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Invité Afrique
Bergès Mietté: «Le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:51


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ?   Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo.  Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

MorningBull
Le marché est en plein DÉNI — et un indice coréen va le réveiller | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 15:06 Transcription Available


Neuf nuits de bombardements sur l'Iran. Un pétrole au-dessus de 90 dollars. Une inflation qui ressuscite. Et Wall Street ? Flat. Parfaitement flat. Le marché a rangé la guerre dans une petite boîte étiquetée « risque pétrolier régional » et il est passé aux résultats trimestriels. Les psychologues appellent ça compartimenter. Moi, j'appelle ça du déni organisé. Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi ce calme est exactement le genre de calme qui me fait peur après 30 ans de marchés : un SOX en bear market pendant qu'Apple redevient la plus grosse capitalisation du monde, un marché obligataire qui price des HAUSSES de la Fed alors qu'on a attendu des baisses pendant deux ans, un détroit d'Ormuz transformé en péage autoroutier à 20%… et surtout un indice coréen, piloté par des particuliers leveragés jusqu'aux dents, qui donne le ton chaque matin au Nasdaq. Si Alphabet et Tesla assurent mercredi, tout le monde oubliera Ormuz jusqu'au prochain missile. Si ça déçoit, le berger coréen mènera le troupeau droit dans le ravin. Le marché a souvent raison de ne pas paniquer. Son petit problème : il lui suffit d'avoir tort une seule fois.

Choisis de Jésus - Pensée du Jour
Pensée du Jour - 20 Juillet - La grande Victoire

Choisis de Jésus - Pensée du Jour

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 0:50


Enfant de Mon Coeur, Je te prends dans Mes bras. Je serre ton coeur contre le Mien. Ensemble, nous avançons vers la grande Victoire. Si tu savais comme Je t'aime! Oui! Tu ne rêves pas, c'est Moi, ton ami de toujours, Jésus, qui te dis: «Tendrement, Je t'aime; follement, Je t'aime; divinement, Je t'aime. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!

Karukerament
Karukerament Litté - "Moi, Tituba sorcière noire de Salem" de Maryse Condé (avec DIVEKA x CLEM)

Karukerament

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 103:40


Yé Moun La ! Dans ce nouvel épisode de Karukerament Litté (#karukeramentlit), un spin-off littérature de Karukerament, on se retrouve pour une discussion autour de Moi, Tituba sorcière noire de Salem de Maryse Condé en collaboration avec Diariatou KEBE (DIVEKA) et Clém (son TikTok). Ecoute l'épisode : Karukerament lit "La Rue Cases-Nègres" de Joseph Zobel. Pour vous abonner à ma newsletter, c'est ici.Twitter : @KarukeramentInstagram : @Karukerament Visitez karukerament.com et myinsaeng.com pour écouter le podcast Tim Tim? Bwa Fik! Générique : "Sizièm Kontinan" de Meemee Nelzy

Reportage France
Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 3:29


Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante.  Coincé entre deux immeubles en face du métro, le jardin partagé Stalingrad est un îlot de verdure et de fraîcheur situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Depuis sa création il y a huit ans, le jardin est géré en partenariat avec les habitants du quartier. « On a été voir la mairie du XIXe et on leur a demandé de nous prêter cette parcelle, pour qu'on s'en occupe et qu'on en fasse un jardin partagé. C'est vraiment un jardin qui vit autour des gens du quartier. La preuve, on a une voisine qui est là avec ses enfants. C'est un jardin qui est ouvert vers les autres, pour les autres », raconte Leïla Benouissaaden, co-présidente de l'association en charge de cet espace. Un jardin ouvert à tous et particulièrement aux enfants, avec des ateliers qui leur sont dédiés. « Soit on invite les enfants à venir planter, soit à venir découvrir. Par exemple, il y a des mésanges qui viennent de pondre, donc ils viennent découvrir la nichée des mésanges. Soit ils viennent ramasser des fruits rouges. Aujourd'hui, on a quatre ou cinq enfants qui sont là. On fait beaucoup d'ateliers pour découvrir la faune et la flore, notamment les vers de terre, les escargots et les limaces qui sont utiles pour les jardins », détaille-t-elle. Des fruits et légumes, des herbes aromatiques et des fleurs sont cultivés dans une douzaine de bacs. Les récoltes sont partagées entre les visiteurs, les riverains et les commerçants du quartier. Comme l'indique Thierry, un des jardiniers de l'association, le but est surtout de créer du lien et de faire découvrir la nature en ville : « Ce ne sont pas des bacs individuels, donc tout le monde cultive pour tout le monde. L'idée, c'est vraiment le partage. C'est surtout le côté socialisation. C'est la mixité sociale aussi du quartier qui se révèle un petit peu au travers de ce jardin partagé. C'est très intéressant pour donner aux enfants et aux parents aussi le goût de découvrir un peu la nature. Au printemps, on a des mésanges, on a énormément de fruits et de légumes. » Accompagnés de leur mère, Bouchera, 9 ans, et son petit frère sont venus cueillir des fruits, « des fraises », précisent-ils. Le jardin plaît aussi à Dalida, une riveraine à la retraite : « Cela a un côté apaisant. C'est une thérapie aussi. Moi, je sais que ça m'a fait du bien. J'en ai parlé à d'autres qui venaient dans le jardin. Ils m'ont dit : "C'est ma thérapie." C'est bien agréable de pouvoir ne serait-ce que toucher les plantes, la terre et converser avec les gens qui viennent partager ces moments. » Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. « C'est pour apporter de la nature. La nature fait du bien aux gens. Être en contact avec la nature, surtout dans un milieu urbain, c'est toujours très positif. Toucher des arbres, se promener dans la nature, voir des oiseaux fait vraiment du bien à la santé des habitants et à la santé publique. C'est très important. Quand on amène de la nature, on amène du bien-être aux habitants », estime Andrés Pilartz, maire adjoint en charge de la végétalisation de l'espace public. Le jardin partagé Stalingrad ouvre ses portes au public les samedis et dimanches après-midi ou en semaine, quand il y a un jardinier sur place. À lire aussiMicropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût

Single Jungle
Extrait - le physique, joie de séduire quelqu'un d'inatteignable vs être celle/celui qu'on cache

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 5:56


Extrait qui compile plusieurs passages avec différentes invitées, où nous évoquons le rapport au corps, à la séduction, les critères physiques, le mal que ça nous a fait d'être cachée, rejetée parfois, et la joie de réussir à séduire ceux/celles qui nous semblaient hors d'atteinte (ce que je nomme "phase palmarès"). Parce que oui, on a le droit d'être des personnes désirantes et désirables, même quand on ne correspond pas aux normes de beauté capitalistes occidentales.Ce qui fait un bon lien avec l'épisode avec Morgane Tocco, docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS, autrice du livre "Moi aussi je te regarde - Regards de femmes sur corps d'hommes" aux éditions du Détour. https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-135-morgane-tocco-moi-aussi-je-te-regarde-regards-de-femmes-sur-corps-dhommes Et avec cet épisode du podcast du magazine Elle, "il était une (première) fois" auquel j'ai participé :https://podcasts.elle.fr/elle-il-etait-une-premiere-fois/202403140652-sex-therapy"Sur une application de rencontre, Louisa fait défiler les profils. Elle tombe sur celui d'un homme tellement beau qu'elle se demande ce qu'il peut bien faire sur ce genre de plateforme. Ils commencent à discuter et elle s'interroge alors sur ce qu'il peut bien lui trouver. Un premier rendez-vous est décidé. Dans les rues, toutes les filles se retournent sur son passage, mais c'est elle qu'il a choisie. Leur première nuit d'amour est torride, inoubliable. En suivront de nombreuses autres qui, à chaque fois, lui feront l'effet d'un shot de confiance en soi."

Choisis de Jésus - Pensée du Jour
Pensée du Jour - Juillet - Reviens vers Moi

Choisis de Jésus - Pensée du Jour

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 0:58


Mon tout-petit, Ma toute-petite, reviens vers Moi, tourne ton regard davantage vers Moi. Tu te laisses facilement distraire par le souci des affaires. Tu t'en préoccupes comme si tout reposait sur toi, alors que tout repose sur Moi, ton Dieu. Je m'occupe des moindres détails; Je t'ai pris en charge; tu as trouvé grâce à Mes yeux; tu es Mon choisi, ma choisie, Mon tout-petit, Ma toute- petite que Je chéris. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!

Real Life French
Le cahier de vacances

Real Life French

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 5:25


Louise : Regarde ce que j'ai acheté pour cet été à la plage : un vrai cahier de vacances pour adultes avec de la culture G et des énigmes !Julien : C'est fou, ça existe encore ces trucs ? Moi, ça me rappelle juste le calvaire de devoir faire des maths en plein mois d'août sur la plage.Louise : Mais non, là c'est super ludique, il y a même des quiz sur le cinéma ! Ça va nous occuper l'esprit entre deux baignades ou sur le trajet.Julien : Bon ok, je veux bien t'aider pour les pages sur les séries télé, mais s'il y a des calculs, tu te débrouilles toute seule ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

AmateurGolf.com Podcast
Inside Cobra Golf R&D: Doug Roberts on OPTM Drivers, 3DP Technology and the Future of Club Innovation

AmateurGolf.com Podcast

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 29:54


Doug Roberts, Head of Research and Development at Cobra Golf, joins the AmateurGolf.com Podcast for an inside look at the technology, innovation and culture driving one of golf's most forward-thinking equipment brands.Roberts explains the development of Cobra's OPTM drivers, the role of POI and MOI in improving accuracy, and how 3D printing is changing the way Cobra designs and manufactures golf clubs. The conversation also explores the company's research and development process, evolving equipment trends and the collaborative culture behind Cobra Golf's latest innovations. Amateur Golf Links:AmateurGolf.comSubscribeInstagramTwitterFacebookYouTube

Reportage France
Réparer pour avancer: des jeunes en difficulté se remettent en selle en réparant des vélos

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:05


Il y a quelques jours, les résultats du bac 2026 tombaient. Au total, 91,4% des candidats ont décroché leur diplôme, mais certains n'ont pas eu cette chance. Chaque année en France, 110 000 jeunes disparaissent des radars, sans diplôme ni formation. Ce sont des « décrocheurs », des jeunes décrochés du système scolaire. En leur permettant de se former à la mécanique vélo, Mathieu Bertrand, professeur au lycée professionnel Camille-Jenatzy à Paris, a permis à sept jeunes adultes de se remettre en selle. Dans cet atelier d'un établissement d'enseignement adapté, se joue leur reconstruction. Il s'agit de « réparer » pour avancer.  « La béquille ne se positionne pas exactement comme il faut. En théorie, il faudrait qu'elle soit vraiment comme ça. D'accord, c'est une béquille qui est centrale, qui vient entourer la roue arrière, donc à droite et à gauche. » Voilà pour la consigne donnée par Mathieu Bertrand, professeur en mécanique vélo, à l'un de ses élèves. Cheveux roux longs et ondulés, barbe et lunettes, Kylian fronce les sourcils. « J'ai déjà ma petite idée. Peut-être la béquille desserrée ou éventuellement une plaque qui sert de butée, la béquille à redresser qui s'est tordue avec le temps et le poids du vélo », murmure-t-il. À 19 ans, Kylian a rencontré des difficultés scolaires : « Je suis dyslexique, dyscalculique, dysorthographique, dyspraxique. J'ai jamais été du tout un bon élève en cours. La seule matière dans laquelle j'étais bon, c'était l'histoire et l'art plastique. Sinon, tout le reste, j'étais très mauvais. » Réparer les vélos lui apporte beaucoup. « Cela m'a beaucoup aidé à être plus précis dans mes gestes », confie-t-il. Et pour le jeune homme, la satisfaction est aussi celle de donner une seconde vie à un vieux biclou. « J'ai pu remettre en état des vélos qui étaient bons pour la déchetterie », raconte-t-il. Kylian, Ousmane, Abou et les autres sont sept à suivre cette formation au lycée Camille Jenatzy, à Paris. Leur point commun ? Un décrochage scolaire ou un parcours migratoire difficile. « Il nous a montré beaucoup de choses, même si ce n'est pas à l'école ici. Nous sommes tous heureux », résume l'un d'eux. « Il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main » Celui qui est décrit et tellement respecté, c'est Mathieu Bertrand, le professeur en mécanique cycle. Il explique que dans cet atelier, on ne répare pas que les vélos. « Finalement, la mécanique vélo, c'est l'excuse, mais le truc, c'est plutôt les raccrocher. Moi, ce que je trouve assez cool dans le fait de réparer des vélos, c'est qu'il y a le sentiment du travail accompli, c'est valorisant. Déjà, ça leur prouve qu'ils sont capables de faire des choses, et ça, c'est pas rien. Après, moi, ce que je trouve important dans cette formation, il y a un gros travail à faire sur l'assiduité, le fait d'être à l'heure, etc. Les rendre responsables de la vie de la classe également. » Sourire en grand écart, vêtu d'un maillot de foot ce jour-là, Abou, 18 ans, se souvient : petit garçon, il avait déjà touché à la mécanique dans le garage tout près de la maison. Auprès du professeur Mathieu Bertrand, il apprend la rigueur. « Ici, il a appris à écrire les noms des pièces parce qu'en Afrique, on prononce pas les noms correctement. En France, chaque pièce, tu dois l'appeler par son nom. Par exemple, quand on dit ''dérailleur'', on doit dire ''tendeur'' », explique-t-il. Derrière la caméra, l'œil bienveillant de Moa Khouas suit ces jeunes et prépare un documentaire. « ​​​​​​​Ce qui me touche dans le projet, c'est de se dire que tout n'est pas perdu et qu'il y aura toujours quelqu'un pour te tendre la main, en fait. Quelque part, je me reconnais en eux. Je crois en la méritocratie. C'est une croyance profonde, et je trouve que ce que fait monsieur Mathieu Bertrand, c'est vraiment incroyable ​​​​​​​: donner son temps et donner plus que son temps. C'est vraiment une personne incroyable, un professeur qui te marquera à vie », témoigne-t-il. Ce programme de réinsertion est une réussite : certains continueront de se former, tandis que d'autres ont déjà une promesse d'embauche.

Reportage Afrique
Créer en langues africaines: la littérature en kiswahili [4/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:20


Au Kenya, le kiswahili est désigné par la Constitution comme langue nationale. Il unifie les plus de 40 communautés du pays et il est enseigné à l'école. C'est donc naturellement qu'une littérature en kiswahili s'est constituée et enrichie dans le pays ces dernières décennies, même si les difficultés du secteur de l'édition limitent encore son développement.  De notre correspondante à Nairobi,  Chez Nuria, librairie du centre-ville de Nairobi, une section est dédiée à la littérature en kiswahili. Viviane Taura, libraire, présente quelques auteurs kényans : « Le premier est Kithaka wa Mberia. Il a écrit plusieurs ouvrages qui sont vraiment très captivants, comme Kifo Kisimani ou encore Doa… On trouve aussi Ken Walibora et son roman Kufa Kuzikana. Nous avons plein de livres ici ! » Malgré la compétition très forte avec les ouvrages en anglais, cette littérature trouve preneur. « Nous voyons principalement des parents qui viennent en acheter pour leurs enfants, poursuit la libraire, parce qu'ils veulent qu'ils se familiarisent avec des nouvelles en kiswahili. » Le genre connaît un essor marqué au Kenya depuis plusieurs décennies. « Il fut un temps, au début des années 1990, où les écrivains tanzaniens dominaient la scène, y compris au Kenya, explique Mwenda Mbatiah, professeur de littérature en kiswahili à l'université de Nairobi. Mais cela a changé. Les Kényans s'imposent désormais sur la scène littéraire kiswahili au Kenya. Cela s'explique en partie par la demande croissante de littérature en kiswahili dans notre système éducatif. » À lire aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]   Des publications qui ciblent le marché scolaire Mais ce succès a son revers. « Nous avons des maisons d'édition prêtes à publier des ouvrages en kiswahili. Le seul problème, c'est qu'elles ciblent principalement le marché scolaire, regrette Mwenda Mbatiah. Mon inquiétude est que la lecture en swahili reste confinée au système éducatif. Il serait plus utile que le kiswahili puisse attirer des lecteurs au-delà. C'est ainsi que nous pourrons encourager les écrivains à être créatifs et innovants. » Selon lui, cette dépendance tend à orienter les thèmes abordés afin de répondre aux exigences des programmes scolaires. Pour autant, le professeur, lui-même auteur, ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Il n'y a pas de pénurie d'écrivains en kiswahili, rassure-t-il. Des livres en kiswahili continueront à être écrits. D'ailleurs, la tradition orale de la littérature kiswahili est toujours vivante : des récits sont racontés, des poèmes sont déclamés à la radio et à la télévision. Et cela est très important pour le développement de la littérature. » La production en kiswahili se retrouve aussi parfois au théâtre : Kifo Kisimani de Kithaka wa Mberia a ainsi été rejouée en août 2025. Publiée en 2001, à la fin du régime autoritaire de Daniel arap Moi, la pièce met en scène, dans un royaume fictif, un jeune homme arrêté et torturé pour avoir défié un pouvoir oppressif. À lire aussiKenya: la pièce de théâtre «Kifo Kisimani», sur l'autoritarisme, résonne avec l'actualité

Bulles de Coaching
BEST OF - Comment apprendre à se reposer dans une vie à 100 à l'heure ?

Bulles de Coaching

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 13:32


Apprendre à se reposer est une compétence primordiale à cultiver quand on a des responsabilités ! Et pourtant, c'est plutôt l'inverse que je constate. Alors si toi aussi tu as dû mal à te reposer vraiment, cet épisode va t'aider ! .........

Podcasts Agricoles du Québec
S1-E1, les présentations

Podcasts Agricoles du Québec

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 28:07


Salut la gangHey oui, je suis de retour derriere un micro!Bien heureux de pouvoir recommencer et ce dans un nouveau concept et une équipe également!Les membres de l'équipe sont:Moi même Christian Dionne de La Visitation-de-Yamaska à l'animationAlexandre Couture de Agro-Services A. Couture de BécancourDanny Messier de la Ferme Darox de St-Pie-de-BagotSamuel Coutu de Services Agricoles S.C. de BerthiervilleKim et Étienne Tourigny de la Ferme Tourigny de NicoletTous ensemble, on va vous partagez nos expériences réalisées sur nos entreprises. On se concentre spécifiquement sur les champs et les grandes cultures!un immense merci a Grainwiz qui rend possible la diffusion des podcastsInscrivez-vous a la Tournée des Grandes Cultures qui aura lieu le 20 août prochain.Les details au www.grainwiz.com ou suivez la page Facebook de GrainwizVous pouvez nous écrire au PodcastsAgricoles@gmail.comChamp Libre, le podcast agricole hors norme pour tracer votre propre sillon vers l'ultime rendement!!bonne écoute!!

Reportage France
Centenaire de la Grande Mosquée de Paris: un trésor architectural et culturel au service du vivre-ensemble

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:30


15 juillet 1926, 15 juillet 2026… Il y a exactement cent ans aujourd'hui, c'était l'inauguration en plein cœur de Paris de la toute première Grande Mosquée de France. Un lieu qui symbolise la présence musulmane en France et son ancrage dans l'histoire du pays. Sa création rend hommage aux dizaines de milliers de Maghrébins et de Nord-Africains qui ont combattu et versé leur sang pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Les musulmans représentent aujourd'hui 10 % de la population française. Et la Grande Mosquée de Paris est bien plus qu'un lieu cultuel. Elle a plusieurs facettes. L'occasion de visiter ou revisiter ce site emblématique… On est en plein cœur de la capitale française, mais, une fois à l'intérieur de la Grande Mosquée de Paris, on a l'impression qu'on a été téléporté dans un pays du Maghreb. Ce monument historique qui s'étend devant nous est à la fois un lieu de culte pour les musulmans, mais aussi un lieu de culture ouvert à tous. On peut s'y rendre pour prier, flâner ou manger, ou encore pour admirer l'architecture du lieu. Linda est la cheffe du service des visites de la mosquée : « Là, on est dans la cour d'honneur. Tout ce que vous voyez a été taillé à la main par des artisans, donc c'est le bois de cèdre. La bande marron, qui fait le tour de la cour, est ornée d'un poème de 365 vers qui a été écrit pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et glorifier la construction de la mosquée. » Un bassin en marbre trône au milieu de la cour d'honneur, qui mène vers la salle de prière. La salle de prière peut accueillir 500 à 600 croyants, mais elle peut contenir jusqu'à 10 000 fidèles lors des grandes fêtes musulmanes. Mais il n'y a pas que le culte à la Grande Mosquée : « On enseigne la langue arabe, les cours coraniques, l'initiation à l'islam. Nous avons aussi le côté touristique où nous avons tous les groupes de scolaires qui viennent visiter. Et on a de toutes les nationalités aussi, des visiteurs qui viennent de tous les pays du monde. » À lire aussiCentenaire de la Grande Mosquée de Paris : histoire, controverses et héritage d'un monument emblématique Un lieu de culte, d'enseignement et de partage Entre la cour d'honneur et le jardin de la mosquée, les visiteurs peuvent admirer des milliers de livres et manuscrits anciens : « Voilà, donc là, c'est la bibliothèque. Elle porte le nom d'Abdelhamid Ben Badis, qui est le fondateur de l'association des oulémas, des savants algériens. Et donc, il était à son époque pour l'enseignement des filles, au même titre que les garçons. Et cette bibliothèque, elle n'est pas ouverte pour consulter, elle est seulement à visiter et elle sert de salle de mariage. » Cette bibliothèque sert également de lieu où sont organisées de petites animations comme celle du jour sur la calligraphie, animée par Nisam : « Ici, à la mosquée de Paris, on maîtrise la calligraphie dans toutes les langues du monde. Mais comme on est une mosquée, on va mettre en exergue la calligraphie arabe, entre autres, aussi bien que la calligraphie latine. Donc là, le nom est écrit en calligraphie latine, en français, et le même prénom, Yasmine, en calligraphie arabe. » Autre lieu de visite de la Grande Mosquée, le jardin d'Eden où se trouve le tombeau du fondateur, Si Kaddour Ben Ghabrit, mort en 1954 à Paris : « Il est né en Algérie, décédé en 1954, enterré ici. Vous voyez les plaques, c'est pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France. » Et entre le tombeau du fondateur et le minaret de la mosquée, il y a le jardin, très apaisant : « Là, nous avons des arbres fruitiers. Vous voyez, il y a de l'eau partout. Et là, vous voyez le minaret qui fait 33 mètres de hauteur pour faire l'appel à la prière. » À écouter aussiLa Grande Mosquée de Paris a 100 ans Un lieu ouvert à tous les visiteurs Pour l'instant, ce n'est pas l'heure de la prière. De passage à Paris, cette Marseillaise trouve les lieux : « Extraordinaire ! Ça me rappelle, bien sûr, mes petits voyages au Maroc et notamment à Séville aussi. On retrouve exactement les mêmes principes architecturaux. Voilà, ça me plaît beaucoup. » Par une entrée opposée à celle de la mosquée, il y a un hammam réservé aux femmes et un restaurant. Un lieu très prisé des visiteurs. Habib est un habitué. Il apprécie le côté ouvert de la mosquée : « Tout le monde est là, chrétiens, musulmans, de n'importe quelle religion ou non-croyants. » Attablée à la terrasse, cette Franco-Algérienne est venue avec une amie : « Moi, c'est vrai que je viens souvent, mais plutôt au hammam. Je viens très souvent parce que je trouve que c'est une expérience vraiment traditionnelle qui se rapproche de celle qu'on a au bled. » Pour son amie : « Moi, c'est la première fois, je suis ravie. Le thé glacé à la menthe est délicieux. Pareil pour les pâtisseries. Donc, je suis ravie, je reviendrai. » Chaque année, plus de 60 000 visiteurs viennent admirer la Grande Mosquée de Paris. À lire aussiGrande Mosquée de Paris: «Elle fait partie de la République» depuis cent ans

C dans l'air
Trump : le détroit, c'est à moi ! - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 65:28


C dans l'air du 13 juillet 2026 - Trump : le détroit, c'est à moi ! Les États-Unis vont « devenir les gardiens du détroit d'Ormuz », a déclaré lundi le président américain Donald Trump dans une interview téléphonique à Fox News. « Nous allons conserver le contrôle du détroit, et nous allons probablement l'exploiter. Nous deviendrons le gardien du détroit », a-t-il ajouté. Ces déclarations font suite aux nouveaux échanges de tirs entre les Etats-Unis et l'Iran ce week-end. Washington a visé des installations stratégiques dans l'ouest et le sud de l'Iran en riposte à l'Iran qui avait attaqué samedi un navire chypriote, qui empruntait selon lui une « route non autorisée » dans le détroit d'Ormuz. Ce lundi, les gardiens de la révolution ont tiré des drones et missiles contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn. Après de premiers échanges de tirs la semaine dernière, le cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran le 17 juin est de plus en plus menacé. Face à ce conflit qui n'en finit plus, Donald Trump semble sans solutions. D'autant que les Iraniens semblent prêts à tout pour imposer leur loi sur le détroit d'Ormuz, « plus important que des dizaines de bombes atomiques », selon le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaï. Vendredi, le guide suprême iranien Mojtaba Khameneï avait juré dans un message écrit de « venger » le « sang pur » de son père, Ali Khamenei. Donald Trump serait directement visé par un projet d'assassinat de la part du régime islamique, a rapporté le Wall Street journal la semaine dernière, citant des sources du renseignement israélien. « Mille missiles sont armés et prêts à être tirés (…) si le gouvernement iranien met à exécution sa menace (…) d'assassiner, ou de tenter d'assassiner, le président en exercice des Etats-Unis, en l'occurrence MOI ! », a immédiatement répondu le président américain Donald Trump sur son réseau Truth social. Ce ne serait pas la première fois que les Iraniens tentent de s'en prendre au président américain : en mars, un Pakistanais a été condamné par un tribunal fédéral de New York soupçonné d'avoir tenté de recruter des agents afin de commettre des assassinats pour le compte des gardiens de la révolution. En France, c'est dans le contexte de la guerre en Ukraine que le président Emmanuel Macron prépare le dernier défilé du 14 juillet de son mandat. Mardi, quelque 500 soldats des États membres de la coalition des volontaires ouvriront la parade sur les Champs Élysées, suivi par 25 militaires ukrainiens. Un « symbole fort de l'Europe, qui prend conscience de la dangerosité du monde et qu'il faut prendre en main son destin », a souligné l'Élysée dans un communiqué. Ce dixième défilé du chef de l'État doit illustrer le « réarmement stratégique de la France et le réveil stratégique européen », a ajouté l'Élysée. Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron a quasiment doublé le budget des Armées, passé de 32 à 57 milliards d'euros. Pour quelles raisons les combats entre les Etats-Unis et l'Iran ont-ils repris depuis ce week-end ? Faut-il prendre au sérieux les projets d'assassinat iraniens sur Donald Trump ? Et qu'attendre du dernier défilé du 14-Juillet pour Emmanuel Macron ?Nos experts :- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington - Sofia AMARA - Journaliste et grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », auteur de « La République islamique d'Iran en crise systémique » - (en duplex) Sonia DRIDI - Correspondante à Washington pour France 24 et LCI

Les journaux de France Culture
Une ex-reine de beauté veut porter plainte contre Donald Trump : "Il s'est jeté sur moi comme une bête sauvage"

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 2:20


durée : 00:02:20 - Les journaux de France Culture - Une Suissesse de 55 ans, Béatrice Keul, accuse Donald Trump de l'avoir agressée sexuellement en 1993, à New York. Elle compte porter plainte prochainement grâce à un dispositif juridique exceptionnel concernant les crimes sexuels prescrits. - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choisis de Jésus - Pensée du Jour
Pensée du Jour - Juillet - La Volonté du Père

Choisis de Jésus - Pensée du Jour

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 0:46


Mon enfant, la Volonté du Père, c'est que Ses enfants de la terre vivent pleinement dans Son Amour. En devenant 'Amour', tu réalises Sa Volonté. Tu deviens un Feu d'Amour-Feu, qui allume le Feu dans les coeurs de ceux et celles que le Père te confie. Demeure en Moi. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!

Beau Voyage
[Extrait] Le live : " Ce qui est plus intéressant à mon sens, c'est la présence. Ce n'est pas de ortir de sa zone de confort, c'est d'être pleinement présent à ce qu'on fait."

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 2:01


“Mon but, ce n'est pas de rechercher la peur, le frisson, le truc. Moi, mon but, c'est de vivre”Le 5 mai dernier, on a réuni 150 personnes à Paris pour une soirée folle, notre premier enregistrement Live. Et pour que tout le monde en profite nous avons tout enregistré.Au programme : une question qu'on se pose tous en secret. Est-ce qu'il faut vraiment aller au bout du monde, plonger avec des requins ou traverser un désert pour se sentir vivant ? Ou est-ce qu'on peut y arriver en bas de chez soi, un mardi matin sous la pluie ?Pour en débattre, deux invités que l'on adore.Jérôme Delafosse, explorateur, réalisateur, qui a passé 30 ans à accumuler les anecdotes les plus dingues du monde. Il a découvert un sphinx englouti dans la baie d'Alexandrie, joué avec des enfants haïtiens qui pêchaient des oiseaux à la main, bu un smoothie de grenouille au Pérou, nagé avec un requin blanc de cinq mètres repoussé à la main.Et Marie Robert, Philosophy Is Sexy qui est venue nous rappeler avec beaucoup de finesse que l'on n'a pas besoin de traverser la forêt du Congo ou manger des grenouilles pour se sentir profondément vivant, qu'il suffit parfois de lever la tête et de s'émerveiller de ce qui existe.Le résultat ? Une heure de conversation où l'on a ri, réfléchi, un peu remis nos vies en question.Montez le son, vous allez rire et apprendre mille choses.--------Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

Les Nuits de France Culture
Âmes sœurs, Saint Phalle et Tinguely 7/13 : Niki de Saint Phalle : "Jean Tinguely aimait bien mon côté féministe et moi j'aimais bien son côté macho"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 19:54


durée : 00:19:54 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En décembre 1996, Niki de Saint Phalle était l'invitée de Pierre Descargues dans l'émission "Les Arts et les gens", à l'occasion de l'ouverture du Musée Tinguely à Bâle en Suisse. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Podcast Femme Entrepreneur
190. Le succès est difficile jusqu'à ce que tu fixes ton énergie (pour coachs et expertes en ligne)

Le Podcast Femme Entrepreneur

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 8:18


Tu travailles dur, tu fais tout ce qu'on te dit de faire… mais les résultats ne suivent pas. Et si le vrai problème n'était pas ta stratégie, mais ton énergie ? Dans cet épisode, Isis t'explique pourquoi le succès reste hors de portée tant que tu n'as pas réglé ce que tu dégages — et comment transformer ça.CE QUE TU VAS DÉCOUVRIR :✦ Pourquoi le succès semble inaccessible quand ton énergie est mal alignée✦ Le lien entre ton état émotionnel et les résultats de ton business✦ Comment la comparaison constante sabote ton énergie (et tes ventes)✦ Ce que signifie vraiment « fixer son énergie » en tant que femme entrepreneure✦ Les signes qui montrent que ton énergie repousse tes clients idéaux✦ Comment passer d'une énergie de survie à une énergie d'attraction✦ Les actions concrètes pour réaligner ton énergie et débloquer ta croissanceRESSOURCES :Découvre Viktor, l'assistant IA qui gère ton business → https://app.viktor.com/signin?ref=E6mUKCiBZL7UdSGafU63UU

Le Podcast Femme Entrepreneur
189. Du chiffre d'affaire sans vrai profit ? (applique la Méthode Inverse)

Le Podcast Femme Entrepreneur

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 19:25


Tu crées du contenu, tu postes sur les réseaux, tu te formes en continu… mais ton business ne décolle pas. Et si le problème, c'était l'ordre dans lequel tu construis ? Découvre la Méthode Inverse — l'approche que 95% des coachs ignorent et qui fait toute la différence entre stagner et scaler.CE QUE TU VAS DÉCOUVRIR :✦ L'erreur n°1 que font 95% des coachs en construisant leur business✦ Pourquoi créer du contenu AVANT d'avoir une offre claire te condamne à l'épuisement✦ La Méthode Inverse : commencer par la fin pour des résultats rapides✦ Comment structurer ton offre premium avant tout le reste✦ Pourquoi ton message magnétique est la fondation invisible de ton business✦ Les étapes dans le bon ordre : offre → message → système → audience✦ Comment cette méthode transforme tes efforts en revenus constantsRESSOURCES :Fais ton calcul avec le simulateur → https://calculateur-f-mini-2.vibepreview.com/Viktor, ton équipier IA → https://app.viktor.com/signin?ref=E6mUKCiBZL7UdSGafU63UURends ton Message Magnétique → https://femmentrepreneur.com/message-magnetiqueFormation gratuite 1-to-plusieurs → https://femmentrepreneur.com/cours1-to-plusieursPrends RDV avec Isis → https://femmentrepreneur.com/rdv#MéthodeInverse #CoachingEnLigne #BusinessEnLigne #FemmesEntrepreneures #OffrePremium #MessageMagnétique #StratégieBusiness #Business100K #ScalerSonBusiness #RevenusEnLigne

Le monde d'Elodie
Pascal Obispo et la liberté : "Un artiste qui est prisonnier d'un système, pour moi, ce n'est plus un artiste"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 9:04


durée : 00:09:04 - par : Elodie Suigo - Pascal Obispo est l'invité exceptionnel toute cette semaine du Monde d'Élodie, à l'occasion de la sortie de son nouvel album "Héritage". Épisode 4 : "Fan". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Real Life French
L'imitateur

Real Life French

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:30


Julien : J'ai passé une heure à regarder des vidéos d'un nouvel imitateur sur les réseaux ! Le mec fait les voix de tous les hommes politiques à la perfection !Louise : C'est fou le talent qu'ont certains ! Moi j'arrive même pas à faire l'accent du sud, donc ça me fascine !Julien : J'avoue que je suis jaloux aussi ! J'ai essayé de reproduire son imitation du président devant le miroir. Autant te dire que c'était pas du tout concluant !Louise : Laisse tomber ta carrière d'humoriste ! Mais par contre, s'il passe en spectacle en ville, on pourra y aller ! Je suis sûre qu'on va s'éclater ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Bulles de Coaching
BEST OF - Comment profiter vraiment des vacances cette année ?

Bulles de Coaching

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 19:12


Tu te dis parfois que tu aurais aimé profiter plus de tes vacances ou de ton week-end ? Alors je te partage 4 clés précieuses pour bien vivre tes vacances d'été et éviter de passer à côté ! .........Notes de l'épisode :Episode 3 de Bulles de Coaching sur les pensées : ⁠⁠⁠lien vers Spotify ⁠⁠⁠- ⁠⁠⁠Lien vers Apple podcasts⁠⁠⁠Episode 9 de Bulles de Coaching sur le lâcher-prise : ⁠⁠⁠⁠lien vers Spotify⁠⁠⁠⁠ -⁠⁠⁠ ⁠Lien vers Apple podcasts⁠⁠⁠⁠.........

The Kapeel Gupta Career Podshow
Study Abroad Without IELTS: Low-Cost Universities That May Accept MOI

The Kapeel Gupta Career Podshow

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 17:50


Send us Fan Mail Study Abroad Without IELTS: Low-Cost Universities That May Accept MOI Can you study abroad without IELTS?The answer is: Yes, in some cases.In this episode of The Kapeel Gupta Career PodShow, we explore how certain universities may accept a Medium of Instruction (MOI) Certificate instead of IELTS or TOEFL, helping students pursue their study abroad dreams through alternative pathways. Learn about low-cost study destinations, the role of MOI, important country-specific considerations, visa realities, and the smart research strategy every student should follow before applying.If IELTS has been holding back your study abroad plans, this episode will help you separate facts from myths and make informed decisions.Timestamp:0:00 Introduction2:09 No IELTS means No Study Abroad is a myth3:59 Medium of Instruction certificate (MOI)5:40 Countries student most care about ceremony - Germany6:52 Malaysia7:37 Italy and parts of Europe8:26 France9:13 Norway9:53 Next big route to study abroad10:46 Action Plan (5 Steps)13:38 Message to the students14:44 Emotional truth about the students15:39 Call to Action

De vive(s) voix
Thomas Schlesser nous invite à la beauté de la poésie dans «Le chat du jardinier»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 28:59


Après avoir décortiqué les grandes œuvres de la peinture dans Les yeux de Mona, l'auteur Thomas Schlesser nous transmet l'amour de la nature et de la poésie dans Le chat du jardinier.  Louis est jardinier en Provence. Solitaire, sa vie s'effondre quand il découvre que son chat a une tumeur. Sa nouvelle voisine, Thalie, professeure de lettres à la retraite, la soixantaine passée lui redonne le goût de vivre en lui faisant déclamer devant ses arbres les textes des grands poètes d'hier et d'aujourd'hui. Elle va alors transmettre le goût des mots.  Ce n'est pas la première fois que cet auteur raconte l'art au travers d'une histoire: en 2024, son roman Les Yeux de Mona connait un grand succès. Il a été traduit environ quarante fois. Dans ce roman, l'apprentissage de la vie passe par la découverte de l'art. À travers la description d'œuvres, l'auteur propose une initiation accessible à l'histoire de l'art. Il y narre l'histoire d'une fillette menacée de cécité, que son grand-père accompagne pendant un an dans les musées parisiens. Avec ce nouveau roman d'initiation, Thomas Schlesser nous initie à la poésie: « Moi je crois beaucoup aux vertus existentielles des grands productions humaines. Elles infusent notre être ». La poésie, il l'a découverte au lycée grâce à Guillaume Apollinaire. Dès lors, elle ne l'a jamais abandonnée. Avec Le chat du jardinier, l'auteur entend rendre ce langage accessible. « La poésie qui semble élitiste est un adjudant merveilleux pour se faciliter la parole. C'est le langage qui unit tout le monde. » Invité : Thomas Schlesser est historien de l'art, directeur de la Fondation Hartung-Bergman, professeur à l'École polytechnique et auteur de nombreux essais. Le chat du jardinier est publié aux éditions Albin Michel.   Programmation musicale : L'artiste Grand Corps Malade en duo avec Styleto avec le titre Le prochain rêve. 

De vive(s) voix
Thomas Schlesser nous invite à la beauté de la poésie dans «Le chat du jardinier»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 28:59


Après avoir décortiqué les grandes œuvres de la peinture dans Les yeux de Mona, l'auteur Thomas Schlesser nous transmet l'amour de la nature et de la poésie dans Le chat du jardinier.  Louis est jardinier en Provence. Solitaire, sa vie s'effondre quand il découvre que son chat a une tumeur. Sa nouvelle voisine, Thalie, professeure de lettres à la retraite, la soixantaine passée lui redonne le goût de vivre en lui faisant déclamer devant ses arbres les textes des grands poètes d'hier et d'aujourd'hui. Elle va alors transmettre le goût des mots.  Ce n'est pas la première fois que cet auteur raconte l'art au travers d'une histoire: en 2024, son roman Les Yeux de Mona connait un grand succès. Il a été traduit environ quarante fois. Dans ce roman, l'apprentissage de la vie passe par la découverte de l'art. À travers la description d'œuvres, l'auteur propose une initiation accessible à l'histoire de l'art. Il y narre l'histoire d'une fillette menacée de cécité, que son grand-père accompagne pendant un an dans les musées parisiens. Avec ce nouveau roman d'initiation, Thomas Schlesser nous initie à la poésie: « Moi je crois beaucoup aux vertus existentielles des grands productions humaines. Elles infusent notre être ». La poésie, il l'a découverte au lycée grâce à Guillaume Apollinaire. Dès lors, elle ne l'a jamais abandonnée. Avec Le chat du jardinier, l'auteur entend rendre ce langage accessible. « La poésie qui semble élitiste est un adjudant merveilleux pour se faciliter la parole. C'est le langage qui unit tout le monde. » Invité : Thomas Schlesser est historien de l'art, directeur de la Fondation Hartung-Bergman, professeur à l'École polytechnique et auteur de nombreux essais. Le chat du jardinier est publié aux éditions Albin Michel.   Programmation musicale : L'artiste Grand Corps Malade en duo avec Styleto avec le titre Le prochain rêve. 

LEGEND
CHRISTOPHE ROCANCOURT : LES SECRETS JAMAIS RÉVÉLÉS DE L'ARNAQUEUR DES STARS [REDIFF]

LEGEND

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 84:40


Arnaquer les plus grandes stars, vivre le rêve américain, puis tout perdre. Christophe Rocancourt est venu sur Legend raconter, les dessous de ses plus grandes arnaques, sa vie aux États-Unis, son arrestation et ce qu'il est devenu aujourd'hui.Vous pouvez le suivre sur ses réseaux juste ici :Instagram ➡️ / chrisrocancourtoff Tiktok ➡️ https://www.tiktok.com/@chrisrocancou...Pour tout savoir sur sa vie, les livres de Christophe Rocancourt sont dispos :"Je plaide coupable" ➡️ https://www.amazon.fr/gp/product/B00ESCGN8E/ref=dbs_a_def_rwt_bibl_vppi_i1"L'escroquerie, le 8e Art" ➡️ https://www.amazon.fr/gp/product/B01DM5UPMW/ref=dbs_a_def_rwt_bibl_vppi_i0"Moi, Christophe Rocancourt, orphelin, play-boy et taulard" ➡️ https://www.amazon.fr/gp/product/2744163368/ref=dbs_a_def_rwt_hsch_vapi_taft_p1_i5"Scandales au 36" ➡️ https://www.amazon.fr/gp/product/B015WY4TO6/ref=dbs_a_def_rwt_hsch_vapi_tkin_p1_i2"L' Evangile selon Max" ➡️ https://www.amazon.fr/gp/product/B007EEQ6OE/ref=dbs_a_def_rwt_hsch_vapi_tkin_p1_i3Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmediaTikTok : https://www.tiktok.com/@legendSnapchat : https://www.snapchat.com/p/79feb744-104e-4e38-a441-0da77257333d/337862388963328 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Football, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 2:18


En République démocratique du Congo, le football ne se joue pas seulement avec les pieds. Dans les rues et sur les terrasses de Kinshasa, c'est le football de table, autrement dit le baby-foot, qui trône et rassemble aussi les passionnés. Un loisir pour certains, une véritable discipline pour d'autres, avec ses compétitions et ses joueurs professionnels.  De notre correspondante à Kinshasa, « Il faut avoir la maîtrise du ballon, il faut avoir la maîtrise du joueur ! » Moment de détente pour ce groupe d'amis. Ils ont pris l'habitude de se retrouver dans ce bar du quartier Kintambo pour quelques parties de baby-foot après le travail. « Baby-foot, en français, c'est la toute première fois que j'ai entendu ça. Ici, on l'appelle tout simplement kicker, c'est tout. » Les deux tables du bar sont prises d'assaut chaque soir. Autour du jeu, les plaisanteries fusent, les joueurs s'affrontent avec sérieux. Dieumerci se souvient encore de sa première partie de football de table : « Tu vas au quartier, il y a souvent le kicker. Mon grand-frère avait une table de baby-foot, il mettait ça dehors, les gens venaient jouer. Je voyais les grands jouer, s'intéresser au baby-foot. Moi, je me disais que je dois apprendre. » Du bar aux compétitions africaines À Kinshasa, la popularité du baby-foot dépasse largement le cadre du loisir. Certains joueurs sont devenus professionnels. Le pays en compte une dizaine. Comme Aaron Kalondji, qui est membre de la Fédération congolaise de kicker depuis cinq ans : « Moi, je suis devenu professionnel, c'est parce que j'ai été amoureux du jeu. Et puis une fois, tellement qu'on venait jouer là, un jour, le professeur de l'espace m'a appelé : “il y a des gens qui viennent chercher des joueurs d'équipes, des bafistes. Ils viennent de la Fédération". On a fait un test et puis on a été retenus. C'est à partir de là qu'on a commencé à jouer, à s'entraîner. Nous aussi, on est des champions. Je suis comme Dieumerci Mbokani, Cédric Bakambu. » Aaron est considéré comme le meilleur joueur congolais de la discipline. Mais faute de moyens, il a suspendu ses participations aux compétitions africaines. Dans les bars, ce sont les paris qui permettent à ses joueurs de vivre de leur passion. À chaque match, des sommes d'argent sont mises en jeu : « Je suis comme un caméléon, comme quelqu'un qui ne connaît pas le jeu, mais je fais le trick, paf ! 2 000, 5 000… C'est comme ça que je vis. Gagner, ça paye mes loyers, ma maison, tout ça… » Aaron s'entraîne énormément. Il joue au football de table au moins deux heures par jour. Pour conserver son niveau de champion congolais. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5]

Invité Afrique
Emmanuel Dongala: «Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:01


Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières

Reportage International
À Séville, le défi de s'adapter à des températures record

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 2:28


Alors que les très hautes températures et les vagues de chaleur touchent toute l'Europe, le sud de l'Espagne offre un laboratoire intéressant : comment l'Andalousie, qui depuis des années connaît des températures record, s'adapte face à ces conditions de vie difficiles ? De notre envoyé spécial à Séville,  Séville, la capitale de l'Andalousie, est la première grande ville espagnole à avoir été déclarée « en situation d'émergence climatique et écologique », en juillet 2019. À Las Vegas, l'un des quartiers les plus pauvres de l'Union européenne, les installations sont vétustes, il n'y a pas de piscine, presque pas d'ombre, et on souffre, d'autant que les coupures de courant sont fréquentes et durent parfois des semaines entières, voire des mois entiers. « Moi, quand je n'ai plus l'électricité, je sors et je vais dans un centre commercial, jusqu'à ce que le courant revienne, témoigne Juan Antonio, chauffeur, car on ne peut pas vivre avec 40°C chez soi. » L'immense majorité des Sévillans recourt à la climatisation, ils disent que c'est une nécessité, pas un luxe, dans une ville où les 40°C sont fréquents entre juin et octobre. D'ailleurs, elle est partout : dans les boutiques, les transports publics, les restaurants, les cafés. Mais dans les maisons, cela coûte cher, tout le monde ne peut l'utiliser tout le temps. À lire aussiUne nouvelle vague de chaleur «précoce» déferle sur l'Europe Des arbres pour faire baisser les températures Selon les experts, la climatisation ne peut être la seule solution. Soigner les arbres en est une autre, très importante. « C'est le meilleur remède qui existe pour affronter les vagues de chaleur, défend Antonio Fajardo, l'un des meilleurs spécialistes du sujet, des vagues de chaleur qui sont de plus en plus fréquentes et intenses. »  Antonio Fajardo fait partie d'un réseau de citoyens dont l'objectif est d'obliger la mairie à aménager un « anillo verde », une ceinture verte, un réseau d'espaces verts, de places arborées, de parcs, qui pourrait abaisser la température de 8 à 10°C. « On ne parle pas seulement d'arbres, on parle de santé, souligne Lola Luque, cette professeure est la coordinatrice de ce vaste collectif citoyen. Il faut faire un effort là-dessus et mettre les citoyens comme priorité par rapport à d'autres problématiques comme la circulation, le tourisme, la touristification. » La mairie conservatrice a voté en faveur de cette ceinture verte. Elle devrait donc se faire en théorie, mais les travaux n'ont pas commencé. Ismael Sanchez, élu d'opposition à gauche, est méfiant et critique plus généralement la passivité de la mairie face au changement climatique : « Le discours existe mais il ne s'accompagne pas de mesures, de politiques, ni de réalités budgétaires pour rendre tout cela réel. Pire, la tendance est exactement à l'inverse. »  La mairie se défend en promettant la neutralité climatique d'ici 2030 et en affirmant qu'elle investit massivement pour agrandir les espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur. Lorsqu'on interroge les Sévillans, la grande préoccupation est de parvenir à dormir la nuit, avec ces températures tropicales allant jusqu'à 30 degrés. À lire aussiCanicule: comment l'Espagne a pris des mesures pour protéger les salariés des aléas climatiques

Affaires sensibles
Chirac/Mitterrand, je t'aide moi non plus - le récit

Affaires sensibles

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 37:37


durée : 00:37:37 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - équipe : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Affaires sensibles
Chirac-Mitterrand, "Je t'aide moi non plus" - l'intégrale

Affaires sensibles

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 48:10


durée : 00:48:10 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles : Chirac Mitterrand : "Je t'aide moi non plus", où l'histoire croisée de deux fauves qui se sont combattus toute leur vie, au point de ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre. - équipe : Stéphane Ronxin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire, Guillaume Ballandras Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Single Jungle
Ep.135 Morgane Tocco "Moi aussi je te regarde - Regards de femmes sur corps d'hommes"

Single Jungle

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 51:57


Morgane Tocco est docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS. Elle a publié en février dernier "Moi aussi je te regarde - Regards de femmes sur corps d'hommes" aux éditions du Détour. Pour des raisons de méthodologie, l'ouvrage se concentre uniquement sur les femmes ayant des rapports intimes avec des hommes. C'est quoi un homme "objectivement beau" et "subjectivement beau" selon elles ? Pourquoi les hommes hétéros sont si réticents à devenir, comme les femmes, des objets de désir ? Comment les femmes arrivent à sortir des normes de beauté que nous vend le capitalisme, et qui sont profondément racistes, grossophobes, virilistes / masculinistes, validistes etc ? Comment certaines femmes, avec l'âge, en arrivent à ne plus regarder les hommes, pour préserver leur santé mentale, éviter leurs regards et remarques agistes etc. Un entretien riche que je vous encourage à envoyer aux hommes de votre entourage, en particulier les plus complexés, car définitivement les femmes ont un regard bien plus bienveillant sur les hommes, que les hommes sur les femmes. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Morgane Tocco :Sur les réseaux sociaux https://www.instagram.com/morganetoccophoto/https://www.linkedin.com/in/morgane-tocco-7b5b9933/ En librairies : https://editionsdudetour.com/index.php/les-livres/moi-aussi-je-te-regarde/ | https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782385321086-moi-aussi-je-te-regarde-regards-de-femmes-sur-corps-d-hommes-morgane-tocco/ Résumé du livre :*Le regard des femmes sur le corps des hommes est absent des représentationscollectives. Pourtant les femmes regardent les hommes et peuventêtre séduites par cette vue. Le livre démontre que la capacité des femmes à regarder avec attentionet plaisir le corps d'un homme est entravée par un ensemble de pratiques, représentations et normes, intrinsèquement liées à la catégorisation genrée des rôles de séduction. Celle-ci, fondée sur le primat du désir (hétéro) sexuel masculin, attribue l'attractivité du corps au rôle féminin : la séduction par l'image corporelle serait propre aux femmes. Cette division genrée des rôles participe à régenter leurs regards dans les espaces publics comme dans l'intimité. L'autrice apporte cependant un éclairage sur la capacité des femmes à agir par-delà les déterminismes : toutes ne se conforment pas de la même manière aux rôles de séduction ; certaines y résistent individuellement, certaines entreprennent même de les transformer collectivement. Plongeant au cœur des expériences de femmes : une enquête de terrain menée auprès de plus de 80 femmes âgées de 18 à 85 ans ; le livre montre que le regard et les perceptions esthético-érotique, loin d'être innés, sont le fruit d'un apprentissage, marqué par des normes de genre et par la domination masculine. Morgane Tocco est docteure en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS. Elle s'intéresse aux émotions et perceptions sensorielles par le prisme des normes de genre et des rapports de pouvoir qui les traversent, ainsi qu'aux dynamiques d'émancipation post #metoo.* Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en juin 2026, à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Reportage Afrique
En Côte d'Ivoire, préserver le tissage artisanal des pagnes baoulé malgré les difficultés

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 2:31


Le pagne baoulé est l'un des symboles du patrimoine culturel ivoirien. Mais derrière ces étoffes colorées se cache un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. À Bomizambo, localité située à une trentaine de kilomètres de Yamoussoukro, les métiers à tisser résonnent encore grâce à des artisans qui refusent de laisser disparaître cet héritage, malgré les difficultés qu'ils rencontrent.  De notre envoyé spécial à Bomizambo, Victorien Kouamé actionne les pédales pour faire se croiser les fils, puis il fait glisser la navette d'un côté à l'autre avant de resserrer la trame avec le peigne : bande après bande, le pagne baoulé prend forme. À plus de cinquante ans, Victorien pratique cet art depuis l'école primaire. Un savoir-faire transmis par son père : « Au CM2 après l'école, c'est lui qui m'a appris le tissage, raconte-t-il. Et des parents m'ont aussi aidé à apprendre les motifs. Je sais comment tisser le pagne baoulé. Je connais toutes les qualités de pagnes baoulé ». Chaque pagne est entièrement tissé à la main. Un travail minutieux qui constitue aussi la principale source de revenus de nombreux artisans, même si le tissage ne suffit pas toujours à faire vivre une famille, reconnaît cet artisan : « Notre activité principale, c'est le tissage. Après le tissage, on peut ensuite aller au champ. Je peux prendre cinq jours pour tisser parce que c'est ça qui me procure l'argent. Puis, on se débrouille pour aller au champ, y chercher à manger ». Mais les tisserands de Bomizambo font face à de nombreux défis : le coût élevé des matières premières, et surtout la concurrence, qu'ils jugent déloyale, des tissus industriels. « Les gens produisent ces pagnes en masse, sous forme de tissus avec les photos de nos motifs. Lorsque de loin tu aperçois ces tissus portés, tu peux te dire que c'est un pagne baoulé que la personne a. Or, de près tu vois que c'est un tissu simple. Celaa nous fatigue beaucoup », déplore Richard Kouassi, à la tête d'une coopérative qui compte plus de 300 membres. Autre défi : la transmission de ce savoir-faire ancestral. Sur le site, quelques jeunes tentent malgré tout de s'y intéresser. Parmi eux, Martial, qui après un échec au baccalauréat, s'est tourné vers la confection du pagne baoulé. Une aubaine pour lui : « Moi, je m'en sors. Parce que quand tu t'organises bien, dans ce métier, tu peux t'en sortir. Dans le mois, je peux gagner la somme de 150 000 francs CFA », soit environ 228 euros. Le pagne baoulé bénéficie depuis 2023 d'un label Indication géographique protégée, délivré par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Une reconnaissance qui vise à valoriser le savoir-faire des tisserands ivoiriens et à lutter contre la contrefaçon.

Bulles de Coaching
BEST OF - Prendre le temps pour son couple - avec Soazig Castelnérac

Bulles de Coaching

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 34:39


Aujourd'hui j'accueille Soazig Castelnérac, experte en relations amoureuses ! Ancienne juriste, Soazig a créé il y a 5 ans le concept Save your Love date, des livrets de coaching écrit à partager à deux pour les couples qui veulent s'investir dans leur amour pour le faire durer. Dans cet épisode, la pétillante Soazig nous partage avec beaucoup de fraîcheur et d'enthousiasme des clés pour faire de la place pour son couple dans un quotidien parfois surchargé, mais aussi le lien intime entre connaissance de soi, amour de soi et amour de l'autre, et la puissance des questions pour faire naître de belles connexions. - En quoi le couple peut aider dans un cheminement vers plus de confiance et d'amour de soi ?- Comment trouver l'équilibre entre nos besoins, les besoins de l'autre et les besoins du couple ? - Comment tirer parti des contraintes imposées par le travail de l'autre ? Ce sont autant de questions auxquelles nous essayons de répondre à travers ce podcast ! Alors j'espère qu'il te plaira, et surtout qu'il t'aidera à trouver des clés pour faire de la place pour toi et pour ton couple dans ton quotidien ! Bonne écoute !.........Notes de l'épisode :Tu peux retrouver Soazig sur ⁠Instagram⁠, ⁠LinkedIn⁠, sur son podcast ⁠Au coeur du couple⁠ et son site internet Save your love dateLes outils partagés par Soazig :Le ⁠carnet Save Your Love Date⁠ pour s'engager dans une vie à deuxLes ⁠autres carnets⁠ de Soazig pour cheminer à deux suivant les étapes de la vie........

Sports Medicine Broadcast
Dr. Robert Fullick – Athletic Shoulder

Sports Medicine Broadcast

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 27:54


Dr. Robert Fullick joins Ben Stephenson and Amari Mercadel at the Sports Medicine Update to discuss shoulder evaluations in the athletic shoulder. Run down of extra tests, such as bear hug. You learn more as time goes on, good training and fine-tuning over the years. A bear hug assesses a specific part of the subscapular tendon. Other testing may be normal with an upper subscapular tendon injury.   How can I do all the tests? Do I skip some? We go from doing all the tests to gaining the confidence to know what the athlete is telling me to help figure out what tests to use. I would recommend doing all the tests until you gain enough knowledge to be able to skip around. You’re gonna get better as you go. I used to have doubts about the shoulder early in my career but look at me now. I see every MRI of every patient that I see, and I see every surgical evaluation that might need it. So I would say I’m pretty good at what I do. I've gotta be the best I can so that I’m not the guy saying that we're gonna do physical therapy because I don’t know exactly what’s wrong, they’re gonna go see another guy.  Tell us more about your background, especially with the shoulder. My sports background put me in a unique situation where I was comfortable in the locker room. My mentor in Boston worked for pro teams and I got into being on pro sidelines and sitting with different people. Being a young resident covering high-level sports on my own. Foster relationships when I moved to Baltimore got my sports fellowship.  I don’t wanna be wrong, I hate being wrong. When you see someone do an eval, is there something that you are like “Oh, I wouldn’t do that”? I would say the biggest thing that I see missed is not disrobing the shoulder to see the skin, posterior shoulder, etc. Then you’re looking at the testing and trying to discern between a cuff strain versus labral. Thats not your fault. Based on the findings, timing, MOI, you can determine whether the patient needs imaging or do they just need physical therapy and some rehab. I would not be hard on yourself. Everyone is going to be in a different spot.  What are your recs for prehab? Complex scenario but I tell everyone the stronger the rotator cuff and the more motion going into surgery the better the recovery is going to be. Pre-op motion strongly indicates early post-op motion in my opinion. Reducing shoulder injuries; how do we know if the humeral head is fractured? It’s an impossibility; I might have the luxury to know what a fractured arm looks like, but you might not. If a bone looks crooked, if a shoulder is out of palace then you try to make it look normal. If you go to reduce and you feel movement of the patient feels pain or a clunk or the humeral head doesn’t feel 100% out, then maybe you might think a fracture. You’ll never be able to know in that split second. I still see in the ER that they miss posterior dislocations. If you don’t get an axillary view, you don’t get the full workup. You gotta find a way to get that view, if not, get a CT scan. If you miss a posterior dislocation on the field, that’s okay, you’re doing the best that you can do with what you have.  Relocations on the sideline: tips and tricksMilch maneuver? For the anterior, the external rotation and abduction should be able to relocate. I had a patient just walk his fingers up his head, didn’t even have to touch the patient to relocate the shoulder (patient had hsitory of numerous dislocations), just know the basics and principles. You can prevent labral damage by getting the head in quicker What about those with repeated dislocations? If you encounter those with dislocations with sneezing and sleeping, typically they need intervention and surgery for the labrum and bone loss. Patients have more motion post-surgery because trust is restored within the joint. Contact Us Jeremy Jackson Benjamin Stephenson Layci Harrison Mark Knoblauch Ashlyne Elliott Leslie Bennett Sponsor List Frio Hydration – Superior Hydration products. Xothrm – Best heating pad available – Use “SMB” or email info@xothrm.com and mention the Sports Medicine Broadcast. Donate and get some swag (like Patreon but for the school) HOIST – No matter your reason for dehydration, DRINK HOIST MedBridge Education – Use “TheSMB” to save some money, be entered in a drawing for a second year free, and support the podcast. Marc Pro – Use “THESMB” to recover better. Athletic Dry Needling – Save up to $100 when registering through our link.

Le Podcast Femme Entrepreneur
188. La méthode pour des revenus constants en coaching sans publicité : Cash Routine

Le Podcast Femme Entrepreneur

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 26:49


Tu sais créer du contenu et tu maîtrises ton expertise, mais malgré tous tes efforts, ton chiffre d'affaires reste en dents de scie ? Dans cet épisode, Isis te présente la Cash Routine, une méthode simple et concrète pour transformer ton marketing en un système capable de générer des ventes de manière plus régulière. Tout cela, sans dépendre d'un budget publicitaire important.Dans cet épisode, Isis t'explique pourquoi l'irrégularité de tes revenus ne vient pas forcément de ton offre, mais bien souvent de la façon dont ton marketing est structuré. Tu découvriras comment les conversations avec tes prospects peuvent naturellement créer des conversions, pourquoi certains clients arrivent déjà convaincus avant même qu'une offre leur soit présentée, et quel est le véritable rôle de ton contenu : faire évoluer les croyances de ton audience plutôt que de simplement l'informer.Isis partage également les principes de la Cash Routine à mettre en place au quotidien pour construire une activité plus stable, plus prévisible et plus rentable.Si cet épisode t'a apporté de nouvelles perspectives, abonne-toi au podcast pour découvrir les prochains épisodes. Et s'il peut aider d'autres entrepreneurs à développer une activité plus sereine et rentable, n'hésite pas à le partager autour de toi.---RESSOURCES MENTIONNÉES :Viktor AI (l'IA que j'utilise au quotidien) → https://app.viktor.com/signin?ref=E6mUKCiBZL7UdSGafU63UUMessage Magnétique → https://femmentrepreneur.com/message-magnetiqueFormation gratuite → https://femmentrepreneur.com/cours1-to-plusieursPrise de rendez-vous → https://femmentrepreneur.com/rdv---#CashRoutine #CoachingEnLigne #RevenusConstants #FemmesEntrepreneures #BusinessCoaching #LibertéFinancière #EntrepreneuresDuWeb #CoachetExperte #MarketingOrganique #SansPub

Invité Afrique
Le Festival Gnaoua célèbre «l'ouverture de cette musique sur le monde», explique Abdeslam Alikane

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 5:26


Prenons la direction du Maroc et de la mystique ville côtière d'Essaouira. Essaouira où se déroule jusqu'à dimanche 28 juin le Festival Gnaoua. C'est la 27e édition de cet événement créé à l'époque pour défendre et faire connaître cette tradition séculaire. Une musique mystique, une musique thérapeutique qui était en train de disparaître. Abdeslam Alikane est l'un des maâlems les plus respectés du Maroc. Une immense voix qui fait partie de l'équipe fondatrice du Festival Gnaoua et qui est toujours co-programmateur de l'événement. En venant avec son instrument, son guembri, il raconte avec délicatesse, avec humilité sa vie et son lien unique avec la tradition gnaoua. RFI : Comment se présente cette édition du festival ? Quelles sont les valeurs que vous souhaitez mettre en avant ? Abdeslam Alikane : On dit que la musique gnaoua est un rituel. On est arrivé aujourd'hui à faire connaître la musique gnaoua, même aux Marocains, parce qu'avant elle était cachée. Maintenant, c'est présent dans les maisons, dans les voitures. On a vu un développement car il y a un grand respect. C'est quelque chose d'un peu spirituel, de l'ordre du soufisme. On découvre des choses dans cette musique. Il y a 30 ans, quand le festival a été créé, cette tradition gnaouie, cet instrument, le guembri, étaient à deux doigts de disparaître. C'est aussi pour ça qu'est né le festival ? Oui, on voit que le festival a donné une valeur. Aujourd'hui, chaque maâlem a son entourage. À l'époque, je me rappelle, la musique gnaouie était pauvre. Mes filles ne pouvaient pas dire que mon père est Gnaoui parce qu'être Gnaoui, c'est être pauvre. Je suis fier d'être Gnaoui parce que je suis arrivé à faire des tournées partout dans le monde et à être directeur artistique du festival Gnaoua et à faire la création du festival Gnaoua. Tout cela n'est pas mon choix, c'est l'expérience, c'est la vie. C'est l'ouverture de la musique gnaoua sur la musique du monde. On peut jouer avec le jazz, on peut jouer avec le blues. Mais avant tout ça, on peut jouer avec les Aïssawa, on peut jouer avec les Ahmadiyya, on peut jouer avec les Dakarois. Qui sont des grandes confréries du Maroc. Oui, ce sont des grandes confréries. Mais la musique gnaoua n'est pas une confrérie parce que c'est une culture qui a inspiré plusieurs confréries. C'est la racine. La culture gnaoua, c'est un mélange africain, subsaharien et marocain. Est-ce qu'il y a une chanson, une musique qui fait entendre justement ces liens entre l'Afrique subsaharienne, le Maroc ? Oui. J'ai une chance de trouver Ali Farka Touré. C'est un grand musicien du Mali. À l'époque, j'étais au festival du désert à Tombouctou. Dans la musique gnaoua, il y a quatre dialectes : le bambara, le peul (aussi appelé le pulaar), l'haoussa, le tamasheq. Moi j'ai chanté une chanson qui s'appelle « Kingoma ». On parle de Mohammed, du Prophète et tout cela. Ali Farka Touré est un croyant. Le moment que je chante « Kingoma », lui met sa main sur le cœur. Je lui dis : « Écoute-moi, Ali, qu'est-ce que ça veut dire Kingoma ? » Il m'a dit : "Tu ne sais pas ce que ça veut dire Kingoma ? "Kingoma veut dire que tu aimes quelqu'un." » Quelle belle histoire ! J'ai fait le Mali, le Niger, le Ghana, le Togo, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire… Je cherche toujours les origines et les choses comme cela. À l'époque, il y avait des Africains qui venaient ici par le port, par Tombouctou parce qu'on est en Afrique. Ils étaient aussi des gens qui viennent comme à l'époque, comme des esclaves qui sont chez les grandes familles. Ici, on dit : « Soudanais Manayo », cela signifie la famille soudanaise qui vient parce que le nom de l'association Yerma qui organise le festival, c'est moi qui ai donné ce nom-là. Yerma signifie « On y va ». Donc « On y va gnaoua ». À lire aussiAu Maroc, le Festival Gnaoua 2026 promet «des concerts inédits qu'on écoutera nulle part ailleurs»

Reportage Afrique
Sénégal: sensibiliser les enfants à la protection de la biodiversité par le chant des baleines

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 2:27


Au Sénégal, des enregistrements de baleines pour sensibiliser les enfants à la protection de l'environnement. C'est le projet mené par l'association Germes d'Écocitoyens à travers les sciences et les traditions dans les univers d'apprentissage (Gestu). Il y a quelques semaines, l'organisation a programmé trois rencontres dans des écoles primaires de Dakar avec le professeur et spécialiste des cétacés Olivier Adam. Direction l'école primaire Alieu Samb du quartier de Ngor à Dakar pour l'une de ces initiations au langage des baleines. De notre correspondante permanente à Dakar  Bouche bée, installés à leur table d'écolier, la trentaine d'élèves de cette classe de CM2 écoute religieusement l'enregistrement d'une baleine à bosse réalisé au large de Ouakam à Dakar (en 2018 et 2022). « Là ces chants, les sons que vous avez entendus, ce sont des baleines à bosse, et les baleines à bosse viennent à Dakar et mettent bas à Dakar. Leurs petits sont des Dakarois », indique Olivier Adam, professeur à la Sorbonne.  Pour ce spécialiste des sons émis par les cétacés, il y a un énorme enjeu à démocratiser l'idée que les baleines ont un langage : « Moi, j'étais le premier surpris quand j'ai enregistré des baleines, de voir qu'elles émettaient des sons et que ces sons étaient intentionnels et structurés sous la forme d'un langage, partage ce professeur spécialement venu de Paris pour parler aux enfants. Et donc, à chaque fois que je rencontre des élèves, des enfants, je me dis mais il faut qu'ils sachent absolument ça. Il faut qu'on comprenne actuellement les océans et on va comprendre l'océan en sachant qui sont ces espèces vivantes à l'intérieur de l'océan. »  Les petits curieux ne se privent pas pour poser leurs questions : « La baleine a combien d'estomacs ? Y a combien de sortes de baleine ? Comment la baleine met bas ? Que mange-t-elle ? » « Leur chanson et leur façon de parler » est ce qui a le plus impressionné Fanta, 12 ans. Pour Thierry, enseignant dans cette classe de CM2 de l'école Alieu Samb à Ngor, un quartier de Dakar, cet apprentissage du monde vivant est crucial. Il raconte sa découverte : « Sans cette connaissance, tu ne peux pas savoir, par exemple, ce que je viens d'apprendre, que la baleine ne peut avoir qu'un seul enfant par mise bas. Donc ça veut dire que c'est une espèce qui, si on ne la protège pas, peut disparaître ». Babacar Sy, chasseur sous-marin depuis plus de 30 ans, à l'origine des enregistrements de ces baleines à Dakar, venu animer l'atelier, confirme l'urgence de lutter contre l'ignorance, lui qui pêche chaque jour moins de poissons. « Moi j'ai eu la chance de trouver la nature comme elle était et de la voir changer radicalement. L'année dernière, j'ai pêché cinq thiofs de toute l'année. Si on continue sur cette lancée, un jour on parlera de thiof à nos enfants et ils nous demanderont ce que c'est, que ça n'existe plus, s'inquiète le pêcheur. On est en train d'aller au fond du trou. Et pour moi, il est temps que les gens se réveillent ! ».  Deux autres écoles de Dakar ont accueilli Olivier Adam et ses enregistrements de baleines. Avec aussi des journées de sensibilisation à la collecte de déchets, l'association Gestu veut contribuer à changer les mentalités.   À lire aussiPourquoi les baleines sont-elles des alliées du climat?

L'heure bleue
Emil Ferris : "Quand le sort se moque de vous, reprenez le contrôle"

L'heure bleue

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 47:20


durée : 00:47:20 - La 20e heure - par : Eva Bester - La dessinatrice américaine Emil Ferris, célèbre pour son roman graphique en deux tomes "Moi, ce que j'aime, c'est les monstres", sera au Festival America de Vincennes qui aura lieu du 24 au 27 septembre à l'occasion du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. - équipe : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Emil Ferris Illustratrice, dessinatrice, auteure de BD Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Marketing Square : Méthodes Growth Marketing
Les 4 étapes qui ont fait passer mon agence de 0 à +10M€ (sans plan B)

Marketing Square : Méthodes Growth Marketing

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 12:29


Tout le monde attend la grande idée. Moi j'ai eu un visa perdu, deux liquidations judiciaires et un jacuzzi à Rennes.Dans cet épisode solo de Marketing Square, je raconte comment Agence Personnelle est née du chaos — et les 4 étapes qui ont fait passer la boîte de 700€/mois à +10M€.

Invité Afrique
Niger: «L'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 10:15


Au Niger, c'est la deuxième fois de l'année que l'aéroport international de Niamey est visé par un groupe jihadiste. La dernière attaque s'est produite jeudi dernier, et a fait treize victimes selon les autorités : onze militaires et deux civils. Mais cette fois-ci, apparemment, la junte au pouvoir au Niger n'a pas eu besoin de l'aide des Russes pour repousser l'assaut des terroristes. Alors peut-on parler d'un succès ou d'un échec pour les miliaires au pouvoir à Niamey ? Le chercheur nigérien Brimaka Abdoul Azizou Garba enseigne à l'Institut de sciences politiques de Louvain-Europe, en Belgique. Il a été aussi conseiller spécial du président Mohamed Bazoum. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En janvier, les terroristes avaient attaqué l'aéroport de Niamey avec des motos. Cette fois-ci, ils ont essayé de s'y introduire par la ruse en se faisant passer pour des passagers. Pourquoi ce changement de stratégie ? Brimaka Abdoul Azizou Garba : Effectivement, lors de la première attaque, ils seraient arrivés à moto et pour cette deuxième, les informations, en tout cas, font état de l'usage de véhicules, notamment de taxis et de minibus. Donc, ce qui complique la détection et la prévention. C'est vrai qu'après la première attaque, des mesures avaient pourtant été prises pour renforcer la sécurité à l'intérieur et aux abords de l'aéroport. Mais, apparemment, cela n'a pas dissuadé les terroristes qui ont peut-être pu infiltrer la capitale pour mieux observer et tester les dispositifs et exploiter les moindres failles. Depuis quelques semaines, le régime militaire nigérien est en train de détruire un certain nombre de quartiers autour de l'aéroport pour mieux protéger celui-ci. Est-ce pour cela que les assaillants du 18 juin ont tenté de rentrer par la ruse en se déguisant en simple passagers ? Sûrement, parce qu'on a vu que ces mesures ont tendance à un peu dégager, décongestionner l'aéroport, en déguerpissant le quartier mitoyen. Et je pense que tout cela est observé de l'intérieur. Donc, c'est pour cela que je parle d'infiltration. Et ça, c'est typique des conflits asymétriques où l'on utilise l'effet de surprise. En janvier, l'attaque avait été revendiquée par l'EIS, l'État islamique au Sahara. Cette fois-ci, elle est revendiquée par le Jnim. Y a-t-il une coordination ou une compétition entre ces deux groupes terroristes ? Je ne pense pas que ce soit une coordination ou une compétition. Ce qui est sûr, c'est que les deux attaques à l'aéroport, c'est à cause des drones qui s'y trouvent et que les terroristes n'arrivent pas à se mouvoir comme ils veulent à cause de ces drones militaires. Je pense que l'objectif, c'est de tout faire pour détruire ces vecteurs aériens. Je dirais plutôt qu'il faut peut-être explorer un rapprochement entre l'Iswap [État islamique en Afrique de l'Ouest, NDLR] et le Jnim [lié à al-Qaïda, NDLR]. Je pense que, s'il y a coordination, peut-être c'est à ce niveau entre le Jnim et l'Iswap, du côté du bassin du lac Tchad, mais pas au niveau de l'EIS, l'État islamique au Sahara. Et est-ce que le Jnim et l'EIS, l'État islamique au Sahara, ont des ambitions politiques semblables ou différentes ? Je crois que, dans un premier temps, leur objectif, c'est d'affaiblir le Niger parce que c'est le pays quand même le plus solide des trois, où ils n'arrivent pas à prendre, à contrôler un espace. Et l'objectif, a priori, c'est de chercher à affaiblir l'État du Niger sur le plan militaire pour pouvoir s'en prendre facilement aux deux autres. C'est-à-dire qu'au Niger, les jihadistes n'arrivent pas à se tailler un fief comme au Mali ou comme au Burkina Faso ? Oui, les jihadistes n'arrivent pas à le faire parce que le Niger a vécu quand même 12 ans de stabilité politique, 12 ans de sécurité et de développement. Et je pense que le Niger a eu beaucoup d'acquis, y compris sur le plan militaire. Et ça, ça a fait que le Niger s'est largement démarqué des deux autres [pays membres de l'Alliance des États du Sahel, NDLR]. Et ça ne serait pas du tout facile pour les terroristes de pouvoir contrôler un espace au Niger, comme ils l'ont fait au Burkina Faso et au Mali. La résistance farouche des militaires nigériens le 18 juin, est-ce le signe que la junte commence à s'organiser face aux attaques terroristes, ou est-ce à votre avis un acte de désespoir sans lendemain ? Je connais bien nos militaires, je sais que ce sont des militaires qui sont braves. Il suffit de mettre les bonnes personnes à la bonne place pour qu'on puisse voir la différence. On a de très bons militaires, on a de très bons chefs militaires qui sont capables de bien planifier et de bien mener la résistance. Je crois que, dans les mesures que l'état-major a pu prendre, il y a sûrement eu des changements au niveau du dispositif et au niveau de la planification, et c'est ce qui a peut-être donné ce résultat. Au final, cette attaque terroriste repoussée devant l'aéroport ce jeudi 18, est-ce un échec ou un succès pour l'armée du Niger ? Moi, je pense que c'est un succès parce que, lors de la première attaque, on a vu que ce sont les Russes qui sont sortis pour dire : « Bon, on a sauvé le site, sans nous, ils allaient prendre votre aéroport. » Et le général Tiani [qui dirige le Niger depuis juillet 2023, NDLR] l'a dit lui-même dans le discours qu'il a fait : il a remercié les partenaires russes. Et je pense que, cette fois-ci, la riposte est venue des soldats nigériens et ils ont tout le mérite. Et ça montre une fois de plus que l'armée nigérienne est bel et bien capable d'assurer la sécurité de l'État. À lire aussiNiger: le Jnim revendique l'attaque de l'aéroport de Niamey qui a tué au moins 11 soldats et deux civils

Martha Debayle en W
Martha Debayle | Más allá del talento:la disciplina que define a los campeones

Martha Debayle en W

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 64:37


Vienen a promover la edición JUNIO-JULIO Y AGOSTO de revista MOI

The Boulder Boys Show
Ep. 79 Who is Cade Michael?

The Boulder Boys Show

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 80:15


The Boulder Boys Show Ep. 79 999 Youtube video!! https://www.youtube.com/watch?v=wfH416KGBsE This Episode is brought to you by Intrepid Camp Gear.  https://intrepidcampgear.com/discount/BoulderBoys Code: BoulderBoys for 10% off Boulderboys.show Moi's training app: https://vert.run Matt's substack: https://substack.com/@mattdaniels480?utm_source=substack-feed-item Bobby's art: https://www.peaveywithlime.com

Vlan!
#399 Face face à la réalité de l'inceste avec Romain Lemire (partie 2)

Vlan!

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 36:36


C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont régléesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#399 Faire face à la réalité de l'inceste avec Romain Lemire (partie 1)

Vlan!

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 53:33


C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont réglées Suggestion d'autres épisodes à écouter : #359 Génocide, inceste, troubles psychatriques : peut-on vraiment rire de tout? avec Mamari (https://audmns.com/iBOcBio) [Solo] Incel, masculinisme, Mazan : peut on résoudre cette violence ? (https://audmns.com/GzuqHJg) #378 Briser l'omerta familiale autour de l'abus avec Marie Christiane Baudoux (https://audmns.com/GxdDcfR) #191 Eduquer les plus jeunes sur les violences sexuelles avec Diariata N'Diaye (https://audmns.com/jkKcZCE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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La coupe du monde

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Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 4:40


Louise : Ça y est, c'est ce soir que l'équipe de France joue son premier match de Coupe du monde ! J'ai trop hâte !Julien : Ah bah moi aussi, j'ai mon kit de supporter qui est prêt avec mon plus beau maillot. Il ne reste plus qu'à gagner nos matchs.Louise : Ouais, faut croiser les doigts ! J'espère vraiment que notre équipe ira jusqu'en finale pour qu'on puisse revivre des moments de folie.Julien : En même temps, on a les meilleurs joueurs du monde, je vois pas ce qui pourrait nous arriver de négatif ! Moi j'y crois à fond ! Allez les Bleus ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Pois de Senteur de chez Moi by Caron (1927) + Walt Disney's Fantasia (1940) and Fantasia 2000 (1999) with Nedd 6/13/26 S8E35 To hear the complete continuing story of The Perfume Nationalist please subscribe on Patreon. 

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