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durée : 00:02:34 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Il y a plus de de 400 000 métiers verts et ce nombre devrait doubler d'ici à 2050. Raphaël Gerson a choisi de nous en présenter un bien précis ce matin : celui de conseiller en énergie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Michel Lafrance a reçu Véronique Dicaire pour parler de ses deux spectacles au Centre des arts Juliette-Lassonde. See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:02:30 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Il n'y a pas d'un côté une « génération climat » de jeunes qui placeraient l'écologie en tête de leurs priorités et de l'autre des "seniors" qui s'en moqueraient comme de leur première chemise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En France, le dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), alertait sur l'impact du racisme sur la santé des victimes qui « doivent s'adapter au quotidien aux comportements racistes à leur encontre optant pour des stratégies d'évitement, de repli sur soi ou de résignation ou devant prouver sans cesse leur légitimité. Hypervigilance, stress, dépression, anxiété, parfois associés à des maux de tête sont fréquents chez les personnes racisées ». Comment se protéger de ces violences ? Avec : Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue et écrivaine. Auteure de l'ouvrage Debout, tête haute ! Manifeste pour répondre au racisme, aux éditions Carton Rouge. Retrouvez l'émisison en intégralité iciRacisme : quels effets sur la santé mentale ?
En France, le dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), alertait sur l'impact du racisme sur la santé des victimes qui « doivent s'adapter au quotidien aux comportements racistes à leur encontre optant pour des stratégies d'évitement, de repli sur soi ou de résignation ou devant prouver sans cesse leur légitimité. Hypervigilance, stress, dépression, anxiété, parfois associés à des maux de tête sont fréquents chez les personnes racisées ». Peut-on prévenir ces maux ? Comment protéger sa santé mentale ? Quelle prise en charge est possible ? Injures à caractère raciste, violences verbales ou discrimination… Dans la rue, au travail, à l'école, dans les médias, être la cible d'agressions à caractère raciste peut avoir, au-delà de l'infraction pénale, un impact sur la santé mentale des victimes. Ce racisme qui, dans certaines sociétés, se banalise à mesure que progressent certains mouvements, des porte-voix dont les idées et les messages divisent, hiérarchisent, stigmatisent et excluent : ouvertement parfois, insidieusement souvent. Des agressions basées sur la couleur de peau, la forme des yeux, la nature des cheveux, les croyances, les vêtements, la culture, qui attaquent l'individu dans son identité, sa filiation, son héritage culturel. Le racisme, facteur de troubles psychiques D'après l'INSEE, en 2024, 56% des victimes de discrimination liées à l'origine, la couleur de peau ou la religion, estiment que celle-ci a un impact psychologique important ou très important : cela se traduit par de l'anxiété des troubles dépressifs et de la fatigue ! D'où l'importance d'intégrer le racisme d'intégrer comme un facteur de risque pour la santé psychique, dont il faut plus que jamais tenir compte. La psychiatre et écrivaine Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve s'intéresse à ces troubles associés à cette violence basée sur l'origine de l'appartenance religieuse et y a consacré un ouvrage publié aux éditions Carton rouge, intitulé :« Debout, tête haute ! ». Avec : Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue et écrivaine. Auteure de l'ouvrage Debout, tête haute ! Manifeste pour répondre au racisme, aux éditions Carton Rouge Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Témoignage d'Aniss, étudiante qui a subi des insultes racistes. ► En fin d'émission, nous entendrons la réaction du Dr Safiatou Thiam, ancienne ministre de la Santé du Sénégal entre 2007 et 2009, et secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida du Sénégal après la divulgation du statut sérologique de plusieurs personnes dans le pays, dans le contexte de projet de répression accrue de l'homosexualité, par les autorités gouvernementales. Programmation musicale : ► James Brown – Say it loud, I'm black and I'm proud ► Yotsi – Bomoyi.
En France, le dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), alertait sur l'impact du racisme sur la santé des victimes qui « doivent s'adapter au quotidien aux comportements racistes à leur encontre optant pour des stratégies d'évitement, de repli sur soi ou de résignation ou devant prouver sans cesse leur légitimité. Hypervigilance, stress, dépression, anxiété, parfois associés à des maux de tête sont fréquents chez les personnes racisées ». Peut-on prévenir ces maux ? Comment protéger sa santé mentale ? Quelle prise en charge est possible ? Injures à caractère raciste, violences verbales ou discrimination… Dans la rue, au travail, à l'école, dans les médias, être la cible d'agressions à caractère raciste peut avoir, au-delà de l'infraction pénale, un impact sur la santé mentale des victimes. Ce racisme qui, dans certaines sociétés, se banalise à mesure que progressent certains mouvements, des porte-voix dont les idées et les messages divisent, hiérarchisent, stigmatisent et excluent : ouvertement parfois, insidieusement souvent. Des agressions basées sur la couleur de peau, la forme des yeux, la nature des cheveux, les croyances, les vêtements, la culture, qui attaquent l'individu dans son identité, sa filiation, son héritage culturel. Le racisme, facteur de troubles psychiques D'après l'INSEE, en 2024, 56% des victimes de discrimination liées à l'origine, la couleur de peau ou la religion, estiment que celle-ci a un impact psychologique important ou très important : cela se traduit par de l'anxiété des troubles dépressifs et de la fatigue ! D'où l'importance d'intégrer le racisme d'intégrer comme un facteur de risque pour la santé psychique, dont il faut plus que jamais tenir compte. La psychiatre et écrivaine Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve s'intéresse à ces troubles associés à cette violence basée sur l'origine de l'appartenance religieuse et y a consacré un ouvrage publié aux éditions Carton rouge, intitulé :« Debout, tête haute ! ». Avec : Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre addictologue et écrivaine. Auteure de l'ouvrage Debout, tête haute ! Manifeste pour répondre au racisme, aux éditions Carton Rouge Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Témoignage d'Aniss, étudiante qui a subi des insultes racistes. ► En fin d'émission, nous entendrons la réaction du Dr Safiatou Thiam, ancienne ministre de la Santé du Sénégal entre 2007 et 2009, et secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida du Sénégal après la divulgation du statut sérologique de plusieurs personnes dans le pays, dans le contexte de projet de répression accrue de l'homosexualité, par les autorités gouvernementales. Programmation musicale : ► James Brown – Say it loud, I'm black and I'm proud ► Yotsi – Bomoyi.
durée : 00:02:39 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Le festival international des jeux s'est clôturé hier à Cannes et Raphaël Gerson nous a ramené un célèbre jeu qui devient plus vert. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Debout les caves : Les meilleures blagues de la semaineVoir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
durée : 00:02:55 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Mon premier peut faire peur... Mon deuxième irrite les éleveurs... Mon troisième est dans le collimateur de certains décideurs... Qui suis-je ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:24:09 - 8h30 franceinfo - Le président du parti Debout! était l'invité du "8h30 franceinfo", jeudi 26 février. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:31 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - À l'approche des élections municipales, un sujet qui concerne toutes les villes : l'affichage publicitaire. Depuis 2024, les communes gèrent les règlements locaux de publicités. Pendant qu'à l'étranger, de plus en plus de villes interdisent les affichages liés aux énergies fossiles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:40 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:20:05 - Journal de 18h - Il y a quatre ans, la Russie lançait l'invasion de l'Ukraine. L'armée ukrainienne résiste, elle aurait même repris 300 kilomètres carrés à l'envahisseur ces derniers jours. À Moscou, le Kremlin refuse toujours de parler de guerre, et la population reste majoritairement derrière Vladimir Poutine.
durée : 00:20:05 - Journal de 18h - Il y a quatre ans, la Russie lançait l'invasion de l'Ukraine. L'armée ukrainienne résiste, elle aurait même repris 300 kilomètres carrés à l'envahisseur ces derniers jours. À Moscou, le Kremlin refuse toujours de parler de guerre, et la population reste majoritairement derrière Vladimir Poutine.
durée : 00:02:43 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - La température influence le comportement de tous les animaux, et chacun a développé des stratégies pour sa thermorégulation. Une équipe américaine vient de montrer comment les battements d'aile des bourdons leur permettent de se réchauffer mais aussi se rafraîchir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:30 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Christophe Rosanvallon, réalisateur, il anime le stand des Hautes Alpes au salon de l'agriculture sera l'invité Déjà Debout. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:30 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Christophe Rosanvallon, réalisateur, il anime le stand des Hautes Alpes au salon de l'agriculture sera l'invité Déjà Debout. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:43 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Alors que le Salon international de l'agriculture ouvre ses portes, la filière porcine française a lancé une grande campagne nationale de communication pour "faire du porc la référence dans l'assiette". Mais elle omet de nombreuses réalités, car porc français ne veut pas forcément dire de qualité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:30 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Christophe Rosanvallon, réalisateur, il anime le stand des Hautes Alpes au salon de l'agriculture sera l'invité Déjà Debout. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Debout les caves : Les meilleures blagues de la semaineVoir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
durée : 00:02:50 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Un constat sévère... La France est douchée, elle vit un avant-goût du climat de demain, mais elle n'est pas préparée. Comment anticiper les crues, les inondations, alors que ce début d'année est marqué par un épisode inédit : plus de trente jours consécutifs de vigilance crues sur le territoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Christian qui revient de son voyage au Costa Rica nous parle de son expérience vécu dans les vignobles sur place. See omnystudio.com/listener for privacy information.
Mme Jacobs de la fédération des sociétés d'horticultures du Québec vient parler de la conférence Les Serres : Comprendre le microclimat pour mieux cultiver. See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:02:50 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Une nouvelle étude effectuée sur presque 30 millions de personnes aux Etats-Unis permet pour la première fois de faire un lien entre la pollution atmosphérique et la maladie d'Alzheimer. Les particules fines agissent directement sur le cerveau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:35 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Alors que ce mercredi matin, quatre départements étaient placés en vigilance rouge, des maires du Maine-et-Loire s'inquiètent de ce que le journal Ouest France qualifie de "tourisme de crues" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Louis Champagne nous parle de la tournée du spectacle Les Boys dans Allez Hop Debout !See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:02:42 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:32 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - La consommation d'œufs en France bat des records, mais la filière fait face à des défis. Quel est l'envers du décor de cette production massive ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Réécoutez l’entrevue de Michel Lafrance avec Alain Choquette lors de l’émission Allez Hop Debout !See omnystudio.com/listener for privacy information.
Réécoutez l’entrevue de Michel Lafrance avec Axel Cournoyer lors de l’émission Allez Hop Debout !See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:03:09 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - C'est un rapport passé un peu inaperçu qui a attiré mon attention cette semaine. Les scientifiques de l'IPBES, l'équivalent du GIEC pour la biodiversité, alertent sur le rôle des entreprises pour préserver le vivant. Ils présentent une centaine de pistes pour réconcilier la nature et l'économie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:49 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - On connait l'entreprise américaine Colossal pour ses envie de recréation de mammouths ou de dodos... Mais la voici qui ambitionne désormais de sauvegarder les espèces animales, grâce à un "coffre-fort biologique", lancé en 2027. Le tout en partenariat avec les Emirats Arabes Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:52 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - L'EPA, agence américaine de l'environnement, vient de ré-autoriser le dicamba, herbicide controversé utilisé dans les cultures OGM de coton et de soja. Une décision dénoncait par les associations environnementales, mais aussi les militants trumpistes du MAHA, "Make America Healthy Again" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:40 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Trois ONG sont désormais engagées pour que le Conseil d'Etat interdise le chalut de fond dans la Manche à Chausey, archipel classé aire marine protégée Natura 2000. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:50 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Une nouvelle forme d'activisme au Royaume-Uni : des "arrestations citoyennes". Des groupes composés majoritairement de femmes, qui arrêtent les dirigeants d'entreprise de l'industrie fossile ou de l'eau, pour les mettre face à leurs responsabilités. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:09 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - On n'en parlait plus... Mais elle revient dans l'actu. La réautorisation des néonicotinoïdes, prévue dans la loi Duplomb était sortie par la grande porte, elle revient par la fenêtre, dans une version deux. Le sénateur a tenu compte de la décision du Conseil constitutionnel mais est-ce suffisant ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:54 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Alors qu'elles se sont engagées à lutter contre le changement climatique, la plupart des assurances-vie proposent en fait des produits qui permettent à l'industrie fossile de fonctionner, cela alors que la moitié des épargnants place l'environnement comme une priorité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:47 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Les morsures de serpent font plus de 100.000 morts chaque année dans le monde, principalement en Inde, où les moyens sanitaires, à commencer par les antivenins, ne sont pas toujours disponibles. Un fléau ignoré par le monde d'après les spécialistes, car il touche les populations les plus pauvres... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:46 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Ce système vendu en grandes surfaces permet d'engluer les souris, rats ou mulots. Mais il est accusé d'être très cruel et non sélectif ; on y retrouve aussi des oiseaux, hérissons et chauves-souris. 70 pétitions ont été lancées en France, notamment contre Leclerc, qui continue d'en commercialiser. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tous les matins à 8H10, Salomé nous donne des infos aléatoires du monde.
durée : 00:05:00 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Pierre Perron, conducteur de dameuse dans une station de ski est l'invité Déjà Debout ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:00 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Pierre Perron, conducteur de dameuse dans une station de ski est l'invité Déjà Debout ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:42 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Chaque année, des centaines de cargos sont démantelés dans le monde. Pour les trois-quart, cela se fait sur des plage, dans des conditions dangereuses et polluantes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:49 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Ce mercredi 28 janvier, un tribunal de la Haye a jugé que le gouvernement néerlandais ne faisait pas assez pour protéger les 26.000 habitants de l'île Bonaire, et qu'ils étaient traités "différemment" des habitants des Pays-Bas européens "sans raison valable". Sandy Dauphin (avec AFP) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:03 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Alors que le secteur aérien s'est engagé, à la sortie du Covid, à atteindre la neutralité carbone en 2050, de plus en plus de signaux montrent que les objectifs sont inatteignables. Des dirigeants de sociétés aériennes n'hésitent pas à parler d'"utopie". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:34 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Des incendies ravagent depuis le début de l'année le territoire mythique de l'Amérique du sud, aussi bien au Chili qu'en Argentine, où le président Javier Milei a baissé de 80% le budget du service de gestion des incendies... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:36 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Face à la prolifération des sangliers, les battues se multiplient partout en France, pour tenter de limiter les dégâts. Mais il s'agit d'une solution qui ne règle que le court terme, alors qu'il faut penser long terme et donc changements structurels. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:44 - LSD, la série documentaire - par : Johanna Bedeau - Elles sont là, bien présentes, ces “vieilles” qu'on ne veut plus voir : mises de côté, souvent effacées des regards, mais toujours debout. Derrière leur silence, il y a la vie, des rêves, et des femmes qui refusent de s'effacer de l'espace public. - réalisation : Angélique Tibau
durée : 00:02:29 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Un cercle vicieux : les Jeux d'hiver subissent le changement climatique autant qu'ils l'alimentent. Plusieurs études démontrent comme il va être de plus en plus compliqué d'organiser des compétitions en montagne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »