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Quand on pense aux origines de la population américaine, on évoque souvent l'Angleterre, l'Irlande ou l'Allemagne. Pourtant, une partie surprenante des Américains partage un ancêtre français commun, arrivé très tôt sur le sol nord-américain : Marin Duval.Marin Duval est né en France au début du XVIIᵉ siècle. Il émigre vers 1639 en Amérique du Nord, à une époque où les colonies européennes ne comptent encore que quelques milliers d'habitants. Il s'installe dans la colonie du Maryland, alors en plein développement. Ce détail est crucial : arriver aussi tôt dans l'histoire coloniale multiplie mécaniquement les chances de laisser une descendance massive.Contrairement à beaucoup de colons, Marin Duval fonde une famille nombreuse et ses enfants survivent, se marient et s'installent à leur tour. À une époque où la mobilité sociale et géographique est forte, ses descendants se dispersent rapidement à travers les colonies britanniques, puis à travers les États-Unis naissants. Chaque génération double, puis quadruple le nombre d'héritiers.C'est ce phénomène que les généticiens et historiens appellent un effet fondateur. Lorsqu'un individu se trouve très tôt dans une population en forte expansion démographique, son arbre généalogique peut littéralement exploser. Après dix à douze générations, cela représente des centaines de milliers, voire des millions de descendants potentiels.Le cas de Marin Duval est d'autant plus frappant que sa lignée est exceptionnellement bien documentée. Les archives coloniales américaines sont riches, et certaines familles ont tenu des généalogies très précises. Résultat : on peut établir avec certitude que Marin Duval est l'ancêtre commun de personnalités aussi différentes que le président Harry S. Truman, le président Barack Obama, l'ancien vice-président Dick Cheney, le milliardaire Warren Buffett ou encore l'acteur Robert Duvall.Cela ne signifie pas que ces personnalités sont proches parentes. Leur lien avec Marin Duval remonte à plus de trois siècles, ce qui correspond à une parenté extrêmement lointaine. Mais statistiquement, dans une population issue de quelques dizaines de milliers de colons initiaux, ce type de convergence généalogique est inévitable.Cette histoire est aujourd'hui entretenue par la Duvall Society, une association consacrée à la préservation de l'héritage de Marin Duval et à l'étude de sa descendance.En résumé, si tant d'Américains partagent un ancêtre français commun, ce n'est pas un mystère génétique, mais une conséquence mathématique de l'Histoire : arriver tôt, avoir des enfants, et laisser le temps faire le reste. Dans une nation jeune et construite par vagues successives, certains noms ont eu plusieurs siècles d'avance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Le bektachisme est l'une des confréries spirituelles les plus énigmatiques de l'histoire du monde musulman. Né entre mystique soufie, chiisme hétérodoxe et traditions populaires d'Anatolie, il a longtemps évolué à la marge de l'islam officiel, tout en jouant un rôle politique et culturel majeur dans l'Empire ottoman.La confrérie tire son nom de Hacı Bektaş Veli, un mystique du XIIIᵉ siècle originaire d'Anatolie. Personnage semi-légendaire, il prêche une spiritualité fondée sur l'amour, la tolérance, l'égalité entre les êtres humains et la recherche intérieure plutôt que sur l'observance stricte de la loi religieuse. Dans un monde médiéval souvent dominé par l'orthodoxie, ce message tranche radicalement.Le bektachisme se distingue d'abord par sa lecture symbolique et ésotérique de l'islam. Les textes sacrés ne sont pas rejetés, mais interprétés à plusieurs niveaux. Les rituels sont volontairement secrets, réservés aux initiés. Contrairement à l'islam sunnite classique, les bektachis ne mettent pas l'accent sur la prière canonique quotidienne, le jeûne strict ou la séparation rigide entre hommes et femmes. Le vin, normalement interdit, peut même avoir une valeur symbolique lors de certaines cérémonies.Autre particularité majeure : le bektachisme accorde une place centrale à Ali, le gendre du prophète Mahomet, et aux douze imams du chiisme, tout en intégrant des éléments préislamiques, chrétiens et chamaniques. Cette hybridation religieuse a longtemps nourri sa réputation de doctrine “hérétique” aux yeux des autorités sunnites.Son importance historique explose à partir du XVe siècle, lorsque la confrérie devient intimement liée aux janissaires, le corps d'élite de l'armée ottomane. Cette alliance offre au bektachisme une protection politique considérable. Pendant plusieurs siècles, la confrérie agit comme un contre-pouvoir spirituel, diffusant une vision plus égalitaire et plus souple de la religion au sein de l'Empire.Mais cette proximité avec les janissaires scelle aussi son destin. En 1826, lorsque le sultan Mahmud II fait massacrer et dissoudre les janissaires, le bektachisme est à son tour interdit. Les tekkes, les lieux de rassemblement, sont fermés, les maîtres spirituels persécutés, et la confrérie entre dans la clandestinité.Aujourd'hui, le bektachisme survit principalement dans les Balkans — notamment en Albanie — et en Turquie, sous une forme discrète. Plus qu'une simple confrérie religieuse, il incarne une autre voie de l'islam, profondément humaniste, où la quête spirituelle prime sur la loi, et où la foi se vit comme une expérience intérieure.Le bektachisme reste ainsi un rappel troublant : l'histoire religieuse n'est jamais monolithique, et certaines traditions ont longtemps prospéré… précisément parce qu'elles refusaient les dogmes rigides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Miroir Acoustique L'Oiseau Lyre ou l'art de se perdre pour exister Imaginez que vous marchez seul dans le bush australien. Le silence est profond, interrompu seulement par le souffle du vent dans les eucalyptus. Soudain, un bruit discordant vous fige sur place : le hurlement net d'une tronçonneuse, suivi du clic précis d'un obturateur d'appareil photo. Vous cherchez l'intrus, le chantier, le touriste… mais il n'y a personne. À quelques mètres de vous, un oiseau au plumage discret et à la queue majestueuse vous observe. C'est lui, l'Oiseau Lyre (Menura novaehollandiae). Le plus grand faussaire de la nature. Un disque dur biologique L’oiseau lyre possède un don qui frise le surnaturel : il peut imiter presque n’importe quel son avec une fidélité chirurgicale. Des chants complexes de vingt autres espèces d’oiseaux aux bruits les plus mécaniques de notre civilisation (alarmes de voitures, pleurs de bébés, sifflements humains), rien ne lui échappe. Sa botte secrète ? La syrinx. Contrairement à nos cordes vocales, cet organe vocal situé à la base de la trachée est, chez lui, doté d’une musculature d’une complexité unique. Il ne se contente pas de chanter, il « échantillonne » son environnement et le restitue dans un miroir acoustique parfait. Pourquoi tricher ? Pour le mâle, cette collection de sons est une parure, au même titre que ses plumes. Plus son répertoire est vaste et fidèle, plus il prouve sa capacité à apprendre, à survivre et à dominer son territoire. Imiter l’autre, c’est démontrer sa propre puissance. Mais il y a un vertige dans ce talent : à force de reproduire la voix des autres, l’oiseau lyre finit par créer un environnement sonore où le « vrai » et le « faux » ne font plus qu’un. Il devient une bibliothèque vivante des sons de la forêt, incluant même ceux de l’homme qui la détruit. « Il est celui qui n’a pas de voix propre, car il est capable de toutes les emprunter. » La leçon de l’énigme : Nos masques et nos reflets L’oiseau lyre nous tend un miroir qui dépasse l’acoustique. Il nous interroge sur notre propre identité. Dans une société ultra-connectée, nous passons une grande partie de notre temps à imiter : L’imitation sociale : Nous adoptons les codes, le langage et les opinions de notre entourage pour être acceptés, pour « séduire » notre groupe, tout comme l’oiseau lyre. Le masque de la performance : À force de copier les modèles de réussite que nous voyons sur nos écrans, ne finissons-nous pas par oublier le timbre unique de notre propre voix ? La tragédie de l’oiseau lyre est peut-être là : il est si parfait dans l’imitation qu’on en oublie parfois qui il est vraiment. La question reste posée : Si l’on vous enlevait tous vos emprunts, toutes vos influences et tous vos masques sociaux… que resterait-il de votre chant intérieur ? Cet article est adapté de l’épisode 7 du podcast Les Énigmes Sauvages. Pour plonger dans cette illusion sonore et entendre l’oiseau lyre imiter la forêt (et l’homme), écoutez l’épisode complet !
Retirez vos lunettes occultantes et décoilez vos coeurs et vos âles en nous écoutant cette semaine dabs botre émission ! Avec au programme deux voix qui nous sont chères : celle de Stéphanie L, qui a habillé tous nos jingles, pour son titre « Derrière mes lunettes » en clin d'oeil à celles d'Emmanuel Macron et celle de Veronica Antonelli qui fait son retour dans l'émission et qui vous fait voir la vie… à travers une goutte de cristal ! Mêlant toujourds lyrique et pop l'artiste continue à explorer de nouveaux terrains de jeu et vous prépare de belles surprises ! Ses ballades musicales Montmartre enchanté sur la célèbre butte se déclinent ainsi sous la forme d'un livre illustré et interactif et seront accompagnées de séances de coaching, dégustation de chocolats pour la Saint-Valentin ou expériences scientifiques en mai. Elle vous fera également partager ses dernières créations sonores; comme une reprise totalement spatiale de Michael Jackson… Et c'est une aure idole à la voix singulière et inoubliable que nous retrouvons dans la videoKITSCH : « Daniel Balavoine, à qui ous rendons hommage 40 a,s après sa disparition. « Sauver l'amour », sorti en octobre 1985, 3 mois avant la disparition du chanteur et son plus grand succès commercial. Contrairement à ce que laisse penser le titre, la chanson raconte la misère dans le tiers monde, la famine, l'Ethiopie à l'époque et les conflits Iran/Irak. Ecrit et composé par Daniel Balavoine, il dira qu'il aime tellement cet album, qu'il voudrait que ce soit le dernier. Un testament musical ? Un cri de cœur face au monde qui ne change pas … Un beau clip avec des images en couleurs et en noir et blanc qui portent beaucoup d'amour en couleur mais en sauve peu en noir et blanc. L'amour… et le kitsch vous remercieront si vousnous écoutez toute cette semaine dans Kitsch et Net !
C'est un fait : l'ultra-gauche a tué. Contrairement à ce que certains ont prétendu, il n'y a pas eu de rixes entre deux groupes radicaux, mais bel et bien une poursuite et un lynchage mortel d'un jeune qui protégeait de jeunes féministes identitaires qui protestaient pacifiquement contre le meeting tenu par Rima Hassan. Guillaume Tabard nous décrypte le profil des assassins, les antifa.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le foie est l'un des organes les plus fascinants du corps humain. Contrairement au cœur ou au cerveau, il possède une capacité exceptionnelle : celle de se régénérer spontanément après une lésion ou une ablation partielle. On peut retirer jusqu'à 60 à 70 % d'un foie, et en quelques semaines, il retrouve presque entièrement sa taille initiale. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?Contrairement à une idée répandue, le foie ne « repousse » pas morceau par morceau. Il fonctionne par un mécanisme de compensation. Les cellules restantes se multiplient jusqu'à rétablir une masse suffisante pour assurer toutes les fonctions vitales : détoxification, production de bile, stockage du glycogène, synthèse de protéines.Les cellules clés de ce processus sont les hépatocytes, qui constituent environ 80 % du tissu hépatique. En temps normal, ces cellules sont dans un état de repos. Mais lorsqu'une partie du foie est détruite ou retirée, un signal d'urgence est déclenché. Des messagers chimiques, appelés facteurs de croissance, sont libérés dans l'organisme. Parmi eux, le HGF et le TGF-alpha jouent un rôle central.Ces signaux ordonnent aux hépatocytes de sortir de leur état dormant et d'entrer en division cellulaire. En quelques heures, ils réactivent leur cycle de reproduction. Chaque cellule se divise, puis les nouvelles cellules se divisent à leur tour. Ce phénomène se poursuit pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le volume adéquat soit atteint.La régénération ne concerne pas seulement les hépatocytes. Les cellules des vaisseaux sanguins, des canaux biliaires et du tissu de soutien se multiplient également. Cela permet de reconstruire un organe fonctionnel et organisé, et non une simple masse de cellules.Un aspect remarquable de ce processus est son autorégulation. Lorsque le foie retrouve une taille suffisante, des signaux inhibiteurs sont activés pour stopper la prolifération. Sans ce système de freinage, la croissance deviendrait incontrôlable. Le foie ajuste donc en permanence sa reconstruction aux besoins réels de l'organisme.Dans des situations plus graves, lorsque les hépatocytes sont trop endommagés, des cellules dites progénitrices peuvent intervenir. Elles possèdent des caractéristiques proches des cellules souches et peuvent se transformer en nouvelles cellules hépatiques. Ce mécanisme reste toutefois secondaire dans un foie en bonne santé.Cette capacité explique pourquoi les greffes partielles de foie sont possibles : un donneur vivant peut céder une portion de son foie, et chacun sait que les deux organes retrouveront ensuite leur volume.Mais ce pouvoir a ses limites. Des agressions chroniques, comme l'alcool, certains médicaments ou des infections prolongées, finissent par provoquer une accumulation de tissu cicatriciel. Ce phénomène, appelé fibrose, peut évoluer vers la cirrhose, où la régénération devient inefficace.Le foie illustre ainsi l'un des plus beaux exemples de résilience biologique : un organe capable, dans certaines conditions, de se reconstruire presque entièrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un accord qui en dit long sur la nouvelle guerre industrielle en cours. Washington et Taïwan viennent de s'entendre : les États-Unis réduiront fortement les droits de douane appliqués à l'île, en échange d'investissements massifs taïwanais sur le sol américain dans un secteur devenu stratégique, celui des semi-conducteurs, ces minuscules composants électroniques qui alimentent tout, des smartphones aux centres de données.Pour Washington, l'objectif est clair : sécuriser une production aujourd'hui concentrée à Taïwan, à seulement 130 kilomètres des côtes chinoises. Une dépendance jugée risquée. Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a même évoqué l'idée de transférer jusqu'à 40 % de la capacité de production taïwanaise vers les États-Unis. Mais Taipei vient de répondre sans ambiguïté : ce scénario est irréaliste. La vice-première ministre Cheng Li-Chun l'a affirmé publiquement lors d'un entretien télévisé : un tel déménagement est tout simplement « impossible ». Car la domination de Taïwan dans ce domaine ne s'est pas construite du jour au lendemain. Elle repose sur plusieurs décennies d'investissements, de formation et d'innovations industrielles.Au cœur de ce modèle se trouve une idée née dans les années 1980 sous l'impulsion de Morris Chang : celle de la « fonderie de semi-conducteurs ». Contrairement aux fabricants traditionnels, ces entreprises ne conçoivent pas forcément les puces elles-mêmes, mais se spécialisent dans leur fabrication pour le compte de clients du monde entier. Ce modèle a transformé Taïwan en centre névralgique de la production mondiale. Ces usines, appelées « fabs », sont des environnements ultra-contrôlés où des plaques de silicium, appelées wafers, sont gravées à l'échelle nanométrique pour produire des milliards de transistors. Leur construction nécessite des investissements colossaux, souvent supérieurs à plusieurs dizaines de milliards de dollars, ainsi qu'un écosystème complet d'ingénieurs, de fournisseurs et d'infrastructures.Taïwan continuera donc à investir à l'étranger, y compris aux États-Unis, mais sans renoncer à son ancrage national. Comme l'a résumé Cheng Li-Chun, l'expansion internationale s'inscrit dans une stratégie globale, où Taïwan reste le centre de gravité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
12 antennes géantes situées au centre de la France diffusent les programmes de RFI en ondes courtes. Ces ondes, qui parcourent des milliers de kilomètres, continuent d'informer des millions d'auditeurs, notamment zones rurales ou dans des pays qui se ferment. En écho à la Journée mondiale de la radio, L'atelier des médias s'intéresse aux ondes courtes. À l'heure du tout numérique, la radio par ondes courtes (OC) ou shortwave (SW) n'est pas encore reléguée au passé. C'était l'idée d'une table ronde qui s'est tenue le 31 janvier 2026 au festival Longueur d'ondes, à Brest, dont cet épisode de L'atelier des médias fait entendre des extraits choisis. Aux côtés de Steven Jambot se trouvaient Carlos Acciari, chargé de la planification des ondes courtes à RFI, et Jérôme Hirigoyen, directeur du développement et des radios internationales chez TDF. Le rebond sur l'ionosphère : une technologie qui fait fi des frontières Le secret de la puissance des ondes courtes réside dans la physique. Contrairement à la FM, dont la portée excède rarement 70 kilomètres, les ondes décamétriques (entre 3 et 30 MHz) utilisent l'ionosphère – une des couches de l'atmosphère – comme un miroir. Depuis le centre émetteur de TDF à Issoudun (Saint-Aoustrille), en région Centre, 12 antennes géantes ALLISS de 80 mètres de haut diffusent les programmes de RFI par bonds successifs sur des milliers de kilomètres. Cette infrastructure, l'une des plus performantes au monde, permet de cibler des zones jusqu'à 15 000 km de distance. À écouter aussiOndes courtes: à la découverte des antennes géantes qui diffusent RFI à travers le monde HFCC et géopolitique des ondes courtes La gestion des fréquences mondiales repose sur une coordination internationale rigoureuse. Deux fois par an, les grands diffuseurs mondiaux (Américains, Chinois, Russes, Japonais, Français...), qui représentent des radios comme BBC, VOA, DW, NHK, KBS se réunissent au sein de la HFCC (High Frequency Coordination Conference) pour s'accorder sur les plans de fréquences et éviter les brouillages. Jérôme Hirigoyen décrit ces rencontres comme des « accords entre gentlemen » essentiels pour assurer la clarté du signal. Dans un contexte de tensions mondiales, la HF (haute fréquence) redevient un enjeu de souveraineté. Si un satellite peut être brouillé par une simple antenne au sol, il est extrêmement complexe et coûteux de neutraliser totalement les ondes courtes. C'est aussi le média de « dernier recours » lors de crises ou de blackouts. Jérôme Hirigoyen souligne cette permanence stratégique : « Quand on a besoin de communiquer, ça reste un média extrêmement robuste. » Un futur numérique : DRM et DRM Cast L'innovation ne délaisse pas les ondes courtes avec la norme DRM (Digital radio mondiale). Ce format numérique offre une qualité audio supérieure, réduit la consommation d'énergie de 30 à 40 % et permet la transmission de données (images, textes). RFI et TDF expérimentent actuellement le projet DRM Cast, pensé comme un véritable « serveur de podcasts ». Ce boîtier autonome, couplé à un panneau solaire, capte le signal DRM et stocke les données reçues afin de pouvoir les rediffuser en WiFi. Dans un camp de réfugiés ou une zone sans internet, les utilisateurs peuvent ainsi télécharger gratuitement des contenus sur leur smartphone.
Aujourd'hui, vous allez peut-être avoir la chance de recevoir un joli bouquet de fleurs pour la Saint Valentin. Mais quand on reçoit un joli bouquet, il n'y a rien de plus décevant que de le voir faner en quelques jours... Contrairement à ce qu'on pense, il est tout à fait possible de conserver un bouquet plus d'une semaine avec quelques gestes et un minimum d'entretien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Si le pop-corn est aujourd'hui indissociable des salles de cinéma, ce n'est ni un hasard, ni une tradition ancestrale. C'est le résultat d'une convergence historique, économique et technologique très précise, qui remonte aux États-Unis, au début du XXᵉ siècle.À l'origine, le cinéma n'est pas un loisir populaire. Dans les années 1910 et 1920, les grandes salles américaines veulent ressembler à des théâtres d'opéra : moquettes épaisses, rideaux luxueux, orchestres, et une clientèle plutôt bourgeoise. La nourriture y est mal vue. Le pop-corn, vendu dans la rue par des marchands ambulants, est associé aux classes populaires, au bruit, aux miettes et aux odeurs. Les exploitants de salles n'en veulent pas.Tout change avec l'arrivée du cinéma parlant, notamment après le succès de The Jazz Singer, puis surtout avec la Grande Dépression à partir de 1929. Des millions d'Américains perdent leur emploi. Le cinéma devient l'un des rares divertissements encore abordables : quelques cents pour oublier la crise pendant deux heures.Or, le pop-corn possède alors trois avantages décisifs :Premièrement, il est extrêmement bon marché. Le maïs est produit en masse aux États-Unis, se conserve longtemps, et un sac de grains coûte peu. Pour un vendeur, le bénéfice est énorme : le prix de vente peut être multiplié par dix ou plus par rapport au coût de production.Deuxièmement, il est facile à préparer sur place. Dans les années 1930, les machines à pop-corn portables se répandent. Elles attirent visuellement l'attention, diffusent une odeur appétissante et fonctionnent devant les clients, ce qui rassure sur l'hygiène.Troisièmement, le pop-corn est peu périssable. Contrairement aux sandwiches ou aux pâtisseries, il ne nécessite ni réfrigération ni cuisine complexe.Au début, les vendeurs s'installent simplement devant les cinémas. Certains exploitants tentent de les chasser, mais constatent vite un phénomène frappant : les salles situées près des vendeurs de pop-corn attirent davantage de spectateurs. Progressivement, des directeurs de cinéma décident d'installer leurs propres stands à l'intérieur.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phénomène s'amplifie. Le sucre est rationné, ce qui rend les confiseries rares et chères. Le pop-corn, lui, n'est pas rationné. Il devient la friandise dominante.Dans les années 1950, avec l'arrivée de la télévision, les cinémas traversent une nouvelle crise. Pour survivre, ils augmentent fortement leurs marges sur la nourriture. Le pop-corn devient alors une source majeure de profits, parfois plus rentable que la vente des billets eux-mêmes.Peu à peu, l'habitude se transforme en rituel culturel. Aujourd'hui, le pop-corn n'est pas seulement une collation : il est un symbole du cinéma. Et si l'on mange du pop-corn plutôt qu'autre chose, ce n'est pas parce qu'il serait intrinsèquement meilleur… mais parce qu'il était, au bon moment, le produit parfait pour sauver économiquement les salles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, on traverse l'Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ?Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux.Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l'anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir.Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas.Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux :1. L'érosion de l'épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation.2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques.Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net.En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parce que… c'est l'épisode 0x707! Shameless plug 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026 31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal Description Introduction Dans cet épisode de podcast, Casimir Le Grand, fondateur de FairPoint Assurance, un cabinet spécialisé en assurance pour entreprises technologiques, présente les fondamentaux de la cyberassurance et son importance cruciale pour les PME. La discussion met en lumière les aspects souvent méconnus de cette protection devenue essentielle à l'ère numérique. La nature spécifique de la cyberassurance La cyberassurance se divise en deux volets principaux : la responsabilité civile et les dommages directs. Le volet responsabilité couvre les poursuites découlant de fautes cybernétiques commises par l'entreprise, mais représente une portion moins importante des pertes. L'accent de la discussion porte sur les dommages directs, qui constituent les coûts réels de remise en état suite à un incident cybernétique. Un élément fondamental à comprendre est que la cyberassurance est une police monoligne distincte. Elle n'est pas couverte par les polices d'assurance générale combinée commerciale. Bien que certaines polices générales offrent de petites extensions de garantie de 25 000 $ à 100 000 $, ces montants sont largement insuffisants et les couvertures souvent inadéquates. Casimir insiste sur le fait qu'avoir ces petites extensions équivaut pratiquement à n'avoir aucune assurance. Les entreprises doivent donc se procurer une police spécifique pour être réellement protégées contre les risques cybernétiques. Les coûts de réponse à l'incident À chaque incident cybernétique, peu importe sa nature, les coûts de réponse sont systématiquement déclenchés. Ces coûts incluent tous les professionnels qui interviendront pour aider l'entreprise à se remettre en état. Cela comprend les experts en gestion de crise, les spécialistes en investigation forensique qui détermineront le point d'entrée des hackers et les données compromises, ainsi que d'autres professionnels spécialisés. La valeur de l'assurance se manifeste particulièrement ici, car la plupart des PME ne disposent pas d'équipes internes capables de répondre adéquatement à un incident. L'assureur coordonne l'intervention des professionnels et assume les coûts, qui peuvent varier considérablement selon l'urgence. Une intervention d'urgence un samedi matin coûtera significativement plus cher qu'une intervention planifiée le lundi après-midi. Les obligations juridiques et le rôle du breach coach Les avocats spécialisés en protection des renseignements personnels, appelés « breach coaches », jouent un rôle crucial dans la gestion d'un incident. Avec l'entrée en vigueur de la loi 25 au Québec, les entreprises ont des obligations juridiques précises lorsque des informations sont volées ou accédées illégalement. Les breach coaches aident à déterminer ces obligations, notamment : L'obligation d'avertir les personnes concernées Les exigences de notification aux autorités Les obligations contractuelles envers les tiers dont les informations confidentielles ont été compromises Une gestion appropriée de l'incident, guidée par ces professionnels, protège l'entreprise contre d'éventuelles poursuites. À l'inverse, la négligence peut être catastrophique. Certaines entreprises qui ont choisi de ne pas notifier les victimes ou de ne pas offrir de surveillance de crédit se sont exposées à des poursuites qui les ont forcées à fermer leurs portes. L'assureur, qui ne veut pas payer pour ces poursuites, s'assure donc que le breach coach intervienne pour minimiser les risques juridiques. La perte d'exploitation : un coût majeur Au-delà des coûts directs de réponse, les pertes d'exploitation constituent souvent le volet le plus coûteux d'un incident cybernétique. Casimir utilise l'exemple parlant d'une entreprise dont tous les ordinateurs deviennent noirs suite à une attaque de rançongiciel. Les employés ne peuvent plus travailler, les commerces de détail ne peuvent plus scanner les codes-barres, l'accès aux inventaires est bloqué. Pour une entreprise de commerce de détail vendant des produits non uniques, les clients se tourneront rapidement vers la concurrence, entraînant des ventes perdues irrémédiablement. La couverture de perte d'exploitation devient alors vitale. Pourtant, Casimir constate avec préoccupation que cette couverture est souvent sous-limitée. Il voit régulièrement des entreprises qui achètent une limite globale de 5 millions de dollars, mais dont la perte d'exploitation est limitée à seulement 500 000 $ ou 1 million de dollars. L'importance des limites de couverture adéquates Certains assureurs, comme Chubb et Coalition, offrent une limite séparée pour les coûts de réponse aux incidents. Cette structure est avantageuse : si la réponse à l'incident coûte 800 000 $, l'entreprise conserve l'intégralité de sa limite d'un million de dollars pour couvrir la perte d'exploitation et le paiement d'une éventuelle rançon. Cette structure évite que l'entreprise soit forcée de « tourner les coins ronds » sur la réponse à l'incident pour préserver des fonds pour d'autres besoins. Négliger une réponse complète à l'incident est dangereux. Les entreprises qui ne corrigent pas adéquatement les problèmes fondamentaux subissent souvent un deuxième incident dans les six mois suivants, ce qui devient généralement le coup fatal. Les fraudes non sophistiquées : une menace réelle Un aspect moins discuté mais très fréquent concerne les fraudes de transfert de fonds par ingénierie sociale. Contrairement aux attaques sophistiquées nécessitant une expertise technique pour contourner les systèmes de sécurité, ces fraudes de type « grab and go » sont relativement simples à orchestrer. Le scénario typique commence par une compromission de boîte de courriel d'entreprise (Business Email Compromise). Les hackers accèdent à des boîtes courriel mal sécurisées, installent des filtres pour rediriger certains courriels légitimes et surveillent silencieusement les communications. Lorsqu'une transaction importante se profile, ils envoient de fausses instructions de paiement, souvent en prétendant qu'un changement de coordonnées bancaires a eu lieu. Ces fraudes peuvent facilement atteindre des centaines de milliers de dollars. Casimir mentionne le cas remarquable d'une récupération de 9,5 millions de dollars orchestrée par Coalition, grâce à leur équipe spécialisée qui intervient rapidement pour tenter de récupérer les fonds transférés frauduleusement. Sans cette intervention professionnelle rapide, cet argent aurait été définitivement perdu. Conclusion La cyberassurance n'est plus un luxe, mais une nécessité pour toute entreprise moderne utilisant des équipements technologiques. Les coûts d'un incident cybernétique dépassent largement les capacités financières de la plupart des PME. Une couverture adéquate, avec des limites appropriées et l'accès à des professionnels spécialisés, peut faire la différence entre la survie et la fermeture d'une entreprise. L'essentiel est de ne pas sous-estimer les risques et de ne pas se contenter de couvertures inadéquates qui donnent une fausse impression de sécurité. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Casimir Le Grand Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Bagel Maguire Café
Vous êtes assis dans votre salon, parfaitement lucide, quand soudain votre regard est attiré par quelque chose d'étrange au sol. Puis par autre chose, un peu plus loin. En quelques minutes, vous avez la sensation que des dizaines de minuscules personnages se déplacent autour de vous, comme si un peuple miniature avait envahi votre environnement. Vous n'avez pas rapetissé. Vous ne rêvez pas. Pourtant, votre cerveau vous convainc que ces créatures existent bel et bieCe phénomène porte un nom précis : les hallucinations lilliputiennes, en référence au pays de Lilliput imaginé par Jonathan Swift, peuplé d'êtres minuscules. Pendant longtemps, ces hallucinations ont surtout été associées à certaines maladies neurologiques ou à des intoxications médicamenteuses. Mais depuis quelques années, un champignon attire particulièrement l'attention des toxicologues : Lanmaoa asiatica, une espèce de bolet présente notamment dans le sud-ouest de la Chine.Dans certaines régions, ce champignon est connu sous un surnom évocateur, que l'on pourrait traduire par “le champignon des petits hommes”. La raison est simple : après sa consommation, en particulier lorsqu'il est mal cuit ou consommé trop tôt après récolte, certains individus développent des hallucinations très spécifiques. Ils ne décrivent pas des visions floues ou abstraites, mais des scènes détaillées mettant en scène de minuscules humains, des animaux de petite taille, parfois des créatures inconnues, se déplaçant dans leur champ de vision avec un réalisme troublant.Ce qui fascine les chercheurs, c'est la similarité des témoignages. Des personnes n'ayant aucun lien entre elles rapportent des expériences presque identiques, comme si ce champignon déclenchait un “scénario” hallucinatoire bien particulier. D'un point de vue médical, il ne s'agit pas d'une substance utilisée à des fins récréatives, mais bien d'une intoxication. Les symptômes apparaissent souvent plusieurs heures après l'ingestion, parfois jusqu'à une journée plus tard, et s'accompagnent fréquemment de nausées, de vomissements, de vertiges, d'une grande fatigue et, dans certains cas, de troubles digestifs importants.Heureusement, la plupart des patients se rétablissent en quelques jours, mais l'épisode est suffisamment spectaculaire pour conduire un grand nombre d'entre eux à l'hôpital. Le mystère majeur reste la nature exacte de la substance responsable de ces effets. Contrairement à d'autres champignons hallucinogènes bien connus, Lanmaoa asiatica ne contient pas les molécules classiques comme la psilocybine. Les scientifiques soupçonnent donc l'existence d'un composé encore mal identifié, capable d'altérer les zones du cerveau impliquées dans la perception des tailles, des distances et des proportions.Autrement dit, ce champignon ne modifie pas la réalité extérieure. Il modifie la manière dont le cerveau interprète cette réalité. Et c'est précisément ce dérèglement perceptif qui donne l'illusion d'un monde peuplé d'êtres miniatures.En définitive, aucun champignon ne fait réellement rapetisser les humains. Mais certains peuvent créer une illusion si puissante qu'elle vous fera croire, pendant quelques heures, que vous êtes devenu un géant entouré d'un peuple invisible. Une expérience fascinante pour les scientifiques, mais beaucoup moins pour ceux qui la vivent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Compter sur ses doigts est souvent perçu comme une habitude enfantine dont il faudrait se défaire rapidement. Pourtant, cette stratégie intuitive joue un rôle fondamental dans l'apprentissage des mathématiques. Une étude récente menée par Jennifer Way et Katherine Cartwright, chercheuses à l'University of Sydney, montre que l'usage des doigts constitue un véritable atout pour le développement du sens du nombre, en particulier chez les enfants de moins de sept ans.Dès les premières années de vie, les enfants apprennent à associer des quantités à des symboles. Or, les chiffres sont abstraits : le « 5 » écrit ne ressemble en rien à cinq objets réels. Les doigts, eux, offrent une représentation concrète et immédiatement disponible. Lorsque l'enfant lève trois doigts, il ne voit pas seulement un symbole, il perçoit physiquement la quantité. Cette correspondance directe aide à construire des bases solides pour comprendre ce que représentent réellement les nombres.L'étude montre que les enfants qui utilisent régulièrement leurs doigts développent souvent une meilleure précision dans les petites additions et soustractions. Les doigts servent alors de support temporaire, une sorte de « mémoire externe » qui allège la charge cognitive. Au lieu de tout garder en tête, l'enfant peut s'appuyer sur ses mains pour visualiser les opérations, ce qui libère des ressources mentales pour réfléchir au raisonnement.Un autre avantage important est le lien entre mouvement et cognition. Le cerveau humain est fortement influencé par les actions du corps. Bouger ses doigts pendant qu'on compte active simultanément des zones impliquées dans la motricité et dans le traitement des nombres. Cette double activation renforce les connexions neuronales associées au calcul et favorise une compréhension plus profonde.Contrairement à une idée répandue, compter sur ses doigts ne retarde pas l'accès au calcul mental. Au contraire, il constitue une étape naturelle vers l'abstraction. Avec le temps et l'entraînement, l'enfant n'a plus besoin de lever physiquement les doigts, mais il conserve une représentation mentale interne des quantités, héritée de cette expérience concrète.Les chercheuses soulignent cependant que cette méthode est surtout bénéfique avant l'âge de sept ans. Passé ce stade, l'objectif n'est pas d'interdire les doigts, mais d'accompagner progressivement l'enfant vers des stratégies plus mentales, en respectant son rythme.Encourager un enfant à compter sur ses doigts, ce n'est donc pas encourager une « facilité », mais soutenir un mécanisme naturel d'apprentissage. Les doigts sont les premiers outils mathématiques de l'être humain. Les accepter comme tels, c'est offrir aux enfants une base solide pour construire, plus tard, des compétences numériques durables et confiantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À la veille de la Saint-Valentin, on prend le temps de se poser une vraie question : comment aime-t-on aujourd'hui ? Trouver quelqu'un à aimer n'a jamais semblé aussi compliqué, et pourtant, jamais les façons d'aimer n'ont été aussi diverses, visibles et assumées.Les applications de rencontre ont profondément bouleversé nos manières de nous rencontrer. Elles ont ouvert des possibilités immenses… mais aussi généré beaucoup de lassitude. Cette fatigue émotionnelle porte même un nom : la dating fatigue. Face aux enchaînements de discussions sans suite, aux faux espoirs et aux rendez-vous décevants, beaucoup ne renoncent pas à l'amour, mais à la manière dont on leur a appris à le chercher.Parmi les alternatives qui émergent, il y a le « rendez-vous zéro ». Une rencontre courte, sans pression, qui dure environ une heure. Ce n'est pas vraiment un premier rendez-vous, mais plutôt une prise de température. L'objectif : sentir s'il y a l'envie de se revoir, sans s'investir trop vite. Une approche qui s'inscrit dans le courant du slow dating, plus respectueux de son énergie et de ses émotions.Autre tendance étonnante : le contra-dating. Le principe ? Aller à l'encontre de ses critères habituels. Donner une chance à quelqu'un qui, a priori, ne correspond pas à son « type ». L'idée n'est pas de se forcer, mais de sortir de schémas répétitifs qui, parfois, mènent toujours aux mêmes impasses.Côté vie de couple, les modèles traditionnels sont eux aussi questionnés. De plus en plus de couples choisissent de vivre séparément tout en restant ensemble. On parle de célicouple, ou encore de Living Apart Together. Chacun garde son espace, son rythme, son équilibre. Les retrouvailles deviennent un choix, et le manque peut même renforcer le lien. Cela demande évidemment une communication claire, notamment sur les attentes et les besoins de chacun.Autre tabou qui tombe : faire chambre à part. Contrairement aux idées reçues, cela n'a rien à voir avec un manque d'amour. Au contraire, certains médecins estiment que cela peut renforcer le couple : moins de tensions liées au sommeil, aux ronflements ou aux insomnies. En Belgique, entre un couple sur dix et un couple sur cinq vivrait déjà de cette manière. La preuve que les normes évoluent. Un hôtel de Middelkerke a même décidé de surfer sur cette vague.Enfin, il y a la situationship. Une relation volontairement floue, sans engagement clair, sans statut officiel ni projection définie. On se voit, on partage des moments, parfois de l'intimité, mais sans promesse. Un concept qui ne convient pas à tout le monde, mais qui illustre bien cette époque où chacun tente de définir ses propres règles.L'amour ne disparaît pas, il se transforme. Et peut-être que l'essentiel, aujourd'hui, c'est justement d'oser inventer des formes de relations qui nous ressemblent vraiment.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Matter 2.0 et l’offensive IKEA On a déjà parlé de domotique sur XY Magazine mais il faut bien avouer que c’était un sujet de niche réservé à des bidouilleurs passionnés. Matter 2.0 et l’offensive IKEA c’est clairement l’entrée sur ce marché d’un géant de la distribution avec des prix très attractifs. Ce temps-là est officiellement révolu. En ce début d’année 2026, la maison connectée vit son “moment Windows 95” : une simplification radicale portée par la maturité du protocole Matter 2.0 et l’arrivé sur la marché mass market de géants comme IKEA. Si la technologie devient invisible et bon marché, elle change de statut. D’un hobby pour technophiles, elle glisse vers un équipement de base de l’habitat, presque au même titre que l’électricité ou l’eau courante. Mais cette “standardisation pour tous” est-elle un gage de liberté ou une nouvelle forme de dépendance ? Entre promesse d’interopérabilité totale et enjeux de souveraineté des données domestiques, XY Magazine décrypte la nouvelle infrastructure MATTER 2.0. Quand le le distributeur suédois démocratise le protocole MATTER 2.0 Le “Langage Universel” : Matter et Thread expliqués simplement Pour comprendre pourquoi cette transition est capitale, il faut distinguer deux technologies complémentaires qui travaillent en coulisses. Leur standardisation permet de produire des composants moins couteux et de les diffuser à grande échelle en s’appuyant sur les service Amazon, Apple et Google. • Matter : C'est le langage commun. C’est un standard universel qui permet à une ampoule connectée de “parler” nativement à un HomePod d’Apple, une enceinte Echo d’Amazon ou un Google Nest. Il garantit que tous vos appareils sont compatibles entre eux. • Thread : C'est le réseau de transport. Contrairement au Wi-Fi, qui sature vite, Thread est un réseau maillé (“mesh”) local. Chaque appareil branché renforce le réseau pour les autres. L’un de ses grands atouts est sa capacité “auto-réparatrice” : si un routeur (comme une prise connectée) est débranché, le réseau redirige automatiquement les données par un autre chemin pour maintenir la connexion. • Le Border Router : C’est le pont entre votre réseau internet et vos objets Thread. De nombreux appareils ,HomePod Mini, Apple TV 4K, Google Nest WiFi Pro, remplissent ce rôle. Matter 2.0, c’est la version boostée : plus puissante, plus rapide et surtout, plus sécurisée grâce à une cryptographie digne d’un film d’espionnage. Elle élargit son champ d’action à la gestion d’énergie et à la gestion de l’eau. La maison devient intelligente et éco-responsable. La domotique comme “Commodity” La fin de la barrière du prix : De la technologie de pointe à moins de 10 € IKEA s’est donné pour mission de démocratiser des technologies autrefois réservées aux technophiles avertis. L’annonce la plus marquante concerne le prix : la gamme débute aux alentours de 10 €, avec des produits phares comme un capteur de mouvement proposé à seulement 7,99 €. Pour ceux qui ne connaissent pas les prix, habituellement on est plutôt sur plus de 50€ pièce. Jusqu'à présent, la technologie de la maison connectée n'était pas facile à utiliser pour la plupart des gens, ni assez abordable pour que beaucoup l'envisagent. En intégrant Matter à ses produits, IKEA fait un grand pas dans la bonne direction. L’objectif du distributeur est de rendre la maison intelligente facile à utiliser, facile à comprendre et accessible au plus grand nombre. La gamme annoncée en janvier 2026 dépasse largement l’éclairage classique, même si l’on note une légère baisse de la qualité perçue des plastiques et du “clic” des boutons par rapport à l’ancienne génération. Il faut faire des compromis pour avoir des prix aussi agressifs. Avec des détecteurs et des capteurs, cette gamme devient complète pour un projet de domotique simple et peu couteux. Alpstuga : Ce contrôleur de qualité d’air surveille la température, l’humidité, les PM 2.5 et le CO2. Avec son look de radio-réveil, il affiche l’heure, mais attention : l’écran ne peut pas être éteint, ce qui peut gêner dans une chambre. Il nécessite une alimentation USB-C. Usage concret : Une LED orange s’allume lorsque le CO2 dépasse les seuils recommandés, signalant qu’il faut aérer. On a déjà traité de ce sujet, la qualité de l’air dans les logements est trop négligée Alpstuga Timer Flot : Un capteur de température et d’humidité discret. Son écran est éteint par défaut et s’active d’une pression. Il est ultra-réactif avec une mise à jour des données toutes les 5 minutes. Clipbook : Evolution du capteur Badring, ce détecteur de fuite d’eau possède deux broches sous l’appareil. Dès qu’elles touchent de l’eau, il fait retentir une alarme sonore puissante. Le petit plus : Il fonctionne de manière autonome. Même sans hub domotique, il sonnera pour vous prévenir d’un dégât des eaux. Prendre le contrôles de ses données Comme toujours avec l’informatique, on peut s’en remettre aux GAFAM ou prendre en main son système. Comme évoqué plus avant le protocole MATTER 2.0 est livré avec les services des principaux GAFAM. Mais vous pouvez aussi le gérer vous même en local. C’est tout de suite un peu plus complexe car il faut construire une infrastructure. Si vous avez NAS qui tourne en permanence, lancez vous avec home assistant. Home assistant est un OS et service indépendant qui vous permet de prendre en charge le protocole MATTER. Home assistant prend en charge tous les protocoles connus avec la possibilité d’être hébergé sur le serveur de votre choix. Vous gardez le contrôle de vos données. home assistant L’intégration avec Home Assistant est facilitée par l’émergence du standard Matter, qui permet d’unifier la communication entre les appareils de différents fabricants. Home Assistant peut être utilisé comme la plateforme centrale pour permettre à des objets utilisant différents protocoles, comme le Zigbee, d’interagir avec le reste de la maison. Pour les utilisateurs de cette solution, l’intégration des nouveaux produits Matter via Thread (comme la nouvelle gamme IKEA) est possible à condition de posséder un coordinateur réseau compatible, tel que le modèle MR1-U de chez SMLite. L’un des grands avantages de Matter est sa fonction « multi-admin », qui permet d’utiliser simultanément vos équipements sur plusieurs plateformes, incluant Home Assistant, Alexa ou Apple Home. Voici les points clés concernant l’usage de Home Assistant avec les nouveaux standards : Le cerveau du système : Il est possible de commencer avec un écosystème grand public simple (comme Apple Home) et d’ajouter Home Assistant plus tard pour gérer des automatisations plus complexes sans avoir à tout reconstruire. Visibilité des capteurs : Une fois connectés, les appareils remontent diverses informations précises sous forme d’entités. Par exemple, pour un capteur de mouvement, Home Assistant affichera la détection de mouvement, l’intensité lumineuse en lux et le niveau de batterie. Simplicité d’installation : Grâce au protocole Matter, l’ajout d’un produit se résume souvent à scanner un QR code pour qu’il soit reconnu par l’interface. Compatibilité étendue : Les capteurs de température, d’humidité, de fuite d’eau ou de qualité de l’air (PM 2.5 et CO2) sont pleinement compatibles et permettent de créer des scénarios basés sur les variations de ces données. Enfin, l’utilisation de Matter via Thread avec Home Assistant favorise un fonctionnement 100 % local, ce qui réduit les latences et évite la dépendance aux serveurs cloud des fabricants. La simplicité et la baisse des prix ne doit pas se payer par une perte de contrôle. Le CES 2026 a montré la voie suivi par les possibilité du protocole MATTER : serrures à reconnaissance faciale chez SwitchBot, thermostats muraux Thread chez Eve Systems, et éclairages immersifs chez Govee. IKEA continue d’innover avec des intégrations dans ses meubles qui sera plus poussée. Attention cependant, tout objet connecter communique avec son serveur. Si celui-ci est à l’étranger, vous ne maitrisez plus l’usage de vos données captées (présence, absence, températures, usages). Il faut garder en tête que ces données sont exploitées et revendues. C’est pour cela que je vous encourage à être hébergeur de vos données autant que possible pour en garder le contrôle. Par Régis BAUDOUINThe post Matter 2.0 et l'offensive IKEA : La domotique devient abordable pour tous first appeared on XY Magazine.
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Plongez dans l'univers de Octopath Traveler Zero, le nouveau JRPG incontournable de Square Enix. Dans cette chronique de Ben's World, découvrez pourquoi ce titre, agissant comme une préquelle, redéfinit la saga avec son style HD-2D sublime rappelant l'ère 16-bits de la Super NES.Contrairement aux opus précédents, ce jeu vidéo vous permet de créer votre propre personnage et d'explorer trois arcs narratifs profonds : le Pouvoir, la Gloire et la Richesse. Entre combats tactiques au tour par tour et un système innovant de construction de ville, préparez-vous pour une aventure épique de plus de 130 heures. Disponible sur Nintendo Switch, PS5, Xbox et PC, Octopath Traveler Zero est le coup de cœur de l'année pour les amateurs de RPG. Apprenez-en plus sur les mécaniques de combat et l'importance du grind dans cette analyse passionnée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Louis-Marie Valin, économiste à l'Observatoire du Sport Business est l'invité des Voix de l'économie. Il décrypte les enjeux économiques des Jeux olympiques d'hiver. Alors que les Jeux olympiques de Milan-Cortina d'Ampezzo en Italie s'apprêtent à débuter, notre invité nous éclaire sur les différences fondamentales entre les Jeux d'été et d'hiver. Contrairement aux Jeux d'été, plus complexes à organiser avec un plus grand nombre d'épreuves, les Jeux d'hiver se concentrent principalement autour des sports de ski. Cependant, leur organisation en montagne les rend plus coûteuses, avec des infrastructures difficilement réutilisables à long terme.Notre invité soulève ainsi la question de l'opportunité d'organiser les Jeux olympiques d'hiver de manière plus pérenne sur un nombre restreint de sites, plutôt que de les faire migrer d'un pays à l'autre à chaque édition. Une solution qui permettrait peut-être de mieux amortir les investissements colossaux nécessaires.Au-delà des coûts d'organisation, notre invité aborde également le financement des athlètes de haut niveau en France. Contrairement aux sportifs professionnels, les athlètes olympiques ne bénéficient pas d'un véritable statut et de revenus stables, malgré les efforts de l'État pour les soutenir. Une situation qui peut handicaper la compétitivité de la France face aux grandes puissances économiques, mieux à même de financer leurs champions.Enfin, l'économiste se penche sur la place grandissante du sponsoring privé dans le financement du sport de haut niveau. Si les entreprises ont multiplié les annonces d'engagement lors des Jeux olympiques de Paris 2024, notre invité nuance leur implication réelle et durable auprès des athlètes. Un enjeu crucial pour l'avenir du sport français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le béton est partout. Dans nos immeubles, nos routes, nos ponts. C'est le matériau roi du bâtiment… et aussi l'un des plus polluants. À lui seul, il représente près de 8 % des émissions mondiales de CO₂. Un chiffre massif, rappelé par Nima Rahbar, directeur du département de génie civil, environnemental et architectural du Worcester Polytechnic Institute, aux États-Unis. Autrement dit : construire le monde d'aujourd'hui réchauffe celui de demain. Face à ce constat, la filière cherche des alternatives. En décembre, des chercheurs britanniques proposaient déjà d'intégrer des déchets de coquillages pour alléger l'empreinte carbone du béton. Cette fois, une équipe américaine affirme avoir franchi un cap supplémentaire. Elle présente un matériau de construction à la fois solide, peu coûteux… et carrément à bilan carbone négatif.Son nom : enzymatic structural material, ou ESM. L'étude, publiée dans la revue Matter, décrit un procédé original. Les scientifiques utilisent une enzyme capable de transformer le dioxyde de carbone en carbonate de calcium, autrement dit en particules minérales solides. Ces particules sont ensuite agglomérées et durcies dans des conditions douces, à basse température, pour former des éléments de construction en quelques heures. C'est là que se joue la différence. Contrairement au béton classique, qui exige des fours très énergivores et de longs temps de séchage, l'ESM se fabrique rapidement et sans forte chaleur. Résultat : beaucoup moins d'énergie consommée, donc moins d'émissions.Mieux encore, le matériau ne se contente pas de polluer moins : il capte du carbone. Selon Nima Rahbar, produire un mètre cube d'ESM permettrait de stocker plus de 6 kilos de CO₂, quand le béton traditionnel en émet environ 330 kilos pour le même volume. « Nous ne réduisons pas seulement les émissions, nous capturons réellement le carbone », souligne le chercheur. Autre promesse : une meilleure réparabilité, donc moins de déchets et des coûts réduits sur le long terme. Reste maintenant l'épreuve du terrain. Des tests doivent confirmer sa fiabilité avant une utilisation à grande échelle. Si tout se passe bien, l'ESM pourrait bientôt se retrouver dans nos terrasses, nos toitures ou nos panneaux muraux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
⛩️ Premier épisode d'une série sur l'habitat au japon : Juliette nous partage son année d'échange en Architecture à TokyoTech. Presque dix ans plus tard, elle revient sur cette expérience à l'autre bout du monde et nous partage un Japon loin des clichés.Contrairement aux idées reçues, elle découvre une ville moins dense et plus étalée que Paris. A 10 min de Shibuya, elle habite dans une maison individuelle au coeur d'un quartier paisible. On découvre Tokyo et la vie japonaise : ses rythmes, sa culture, son rapport à la nature
Tu peux transmettre 1 200 000 € à tes enfants sans payer d'impôts !Dans cet épisode, nous expliquons comment il est possible de transmettre un patrimoine important à ses enfants tout en limitant, voire en supprimant, les droits de succession. Contrairement aux idées reçues, la fiscalité de la transmission n'est pas une fatalité à condition d'anticiper et d'utiliser les bons leviers juridiques et patrimoniaux.L'objectif est clair : te montrer comment la loi permet d'organiser une transmission efficace, progressive et parfaitement légale.Au programme :– Les abattements fiscaux et leur fonctionnementAbattements renouvelables, donations parent-enfant, délais légaux : nous expliquons comment utiliser intelligemment les règles fiscales existantes pour transmettre sans impôt.– La donation comme outil central de transmissionDonation simple, donation-partage, donation avec réserve d'usufruit : nous détaillons les mécanismes les plus efficaces pour transmettre des montants significatifs tout en conservant le contrôle.– Le rôle clé de l'anticipationPourquoi commencer tôt change tout en matière de fiscalité successorale, et comment le temps devient votre meilleur allié pour transmettre jusqu'à 1 200 000 € sans droits.– Assurance-vie et transmissionComment utiliser l'assurance-vie comme un outil complémentaire puissant pour transmettre hors succession, avec une fiscalité particulièrement avantageuse.– Les erreurs à éviterAttendre trop longtemps, transmettre sans stratégie, ignorer les impacts civils ou familiaux : nous revenons sur les pièges qui peuvent coûter très cher.Dans cet épisode, tu apprendras comment structurer une transmission patrimoniale efficace, quels outils combiner pour optimiser la fiscalité, et pourquoi la transmission se prépare bien avant la succession.Nous sommes Jérémy Doyen et Guillaume Bonnet, cofondateurs de Bonnet & Doyen Conseil.Chaque semaine, dans L'Art de la Gestion Patrimoniale, nous analysons les stratégies patrimoniales des entrepreneurs avec une approche concrète, indépendante et orientée long terme.Si cet épisode vous a inspiré, n'oubliez pas de liker, commenter, ou partager avec vos proches ! Vos retours nous aident à continuer à vous offrir des conseils précieux pour optimiser votre gestion patrimoniale.Pour aller plus loin, explorez nos services sur https://www.bonnetdoyenconseil.com/Abonnez-vous à notre podcast pour ne manquer aucun épisode et découvrir des stratégies efficaces pour optimiser votre patrimoine !
Moins connue que la ménopause, l'andropause est une période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l'homme. Baisse de la libido, fatigue, augmentation du risque cardiovasculaire, irritabilité, augmentation du tour de taille… Les symptômes de l'andropause sont nombreux. Contrairement à la ménopause qui touche toutes les femmes, l'andropause n'affecte qu'une faible proportion d'hommes âgés. Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ? Si, du côté des femmes, les effets et ressentis associés à la ménopause sont abordés plus ouvertement qu'il y a quelques années, chez les hommes, l'andropause reste encore largement méconnue et rarement évoquée publiquement. Pourtant, les changements hormonaux liés au vieillissement impliquent un certain nombre de conséquences pour la santé et le bien-être des hommes. La baisse du taux de testostérone peut entraîner de multiples symptômes. Andropause : ménopause au masculin ? Certains spécialistes (urologue, endocrinologue, andrologue...) peuvent orienter le patient vers des analyses pour évaluer le taux de testostérone sanguin. La chute des androgènes peut provoquer une série de symptômes tels que des troubles de la fonction érectile, une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l'humeur et du sommeil… Alors si certains symptômes se retrouvent chez l'homme et la femme, passé un certain âge, ménopause et andropause se distinguent par un simple fait : son caractère systématique chez la femme, autour de la cinquantaine (avec l'arrêt des règles, qui annonce la fin de la fonction reproductrice), quand, chez l'homme, ce déficit d'hormones sexuelles mâles lié à l'âge n'est pas systématique. En finir avec le non-dit La prise en charge de l'andropause repose sur des mesures hygiéno-diététiques : activité physique, alimentation équilibrée, baisse de la consommation d'alcool... Pour certains hommes, une supplémentation en testostérone pourra être prescrite, associée à un suivi médical. D'où l'importance de dépasser le tabou : oser en parler, pour trouver, si besoin, des solutions auprès d'un spécialiste. Avec : Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'Hôpital Saint-Louis de Paris, et professeur d'Urologie, à l'Université Paris Cité. Dr Oumar Gaye, urologue-andrologue au Centre Hospitalier National Dalal Jamm, à Dakar, au Sénégal. Un reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'étude de l'Inserm à Paris, publiée dans The Journal of the American College of Cardiology qui fait état du fardeau que représente l'hypertension artérielle en Afrique subsaharienne. Interview du Dr Aboubakari Nambiema, chercheur en Santé publique à l'Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris et au sein de l'Unité de Recherche en Santé des Populations (URESAP) à Lomé au Togo. Programmation musicale : ► Olivia Dean - Man I need ► Lëk Sèn - Shine. (Rediffusion)
Moins connue que la ménopause, l'andropause est une période au cours de laquelle la sécrétion de testostérone diminue chez l'homme. Baisse de la libido, fatigue, augmentation du risque cardiovasculaire, irritabilité, augmentation du tour de taille… Les symptômes de l'andropause sont nombreux. Contrairement à la ménopause qui touche toutes les femmes, l'andropause n'affecte qu'une faible proportion d'hommes âgés. Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ? Si, du côté des femmes, les effets et ressentis associés à la ménopause sont abordés plus ouvertement qu'il y a quelques années, chez les hommes, l'andropause reste encore largement méconnue et rarement évoquée publiquement. Pourtant, les changements hormonaux liés au vieillissement impliquent un certain nombre de conséquences pour la santé et le bien-être des hommes. La baisse du taux de testostérone peut entraîner de multiples symptômes. Andropause : ménopause au masculin ? Certains spécialistes (urologue, endocrinologue, andrologue...) peuvent orienter le patient vers des analyses pour évaluer le taux de testostérone sanguin. La chute des androgènes peut provoquer une série de symptômes tels que des troubles de la fonction érectile, une baisse de la libido, une prise de poids, des troubles de l'humeur et du sommeil… Alors si certains symptômes se retrouvent chez l'homme et la femme, passé un certain âge, ménopause et andropause se distinguent par un simple fait : son caractère systématique chez la femme, autour de la cinquantaine (avec l'arrêt des règles, qui annonce la fin de la fonction reproductrice), quand, chez l'homme, ce déficit d'hormones sexuelles mâles lié à l'âge n'est pas systématique. En finir avec le non-dit La prise en charge de l'andropause repose sur des mesures hygiéno-diététiques : activité physique, alimentation équilibrée, baisse de la consommation d'alcool... Pour certains hommes, une supplémentation en testostérone pourra être prescrite, associée à un suivi médical. D'où l'importance de dépasser le tabou : oser en parler, pour trouver, si besoin, des solutions auprès d'un spécialiste. Avec : Pr François Desgrandchamps, chef du service d'Urologie de l'Hôpital Saint-Louis de Paris, et professeur d'Urologie, à l'Université Paris Cité. Dr Oumar Gaye, urologue-andrologue au Centre Hospitalier National Dalal Jamm, à Dakar, au Sénégal. Un reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'étude de l'Inserm à Paris, publiée dans The Journal of the American College of Cardiology qui fait état du fardeau que représente l'hypertension artérielle en Afrique subsaharienne. Interview du Dr Aboubakari Nambiema, chercheur en Santé publique à l'Inserm au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris et au sein de l'Unité de Recherche en Santé des Populations (URESAP) à Lomé au Togo. Programmation musicale : ► Olivia Dean - Man I need ► Lëk Sèn - Shine. (Rediffusion)
Paulo Moreira, directeur général de Camif Habitat, est l'invité de "Comment j'ai réussi ?". Il nous plonge dans les coulisses de son entreprise spécialisée dans les travaux de rénovation et d'aménagement depuis plus de 40 ans. Ingénieur de formation et issu d'une famille d'artisans, il partage avec nous son parcours atypique et son approche du développement durable, bien différente du discours dominant. Contrairement à la plupart, il ne considère pas la rénovation énergétique comme une finalité, mais plutôt comme un outil pour atteindre une véritable durabilité. Paulo Moreira nous explique comment Camif Habitat a su se positionner comme un acteur incontournable de la rénovation en France, notamment grâce à sa stratégie de développement en franchise. En quatre ans seulement, l'entreprise est passée d'une petite entité à l'une des trois premières du secteur, avec 115 agences réparties sur tout le territoire.Mais au-delà des chiffres impressionnants, l'invité nous livre un regard critique sur les politiques publiques en matière de rénovation énergétique. Selon lui, ces aides ne sont qu'une "politique de rattrapage" et ne constituent pas une véritable stratégie durable. Il plaide pour la mise en place d'un "socle d'aide publique" pérenne, afin de répondre aux enjeux de neutralité carbone à l'horizon 2050.Le directeur général nous invite également à prendre conscience des conséquences de notre mode de vie en nous rendant dans un centre d'enfouissement des déchets. Une expérience marquante qui, selon lui, devrait être vécue par tous.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Tafiré, dans le centre-nord de la Côte d'Ivoire, l'accès au crédit ne passe pas par les grandes banques. Depuis plus de dix ans, une mutuelle locale accompagne femmes et jeunes avec des prêts adaptés à leurs réalités. Au marché, ces financements ont permis à plusieurs commerçantes de développer leurs activités et de sécuriser leurs revenus. Immersion au cœur d'une finance de proximité qui change des vies. De notre correspondant de retour de Tafiré, Ce matin-là, au marché de Tafiré, entre les étals de vivriers, Clémence, agente de recouvrement de la mutuelle Terfiré, s'arrête devant la boutique d'Awa, vendeuse de vêtements pour enfants et adultes. Chaque début de semaine, Clémence passe vérifier l'évolution de son activité : « On vient voir la marchandise, vérifier que le client n'a pas détourné l'objet du crédit. Par exemple, elle vend des habits, c'est ce qu'elle nous a déclaré. Elle pourrait prendre l'argent pour autre chose. Là, ça avance bien. La table est bien remplie. Chaque mois, elle doit payer un montant. Après le marché de dimanche, elle verse chaque mardi 100 000 ou 150 000 francs, selon les ventes. » Commerçante depuis une dizaine d'années, Awa peinait jusque-là à développer son activité en Côte d'Ivoire. Grâce à un premier crédit obtenu auprès de la mutuelle, elle a pu agrandir son étal et diversifier ses produits : « Un jour, je suis allée à Abidjan prendre un peu de marchandises. Après, je suis venue voir la dame et je lui ai dit que j'avais besoin d'un prêt pour faire évoluer mon commerce. Elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. Sur ce que j'ai demandé, on m'a donné la moitié, 500 000 francs. » Des crédits sur mesure Un prêt qu'Awa parvient à rembourser en neuf mois, bien avant l'échéance. La confiance s'installe. Elle sollicite alors un second crédit, cette fois de deux millions de francs CFA. De quoi ouvrir une boutique et subvenir aux besoins de sa famille : « Ça m'a apporté beaucoup de choses. Vous allez me faire couler des larmes. J'ai mon petit enfant qui était malade. Il avait une tumeur. J'ai mis plus de six millions pour ses soins. J'aide mes petits-enfants, je paie leur école, la nourriture, etc. » Depuis 2013, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré, créée par des cadres de la région, accompagne femmes et jeunes. Pour accéder aux prêts, il faut être membre, ouvrir un compte et attendre trois mois avant le passage devant un comité de crédit. Les financements peuvent atteindre jusqu'à cinq millions de francs CFA. Une finance pensée pour les réalités rurales et ouverte surtout au monde agricole, explique son gérant, Sory Diakité : « Généralement, ceux qui prennent le prêt agricole, les échéanciers sont semestriels. Contrairement à quelqu'un qui, dans le commerce, dans l'artisanat, peut épargner par jour 500 ou 1 000 fra,cs, lui, on peut lui faire un échéancier mensuel, bimensuel. C'est en fonction du projet que nous adaptons l'échéancier aux demandeurs. » Aujourd'hui, selon ce responsable, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré compte plus de 3 000 membres. En moyenne, plus de 500 personnes bénéficient chaque année de ses crédits. À lire aussiCôte d'Ivoire: ces jeunes qui choisissent de rester au village pour entreprendre
Alexandros Pantalis explique en détail ce qu'est la phagothérapie, une méthode utilisant les bactériophages, prédateurs naturels des bactéries, comme alternative aux antibiotiques traditionnels. Il souligne les avantages de cette solution biologique, qui cible spécifiquement les bactéries problématiques sans perturber la flore bactérienne bénéfique. Contrairement aux antibiotiques, les bactériophages évoluent en parallèle avec les bactéries, permettant ainsi de contrer efficacement l'antibiorésistance, un enjeu de santé publique majeur.Alexandros Pantalis explique pourquoi Phagos a choisi de se concentrer dans un premier temps sur la santé animale, un marché plus accessible réglementairement, tout en ayant pour objectif d'étendre cette technologie à la santé humaine. Il revient sur les défis juridiques et réglementaires auxquels la jeune entreprise a dû faire face, mais aussi sur les avancées pionnières de la France dans ce domaine.L'interview aborde également les aspects économiques de la phagothérapie, notamment son coût de production compétitif par rapport aux antibiotiques, ainsi que le potentiel de ce marché émergent. Alexandros Pantalis évoque les discussions en cours avec de grands groupes pharmaceutiques, tout en affirmant la volonté de Phagos de rester indépendant et de poursuivre sa mission de faire une différence positive pour le monde.Cet épisode fascinant offre un aperçu passionnant des coulisses d'une entreprise innovante, pionnière dans un domaine d'avenir, et donne à réfléchir sur les alternatives possibles face aux défis de l'antibiorésistance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Alors que se tient à Brest le festival Longueur d'ondes, dédié à la radio et à l'écoute, L'atelier des médias présente “Tendre l'oreille”, un manuel d'écoute des médias sonores. Ses deux auteurs, Ariane Demonget et Etienne Noiseau, invitent à une écoute plus consciente et plus critique de la radio et des podcasts. Ni essai théorique, ni thèse universitaire, cet ouvrage se veut un compagnon d'expérience pour susciter la curiosité. Les auteurs du livre Tendre l'oreille, liés à l'association Beau bruit, ont choisi de s'adresser au public sur un pied d'égalité. Comme l'explique Ariane Demonget : « On a voulu être du début jusqu'à la fin toujours du même côté : du côté de l'écoute. Nous sommes tous et toutes des écoutants. » Cette démarche est associée au travail graphique de Catherine Staebler, qui a conçu une narration visuelle dynamique pour rendre les concepts sonores palpables. Selon Étienne Noiseau, cette collaboration a permis au livre de dépasser le simple texte : « Par moment le dessin prend la narration en main. Parfois le dessin apporte une illustration, parfois le dessin apporte un petit décalage par rapport à ce qui est écrit. » L'ouvrage propose ainsi des exercices concrets, comme le « zoom sonore », invitant à percevoir les sons depuis son propre corps jusqu'à « toucher l'horizon sonore ». Décoder la radio L'un des objectifs majeurs du manuel est de rappeler que tout contenu audio est une construction. Contrairement à l'image d'un média de l'instantanéité, Étienne Noiseau souligne que « la radio, contrairement à des idées reçues, est un média de l'écrit la plupart du temps », s'appuyant sur des scripts et des conducteurs précis. Le livre lève également le voile sur le pouvoir du montage, une étape cruciale. Étienne Noiseau prévient : « Couper dans un son, ça peut ne pas se percevoir [...] ça peut amener peut-être dans certains cas à faire dire quelque chose à quelqu'un qui n'a pas vraiment dit comme ça. » Cette malléabilité du sonore, si elle permet une grande créativité, impose aux auditeurs de passer de la simple audition à une « auralité » consciente, c'est-à-dire comprendre que le message est spécifiquement mis en forme pour être reçu par une oreille. Les défis de l'IA et la sobriété numérique L'entretien aborde aussi les enjeux contemporains, de l'intelligence artificielle générative — capable de créer de « vrais faux » témoignages, à l'image de cet épisode des Pieds sur terre (France Culture) — à l'empreinte environnementale du numérique. Les auteurs rappellent que la bande FM reste bien plus sobre en énergie que le streaming mobile, consommant quatre fois moins de ressources. Que ce soit à travers l'écoute solitaire au casque ou l'expérience collective, l'ambition d'Ariane Demonget et Étienne Noiseau est de « poser une petite pierre de ce que pourrait être une éducation à l'écoute ». Dans une société saturée d'écrans, ce manuel offre un temps de respiration pour tenter de comprendre ce qui se joue entre nos deux oreilles.
DANS L'OMBRE DES LÉGENDES : L'AFFAIRE ALISON BOTHAIl est 2h du matin sur une route déserte d'Afrique du Sud. Un chauffeur de camion freine brusquement face à une vision d'horreur : une femme avance, couverte de sang, maintenant sa propre tête avec ses mains pour ne pas qu'elle tombe. Ce n'est pas une fiction, c'est un podcast horreur basé sur faits réels.Bienvenue dans ce nouvel épisode de Dans l'ombre des légendes, où nous explorons les tréfonds de la cruauté humaine et les sommets de la résilience. Ce soir, Chandleyr vous raconte l'histoire d'Alison Botha, une femme dont le nom est devenu synonyme de miracle médical et de force psychologique absolue. En 1994, alors que le pays est en pleine mutation, Alison est enlevée devant chez elle par deux prédateurs. Ce qui suit dépasse l'entendement.Poignardée plus de trente fois, violée, et finalement égorgée avec une telle violence que ses agresseurs tentent de la décapiter, elle est laissée pour morte dans un champ obscur. Mais Alison refuse de s'éteindre. Ce podcast horreur basé sur faits réels détaille chaque seconde de sa lutte : comment elle a rampé, centimètre par centimètre, en maintenant ses organes à l'intérieur de son corps, guidée par une seule pensée : "Je veux vivre".Pourquoi écouter ce récit ? Parce que c'est une histoire vraie qui redéfinit notre compréhension du mot "survie". Contrairement à un true crime français classique, l'affaire Botha ne se concentre pas uniquement sur le crime, mais sur l'étincelle de vie qui refuse de s'étouffer face au mal absolu. Alison Botha n'est pas restée une victime ; elle est devenue un symbole mondial de courage.Dans ce podcast horreur basé sur faits réels, nous analysons comment une vie ordinaire bascule en quelques secondes et comment, face à deux monstres froids, une femme a choisi de réécrire sa fin. Une enquête sur l'horreur, la justice et la reconstruction après l'enfer.Rejoignez la communauté de l'ombre : Si vous aimez les creepypasta français et les enquêtes criminelles, abonnez-vous pour ne rien rater des prochaines descentes dans l'abîme.LIENS & CONTACT : Découvrez la trilogie complète et nos autres récits ici :
Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis. Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement. Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse. Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit.
Le “bruit rose”, c'est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c'est un bruit dont l'énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.Mais pourquoi certains disent qu'il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.D'abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l'environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.Ensuite — et c'est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu'il est diffusé d'une manière très précise.Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l'activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.C'est exactement ce qu'a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l'activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”. Donc, le bruit rose n'est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n'est pas de la magie. C'est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À New Delhi, Ursula von der Leyen et Antonio Costa espèrent concrétiser un accord de libre-échange avec un marché de près d'un milliard et demi d'habitants.Le chancelier allemand appelle de tous ses vœux cet accord, de la même façon qu'il avait mis tout son poids dans la balance en faveur du traité Mercosur - aujourd'hui suspendu à la décision de la justice européenne. De notre correspondante dans la région de Berlin, Contrairement aux Français, les agriculteurs allemands sont profondément divisés sur le dossier. Dans un pays où les très grandes exploitations intensives sont largement majoritaires, les principaux syndicats de l'agro-industrie, réunis à Berlin pour le Salon de l'agriculture qui a fermé ses portes dimanche, ont soutenu le Mercosur et sont favorables à davantage de partenariats économiques. Mais les petits agriculteurs, eux, sont à la peine et manifestent leur inquiétude. Malgré les températures négatives de ce mois de janvier, Lilli Haule est à la ferme depuis 7 h 15 ce matin-là. La jeune femme de 27 ans termine son apprentissage dans une exploitation du Brandebourg. « Nous avons environ 120 animaux, il y a environ 45 vaches allaitantes et leur progéniture. » Passionnée, elle a toujours su qu'elle voulait devenir agricultrice et suivre les pas de son grand-père. Mais Lilli est aussi engagée. Depuis plusieurs années, elle participe au mouvement « On n'en peut plus », qui réunit agriculteurs, consommateurs et activistes – pour une agriculture plus raisonnée dans une Allemagne où la profession est très divisée, entre petits et gros exploitants. Une bataille entre petits et gros exploitants « Les dirigeants des grandes fermes-entreprises ont d'autres intérêts que les nôtres, et ils considèrent la profession comme une industrie, et non comme une activité paysanne. Nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous sommes certifiés bio et ce que je trouve particulièrement intéressant ici, c'est que nous cultivons de nombreuses céréales. Mais sans miser sur un seul type de culture – d'autant plus qu'actuellement le prix des céréales permet difficilement d'en vivre. Nous devons aussi produire suffisamment de fourrage pour pouvoir nourrir les animaux en été, car l'herbe ne repousse pas assez dans les pâturages », explique Lilli Haule. Sa ferme se trouve en effet dans l'une des régions les plus sèches d'Allemagne. Alors comme des milliers d'autres agriculteurs, Lilli Haule est montée en tracteur à Berlin pour manifester son ras-le-bol – et son rejet de l'accord avec le Mercosur par la même occasion. La jeune femme a laissé ses vaches pour la journée mais elle est déçue que le mouvement ici ne prenne pas davantage d'ampleur, comme en France : « Oui, l'accord Mercosur est tout simplement dramatique pour les agriculteurs ! Et il y a une chose que je trouve particulièrement intéressante : c'est que tous les agriculteurs européens s'accordent à dire que c'est stupide, mais tous ceux des pays du Mercosur aussi ! » Le nombre de fermes a baissé de 12 % en 10 ans Car les petits exploitants ont peur de se faire manger par l'agro-business. Selon le journal The Guardian, l'Allemagne est l'un des pays européens avec le plus de fermes-usines, notamment des élevages porcins. Malgré tout, la moitié des exploitations ici sont familiales – et ont du mal à joindre les deux bouts. Le nombre de fermes a baissé de 12 % entre 2010 et 2020, un chiffre qui ne devrait pas aller en s'améliorant avec le départ à la retraite de milliers de baby-boomers comme ces retraités, Jürgen et Anke, rencontrés dans le cortège. À la tête d'une petite exploitation, ils se battent pour leurs enfants et petits-enfants, « et pour que nos descendants aient un avenir ! En 2015, l'Organisation des Nations unies, la FAO avait déjà averti que si on continuait à pratiquer l'agriculture intensive, il ne resterait plus que 60 années de récoltes. Dix ans plus tard, on voit malheureusement que le système n'a pas beaucoup changé. » En cause, la baisse de la biodiversité, l'acidité des sols qui contiennent de moins en moins de nutriments et la hausse des quantités de nitrates dans l'eau. À lire aussiAccord UE-Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens expriment leur colère à Strasbourg Le puissant syndicat Raiffeisenverband salue l'accord avec le Mercosur À l'autre bout de Berlin, au salon de l'agriculture Grüne Woche, on est loin de ces considérations. Il a réuni mi-janvier plus de 1 500 exposants, dont les principaux syndicats agricoles, la grande distribution et de grands groupes de l'industrie agro-alimentaire. Malgré des intérêts qui divergent, ces derniers sont d'accord sur un point : le traité avec le Mercosur est une bonne chose pour l'Allemagne et son économie, comme le résume Jörg Migende, le secrétaire général du très puissant syndicat agricole allemand Raiffeisenverband. « Je comprends les inquiétudes de nos agriculteurs, mais elles sont moins liées au Mercosur qu'à leurs conditions générales de travail aujourd'hui en Allemagne et en France : bureaucratie excessive, normes environnementales strictes, mépris, denrées alimentaires à prix cassés dans les supermarchés. » À l'annonce de la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosur, voté par le Parlement européen le 21 janvier, le syndicat a rapidement appelé le chancelier Merz à demander une application provisoire du traité, pour « limiter les dégâts » d'un tel recours à la justice. À lire aussiMercosur: le Parlement européen vote en faveur d'une saisine de la justice de l'UE Car, pour lui, pas de doute : le traité est aussi une façon pour l'Europe de renforcer ses alliances avec d'autres pays, alors que ses alliés de toujours lui tournent de plus en plus le dos : « Nous avons besoin d'accords de libre-échange, car nous disposons d'une agriculture performante qui produit des produits de qualité, très demandés dans le monde entier. Nous en avons également besoin sur le plan géopolitique, car l'Europe est forte et a besoin d'amis dans le monde, ce que les accords de libre-échange permettent à merveille de réaliser », explique Jörg Migende. Lilli Haule n'est pas convaincue par cet argument et elle sera de retour à Berlin pour la prochaine édition de la grande manifestation contre la politique agricole du gouvernement. À lire aussiAccord UE-Mercosur: «il est nécessaire de signer des accords de libre échange pour nos exportateurs»
Les voitures sans chauffeur fascinent, mais leur intelligence reste limitée. Derrière les démonstrations spectaculaires se cache une réalité technologique bien plus complexe.Les images de véhicules circulant seuls se multiplient : les robotaxis de Waymo à San Francisco, la petite voiture autonome de Zoox à Las Vegas, ou encore les démonstrations de Tesla à Paris, jusque sur la place de l'Étoile. Pourtant, ces véhicules ne sont pas totalement autonomes. Ils relèvent du niveau 4, capable de rouler sans conducteur… mais uniquement dans des zones très précises, longuement cartographiées et apprises à l'avance.Contrairement à un humain, capable de s'adapter rapidement à des environnements imprévisibles, ces voitures reposent sur des systèmes d'intelligence artificielle entraînés sur des milliers de kilomètres, sans réelle compréhension du monde. Elles peinent face aux situations ambiguës : comportements atypiques, signalisation détournée, règles tacites de circulation. Le spécialiste de l'IA Luc Julia cite par exemple un ouvrier transportant un panneau stop : là où un humain comprend la situation, la voiture autonome peut s'arrêter indéfiniment.La véritable autonomie, dite niveau 5, supposerait des véhicules capables de rouler partout, dans toutes les conditions, sans préparation préalable. Un objectif que certains jugent hors d'atteinte, à moins de repenser entièrement le modèle : infrastructures intelligentes ou nouvelles formes d'IA dites world models, capables de comprendre et d'apprendre le monde en temps réel.C'est précisément sur ces modèles que travaille le chercheur français Yann LeCun, ancien directeur scientifique de Meta, aujourd'hui à la tête d'une nouvelle start-up à Paris. De son côté, NVIDIA a présenté au salon CES de Las Vegas un nouveau système d'IA pour véhicules autonomes, baptisé Alpamayo R1, censé permettre aux voitures de raisonner face à des situations complexes.La promesse est immense, mais le chemin reste long. La voiture vraiment autonome n'est pas encore là… et son arrivée reste une question ouverte.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Lorsque l'on parle de « brûler » des graisses, l'image qui nous vient souvent en tête est celle d'un glaçon qui fond. En réalité, la biologie raconte une histoire bien plus surprenante : lorsque nous perdons de la graisse après un effort physique, la majorité de cette graisse quitte notre corps… par la respiration.Tout commence dans nos cellules. Lorsqu'elles ont besoin d'énergie — pendant une séance de sport, une marche rapide ou même une simple montée d'escaliers — elles vont puiser dans leurs réserves : les triglycérides. Ces molécules sont stockées dans les adipocytes, nos cellules graisseuses. Leur rôle est d'emmagasiner de l'énergie sous une forme compacte et stable, en attendant un moment de besoin. Quand l'organisme réclame du carburant, ces triglycérides sont démontés en acides gras et en glycérol.C'est dans les mitochondries que la véritable « combustion » a lieu. Grâce à l'oxygène que nous respirons, ces acides gras sont métabolisés. Et c'est là que survient la révélation : la graisse ne disparaît pas, elle se transforme. Son produit final n'est pas de la chaleur ni de la sueur, mais principalement du dioxyde de carbone (CO₂) et de l'eau.Pour donner une idée concrète : si vous perdez 100 g de graisse, environ 84 g seront transformés en CO₂. À un rythme respiratoire normal, cela représente plusieurs dizaines de litres de CO₂ expirés au fil des heures. La dépense énergétique d'une séance de sport d'intensité modérée peut mobiliser 50 à 150 g de graisse, ce qui signifie que l'on expire littéralement des dizaines de grammes de graisse sous forme de CO₂ après un seul entraînement.Les 16 % restants de la masse initiale sont transformés en eau, éliminée par la sueur, l'urine et même la vapeur d'eau expirée. Contrairement aux idées reçues, la transpiration n'est pas la preuve que nous « brûlons » de la graisse : elle sert surtout à refroidir le corps.Cette découverte — popularisée après une étude publiée en 2014 dans BMJ — a renversé nombre d'idées que l'on croyait acquises : maigrir est avant tout un processus respiratoire. Chaque mouvement accélère la transformation des triglycérides en CO₂, et c'est en expirant que nous perdons réellement du poids.En résumé : pour perdre de la graisse, il faut bouger… et respirer. L'oxygène que nous inspirons, et surtout le CO₂ que nous expirons, portent la signature chimique de notre perte de poids. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que l'année 2026 démarrait à peine, ByteDance a choisi la discrétion plutôt que le grand show. Sans annonce tonitruante ni keynote spectaculaire, le groupe chinois a fait apparaître une nouvelle application sur les écrans américains et brésiliens : PineDrama. Un lancement presque furtif, mais révélateur d'une mutation profonde de nos usages vidéo. Car non, le règne du format court n'a visiblement pas encore atteint son plafond.PineDrama ne prétend pas révolutionner la narration. Elle pousse simplement la logique existante à son extrême. Le concept : des séries scénarisées, découpées en épisodes d'environ une minute, à regarder exclusivement en vertical. Ici, pas de plans léchés ni de budgets hollywoodiens. L'esthétique revendique le kitsch assumé : intrigues sentimentales, romances improbables, loups-garous, secrets de bureau et coups de théâtre à répétition. Des titres comme Love at First Bite ou The Officer Fell for Me donnent le ton : on est clairement du côté du « plaisir coupable ».La singularité du lancement tient aussi à son modèle économique. Contrairement à d'autres plateformes du même genre, PineDrama est, pour l'instant, accessible sans publicité ni abonnement obligatoire. Une gratuité surprenante dans un secteur habitué aux paywalls agressifs, mais qui s'explique par la puissance financière de ByteDance. Le groupe teste ce format depuis un moment déjà à travers les « TikTok Minis » sur TikTok, et PineDrama apparaît comme une déclinaison autonome de cette expérimentation. Ce mouvement n'a rien d'anecdotique. Il s'inscrit dans une tendance importée d'Asie, où les « micro-dramas » transforment le smartphone en distributeur automatique de fictions express. Là où Quibi s'était fracassé en tentant d'imposer une expérience premium et coûteuse sur mobile, PineDrama et ses concurrents comme ReelShort ont compris une chose essentielle : l'enjeu n'est pas la qualité cinématographique, mais l'addiction.Dans les transports ou entre deux rendez-vous, l'utilisateur ne cherche pas le prochain chef-d'œuvre, mais une décharge narrative immédiate. En internalisant ce format, ByteDance ne vise pas une ambition culturelle. Il cherche à récupérer ces précieuses minutes d'attention qui échappaient encore à son algorithme principal. Une bataille pour le temps de cerveau disponible, où la victoire se joue désormais sur la capacité à livrer un divertissement instantané, sans friction. Reste une inconnue : lorsque la gratuité disparaîtra, le public acceptera-t-il de payer pour ces feuilletons verticaux ? Pour l'instant, PineDrama teste le terrain outre-Atlantique. L'Europe, elle, observe de loin avec attention. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d'actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l'Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante. À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s'emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd'hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l'Artibonite afin d'y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d'expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition. État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il. Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C'est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d'anglophones : au Québec, le seul État francophone d'Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Antoine Diers, consultant, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
De retour à cinq dans l'épisode, les cast codeurs démarrent cette année avec un gros épisode pleins de news et d'articles de fond. IA bien sûr, son impact sur les pratiques, Mockito qui tourne un page, du CSS (et oui), sur le (non) mapping d'APIs REST en MCP et d'une palanquée d'outils pour vous. Enregistré le 9 janvier 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-335.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages 2026 sera-t'elle l'année de Java dans le terminal ? (j'ai ouïe dire que ça se pourrait bien…) https://xam.dk/blog/lets-make-2026-the-year-of-java-in-the-terminal/ 2026: Année de Java dans le terminal, pour rattraper son retard sur Python, Rust, Go et Node.js. Java est sous-estimé pour les applications CLI et les TUIs (interfaces utilisateur terminales) malgré ses capacités. Les anciennes excuses (démarrage lent, outillage lourd, verbosité, distribution complexe) sont obsolètes grâce aux avancées récentes : GraalVM Native Image pour un démarrage en millisecondes. JBang pour l'exécution simplifiée de scripts Java (fichiers uniques, dépendances) et de JARs. JReleaser pour l'automatisation de la distribution multi-plateforme (Homebrew, SDKMAN, Docker, images natives). Project Loom pour la concurrence facile avec les threads virtuels. PicoCLI pour la gestion des arguments. Le potentiel va au-delà des scripts : création de TUIs complètes et esthétiques (ex: dashboards, gestionnaires de fichiers, assistants IA). Excuses caduques : démarrage rapide (GraalVM), légèreté (JBang), distribution simple (JReleaser), concurrence (Loom). Potentiel : créer des applications TUI riches et esthétiques. Sortie de Ruby 4.0.0 https://www.ruby-lang.org/en/news/2025/12/25/ruby-4-0-0-released/ Ruby Box (expérimental) : Une nouvelle fonctionnalité permettant d'isoler les définitions (classes, modules, monkey patches) dans des boîtes séparées pour éviter les conflits globaux. ZJIT : Un nouveau compilateur JIT de nouvelle génération développé en Rust, visant à surpasser YJIT à terme (actuellement en phase expérimentale). Améliorations de Ractor : Introduction de Ractor::Port pour une meilleure communication entre Ractors et optimisation des structures internes pour réduire les contentions de verrou global. Changements syntaxiques : Les opérateurs logiques (||, &&, and, or) en début de ligne permettent désormais de continuer la ligne précédente, facilitant le style "fluent". Classes Core : Set et Pathname deviennent des classes intégrées (Core) au lieu d'être dans la bibliothèque standard. Diagnostics améliorés : Les erreurs d'arguments (ArgumentError) affichent désormais des extraits de code pour l'appelant ET la définition de la méthode. Performances : Optimisation de Class#new, accès plus rapide aux variables d'instance et améliorations significatives du ramasse-miettes (GC). Nettoyage : Suppression de comportements obsolètes (comme la création de processus via IO.open avec |) et mise à jour vers Unicode 17.0. Librairies Introduction pour créer une appli multi-tenant avec Quarkus et http://nip.io|nip.io https://www.the-main-thread.com/p/quarkus-multi-tenant-api-nipio-tutorial Construction d'une API REST multi-tenant en Quarkus avec isolation par sous-domaine Utilisation de http://nip.io|nip.io pour la résolution DNS automatique sans configuration locale Extraction du tenant depuis l'en-tête HTTP Host via un filtre JAX-RS Contexte tenant géré avec CDI en scope Request pour l'isolation des données Service applicatif gérant des données spécifiques par tenant avec Map concurrent Interface web HTML/JS pour visualiser et ajouter des données par tenant Configuration CORS nécessaire pour le développement local Pattern acme.127-0-0-1.nip.io résolu automatiquement vers localhost Code complet disponible sur GitHub avec exemples curl et tests navigateur Base idéale pour prototypage SaaS, tests multi-tenants Hibernate 7.2 avec quelques améliorations intéressantes https://docs.hibernate.org/orm/7.2/whats-new/%7Bhtml-meta-canonical-link%7D read only replica (experimental), crée deux session factories et swap au niveau jdbc si le driver le supporte et custom sinon. On ouvre une session en read only child statelesssession (partage le contexte transactionnel) hibernate vector module ajouter binary, float16 and sparse vectors Le SchemaManager peut resynchroniser les séquences par rapport aux données des tables Regexp dans HQL avec like Nouvelle version de Hibernate with Panache pour Quarkus https://quarkus.io/blog/hibernate-panache-next/ Nouvelle extension expérimentale qui unifie Hibernate ORM with Panache et Hibernate Reactive with Panache Les entités peuvent désormais fonctionner en mode bloquant ou réactif sans changer de type de base Support des sessions sans état (StatelessSession) en plus des entités gérées traditionnelles Intégration de Jakarta Data pour des requêtes type-safe vérifiées à la compilation Les opérations sont définies dans des repositories imbriqués plutôt que des méthodes statiques Possibilité de définir plusieurs repositories pour différents modes d'opération sur une même entité Accès aux différents modes (bloquant/réactif, géré/sans état) via des méthodes de supertype Support des annotations @Find et @HQL pour générer des requêtes type-safe Accès au repository via injection ou via le métamodèle généré Extension disponible dans la branche main, feedback demandé sur Zulip ou GitHub Spring Shell 4.0.0 GA publié - https://spring.io/blog/2025/12/30/spring-shell-4-0-0-ga-released Sortie de la version finale de Spring Shell 4.0.0 disponible sur Maven Central Compatible avec les dernières versions de Spring Framework et Spring Boot Modèle de commandes revu pour simplifier la création d'applications CLI interactives Intégration de jSpecify pour améliorer la sécurité contre les NullPointerException Architecture plus modulaire permettant meilleure personnalisation et extension Documentation et exemples entièrement mis à jour pour faciliter la prise en main Guide de migration vers la v4 disponible sur le wiki du projet Corrections de bugs pour améliorer la stabilité et la fiabilité Permet de créer des applications Java autonomes exécutables avec java -jar ou GraalVM native Approche opinionnée du développement CLI tout en restant flexible pour les besoins spécifiques Une nouvelle version de la librairie qui implémenter des gatherers supplémentaires à ceux du JDK https://github.com/tginsberg/gatherers4j/releases/tag/v0.13.0 gatherers4j v0.13.0. Nouveaux gatherers : uniquelyOccurringBy(), moving/runningMedian(), moving/runningMax/Min(). Changement : les gatherers "moving" incluent désormais par défaut les valeurs partielles (utiliser excludePartialValues() pour désactiver). LangChain4j 1.10.0 https://github.com/langchain4j/langchain4j/releases/tag/1.10.0 Introduction d'un catalogue de modèles pour Anthropic, Gemini, OpenAI et Mistral. Ajout de capacités d'observabilité et de monitoring pour les agents. Support des sorties structurées, des outils avancés et de l'analyse de PDF via URL pour Anthropic. Support des services de transcription pour OpenAI. Possibilité de passer des paramètres de configuration de chat en argument des méthodes. Nouveau garde-fou de modération pour les messages entrants. Support du contenu de raisonnement pour les modèles. Introduction de la recherche hybride. Améliorations du client MCP. Départ du lead de mockito après 10 ans https://github.com/mockito/mockito/issues/3777 Tim van der Lippe, mainteneur majeur de Mockito, annonce son départ pour mars 2026, marquant une décennie de contribution au projet. L'une des raisons principales est l'épuisement lié aux changements récents dans la JVM (JVM 22+) concernant les agents, imposant des contraintes techniques lourdes sans alternative simple proposée par les mainteneurs du JDK. Il pointe du doigt le manque de soutien et la pression exercée sur les bénévoles de l'open source lors de ces transitions technologiques majeures. La complexité croissante pour supporter Kotlin, qui utilise la JVM de manière spécifique, rend la base de code de Mockito plus difficile à maintenir et moins agréable à faire évoluer selon lui. Il exprime une perte de plaisir et préfère désormais consacrer son temps libre à d'autres projets comme Servo, un moteur web écrit en Rust. Une période de transition est prévue jusqu'en mars pour assurer la passation de la maintenance à de nouveaux contributeurs. Infrastructure Le premier intérêt de Kubernetes n'est pas le scaling - https://mcorbin.fr/posts/2025-12-29-kubernetes-scale/ Avant Kubernetes, gérer des applications en production nécessitait de multiples outils complexes (Ansible, Puppet, Chef) avec beaucoup de configuration manuelle Le load balancing se faisait avec HAProxy et Keepalived en actif/passif, nécessitant des mises à jour manuelles de configuration à chaque changement d'instance Le service discovery et les rollouts étaient orchestrés manuellement, instance par instance, sans automatisation de la réconciliation Chaque stack (Java, Python, Ruby) avait sa propre méthode de déploiement, sans standardisation (rpm, deb, tar.gz, jar) La gestion des ressources était manuelle avec souvent une application par machine, créant du gaspillage et complexifiant la maintenance Kubernetes standardise tout en quelques ressources YAML (Deployment, Service, Ingress, ConfigMap, Secret) avec un format déclaratif simple Toutes les fonctionnalités critiques sont intégrées : service discovery, load balancing, scaling, stockage, firewalling, logging, tolérance aux pannes La complexité des centaines de scripts shell et playbooks Ansible maintenus avant était supérieure à celle de Kubernetes Kubernetes devient pertinent dès qu'on commence à reconstruire manuellement ces fonctionnalités, ce qui arrive très rapidement La technologie est flexible et peut gérer aussi bien des applications modernes que des monolithes legacy avec des contraintes spécifiques Mole https://github.com/tw93/Mole Un outil en ligne de commande (CLI) tout-en-un pour nettoyer et optimiser macOS. Combine les fonctionnalités de logiciels populaires comme CleanMyMac, AppCleaner, DaisyDisk et iStat Menus. Analyse et supprime en profondeur les caches, les fichiers logs et les résidus de navigateurs. Désinstallateur intelligent qui retire proprement les applications et leurs fichiers cachés (Launch Agents, préférences). Analyseur d'espace disque interactif pour visualiser l'occupation des fichiers et gérer les documents volumineux. Tableau de bord temps réel (mo status) pour surveiller le CPU, le GPU, la mémoire et le réseau. Fonction de purge spécifique pour les développeurs permettant de supprimer les artefacts de build (node_modules, target, etc.). Intégration possible avec Raycast ou Alfred pour un lancement rapide des commandes. Installation simple via Homebrew ou un script curl. Des images Docker sécurisées pour chaque développeur https://www.docker.com/blog/docker-hardened-images-for-every-developer/ Docker rend ses "Hardened Images" (DHI) gratuites et open source (licence Apache 2.0) pour tous les développeurs. Ces images sont conçues pour être minimales, prêtes pour la production et sécurisées dès le départ afin de lutter contre l'explosion des attaques sur la chaîne logistique logicielle. Elles s'appuient sur des bases familières comme Alpine et Debian, garantissant une compatibilité élevée et une migration facile. Chaque image inclut un SBOM (Software Bill of Materials) complet et vérifiable, ainsi qu'une provenance SLSA de niveau 3 pour une transparence totale. L'utilisation de ces images permet de réduire considérablement le nombre de vulnérabilités (CVE) et la taille des images (jusqu'à 95 % plus petites). Docker étend cette approche sécurisée aux graphiques Helm et aux serveurs MCP (Mongo, Grafana, GitHub, etc.). Des offres commerciales (DHI Enterprise) restent disponibles pour des besoins spécifiques : correctifs critiques sous 7 jours, support FIPS/FedRAMP ou support à cycle de vie étendu (ELS). Un assistant IA expérimental de Docker peut analyser les conteneurs existants pour recommander l'adoption des versions sécurisées correspondantes. L'initiative est soutenue par des partenaires majeurs tels que Google, MongoDB, Snyk et la CNCF. Web La maçonnerie ("masonry") arrive dans la spécification des CSS et commence à être implémentée par les navigateurs https://webkit.org/blog/17660/introducing-css-grid-lanes/ Permet de mettre en colonne des éléments HTML les uns à la suite des autres. D'abord sur la première ligne, et quand la première ligne est remplie, le prochain élément se trouvera dans la colonne où il pourra être le plus haut possible, et ainsi de suite. après la plomberie du middleware, la maçonnerie du front :laughing: Data et Intelligence Artificielle On ne devrait pas faire un mapping 1:1 entre API REST et MCP https://nordicapis.com/why-mcp-shouldnt-wrap-an-api-one-to-one/ Problématique : Envelopper une API telle quelle dans le protocole MCP (Model Context Protocol) est un anti-pattern. Objectif du MCP : Conçu pour les agents d'IA, il doit servir d'interface d'intention, non de miroir d'API. Les agents comprennent les tâches, pas la logique complexe des API (authentification, pagination, orchestration). Conséquences du mappage un-à-un : Confusion des agents, erreurs, hallucinations. Difficulté à gérer les orchestrations complexes (plusieurs appels pour une seule action). Exposition des faiblesses de l'API (schéma lourd, endpoints obsolètes). Maintenance accrue lors des changements d'API. Meilleure approche : Construire des outils MCP comme des SDK pour agents, encapsulant la logique nécessaire pour accomplir une tâche spécifique. Pratiques recommandées : Concevoir autour des intentions/actions utilisateur (ex. : "créer un projet", "résumer un document"). Regrouper les appels en workflows ou actions uniques. Utiliser un langage naturel pour les définitions et les noms. Limiter la surface d'exposition de l'API pour la sécurité et la clarté. Appliquer des schémas d'entrée/sortie stricts pour guider l'agent et réduire l'ambiguïté. Des agents en production avec AWS - https://blog.ippon.fr/2025/12/22/des-agents-en-production-avec-aws/ AWS re:Invent 2025 a massivement mis en avant l'IA générative et les agents IA Un agent IA combine un LLM, une boucle d'appel et des outils invocables Strands Agents SDK facilite le prototypage avec boucles ReAct intégrées et gestion de la mémoire Managed MLflow permet de tracer les expérimentations et définir des métriques de performance Nova Forge optimise les modèles par réentraînement sur données spécifiques pour réduire coûts et latence Bedrock Agent Core industrialise le déploiement avec runtime serverless et auto-scaling Agent Core propose neuf piliers dont observabilité, authentification, code interpreter et browser managé Le protocole MCP d'Anthropic standardise la fourniture d'outils aux agents SageMaker AI et Bedrock centralisent l'accès aux modèles closed source et open source via API unique AWS mise sur l'évolution des chatbots vers des systèmes agentiques optimisés avec modèles plus frugaux Debezium 3.4 amène plusieurs améliorations intéressantes https://debezium.io/blog/2025/12/16/debezium-3-4-final-released/ Correction du problème de calcul du low watermark Oracle qui causait des pertes de performance Correction de l'émission des événements heartbeat dans le connecteur Oracle avec les requêtes CTE Amélioration des logs pour comprendre les transactions actives dans le connecteur Oracle Memory guards pour protéger contre les schémas de base de données de grande taille Support de la transformation des coordonnées géométriques pour une meilleure gestion des données spatiales Extension Quarkus DevServices permettant de démarrer automatiquement une base de données et Debezium en dev Intégration OpenLineage pour tracer la lignée des données et suivre leur flux à travers les pipelines Compatibilité testée avec Kafka Connect 4.1 et Kafka brokers 4.1 Infinispan 16.0.4 et .5 https://infinispan.org/blog/2025/12/17/infinispan-16-0-4 Spring Boot 4 et Spring 7 supportés Evolution dans les metriques Deux bugs de serialisation Construire un agent de recherche en Java avec l'API Interactions https://glaforge.dev/posts/2026/01/03/building-a-research-assistant-with-the-interactions-api-in-java/ Assistant de recherche IA Java (API Interactions Gemini), test du SDK implémenté par Guillaume. Workflow en 4 phases : Planification : Gemini Flash + Google Search. Recherche : Modèle "Deep Research" (tâche de fond). Synthèse : Gemini Pro (rapport exécutif). Infographie : Nano Banana Pro (à partir de la synthèse). API Interactions : gestion d'état serveur, tâches en arrière-plan, réponses multimodales (images). Appréciation : gestion d'état de l'API (vs LLM sans état). Validation : efficacité du SDK Java pour cas complexes. Stephan Janssen (le papa de Devoxx) a créé un serveur MCP (Model Context Protocol) basé sur LSP (Language Server Protocol) pour que les assistants de code analysent le code en le comprenant vraiment plutôt qu'en faisant des grep https://github.com/stephanj/LSP4J-MCP Le problème identifié : Les assistants IA utilisent souvent la recherche textuelle (type grep) pour naviguer dans le code, ce qui manque de contexte sémantique, génère du bruit (faux positifs) et consomme énormément de tokens inutilement. La solution LSP4J-MCP : Une approche "standalone" (autonome) qui encapsule le serveur de langage Eclipse (JDTLS) via le protocole MCP (Model Context Protocol). Avantage principal : Offre une compréhension sémantique profonde du code Java (types, hiérarchies, références) sans nécessiter l'ouverture d'un IDE lourd comme IntelliJ. Comparaison des méthodes : AST : Trop léger (pas de compréhension inter-fichiers). IntelliJ MCP : Puissant mais exige que l'IDE soit ouvert (gourmand en ressources). LSP4J-MCP : Le meilleur des deux mondes pour les workflows en terminal, à distance (SSH) ou CI/CD. Fonctionnalités clés : Expose 5 outils pour l'IA (find_symbols, find_references, find_definition, document_symbols, find_interfaces_with_method). Résultats : Une réduction de 100x des tokens utilisés pour la navigation et une précision accrue (distinction des surcharges, des scopes, etc.). Disponibilité : Le projet est open source et disponible sur GitHub pour intégration immédiate (ex: avec Claude Code, Gemini CLI, etc). A noter l'ajout dans claude code 2.0.74 d'un tool pour supporter LSP ( https://github.com/anthropics/claude-code/blob/main/CHANGELOG.md#2074 ) Awesome (GitHub) Copilot https://github.com/github/awesome-copilot Une collection communautaire d'instructions, de prompts et de configurations pour optimiser l'utilisation de GitHub Copilot. Propose des "Agents" spécialisés qui s'intègrent aux serveurs MCP pour améliorer les flux de travail spécifiques. Inclut des prompts ciblés pour la génération de code, la documentation et la résolution de problèmes complexes. Fournit des instructions détaillées sur les standards de codage et les meilleures pratiques applicables à divers frameworks. Propose des "Skills" (compétences) sous forme de dossiers contenant des ressources pour des tâches techniques spécialisées. (les skills sont dispo dans copilot depuis un mois : https://github.blog/changelog/2025-12-18-github-copilot-now-supports-agent-skills/ ) Permet une installation facile via un serveur MCP dédié, compatible avec VS Code et Visual Studio. Encourage la contribution communautaire pour enrichir les bibliothèques de prompts et d'agents. Aide à augmenter la productivité en offrant des solutions pré-configurées pour de nombreux langages et domaines. Garanti par une licence MIT et maintenu activement par des contributeurs du monde entier. IA et productivité : bilan de l'année 2025 (Laura Tacho - DX)) https://newsletter.getdx.com/p/ai-and-productivity-year-in-review?aid=recNfypKAanQrKszT En 2025, l'ingénierie assistée par l'IA est devenue la norme : environ 90 % des développeurs utilisent des outils d'IA mensuellement, et plus de 40 % quotidiennement. Les chercheurs (Microsoft, Google, GitHub) soulignent que le nombre de lignes de code (LOC) reste un mauvais indicateur d'impact, car l'IA génère beaucoup de code sans forcément garantir une valeur métier supérieure. Si l'IA améliore l'efficacité individuelle, elle pourrait nuire à la collaboration à long terme, car les développeurs passent plus de temps à "parler" à l'IA qu'à leurs collègues. L'identité du développeur évolue : il passe de "producteur de code" à un rôle de "metteur en scène" qui délègue, valide et exerce son jugement stratégique. L'IA pourrait accélérer la montée en compétences des développeurs juniors en les forçant à gérer des projets et à déléguer plus tôt, agissant comme un "accélérateur" plutôt que de les rendre obsolètes. L'accent est mis sur la créativité plutôt que sur la simple automatisation, afin de réimaginer la manière de travailler et d'obtenir des résultats plus impactants. Le succès en 2026 dépendra de la capacité des entreprises à cibler les goulots d'étranglement réels (dette technique, documentation, conformité) plutôt que de tester simplement chaque nouveau modèle d'IA. La newsletter avertit que les titres de presse simplifient souvent à l'excès les recherches sur l'IA, masquant parfois les nuances cruciales des études réelles. Un développeur décrit dans un article sur Twitter son utilisation avancée de Claude Code pour le développement, avec des sous-agents, des slash-commands, comment optimiser le contexte, etc. https://x.com/AureaLibe/status/2008958120878330329?s=20 Outillage IntelliJ IDEA, thread dumps et project Loom (virtual threads) - https://blog.jetbrains.com/idea/2025/12/thread-dumps-and-project-loom-virtual-threads/ Les virtual threads Java améliorent l'utilisation du matériel pour les opérations I/O parallèles avec peu de changements de code Un serveur peut maintenant gérer des millions de threads au lieu de quelques centaines Les outils existants peinent à afficher et analyser des millions de threads simultanément Le débogage asynchrone est complexe car le scheduler et le worker s'exécutent dans des threads différents Les thread dumps restent essentiels pour diagnostiquer deadlocks, UI bloquées et fuites de threads Netflix a découvert un deadlock lié aux virtual threads en analysant un heap dump, bug corrigé dans Java 25. Mais c'était de la haute voltige IntelliJ IDEA supporte nativement les virtual threads dès leur sortie avec affichage des locks acquis IntelliJ IDEA peut ouvrir des thread dumps générés par d'autres outils comme jcmd Le support s'étend aussi aux coroutines Kotlin en plus des virtual threads Quelques infos sur IntelliJ IDEA 2025.3 https://blog.jetbrains.com/idea/2025/12/intellij-idea-2025-3/ Distribution unifiée regroupant davantage de fonctionnalités gratuites Amélioration de la complétion des commandes dans l'IDE Nouvelles fonctionnalités pour le débogueur Spring Thème Islands devient le thème par défaut Support complet de Spring Boot 4 et Spring Framework 7 Compatibilité avec Java 25 Prise en charge de Spring Data JDBC et Vitest 4 Support natif de Junie et Claude Agent pour l'IA Quota d'IA transparent et option Bring Your Own Key à venir Corrections de stabilité, performance et expérience utilisateur Plein de petits outils en ligne pour le développeur https://blgardner.github.io/prism.tools/ génération de mot de passe, de gradient CSS, de QR code encodage décodage de Base64, JWT formattage de JSON, etc. resumectl - Votre CV en tant que code https://juhnny5.github.io/resumectl/ Un outil en ligne de commande (CLI) écrit en Go pour générer un CV à partir d'un fichier YAML. Permet l'exportation vers plusieurs formats : PDF, HTML, ou un affichage direct dans le terminal. Propose 5 thèmes intégrés (Modern, Classic, Minimal, Elegant, Tech) personnalisables avec des couleurs spécifiques. Fonctionnalité d'initialisation (resumectl init) permettant d'importer automatiquement des données depuis LinkedIn et GitHub (projets les plus étoilés). Supporte l'ajout de photos avec des options de filtre noir et blanc ou de forme (rond/carré). Inclut un mode "serveur" (resumectl serve) pour prévisualiser les modifications en temps réel via un navigateur local. Fonctionne comme un binaire unique sans dépendances externes complexes pour les modèles. mactop - Un moniteur "top" pour Apple Silicon https://github.com/metaspartan/mactop Un outil de surveillance en ligne de commande (TUI) conçu spécifiquement pour les puces Apple Silicon (M1, M2, M3, M4, M5). Permet de suivre en temps réel l'utilisation du CPU (E-cores et P-cores), du GPU et de l'ANE (Neural Engine). Affiche la consommation électrique (wattage) du système, du CPU, du GPU et de la DRAM. Fournit des données sur les températures du SoC, les fréquences du GPU et l'état thermique global. Surveille l'utilisation de la mémoire vive, de la swap, ainsi que l'activité réseau et disque (E/S). Propose 10 mises en page (layouts) différentes et plusieurs thèmes de couleurs personnalisables. Ne nécessite pas l'utilisation de sudo car il s'appuie sur les API natives d'Apple (SMC, IOReport, IOKit). Inclut une liste de processus détaillée (similaire à htop) avec la possibilité de tuer des processus directement depuis l'interface. Offre un mode "headless" pour exporter les métriques au format JSON et un serveur optionnel pour Prometheus. Développé en Go avec des composants en CGO et Objective-C. Adieu direnv, Bonjour misehttps://codeka.io/2025/12/19/adieu-direnv-bonjour-mise/ L'auteur remplace ses outils habituels (direnv, asdf, task, just) par un seul outil polyvalent écrit en Rust : mise. mise propose trois fonctions principales : gestionnaire de paquets (langages et outils), gestionnaire de variables d'environnement et exécuteur de tâches. Contrairement à direnv, il permet de gérer des alias et utilise un fichier de configuration structuré (mise.toml) plutôt que du scripting shell. La configuration est hiérarchique, permettant de surcharger les paramètres selon les répertoires, avec un système de "trust" pour la sécurité. Une "killer-feature" soulignée est la gestion des secrets : mise s'intègre avec age pour chiffrer des secrets (via clés SSH) directement dans le fichier de configuration. L'outil supporte une vaste liste de langages et d'outils via un registre interne et des plugins (compatibilité avec l'écosystème asdf). Il simplifie le workflow de développement en regroupant l'installation des outils et l'automatisation des tâches au sein d'un même fichier. L'auteur conclut sur la puissance, la flexibilité et les excellentes performances de l'outil après quelques heures de test. Claude Code v2.1.0 https://github.com/anthropics/claude-code/blob/main/CHANGELOG.md#210 Rechargement à chaud des "skills" : Les modifications apportées aux compétences dans ~/.claude/skills sont désormais appliquées instantanément sans redémarrer la session. Sous-agents et forks : Support de l'exécution de compétences et de commandes slash dans un contexte de sous-agent forké via context: fork. Réglages linguistiques : Ajout d'un paramètre language pour configurer la langue de réponse par défaut (ex: language: "french"). Améliorations du terminal : Shift+Enter fonctionne désormais nativement dans plusieurs terminaux (iTerm2, WezTerm, Ghostty, Kitty) sans configuration manuelle. Sécurité et correction de bugs : Correction d'une faille où des données sensibles (clés API, tokens OAuth) pouvaient apparaître dans les logs de débogage. Nouvelles commandes slash : Ajout de /teleport et /remote-env pour les abonnés claude.ai afin de gérer des sessions distantes. Mode Plan : Le raccourci /plan permet d'activer le mode plan directement depuis le prompt, et la demande de permission à l'entrée de ce mode a été supprimée. Vim et navigation : Ajout de nombreux mouvements Vim (text objects, répétitions de mouvements f/F/t/T, indentations, etc.). Performance : Optimisation du temps de démarrage et du rendu terminal pour les caractères Unicode/Emoji. Gestion du gitignore : Support du réglage respectGitignore dans settings.json pour contrôler le comportement du sélecteur de fichiers @-mention. Méthodologies 200 déploiements en production par jour, même le vendredi : retours d'expérience https://mcorbin.fr/posts/2025-03-21-deploy-200/ Le déploiement fréquent, y compris le vendredi, est un indicateur de maturité technique et augmente la productivité globale. L'excellence technique est un atout stratégique indispensable pour livrer rapidement des produits de qualité. Une architecture pragmatique orientée services (SOA) facilite les déploiements indépendants et réduit la charge cognitive. L'isolation des services est cruciale : un développeur doit pouvoir tester son service localement sans dépendre de toute l'infrastructure. L'automatisation via Kubernetes et l'approche GitOps avec ArgoCD permettent des déploiements continus et sécurisés. Les feature flags et un système de permissions solide permettent de découpler le déploiement technique de l'activation fonctionnelle pour les utilisateurs. L'autonomie des développeurs est renforcée par des outils en self-service (CLI maison) pour gérer l'infrastructure et diagnostiquer les incidents sans goulot d'étranglement. Une culture d'observabilité intégrée dès la conception permet de détecter et de réagir rapidement aux anomalies en production. Accepter l'échec comme inévitable permet de concevoir des systèmes plus résilients capables de se rétablir automatiquement. "Vibe Coding" vs "Prompt Engineering" : l'IA et le futur du développement logiciel https://www.romenrg.com/blog/2025/12/25/vibe-coding-vs-prompt-engineering-ai-and-the-future-of-software-development/ L'IA est passée du statut d'expérimentation à celui d'infrastructure essentielle pour le développement de logiciels en 2025. L'IA ne remplace pas les ingénieurs, mais agit comme un amplificateur de leurs compétences, de leur jugement et de la qualité de leur réflexion. Distinction entre le "Vibe Coding" (rapide, intuitif, idéal pour les prototypes) et le "Prompt Engineering" (délibéré, contraint, nécessaire pour les systèmes maintenables). L'importance cruciale du contexte ("Context Engineering") : l'IA devient réellement puissante lorsqu'elle est connectée aux systèmes réels (GitHub, Jira, etc.) via des protocoles comme le MCP. Utilisation d'agents spécialisés (écriture de RFC, revue de code, architecture) plutôt que de modèles génériques pour obtenir de meilleurs résultats. Émergence de l'ingénieur "Technical Product Manager" capable d'abattre seul le travail d'une petite équipe grâce à l'IA, à condition de maîtriser les fondamentaux techniques. Le risque majeur : l'IA permet d'aller très vite dans la mauvaise direction si le jugement humain et l'expérience font défaut. Le niveau d'exigence global augmente : les bases techniques solides deviennent plus importantes que jamais pour éviter l'accumulation de dette technique rapide. Une revue de code en solo (Kent Beck) ! https://tidyfirst.substack.com/p/party-of-one-for-code-review?r=64ov3&utm_campaign=post&utm_medium=web&triedRedirect=true La revue de code traditionnelle, héritée des inspections formelles d'IBM, s'essouffle car elle est devenue trop lente et asynchrone par rapport au rythme du développement moderne. Avec l'arrivée de l'IA ("le génie"), la vitesse de production du code dépasse la capacité de relecture humaine, créant un goulot d'étranglement majeur. La revue de code doit évoluer vers deux nouveaux objectifs prioritaires : un "sanity check" pour vérifier que l'IA a bien fait ce qu'on lui demandait, et le contrôle de la dérive structurelle de la base de code. Maintenir une structure saine est crucial non seulement pour les futurs développeurs humains, mais aussi pour que l'IA puisse continuer à comprendre et modifier le code efficacement sans perdre le contexte. Kent Beck expérimente des outils automatisés (comme CodeRabbit) pour obtenir des résumés et des schémas d'architecture afin de garder une conscience globale des changements rapides. Même si les outils automatisés sont utiles, le "Pair Programming" reste irremplaçable pour la richesse des échanges et la pression sociale bénéfique qu'il impose à la réflexion. La revue de code solo n'est pas une fin en soi, mais une adaptation nécessaire lorsque l'on travaille seul avec des outils de génération de code augmentés. Loi, société et organisation Lego lance les Lego Smart Play, avec des Brique, des Smart Tags et des Smart Figurines pour faire de nouvelles constructions interactives avec des Legos https://www.lego.com/fr-fr/smart-play LEGO SMART Play : technologie réactive au jeu des enfants. Trois éléments clés : SMART Brique : Brique LEGO 2x4 "cerveau". Accéléromètre, lumières réactives, détecteur de couleurs, synthétiseur sonore. Réagit aux mouvements (tenir, tourner, taper). SMART Tags : Petites pièces intelligentes. Indiquent à la SMART Brique son rôle (ex: hélicoptère, voiture) et les sons à produire. Activent sons, mini-jeux, missions secrètes. SMART Minifigurines : Activées près d'une SMART Brique. Révèlent des personnalités uniques (sons, humeurs, réactions) via la SMART Brique. Encouragent l'imagination. Fonctionnement : SMART Brique détecte SMART Tags et SMART Minifigurines. Réagit aux mouvements avec lumières et sons dynamiques. Compatibilité : S'assemble avec les briques LEGO classiques. Objectif : Créer des expériences de jeu interactives, uniques et illimitées. Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 14-17 janvier 2026 : SnowCamp 2026 - Grenoble (France) 22 janvier 2026 : DevCon #26 : sécurité / post-quantique / hacking - Paris (France) 28 janvier 2026 : Software Heritage Symposium - Paris (France) 29-31 janvier 2026 : Epitech Summit 2026 - Paris - Paris (France) 2-5 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Moulins - Moulins (France) 3 février 2026 : Cloud Native Days France 2026 - Paris (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Lille - Lille (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Mulhouse - Mulhouse (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Nancy - Nancy (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Nantes - Nantes (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Marseille - Marseille (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Rennes - Rennes (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Montpellier - Montpellier (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Strasbourg - Strasbourg (France) 3-4 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Toulouse - Toulouse (France) 4-5 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Bordeaux - Bordeaux (France) 4-5 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Lyon - Lyon (France) 4-6 février 2026 : Epitech Summit 2026 - Nice - Nice (France) 5 février 2026 : Web Days Convention - Aix-en-Provence (France) 12 février 2026 : Strasbourg Craft #1 - Strasbourg (France) 12-13 février 2026 : Touraine Tech #26 - Tours (France) 19 février 2026 : ObservabilityCON on the Road - Paris (France) 6 mars 2026 : WordCamp Nice 2026 - Nice (France) 18-19 mars 2026 : Agile Niort 2026 - Niort (France) 20 mars 2026 : Atlantique Day 2026 - Nantes (France) 26 mars 2026 : Data Days Lille - Lille (France) 26-27 mars 2026 : SymfonyLive Paris 2026 - Paris (France) 26-27 mars 2026 : REACT PARIS - Paris (France) 27-29 mars 2026 : Shift - Nantes (France) 31 mars 2026 : ParisTestConf - Paris (France) 1 avril 2026 : AWS Summit Paris - Paris (France) 2 avril 2026 : Pragma Cannes 2026 - Cannes (France) 9-10 avril 2026 : AndroidMakers by droidcon - Paris (France) 16-17 avril 2026 : MiXiT 2026 - Lyon (France) 22-24 avril 2026 : Devoxx France 2026 - Paris (France) 23-25 avril 2026 : Devoxx Greece - Athens (Greece) 24-25 avril 2026 : Faiseuses du Web 5 - Dinan (France) 6-7 mai 2026 : Devoxx UK 2026 - London (UK) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Lille - Lille (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Paris - Paris (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Bordeaux - Bordeaux (France) 22 mai 2026 : AFUP Day 2026 Lyon - Lyon (France) 29 mai 2026 : NG Baguette Conf 2026 - Paris (France) 5 juin 2026 : TechReady - Nantes (France) 5 juin 2026 : Fork it! - Rouen - Rouen (France) 6 juin 2026 : Polycloud - Montpellier (France) 11-12 juin 2026 : DevQuest Niort - Niort (France) 11-12 juin 2026 : DevLille 2026 - Lille (France) 12 juin 2026 : Tech F'Est 2026 - Nancy (France) 17-19 juin 2026 : Devoxx Poland - Krakow (Poland) 17-20 juin 2026 : VivaTech - Paris (France) 2 juillet 2026 : Azur Tech Summer 2026 - Valbonne (France) 2-3 juillet 2026 : Sunny Tech - Montpellier (France) 3 juillet 2026 : Agile Lyon 2026 - Lyon (France) 2 août 2026 : 4th Tech Summit on Artificial Intelligence & Robotics - Paris (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Live Day Paris 2026 - Paris (France) 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/
Le tea time anglais, ou afternoon tea, est aujourd'hui l'un des symboles les plus reconnaissables de la culture britannique. Pourtant, cette tradition si codifiée est née assez tardivement, au début du XIXᵉ siècle, et doit beaucoup à une femme aujourd'hui presque oubliée : Anna Russell.Pour comprendre son origine, il faut d'abord regarder les habitudes alimentaires de l'Angleterre victorienne. À cette époque, les classes aisées ne prenaient que deux repas principaux : un petit-déjeuner relativement léger et un dîner servi très tard, souvent entre 19 et 21 heures. Entre les deux, la journée pouvait sembler interminable, surtout pour les femmes de l'aristocratie, soumises à un emploi du temps rigide fait de visites, de promenades et de réceptions mondaines.Anna Russell, septième duchesse de Bedford et proche de la reine Victoria, se plaint régulièrement d'un malaise très précis : ce qu'elle appelle the sinking feeling, une sensation de faim et de fatigue en milieu d'après-midi. Pour y remédier, elle prend l'habitude de se faire servir, vers 16 heures, une tasse de thé accompagnée de pain, de beurre et de petits gâteaux, dans ses appartements privés. Ce geste, au départ purement pratique, va rapidement prendre une dimension sociale.La duchesse commence en effet à inviter ses amies à la rejoindre pour partager ce moment. Très vite, ce rendez-vous devient une véritable institution mondaine. Le thé n'est plus seulement une boisson, mais un prétexte à la conversation, à l'élégance et à la sociabilité. La pratique se diffuse dans l'aristocratie, puis dans la bourgeoisie, à mesure que le thé devient plus accessible grâce au commerce avec l'Empire britannique.Le teatime s'accompagne alors de règles précises : vaisselle raffinée, pâtisseries délicates, sandwiches au concombre, scones servis avec crème et confiture. Ce rituel incarne parfaitement les valeurs victoriennes : retenue, politesse, maîtrise de soi. Rien n'y est excessif, tout est mesuré, du geste à la parole.Il est important de distinguer l'afternoon tea du high tea, souvent confondus. Contrairement aux idées reçues, le high tea était un repas plus copieux, pris en fin de journée par les classes populaires. L'afternoon tea, lui, est un rite aristocratique, né dans les salons feutrés de l'élite.Ainsi, le teatime anglais n'est pas une tradition ancestrale immuable, mais une invention sociale née d'un simple creux dans l'estomac. Grâce à Anna Russell, un besoin personnel s'est transformé en un rituel emblématique, rappelant que l'Histoire se construit aussi autour de petites habitudes devenues grandes traditions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si la grammaire française te fait soupirer, douter ou te sentir nul(le), cet épisode est pour toi.Dans ce premier épisode privé de l'année, réservé exclusivement aux membres du Club, je te propose une vraie réconciliation avec la grammaire française sans culpabilité, sans promesses irréalistes et sans discours infantilisant.Contrairement à ce qu'on répète partout, la grammaire française n'est ni logique ni simple. Et non, ce n'est pas toi le problème si tu bloques. Dans cet épisode, on va déconstruire les idées reçues qui sabotent l'apprentissage du français chez les adultes : le mythe du “français facile”, la pression du parler parfait, et les dégâts des contenus gratuits sans structure qui donnent l'illusion de progresser… sans résultats réels.À travers mon expérience de polyglotte et plus de 20 ans d'enseignement du français, je t'explique :➡️pourquoi tant d'apprenants finissent par détester la grammaire ➡️comment certaines erreurs se fossilisent➡️et surtout comment apprendre autrement à l'âge adulteTu comprendras :➡️pourquoi comprendre une règle ne suffit pas ➡️pourquoi voir une règle sur papier ne suffit pas non plus ➡️pourquoi la pratique est indispensable➡️comment distinguer la grammaire essentielle de celle qui peut attendreCet épisode t'aide à changer ton rapport à la grammaire, à lever la peur de parler et à reprendre confiance dans ton apprentissage du français. Parce que faire la paix avec la grammaire, ce n'est pas devenir parfait, c'est devenir libre.Cet épisode est 100 % privé et accessible uniquement aux membres du Club.“Le Français avec Yasmine” existe grâce au soutien des membres et élèves payants. Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord pour continuer à partager et se rencontrer. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans l'imaginaire collectif, le bouffon de cour est presque toujours un homme. Pourtant, les archives montrent que des femmes occupaient aussi ce rôle, en particulier dans les cours princières et royales d'Europe. Elles étaient plus rares, mais pas exceptionnelles.Comme leurs homologues masculins, les bouffonnes pouvaient être :des artistes comiques,des musiciennes ou chanteuses,des conteuses,ou des personnes présentant une singularité physique ou mentale, ce qui correspond malheureusement aux normes de l'époque.Elles remplissaient les mêmes fonctions essentielles : divertir, désamorcer les tensions, parfois dire des vérités qu'aucun courtisan n'osait formuler.Le cas emblématique de Jane FooleLa plus célèbre d'entre elles est Jane Foole, active au début du XVIᵉ siècle en Angleterre. Elle servit successivement Henri VIII et surtout sa fille Marie Ire d'Angleterre, dite « Bloody Mary ».Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Foole n'était pas forcément son nom de naissance, mais une désignation liée à sa fonction. Jane apparaît régulièrement dans les comptes royaux : elle recevait un salaire, des vêtements, parfois même des cadeaux, preuve qu'elle occupait une place reconnue à la cour.Les sources suggèrent qu'elle était probablement atteinte d'un handicap mental, ce qui, dans la logique cruelle de l'époque, faisait partie de sa “fonction”. Mais réduire Jane Foole à cela serait une erreur. Sa longévité à la cour — plusieurs décennies — indique qu'elle était appréciée, protégée et intégrée, notamment par Marie Tudor, qui semblait très attachée à elle.La présence de bouffonnes est d'autant plus intéressante qu'elles combinaient deux marginalités : être femme dans un monde politique dominé par les hommes, et être bouffon, donc hors des hiérarchies sociales classiques. Cela leur donnait parfois une liberté de parole encore plus singulière.Mais cette même marginalité explique aussi pourquoi elles ont été moins bien documentées. L'histoire officielle, écrite par des hommes, a largement ignoré ces figures jugées secondaires.Oui, il y eut des bouffonnes au Moyen Âge et à la Renaissance. Jane Foole en est la preuve la plus solide : une femme, salariée de la cour d'Angleterre, occupant un rôle central dans la vie quotidienne des souverains. Son histoire rappelle que le rire, la transgression et la parole libre n'étaient pas réservés aux hommes — même si la mémoire historique, elle, l'a longtemps fait croire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chaque fois qu'un film Paramount commence, la même image apparaît : une montagne majestueuse, entourée d'un cercle d'étoiles. Ce logo est si familier qu'on n'y prête plus attention. Et pourtant, il raconte une histoire très précise — et très ambitieuse.Ce symbole appartient à Paramount Pictures, l'un des plus anciens studios de cinéma au monde. Et cette montagne n'a pas été choisie au hasard.Nous sommes en 1914. Le cinéma n'est encore qu'un divertissement naissant. À cette époque, le fondateur de Paramount, William Wadsworth Hodkinson, cherche un emblème capable de distinguer son studio de tous les autres. Il griffonne alors une montagne entourée d'étoiles. Selon plusieurs sources concordantes, cette montagne serait inspirée d'un sommet réel : le Ben Lomond, dans l'Utah, que Hodkinson admirait dans sa jeunesse. Ce détail est important : le logo de Paramount n'est pas une abstraction graphique, mais un souvenir personnel transformé en symbole universel.La montagne incarne une idée très claire : le sommet. À une époque où les studios se multiplient, Paramount affirme visuellement une hiérarchie. Le message est limpide : ici, on vise le plus haut niveau artistique et industriel. Avant même le premier plan du film, le spectateur comprend qu'il entre dans un cinéma qui se veut supérieur, durable, monumental.Mais ce sont surtout les étoiles qui donnent au logo tout son sens. À l'origine, elles sont 24. Et ce nombre n'est pas décoratif. Chaque étoile représente un acteur ou un réalisateur sous contrat avec Paramount. Le logo devient ainsi une déclaration de puissance : Paramount est le centre de gravité autour duquel gravitent les plus grands talents du cinéma. Une montagne immobile, entourée d'astres brillants. Le studio comme sommet, les stars comme constellation.Avec le temps, le nombre exact d'étoiles varie selon les versions du logo, mais leur signification reste la même : la domination par le talent. Contrairement à d'autres studios qui ont souvent changé d'identité visuelle, Paramount conserve cette image pendant plus d'un siècle. Ce n'est pas un hasard.La montagne, par définition, ne bouge pas. Elle traverse les époques. Dans un art fondé sur l'illusion, le montage et le mouvement, Paramount choisit un symbole de stabilité. Une promesse silencieuse faite au spectateur : le cinéma peut changer, mais Paramount restera.C'est d'ailleurs pour cette raison que ce logo est souvent présenté comme le plus ancien encore utilisé à Hollywood. Plus qu'un logo, c'est un manifeste.En résumé, la montagne aux étoiles de Paramount ne signifie pas « le cinéma » en général. Elle signifie une chose très précise : être au sommet, entouré des plus grandes stars, et s'y maintenir dans le temps. Une ambition gravée dans la pierre… et projetée sur écran depuis plus de cent ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Cour suprême américaine pourrait s'exprimer, ce mercredi 14 janvier, sur la légalité d'une partie des droits de douane imposés par Donald Trump. Devenus la pièce maîtresse de la stratégie économique du président depuis le printemps 2025, ces tarifs, à la fois assumés et coûteux, sont aujourd'hui contestés devant la plus haute juridiction du pays, avec des conséquences potentielles majeures pour l'économie américaine et mondiale. L'image a marqué les esprits. Le 2 avril 2025, dans les jardins de la Maison Blanche, Donald Trump présente ce qu'il baptise le « jour de la Libération ». À la tribune, un grand tableau à l'appui, le président américain dévoile une vague de droits de douane quasi généralisés, appliqués à de nombreux pays et à de larges pans des importations. L'objectif officiel est alors clairement affiché : réduire le déficit commercial américain, relancer l'industrie nationale et générer des recettes supplémentaires pour financer les baisses d'impôts et les dépenses publiques. Ces mesures deviennent rapidement le pilier central de la politique économique de Donald Trump. À lire aussiQui paie vraiment les taxes douanières de Donald Trump? Une loi d'urgence au cœur du débat juridique Pour aller aussi loin, le président américain contourne le Congrès et invoque une loi d'urgence économique datant de 1977 : l'International Emergency Economic Powers Act. C'est précisément l'utilisation de ce texte qui a conduit l'affaire devant la Cour suprême. Car cette loi ne mentionne pas explicitement les droits de douane. Or, aux États-Unis, la Constitution est claire : le pouvoir de lever des impôts et des taxes douanières appartient au Congrès, et non au président seul. Toute la question à laquelle devra répondre la Cour suprême est donc de savoir jusqu'où un président peut aller sans l'aval du Congrès, autrement dit du Parlement. En attendant la décision, les mesures tarifaires mises en place par l'administration Trump restent en vigueur et ont déjà rapporté environ 130 milliards de dollars à l'État fédéral, une somme considérable. Un choc économique potentiel aux États-Unis et dans le monde Contrairement à une idée répandue, ces droits de douane ne sont pas principalement payés par les pays étrangers, mais par les importateurs américains. Résultat : une hausse des prix à l'importation, une pression accrue sur les marges des entreprises, des produits plus chers dans les rayons et un secteur manufacturier qui recrute peu. C'est pour cette raison que plus de 1 000 entreprises américaines ont saisi la justice. Parmi elles, de petites et moyennes structures, mais aussi de grands groupes comme la chaîne de distribution Costco, le fabricant de pneumatiques Goodyear ou encore Toyota aux États-Unis. Toutes réclament le remboursement des droits de douane versés aux autorités. À lire aussiÉtats-Unis: comment les droits de douane de Donald Trump peuvent faire baisser l'inflation Si la Cour suprême invalide ces taxes, ce sont des dizaines de milliards de dollars – voire la quasi-totalité des 130 milliards perçus – qui pourraient devoir être remboursés. Donald Trump parle d'ailleurs de « catastrophe », affirmant lundi que le pays serait, « fichu » si une telle décision était prise. Les conséquences se feraient aussi sentir sur les marchés financiers, même s'ils ont en partie anticipé ce scénario. Rembourser ces droits de douane reviendrait à creuser le déficit budgétaire et à augmenter les besoins de financement de l'État, soit exactement l'inverse de l'objectif affiché par le président américain. À l'international enfin, les effets seraient tout aussi sensibles. Des entreprises du monde entier ont investi des milliards pour contourner les règles mises en place depuis le printemps. Certaines verraient dans une invalidation des tarifs un soulagement, quand d'autres subiraient une nouvelle fois un changement brutal des règles du jeu. De quoi provoquer une nouvelle phase d'instabilité pour l'économie mondiale et remettre en question l'architecture commerciale construite depuis maintenant un an. À lire aussiGuerre commerciale: comment la Chine a fait reculer Trump en 2025
Pendant longtemps, les cabines UV ont été présentées comme une alternative « contrôlée » au soleil naturel. Une exposition brève, maîtrisée, prétendument plus sûre qu'un après-midi à la plage. Mais cette idée vole aujourd'hui en éclats. Une étude américaine publiée dans la revue Science Advances montre que les cabines de bronzage sont en réalité bien plus dangereuses qu'on ne le pensait.Premier constat, et il est glaçant : l'utilisation des cabines UV triple le risque de mélanome, la forme la plus agressive de cancer de la peau. Ce chiffre dépasse largement les estimations précédentes. Pourquoi ? Parce que les UV artificiels délivrés par ces appareils sont extrêmement concentrés, souvent plus intenses que ceux du soleil de midi sous les tropiques. En quelques minutes, la peau reçoit une dose massive de rayonnements, sans le temps de s'adapter.Mais l'étude va plus loin. Grâce à des analyses cellulaires fines, les chercheurs ont observé que les dommages à l'ADN ne se limitent pas aux zones directement exposées. Contrairement à ce que l'on croyait, les mutations génétiques apparaissent sur l'ensemble de la surface cutanée, y compris dans des régions qui ne bronzent pas visiblement. Autrement dit : même si la peau ne rougit pas, même si le bronzage semble « harmonieux », l'ADN, lui, est déjà altéré.Ces lésions sont loin d'être anodines. Les UV provoquent des cassures de l'ADN et des erreurs de réparation dans les cellules de la peau. Or ce sont précisément ces erreurs accumulées qui, avec le temps, peuvent déclencher un cancer. Le problème est que la peau possède une mémoire : chaque séance UV laisse une trace, irréversible.Autre élément inquiétant : les cabines UV émettent principalement des UVA, des rayons longtemps considérés comme moins dangereux que les UVB. On sait désormais que c'est faux. Les UVA pénètrent plus profondément dans la peau, atteignent les cellules souches cutanées et favorisent le vieillissement prématuré, mais aussi la transformation cancéreuse des cellules.Enfin, l'étude rappelle un point crucial : il n'existe pas de bronzage “préventif” ou “protecteur”. Le bronzage est en réalité une réaction de défense de la peau face à une agression. Se bronzer, que ce soit au soleil ou sous UV, signifie déjà que l'ADN a été endommagé.Conclusion sans appel : les cabines UV ne sont pas seulement inutiles, elles sont dangereuses par nature. À la lumière de ces nouvelles données, leur usage relève moins du soin esthétique que d'une exposition volontaire à un cancérogène reconnu. Une peau bronzée peut sembler belle… mais elle peut surtout être profondément abîmée, bien avant que les premiers signes ne soient visibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis quelques mois, un acronyme revient de plus en plus souvent dans les débats agricoles et scientifiques européens : NGT, pour New Genomic Techniques. Derrière ce terme un peu technique se cachent ce que l'on appelle parfois, à tort ou à raison, les « nouveaux OGM ». Mais que sont réellement les NGT, et pourquoi l'Union européenne a-t-elle décidé de les autoriser plus largement ?Les NGT regroupent des techniques de modification ciblée du génome, comme l'édition génétique par CRISPR-Cas9. Contrairement aux OGM dits « classiques », développés à partir des années 1990, il ne s'agit plus d'introduire dans une plante un gène provenant d'une autre espèce — par exemple une bactérie — mais de modifier ou désactiver un gène déjà présent dans l'ADN de la plante. En clair, on intervient comme un chirurgien de précision, là où les anciens OGM fonctionnaient plutôt comme un greffon.C'est cette différence qui a conduit l'Union européenne à revoir sa position. Jusqu'ici, toutes les plantes issues de modification génétique étaient soumises à une réglementation très stricte, héritée d'une directive de 2001. Or, en 2024, les institutions européennes ont estimé que certaines NGT produisent des plantes indiscernables de celles obtenues par sélection naturelle ou par croisements traditionnels. Résultat : une partie des NGT est désormais autorisée sous un régime réglementaire allégé.Les défenseurs de ces technologies mettent en avant plusieurs arguments. D'abord, les enjeux climatiques : grâce aux NGT, il serait possible de développer plus rapidement des plantes résistantes à la sécheresse, à la chaleur ou à certaines maladies, sans augmenter l'usage de pesticides. Ensuite, un argument économique : l'Europe accuse un retard face aux États-Unis et à la Chine, où ces techniques sont déjà largement utilisées. Pour les partisans des NGT, les refuser reviendrait à affaiblir la souveraineté agricole européenne.Mais ces « nouveaux OGM » restent très controversés. Les ONG environnementales et certains syndicats agricoles dénoncent un habillage sémantique : selon eux, modifier l'ADN reste une modification génétique, quelle que soit la technique utilisée. Ils craignent une concentration accrue du marché des semences entre les mains de grands groupes, ainsi qu'un manque de recul sur les effets à long terme sur les écosystèmes.L'Union européenne a donc tenté un compromis. Les plantes issues de NGT considérées comme « équivalentes au naturel » pourront être cultivées plus librement, tandis que les modifications plus complexes resteront encadrées comme des OGM classiques. Reste une question centrale, loin d'être tranchée : les consommateurs accepteront-ils ces nouveaux végétaux, même sans étiquette OGM ?Derrière les NGT, c'est une interrogation plus large qui se dessine : comment nourrir une population croissante dans un monde bouleversé par le changement climatique, sans sacrifier la confiance du public ni la biodiversité ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une catachrèse est une figure de style qui consiste à utiliser un mot hors de son sens propre, parce qu'il n'existe pas de terme plus précis pour désigner la réalité dont on parle. Autrement dit, c'est un emploi détourné devenu nécessaire du langage.Contrairement à une métaphore classique, la catachrèse ne cherche pas un effet poétique. Elle comble simplement un vide lexical.Exemples très courants :le pied d'une tablele bras d'un fauteuilla tête d'un cloula bouche d'un métroles ailes d'un moulinDans tous ces cas, les objets n'ont évidemment ni pieds, ni bras, ni tête, ni bouche, ni ailes au sens biologique. Mais la langue française n'a pas créé de mot spécifique pour désigner ces parties. On emprunte donc un mot existant par analogie, et cet usage s'est figé dans la langue.C'est ce qui distingue la catachrèse de la métaphore :la métaphore est volontaire, expressive et souvent créative (« une mer de chagrin »)la catachrèse est installée, banale, souvent imperceptible, au point qu'on ne la remarque plusOn peut dire que la catachrèse est une métaphore usée, devenue indispensable.Il existe aussi des catachrèses verbales :« attraper un rhume »« saisir une opportunité »On n'attrape pas littéralement un rhume comme un objet, et une opportunité ne se saisit pas avec la main, mais ces expressions se sont imposées faute de mieux.En résumé, une catachrèse est une figure de style discrète mais omniprésente, qui montre que notre langue se construit par approximations successives. Elle rappelle que le langage ne décrit pas toujours le réel avec précision, mais s'adapte en permanence pour le nommer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La fonte des glaces liée au réchauffement climatique n'entraîne pas une montée uniforme du niveau des mers à l'échelle mondiale. Contrairement à une idée reçue, le niveau de la mer n'augmente pas partout au même rythme, et certaines régions peuvent même connaître, temporairement, une hausse plus faible que la moyenne, voire une baisse relative. Ce phénomène complexe s'explique par des mécanismes physiques bien identifiés, mis en lumière notamment par les travaux de Shaina Sadai, du Five College Consortium, et Ambarish Karmalkar, de l'université de Rhode Island.Le premier facteur clé est la gravité. Les grandes masses de glace, comme celles du Groenland ou de l'Antarctique, exercent une attraction gravitationnelle sur l'océan. Cette force attire l'eau vers les calottes glaciaires, créant un niveau de la mer plus élevé à proximité des glaces. Lorsque ces masses fondent, leur attraction diminue : l'eau est alors « libérée » et migre vers d'autres régions du globe. Résultat paradoxal : près des pôles, la fonte peut entraîner une hausse plus faible du niveau marin, tandis que des régions éloignées, notamment les zones tropicales, subissent une augmentation plus marquée.Deuxième mécanisme majeur : la déformation de la croûte terrestre, appelée ajustement isostatique. Sous le poids des glaciers, la croûte terrestre s'enfonce. Quand la glace disparaît, le sol remonte lentement, parfois sur des siècles. Ce rebond post-glaciaire peut compenser en partie la montée des eaux localement, comme c'est le cas dans certaines régions du nord de l'Europe ou du Canada. À l'inverse, dans des zones où le sol s'affaisse naturellement, la montée du niveau marin est amplifiée.Les chercheurs Sadai et Karmalkar ont cartographié ces effets combinés en montrant que la fonte des glaces redistribue l'eau de manière très inégale. Leurs travaux soulignent que certaines régions côtières densément peuplées — notamment en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique ou sur la côte est des États-Unis — sont exposées à une élévation du niveau de la mer supérieure à la moyenne mondiale. À l'échelle globale, la montée moyenne est aujourd'hui d'environ 3 à 4 millimètres par an, mais localement, elle peut être bien plus rapide.Enfin, les courants océaniques et la dilatation thermique jouent aussi un rôle. Le réchauffement de l'eau modifie la circulation des océans, accumulant davantage d'eau dans certaines zones. Ces dynamiques renforcent encore les disparités régionales.En résumé, la montée des mers n'est pas un phénomène uniforme mais une mosaïque de situations locales, façonnée par la gravité, la géologie et la dynamique océanique. Comprendre ces différences est crucial pour anticiper les risques côtiers et adapter les politiques de protection face au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jusqu'en avril 2025, les membres de l'Académie des Oscars n'étaient pas légalement ou formellement obligés de regarder tous les films nommés dans une catégorie avant de voter pour cette catégorie. Ils étaient fortement encouragés à le faire, mais aucune règle ne l'imposait réellement.Cela tient à la nature même de l'Académie. Contrairement à un jury de festival composé de quelques personnes tenues de visionner l'ensemble des films en compétition, l'Académie regroupe plus de 10 000 professionnels du cinéma, répartis dans le monde entier. Pendant longtemps, le système reposait donc sur la bonne foi des votants. Beaucoup reconnaissaient, parfois anonymement, qu'ils votaient sans avoir vu tous les films, se basant sur leur réputation, des extraits, le bouche-à-oreille ou la notoriété des artistes impliqués.Ce fonctionnement a régulièrement suscité des critiques, notamment lorsque des films plus discrets ou non anglophones semblaient désavantagés face à des productions très médiatisées. Plusieurs scandales et témoignages dans la presse ont alimenté l'idée que certains Oscars étaient attribués sans visionnage complet des œuvres.En avril 2025, l'Académie a décidé de changer les règles. Pour les Oscars suivants, elle a instauré une obligation claire : pour voter dans une catégorie donnée lors du vote final, un membre doit avoir vu tous les films nommés dans cette catégorie. S'il ne les a pas vus, il lui est tout simplement impossible de voter pour cette catégorie précise, même s'il peut voter dans d'autres.L'Académie s'appuie notamment sur sa plateforme officielle de streaming interne pour vérifier le visionnage, tout en acceptant aussi que certains films aient été vus en salle ou dans un cadre professionnel, sur déclaration.En résumé : avant avril 2025, aucune obligation stricte de visionnage n'existait ; depuis cette date, regarder tous les films d'une catégorie est devenu une condition pour voter. Cette réforme vise à renforcer la crédibilité du palmarès et à garantir que les Oscars récompensent des films réellement vus par leurs électeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Poser des limites est l'un des plus grands défis des femmes leaders. Dans cet épisode du podcast Sensées, Jenny Chammas, mastercoach certifiée et fondatrice de Coachappy, met des mots sur une posture très répandue : celle de la “bonne poire”. Cette tendance à faire passer les besoins des autres avant les siens, à éviter l'inconfort, à prendre sur soi pour que tout le monde aille bien. À travers cet épisode, vous allez comprendre pourquoi ne pas poser des limites vous coûte cher - en énergie, en reconnaissance, en argent et en impact - et comment changer de posture sans renier qui vous êtes.Être une leader “bonne poire”, c'est souvent assurer partout : au travail, à la maison, émotionnellement pour les autres. C'est ne pas dire les choses, ne pas faire les feedbacks nécessaires, accepter des retards, des débordements, des responsabilités qui ne sont pas les vôtres. C'est aussi porter la charge émotionnelle de son équipe, de sa famille, de son entourage, jusqu'à s'oublier soi-même. Jenny montre comment cette incapacité à poser des limites mène progressivement à l'épuisement, à la perte de sens et à une baisse de l'estime de soi.Dans cet épisode, vous explorez aussi l'autre posture possible : celle de la leader “bad ass”. Une leader qui reste empathique, mais qui ne se sacrifie plus. Une leader qui sait poser des limites, affirmer ses besoins, valoriser son travail et assumer ses choix sans culpabilité. Contrairement aux idées reçues, cette posture ne rend ni dure ni froide : elle permet au contraire d'exercer un leadership plus juste, plus clair et plus durable.Ce que vous saurez faire après écoute :– Identifier les situations où vous avez du mal à poser des limites.– Comprendre le lien entre people pleasing, culpabilité et manque d'estime de soi.– Mesurer le coût réel de la posture de “bonne poire” dans votre vie professionnelle et personnelle.– Développer une posture plus affirmée sans perdre votre empathie.– Faire de vos besoins une boussole légitime dans vos décisions de leader.Jenny partage également des réflexions clés sur la responsabilité émotionnelle, la peur de déplaire et l'importance de cultiver une estime de soi solide pour sortir des schémas de suradaptation. Cet épisode est une invitation à arrêter de ramasser les miettes et à prendre pleinement votre place - au travail, à la maison et dans votre vie.