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Reportage France
Portraits des diasporas africaines: Christian-Brice Ondo, un éditeur gabonais dans la cour des grands [4/5]

Reportage France

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 3:38


Chirurgienne, patineuse, éditeur, pâtissier, leurs parcours singuliers racontent la France d'aujourd'hui, riche de ses talents et de ses diversités. Né(e)s ici ou venus d'ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Dans ce quatrième épisode, le Gabonais Christian-Brice Ondo nous raconte comment à 51 ans il mène une carrière d'éditeur. Depuis 2021, il dirige sa propre maison d'édition, Obangame. À taille humaine. Sa particularité : éditer ses « coups de cœur » et surtout donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants. Lunettes rivées sur le nez, cheveux coupés à ras, surtout ne vous plongez pas dans son regard qui dissimule un passé douloureux : « À trois mois, j'ai failli mourir à la naissance, lance-t-il de manière inattendue. J'ai eu une maladie très rare, j'avais des bassines de pus dans les poumons, donc pour me soigner j'ai été évacué très tôt en France. À chaque fois que je croisais des tantes ou des oncles, je ne comprenais pas pourquoi ils lançaient sur mon passage : Ah ! Voici le miraculé, il a failli mourir ». « Un enfant miraculé ! » dans le monde de l'édition À 51 ans, le Gabonais, Christian-Brice Ondo, avant d'embrasser le monde de l'édition, a eu une première vie : « Avec mon frère, on avait monté une maison de production pour réaliser des documentaires. Et j'ai rencontré l'éditeur camerounais Dieudonné Gnammankou, à la tête de Dagan éditions, il faisait la promotion d'une bande dessinée dédiée au célèbre footballeur Samuel Eto'o. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet homme qui est également historien ». Les coups de cœur et les coups de foudre semblent rythmer sa vie, c'est l'un des traits de la personnalité de Christian-Brice Ondo. Après sa rencontre avec l'éditeur et historien Dieudonné Gnammankou, il crée à taille humaine sa propre maison d'édition Obangame, en 2021. Obangame signifie en langue fon du Gabon : solidarité indéfectible. « Donc, à travers ce nom-là, j'ai voulu créer des liens entre les cultures à travers la littérature, en fait, c'est la touche un peu africaine de la maison d'édition », explique-t-il.  Donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants Pour Christian-Brice Ondo, les auteurs africains, de manière générale, manquent de visibilité. « Ceux qui ont du talent, c'est très rare qu'on les publie dans les maisons d'édition traditionnelles, regrette-t-il. Il y en a quelques-uns qui réussissent à se faire éditer. Donc, je me suis dit pourquoi ne pas donner la chance à ces talents car il y a une forte demande également. Il y a en effet une diaspora noire, française et africaine qui vit à Paris. Paris, c'est un pôle culturel très important et ces lecteurs afro-descendants veulent lire des livres qui ressemblent à ce qu'ils vivent au quotidien, à leur culture, à leur univers. Mais il faut aussi que les livres soient de qualité et il faut que les auteurs soient aussi de qualité ». Le choix des auteurs ? Il se fait à travers des rencontres. « Ce sont des coups de cœur, moi, je ne cherche pas forcément des auteurs. Parce que je pars du principe que ce sont des rencontres, ce sont des coups de cœur. Et sur le plan technique, je fais des contrats à compte d'édition, c'est-à-dire que c'est moi qui prends en charge toute la fabrication du livre et je reverse à l'auteur des droits d'auteur. En fait, je prends des risques quand je décide d'éditer un auteur. Et une petite maison d'édition comme la mienne ne peut pas se permettre financièrement de publier beaucoup d'auteurs », précise l'éditeur. Il prend donc son temps pour choisir les auteurs qu'il souhaite éditer et ce sont les femmes qui dominent… C'est un peu sa fibre féministe. Et parmi elles : l'autrice sénégalaise Sokhna Ndao et son dernier roman, Catharsis.   « Je cherchais un éditeur et j'ai vu que sur son site internet il publiait des femmes noires, je me suis dit qu'il avait une sensibilité particulière pour la littérature féminine ou afro-féminine descendante. Donc, vu les thématiques abordées dans mon roman, je trouverais un écho chez lui ». Un roman engagé, explique l'autrice Sokhna Ndao, qui dénonce les violences faites aux femmes au Sénégal, les violences sexistes, les violences psychologiques, la toxicité des relations, des rapports à autrui. « Et si vous allez sur les réseaux sociaux, souligne-t-elle. Vous allez trouver énormément de hashtags portés par des Sénégalaises pour dénoncer ces violences. » Une rencontre inattendue « Ce qu'elle ne vous a pas dit, lance dans un sourire Christian-Brice Ondo, c'est qu'entre la lecture du manuscrit et notre échange, elle a disparu pendant un an, comme Cendrillon. Ce que j'ai beaucoup aimé chez Sokhna Ndao, ce sont les thématiques qu'elle dénonce dans ses livres, elle les porte aussi par sa voix. Et moi, j'aime les auteurs qui ont de la personnalité et qui assument les idées qu'ils véhiculent à travers leurs romans. » Christian-Brice Ondo est un homme de l'ombre, discret, qui s'est donné comme mission d'éditer de nouveaux talents de la littérature afro-descendante. À lire aussiPortraits des diasporas africaines: Maé-Bérénice Méité, une étoile sur la glace [3/5]

Reportage Afrique
Congolais de Paris: les jeunes de la diaspora font vivre la rumba congolaise [2/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 2:29


La rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco en 2021, continue de faire vibrer bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo. Dans la diaspora en France et en Belgique, une nouvelle génération d'artistes et de créateurs fait résonner cet héritage musical pour le faire évoluer en y mêlant ses propres influences et son époque. Reportage sur ces jeunes qui font de la rumba un art en mouvement, par Tom Schneider. Dans sa chanson « Ewumela », l'artiste belgo-congolais Adam La Nuit chante l'espoir d'un amour éternel, l'un des thèmes les plus populaires de la rumba congolaise. Mélangeant le français et le lingala, il s'est beaucoup interrogé sur son rapport à la langue dans sa musique. « Maintenant, j'ai commencé à écrire clairement des chansons en lingala parce que j'ai pu faire un travail sur les réseaux sociaux où j'ai montré aux gens tout ce qu'on avait déjà comme héritage avec la poésie de la rumba congolaise. » Adam La Nuit s'est progressivement affranchi d'un besoin de compréhension pour embrasser sa culture et chanter en lingala. Il utilise les réseaux sociaux pour toucher un large public et véhiculer son amour de la musique congolaise. « Je n'ai plus besoin de vouloir être compris. Je pense que les gens ressentent directement les choses, c'est le plus important. Et s'il faut absolument comprendre les choses, je ferai des vidéos avec des traductions. » À lire aussiD'une histoire de la rumba congolaise aux 5 morceaux de rêve d'un p'tit Breton ! Dans sa « rumba moderne », l'artiste Bruzer célèbre un lingala irréprochable Adam La Nuit définit son style comme de la fusion, de par les influences rumba avec lesquelles il a grandi et des styles plus pop qu'il a découverts lorsqu'il est arrivé en France. Bruzer, lui, est un jeune chanteur qui s'est lancé récemment dans ce qu'il nomme la « rumba moderne ». Son titre « Boma Love » est le premier qu'il sort en lingala. Bruzer a beaucoup travaillé sur ses intonations et sa prononciation. « Je travaille sur mes accents, sur ma manière de prononcer les mots, etc. De sorte que le jour où je sortirai un son chanté totalement en lingala, on ne va pas me dire que, comme les Français disent, je suis un "bana poto". » Le « bana poto », c'est l'enfant de l'étranger en lingala. Lui qui a grandi en France, il sait qu'il doit se faire accepter d'un public congolais exigeant. Grâce à sa musique, il espère pouvoir se rendre au Congo pour la première fois de sa vie. « Là-bas, il y a ma tante qui fait une grosse promo. Là-bas, partout où elle va, elle n'hésite pas à dire que "oui, j'ai mon neveu en Europe qui fait de la musique en lingala, qui fait de la rumba", tout ça. Si je peux aller là-bas grâce à ça, ça serait magnifique. » À lire aussi«Borumba», premier album de Balu: une rumba congolaise héritée « C'est vraiment plus une sorte de devoir de mémoire. » Grâce à ses vidéos sur les réseaux sociaux, Nsayie, une créatrice de contenu franco-congolaise, vulgarise l'histoire des grands artistes de la rumba. « C'est vraiment plus une sorte de devoir de mémoire. À la base, ça partait du fait que j'aime la musique et que je voulais partager la musique que j'aime. Mais au fur et à mesure, c'est devenu plus que ça. » La jeunesse de la diaspora s'est ainsi emparée de la rumba pour en faire un art vivant, qui s'enrichit au gré des époques et des continents. À lire aussi«Rumba Africa»: Syran Mbenza plante un drapeau au sommet de la musique congolaise

Reportage Afrique
Congolais de Paris: les sapeurs de la diaspora congolaise [1/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 2, 2026 2:23


Originaire du Congo-Brazzaville, la Sape est un marqueur identitaire puissant pour les Congolais de la diaspora. Plus qu'une passion pour une forme d'élégance, c'est aussi un trait d'union entre les continents. Costumes trois pièces, pantalon zébré et démarche millimétrée, les sapeurs de la diaspora font aussi de ce mouvement un divertissement atypique. Un reportage haut en couleurs signé Tom Schneider.  Au milieu des bars d'immeubles, sur un parking des Mureaux en banlieue parisienne, Maman Clarisse fête son anniversaire. Pour l'occasion, ce groupe d'amis originaire du Congo-Brazzaville fait griller quelques brochettes. Ils ont en commun le plaisir de s'habiller, ce sont des sapeurs qui, eux seuls, ont le secret pour accorder couleurs, coupes et motifs parfois extravagants. Jean-Marie a opté aujourd'hui pour un look monochrome. « Je suis habillé tout en écologie, tout en vert. »  Mais s'habiller avec des habits de marque coûte très cher. Jean-Marie, cariste de profession, en fait pourtant une priorité. « Oui, ça coûte cher, c'est une fortune. Et si tu gagnes 1 200 €, tu feras comment ? Donc, j'ai dit : "Écoute, je fais le sacrifice parce que je veux une paire de chaussures qui coûte 300 €." J'ai dit : "Écoute, je ne mange pas pour acheter le vêtement." » À lire aussiCongo-Brazzaville: à la rencontre de passionnés, durant la 7e édition du Festival de la Sape Dans la sape, chacun a son sobriquet pour affirmer son style Le groupe de sapeurs a recours à des moyens informels de financement, comme la tontine. C'est un système très répandu en Afrique dans lequel des particuliers versent de l'argent dans une caisse commune. Les bénéficiaires en profitent ensuite de manière cyclique. Freddy Nkouka est l'une des grosses têtes du groupe. « C'est compliqué parce qu'il y en a d'autres qui font des tontines. Ils cotisent : le mois là, il peut toucher par exemple 5 000 € ou 10 000 € ; le mois prochain, ça sera toi. Moi, c'est comme ça. » Dans la Sape, acronyme pour Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, chacun a son sobriquet, c'est-à-dire son surnom. Une manière de se distinguer et d'affirmer son style. « Moi, Freddy Nkouka, le roi des Croco, je suis le premier sapeur congolais qui a commencé à porter du croco. C'est moi qui commande tous les animaux de la forêt. Freddy, le roi des crocos. » C'est que la sape et l'humilité ne sont pas vraiment synonymes. Les sapeurs parlent souvent d'eux à la troisième personne. Ce n'est aussi pas qu'une affaire d'hommes. Les femmes vantent fièrement leur sobriquet, comme Prisca. « La fille qui dérange. J'aime être sexy. Moi, je m'habille comme des Beyoncé, Rihanna. J'aime les habits, donc même si je mets un sac à patates, ça me va. »  Sur les réseaux sociaux, Freddy le roi des crocos et son ami Jerome Loufoua font de courtes vidéos du style de leurs amis. Des vidéos qui atteignent parfois plusieurs centaines de milliers de vues. Ils espèrent ainsi que la Sape soit enfin reconnue comme patrimoine immatériel de l'humanité à l'Unesco. À lire aussiAprès la rumba congolaise, la Sape veut être inscrite au patrimoine de l'humanité

Reportage Afrique
À midi, on mange quoi: «le Komposé», le plat incontournable à Madagascar[5/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 2:30


À Madagascar, en milieu urbain, c'est le plat du midi par excellence. Qu'il se déguste assis à la table d'un restaurant ou avalé debout dans la rue en quelques minutes, le Komposé – avec un K – est un incontournable des grandes villes de l'île. Accessible à presque toutes les bourses, ce mélange de salades accompagne le quotidien des citadins depuis près d'un siècle. Et, malgré ses déclinaisons pour suivre les goûts et les modes de consommation, il reste un plat emblématique de la gastronomie populaire malgache.Reportage à l'heure du déjeuner dans le quartier historique d'Analakely, à Antananarivo. « Ici ! Le Komposé spécial ! 5 000 francs ! Si vous voulez du Komposé, c'est ici ! Komposé au fromage, Komposé aux légumes. » Dans une ruelle bruyante et animée d'Analakely, un adolescent fait office de rabatteur. Montées sur des tréteaux, les mini-gargotes s'alignent et proposent toutes le même incontournable : le Komposé. Une base de macédoine, servie avec une salade de pâtes et une multitude d'accompagnements pour se démarquer de la concurrence. Derrière sa petite vitrine, Émile joint sa voix à celle de l'adolescent. « Approchez, monsieur ! hèle-t-il à un client. Aujourd'hui, j'ai Misao, salade de museau, macaroni, "patates mayo betterave" et tout ça ensemble, ça fait du Komposé. » À lire aussiMadagascar : Le Romazava d'Aïna « C'est le budget qui compte » Toky, 31 ans, avale à toute vitesse le contenu de son assiette. Prix du repas : 1 500 ariary, soit 30 centimes d'euro. Pour cet opérateur de call center, le principal atout du Komposé, c'est son rapport qualité-prix. « Je mange debout. Et ça va. J'ai l'habitude. Pour moi, le lieu importe peu. C'est le budget qui compte. Je choisis en fonction de ce que je vois dans les vitrines. Si le visuel me semble bon et que c'est plutôt propre, alors ça me va. » À une dizaine de mètres de la gargote d'Emile se trouve Sensunik. Une institution du Komposé. Depuis vingt ans, le restaurant revisite chaque jour son plat signature en proposant des variantes, pour tous les goûts. « Quels ingrédients souhaitez-vous, Madame ? », demande le serveur à la cliente. « Mexicain et œufs », répond Adolphine. Assise sur une banquette, tout de blanc vêtue et coiffée d'un chapeau en raphia, Adolphine savoure son Komposé mexicain. Cette commerçante du grand Sud-Est monte régulièrement à la capitale pour ses achats. Pour cette sexagénaire, l'arrêt chez Sensunik est devenu un rituel. « J'adore le Komposé. Ça remplace le repas de midi. Avec le Komposé, je peux ne pas manger de riz, c'est dire ! » À lire aussiPortraits de femmes: Bako, trois décennies aux fourneaux d'une gargote malgache devenue culte [1/2] Le Komposé nourrit aussi bien les employés de mairie que les vendeuses du marché Aussi loin que les anciens s'en souviennent, le Komposé fait partie du paysage culinaire malgache. Il a traversé les décennies sans jamais quitter les habitudes des citadins, quelle que soit leur classe sociale. « Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vus… Où étiez-vous passés ? Toujours dans le coin », demande cette vendeuse à un habitué. Vous voulez du sakay (sauce piment) avec ? » Colette est vendeuse ambulante. Dans la caisse en plastique qu'elle porte sur sa tête, le Komposé préparé à l'aube. Elle sillonne les trottoirs et s'arrête dès qu'on la hèle. Ici, des employés de mairie. « Nous, on a un très petit salaire. C'est le seul plat qu'on puisse se permettre. Je travaille à la commune. C'est rapide à trouver et rapide à manger. C'est notre repas de midi ; le prochain, ça sera le repas du soir à la maison. » Là, des vendeuses du marché. « Coucou toi, tu pars ou tu as le temps pour un Komposé ? », demande une vendeuse de collants. Je vais te prendre un pain garni Komposé ! Merci, commande-t-elle auprès de Colette. Moi, il faut que je puisse manger tout en vendant. J'achète tous les jours mon repas à Colette. J'aime bien parce qu'elle fait un mélange de plusieurs légumes. Franchement, le Komposé c'est parfait, pour un repas complet, ou juste un petit goûter. » Des trottoirs d'Analakely aux restaurants plus branchés de la capitale, le Komposé n'a jamais cessé de se réinventer. Longtemps considéré comme un simple casse-croûte populaire, il s'adapte aujourd'hui aux nouvelles tendances et aux nouveaux goûts. Une recette qui change, mais une place dans le quotidien des Malgaches qui, elle, reste intacte. À lire aussiHenintsoa Moretti, la cheffe qui met en lumière la diversité de Madagascar et de sa cuisine

Reportage Afrique
Campus de légende: en Afrique du Sud, se réapproprier sa langue maternelle pour décoloniser le savoir [3/6]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 2:31


On prend maintenant la direction de l'Afrique du Sud, à l'université de Witwatersrand, à Johannesburg, sur un campus qui date de 1896, devenue université de Wits en 1992. Cet établissement d'excellence, classé parmi les meilleurs du continent, est aussi connu pour son ancrage libéral et pour son activisme, notamment contre le régime de l'apartheid. Wits occupe aujourd'hui une place centrale dans la décolonisation des savoirs. De notre envoyé spécial à Johannesburg, À l'école d'architecture de l'université Wits, à Johannesburg en Afrique du Sud, le professeur Nnamdi Elleh marque les esprits dès les premiers instants. Dès notre arrivée, il s'arrête devant un grand escalier en colimaçon et présente son dernier projet, réalisé en décembre avant son départ à la retraite. « Ici, on retrouve Léonard de Vinci. Et à côté, une figure namibienne ; et d'autres figures du continent. Nulle part ailleurs dans le monde, on ne trouve l'homme de Vitruve de De Vinci aux côtés de figures africaines. Pourtant, quand on les regarde, on constate qu'elles ont aussi des proportions parfaites. C'est le dernier projet que j'ai réalisé en décembre, avant mon départ », explique-t-il. En sept ans à la tête de cette école, le professeur Elleh a œuvré pour inciter ses étudiants à réfléchir dans leurs langues africaines. Une démarche qu'il juge essentielle pour une véritable décolonisation des savoirs. « On ne peut pas parler de décolonisation si le soi, ou la façon de penser, restent étrangers. Les étudiants connaissent le récit. Ils connaissent l'histoire. Maintenant, on doit réfléchir à comment penser des concepts dans sa langue maternelle », détaille-t-il. C'est dans cet esprit qu'a été créée la plateforme Wits Innovations Vernaculaires (Wits-VITS), visant à élaborer un large lexique de notions complexes en langues locales. Le professeur Elleh partage l'un de ses exemples préférés : « L'un de mes exemples préférés, c'est quand un étudiant a travaillé sur le mot ''paysage''. Dans sa culture zouloue, le paysage englobe le ciel, la terre, le vent, l'air, ainsi que les vivants et les morts. Je n'avais jamais entendu une définition pareille ! » Cette initiative prend tout son sens dans un contexte où, dans la plupart des universités africaines, l'enseignement se fait encore en langues dominantes, principalement l'anglais et le français. Pour Nnamdi Elleh, les mots eux-mêmes sont un enjeu de pouvoir : « Souvent, quand quelque chose est nouveau, on parle d'occidentalisation. Mais le mot "occidentalisation" est déjà une arme. Il signifie : "Je possède. Tu n'es qu'un emprunteur." La plus grande arme, c'est d'abord le mot. Avec mon programme, je veux donc décoloniser les mots et les pensées. » Les résultats de cette approche sont tangibles. En décolonisant les mots dès leur entrée à l'école d'architecture, les étudiants voient leur cursus se transformer. Marie-Justine Mutabazi, 25 ans, étudiante en cinquième année, en témoigne : « Quand on arrive en première année, on pense que l'architecture, il s'agit de quelque chose qui se situe en dehors de l'expérience africaine. Mais M. Elleh nous a recentrés sur l'Afrique et sur les connaissances africaines. Alors, aujourd'hui, maintenant qu'on réalise nos projets de master, on est capables de puiser ce savoir au plus profond de nous-mêmes. Ce n'est plus quelque chose que l'on doit aller chercher à l'extérieur de soi. » À Wits, les langues vernaculaires, souvent reléguées au passé, deviennent ainsi des langues résolument modernes, des moteurs d'innovation au service de la connaissance. À lire aussiLe mouvement rastafarien en Afrique, entre tolérance et marginalisation

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: la littérature en kiswahili [4/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:20


Au Kenya, le kiswahili est désigné par la Constitution comme langue nationale. Il unifie les plus de 40 communautés du pays et il est enseigné à l'école. C'est donc naturellement qu'une littérature en kiswahili s'est constituée et enrichie dans le pays ces dernières décennies, même si les difficultés du secteur de l'édition limitent encore son développement.  De notre correspondante à Nairobi,  Chez Nuria, librairie du centre-ville de Nairobi, une section est dédiée à la littérature en kiswahili. Viviane Taura, libraire, présente quelques auteurs kényans : « Le premier est Kithaka wa Mberia. Il a écrit plusieurs ouvrages qui sont vraiment très captivants, comme Kifo Kisimani ou encore Doa… On trouve aussi Ken Walibora et son roman Kufa Kuzikana. Nous avons plein de livres ici ! » Malgré la compétition très forte avec les ouvrages en anglais, cette littérature trouve preneur. « Nous voyons principalement des parents qui viennent en acheter pour leurs enfants, poursuit la libraire, parce qu'ils veulent qu'ils se familiarisent avec des nouvelles en kiswahili. » Le genre connaît un essor marqué au Kenya depuis plusieurs décennies. « Il fut un temps, au début des années 1990, où les écrivains tanzaniens dominaient la scène, y compris au Kenya, explique Mwenda Mbatiah, professeur de littérature en kiswahili à l'université de Nairobi. Mais cela a changé. Les Kényans s'imposent désormais sur la scène littéraire kiswahili au Kenya. Cela s'explique en partie par la demande croissante de littérature en kiswahili dans notre système éducatif. » À lire aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]   Des publications qui ciblent le marché scolaire Mais ce succès a son revers. « Nous avons des maisons d'édition prêtes à publier des ouvrages en kiswahili. Le seul problème, c'est qu'elles ciblent principalement le marché scolaire, regrette Mwenda Mbatiah. Mon inquiétude est que la lecture en swahili reste confinée au système éducatif. Il serait plus utile que le kiswahili puisse attirer des lecteurs au-delà. C'est ainsi que nous pourrons encourager les écrivains à être créatifs et innovants. » Selon lui, cette dépendance tend à orienter les thèmes abordés afin de répondre aux exigences des programmes scolaires. Pour autant, le professeur, lui-même auteur, ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Il n'y a pas de pénurie d'écrivains en kiswahili, rassure-t-il. Des livres en kiswahili continueront à être écrits. D'ailleurs, la tradition orale de la littérature kiswahili est toujours vivante : des récits sont racontés, des poèmes sont déclamés à la radio et à la télévision. Et cela est très important pour le développement de la littérature. » La production en kiswahili se retrouve aussi parfois au théâtre : Kifo Kisimani de Kithaka wa Mberia a ainsi été rejouée en août 2025. Publiée en 2001, à la fin du régime autoritaire de Daniel arap Moi, la pièce met en scène, dans un royaume fictif, un jeune homme arrêté et torturé pour avoir défié un pouvoir oppressif. À lire aussiKenya: la pièce de théâtre «Kifo Kisimani», sur l'autoritarisme, résonne avec l'actualité

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: le théâtre en lingala [3/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 2:24


À Kinshasa, les petites ruelles résonnent encore des mots du théâtre en lingala. Mais ces représentations se font de plus en plus rares, dans un paysage culturel largement dominé par le français. Malgré cette évolution, des auteurs et metteurs en scène poursuivent leur combat pour faire vivre et renouveler le répertoire théâtral congolais en langue nationale. De notre correspondante à Kinshasa, Dans les ruelles étroites du quartier Riguini, une troupe répète la pièce Juge président. Dans cette scène, un taxi-moto de Kinshasa et un client négocient le prix d'une course. Chris Ngazyeme, comédien : « Je joue le rôle du motard, c'est un motard qui a augmenté son prix alors que normalement il y a un prix fixé par la loi. Je pars en procès. Le juge président me condamne car je n'ai pas respecté le prix légal, donc il me condamne à une peine de prison. » Il nous explique pourquoi la pièce est jouée entièrement en lingala, l'une des langues nationales : « En fait, d'abord, c'est ma langue et je me sens plus à l'aise de jouer en lingala qu'en français. On peut m'expliquer la scène en lingala, je joue directement. » À écouter aussiCréer en langues africaines: les séries télévisées en pulaar [2/5] Et c'est bien la particularité des pièces jouées en lingala : offrir une liberté d'improvisation aux comédiens. Pour Olivier Castro, auteur et metteur en scène, l'objectif est aussi de créer une connexion avec le public : « J'écris souvent des pièces qui essaient d'éveiller les consciences. Donc, l'apport du lingala, c'est vraiment pour être en communion avec le public, qu'il se sente vraiment en communion avec une personne qui lui parle de ses réalités, de ce qu'il vit au jour le jour. Parce que je trouve qu'en français, il y a une distance. » Accompagner les écrivains en lingala Le théâtre en lingala a connu son âge d'or dans les années 1950 avec des œuvres jouées au théâtre national qui ont marqué les esprits comme Muana Nsusu et Diallo sans souci. Mais les œuvres en lingala sont de plus en plus rares, explique Israel Tshipamba, directeur du Tarmac des auteurs : « Il y a eu beaucoup de programmes à l'époque développés par l'Institut français, par l'organisation internationale de l'OIF, pour qu'il y ait des auteurs qui écrivent en français, mais je crois qu'aujourd'hui si l'État met en place un programme pour accompagner les écrivains en lingala, en tshiluba, en français, ça va marcher. » Les auteurs et metteurs en scène d'œuvres se sont adaptés pour continuer à faire vivre leurs pièces en lingala. Elles sont désormais filmées, puis diffusées à la télévision nationale. À écouter aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]

Chronique de Mamane
Gondwana-City, la capitale du Gondwana se modernise à grande vitesse

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 2:59


À Gondwana-City, notre belle capitale, les investisseurs immobiliers se frottent les mains.

Chronique de Mamane
Gondwana-City, la capitale du Gondwana se modernise à grande vitesse

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 2:59


À Gondwana-City, notre belle capitale, les investisseurs immobiliers se frottent les mains.

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: les séries télévisées en pulaar [2/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 2:09


La langue pulaar a désormais ses séries télévisées. Le secteur est même en développement et voit apparaître, en plus de petits producteurs isolés, des sociétés de production, comme la chaîne Marodi. À Dakar, Bokar Tall a assisté au tournage d'un épisode de Kaya, une toute nouvelle série en pulaar.  Reportage de notre correspondant à Dakar, Bokar Tall Il a fallu du temps à la production pour trouver la bonne maison, un décor reflétant la culture peule, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Dakar. L'objectif de cette nouvelle série est de faire la promotion de la culture pulaar tout en reprenant les codes des télénovelas. Adama Oury Diallo, la réalisatrice : « On fait en sorte d'avoir un scénario solide qui reflète les réalités de la culture pulaar. Et aussi d'avoir des acteurs qui peuvent interpréter cela, pour qu'on arrive à emporter tous les téléspectateurs. On crée l'univers pulaar à travers l'image et le son, à travers les mises en scène, les jeux d'acteur. C'est comme auparavant, les gens regardaient les télénovelas alors qu'ils ne parlaient pas français. » Les scénarios des séries de Marodi associent traditions peules et modernité. Cette série en tournage, Kaya, raconte ainsi une histoire de têtes de bétail léguées par un patriarche et qui seront source de problèmes entre les héritiers. Pas besoin d'aller chercher loin : la scénariste, Fatoumata Seydou Mbodj, dit qu'elle écrit en s'inspirant du quotidien de son entourage : « Je m'inspire de tout mon environnement. Par exemple, pour la série L'épouse du Cheikh, je me suis inspirée de mon cousin qui a la trentaine et qui a deux épouses. C'est une série où on montre que les femmes ont le droit de choisir leur vie, de choisir leurs époux, le droit de choisir si elles veulent travailler ou être des femmes au foyer. La plupart des gens s'y retrouvent. » Les comédiens eux-mêmes sont convaincus de participer à la promotion de la culture pulaar. L'une des actrices, Fatou N'Diaye, le confie, à peine sortie d'une séquence de tournage : « C'est des séries qui tournent autour de notre culture. On joue sur beaucoup de thèmes, comme le mariage forcé, la polygamie, beaucoup de thèmes liés à la société. Si tu es haalpulaar et fier de ta culture, ça ne peut qu'être facile pour toi. Si je parle pulaar, je dégage de la fierté. »  Depuis 2024, la chaîne Marodi a produit une dizaine de séries en pulaar, après en avoir réalisé beaucoup d'autres en langue wolof. En plus de cette série en tournage, trois autres vont sortir avant la fin de l'année. Les professionnels veulent en faire une industrie cinématographique internationale, portée notamment par les plateformes numériques.

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 2:07


50 millions de personnes parlent yoruba à travers les pays d'Afrique de l'Ouest et leurs diasporas. C'est une langue essentiellement orale mais qui possède tout de même des œuvres littéraires. Daniel Olorunfemi Fagunwa publie le premier roman en langue autochtone en 1938, à une époque où seule la Bible était disponible en langue locale. Aujourd'hui, des acteurs de la culture œuvrent pour entretenir et encourager une production littéraire. De notre correspondante à Lagos,  Dans La Forêt aux mille démons, Daniel Olorunfẹmi Fagunwa conte en Yoruba l'épopée d'un héros confronté à des épreuves surnaturelles, entre le monde des vivants et celui des esprits. Un premier roman publié en 1938, dans le but de contribuer à l'alphabétisation de son peuple dans un Nigeria encore sous domination britannique, mais aussi de préserver et partager un patrimoine culturel.  Ce n'est que trente ans plus tard que ce roman pionnier sera traduit en anglais par Wole Soyinka, dramaturge et prix Nobel de littérature, considéré comme l'un des héritiers de Fagunwa. Dans sa note de traduction de l'ouvrage, il admet que : « Le plaisir que procure son talent verbal est sans aucun doute largement perdu dans la traduction, mais cela ne justifie pas pour autant de réserver la lecture de Fagunwa aux seuls locuteurs du yoruba ».  Cette réflexion résume le paradoxe des auteurs yorubas, tiraillés entre le désir de préserver la pureté de leur langue et la nécessité de traduire pour exister auprès d'autres publics. À lire aussiShoneyin rêve de ramener la littérature en pays yorouba Mettre en avant la littérature yoruba Rasaq Malik Gbolahan, poète et écrivain, a choisi et il a lancé Atelewo, un magazine en ligne en langue autochtone qui décerne chaque année un prix aux œuvres en yoruba : « L'un des principaux projets que nous avons réalisés lorsque nous avons lancé Atelewo, nous avons lancé un appel à soumission d'œuvres littéraires : poèmes, nouvelles, essais écrits en langue yoruba. Nous voulions nous concentrer uniquement sur la langue yoruba. » Au centre J. Randle pour la culture Yoruba, à Lagos, entre tenues et objets traditionnels sont également exposés les auteurs populaires de la littérature yoruba comme Amos Tutuola, Wole Soyinka ou plus récemment Lola Shoneyin. Le directeur du centre, Qudus Onikeku, prépare l'ouverture d'une bibliothèque entièrement dédiée à ce patrimoine : « Ce serait une énorme collection de livres sur la culture yoruba et nigériane principalement, mais aussi sur l'Histoire. » « Je veux redonner vie à la tradition orale, poursuit-il, parce que je pense que la littérature pour nous était surtout puissante lorsqu'elle était lue à haute voix. » Afin d'assurer de nouvelles générations de lecteurs, le centre culturel propose tout au long de l'année des cours de yoruba. À (ré)écouter, notre podcast :Littérature classique africaine

Chronique de Mamane
Différents types de classes au Gondwana

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 2:34


Au Gondwana, il n'y a pas de classes moyennes, mais des classes aisées.

Chronique de Mamane
Différents types de classes au Gondwana

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 2:34


Au Gondwana, il n'y a pas de classes moyennes, mais des classes aisées.

Chronique de Mamane
Le Gondwana a de la classe

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:43


Mamane, la très très démocratique république est un pays qui a beaucoup de classes.

Chronique de Mamane
Le Gondwana a de la classe

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:43


Mamane, la très très démocratique république est un pays qui a beaucoup de classes.

Reportage Afrique
De la place du village à la scène: des danseurs traditionnels stars à Mbaïki, en Centrafrique

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:32


Dans la préfecture de la Lobaye, à Mbaïki, la danse traditionnelle continue de faire vibrer les communautés. Jadis pratiquées essentiellement par des adultes lors des cérémonies coutumières, des fêtes familiales ou des rassemblements communautaires, ces expressions culturelles connaissent aujourd'hui un nouvel essor. Entre festivals, spectacles publics et diffusion sur les réseaux sociaux, les artistes traditionnels gagnent en visibilité et certains deviennent de véritables références locales. Des danseurs qui réussissent à préserver cet héritage culturel tout en attirant les jeunes générations. De notre envoyé spécial de retour de Mbaïki, Au signal du chef de groupe, la chorégraphie débute. Les danseurs du groupe Molika Ti Beafrika forment un demi-cercle. Leurs pieds frappent le sol en cadence, soulevant par moments de légers nuages de poussière. Progressivement, le rythme s'accélère. Deux danseurs s'avancent au centre du cercle pour exécuter une séquence plus complexe. « C'est une danse traditionnelle et nous chantons en patois », explique Juvenal Bissé, l'un des danseurs. Pour lui, la danse offre des opportunités de rencontres, d'échanges et de promotion culturelle. À Mbaïki, les groupes de danse se professionnalisent, attirent de nouveaux adeptes et deviennent de véritables ambassadeurs de la culture locale. Fabrice Tabaré, un spectateur, salue cet engagement. « En tant que peuple, nous reconnaissons leurs efforts. Ce sont nos vedettes et elles bénéficient de toute notre reconnaissance. Je les considère comme les gardiens de notre culture, souligne-t-il. À travers leurs chants et leurs danses, ils nous transmettent l'histoire, les valeurs et la mémoire collective de toute une communauté. Vive la danse traditionnelle ! » Au-delà de son aspect culturel, la danse traditionnelle génère également des revenus grâce aux prestations lors de cérémonies, de festivals ou d'événements publics. « Au début, les revenus étaient irréguliers et la vie était difficile, témoigne Teddy Pamo, chef du groupe Molika Ti Beafrika. Aujourd'hui, grâce à notre persévérance, je peux vivre de mon métier, soutenir ma famille et transmettre notre patrimoine culturel en sensibilisant la population. » À lire aussiTî-Ï Festival 2026: Bangui célèbre la renaissance culturelle d'un peuple « Chacun doit prendre ses responsabilités pour défendre nos traditions » Mais cette quête de visibilité ne doit pas faire oublier l'essentiel : le respect des traditions. Pendant les répétitions, les anciens veillent à la transmission fidèle des chants, des rythmes et des significations culturelles associés à chaque danse. « Il est important de protéger la biodiversité. Dans nos chansons, nous sensibilisons les populations à la préservation de la nature et les encourageons à ne pas pratiquer la pêche avec des produits chimiques, poursuit le leader du groupe. Aujourd'hui, les gens nous respectent en raison de notre noble engagement. Notre culture est de plus en plus influencée par la mondialisation. Chacun doit prendre ses responsabilités pour défendre et préserver nos traditions. » À travers leurs prestations, ces groupes de danse traditionnelle nourrissent désormais l'ambition de se produire sur la scène internationale afin de valoriser la culture centrafricaine au-delà des frontières. À lire aussiRCA/RDC: Bangui et Zongo, la culture en partage pour ces villes jumelles [2/3]

Chronique de Mamane
Les climatosceptiques

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:50


Mamane s'intéresse à une espèce de mammifère qui se cache pendant la canicule. 

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Chronique de Mamane
Les climatosceptiques

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:50


Mamane s'intéresse à une espèce de mammifère qui se cache pendant la canicule. 

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Reportage Afrique
Tanzanie: des écoles enseignent des chansons et danses locales pour protéger les petites communautés

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 2:10


En Tanzanie, le swahili n'est pas seulement une langue, mais aussi une culture. À 70 km au nord de la capitale économique Dar es Salaam, l'école historique TaSuBa à Bagamoyo forme les prochaines générations d'artistes tanzaniens venus de tout le pays. Les élèves et les professeurs de cette école unique en Afrique de l'Est poursuivent la transmission de chansons et danses des communautés locales, tout en les traduisant en kiswahili. De notre envoyée spéciale à Bagamoyo, « Cette chanson s'appelle Lekatulinge ; c'est une danse pour s'amuser, en swahili. Lekatulingue, cela veut dire "amusons-nous" », explique Epimack Luanda. Il est professeur de danse à TaSuBa, l'Institut des Arts et de la culture de Bagamoyo. Le regard concentré, il observe la cinquantaine d'élèves qui s'entraînent à l'ombre de manguiers gigantesques. Pour Epimack, ancien professeur de kiswahili à l'école primaire, la langue commune des Tanzaniens est essentielle dans la propagation des traditions artistiques du pays. « Nous avons plus de 125 tribus différentes mais nous sommes tous connectés grâce au kiswahili », souligne-t-il. « On ne connaît rien de notre culture, de notre langue » Parmi les élèves présents ce jour-là, il y a Fatuma : « Je suis tellement tellement fière d'étudier ici. » La jeune femme de 21 ans vient d'Arusha, au nord de la Tanzanie. Ces danses et chants traditionnels sont sa raison de vivre depuis toute petite. Selon elle, c'est aussi grâce à la langue kiswahili que ces traditions peuvent se transmettre. « La plupart des chansons sont en langue tribale, donc on ajoute un peu de kiswahili pour que tout le monde puisse comprendre », détaille-t-elle. Dans la même classe ce jour-là, Revellian, 29 ans, explique à quel point TaSuBa est un lieu d'apprentissage important. « La plupart d'entre nous est née en ville, on ne connaît rien de notre culture, de notre langue. Ici on apprend tout ça : les traditions, les chants, les rythmes et tout ça. » À lire aussiAu Xème siècle, l'extraordinaire essor de la culture swahilie Le théâtre swahili est historiquement accessible à tous Des arts sous toutes leurs formes que l'on appelle ici le théâtre swahili. Historiquement, il se veut accessible à tous, d'où l'usage de la langue commune des Tanzaniens. Mais si la forme est la même, le fond a changé ces derniers temps. Habituellement utilisés pour parler des problèmes sociétaux, les artistes font désormais profil bas lorsqu'il s'agit de parler politique. Une conséquence des tueries d'octobre 2025 lors de l'élection présidentielle, comme l'explique Shabani Mbatta, professeur et membre de la troupe Bagamoyo Players qui se produit partout dans le monde. « Si tu essaies de parler de choses négatives comme la corruption, alors tu es en danger. On faisait ça avant, mais plus maintenant. » À lire aussiLe swahili, une langue africaine au rayonnement mondial

Chronique de Mamane
Différence entre chaleur et canicule

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 2:50


La chaleur en Europe et au Gondwana n'est pas la même.

Chronique de Mamane
Différence entre chaleur et canicule

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 2:50


La chaleur en Europe et au Gondwana n'est pas la même.

Littérature sans frontières
Une terre, une auteure : au Cameroun avec Hemley Boum

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui rencontre exceptionnelle avec Hemley Boum à Douala au Cameroun. Une terre qui irrigue toute l'œuvre de l'écrivaine. Un retour aux sources pour mieux comprendre ses romans.  Hemley Boum est née au Cameroun où elle entreprend des études d'anthropologie avant de poursuivre à Lille des études de commerce international. Elle bascule des pluies tropicales de Douala au froid du nord de la France. Après un premier poste à Paris, elle rentre au Cameroun en tant que responsable grands comptes de la filiale camerounaise d'une société française.  Exploratrice de son propre pays, la découverte des firmes agroalimentaires, cotonnières et forestières enrichissent singulièrement sa vision de la société camerounaise et de l'exploitation internationale des ressources locales. Elle a ensuite vécu dans plusieurs pays africains avant de s'installer à Paris et de trouver la forme qui lui convient pour entrer en écriture.  Elle a déjà publié cinq romans, traduits en six langues. Les jours viennent et passent (Prix Amadou Kourouma 2020) Les Maquisards (Grand prix littéraire de l'Afrique Noire 2016 et Prix du livre engagé de la Cène Littéraire 2016), Si D'Aimer (Prix Ivoire du livre francophone 2013), Le rêve du pêcheur (Prix des cinq continents de la francophonie, 2024). Son prochain roman va paraitre en aout 2026 sous le titre Nos vies sauvages chez Gallimard. « J'avais offert à Dorothée mon corps en bouclier, mon silence complice, le souffle attentif de mes nuits d'enfant. Je pensais ne jamais la quitter mais lorsque les événements m'y contraignirent, j'hésitai à peine. C'était elle ou moi. » Zack a fui Douala à dix-huit ans, abandonnant sa mère, Dorothée, à son sort et à ses secrets. Devenu psychologue clinicien à Paris, marié et père de famille, Zack voit brutalement son passé ressurgir. Quelques décennies plus tôt, son grand-père Zacharias, pêcheur dans un petit village côtier camerounais, veut offrir un meilleur avenir aux siens. Pour réaliser son rêve, il renonce à son mode de vie traditionnel et prend un pari périlleux… (Présentation de l'éditeur)

Chronique de Mamane
Chacun sa Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:58


Beaucoup de Gondwanais ont fait le déplacement pour assister à la Coupe du monde de football.

Chronique de Mamane
Chacun sa Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:58


Beaucoup de Gondwanais ont fait le déplacement pour assister à la Coupe du monde de football.

Littérature sans frontières
Une terre, un auteur : en Mauritanie avec Mbarek Ould Beyrouk

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et cette semaine, c'est l'écrivain Beyrouk qui me reçoit chez lui à Nouakchott. Pour un grand entretien où l'auteur mauritanien raconte ses origines, sa découverte de la lecture et son lien puissant avec la langue française dans laquelle il écrit tous ses livres. Portrait d'un nomade sage et souriant.  Beyrouk est né à Atar, dans le Nord mauritanien. Fondateur du premier journal indépendant de son pays, il est aujourd'hui reconnu comme l'une des voix essentielles de la littérature de Mauritanie. Plusieurs de ses romans publiés chez Elyzad ont été primés et ont fait l'objet de traduction en anglais ou en espagnol. Parmi eux, Le Tambour des larmes (2015), Prix Kourouma, Prix du Roman Métis des Lycéens ; Je suis seul (2018), Prix Ahmed Baba de la littérature africaine, Le silence des horizons (2021), Parias (Sabine Wespieser, 2021), Saara (2022). Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d'une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d'où s'échappent, le soir, d'étranges grondements. La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S'il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu'à l'ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d'émotion. (Présentation des éditions Elyzad) ✦ PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE 2023 ✦ PRIX Littéraire LES AFRIQUES 2023 Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille. Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu'il est parvenu à épouser et qu'il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l'engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d'une tribu nomade était prêt à tout : s'inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l'avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu'elle méprisait, la vie d'errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes. Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n'a pas supporté le silence des dunes, l'école coranique, l'eau qu'il fallait aller puiser. Il s'est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l'empêchent de trop penser à sa mère qu'il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite sœur, Malika, qui lui manque mais qu'on lui interdit de voir. En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu'ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n'est pas la moindre qualité de Parias que d'inscrire dans l'universel ces destins si singuliers avec une telle force d'émotion. (Présentation de Sabine Wespieser éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Abrour.

Chronique de Mamane
Président-Fondateur est une AOC

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:45


Certains Gondwanais n'ont connu que Président-Fondateur à la tête du Gondwana.

Chronique de Mamane
Président-Fondateur est une AOC

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:45


Certains Gondwanais n'ont connu que Président-Fondateur à la tête du Gondwana.

Chronique de Mamane
Reprofilage et restructuration de la dette

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:01


Mamane, quand reprofilage et restructuration ne suffisent plus pour épurer la dette d'un pays, les fonds prédateurs rappliquent.

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Chronique de Mamane
Reprofilage et restructuration de la dette

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:01


Mamane, quand reprofilage et restructuration ne suffisent plus pour épurer la dette d'un pays, les fonds prédateurs rappliquent.

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Chronique de Mamane
Reprofilage de la dette

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 2:42


Mamane, le problème de la dette, c'est quand il faut rembourser.

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Chronique de Mamane
Reprofilage de la dette

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 2:42


Mamane, le problème de la dette, c'est quand il faut rembourser.

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Chronique de Mamane
C'est quoi la dette?

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:59


Vous vous intéressez à l'économie et à la finance internationale.

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Chronique de Mamane
C'est quoi la dette?

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:59


Vous vous intéressez à l'économie et à la finance internationale.

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Reportage Afrique
Le goût des origines: à Mbaïki, en Centrafrique, redécouvrir les recettes des grands-parents [1/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:32


En cette période de vacances, beaucoup de jeunes regagnent leurs villages ou les villes de province. Face à l'influence croissante de la restauration rapide, des produits importés et des modes de consommation urbains, ils sont beaucoup à faire aujourd'hui le choix de renouer avec les traditions culinaires héritées de leurs parents et grands-parents. Une transmission d'un savoir-faire qui contribue à préserver le patrimoine culturel, à renforcer les liens intergénérationnels et à valoriser les produits locaux. De notre envoyé spécial de retour de Mbaïki, Roger est un peintre d'une vingtaine d'années vivant à Bangui. Il a quitté la capitale pour passer quelques jours auprès de ses grands-parents à Mbaïki. Son séjour a un objectif particulier : « J'ai décidé de venir ici pour découvrir les plats traditionnels que mes grands-parents maîtrisent depuis plusieurs décennies. Loin des aliments modernes et des supermarchés, je découvre ici des recettes que je ne connaissais presque pas, témoigne-t-il. J'avoue que c'est important de les connaître car ça fait partie de notre culture. » Sous un soleil déjà chaud, sa grand-mère Salimata, appuyée sur une canne en bois, revient du champ avec des ingrédients nécessaires à la préparation d'une sauce traditionnelle. Elle montre à Roger les meilleures astuces. « C'est une sauce gluante faite à base d'écorce avec des escargots. Je l'assaisonne avec la pâte de sésame mélangée avec le sel traditionnel obtenu à partir de la tige de palmier, explique-t-elle. On la mange avec la boule de maïs comme accompagnement. Tu ne trouveras pas ce plat ailleurs. » À lire aussiLes délices du continent: en Centrafrique, les grillades de Bangui « C'est révoltant de constater que de nos jours, ce savoir-faire tend à disparaître » À quelques kilomètres de là, dans une autre concession au quartier de Bombolet, Grâce, propriétaire d'un restaurant à Bangui, participe elle aussi à cette redécouverte culinaire. Pour elle, les recettes traditionnelles constituent également une opportunité économique. « Nous sommes au 21ᵉ siècle : aujourd'hui, beaucoup de personnes, notamment des étrangers, recherchent des produits naturels et des plats authentiques de notre pays. C'est pourquoi je reviens aux sources dans ma ville natale pour apprendre, souligne-t-elle. À mon tour, je vais valoriser ces recettes dans mon restaurant, qui est un carrefour de richesse et de découverte. C'est révoltant de constater que de nos jours, ce savoir-faire tend à disparaître. » Auprès de ses grands-parents, elle observe attentivement le lavage des feuilles, le pilage dans le mortier, le dosage des ingrédients et la gestion du feu de bois. Des techniques simples en apparence, mais qui demandent patience, expérience et savoir-faire. « À Bangui, les jeunes sont de plus en plus déracinés. Pourtant, dans l'arrière-pays, chaque aliment et chaque produit du terroir joue un rôle important, poursuit Grâce. Il nous appartient de faire en sorte que ces plats deviennent de véritables archives vivantes, car ils racontent l'histoire des familles, des villages et des communautés. Les jeunes d'aujourd'hui seront les adultes de demain. C'est pourquoi il est important que nous restions proches des personnes âgées. » À Mbaïki, les recettes sont partagées entre anciens et jeunes comme un héritage vivant, transmis de main en main, de parole en parole, et désormais de génération en génération. À lire aussiTî-Ï Festival 2026: Bangui célèbre la renaissance culturelle d'un peuple

Chronique de Mamane
Pas de visa pour la Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:37


La Coupe du monde 2026 qui débute aujourd'hui n'est pas comme les autres.  

Chronique de Mamane
Pas de visa pour la Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:37


La Coupe du monde 2026 qui débute aujourd'hui n'est pas comme les autres.  

Chronique de Mamane
Exploitation de la pauvreté

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:35


Au Gondwana, même la pauvreté est une matière première à exploiter.

Chronique de Mamane
Exploitation de la pauvreté

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:35


Au Gondwana, même la pauvreté est une matière première à exploiter.

Chronique de Mamane
Les stats en foot et en politique

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 2:41


Avant le début de la Coupe du monde de football, rappelons une fois de plus les points communs entre football et politique.

Chronique de Mamane
Les stats en foot et en politique

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 2:41


Avant le début de la Coupe du monde de football, rappelons une fois de plus les points communs entre football et politique.

Chronique de Mamane
La bière est bonne pour la cohésion sociale

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 2:36


Au Gondwana, il y a une chose qui n'est jamais en rupture de stock.

Chronique de Mamane
La bière est bonne pour la cohésion sociale

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 2:36


Au Gondwana, il y a une chose qui n'est jamais en rupture de stock.

Chronique de Mamane
La réalité du pouvoir

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:34


La réalité politique finit toujours par rattraper les hommes politiques.

Chronique de Mamane
Gouvernement sans poids lourds

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 2:34


Mamane s'intéresse à la notion de gouvernement sans poids lourds

Chronique de Mamane
La différence entre concurrent et adversaire politique

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 2:35


En politique, il est très important de ne pas confondre adversaire et concurrent.

Chronique de Mamane
PSG et troisème mandat

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:43


Tous les hommes politiques sont jaloux de l'entraîneur du Paris Saint-Germain.

Chronique de Mamane
Faux match au Parlement

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:39


Le football et la politique sont frère et soeur jumeaux.

Chronique de Mamane
Un Premier ministre technocrate

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:46


Parfois, au Gondwana, on nomme un Premier ministre technocrate. 

Chronique de Mamane
Les Sages du Conseil constitutionnel

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:42


C'est rare, mais il arrive que le Conseil constitutionnel fasse la Une de l'actualité.

Chronique de Mamane
Le président et le Premier ministre

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:45


Le Gondwanais lambda se pose beaucoup de questions sur la fonction de Premier ministre.