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L'actualité sur le terrain avec les reportages et enquêtes de nos correspondants. RFI propose, du lundi au vendredi, un grand reportage et des enquêtes réalisés par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde.  

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    • Sep 30, 2022 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 19m AVG DURATION
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    Présidentielle au Brésil: un pays coupé en deux

    Play Episode Listen Later Sep 30, 2022 19:30


    Ce dimanche 2 octobre 2022, 210 millions de Brésiliens seront appelés aux urnes pour élire leur président. Quatre ans après l'arrivée au pouvoir du président/(candidat ?) d'extrême droite Jair Bolsonaro, le bilan est lourd : une mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 600 000 morts au Brésil, une crise économique, morale… Autant de défis pour celui qui remportera l'élection, et devra réconcilier une société profondément divisée. Car avec le retour de l'ancien président Lula sur la scène politique, le duel Lula-Bolsonaro cristallise les tensions. Menaces aux journalistes, agressions des soutiens à l'un des deux camps, intimidations des candidats… la campagne présidentielle est plus polarisée que jamais.  «Présidentielle au Brésil : un pays coupé en deux», un Grand reportage de Sarah Cozzolino. Réalisation : Pauline Leduc. 

    Jérusalem: des terres maghrébines en Orient

    Play Episode Listen Later Sep 29, 2022 19:30


    Grand reportage nous emmène aujourd'hui à Jérusalem, pour un voyage à travers le temps. De l'an 1187, durant les Croisades, jusqu'à récemment, 1967, et la conquête de la Ville sainte par Israël. Près de 800 ans d'histoire. Une période marquée par la présence de Maghrébins à Jérusalem. Des pèlerins musulmans ou des combattants, venus jadis d'Afrique du Nord pour grossir les troupes de Saladin, et reprendre la ville aux croisés. Leurs descendants marocains, algériens et tunisiens, vivent toujours à Jérusalem. Avant l'occupation israélienne, ils avaient même leur propre quartier dans la ville. Seule leur zaouïa, un édifice religieux musulman, existe toujours. « Jérusalem : des terres maghrébines en Orient », un Grand reportage de Sami Boukhelifa.   

    Bénin: sur les traces des Amazones du Dahomey

    Play Episode Listen Later Sep 28, 2022 19:30


    Le film «The Woman King» sort aujourd'hui (28 septembre 2022) dans les salles françaises, quelques jours après une avant-première qui a enthousiasmé le public à Cotonou. Cette super-production hollywoodienne, avec à l'affiche l'actrice oscarisée Viola Davis, met à l'honneur les Amazones, une unité d'élite entièrement composée de femmes qui a protégé le royaume du Dahomey, dans l'actuel Bénin, aux XVIIIè et XIXè siècles. Au-delà de la fiction, que reste-t-il aujourd'hui de cette figure historique, en train de devenir un symbole du pays ? «Bénin : sur les traces des Amazones du Dahomey», un Grand reportage de Magali Lagrange.

    Las Vallas, l'école perdue au milieu des Andes

    Play Episode Listen Later Sep 27, 2022 19:30


    C'est une petite bâtisse rose perchée à plus de 3 000 m d'altitude dans la Cordillère des Andes. L'école de Las Vallas, dans la province de Catamarca en Argentine, accueille les enfants de la communauté autochtone Diaguita qui vit presque coupée du monde dans cette vallée proche de la frontière avec le Chili. À Las Vallas, pas de route ni de signal téléphonique. Le village le plus proche est à plusieurs heures de marche. Pour s'y rendre, les cinq professeurs de cette petite école traversent chaque semaine la réserve naturelle de Sierra de Belén. Sur place, ils sont à la fois enseignants, infirmiers et assistants sociaux. Une forme de sacerdoce pour ces hommes et ces femmes qui mettent de côté leur vie de famille pour garantir le droit à l'éducation de ces enfants. « Las Vallas, l'école perdue au milieu des Andes », un Grand reportage de Théo Conscience.

    Vingt ans après, la mémoire du Joola

    Play Episode Listen Later Sep 26, 2022 19:30


    Au Sénégal, le naufrage du Joola marque encore les esprits. Ce bateau qui faisait la navette entre Dakar et Ziguinchor, ville en Casamance au sud du pays, a chaviré dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002. Officiellement 1 863 morts, plus de 2 000, selon les associations de familles de victimes. Et seulement 64 rescapés. Une des plus grandes catastrophes de la navigation civile au monde. «Vingt ans après, la mémoire du Joola», un Grand reportage de Théa Ollivier.   ►À écouter aussi sur RFI: l'émission Si loin si proche «20 ans après le naufrage du Joola: la mer n'est pas un cimetière».

    Corée du Sud: pourquoi autant d'enfants coréens ont-ils été adoptés à l'étranger?

    Play Episode Listen Later Sep 23, 2022 19:30


    Deux cent mille Sud-Coréens adoptés à l'étranger depuis 1953. Un record mondial embarrassant pour un petit pays de désormais 52 millions d'habitants. Comment expliquer que, durant plusieurs décennies, la majorité des enfants adoptés à l'étranger aient pour origine la Corée du Sud ? La dixième économie mondiale peine à affronter un passé douloureux. Enquête. (Rediffusion du 29 mars 2022) De notre correspondant à Séoul Bertha et Harry Holt. L'origine de l'adoption en Corée du Sud a une sonorité américaine. En 1955, ce couple fait modifier une loi au Congrès des États-Unis afin d'adopter huit orphelins de la guerre de Corée (1950-1953). Alors que plus de 100 000 Sud-coréens se retrouvent sans parents à l'issue du conflit fratricide qui divise la péninsule, les images de ces enfants émeuvent les foyers outre-Atlantique. La Holt est créée en 1956 et des Sud-Coréens commencent progressivement à être envoyés à l'étranger via cette agence d'adoption. À cette époque, le pays est détruit par la guerre, la pauvreté omniprésente et l'économie nord-coréenne plus fleurissante que celle du Sud. Pourtant, c'est 30 ans plus tard, dans les années 1980, que l'adoption internationale en Corée du Sud atteint son paroxysme. Un enfant par heure Durant l'année 1986, près de 9 000 enfants sud-coréens sont envoyés à l'étranger, soit un toutes les heures. Un chiffre impressionnant aux explications variées. À l'époque, seuls les enfants abandonnés ou orphelins étaient éligibles à l'adoption internationale. Dans une Corée du Sud à l'économie balbutiante et aux mœurs conservatrices, de nombreux enfants sont abandonnés. Par manque de moyens pour certains et par pression sociale pour d'autres : les enfants amérasiens (nés de soldats américains et de femmes coréennes) sont mal vus tout comme ceux nés hors mariage, ou d'une mère célibataire. Une spécificité culturelle loin d'expliquer à elle seule l'ampleur du phénomène. « Je ne peux pas croire que des dizaines d'enfants aient été abandonnés chaque jour par leurs parents dans les années 1980 », affirme Lee Kyung-eun, chercheuse en droit international et spécialiste du sujet. Ces dernières années, de nombreux adoptés estiment l'avoir été contre la volonté de leurs parents biologiques. C'est le cas de Kim Yooree. Cette quarantenaire a été adoptée en France à l'âge de onze ans, elle a ensuite retrouvé ses parents biologiques. « En 1994, mon père me soutient qu'il ne m'a jamais abandonnée et ma mère me disait la même chose, mais je ne les croyais pas. Et puis cet hiver, je suis allée à la mairie afin de consulter le livret de famille de mon père. Là, j'ai vu que j'étais encore officiellement sa fille, avec un numéro d'identité coréen, il n'y avait aucune trace de mon adoption. » Un cas malheureusement loin d'être isolé, selon Han Boonyoung, elle-même adoptée au Danemark et en cours d'écriture d'une thèse sur le sujet à l'université nationale de Séoul. « Tous les adoptés n'étaient pas des orphelins, le système de l'adoption en Corée du Sud a rendu des enfants orphelins afin qu'ils puissent partir à l'étranger », explique Han. « Le problème central est que, jusqu'en 2011, tout le processus administratif de l'adoption était géré par les agences. » Holt East et les autres agences récupéraient les enfants dans les orphelinats, les hôpitaux ou bien les commissariats et s'occupaient ensuite des procédures administratives sans qu'aucun contrôle de l'État, ou presque, ne soit effectué. « Dans les années 1970 et 1980, la Corée du Sud n'est pas encore un pays aussi développé et la Holt a pris en charge les questions de l'enfance déshéritée en Corée du Sud. Et l'État sud-coréen s'est satisfait de ce deal », résume Yves Dénéchère, professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Angers et spécialiste de l'adoption internationale. À l'époque, Chun Doo-hwan dirige la Corée du Sud d'une main de fer. Sa priorité est de nettoyer les rues de la pauvreté alors que le pays s'apprête à accueillir deux événements sportifs de grande ampleur : les Jeux asiatiques de 1986 et les Jeux olympiques de 1988. Et tous les moyens sont bons. Cette politique de « purification sociale » renforce l'utilisation des centres de bien-être, des véritables camps de concentration où étaient entassés les marginaux de la société sud-coréenne. Les enfants trouvés ou trop pauvres sont envoyés à l'étranger. « En 1976, le gouvernement sud-coréen a annoncé la décision d'arrêter l'adoption internationale d'ici à 1985. Mais cette décision a été rendue nulle par la volonté du gouvernement militaire de promouvoir l'adoption à partir de 1981 », explique de son côté Kim Ji-yeon, directrice de la division du bien-être enfantin au sein du ministère de la Santé. Du côté des agences d'adoption, on s'accommodait de cette stratégie gouvernementale. « À l'époque, l'adoption internationale était vue comme une action humanitaire, et la question était : qu'est-ce qui est le plus important, respecter les règles ou envoyer les enfants à l'étranger ? », assure un expert qui souhaite rester anonyme. Volonté politique Les Jeux olympiques sont aussi le début de la fin, explique Yves Dénèchere. « À ce moment-là, il y a une prise de conscience que ce n'est pas normal qu'un pays qui accède au développement confie l'adoption de ses enfants à un organisme international et envoie autant d'enfants à l'étranger. » Face à la couverture médiatique de la presse étrangère, très critique envers ce système d' « exportation d'enfants », le Pays du matin calme effectue une mue partielle. Le nombre d'adoptions chute considérablement, mais ce n'est qu'en 2011 que les procédures sont réellement renforcées. Néanmoins, malgré les demandes de certains adoptés, aucune enquête n'est prévue par les autorités sud-coréennes. Interrogé sur le sujet, le ministère de la Santé estime « vouloir s'excuser à travers ses actions claires et qu'une excuse insuffisante ou maladroite n'aiderait pas à résoudre ce dossier, mais pourrait même blesser les adoptés ou les personnes concernées. » Adam Crapser a, lui, porté plainte contre la Holt et l'État sud-coréen. Adopté aux États-Unis, il s'est vu refuser la nationalité américaine à 41 ans, les tribunaux ne reconnaissant pas sa procédure d'adoption. Contraint de revenir dans un pays dont il ne connaissait rien, il estime avoir été la victime d'un système et de ses irrégularités. Un procès historique dont l'issue pourrait soulager des adoptés en quête de vérité. NDLR : la Holt a refusé de répondre aux questions de RFI.

    Chine: sur la route des vins du Ningxia

    Play Episode Listen Later Sep 22, 2022 19:30


    C'est l'une des conséquences du réchauffement climatique : les vendanges ont commencé en avance cette année, et sont même déjà terminées dans certains terroirs. Chaleur intense et sécheresse, une situation que connaissent bien les vignobles du Ningxia. Cette région semi-désertique du nord-ouest de la Chine, à force de volonté politique, est devenue en quelques années un eldorado pour les producteurs. «Sur la route des vins du Ningxia», un Grand reportage de Stéphane Lagarde et Louise May. En images

    À Paris, des abeilles pour apaiser les souffrances des migrants

    Play Episode Listen Later Sep 21, 2022 19:30


    Comment aider psychologiquement les migrants à Paris ? Un nouveau projet pourrait surprendre puisqu'il s'agit d'apprendre aux migrants l'apiculture... Lancé en 2019, le Rucher Solidaire des Missions étrangères de Paris en plein coeur de la capitale, s'étale sur plusieurs mois, rythmé par des cours théoriques et pratiques. Et le constat est là, les abeilles améliorent la santé mentale des exilés et les aident à se reconstruire en soignant le syndrome de stress post-traumatique.  «À Paris, des abeilles pour apaiser les souffrances des migrants», un Grand reportage de Lise Verbeke.

    Indigènes d'Amazonie, les laissés pour compte du système de santé

    Play Episode Listen Later Sep 20, 2022 19:30


    Plus vulnérables aux maladies venant des villes et vivant dans des zones où l'accès est difficile, les indigènes d'Amazonie sont des populations dont la santé est particulièrement fragile. Aujourd'hui encore, ils sont victimes du paludisme, de maladies sexuellement transmissibles, et du Covid-19. Même s'il existe un secrétariat spécialisé en santé indigène, ils n'ont accès qu'aux soins de base. Des dentistes aux ophtalmologues, depuis 2015, l'ONG « Doutores da Amazônia », « Docteurs d'Amazonie », amène des médecins spécialistes au cœur des territoires indigènes. Immersion dans le parc indigène du Xingu, le plus grand territoire indigène du pays.  « Indigènes d'Amazonie, les laissés pour compte du système de santé », un Grand reportage de Sarah Cozzolino. Réalisation : Pauline Leduc.   Caio Machado, président et co-fondateur de l'ONG « Doutores da Amazônia », est chirurgien dentiste à São Paulo. En 2015, il a créé avec son frère l'ONG Docteurs d'Amazonie pour venir en aide aux peuples indigènes, délaissés par le système de santé public. Il répond aux questions de notre correspondante Sarah Cozzolino. RFI : Comment les indigènes d'Amazonie ont-ils vécu la pandémie de Covid-19 ? Caio Machado : Ils ont été très touchés par la pandémie, et notamment parce que leur culture a été un accélérateur de contagion. Leur mode de vie en communauté, dans les grandes « malocas », les maisons traditionnelles, ne leur permettaient pas de respecter les gestes barrières recommandés, comme le port du masque ou la quarantaine. Les rituels funèbres, par exemple, sont très importants dans leur culture, et il a été impossible de les empêcher de les réaliser. Au début de la pandémie, les médecins n'entraient plus en territoire indigène. Ça a été le moment pour ces peuples de remettre à l'honneur leurs médecins traditionnels, notamment avec la figure du « pagé », ce chaman qui communique avec les esprits. La médecine traditionnelle est très forte dans ces régions, elle passe avant la médecine occidentale. Pour des raisons de culture mais aussi de communication : les médecins traditionnels font partie des villages indigènes, ils parlent la même langue que leurs patients. Les médecins « classiques » sont des Blancs qui ont étudié en ville et ne comprennent pas les langues indigènes.  Nous avons été la première ONG à pouvoir entrer en territoire indigène. En 2020, nous avons fait une expédition dans l'État de Rondônia sur les rivières Guaporé et Mamoré, avec un bateau-hôpital, pour venir en aide aux peuples isolés d'Amazonie. Dans cette région, on compte près de 10 000 indigènes. Parmi ceux que nous avons pu tester, 80% étaient contaminés. C'est là que j'ai été contaminé par le Covid-19 pour la première fois. Pourtant, seulement deux personnes sont mortes. Selon eux, c'est grâce aux effets d'un thé à base de racines qu'ils prenaient, confectionné par les médecins traditionnels de la région. S'il y a eu un impact positif de cette pandémie, c'est d'avoir redonné de l'importance à ces savoirs ancestraux. Quel est l'état de santé général des indigènes dans ces régions isolées, comme le parc du Xingu ? Ils manquent de tout. Dans ces régions, le secrétariat spécial à la santé indigène (SESAI), a implanté depuis 1999 des « districts » de santé, censés fournir des soins de « base » à ces populations. Leur champ d'action est très rudimentaire : c'est surtout de la prévention, de l'orientation et quelques examens très basiques. Dans 90% des cas, les indigènes devraient se déplacer en ville, parce que les équipements nécessaires n'arrivent pas jusqu'ici. Mais la difficulté principale, c'est justement le déplacement. Dans le Xingu, pour pouvoir faire des opérations dites de « moyenne et haute complexité », ou des examens approfondis, il faut faire douze heures de route en moyenne, avec des moyens de transport très précaires. Il faut ensuite pouvoir se nourrir et se loger en ville, c'est très compliqué. Pourtant, les équipements, qui pesaient autrefois des tonnes sont aujourd'hui disponibles en formats réduits. Ils pèsent entre 20 et 30 kilos. Notre ONG parvient à amener ces technologies de pointe dans ces territoires lors de nos missions. On aimerait montrer aux pouvoirs publics que cette situation doit changer, des investissements doivent être faits. Comment expliquer ces lacunes ? Ces populations indigènes sont mises de côté depuis très longtemps, elles sont extrêmement abandonnées par les pouvoirs publics. Il y a d'abord une mauvaise gestion. Pourquoi est-ce que l'argent des déplacements que doivent faire ces indigènes pour accéder à des services en ville n'est pas investi dans des équipements de bonne qualité sur place, des professionnels de santé qualifiés et payés dignement ? Pourquoi l'État ne fait pas ce travail ? Je pense que la réponse est politique. Les gestionnaires de ces institutions ne sont pas des professionnels de santé et ne comprennent pas la responsabilité de la santé. Au Brésil, les indigènes n'ont jamais été une priorité pour personne car ils sont trop peu pour élire qui que ce soit. On parle de 850 000 indigènes pour 210 millions de Brésiliens : pour les politiciens, ils ne méritent pas les investissements nécessaires. Lors de nos actions, pour ce que nous ne pouvons pas résoudre, nous sommes obligés de leur prescrire des ordonnances, mais ça ne sert à rien. Nous devons créer des solutions durables pour ces régions.

    Législatives en Italie: désenchantement et tentation de l'extrême

    Play Episode Listen Later Sep 19, 2022 19:30


    Les Italiens votent à la fin de la semaine, et sans enthousiasme. La chute du gouvernement Draghi en plein été et la convocation d'élections anticipées ont laissé les citoyens amers et désabusés, près de 40% ne savent pas si – ni pour qui – ils iront voter….  Une certitude pourtant : c'est la coalition emmenée par le parti post-fasciste Frateli d'Italia (Frères d'Italie) qui s'apprête à dominer le Parlement. La droite grignote y compris les dernières régions acquises à la gauche, comme l'Emilie Romagne, dans le centre du pays. «Législatives en Italie : désenchantement et tentation de l'extrême», un Grand reportage de Juliette Gheerbrant. ► À lire, à écouter : Législatives en Italie: Giorgia Meloni, à l'extrême droite toute

    Le Pakistan sous les eaux, le destin de milliers de familles bouleversées

    Play Episode Listen Later Sep 16, 2022 19:30


    Près de 1 400 personnes sont mortes, 13 000 blessées dans les inondations destructrices au Pakistan. Près d'un tiers du pays est submergé, 33 millions de personnes, soit un habitant sur 7 est affecté. Résultat du réchauffement climatique, le Pakistan a reçu cinq fois plus de pluie que la normale en 2022, des pluies de mousson record qui ont débuté mi-juin 2022 combinées à la fonte accélérée des glaciers avec ces crues et dommages colossaux. Encore des chiffres… Plus de 6 700 km de routes, 269 ponts ; 1,8 million d'habitations ont été endommagées ou détruites à travers le Pakistan. « Je n'ai jamais vu de carnage climatique de cette ampleur », a déclaré le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. « Le Pakistan sous les eaux, le destin de milliers de familles bouleversées », un Grand reportage de Sonia Ghezali.

    Entre les mains prodigieuses de Lorena à Trieste

    Play Episode Listen Later Sep 15, 2022 19:30


    À Trieste, ville du nord-est de l'Italie, aux portes de la Slovénie, une femme hors du commun, Lorena Fornasir, soigne les pieds martyrisés des migrants du Moyen-Orient qui ont cheminé sur les routes menant au cœur de l'Europe. Elle se rend chaque jour avec son mari, Andrea Franchi sur la Piazza della Libertà. Cette place, proche de la gare, est à la fois un point d'arrivée et de départ pour des migrants «clandestins» en quête d'une vie plus humaine.   «Entre les mains prodigieuses de Lorena à Trieste», un Grand reportage de notre correspondante en Italie, Anne Le Nir.   Remerciements à la photographe Elisa Da Lio.

    Demain, le Mexique aurait-il encore de l'eau?

    Play Episode Listen Later Sep 14, 2022 19:30


    Un été sous 40 degrés et quinze mois passés presque sans une goutte de pluie. Ces conditions climatiques extrêmes sont vécues au nord du Mexique, elles mettent à l'épreuve la métropole de Monterrey, deuxième ville du pays, cité prospère et modèle de réussite économique grâce au développement de son bassin industriel. Au pied de la Sierra Madre, Monterrey et 5 millions d'habitants n'ont plus d'eau. Une partie des robinets de la ville se sont coupés, il y a des mois. La sécheresse exceptionnelle de cette année est responsable, bien sûr, mais pas seulement… Le Mexique paye aussi les erreurs de sa gestion et un manque de conscience de l'importance du précieux liquide. La détresse de la population oblige l'État à réagir et débloquer d'importants moyens pour répondre à l'urgence, mais les solutions trouvées sont-elles viables au long terme ? « Demain, le Mexique aurait-il encore de l'eau ? », c'est un Grand reportage de Gwendolina Duval.

    France: la réhabilitation des friches industrielles

    Play Episode Listen Later Sep 13, 2022 19:29


    Après le déclin industriel en France, ce qu'on appelle les friches, ces terrains laissés à l'abandon, font l'objet d'un regain d'intérêt. Et pour cause, la loi « climat et résilience » met un coup de frein à l'étalement urbain quand on sait que 20 à 30 000 hectares d'espaces naturels, agricoles ou forestiers sont construits, chaque année, et c'est l'une des premières causes du changement climatique, de l'érosion et de la perte de biodiversité.  « France : la réhabilitation des friches industrielles », un Grand reportage d'Ariane Gaffuri.  

    TotalEnergies en Ouganda, un projet pétrolier à l'heure du dérèglement climatique

    Play Episode Listen Later Sep 12, 2022 19:30


    Les travaux d'un projet pétrolier Tilenga/EACOP en Ouganda sont lancés. Ce projet est opéré par un consortium d'entreprises ougandaise, chinoise et française. TotalEnergies y est majoritaire. C'est un projet de 10 milliards de dollars qui prévoit l'extraction du pétrole sur les abords du lac Albert et la construction d'un pipeline chauffé de plus de 1 443 kilomètres pour l'exporter via la Tanzanie.   Des défenseurs des droits de l'homme et de l'environnement ont lancé une campagne pour mettre fin à ce projet #StopEACOP. Face aux nombreuses critiques et pressions, TotalEnergies a décidé pour la première fois d'ouvrir ses chantiers en Ouganda à la presse.  « TotalEnergies en Ouganda, un projet pétrolier à l'heure du dérèglement climatique », un Grand reportage de Charlotte Cosset. 

    L'hôpital Avicenne de Bobigny, un héritage colonial

    Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 19:30


    Le 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, c'était le 5 juillet 1962, souligne la fin de plus de 130 années de colonisation par la France. Cette politique, marquée notamment par la ségrégation des personnes dites indigènes, ne s'est pas appliquée que sur le territoire algérien. C'est une histoire peu connue que nous vous racontons aujourd'hui dans Grand reportage, celle d'une enclave coloniale sur le territoire métropolitain, à l'échelle d'un hôpital. Dans les années 30, à Bobigny dans la banlieue nord de Paris, est créé l'hôpital franco-musulman, aujourd'hui nommé hôpital Avicenne. Son fonctionnement est un condensé de l'idéologie, en cours jusqu'en 1962 en Algérie. « L'Hôpital Avicenne de Bobigny, un héritage colonial », une grand reportage de Marie Casadebaig. (Rediffusion du 5 juillet 2022)

    Irak: un désir de changement

    Play Episode Listen Later Sep 8, 2022 19:30


    Quand  les armes ne sont jamais loin de la politique : en Irak, les partis disposent de milices et, le 29 août, la crise politique s'est transformée en lutte armée. Des tirs d'obus de mortier, des affrontements à l'arme automatique dans la zone verte, la zone gouvernementale à Bagdad. Bilan : une trentaine de morts en 24 heures. Dès le lendemain, un calme relatif a été rétabli. Les deux camps qui s'affrontent depuis les législatives d'octobre dernier pour la formation du gouvernement ont levé les camps qu'ils avaient installés. Mais la rivalité, elle, demeure. Les Irakiens, eux, sont dans leur majorité indifférents à cette bataille.  Irak: un désir de changement », un grand reportage de Guilhem Delteil et Bertrand Haeckler. 

    Gao: dernier convoi pour Niamey

    Play Episode Listen Later Sep 7, 2022 19:30


    Le 15 août 2022 à 00h01, le dernier soldat français de la force Barkhane au Mali refermait le portail de la plateforme opérationnelle désert de Gao. Onze heures plus tard, le dernier détachement militaire franchissait la frontière avec le Niger, mettant un terme à près de dix années de présence de l'armée française dans ce pays. Quelques jours auparavant, le dernier convoi logistique quittait ce qui fut la plus grande base Opex depuis l'Afghanistan. Installée sur quelque 200 hectares, elle a accueilli jusqu'à 3 000 hommes. Notre envoyée spéciale a exceptionnellement pu se rendre sur place pour assister à ce départ.  ► Reportage photos Mounia Daoudi

    Royaume-Uni: le scandale des employés de la Poste, accusés à tort

    Play Episode Listen Later Sep 6, 2022 19:30


    Un scandale qui a bien failli être passé sous silence au Royaume-Uni. L'histoire des postiers accusés à tort d'avoir volé de l'argent dans la caisse. La pire erreur de l'histoire judiciaire britannique récente. Des vies ruinées, certains ont connu la prison. Une affaire qui a mis 20 ans à être entièrement dévoilée. 736 femmes et hommes condamnés pour rien. Ils attendent encore des réparations. Voici leur histoire.  (Rediffusion du 12 mai 2022)

    Attentat de Nice: paroles de victimes

    Play Episode Listen Later Sep 5, 2022 19:30


    La date est gravée à jamais… Le 14 juillet 2016, vers 22h45, un camion blanc lancé à tout allure sur la promenade des Anglais, fonce dans la foule qui vient d'assister au feu d'artifice de la fête nationale. Dans sa course folle, le poids lourd tue 86 personnes et en blesse plus de 400. Des hommes, des femmes, mais aussi des enfants. Et puis, il y a ceux qui ont tout vu, ceux qui ont perdu un proche sous leurs yeux, ou encore ceux qui ont aidé en attendant les premiers secours. Comment vit-on après une telle épreuve ? Est-il possible de se reconstruire ? Six ans après le drame, qu'est-ce que représente le procès qui doit débuter ce lundi, pour ceux dont la vie a basculé à jamais ? « Attentat de Nice : paroles de victimes », un reportage de Lucie Bouteloup.

    La ruée vers l'algue

    Play Episode Listen Later Sep 2, 2022 19:30


    C'est un marché en pleine expansion qui pèse aujourd'hui 15 milliards d'euros dans le monde, et qui est encore largement inexploité. Les algues, véritable or vert en puissance, souffrent d'une mauvaise réputation, la faute en grande partie aux marées vertes ou autres algues sargasses qui s'échouent sur les côtes. Pourtant, elles pourraient aussi apporter des solutions à de grands défis mondiaux comme la séquestration du carbone ou la faim dans le monde. Utilisées à la fois dans les domaines de l'alimentaire, de la cosmétique, de la pharmacopée ou encore de l'agriculture, les algues constituent, aujourd'hui, un atout notamment pour la France qui est le dixième producteur mondial. « La ruée vers l'algue », un grand reportage signé Anne Verdaguer, en Bretagne. Réalisation : Nicolas Benita. (Rediffusion du 9 mars 2022) ► Pour aller plus loin : - La révolution des algues, de Vincent Doumeizel, aux éditions Équateurs - Les superpouvoirs des algues, de Régine Quéva, aux éditions Larousse - L'association Foodalgues - L'écomusée des Goémoniers et de l'Algue à Plouguerneau - France Haliotis - Bord à bord  - Neptune éléments ► Remerciements : - Henri Courtois de Bord à bord - Vincent Doumeizel - Philippe Potin - Régine Queva

    Illégitimes d'Irlande, oubliés de la République

    Play Episode Listen Later Sep 1, 2022 19:30


    Parce qu'elles étaient enceintes et célibataires, que la honte pesait trop lourd, elles ont vécu dans des institutions religieuses. C'était en Irlande jusque dans les années 90. On leur disait qu'elles devaient payer leur dette et donc assurer de très lourdes tâches ménagères. Très souvent, elles devaient y abandonner leur enfant. 23 ans après la fermeture de la dernière Mother and Baby Homes, les survivants continuent de se battre pour faire valoir leurs droits. « Illégitimes d'Irlande, oubliés de la République », un grand reportage d'Emeline Vin. (Rediffusion du 21 juin 2021)

    Dans le département de la Somme, les éoliennes n'ont plus le vent en poupe

    Play Episode Listen Later Aug 31, 2022 19:30


    Face au réchauffement climatique, les énergies renouvelables s'imposent comme l'une des solutions incontournables. Elles seront largement évoquées lors de la COP 26, du 1er au 13 novembre 2021, en Écosse. En France, le gouvernement souhaite quasiment doubler le parc éolien d'ici dix ans, objectif : passer de 8% à 15% la part de l'éolien dans production électrique nationale. Département n°1 dans l'implantation d'éoliennes : la Somme, dans le Nord, avec comme corolaire une fronde des habitants et des élus. Ils parlent de saturation de l'espace et s'opposent de plus en plus aux projets en cours. « Dans le département de la Somme, les éoliennes n'ont plus le vent en poupe », un grand reportage de Lise Verbeke. (Rediffusion du 1er novembre 2021)

    En Corée du Sud, le jeu vidéo, tout sauf un divertissement

    Play Episode Listen Later Aug 30, 2022 19:30


    Des stades remplis, des centaines de millions de fans à travers le monde et un marché évalué à plus d'un milliard de dollars en 2021. Le jeu vidéo professionnel s'impose progressivement dans l'imaginaire collectif et dans l'économie. En Corée du Sud, voilà plus de deux décennies que la discipline est prise au sérieux sans être épargnée par les traditionnelles critiques qui l'entourent. Cafés internet, centres de formation pour futurs joueurs professionnels, fédération et autorités, plongée dans le monde très sérieux de l'e-sport sud-coréen.  « En Corée du Sud, le jeu vidéo, tout sauf un divertissement », un grand reportage de Nicolas Rocca.  (Rediffusion du 14 janvier 2022)

    À Sète, sur les traces de Georges Brassens

    Play Episode Listen Later Aug 29, 2022 19:30


    Georges Brassens aurait eu 100 ans, au mois d'octobre 2021. Un siècle plus tard, les chansons qu'il a écrites ont fait le tour du monde et sont fredonnées par plusieurs générations. C'est à Sète (Hérault), sa ville natale, que ces commémorations résonnent le plus fort. De nombreux évènements accompagnent cet anniversaire et permettent de découvrir ou redécouvrir les nombreuses facettes de son œuvre. « À Sète, sur les traces de Georges Brassens », un grand reportage signé Edmond Sadaka.  (Rediffusion du 26 octobre 2021) Diaporama ► À lire sur RFI Musique - Brassens, un centenaire à Sète - Centenaire de Georges Brassens, les chansons d'abord - La biographie et la discographie de Georges Brassens

    En Suède, la sombre histoire de l'Institut de biologie raciale

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2022 19:30


    C'est dans la ville universitaire d'Uppsala, en 1922, qu'est né le Rasbiologiska Institutet, l'Institut de biologie raciale, le premier au monde financé par un État, bien avant celui qui allait naître plus tard dans l'Allemagne nazie. Ces « chercheurs », alors, essayaient d'établir scientifiquement la supériorité de la race nordique, notamment par rapport aux autochtones samis. Ceux que l'on appelait alors les Lapons ont été photographiés, mesurés. Leurs squelettes ont été exhumés, étudiés. Une page sombre que la Suède, un siècle plus tard, tente de tourner. « En Suède, la sombre histoire de l'Institut de biologie raciale », un Grand reportage de Frédéric Faux. (Rediffusion 30 mars 2022)

    Rendez-nous nos terres: quand l'Amérique noire réclame réparation

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2022 19:30


    Du Texas au Kentucky, leurs ancêtres ont perdu leurs terres. De plus en plus de Noirs contestent aujourd'hui la manière dont le gouvernement américain les a préemptés et ils réclament réparation. La Californie est le premier État à enclencher le processus. Pour la première fois dans l'histoire du pays, il vient de rendre un terrain saisi, il y a près d'un siècle, à un couple d'afro-américains. C'est aussi le premier État à mettre en place un groupe d'experts dont le premier rapport doit sortir début juin 2022 : qui doit être indemnisé et comment ? Un débat qui donne espoir à des centaines de familles à travers le pays. « Rendez-nous nos terres : quand l'Amérique noire réclame réparation », un grand reportage d'Anne Lamotte. (Rediffusion du 26 février 2022)

    Pakistan: les conteurs d'histoires en voie de disparition

    Play Episode Listen Later Aug 24, 2022 19:30


    Au Pakistan, cinquième pays le plus peuplé au monde, où 70% de la population vit en milieu rural, et 24 à 40% sous le seuil de pauvreté, l'accès à l'éducation reste un enjeu majeur. Selon une récente étude, 22 millions d'enfants pakistanais sortent du système éducatif avant d'avoir terminé les dix ans d'études obligatoires ou n'y sont même jamais rentrés (environ 5 millions d'enfants). La transmission orale des contes et des légendes a souvent servi de vecteur éducatif au pays des purs. Certains éditeurs ont d'ailleurs fait le pari de remettre au goût du jour et au centre du système éducatif, les conteurs traditionnels. Un pari osé car les conteurs disparaissent peu à peu au Pakistan, évincés par la concurrence de la télévision et des smartphones. Ceux qui dans le passé, assuraient le divertissement grâce à leur art de conter sont aujourd'hui une espèce rare.    «Pakistan: les conteurs d'histoires en voie de disparition», un grand reportage de Sonia Ghezali avec la collaboration de Shahzaib Wahlah.  (Rediffusion du 6 mai 2022)

    Corée du Sud: pourquoi autant d'enfants coréens ont-ils été adoptés à l'étranger?

    Play Episode Listen Later Aug 23, 2022 19:30


    Deux cent mille Sud-Coréens adoptés à l'étranger depuis 1953. Un record mondial embarrassant pour un petit pays de désormais 52 millions d'habitants. Comment expliquer que, durant plusieurs décennies, la majorité des enfants adoptés à l'étranger aient pour origine la Corée du Sud ? La dixième économie mondiale peine à affronter un passé douloureux. Enquête. (Rediffusion du 29 mars 2022) De notre correspondant à Séoul Bertha et Harry Holt. L'origine de l'adoption en Corée du Sud a une sonorité américaine. En 1955, ce couple fait modifier une loi au Congrès des États-Unis afin d'adopter huit orphelins de la guerre de Corée (1950-1953). Alors que plus de 100 000 Sud-coréens se retrouvent sans parents à l'issue du conflit fratricide qui divise la péninsule, les images de ces enfants émeuvent les foyers outre-Atlantique. La Holt est créée en 1956 et des Sud-Coréens commencent progressivement à être envoyés à l'étranger via cette agence d'adoption. À cette époque, le pays est détruit par la guerre, la pauvreté omniprésente et l'économie nord-coréenne plus fleurissante que celle du Sud. Pourtant, c'est 30 ans plus tard, dans les années 1980, que l'adoption internationale en Corée du Sud atteint son paroxysme. Un enfant par heure Durant l'année 1986, près de 9 000 enfants sud-coréens sont envoyés à l'étranger, soit un toutes les heures. Un chiffre impressionnant aux explications variées. À l'époque, seuls les enfants abandonnés ou orphelins étaient éligibles à l'adoption internationale. Dans une Corée du Sud à l'économie balbutiante et aux mœurs conservatrices, de nombreux enfants sont abandonnés. Par manque de moyens pour certains et par pression sociale pour d'autres : les enfants amérasiens (nés de soldats américains et de femmes coréennes) sont mal vus tout comme ceux nés hors mariage, ou d'une mère célibataire. Une spécificité culturelle loin d'expliquer à elle seule l'ampleur du phénomène. « Je ne peux pas croire que des dizaines d'enfants aient été abandonnés chaque jour par leurs parents dans les années 1980 », affirme Lee Kyung-eun, chercheuse en droit international et spécialiste du sujet. Ces dernières années, de nombreux adoptés estiment l'avoir été contre la volonté de leurs parents biologiques. C'est le cas de Kim Yooree. Cette quarantenaire a été adoptée en France à l'âge de onze ans, elle a ensuite retrouvé ses parents biologiques. « En 1994, mon père me soutient qu'il ne m'a jamais abandonnée et ma mère me disait la même chose, mais je ne les croyais pas. Et puis cet hiver, je suis allée à la mairie afin de consulter le livret de famille de mon père. Là, j'ai vu que j'étais encore officiellement sa fille, avec un numéro d'identité coréen, il n'y avait aucune trace de mon adoption. » Un cas malheureusement loin d'être isolé, selon Han Boonyoung, elle-même adoptée au Danemark et en cours d'écriture d'une thèse sur le sujet à l'université nationale de Séoul. « Tous les adoptés n'étaient pas des orphelins, le système de l'adoption en Corée du Sud a rendu des enfants orphelins afin qu'ils puissent partir à l'étranger », explique Han. « Le problème central est que, jusqu'en 2011, tout le processus administratif de l'adoption était géré par les agences. » Holt East et les autres agences récupéraient les enfants dans les orphelinats, les hôpitaux ou bien les commissariats et s'occupaient ensuite des procédures administratives sans qu'aucun contrôle de l'État, ou presque, ne soit effectué. « Dans les années 1970 et 1980, la Corée du Sud n'est pas encore un pays aussi développé et la Holt a pris en charge les questions de l'enfance déshéritée en Corée du Sud. Et l'État sud-coréen s'est satisfait de ce deal », résume Yves Dénéchère, professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Angers et spécialiste de l'adoption internationale. À l'époque, Chun Doo-hwan dirige la Corée du Sud d'une main de fer. Sa priorité est de nettoyer les rues de la pauvreté alors que le pays s'apprête à accueillir deux événements sportifs de grande ampleur : les Jeux asiatiques de 1986 et les Jeux olympiques de 1988. Et tous les moyens sont bons. Cette politique de « purification sociale » renforce l'utilisation des centres de bien-être, des véritables camps de concentration où étaient entassés les marginaux de la société sud-coréenne. Les enfants trouvés ou trop pauvres sont envoyés à l'étranger. « En 1976, le gouvernement sud-coréen a annoncé la décision d'arrêter l'adoption internationale d'ici à 1985. Mais cette décision a été rendue nulle par la volonté du gouvernement militaire de promouvoir l'adoption à partir de 1981 », explique de son côté Kim Ji-yeon, directrice de la division du bien-être enfantin au sein du ministère de la Santé. Du côté des agences d'adoption, on s'accommodait de cette stratégie gouvernementale. « À l'époque, l'adoption internationale était vue comme une action humanitaire, et la question était : qu'est-ce qui est le plus important, respecter les règles ou envoyer les enfants à l'étranger ? », assure un expert qui souhaite rester anonyme. Volonté politique Les Jeux olympiques sont aussi le début de la fin, explique Yves Dénèchere. « À ce moment-là, il y a une prise de conscience que ce n'est pas normal qu'un pays qui accède au développement confie l'adoption de ses enfants à un organisme international et envoie autant d'enfants à l'étranger. » Face à la couverture médiatique de la presse étrangère, très critique envers ce système d' « exportation d'enfants », le Pays du matin calme effectue une mue partielle. Le nombre d'adoptions chute considérablement, mais ce n'est qu'en 2011 que les procédures sont réellement renforcées. Néanmoins, malgré les demandes de certains adoptés, aucune enquête n'est prévue par les autorités sud-coréennes. Interrogé sur le sujet, le ministère de la Santé estime « vouloir s'excuser à travers ses actions claires et qu'une excuse insuffisante ou maladroite n'aiderait pas à résoudre ce dossier, mais pourrait même blesser les adoptés ou les personnes concernées. » Adam Crapser a, lui, porté plainte contre la Holt et l'État sud-coréen. Adopté aux États-Unis, il s'est vu refuser la nationalité américaine à 41 ans, les tribunaux ne reconnaissant pas sa procédure d'adoption. Contraint de revenir dans un pays dont il ne connaissait rien, il estime avoir été la victime d'un système et de ses irrégularités. Un procès historique dont l'issue pourrait soulager des adoptés en quête de vérité. NDLR : la Holt a refusé de répondre aux questions de RFI.

    Le château des Milandes, le rêve de Joséphine Baker

    Play Episode Listen Later Aug 22, 2022 19:30


    Alors que Joséphine Baker entre au Panthéon aux côtés d'hommes et de femmes illustres, l'esprit de l'artiste, de la militante et de la résistante hante le château des Milandes.  C'est dans ce coin de la France, dans le Périgord noir, dans la commune de Castelnaud-la-Chapelle en Dordogne que Joséphine Baker a installé « sa tribu arc-en-ciel », ses douze enfants, c'est à la chapelle des Milandes qu'elle s'unit au chef d'orchestre Jo Bouillon, son quatrième mari, et c'est aussi là aussi, au sein de cette vaste propriété qu'elle s'engage pour la France libre dans la Résistance. Tout, dans ce château témoigne et évoque la mémoire de cette grande dame hors norme qui a marqué le XXe siècle. (Rediffusion) ► À lire aussi : Joséphine Baker, star et héroïne « de temps en temps » ► Et à écouter : Le courage de Joséphine Baker à Miami en 1951

    Méharistes, les sentinelles du désert

    Play Episode Listen Later Aug 19, 2022 19:30


    Ils sont souvent l'un des rares contacts pour les populations nomades de l'est de la Mauritanie, une région désertique, difficile d'accès, qu'aucun véhicule motorisé ne peut atteindre. Ils apportent les nouvelles du monde, règlent certains conflits entre éleveurs, et surtout apportent les premiers soins à des familles qui vivent dans le plus grand dénuement. Ils ont également un rôle déterminant dans la surveillance des quelque 1 200 kilomètres de frontières avec les régions troublées du Mali. Rencontre avec les hommes du Groupement nomade de la Garde nationale mauritanienne.  «Méharistes, les sentinelles du désert», un Grand reportage de Mounia Daoudi. (Rediffusion) Diaporama

    «Fausse-couche», la mal nommée

    Play Episode Listen Later Aug 18, 2022 19:30


    Et si on cessait d'employer le terme « fausse couche » ? Dans le langage courant, en France, « fausse couche précoce » désigne l'arrêt spontané d'une grossesse dans le premier trimestre. Rien de faux dans cet événement qui touche 15 à 20 % des grossesses, selon les estimations. Pourtant, « la fausse couche » est encore banalisée, passée sous silence.  «Fausse couche, la mal nommée», un Grand reportage d'Amélie Tulet, tourné avec Virginie Lorda et Stéphane Foulon de Radio France, réalisé par Pauline Leduc. (Rediffusion)

    Cinquante ans après sa mort, que reste-t-il de l'esprit de Kwame Nkrumah?

    Play Episode Listen Later Aug 17, 2022 19:30


    1957. Le Ghana déclare son indépendance. Celui qui incarne ce nouvel espoir s'appelle Kwame Nkrumah. Panafricaniste convaincu, le nouveau président défend l'unité africaine pour briser le joug du colonialisme. Mais dans un monde en pleine guerre froide, ses idées inquiètent. Il subit des intimidations et plusieurs tentatives d'assassinat. Il répond par la répression. Renversé peu de temps après, ce chantre du panafricanisme finira ses jours loin du Ghana. « Cinquante ans après sa mort, que reste-t-il de l'esprit de Kwame Nkrumah ? », un Grand Reportage de Christina Okello.  (Rediffusion)

    Quatre Palestiniens, une identité

    Play Episode Listen Later Aug 16, 2022 19:30


    Grand Reportage nous emmène aujourd'hui à la rencontre des Palestiniens. Il y a ceux de Jérusalem-Est, ceux de Cisjordanie, les Palestiniens citoyens d'Israël, surnommés également les Arabes israéliens, et enfin les Gazaouis. Comment, au cours de l'histoire récente, ce peuple a été divisé, déplacé, chassé de sa terre ? À travers des portraits croisés, quatre Palestiniens vont nous parler de leur quotidien sous occupation israélienne, ou au sein de l'État hébreu. « Quatre Palestiniens, une identité », un Grand reportage de Sami Boukhelifa.   (Rediffusion)

    Les cow-boys de Dublin

    Play Episode Listen Later Aug 15, 2022 19:30


    Dans certains quartiers de Dublin, il n'est pas rare de tomber nez à nez avec des chevaux qui errent dans la rue. Depuis des années, les familles de la classe ouvrière les gardent à l'arrière de leur maison ou dans des écuries de fortune, et les adolescents perpétuent cette tradition.  C'est un bras de fer compliqué. D'un côté, il y a les associations pour qui les chevaux n'ont plus rien à faire en centre-ville, c'est de la maltraitance. Et de l'autre, ces jeunes Irlandais pour qui s'occuper des chevaux est un vecteur de sens et d'identité, dans une capitale qui ne jure que par la tech et l'innovation.  « Les cow-boys de Dublin », c'est un Grand reportage de Laura Taouchanov. (Rediffusion)

    Victime collatérale de la lutte anti-terroriste, Oualata rêve de sortir de l'oubli

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2022 19:30


    Comme cet aubergiste, Oualata se languit de ses visiteurs. Depuis que l'ancienne cité caravanière, située aux confins du sud-est mauritanien, a été classée à la fin des années 2000 zone rouge, c'est-à-dire avec risque terroriste élevé, rares sont les touristes à venir se perdre dans ses ruelles ensablées. Certes, le Mali et sa violence endémique ne se trouvent qu'à une centaine de kilomètres de là, mais la Mauritanie n'a pas connu d'actes terroristes depuis plus de 10 ans. Et si certaines régions, comme l'Adrar au centre du pays, sont passées en zone orange, la cité reste elle marquée rouge, abandonnée à son sort. «Victime collatérale de la lutte anti-terroriste, Oualata rêve de sortir de l'oubli», un Grand reportage de Mounia Daoudi. (Rediffusion)

    Traite de jeunes filles en Bolivie, des adolescences volées

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2022 19:30


    En Bolivie, parmi les plus de 1 000 personnes qui disparaissent chaque année, environ 300, des jeunes filles la plupart du temps, sont victimes de traite d'êtres humains. Maintenues en situation d'exploitation à des fins économiques, elles sont, en général, enlevées pour être prostituées, dans le pays ou à l'étranger. Mais elles sont nombreuses aussi celles qui sont victimes de traite, sans être soustraites à leurs familles, de très jeunes filles qui croient « consentir » à la prostitution. Pour lutter contre ce phénomène, la police n'a que très peu de moyens, et la justice est considérée par les parents des disparues comme corrompue et inefficace. Plongée au cœur de la lutte contre la traite de jeunes femmes.   «Traite de jeunes filles en Bolivie, des adolescences volées», un Grand reportage d'Alice Campaignolle. (Rediffusion)

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