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L'actualité sur le terrain avec les reportages et enquêtes de nos correspondants. RFI propose, du lundi au vendredi, un grand reportage et des enquêtes réalisés par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde.  

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    • Apr 19, 2026 LATEST EPISODE
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    «Le supplément du dimanche» du 19 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


    Cette semaine, RFI a largement ouvert son antenne pour couvrir la situation au Soudan. Le 15 avril, une 4ème année de guerre a commencé dans le pays. Bilan de  cette déflagration survenue entre 2 généraux, sans doute autour de 150 000 morts, selon les ONG. Au Tchad, des centaines de milliers de réfugiés se trouvent dans une situation très précaire dans les camps... Un pays sans livre quasiment, presque sans librairie, bibliothèque, c'est le Honduras.  Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. Un Grand reportage de Martin Dumas Primbault qui s'entretient avec Jacques Allix. Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester,  rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. Un Grand reportage de Marie Griffon qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 18 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 48:30


    Nous voici au Japon, le Japon qui a peur ou, en tout cas, qui se méfie de la puissante Chine à ses portes. Les mers qui environnent l'archipel nippon foisonnent de bateaux chinois, d'exercices navals, de manœuvres d'intimidation. En tout cas, le Japon se réarme. Rendez-vous sur l'île sensible de Yonaguni. En 2è partie : qui a tué Maradona ? Lui-même par sa santé dégradée et ses excès ? Ou le corps médical censé le surveiller ? Le procès s'est ouvert cette semaine.  Entre le Japon et la Chine, un froid durable  Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix.   Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine   La mort de Diego Maradona, joueur de football, plutôt Dieu du football, mort seul dans son lit, le 25 novembre 2020, aurait-elle pu être évitée ? Les membres de son équipe médicale ont-ils fait preuve d'une négligence coupable ? Un nouveau procès s'ouvre à Buenos Aires pour tenter de répondre à ces questions. Le premier avait été annulé l'an dernier (2025) sur fond de scandale, après qu'une des juges a participé au tournage clandestin d'une mini-série sur le procès. Preuve s'il en fallait que Diego Maradona continue de déchaîner les passions en Argentine. 5 ans après sa mort, le culte du gamin en Or, du 10, reste intact chez ses compatriotes. Un Grand reportage de Théo Conscience qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 19:30


    Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester,  rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. « Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras », un Grand reportage de Marie Griffon.

    Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:30


    Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. « Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil », un Grand reportage de Martin Dumas Primbault.

    Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 19:30


    La mort de Diego Maradona, joueur de football, plutôt Dieu du football, mort seul dans son lit, le 25 novembre 2020, aurait-elle pu être évitée ? Les membres de son équipe médicale ont-ils fait preuve d'une négligence coupable ? Un nouveau procès s'ouvre à Buenos Aires pour tenter de répondre à ces questions. Le premier avait été annulé l'an dernier (2025) sur fond de scandale, après qu'une des juges a participé au tournage clandestin d'une mini-série sur le procès. Preuve s'il en fallait que Diego Maradona continue de déchaîner les passions en Argentine. 5 ans après sa mort, le culte du gamin en Or, du 10, reste intact chez ses compatriotes. « Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine », un Grand reportage de Théo Conscience.

    Entre le Japon et la Chine, un froid durable

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 19:30


    Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  De notre envoyé spécial, Une poignée de touristes, de scientifiques et d'amoureux de la nature, partagent la trentaine de sièges d'un Dash 8, turbopropulseur qui effectue le trajet entre Naha, la capitale de la préfecture d'Okinawa et Yonaguni. Il faut survoler durant plus d'une heure et quart des eaux limpides avant d'apercevoir les falaises encerclant l'îlot de 1 600 habitants. Au milieu de ce décor de carte postale où des chevaux sauvages gambadent dans les prairies verdoyantes, une structure s'impose dans le paysage : la base militaire, installée depuis 2016. Nous sommes à à peine plus de 100 kilomètres de Taïwan. L'île de facto indépendante que Pékin souhaite récupérer est au cœur de la brouille entre Tokyo et Pékin. La dispute entre voisins a éclaté en novembre 2025. À la Diet, le Parlement japonais, la Première ministre a évoqué une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan, en vertu du principe de « légitime défense collective ». Une brèche ouverte en 2015 dans la Constitution pacifiste du pays, lui autorisant une action militaire en cas de menace sur sa propre existence. En réponse, la Chine a multiplié les mesures : limitation des vols vers le Japon, boycott touristique, restrictions sur les exportations de terres rares, sanctions sur un député japonais proche de Sanae Takaichi, mais aussi manœuvres militaires. À Yonaguni, le point le plus à l'ouest de l'archipel, les soubresauts géopolitiques entraînent depuis de longues années des conséquences concrètes. Drones, missiles sol-air Quelques jours après les déclarations polémiques de la cheffe du gouvernement japonais et au lendemain d'une visite du ministre de la Défense sur l'île, des avions de chasse ont décollé à la hâte. Un drone soupçonné d'être chinois a été détecté entre Taïwan et le petit rocher nippon à 2.000 km de la capitale. Un accident loin d'être isolé, amené à se reproduire. Tokyo augmente le budget de sa défense à 2% du PIB et souhaite poursuivre la militarisation de Yonaguni, au grand dam de Pékin. Depuis dix ans, 230 soldats d'une garnison de surveillance côtière sont venus assister aux premières loges à l'intensification des manœuvres chinoises autour de Taïwan. Une unité de guerre électronique puis des missiles sol-air de moyenne portée seront installés en 2030, dans ce site stratégique à quelques encablures de Taipei. « Compte tenu de la situation à Taïwan, et de la nécessité de protéger le territoire, la présence de militaires ici est inévitable, explique Tsueno Uechi le maire de l'îlot. L'homme pourtant réputé moins belliqueux que son prédécesseur a accepté l'installation. Il faut dire que l'île a pris l'habitude d'être au cœur du jeu géopolitique, particulièrement la quarantaine de pêcheurs qui arpentent les eaux à la recherche d'espadon. « Les navires chinois nous suivent systématiquement » « En 2022, quand Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine était en visite à Taïwan, cinq missiles chinois sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon, raconte Hiromoto Ogimi dans son salon, entouré de ses prises les plus imposantes, notamment les rostres, le nez pointu des espadons, soigneusement empaillées ». « Quand il y a des exercices militaires chinois, je ne sors plus en mer. Si on va vers les îles Senkaku, on voit souvent les garde-côtes japonais qui nous disent de ne pas trop rapprocher. Parce que les navires chinois y sont et nous suivent systématiquement ». Car en plus d'être proche de Taïwan, Yonaguni est située à moins de 150 kilomètres d'un autre point de tension clé : Senkaku en japonais, Diaoyu en chinois. Huit rochers sous souveraineté nippone, revendiqués par Pékin. « Presque chaque jour, nous constatons la présence de navires de la police maritime chinoise », assure un officiel des garde-côtes nippons, tout en estimant que la situation dans la zone est restée stable depuis novembre et le début du nouveau froid entre les deux voisins. Mais la tension entre les deux géants asiatiques est aussi palpable dans la capitale japonaise. Les groupes de touristes chinois ont déserté les rues animées d'Asakusa, quartiers prisés des visiteurs étrangers. En bordure du temple Senso-ji, la plupart des magasins affichent la possibilité de régler par Wechatpay ou Alipay. Des moyens de paiement privilégiés par les 9 millions de visiteurs annuels venus de l'Empire du milieu, une catégorie à part, si importante que l'industrie dédiée à leur accueil a un surnom Yi Tiao Long : « un dragon ». Mais le Parti communiste chinois a poussé sa population à renoncer à ces voyages au Japon. Une mesure efficace : leur nombre a chuté de 54% sur le début de l'année selon les chiffres officiels. « Maintenant il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays... avant ils représentaient 70% de nos clients... », déplore la responsable chinoise d'un magasin de location de Kimono. Certains sont plus impactés que nous. Plusieurs boutiques de location de Kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90% des touristes chinois. Même si les Européens et Américains viennent, ils ne consomment pas autant, les Chinois eux sont souvent plus dépensiers ». Ils représentaient 11 milliards d'euros de dépenses l'année dernière (2025). Une perte compensée par la hausse des touristes étrangers souhaite rassurer l'agence de tourisme japonaise. Attirés par la chute du Yen, les Américains, Canadiens, Européens ou Sud-Coréens se sont rués à Kyoto, Tokyo et Osaka, portés aussi par une stratégie visant à diversifier les visiteurs. « Parallèlement, nous souhaitons mener des promotions stratégiques pour accueillir des touristes de nombreuses autres régions et pays du monde », explique avec prudence Mr Nakano Takeshi, vice-commissaire de l'Agence de Tourisme du Japon. En creux, l'objectif est de réduire la dépendance, en privilégiant des voyageurs individuels occidentaux ou sud-coréens plutôt que les groupes de touristes chinois. « Tout le monde préfère la paix » D'autant que dans un pays où la colère de la population vis-à-vis du surtourisme est palpable, s'ajoute une défiance bien ancrée vis-à-vis des voisins chinois. Plus de 80% des Japonais déclarent avoir une opinion négative de la Chine depuis 2013. Une méfiance réciproque et particulièrement difficile à vivre pour les près d'un million de Chinois vivant dans l'archipel. Certains tentent malgré tout de plaider pour la coexistence et le dialogue au plus bas niveau. En témoignent les éclats de rire résonnant devant la station de métro d'Ikebukuro. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre. « Beaucoup de Chinois qui vivent ici n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie Shigeru Takano, un Japonais qui a lancé ce groupe d'amitié il y a trois ans et demi. Il voit désormais chuter le nombre de participants. Tous estiment que le froid politique est là pour rester, mais placent leur foi dans les échanges humains. « Les gouvernements sont les gouvernements et les gens sont les gens. Ici tout le monde préfère la paix », souffle un expatrié chinois. Derrière lui, un autre rend ses autorités responsables. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. Assure cet homme originaire du Shandong qui requiert l'anonymat. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau ». Un discours en écho avec celui que tient l'homme à l'origine du groupe. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe, renchérit Shigeru Takano. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement ». Un vœu loin d'avoir été exaucé. La ligne ferme de Sanae Takaichi, refusant de céder face à la pression de Pékin a été largement récompensée par un raz-de-marée électoral en février. Elle n'a pas rétropédalé, ni présenté des excuses après ses propos sur Taïwan contrairement à nombre de ses prédécesseurs. Si Tokyo assure que la politique de l'archipel n'a pas évolué sur ce dossier ultra-sensible, « les propos de la Première ministre ont pu surprendre à Pékin », estime Hotaka Machida, ancien diplomate japonais en Chine, désormais chercheur invité à l'Institut de géoéconomie de l'International House of Japan. Mais en même temps, les Chinois étaient ultra-vigilants du fait de la réputation de Sanae Takaichi et ils en ont profité pour pousser le Japon à clarifier sa position ». Révisionnisme La réputation corrosive de la « dame de fer japonaise » n'est peut-être pas étrangère à l'intensité de la réaction chinoise. La Première ministre a longtemps été une habituée du sanctuaire Yasukini. En ce dimanche de printemps, les visiteurs sont nombreux à s'incliner devant le gigantesque Toori, porte rouge marquant l'entrée dans ce lieu hautement polémique. Un geste qui marque leur respect envers les plus de deux millions d'âmes honorés dans ce temple shinto. Ici sont déifiés les morts des guerres du Japon aux XIXème et XXème siècle, dont 1 618 criminels de guerre, certains condamnés pour crime contre l'humanité pour leurs responsabilités dans les horreurs commises par l'armée nippone durant son occupation d'une large partie de l'Asie. Chaque visite de politicien provoque l'ire de Séoul et de Pékin. « Je ne comprends absolument pas pourquoi la Chine et la Corée du Sud critiquent ce lieu », souffle Oga Toko, venu rendre hommage à son grand-père, mort durant la Seconde guerre mondiale. « Personnellement, je serais touchée de voir la Première ministre venir ici. » « La Chine et la Corée du Sud prennent le Japon comme bouc émissaire. Nous étions obligés d'envahir nos voisins à cause de la menace militaire américaine.... renchérit un passant. Le massacre de Nankin par exemple n'a jamais eu lieu. » Des propos révisionnistes qui font référence aux crimes de masse commis par l'armée impériale japonaise en 1937, dans l'ex-capitale chinoise. Durant six semaines d'horreur, des centaines de milliers de civils sont assassinés, et des dizaines de milliers de personnes violées. Des faits largement documentés notamment par des historiens japonais, mais contestés par une partie des soutiens de Sanae Takaichi, qui a elle-même flirté avec cette ligne tout en évitant soigneusement pour l'instant des propos ou une visite polémique qui provoqueraient l'ire de Pékin. Un paradoxe alors qu'elle assume ses ambitions sur un autre dossier : celui de la réforme constitutionnelle permettant d'abandonner le pacifisme. « L'heure est venue », a-t-elle déclaré ce dimanche (12 avril) aux délégués du Parti Libéral Démocrate à l'occasion de la convention annuelle. Avec une promesse, se présenter à cette réunion en 2027 avec un plan précis pour réformer la constitution. « Un rêve de longue date » selon elle, qui se fera certainement au détriment des relations avec son imposant voisin.

    «Le supplément du dimanche» du 12 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


    Bienvenue dans le supplément du Grand reportage de dimanche. C'est un jour d'élections cruciales en Hongrie aujourd'hui, et en seconde partie d'émission, il sera question d'un fait d'armes toujours spectaculaire, la récupération de pilotes tombés chez l'ennemi en illustration des États-Unis qui viennent de permettre de sauver 2 pilotes en Iran. Nous rediffusons un reportage sur la formation de ces opérations de sauvetage de l'armée de l'air française.  Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril C'est un scrutin crucial pour l'avenir de la Hongrie qui va se dérouler ce dimanche (12 avril 2026). Au pouvoir, depuis 16 ans, Viktor Orban est en effet distancé dans les sondages par son principal adversaire : Peter Maggyar, un ancien cadre du Fidesz qui a rompu avec le parti au pouvoir. Il incarne aujourd'hui tous les espoirs de l'opposition hongroise. Cette bataille, elle se livre à Budapest, bien sûr, mais aussi et surtout dans les petites localités des provinces hongroises. RFI s'est rendu dans l'est du pays, dans ces régions souvent déshéritées dont le vote pourrait basculer. Un Grand reportage de Daniel Vallot qui s'entretient avec Jacques Allix. Il faut sauver les pilotes  La guerre en Iran vient de connaitre un épisode tout à fait particulier en ce mois d'avril 2026. Pas un fait d'armes dévastateur et meurtrier, mais un moment de forte tension, à très fort enjeu, et techniquement très périlleux : la récupération après leur éjection de deux pilotes américains en terrain ennemi. Les uns veulent les ramener à la maison, les autres les capturer pour en faire des monnaies d'échange et de chantage. Pour donner une idée du drame que vivent ces aviateurs au sol, et de la difficulté de mettre en œuvre la mission de leur sauvetage. Des opérations qui se ressemblent, quelles que soient les armées dans le monde. Nous rediffusons ce reportage d'un exercice de l'armée française tourné il y a quelques années. Un Grand reportage de Franck Alexandre qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 11 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 48:30


    En août 2025, une guerre-éclair a éclaté entre le Cambodge et la Thaïlande. À l'origine, une vieille histoire, le tracé de la frontière entre les 2 pays n'est pas clair. Il date de la colonisation française. La carte de 1907 est ambiguë. Les arbitrages internationaux sont ignorés et d'accusations en anicroches tout a dégénéré jusqu'au cessez-le-feu de décembre. En 2è partie. Au Chili, nous avons eu accès exceptionnellement à ces fermes aquacoles qui élèvent des saumons de manière industrielle.  Cambodge-Thaïlande: après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre  La flambée de violence entre Cambodge et Thaïlande, en 2025, a laissé de profondes cicatrices à la frontière. Maisons détruites, terres devenues dangereuses, habitants encore déplacés, malgré le cessez-le-feu conclu le 27 décembre 2025, la région peine à retrouver une vie normale. Au-delà de l'affrontement militaire, le différend frontalier continue d'alimenter les tensions entre Phnom Penh et Bangkok. Fin février 2026, plus de 60 000 personnes n'avaient toujours pas pu regagner leur logement selon les autorités cambodgiennes, qui accusent par ailleurs l'armée thaïlandaise d'occuper certaines zones frontalières. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fages qui s'entretient avec Jacques Allix. Au Chili, cinquante nuances de gris pour « l'or rose »  Certains l'appellent l'or rose… Au Chili, la production de saumons constitue la deuxième industrie exportatrice du pays après le cuivre. À l'échelle mondiale, le Chili se situe juste derrière la Norvège, premier producteur, et vend son saumon principalement aux États-Unis, au Japon et au Brésil. Mais, l'Europe, et notamment la France, fait également partie de ses clients. Une industrie relativement jeune, une quarantaine d'années seulement, mais qui cherche à croître davantage malgré un nombre non négligeable d'accidents du travail et un fort impact sur l'environnement. Un Grand reportage de Naïla Derroisné qui s'entretient avec Jacques Allix.   

    Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 19:30


    C'est un scrutin crucial pour l'avenir de la Hongrie qui va se dérouler ce dimanche (12 avril 2026). Au pouvoir, depuis 16 ans, Viktor Orban est en effet distancé dans les sondages par son principal adversaire : Peter Maggyar, un ancien cadre du Fidesz qui a rompu avec le parti au pouvoir. Il incarne aujourd'hui tous les espoirs de l'opposition hongroise. Cette bataille, elle se livre à Budapest, bien sûr, mais aussi et surtout dans les petites localités des provinces hongroises. RFI s'est rendu dans l'est du pays, dans ces régions souvent déshéritées dont le vote pourrait basculer. «Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril», un Grand Reportage de Daniel Vallot. 

    Il faut sauver les pilotes

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 19:30


    La guerre en Iran vient de connaitre un épisode tout à fait particulier en ce mois d'avril 2026. Pas un fait d'arme dévastateur et meurtrier, mais un moment de forte tension, à très fort enjeu, et techniquement très périlleux : la récupération après leur éjection de deux pilotes américains en terrain ennemi. Les uns veulent les ramener à la maison, les autres les capturer pour en faire des monnaies d'échange et de chantage. Pour donner une idée du drame que vivent ces aviateurs au sol, et de la difficulté de mettre en œuvre la mission de leur sauvetage. Des opérations qui se ressemblent, quelles que soient les armées dans le monde. Nous rediffusons ce reportage d'un exercice de l'armée française tourné il y a quelques années. « Il faut sauver les pilotes », un Grand reportage de Franck Alexandre. Réalisation : Pierre Chaffanjon.

    Au Chili, cinquante nuances de gris pour « l'or rose »

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 19:30


    Certains l'appellent l'or rose… Au Chili, la production de saumons constitue la deuxième industrie exportatrice du pays après le cuivre. À l'échelle mondiale, le Chili se situe juste derrière la Norvège, premier producteur, et vend son saumon principalement aux États-Unis, au Japon et au Brésil. Mais, l'Europe, et notamment la France, fait également partie de ses clients. Une industrie relativement jeune, une quarantaine d'années seulement, mais qui cherche à croître davantage malgré un nombre non négligeable d'accidents du travail et un fort impact sur l'environnement. « Au Chili, cinquante nuances de gris pour "l'or rose" », un Grand reportage de Naïla Derroisné.

    Cambodge-Thaïlande: après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 19:30


    La flambée de violence entre Cambodge et Thaïlande, l'année dernière en 2025, a laissé de profondes cicatrices à la frontière. Maisons détruites, terres devenues dangereuses, habitants encore déplacés, malgré le cessez-le-feu conclu le 27 décembre dernier, la région peine à retrouver une vie normale. Au-delà de l'affrontement militaire, le différend frontalier continue d'alimenter les tensions entre Phnom Penh et Bangkok. Fin février, plus de 60 000 personnes n'avaient toujours pas pu regagner leur logement selon les autorités cambodgiennes, qui accusent par ailleurs l'armée thaïlandaise d'occuper certaines zones frontalières. Cambodge-Thaïlande : après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre. Un grand reportage de Jean-Pierre Fages.

    «Le supplément du dimanche» du 5 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 48:30


    Au sommaire de Grand reportage, direction la Polynésie française, territoire d'outre-mer qui a enduré pendant 30 ans les essais pour la bombe atomique type Hiroshima et pour les plus puissantes bombes nucléaires. Puis le défi de l'acheminement des données numériques. Marseille devient ainsi un haut lieu des data centers. La jeunesse polynésienne, trente ans après les bombes nucléaires En France, le nucléaire civil comme militaire reprend des couleurs. Au nom d'une énergie sans CO₂ pour la défense du climat et l'indépendance du pays, les réacteurs sont multipliés. Et côté militaire, les risques géopolitiques amènent à moderniser les missiles de la sacro-sainte dissuasion. Le nucléaire : une saga politique, économique, écologique de plusieurs décennies. En toile de fond, les essais pratiqués pendant trente ans, en Polynésie française dans l'océan Pacifique. En tout, 193 tirs dans le ciel ou sous terre et des retombées radioactives plus ou moins fortes mais mesurables pour l'ensemble de la population polynésienne. Nous sommes allés rencontrer la nouvelle génération. Un Grand reportage d'Hélène Ferrarini qui s'entretient avec Jacques Allix.  Marseille, ville du numérique, mais pour qui ? Si les plages de Marseille sont connues pour leur attrait touristique, elles le sont moins pour être le point d'arrivée de 17 câbles sous-marins de fibre optique. À l'intérieur, des informations numériques, de la data, énormément de data. Et au bout du fil : des data centers, de plus en plus nombreux sur la côte phocéenne. Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'industrie en plein boum a fait de Marseille le septième centre de convergence mondial du numérique. Une industrie en plein essor qui profite plus aux géants planétaires qu'aux habitants marseillais. Un Grand reportage de Sophie Bourlet qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    «Le supplément du samedi» du 4 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 48:30


    Arrêt au Liban qui se retrouve happé par une nouvelle guerre. Israël est massivement de retour par l'occupation du Sud, au nom de la lutte contre le Hezbollah chiite, sous-traitant de l'Iran. Puis en seconde partie, direction la République centrafricaine dans une réserve naturelle exceptionnelle, un sanctuaire sauvage que nous arpentons. Liban : voyage au cœur d'un pays déplacé Début mars 2026, le Liban est emporté dans une guerre qui le dépasse très largement. Un mois plus tard, l'escalade militaire entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de Téhéran, a déjà fait plus de mille morts, dont une centaine d'enfants… Mais aussi plus d'un million de déplacés, essentiellement en provenance du Sud. Cet afflux massif met à l'épreuve les faibles ressources du pays et teste aussi son fragile tissu social. Un Grand reportage d'Aabla Jounaïdi et Jad El Khoury qui s'entretiennent avec Jacques Allix.  Réalisation : Hadrien Touraud. Chinko, quand un sanctuaire sauvage renaît au cœur de l'Afrique Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s'impose aujourd'hui comme l'un des derniers grands sanctuaires sauvages d'Afrique centrale. C'est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d'y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d'autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l'insécurité et l'exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d'inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l'ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l'implication croissante des populations locales dans la protection de leurs territoires. Un Grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Marseille, ville du numérique, mais pour qui ?

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 19:30


    Si les plages de Marseille sont connues pour leur attrait touristique, elles le sont moins pour être le point d'arrivée de 17 câbles sous-marins de fibre optique. À l'intérieur, des informations numériques, de la data, énormément de data. Et au bout du fil : des data centers, de plus en plus nombreux sur la côte phocéenne. Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'industrie en plein boum a fait de Marseille le septième centre de convergence mondial du numérique. Une industrie en plein essor qui profite plus aux géants planétaires qu'aux habitants marseillais. « Marseille, ville du numérique, mais pour qui ? », un Grand reportage de Sophie Bourlet.

    Chinko, quand un sanctuaire sauvage renait au cœur de l'Afrique

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 19:30


    Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s'impose aujourd'hui comme l'un des derniers grands sanctuaires sauvages d'Afrique centrale. C'est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d'y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d'autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l'insécurité et l'exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d'inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l'ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l'implication croissante des populations locales dans la protection de leur territoires. « Chinko, quand un sanctuaire sauvage renait au cœur de l' Afrique », est le grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu.

    La jeunesse polynésienne, trente ans après les bombes nucléaires

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 19:30


    En France, le nucléaire civil comme militaire reprend des couleurs. Au nom d'une énergie sans CO₂ pour la défense du climat et l'indépendance du pays, les réacteurs sont multipliés. Et côté militaire, les risques géopolitiques amènent à moderniser les missiles de la sacro-sainte dissuasion. Le nucléaire : une saga politique, économique, écologique de plusieurs décennies. En toile de fond, les essais pratiqués pendant trente ans, en Polynésie française dans l'océan Pacifique. En tout, 193 tirs dans le ciel ou sous terre et des retombées radioactives plus ou moins fortes mais mesurables pour l'ensemble de la population polynésienne. Nous sommes allés rencontrer la nouvelle génération. « La jeunesse polynésienne, trente ans après les bombes nucléaires », un Grand reportage d'Hélène Ferrarini.

    Liban: voyage au cœur d'un pays déplacé

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 19:30


    Début mars 2026, le Liban est emporté dans une guerre qui le dépasse très largement. Un mois plus tard, l'escalade militaire entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de Téhéran, a déjà fait plus de mille morts dont une centaine d'enfants... Mais aussi plus d'un million de déplacés, essentiellement en provenance du Sud. Cet afflux massif met à l'épreuve les faibles ressources du pays et teste aussi son fragile tissu social. « Liban: voyage au cœur d'un pays déplacé », un Grand Reportage signé Aabla Jounaïdi, Jad El Khoury ... Réalisation : Hadrien Touraud.

    «Le supplément du dimanche» du 29 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 48:30


    Direction le Népal, l'État népalais officiellement laïc depuis vingt ans, mais une laïcité à l'épreuve du nationalisme hindou incarné par le Premier ministre du pays voisin l'Indien Narendra Modi. En 2ème partie d'émission, nous allons nous intéresser au phénomène de la prostitution des mineurs en France. Des milliers de jeunes concernés, essentiellement des jeunes filles, âge moyen 15 ans. Le Népal, sous influence grandissante du nationalisme hindou Le Népal, il y a vingt ans, devenait laïc comme officiellement, son voisin, le géant indien. Mais en Inde, le nationalisme hindou a été porté au pouvoir par Narendra Modi. Premier ministre, fervent défenseur de cette idéologie suprémaciste, il est le visage d'un mouvement qui jouit d'une immense emprise sur la politique de son pays. Associations ou même groupes paramilitaires dont est issu Narendra Modi, sont les fers de lance de cet hindouisme conquérant qui pousse ses pions au Népal où la population se déclare à 80% hindoue. Sur place, des mouvements soutenus ou influencés par l'Inde réclament la fin de la laïcité, la proclamation d'une nation hindoue et pour certains le retour du roi. Nous nous sommes rendus dans le sud du pays. Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Mineurs victimes d'exploitation sexuelle : une réalité qui s'aggrave en France En France, il y aurait entre 15 et 20 000 mineurs en situation de prostitution selon les estimations du gouvernement. Des jeunes filles principalement, mais aussi des garçons. L'âge moyen des victimes est de 15 ans. Ce phénomène concerne des enfants de plus en plus jeunes, touche tous les milieux sociaux et s'est aggravé ces dernières années. Aggravé notamment à cause des réseaux sociaux qui facilitent contacts et trafic. Longtemps vu comme un sujet tabou, aujourd'hui, des associations accompagnent les adolescentes pour les sortir de la prostitution. Un Grand reportage de Lise Verbeke qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    «Le supplément du samedi» du 28 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 48:30


    Voici en premier lieu, le dernier volet de notre série de Grands reportages en Haïti. Sur place, Justine Fontaine et Achim Lippold ont constaté les effets de la mise en coupe réglée de Port-au-Prince par des gangs. En 2è partie d'émission, la France rurale, agricole, ou plutôt agro-industrielle, car culture et élevage sont devenus des industries. La Bretagne occupe une des premières places en Europe en la matière, alors qu'une alerte est lancée en France sur les taux de cadmium dans les sols. Haïti: Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs 3è volet de nos reportages consacrés à Haïti : vivre sous l'emprise des gangs. La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, est contrôlée à 85% par des bandes armées. Des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir leur maison, et ceux qui vivent dans les quartiers contrôlés par les bandits doivent endurer un climat de violence permanente, alimenté aussi par l'action de la police. L'espace de vie à Port-au-Prince s'est considérablement réduit. Et la capitale est coupée du reste du pays. Depuis deux ans, comment les habitants se sont-ils adaptés à cette nouvelle réalité… et à quel prix ? Un Grand reportage de Justine Fontaine et d'Achim Lippold qui s'entretiennent avec Jacques Allix. (Reportage avec la collaboration d'André Paultre) En Bretagne, veaux, vaches, cochons à tout prix Dans l'ouest de la France, la Bretagne très agricole. Le Finistère nord est une terre d'élevage : de vaches à lait et de porcs principalement. L'agrobusiness avec des fermes de plus en plus grandes est devenu finalement majoritaire. Et pour certains, le système a été poussé à son paroxysme. Traversez la Bretagne, vous ne verrez quasiment aucun des 6 à 7 millions de cochons de la région, concentrés en usine. Clés de l'alimentation : le maïs, le grand consommateur d'eau et de pesticides et le soja sud-américain.   Pour les Bretons, ils restent surtout les ravages sur l'environnement d'un modèle loin de profiter à tous. Un Grand reportage d'Igor Strauss qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    En Bretagne, veaux, vaches, cochons à tout prix

    Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 19:30


    Dans l'ouest de la France, la Bretagne très agricole. Le Finistère nord est une terre d'élevage : de vaches à lait et de porcs principalement. L'agrobusiness avec des fermes de plus en plus grandes est devenu finalement majoritaire. Et pour certains, le système a été poussé à son paroxysme. Traversez la Bretagne, vous ne verrez quasiment aucun des 6 à 7 millions de cochons de la région, concentrés en usine. Clés de l'alimentation : le maïs, le grand consommateur d'eau et de pesticides et le soja sud-américain.   Pour les Bretons, ils restent surtout les ravages sur l'environnement d'un modèle loin de profiter à tous. « En Bretagne, veaux, vaches, cochons à tout prix », un Grand Reportage d'Igor Strauss.

    Le  Népal, sous influence grandissante du nationalisme hindou

    Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 19:30


    Le Népal, il y a vingt ans, devenait laïc comme officiellement, son voisin, le géant indien. Mais en Inde, le nationalisme hindou a été porté au pouvoir par Narendra Modi. Premier ministre, fervent défenseur de cette idéologie suprémaciste, il est le visage d'un mouvement qui jouit d'une immense emprise sur la politique de son pays. Associations ou même groupes paramilitaires dont est issu Narendra Modi, sont les fers de lance de cet hindouisme conquérant qui pousse ses pions au Népal où la population se déclare à 80% hindoue. Sur place, des mouvements soutenus ou influencés par l'Inde réclament la fin de la laïcité, la proclamation d'une nation hindoue et pour certains le retour du roi. Nous nous sommes rendus dans le sud du pays. « Le Népal, sous influence grandissante du nationalisme hindou », un Grand Reportage de Nicolas Rocca.

    Mineurs victimes d'exploitation sexuelle : une réalité qui s'aggrave en France

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 19:30


    En France, il y aurait entre 15 et 20 000 mineurs en situation de prostitution selon les estimations du gouvernement. Des jeunes filles principalement, mais aussi des garçons. L'âge moyen des victimes est de 15 ans. Ce phénomène concerne des enfants de plus en plus jeunes, touche tous les milieux sociaux et s'est aggravé ces dernières années. Aggravé notamment à cause des réseaux sociaux qui facilitent contacts et trafic. Longtemps vu comme un sujet tabou, aujourd'hui, des associations accompagnent les adolescentes pour les sortir de la prostitution. « Mineurs victimes d'exploitation sexuelle : une réalité qui s'aggrave en France », un Grand reportage de Lise Verbeke.

    Haïti: Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 19:30


    3e volet de nos reportages consacrés à Haïti : vivre sous l'emprise des gangs. La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, est contrôlée à 85% par des bandes armées. Des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir leur maison, et ceux qui vivent dans les quartiers contrôlés par les bandits doivent endurer un climat de violence permanente, alimenté aussi par l'action de la police. L'espace de vie à Port-au-Prince s'est considérablement réduit. Et la capitale est coupée du reste du pays. Depuis deux ans, comment les habitants se sont-ils adaptés à cette nouvelle réalité… et à quel prix ?   « Haïti : Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs », un Grand reportage de Justine Fontaine et d'Achim Lippold. Avec la collaboration d'André Paultre. La série de nos 3 Grands reportages sur Haïti est à retrouver sur rfi.fr et l'appli RFI pure radio.

    «Le supplément du dimanche» du 22 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 48:30


    En premier reportage, direction la Turquie, un an après l'emprisonnement du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu. C'est précisément le 19 mars 2025 après plusieurs mois d'une saga judiciaire qu'il est arrêté, lui qui dans la foulée sera désigné candidat de son parti pour la présidentielle de 2028... Le second reportage aura un goût de vacances, direction la Norvège et les fabuleux paysages des Lofoten, mais les habitants, les infrastructures, et la nature ploient sous le flot de touristes. Turquie : une année amère pour l'opposition En Turquie, le 19 mars 2025, après plusieurs mois d'une tension judiciaire grandissante, Ekrem Imamoglu est arrêté. Il est le maire d'Istanbul. La grande métropole turque est sous les projecteurs. Dans une vidéo, il s'adresse à la nation alors que la police est à sa porte. Quelques jours plus tard, alors que le Parti républicain du peuple (CHP) le désigne comme candidat à l'élection présidentielle, il est placé en détention, pour des accusations de corruption.  Alors qu'il est considéré comme le principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, son arrestation provoque à Istanbul et dans les autres principales villes du pays une vague de contestation jamais connue depuis les manifestations de Gezi en 2013. Depuis, les opposants n'ont pas lâché prise. Un Grand reportage de Mathilde Warda qui s'entretient avec Jacques Allix.   Surtourisme aux Lofoten : mémoire et culture en résistance En Norvège, les îles Lofoten ont acquis avec l'essor d'Instagram et de Tiktok une notoriété inattendue. Chaque année, un flot de plus d'un million de touristes vient cohabiter avec une petite population locale de 25 000 personnes. Conséquences : dégradation des espaces naturels, excréments humains dans les jardins et les cimetières, mais aussi la perte d'identité. Le rorbur, la petite maison rouge typique des pêcheurs, est devenu le symbole par excellence d'Airbnb, effaçant peu à peu la grande tradition séculaire de la pêche. Un Grand reportage de Danae Rivadeneyra qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 21 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 48:30


    En premier lieu de notre supplément du samedi, la grande révolution du moment dans le monde de l'armement, le drone. La guerre en Ukraine a fait surgir sur le devant de la scène le drone léger et pas cher. Les armées du monde entier se mettent au diapason. Notamment en France dans le monde industriel. En seconde partie, exemple d'une petite station de ski en France, l'Alpe du Grand Serre, pas forcément sur la bonne pente, alors que la France a 4 ans maintenant pour organiser les JO d'hiver. 2026 : nouvel envol pour la défense française Nous sommes fin janvier 2026. Lors de ses vœux aux armées sur la base aérienne d'Istres, le président Emmanuel Macron donne le ton : « L'année 2026 sera une année de révolution en matière industrielle et technologique pour la défense française. Il faut produire vite et en premier lieu des drones. La dronisation des armées bouleverse donc l'industrie traditionnelle avec l'arrivée de nouveaux acteurs venus du monde civil… » Face aux menaces comme la guerre en Ukraine et l'affaiblissement des garanties américaines, se forge ainsi un nouveau concept avec l'intelligence artificielle : le « New Defense ». Un Grand reportage de Franck Alexandre qui s'entretient avec Jacques Allix.   Après-ski : réinventer un modèle ou mourir Les Jeux olympiques de Milan Cortina viennent de s'achever avec les derniers feux des paralympiques. La France prend le relais pour organiser les Jeux d'Hiver dans 4 ans. Le ski en France, c'est : 120.000 emplois directs ou indirects, 250 stations qui vendent plus de 50 millions d'entrées. Il y a les gros domaines : les 3 Vallées (plus de 80 euros le forfait journée !) ou Avoriaz.  Et beaucoup de petits : locomotives des économies locales, symboles de progrès lors de leur création : les montagnards sont très attachés aux petites stations de moyenne montagne. Mais sur fond d'enneigement en baisse, difficile de survivre économiquement. À côté de Grenoble, la fermeture annoncée de l'Alpe du Grand Serre fait mal. Et les habitants se battent. Un Grand reportage de Marius Laffont qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Turquie : une année amère pour l'opposition

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 19:30


    En Turquie, le 19 mars 2025, après plusieurs mois d'une tension judiciaire grandissante, Ekrem Imamoglu est arrêté. Il est le maire d'Istanbul. La grande métropole turque est sous les projecteurs. Dans une vidéo, il s'adresse à la nation alors que la police est à sa porte. Quelques jours plus tard, alors que le Parti républicain du peuple (CHP) le désigne comme candidat à l'élection présidentielle, il est placé en détention, pour des accusations de corruption.  Alors qu'il est considéré comme le principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, son arrestation provoque à Istanbul et dans les autres principales villes du pays une vague de contestation jamais connue depuis les manifestations de Gezi en 2013. Depuis, les opposants n'ont pas lâché prise. « Turquie : une année amère pour l'opposition », un grand reportage de Mathilde Warda.

    2026 : nouvel envol pour la défense française

    Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 19:29


    Nous sommes fin janvier 2026. Lors de ses vœux aux armées sur la base aérienne d'Istres, le président Emmanuel Macron donne le ton : « L'année 2026 sera une année de révolution en matière industrielle et technologique pour la défense française. Il faut produire vite et en premier lieu des drones. La dronisation des armées bouleverse donc l'industrie traditionnelle avec l'arrivée de nouveaux acteurs venus du monde civil… » Face aux menaces comme la guerre en Ukraine et l'affaiblissement des garanties américaines, se forge ainsi un nouveau concept avec l'intelligence artificielle : le « New Defense ». « 2026 : nouvel envol pour la défense française », un Grand reportage de Franck Alexandre.

    Après-ski : réinventer un modèle ou mourir

    Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 19:30


    Les Jeux olympiques de Milan Cortina viennent de s'achever avec les derniers feux des paralympiques. La France prend le relais pour organiser les Jeux d'Hiver dans 4 ans. Le ski en France, c'est : 120.000 emplois directs ou indirects, 250 stations qui vendent plus de 50 millions d'entrées. Il y a les gros domaines : les 3 Vallées (plus de 80 euros le forfait journée !) ou Avoriaz.  Et beaucoup de petits : locomotives des économies locales, symboles de progrès lors de leur création : les montagnards sont très attachés aux petites stations de moyenne montagne. Mais sur fond d'enneigement en baisse, difficile de survivre économiquement. À côté de Grenoble, la fermeture annoncée de l'Alpe du Grand Serre fait mal. Et les habitants se battent. «Après-ski :  réinventer un modèle ou mourir»,  un Grand reportage de Marius Laffont.

    «Le supplément du dimanche» du 15 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 48:29


    Nous commençons l'émission par Haïti, où les viols se sont multipliés avec l'extension du domaine des bandes armées qui contrôlent 80% de Port-au-Prince, elles ont multiplié les crimes sexuels pour imposer la peur et leur domination. Les femmes et les enfants y sont exposés. En 2è partie, l'islam radical aurait pu remporter les élections au Bangladesh en février 2026, mais finalement Jamaat-e-Islami a fait mentir les sondages et le souffle de la jeunesse aux espoirs démocratiques l'a emporté.  Violées par les gangs en Haïti, parole aux survivantes Port-au-Prince : la capitale d' Haïti. Les gangs y sont omniprésents et avec leur avancée, le nombre de viols a considérablement augmenté ces dernières années. Si ces crimes sexuels ne sont pas nouveaux, les bandes armées qui contrôlent 80% de la ville, sont de plus en plus violentes, pour imposer la peur et leur domination. Les femmes de tout âge et les enfants y sont exposés.  Nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince ont rencontré celles qui ont survécu, et qui tentent de surmonter le traumatisme. Un Grand reportage d'Achim Lippold et Justine Fontaine (avec la collaboration d'André Paultre). Entretien avec Jacques Allix. Le Bangladesh face à son destin : entre soif de renouveau et risque sécuritaire Le Bangladesh a renoué avec des élections libres, le 12 février 2026. Un souffle démocratique balaie ce géant asiatique de plus de 150 millions d'habitants après quinze ans d'autoritarisme. Le triomphe massif du BNP de Tarique Rahman a déjoué les pronostics. Malgré une identité musulmane profonde, les électeurs ont rejeté les ambitions théocratiques du Jamaat-e-Islami.  Tout un peuple exige désormais une transformation radicale, sous la pression d'une « Génération Z » dont le soulèvement a fait tomber le régime de fer de Sheikh Hassina. Un Grand reportage d'Abdoollah Earally qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 14 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 48:29


    Nous partons en Afrique du côté de celles et ceux qui ont fui l'est de la RDC, des dizaines de milliers de personnes ont fui en décembre 2025 et se sont retrouvées piégées par l'offensive meurtrière du mouvement AFC-M23 sur Uvira, puis sont arrivées au Burundi dans le camp de Busuma. En seconde partie, reportage avec ces mamans qui, en France, élèvent leur ou leurs enfant (s) toute seule. Enquête sur la vie souvent bien difficile de ces mamans solos qui ont besoin d'aide et de dignité. Les naufragés du Busuma Dans l'est de la République démocratique du Congo, en décembre 2025, ils ont fui par dizaines de milliers l'offensive de l'AFC-M23 sur Uvira. Plus de 80 000 Congolais sont ainsi arrivés, soudainement, au Burundi voisin. Depuis, la plupart de ces refugiés vivent sur le site de Busuma, dans des conditions extrêmement précaires. Ils sont doublement victimes : de la guerre et des réductions drastiques de l'aide internationale.  Ils tentent de survivre, de surmonter leur traumatisme, et de se reconstruire. Un Grand reportage de Florence Morice qui s'entretient avec Jacques Allix. Mamans séparées : élever ses enfants malgré tout  En France, le taux de pauvreté a atteint son plus haut niveau depuis quasiment trente ans. Parmi les populations les plus touchées, se trouvent les familles monoparentales. Il y en a de plus en plus, une famille sur 4. À leur tête, le parent est dans l'immense majorité des cas une maman. Elles élèvent un ou plusieurs enfants, travaillent ou survivent grâce aux aides, habitent en banlieue, en campagne ou en ville. Ces mamans solos, qui se sentent souvent livrées à elles-mêmes, luttent désormais pour plus de droits, plus d'assistance et davantage de dignité… Les aides étant insuffisantes à échelle nationale, des communes prennent le problème à bras-le-corps pour aider ces mères aux multiples besoins. Un Grand reportage de Lou Ecalle qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Maire à tout faire, immersion dans le quotidien d'une élue locale

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 19:30


    Les élections municipales auront lieu en France les 15 et 22 mars 2026. Nous nous sommes rendus dans le sud-ouest de la France rencontrer Sylvie Rivière dans la commune, dont elle est maire depuis six ans. Pendant trois jours, nous avons posé notre micro non loin de Bergerac, dans la petite commune de Cunèges. Posé : pas vraiment car il a fallu suivre la cheffe du village.   Accompagner les habitants, rechercher des financements, entretenir l'attractivité de la commune : pas de quoi éroder sa  motivation ! « Maire à tout faire, immersion dans le quotidien d'une élue locale », un Grand reportage de Baptiste Coulon.

    Violées par les gangs en Haïti, parole aux survivantes

    Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 19:30


    Port-au-Prince : la capitale d' Haïti. Les gangs y sont omniprésents et avec leur avancée, le nombre de viols a considérablement augmenté ces dernières années. Si ces crimes sexuels ne sont pas nouveaux, les bandes armées qui contrôlent 80% de la ville, sont de plus en plus violentes, pour imposer la peur et leur domination. Les femmes de tout âge et les enfants y sont exposés.  Nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince ont rencontré celles qui ont survécu, et qui tentent de surmonter le traumatisme. « Violées par les gangs en Haïti, parole aux survivantes » : un Grand reportage de Achim Lippold et Justine Fontaine, avec la collaboration d'André Paultre.

    Le Bangladesh face à son destin : entre soif de renouveau et risque sécuritaire

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 19:30


    Le Bangladesh a renoué avec des élections libres, le 12 février 2026. Un souffle démocratique balaie ce géant asiatique de plus de 150 millions d'habitants après quinze ans d'autoritarisme. Le triomphe massif du BNP de Tarique Rahman a déjoué les pronostics. Malgré une identité musulmane profonde, les électeurs ont rejeté les ambitions théocratiques du Jamaat-e-Islami.  Tout un peuple exige désormais une transformation radicale, sous la pression d'une « Génération Z » dont le soulèvement a fait tomber le régime de fer de Sheikh Hassina.   « Le Bangladesh face à son destin : entre soif de renouveau et risque sécuritaire », un Grand reportage d'Abdoollah Earally. 

    Burundi/RDC: les naufragés de Busuma

    Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 19:30


    Dans l'est de la République démocratique du Congo, en décembre 2025, ils ont fui par dizaines de milliers l'offensive de l'AFC-M23 sur Uvira. Plus de 80 000 Congolais sont ainsi arrivés, soudainement, au Burundi voisin. Depuis, la plupart de ces refugiés vivent sur le site de Busuma, dans des conditions extrêmement précaires. Ils sont doublement victimes : de la guerre et des réductions drastiques de l'aide internationale.  Ils tentent de survivre, de surmonter leur traumatisme, et de se reconstruire. « Les naufragés de Busuma », un Grand reportage de Florence Morice.

    «Le supplément du dimanche» du 8 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 48:30


    En première partie de ce supplément du dimanche, Justine Fontaine et Achim Lippold  rentrent tout juste d'Haïti où le gouvernement vient de lancer une inscription des partis politiques en vue des premières élections générales. Elles se tiendront à partir du mois d'août 2026. Mais des bandes armées contrôlent de larges pans du centre du pays... En 2è partie, Houda Ibrahim nous dira quel film peut être considéré comme le premier film africain de l'Afrique subsaharienne francophone. Haïti : à Solino, le retour des habitants dans un quartier meurtri Fin 2024, le quartier de Solino, à Port-au-Prince, est tombé aux mains des gangs. Pillages, incendies, affrontements : des centaines d'habitants ont fui pour échapper aux violences. En août 2025, les groupes armés ont annoncé leur retraite. Depuis, timidement, des familles reviennent. Elles retrouvent des maisons détruites et un climat sécuritaire toujours fragile. Malgré les promesses gouvernementales, l'aide tarde à arriver. Les habitants n'ont d'autres choix que de reconstruire seuls. Un Grand reportage de Justine Fontaine et d'Achim Lippold. Entretien avec Jacques Allix. À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone  Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60.  Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. Un Grand reportage d'Houda Ibrahim qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 7 mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:30


    Un supplément du Grand reportage aujourd'hui tout à fait spécial, exceptionnel même sur la Russie en Afrique, sa montée en puissance, son influence, ses recrutements de combattants pour l'Ukraine qui ne disent pas leurs noms. Deux Grands reportages sur ce sujet signés François Mazet. Avec la collaboration de nos correspondants en Côte d'Ivoire, au Cameroun, au Kenya, en Afrique du Sud, etc. Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine  Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation  Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 19:30


    Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60.  Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. « À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone », un Grand reportage de Houda Ibrahim.

    La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:30


    Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique   Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie   Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent   Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner

    Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


    Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine   Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.

    Haïti : à Solino, le retour des habitants dans un quartier meurtri

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 19:30


    Fin 2024, le quartier de Solino, à Port-au-Prince, est tombé aux mains des gangs. Pillages, incendies, affrontements : des centaines d'habitants ont fui pour échapper aux violences. En août dernier, les groupes armés ont annoncé leur retraite. Depuis, timidement, des familles reviennent. Elles retrouvent des maisons détruites et un climat sécuritaire toujours fragile. Malgré les promesses gouvernementales, l'aide tarde à arriver. Les habitants n'ont d'autres choix que de reconstruire seuls. Un Grand reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. « C'était un champ de guerre » Le père Gardy Maisonneuve, directeur de l'organisation humanitaire Sant Karl Levêque, nous conduit jusqu'à Solino. Il coordonne le programme gouvernemental « Retour au quartier », censé encourager les habitants à revenir et leur fournir un soutien financier. Pour atteindre Solino, nous traversons d'abord Christ-Roi, autre quartier autrefois considéré comme un « territoire perdu ». Ici aussi, les gangs ont laissé leur empreinte : impacts de balles sur les façades, maisons calcinées sans toit, grilles de fenêtres tordues par la chaleur. « C'était un champ de guerre », commente le père Gardy Maisonneuve, en pointant du doigt la limite jusqu'à laquelle les groupes armés ont pu avancer. L'activité reprend pourtant, timidement. On voit des étals du marché informel à nouveau installés sur le trottoir. « Les gens reviennent », observe le père Gardy Maisonneuve. La circulation reste clairsemée : « C'est moins dense qu'avant… c'est plus tranquille. » Des maisons saccagées, des vies à reconstruire À Christ-Roi, Marie Solange nous ouvre les portes de ce qu'il reste de sa maison. L'intérieur est plongé dans l'obscurité : il n'y a plus d'électricité. Les fils ont été arrachés par les gangs, probablement revendus au marché noir. Marie Solange ignore quand elle pourra vraiment revenir s'y installer. « L'ampleur des dégâts est énorme », dit-elle, encore sous le choc. Son voisin, Frantz Kelly, informaticien, regarde aussi sur les ruines de son habitation qui n'a même plus de toit. « Tout a brûlé », dit-il, en nous montrant les pièces qui servaient autrefois de salon, de salle de bain et de chambres. Sans ressources et sans aide des autorités haïtiennes pour reconstruire sa maison, un retour est difficile d'envisager. « Peut-être cette année encore, mais je n'ai pas encore de date », nous dit-il. Pierre, 60 ans, n'a pas eu le choix. Les conditions de son hébergement provisoire étaient intenables. Il est revenu vivre ici avec sa femme et ses cinq enfants, malgré l'état de la maison. « J'ai dû m'enfuir parce que les gangs ont tué beaucoup de gens, il y avait des cadavres par terre. Je suis parti avec le strict minimum ». Il nous conduit à l'étage et nous montre sa chambre, vide. « Les moustiques nous empêchent de dormir. J'ai mis des cartons à la place des vitres. Et des cartons par terre, sur lesquels je dors avec mon épouse. Je n'ai pas d'argent pour racheter des fenêtres ou des lits. Solino, paysage apocalyptique En arrivant dans le quartier de Solino, le décor se durcit encore : carcasses de voitures, maisons effondrées, rues presque désertes. Malgré le retrait des gangs, la sécurité n'est pas garantie. Nous sommes escortés par un policier et un habitant du quartier qui nous sert de guide. Nous rencontrons Joseph Hervé, ferronnier depuis plus de quarante ans, il travaille sur le trottoir. Son atelier a été saccagé, ses générateurs volés. « Je fabrique une porte avec une fenêtre. Quelqu'un un peu plus loin s'est fait arracher la sienne. Je vais l'installer dès qu'elle sera prête. ». Comme beaucoup, il ne reste que la journée et repart avant la tombée de la nuit. C'est le cas d'Henri aussi, venu inspecter sa maison. Il redoute le retour des gangs qui contrôle le quartier voisin de Bel-Air, à quinze minutes à pied. Revenir, faute d'alternative Une insécurité que Lovely, 21 ans, confirme : « Depuis plus d'une semaine, j'entends des tirs. On dit qu'il y a une opération de police à Bel-Air. Les balles sifflent jusqu'ici. On doit s'abriter derrière les murs pour éviter les balles perdues. ». On lui demande si la police prévient les habitants avant d'intervenir ?« Non ! », répond-elle. Lovely et sa famille ont pourtant décidé de rentrer. Ils n'avaient plus d'autre solution, explique sa mère, Célina. « J'ai tout perdu. Je n'ai gardé que mes deux mains et mes deux pieds. On a vécu dans un camp de déplacés, mais la situation était trop mauvaise. J'ai dû revenir. » Pour survivre, elles ont ouvert une petite épicerie au rez-de-chaussée : quelques produits de première nécessité, juste assez pour garder la tête hors de l'eau. Mais les besoins sont immenses. « Je vis de ce commerce, mais je ne peux pas réparer les portes ni les toilettes. Nous sommes cinq à dépendre de moi. Mon mari a fait une crise cardiaque après l'attaque. Il ne peut plus travailler. L'école demande déjà les frais d'inscription… je n'ai pas les moyens. » Un enjeu stratégique pour Port-au-Prince Le programme gouvernemental « Retour au quartier » affiche une ambition forte : reconstruire Solino et éviter qu'il ne retombe sous le contrôle des gangs. « Solino est comme la ceinture de Port-au-Prince », explique le père Gardy Maisonneuve. Sa position stratégique en fait un verrou pour la sécurité des hauteurs de la capitale. Mais pour un retour durable, les quartiers voisins doivent être pacifiés. Ce qui est loin d'être acquis. Se reconstruire avec un État absent Face à une école abandonnée criblée d'impacts de balles, un habitant exprime son scepticisme sur la capacité de la police haïtienne de repousser les gangs. « Les policiers sont des bluffeurs. Ce n'est pas aux gangs de se rendre, c'est à la police d'aller les chercher. Ici, nous n'avons rien. Pas d'eau, pas de nourriture. Ils doivent arrêter les gangs pour qu'ils n'aient plus que deux options : le cimetière ou la prison ». En attendant un soutien concret, les habitants nettoient les rues, ramassent les gravats, commencent à réparer tant bien que mal. Pour l'instant, à Solino, la reconstruction repose avant tout sur la résilience des habitants eux-mêmes.

    «Le supplément du dimanche» du 1er mars 2026

    Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 48:30


    Nous commençons cette émission par une page environnement, cela intéresse tous les pays maritimes. En question, la protection des poissons face aux envahissantes activités de pêche. Pêcheurs de plus en plus nombreux, parfois clandestins, s'ajoutent aux chalutiers industriels de pus en plus grand... En 2è partie, direction l'Afrique du Sud dans le monde automobile, frappé par les taxes imposées par l'administration américaine.  Au Cambodge, parpaings contre chalutiers Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d'être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l'organisme MCC a donc développé un projet en béton. Un Grand reportage de Juliette Buchez (épaulée de Len  Len) qui s'entretient avec Jacques Allix. East London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». (Rediffusion du 10 décembre 2025) Les démentis sud-africains n'y changent rien. Washington sanctionne : boycott du G20 organisé à Johannesburg, exclusion de l'Afrique du Sud du prochain sommet États-Unis/Afrique et, surtout, décisions économiques lourdes, notamment des droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines. Pour East London, ville du Cap-Oriental dont l'économie dépend largement de l'usine Mercedes-Benz, la punition américaine est un séisme. Un Grand reportage d'Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix.

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