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Les Cast Codeurs Podcast
LCC 341 - Endives ou Chicorée ?

Les Cast Codeurs Podcast

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 67:11


JDK 26 optimise la JVM dans ses moindres recoins, le SDK Java d'Agent2Agent passe en 1.0, Micronaut 5 est là. Côté terrain, un retour d'expérience après 40 jours à coder avec 100 % d'IA : génie ou junior, Alzheimer numérique et dette technique invisible. Pendant ce temps, GitLab restructure, Microsoft suspend ses licences Claude Code, et un développeur injecte un prompt destructeur dans sa lib JUnit. La révolution IA a un coût et les boites commencent à s'en rendre compte. Enregistré le 12 juin 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-341.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Les améliorations de performance dans le JDK 26 https://inside.java/2026/06/09/jdk-26-performance-improvements/ Côté bibliothèques, l'API LazyConstant (anciennement StableValue) fait son entrée en prévisualisation pour permettre une initialisation paresseuse, sécurisée pour les threads et optimisée par le mécanisme de constant-folding de la JVM. L'extraction de chaînes de caractères via MemorySegment::getString a été revue pour réduire considérablement les allocations intermédiaires et les copies en mémoire off-heap, accélérant fortement les traitements sur les chemins critiques (hot paths). La méthode générée automatiquement hashCode() pour les classes de type record a été optimisée par la JVM pour atteindre un niveau de performance équivalent à une implémentation écrite manuellement. Le ramasse-miettes G1 bénéficie du JEP 522 qui redessine sa table de cartes (card-table) afin de réduire les coûts de synchronisation des barrières d'écriture, offrant un gain de débit de 5 % à 15 % sur les applications manipulant énormément de références d'objets. Grâce au JEP 516 (Project Leyden), le cache d'objets Ahead-of-Time (AOT) adopte un format de flux agnostique, ce qui lui permet d'être compatible avec n'importe quel Garbage Collector, y compris le ramasse-miettes à très faible latence ZGC. Le démarrage de la JVM s'accélère par défaut lorsqu'aucune taille de tas n'est configurée, car HotSpot n'applique plus de pourcentage initial (InitialRAMPercentage) mais démarre directement avec la taille minimale (MinHeapSize) pour éviter d'allouer des métadonnées inutiles. Les threads virtuels gagnent en robustesse en étant désormais capables de céder la main (yield) pendant les phases d'initialisation des classes, éliminant ainsi le risque de famine des threads porteurs (carrier threads). Le compilateur C2 JIT améliore son modèle de coût pour la vectorisation des boucles (SIMD) et se montre maintenant capable de compiler et d'optimiser des méthodes dotées de listes de paramètres extrêmement longues. Librairies Release candidate du A2A Java SDK supportant versions 0.3 et 1.0 en même temps https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-cr1-released-f0c651ec9139 Dernière étape avant la GA : Toutes les fonctionnalités prévues pour la version 1.0 sont finalisées. Migration simplifiée depuis la Beta1. Compatibilité v0.3 : Ajout d'une couche de compatibilité permettant aux agents v1.0 de communiquer avec les systèmes v0.3 (via JSON-RPC, gRPC ou REST). Support natif pour Android (nouvel AndroidHttpClient). Uniformisation des clients HTTP pour garantir une cohérence entre les versions. Nouveau parseur SSE (Server-Sent Events) conforme aux spécifications. Ça y est, le SDK Java de l'Agent 2 Agent Protocol est sorti en version 1.0 finale ! (avec compatibilité v0.3 et v1.0) https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-final-released-10c05b6aee34 Lancement officiel : Sortie de A2A Java SDK 1.0.0.Final, la première version stable (GA) du protocole Agent2Agent. Objectif du protocole : Standard ouvert (Linux Foundation) permettant aux agents IA de communiquer, déléguer des tâches et collaborer, indépendamment du langage ou du framework. Interopérabilité : Introduction de l'Integration Test Kit (ITK) pour valider la compatibilité entre les SDK (Java, Python, TypeScript, etc.). Transports supportés : Support complet et équivalent pour JSON-RPC, gRPC et HTTP+JSON/REST. Alignement total avec la spécification A2A 1.0.0. Passage aux Java records pour l'immutabilité et moins de code répétitif. Architecture interne basée sur un MainEventBus pour garantir la persistance et éviter les conditions de concurrence. Intégration d'OpenTelemetry pour le suivi et la surveillance. Support d'Android et compatibilité descendante avec la version 0.3. Installation : Gestion des dépendances via Maven BOM (org.a2aproject.sdk). Sortie de Micronaut 5.0 https://micronaut.io/2026/05/20/micronaut-framework-5-0-0-released/ Lancement majeur : Disponibilité générale de Micronaut 5, incluant une refonte de plus de 70 modules et la plateforme BOM. Baselines techniques : Support de Java 25, Groovy 5, Kotlin 2.3 et GraalVM 25.0.3. Optimisations internes : Amélioration significative des performances au démarrage et réduction de la surcharge à l'exécution via une refonte du conteneur IoC et du traitement à la compilation. Architecture HTTP : Support stable de HTTP/3, nouvelle API de formulaires (multipart) et annotations de nullabilité (JSpecify) pour une meilleure interopérabilité Kotlin/IDE. Configuration : Nouveau système d'importation de configuration (remplaçant le Bootstrap Configuration) et validateur de schéma JSON intégré. Fiabilité : Nouvelles API programmatiques pour les politiques de retry et circuit breaker. Sécurité & Outils : Mise à jour majeure des dépendances (Jackson 3, Ktor 3), rafraîchissement du Panneau de contrôle et diagnostics AOT améliorés. Écosystème : Mises à jour complètes pour les bases de données (Data, SQL, R2DBC, MongoDB, Redis), le cloud (AWS, Azure, GCP, OCI) et les tests (JUnit 6, Testcontainers 2.0). Évolutions notables : Intégration HTMX dans Micronaut Views, retrait du support RxJava 2 et migration de divers processeurs d'annotations vers des modules dédiés. Comment rajouter un agent IA dans une app Android, avec le tout nouveau framework ADK pour Kotlin https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/wiring-adk-kotlin-agents-in-an-android-application/ Guillaume a participé au développement et au lancement du nouveau runtime ADK pour Kotlin et Android https://developers.googleblog.com/adk-kotlin-android-building-ai-agents/ Tutoriel sur comment intégrer un agent ADK dans une app Dépendances : Ajout du noyau ADK (google-adk-kotlin-core) et du processeur KSP dans build.gradle.kts. Sécurité API : Utilisation de local.properties pour stocker la clé API Gemini et l'exposer via BuildConfig afin d'éviter le hardcoding. Définition de l'agent : Création d'un objet LlmAgent configuré avec le modèle Gemini, des instructions spécifiques et des outils (ex: GoogleSearchTool). Utilisation de InMemoryRunner pour gérer automatiquement le contexte et l'historique de la session. Implémentation de runAsync avec StreamingMode.SSE pour un retour en temps réel dans l'interface. Threading : Exécution des requêtes réseau sur Dispatchers.IO et mise à jour de l'état de l'interface utilisateur sur Dispatchers.Main. Comment développer et hoster des agents IA sur la plateforme d'agents managés de DeepMind https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/managed-agents-with-the-gemini-interactions-java-sdk/ L'équipe DeepMind de Google a lancé une plateforme d'agents managés sur son API Gemini Interactions https://blog.google/innovation-and-ai/technology/developers-tools/managed-agents-gemini-api/ Guillaume a implémenté un SDK Java pour utiliser cette API Gemini Interactions, qui donne entre autre accès à tous les modèles mais aussi à cette plateforme managée d'agents IA Agents managés : Permet d'exécuter des agents autonomes qui raisonnent, planifient et exécutent du code dans des environnements isolés (sandboxes), sans gestion d'infrastructure par le développeur. Environnement distant : Utilise des espaces de travail Linux éphémères dans le cloud via le paramètre remote, permettant l'accès réseau et la persistance des fichiers sur plusieurs appels. Agents prédéfinis : Accès immédiat à des agents spécialisés comme deep-research-pro (recherche multi-étapes) ou antigravity (tâches de codage généralistes). Agents personnalisés : Possibilité de configurer ses propres agents avec des instructions système dédiées, des outils spécifiques (exécution de code, recherche Google) et des règles réseau (egress) personnalisées. Architecture basée sur les étapes (Steps) : Utilise une structure de données typée (Step, Content) pour suivre le raisonnement de l'agent, ses appels de fonctions et ses résultats en temps réel. Outils et Schémas : Inclut des utilitaires pour générer des schémas JSON complexes via une interface fluide (DSL), par réflexion Java ou par parsing JSON. Streaming réactif : Support natif des événements en temps réel (SSE) pour suivre la progression de l'agent et recevoir les deltas de contenu au fur et à mesure de la génération. Flexibilité : Fournit un gestionnaire de routage (InteractionsHandler) pour créer facilement des serveurs proxy ou des backends intermédiaires traitant les interactions Gemini. Spring Boot 4.1 https://github.com/spring-projects/spring-boot/wiki/Spring-Boot-4.1-Release-Notes Support natif pour Spring gRPC permettant de créer et tester facilement des applications clientes et serveurs basées sur Netty ou des Servlets via HTTP/2 Introduction du lazy fetching pour les connexions JDBC via la propriété spring.datasource.connection-fetch=lazy afin de ne prendre une connexion du pool que lorsqu'un Statement est réellement exécuté Amélioration de l'auto-configuration de Jackson permettant de définir globalement les contraintes de lecture/écriture pour les formats JSON, XML et CBOR via des propriétés de configuration Sécurisation des clients HTTP bloquants et réactifs face aux attaques SSRF grâce à l'introduction d'un InetAddressFilter bloquant les requêtes sortantes vers des adresses spécifiques Améliorations majeures autour d'OpenTelemetry avec le support complet des variables d'environnement OTel, la possibilité de désactiver le SDK via une propriété globale et l'ajout du support SSL sur les exporters OTLP Ajout de l'auto-configuration pour l'utilisation de Spring Batch avec MongoDB incluant un nouveau starter dédié spring-boot-batch-data-mongo Auto-configuration des endpoints @RedisListener sans nécessiter la déclaration manuelle d'un RedisMessageListenerContainer Dépréciation du support de Apache Derby (projet arrêté), suppression définitive du mode layertools du JAR et réintroduction du support de Spock 2.4 (avec Groovy 5) Upgrade des dépendances majeures de l'écosystème avec notamment Spring Framework 7.0.8, Spring Security 7.1.0 et Micrometer 1.17.0 Outillage Vous êtes plutôt endive ou chicorée ? La librairie Chicory qui permet d'exécuter du code WASM à partir de son application Java est forkée et rejointe la Bytecode Alliance pour continuer son développement https://bytecodealliance.org/articles/endive-and-the-next-chapter-of-webassembly-on-the-jvm Annonce d'Endive : Nouveau projet hébergé par la Bytecode Alliance ; fork de Chicory (moteur WebAssembly pur Java, sans dépendance native). ​Objectif principal : Permettre aux développeurs Java d'intégrer, charger et déployer des modules Wasm nativement via les workflows Java habituels. ​Compilateur "Redline" : Intégration à venir de Redline (basé sur Cranelift) pour compiler le Wasm en code machine natif ; performances comparables à Rust/Wasmtime. ​Zéro dépendance (Java 25+) : Grâce à l'API standard Foreign Function & Memory (Project Panama), l'exécution à vitesse native se fait sans composants externes. ​Modèle de Composants (Component Model) : Support futur prévu pour consommer des composants (Rust, Go, JS, etc.) via des interfaces typées et sécurisées directement dans la JVM. ​Prochaines étapes : Fusion de Redline, conformité stricte aux specs Wasm (dont WasmGC) et amélioration du support WASI. Un visualisateur de sessions de travail avec Antigravity https://glaforge.dev/posts/2026/06/11/antigravity-brain-visualizer/ Un projet open source construit avec Micronaut, LangChain4j et GraalVM pour analyser les sessions de travail avec l'outil de développement agentique Antigravity (de Google) Analyse toutes les étapes, les requêtes utilisateur, les outils utilisés, les erreurs rencontrées, les réponses du modèle Gemini fait une analyse pour comprendre les moments clés de cette session de travail Outil buildé avec l'aide d'Antigravity lui-même SBX-Kits : des environnements de développement simplifiés pour les débutants (et les autres) https://k33g.org/20260501-sbx-kits.html Philippe Charrière (:whale: ) présente SBX-Kits (Sandbox Kits), une initiative personnelle visant à simplifier radicalement la mise en place d'environnements de développement pour les débutants, en éliminant la complexité d'installation des outils traditionnels. Chaque "kit" est une archive prête à l'emploi contenant un outil de développement spécifique (comme un langage, un framework ou une base de données) configuré pour s'exécuter de manière isolée et portable. La philosophie du projet repose sur le principe de "zéro configuration" et "zéro dépendance globale", permettant de tester une technologie ou de commencer à coder immédiatement sans polluer son système d'exploitation. L'approche technique s'appuie sur des scripts légers et des binaires portables pré-packagés, offrant une alternative plus simple et moins gourmande en ressources que les conteneurs Docker ou les configurations d'IDE complexes pour l'apprentissage. L'objectif à terme est de proposer un catalogue de kits couvrant les technologies courantes (JavaScript, Python, petites bases de données) pour faciliter les ateliers de programmation et le prototypage rapide. De nombreux kits sont disponibles sur https://github.com/docker/sbx-kits-contrib ghui: une interface utilisateur en ligne de commande (TUI) interactive pour GitHub https://github.com/kitlangton/ghui ghui est un outil en ligne de commande (TUI) écrit en Rust qui fournit une interface visuelle, interactive et rapide directement dans le terminal pour interagir avec GitHub. Il permet de gérer ses pull requests, ses issues et ses notifications sans avoir à ouvrir son navigateur web ou à taper de longues commandes avec la CLI officielle de GitHub. L'outil propose une navigation fluide au clavier, des raccourcis efficaces, et permet de réaliser des actions courantes comme valider une PR, ajouter des commentaires, attribuer des reviewers ou inspecter les logs des GitHub Actions. Conçu pour être extrêmement réactif, ghui s'intègre naturellement dans le flux de travail des développeurs adeptes du terminal et du mode "sans souris". Sortie de Homebrew 6.0.0 https://brew.sh/2026/06/11/homebrew-6.0.0/ Introduction du mécanisme de sécurité Tap Trust : comme les dépôts tiers (taps) peuvent exécuter du code Ruby arbitraire non sandboxé sur la machine, Homebrew demande désormais une confiance explicite de l'utilisateur avant d'évaluer ou d'exécuter leur code. L'API JSON interne devient le choix par défaut, offrant un système plus léger et beaucoup plus rapide pour les développeurs. Sécurisation renforcée de l'environnement avec l'implémentation du sandboxing sur Linux. Évolution des comportements par défaut basés sur un sondage utilisateur : le mode "ask" est activé par défaut pour les développeurs, affichant un résumé des dépendances et une demande de confirmation avant toute action de brew install ou brew upgrade. Améliorations notables des performances globales, notamment un boost de ~30 % sur la vitesse de la commande brew leaves et la parallélisation de la récupération des bottles (binaires) lors des mises à jour. Ajout du support initial pour la prochaine version d'Apple, macOS 27 (Golden Gate). Multiples optimisations pour brew bundle, incluant une gestion plus sécurisée des installations de paquets npm. Méthodologies Retour d'expérience très détaillé et 100% humain sur 40 jours avec une équipe 100% AI hormis le superviseur https://www.linkedin.com/pulse/jai-vir%C3%A9-mon-%C3%A9quipe-de-dev-pour-une-100-ia-pendant-40-luc-bonnin-jlgjf/ Voici le résumé en bullet points : Expérimentation de 40 jours : remplacer une équipe de dev par 100% IA agentique (Cursor) sur un vrai projet en production (playthatsheet.com, 200k lignes de code legacy) Chiffres bruts : 2,3 milliards de tokens consommés, 1 477 prompts, 260 564 lignes ajoutées (+145%), 59% du code final produit par l'IA ROI vertigineux à court terme : 9 mois de travail humain livrés en 40 jours, coût total 260$ d'abonnement + 15 jours de supervision, ROI x18 Profil psy de l'IA : Alzheimer (oublis de contexte), schizophrène (change de méthodo), ado de 12 ans (refait les mêmes erreurs), oscille entre génie et junior sans prévenir Effet iceberg : la dette technique ne disparaît pas, elle se camoufle et s'accélère ; hallucinations = bombes à retardement détectables uniquement par relecture humaine ligne par ligne Paradoxe du bateau de Thésée : perte de paternité et de maîtrise fine du code, baisse de l'autonomie du dev humain qui valide sans avoir construit Arnaque du "monkey money" : consommation de tokens opaque, non corrélée à la complexité (écart de 350% sur des prompts identiques), facturation imprévisible donc impossible à budgéter Syndrome du bazooka : les devs utilisent l'IA même pour changer une couleur CSS, atrophie progressive des compétences et coût écologique délirant Risque stratégique : dépendance irréversible aux vendeurs de tokens (Nvidia, Anthropic, OpenAI), business non rentable qui devra augmenter ses prix Conseil final : approche Pareto, garder 20% du temps en code "fait main", nommer un responsable stratégie IA, l'humain senior reste irremplaçable pour superviser Une libraries de test JUnit cache un prompt qui demande aux coding agents d'effacer les tests https://arstechnica.com/security/2026/05/fed-up-with-vibe-coders-dev-sneaks-data-nuking-prompt-injection-into-their-code/ Agacé par les « vibe coders », un développeur introduit une injection de prompt destructrice dans son code Le développeur de jqwik (un moteur de tests pour JUnit 5) a volontairement inséré une injection de prompt dans la version 1.10.0 de sa bibliothèque Java pour saboter le travail des agents d'IA. L'instruction injectée via la sortie standard (stdout) ordonne textuellement aux LLM d'ignorer les consignes précédentes et de supprimer l'intégralité du code et des tests jqwik du projet. Pour dissimuler cette action aux yeux des développeurs humains, le mainteneur a utilisé des séquences d'échappement ANSI qui effacent la ligne d'injection dans les émulateurs de terminaux interactifs. La modification a été découverte par un utilisateur qui a pointé du doigt les risques majeurs et disproportionnés pour les machines des utilisateurs, bien que certains outils comme Claude d'Anthropic aient détecté et bloqué la consigne malveillante. Face aux critiques de la communauté et aux accusations de comportement infantile ou potentiellement illégal, le développeur a mis à jour ses notes de version pour documenter explicitement son opposition à l'usage de son outil par des IA, avant de refuser tout commentaire supplémentaire sur conseil de son avocat. La réalité du rôle de Principal Engineer https://leaddev.com/career-development/reality-being-principal-engineer Le passage au rôle de Principal Engineer marque une transition majeure où les compétences techniques ne suffisent plus, l'impact se mesurant désormais à travers l'influence, la stratégie et la capacité à aligner la technique avec les objectifs business. Contrairement aux attentes, le quotidien est souvent marqué par une forme d'isolement, car le poste se situe à l'intersection de la direction (qui attend des solutions) et des équipes techniques (qui attendent des directives), sans appartenance directe à un groupe précis. Le rôle exige d'accepter une grande part d'ambiguïté et l'absence de retours immédiats, les projets et les décisions stratégiques mettant parfois des mois ou des années à porter leurs fruits. La gestion du temps devient un défi critique, nécessitant de savoir naviguer entre les sollicitations constantes, la présence en réunion et le besoin de préserver des moments de réflexion approfondie pour concevoir des visions à long terme. La réussite à ce niveau repose sur le développement de compétences humaines pointues (soft skills), notamment la négociation, la communication vulgarisée auprès des profils non techniques, et la capacité à faire grandir les autres ingénieurs par le mentorat. Sécurité Une attaque de la chaîne d'approvisionnement npm utilise binding.gyp pour compromettre des dizaines de paquets https://cybersecuritynews.com/binding-gyp-supply-chain-attack-compromises-dozens-of-npm-packages/ Une nouvelle variante du ver auto-propageable "Shai-Hulud", baptisée "Miasma", cible l'écosystème npm (et PyPI sous le nom de "Hades") en dissimulant son exécution dans le fichier binding.gyp au lieu des scripts classiques preinstall ou postinstall. La technique, surnommée "Phantom Gyp", exploite le fait que npm lance automatiquement node-gyp rebuild dès qu'un fichier binding.gyp est présent à la racine d'un paquet pour compiler des modules natifs C/C++, exécutant ainsi le code malveillant dès la commande npm install. L'attaque contourne la plupart des outils de sécurité traditionnels car l'injection s'appuie sur l'évaluation récursive de commandes (via la syntaxe ) ou directement sur la fonction eval() de Python sous-jacente à GYP, cachée sous n'importe quelle clé du fichier. Le script malveillant télécharge un runtime alternatif (Bun) pour échapper aux détections comportementales de Node.js, puis moissonne les identifiants et secrets des développeurs et des environnements CI/CD (npm, GitHub, AWS, GCP, Azure, Kubernetes, HashiCorp Vault). Plus de 57 paquets npm (dont le SDK serveur de Vapi ou des outils liés à l'IA) et des dizaines de paquets PyPI ont été infectés via des comptes de mainteneurs compromis, le ver republiant automatiquement de nouvelles versions vérolées en utilisant les jetons volés. Loi, société et organisation Restructuration chez Gitlab https://about.gitlab.com/blog/gitlab-act-2/ GitLab entame une restructuration majeure pour s'adapter à l'ère de l'intelligence artificielle agentique, incluant une réduction d'effectifs planifiée de manière transparente et ouverte. L'entreprise prévoit de réduire de 30 % le nombre de pays où elle maintient de petites équipes, d'aplatir sa hiérarchie en supprimant jusqu'à trois niveaux de gestion, et de réorganiser la R&D en une soixantaine d'équipes plus petites et autonomes. Les processus internes vont être revus en intégrant des agents d'IA pour automatiser les revues, les approbations et les passages de relais afin d'accélérer le rythme de travail. La stratégie repose sur la conviction que le logiciel sera bientôt écrit par des machines et dirigé par des humains, ce qui va multiplier la demande de logiciels et transformer le rôle des ingénieurs vers la résolution de problèmes complexes. Sur le plan technique, GitLab reconstruit son infrastructure sous-jacente (notamment Git) pour supporter la charge massive générée par les agents d'IA, tout en misant sur l'orchestration du cycle de vie, la centralisation du contexte des données et une gouvernance intégrée. Le modèle économique évolue vers un système hybride combinant les abonnements classiques et une tarification à la consommation pour le travail effectué par les agents d'IA. Un LLM local sur un mac pourrait coûter plus cher en électricité qu'un modèle hébergé sur OpenRouter dans le cloud https://www.williamangel.net/blog/2026/05/17/offline-llm-energy-use.html Conclusion : L'inférence locale sur Mac M5 Max est 3x plus chère et 2x plus lente que le cloud (OpenRouter). Électricité : Négligeable (~0,02 $/heure pour 50-100W). Matériel (Le vrai coût) : Achat du Mac à 4 299 $; l'amortissement sur 3 à 5 ans plombe la rentabilité horaire. Coût au million de tokens (Gemma 4 31b) : Mac M5 Max : 0,40 à4, 79 (pour 10-40 tokens/s). OpenRouter : 0,38 à0, 50 (pour 60-70 tokens/s). Verdict pro : Le temps humain perdu à cause de la lenteur locale coûte infiniment plus cher que les tokens cloud. Privilégier les API (Anthropic, OpenRouter). Ai didn't kill your junior pipeline https://andrewmurphy.io/blog/ai-didnt-kill-your-junior-pipeline-you-did L'IA n'a pas tué le recrutement des juniors, les entreprises l'ont fait elles-mêmes, par effet de mode. Sans juniors, pas de futurs seniors : on retire l'échelle qui nous a tous fait monter. Tout le monde pêche dans le même bassin de seniors sans le réapprovisionner, pénurie garantie dans 3-5 ans. Une équipe 100% senior + IA est fragile : un départ et tout le savoir tacite s'évapore. Les juniors posent les "pourquoi ?" qui révèlent les bugs et processus absurdes ; l'IA, elle, exécute sans questionner. Les seniors s'atrophient aussi en déléguant leur réflexion à l'IA, pince à double effet sur les compétences. Dépendre des outils IA, c'est sous-traiter sa stratégie talents à des fournisseurs dont les prix vont tripler. Solution : redéfinir le rôle junior (revue de code IA + mentorat), pas le supprimer. Les rapports internes de Microsoft révèlent la crise des coûts de l'IA : les agents coûtent plus cher que les employés humains https://fortune.com/2026/05/22/microsoft-ai-cost-problem-tokens-agents/ Des données et rapports internes chez Microsoft et d'autres géants de la tech ébranlent la promesse de rentabilité de l'IA, révélant que le déploiement d'agents autonomes à l'échelle de l'entreprise revient souvent plus cher que de payer des humains pour le même travail. Le modèle de tarification à l'usage (basé sur les tokens) se heurte à la nature même des architectures agentiques : contrairement à un simple chatbot, un agent boucle, enchaîne les appels d'outils, crée des sous-agents et auto-évalue son code, ce qui multiplie la consommation de tokens par un facteur de 5 à 30, voire jusqu'à 1 000 fois pour des tâches de programmation complexes. L'impact financier sur les budgets de calcul cloud est immédiat ; par exemple, Uber a entièrement épuisé l'intégralité de son budget annuel 2026 dédié au codage par IA en l'espace de seulement quatre mois. Face à cette explosion des coûts, des retours en arrière drastiques sont observés : Microsoft a ainsi commencé à suspendre une grande partie de ses licences internes Claude Code pour rediriger d'urgence ses milliers de développeurs vers sa propre solution moins onéreuse, GitHub Copilot CLI. Les directeurs techniques (CTO) et acheteurs de solutions logicielles qui ont signé des contrats pluriannuels basés sur des projections de réduction de masse salariale se retrouvent pris au piège, les gains réels de productivité ne parvenant pas à compenser les factures d'infrastructure exorbitantes. Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 11-12 juin 2026 : DevQuest Niort - Niort (France) 11-12 juin 2026 : DevLille 2026 - Lille (France) 12 juin 2026 : Tech F'Est 2026 - Nancy (France) 15 juin 2026 : Jupyter Workshops: Demystifying MyST Markdown in Education - Orsay (France) 16 juin 2026 : Mobilis In Mobile 2026 - Nantes (France) 17-19 juin 2026 : Devoxx Poland - Krakow (Poland) 17-20 juin 2026 : VivaTech - Paris (France) 18 juin 2026 : Tech'Work - Lyon (France) 22-26 juin 2026 : Galaxy Community Conference - Clermont-Ferrand (France) 23-24 juin 2026 : MWCP 2026 - Paris (France) 24-25 juin 2026 : Agi'Lille 2026 - Lille (France) 24-26 juin 2026 : BreizhCamp 2026 - Rennes (France) 26-27 juin 2026 : LeHACK - Paris (France) 27 juin 2026 : Asynconf - Paris (France) 2 juillet 2026 : Azur Tech Summer 2026 - Valbonne (France) 2 juillet 2026 : MCP Connect Travel Edition - Paris (France) 2-3 juillet 2026 : Sunny Tech - Montpellier (France) 3 juillet 2026 : Agile Lyon 2026 - Lyon (France) 6-8 juillet 2026 : Riviera Dev - Sophia Antipolis (France) 28-30 août 2026 : State of the Map - Champs-sur-Marne (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 10-11 septembre 2026 : Nantes Craft - Nantes (France) 17 septembre 2026 : dotAI - Paris (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 18 septembre 2026 : dotJS - Paris (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 22 septembre 2026 : Salon Data 2026 - Nantes (France) 22-23 septembre 2026 : Agile en Seine & IA 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : OWASP AppSec Days France 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Paris - Paris (France) 24 septembre 2026 : React Native Connection 2026 - Paris (France) 24-26 septembre 2026 : Paris Web 2026 - Paris (France) 25 septembre 2026 : SAP Inside Track Paris 2026 - Paris (France) 28-29 septembre 2026 : 4th Tech Summit on AI & Robotics - Paris (France) & Online 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 2 octobre 2026 : DevFest Perros-Guirec 2026 - Perros-Guirec (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) 8-9 octobre 2026 : Forum PHP 2026 - Marne-la-Vallée (France) 12 octobre 2026 : Dev With AI - Paris (France) 22-23 octobre 2026 : Agile Tour Bordeaux 2026 - Bordeaux (France) 26 octobre 2026 : Agile Tour Montpellier - Montpellier (France) 27-29 octobre 2026 : Directions EMEA 2026 - Paris (France) 29-30 octobre 2026 : BDX I/O 2026 - Bordeaux (France) 29-30 octobre 2026 : Agile Tour Nantais 2026 - Nantes (France) 29 octobre 2026-1 novembre 2026 : Pycon FR - Biarritz (France) 30 octobre 2026 : Cloud Nord 2026 - Lille (France) 4-5 novembre 2026 : Devoxx Morocco - Casablanca (Morocco) 14-15 novembre 2026 : Capitole du Libre - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : DevFest Toulouse 2026 - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : Agile Laval 2026 - Laval (France) 19 novembre 2026 : OVHcloud Summit - Paris (France) 19 novembre 2026 : Codeurs en Seine - Rouen (France) 27 novembre 2026 : DevFest Paris 2026 - Paris (France) 1-3 décembre 2026 : Apidays Paris - Paris (France) 2-3 décembre 2026 : Cloud Native AI Summit Europe - Paris (France) 4 décembre 2026 : DevFest Lyon 2026 - Lyon (France) 4 décembre 2026 : DevFest Dijon 2026 - Dijon (France) 9-10 décembre 2026 : OpenSource Expérience - Paris (France) 9-10 décembre 2026 : DevOps REX - Paris (France) 10 décembre 2026 : KCD Provence - Aix-en-Provence (France) 7-9 avril 2027 : Devoxx France 2027 - Paris (France) 3 juin 2027 : Cloud Native Days France 2027 - Paris (France) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/

Radio Diploweb
Face aux attaques informationnelles, vers une riposte réaliste ? Avec Anaïs Meunier

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 26:07


Avec les importants moyens d'aujourd'hui, est-il possible de détecter une campagne de manipulation de l'information dès qu'elle commence ? Quel est le véritable but d'une telle opération, parfois pensée plusieurs mois à l'avance, ou improvisée de manière opportuniste ? Comment les experts font-ils pour analyser concrètement une manipulation sans tomber eux-mêmes dans la spéculation ? Pour répondre au micro de Planisphère, nous avons la joie de recevoir Anaïs Meunier. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com le premier site géopolitique francophone.Anaïs Meunier parle en son nom propre. Elle a été analyste en Ingérences numériques étrangères chez Viginum, au SGDSN. Elle travaille maintenant sur l'usage des outils et méthodes pour anticiper les attaques informationnelles et lutter contre les manipulations de l'information. Anaïs Meunier est responsable de projet Recherche et Développement chez Storyzy et auteure du podcast Signal sur bruit. Cette émission a été enregistrée le 14/04/2026 et diffusée le 16/06/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée. "Anaïs Meunier met en lumière la complexité croissante des opérations de manipulation de l'information dans les sociétés contemporaines. À travers une approche inspirée de la cybersécurité, elle explique comment les experts analysent ces phénomènes sans tomber dans la spéculation, quels sont les véritables objectifs poursuivis par les acteurs malveillants et pourquoi il est souvent difficile de détecter une opération dès son lancement. L'échange insiste également sur la nécessité d'adopter une vision de long terme fondée sur la résilience narrative, la compréhension des mécanismes psychologiques et une approche méthodique des observables numériques. Anaïs Meunier remet d'abord en question l'expression couramment utilisée de « campagne de manipulation de l'information ». Selon elle, ce terme est problématique car il suppose une vision globale que seuls les attaquants possèdent réellement. Les observateurs extérieurs, qu'ils soient analystes, journalistes ou citoyens, ne voient en réalité que des fragments dispersés : des contenus, des comportements suspects ou des publications isolées. Par conséquent, parler de « campagne » revient inconsciemment à adopter le point de vue de l'attaquant. Elle préfère donc une approche fondée sur l'observation progressive d'indices et de corrélations permettant, avec le temps, de reconstruire une cohérence globale.Elle critique également l'usage du terme « signal faible », qu'elle juge inadapté. Pour elle, un signal est soit observable soit inexistant ; la difficulté réside davantage dans la capacité à recouper plusieurs informations afin de donner du sens à des événements apparemment isolés. Cette logique d'accumulation d'indices constitue le cœur du travail analytique en manipulation de l'information. (...) Contrairement à une idée largement répandue, Anaïs Meunier explique que les manipulations de l'information ne cherchent pas nécessairement à faire changer brutalement d'opinion. Elle s'appuie sur les travaux de l'historienne Bénédicte Chéron pour souligner que la propagande agit principalement comme un amplificateur d'idées déjà présentes dans les sociétés. Les opérations informationnelles exploitent des peurs, des divisions ou des croyances préexistantes afin de les renforcer.Elle distingue alors deux grands types d'opérations :. Les opérations stratégiques, menées sur le long terme, visant à ancrer des divisions sociales ou à banaliser certaines idées extrêmes. . Les opérations tactiques, plus courtes et ciblées, destinées à provoquer une action immédiate ou une réaction spécifique. (...) certaines cherchent à modifier progressivement l'environnement idéologique d'une société, tandis que d'autres visent simplement à influencer un comportement ponctuel. (...)"La suite sur le lien suivant : ⁠Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

L'édito du Figaro
«La victoire en trompe-l'œil de Donald Trump»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:00


Les élus républicains du Congrès ne sont pas dupes ! Contrairement à ce que le président des États-Unis tente de leur faire avaler, le vainqueur de cette paix est bien l'Iran.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'univers de Virginie SOPHIA
Comment poser mes limites sans culpabiliser ?

L'univers de Virginie SOPHIA

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 15:47


Dans l'épisode d'aujourd'hui, j'ai à coeur de te parler d'un sujet qui touche énormément de personnes : la difficulté à dire non.Tu as tendance à accepter tout ce qu'on te demande, alors qu'au fond de toi, tu aimerais refuser ? Tu ressens de la frustration à toujours dire oui ? Tu es fatiguée et tu accumules le ressentiment : quand est-ce qu'on pense à toi ?!C'est naturel de s'épuiser à force de trop donner. Mais il est dommage de finir par en vouloir à ceux qui nous sollicitent, alors que c'est nous, et nous seul.e, qui les avons souvent habitués à croire que nos ressources étaient inépuisables.La bonne nouvelle, c'est que cela peut se ré-ajuster bien plus facilement qu'on ne le croit : en effet, la seule personne qui peut apprendre à prononcer ce « non » dont tu as tant besoin... C'est toi.Contrairement à ce que l'on nous a souvent appris, poser une limite saine n'abîme pas l'amour ou les relations. Bien au contraire. Une limite claire protège ce qui est précieux, là où un oui forcé finit souvent par créer de la tension.Dans cet épisode, nous allons explorer :* Pourquoi la culpabilité apparaît lorsque tu commences à poser tes limites, * Comment elle est souvent liée à d'anciens conditionnements de gentillesse excessive,* Et surtout comment apprendre à dire non avec plus de sérénité.Car dire non à ce qui t'épuise, c'est aussi dire oui à ce qui te nourrit

Ambitieusement TDAH
ep 184: Le piège de la liberté totale quand on a un TDAH

Ambitieusement TDAH

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 30:28


Et si la liberté totale n'était pas la solution que tu attends depuis toujours?À travers son parcours personnel — de la maternité à la maison à l'entrepreneuriat — Amélie explique pourquoi les périodes sans structure, sans horaire et sans obligations externes peuvent devenir particulièrement difficiles lorsqu'on vit avec un TDAH. Contrairement à ce que promettent plusieurs discours de développement personnel, avoir plus de temps ne signifie pas nécessairement accomplir davantage.Dans cet épisode, tu découvriras :Pourquoi les personnes TDAH fantasment souvent sur la liberté totaleLe lien entre absence de structure, procrastination et paralysie décisionnellePourquoi les vacances, les arrêts de travail ou la retraite peuvent parfois être plus difficiles que prévuComment le manque d'urgence affecte la motivation et l'initiation de l'actionL'impact du sommeil, de la fatigue et de la charge mentale sur les symptômes du TDAHPourquoi les tâches du quotidien deviennent si difficiles malgré les bonnes intentionsComment créer des ancrages et des structures adaptées à ton fonctionnementDes stratégies concrètes pour retrouver de l'élan sans tomber dans une routine rigideUn épisode rempli de nuances et de bienveillance pour t'aider à comprendre pourquoi tu peux te sentir paralysé lorsque ton horaire est vide, même lorsque tu as plein de projets et de bonnes intentions.Tous les revenus des publicités sont versé à la colonie Ste-Jeanne-D'arcTu peux rejoindre la communauté ambiteusement TDAHMon site web: amelieleveille.com

PolySécure Podcast
Spécial - L'IA au service de la cybersécurité - de l'optimisation à la transformation (Cybereco) - Parce que... c'est l'épisode 0x30C!

PolySécure Podcast

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 32:52


Parce que… c'est l'épisode 0x30C! Shameless plug 24 et 25 juin 2026 - Troopers 26 et 27 juin 2026 - leHACK 30 juin au 2 juillet 2026 - Pass the SALT 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Dans cet épisode, je reçois Samuel Bonneau, venu présenter Cybereco la transformation profonde que son entreprise — une société de développement logiciel établie depuis quinze ans, qui intègre l'intelligence artificielle depuis huit ans — a opérée au cours de la dernière année. Contrairement à plusieurs entreprises qui se contentent d'un discours marketing autour de l'IA, l'organisation a réellement transformé ses façons de faire en profondeur. D'un objectif de 50 % à un changement de mentalité radical L'histoire débute par un objectif ambitieux fixé aux employés : devenir 50 % plus performants grâce à l'IA, sur une période d'un an. Plusieurs équipes ont dépassé largement cette cible en cours de route, ce qui a mené l'entreprise à revoir entièrement son approche. Samuel illustre ce changement par une analogie automobile : viser 50 % plus de vitesse revient à accélérer davantage avec le même véhicule, alors que viser une multiplication par dix ou vingt force à repenser entièrement le moyen de transport. C'est ce changement de paradigme — un mindset de croissance exponentielle plutôt qu'incrémentale — que l'entreprise a adopté, en parallèle de l'arrivée de modèles et d'outils de codage de plus en plus performants, dont Claude Code, qui a rapidement surpassé les outils utilisés jusque-là. Cette transformation ne s'est pas limitée aux équipes techniques : les ressources humaines, la finance et le reste du back-office ont aussi été intégrés, développant leurs propres flux de travail avec des agents, des compétences (skills) partagées entre équipes, et même de nouveaux outils et plateformes internes. Samuel souligne que la petite taille de l'équipe administrative et une culture d'innovation déjà bien ancrée ont facilité cette adoption, réalisée sur une période de trois à six mois pour la cinquantaine de personnes moins familières avec ces outils. Une urgence stratégique et des risques émergents Samuel explique que ce virage n'était pas optionnel : dans un domaine où l'IA évolue très rapidement, ne pas adopter ces outils aurait signifié perdre en pertinence face à des concurrents capables de développer plus vite et à moindre coût. Ce sentiment d'urgence (« do or die ») a guidé les décisions de l'entreprise. Or, cette accélération massive amène son lot de défis en cybersécurité. Les employés développant leurs propres agents et automatisations utilisent souvent leurs propres identifiants, ce qui peut devenir dangereux si ces agents ne sont pas correctement encadrés. Samuel cite l'exemple de la sandboxing des agents codeurs, un besoin pour lequel peu de solutions matures existaient sur le marché — l'outil le plus prometteur, Nvidia Open Shell, étant encore en préalpha, ce qui illustre bien le décalage entre la rapidité de l'innovation en IA et la maturité des outils de protection. Une plateforme cybersécurité développée à l'interne Face à ce constat, l'équipe a bâti sa propre plateforme de cybersécurité, intégrée à un robot Slack déjà utilisé pour les demandes liées à la sécurité. Cette plateforme analyse automatiquement les demandes d'utilisation d'outils ou de compétences (skills) externes, attribue des scores de risque et permet d'approuver ou de rejeter les requêtes. Plutôt que de gérer cela à travers du code traditionnel, l'équipe travaille désormais par spécifications : il suffit de modifier les spécifications fonctionnelles pour que le système se régénère avec les nouvelles règles, par exemple en ajoutant un critère lié à la localisation des données. L'élément le plus distinctif de cette plateforme est sa capacité à puiser dans toute la documentation interne d'un projet client — transcriptions de réunions, documents de conception, échanges — afin de déterminer automatiquement le niveau de criticité, les enjeux de disponibilité et les risques associés à un système avant même son développement. Cette information alimente ensuite la génération de spécifications de sécurité sur mesure, adaptées au contexte d'affaires réel du client plutôt qu'à des standards génériques. Encadrer les agents : god rails et supervision Une partie importante de l'entretien porte sur la façon de limiter les comportements destructeurs que pourraient avoir des agents autonomes. Samuel explique que chaque agent développé par l'entreprise comporte une douzaine de composantes, dont des mécanismes de garde-fous (« god rails ») qui valident que son comportement reste dans les limites prévues. Il illustre cela avec l'exemple d'un agent d'intégration des nouveaux employés (onboarding), qui ne doit jamais pouvoir exécuter des actions de désactivation de comptes (offboarding), même s'il possède techniquement les droits nécessaires pour créer des comptes. Un agent superviseur additionnel surveille les actions des agents opérationnels pour détecter et bloquer tout comportement anormal. Cette approche de décomposition en agents très spécialisés, plutôt qu'en un seul agent polyvalent, réduit non seulement les risques d'erreurs ou d'hallucinations liées à une fenêtre de contexte trop chargée, mais permet aussi de réduire les coûts en tokens en choisissant des modèles adaptés à la complexité réelle de chaque tâche. Choix des modèles et expertise interne L'entreprise s'appuie sur une équipe d'une quarantaine de spécialistes en IA, plusieurs détenant un doctorat, qui combinent rigueur scientifique et application concrète (programmation, entraînement et ajustement de modèles). Leur rôle a évolué : alors qu'ils entraînaient autrefois des modèles sur des infrastructures dédiées, ils se concentrent aujourd'hui davantage sur le choix du modèle optimal selon le contexte, qu'il soit local ou hébergé via une API externe, agissant essentiellement comme un routeur intelligent entre différents modèles de langage. Vers la commercialisation et les prochains défis Développée depuis janvier, la plateforme interne sert déjà à la fois à protéger l'entreprise et à soutenir des contrats clients de longue durée. Samuel évoque un potentiel de commercialisation, possiblement sous forme de produit en mode SaaS, déjà testé auprès de grands clients déployant des systèmes agentiques complexes. En clôture, Samuel partage sa vision des prochains défis : l'arrivée de robots humanoïdes en milieu industriel, déjà amorcée chez certains clients, qui posera de nouveaux enjeux de sécurité et de sûreté (safety) lorsque ces robots, connectés à des systèmes intelligents, devront être encadrés pour éviter des actions dangereuses. L'entreprise prévoit relancer une division spécialisée pour anticiper cette vague, prévue dans un horizon de deux à cinq ans. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Samuel Bonneau Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Cybereco

Afrique Économie
En Côte d'Ivoire, le secteur VTC séduit par les véhicules électriques

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 2:39


En Côte d'Ivoire, plus d'un millier de véhicules électriques sont en circulation. Silencieuses et sans carburant, ces voitures sont présentes surtout dans le secteur des VTC où elles offrent des coûts d'exploitation réduits. Mais malgré cette montée en puissance, des défis persistent : un prix d'achat encore élevé, des bornes de recharge insuffisantes et une forte dépendance aux importations. Reportage de notre correspondant à Abidjan,  À bord d'un véhicule électrique, Mouhamed Kanaté enchaîne les courses dans les rues d'Abidjan. Chauffeur VTC depuis deux ans, il verse une recette journalière de 28 000 FCFA à son employeur. Mouhamed est comptable de formation et passionné par les questions environnementales, il a choisi l'électrique pour alléger ses dépenses quotidiennes et améliorer sa rentabilité : « Contrairement aux véhicules thermiques, quand vous rechargez, le minimum, c'est 20 000 FCFA. Or pour l'électrique, le maximum, c'est 13 000 FCFA. Donc vous pouvez travailler en deçà de 20 000 FCFA et puis avoir un bénéfice sur l'activité qui va vous permettre de prendre soin de votre famille, tout ce qui est charge. C'est vraiment rentable. » Les trois principaux opérateurs de VTC présents sur le marché ivoirien misent désormais sur ce type de véhicule. Selon les acteurs du secteur, près de 300 sont actuellement utilisés pour le transport urbain à Abidjan. Mais le développement de cette mobilité verte se heurte encore à plusieurs obstacles : un coût d'acquisition élevé – pas moins de 14 millions de FCFA par véhicule. À cela s'ajoute un nombre encore limité de bornes de recharge : seulement une centaine à travers le pays. Les réparations sont souvent complexes en cas de panne, explique Mouhamed Kanaté : « Les difficultés sont du point de vue entretien de l'équipement. La rareté des pièces mécaniques. Parce que, vu que ce sont des véhicules importés, pour l'instant, il n'y a pas un grand nombre de revendeurs de pièces détachées. » Mesures incitatives pour les investisseurs Face à cette demande grandissante, plusieurs concessionnaires étoffent leurs offres. C'est le cas de Sinoafrik, représentant des marques chinoises à Abidjan. Dans son showroom, à Cocody, SUV et berlines électriques occupent désormais une place de choix. Mais au départ, il a fallu rassurer et convaincre les clients. « On les a incités à mieux connaître le modèle, à savoir que c'est encore plus économique et avantageux pour eux-mêmes, explique Reine Trésor Gosset, commerciale. Maintenant il y a une réelle demande, il y a plus d'intérêt d'achat que de curiosité. Les modèles les plus prisés actuellement, ce sont les modèles pour le VTC et des petites voitures de 25 places. » Le ministère des Transports affirme vouloir accompagner cette transition vers une mobilité plus verte, notamment à travers des mesures incitatives destinées aux investisseurs. « Aujourd'hui, on a dans le code des investissements beaucoup de facilitations qui existent pour faire la promotion et pour faciliter l'installation des investisseurs, explique Jean-Marc Atché, le directeur de la planification et des projets. Nous accompagnons pas mal de projets en cours, notamment une grande usine qui doit être construite, qui va servir à faire l'assemblage des véhicules électriques sur place en Côte d'Ivoire. » L'État ivoirien souhaite montrer l'exemple : d'ici 2030, 10 % du parc automobile de l'administration devrait être constitué de véhicules électriques. À écouter aussiPourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines?

Y'a de l'idée
Viande cultivée : l'alternative qui pourrait révolutionner notre alimentation sans abattage animal

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 3:24


La viande cultivée, produite à partir de cellules animales en laboratoire, pourrait bien transformer notre rapport à l'alimentation, à l'élevage et à l'environnement.Cette technologie, appelée agriculture cellulaire, suscite un intérêt croissant à travers le monde. Pour comprendre de quoi il s'agit, nous avons interrogé Sébastien De Jonge, directeur opérationnel de l'organisation de défense animale GAIA.Le principe est relativement simple : quelques cellules animales sont prélevées puis placées dans des cuves de culture où elles se multiplient naturellement. Le procédé est souvent comparé à celui utilisé pour fabriquer du yaourt ou de la bière. À l'arrivée, on obtient une viande qui possède les mêmes caractéristiques qu'une viande issue de l'élevage traditionnel : même texture, même goût, même valeur nutritionnelle.Contrairement au faux gras ou aux nombreux produits végétaux qui tentent de reproduire les saveurs de la viande, la viande cultivée reste un produit animal. Elle s'adresse notamment aux consommateurs qui apprécient la viande mais souhaitent réduire l'impact de leur alimentation sur les animaux ou l'environnement.Les défenseurs de cette innovation y voient plusieurs avantages majeurs. D'abord, elle permettrait de réduire considérablement le nombre d'animaux élevés et abattus pour l'alimentation humaine. Aujourd'hui, plus de 80 milliards d'animaux terrestres sont tués chaque année dans le monde pour répondre à la demande alimentaire.Ensuite, les bénéfices environnementaux pourraient être significatifs. Plusieurs études estiment que la production de viande cultivée pourrait nécessiter jusqu'à 90 % de terres en moins que l'élevage conventionnel. Les besoins en eau pourraient également être fortement réduits, tout comme certaines émissions de gaz à effet de serre liées à l'élevage intensif.Cette technologie n'est plus un simple concept. La commercialisation de viande cultivée est déjà autorisée dans certains pays comme Singapour, les États-Unis ou Israël. Plus récemment, une première ferme dédiée à la production de viande cultivée a vu le jour aux Pays-Bas, preuve que cette filière commence à sortir des laboratoires pour entrer dans une phase industrielle.En Belgique, la commercialisation n'est pas encore autorisée, mais plusieurs procédures réglementaires sont en cours au niveau européen. De nombreux observateurs estiment que ces produits pourraient arriver sur nos marchés dans les prochaines années.Pour les agriculteurs eux-mêmes, cette évolution pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Certaines exploitations pourraient un jour se reconvertir partiellement vers la production cellulaire, en complément ou en remplacement de certains élevages traditionnels.Reste évidemment de nombreuses questions : l'acceptation par les consommateurs, les coûts de production, le cadre réglementaire ou encore la place que cette innovation occupera dans notre alimentation future. Une chose est sûre : la viande cultivée ne laisse personne indifférent et pourrait bien constituer l'une des grandes révolutions alimentaires du XXIe siècle.Besoin de plus d'infos ? Rendez-vous sur le www.viandecultivee.be.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Radio Vostok
Le journal moitié-moitié

Radio Vostok

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 3:51


Manifestation anti G7 : l'évacuation de la nasse policière est terminée Contrairement aux premières informations publiées ce matins, le nassage par la police d'environ 200 manifestants et manifestantes NO G7 sur les quais de Genève a pris fin aux alentours de 6 heure, et non pas 3 heure 30.La police […] The post Le journal moitié-moitié first appeared on Radio Vostok.

Chronique des Matières Premières
États-Unis: le marché du sucre menacé par les médicaments anti-obésité?

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:01


Ils sont considérés comme un remède presque miracle pour lutter contre l'obésité. Mais les médicaments à base de sémaglutide, comme le célèbre Ozempic, pourraient-ils aussi refaçonner le marché du sucre ? Aux États-Unis, pays où ils sont le plus utilisés, plusieurs études publiées semblent aller dans ce sens, alors que l'accès à ces traitements va se démocratiser dans les prochaines années. La baisse de la consommation de sodas et de snacks peut aller jusqu'à 65%, un consommateur sur cinq ayant totalement arrêté les produits sucrés. En parallèle, se produit une augmentation de la consommation de yaourts et de fruits frais. Les premières études sur l'impact de l'utilisation des médicaments à base de sémaglutide aux États-Unis sont assez éclairantes, même si d'importantes disparités apparaissent de l'une à l'autre. Une constante toutefois : les aliments ultra-transformés et très sucrés sont les principales victimes de l'utilisation grandissante de ces médicaments dans le pays où une personne sur huit aurait déjà expérimenté ces traitements pensés à l'origine pour lutter contre le diabète. À lire aussiOzempic : la révolution de l'obésité ? Comment en mesurer l'impact sur le marché du sucre ?  Le département de l'agriculture américain a d'ores et déjà constaté une baisse des livraisons de sucre pour la consommation humaine depuis 2023 qui devrait encore s'accentuer en 2026. Au Royaume-Uni, une projection anticipe une réduction du marché d'environ 5%, en se basant sur une hypothèse de 30% de réduction de la consommation de sucre par les personnes utilisant ces médicaments.  Si beaucoup de recul et de croisement d'études sont encore nécessaires, de nouvelles données devraient rapidement arriver. Les brevets de l'Ozempic ou du Wegovy expirent en effet cette année dans plusieurs pays où la population est à la fois fortement touchée par le surpoids et grande consommatrice de sucre, comme la Chine, le Brésil, le Mexique ou la Turquie. L'irruption de génériques bon marché devrait ainsi démocratiser leur accès et permettre d'obtenir des tendances mondiales pour la consommation de sucre.  Prudence et inquiétude chez les producteurs C'est ce que nous a dit un spécialiste du secteur, estimant que beaucoup des chiffres avancés ne sont pas consolidés. Il note également que le marché des sémaglutides concerne pour l'instant essentiellement les consommateurs à haut pouvoir d'achat. Mais la dirigeante d'une association internationale de producteurs de sucre ne cache pas son inquiétude : « Contrairement aux succédanés, comme la stévia, il ne s'agit pas ici d'une concurrence mais d'une réduction possible et importante du marché. » Une étude publiée cette semaine au Royaume-Uni établit ainsi que les ménages dont un des membres utilise l'Ozempic ou le Wegovy ont réduit leurs dépenses d'alimentation de plus de 450 euros par an. Premières victimes : les chips et le chocolat. À lire aussiLa baisse des prix du sucre pèse sur la production européenne

Y'a de l'idée
Coupe du monde 2026 : pourquoi le plus grand tournoi de football pourrait aussi être le plus polluant de l'histoire

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 4:10


La Coupe du monde 2026 marque un tournant dans l'histoire du football mondial. Pour la première fois, le tournoi réunira 48 équipes au lieu de 32. Une expansion spectaculaire qui fera passer le nombre de rencontres de 64 à 104 matchs.Pour les amateurs de football, cela signifie davantage de spectacle. Pour les spécialistes du climat, cela signifie surtout davantage de déplacements, davantage d'infrastructures mobilisées et davantage d'émissions de gaz à effet de serre.C'est ce que souligne le rapport intitulé The Climate Blind Spot of FIFA: Men's World Cup in a Warming World, publié par le New Weather Institute, un groupe de réflexion britannique indépendant spécialisé dans les questions climatiques.L'un des principaux problèmes est géographique. Contrairement aux éditions précédentes, la compétition se déroulera dans trois pays différents et dans 16 villes hôtes réparties sur un immense territoire. Les équipes, les délégations, les journalistes et les supporters devront parcourir des milliers de kilomètres entre les matchs, souvent en avion.Selon les estimations relayées par le rapport, l'événement pourrait générer au moins 9 millions de tonnes de CO₂ équivalent, soit près du double de la moyenne des quatre dernières Coupes du monde. En intégrant l'ensemble des déplacements aériens induits par la compétition, certaines projections évoquent même jusqu'à 15 millions de tonnes de CO₂ équivalent.Pour visualiser cet ordre de grandeur, cela correspondrait aux émissions annuelles de plusieurs millions de voitures thermiques ou à une surface forestière gigantesque nécessaire pour absorber ce carbone.Mais les transports ne sont pas les seuls responsables. De nombreux matchs se dérouleront dans des régions particulièrement chaudes. Les systèmes de climatisation, les infrastructures d'accueil et les équipements nécessaires au confort des spectateurs entraîneront une consommation importante d'énergie et d'eau.Autre élément souvent oublié : les externalités. Au-delà de l'organisation du tournoi lui-même, les campagnes publicitaires et les partenariats commerciaux encouragent indirectement certaines consommations fortement émettrices. Le rapport pointe notamment le rôle de certains sponsors liés au secteur aérien ou aux énergies fossiles, dont l'impact dépasse largement le cadre des stades.Faut-il pour autant ne retenir que les aspects négatifs ? Pas forcément.Cette édition comporte également plusieurs avancées notables. La plus importante est sans doute qu'aucun nouveau stade n'a été construit spécifiquement pour le tournoi, ce qui évite une part importante des émissions généralement liées aux grands événements sportifs.Certaines infrastructures ont également intégré des dispositifs plus durables. C'est notamment le cas du stade d'Atlanta, qui prévoit de récupérer et réutiliser l'eau de pluie pour une partie de ses systèmes de refroidissement.Le rapport propose également plusieurs pistes pour réduire l'empreinte carbone des futures compétitions : limiter le nombre d'équipes participantes, privilégier des pays disposant déjà d'infrastructures adaptées, renforcer les transports bas carbone, développer davantage les fan zones locales et questionner la présence de sponsors issus des secteurs les plus polluants.Car derrière la passion du football se pose une question de plus en plus difficile à ignorer : comment continuer à organiser des événements planétaires tout en respectant les limites environnementales de notre époque ?Le football reste le "beau jeu", mais son empreinte écologique devient aujourd'hui un sujet incontournable dans le débat sur l'avenir des grands événements sportifs.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Journal d'Haïti et des Amériques
La Bolivie toujours sous tension, le président Rodrigo Paz durcit son discours

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 30:00


Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer.   Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold.   L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028.   Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Invité Afrique
Liban: «On considère le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:54


Alors qu'Israël continue ses frappes sur le Liban, RFI se penche sur la communauté des domestiques vivant sur place. Selon l'ONU, environ 250 000 étrangers constituent le personnel de maison au Liban. En grande majorité des femmes, dont beaucoup sont originaires d'Afrique. Mais ces personnes travaillent sous le système dit « la kafala » qui les privent de leurs droits les plus élémentaires. Et la guerre lancée par Israël depuis 2024 ne les épargne pas. Julie El Khoury, coordinatrice des programmes de l'ONG Kafa qui leur vient en aide, est la Grande Invitée Afrique.  RFI : Tout d'abord, expliquez-nous en quoi consiste le système de la kafala ? Julie El Khoury : La kafala, c'est un système qui régit l'emploi et le séjour des travailleuses domestiques migrantes au Liban, qui les place dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur employeur. Ca crée une relation de pouvoir qui renforce considérablement les vulnérabilités à l'exploitation et aux abus. On observe de nombreuses pratiques abusives : la confiscation des passeports, la restriction à la liberté de mouvement, l'isolement... Il y a aussi le non-paiement des salaires, de longues heures de travail aussi, et l'absence de la vie privée. Et cela peut, dans plusieurs situations, aboutir à des violences psychologiques, physiques et même sexuelles. C'est pour cette raison que, en tant qu'organisation de défense des droits des femmes et des travailleuses migrantes domestiques, nous considèrons le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne. L'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 va déstabiliser la région, avec le pilonnage de l'armée israélienne d'abord à Gaza, puis au Liban : 4 000 morts et 43 000 logements détruits fin 2024 d'après les autorités libanaises. Comment ces domestiques ont-elles vécu cette guerre ? Les migrantes travailleuses domestiques ont été touchées par les conséquences de la guerre en termes de déplacements forcés. Il y a aussi un nombre de travailleuses qui ont été abandonnées par leurs employeurs dans des zones ciblées par Israël, donc leur situation s'est aggravée en quelques jours. Elles étaient exclues des centres de refuge collectifs et se sont retrouvées à la rue pour quelques nuits. Après ça, les organisations non gouvernementales et des collectifs communautaires se sont organisés pour accueillir ces travailleuses domestiques migrantes déplacées de force de leur région de résidence. Maintenant que les bombardements israéliens ont repris sur le Liban, quelle est leur situation aujourd'hui ? Bien que l'État ait annoncé une décision gouvernementale d'accueillir toutes les personnes dans les refuges, même si elles sont non-libanaises, les domestiques ont toujours connu l'exclusion. Mais encore une fois, des centres collectifs gérés par des ONG ont accueilli un grand nombre de femmes migrantes, certaines ont trouvé refuge dans des logements partagés de type d'hébergement informel, où les conditions ne sont pas du tout adéquates en ce qui concerne la sécurité, l'intimité et aussi l'accès aux services essentiels. Contrairement à 2024, cette fois-ci, nous n'avons pas reçu de rapport sur des travailleuses domestiques migrantes abandonnées par les familles comme en 2024. Comment interviennent les gouvernements des pays dont ces femmes sont originaires ? Il y a des ambassades qui se sont mobilisées rapidement et parmi les ambassades, quelques-unes ont pu ouvrir aussi des centres de refuge et aider dans le processus de rapatriement. Mais ça, c'était surtout en 2024 et 2025, il n'y a pas eu autant d'initiatives en 2026. Ces femmes que vous assistez, que vous racontent-elles de leur état d'esprit, vu le traitement qui leur est réservé ? Nous travaillons avec des femmes leaders communautaires qui ont émergé au sein des travailleuses domestiques migrantes. Et ces femmes en particulier jouent un rôle très essentiel dans l'orientation d'autres femmes vers les services de soutien. Leur courage et leur motivation pour faire ce travail en temps de guerre est extrêmement important. Elles trouvent la force pour résister, pour soutenir et être en solidarité avec d'autres femmes de toutes nationalités, incluant les femmes libanaises et les personnes déplacées de force libanaises, pas seulement la communauté migrante. Bien sûr qu'elles souffrent d'un malaise psychologique de stress, comme toute la population au Liban, mais en même temps, elles savent bien comment être en solidarité pour dépasser cette période de crise et rester fortes et disponibles pour aider les autres.

De vive(s) voix
Être trans : en rire avec Lou Trotignon et en parler avec Sam Bourcier

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 29:00


Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans  ce monde peut être difficile.  — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.

De vive(s) voix
Être trans : en rire avec Lou Trotignon et en parler avec Sam Bourcier

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 29:00


Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans  ce monde peut être difficile.  — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.

Le focus Éco
Crédit hypothécaire : un outil méconnu pour débloquer des liquidités avec Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 5:30


Dans cet épisode du podcast "Comment j'ai réussi ?", Charles Bonnaire reçoit Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier, spécialisé dans le courtage de recherche de financement, nous éclaire sur le crédit hypothécaire, un outil méconnu mais pourtant précieux pour de nombreux propriétaires immobiliers.L'invitée nous explique que le crédit hypothécaire n'est pas uniquement réservé aux très gros patrimoines. Il peut également être une solution pour des propriétaires plus modestes qui ont besoin de liquidités, par exemple pour payer des droits de succession ou compléter le financement d'un investissement professionnel. Contrairement aux idées reçues, le crédit hypothécaire n'est pas forcément synonyme de dette. Il peut en effet permettre de ne rembourser que les intérêts, le capital étant remboursé à la revente du bien immobilier.Malgré ces avantages, le crédit hypothécaire reste encore peu connu du grand public, souvent associé à un "gros mot". Elle déplore ce manque de connaissance et souligne que ce type de financement ne comporte pas plus de risques qu'un crédit classique, la banque vérifiant toujours la capacité de remboursement de l'emprunteur.Un point intéressant soulevé dans cet épisode est l'évolution récente du marché du crédit hypothécaire. Avec la hausse des taux d'intérêt, elle constate que de plus en plus de parents font appel à ce type de financement pour aider leurs enfants à acquérir un bien immobilier. Le crédit hypothécaire permet en effet de débloquer des liquidités rapidement, sans avoir à vendre un bien.Enfin, la dirigeante du cabinet Bougardier observe que la nature des demandes de crédit hypothécaire a quelque peu évolué ces derniers temps. Si les achats de plaisir comme les voitures de collection ont un peu diminué, les demandes liées à l'immobilier, notamment pour l'achat d'un deuxième bien, sont en revanche en hausse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Idées
Caroline Fourgeaud-Laville : retrouver un peu d'humanité grâce aux humanités

Idées

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 40:14


Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche.   Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).

Idées
Caroline Fourgeaud-Laville : retrouver un peu d'humanité grâce aux humanités

Idées

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 40:14


Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche.   Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).

Aujourd'hui l'économie
Candy Crush, Clash of Clans: l'Europe déclare la guerre aux jeux mobiles qui vident le portefeuille

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:09


La Commission européenne prépare une nouvelle réglementation sur l'équité numérique. Dans son viseur, les monnaies virtuelles utilisées dans les jeux mobiles comme Candy Crush, Clash of Clans ou Subway Surfers. Une initiative qui inquiète les grands acteurs européens du secteur, qui redoutent des conséquences sur leur compétitivité. Lorsque vous téléchargez Candy Crush ou Clash of Clans, vous ne payez généralement rien. Le jeu est gratuit. C'est ce que l'on appelle le modèle « free to play », littéralement « gratuit pour jouer ». Contrairement aux jeux vidéo sur console ou sur ordinateur, qui sont souvent vendus plusieurs dizaines d'euros à l'achat, les éditeurs de jeux mobiles attirent des centaines de millions de joueurs sans leur demander de payer au départ. Alors comment gagnent-ils de l'argent ? En partie grâce à la publicité, mais surtout grâce à une petite partie des joueurs qui réalisent des achats directement dans le jeu. Ces achats prennent souvent la forme de gemmes, de pièces virtuelles, de bonus ou encore de personnages spéciaux. Le joueur dépense de l'argent réel pour acquérir ces monnaies virtuelles, qu'il utilise ensuite pour progresser plus rapidement ou débloquer certains contenus. À lire aussiCandy Crush: l'histoire, le succès et le modèle économique du jeu mobile aux 3 milliards de téléchargements Pourquoi la Commission européenne s'intéresse-t-elle aux monnaies virtuelles ? C'est précisément là que se situe le problème aux yeux de Bruxelles. Dans de nombreux jeux mobiles, le joueur ne dépense pas directement des euros ou des dollars. Il dépense une monnaie virtuelle achetée au préalable. La question que se pose la Commission européenne est simple : le joueur comprend-il toujours ce qu'il dépense réellement ? Si un objet coûte 5 euros, le prix est immédiatement compréhensible. Mais s'il coûte 700 gemmes obtenues dans un pack de 1 200 gemmes acheté 5 euros, la perception de la dépense devient beaucoup moins intuitive. Et lorsque plusieurs monnaies virtuelles coexistent dans un même jeu, la situation peut devenir encore plus complexe. Avec son projet de « Digital Fairness Act », ou loi sur l'équité numérique, la Commission européenne souhaite examiner ces pratiques et renforcer la transparence des prix. L'objectif affiché est de mieux protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, particulièrement présents sur ce type de jeux. Les éditeurs craignent une menace pour leur compétitivité Cette perspective inquiète fortement l'industrie du jeu vidéo mobile. Dans les colonnes du Financial Times, les dirigeants de plusieurs grands studios européens ont exprimé leurs préoccupations. Selon eux, certaines mesures pourraient conduire à l'apparition de messages ou de rappels destinés à contextualiser les dépenses réalisées par les joueurs, au risque de dégrader l'expérience utilisateur. Mais leurs inquiétudes dépassent la seule question du confort de jeu. Les responsables de l'industrie rappellent que le jeu mobile constitue l'un des rares secteurs du numérique dans lesquels l'Europe peut encore revendiquer une position de leader mondial. Selon les industriels, le secteur représente près de 8 milliards d'euros de revenus en Europe. Ils redoutent donc qu'une réglementation trop contraignante ne pénalise les acteurs européens face à leurs concurrents américains et chinois. Au-delà des jeux vidéo, le débat soulève une question économique plus large. Les responsables politiques européens souhaitent voir émerger des champions technologiques capables de rivaliser avec les géants mondiaux du numérique. Mais dans le même temps, l'Union européenne entend encadrer davantage certains modèles économiques lorsqu'ils soulèvent des questions de protection des consommateurs. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon équilibre : réguler pour davantage de transparence sans affaiblir les entreprises que l'Europe cherche justement à faire grandir. À lire aussiGabriel Hubert: «Imaginer un futur avec des acteurs numériques européens similaires aux américains»

Esprits Libres
Violences après la victoire du PSG : « Contrairement aux JO de Paris, le travail d'anticipation et de vigilance n'a pas été suffisamment efficace » déplore Ruth Elkrief

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 10:57


Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit l'éditorialiste politique Ruth Elkrief, éditorialiste politique, et Nicolas Beytout, le fondateur-directeur de L'Opinion. Ensemble, ils décryptent les événements violents survenus à Paris après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.Les deux invités apportent un éclairage passionnant sur cette situation complexe, soulignant les lacunes dans l'anticipation et la gestion de l'ordre public par les autorités, malgré les prévisions pessimistes. Ils pointent du doigt une "transition politique fatale" marquée par un manque de fermeté et de cohérence dans la réponse de l'État, avec des peines de prison jugées trop légères face aux dégâts causés.Mais au-delà de ces événements, les intervenants s'interrogent sur les racines profondes de cette violence, évoquant les frustrations d'une partie de la population qui s'exprime par des moyens illégitimes. Ils soulignent avec inquiétude la présence de profils socialement insérés parmi les fauteurs de troubles, remettant en cause les schémas traditionnels.L'épisode aborde également un autre sujet brûlant : les récentes avancées de l'Union européenne en matière de politique migratoire. Nicolas Beytout, analyse ce "virage très impressionnant", avec un durcissement des procédures de retour des migrants en situation irrégulière. Mais il pointe du doigt la position ambiguë de la France, qui peine à suivre ce mouvement, révélant des fractures au sein de la majorité présidentielle.Loin de se cantonner à l'actualité, les invités offrent une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux et politiques sous-jacents, ouvrant la voie à une compréhension plus fine des dynamiques à l'œuvre dans la "Nouvelle France" évoquée par Luc Ferry.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Pénis de chair, pénis de sang : quelles différences ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 4:52


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Contrairement aux idées véhiculées par la pornographie, chaque pénis et chaque vulve sont uniques en couleur, taille et forme. Et pour ceux qui s'interrogent sur la moyenne, sachez que la taille d'un pénis en érection est d'environ 13,58 cm. En mars 2023, des chercheurs espagnols ont classé les pénis selon leur capacité à grossir lors de l'érection. Une distinction qui, d'un point de vue médical, peut influencer certaines approches chirurgicales. Ils ont ainsi identifié deux grandes catégories : le "pénis de sang" (grower), qui se dilate considérablement lors de l'érection et le "pénis de chair" (shower), qui est déjà bien apparent au repos et change peu en taille. Comment savoir si je suis "grower" ou "shower" ? Cela peut-il changer au cours du temps ? Est-ce qu'un type de pénis est prédisposé aux troubles de l'érection ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : octobre 2023 À écouter aussi : ⁠Est-ce grave de paraître plus âgé ?⁠ ⁠Quelle est la bonne durée du sommeil ?⁠ ⁠Néophobie alimentaire : pourquoi certains mangeurs sont-ils considérés comme difficiles ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les Électrons Libres lancent Céleste, un chatbot intégré à X dédié au fact-checking scientifique. Nourrie par des sources contrôlées et des bases de données rigoureuses, cette IA entend lutter contre la désinformation sur les sujets scientifiques, technologiques et environnementaux.

Aujourd'hui l'économie
À Roland-Garros, le tennis sert aussi à faire des affaires

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:59


Pendant quinze jours, les Internationaux de France ne sont pas seulement un événement sportif mondial. Entre les loges VIP, les salons privés et les espaces hospitalités, Roland-Garros est devenu un véritable quartier d'affaires où les entreprises cultivent leurs relations commerciales et leur image. Chaque année, Roland-Garros attire des centaines de milliers de spectateurs Porte d'Auteuil. Mais derrière les matchs et la terre battue, le tournoi parisien reste une gigantesque machine économique. Dans les loges et les salons privés, on négocie, on reçoit des clients, on développe son réseau. Pendant la quinzaine, des milliers de dirigeants, d'hommes et de femmes d'affaires défilent dans les espaces hospitalités du tournoi. Et cette activité est loin d'être secondaire. Les hospitalités représentent aujourd'hui environ 20% du chiffre d'affaires de Roland-Garros. Concrètement, les marques achètent des places, privatisent des salons, louent des loges et invitent partenaires ou prospects autour d'un déjeuner ou d'un cocktail. Au total, le tournoi commercialise près de 125 000 packages hospitalités, quasiment tous vendus chaque année. Roland-Garros, un immense terrain de réseautage Pourquoi les entreprises sont-elles prêtes à dépenser plusieurs milliers d'euros par invité pour une journée de tennis ? Parce qu'elles n'achètent pas uniquement des places pour assister aux matchs. Elles achètent du temps relationnel. Contrairement à un déjeuner d'affaires classique ou à une réunion dans un bureau, une journée à Roland-Garros peut durer six à huit heures. De quoi échanger longuement avec des clients, des partenaires ou des prospects dans un cadre beaucoup plus détendu. « Roland-Garros n'est pas simplement un événement sportif, c'est une plate-forme business extrêmement puissante », résume Benoît Ripault, directeur marketing de Mastercard France. « Dans un monde où les interactions sont de plus en plus numériques, les moments physiques deviennent rares et donc d'autant plus précieux. Ils réhumanisent la relation commerciale. » Le tournoi permet ainsi aux entreprises de renforcer leurs liens commerciaux dans un environnement moins formel. Autour d'un match, d'un déjeuner ou d'un passage dans les espaces VIP, les conversations deviennent plus fluides et les échanges plus naturels. Le tennis, un sport particulièrement adapté au business Ces pratiques existent dans de nombreux grands événements sportifs, mais Roland-Garros possède des caractéristiques très particulières. Le tournoi bénéficie d'un imaginaire très fort : Paris au printemps, la gastronomie, l'élégance, le côté chic mais décontracté. Un cadre qui favorise naturellement les échanges. Le tennis offre aussi un rythme différent d'autres sports comme le football. À Roland-Garros, les invités ne restent pas assis pendant 90 minutes. Ils circulent entre les courts, les restaurants, les salons et les boutiques. Les pauses entre les matchs et les changements de côté créent des moments propices aux discussions. Cette économie VIP possède néanmoins son revers. Pendant certains matchs, des rangées de sièges restent inoccupées, les invités préférant parfois prolonger un déjeuner ou une discussion dans les salons privés. Mais ces revenus générés par les hospitalités sont devenus essentiels pour l'équilibre économique du tournoi. Ils permettent notamment de financer une partie de l'événement et de maintenir des billets relativement accessibles pour le grand public. À Roland-Garros, les échanges ne se jouent donc pas uniquement sur le court. Pendant quinze jours, les relations professionnelles se travaillent parfois avec autant de précision qu'un revers long de ligne.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que le collagène marin et quels sont ses bienfaits ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:47


Le collagène marin est devenu l'un des compléments alimentaires les plus populaires du moment. On le retrouve dans les poudres, les boissons, les gélules ou même certains cafés “bien-être”. Mais au fond, qu'est-ce que c'est exactement ? Et surtout : ses effets sont-ils réellement prouvés scientifiquement ?Le collagène est une protéine naturellement présente dans notre corps. C'est même la protéine la plus abondante chez l'être humain. Elle agit comme une sorte de “charpente” des tissus : peau, tendons, cartilage, os ou ligaments. Avec l'âge, sa production diminue progressivement. Résultat : la peau perd en élasticité, les rides apparaissent et certaines articulations deviennent plus fragiles.Le collagène marin, lui, est extrait principalement de la peau, des écailles et des arêtes de poissons. Contrairement au collagène bovin, il contient surtout du collagène de type I, celui que l'on retrouve majoritairement dans la peau humaine.Mais il y a un problème : avaler du collagène brut ne sert pas à grand-chose, car cette grosse protéine est difficilement absorbée par l'organisme. C'est pourquoi les fabricants utilisent généralement du “collagène hydrolysé”. Cela signifie que la protéine a été découpée en petits fragments appelés peptides, beaucoup plus faciles à absorber par l'intestin.Alors, que dit réellement la science ?Les études les plus solides concernent la peau. Plusieurs essais cliniques montrent qu'une supplémentation quotidienne en peptides de collagène peut améliorer légèrement l'hydratation, l'élasticité et parfois réduire la profondeur des rides après plusieurs semaines d'utilisation. Ces effets existent, mais restent modestes. On est loin d'un “lifting en poudre”.Il existe aussi des résultats intéressants concernant les articulations. Certaines recherches suggèrent une diminution des douleurs articulaires, notamment chez des sportifs ou des personnes souffrant d'arthrose légère. L'idée est que certains peptides pourraient stimuler les cellules produisant le cartilage.Concernant les os, quelques études montrent également une amélioration possible de certains marqueurs de densité osseuse chez les personnes âgées, surtout lorsqu'il est associé à du calcium et de la vitamine D.En revanche, beaucoup d'allégations marketing sont exagérées. Aucune preuve solide ne montre que le collagène marin “rajeunisse” le corps, fasse repousser miraculeusement les cheveux ou transforme profondément la silhouette.Enfin, il faut rappeler un point important : pour fabriquer du collagène, le corps a surtout besoin d'une alimentation équilibrée, riche en protéines, en vitamine C, en zinc et en acides aminés.Le collagène marin n'est donc pas un produit miracle. Mais les données scientifiques actuelles suggèrent qu'il peut avoir de vrais effets modestes sur la peau et les articulations, surtout avec une prise régulière sur plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Objectif : bac français !
SPÉCIAL #7 Pourquoi un podcast ?

Objectif : bac français !

Play Episode Listen Later May 28, 2026 9:20 Transcription Available


www.aufonddelaclasse.comCet épisode explique le choix du format podcast pour aufonddelaclasse.com. Contrairement aux vidéos courtes ou aux formats TikTok qui donnent des conclusions sans le raisonnement, le podcast développe une idée — et c'est précisément ce que le bac évalue.Le podcast est d'abord le média de la concentration. En sollicitant un seul canal sensoriel, il libère paradoxalement l'attention et force le cerveau à construire lui-même les représentations — exactement comme la lecture. On n'est pas passif : on travaille.C'est aussi un format flexible. On peut l'écouter en marchant, dans les transports, en faisant du sport — ces petits interstices de la journée deviennent du temps utile, où les idées infusent parfois mieux qu'en les apprenant de force. On peut aussi le réécouter : la répétition espacée est l'une des clés de la mémorisation. Et on peut l'écouter stylo en main, prendre des notes, sélectionner ce qui retient l'attention — ce qui est déjà exercer un jugement critique.Enfin, ce qu'on entend dans ces épisodes, c'est une voix qui réfléchit à voix haute — qui modélise une démarche autant qu'elle transmet un contenu. Les épisodes sont conçus pour fonctionner en parallèle avec les fiches du site aufonddelaclasse.com, calées exactement sur la même organisation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcast Structure
Pierre David : l'identité gagnante — comment libérer son ambition | E168

Podcast Structure

Play Episode Listen Later May 27, 2026 58:07


Et si le problème n'était pas le manque d'ambition — mais le fait de la retenir sans le savoir ?Pierre David est ancien vice-champion de France de savate boxe française, membre de l'équipe de France — et fondateur de l'Académie de la Haute Performance. Depuis plus de 10 ans, il accompagne entrepreneurs et athlètes de haut niveau avec une seule conviction : le potentiel de croissance est déjà là. Ce qui manque, c'est de lever ce qui le retient.Sa méthode : la dépolarisation — un outil de changement d'identité instantané, ancré dans les neurosciences, qui dissout les charges émotionnelles inconscientes là où le coaching classique et la volonté pure ne suffisent pas.===Dans cet épisode, Pierre revient sur :Sportif de haut niveau & entrepreneur : les mêmes blocages —ce qui différencie un numéro 1 d'un numéro 2 n'est ni technique ni physique. C'est la capacité à avancer sans charge émotionnelle — sans avoir besoin d'être perçu comme humble, éthique ou légitime pour passer à l'action.La dépolarisation — un changement de perception instantané, ancré dans le corps, qui rend impossible de repenser comme avant. Contrairement au coaching ou à la PNL, ce n'est pas mental — c'est physique. Et c'est irréversible sur le sujet traité.Les charges les plus fréquentes chez les entrepreneurs — Arrogance vs humilité, égoïsme vs altruisme — Pierre les retrouve à chaque palier. Et à mesure qu'on monte : la déconnexion à la mission, quand l'argent est là mais plus le sens.Pourquoi "vouloir fort" peut tout bloquer — Tant que le cerveau perçoit plus de bénéfices que d'inconvénients à un objectif, il reste inconscient du prix à payer. Le jour où on l'atteint — la dépression arrive. Le travail de Pierre : équilibrer bénéfices et inconvénients, passé et futur, pour que le lâcher-prise devienne naturel.Déchaîner l'ambition — ce que ça veut dire vraiment  — L'ambition n'est pas à construire. Elle est déjà là. Le travail, c'est d'enlever les chaînes.===Cet épisode est pour vous si : vous sentez que vous jouez en dessous de votre vraie ambition, que vous ramer à l'action alors que vos compétences sont là — ou que vous avez atteint un objectif et ne vous êtes pas senti aussi bien que prévu.Prochaine Rencontre Mastermind : https://www.squared.eu/mastermind/mastermind-squared-juillet-2026-dechainer-votre-ambitionLinkedIn Pierre David : https://linkedin.com/in/pierre-david-81075910bAcadémie de la Haute Performance : https://lacademie-de-la-haute-performance.com/Livre L'identité gagnante : https://amzn.eu/d/0jcy4ycjHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Collections de l'heure du crime
L'INTÉGRALE - Patrice Alègre : le chemin sans fin d'un tueur en série

Les Collections de l'heure du crime

Play Episode Listen Later May 27, 2026 41:34


Patrice Alègre n'est pas un prédateur qui repérait ses proies, les attendait dans la pénombre pour les violer et abréger leurs existences. Contrairement à la majorité des tueurs en série Il connaissait ses victimes. Il avait su les approcher, les mettre en confiance, devenir leur meilleur ami au point de laisser croire qu'avec lui, elles ne risquaient rien. Il était même là pour les protéger. A la fin de l'été 1997, la France va découvrir le visage, l'allure et le parcours de ce Toulousain à la carrure athlétique, trentenaire marginal et fêtard. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 13 juin 2024Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que le "syndrome de l'homme-arbre" ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:31


Le « syndrome de l'homme-arbre » est le surnom spectaculaire donné à une maladie extrêmement rare qui provoque l'apparition de gigantesques excroissances ressemblant à de l'écorce ou à des racines sur la peau. Derrière ce nom impressionnant se cache une véritable maladie génétique : l'épidermodysplasie verruciforme.Les personnes atteintes développent d'innombrables verrues épaisses, surtout sur les mains, les pieds, les bras ou le visage. Avec le temps, certaines deviennent si volumineuses qu'elles évoquent l'écorce d'un arbre, d'où le surnom médiatique de « syndrome de l'homme-arbre ».Cette maladie est liée à une anomalie génétique très rare. Normalement, notre système immunitaire combat naturellement certains virus très répandus appelés papillomavirus humains, ou HPV. Mais chez les personnes atteintes d'épidermodysplasie verruciforme, les défenses immunitaires fonctionnent mal contre ces virus spécifiques. Résultat : les HPV se multiplient de manière incontrôlée dans la peau et provoquent la formation massive de verrues.Le cas le plus célèbre fut celui de Dede Koswara, un Indonésien devenu mondialement connu dans les années 2000. Ses mains et ses pieds étaient recouverts d'énormes excroissances qui l'empêchaient presque de marcher ou de travailler. Les images avaient fait le tour du monde et suscité à la fois fascination et compassion.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces excroissances ne sont pas du bois. Il s'agit d'une accumulation massive de kératine, la protéine qui compose aussi nos ongles et nos cheveux. La peau produit cette matière en excès à cause de l'infection virale persistante.La maladie est très difficile à traiter. Les médecins peuvent retirer les excroissances par chirurgie ou laser, mais elles ont souvent tendance à repousser. Certains traitements antiviraux ou médicaments stimulant l'immunité peuvent ralentir l'évolution, sans toutefois guérir complètement la maladie.Autre problème important : les patients atteints présentent un risque élevé de cancers de la peau. Les lésions provoquées par les HPV peuvent en effet devenir cancéreuses après des années d'évolution, surtout lorsqu'elles sont exposées au soleil.Le syndrome de l'homme-arbre reste heureusement extrêmement rare. Seuls quelques centaines de cas ont été décrits dans le monde. Mais cette maladie rappelle à quel point l'équilibre entre notre système immunitaire et les virus est fragile. Des microbes généralement inoffensifs pour la plupart des gens peuvent devenir dévastateurs lorsqu'une anomalie génétique perturbe les défenses naturelles du corps.Ainsi, derrière ce surnom presque fantastique se cache une réalité médicale bien réelle, aussi impressionnante que tragique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Vin blanc, rouge, rosé : quel est le pire pour la santé ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 26, 2026 4:24


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Le retour des beaux jours, c'est aussi le retour des terrasses. Mais quand il s'agit de commander un petit verre de vin, est-il possible de préserver sa santé tout en se faisant plaisir ? Contrairement à ce qu'on a pu entendre pendant longtemps, aucune boisson alcoolisée n'est « bonne pour la santé ». Comme le rappelle l'Inserm, sur son site Internet : « Toute consommation d'alcool présente un risque pour la santé. Et contrairement à ce qui a longtemps été entendu, une faible consommation d'alcool n'est pas bénéfique. » Même le vin ? Quel est le vin le moins bon pour notre santé ? Quelles alternatives ? Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Eva Depierre. Première diffusion : mai 2024 À écouter aussi : ⁠Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ?⁠ ⁠Pénétration : quelles sont les trois raisons de s'en détacher ?⁠ ⁠Comment mieux gérer sa colère ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les Technos
Les Technos : Voiture électrique, l'art du silence maîtrisé

Les Technos

Play Episode Listen Later May 26, 2026 25:34


Vous avez déjà entendu ce sifflement discret, presque fantomatique, d'une voiture électrique qui démarre ? Contrairement à son homologue thermique, elle ne gronde pas, ne vrombît pas. Mais ce silence apparent cache une réalité acoustique bien plus complexe qu'il n'y paraît. Pourquoi la voiture électrique fait-elle si peu de bruit ? Et ce bruit qu'elle émet quand même, d'où vient-il, comment le maîtrise-t-on ?Pour répondre à ces questions, Aurélien reçoit aujourd'hui Vincent Lanfranchi, professeur des universités à l'Université de Technologie de Compiègne. Spécialiste non pas de l'acoustique à proprement parler, mais du génie électrique, Vincent Lanfranchi s'intéresse tout particulièrement aux phénomènes vibro-acoustiques générés par les composants et systèmes électriques. Un terrain de recherche multiphysique, à la croisée de l'électricité, du magnétisme, de la mécanique et de l'acoustique.Ensemble, ils vont décortiquer la chaîne de motorisation électrique pour comprendre comment des courants découpés à très haute fréquence peuvent faire vibrer des pièces métalliques et générer des nuisances sonores. Des nuisances invisibles, souvent insoupçonnées, mais bien réelles, que l'on retrouve d'ailleurs bien au-delà de l'automobile : dans les machines à laver, les lave-vaisselle, les rames de RER ou encore les lignes à haute tension.Un grand entretien de vulgarisation technologique, passionnant et accessible, à suivre maintenant dans cet épisode 18 de la saison 12 des Technos.

LA PETITE HISTOIRE
Pourquoi associe-t-on le rose aux filles ? La vraie histoire derrière ce code couleur

LA PETITE HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 8:29 Transcription Available


Pourquoi le rose est-il associé aux filles et le bleu aux garçons ? Contrairement aux idées reçues, cela n'a pas toujours été le cas. Dans cet épisode, découvrez l'histoire étonnante des couleurs à travers les siècles : du Moyen Âge à Hollywood, en passant par la religion, la mode et le marketing des années 80. Une plongée historique dans l'origine culturelle du rose et du bleu dans notre société.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!

DeepTechs
Des virus contre les superbactéries

DeepTechs

Play Episode Listen Later May 24, 2026 39:38


L'antibiorésistance tue déjà des milliers de personnes chaque année. D'ici 2050, elle pourrait devenir la première cause de mortalité humaine, selon l'OMS. Face à cette menace que les antibiotiques classiques ne parviennent plus à contenir, une startup française s'arme d'un remède vieux comme la nature : les bactériophages.Adèle James, microbiologiste normande et cofondatrice de Phagos, a co-créé cette entreprise en 2021 après un parcours en recherche académique et en incubation. Son idée ? Exploiter ces virus qui tuent les bactéries — présents partout dans l'environnement, y compris dans nos intestins — pour concevoir des traitements antibactériens sur mesure. Contrairement aux antibiotiques à large spectre qui dévastent toute la flore microbienne, les bactériophages n'éliminent que leur cible précise.L'entreprise, seule en Europe à disposer d'une autorisation de vente de médicaments vétérinaires à base de bactériophages sur mesure, a déjà traité plus de deux millions d'animaux — porcs et poulets principalement — en France. Forte de 25 millions d'euros levés en Série A et de 70 collaborateurs, Phagos vise les États-Unis d'ici deux à trois ans, avant de s'attaquer à la santé humaine à l'horizon 2030. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire : contrairement à ce qu'on croit, l'âge d'une coccinelle ne se définit pas au nombre de points qu'elle a sur le corps. Le nombre de points dépend uniquement de l'espèce.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:57


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Maintenant, vous savez
C'est quoi la mentalité vegan + bacon, pour atteindre ses objectifs sainement ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:27


Combien de vos résolutions du Nouvel An tenez-vous encore aujourd'hui ? Beaucoup abandonnent dès le premier écart, découragés par le fait de ne pas être parfaits. Cette dynamique d'échec répétitif, largement partagée, trouve pourtant une réponse dans une approche surprenante : la théorie "vegan + bacon". Contrairement aux méthodes radicales qui exigent une transformation totale et immédiate, cette mentalité est bésée sur la souplesse. D'où vient cette théorie ? Faut-il faire les choses à moitié ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Fanny Sauveplane. À écouter ensuite : ⁠Qu'est-ce que l'impôt mondial sur les sociétés ?⁠ ⁠Quelles sont les 3 astuces pour contrer sa phobie administrative ?⁠ ⁠Les hommes et les femmes sont-ils vraiment égaux face à l'administration ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠⁠⁠⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠⁠⁠⁠. Suivez Bababam sur ⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir
Pourquoi parle-t-on de "mariage gris" ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:03


En France, on parle de “mariage gris” pour désigner une forme particulière d'escroquerie sentimentale et administrative. Le principe est simple : une personne se marie sincèrement, par amour, tandis que l'autre cache ses véritables intentions. Contrairement au “mariage blanc”, où les deux époux savent dès le départ que l'union est fictive, le mariage gris repose donc sur la tromperie d'un seul des conjoints.Le terme apparaît dans les années 2000, notamment dans les débats sur l'immigration et le droit au séjour. Dans de nombreux cas, la personne mal intentionnée cherche à obtenir un avantage administratif : un titre de séjour, la nationalité française ou une stabilité sur le territoire. Elle entretient alors une relation apparemment authentique, parfois pendant plusieurs mois ou plusieurs années, avant le mariage. Une fois les papiers obtenus, elle peut brutalement disparaître, demander le divorce ou changer totalement de comportement.Le phénomène est difficile à mesurer précisément, car il repose sur l'intention réelle des individus, ce qui est compliqué à prouver juridiquement. En effet, tomber amoureux puis se séparer n'a évidemment rien d'illégal. Toute la difficulté consiste donc à démontrer qu'il existait, dès le début, une volonté de manipulation.En France, les autorités ont progressivement renforcé les contrôles autour des mariages impliquant des démarches de séjour. Les maires peuvent par exemple signaler au procureur de la République des unions qu'ils jugent suspectes. Des auditions séparées des futurs époux peuvent être organisées afin de vérifier la cohérence de leurs déclarations : lieu de rencontre, habitudes de vie, connaissance mutuelle ou projets communs.Le mariage gris peut avoir des conséquences psychologiques très lourdes pour la victime. Beaucoup racontent un profond sentiment de trahison, car la manipulation touche à la vie intime et affective. Certaines personnes découvrent que toute leur relation reposait sur un mensonge soigneusement construit.Sur le plan pénal, lorsqu'une fraude est démontrée, plusieurs infractions peuvent être retenues : escroquerie, obtention frauduleuse de documents administratifs ou fraude au séjour. Les sanctions peuvent inclure des peines de prison, des amendes et l'annulation de certains droits obtenus grâce au mariage.Mais le sujet reste sensible. Des associations et des juristes rappellent qu'il faut éviter les amalgames et les soupçons systématiques envers les couples binationaux. Car derrière la lutte contre les fraudes se pose aussi une question essentielle : comment protéger les victimes sans transformer l'amour en enquête administrative permanente ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les indiens scalpaient-ils leurs ennemis ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:20


Quand on évoque les peuples amérindiens et le scalp, beaucoup imaginent une pratique uniquement liée à la violence ou à la barbarie. Pourtant, la réalité historique est bien plus complexe. Le scalp consistait à retirer une partie du cuir chevelu de l'ennemi vaincu, généralement avec les cheveux. Cette pratique a existé chez plusieurs peuples d'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde et à différentes époques de l'Histoire.Chez certains peuples amérindiens, le scalp avait d'abord une dimension symbolique et guerrière. Dans des sociétés où le courage au combat était essentiel au prestige social, rapporter un scalp constituait une preuve tangible de victoire. C'était un trophée démontrant la bravoure du guerrier. Le scalp pouvait être montré à la tribu, exposé lors de cérémonies ou utilisé dans des rituels. Il servait parfois à honorer les esprits protecteurs ou à renforcer le statut du combattant.Contrairement aux idées reçues, tous les peuples amérindiens ne pratiquaient pas le scalp. Certaines tribus y avaient recours fréquemment, comme les Comanches ou les Apaches, tandis que d'autres le faisaient rarement, voire pas du tout. Les motivations variaient aussi selon les régions et les périodes. Parfois, il s'agissait surtout d'intimider l'ennemi. Dans d'autres cas, le scalp représentait une forme de vengeance après un conflit meurtrier.Mais un élément souvent oublié est le rôle joué par les Européens eux-mêmes. À partir du XVIIe siècle, les puissances coloniales ont parfois encouragé cette pratique. Les Français, les Britanniques puis les Américains ont, à certaines périodes, offert des primes pour les scalps ennemis. Un scalp devenait alors une preuve permettant de toucher une récompense financière. Cette politique a contribué à amplifier le phénomène et à le rendre encore plus brutal.Le scalp n'était d'ailleurs pas exclusivement pratiqué par les Amérindiens. Durant les guerres coloniales, des colons européens et des milices américaines scalpèrent eux aussi leurs adversaires. L'image du “sauvage indien scalpeur” a donc largement été exagérée par la littérature populaire et surtout par le cinéma du XXe siècle, notamment les westerns hollywoodiens.Enfin, il faut rappeler que le scalp ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certaines victimes survivaient, même si les risques d'infection étaient énormes avant la médecine moderne.Aujourd'hui, les historiens insistent sur la nécessité de replacer cette pratique dans son contexte historique et culturel. Le scalp était avant tout lié à la guerre, au prestige et aux croyances spirituelles, bien loin des caricatures simplistes longtemps véhiculées sur les peuples amérindiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le sillage dans l'eau a-t-il toujours le même angle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:23


Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Corée du Sud: la grève chez Samsung inquiète toute l'économie mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 20, 2026 3:02


Jusqu'à 50 000 salariés de Samsung menacent de faire grève à partir du 21 mai. Un conflit social inédit chez le géant sud-coréen, premier fabricant mondial de puces mémoire, qui inquiète autant la direction que le gouvernement de Séoul. Derrière les revendications salariales, c'est tout un modèle économique qui vacille, avec des conséquences potentielles sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs et le boom de l'intelligence artificielle. À première vue, le conflit social qui secoue actuellement Samsung semble assez classique. Des salariés réclament de meilleurs salaires, la direction refuse, le bras de fer s'installe et une grève est annoncée. Rien de très original. Sauf qu'ici, on ne parle pas d'une entreprise ordinaire. On parle de Samsung, le plus grand conglomérat sud-coréen et le premier fabricant mondial de puces mémoire. Un acteur industriel stratégique, dont le poids économique est tel que l'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État sud-coréen. Preuve de la sensibilité du dossier, le gouvernement envisage même des mesures exceptionnelles pour empêcher le mouvement social. Ce qu'il se joue aujourd'hui chez Samsung dépasse en réalité très largement l'entreprise elle-même. Car le groupe est l'un des grands gagnants du boom de l'intelligence artificielle. Ses puces mémoire sont partout : dans les serveurs, les centres de données, le cloud, les smartphones ou encore les infrastructures numériques qui alimentent les modèles d'IA générative. Grâce à ce savoir-faire industriel, Samsung accumule aujourd'hui des bénéfices considérables. C'est précisément ce qui nourrit la colère des salariés : ils voient les profits grimper, mais estiment que leurs rémunérations ne suivent pas. Le problème, c'est qu'une grève de 45 000 à 50 000 salariés dans un groupe de cette taille inquiète tout le monde : la direction, évidemment, mais aussi le gouvernement sud-coréen. Et pour cause, en Corée du Sud, Samsung n'est pas seulement une entreprise privée. C'est presque une institution nationale. Le groupe représente à lui seul près de 23% des exportations sud-coréennes et environ 26 % de la capitalisation boursière nationale. Autrement dit : si Samsung ralentit, c'est toute l'économie sud-coréenne qui risque de perdre de la vitesse. À lire aussiCorée du Sud: une crise politique aux accents économiques Une grève chez Samsung menace le marché mondial des puces électroniques L'inquiétude dépasse largement les frontières de la Corée du Sud. Certains analystes estiment qu'une grève prolongée pourrait coûter jusqu'à 20 milliards de dollars à Samsung et provoquer des tensions sur les prix mondiaux des composants électroniques. Car Samsung est au cœur d'un secteur devenu hautement stratégique : celui des semi-conducteurs. Les États-Unis, la Chine et l'Europe se livrent aujourd'hui une véritable guerre industrielle autour des puces électroniques. Tous cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, à relocaliser certaines productions et à renforcer leur souveraineté technologique. Dans ce contexte, voir le leader mondial des puces mémoire ralentir brutalement son activité serait un signal très négatif. D'autant qu'un simple ralentissement dans une usine de semi-conducteurs peut provoquer des retards de livraison dans le monde entier. Contrairement à d'autres industries, les chaînes de production de puces sont extrêmement complexes : lorsqu'elles s'arrêtent, il faut parfois plusieurs semaines pour retrouver un rythme normal. C'est ce risque systémique qui alarme aujourd'hui les marchés. Chez Samsung, le conflit social révèle aussi une fracture générationnelle Mais derrière les puces et les milliards, cette crise révèle aussi une fracture sociale plus profonde. Pendant longtemps, la Corée du Sud a reposé sur une forme de pacte implicite : entrer dans une grande entreprise, travailler dur, rester loyal, et en échange bénéficier d'une protection et d'une stabilité professionnelle. Ce modèle a largement contribué au miracle économique sud-coréen. Mais aujourd'hui, ce contrat social s'effrite. La jeune génération demande davantage de transparence, de reconnaissance et un partage plus équitable de la richesse créée. Et chez Samsung, cette évolution est particulièrement visible, d'autant que, pendant des décennies, le syndicalisme y était quasiment absent. La culture du groupe a longtemps été réputée antisyndicale. Ce n'est qu'il y a six ans que Samsung a officiellement promis de tourner cette page. Le conflit actuel constitue donc le premier véritable test de cette promesse d'ouverture. Même si la grève est finalement évitée, ou si elle ne dure que quelques jours, quelque chose aura déjà changé. Les salariés auront démontré leur capacité à peser. Et dans un pays où Samsung a longtemps semblé intouchable, c'est déjà un événement historique.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les pirates avaient-ils une forme de sécurité sociale ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:33


Quand on pense aux pirates, on imagine souvent des bandes de criminels ivres, violents et totalement désorganisés. Pourtant, la réalité historique est bien plus surprenante. Au XVIIIᵉ siècle, certains équipages pirates avaient mis en place des systèmes sociaux incroyablement modernes… allant jusqu'à indemniser les marins blessés au combat.Oui, les pirates avaient parfois une forme de sécurité sociale.Pour comprendre cela, il faut se rappeler dans quelles conditions vivaient les marins de l'époque. Dans la marine marchande ou militaire, la vie était terrible. Les équipages étaient mal payés, battus, affamés, et souvent abandonnés à leur sort en cas de blessure. Un marin qui perdait une jambe ou un bras était généralement renvoyé sans compensation. Sa vie pouvait basculer dans la misère du jour au lendemain.Les pirates, eux, fonctionnaient souvent différemment.Contrairement au cliché du capitaine tout-puissant, beaucoup d'équipages pirates étaient organisés selon des règles collectives appelées les “articles”. Ces véritables contrats étaient votés par les membres de l'équipage avant le départ. Ils fixaient les règles de vie à bord, les parts de butin, les sanctions… mais aussi les indemnisations en cas de blessure.Le célèbre pirate Bartholomew Roberts, surnommé “Black Bart”, possédait ainsi un code très précis. Un marin perdant un bras, une jambe ou un œil pendant un combat recevait une compensation prélevée directement sur le trésor commun.Dans certains équipages, perdre un membre pouvait rapporter jusqu'à 800 “pièces de huit”. Ces pièces d'argent espagnoles circulaient dans tout l'Atlantique et représentaient une véritable fortune pour l'époque. D'autres blessures donnaient droit à des montants différents : une main, un doigt ou même une blessure grave pouvaient être indemnisés.Pourquoi une telle générosité ?D'abord parce que les pirates avaient besoin de combattants motivés. Monter à l'abordage d'un navire ennemi était extrêmement dangereux. Les compensations rassuraient donc les hommes : s'ils étaient mutilés, ils ne seraient pas abandonnés.Mais cela révèle aussi quelque chose d'étonnant : les pirates étaient parfois plus égalitaires que les sociétés officielles de leur époque. Le capitaine pouvait être élu et même renversé. Le butin était partagé selon des règles connues à l'avance. Et les blessés bénéficiaient d'une véritable solidarité collective.Bien sûr, les pirates restaient des criminels violents. Mais derrière les drapeaux noirs et les combats navals se cachait parfois une organisation sociale étonnamment avancée.À certains égards, ces hors-la-loi avaient inventé une forme primitive d'assurance du travail… bien avant de nombreux États modernes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le vrai du faux
Contrairement à ce que suggère une vidéo virale, Michael Jackson n'a pas récemment été vu dans un bus au Brésil

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later May 19, 2026 1:57


durée : 00:01:57 - Une vidéo vue dix millions de fois sur le réseau social X prétend montrer le chanteur Michael Jackson dans un bus au Brésil, mais elle a été générée par IA. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi un simple bourrelet pourrait accélérer le vieillissement du cerveau ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:17


Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que le surpoids, en général, augmentait le risque de déclin cognitif et de vieillissement du cerveau. Mais une nouvelle étude internationale pré-publiée dans Nature Communications apporte une vision beaucoup plus précise : ce ne serait pas tant le poids total qui poserait problème, mais l'emplacement exact de certaines graisses dans le corps.Les travaux ont été menés par des chercheurs de Université Ben-Gourion du Néguev, en collaboration avec Université Harvard, Université de Leipzig et Université Tulane. Leur conclusion est frappante : la graisse viscérale, c'est-à-dire celle qui s'accumule profondément autour des organes abdominaux, semble associée à une accélération du vieillissement cérébral.Contrairement à la graisse située juste sous la peau, la graisse viscérale est biologiquement très active. Elle ne sert pas seulement de réserve énergétique : elle produit aussi des molécules inflammatoires, des hormones et divers composés chimiques capables d'affecter l'ensemble du corps. Or, le cerveau est particulièrement sensible à l'inflammation chronique.Les chercheurs ont utilisé des techniques avancées d'imagerie médicale pour mesurer précisément la répartition des graisses chez les participants. Ils ont ensuite comparé ces données avec des marqueurs du vieillissement cérébral observés grâce à des IRM du cerveau. Résultat : les personnes présentant davantage de graisse viscérale montraient des signes plus importants de vieillissement du tissu cérébral, parfois même indépendamment de leur poids total.Autrement dit, deux personnes ayant le même indice de masse corporelle peuvent avoir des risques neurologiques très différents selon la manière dont leur graisse est répartie.Pourquoi cette graisse abdominale est-elle si problématique ? Plusieurs mécanismes sont envisagés. D'abord, elle favorise une inflammation de bas niveau mais permanente dans l'organisme. Ensuite, elle augmente les risques de diabète, d'hypertension et de troubles vasculaires, qui affectent directement les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Enfin, certaines molécules produites par la graisse viscérale pourraient perturber directement le fonctionnement des neurones.Cette découverte pourrait modifier la manière dont les médecins évaluent les risques liés au vieillissement cérébral. Jusqu'ici, le poids ou l'IMC étaient souvent utilisés comme indicateurs principaux. Mais cette étude suggère qu'il faut regarder plus précisément où se situe la graisse.Le fameux “bourrelet abdominal” n'est donc pas seulement une question esthétique ou cardiovasculaire. Il pourrait aussi représenter un marqueur important de la santé du cerveau et de son vieillissement futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi avons-nous des dents de lait ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 16, 2026 2:22


Alors, chez les humains, les premières dents — les dents de lait — commencent à apparaître vers 6 mois. À cet âge, la mâchoire d'un bébé est minuscule. Impossible d'y faire tenir directement les 32 dents définitives d'un adulte. L'évolution a donc trouvé une solution ingénieuse : fabriquer d'abord une version “réduite” de la dentition.Les enfants possèdent ainsi 20 dents de lait, plus petites et mieux adaptées à leur bouche en croissance. Elles permettent déjà de mastiquer des aliments solides tout en laissant de la place pour le développement futur du crâne et de la mâchoire.Puis, entre environ 6 et 12 ans, la mâchoire s'agrandit progressivement. Les dents définitives peuvent alors sortir.Ce système s'appelle la “diphyodontie” : le fait d'avoir deux générations successives de dents. Les humains ne sont d'ailleurs pas les seuls concernés. La plupart des mammifères fonctionnent ainsi : chiens, chats, chevaux ou gorilles perdent eux aussi leurs dents de lait.Mais pourquoi l'évolution n'a-t-elle pas simplement créé une seule dentition capable de grandir avec nous ?Parce qu'une dent est une structure minérale morte. Contrairement aux os, elle ne peut quasiment pas se remodeler ou grandir une fois formée. L'émail, notamment, est l'un des matériaux biologiques les plus durs du corps… mais aussi l'un des moins “réparables”.L'évolution a donc dû choisir entre deux solutions imparfaites :soit fabriquer directement de grandes dents, impossibles à loger dans une mâchoire d'enfant ; soit produire une première série temporaire avant la seconde. Elle a choisi la deuxième option.Mais ce système possède aussi un autre avantage : il sert de “roue de secours”. Les dents s'usent énormément. Chez nos ancêtres préhistoriques, qui mangeaient des aliments beaucoup plus abrasifs — racines, graines dures, sable microscopique présent dans la nourriture — l'usure dentaire était massive dès l'enfance. Avoir une seconde série de dents augmentait fortement les chances d'atteindre l'âge adulte avec une dentition fonctionnelle.D'ailleurs, certains animaux vont beaucoup plus loin. Les requins remplacent leurs dents quasiment à l'infini.Un grand requin blanc peut perdre des milliers de dents au cours de sa vie. Les humains, eux, ont adopté un compromis : deux séries seulement. Suffisant pour survivre longtemps… mais pas assez pour éviter les factures du dentiste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi le Grand Trianon cachait-il le vrai pouvoir du roi ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:40


Au cœur du domaine de Château de Versailles, loin de l'agitation de la cour et des interminables cérémonies royales, se cache un palais plus discret, plus intime, mais tout aussi somptueux : le Grand Trianon. S'il fut construit à partir de 1687 pour Louis XIV, ce n'était pas simplement pour ajouter un nouveau bâtiment à Versailles. Le Grand Trianon répondait à un besoin très particulier du Roi-Soleil : fuir… son propre palais.Car Versailles était devenu une machine politique gigantesque. Louis XIV y avait rassemblé la noblesse afin de mieux la contrôler. Chaque journée du roi était réglée comme un cérémonial : lever, repas, promenades, coucher… tout était public. Être vu par le roi était un privilège convoité. Mais cette mise en scène permanente du pouvoir avait un prix : elle épuisait le souverain.Louis XIV rêvait donc d'un lieu plus calme, réservé à quelques proches seulement. Un endroit où il pourrait échapper à l'étiquette étouffante de Versailles. C'est ainsi qu'il ordonne la construction du Grand Trianon sur l'emplacement d'un ancien pavillon appelé le “Trianon de porcelaine”.Le résultat est spectaculaire. Contrairement au château principal, massif et imposant, le Grand Trianon est conçu comme une élégante “maison de campagne”. De larges ouvertures laissent entrer la lumière, les jardins semblent pénétrer dans les salons, et l'ensemble privilégie l'harmonie plutôt que la démonstration écrasante de puissance. Le marbre rose utilisé pour certaines colonnes lui donne d'ailleurs son surnom : le “Trianon de marbre”.Mais derrière cette apparente simplicité se cache toujours la politique. Car même dans cette retraite intime, Louis XIV continue de gouverner. Le Grand Trianon devient un lieu de négociations discrètes, de décisions stratégiques et de rencontres diplomatiques. Le pouvoir s'y exerce loin des regards de la cour.Le palais joue aussi un rôle essentiel dans la vie privée du roi. Louis XIV y séjourne fréquemment avec Madame de Maintenon, qu'il a probablement épousée secrètement après la mort de la reine. À Versailles, chaque geste du souverain était observé ; au Trianon, il pouvait enfin vivre dans une relative intimité.Après Louis XIV, les autres souverains français continueront d'utiliser le Grand Trianon. Napoléon Bonaparte y résidera lui aussi, appréciant son calme et son élégance. Plus tard, le général Charles de Gaulle y accueillera certains chefs d'État étrangers.Le Grand Trianon résume parfaitement le paradoxe de la monarchie absolue. C'est un lieu conçu pour fuir la cour… mais aussi pour mieux régner. Une retraite privée devenue, elle aussi, un théâtre du pouvoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la diarchie permet-elle d'éviter la tyrannie ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 12, 2026 1:56


Le mot vient du grec di (deux) et arkhê (commandement). Contrairement à la monarchie où un seul individu règne, ou à la république où le pouvoir est souvent dilué, la diarchie est une forme de gouvernement où deux dirigeants exercent simultanément la fonction de chef d'État.Il ne s'agit pas simplement de deux collaborateurs, mais de deux égaux possédant, en théorie, les mêmes prérogatives et le même droit de veto l'un sur l'autre. Ce système est souvent mis en place pour garantir un équilibre des forces, représenter deux factions différentes ou assurer une continuité militaire et civile.L'exemple historique : Les deux rois de SparteL'exemple le plus célèbre nous vient de la Grèce antique. À Sparte, la cité n'avait pas un, mais deux rois issus de deux familles distinctes : les Agiades et les Eurypontides.Pourquoi ce choix ? C'était une mesure de sécurité politique :Contre la tyrannie : Un roi surveillait l'autre, empêchant toute dérive dictatoriale.Continuité militaire : En temps de guerre, un roi pouvait partir mener l'armée au combat pendant que le second restait à Sparte pour assurer la stabilité de la cité.Et aujourd'hui ? Le cas d'AndorreOn pourrait croire que ce système appartient au passé, mais il existe encore ! Prenez la Principauté d'Andorre, ce petit pays niché dans les Pyrénées.Andorre est une "paréage" (une forme de diarchie). Ses chefs d'État sont deux coprinces :1. L'évêque d'Urgell (en Espagne).2. Le président de la République française.C'est une situation unique au monde où un chef d'État étranger (le président français) est aussi, de par sa fonction, le souverain d'un autre pays.Pourquoi choisir la diarchie ?L'intérêt majeur réside dans la stabilité. Dans les moments de crise ou de succession, le fait d'avoir deux têtes permet d'éviter le vide de pouvoir. Cependant, le risque est évident : la paralysie. Si les deux dirigeants sont en désaccord total, l'État peut se retrouver bloqué, chaque décision étant contrecarrée par le partenaire.En résumé, la diarchie est le pari de la collaboration forcée plutôt que de l'ambition solitaire. Un concept à méditer dans notre monde souvent polarisé ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Canal+ Afrique veut devenir un géant audiovisuel panafricain

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 9, 2026 48:30


Directeur général de Canal+ Afrique, David Mignot est le grand invité de l'économie RFI-Jeune Afrique. Il défend une stratégie fondée sur l'effet d'échelle, la production locale et l'innovation technologique pour faire face aux plateformes mondiales. Après le rachat de Multichoice, le groupe veut devenir un acteur audiovisuel panafricain incontournable. Cotation à Johannesburg, lutte contre le piratage, contenus africains et nouveaux usages numériques : David Mignot détaille ses ambitions. Entretien assuré par Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). Réalisation : Yann Bourdelas / Lauren Némausat / Stéphane Defossez. Découvrez l'émission en vidéo en cliquant ici. Canal+ Afrique change de dimension L'année 2026 marque une étape importante avec l'entrée du groupe Canal+ à la Bourse de Johannesburg. Une double cotation après Londres, destinée à renforcer l'ancrage africain du groupe et à ouvrir son capital à des investisseurs du continent. Pour David Mignot, cette implantation financière a aussi une portée symbolique. Canal+ veut apparaître comme un acteur pleinement intégré à l'écosystème audiovisuel africain. Le rachat de Multichoice pour atteindre une taille critique Le dirigeant revient sur l'acquisition de Multichoice, opérateur historique de télévision payante en Afrique anglophone et lusophone. Cette opération doit permettre au nouvel ensemble de dépasser les 40 millions d'abonnés dans près de 70 pays. Un changement d'échelle jugé indispensable face à la concurrence des grandes plateformes mondiales comme Netflix, Amazon ou Disney. David Mignot insiste sur la complémentarité géographique entre Canal+ et Multichoice. Selon lui, l'objectif est de construire un groupe capable d'investir massivement dans les contenus et les technologies. Le patron de Canal+ Afrique rappelle que le groupe emploie déjà plusieurs milliers d'ingénieurs et investit plus d'un milliard d'euros dans les infrastructures technologiques. Le piratage présenté comme la principale menace Contrairement aux idées reçues, David Mignot estime que le principal concurrent de Canal+ ne sont pas les grandes plateformes de diffusion mais le piratage. Selon lui, les nouvelles formes de diffusion illégale via les réseaux internet haut débit représentent un danger majeur pour toute l'industrie audiovisuelle. Le dirigeant explique que sans protection de la propriété intellectuelle, il devient impossible de financer durablement les productions locales et les grands événements sportifs. Miser sur les contenus africains Canal+ revendique aujourd'hui plus de 10 000 heures de contenus produits chaque année sur le continent africain dans une trentaine de langues. Séries ivoiriennes, productions nigérianes, contenus malgaches ou programmes en wolof, bambara ou peul : le groupe veut renforcer sa présence locale et développer des récits africains capables de séduire un public international. David Mignot compare cette stratégie à celle de la Turquie ou de la Corée du Sud, devenues de grands exportateurs de contenus audiovisuels. Selon lui, la taille du marché africain pourrait permettre à terme l'émergence de productions capables de rayonner à l'échelle mondiale. Des productions adaptées aux marchés locaux Le patron de Canal+ Afrique assure que les contenus locaux peuvent devenir rentables grâce à des coûts de production adaptés aux réalités économiques de chaque pays. Canal+ mise également sur la formation des talents locaux grâce à Canal+ University et à la Talent Factory de Multichoice. Plusieurs milliers de professionnels auraient déjà été formés aux métiers de la production audiovisuelle. Football, sport et diversification des contenus Le football reste un pilier majeur de l'offre de Canal+, notamment grâce à la Ligue des champions et aux grandes compétitions internationales. Mais David Mignot insiste sur la nécessité de ne pas dépendre uniquement des droits sportifs. Le groupe cherche à diversifier ses contenus avec des séries, des documentaires, des programmes jeunesse ou encore du basket africain et les sports de combat. Selon lui, la force de Canal+ repose avant tout sur sa capacité à agréger des contenus variés destinés à l'ensemble des membres d'un foyer. Une stratégie tournée vers les nouveaux usages Face à l'explosion du smartphone et des plateformes numériques, Canal+ veut adapter ses formats et ses outils de diffusion. David Mignot estime que le métier du groupe consiste désormais à occuper le temps libre des consommateurs, quel que soit l'écran utilisé. Le dirigeant reconnaît la montée en puissance de YouTube, TikTok ou Instagram, mais considère que les grands contenus premium conservent une place essentielle dans les usages audiovisuels. Canal+ veut devenir un acteur africain de référence Présent dans l'ensemble des pays d'Afrique subsaharienne, Canal+ revendique plus de 35 000 points de vente et des centaines de chaînes africaines diffusées sur ses bouquets. David Mignot affirme que le groupe est aujourd'hui perçu comme un acteur profondément africain malgré ses origines françaises. Le patron de Canal+ Afrique insiste enfin sur l'idée d'une « Afrique terre de croissance », devenue selon lui un axe stratégique majeur pour le groupe depuis plusieurs années.

Atelier des médias
Florence Dauchez: «Un monde sans journaliste est un monde aveugle»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 9, 2026 52:50


Alors que la liberté de la presse est fragilisée à travers le monde, la journaliste Florence Dauchez publie Le Prix du journalisme, un livre décliné d'un podcast. Dans L'Atelier des médias, elle revient sur ce projet patrimonial – il est diffusé par l'INA – dans lequel onze lauréates du prix Albert-Londres racontent les coulisses du métier et leur engagement absolu pour l'information. Face à un contexte de guerre informationnelle et de défiance croissante d'une partie des publics contre les médias, Florence Dauchez a conçu Le Prix du journalisme comme une archive nécessaire pour les générations futures. Pour elle, il s'agissait de « capturer cette mémoire pour en faire précisément une mémoire comme on enfermait des trésors dans une amphore ». Son objectif est clair : laisser une trace de cette pratique du grand reportage, du terrain, car « si le journalisme disparaissait, cette forme-là serait quelque part ». « Compléter le récit » Le choix de réunir exclusivement des lauréates du prix Albert-Londres permet de mettre en lumière une approche souvent plus sensible de l'actualité. Florence Dauchez souligne l'avantage stratégique de ce regard : « Nous avons accès à cet univers féminin parce que nous sommes des femmes et que souvent dans les pays dans lesquels nous nous rendons, l'accès aux femmes est limité pour les hommes. Donc, de ce fait, c'est une manière de compléter le récit ». La réalité d'un « métier de valeurs » Loin du romantisme du grand reporter, Florence Dauchez rappelle la rudesse économique de la profession. Contrairement aux idées reçues, le journalisme est marqué par une forte fragilité sociale : « La grande majorité [...] des journalistes vivent avec un niveau de revenus qu'on peut qualifier de précaire ». Pour Florence Dauchez, cet engagement ne s'explique pas par l'appât du gain, mais par une conviction profonde : « Ce ne sont pas des métiers d'argent. [...] Ce sont des métiers de valeurs ». Un rempart pour la démocratie À l'heure où les algorithmes peinent à saisir la complexité du monde, le travail de terrain reste l'ultime garant de la transparence. Florence Dauchez rappelle que la mission première de la presse est de demander des comptes : « Le journaliste et le journalisme servent à demander des comptes au pouvoir, [...] ça fait partie du jeu de la démocratie ». En expliquant les méthodes, les doutes et les contraintes éthiques, les reporters peuvent recréer un lien avec les citoyens. « Témoigner de l'intérieur des mécanismes, ça permet aussi de mieux appréhender la réalité des autres », souligne Florence Dauchez. ► Le Prix du journalisme : Récits de femmes reporters, un livre de Florence Dauchez paru chez INA Éditions et une série de podcasts en 10 épisodes disponibles sur toutes les plateformes.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les arbres s'illuminent-ils pendant les orages ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:25


On le soupçonnait depuis des siècles. Dès le XVIIIe siècle, à l'époque des premières expériences sur l'électricité atmosphérique inspirées par Benjamin Franklin, certains scientifiques imaginaient que les objets pointus — clochers, mâts… et arbres — pouvaient “fuir” l'électricité lors des orages. Mais faute d'instruments adaptés, cela restait une intuition. Pendant près de 300 ans, personne n'avait réussi à voir directement ce phénomène dans la nature.Jusqu'à récemment.En février 2026, une équipe de la Pennsylvania State University publie dans Geophysical Research Letters la première preuve filmée : oui, les arbres s'illuminent pendant les orages — mais d'une manière totalement invisible à l'œil humain.Le phénomène en question s'appelle une décharge couronne. Contrairement à un éclair, qui est une décharge massive et spectaculaire, la couronne est faible, diffuse, presque furtive. Elle se produit lorsque le champ électrique dans l'air devient extrêmement intense, typiquement juste avant un éclair. Dans ces conditions, l'air autour de certains objets commence à s'ioniser : il devient brièvement conducteur, et libère une lueur, souvent dans l'ultraviolet.Et les arbres sont des candidats parfaits.Pourquoi ? Parce que leurs feuilles et leurs branches forment une multitude de pointes microscopiques. Or, en électricité, les pointes concentrent le champ électrique. Résultat : au sommet d'un arbre, chaque feuille peut devenir un minuscule point d'émission. Des centaines, voire des milliers de micro-décharges apparaissent alors simultanément, sautant de feuille en feuille, de branche en branche.C'est exactement ce que les chercheurs ont observé. Grâce à des caméras sensibles aux ultraviolets et à des capteurs de champ électrique, ils ont filmé ces éclats apparaître pendant quelques secondes, juste avant certains éclairs. Une sorte de halo électrique, discret mais omniprésent.Ce que cela change est loin d'être anecdotique.D'abord, cela confirme que les arbres ne sont pas de simples “paratonnerres passifs”. Ils participent activement à l'environnement électrique de l'orage. Ces décharges pourraient même influencer le déclenchement de la foudre, en modifiant localement la distribution des charges.Ensuite, cela ouvre des perspectives concrètes. Mieux comprendre ces phénomènes pourrait améliorer les modèles de prévision des orages, ou aider à anticiper certains risques, comme les incendies déclenchés par la foudre.Mais surtout, cette découverte rappelle une chose essentielle : la nature est encore pleine de phénomènes invisibles, qui échappent à nos sens. Pendant des siècles, les arbres semblaient immobiles sous l'orage. En réalité, ils scintillaient déjà — simplement, nous n'avions pas encore les yeux pour le voir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ah ouais ?
Comment un homme s'est retrouvé enceint

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 4, 2026 1:50


Cela s'est passé en 2018 du côté de Monaco où vit DJ Cooper. Contrairement à ce que peut laisser penser son nom, il n'est pas spécialiste des platines mais basketteur pro à l'AS Monaco qui évolue en 1ère division française. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.