Podcasts about sauf

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La Boite de Chocolat

insta : laboite2chocolat ou la_boitedechocolatPour ce 37 eme épisode on va parler de Hantise Alors Hantise ça parle de quoi ?Et bien c'est l'histoire d'un psy réunit trois inconnus dans un château maudit pour une “expérience scientifique”. Déjà, quand ton protocole de recherche commence par “entrez dans cette maison qui mange des âmes”, tu sens que le comité d'éthique a pris sa journée. Ensuite, l'héroïne, et franchement faut voir la gueule de l'héroïne bordel !Je ne sais pas si autour de vous vous avez une collègue / amie / connaissance / poubelle de table qui manque cruellement de charisme, bah dites vous qu'elle a surement un flow de malade à coté de Nel, le personnage principal. Donc notre brave Nel, elle va passer une heure quarante à suivre des voix, ouvrir des portes interdites et prendre les pires décisions imaginables. La maison est possédée, les fantômes sont en roue libre, le mec qui s'occupe du son dans le film s'est dit que même ton grand père sans son sonotone devait être capable d'entendre les bruits de la maison, les statues ont plus de charisme que la moitié du casting… et à la fin, tout le monde trouve enfin la paix. Sauf ton cerveau, qui essaie encore de comprendre pourquoi personne n'a simplement fait demi-tour au bout de cinq minutesPour parler de ce navet on retrouve Thomas, Charlie, Mia et Pépinot.N'hésitez pas d'ailleurs à nous LAISSER DES COMMENTAIRES ET AUSSI DES BONNES ETOILES (déjà parce qu'on est des gens cool), et puis aussi suggérez nous des films, on les fera avec plaisir.VOUS ETES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX, SOYEZ DE MOINS EN MOINS TIMIDE voici notre mail pour toutes suggestions / propositions de films : laboitedechocolatmail@gmail.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

la Voix des Mots, podcast écriture, édition & bien-être
Arrêter de militer contre les gens qu'on prétend défendre

la Voix des Mots, podcast écriture, édition & bien-être

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 20:11


Invité Afrique
Lénacapavir contre le VIH: «Une injection peut protéger pendant six mois»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:52


Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer.    RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.

Le Brief
Iran-USA: accord ou pas accord? | 30% d'entreprises en plus en 3 mois | ING et Rabobank lorgnent Belfius

Le Brief

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 13:23


Les banques néerlandaises Rabobank et ING envisagent déjà d'entrer au capital de Belfius quand le gouvernement lancera la privatisation de 20% de la banque publique belge. Les Wallons sont de plus en plus nombreux à se lancer comme entrepreneurs. Sur les trois premiers mois de 2026, les créations d'entreprises ont augmenté de presque 30%. La tendance semble déjà se poursuivre au deuxième trimestre; ce statut n'effraie pas les plus jeunes. Y a-t-il ou n'y a-t-il pas d'accord en vue entre les États-Unis et l'Iran? Le président américain Donald Trump annonçait un protocole d'accord hier soir. Et en conférence de presse, il a même évoqué une signature dès ce weekend en Europe. Sauf que, côté iranien, on est beaucoup moins catégorique. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Sport et nutrition naturelle — Bien manger pour mieux Bouger
Pourquoi votre salade « healthy » ne vous nourrit pas et comment la rééquilibrer en 5 minutes (Ep 187)

Sport et nutrition naturelle — Bien manger pour mieux Bouger

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 37:46


Il fait chaud, vous vous préparez une grande et belle salade pleine de couleurs, et vous avez le sentiment d'avoir fait les choses parfaitement. Sauf qu'à 16 h, vous tournez déjà autour du placard. Cette salade « healthy » qui ne rassasie pas, c'est ce que j'appelle la salade-piège : généreuse en légumes, souvent chargée en glucides… et presque toujours pauvre en protéines. Dans cet épisode, je vous donne une méthode simple pour transformer n'importe quelle salade en vrai repas, un repas qui tient jusqu'au suivant et qui soutient vos entraînements.Composez vos salades en quelques secondes avec l'assistant Salade Express : https://go.soulier.xyz/saladesnLiens complémentaires :Gratuit : Le kit Reboot pour retrouver la forme et l'énergie avec la méthode SAMi et des outils : https://sn.soulier.xyz/kitLe Protocole Perte de Gras : https://go.soulier.xyz/protocolesnLa Stratégie FlowFit pour bouger et plus et prendre du muscle (tarif de lancement spécial) : https://go.soulier.xyz/flowfitsnTous les liens complémentaires et anciens épisodes : https://sn.soulier.xyz/187Rejoindre le Hamsters Running Club : https://sn.soulier.xyz/hrcL'été, on se tourne naturellement vers les salades : fraîcheur, légumes de saison, format pique-nique. Le problème, c'est qu'à force d'empiler les légumes et d'ajouter des pâtes ou du riz, on obtient des assiettes magnifiques mais déséquilibrées, où le grand absent est toujours le même : la protéine. Résultat, une salade peu rassasiante, des fringales l'après-midi, et une récupération sportive qui ne suit pas.Je vous partage ce que je teste au quotidien et ce que disent les études. On verra pourquoi la protéine est le nutriment qui construit ET qui rassasie. Et quel repère viser réellement sur un repas-salade en dépassant l'idée reçue du « 20 grammes maximum », qui ne s'applique pas à un repas mixte. Bonne surprise au passage : vos pâtes et votre riz refroidis ne sont pas vos ennemis. En refroidissant, ils forment de l'amidon résistant, qui nourrit votre microbiote. Le piège glucidique peut donc devenir un atout, à condition d'équilibrer le reste.Vous repartirez avec une approche concrète et souple : cibler votre besoin du jour, sécuriser vos protéines, et composer en mode « mix and match » sans rien peser. Je vous montre aussi mes astuces perso pour monter les protéines sans y penser, et l'outil que j'utilise pour ne plus jamais sécher devant le frigo.Dans cet épisode :Pourquoi votre salade « healthy » ne vous rassasie pas jusqu'au repas suivant ?Comment repérer le déséquilibre caché des salades de pâtes et de riz ?Pourquoi la protéine est le nutriment le plus rassasiant — et quel repère viser par repas ?Faut-il vraiment se limiter à 20 grammes de protéines par repas ?Pourquoi vos féculents refroidis nourrissent mieux votre microbiote ?Comment construire une salade-repas complète en mode « mix and match » ?Quelles sont mes astuces pour augmenter les protéines sans y penser ?Je vous donne même la recette de la salade signature de Tibo InShapeNouveau : Le protocole Perte de Gras 2025 ❤️ Me suivre Tous les liens sont ici

Julia Donne le Ton
#159 Delphine Plisson - La femme qui ne s'arrête jamais

Julia Donne le Ton

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 29:41


Elle a passé 20 ans dans la mode. Agnès b., Yves Saint Laurent, Directrice Générale de Claudie Pierlot. Un CV en béton, une carrière au sommet.Et puis, à 40 ans, elle a tout lâché pour vendre des cornichons.Pas n'importe lesquels. Les meilleurs. Parce que Delphine Plisson ne fait rien à moitié.En 2015, elle ouvre Maison Plisson boulevard Beaumarchais — une halle culinaire, 750 artisans référencés, 160 salariés, plusieurs adresses à Paris. Un endroit qui devient en quelques années l'une des tables de référence de la capitale. Une réussite folle.Puis le Covid arrive. Et tout s'effondre.Redressement judiciaire, plan de cession, liquidation. Elle perd ce qu'elle a mis dix ans à construire.Sauf qu'avec Delphine Plisson, la chute n'est jamais le dernier mot.Aujourd'hui elle est consultante, elle a écrit son premier roman "Laiisse aller c'est une valse", et elle lance aujourd'hui, le 11 juin 2026, 20 ans plus tard — un média entièrement dédié à la ménopause. Parce qu'elle estime que ce sujet mérite mieux que le silence ou la condescendance médicale.Une femme qui réinvente sa vie. Encore.Delphine Plisson, bienvenue dans Julia donne le ton.https://www.instagram.com/thisisdelphineplisson/https://www.instagram.com/20ansplustard/Production Blabla StudioHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Thune
Oseille et préjugés : la revanche sociale de Brahim

Thune

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 53:22


“Travaille bien à l'école, file droit, et tu auras un bon métier, un bon salaire, une bonne vie.”On a toutes et tous grandi avec cette promesse. Ça s'appelle la méritocratie, et c'est un rêve auquel on aimerait beaucoup croire.Sauf que dans la vraie vie, quand on s'appelle Brahim, qu'on grandit en cité, avec une mère femme de ménage, on comprend vite que l'ascenseur social ne monte pas pour tout le monde à la même vitesse. Alors Brahim choisit une autre voie : partir, loin. Construire sa réussite ailleurs, à Dubaï, aux Émirats arabes unis.Là-bas, il gagne de l'argent, beaucoup. Puis il revient en France avec sa femme et ses enfants. Mais une fois la réussite financière acquise, une autre épreuve commence : trouver sa place dans des sphères bourgeoises où l'argent ne suffit pas toujours à être légitime.Brahim raconte la pauvreté, l'exil, le travail, les signes extérieurs de réussite, le bling, la famille, les codes sociaux, l'intégration ici et ailleurs. Et cette revanche très particulière : celle de gagner beaucoup quand on a grandi avec peu.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Comment OpenAI devient un assistant à la recherche en Maths

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 3:03


Aujourd'hui, on ne va pas parler de génération de texte ou de simples résumés de réunions, mais d'une véritable rupture fondamentale dans le monde des mathématiques.Une intelligence artificielle interne d'OpenAI vient en effet de réfuter une hypothèse mathématique historique, vieille de près de 80 ans.Un problème vieux de 1946Concrètement, le problème géométrique dit des distances unitaires dans le plan a été formulé en 1946 par le célèbre mathématicien hongrois Paul Erdős.La question semble basique. Si l'on place un nombre infini de points sur un plan, combien de paires de ces points peuvent être distantes d'exactement la même longueur.Jusqu'ici, la communauté scientifique s'accordait sur une approche suggérant que ce nombre augmentait de manière linéaire.Sauf qu'un modèle d'OpenAI vient d'invalider cette piste en introduisant une nouvelle démonstration issue de la théorie algébrique des nombres.Bref, l'IA franchit un cap décisif. Elle ne se limite plus à compiler des données connues, elle devient capable de déceler les failles dans des raisonnements humains considérés comme fiables.Mais attention, le véritable coup de force réside dans la nature même de l'outil employé.Une IA généralisteOpenAI a souligné que ce modèle n'est absolument pas une machine experte spécialisée dans les mathématiques.Il s'agit d'un système généraliste, conçu pour exceller dans le raisonnement.C'est un séisme car historiquement, s'attaquer à un problème scientifique de niche nécessitait d'entraîner une IA sur mesure, ce qui engloutissait des budgets très conséquents.Aujourd'hui, ces modèles de fondation prouvent qu'ils peuvent adresser des défis de recherche fondamentale sans apprentissage ultra-spécialisé en amont.Mais il faut tout de même garder la tête froide.Le communiqué scientifique précise que le problème d'Erdős n'est pas encore entièrement résolu à ce stade.Un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateurL'algorithme a simplement démontré qu'un certain taux de croissance reste supérieur à zéro.Mais des experts indépendants ont validé cette preuve et parlent d'un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateur.Surtout, il convient de considérer désormais l'intelligence artificielle comme un copilote de laboratoire. Elle ne livrera pas forcément le produit fini clef en main, mais elle écartera rapidement les hypothèses de travail erronées.De quoi faire gagner des mois de recherche à vos ingénieurs en identifiant de nouvelles voies de recherche.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Penser les luttes
S06E03 - L'argent "caché" de l'extrême-droite : comment ils tentent d'acheter les associations

Penser les luttes

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 52:45


L'extrême-droite ne se contente pas de lorgner sur les médias. Elle s'intéresse aussi beaucoup aux associations. Il y a trois ans, M Bernard Arnault avait ainsi offert 3 millions d'euros aux restos de cœur. Généreux, hein ? Surtout de la part d'un milliardaire qui a l'habitude des plans de suppression d'emploi dans les entreprises qu'il rachète. Mais si vous connaissez Bolloré, vous connaissez peut-être moins son homologue, Pierre-Édouard Stérin. Les largesses financières dont il fait bénéficier des associations, à travers le Fond du bien commun, est un projet politique. Une France blanche, où les femmes sont des ventres fertiles qui restent bien sagement à la maison, et rêvent à la rigueur d'aller s'encanailler au Puy-du-Fou. Bref, son projet est une France catholique et d'extrême-droite. Pourquoi Pierre-Édouard Stérin finance-t-il des associations pour servir son ambition politique ? Aujourd'hui, les associations s'occupent de bien des choses que le service public a délaissé : elles agissent dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la famille, du soutien aux victimes de violence, du sport... bref, tout ce qui touche à nos vies quotidiennes, à nos intimités, à nos loisirs, à nos activités culturelles. C'est donc un puissant levier d'influence directement au contact de publics que le milliardaire veut toucher.Pierre-Édouard Stérin profite aussi d'une situation : le financement public aux associations se réduit comme peau de chagrin. Certaines structures ont donc cessé de se boucher le nez pour aller chercher l'argent du milliardaire d'extrême-droite, pensant que cela ne se saurait pas. Sauf que les enquêtes se multiplient, et soulèvent une question : doit-on s'inquiéter aujourd'hui d'une emprise de l'extrême-droite sur le secteur associatif ?  Invitées :Elsa Sabado, journaliste d'investigation indépendante, en 2023 déjà une enquête pour Alter Eco sur ces assos qui ne veulent pas devenir des entreprises comme les autresAnnabelle Martela, journaliste d'investigation indépendante, membre du collectif Hors cadre.Marianne Langlet, collectif des associations citoyennes, Coordinatrice de l'Observatoire citoyen de la marchandisation des associations, et anciennement journaliste.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matinales
Denis Jeambar pour son livre « L'Ombre d'une trahison » Et le Juge Eric Halphen pour son livre « Un sort enviable »

Les matinales

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026


ESSENTIEL, le rendez-vous culture présenté par Sandrine Sebbane. Elle reçoit Denis Jeambar pour son livre « L'Ombre d'une trahison » aux éditions Calmann-Levy Et le Juge Eric Halphen pour son livre « Un sort enviable » aux éditions Rivages/Noir À propos du livre : « L'Ombre d'une trahison  » paru aux éditions Calmann-Levy « Sa conscience serait l'unique témoin du déballage qu'il allait entreprendre et la seule comptable d'un bilan qu'il n'avait jusqu'alors cessé de repousser ou de falsifier. » Par un bel après-midi d'automne, Tom se rend compte qu'il n'a plus peur de la mort. Pourtant, à soixante-treize ans, l'échéance approche. Et il a presque toujours vécu dans l'angoisse depuis qu'il a réchappé, adolescent, à l'attentat qui a tué ses parents, de grands résistants devenus de fervents défenseurs d'Israël. Tom Germetz a bien des secrets. Il a passé quarante ans de sa vie à enquêter sur ces assassinats, sacrifiant presque tout à sa volonté de savoir, sauf l'amour qui le lie à sa femme. Face à la baie vitrée de son luxueux appartement parisien, Tom revisite son passé familial et les questions affluent. L'instinct de survie peut-il tout justifier ? Quelle trahison condamne irrémédiablement un homme ? Peut-on pardonner à ses parents ? Au soir de son existence, il ne lui reste que peu de temps pour faire les comptes. À propos du livre : « Un sort enviable » paru aux éditions Rivages/Noir Julien Klein aurait pu mener une vie tranquille et, somme toute, réussie. Marié à Mathilde, psychologue reconnue, père de deux fils, Jonathan qui se passionne pour les sciences économiques et sociales, et Arthur, brillant joueur d'échecs, il pourrait même faire envie. Sauf qu'Arthur souffre d'une forme rare d'autisme qui handicape ses rapports aux autres et que bientôt, Mathilde va se séparer de lui. Lorsque Arthur quitte la maison du jour au lendemain et sans explication, c'est le coup de grâce. Mais pour Julien, la dérive ne fait que s'aggraver ; il comprend qu'elle avait commencé il y a bien longtemps, quand il avait appris fortuitement à l'adolescence qu'il était juif...

Radio Monaco - Feel Good
Et si ralentir était le meilleur moyen d'avancer plus vite ?

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:58


On s'imagine souvent que ralentir est synonyme de perte de temps ou de retard. Pourtant, c'est l'un des paradoxes les plus puissants de notre époque : face à la fatigue intérieure ou à la perte de sens, notre premier réflexe est presque toujours d'accélérer. On cherche à optimiser, à mieux s'organiser, à cocher nos listes encore plus vite. Sauf que continuer à courir quand on est dans le brouillard, c'est simplement risquer de foncer dans la mauvaise direction, à toute vitesse.À force d'enchaîner les journées en mode pilote automatique, l'agenda se remplit mais l'esprit se disperse. On ressent un flou permanent, cette impression désagréable d'être déconnecté de soi, de fonctionner « à côté » de sa propre vie. C'est précisément à ce moment-là qu'il faut oser lever le pied. Ralentir, ce n'est pas abandonner ses ambitions ni devenir improductif. C'est simplement s'accorder le droit de faire un pas de côté pour laisser la clarté revenir. Le réalignement ne se fait pas dans le bruit et la vitesse ; il s'opère lorsque l'on s'autorise à écouter ce que le corps et les émotions essaient de nous dire.Vous allez me dire : « Facile à dire, mais j'ai des échéances, un travail, des enfants à aller chercher ! ». C'est vrai, les obligations du quotidien ne vont pas s'évaporer. Mais ralentir n'exige pas de partir un mois sur une île déserte. Cela commence par des micro-pauses accessibles : s'arrêter trois minutes dans sa journée pour prendre trois respirations amples, s'offrir un bol d'air pur entre deux réunions, couper les écrans pendant soixante secondes ou simplement lever les yeux pour observer la forme des nuages. Ce n'est jamais le mouvement qui pose problème, c'est le mouvement sans conscience. En ralentissant un instant, vous ne perdez pas de temps, vous en gagnez en évitant de vous éparpiller. Parfois, s'arrêter une minute, c'est exactement ce qui permet de repartir dans la bonne direction.

Internet Exploreuses
S03E08 - Doit-on LUTTER pour manger ? Avec Nora Bouazzouni

Internet Exploreuses

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 116:48


Doit-on LUTTER pour manger ? Avec Nora Bouazzouni C'est bien connu : internet adore les chatons et la nourriture. Sauf que manger n'a jamais été un acte neutre, et que les réseaux sociaux ont politisé encore plus nos repas. Pourquoi s'alimenter est-il une compétition en ligne ? Qui a le droit de se mettre en scène en train de cuisiner ou de bouffer ? Quels plats et quelles cultures culinaires méritent la viralité ? Peut-on documenter nos assiettes sans faire le jeu des troubles du comportement alimentaire ? La relation entre le web et la nourriture est-elle fatalement toxique ? Et surtout, comment manger les riches ? Les Exploreuses se mettent à table avec Nora Bouazzouni, journaliste et autrice de “Violences en cuisine, une omerta à la française” (2025, Stock). Pour vous informer sur les Troubles des Conduites Alimentaires : https://www.journeemondialetca.fr/Chapitrage : (3:59) On explore le web de Nora(24:19) Toustes malades du foodporn ?(58:35) Comment manger les riches ?(1:28:50) Tournez Attalourné(1:39:27) On est mieux que des robots Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
PAS ENTENDU À LA RADIO - La suite de l'émission du lundi 8 juin 2026

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 26:38


En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : en 2013, Armel paie 4.853€ pour faire construire une terrasse par un artisan. Problème, l'artisan abandonne le chantier. Armel part donc en justice et gagne. L'artisan doit payer 6.350€. Mais depuis, plus de nouvelles de l'artisan qui semble avoir changé de région, mais nous pensons l'avoir retrouvé ! Sauf que l'histoire dure depuis si longtemps que le jugement serait aujourd'hui prescrit... Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Boite de Chocolat
Cliffhanger

La Boite de Chocolat

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 117:49


insta : laboite2chocolat ou la_boitedechocolatPour ce 36 eme épisode on va se taper d'un bon gros nanar comme on les aime mais qui pourtant a inspiré au moins 3 épisodes de la saga Mission impossible et The Dark Knight Rises, oui oui je suis sérieux en vous disant ça, ce film c'est Cliffhanger !Alors Cliffhanger ça raconte quoi ? Et bien c'est Gabe Walker, joué par Sylvester Stallone, qui est un secouriste de montagne qui traîne une culpabilité XXL après avoir raté un sauvetage. Pour oublier, il décide évidemment de… retourner en montagne. Parce que la thérapie, c'est surfait. Sauf qu'au lieu de tomber sur des randonneurs perdus, il récupère une bande de braqueurs qui ont fait planter leur avion avec des valises pleines de billets. Des mecs tellement organisés qu'ils transforment un casse en randonnée de l'enfer.S'ensuit une succession de scènes où Stallone escalade des falaises à mains nues, survit à des chutes qui pulvériseraient les lois de la physique, distribue des mandales avec la délicatesse d'un camion-benne et fait comprendre aux méchants qu'ils ont choisi le pire guide de montagne de l'histoire. Le chef des bandits, putain il est naze, il est joué par John Lithgow, il passe son temps à sourire comme un méchant de dessin animé convaincu que son plan est génial. Et alors Richard, la vache, on n'a jamais vu un sbir faire un si gros Burn out dans un film.En résumé, c'est Die Hard qui a décidé de partir faire de l'alpinisme après trois canettes de boisson énergisante. Un pur concentré de cinéma d'action des années 90 où la gravité est une simple suggestionPour parler de ce bon gros nanar on retrouve Thomas, Charlie et l'autre Thomas.N'hésitez pas d'ailleurs à nous LAISSER DES COMMENTAIRES ET AUSSI DES BONNES ETOILES (déjà parce qu'on est des gens cool), et puis aussi suggérez nous des films, on les fera avec plaisir.VOUS ETES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX, SOYEZ DE MOINS EN MOINS TIMIDE voici notre mail pour toutes suggestions / propositions de films : laboitedechocolatmail@gmail.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grand bien vous fasse !
"Aie confiance en toi, tout cœur vibre à cette corde de fer" : la philosophie d'Emerson

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 5:11


durée : 00:05:11 - Grand bien vous fasse ! - par : Thibaut de Saint Maurice - Cette formule sonne à première vue comme un post Instagram inspirant. Sauf que cette phrase, elle est de Ralph Waldo Emerson, un écrivain et philosophe américain du XIXe siècle, et qu'elle vient d'un texte de 1841 qui s'appelle « La confiance en soi ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Un Jour dans l'Histoire
La révolte des Natchez : quand les Amérindiens s'opposent aux colons de Louisiane

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 38:55


Nous sommes le 28 novembre 1729, à 300 km environ au nord-ouest de la Nouvelle-Orléans. Il est 9 heures du matin, lorsque des Natchez, des Amérindiens, rendent visite aux colons installés dans un fort, deux plantations de tabac et des habitations éparses à proximité de leurs villages surplombant le fleuve Mississippi. Depuis plusieurs années, la vie de voisinage est réglée par des gestes de convivialité qui sont reproduis ce matin-là. Sauf, que soudainement les Indiens attaquent les Français. Une heure plus tard, deux cents colons gisent à terre, scalpés ou la tête tranchée. D'autres sont capturés puis torturés. Une partie des femmes et des enfants, ainsi que tous les esclaves africains de l'établissement, sont épargnés. Cet assaut marque un tournant dans l'histoire de la Louisiane qui perd, ainsi, 10 à 15% de sa population européenne. Aux cours des deux années suivantes, les Natchez subiront de terribles représailles de la part des Français et de leurs alliés amérindiens. Dans une lettre, datée de janvier 1798, qu'il adresse au libraire parisien Buisson, François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, évoque le récit qu'il a consacré à cette histoire. Il écrit : « La catastrophe épouvantable qui termine l'ouvrage est partie historique, partie imaginée. Tout ceci est dans le goût des temps, où l'on ne veut que des scènes qui remuent et ébranlent fortement les âmes ». Quel sens donner à cet événement. Qu'est-ce qui constitue une nation ? Quels ont été les partages, car il y en a eu, entre autochtones et colons ? Comment interroger la violence colonial. Quelle est la place des Natchez dans la mémoire collective ? Invité : Gilles Havard, directeur de recherche au CNRS-France. « Les Natchez – Une histoire coloniale de la violence » aux éd. Tallandier/Flammarion sujets traités : révolte, Natchez, Amérindiens, colons, Louisiane, Mississippi, esclaves, François-René de Chateaubriand, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

investir.ch
Et le cinquième jour, le marché montait toujours – 3 juin 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 4:40


Cinquième record consécutif. S&P à 7’610, Dow à 51’308, Nasdaq à 27’094. Champagne, confettis, tout le monde est riche sur le papier. Sauf que — et c’est là où le film devient intéressant — pendant ces cinq jours de records historiques, la majorité des titres ont baissé. Cinq fois de suite. 55% à 60% des … Continued

Elo raconte sa life
160 - Je suis en crush sur mon collègue

Elo raconte sa life

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 39:42


J'ai commencé ma saison d'été en Suisse en me disant que j'allais faire plus d'efforts pour socialiser. J'ai plusieurs collègues hyper sympas dont un avec qui j'ai le même emploi du temps. On passe beaucoup de temps ensemble et je suis très contente qu'on s'entende bien. Il n'est pas forcément mon style de base mais les choses ont évolué et je ne m'attendais pas à ça. J'ai commencé à ressentir des choses pour lui et j'ai tout le temps envie de le voir. Je me suis fait à l'évidence : j'ai un crush sur lui. Sauf que Flo (mon ex) est censé venir et je suis totalement perdue avec cette situation. J'en ai parlé aux deux mais je continuais quand même à stresser, j'en ai parlé à mon psy et j'en suis venue à la conclusion qu'il fallait que j'annule. Je suis en train de digérer ce changement et cette information mais ça me convient de me concentrer sur mon collègue. On prend notre temps mais il est vraiment mimi. Il me fait beaucoup rire, il retient tous les petits détails, il rigole à mes blagues et on se charie beaucoup. La suite dans un prochain épisode ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Course Epique
Vincent Esmiol au MIUT : s'effondrer, revenir, gagner

Course Epique

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 69:20


Il est minuit à Porto Moniz. L'océan est juste là, en contrebas. Dans quelques secondes, neuf cents coureurs vont s'élancer pour traverser Madère de part en part. Parmi eux, Vincent Esmiol, vingt-neuf ans, paysagiste dans les Alpes. Il n'était pas censé être là.Vincent Esmiol, c'est une trajectoire qui n'était écrite nulle part. Deux bras cassés en 2018 lors d'une chute de VTT, une rééducation longue, et une paire de chaussures de running pour s'occuper. C'est comme ça que le trail est entré dans sa vie — par effraction. Six ans plus tard, il s'aligne au MIUT, le Madeira Island Ultra Trail, l'une des épreuves les plus exigeantes du circuit World Trail Majors. 110 kilomètres, 7 200 mètres de dénivelé, une traversée intégrale de l'île du nord-ouest au sud-est. Et une start list détonante : Gauthier Airiau, Aurélien Dunand-Pallaz, Tyler Green, entre autres.Sauf que ce dossard, il ne l'avait pas planifié. C'est un mail envoyé un peu vite, un programme initial chamboulé, et à peine vingt jours d'entraînement spécifique. Son coach le dit clairement : il n'est pas prêt pour ça. Vincent, lui, part quand même.Dans cet épisode, il raconte tout. Le départ à bloc — contre le plan, comme toujours. La descente aux enfers digestive vers le kilomètre quarante, quand les adversaires défilent et que la course semble perdue. Puis ces frontales entrevues dans la nuit des crêtes madériennes, ce déclencheur qui fait passer le cerveau de off à on. La remontée spectaculaire, le duel tendu avec Gauthier Airiau dans les derniers kilomètres, la souffrance qui ne lâche pas jusqu'à l'arrivée. Et la victoire — en 12h48 — qu'il qualifie lui-même de réconfortante. Un mot surprenant pour une performance aussi haute. Il explique pourquoi.On parle aussi de ses fondations — la régularité comme clé de progression en course à pied et en endurance, son rapport très direct à l'ambition, sa façon d'assumer ses objectifs à voix haute pour mieux les atteindre. Et de ce qu'il rêve encore : la Diag, l'UTMB, la Hardrock. Des courses dont il parle avec la même simplicité tranchante que sa devise : toujours croire en ses rêves.Un épisode pour ceux qui aiment les histoires vraies. Les victoires qui font mal. Et les coureurs qui ne savent pas courir autrement qu'à fond.

Epsiloon : Histoires de science
La famille ce n'est pas si cliché

Epsiloon : Histoires de science

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 1:38


L'aînée serait consciencieuse, le cadet rebelle et la benjamine originale... C'est terriblement tentant d'associer la place occupée par un enfant dans sa famille avec son caractère, sa sociabilité, et même sa future trajectoire de vie. Sauf que non ! Ces clichés sur la famille sont de plus en plus mise à mal par la recherche.L'article de Héloïse Rambert est à lire dans le numéro 51 d'Epsiloon, disponible chez tous vos marchands de presse et sur notre site epsiloon.comUnique Heritage Media Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cash Out - les coulisses des exits en musique
:120 Vendre sa boîte en actions, refuser le cash : le pari de Julie Huguet avec Coworkees

Cash Out - les coulisses des exits en musique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 125:04


Il y a des jours, dans une vie, où on se sent le roi du monde. Pour un entrepreneur, le jour où il vend sa boîte en fait partie. Sauf que ce sentiment-là passe très vite — parfois il ne vient même pas.Julie Huguet fonde Coworkees à Annecy, une plateforme qui met en relation entreprises et freelances. Deux ans et demi plus tard, en plein Covid, elle la vend au groupe coté Freelance.com pour 2,4 millions d'euros. Et elle fait un choix que personne ne comprend : tout en actions, pas en cash. Elle refuse même l'offre la plus élevée.Le plus dur n'a pas été l'acheteur. Le plus dur, ça a été d'aligner son board — et un fonds dont une garantie cachée désalignait totalement les intérêts. Pour sauver le deal, Julie redonnera une partie de ses propres actions.On raconte le pari risqué mais payant (l'action a doublé), le passage de 80 à près de 300 salariés, et l'après : le vide, deux deuils le même mois, la reconstruction. Aujourd'hui, Julie dirige la Mission French Tech, où elle lance une grande étude sur les exits de la tech française.À l'animation :Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlanche,Simon Jimenez, banquier privé chez Pictet.Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteurs de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs

Entreprendre dans la mode
[EXTRAIT] « L'IA, c'est une arme fatale — sauf pour le luxe » | Charles Georges-Picot (Publicis Luxe)

Entreprendre dans la mode

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 15:22


Course Epique
[EXTRAIT] Vincent Esmiol au MIUT : s'effondrer, revenir, gagner

Course Epique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:23


Il est minuit à Porto Moniz. L'océan est juste là, en contrebas. Dans quelques secondes, neuf cents coureurs vont s'élancer pour traverser Madère de part en part. Parmi eux, Vincent Esmiol, vingt-neuf ans, paysagiste dans les Alpes. Il n'était pas censé être là.Vincent Esmiol, c'est une trajectoire qui n'était écrite nulle part. Deux bras cassés en 2018 lors d'une chute de VTT, une rééducation longue, et une paire de chaussures de running pour s'occuper. C'est comme ça que le trail est entré dans sa vie — par effraction. Six ans plus tard, il s'aligne au MIUT, le Madeira Island Ultra Trail, l'une des épreuves les plus exigeantes du circuit World Trail Majors. 110 kilomètres, 7 200 mètres de dénivelé, une traversée intégrale de l'île du nord-ouest au sud-est. Et une start list détonante : Gauthier Airiau, Aurélien Dunand-Pallaz, Tyler Green, entre autres.Sauf que ce dossard, il ne l'avait pas planifié. C'est un mail envoyé un peu vite, un programme initial chamboulé, et à peine vingt jours d'entraînement spécifique. Son coach le dit clairement : il n'est pas prêt pour ça. Vincent, lui, part quand même.Dans cet épisode, il raconte tout. Le départ à bloc — contre le plan, comme toujours. La descente aux enfers digestive vers le kilomètre quarante, quand les adversaires défilent et que la course semble perdue. Puis ces frontales entrevues dans la nuit des crêtes madériennes, ce déclencheur qui fait passer le cerveau de off à on. La remontée spectaculaire, le duel tendu avec Gauthier Airiau dans les derniers kilomètres, la souffrance qui ne lâche pas jusqu'à l'arrivée. Et la victoire — en 12h48 — qu'il qualifie lui-même de réconfortante. Un mot surprenant pour une performance aussi haute. Il explique pourquoi.On parle aussi de ses fondations — la régularité comme clé de progression en course à pied et en endurance, son rapport très direct à l'ambition, sa façon d'assumer ses objectifs à voix haute pour mieux les atteindre. Et de ce qu'il rêve encore : la Diag, l'UTMB, la Hardrock. Des courses dont il parle avec la même simplicité tranchante que sa devise : toujours croire en ses rêves.Un épisode pour ceux qui aiment les histoires vraies. Les victoires qui font mal. Et les coureurs qui ne savent pas courir autrement qu'à fond.Episode intégral disponible le mercredi 3 juin.

Leadershift
Episode 326: Intégrer un profil divergent dans une équipe à forte cohésion

Leadershift

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 15:51


Donnez-moi votre feedback par SMS (mobile uniquement)!Une équipe soudée, demandeuse de plus de présence et de collaboration, sur une activité d'innovation : la situation idéale, en apparence. Sauf qu'un collaborateur refuse d'en être, et que toute l'équipe a fini par s'ajuster à lui. La manager a aligné les jours de bureau, ouvert le dialogue, obtenu une légère amélioration. Elle se demande si elle peut faire plus. Accès gratuit à toutes nos ressources: www.coapta.ch/campusAccès aux archives du podcast: www.coapta.ch/podcast© COAPTA SàrlTous les épisodes disponibles sur www.coapta.ch/podcast ou sur votre plateforme préférée (Spotify, Apple Podcasts, Google Podcasts); cherchez "Leadershift" ou "Vincent Musolino"Faites partie de notre communauté sur le Discord officiel COAPTA!

Argent conté
Épisode #48 - Succession : l'erreur qui coûte le plus cher aux familles françaises

Argent conté

Play Episode Listen Later May 31, 2026 62:06


“En France, seuls 7 à 14 % des Français ont rédigé un testament. Pourtant, près de 9 000 milliards d'euros vont être transmis dans les quinze prochaines années.”“Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, quand quelqu'un meurt, il n'existe aucun fichier magique qui permet de retrouver automatiquement son patrimoine.”Aujourd'hui dans Argent Conté, nous allons parler d'un sujet que quasiment tout le monde évite… alors qu'il concerne absolument tout le monde : la succession.On passe des années à construire un patrimoine. À investir. À acheter de l'immobilier. À optimiser sa fiscalité. À préparer sa retraite.Mais presque personne ne prépare réellement la transmission de tout ça.Et pourtant, dans les quinze prochaines années, près de 9 000 milliards d'euros vont changer de mains en France. On parle d'un transfert patrimonial historique. Sauf que derrière les chiffres, il y a aussi des familles perdues, des documents introuvables, des conflits, des comptes oubliés, des assurances-vie jamais réclamées… et désormais des cryptos, des comptes numériques et toute une vie digitale qui survit après nous.Le sujet est à la fois patrimonial, technologique, juridique… mais aussi profondément humain.Et pour en parler, je reçois aujourd'hui Alexia Arno, cofondatrice et CEO de Clésame.Alexia est diplômée notaire, entrepreneure, spécialiste des enjeux de transmission et de succession, et elle travaille depuis plusieurs années sur un constat assez simple : aujourd'hui, nos vies patrimoniales sont devenues extrêmement complexes… mais leur transmission reste encore largement archaïque.Avec elle, on va parler :des plus grosses erreurs faites par les familles,de ce qui se passe vraiment lors d'une succession,des actifs oubliés,des cryptos et de la mort numérique,du rôle du notaire aujourd'hui,et surtout de comment mieux transmettre son patrimoine sans laisser un chaos administratif et émotionnel derrière soi.Franchement, même si vous pensez être “trop jeune” pour ce sujet, je pense que cet épisode peut vous faire gagner énormément de temps, d'argent… et éviter beaucoup de problèmes à vos proches.Bonne écoute.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ah ouais ?
Comment un Coréen a révolutionné les Jeux Olympiques ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 30, 2026 2:25


En 1988 aux JO de Séoul en Corée du Sud, la finale de la boxe catégories moyens légers oppose l'Américain Roy Jones Jr au Sud-Coréen Park Si-Hun qui combat donc à domicile. Ce dernier est déclaré vainqueur aux points. Nouvelle médaille d'or pour le pays organisateur qui jubile. Sauf qu'à l'annonce de la décision de l'arbitre, Park Si-Hun est dépité.... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'appel trop con
Enquête de satisfaction

L'appel trop con

Play Episode Listen Later May 29, 2026 3:51


Martin veut vendre des cuisines par téléphone.Mais il veut surtout l'enquête de satisfaction de la fin. Sauf que lui, il veut l'enquête au début !

Ça peut vous arriver
PAS ENTENDU À LA RADIO - La suite de l'émission du jeudi 28 mai 2026

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 28, 2026 22:46


En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : En 2024, Colette prête un peu plus de 19 000€ à un ami de son fils qui lui demande de l'aide pour payer ses salariés. Ce dernier lui promet de la rembourser dès que les clients de sa société auront honoré leurs factures. Sauf que depuis novembre 2025, le débiteur de Colette a fermé sa société mais il ne lui a toujours pas versé un centime. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

LE BOARD
TDAH, autiste, maman solo : pourquoi les solopreneurs différents ont une longueur d'avance - Solo Nation #39

LE BOARD

Play Episode Listen Later May 27, 2026 71:44 Transcription Available


Famille & Voyages, le podcast
Montréal avec un enfant de 3 ans, en plein hiver, total kiff

Famille & Voyages, le podcast

Play Episode Listen Later May 27, 2026 8:08


Marion appréhendait Montréal avec James. La ville, le froid, un enfant de 3 ans — elle n'y croyait pas trop. Sauf qu'il y a une ville souterraine pour ne jamais sortir dans le froid, un biodôme avec des manchots et des papillons qui volent partout, une patinoire en plein air au quartier des Spectacles. Et le soir, une piscine fumante au dixième étage d'un hôtel, entourés de gratte-ciels. Montréal en famille, c'était la surprise de ce voyage.Pour écouter l'épisode en entierÉté en canoë, hiver par -15 : le Québec en famille avec un enfant de 3 ans — Le voyage de Marion-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Reportage Afrique
À Madagascar, faire connaître le parc de Kirindy Mite pour sauver une forêt de baobabs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:21


Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest,  Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. »  Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir

La Matrescence
A partir de quand s'inquiéter pour les amitiés de nos enfants ?

La Matrescence

Play Episode Listen Later May 26, 2026 17:23


CECI EST UN EXTRAIT DE L'EPISODE 302 L'amitié, on en parle souvent comme quelque chose de léger. Un truc mignon, spontané, presque évident. Sauf qu'en réalité, dès 5 ou 6 ans, ça peut déjà faire très mal. Rejet, isolement, sentiment de manque, humiliations silencieuses… et une angoisse immense côté parents, qui ne savent pas toujours comment aider sans en faire trop, ni comment distinguer une amitié simplement ambivalente d'une relation réellement toxique.Parce que oui : l'amitié, ce n'est pas toujours sain, doux et réciproque. Il y a des jeux de pouvoir, des “reines” et des “rois”, des clans et des exclusions. Et parfois, le groupe devient un endroit dangereux, où l'enfant perd sa liberté pour garder une place.Emmanuelle Piquet, que je ne vous présente plus, mais quand même, est spécialiste du harcèlement scolaire, mais plus généralement de la souffrance relationnelle chez les enfants et les ados.Dans cet épisode, on parle de chagrins d'amitié, de ce que les enfants ressentent dans leur corps, de la façon dont les parents peuvent accueillir sans paniquer et comment les accompagner au mieux dans cette aventure amicale parfois magique, parfois tragique.Au programme :

Les p'tites histoires
Histoire mijotée n°52 - Léon, le hérisson footballeur

Les p'tites histoires

Play Episode Listen Later May 26, 2026 6:52


Rejoignez Léon, un petit hérisson au grand cœur, dans une aventure sportive où avoir des piquants n'est peut-être pas si gênant que ça... ⚽

Invité Afrique
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 13:12


« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel.  Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire.   À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi OpenAI verrouille ses serveurs ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 21, 2026 1:46


Sommes-nous déjà dans un monde où la ressource la plus disputée de la planète ne serait ni le pétrole, ni l'or... mais les puces informatiques ?Peut-être ! Si je vous dis cela, c'est que face à une peur viscérale de la pénurie, le géant OpenAI vient de jeter un énorme pavé dans la mare en lançant un programme inédit : la "capacité garantie".De quoi s'agit-il ? Et bien, vous pouvez désormais réserver et verrouiller vos serveurs d'intelligence artificielle sur le long terme... avant qu'il n'y en ait plus. Oui !Alors, jusqu'à présent, comment ça se passait ? Quand une entreprise utilisait ChatGPT, elle payait à la consommation, au coup par coup. C'était très simple. Sauf que les nouveaux agents IA autonomes arrivent et se révèlent extrêmement voraces en énergie et en processeurs. Aussi, pour éviter que les serveurs mondiaux ne saturent et que ses plus gros clients ne se retrouvent totalement bloqués par des pannes ou des files d'attente, OpenAI change du tout au tout son modèle commercial. Désormais, on signe des contrats pluriannuels. On achète ses lignes de calcul aujourd'hui pour être sûr de pouvoir faire tourner ses logiciels demain.Et puis, derrière cette offre, il y a aussi une immense bataille financière. Tenez-vous bien : OpenAI prévoit de dépenser près de 50 milliards de dollars cette année uniquement pour faire tourner ses machines. Et cela pourrait grimper jusqu'à 600 milliards de dollars d'ici 2030 ! Donc, et alors qu'une introduction en bourse historique se profile pour la start-up de Sam Altman, il faut à tout prix rassurer les marchés et stabiliser les revenus face à des rivaux féroces comme Google ou Anthropic. Et dans ce cadre, ces abonnements longue durée sont la garantie d'un flux d'argent régulier et prévisible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Création du poste de vice-président au Cameroun: «Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 11:14


Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long.  Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ?  Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience

Nota Bene
EN BREF - Quand l'IA fait dire n'importe quoi aux archives

Nota Bene

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:14


L'enfer est pavé de bonnes intentions. Autrement dit, parfois tu veux bien faire, et ça produit de la merde, il y a pas d'autres mots. Il y a une historienne américaine, Caitlin DeAngelis, qui s'est penchée sur des archives mises en ligne par Family Search, un énorme fonds d'archives qui est géré par l'Église des Saints des Derniers jours, c'est-à-dire les Mormons. Caitlin, elle s'intéresse à la question de l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis, vers le milieu du 18e siècle. Dans le fond des documents originaux numérisés, comme c'est pas facile à lire, Family Search a fait tourner une intelligence artificielle pour en tirer un texte prêt à l'emploi, bien propre. Sauf que quand l'historienne compare le vrai document et la transcription, là c'est plus un loup qu'elle soulève, c'est carrément la bête du Gévaudan. Et faut que je vous explique parce que c'est absolument débile…Bonne écoute !

Aujourd'hui l'économie
Corée du Sud: la grève chez Samsung inquiète toute l'économie mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 20, 2026 3:02


Jusqu'à 50 000 salariés de Samsung menacent de faire grève à partir du 21 mai. Un conflit social inédit chez le géant sud-coréen, premier fabricant mondial de puces mémoire, qui inquiète autant la direction que le gouvernement de Séoul. Derrière les revendications salariales, c'est tout un modèle économique qui vacille, avec des conséquences potentielles sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs et le boom de l'intelligence artificielle. À première vue, le conflit social qui secoue actuellement Samsung semble assez classique. Des salariés réclament de meilleurs salaires, la direction refuse, le bras de fer s'installe et une grève est annoncée. Rien de très original. Sauf qu'ici, on ne parle pas d'une entreprise ordinaire. On parle de Samsung, le plus grand conglomérat sud-coréen et le premier fabricant mondial de puces mémoire. Un acteur industriel stratégique, dont le poids économique est tel que l'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État sud-coréen. Preuve de la sensibilité du dossier, le gouvernement envisage même des mesures exceptionnelles pour empêcher le mouvement social. Ce qu'il se joue aujourd'hui chez Samsung dépasse en réalité très largement l'entreprise elle-même. Car le groupe est l'un des grands gagnants du boom de l'intelligence artificielle. Ses puces mémoire sont partout : dans les serveurs, les centres de données, le cloud, les smartphones ou encore les infrastructures numériques qui alimentent les modèles d'IA générative. Grâce à ce savoir-faire industriel, Samsung accumule aujourd'hui des bénéfices considérables. C'est précisément ce qui nourrit la colère des salariés : ils voient les profits grimper, mais estiment que leurs rémunérations ne suivent pas. Le problème, c'est qu'une grève de 45 000 à 50 000 salariés dans un groupe de cette taille inquiète tout le monde : la direction, évidemment, mais aussi le gouvernement sud-coréen. Et pour cause, en Corée du Sud, Samsung n'est pas seulement une entreprise privée. C'est presque une institution nationale. Le groupe représente à lui seul près de 23% des exportations sud-coréennes et environ 26 % de la capitalisation boursière nationale. Autrement dit : si Samsung ralentit, c'est toute l'économie sud-coréenne qui risque de perdre de la vitesse. À lire aussiCorée du Sud: une crise politique aux accents économiques Une grève chez Samsung menace le marché mondial des puces électroniques L'inquiétude dépasse largement les frontières de la Corée du Sud. Certains analystes estiment qu'une grève prolongée pourrait coûter jusqu'à 20 milliards de dollars à Samsung et provoquer des tensions sur les prix mondiaux des composants électroniques. Car Samsung est au cœur d'un secteur devenu hautement stratégique : celui des semi-conducteurs. Les États-Unis, la Chine et l'Europe se livrent aujourd'hui une véritable guerre industrielle autour des puces électroniques. Tous cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, à relocaliser certaines productions et à renforcer leur souveraineté technologique. Dans ce contexte, voir le leader mondial des puces mémoire ralentir brutalement son activité serait un signal très négatif. D'autant qu'un simple ralentissement dans une usine de semi-conducteurs peut provoquer des retards de livraison dans le monde entier. Contrairement à d'autres industries, les chaînes de production de puces sont extrêmement complexes : lorsqu'elles s'arrêtent, il faut parfois plusieurs semaines pour retrouver un rythme normal. C'est ce risque systémique qui alarme aujourd'hui les marchés. Chez Samsung, le conflit social révèle aussi une fracture générationnelle Mais derrière les puces et les milliards, cette crise révèle aussi une fracture sociale plus profonde. Pendant longtemps, la Corée du Sud a reposé sur une forme de pacte implicite : entrer dans une grande entreprise, travailler dur, rester loyal, et en échange bénéficier d'une protection et d'une stabilité professionnelle. Ce modèle a largement contribué au miracle économique sud-coréen. Mais aujourd'hui, ce contrat social s'effrite. La jeune génération demande davantage de transparence, de reconnaissance et un partage plus équitable de la richesse créée. Et chez Samsung, cette évolution est particulièrement visible, d'autant que, pendant des décennies, le syndicalisme y était quasiment absent. La culture du groupe a longtemps été réputée antisyndicale. Ce n'est qu'il y a six ans que Samsung a officiellement promis de tourner cette page. Le conflit actuel constitue donc le premier véritable test de cette promesse d'ouverture. Même si la grève est finalement évitée, ou si elle ne dure que quelques jours, quelque chose aura déjà changé. Les salariés auront démontré leur capacité à peser. Et dans un pays où Samsung a longtemps semblé intouchable, c'est déjà un événement historique.

La Matrescence
Vous ne vous reconnaissez plus depuis que vous êtes parent ? C'est normal

La Matrescence

Play Episode Listen Later May 19, 2026 12:48


Ceci est une extrait de l'épisode 308 avec PhD Anne Laure Le CunffJe ne sais pas vous, mais j'ai la sensation que dans cette société on nous pousse à chercher les bonnes réponses, à sécuriser nos choix, et donc à éviter l'échec. Sauf qu' à force, on a désappris quelque chose d'essentiel : expérimenter.Anne-Laure Le Cunff est docteure en neurosciences au prestigieux King's College de London, entrepreneuse et chercheuse. Ancienne cadre dans l'équipe santé digitale de Google, elle a fondé Ness Labs et a quitté une carrière classique dans un des GAFA pour explorer une autre manière de vivre et de penser, plus alignée avec la curiosité. À travers son travail quotidien et son livre “Petites expérimentations pour vivre en grand" elle défend une idée simple : avancer ne passe pas par la certitude, mais par l'expérimentation.Dans cet épisode, elle explique pourquoi notre cerveau préfère la sécurité à l'inconnu, pourquoi les transitions de vie — ces espaces “entre deux” — nous déstabilisent autant, et comment on peut apprendre à naviguer autrement. On parle de prise de décision, de peur, de changement d'identité, et de cette tendance à vouloir que tout fasse sens immédiatement.Elle propose aussi des outils concrets, notamment avec les enfants : transformer le quotidien en laboratoire, tester, observer, ajuster, sans jugement. Parce que c'est comme ça qu'on apprend vraiment.Un épisode pour sortir du besoin de certitude et réapprendre à explorerAu programme :

investir.ch
Au loup, au loup ! Trump a encore parlé. Mais qui l’écoute encore ? – 19 mai 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:58


Première règle du métier : si t’es chroniqueur boursier et que tu ne commences pas ton papier en disant « les marchés attendent Nvidia demain soir », tu n’es personne. DONC : les marchés attendent Nvidia demain soir. Voilà, 50 % du boulot est fait. Sauf que la news principale d’hier n’était pas Nvidia. Pas … Continued

L'heure du crime
LE RÉCIT DE L'ENQUÊTE - Affaire Lionel Véronèse : le mari, la femme et l'électricien

L'heure du crime

Play Episode Listen Later May 15, 2026 12:19


Nathalie Perrier était une femme qui avait tout pour briller. Un mari riche et important, deux enfants, une belle maison près de Chambéry. Sauf qu'elle voyait sa jeunesse s'enfuir et s'ennuyait de plus en plus dans sa vie d'épouse de notable. Elle a donc commencé à sortir, de plus en plus, et a pris un amant, un habitué de la nuit aux airs de mauvais garçon, le dénommé Lionel Veronèse. Liaison éphémère. Quelques semaines plus tard, le playboy était retrouvé mort à plus de 300 kilomètres de la Savoie, non loin de Marseille. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'heure du crime
L'INTÉGRALE - Affaire Lionel Véronèse : le mari, la femme et l'électricien

L'heure du crime

Play Episode Listen Later May 15, 2026 44:58


Nathalie Perrier était une femme qui avait tout pour briller. Un mari riche et important, deux enfants, une belle maison près de Chambéry. Sauf qu'elle voyait sa jeunesse s'enfuir et s'ennuyait de plus en plus dans sa vie d'épouse de notable. Elle a donc commencé à sortir, de plus en plus, et a pris un amant, un habitué de la nuit aux airs de mauvais garçon, le dénommé Lionel Veronèse. Liaison éphémère. Quelques semaines plus tard, le playboy était retrouvé mort à plus de 300 kilomètres de la Savoie, non loin de Marseille.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
PÉPITE - Quand Yoann Riou fayote auprès de Laurent Ruquier

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later May 13, 2026 4:37


Une fois de plus, Yoann Riou a su lécher les bottes du patron de l'émission. Sauf que cette fois-ci, c'était peut-être légèrement exagéré.... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTLHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Matrescence
Que faire avec un enfant agressif ?

La Matrescence

Play Episode Listen Later May 12, 2026 13:18


CECI EST UN EXTRAIT DE L'EPISODE : Aggressivité chez l'enfant ce que personne ne vous dit Il y a un mot qui fait peur à beaucoup de parents : agressivité. Ou en tout cas qui peut nous laisser dans un grand désarroi.Parce qu'on l'associe tout de suite à la violence, à la méchanceté ou au harcèlement. Sauf que chez l'enfant, l'agressivité n'est pas forcément une envie de faire mal. C'est souvent un élan, un débordement ou une réponse au stress.Et ce que beaucoup de parents ignorent (moi compris), c'est que le pic d'agressivité chez l'être humain, c'est 2-3 ans. Et qu'en général, ça s'infléchit vers 4-5 ans… à condition que l'enfant se sente en sécurité, et qu'il puisse s'appuyer sur un adulte régulateur.Alors comment on réagit quand son enfant mord, tape, insulte, explose ? Est-ce qu'on doit s'inquiéter ? Est-ce que le stress, le sommeil, la glycémie, ou même la charge mentale des parents jouent un rôle ?Pour en parler, je reçois Héloïse Junier, docteure en psychologie et spécialiste de la petite enfance, pour remettre de la clarté là où il y a souvent beaucoup de culpabilité, et donner des clés concrètes pour aider nos enfants à redescendre.Vous ressortirez de cet épisode, équipé comme jajajaAu programme :Compréhension de l'agressivité (01:34)Réactions parentales efficaces (11:09)Facteurs déclencheurs d'agressivité (18:33)Importance du soutien professionnel (56:38)Liens utiles :Héloïse Junier est psychologue de l'enfance et docteure en psychologie. Elle est notamment l'autrice du Manuel de survie des parents (3ᵉ édition, Dunod, 2025), dans lequel elle consacre un chapitre à la question de l'agressivité chez l'enfant.Lien vers la Formation dédiée aux manifestations d'agressivité du jeune enfant, à destination des professionnels de l'enfance : https://enfanceetsciences.catalogueformpro.com/1/inter/2517388/les-manifestations-dagressivite-du-jeune-enfantLa formation est certifiée Qualiopi, ce qui permet des prises en charge par les OPCO et le FIFPL. Pour toute information complémentaire : contact@enfanceetsciences.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#394 Ce que l'on refuse de comprendre avec l'énergie avec Julien Villeret (partie 2)

Vlan!

Play Episode Listen Later May 12, 2026 35:10


Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#394 Ce que l'on refuse de comprendre sur l'énergie avec Julien Villeret (partie 1)

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Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Le papier-toilette se fabrique (aussi) avec vos vieux jeans et tee-shirts

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later May 6, 2026 3:14


Pour les industriels, c'est un marché qui a un énorme intérêt : on a à peu près le même besoin tous les ans. Donc un marché sans risque. Mais, c'est aussi un marché qui a un énorme inconvénient : il est quand même probable qu'on augmente pas notre consommation. Donc un marché avec peu de potentiel. Sauf quand une marque innove...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nota Bene
ENTRETIEN - Des tablettes d'il y a 4000 ans nous racontent la vie quotidienne des femmes - Avec Cécile Michel

Nota Bene

Play Episode Listen Later May 5, 2026 105:16


Imaginer à quoi pouvait bien ressembler la vie quotidienne des gens il y a 4 000 ans, c'est clairement pas évident ! Sauf quand on a les bonnes sources à disposition ! Par exemple, sur le site de Kültepe, en Turquie actuelle, des milliers de lettres en écriture cunéiforme ont été retrouvées, qui permettent de découvrir la vie de ces personnes, en particulier de femmes qui en ont écrites, et d'aborder plein de thèmes pouvant aller du commerce international à la vie familiale, en passant par le divorce, eh oui déjà à cette époque ! C'est vraiment passionnant, et pour en savoir plus, j'ai eu le plaisir de recevoir Cécile Michel dans un nouvel entretien historique en partenariat avec les Éditions du Seuil ! Cécile est une historienne et assyriologue, actuellement Directrice de Recherche au CNRS et professeure à l'Université de Hambourg. Elle est également membre de la mission archéologique de Kültepe. Dans ce cadre, elle travaille au déchiffrement et à l'analyse des milliers de tablettes découvertes sur place. Elle a ainsi pu retracer le parcours d'une vingtaine de femmes dans son livre Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans paru fin mars 2026 chez les Éditions du Seuil. Bref, vous avez compris de quoi on va parler aujourd'hui !Bonne écoute !➤ Découvrez le livre de Cécile, “Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans“, paru chez les Éditions du Seuil : https://bit.ly/quandlesfemmesecrivaientlhistoire_seuil_NB !➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ Les Brèves mésopotamiennes : https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/breves-mesopotamiennes/➜ Le film documentaire “Ainsi parle Tarām-Kūbi" : https://images.cnrs.fr/video/7315➜ La page professionnelle de Cécile : https://arscan.parisnanterre.fr/membre/cecile-michel/

Ah ouais ?
Pourquoi a-t-on les yeux rouges sur les photos ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later May 2, 2026 1:51


Tout ça c'est la faute au flash de l'appareil qui s'est déclenché parce qu'il n'y avait pas assez de lumière. Mais pas seulement, c'est aussi celle de votre œil. Dans l'obscurité, pour essayer de capter le plus de lumière possible, la pupille se dilate. Sauf que là, vue la soudaineté du flash, l'œil est battu, il est pris de vitesse et n'a pas le temps de rétracter la pupille. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Matrescence
EP 308 - Pourquoi il ne faut pas avoir peur de l'échec, comme nos enfants ? Anne-Laure Le Cunff PhD

La Matrescence

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 63:36


INSCRIVEZ VOUS AU LIVE DU MARDI 28 AVRIL 12h30 POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR VOTRE TEMPS ICIJe ne sais pas vous, mais j'ai la sensation que dans cette société on nous pousse à chercher les bonnes réponses, à sécuriser nos choix, et donc à éviter l'échec. Sauf qu' à force, on a désappris quelque chose d'essentiel : expérimenter.Anne-Laure Le Cunff est docteure en neurosciences au prestigieux King's College de London, entrepreneuse et chercheuse. Ancienne cadre dans l'équipe santé digitale de Google, elle a fondé Ness Labs et a quitté une carrière classique dans un des GAFA pour explorer une autre manière de vivre et de penser, plus alignée avec la curiosité. À travers son travail quotidien et son livre “Petites expérimentations pour vivre en grand" elle défend une idée simple : avancer ne passe pas par la certitude, mais par l'expérimentation.Dans cet épisode, elle explique pourquoi notre cerveau préfère la sécurité à l'inconnu, pourquoi les transitions de vie — ces espaces “entre deux” — nous déstabilisent autant, et comment on peut apprendre à naviguer autrement. On parle de prise de décision, de peur, de changement d'identité, et de cette tendance à vouloir que tout fasse sens immédiatement.Elle propose aussi des outils concrets, notamment avec les enfants : transformer le quotidien en laboratoire, tester, observer, ajuster, sans jugement. Parce que c'est comme ça qu'on apprend vraiment.Un épisode pour sortir du besoin de certitude et réapprendre à explorerAu programme :