Grand reportage

Follow Grand reportage
Share on
Copy link to clipboard

L'actualité sur le terrain avec les reportages et enquêtes de nos correspondants. RFI propose, du lundi au vendredi, un grand reportage et des enquêtes réalisés par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde.  

RFI


    • May 21, 2026 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 26m AVG DURATION
    • 1,112 EPISODES


    More podcasts from RFI

    Search for episodes from Grand reportage with a specific topic:

    Latest episodes from Grand reportage

    Mayotte, confetti français hostile pour exilés congolais

    Play Episode Listen Later May 21, 2026 19:30


    À Mayotte, archipel français de l'océan Indien, jusque-là l'immigration provenait essentiellement des îles voisines des Comores. Mais, les conflits sur le continent africain rebattent les cartes. Depuis plusieurs années, des migrants la région des Grands Lacs et de Somalie affluent en nombre vers le département français d'Outre-mer. En 2024, les Congolais de RDC étaient majoritaires parmi ceux qui y présentaient une première demande d'asile. Cela, devant les Comoriens. Ils demandent l'asile à la France, mais sur place les infrastructures ne sont pas adaptées, et la plupart vivent dans l'extrême précarité. À Tsoundzou, au sud de Mamoudzou, le chef-lieu de Grande Terre, un camp informel compte plus de 1 000 personnes. « Mayotte, confetti français hostile pour exilés congolais », un Grand reportage de Lisa Morisseau.

    La Belgique contre les polluants éternels

    Play Episode Listen Later May 20, 2026 19:30


    Ils sont présents dans les poêles antiadhésives, les vestes imperméables et parfois l'eau du robinet... Les PFAS ont envahi notre quotidien sans qu'on le sache. Ce sont des composants chimiques organiques fluorés. Ils sont soupçonnés de perturber Thyroïde et système immunitaire. Résistants au feu, à l'eau et au gras, ils ont aussi une particularité troublante : ils ne disparaissent jamais. La Belgique, tout comme plusieurs pays d'Europe, traverse plusieurs scandales de pollutions aux PFAS. C'est aussi l'un des pays qui tente vraiment de s'en débarrasser. « La Belgique contre les polluants éternels », un Grand reportage de Raphaël Moran.

    Printemps silencieux : mais où sont passés les oiseaux?

    Play Episode Listen Later May 19, 2026 19:30


    Mais où sont passés les oiseaux ? Dans le monde, près des deux-tiers des espèces déclinent, alerte l'Union internationale pour la conservation de la nature. En Europe, environ 13% des oiseaux sont menacés... En France, un tiers des espèces nicheuses (qui font leur nid dans le pays, contrairement aux migrateurs), connaissent un fort déclin. Dans les milieux urbains, comme les milieux agricoles. Pour preuve, le symbole de notre petit voisin à plumes : le chant disparait.    Alors que retrouver un « printemps bruyant » devient une urgence, quelle est l'étendue de ce crépuscule des oiseaux ? Quelles sont ses causes ? Et surtout comment éviter d'aggraver la situation ?  «Printemps silencieux : mais où sont passés les oiseaux ?», un Grand reportage de Juliette Pietraszewski. 

    Enfants de la Creuse : du déracinement forcé à la reconnaissance

    Play Episode Listen Later May 18, 2026 19:30


    C'est une page de l'histoire de France encore méconnue du grand public. Le drame dit des « Enfants de la Creuse ». Plus de 2 000 enfants ont été enlevés à leurs parents sur l'ile de La Réunion entre 1962 et 1984. Exilés en Métropole, ils ont été placés dans des familles principalement dans la Creuse, en déficit de population. Un violent déracinement. L'argument des autorités : une explosion de la natalité, et la misère dans ce département d'Outre-Mer. À Paris au Parlement, chemine encore une proposition de loi visant à reconnaitre ce drame. Quant à demander pardon, rien n'est acquis. Nous avons rencontré, sur leur île de l'océan Indien, ceux qu'on appelle « les ex mineurs transplantés de La Réunion ». « Enfants de la Creuse : du déracinement forcé à la reconnaissance », un Grand reportage de Lola Fourny.   À lire aussiEnfants réunionnais déplacés en France hexagonale: le rapport officiel

    «Le supplément du dimanche» du 17 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 17, 2026 48:30


    Un grand bol d'air marin dans cette émission du dimanche. Haute mer sur un porte-avions et port de Dublin au sommaire. Le port de Dublin, sa culture, son histoire, son influence sur la capitale irlandaise avec laquelle il fait corps, ce sera en seconde partie de cette émission. Mais embarquons tout d'abord à bord du porte-avions français. Le Charles de Gaulle, précédemment positionné dans les parages de Chypre, a été dérouté finalement vers la région du golfe arabo-persique. Objectif : sécurisation. Le navire amiral de la Marine française aux portes du détroit d'Ormuz Le porte-avions français fait route vers le golfe Persique, point de fixation de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, et un des points névralgiques du commerce mondial. Le Charles de Gaulle s'est vu compléter sa feuille route : après avoir en urgence quitté, fin février 2026, la mer de Norvège pour protéger l'île de Chypre, cible de missiles iraniens, le groupe aéronaval français a mis le cap sur Ormuz. Objectif pour l'état-major embarqué sur le Charles de Gaulle : piloter et planifier une mission de sécurisation du golfe Persique. La mission peut être longue. Un Grand reportage Franck Alexandre qui s'entretient avec Jacques Allix. Dublin, capitale irlandaise et ville portuaire : malédiction ou opportunité ? Ils sont la cheville ouvrière des échanges à travers le monde, nœuds stratégiques entre immensités maritimes et réseaux terrestres de transport, pivot de la mondialisation. Les ports. Entre quais et bassins, ils sont aussi un microcosme, ils ont une réalité sociale qui rayonne sur la ville avoisinante. Exemple Dublin. Durant des siècles, le port de la capitale de la République d'Irlande a régi la vie de ses habitants. Pratiquement tous les corps de métiers qui gravitaient autour du port avaient un lien avec la mer. Que sont devenus ces liens aujourd'hui ? Comment le patrimoine social, historique et culturel du port de Dublin est-il devenu le moteur d'une croissance économique ? Un Grand reportage d'Agnieszka Kumor qui s'entretient avec Jacques Allix. « Cofinancé par l'Union européenne. Les vues et opinions exprimées sont cependant celles de l'auteur ou des auteurs uniquement et ne reflètent pas nécessairement celles de l'Union européenne ou de la DG Politique régionale et urbaine. Ni l'Union européenne ni la DG Politique régionale et urbaine ne peuvent en être tenues responsables. »

    «Le supplément du samedi» du 16 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


    En première partie, retour sur le sommet Afrique-France qui s'est tenu cette semaine au Kenya, pays anglophone. Une manière pour Paris de regarder vers l'Afrique de l'Est. Tout un symbole pour un sommet baptisé « En avant l'Afrique », Afrika Forward. Le second reportage de cette émission nous emmène en Chine. Pays vieillissant, comment y coule-t-on de vieux jours entre traditions et technologies.  Du pré carré au gagnant-gagnant: la nouvelle stratégie française en Afrique Quel est l'état de la relation entre la France et les pays africains ? Alors que la sévère crispation au Mali nous a renvoyés au repli français dans les pays de la zone sahélienne. Cette relation a-t-elle été réinventée comme le promettait le président Macron au début de son premier mandat ? Le pré carré français dans les anciennes colonies disparait. Place à une logique d'intérêts mutuels recentrée sur les échanges économiques. Et Paris de se tourner vers l'Afrique de l'Est, comme le symbolise le sommet Africa Forward organisé à Nairobi par la France et le Kenya. Dans Grand reportage, un diaporama sur cette relation en pleine mutation. Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal… et tout d'abord le port de Freetown en Sierra Leone, pays anglophone où la France cherche à investir. Un Grand reportage de Charlotte Cosset, Richard Onanena, Abdoul Aziz Diallo et Juliette Dubois, récit Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix. Vieillir en Chine : entre robots, débrouille et nouvelles solidarités En Chine, la population vieillit à grande vitesse. D'ici quelques années, les plus de 60 ans seront vraiment nombreux. Et parallèlement, le nombre d'actifs diminue. Dans les grandes villes, une question devient centrale : comment vieillir, quand les enfants sont moins nombreux, quand ils vivent trop loin… et que physiquement, le corps et l'esprit donnent des signes de faiblesse. Les seniors chinois vivent donc entre activités traditionnelles et assistance, parfois à la pointe de la modernité. Un Grand reportage à Pékin et à Chengdu Cléa Broadhurst et Chi Xiangyuande. À suivre, un entretien entre Cléa Broadhurst et Jacques Allix.

    Vieillir en Chine : entre robots, débrouille et nouvelles solidarités

    Play Episode Listen Later May 14, 2026 19:30


    En Chine, la population vieillit à grande vitesse. D'ici quelques années, les plus de 60 ans seront vraiment nombreux. Et parallèlement, le nombre d'actifs diminue. Dans les grandes villes, une question devient centrale : comment vieillir, quand les enfants sont moins nombreux, quand ils vivent trop loin… et que physiquement, le corps et l'esprit donnent des signes de faiblesse. Les seniors chinois vivent donc entre activités traditionnelles et assistance, parfois à la pointe de la modernité. « Vieillir en Chine : entre robots, débrouille et nouvelles solidarités », un Grand reportage à Pékin et à Chengdu de Cléa Broadhurst et Chi Xiangyuan.

    Dublin, capitale irlandaise et ville portuaire : malédiction ou opportunité?

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 19:30


    Ils sont la cheville ouvrière des échanges à travers le monde, nœuds stratégiques entre immensités maritimes et réseaux terrestres de transport, pivot de la mondialisation. Les ports. Entre quais et bassins, ils sont aussi un microcosme, ils ont une réalité sociale qui rayonne sur la ville avoisinante. Exemple Dublin. Durant des siècles, le port de la capitale de la République d'Irlande, a régi la vie de ses habitants. Pratiquement tous les corps de métiers qui gravitaient autour du port avaient un lien avec la mer. Que sont devenus ces liens aujourd'hui ? Comment le patrimoine social, historique et culturel du port de Dublin est-il devenu le moteur d'une croissance économique ? « Dublin, capitale irlandaise et ville portuaire : malédiction ou opportunité? », un Grand reportage d'Agnieszka Kumor.     EN IMAGES

    Le navire amiral de la Marine française aux portes du détroit d'Ormuz

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 19:30


    Le porte avions français fait route vers le Golfe Persique, point de fixation de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, et un des points névralgiques du commerce mondial. Le Charles-de-Gaulle s'est vu compléter sa feuille route : après avoir en urgence quitté, fin février 2026, la mer de Norvège pour protéger l'ile de Chypre cible de missiles iraniens, le groupe aéronaval français a mis le cap sur Ormuz. Objectif pour l'État major embarqué sur le Charles-de-Gaulle : piloter et planifier une mission de sécurisation du Golfe Persique. La mission peut être longue. « Le navire amiral de la Marine française aux portes du détroit d'Ormuz », un Grand reportage de Franck Alexandre.

    Du pré carré au gagnant-gagnant: la nouvelle stratégie française en Afrique

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


    Quel est l'état de la relation entre la France et les pays africains ? Alors que la sévère crispation au Mali nous a renvoyés au repli français dans les pays de la zone sahélienne. Cette relation a-t-elle été réinventée comme le promettait le président Macron au début de son premier mandat ? Le pré carré français dans les anciennes colonies disparait. Place à une logique d'intérêts mutuels recentrée sur les échanges économiques. Et Paris de se tourner vers l'Afrique de l'Est, comme le symbolise le sommet Africa Forward organisé à Nairobi par la France et le Kenya. Dans Grand Reportage, un diaporama sur cette relation en pleine mutation. Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal… et tout d'abord le port de Freetown en Sierra Leone, pays anglophone où la France cherche à investir. « Du pré carré au gagnant-gagnant : la nouvelle stratégie française en Afrique », un Grand reportage de Charlotte Cosset, Richard Onanena, Abdoul Aziz Diallo et Juliette Dubois, récit Alexis Bédu.

    «Le supplément du dimanche» du 10 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


    Direction la Syrie pour suivre le chemin douloureux et impossible de la réhabilitation de Fatima. Soupçonnée de collusion avec le mouvement terroriste, cette veuve du califat a été internée à Al-Hol sous contrôle kurde en juin dernier. Pendant un an environ, elle et ses enfants ont vécu dans le camp d'Al-Hol, dans le nord-est du pays. Puis direction le Botswana où, il y a une semaine, se jouaient les Mondiaux de relais. Le héros local, le médaillé olympique, entraîne bien des jeunes dans son sillage. Il s'agit de Letsile Tebogo. Fatima, la vie après l'organisation État islamique Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie.  Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. Un Grand reportage de Manon Chapelain qui s'entretient avec Jacques Allix. Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais Le Botswana : sa nature sauvage, son grand désert, ses safaris et ses diamants. Mais aujourd'hui, son drapeau blanc, noir et bleu ciel, rayonne aussi et surtout grâce à l'athlétisme. Le pays doit cela en grande partie à un homme : Letsile Tebogo, qui a brillé à domicile, le week-end dernier avec l'équipe nationale, aux Mondiaux de relais Le sprinteur a ouvert la voie, en remportant le premier titre olympique de son pays aux JO de Paris de 2024. Depuis, les athlètes botswanais enchaînent les exploits, et toute une jeune génération rêve de le suivre au pas de course… Un Grand reportage de Claire Bargelès qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 9 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 9, 2026 48:30


    Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 19:30


    Le Botswana : sa nature sauvage, son grand désert, ses safaris et ses diamants. Mais aujourd'hui, son drapeau blanc, noir et bleu ciel, rayonne aussi et surtout grâce à l'athlétisme. Le pays doit cela en grande partie à un homme : Letsile Tebogo, qui a brillé à domicile, le week-end dernier avec l'équipe nationale, aux Mondiaux de Relais. Le sprinteur a ouvert la voie, en remportant le premier titre olympique de son pays aux JO de Paris de 2024. Depuis, les athlètes botswanais enchaînent les exploits, et toute une jeune génération rêve de le suivre au pas de course... «Letsile Tebogo, étincelle pour l'athlétisme botswanais», un Grand reportage signé Claire Bargelès.

    Fatima, la vie après l'organisation État islamique

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 19:30


    Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Un camp de déplacés devenu, de fait, centre de rétention pour familles appartenant ou soupçonnées d'appartenir au mouvement terroriste État islamique. Grand reportage suit une femme, Fatima, dont le destin a basculé le jour où son mari a rejoint le mouvement État islamique en Syrie. À la chute du califat, ce dernier a été tué. Elle et ses trois enfants ont été envoyés à Al-Hol. En juin 2025, Fatima en est sortie.  Alors que des cellules terroristes dormantes demeurent, commencent pour elles : l'isolement, l'errance administrative et la réintégration impossible. Pendant près d'un an, nous l'avons suivi. Pour comprendre comment ces veuves du califat tentent de reconstruire leur vie en Syrie. « Fatima, la vie après l'organisation État islamique », un Grand reportage de Manon Chapelain.

    Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 19:30


    En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. « Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation », un Grand reportage d'Alice Moreno.

    À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban

    Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:30


    Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. « À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban », un Grand reportage de Sophie Guignon. Réalisation : Lauren Némausat.    À lire aussiSud du Liban: avec la destruction méthodique des habitations par Israël, une mémoire qui s'efface

    «Le supplément du dimanche» du 3 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 3, 2026 48:30


    L'Europe et l'Amérique du Sud au programme de ce supplément de Grand reportage. En première partie, nous serons en Équateur, où le quotidien se conjugue avec violence des gangs et trafiquants divers et variés, et état d'urgence. En seconde partie, un petit goût d'Ukraine soviétique. Il y a 40 ans, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. La radioactivité hantera tout le secteur pendant des milliers d'années a priori.  Équateur : violence sans limites, guerre sans fin  En ce 30 avril 2026, cela fait exactement 889 jours que le président équatorien Daniel Noboa est au pouvoir. 95% de cette période est à conjuguer avec état d‘urgence et couvre-feu au niveau national ou plus localement. L'illustration concrète d'une réalité de violence dans un pays qui a oublié qu'il était considéré comme une île de paix, il n'y a pas si longtemps.  L'Équateur est aujourd'hui le 5e pays le plus sous influence des mafias, selon l'Indice Global de la Délinquance Organisée de 2025. Les couvre-feu sont-ils efficaces ?  Tentative de réponse avec notre correspondant qui a suivi avec casque et gilet pare-balles, deux semaines d'état d'urgence aux côtés de l'armée.  Un Grand reportage d'Eric Samson qui s'entretient avec Jacques Allix. Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l'emballement, puis l'explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C'était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d'abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. Un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze qui s'entretient avec Jacques Allix. À lire aussiTchernobyl, 40 ans après : une catastrophe nucléaire qui hante encore le monde

    «Le supplément du samedi» du 2 mai 2026

    Play Episode Listen Later May 2, 2026 48:30


    Tout d'abord, dans ce supplément de Grand reportage, une perspective essentielle face au changement climatique : la sortie des énergies fossiles. La Colombie est engagée dans une transition qui se conjugue avec énergie hydroélectrique et avec du solaire. Mais demeure également en Colombie une bombe climatique, cette mine de charbon exceptionnelle... Puis, voguons vers Cuba, en seconde partie. Des bateaux se sont élancés du Mexique à la fin du mois dernier pour briser symboliquement l'embargo maritime que tentent de maintenir les États-Unis contre Cuba. Charbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique Tourner la page des énergies fossiles. Pétrole et charbon. Face au changement climatique, il y a une telle urgence qu'une première conférence internationale spéciale se tient en Colombie. Pays de choix, chaque année des millions de tonnes de charbon colombien sont extraites de la mine à ciel ouvert du Cerrejón, la plus grande d'Amérique latine. Mais, a contrario des effets de cette bombe climatique, la Colombie a su inventer des alternatives : la Colombie produit déjà plus de 70% de son électricité grâce à ses barrages hydroélectriques. Et le solaire existe également. Un Grand reportage de Najet Benrabaa qui s'entretient avec Jacques Allix. Une flottille pour Cuba Briser le blocus de Cuba imposé par les États-Unis. Tel était le but de la flottille humanitaire lancée à la fin du mois de mars 2026. Une initiative calquée sur les opérations – Flottille de la Liberté pour Gaza – qui se multiplient. Dans la foulée de l'enlèvement manu militari de Nicolas Maduro, le leader vénézuélien, la marine américaine avait décidé de couper l'approvisionnement en pétrole de Cuba.  Une vingtaine de militants ont donc lancé cette mission de solidarité : notamment à bord d'un vieux bateau de pêche, ils ont levé l'ancre du Mexique avec plus de 14 tonnes d'aide humanitaire, 73 panneaux solaires et 10 vélos. Nous étions à bord du bateau de pêche GranMa 2.0 affrété par l'Organisation de l'Internationale progressiste. GranMa en référence au bateau qui transporta Fidel Castro et Che Guevara, avec la révolution pour bagage, en 1956. Un Grand reportage de Margot Davier qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Équateur : violence sans limites, guerre sans fin

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 19:30


    En ce 30 avril 2026, cela fait exactement 889 jours que le président équatorien Daniel Noboa est au pouvoir. 95% de cette période est à conjuguer avec état d‘urgence et couvre-feu au niveau national ou plus localement. L'illustration concrète d'une réalité de violence dans un pays qui a oublié qu'il était considéré comme une île de paix, il n'y a pas si longtemps.  L'Équateur est aujourd'hui le 5ème pays le plus sous influence des mafias, selon l'Indice Global de la Délinquance Organisée de 2025. Les couvre-feu sont-ils efficaces ?  Tentative de réponse avec notre correspondant qui a suivi avec casque et gilet pare-balles, 2 semaines d'état d'urgence aux côtés de l'armée.  « Équateur : violence sans limites, guerre sans fin », un Grand Reportage d'Éric Samson.

    Une flottille pour Cuba

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 19:30


    Briser le blocus de Cuba imposé par les États-Unis. Tel était le but de la flottille humanitaire lancé à la fin du mois de mars 2026. Une initiative calquée sur les opérations -Flottille de la Liberté pour Gaza- qui se multiplient. Dans la foulée de l'enlèvement manu militari de Nicolas Maduro, le leader vénézuélien, la marine américaine avait décidé de couper l'approvisionnement en pétrole de Cuba.  Une vingtaine de militants ont donc lancé cette mission de solidarité : notamment à bord d'un vieux bateau de pêche, ils ont levé l'ancre du Mexique avec plus de 14 tonnes d'aide humanitaire, 73 panneaux solaires et 10 vélos. Nous étions à bord du bateau de pêche GranMa 2.0 affrété par l'Organisation de l'Internationale Progressiste. GranMa en référence au bateau qui transporta Fidel Castro et Che Guevara, avec la révolution pour bagage, en 1956. « Une flottille pour Cuba », un Grand reportage de Margot Davier.   À lire aussiCuba: l'ONU va importer pour la première fois du carburant afin de distribuer l'aide humanitaire

    Charbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique

    Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 19:30


    Tourner la page des énergies fossiles. Pétrole et charbon. Face au changement climatique, il y a une telle urgence qu'une première conférence internationale spéciale, se tient en Colombie. Pays de choix, chaque année des millions de tonnes de charbon colombien, sont extraits de la mine à ciel ouvert du Cerrejón, la plus grande d'Amérique latine. Mais a contrario des effets de cette bombe climatique, la Colombie a su inventer des alternatives : la Colombie produit déjà plus de 70% de son électricité grâce à ses barrages hydroélectriques. Et le solaire existe également. « Charbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique », un Grand reportage de Najet Benrabaa.

    Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 19:30


    Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l'emballement, puis l'explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C'était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d'abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. De notre correspondante à Kiev, Pour beaucoup d'historiens, la catastrophe de Tchernobyl a contribué à accélérer la chute de l'URSS, révélant les défaillances d'un système centralisé, et réveillant le nationalisme ukrainien. Aujourd'hui, alors que la centrale nucléaire n'opère plus que pour le refroidissement du combustible nucléaire et la décontamination, le site et toute la zone d'exclusion sont revenus au cœur des préoccupations des Ukrainiens : en 2022, c'est ici, dans une zone encore hautement radioactive, que l'invasion russe à grande échelle a commencé.  Dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, Volodymyr Verbytskyi, notre guide assigné par l'Agence d'État de gestion de la zone, nous montre comment fonctionne un dosimètre : cet appareil permet de mesurer la quantité de radiation reçue par une personne ou un appareil à un endroit donné. Il sonne très souvent, rappelant ainsi le fort taux de radioactivité de la zone, même quarante ans après la catastrophe. Il explique : « il faut savoir que plus le sol est meuble, plus on va avoir des taux élevés. Là où il y a de l'asphalte, le dosimètre se calme, le taux de radiation a baissé, et de beaucoup ! ». La ville de Chornobyl a donné son nom à la centrale Notre première halte est un jardin d'enfants, caché derrière la végétation. Volodymyr se souvient : « Après l'accident, ce village a été oublié : le 28 avril, Pripyat avait déjà été évacué… et le 1er et 2 mai, des enfants étaient encore amenés ici, malheureusement ».  Les alertes du dosimètre s'arrêtent dès qu'on entre dans ce bâtiment délabré, et le bâtiment semble figé dans le temps. On y trouve des chaussons d'enfants en feutrine, des peluches, des livres tous recouverts de poussière sont exposés aux quatre vents… de petits lits rouillés rappellent qu'avant d'être une zone sinistrée, Tchernobyl était un lieu d'habitation. Ce jardin d'enfants précède l'entrée dans la ville de Chornobyl, qui a donné son nom à la centrale. « Chernobyl » en est la version russe, celle qui domine encore à l'étranger, au grand dam des Ukrainiens. La ville, qui se trouve à 18 km au sud de la centrale, est coquette, et pas tout à fait déserte : certains des travailleurs de la centrale, ainsi que des personnes qui auraient dû évacuer, y habitent encore, malgré l'interdiction. Dans un jardin du souvenir, l'artiste Anatoli Haydamaka a installé une série de panneaux de noms de villes aujourd'hui rayées de la carte : celles qui ont dû être abandonnées suite à la catastrophe.  Cet abandon est criant quelques kilomètres plus loin, dans la ville abandonnée de Pripyat. Il aura fallu aux autorités soviétiques 36 heures après l'explosion du réacteur numéro 4 pour donner à la population locale, soit près de 50 000 habitants, l'ordre d'évacuation. Plusieurs raisons expliquent ce délai. D'abord la confusion autour de l'état du réacteur numéro 4 et du niveau des radiations, l'ampleur de l'évacuation à organiser d'un point de vue logistique, mais aussi, et surtout, le déni au niveau institutionnel : dans le système autoritaire soviétique, les décisions étaient centralisées, la culture du secret encadrait les mauvaises nouvelles, afin de ne pas porter atteinte à l'image de l'État et mettre en doute sa compétence, quitte à ce que la population en pâtisse. « Personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations » En 1986, Volodymyr avait 25 ans, et il habitait Pripyat. Au milieu des ruines du café disco de la ville, il nous montre ses photos de jeunesse, et se souvient de sa première cuite. La ville avait été construite en 1970, à 3 km de la centrale nucléaire, et ses habitants étaient majoritairement des travailleurs de la centrale et leur famille. Ici, la moyenne d'âge était de moins de 30 ans. Tout était mis à leur disposition dans cette ville-atome que Moscou voulait mettre en scène comme le fleuron du parc nucléaire soviétique. Dans l'hôpital de la ville, il décrit, comme si c'était hier, les scènes qui s'y sont déroulées il y a quarante ans : « Les premiers blessés ont été amenés dans ce hall, puis ils ont été emmenés dans les étages, où on leur a prodigué les premiers soins ». Ici, des câbles et des blocs de béton pendent du plafond, dont on voit dépasser de l'amiante. à travers les décombres et la poussière, on voit que l'hôpital a été quitté dans la précipitation : au sol, gisent des tablettes de médicaments, des fioles de désinfectant, une multitude de papiers figés dans la poussière. Dans les mois qui ont suivi, Pripyat a fait l'objet de campagnes de pillages, comme l'explique Volodymyr : « Les appartements ont été cambriolés, et une chose est sûre : il s'agit d'un véritable phénomène. Mais le véritable scandale, c'est que personne n'avait informé la population du danger que représentaient les radiations. » De fait, des particules radioactives se sont déposées sur tous les meubles, et incrustées durablement dans les tapis et moquettes. Après la catastrophe et l'évacuation, Pripyat a été pillée par des personnes qui n'avaient pas compris la raison pour laquelle les évacués n'avaient pas pris leurs biens avec eux… En ce début de printemps, Pripyat est déserte. Le grand soleil et le vent n'augurent rien de bon, c'est même le pire moment pour visiter une zone radioactive : les arbres, qui puisent dans les nappes phréatiques encore hautement contaminées, charrient du pollen qui disperse les particules radioactives dans l'air qu'on respire. Le dosimètre émet toujours ses avertissements. À lire aussiUkraine: Leonid Kindzelski, le héros oublié de Tchernobyl À seulement 3 km de là, se trouvent la centrale nucléaire de Chernobyl, et son dôme de confinement, le « sarcophage ». Volodymyr nous rappelle qu'on ne peut que photographier le sarcophage, endommagé au printemps 2025 par une frappe russe. Ce jour-là, des jeeps de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique) patrouillent sur la zone, et des travailleurs qui continuent de refroidir le combustible nucléaire, même si la centrale est à l'arrêt, vont et viennent. Sur un petit parvis, un mémorial a été aménagé, on y voit une vingtaine de portraits de soldats tombés sur la ligne de front. Ils sont originaires de la région et ont travaillé à la centrale avant de s'engager. Ici, s'entremêlent plusieurs tragédies : aux morts, aux liquidateurs auxquels un monument est également dédié, s'ajoute la mémoire vive des crimes russes commis ici, comme l'explique Oleksandr Hrygorash, chef du département de contrôle des opérations de la centrale nucléaire et responsable de la supervision et de la protection civile: « Premièrement, ce qui s'est passé à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 24 février 2022 était un acte de terrorisme nucléaire perpétré par la Russie, à savoir la prise de contrôle des installations nucléaires. Deuxièmement, un second acte de terrorisme nucléaire a eu lieu lorsqu'un drone russe a frappé l'arche de la nouvelle enceinte de confinement le 14 février 2025. C'est également un acte de terrorisme nucléaire. » 40 ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur Ces actes ont tous été commis en violation des dispositions de la Convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, conclue le 14 septembre 2005 et ratifiée par la Russie… Alors que Moscou a non seulement mis en danger la population ukrainienne et au-delà des frontières, mais aussi ses propres soldats, qui creusaient des tranchées dans la Forêt Rouge, la zone la plus radioactive qui se trouve aux abords de la centrale, au mépris de toute précaution, déplore Oleksandr Hrygorash : « La présence de toute personne dans la zone d'exclusion ou sur le site de la centrale de Tchernobyl en général exige le respect des consignes de sécurité. Les radiations ne pardonnent pas le manque de respect, elles ne font pas de distinction, militaire ou civil, scientifique ou simple ouvrier, elles affectent tout le monde de la même manière. Quant aux occupants qui ont négligé les consignes de sécurité, ils ont eux-mêmes mis leur santé en danger et regretteront un jour de ne pas les avoir respectées. »  Cette occupation russe de la centrale nucléaire va au-delà du sens commun: pendant environ cinq semaines, jusqu'au départ des troupes russes de la région de Kyiv, environ 100 travailleurs du site ont été bloqués sur place pendant près de 25 jours…au lieu de leur shift de 12h pour assurer le fonctionnement de la centrale électrique, nécessaire au refroidissement des combustibles nucléaires. Leur présence a permis d'éviter le pire, et Oleksandr Hrygorash ne tarit pas d'éloges: « Aucun des spécialistes qui ont pris le service de nuit le 23 février 2022 ne s'attendait à ce que sa garde dure 600 heures, voire mille heures pour certains. Mais grâce à la qualité de leur formation, aucun n'a quitté son poste et chacun a accompli ses tâches. » Sans la présence de ces travailleurs, on ne peut pas exclure qu'un nouvel incident nucléaire ait eu lieu à la centrale… Alors que quarante ans après la tragédie, personne en Ukraine n'a oublié son ampleur. Parmi ceux qui s'en souviennent, il y a ceux qui l'ont vécue personnellement. À Zdvyzhivka, près de Borodyanka, à environ une heure de route de Kyiv, Vassil, un liquidateur de 90 ans, et sa femme Nina, 86 ans, se rappellent du jour où leur vie a basculé : en 1986, ils habitaient dans la zone d'exclusion.  Au lendemain de la catastrophe nucléaire, le couple a été sommé d'évacuer la maison qu'ils possédaient. Nina confie : « Ils (les officiels) nous ont dit de tout laisser tomber et ils ont commencé à nous évacuer. Le 4 mai, oui, ils ont commencé à nous évacuer. Ils ont bouclé la zone à 30 kilomètres et interdisaient l'accès à quiconque s'y trouvait. En fait, ils nous ont évacués après l'accident. » Vassil, son mari, travaillait à la centrale et n'avait pas non plus été informé de la gravité de la situation : « Il était chauffeur, d'habitude il rentrait à la maison après le quart de nuit. Il conduisait un KamAz à l'époque. Il est arrivé pour son quart de nuit, il ne savait pas qu'il s'était passé quelque chose pendant la nuit. Il est parti travailler. » Alors que la famille a dû tout quitter dans l'urgence, Vassil, lui, chauffeur de ces poids lourds soviétiques qui charriaient des matériaux vers la centrale nucléaire, a été réquisitionné pour transporter le sable utilisé pour colmater le réacteur 4, dans un premier effort pour stopper le feu, puis pour apporter du plomb, utiliser pour stopper les radiations. Il explique le chaos des premiers jours et son travail : « Je me rendais sur le terrain d'aviation, où il y avait du plomb en train d'être cassé. Puis ces blocs étaient chargés dans des nacelles et transportés jusqu'aux hélicoptères. Il y avait probablement une soixantaine d'engins sur place. Et en vol, ils avaient l'air tout petits et partaient dans tous les sens. » Alors que ces opérations dangereuses ont cours, Vassil se souvient de la dévastation tout autour de lui : « Toute la forêt de Polissia était brûlée, les conifères sont tous devenus noirs. Ils étaient si beaux, et il n'en restait que les troncs, plus aucune branche. » Les premières semaines, Vassil a multiplié les allers-retours vers la centrale sinistrée. Très vite, il a eu des brûlures autour des poignets, dues aux radiations. Au bout de quelques semaines, il doit également abandonner son camion, un KamAz soviétique, qui fera partie des centaines de camions contaminés enterrés dans la zone d'exclusion. Vassil a travaillé dans le transport de matériaux pour la centrale jusqu'en 1988, et jusqu'au jour où sa santé ne le lui a plus permis : « Je conduisais vers Tchernobyl pour aller aider, j'étais au volant et d'un coup je n'ai plus rien vu. J'ai stoppé le camion, j'ai attendu, je savais que quelqu'un allait passer. ça a été le cas, et on m'a emmené à l'hôpital de Chornobyl. Et puis ma vue est revenue, comme ça ». Quarante ans plus tard, dans leur salon de Zdyzhivka, Nina et Vassil s'estiment chanceux d'être encore en vie, et ils n'ont pas seulement survécu à une catastrophe nucléaire, car chez eux, plusieurs pages de l'histoire de l'Ukraine s'entremêlent : ils ont survécu à l'occupation russe des premières semaines de l'invasion de 2022, ainsi qu'aux bombardements qui ont plu sur le village à la libération.

    «Le supplément du dimanche» du 26 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 48:30


    En première partie de ce supplément du Grand reportage, nous voici au cœur de Khartoum, la capitale soudanaise très meurtrie. En seconde partie. Comment protéger les fonds marins au Cambodge et des pêcheurs sans scrupule qui raclent les fonds avec des chaluts ? En piégeant les filets avec des blocs de béton qui vont tout déchirer. Khartoum se relève mais n'oublie pas Le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre, la semaine dernière. Une guerre dont le bilan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG. Entre 11 et 13 millions de déplacés et réfugiés. C'est en 2023, le 15 avril, qu'à Khartoum, la capitale, des combats éclataient entre l'armée du général Al Burhan, et les Forces de soutien rapide des paramilitaires, commandés par le général Hemedti. Depuis près d'un an, Khartoum, l'ombre d'elle-même, très marquée par les combats, est de nouveau contrôlée par l'armée, après deux années d'occupation par les FSR. L'attitude extrêmement violente de ces dernières... avec de terribles exactions et des crimes sexuels, a laissé un profond traumatisme collectif. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Jacques Allix.   Au Cambodge, parpaings contre chalutiers Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d'être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l'organisme MCC a donc développé un projet en béton. Un Grand reportage de Juliette Buchez (épaulée de Len  Len) qui s'entretient avec Jacques Allix.  

    «Le supplément du samedi» du 25 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 48:30


    En première partie de notre supplément du samedi, une grande évolution du monde : la natalité. La tendance est à une baisse notable. En 60 ans, nous sommes passés sur la planète de 5,1 enfants par femme en moyenne à 2,3. Le record actuel est à 6,7 enfants par femme au Niger. Nous parcourons ces campagnes sud-coréennes qui sont les témoins de cette dénatalité. 2è partie. Inventer un modèle de développement durable de la mer, nous partons au Cap-Vert évaluer les défis de cette économie bleue.  Corée du Sud : ces villages en voie de disparition La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d'ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s'y accrochent encore. Un Grand reportage de Célio Fioretti qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cap-Vert: pavillon haut sur l'économie bleue Le Cap-Vert veut s'imposer comme un modèle de développement de l'économie de la mer en Afrique, avec le développement des énergies durables, des projets d'économie circulaire et sa stratégie pour les capitaux. Pays insulaire, sa bande côtière est un atout majeur. Mais elle est aussi sa faiblesse : quand les stocks de poisson sont mis à mal par la pêche illégale ou quand le changement climatique menace. La tempête Erin en août dernier a par exemple endommagé les infrastructures. Un Grand reportage de Charlotte Cosset qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Khartoum se relève mais n'oublie pas

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 19:30


    Le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre, la semaine dernière. Une guerre dont le bilan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG. Entre 11 et 13 millions de déplacés et réfugiés. C'est en 2023, le 15 avril, qu'à Khartoum, la capitale, des combats éclataient entre l'armée du général Al Burhan, et les Forces de soutien rapide des paramilitaires, commandés par le général Hemedti. Depuis près d'un an, Khartoum, l'ombre d'elle-même, très marquée par les combats, est de nouveau contrôlée par l'armée, après deux années d'occupation par les FSR. L'attitude extrêmement violente de ces dernières... avec de terribles exactions et des crimes sexuels, a laissé un profond traumatisme collectif. « Khartoum se relève mais n'oublie pas », un Grand reportage de Gaëlle Laleix.

    Au Cambodge, parpaings contre chalutiers

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 19:30


    Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d'être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. (Rediffusion) Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l'organisme MCC a donc développé un projet en béton.   « Au Cambodge, parpaings contre chalutiers », un Grand reportage de Juliette Buchez épaulée de Len  Leng.

    Corée du Sud: ces villages en voie de disparition

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 19:30


    La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d'ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s'y accrochent encore. (Rediffusion) « Corée du Sud : ces villages en voie de disparition », un grand reportage de Célio Fioretti.

    Cap-Vert: pavillon haut sur l'économie bleue

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 19:30


    Le Cap-Vert veut s'imposer comme un modèle de développement de l'économie de la mer en Afrique, avec le développement des énergies durables, des projets d'économie circulaire et sa stratégie pour les capitaux. Pays insulaire, sa bande côtière est un atout majeur. Mais elle est aussi sa faiblesse : quand les stocks de poisson sont mis à mal par la pêche illégale ou quand le changement climatique menace. La tempête Erin en août dernier a par exemple endommagé les infrastructures. (Rediffusion) Et le Cap-Vert doit également relever un défi : proposer du travail à tous ceux qui envisagent d'émigrer. « Cap-Vert : pavillon haut sur l'économie bleue », un Grand Reportage de Charlotte Cosset. 

    «Le supplément du dimanche» du 19 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


    Cette semaine, RFI a largement ouvert son antenne pour couvrir la situation au Soudan. Le 15 avril, une 4ème année de guerre a commencé dans le pays. Bilan de  cette déflagration survenue entre 2 généraux, sans doute autour de 150 000 morts, selon les ONG. Au Tchad, des centaines de milliers de réfugiés se trouvent dans une situation très précaire dans les camps... Un pays sans livre quasiment, presque sans librairie, bibliothèque, c'est le Honduras.  Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. Un Grand reportage de Martin Dumas Primbault qui s'entretient avec Jacques Allix. Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester,  rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. Un Grand reportage de Marie Griffon qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 18 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 48:30


    Nous voici au Japon, le Japon qui a peur ou, en tout cas, qui se méfie de la puissante Chine à ses portes. Les mers qui environnent l'archipel nippon foisonnent de bateaux chinois, d'exercices navals, de manœuvres d'intimidation. En tout cas, le Japon se réarme. Rendez-vous sur l'île sensible de Yonaguni. En 2è partie : qui a tué Maradona ? Lui-même par sa santé dégradée et ses excès ? Ou le corps médical censé le surveiller ? Le procès s'est ouvert cette semaine.  Entre le Japon et la Chine, un froid durable  Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  Un Grand reportage de Nicolas Rocca qui s'entretient avec Jacques Allix.   Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine   La mort de Diego Maradona, joueur de football, plutôt Dieu du football, mort seul dans son lit, le 25 novembre 2020, aurait-elle pu être évitée ? Les membres de son équipe médicale ont-ils fait preuve d'une négligence coupable ? Un nouveau procès s'ouvre à Buenos Aires pour tenter de répondre à ces questions. Le premier avait été annulé l'an dernier (2025) sur fond de scandale, après qu'une des juges a participé au tournage clandestin d'une mini-série sur le procès. Preuve s'il en fallait que Diego Maradona continue de déchaîner les passions en Argentine. 5 ans après sa mort, le culte du gamin en Or, du 10, reste intact chez ses compatriotes. Un Grand reportage de Théo Conscience qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 19:30


    Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester,  rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. « Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras », un Grand reportage de Marie Griffon.

    Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:30


    Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. « Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil », un Grand reportage de Martin Dumas Primbault.

    Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 19:30


    La mort de Diego Maradona, joueur de football, plutôt Dieu du football, mort seul dans son lit, le 25 novembre 2020, aurait-elle pu être évitée ? Les membres de son équipe médicale ont-ils fait preuve d'une négligence coupable ? Un nouveau procès s'ouvre à Buenos Aires pour tenter de répondre à ces questions. Le premier avait été annulé l'an dernier (2025) sur fond de scandale, après qu'une des juges a participé au tournage clandestin d'une mini-série sur le procès. Preuve s'il en fallait que Diego Maradona continue de déchaîner les passions en Argentine. 5 ans après sa mort, le culte du gamin en Or, du 10, reste intact chez ses compatriotes. « Diego Maradona, une ferveur intacte en Argentine », un Grand reportage de Théo Conscience.

    Entre le Japon et la Chine, un froid durable

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 19:30


    Sanction contre un proche de la Première ministre japonaise, incursion d'un militaire japonais dans l'ambassade de Chine à Tokyo, la tension est vive entre les deux plus grandes économies d'Asie. Des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan ont ouvert une phase gel dans les relations sino-nippones. RFI s'est rendu au Japon à l'invitation du FPCJ (Foreign Press Center Japan), une institution en partie financée par le gouvernement japonais.  De notre envoyé spécial, Une poignée de touristes, de scientifiques et d'amoureux de la nature, partagent la trentaine de sièges d'un Dash 8, turbopropulseur qui effectue le trajet entre Naha, la capitale de la préfecture d'Okinawa et Yonaguni. Il faut survoler durant plus d'une heure et quart des eaux limpides avant d'apercevoir les falaises encerclant l'îlot de 1 600 habitants. Au milieu de ce décor de carte postale où des chevaux sauvages gambadent dans les prairies verdoyantes, une structure s'impose dans le paysage : la base militaire, installée depuis 2016. Nous sommes à à peine plus de 100 kilomètres de Taïwan. L'île de facto indépendante que Pékin souhaite récupérer est au cœur de la brouille entre Tokyo et Pékin. La dispute entre voisins a éclaté en novembre 2025. À la Diet, le Parlement japonais, la Première ministre a évoqué une potentielle réaction de son pays en cas de blocus ou d'invasion de Taïwan, en vertu du principe de « légitime défense collective ». Une brèche ouverte en 2015 dans la Constitution pacifiste du pays, lui autorisant une action militaire en cas de menace sur sa propre existence. En réponse, la Chine a multiplié les mesures : limitation des vols vers le Japon, boycott touristique, restrictions sur les exportations de terres rares, sanctions sur un député japonais proche de Sanae Takaichi, mais aussi manœuvres militaires. À Yonaguni, le point le plus à l'ouest de l'archipel, les soubresauts géopolitiques entraînent depuis de longues années des conséquences concrètes. Drones, missiles sol-air Quelques jours après les déclarations polémiques de la cheffe du gouvernement japonais et au lendemain d'une visite du ministre de la Défense sur l'île, des avions de chasse ont décollé à la hâte. Un drone soupçonné d'être chinois a été détecté entre Taïwan et le petit rocher nippon à 2.000 km de la capitale. Un accident loin d'être isolé, amené à se reproduire. Tokyo augmente le budget de sa défense à 2% du PIB et souhaite poursuivre la militarisation de Yonaguni, au grand dam de Pékin. Depuis dix ans, 230 soldats d'une garnison de surveillance côtière sont venus assister aux premières loges à l'intensification des manœuvres chinoises autour de Taïwan. Une unité de guerre électronique puis des missiles sol-air de moyenne portée seront installés en 2030, dans ce site stratégique à quelques encablures de Taipei. « Compte tenu de la situation à Taïwan, et de la nécessité de protéger le territoire, la présence de militaires ici est inévitable, explique Tsueno Uechi le maire de l'îlot. L'homme pourtant réputé moins belliqueux que son prédécesseur a accepté l'installation. Il faut dire que l'île a pris l'habitude d'être au cœur du jeu géopolitique, particulièrement la quarantaine de pêcheurs qui arpentent les eaux à la recherche d'espadon. « Les navires chinois nous suivent systématiquement » « En 2022, quand Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine était en visite à Taïwan, cinq missiles chinois sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon, raconte Hiromoto Ogimi dans son salon, entouré de ses prises les plus imposantes, notamment les rostres, le nez pointu des espadons, soigneusement empaillées ». « Quand il y a des exercices militaires chinois, je ne sors plus en mer. Si on va vers les îles Senkaku, on voit souvent les garde-côtes japonais qui nous disent de ne pas trop rapprocher. Parce que les navires chinois y sont et nous suivent systématiquement ». Car en plus d'être proche de Taïwan, Yonaguni est située à moins de 150 kilomètres d'un autre point de tension clé : Senkaku en japonais, Diaoyu en chinois. Huit rochers sous souveraineté nippone, revendiqués par Pékin. « Presque chaque jour, nous constatons la présence de navires de la police maritime chinoise », assure un officiel des garde-côtes nippons, tout en estimant que la situation dans la zone est restée stable depuis novembre et le début du nouveau froid entre les deux voisins. Mais la tension entre les deux géants asiatiques est aussi palpable dans la capitale japonaise. Les groupes de touristes chinois ont déserté les rues animées d'Asakusa, quartiers prisés des visiteurs étrangers. En bordure du temple Senso-ji, la plupart des magasins affichent la possibilité de régler par Wechatpay ou Alipay. Des moyens de paiement privilégiés par les 9 millions de visiteurs annuels venus de l'Empire du milieu, une catégorie à part, si importante que l'industrie dédiée à leur accueil a un surnom Yi Tiao Long : « un dragon ». Mais le Parti communiste chinois a poussé sa population à renoncer à ces voyages au Japon. Une mesure efficace : leur nombre a chuté de 54% sur le début de l'année selon les chiffres officiels. « Maintenant il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays... avant ils représentaient 70% de nos clients... », déplore la responsable chinoise d'un magasin de location de Kimono. Certains sont plus impactés que nous. Plusieurs boutiques de location de Kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90% des touristes chinois. Même si les Européens et Américains viennent, ils ne consomment pas autant, les Chinois eux sont souvent plus dépensiers ». Ils représentaient 11 milliards d'euros de dépenses l'année dernière (2025). Une perte compensée par la hausse des touristes étrangers souhaite rassurer l'agence de tourisme japonaise. Attirés par la chute du Yen, les Américains, Canadiens, Européens ou Sud-Coréens se sont rués à Kyoto, Tokyo et Osaka, portés aussi par une stratégie visant à diversifier les visiteurs. « Parallèlement, nous souhaitons mener des promotions stratégiques pour accueillir des touristes de nombreuses autres régions et pays du monde », explique avec prudence Mr Nakano Takeshi, vice-commissaire de l'Agence de Tourisme du Japon. En creux, l'objectif est de réduire la dépendance, en privilégiant des voyageurs individuels occidentaux ou sud-coréens plutôt que les groupes de touristes chinois. « Tout le monde préfère la paix » D'autant que dans un pays où la colère de la population vis-à-vis du surtourisme est palpable, s'ajoute une défiance bien ancrée vis-à-vis des voisins chinois. Plus de 80% des Japonais déclarent avoir une opinion négative de la Chine depuis 2013. Une méfiance réciproque et particulièrement difficile à vivre pour les près d'un million de Chinois vivant dans l'archipel. Certains tentent malgré tout de plaider pour la coexistence et le dialogue au plus bas niveau. En témoignent les éclats de rire résonnant devant la station de métro d'Ikebukuro. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre. « Beaucoup de Chinois qui vivent ici n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie Shigeru Takano, un Japonais qui a lancé ce groupe d'amitié il y a trois ans et demi. Il voit désormais chuter le nombre de participants. Tous estiment que le froid politique est là pour rester, mais placent leur foi dans les échanges humains. « Les gouvernements sont les gouvernements et les gens sont les gens. Ici tout le monde préfère la paix », souffle un expatrié chinois. Derrière lui, un autre rend ses autorités responsables. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. Assure cet homme originaire du Shandong qui requiert l'anonymat. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau ». Un discours en écho avec celui que tient l'homme à l'origine du groupe. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe, renchérit Shigeru Takano. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement ». Un vœu loin d'avoir été exaucé. La ligne ferme de Sanae Takaichi, refusant de céder face à la pression de Pékin a été largement récompensée par un raz-de-marée électoral en février. Elle n'a pas rétropédalé, ni présenté des excuses après ses propos sur Taïwan contrairement à nombre de ses prédécesseurs. Si Tokyo assure que la politique de l'archipel n'a pas évolué sur ce dossier ultra-sensible, « les propos de la Première ministre ont pu surprendre à Pékin », estime Hotaka Machida, ancien diplomate japonais en Chine, désormais chercheur invité à l'Institut de géoéconomie de l'International House of Japan. Mais en même temps, les Chinois étaient ultra-vigilants du fait de la réputation de Sanae Takaichi et ils en ont profité pour pousser le Japon à clarifier sa position ». Révisionnisme La réputation corrosive de la « dame de fer japonaise » n'est peut-être pas étrangère à l'intensité de la réaction chinoise. La Première ministre a longtemps été une habituée du sanctuaire Yasukini. En ce dimanche de printemps, les visiteurs sont nombreux à s'incliner devant le gigantesque Toori, porte rouge marquant l'entrée dans ce lieu hautement polémique. Un geste qui marque leur respect envers les plus de deux millions d'âmes honorés dans ce temple shinto. Ici sont déifiés les morts des guerres du Japon aux XIXème et XXème siècle, dont 1 618 criminels de guerre, certains condamnés pour crime contre l'humanité pour leurs responsabilités dans les horreurs commises par l'armée nippone durant son occupation d'une large partie de l'Asie. Chaque visite de politicien provoque l'ire de Séoul et de Pékin. « Je ne comprends absolument pas pourquoi la Chine et la Corée du Sud critiquent ce lieu », souffle Oga Toko, venu rendre hommage à son grand-père, mort durant la Seconde guerre mondiale. « Personnellement, je serais touchée de voir la Première ministre venir ici. » « La Chine et la Corée du Sud prennent le Japon comme bouc émissaire. Nous étions obligés d'envahir nos voisins à cause de la menace militaire américaine.... renchérit un passant. Le massacre de Nankin par exemple n'a jamais eu lieu. » Des propos révisionnistes qui font référence aux crimes de masse commis par l'armée impériale japonaise en 1937, dans l'ex-capitale chinoise. Durant six semaines d'horreur, des centaines de milliers de civils sont assassinés, et des dizaines de milliers de personnes violées. Des faits largement documentés notamment par des historiens japonais, mais contestés par une partie des soutiens de Sanae Takaichi, qui a elle-même flirté avec cette ligne tout en évitant soigneusement pour l'instant des propos ou une visite polémique qui provoqueraient l'ire de Pékin. Un paradoxe alors qu'elle assume ses ambitions sur un autre dossier : celui de la réforme constitutionnelle permettant d'abandonner le pacifisme. « L'heure est venue », a-t-elle déclaré ce dimanche (12 avril) aux délégués du Parti Libéral Démocrate à l'occasion de la convention annuelle. Avec une promesse, se présenter à cette réunion en 2027 avec un plan précis pour réformer la constitution. « Un rêve de longue date » selon elle, qui se fera certainement au détriment des relations avec son imposant voisin.

    «Le supplément du dimanche» du 12 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


    Bienvenue dans le supplément du Grand reportage de dimanche. C'est un jour d'élections cruciales en Hongrie aujourd'hui, et en seconde partie d'émission, il sera question d'un fait d'armes toujours spectaculaire, la récupération de pilotes tombés chez l'ennemi en illustration des États-Unis qui viennent de permettre de sauver 2 pilotes en Iran. Nous rediffusons un reportage sur la formation de ces opérations de sauvetage de l'armée de l'air française.  Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril C'est un scrutin crucial pour l'avenir de la Hongrie qui va se dérouler ce dimanche (12 avril 2026). Au pouvoir, depuis 16 ans, Viktor Orban est en effet distancé dans les sondages par son principal adversaire : Peter Maggyar, un ancien cadre du Fidesz qui a rompu avec le parti au pouvoir. Il incarne aujourd'hui tous les espoirs de l'opposition hongroise. Cette bataille, elle se livre à Budapest, bien sûr, mais aussi et surtout dans les petites localités des provinces hongroises. RFI s'est rendu dans l'est du pays, dans ces régions souvent déshéritées dont le vote pourrait basculer. Un Grand reportage de Daniel Vallot qui s'entretient avec Jacques Allix. Il faut sauver les pilotes  La guerre en Iran vient de connaitre un épisode tout à fait particulier en ce mois d'avril 2026. Pas un fait d'armes dévastateur et meurtrier, mais un moment de forte tension, à très fort enjeu, et techniquement très périlleux : la récupération après leur éjection de deux pilotes américains en terrain ennemi. Les uns veulent les ramener à la maison, les autres les capturer pour en faire des monnaies d'échange et de chantage. Pour donner une idée du drame que vivent ces aviateurs au sol, et de la difficulté de mettre en œuvre la mission de leur sauvetage. Des opérations qui se ressemblent, quelles que soient les armées dans le monde. Nous rediffusons ce reportage d'un exercice de l'armée française tourné il y a quelques années. Un Grand reportage de Franck Alexandre qui s'entretient avec Jacques Allix.

    «Le supplément du samedi» du 11 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 48:30


    En août 2025, une guerre-éclair a éclaté entre le Cambodge et la Thaïlande. À l'origine, une vieille histoire, le tracé de la frontière entre les 2 pays n'est pas clair. Il date de la colonisation française. La carte de 1907 est ambiguë. Les arbitrages internationaux sont ignorés et d'accusations en anicroches tout a dégénéré jusqu'au cessez-le-feu de décembre. En 2è partie. Au Chili, nous avons eu accès exceptionnellement à ces fermes aquacoles qui élèvent des saumons de manière industrielle.  Cambodge-Thaïlande: après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre  La flambée de violence entre Cambodge et Thaïlande, en 2025, a laissé de profondes cicatrices à la frontière. Maisons détruites, terres devenues dangereuses, habitants encore déplacés, malgré le cessez-le-feu conclu le 27 décembre 2025, la région peine à retrouver une vie normale. Au-delà de l'affrontement militaire, le différend frontalier continue d'alimenter les tensions entre Phnom Penh et Bangkok. Fin février 2026, plus de 60 000 personnes n'avaient toujours pas pu regagner leur logement selon les autorités cambodgiennes, qui accusent par ailleurs l'armée thaïlandaise d'occuper certaines zones frontalières. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fages qui s'entretient avec Jacques Allix. Au Chili, cinquante nuances de gris pour « l'or rose »  Certains l'appellent l'or rose… Au Chili, la production de saumons constitue la deuxième industrie exportatrice du pays après le cuivre. À l'échelle mondiale, le Chili se situe juste derrière la Norvège, premier producteur, et vend son saumon principalement aux États-Unis, au Japon et au Brésil. Mais, l'Europe, et notamment la France, fait également partie de ses clients. Une industrie relativement jeune, une quarantaine d'années seulement, mais qui cherche à croître davantage malgré un nombre non négligeable d'accidents du travail et un fort impact sur l'environnement. Un Grand reportage de Naïla Derroisné qui s'entretient avec Jacques Allix.   

    Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 19:30


    C'est un scrutin crucial pour l'avenir de la Hongrie qui va se dérouler ce dimanche (12 avril 2026). Au pouvoir, depuis 16 ans, Viktor Orban est en effet distancé dans les sondages par son principal adversaire : Peter Maggyar, un ancien cadre du Fidesz qui a rompu avec le parti au pouvoir. Il incarne aujourd'hui tous les espoirs de l'opposition hongroise. Cette bataille, elle se livre à Budapest, bien sûr, mais aussi et surtout dans les petites localités des provinces hongroises. RFI s'est rendu dans l'est du pays, dans ces régions souvent déshéritées dont le vote pourrait basculer. «Élections en Hongrie, les bastions du pouvoir en péril», un Grand Reportage de Daniel Vallot. 

    Il faut sauver les pilotes

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 19:30


    La guerre en Iran vient de connaitre un épisode tout à fait particulier en ce mois d'avril 2026. Pas un fait d'arme dévastateur et meurtrier, mais un moment de forte tension, à très fort enjeu, et techniquement très périlleux : la récupération après leur éjection de deux pilotes américains en terrain ennemi. Les uns veulent les ramener à la maison, les autres les capturer pour en faire des monnaies d'échange et de chantage. Pour donner une idée du drame que vivent ces aviateurs au sol, et de la difficulté de mettre en œuvre la mission de leur sauvetage. Des opérations qui se ressemblent, quelles que soient les armées dans le monde. Nous rediffusons ce reportage d'un exercice de l'armée française tourné il y a quelques années. « Il faut sauver les pilotes », un Grand reportage de Franck Alexandre. Réalisation : Pierre Chaffanjon.

    Au Chili, cinquante nuances de gris pour « l'or rose »

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 19:30


    Certains l'appellent l'or rose… Au Chili, la production de saumons constitue la deuxième industrie exportatrice du pays après le cuivre. À l'échelle mondiale, le Chili se situe juste derrière la Norvège, premier producteur, et vend son saumon principalement aux États-Unis, au Japon et au Brésil. Mais, l'Europe, et notamment la France, fait également partie de ses clients. Une industrie relativement jeune, une quarantaine d'années seulement, mais qui cherche à croître davantage malgré un nombre non négligeable d'accidents du travail et un fort impact sur l'environnement. « Au Chili, cinquante nuances de gris pour "l'or rose" », un Grand reportage de Naïla Derroisné.

    Cambodge-Thaïlande: après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 19:30


    La flambée de violence entre Cambodge et Thaïlande, l'année dernière en 2025, a laissé de profondes cicatrices à la frontière. Maisons détruites, terres devenues dangereuses, habitants encore déplacés, malgré le cessez-le-feu conclu le 27 décembre dernier, la région peine à retrouver une vie normale. Au-delà de l'affrontement militaire, le différend frontalier continue d'alimenter les tensions entre Phnom Penh et Bangkok. Fin février, plus de 60 000 personnes n'avaient toujours pas pu regagner leur logement selon les autorités cambodgiennes, qui accusent par ailleurs l'armée thaïlandaise d'occuper certaines zones frontalières. Cambodge-Thaïlande : après les combats, vivre dans l'ombre de la guerre. Un grand reportage de Jean-Pierre Fages.

    «Le supplément du dimanche» du 5 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 48:30


    Au sommaire de Grand reportage, direction la Polynésie française, territoire d'outre-mer qui a enduré pendant 30 ans les essais pour la bombe atomique type Hiroshima et pour les plus puissantes bombes nucléaires. Puis le défi de l'acheminement des données numériques. Marseille devient ainsi un haut lieu des data centers. La jeunesse polynésienne, trente ans après les bombes nucléaires En France, le nucléaire civil comme militaire reprend des couleurs. Au nom d'une énergie sans CO₂ pour la défense du climat et l'indépendance du pays, les réacteurs sont multipliés. Et côté militaire, les risques géopolitiques amènent à moderniser les missiles de la sacro-sainte dissuasion. Le nucléaire : une saga politique, économique, écologique de plusieurs décennies. En toile de fond, les essais pratiqués pendant trente ans, en Polynésie française dans l'océan Pacifique. En tout, 193 tirs dans le ciel ou sous terre et des retombées radioactives plus ou moins fortes mais mesurables pour l'ensemble de la population polynésienne. Nous sommes allés rencontrer la nouvelle génération. Un Grand reportage d'Hélène Ferrarini qui s'entretient avec Jacques Allix.  Marseille, ville du numérique, mais pour qui ? Si les plages de Marseille sont connues pour leur attrait touristique, elles le sont moins pour être le point d'arrivée de 17 câbles sous-marins de fibre optique. À l'intérieur, des informations numériques, de la data, énormément de data. Et au bout du fil : des data centers, de plus en plus nombreux sur la côte phocéenne. Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'industrie en plein boum a fait de Marseille le septième centre de convergence mondial du numérique. Une industrie en plein essor qui profite plus aux géants planétaires qu'aux habitants marseillais. Un Grand reportage de Sophie Bourlet qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    «Le supplément du samedi» du 4 avril 2026

    Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 48:30


    Arrêt au Liban qui se retrouve happé par une nouvelle guerre. Israël est massivement de retour par l'occupation du Sud, au nom de la lutte contre le Hezbollah chiite, sous-traitant de l'Iran. Puis en seconde partie, direction la République centrafricaine dans une réserve naturelle exceptionnelle, un sanctuaire sauvage que nous arpentons. Liban : voyage au cœur d'un pays déplacé Début mars 2026, le Liban est emporté dans une guerre qui le dépasse très largement. Un mois plus tard, l'escalade militaire entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de Téhéran, a déjà fait plus de mille morts, dont une centaine d'enfants… Mais aussi plus d'un million de déplacés, essentiellement en provenance du Sud. Cet afflux massif met à l'épreuve les faibles ressources du pays et teste aussi son fragile tissu social. Un Grand reportage d'Aabla Jounaïdi et Jad El Khoury qui s'entretiennent avec Jacques Allix.  Réalisation : Hadrien Touraud. Chinko, quand un sanctuaire sauvage renaît au cœur de l'Afrique Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s'impose aujourd'hui comme l'un des derniers grands sanctuaires sauvages d'Afrique centrale. C'est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d'y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d'autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l'insécurité et l'exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d'inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l'ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l'implication croissante des populations locales dans la protection de leurs territoires. Un Grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu qui s'entretient avec Jacques Allix. 

    Claim Grand reportage

    In order to claim this podcast we'll send an email to with a verification link. Simply click the link and you will be able to edit tags, request a refresh, and other features to take control of your podcast page!

    Claim Cancel