POPULARITY
Categories
La gravité est une force si familière que nous oublions à quel point elle façonne notre existence. Pourtant, ses effets sur le corps humain sont immenses : circulation sanguine, muscles, os, équilibre, respiration… Notre organisme s'est adapté pendant des millions d'années à la gravité terrestre, au point que son absence provoque des transformations parfois spectaculaires. Les expériences menées auprès des astronautes nous révèlent à quel point cette force est essentielle à notre santé.Mais la gravité reste aussi l'un des plus grands mystères de la physique. Contrairement aux autres forces fondamentales, elle résiste encore à une compréhension complète. Pourquoi est-elle si faible ? Comment fonctionne-t-elle à l'échelle quantique ? Est-elle liée à la matière noire, aux trous noirs ou à la structure même de l'Univers ? Des théories les plus établies aux hypothèses les plus fascinantes, cette vidéo explore les nombreuses questions qui entourent encore cette force invisible.Enfin, une question s'impose : l'humanité pourrait-elle réellement vivre sans gravité ? Entre les voyages spatiaux de longue durée, les futures colonies sur la Lune ou sur Mars et les défis biologiques qu'elles représentent, découvrez ce que la science nous apprend sur notre capacité à survivre loin de la Terre, et pourquoi la gravité est peut-être l'une des conditions les plus importantes de la vie telle que nous la connaissons.
La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, plaide pour le smoothie maison comme boisson phare de l'été. Contrairement au jus de fruits, il conserve toutes les fibres des fruits, essentielles pour la santé digestive et la satiété, alors que près de 9 Français sur 10 n'atteignent pas leurs apports recommandés. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 20 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ? Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo. Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France
Et si le vrai monstre était déjà dans l'air que vous respirez ? Human Vapor, la série japonaise Netflix inspirée du film culte de 1960, imagine un tueur capable de transformer son corps en gaz, de traverser les murs et de pénétrer ses victimes par le geste le plus vital qui soit : respirer.Dans cet épisodeHuman Vapor ressuscite un monstre oublié du cinéma japonais.Une menace sans corps capable de franchir toutes les frontières.Une exploration de l'horreur invisible, respiratoire et atmosphérique.Et une question : comment fuir ce que l'on ne peut s'empêcher d'inspirer ?
QR Code : L'arnaque invisible qui vide votre compte en banque Par la rédaction de XY Magazine Au restaurant pour consulter la carte, sur un parcmètre pour payer votre stationnement, ou à une borne de recharge pour alimenter votre véhicule électrique : les QR code est devenu le roi de nos interactions estivales. Mais en ce mois de juillet 2026, au cœur des départs en vacances, ce petit carré de pixels noirs et blancs s’est transformé en l’une des armes de cyberextorsion les plus redoutables de l’année. Son nom ? Le Quishing (la contraction de QR Code et Phishing). En coulisses, des réseaux criminels industrialisent le piratage physique de l’espace public pour dépouiller les touristes. XY Magazine décrypte ce piège indétectable à l’œil nu et vous donne le guide de survie pour protéger votre compte bancaire. Une étude de Microsoft montre que sur le premier quarter 2026 les attaques sont passées de 7 millions à 18 millions et les tentatives de phishing par mail avec QR code de 1 million à 5 millions (graph ci dessous) #image_title L'arnaque du « sticker miroir » Contrairement à un piratage informatique classique qui s’attaque aux serveurs d’une entreprise, le quishing utilise une méthode d’ingénierie sociale d’une simplicité enfantine, mais redoutable d’efficacité. [ QR Code légitime du restaurant ] │ ( Les escrocs collent par-dessus ) ▼ [ Autocollant malveillant ] ──> [ Scan du smartphone ] ──> [ Faux site de paiement ] Le QR code que vous scanner est un leurre qui vous dirige vers un site malveillant et va vous faire réaliser un paiement à un tiers. C’est vous seul qui commettez l’erreur. L’arnaqueur à juste à coller ses faux QR codes partout. Le repérage physique Les escrocs ciblent des lieux à fort passage et à faible surveillance : les terrasses de café bondées, les horodateurs municipaux, ou les stations de charge en libre-service. tous les services de confiance pour lesquels vous savez que vous allez devoir payer. Le masquage Les pirates génèrent un QR code malveillant et l’impriment sur un petit rouleau d’autocollants transparents de haute qualité. Ils viennent ensuite coller manuellement leur sticker exactement par-dessus le QR code légitime de l’établissement ou de la borne de paiement. Le clonage d’interface Lorsque vous scannez ce code avec l’appareil photo de votre smartphone, vous n’êtes pas redirigé vers le site officiel, mais vers une copie conforme (un site miroir). L’interface affiche le logo de la ville pour le stationnement, ou la charte graphique exacte du restaurant. Pensant régler votre note de 15 € ou votre place de parking, vous entrez vos coordonnées bancaires ou validez un accès Apple Pay / Google Pay. À l’autre bout du fil, l’escroc récupère vos jetons d’authentification et vide votre compte en quelques minutes. Pourquoi l’arnaque explose cet été Le quishing fait des ravages pour une raison psychologique simple : nous faisons naturellement confiance au support physique. Un internaute a appris à se méfier d'un e-mail suspect ou d’un SMS inconnu. En revanche, face à une borne de recharge ou une table de restaurant bien réelle, son niveau de vigilance baisse drastiquement. Pour l’utilisateur, l’objet physique valide la sécurité du lien numérique. Un angle mort que les cybercriminels exploitent au maximum. Le piratage des parcmètres ou des menus de restaurant (le Quishing par sticker) n’est que la face émergée de l’iceberg. Les cybercriminels ont compris que le QR code est le cheval de Troie parfait pour s’introduire dans nos smartphones. Trois autres illustration du mode opératoires des escrocs avec les QR codes. L’arnaque à la “Fausse Amende” sur le pare-brise C’est une variante particulièrement perverse qui touche de nombreuses municipalités françaises. Le mode opératoire : Vous retrouvez sur votre pare-brise un avis d'infraction qui ressemble en tout point à un véritable avis de contravention (mots d’ordre juridiques, logos officiels de la République Française ou de l’ANTAI). Le papier cartonné comporte un QR code avec la mention : “Payez votre amende minorée en ligne sous 48h pour éviter les poursuites”. Le piège : Pris de panique à l’idée de payer plus cher, l’automobiliste scanne le code. Il arrive sur une réplique parfaite du site de l’ANTAI (l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions). Non seulement la victime se fait voler ses coordonnées bancaires, mais elle donne également son numéro de permis de conduire et son adresse (des données en or pour l’usurpation d’identité). La parade : En France, l’ANTAI n’envoie jamais d’amendes physiques à scanner directement sur le pare-brise. Les vrais avis de verbalisation arrivent toujours par courrier postal ou par e-mail sécurisé via le site officiel antai.gouv.fr. Le “Reverse Quishing” : L’arnaque au faux paiement de l’acheteur Cette technique cible directement les millions de Français qui vendent des objets d’occasion sur des plateformes comme Leboncoin ou Vinted. Le mode opératoire : Vous vendez un meuble ou un vêtement. Un acheteur se montre très intéressé et vous propose de vous payer immédiatement via une application populaire (Paylib, Lydia ou PayPal). Il vous envoie par SMS ou via la messagerie de l’application un QR code en vous disant : “Scannez ce code pour recevoir directement l’argent sur votre compte”. Le piège : C’est une inversion des rôles. Ce QR code n’est pas un ordre de crédit, mais un ordre de débit ou un lien vers une fausse page d’authentification bancaire. En le scannant et en validant sur votre application bancaire, vous n’encaissez pas de l’argent : vous autorisez un virement vers le compte de l’escroc. La parade : On n’a jamais besoin de scanner un QR code pour recevoir un paiement. Un simple numéro de téléphone ou une adresse e-mail suffit pour recevoir de l’argent via les applications sécurisées. Le piratage des avis de passage de colis (La fausse livraison) Face à la méfiance grandissante vis-à-vis des SMS frauduleux (comme les arnaques de faux colis Chronopost), les escrocs sont repassés au papier dans les boîtes aux lettres. Le mode opératoire : Vous trouvez un papier jaune ou blanc dans votre boîte aux lettres qui imite un avis de passage de La Poste, de DHL ou d’Amazon. Il y est écrit : “Votre colis n’a pu être livré. Pour planifier une nouvelle livraison à domicile, scannez ce QR code sous 24 heures”. Le piège : Le code renvoie vers un faux site de transporteur. On vous demande d’entrer vos coordonnées et de payer “des frais de reprogrammation” minimes (souvent entre 0,49 € et 1,95 €). Ce petit paiement sert d’hameçon pour enregistrer votre carte bancaire et déclencher, quelques jours plus tard, des abonnements cachés de plusieurs dizaines d’euros par mois ou des achats frauduleux. La parade : Les vrais transporteurs laissent des avis de passage comportant un numéro de colis clair. Il faut aller soi-même sur le site officiel du transporteur et taper manuellement le numéro de suivi pour vérifier le statut de la livraison. Comment déjouer le piège ? Pour éviter que vos vacances ne virent au cauchemar financier, trois réflexes élémentaires doivent être adoptés dès aujourd’hui : Pratiquez le « test du toucher » Avant de dégainer votre smartphone et de scanner un QR code dans l’espace public, passez simplement votre doigt sur le support. Sentez-vous une surépaisseur ? S’agit-il d’un autocollant collé à la va-vite par-dessus le panneau d’origine ? Si le QR code bouge ou se décolle, ne le scannez sous aucun prétexte et prévenez le personnel de l’établissement ou la mairie. Si c’est un restaurant demandez aux employés si c’est le bon code. Analysez l'URL avant de cliquer Lorsque l’appareil photo de votre smartphone (iOS ou Android) détecte un QR code, il affiche un petit encadré jaune ou une notification indiquant l’adresse web (l’URL) de destination. Ne cliquez pas machinalement. Prenez deux secondes pour lire l’adresse. Si vous êtes censé payer un stationnement à Paris et que l’URL se termine par un domaine étrange (ex: .ru, .cc, .xyz) ou contient des fautes d’orthographe dans le nom de la marque (ex: pariis-stationnement.com), fuyez. Utilisez une application de scan sécurisée L’application photo native de votre téléphone ouvre les liens de manière aveugle. Pour vos déplacements, téléchargez une application de scan intégrant un filtre de sécurité. Des outils gratuits conçus par des laboratoires de cybersécurité reconnus (comme Kaspersky QR Scanner ou Trend Micro Check) analysent la réputation du lien en temps réel et bloquent instantanément l’affichage si le site de destination est répertorié comme frauduleux ou malveillant. C’est le système le plus sur. Conclusion : Restez connectés, restez protégés Le QR code reste un outil formidable de praticité au quotidien, mais l’espace public n’est plus une zone de confiance absolue. Cet été, le mot d’ordre est la vérification.The post QR Code : L'arnaque invisible first appeared on XY Magazine.
La diététicienne Violette Babocsay, auteure du Grand Guide de la nutrition et de la perte de poids (Marabout), à retrouver en librairies à partir du 26 août, démonte un mythe estival bien ancré. Contrairement aux idées reçues, manger avant de se baigner n'augmente pas le risque d'accident : l'hydrocution est avant tout provoquée par un choc thermique, et le vrai danger reste la baignade après consommation d'alcool. Ecoutez Ça va beaucoup mieux aussi l'été ! avec Violette Babocsay du 17 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:05 - Journal de 8 h - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:05 - Les journaux de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bruno Guglielminetti s'entretient avec Eamonn Maguire directeur de l'ingénierie IA chez Proton, à l'occasion du lancement de Lumo 2.0, un assistant conversationnel misant sur la confidentialité. Contrairement aux grands modèles commerciaux, Proton affirme ne pas utiliser les conversations des utilisateurs pour entraîner ses modèles et mise sur un chiffrement à accès zéro, un code source ouvert et un modèle d'affaires sans exploitation des données personnelles. Lumo 2.0 ajoute notamment la mémoire, la génération et l'analyse d'images, la recherche web améliorée ainsi que des assistants personnalisés. L'entrevue aborde également les défis techniques liés à une IA privée, les différences entre les modes « rapide » et « réflexion », ainsi que la volonté de Proton de proposer une intelligence artificielle qui protège la vie privée tout en encourageant l'esprit critique. ** L'entrevue, réalisée en anglais, a été traduite à l'aide d'un outil de traduction propulsé par l'intelligence artificielle.
Derrière le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable à la vie quotidienne. Cet épisode de la série « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et même la relativité d'Einstein permettent de nous localiser à quelques mètres près.– Série « Tout comprendre », avec le soutien de Frogans.En savoir plus sur Frogans : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire Utilisé par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraît aujourd'hui banal. Pourtant, ce système est né pendant la guerre froide pour guider les forces armées américaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones.Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En étudiant l'effet Doppler produit par le signal radio du satellite soviétique, des chercheurs américains comprennent qu'il est possible d'inverser le raisonnement : si la trajectoire d'un satellite est connue, son signal peut servir à déterminer la position d'un récepteur sur Terre.Des satellites qui donnent l'heureLe GPS repose sur une constellation d'au moins 24 satellites situés à plus de 20 000 kilomètres d'altitude. Contrairement à une idée reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et l'heure exacte d'émission de leur signal.Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en déduit la distance qui le sépare du satellite. En combinant les données d'au moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige l'imprécision de sa propre horloge. Cette méthode s'appelle la trilatération.Merci Albert Einstein La précision du système dépend avant tout de la mesure du temps. Une erreur d'une microseconde peut déjà provoquer un décalage d'environ 300 mètres.Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrêmement précises. Le GPS doit également corriger les effets prédits par les théories de la relativité d'Albert Einstein : dans l'espace, la vitesse des satellites et la gravité plus faible modifient légèrement l'écoulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomètres.Bien plus qu'un outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement à trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des réseaux téléphoniques, des infrastructures électriques, des systèmes financiers et de nombreux équipements industriels.Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opérationnel en 1995. En mai 2000, les États-Unis mettent fin à la dégradation volontaire du signal civil, ce qui améliore fortement sa précision et accélère sa diffusion dans les transports, l'agriculture et les appareils mobiles.Le mot « GPS » désigne en réalité le système américain. D'autres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un système placé sous contrôle civil.Une infrastructure invisible et vulnérableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complétés par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La précision peut néanmoins se dégrader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillés.Le jamming consiste à empêcher la réception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dépend ainsi d'une infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi être perturbée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin Suggestion d'autres épisodes à écouter : #401 Les politiques sont-ils deconnectés du réél? Avec Boris Vallaud (Partie 1) (https://audmns.com/ZOPVNPw) #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) [Solo] La vraie violence est celle dont on ne parle pas (https://audmns.com/COyPqqx)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François RuffinHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Cohn, directeur général de Best Western en France. Il revient sur le choix historique de la chaîne hôtelière de se structurer en coopérative. Contrairement à la majorité des grands groupes hôteliers, Best Western a fait le pari de donner une voix à ses hôteliers dans les décisions stratégiques, une organisation qui présente des avantages tant pour les propriétaires que pour les clients.L'invité explique comment cette structure coopérative, bien que pouvant parfois ralentir les prises de décision, permet une mise en œuvre plus rapide des orientations choisies, les hôteliers étant pleinement convaincus et impliqués. Il souligne également que cette organisation à but non lucratif permet de répercuter les bénéfices directement sur les services offerts aux hôteliers, et ainsi de proposer des commissions plus avantageuses que dans d'autres groupes.Au-delà de cette gouvernance originale, Olivier Cohn revient sur la résilience du secteur hôtelier français face aux récentes crises géopolitiques, avec une croissance de près de 2,5% au premier semestre 2026 malgré les tensions au Moyen-Orient. Cependant, il s'interroge sur les possibles impacts à venir de la reprise des conflits sur la consommation touristique, notamment avec la hausse des prix du carburant.Enfin, il en France partage les défis liés au développement du réseau, entre la recherche de nouveaux emplacements dans les villes et la nécessité d'accompagner les investissements de rénovation de ses hôtels. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de « Comment j'ai réussi ? », Stéphane Pedrazzi reçoit Tom Wilner, PDG de Protected. Il partage son expertise dans le domaine de la cybersécurité pour les particuliers.Contrairement aux idées reçues, les cyberattaques ne concernent pas uniquement les entreprises. Les particuliers, et notamment les familles, sont de plus en plus la cible de ces menaces numériques. L'invité explique que la question n'est plus de savoir si l'on sera attaqué, mais plutôt quand cela se produira. Les tentatives d'hameçonnage, de vol d'identité ou encore de harcèlement en ligne sont devenues monnaie courante.Pour faire face à ces défis, il a fondé Protected, une application qui propose une approche holistique de la cybersécurité pour les foyers. Grâce à des technologies de pointe, des assistances personnalisées et des garanties juridiques et financières, Protected entend permettre à chaque membre de la famille de naviguer sereinement dans le monde numérique.L'entrepreneur revient sur les spécificités des menaces qui ciblent les particuliers, comme le harcèlement en ligne, et explique comment l'intelligence artificielle a pu amplifier certaines de ces attaques. Mais il montre également comment cette même technologie peut être mise au service de la protection des utilisateurs.Tom Wilner insiste sur l'importance de l'« hygiène numérique », c'est-à-dire l'adoption de bons réflexes et de bonnes pratiques en matière de sécurité en ligne. Il détaille le fonctionnement de Protected, qui propose un guichet unique regroupant technologies, assistances et garanties pour sécuriser l'ensemble du foyer, sans engagement et à un prix unique.Avec plus de 150 000 clients et 600 000 utilisateurs protégés, Protected a connu un développement remarquable en France. L'entreprise s'est même lancée à l'international, en Belgique, Espagne et Italie, avec l'ambition de devenir un acteur majeur de la cybersécurité des particuliers à l'échelle européenne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vivre à crédit pour éviter l'impôt et construire un empire financier et immobilier !La classe moyenne travaille pour l'argent et subit l'impôt, tandis que les grands investisseurs utilisent la dette comme un outil de croissance et de protection fiscale. Contrairement aux idées reçues, le crédit n'est pas un danger lorsqu'il est adossé à des actifs productifs : c'est le carburant principal de l'enrichissement rapide. Nous levons le voile sur les stratégies de refinancement et d'ingénierie financière qui permettent de générer de la richesse sans passer par la case taxation.L'objectif est de vous expliquer comment transformer la dette en un bouclier fiscal et un multiplicateur de capital pour bâtir votre empire en 2026.Au programme de cet épisode :La mécanique de la "bonne dette" vs la "mauvaise dette" : Rappel fondamental : un crédit pour acheter sa résidence principale ou une voiture appauvrit, tandis qu'un crédit pour acquérir un actif qui génère des revenus enrichit. Définition mathématique de la manière dont l'effet de levier bancaire décuple la rentabilité de vos fonds propres.Le Lombard et le crédit in fine (Emprunter sur ses investissements) : L'arme secrète de la gestion de fortune. Comment nantir un portefeuille financier (ETF, assurance-vie) pour obtenir des liquidités de la banque. Vous pouvez ainsi dépenser ou réinvestir cet argent sans jamais vendre vos lignes, évitant ainsi l'impôt sur les plus-values.L'immobilier et le déficit foncier (Effacer l'impôt par la dette) : Comment les intérêts d'emprunt, associés aux travaux et aux amortissements comptables (notamment en LMNP ou via une SCI à l'IS), permettent de neutraliser totalement la fiscalité de vos revenus locatifs pour encaisser des loyers nets d'impôt pendant des années.Structurer en société pour s'endetter à l'infini : Le taux d'endettement personnel bloque rapidement les particuliers. Intérêt de basculer sur des structures sociétales (Holding, SAS, SCI) pour loger la dette, présenter des bilans professionnels aux banques et continuer à emprunter grâce à la capacité de remboursement des actifs eux-mêmes.La psychologie du risque et la gestion de la trésorerie : Vivre à crédit demande une discipline de fer. Analyse de la gestion du risque de taux en 2026, importance cruciale du matelas de sécurité (cash-flow d'urgence) et détachement émotionnel nécessaire pour piloter un patrimoine fortement endetté.Dans cet épisode, vous apprendrez à changer radicalement de regard sur la banque et à utiliser le système bancaire pour ce qu'il est : le premier partenaire de votre liberté financière.
Parce que… c'est l'épisode 0x318! Shameless plug 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Contexte Dans cet épisode spécial, l'animateur reçoit François Labrèche, scientifique de données, pour discuter de la façon dont son entreprise traite l'immense volume de signaux de sécurité générés par son SOC à grande échelle (managed XDR). Contrairement à un SOC traditionnel, François travaille en back-end et a accès aux données de tous les clients, ce qui lui permet de construire des modèles et des filtres globaux applicables à l'ensemble des alertes. L'objectif de l'épisode est double : expliquer le pipeline de filtrage des données, puis illustrer son fonctionnement à l'aide d'un cas réel. Le pipeline de filtrage Étape 1 — Les détecteurs Le point de départ, ce sont des billions d'événements bruts. La première étape repose sur des règles de détection simples et peu coûteuses en calcul : correspondances avec des IOC (indicateurs de compromission), domaines ou IP malveillants, ainsi que des règles de corrélation basiques détectant des anomalies (par exemple, un utilisateur qui se connecte pour la première fois à une machine de développement). Ces règles ne prouvent rien de malveillant en soi, mais elles servent à isoler tout ce qui sort de l'ordinaire pour l'envoyer plus loin dans le pipeline. Après cette étape, il ne reste que 0,03 % des données initiales — un filtre énorme, mais qui représente encore 2,6 milliards d'événements sur deux semaines, un volume toujours impossible à traiter manuellement. Étape 2 — Déduplication et corrélation La deuxième étape combine deux mécanismes. La déduplication regroupe les alertes générées en grand nombre par une même attaque (comme un déni de service ou un scan) visant la même cible, réduisant ainsi des dizaines de milliers d'alertes en une seule. La corrélation, elle, relie des alertes distinctes provenant de détecteurs différents mais concernant la même activité (par exemple, plusieurs signaux liés à un même utilisateur et une même machine). Pour rendre ce travail possible, une équipe dédiée normalise en amont tous les signaux — qu'ils proviennent des senseurs propriétaires ou de fournisseurs tiers — dans un format standardisé, en capturant les éléments clés (nom de l'alerte, entités impliquées, IP, nom d'hôte, etc.). La corrélation s'appuie sur une fenêtre d'analyse fixe (environ un mois) et sur des bases de données de comptage historique, sans recours au machine learning à ce stade. Étape 3 — La suppression Cette étape cible des cas précis, propres à un client ou une situation donnée. Certaines alertes sont bénignes uniquement dans un contexte particulier : par exemple, un client qui effectue des scans de vulnérabilité hebdomadaires de façon planifiée, ou du trafic DNS provenant de Cloudflare, connu comme légitime. Ces règles de suppression sont paramétrées en collaboration avec le client ou l'ingénieur qui le supporte, et nécessitent une connaissance fine de son environnement. Des règles similaires sont aussi créées lorsque les équipes de recherche de menaces identifient des indicateurs malveillants publiés par erreur, afin de bloquer ces faux indicateurs pour l'ensemble des clients. Étape 4 — La priorisation C'est ici qu'intervient le machine learning. Les alertes sont divisées en deux groupes selon leur sévérité : haute et moyenne/basse. Un modèle supervisé, entraîné chaque semaine sur des données historiques (les décisions passées des analystes), est appliqué aux alertes de sévérité élevée pour prédire une probabilité de menace réelle. Ce modèle sert à deux fins : fermer automatiquement les alertes jugées très peu probables (réduisant le bruit pour les analystes), ou ajuster la sévérité des alertes jugées menaçantes. Les alertes de sévérité plus basse ne sont pas ignorées : elles sont réutilisées pour enrichir le contexte autour d'une menace identifiée par le modèle, en allant chercher toutes les alertes liées au même utilisateur et à la même machine durant la même période. Un point important soulevé dans la discussion concerne la dégradation des modèles : si un modèle supervisé était réentraîné sur ses propres prédictions (sans validation humaine), il se dégraderait progressivement, un peu comme les modèles de langage qui s'effondrent lorsqu'ils apprennent sur leurs propres données. Pour éviter ce piège, l'équipe conserve un échantillon de 5 à 10 % des données sur lequel le modèle n'agit jamais automatiquement — ces alertes sont envoyées aux analystes pour un triage normal, ce qui permet de mesurer en continu la performance réelle du modèle (faux négatifs, dérive) et de générer des données d'entraînement non biaisées pour les futurs modèles. Étude de cas : détection d'un info stealer Pour illustrer concrètement le pipeline, François présente un cas réel portant sur deux semaines de données : à partir de 9,7 billions d'événements, le filtrage complet aboutit à seulement 81 000 alertes, soit environ 50 par client. Pour le client étudié, seulement sept alertes émergent — deux de haute sévérité liées à un vol de mot de passe, et cinq autres jugées bénignes (vol d'identifiants légitime confirmé par le client). Grâce au modèle de priorisation, les deux alertes à forte probabilité de menace sont sélectionnées, puis l'analyste ramène toutes les alertes liées au même utilisateur et à la même machine, incluant trois alertes de sévérité plus basse. L'ensemble reconstitue une chronologie claire : un exécutable déguisé en éditeur PDF s'exécute, établit une connexion réseau anormale vers un serveur de commande, puis déclenche des détections successives de vol de mots de passe et de données de navigateur — signature typique d'un info stealer. Isolément, chaque alerte de type « info stealer » génère énormément de faux positifs ; c'est la combinaison de plusieurs signaux corrélés dans le temps, pour la même entité, qui permet à l'analyste de conclure avec confiance à une véritable compromission et de recommander la réimagerie de la machine du client. L'épisode se conclut sur l'idée que ce type de pipeline permet non seulement de filtrer efficacement le bruit à très grande échelle, mais aussi de reconstruire, a posteriori, une histoire cohérente de l'attaque à partir des données brutes. Notes A Needle in a Haystack - Identifying an Infostealer Attack Through Trillions of Events in a Large-scale Modern SOC Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin François Labrèche Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par nsec
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la gale n'est pas une maladie qui a disparu. C'est une maladie de peau causée par un acarien qu'on appelle le sarcopte. Ce parasite s'incruste sous la peau, il aime creuser des galeries pour se nourrir des peaux mortes. Il n'existe pas une surveillance spécifique de la gale mais plusieurs études montrent une résurgence de la maladie. Selon l'assurance maladie, en 2010 le nombre de nouveaux cas a été estimé à 328 pour 100 000 habitants. Mais pourquoi ça gratte partout ? Comment attrape-t-on la gale ? Et comment ça se soigne ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : février 2022 À écouter aussi : Les smoothies sont-ils vraiment bons pour la santé ? Pourquoi aime-t-on tant les potins ? Qu'est-ce que la synesthésie, ce mystérieux phénomène neurologique ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'accès à l'essence étant limité en raison de la guerre en Iran, les ventes de scooters et motos électriques se sont envolées sur le continent africain, avec une hausse de 40 % des ventes depuis trois mois. Les concessionnaires de petites motos espèrent tripler la donne d'ici la fin de l'année. Le conflit au Moyen-Orient n'a fait qu'accélérer un mouvement de fond déjà bien entamé. L'échelle des financements des deux-roues électriques en Afrique parle d'elle-même : la Banque mondiale, les banques africaines, les fonds chinois… Les fonds chinois sont particulièrement intéressés car les usines en Afrique ne fabriquent pas de motos : elles assemblent et montent les motos et leurs bornes de recharge en provenance de Chine. Ainsi, la Chine fabrique les pièces détachées, l'Afrique les assemble. C'est particulièrement vrai au Nigeria, en Éthiopie et au Kenya, trois pays qui ont des usines d'assemblage de motos électriques. La marque la plus importante en Afrique, c'est Spiro. Présente sur tout le continent, l'entreprise vient d'annoncer une énième levée de 55 millions de dollars. Un avenir prometteur pour cette entreprise béninoise. Selon l'ancien Premier ministre du Bénin Lionel Zinsou, les motos électriques commençaient à arriver dans les villes mais également dans les villages du Bénin il y a dix ans déjà. Les zémidjans, les zéms, ces motos qui transportent des marchandises ou des passagers, ont beaucoup de succès en raison de leur légèreté et de leur facilité de mobilité. De nouvelles technologies qui favorisent l'électrique Selon l'ancien Premier ministre, le plus grand changement est arrivé avec la technologie : les panneaux solaires pour recharger la batterie, le nombre de bornes, la durée de charge d'une batterie. Le Bénin continue à être un pays phare sur le marché de l'électrique. Le gouvernement et la Banque mondiale ont décidé d'un plan pour financer l'équipement du pays en mobilité électrique : il y aura des fonds pour les motos, les voitures électriques mais aussi les bateaux. Contrairement à ce que disent les mauvaises langues, l'Afrique est un continent pionnier en matière de nouvelles technologies moins polluantes de demain. Autre nouveauté, le « swapping », c'est une nouvelle batterie en 3 secondes chrono. Aujourd'hui, un conducteur s'arrête et repart avec une batterie pleine en moins de 3 secondes. Et puis, le soleil et le vent, voilà les deux ressources clés qui feront du continent africain le continent de la mobilité électrique. Le mouvement est en marche : deux pays, le Rwanda et l'Ouganda, interdisent déjà l'exportation des deux-roues à essence. À écouter dans 8 milliards de voisinsPourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines?
Gouvernance de l'IA en entreprise : pourquoi la conformité RGPD et IA Act ne peut plus être un sujet réservé au DPOConformité, RGPD, IA Act : dans beaucoup d'entreprises, ces mots renvoient directement à un service : le juridique, le DPO, parfois la DSI. Un sujet que l'on délègue, que l'on coche, et dont on espère ne plus avoir à s'occuper. C'est justement l'angle mort que j'ai voulu creuser dans ce nouvel épisode de Digital Feeling, avec Leïla Chaudhry, consultante et experte en éthique et IA responsable.Nous avions déjà co-animé un webinaire ensemble sur ces questions, et la demande de clarification était trop forte pour s'arrêter là. Dans ce 164 ème épisode, Leïla revient sur ce qui distingue une simple mise en conformité d'une véritable gouvernance de l'IA, sur le risque très concret du Shadow IA, et sur les premières jurisprudences qui commencent à dessiner les contours de la responsabilité des entreprises.Gouvernance de l'IA : une définitionLa gouvernance de l'IA en entreprise désigne l'ensemble des règles, rôles et responsabilités permettant de savoir qui fait quoi avec l'intelligence artificielle, dans quel cadre de sécurité, avec quelles limites, et avec quelle auditabilité. Contrairement à une approche de conformité classique, elle repose sur un pilotage collectif et non sur un seul département.Comme le rappelle Leïla Chaudhry, la gouvernance ne se décrète pas depuis un seul bureau : elle se construit dès qu'une entreprise commence à intégrer des outils liés à l'intelligence artificielle, et elle engage plusieurs fonctions à la fois.Pourquoi la conformité IA ne peut pas reposer sur un seul serviceC'est la première idée forte de cet échange : dès qu'on parle d'IA, les responsabilités s'entremêlent. Il ne s'agit pas d'opposer le juridique, la DSI ou le métier, mais de les faire travailler ensemble au sein d'un même comité de pilotage.Leïla détaille les rôles qui doivent, selon elle, être représentés autour de la table :Le métier / business owner, qui prend la décision et engage l'entreprise vis-à-vis de ses clientsL'IT, qui évalue l'architecture et la performance de la solutionLa sécurité, qui contrôle les risques cyber sur la durée de vie du systèmeLe juridique et la conformité, qui posent le cadre, définissent les usages autorisés et veillent au respect des obligationsLe DPO, sur les questions de données personnelles et d'anonymisationL'objectif : construire une gouvernance suffisamment robuste pour que les responsabilités soient claires et partagées, plutôt que diluées.L'erreur la plus fréquente : se renvoyer la balleSur le terrain, l'erreur qu'elle observe le plus souvent chez ses clients n'est pas un manque de bonne volonté, mais un jeu de ping-pong organisationnel : l'IT qui dit que ce n'est pas son ressort, le métier qui renvoie vers la sécurité ou le juridique, et personne qui n'avance vraiment. Résultat : l'innovation attend, les projets prennent du retard, et l'absence de cadre clair finit par exposer l'entreprise à un non-respect des réglementations.Cette gouvernance n'a d'ailleurs pas besoin d'être lourde ou ultra-formalisée pour être efficace. Ce que décrit Leïla ressemble davantage à un espace de dialogue régulier entre profils non techniques et techniques, chacun apportant sa brique : le juridique pose le cadre, le métier exprime le besoin, l'IT évalue la faisabilité, le DPO signale les points d'anonymisation nécessaires.Le Shadow IA : le risque que la RGPD n'avait pas anticipéDeuxième sujet central de l'épisode, et sans doute le plus concret pour beaucoup d'entreprises : le Shadow IA. On connaît le Shadow IT depuis longtemps ; le Shadow IA en est le prolongement direct, à une différence près : la vitesse à laquelle il se répand.Le Shadow IA désigne l'usage, par des collaborateurs, d'outils d'intelligence artificielle non validés par l'entreprise (souvent des LLM grand public gratuits) pour traiter des données professionnelles, parfois personnelles, confidentielles ou stratégiques.Un chiffre partagé par Leïla lors de notre précédent webinaire donne la mesure du problème : près de 70 % des entreprises auraient déjà été concernées par du Shadow IA, sans même en avoir conscience.Le mécanisme est souvent le même : une entreprise peut interdire l'accès à certains outils sur les postes de travail professionnels, mais rien n'empêche un collaborateur d'utiliser son smartphone personnel pour poser une question, rédiger un email, ou transmettre des informations client : noms, données personnelles, parfois des éléments confidentiels comme un brevet ou un futur modèle de véhicule pas encore annoncé.Pourquoi les dirigeants sous-estiment ce risqueLeïla identifie plusieurs biais récurrents chez les dirigeants :Le biais de la fausse sécurité : penser que les données de l'entreprise sont bien protégées, alors qu'elles transitent par des outils grand public sans consentement ni cadre.Le biais de la taille : se dire que la CNIL cible surtout les grands groupes (Google, Amazon) et que les sanctions record ne concernent pas les PME.Le calcul de risque à court terme : préférer encaisser une éventuelle amende plutôt que d'investir dans la formation ou l'accompagnement, sans intégrer le coût réel d'un contrôle.Or, comme le rappelle Leïla, la réglementation s'applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Une sanction proportionnelle au chiffre d'affaires reste un choc financier, même pour une structure modeste.Comment limiter le Shadow IA sans bloquer l'innovationInterdire ne suffit pas : dans les faits, un employeur ne peut pas empêcher l'usage d'un LLM sur un terminal personnel. La réponse de Leïla repose sur trois leviers complémentaires :Sensibiliser les équipes aux enjeux RGPD et IA Act, au-delà d'une simple charte d'usage signée une foisCartographier et classifier les données selon leur niveau de sensibilité (données publiques déjà disponibles en ligne vs données confidentielles ou stratégiques à chiffrer et dont le partage doit être strictement encadré)Proposer une alternative interne : mettre à disposition des collaborateurs une IA d'entreprise ou des outils intégrés, pour qu'ils gagnent en productivité sans ouvrir de faille de sécuritéSur ce dernier point, elle évoque, sans entrer dans le détail technique, la possibilité de s'appuyer sur des modèles déjà entraînés (elle cite Mistral à titre d'exemple) et de les adapter avec les données propres de l'entreprise plutôt que de partir de zéro.Conformité et souscription : ce que change une licence entrepriseUn point que nous n'évoquons pas assez souvent : souscrire une licence entreprise à un outil d'IA générateur (Claude, ChatGPT en version professionnelle) plutôt que de laisser les équipes utiliser des comptes gratuits change la donne en matière de confidentialité et de chiffrement des échanges avec, pour Google, quelques conditions à vérifier de plus près. Ce n'est pas gratuit, mais c'est aussi ce qui permet de sécuriser réellement les usages plutôt que de les subir.Et cela pose une question de fond que Leïla formule très clairement : faire de l'IA pour faire de l'IA n'a pas de sens. Avant de déployer un outil auprès de tous les collaborateurs, la vraie question est de savoir qui en a réellement besoin, pour quel usage, et pour quel gain de productivité.RGPD, IA Act : une superposition de textes, pas une redondanceBeaucoup d'entreprises se demandent si le RGPD, antérieur à la démocratisation de l'IA générative, est encore adapté. Pour Leïla, la réponse tient en un principe simple : il n'y a pas d'IA sans données, et il n'y a pas d'IA de qualité sans données de qualité donc pas d'IA sans RGPD.L'IA Act ne remplace pas le RGPD : il vient s'y superposer, avec ses propres exigences en matière de gestion des risques algorithmiques, notamment sur les sujets à fort enjeu humain.Les premières jurisprudences à connaîtreLeïla cite plusieurs précédents qui donnent une idée assez nette des priorités des autorités :Cas Sujet Enseignement CNIL vs Amazon Algorithmes de surveillance de la productivité (rythme de travail, pauses) Les outils de contrôle algorithmique du travail sont une cible prioritaire des sanctions Algorithmes de tri de CV (ATS) Biais introduits par les données d'entraînement, pas par l'algorithme lui-même Un système entraîné sur les profils "qui ont réussi" dans l'entreprise peut reproduire des discriminations existantes (âge, profil type) Air Canada Chatbot ayant transmis une information erronée à un client L'entreprise reste juridiquement responsable des décisions prises par ses outils d'IA, y compris un simple chatbot Employé licencié après usage d'une IA "gratuite" Faute liée à l'usage d'un outil non validé, avec impact client L'employeur ne peut pas se dédouaner en argumentant que c'est "la faute du salarié", l'entreprise reste responsable.Un principe commun ressort de ces exemples : on ne peut jamais reporter la responsabilité sur "la faute de la machine". L'IA reste un outil ; la responsabilité juridique reste entièrement du côté de l'entreprise qui le déploie.Sur le sujet spécifique des ATS et du recrutement, Leïla voit dans l'IA Act une opportunité positive : en imposant des degrés de protection pour les décisions à impact humain, le texte pourrait justement remettre un peu d'humain dans des processus de recrutement devenus, depuis des années déjà, largement automatisés et parfois déshumanisants.Privacy by Design : intégrer la conformité dès la première minuteDernier point structurant de l'échange : à quel moment intégrer la conformité dans un projet IA ? La réponse de Leïla est sans ambiguïté : dès la conception, en s'appuyant sur le principe de Privacy by Design.Un projet d'IA conçu sans respecter le RGPD dès le départ s'expose à un scénario coûteux : les autorités peuvent, dans certains cas, contraindre une entreprise à détruire purement et simplement le modèle développé, parce qu'il ne respecte pas les droits des personnes ou la protection des données personnelles. Tout le temps et l'argent investis sont alors perdus, et il faut recommencer de zéro.Intégrer la conformité en amont n'est donc pas qu'une contrainte réglementaire : c'est aussi, très concrètement, un avantage concurrentiel. Une entreprise en règle ne prend pas le risque d'être arrêtée en plein projet et de devoir tout reprendre à zéro.Deux principes reviennent régulièrement dans les propos de Leïla sur ce point : la source des données doit toujours être claire, et leur traitement doit rester transparent même si, comme je le souligne dans l'épisode en écho au livre d'Éric Hazan, la transparence algorithmique reste un sujet complexe, parfois plus exigeant que celui qu'on demande aux humains eux-mêmes.Les 3 conseils de Leïla Chaudhry pour démarrer une réflexion IA responsablePour conclure l'épisode, je demande toujours à mes invités un conseil actionnable. Voici les trois axes que Leïla propose aux entreprises qui démarrent leur réflexion sur l'IA responsable :Concevoir et déployer les systèmes en s'appuyant sur le RGPD, en s'assurant que toutes les obligations sont respectées : information des personnes, base légale, sécurité des données.Se former et sensibiliser ses équipes au Shadow IA, en intégrant des cas d'usage métier concrets plutôt qu'une charte théorique, et en identifiant les besoins réels avant de choisir une technologie.Se mettre en conformité dès maintenant, sans attendre l'entrée en vigueur complète de l'IA Act. Le calendrier de certains volets du texte a pu glisser (notamment avec le paquet dit "omnibus numérique"), mais RGPD et IA Act se superposent déjà : attendre, c'est prendre du retard sur un cadre qui s'applique en grande partie dès aujourd'hui.En résuméLa gouvernance de l'IA responsable n'est ni un sujet purement juridique, ni un sujet purement technique : c'est un sujet collectif, qui engage le métier, l'IT, la sécurité et le juridique autour d'une même table. Le vrai risque aujourd'hui n'est pas tant la complexité du RGPD ou de l'IA Act que le Shadow IA, cet usage informel, individuel, largement invisible pour la direction, qui expose l'entreprise sans qu'elle en ait toujours conscience.Retenez surtout ceci : la conformité intégrée dès la conception coûte moins cher que la conformité corrigée après coup. Et la meilleure IA n'est pas la plus puissante, c'est celle qui répond à un vrai besoin métier, dans un cadre maîtrisé.
C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. » Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.
Direction le Red Bull Ring, en Autriche ! Un circuit court, rapide, spectaculaire… et surtout le théâtre d'un week-end qui pourrait peser lourd dans la suite de la saison. Un Grand Prix qui va d'ailleurs se tenir dans des conditions extrêmes, à tel point que la FIA a officiellement déclenché une "alerte chaleur". Est-ce que la chaleur sera l'adversaire numéro 1 des pilotes ce week-end ? Forcément, qui dit Autriche, dit Red Bull, une écurie qui joue gros à domicile et qui arrive avec un important package d'évolutions. Est-ce que ces nouveautés peuvent remettre Max Verstappen dans la course aux victoires ? Est-ce que Red Bull est déjà en train de passer à côté de son championnat ? Et puis est-ce que Isack Hadjar a déjà mis tout le monde d'accord en tant que n°2 ? On parlera également de Ferrari. Contrairement à une grande majorité des fans, aucun emballement à signaler après la victoire de Lewis Hamilton à Barcelone. Frédéric Vasseur a tenu à calmer les attentes autour du septuple champion du monde. Protège-t-il Hamilton ou prépare-t-il déjà le terrain en cas d'échec ? Et puis, le Paddock RMC lance un avis de recherche : où est passé Oscar Piastri ? Dominé ces dernières semaines par Lando Norris, l'Australien traverse-t-il simplement une mauvaise passe ou faut-il s'inquiéter pour ses ambitions à plus long terme ? Avec Killian Verove, Nicolas Paolorsi et Tristan Van Den Driessche
Lisa Guimond d'Amazon présente la version canadienne-française d'Alexa+, désormais propulsée par l'intelligence artificielle générative. Contrairement aux versions précédentes, l'assistant comprend mieux le langage naturel, conserve le contexte d'une conversation et peut accomplir des tâches complètes plutôt que de simplement répondre à des commandes. Amazon a travaillé à une localisation poussée afin qu'Alexa comprenne les expressions et les réalités culturelles des francophones du Canada. L'assistant peut notamment analyser des courriels, gérer des calendriers, effectuer des réservations et interagir dans un environnement bilingue français-anglais. Compatible avec la majorité des appareils Alexa déjà en circulation, Alexa+ marque pour Amazon le passage d'un assistant vocal traditionnel à un véritable compagnon numérique capable d'agir et de prendre en charge des tâches du quotidien.
Simon Robert de EssilorLuxottica Canada présente les nouvelles lunettes connectées Nuance Audio, conçues pour aider les personnes qui éprouvent des difficultés à suivre les conversations dans les environnements bruyants. Contrairement aux aides auditives traditionnelles, ces lunettes utilisent des microphones directionnels et des haut-parleurs intégrés pour amplifier en temps réel les voix situées devant l'utilisateur. Destiné aux personnes vivant une perte auditive légère ou occasionnelle, l'appareil vise notamment les restaurants, réunions familiales et événements sociaux. Déjà offertes dans plusieurs pays, les lunettes arrivent maintenant au Canada avec un prix d'environ 1 000 dollars pour la monture, en plus de la correction visuelle au besoin. Selon Simon Robert, l'objectif n'est pas de remplacer les audioprothèses, mais d'offrir une solution discrète et accessible pour améliorer le confort d'écoute au quotidien.
JDK 26 optimise la JVM dans ses moindres recoins, le SDK Java d'Agent2Agent passe en 1.0, Micronaut 5 est là. Côté terrain, un retour d'expérience après 40 jours à coder avec 100 % d'IA : génie ou junior, Alzheimer numérique et dette technique invisible. Pendant ce temps, GitLab restructure, Microsoft suspend ses licences Claude Code, et un développeur injecte un prompt destructeur dans sa lib JUnit. La révolution IA a un coût et les boites commencent à s'en rendre compte. Enregistré le 12 juin 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-341.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Les améliorations de performance dans le JDK 26 https://inside.java/2026/06/09/jdk-26-performance-improvements/ Côté bibliothèques, l'API LazyConstant (anciennement StableValue) fait son entrée en prévisualisation pour permettre une initialisation paresseuse, sécurisée pour les threads et optimisée par le mécanisme de constant-folding de la JVM. L'extraction de chaînes de caractères via MemorySegment::getString a été revue pour réduire considérablement les allocations intermédiaires et les copies en mémoire off-heap, accélérant fortement les traitements sur les chemins critiques (hot paths). La méthode générée automatiquement hashCode() pour les classes de type record a été optimisée par la JVM pour atteindre un niveau de performance équivalent à une implémentation écrite manuellement. Le ramasse-miettes G1 bénéficie du JEP 522 qui redessine sa table de cartes (card-table) afin de réduire les coûts de synchronisation des barrières d'écriture, offrant un gain de débit de 5 % à 15 % sur les applications manipulant énormément de références d'objets. Grâce au JEP 516 (Project Leyden), le cache d'objets Ahead-of-Time (AOT) adopte un format de flux agnostique, ce qui lui permet d'être compatible avec n'importe quel Garbage Collector, y compris le ramasse-miettes à très faible latence ZGC. Le démarrage de la JVM s'accélère par défaut lorsqu'aucune taille de tas n'est configurée, car HotSpot n'applique plus de pourcentage initial (InitialRAMPercentage) mais démarre directement avec la taille minimale (MinHeapSize) pour éviter d'allouer des métadonnées inutiles. Les threads virtuels gagnent en robustesse en étant désormais capables de céder la main (yield) pendant les phases d'initialisation des classes, éliminant ainsi le risque de famine des threads porteurs (carrier threads). Le compilateur C2 JIT améliore son modèle de coût pour la vectorisation des boucles (SIMD) et se montre maintenant capable de compiler et d'optimiser des méthodes dotées de listes de paramètres extrêmement longues. Librairies Release candidate du A2A Java SDK supportant versions 0.3 et 1.0 en même temps https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-cr1-released-f0c651ec9139 Dernière étape avant la GA : Toutes les fonctionnalités prévues pour la version 1.0 sont finalisées. Migration simplifiée depuis la Beta1. Compatibilité v0.3 : Ajout d'une couche de compatibilité permettant aux agents v1.0 de communiquer avec les systèmes v0.3 (via JSON-RPC, gRPC ou REST). Support natif pour Android (nouvel AndroidHttpClient). Uniformisation des clients HTTP pour garantir une cohérence entre les versions. Nouveau parseur SSE (Server-Sent Events) conforme aux spécifications. Ça y est, le SDK Java de l'Agent 2 Agent Protocol est sorti en version 1.0 finale ! (avec compatibilité v0.3 et v1.0) https://medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-0-0-final-released-10c05b6aee34 Lancement officiel : Sortie de A2A Java SDK 1.0.0.Final, la première version stable (GA) du protocole Agent2Agent. Objectif du protocole : Standard ouvert (Linux Foundation) permettant aux agents IA de communiquer, déléguer des tâches et collaborer, indépendamment du langage ou du framework. Interopérabilité : Introduction de l'Integration Test Kit (ITK) pour valider la compatibilité entre les SDK (Java, Python, TypeScript, etc.). Transports supportés : Support complet et équivalent pour JSON-RPC, gRPC et HTTP+JSON/REST. Alignement total avec la spécification A2A 1.0.0. Passage aux Java records pour l'immutabilité et moins de code répétitif. Architecture interne basée sur un MainEventBus pour garantir la persistance et éviter les conditions de concurrence. Intégration d'OpenTelemetry pour le suivi et la surveillance. Support d'Android et compatibilité descendante avec la version 0.3. Installation : Gestion des dépendances via Maven BOM (org.a2aproject.sdk). Sortie de Micronaut 5.0 https://micronaut.io/2026/05/20/micronaut-framework-5-0-0-released/ Lancement majeur : Disponibilité générale de Micronaut 5, incluant une refonte de plus de 70 modules et la plateforme BOM. Baselines techniques : Support de Java 25, Groovy 5, Kotlin 2.3 et GraalVM 25.0.3. Optimisations internes : Amélioration significative des performances au démarrage et réduction de la surcharge à l'exécution via une refonte du conteneur IoC et du traitement à la compilation. Architecture HTTP : Support stable de HTTP/3, nouvelle API de formulaires (multipart) et annotations de nullabilité (JSpecify) pour une meilleure interopérabilité Kotlin/IDE. Configuration : Nouveau système d'importation de configuration (remplaçant le Bootstrap Configuration) et validateur de schéma JSON intégré. Fiabilité : Nouvelles API programmatiques pour les politiques de retry et circuit breaker. Sécurité & Outils : Mise à jour majeure des dépendances (Jackson 3, Ktor 3), rafraîchissement du Panneau de contrôle et diagnostics AOT améliorés. Écosystème : Mises à jour complètes pour les bases de données (Data, SQL, R2DBC, MongoDB, Redis), le cloud (AWS, Azure, GCP, OCI) et les tests (JUnit 6, Testcontainers 2.0). Évolutions notables : Intégration HTMX dans Micronaut Views, retrait du support RxJava 2 et migration de divers processeurs d'annotations vers des modules dédiés. Comment rajouter un agent IA dans une app Android, avec le tout nouveau framework ADK pour Kotlin https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/wiring-adk-kotlin-agents-in-an-android-application/ Guillaume a participé au développement et au lancement du nouveau runtime ADK pour Kotlin et Android https://developers.googleblog.com/adk-kotlin-android-building-ai-agents/ Tutoriel sur comment intégrer un agent ADK dans une app Dépendances : Ajout du noyau ADK (google-adk-kotlin-core) et du processeur KSP dans build.gradle.kts. Sécurité API : Utilisation de local.properties pour stocker la clé API Gemini et l'exposer via BuildConfig afin d'éviter le hardcoding. Définition de l'agent : Création d'un objet LlmAgent configuré avec le modèle Gemini, des instructions spécifiques et des outils (ex: GoogleSearchTool). Utilisation de InMemoryRunner pour gérer automatiquement le contexte et l'historique de la session. Implémentation de runAsync avec StreamingMode.SSE pour un retour en temps réel dans l'interface. Threading : Exécution des requêtes réseau sur Dispatchers.IO et mise à jour de l'état de l'interface utilisateur sur Dispatchers.Main. Comment développer et hoster des agents IA sur la plateforme d'agents managés de DeepMind https://glaforge.dev/posts/2026/05/21/managed-agents-with-the-gemini-interactions-java-sdk/ L'équipe DeepMind de Google a lancé une plateforme d'agents managés sur son API Gemini Interactions https://blog.google/innovation-and-ai/technology/developers-tools/managed-agents-gemini-api/ Guillaume a implémenté un SDK Java pour utiliser cette API Gemini Interactions, qui donne entre autre accès à tous les modèles mais aussi à cette plateforme managée d'agents IA Agents managés : Permet d'exécuter des agents autonomes qui raisonnent, planifient et exécutent du code dans des environnements isolés (sandboxes), sans gestion d'infrastructure par le développeur. Environnement distant : Utilise des espaces de travail Linux éphémères dans le cloud via le paramètre remote, permettant l'accès réseau et la persistance des fichiers sur plusieurs appels. Agents prédéfinis : Accès immédiat à des agents spécialisés comme deep-research-pro (recherche multi-étapes) ou antigravity (tâches de codage généralistes). Agents personnalisés : Possibilité de configurer ses propres agents avec des instructions système dédiées, des outils spécifiques (exécution de code, recherche Google) et des règles réseau (egress) personnalisées. Architecture basée sur les étapes (Steps) : Utilise une structure de données typée (Step, Content) pour suivre le raisonnement de l'agent, ses appels de fonctions et ses résultats en temps réel. Outils et Schémas : Inclut des utilitaires pour générer des schémas JSON complexes via une interface fluide (DSL), par réflexion Java ou par parsing JSON. Streaming réactif : Support natif des événements en temps réel (SSE) pour suivre la progression de l'agent et recevoir les deltas de contenu au fur et à mesure de la génération. Flexibilité : Fournit un gestionnaire de routage (InteractionsHandler) pour créer facilement des serveurs proxy ou des backends intermédiaires traitant les interactions Gemini. Spring Boot 4.1 https://github.com/spring-projects/spring-boot/wiki/Spring-Boot-4.1-Release-Notes Support natif pour Spring gRPC permettant de créer et tester facilement des applications clientes et serveurs basées sur Netty ou des Servlets via HTTP/2 Introduction du lazy fetching pour les connexions JDBC via la propriété spring.datasource.connection-fetch=lazy afin de ne prendre une connexion du pool que lorsqu'un Statement est réellement exécuté Amélioration de l'auto-configuration de Jackson permettant de définir globalement les contraintes de lecture/écriture pour les formats JSON, XML et CBOR via des propriétés de configuration Sécurisation des clients HTTP bloquants et réactifs face aux attaques SSRF grâce à l'introduction d'un InetAddressFilter bloquant les requêtes sortantes vers des adresses spécifiques Améliorations majeures autour d'OpenTelemetry avec le support complet des variables d'environnement OTel, la possibilité de désactiver le SDK via une propriété globale et l'ajout du support SSL sur les exporters OTLP Ajout de l'auto-configuration pour l'utilisation de Spring Batch avec MongoDB incluant un nouveau starter dédié spring-boot-batch-data-mongo Auto-configuration des endpoints @RedisListener sans nécessiter la déclaration manuelle d'un RedisMessageListenerContainer Dépréciation du support de Apache Derby (projet arrêté), suppression définitive du mode layertools du JAR et réintroduction du support de Spock 2.4 (avec Groovy 5) Upgrade des dépendances majeures de l'écosystème avec notamment Spring Framework 7.0.8, Spring Security 7.1.0 et Micrometer 1.17.0 Outillage Vous êtes plutôt endive ou chicorée ? La librairie Chicory qui permet d'exécuter du code WASM à partir de son application Java est forkée et rejointe la Bytecode Alliance pour continuer son développement https://bytecodealliance.org/articles/endive-and-the-next-chapter-of-webassembly-on-the-jvm Annonce d'Endive : Nouveau projet hébergé par la Bytecode Alliance ; fork de Chicory (moteur WebAssembly pur Java, sans dépendance native). Objectif principal : Permettre aux développeurs Java d'intégrer, charger et déployer des modules Wasm nativement via les workflows Java habituels. Compilateur "Redline" : Intégration à venir de Redline (basé sur Cranelift) pour compiler le Wasm en code machine natif ; performances comparables à Rust/Wasmtime. Zéro dépendance (Java 25+) : Grâce à l'API standard Foreign Function & Memory (Project Panama), l'exécution à vitesse native se fait sans composants externes. Modèle de Composants (Component Model) : Support futur prévu pour consommer des composants (Rust, Go, JS, etc.) via des interfaces typées et sécurisées directement dans la JVM. Prochaines étapes : Fusion de Redline, conformité stricte aux specs Wasm (dont WasmGC) et amélioration du support WASI. Un visualisateur de sessions de travail avec Antigravity https://glaforge.dev/posts/2026/06/11/antigravity-brain-visualizer/ Un projet open source construit avec Micronaut, LangChain4j et GraalVM pour analyser les sessions de travail avec l'outil de développement agentique Antigravity (de Google) Analyse toutes les étapes, les requêtes utilisateur, les outils utilisés, les erreurs rencontrées, les réponses du modèle Gemini fait une analyse pour comprendre les moments clés de cette session de travail Outil buildé avec l'aide d'Antigravity lui-même SBX-Kits : des environnements de développement simplifiés pour les débutants (et les autres) https://k33g.org/20260501-sbx-kits.html Philippe Charrière (:whale: ) présente SBX-Kits (Sandbox Kits), une initiative personnelle visant à simplifier radicalement la mise en place d'environnements de développement pour les débutants, en éliminant la complexité d'installation des outils traditionnels. Chaque "kit" est une archive prête à l'emploi contenant un outil de développement spécifique (comme un langage, un framework ou une base de données) configuré pour s'exécuter de manière isolée et portable. La philosophie du projet repose sur le principe de "zéro configuration" et "zéro dépendance globale", permettant de tester une technologie ou de commencer à coder immédiatement sans polluer son système d'exploitation. L'approche technique s'appuie sur des scripts légers et des binaires portables pré-packagés, offrant une alternative plus simple et moins gourmande en ressources que les conteneurs Docker ou les configurations d'IDE complexes pour l'apprentissage. L'objectif à terme est de proposer un catalogue de kits couvrant les technologies courantes (JavaScript, Python, petites bases de données) pour faciliter les ateliers de programmation et le prototypage rapide. De nombreux kits sont disponibles sur https://github.com/docker/sbx-kits-contrib ghui: une interface utilisateur en ligne de commande (TUI) interactive pour GitHub https://github.com/kitlangton/ghui ghui est un outil en ligne de commande (TUI) écrit en Rust qui fournit une interface visuelle, interactive et rapide directement dans le terminal pour interagir avec GitHub. Il permet de gérer ses pull requests, ses issues et ses notifications sans avoir à ouvrir son navigateur web ou à taper de longues commandes avec la CLI officielle de GitHub. L'outil propose une navigation fluide au clavier, des raccourcis efficaces, et permet de réaliser des actions courantes comme valider une PR, ajouter des commentaires, attribuer des reviewers ou inspecter les logs des GitHub Actions. Conçu pour être extrêmement réactif, ghui s'intègre naturellement dans le flux de travail des développeurs adeptes du terminal et du mode "sans souris". Sortie de Homebrew 6.0.0 https://brew.sh/2026/06/11/homebrew-6.0.0/ Introduction du mécanisme de sécurité Tap Trust : comme les dépôts tiers (taps) peuvent exécuter du code Ruby arbitraire non sandboxé sur la machine, Homebrew demande désormais une confiance explicite de l'utilisateur avant d'évaluer ou d'exécuter leur code. L'API JSON interne devient le choix par défaut, offrant un système plus léger et beaucoup plus rapide pour les développeurs. Sécurisation renforcée de l'environnement avec l'implémentation du sandboxing sur Linux. Évolution des comportements par défaut basés sur un sondage utilisateur : le mode "ask" est activé par défaut pour les développeurs, affichant un résumé des dépendances et une demande de confirmation avant toute action de brew install ou brew upgrade. Améliorations notables des performances globales, notamment un boost de ~30 % sur la vitesse de la commande brew leaves et la parallélisation de la récupération des bottles (binaires) lors des mises à jour. Ajout du support initial pour la prochaine version d'Apple, macOS 27 (Golden Gate). Multiples optimisations pour brew bundle, incluant une gestion plus sécurisée des installations de paquets npm. Méthodologies Retour d'expérience très détaillé et 100% humain sur 40 jours avec une équipe 100% AI hormis le superviseur https://www.linkedin.com/pulse/jai-vir%C3%A9-mon-%C3%A9quipe-de-dev-pour-une-100-ia-pendant-40-luc-bonnin-jlgjf/ Voici le résumé en bullet points : Expérimentation de 40 jours : remplacer une équipe de dev par 100% IA agentique (Cursor) sur un vrai projet en production (playthatsheet.com, 200k lignes de code legacy) Chiffres bruts : 2,3 milliards de tokens consommés, 1 477 prompts, 260 564 lignes ajoutées (+145%), 59% du code final produit par l'IA ROI vertigineux à court terme : 9 mois de travail humain livrés en 40 jours, coût total 260$ d'abonnement + 15 jours de supervision, ROI x18 Profil psy de l'IA : Alzheimer (oublis de contexte), schizophrène (change de méthodo), ado de 12 ans (refait les mêmes erreurs), oscille entre génie et junior sans prévenir Effet iceberg : la dette technique ne disparaît pas, elle se camoufle et s'accélère ; hallucinations = bombes à retardement détectables uniquement par relecture humaine ligne par ligne Paradoxe du bateau de Thésée : perte de paternité et de maîtrise fine du code, baisse de l'autonomie du dev humain qui valide sans avoir construit Arnaque du "monkey money" : consommation de tokens opaque, non corrélée à la complexité (écart de 350% sur des prompts identiques), facturation imprévisible donc impossible à budgéter Syndrome du bazooka : les devs utilisent l'IA même pour changer une couleur CSS, atrophie progressive des compétences et coût écologique délirant Risque stratégique : dépendance irréversible aux vendeurs de tokens (Nvidia, Anthropic, OpenAI), business non rentable qui devra augmenter ses prix Conseil final : approche Pareto, garder 20% du temps en code "fait main", nommer un responsable stratégie IA, l'humain senior reste irremplaçable pour superviser Une libraries de test JUnit cache un prompt qui demande aux coding agents d'effacer les tests https://arstechnica.com/security/2026/05/fed-up-with-vibe-coders-dev-sneaks-data-nuking-prompt-injection-into-their-code/ Agacé par les « vibe coders », un développeur introduit une injection de prompt destructrice dans son code Le développeur de jqwik (un moteur de tests pour JUnit 5) a volontairement inséré une injection de prompt dans la version 1.10.0 de sa bibliothèque Java pour saboter le travail des agents d'IA. L'instruction injectée via la sortie standard (stdout) ordonne textuellement aux LLM d'ignorer les consignes précédentes et de supprimer l'intégralité du code et des tests jqwik du projet. Pour dissimuler cette action aux yeux des développeurs humains, le mainteneur a utilisé des séquences d'échappement ANSI qui effacent la ligne d'injection dans les émulateurs de terminaux interactifs. La modification a été découverte par un utilisateur qui a pointé du doigt les risques majeurs et disproportionnés pour les machines des utilisateurs, bien que certains outils comme Claude d'Anthropic aient détecté et bloqué la consigne malveillante. Face aux critiques de la communauté et aux accusations de comportement infantile ou potentiellement illégal, le développeur a mis à jour ses notes de version pour documenter explicitement son opposition à l'usage de son outil par des IA, avant de refuser tout commentaire supplémentaire sur conseil de son avocat. La réalité du rôle de Principal Engineer https://leaddev.com/career-development/reality-being-principal-engineer Le passage au rôle de Principal Engineer marque une transition majeure où les compétences techniques ne suffisent plus, l'impact se mesurant désormais à travers l'influence, la stratégie et la capacité à aligner la technique avec les objectifs business. Contrairement aux attentes, le quotidien est souvent marqué par une forme d'isolement, car le poste se situe à l'intersection de la direction (qui attend des solutions) et des équipes techniques (qui attendent des directives), sans appartenance directe à un groupe précis. Le rôle exige d'accepter une grande part d'ambiguïté et l'absence de retours immédiats, les projets et les décisions stratégiques mettant parfois des mois ou des années à porter leurs fruits. La gestion du temps devient un défi critique, nécessitant de savoir naviguer entre les sollicitations constantes, la présence en réunion et le besoin de préserver des moments de réflexion approfondie pour concevoir des visions à long terme. La réussite à ce niveau repose sur le développement de compétences humaines pointues (soft skills), notamment la négociation, la communication vulgarisée auprès des profils non techniques, et la capacité à faire grandir les autres ingénieurs par le mentorat. Sécurité Une attaque de la chaîne d'approvisionnement npm utilise binding.gyp pour compromettre des dizaines de paquets https://cybersecuritynews.com/binding-gyp-supply-chain-attack-compromises-dozens-of-npm-packages/ Une nouvelle variante du ver auto-propageable "Shai-Hulud", baptisée "Miasma", cible l'écosystème npm (et PyPI sous le nom de "Hades") en dissimulant son exécution dans le fichier binding.gyp au lieu des scripts classiques preinstall ou postinstall. La technique, surnommée "Phantom Gyp", exploite le fait que npm lance automatiquement node-gyp rebuild dès qu'un fichier binding.gyp est présent à la racine d'un paquet pour compiler des modules natifs C/C++, exécutant ainsi le code malveillant dès la commande npm install. L'attaque contourne la plupart des outils de sécurité traditionnels car l'injection s'appuie sur l'évaluation récursive de commandes (via la syntaxe ) ou directement sur la fonction eval() de Python sous-jacente à GYP, cachée sous n'importe quelle clé du fichier. Le script malveillant télécharge un runtime alternatif (Bun) pour échapper aux détections comportementales de Node.js, puis moissonne les identifiants et secrets des développeurs et des environnements CI/CD (npm, GitHub, AWS, GCP, Azure, Kubernetes, HashiCorp Vault). Plus de 57 paquets npm (dont le SDK serveur de Vapi ou des outils liés à l'IA) et des dizaines de paquets PyPI ont été infectés via des comptes de mainteneurs compromis, le ver republiant automatiquement de nouvelles versions vérolées en utilisant les jetons volés. Loi, société et organisation Restructuration chez Gitlab https://about.gitlab.com/blog/gitlab-act-2/ GitLab entame une restructuration majeure pour s'adapter à l'ère de l'intelligence artificielle agentique, incluant une réduction d'effectifs planifiée de manière transparente et ouverte. L'entreprise prévoit de réduire de 30 % le nombre de pays où elle maintient de petites équipes, d'aplatir sa hiérarchie en supprimant jusqu'à trois niveaux de gestion, et de réorganiser la R&D en une soixantaine d'équipes plus petites et autonomes. Les processus internes vont être revus en intégrant des agents d'IA pour automatiser les revues, les approbations et les passages de relais afin d'accélérer le rythme de travail. La stratégie repose sur la conviction que le logiciel sera bientôt écrit par des machines et dirigé par des humains, ce qui va multiplier la demande de logiciels et transformer le rôle des ingénieurs vers la résolution de problèmes complexes. Sur le plan technique, GitLab reconstruit son infrastructure sous-jacente (notamment Git) pour supporter la charge massive générée par les agents d'IA, tout en misant sur l'orchestration du cycle de vie, la centralisation du contexte des données et une gouvernance intégrée. Le modèle économique évolue vers un système hybride combinant les abonnements classiques et une tarification à la consommation pour le travail effectué par les agents d'IA. Un LLM local sur un mac pourrait coûter plus cher en électricité qu'un modèle hébergé sur OpenRouter dans le cloud https://www.williamangel.net/blog/2026/05/17/offline-llm-energy-use.html Conclusion : L'inférence locale sur Mac M5 Max est 3x plus chère et 2x plus lente que le cloud (OpenRouter). Électricité : Négligeable (~0,02 $/heure pour 50-100W). Matériel (Le vrai coût) : Achat du Mac à 4 299 $; l'amortissement sur 3 à 5 ans plombe la rentabilité horaire. Coût au million de tokens (Gemma 4 31b) : Mac M5 Max : 0,40 à4, 79 (pour 10-40 tokens/s). OpenRouter : 0,38 à0, 50 (pour 60-70 tokens/s). Verdict pro : Le temps humain perdu à cause de la lenteur locale coûte infiniment plus cher que les tokens cloud. Privilégier les API (Anthropic, OpenRouter). Ai didn't kill your junior pipeline https://andrewmurphy.io/blog/ai-didnt-kill-your-junior-pipeline-you-did L'IA n'a pas tué le recrutement des juniors, les entreprises l'ont fait elles-mêmes, par effet de mode. Sans juniors, pas de futurs seniors : on retire l'échelle qui nous a tous fait monter. Tout le monde pêche dans le même bassin de seniors sans le réapprovisionner, pénurie garantie dans 3-5 ans. Une équipe 100% senior + IA est fragile : un départ et tout le savoir tacite s'évapore. Les juniors posent les "pourquoi ?" qui révèlent les bugs et processus absurdes ; l'IA, elle, exécute sans questionner. Les seniors s'atrophient aussi en déléguant leur réflexion à l'IA, pince à double effet sur les compétences. Dépendre des outils IA, c'est sous-traiter sa stratégie talents à des fournisseurs dont les prix vont tripler. Solution : redéfinir le rôle junior (revue de code IA + mentorat), pas le supprimer. Les rapports internes de Microsoft révèlent la crise des coûts de l'IA : les agents coûtent plus cher que les employés humains https://fortune.com/2026/05/22/microsoft-ai-cost-problem-tokens-agents/ Des données et rapports internes chez Microsoft et d'autres géants de la tech ébranlent la promesse de rentabilité de l'IA, révélant que le déploiement d'agents autonomes à l'échelle de l'entreprise revient souvent plus cher que de payer des humains pour le même travail. Le modèle de tarification à l'usage (basé sur les tokens) se heurte à la nature même des architectures agentiques : contrairement à un simple chatbot, un agent boucle, enchaîne les appels d'outils, crée des sous-agents et auto-évalue son code, ce qui multiplie la consommation de tokens par un facteur de 5 à 30, voire jusqu'à 1 000 fois pour des tâches de programmation complexes. L'impact financier sur les budgets de calcul cloud est immédiat ; par exemple, Uber a entièrement épuisé l'intégralité de son budget annuel 2026 dédié au codage par IA en l'espace de seulement quatre mois. Face à cette explosion des coûts, des retours en arrière drastiques sont observés : Microsoft a ainsi commencé à suspendre une grande partie de ses licences internes Claude Code pour rediriger d'urgence ses milliers de développeurs vers sa propre solution moins onéreuse, GitHub Copilot CLI. Les directeurs techniques (CTO) et acheteurs de solutions logicielles qui ont signé des contrats pluriannuels basés sur des projections de réduction de masse salariale se retrouvent pris au piège, les gains réels de productivité ne parvenant pas à compenser les factures d'infrastructure exorbitantes. Conférences La liste des conférences provenant de Developers Conferences Agenda/List par Aurélie Vache et contributeurs : 11-12 juin 2026 : DevQuest Niort - Niort (France) 11-12 juin 2026 : DevLille 2026 - Lille (France) 12 juin 2026 : Tech F'Est 2026 - Nancy (France) 15 juin 2026 : Jupyter Workshops: Demystifying MyST Markdown in Education - Orsay (France) 16 juin 2026 : Mobilis In Mobile 2026 - Nantes (France) 17-19 juin 2026 : Devoxx Poland - Krakow (Poland) 17-20 juin 2026 : VivaTech - Paris (France) 18 juin 2026 : Tech'Work - Lyon (France) 22-26 juin 2026 : Galaxy Community Conference - Clermont-Ferrand (France) 23-24 juin 2026 : MWCP 2026 - Paris (France) 24-25 juin 2026 : Agi'Lille 2026 - Lille (France) 24-26 juin 2026 : BreizhCamp 2026 - Rennes (France) 26-27 juin 2026 : LeHACK - Paris (France) 27 juin 2026 : Asynconf - Paris (France) 2 juillet 2026 : Azur Tech Summer 2026 - Valbonne (France) 2 juillet 2026 : MCP Connect Travel Edition - Paris (France) 2-3 juillet 2026 : Sunny Tech - Montpellier (France) 3 juillet 2026 : Agile Lyon 2026 - Lyon (France) 6-8 juillet 2026 : Riviera Dev - Sophia Antipolis (France) 28-30 août 2026 : State of the Map - Champs-sur-Marne (France) 4 septembre 2026 : JUG Summer Camp 2026 - La Rochelle (France) 10-11 septembre 2026 : Nantes Craft - Nantes (France) 17 septembre 2026 : dotAI - Paris (France) 17-18 septembre 2026 : API Platform Conference 2026 - Lille (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 18 septembre 2026 : dotJS - Paris (France) 18 septembre 2026 : WordCamp Bretagne - Rennes (France) 22 septembre 2026 : Salon Data 2026 - Nantes (France) 22-23 septembre 2026 : Agile en Seine & IA 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : OWASP AppSec Days France 2026 - Paris (France) 24 septembre 2026 : PlatformCon Paris - Paris (France) 24 septembre 2026 : React Native Connection 2026 - Paris (France) 24-26 septembre 2026 : Paris Web 2026 - Paris (France) 25 septembre 2026 : SAP Inside Track Paris 2026 - Paris (France) 28-29 septembre 2026 : 4th Tech Summit on AI & Robotics - Paris (France) & Online 1 octobre 2026 : WAX 2026 - Marseille (France) 1-2 octobre 2026 : Volcamp - Clermont-Ferrand (France) 2 octobre 2026 : DevFest Perros-Guirec 2026 - Perros-Guirec (France) 5-9 octobre 2026 : Devoxx Belgium - Antwerp (Belgium) 8-9 octobre 2026 : Forum PHP 2026 - Marne-la-Vallée (France) 12 octobre 2026 : Dev With AI - Paris (France) 22-23 octobre 2026 : Agile Tour Bordeaux 2026 - Bordeaux (France) 26 octobre 2026 : Agile Tour Montpellier - Montpellier (France) 27-29 octobre 2026 : Directions EMEA 2026 - Paris (France) 29-30 octobre 2026 : BDX I/O 2026 - Bordeaux (France) 29-30 octobre 2026 : Agile Tour Nantais 2026 - Nantes (France) 29 octobre 2026-1 novembre 2026 : Pycon FR - Biarritz (France) 30 octobre 2026 : Cloud Nord 2026 - Lille (France) 4-5 novembre 2026 : Devoxx Morocco - Casablanca (Morocco) 14-15 novembre 2026 : Capitole du Libre - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : DevFest Toulouse 2026 - Toulouse (France) 19 novembre 2026 : Agile Laval 2026 - Laval (France) 19 novembre 2026 : OVHcloud Summit - Paris (France) 19 novembre 2026 : Codeurs en Seine - Rouen (France) 27 novembre 2026 : DevFest Paris 2026 - Paris (France) 1-3 décembre 2026 : Apidays Paris - Paris (France) 2-3 décembre 2026 : Cloud Native AI Summit Europe - Paris (France) 4 décembre 2026 : DevFest Lyon 2026 - Lyon (France) 4 décembre 2026 : DevFest Dijon 2026 - Dijon (France) 9-10 décembre 2026 : OpenSource Expérience - Paris (France) 9-10 décembre 2026 : DevOps REX - Paris (France) 10 décembre 2026 : KCD Provence - Aix-en-Provence (France) 7-9 avril 2027 : Devoxx France 2027 - Paris (France) 3 juin 2027 : Cloud Native Days France 2027 - Paris (France) Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/
Les élus républicains du Congrès ne sont pas dupes ! Contrairement à ce que le président des États-Unis tente de leur faire avaler, le vainqueur de cette paix est bien l'Iran.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:08 - Un commentateur sportif argentin est accusé d'avoir dit que la France et le Sénégal étaient "deux pays africains", pendant le match de mardi. La phrase a fait polémique et a été reprise par plusieurs médias français. Or, le journaliste n'a jamais dit ça. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Côte d'Ivoire, plus d'un millier de véhicules électriques sont en circulation. Silencieuses et sans carburant, ces voitures sont présentes surtout dans le secteur des VTC où elles offrent des coûts d'exploitation réduits. Mais malgré cette montée en puissance, des défis persistent : un prix d'achat encore élevé, des bornes de recharge insuffisantes et une forte dépendance aux importations. Reportage de notre correspondant à Abidjan, À bord d'un véhicule électrique, Mouhamed Kanaté enchaîne les courses dans les rues d'Abidjan. Chauffeur VTC depuis deux ans, il verse une recette journalière de 28 000 FCFA à son employeur. Mouhamed est comptable de formation et passionné par les questions environnementales, il a choisi l'électrique pour alléger ses dépenses quotidiennes et améliorer sa rentabilité : « Contrairement aux véhicules thermiques, quand vous rechargez, le minimum, c'est 20 000 FCFA. Or pour l'électrique, le maximum, c'est 13 000 FCFA. Donc vous pouvez travailler en deçà de 20 000 FCFA et puis avoir un bénéfice sur l'activité qui va vous permettre de prendre soin de votre famille, tout ce qui est charge. C'est vraiment rentable. » Les trois principaux opérateurs de VTC présents sur le marché ivoirien misent désormais sur ce type de véhicule. Selon les acteurs du secteur, près de 300 sont actuellement utilisés pour le transport urbain à Abidjan. Mais le développement de cette mobilité verte se heurte encore à plusieurs obstacles : un coût d'acquisition élevé – pas moins de 14 millions de FCFA par véhicule. À cela s'ajoute un nombre encore limité de bornes de recharge : seulement une centaine à travers le pays. Les réparations sont souvent complexes en cas de panne, explique Mouhamed Kanaté : « Les difficultés sont du point de vue entretien de l'équipement. La rareté des pièces mécaniques. Parce que, vu que ce sont des véhicules importés, pour l'instant, il n'y a pas un grand nombre de revendeurs de pièces détachées. » Mesures incitatives pour les investisseurs Face à cette demande grandissante, plusieurs concessionnaires étoffent leurs offres. C'est le cas de Sinoafrik, représentant des marques chinoises à Abidjan. Dans son showroom, à Cocody, SUV et berlines électriques occupent désormais une place de choix. Mais au départ, il a fallu rassurer et convaincre les clients. « On les a incités à mieux connaître le modèle, à savoir que c'est encore plus économique et avantageux pour eux-mêmes, explique Reine Trésor Gosset, commerciale. Maintenant il y a une réelle demande, il y a plus d'intérêt d'achat que de curiosité. Les modèles les plus prisés actuellement, ce sont les modèles pour le VTC et des petites voitures de 25 places. » Le ministère des Transports affirme vouloir accompagner cette transition vers une mobilité plus verte, notamment à travers des mesures incitatives destinées aux investisseurs. « Aujourd'hui, on a dans le code des investissements beaucoup de facilitations qui existent pour faire la promotion et pour faciliter l'installation des investisseurs, explique Jean-Marc Atché, le directeur de la planification et des projets. Nous accompagnons pas mal de projets en cours, notamment une grande usine qui doit être construite, qui va servir à faire l'assemblage des véhicules électriques sur place en Côte d'Ivoire. » L'État ivoirien souhaite montrer l'exemple : d'ici 2030, 10 % du parc automobile de l'administration devrait être constitué de véhicules électriques. À écouter aussiPourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines?
Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer. Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold. L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028. Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?
Alors qu'Israël continue ses frappes sur le Liban, RFI se penche sur la communauté des domestiques vivant sur place. Selon l'ONU, environ 250 000 étrangers constituent le personnel de maison au Liban. En grande majorité des femmes, dont beaucoup sont originaires d'Afrique. Mais ces personnes travaillent sous le système dit « la kafala » qui les privent de leurs droits les plus élémentaires. Et la guerre lancée par Israël depuis 2024 ne les épargne pas. Julie El Khoury, coordinatrice des programmes de l'ONG Kafa qui leur vient en aide, est la Grande Invitée Afrique. RFI : Tout d'abord, expliquez-nous en quoi consiste le système de la kafala ? Julie El Khoury : La kafala, c'est un système qui régit l'emploi et le séjour des travailleuses domestiques migrantes au Liban, qui les place dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur employeur. Ca crée une relation de pouvoir qui renforce considérablement les vulnérabilités à l'exploitation et aux abus. On observe de nombreuses pratiques abusives : la confiscation des passeports, la restriction à la liberté de mouvement, l'isolement... Il y a aussi le non-paiement des salaires, de longues heures de travail aussi, et l'absence de la vie privée. Et cela peut, dans plusieurs situations, aboutir à des violences psychologiques, physiques et même sexuelles. C'est pour cette raison que, en tant qu'organisation de défense des droits des femmes et des travailleuses migrantes domestiques, nous considèrons le système de la kafala comme une forme d'esclavage moderne. L'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 va déstabiliser la région, avec le pilonnage de l'armée israélienne d'abord à Gaza, puis au Liban : 4 000 morts et 43 000 logements détruits fin 2024 d'après les autorités libanaises. Comment ces domestiques ont-elles vécu cette guerre ? Les migrantes travailleuses domestiques ont été touchées par les conséquences de la guerre en termes de déplacements forcés. Il y a aussi un nombre de travailleuses qui ont été abandonnées par leurs employeurs dans des zones ciblées par Israël, donc leur situation s'est aggravée en quelques jours. Elles étaient exclues des centres de refuge collectifs et se sont retrouvées à la rue pour quelques nuits. Après ça, les organisations non gouvernementales et des collectifs communautaires se sont organisés pour accueillir ces travailleuses domestiques migrantes déplacées de force de leur région de résidence. Maintenant que les bombardements israéliens ont repris sur le Liban, quelle est leur situation aujourd'hui ? Bien que l'État ait annoncé une décision gouvernementale d'accueillir toutes les personnes dans les refuges, même si elles sont non-libanaises, les domestiques ont toujours connu l'exclusion. Mais encore une fois, des centres collectifs gérés par des ONG ont accueilli un grand nombre de femmes migrantes, certaines ont trouvé refuge dans des logements partagés de type d'hébergement informel, où les conditions ne sont pas du tout adéquates en ce qui concerne la sécurité, l'intimité et aussi l'accès aux services essentiels. Contrairement à 2024, cette fois-ci, nous n'avons pas reçu de rapport sur des travailleuses domestiques migrantes abandonnées par les familles comme en 2024. Comment interviennent les gouvernements des pays dont ces femmes sont originaires ? Il y a des ambassades qui se sont mobilisées rapidement et parmi les ambassades, quelques-unes ont pu ouvrir aussi des centres de refuge et aider dans le processus de rapatriement. Mais ça, c'était surtout en 2024 et 2025, il n'y a pas eu autant d'initiatives en 2026. Ces femmes que vous assistez, que vous racontent-elles de leur état d'esprit, vu le traitement qui leur est réservé ? Nous travaillons avec des femmes leaders communautaires qui ont émergé au sein des travailleuses domestiques migrantes. Et ces femmes en particulier jouent un rôle très essentiel dans l'orientation d'autres femmes vers les services de soutien. Leur courage et leur motivation pour faire ce travail en temps de guerre est extrêmement important. Elles trouvent la force pour résister, pour soutenir et être en solidarité avec d'autres femmes de toutes nationalités, incluant les femmes libanaises et les personnes déplacées de force libanaises, pas seulement la communauté migrante. Bien sûr qu'elles souffrent d'un malaise psychologique de stress, comme toute la population au Liban, mais en même temps, elles savent bien comment être en solidarité pour dépasser cette période de crise et rester fortes et disponibles pour aider les autres.
Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans ce monde peut être difficile. — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.
Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place. « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+. Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+. C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien. J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans ce monde peut être difficile. — Lou Trotignon Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il. Invités : Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026. Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d'archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités. Programmation musicale : Alma Rechtman et son titre Corps tambour.
Dans cet épisode du podcast "Comment j'ai réussi ?", Charles Bonnaire reçoit Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier, spécialisé dans le courtage de recherche de financement, nous éclaire sur le crédit hypothécaire, un outil méconnu mais pourtant précieux pour de nombreux propriétaires immobiliers.L'invitée nous explique que le crédit hypothécaire n'est pas uniquement réservé aux très gros patrimoines. Il peut également être une solution pour des propriétaires plus modestes qui ont besoin de liquidités, par exemple pour payer des droits de succession ou compléter le financement d'un investissement professionnel. Contrairement aux idées reçues, le crédit hypothécaire n'est pas forcément synonyme de dette. Il peut en effet permettre de ne rembourser que les intérêts, le capital étant remboursé à la revente du bien immobilier.Malgré ces avantages, le crédit hypothécaire reste encore peu connu du grand public, souvent associé à un "gros mot". Elle déplore ce manque de connaissance et souligne que ce type de financement ne comporte pas plus de risques qu'un crédit classique, la banque vérifiant toujours la capacité de remboursement de l'emprunteur.Un point intéressant soulevé dans cet épisode est l'évolution récente du marché du crédit hypothécaire. Avec la hausse des taux d'intérêt, elle constate que de plus en plus de parents font appel à ce type de financement pour aider leurs enfants à acquérir un bien immobilier. Le crédit hypothécaire permet en effet de débloquer des liquidités rapidement, sans avoir à vendre un bien.Enfin, la dirigeante du cabinet Bougardier observe que la nature des demandes de crédit hypothécaire a quelque peu évolué ces derniers temps. Si les achats de plaisir comme les voitures de collection ont un peu diminué, les demandes liées à l'immobilier, notamment pour l'achat d'un deuxième bien, sont en revanche en hausse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche. Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).
Dans son dernier ouvrage en date, Humanités, peut-on vivre sans elles ? publié aux Éditions de l'Observatoire, Caroline Fourgeaud‑Laville entreprend de réhabiliter les humanités, et notamment l'apprentissage du grec ancien et du latin. Elle s'en explique au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine Idées. L'argumentaire du livre est clair. On y lit ceci : « Contrairement aux idées reçues, les humanités - le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l'histoire antique - ne sont pas élitistes : elles démocratisent l'accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l'esprit critique. Des neurosciences à l'IA, des start-ups aux champs de bataille, du grec biblique aux cryptomonnaies, de la défense à l'économie, l'auteure démontre leur actualité brûlante. Elle nous fait parcourir le monde, d'une école d'Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants traumatisés, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d'Herculanum ». Or, il faut le constater, entre les discours utilitaristes, les injonctions à la rentabilité et la fascination pour les technologies, les disciplines littéraires, historiques et philosophiques sont peu à peu reléguées au rang de survivances d'un monde ancien. Caroline Fourgeaud-Laville, passionnée par son sujet, fondatrice d'une association d'apprentissage du grec ancien dans les écoles, refuse cette résignation. Sa fougue au micro donne, s'il en était besoin, un surcroît de force à son propos. Sa défense des apports des humanités dans la vie individuelle et collective est pour le moins convaincante. Elle montre comment la littérature apprend à nourrir la complexité de la vie plutôt qu'à la réduire ; la philosophie donne à penser contre soi, à défaire ses propres évidences ; l'histoire enseigne la distance critique et la conscience des temporalités, les langues anciennes ouvrent un espace où l'on découvre que d'autres mondes sont possibles. Les humanités ne sont donc pas un luxe, mais une école de liberté intérieure, un apprentissage de la nuance, de la pluralité et du discernement — des compétences d'autant plus cruciales dans un environnement saturé d'informations rapides, d'infox et de clashs. Dans un monde où les repères vacillent, où les discours simplificateurs prospèrent, où l'accélération technologique menace d'écraser la réflexion, les humanités offrent un contrepoint décisif. Voici l'adresse du site de notre invitée ce dimanche. Programmation musicale : To Tragoudi Tou Andrea Pause à Samos Elisa Vellia ; Franck René ; Christophe Gauvert. (2 morceaux différents interprétés par les mêmes musiciens).
La Commission européenne prépare une nouvelle réglementation sur l'équité numérique. Dans son viseur, les monnaies virtuelles utilisées dans les jeux mobiles comme Candy Crush, Clash of Clans ou Subway Surfers. Une initiative qui inquiète les grands acteurs européens du secteur, qui redoutent des conséquences sur leur compétitivité. Lorsque vous téléchargez Candy Crush ou Clash of Clans, vous ne payez généralement rien. Le jeu est gratuit. C'est ce que l'on appelle le modèle « free to play », littéralement « gratuit pour jouer ». Contrairement aux jeux vidéo sur console ou sur ordinateur, qui sont souvent vendus plusieurs dizaines d'euros à l'achat, les éditeurs de jeux mobiles attirent des centaines de millions de joueurs sans leur demander de payer au départ. Alors comment gagnent-ils de l'argent ? En partie grâce à la publicité, mais surtout grâce à une petite partie des joueurs qui réalisent des achats directement dans le jeu. Ces achats prennent souvent la forme de gemmes, de pièces virtuelles, de bonus ou encore de personnages spéciaux. Le joueur dépense de l'argent réel pour acquérir ces monnaies virtuelles, qu'il utilise ensuite pour progresser plus rapidement ou débloquer certains contenus. À lire aussiCandy Crush: l'histoire, le succès et le modèle économique du jeu mobile aux 3 milliards de téléchargements Pourquoi la Commission européenne s'intéresse-t-elle aux monnaies virtuelles ? C'est précisément là que se situe le problème aux yeux de Bruxelles. Dans de nombreux jeux mobiles, le joueur ne dépense pas directement des euros ou des dollars. Il dépense une monnaie virtuelle achetée au préalable. La question que se pose la Commission européenne est simple : le joueur comprend-il toujours ce qu'il dépense réellement ? Si un objet coûte 5 euros, le prix est immédiatement compréhensible. Mais s'il coûte 700 gemmes obtenues dans un pack de 1 200 gemmes acheté 5 euros, la perception de la dépense devient beaucoup moins intuitive. Et lorsque plusieurs monnaies virtuelles coexistent dans un même jeu, la situation peut devenir encore plus complexe. Avec son projet de « Digital Fairness Act », ou loi sur l'équité numérique, la Commission européenne souhaite examiner ces pratiques et renforcer la transparence des prix. L'objectif affiché est de mieux protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, particulièrement présents sur ce type de jeux. Les éditeurs craignent une menace pour leur compétitivité Cette perspective inquiète fortement l'industrie du jeu vidéo mobile. Dans les colonnes du Financial Times, les dirigeants de plusieurs grands studios européens ont exprimé leurs préoccupations. Selon eux, certaines mesures pourraient conduire à l'apparition de messages ou de rappels destinés à contextualiser les dépenses réalisées par les joueurs, au risque de dégrader l'expérience utilisateur. Mais leurs inquiétudes dépassent la seule question du confort de jeu. Les responsables de l'industrie rappellent que le jeu mobile constitue l'un des rares secteurs du numérique dans lesquels l'Europe peut encore revendiquer une position de leader mondial. Selon les industriels, le secteur représente près de 8 milliards d'euros de revenus en Europe. Ils redoutent donc qu'une réglementation trop contraignante ne pénalise les acteurs européens face à leurs concurrents américains et chinois. Au-delà des jeux vidéo, le débat soulève une question économique plus large. Les responsables politiques européens souhaitent voir émerger des champions technologiques capables de rivaliser avec les géants mondiaux du numérique. Mais dans le même temps, l'Union européenne entend encadrer davantage certains modèles économiques lorsqu'ils soulèvent des questions de protection des consommateurs. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon équilibre : réguler pour davantage de transparence sans affaiblir les entreprises que l'Europe cherche justement à faire grandir. À lire aussiGabriel Hubert: «Imaginer un futur avec des acteurs numériques européens similaires aux américains»
Les Électrons Libres lancent Céleste, un chatbot intégré à X dédié au fact-checking scientifique. Nourrie par des sources contrôlées et des bases de données rigoureuses, cette IA entend lutter contre la désinformation sur les sujets scientifiques, technologiques et environnementaux.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Contrairement aux idées véhiculées par la pornographie, chaque pénis et chaque vulve sont uniques en couleur, taille et forme. Et pour ceux qui s'interrogent sur la moyenne, sachez que la taille d'un pénis en érection est d'environ 13,58 cm. En mars 2023, des chercheurs espagnols ont classé les pénis selon leur capacité à grossir lors de l'érection. Une distinction qui, d'un point de vue médical, peut influencer certaines approches chirurgicales. Ils ont ainsi identifié deux grandes catégories : le "pénis de sang" (grower), qui se dilate considérablement lors de l'érection et le "pénis de chair" (shower), qui est déjà bien apparent au repos et change peu en taille. Comment savoir si je suis "grower" ou "shower" ? Cela peut-il changer au cours du temps ? Est-ce qu'un type de pénis est prédisposé aux troubles de l'érection ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : octobre 2023 À écouter aussi : Est-ce grave de paraître plus âgé ? Quelle est la bonne durée du sommeil ? Néophobie alimentaire : pourquoi certains mangeurs sont-ils considérés comme difficiles ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pendant quinze jours, les Internationaux de France ne sont pas seulement un événement sportif mondial. Entre les loges VIP, les salons privés et les espaces hospitalités, Roland-Garros est devenu un véritable quartier d'affaires où les entreprises cultivent leurs relations commerciales et leur image. Chaque année, Roland-Garros attire des centaines de milliers de spectateurs Porte d'Auteuil. Mais derrière les matchs et la terre battue, le tournoi parisien reste une gigantesque machine économique. Dans les loges et les salons privés, on négocie, on reçoit des clients, on développe son réseau. Pendant la quinzaine, des milliers de dirigeants, d'hommes et de femmes d'affaires défilent dans les espaces hospitalités du tournoi. Et cette activité est loin d'être secondaire. Les hospitalités représentent aujourd'hui environ 20% du chiffre d'affaires de Roland-Garros. Concrètement, les marques achètent des places, privatisent des salons, louent des loges et invitent partenaires ou prospects autour d'un déjeuner ou d'un cocktail. Au total, le tournoi commercialise près de 125 000 packages hospitalités, quasiment tous vendus chaque année. Roland-Garros, un immense terrain de réseautage Pourquoi les entreprises sont-elles prêtes à dépenser plusieurs milliers d'euros par invité pour une journée de tennis ? Parce qu'elles n'achètent pas uniquement des places pour assister aux matchs. Elles achètent du temps relationnel. Contrairement à un déjeuner d'affaires classique ou à une réunion dans un bureau, une journée à Roland-Garros peut durer six à huit heures. De quoi échanger longuement avec des clients, des partenaires ou des prospects dans un cadre beaucoup plus détendu. « Roland-Garros n'est pas simplement un événement sportif, c'est une plate-forme business extrêmement puissante », résume Benoît Ripault, directeur marketing de Mastercard France. « Dans un monde où les interactions sont de plus en plus numériques, les moments physiques deviennent rares et donc d'autant plus précieux. Ils réhumanisent la relation commerciale. » Le tournoi permet ainsi aux entreprises de renforcer leurs liens commerciaux dans un environnement moins formel. Autour d'un match, d'un déjeuner ou d'un passage dans les espaces VIP, les conversations deviennent plus fluides et les échanges plus naturels. Le tennis, un sport particulièrement adapté au business Ces pratiques existent dans de nombreux grands événements sportifs, mais Roland-Garros possède des caractéristiques très particulières. Le tournoi bénéficie d'un imaginaire très fort : Paris au printemps, la gastronomie, l'élégance, le côté chic mais décontracté. Un cadre qui favorise naturellement les échanges. Le tennis offre aussi un rythme différent d'autres sports comme le football. À Roland-Garros, les invités ne restent pas assis pendant 90 minutes. Ils circulent entre les courts, les restaurants, les salons et les boutiques. Les pauses entre les matchs et les changements de côté créent des moments propices aux discussions. Cette économie VIP possède néanmoins son revers. Pendant certains matchs, des rangées de sièges restent inoccupées, les invités préférant parfois prolonger un déjeuner ou une discussion dans les salons privés. Mais ces revenus générés par les hospitalités sont devenus essentiels pour l'équilibre économique du tournoi. Ils permettent notamment de financer une partie de l'événement et de maintenir des billets relativement accessibles pour le grand public. À Roland-Garros, les échanges ne se jouent donc pas uniquement sur le court. Pendant quinze jours, les relations professionnelles se travaillent parfois avec autant de précision qu'un revers long de ligne.
Le collagène marin est devenu l'un des compléments alimentaires les plus populaires du moment. On le retrouve dans les poudres, les boissons, les gélules ou même certains cafés “bien-être”. Mais au fond, qu'est-ce que c'est exactement ? Et surtout : ses effets sont-ils réellement prouvés scientifiquement ?Le collagène est une protéine naturellement présente dans notre corps. C'est même la protéine la plus abondante chez l'être humain. Elle agit comme une sorte de “charpente” des tissus : peau, tendons, cartilage, os ou ligaments. Avec l'âge, sa production diminue progressivement. Résultat : la peau perd en élasticité, les rides apparaissent et certaines articulations deviennent plus fragiles.Le collagène marin, lui, est extrait principalement de la peau, des écailles et des arêtes de poissons. Contrairement au collagène bovin, il contient surtout du collagène de type I, celui que l'on retrouve majoritairement dans la peau humaine.Mais il y a un problème : avaler du collagène brut ne sert pas à grand-chose, car cette grosse protéine est difficilement absorbée par l'organisme. C'est pourquoi les fabricants utilisent généralement du “collagène hydrolysé”. Cela signifie que la protéine a été découpée en petits fragments appelés peptides, beaucoup plus faciles à absorber par l'intestin.Alors, que dit réellement la science ?Les études les plus solides concernent la peau. Plusieurs essais cliniques montrent qu'une supplémentation quotidienne en peptides de collagène peut améliorer légèrement l'hydratation, l'élasticité et parfois réduire la profondeur des rides après plusieurs semaines d'utilisation. Ces effets existent, mais restent modestes. On est loin d'un “lifting en poudre”.Il existe aussi des résultats intéressants concernant les articulations. Certaines recherches suggèrent une diminution des douleurs articulaires, notamment chez des sportifs ou des personnes souffrant d'arthrose légère. L'idée est que certains peptides pourraient stimuler les cellules produisant le cartilage.Concernant les os, quelques études montrent également une amélioration possible de certains marqueurs de densité osseuse chez les personnes âgées, surtout lorsqu'il est associé à du calcium et de la vitamine D.En revanche, beaucoup d'allégations marketing sont exagérées. Aucune preuve solide ne montre que le collagène marin “rajeunisse” le corps, fasse repousser miraculeusement les cheveux ou transforme profondément la silhouette.Enfin, il faut rappeler un point important : pour fabriquer du collagène, le corps a surtout besoin d'une alimentation équilibrée, riche en protéines, en vitamine C, en zinc et en acides aminés.Le collagène marin n'est donc pas un produit miracle. Mais les données scientifiques actuelles suggèrent qu'il peut avoir de vrais effets modestes sur la peau et les articulations, surtout avec une prise régulière sur plusieurs mois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En France, on parle de “mariage gris” pour désigner une forme particulière d'escroquerie sentimentale et administrative. Le principe est simple : une personne se marie sincèrement, par amour, tandis que l'autre cache ses véritables intentions. Contrairement au “mariage blanc”, où les deux époux savent dès le départ que l'union est fictive, le mariage gris repose donc sur la tromperie d'un seul des conjoints.Le terme apparaît dans les années 2000, notamment dans les débats sur l'immigration et le droit au séjour. Dans de nombreux cas, la personne mal intentionnée cherche à obtenir un avantage administratif : un titre de séjour, la nationalité française ou une stabilité sur le territoire. Elle entretient alors une relation apparemment authentique, parfois pendant plusieurs mois ou plusieurs années, avant le mariage. Une fois les papiers obtenus, elle peut brutalement disparaître, demander le divorce ou changer totalement de comportement.Le phénomène est difficile à mesurer précisément, car il repose sur l'intention réelle des individus, ce qui est compliqué à prouver juridiquement. En effet, tomber amoureux puis se séparer n'a évidemment rien d'illégal. Toute la difficulté consiste donc à démontrer qu'il existait, dès le début, une volonté de manipulation.En France, les autorités ont progressivement renforcé les contrôles autour des mariages impliquant des démarches de séjour. Les maires peuvent par exemple signaler au procureur de la République des unions qu'ils jugent suspectes. Des auditions séparées des futurs époux peuvent être organisées afin de vérifier la cohérence de leurs déclarations : lieu de rencontre, habitudes de vie, connaissance mutuelle ou projets communs.Le mariage gris peut avoir des conséquences psychologiques très lourdes pour la victime. Beaucoup racontent un profond sentiment de trahison, car la manipulation touche à la vie intime et affective. Certaines personnes découvrent que toute leur relation reposait sur un mensonge soigneusement construit.Sur le plan pénal, lorsqu'une fraude est démontrée, plusieurs infractions peuvent être retenues : escroquerie, obtention frauduleuse de documents administratifs ou fraude au séjour. Les sanctions peuvent inclure des peines de prison, des amendes et l'annulation de certains droits obtenus grâce au mariage.Mais le sujet reste sensible. Des associations et des juristes rappellent qu'il faut éviter les amalgames et les soupçons systématiques envers les couples binationaux. Car derrière la lutte contre les fraudes se pose aussi une question essentielle : comment protéger les victimes sans transformer l'amour en enquête administrative permanente ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on évoque les peuples amérindiens et le scalp, beaucoup imaginent une pratique uniquement liée à la violence ou à la barbarie. Pourtant, la réalité historique est bien plus complexe. Le scalp consistait à retirer une partie du cuir chevelu de l'ennemi vaincu, généralement avec les cheveux. Cette pratique a existé chez plusieurs peuples d'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde et à différentes époques de l'Histoire.Chez certains peuples amérindiens, le scalp avait d'abord une dimension symbolique et guerrière. Dans des sociétés où le courage au combat était essentiel au prestige social, rapporter un scalp constituait une preuve tangible de victoire. C'était un trophée démontrant la bravoure du guerrier. Le scalp pouvait être montré à la tribu, exposé lors de cérémonies ou utilisé dans des rituels. Il servait parfois à honorer les esprits protecteurs ou à renforcer le statut du combattant.Contrairement aux idées reçues, tous les peuples amérindiens ne pratiquaient pas le scalp. Certaines tribus y avaient recours fréquemment, comme les Comanches ou les Apaches, tandis que d'autres le faisaient rarement, voire pas du tout. Les motivations variaient aussi selon les régions et les périodes. Parfois, il s'agissait surtout d'intimider l'ennemi. Dans d'autres cas, le scalp représentait une forme de vengeance après un conflit meurtrier.Mais un élément souvent oublié est le rôle joué par les Européens eux-mêmes. À partir du XVIIe siècle, les puissances coloniales ont parfois encouragé cette pratique. Les Français, les Britanniques puis les Américains ont, à certaines périodes, offert des primes pour les scalps ennemis. Un scalp devenait alors une preuve permettant de toucher une récompense financière. Cette politique a contribué à amplifier le phénomène et à le rendre encore plus brutal.Le scalp n'était d'ailleurs pas exclusivement pratiqué par les Amérindiens. Durant les guerres coloniales, des colons européens et des milices américaines scalpèrent eux aussi leurs adversaires. L'image du “sauvage indien scalpeur” a donc largement été exagérée par la littérature populaire et surtout par le cinéma du XXe siècle, notamment les westerns hollywoodiens.Enfin, il faut rappeler que le scalp ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certaines victimes survivaient, même si les risques d'infection étaient énormes avant la médecine moderne.Aujourd'hui, les historiens insistent sur la nécessité de replacer cette pratique dans son contexte historique et culturel. Le scalp était avant tout lié à la guerre, au prestige et aux croyances spirituelles, bien loin des caricatures simplistes longtemps véhiculées sur les peuples amérindiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand un bateau avance sur l'eau, il laisse derrière lui un étrange motif en forme de V. Ce phénomène paraît banal, mais il cache en réalité une loi physique fascinante : quel que soit l'objet qui se déplace à la surface de l'eau — un canard, une planche de surf ou un immense porte-conteneurs — l'angle de ce V reste pratiquement toujours le même. Environ 39 degrés au total, soit un peu moins de 20 degrés de chaque côté. Ce motif porte un nom : le “sillage de Kelvin”.Ce mystère fut résolu en 1885 par William Thomson, célèbre physicien écossais à qui l'on doit aussi l'échelle de température Kelvin et le concept de zéro absolu.Pour comprendre ce phénomène, il faut imaginer ce qui se passe lorsqu'un objet glisse sur l'eau. Il crée des vagues dans toutes les directions. Mais toutes ces vagues ne se déplacent pas à la même vitesse. Contrairement aux sons ou à la lumière, les vagues de surface obéissent à des règles complexes : certaines avancent vite, d'autres lentement, selon leur longueur.Le résultat est surprenant. Les vagues produites par l'objet finissent par se regrouper dans une zone bien précise derrière lui. Elles se renforcent mutuellement dans certaines directions et s'annulent ailleurs. Ce mécanisme d'interférences crée alors cette forme caractéristique en V.Mais pourquoi exactement 39 degrés ? Lord Kelvin a démontré mathématiquement que, dans l'eau profonde, les vagues les plus visibles ne peuvent pas sortir d'un cône d'environ 19,5 degrés de chaque côté de la trajectoire. Si l'on additionne les deux côtés du V, on obtient environ 39 degrés.Et c'est là le plus étonnant : cet angle ne dépend presque ni de la taille ni de la vitesse du bateau. Un petit canard et un gigantesque supertanker produisent donc théoriquement le même angle de sillage.Pendant plus d'un siècle, cette règle fut considérée comme universelle. Mais récemment, les chercheurs ont remarqué que certains bateaux très rapides semblaient produire des sillages plus étroits. En réalité, le sillage complet garde bien la structure prédite par Kelvin, mais certaines vagues deviennent moins visibles à haute vitesse, donnant l'impression d'un angle plus petit.Le sillage de Kelvin est aujourd'hui étudié dans de nombreux domaines. Il aide les ingénieurs navals à concevoir des bateaux plus efficaces et permet même aux satellites de repérer des navires depuis l'espace en observant les motifs laissés sur l'océan.Ainsi, derrière le simple V tracé par un bateau se cache une magnifique démonstration des lois des vagues, des mathématiques et de la physique des fluides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on pense aux pirates, on imagine souvent des bandes de criminels ivres, violents et totalement désorganisés. Pourtant, la réalité historique est bien plus surprenante. Au XVIIIᵉ siècle, certains équipages pirates avaient mis en place des systèmes sociaux incroyablement modernes… allant jusqu'à indemniser les marins blessés au combat.Oui, les pirates avaient parfois une forme de sécurité sociale.Pour comprendre cela, il faut se rappeler dans quelles conditions vivaient les marins de l'époque. Dans la marine marchande ou militaire, la vie était terrible. Les équipages étaient mal payés, battus, affamés, et souvent abandonnés à leur sort en cas de blessure. Un marin qui perdait une jambe ou un bras était généralement renvoyé sans compensation. Sa vie pouvait basculer dans la misère du jour au lendemain.Les pirates, eux, fonctionnaient souvent différemment.Contrairement au cliché du capitaine tout-puissant, beaucoup d'équipages pirates étaient organisés selon des règles collectives appelées les “articles”. Ces véritables contrats étaient votés par les membres de l'équipage avant le départ. Ils fixaient les règles de vie à bord, les parts de butin, les sanctions… mais aussi les indemnisations en cas de blessure.Le célèbre pirate Bartholomew Roberts, surnommé “Black Bart”, possédait ainsi un code très précis. Un marin perdant un bras, une jambe ou un œil pendant un combat recevait une compensation prélevée directement sur le trésor commun.Dans certains équipages, perdre un membre pouvait rapporter jusqu'à 800 “pièces de huit”. Ces pièces d'argent espagnoles circulaient dans tout l'Atlantique et représentaient une véritable fortune pour l'époque. D'autres blessures donnaient droit à des montants différents : une main, un doigt ou même une blessure grave pouvaient être indemnisés.Pourquoi une telle générosité ?D'abord parce que les pirates avaient besoin de combattants motivés. Monter à l'abordage d'un navire ennemi était extrêmement dangereux. Les compensations rassuraient donc les hommes : s'ils étaient mutilés, ils ne seraient pas abandonnés.Mais cela révèle aussi quelque chose d'étonnant : les pirates étaient parfois plus égalitaires que les sociétés officielles de leur époque. Le capitaine pouvait être élu et même renversé. Le butin était partagé selon des règles connues à l'avance. Et les blessés bénéficiaient d'une véritable solidarité collective.Bien sûr, les pirates restaient des criminels violents. Mais derrière les drapeaux noirs et les combats navals se cachait parfois une organisation sociale étonnamment avancée.À certains égards, ces hors-la-loi avaient inventé une forme primitive d'assurance du travail… bien avant de nombreux États modernes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors, chez les humains, les premières dents — les dents de lait — commencent à apparaître vers 6 mois. À cet âge, la mâchoire d'un bébé est minuscule. Impossible d'y faire tenir directement les 32 dents définitives d'un adulte. L'évolution a donc trouvé une solution ingénieuse : fabriquer d'abord une version “réduite” de la dentition.Les enfants possèdent ainsi 20 dents de lait, plus petites et mieux adaptées à leur bouche en croissance. Elles permettent déjà de mastiquer des aliments solides tout en laissant de la place pour le développement futur du crâne et de la mâchoire.Puis, entre environ 6 et 12 ans, la mâchoire s'agrandit progressivement. Les dents définitives peuvent alors sortir.Ce système s'appelle la “diphyodontie” : le fait d'avoir deux générations successives de dents. Les humains ne sont d'ailleurs pas les seuls concernés. La plupart des mammifères fonctionnent ainsi : chiens, chats, chevaux ou gorilles perdent eux aussi leurs dents de lait.Mais pourquoi l'évolution n'a-t-elle pas simplement créé une seule dentition capable de grandir avec nous ?Parce qu'une dent est une structure minérale morte. Contrairement aux os, elle ne peut quasiment pas se remodeler ou grandir une fois formée. L'émail, notamment, est l'un des matériaux biologiques les plus durs du corps… mais aussi l'un des moins “réparables”.L'évolution a donc dû choisir entre deux solutions imparfaites :soit fabriquer directement de grandes dents, impossibles à loger dans une mâchoire d'enfant ; soit produire une première série temporaire avant la seconde. Elle a choisi la deuxième option.Mais ce système possède aussi un autre avantage : il sert de “roue de secours”. Les dents s'usent énormément. Chez nos ancêtres préhistoriques, qui mangeaient des aliments beaucoup plus abrasifs — racines, graines dures, sable microscopique présent dans la nourriture — l'usure dentaire était massive dès l'enfance. Avoir une seconde série de dents augmentait fortement les chances d'atteindre l'âge adulte avec une dentition fonctionnelle.D'ailleurs, certains animaux vont beaucoup plus loin. Les requins remplacent leurs dents quasiment à l'infini.Un grand requin blanc peut perdre des milliers de dents au cours de sa vie. Les humains, eux, ont adopté un compromis : deux séries seulement. Suffisant pour survivre longtemps… mais pas assez pour éviter les factures du dentiste. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.