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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

RFI


    • Mar 24, 2026 LATEST EPISODE
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    Akinola Davies Jr, réalisateur de «Un jour avec mon père»: «Mon film est 100% Nollywood»

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 3:23


    Imaginez Lagos en 1993. La ville gronde, les militaires sont dans les rues, le Nigeria retient son souffle après une élection annulée. Notre invité culture, aujourd'hui, Akinola Davies Junior, a filmé ce chaos, vu à hauteur d'enfant. Son premier film «Un jour avec mon père», suit deux enfants, deux frères, qui accompagnent leur père dans la mégapole. En mai dernier, il a reçu, au festival de Cannes, une mention spéciale pour la très prestigieuse Caméra d'Or. Il sort ce mercredi dans les salles françaises et Akinola Davies Junior est au micro d'Elisabeth Lequeret.

    La pièce «Scènes de la vie conjugale» raconte le récit d'un amour en mouvement

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 3:31


    Scènes de la vie conjugale, c'est ce film mythique réalisé par Ingmar Bergman au début des années 1970. Le réalisateur suédois y décortique la relation de couple, ou c'est plutôt le grand déballage. L'amour se mêle aux reproches, les sentiments au sexe entre désir et répulsion. Un grand moment de vérité qu'adapte sur scène Christophe Perton au théâtre de la Concorde. Une pièce jouée comme un match de boxe par Stanislas Nordey et Romane Bohringer. À lire aussi«Dites-lui que je l'aime»: Romane Bohringer filme l'absence des mères

    «Et toi, comment ça va?», le Liban en guerre raconté à travers une correspondance dessinée

    Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 3:22


    « Et toi, comment ça va ? » : cette question banale ne se pose pas vraiment pour les habitants de pays en guerre. C'est pourtant le titre d'un roman graphique qui vient de paraître chez Casterman. Pendant plusieurs mois, les dessinateurs Charles Berberian, à Paris, et Michèle Sandjofski, à Beyrouth, ont échangé une correspondance dessinée, pour parler du pays bombardé par Israël.  À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: au Liban, ceux qui restent à Beyrouth malgré les frappes israéliennes

    Déracinement et reconstruction par le langage dans la pièce «Au bout de ma langue»

    Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 5:51


    Créée dans le cadre du dispositif 4x4 des Tréteaux de France, la pièce Au bout de ma langue – انا لا اشتكي, écrite par Simon Grangeat, raconte le déracinement, l'attachement à sa terre et la difficulté à se reconstruire dans une nouvelle culture, par un angle bien précis : celui du langage. Un petit garçon, Taym, arrive en France à 9 ans, après avoir fui la violence de son pays. Agressé par une langue qu'il ne comprend pas, incapable de se faire entendre, Taym plonge dans le mutisme jusqu'à la reconstruction. Rencontre avec la metteuse en scène Tal Reuveny.  RFI : Tal Reuveny, dans Au bout de ma langue – انا لا اشتكي, vous racontez l'histoire d'un petit garçon, Taym. Il arrive en France à l'âge de 9 ans, sans parler la langue, et s'enferme dans le mutisme comme mécanisme de protection. De quelle manière ce texte a-t-il résonné en vous ?  Tal Reuveny : Cela a beaucoup fait écho à ma vie. Moi aussi, je suis arrivée en France il y a dix ans, presque onze maintenant, et je ne parlais pas un mot de la langue. Je me souviens de mon stress la veille de mon départ. J'ai appelé une amie pour lui demander : « Comment on dit ''merci'' ? » (rires). C'était ça, mon niveau de français avant d'arriver. Depuis, je vis ma vie en français, cette langue est entrée dans ma vie. Je me reconnais beaucoup dans l'histoire de Taym, à quel point c'était compliqué de rentrer dans une autre culture, une autre langue ; mais aussi à quel point c'était émouvant et transformatif de traverser cela. Lorsque notre cerveau arrive à faire les deux en même temps, ça ouvre une richesse aussi en nous, en tant qu'humains. Un des gros questionnements de la pièce, c'est justement que ce petit garçon a peur de disparaître, comme si cette nouvelle identité allait effacer l'identité syrienne qu'il avait jusque-là. Votre pièce montre qu'en réalité, on peut cumuler les deux : on n'a pas à s'effacer. C'est vrai, et j'ai trouvé l'écriture de Simon Grangeat très impressionnante. Simon a vécu en France toute sa vie, il n'a pas traversé lui-même cette expérience. Mais il a réussi à comprendre profondément cette peur de se perdre dans cette expérience d'immigré, dans le fait d'apprendre une nouvelle langue. Cette peur existe, et pour une raison : c'est vrai que quand on cumule une autre langue, une petite partie de nous doit faire de la place. À terme, ces deux réalités peuvent vivre ensemble, mais cela prend du temps. Et dans l'histoire de Taym, c'est encore plus violent : il se retrouve sans repères lorsque sa mère décide d'arrêter de parler en arabe à la maison. Pour lui, c'est ça, le plus violent dans son histoire. Donc cela amène aussi la question de comment faire, ici en France, pour accueillir d'autres langues, d'autres cultures, et pour ne pas obliger les autres à effacer leur identité, qu'on puisse aussi profiter de cette multiculturalité, ici, en France. Effectivement, dans le court texte qui accompagne la pièce, vous expliquez qu'arriver dans un pays avec une langue qu'on ne comprend pas, c'est une violence symbolique. De quelle manière ? C'est une violence symbolique, mais c'est aussi technique. On ne sait pas ce qui se passe autour de nous. On n'a pas de clés de parole, c'est vrai. Mais on n'a pas non plus les clés de politesse, de l'humour... Et c'est comme si on enlevait une partie de notre personnalité, de ce qu'on était dans notre pays d'avant. On ne peut plus être rigolo, cynique... On perd beaucoup de qui on est. Et on doit, petit à petit, soit réinventer qui nous sommes, soit reprendre ça dans une autre langue, avec une autre culture, avec d'autres références. Donc oui, la violence est symbolique mais aussi technique. La pièce parle du silence de ce petit garçon, et pourtant, il y a tout un travail autour des sons, des enregistrements, des voix... Pour parler de l'absence de quelque chose, il faut déjà remplir la scène et l'expérience du public des choses qu'après on va enlever. Donc, le silence et puis les chansons ; le silence et puis la parole ; le monologue intérieur de Taym... Oui, cette pièce parle du silence, mais de manière très sonore. Taym a fermé sa bouche, mais pas ses oreilles, et il a beaucoup écouté. C'est pour cela aussi qu'on a choisi de mettre le public dans une position où il doit être vigilant, écouter, ne pas comprendre. Il y a beaucoup de parties en arabe, qui ne sont pas traduites, et c'est fait exprès. C'est une manière de se mettre à la place de Taym, et de comprendre pourquoi ce silence est arrivé en lui. On a aussi voulu faire comprendre au public qu'il n'a pas besoin de tout comprendre tout le temps, et de l'inviter à vivre cette expérience joyeuse de projeter, d'imaginer, d'être actif, et de ne pas être toujours baigné dans la langue, le mot, l'explication. C'est même mieux, parfois, de ne pas tout comprendre : on fait attention aux expressions du visage, aux silences... Quand on enlève la langue, on écoute les choses qu'on n'a pas l'habitude d'écouter.  Cette pièce est dévoilée dans un contexte politique très particulier en France : montée de l'extrême droite, renfermement sur soi, etc. Quelle importance cela donne-t-il à la pièce ?  On vit dans un moment horrible, difficile. On voit des horreurs... Cette pièce, c'est notre petite façon à nous d'essayer de montrer à quel point l'inconnu nous met dans une situation de jugement, et même de préjugé. Cela nous empêche d'approcher l'autre, de mieux le comprendre, de faire les liens. Et donc, évidemment, cette pièce aujourd'hui, c'est une pièce politique.   "Au bout de ma langue," pièce de Simon Grangeat, mise en scène de Tal Reuveny, avec Omar Salem. Les 20 et 21 mars 2026 au Maif Social Club à Paris, puis les 18 et 22 avril au Lavoir moderne parisien, et du 7 au 23 juillet dans le cadre du "off" d'Avignon.  À lire aussiFestival d'Avignon : deux «seuls en scène» du OFF autour de la famille

    Cinéma: «La Guerre des prix», plongée dans l'univers «fascinant et effrayant» de la grande distribution

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 3:28


    Derrière les étiquettes des supermarchés se cachent des décisions, des rapports de force. Le film La Guerre des prix nous plonge dans les coulisses de la grande distribution, là où se décident les marges, les stratégies et parfois le sort d'une filière agricole entière. Son réalisateur, Anthony Déchaux, à notre micro, signe ici son premier long métrage et explore un univers rarement montré au cinéma : celui de la grande distribution. À lire aussiCinéma: «Les rayons et les ombres» de Xavier Giannoli, dépeint le basculement du «pacifisme» à la «compromission»

    Cinéma: «Les rayons et les ombres» de Xavier Giannoli, dépeint le basculement du «pacifisme» à la «compromission»

    Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 3:28


    Après le triomphe d'Illusions perdues en 2021, Xavier Giannoli revient avec une fresque historique d'ampleur : Les rayons et les ombres. Dans ce film de plus de trois heures, qui sort ce mercredi 18 mars en France, il raconte l'histoire vraie d'un patron de presse des années 1930, Jean Luchaire, pacifiste qui va se compromettre en collaborant avec l'occupant nazi pendant la Seconde guerre mondiale. Xavier Giannoli est au micro de Sophie Torlotin pour RFI. À lire aussiOscars: l'impact économique d'une cérémonie qui rapporte des millions de dollars

    Dans sa bande dessinée «Manhattan driver» Julien Magnani cultive «l'espérance»

    Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 3:37


    Un ex-prodige de la course automobile, devenu chauffeur de taxi à New York, laisse son fils dans un orphelinat et part à la recherche de son père biologique, un milliardaire. Ce synopsis aurait tout du scénario d'un film américain. Mais c'est une bande dessinée parue aux éditions Magnani qui nous raconte cette histoire. Entretien avec son auteur passionné de cinéma, Julien Magnani.

    Orientaux sans orientalisme, un documentaire rare sur l'art au Moyen-Orient d'Ilana Navaro et Karim Miské

    Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 3:30


    D'Istanbul au Caire, Mille manières d'être moderne, le documentaire réalisé par Ilana Navaro et co-écrit avec Karim Miské, a l'ambition de raconter une histoire de l'art depuis le XXᵉ siècle d'une région nourrie certes par l'Occident, mais qui a aussi ses propres courants. En trois épisodes, on suit une riche histoire artistique de l'ex-empire ottoman à nos jours. Un documentaire qui montre comment les artistes ont su tirer les leçons de l'art occidental tout en restant fidèles à leurs cultures, en évitant notamment l'écueil de l'orientalisme et de l'exotisme. Un documentaire rare à ne pas rater, disponible sur Arte.tv. Le premier épisode du documentaire est disponible ici. À lire aussiKarim Miské: «Quand on est face à la détresse d'une personne, on voit l'être humain»

    «Les Courants d'arrachement», le premier roman renversant d'Élise Lépine

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 3:28


    Élise Lépine est journaliste au Point et à France Culture. Avec son premier roman Les Courants d'arrachement, elle livre un portrait sombre et solaire d'une femme qui, dans les années 1950 à Casablanca, se retrouve à un tournant de son existence et doit choisir entre sa vie de femme ou de mère.  Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés ».  Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l'abri des regards, dans les bras de Jean, son amant. Pourquoi ce pèlerinage ? Elle vient d'apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l'attend aux côtés de son époux, François, dans l'univers calfeutré d'une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le protectorat français. Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante pour rejoindre l'homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l'horreur de la Shoah ; l'invitation d'un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s'est refermé sur elle… Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d'un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l'aventure de sa vie, le premier roman d'Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l'héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin. (Présentation des éditions Grasset) À lire aussiIl y a 70 ans prenait fin le protectorat français sur le Maroc

    Adrien Soleiman aux Inrocks Festival: «La nouvelle scène française est créative et fière»

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 4:07


    Comme tous les ans, le magazine musical Les Inrocks organise son festival, du 10 au 14 mars 2026. Cette année, les festivités sont un peu particulières puisqu'elles coïncident avec les 40 ans de la revue. L'occasion, pour les Inrocks, de célébrer 40 ans de création et de musiques francophones avec un spectacle « French Pop », sous la direction du saxophoniste et producteur Adrien Soleiman. RFI : Vous êtes le directeur artistique de la création French Pop au festival Inrocks cette année. Que représente le magazine pour vous ? Adrien Soleiman : Pour moi, c'est des souvenirs de vacances où je me vois plutôt acheter Les Inrocks quand je devais prendre le train ou l'avion. Ça me servait un peu de lecture pour faire passer le temps. Ayant fait des études de musique plutôt orientées vers le jazz, j'achetais plutôt, à l'époque, Jazz Mag ou Jazz News. Dans un second temps, j'ai été désigné « coup de cœur » des Inrocks Lab, un concours créé par le magazine en 2014. C'est ce qui a lancé ma carrière, puisque j'ai été, par la suite, signé en maison de disques. Donc, c'est plutôt ce souvenir-là que je conserve. Et Les Inrocks, c'est aussi une certaine idée de la musique.  Laquelle ?  Une musique assez pop, indépendante, travaillée, et qui a de l'âme, du flair. C'est difficile de définir l'aura des Inrocks, mais je parlerais plutôt d'une musique indé et quali.  Vous avez dit, lors d'interviews précédentes, que vous n'envisagiez pas la musique autrement que dans le partage, entre amis. Les invités de votre création semblent confirmer cette idée : Philippe Katerine, Juliette Armanet, Barbara Carlotti...  Effectivement, les trois quarts des invités étaient présents sur mon projet BelleJazzClub [deux albums, chez Naïve, NDLR]. Ce sont des amis de longue date, ainsi que mon frère. Effectivement, j'essaie toujours de prendre des gens que j'estime, et avec qui je m'entends très bien. Dans ce genre de contexte, il faut pouvoir se parler, se dire les choses, être efficace. Ces gens me connaissent aussi, savent comment je travaille. Au-delà de ça, ce sont surtout d'excellents musiciens et musiciennes, avec une vraie personnalité. Lorsque nous avons répété avec Miossec, il m'a dit quelque chose qui m'a fait plaisir : « C'est bien, parce que ce n'est pas variétisant. » C'est vrai que, pour ce genre de création, avec un orchestre fixe pour accompagner des vedettes qui défilent, on pourrait être tenté de faire des arrangements les plus lisses possibles, pour mettre tout le monde dans une zone de confort. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la création, et je pense que c'est aussi pour ça qu'on m'a appelé. Vous travaillez régulièrement avec les mêmes personnes, la même équipe. Comment faites-vous pour vous renouveler, ne pas avoir la sensation peut-être de tourner en rond ? Tourner en rond, je ne me le dis pas, ce serait triste. Finalement, ce métier permet justement de ne jamais tourner en rond. C'est pour cela, je crois, qu'on fait tout ça. C'est pour éviter, esquiver la routine et vivre des choses, mine de rien, peut-être avec la même personne, mais à chaque fois différentes. Certains invités de ce festival, je pense par exemple à Philippe Katerine ou Dominique A, représentent les tout débuts des Inrocks. Vous êtes venu une vingtaine d'années plus tard et aujourd'hui, une nouvelle génération de musiciens apparaît. Quel regard portez-vous sur l'état de la musique francophone aujourd'hui ? Je pose un regard curieux. Je m'informe, je pense que ça fait partie du cœur et même d'un devoir quand on est musicien, artiste, de toujours être au parfum au maximum. Prendre le temps d'écouter les nouveautés, de voir ce qui se fait. Quel que soit le style, ça nous nourrit, ça nous fait grandir, ça nous apprend plein de choses, qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Pour moi, la nouvelle scène, elle est super. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait de baisse de régime. Au contraire, j'ai l'impression que c'est de plus en plus créatif, indépendant, fier. Je crois que c'est la bonne direction.

    «Dialddar» de la chanteuse marocaine Oum: percussions et voix à l'honneur

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 5:47


    La chanteuse marocaine Oum dévoile un nouvel album intitulé Dialddar, qui signifie « fait-maison ». Un septième disque très introspectif et intimiste, où elle nous dévoile sa maison intérieure et raconte les émotions qui l'ont traversée durant ces cinq dernières années. Mais, ici « fait-maison », veut aussi dire « retour à l'essentiel ». Sur cet album, on ne trouve que des voix et des percussions, dans une véritable célébration des chants populaires marocains. À lire aussi #SessionLive Oum et Meral Polat, 8 mars, journée internationale des droits des femmes  

    «Happy People» de Siân Pottok, retour aux sources au son du kamele ngoni

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 5:30


    La chanteuse et musicienne Siân Pottok explore ses origines congolaises dans son nouvel EP intitulé Happy People. Cinq titres solaires aux mélodies afro-pop, où elle fait dialoguer sa voix et le son du kamele ngoni, une harpe d'Afrique de l'Ouest. Entourée d'artistes talentueux comme la chanteuse malienne Fatoumata Diawara et le producteur anglais Tom Excell, Siân Pottok évoque les paradoxes de l'être humain, la protection de la planète ou encore la quête du bonheur. RFI : Vous avez des origines au Congo, en Inde, en Slovaquie et en Belgique. Vous avez grandi entre l'Europe et les États-Unis. Comment toutes ces racines ont-elles nourri votre musique sur votre nouvel EP, Happy People ? Siân Pottok : Depuis quelque temps, c'est un peu devenu une quête, d'essayer de comprendre d'où je viens. Par le biais de la musique, j'ai trouvé une manière de ressentir ces différentes origines. Sur cet EP, je me focalise surtout sur l'Afrique. Je me suis dit que j'allais commencer un par un. Je me suis vraiment centrée sur l'Afrique. On l'entend dans les sonorités, dans les rythmiques, dans l'instrument que je joue, qui est le kamele ngoni, une harpe d'Afrique de l'Ouest. Tout cela est très teinté Afrique. Après, je compte développer les autres racines dans de nouvelles recherches personnelles. Vous continuez d'explorer la musicalité du kamele ngoni, cousin de la kora, originaire de Wassoulou. Cet instrument est-il devenu un essentiel pour vous, comme une extension de votre voix ? Complètement. Cela fait quelques années que j'en joue. Il y a une connexion forte et naturelle avec cet instrument. Je l'ai tenu dans les mains, je me suis dit : « Tiens, c'est cela ». Aujourd'hui, c'est devenu un vrai partenaire qui, en même temps dans la musique, me permet de me libérer de beaucoup de choses. Personnellement, cela me libère aussi intérieurement de beaucoup de craintes. Il y a vraiment eu quelque chose de fort. Il est indispensable aujourd'hui. Vous avez réalisé Happy People avec le musicien et producteur anglais Tom Excell, spécialisé dans la musique panafricaine, très appréciée sur la scène afropop britannique. Qu'avez-vous appris, avec lui, sur cet EP ? Pareil, c'est quelqu'un avec qui tout a été naturel et tout a été spontané. Moi je suis déjà spontanée dans la création musicale. Là, c'était une salle de jeux, on sortait les instruments et on s'amusait. Lui, il a structuré toutes les idées qui étaient déjà posées. Cela a été une collaboration qui m'a permis de grandir encore plus et de retrouver en l'autre ce qui me ressemble, de ne pas avoir peur de tester plein de sonorités différentes et de ne pas se figer dans une direction précise. L'ambiance de l'EP est joyeuse et entraînante, mais quand on écoute les textes, vous évoquez des thèmes profonds, sociétaux, l'écologie, l'environnement, les injonctions au bonheur par exemple. Était-ce important pour vous d'aborder ces thèmes avec une certaine légèreté musicale ? Tout à fait. Le premier album que j'avais fait, Deep Waters, était assez sombre. Ici, j'avais envie de traiter des sujets sérieux et importants, mais effectivement avec de la légèreté et de l'ironie. Sur certains titres, je me moque même de nous et de notre approche du bonheur, derrière des écrans à fantasmer sur la vie des autres. On est tous dans ce cas. En tous cas, beaucoup de personnes le sont. Cela m'a paru, je ne dirais pas amusant, mais intéressant de le traiter de cette manière. Votre album précédent, Deep Waters, était assez sombre. Cet EP est plus une élévation vers quelque chose de lumineux. À quoi pensez-vous pour la suite, si vous y pensez déjà ? J'y pense, oui. Je suis toujours en train de penser à la suite. Justement, Happy People, c'est aussi pour moi une manière de rester dans le moment présent et de profiter du moment. Mais je ne peux pas m'empêcher effectivement de composer et d'avancer. Pour l'instant, tout est assez lumineux et joyeux et je pense que c'est parce que j'ai réellement besoin de me raccrocher à quelque chose de positif pour ne pas être perdue dans tout le chaos et toutes les nouvelles qui nous entourent en ce moment. C'est quelque chose qui me permet de me maintenir. J'aime cette énergie positive et la lumière qui s'en dégage. Siân Pottok Happy People (Underdog Records) 2026 Facebook / Instagram / YouTube

    Avec sa toute première BD, l'actrice Sara Forestier conjure la «malédiction du cul»

    Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 6:16


    Du grand écran aux petites bulles : l'actrice Sara Forestier a publié, le 5 février, sa première bande dessinée. Co-signée avec la dessinatrice Jeanne Alcala, Maudite du cul ? est un récit autobiographique des déboires amoureux et sexuels de la jeune Sara. Mais son histoire fait en réalité écho à celle de beaucoup de jeunes filles : comment entrer sereinement dans la sexualité, quand la société y met son grain de sel ? Comment écarter les pressions et suivre son propre parcours ? Comment vivre une intimité qui soit pleinement sienne, loin des diktats et des codes sociétaux ?  RFI : Vous venez de publier votre première BD, Maudite du cul ? (éditions L'Iconoclaste). Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire cette bande dessinée ? Sara Forestier : J'avais envie de rire, comme on peut rire, entre copines, du sexe. Il y a plein de ratés, dans la sexualité. Et quand on creuse un peu, on se rend compte que c'est énormément lié aux stratégies d'évitement qu'on met en place assez jeunes. Lorsqu'on est jeunes, et qu'on n'a même pas encore découvert sa sexualité, on est assaillis. Très jeune, ça met une forme de pression. Par exemple, la première fois que j'ai embrassé un garçon, c'était au jeu « Action ou Vérité ». Donc c'était un ordre. Déjà en soi, c'est un concept. Les gens se mêlent de ta sexualité : tes premières fois, tes premiers baisers… Donc les jeunes, avant même d'avoir découvert la sexualité par un chemin qui est le leur, qui n'est pas tout tracé, qui se fait au gré de la vie, ils ont déjà la pression. Donc, logiquement, on a toutes des stratégies d'évitement. Et quand on met en place ces stratégies, il se trouve qu'il y a des « foirages ». J'avais envie de rire de tout cela, mais cela raconte aussi quelque chose de bien plus profond. Il y a un point d'interrogation dans le titre : Maudite du cul ? Qu'est-ce qu'il signifie ?  C'est vrai qu'à un moment donné, mon personnage se demande si elle n'est pas « maudite du cul ». Moi, ça me fait beaucoup rire. Mais il y a aussi quelque chose de plus profond, que toutes les filles ont pu se dire à un moment de leur vie : « Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? » En fait, ce n'est pas toi qui ne vas pas. C'est la société qui vient se mêler de ton intimité dans ton parcours adolescent. C'est tellement normal de mettre des stratégies d'évitement en place. Cette question de l'intimité est prise à bras le corps dans la BD. Vous commencez avec une forme de mise en garde : « Toutes les scènes de cette histoire sont malheureusement tirées de faits réels. En fait, c'est ma vie. » À quel point c'est votre vie, justement ? Tout. Il n'y a pas une seule anecdote qui n'est pas vraie. C'est une BD qui est autobiographique. Mais je crois que je l'ai fait vraiment pour décomplexer toutes les femmes. On a toutes vécu les mêmes angoisses, la même peur par rapport aux premiers tampons, les mêmes questionnements sur notre anatomie. Et même plus tard dans la vie, la pression à la pénétration, par exemple. Donc, dans ce livre, il y a tout ce qu'on peut traverser en tant que femme. Et le fait de commencer en disant : « Cette histoire, c'est ma vie, c'est autobiographique », je pense que c'était surtout pour les autres filles. Leur dire : « Pas de problème, je prends tout sur mon dos, je suis comme un miroir, mais ce n'est pas ton histoire. » J'aime bien ce procédé-là. Et c'est vraiment une BD que j'aurais aimé lire à 15 ans. Ça m'aurait tellement aidée ! Toutes ces questions dont vous parlez, le sujet du tampon par exemple, cela montre aussi qu'il y a un vrai problème de connaissances et d'éducation à notre propre anatomie… Ça, c'est parce que c'est très fantasmé. La sexualité est tout de suite vue par le prisme de la performance. Comme ça passe par un truc performatif, on ne fait pas le B.A.-ba : dès le départ, tu es censé être dans une posture où tu sais tout bien faire. Il n'y a pas l'espace pour passer par le point A, puis le point B, puis le point C à son propre rythme, ni l'espace pour poser les questions… Je ne sais pas, on dirait qu'on va courir le 100 mètres !  On sent que d'un côté, tant qu'on n'est pas entré dans la vie sexuelle, on n'est pas pleinement femme, pleinement adulte. Et en même temps, une fois qu'on y est entré, on a un peu moins de valeur. Et puis, en plus, on n'y est pas rentré tout à fait selon ses propres conditions. Je trouve que c'est aussi ça que raconte cette BD. Oui, c'est sûr. Combien de filles ont fait une première fois et ont été pénétrées alors qu'elles n'en avaient pas réellement envie ? C'est une manière de nous déposséder de nos corps. Le sujet du désir des femmes qui est écrasé par le désir des hommes est majeur. Quand on pense qu'on n'a retiré le devoir conjugal de la loi que récemment, qu'on n'y a mis le consentement qu'il y a quelques années… C'est une première étape, mais il y a une question supérieure que la société va devoir se poser, c'est celle du désir. J'ai envie de dire aux hommes : « D'accord, la femme dans ton lit consent. Mais surtout, est-ce qu'elle a très très envie de toi ? » Ce que votre personnage dit à la fin, c'est que la sexualité, pour les femmes notamment, c'est un espace de liberté, mais c'est aussi un espace pour se connaître. Le sexe, c'est une chose très puissante, en lien avec l'âme autant qu'avec le corps. Lorsqu'on est centré, que l'on fait exactement ce dont on a envie, c'est extraordinaire. Et cela a des répercussions énormes : ce n'est pas qu'une affaire physique, on devient soi-même. Avec le sexe, on est libre. C'est cela aussi que je dis avec la BD : le lit, ça doit être l'ultime espace de liberté, celui pour être totalement soi-même. Le sexe, c'est rencontrer l'autre, certes ; mais c'est avant tout être soi-même. Il y a encore beaucoup de femmes pour qui le lit n'est toujours pas cet espace de liberté. Qu'avez-vous envie de leur dire ? D'être rebelles comme mon personnage. D'être têtues, de ne faire que ce dont vous avez envie. Je ne cesse de le dire et de le répéter : j'ai interrompu un nombre innombrable de rapports avec des hommes. Il faut placer le curseur de l'envie très haut, ne jamais se sentir forcé de faire quoi que ce soit. C'est une de nos libertés fondamentales, être libre de son corps.  ► Maudite du Cul ?, BD de Sara Forestier et Jeanne Alcala, parue le 5 février 2026 aux éd. L'Iconoclaste

    «Le Complexe»: Lucie Albrecht dissèque en BD les dérives du culte de soi

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:33


    Où sommes-nous prêts à aller pour enfin devenir la plus belle version de nous-mêmes ? Lucie Albrecht propose une réponse à cette vaste question dans sa dernière bande dessinée intitulée « Le Complexe », du nom d'une mystérieuse clinique qui promet d'effacer tous les complexes en quelques jours seulement. Mais derrière cette promesse de perfection, le récit dévoile peu à peu une dystopie entre société de consommation, culte de la transformation et logiques capitalistes poussées à leur maximum.  L'autrice Lucie Albrecht est l'une des invitées du Pop Women Festival, qui se déroule du 5 au 7 mars à Reims. Elle participera à une table-ronde intitulée « Miroir, mon beau miroir » le vendredi 6 mars à 10h, aux côtés de la chorégraphe Marie Barbottin et de l'autrice Erell Hannah.  

    Zaven Najjar adapte en animation le roman «Allah n'est pas obligé» d'Ahmadou Kourouma

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 3:36


    Un petit orphelin né à la frontière entre la Guinée et la Côte d'Ivoire, obligé de traverser le Liberia et la Sierra Leone pendant les guerres civiles des années 1990, va se retrouver enrôlé comme enfant-soldat. C'est le périple raconté par le roman Allah n'est pas obligé, du grand écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, lauréat du prix Renaudot et du Goncourt des lycéens en 2000. Ce roman est désormais adapté à l'écran par Zaven Najjar dans un film d'animation qui sort ce mercredi 4 mars en France.  À écouter aussiAhmadou Kourouma: le «guerrier» de Boundiali

    «Dévorer le monde»: dans l'intimité de Marguerite Duras avec Béatrice Gurrey

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:37


    Voici une plongée dans l'univers d'une figure majeure et controversée de la littérature française, disparue le 3 mars 1996, voici trente ans. Dans Marguerite Duras, Dévorer, tout, Béatrice Gurrey dresse le portrait d'une écrivaine qui n'a jamais séparé l'écriture de la vie, quitte à s'y brûler. Journaliste au Monde, Béatrice Gurrey aborde Duras avec les outils de son métier : l'enquête, les archives, l'entretien, mais aussi une attention aiguë aux silences, aux zones d'ombre et aux contradictions. Béatrice Gurrey au micro d'Elisabeth Lequeret. Marguerite Duras, Dévorer, tout, est paru aux éditions de L'Aube.

    L'humoriste Shirley Souagnon réinvente les codes du stand-up

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:36


    La stand-uppeuse Shirley Souagnon sera sur la scène de La Cigale à Paris, ce mardi 3 mars 2026. Elle est au cœur du spectacle « Être humain », qui mêle projection et échange avec le public. Entourée entre autres du poète et slameur Souleymane Diamanka, de la chanteuse Sandra Nkaké et de l'humoriste Kheiron, elle explore avec ironie et lucidité l'identité, la santé mentale et nos contradictions, pour questionner ce qui nous relie au-delà de nos différences. À lire aussiLe «One Poet Show» du Sénégalais Souleymane Diamanka, entre humour et poésie

    «Si tu veux une vie, vole-la»: une bande dessinée pour faire revivre Lou Andreas-Salomé

    Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:34


    Redonner sa place à une femme oubliée... Dans le sillage post mouvement #MeToo, on redécouvre dans tous les domaines des femmes qui ont compté dans le monde scientifique ou artistique. C'est le cas de Lou Andreas-Salomé, dont le nom reste associé aux « grands hommes » qu'elle a côtoyés, comme le philosophe allemand Friedrich Nietzsche ou le poète autrichien Rainer Maria Rilke. La scénariste Séverine Vidal et la dessinatrice Olivia Sautreuil consacrent une bande dessinée à cette autrice oubliée. Lou Andreas-Salomé : si tu veux une vie, vole-la vient de paraître chez Bayard Graphic. 

    Philippe Manœuvre en chair et en rock sur scène pour son tout premier spectacle

    Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 5:10


    Il a représenté le visage du rock sur plusieurs générations, sans être musicien lui-même : le journaliste musical Philippe Manœuvre fait ses débuts sur scène à 71 ans ! Dans son spectacle Un enfant du rock raconte, joué en ce moment au Théâtre de l'Œuvre, à Paris, le critique rock relate, deux heures durant, ses anecdotes les plus folles. Au cours de sa carrière, Philippe Manoeuvre a rencontré plus de 450 artistes, il y a donc de quoi raconter !  RFI : Vous présentez en ce moment un spectacle intitulé Un enfant du rock raconte. Comment ça se présente ? Philippe Manœuvre : C'est une tentative de théâtre rock. Notamment, j'ai un guitariste, un guitariste électrique et électrifié, M. Yarol Poupaud, qui a été le dernier lead guitariste de Johnny Hallyday, son chef d'orchestre. On a aussi un décor : moi, je suis installé dans un ampli Marshall avec un fauteuil gothique. (rires) On a essayé de faire quelque chose de rassembleur autour de gens que tout le monde connaît, les anciens Beatles, les Rolling Stones, Prince, Johnny Hallyday... J'ai eu la chance de les rencontrer tous, même de vivre des choses uniques avec eux. On a construit une vraie pièce de théâtre autour du rock. Et sur tous ces artistes que vous avez rencontrés, vous avez aussi pu rencontrer des rockers africains... Pour moi, la musique, elle vient d'Afrique. Moi, je suis le premier qui a mis des rockers black à la télévision. Quand on a créé l'émission Sex Machine en hommage à James Brown, pendant trois ans, on n'a rien passé d'autre. À lire aussiUne pensée pour James Brown... Cinquante ans plus tard, vous semblez avoir gardé l'émerveillement et l'enthousiasme qui vous ont poussé à faire ce métier en premier lieu !  Totalement ! Je n'écoute que du rock, les nouveautés... C'est le début de l'année, de nouveaux groupes arrivent. Le rock refuse de disparaître. Les gens, ils aiment cette musique. Ça leur tient à cœur ! La France, c'est une nation rock.  Parlons-en, justement, du rock d'aujourd'hui – en France ou ailleurs. Quel regard portez-vous dessus ? On n'est plus dans le même monde. Entre les années 1970 en France et les années 2020, on n'a plus les mêmes problèmes. Quand le rock est arrivé, il voulait secouer la société. Mais ce n'est plus la même société du tout. Tous les matins, on se réveille, on regarde le téléphone en disant « qu'est-ce que Trump a encore fait cette nuit ? » Donc, on est dans un monde qui n'a pas besoin d'être challengé non plus. Les gens ont au contraire besoin d'être rassurés, de se retrouver autour d'émotions collectives, artistiques. Et le rock leur en offre. Vous pensez que c'est pour cela aussi que cela marche autant quand, par exemple, des Oasis se reforment ? Que c'est le côté rassurant ? Évidemment ! Les gens sont contents, parce qu'Oasis, ils viennent d'une époque où tout allait bien, quoi qu'on en dise. Rendez-vous compte ! 1995, on était dans le bonheur parfait, on ne s'en rendait pas compte ! (rires) Vous avez rencontré beaucoup de monde, mais il y en a peut-être aussi que vous avez loupé. Est-ce qu'il y en a que vous avez regretté de ne pas avoir pu interviewer ou rencontrer ? Oui, Jimi Hendrix, évidemment. Jimi Hendrix et Jim Morrison, c'est vraiment les deux personnalités que j'aurais aimé rencontrer. Ces deux-là me manquent énormément, et ils manquent à la musique aussi. C'était le plus grand guitariste et le plus grand chanteur pour moi. Et leur disparition, c'est encore très dur aujourd'hui, bien sûr. Retrouvez plus d'informations sur le site du Théâtre de l'Œuvre. À lire aussiÀ la source du Rock'n'roll

    Raoul Peck: «Orwell nous donne les clés pour analyser toute forme de totalitarisme»

    Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 3:34


    « 2 + 2 = 5 », c'est une citation du célébrissime roman de George Orwell « 1984 ». Dans cette œuvre dystopique publiée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le héros et narrateur Winston Smith se demande dans son journal si l'État a le pouvoir de définir cette formule comme exacte, et si le fait que tout le monde y croit en fait une vérité. Le nouveau film de Raoul Peck, qui sort en salles, mercredi 25 février, en France, permet justement d'y voir clair sur l'apport de cet écrivain lucide et visionnaire. À lire aussiCannes 2025: Raoul Peck s'intéresse à la lucidité très contemporaine de George Orwell

    Cynthia Fleury adapte «La Fin du Courage» au théâtre: «nommer les choses, c'est déjà du courage»

    Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:28


    Une pièce de théâtre pour renouer avec le courage : depuis le début du mois de janvier, plusieurs duos de comédiennes, dont Isabelle Adjani et Laure Calamy, se succèdent à Paris pour jouer l'adaptation sur scène de La Fin du courage, essai à succès écrit en 2010 par la philosophe et psychanalyste française Cynthia Fleury. Objectif : lutter contre le découragement dont souffrent les sociétés occidentales. RFI : Cynthia Fleury, bonjour. D'abord, qu'est-ce que c'est, le courage ? Cynthia Fleury : C'est une invitation à la vie : je pense véritablement qu'il y a, derrière le courage, du vitalisme. Ensuite, c'est souvent tout simplement la conscientisation de ses peurs, et la décision de les dépasser.  Ce que vous dites, quelque part, avec cette pièce, c'est qu'on négocie tous avec le monde qui nous entoure, on fait tous des compromis. À quel moment on bascule dans le découragement, dans la faim du courage ? Il faut comprendre que le découragement vient d'un côté de l'absence de compromis - la personne qui refuse tout compromis, toute possibilité, et donc ne trouve aucune manière d'être en prise avec le réel. Et de l'autre côté, le fait de trop négocier : cette personne là finit presque lessivée, disparaissante, ne sachant plus où elle est. Donc La Fin du courage est bien évidemment une invitation à trouver la juste mesure de la négociation.  On vit une époque très particulière, avec des nouvelles dramatiques quotidiennement. Comment faire pour résister, ne pas se sentir complètement emporté par ce sentiment ? Tous les jours, il y a des manières de produire des résistances. Je suis enseignante-chercheure. Dans mon cas c'est déjà refuser de ne pas nommer les choses. Je veux pouvoir encore le faire, puisqu'aujourd'hui, même cet acte simple est attaqué de manière très forte. Il y a la novlangue par exemple ; mais aussi, lorsque vous avez des images montrant ICE [la police de l'immigration américaine, ndlr] mettant à mort quelqu'un, on se pose encore la question de savoir si oui ou non c'est une mise à mort sous nos yeux. On voit bien qu'aujourd'hui, les image et les mots sont travestis. Le courage, c'est donc pour commencer : "je vois ce que je suis en train de voir, je dis ce que je suis en train de réellement penser, et à u moment donné, j'agis en fonction."  C'est quand même un constat terrible, si on se dit qu'aujourd'hui, le simple fait de donner un nom aux choses, c'est un acte courageux. Oui, mais c'est véritablement le cas. Il y a aujourd'hui une attaque en règle, menée par les mouvements trumpistes, mais pas exclusivement. En disant les choses, immédiatement, vous vous rendez visible, on vous pointe du doigt, et vous vous mettez en danger. Donc oui, ne pas céder sur le langage reste quelque chose de courageux.  Le découragement auquel on assiste aujourd'hui est-il avant tout individuel ou collectif ? C'est les deux à la fois. Le découragement est, malgré tout, assez puissamment individuel. Mais il s'expérimente aussi, hélas, dans des collectifs, ceux du travail par exemple. Il suffit d'aller écouter les soignants à l'hôpital, il suffit d'aller écouter tous les métiers du soin, dans les métiers de l'éducation, les juges. Il y a une forme de découragement collectif assez fort. C'est toujours dangereux parce que la passion collective du découragement est rarement protectrice. Tout l'enjeu, c'est donc de voir comment demain, on va pouvoir reconquérir la vertu du courage, comme outil de régulation pour les sociétés. Le découragement touche particulièrement les jeunes. Qu'est-ce que vous leur dites à ces personnes, qui n'ont connu que des périodes décourageantes ? Je leur dis, hélas, que d'autres, dans d'autres temps historiques, ont connu des périodes tout aussi tragiques. Que c'est un peu le lot de chaque génération de rencontrer son territoire d'adversité. Que rien n'est écrit. Ce découragement est assez normal. Il est le signe aussi d'une vérité de leur sensibilité. Mais il faut faire attention de ne pas le laisser emporter la partie. Donc, je leur dis de tenir.    La fin du Courage est jouée cinq fois par semaine au Théâtre de l'Atelier, à Paris, jusqu'au 8 mars 2026. À écouter aussi« La fin du courage », une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

    Quand la chasse continue: des bûchers d'Europe aux violences en Afrique

    Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 3:42


    On croit souvent que les chasses aux sorcières appartiennent à un passé lointain, enfoui dans l'Europe du XVIIᵉ siècle. Pourtant, dans Les Filles-au-Diable, l'historienne Christelle Taraud montre que cette violence est toujours à l'œuvre, notamment en Afrique, où des femmes sont encore accusées de sorcellerie. 

    Cinéma: dans «Coutures», la réalisatrice Alice Winocour filme la mode à vif

    Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 3:19


    L'invitée culture, ce 20 février, nous entraîne dans le monde de la fashion week parisienne. À travers trois destins de femmes, Alice Winocour parle de corps éprouvés, de travail invisible, de maladie, de transmission et de solidarité, là où on ne l'attend pas. Coutures, son film, est sorti en salles mercredi 18 février 2026.

    Le danseur et chorégraphe Mohammed Toukabri revisite son répertoire au Théâtre de la Bastille

    Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 4:09


    Mohamed Toukabri, chorégraphe et danseur tunisien basé à Bruxelles, se penche dans son dernier spectacle sur toutes les danses qui l'ont nourri, de ses débuts dans le breakdance à l'âge de 12 ans à Tunis jusqu'à la danse contemporaine occidentale qu'il a apprise plus tard. Un spectacle qui mêle les formes et à travers lequel il interroge ses différentes identités, mais aussi l'histoire à travers son corps de danseur. Every-Body-Knows-What-Tomorrow-Brings-And-We-All-Know-What-Happened-Yesterday, de Mohamed Toukabri, au Théâtre de la Bastille, du 17 au 20 février, dans le cadre du festival Faits d'hiver 2026. À lire aussiThéâtre : «Saigner des genoux», une pièce «coup de poing» sur une adolescence au collège

    Cinéma: Sylvie Ballyot revient sur la guerre civile libanaise dans le documentaire «Green Line»

    Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:28


    Comment raconter une guerre civile à hauteur d'enfant ? C'est ce que fait le documentaire Green Line, sorti en salles mercredi 18 février 2026. Sylvie Ballyot filme Fida Bizri, qui a grandi à Beyrouth dans les années 1980 pendant la guerre. À l'aide de figurines et de maquettes miniatures, elle va à la rencontre de miliciens et confronte sa vision d'enfant avec la leur.  Green Line, de Sylvie Ballyot, sorti en salles le mercredi 18 février 2026, 150 min. À lire aussi«Green Line», de Sylvie Ballyot et Fida Bizri: une enfance sous les bombes

    «À mots doux» de Thomas Quillardet: une ode à l'adolescence (dés)enchantée

    Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 4:42


    Le rêve adolescent est au cœur de la dernière pièce du metteur en scène Thomas Quillardet, À mots doux. Le personnage principal, Sylvain, 14 ans, reste cloîtré dans sa chambre qui devient alors l'espace de tous les possibles. Il construit peu à peu son identité grâce à la chanteuse franco-canadienne Mylène Farmer dont il est totalement fan. Accompagné de plusieurs personnages imaginaires, Sylvain commence à se sentir de plus en plus libre et à enfin trouver sa place dans la vie réelle.

    Avec «Dao», Alain Gomis filme une famille entre la France et la Guinée-Bissau

    Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 3:41


    La 76ᵉ Berlinale, le premier festival international de cinéma de la saison, bat son plein en ce moment dans la capitale allemande. 22 longs métrages sont en lice pour le prestigieux Ours d'or. Parmi eux, Dao, le nouveau long métrage du Franco-Sénégalais Alain Gomis. On se souvient qu'il avait décroché, à Berlin, en 2017, l'Ours d'argent du meilleur film pour Félicité, tourné en RDC. Cette fois, Dao nous entraîne entre la Guinée-Bissau et la France. À lire aussiTrois films africains en compétition à la Berlinale 2026

    Dans «DUB», le chorégraphe franco-sénégalais Amala Dianor crée l'union des danses undergound

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 4:08


    Onze danseurs au plateau évoluent pendant une heure sur les sonorités électroniques du DJ Awir Leon, présent en live. Entre électro, pantsula, krump, afro, waacking et hip-hop new style, tous les genres de danse urbaine des communautés underground du monde entier sont représentés dans DUB, le nouveau spectacle du chorégraphe franco-sénégalais Amala Dianor. Les jeunes danseurs, venus des quatre coins du globe, se retrouvent dans des espaces confidentiels pour donner à voir ce qui est habituellement caché. Pour connaître les dates de la tournée, c'est par là ! À écouter dans En sol majeurAmala Dianor, du corps en barre

    La pièce «Aime-moi» de Fabien Ducommun, grand road trip à travers les États-Unis

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 4:19


    En ce moment au Théâtre des Mathurins de Paris se joue le spectacle musical Aime-moi : un seul en scène interprété par le comédien Fabien Ducommun, également co-metteur en scène aux côtés de Christian Kiappe. On y suit un certain Fabien embarqué presque malgré lui dans un road trip en solitaire à travers les États-Unis rythmé par les chansons des plus grands crooners. Mais au fur et à mesure que les kilomètres défilent, les souvenirs et les fantômes du passé reviennent le hanter. La pièce «Aime-moi» de Fabien Ducommun, grand road trip à travers les États-Unis

    Audrey Pierre: «le jazz est un lieu magique»

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 13:14


    Après un premier album, Magic Place, remarqué par la critique, la chanteuse et compositrice de jazz Audrey Pierre est en tournée jusqu'en juin prochain en France. Avec sa voix profonde et ses compositions qui s'inscrivent dans le jazz traditionnel mais avec un swing étonnamment moderne, la messine de naissance a séduit jusqu'au public américain. RFI : Depuis la sortie de votre album Magic Place, vous enchaînez les concerts. Est-ce que cet album a changé quelque chose dans votre carrière ?  Audrey Pierre : Oui, je dirais que ça m'a ouvert beaucoup de portes. J'ai eu le soutien de pas mal de presses que je remercie notamment. Ça m'a ouvert plus de scènes, de scènes un peu plus grosses, ainsi que des dates de concert plus nombreuses.  Pourtant, vous avez déjà plus de 200 concerts en 4 ans à votre actif. Donc cet album finalement est à la fois un aboutissement et un nouveau départ ?  C'est à dire que je j'avais à cœur de jouer ces morceaux avant de les enregistrer, donc j'ai quand même pris le temps de les « emmener sur le terrain » avant de les sceller sur un disque ! Racontez-nous, Audrey Pierre, comment vous en êtes venu à la musique. J'ai cru comprendre qu'à l'origine vous étiez luthière, fabricante de violon.  Tout à fait. J'ai passé sept ans à Mirecourt, dans la capitale du violon (en France, grande ville de lutherie NDLR), à fabriquer des violons et je chantais déjà et je faisais déjà de la musique. Le désir était là, mais je n'osais pas y croire, jusqu'à ce que l'on me propose de plus en plus de concerts. J'ai commencé à prendre goût à la chanson, et ce désir est devenu plus fort que celui de l'établi, même si j'adorais le travail de luthier. Et donc j'ai vendu mes outils tout simplement pour pouvoir venir m'installer à Paris.    Vous avez donc renoncé à fabriquer des violons pour pouvoir vous consacrer à la chanson ?  C'est vrai que l'on peut parler de renoncement, mais ce n'est pas pour toujours. C'est du moins ce que je me dis pour me rassurer, parce qu'il est vrai que j'aimais beaucoup ça.  Qu'est-ce qui vous a donné confiance en vous au point de vous lancer dans cette carrière de chanteuse ? Vous êtes-vous dit « c'est vrai que ma voix est belle et que mes compositions tiennent la route » ? (Rires) Alors, je me suis vraiment jamais dit que ça ! Et j'espère ne jamais me le dire.  Pourquoi ? Vous doutez de votre voix ? J'ai envie de penser que le doute fait partie de la création. Je n'ai jamais ce sentiment de me dire "Ah ! Je suis prête, c'est suffisamment bien, je peux y aller." Non, c'était surtout les autres qui m'ont soutenue, que ce soient les musiciens ou le public. Et puis, il y a cette espèce de feu, on n'a pas le choix, il faut faire ça. Et ensuite, un jour, j'ai envoyé ce que je faisais au Sunset à Paris, (L'un des plus célèbres clubs de jazz de la capitale française NDLR). Et j'ai reçu une réponse à mon mail dans les trente minutes de la part de Stéphane Portet, (Directeur et programmateur du Sunset, NDLR) que je remercie d'ailleurs pour sa confiance. Il m'a proposé une date de concert et je me suis dit « Waouh, super, bon bah Paris quoi ! » Et par une chance incroyable, le soir du concert se trouvait dans le public une bookeuse (Programmatrice d'artistes NDLR) et musicienne de Los Angeles qui a beaucoup aimé le concert. Elle est venue me voir à la fin et m'a proposé une tournée à Los Angeles (Etats-Unis NDLR) Je n'ai pas réfléchi, j'ai accepté, et elle m'a invitée à jouer là-bas, dans une salle et puis un jazz club et également à l'hôtel café qui est en plein Hollywood.  Donc vous êtes passée de Mirecourt, à Paris, et ensuite le grand voyage aux États-Unis. Un rêve en quelque sorte ! Oui ! Je m'en souviens encore, cela fait à peine deux ans, j'étais dans l'avion et je n'arrivais pas à y croire, c'était très grisant.  Et vous aviez combien de titres à jouer dans votre valise ? Une dizaine. La bookeuse avait tout organisé pour moi, elle avait choisi l'équipe de musiciens, donc je leur avais envoyé l'album au préalable, mais je ne les connaissais pas, je ne savais pas trop où je mettais les pieds. Et là, j'arrive en répétition et ils connaissaient les morceaux note pour note ! C'était impressionnant, j'essayais de pas le montrer, mais j'étais impressionnée ! Revenons sur Magic Place, ce premier album. D'abord, c'est quoi cette Magic Place dont vous parlez ?  Eh bien, cet endroit magique, je dirais qu'il est plutôt intérieur. C'est un endroit apaisant là où se réfugier. En tout cas, moi j'arrive à toucher cet état grâce à des albums qui m'ont fait beaucoup de bien. Donc j'avais ce cette ambition, ce désir d'essayer à mon tour de procurer se serait-ce qu'un dixième de ce que certains albums m'ont procuré chez l'auditeur.  Dites-nous, quels sont les albums qui vous ont mis dans un état émotionnel particulier ? Je pense surtout au « Circlesongs » de Bobby McFerrin, qui est un album que j'écoute plusieurs fois par semaine depuis des années. J'ai un truc très monomaniaque avec la musique que j'aime. Sting aussi a pu me procurer cet effet, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan évidemment. Donc voilà, je voulais faire un album apaisant.  Je lisais sur votre site, vous parliez de vos références, des artistes qui vous ont inspiré, donc on a Sarah Vaughan, Chick Correa, Ahmad Jamal, Bobby McFerrin. Qu'est-ce qui relie tous ces artistes pour vous ? L'émotion et ce que ça me procure corporellement, car chez moi, beaucoup de choses passent par le corps. Même quand j'écris. Et faire face à de telles références du jazz et de la musique ne vous paralyse pas ? J'essaye de pas rentrer dans la comparaison, même si c'est dur. Je pense au contraire que ces artistes me tirent vers le haut. Mais jamais je n'oserais me comparer, sinon j'arrêterais tout de suite.  Parlez-vous de vos musiciens. Comment avez-vous connu Vladimir Torres, le contrebassiste, et Karim Blal le pianiste ? Vladimir, je l'ai rencontré à Paris, il est basé à Besançon. Mais c'est à Paris qu'on s'est rencontrés et je suis allée le voir en concert. Il m'a impressionnée. Puis, à l'issue du concert, on est allé boire un café, puis on s'est dit qu'il fallait que l'on fasse quelque chose ensemble parce qu'il aimait bien ce que je proposais initialement. Quant à Karim, je l'ai rencontré Karim dans une jam ( une session de musique NDLR) et c'est pareil, j'ai beaucoup aimé son jeu , c'est d'ailleurs lui qui m'a fait rencontrer le batteur Tom Perron, c'est comme ça que nous avons formé le quartet. Il y a quand même une patte Audrey Pierre que l'on retrouve sur tout cet album. Comment cela se passe avec les musiciens? Vous dirigez tout ? Vous leur laissez beaucoup de liberté ? Ça dépend vraiment des morceaux, il y a des morceaux plus écrits que d'autres. Mais en général, j'aime laisser une grande place aux musiciens, cela permet de garder une certaine fraîcheur et faire aussi que tous nos concerts ne se ressemblent pas. On parle beaucoup du « revival » du jazz, que ce soit en Angleterre, en Europe ou aux Etats-Unis, êtes-vous connectée avec cette génération montante ? J'essaie de suivre au maximum ce qui sort actuellement et ce qui me passionne. Et c'est vrai, que le jazz est quand même une musique en constante évolution, en constante réinvention. Ce qui me plait c'est de l'ouvrir à l'hybridation avec d'autres styles de musique. Sur mon prochain album, il y aura sans doute un rappeur londonien. Je suis ouverte à d'autres collaborations plus pop ou rap ou rap.

    La pièce «Chiens», de Lorraine de Sagazan, dévoile la violence du monde du porno

    Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 6:05


    Dans sa dernière pièce au théâtre des Bouffes du Nord, Lorraine de Sagazan nous plonge dans la violence de l'industrie de la pornographie. Elle part de l'affaire French Bukake, une plateforme qui diffuse des vidéos pornographiques, dont les responsables sont accusés d'avoir recruté des femmes vulnérables pour des tournages sans consentement réel. Chiens, le titre de la pièce, fait référence à la meute masculine exploitant le corps féminin. La pièce, fait rare au théâtre, est interdite aux moins de 16 ans en raison de descriptions de violences sexuelles. À lire aussi«Léviathan»: quand le théâtre convoque la justice sur scène

    Avec «Le Marsupilami», Philippe Lacheau réussit une comédie d'aventures

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:30


    Le Marsupilami est de retour ! Le Marsupilami, c'est cet animal imaginaire créé par l'auteur de bande dessinée Franquin, un marsupial jaune et noir à la longue queue préhensile et qui vit en Amérique du Sud dans un pays lui aussi fictif, la Palombie. Après une première adaptation au cinéma qui connut un grand succès (plus de 5 millions de spectateurs), en 2012, ce personnage est de nouveau le héros d'un film qui vient de sortir mercredi 4 février sur les écrans français.  À reécouter aussi«Sur la piste du Marsupilami», un film d'aventure souvent hilarant

    Marcos Caramés-Blanco, metteur en scène de la pièce «Ce qui m'a pris»

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 5:31


    Marcos Caramés-Blanco et Orane Lemâle dévoilent leur dernière création, Ce qui m'a pris, le portrait d'une jeune trentenaire, animatrice périscolaire en grande détresse existentielle. Un seul-en-scène vertigineux de quasiment deux heures où le personnage incarné par la comédienne Fanny Brulé-Kopp traverse rêves hallucinatoires, espoirs et obsessions étranges, le tout dans un isolement extrême : une véritable descente aux enfers contemporaine. Marcos Caramès-Blanco nous dévoile la genèse de cette pièce. À écouter dans Le Reportage cultureLa «Cendrillon» de Pauline Viardot envoûte les scènes françaises

    François Bégaudeau, auteur de «Désertion»: «La vie, c'est toujours un peu: tout ça pour ça»

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 3:33


    Qu'est-ce qui conduit deux jeunes hommes à quitter la Normandie qu'ils ont toujours connue pour combattre aux côtés des Kurdes en Syrie ? C'est sur cette question que se penche le dernier roman de François Bégaudeau, Désertion, publié aux éditions Verticales. Sur trois décennies, l'auteur suit deux frères issus de la classe moyenne, Steve et Mickaël, dont le parcours a priori sans grandes histoires finit par les mener au Rojava. RFI : Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire sur ces deux frères qui partent tous les deux en Syrie, combattre avec les Kurdes ? François Bégaudeau : Ce sont des rencontres que j'ai pu faire, de gens qui sont partis en Syrie et notamment du côté des Kurdes. Parmi eux, il y avait des jeunes gens qui ressemblaient un peu à ceux qui allaient devenir mes personnages, Steve et Mickaël, et notamment à Steve. De fil en aiguille, plus je les écoutais, plus je me disais que ça ferait un matériau romanesque excellent.   Le roman s'appelle Désertion. Cela peut être la désertion de là d'où ils viennent ; ça peut aussi être la désertion du terrain qu'ils finissent par quitter. De quelle désertion parle-t-on ? Je voulais que le titre soit très ouvert : chacun le rêvera comme il le voudra. Mais j'avais quand même dans l'idée de faire signe vers ce qu'on a appelé la désertion, récemment, de jeunes gens notamment qui désertent un peu les places économiques qui leur étaient promises pour essayer d'avoir une vie qu'ils vont juger plus équitable, plus vertueuse. Dans le cas de mes deux personnages, ils ne sont pas aussi politisés que ça, mais je pense qu'il y a chez eux, au bas mot, une sorte d'insatisfaction par rapport à la vie qui leur est offerte dans ce petit département de la France moyenne. Donc, il y a un appel d'air, et à la moindre occasion, en quelque sorte, ils vont prendre le large.   C'est un livre qui, finalement, parle beaucoup de quête de sens. Mais il y a beaucoup de façons de trouver du sens aujourd'hui : le combat politique, écologiste, féministe. Pourquoi se tournent-ils vers ce sens-là ?  Dans la vie, on est toujours un peu déterminé. On peut avoir un tronc commun, qui serait cette espèce d'aspiration à vivre autrement. Et puis après, on fait avec ce qui se présente. Et Steve et Mickaël vivent dans un milieu où ces propositions politiques-là n'existent pas. Donc ils font avec ce qu'ils ont trouvé. Et ce qu'ils ont trouvé, c'est plutôt partir à la guerre. La question du milieu social est très présente dans le livre. Est-ce l'histoire de deux jeunes qui partent en Syrie, ou est-ce plutôt l'histoire d'une classe sociale ? J'essaie toujours de maintenir une sorte de singularité à mes personnages, de faire en sorte que le personnage ne ressemble à personne d'autre et qu'il ne soit pas complètement un sociotype ou un archétype.  Ceci dit, quand on regarde sérieusement la réalité des choses, on croise immédiatement des contextes sociaux qui sont quand même partie prenante de l'évolution d'un personnage. Donc moi, j'essaie d'être un peu précis sur le contexte dans lequel ils évoluent. Mais quand j'écris ce livre, j'essaie tout de même de m'affranchir des explications un peu trop faciles et de restituer la complexité d'un parcours. Sur 100 gamins qui auraient 18 ans dans le même contexte social que Steve, un seul part en Syrie. Cela veut bien dire qu'il y a un impondérable. C'est peut-être psychologique, peut-être le rapport aux parents, des circonstances peut-être... Steve, par exemple, est harcelé à l'école. Cela entraîne une déscolarisation, puis un fait de délinquance qui va le marginaliser. Et de fil en aiguille, on se retrouve à 3 000 bornes de chez soi.   Donc, avec le déterminisme, il faut toujours être très précautionneux. Il faut toujours restituer la complexité des déterminations.  À la fin du livre, Steve revient. Et on se dit que, finalement, il est revenu à ce qu'il était depuis le début, là où il était depuis le début, à quelques centaines de kilomètres près. Tout ça pour ça ? La vie, c'est toujours un peu : tout ça pour ça. La vie est totalement exaltante, c'est un cadeau au quotidien. Et en même temps... une vie se passe et, à la fin, qu'est-ce qu'on en a appris ? Il y a toujours un peu cette hypothèse — un peu pessimiste sans doute — qu'on n'apprend jamais rien de rien. Vous avez beau aller à 3 000 bornes, vous vous retrouvez presque dans le centre névralgique de la planète des années 2010. Au bout du compte, tout cela passe comme une espèce de tourbillon, une espèce de tempête à laquelle vous ne comprenez pas grand-chose.  Et qu'est-ce que vous en tirez comme enseignement ? Pas grand-chose, si ce n'est qu'en fait, vous revenez un peu au statu quo.   C'est difficile de rester enthousiasmé par les surprises de la vie, si c'est toujours « tout ça pour ça »... Comment ne pas devenir cynique ? J'ai ce sentiment que, la vie prise dans ses grandes lignes, ma foi, il n'y a pas grand-chose à en espérer. Mais c'est dans le détail que la vie est extraordinaire et très inventive. Moi, c'est ma joie de romancier que d'essayer de rendre compte de la bizarrerie, parfois très savoureuse, du vivant. La vie est un motif d'étonnement, de sourire aussi. Même quand elle est tragique, elle ne va pas sans drôlerie.   Sur la forme, ce qui est frappant dans ce livre, c'est qu'il n'y a pas de chapitres, très peu de sauts de lignes, pas de lignes de dialogue séparées. Tout est dans une forme de continuité. Est-ce que c'était pour souligner le fait que, dans le parcours de ces deux frères, il n'y a précisément pas de rupture franche qui les décide à partir ? Dans mes romans, j'essaie d'aller toujours plus vers cette idée de « faire pénétrer tout dans tout. » Au départ, je m'astreignais à des organisations de la page et du récit, chapitrages, sauts de lignes. Mais peu à peu, il m'est apparu que ça ne correspondait pas au continuum de la vie. Les choses s'emmêlent, s'imbriquent, s'encastrent. Dans le travail du romancier, les phrases se succèdent. Or, il faudrait essayer de rendre compte, au contraire, d'une sorte de simultanéité de tout. C'est comme ça que je m'en sors.  Dans le cas d'espèce de Steve et Mickaël, la dramaturgie qui consiste à dire « et ce jour-là, il décida que », cette phrase est fausse. Le départ de Steve, ce n'est pas du jour au lendemain. C'est toute sa vie qui vient se déposer dans ce départ. Il y a tout un système, un entrelacs d'événements, qui s'enroulent les uns dans les autres pour produire ce départ. Donc il m'a semblé que cette mise en page-là était la plus juste.   Pour finir, François Bégaudeau, est-ce que, vous, vous avez déserté quelque chose ?   C'est compliqué de déserter. Je suis très intéressé par toutes les trajectoires de vie qui, précisément, essaient de s'émanciper d'un certain nombre de modèles sociaux ou de modèles de vie. Moi, dans mon cas, déserter, cela voudrait dire continuer à écrire des livres, mais en étant de moins en moins tributaire de la chaîne économique dans laquelle je me trouve. Trouver un modèle économique qui me permette de ne plus avoir à composer avec un certain nombre de choses, de faire exactement ce que je veux comme écrivain. Pour moi, c'est tendanciel, la désertion. C'est un point à l'horizon vers lequel on tend.   À lire aussi«Les Cailles en automne», un roman inédit de Naguib Mahfouz, le «Balzac arabe» 

    «Willy Protagoras enfermé dans les toilettes», la folie réjouissante du théâtre de Wajdi Mouawad

    Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 4:14


    Willy Protagoras enfermé dans les toilettes est une pièce de jeunesse de Wajdi Mouawad. Il l'a écrite à l'âge de 19 ans dans son pays d'origine, le Liban, alors en proie à la guerre civile. Dans cette pièce, Willy est un jeune garçon en rébellion contre sa famille et la société. L'écriture parfois naïve recèle toutefois les promesses du grand dramaturge que deviendra l'auteur. Cette pièce verte et très touchante est celle qu'il met en scène pour faire ses adieux au Théâtre national de la Colline qu'il a dirigé durant plus de dix ans. Micha Lescot, au corps longiligne comme une liane, incarne très bien le jeune homme rebelle malgré ses 50 ans. À lire aussiLiban: annulation d'une pièce du dramaturge Wajdi Mouawad, accusé de «normalisation» avec Israël

    Cinéma: «Les âmes bossales», plongée dans la mémoire insurgée d'Haïti

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 3:27


    Le cinéaste engagé François Perlier, dont le nouveau film, Les âmes bossales, sort ce mercredi 4 février 2026, plonge au cœur de la résistance haïtienne. Il y donne la parole à ceux que l'histoire a souvent ignorés : les descendants des Bossales, ces esclaves africains qui, par leur révolte, ont façonné l'identité d'Haïti. 

    Cinéma: «La vie après Siham», filmer pour retenir ceux qu'on aime

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 3:35


    L'invité culture de ce 30 janvier 2026 est le cinéaste Namir Abdel Messeeh, qui a fait de sa propre histoire un terrain de cinéma. Dans son nouveau film, La vie après Siham, Namir Abdel Messeeh part d'un deuil intime, la disparition de sa mère Siham, en 2015, pour revenir sur l'histoire de sa famille. C'est un film traversé par l'Égypte, la famille, le mélodrame et une question simple mais vertigineuse : que peut le cinéma face à la perte ? À lire aussiCannes 2025: le Franco-Egyptien Namir Abdel Messeeh évoque le deuil dans «La vie après Siham»

    La metteuse en scène Gabrielle Chalmont-Cavache pour sa pièce «Doué.e.s»

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 3:34


    Que faire quand on se sent moins intelligent que les autres ? Quand on a l'impression d'être la personne la plus perdue d'un groupe, quand on a adoré une œuvre que personne n'apprécie, ou que l'on ignore une actualité mondiale visiblement connue de tous ? Ce complexe d'infériorité intellectuelle est au cœur de la pièce Doué.e.s : une comédie à la croisée des sciences sociales, des sciences cognitives et de la pop culture. Tournée de la pièce :  31 janvier 2026 - La Ferme Corsange, Bailly-Romainvilliers (77) 21 mai 2026 - La Canopée, Ruffec (16) 6 juin 2026 - Le Bruit des Printemps, Montlieu-la-Garde (17)   À écouter dans Priorité santéLe vrai du faux sur votre cerveau 

    Aïssa Maïga, pasteure évangélique dans le film «Promis le ciel»

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 6:12


    Marie, Naney et Jolie vivent en Tunisie dans la peur d'être stigmatisées ou expulsées. Elles viennent du Sénégal ou de Côte d'Ivoire et se retrouvent dans une communauté évangélique à Tunis. Ce sont les personnages du film Promis le ciel, de la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehiri. Dans ce film qui sort en salles ce mercredi 28 janvier en France après avoir été projeté en sélection officielle au dernier festival de Cannes, Aïssa Maïga incarne Marie, une pasteure évangélique.    À écouterAïssa Maïga, Erige Sehiri et Deborah Lobe Naney présentent «Promis le ciel»

    «La radicalisation est partout». Ivo Van Hove réduit «Hamlet» à un contexte politique sans convaincre.

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:56


    Deux théâtres nationaux se serrent les coudes pour présenter une nouvelle création de « Hamlet » de Shakespeare. Le Belge Ivo Van Hove, fort de la troupe de la Comédie-Française, nous présente son ‬ «Hamlet » à l'Odéon dans une version réduite et une nouvelle traduction de Frédéric Boyer. Ivo Van Hove est l'un des metteurs en scène occidentaux les plus occupés. Près de 140 spectacles en quatre décennies dans les scènes et les festivals les plus prestigieux comme celui d'Avignon. Le ‬« Hamlet » qu'il nous propose, version allégée au niveau du texte, jouit toutefois d'une production lourde : vidéo, scénographie, lumière, danse, chant... Il explique ses intentions.    À lire aussiIvo Van Hove réunit Electre et Oreste à la Comédie-Française

    «Grottesco» ou les architectures imaginaires d'Eva Jospin exposées au Grand Palais

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 3:34


    À Rome, on raconte qu'un jeune habitant est tombé par hasard dans une cavité oubliée et y a découvert des fresques splendides : il s'agissait des vestiges de la villa de l'empereur Néron. L'artiste Eva Jospin s'est inspirée de cette légende pour son exposition « Grottesco », qui se tient jusqu'au 15 mars au Grand Palais. Elle a conçu un parcours foisonnant de forêts, de grottes et d'architectures imaginaires dans différents matériaux. L'exposition « Grottesco » est à voir jusqu'au 15 mars 2026 au Grand Palais. À lire aussiJO 2024: le Grand Palais renoue avec sa première jeunesse 

    Florence Dupré la Tour raconte son rapport douloureux à l'argent dans «Jeune et fauchée»

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 3:19


    L'argent n'a pas d'odeur, dit-on, mais le manque d'argent peut avoir un goût bien amer. L'autrice de bande dessinée Florence Dupré la Tour en a fait l'expérience douloureuse au sortir de l'adolescence et pendant plusieurs années ensuite comme jeune adulte. Elle le raconte dans une bande dessinée publiée chez Dargaud et intitulée Jeune et fauchée. En parallèle, la dessinatrice de 47 ans publie Les moribonds chez Casterman, une fable pop et vampirique.

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