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Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Sénégal : que pensez-vous des ambitions du président Bassirou Diomaye Faye?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 20:00


Au Sénégal, après avoir rompu en mai avec son ancien camarade Ousmane Sonko, le président Bassirou Diomaye Faye s'est affranchi du Pastef en lançant samedi son propre parti politique « Kiiraay, les patriotes républicains ». Dans sa ligne de mire : les prochaines élections locales et législatives avant la présidentielle de 2029. Qu'attendez-vous de ce nouveau parti dont le nom, Kiiraay, signifie « protection » en wolof ? Bassirou Dimaye Faye dispose-t-il encore d'une légitimité populaire ? Comment voyez-vous la recomposition du paysage politique sénégalais ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Journal de l'Afrique
"Kiiraay, les patriotes républicains" : le nouveau parti du président sénégalais dévoilé

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 13:17


Au Sénégal, la majorité se réorganise et la bataille d'influence est lancée. Le président Bassirou Diomaye Faye dévoile ce samedi le nom de son nouveau parti, "Kiiraay, les patriotes républicains", tandis que son Premier ministre Ousmane Sonko consolide les rangs du Pastef. Entre nouvelles adhésions, départs et jeux d'alliances, le paysage politique sénégalais est en pleine recomposition. 

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Revue de presse Afrique
À la Une, le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall à l'ONU

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 4:06


L'ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères l'a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L'ex-chef d'État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l'ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l'appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. » Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l'élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s'installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d'ouverture du président Faye à l'égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. » Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l'État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s'interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d'éventuelles législatives s'il choisissait de dissoudre l'Assemblée nationale. » Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d'un rapprochement avec l'Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s'avérer décisive au soir de résultats serrés. » La visite du président gabonais en France Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L'Union à Libreville. « Le manganèse et l'avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d'État, résume Jeune Afrique. Un protocole d'accord a été signé hier entre l'État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l'une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d'aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. » Un accord qui s'inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d'une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l'étude pour transformer jusqu'à 700 000 tonnes de minerai par an d'ici 2031 », précise Gabon actu. Suspension de la marche en RDC En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l'appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. » Vendredi, le président congolais s'était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d'apaisement », mais leur « détermination à défendre l'ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août.

Invité Afrique
Soutien de Diomaye Faye à Macky Sall pour la direction de l'ONU: «Il construit une grande coalition politique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 5:05


Le Sénégal soutient officiellement la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Elle n'avait pas été soumise par son pays, mais par le Burundi, qui assure la présidence tournante de l'Union africaine. L'annonce intervient 3 jours après la visite de Macky Sall à Dakar, la première depuis qu'il a quitté le pouvoir en 2024. Il avait alors été reçu par son successeur Bassirou Diomaye Faye. Une visite, sur fond de rivalité entre l'actuel chef de l'État et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Pour en parler, notre invité ce matin : Papa Fara Diallo, maitre de conférences en sciences politiques à l'université Gaston Berger de Saint-Louis. RFI : Comment expliquer le soutien de Bassirou Diomaye Faye à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies ? Papa Fara Diallo : C'était prévisible, parce que la première fois que le président de la République Bassirou Diomaye Faye s'est prononcé sur cette candidature, il avait posé sur la table des problèmes d'égo. C'est-à-dire qu'il n'est pas venu lui parler directement de cette candidature alors qu'il est le chef de l'État du Sénégal. Et que si sa candidature n'est pas portée par le Sénégal, cela risque un peu d'entacher cette candidature. Il avait dit qu'il avait appris l'information venant d'autres chefs d'État. Il s'attendait à ce que le président Macky Sall vienne directement lui parler de cette candidature pour espérer son soutien. C'est la raison pour laquelle il n'avait pas soutenu cette candidature au niveau du sommet de l'Union africaine. C'est donc la visite à Dakar de Macky Sall qui a permis ce soutien ? Oui, c'était d'abord pour satisfaire cette demande du président de la République. Mais l'autre chose qui a facilité cette visite, c'est que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est dans la logique de construire une grande coalition autour d'une majorité présidentielle. Et il est en train de ratisser large, c'est-à-dire de recruter des militants, des maires de l'APR - dont le président Macky Sall reste toujours le président du parti - mais aussi au niveau du PDS, le Parti démocratique sénégalais. En témoigne sa rencontre très récemment avec M. Karim Wade au Qatar. Bassirou Diomaye Faye a donc à gagner, en retour, des soutiens politiques pour ce nouveau parti, dont il va d'ailleurs annoncer normalement le nom dans les prochains jours ? Oui, le 25 juillet. Depuis la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye est dans une stratégie en trois mouvements : le débauchage des responsables du parti Pastef dont il a revendiqué la paternité de la structuration en tant que secrétaire général et responsable du mouvement des cadres, la constitution d'une large coalition autour de sa personne et du parti politique qu'il va mettre en place, et la « dé-sonkorisation » de l'administration publique et du gouvernement. Ce soutien à la candidature de Macky Sall, c'est aussi un pas de plus dans la rupture avec Ousmane Sonko ? Oui, clairement, parce qu'il y a deux éléments. Le premier, c'est la justice pour les victimes de la répression entre 2021 et 2024, quand le président Macky Sall était au pouvoir. Le parti Pastef lui-même avait été dissous. Le président de la République et Ousmane Sonko, ancien Premier ministre, ont été mis en prison. Et le président Bassirou Diomaye Faye disait, dans un de ses discours, qu'il ne peut y avoir de pardon sans justice. L'autre élément, c'est la dette cachée et le déficit budgétaire. Quand ils sont arrivés au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye avait dit : « On a trouvé le pays au quatrième sous-sol. » Ousmane Sonko, aussi, avait confirmé cela. Et donc, voir que Macky Sall, on lui a déroulé le tapis rouge au palais de la République, c'est quelque chose que le parti Pastef digère très mal. Et par conséquent, Ousmane Sonko digère très mal cela. Pour la base de ses électeurs, ce positionnement, ce soutien apporté à Macky Sall, peut-il être vu comme une trahison, pour certains ? Oui, clairement. En posant ce genre d'acte, il est en train de mettre de l'eau dans le moulin de ces critiques. Et donc de renforcer la critique du parti Pastef à l'égard d'un président de la République qui avait pris des engagements qu'il est en train de fouler aux pieds à cause de considérations électoralistes. C'est quelque chose que l'opposition, notamment le parti Pastef, va utiliser. Est-ce que vous pensez que l'Alliance pour la République (APR) peut apporter son soutien à Bassirou Diomaye Faye et son nouveau parti ? Ou est-ce qu'ils seront davantage dans une position d'observation ? Une neutralité bienveillante de l'APR, mais aussi, probablement, un soutien formel. Parce qu'effectivement, le président Macky Sall reste toujours le chef du parti APR.  Sa visite au palais de la République peut donc se comprendre comme étant un soutien tacite. Mais on ne sait pas. D'ici les prochaines élections locales, le président de la République va demander un avis au Conseil constitutionnel pour le couplage des élections locales et législatives en 2027. Parce qu'il y a de fortes chances que l'Assemblée nationale soit dissoute au début du mois de décembre, il voudrait avoir le soutien explicite de l'APR. Le président Bassirou Diomaye Faye cherche à construire une large majorité présidentielle et pour cela, il a besoin des soutiens de partis qui ont exercé des mandats présidentiels. Pour Macky Sall, est-ce que ce soutien de Bassirou Diomaye Faye, c'est une victoire ? Est-ce que cela peut marquer un tournant dans sa campagne pour le secrétariat général des Nations unies ? Oui, c'est un soutien qui est de taille. Mais je ne pense pas que cela soit un soutien qui va fondamentalement changer la donne. L'Union africaine n'a pas soutenu officiellement la candidature du président Macky Sall. Le président Bassirou Diomaye Faye, aussi, a attendu trop longtemps. Mais dans tous les cas, le président Macky Sall avait besoin d'avoir le soutien de son pays où il a été président pendant 12 ans. Cela peut avoir une influence. Mais l'influence, pour moi, ne sera pas une influence décisive. À lire aussiLe Sénégal apporte son soutien à la candidature de l'ex-président Macky Sall au secrétariat général de l'ONU

Revue de presse Afrique
À la Une, le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall à l'ONU

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 4:06


L'ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères l'a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L'ex-chef d'État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l'ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l'appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. » Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l'élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s'installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d'ouverture du président Faye à l'égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. » Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l'État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s'interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d'éventuelles législatives s'il choisissait de dissoudre l'Assemblée nationale. » Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d'un rapprochement avec l'Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s'avérer décisive au soir de résultats serrés. » La visite du président gabonais en France Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L'Union à Libreville. « Le manganèse et l'avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d'État, résume Jeune Afrique. Un protocole d'accord a été signé hier entre l'État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l'une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d'aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. » Un accord qui s'inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d'une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l'étude pour transformer jusqu'à 700 000 tonnes de minerai par an d'ici 2031 », précise Gabon actu. Suspension de la marche en RDC En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l'appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. » Vendredi, le président congolais s'était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d'apaisement », mais leur « détermination à défendre l'ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août.

Convidado
Guiné-Bissau "O problema da CEDEAO é DSP, não são os militares"

Convidado

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 10:26


O comunicado final da cimeira da CEDEAO de 19 de Julho apela timidamente à libertação "do líder do PAIGC", como um "gesto de boa vontade". Na mesma cimeira, o Senegal foi nomeado "facilitador para a Guiné-Bissau", colocando Bassiro Diomaye Faye no centro do processo. Na véspera, o mesmo Bassiro Diomaye Faye recebeu Macky Sall, acompanhado por Umaro Sissoco Embaló.  Os chefes de Estado da CEDEAO estiveram reunidos este domingo na Serra Leoa. No comunicado final, cinco parágrafos referem-se à situação da Guiné-Bissau. Um deles apela à libertação do líder do PAIGC, sem que conste o nome de Domingos Simões Pereira: "A Conferência exortou as autoridades de transição a assegurarem o estrito respeito pelos direitos humanos, pelas liberdades fundamentais e pelas garantias judiciais de todos os cidadãos da Guiné-Bissau (...). Instou ainda as autoridades a procederem à libertação incondicional de todas as figuras políticas que permanecem detidas, incluindo o líder do PAIGC na oposição, como gesto de boa vontade destinado a criar um ambiente mais favorável ao diálogo inclusivo, a reforçar a confiança da oposição e a consolidar a credibilidade do processo de transição." A conferência nomeou ainda o Senegal como facilitador para a Guiné-Bissau, com a missão "apoiar os esforços de diálogo com vista a uma transição para a ordem constitucional". A 20 de Julho, o presidente senegalês Bassiro Diomaye Faye efectuou uma reviravolta, oficializou o apoio do Senegal à candidatura de Macky Sall ao cargo de secretário geral da ONU. Posição assumida dois dias depois de ter recebido, em Dacar, o ex-presidente senegalês Macky Sall, acompanhado pelo seu amigo e aliado Umaro Sissoco Embaló. Na sua página oficial do Facebook, Embaló tem publicado fotografias dele juntamente com Macky Sall em Dacar, na Gâmbia, no Paquistão, entre outros. O jurista guineense Fodé Mané, que, como tantos outros, nunca acreditou na versão do golpe de Estado de Novembro em Bissau, analisa esta situação como uma prova de que Embaló continua a ter uma influência estratégica na região.   Fodé Mané: Umaro [Sissoco Embaló] (USE) continua a ter grandes influências. A cimeira da Cedeao de 14 de Dezembro de 2025 tomou resoluções que não lhe eram muito favoráveis, então ele teve que calar e gerir a situação. Mas com os recentes eventos no Senegal - o conflito entre Diomaye Faye e Ousmane Sonko - isso veio dar mais esperança a USE e ao próprio Macky Sall. Os dois sempre caminhando juntos. Então têm que começar a dar sinais de que estão presentes. Esta vitrina que foi aproveitada no Senegal e na Gâmbia, serve para medir a temperatura, testar a visibilidade, as reacções. RFI: Como é que avalia esta reviravolta de Bassirou Diomaye Faye e o apoio que agora atribui oficialmente à candidatura de Macky Sall ao cargo de secretário geral da ONU? Diomaye Faye está a ser politicamente ingénuo. Está a pensar que a pretensão de Macky Sall se encaixa na sua pretensão política, de derrotar Sonko e manter-se no poder.  RFI: Diomaye Faye que acedeu ao poder construindo um discurso anti-Macky Sall, agora apoia oficialmente o seu antecessor, arriscando-se a perder muito do seu eleitorado. O que fica a ganhar Diomaye Faye com o apoio a Macky Sall? Aquilo que pensa que pode receber é o apoio dos apoiantes de Macky Sall. Diomaye Faye acedeu ao poder através do Pastef, uma espécie de uma coligação dos pan-africanistas senegaleses. E qual é a linha oficial ideológica deste partido? É a independência total, as liberdades democráticas, a igualdade de tratamento.é o contrário da posição de Macky Sall. Qual é a posição de Macky Sall? A de manter a França como principal aliado, manter as aspirações da France Afrique, mantendo uma hegemonia francesa na condução das políticas africanas, essencialmente das políticas económicas. A aliança de Diomaye faye agora com Macky Sall acontece porque se afastou do Pastef.  RFI: Pensa que Diomaye Faye precisa agora do eleitorado de Macky Sall?  Sim, porque a base eleitoral do Pastef ele já perdeu. Então tem que arranjar um aliado de peso. Apercebeu-se de que não tem adesão popular.... RFI: Macky Sall ainda tem apoio partidário forte no Senegal, que poderia interessar a Bassiro Diomaye Faye?  Macky Sall tem o APR, a Aliança para a República, que lhe continua fiel. Nós sabemos que a campanha para ser secretário geral das Nações Unidas é apenas um argumento. O que está realmente em jogo é a possibilidade de voltar a controlar o poder no Senegal. RFI: O que recebe Embaló em troca do seu apoio a Macky Sall? Ele, para exercer aqui na Guiné-Bissau, contou sempre com o apoio do Macky Sall. Apoiando o Macky Sall e acompanhando-o ao Senegal, quiçá vai lhe permitir conseguir uma base no Senegal, que é o local mais próximo para poder controlar a situação política na Guiné-Bissau. RFI: Mais um sinal do possível regresso de Sissoco Embaló a Bissau? Toda a arquitectura foi neste sentido, todo o procedimento foi feito com o propósito de USE regressar. RFI: Supondo que Embaló esteve por trás deste falso golpe de Estado, como saber se ele continua a beneficiar do apoio dos militares que estão no poder e que talvez queiram ficar no poder? Não, eu não vejo esses militares querendo ficar. Estou a ver que estão acomodados, confortáveis com o cumprimento das ordens. Não vejo um sinal a mostrar que querem mais do que aquilo que têm. RFI: Não haverá então resistência ao regresso político de Sissoco Embaló para as próximas eleições? Não posso garantir mas não vejo sinais disso. Não vejo sinais porque, ora vejamos: a criação daquele Conselho Nacional de Transição, quem são as pessoas que estão lá? Quais foram as atitudes que tomaram? Aprovaram tudo o que USE não tinha conseguido aprovar com a Assembleia Nacional Popular. RFI: A revisão da Constituição..  A revisão da Constituição, a Lei Eleitoral, a restrição dos partidos políticos, inclusive com a possibilidade de fazer desaparecer o PAIGC. Recordemo-nos daquele prazo dado ao PAIGC para mudar os seus símbolos, sob pena de não poder participar ou de ser ilegalizado. Tudo o que é feito agora segue a mesma lógica.  Então os militares e alguns políticos estão apenas a cumprir uma agenda que não era possível cumprir antes. Costumamos comparar com uma imagem: temos mais dificuldade em gerir a água que temos na cabaça em cima da própria cabeça do que a água carregada por uma outra pessoa. É o que está a acontecer. USE passou a cabaça para esta gente. RFI: Em relação à cimeira da CEDEAO, no domingo, na Serra Leoa, a CEDEAO apela à libertação de Domingos Simões Pereira. é melhor do que se esperava? Os guineenses há muito tempo deixaram de acreditar nessa instituição. Deve-se ler muito bem o comunicado da CEDEAO. Eles apelaram à libertação de todos os que foram detidos como "um gesto de boa vontade". Porquê? Porque no artigo anterior, a CEDEAO reconhece uma legitimidade ao sistema judicial, e portanto está a passar a mensagem de que as pessoas foram detidas de acordo com o sistema judicial. Para a CEDEAO, Domingos Simões Pereira é o problema. Porque ele defende o modelo democrático que não é aplicável no continente africano. Um modelo de liberdade sindical, de liberdade de expressão, de direito à greve, de alternância no poder, de eleição justas e transparentes. Para eles, esse sistema não se aplica. Então, Domingos Simões Pereira não é problema só para a Guiné-Bissau. É problema para a maioria dos chefes de Estado da região. Ele deve então ser silenciado, deve ser eliminado da cena política. RFI: Até onde é que esse silenciamento poderá ir? Não sei o que pode acontecer com a sua vida. Mas há uma tentativa de o isolar, de o afastar. Porque Domingos Simões Pereira representa muitos guineenses. RFI: As autoridades militares já terão proposto a Domingos Simões Pereira exilar-se e nunca mais voltar? Foi revelado num jornal senegalês de que, em Fevereiro, Diomaye Faye ofereceu a Domingos Simões Pereira a possibilidade de se exilar e sair para fora, com a condição de se afastar da vida política. Domingos Simões Pereira recusou. Esta proposta apresentada por Bassiro Diomaye Faye resultou de um encontro com as autoridades. Só depois é que Diomaye Faye foi autorizado a ir para a Segunda Esquadra no Ministério do Interior, encontrar-se com Domingos. Foi nesse encontro que Diomaye Faye, enquanto mediador da CEDEAO, sugeriu o exílio a Domingos Simões Pereira. E isso foi recusado, segundo aquilo que ouvimos na imprensa senegalesa.

Invité Afrique
Rencontre Diomaye Faye-Macky Sall: «Le président est dans une posture politique où il cherche des alliés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:43


L'actuel chef de l'État sénégalais Bassirou Diomaye Faye reçoit vendredi 17 juillet son prédécesseur Macky Sall, candidat déclaré au poste de secrétaire général des Nations unies. En quête de parrainages, Macky Sall cherche des soutiens, dans un contexte politique marqué par l'accentuation de la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et le président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko. La rencontre pourrait aussi masquer des enjeux de politique interne à Dakar. Moussa Diaw, professeur émérite de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, analyse les enjeux de cette visite. Il est l'invité de Polycarpe Essomba.   RFI : Est-ce que l'annonce de cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye, l'actuel président sénégalais, et son prédécesseur, Macky Sall, vous a surpris ?   Moussa Diaw : Oui, cela m'a surpris. Comme cela a surpris aussi beaucoup de Sénégalais. Le président Diomaye Faye avait exprimé son avis sur la candidature de l'ex-président Macky Sall, sur le fait qu'il n'avait pas été informé, qu'il n'a pas été sollicité pour un éventuel soutien. Donc, il avait une position sur cette candidature qu'il considérait comme ne le concernant pas.   Quels bénéfices politiques le président Diomaye Faye peut-il tirer du fait de recevoir Macky Sall ?   Le bénéfice politique, il est dans le fait que le président Diomaye cherche à créer un parti, un appareil politique. Et d'ailleurs, la date est annoncée : le 8 août, pour la campagne de lancement de ce parti. Il est donc dans une posture politique où il cherche des alliés, où il cherche à associer un certain nombre de leaders politiques qui pourraient lui permettre de renouveler son mandat, parce qu'il y pense et c'est ça, justement, l'objectif de ce point de vue-là. L'audience avec le président Macky Sall serait une occasion d'aborder cette question d'alliance entre le président Diomaye et le parti APR que dirige Macky Sall pour pouvoir mener une campagne électorale pour les élections locales, législatives, présidentielles en 2029.   Dans l'autre sens, quelle peut être la motivation de Macky Sall, au-delà de la question d'un possible soutien à sa candidature à l'ONU ?  Macky Sall a quitté le pouvoir. Il avait soutenu Amadou Ba [ex-Premier ministre du Sénégal, NDLR] pendant la campagne présidentielle de 2024. Ce dernier n'a pas réussi. Son parti était devenu pratiquement orphelin parce qu'il n'y avait pas de numéro deux. L'APR souffre de l'absence de son chef qui est à l'extérieur, qui vit au Maroc. Ce qui fait que le parti était livré à lui-même. Et maintenant, ce retour pourrait permettre à ce parti-là de nouer des relations de coalition avec Diomaye qui va fonder sa formation. Cela lui permettrait d'abord d'accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c'est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici fonctionne par le clientélisme. Il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique.   Cette rencontre se tient dans un moment où le bras-de-fer entre Bassirou Diomaye Faye et l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale et président du parti Pastef, bat son plein à Dakar. Est-ce que, du coup, Ousmane Sonko fait les frais de toutes ces manœuvres dont vous parlez, du rapprochement entre Diomaye Faye et Macky Sall ?   Ousmane Sonko est dans sa logique. Il a réussi à organiser son congrès et il est en train de mener un combat sur le terrain, dans la vente des cartes à ses militants, et il les exhorte à une remobilisation des forces pour pouvoir tenir les engagements qu'il avait pris devant les Sénégalais. Donc, oui, il y a cette rivalité de pouvoir, cette concurrence entre les deux leaders. Chacun cherche à se consolider dans l'espace politique sénégalais. Au niveau de l'opposition, elle s'est fragmentée... C'est pour cela que chacun d'eux se bat, c'est la raison pour laquelle ils cherchent à les rassembler, à créer une dynamique politique pour pouvoir constituer une sorte de rampe de lancement politique.   Pour vous, Ousmane Sonko n'a pas à s'inquiéter outre mesure de manœuvres qui sont orchestrées en ce moment autour du président Diomaye Faye ?   Je ne crois pas, pour la simple raison que sa popularité n'est pas affectée. Son dernier voyage, pour inaugurer la permanence de son parti à Touba, montre bien cette capacité de mobilisation, l'adhésion massive des jeunes à son parti, à sa personne. Tout cela montre qu'il a encore une popularité auprès des jeunes et des militants, et qu'ils sont attachés à sa personne.   Le venue de Macky Sall à Dakar fait aussi son lot de mécontents, notamment auprès des familles des victimes de la répression de l'ancien régime. Elles appellent à ne pas sacrifier « la mémoire à l'autel de la diplomatie ». Comment entendez-vous ces cris ?   C'est un cri de tristesse, un cri de désarroi. Ces familles ont perdu leurs enfants. D'autres ont eu des effets collatéraux sur leurs propres personnes, handicapées à vie. D'autres ont perdu leur emploi. Donc il y a eu beaucoup de victimes. Or, jusqu'à présent, la justice ne s'est pas prononcée sur ce dossier-là. Et Macky Sall, est considéré comme un responsable :  c'était lui le président de la République. Ces citoyens-là ne souhaitent pas la venue de Macky Sall. C'est ce qui fait que ce climat est lourd. Cette visite est contestée par ces organisations-là et par ces personnes qui sont des victimes des répressions qui ont eu lieu entre 2021 et 2024.

Appels sur l'actualité
Sénégal: Ousmane Sonko a-t-il perdu la bataille de la réforme constitutionnelle?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 5:34


Au Sénégal, le Conseil constitutionnel a invalidé la réforme de la Constitution adoptée par l'Assemblée nationale et portée par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko. Pourquoi les Sages ont-ils censuré ce texte ? Ousmane Sonko peut-il encore relancer son projet ? Le président Bassirou Diomaye Faye, qui avait lui-même saisi le Conseil constitutionnel, reprend la main. Il peut désormais défendre sa propre réforme et la soumettre à référendum. Mais en quoi son projet est-il différent de celui d'Ousmane Sonko ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondant permanente de RFI à Dakar.  

Le débat africain
Sénégal, guerre au Moyen-Orient et Mondial 2026

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 38:59


Au sommaire : Avec la création d'un parti présidentiel et après l'invalidation par le Conseil constitutionnel de la réforme constitutionnelle adoptée par la majorité parlementaire de Pastef, dirigée par Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale, le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye semble vouloir poser les jalons d'une nouvelle étape de son mandat. Cette stratégie parviendra-t-elle à convaincre l'opposition et à rallier l'opinion publique sénégalaise ? Au Moyen-Orient, les tensions autour de l'Iran connaissent un nouveau regain. Après une nouvelle série de frappes et de représailles, Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu était « terminé ». Qualifiant les discussions avec Téhéran de « perte de temps », le président américain laisse planer la menace de nouvelles opérations militaires américaines. La région s'achemine-t-elle vers une nouvelle escalade du conflit ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales  Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Maroc vaincu par la France en quarts de finale

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 3:54


Impossible de passer à côté de la déception des Marocains, éliminés cette nuit 2 à 0 par les Bleus de Didier Deschamps. Les Lions de l'Atlas vaincus mais salués par la presse marocaine qui souligne les mérites de l'équipe nationale. Le Matin évoque « un parcours remarquable » au Mondial-2026, et ajoute que « si l'aventure s'arrête aux portes des demi-finale, elle laissera une nouvelle empreinte dans l'histoire du football marocain ». « Face aux Bleus, les hommes de Mohammed Ouahbi ont longtemps tenu tête à l'un des favoris de la compétition, relate le quotidien. Ils ont résisté aux offensives françaises grâce à un bloc compact et à un Yassine Bounou impérial dans ses cages ». Même son de cloche chez le site d'actualité Le 360 pour qui les Lions quittent le Mondial « la tête haute, avec les honneurs, et au terme d'un parcours largement convaincant ». Ce qui ressort dans la presse marocaine, c'est la comparaison avec 2022, où le Maroc était là aussi sorti face à la France, en demi-finale à l'époque. « Quatre ans après leur épopée historique au Qatar, les Lions de l'Atlas confirment que leur présence parmi les meilleures sélections mondiales n'a plus rien d'un exploit isolé, affirme Le Matin, quand Le 360 évoque de son côté « la progression spectaculaire du football marocain depuis l'épopée de 2022 et son installation parmi les grandes nations du football mondial », avant d'assurer que « l'histoire est loin d'être terminée ». Un enthousiasme fortement tempéré par Afrik Foot, qui dresse un constat amère de cette rencontre Celui du néant offensif du Maroc face aux Bleus qui ne s'est, selon le média spécialisé, « jamais totalement livré à Boston sur le terrain, et a cherché à limiter la casse plutôt que de jouer sa chance à fond ». Et Afrik Foot en veut pour preuve un chiffre : il a fallu attendre la 83e minute pour assister au premier tir cadré des Lions dans ce match. « Une prestation loin de celle qu'on était en droit d'attendre en guise de “revanche” sur 2022 », tranche le site d'actualité sportive africain, avant de conclure qu'« avec la CAN 2027 qui arrive dans un an et la Coupe du monde 2030 co-organisée à domicile dans quatre ans, le Maroc doit poursuivre sa montée en puissance ». Au Sénégal, un nouvel épisode du bras de fer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye  Il s'est joué au sein du Conseil constitutionnel : les sept sages ont invalidé le texte de réforme de la Constitution porté par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko, et validé par les parlementaires. Le camp du chef du Parlement voulait notamment, avec ce projet, réviser l'équilibre des pouvoirs entre le président et l'Assemblée nationale. C'est-à-dire donner plus de pouvoir au Parlement, et forcément restreindre ceux du chef de l'État, décrypte Le Monde Afrique, qui rappelle que ce texte s'inscrit « dans un bras de fer institutionnel opposant depuis plusieurs semaines le camp présidentiel à Ousmane Sonko ». On sait que la rupture entre les deux hommes est consommée, Bassirou Diomaye Faye ayant décidé de rompre avec le Pastef et de créer son parti politique il y a une semaine, lui comme Ousmane Sonko ayant la présidentielle de 2029 dans le viseur. Mais pour l'instant, c'est le chef de l'État qui ressort gagnant de cette manche constitutionnelle, selon le média sénégalais l'Observateur, qui écrit que « pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l'exécutif face à une opposition parlementaire accusée d'avoir forcé le passage avec un texte non conforme ». Même constat chez le média All Africa qui estime que cette décision est un « couperet tombé sur les parlementaires » et prédit que « l'invalidation de la loi ouvre désormais une nouvelle séquence institutionnelle » dans le pays.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Maroc vaincu par la France en quarts de finale

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 3:54


Impossible de passer à côté de la déception des Marocains, éliminés cette nuit 2 à 0 par les Bleus de Didier Deschamps. Les Lions de l'Atlas vaincus mais salués par la presse marocaine qui souligne les mérites de l'équipe nationale. Le Matin évoque « un parcours remarquable » au Mondial-2026, et ajoute que « si l'aventure s'arrête aux portes des demi-finale, elle laissera une nouvelle empreinte dans l'histoire du football marocain ». « Face aux Bleus, les hommes de Mohammed Ouahbi ont longtemps tenu tête à l'un des favoris de la compétition, relate le quotidien. Ils ont résisté aux offensives françaises grâce à un bloc compact et à un Yassine Bounou impérial dans ses cages ». Même son de cloche chez le site d'actualité Le 360 pour qui les Lions quittent le Mondial « la tête haute, avec les honneurs, et au terme d'un parcours largement convaincant ». Ce qui ressort dans la presse marocaine, c'est la comparaison avec 2022, où le Maroc était là aussi sorti face à la France, en demi-finale à l'époque. « Quatre ans après leur épopée historique au Qatar, les Lions de l'Atlas confirment que leur présence parmi les meilleures sélections mondiales n'a plus rien d'un exploit isolé, affirme Le Matin, quand Le 360 évoque de son côté « la progression spectaculaire du football marocain depuis l'épopée de 2022 et son installation parmi les grandes nations du football mondial », avant d'assurer que « l'histoire est loin d'être terminée ». Un enthousiasme fortement tempéré par Afrik Foot, qui dresse un constat amère de cette rencontre Celui du néant offensif du Maroc face aux Bleus qui ne s'est, selon le média spécialisé, « jamais totalement livré à Boston sur le terrain, et a cherché à limiter la casse plutôt que de jouer sa chance à fond ». Et Afrik Foot en veut pour preuve un chiffre : il a fallu attendre la 83e minute pour assister au premier tir cadré des Lions dans ce match. « Une prestation loin de celle qu'on était en droit d'attendre en guise de “revanche” sur 2022 », tranche le site d'actualité sportive africain, avant de conclure qu'« avec la CAN 2027 qui arrive dans un an et la Coupe du monde 2030 co-organisée à domicile dans quatre ans, le Maroc doit poursuivre sa montée en puissance ». Au Sénégal, un nouvel épisode du bras de fer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye  Il s'est joué au sein du Conseil constitutionnel : les sept sages ont invalidé le texte de réforme de la Constitution porté par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko, et validé par les parlementaires. Le camp du chef du Parlement voulait notamment, avec ce projet, réviser l'équilibre des pouvoirs entre le président et l'Assemblée nationale. C'est-à-dire donner plus de pouvoir au Parlement, et forcément restreindre ceux du chef de l'État, décrypte Le Monde Afrique, qui rappelle que ce texte s'inscrit « dans un bras de fer institutionnel opposant depuis plusieurs semaines le camp présidentiel à Ousmane Sonko ». On sait que la rupture entre les deux hommes est consommée, Bassirou Diomaye Faye ayant décidé de rompre avec le Pastef et de créer son parti politique il y a une semaine, lui comme Ousmane Sonko ayant la présidentielle de 2029 dans le viseur. Mais pour l'instant, c'est le chef de l'État qui ressort gagnant de cette manche constitutionnelle, selon le média sénégalais l'Observateur, qui écrit que « pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l'exécutif face à une opposition parlementaire accusée d'avoir forcé le passage avec un texte non conforme ». Même constat chez le média All Africa qui estime que cette décision est un « couperet tombé sur les parlementaires » et prédit que « l'invalidation de la loi ouvre désormais une nouvelle séquence institutionnelle » dans le pays.

Journal de l'Afrique
Sénégal : le président Diomaye Faye saisi le Conseil constitutionnel

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 11:44


Au Sénégal, nouvelle dissension entre Bassirou Diomaye Faye et le Pastef. Le président de la République a saisi le Conseil constitutionnel sur la réforme de la Constitution adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale. Cette réforme réduit les pouvoirs du chef de l'État tout en renforçant ceux de l'Assemblée.

Invité Afrique
Sénégal: «Le duo que formaient Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko est devenu un duel»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 5:02


Notre grand invité Afrique du jour nous emmène au Sénégal, en plein tourment politique. Vendredi 3 juillet, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé la création prochaine de son propre parti politique, décision qui accentue la confrontation avec son ancien mentor et désormais président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Les deux hommes cherchent visiblement à assoir leurs statures et se diriger tout droit vers un duel pour la présidentielle de 2029. Professeur agrégé de sciences politiques à l'Université Gaston-Bergé de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione répond aux questions de Guillaume Thibault.  RFI : Ce parti politique n'a pas encore de nom, de logo… Bassirou Faye est-il en train d'officialiser sa candidature à la présidentielle de 2029 ? Maurice Soudieck Dione : Bien entendu, les actes qu'ils posent vont dans le sens d'officialiser sa candidature pour la présidentielle de 2029, qui est une échéance électorale cruciale. Je crois que le duo s'est transformé en duel. Et aujourd'hui, je crois qu'on va vers une clarification politique des forces qui gravitent autour de l'une et de l'autre personnalité. Et ce combat politique devra être tranché par le vote du peuple. En annonçant la création de son parti, Bassirou Diomaye Faye quitte officiellement le Pastef ? Oui, naturellement, puisqu'on ne peut pas être à la fois membre de deux partis politiques qui sont concurrents. Ça n'a pas beaucoup de sens. Donc, le président était dans une logique de dire qu'il est dans le Pastef. Aujourd'hui, la stratégie semble avoir évolué pour un parti politique qui lui est propre et qui va naturellement chercher à capter des soutiens au niveau du Pastef, mais aussi avec d'autres forces politiques qui gravitent sur la scène nationale. Le chef de l'État est déjà à la tête de la coalition Diomaye président. Pourquoi, au Sénégal - on l'a vu avec Abdoulaye Wade, avec Macky Sall - diriger son propre parti est fondamental pour mener sa carrière ? Le président de la République a besoin d'un appareil politique pour asseoir son pouvoir. Et cela, c'est une réalité. On l'a vu lorsque le président Abdou Diouf s'est départi de son appareil politique en 1996. C'est ainsi qu'il a perdu le pouvoir en 2000. Parce que, évidemment, son parti a été marqué par des départs de barons. Donc, un chef de l'État qui n'a pas de soutien politique à travers une formation qu'il dirige, c'est une manière de fragiliser son pouvoir. Dans cette bataille politique, il y a aussi la vaste réforme constitutionnelle votée à l'Assemblée le 29 juin, à la demande d'Ousmane Sonko, qui prévoit notamment d'interdire au chef de l'État de présider un parti politique. Est-ce que cette réforme peut affaiblir Bassirou Diomaye Faye ? Naturellement, cette disposition ne semble pas arranger le président de la République. Il y a aussi cette question de la mise en œuvre de la réforme, puisque le président est l'acteur principal qui doit permettre l'effectuation de ladite réforme, puisque c'est le président qui choisit en dernière instance si la réforme doit être approuvée par l'Assemblée nationale ou soumise à référendum. Le président a opté pour le référendum, mais la Constitution ne lui impose pas de délai. Et de ce point de vue, il est fort probable que ce référendum n'ait finalement pas lieu. Ou alors que le président, sur la base de l'article 51, propose un autre projet de référendum et le soumette au peuple. Les deux hommes avaient promis de réformer le système, qui est un système où le président a beaucoup de pouvoir. Aujourd'hui, le chef de l'État n'a aucun intérêt à modifier la Constitution ? Je crois qu'il faut peut-être voir les choses avec un peu plus de nuances. Parce qu'à la vérité, l'hyperprésidentialisation du système politique sénégalais nous a permis d'avoir une stabilité politique près de 63 ans. Le président de la République doit rester la clé de voûte des institutions et chercher à tempérer son pouvoir avec celui d'un Premier ministre qui n'est pas élu, mais qui est nommé, ne fera que nous mener encore à des crises. Et l'histoire nous l'a montré, à travers toutes les confrontations qu'on a connues au sommet de l'État depuis Senghor et Mamadou Dia, en passant par Idrissa Seck, Abdoulaye Wade, Macky Sall, etc. Le Sénégal traverse une période difficile, notamment au niveau économique. Est-ce que cette lutte des chefs entre Bassirou Faye et Ousmane Sonko ne va pas frustrer un peu plus les populations ? Bien entendu, parce que là, on est dans une situation alarmante pour les finances publiques qui plombent les capacités d'investissement de l'État, les capacités de financer les projets de l'État, alors que on ne peut pas exécuter le programme qui a été promis aux Sénégalais, notamment sur le plan économique, s'il n'y a pas de financement. Et à côté de cette situation-là, vous avez le coût de la vie qui augmente. Et si en plus de cela, on doit avoir une guerre des chefs, un conflit au sommet de l'État qui va se traduire par des luttes de positionnement pour les échéances électorales à venir, naturellement, l'électorat peut se dire que les hommes politiques sont tous les mêmes et que ce qui les intéresse, c'est finalement leur propre égo et la conquête du pouvoir...

Revue de presse Afrique
À la Une: ces manifestations anti-migrants en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 4:00


En Afrique du Sud, les étrangers fuient massivement le pays alors que des groupes xénophobes ont exigé le départ de tous les migrants illégaux avant la date butoir de ce mardi, le 30 juin. « La terreur et les larmes » des Malawites contraints d'abandonner leur vie en Afrique du Sud, fait la Une du Daily Maverick. Le quotidien sud-africain s'est rendu sur le site de l'ancien cinéma en plein-air de Durban, la plus grande ville de la province du KwaZulu-Natal dans l'est du pays. C'est là sur un site d'un kilomètre carré, qu'Azadi attend, « son bébé endormi sur sa poitrine ». C'est avec « tristesse » que ce père de famille retourne au Malawi mais il ne voit pas d'autre option car « la situation n'est pas bonne » en Afrique du Sud pour tous ceux qui ne sont pas Sud-Africains. « Ce n'est pas la première fois que le pays est en proie à une poussée de fièvre xénophobe, écrit la correspondante du Monde Afrique. Mais jamais des étrangers terrorisés n'avaient ainsi fait leurs bagages en masse (…). Pratiquement inconnu il y a trois mois, le mouvement March and March, à l'origine de la mobilisation, appelle à des manifestations pacifiques. Mais dans son sillage, depuis des semaines, une campagne ultraviolente déferle sur les réseaux sociaux », poursuit le journal qui rappelle que le mouvement a déjà fait « au moins quatre morts, peut-être plus ». En danger À Mankweng, dans le nord du pays, « plus de 600 zimbabwéens » campent devant le poste de police, rapporte le Daily Sun. Nombre d'entre eux sont sans-papiers, pas tous, Juliat, elle, a « des documents légaux pour rester en Afrique du Sud » mais elle a été forcée de quitter le logement qu'elle louait. Cette mère de deux enfants vit désormais dans la peur, raconte le quotidien sud-africain. Dans la nation arc-en-ciel, « requiem pour l'Ubuntu et le legs de Madiba », titre Aujourd'hui au Faso. L'Ubuntu, c'est cette « philosophie de la compassion chère à Nelson Mandela », précise le journal. Si « le chômage, la corruption endémique et la dégradation des sévices publics (…) font le lit de cette chasse au faciès », le pays devrait pourtant « avoir les ressorts pour conjurer ce genre de comportement. L'apartheid, c'était seulement avant hier ». Réforme constitutionnelle au Sénégal Au Sénégal, « l'Assemblée nationale a adopté, en séance plénière, la proposition de loi portant sur la révision de la Constitution, écrit Dakaractu. Les députés du groupe parlementaire Pastef, qui disposent d'une majorité dans l'hémicycle, ont voté le texte ». Un texte qui renforce le pouvoir du Parlement et du Premier ministre au détriment du président. « Le vote s'est tenu dans un climat de fortes tensions entre le Pastef et la coalition Diomaye Président, qui soutient le chef de l'État et réclamait le retrait du projet au profit d'une concertation plus large », poursuit Dakaractu. « Bassirou Diomaye Faye a décidé de soumettre au référendum la proposition de révision constitutionnelle adoptée », indique Le Soleil. Ousmane Sonko, le président de l'Assemblée, lui, demande au chef de l'État « de promulguer la loi sans passer par un référendum », précise Senego. « Le bras de fer s'intensifie entre les deux hommes », poursuit le média. Selon Afrik.com, ce référendum sera « un test personnel pour Bassirou Diomaye Faye (…), une victoire du oui conforterait le projet de refondation institutionnelle porté par Ousmane Sonko et confirmerait sa popularité auprès des Sénégalais ». Performance marocaine Au Mondial de football, la « qualification héroïque du Maroc face au Pays-Bas, titre Médias24. Menés à un quart d'heure de la fin du terme, les Lions de l'Atlas ont trouvé les ressources nécessaires pour égaliser » puis éliminer les Hollandais aux tirs aux buts, se réjouit le média marocain. Afrik foot évoque la performance des Marocains qui ont « imposé leur jeu », avec 70% de possession de balle en leur faveur. Les Marocains affronteront les Canadiens samedi en 8e de finale.

Revue de presse Afrique
À la Une: ces manifestations anti-migrants en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 4:00


En Afrique du Sud, les étrangers fuient massivement le pays alors que des groupes xénophobes ont exigé le départ de tous les migrants illégaux avant la date butoir de ce mardi, le 30 juin. « La terreur et les larmes » des Malawites contraints d'abandonner leur vie en Afrique du Sud, fait la Une du Daily Maverick. Le quotidien sud-africain s'est rendu sur le site de l'ancien cinéma en plein-air de Durban, la plus grande ville de la province du KwaZulu-Natal dans l'est du pays. C'est là sur un site d'un kilomètre carré, qu'Azadi attend, « son bébé endormi sur sa poitrine ». C'est avec « tristesse » que ce père de famille retourne au Malawi mais il ne voit pas d'autre option car « la situation n'est pas bonne » en Afrique du Sud pour tous ceux qui ne sont pas Sud-Africains. « Ce n'est pas la première fois que le pays est en proie à une poussée de fièvre xénophobe, écrit la correspondante du Monde Afrique. Mais jamais des étrangers terrorisés n'avaient ainsi fait leurs bagages en masse (…). Pratiquement inconnu il y a trois mois, le mouvement March and March, à l'origine de la mobilisation, appelle à des manifestations pacifiques. Mais dans son sillage, depuis des semaines, une campagne ultraviolente déferle sur les réseaux sociaux », poursuit le journal qui rappelle que le mouvement a déjà fait « au moins quatre morts, peut-être plus ». En danger À Mankweng, dans le nord du pays, « plus de 600 zimbabwéens » campent devant le poste de police, rapporte le Daily Sun. Nombre d'entre eux sont sans-papiers, pas tous, Juliat, elle, a « des documents légaux pour rester en Afrique du Sud » mais elle a été forcée de quitter le logement qu'elle louait. Cette mère de deux enfants vit désormais dans la peur, raconte le quotidien sud-africain. Dans la nation arc-en-ciel, « requiem pour l'Ubuntu et le legs de Madiba », titre Aujourd'hui au Faso. L'Ubuntu, c'est cette « philosophie de la compassion chère à Nelson Mandela », précise le journal. Si « le chômage, la corruption endémique et la dégradation des sévices publics (…) font le lit de cette chasse au faciès », le pays devrait pourtant « avoir les ressorts pour conjurer ce genre de comportement. L'apartheid, c'était seulement avant hier ». Réforme constitutionnelle au Sénégal Au Sénégal, « l'Assemblée nationale a adopté, en séance plénière, la proposition de loi portant sur la révision de la Constitution, écrit Dakaractu. Les députés du groupe parlementaire Pastef, qui disposent d'une majorité dans l'hémicycle, ont voté le texte ». Un texte qui renforce le pouvoir du Parlement et du Premier ministre au détriment du président. « Le vote s'est tenu dans un climat de fortes tensions entre le Pastef et la coalition Diomaye Président, qui soutient le chef de l'État et réclamait le retrait du projet au profit d'une concertation plus large », poursuit Dakaractu. « Bassirou Diomaye Faye a décidé de soumettre au référendum la proposition de révision constitutionnelle adoptée », indique Le Soleil. Ousmane Sonko, le président de l'Assemblée, lui, demande au chef de l'État « de promulguer la loi sans passer par un référendum », précise Senego. « Le bras de fer s'intensifie entre les deux hommes », poursuit le média. Selon Afrik.com, ce référendum sera « un test personnel pour Bassirou Diomaye Faye (…), une victoire du oui conforterait le projet de refondation institutionnelle porté par Ousmane Sonko et confirmerait sa popularité auprès des Sénégalais ». Performance marocaine Au Mondial de football, la « qualification héroïque du Maroc face au Pays-Bas, titre Médias24. Menés à un quart d'heure de la fin du terme, les Lions de l'Atlas ont trouvé les ressources nécessaires pour égaliser » puis éliminer les Hollandais aux tirs aux buts, se réjouit le média marocain. Afrik foot évoque la performance des Marocains qui ont « imposé leur jeu », avec 70% de possession de balle en leur faveur. Les Marocains affronteront les Canadiens samedi en 8e de finale.

Invité Afrique
Sénégal: «Il y avait besoin de réformer le système politique en profondeur»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 5:16


C'est une séance plénière très attendue qui va se dérouler aujourd'hui à Dakar, au Sénégal. Les députés vont plancher - en vue de son adoption - sur une proposition de révision constitutionnelle devant ouvrir la voie à une nouvelle séquence institutionnelle dans le pays. Entre rééquilibrage des pouvoirs, modernisation de la vie des institutions, règles de gouvernance et effets potentiels sur les ambitions présidentielles de 2029, que propose le nouveau texte, et que dit-il de cette séquence politique à Dakar ? Papa Fara Diallo, maître de conférences en sciences politiques à l'université Gaston-Bergé de Saint-Louis, répond aux questions de Polycarpe Essomba. RFI : La réforme de la Constitution sénégalaise attendue au cours de la plénière de ce jour, était-elle nécessaire de votre point de vue ? Y avait-il besoin de toiletter le texte ? Papa Fara Diallo : Oui, clairement. Il y avait besoin de réformer le système politique sénégalais en profondeur. Il y avait clairement un déséquilibre institutionnel au profit du pouvoir exécutif, notamment un hyperprésidentialisme caractérisé par des pouvoirs exorbitants du président de la République comparé aux autres institutions. Donc, l'enjeu de cette réforme, c'est de créer un meilleur équilibre entre les différents pouvoirs exécutif et législatif, pouvoir judiciaire, et de voir dans quelle mesure tempérer l'hyperprésidentialisme qui a caractérisé le système politique sénégalais depuis au moins 1962. La réforme, c'est aussi la concrétisation d'une promesse électorale lors de l'avènement du pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye en 2024. Mais aujourd'hui, on se demande bien qui porte le projet. Est-ce toujours le président Diomaye Faye ou alors le président du Pastef et président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko ? Oui, cette question, elle est intéressante parce qu'on a l'impression que c'est le parti Pastef à travers le président de l'Assemblée nationale, président du parti Pastef, qui semble porter ses réformes malgré le fait que le 31 décembre dernier, le président de la République avait annoncé qu'avant la fin du premier trimestre de 2026, il allait introduire les projets de réformes à la Constitution. Parce qu'on a déjà eu un dialogue national sur la réforme du système politique. On a déjà eu les assises sur la réforme du système judiciaire. Donc, il ne restait que le fait de proposer aux Sénégalais ou à la représentation nationale les projets de réforme. Et, malheureusement, jusque-là, on a eu droit qu'à un avant-projet de réforme. Et, malheureusement, les points qui étaient dans l'avant-projet de réforme ont fait l'objet d'amendements de la part même du Président de la République, notamment du pouvoir exécutif, à travers le ministère de la Justice, qui était allé proposer ces amendements à l'Assemblée nationale. Beaucoup d'amendements ont été rejetés par la majorité Pastef. Cette réforme, c'est évidemment son contenu, mais c'est aussi, on ne peut l'ignorer, le contexte politique dans lequel elle intervient. Elle profite à qui, dans le jeu de pouvoir qui est en cours à Dakar en ce moment ? Oui, il y a un jeu de pouvoir. D'aucuns disent qu'il y a une crise institutionnelle, mais clairement, il n'y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. Il y a crise quand il y a une dislocation des régulations routinières. Au Sénégal, les régulations routinières opèrent correctement. Mais il y a un jeu institutionnel qui fait le charme de la démocratie sénégalaise. Chacune des deux institutions, notamment l'exécutif et le législatif, utilise les prérogatives constitutionnelles qui lui sont dévolues. Et donc, de ce point de vue, l'Assemblée nationale entend jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir, mais aussi de contrôle de l'action gouvernementale et d'évaluation des politiques publiques, mais aussi d'adoption et de vote de la loi. Et donc, de ce point de vue, les réformes qui ont été proposées par le pouvoir exécutif et pour certaines d'entre elles, le pouvoir exécutif lui-même est en train de proposer des amendements qui sont rejetés par l'Assemblée nationale. Cela montre que l'exécutif veut avoir un certain nombre de réformes. Le législatif aussi considère qu'il y a certains amendements à ces réformes qui ne cadrent pas avec le programme politique de départ pour lequel le président Bassirou Diomaye Faye a été élu. Donc, ce jeu institutionnel est aujourd'hui en train de se jouer au Sénégal et clairement, c'est au profit de l'Assemblée nationale. Au-delà de son architecture institutionnelle, le texte nouveau parmi les innovations, fait interdiction au chef de l'État d'exercer simultanément une fonction dirigeante dans un parti politique. La réforme peut-elle ainsi avoir des conséquences sur la prochaine élection présidentielle ? Oui. Il semblerait d'ailleurs que le Président de la République ou le pouvoir exécutif ait introduit un amendement pour revoir cette disposition du projet de réforme, parce que le président Bassirou Diomaye Faye a l'ambition de briguer un second mandat. Et donc, de ce point de vue, il est en train, en tant que « président d'honneur » de la coalition du président, de prendre des actes de nomination pour restructurer cette coalition qui sera vraisemblablement le cadre politique qui va l'amener à l'élection présidentielle de 2029, là où clairement il y a eu un désaccord avec le parti Pastef sur des options de gouvernance, mais aussi sur la perspective de l'élection présidentielle de 2029. Et donc, de ce point de vue, cette réforme qui prévoit que le président de la République ne peut pas avoir des fonctions exécutives dans un parti politique, ni diriger une coalition de partis politiques. Cela peut avoir une incidence sur les élections locales à venir qui pourraient être le premier tour de l'élection présidentielle de 2029. Les débats en commission ont été très animés. De manière un peu plus exhaustive, est-ce qu'on peut avoir les points qui ont été les plus disputés ? Oui. Parmi les points qui ont été les plus discutés, il y a eu le point sur la réforme du Conseil constitutionnel qui va devenir une Cour constitutionnelle. Il y a aussi le point sur la déclaration de patrimoine. Il est dit dans le projet de réforme que le président de la République doit déclarer son patrimoine avant d'entrer en fonction, mais aussi à la fin de son mandat. Et il y aurait un amendement du président de la République demandant à ce que ce point-là soit retiré du projet de réforme. Ça, ça a été rejeté par les députés du parti parce que, entre autres points qui ont fait l'objet d'amendements de la part de l'exécutif et qui ont été rejeté par l'Assemblée nationale.

Appels sur l'actualité
[2] En direct de Dakar - Sénégal : vers une cohabitation sous tension?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 20:00


Le tandem Diomaye-Sonko n'aura tenu que deux ans. Le président Bassirou Diomaye Faye a écarté Ousmane Sonko de la Primature. Désormais président de l'Assemblée nationale, ce dernier a également été reconduit triomphalement à la tête du Pastef, parti majoritaire au Parlement mais absent du gouvernement. Comment en est-on arrivé à cette rupture ? La cohabitation avec le président de la République sera-t-elle possible ? Ces tensions politiques ne risquent-elles pas de reléguer au second plan les priorités des Sénégalais ? Invités : Abdoulaye Tine, ministre conseiller, porte-parole de la Présidence de la République Amadou Ba, ancien ministre de la Culture, député, secrétaire national chargé de la Communication du Pastef Babacar Ndiaye, analyste politique, directeur de recherche au think tank Wathi.

Appels sur l'actualité
[1] En direct de Dakar - Sénégal : vers une cohabitation sous tension?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 19:23


Le tandem Diomaye-Sonko n'aura tenu que deux ans. Le président Bassirou Diomaye Faye a écarté Ousmane Sonko de la Primature. Désormais président de l'Assemblée nationale, ce dernier a également été reconduit triomphalement à la tête du Pastef, parti majoritaire au Parlement mais absent du gouvernement. Comment en est-on arrivé à cette rupture ? La cohabitation avec le président de la République sera-t-elle possible ? Ces tensions politiques ne risquent-elles pas de reléguer au second plan les priorités des Sénégalais ? Invités : Abdoulaye Tine, ministre conseiller, porte-parole de la Présidence de la République Amadou Ba, ancien ministre de la Culture, député, secrétaire national chargé de la Communication du Pastef Babacar Ndiaye, analyste politique, directeur de recherche au think tank Wathi.

Revue de presse Afrique
À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

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À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

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Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

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À la Une: la situation politique au Sénégal

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:36


« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com.  L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)

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À la Une: la situation politique au Sénégal

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:36


« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com.  L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Sénégal : Bassirou Diomaye Faye sera-t-il exclu du Pastef?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'escalade militaire entre l'Iran et Israël et les négociations sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Sénégal : Bassirou Diomaye Faye sera-t-il exclu du Pastef ?  Réélu à la quasi-unanimité à la tête du Pastef, Ousmane Sonko renforce son emprise sur le parti au pouvoir. Mais derrière cette démonstration de force, une question agite désormais la scène politique sénégalaise : quel avenir pour le président Bassirou Diomaye Faye au sein du Pastef ? Toujours président d'honneur du parti, le chef de l'État risque-t-il une exclusion ? Et quel sort sera réservé aux membres du Pastef qui ont choisi de rester au gouvernement malgré la consigne de ne pas y participer ?   Sénégal : Ousmane Sonko fera-t-il tomber le gouvernement ?   Le Pastef affiche son unité derrière un seul homme : Ousmane Sonko. Réélu à la tête du parti lors du congrès de samedi, l'ancien Premier ministre, écarté de la Primature il y a deux semaines par le président Bassirou Diomaye Faye, conserve une influence considérable sur la majorité parlementaire. En cas de désaccord avec la politique menée par le gouvernement, le Pastef dispose d'une arme institutionnelle de poids : la motion de censure. Une telle hypothèse est-elle politiquement crédible ? Que prévoit la loi sénégalaise ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Israël/Iran : comment expliquer la reprise des hostilités ?   Ces derniers jours, l'Iran a de nouveau tiré plusieurs missiles, fragilisant un cessez-le-feu déjà précaire après plus de 100 jours de conflit au Moyen-Orient. En réponse, Israël a mené des frappes aériennes contre plusieurs cibles militaires iraniennes, relançant l'escalade entre les deux pays. Comment expliquer cette nouvelle montée des tensions ? Et que révèle le désaccord affiché entre Benyamin Netanyahu et Donald Trump qui avait appelé le Premier ministre israélien à ne pas répliquer aux missiles lancés par Téhéran ?    Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.       Union européenne : vers une adhésion de l'Ukraine ?   C'est une avancée majeure pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Candidate à l'Union européenne depuis quatre ans, l'Ukraine va pouvoir officiellement entamer les négociations d'adhésion, jusqu'ici bloquées par le veto de la Hongrie. Mais concrètement, quelles sont les prochaines étapes ? L'Ukraine peut-elle espérer rejoindre l'UE rapidement ? Combien de temps dure le processus d'adhésion ?  Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.  

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Sénégal : que devra faire Ousmane Sonko de son plébiscite politique?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 20:00


Le Pastef plus que jamais derrière un seul homme. Ousmane Sonko a été réélu en grande majorité à la tête de son parti, lors du congrès de samedi. Écarté de la Primature, il y a quinze jours, par le président Bassirou Diomaye Faye, l'ancien chef du gouvernement, désormais président de l'Assemblée nationale, en a profité pour affirmer encore un peu plus son rôle d'opposant au chef de l'État. Majoritaire dans l'hémicycle, le Pastef, « veillera à ce que les intérêts du peuple soient sauvegardés » a-t-il assuré. Comment voyez-vous l'évolution des relations entre Sonko et Diomaye Faye dans les mois à venir ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Sénégal : pourquoi le Pastef refuse de participer au nouveau gouvernement?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise de la forteresse de Beaufort par l'armée israélienne, le pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais intercepté par la France et la hausse du prix du riz.  Sénégal : pourquoi le Pastef refuse de participer au nouveau gouvernement ?  Le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a dévoilé lundi soir (1er juin 2026) son gouvernement de 30 ministres. Mais la nouvelle équipe ne compte aucun poids lourd du Pastef ni proche de l'ex-Premier ministre d'Ousmane Sonko. Pour justifier son absence, la formation qui est majoritaire à l'Assemblée nationale évoque des « points de désaccord ». Mais de quels désaccords s'agit-il exactement ? Comment expliquer que cinq membres du Pastef figurent malgré tout dans le nouveau gouvernement ? Ces ministres risquent-ils désormais des sanctions, voire une exclusion du parti ?  Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Liban : pourquoi Israël a hissé son drapeau sur le château de Beaufort ?   « Une étape spectaculaire, un tournant décisif » : ce sont les mots du Premier ministre Benyamin Netanyahu pour saluer la prise de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban. Mais pourquoi cette citadelle est-elle si importante dans les opérations menées par l'armée israélienne contre le Hezbollah ? S'agit-il d'une victoire avant tout symbolique ou d'un avantage militaire majeur sur le terrain ?    Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.     France : que sait-on du pétrolier russe arraisonné dans l'Atlantique ?    La marine française a annoncé avoir intercepté, dimanche (31 mai 2026) dans l'Atlantique, un pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais, lors d'une opération menée avec plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni. Cette affaire remet en lumière la « flotte fantôme » utilisée par Moscou pour continuer à exporter son pétrole malgré les sanctions occidentales. Comment les alliés de l'Ukraine repèrent-ils ces navires difficiles à tracer ? Ces bateaux permettent-ils réellement à la Russie de contourner les sanctions internationales ? Combien de navires composeraient aujourd'hui cette flotte parallèle ?  Avec Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies.       Riz : comment la crise au Moyen-Orient fait flamber les prix ?  C'est l'un des aliments le plus consommé au monde. Chaque seconde, près de 14 000 kilos de riz sont consommés à travers la planète. Mais avec la crise au Moyen-Orient, les prix s'envolent depuis plusieurs semaines, avec une hausse qui approche les 20%. Pourquoi une céréale aussi essentielle est-elle affectée par les tensions en Iran ? Doit-on s'attendre à de nouvelles augmentations ou un retour à la stabilité est-il possible dans les prochains mois ?  Avec Aurélien Devernoix, journaliste au service économie de RFI.   

Invité Afrique
Sénégal: «La démocratie, il faut la laisser fonctionner»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 6:48


Au Sénégal, le nouveau gouvernement nommé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô divise. Sans le Pastef dirigé par Ousmane Sonko (qui refuse d'y participer), l'équipe de trente ministres est composée de technocrates et d'alliés du président Bassirou Diomaye Faye. Sans aucun poids lourd du parti Pastef, dont le président est pourtant lui-même membre, cette nouvelle équipe entérine la rupture entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko. À la tête de la coalition Diomaye Président, la superviseure générale Aminata Touré réagit à la formation du nouveau gouvernement. Elle est la Grande invitée Afrique de notre envoyée spéciale permanente à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. RFI : 30 ministres, dont certains sont membres du Pastef, mais aucun poids lourd. Ce nouveau gouvernement ne soulève-t-il pas des interrogations sur sa légitimité démocratique ou électorale ?   Aminata Touré : Je pense qu'il faut rappeler quand même les principes démocratiques. Le président Bassirou Diomaye Faye a été élu démocratiquement à 54 % par les Sénégalais et bien évidemment, il nomme le Premier ministre. Et voilà, il valide le gouvernement que lui propose le Premier ministre. On est tout à fait dans ce cas de figure, dans le choix du président, en concertation avec son Premier ministre. Ce gouvernement, c'est le choix de l'efficacité, parce que, au-delà de tout ce qu'on pourrait dire, les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c'est qu'on se mette au travail.   Justement, le Pastef est majoritaire à l'Assemblée nationale dirigée par Ousmane Sonko. Dans ce contexte que tout le monde qualifie déjà de cohabitation, est-ce que vous ne craignez pas qu'il puisse être difficile pour l'exécutif de gouverner ?   D'abord, il faut rappeler une chose, c'est que le président Bassirou Diomaye Faye est membre du Pastef. Plusieurs ministres [qui participent au gouvernement] sont aussi membres du Pastef. Donc, c'est une question interne à un parti. La deuxième chose, c'est que si tout le monde reste dans le respect de ses prérogatives et met en avant les intérêts du Sénégal, on ne devrait pas avoir de problèmes. J'espère qu'on ne sera pas dans une situation où on va utiliser une institution pour assouvir des intérêts personnels. On ne peut pas être dans des scènes de ménage éternelles, ce n'est pas possible. Si chacun met en avant les intérêts des populations qui justement ont besoin de tout sauf d'une crise institutionnelle, chacun jouera son rôle. L'Assemblée nationale jouera son rôle, l'exécutif jouera son rôle, le judiciaire jouera son rôle, y compris le Conseil constitutionnel qui va connaître de la constitutionnalité des lois. C'est ce que les Sénégalais attendent et je pense qu'ils jugeront sur pièce.   Sur les points de désaccord entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, un membre du Pastef me parlait notamment de désaccord sur la question de la reddition des comptes, et notamment la crainte d'un manque de fermeté sur cette question. Est-ce que ce gouvernement marque la fin de la moralisation de la vie politique qu'avait promise le Pastef ?   Et pourquoi ce serait la fin ? Peut-être que ce serait le début d'une reddition des comptes en ligne avec l'indépendance de la justice. Reddition des comptes ne veut pas dire règlement de comptes. C'est deux choses différentes. J'ai été ministre de la Justice, je sais de quoi je parle. Vous pouvez avoir un adversaire politique que vous n'aimez pas, que vous aimeriez voir disparaître de la scène politique. Ça ne suffit pas pour que le juge condamne cette personne. Le président Bassirou Diomaye Faye est plus que jamais pour la reddition des comptes, mais pas pour le règlement des comptes.   Il y a aussi la question de la dette, pour laquelle Ousmane Sonko a toujours refusé d'envisager une restructuration avec le Fonds monétaire international. Ce nouveau gouvernement aura-t-il une nouvelle approche sur cette question ?   Ce n'est pas une question idéologique, c'est une question très pratique. Vous devez de l'argent à des créanciers. Vous avez du mal à les payer parce que peut être qu'on avait sous-estimé cette dette ou on l'avait caché, enfin, vous pouvez utiliser tous les termes qu'on veut… Mais à l'arrivée, il faut voir comment la payer. Et il faut parler certainement de reprofilage et il faut discuter avec les partenaires. Mais dans cette discussion là également, il faut que les partenaires comprennent qu'on ne peut pas scier la branche sur laquelle on est assise, parce que le mot « restructurer » rappelle les affres de la restructuration des années 1980, où on a coupé les programmes sociaux, où on a licencié, etc et on a plongé dans des niveaux de pauvreté. Il a fallu au moins 20 ans pour sortir de cet ajustement structurel des années 1980, on ne parle pas de ça, évidemment… Mais une dette, il va falloir la reprofiler, il va falloir discuter avec des partenaires pour avoir une stratégie soutenable pour les pays et pour les populations.   Est-ce que le refus du Pastef de participer à ce gouvernement peut être vu comme une façon de chercher à saboter l'action gouvernementale de Bassirou Diomaye Faye pour privilégier Ousmane Sonko dans la course à la présidentielle en 2029 ? On sait bien que tout le monde, à cet horizon de 2029 en tête ?  Et c'est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas justement empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : « Je veux continuer ce que j'ai commencé » à travers un deuxième mandat. Donc, ce n'est pas ça la question à mon avis. La question centrale, c'est que les électeurs eux-mêmes n'ont pas envie de s'engager dans une campagne électorale de trois ans. Ce serait vraiment, de ce point de vue-là, les trahir. Je crois que ce que les Sénégalais veulent maintenant, c'est qu'on se penche résolument sur la résolution des nombreux problèmes auxquels ils font face. C'est ça, l'objectif du nouveau Premier ministre, c'est d'agir, c'est de transformer… Ensuite la compétition électorale, elle se fera. Donc vouloir saboter, ce serait saboter les Sénégalais dans leur ambition. J'espère que ce n'est pas du tout l'objectif de qui que ce soit. Comme je l'ai dit, la démocratie, il faut la laisser fonctionner. On n'est pas obligé d'avoir les mêmes avis, mais, que l'on mette en avant les intérêts du pays.

Invité du jour
Sénégal : rivalités au sommet ? Parlons-en avec Mamadou Lamine Sarr et Pierre-Élie de Rohan Chabot

Invité du jour

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 44:48


Tentons aujourd'hui de comprendre la crise politique qui secoue le Sénégal depuis plusieurs semaines. Le divorce plus que consommé entre le président Bassirou Diomaye Faye et son compagnon de longue route Ousmane Sonko interroge, voire inquiète, deux ans après leur arrivée triomphale à la tête du pays. Comment en est-on arrivé là ? Le Sénégal se dirige-t-il tout droit vers le blocage politique ? Qu'en pensent ceux qui avaient plébiscité en 2024 la promesse de changement incarné par le Pastef ?

Journal de l'Afrique
Remaniement ministériel au Sénégal : une nouvelle équipe de trente ministres dont quatre femmes

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 15:22


Fin du suspense au Sénégal. Après onze jours d'attente, le président Bassirou Diomaye Faye a composé, ce lundi, un nouveau gouvernement. Une équipe sans la participation du Pastef – le parti dirigé par son ancien Premier ministre, nouveau président de l'Assemblée nationale et compagnon de route de longue date, Ousmane Sonko. Ce gouvernement compte trente ministres dont quatre femmes.

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Sénégal : un nouveau gouvernement sans le PASTEF

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 20:00


Dans la soirée du lundi 1er juin 2026, le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a composé une équipe de 30 ministres, mais sans le Pastef dont le chef de l'État est pourtant toujours l'un des membres. Le parti dirigé par Ousmane Sonko a, en effet, annoncé ne « pas participer à ce gouvernement » en raison de « points de désaccords ». Qu'en pensez-vous ? Que révèle cette absence ? Envoyez-nous vos réactions sur WhatsApp ou appelez le standard.  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Invité Afrique
Les 100 ans d'Abdoulaye Wade: «Il va laisser un immense héritage au peuple sénégalais», estime Amadou Sall

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 9:07


Ce vendredi, Abdoulaye Wade fête ses 100 ans. Avec son épouse Viviane, l'ancien président du Sénégal est retiré à Versailles, près de Paris, mais il est toujours alerte selon Jeune Afrique, qui lui a rendu visite il y a quelques jours. Quel souvenir laisse-t-il aux Sénégalais ? Sera-t-il appelé au téléphone, aujourd'hui, par le président Bassirou Diomaye Faye et par l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko ? Témoignage d'Amadou Sall, son ancien garde des Sceaux et son ancien porte-parole, qui milite aujourd'hui dans l'opposition avec le PLD, le Parti des Libéraux et Démocrates, en ligne de Dakar. RFI : Quel héritage Abdoulaye Wade va-t-il laisser au peuple sénégalais ? Amadou Sall : Abdoulaye Wade va laisser un immense héritage au peuple sénégalais. Premièrement, sa forte conviction en la démocratie, dans le combat démocratique. Pendant 27 ans, il était opposant. Il s'est présenté à des élections présidentielles cinq fois, sans jamais se décourager. Tout a été fait dans le calme, dans la tranquillité, dans la démocratie, en excluant toute violence. Il l'avait dit dès le départ : « Je n'engendrerai pas des cadavres pour arriver au pouvoir. » Le premier héritage de Wade, c'est la conquête démocratique et pacifique du pouvoir. Mais aussi son exercice démocratique. C'est un héritage énorme, dans un contexte qui n'était pas facile. Quelles sont les deux principales qualités d'Abdoulaye Wade ? La première découle de ce que je viens de dire : la résilience, la persévérance, l'endurance, la croyance en la démocratie. La deuxième qualité d'Abdoulaye Wade, c'est que rien n'était trop beau ou trop bien pour le pays. À chaque fois qu'il a voyagé, qu'il avait un projet, quelque chose d'intéressant, il disait : « Le Sénégal mérite d'avoir cela. » Il a travaillé à doter notre pays d'infrastructures incroyables de dernière génération, en tout cas de première qualité. C'est un infatigable travailleur. Il a consacré sa présidence au travail. Il n'avait pas de repos. Il ne dormait pas. Il travaillait nuit et jour, à n'importe quelle heure. Il pouvait appeler n'importe lequel de ses collaborateurs pour lui soumettre une idée et travailler avec lui. C'est un infatigable travailleur. C'est une qualité énorme. Et quels sont ses deux principaux défauts ? Des défauts, il en a comme tout le monde. À un moment, on peut dire : « Mais ça, c'est l'âge. » Abdoulaye Wade a pris le pouvoir après qu'il était d'un certain âge et autour de lui, il avait pour l'essentiel des gens qui avaient l'âge de ses enfants. Il était autoritaire. Parfois, il pouvait être très autoritaire. Cela le poussait à avoir des colères jupitériennes. Le deuxième défaut, c'est peut-être que, quand il avait une idée, il n'en démordait pas. Pour parler vulgairement, on peut dire qu'il était un peu entêté. S'il n'était pas entêté, il n'aurait pas brigué un dernier mandat. Abdoulaye Wade, c'est d'abord l'homme qui a imposé la première alternance démocratique dans l'histoire du Sénégal et de l'Afrique francophone. Ce grand basculement politique de l'année 2000 serait-il arrivé de toute façon, quel que soit le leader de l'opposition ? Ou est-ce sa personnalité qui a forcé le destin ? Il y a le combat qui a été mené d'une manière générale par toute l'opposition sénégalaise. À cette époque, le Sénégal avait une opposition très active. Mais Abdoulaye Wade a joué un rôle important parce que l'opposition de l'époque, d'une manière générale, était très à gauche. Les méthodes étaient des méthodes plus radicales. Il est arrivé avec des méthodes plus feutrées, des méthodes plus démocratiques. Il était, comme disent les Anglais, un peu plus « smooth », peut-être. Sans Abdoulaye Wade, on y serait arrivé, mais peut-être pas en 2000, plus tard. Sa personnalité aussi a beaucoup compté. Pourquoi cette obsession à vouloir organiser une succession dynastique en faveur de son fils Karim ? Pourquoi un tel entêtement, pour reprendre votre mot, au risque de perdre l'élection suivante, ce qui est arrivé en 2012 ? Abdoulaye Wade a pu penser un moment que c'était un bon choix. Au résultat, l'histoire ne semble pas lui avoir donné raison. En mars 2000, quand Abdou Diouf a perdu, il a appelé Abdoulaye Wade pour le féliciter. En mars 2012, quand Abdoulaye Wade a perdu à son tour, il a appelé Macky Sall pour le féliciter aussi. Pourquoi ces gestes de grande courtoisie républicaine n'arrivent-ils qu'au Sénégal et presque nulle part ailleurs ? Nous avons une spécificité sénégalaise. Pendant longtemps, Dakar a été le centre de l'Afrique occidentale française. Toute l'administration coloniale était basée à Dakar. Il y avait énormément de facteurs qui ont fait que la démocratie s'est rapidement acclimatée dans ce pays. Les joutes oratoires, les joutes politiques ont toujours existé, j'allais dire, dans la bonne humeur, en tout cas à l'intérieur des familles. Les familles étaient éclatées politiquement, mais restaient unies. C'est une spécificité sénégalaise, notre ancrage à la démocratie, à la liberté. Aujourd'hui, quand on regarde l'évolution de certains pays africains, on se rend compte aussi que cela ne se passe pas seulement au Sénégal. Regardez ce qui s'est passé au Bénin, au Ghana. C'est cela aussi la règle en démocratie. Avec le Pastef et la dispute actuelle entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, pensez-vous que cette tradition républicaine va durer ou au contraire va disparaître ? Tant que cela reste une crise politique, cela se règle politiquement. Au Sénégal, la première fois qu'il y a eu une crise au sommet de l'État, une crise institutionnelle, les parachutistes étaient en face des gendarmes. J'espère que l'on n'arrivera pas à cette crise des institutions. Il y a une crise politique. Que cette concurrence se fasse dans les règles du jeu et qu'elle n'aboutisse pas à une crise des institutions. Pour vous, la crise actuelle est moins grave que celle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ? Ce n'est pas la même forme, ni le même fond. En 1962, c'était une crise des institutions. Aujourd'hui, il y a un combat politique dans lequel on ne sait pas bien qui prend l'ascendant. Probablement, les conseillers du président l'ont mal conseillé, pensant que c'était la mort d'Ousmane Sonko. Ousmane Sonko, c'est comme l'hydre à plusieurs têtes. On lui a coupé une tête au gouvernement, une autre tête a poussé à l'Assemblée nationale. Il est là, il est bien vivant, il survit à cette crise. Ils sont l'un en face de l'autre. On est dans une autre crise politique, avec ceci de particulier qu'ils n'ont pas la même expérience. Ils sont beaucoup plus jeunes, beaucoup plus fougueux. Les égos sont très développés. Espérons que cela n'arrêtera pas la crise politique et que cela ne va pas dégénérer. À la fin, qui gagnera ? Je donne ma langue au chat. On attend de voir à la fin qui va gagner. Vous avez l'air de dire que c'est Ousmane Sonko ? Pour le moment, il n'est pas mort. C'est tout ce que je peux dire. Le PDS d'Abdoulaye Wade ne compte plus que quelques députés à l'Assemblée. Est-ce à dire que ce parti risque de ne pas survivre à son fondateur ? Vous savez, c'est difficile pour le PDS. Beaucoup de partis sont sortis des flancs du PDS. Le libéralisme – disons l'idéologie politique fondée sur l'économie de marché telle qu'elle a été défendue par Abdoulaye Wade – est une idéologie bien présente au Sénégal, représentée par plusieurs partis. Ensemble, ils sont significatifs. Macky Sall fait partie de ceux qui sont sortis des flancs du PDS. De sorte que c'est vrai, il est possible, peut-être pas de voir le PDS survivre tel qu'il existait avant, mais peut-être que quelque chose est possible au niveau de ses frères libéraux dans le cadre d'une grande coalition. Peut-on dire que le PLD, le Parti des libéraux et des démocrates dont vous êtes le vice-président, est l'un des héritiers du PDS d'Abdoulaye Wade ? Oui, nous sommes l'un des héritiers de PDS d'Abdoulaye Wade, comme Macky Sall l'est, comme d'autres partis le sont : Samuel Sarr, Madické Niang, Babacar Gueye, Macky Sall, Modou Diagne Fada, Karim Wade. Nous sommes tous des héritiers d'Abdoulaye Wade ce vendredi. Pensez-vous qu'Abdoulaye Wade, qui vit actuellement à Versailles, près de Paris, va recevoir quelques appels téléphoniques ou non ? J'imagine qu'il va recevoir beaucoup d'appels, de ses disciples et de nous-mêmes. Vous allez l'appeler vous-même ? Oui, bien sûr. J'imagine que Macky Sall va l'appeler, l'un de ses disciples. J'imagine que quelques-uns de ses amis qui l'ont rejoint dans l'Internationale libérale, notamment le président Alassane Ouattara, vont l'appeler. J'imagine aussi que son ami et petit frère, Denis Sassou-Nguesso, va l'appeler. Peut-être aussi le président Abdou Diouf. Entre Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, ce sont des relations très particulières. Je vais vous raconter une anecdote. Lorsqu'il a pris le pouvoir et a été élu, il est allé rendre visite à la mère d'Abdou Diouf. Il est venu et lui a dit : « Écoutez, vous êtes une mère chanceuse parce que vous avez deux enfants – parce qu'ils ont des liens de parenté – vous avez deux enfants, l'un était président de la République et a été battu par l'autre. Vos deux enfants se sont succédé à la tête de l'État. J'imagine que pour cette raison, Abdou Diouf va l'appeler. Ils ont gardé de bonnes relations. Ce sont des républicains et des démocrates. C'est une belle histoire. Et Idrissa Seck ? Ah oui, mais pourquoi pas ? Idrissa Seck fait partie de l'héritage et des héritiers. Il va l'appeler. Oumar Sarr va l'appeler. Nous allons tous l'appeler parce que c'est notre guide. Il nous a tous mis le pied à l'étrier. Nous sommes ses disciples. Et Bassirou Diomaye Faye ? Il devrait. Parce qu'il est président de la République et que la République du Sénégal a pris une part importante dans l'organisation de cet événement, qui est un événement important. Cent ans, ça n'est pas donné à n'importe qui, surtout à un ancien président de la République. J'imagine qu'il va l'appeler. Et Ousmane Sonko ? Pourquoi pas ? Ousmane Sonko est un homme politique. J'ai le souvenir précis, en 2019, lorsque Ousmane Sonko était candidat à l'élection présidentielle et que notre candidat Karim Wade avait été recalé. C'est moi-même qui ai reçu Ousmane Sonko à l'hôtel Terrou-bi, qui était venu demander le soutien d'Abdoulaye Wade. C'est vrai, il a eu des mots parfois durs à ses débuts contre Abdoulaye Wade, contre tous les hommes politiques d'ailleurs. Mais je mets cela sur le compte du manque d'expérience et de la fougue qui était la sienne à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul, Abdoulaye Wade mérite bien qu'il l'appelle, au moins pour cet événement. C'est la République du Sénégal qui sortira grandie de cette situation. À lire aussiLes 100 ans d'Abdoulaye Wade: l'itinéraire hors normes de l'ancien président sénégalais en huit dates

Revue de presse Afrique
À la Une: Ousmane Sonko, de Premier ministre à président de l'Assemblée nationale

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 4:09


« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »

Invité Afrique
Ousmane Sonko président de l'Assemblée nationale: «La cohabitation peut être très difficile, mais elle peut également être paisible»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 8:58


Au Sénégal, comment le président Diomaye Faye va-t-il pouvoir gouverner si l'Assemblée nationale lui est hostile ? La question se pose après l'élection au perchoir, mardi matin, de son rival politique Ousmane Sonko. Celui-ci a promis de ne pas « créer une crise institutionnelle », mais a prévenu que « l'Assemblée ne serait pas une chambre d'enregistrement ». Va-t-on vers une dissolution de cette Assemblée et des législatives anticipées ? Mamadou Lamine Sarr enseigne les sciences politiques à l'université numérique Cheikh Hamidou Kane de Dakar. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La brillante élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale, est-ce que c'est une démonstration de force ?  Mamadou Lamine Sarr : Oui, on peut en partie l'interpréter ainsi. Ça montre à mon avis deux choses. La première, c'est je ne sais pas si on peut parler de centralité d'Ousmane Sonko sur la scène politique sénégalaise. Et l'autre, c'est la force que représente quand même le Pastef, notamment au sein de l'Assemblée nationale, qui a pu permettre cette transition-là. Donc oui, ça démontre une certaine capacité, une certaine force, oui, du parti Pastef. On va voir maintenant où est-ce que ça va se terminer tout ça.  Est-ce à dire que le Sénégal entre dans une période de cohabitation peut-être difficile ?  Oui. Cohabitation très certainement, parce que les deux hommes, même s'ils partagent les mêmes idées qui les ont amenés à adhérer au même parti, à former le même parti, à accéder au pouvoir, ont eu des divergences ces derniers mois et donc on peut parler effectivement peut-être de cohabitation un peu particulière, mais on est vraiment dans l'incertitude. Je pense que c'est un mot qui décrit bien la situation, parce que la cohabitation peut être également très difficile, c'est sûr, mais elle peut également être gérable ou en tout cas paisible selon la posture que les uns et les autres auront. Donc, il ne faut pas verser dans le catastrophisme, tout en restant bien évidemment lucide et éveillé par rapport à tous les scénarios qu'on pourra avoir par rapport à cette cohabitation-là.  Alors lundi soir, le président Diomaye a nommé comme nouveau Premier ministre, Ahmadou Mohamed Lo, un ancien cadre de la BCEAO, donc un expert des questions financières. Mais est-ce que ce Premier ministre et son nouveau gouvernement ne risquent pas d'être censurés par l'Assemblée nationale sur ordre d'Ousmane Sonko ?  Oui, c'est un risque comme également il est plausible que le nouveau gouvernement ne soit pas sanctionné par l'Assemblée nationale et par la majorité Pastef. Donc là, actuellement, ce serait extrêmement difficile d'avoir une position confirmée là-dessus. Ce qui est certain, c'est qu'il y a un risque effectivement, et je pense que ça dépendra, un, de la composition du gouvernement et, deux, de l'orientation que le gouvernement voudra donner à sa politique générale. C'est ça qui fera que le parti Pastef adhérera ou pas. Parce que si on écoute bien le discours – et je l'ai écouté – du nouveau président de l'Assemblée nationale, il a clairement souligné dans son discours plusieurs fois que l'objectif, ce n'est pas de bloquer le pays, ce n'est pas de mener à une crise institutionnelle. Donc, je pense qu'ils sont quand même ouverts à ce qu'un nouveau gouvernement soit mis en place et que ce gouvernement puisse travailler en étant contrôlé bien évidemment par l'Assemblée nationale. Donc, encore une fois, je fais partie, en tout cas, même si c'est une minorité, je ne sais pas, des gens qui ne versent pas totalement dans les situations de crise tout de suite, même s'il ne faut pas l'exclure, mais je pense que même la classe politique sénégalaise a longtemps montré une certaine responsabilité quand certaines situations se présentaient. Je pense que ça peut être le cas également.  Donc vous pensez que les deux anciens camarades du Pastef vont essayer d'éviter le blocage du pays afin de ne pas mécontenter la population sénégalaise ?   Oui, je pense que, en fait, aucun des deux n'a intérêt à ce que soit le cas, aucun des deux n'a intérêt à ce que le pays soit totalement paralysé. Ni le président de la République qui a besoin, même s'il a beaucoup de prérogatives, du Parlement pour faire passer des lois pour tout simplement gérer le pays, ni l'Assemblée nationale qui a besoin du président de la République, parce que, si le pays est bloqué, le président de la République également peut être amené dans quelques mois à dissoudre l'Assemblée nationale.  Visiblement, vous ne croyez pas, vous, à ce scénario de nouvelles élections législatives dans les trois mois qui viennent ?  En tout cas, présentement, non. Et je pense que, si mes souvenirs de droit constitutionnel sont bons, je pense que le président est obligé quand même d'attendre au moins jusqu'au mois de novembre, parce que les dernières élections se sont tenues au mois de novembre 2024. Donc il est obligé quand même d'attendre cette période-là pour pouvoir dissoudre l'Assemblée. La dissolution de l'Assemblée, ce n'est pas un scénario à exclure, bien évidemment, parce que si tout est bloqué et que le président se retrouve dos au mur, il peut prendre cette décision-là bien évidemment. Donc, c'est un scénario possible, mais pour Bassirou Diomaye Faye, je ne vois pas tout de suite l'intérêt de dissoudre le Parlement parce que, s'il y a des élections, rien ne garantit que sa coalition va gagner les élections. Je rappelle que Pastef est quand même la première force politique du pays, quoi qu'on dise, et donc il n'a pas de garantie qu'il remportera ces élections-là. Donc, je crois qu'aucun des deux n'a intérêt à ce que la situation soit bloquée et qu'on soit amené à organiser des élections législatives anticipées.  Alors, dans la bataille de l'opinion justement, qui est le plus populaire aujourd'hui du président Diomaye ou de l'ancien Premier ministre Sonko ?  Oh, bonne question. En tout cas, je n'ai pas encore vu de sondage d'opinion ces derniers mois, mais ce qui est certain, c'est que oui, le premier, Ousmane Sonko, reste la figure emblématique politique première du pays, ça c'est indéniable.  Et depuis la violente répression du mouvement étudiant à Dakar au mois de février, est-ce qu'Ousmane Sonko n'a pas perdu une partie de son prestige auprès de la jeunesse ?  Oui, il y a eu quand même quelques voix effectivement dissonantes qui ont montré une certaine déception par rapport à cela. Je pense que la crise étudiante des derniers mois n'a pas été bien gérée par le gouvernement et je pense que ça a eu un effet sur les jeunes quand même. On a entendu des voix un peu dissonantes, n'est-ce pas, même au sein du Pastef, pour dire que le problème devait être bien géré. Mais je pense que globalement, chez les jeunes étudiants ou pas, la personnalité d'Ousmane Sonko reste quand même la personnalité politique de référence. Au moment où on se parle, je pense quand même que l'ancien Premier ministre est encore une fois la figure de proue de la politique sénégalaise aujourd'hui. À lire aussiSénégal : l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée ouvre une période d'incertitude politique

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À la Une: Ousmane Sonko, de Premier ministre à président de l'Assemblée nationale

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Play Episode Listen Later May 27, 2026 4:09


« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »

Revue de presse Afrique
À la Une: une journée décisive pour le Sénégal

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Play Episode Listen Later May 26, 2026 4:31


Le Sénégal se réveille ce matin avec un nouveau Premier ministre et dans les prochaines heures, on devrait connaitre le nouveau président de l'Assemblée nationale… Les cartes politiques sont donc rebattues. On commence par le nouveau premier ministre : « Après Sonko le tribun, Lo le technicien à la primature » : c'est ainsi que le site Seneplus qualifie Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Le nouveau chef du gouvernement « est présenté comme un expert de tous les circuits financiers nationaux et internationaux, pointe Seneplus. Un profil stratégique dans un contexte où le Sénégal doit gérer une situation budgétaire difficile tout en poursuivant ses ambitions. » « Un économiste à la Primature », titre Le Soleil. « Le Président de la République confie ainsi l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère. Spécialiste reconnu de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo compte parmi les principaux artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance. » À lire aussiSénégal : Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d'Ousmane Sonko Sonko président… de l'Assemblée nationale ? Alors, « le nouveau Premier ministre du Sénégal connu : Diomaye passe à l'offensive », relève Xalima. En effet, précise Dakar Actu, c'est ce mardi matin que l'Assemblée nationale se réunit : « L'ordre du jour porte sur la réintégration du député Ousmane Sonko ainsi que sur l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale. (…) Une séance qui s'annonce donc décisive dans le nouveau réaménagement institutionnel, après le limogeage du Premier ministre Sonko. » « Ousmane Sonko est-il en route vers le perchoir ? », s'interroge Afrik.com. « L'objectif du parti Pastef est de répliquer à la décision de Bassirou Diomaye Faye en installant son leader historique à la tête du pouvoir législatif. Libéré de la discipline gouvernementale, Ousmane Sonko disposerait alors d'une tribune stratégique pour peser sur le budget, les commissions d'enquête et le calendrier des réformes. » D'autant, rappelle Afrik.com, que « le Pastef dispose d'un levier puissant avec une large majorité de 130 sièges sur 165, acquise lors des élections législatives de novembre 2024. » Toutefois, tempère le site panafricain, « une inconnue de taille subsiste concernant la légalité de cette opération. Plusieurs juristes et figures politiques contestent le droit d'Ousmane Sonko à reprendre son écharpe de député. Les anciens parlementaires Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil rappellent que la loi sénégalaise considère généralement le remplacement par un suppléant comme définitif pour toute la durée de la législature. La séance de ce mardi s'annonce donc électrique. Si la réintégration d'Ousmane Sonko est validée, le Sénégal entrera dans une forme de cohabitation inédite. Le chef de l'État composera alors avec une majorité parlementaire fidèle à son principal rival politique. » À lire aussiSénégal : l'Assemblée nationale doit se réunir en plénière pour élire son nouveau président Objectif 2029 Et dans ce contexte, analyse WalfQuotidien, « l'horizon de la présidentielle de 2029 devient déjà l'obsession centrale. Ousmane Sonko apparaît plus que jamais déterminé à accéder à la magistrature suprême. Sa majorité parlementaire a déjà engagé des réformes du dispositif électoral perçues par certains comme destinées à lever les obstacles qui avaient empêché sa candidature en 2024. Mais une question fondamentale demeure, relève le quotidien dakarois : aura-t-il la patience d'attendre l'échéance normale ? Ou cherchera-t-il à accélérer le calendrier politique en imposant un nouveau rapport de force institutionnel ? C'est précisément là que réside le principal risque pour la stabilité du pays, pointe WalfQuotidien. Car lorsque deux légitimités issues du même camp cessent de cohabiter, le système tout entier peut entrer dans une logique de confrontation permanente. Le Sénégal, longtemps présenté comme une démocratie stable dans une région secouée par les crises institutionnelles, entre peut-être dans une phase de fortes turbulences. » Et cela pourrait commencer très vite avec la formation du nouveau gouvernement : « Quid des ministres à nommer ? », s'interroge en effet Aujourd'hui à Ouagadougou. « Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou bien seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale ? Il renverrait alors les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prendrait un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 serait perdu d'avance pour lui, mais Sonko serait incontestablement le deus ex machina politique du Sénégal. »

Revue de presse Afrique
À la Une: une journée décisive pour le Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 26, 2026 4:31


Le Sénégal se réveille ce matin avec un nouveau Premier ministre et dans les prochaines heures, on devrait connaitre le nouveau président de l'Assemblée nationale… Les cartes politiques sont donc rebattues. On commence par le nouveau premier ministre : « Après Sonko le tribun, Lo le technicien à la primature » : c'est ainsi que le site Seneplus qualifie Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Le nouveau chef du gouvernement « est présenté comme un expert de tous les circuits financiers nationaux et internationaux, pointe Seneplus. Un profil stratégique dans un contexte où le Sénégal doit gérer une situation budgétaire difficile tout en poursuivant ses ambitions. » « Un économiste à la Primature », titre Le Soleil. « Le Président de la République confie ainsi l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère. Spécialiste reconnu de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo compte parmi les principaux artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance. » À lire aussiSénégal : Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d'Ousmane Sonko Sonko président… de l'Assemblée nationale ? Alors, « le nouveau Premier ministre du Sénégal connu : Diomaye passe à l'offensive », relève Xalima. En effet, précise Dakar Actu, c'est ce mardi matin que l'Assemblée nationale se réunit : « L'ordre du jour porte sur la réintégration du député Ousmane Sonko ainsi que sur l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale. (…) Une séance qui s'annonce donc décisive dans le nouveau réaménagement institutionnel, après le limogeage du Premier ministre Sonko. » « Ousmane Sonko est-il en route vers le perchoir ? », s'interroge Afrik.com. « L'objectif du parti Pastef est de répliquer à la décision de Bassirou Diomaye Faye en installant son leader historique à la tête du pouvoir législatif. Libéré de la discipline gouvernementale, Ousmane Sonko disposerait alors d'une tribune stratégique pour peser sur le budget, les commissions d'enquête et le calendrier des réformes. » D'autant, rappelle Afrik.com, que « le Pastef dispose d'un levier puissant avec une large majorité de 130 sièges sur 165, acquise lors des élections législatives de novembre 2024. » Toutefois, tempère le site panafricain, « une inconnue de taille subsiste concernant la légalité de cette opération. Plusieurs juristes et figures politiques contestent le droit d'Ousmane Sonko à reprendre son écharpe de député. Les anciens parlementaires Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil rappellent que la loi sénégalaise considère généralement le remplacement par un suppléant comme définitif pour toute la durée de la législature. La séance de ce mardi s'annonce donc électrique. Si la réintégration d'Ousmane Sonko est validée, le Sénégal entrera dans une forme de cohabitation inédite. Le chef de l'État composera alors avec une majorité parlementaire fidèle à son principal rival politique. » À lire aussiSénégal : l'Assemblée nationale doit se réunir en plénière pour élire son nouveau président Objectif 2029 Et dans ce contexte, analyse WalfQuotidien, « l'horizon de la présidentielle de 2029 devient déjà l'obsession centrale. Ousmane Sonko apparaît plus que jamais déterminé à accéder à la magistrature suprême. Sa majorité parlementaire a déjà engagé des réformes du dispositif électoral perçues par certains comme destinées à lever les obstacles qui avaient empêché sa candidature en 2024. Mais une question fondamentale demeure, relève le quotidien dakarois : aura-t-il la patience d'attendre l'échéance normale ? Ou cherchera-t-il à accélérer le calendrier politique en imposant un nouveau rapport de force institutionnel ? C'est précisément là que réside le principal risque pour la stabilité du pays, pointe WalfQuotidien. Car lorsque deux légitimités issues du même camp cessent de cohabiter, le système tout entier peut entrer dans une logique de confrontation permanente. Le Sénégal, longtemps présenté comme une démocratie stable dans une région secouée par les crises institutionnelles, entre peut-être dans une phase de fortes turbulences. » Et cela pourrait commencer très vite avec la formation du nouveau gouvernement : « Quid des ministres à nommer ? », s'interroge en effet Aujourd'hui à Ouagadougou. « Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou bien seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale ? Il renverrait alors les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prendrait un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 serait perdu d'avance pour lui, mais Sonko serait incontestablement le deus ex machina politique du Sénégal. »

LA LLAVE RADIO La Voz de los Sin Voz de Guinea Ecuatorial
¡GOLPE DE ESTADO EN SENEGAL! ¡LA JUVENTUD SENEGALESA APOYA A SONKO!

LA LLAVE RADIO La Voz de los Sin Voz de Guinea Ecuatorial

Play Episode Listen Later May 26, 2026 35:56


¡GOLPE DE ESTADO EN SENEGAL! ¡LA JUVENTUD SENEGALESA APOYA A SONKO!¿Sabías que larevolución política de Senegal ha entrado en un nuevo capítulo?  Pocos días después de ser destituido como primer ministro, Ousmane Sonko ha sido elegido presidente de la Asamblea Nacional, recuperando el corazón del poder y reavivando la llama panafricana que PASTEF prometió defender.Hoy es miércoles y toca #LALLAVE. Escúchanos en nuestras plataformas de YouTube y Spotify: https://youtu.be/Nq6EIlZnLzs  En este episodio desglosamos la confrontación que moldea el destino de Senegal: Faye contra Sonko, neoliberalismo contrapanafricanismo.Rastreamos cómo surgió el movimiento PASTEF de las calles, llevado por jóvenes y mujeres que exigían soberanía y dignidad.Desentrañamos el giro de Faye hacia la austeridad del FMI — subidas de combustible, reestructuración de la deuda y el regreso de la lógica de Françafrique — frente al llamamiento de Sonko a la independencia económica y la unidad africana.Exploramos el choque ideológico entre el pragmatismo neoliberal y la visión panafricana radical inspirada por Cheikh Anta Diop, Nkrumah, Sankara y Wangari Maathai.Y ahora, con Sonko presidiendo la Asamblea Nacional, nos preguntamos: ¿puede Senegal seguir liderando la liberación de África o volverá a caer en la vieja trampa colonial? Escucha, reflexiona y comparte — porque esto no es solo sobre Senegal, sino sobre el futuro de África.Otra África es posible.#sabiasqueÁfrica#OtraÁfricaesposible#sonkopresident2029#Faye#allafricanpeoplerevolutionaryparty#allafricanwomenrevolutionaryunion#senegal#pastef#panafricanism#franҫaafrique

Invité de la mi-journée
Sénégal: ce qu'on peut attendre de l'ex-Premier ministre Sonko à la tête de l'Assemblée nationale

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later May 26, 2026 7:33


Quatre jours après avoir été écarté de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader du Pastef a retrouvé son poste de député ce matin et il a été élu dans la foulée président de l'Assemblée nationale sénégalaise. Dans sa première prise de parole, Ousmane Sonko déclare rester ouvert à la discussion avec le président de la République. Entretien avec Gilles Yabi, analyste politique et économiste, fondateur du centre de réflexion citoyen Wathi. 

Revue de presse Afrique
À la Une: bouleversement politique au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 4:14


Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. »  Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique

Revue de presse Afrique
À la Une: bouleversement politique au Sénégal

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Play Episode Listen Later May 25, 2026 4:14


Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. »  Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique

Invité Afrique
Mamoudou Ibra Kane: «Les Sénégalais qui étaient emballés par Bassirou et Sonko commencent à perdre espoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 8, 2026 13:23


Et si le bras de fer au Sénégal entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko finissait par porter préjudice à la fois à l'un et à l'autre ? C'est la thèse de l'essayiste sénégalais Mamoudou Ibra Kane qui publie aux éditions le Lys Bleu « Troisième alternance au Sénégal, mon double regard ». L'auteur est également le leader du mouvement politique Demain, c'est maintenant. Il s'exprime sur la crise à la tête de l'État sénégalais, mais aussi sur le prochain sommet Afrique-France à Nairobi. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI.   RFI : Dans votre dernier livre, vous dites que l'actuel bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko va tourner à l'avantage du premier. Pourquoi ? Mamoudou Ibra Kane : Oui, je crois que, du point de vue strictement institutionnel, ce combat entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est un combat entre le pot de fer et le pot de terre. Et je crois que, du point de vue institutionnel, le président prendrait le dessus. Maintenant, du point de vue strictement politique, imaginons que tous les deux se présentent en 2029, on peut concéder à Ousmane Sonko une certaine popularité qui pourrait peser. Mais il ne sera pas le seul acteur. Il y a d'autres acteurs qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Quel est votre pronostic, Mamoudou Ibra Kane, est-ce qu'on va au clash entre les deux chefs de l'exécutif ? Est-ce que le président va démettre son Premier ministre ? Est-ce que celui-ci va carrément démissionner ? Moi, j'ai envie de dire au président Bassirou Diomaye Faye que le tigre n'a pas besoin de proclamer ou de crier sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. Rappeler le décret qu'il a pour nommer ou démettre un Premier ministre, cela est déjà connu. C'est à lui de se déterminer dans un sens ou dans un autre. Quant au Premier ministre Ousmane Sonko, je crois que s'il garde intacte son ambition de diriger le Sénégal en 2029, si le peuple sénégalais lui fait confiance et qu'il fait le constat qu'il ne s'entend plus avec le président Bassirou Diomaye Faye, il doit en tirer les conséquences et démissionner. Donc le jeu, il est clair : soit l'un fait démissionner l'autre, soit l'autre démissionne de lui-même. Et si au terme de la nouvelle loi, Ousmane Sonko est à nouveau éligible et peut se présenter en 2029, est-ce qu'avec le soutien de son parti, avec celui des députés Pastef, il ne va pas naturellement écraser le candidat Diomaye Faye ? Mais je ne suis pas sûr que ce sera un jeu entre les deux. Parce qu'il y a aussi d'autres acteurs politiques qui ont des ambitions présidentielles légitimes. Ce que je crois, c'est que tous les deux risquent d'y laisser des plumes et cela se fait sentir, d'ailleurs. Les Sénégalais, qui étaient vraiment emballés par ce duo, aujourd'hui commencent à perdre espoir. Et cela se justifie d'autant plus qu'ils attendent des deux qu'ils attaquent de front les problèmes économiques et sociaux du pays. C'est plutôt le désespoir qui est en train de se faire jour et qui risque de leur coûter très cher et de les emporter tous les deux s'ils ne se ressaisissent pas. Et quels sont les autres candidats que vous voyez venir ? Dans notre échange, vous avez parlé d'Amadou Ba, mais il n'y a pas que lui. Il y a d'autres jeunes aux dents longues qui, peut-être, seront candidats. Dans quel parti ? Vous avez déjà des partis historiques, mais aussi il y a des partis émergents. Je pense par exemple au mouvement « Demain c'est maintenant », dont je suis le leader. Je pense à tous les autres, les Thierno Alassane Sall, les Anta Babacar Ngom, les Bougane Dany, et bien d'autres, que ceux que je n'aurais pas cités m'excusent. Ce lundi va s'ouvrir un sommet Afrique-France. Pour la première fois, ce sera en terre anglophone, à Nairobi. Le président Diomaye Faye y est attendu. Est-ce que ce n'est pas surprenant de la part d'un homme politique qui a fait campagne il y a deux ans pour une véritable émancipation du Sénégal par rapport à la France ? Clairement. Logiquement, on aurait pu s'attendre à ce que le président Bassirou Diomaye Faye ne participe pas à ce sommet, assimilé par Pastef, dans l'opposition, et qui continue d'ailleurs de maintenir cette position souverainiste, disant que ce sommet France-Afrique ou Afrique-France, c'est selon, c'est encore la Françafrique qui continue. Bassirou Diomaye Faye est peut-être rattrapé par la réalité du pouvoir. Ce souverainisme, proclamé sur tous les toits et sur tous les tons, a des limites dès l'instant qu'on est un pays qui s'appelle le Sénégal, qui a besoin de commercer avec le reste du monde. Et aujourd'hui, il faut quand même reconnaître un glissement de cette relation entre la France et l'Afrique vers un peu moins de charge émotionnelle. Parce qu'il ne s'agit plus de la France avec les pays anciennement colonisés, mais de l'Afrique dans sa globalité. Et je crois que, de ce point de vue, honnêtement, moi je pense que le président Bassirou Diomaye Faye peut y avoir sa place, même s'il est rattrapé par un discours souverainiste aujourd'hui qui fait qu'on lui reproche de se rendre à ce sommet de Nairobi. On dit souvent que la querelle entre Diomaye et Sonko est un combat de coqs. Vous l'écrivez vous-même d'ailleurs, mais est-ce que ce n'est pas aussi un conflit politique ? La realpolitik d'un côté, le souverainisme de l'autre ? Oui, qui s'entrechoquent et qui risquent d'être très préjudiciables à la stabilité des institutions et, au-delà, à la stabilité du Sénégal tout court. À écouter dans L'invité Afrique midiAu Sénégal, le président Diomaye Faye est «prêt pour la séparation» avec le Premier ministre Sonko

Invité Afrique
Mody Guiro, syndicaliste Sénégalais: «Nous revendiquons le respect des accords signés sur le pacte de stabilité social»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 1, 2026 7:13


Au Sénégal, le leader syndical Mody Guiro veut bien donner deux ans encore au gouvernement d'Ousmane Sonko pour faire ses preuves sur le terrain social. Mais il commence à s'impatienter. Est-ce que la situation sociale était meilleure ou moins bonne du temps de Macky Sall ? Ce 1er mai, Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, doit défiler avenue Lamine Gueye avec les travailleurs de Dakar. RFI : Pour vous, quelle est la principale revendication en ce 1ᵉʳ mai 2026 ? Mody Guiro : La revendication principale tourne autour du respect des accords signés avec le gouvernement sur le pacte de stabilité sociale. Il y a un an, vous avez signé avec le gouvernement de Ousmane Sonko un pacte de stabilité sociale par lequel vous vous êtes engagé à ne pas faire de grève pendant deux ans. Mais pour l'instant, cela ne marche pas très bien puisqu'il y a eu des grèves ces derniers mois, notamment dans le secteur de la santé et des transports. D'abord, il faut préciser qu'au départ, le pacte a eu lieu au niveau des centrales syndicales. Quand nous disons qu'il n'y aura pas de grève, c'est essentiellement au niveau des centrales syndicales. Mais cela ne signifie pas le renoncement à la grève. Quand vous signez un pacte, vous prenez des engagements en tant que partenaires sociaux. Si ces engagements ne sont pas respectés, vous ne pouvez pas demander à l'autre partie de respecter ses propres engagements. Il faut jouer correctement. En tant que centrale syndicale, depuis l'installation du gouvernement, cela fait quand même deux ans qu'il n'y a pas eu de remous, à l'exception des secteurs que vous venez de citer : le secteur de l'éducation, le secteur de la santé et, bien sûr, le secteur des transports qui vient de sortir de grève. Y a-t-il eu des avancées depuis l'arrivée au pouvoir du Pastef, il y a deux ans ? Il y a eu quelques avancées. Les discussions en cours ont permis de trouver des accords avec les syndicats de l'éducation, à l'exception de deux points qui restent à finaliser. L'accord a été conclu avec les syndicats du G7, le syndicat le plus représentatif dans l'éducation. Reste deux points sur lesquels ils se sont mis d'accord pour poursuivre la réflexion ultérieurement, à savoir la question de la retraite et la prise en charge de la santé des décisionnaires retraités. Au niveau du syndicat des transports, un accord a été trouvé avec eux. Il faut dire que nous avons commencé également les négociations sur les cas de licenciements, parce qu'il faut comprendre que ce qui a fait déborder le vase, c'est qu'il y a eu une vague de licenciements alors que nous avions signé un pacte. Ces licenciements ont touché pas mal de travailleurs. Des centaines de travailleurs dans différentes structures, notamment dans le port autonome de Dakar, le Grand Théâtre ou la Caisse des dépôts et consignations. Vous avez également des licenciements dans la société des transports publics de Dakar, au niveau du service des mines, partout. Pour le port, sur plus de 200 travailleurs licenciés qui étaient en contrat à durée déterminée, renouvelé plusieurs fois, ils en ont repris quand même 40. Nous demandons à ce que ces gens qui sont dans le droit soient repris. Il en est de même pour société des transports publics de Dakar où, également, des efforts ont été faits. Il y a des négociations qui sont passées à la Caisse des dépôts et consignations, avec des départs négociés. Au niveau des autres structures, comme le Grand Théâtre, des promesses ont été faites, mais non tenues. Ce sont des questions de fond auxquelles les organisations syndicales tiennent. Il faudrait quand même que ces travailleurs, qui sont dans leurs droits, soient gardés. Pour sa défense, le gouvernement d'Ousmane Sonko dit qu'il est pris à la gorge par la dette cachée que lui a léguée l'ancien président Macky Sall, et qu'il ne peut satisfaire toutes les demandes. Comprenez-vous cet argument ? Je le comprends. Nous pensons que la dette est une chose. Nous sommes des syndicalistes, nous savons que la dette existe. On parle de dette cachée, mais nous savons que nos pères ont été souvent endettés, que les conditions du Fonds monétaire international sont des conditions insoutenables ayant des conséquences sur les populations. Mais nous disons que les populations ont des droits, des droits à la survie, à l'éducation pour nos enfants, à la santé pour nous-mêmes et pour nos enfants. Nous méritons de bonnes conditions de travail. C'est également ce que les gouvernements et les institutions doivent comprendre. Tout en comprenant cette situation, il faudrait mettre en place des mécanismes de dialogue social. Ce qui ne peut être résolu tout de suite, il faudrait un échéancier pour dire dans quelles conditions nous pensons parvenir à des solutions. Nous ne disons pas que tout doit être réglé tout de suite, mais qu'il faut montrer la volonté de satisfaire les revendications sur sa table. Le début de l'année 2026 a été marqué par un grave conflit entre les étudiants et le pouvoir. L'étudiant Abdoulaye Bah a été tué au mois de février. Où en sommes-nous dans ce conflit ? Les étudiants ont négocié avec le gouvernement. Des solutions ont été trouvées entre eux. Ils ont repris le chemin de l'université. Mais nous disons que nous ne devrions plus enregistrer de décès dans notre pays. Une personne qui perd la vie, c'est une perte pour toute une nation. Je pense qu'il faut essayer de situer les responsabilités et que les coupables soient punis. Selon vous, la situation sociale des travailleurs est-elle meilleure aujourd'hui que du temps de Macky Sall, ou est-ce pareil ? La situation est difficile. Il y a l'inflation, la dette intérieure qui est due aux entreprises du bâtiment et du pétrole. Dans le secteur du bâtiment, nous avons des pertes de près de 20 000 emplois. C'est-à-dire que les patrons du secteur privé ne sont pas payés par l'État et ne peuvent plus employer leurs salariés. Ils ne peuvent plus les maintenir. Dans certains secteurs, l'État est obligé de négocier des baisses d'horaires de travail pour maintenir nos emplois. Au lieu de licencier ou d'aller en chômage technique. Il propose la réduction des heures de travail pour pouvoir au moins avoir une activité. C'est difficile. Regrettez-vous l'époque de Macky Sall ? Regretter ou ne pas regretter... Ce qui nous intéresse, c'est de régler les problèmes. Les hommes passent, mais les institutions demeurent. Nous nous adressons à un pouvoir en place et nous, ce qui nous intéresse, c'est de satisfaire nos préoccupations. Pour le moment, nous souhaitons que ces préoccupations soient réglées. Nous sommes restés avec Macky Sall pendant plusieurs années, ils ne sont arrivés que depuis deux ans. Nous avons essayé d'avoir la patience de les laisser s'installer et mettre les premières briques en place. Mais nous commençons à nous inquiéter des lenteurs apportées à la satisfaction de nos préoccupations. Il y a un mois, le gouvernement a fait passer une loi qui double les peines de prison pour les homosexuels. Est-ce que vous pensez, comme le député d'opposition Thierno Alassane Sall, que c'est une initiative pour faire diversion, pour détourner l'attention des travailleurs par rapport à leurs revendications prioritaires ? Ce sont des questions qui sont agitées depuis longtemps dans notre pays. C'est des questions qui reviennent. Nous ne sommes pas des politiciens. Ce qui nous intéresse le plus, ce sont les questions de survie, les salaires, la sécurité, la santé, la protection sociale, la baisse du pouvoir d'achat. Voilà les questions de fond qui nous intéressent. Nous sommes des syndicalistes, pas des politiciens. Ces débats sont agités par des politiciens. Vous ne nous entendrez pas nous prononcer sur ces questions parce que nous avons d'autres priorités. À lire aussiSénégal: le collectif «Y'en a marre» organise une conférence pour évaluer les actions du gouvernement

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Guinée-Bissau : comment des navires chinois opèrent-ils illégalement en mer ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la coalition citoyenne créée pour s'opposer aux juntes de l'AES et une polémique autour du Code électoral au Sénégal. Guinée-Bissau : comment des navires chinois opèrent-ils illégalement en mer ?   Selon une enquête du Guardian et de DeSmog, des navires chinois, officiellement présentés comme des cargos de transport, sont restés ancrés au large des îles Bijagos, en Guinée Bissau, pendant des mois pour transformer illégalement des tonnes de sardinelles fraîches en farine et en huile de poisson. Comment ces usines flottantes parviennent-elles à opérer en toute impunité ? Quelles en sont les conséquences pour la population locale ?      Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       Sahel : une nouvelle coalition pour s'opposer aux juntes militaires de l'AES ?   Afin de lutter contre « la militarisation de l'État » avec « des solutions inclusives pour sortir le Sahel de l'impasse », un nouveau collectif citoyen a vu le jour, sous le nom de l'Alliance des démocrates du Sahel (ADS). Lancée depuis l'étranger, cette coalition réunit des membres de la société civile, des politiques et d'autres forces vives issues du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour faire face aux juntes qui dirigent l'Alliance des États du Sahel (AES). Concrètement, comment l'ADS compte-t-elle procéder ? Quel est son poids face aux régimes de l'AES ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.    Sénégal : pourquoi le Pastef veut réformer la loi électorale ?   Au Sénégal, les députés du parti au pouvoir, le Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, ont déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale visant à modifier le Code électoral. Alors que la réforme proposée concerne les articles L29 et L30, l'opposition y voit un moyen pour garantir au Premier ministre d'être candidat à la présidentielle de 2029.  Pourquoi ces articles posent-ils problème ? Pourquoi maintenant ?   Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux sociaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, retour les réactions d'internautes après une interview d'Ibrahim Traoré.

Revue de presse Afrique
À la Une: la majorité présidentielle se fissure au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 4:21


Depuis plusieurs mois, le Pastef, le parti au pouvoir, traverse une zone de turbulences. On assiste à une véritable fracture entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, pourtant issus de la même formation politique. « Deux crocodiles dans le même marigot », résumait récemment Jeune Afrique. « Pomme de discorde entre les deux hommes, rappelle le site panafricain, cette coalition "Diomaye président", montée précipitamment pour permettre à ce dernier de se présenter en 2024 alors que Pastef avait été dissous », et qui pourrait bien constituer « un outil de conquête du pouvoir » dans le cadre des municipales, début 2027, et de la présidentielle de 2029. Équilibre précaire… En fait, analyse Le Point Afrique, « la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au sommet de l'État — structurée autour du Pastef — reposait sur un équilibre précaire : un candidat par défaut, adoubé par un leader charismatique empêché de concourir. À mesure que Bassirou Diomaye Faye s'est installé au sommet de l'État, la mécanique du pouvoir s'est remise en marche. Le candidat par défaut est devenu président ; il nomme, arbitre et place ses hommes au cœur des institutions. Dépositaire des décrets de nomination et désormais au centre de toutes les décisions, il n'entend plus jouer les seconds rôles. (…) Dans la crise actuelle, qui oppose le chef de l'État sénégalais à son Premier ministre, on a beau chercher la logique politique du maintien de la coalition "Diomaye Président", on peine à trouver autre chose qu'un calcul politicien, relève également Le Point Afrique, à savoir disposer d'un instrument partisan capable, le moment venu, de marginaliser le Premier ministre. Et, surtout, préparer les prochaines échéances électorales ». Un entre-deux inconfortable mais calculé… Résultat, « la scène politique sénégalaise vit une période surréaliste, s'exclame le site Seneplus : un président de la République dont l'appartenance à son propre parti fait débat, un Premier ministre qui gouverne en affichant sa défiance envers son chef d'État, et des militants qui réclament l'exclusion de celui qu'ils ont porté au pouvoir il y a deux ans. Pourtant, malgré les déclarations incendiaires et les tensions palpables, aucune procédure d'exclusion n'a été officiellement lancée contre Bassirou Diomaye Faye. Une retenue qui n'a rien d'accidentel ». En effet, précise Seneplus, « exclure formellement le président de la République serait un acte politique d'une violence inouïe, qui cristalliserait définitivement la rupture et rendrait impossible toute réconciliation future. Cela transformerait également Diomaye en victime et renforcerait sa légitimité à construire une alternative politique autour de sa coalition ». Finalement, relève encore le site sénégalais, « Diomaye tente de consolider sa coalition pendant que Sonko restructure le Pastef : cela explique pourquoi aucun des deux camps ne souhaite précipiter une rupture formelle. Chacun a besoin de temps pour construire son appareil politique en vue des batailles électorales à venir. Au final, conclut Seneplus, la question de l'exclusion de Diomaye du Pastef reste suspendue dans un entre-deux inconfortable mais calculé. Ni vraiment membre, ni formellement exclu, le président évolue dans un no man's land politique où chaque geste est pesé, chaque déclaration analysée. Une situation qui témoigne moins d'une indécision que d'un équilibre précaire entre des forces qui se neutralisent mutuellement ». Une opposition divisée… Et l'opposition dans tout cela ? Elle pourrait profiter de cette fracture au sein du parti majoritaire… Eh bien non. « L'impossible unité », titre Walf Quotidien. « Chacun des ténors mène ses activités en solo, constate le quotidien dakarois. Maire de Dakar récemment déchu, Barthélémy Dias est dans une tournée nationale de placement des cartes de membre de son mouvement. Au même moment, Thierno Alassane Sall, qui se trouve dans un combat frontal contre le Pastef, enchaîne des conférences de presse qu'il organise en solitaire. Et Macky Sall et ses camarades, après la dissolution de Benno, font cavalier seul ». Bally Bagayoko élu maire de Saint-Denis… Enfin, plusieurs sites d'information du continent, notamment, SeneNews, Senego, Le Courrier de l'Atlas, ou encore Financial Afrik pointent la victoire de Bally Bagayoko, élu maire avant-hier de Saint-Denis au nord de Paris. « Le malien Bally Bagayoko élu maire dès le premier tour », titre SeneNews. D'origine malienne en effet, Bally Bagayoko a grandi et fait ses études en France avant de rentrer en politique dans les rangs de LFI, la France insoumise. « Avec environ 50,8 % des suffrages, il s'impose dès le premier tour à Saint-Denis, cette commune d'environ 150 000 habitants, la deuxième plus grande ville d'Île-de-France derrière Paris », note SeneNews. Et Financial Afrik de s'interroger : « Bally Bagayoko, un "Obama français" en devenir ? »

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal durcit encore la loi contre l'homosexualité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 4:25


« Le 20 février dernier, Ousmane (un prénom d'emprunt) a ramassé quelques affaires et a fui, rapporte Le Monde Afrique. “Depuis, témoigne le Sénégalais, je vis caché, dans une ville dont je ne peux pas donner le nom. Je suis pétrifié. Le voisinage a appris des choses sur ma vie. Ils savent que je suis homosexuel“. Le trentenaire l'assure, si l'information circule, il “risque d'être tabassé et arrêté, ou arrêté puis tabassé. Je ne vois pas d'autres solutions que de partir à l'étranger dès que je peux“, lâche-t-il. Dénonciations, racket, agressions… Depuis plusieurs semaines, constate encore Le Monde Afrique, au Sénégal, les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l'être font face à une explosion d'hostilité, dans un pays déjà marqué, cette dernière décennie, par des mobilisations homophobes régulières. » Doublement des peines… Hier mercredi, rapporte sobrement le site Seneweb, « l'Assemblée nationale a voté une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles. Celles-ci sont désormais punies de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague de débats passionnés et une série d'arrestations à travers le pays pour notamment actes contre-nature présumés. La nouvelle loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l'homosexualité au Sénégal. Toutefois, pointe encore Seneweb, la loi prévoit de punir toute personne se livrant à une “dénonciation abusive faite de mauvaise foi“ contre de supposés homosexuels, afin de limiter les dérives. » Pour sa part, note Walf Quotidien, l'opposition ultra-minoritaire, a voté contre le texte. L'opposition qui estime que la nouvelle loi n'est pas assez répressive et qui réclame la criminalisation de l'homosexualité. Au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises ? Alors, pour Jeune Afrique, il y a deux aspects importants dans ce durcissement de la loi : tout d'abord, il « porte l'empreinte du souverainisme cher aux Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (le Pastef, le parti au pouvoir). Face à un Occident jugé trop permissif, voire dépravé, c'est au nom des valeurs traditionnelles sénégalaises, marquées par l'influence conjointe de l'islam (surtout) et du catholicisme, qu'un durcissement des peines encourues par les auteurs d'actes qualifiés de “contre nature“ a fait son entrée dans le Code pénal, sans que le mot “homosexualité“ y soit explicitement prononcé. » En effet, remarque le site panafricain, « le projet de loi indique qu'il s'agit de “l'un des cas suivants : acte sexuel entre personnes de même sexe ; ⁠acte sexuel avec un cadavre ; ⁠acte sexuel avec un animal“. Autrement dit, l'homosexualité se retrouve réprimée aux côtés de la nécrophilie et de la zoophilie. » Un héritage colonial ? Et puis, autre aspect important de ce durcissement législatif contre les homosexuels, toujours d'après Jeune Afrique : l'aspect historique… « Un peu d'archéologie juridique permet de douter que cette législation marquerait un sursaut identitaire résolument africain face à un monde où de plus en plus de pays ont non seulement abandonné une législation répressive sur le sujet mais aussi promu les droits des personnes LGBT+. » En effet, précise Jeune Afrique, « dans sa formulation actuelle comme dans sa refonte, l'article 319 du Code pénal sénégalais repose sur une formulation forgée en France il y a bien longtemps avant de tomber définitivement en désuétude il y a déjà près de cinq décennies. » Avec notamment cette notion d'« acte contre-nature », effacée durant la Révolution, et qui était réapparue sous Pétain durant l'occupation. En fait, résume le site panafricain, « ce n'est pas l'homosexualité qui a été importée d'Occident, mais sa criminalisation. » Tolérance zéro ou presque sur le continent Et depuis ces dernières années, la tendance s'est accentuée sur le continent, relève encore Jeune Afrique : « l'Ouganda a promulgué une loi incluant la peine de mort pour “homosexualité aggravée“. Le Mali d'Assimi Goïta a criminalisé l'homosexualité en novembre 2024, une première dans un pays où les textes de loi ne l'évoquaient pas jusqu'alors. Le Burkina Faso d'Ibrahim Traoré a suivi en septembre 2025 avec un texte prévoyant deux à cinq ans de prison. Au Ghana, où les évangélistes américains sont très présents, un projet prévoyant jusqu'à dix ans de prison pour “promotion des droits LGBT“ est en cours de réintroduction. Quelques pays prennent le chemin inverse. Maurice a décriminalisé l'homosexualité en 2023, la Namibie en 2024. Mais ces législations progressistes font figure d'exception. »

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : le tandem Diomaye-Sonko définitivement enterré ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les cours du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, la force de frappe iranienne et des tensions au sein de l'Église anglicane. Sénégal : le tandem Diomaye-Sonko définitivement enterré ?   En réaction à la première assemblée générale de la coalition « Diomaye Président », de nombreux militants du Pastef, le parti au pouvoir, et des membres du gouvernement ont pris position en faveur du Premier ministre. Le divorce est-il définitivement consommé entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ? La coalition du chef de l'État affiche ses intentions électorales. Quels sont ses objectifs ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     Guerre en Iran : comment les propos de Donald Trump influencent les cours du pétrole ?   Alors que les prix du pétrole ont explosé depuis le début de la guerre en Iran avec le blocage du détroit d'Ormuz, la tendance s'est inversée après la déclaration de Donald Trump, affirmant que la guerre était « quasiment finie ». Comment une simple prise de parole peut-elle provoquer une chute de 10-15% du prix du pétrole ?   Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, chronique « Aujourd'hui l'économie ».       Guerre en Iran : que reste-t-il de la force de frappe de Téhéran ?   Dix jours après le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, Donald Trump assure que la guerre va « bientôt se terminer ». De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire ». Combien de temps l'Iran peut-il encore tenir face aux États-Unis et à Israël ? Que reste-t-il de sa force de frappe ? Avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri).     Église anglicane : pourquoi conservateurs et progressistes s'opposent -ils ?   Réunis la semaine dernière à Abuja, des membres d'un courant conservateur de l'Église anglicane, la Global anglican future conférence (Gafcon), ont annoncé la création d'un Conseil anglican mondial pour s'opposer à la nomination de Sarah Mulally, première femme archevêque de Canterbury, la plus haute responsable religieuse de l'Église d'Angleterre qui compte des fidèles à travers 165 pays. Pourquoi sa nomination fait-elle autant polémique ? Quel est l'objectif de ce nouveau Conseil anglican mondial ?  Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.  

Journal de l'Afrique
Sénégal : Diomaye Faye réaffirme son attachement à la coalition "Diomaye président"

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 13:50


Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye se démarque de plus en plus d'Ousmane Sonko. Le chef de l'Etat sénégalais a présidé ce samedi l'Assemblée générale de sa coalition, "Diomaye président". Dans son discours, il a réaffirmé son attachement à cette coalition. Un affront pour les militants du Pastef qui sont nombreux à s'estimer trahis par leur ancien compagnon de lutte.

Revue de presse Afrique
À la Une: le fossé se creuse entre le pouvoir et les étudiants au Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 4:24


L'indignation et la colère ne retombent pas après les violences entre forces de l'ordre et étudiants avant-hier à l'université de Dakar. Des violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés. Les organisations étudiantes et l'opposition dénoncent la politique de répression policière menée par les autorités. « La culture de la répression n'a pas changé malgré l'alternance » : c'est le constat dressé par le journaliste Moussa Ngom sur le site d'information Seneplus. Moussa Ngom est le rédacteur en chef du service enquête de La Maison des reporters, média indépendant basé à Dakar. Pour lui, « le duo Diomaye-Sonko, pourtant porté au pouvoir par une jeunesse assoiffée de justice, a échoué à démanteler la machine répressive qu'il combattait jadis, laissant la culture de la violence intacte. (…) Cette culture d'impunité des forces policières aurait dû être brisée dès l'arrivée au pouvoir du nouveau régime, mais force est de constater que rien n'a été fait ». Moussa Ngom souligne également le problème des enquêtes promises mais jamais conclues, poursuit Seneplus : « on a connu après l'arrivée du régime de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, des violences policières à Camberène dans la capitale dakaroise et aussi à Rosso dans la région de Saint-Louis, des enquêtes avaient été annoncées. Et on attend toujours les résultats ». Rupture… « Le choc de ce lundi noir est tellurique », pour le parti au pouvoir. C'est du moins ce qu'affirme dans les colonnes du Monde Afrique, Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, basé à Dakar. « Il y a un divorce avec la jeunesse, dit-il. Les étudiants avaient été de fervents soutiens du Pastef, lorsque la formation était dans l'opposition, et ils ont œuvré pour porter le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre au pouvoir en 2024. Voir [ces jeunes] affronter une telle violence d'État conduit à une rupture inévitable avec l'exécutif dont les dernières déclarations ont mis le feu aux poudres“, analyse encore ce militant reconnu des droits de l'homme en Afrique. Samedi dernier, rappelle le journal, Ousmane Sonko avait dénigré les mouvements étudiants, estimant connaître “les politiciens qui financent les étudiants pour brûler“. Cette déclaration de celui qui était il y a peu encore le héros des jeunes Sénégalais avait suscité l'indignation ». Arriérés de bourses ou pas ? Pour leur part, les autorités promettent de faire toute la lumière sur le drame. « Nous rendrons compte publiquement à la Nation », affirme le ministre de la Justice, Yassine Fall dans les colonnes de Walf Quotidien. Le ministre de l'Intérieur, Bamba Cissé, promet « des sanctions de part et d'autre. Il affirme que des actes de violence ont été commis aussi bien par les étudiants que par certains éléments des forces de l'ordre ». Et de son côté, rapporte encore le quotidien dakarois, « le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Daouda Ngom reste intransigeant sur la volonté de l'État de réformer le système universitaire », tout en affirmant que « l'État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants ». Non, rétorque, toujours dans Walf, Mame Moussa Thiam, ancien président d'université : « des bourses impayées. Des mois d'attente. Des étudiants livrés à eux-mêmes dans un contexte économique déjà insoutenable. Pendant que certains discutent de chiffres macroéconomiques, des jeunes se demandent comment se nourrir. Et que répond-on à la détresse ? La fermeture des restaurants universitaires. La faim comme réponse à la revendication. La force comme réponse au dialogue. Puis, l'irréparable. La mort d'un étudiant ». Campus fermé Hier, au lendemain du drame, constate Afrik.com, « les autorités ont officiellement fermé le campus social jusqu'à nouvel ordre, invoquant des raisons de sécurité. Les étudiants ont été invités à quitter les lieux, tandis que la direction du Centre des œuvres universitaires annonce la mise en place d'un suivi psychologique. “Le calme est revenu, mais le choc est immense“, confie Ousmane, doctorant en sciences politiques. “Beaucoup d'étudiants sont traumatisés. Cette fermeture ressemble à un aveu d'échec collectif“ ». Quant à l'étudiant décédé, Abdoulaye Ba, son corps devrait être autopsié. Selon certaines sources, citées notamment par Le Monde Afrique, il aurait été battu à mort. Selon d'autres, citées par certains sites d'information sénégalais comme Seneweb, il aurait sauté d'une fenêtre…

Revue de presse Afrique
À la Une: la majorité présidentielle au Sénégal tente de resserrer les rangs

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 4:11


« Signe de dégel », s'exclame le site d'information Seneweb. « Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré avant-hier les membres du Bureau politique de Pastef, son parti, pour aborder, entre autres, sa relation avec son Premier ministre Ousmane Sonko et les récentes nominations contestées, notamment celle d'Aminata Touré. » En effet, rappelle Le Monde Afrique, « le 11 novembre dernier, Bassirou Diomaye Faye avait précipité la crise en annonçant retirer à Aïda Mbodj, une proche du Premier ministre, la direction de la coalition “Diomaye président“. Et nommer à sa place Aminata Touré, sa conseillère spéciale, elle aussi une femme politique expérimentée, plusieurs fois ministre. » Une éviction et une nomination qui n'ont pas été, du tout, du goût du Premier ministre qui avait alors rué dans les brancards… « Dans le viseur du Premier ministre également, pointe Le Monde Afrique : le ministre de l'Environnement, Abdourahmane Diouf. Réputé proche du président Faye, à la tête d'un petit parti allié au Pastef, Abdourahmane Diouf avait récemment appelé à se montrer clément à l'égard des cadres en poste du temps de l'ancien président Macky Sall. Un propos qui va à l'encontre des positions défendues par Ousmane Sonko. » Et déjà, rappelle encore Le Monde Afrique, « dès juillet, une première divergence était apparue entre les deux dirigeants. Le Premier ministre, violemment attaqué par l'opposition, s'était publiquement demandé alors pourquoi son camarade ne se montrait pas plus ferme avec cette dernière. » Réconciliation de façade ? Avant-hier, donc, le président Diomaye Faye a joué l'apaisement… « Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu'il ne me fera jamais de mal », a-t-il notamment déclaré. Des propos repris par toute la presse sénégalaise, à l'instar du site Dakar Matin qui estime qu'il s'agit là d'une « phrase lourde de sens, destinée à couper court aux rumeurs de froid, de rupture ou de prises de distance entre les deux figures majeures du parti. » Commentaire d'Afrik.com : « si les tensions persistent, le rapprochement affiché entre Diomaye et Sonko marque un moment important. En réaffirmant leur cohésion au cœur de la tempête, les deux figures fondatrices de la majorité envoient un message qui peut ainsi être décrypté : malgré les divergences, l'ossature du pouvoir reste solidaire. » Reste, tempère Seneplus que « le président a confirmé qu'il campait sur sa position de maintenir Aminata Touré à la tête de la coalition “Diomaye président“. Cette nomination apparaît désormais comme un fait accompli. » En attendant les élections… Et pour une partie de la presse sénégalaise, rien n'est réglé… « Diomaye intraitable », s'exclame WalfQuotidien en première page. « La crise est loin de s'estomper au sein de la majorité présidentielle, affirme le journal. Malgré l'implication du Bureau politique de Pastef, le Président Diomaye semble inflexible face aux exigences du chef de file du parti, le Premier ministre Ousmane Sonko. » Pour l'analyste politique, Ibrahima Bakho, interrogé par Walf, « les deux leaders sont dépassés par les violences verbales des deux camps. Il faudra du temps pour régler cela. Et ce temps, regrette l'analyste, on ne l'a pas, parce que les élections, c'est en 2027 pour les locales et en 2029 pour la présidentielle. Toutefois, souligne-t-il, cette période au Sénégal a toujours été marquée par des campagnes électorales déguisées. » Alors, résume Le Quotidien, toujours à Dakar, « si l'élection de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a été perçue comme un geste de décrispation majeure, le processus de réconciliation politique reste délicat. Le dialogue s'étend aux anciens adversaires, mais les défis persistent, y compris au sein de Pastef, la coalition au pouvoir, où il y a des divergences sur l'exercice de l'autorité. La mission reste d'éviter que les querelles politiciennes n'entravent le projet de transformation du pays et de maintenir le cap sur les attentes du peuple. » En effet, prévient Le Monde Afrique, « d'ici à l'élection présidentielle de 2029, la recomposition du paysage politique sénégalais pourrait se concentrer essentiellement à l'intérieur même du Pastef, au risque de voir ce parti, autrefois capable de réunir des sensibilités différentes de la gauche jusqu'aux libéraux, finir par se scinder. »

Journal de l'Afrique
Sénégal : Ousmane Sonko critique la gestion de l'APR et veut rassurer la population

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 14:26


Au Sénégal, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées autour d'Ousmane Sonko, qui a voulu rassurer ses militants sur la situation économique du pays. Le Président du Pastef s'est également attaqué au régime sortant. L'opposition voulait organiser un rassemblement pour dénoncer le coût de la vie et les entraves aux libertés individuelles, mais celui-ci a été interdit et plusieurs manifestants ont été arrêtés

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Israël : scandale après la fuite d'une vidéo

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le rejet d'un projet de résolution qui accuse Macky Sall de haute trahison, les tensions entre Caracas et Washington et la libération de deux otages français en Iran. Israël : scandale après la fuite d'une vidéo   L'ancienne procureure générale de l'armée israélienne, Yifat Tomer-Yerushalmi, a été arrêtée après la diffusion d'une vidéo montrant des violences et des abus sexuels infligés par des soldats israéliens à des détenus palestiniens. Dans quel but aurait-elle fait fuiter cette vidéo ? Comment le gouvernement réagit-il ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.    Sénégal : Macky Sall échappe à l'accusation de «haute trahison»  L'Assemblée nationale sénégalaise a rejeté un projet de résolution visant à accuser l'ancien président Macky Sall de «haute trahison» pour sa gestion des finances publiques lors de son dernier mandat. Comment expliquer cette situation alors que le Pastef, le parti au pouvoir, détient la majorité à l'Assemblée ? Le texte pourrait-il être de nouveau présenté ?    Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.     Venezuela : pour Trump, le régime Maduro touche à sa fin   Dans un entretien accordé à la chaîne CBS, Donald Trump a affirmé que les jours de Nicolás Maduro à la tête de son pays étaient comptés, ravivant les tensions entre Washington et Caracas. Le mandat du président vénézuélien est-il vraiment en danger ?  Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine.     Iran : les otages français Cécile Kohler et Jacques Paris enfin libres   Détenus depuis plus de trois ans en Iran, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris sont sortis de prison, ce mardi. Comment expliquer leur libération alors que la justice iranienne venait de les condamner respectivement à 20 ans et 17 ans de prison ? Pourquoi la diplomatie iranienne parle-t-elle de «libération conditionnelle» ?  Avec Kévan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris, président de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.