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Las autoridades cubanas confirmaron que sostienen un diálogo con la administración de Donald Trump, que hasta ahora ha aplicado una política de presión máxima sobre el régimen castrista. Un reviro observa el profesor de relaciones internacionale de la Universidad Internacional de la Florida, Eduardo Gamarra ha atendido a RFI. Cuba confirmó este viernes que mantiene conversaciones con Estados Unidos, mientras inició la excarcelación de presos políticos como parte de un acuerdo con el Vaticano, el histórico mediador entre los dos países. Esas conversaciones buscan "soluciones por la vía del diálogo a las diferencias bilaterales", precisó Díaz-Canel. La isla está sumida en una grave crisis de abastecimiento de combustible desde que no puede contar con el envío de petróleo de Venezuela, pero en el caso de Cuba, la administración republicana evitó la vía militar y privilegia el diálogo. Un "reviro" observa el profesor de Relaciones internacionales de la Universidad Internacional de la Florida, Eduardo Gamarra quien ha atendido a RFI. "Los republicanos históricamente llamaban a todos aquellos que buscaban el diálogo con Cuba hacia una transición. Los denominaban despectivamente como dialogueros, inclusive si nos acordamos, esos diálogos llevaron a un acuerdo entre la administración del presidente Obama y el régimen de Cuba. El contenido de los diálogos no lo sabemos en detalle, más allá de lo que Estados Unidos nos ha dicho, que es que el diálogo está encaminado a un cambio económico para de alguna manera levantar algunas de las sanciones" dice Gamarra. Aún ignoramos los detalles de estos diálogos, pero La Habana inició la excarcelación de presos políticos y anunció la liberación de 51 de ellos. ¿Qué concesiones podría hacer el gobierno cubano? Responde Eduardo Gamarra. "No sabemos exactamente cuántos presos políticos hay en Cuba, pero se supone que son más de 1000. Se anunció que 56 creo que han sido liberados. Una señal de parte de Cuba, la señal positiva sería la liberación de los presos políticos, número uno. Número 2, pero que quizás número uno es el cambio económico, no la apertura de Cuba a reformas económicas. y sobre todo la presencia de Estados Unidos en el ámbito económico. Esa es la dimensión que es más importante en este momento para Washington. Los cambios políticos como tales. Si el modelo del CI es el modelo que están intentando perseguir, entonces no sabemos pues quién es el Del CI o la Del CI de Cuba, pero estarán buscando a alguien con quien entablar ese diálogo. El diálogo hasta ahora, Lo que nos han dicho públicamente es que ha sido con el nieto de Raúl Castro. Yo no tengo pues la información desde adentro, pero me imagino que Estados Unidos está buscando alguien con quien cogobernar Cuba en un proceso de transición" dice Gamarra en RFI. Según Díaz-Canel, los intercambios con Estados Unidos fueron facilitados por "factores internacionales", que no precisó. El jueves, su gobierno había anunciado la liberación anticipada de 51 prisioneros como muestra de "buena voluntad" hacia el Vaticano. Las primeras excarcelaciones tuvieron lugar este viernes. La AFP asistió a la llegada a su casa de Adael Leyva Díaz, de 29 años y quien cumplía una condena de 13. También a la de Ronald García Sánchez, de 33 años, sentenciado a 14 años, y vecino de Díaz, en el municipio de Arroyo Naranjo, al sur de la capital. Ambos participaron en las históricas protestas antigubernamentales que sacudieron la isla el 11 de julio de 2021.Leyva Díaz, que llegó en un triciclo eléctrico, fue recibido en plena calle por sus familiares. Tan pronto descendió del vehículo abrazó y cargó a su hijo. "Ya te tengo aquí, se acabó el sufrimiento", le dijo al abrazarlo su madre Ivón Díaz.
Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l'Esma, centre de détention emblématique de la terreur d'état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l'Argentine. Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité, des crimes aujourd'hui considérés « légitimes » par l'actuel président d'extrême droite. Mais quel a été le rôle de l'Esma, l'École de mécanique de la marine à Buenos Aires ? L'Esma, l'École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l'«inimaginable », nous revenons sur l'archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l'humanité. Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L'atrocité des crimes s'est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu'à l'étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l'entendre aux sons de nos archives sonores. Si l'Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d'État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l'ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d'anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels. Avec nos invitées : - Marina Franco, membre fondatrice du Centre d'Histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio) - Martine Sin Blima, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l'humanité - Monica Swaig, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone). Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI. À lire : Crimes contre l'humanité à l'Esma. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) Dirigé par Marina Franco et Claudia Feld, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique). « Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l'autoritarisme niant le droit à l'existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ». Note des éditions Anamosa. À découvrir notre nouveau podcast Africaines Queens, l'histoire racontée par les femmes elles-mêmes !
Au sommaire du Café des Sports, ce vendredi 13 mars 2026 à 16h10 TU et 21h10 TU sur RFI & 22h10 TU sur France 24 : - C1 : huitièmes retour, tout peut-il encore basculer ? ; - Dernier rempart… ou premier coupable ? ; - Finale féminine OL – PSG : cap sur la Côte d'Ivoire ; - Mondial 2026 : l'Iran menacé d'exclusion ? ; Les Cartons vidéo ! C1 : huitièmes retour, tout peut-il encore basculer ? La semaine prochaine, place aux huitièmes de finale retour de Ligue des Champions. Certaines équipes ont pris une option et, selon plusieurs projections statistiques, le PSG ou le Real seraient déjà très proches des quarts. Mais l'histoire européenne regorge de retournements spectaculaires. Le football peut-il encore déjouer les statistiques ? Dernier rempart… ou premier coupable ? En Ligue des Champions, les gardiens jouent souvent un rôle décisif. Arrêts spectaculaires, penaltys stoppés… mais aussi erreurs qui peuvent coûter très cher. Les portiers sont-ils devenus les joueurs les plus déterminants des grandes soirées européennes ? Finale féminine OL – PSG : cap sur la Côte d'Ivoire La première finale de la Coupe de la Ligue féminine opposant l'OL Lyonnes au PSG se jouera en Côte d'Ivoire, ce samedi 14 mars 2026 à 18h30. Une délocalisation qui fait débat ? Bonne idée pour promouvoir le football féminin… ou décision contestable ? Mondial 2026 : l'Iran menacé d'exclusion ? Après des propos de Donald Trump sur la sécurité et la participation iranienne, la sélection d'Iran a rappelé qu'une équipe qualifiée ne peut être exclue. La FIFA peut-elle empêcher les tensions géopolitiques d'entrer dans la Coupe du monde ? Les Cartons vidéo ! Comme chaque vendredi, vos cartons pour applaudir ou sanctionner un moment fort de la planète football… et bien sûr les cartons de nos consultants ! Présentation : Annie Gasnier. Questions auditeurs : Frédéric Suteau. Consultants : Xavier Barret, Rémy Ngono, Benjamin Moukandjo. Chef d'édition : David Fintzel. Technique/Réalisation : Laurent Salerno. Réalisation vidéo : Souheil Khedir et Yann Bourdelas. Super stagiaire de troisième : Chaya Serfati.
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Chantal Lorho. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la non-participation de l'Iran au Mondial 2026, les pays du Golfe qui ne s'impliquent pas dans la guerre en Iran et les tensions entre Madrid et Washington. RDC-Chine : pourquoi le « contrat du siècle » est-il controversé ? Signé avec la Chine en avril 2008 sous la présidence de Joseph Kabila, l'accord « mines contre infrastructures » est en cours de réexamen. Pres de 20 ans après sa mise en place, les autorités congolaises viennent de lancer un audit technique et financier. Pourquoi cette décision maintenant ? Alors qu'en RDC, de nombreuses voix dénoncent un accord « déséquilibré », comment réagissent les autorités chinoises ? Pékin est-il prêt à renégocier certains points de ce contrat ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Mondial 2026 : après le retrait de l'Iran, quelles alternatives pour la Fifa ? Alors que l'Iran entre dans son quatorzième jour de guerre contre les États-Unis et Israël, le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, Ahmad Donyamali a annoncé à la télévision publique que l'équipe nationale de football du pays « ne participera pas » au Mondial 2026 organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada. À trois mois du coup d'envoi, comment la Fifa peut-elle s'organiser ? Qui pourrait remplacer l'Iran dans le groupe G de la compétition ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Guerre en Iran : pourquoi les pays du Golfe refusent de riposter ? Depuis le début de la guerre en Iran, les pays du Golfe sont quotidiennement la cible des frappes iraniennes. Les missiles et drones visent non seulement les bases militaires américaines implantées sur leur territoire, mais aussi des infrastructures civiles. Les autorités des pays concernés et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) font état de 23 morts dans les monarchies du Golfe. Pourquoi refusent-elles de répliquer aux attaques ? Ont-elles les moyens de se défendre ? Avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris. Iran : quelles seront les représailles de Trump après le « non » à la guerre de l'Espagne ? Donald Trump ne décolère pas. Face au « non à la guerre » de Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol, et son refus de laisser Washington utiliser deux bases militaires de la péninsule, le président américain a menacé de cesser tout commerce avec l'Espagne. Pourquoi Pedro Sánchez est-il le seul dirigeant européen à s'opposer aussi catégoriquement à la guerre en Iran ? Quels sont les secteurs espagnols les plus menacés si Donald Trump met sa menace à exécution ? Avec Maria Elisa Alonso, politologue à l'Université de Lorraine.
Au sommaire du Café des Sports, ce vendredi 13 mars 2026 à 16h10 TU et 21h10 TU sur RFI & 22h10 TU sur France 24 : - C1 : huitièmes retour, tout peut-il encore basculer ? ; - Dernier rempart… ou premier coupable ? ; - Finale féminine OL – PSG : cap sur la Côte d'Ivoire ; - Mondial 2026 : l'Iran menacé d'exclusion ? ; Les Cartons vidéo ! C1 : huitièmes retour, tout peut-il encore basculer ? La semaine prochaine, place aux huitièmes de finale retour de Ligue des Champions. Certaines équipes ont pris une option et, selon plusieurs projections statistiques, le PSG ou le Real seraient déjà très proches des quarts. Mais l'histoire européenne regorge de retournements spectaculaires. Le football peut-il encore déjouer les statistiques ? Dernier rempart… ou premier coupable ? En Ligue des Champions, les gardiens jouent souvent un rôle décisif. Arrêts spectaculaires, penaltys stoppés… mais aussi erreurs qui peuvent coûter très cher. Les portiers sont-ils devenus les joueurs les plus déterminants des grandes soirées européennes ? Finale féminine OL – PSG : cap sur la Côte d'Ivoire La première finale de la Coupe de la Ligue féminine opposant l'OL Lyonnes au PSG se jouera en Côte d'Ivoire, ce samedi 14 mars 2026 à 18h30. Une délocalisation qui fait débat ? Bonne idée pour promouvoir le football féminin… ou décision contestable ? Mondial 2026 : l'Iran menacé d'exclusion ? Après des propos de Donald Trump sur la sécurité et la participation iranienne, la sélection d'Iran a rappelé qu'une équipe qualifiée ne peut être exclue. La FIFA peut-elle empêcher les tensions géopolitiques d'entrer dans la Coupe du monde ? Les Cartons vidéo ! Comme chaque vendredi, vos cartons pour applaudir ou sanctionner un moment fort de la planète football… et bien sûr les cartons de nos consultants ! Présentation : Annie Gasnier. Questions auditeurs : Frédéric Suteau. Consultants : Xavier Barret, Rémy Ngono, Benjamin Moukandjo. Chef d'édition : David Fintzel. Technique/Réalisation : Laurent Salerno. Réalisation vidéo : Souheil Khedir et Yann Bourdelas. Super stagiaire de troisième : Chaya Serfati.
La guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël provoque un effet fulgurant sur les marchés énergétiques mondiaux. Blocage du détroit d'Ormuz, envolée des prix du pétrole, conséquences pour les pays producteurs et importateurs, repositionnement des grandes puissances : Éco d'ici Éco d'ailleurs analyse les effets économiques d'une crise qui pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier mondial, y compris sur le continent africain. Les impacts pétroliers et géoéconomiques Notre invité : Homayoun Falakshahi, analyste des marchés pétroliers chez Kpler, société spécialisée dans l'analyse des flux maritimes de matières premières. Son travail consiste à suivre les déplacements des navires transportant du pétrole afin de comprendre les dynamiques du commerce mondial. « On sait quasiment exactement ce qui est transporté, d'où les navires partent et où ils arrivent. »
Il y a dix ans, la station balnéaire de Grand Bassam, située à une cinquantaine de kilomètres d'Abidjan, était ébranlée par une attaque terroriste. Ce jour-là, trois hommes armés ont ouvert le feu sur la plage tuant 19 personnes et blessant 33 autres. Comment le pays a-t-il tiré les leçons de cette attaque ? Pourquoi depuis 2021, la Côte d'Ivoire n'a-t-elle pas connu d'autre attaque de cette ampleur ? Le grand invité Afrique est William Assanvo, chercheur principal à l'Institut d'études et de Sécurité. Il répond aux questions de Bineta Diagne. RFI : William Assanvo, dix ans après l'attentat qui a touché Grand-Bassam, qu'est-ce qui a changé sur le plan sécuritaire en Côte d'Ivoire ? William Assanvo : Il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été apportées, des mesures d'un point de vue légal, avec des ajustements apportés à la loi de lutte contre le terrorisme. En termes aussi de lutte contre le financement du terrorisme, il y a des efforts qui ont été initiés. Il y a eu la judiciarisation de cette menace avec le procès de l'attentat de Grand-Bassam. Il y a aussi, bien entendu, du point de vue de la réponse militaire et sécuritaire, des efforts qui ont été fournis pour renforcer le dispositif militaire et sécuritaire dans le nord du pays. Il y a eu aussi des mesures socio-économiques qui ont été apportées pour réduire les fragilités des populations face aux risques d'association avec ces groupes. Comment expliquez-vous le fait que, par rapport aux autres pays côtiers, la Côte d'Ivoire soit plus ou moins épargnée des attaques actuellement ? Je pense que c'est en partie dû à l'efficacité des différentes mesures qui ont été apportées. Donc, les mesures que j'évoquais précédemment : militaires, sécuritaires, socio-économiques. Il y a aussi le fait que les groupes terroristes n'ont pas forcément pour objectif d'ouvrir des fronts partout. Il y a une stratégie des groupes de pouvoir sans doute faire profil bas. Et donc, de ce point de vue, c'est aussi un élément à prendre en compte. Est-ce qu'on peut émettre l'hypothèse que la menace, finalement, même si on ne la voit pas, elle a changé de forme ? On ne peut pas l'exclure parce que, généralement, avant les attaques, il y a souvent une présence des groupes qui se manifestent d'une manière ou d'une autre et qui poursuivent des objectifs qui peuvent être par exemple, d'établir des zones refuges ou alors des zones où ils peuvent générer des ressources, des ressources financières, ou bien recruter. Donc, généralement, en parallèle des attaques, il y a ce type d'action des groupes qui sont menées. Et après, en l'absence d'attaques, on peut aussi ne pas exclure le fait que la menace ait changé de forme. J'ai déjà évoqué les incursions qui sont souvent rapportées. Donc, ça aussi, c'est une manifestation de la menace qu'il ne faut pas aussi négliger. Un des maillons de la lutte contre le terrorisme, ce sont aussi les populations locales. Est-ce qu'aujourd'hui vous avez l'impression que les populations sont suffisamment outillées, sensibilisées, éveillées, par rapport à tous les « signaux faibles », qui peuvent conduire à penser qu'on est face à des groupes extrémistes armés ? Il y a eu effectivement des actions de sensibilisation qui ont été menées dans le nord de la Côte d'Ivoire par rapport à cette menace, par rapport à la nécessité d'être vigilant, par rapport à la nécessité de pouvoir attirer l'attention des autorités lorsque les populations observent des individus qu'elles n'ont pas l'habitude de rencontrer ou des attitudes. Donc, de ce point de vue, il y a des efforts qui ont été menés, mais je crois qu'il est toujours nécessaire de continuer à poursuivre ce travail de sensibilisation. Parce que, aussi, en face, ce sont des groupes qui adaptent également leur mode opératoire à la réponse. Donc, il faut toujours conserver de la vigilance. On a assisté l'année dernière à la condamnation définitive de quatre personnes dans le cadre du procès contre les attentats de Grand-Bassam. Il y a actuellement le procès des attaques de Kafolo. Est-ce que la judiciarisation de ces attaques contribue également à la lutte contre le terrorisme ? Bien entendu, il y a une dimension dissuasive, mais c'est aussi un message à l'endroit des populations et à l'endroit de ceux qui seraient tentés de pouvoir s'engager dans ces activités, de leur montrer que, derrière, ils devront répondre de leurs actes. Et puis, généralement aussi, les procès donnent lieu, bien entendu, à des investigations qui permettent de comprendre un peu aussi les modes opératoires, d'identifier les vulnérabilités, les fragilités, justement au niveau des sociétés que ces groupes peuvent exploiter pour pouvoir s'implanter, pour pouvoir opérer, mener les activités, recruter également. Donc, c'est aussi de ce point de vue important d'avoir ces différents processus judiciaires pour pouvoir apporter des éclaircissements sur la nature de la menace et comment est-ce qu'elle fonctionne. À lire aussiProcès de l'attentat de Grand-Bassam: la cour d'appel confirme la condamnation à vie pour 4 accusés
Aujourd'hui il n'est pas facile de se retrouver dans les étiquettes politiques. C'est compliqué. Plus personne ne sait si le bleu c'est la droite, si le rouge c'est la gauche, ou si le vert, c'est juste la couleur d'une veste écologique au propre comme au figuré. Le GPS politique est complètement perdu.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la libération de militaires congolais détenus par l'AFC/M23 et le déblocage des réserves stratégiques de pétrole. CAN 2025 : vers des peines plus lourdes pour les supporters sénégalais ? Condamnés le 19 février à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme pour les violences lors de la finale de la CAN 2025 Sénégal-Maroc, les 18 supporters sénégalais vont être jugés en appel après une demande du Parquet marocain et de la partie civile. Le nouveau s'ouvre le lundi 16 mars 2026. Qu'est-ce qui a motivé cet appel ? Doit-on s'attendre à des peines plus lourdes ? Les supporters peuvent-ils espérer une grâce du roi Mohammed VI ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. RDC : que sait-on de la libération annoncée de militaires congolais par l'AFC/M23 ? Dans un communiqué, les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda ont annoncé la libération de 2 700 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Aucun calendrier n'a été annoncé et les contours de cette opération restent flous. Pourquoi le groupe armé prend-il cette décision maintenant ? A-t-il subi des pressions ? Comment ces libérations vont-elles s'organiser étant donné le nombre conséquent de militaires concernés ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Iran : combien de temps les pays peuvent tenir avec leurs réserves de pétrole ? Pour faire retomber les prix du pétrole qui flambent depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques. 400 millions de barils de pétrole ont été libérés. Est-ce suffisant ? Combien de temps ces réserves permettront-elles de tenir ? Les pays pétroliers profitent-ils de l'augmentation des prix ? Avec Anna Creti, professeur d'Économie à Paris-Dauphine, directrice de la Chaire de l'économie du climat.
Radio Foot Internationale – ce mercredi à 16h10 TU / 17h10 en direct sur RFI. : - Soirée Ligue des Champions : Paris et le Real sur le gril des huitièmes aller suite. ; - Retour sur la journée de mardi (10 mars 2026) : l'Europe n'a pas attendu pour piquer fort... Rendez-vous à 21h10 TU / 22h10 pour une 2è émission en direct pour le débrief. Soirée Ligue des Champions : Paris et le Real sur le grill des huitièmes aller suite - PSG–Chelsea, parfum de revanche au Parc entre le champion d'Europe et le champion du monde des clubs. Cédrick De Oliveira, en direct du Parc des Princes, nous dira tout ! - Real Madrid–Manchester City, ou le classique moderne : les Merengue, emmenés par Vinícius, mais sans Mbappe ni Bellingham … le Real en danger ? - Sans oublier Leverkusen–Arsenal et Bodø/Glimt–Sporting : les Norvégiens ont déjà bousculé plus d'un cador cette saison. Bis repetita ? Retour sur la journée de mardi : l'Europe n'a pas attendu pour piquer fort - Atlético 5-2 Tottenham : soirée noire pour les Spurs, avec Antonín Kinský, gardien sacrifié après deux erreurs et une sortie dès la 17è minute. Retour sur un drame humain. - Bayern 6-1 Atalanta : la démonstration Kompany ! - Galatasaray 1-0 Liverpool : exploit turc sur le Bosphore, mais Anfield n'a pas encore parlé. - Newcastle 1-1 Barça : Lamine Yamal a sauvé les Blaugrana, et le retour en Catalogne promet déjà des étincelles. Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Nabil Djellit, Youssouf Mulumbu, Éric Rabesandratana et Manu Terradillos — Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les cours du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, la force de frappe iranienne et des tensions au sein de l'Église anglicane. Sénégal : le tandem Diomaye-Sonko définitivement enterré ? En réaction à la première assemblée générale de la coalition « Diomaye Président », de nombreux militants du Pastef, le parti au pouvoir, et des membres du gouvernement ont pris position en faveur du Premier ministre. Le divorce est-il définitivement consommé entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ? La coalition du chef de l'État affiche ses intentions électorales. Quels sont ses objectifs ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Iran : comment les propos de Donald Trump influencent les cours du pétrole ? Alors que les prix du pétrole ont explosé depuis le début de la guerre en Iran avec le blocage du détroit d'Ormuz, la tendance s'est inversée après la déclaration de Donald Trump, affirmant que la guerre était « quasiment finie ». Comment une simple prise de parole peut-elle provoquer une chute de 10-15% du prix du pétrole ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, chronique « Aujourd'hui l'économie ». Guerre en Iran : que reste-t-il de la force de frappe de Téhéran ? Dix jours après le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, Donald Trump assure que la guerre va « bientôt se terminer ». De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire ». Combien de temps l'Iran peut-il encore tenir face aux États-Unis et à Israël ? Que reste-t-il de sa force de frappe ? Avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Église anglicane : pourquoi conservateurs et progressistes s'opposent -ils ? Réunis la semaine dernière à Abuja, des membres d'un courant conservateur de l'Église anglicane, la Global anglican future conférence (Gafcon), ont annoncé la création d'un Conseil anglican mondial pour s'opposer à la nomination de Sarah Mulally, première femme archevêque de Canterbury, la plus haute responsable religieuse de l'Église d'Angleterre qui compte des fidèles à travers 165 pays. Pourquoi sa nomination fait-elle autant polémique ? Quel est l'objectif de ce nouveau Conseil anglican mondial ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.
Radio Foot Internationale – ce mercredi à 16h10 TU / 17h10 en direct sur RFI. : - Soirée Ligue des Champions : Paris et le Real sur le gril des huitièmes aller suite. ; - Retour sur la journée de mardi (10 mars 2026) : l'Europe n'a pas attendu pour piquer fort... Rendez-vous à 21h10 TU / 22h10 pour une 2è émission en direct pour le débrief. Soirée Ligue des Champions : Paris et le Real sur le grill des huitièmes aller suite - PSG–Chelsea, parfum de revanche au Parc entre le champion d'Europe et le champion du monde des clubs. Cédrick De Oliveira, en direct du Parc des Princes, nous dira tout ! - Real Madrid–Manchester City, ou le classique moderne : les Merengue, emmenés par Vinícius, mais sans Mbappe ni Bellingham … le Real en danger ? - Sans oublier Leverkusen–Arsenal et Bodø/Glimt–Sporting : les Norvégiens ont déjà bousculé plus d'un cador cette saison. Bis repetita ? Retour sur la journée de mardi : l'Europe n'a pas attendu pour piquer fort - Atlético 5-2 Tottenham : soirée noire pour les Spurs, avec Antonín Kinský, gardien sacrifié après deux erreurs et une sortie dès la 17è minute. Retour sur un drame humain. - Bayern 6-1 Atalanta : la démonstration Kompany ! - Galatasaray 1-0 Liverpool : exploit turc sur le Bosphore, mais Anfield n'a pas encore parlé. - Newcastle 1-1 Barça : Lamine Yamal a sauvé les Blaugrana, et le retour en Catalogne promet déjà des étincelles. Autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Nabil Djellit, Youssouf Mulumbu, Éric Rabesandratana et Manu Terradillos — Chef d'édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.
Vers un audit du « contrat siècle » entre la République démocratique du Congo et la Chine. Cet accord économique majeur, signé en 2008 sous la présidence de Joseph Kabila avec un consortium d'entreprises chinoises, repose sur un échange « ressources contre infrastructures » : le financement et la construction d'infrastructures (routes, voies ferrées, hôpitaux…) en échange d'un accès privilégié aux ressources minières congolaises. Un partenariat critiqué par plusieurs organisations de la société civile pour son déséquilibre et son opacité. Que peut-on attendre de cet audit ? Et pourquoi maintenant ? Elisabeth Caesens est la directrice exécutive de l'ONG Resource Matters qui plaide pour une meilleure répartition des richesses minières en RDC. Depuis Bruxelles, elle répond aux questions de Charlotte Idrac. RFI : Est-ce que l'annonce de cet audit vous surprend et son timing également ? Elisabeth Caesens : L'annonce nous surprend un peu parce que cet accord a été déjà renégocié il y a à peine deux ans. Et donc en fait, cet audit, on l'avait attendu avant cette renégociation initiale. Donc elle nous surprend un petit peu dans ce sens où on annonce en fait maintenant une potentielle nouvelle renégociation, alors que la précédente date d'il y a deux ans. Et a priori, cet audit couvrirait tous les aspects, mines, infrastructures, fiscalité. Quelles sont vos attentes ? Alors nous, si l'audit est bien fait et va jusqu'au fond, nous on s'attend à beaucoup d'évidence en fait, de détournement de fonds ou bien des projets surfacturés au moins, avec des routes qui ont coûté beaucoup plus cher que ce qu'elles n'auraient dû coûter et donc éventuellement un redressement à ce niveau-là. Pour l'instant, il n'y a pas encore eu de promesses que les résultats de l'audit seraient publiés, mais en tout cas, c'est une bonne nouvelle au moins que l'audit soit lancé. Vous l'évoquiez, tout à l'heure, il y avait eu une importante révision de cet accord en mars 2024 par le président Tshisekedi, en principe au bénéfice de Kinshasa. Quel bilan vous faites de cette révision de l'époque ? Alors, elle était pour notre part vraiment très, très décevante. C'était sûr qu'une révision devait être faite depuis très longtemps. Les promesses que cet accord apportait à l'époque, en 2008, étaient très importantes, on attendait des milliards de dollars d'infrastructures et en fait, en réalité, très peu a été décaissé. À lire aussiRDC: un audit du «contrat du siècle» relance le débat sur cet accord signé avec des groupes chinois en 2008 Est-ce qu'on peut chiffrer justement les résultats ? Oui. Alors on s'attendait à des prêts de 3 milliards de dollars pour des infrastructures et au bout de plus de quinze ans de travaux ou de projets, moins d'un milliard avait été décaissé. Donc, c'était extrêmement décevant pour la partie congolaise. Et en plus, la qualité des infrastructures n'était pas toujours au rendez-vous. On espérait en fait que tout cela serait corrigé, mais en fait, cela n'a pas été complètement réglé. Les paiements auxquels le Congo a droit maintenant sont 100 % dépendant du cours du cuivre. Donc en gros, si le cuivre atteint un tel montant sur le marché international, le Congo recevra autant. Le premier grand problème, c'est que le montant que le Congo recevra ne dépend pas du tout de combien les Chinois exportent. Donc imaginez-vous que vous exportez 100 000 tonnes de cuivre, ou 400 000 tonnes de cuivre, vous allez payer la même chose. C'est un peu comme si un boulanger, s'il vend 500 pains ou 1000 pains, il paye les mêmes taxes. C'est un peu aberrant. Et puis le deuxième grand problème, c'est que, que le cours du cuivre soit à 8000 ou à 11 000, la partie chinoise paye la même chose. Donc imaginez toute la marge bénéficiaire qui se rajoute au-delà de 8000, c'est en fait pour l'investisseur, le Congo ne touche rien. Et nous on a fait des calculs, déjà rien que pour la première année de mise en œuvre de ce nouveau contrat, donc 2024, le Congo a perdu ainsi plus de 100 millions de dollars rien qu'à cause de cette clause qui dit que, que le cours soit à 8000 ou à 11 000, on paye la même chose. Dans quelle mesure cet audit annoncé entre, selon vous, dans le cadre d'une rivalité entre les États-Unis et la Chine ? Alors ça, ce n'est pas très clair. Comme je le disais, l'accord a déjà été renégocié entre 2022 et 2024. Et à cette époque-là, c'est clair que cette renégociation entrait quelque part dans une rivalité avec les États-Unis. Le président Tshisekedi voulait apparaître comme mettant la pression sur les partenaires chinois que l'ancien président Kabila avait accueilli au Congo, et il voulait voir en fait qu'il était quelque part dur avec les Chinois. Maintenant que ça a mené à un avenant négocié déjà, on se demande est-ce que c'est toujours cette rivalité qui joue ? C'est aussi possible qu'autre chose joue, c'est-à-dire le cours du cuivre est extrêmement élevé aujourd'hui et peut-être que la partie congolaise se dit il y a moyen d'attirer plus du jeu que ce que nous avons finalement négocié en 2024. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que lors des précédentes négociations, quelque chose qui nous a aussi vraiment choqué, c'est qu'on a découvert que la partie chinoise a fini par payer des jetons de présence, ce qu'on appelle en fait des primes de négociation à tous les acteurs qui étaient impliqués du côté congolais. Donc en fait, la partie chinoise a couvert les frais de négociation de la partie adverse, ce qui constitue en fait un conflit d'intérêts assez gigantesque. Est-ce que maintenant on se dit qu'il faut retourner à cette table de négociation dans l'espoir de toucher à nouveau des primes de négociation ? On espère vraiment que non. C'est pour ça aussi d'ailleurs que « Le Congo n'est pas à vendre » demande à ce que les frais des parties congolaises qui sont en train de faire cet audit, et puis surtout d'éventuellement renégocier une nouvelle fois l'accord, soient payés par le Trésor public congolais. Et dans cette révision, en mars 2024, il y a un point qui reste en suspens pour vous, ce sont les exemptions fiscales pour la Sicomines, le conglomérat Sino-congolais ? Il y a deux gros problèmes avec le projet Sicomines. Le premier problème, c'est combien la Sicomines paye à l'État congolais. Et le deuxième problème, c'est comment l'État congolais, par la suite, dépense l'argent reçu. Et en fait, les deux sont problématiques. L'État congolais ne touche pas assez de recettes dans ce projet. Et le deuxième problème, c'est que le peu d'argent qui est touché est dépensé de manière opaque. Et c'est surtout ce deuxième aspect que l'audit va essayer de vérifier. À lire aussiRDC: le «contrat du siècle» avec les entreprises chinoises modifié pour rééquilibrer les profits
Entraîné dans une nouvelle guerre, l'Iran a choisi de dégainer une arme ayant des répercussions dans le monde entier : les hydrocarbures. La riposte de la République islamique à l'offensive militaire déclenchée par les Etats-Unis et Israël, samedi 28 février, a pris la forme de bombardements qui ont stoppé les livraisons de pétrole et de gaz produits au Moyen-Orient.Les gardiens de la révolution ont ainsi rendu la navigation impossible dans le détroit d'Ormuz. Cet étroit passage maritime, qui sépare l'Iran des pétromonarchies du golfe Arabo-Persique, est hautement stratégique. En effet, un quart de l'or noir mondial et entre 20 % et 25 % du gaz naturel liquéfié de la planète transitent par cette zone. Le transport n'est d'ailleurs pas l'unique cible de l'Iran puisque des lieux de production d'hydrocarbures ont aussi été touchés par des frappes dans les Etats voisins.Conséquence de cette situation : les prix du gaz et du pétrole ont tant grimpé que Donald Trump s'est efforcé de rassurer les marchés. Pour combien de temps ? Quelles sont les répercussions économiques réelles de la paralysie du détroit d'Ormuz, et plus largement de cette guerre au Moyen-Orient ? A quels pays les ressources énergétiques pourraient-elles commencer à manquer ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Eric Albert, journaliste au service Economie du Monde, fait le point après dix jours de conflit.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits d'un reportage diffusé au journal télévisé de France 2, le 6 mars 2026 ; de deux sujets de France Inter diffusés le 1er mars 2026 et dans le journal de 8 heures du 9 mars 2026 ; d'un reportage diffusé par TV5 Monde, le 3 mars 2026 ; d'un sujet de RFI diffusé le 4 mars 2026 ; et de la conférence de presse tenue par Donald Trump, le 9 mars 2026.Cet épisode de podcast a été diffusé le 11 mars 2026---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
In this episode, Greg and Rob are joined again by healthcare attorney Todd Nova to discuss the recent HRSA Request For Information (RFI) related to a potential future 340B rebate model pilot. They discuss the nature of the info requested by HRSA in the RFI, thoughts around including confidential/sensitive information in responses, and general strategies for providing constructive feedback to HRSA regarding an important potential change to the 340B Program. In the intro, Greg and Rob discuss some challenges with MFP refund reconciliation, and also review recent manufacturer policies requiring claims submission for 340 pricing access.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au Liban, des experts ukrainiens au Moyen-Orient et une hypothétique intervention des factions kurdes en Iran. Guerre en Iran : la France va-t-elle s'engager dans le conflit ? Lundi (9 mars 2026), au dixième jour de la guerre en Iran, Emmanuel Macron s'est rendu sur le porte-avions Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée conformément aux ordres du président français. Concrètement, quelles sont les particularités de ce navire de guerre unique en Europe ? Son déploiement signifie-t-il que la France est prête à intervenir dans la guerre contre l'Iran ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Liban : jusqu'où ira Israël ? Depuis une semaine, le Liban est soumis aux frappes israéliennes. Selon le dernier bilan des autorités datant de lundi soir, les bombardements ont fait près de 500 morts et plus 1 300 blessés. Pourquoi, tout en bombardant l'Iran, Israël mène cette offensive au Liban ? Quel est son objectif ? La stratégie de l'armée israélienne est-elle différente de celle de 2024 ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de Jérusalem. Guerre en Iran : pourquoi des experts ukrainiens vont se rendre au Moyen-Orient ? C'est le président Volodymyr Zelensky qui l'a annoncé le dimanche 8 mars 2026 : « des experts ukrainiens en drones vont se rendre au Moyen-Orient, dès cette semaine » pour aider les Américains et les pays du Golfe à détecter et intercepter les drones iraniens. Comment expliquer l'expertise de l'Ukraine sur les drones kamikazes Shahed ? L'initiative ukrainienne signifie-t-elle que les systèmes de défense anti-aériens américains et israéliens ne suffisent plus à bloquer les drones iraniens ? Avec Guillaume Naudin, chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Guerre en Iran : les Kurdes peuvent-ils faire tomber le régime iranien ? Dans un entretien accordé à Reuters, Donald Trump s'est dit « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir en place à Téhéran, avant de faire volte-face en affirmant ne « pas vouloir rendre cette guerre plus compliquée qu'elle ne l'est déjà ». Alors que Donald Trump exclut de déployer des soldats américains sur le sol iranien, les factions kurdes positionnées en Irak peuvent-elles s'impliquer dans le conflit ? Sont-elles en mesure de faire le poids face aux Gardiens de la Révolution et l'armée iranienne ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Au onzième jour de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole ont flambé hier, lundi 9 mars, au-dessus des 100 dollars le baril. Quelles peuvent être les conséquences du conflit dans les pays africains ? Quels secteurs sont en première ligne ? Faut-il craindre un choc économique ? L'économiste bissau-guinéen Carlos Lopes a été le secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique. Aujourd'hui, il enseigne à l'université du Cap, en Afrique du Sud. Il répond aux questions de Charlotte Idrac. RFI : Quel est l'impact de la hausse du prix du pétrole sur les économies africaines à ce stade ? Concrètement, est-ce que les prix à la pompe ont augmenté ? Est-ce qu'il y a des conséquences pour les industries, les transports ou les centrales électriques ? Carlos Lopes : D'abord, il y a la conséquence des prix pour les importations qu'on va faire dans l'avenir immédiat. On peut s'imaginer que les prix vont continuer à grimper. Un certain nombre de pays n'ont pas de réserves suffisantes pour pouvoir faire face aux difficultés logistiques qu'on va avoir, avec toute la demande qui est désorganisée, soit elle passait du point de vue de raffinage par les pays du Golfe, soit elle émanait des pays du Golfe. Donc, nous avons tout un tas de difficultés avec les assurances. Les transports maritimes sont dans une réorganisation complète. Toutes ces conséquences qui auront bien sûr un reflet dans le prix, dans les pompes. Mais nous avons aussi deux autres difficultés logistiques énormes, c'est-à-dire les exportations africaines qui passaient par le Golfe, notamment de l'or qui était en train d'aider pas mal de pays africains et se fait normalement en voie aérienne. Donc, il y a beaucoup de perturbations dans le trafic aérien. Il y a aussi un certain nombre de minerais qui passaient pour raffinage dans les pays du Golfe. Donc on aura des problèmes de trésorerie dans ces pays. Et nous avons aussi les fertilisants : Un certain nombre de fertilisants qui sont utilisés en Afrique viennent du Golfe. Et maintenant que le détroit d'Ormuz est pratiquement fermé, (donc) on aura des perturbations aussi dans les campagnes agricoles. Tout cela va augmenter l'inflation, va faire dégringoler la valeur des monnaies africaines, va nous amener à une situation, à mon avis, bien plus difficile que celle que nous avons connue pendant le début de la guerre en Ukraine. Nous sommes là dans un mécanisme qui peut être très coûteux pour l'Afrique, parce que dans les cinq dernières années, la plupart des investissements de grande importance étaient en provenance des pays du Golfe, notamment des Emirats arabes unis en particulier. Et donc tout cela va être extrêmement perturbé. Mais pour les pays qui disposent de réserves importantes comme le Nigeria ou l'Angola, pour les pays producteurs de pétrole, est-ce que la situation peut être à l'inverse perçue comme une opportunité ? Bien sûr que la montée des prix du pétrole va aider un certain nombre de pays producteurs. Mais à mon avis, ces pays vont souffrir beaucoup plus de l'importation d'inflation et d'autres difficultés, notamment logistiques, et donc les gains éventuels ne seront pas suffisants pour compenser les pertes. Sur la logistique, justement, la réorganisation du trafic maritime passe notamment par un contournement de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Est-ce que ça pourrait être favorable aux ports africains selon vous ? Théoriquement oui, mais disons, le grand avantage, c'est qu'ils puissent se ravitailler et notamment se ravitailler en combustible. Bien sûr, il y aura un apport en termes de demande, mais cette demande, elle sera quand même assez conditionnée sur des facteurs logistiques qui ne sont pas complètement maîtrisés par les ports africains. Par exemple, en Afrique du Sud, on avait déjà des problèmes de ravitaillement en combustible avec le trafic tel qu'il était. Il y a des pays comme la Namibie qui sont, disons, mieux organisés pour pouvoir bénéficier, par exemple, du contournement du cap de Bonne-Espérance. Nous avons des pays comme le Kenya qui peuvent éventuellement aussi bénéficier, avec le port de Mombasa. Djibouti certainement est bien préparé pour pouvoir absorber une partie du trafic. Mais il y a beaucoup de pays qui n'ont pas, disons, l'élasticité logistique pour pouvoir profiter de ces ravitaillements. À plus long terme, cette crise peut-elle être aussi un signal pour certains États, pour accélérer des décisions et des investissements, pour mieux faire face aux chocs énergétiques mondiaux ? Tout à fait. Et politiquement, il y a déjà une volonté de changer un peu la donne. Et donc maintenant, il va falloir accélérer parce que, avec tout ce qui est en train de se passer dans le monde de l'aide au développement, il y a une réalisation que l'Afrique doit s'occuper elle-même de ses problèmes, beaucoup plus que compter sur d'autres qui effectivement ont des priorités qui deviennent de plus en plus complexes vu l'état du monde.
Semaine Kassav' sur RFI ! Le groupe qui a popularisé le zouk est à l'honneur ! Jusqu'à vendredi, vous n'entendrez que des chansons de Kassav' et ses membres en solo. Préparez-vous à vivre une expérience unique ! [Rediffusion] Fondé à la fin des années 1970, ce groupe mythique a révolutionné la musique caribéenne en popularisant le zouk, un rythme vibrant né en Guadeloupe et en Martinique. Énergie contagieuse, mélodies entraînantes et titres incontournables, Kassav' fait danser des générations entières à travers le monde. C'est un symbole culturel : une célébration de l'identité et de la richesse musicale des Antilles qui continue de rassembler les publics, sur scène et dans les cœurs. Playlist de l'émission : Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Kassav' - Mwen mald aw Kassav' - Sé pa djen djen Kassav' - Mwen alé Kassav' - Souf zouk Kassav' - Flash Jocelyne Béroard - Mi tché mwen La voix chaleureuse et puissante de Jocelyne Béroard contribue largement au succès international du groupe qu'elle rejoint définitivement en 1983. Parallèlement à sa carrière au sein de Kassav', elle mène également une carrière solo, devenant l'une des artistes féminines les plus importantes de la musique antillaise. Jacob Desvarieux et Georges Decimus feat Jocelyne Béroard - Chawa Jocelyne Béroard feat Jacob Desvarieux - Milans Jean-Claude Naimro - An balaté Volt-Face - Zocké light Le groupe Volt-Face est fondé par le bassiste de kassav', Georges Décimus, avec le chanteur dominicais Jeff Joseph. En quelques années, Volt-Face s'impose comme l'un des groupes importants du zouk après l'ère Kassav'. Leur succès est reconnu internationalement lorsqu'ils remportent le prix du meilleur groupe aux African Music Awards en 1995. Kassav' - Ayé Kassav' - Soucougnan Retrouvez notre playlist sur Deezer.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'échange de prisonniers ukrainiens et russes, la fin des visas étudiants pour certains pays au Royaume-Uni et la nomination d'un nouveau Guide suprême en Iran. RDC : quels défis attendent James Swan, le nouveau chef de la Monusco ? L'ONU a nommé l'Américain James Swan à la tête de la mission de maintien de la paix en RDC. Il succède à la Guinéenne Bintou Keita dans un contexte sécuritaire très tendu dans l'est du pays, marqué par la reprise des combats avec l'AFC/M23. Pourquoi avoir choisi un Américain pour diriger la Monusco ? Cette décision a-t-elle été influencée par Washington ? Au regard de son expérience et de son parcours de diplomate, James Swan peut-il vraiment faire respecter le cessez-le-feu dans l'est du pays et relancer l'action de la Monusco ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Ukraine-Russie : comment expliquer la vague de libération des prisonniers de guerre ? Au total, 1 000 prisonniers ont été libérés. L'Ukraine et la Russie ont échangé, chacune, 500 prisonniers de guerre grâce à la médiation des États-Unis et des Émirats Arabes Unis. Cet accord constitue l'un des rares gestes concrets entre Moscou et Kiev. Pourquoi cet accord intervient-il maintenant ? Que sait-on du profil des prisonniers libérés ? Comment les États-Unis et les Émirats Arabes Unis ont-ils permis ces échanges ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Royaume-Uni : pourquoi Londres ferme ses portes aux étudiants de certains pays ? La décision a été annoncée par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. À partir du 26 mars, les ressortissants afghans, camerounais, birmans et soudanais ne pourront plus obtenir de visa étudiant pour étudier en Grande-Bretagne. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer durcit donc encore un peu plus sa politique migratoire. Pourquoi cette mesure est-elle adoptée maintenant ? Pourquoi les étudiants de ces quatre pays sont-ils visés en particulier ? Avec Sidonie Gaucher, correspondante à Londres de RFI. Iran : le fils succède à son père, comment expliquer ce choix ? Son nom circulait de longue date pour prendre le relais d'Ali Khamenei, mort sous les bombes américano-israéliennes au premier jour de la guerre. Mojtaba Khamenei a été choisi dimanche par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, pour succéder à son père comme guide suprême. Comment expliquer ce choix ? Le fils bénéfice-t-il du soutien de tout le régime iranien ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Il est souvent présenté comme favori de la prochaine présidentielle française. Mais le RN est aussi confronté à d'importants ennuis judiciaires qui pourraient empêcher Marine Le Pen d'être candidate. Dans ce contexte, aura lieu dans six jours le premier tour des élections municipales. Qu'est-ce que le RN a à gagner et à perdre avec ce scrutin ? Un échec pourrait-il plomber ses ambitions pour 2027 ? Pour en débattre : - Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique, professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne et auteur du livre Aux portes du pouvoir - RN, l'inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024) - Jean Philippe Moinet, auteur, fondateur-directeur de la Revue Civique, auteur du livre Un journal sous influence (éditions Les ailes rebelles, 2023) - Aurélien Devernoix, journaliste du service politique de RFI.
Elle accompagne nos ruptures, nos fêtes, nos trajets en voiture, dans les embouteillages, nous aide à nous endormir ou au contraire nous maintient éveillés. La musique est constamment présente, que ce soit dans les petits instants du quotidien que dans les moments-clé de nos vies. On l'associe à une personne, on se souvient de celles qu'on écoutait en boucle à l'école et puis il y a celles qu'on ne peut plus supporter d'entendre. Mais l'avènement du numérique a aussi bouleversé nos pratiques d'écoutes. Aujourd'hui, plus besoin d'emmener ses cassettes ou ses CDs partout. Grâce aux plateformes de streaming, des milliers de chansons sont disponibles en quelques clics. En 2024, 752 millions de personnes ont payé un abonnement à une plateforme de streaming musical, un chiffre en augmentation. Si la musique est omniprésente, cette évolution interroge sur notre manière de la consommer, la façon dont se construisent nos goûts musicaux. S'il est possible de l'emmener partout, de l'écouter dans sa bulle avec ses écouteurs, sommes-nous plus individualistes avec la musique ? Avec : • Vladimir Cagnolari, adjoint au directeur de RFI en charge de la Musique • Thomas Louail, chargé de recherche au CNRS et co-fondateur et directeur de Mixtapes, le laboratoire commun du CNRS et Deezer • Blick Bassy, chanteur, auteur-compositeur, producteur, guitariste et percussionniste camerounais. Son dernier album intitulé Mádibá, est sorti en 2023, le prochain est prévu pour début 2027. Actuellement en tournée, il sera en concert à Paris au Théâtre du Châtelet le 3 avril 2026. Il est également l'auteur de La bataille des imaginaires africains – pourquoi la culture décidera de l'avenir du continent (Les Livres du Ministère) qui sortira le 25 mars 2026. Programmation musicale : ► Fille parfaite - Céline Banza ► Lep - Blick Bassy.
Elle accompagne nos ruptures, nos fêtes, nos trajets en voiture, dans les embouteillages, nous aide à nous endormir ou au contraire nous maintient éveillés. La musique est constamment présente, que ce soit dans les petits instants du quotidien que dans les moments clés de nos vies. On l'associe à une personne, on se souvient de celles qu'on écoutait en boucle à l'école et puis il y a celles qu'on ne peut plus supporter d'entendre. Mais l'avènement du numérique, a aussi bouleversé nos pratiques d'écoutes. Aujourd'hui, plus besoin d'emmener ses cassettes ou ses CDs partout. Grâce aux plateformes de streaming, des milliers de chansons sont disponibles en quelques clics. En 2024, 752 millions de personnes ont payé un abonnement à une plateforme de streaming musical, un chiffre en augmentation. Si la musique est omniprésente cette évolution interroge sur notre manière de la consommer, la façon dont se construisent nos goûts musicaux. S'il est possible de l'emmener partout, de l'écouter dans sa bulle avec ses écouteurs, sommes-nous plus individualistes avec la musique ? Avec : • Vladimir Cagnolari, adjoint au directeur de RFI en charge de la musique •Thomas Louail, chargé de recherche au CNRS et co-fondateur et directeur de Mixtapes le laboratoire commun du CNRS et Deezer. • Blick Bassy, chanteur, auteur-compositeur, producteur, guitariste et percussionniste camerounais. Son dernier album intitulé Mádibá, est sorti en 2023, le prochain est prévu pour début 2027. Actuellement en tournée, il sera en concert à Paris au Théâtre du Chatelet le 3 avril 2026. Il est également l'auteur de La bataille des imaginaires africains – pourquoi la culture décidera de l'avenir du continent (Les Livres du Ministère) qui sortira le 25 mars 2026. Programmation musicale : ► ►
Comisia Europeană trebuie să interzică fermele de animale crescute pentru blană, spune la RFI directoarea de țară pentru Humane World for Animals în România, Andreea Roseti. Bruxelles-ul este așteptat să ia o decizie în luna martie. Comisia Europeană poate să decidă închiderea fermelor pentru blănuri sau ar putea stabili standarde mai bune pentru unitățile respective. Directoarea de țară pentru Humane World for Animals în România, Andreea Roseti, spune la emisiunea Planeta Verde că este optimistă că Bruxelles-ul va decide interzicerea acestor centre: ”Avem așteptări mari de la Comisie și anume să se interzică în sfârșit fermele de blănuri la nivelul Uniunii Europene”. Ea spune în ce condiții sunt ținute aceste animale: ”A crește animale sălbatice în cuști, că le numim ferme sau cum vrem să le numim, este o practică foarte crudă și care niciodată nu va putea să le ofere o viață acelor animale. Deci animalele respective, vorbim de nurci, șinșile, vulpi, sunt crescute, născute, în cuști de metal, de multe ori în hale, fără să vadă lumină, fără să aibă acces de exemplu la apă pentru nurci sau nisip pentru șinșile, nu le permit aceste condiții să-și manifeste absolut nici un fel de comportament care lor le-ar fi natural”. România a interzis fermele de animale pentru blană încă din 2024, dar măsura va intra în vigoare din 2027. Scrisoarea deschisă adresată Comisiei Europene poate fi semnată aici: https://act.humaneworld.org/page/180786/petition/1?locale=ro-RO
Vicepremierul Oana Gheorghiu declară într-un interviu la RFI că unele companii de stat ar trebui listate la Bursă. Ea pledează pe de altă parte pentru o schimbare de paradigmă în reformarea companiilor statului. Oana Gheorghiu, despre reforma companiilor de stat: ”Trebuie să spunem foarte clar că până de curând, companiile de stat erau văzute sau încă sunt văzute ca surse de putere, nu surse de venituri pentru bugetul României. Schimbarea asta de paradigmă nu se face peste noapte, e nevoie de timp, e nevoie de perseverență și de consistență în acest discurs și sper ca el să-și găsească cât mai mulți susținători și în societate și în zona politică”. Despre Avocatul Poporului: ”Eu sper că Avocatul Poporului înțelege la fel ca societatea nevoia de a reduce cheltuielile administrative ale statului român. Avem cheltuieli mult prea mari, avem un deficit bugetar prea mare. Vom vedea ce se va întâmpla”. Despre platforma online ”Fără hârtie”: ”Până acum, sunt peste 2.200 de postări ale oamenilor. Le împărțim pe categorii. Evident că din cele 2000 și ceva de postări se coagulează 15-20 de domenii în care oamenii întâmpină dificultăți în relația cu statul. Cele mai multe sunt în zona de carte electronică de identitate, pentru că este acest produs nou și din nefericire statul știe să se saboteze el pe el singur. Sunt multe instituții care încă nu și-au descărcat aplicațiile cu care pot citi aceste noi cărți de identitate sau nu și-au cumpărat acele cititoare”.
Flori la frontieră și mesaje de felicitare din partea conducerii pe de o parte, Marș Feminist și un nou caz de posibil femicid, pe de altă parte. Ziua internațională a femeii marcată în Republica Moldova. Cazul de femicid a fost semnalat public chiar de Ziua Internațională a Femeii, pe 8 martie. În centrul scandalului se află Dumitru Vartic, vicepreședintele Consiliului Raional Hîncești și membru al formațiunii aflate la putere în Republica Moldova, Partidul Acțiune și Solidaritate (PAS). Soția demnitarului, Ludmila Vartic, s-a sinucis pe 3 martie, iar organizațiile pentru drepturile femeilor au semnalat că femeia ar fi fost supusă abuzului domestic. Astfel, PAS, se confruntă în aceste zile cu o gravă lovitură de imagine. Vicepreședinta Parlamentului, Doina Gherman, a cerut demisia lui Dumitru Vartic din toate funcțiile publice. Liliana Barbăroșie are detalii despre caz. Temele ediției: - Declarații importante despre viitorul relațiilor dintre România și Republica Moldova au fost făcute recent de președintele României, Nicușor Dan. În timpul vizitei sale oficiale la Varșovia, Nicușor Dan a reiterat susținerea României pentru parcursul european al Chișinăului, dar și pentru rolul cooperării moldo-române în securitatea energetică din regiune. În ceea ce privește subiectul Unirii Republicii Moldova cu România, liderul de la București a subliniat că o astfel de decizie depinde exclusiv de voința cetățenilor Republicii Moldova. Mai multe detalii are colega noastră, Ecaterina Tanasiiciuc. - Alegerile din Ungaria încep să semene cu alegerile din Republica Moldova, susține opoziția maghiară. Liderul partidului Tisza spune că mai mulți agenți ruși au ajuns la Budapesta cu aceeași misiune ca în perioada electorală de la Chișinău. Despre ce este vorba, ne spune Vitalie Cojocari în ”Cronica lui Vitalie”. - Scriitoarea și jurnalista Paula Erizanu a fost nominalizată, de rând cu alți 14 scriitori europeni, la Premiul Uniunii Europene pentru Literatură pentru acest an, cu volumul „Aicea-i și raiul, și iadul. Republica Moldova: un veac de istorie trăită”. Un interviu despre această carte și despre istoriile trăite în Republica Moldova, într-o discuție în studioul RFI cu Ovidiu Nahoi. - Autoritățile de la Chișinău au anunțat un set de măsuri pe termen scurt, mediu și lung pentru a preveni penuria de carburanți și eventuale probleme în sistemul energetic în urma războiului din Orientul Mijlociu. - Accesul jurnaliștilor în regiunea separatistă transnistreană a Republicii Moldova rămâne în continuare închis. Știrile zilei: Pentru a preveni penuria de carburanți și eventuale probleme în sistemul energetic ca urmare a războiului din Orientul Mijlociu, autoritățile de la Chișinău au anunțat un set de măsuri pe termen scurt, mediu și lung. Potrivit Centrului Național de Management al Crizelor, măsurile vor fi aplicate pe perioada stării de alertă în energetică, instituită pentru următoarele două luni. Centrul dă asigurări că în prezent există suficiente stocuri de carburanți, transmite IPN. Pe termen scurt, exportul și reexportul de benzină și motorină din Portul moldovenesc Giurgiulești de pe Dunăre vor fi interzise, dacă stocurile scad sub (8 mii de tone de benzină și 25 de mii de tone de motorină. Pe segmentul de curent electric, sunt gata de activare așa-numite „insule de consum” pe liniile de tensiune joasă cu România, iar în situații de criză pot fi activate contracte de avarie. Pe termen mediu, dacă apar perturbări pe piața regională, Guvernul ar putea prioritiza aprovizionarea cu combustibil pentru agricultură, transport strategic și instituții medicale și ar putea introduce programe obligatorii de economisire a consumului în instituțiile publice. Pe termen lung, Guvernul își propune să consolideze securitatea energetică, prin crearea unui sistem de stocuri minime de produse petroliere, conform directivelor europene. Totodată, sunt analizate proiecte pentru noi unități de producere a energiei electrice, investiții în modernizarea rețelelor pentru stocarea energiei regenerabile și extinderea interconexiunilor energetice. *** Biletele de avion s-ar putea scumpi în Republica Moldova. Prețul la combustibilul pentru avioane a crescut cu 30%. Creșterea prețurilor este legată de tensiunile geopolitice din Orientul Mijlociu, care afectează fluxurile globale de petrol. *** De Ziua internațională a femeii, oficialii de la Chișinău au transmis mesaje de felicitare, subliniind contribuția esențială a femeilor la dezvoltarea societății. Autoritățile și-au reafirmat angajamentul de a consolida drepturile femeilor și de a asigura un mediu echitabil și bazat pe meritocrație. Iar societatea civilă a marcat evenimentul printr-un Marș Feminist cu sloganul „Statul la nevoie se cunoaște: Femei în siguranță. Dreptate în instanță”. Participanții la marș au declarat că au ieșit în stradă „pentru a aminti că viața femeilor nu se negociază”, în contextul mai multor cazuri de violență îndreptată asupra femeilor și copiilor, ajunse în atenția publică. Despre cel mai recent caz, cu impact inclusiv în zona politică, v aducem detalii imediat în program. *** În timp ce în plan politic Republica Moldova are un indicator bun privind implicarea femeilor, cu 40 la sută din mandatele de parlamentar deținute de femei în actualul Legislativ, la nivel de societate cel mai recent Index al Egalității de Gen, lansat de Centrul Parteneriat pentru Dezvoltare, atestă „o consolidare alarmantă a percepțiilor tradiționaliste”: peste 60% dintre cetățeni consideră că „destinul femeii este familia și gospodăria”, cu 10 la sută mai mult ca acum 5 ani. „Indexul Egalității de Gen din acest an ne arată că legislația bună poate schimba cifrele pe piața muncii, dar nu poate șterge peste noapte stereotipurile. Avem nevoie de un angajament politic real, nu doar numeric, pentru ca femeile să nu fie forțate să aleagă între carieră și familie sau să fie descurajate de discursuri sexiste,” a declarat Alexandra Ermolenco de la Centrul Parteneriat pentru Dezvoltare. *** Accesul jurnaliștilor în regiunea separatistă transnistreană a Republicii Moldova rămâne închis, iar administrația pro-rusă de la Tiraspol nu dă curs invitațiilor la negocieri ale autorităților constituționale de la Chișinău. Subiectul a fost discutat în cadrul ședinței Comisiei parlamentare care monitorizează realizarea politicii de reintegrare, anunță TVR Moldova. La finalul lunii februarie a avut loc o primă întâlnire la nivel de negociatori politici între Tiraspol și Chișinău după o pauză de peste un an. Întâlnirea a readus pe agendă subiecte sensibile: de la școlile cu predare în limba română și problema accesului fermierilor moldoveni la terenurile lor, până la libera circulație a jurnaliștilor și respectarea drepturilor omului. *** După aproape două luni de suspendare a fost reluată activitatea bacului peste răul Nistru în zona satului Molovata. Administrația feribotului avertizează însă că din cauza gheții de pe râu pot apărea devieri sau întârzieri în programul de circulație până la topirea completă a gheții, scrie ZDG. Circulația feribotului a fost suspendată la mijlocul lunii ianuarie din cauza gerului puternic și a stratul de gheață format pe Nistru. Feribotul este unica cale liberă de acces pentru localnicii din saltele Molovata-Nouă, Cocieri, Vasilevca și Corjova. Sunt sate moldovenești amplasate pe malul stâng al Nistrului, care este în rest controlat de administrația separatistă de la Tiraspol. Atunci când circulația este oprită, locuitorii sunt nevoiți să traverseze posturile ilegale ale regimului din Transnistria, iar aprovizionarea magazinelor, farmaciilor și a instituțiilor sociale devine dificilă, notează portalul media Zona de Securitate. *** Teatrul Bogdan Petriceicu Hașdeu din Cahul ar putea avea, până la sfârșitul acestui an, un sediu propriu, după aproape patru decenii de activitate fără o clădire dedicată. Proiectul de construcție a noului sediu al teatrului a început în 2012, când a fost pusă piatra de temelie, însă lucrările au fost întrerupte de mai multe ori. De-a lungul anilor au fost realizate mai multe lucrări cu sprijinul României. Acum, autoritățile estimează că lucrările ar putea fi finalizate până la sfârșitul anului. De-a lungul anilor, trupa Teatrului din Cahul, fondat în 1987, a activat în clădirea fostei case de cultură din oraș.
« Conakry à Paris », c'est le titre du festival Africapitales qui se tient à Paris jusqu'au 15 mars. Avec des expositions, des conférences et une série de concerts. Et notre Grande Invitée Afrique ce samedi sera justement sur scène ce soir (7 mars à FGO-Barbara) ! Militante, puissante, touchante. La chanteuse guinéenne Queen Rima, lauréate du Prix Découvertes RFI 2025, répond aux questions de Guillaume Thibault.
A maestra carioca Andréa Huguenin Botelho, radicada há 27 anos na Alemanha e já reconhecida por sua trajetória na música erudita, está prestes a encarar um desafio para poucos. Ela acaba de se tornar a primeira mulher a ocupar o posto de regente titular da Orquestra Sinfônica do Palatinado Ocidental, tradicional da cidade de Kusel, no oeste da Alemanha, com mais de 130 anos de história. Para o concerto de estreia, marcado para 21 de junho, Andréa adiantou que fará questão de incluir a música brasileira no programa: Pixinguinha deverá representar o país no palco. Gabriel Brust, correspondente da RFI em Düsseldorf, Alemanha Andréa contou à RFI como foi o processo de seleção para reger a orquestra: “O processo para você ser escolhido para uma orquestra, seja ela amadora, semi-profissional ou profissional, aqui na Alemanha, demora um pouquinho, porque é muito difícil. É um processo que eu acho muito bonito, porque, além da sua competência, você é escolhido pelos músicos da orquestra. A orquestra tem a voz para escolher o seu líder. Dentro das entrevistas que a gente tem de fazer, a gente tem que dizer o nosso conceito, porque a orquestra vai ter a minha cara. Então, eu falei que o meu conceito é que nenhum repertório, nenhum concerto vai ser só com obras de homens”. Pesquisar e dar visibilidade a compositoras atuais e do passado se tornou uma das missões da maestra. Além, é claro, de trazer mais mulheres para os palcos. “Até metade do século 20 e até hoje, a gente tinha um problema de que as mulheres tinham dificuldade de entrar no mercado de trabalho de orquestras. O que se faz na seleção de músicos agora são as blind auditions, onde o teste é feito atrás de um biombo para a gente não ver quem está lá. E isso surgiu porque se descobriu que, quando se fechava o biombo e as pessoas não sabiam quem estava tocando, começou a aumentar o número de mulheres nas orquestras.” Andréa é curadora da série de apresentações Komponistin! (ou Compositora!, em alemão), que ocorre em Berlim, e também é membro do conselho do arquivo musical Frauen und Musik (Mulheres e Música), instituição baseada em Frankfurt focada na redescoberta, valorização e divulgação de obras de compositoras historicamente negligenciadas. Música erudita, um mundo masculino A percepção de que o mundo da música erudita era bastante masculino ocorreu ainda cedo, no Rio de Janeiro, quando Andréa começou sua carreira. “Quando fui falar com meu professor na época em que eu queria reger, ele disse: ‘não sabia que você era de igreja'. Eu disse que não era. Mas é que na cabeça dele, mulheres só regiam corais de igreja”. Foi na Rússia – um dos países fundamentais para sua trajetória musical, ao lado de Alemanha e Estados Unidos – que veio a ideia de começar a pesquisar o trabalho de autoras mulheres: “A virada de chave foi exatamente em São Petersburgo, onde fui chamada para reger uma obra de Shostakovich, que é um dos compositores que mais aprecio. Quando fui estudar a ópera Lady Macbeth do Distrito de Mtsensk, vi que ela degrada a mulher de uma forma, até com um estupro coletivo na personagem principal. É muito pesado. E aí eu falei, ‘mas peraí, eu garanto que mulher não ia escrever isso.' Daí logo pensei: mas será que elas escreveram?” Não só elas escreveram sobre muitos temas, como a maestra estará apresentando algumas de suas mulheres preferidas da música em um concerto neste domingo (8), dia da mulher, no mesmo castelo Britz, em Berlim, tendo no repertório Ivone Lara, Elza Soares, Dinorá de Carvalho, Maria Amélia e Babi de Oliveira, entre outras. Música brasileira em escola alemã A divulgação da música brasileira também tem ocupado a atribulada agenda da maestra Andréa na Alemanha. Em 2016, ela criou o Brasilianische Musik in der City West, um programa dedicado exclusivamente ao ensino da música do Brasil a estrangeiros, e inteiramente financiado pelo governo alemão. Para Andréa, há diferenciais que valorizam a música de seu país natal. “A música brasileira não proporciona o que a gente chama de estranhamento cultural. Como a música europeia teve um berço enorme, ela teve o seu caminho pelo Brasil, e também a gente teve as relações com as músicas de países africanos, e ela se mesclou. E na década de 1960, com as misturas do jazz, a música brasileira se tornou uma música muito agradável para diversas culturas”. Parceria com a filha Nos últimos anos, Andréa conta com a parceria de alguém bastante próximo, sua filha Duda Botelho que, aos 18 anos, já é uma contrabaixista que acumula prêmios, como o Concurso Internacional de Música Grunewald e o prêmio do Festival Internacional de Contrabaixo da Bélgica. “O trabalho da minha mãe foi uma grande influência, não só no meu repertório, mas também na minha musicalidade e técnica no contrabaixo. Ao longo dos anos, conforme ela foi arranjando mais peças de compositoras, ela sempre me perguntava se o que ela estava escrevendo era possível de tocar no contrabaixo. E, com isso, sem a gente perceber, esse processo contribuiu muito para o meu desenvolvimento. Eu me desafiava constantemente a conseguir tocar essas obras”, conta a jovem.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au sud-Liban et le refus du gouvernement espagnol de coopérer avec les États-Unis dans leur guerre contre l'Iran. Iran : pourquoi les pays de l'AES restent-ils silencieux ? Plusieurs jours après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran et alors que Téhéran est un partenaire stratégique de l'alliance des États du Sahel, ces derniers se sont abstenus de condamner les frappes israéliennes et américaines sur le pays. Comment comprendre ce silence des pays de l'AES ? Vont-ils sacrifier leur relation avec l'Iran au profit de la coopération avec les États-Unis ? Pourquoi les États-Unis changent-ils soudainement de politique vis-à-vis des pays de l'AES ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre au Moyen-Orient : le Liban risque-t-il de payer le prix du conflit régional ? Au Liban, l'armée israélienne poursuit ses frappes aériennes alors que des accrochages au sol se déroulent avec des combattants du Hezbollah dans plusieurs localités frontalières. Pourquoi Israël a-t-elle lancé cette opération au sud du Liban ? Se dirige-t-on vers un scénario d'une invasion terrestre longue similaire à celle des années 80 et 90 ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Conflit au Moyen-Orient : Pedro Sánchez peut-il tenir tête à Donald Trump ? L'Espagne refuse d'assister les États-Unis et Israël sur l'Iran et appelle au respect du droit international. Pourquoi l'Espagne refuse-t-elle ? Les États-Unis pourraient-ils sanctionner le gouvernement espagnol en représailles ? D'autres pays européens partagent-ils la même position que l'Espagne ? Avec Christine Delfour, professeur des Universités à l'Université Paris-Est-Marne-la-Vallée en civilisation espagnole et latino-américaine contemporaines. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, direction la Guinée où les internautes se demandent depuis plus de deux semaines où se trouve leur président.
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Chantal Lorho. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Alors que le président guinéen Mamadi Doumbouya est censé rentrer ce vendredi 6 mars 2026 à Conakry, trois semaines après avoir été vu pour la dernière fois au sommet de l'Union africaine, les populations guinéennes vivent toujours au rythme des kidnappings. À date, près d'une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues. Mardi dernier, c'est la mère et la soeur d'un ancien ministre en exil qui ont été enlevées en soirée, chez elles, par des hommes cagoulés et en uniformes militaires. Une enquête a été ouverte pour « enlèvements, séquestration de personnes et association de malfaiteurs ». Car désormais, les rapts visent les membres de la famille à défaut d'atteindre les opposants et militants en exil. Abdoul Sacko est le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée. Lui-même a été kidnappé l'an dernier, torturé et abandonné dans la nature trois jours plus tard. Il vit désormais en exil, où il se soigne. Abdoul Sacko est notre grand invité Afrique, il répond à Sidy Yansané. RFI : Il y a un peu plus de deux semaines, vous avez pris la parole pour, disons, commémorer l'enlèvement que vous avez-vous-même subi un an auparavant. Aujourd'hui, le général Mamadi Doumbouya est officiellement élu président. Comment décririez-vous la situation en Guinée aujourd'hui ? Abdoul Sacko : Je pense que c'est juste l'expression d'une tristesse qui dépasse les commentaires. Je suis attristé par rapport à l'image sombre que cette situation renvoie de la Guinée. Ce peuple, qui a pris son Indépendance avec maturité républicaine par le vote référendaire autour des principes de liberté et de dignité, voit aujourd'hui que la vie humaine est absolument insignifiante et que l'État n'a aucune possibilité de lui garantir ni justice ni sécurité à l'intérieur du pays. Ce qui m'attriste le plus, c'est le regret de constater que le peuple de Guinée n'a pas de partenaire véritable. Je veux parler de la Cédéao, de l'Union africaine, de la France, de l'Union européenne et d'autres avec lesquels nous avons en partage des valeurs et des vertus démocratiques. Seulement ces partenaires s'accommodent à toutes les formes de violations des droits humains dans le seul but de se procurer les ressources du pays. Au moment de leur coup d'État le 5 septembre 2021, ces jeunes officiers ont déclaré qu'ils voulaient rectifier les erreurs commises depuis l'Indépendance, cela a suscité de l'espoir. Mais au lieu de consolider les acquis démocratiques et renforcer les dynamiques de réconciliation nationale, cette gouvernance se transforme aujourd'hui en une forme d'aggravation des fractures mémorielles, c'est là aussi une dimension attristante. C'est suite au remaniement gouvernemental en mars 2024 que la série de disparitions forcées a vraiment commencé, notamment avec les militants du FNDC Foniké Menguè et Billo Bah, enlevés à leur domicile sous les yeux de leurs épouses et de leurs voisins. Désormais, on kidnappe les membres de la famille et même les enfants mineurs des citoyens en exil. Quelle atmosphère règne actuellement au sein des populations guinéennes ? Aucune catégorie socioprofessionnelle du pays ne se trouve épargnée. Les vieillards ne sont pas épargnés, les femmes, les enfants ne sont pas épargnés. Parfois des gens qui ne demandent absolument rien à l'État, sinon que d'être sécurisés, ceux-là également peuvent se coucher le soir avec la peur de ne pas se réveiller chez eux le matin ou sortir de la maison avec la peur de ne pas rentrer le soir. Vous voyez combien la situation est alarmante ! Et qu'est-ce que ça rapporte ? Nous sommes avec des dirigeants qui ne mesurent pas du tout les dégâts qu'ils causent. Aussi bien dans le présent, car aucun investisseur sérieux, ne serait-ce que pour sa sécurité, ne viendra investir dans cette situation. Mais mieux encore, qu'est-ce que l'avenir nous réserve ? Ce qui ne pourra jamais changer, c'est justement le changement. D'une manière ou d'une autre, dans un an ou dix ans, le changement interviendra. Et vu que toutes les lignes rouges sont franchies, nos autorités, au lieu d'être guidées par la raison, s'enfoncent davantage dans le déni. Il suffit de voir aujourd'hui la précarité économique et financière dans laquelle le pays vit. Même si vous avez de l'argent dans le compte bancaire, vous ne pouvez pas y avoir accès. C'est la paralysie totale au niveau du système bancaire. De nombreuses sources indiquent à RFI qu'il y a de plus en plus de Guinéens qui fuient le pays : entrepreneurs, universitaires, magistrats, artistes et même des militaires. Et ceux qui restent disent avoir installé leur famille dans les pays voisins. Vous constatez aussi ce genre de phénomène ? Bien sûr ! Mais le vrai paradoxe, c'est que ce sont surtout ceux qui gouvernent qui font sortir leurs familles du pays, car ils ont les moyens à leur disposition. Le réflexe principal aujourd'hui, lorsque quelqu'un est ministre, directeur ou a accès à une dimension de responsabilité publique qui lui permet d'avoir de l'argent, c'est de faire sortir sa famille et de la mettre à l'abri. Vous disiez que les partenaires de la Guinée s'accommodaient de ces violences. Vous mettiez ça sur le compte des ressources minières. Est-ce qu'il n'y a que cela finalement qui justifie ce silence assourdissant de toutes ces personnes ? Je vois aussi que le contexte mondial aujourd'hui met l'économie au centre des relations et les autres aspects à la périphérie. Mais je vais paraphraser simplement le président français Emmanuel Macron qui s'exprimait après l'assassinat de l'ayatollah iranien Khamenei : « L'Histoire ne regrette jamais les dictateurs qui massacrent leur peuple ». Donc je dis à tous nos partenaires : les peuples n'oublieront jamais les partenaires qui se sont accommodés de leurs souffrances au moment où ils avaient le plus besoin d'eux. À lire aussiGuinée: 18 mois après leur enlèvement, «les anniversaires se succèdent sans nouvelles» de Menguè et Bah
Le conflit d'intérêts est devenu une espèce en voie de disparition. Les en-haut-de-en-haut ont fini par avoir la peau du conflit d'intérêts. Ils ont juste éliminé le mot conflit pour ne laisser que les intérêts, leurs intérêts.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les sanctions américaines contre l'armée rwandaise, la nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire avancée proposée par Emmanuel Macron et le silence de Donald Trump face aux Américains sur l'intervention en Iran. ONU : Macky Sall peut-il succéder à Antonio Guterres ? Le Burundi a officiellement déposé la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l'ONU. Pourquoi est-ce le Burundi et non le Sénégal qui a présenté la candidature de Macky Sall ? A-t-il réellement des chances d'être élu ? Peut-il faire l'unanimité des votants des pays africains ? En cas de victoire, quelles pourraient être les retombées pour le Sénégal ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar. Est de la RDC : les sanctions américaines envers l'armée rwandaise auront-elles un réel impact ? Les États-Unis ont décidé de sanctionner l'armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables militaires, les accusant de soutenir directement le groupe rebelle M23 dans son offensive contre les forces congolaises. De quoi s'agit-il exactement ? Il ne s'agit pas des premières sanctions visant le Rwanda. Comment celles-ci pourraient faire la différence ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI. Dissuasion nucléaire : pourquoi Emmanuel Macron relance-t-il le débat ? Emmanuel Macron a proposé une nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire qui intégrerait certains pays européens. De Paris à Varsovie, en passant par Berlin, alliés et responsables politiques débattent des contours d'un éventuel parapluie nucléaire européen. Que recouvre concrètement cette idée de « dissuasion nucléaire avancée » proposée par le président français ? En quoi est-elle différente de la doctrine actuelle ? Quels pays seraient intéressés d'y participer ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en Sciences et Technologies nucléaires au Cnam. Iran : pourquoi Donald Trump reste-t-il silencieux face aux Américains ? Donald Trump ne s'est toujours pas exprimé devant les Américains à propos des bombardements sur l'Iran. Sur ses réseaux sociaux et dans les médias, il affirme que cette opération visait à assurer la sécurité à long terme des États‑Unis face à une menace iranienne imminente, tout en préparant l'opinion à de possibles nouvelles pertes alors que le conflit s'intensifie dans la région. Comment expliquer ce silence du président américain ? Pourquoi avoir relayer à certains sénateurs la tâche de parler de cette opération ? L'électorat de Donald Trump peut-il lui pardonner les six pertes américaines au cours de cette opération à quelques mois des élections de mi-mandat ? Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre « Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours » (éditions Hachette Éducation).
Le succès de la CAN, la transition énergétique, la haute technologie, le Sahara occidental, le chômage des jeunes et le Conseil de la Paix lancé par Donald Trump. Ce matin, nous nous penchons sur les ambitions du Maroc en Afrique et dans le monde. La ministre marocaine de l'Économie et des Finances Nadia Fettah est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Madame la ministre, depuis presque une semaine, le monde a les yeux rivés sur l'Iran et la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, deux grands alliés du Royaume du Maroc. Tout d'abord, quel est votre sentiment sur les événements en cours ? Nadia Fettah : Le Maroc entier est en consternation face à cette escalade, en pensant tout particulièrement aux civils qui payent toujours un lourd tribut en temps de crise. Cela dit, en qualité de ministre de l'Économie et des finances, je reste extrêmement attentive à ce qui est en train de se passer. Notre responsabilité est de gérer les impacts éventuels de cette crise sur notre pays, sur les populations et sur notre économie. Restons un peu au Moyen-Orient. Le Maroc fait partie des membres fondateurs du nouveau Conseil de la paix tel que voulu par le président américain Donald Trump. Les États-Unis qui exigent que le Royaume contribue à hauteur d'un milliard de dollars en faveur de ce Conseil de la paix. Ce milliard a-t-il été effectivement versé ? Et y a-t-il des perspectives économiques éventuelles à Gaza pour tout ce qui est chantier de reconstruction au bénéfice de l'économie marocaine ? Le Maroc n'a jamais cessé de participer à toutes les initiatives en faveur de la paix. C'est comme ça que nous abordons aujourd'hui le sujet, avec notre attachement au dialogue, à l'idée de communauté de destin et à trouver véritablement un avenir à des enfants, à des familles, à des populations qui ont trop longtemps souffert. Et c'est pour ça qu'on est là et qu'on participe en apportant nos solutions et notre pierre à l'édifice. Concernant le Sahara occidental, les produits issus du Sahara font désormais partie de l'accord commercial privilégié entre le Maroc et l'Europe. Y a-t-il déjà eu des discussions ou un accord signé avec le Front Polisario pour déterminer les détails de cet accord commercial ? Ce qui est très important à comprendre pour ces provinces du sud du Sahara, c'est qu'elles sont intégrées économiquement, socialement, politiquement, avec toutes les autres populations marocaines. La trajectoire globale de l'économie marocaine envers l'émergence s'appliquera partout, afin d'assurer des conditions de vie et de prospérité pour l'ensemble des citoyens marocains du Nord au Sud. Vous parlez beaucoup de nouvelles technologies. On peut notamment citer Safran, groupe d'entreprises françaises et spécialiste en aéronautique, qui, sur les quatre derniers mois, a annoncé deux gros investissements dans le Royaume, notamment un de 350 millions d'euros pour une usine d'assemblage de moteurs d'avions. Le Maroc devient également pour la Chine un point d'ancrage en Afrique du Nord et installe notamment des usines de fabrication de produits bas carbone comme les batteries électriques, les électrolytes, etc. Quels sont les plans du Royaume concernant les technologies du futur ? Le Maroc décline depuis 25 ans la vision de Sa Majesté le Roi : devenir une véritable plateforme industrielle et technologique. Quand on installe ces usines, ça veut dire qu'on nous fait confiance pour les dix, quinze prochaines années. C'est ce que le Maroc est en train de faire avec ses partenaires. Et derrières les usines, il y a des emplois, il y a un impact sur les populations, il y a de la véritable création de valeur. Si on reprend le cas de Safran, seuls 2 500 emplois seront créés pour les deux projets. RFI a parlé à des économistes marocains qui déplorent que les grands projets infrastructurels et industriels n'apportent que très peu d'emplois, justement car ils sont très techniques. Y a-t-il des plans pour répondre aux besoins des 36 % des 15-24 ans qui sont chômeurs au Maroc ? En 2025, notre économie a créé 250 000 emplois, essentiellement destinés à la jeunesse. Est-ce que cela résorbe le taux de chômage ? Oui, puisqu'il baisse. On était à 13,5 %, il est actuellement à 13 %. Est-ce que c'est suffisant ? Sûrement pas. Et c'est pour ça que toutes les politiques publiques que nous faisons, toutes nos stratégies sectorielles, ont pour premier objectif l'emploi. Et particulièrement celui des jeunes et celui des femmes. On veut leur laisser un Maroc encore plus fort pour qu'ils aillent un palier plus loin sur les prochaines décennies. À lire aussiSahara occidental: nouveau round de négociations à Washington sous l'égide des États-Unis
Le conflit d'intérêts est devenu une espèce en voie de disparition. Les en-haut-de-en-haut ont fini par avoir la peau du conflit d'intérêts. Ils ont juste éliminé le mot conflit pour ne laisser que les intérêts, leurs intérêts.
Le mot république et son adjectif républicain sont devenus comme le persil dans la cuisine : ça ne sert pas à grand-chose, mais on en met partout pour donner l'air propre et frais.
Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les combats entre l'Afghanistan et le Pakistan, l'annulation de la peine de Jimmy Laï à Hong Kong et la possible restriction des réseaux sociaux en RDC. Iran : pendant combien de temps le détroit d'Ormuz peut-il être bloqué ? Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, passage stratégique pour près d'un tiers du pétrole mondial, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole. Cette crise fait craindre une hausse des coûts de l'énergie à l'échelle internationale, avec des répercussions possibles sur l'inflation, les transports et l'économie mondiale. Pourquoi la fermeture du détroit d'Ormuz pèse-t-elle autant sur les marchés mondiaux ? Si le blocus dure dans le temps, quelles seraient les conséquences économiques mondiales ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ». Afghanistan – Pakistan : se dirige-t-on vers «une guerre ouverte» ? Après des frappes afghanes lancées à sa frontière, le 26 février 2026, le Pakistan a déclaré une « guerre ouverte » à l'Afghanistan. Plus de 8 000 Afghans ont été contraints de fuir leur domicile en raison des affrontements frontaliers entre les forces afghanes et l'armée pakistanaise. Quelles sont les raisons de ce conflit entre les deux pays ? Des négociations sont-elles encore possibles pour calmer la situation ? Avec Gilles Boquérat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique. Hong-Kong : pourquoi Jimmy Laï reste-t-il en prison, malgré l'annulation de sa peine ? À Hong Kong, Jimmy Laï a été condamné à 20 ans de prison en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, après avoir été reconnu coupable de complot et de collusion avec des forces étrangères. Comment expliquer cette décision de la Haute Cour de Hongkong ? Est-ce que l'annulation de cette condamnation va réellement changer la situation de Jimmy Laï, également condamné pour sédition et collusion avec l'étranger ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. RDC : les réseaux sociaux vont-ils être davantage encadrés par le pouvoir ? En République démocratique du Congo, les autorités ont décidé de sévir contre ce qu'elles qualifient de dérives sur les réseaux sociaux. Sur instruction du président Félix Tshisekedi, le ministre de la Justice a demandé au Parquet de poursuivre systématiquement les infractions commises en ligne, diffamation, propagation de fausses nouvelles, harcèlement, incitation à la haine ou atteinte à la dignité, en appliquant la loi avec rigueur. Quelle est la principale raison avancée par le président congolais pour restreindre l'usage des réseaux sociaux ? Comment compte-t-il s'y prendre ? Pourquoi le code numérique adopté en RDC est-il considéré insuffisant par Félix Tshisekedi pour encadrer les réseaux sociaux ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.
La salle de classe réunit des enfants aux personnalités et aux profils différents. Il arrive que certains, par leur attitude, perturbent le bon fonctionnement de la vie scolaire : il est turbulent avec ses camarades, elle est effacée, ne semble pas avoir d'amis, elle fait des bêtises pour se faire remarquer, il est agité et ne tient pas en place... Ces comportements jugés inadaptés sont parfois difficiles à gérer pour les autres élèves et les enseignants. Dans des classes souvent pléthoriques, le temps manque pour se concentrer sur un ou deux élèves en particulier. Face à un élément perturbateur, la tentation est grande de l'exclure du cours ou de l'isoler. Pourtant, ce comportement exprime souvent un mal-être plus grand et des difficultés qui vont au-delà de la salle de classe. Que se cache-t-il réellement derrière l'attitude d'un enfant qui « dérange » ? Comment réagir en tant qu'enseignants, parents pour mieux l'accompagner et lui redonner confiance à l'école ? Avec : Anne Raynaud, psychiatre pour enfants et adultes. Fondatrice de l'Institut de la Parentalité. Autrice de Cet enfant qui dérange à l'école - les clés concrètes pour aider les enseignants et les parents à mieux l'accompagner (Marabout, 2026). À retrouver également dans l'émission : En première partie, L'école autour du monde avec Emmanuelle Chaze, correspondante de RFI à Kiev en Ukraine. Alors que la guerre d'agression russe entre dans sa 5è année, cela fait aussi cinq ans que 4.6 millions d'enfants ne sont plus scolarisés dans des conditions normales. Avec des écoles endommagées ou détruites, des cours sans cesse interrompus par des alertes aériennes et des millions de personnes toujours déplacées, toute une génération d'élèves grandit et est éduquée dans des conditions précaires. La chronique Décalages culturels de Charlie Dupiot, qui décrypte les malentendus culturels sur les campus français. Une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. La chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Aurélia, à Diego-Suarez à Madagascar. Programmation musicale : ► Siempre Estas - Chinese Man, La Yegros ► Gratidude – Diese Mbangue.
Le mot république et son adjectif républicain sont devenus comme le persil dans la cuisine : ça ne sert pas à grand-chose, mais on en met partout pour donner l'air propre et frais.
Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. » Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. » Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné. Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.
Les guerres lointaines se vivent à distance mais avec des conséquences très locales. À Gondwana-City, capitale de la très très démocratique République du Gondwana, située à des milliers de kilomètres des combats qui se déroulent au Moyen-Orient, les heureux Gondwanais propriétaires de magnifiques appartements à Dubaï sont scotchés devant leurs écrans télé, un chapelet à la main, priant qu'un missile ou un drone, ne vienne pas ruiner leurs millions de dollars d'investissement immobilier.
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
En ce jour, la programmation musicale réunira des tubes des années 2000 qui ont inspiré les artistes d'aujourd'hui, à l'image de l'artiste nigérian Timi Dre qui reprend la chanson culte Se Pa pou dat de l'artiste haïtien Alan Cave. Parmi les découvertes de la semaine, la chanteuse ivoirienne Emeraude va Gâter le coin comme Kaysha en 2003 accompagné de Teeyah, Anofela et Top One Frisson. (Rediffusion) Playlist du 23 février Jocelyne Labylle feat Magic System et Claudy Siar - Jusqu'au bout En 2002, les Antilles collaborent avec la Côte d'Ivoire par le biais de Jocelyne Labylle, Claudy Siar et Magic System. Cette année, la chanteuse guyanaise Valérie Tribord a collaboré avec la diva ivoirienne Monique Seka. Le clip de la chanson a été entièrement réalisé à l'aide l'intelligence artificielle. Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas à fas Joe Dwèt Filè - Avec toi Kaysha feat Teeyah, Anofela et Top One Frisson - On dit quoi Emeraude - Gâter le coin Creol feat L'Oiseau Rare - Ayayé Melissa Yansané - Simba te Alan Cavé - Se pa pou dat Se pa pou dat est un tube du chanteur haïtien Alan Cave sorti en 2000. Inscrite au répertoire des chansons cultes du zouk, la chanson a été reprise à plusieurs reprises, notamment en 2002 par Dof' et plus récemment par Timi Dre. Timi Dre et Dariel Amant - Vamos Zaho feat Mc Solaar - Comme Caroline Mc Solaar est président du Jury du Prix Découvertes RFI 2026. Jusqu'au 11 mars 2026, vous pouvez voter pour votre candidat favori en cliquant ICI Oxmo Puccino feat Mc Solaar - Ne pas m'aimer Seysey feat Sensey - Nous Corneille - Avec classe (2002) Ya Levis - Maweja Pour avoir plus d'informations sur les artistes, cliquez sur les noms des artistes et pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Tres décadas después de su última restauración comenzó hace un mes una profunda limpieza del “Juicio final” de Miguel Ángel, el espectacular fresco del maestro italiano en la Capilla Sixtina. Se trata de una de las obras más emblemáticas y visitadas del catolicismo, por lo que se necesitaba una manutención “extraordinaria”. Son las 7 de la mañana cuando accedemos en exclusiva a la Capilla Sixtina. En la sala donde se celebran los cónclaves, un enorme andamio ha sido montado para que los técnicos limpien el colosal “Juicio final”, el imponente mural pintado por Miguel Ángel en el siglo XVI. Micrófono en mano, la directora de los Museos Vaticanos, Barbara Jatta, reitera que no se está restaurando el mural, sino apenas realizando una intervención “extraordinaria”. Muchos visitantes y poca ventilación RFI es uno de los primeros en acceder al sexto y séptimo piso del andamio, cubierto con una tela con la imagen del “Juicio final”. En el sexto piso, Paolo Violini, responsable de las restauraciones de pinturas en El Vaticano, reconoce que ha sido el aumento exponencial de los visitantes, unido a la poca ventilación de la sala, lo que ha creado la capa de salitre blanquecina que cubre la obra. “Es una intervención de manutención extraordinaria necesaria por el velo blanquecino que afecta bastante a la visibilidad de la obra. Es un velo homogéneo, presente en toda la obra, causado por la condensación. Pero por suerte se quita fácilmente sin causar daños. Este velo está formado por lactato de calcio, que se forma por el ácido láctico, una sustancia de origen antrópico y proveniente de la respiración de los visitantes que llenan la capilla”, precisa Violini. “Un proceso natural” En el séptimo piso, con el techo a pocos centímetros de nuestras cabezas, Fabrizio Biferali, curador del arte del Renacimiento en el Vaticano, explica en qué consiste la limpieza: “Usamos agua desionizada, agua destilada, y dos capas de papel japonés que se apoyan en la pared. Se dejan 30-40 segundos adheridas a la pared tras pasar por encima un pincel mojado y luego se retira. Así se va toda la suciedad. Es un proceso natural”, dice. La directora de los Museos Vaticanos celebra que la capilla se pueda seguir visitando mientras se realiza la limpieza: “Esperemos poder desmontar el andamio sobre el ‘Juicio final' para Semana Santa. Estamos trabajando para que el mural quede terminado y se pueda ver durante las celebraciones pascuales”, indica Barbara Jatta. La última intervención en el “Juicio final” se produjo hace más de 30 años. Fue entonces cuando, no sin polémica, quedaron al descubierto los vivos colores utilizados por Miguel Ángel.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'arrestation d'un homme au Kenya soupçonné d'avoir envoyé des ressortissants combattre pour la Russie, les stratégies de la Côte d'Ivoire pour faire face à la crise du cacao et le retour du tambour parleur ivoirien Djidji Ayôkwé restitué par la France à la Côte d'Ivoire. Sénégal : pourquoi le pays veut durcir les peines contre l'homosexualité ? Au Sénégal, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé un nouveau projet de loi qui prévoit des sanctions plus sévères pour les personnes reconnues coupables de pratiques homosexuelles. Quelle est la différence entre ce texte et les lois déjà en place ? Pourquoi le Premier ministre sénégalais prend-il cette initiative maintenant ? Avec Juliette Dubois, correspondante de RFI à Dakar. Kenya : que sait-on de Festus Arasa Omwamba, l'homme qui envoyait des Kenyans en Russie ? Les autorités kényanes ont annoncé l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir envoyé des ressortissants combattre pour la Russie, parfois contre leur gré. Cette affaire relance les inquiétudes autour des réseaux de recrutement visant des Africains pour le front russe. Que sait-on de l'agence avec laquelle Festus Arasa Omwamba travaillait ? Comment les autorités kényanes sont-elles remontées jusqu'à lui ? Avec Clothilde Hazard, journaliste au service Afrique. Côte d'Ivoire : quelles stratégies pour faire face à la crise du cacao ? Le gouvernement ivoirien a annoncé son intention de racheter les stocks de cacao qui s'entassent dans le pays. Cette décision intervient dans un contexte de surproduction et de chute des prix du cacao, qui mettent en difficulté les producteurs locaux. En quoi ce plan de rachat consiste-t-il ? Les autorités ivoiriennes vont-elles finir par vendre leur cacao moins cher face à cette situation ? Avec François Ruf, économiste, chercheur au Cirad, spécialiste du cacao. Côte d'Ivoire : pourquoi la restitution d'un tambour sacré suscite-t-elle tant de réactions ? Après 110 ans d'absence, le tambour parleur ivoirien Djidji Ayôkwé a été restitué par la France à la Côte d'Ivoire lors d'une cérémonie au musée du Quai Branly. Emporté à l'époque coloniale, cet objet hautement symbolique pour les communautés locales a été officiellement autorisé à rentrer en Côte d'Ivoire. Pourquoi ce tambour revêt-il une importance particulière pour Abidjan ? Sur les réseaux sociaux, une rumeur remet en question l'authenticité du tambour. Ces rumeurs sont-elles légitimes ? Avec Lisa Villy, journaliste au service Afrique de RFI.
Selon les estimations de l'Unicef, plus de 370 millions de filles et de femmes et 240 à 310 millions de garçons et d'hommes ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans, à l'échelle mondiale. Des chiffres qui montrent l'ampleur des violences sexuelles sur mineur partout dans le monde. En France, le rapport Sauvé, sorti en 2021, dévoilait l'importance de la pédocriminalité au sein de l'Eglise catholique. Au fur et à mesure que la parole des victimes se libère, les affaires éclatent, souvent bien après les faits. Il est en effet difficile pour les enfants de dénoncer leur agresseur, surtout si celui-ci appartient à la sphère familiale. La peur, la culpabilité, la honte les maintiennent encore dans le silence alors que l'essor du numérique et des réseaux sociaux les expose davantage encore à la pédocriminalité. En 2023, plus de 100 millions de photos et de vidéos à caractère sexuel impliquant des enfants ont été repérées en ligne depuis l'Europe. Des contenus qui mettent directement en danger les enfants et banalisent les violences sur mineur. Dans ce contexte, comment mieux protéger les enfants ? Qui sont les auteurs de ces crimes ? Comment les identifier et prévenir la pédocriminalité ? Avec : Guilherme RINGUENET, journaliste, auteur du livre Des bourreaux – l'enquête choc sur la pédocriminalité en France : qui sont les auteurs des violences sexuelles sur mineurs (HaperCollins, 2026) Martine BROUSSE, présidente de La Voix de l'Enfant, fédération d'associations de protection de l'enfance A retrouver dans l'émission également : Un entretien de Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie. Depuis 2024, la ville de Medellin a lancé une campagne de sensibilisation et de lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs. Plusieurs mesures ont été mises en place dont un travail de collaboration avec les États-Unis pour juger les prédateurs sexuels capturés sur le territoire Colombien. Un reportage de Matthias Raynal, au Maroc, sur le pédocriminel français Jacques Leveugle. Programmation musicale : ► ►
Les guerres lointaines se vivent à distance mais avec des conséquences très locales. À Gondwana-City, capitale de la très très démocratique République du Gondwana, située à des milliers de kilomètres des combats qui se déroulent au Moyen-Orient, les heureux Gondwanais propriétaires de magnifiques appartements à Dubaï sont scotchés devant leurs écrans télé, un chapelet à la main, priant qu'un missile ou un drone, ne vienne pas ruiner leurs millions de dollars d'investissement immobilier.
Qui étaient nos ancêtres ? Où ont-ils vécu ? Quels évènements ont-ils traversés ? Jusqu'où peut-on remonter leurs traces ? Avons-nous des cousins inconnus quelque part ? C'est pour répondre à ses diverses questions, que certains s'intéressent à la généalogie. En France, la pratique attire même 10 millions de personnes. Pour explorer le passé familial, il suffit parfois de se plonger dans les albums photos, d'aller voir un oncle, une tante pour combler des zones d'ombre, de fouiner dans les archives quand elles sont disponibles. Aujourd'hui, avec les sites dédiés et les communautés en ligne, Internet nous offre d'autres possibilités pour compléter le récit familial. Croiser les dates, les lieux, pour constituer son arbre comme on ferait un puzzle... La généalogie est une véritable quête. Entre récits oraux, rumeurs, photos, documents officiels, comment reconstituer son récit familial quand les archives manquent ? Avec : Marie-Odile Mergnac, généalogiste, et co-organisatrice du Salon de la généalogie, dont la 12ème édition se déroulera les 2,3 et 4 juillet 2026 à la mairie du 15ème arrondissement de Paris Maxence Morio, vice-président du Centre de la Généalogie, association ayant pour objectif de structurer, accompagner, valoriser et réunir la communauté généalogique francophone. Président de l'association Portraits anciens, dédiée à la préservation et à la valorisation des photographies anciennes. À retrouver dans l'émission également : un entretien de Célio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul, en Corée du Sud. Ce pays serait celui qui a conservé le plus d'archives généalogiques grâce à un système très bien organisé. Programmation musicale : ► Les disques de mon père - Youssoupha / Tabu Ley Rochereau ► Miss Yo - Danitsa / Béesau.
El 1 de marzo, centenares de campesinos y campesinas Lencas de Honduras celebraron la memoria de la ambientalista Berta Cáceres, asesinada en 2016 en su casa, mientras se oponía al concesionamiento de los ríos de su territorio. RFI viajó a La Esperanza, la ciudad más alta de Honduras, para asistir a las conmemoraciones. Estas fueron marcadas por los hallazgos de una investigación de expertos de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos acerca de la trama que financió el crimen. Nuestra corresponsal, Celia Pousset, entrevistó a Berta Zúñiga Cáceres, una de sus hijas y actual coordinadora del Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH). Entre las montañas de la paz, el olor a pino y a copal, la voz de Berta Cáceres sigue resonando con fuerza. Incluso los jóvenes que no la conocieron, saben qué hizo para el territorio Lenca. Es el caso de Teo, de 24 años. "Berta para mí es una mujer luchadora. Nosotros, antes, no conocíamos lo que era defender los bosques, defender los ríos y todo eso. Berta lo que hizo en mi comunidad fue defender un río porque ahí querían hacer una represa, pero gracias a la lucha, al impulso que Berta hizo a las comunidades y a las personas, luchamos y ahora este río es libre, todas las personas pueden bañar, pueden pescar y todo ahí vivir bonito", agregó el jóven. 10 años después, 8 personas han sido encarceladas. Entre ellas, David Castillo, el entonces gerente de DESA, la empresa a la cual se enfrentó Berta Cáceres. Sin embargo, los dueños del conglomerado industrial no han sido acusados. Berta Zúñiga, hija de la defensora, apunta a la red de corrupción que pagó a los sicarios. "Se identifican a miembros de la familia Atala Zablah como personas que tenían el dominio y el control de todo lo que pasaba en la empresa DESA (administradora del proyecto de represa Agua Zarca), de sus decisiones, y también de varios delitos financieros encontrados. En la trazabilidad de los fondos resulta que estos provienen de bancos y fondos de desarrollo, con los cuales se financió el asesinato de mi madre", indicó. El FMO, banco de desarrollo de los Países Bajos, que el COPINH denunció formalmente por los hechos. El Banco Centroamericano de Integración Económica también está señalado. A pesar del dolor, la conmemoración no es un ritual de muerte, sino de vida y resistencia, recuerda Berta Zuniga. "Hace 10 años nosotros pusimos su cuerpo bajo la tierra, es una semilla que ha dado frutos y que se multiplica en distintos territorios. Nos vinculamos al sol, levantamos nuestras manos, levantamos nuestra fuerza, levantamos nuestro movimiento rebelde, revolucionario y guerrero", señaló. En los últimos 10 años, 103 defensores de la tierra han sido asesinados en Honduras.