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    Choses à Savoir SCIENCES
    Quel est le premier médicament conçu par l'IA ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 2:14


    Depuis quelques années, on nous promet que l'intelligence artificielle va révolutionner la médecine. Mais jusqu'ici, l'IA restait surtout un outil : pour analyser des images médicales, repérer des cancers, lire des dossiers… Aujourd'hui, un cap est en train d'être franchi : un médicament conçu grâce à de l'IA pourrait devenir le premier traitement commercialisé issu d'un processus de découverte “end-to-end” par IA.Son nom : rentosertib.Rentosertib, auparavant connu sous le code ISM001-055, est développé par la société de biotechnologie Insilico Medicine. Il cible une maladie grave et encore largement incurable : la fibrose pulmonaire idiopathique, ou IPF. C'est une pathologie où le tissu des poumons se transforme progressivement en “cicatrice”, ce qui réduit l'oxygénation et conduit souvent à une insuffisance respiratoire. Les traitements actuels ne guérissent pas : ils ralentissent simplement la progression.Ce qui rend rentosertib unique, c'est son histoire. D'après les informations publiées ces dernières années, l'IA n'a pas servi uniquement à “accélérer” des étapes. Elle aurait été utilisée pour identifier une cible biologique prometteuse (une protéine impliquée dans la maladie), puis pour concevoir chimiquement une molécule capable de l'inhiber. Ici, la cible est une enzyme appelée TNIK. L'algorithme a analysé des masses de données scientifiques, repéré un signal biologique cohérent, puis généré et optimisé des structures moléculaires jusqu'à obtenir un candidat médicament.Rentosertib a déjà franchi des étapes cruciales : des essais initiaux chez l'humain ont montré un profil de sécurité acceptable, puis une étude de phase 2a a donné des signaux encourageants sur l'amélioration ou la stabilisation de certains indicateurs respiratoires après quelques semaines de traitement.Et maintenant, l'enjeu est énorme : la phase 3. C'est la dernière marche avant une éventuelle autorisation de mise sur le marché : un essai long, sur beaucoup de patients, comparant le médicament à un placebo ou au traitement standard. C'est aussi l'étape où la majorité des molécules échouent.Si rentosertib réussit cette phase, il pourrait être le premier médicament réellement “conçu par IA” à arriver en pharmacie — potentiellement avant 2030. Ce ne serait pas seulement une victoire médicale : ce serait la preuve que l'IA peut, concrètement, inventer des traitements plus vite… et peut-être mieux, contre des maladies aujourd'hui sans vraie solution. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Choses à Savoir SCIENCES
    Comment répondre aux gens qui inventent n'importe quoi ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:21


    Le rasoir de Hitchens est une règle de pensée simple, tranchante… et terriblement efficace. Elle tient en une phrase :« Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve. »Cette maxime est attribuée à Christopher Hitchens, essayiste et polémiste anglo-américain connu pour son style incisif, son goût du débat et son exigence intellectuelle. On parle de “rasoir” par analogie avec d'autres outils logiques comme le rasoir d'Occam : une règle qui “rase” les explications inutiles pour ne garder que l'essentiel. Ici, Hitchens ne rase pas les hypothèses trop compliquées : il rase les affirmations gratuites.Une arme contre les croyances infalsifiablesLe rasoir de Hitchens repose sur une idée fondamentale en rationalité : la charge de la preuve appartient à celui qui affirme. Si quelqu'un prétend quelque chose, c'est à lui de fournir des éléments solides pour le soutenir. Ce n'est pas à l'interlocuteur de démontrer que c'est faux.Et ça change tout. Car dans beaucoup de discussions, surtout sur Internet, la logique est inversée : une personne lance une théorie invérifiable — par exemple “les élites contrôlent tout”, “on nous ment”, “on a caché des preuves” — puis exige que les autres prouvent que c'est faux. Mais si l'affirmation ne repose sur rien de sérieux, on n'a pas à perdre son temps à la réfuter point par point : on peut la rejeter immédiatement.Exemple concretImagine quelqu'un qui dit :“Un esprit invisible hante mon appartement.”S'il n'y a aucune preuve, aucun indice, aucune observation vérifiable, le rasoir de Hitchens permet de répondre :“OK, mais je n'ai aucune raison d'y croire.”Pas besoin d'enquêter pendant trois semaines pour “prouver” qu'il n'y a pas de fantôme.Attention : ce n'est pas du cynismeLe rasoir de Hitchens ne dit pas : “tout est faux jusqu'à preuve du contraire”. Il dit : “je n'accepte pas une affirmation sans base”. C'est une posture intellectuelle saine, qui protège contre les rumeurs, les pseudo-sciences, les théories complotistes… mais aussi contre certaines manipulations politiques ou marketing.En résumé : le rasoir de Hitchens est une règle de bon sens déguisée en principe philosophique. Une règle qui rappelle ceci : si tu veux convaincre, apporte des preuves. Sinon, ton affirmation peut être balayée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Entreprendre dans la mode
    [EXTRAIT] « Manger des pâtes pendant trois ans pour rester libre » | Nicolas Ducoudert (Beaubleu)

    Entreprendre dans la mode

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 10:30


    Choses à Savoir SCIENCES
    Pourquoi le feu devient-il une sphère dans l'espace ?

    Choses à Savoir SCIENCES

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 2:34


    Dans l'espace, une flamme ne ressemble pas du tout à celle qu'on connaît sur Terre. Ici-bas, quand on allume une bougie, le feu forme naturellement une “goutte” étirée vers le haut. Mais en microgravité, le feu devient une boule : une flamme presque parfaitement sphérique. C'est spectaculaire… et c'est surtout une conséquence directe des lois de la physique.Sur Terre, la flamme monte parce que l'air chaud monte. Lors de la combustion, le combustible réagit avec l'oxygène et libère de la chaleur. L'air autour de la flamme est donc chauffé, ce qui le rend moins dense. Résultat : cet air chaud s'élève sous l'effet de la gravité. C'est ce qu'on appelle la convection, liée à la poussée d'Archimède. En montant, l'air chaud emporte les gaz brûlés et “aspire” en bas de la flamme de l'air frais riche en oxygène. Ce flux permanent alimente le feu et étire la flamme verticalement. Le feu n'est donc pas naturellement pointu : il est “tiré” vers le haut par le mouvement de l'air.Mais dans l'espace, ce mécanisme s'effondre. En microgravité, il n'y a pratiquement plus de convection : l'air chaud ne monte pas, car il n'y a plus de force dominante pour séparer “air chaud” et “air froid”. Les gaz brûlés restent autour de la zone de combustion au lieu de s'évacuer vers le haut. Du coup, l'oxygène n'arrive plus par le bas comme sur Terre : il arrive lentement depuis toutes les directions, uniquement par diffusion, c'est-à-dire par le mouvement aléatoire des molécules. Cette alimentation en oxygène étant symétrique, la flamme l'est aussi : elle devient sphérique.Autre effet surprenant : comme l'oxygène arrive plus lentement, la combustion est souvent plus douce. La flamme est généralement plus froide, plus lente et plus “propre”, avec moins de suie. C'est pour cela qu'en microgravité, la flamme paraît parfois bleutée et moins lumineuse.Mais attention : cette beauté est dangereuse. Dans un vaisseau spatial, tout est confiné. Il y a des câbles, des plastiques, des textiles techniques, des mousses isolantes… un environnement très inflammable si une étincelle se produit. Et une flamme sphérique est difficile à gérer : elle peut flotter, se déplacer avec les courants d'air produits par la ventilation ou par les mouvements des astronautes. Sur Terre, le feu “monte”, donc on sait où il va. Dans l'espace, il peut aller partout.Le risque est encore plus critique si l'atmosphère du vaisseau contient davantage d'oxygène. Pour réduire la pression totale et alléger les contraintes sur la coque, certaines configurations de mission envisagent un air enrichi en oxygène. Mais plus l'air est riche en oxygène, plus les matériaux s'enflamment facilement et plus un départ de feu peut devenir violent.C'est pour cela que la maîtrise du feu en microgravité est un enjeu essentiel : comprendre comment une flamme naît, se propage et comment l'éteindre rapidement, c'est littéralement une question de survie pour les missions spatiales longues. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Reportage International
    Guerre en Ukraine: à Kiev, les habitants face à la pire crise humanitaire depuis 2022

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:28


    En Ukraine, les campagnes de frappes russes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent quotidiennement. Depuis le 10 octobre, pas une journée ne s'est passée sans que missiles ou drones ne se soient abattus sur des centrales énergétique ou thermiques, plongeant le pays dans le noir et dans le froid au cœur de l'hiver. La situation est particulièrement critique à Kiev. De notre correspondante à Kiev, Depuis 2022, des millions d'Ukrainiens se sont trouvés sous le danger constant des attaques aériennes russes. À Kiev, des raids de grande ampleur, combinant missiles et drones, se succédaient presque régulièrement, toutes les deux ou trois semaines. Cette année, la Russie est passée à la vitesse supérieure et semble vouloir plonger l'Ukraine dans un hiver sans fin : désormais, plus un seul jour ne se passe sans que les attaques se succèdent sur Kiev. Le but de ces frappes est clair : mettre à genoux la capitale et procéder à l'anéantissement total des capacités énergétiques de l'Ukraine. Alors que Moscou nie cibler les civils ukrainiens, ils sont pourtant, quotidiennement, les premières victimes de ces frappes : à Kiev, plus de trois millions de résidents se trouvent, en plein hiver, face à des pénuries prolongées d'électricité, d'eau et de chauffage. Le tout, alors que l'Ukraine est en proie à une vague de froid polaire, où les températures, qui ont avoisiné les -20°C ces deux dernières semaines, se stabilisent désormais à - 10°C. À lire aussiUkraine: en pleine vague de froid, des frappes russes plongent à nouveau Kiev dans le noir Devant l'ampleur des dégâts, et suite à une frappe dévastatrice sur les centrales énergétiques de la ville le 9 janvier dernier, le maire Vitali Klitschko a même enjoint ceux des habitants qui le pouvaient à quitter la ville. Deux semaines plus tard, il affirme que selon des estimations basées sur les bornages téléphoniques, près de 600 000 personnes ont quitté la capitale ukrainienne. Les quartiers populaires en première ligne Tous ne peuvent cependant pas quitter la ville, et pour une grande majorité de la population, il s'agit de survivre à la fois aux frappes et à leurs conséquences. Sur la rive gauche de la ville, où les quartiers populaires sont les plus affectés, les résidents des barres d'immeubles de grande hauteur sont particulièrement exposés : ils vivent tout près de centrales visées par les Russes, et leur approvisionnement en électricité, chauffage et eau est devenu plus qu'aléatoire. Oksana, une mère de famille explique : « La situation est très difficile, on se retrouve sans électricité pendant dix heures, vingt heures d'affilée. Et lorsqu'elle apparaît, c'est au milieu de la nuit, alors je me lève pour charger toutes nos batteries. Sans électricité, il n'y a pas d'eau non plus, et comme l'immeuble a plusieurs étages, elle n'arrive plus aux étages supérieurs ». L'immeuble en question a déjà été éventré par une frappe de drones, et les fenêtres des étages inférieurs ont été remplacées par des panneaux en bois. Pourtant, Oksana n'envisage pas de quitter Kiev : « Nous avons bien de la famille dans l'ouest, où nous nous étions réfugiés début 2022, mais mon mari est en situation de handicap et en attente d'une opération, je ne me vois donc pas partir maintenant. En plus, nous avons ici tous nos proches, dont mes parents, dans des immeubles voisins ». Tout comme Oksana, Valentina, une retraitée, tente de survivre malgré les conditions difficiles : « Dieu merci, une partie de l'immeuble est encore chauffée, et chez moi, je conserve mon manteau pour ne pas avoir froid ». Pour ceux des résidents qui restent dans la capitale, le quotidien s'organise autour de rares heures d'électricité pendant lesquelles il faut recharger ses appareils électriques et batteries, faire tourner une machine à laver, ou encore faire des provisions d'eau courante. Les nuits, au cours desquelles les frappes sont plus fréquentes, se passent dans le froid, dans des caves, parkings ou encore stations de métro, pour ceux qui ont encore l'énergie de s'abriter des bombes. Les « points d'invincibilité », îlots de chaleur dans une ville à l'arrêt Devant cette crise humanitaire qui s'accentue à mesure que la Russie continue de frapper Kiev, la ville a déployé une cinquantaine de générateurs mobiles. Dans certaines cours d'immeubles affectés, des milliers, qui sitôt reconnectés au réseau énergétique sont à nouveau plongés dans le froid et le noir après chaque nouvelle frappe, les secouristes ont mis en place de grandes tentes oranges qui constituent des « points d'invincibilité », des îlots énergétiques dans lesquels les habitants peuvent venir se réchauffer, travailler à distance ou bien encore passer la nuit si les conditions ne leur permettent plus de dormir chez eux. Ces îlots ne sont pas une nouveauté : depuis le début des raids aériens à l'hiver 2022, les bâtiments publics dotés de générateurs, administrations, restaurants, écoles, se sont constitués eux aussi « points d'invincibilité ». Dans le centre historique de la ville, en face de l'université Taras Shevchenko, une yourte installée par une association ukraino-kazakhe en 2023 a rouvert ses portes comme îlot de chaleur et d'électricité. Ici, Natacha, ukrainienne, reçoit ceux qui entrent avec un thé chaud et des pâtisseries kazakhes. Elle explique : « Les Kazakhes croient en notre victoire, et avec cette yourte ils nous apportent un peu d'amour et leur soutien. Ils ne peuvent pas nous fournir d'armes, mais ils montrent par d'autres gestes qu'ils sont nos côtés ». Pourtant, après plusieurs hivers où le pire avait été évité, nombre de ces « îlots » ne sont plus en mesure d'accueillir temporairement les résidents de la capitale. Dans le centre historique de la ville, berceau des administrations, ambassades et organisations internationales et jusqu'à cette année relativement épargné par les coupures d'électricité, la situation s'est fortement dégradée. Si les cafés et restaurants fonctionnent encore, en sous-régime, grâce à de petits générateurs diesels au bruit assourdissant et à la forte odeur de diesel, et souvent dans une semi-obscurité, des bâtiments publics répertoriés sur l'application municipale comme ouvertes en principe 24/7 pour servir de refuge de chaleur et d'électricité aux résidents, gardent porte close, comme le déplore Alla, concierge d'une école déserte : « Ici, il n'y a pas de chauffage, ni de connexion internet, ou d'électricité, et personne pour venir remplir le réservoir du générateur, alors on reste fermés ». Face à la crise, les écoles de Kyiv resteront d'ailleurs fermées pour les jours à venir : les vacances scolaires ont été prolongées jusqu'à début février, afin que les élèves puissent rester hors de la ville s'ils en ont la possibilité. À lire aussiUkraine: à Kiev, les écoles fermées jusqu'au 1er février après des frappes sur les infrastructures énergétiques Dans l'un de ses derniers communiqués, l'entreprise DTEK, premier fournisseur privé d'électricité, prévient ses usagers : « Les calendriers de coupures d'électricité ne sont pas valables actuellement : la grille énergétique de la ville fonctionne toujours en état d'urgence, il n'y a pas assez d'énergie. (...) Jamais une telle chose ne s'est produite à l'échelle mondiale. Depuis un mois, il n'y a pas eu un seul jour sans panne d'électricité, et nos ingénieurs ont la charge historique de nous remettre sur pied ». Du côté du gouvernement, Denys Shmyhal, nouveau Ministre de l'Énergie, promet de restaurer les infrastructures au plus vite, mais met également en garde contre de nouvelles frappes russes, « y compris sur l'infrastructure qui garantit le fonctionnement des centrales nucléaires ».

    Entrez dans l'Histoire
    Les catacombes : secrets et mystères du Paris interdit

    Entrez dans l'Histoire

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 20:31


    Sous les pavés de la capitale sommeille un autre Paris : l'ossuaire géant de la ville-lumière, fait de galeries d'ossements parfaitement alignés et de crânes qui vous observent dans la pénombre. Ici, les morts veillent depuis plus de deux siècles. Préparez-vous à descendre dans cet univers macabre et fascinant, à la rencontre de ceux qui ont fait l'histoire de la capitale, anonymes ou célèbres, et apprêtez-vous à vivre l'aventure secrète des catacombes. Crédits : Lorànt Deutsch, Ayrton Morice Kerneven.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Let It In with Guy Lawrence
    RELOADED: The Hidden Cost of Trying to Control Your Life | Peter Russell

    Let It In with Guy Lawrence

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 48:23


    In this episode, Guy talked with Peter Russell, an author, guide, and meditation teacher. He discussed his deep-seated interest in consciousness and the ways in which we can achieve a natural state of contentment. He emphasized the importance of letting go of societal-induced discontent and our attachments to material things. The conversation navigated through topics such as the ego, our emotional responses, and how simple mindfulness practices can transform our perspectives and lives. Peter also explained his motivations and findings in his latest book, 'Letting Go of Nothing,' and gave insights into his daily routines and thoughts on the rapidly changing world. About Peter: Peter Russell is on the faculty of the Institute of Noetic Sciences, a fellow of The World Business Academy and The Findhorn Foundation, and an Honorary Member of The Club of Budapest. At Cambridge University (UK), he studied mathematics and theoretical physics. Then, as he became increasingly fascinated by the mysteries of the human mind, he changed to experimental psychology. Pursuing this interest, he traveled to India to study meditation and eastern philosophy, and on his return took up the first research post ever offered in Britain on the psychology of meditation. He also has a postgraduate degree in computer science, and conducted some of the early work on 3-dimensional displays, presaging by some twenty years the advent of virtual reality. In the 1970s, he was one of the first people to introduce human potential seminars into the corporate field, and for twenty years ran programs for senior management on creativity, stress management, personal development, and sustainable development. Clients have included IBM, Apple, Digital, American Express, Barclays Bank, Swedish Telecom, ICI, Shell Oil and British Petroleum. In 1982 he coined the term "Global Brain" with his 1980s bestseller of the same name in which he predicted the Internet and the impact it would have. His latest book, "Letting Go of Nothing: Relax Your Mind and Discover the Wonder of Your True Nature" was published on August 8, 2021. His other books include: The TM Technique, The Upanishads, The Brain Book, The Creative Manager, The Consciousness Revolution, Waking Up in Time, The Global Brain / The Awakening Earth, Seeds of Awakening, and From Science to God. Key Points Discussed:  (00:00) - The Hidden Cost of Trying to Control Your Life! (00:37) - Welcome to the Podcast (01:10) - Peter's Journey and Work (02:26) - Exploring Consciousness (03:00) - Meditation and Letting Go (04:32) - Peter's Early Fascination with Consciousness (08:44) - The Nature of Consciousness (13:40) - The Concept of Letting Go (20:51) - Practical Steps to Letting Go (24:11) - The Value of Meditation (25:11) - Understanding and Letting Go of Emotions (33:08) - The Concept of Ego (35:59) - Reflections on Life's Challenges (37:21) - Thoughts on Rapid Global Changes (41:48) - Morning Routine and Personal Practices (43:49) - Insights on the Book 'Letting Go of Nothing' (46:55) - Final Thoughts and Kindness How to Contact Peter Russell:www.peterrussell.com www.facebook.com/PeterRussellAuthor   About me:My Instagram: www.instagram.com/guyhlawrence/?hl=en Guy's websites:www.guylawrence.com.au www.liveinflow.co''

    Basilic
    [EN] Agriculture régénérative : passer du concept à la transformation des systèmes alimentaires

    Basilic

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 27:06


    Rendez-vous sur Énergie Partagée pour en savoir plus : https://energie-partagee.org/souscrire-votre-argent-agit/Scaling up regenerative agriculture across Europe, supporting farmers and businesses in adopting more sustainable, nature-friendly practices.Cet épisode a été enregistré en collaboration rémunérée avec EIT FOOD. L'agriculture régénérative est partout. Dans les discours, les stratégies d'entreprise, les feuilles de route politiques. Mais derrière ce mot devenu omniprésent, que recouvre réellement cette approche ? Et surtout : comment passer de l'intention à une transformation concrète des systèmes agricoles et alimentaires en Europe ?Dans cet épisode, Jeane reçoit Mercedes Groba, Head of Regenerative Agriculture chez EIT Food, l'une des plus grandes initiatives européennes dédiées à l'innovation dans les systèmes alimentaires. Depuis plusieurs années, Mercedes travaille à déployer l'agriculture régénérative à grande échelle, en accompagnant agriculteurs, entreprises, chercheurs et décideurs publics vers des pratiques plus respectueuses des sols, du vivant et du climat. L'agriculture résiliente constitue l'une des priorités stratégiques de l'EIT Food, car elle est l'un des deux domaines thématiques clés à travers lesquels l'organisation encourage la transformation du système alimentaire.Selon Mercedes Groba, l'agriculture régénérative est le seul type d'agriculture viable à long terme.Au fil de cette conversation, elle apporte une définition claire et opérationnelle de l'agriculture régénérative et explique ce qui la distingue réellement d'autres formes d'agriculture. Elle revient sur ses impacts concrets : restauration de la santé des sols, renforcement de la biodiversité, résilience face aux chocs climatiques…L'épisode explore également les freins majeurs à l'adoption de ces pratiques : risques économiques à court terme, manque de sécurité financière, complexité du changement de pratiques. Mercedes partage les nouveaux modèles économiques, mécanismes financiers et leviers d'innovation nécessaires pour rendre la transition régénérative viable et désirable pour les agriculteurs.Cet épisode permet de mieux comprendre les enjeux et de penser une agriculture qui répare, nourrit et régénère à la fois les écosystèmes et préservent celles et ceux qui cultivent la terre.

    Grand reportage
    Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

    Grand reportage

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


    Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

    CRIMES • Histoires Vraies

    [SPONSORISÉ] Il est l'espion britannique le plus détesté de sa hiérarchie. L'homme qui a mis à mal le MI5 au travers d'une biographie si controversée que la Première Ministre Margaret Thatcher va mettre en jeu pas moins de 3 millions de livres pour tenter d'en stopper la diffusion. Dans Spycatcher, Peter Wright raconte l'histoire d'un technicien surdoué devenu espion au sein du MI5 avant de traquer les traîtres à la solde de la Russie qui se cachent dans ses rangs...Tel père, tel fils. Ici, l'adage n'aura jamais été aussi vrai. Si Peter Wright est devenu l'un des plus brillants spécialistes britanniques en radio-interception, analyse électromagnétique et techniques de surveillance électronique, c'est qu'il suit de près les traces de son père. George Maurice Wright est une personnalité très importante de la télécommunication pendant la Première Guerre mondiale. Il contribue au perfectionnement des premiers systèmes de radiogoniométrie, capables de déterminer l'origine d'un signal radio ennemi. Il devient chef du département de recherche chez Marconi en 1925, la société pionnière de la télégraphie, avant de rejoindre l'Amirauté britannique comme directeur adjoint de la recherche scientifique.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

    DECODEUR
    ARCHI COOL : Hélène Lacombe et la rénovation d'un appartement parisien

    DECODEUR

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 65:51


    Décoration, design, création, savoir-faire, ces mots vous parlent ? Alors vous êtes au bon endroit ! Dans ARCHI COOL un architecte nous raconte un projet qu'il a mené du sol au plafond, sa manière de travailler, ses tips, ses bonnes adresses bref ses partis-pris et son savoir faire pour inspirer autant les pros que les fans de déco.

    Reportage International
    Présidentielle au Portugal : les affiches du parti d'extrême droite Chega divisent l'opinion à la veille du scrutin

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 2:29


    Les Portugais sont appelés aux urnes ce dimanche 18 janvier 2026 pour élire leur président. Pour la première fois depuis plus de 50 ans et l'arrivée de la démocratie, un candidat d'extrême droite est en bonne position. André Ventura, leader du Chega, a pourtant été au cœur d'un énorme scandale lors de la précampagne en fin d'année dernière. De notre correspondante à Lisbonne, Aux ronds-points des villes portugaises, les grands panneaux politiques ne passent pas inaperçus au moment des élections. À la fin de 2025, ce sont les affiches d'André Ventura, candidat du parti d'extrême droite Chega, qui ont provoqué un énorme scandale. On y lisait des slogans visant les minorités du Portugal, tels que «  Ici, ce n'est pas le Bangladesh » ou encore « Les Tziganes doivent respecter la loi ».  Des formules jugées inacceptables par Nuno, rencontré au Rato : « C'est offensant. Le Portugal n'est pas un pays raciste et ne l'a jamais été. Ce candidat fait émerger ce qu'il y a de pire dans la société. Nous sommes un pays d'émigrés ; on ne peut pas s'opposer aux immigrés. » Face à l'impact violent des provocations d'André Ventura, de nombreux citoyens ont spontanément écrit aux autorités pour protester. Comme. Ana Luisa Rodrigues : « Il est essentiel que nous fassions entendre notre voix en tant que citoyens pour dire que ce discours ne mène nulle part, qu'il nourrit la haine et porte atteinte au bien-être de la société. Chacun a désormais pleinement conscience de l'impact de ce discours de haine permanent. » Slogans racistes Les 465 plaintes citoyennes ont été adressées à la Commission nationale des élections. Mais c'est au tribunal que tout s'est joué. La plateforme des droits des Tziganes, partie civile, a gagné le procès contre Chega. Paulo Domingos, dirigeant de la plateforme : « Le tribunal a été très clair : il a estimé que les affiches comportant les slogans en question dépassaient le cadre de la critique politique pour entrer dans celui du racisme. Cette décision a eu un impact symbolique, social et politique considérable. » André Ventura a dû retirer sa propagande. Cependant, sa stratégie a fonctionné. Rodrigo Viana de Freitas, directeur de l'agence de communication Central Information : « La stratégie consiste à instaurer une tension maîtrisée en s'appuyant sur un discours de victimisation, du type : " On nous oblige à retirer les affiches pour nous réduire au silence. Nous ne nous laisserons pas faire". En réalité, une partie de l'électorat de Chega aspire précisément à la rupture ». André Ventura a réussi à se positionner dans le peloton des cinq candidats susceptibles de se placer pour un second tour. La fracture semble se préciser, il n'y a jamais eu autant d'indécision au Portugal. À lire aussiPortugal: la droite au pouvoir remporte les élections municipales et les villes de Lisbonne et Porto

    Reportage International
    Syrie: les civils tentent de quitter Deir Hafer avant une offensive des forces gouvernementales

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:43


    En Syrie, après la reprise des deux quartiers kurdes d'Alep la semaine dernière, les forces gouvernementales préparent un nouvel assaut contre les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Les chances d'une issue diplomatique sont minces après l'échec des négociations qui prévoyaient l'intégration de leurs institutions à l'État centralisé. Mardi 13 janvier, la province de Deir Hafer, porte d'entrée vers le nord-est syrien, qu'ils contrôlent, a été déclarée « zone militaire fermée ». Des combats sporadiques ont commencé. Les civils, eux, tentent de fuir la zone avant qu'un véritable assaut ne soit lancé. Reportage de notre correspondante en Syrie, Manon Chapelain. Vacillantes, épuisées, des centaines de familles traversent un pont à moitié brisé. Il faut faire attention. Il faut faire vite, surtout. La province de Deir Hafer a été déclarée un peu plus tôt zone militaire. Une offensive des forces gouvernementales pour la récupérer aux mains des Forces démocratiques syriennes se prépare. Ici, une vieille dame. Elle se fait porter par deux hommes, serre contre sa poitrine son petit sac. Là, des enfants. Ils pleurent, cherchent leurs parents… « Mon mari est encore bloqué de l'autre côté », répète cette femme. Elle porte lové contre son sein, son bébé. Il a cinq mois à peine, une bouche en cœur, ses yeux clos. « Il n'a pas l'âge de vivre tout ça, dit-elle, c'est beaucoup trop tôt …» Une femme :« On a fuit les frappes, il y avait des frappes tout autour de nous. Un obus de mortier est même tombé sur ma maison. Il y a deux jours ».  Ahmad est venu du village voisin pour aider la foule à évacuer sous la pression des snipers kurdes, positionnés de l'autre côté du canal.  Ahmad : « Je suis arrivé ce matin pour aider les déplacés et les transporter en lieu sûr. Il y a des milliers de personnes qui sont passés, et ça continue ! Les Forces démocratiques syriennes ont fermé les routes habituelles. Les familles sont obligées de passer par ce pont détruit ». À lire aussiSyrie: l'armée demande aux forces kurdes de se retirer d'une zone située à l'est d'Alep Des routes fermées, cela, tous les habitants rencontrés nous l'ont rapporté. Les Forces démocratiques syriennes sont accusées de ne pas les laisser sortir afin d'empêcher tout assaut de l'armée. Un peu plus loin, justement, sur la route qui relie Alep à Deir Hafer, un couloir humanitaire a officiellement été ouvert. Aucun convoi de civils ne passera de la journée. Des familles inquiètes attendent, reçoivent des messages vocaux désespérés… Message vocal : « Salut mon oncle, comment vas-tu ? Désolé de t'embêter. Mais sais-tu si des procédures sont en cours pour ouvrir d'autres routes ? Nous ne pouvons pas passer ».  L'oncle : « J'attends ma famille ici. Ils sont tous à l'intérieur de Deir Hafer, dans les territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes. On m'a dit qu'ils empêchaient quiconque de sortir. Qu'ils menaçaient avec des armes ». À l'entrée de la zone tampon, proche des positions, les quelques habitants qui vivent là assurent entendre depuis quelques jours le sifflement des drones kurdes. On en a marre de cette guerre qui dure depuis 14 ans Premier homme  : « Ils ont frappé dans le village d'à côté. On a peur d'être frappé par un missile. Il y a une semaine, c'est tombé juste à côté de la maison. On a peur, on ne veut pas être tués ! » Deuxième homme: « Ça fait 14 ans qu'on vit la guerre. On en a marre. » Après le succès militaire de l'armée dans les deux quartiers kurdes d'Alep. Après l'échec des négociations qui prévoyaient l'intégration de leurs institutions dans l'État centralisé, bons connaisseurs du dossier, sources diplomatiques et politiques affirment que les discussions sont au point mort. Afin de récupérer le Nord-est, les nouvelles autorités semblent avoir opté pour la solution armée. 

    ehoui!
    REDIFFUSION : Les 7 erreurs de conjugaison à ne plus faire

    ehoui!

    Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 7:12


    Beaucoup d'apprenants ont besoin d'aide et des petits rappels concernant la conjugaison.`Ici je vous fais un petit résumé des 7 erreurs les plus communes que j'entends au quotidien en cours particuliers. Un petit conseil : Les conjugaisons ne s'apprennent pas par miracle. Travaillez-les jusqu'à les savoir par coeur !Bonne écoute,Virginie d'ehoui!-----------------------------------------------------------------------------------Les 40 erreurs à NE PLUS faire, c'est gratuit et c'est ici.Le cours "grammaire en parlant", c'est ici.Le club de lecture de roman policier, c'est ici.Vous voulez enfin passer à la vitesse supérieure ? Prenez des cours particuliers avec moi, c'est ici.Un dollar fait la différence pour sauver les chiens et chats errants au Mexique, faites un don

    Le Podcast du Marketing
    Et si le marketing responsable devait d'abord donner envie ? avec Baptiste Hamain de Pimpant - Episode 313 - on parle marketing responsable

    Le Podcast du Marketing

    Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 34:04


    CRIMES • Histoires Vraies
    [INÉDIT] Le Dernier Dimanche de Marvin Gaye • 1/3

    CRIMES • Histoires Vraies

    Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 16:06


    Alors qu'il est élevé au rang de prince de la soul, Marvin Gaye ne parvient pas à se défaire de ses démons. Marqué par une enfance sous le signe de la violence et de l'emprise, le chanteur semble incapable de trouver la sérénité. En 1981, paranoïaque, alcoolique et cocaïnomane, Marvin Gaye fuit les Etats-Unis pour Ostende, petite ville paisible sur le littoral belge. Là-bas, il trouve un semblant de réconfort, mais doit rapidement quitter son quotidien tranquille pour retourner auprès de sa mère malade. Le voilà de nouveau face à face avec son père, Marvin Gay Sr, responsable de ses maux, et bientôt de sa mort.Avant d'être le « Prince de la Soul », Marvin Gaye est un enfant, debout parmi les femmes en blanc. Il n'a pas encore cinq ans. Les fidèles de la House of God entrent en procession. Ici, pas de croix, pas de choeurs gospel policés. Les vêtements sont immaculés, les têtes couvertes, décorées d'une étoile de David bleu pâle. Saxophones, tambourins, orgue, guitare, piano : chacun joue comme s'il parlait directement à Dieu. On ne chante pas pour être beau. On chante pour être possédé. « Le seul devoir musical est de faire un bruit joyeux », expliquera plus tard l'apôtre Simon Peter Rawlings.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.

    InterNational
    "La nuit funambule"

    InterNational

    Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 4:21


    durée : 00:04:21 - Chroniques littorales - par : Jose Manuel Lamarque - La nuit est funambule pour Emmanuel Poinot, l'auteur de cet ouvrage. Ici, il est question de plate-forme pétrolière, où l'auteur n'est jamais allé, puis de phares et d'îles, accompagné par son héros, Sven partagé entre deux amours. Sven naviguerait-il entre amarrage et besoin de liberté ?... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Ticaracaticast
    EP 702 - EDUARDO NUNES + GUSTAVO SARTI

    Ticaracaticast

    Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 121:45


    Eduardo Nunes é coach, autor e empreendedor com 30 anos de experiência em Life Coaching de relacionamentos, certificado pela SLAC e pela ICI. Desenvolvedor de métodos para que mulheres assumam o controle da conquista, é autor de livros como "A Fórmula do Amor" e "Sedução uma estrada de mão dupla" e também oferece cursos e atendimentos online, ajudando pessoas a transformarem suas relações de forma consciente e eficiente.Gustavo Sarti é empreendedor, apresentador e palestrante, atualmente à frente do programa "Marcas Icônicas" na CNBC. Formado em Administração pela FAAP, passou por emissoras como Record, SBT, Band e RedeTV, participando de programas como Hoje em Dia, Hora do Faro e Domingo Espetacular. É CEO da agência G/SARTI, diretor comercial de leilões beneficentes do Instituto Neymar Jr. e da Fundação Fenômenos, além de ser autor do livro "O que toda mulher precisa saber sobre moda".

    Reportage International
    En Iran, une nouvelle contestation sur fond de chute vertigineuse du pouvoir d'achat

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 2:32


    Le mouvement de protestation qui se déroule en Iran témoigne de la forte dégradation de la situation économique causée par les sanctions américaines, mais aussi par la corruption et la mauvaise gestion du pays. Alors que l'inflation y dépasse les 50%, la hausse des prix des produits de consommation courante atteint même 80%, touchant de plein fouet les Iraniens dans leur quotidien. De notre correspondant à Téhéran, Les marchés municipaux sont chaque jour bondés à Téhéran. Il en existe dans tous les quartiers de la capitale de l'Iran. Créés par la mairie, ils proposent des produits alimentaires et des fruits et légumes moins chers que dans les magasins privés. Mehdi et Farideh, un couple de cinquantenaires, ont l'habitude de venir faire leurs courses ici même s'ils ne font pas partie des catégories les moins aisées. « Voilà plusieurs années que nous faisons nos courses dans ce marché. Nous y venions même lorsque les prix n'étaient pas aussi élevés. Ici, les prix sont moins chers qu'ailleurs car les produits sont de moins bonne qualité. On doit regarder notre porte-monnaie quand nous faisons nos courses. Si on voulait acheter ces mêmes fruits et légumes ailleurs, nous devrions payer 50% plus cher. Lorsqu'il est venu nous rendre visite récemment, mon fils qui vit à l'étranger n'arrivait pas à croire que les prix avaient autant augmenté. Par exemple, le prix du poulet est sans commune mesure avec son niveau d'il y a deux ou trois ans », expliquent-ils. De nombreux Iraniens des classes les plus pauvres n'ont pas les moyens d'acheter de la viande ou du poulet et beaucoup doivent faire des choix lorsqu'ils font leurs courses. « Les gens achètent ce dont ils ont vraiment besoin » C'est également le cas de Mehdi et Farideh : « Pour certains produits, on en achète moins. Pour d'autres, on les a supprimés. On achète d'abord ce dont nous avons réellement besoin. Pour pouvoir continuer de vivre et manger comme avant, nous avons dû vendre des biens, un terrain par exemple ». Abbas, le gérant de l'épicerie d'à côté, se plaint aussi de la situation économique et de la baisse du pouvoir d'achat de ses clients qui ont fait baisser ses ventes : « Nos ventes ont baissé de 30% à 50%, en particulier les produits laitiers comme le fromage qui a fortement baissé. Les gens achètent ce dont ils ont vraiment besoin. Même constat pour le riz devenu très cher lui aussi : les gens n'en achètent plus. Ou si, auparavant, un client en prenait un sac de plusieurs kilos, désormais il en achète une quantité bien moindre : 500 grammes ou un kilo. » Le riz fait partie des principaux aliments des Iraniens mais son prix a augmenté de près de 300% depuis un an. Nombreux sont ceux qui ont donc été contraints d'en réduire leur consommation. À lire aussiEn Iran, la monnaie au plus bas entraîne une hausse spectaculaire de l'inflation

    Reportage International
    Équateur: le Gema, l'unité d'élite de la police équatorienne au centre des opérations anti-drogue

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 2:33


    La police équatorienne a saisi plus de 211 tonnes de drogue entre le mois de janvier et le 17 décembre 2025, ce qui devrait priver les organisations criminelles de plus de 400 millions d'euros, selon les autorités. Près de 9 000 opérations sur les ports, aéroports, routes et zones côtières ont permis d'arrêter cette année 11 000 personnes et de désarticuler 74 organisations criminelles. Au centre de ces opérations anti-drogue se trouve le Groupe spécial mobile antinarcotiques (Gema) de la police nationale. Les aspirants à ce groupe d'élite s'entraînent dans la base de Baeza qui contrôle le trafic entre la capitale Quito et l'Amazonie. De notre envoyé spécial à Baeza, Simulacres d'attaques, descentes en rappel, orientation : les exercices sont constants sur la base de Baeza, en Équateur. Deux véhicules sont utilisés pour entraîner les aspirants comme Jonathan Quishpe à détecter les caches de drogue. « On a un poinçon avec des stries un peu plus bas sur la lame. On l'utilise pour piquer les caches naturelles ou fabriquées dans un véhicule. Si on traverse un paquet de drogue, on en retrouvera des traces sur le poinçon », explique-t-il. Les succès sont fréquents, immortalisés sur des photos que le lieutenant Christian Carrasco montre avec fierté. « Un cas important cette année, pour nous à Baeza, a été la saisie de 500 kilos de drogue. Les trafiquants se déplaçaient en camion, près de Tena, sur une route secondaire qu'ils utilisent pour éviter les contrôles. On a fait lever la benne et, grâce à notre entraînement, on a repéré un endroit où la peinture était neuve. C'était l'entrée de la cache où la drogue était dissimulée », raconte-t-il. À quelques mètres du terrain d'exercice, la route qui mène à la capitale permet de passer de la théorie à la pratique, comme l'explique le lieutenant-colonel Edwin Fierro, commandant du Groupe spécial mobile antinarcotiques (Gema) de la police nationale. « On travaille à base de profils et de renseignements. Bus, camions ou voitures : on choisit les véhicules que l'on va fouiller 50 mètres avant leur arrivée au point de contrôle. Si c'est nécessaire, on fait intervenir les chiens », détaille-t-il. Beaucoup d'appelés et peu d'élus Comme souvent, la psychologie est aussi une arme pour détecter les possibles trafiquants. « Parmi les profils de potentiels suspects, il y a ceux qui restent impassibles. On les appelle les “nerfs d'acier”. Ils sont capables de cacher la drogue à pleine vue, par exemple dans la boîte à gants », indique Jonathan Quishpe. À Baeza, les aspirants au Gema ont aussi à leur disposition la réplique d'un laboratoire dans lequel les étudiants comme Ariel Chiquiranda se familiarisent avec les différentes phases de la production du chlorhydrate de cocaïne. « Ici, la feuille de coca triturée est mélangée avec différents précurseurs chimiques : de l'acide sulfurique, de l'essence et du bicarbonate de soude. Dans la vie réelle, il faudrait travailler avec des masques et des gants », précise-t-il. Une formation pour laquelle il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus. Au début du 13e cours de commandos Gema, plus de 100 policiers se sont présentés. Ils ne sont plus aujourd'hui qu'une trentaine – les autres ont rejoint leurs unités après avoir fait sonner une cloche, synonyme d'échec. Ils seront bientôt sur le terrain où ils sont plus attendus que jamais. Car seules 211 tonnes de drogue ont été saisies cette année, 80 tonnes de moins que l'an dernier. À lire aussiÉquateur: des militaires condamnés à 35 ans de prison pour la disparition forcée de quatre garçons

    Où est le beau ?
    [Hors Série]

    Où est le beau ?

    Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 20:49


    Ici une invitation à plonger dans l'architecture qui soigne et qui nous apprend à habiter autrement.Et si les murs d'un hôpital pouvaient guérir ? Pas avec des médicaments, mais avec du bois, de la lumière et une poignée de terre crue.L'Architecture peut-elle être un soignant à part entière ?Dans ce replay, on entre dans les coulisses projets de soin de l'agence Tolila et Gilliland.L'architecte Gaston Tolila nous emmène sur le terrain fragile et passionnant des lieux de soin où on ne construit pas pour des « patients », mais pour des personnes sensibles, hyper sensibles, fragiles, à bichonner.Dans cet épisode on découvre trois lieux extraordinaires où l'architecture devient thérapie :Un centre d'addictologie où une « rue intérieure » en terre crue apaise les angoisses et réhabilite symboliquement la rue pour d'anciens sans-abris.Un foyer pour adultes autistes où des claustras en bois ingénieux remplacent les serrures aux fenêtres, redonnant aux résidents le contrôle et la dignité d'ouvrir leur fenêtre quand ils le souhaitent.Un hôpital de jour pour enfants autistes conçu comme un hameau de petites maisons, où les appuis de fenêtre deviennent des refuges où l'on réapprend à s'asseoir.On y parle de « théorie du care » appliquée aux matériaux ou encore espaces « transitionnels » qui deviennent des tremplins vers l'autre.Ce moment est remplie d'humilité et d'intelligence. Construire pour les plus fragiles, c'est en réalité inventer l'architecture de demain pour nous tous. Une architecture patiente, attentive et profondément humaine.Très belle écoute !===PLENDI by Vinci Construction est une entreprise générale spécialisée dans les projets très haut de gamme : les palaces parisiens BVLGARI, Mandarin Oriental ou George V, les boutiques telles que Cartier ou Dior et, bien sûr, du résidentiel privé…La raison d'être de ce rendez-vous : Nous n'avons plus besoin de nouvelles données sur l'état de la planète pour savoir que le domaine de la construction, de l'architecture et de l'architecture d'intérieur est appelé à s'adapter.Désormais la question, c'est : où est-ce qu'on peut atterrir ? Qu'est-ce qu'on fait ?Depuis 2022, 14 Rencards du beau ont été organisés et ont permis de réunir plus de 300 professionnels du luxe qui souhaitent réfléchir sur comment faire mieux demain.LRDB, c'est faire naître l'envie de faire un peu moins mal que le secteur.Il s'agit de matinées confidentielles dédiées aux architectes et aux acteurs du bâtiment, où nous écoutons des pionniers d'un beau qui questionne le monde et inspire.Chaque session accueille 2 intervenants :Un acteur hors champ de l'architecture et du design, mais qui vient justement nous nourrir avec ses ailleurs.Un acteur du sérail, que je sélectionne pour son engagement, sa vision, son travail.===Rejoins le SOCIAL CLUB Où est le beau ? en t'abonnant ici : https://buy.stripe.com/14k4gi5JQ6AQaMofTu auras ainsi accès :-à tous les longues interviews en preview (48h avant) et en intégralité -à tous les épisodes avec une clé = le podcast secret (environ 40 épisodes narratifs) pour découvrir comment vivre un quotidien plus aligné avec les valences hautes du beau et du bon-aux 2 newsletters mensuelles dans lesquelles j'ouvre mon jardin secret et partage mes découvertes les plus pépites (hôtels, restaurants, artistes, créatifs, producteurs etc).Tu peux aussi t'abonner uniquement à la newsletter Où est le beau : https://ouestlebeau.kessel.media/?source_referral=None&source_type=user_referralet à celle Où est le bon :https://httpshttpsouestlebeaukesselmediakesselmedia.kessel.media/?source_referral=None&source_type=user_referral&utm_medium=email&utm_source=subscribe_linkA très vite sur les ondes !HélèneHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    LE PODCAST DE FUZI
    EP102 (part 1 )EKLA: Les premiers métros

    LE PODCAST DE FUZI

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 147:49


    Des premiers wholecars sur le métro parisien au début des années 90 à sa vie à Mexico City, où il devient l'un des précurseurs du graffiti local sur métro, de l'introduction de l'acide à son retour à Paris et à son passage en prison, jusqu'à son expérience de vendeur sauvage de sprays et d'organisateur d'événements graffiti au Mexique qui attiraient des milliers de spectateurs…Ekla a vécu mille vies.Il partage une partie de ses aventures dans cet épisode en trois volets — plus de six heures d'anecdotes et de vécu, où vous ne vous ennuierez pas une seule minute.Premier épisode : Paris et les premiers métros. Les images liées à cet épisode se trouvent dans le ⁠FUZINE 10 ⁠consacré à Ekla, disponible pour seulement 10 € ⁠SUR NOTRE SITE ⁠Vous pouvez aussi nous soutenir directement par une contribution libre⁠ ICI.⁠

    LE PODCAST DE FUZI
    EP102 (part2) EKLA : Vie aux frontières

    LE PODCAST DE FUZI

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 107:09


    EKLA / PART2: Vie aux frontièresDes premiers wholecars sur le métro parisien au début des années 90 à sa vie à Mexico City, où il devient l'un des précurseurs du graffiti local sur métro, de l'introduction de l'acide à son retour à Paris et à son passage en prison, jusqu'à son expérience de vendeur sauvage de sprays et d'organisateur d'événements graffiti au Mexique qui attiraient des milliers de spectateurs…Ekla a vécu mille vies.Il partage une partie de ses aventures dans cet épisode en trois volets — plus de six heures d'anecdotes et de vécu, où vous ne vous ennuierez pas une seule minute.Premier épisode : Paris et les premiers métros. Les images liées à cet épisode se trouvent dans le ⁠⁠FUZINE 10 ⁠⁠consacré à Ekla, disponible pour seulement 10 € ⁠⁠SUR NOTRE SITE ⁠⁠Vous pouvez aussi nous soutenir directement par une contribution libre⁠⁠ ICI.⁠⁠

    LE PODCAST DE FUZI
    EP102 (Part3 ) EKLA : Mexico, vivre est une épreuve

    LE PODCAST DE FUZI

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 117:27


    EKLA PART 3 : Mexico, vivre est une épreuve Des premiers wholecars sur le métro parisien au début des années 90 à sa vie à Mexico City, où il devient l'un des précurseurs du graffiti local sur métro, de l'introduction de l'acide à son retour à Paris et à son passage en prison, jusqu'à son expérience de vendeur sauvage de sprays et d'organisateur d'événements graffiti au Mexique qui attiraient des milliers de spectateurs…Ekla a vécu mille vies.Il partage une partie de ses aventures dans cet épisode en trois volets — plus de six heures d'anecdotes et de vécu, où vous ne vous ennuierez pas une seule minute.Premier épisode : Paris et les premiers métros. Les images liées à cet épisode se trouvent dans le ⁠⁠FUZINE 10 ⁠⁠consacré à Ekla, disponible pour seulement 10 € ⁠⁠SUR NOTRE SITE ⁠⁠Vous pouvez aussi nous soutenir directement par une contribution libre⁠⁠ ICI.⁠⁠

    Reportage Afrique
    En Guinée, la ville de Kankan, ancien fief du RPG, a-t-elle tourné la page Alpha Condé?

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 2:23


    Quatre ans après le coup d'État contre Alpha Condé, que reste-t-il du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti fondé dans la clandestinité par l'ancien président sous le règne de Lansana Conté ? Né dans les années 1980, le RPG a poursuivi son combat pour la démocratie jusqu'à ce que son chef accède au pouvoir en 2010. Entre nostalgie des luttes passées et gouvernance décevante, ce dernier laisse un souvenir mitigé dans son ancien fief de Kankan.  De notre envoyé spécial à Kankan, La cour du siège du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de Kankan est encore ouverte. Le grand bâtiment en briques, lui, est vide et sa porte fermée à clé. Le siège est en effet fermé depuis mai 2025, date de la suspension du parti par l'administration. Le RPG est même, aujourd'hui, menacé de perdre son statut juridique. C'est donc dans sa concession familiale que Sory Sanoh, le responsable du parti pour la Haute-Guinée, accueille le visiteur, sans nier les difficultés auxquelles sa formation est aujourd'hui confrontée. « Le RPG traverse une période difficile parce que nous sommes acculés de part et d'autre. La vie politique nous est interdite. Nos cadres susceptibles de prendre la relève sont en prison pour une durée indéfinie, tandis que d'autres - il faut le reconnaître - ont claqué la porte et sont partis ailleurs. Alors nous autres qui sommes là, nous nous débrouillons pour faire marcher le parti », confie-t-il. Saramoudou Condé, lui, cultive la nostalgie du RPG, même s'il dit soutenir également son tombeur, Mamadi Doumbouya. Y ayant adhéré à l'époque de la clandestinité, il ne peut oublier les décennies de luttes réprimées et se souvient tout particulièrement de la mobilisation qui avait accompagné l'emprisonnement d'Alpha Condé, en 1998. « On ne pouvait pas le lâcher puisqu'on voyait qu'il était soutenu non seulement à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du pays. Plus de 500 documents étaient alors arrivés chez [Lansana] Conté pour demander la libération d'Alpha Condé. On était au courant de tout cela », se remémore celui-ci. Alpha Condé n'avait finalement été libéré que trois ans plus tard, en 2001. Sentiments mitigés Le bilan de ses années au pouvoir, après 2010, laisse toutefois un sentiment mitigé, surtout chez les jeunes qui n'ont pas connu les luttes des années 1990. Beaucoup, à Kankan, reprochent en effet à Alpha Condé le peu d'infrastructures construites pendant ses 11 ans à la tête du pays.C'est par exemple le cas de Djanamadi Keita, un militant du RPG nommé administrateur du marché de Sogbé sous le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). « Quand Mamadi Doumbouya est arrivé, on ne l'aimait pas du tout. Mais à la fin, on a vu qu'il ne parlait pas et agissait, travaillait. Ici, nous avons prié pour que quelqu'un travaille pour notre pays, pour qu'il le façonne, pour qu'il le transforme comme les pays émergents. Et bien, avec Mamadi Doumbouya, en une année, on a vu que tous les projets laissés par Alpha Condé s'étaient accélérés. Concernant la route de Kankan à Conakry par exemple, alors que les travaux traînaient depuis des années, le chantier a été fini en quelques mois seulement. Ce sont des choses qui marquent la population », affirme-t-il. L'électricité devrait aussi arriver ces prochains mois. Djanamadi Keita soutient Mamadi Doumbouya, certes, mais n'a jamais envisagé de jeter sa carte du RPG, le parti pour lequel ses parents se sont tant battus. À lire aussiGuinée: Mamadi Doumbouya élu président dès le premier tour, selon les résultats provisoires

    Le Journal France Bleu Touraine
    Le journal de 8h, ici Touraine

    Le Journal France Bleu Touraine

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 6:28


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    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 7h, ICI Gascogne du jeudi 01 janvier 2026

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 7:28


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    Reportage Afrique
    Tunisie: des pâtisseries ancestrales, symboles du brassage culturel à Tunis

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:12


    En Tunisie, les anciennes pâtisseries du centre-ville ont gardé leur enseigne et leurs spécialités depuis plus d'un demi-siècle sans jamais changer leurs murs. Elles représentent une mémoire urbaine, mais aussi la nostalgie du centre-ville de Tunis au milieu du siècle, lieu de brassages de plusieurs communautés : italiennes, maltaises, françaises, juives et musulmanes. Dans l'arrière-boutique de sa pâtisserie, Jean Garza, propriétaire des lieux, montre fièrement les héritages de son grand-père. Un frigo des années 1920, une balance des années 1930, les lieux n'ont pas bougé d'un pouce dans cette pâtisserie emblématique du centre-ville de Tunis.  « Elle a été fondée dans les années 1930, effectivement, par mon grand-père, Luigi, qui est venu d'Italie, qui s'est installé en Tunisie, et qui a commencé à travailler, à ramener les spécialités italiennes ici, fabriquées et confectionnées avec une cuisson spéciale, la cuisson au feu de bois, au bois d'olivier », raconte Jean. Les recettes sont celles du grand-père Luigi, des pâtisseries traditionnelles pur beurre. « On a des spécialités à base d'amandes, de génoise, de pâte d'amande qui n'est pas de la pâte à sucre, mais aussi des spécialités qui sont à nous, comme la meringue italienne, un blanc d'œuf monté au sucre chaud, c'est un produit qu'on ne retrouve plus ailleurs », explique Jean. Un marketing sur les réseaux sociaux Autre spécialité, des sablés avec un cœur de confiture appelés les « puits d'amour ». Jun, le fils de Jean, Japonais également par sa mère, en a fait la star de sa page Instagram. Créateur de contenu, il vend l'image de la pâtisserie à travers les anecdotes de son histoire ancestrale. « Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a une petite bombe qui a atterri à la pâtisserie, qui est tombée en plein milieu de la pâtisserie, mais qui n'a pas explosé. C'est pour ça qu'aujourd'hui on est encore là-bas, ça fait partie de l'histoire et de la nostalgie », révèle Jun.  Pour lui, le marketing digital est essentiel pour préserver la pérennité de la pâtisserie qui a dû s'accommoder des pénuries à répétition de beurre et de sucre ces dernières années dans le pays. « On s'adapte comme on peut », explique Jun, « on mise sur la qualité même si parfois les matières premières manquent. C'est pour cela que si tous les gâteaux sont partis à 10 h du matin, on en refait pas, l'idée est de garder cette qualité quoi qu'il arrive », insiste l'influenceur. Il faut aussi veiller à renouveler la clientèle, aller vers les plus jeunes aussi, d'où la présence sur les réseaux sociaux. « Ce nouveau marketing, le marketing digital et d'influence, a permis de nous faire connaître à une nouvelle population, mais le but c'est pas uniquement de nous faire connaître, c'est qu'ils viennent, qu'ils goûtent, et surtout qu'ils reviennent », ajoute Jun. « C'est depuis des générations qu'on y va » Une nostalgie qui fonctionne depuis des générations au sein de la clientèle qui se presse devant la devanture de la boutique, très simple en apparence. Les gâteaux ne sont d'ailleurs pas exposés derrière la vitre mais à l'intérieur, sur le comptoir. Hamadi Baccar, 35 ans, est un habitué. Il est venu se joindre à la file d'attente dès 8 h du matin. « C'est de père en fils en fait, c'est depuis des générations qu'on y va, on l'a toujours recommandé. Déjà quand tu entres dans la boutique, tu ressens les saveurs d'antan. Je continue d'y venir parce que j'ai aussi l'impression d'honorer les traditions de mes parents et puis c'est l'âme du centre-ville ici », précise-t-il. À quelques encablures, au Passage, la station des tramways qui desservent le centre-ville, Houssem Bahar, 29 ans, tient la pâtisserie juive El Naouri, fondée en 1949. « J'ai grandi ici, c'est une part de moi et de ma famille. Du coup, tout ce que vous voyez ici, c'est un mix de toutes les communautés qui vivaient ici en Tunisie », explique-t-il. Ici, les passants viennent déguster une citronnade sur le pouce, et des gâteaux secs, comme le biscuit boulou, hérité des juifs livournais, ou encore la gizata, douceur aux amandes. Le lieu est aussi connu pour ses macarons aux amandes, ses ghraïba, des gâteaux à base de pois chiche. Un brassage culturel en bouche, qui, comme à la pâtisserie Garza, témoigne du patrimoine historique du centre-ville de Tunis, mais aussi d'une ancienne topographie urbaine. Des pâtisseries variées, témoignages du brassage des communautés à Tunis « Avant, la pâtisserie Garza et d'autres se trouvaient au milieu d'un quartier de bars populaires du centre-ville, explique Hatem Bourial, journaliste culturel et passionné de patrimoine. Ils avaient principalement la fonction de limonadier. Puis, avec le temps, ils ont ajouté la pâtisserie et sont venus complémenter l'offre culinaire du centre-ville, avec à deux pas les kafteji et lablabi, mets de street food tunisiens, plus tenus par des Tunisiens musulmans. C'est comme s'il y avait toujours eu une répartition implicite des rôles, mais sans distinction religieuse ou communautaire. » La présence de ces pâtisseries témoigne aussi de la migration des différentes communautés qui cohabitaient à Tunis pendant le protectorat français. « La permanence de ces enseignes permet de se souvenir que les communautés se trouvaient intra-muros dans la médina de Tunis et que peu à peu, elles ont débordé sur le centre-ville européen, en apportant leurs manières d'être, leur art de vivre, leur façon de partager et d'être dans la convivialité », ajoute Hatem Bourial.  Ce patrimoine, Jun et Houssem tentent de le préserver en prenant déjà la relève, « même si ce n'est pas toujours facile, explique Houssem Bahar de la pâtisserie Naouri. Je suis arrivé sans rien connaître à la pâtisserie ou à la vente, j'ai dû me former, m'acclimater et m'adapter. » Pour Jun, reprendre le flambeau revient aussi à entretenir cette nostalgie « un peu fragile mais qui donne un goût particulier à nos pâtisseries », conclut-il.  Les deux pâtisseries se démarquent des autres avec des prix très accessibles pour le budget moyen des Tunisiens et surtout, leurs gâteaux intangibles, avec des recettes qui n'ont jamais changé depuis plus d'un demi-siècle.  À lire aussiTunisie: les femmes à l'avant-garde de la pâtisserie

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 18h, ICI Gascogne du mercredi 31 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 5:57


    durée : 00:05:57 - Le journal de 18h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Le Journal France Bleu Touraine
    Le journal de 8h, ici Touraine

    Le Journal France Bleu Touraine

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 6:25


    durée : 00:06:25 - Le journal de 8h, ici Touraine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 6h, ICI Gascogne du mercredi 31 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 7:24


    durée : 00:07:24 - Le journal de 6h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 7h, ICI Gascogne du mercredi 31 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 7:11


    durée : 00:07:11 - Le journal de 7h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 12h, ICI Gascogne

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 4:45


    durée : 00:04:45 - Le journal de 12h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Le Amina Sutter Show
    reflète sur ton année 2025 et pose tes intentions pour 2026 - épisode interactif

    Le Amina Sutter Show

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 17:56


    Après ton bilan 2025, on se retrouve dans le workshop ASTRO 2026

    Reportage Afrique
    Sénégal: à Dakar, le Nouvel An se démocratise

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:25


    À Dakar, les Sénégalais se préparent aux festivités du 31 décembre. Même si beaucoup considèrent que ce soir-là n'est pas vraiment « leur » fête. C'est un jour ordinaire au regard du calendrier musulman, et 95 % de la population est musulmane. En pratique, la capitale et ses habitants marquent le passage à 2026.  De notre correspondante au Sénégal,  La machine à coudre tourne dans cet atelier du quartier résidentiel de Mermoz. Au milieu des chutes de tissus, une cliente s'impatiente. « Lui, il ne respecte jamais les dates, tu dois venir ici pour pleurer ! », s'exclame une cliente. « C'est parce qu'il y a beaucoup de travail », répond le tailleur. « Et en plus, je reviens, c'est ça le pire », ajoute-t-elle en riant.   Même si son éducation et sa culture ne reconnaissent pas le 31 décembre comme une fête à part entière, souvent assimilée aux catholiques au Sénégal, cela n'a pas empêché Ndieme, 18 ans, de commander une tenue spéciale pour ce soir : un tailleur beige, assorti de talons hauts. « La Tabaski ou la Korité, c'est la religion, mais le 31 c'est pas la religion, c'est juste la tendance », poursuit la cliente.  Le mois de décembre représente un pic d'activités dans cet atelier, bien après les grandes fêtes religieuses de l'année. À mesure que la célébration se démocratise, Modou, tailleur expérimenté, remarque une occidentalisation des codes vestimentaires. « Pour le 31, ce que les gens veulent, c'est copier des modèles plutôt portés par les Blancs d'habitude. Avant, on importait les tenues venues d'Italie par exemple, mais il y a beaucoup de tailleurs qualifiés ici au Sénégal. Alors maintenant, on les coud nous-mêmes, pour des soirées de gala, c'est des robes moulantes, des tailleurs, des vestes, des jupes trois quarts... », explique-t-il.  Les autorités veulent éviter « une guerre des pétards » À quelques rues de là, la fête se prépare autrement. Des groupes d'enfants vont et viennent dans l'entrée de cette maison familiale. Ici, le stand de feux d'artifice tenu par Rokhaya est une institution. « Ça fait plus de dix ans que je vends ça, moi- même j'ai grandi avec ça, ça me faisait plaisir et puis j'ai commencé à vendre. Ça rapporte beaucoup, ça je ne te le cache pas ! Si tu dépenses 50 000 francs CFA, tu peux en tirer 100 000 francs CFA ou plus », précise Rokhaya.   Affaire conclue pour Fallou, huit ans, et ses amis. Inconcevable pour les plus petits de passer la soirée sans leur lot de boules de feu et autres pétards, explique Moussa, qui appuie sa mère derrière le stand familial : « Tu peux voir jusqu'à deux heures, trois heures du matin, des gens allumer des pétards. Même les enfants de trois, quatre ans. Souvent, ils sont accompagnés par les parents eux-mêmes. C'est leur manière à eux de marquer la fin d'année, par rapport à nous les adultes. » Cette année, les autorités veulent éviter que cette parenthèse de liberté ne vire à « une guerre des pétards » entre groupes de jeunes. Une dérive observée l'année passée. Lundi 29, le ministre de l'Intérieur a annoncé des patrouilles renforcées pour encadrer les festivités. À lire aussiCentrafrique: le réveillon à Bangui, un hommage à la résilience et à la chaleur humaine

    Le Journal France Bleu Touraine
    Le journal de 8h, ici Touraine

    Le Journal France Bleu Touraine

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 6:59


    durée : 00:06:59 - Le journal de 8h, ici Touraine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 6h, ICI Gascogne du mardi 30 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 7:26


    durée : 00:07:26 - Le journal de 6h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 12h, ICI Gascogne

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 4:45


    durée : 00:04:45 - Le journal de 12h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 18h, ICI Gascogne du mardi 30 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 5:57


    durée : 00:05:57 - Le journal de 18h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 7h, ICI Gascogne du mardi 30 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 7:24


    durée : 00:07:24 - Le journal de 7h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 6h, ICI Gascogne du lundi 29 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 6:49


    durée : 00:06:49 - Le journal de 6h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 7h, ICI Gascogne du lundi 29 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 6:33


    durée : 00:06:33 - Le journal de 7h, ici Gascogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 12h, ICI Gascogne

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 4:23


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    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 18h, ICI Gascogne du lundi 29 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 5:09


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    Le Journal France Bleu Touraine
    Le journal de 8h, ici Touraine

    Le Journal France Bleu Touraine

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 6:20


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    Le Journal France Bleu Touraine
    Le journal de 18h, ici Touraine

    Le Journal France Bleu Touraine

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 5:33


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    Les journaux de France Bleu Gascogne
    Le journal de 8h, ICI Gascogne du dimanche 28 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 5:35


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    Le journal de 7h, ICI Gascogne du dimanche 28 décembre 2025

    Les journaux de France Bleu Gascogne

    Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 5:24


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    Les Experts Au Jardin FB Normandie (Rouen)

    durée : 00:42:55 - ici Normandie au jardin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Reportage Afrique
    Afrique du Sud: les clubs de lecture silencieux rencontrent le public à Johannesburg

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 2:14


    L'Afrique du Sud voit émerger un type de club de lecture un peu particulier, les «Silent Book Club» (clubs de lecture silencieux, en français). Un concept ayant vu le jour il y a plus de 10 ans à Los Angeles, mais qui s'est bien exporté au sein de la nation arc-en-ciel. Le principe est simple : des passionnés se retrouvent régulièrement dans des lieux publics pour lire ensemble. RFI a rencontré quelques adeptes qui s'étaient réunis à Johannesburg. La météo capricieuse a obligé ces participants à se réfugier dans différents cafés du quartier. Seul le bruit de la machine à espresso et les conversations d'autres clients viennent perturber leur lecture, chacun dans son monde, mais tous autour d'une même table. Ce rassemblement est organisé régulièrement à l'initiative de Nabeela Mangera, qui a lancé le club de Johannesburg, il y a un an. « C'est un concept un peu étonnant, mais qui apporte beaucoup de sérénité. Je pense que de nos jours, on a du mal à se poser. On veut toujours des sources rapides d'informations, et il n'y a pas le temps de lire, ou plutôt on ne prend pas le temps. Quand j'ai entendu parler des clubs de lecture silencieux, j'ai voulu créer un de ces espaces où on peut venir et rencontrer des gens tout aussi passionnés. Mais aussi un espace où on peut s'asseoir et se concentrer sur sa lecture, sans trop de distractions », détaille-t-elle. Difficulté de lire dans un lieu public Ouvrage papier ou tablette numérique, le support importe peu. De même que le type de livre, puisque chacun est libre de choisir ce qui lui plait, sans temps imparti pour tout finir, contrairement aux clubs de lecture traditionnels. Ce qu'apprécie Adila, 34 ans : « Aujourd'hui, je change un peu mes habitudes de lecture. Le plus souvent, j'aime lire des romans policiers ou des romans à énigmes. Mais là je lis du fantastique, avec des dieux grecs et tout ça ! Ici c'est très détendu, on vient juste pour le plaisir. » Chacun reste plongé dans son livre pendant une heure, mais apprécie la compagnie silencieuse des autres lecteurs. Il s'agit de lire seul, mais ensemble, en somme. À la fin, ceux qui le souhaitent peuvent participer à une discussion et partager leur passion. Pour Austin, ce concept est particulièrement bienvenu dans une ville comme Johannesburg. « Ce n'est pas souvent qu'on se retrouve entourés d'autres lecteurs, c'est sympa d'avoir une communauté. De plus, ici, on est souvent inquiet pour sa sécurité, et ce n'est pas si simple de sortir et de commencer à lire dans un lieu public. Donc, on a créé un espace et une communauté pour que les gens puissent le faire. Et puis, c'est dur de trouver un peu de silence dans Johannesburg », plaisante-t-il. L'initiative rencontre aussi du succès dans d'autres métropoles d'Afrique du Sud comme Le Cap et Durban, ou de plus petites villes comme George, avec des lecteurs qui se retrouvent dans des parcs, à la plage, ou encore dans des bars. À lire aussiLe succès des marchés de Noël en Afrique du Sud [1/5]