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Au Gondwana, la liberté d'expression rime avec plusieurs autres concepts. (Rediffusion du 16 octobre 2025)
Au Gondwana, la liberté d'expression rime avec plusieurs autres concepts. (Rediffusion du 16 octobre 2025)
Il ne faut pas confondre youtubeur et vidéoman. Le youtubeur fait des tutos pour plier ses chaussettes, des vlogs où il mange des insectes en Thaïlande, ou des podcasts dans lesquels il « déconstruit la masculinité toxique » en buvant du matcha bio. Le vidéoman, lui, n'a pas de studio. Son « plateau » c'est sa voiture, sa chambre, son salon, la cour commune. Il commence sa vidéo par un « très très urgent, ça vient de tomber » et finit souvent par « Que Dieu bénisse notre Président-Fondateur ! ».
Il ne faut pas confondre youtubeur et vidéoman. Le youtubeur fait des tutos pour plier ses chaussettes, des vlogs où il mange des insectes en Thaïlande, ou des podcasts dans lesquels il « déconstruit la masculinité toxique » en buvant du matcha bio. Le vidéoman, lui, n'a pas de studio. Son « plateau » c'est sa voiture, sa chambre, son salon, la cour commune. Il commence sa vidéo par un « très très urgent, ça vient de tomber » et finit souvent par « Que Dieu bénisse notre Président-Fondateur ! ».
« J'ai rêvé de toi en couleurs », c'est le titre de l'exposition monographique que le musée d'Art moderne de Paris consacre jusqu'au 22 février 2026 à l'artiste plasticienne Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria, et qui réside en Belgique depuis une vingtaine d'années. Otobong Nkanga travaille sur le thème du lien brisé et à recréer entre l'humain et son environnement. (Rediffusion du 28/10/2025) RFI : Bonjour Otobong Nkanga, vous présentez ici, au musée d'Art moderne de Paris, une monographie rétrospective de votre œuvre. Qu'est-ce que ça vous fait de revisiter ce que vous avez produit au fil des ans ? Otobong Nkanga : Cela me fait vraiment plaisir, comme j'ai fait mes études ici en France, à Paris. Et de rentrer dans ce musée pour montrer la sélection de mon travail, c'est réellement quelque chose qui me touche. Je suis à la fois étonnée, émue et fière, car c'est un musée que je venais visiter quand j'étais à Paris. J'allais y regarder des expositions, par exemple de Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe. Et à cette époque-là, je regardais ces artistes avec un immense respect, et de constater que je suis moi aussi entrée dans l'un des plus grands musées de France... Oui, c'est incroyable ! Qu'est-ce que vous avez choisi de montrer aux visiteurs français ou étrangers qui viendront ici ? D'abord des pièces que j'ai réalisées ici à Paris, comme celle qui s'appelle Keyhole. Il y a plusieurs pièces qui datent de ce temps-là, et d'autres plus actuelles, afin de montrer l'étendue des choses. C'est aussi la première fois que je montre des pièces que j'ai faites à l'école. C'est important de pouvoir les montrer, car il y a des jeunes qui créent et travaillent, et ils peuvent ainsi constater que les œuvres tracent une certaine ligne qui va être suivie dans le futur. On peut voir beaucoup de choses, on peut voir du tissage, des collages, des céramiques, des installations. Mais au final, quelle est la forme d'expression plastique qui vous correspond le plus ? Tout commence avec les dessins, l'installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Tout cela commence vraiment par une esquisse ou un dessin. Et à partir de là, je commence à voir mes idées dans un espace. Et à partir de là, pour moi, il n'y a pas une médium qui me semble plus importante qu'une autre. C'est en fonction de l'idée que j'ai, en fonction de la manière que je trouve la meilleure pour exprimer quelque chose. Votre travail questionne beaucoup le rapport entre l'humain et la nature… Ces liens que l'on crée, ces liens que l'on détruit, ces liens que l'on aimerait pouvoir recréer. Je pense notamment à toute la partie sur les industries extractives. Est-ce que l'action de l'homme sur la nature est toujours négative ? Je ne crois pas que c'est l'action de l'homme qui est négative sur la planète, parce que, nous aussi, nous venons de cette planète, de cette nature-là. Mais ce que je crois en revanche, c'est que la manière de développer et de structurer nos entreprises extractives ne prend pas en compte une partie « dormante ». Je veux dire, le fait de laisser les choses reposer, repousser, se régénérer. Tout ce que l'on fait, c'est de sortir, sortir des choses. On a toujours été extractifs, nous les humains, mais la manière dont nous le faisons aujourd'hui est marquée par le capitalisme. On le fait pour le capital et non pas pour l'humain. C'est pourquoi nous entrons dans des guerres. C'est pourquoi nous entrons dans un système qui n'est pas favorable aux humains, surtout pour les gens qui habitent sur les terres qui possèdent ces ressources minières. ► Exposition I Dreamt of you in Colours, d'Otobong Nkanga au Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 22 février 2026.
« J'ai rêvé de toi en couleurs », c'est le titre de l'exposition monographique que le musée d'Art moderne de Paris consacre jusqu'au 22 février 2026 à l'artiste plasticienne Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria, et qui réside en Belgique depuis une vingtaine d'années. Otobong Nkanga travaille sur le thème du lien brisé et à recréer entre l'humain et son environnement. (Rediffusion du 28/10/2025) RFI : Bonjour Otobong Nkanga, vous présentez ici, au musée d'Art moderne de Paris, une monographie rétrospective de votre œuvre. Qu'est-ce que ça vous fait de revisiter ce que vous avez produit au fil des ans ? Otobong Nkanga : Cela me fait vraiment plaisir, comme j'ai fait mes études ici en France, à Paris. Et de rentrer dans ce musée pour montrer la sélection de mon travail, c'est réellement quelque chose qui me touche. Je suis à la fois étonnée, émue et fière, car c'est un musée que je venais visiter quand j'étais à Paris. J'allais y regarder des expositions, par exemple de Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe. Et à cette époque-là, je regardais ces artistes avec un immense respect, et de constater que je suis moi aussi entrée dans l'un des plus grands musées de France... Oui, c'est incroyable ! Qu'est-ce que vous avez choisi de montrer aux visiteurs français ou étrangers qui viendront ici ? D'abord des pièces que j'ai réalisées ici à Paris, comme celle qui s'appelle Keyhole. Il y a plusieurs pièces qui datent de ce temps-là, et d'autres plus actuelles, afin de montrer l'étendue des choses. C'est aussi la première fois que je montre des pièces que j'ai faites à l'école. C'est important de pouvoir les montrer, car il y a des jeunes qui créent et travaillent, et ils peuvent ainsi constater que les œuvres tracent une certaine ligne qui va être suivie dans le futur. On peut voir beaucoup de choses, on peut voir du tissage, des collages, des céramiques, des installations. Mais au final, quelle est la forme d'expression plastique qui vous correspond le plus ? Tout commence avec les dessins, l'installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Tout cela commence vraiment par une esquisse ou un dessin. Et à partir de là, je commence à voir mes idées dans un espace. Et à partir de là, pour moi, il n'y a pas une médium qui me semble plus importante qu'une autre. C'est en fonction de l'idée que j'ai, en fonction de la manière que je trouve la meilleure pour exprimer quelque chose. Votre travail questionne beaucoup le rapport entre l'humain et la nature… Ces liens que l'on crée, ces liens que l'on détruit, ces liens que l'on aimerait pouvoir recréer. Je pense notamment à toute la partie sur les industries extractives. Est-ce que l'action de l'homme sur la nature est toujours négative ? Je ne crois pas que c'est l'action de l'homme qui est négative sur la planète, parce que, nous aussi, nous venons de cette planète, de cette nature-là. Mais ce que je crois en revanche, c'est que la manière de développer et de structurer nos entreprises extractives ne prend pas en compte une partie « dormante ». Je veux dire, le fait de laisser les choses reposer, repousser, se régénérer. Tout ce que l'on fait, c'est de sortir, sortir des choses. On a toujours été extractifs, nous les humains, mais la manière dont nous le faisons aujourd'hui est marquée par le capitalisme. On le fait pour le capital et non pas pour l'humain. C'est pourquoi nous entrons dans des guerres. C'est pourquoi nous entrons dans un système qui n'est pas favorable aux humains, surtout pour les gens qui habitent sur les terres qui possèdent ces ressources minières. ► Exposition I Dreamt of you in Colours, d'Otobong Nkanga au Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 22 février 2026.
Le Gondwana est un miracle, parce qu'ici au Gondwana, tous les chantiers et toutes les réalisations de Président-Fondateur — routes, ponts, stades, hôtels cinq étoiles pour les sommets internationaux où on parle de pauvreté et de résilience — tous sont réalisés sur… fonds propres.
Le Gondwana est un miracle, parce qu'ici au Gondwana, tous les chantiers et toutes les réalisations de Président-Fondateur — routes, ponts, stades, hôtels cinq étoiles pour les sommets internationaux où on parle de pauvreté et de résilience — tous sont réalisés sur… fonds propres.
Pour sa quatrième édition consécutive, le festival de musique Mother Africa s'est installé le temps d'un week-end au bord de la lagune d'Abidjan. Avec sa programmation éclectique, entre rap, coupé-décalé et afrobeats, et des têtes d'affiche internationales, l'événement ambitionne d'égaler un jour les grands festivals anglophones comme AfroNation. De 30 000 à 40 000 personnes ont fait le déplacement samedi 27 et dimanche 28 décembre, selon les organisateurs. De notre correspondante à Abidjan, Malgré les problèmes d'organisation, la pluie, la boue et les cinq heures de retard sur la programmation, le public a répondu présent. Pour voir les stars locales bien sûr, Himra et Didi B en tête, mais aussi et surtout des artistes internationaux. Une occasion rare à Abidjan, qu'Enoch Tiehi, 25 ans, n'aurait manquée pour rien au monde : « C'est une très grande opportunité. Pourquoi ? Parce que cela permet de voir des artistes qu'on n'a jamais vus. Par exemple, samedi, il y avait Asake, que je n'ai jamais vu ! » En plus de la superstar nigériane de l'afrobeats Asake, la scène du festival a vu se succéder des artistes guinéens, congolais et français comme Gims, Keblack, Triangle des Bermudes, et la chanteuse de zouk Fanny J, qui s'est exprimée à sa descente de la scène : « Il y a une grande histoire d'amour entre Abidjan et moi. Donc, quand on m'a invitée, c'était une évidence pour moi de venir. Abidjan est doux et ça, c'est connu depuis la nuit des temps ! Et je suis vraiment très heureuse de voir qu'il existe un festival comme ça, parce que ça fait vraiment écho à l'international. » Pour les étoiles montantes du rap français issues de diasporas africaines, comme le drilleur Lamano ou le trio L2B, c'est aussi l'occasion de découvrir un nouveau public, déjà conquis, et de renouer avec ses racines, confient ces derniers depuis leurs loges : « C'est une fierté pour nous, les enfants du pays. On est des jeunes Africains remplis d'ambition. C'est l'Afrique qui gagne ! En plus c'est la première fois, on n'a jamais fait un concert au pays, et franchement on a kiffé, c'était lourd. Le public abidjanais est adorable, rient-ils. Une fois que tu es passé à Abidjan, c'est tout droit ! Tout est ouvert ! » Le nombre de spectateurs a augmenté d'année en année, passant de 5 000 à la première édition en 2022 à près de huit fois plus aujourd'hui, se réjouit le producteur exécutif du festival Patrick Ebongue, qui dit rêver encore plus haut : « L'objectif, un peu comme AfroNation, c'est que quand tu es invité au Mother Africa, sans connaître le line-up, tu aies envie de venir. Que ce soit pour les artistes ou pour le public. C'est le dernier week-end de l'année, donc tu peux venir à Abidjan passer ces fêtes, et tu sais que tu auras des headliners à un concert en face de la lagune. C'est un truc qu'on essaie d'instaurer, et je crois qu'on s'en sort plutôt bien. On espère même en faire bientôt un festival itinérant sur d'autres villes du continent. » Un pari ambitieux alors que dans le sillage des précurseurs, comme le Femua, de nombreux jeunes festivals sont apparus en Afrique de l'Ouest ces dernières années. Le WeLovEya, à Cotonou au Bénin, né en 2022 lui aussi, s'est ainsi déroulé aux mêmes dates cette année encore.
Dans la vie politique gondwanaise, la gastronomie est érigée en valeur cardinale.
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Mamane, en football, c'est tous les jours Noël pour certains !
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Comme les États, les Gondwanais passent un examen, au quartier, pour obtenir un crédit.
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Certains Gondwanais n'arrivent pas à regarder les matchs de la CAN à cause des coupures de courant.
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Au Gondwana aussi il y a des autochtones et des allochtones...
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Une nouvelle catégorie sociale a fait son apparition récemment : les anti-anti…
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Et si la CAN était un évènement plus géopolitique que sportif ?
Et si la CAN était un évènement plus géopolitique que sportif ?
C'est devenu l'un des plus grands rendez-vous musicaux d'Afrique de l'Est... Le festival Nyege Nyege. Au bord du Nil en Ouganda, il vient de fêter fin novembre 2025 ses dix ans d'existence, une grande fête de la musique électronique et alternative au sens large du terme. Objectif : célébrer et promouvoir les scènes dites «underground», expérimentales du continent africain. Là où liberté de création fait loi. Dix ans de tous les sons et déjà une référence mondiale. Avec de grands DJs comme Skrillex… Et cela sans perdre de vue les valeurs d'origine. «En Ouganda, le Nyege Nyege, le festival électro incontournable du continent africain», un Grand reportage de Lucie Mouillaud.
La lauréate du Prix Nobel de la paix veut faire la guerre.
La lauréate du Prix Nobel de la paix veut faire la guerre.
Au Gondwana le cessez-le-feu ne fait jamais long feu.
Au Gondwana le cessez-le-feu ne fait jamais long feu.
Le principe des vases communicants ne marche pas au Gondwana. Il y a les quartiers d'en-haut-de-en-haut, d'un côté, et les quartiers d'en-bas-de-en-bas, de l'autre. Ils sont soumis à la même pression atmosphérique, à la même température, ils sont reliés, entre eux, par le boulevard Président-Fondateur, l'avenue Première Dame et tout plein de raccourcis mais, tu montes ou tu descends, tu n'arriveras jamais à les équilibrer à la même hauteur... [Rediffusion du 27.04.2023]
Le principe des vases communicants ne marche pas au Gondwana. Il y a les quartiers d'en-haut-de-en-haut, d'un côté, et les quartiers d'en-bas-de-en-bas, de l'autre. Ils sont soumis à la même pression atmosphérique, à la même température, ils sont reliés, entre eux, par le boulevard Président-Fondateur, l'avenue Première Dame et tout plein de raccourcis mais, tu montes ou tu descends, tu n'arriveras jamais à les équilibrer à la même hauteur... [Rediffusion du 27.04.2023]
Le Gondwana est devenu le premier pays producteur mondial de forums internationaux. À Gondwana-City, le Gondwanais lambda est actuellement coincé entre un forum, un sommet, un colloque, une table ronde par ci, un atelier de réflexion, un symposium ou une assise nationale par là…
Le Gondwana est devenu le premier pays producteur mondial de forums internationaux. À Gondwana-City, le Gondwanais lambda est actuellement coincé entre un forum, un sommet, un colloque, une table ronde par ci, un atelier de réflexion, un symposium ou une assise nationale par là…
Il existe un paradoxe très gondwanais qui s'applique en très très démocratique République : il faut prendre des virages pour aller tout droit. Le Premier ministre ne dira jamais — par exemple – que l'économie du pays est en ruine, mais plutôt, qu'il est « en restructuration stratégique »...
Il existe un paradoxe très gondwanais qui s'applique en très très démocratique République : il faut prendre des virages pour aller tout droit. Le Premier ministre ne dira jamais — par exemple – que l'économie du pays est en ruine, mais plutôt, qu'il est « en restructuration stratégique »...
La multiplication des coups d'État, au Gondwana, a une conséquence inattendue.
La multiplication des coups d'État, au Gondwana, a une conséquence inattendue.
Au Gondwana quand tout va mal, il y a un seul coupable.
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Le Gondwana, comme partout ailleurs dans le monde, subit également les affres du réchauffement climatique.
Le Gondwana, comme partout ailleurs dans le monde, subit également les affres du réchauffement climatique.
Désormais, pour être opposant au Gondwana, il faudra remplir certaines conditions.
Désormais, pour être opposant au Gondwana, il faudra remplir certaines conditions.
Depuis un moment, le droit international ne marche plus très droit. Il a perdu le nord comme un GPS qui n'a plus de réseau.
Depuis un moment, le droit international ne marche plus très droit. Il a perdu le nord comme un GPS qui n'a plus de réseau.
Ils habitent différentes villes partout dans le monde, et participent au même défi : celui de faire un court-métrage en 48 h montre en main. Le« Projet 48h Film » est une initiative mondiale lancée il y a plus de 20 ans pour donner la possibilité à tout le monde de se lancer dans le cinéma. Certains gagnants sont ainsi allés jusqu'au festival de Cannes. Notre correspondant à Johannesburg a suivi l'édition sud-africaine, pour rencontrer ces jeunes motivés par leurs rêves de cinéma. Et peu importe leur budget, les participants ont tout donné. À lire aussiAfrique du Sud: la popularité des films d'arts martiaux sous l'apartheid
Le Gondwana est le pays du changement perpétuel.
Le Gondwana est le pays du changement perpétuel.
Il est devenu indispensable de voter une nouvelle loi laïcité.
Il ne faut pas confondre youtubeur et vidéoman. Youtubeur et vidéoman font des vidéos mais pas le même le métier. L'un monétise les vues, l'autre monétise ses convictions...
Le Gondwana a trouvé une solution efficace pour lutter contre la corruption des élus.