénario est irréaliste. La vice-première ministre Cheng Li-Chun l'a affirmé publiquement lors d'un entretien télévisé : un tel déménagement est tout simplement « impossible ». Car la domination de Taïwan dans ce domaine ne s'est pas construite du jour au lendemain. Elle repose sur plusieurs décennies d'investissements, de formation et d'innovations industrielles.Au cœur de ce modèle se trouve une idée née dans les années 1980 sous l'impulsion de Morris Chang : celle de la « fonderie de semi-conducteurs ». Contrairement aux fabricants traditionnels, ces entreprises ne conçoivent pas forcément les puces elles-mêmes, mais se spécialisent dans leur fabrication pour le compte de clients du monde entier. Ce modèle a transformé Taïwan en centre névralgique de la production mondiale. Ces usines, appelées « fabs », sont des environnements ultra-contrôlés où des plaques de silicium, appelées wafers, sont gravées à l'échelle nanométrique pour produire des milliards de transistors. Leur construction nécessite des investissements colossaux, souvent supérieurs à plusieurs dizaines de milliards de dollars, ainsi qu'un écosystème complet d'ingénieurs, de fournisseurs et d'infrastructures.Taïwan continuera donc à investir à l'étranger, y compris aux États-Unis, mais sans renoncer à son ancrage national. Comme l'a résumé Cheng Li-Chun, l'expansion internationale s'inscrit dans une stratégie globale, où Taïwan reste le centre de gravité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Atelier des médias
Les ondes courtes de la radio n'ont pas dit leur dernier mot

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 32:27


12 antennes géantes situées au centre de la France diffusent les programmes de RFI en ondes courtes. Ces ondes, qui parcourent des milliers de kilomètres, continuent d'informer des millions d'auditeurs, notamment zones rurales ou dans des pays qui se ferment. En écho à la Journée mondiale de la radio, L'atelier des médias s'intéresse aux ondes courtes. À l'heure du tout numérique, la radio par ondes courtes (OC) ou shortwave (SW) n'est pas encore reléguée au passé. C'était l'idée d'une table ronde qui s'est tenue le 31 janvier 2026 au festival Longueur d'ondes, à Brest, dont cet épisode de L'atelier des médias fait entendre des extraits choisis. Aux côtés de Steven Jambot se trouvaient Carlos Acciari, chargé de la planification des ondes courtes à RFI, et Jérôme Hirigoyen, directeur du développement et des radios internationales chez TDF. Le rebond sur l'ionosphère : une technologie qui fait fi des frontières Le secret de la puissance des ondes courtes réside dans la physique. Contrairement à la FM, dont la portée excède rarement 70 kilomètres, les ondes décamétriques (entre 3 et 30 MHz) utilisent l'ionosphère – une des couches de l'atmosphère – comme un miroir. Depuis le centre émetteur de TDF à Issoudun (Saint-Aoustrille), en région Centre, 12 antennes géantes ALLISS de 80 mètres de haut diffusent les programmes de RFI par bonds successifs sur des milliers de kilomètres. Cette infrastructure, l'une des plus performantes au monde, permet de cibler des zones jusqu'à 15 000 km de distance.  À écouter aussiOndes courtes: à la découverte des antennes géantes qui diffusent RFI à travers le monde HFCC et géopolitique des ondes courtes La gestion des fréquences mondiales repose sur une coordination internationale rigoureuse. Deux fois par an, les grands diffuseurs mondiaux (Américains, Chinois, Russes, Japonais, Français...), qui représentent des radios comme BBC, VOA, DW, NHK, KBS se réunissent au sein de la HFCC (High Frequency Coordination Conference) pour s'accorder sur les plans de fréquences et éviter les brouillages. Jérôme Hirigoyen décrit ces rencontres comme des « accords entre gentlemen » essentiels pour assurer la clarté du signal. Dans un contexte de tensions mondiales, la HF (haute fréquence) redevient un enjeu de souveraineté. Si un satellite peut être brouillé par une simple antenne au sol, il est extrêmement complexe et coûteux de neutraliser totalement les ondes courtes. C'est aussi le média de « dernier recours » lors de crises ou de blackouts. Jérôme Hirigoyen souligne cette permanence stratégique : « Quand on a besoin de communiquer, ça reste un média extrêmement robuste. » Un futur numérique : DRM et DRM Cast L'innovation ne délaisse pas les ondes courtes avec la norme DRM (Digital radio mondiale). Ce format numérique offre une qualité audio supérieure, réduit la consommation d'énergie de 30 à 40 % et permet la transmission de données (images, textes). RFI et TDF expérimentent actuellement le projet DRM Cast, pensé comme un véritable « serveur de podcasts ». Ce boîtier autonome, couplé à un panneau solaire, capte le signal DRM et stocke les données reçues afin de pouvoir les rediffuser en WiFi. Dans un camp de réfugiés ou une zone sans internet, les utilisateurs peuvent ainsi télécharger gratuitement des contenus sur leur smartphone.

Choses à Savoir
Pourquoi mange-t-on du pop corn au cinéma ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 2:19


Si le pop-corn est aujourd'hui indissociable des salles de cinéma, ce n'est ni un hasard, ni une tradition ancestrale. C'est le résultat d'une convergence historique, économique et technologique très précise, qui remonte aux États-Unis, au début du XXᵉ siècle.À l'origine, le cinéma n'est pas un loisir populaire. Dans les années 1910 et 1920, les grandes salles américaines veulent ressembler à des théâtres d'opéra : moquettes épaisses, rideaux luxueux, orchestres, et une clientèle plutôt bourgeoise. La nourriture y est mal vue. Le pop-corn, vendu dans la rue par des marchands ambulants, est associé aux classes populaires, au bruit, aux miettes et aux odeurs. Les exploitants de salles n'en veulent pas.Tout change avec l'arrivée du cinéma parlant, notamment après le succès de The Jazz Singer, puis surtout avec la Grande Dépression à partir de 1929. Des millions d'Américains perdent leur emploi. Le cinéma devient l'un des rares divertissements encore abordables : quelques cents pour oublier la crise pendant deux heures.Or, le pop-corn possède alors trois avantages décisifs :Premièrement, il est extrêmement bon marché. Le maïs est produit en masse aux États-Unis, se conserve longtemps, et un sac de grains coûte peu. Pour un vendeur, le bénéfice est énorme : le prix de vente peut être multiplié par dix ou plus par rapport au coût de production.Deuxièmement, il est facile à préparer sur place. Dans les années 1930, les machines à pop-corn portables se répandent. Elles attirent visuellement l'attention, diffusent une odeur appétissante et fonctionnent devant les clients, ce qui rassure sur l'hygiène.Troisièmement, le pop-corn est peu périssable. Contrairement aux sandwiches ou aux pâtisseries, il ne nécessite ni réfrigération ni cuisine complexe.Au début, les vendeurs s'installent simplement devant les cinémas. Certains exploitants tentent de les chasser, mais constatent vite un phénomène frappant : les salles situées près des vendeurs de pop-corn attirent davantage de spectateurs. Progressivement, des directeurs de cinéma décident d'installer leurs propres stands à l'intérieur.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phénomène s'amplifie. Le sucre est rationné, ce qui rend les confiseries rares et chères. Le pop-corn, lui, n'est pas rationné. Il devient la friandise dominante.Dans les années 1950, avec l'arrivée de la télévision, les cinémas traversent une nouvelle crise. Pour survivre, ils augmentent fortement leurs marges sur la nourriture. Le pop-corn devient alors une source majeure de profits, parfois plus rentable que la vente des billets eux-mêmes.Peu à peu, l'habitude se transforme en rituel culturel. Aujourd'hui, le pop-corn n'est pas seulement une collation : il est un symbole du cinéma. Et si l'on mange du pop-corn plutôt qu'autre chose, ce n'est pas parce qu'il serait intrinsèquement meilleur… mais parce qu'il était, au bon moment, le produit parfait pour sauver économiquement les salles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi dit-on que les Américains sont drogués à la consommation ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 1:52


Aujourd'hui, on traverse l'Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ?Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux.Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l'anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir.Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas.Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux :1. L'érosion de l'épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation.2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques.Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net.En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Quel champignon “rapetisse” les gens ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:48


Vous êtes assis dans votre salon, parfaitement lucide, quand soudain votre regard est attiré par quelque chose d'étrange au sol. Puis par autre chose, un peu plus loin. En quelques minutes, vous avez la sensation que des dizaines de minuscules personnages se déplacent autour de vous, comme si un peuple miniature avait envahi votre environnement. Vous n'avez pas rapetissé. Vous ne rêvez pas. Pourtant, votre cerveau vous convainc que ces créatures existent bel et bieCe phénomène porte un nom précis : les hallucinations lilliputiennes, en référence au pays de Lilliput imaginé par Jonathan Swift, peuplé d'êtres minuscules. Pendant longtemps, ces hallucinations ont surtout été associées à certaines maladies neurologiques ou à des intoxications médicamenteuses. Mais depuis quelques années, un champignon attire particulièrement l'attention des toxicologues : Lanmaoa asiatica, une espèce de bolet présente notamment dans le sud-ouest de la Chine.Dans certaines régions, ce champignon est connu sous un surnom évocateur, que l'on pourrait traduire par “le champignon des petits hommes”. La raison est simple : après sa consommation, en particulier lorsqu'il est mal cuit ou consommé trop tôt après récolte, certains individus développent des hallucinations très spécifiques. Ils ne décrivent pas des visions floues ou abstraites, mais des scènes détaillées mettant en scène de minuscules humains, des animaux de petite taille, parfois des créatures inconnues, se déplaçant dans leur champ de vision avec un réalisme troublant.Ce qui fascine les chercheurs, c'est la similarité des témoignages. Des personnes n'ayant aucun lien entre elles rapportent des expériences presque identiques, comme si ce champignon déclenchait un “scénario” hallucinatoire bien particulier. D'un point de vue médical, il ne s'agit pas d'une substance utilisée à des fins récréatives, mais bien d'une intoxication. Les symptômes apparaissent souvent plusieurs heures après l'ingestion, parfois jusqu'à une journée plus tard, et s'accompagnent fréquemment de nausées, de vomissements, de vertiges, d'une grande fatigue et, dans certains cas, de troubles digestifs importants.Heureusement, la plupart des patients se rétablissent en quelques jours, mais l'épisode est suffisamment spectaculaire pour conduire un grand nombre d'entre eux à l'hôpital. Le mystère majeur reste la nature exacte de la substance responsable de ces effets. Contrairement à d'autres champignons hallucinogènes bien connus, Lanmaoa asiatica ne contient pas les molécules classiques comme la psilocybine. Les scientifiques soupçonnent donc l'existence d'un composé encore mal identifié, capable d'altérer les zones du cerveau impliquées dans la perception des tailles, des distances et des proportions.Autrement dit, ce champignon ne modifie pas la réalité extérieure. Il modifie la manière dont le cerveau interprète cette réalité. Et c'est précisément ce dérèglement perceptif qui donne l'illusion d'un monde peuplé d'êtres miniatures.En définitive, aucun champignon ne fait réellement rapetisser les humains. Mais certains peuvent créer une illusion si puissante qu'elle vous fera croire, pendant quelques heures, que vous êtes devenu un géant entouré d'un peuple invisible. Une expérience fascinante pour les scientifiques, mais beaucoup moins pour ceux qui la vivent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi faut-il encourager les enfants à compter sur leurs doigts ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:37


Compter sur ses doigts est souvent perçu comme une habitude enfantine dont il faudrait se défaire rapidement. Pourtant, cette stratégie intuitive joue un rôle fondamental dans l'apprentissage des mathématiques. Une étude récente menée par Jennifer Way et Katherine Cartwright, chercheuses à l'University of Sydney, montre que l'usage des doigts constitue un véritable atout pour le développement du sens du nombre, en particulier chez les enfants de moins de sept ans.Dès les premières années de vie, les enfants apprennent à associer des quantités à des symboles. Or, les chiffres sont abstraits : le « 5 » écrit ne ressemble en rien à cinq objets réels. Les doigts, eux, offrent une représentation concrète et immédiatement disponible. Lorsque l'enfant lève trois doigts, il ne voit pas seulement un symbole, il perçoit physiquement la quantité. Cette correspondance directe aide à construire des bases solides pour comprendre ce que représentent réellement les nombres.L'étude montre que les enfants qui utilisent régulièrement leurs doigts développent souvent une meilleure précision dans les petites additions et soustractions. Les doigts servent alors de support temporaire, une sorte de « mémoire externe » qui allège la charge cognitive. Au lieu de tout garder en tête, l'enfant peut s'appuyer sur ses mains pour visualiser les opérations, ce qui libère des ressources mentales pour réfléchir au raisonnement.Un autre avantage important est le lien entre mouvement et cognition. Le cerveau humain est fortement influencé par les actions du corps. Bouger ses doigts pendant qu'on compte active simultanément des zones impliquées dans la motricité et dans le traitement des nombres. Cette double activation renforce les connexions neuronales associées au calcul et favorise une compréhension plus profonde.Contrairement à une idée répandue, compter sur ses doigts ne retarde pas l'accès au calcul mental. Au contraire, il constitue une étape naturelle vers l'abstraction. Avec le temps et l'entraînement, l'enfant n'a plus besoin de lever physiquement les doigts, mais il conserve une représentation mentale interne des quantités, héritée de cette expérience concrète.Les chercheuses soulignent cependant que cette méthode est surtout bénéfique avant l'âge de sept ans. Passé ce stade, l'objectif n'est pas d'interdire les doigts, mais d'accompagner progressivement l'enfant vers des stratégies plus mentales, en respectant son rythme.Encourager un enfant à compter sur ses doigts, ce n'est donc pas encourager une « facilité », mais soutenir un mécanisme naturel d'apprentissage. Les doigts sont les premiers outils mathématiques de l'être humain. Les accepter comme tels, c'est offrir aux enfants une base solide pour construire, plus tard, des compétences numériques durables et confiantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Priorité santé
L'andropause : peut-on parler d'une ménopause au masculin ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 48:29


Moins connue que la ménopause, l'andropause est une période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l'homme. Baisse de la libido, fatigue, augmentation du risque cardiovasculaire, irritabilité, augmentation du tour de taille… Les symptômes de l'andropause sont nombreux. Contrairement à la ménopause qui touche toutes les femmes, l'andropause n'affecte qu'une faible proportion d'hommes âgés. Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?  Si, du côté des femmes, les effets et ressentis associés à la ménopause sont abordés plus ouvertement qu'il y a quelques années, chez les hommes, l'andropause reste encore largement méconnue et rarement évoquée publiquement. Pourtant, les changements hormonaux liés au vieillissement impliquent un certain nombre de conséquences pour la santé et le bien-être des hommes. La baisse du taux de testostérone peut entraîner de multiples symptômes.  Andropause : ménopause au masculin ?  Certains spécialistes (urologue, endocrinologue, andrologue...) peuvent orienter le patient vers des analyses pour évaluer le taux de testostérone sanguin. La chute des androgènes peut provoquer une série de symptômes tels que des troubles de la fonction érectile, une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l'humeur et du sommeil… Alors si certains symptômes se retrouvent chez l'homme et la femme, passé un certain âge, ménopause et andropause se distinguent par un simple fait : son caractère systématique chez la femme, autour de la cinquantaine (avec l'arrêt des règles, qui annonce la fin de la fonction reproductrice), quand, chez l'homme, ce déficit d'hormones sexuelles mâles lié à l'âge n'est pas systématique.  En finir avec le non-dit  La prise en charge de l'andropause repose sur des mesures hygiéno-diététiques : activité physique, alimentation équilibrée, baisse de la consommation d'alcool... Pour certains hommes, une supplémentation en testostérone pourra être prescrite, associée à un suivi médical. D'où l'importance de dépasser le tabou : oser en parler, pour trouver, si besoin, des solutions auprès d'un spécialiste.  Avec : Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'Hôpital Saint-Louis de Paris, et professeur d'Urologie, à l'Université Paris Cité.   Dr Oumar Gaye, urologue-andrologue au Centre Hospitalier National Dalal Jamm, à Dakar, au Sénégal.   Un reportage de Raphaëlle Constant.  ► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'étude de l'Inserm à Paris, publiée dans The Journal of the American College of Cardiology qui fait état du fardeau que représente l'hypertension artérielle en Afrique subsaharienne. Interview du Dr Aboubakari Nambiema, chercheur en Santé publique à l'Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris et au sein de l'Unité de Recherche en Santé des Populations (URESAP) à Lomé au Togo.  Programmation musicale : ► Olivia Dean - Man I need ► Lëk Sèn - Shine. (Rediffusion)

Priorité santé
L'andropause : peut-on parler d'une ménopause au masculin ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 48:29


Moins connue que la ménopause, l'andropause est une période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l'homme. Baisse de la libido, fatigue, augmentation du risque cardiovasculaire, irritabilité, augmentation du tour de taille… Les symptômes de l'andropause sont nombreux. Contrairement à la ménopause qui touche toutes les femmes, l'andropause n'affecte qu'une faible proportion d'hommes âgés. Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?  Si, du côté des femmes, les effets et ressentis associés à la ménopause sont abordés plus ouvertement qu'il y a quelques années, chez les hommes, l'andropause reste encore largement méconnue et rarement évoquée publiquement. Pourtant, les changements hormonaux liés au vieillissement impliquent un certain nombre de conséquences pour la santé et le bien-être des hommes. La baisse du taux de testostérone peut entraîner de multiples symptômes.  Andropause : ménopause au masculin ?  Certains spécialistes (urologue, endocrinologue, andrologue...) peuvent orienter le patient vers des analyses pour évaluer le taux de testostérone sanguin. La chute des androgènes peut provoquer une série de symptômes tels que des troubles de la fonction érectile, une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l'humeur et du sommeil… Alors si certains symptômes se retrouvent chez l'homme et la femme, passé un certain âge, ménopause et andropause se distinguent par un simple fait : son caractère systématique chez la femme, autour de la cinquantaine (avec l'arrêt des règles, qui annonce la fin de la fonction reproductrice), quand, chez l'homme, ce déficit d'hormones sexuelles mâles lié à l'âge n'est pas systématique.  En finir avec le non-dit  La prise en charge de l'andropause repose sur des mesures hygiéno-diététiques : activité physique, alimentation équilibrée, baisse de la consommation d'alcool... Pour certains hommes, une supplémentation en testostérone pourra être prescrite, associée à un suivi médical. D'où l'importance de dépasser le tabou : oser en parler, pour trouver, si besoin, des solutions auprès d'un spécialiste.  Avec : Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'Hôpital Saint-Louis de Paris, et professeur d'Urologie, à l'Université Paris Cité.   Dr Oumar Gaye, urologue-andrologue au Centre Hospitalier National Dalal Jamm, à Dakar, au Sénégal.   Un reportage de Raphaëlle Constant.  ► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'étude de l'Inserm à Paris, publiée dans The Journal of the American College of Cardiology qui fait état du fardeau que représente l'hypertension artérielle en Afrique subsaharienne. Interview du Dr Aboubakari Nambiema, chercheur en Santé publique à l'Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris et au sein de l'Unité de Recherche en Santé des Populations (URESAP) à Lomé au Togo.  Programmation musicale : ► Olivia Dean - Man I need ► Lëk Sèn - Shine. (Rediffusion)

Le focus Éco
Développement durable : un outil pour atteindre une véritable durabilité à l'avenir

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 6:38


Paulo Moreira, directeur général de Camif Habitat, est l'invité de "Comment j'ai réussi ?". Il nous plonge dans les coulisses de son entreprise spécialisée dans les travaux de rénovation et d'aménagement depuis plus de 40 ans. Ingénieur de formation et issu d'une famille d'artisans, il partage avec nous son parcours atypique et son approche du développement durable, bien différente du discours dominant. Contrairement à la plupart, il ne considère pas la rénovation énergétique comme une finalité, mais plutôt comme un outil pour atteindre une véritable durabilité. Paulo Moreira nous explique comment Camif Habitat a su se positionner comme un acteur incontournable de la rénovation en France, notamment grâce à sa stratégie de développement en franchise. En quatre ans seulement, l'entreprise est passée d'une petite entité à l'une des trois premières du secteur, avec 115 agences réparties sur tout le territoire.Mais au-delà des chiffres impressionnants, l'invité nous livre un regard critique sur les politiques publiques en matière de rénovation énergétique. Selon lui, ces aides ne sont qu'une "politique de rattrapage" et ne constituent pas une véritable stratégie durable. Il plaide pour la mise en place d'un "socle d'aide publique" pérenne, afin de répondre aux enjeux de neutralité carbone à l'horizon 2050.Le directeur général nous invite également à prendre conscience des conséquences de notre mode de vie en nous rendant dans un centre d'enfouissement des déchets. Une expérience marquante qui, selon lui, devrait être vécue par tous.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Côte d'Ivoire: quand la finance de proximité remplace les banques à Tafiré

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:32


À Tafiré, dans le centre-nord de la Côte d'Ivoire, l'accès au crédit ne passe pas par les grandes banques. Depuis plus de dix ans, une mutuelle locale accompagne femmes et jeunes avec des prêts adaptés à leurs réalités. Au marché, ces financements ont permis à plusieurs commerçantes de développer leurs activités et de sécuriser leurs revenus. Immersion au cœur d'une finance de proximité qui change des vies. De notre correspondant de retour de Tafiré, Ce matin-là, au marché de Tafiré, entre les étals de vivriers, Clémence, agente de recouvrement de la mutuelle Terfiré, s'arrête devant la boutique d'Awa, vendeuse de vêtements pour enfants et adultes. Chaque début de semaine, Clémence passe vérifier l'évolution de son activité : « On vient voir la marchandise, vérifier que le client n'a pas détourné l'objet du crédit. Par exemple, elle vend des habits, c'est ce qu'elle nous a déclaré. Elle pourrait prendre l'argent pour autre chose. Là, ça avance bien. La table est bien remplie. Chaque mois, elle doit payer un montant. Après le marché de dimanche, elle verse chaque mardi 100 000 ou 150 000 francs, selon les ventes. » Commerçante depuis une dizaine d'années, Awa peinait jusque-là à développer son activité en Côte d'Ivoire. Grâce à un premier crédit obtenu auprès de la mutuelle, elle a pu agrandir son étal et diversifier ses produits : « Un jour, je suis allée à Abidjan prendre un peu de marchandises. Après, je suis venue voir la dame et je lui ai dit que j'avais besoin d'un prêt pour faire évoluer mon commerce. Elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. Sur ce que j'ai demandé, on m'a donné la moitié, 500 000 francs. » Des crédits sur mesure Un prêt qu'Awa parvient à rembourser en neuf mois, bien avant l'échéance. La confiance s'installe. Elle sollicite alors un second crédit, cette fois de deux millions de francs CFA. De quoi ouvrir une boutique et subvenir aux besoins de sa famille : « Ça m'a apporté beaucoup de choses. Vous allez me faire couler des larmes. J'ai mon petit enfant qui était malade. Il avait une tumeur. J'ai mis plus de six millions pour ses soins. J'aide mes petits-enfants, je paie leur école, la nourriture, etc. » Depuis 2013, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré, créée par des cadres de la région, accompagne femmes et jeunes. Pour accéder aux prêts, il faut être membre, ouvrir un compte et attendre trois mois avant le passage devant un comité de crédit. Les financements peuvent atteindre jusqu'à cinq millions de francs CFA. Une finance pensée pour les réalités rurales et ouverte surtout au monde agricole, explique son gérant, Sory Diakité : « Généralement, ceux qui prennent le prêt agricole, les échéanciers sont semestriels. Contrairement à quelqu'un qui, dans le commerce, dans l'artisanat, peut épargner par jour 500 ou 1 000 fra,cs, lui, on peut lui faire un échéancier mensuel, bimensuel. C'est en fonction du projet que nous adaptons l'échéancier aux demandeurs. » Aujourd'hui, selon ce responsable, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré compte plus de 3 000 membres. En moyenne, plus de 500 personnes bénéficient chaque année de ses crédits. À lire aussiCôte d'Ivoire: ces jeunes qui choisissent de rester au village pour entreprendre

Le focus Éco
La phagothérapie, une alternative naturelle aux antibiotiques avec Alexandros Pantalis, PDG et cofondateur de Phagos

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 6:18


Alexandros Pantalis explique en détail ce qu'est la phagothérapie, une méthode utilisant les bactériophages, prédateurs naturels des bactéries, comme alternative aux antibiotiques traditionnels. Il souligne les avantages de cette solution biologique, qui cible spécifiquement les bactéries problématiques sans perturber la flore bactérienne bénéfique. Contrairement aux antibiotiques, les bactériophages évoluent en parallèle avec les bactéries, permettant ainsi de contrer efficacement l'antibiorésistance, un enjeu de santé publique majeur.Alexandros Pantalis explique pourquoi Phagos a choisi de se concentrer dans un premier temps sur la santé animale, un marché plus accessible réglementairement, tout en ayant pour objectif d'étendre cette technologie à la santé humaine. Il revient sur les défis juridiques et réglementaires auxquels la jeune entreprise a dû faire face, mais aussi sur les avancées pionnières de la France dans ce domaine.L'interview aborde également les aspects économiques de la phagothérapie, notamment son coût de production compétitif par rapport aux antibiotiques, ainsi que le potentiel de ce marché émergent. Alexandros Pantalis évoque les discussions en cours avec de grands groupes pharmaceutiques, tout en affirmant la volonté de Phagos de rester indépendant et de poursuivre sa mission de faire une différence positive pour le monde.Cet épisode fascinant offre un aperçu passionnant des coulisses d'une entreprise innovante, pionnière dans un domaine d'avenir, et donne à réfléchir sur les alternatives possibles face aux défis de l'antibiorésistance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain
☕️ GRAND DEBRIEF (jan. 26) – CES, voiture autonome et indépendance numérique

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 61:37


Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Atelier des médias
Un manuel d'écoute des médias sonores invite à tendre l'oreille

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 38:28


Alors que se tient à Brest le festival Longueur d'ondes, dédié à la radio et à l'écoute, L'atelier des médias présente “Tendre l'oreille”, un manuel d'écoute des médias sonores. Ses deux auteurs, Ariane Demonget et Etienne Noiseau, invitent à une écoute plus consciente et plus critique de la radio et des podcasts. Ni essai théorique, ni thèse universitaire, cet ouvrage se veut un compagnon d'expérience pour susciter la curiosité. Les auteurs du livre Tendre l'oreille, liés à l'association Beau bruit, ont choisi de s'adresser au public sur un pied d'égalité. Comme l'explique Ariane Demonget : « On a voulu être du début jusqu'à la fin toujours du même côté : du côté de l'écoute. Nous sommes tous et toutes des écoutants. » Cette démarche est associée au travail graphique de Catherine Staebler, qui a conçu une narration visuelle dynamique pour rendre les concepts sonores palpables. Selon Étienne Noiseau, cette collaboration a permis au livre de dépasser le simple texte : « Par moment le dessin prend la narration en main. Parfois le dessin apporte une illustration, parfois le dessin apporte un petit décalage par rapport à ce qui est écrit. » L'ouvrage propose ainsi des exercices concrets, comme le « zoom sonore », invitant à percevoir les sons depuis son propre corps jusqu'à « toucher l'horizon sonore ». Décoder la radio L'un des objectifs majeurs du manuel est de rappeler que tout contenu audio est une construction. Contrairement à l'image d'un média de l'instantanéité, Étienne Noiseau souligne que « la radio, contrairement à des idées reçues, est un média de l'écrit la plupart du temps », s'appuyant sur des scripts et des conducteurs précis. Le livre lève également le voile sur le pouvoir du montage, une étape cruciale. Étienne Noiseau prévient : « Couper dans un son, ça peut ne pas se percevoir [...] ça peut amener peut-être dans certains cas à faire dire quelque chose à quelqu'un qui n'a pas vraiment dit comme ça. » Cette malléabilité du sonore, si elle permet une grande créativité, impose aux auditeurs de passer de la simple audition à une « auralité » consciente, c'est-à-dire comprendre que le message est spécifiquement mis en forme pour être reçu par une oreille. Les défis de l'IA et la sobriété numérique L'entretien aborde aussi les enjeux contemporains, de l'intelligence artificielle générative — capable de créer de « vrais faux » témoignages, à l'image de cet épisode des Pieds sur terre (France Culture) — à l'empreinte environnementale du numérique. Les auteurs rappellent que la bande FM reste bien plus sobre en énergie que le streaming mobile, consommant quatre fois moins de ressources. Que ce soit à travers l'écoute solitaire au casque ou l'expérience collective, l'ambition d'Ariane Demonget et Étienne Noiseau est de « poser une petite pierre de ce que pourrait être une éducation à l'écoute ». Dans une société saturée d'écrans, ce manuel offre un temps de respiration pour tenter de comprendre ce qui se joue entre nos deux oreilles.

Dans l'ombre des légendes
L'INSTINCT DE SURVIE : Le calvaire d'Alison Botha | Podcast horreur

Dans l'ombre des légendes

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 4:16


DANS L'OMBRE DES LÉGENDES : L'AFFAIRE ALISON BOTHAIl est 2h du matin sur une route déserte d'Afrique du Sud. Un chauffeur de camion freine brusquement face à une vision d'horreur : une femme avance, couverte de sang, maintenant sa propre tête avec ses mains pour ne pas qu'elle tombe. Ce n'est pas une fiction, c'est un podcast horreur basé sur faits réels.Bienvenue dans ce nouvel épisode de Dans l'ombre des légendes, où nous explorons les tréfonds de la cruauté humaine et les sommets de la résilience. Ce soir, Chandleyr vous raconte l'histoire d'Alison Botha, une femme dont le nom est devenu synonyme de miracle médical et de force psychologique absolue. En 1994, alors que le pays est en pleine mutation, Alison est enlevée devant chez elle par deux prédateurs. Ce qui suit dépasse l'entendement.Poignardée plus de trente fois, violée, et finalement égorgée avec une telle violence que ses agresseurs tentent de la décapiter, elle est laissée pour morte dans un champ obscur. Mais Alison refuse de s'éteindre. Ce podcast horreur basé sur faits réels détaille chaque seconde de sa lutte : comment elle a rampé, centimètre par centimètre, en maintenant ses organes à l'intérieur de son corps, guidée par une seule pensée : "Je veux vivre".Pourquoi écouter ce récit ? Parce que c'est une histoire vraie qui redéfinit notre compréhension du mot "survie". Contrairement à un true crime français classique, l'affaire Botha ne se concentre pas uniquement sur le crime, mais sur l'étincelle de vie qui refuse de s'étouffer face au mal absolu. Alison Botha n'est pas restée une victime ; elle est devenue un symbole mondial de courage.Dans ce podcast horreur basé sur faits réels, nous analysons comment une vie ordinaire bascule en quelques secondes et comment, face à deux monstres froids, une femme a choisi de réécrire sa fin. Une enquête sur l'horreur, la justice et la reconstruction après l'enfer.Rejoignez la communauté de l'ombre : Si vous aimez les creepypasta français et les enquêtes criminelles, abonnez-vous pour ne rien rater des prochaines descentes dans l'abîme.LIENS & CONTACT : Découvrez la trilogie complète et nos autres récits ici :

Aujourd'hui l'économie
Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050: le grand défi démographique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:13


Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis.  Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement.  Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse.  Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit. 

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi le bruit rose aide-t-il à bien dormir ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:03


Le “bruit rose”, c'est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c'est un bruit dont l'énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.Mais pourquoi certains disent qu'il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.D'abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l'environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.Ensuite — et c'est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu'il est diffusé d'une manière très précise.Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l'activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.C'est exactement ce qu'a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l'activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”. Donc, le bruit rose n'est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n'est pas de la magie. C'est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
En Allemagne, les agriculteurs divisés sur les accords de libre échange

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 2:39


À New Delhi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa espèrent concrétiser un accord de libre-échange avec un marché de près d'un milliard et demi d'habitants.Le chancelier allemand appelle de tous ses vœux cet accord, de la même façon qu'il avait mis tout son poids dans la balance en faveur du traité Mercosur - aujourd'hui suspendu à la décision de la justice européenne.  De notre correspondante dans la région de Berlin, Contrairement aux Français, les agriculteurs allemands sont profondément divisés sur le dossier. Dans un pays où les très grandes exploitations intensives sont largement majoritaires, les principaux syndicats de l'agro-industrie, réunis à Berlin pour le Salon de l'agriculture qui a fermé ses portes dimanche, ont soutenu le Mercosur et sont favorables à davantage de partenariats économiques. Mais les petits agriculteurs, eux, sont à la peine et manifestent leur inquiétude. Malgré les températures négatives de ce mois de janvier, Lilli Haule est à la ferme depuis 7 h 15 ce matin-là. La jeune femme de 27 ans termine son apprentissage dans une exploitation du Brandebourg.  « Nous avons environ 120 animaux, il y a environ 45 vaches allaitantes et leur progéniture. » Passionnée, elle a toujours su qu'elle voulait devenir agricultrice et suivre les pas de son grand-père. Mais Lilli est aussi engagée. Depuis plusieurs années, elle participe au mouvement « On n'en peut plus », qui réunit agriculteurs, consommateurs et activistes – pour une agriculture plus raisonnée dans une Allemagne où la profession est très divisée, entre petits et gros exploitants. Une bataille entre petits et gros exploitants « Les dirigeants des grandes fermes-entreprises ont d'autres intérêts que les nôtres, et ils considèrent la profession comme une industrie, et non comme une activité paysanne. Nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous sommes certifiés bio et ce que je trouve particulièrement intéressant ici, c'est que nous cultivons de nombreuses céréales. Mais sans miser sur un seul type de culture – d'autant plus qu'actuellement le prix des céréales permet difficilement d'en vivre. Nous devons aussi produire suffisamment de fourrage pour pouvoir nourrir les animaux en été, car l'herbe ne repousse pas assez dans les pâturages », explique Lilli Haule.  Sa ferme se trouve en effet dans l'une des régions les plus sèches d'Allemagne.  Alors comme des milliers d'autres agriculteurs, Lilli Haule est montée en tracteur à Berlin pour manifester son ras-le-bol – et son rejet de l'accord avec le Mercosur par la même occasion. La jeune femme a laissé ses vaches pour la journée mais elle est déçue que le mouvement ici ne prenne pas davantage d'ampleur, comme en France : « Oui, l'accord Mercosur est tout simplement dramatique pour les agriculteurs !  Et il y a une chose que je trouve particulièrement intéressante : c'est que tous les agriculteurs européens s'accordent à dire que c'est stupide, mais tous ceux des pays du Mercosur aussi ! » Le nombre de fermes a baissé de 12 % en 10 ans Car les petits exploitants ont peur de se faire manger par l'agro-business. Selon le journal The Guardian, l'Allemagne est l'un des pays européens avec le plus de fermes-usines, notamment des élevages porcins. Malgré tout, la moitié des exploitations ici sont familiales – et ont du mal à joindre les deux bouts. Le nombre de fermes a baissé de 12 % entre 2010 et 2020, un chiffre qui ne devrait pas aller en s'améliorant avec le départ à la retraite de milliers de baby-boomers comme ces retraités, Jürgen et Anke, rencontrés dans le cortège. À la tête d'une petite exploitation, ils se battent pour leurs enfants et petits-enfants, « et pour que nos descendants aient un avenir !  En 2015, l'Organisation des Nations unies, la FAO avait déjà averti que si on continuait à pratiquer l'agriculture intensive, il ne resterait plus que 60 années de récoltes. Dix ans plus tard, on voit malheureusement que le système n'a pas beaucoup changé. » En cause, la baisse de la biodiversité, l'acidité des sols qui contiennent de moins en moins de nutriments et la hausse des quantités de nitrates dans l'eau. À lire aussiAccord UE-Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens expriment leur colère à Strasbourg Le puissant syndicat Raiffeisenverband salue l'accord avec le Mercosur  À l'autre bout de Berlin, au salon de l'agriculture Grüne Woche, on est loin de ces considérations. Il a réuni mi-janvier plus de 1 500 exposants, dont les principaux syndicats agricoles, la grande distribution et de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire. Malgré des intérêts qui divergent, ces derniers sont d'accord sur un point : le traité avec le Mercosur est une bonne chose pour l'Allemagne et son économie, comme le résume Jörg Migende, le secrétaire général du très puissant syndicat agricole allemand Raiffeisenverband. « Je comprends les inquiétudes de nos agriculteurs, mais elles sont moins liées au Mercosur qu'à leurs conditions générales de travail aujourd'hui en Allemagne et en France : bureaucratie excessive, normes environnementales strictes, mépris, denrées alimentaires à prix cassés dans les supermarchés. » À l'annonce de la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur, voté par le Parlement européen le 21 janvier, le syndicat a rapidement appelé le chancelier Merz à demander une application provisoire du traité, pour « limiter les dégâts » d'un tel recours à la justice. À lire aussiMercosur: le Parlement européen vote en faveur d'une saisine de la justice de l'UE Car, pour lui, pas de doute : le traité est aussi une façon pour l'Europe de renforcer ses alliances avec d'autres pays, alors que ses alliés de toujours lui tournent de plus en plus le dos :  « Nous avons besoin d'accords de libre-échange, car nous disposons d'une agriculture performante qui produit des produits de qualité, très demandés dans le monde entier. Nous en avons également besoin sur le plan géopolitique, car l'Europe est forte et a besoin d'amis dans le monde, ce que les accords de libre-échange permettent à merveille de réaliser », explique Jörg Migende. Lilli Haule n'est pas convaincue par cet argument et elle sera de retour à Berlin pour la prochaine édition de la grande manifestation contre la politique agricole du gouvernement. À lire aussiAccord UE-Mercosur: «il est nécessaire de signer des accords de libre échange pour nos exportateurs»

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les voitures sans chauffeur fascinent, mais leur intelligence reste limitée. Derrière les démonstrations spectaculaires se cache une réalité technologique bien plus complexe.Les images de véhicules circulant seuls se multiplient : les robotaxis de Waymo à San Francisco, la petite voiture autonome de Zoox à Las Vegas, ou encore les démonstrations de Tesla à Paris, jusque sur la place de l'Étoile. Pourtant, ces véhicules ne sont pas totalement autonomes. Ils relèvent du niveau 4, capable de rouler sans conducteur… mais uniquement dans des zones très précises, longuement cartographiées et apprises à l'avance.Contrairement à un humain, capable de s'adapter rapidement à des environnements imprévisibles, ces voitures reposent sur des systèmes d'intelligence artificielle entraînés sur des milliers de kilomètres, sans réelle compréhension du monde. Elles peinent face aux situations ambiguës : comportements atypiques, signalisation détournée, règles tacites de circulation. Le spécialiste de l'IA Luc Julia cite par exemple un ouvrier transportant un panneau stop : là où un humain comprend la situation, la voiture autonome peut s'arrêter indéfiniment.La véritable autonomie, dite niveau 5, supposerait des véhicules capables de rouler partout, dans toutes les conditions, sans préparation préalable. Un objectif que certains jugent hors d'atteinte, à moins de repenser entièrement le modèle : infrastructures intelligentes ou nouvelles formes d'IA dites world models, capables de comprendre et d'apprendre le monde en temps réel.C'est précisément sur ces modèles que travaille le chercheur français Yann LeCun, ancien directeur scientifique de Meta, aujourd'hui à la tête d'une nouvelle start-up à Paris. De son côté, NVIDIA a présenté au salon CES de Las Vegas un nouveau système d'IA pour véhicules autonomes, baptisé Alpamayo R1, censé permettre aux voitures de raisonner face à des situations complexes.La promesse est immense, mais le chemin reste long. La voiture vraiment autonome n'est pas encore là… et son arrivée reste une question ouverte.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi perd-on du poids par l'expiration ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 2:31


Lorsque l'on parle de « brûler » des graisses, l'image qui nous vient souvent en tête est celle d'un glaçon qui fond. En réalité, la biologie raconte une histoire bien plus surprenante : lorsque nous perdons de la graisse après un effort physique, la majorité de cette graisse quitte notre corps… par la respiration.Tout commence dans nos cellules. Lorsqu'elles ont besoin d'énergie — pendant une séance de sport, une marche rapide ou même une simple montée d'escaliers — elles vont puiser dans leurs réserves : les triglycérides. Ces molécules sont stockées dans les adipocytes, nos cellules graisseuses. Leur rôle est d'emmagasiner de l'énergie sous une forme compacte et stable, en attendant un moment de besoin. Quand l'organisme réclame du carburant, ces triglycérides sont démontés en acides gras et en glycérol.C'est dans les mitochondries que la véritable « combustion » a lieu. Grâce à l'oxygène que nous respirons, ces acides gras sont métabolisés. Et c'est là que survient la révélation : la graisse ne disparaît pas, elle se transforme. Son produit final n'est pas de la chaleur ni de la sueur, mais principalement du dioxyde de carbone (CO₂) et de l'eau.Pour donner une idée concrète : si vous perdez 100 g de graisse, environ 84 g seront transformés en CO₂. À un rythme respiratoire normal, cela représente plusieurs dizaines de litres de CO₂ expirés au fil des heures. La dépense énergétique d'une séance de sport d'intensité modérée peut mobiliser 50 à 150 g de graisse, ce qui signifie que l'on expire littéralement des dizaines de grammes de graisse sous forme de CO₂ après un seul entraînement.Les 16 % restants de la masse initiale sont transformés en eau, éliminée par la sueur, l'urine et même la vapeur d'eau expirée. Contrairement aux idées reçues, la transpiration n'est pas la preuve que nous « brûlons » de la graisse : elle sert surtout à refroidir le corps.Cette découverte — popularisée après une étude publiée en 2014 dans BMJ — a renversé nombre d'idées que l'on croyait acquises : maigrir est avant tout un processus respiratoire. Chaque mouvement accélère la transformation des triglycérides en CO₂, et c'est en expirant que nous perdons réellement du poids.En résumé : pour perdre de la graisse, il faut bouger… et respirer. L'oxygène que nous inspirons, et surtout le CO₂ que nous expirons, portent la signature chimique de notre perte de poids. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti: la liberté de la presse entravée

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 30:00


Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d'actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l'Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante.  À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s'emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd'hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l'Artibonite afin d'y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d'expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition.   État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été  « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il.   Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C'est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d'anglophones : au Québec, le seul État francophone d'Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

Les Grandes Gueules
La détestation du jour - Alain Duhamel : "Marine Le Pen, je ne l'aime pas ! Je la trouve antipathique. Je n'aime pas les idées de Jean-Luc Mélenchon, mais lui il est vraiment cultivé, contrairement à Marine Le Pen." - 16/01

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:26


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Antoine Diers, consultant, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir HISTOIRE
D'où vient le fameux “tea time” anglais ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:04


Le tea time anglais, ou afternoon tea, est aujourd'hui l'un des symboles les plus reconnaissables de la culture britannique. Pourtant, cette tradition si codifiée est née assez tardivement, au début du XIXᵉ siècle, et doit beaucoup à une femme aujourd'hui presque oubliée : Anna Russell.Pour comprendre son origine, il faut d'abord regarder les habitudes alimentaires de l'Angleterre victorienne. À cette époque, les classes aisées ne prenaient que deux repas principaux : un petit-déjeuner relativement léger et un dîner servi très tard, souvent entre 19 et 21 heures. Entre les deux, la journée pouvait sembler interminable, surtout pour les femmes de l'aristocratie, soumises à un emploi du temps rigide fait de visites, de promenades et de réceptions mondaines.Anna Russell, septième duchesse de Bedford et proche de la reine Victoria, se plaint régulièrement d'un malaise très précis : ce qu'elle appelle the sinking feeling, une sensation de faim et de fatigue en milieu d'après-midi. Pour y remédier, elle prend l'habitude de se faire servir, vers 16 heures, une tasse de thé accompagnée de pain, de beurre et de petits gâteaux, dans ses appartements privés. Ce geste, au départ purement pratique, va rapidement prendre une dimension sociale.La duchesse commence en effet à inviter ses amies à la rejoindre pour partager ce moment. Très vite, ce rendez-vous devient une véritable institution mondaine. Le thé n'est plus seulement une boisson, mais un prétexte à la conversation, à l'élégance et à la sociabilité. La pratique se diffuse dans l'aristocratie, puis dans la bourgeoisie, à mesure que le thé devient plus accessible grâce au commerce avec l'Empire britannique.Le teatime s'accompagne alors de règles précises : vaisselle raffinée, pâtisseries délicates, sandwiches au concombre, scones servis avec crème et confiture. Ce rituel incarne parfaitement les valeurs victoriennes : retenue, politesse, maîtrise de soi. Rien n'y est excessif, tout est mesuré, du geste à la parole.Il est important de distinguer l'afternoon tea du high tea, souvent confondus. Contrairement aux idées reçues, le high tea était un repas plus copieux, pris en fin de journée par les classes populaires. L'afternoon tea, lui, est un rite aristocratique, né dans les salons feutrés de l'élite.Ainsi, le teatime anglais n'est pas une tradition ancestrale immuable, mais une invention sociale née d'un simple creux dans l'estomac. Grâce à Anna Russell, un besoin personnel s'est transformé en un rituel emblématique, rappelant que l'Histoire se construit aussi autour de petites habitudes devenues grandes traditions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le français avec Yasmine
268. Episode privé

Le français avec Yasmine

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 9:33


Si la grammaire française te fait soupirer, douter ou te sentir nul(le), cet épisode est pour toi.Dans ce premier épisode privé de l'année, réservé exclusivement aux membres du Club, je te propose une vraie réconciliation avec la grammaire française sans culpabilité, sans promesses irréalistes et sans discours infantilisant.Contrairement à ce qu'on répète partout, la grammaire française n'est ni logique ni simple. Et non, ce n'est pas toi le problème si tu bloques. Dans cet épisode, on va déconstruire les idées reçues qui sabotent l'apprentissage du français chez les adultes : le mythe du “français facile”, la pression du parler parfait, et les dégâts des contenus gratuits sans structure qui donnent l'illusion de progresser… sans résultats réels.À travers mon expérience de polyglotte et plus de 20 ans d'enseignement du français, je t'explique :➡️pourquoi tant d'apprenants finissent par détester la grammaire ➡️comment certaines erreurs se fossilisent➡️et surtout comment apprendre autrement à l'âge adulteTu comprendras :➡️pourquoi comprendre une règle ne suffit pas ➡️pourquoi voir une règle sur papier ne suffit pas non plus ➡️pourquoi la pratique est indispensable➡️comment distinguer la grammaire essentielle de celle qui peut attendreCet épisode t'aide à changer ton rapport à la grammaire, à lever la peur de parler et à reprendre confiance dans ton apprentissage du français. Parce que faire la paix avec la grammaire, ce n'est pas devenir parfait, c'est devenir libre.Cet épisode est 100 % privé et accessible uniquement aux membres du Club.“Le Français avec Yasmine” existe grâce au soutien des membres et élèves payants. Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord pour continuer à partager et se rencontrer. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Au Moyen Âge existait-il des bouffones ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:01


Dans l'imaginaire collectif, le bouffon de cour est presque toujours un homme. Pourtant, les archives montrent que des femmes occupaient aussi ce rôle, en particulier dans les cours princières et royales d'Europe. Elles étaient plus rares, mais pas exceptionnelles.Comme leurs homologues masculins, les bouffonnes pouvaient être :des artistes comiques,des musiciennes ou chanteuses,des conteuses,ou des personnes présentant une singularité physique ou mentale, ce qui correspond malheureusement aux normes de l'époque.Elles remplissaient les mêmes fonctions essentielles : divertir, désamorcer les tensions, parfois dire des vérités qu'aucun courtisan n'osait formuler.Le cas emblématique de Jane FooleLa plus célèbre d'entre elles est Jane Foole, active au début du XVIᵉ siècle en Angleterre. Elle servit successivement Henri VIII et surtout sa fille Marie Ire d'Angleterre, dite « Bloody Mary ».Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Foole n'était pas forcément son nom de naissance, mais une désignation liée à sa fonction. Jane apparaît régulièrement dans les comptes royaux : elle recevait un salaire, des vêtements, parfois même des cadeaux, preuve qu'elle occupait une place reconnue à la cour.Les sources suggèrent qu'elle était probablement atteinte d'un handicap mental, ce qui, dans la logique cruelle de l'époque, faisait partie de sa “fonction”. Mais réduire Jane Foole à cela serait une erreur. Sa longévité à la cour — plusieurs décennies — indique qu'elle était appréciée, protégée et intégrée, notamment par Marie Tudor, qui semblait très attachée à elle.La présence de bouffonnes est d'autant plus intéressante qu'elles combinaient deux marginalités : être femme dans un monde politique dominé par les hommes, et être bouffon, donc hors des hiérarchies sociales classiques. Cela leur donnait parfois une liberté de parole encore plus singulière.Mais cette même marginalité explique aussi pourquoi elles ont été moins bien documentées. L'histoire officielle, écrite par des hommes, a largement ignoré ces figures jugées secondaires.Oui, il y eut des bouffonnes au Moyen Âge et à la Renaissance. Jane Foole en est la preuve la plus solide : une femme, salariée de la cour d'Angleterre, occupant un rôle central dans la vie quotidienne des souverains. Son histoire rappelle que le rire, la transgression et la parole libre n'étaient pas réservés aux hommes — même si la mémoire historique, elle, l'a longtemps fait croire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi le logo de Paramount est-il une montagne entourée d'étoiles ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 2:15


Chaque fois qu'un film Paramount commence, la même image apparaît : une montagne majestueuse, entourée d'un cercle d'étoiles. Ce logo est si familier qu'on n'y prête plus attention. Et pourtant, il raconte une histoire très précise — et très ambitieuse.Ce symbole appartient à Paramount Pictures, l'un des plus anciens studios de cinéma au monde. Et cette montagne n'a pas été choisie au hasard.Nous sommes en 1914. Le cinéma n'est encore qu'un divertissement naissant. À cette époque, le fondateur de Paramount, William Wadsworth Hodkinson, cherche un emblème capable de distinguer son studio de tous les autres. Il griffonne alors une montagne entourée d'étoiles. Selon plusieurs sources concordantes, cette montagne serait inspirée d'un sommet réel : le Ben Lomond, dans l'Utah, que Hodkinson admirait dans sa jeunesse. Ce détail est important : le logo de Paramount n'est pas une abstraction graphique, mais un souvenir personnel transformé en symbole universel.La montagne incarne une idée très claire : le sommet. À une époque où les studios se multiplient, Paramount affirme visuellement une hiérarchie. Le message est limpide : ici, on vise le plus haut niveau artistique et industriel. Avant même le premier plan du film, le spectateur comprend qu'il entre dans un cinéma qui se veut supérieur, durable, monumental.Mais ce sont surtout les étoiles qui donnent au logo tout son sens. À l'origine, elles sont 24. Et ce nombre n'est pas décoratif. Chaque étoile représente un acteur ou un réalisateur sous contrat avec Paramount. Le logo devient ainsi une déclaration de puissance : Paramount est le centre de gravité autour duquel gravitent les plus grands talents du cinéma. Une montagne immobile, entourée d'astres brillants. Le studio comme sommet, les stars comme constellation.Avec le temps, le nombre exact d'étoiles varie selon les versions du logo, mais leur signification reste la même : la domination par le talent. Contrairement à d'autres studios qui ont souvent changé d'identité visuelle, Paramount conserve cette image pendant plus d'un siècle. Ce n'est pas un hasard.La montagne, par définition, ne bouge pas. Elle traverse les époques. Dans un art fondé sur l'illusion, le montage et le mouvement, Paramount choisit un symbole de stabilité. Une promesse silencieuse faite au spectateur : le cinéma peut changer, mais Paramount restera.C'est d'ailleurs pour cette raison que ce logo est souvent présenté comme le plus ancien encore utilisé à Hollywood. Plus qu'un logo, c'est un manifeste.En résumé, la montagne aux étoiles de Paramount ne signifie pas « le cinéma » en général. Elle signifie une chose très précise : être au sommet, entouré des plus grandes stars, et s'y maintenir dans le temps. Une ambition gravée dans la pierre… et projetée sur écran depuis plus de cent ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi les cabines UV sont-elles encore plus néfastes qu'on le pensait ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:12


Pendant longtemps, les cabines UV ont été présentées comme une alternative « contrôlée » au soleil naturel. Une exposition brève, maîtrisée, prétendument plus sûre qu'un après-midi à la plage. Mais cette idée vole aujourd'hui en éclats. Une étude américaine publiée dans la revue Science Advances montre que les cabines de bronzage sont en réalité bien plus dangereuses qu'on ne le pensait.Premier constat, et il est glaçant : l'utilisation des cabines UV triple le risque de mélanome, la forme la plus agressive de cancer de la peau. Ce chiffre dépasse largement les estimations précédentes. Pourquoi ? Parce que les UV artificiels délivrés par ces appareils sont extrêmement concentrés, souvent plus intenses que ceux du soleil de midi sous les tropiques. En quelques minutes, la peau reçoit une dose massive de rayonnements, sans le temps de s'adapter.Mais l'étude va plus loin. Grâce à des analyses cellulaires fines, les chercheurs ont observé que les dommages à l'ADN ne se limitent pas aux zones directement exposées. Contrairement à ce que l'on croyait, les mutations génétiques apparaissent sur l'ensemble de la surface cutanée, y compris dans des régions qui ne bronzent pas visiblement. Autrement dit : même si la peau ne rougit pas, même si le bronzage semble « harmonieux », l'ADN, lui, est déjà altéré.Ces lésions sont loin d'être anodines. Les UV provoquent des cassures de l'ADN et des erreurs de réparation dans les cellules de la peau. Or ce sont précisément ces erreurs accumulées qui, avec le temps, peuvent déclencher un cancer. Le problème est que la peau possède une mémoire : chaque séance UV laisse une trace, irréversible.Autre élément inquiétant : les cabines UV émettent principalement des UVA, des rayons longtemps considérés comme moins dangereux que les UVB. On sait désormais que c'est faux. Les UVA pénètrent plus profondément dans la peau, atteignent les cellules souches cutanées et favorisent le vieillissement prématuré, mais aussi la transformation cancéreuse des cellules.Enfin, l'étude rappelle un point crucial : il n'existe pas de bronzage “préventif” ou “protecteur”. Le bronzage est en réalité une réaction de défense de la peau face à une agression. Se bronzer, que ce soit au soleil ou sous UV, signifie déjà que l'ADN a été endommagé.Conclusion sans appel : les cabines UV ne sont pas seulement inutiles, elles sont dangereuses par nature. À la lumière de ces nouvelles données, leur usage relève moins du soin esthétique que d'une exposition volontaire à un cancérogène reconnu. Une peau bronzée peut sembler belle… mais elle peut surtout être profondément abîmée, bien avant que les premiers signes ne soient visibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Que sont les NGT, ces « nouveaux OGM » ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 2:18


Depuis quelques mois, un acronyme revient de plus en plus souvent dans les débats agricoles et scientifiques européens : NGT, pour New Genomic Techniques. Derrière ce terme un peu technique se cachent ce que l'on appelle parfois, à tort ou à raison, les « nouveaux OGM ». Mais que sont réellement les NGT, et pourquoi l'Union européenne a-t-elle décidé de les autoriser plus largement ?Les NGT regroupent des techniques de modification ciblée du génome, comme l'édition génétique par CRISPR-Cas9. Contrairement aux OGM dits « classiques », développés à partir des années 1990, il ne s'agit plus d'introduire dans une plante un gène provenant d'une autre espèce — par exemple une bactérie — mais de modifier ou désactiver un gène déjà présent dans l'ADN de la plante. En clair, on intervient comme un chirurgien de précision, là où les anciens OGM fonctionnaient plutôt comme un greffon.C'est cette différence qui a conduit l'Union européenne à revoir sa position. Jusqu'ici, toutes les plantes issues de modification génétique étaient soumises à une réglementation très stricte, héritée d'une directive de 2001. Or, en 2024, les institutions européennes ont estimé que certaines NGT produisent des plantes indiscernables de celles obtenues par sélection naturelle ou par croisements traditionnels. Résultat : une partie des NGT est désormais autorisée sous un régime réglementaire allégé.Les défenseurs de ces technologies mettent en avant plusieurs arguments. D'abord, les enjeux climatiques : grâce aux NGT, il serait possible de développer plus rapidement des plantes résistantes à la sécheresse, à la chaleur ou à certaines maladies, sans augmenter l'usage de pesticides. Ensuite, un argument économique : l'Europe accuse un retard face aux États-Unis et à la Chine, où ces techniques sont déjà largement utilisées. Pour les partisans des NGT, les refuser reviendrait à affaiblir la souveraineté agricole européenne.Mais ces « nouveaux OGM » restent très controversés. Les ONG environnementales et certains syndicats agricoles dénoncent un habillage sémantique : selon eux, modifier l'ADN reste une modification génétique, quelle que soit la technique utilisée. Ils craignent une concentration accrue du marché des semences entre les mains de grands groupes, ainsi qu'un manque de recul sur les effets à long terme sur les écosystèmes.L'Union européenne a donc tenté un compromis. Les plantes issues de NGT considérées comme « équivalentes au naturel » pourront être cultivées plus librement, tandis que les modifications plus complexes resteront encadrées comme des OGM classiques. Reste une question centrale, loin d'être tranchée : les consommateurs accepteront-ils ces nouveaux végétaux, même sans étiquette OGM ?Derrière les NGT, c'est une interrogation plus large qui se dessine : comment nourrir une population croissante dans un monde bouleversé par le changement climatique, sans sacrifier la confiance du public ni la biodiversité ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Qu'est-ce qu'une catachrèse ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 1:58


Une catachrèse est une figure de style qui consiste à utiliser un mot hors de son sens propre, parce qu'il n'existe pas de terme plus précis pour désigner la réalité dont on parle. Autrement dit, c'est un emploi détourné devenu nécessaire du langage.Contrairement à une métaphore classique, la catachrèse ne cherche pas un effet poétique. Elle comble simplement un vide lexical.Exemples très courants :le pied d'une tablele bras d'un fauteuilla tête d'un cloula bouche d'un métroles ailes d'un moulinDans tous ces cas, les objets n'ont évidemment ni pieds, ni bras, ni tête, ni bouche, ni ailes au sens biologique. Mais la langue française n'a pas créé de mot spécifique pour désigner ces parties. On emprunte donc un mot existant par analogie, et cet usage s'est figé dans la langue.C'est ce qui distingue la catachrèse de la métaphore :la métaphore est volontaire, expressive et souvent créative (« une mer de chagrin »)la catachrèse est installée, banale, souvent imperceptible, au point qu'on ne la remarque plusOn peut dire que la catachrèse est une métaphore usée, devenue indispensable.Il existe aussi des catachrèses verbales :« attraper un rhume »« saisir une opportunité »On n'attrape pas littéralement un rhume comme un objet, et une opportunité ne se saisit pas avec la main, mais ces expressions se sont imposées faute de mieux.En résumé, une catachrèse est une figure de style discrète mais omniprésente, qui montre que notre langue se construit par approximations successives. Elle rappelle que le langage ne décrit pas toujours le réel avec précision, mais s'adapte en permanence pour le nommer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la fonte des glaces n'élève pas le niveau de la mer partout au même rythme ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 1:51


La fonte des glaces liée au réchauffement climatique n'entraîne pas une montée uniforme du niveau des mers à l'échelle mondiale. Contrairement à une idée reçue, le niveau de la mer n'augmente pas partout au même rythme, et certaines régions peuvent même connaître, temporairement, une hausse plus faible que la moyenne, voire une baisse relative. Ce phénomène complexe s'explique par des mécanismes physiques bien identifiés, mis en lumière notamment par les travaux de Shaina Sadai, du Five College Consortium, et Ambarish Karmalkar, de l'université de Rhode Island.Le premier facteur clé est la gravité. Les grandes masses de glace, comme celles du Groenland ou de l'Antarctique, exercent une attraction gravitationnelle sur l'océan. Cette force attire l'eau vers les calottes glaciaires, créant un niveau de la mer plus élevé à proximité des glaces. Lorsque ces masses fondent, leur attraction diminue : l'eau est alors « libérée » et migre vers d'autres régions du globe. Résultat paradoxal : près des pôles, la fonte peut entraîner une hausse plus faible du niveau marin, tandis que des régions éloignées, notamment les zones tropicales, subissent une augmentation plus marquée.Deuxième mécanisme majeur : la déformation de la croûte terrestre, appelée ajustement isostatique. Sous le poids des glaciers, la croûte terrestre s'enfonce. Quand la glace disparaît, le sol remonte lentement, parfois sur des siècles. Ce rebond post-glaciaire peut compenser en partie la montée des eaux localement, comme c'est le cas dans certaines régions du nord de l'Europe ou du Canada. À l'inverse, dans des zones où le sol s'affaisse naturellement, la montée du niveau marin est amplifiée.Les chercheurs Sadai et Karmalkar ont cartographié ces effets combinés en montrant que la fonte des glaces redistribue l'eau de manière très inégale. Leurs travaux soulignent que certaines régions côtières densément peuplées — notamment en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique ou sur la côte est des États-Unis — sont exposées à une élévation du niveau de la mer supérieure à la moyenne mondiale. À l'échelle globale, la montée moyenne est aujourd'hui d'environ 3 à 4 millimètres par an, mais localement, elle peut être bien plus rapide.Enfin, les courants océaniques et la dilatation thermique jouent aussi un rôle. Le réchauffement de l'eau modifie la circulation des océans, accumulant davantage d'eau dans certaines zones. Ces dynamiques renforcent encore les disparités régionales.En résumé, la montée des mers n'est pas un phénomène uniforme mais une mosaïque de situations locales, façonnée par la gravité, la géologie et la dynamique océanique. Comprendre ces différences est crucial pour anticiper les risques côtiers et adapter les politiques de protection face au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi le jury des Oscars n'est-il pas obligé de voir les films ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 1:57


Jusqu'en avril 2025, les membres de l'Académie des Oscars n'étaient pas légalement ou formellement obligés de regarder tous les films nommés dans une catégorie avant de voter pour cette catégorie. Ils étaient fortement encouragés à le faire, mais aucune règle ne l'imposait réellement.Cela tient à la nature même de l'Académie. Contrairement à un jury de festival composé de quelques personnes tenues de visionner l'ensemble des films en compétition, l'Académie regroupe plus de 10 000 professionnels du cinéma, répartis dans le monde entier. Pendant longtemps, le système reposait donc sur la bonne foi des votants. Beaucoup reconnaissaient, parfois anonymement, qu'ils votaient sans avoir vu tous les films, se basant sur leur réputation, des extraits, le bouche-à-oreille ou la notoriété des artistes impliqués.Ce fonctionnement a régulièrement suscité des critiques, notamment lorsque des films plus discrets ou non anglophones semblaient désavantagés face à des productions très médiatisées. Plusieurs scandales et témoignages dans la presse ont alimenté l'idée que certains Oscars étaient attribués sans visionnage complet des œuvres.En avril 2025, l'Académie a décidé de changer les règles. Pour les Oscars suivants, elle a instauré une obligation claire : pour voter dans une catégorie donnée lors du vote final, un membre doit avoir vu tous les films nommés dans cette catégorie. S'il ne les a pas vus, il lui est tout simplement impossible de voter pour cette catégorie précise, même s'il peut voter dans d'autres.L'Académie s'appuie notamment sur sa plateforme officielle de streaming interne pour vérifier le visionnage, tout en acceptant aussi que certains films aient été vus en salle ou dans un cadre professionnel, sur déclaration.En résumé : avant avril 2025, aucune obligation stricte de visionnage n'existait ; depuis cette date, regarder tous les films d'une catégorie est devenu une condition pour voter. Cette réforme vise à renforcer la crédibilité du palmarès et à garantir que les Oscars récompensent des films réellement vus par leurs électeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle
Bonne poire ou bad ass? Poser des limites quand on est une femme leader

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 15:51


Poser des limites est l'un des plus grands défis des femmes leaders. Dans cet épisode du podcast Sensées, Jenny Chammas, mastercoach certifiée et fondatrice de Coachappy, met des mots sur une posture très répandue : celle de la “bonne poire”. Cette tendance à faire passer les besoins des autres avant les siens, à éviter l'inconfort, à prendre sur soi pour que tout le monde aille bien. À travers cet épisode, vous allez comprendre pourquoi ne pas poser des limites vous coûte cher - en énergie, en reconnaissance, en argent et en impact - et comment changer de posture sans renier qui vous êtes.Être une leader “bonne poire”, c'est souvent assurer partout : au travail, à la maison, émotionnellement pour les autres. C'est ne pas dire les choses, ne pas faire les feedbacks nécessaires, accepter des retards, des débordements, des responsabilités qui ne sont pas les vôtres. C'est aussi porter la charge émotionnelle de son équipe, de sa famille, de son entourage, jusqu'à s'oublier soi-même. Jenny montre comment cette incapacité à poser des limites mène progressivement à l'épuisement, à la perte de sens et à une baisse de l'estime de soi.Dans cet épisode, vous explorez aussi l'autre posture possible : celle de la leader “bad ass”. Une leader qui reste empathique, mais qui ne se sacrifie plus. Une leader qui sait poser des limites, affirmer ses besoins, valoriser son travail et assumer ses choix sans culpabilité. Contrairement aux idées reçues, cette posture ne rend ni dure ni froide : elle permet au contraire d'exercer un leadership plus juste, plus clair et plus durable.Ce que vous saurez faire après écoute :– Identifier les situations où vous avez du mal à poser des limites.– Comprendre le lien entre people pleasing, culpabilité et manque d'estime de soi.– Mesurer le coût réel de la posture de “bonne poire” dans votre vie professionnelle et personnelle.– Développer une posture plus affirmée sans perdre votre empathie.– Faire de vos besoins une boussole légitime dans vos décisions de leader.Jenny partage également des réflexions clés sur la responsabilité émotionnelle, la peur de déplaire et l'importance de cultiver une estime de soi solide pour sortir des schémas de suradaptation. Cet épisode est une invitation à arrêter de ramasser les miettes et à prendre pleinement votre place - au travail, à la maison et dans votre vie.