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Pourquoi les premiers humains ont-ils gravé ou peint des motifs géométriques sur les parois des grottes ? Que révèlent ces premières manifestations de l'abstraction et de la pensée symbolique sur les capacités uniques de notre cerveau ? À travers l'émergence de la géométrie, se dessine une question fondamentale : sommes-nous, par nature, une espèce capable de créer des symboles pour comprendre et représenter le monde ? Demandons pourquoi et comment notre espèce humaine a inventé la géométrie ? Pourquoi dès l'aube de l'humanité dans les grottes du monde entier, nos ancêtres ont tracé des motifs géométriques du simple zigzag, au rectangle au cercle ou au triangle ? D'où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures humaines et qu'est-ce que cette capacité d'abstraction, ce goût inné pour la symétrie, dit de nous et de la singularité de notre cerveau humain ? Sommes-nous une espèce symbolique par nature, la seule à composer des idées entre elles et donc des langages parlés, mathématiques, ou musicaux ? Immenses questions ouvertes et creusées par notre invité Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, un de nos plus éminents spécialistes du cerveau et de la conscience, titulaire de la Chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l'Académie des Sciences et l'auteur de La bosse des maths, Les neurones de la lecture et du Code de la conscience. Il nous revient aujourd'hui avec un essai stupéfiant Le rectangle de Lascaux, et Homo Sapiens inventa la géométrie, paru chez Odile Jacob. Musiques diffusées dans l'émission ► Dave Brubeck - Blue rondo à la Turk ► Hami Hamoo - Africa.
Pourquoi les premiers humains ont-ils gravé ou peint des motifs géométriques sur les parois des grottes ? Que révèlent ces premières manifestations de l'abstraction et de la pensée symbolique sur les capacités uniques de notre cerveau ? À travers l'émergence de la géométrie, se dessine une question fondamentale : sommes-nous, par nature, une espèce capable de créer des symboles pour comprendre et représenter le monde ? Demandons pourquoi et comment notre espèce humaine a inventé la géométrie ? Pourquoi dès l'aube de l'humanité dans les grottes du monde entier, nos ancêtres ont tracé des motifs géométriques du simple zigzag, au rectangle au cercle ou au triangle ? D'où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures humaines et qu'est-ce que cette capacité d'abstraction, ce goût inné pour la symétrie, dit de nous et de la singularité de notre cerveau humain ? Sommes-nous une espèce symbolique par nature, la seule à composer des idées entre elles et donc des langages parlés, mathématiques, ou musicaux ? Immenses questions ouvertes et creusées par notre invité Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, un de nos plus éminents spécialistes du cerveau et de la conscience, titulaire de la Chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l'Académie des Sciences et l'auteur de La bosse des maths, Les neurones de la lecture et du Code de la conscience. Il nous revient aujourd'hui avec un essai stupéfiant Le rectangle de Lascaux, et Homo Sapiens inventa la géométrie, paru chez Odile Jacob. Musiques diffusées dans l'émission ► Dave Brubeck - Blue rondo à la Turk ► Hami Hamoo - Africa.
Le groupe Trace s'est imposé dans le paysage comme le diffuseur et le promoteur des musiques afro-urbaines. Éditeur de 30 chaînes de télévision diffusées sur tous les continents, Trace est souvent surnommé le « MTV africain ». Mais ses activités s'étendent au-delà de la sphère des médias : Trace cherche désormais aussi à jouer sa partition dans le développement de l'industrie musicale africaine. Dans les locaux de Trace, à Clichy, en banlieue de Paris, Fabien Pugliese réalise les derniers réglages du nouveau studio radio. « D'ici, on va alimenter notre radio DAB ainsi que nos radios sur la Caraïbe, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. On va pouvoir programmer et envoyer en live », explique-t-il. L'ambition historique de Trace est d'être une plateforme, une opportunité d'exposition pour les musiques afro-caribéennes. Un pari gagnant pour Olivier Laouchez, qui est à la tête du groupe : « On l'a démontré, et ce qui vient de se passer avec l'explosion de l'afrobeat, de l'amapiano, des musiques caribéennes, du compas, du zouk, montre que l'on ne s'est pas trompé. On avait effectivement fait le bon pari ! ». Première composante de cette réussite, la qualité des artistes et de leur production. Mais Olivier Laouchez est fier, aussi, du rôle que joue Trace dans ce domaine. « On a toujours été la plateforme qui les a accompagnés. Parfois, on a même produit nous-mêmes des titres avec des artistes. Par exemple, on a fait ce titre avec Dadju et Serge Ibaka qui s'appelle "Mafiozzy Style", qui était platinum. On a coproduit énormément de choses. On participe désormais aussi au plus gros événement musical du continent africain que sont les Trace Awards », détaille-t-il. « Amener des solutions » Mais l'entrepreneur ne s'arrête pas là. Depuis 2003, celui-ci développe les activités de son groupe. « En plus de notre activité historique de médias télévisuels et radiophoniques, on a développé des plateformes digitales. On a, d'une part, une plateforme qu'on est en train de lancer qui s'appelle Trace+, qu'on développe en partenariat avec TikTok. C'est une espèce de "social super app" sur laquelle on va retrouver non seulement les formats tiktokiens où on peut poster soi-même du contenu, mais il va y avoir également tous les contenus professionnels du groupe Trace. Et on a une plateforme de formation professionnelle en ligne qui s'appelle Trace Academia », explique Olivier Laouchez. Les collaborations se multiplient, les prix s'amoncellent. L'entreprise prend à bras le corps le tournant des plateformes en ligne et de l'intelligence artificielle. Mais pour Olivier Laouchez, un objectif reste central : « Amener des solutions », notamment sur les droits d'auteur encore peu collectés sur le continent. « On a pris la décision de développer une plateforme digitale qu'on devrait lancer en partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo d'ici à la fin de l'année, pour justement amener une solution à ce problème de la collecte. Et l'idée, c'est de pouvoir déployer ensuite cette plateforme dans tous les pays intéressés en Afrique, fait-il savoir. Nous, on veut absolument que les artistes gagnent leur vie grâce à leur talent, grâce à leur musique. Donc on veut être en même temps celui qui va assurer la promotion, mais également la monétisation de leurs offres », conclut-il. Et pour les artistes en quête de notoriété, une nouvelle plateforme de détection de talents, Trace Next, va être prochainement lancée. À lire aussiDan Assayag dresse le portrait de 18 musiciens africains dans la saison 4 de la série Y'Africa
Dans ce nouvel épisode de notre série sur l'histoire de la nuit africaine, direction le Cameroun sur les traces d'un rythme qui a pris d'assaut Yaoundé. Mariages, anniversaires, remises de diplômes : dans la capitale camerounaise, rien ou presque ne se célèbre plus sans le mbolé. Pourtant, il y a une quinzaine d'années, ce genre musical était réservé à une toute autre atmosphère : celle des veillées funéraires. Des nuits du quartier de Mvog-Ada aux célébrations populaires, le mbolé s'est transformé pour devenir, à la tombée du jour, la musique phare de la jeunesse du pays. De notre correspondant à Yaoundé, Le djembé, un instrument de percussion joué à mains nues, résonne dans le quartier Ekounou. Ce soir-là, il ne s'agit pas d'une veillée mais d'un casting. Une vingtaine de jeunes rivalisent de mélodies devant DJ Lexus, surnommé « Le Monstre », l'un des pionniers du mbolé. « Le plus difficile a été fait : faire connaître le mouvement, nous faire accepter par nos pairs. Maintenant, il faut qu'il perdure. Ça doit passer par les générations futures », affirme celui-ci. DJ Lexus, l'enfant des veillées des quartiers Mvog-Ada et Anguissa, organise ce type d'événements partout dans la ville. L'idée : dénicher la nouvelle pépite du mbolé et continuer la modernisation d'un genre qui, selon lui, est en pleine mutation : « Chaque jour, un nouveau concept sort, une nouvelle basse, la compétition est rude. Même les arrangeurs doivent être prêts. Aujourd'hui, nous donnons davantage de couleurs à ce rythme. Quand on a commencé, on frappait dans nos mains, c'était juste acoustique, alors que maintenant on ajoute des nappes de synthé, des basses profondes. Mais on garde l'âme, l'énergie du mbolé ». Ce sont de véritables magiciens de la composition qui ont fait le succès de cette musique, comme DJ Lexus et aujourd'hui, Junior Abega, dit « Sa Majesté ». Ce fils de musicien renommé a contribué à la fabrication de plusieurs hits mbolé depuis son studio du quartier Efoulan. En studio, il a fallu trouver à ce genre musical une vraie identité sonore : « Au départ, c'était un mouvement très spontané, très local, porté par les quartiers populaires. Les premières chansons du mbolé étaient faites dans la rue, à l'arrache. Puis, certains artistes ont compris qu'il fallait améliorer la qualité des enregistrements et qu'il fallait une rythmique qui donne immédiatement envie de bouger, parce que c'est ça le mbolé. Et puis le texte doit parler aux gens. On a travaillé les fréquences, la profondeur. Le mbolé, aujourd'hui, ça doit taper dans le cœur et dans les enceintes ». Malgré le succès, les soirées mbolé continuent Pour garder la flamme allumée, chaque dimanche, musiciens, DJ, artistes mbolemen et simples passionnés se retrouvent à ce carrefour mouvementé du quartier Emombo, dans l'un des lieux de rassemblement les plus emblématiques des amoureux du mbolé. Il s'agit d'une vaste structure en bois à l'entrée de laquelle sont installés de nombreux équipements de musique. Parmi les habitués, Aline, une fan de la première heure qui a vu cette musique prendre de l'ampleur et passer de la rue aux événements les plus importants du pays. « J'ai l'habitude d'aller aux soirées mbolé parce que c'est un mouvement du pays. C'est propre à nous. Le mbolé, c'est une histoire de ghetto. Les artistes portent leur vécu, leur ressenti. J'aime cette musique parce qu'à travers elle, dans les paroles, je me retrouve », raconte-t-elle. Le mbolé a connu son véritable décollage au début des années 2010, après les premières chansons enregistrées par des artistes comme Petit Malo, surnommé « le pape du mbolé ». À lire aussiLe difficile export de la musique camerounaise
En Côte d'Ivoire, les icônes du zouglou, Yodé & Siro, fêtent leurs 30 ans de carrière. Le groupe met en pratique une « danse philosophique », tout en abordant des sujets de la vie quotidienne, mais aussi des questions de société. À la veille de leur concert à Abidjan, samedi 15 août, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le duo répond aux questions de RFI. RFI : Vous célébrez 30 ans de carrière. En 30 ans, comment est-ce que vous avez vu le zouglou évoluer ? Siro : Vous savez, le zouglou a fait face à beaucoup de diversité de musique, mais le Zouglou est comme un arbre qui a de bonnes racines. Et vraiment, on a vu le zouglou évoluer. On a vu les premiers Zouglou avec Bilé Didié, Poignon, Sur'Choc et autres. Là, on voit la nouvelle génération qui n'a pas connu les tam-tams mais qui s'adaptent et qui font quelque chose de bon. Il y a 30 ans et aujourd'hui 2026, qu'est-ce que vous avez pu adapter, changer dans votre style musical ? Siro : Le zouglou s'adapte à tout, ça peut se chanter sur du zouk, du coupé-décalé, de la salsa. Le zouglou ce sont des chants philosophiques qui permettent à l'être humain de se recueillir et d'oublier ses soucis. Quels sont les tubes que vous voulez nous faire revivre sur scène au cours du concert ? Yodé : Il y a plein de chansons cultes et comme « La vie », comme « Antilaléca », comme « Victoire ». « Victoire », on dirait que ça a traversé les frontières. Donc plein, plein de tubes. Dans votre album Héritage qui est sorti en 2020, vous interprétez « Président, On dit quoi », ce titre posait un regard très critique par rapport à la gouvernance. Ça dénonçait notamment les mauvaises conditions de détention. Six ans plus tard, est-ce que vous avez l'impression que les choses ont réellement changé dans le pays ? Siro : Quand on dénonce, je pense que ça avance. Aujourd'hui, tout le monde est là, le président Gbagbo est là, Blé Goudé est là, tout le monde est là. Notre pays avance, notre pays et notre pays grandit. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui trouvent qu'aujourd'hui vous êtes de moins en moins critiques ? Siro : Mais on ne peut pas critiquer tout le temps, on critique de manière objective. Donc une fois que tu as critiqué de manière objective, que tu vois que les choses s'améliorent, tu vas. Mais en même temps, faut faire attention parce que c'est un pays où il y a du monde. À chaque fois que tu vas envoyer des choses qui peuvent envenimer le pays, ce n'est pas bon, ce n'est pas à tout moment qu'il faut le faire. Ces derniers jours, une partie du milieu culturel est vent debout par rapport à un décret publié par le ministère de la Culture, qui concerne notamment l'octroi de licences et le paiement d'une caution qui peuvent aller jusqu'à 10 millions de francs CFA pour organiser des spectacles. Est-ce que vous, vous comprenez ces inquiétudes ? Est-ce qu'elles sont fondées ? Yodé : C'est une nouvelle qui m'a frappée comme ça. Je pense qu'il faut peser le pour et le contre. Ils n'ont qu'à attendre un peu d'abord. Après on va parler de ça. Voilà. Siro : Vous voyez que même Yodé et moi, nous ne sommes pas du même avis. Le milieu du showbiz, c'est un travail et n'importe qui se lève pour devenir un promoteur. Quand il a un peu d'argent, il devient promoteur. Je pense que ça a été fait pour assainir le milieu. Mais en même temps, qu'ils prennent en compte aussi souvent des anciennetés, parce que 80 % des concerts en Côte d'Ivoire sont des pertes. Pourquoi ? Parce que ce sont des petites structures qui les organisent ? Elles ne sont pas solides, pas formées ? Siro : Les spectacles, ça ne rapporte pas toujours. Vous partez au Palais de la culture. 90 % des concerts du Palais de la culture sont des échecs. Les coûts des salles sont énormes et ce n'est pas facile. Et du coup, qu'est-ce que vous vous suggérez en tant qu'artiste pour mieux structurer ce secteur ? Siro : En fait, la démarche n'est pas mauvaise, mais qu'ils tiennent aussi de l'ancienneté de certains promoteurs qui se sont ruinés à force d'organiser des spectacles. Il faut qu'on trouve aussi une alternative pour que ces personnes restent toujours dans le milieu et qu'ils aient leur licence pour se relancer. Au-delà de la musique, vous avez aussi un engagement au niveau de l'environnement ces dernières années. Vous faites du reboisement, vous êtes à près de 1200 hectares, reboisé si je ne me trompe pas. Mais en Côte d'Ivoire, on le sait, le couvert végétal a diminué de 90 %. On est encore loin du compte. Quand vous êtes sur le terrain, quelles sont les difficultés auxquelles vous vous heurtez ? Siro : C'est la responsabilité des citoyens et ils n'ont pas un comportement éco-citoyen. On avait fait un reboisement à Assinie par exemple. Tu vois quelqu'un qui sort là-bas, qui met du feu à notre reboisement. Il y a tellement de choses et il manque aussi beaucoup de plants. Donc cette année, nous sommes en train d'ouvrir une pépinière que nous allons mettre à la disposition des gens gratuitement avec un suivi. Yodé, voulez-vous ajouter un mot ? Yodé : Ce que je voulais ajouter, c'était pour dire aux jeunes que ce que nous faisons comme reboisement, c'est pour notre pays. Donc ils n'ont qu'à se mettre en tête aujourd'hui que ce que nous faisons, c'est pour nos enfants. C'est pour que la Côte d'Ivoire retrouve son couvert forestier.
RFI continue d'explorer les histoires de la nuit en Afrique. Dans cet épisode, direction la Côte d'Ivoire, à Abidjan, où la capitale de « l'enjaillement » - le fait de s'amuser - doit en bonne partie sa réputation à une artère mythique de la commune de Yopougon, la rue Princesse, rasée il y a 15 ans, le 5 août 2011, au nom de la salubrité urbaine. De notre correspondant à Abidjan, L'histoire de la rue Princesse, « temple des nuits chaudes de la capitale économique » ivoirienne avec ses « boissons qui coulent à flot, [sa] musique à profusion, et le monde qui bouge », comme le rappelle une archive sonore de l'époque, a duré vingt ans. Aujourd'hui, les nuits se sont refroidies. Mais si les commerces ont pris la place des maquis dans la célèbre artère, Charlie Beaux-Yeux garde encore en mémoire l'ambiance festive qui l'a longtemps animée. En 1991, cet entrepreneur avait ouvert L'Image, la toute première boîte de la rue Princesse et le début d'un mythe. « On s'est dit qu'il fallait réveiller la commune, et cela en créant une image, l'image de la commune de Yopougon. Comme nous étions dans le milieu du show-biz, on attirait tous les artistes qui passaient en Côte d'Ivoire. Même les footballeurs venaient, c'était le rendez-vous des grands ! », se remémore celui-ci. Dans la foulée de L'Image, d'autres boîtes comme La Clinique, Le Sérum, La Pharmacie de garde cimentent la réputation de la rue Princesse. L'artère de deux kilomètres de long devient un maquis géant et le passage obligé des fêtards. Le producteur de musique Claude Bassolé était le propriétaire de L'Image. Pour lui, la rue Princesse a même redéfini la culture ivoirienne. « On a inversé la tendance ! Les gens quittaient Cocody, Treichville, Marcory, pour aller danser à Yopougon. Une boîte de nuit qui jouait à l'époque du zouglou était considérée comme une boîte folklorique. On a imposé cette musique qui est devenue notre identité nationale », raconte-il. Les stars du zouglou comme Magic System ou Yodé et Siro ont donné leurs premiers concerts rue Princesse dans les années 1990. Celle-ci a aussi vu l'émergence du coupé-décalé avec son roi, DJ Arafat, qui a fait ses premiers pas au Shangaï. Preuve de l'importance du lieu, le président Laurent Gbagbo en personne y a passé une soirée en 2008, au Queen's, la discothèque de la star du foot Didier Drogba. La fin d'une rue, la fin d'un mythe La médaille a son revers : le vacarme et la prostitution. En 2011, la rue Princesse est rasée au nom de la salubrité, quelques mois après l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara. Le mythe tombe, mais son esprit demeure. Il a même infusé dans tout le quartier de Yopougon, selon Léo Montaz, ethnologue spécialiste de la musique ivoirienne : « Je ne pense pas qu'il y ait des lieux qui aient la même image que la rue Princesse, qui soient aussi importants dans l'imaginaire ivoirien d'aujourd'hui. Yopougon reste un quartier central des cultures musicales ivoiriennes et un haut lieu de la fête, notamment pour les classes moyennes et les classes populaires qui n'ont pas les moyens d'aller dans les boîtes branchées de Cocody ». Yopougon reste habité par la rue Princesse. Aujourd'hui, le biama, la version survoltée du coupé-décalé, ressuscite les nuits de la commune la plus populaire d'Abidjan.
Dans notre système solaire comme au-delà, existe-t-il d'autres planètes ou exoplanètes susceptibles d'avoir abrité, ou d'abriter encore, une forme de vie ? Quelles pourraient être ces formes de vie et dans quelles conditions pourraient-elles apparaître ? Des astrophysiciennes croisent leurs regards sur la quête de mondes habitables et sur les recherches menées pour comprendre la place de la vie dans l'Univers. Ravis de vous retrouver autour de la question la plus vertigineuse qui soit : sommes-nous seuls dans l'univers ? Y a-t-il de la vie ailleurs dans le cosmos ? Et comment la rechercher ? Dans notre système solaire et au-delà, y a-t-il d'autres planètes, d'autres lunes, voire des exoplanètes où la vie a pu apparaitre ? Et quelles formes de vies ? Comment ces questions intersidérales et sidérantes, longtemps de l'ordre du fantasme ou de la science-fiction, sont-elles désormais au cœur des missions d'explorations spatiales ? Avec les astrophysiciennes Athéna Coustenis et Thérèse Encrenaz pour leur ouvrage L'énigme de la vie dans le cosmos paru aux Éditions Eyrolles. Musiques diffusées dans l'émission Florian Pellissier Quintet, Djeuhdjoah - Où c'est ? Qui sait ? Flore Benguigui, Sensible Notes - More Understanding Than a Man.
Dans notre système solaire comme au-delà, existe-t-il d'autres planètes ou exoplanètes susceptibles d'avoir abrité, ou d'abriter encore, une forme de vie ? Quelles pourraient être ces formes de vie et dans quelles conditions pourraient-elles apparaître ? Des astrophysiciennes croisent leurs regards sur la quête de mondes habitables et sur les recherches menées pour comprendre la place de la vie dans l'Univers. Ravis de vous retrouver autour de la question la plus vertigineuse qui soit : sommes-nous seuls dans l'univers ? Y a-t-il de la vie ailleurs dans le cosmos ? Et comment la rechercher ? Dans notre système solaire et au-delà, y a-t-il d'autres planètes, d'autres lunes, voire des exoplanètes où la vie a pu apparaitre ? Et quelles formes de vies ? Comment ces questions intersidérales et sidérantes, longtemps de l'ordre du fantasme ou de la science-fiction, sont-elles désormais au cœur des missions d'explorations spatiales ? Avec les astrophysiciennes Athéna Coustenis et Thérèse Encrenaz pour leur ouvrage L'énigme de la vie dans le cosmos paru aux Éditions Eyrolles. Musiques diffusées dans l'émission Florian Pellissier Quintet, Djeuhdjoah - Où c'est ? Qui sait ? Flore Benguigui, Sensible Notes - More Understanding Than a Man.
Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin
Aujourd'hui, nous sommes le mercredi 12 août, et nous fêtons sainte Jeanne-Françoise de Chantal. En 1610, sainte Jeanne de Chantal fonde l'ordre de la Visitation, accompagnée par saint François de Sales, apôtre de la douceur. Je respire profondément et je me rends disponible intérieurement. Aujourd'hui, j'écoute un Psaume de louange. Par l'intermédiaire de la prière de sainte Jeanne de Chantal et de saint François de Sales, je demande au Seigneur de transformer mon cœur de pierre en cœur... Chaque jour, retrouvez 12 minutes une méditation guidée pour prier avec un texte de la messe ! A retrouver sur l'application et le site www.prieenchemin.org. Musiques : 103. Zsoltár de Emabisz Korus - Emabisz Concert © © 2022 EMABISZ Kórus ; Rooftops and raindrops de Keri Newdigate - Emabisz Concert © voir la licence de Magnatunes.
Mission Bermudes, l'une des créations les plus ambitieuses de toute l'histoire du Futuroscope. Une attraction aquatique à la technologie inédite pour une mise en scène jamais vue encore dans le parc. Mais comment la direction artistique procède pour se positionner dans la création d'une attraction à la technique aussi complexe et inédite ? Pour le savoir, partez en expédition et suivez Oliver Héral, directeur de création de l'attraction, pour tout comprendre ! Cet épisode a été réalisé avec une partie interview, grâce au soutien de Futuroscope Xperience. Certains effets sonores, certaines musiques, sont issus de la bande son originale de Missions Bermudes, avec l'autorisation de Futuroscope Xperience, un accord exclusivement dédié à cet épisode. Tous droits réservés.Pour être tenu informé sur les aventures du podcast, n'hésitez pas à le suivre sur Instagram ou encore Facebook : @histoiredattraction !Retrouvez le podcast sur YouTube et les plateformes de streaming audio : https://linktr.ee/histoiredattractionContact : histoiredattraction.contact@gmail.comRéalisation du podcast, documentation et écriture : Benjamin NoisetteMerci infiniment à Olivier Héral, directeur de création à Futuroscope Xperience, pour avoir accepté d'être interviewé. Un grand merci à Yves Petit et Emmanuelle Ouairy du Futuroscope pour avoir rendu l'interview possible.Avec l'aimable participation bénévole de :Valentine (Agent Sabrina Morel)Lucie (Annonce d'épisode) Musique d'introduction : Owlunight (insta : @owlunight)Graphic/Motion Design : Benjamin Noisette (insta: @benjaminnoisette)Histoire d'Attraction est un podcast audio vulgarisateur gratuit à but non-lucratif sur l'histoire des parcs d'attractions et ce qu'ils veulent nous raconter.Sources de documentation pour cet épisode :https://www.futuroscope.news/wp-content/uploads/2025/06/12a65ae19b28d5df1e40a832c3995b6e.pdf https://www.futuroscope.news/wp-content/uploads/2023/01/5d26c5d90c11b9640a5399b4a13d1b2e.pdf Musiques :"Darkling" Kevin MacLeod (incompetech.com)Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 Licensehttp://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ –"Drums of the Deep" Kevin MacLeod (incompetech.com)Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 Licensehttp://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ –"Envision" Kevin MacLeod (incompetech.com)Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 Licensehttp://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ –"Thunder Dreams" Kevin MacLeod (incompetech.com)Licensed under Creative Commons: By Attribution 4.0 Licensehttp://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Quelle science des données pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Rencontre avec le professeur Stéphane Mallat, mathématicien visionnaire, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, et lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il nous dévoilera les principes mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles… et montrera qu'elles ne sont peut-être pas si artificielles qu'on le croit. Interrogeons-nous sur la puissance des IA avec un chercheur visionnaire, de renommée mondiale, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour percer les mystères mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles, que sa propre intelligence, pas artificielle du tout, a contribué à développer. Le professeur Stéphane Mallat, lauréat de la médaille d'or 2025 du CNRS, est notre invité. Ce bâtisseur de ponts entre mathématiques et informatique, inventeur de l'algorithme qui porte son nom est un pionnier des réseaux de neurones, de l'apprentissage profond et de l'IA générative, titulaire de la chaire de science des données au Collège de France. Stéphane Mallat est aussi un formidable passeur de sciences et de connaissances, comme nous allons le découvrir ensemble. Avec Stéphane Mallat, mathématicien titulaire de la chaire Sciences des Données du Collège de France, et à l'ENS au département informatique. Médaille d'or CNRS 2025. → Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts → Le site MathAData. Musiques diffusées dans l'émission Astor Piazzolla – Libertango Berywam, Ben L'Oncle Soul - Hold On.
Quelle science des données pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Rencontre avec le professeur Stéphane Mallat, mathématicien visionnaire, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, et lauréat de la médaille d'or du CNRS. Il nous dévoilera les principes mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles… et montrera qu'elles ne sont peut-être pas si artificielles qu'on le croit. Interrogeons-nous sur la puissance des IA avec un chercheur visionnaire, de renommée mondiale, aussi interdisciplinaire qu'indiscipliné, qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour percer les mystères mathématiques qui se cachent derrière les intelligences artificielles, que sa propre intelligence, pas artificielle du tout, a contribué à développer. Le professeur Stéphane Mallat, lauréat de la médaille d'or 2025 du CNRS, est notre invité. Ce bâtisseur de ponts entre mathématiques et informatique, inventeur de l'algorithme qui porte son nom est un pionnier des réseaux de neurones, de l'apprentissage profond et de l'IA générative, titulaire de la chaire de science des données au Collège de France. Stéphane Mallat est aussi un formidable passeur de sciences et de connaissances, comme nous allons le découvrir ensemble. Avec Stéphane Mallat, mathématicien titulaire de la chaire Sciences des Données du Collège de France, et à l'ENS au département informatique. Médaille d'or CNRS 2025. → Stéphane Mallat, bâtisseur de ponts → Le site MathAData. Musiques diffusées dans l'émission Astor Piazzolla – Libertango Berywam, Ben L'Oncle Soul - Hold On.
Le plus grand festival de musique traditionnelle irlandaise, le Fleadh, a fait vibrer Belfast pendant une semaine. C'est une première pour la capitale nord-irlandaise et seulement la deuxième fois, en 75 ans d'existence, que le festival se tient en Irlande du Nord. C'est un symbole fort dans une région longtemps marquée par les divisions communautaires et où la culture gaélique, y compris la langue irlandaise, s'affichent désormais au grand jour. De notre correspondante à Belfast, Les violons et les flûtes résonnent aux quatre coins de la capitale nord-irlandaise. « Chaque année, j'allais au Fleadh de la République d'Irlande, alors imaginer qu'il se tienne aujourd'hui ici, à Belfast, c'est assez incroyable, se réjouit Ray, lui-même professeur de musique traditionnelle. Et personnellement, je trouve que c'est une bien meilleure ville que Dublin pour la musique traditionnelle, il y a tellement plus de pubs ici qui accueillent des sessions de musique traditionnelle ! » Auparavant, l'Irlande du Nord n'avait accueilli le Fleadh qu'une seule fois, à Derry, en 2013. Cette édition à Belfast est donc une preuve de l'engouement grandissant dans la région pour la culture gaélique : la musique bien sûr, mais aussi la langue. Ce regain d'intérêt est porté notamment par une nouvelle génération d'artistes, avec Kneecap en figure de proue, ce trio originaire de Belfast qui rappe exclusivement en irlandais. Au centre culturel MAC, Stiofn anime un cours de langue irlandaise, organisé spécifiquement pendant le festival. Et il affiche complet. « À Belfast, on assiste aujourd'hui à un nouvel élan pour la langue irlandaise, indique-t-il, le nombre d'enfants scolarisés en irlandais augmente, de plus en plus de jeunes l'utilisent au quotidien, et beaucoup d'adultes redécouvrent cette langue, ou se lancent dans son apprentissage pour la première fois. » À lire aussiEn Irlande, l'engouement pour la musique traditionnelle Un marqueur identitaire Mais en Irlande du Nord, la langue irlandaise demeure un marqueur identitaire fort, associé à la communauté catholique et républicaine. Un héritage des Troubles, ce conflit qui a opposé pendant trois décennies les républicains, favorables à la réunification de l'Irlande, aux unionistes protestants, attachés eux au Royaume-Uni. « Ce festival est un moment assez extraordinaire, et ce que j'apprécie particulièrement, c'est que toutes les cultures de l'île y trouvent leur place, souligne Padraig, l'un des élèves du jour qui a grandi à Belfast dans les années 80. On y croise aussi des joueurs de tambours Lambeg, des cornemuses écossaises, qui font elles aussi partie de l'histoire de cette île. Et c'est important qu'elles soient représentées aux côtés de ce que l'on considère comme la tradition irlandaise plus classique. » Un message d'inclusion que porte Sorcha, l'une des organisatrices du Fleadh. « Si certaines personnes lui donnent une dimension politique, c'est leur propre interprétation. Mais cette langue est notre langue maternelle, c'est la langue de l'île d'Irlande, insiste-t-elle. Elle n'est donc pas politique : ce n'est pas une langue républicaine, nationaliste. Non, tous les Irlandais possèdent cette langue. Et ça n'a rien de menaçant. C'est une langue magnifique, une occasion de renouer avec sa terre, avec son héritage à l'échelle de toute l'île, et avec notre communauté dans son ensemble. C'est ouvert à tout le monde. » Il y a encore quelques années, une telle célébration de la culture gaélique aurait été impensable à Belfast. Cette année, le Fleadh y a pourtant réuni plus de 800 000 visiteurs. À lire aussiIrlande du Nord: les souvenirs du «Bloody Sunday», à la veille du jugement d'un soldat britannique
Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif
Son nom n'est désormais connu que des plus anciens, mais à Soweto, le Club Pelican était, dans les années 1970, un endroit incontournable pour ceux qui aimaient la musique et la fête. En plein apartheid, ce night-club, l'un des premiers du genre dans le township, offrait un espace afin de décompresser, faisant fi des lois de ségrégation, et permettait à des populations quotidiennement séparées de se croiser, le temps d'une soirée. De notre correspondante à Johannesburg, Il ne reste plus que l'enseigne couverte de rouille sur la façade délabrée pour deviner que c'est ici, derrière les rails de chemin de fer, non loin du stade d'Orlando, que se trouvait l'un des lieux mythiques de Soweto pour faire la fête. Le Club Pelican, premier night-club du township, était une scène incontournable pour tous les musiciens, et c'est là que le saxophoniste Khaya Mahlangu a fait ses premières armes. « Le club était tout petit, se rappelle-t-il, seule la section rythmique pouvait tenir sur scène. Les cuivres étaient dans un coin, mais si on était quatre ou cinq, on se retrouvait à jouer collés aux tables du premier rang. » Lieu de choix, à l'époque, pour écouter de la musique live, du jazz au funk en passant par la soul, le Club Pelican a attiré beaucoup de grands noms mais a aussi permis de former nombre de musiciens en devenir. « C'était une institution, poursuit Khaya Mahlangu. Les plus jeunes venaient jouer lorsque l'orchestre résident faisait une pause. On a appris à la dure là-bas, si on n'arrivait pas à suivre les changements d'accords, on nous criait dessus : "Mec, tu n'entends pas la mélodie ou quoi ?". Et c'est aussi là que tous les musiciens de passage venaient, après avoir joué leur concert, car il y avait une grande culture de faire des bœufs. » À lire aussiLes archives étonnantes sur les «années cachées» de la musique sud-africaine [2/3] Un endroit unique La boîte de nuit a été ouverte par les frères Michaels : Lucky, et sa personnalité très charismatique, aujourd'hui décédé ; et Leo, qui gérait l'établissement avec lui. « C'était l'un des premiers clubs multiraciaux d'Afrique du Sud, se rappelle Leo. Vous savez que le pays était très ségrégué à l'époque, et nous, nous avions des personnes blanches qui venaient même si c'était interdit pour elles de se rendre à Soweto. Cet endroit était vraiment unique. » C'est après avoir découvert des boîtes du Mozambique, avec des noms comme Flamingo, que les frères Michaels ont opté pour Pelican. L'établissement vendait illégalement de l'alcool et offrait aux habitants un rare espace de liberté. « On pouvait y aller pour échapper un peu à la pression de l'apartheid, pointe l'ancien propriétaire du club. Cela attirait des gens de tous horizons, des docteurs, des avocats, mais aussi de simples passants. La police faisait souvent des descentes, et on se retrouvait derrière les barreaux. Mais on payait une amende, et ensuite on recommençait comme avant. » Le Club Pelican a finalement fermé ses portes dans les années 1980, avec la montée des violences dans le township. Mais sa bande-son peut toujours s'écouter grâce à une compilation éditée par le label Matsuli Music. À lire aussiHistoire de la nuit africaine: l'African Jazz Village, lieu mythique de l'éthio-jazz
Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif
Vinyles, cassettes audio, appareils photo argentiques, Renault 5 ou encore tournées d'artistes emblématiques... À rebours de la course à l'innovation, les produits et références du passé connaissent un véritable regain d'intérêt. Un phénomène qui dépasse la simple mode pour les entreprises, la nostalgie est devenue un puissant levier marketing et un marché particulièrement rentable. On parle souvent d'innovation, de nouvelles technologies et de produits capables de transformer notre quotidien. Pourtant, un phénomène prend aujourd'hui le contre-pied de cette tendance : le retour en grâce d'objets qui semblaient appartenir au passé. Et si cela peut sembler anecdotique, cette nostalgie est devenue un véritable moteur économique. Les spécialistes du marketing parlent d'un effet « Madeleine de Proust ». Un simple emballage, une musique, un logo ou un objet suffit à faire resurgir des souvenirs heureux. Et ces souvenirs ont une valeur économique. Le secteur de la musique illustre parfaitement cette évolution. Certes, les plates-formes de streaming comme Deezer ou Spotify dominent largement les usages, permettant d'écouter n'importe quel morceau à tout moment. Mais dans le même temps, un produit emblématique du passé retrouve ses lettres de noblesse : le vinyle. Aux États-Unis, il représente désormais un marché de plus d'un milliard de dollars, une première depuis le début des années 1980. La dynamique est similaire, même si elle reste plus modeste, pour les cassettes audio. La génération Z alimente cette demande Le plus étonnant est que ces produits ne séduisent pas principalement les consommateurs qui les ont connus. Les études montrent que ce sont surtout les membres de la génération Z, nés à la fin des années 1990 et au début des années 2000, qui alimentent cette demande. Beaucoup n'ont jamais utilisé de vinyle ou de cassette, mais ils en achètent malgré tout. Le même phénomène s'observe avec les appareils photo argentiques. Kodak a dû relancer certaines lignes de production de pellicules pour répondre à la demande, tandis que les appareils Polaroid ou Fujifilm séduisent à nouveau. Ce qui plaît, c'est autant l'expérience que le résultat : le caractère concret de l'objet, l'attente avant de découvrir les clichés, mais aussi l'imperfection des images. À l'inverse, les smartphones permettent de prendre une infinité de photos, parfois sans véritablement marquer le moment. Les marques misent sur leur patrimoine pour séduire les consommateurs Les entreprises ont parfaitement compris cette évolution des comportements. Plutôt que de créer sans cesse de nouveaux produits, certaines préfèrent valoriser leur patrimoine en modernisant des références déjà connues du grand public. Renault en est une parfaite illustration avec la nouvelle Renault 5. Le constructeur a ressuscité l'un de ses modèles emblématiques des années 1970, tout en l'adaptant aux attentes actuelles. La voiture est désormais électrique et intègre les technologies contemporaines, mais son design rappelle immédiatement un modèle qui a marqué plusieurs générations. Cette stratégie dépasse largement l'automobile. Dans le spectacle vivant, les reformations de groupes comme Oasis ou les Backstreet Boys rencontrent un immense succès. En France, le retour du télé-crochet Star Academy ou la tournée de la chanteuse Lorie témoignent de cette même dynamique. Dans tous les cas, ce n'est pas uniquement un produit ou un spectacle qui est vendu : c'est aussi une émotion, un souvenir et un sentiment de familiarité. Pourquoi la nostalgie est devenue un puissant levier économique Si les entreprises misent autant sur la nostalgie, c'est aussi pour des raisons économiques. Créer une marque ou lancer un produit inédit représente un investissement important et comporte une part de risque. À l'inverse, remettre au goût du jour une marque ou un produit emblématique permet de s'appuyer sur un univers déjà connu des consommateurs. Les marques historiques bénéficient d'un fort capital affectif et émotionnel, deux éléments particulièrement efficaces pour déclencher un achat. Les spécialistes parlent parfois de « rétrofuturisme » : une stratégie qui consiste à utiliser les codes du passé pour rendre les innovations plus rassurantes et plus désirables. Cette approche présente un autre avantage. Elle permet de toucher plusieurs générations simultanément. Les consommateurs les plus âgés retrouvent des objets qui leur rappellent leur jeunesse, tandis que les plus jeunes découvrent un univers qu'ils n'ont jamais connu. Pour eux, le vintage devient finalement... une nouveauté. À l'heure où l'innovation technologique s'accélère, le passé est ainsi devenu une ressource économique à part entière. Les entreprises ne vendent plus seulement un produit ou un service, elles commercialisent aussi une émotion, un souvenir et une part d'histoire.
Rencontre avec le professeur Damien Charabidzé, l'un des rares spécialistes de l'entomologie médico-légale. Il nous révèle comment les mouches, les asticots et autres insectes nécrophages deviennent de précieux témoins dans les enquêtes criminelles. Une plongée fascinante au cœur de la science forensique… avec une bonne dose d'humour noir ! Ravis de vous retrouver pour une émission un peu particulière et excusez l'expression « pas piquée des vers », en compagnie du professeur de biologie Damien Charabidzé, l'homme qui sait faire parler les asticots. Il est l'un des rares experts en entomologie médico-légale, et le seul chercheur français à mener des études sur la biologie et le comportement des insectes nécrophages : asticots, mouches bleues et vertes, coléoptères... Nous allons découvrir à quel point ce petit peuple des cadavres se révèle être un allié précieux, un parfait indic pour résoudre les affaires criminelles les plus récentes, comme les plus anciennes. Avec Damien Charabidzé, professeur de biologie à l'université de Lille, expert en entomologie médico-légale, pour son ouvrage Le petit peuple des cadavres, paru chez Tana Éditions. Musiques diffusées pendant l'émission : Fools garden - Lemon tree Sahad – Vultures.
Rencontre avec le professeur Damien Charabidzé, l'un des rares spécialistes de l'entomologie médico-légale. Il nous révèle comment les mouches, les asticots et autres insectes nécrophages deviennent de précieux témoins dans les enquêtes criminelles. Une plongée fascinante au cœur de la science forensique… avec une bonne dose d'humour noir ! Ravis de vous retrouver pour une émission un peu particulière et excusez l'expression « pas piquée des vers », en compagnie du professeur de biologie Damien Charabidzé, l'homme qui sait faire parler les asticots. Il est l'un des rares experts en entomologie médico-légale, et le seul chercheur français à mener des études sur la biologie et le comportement des insectes nécrophages : asticots, mouches bleues et vertes, coléoptères... Nous allons découvrir à quel point ce petit peuple des cadavres se révèle être un allié précieux, un parfait indic pour résoudre les affaires criminelles les plus récentes, comme les plus anciennes. Avec Damien Charabidzé, professeur de biologie à l'université de Lille, expert en entomologie médico-légale, pour son ouvrage Le petit peuple des cadavres, paru chez Tana Éditions. Musiques diffusées pendant l'émission : Fools garden - Lemon tree Sahad – Vultures.
durée : 00:24:20 - Le 6/9 de l'été - par : Alexis Morel - Alban Cogrel, directeur de la Fédération des acteurs et actrices des musiques et danses traditionnelles, Bernard Coclet, fondateur et président du Grand Bal de l'Europe à Gennetines, dans l'Allier, ainsi qu'Aliette de Laleu, journaliste et productrice de l'émission Planète Ocora sur France Musique. - équipe : Clémentine Sabrié - invités : Alban Cogrel Directeur de la Fédération des acteurs et actrices des Musiques et Danses Traditionnelles, Aliette de Laleu Productrice, Bernard Coclet fondateur et président du Grand Bal de l'Europe à Gennetines dans l'Allier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:20 - Les interviews d'Inter - par : Alexis Morel - Alban Cogrel, directeur de la Fédération des acteurs et actrices des musiques et danses traditionnelles, Bernard Coclet, fondateur et président du Grand Bal de l'Europe à Gennetines, dans l'Allier, ainsi qu'Aliette de Laleu, journaliste et productrice de l'émission Planète Ocora sur France Musique. - équipe : Clémentine Sabrié - invités : Alban Cogrel Directeur de la Fédération des acteurs et actrices des Musiques et Danses Traditionnelles, Aliette de Laleu Productrice, Bernard Coclet fondateur et président du Grand Bal de l'Europe à Gennetines dans l'Allier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'intelligence collective est souvent présentée comme une réponse aux défis d'aujourd'hui. Mais comment la faire vivre ? Comment s'organiser pour mettre en commun nos connaissances, nos compétences et nos idées, afin de réaliser ensemble ce qu'aucun de nous ne pourrait accomplir seul ? Pourquoi le collectif ça marche… ou pas ? Quels biais nous empêchent de faire cause commune ? A t-on toujours besoin d'un chef ? C'est la grande question ouverte par notre invité, le chercheur en sciences cognitives, Mehdi Moussaïd qui nous fait partager ses recherches et ses fascinantes expériences de psychologie sociale... Avec Mehdi Moussaïd, chercheur à l'institut Max Planck de Berlin spécialisé dans l'étude du comportement des foules (intelligence collective, contagion sociale, mouvements collectifs…) pour son ouvrage A-t-on besoin d'un chef ? Petit traité d'intelligence collective paru chez Allary Éditions. Musiques diffusées dans l'émission Pink Flyod - Another Brick In The Wall Part 2 Tiken Jah Fakoly - Braquage de Pouvoir.
L'intelligence collective est souvent présentée comme une réponse aux défis d'aujourd'hui. Mais comment la faire vivre ? Comment s'organiser pour mettre en commun nos connaissances, nos compétences et nos idées, afin de réaliser ensemble ce qu'aucun de nous ne pourrait accomplir seul ? Pourquoi le collectif ça marche… ou pas ? Quels biais nous empêchent de faire cause commune ? A t-on toujours besoin d'un chef ? C'est la grande question ouverte par notre invité, le chercheur en sciences cognitives, Mehdi Moussaïd qui nous fait partager ses recherches et ses fascinantes expériences de psychologie sociale... Avec Mehdi Moussaïd, chercheur à l'institut Max Planck de Berlin spécialisé dans l'étude du comportement des foules (intelligence collective, contagion sociale, mouvements collectifs…) pour son ouvrage A-t-on besoin d'un chef ? Petit traité d'intelligence collective paru chez Allary Éditions. Musiques diffusées dans l'émission Pink Flyod - Another Brick In The Wall Part 2 Tiken Jah Fakoly - Braquage de Pouvoir.
Le Pakistan n'est sans doute pas le premier pays qui vient à l'esprit quand on parle de musique électronique. Et, pourtant, à Karachi, la plus grande ville du pays, une scène « underground » s'est développée ces dernières années. Avec une nouveauté : l'arrivée de femmes DJ, de plus en plus nombreuses malgré les tabous. Car dans ce pays aux valeurs traditionnelles, la musique religieuse et dévotionnelle occupe une place centrale, et la scène électronique reste souvent associée à des comportements jugés immoraux et aux influences occidentales. De notre correspondante à Karachi, Ondine de Gaulle En pleine nuit, dans les environs de Karachi, les basses résonnent sur la plage. Une centaine de jeunes dansent dans une villa face à la mer, éclairés par les stroboscopes. Ici, les invités ont été soigneusement sélectionnés : la fête est clandestine. Aux platines, Chiara. Casque sur les oreilles, la DJ de 23 ans fait monter le rythme. Il y a encore quelques années, les femmes DJ se comptaient sur les doigts d'une main au Pakistan. Aujourd'hui, elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer. Mais, pour beaucoup, la scène électronique reste associée au monde de la nuit et à la débauche, comme l'explique Chiara, après son set. « Comme nous vivons en République islamique du Pakistan, beaucoup de gens ici considèrent la fête comme une activité illicite. Le fait que des filles portent des vêtements courts, que des filles et des garçons se mélangent ou dansent, c'est mal vu. Une partie de la société considère que ces soirées relèvent presque de l'œuvre du diable. » Un nouveau concept pour continuer la fête : les fêtes sobres, ou « halal » Ces fêtes clandestines sont aussi dans le collimateur des autorités. La police multiplie les descentes au nom de la lutte contre l'alcool, les drogues ou les atteintes à la morale publique. Depuis un commissariat du centre-ville, Syed Ali Hassan, officier de police, assume cette politique de tolérance zéro. « Ce n'est pas seulement illégal, ce sont des activités démoniaques. Même si ces fêtes sont organisées clandestinement, nous prendrons des mesures. » Pour continuer à faire la fête, un nouveau concept s'est développé ces derniers mois : les fêtes sobres, ou « halal », organisées en journée. Dans une rue d'un quartier huppé de Karachi, en plein milieu de l'après-midi, la façade d'un café ne laisse rien deviner. Mais, une fois la porte franchie, changement d'ambiance : des dizaines de jeunes hommes et femmes dansent sur de la musique pop, café à la main. C'est Sarah Aijaz qui mixe aujourd'hui. Pour cette actrice et DJ, ces événements, tolérés par les autorités, offrent un cadre plus viable pour la scène électronique. « Ces fêtes sobres qui se développent sont accessibles à plus de monde, les gens s'amusent quand même, et ça apprend aussi aux gens à ne pas associer systématiquement la musique à la drogue. On voit des femmes DJ qui jouent dans les "coffee rave", mais il n'y en a pas beaucoup sur la scène underground, parce que ces événements finissent souvent tard. Mais, ici, je pense que c'est assez sûr pour les femmes. » Dans un pays où les femmes disposent rarement des mêmes libertés que les hommes, celles qui mixent aujourd'hui sont souvent issues de la jeunesse urbaine anglophone et aisée, qui a les moyens de s'affranchir des normes sociales. À lire aussiAu Pakistan, chanter peut vous coûter la vie
Direction aujourd'hui la Centrafrique, où nous entrons dans le célèbre bar-dancing ABC. C'est dans ce lieu emblématique qu'est née la musique centrafricaine moderne, des années 1960 jusqu'au début des années 2000. Situé au quartier du Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui, l'ABC a été l'un des centres névralgiques de l'animation nocturne de la capitale. Chaque soir, durant cette période aujourd'hui empreinte de nostalgie, les habitants venaient assister aux prestations en direct des premiers orchestres de l'histoire de la musique centrafricaine. De notre correspondant à Bangui, Lorsque le soleil disparaît derrière les collines du Bas-Oubangui, Ahmadou Ahmaxon Djahmey, ancien sportif, apparaît au bord de la route. Il observe les lumières qui s'allument devant ce vaste bâtiment. Tout autour, quelques buvettes et gargotes animent encore les lieux. Les parfums de viande grillée, les sonorités des guitares électriques, le rythme des batteries et les voix amplifiées par les micros semblent encore résonner dans les mémoires. L'endroit conserve une atmosphère particulière, et Ahmadou Ahmaxon Djahmey ressent une profonde nostalgie. « Au Congo-Kinshasa, il y avait un bar qui s'appelle ABC, là où jouaient les grands orchestres de l'époque. C'était comme ça que l'idée de créer ABC est venue à Thierry ABC, comme au Congo-Kinshasa. Parce que là-bas, il y avait l'ambiance », raconte Ahmadou Ahmaxon Djahmey. Le bar-dancing ABC fonctionnait comme un véritable incubateur culturel où se produisaient les anciennes gloires de la musique centrafricaine. Les artistes y trouvaient leur première scène et les orchestres leur premier public. « On dit le grand ABC Terre d'ambiance. C'est ça qui a fait en sorte que l'ambiance était quatre saisons. Les mots me manquent », lâche Ahmadou Ahmaxon Djahmey, le sourire empreint de nostalgie. À lire aussiNuits africaines en RDC: le Kimpwanza Bar, haut lieu de l'Abako et des grandes figures de la musique [1/10] « ABC, c'était le centre de l'ambiance » Chaque week-end, après une semaine de travail, de nombreux Banguissois se rendaient à l'ABC pour écouter de la musique, découvrir les nouveaux orchestres et profiter d'une ambiance unique. Alex Ballu, promoteur culturel, se souvient encore de cette époque. « ABC, c'était un carrefour, c'était le centre de l'ambiance. Il fallait aller danser au son de formidables musiques avec l'icône de la musique centrafricaine, le défunt Thierry Yaso. Et, mangez également les méchouis de ABC.» Des spectateurs venus de tous les quartiers de Bangui s'y retrouvaient pour écouter une rumba centrafricaine enrichie d'éléments folkloriques locaux, portée par des textes évoquant les réalités du quotidien, les amours contrariées, les difficultés sociales ou encore les espoirs de la jeunesse. Aujourd'hui, après les multiples crises qu'a traversées le pays, le bâtiment a été transformé en dépôt de marchandises au cœur du Km5. Chaque jour, de nombreux Centrafricains et ressortissants étrangers viennent découvrir ce lieu emblématique, chargé d'histoire et de souvenirs. À lire aussiCentrafrique: le plus célèbre dancing de Bangui rouvre ses portes malgré le couvre-feu
Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin
Aujourd'hui, nous sommes le dimanche 2 août, 18ème dimanche du Temps ordinaire. Je prends le temps de me rendre disponible au Seigneur qui m'aime tel que je suis. Je lui demande la grâce de considérer tout ce qui nourrit en moi l'espérance, la confiance et l'amour et de le choisir... Chaque jour, retrouvez 12 minutes une méditation guidée pour prier avec un texte de la messe ! A retrouver sur l'application et le site www.prieenchemin.org. Musiques : Comme une biche de C.-E. Hauguel / Communauté de l'Émmanuel - Musiques pour prier n° 5: Symphonie pour Dieu © Voir le site des Éditions de l'Emmanuel ; Vous qui avez soif de Communauté de l'Emmanuel - Musiques pour prier n° 5: Symphonie pour Dieu © Voir le site des Éditions de l'Emmanuel.
En République démocratique du Congo, direction Kinshasa, dans la commune de Kasavubu. C'est là que se trouve un bar emblématique, ouvert au lendemain de l'indépendance. Une adresse chargée d'histoire, c'est l'un des bars les plus anciens de Kinshasa où se sont produits les plus grands noms de la rumba congolaise et où militants politiques et intellectuels avaient leurs habitudes. De notre correspondante à Kinshasa, Sur la scène du Kimpwanza Bar, l'orchestre de Werrason est en pleine répétition. Les portes du Kimpawanza bar ont ouvert dans les années 1950. À cette époque, les plus grands orchestres de rumba congolaise s'y produisent. Werrason est fier de s'inscrire dans cet héritage. « C'est un endroit historique où nos anciens ont commencé avant nous. Ils ont commencé à répéter là-bas. Les Zaïko Nyoka Longo, Viva La Musica aussi de Papa Wemba. Notre musique, là, qu'on fait, il y a des références. » Sur les murs du Kimpwanza Bar, de grands rideaux noirs et argentés créent une ambiance feutrée propice aux discussions politiques. Le bar était aussi un lieu de rendez-vous des intellectuels de l'époque. Explications de Christian Moleka, politologue. « Les bars à Kinshasa ont été l'ancêtre du café politique où les élites se rencontraient autour des mouvements culturels, puisque les partis politiques n'étaient pas autorisés avant 1955. Et donc, ce sont les mouvements culturels qui se réunissaient, où on lit à la fois mondanité, convivialité et jeu politique. » À lire aussiRDC: les autorités mettent un terme aux «folles nuits» de Kinshasa Les militants de l'Abako Kimpwanza bar Parmi les figures intellectuelles qui s'y retrouvaient, les militants de l'Abako, l'Alliance des Bakongo. D'ailleurs, juste en face du bar, trône la statue de l'ancien président Kasa-Vubu. « Il est habillé en uniforme de commandant suprême des armées et il a justement baptisé Kimpwanza. Ce bar, au nom de Kimpwanza, en kikongo signifie "l'indépendance".» Pierre Anatole Matusila avait 13 ans en 1960. Il est depuis devenu le président de l'Abako, un mouvement culturel qui s'est mué en parti politique. « Après les événements du 4 janvier 1959, quand notre parti était dissous et ses dirigeants arrêtés, les manifestations, les revendications contre l'ordre colonial se sont fait sentir plus au Bas-Congo. Donc, il y avait un grand mouvement pour contraindre la colonisation belge à fixer la date de l'indépendance. Donc, dans ces mouvements, en tout cas, les Bakongo avaient porté le flambeau de ces combats. » L'indépendance du pays est fixée au 30 juin 1960. Grand Kallé compose la célèbre chanson « Indépendance Cha Cha ». Et la légende dit qu'elle est jouée pour la première fois à Kinshasa au Kimpwanza Bar. À lire aussiAux origines de Nuits d'Afrique: le Club Balattou, lieu culturel mythique à Montréal
La biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux, nous entraîne dans une enquête fascinante. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles, jusqu'aux fourmis, comment les animaux terrestres et marins réagissent-ils à la mort de leurs congénères ? Et que nous révèlent ces comportements ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé. Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »
La biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux, nous entraîne dans une enquête fascinante. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles, jusqu'aux fourmis, comment les animaux terrestres et marins réagissent-ils à la mort de leurs congénères ? Et que nous révèlent ces comportements ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé. Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »
Avec Cédric Villani, embarquez pour une leçon de mathématiques aussi joyeuse que passionnante. Une invitation à découvrir comment naissent les idées de génie, en écho aux mots de Léopold Sédar Senghor : « Pourquoi les mathématiques sont la poésie des sciences »… Un moment à partager, sans aucun calcul ! Rediffusion du 24/11/25. Ravis de vous retrouver en compagnie de Cédric Villani, mathématicien sensible et engagé dans la diffusion de sa science, de cet art vivant de la mathématique qu'il nous fait partager avec élégance et brio sur tous les continents. Pour tout savoir sur la mathématique de la chauve-souris, la meilleure et la pire erreur de Poincaré ou comment faire naître une idée ? Pourquoi la mathématique est un art poétique et réjouissant ? Avec Cédric Villani, mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, pour son ouvrage Leçons de mathématique joyeuse paru au Cherche-Midi. Musiques diffusées dans l'émission Ligeti, Jeremy Denk - Piano Etudes Livre II: XIII. L'escalier du diable Nubiyan Twist, Fatoumata Diawara - Chasing Shadows.
Avec Cédric Villani, embarquez pour une leçon de mathématiques aussi joyeuse que passionnante. Une invitation à découvrir comment naissent les idées de génie, en écho aux mots de Léopold Sédar Senghor : « Pourquoi les mathématiques sont la poésie des sciences »… Un moment à partager, sans aucun calcul ! Rediffusion du 24/11/25. Ravis de vous retrouver en compagnie de Cédric Villani, mathématicien sensible et engagé dans la diffusion de sa science, de cet art vivant de la mathématique qu'il nous fait partager avec élégance et brio sur tous les continents. Pour tout savoir sur la mathématique de la chauve-souris, la meilleure et la pire erreur de Poincaré ou comment faire naître une idée ? Pourquoi la mathématique est un art poétique et réjouissant ? Avec Cédric Villani, mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, pour son ouvrage Leçons de mathématique joyeuse paru au Cherche-Midi. Musiques diffusées dans l'émission Ligeti, Jeremy Denk - Piano Etudes Livre II: XIII. L'escalier du diable Nubiyan Twist, Fatoumata Diawara - Chasing Shadows.
durée : 01:00:15 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Véhicule privilégié des rituels chamaniques, la musique mongole s'est recomposée depuis la fin de l'ère soviétique. En 1998 dans l'émission "Musiques du monde", Roberte Hamayon et Marie-France Nussbaum confrontaient leur expérience de ces sonorités des confins. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a quelque chose d'invisible dans chaque geste du quotidien. Un smartphone qui s'allume, une voiture électrique qui démarre en silence, un panneau solaire qui capte la lumière… Derrière ces progrès technologiques, il y a une réalité que nous préférons ne pas regarder. Cette réalité, c'est l'exploitation des minerais du continent africain. Aujourd'hui, nous vous emmenons dans la Copperbelt. La ceinture de cuivre. Un arc de terre rouge qui s'étend entre la Zambie et la République démocratique du Congo, et qui contient une part vertigineuse de ce dont le monde a besoin pour sa transition énergétique. Cuivre, cobalt, et bien d'autres métaux qu'on appelle, pudiquement, « critiques ». Critiques pour nos batteries et nos éoliennes mais critiques aussi pour les populations locales ! À l'approche de l'élection présidentielle zambienne, le 13 août prochain, Igor Strauss et Yang Mei sont allés voir pour RFI les conséquences de la ruée vers ces minerais sur les habitants de la ville de Chingola, où de nombreuses multinationales sont présentes pour extraire du cuivre. Cette situation n'est malheureusement pas spécifique à la Zambie… L'exploitation des terres et des sous-sols du continent africain devrait être une opportunité économique formidable, mais aujourd'hui dans de nombreuses régions c'est une malédiction pour les populations. Avec Symphorien Ongolo, politiste chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD – France). Musiques diffusées dans l'émission Paul Ngozi - Having No Future The Four Pals - Maselino Yayayuyayu Paul Ngozi - The Ghetto.
Et si la croissance économique n'était pas la solution, mais le problème ? Attendez, ne décrochez pas tout de suite… Pendant des décennies, je vous l'accorde, il était impossible ou presque de se poser cette question. Remettre en cause la croissance relevait de l'utopie, voire de la provocation. Mais aujourd'hui, nous avons franchi 7 des 9 limites planétaires, et les idées reçues se transforment en espoirs déçus : non, la richesse des uns ne profite pas aux autres, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes dans le monde ! La croissance économique à tout prix serait un leurre ? En tous cas, elle est désormais interrogée, voire remise en cause dans les colloques du GIEC, dans les rapports de l'OCDE et jusque dans les couloirs de la Commission européenne. Notre invité du jour y consacre sa vie de chercheur. Il est économiste et spécialiste de la post-croissance. Sa thèse centrale, contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'est pas un retour en arrière nostalgique ni un appel à l'austérité généralisée. Penser la gestion d'une entreprise, ou celle d'un pays, en dehors de la notion de croissance n'est plus une utopie. C'est devenu un chemin de recherche scientifique structuré, un chemin pour parvenir à un bonheur commun, sans dépasser les limites que nous impose notre unique planète Avec Thimothée Parrique, économiste français né en 1989, est docteur de l'université de Stockholm avec une thèse sur l'économie de la décroissance (2019). Chercheur à l'université de Lausanne et conférencier, il est l'auteur de Ralentir ou périr (Seuil, 2022). Il intervient régulièrement dans les médias pour faire part de ses travaux sur la post-croissance. Pour son ouvrage La Science de la post-croissance (Actes Sud). Musiques diffusées dans l'émission Keny Arkana - Victoria Cypress Hill & Mellow Man Ace - Campéonès.
Vanasay Khamphommala et le Collectif XY proposent des spectacles et performances portés sur la voix et le corps. Deux manières d'exposer nos fragilités. L'artiste Vanasay Khamphommala propose deux performances : l'une, Songs of Grief, pour se préparer au décès de son père. Son père lui a demandé de chanter la chanson « Love Me Tender » d'Elvis Presley, à sa mort. « Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre. » Dans « Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre », le public est assis à moins de deux mètres, ce qui instaure une grande proximité. Cette idée de performance est née pendant le Covid-19, avec l'émotion de se rencontrer, de se retrouver. Elle se retrouve seule et nue face à un tout petit groupe pour chanter une chanson différente à chaque session. « Chanter nue change le regard des gens. » Et tout commence par le souffle. L'artiste désire tisser avec le souffle une nappe sonore. Dans sa performance, il entend célébrer la « chance d'être vivant ensemble ». Le collectif XY est né il y a vingt ans. Ils sont 22 sur scène de toutes nationalités. Ils sont acrobates et chanteurs. Brésil, Colombien, Argentin, Europe. C'est la première fois qu'on peut voir un spectacle de cirque dans la cour d'honneur du festival d'Avignon. Ce spectacle qui puise son influence dans la danse contemporaine défend un « éloge du vivant » : on va exposer nos fragilités avec « des océans de corps, des forêts de colonnes humaines ». Un travail collectif dans lequel chaque artiste apporte ses imaginaires et trouve un chemin commun pour trouver du sens collectivement. Sur ces 600 m² de plateaux, ils créent de grandes formes. Les corps deviennent paysages ou minéraux et interrogent notre rapport au temps. « On incarne des métamorphoses du vivant. On va puiser dans des fragilités, on cherche à déployer notre intimité. On aime bien que le spectateur puisse avoir sa propre lecture de ce qu'il voit. » Invités : Amaia Valle et Pedro Guera du collectif XY. Après Möbius (2019), Les Voyages (2018), Il n'est pas encore minuit… (2014), Le Grand C (2009) et Laissez-Porter (2005), Le Pas du Monde est la sixième création du collectif XY. Ce spectacle de cirque contemporain rassemble 22 acrobates et chanteurs qui interrogent les métamorphoses du vivant et la course du temps, en faisant des pyramides humaines de véritables paysages. Vanasay Khamphommala est une artiste française queer, metteuse en scène, dramaturge et chanteuse, née à Rennes en 1980. Elle a été formée à la Maîtrise de Bretagne. Son travail interroge les identités genrées et racisées. Depuis 2018, elle crée des performances, parmi lesquelles L'Invocation à la muse (Festival d'Avignon 2018 dans le cadre de Sujet à vif), Écho, ou ສຽງຂອງຍ່າ (La Voix de ma grand-mère). Cette année, elle présente deux spectacles-performances : Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre et Songs of Grief [Love Me Tender]. Et dans le OFF, Fanny Imbert est allée voir la pièce Hchouma blues de Hicham Boutahar qui raconte les violences policières. Moha fait sa première année à l'université quand un adolescent de sa cité est tué par un policier. À voir au théâtre des Carmes du 4 au 25 juillet. Programmation musicale : L'artiste Benjamin Clementine avec « Pizza mind ».
Vanasay Khamphommala et le Collectif XY proposent des spectacles et performances portés sur la voix et le corps. Deux manières d'exposer nos fragilités. L'artiste Vanasay Khamphommala propose deux performances : l'une, Songs of Grief, pour se préparer au décès de son père. Son père lui a demandé de chanter la chanson « Love Me Tender » d'Elvis Presley, à sa mort. « Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre. » Dans « Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre », le public est assis à moins de deux mètres, ce qui instaure une grande proximité. Cette idée de performance est née pendant le Covid-19, avec l'émotion de se rencontrer, de se retrouver. Elle se retrouve seule et nue face à un tout petit groupe pour chanter une chanson différente à chaque session. « Chanter nue change le regard des gens. » Et tout commence par le souffle. L'artiste désire tisser avec le souffle une nappe sonore. Dans sa performance, il entend célébrer la « chance d'être vivant ensemble ». Le collectif XY est né il y a vingt ans. Ils sont 22 sur scène de toutes nationalités. Ils sont acrobates et chanteurs. Brésil, Colombien, Argentin, Europe. C'est la première fois qu'on peut voir un spectacle de cirque dans la cour d'honneur du festival d'Avignon. Ce spectacle qui puise son influence dans la danse contemporaine défend un « éloge du vivant » : on va exposer nos fragilités avec « des océans de corps, des forêts de colonnes humaines ». Un travail collectif dans lequel chaque artiste apporte ses imaginaires et trouve un chemin commun pour trouver du sens collectivement. Sur ces 600 m² de plateaux, ils créent de grandes formes. Les corps deviennent paysages ou minéraux et interrogent notre rapport au temps. « On incarne des métamorphoses du vivant. On va puiser dans des fragilités, on cherche à déployer notre intimité. On aime bien que le spectateur puisse avoir sa propre lecture de ce qu'il voit. » Invités : Amaia Valle et Pedro Guera du collectif XY. Après Möbius (2019), Les Voyages (2018), Il n'est pas encore minuit… (2014), Le Grand C (2009) et Laissez-Porter (2005), Le Pas du Monde est la sixième création du collectif XY. Ce spectacle de cirque contemporain rassemble 22 acrobates et chanteurs qui interrogent les métamorphoses du vivant et la course du temps, en faisant des pyramides humaines de véritables paysages. Vanasay Khamphommala est une artiste française queer, metteuse en scène, dramaturge et chanteuse, née à Rennes en 1980. Elle a été formée à la Maîtrise de Bretagne. Son travail interroge les identités genrées et racisées. Depuis 2018, elle crée des performances, parmi lesquelles L'Invocation à la muse (Festival d'Avignon 2018 dans le cadre de Sujet à vif), Écho, ou ສຽງຂອງຍ່າ (La Voix de ma grand-mère). Cette année, elle présente deux spectacles-performances : Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre et Songs of Grief [Love Me Tender]. Et dans le OFF, Fanny Imbert est allée voir la pièce Hchouma blues de Hicham Boutahar qui raconte les violences policières. Moha fait sa première année à l'université quand un adolescent de sa cité est tué par un policier. À voir au théâtre des Carmes du 4 au 25 juillet. Programmation musicale : L'artiste Benjamin Clementine avec « Pizza mind ».
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Olivia Recasens de We demain sur l'anthropologue américaine Anna Tsing qui a profondément renouvelé notre manière de penser la nature. Dans son Atlas féral, elle explore les formes de vie qui résistent à l'effondrement, qui nous menacent ou, au contraire, sont de potentielles alliées. - Baba Wattara de la rédaction mandenkan à Dakar nous parlera du rapport de la Banque mondiale sur les déchets. - Simon Rozé du service environnement de RFI : bilan de l'année scolaire version environnement. - Géraud Bosman du service environnement de RFI reviendra sur le bilan d'une année de l'avis de la Cour internationale de justice. - Chronique médias de Anne-Sophie Novel : sur l'appel lancé, entre autres, par le climatologue Christophe Cassou à « politiser les canicules » pour pointer l'obstruction qui vise à saper les transformations nécessaires pour s'adapter aux conséquences du changement climatique. - Chronique ePOP Science / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Guillaume Dezecache, directeur de recherche en sciences cognitives et psychologie sociale à l'IRD autour du film réalisé en Équateur : La thérapie de la colère • ePOP Network. Musiques diffusées dans l'émission : ► Kids Return - Teenage Dreams ► Danitsa - Wrong Things.
En Roumanie, c'est la musique des mariages, des baptêmes et des fêtes populaires. Sur YouTube, les stars du manele, comme Costel Biju ou Babasha, cumulent plusieurs centaines de millions de vues. Pourtant, ce genre musical d'origine balkanique continue de susciter un profond rejet dans une partie de la société. De notre correspondant à Bucarest, Dans un studio de Bucarest, le chanteur Vlad Babasha attend avec impatience son concert au festival Galaxia. Il y a encore quelques années, voir un artiste de manele à l'affiche d'un grand festival aurait été impensable. « Dans les années 2000, c'était très difficile d'admettre qu'on écoutait du manele, parce que cette musique était chantée principalement par des Roms, explique le chanteur. Mais aujourd'hui, on en entend partout : dans les festivals, sur TikTok, sur Instagram... Il y a même des publicités avec du manele. C'est pour ça que les gens l'acceptent davantage. » Mariages, baptêmes, anniversaires… ce genre musical d'origine balkanique est omniprésent dans les fêtes roumaines. Pourtant, malgré son immense succès, le manele continue de diviser. En 2024, lorsque le groupe Coldplay invite Babasha sur scène à Bucarest, une partie du public le hue pendant sa prestation. « À mon avis, on ne peut pas détester le manele pour sa musique. Il y a forcément autre chose derrière », pointe Babasha. À écouter dans 8 milliards de voisinsReportage en Roumanie, le double visage de la sorcellerie Des avis partagés Dans un parc de Bucarest, les avis sont très partagés. Ionuț ne se reconnaît pas dans le manele. « Associer le manele à la musique roumaine, c'est un peu offensant. Cette musique a ses qualités, mais moi, ça ne me représente pas, affirme-t-il. Regardez aussi les paroles : je ne les trouve pas très profondes. Il y est question de diamants, de casinos par exemple… Je trouve ça superficiel. » Marina voit les choses tout autrement : la lycéenne n'imagine pas faire la fête sans manele. « Je pense que beaucoup de Roumains aiment le manele parce que c'est la musique idéale pour faire la fête, souligne-t-elle. L'énergie est bonne, on peut danser, chanter… Beaucoup de gens écoutent du manele pour ça. » Le manele domine les plateformes de streaming, mais reste largement absent des grandes radios commerciales. En cause, les nombreux stéréotypes dont la minorité rom reste victime en Roumanie. « Beaucoup de Roms chantent du manele. Mais de nombreux Roumains ne veulent pas être associés aux Roms, qui sont toujours perçus comme des mendiants, des voleurs, dénonce l'activiste Alex Stan. Nous avons encore honte du manele. Pourtant, les mêmes personnes qui rejettent cette musique en public l'écoutent lors de leurs soirées privées. » Signe que les lignes bougent, les artistes de manele sont désormais invités dans plusieurs grands festivals roumains. À lire aussiRoumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires
Quels mécanismes conduisent les êtres humains à la violence ? Qu'est-ce qui façonne nos comportements agressifs ? Naît-on psychopathe ou le devient-on ? Autant de questions qui ouvrent la voie à des réponses aussi complexes, nuancées et ambiguës que la nature humaine elle-même. Ravis de vous retrouver et de plonger dans le versant obscur de notre humanité en nous interrogeant sur les mécanismes neurobiologiques qui nous poussent à la violence et à l'agressivité, voire au meurtre... Sommes-nous tous capables du pire ? Et dans quelles conditions ? Certains le sont-ils plus que d'autres ? Est-ce qu'on naît psychopathe ou est-ce qu'on le devient ? Sommes-nous tous des monstres en puissance ? Et pourquoi certains le deviennent ou pas ? Avec Laurent Begue-Shankland, professeur de psychologie sociale à l'université Grenoble-Alpes, pour l'ouvrage de James Fallon (spécialiste du cerveau disparu en 2023) Dans le cerveau d'un psychopathe, une plongée au cœur des neurosciences et de la face cachée du cerveau dont il a signé la postface. Musiques diffusées dans l'émission Get Well Soon - Psycho killer Les Yeux D'La Tête - La maison des âmes.
Quels mécanismes conduisent les êtres humains à la violence ? Qu'est-ce qui façonne nos comportements agressifs ? Naît-on psychopathe ou le devient-on ? Autant de questions qui ouvrent la voie à des réponses aussi complexes, nuancées et ambiguës que la nature humaine elle-même. Ravis de vous retrouver et de plonger dans le versant obscur de notre humanité en nous interrogeant sur les mécanismes neurobiologiques qui nous poussent à la violence et à l'agressivité, voire au meurtre... Sommes-nous tous capables du pire ? Et dans quelles conditions ? Certains le sont-ils plus que d'autres ? Est-ce qu'on naît psychopathe ou est-ce qu'on le devient ? Sommes-nous tous des monstres en puissance ? Et pourquoi certains le deviennent ou pas ? Avec Laurent Begue-Shankland, professeur de psychologie sociale à l'université Grenoble-Alpes, pour l'ouvrage de James Fallon (spécialiste du cerveau disparu en 2023) Dans le cerveau d'un psychopathe, une plongée au cœur des neurosciences et de la face cachée du cerveau dont il a signé la postface. Musiques diffusées dans l'émission Get Well Soon - Psycho killer Les Yeux D'La Tête - La maison des âmes.
C'est le deuxième épisode de la série « Afrique, le temps des possibles ». Continent le plus jeune du monde, l'Afrique verra un jeune sur trois de la planète y vivre d'ici 2050. L'historien Achille Mbembe, l'économiste Kako Nubukpo, les entrepreneurs Matina Razafimahefa et Mamby Laye Diomandé débattent de formation, d'emploi, de numérique, d'intelligence artificielle et d'industries créatives pour transformer ce dividende démographique en véritable moteur de développement pour le continent.
LOI IA : Le Monde, Le Figaro, Siècle DigitalMICHAEL : Premiere, AllocinéCONCERT PARIS : Le Parisien, FranceTVMETA IA : FranceInfo, The GuardianVAIANA : Vaiana, Le HuffpostPITBULL CHAUVES : Guiness, Le HuffpostÉcriture : Mathys DebrilIncarnation : Mathys Debril Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Enquête historique et scientifique sur un mystère médical : l'effet placebo. Comment rien peut-il nous soigner ? Comment expliquer son efficacité prouvée par les neurosciences et connue depuis l'Antiquité ? Et si le placebo était une dimension essentielle du soin ? Mettons en question l'effet placebo et toutes nos idées reçues sur le sujet dans un sens comme dans l'autre. Comment rien peut-il nous soigner ? Pourquoi tout est dans la tête, et c'est précisément pour cela que ça marche, mais jusqu'où et comment ? Qu'est-ce qui nous soigne le mieux au fond: la substance active d'un médicament ? Le geste du soignant ? La relation de confiance ? Nos attentes ? Qu'est-ce qui se joue dans le placebo ? Et pourquoi est-ce une clé essentielle du soin, trop souvent disqualifiée et négligée par une médecine de plus en plus froide et technique ? Comment éviter à l'inverse les pièges et les douteuses promesses de guérison ? Mais aussi le terrible effet nocebo ? Avec - Richard Monvoisin, chercheur et enseignant en esprit critique à l'université Grenoble-Alpes, vulgarisateur reconnu, explore depuis vingt ans les frontières entre science, croyance et société. - Léo Druart, chercheur à la prestigieuse Brown University aux États-Unis, apporte un regard neuroscientifique et international sur les effets contextuels du soin. - Nicolas Pinsault, kinésithérapeute, professeur à l'université Grenoble- Alpes, allie la rigueur clinique à une réflexion sur l'éthique du soin. Pour leur ouvrage, Placebo : enquête historique et scientifique sur un mystère médical paru aux Arènes. Musiques diffusées dans l'émission Sage comme des sauvages - Lailakomo Angelique Kidjo - Malaïka.
Enquête historique et scientifique sur un mystère médical : l'effet placebo. Comment rien peut-il nous soigner ? Comment expliquer son efficacité prouvée par les neurosciences et connue depuis l'Antiquité ? Et si le placebo était une dimension essentielle du soin ? Mettons en question l'effet placebo et toutes nos idées reçues sur le sujet dans un sens comme dans l'autre. Comment rien peut-il nous soigner ? Pourquoi tout est dans la tête, et c'est précisément pour cela que ça marche, mais jusqu'où et comment ? Qu'est-ce qui nous soigne le mieux au fond: la substance active d'un médicament ? Le geste du soignant ? La relation de confiance ? Nos attentes ? Qu'est-ce qui se joue dans le placebo ? Et pourquoi est-ce une clé essentielle du soin, trop souvent disqualifiée et négligée par une médecine de plus en plus froide et technique ? Comment éviter à l'inverse les pièges et les douteuses promesses de guérison ? Mais aussi le terrible effet nocebo ? Avec - Richard Monvoisin, chercheur et enseignant en esprit critique à l'université Grenoble-Alpes, vulgarisateur reconnu, explore depuis vingt ans les frontières entre science, croyance et société. - Léo Druart, chercheur à la prestigieuse Brown University aux États-Unis, apporte un regard neuroscientifique et international sur les effets contextuels du soin. - Nicolas Pinsault, kinésithérapeute, professeur à l'université Grenoble- Alpes, allie la rigueur clinique à une réflexion sur l'éthique du soin. Pour leur ouvrage, Placebo : enquête historique et scientifique sur un mystère médical paru aux Arènes. Musiques diffusées dans l'émission Sage comme des sauvages - Lailakomo Angelique Kidjo - Malaïka.
Au cœur de la seconde révolution quantique avec une visionnaire : la physicienne Pascale Senellart qui manipule des grains de lumière pour les transformer en calcul quantique et la chercheuse et humoriste, Célia Pelluet, qui nous dira pourquoi les particules aussi hésitent… Retrouvons-nous entre onde et lumière au cœur de la seconde révolution quantique carrément initiée et expliquée par notre invitée Pascale Senellart, physicienne visionnaire. Elle transforme les grains de lumière – les photons – en calcul quantique. Lauréate de la médaille d'argent de l'innovation du CNRS, elle est professeure invitée cette année au Collège de France. Elle nous dira pourquoi dans le monde quantique, innovation et recherche fondamentale vont de pair. Comment peut-on être ici et ailleurs en même temps ? C'est Célia Pelluet, physicienne quantique mais aussi humoriste, qui nous dira pourquoi les particules aussi hésitent et comment on peut ne pas choisir entre une vie d'artiste et de chercheuse quantique. Jusqu'où nous entraîneront ces formidables physiciennes quantiques ? - Pascale Senellart, physicienne, directrice de recherche CNRS au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (CNRS/Université Paris-Saclay), étudie les photons, entités quantiques élémentaires qui composent la lumière, ainsi que les « boites quantiques », des nanostructures capables de les générer à la demande. Professeure au Collège de France, chaire Innovation technologique Liliane Bettencourt - Célia Pelluet, docteure en capteurs quantiques et humoriste. La chronique de Sylvain Bouley Ciel d'Afrique. Musiques diffusées dans l'émission - Lady Pipette (Yaëlle Wormser) - Mathilda - Ceryse - Le ciel est bleu.
Au cœur de la seconde révolution quantique avec une visionnaire : la physicienne Pascale Senellart qui manipule des grains de lumière pour les transformer en calcul quantique et la chercheuse et humoriste, Célia Pelluet, qui nous dira pourquoi les particules aussi hésitent… Retrouvons-nous entre onde et lumière au cœur de la seconde révolution quantique carrément initiée et expliquée par notre invitée Pascale Senellart, physicienne visionnaire. Elle transforme les grains de lumière – les photons – en calcul quantique. Lauréate de la médaille d'argent de l'innovation du CNRS, elle est professeure invitée cette année au Collège de France. Elle nous dira pourquoi dans le monde quantique, innovation et recherche fondamentale vont de pair. Comment peut-on être ici et ailleurs en même temps ? C'est Célia Pelluet, physicienne quantique mais aussi humoriste, qui nous dira pourquoi les particules aussi hésitent et comment on peut ne pas choisir entre une vie d'artiste et de chercheuse quantique. Jusqu'où nous entraîneront ces formidables physiciennes quantiques ? - Pascale Senellart, physicienne, directrice de recherche CNRS au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (CNRS/Université Paris-Saclay), étudie les photons, entités quantiques élémentaires qui composent la lumière, ainsi que les « boites quantiques », des nanostructures capables de les générer à la demande. Professeure au Collège de France, chaire Innovation technologique Liliane Bettencourt - Célia Pelluet, docteure en capteurs quantiques et humoriste. La chronique de Sylvain Bouley Ciel d'Afrique. Musiques diffusées dans l'émission - Lady Pipette (Yaëlle Wormser) - Mathilda - Ceryse - Le ciel est bleu.
À l'occasion des 9è rencontres des Études Africaines qui avaient lieu du 29 juin au 2 juillet 2026, au Campus Condorcet, à Aubervilliers, près de Paris, Pierre-Edouard Deldique a invité sur place, dans un nouveau numéro d'IDÉES, deux des chercheurs qui participaient à ces travaux. Il s'intéressent, eux à la façon dont les hommes politiques africains miment leurs peuples. Chez Patrick Belinga Ondua comme chez Freddy Ndi, mimer le peuple désigne une technique de légitimation où le pouvoir emprunte les signes, les affects et les langages du « peuple » afin de consolider son autorité, tout en maintenant ce peuple à distance des mécanismes réels de décision. Tel est le paradoxe. Mimer le peuple consiste, selon eux, à revêtir les signes de la proximité : gestes, vêtements, expressions, références culturelles, musiques, des populations. Patrick Belinga Ondua et Freddy Ndi analysent ce phénomène où la légitimité repose moins sur des institutions que sur des performances. Au micro d'Idées, les deux auteurs inscrivent ce mimétisme dans une histoire longue : celle des régimes d'après l'indépendance. Dans de nombreux contextes africains, le peuple a été mobilisé en quelque sorte comme source de légitimité symbolique. Le mimétisme permet alors de réparer symboliquement les violences du passé sans transformer les rapports de pouvoir. Il fabrique une continuité imaginaire entre les luttes anticoloniales et les régimes actuels, tout en évitant d'institutionnaliser une véritable participation populaire. Belinga Ondua et Ndi montrent que le défi contemporain n'est pas de mieux imiter le peuple, mais d'en reconnaître vraiment l'existence. Il doit être présent dans les institutions, les décisions, la résolution des conflits, en un mot dans l'existence de la démocratie. Musiques : Le père de la police - DJ Choco Chimères - Ray Lema Ulagaresh - Ray Lema Quintet.
Dans la Cité des Alizés avec Mehdi, Sylvain, Selamnesh, Badume et Mohamed. Essaouira a accueilli la 27ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Après la traditionnelle parade d'ouverture où les Maâlems, les confréries traditionnelles, les danseurs et les joueurs de karqabou ont emmené la foule de grands jours jusqu'à la pace Moulay Hassan, nous avons rencontré quelques «acteurs» de la soirée d'ouverture (25 juin) : Mehdi Nassouli, Sylvain Barou, Badume's band & Selamnesh Zéméné et le jeune Maâlem Mohamed Montari. Fusion : Maâlem Mohamed Montari avec Badume's Band & Selamnesh Zéméné La rencontre entre Maâlem Montari et la formation franco-éthiopienne Badume's Band & Selamnesh Zéméné fait dialoguer deux traditions musicales profondément enracinées dans le continent africain. Portées par des structures pentatoniques communes à de nombreuses cultures d'Afrique, leurs musiques se répondent avec une évidence presque naturelle. Entre rythmes gnaoua et sonorités éthiopiennes, cette création explore des correspondances musicales qui traversent les territoires et les histoires du continent. À l'image des routes et des ports qui ont longtemps relié les cultures africaines entre elles, la rencontre laisse une large place à la spontanéité et à l'écoute entre les artistes, afin que la scène devienne le lieu où opère la magie. De ce dialogue, naît une musique vibrante, capable d'enivrer le public et de révéler la richesse des héritages partagés. Maâlem Mohamed Montari. Originaire d'Agadir, Maâlem Mohmed Montari incarne une nouvelle génération d'artistes gnaouis, à la fois enracinés dans la tradition et ouverts aux expressions contemporaines. Initié très jeune au sein de la confrérie gnaoua, il grandit au cœur des rituels et des cérémonies spirituelles, développant une relation profonde avec cet héritage. À travers le guembri, les qraqeb et les percussions traditionnelles, il fait vivre les chants sacrés et les rythmes transmis par des générations de maîtres. Révélé en 2019, il se distingue dès ses premières scènes locales et remporte la même année le Premier Prix Gnaoua au Maroc. Depuis, il s'impose progressivement sur les scènes nationales et internationales, participant à de nombreux festivals culturels et spirituels. Sa musique, ancrée dans la tradition, s'ouvre à des fusions contemporaines avec le jazz, le blues et les musiques du monde. À travers son parcours, Mohmed Montari affirme une démarche claire : transmettre, renouveler et faire rayonner l'art gnaoui au-delà de ses territoires d'origine. Mehdi Nassouli est né à Taroudant dans le sud du Maroc, et est bercé depuis son plus jeune âge par les rythmes et sons du patrimoine marocain. Sa première école fût sa famille, qui l'a introduit à la culture Gnaoua et à ses rythmes et transes, mais il passera également par l'école du Malhoune où est enseigné l'art poétique traditionnel et par la « Deqqa » d'art folklorique ancré dans la culture Roudanaise, où les Mâalems (maitres) de la ville ocre lui transmettront cet art ancestral. Mehdi a collaboré à l'international avec Titi Robin avec qui il tourne depuis 12 ans, Benjamin Tobkin, Omar Sosa, Andy Emler, Karim Ziad, Hindi Zahra, Para one, Nneka, Justin Adams, Alpha Blondy). Également passionné par le Guembri, instrument à cordes pincées des Gnaouas, Mehdi Nassouli parcourt pendant plusieurs années les différentes écoles Gnaouies de tout le Maroc, guidé et accompagné dans son apprentissage par les plus grands Mâalems du Maroc (Hamid el Kasri, Abdelkbir Merchane, Mustapha Baqbou, Abdeslam Alikane, Agadir Gnawa…) Sylvain Barou est un flûtiste et multi-instrumentiste à vent reconnu pour sa capacité à traverser les frontières musicales. Issu des traditions bretonnes et et irlandaises, Sylvain s'est également tourné vers l'Inde, la Turquie, l'Arménie, l'Iran… Avec un instrumentarium impressionnant. Site - Instagram - Badume's Band - Mehdi Nassouli - Sylvain Barou - Maâlem Mohamed Montari - Selamnesh Zéméné
Dans la Cité des Alizés avec Mehdi, Sylvain, Selamnesh, Badume et Mohamed. Essaouira a accueilli la 27ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Après la traditionnelle parade d'ouverture où les Maâlems, les confréries traditionnelles, les danseurs et les joueurs de karqabou ont emmené la foule de grands jours jusqu'à la pace Moulay Hassan, nous avons rencontré quelques «acteurs» de la soirée d'ouverture (25 juin) : Mehdi Nassouli, Sylvain Barou, Badume's band & Selamnesh Zéméné et le jeune Maâlem Mohamed Montari. Fusion : Maâlem Mohamed Montari avec Badume's Band & Selamnesh Zéméné La rencontre entre Maâlem Montari et la formation franco-éthiopienne Badume's Band & Selamnesh Zéméné fait dialoguer deux traditions musicales profondément enracinées dans le continent africain. Portées par des structures pentatoniques communes à de nombreuses cultures d'Afrique, leurs musiques se répondent avec une évidence presque naturelle. Entre rythmes gnaoua et sonorités éthiopiennes, cette création explore des correspondances musicales qui traversent les territoires et les histoires du continent. À l'image des routes et des ports qui ont longtemps relié les cultures africaines entre elles, la rencontre laisse une large place à la spontanéité et à l'écoute entre les artistes, afin que la scène devienne le lieu où opère la magie. De ce dialogue, naît une musique vibrante, capable d'enivrer le public et de révéler la richesse des héritages partagés. Maâlem Mohamed Montari. Originaire d'Agadir, Maâlem Mohmed Montari incarne une nouvelle génération d'artistes gnaouis, à la fois enracinés dans la tradition et ouverts aux expressions contemporaines. Initié très jeune au sein de la confrérie gnaoua, il grandit au cœur des rituels et des cérémonies spirituelles, développant une relation profonde avec cet héritage. À travers le guembri, les qraqeb et les percussions traditionnelles, il fait vivre les chants sacrés et les rythmes transmis par des générations de maîtres. Révélé en 2019, il se distingue dès ses premières scènes locales et remporte la même année le Premier Prix Gnaoua au Maroc. Depuis, il s'impose progressivement sur les scènes nationales et internationales, participant à de nombreux festivals culturels et spirituels. Sa musique, ancrée dans la tradition, s'ouvre à des fusions contemporaines avec le jazz, le blues et les musiques du monde. À travers son parcours, Mohmed Montari affirme une démarche claire : transmettre, renouveler et faire rayonner l'art gnaoui au-delà de ses territoires d'origine. Mehdi Nassouli est né à Taroudant dans le sud du Maroc, et est bercé depuis son plus jeune âge par les rythmes et sons du patrimoine marocain. Sa première école fût sa famille, qui l'a introduit à la culture Gnaoua et à ses rythmes et transes, mais il passera également par l'école du Malhoune où est enseigné l'art poétique traditionnel et par la « Deqqa » d'art folklorique ancré dans la culture Roudanaise, où les Mâalems (maitres) de la ville ocre lui transmettront cet art ancestral. Mehdi a collaboré à l'international avec Titi Robin avec qui il tourne depuis 12 ans, Benjamin Tobkin, Omar Sosa, Andy Emler, Karim Ziad, Hindi Zahra, Para one, Nneka, Justin Adams, Alpha Blondy). Également passionné par le Guembri, instrument à cordes pincées des Gnaouas, Mehdi Nassouli parcourt pendant plusieurs années les différentes écoles Gnaouies de tout le Maroc, guidé et accompagné dans son apprentissage par les plus grands Mâalems du Maroc (Hamid el Kasri, Abdelkbir Merchane, Mustapha Baqbou, Abdeslam Alikane, Agadir Gnawa…) Sylvain Barou est un flûtiste et multi-instrumentiste à vent reconnu pour sa capacité à traverser les frontières musicales. Issu des traditions bretonnes et et irlandaises, Sylvain s'est également tourné vers l'Inde, la Turquie, l'Arménie, l'Iran… Avec un instrumentarium impressionnant. Site - Instagram - Badume's Band - Mehdi Nassouli - Sylvain Barou - Maâlem Mohamed Montari - Selamnesh Zéméné
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll - Pulp - Partial Eclipse.