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Récompenser l'innovation, c'est armer ceux qui la tueront.Philippe Aghion a passé sa carrière à modéliser cette contradiction qui lui a valu le prix Nobel d'économie 2025, partagé avec Joel Mokyr et Peter Howitt.Fils d'un couple juif arrivé en France en 1945, il grandit dans l'idéologie communiste de son père qu'il partage pendant toute sa jeunesse.Après un doctorat en économie à l'université de Harvard, il s'attaque à une question jamais vraiment résolue : d'où vient la croissance ?Le modèle dominant, de Robert Solow, l'expliquait par l'accumulation de capital et le progrès technique. Mais sans pouvoir définir l'origine du progrès technique, ce modèle restait incomplet aux yeux de tous.C'est ce trou qu'Aghion et Howitt tentent de combler à partir de la fin des années 80.Ils repartent du concept de destruction créatrice de Schumpeter pour prouver que la croissance vient de l'innovation cumulative. On innove pour faire des profits. Et chaque innovation rend la précédente obsolète.Mais ce modèle cache une contradiction.Pour pousser à l'innovation, il faut récompenser par des rentes. Sauf qu'une fois installés, les innovateurs d'hier utilisent ces rentes pour bloquer ceux de demain.Réguler une économie, c'est arbitrer ce conflit en permanence.Et c'est précisément à cette tâche que l'Europe a failli, selon lui.Il la décrit comme un géant réglementaire qui a tué sa propre politique industrielle et déplore la fuite de l'épargne des Européens vers les marchés américains.Dans cet échange, Philippe Aghion donne sa grille de lecture du monde :Son plan pour redresser les comptes de la France sans taxer davantage les richesPourquoi l'Europe a tant de mal à produire des licornes ? Et comment y remédier ?Le contrat d'évolution, son alternative au revenu universelComment l'IA accélère déjà la recherche, même au plus haut niveauPhilippe Aghion ne se décrit pas comme un optimiste, il considère que redresser la France et l'Europe est un « objectif de combat ». Et il livre dans cet épisode sa feuille de route pour y parvenir.Vous pouvez contacter Philippe sur LinkedIn.TIMELINE:00:00:00 - Les innovateurs d'hier bloquent ceux de demain00:10:59 - Vers un capitalisme social ?00:18:16 - Comment l'épargne européenne finance les licornes américaines00:25:33 - Son plan pour sauver les finances de la France00:31:16 - L'alternative de Philippe au revenu universel00:40:01 - L'Europe a réussi la paix mais raté la croissance00:45:51 - Le gaullisme 2.0 pour relever la France00:54:57 - "Ceux qui n'adoptent pas l'IA vont souffrir"Les anciens épisodes de GDIY mentionnés : #546 - Présidentielles 2027 - Édouard Philippe - Le courage politique et l'addiction française à la dépense publiqueNous avons parlé de :Inside Google's The GroveMichel DevoretFlexisécurité: le Danemark est-il un modèle?L'ENS Cachan devient l'ENS Paris-SaclayComment la Chine est devenue imbattable ?C'est quoi exactement la "taxe Zucman" ?Voici ce que devra faire en priorité le futur président de la République : les conseils de Philippe Aghion, Alexandra Roulet et Xavier JaravelLa Commission AttaliQuels sont les critères de Maastricht pour participer à l'UEM ?La mission French TechLes recommandations de lecture : Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah HarariUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tu fais tes sorties en endurance fondamentale, tu fais ton fractionné chaque semaine, tu coches toutes les cases… et pourtant tu as l'impression de ne pas progresser. C'est exactement la question qu'Adélaïde m'a envoyée, et je comprends sa frustration : ce sentiment de stagnation, c'est démotivant. Dans cet épisode je réponds à sa question et je te donne les clés pour comprendre pourquoi ça bloque et comment relancer ta progression.Cet épisode est sponsorisé par Nutripure :Vous bénéficiez de 10% de réduction sur votre première commande avec le code HAMSTERS. Ou en cliquant sur le lien suivant : https://go.soulier.xyz/NutripureKm42Nouveau - les packs endurance : https://go.soulier.xyz/nutripurepacksLiens :Le programme Tout le monde peut courir plus vite https://go.soulier.xyz/viteLe Protocole Perte de Gras : https://go.soulier.xyz/protocolekm42Rejoindre le Hamsters Running Club : https://km42.soulier.xyz/hrcTous les liens vers les anciens épisodes : https://km42.soulier.xyz/455Posez vos questions : https://go.soulier.xyz/faqAdélaïde utilise un mot important dans sa question : le mot "sentiment". Et c'est justement le premier piège. Avant de chercher ce qui cloche dans l'entraînement, il faut sortir du ressenti et mesurer vraiment la progression : une fréquence cardiaque qui baisse à allure égale, une capacité à courir plus longtemps avec moins de fatigue, c'est aussi une forme de progrès, même sans record ni test de VMA.Une fois ce constat posé, je passe en revue les causes les plus fréquentes de stagnation quand on fait déjà de l'EF et du fractionné. Le réflexe naturel, c'est de vouloir rajouter de l'intensité comme un fractionné en plus, des séances plus dures. Sauf que c'est souvent contre-productif : fatigue, risque de blessure, et surtout on passe à côté de la vraie base à consolider avant de parler vitesse.Je t'explique pourquoi ton endurance fondamentale n'est peut-être pas si fondamentale que ça, pourquoi la sortie longue est souvent la grande oubliée du plan, comment varier tes séances de fractionné pour éviter de stagner sur des allures obsolètes, et pourquoi la récupération reste l'ingrédient le plus négligé de la progression. De quoi transformer ce sentiment de stagnation en vraie compréhension de ce qui se joue dans ton corps.Dans cet épisode :Comment transformer un simple "sentiment" de stagnation en mesure réelle de ta progression ?Pourquoi rajouter de l'intensité peut être contre-productif quand tu stagnes ?Comment savoir si tes sorties en endurance fondamentale sont vraiment assez faciles ?Pourquoi la sortie longue est souvent la pièce manquante de ton plan d'entraînement ?Qu'est-ce que le trio EF-volume-sortie longue et pourquoi il débloque tes fractionnés ?Comment varier tes séances de fractionné pour éviter de stagner sur des allures dépassées ?Pourquoi courir aux sensations peut t'éviter de t'entraîner sur des allures obsolètes ?Pourquoi la récupération est-elle la clé silencieuse de toute progression ?Nouveau : Le protocole Perte de Gras 2026 ❤️ Me suivre : Tous les liens sont ici
Avec : Daniel Riolo, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire.- Accompagnée de Martin Bourdin et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Podcast Science vous propose ce soir de parler bibliothèque. Alors une bibliothèque, forcément, c'est un lieu où on peut trouver des livres. Un peu de livres, plein de livres, des tas de livres, mais pas tous. Sauf qu'après tout… Pourquoi pas ? Est-ce que ça ne serait pas absolument génial de disposer d'une *bibliothèque universelle*, qui contiendrait littéralement tous les livres possibles et imaginables ? Des auteurs de science-fiction ont un peu écrit à ce sujet, et vous diront que la réponse est : "Franchement, non." Mais prenons quand même le temps d'y réfléchir le temps d'un épisode avec l'équipe de Podcast Science, et notre invité du soir Jérôme Kirman !Notes d'émission : https://www.podcastscience.fm/emission/2026/07/15/551-la-biblinfini/Retrouvez-nous sur PodcastScience.fm, Bluesky, Facebook et Instagram.Soutenez-nous sur Tipeee Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Gardez son esprit critique face à l'IA On tape une question dans une IA générative, la réponse arrive, formulée avec assurance, bien construite et on la croit. C'est exactement le réflexe qu'on a développé avec Google depuis vingt ans : ce qui sort en premier doit être vrai. Sauf qu'un moteur de recherche et une IA générative ne fonctionnent pas du tout de la même façon, et c'est précisément ce qui explique la majorité des erreurs que je vois en formation.Dans ce 165ème épisode, je reviens sur un point que je martèle à chaque session : les outils d'IA sont probabilistes, pas déterministes. Et sans esprit critique, cette différence peut coûter cher.Pourquoi une IA générative peut se tromper avec assuranceUne IA générative ne « comprend » pas une demande au sens strict. Elle calcule, mot après mot, la suite la plus probable compte tenu du contexte et de tout ce qu'elle a appris. Ce fonctionnement statistique a une conséquence directe : l'outil peut produire une réponse fausse tout en la formulant avec la même assurance qu'une réponse juste. Rien, dans le ton du texte généré, ne signale une incertitude.C'est ce qui distingue fondamentalement une IA générative d'un moteur de recherche classique : Google renvoie des pages existantes à vérifier, une IA générative fabrique une réponse, parfois exacte, parfois non.Qu'est-ce qu'une hallucination IA ? (définition)Une hallucination IA est une information générée par l'outil qui paraît plausible mais qui est fausse ou inventée. Elle peut prendre plusieurs formes :une date erronée ou obsolèteun chiffre ou une statistique inventésune citation mal attribuée à la mauvaise personneun indicateur (KPI) ou une notion qui n'existe tout simplement pasL'exemple que je donne dans l'épisode : un de mes stagiaires en formation avait reçu de l'IA un KPI qui n'existait pas. Plutôt que de vérifier ailleurs, il a fait confiance à l'outil — et s'est retrouvé à défendre une notion inventée. Le réflexe à avoir aurait été simple : croiser l'information sur Google, sur un autre LLM, ou challenger directement l'IA en lui demandant de préciser sa source.Une cause fréquente d'hallucination : la date de connaissance de l'IAPoint souvent ignoré en formation : par défaut, la base de connaissances d'un LLM s'arrête à une date donnée (autour de 2024 pour la plupart des modèles au moment de l'épisode). Si votre prompt ne précise pas qu'on est en 2026, l'IA peut tout simplement répondre avec des données obsolètes de deux ans — sans vous prévenir.Réflexe simple à adopter : indiquez systématiquement la date actuelle dans votre prompt, ou activez la recherche web quand l'outil le permet (ChatGPT, Claude, Perplexity). Cette seule précision réduit considérablement le risque de récupérer une information périmée.6 réflexes pour vérifier une réponse d'IA générative# Réflexe Pourquoi ça marche 1 Préciser la date actuelle dans le prompt Évite que l'IA reste bloquée sur sa base de connaissances par défaut 2 Demander explicitement une recherche web Force l'outil à aller chercher une information à jour 3 Demander de citer ses sources L'absence de source est un premier signal d'alerte 4 Cliquer et lire réellement les sources citées Le résumé de l'IA et le contenu réel de la source ne correspondent pas toujours 5 Demander « es-tu sûr de ta réponse ? » Pousse l'IA à revérifier les chiffres avancés 6 Demander une auto-évaluation sur 10, puis demander d'atteindre 10/10 Incite l'IA à affiner et préciser sa réponseSur le réflexe n°4 : j'ai un exemple personnel avec Perplexity, sur une recherche à propos d'une fonctionnalité de véhicule. L'outil m'avait donné plusieurs sources, dont une vidéo YouTube. En regardant l'intégralité de la vidéo, l'information censée s'y trouver n'existait tout simplement pas. Conclusion : toujours vérifier la source elle-même, pas seulement le résumé qu'en fait l'IA.Quel outil pour minimiser les hallucinations ?Outil Point fort observé Point de vigilance Perplexity Le plus fiable sur la fiabilité des sources citées, particulièrement en recherche web Vérifier tout de même le contenu réel des sources Claude Réponses très complètes Davantage sujet aux hallucinations selon mon usageCe que la fiabilité de l'IA ne remplace pas : votre expertiseLe point le plus important de l'épisode n'est pas technique, il est méthodologique : ce qui nourrit réellement une IA, c'est le feedback qu'on lui donne. Et ce qui enrichit votre pratique, c'est votre propre expertise métier — pas le premier résultat généré. Trop de personnes, y compris en formation, s'arrêtent à la première réponse en se disant « je l'améliorerai plus tard ». C'est l'inverse du bon réflexe : il faut challenger l'IA avant de considérer la réponse comme acquise.En résuméGarder son esprit critique face à l'IA générative, ce n'est pas douter de tout en permanence — c'est adopter quelques réflexes simples et systématiques : contextualiser la date, demander des sources, les vérifier réellement, et challenger l'outil sur sa propre confiance. Ce sont ces petits gestes, répétés, qui transforment l'IA d'un outil qu'on subit en un outil qu'on pilote.
[REDIFFUSION] C'est l'une des zones géographiques les plus mystérieuses du globe. Tracez trois traits reliant Miami, Porto Rico et les Bermudes, et vous obtenez un triangle de 500 000 kilomètres carré. En moyenne, 4 avions et 20 bateaux disparaissent dans ces eaux, chaque année. Mais le plus inquiétant, c'est que la plupart d'entre eux se volatilisent, sans laisser aucune trace… Son nom : le triangle des Bermudes, autrement appelé « le triangle du diable ». Des phénomènes paranormaux aux explications scientifiques, découvrez son fabuleux destin. Un pilote d'avion qui a frôlé la mort Le 4 décembre 1970, un petit avion décolle des Bahamas. À son bord, un jeune pilote nommé Bruce Gernon, son père, et un associé. Ils se dirigent vers la Floride, cap Nord-Ouest. Ce vol, d'une heure et demi environ, passe le long du triangle des Bermudes. Mais à cette époque, on connaît mal les mythes qui entourent la zone. Et puis Bruce l'a déjà fait des dizaines de fois, il connaît le trajet par cœur. Ce jour-là, la météo est excellente : il fait beau, très peu de nuages à l'horizon, le vent est calme. Bruce et ses deux passagers n'ont aucune raison de s'inquiéter. Sauf que cette fois, les choses ne vont pas se passer comme d'habitude. Ecriture : Elie Olivennes Réalisation : Célia Brondeau, Antoine Berry Roger Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
#REDIFFUSIONRaphaël a longtemps été journaliste. Pigiste très demandé, il travaillait jusqu'à 70 ou 90 heures par semaine, pour une presse qui payait encore correctement.Certains mois, il gagnait 5 000, 6 000, 8 000 euros. Parfois jusqu'à 11 000. Sauf qu'il ne dépensait presque rien. L'argent entrait, s'accumulait, remplissait des comptes, des assurances-vie, un PEL, mais ne servait pas vraiment à vivre.Aujourd'hui, Raphaël est professeur. À son arrivée dans l'Éducation nationale, il déchante.Oui, il aime transmettre. Mais il reste sonné par cette réalité : un métier essentiel, épuisant, socialement utile, est rémunéré comme si cette utilité ne valait presque rien.Note : Cet épisode a été enregistré en 2022. Depuis, l'IA est arrivée dans les rédactions, les plans sociaux se sont multipliés, et le métier de journaliste s'est encore fragilisé. Quatre ans plus tard, le récit de Raphaël résonne comme le témoignage d'un monde du travail qui basculait déjà.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny
On t'a vendu le volume alimentaire comme LE cheat code ultime : manger énormément tout en perdant du gras. Sauf que mal utilisé, c'est exactement ce qui te bloque — des assiettes de 3h, des ballonnements, plus aucun plaisir, et une vraie prison mentale. Avec Rémi, on t'explique quand le volume est ton meilleur allié… et quand il devient ton pire ennemi.⏱️ CHAPITRES :00:00 Intro : le jardin de Rémi (arrête d'accuser les mauvais facteurs)10:00 Retour sur le FitEx : machines, marques, l'envers du salon30:02 L'histoire de la dent, partie 2
C'est un couple mythique de la pop culture : le duo Ross et Rachel de la série Friends. Ils ont flirté, se sont aimés, déchirés, jalousés… Mais que cache cette relation pour le moins tumultueuse ? Quelle vision de l'amour le couple Ross et Rachel nous donne-t-il à voir ? Découvrez la face cachée de cette histoire d'amour emblématique de la pop culture. Rencontre à Central Perk Au café de Central Perk, dans le quartier de Greenwich Village, à New York. Cinq amis sont des habitués du lieu. Plusieurs fois par semaine, Ross, Monica, Chandler, Joey et Phoebe s'affalent les uns contre les autres sur le canapé rouge et le fauteuil vert en velours, une tasse de chocolat chaud en main. Sauf que ce jour-là, ce n'est pas la grande forme autour de la table basse : Ross, le frère de Monica, est déprimé. Il vient de se faire quitter par sa femme. Carole est partie avec une autre. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le Burkina Faso a annoncé, vendredi 26 juin, rompre ses relations diplomatiques avec la France. Ouagadougou dénonce « l'activisme incessant » de Paris, qui dit de son côté regretter une « décision hostile et sans fondement ». Sur les réseaux sociaux, cette mesure suscite beaucoup de désinformation. Des vidéos mensongères et des hypertrucages s'attaquent à la diplomatie française. À en croire plusieurs vidéos mensongères, Emmanuel Macron aurait réagi en personne à cette décision prise par le capitaine Ibrahim Traoré. La plus virale montre le chef de l'État français, assis à côté du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. On pense alors, à tort, l'entendre menacer le pouvoir en place à Ouagadougou. Vérification faite, ce clip vu près d'un million de fois n'est pas réel. Emmanuel Macron n'a jamais prononcé ces mots. Il s'agit d'un deepfake, un hypertrucage sonore généré par intelligence artificielle. Ce type d'outil permet de faire dire n'importe quoi, à n'importe qui, en seulement quelques clics. Dans les faits, c'est Jean-Noël Barrot qui a réagi à cette rupture des relations diplomatiques, et non le chef de l'État. Le ministre a évoqué une « dérive préoccupante des autorités burkinabè », ajoutant que des « mesures de réciprocité sont en cours d'examen ». Détecter un deepfake Le premier élément de vérification est visuel. En effet, le mouvement des lèvres d'Emmanuel Macron ne correspond pas à ce qu'il semble dire. C'est souvent la trace d'un hypertrucage bas de gamme, réalisé avec des outils grand public. Grâce à une recherche par image inversée, nous avons ensuite retrouvé l'origine de ces images. Elles proviennent d'une déclaration du président français à la suite d'une réunion de la Coalition des Volontaires, le 25 novembre 2025. Il y fut question de la guerre en Ukraine, mais pas du Burkina Faso. Une telle déclaration aurait fait couler beaucoup d'encre, bien au-delà de TikTok et Facebook. Une désinformation systémique Cet hypertrucage d'Emmanuel Macron n'est pas un cas isolé. Nous en avons identifié près d'une dizaine, tous à propos du Burkina Faso. Les déclarations mensongères mises dans la bouche d'Emmanuel Macron sont variées et plus ou moins menaçantes. Sur le fond, elles visent toutes à discréditer la diplomatie française. Derrière ces infox, on retrouve un écosystème de comptes principalement actifs sur TikTok. Avec des noms trompeurs, parlant d'international ou de géopolitique, ces profils cherchent à se faire passer pour des sources fiables et à viraliser leur deepfake. Une bagarre au Parlement européen ? Cette désinformation cible aussi plus largement les représentants français dans les institutions européennes. Une vidéo affirme notamment qu'une bagarre générale aurait eu lieu récemment dans les rangs du Parlement européen. La légende affirme que « tous accusent les députés de Macron d'être des traîtres et des incompétents ». Sauf que tout est faux. Cette vidéo a été filmée dans le Parlement géorgien, le 27 juin dernier. Aucun affrontement n'a eu lieu dans le Parlement européen.
[EP432| S03] [Mindset] [Business] Quand avance dans son activité, on croit souvent que le vrai blocage vient du niveau technique : les rendus, les logiciels, le portfolio, le moteur de rendu, la maîtrise de l'image.Sauf que parfois, le stress, c'est surtout :Créer son offreChoisir sa clientèle cibleRéfléchir à son positionnementPublier son travailPrésenter un devisAssumer un prix plus élevé, etc.Dans cet épisode, je partage une réflexion sur l'âge limite pour se lancer dans le domaine (ou vers une réorientation), ainsi que sur le rejet du marché, d'un prospect, et de cette tendance très humaine à confondre une émotion avec une vérité :Qu'est-ce qu'un refus client exprime sur ta valeur ?Est-ce risqué de se lancer vers 50 ans et plus ?Comment dissocier l'émotion, d'une réalité business ?Voyons ensemble comment prendre du recul, là où le professionnel devient parfois trop personnel...__
L'engagement en restauration est le premier critère motivant un restaurateur engagé d'ouvrir son établissement. Sauf que cet engagement a un coût non négligeable, entre matières premières plus chères car meilleures et charges salariales plus élevées dû à la qualification des cuisiniers engagés. Quelles solutions concrètes donner à ces passionnés pour tenir malgré les obstacles ?Lors de ce deuxième podcast live du Palmarès Écotable 2026, nos invités ont réfléchi aux différents leviers permettant aux restaurateurs de dépasser les coûts supplémentaires dû à l'engagement. Comment garder le cap et soigner sa santé mentale quand on se lance dans cette aventure ? Quelles solutions digitales peuvent soulager le restaurateur pour gérer ses stocks, ses marges ? Quels leviers optimiser pour verser des salaires à la hauteur de la qualification nécessaire à une cuisine engagée ? Quand on doit faire le tri dans ses engagements, quelles sont les priorités ? Et surtout, que représente l'engagement en général ? Pour en parler, Fanny Giansetto a reçu : - Alissa Péchillon, chargée d'étude à l'Obsoco, notamment de l'étude "Entreprenariat food: Passion, difficultés et résilience" avec Service compris- Arthur Doerflinger, responsable commercial de Yokitup, solution digitale de gestion des stocks et des marges - Florent Malbranche, CEO de Rosk (l'application qui met en lien restaurateurs et employés) et propriétaire du restaurant Barbo à Paris Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voilà, c'est fini. La saison 8 de La petite voix se referme, et comme à chaque fin de saison, c'est l'heure du bilan. Sauf que cette fois, il est un peu particulier.2025 a été une année bliss. Du mouvement, du fun, de la légèreté. Et puis 2026 a tout stoppé. Un deuil, le pro qui se fige, moi qui vacille. Forcément, j'ai réécouté mes invités de la saison avec une oreille un peu différente.Dans cet épisode solo, je remonte les grands fils qui ont traversé la saison :→ le corps qui sait avant nous,→ l'intuition qui ne nous lâche pas,→ toutes les manières de faire famille ou de la défaire,→ le courage d'oser contre ce qui semblait écrit.Louis, Aïssatou, Corinne, Tiffany, Margot, Diane, Véronique Gallo et les autres reviennent ici. Pas comme une revue de saison, mais comme celles et ceux qui m'ont tenue quand ça vacillait.Si vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci
REDIFF - C'était le 25 novembre 2020, Diego Maradona était retrouvé sans vie dans sa maison proche de Buenos Aires. L'un des plus grands footballeurs de l'histoire emporté à l'âge de 60 ans par un œdème pulmonaire. La conclusion dramatique, et presque sans surprise, d'une vie d'excès en tout genre, d'abus de drogue et d'alcool, de stress permanent et d'une longue série d'accidents de santé qui, cent fois, avaient failli le tuer. Sauf que des ombres vont bien vite entourer ce décès bien trop rapide aux yeux de la famille et des derniers visiteurs du champion. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Taylor Swift va se marier et tout un pays regarde vers New York. Depuis des semaines, rien ne filtre. Sauf, une réservation au nom de la chanteuse est apparue dans les comptes du Madison Square Garden. La mythique salle new-yorkaise va accueillir ce mariage XXL. La date est loin d'être anodine puisque l'événement people pourrait avoir lieu entre le 2 et le 4 juillet 2026, au même moment que les festivités de l'indépendance américaine. Écoutez RTL autour du monde du 26 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La queue du chien, c'est un peu son baromètre, elle donne beaucoup d'indications sur son humeur et ses émotions. Par exemple, si elle se trouve entre ses jambes, c'est qu'il a peur ou qu'il est stressé, voire angoissé. À l'opposé, si sa queue est haute, là c'est qu'il veut montrer sa volonté à dominer. Et lorsqu'il la remue, on pense tous que c'est pour montrer qu'il est heureux. Sauf qu'en fait, on se trompe en partie parce que déjà c'est un réflexe pour le chien d'agiter la queue pour montrer ce qu'il ressent. Il ne le fait pas sciemment. S'il a des impulsions nerveuses, qu'il est anxieux ou triste, il peut aussi l'agiter. En revanche, ce qui a été démontré, c'est que le sens dans lequel, il la remue est un vrai indicateur. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Le siège de la ville d'El-Obeid fait craindre de nouveaux massacres », titre La Croix en France. « Ces attaques répétées montrent que l'armée, implantée dans la vallée du Nil et les plaines de l'est, ne parvient pas à tenir au Kordofan autre chose que des garnisons », explique le chercheur Marc Lavergne. Il éclaire aussi sur l'importance d'El-Obeid : un million d'habitants, à mi-chemin entre Khartoum et le Darfour, tant géographiquement que culturellement, dit-il. C'est aussi une grande métropole commerçante sahélienne. Question posée à Marc Lavergne : la chute d'El-Obeid signifie-t-elle ensuite celle de Khartoum, la capitale soudanaise ? Pas nécessairement, estime le chercheur. À lire aussiSoudan: «Les FSR multiplient les frappes sur les infrastructures d'El-Obeid pour terroriser» Un mot à la une aujourd'hui également : « maîtrisable » ! C'est Jeune Afrique qui le raconte : « maîtrisable » est devenu le mot à la mode en République démocratique du Congo après le match nul que les Léopards avaient imposé au Portugal la semaine dernière. Cristiano Ronaldo ? Maîtrisable ! JA raconte que même la ministre des Affaires étrangères s'est amusée à reprendre l'expression sur ses réseaux sociaux. Sauf que, et ça, la ministre ne le savait apparemment pas, le terme « maîtrisable » vient du surnom de Parole Kamizelo : on l'appelle « le Maîtrisable ». Parole Kamizelo est un cadre du PPRD, le parti de l'ancien président Joseph Kabila, et il est actuellement en prison, condamné à deux ans pour offense au chef de l'État. La RDC, où la presse commente aussi le tout dernier résultat des Léopards, battus 1 à 0 cette nuit par la Colombie. Coup d'arrêt, estime le journal de Kinshasa, mais tout n'est pas fini, même si la route est étroite. « Les Léopards ont quatre jours pour y croire », conclut le journaliste. Le football également à la une au Sénégal. Forcément, les Sénégalais sont en fâcheuse posture après leurs deux défaites, et le site Seneplus y voit un révélateur de notre société actuelle. Le journaliste de Seneplus, qui a assisté aux deux matchs des Lions, a été marqué par une image : lors d'une pause de rafraîchissement, le jeune prodige Ibrahima Mbaye se tenait seul, à plus d'une vingtaine de mètres du groupe, tandis que le reste de l'équipe était regroupé sur la ligne de touche. Partant de cette image, le journaliste se demande si nous serions capables de construire une société fondée sur la compétence plutôt que sur le statut. En clair, ne faut-il pas remettre en cause la suprématie des anciens au détriment des talents et de la fraîcheur ? Les jeunes demeurent souvent confinés à des rôles secondaires, écrit-il, comme si la hiérarchie préexistante devait être respectée même lorsque les réalités du terrain démontrent ses limites. Pour Seneplus, le problème n'est pas seulement sportif, il est culturel. Une logique quasi féodale, selon lui. L'entretien de Moussa Faki Mahamat : ancien président de la Commission de l'Union Nettement plus prosaïque, le Point Afrique propose une interview de l'ancien président de la Commission de l'Union africaine. Moussa Faki Mahamat est aujourd'hui envoyé spécial du Pacte pour la prospérité, les peuples et la planète. Dans cet entretien, il estime que les mécanismes actuels de financement du développement pénalisent l'Afrique. Moussa Faki Mahamat déplore les conditions exigées des pays africains lorsqu'ils souhaitent emprunter pour financer leur développement. Il regrette ce qu'il appelle une perception globale du continent africain comme un espace à très haut risque, d'autant que, dit-il, on applique souvent une même grille de lecture à l'ensemble du continent, alors que les situations diffèrent considérablement d'un pays à l'autre. Sans dédouaner les États de leurs responsabilités, Moussa Faki Mahamat appelle donc à réformer l'ensemble de l'architecture financière internationale. En Guinée, la détresse des commerçants du marché de Nzérékoré Nzérékoré, la troisième ville de Guinée, la grande ville du Sud : vendredi dernier, le marché a brûlé. Des témoignages recueillis par Le Djely : « J'ai perdu toute mon économie », rapporte Ousmane Bah, l'un des sinistrés, qui dit n'avoir plus que ses yeux pour pleurer. Il demande de l'aide aux autorités et qu'on lui propose un nouvel emplacement. Même appel lancé par Amadou Oury Diallo, un autre commerçant sinistré, qui craint de ne plus réussir à nourrir sa famille.
Le 3 novembre 2027. Un faisceau blanc descend du ciel au-dessus d'un bunker sous les Pyrénées. Douze survivants pleurent de joie. Six mois qu'ils attendent, terrés sous terre pendant que la Famine Verte dévore le monde — un champignon échappé d'un laboratoire qui a détruit toutes les cultures en trois semaines. Les émeutes. Le cannibalisme. L'effondrement. Et maintenant la lumière. Le salut. Sauf que personne ne se demande pourquoi cette lumière sent le diesel. Pourquoi elle fait un bruit de générateur industriel. Pourquoi on entend des voix humaines au loin.Ce creepypasta français de 10 minutes transforme l'espoir en piège mortel. Dans un monde où la nourriture n'existe plus, que vaut un groupe de survivants bien nourris et en bonne santé, sortant volontairement de leur cachette ? Ce podcast horreur entre science-fiction et body horror explore le cannibalisme institutionnel — quand les structures de pouvoir organisent ce que les individus n'osent pas imaginer. La lumière du salut n'est pas toujours ce que vous croyez. Et le pire, c'est qu'elle reviendra. Pour le prochain groupe.
L'absorption d'alcool entraîne la suppression temporaire d'une hormone anti-diurétique appelée l'ADH. Elle fait en sorte que votre corps retienne plus longtemps les liquides qu'on absorbe afin d'en extraire le plus possible de substances utiles pour notre organisme. Quand cette ADH disparaît, c'est un peu comme un barrage qui cède, les fluides sont moins bien recyclés et la quantité d'urine dans votre vessie grossit. Et comme l'acide carbonique des boissons gazeuses, genre la bière, augmente la pression sur la vessie, là très vite vous allez avoir envie de la vider ! Sauf que si vous y allez direct, là c'est parti pour des aller-retours non stop. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Radio Foot, 2 émissions en direct ce mercredi 16h10 T.U et 21h10 T.U. : - Mondial 2026, groupe K : le grand retour des Léopards, 52 ans après leur dernière participation. ; - Mondial 2026, groupe L : belle affiche européenne ce soir (toujours au Texas) entre Anglais et Croates. ; - Mondial 2026 groupe I, une équipe de France à deux visages. Mondial 2026, groupe K : le grand retour des Léopards, 52 ans après leur dernière participation 1er gros défi à Houston face au Portugal de Cristiano Ronaldo, que Yoane Wissa a affronté en Premier League. Un événement d'importance pour le football congolais. Les 46è du classement mondial ont dû passer par les barrages, comptent sur un bloc défensif solide et expérimenté, et un jeu en contre efficace. Les Portugais parmi les favoris. Un milieu de terrain souverain, et un capitaine de 41 ans qui dispute son 6è tournoi planétaire. Champion avec sa formation saoudienne d'Al Nassr, le quintuple Ballon d'Or est prêt à relever le défi d'un tournoi élargi, qui peut être long pour les Rouge et Vert. Match à suivre sur les fréquences africaines de la Radio mondiale. Mondial 2026, groupe L : belle affiche européenne ce soir (toujours au Texas) entre Anglais et Croates Les Three lions de Thomas Tuchel sont ambitieux, les « Vatreni », habitués à aller loin, sont toujours bien placés. Finalistes en 2018, 3ès du tournoi en 2022, une dernière compétition pour Luka Modric, toujours leader de l'équipe ? - Champion et vainqueur de la coupe d'Allemagne, auteur de 61 buts toutes compétitions confondues cette saison avec le Bayern, Harry Kane va-t-il guider ses coéquipiers vers un nouveau sacre, attendu depuis 60 ans ? Il voudra effacer un mauvais souvenir, la Croatie avait éliminé l'Angleterre en ½ finales de la compétition, il y a 8 ans. Mondial 2026 groupe I, une équipe de France à deux visages. Auteurs d'une 1ère mi-temps amorphe face à un Sénégal libéré et menaçant, métamorphosés dans le 2ème grâce aux ajustements tactiques du sélectionneur Deschamps, qui a changé la dynamique offensive. Le salut est venu de Mbappé, la précision de Michael Olise. Des regrets pour les Lions de la Teranga ? Ils ont eu des occasions pour faire la différence en 1ère période, mais ont manqué d'efficacité. Sauf pour Ibrahim Mbaye, dont le but arrive un peu tard. Pour débattre avec Annie Gasnier : Youssouf Mulumbu, Nicolas Vilas et Bruno Constant. Technique/réalisation : Alice Mesnard - David Fintzel/Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Radio Foot, 2 émissions en direct ce mercredi 16h10 T.U et 21h10 T.U. : - Mondial 2026, groupe K : le grand retour des Léopards, 52 ans après leur dernière participation. ; - Mondial 2026, groupe L : belle affiche européenne ce soir (toujours au Texas) entre Anglais et Croates. ; - Mondial 2026 groupe I, une équipe de France à deux visages. Mondial 2026, groupe K : le grand retour des Léopards, 52 ans après leur dernière participation 1er gros défi à Houston face au Portugal de Cristiano Ronaldo, que Yoane Wissa a affronté en Premier League. Un événement d'importance pour le football congolais. Les 46è du classement mondial ont dû passer par les barrages, comptent sur un bloc défensif solide et expérimenté, et un jeu en contre efficace. Les Portugais parmi les favoris. Un milieu de terrain souverain, et un capitaine de 41 ans qui dispute son 6è tournoi planétaire. Champion avec sa formation saoudienne d'Al Nassr, le quintuple Ballon d'Or est prêt à relever le défi d'un tournoi élargi, qui peut être long pour les Rouge et Vert. Match à suivre sur les fréquences africaines de la Radio mondiale. Mondial 2026, groupe L : belle affiche européenne ce soir (toujours au Texas) entre Anglais et Croates Les Three lions de Thomas Tuchel sont ambitieux, les « Vatreni », habitués à aller loin, sont toujours bien placés. Finalistes en 2018, 3ès du tournoi en 2022, une dernière compétition pour Luka Modric, toujours leader de l'équipe ? - Champion et vainqueur de la coupe d'Allemagne, auteur de 61 buts toutes compétitions confondues cette saison avec le Bayern, Harry Kane va-t-il guider ses coéquipiers vers un nouveau sacre, attendu depuis 60 ans ? Il voudra effacer un mauvais souvenir, la Croatie avait éliminé l'Angleterre en ½ finales de la compétition, il y a 8 ans. Mondial 2026 groupe I, une équipe de France à deux visages. Auteurs d'une 1ère mi-temps amorphe face à un Sénégal libéré et menaçant, métamorphosés dans le 2ème grâce aux ajustements tactiques du sélectionneur Deschamps, qui a changé la dynamique offensive. Le salut est venu de Mbappé, la précision de Michael Olise. Des regrets pour les Lions de la Teranga ? Ils ont eu des occasions pour faire la différence en 1ère période, mais ont manqué d'efficacité. Sauf pour Ibrahim Mbaye, dont le but arrive un peu tard. Pour débattre avec Annie Gasnier : Youssouf Mulumbu, Nicolas Vilas et Bruno Constant. Technique/réalisation : Alice Mesnard - David Fintzel/Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer. RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.
Elle a passé 20 ans dans la mode. Agnès b., Yves Saint Laurent, Directrice Générale de Claudie Pierlot. Un CV en béton, une carrière au sommet.Et puis, à 40 ans, elle a tout lâché pour vendre des cornichons.Pas n'importe lesquels. Les meilleurs. Parce que Delphine Plisson ne fait rien à moitié.En 2015, elle ouvre Maison Plisson boulevard Beaumarchais — une halle culinaire, 750 artisans référencés, 160 salariés, plusieurs adresses à Paris. Un endroit qui devient en quelques années l'une des tables de référence de la capitale. Une réussite folle.Puis le Covid arrive. Et tout s'effondre.Redressement judiciaire, plan de cession, liquidation. Elle perd ce qu'elle a mis dix ans à construire.Sauf qu'avec Delphine Plisson, la chute n'est jamais le dernier mot.Aujourd'hui elle est consultante, elle a écrit son premier roman "Laiisse aller c'est une valse", et elle lance aujourd'hui, le 11 juin 2026, 20 ans plus tard — un média entièrement dédié à la ménopause. Parce qu'elle estime que ce sujet mérite mieux que le silence ou la condescendance médicale.Une femme qui réinvente sa vie. Encore.Delphine Plisson, bienvenue dans Julia donne le ton.https://www.instagram.com/thisisdelphineplisson/https://www.instagram.com/20ansplustard/Production Blabla StudioHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“Travaille bien à l'école, file droit, et tu auras un bon métier, un bon salaire, une bonne vie.”On a toutes et tous grandi avec cette promesse. Ça s'appelle la méritocratie, et c'est un rêve auquel on aimerait beaucoup croire.Sauf que dans la vraie vie, quand on s'appelle Brahim, qu'on grandit en cité, avec une mère femme de ménage, on comprend vite que l'ascenseur social ne monte pas pour tout le monde à la même vitesse. Alors Brahim choisit une autre voie : partir, loin. Construire sa réussite ailleurs, à Dubaï, aux Émirats arabes unis.Là-bas, il gagne de l'argent, beaucoup. Puis il revient en France avec sa femme et ses enfants. Mais une fois la réussite financière acquise, une autre épreuve commence : trouver sa place dans des sphères bourgeoises où l'argent ne suffit pas toujours à être légitime.Brahim raconte la pauvreté, l'exil, le travail, les signes extérieurs de réussite, le bling, la famille, les codes sociaux, l'intégration ici et ailleurs. Et cette revanche très particulière : celle de gagner beaucoup quand on a grandi avec peu.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny
L'extrême-droite ne se contente pas de lorgner sur les médias. Elle s'intéresse aussi beaucoup aux associations. Il y a trois ans, M Bernard Arnault avait ainsi offert 3 millions d'euros aux restos de cœur. Généreux, hein ? Surtout de la part d'un milliardaire qui a l'habitude des plans de suppression d'emploi dans les entreprises qu'il rachète. Mais si vous connaissez Bolloré, vous connaissez peut-être moins son homologue, Pierre-Édouard Stérin. Les largesses financières dont il fait bénéficier des associations, à travers le Fond du bien commun, est un projet politique. Une France blanche, où les femmes sont des ventres fertiles qui restent bien sagement à la maison, et rêvent à la rigueur d'aller s'encanailler au Puy-du-Fou. Bref, son projet est une France catholique et d'extrême-droite. Pourquoi Pierre-Édouard Stérin finance-t-il des associations pour servir son ambition politique ? Aujourd'hui, les associations s'occupent de bien des choses que le service public a délaissé : elles agissent dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la famille, du soutien aux victimes de violence, du sport... bref, tout ce qui touche à nos vies quotidiennes, à nos intimités, à nos loisirs, à nos activités culturelles. C'est donc un puissant levier d'influence directement au contact de publics que le milliardaire veut toucher.Pierre-Édouard Stérin profite aussi d'une situation : le financement public aux associations se réduit comme peau de chagrin. Certaines structures ont donc cessé de se boucher le nez pour aller chercher l'argent du milliardaire d'extrême-droite, pensant que cela ne se saurait pas. Sauf que les enquêtes se multiplient, et soulèvent une question : doit-on s'inquiéter aujourd'hui d'une emprise de l'extrême-droite sur le secteur associatif ? Invitées :Elsa Sabado, journaliste d'investigation indépendante, en 2023 déjà une enquête pour Alter Eco sur ces assos qui ne veulent pas devenir des entreprises comme les autresAnnabelle Martela, journaliste d'investigation indépendante, membre du collectif Hors cadre.Marianne Langlet, collectif des associations citoyennes, Coordinatrice de l'Observatoire citoyen de la marchandisation des associations, et anciennement journaliste.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : en 2013, Armel paie 4.853€ pour faire construire une terrasse par un artisan. Problème, l'artisan abandonne le chantier. Armel part donc en justice et gagne. L'artisan doit payer 6.350€. Mais depuis, plus de nouvelles de l'artisan qui semble avoir changé de région, mais nous pensons l'avoir retrouvé ! Sauf que l'histoire dure depuis si longtemps que le jugement serait aujourd'hui prescrit... Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:11 - Grand bien vous fasse ! - par : Thibaut de Saint Maurice - Cette formule sonne à première vue comme un post Instagram inspirant. Sauf que cette phrase, elle est de Ralph Waldo Emerson, un écrivain et philosophe américain du XIXe siècle, et qu'elle vient d'un texte de 1841 qui s'appelle « La confiance en soi ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous sommes le 28 novembre 1729, à 300 km environ au nord-ouest de la Nouvelle-Orléans. Il est 9 heures du matin, lorsque des Natchez, des Amérindiens, rendent visite aux colons installés dans un fort, deux plantations de tabac et des habitations éparses à proximité de leurs villages surplombant le fleuve Mississippi. Depuis plusieurs années, la vie de voisinage est réglée par des gestes de convivialité qui sont reproduis ce matin-là. Sauf, que soudainement les Indiens attaquent les Français. Une heure plus tard, deux cents colons gisent à terre, scalpés ou la tête tranchée. D'autres sont capturés puis torturés. Une partie des femmes et des enfants, ainsi que tous les esclaves africains de l'établissement, sont épargnés. Cet assaut marque un tournant dans l'histoire de la Louisiane qui perd, ainsi, 10 à 15% de sa population européenne. Aux cours des deux années suivantes, les Natchez subiront de terribles représailles de la part des Français et de leurs alliés amérindiens. Dans une lettre, datée de janvier 1798, qu'il adresse au libraire parisien Buisson, François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, évoque le récit qu'il a consacré à cette histoire. Il écrit : « La catastrophe épouvantable qui termine l'ouvrage est partie historique, partie imaginée. Tout ceci est dans le goût des temps, où l'on ne veut que des scènes qui remuent et ébranlent fortement les âmes ». Quel sens donner à cet événement. Qu'est-ce qui constitue une nation ? Quels ont été les partages, car il y en a eu, entre autochtones et colons ? Comment interroger la violence colonial. Quelle est la place des Natchez dans la mémoire collective ? Invité : Gilles Havard, directeur de recherche au CNRS-France. « Les Natchez – Une histoire coloniale de la violence » aux éd. Tallandier/Flammarion sujets traités : révolte, Natchez, Amérindiens, colons, Louisiane, Mississippi, esclaves, François-René de Chateaubriand, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cinquième record consécutif. S&P à 7’610, Dow à 51’308, Nasdaq à 27’094. Champagne, confettis, tout le monde est riche sur le papier. Sauf que — et c’est là où le film devient intéressant — pendant ces cinq jours de records historiques, la majorité des titres ont baissé. Cinq fois de suite. 55% à 60% des … Continued
En 1988 aux JO de Séoul en Corée du Sud, la finale de la boxe catégories moyens légers oppose l'Américain Roy Jones Jr au Sud-Coréen Park Si-Hun qui combat donc à domicile. Ce dernier est déclaré vainqueur aux points. Nouvelle médaille d'or pour le pays organisateur qui jubile. Sauf qu'à l'annonce de la décision de l'arbitre, Park Si-Hun est dépité.... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Martin veut vendre des cuisines par téléphone.Mais il veut surtout l'enquête de satisfaction de la fin. Sauf que lui, il veut l'enquête au début !
Marion appréhendait Montréal avec James. La ville, le froid, un enfant de 3 ans — elle n'y croyait pas trop. Sauf qu'il y a une ville souterraine pour ne jamais sortir dans le froid, un biodôme avec des manchots et des papillons qui volent partout, une patinoire en plein air au quartier des Spectacles. Et le soir, une piscine fumante au dixième étage d'un hôtel, entourés de gratte-ciels. Montréal en famille, c'était la surprise de ce voyage.Pour écouter l'épisode en entierÉté en canoë, hiver par -15 : le Québec en famille avec un enfant de 3 ans — Le voyage de Marion-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest, Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. » Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir
CECI EST UN EXTRAIT DE L'EPISODE 302 L'amitié, on en parle souvent comme quelque chose de léger. Un truc mignon, spontané, presque évident. Sauf qu'en réalité, dès 5 ou 6 ans, ça peut déjà faire très mal. Rejet, isolement, sentiment de manque, humiliations silencieuses… et une angoisse immense côté parents, qui ne savent pas toujours comment aider sans en faire trop, ni comment distinguer une amitié simplement ambivalente d'une relation réellement toxique.Parce que oui : l'amitié, ce n'est pas toujours sain, doux et réciproque. Il y a des jeux de pouvoir, des “reines” et des “rois”, des clans et des exclusions. Et parfois, le groupe devient un endroit dangereux, où l'enfant perd sa liberté pour garder une place.Emmanuelle Piquet, que je ne vous présente plus, mais quand même, est spécialiste du harcèlement scolaire, mais plus généralement de la souffrance relationnelle chez les enfants et les ados.Dans cet épisode, on parle de chagrins d'amitié, de ce que les enfants ressentent dans leur corps, de la façon dont les parents peuvent accueillir sans paniquer et comment les accompagner au mieux dans cette aventure amicale parfois magique, parfois tragique.Au programme :
Rejoignez Léon, un petit hérisson au grand cœur, dans une aventure sportive où avoir des piquants n'est peut-être pas si gênant que ça... ⚽
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
Sommes-nous déjà dans un monde où la ressource la plus disputée de la planète ne serait ni le pétrole, ni l'or... mais les puces informatiques ?Peut-être ! Si je vous dis cela, c'est que face à une peur viscérale de la pénurie, le géant OpenAI vient de jeter un énorme pavé dans la mare en lançant un programme inédit : la "capacité garantie".De quoi s'agit-il ? Et bien, vous pouvez désormais réserver et verrouiller vos serveurs d'intelligence artificielle sur le long terme... avant qu'il n'y en ait plus. Oui !Alors, jusqu'à présent, comment ça se passait ? Quand une entreprise utilisait ChatGPT, elle payait à la consommation, au coup par coup. C'était très simple. Sauf que les nouveaux agents IA autonomes arrivent et se révèlent extrêmement voraces en énergie et en processeurs. Aussi, pour éviter que les serveurs mondiaux ne saturent et que ses plus gros clients ne se retrouvent totalement bloqués par des pannes ou des files d'attente, OpenAI change du tout au tout son modèle commercial. Désormais, on signe des contrats pluriannuels. On achète ses lignes de calcul aujourd'hui pour être sûr de pouvoir faire tourner ses logiciels demain.Et puis, derrière cette offre, il y a aussi une immense bataille financière. Tenez-vous bien : OpenAI prévoit de dépenser près de 50 milliards de dollars cette année uniquement pour faire tourner ses machines. Et cela pourrait grimper jusqu'à 600 milliards de dollars d'ici 2030 ! Donc, et alors qu'une introduction en bourse historique se profile pour la start-up de Sam Altman, il faut à tout prix rassurer les marchés et stabiliser les revenus face à des rivaux féroces comme Google ou Anthropic. Et dans ce cadre, ces abonnements longue durée sont la garantie d'un flux d'argent régulier et prévisible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long. Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ? Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience
L'enfer est pavé de bonnes intentions. Autrement dit, parfois tu veux bien faire, et ça produit de la merde, il y a pas d'autres mots. Il y a une historienne américaine, Caitlin DeAngelis, qui s'est penchée sur des archives mises en ligne par Family Search, un énorme fonds d'archives qui est géré par l'Église des Saints des Derniers jours, c'est-à-dire les Mormons. Caitlin, elle s'intéresse à la question de l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis, vers le milieu du 18e siècle. Dans le fond des documents originaux numérisés, comme c'est pas facile à lire, Family Search a fait tourner une intelligence artificielle pour en tirer un texte prêt à l'emploi, bien propre. Sauf que quand l'historienne compare le vrai document et la transcription, là c'est plus un loup qu'elle soulève, c'est carrément la bête du Gévaudan. Et faut que je vous explique parce que c'est absolument débile…Bonne écoute !
Ceci est une extrait de l'épisode 308 avec PhD Anne Laure Le CunffJe ne sais pas vous, mais j'ai la sensation que dans cette société on nous pousse à chercher les bonnes réponses, à sécuriser nos choix, et donc à éviter l'échec. Sauf qu' à force, on a désappris quelque chose d'essentiel : expérimenter.Anne-Laure Le Cunff est docteure en neurosciences au prestigieux King's College de London, entrepreneuse et chercheuse. Ancienne cadre dans l'équipe santé digitale de Google, elle a fondé Ness Labs et a quitté une carrière classique dans un des GAFA pour explorer une autre manière de vivre et de penser, plus alignée avec la curiosité. À travers son travail quotidien et son livre “Petites expérimentations pour vivre en grand" elle défend une idée simple : avancer ne passe pas par la certitude, mais par l'expérimentation.Dans cet épisode, elle explique pourquoi notre cerveau préfère la sécurité à l'inconnu, pourquoi les transitions de vie — ces espaces “entre deux” — nous déstabilisent autant, et comment on peut apprendre à naviguer autrement. On parle de prise de décision, de peur, de changement d'identité, et de cette tendance à vouloir que tout fasse sens immédiatement.Elle propose aussi des outils concrets, notamment avec les enfants : transformer le quotidien en laboratoire, tester, observer, ajuster, sans jugement. Parce que c'est comme ça qu'on apprend vraiment.Un épisode pour sortir du besoin de certitude et réapprendre à explorerAu programme :
Nathalie Perrier était une femme qui avait tout pour briller. Un mari riche et important, deux enfants, une belle maison près de Chambéry. Sauf qu'elle voyait sa jeunesse s'enfuir et s'ennuyait de plus en plus dans sa vie d'épouse de notable. Elle a donc commencé à sortir, de plus en plus, et a pris un amant, un habitué de la nuit aux airs de mauvais garçon, le dénommé Lionel Veronèse. Liaison éphémère. Quelques semaines plus tard, le playboy était retrouvé mort à plus de 300 kilomètres de la Savoie, non loin de Marseille. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nathalie Perrier était une femme qui avait tout pour briller. Un mari riche et important, deux enfants, une belle maison près de Chambéry. Sauf qu'elle voyait sa jeunesse s'enfuir et s'ennuyait de plus en plus dans sa vie d'épouse de notable. Elle a donc commencé à sortir, de plus en plus, et a pris un amant, un habitué de la nuit aux airs de mauvais garçon, le dénommé Lionel Veronèse. Liaison éphémère. Quelques semaines plus tard, le playboy était retrouvé mort à plus de 300 kilomètres de la Savoie, non loin de Marseille.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une fois de plus, Yoann Riou a su lécher les bottes du patron de l'émission. Sauf que cette fois-ci, c'était peut-être légèrement exagéré.... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTLHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
CECI EST UN EXTRAIT DE L'EPISODE : Aggressivité chez l'enfant ce que personne ne vous dit Il y a un mot qui fait peur à beaucoup de parents : agressivité. Ou en tout cas qui peut nous laisser dans un grand désarroi.Parce qu'on l'associe tout de suite à la violence, à la méchanceté ou au harcèlement. Sauf que chez l'enfant, l'agressivité n'est pas forcément une envie de faire mal. C'est souvent un élan, un débordement ou une réponse au stress.Et ce que beaucoup de parents ignorent (moi compris), c'est que le pic d'agressivité chez l'être humain, c'est 2-3 ans. Et qu'en général, ça s'infléchit vers 4-5 ans… à condition que l'enfant se sente en sécurité, et qu'il puisse s'appuyer sur un adulte régulateur.Alors comment on réagit quand son enfant mord, tape, insulte, explose ? Est-ce qu'on doit s'inquiéter ? Est-ce que le stress, le sommeil, la glycémie, ou même la charge mentale des parents jouent un rôle ?Pour en parler, je reçois Héloïse Junier, docteure en psychologie et spécialiste de la petite enfance, pour remettre de la clarté là où il y a souvent beaucoup de culpabilité, et donner des clés concrètes pour aider nos enfants à redescendre.Vous ressortirez de cet épisode, équipé comme jajajaAu programme :Compréhension de l'agressivité (01:34)Réactions parentales efficaces (11:09)Facteurs déclencheurs d'agressivité (18:33)Importance du soutien professionnel (56:38)Liens utiles :Héloïse Junier est psychologue de l'enfance et docteure en psychologie. Elle est notamment l'autrice du Manuel de survie des parents (3ᵉ édition, Dunod, 2025), dans lequel elle consacre un chapitre à la question de l'agressivité chez l'enfant.Lien vers la Formation dédiée aux manifestations d'agressivité du jeune enfant, à destination des professionnels de l'enfance : https://enfanceetsciences.catalogueformpro.com/1/inter/2517388/les-manifestations-dagressivite-du-jeune-enfantLa formation est certifiée Qualiopi, ce qui permet des prises en charge par les OPCO et le FIFPL. Pour toute information complémentaire : contact@enfanceetsciences.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
INSCRIVEZ VOUS AU LIVE DU MARDI 28 AVRIL 12h30 POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR VOTRE TEMPS ICIJe ne sais pas vous, mais j'ai la sensation que dans cette société on nous pousse à chercher les bonnes réponses, à sécuriser nos choix, et donc à éviter l'échec. Sauf qu' à force, on a désappris quelque chose d'essentiel : expérimenter.Anne-Laure Le Cunff est docteure en neurosciences au prestigieux King's College de London, entrepreneuse et chercheuse. Ancienne cadre dans l'équipe santé digitale de Google, elle a fondé Ness Labs et a quitté une carrière classique dans un des GAFA pour explorer une autre manière de vivre et de penser, plus alignée avec la curiosité. À travers son travail quotidien et son livre “Petites expérimentations pour vivre en grand" elle défend une idée simple : avancer ne passe pas par la certitude, mais par l'expérimentation.Dans cet épisode, elle explique pourquoi notre cerveau préfère la sécurité à l'inconnu, pourquoi les transitions de vie — ces espaces “entre deux” — nous déstabilisent autant, et comment on peut apprendre à naviguer autrement. On parle de prise de décision, de peur, de changement d'identité, et de cette tendance à vouloir que tout fasse sens immédiatement.Elle propose aussi des outils concrets, notamment avec les enfants : transformer le quotidien en laboratoire, tester, observer, ajuster, sans jugement. Parce que c'est comme ça qu'on apprend vraiment.Un épisode pour sortir du besoin de certitude et réapprendre à explorerAu programme :