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Send us a textHey y'all haaaaaaaay!! We hope you all had a blessed holiday season and a fabulous New Year's. Thank you for joining us on this episode of laughing gas. You read that right. Ber is a giggling drunk, and Moi is a gassy lactose-intolerant. Together, we created laughing gas. Hehe. XOXO
Zanim przejdziemy do meritum, krótka nota prawna: Niniejsze podsumowanie roku 2025 została przygotowana w oparciu o serwisy plotkarskie, plotki i niedomówienia. Zalecamy dystans. Duży dystans. Będziemy tu uprawiać bezwstydne plotkarstwo, a granica między prawdą a wyobraźnią moich gości. Są chwiejne. Moi goście chcieli być przedstawieni jako farmazonianiarze i plotkarze. Imiona są zbędne, bo dobre imię oddali, nie dostając nic w zamian.
Salut c'est Ibby,Dans cet épisode, on parle d'une phrase qui peut soit t'élever, soit t'écraser : “tu peux faire mieux”.Et surtout, on fait la différence essentielle avec “je ne fais pas assez”.Se dire “tu peux faire mieux”, ce n'est pas se dévaloriser.C'est reconnaître ton potentiel.C'est te parler avec respect, comme on parlerait à quelqu'un qu'on aime et qu'on croit capable de plus.À l'inverse, “je ne fais pas assez” est un discours qui fatigue, qui culpabilise, qui te fait croire que tu n'es jamais suffisant.Dans cet épisode, je t'invite à observer ton discours intérieur, à le questionner, et surtout à le transformer.Parce que la façon dont tu te parles influence directement ce que tu oses, ce que tu construis et ce que tu deviens.Changer ta vie commence souvent par changer la voix que tu écoutes le plus : la tienne.Je partage avec toi des réflexions simples, honnêtes, pour t'aider à avancer sans te maltraiter.Tu peux viser plus haut sans te rabaisser.Tu peux évoluer sans te renier.Alors prends ce moment pour toi et rejoins-moi dans cette réflexion intérieure.Rappelle-toi : le plus bel amour, c'est celui que tu te portes à toi-même.N'hésite pas à lâcher un 5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ et un petit commentaire
Voici l'Évangile du vendredi 2 janvier 2026 :« C'est lui qui vient derrière moi » (Jn 1, 19-28)Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu'en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s'est passé à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, à l'endroit où Jean baptisait.– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
""Life Is" by Jessica Pratt from Here is the Pitch; "Iceland" by Dreamend from May You Die Well; "Sometimes" by Spellling from Portrait of My Heart; "First Wisteria (Bottle Magic Mix)" by Certain Slant of Light from It Isn't But It Is; "Garmonbozia (Instrumental) by Flying Lotus from Spirit Box; "Qw4nt0hmw3b" by Discovery Zone from Quantum Web EXP; "7-21-17_substitute_hifi_v3" by Toro y Moi from Soul Trash; "Flyboat" by Frunk29 from The Fifth Season. Courtesy of Not Not Fun; "Milestones" by GIFT from Illuminator. Courtesy of Captured Tracks; "Silver Bells" by Grails from Miracle Music; "Escape Lounge" by heith from Escape Lounge; "Blackoak" by Maribou State from Hallucinating Love; "Cotes de Cachalot a la Psilocybine" by Heldon from It's Always Rock 'n' Roll (Heldon III); "Skylarking" by Bitchin Bajas from Inland Sea; "The Opinion of the Lamb, Pt. 1" by Smote from A Grand Stream
Tu veux profiter à fond de 2026 et être sûr·e d'atteindre tes objectifs ? Je te raconte comment j'ai préparé cette nouvelle anéne pour en faire l'une de mes plus belles années !.........Notes de l'épisode :
Mon enfant, laisse-toi pénétrer de Mon intimité toujours de plus en plus. Cette intimité avec Moi est la base de la transformation qui s'opère en toi. Le complément, c'est la relation que tu as avec les autres et qui devrait toujours être vécue dans ce climat d'Amour. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!
Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur. Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il. Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il. Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il. Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il. À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa
Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur. Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il. Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il. Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il. Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il. À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa
durée : 00:25:27 - Gautier Capuçon, violoncelliste (5/5) - par : Judith Chaine - Retour aux sources pour le violoncelliste Gautier Capuçon ! Son nouvel album "Gaïa" sorti en novembre a été enregistré sur les terres de son enfance, au cœur des Alpes. Dans ce dernier volet, il évoque ses modèles et son envie irrépressible de rendre la musique toujours plus accessible. - réalisé par : Pierre Willer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La CAN au Maroc, c'est aussi un grand rassemblement de supporters d'Afrique et du monde. Les diasporas sont au rendez-vous. À titre d'exemple, près de 110 000 billets avaient été achetés depuis la France après la deuxième phase de mise en vente fin octobre. Ce sont les avantages d'une compétition organisée cette année en période de congés, dans une destination touristique abordable et déjà prisée en Europe. Le chœur des Comores, en plein cœur de Casa. Sur le terrain du stade Mohammed V, les Cœlacanthes peinent face à la Zambie. En tribune, le match est gagné largement. « La diaspora est motivée, déterminée. Moi, je suis prêt à aller au Vélodrome de Paris, donc à aller au Maroc pour ma patrie. Franchement, j'y vais tous les jours », explique Laris, un supporter marseillais. À l'entraînement, aussi, Laris et sa bande poussent derrière l'équipe nationale. Ils sont venus de Paris, de Marseille, de Brest. Impossible pour eux de ne pas être là. « Une fois qu'on a su qu'on était qualifiés et que c'était au Maroc, à proximité, on a décidé de mettre les moyens. On a pris un Airbnb comme n'importe qui, on est très simple, voire très très simple. On reste pour les phases de poule, donc c'est dix jours. On est dix personnes, donc cela fait deux cents euros par tête. Le billet d'avion, en fonction de quand il a été pris, c'est entre deux cents et cinq cents euros. On en a pour huit cents, mille euros, grand maximum », raconte Laris. Et en plus, ce début de CAN colle sur les congés de fin d'année. Résultat, le Maroc est un vrai carrefour des diasporas africaines. « On a l'habitude de se chamailler, de se charrier quand on est en France. Là, on peut le faire dans un pays où on se rejoint tous. Il y a des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabè, des Algériens, c'est comme si on était en France un peu », affirme-t-il. À lire aussiÀ la Une: la CAN, un instrument de soft power pour le Maroc Des supporters de l'Algérie, dans un train en partance de Kénitra, racontent : « On vient de Lyon et ça serait bien plus compliqué d'aller en Afrique du Sud. Ça serait plus compliqué de s'intégrer à la ville et au pays. Le train, c'est la même chose qu'en France. Il y a des TER, des TGV. C'est exactement la même chose. On va voir trois matchs du Maroc, trois matchs de l'Algérie, un match du Sénégal et un match de la Tunisie. Ça fait un total de huit matchs. On est venus pour du football. » Certains viennent aussi en famille pour profiter de l'ambiance et du pays, comme Bourama, un Sénégalais de région parisienne. « Moi, c'est la première fois que j'amène mes enfants au Maroc. La photo avec la mascotte, je vais la garder en souvenir. C'est quelque chose de très marquant. On va garder chaque souvenir, comme la photo qu'on a prise aujourd'hui, elle va rester dans notre mémoire collective à jamais », assure Bourama. Et puis, il y a des visiteurs, plus inattendus, comme Zach et Alex. Ils viennent de Leeds en Angleterre, deux fans de football sans attache particulière avec l'Afrique. « C'est une super occasion pour découvrir ce tournoi. On peut voir cinq matchs internationaux pour le même prix qu'une rencontre de Premier League », dit l'un. « On s'amuse beaucoup. On a vu RDC - Bénin hier, aujourd'hui Guinée équatoriale - Burkina Faso. C'est une ambiance de fête. Pour moi, le football, c'est d'abord un sport qui rassemble. Et la CAN nous permet de découvrir différentes communautés de ce continent fantastique qu'est l'Afrique », ajoute l'autre. Selon des estimations relayées par les médias nationaux, le Maroc pourrait accueillir plus de 500 000 visiteurs étrangers supplémentaires sur la période de la CAN. À lire aussiCAN 2025 : le Maroc, nouvel Eldorado du foot !
durée : 00:25:55 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Dans cet entretien avec Lucien Attoun, Michel Piccoli évoquait la personnalité de Marguerite Duras, sa complicité avec Bob Wilson, ses relations d'amitié avec Peter Brook ou Patrice Chéreau. Et présentait son premier long-métrage, réalisé à l'âge de 72 ans : "Alors, voilà". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Michel Piccoli Acteur et réalisateur (1925-2020)
Alors que la CAN bat son plein, l'Unicef profite de l'élan du football pour remettre un enjeu de santé publique au centre : la vaccination contre la poliomyélite, autrement dit la polio. Longtemps, la maladie a paralysé plus de 1 000 enfants par jour dans le monde ; l'Afrique a beaucoup progressé, mais des foyers persistent, et l'objectif est d'éviter tout retour en arrière. Dans la campagne « Carton rouge à la polio », plusieurs joueurs africains se mobilisent. Parmi eux, le gardien camerounais Fabrice Ondoa, notre invité. Il répond aux questions de Christina Okello. RFI: Fabrice Ondoa bonjour, pourquoi vous vous engagez dans cette campagne « Carton rouge à la polio » ? Fabrice Ondoa : pour moi, la base, c'est le plus important : la santé. La santé, parce que sans santé, nous ne pouvons rien réaliser. Il n'y a pas que le foot. Dans mon enfance, j'ai un ami qui avait été malheureusement frappé par la polio et jusqu'aujourd'hui, il est handicapé, donc ça me tient vraiment à cœur. Pourquoi passer par le football pour sensibiliser ? Qu'est-ce que le foot permet, que d'autres messages n'arrivent pas à faire ? Déjà, je pense que, comme le disent la majorité des personnes, le football c'est le sport roi. Il y a beaucoup d'enfants qui rêvent aussi d'être footballeurs professionnels, de représenter leur pays à la CAN. Et je crois que c'est aussi une fierté pour les parents de voir cela. Alors, si on peut profiter en ce moment où toute l'Afrique est réunie, en ce moment où toute l'Afrique partage cette passion-là du football, pour sensibiliser et de dire que tous ceux qui jouent pour jouer au ballon ont été protégés de la polio. Et c'est pour ça que nous, aussi, en tant que footballeurs, nous avons le devoir de faire passer ce message-là et donner l'opportunité aux générations à venir de pouvoir réaliser leurs rêves. Et au fond, derrière cette campagne, quelle opportunité voulez-vous offrir aux enfants, en Afrique ? L'opportunité que chaque enfant puisse être en bonne santé. Ok, il y a d'autres qui ont cette « chance », si je peux le dire ainsi, d'être nés quelque part où ils ont l'opportunité de ne pas avoir ce problème. Mais il y a une grande partie aussi qui n'échappe pas à ce problème-là. Et si on peut débarrasser ce fléau, je suis positif qu'on va pouvoir le faire, on va arriver à débarrasser l'Afrique totalement de la polio. Cela commence par un vaccin et après nous allons voir ce qu'il y a lieu de faire pour ceux qui ont déjà ce problème-là. Mais on peut d'ores et déjà préserver toute une génération maintenant en vaccinant, en faisant vacciner les enfants. Je pense que la priorité doit être donnée à la polio parce que c'est l'une des maladies qui frappe la plupart des enfants, qui fait le plus des victimes en Afrique. Et les autres maladies ? Il n'y a pas que la polio, malheureusement…. Je suis d'accord, mais nous ne pouvons pas commencer avec 10 sujets à la fois. Donc nous allons commencer peut-être par la polio et ensuite voir comment nous allons faire pour les autres. Mais je crois que, à la base, si certains leaders ont également choisi la polio, c'est aussi pour une raison. Alors, est-ce que je connais la raison à 100 % ? Non, mais parce que, moi, en tant qu'ambassadeur, quand on se retrouve avec des chiffres comme ceux-là, c'est suffisamment important de se dire « nous devons commencer par là, parce que cela passe par la santé ». Le paludisme par exemple, pourrait être la prochaine étape, pourquoi pas ? Il faut qu'on le fasse. Qu'est-ce que vous voulez déclencher chez les familles ? Et comment parler aux parents qui hésitent quand des rumeurs circulent sur la vaccination ? Alors, on aimerait déclencher un sentiment de confiance vis-à-vis des agents qui se se déplacent pour administrer des vaccins. Au niveau des vaccins, il faut se dire que quelque part, moi j'ai été vacciné étant enfant, et c'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai pu réaliser mes rêves. C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai eu l'opportunité en 2017 d'être champion d'Afrique. C'est pour ça que j'ai eu l'opportunité d'être footballeur professionnel, d'avoir cette confiance-là, de faire vacciner les enfants sans inquiétude, sachant que c'est pour leur bien, c'est pour leur santé et c'est pour leur avenir. Et envers les autorités, votre demande c'est laquelle ? Qu'est-ce qu'elles doivent garantir sur le terrain ? Je pense qu'il faut qu'eux aussi, de leur côté, garantissent la sécurité des agents. Parce que ce n'est pas toujours évident. Moi, je me souviens en 2017, lorsqu'on faisait la campagne de l'enregistrement des enfants pour les actes de naissance, il y avait d'autres personnes mal intentionnées qui allaient racketter des familles. Et c'est pour ça que généralement, parfois, les familles sont réticentes de dire que « est-ce que ce sont des vrais agents ? Est-ce qu'ils ne viennent pas pour nous racketter ? » Parce qu'il y a d'autres derrière qui demandent de l'argent aux familles. Pourtant, c'est gratuit et on aimerait qu'avec les leaders qu'ils mettent la sécurité en place. Ça peut être l'armée, pour pouvoir accompagner ces agents-là à pouvoir faire leur travail. Et pour ça, nous avons besoin d'eux. Cette CAN se fera sans vous : vous la vivez comment ? C'est toujours un regret parce qu'un footballeur, un compétiteur, il a toujours envie de représenter son pays. Mais bon, moi je vis la CAN en tant que fan parce qu'avant d'être footballeur professionnel, je suis d'abord fan de mon pays. Je suis d'abord fan des Lions Indomptables du Cameroun, donc peut-être je ne vivrai pas cette CAN sur le terrain, mais en dehors, au niveau du terrain, je la vivrai comme tout le monde en tant que supporter avec la dernière énergie. Donc pour nous, c'est une grande fierté de voir cette compétition, tous ceux qui sont derrière. Et ça ne peut que faire du bien parce que c'est l'Afrique qui s'est réunit. Pour donner carton rouge à la polio, en une phrase, vous diriez quoi ? Ma phrase c'est : « L'Afrique vient ensemble, l'Afrique s'est réunit, l'Afrique se bat main dans la main pour donner le carton rouge à la polio ». Fabrice Ondoa, merci Merci beaucoup.
durée : 00:26:32 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1959, Gaston Gallimard s'entretenait avec Robert Mallet à l'occasion du 50ème anniversaire de la création de la NRF. Dans l'émission "Vocations" il parlait de son métier et de son parcours d'éditeur qui devaient beaucoup au hasard. - réalisation : Mydia Portis-Guérin - invités : Gaston Gallimard Editeur, fondateur des éditions Gallimard (1881-1975)
durée : 00:29:55 - Les Midis de Culture - par : Marie Sorbier - Auteur d'une trentaine d'ouvrages de prose et de poésie, le grand écrivain roumain Mircea Cărtărescu refait paraître “L'Aile Gauche”, premier tome d'“Orbitor”, triptyque central de son œuvre. Une nouvelle traduction de Laure Hinckel qui laisse apparaître tout le génie de son écriture. - réalisation : Brice Garcia, Phane Montet - invités : Mircea Cartarescu Romancier, critique et théoricien littéraire
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
Tu as un projet bébé… ou peut-être que tu attends déjà un enfant.Dans tous les cas, un grand bouleversement se prépare dans ta vie. Il te reste encore quelques mois pour tout anticiper, tout organiser.Au fond, tu veux une chose : que ton activité continue de tourner même quand tu ne seras pas là.Ne plus avoir cette peur que si tu t'arrêtes, tout s'arrête.Mais entre l'envie de bien faire et la réalité, tu ne sais pas vraiment par où commencer, quoi prioriser, ni quelles actions auront un réel impact pour partir l'esprit tranquille.Dans cet épisode de podcast, je te partage des conseils concrets pour préparer ton activité avant ton congé maternité, sans t'éparpiller ni t'épuiser.L'objectif : te permettre de vivre ce congé pleinement, de te concentrer sur les préparatifs et l'arrivée de ton bébé, sans être constamment préoccupée par ton business.Je t'explique comment structurer ton activité en amont pour qu'elle continue de fonctionner pendant ton congé maternité.Plutôt que de tester des choses au hasard (créer du contenu sans stratégie, déléguer sans cadre clair, tout faire dans l'urgence) j'ai regroupé des conseils pratiques, simples et surtout déjà testés.Grâce à cette approche, tu pourras sécuriser ton business, alléger ta charge mentale et aborder ton congé maternité avec plus de sérénité, de confiance… et beaucoup moins de stress.
Tu travailles de plus en plus dur ces derniers temps, mais malgré tous tes efforts, tu n'as pas l'impression que tes résultats s'améliorent.Ne penses-tu pas qu'il est temps d'agir, plutôt que d'accumuler encore plus de fatigue ?Ce nouvel épisode de podcast est fait pour toi si tu veux éviter le burn out d'entrepreneur, et reprendre le contrôle de ta vie et de ton business. Oui, tu peux vraiment t'en sortir !Et surtout, tu peux éviter de reproduire les mêmes erreurs, celles que je vais te détailler dans cet épisode, dès maintenant.Je te partage les 3 signaux d'alarme que 90 % des coachs ignorent.Une fois que tu les auras identifiés, tu pourras poser de vraies limites… et même t'autoriser des vacances tout en augmentant tes revenus. Loin du burn out d'entrepreneur.Concrètement, après avoir écouté ce podcast, tu repartiras avec une vision claire pour changer ton modèle d'activité, libérer ton temps, augmenter tes revenus et construire une entreprise qui travaille pour toi… et plus jamais l'inverse.___
Vous l'avez peut-être vue passer, j'ai diffusé sur le podcast et sur YouTube ces derniers mois plusieurs épisodes dédiés à l'Algérie, et plus particulièrement à la conquête, à l'Algérie coloniale, à la guerre d'indépendance, ainsi qu'aux Harkis. Et dans cette Algérie coloniale, même une fois la conquête terminée, il y a eu de nombreuses résistances à l'administration française, notamment via le banditisme. Cela a notamment été beaucoup le cas entre 1871 et 1920. Alors qui sont ces bandits, pourquoi le sont-ils devenus, qu'ont-ils commis, et comment les autorités ont lutté contre eux ? Eh bien pour le découvrir, j'ai reçu dans un entretien passionnant Antonin Plarier, un historien qui a énormément travaillé sur ce sujet. Je vous propose donc d'entrer dans le vif du sujet ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus, découvrez le livre d'Antonin Des bandits face au pouvoir colonial. Algérie, 1871-1920 : https://books.openedition.org/enseditions/64103
Trop de personnes subissent leurs émotions, voir les occultent complètement ! Je t'aide dans cet épisode à les vivre sereinement et à en faire tes meilleurs alliées au quotidien ! .........Notes de l'épisode :Livre Opération Bonheur de Gretchen Rubin, à retrouver ici.........
durée : 00:05:34 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - Une étude menée par des neuroscientifiques, prouve que devant un spectacle vivant, le cerveau des spectateurs se synchronisent à la même fréquence. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:29:01 - LSD, la série documentaire - par : Franck Bessière - Humains et chats : un lien unique, mais peut-on parler d'amour ? - réalisation : Gilles Blanchard
Direction l'Argentine, qui s'est convertie ces dernières années en refuge pour la communauté LGBTQ+ russe. Ces dernières années, Vladimir Poutine a mené une répression de plus en plus sévère contre les droits de cette communauté, et elle s'est accélérée depuis l'invasion de l'Ukraine. En 2023, la Russie a placé le « mouvement international LGBT » sur sa liste des personnes déclarées « terroristes et extrémistes ». À l'autre bout du monde, l'Argentine offre à des milliers de Russes un lieu où ils peuvent être eux-mêmes sans craindre d'être jugés, agressés, ou emprisonnés. À Buenos Aires, le reportage de notre correspondant. Iana Kostinskaia se souvient très bien de sa surprise la première fois qu'elle a vu un couple homosexuel s'embrasser dans la rue à Buenos Aires. Deux ans après avoir quitté Moscou pour l'Argentine avec sa compagne Eli, la jeune femme de 29 ans continue d'apprendre à vivre son amour au grand jour. « J'aime beaucoup sortir avec ma femme, la prendre par la main et l'embrasser, et que cela ne soit pas un problème. Parfois j'ai un peu peur, puis je me rappelle que maintenant, tout va bien. Je ne vois pas comment je pourrais avoir la même vie en Russie », raconte Iana. Ces dernières années, Vladimir Poutine a accentué sa persécution contre les minorités sexuelles. En 2023, la Cour suprême russe a classé le mouvement LGBT comme « organisation extrémiste », au même titre que l'État islamique. Mariano Ruiz est le directeur de l'ONG Droits humain & diversité, qui accompagne des centaines de réfugiés LGBT russes en Argentine chaque année. « Ces vingt dernières années, l'Argentine a été un pays pionnier dans la région. C'est deuxième pays des Amériques à avoir légalisé le mariage homosexuel en 2010 après le Canada », précise-t-il. À lire aussiLGBT+ en Russie: «J'ai le sentiment de vivre perpétuellement avec une guillotine au-dessus de la tête» En Argentine, le statut de réfugié est par ailleurs plus facile à obtenir qu'en Europe ou aux États-Unis. Et le pays sud-américain a aussi d'autres atouts à faire valoir. « Moi, je suis venu ici pour étudier, explique Vladimir Zikeev, arrivé de Moscou il y a 18 mois. Lunettes rectangulaires, visage juvénile, cet étudiant en langues explique que c'est l'université publique et gratuite argentine qui l'a convaincu de jeter son dévolu sur ce pays. « J'ai trouvé quelque chose à faire pour ne pas seulement être en fuite. Chercher ma place, mais en faisant quelque chose », poursuit-il. Vitalii Panferov est arrivé à Buenos Aires début 2023. Quelques mois plus tard, il a été diagnostiqué séropositif. « Je n'avais aucune assurance. Mais jusqu'à présent je reçois mon traitement gratuitement, car en Argentine il y a un système de santé publique », L'accès des étrangers à l'université et au système de santé publique est aujourd'hui remis en cause par Javier Milei, qui a aussi durci les conditions pour obtenir le statut de réfugié. Le président argentin s'est par ailleurs lancé dans une bataille culturelle contre le « wokisme », qui n'est pas sans rappeler la rhétorique de Vladimir Poutine sur la décadence morale de l'Occident. « J'espère que ce qui s'est passé en Russie ne va pas se reproduire ici », s'inquiète Vitalii. Début 2025, Vitalii s'est joint aux centaines de milliers d'Argentins qui sont descendus dans les rues pour protester contre une saillie homophobe de Javier Milei. « Ce que j'aime le plus en Argentine, c'est que je peux être moi-même et m'exprimer. Et ça, conclut-il, je ne veux pas le perdre. » À lire aussiRussie: Vladimir Poutine promulgue la loi renforçant la censure et la surveillance sur internet
durée : 00:27:55 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Roger Bastide estimait qu'un bon ethnologue devait savoir "faire les poubelles", c'est ce que relatait son disciple Claude Gaignebet dans le 1er volet d'une série des "Chemins de la connaissance" consacrée à Bastide. Un hommage en 10 épisodes, au micro de Roland Auguet, diffusé en 1981. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Claude Gaignebet
durée : 00:25:41 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Pour clore la série "Le moi, l'autre et les autres", Les Chemins de la connaissance interrogent l'héritage de Roger Bastide, à la croisée de l'ethnologie et de la psychiatrie. Une réflexion décisive sur la folie, la culture et les limites du savoir clinique. - réalisation : Rafik Zénine - invités : François Raveau Anthropologue et professeur de médecine; Paul Arbousse-Bastide Professeur de philosophie et de psychologie
durée : 00:25:12 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Dans ce neuvième épisode de la série "Le moi, l'autre et les autres", l'anthropologue Sélim Abou explore les tensions intimes de l'acculturation à partir des autobiographies d'enfants d'immigrés libanais en Argentine, dans le sillage des travaux de Roger Bastide. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Sélim Abou Ecrivain, philosophe et anthropologue
durée : 00:26:16 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Compagnon de route de Roger Bastide, Sélim Abou montre comment les récits de vie d'émigrés libanais en Argentine révèlent, dans l'intimité des trajectoires individuelles, les conflits de l'acculturation. Une démarche directement inspirée par l'oeuvre de Roger Bastide. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Sélim Abou Ecrivain, philosophe et anthropologue
durée : 00:26:47 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Dans ce septième volet de la série "Le moi, l'autre et les autres", Roland Auguet interroge Françoise Morin sur les méthodes de terrain en anthropologie. À travers la question des "histoires de vie", elle évoque l'approche anthropologique ouverte, dynamique et vivante de Roger Bastide. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Françoise Morin Anthropologue, professeure émérite à l'Université Lyon 2.
durée : 00:25:43 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Philosophe devenu sociologue, Roger Bastide trouve au Brésil bien plus qu'un terrain de recherche : une vocation, à travers sa fascination pour les cultes afro-brésiliens. Georges Balandier raconte cette immersion en terre brésilienne dans le 3ème temps de cette série consacrée à Bastide, en 1981. - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat - invités : Georges Balandier sociologue et ethnologue, spécialiste de l'Afrique
durée : 00:28:12 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Le Brésil a-t-il révélé Roger Bastide à lui-même ? En 1981, dans le 2ème temps d'une série des "Chemins de la connaissance" consacrée à l'anthropologue, l'africaniste Georges Balandier revenait sur l'itinéraire intellectuel qui l'avait mené à l'étude des religions brésiliennes et africaines. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Georges Balandier sociologue et ethnologue, spécialiste de l'Afrique
durée : 00:28:28 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - En 1981, Henri Desroches évoque au micro de Roland Auguet la postérité de l'œuvre de Roger Bastide. Au fil de cet entretien, il éclaire la notion de "sacré sauvage" et la fécondité de la pensée de Bastide, qui a étudié les rites et l'imaginaire religieux nés du contact de plusieurs civilisations. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Henri Desroche Sociologue
durée : 00:28:46 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - En 1981, dans le 5e volet d'une série consacrée à l'anthropologue Roger Bastide, la sociologue Maria Isaura Pereira de Queiroz évoque son travail sur la création poétique au Brésil, dans laquelle affleurent les héritages africains refoulés dans la culture brésilienne. - réalisation : Rafik Zénine
durée : 00:26:19 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Dans un entretien avec Jean Ziegler, Roland Auguet interroge la portée émancipatrice de l'œuvre de l'anthropologue Roger Bastide. Cette réflexion sur les religions afro-brésiliennes comme "conservatoires culturels" est développée dans le 4e volet d'une série consacrée à Bastide en 1981. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Jean Ziegler Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (ONU)
Et si cette année le plus beau cadeau de Noël se trouvait… dans une brocante ? Ces espaces où l'on vend des objets de seconde main souvent importés d'Occident. Entre décorations intemporelles, appareils domestiques et autres jouets recyclés, plusieurs clients y trouvent leur compte en cette période de fêtes dans la capitale camerounaise. De notre correspondant à Yaoundé, Au carrefour Obili, Marie attend les clients dans sa brocante, une pièce d'environ 5 m², bien achalandée. On y retrouve des meubles, des appareils électroniques, des ustensiles, des vélos, mais aussi des décorations de Noël. Du matériel de seconde main, importé d'Europe. « Les guirlandes que j'avais importées l'année dernière sont restées. J'essaie de les liquider cette année. Je n'ai pas voulu commander encore d'autres guirlandes. Cette année, j'ai préféré me concentrer sur les jouets, sur les nounours. C'est ce qui se vend le plus. Un enfant, pendant les fêtes de Noël, a droit à son cadeau. Les guirlandes aussi sortent un peu plus rapidement, car 1 000, 2 000 francs CFA, ça passe. Par contre, les sapins, c'est compliqué », explique Marie. Son choix est plutôt bien calculé, car à l'approche de Noël, les clients recherchent surtout des objets de décoration et des cadeaux pour leurs proches. Nombreux sont les Camerounais qui, comme Achille, choisissent les brocantes. « Moi, je trouve que dans les brocantes, c'est d'abord une meilleure qualité. C'est pas neuf, c'est une meilleure qualité. Les achats dans les brocantes sont moins chers. Je préfère aller dans les brocantes car je trouve mon compte. Aujourd'hui, comme c'est la fête de Noël, j'ai acheté un sapin et des guirlandes et tout ce qui va avec, des petites décorations originales », raconte Achille. Faire du neuf avec du vieux n'est pas sans risque : il peut arriver qu'on achète un appareil en bout de vie, ou alors qu'on tombe sur un trésor, explique Fabrice, un féru de brocante : « N'oublions pas que ce sont des choses qui ont été utilisées ailleurs et qui se retrouvent maintenant au Cameroun. Forcément, il n'y a pas de garantie. Il faut être observateur, connaisseur et patient. » Au Cameroun, les brocantes sont ravitaillées par la diaspora établie en Europe, en Amérique et au Canada. En cette fin d'année, les objets qu'ils expédient font le bonheur de leurs compatriotes restés au pays. À lire aussiLa diaspora investit: au Cameroun, comment orienter les investisseurs de la diaspora?
Welcome Back! The Boulder Boys Show Ep. 63 This Episode is brought to you by Intrepid Camp Gear. https://intrepidcampgear.com/discount/BoulderBoys Code: BoulderBoys for 10% off Boulderboys.show Year Of The Boy: https://youtu.be/KsClhdWc5-8 Moi's training app: https://vert.run Matt's substack: https://substack.com/@mattdaniels480?utm_source=substack-feed-item
durée : 00:11:07 - L'Avant-scène - par : Aurélie Charon - Yoann Bourgeois a écrit "Le Petit cirque" avec Marie Bourgeois et la chanteuse Pomme, pour prolonger sur scène dans un objet poétique son album "Saisons". - réalisation : Alexandre Fougeron - invités : Yoann Bourgeois Acrobate, acteur, jongleur
Marie Robert, philosophe et autrice, m'a offert un moment d'une rare intensité au cours de notre échange. Moi qui cherche beaucoup à vous reconnecter à la joie et à vous reconcilier avec le futur, cet extrait m'a semblé parfait pour bientôt finir l'annéeDans cet extrait, elle explore avec une sensibilité unique ce que signifie vraiment "le beau", au-delà de l'esthétique, comme une manière de se reconnecter à soi, aux autres, et à la vie elle-même.J'ai questionné Marie sur son rapport à la beauté, qu'elle place au tout début de son livre, comme un point d'ancrage universel. Elle partage des anecdotes puissantes, comme celle des soins palliatifs ou d'une petite fille fascinée par un vieux trombone, pour montrer combien le beau peut surgir dans les moindres recoins de nos vies, pour peu qu'on sache lui faire de la place.Elle revient également sur une initiative du Louvre qui a installé des reproductions d'œuvres d'art dans les hôpitaux. Le simple fait de poser un regard sur un tableau peut, selon elle, aider à soigner, en offrant une respiration, une parenthèse d'humanité.Ce moment est aussi l'occasion d'aborder son regard sur l'audace. Marie déconstruit la vision clichée d'un courage tape-à-l'œil pour mieux défendre une audace douce, sincère, enracinée dans une profonde réflexion sur soi.J'aime cette façon qu'a Marie de concilier la philosophie avec le quotidien, de réconcilier la raison et les émotions, et surtout de rendre le beau accessible à tous. Un extrait qui, je l'espère, vous touchera autant qu'il m'a marqué.Citations marquantes« Le beau soigne. Il emmène ailleurs. Il apaise. »« Ce dont on se souvient, ce sont les moments passés avec ceux qu'on aime. »« Le beau n'est pas un luxe, c'est une nécessité. »« L'audace, ce n'est pas sauter dans le vide. C'est agir malgré la peur, avec conscience. »« Voir un vieux trombone comme une œuvre d'art, c'est déjà un acte de résistance. »10 questions structurées posées dans l'interviewPourquoi as-tu commencé ton livre par le thème de la beauté ?Qu'est-ce que la beauté apporte dans nos vies ?Peux-tu nous parler de cette initiative du Louvre dans les hôpitaux ?Est-ce que le beau est quelque chose d'inné ou d'éduqué ?Est-ce qu'on laisse assez de place pour le beau dans nos vies ?Qu'est-ce que le beau pour les Indiens Navajos ?Comment le beau peut-il soigner ?Pourquoi dis-tu ne pas aimer l'audace ?Quelle est la différence entre l'audace et le culot ?Pourquoi avoir choisi Instagram pour publier de la philosophie ?Timestamps clés pour YouTube00:00 – Introduction de Grégory : un moment fort de l'épisode.00:26 – Marie évoque les souvenirs et la fin de vie.01:16 – Le livre commence par la beauté : un choix réconfortant.02:07 – L'histoire de la petite fille et le vieux trombone.02:51 – L'exemple des œuvres du Louvre dans les hôpitaux.04:23 – La beauté : innée ou éduquée ?06:07 – Chez les Navajos, une vie belle est une vie en harmonie.07:24 – Beauté = réconciliation entre raison et émotions.07:48 – Le contrepied de l'audace selon Marie.09:14 – L'éloge d'une audace réfléchie et sincère. Suggestion d'épisode à écouter : #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mieux organisé, plus féminin, le visage des supporters des Lions de l'Atlas a bien changé en quelques années. Le Qatar, en 2022, a marqué un tournant. Après s'être hissée en demi-finale de la Coupe du monde, la sélection marocaine est devenue immensément populaire. Depuis, les équipes nationales multiplient les exploits, certains parlant même d'âge d'or du foot marocain. L'engouement n'est pas prêt de retomber avec la CAN qui se déroule au Maroc. Le reportage de Matthias Raynal. De notre correspondant à Casablanca, Une vidéo sur un téléphone portable, les tambours ouvrent la voie à des dizaines de maillots rouge et vert : « C'est l'animation juste dans le hall du stade avant d'entrer en tribunes. ». Mouhssine Bouchida est le porte-parole des Rosso Verde, l'un des trois groupes de supporters des équipes nationales marocaines. « On se déplace avec l'ensemble de nos instruments, nos équipes musicales, ce qu'on appelle la banda dans un jargon ultra. » Rosso Verde est né en juin 2023, au lendemain de l'épopée qatarienne des Lions de l'Atlas. Le groupe s'inspire des ultras. Les plus fervents des supporters, habitués à rendre les tribunes des stades incandescentes : « Parmi nous, beaucoup de membres sont des anciens ultras justement. Certes, sur les principes, on est très différents du mouvement ultra, précise Mouhssine Bouchida. Mais sur l'aspect "supporterisme" au sein du stade, on suit vraiment le mouvement ultra et on a cette touche-là qui vient ajouter de l'ambiance au stade. On se prépare pour la CAN afin de rendre fier le public marocain. » Des femmes aussi sont des supportrices et adhérentes Ses 250 membres sont actuellement en pleine répétition des animations qui viendront ponctuer les matchs des Lions de l'Atlas. Rosso Verde n'obéit pas aux principes ultras. Le groupe, par exemple, est ouvert aux femmes. « Parmi nos membres, on a aujourd'hui des femmes. Le pourcentage de femmes qui adhèrent n'est pas très élevé, mais il représente 10 à 15% de nos adhérents », ajoute le porte-parole des Rosso Verde. Depuis 2022, on observe un changement. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à encourager l'équipe nationale. C'est le cas de Jamila, la quarantaine, venue assister à un match amical des Lionnes de l'Atlas : « Regarder un match au stade, c'est mieux qu'à la télévision, à la maison. Moi j'aime beaucoup venir ici. N'importe quelle femme peut le faire, c'est son droit. C'est un lieu accessible à tous, c'est sécurisé, les forces de l'ordre sont là. » Mais cette féminisation du public marocain ne se fait pas sans résistance de la part de certains hommes. Sur les réseaux sociaux, les supportrices sont parfois la cible de critiques ou de moqueries. Passionné de football, le peuple marocain sera un atout majeur pour les Lions de l'Atlas qui joueront cette CAN à la maison. À lire aussi dans la série «Maroc, une nation de foot» Maroc, une nation de foot [1/5] : témoignage des joueurs de la génération 1976 Maroc, une nation de foot [2/5] : Casablanca, capitale des ultras le temps d'un derby Maroc, une nation de foot [3/5]: à Casablanca, le football les pieds dans le sable Maroc, une nation de foot [4/5]: Fouzi Lekjaa, l'architecte du renouveau du football marocain
Julien : Rolala j'en peux déjà plus de toutes ces chansons de Noël dans les magasins.Louise : Ah bon ? Moi j'adore mais c'est vrai qu'on va les entendre en boucle jusqu'à la fin du mois.Julien : Le pire c'est que c'est super efficace ! J'ai envie de les chanter alors que je déteste ça.Louise : C'est la magie de Noël qui est en train d'opérer ! Pas le choix que de se laisser porter ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:28:49 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Avec "Paname" le peintre Bilal Hamdad fait le portrait du Paris d'aujourd'hui. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Bilal Hamdad Peintre
En este podcast recogemos las últimas novedades nacionales encabezadas por Querido, Judeline, Floridablanca y Kuve. Pero también con Hermana Furia, que abren la sesión con la sublime versión que han hecho de "Bohemian Rhapsody" (fy con la colaboración a los coros de Julián López) para el homenaje a "A Night At The Opera", de Queen, que han hecho a lo largo de este último mes en Turbo 3, con Julio Ródenas.HERMANA FURIA - Bohemian Rhapsody (feat. Julián López)LA PERRA BLANCO - Devil In My BedEN ATTENDANT ANA - WonderLISASINSON - Deberíamos Vernos Más (Feat. La Casa Azul) (David Van Bylen Remix)FLORIDABLANCA - NostalgiaKUVE - TonteoVEINTIUNO, YAREA - PuñaladaXOEL LÓPEZ - Sombras ChinasQUERIDO - ¿Quizá Es Así?CARENCIAS AFECTIVAS - Plan Para No EscaparJUDELINE, MC MORENA - Tú et MoiMONSTRUO LABERINTO - Parte de MíCAMELLOS - CamónPERROSKY - Amalo En LlamasDRUGOS - Como El TrigoEscuchar audio
Après le bannissement en 2022 de Facebook et d'Instagram, réseaux emblématiques du groupe Meta, les autorités russes renforcent leur emprise sur les espaces de l'internet et des applications étrangères. Depuis cet été, les appels via WhatsApp, FaceTime et Telegram sont bloqués, au nom de la lutte contre le fléau des fraudeurs. D'autres coupures et interdictions sont, quant à elles, justifiées au nom de la sécurité nationale, et notamment les attaques de drones. « Désolé de ne pas avoir donné signe de vie, mon téléphone s'est soudainement éteint et l'écran est devenu tout noir. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. » Casquette sur la tête, bouille bienveillante et souriante, Nicolas Maschourov arrive tout essoufflé et un poil en retard au rendez-vous sur une place du centre de Yaroslavl, face à l'un des monastères les plus célèbres de cette ville au riche passé historique. Au fond, ce mystérieux incident du jour n'est pour lui qu'un de ceux qui s'ajoutent à une longue liste, tant la vie quotidienne est déjà bien compliquée localement. Dans cette ville-étape incontournable pour les touristes, cela fait en effet de longs mois que les liaisons téléphoniques et internet sont perturbées. Yaroslavl est en effet aussi une ville industrielle importante, ce qui fait d'elle une cible dans le conflit avec l'Ukraine. « On a ici une raffinerie très importante, elle fournit du pétrole à de nombreuses régions de l'Ouest du pays, explique Nicolas Maschourov. À l'heure actuelle, les règles y sont très strictes à l'intérieur, car il y a un risque de sabotage. Lorsque vous entrez dans l'usine, vous n'êtes même pas autorisé à prendre votre téléphone, vous devez le laisser dans votre voiture. Et si jamais vous avez oublié et qu'il est resté dans votre poche, l'amende que vous encourez atteint 30 000 roubles. Si on vous attrape une deuxième fois avec, vous êtes viré. Tout ça, c'est parce que cette raffinerie est périodiquement attaquée par des drones. Heureusement, jusque-là, les attaques ne se sont produites que vers 5 ou 6 heures du matin, lorsque les travailleurs n'étaient pas là. Mais la situation là-bas est quand même assez tendue. L'Internet mobile y est généralement désactivé. » Ce vendredi 12 décembre, selon les médias locaux, une attaque contre la raffinerie a été à l'origine d'un incendie. Une partie des routes y menant ont été fermées, causant des bouchons de plusieurs kilomètres. Mais le plus fréquent pour parer aux attaques reste de couper le réseau. « L'Internet mobile dans toute la ville est de toute façon souvent en mauvais état désormais, avance le professeur d'histoire et guide touristique. De temps en temps, c'est même totalement coupé ». À lire aussiRussie: le contrôle étatique de l'expression publique sur les réseaux sociaux s'accélère « J'ai envie de hurler tellement je suis furieux et tellement je trouve ça injuste. » Première conséquence : impossible d'utiliser la géolocalisation, très répandue en Russie. Mais d'autres usages sont désormais limités. Dans sa cuisine, avec sa bouilloire qui siffle sur le gaz pour chauffer l'eau du thé, Andrey Akimov explique qu'il aimerait pouvoir publier à sa guise sur les réseaux sociaux. « Je gère plusieurs chaînes Telegram, explique cet avocat et secrétaire d'un petit parti, qui tente d'être officiellement enregistré par les autorités. J'y poste diverses choses, et tout est légal et officiel. Mais parfois c'est impossible à faire. J'essaie une fois, deux fois. Puis je me dis : “Ok, je réessaie dans 10 minutes", et c'est peut-être à ce moment-là que j'ai un ressenti de 5% d'inconfort. Je réessaie trois- quatre fois. Et si, à la cinquième tentative, une demi-heure plus tard, je ne peux toujours pas publier, je commence à ressentir de l'anxiété et de la colère. À ce moment-là, bien sûr, mon inconfort est à 100%. J'ai envie de hurler tellement je suis furieux et tellement je trouve ça injuste ». Pour lui, les exigences sécuritaires d'un pays en conflit ne sont pas les seuls motifs à ces restrictions de plus en plus importantes. Avec prudence et des mots très pesés, il avance : « Je vais dire les choses de cette façon : je comprends un peu la stratégie des autorités. Il y a une tendance à réduire les libertés, à contrôler les ressources Internet. Mais c'est beaucoup plus facile de le faire si on procède progressivement, pas à pas, en supprimant une partie des droits et libertés des citoyens petit à petit, de telle sorte que l'indignation soit étalée dans le temps et qu'il n'y ait pas de pic soudain ». Depuis cet été, les autorités ont mis en place une messagerie nationale, Max, et tentent de convaincre les citoyens d'y migrer, la présentant comme plus sûre. Les critiques avancent qu'il s'agit d'une stratégie visant à surveiller les contenus, car Max est présentée comme totalement transparente pour les services de sécurité. Entre blocage des messageries étrangères et coupures de l'internet, de plus en plus de Russes vivent depuis plusieurs mois à l'heure des restrictions de communication. À lire aussiVers un «goulag numérique»: comment la Russie développe le contrôle et la surveillance de ses citoyens Yaroslavl est très loin d'être la seule ville touchée. Aux derniers décomptes effectués mi-décembre, une quarantaine de régions sur les 89 que compte la Russie ont souffert depuis le printemps d'incidents de types variés. Toutes les régions frontalières ou proches de la zone de combat sont plus ou moins touchées, de Rostov à Koursk et Voronej, ainsi que des villes de garnison comme Pskov ou des régions abritant d'importantes usines du complexe militaro-industriel comme celle de Sverdlovsk. D'autres villes et régions à des milliers de kilomètres à l'est ont aussi enregistré des plaintes d'usagers au sujet de très longues coupures : en Sibérie, à Omsk ou en Yakoutie, jusqu'à Khabarovsk, le Kamchatka et Sakhaline dans l'Extrême-Orient. Même Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, a été le théâtre de deux jours consécutifs de perturbations. À Moscou, depuis mai dernier, des pannes régulières mais courtes sont observées. Comme à Yaroslavl, les autorités régionales expliquent en général ces coupures comme des « mesures de sécurité visant à se protéger contre les attaques de drones ». Selon le groupe de travail du kraï de Krasnodar, « un adversaire peut utiliser l'internet mobile à haut débit pour contrôler des drones et perpétrer des attentats terroristes ». Ces restrictions sont imposées dès réception d'un signal de « menace drone » et sont techniquement temporaires. Wikipedia.ru a fait ce décompte : 69 coupures avaient déjà été enregistrées en mai, mais en juin, ce nombre était passé à 655, et en juillet, il a atteint le chiffre record de 2 099 coupures à travers le pays. Ce chiffre a dépassé le total mondial des blocages d'internet pour toute l'année 2024 (296 incidents dans 54 pays), faisant de la Russie le pays le plus touché par les pannes de communications numériques. « Notre pays est en état de guerre, [...] nous ne pouvons pas revendiquer les libertés que nous avions auparavant. » À quelques kilomètres de Moscou, la ville de Balachika est une zone connue pour abriter notamment une importante base de l'armée russe. Une tradition ancienne : sous l'Union soviétique, la ville était d'ailleurs interdite aux étrangers. Zina, 42 ans, m'accueille dans la cour en bas de son immeuble, dans cette ville où elle a déménagé il y a trois ans « pour la nature et la vue sur le canal ». Pour elle, toutes les mesures de restrictions prises pour internet sont justifiées, y compris cette autre, récente, qui bloque l'usage des cartes SIM, russes comme étrangères, pendant 24 heures à tout retour de l'étranger. « Je comprends très bien qu'une carte SIM pourrait soudainement ne plus être entre les mains de son propriétaire officiel. Elle pourrait être volée, avec le téléphone ou pas d'ailleurs. Et cette carte SIM pourrait être utilisée par d'autres personnes à leurs propres fins. Moi, je compare cette décision à la quarantaine temporaire obligatoire pendant le Covid-19 ou à l'usage des masques. On peut quand même trouver le moyen de s'organiser et préparer un retour de vacances. Je comprends que des gens soient très énervés, mais notre pays est en état de guerre, alors pour moi, c'est évident, nous ne pouvons pas revendiquer les libertés que nous avions auparavant », affirme-t-elle. Pour elle, le vrai problème, qui la concerne de près, est ailleurs. « Je vais vous dire qui traverse, à cause de tout ça, de vraies difficultés, avance-t-elle. Ce sont ceux qui ne gagnaient leur vie que grâce au blogging, en vendant des publicités, par exemple, ou en monétisant leurs publications. C'est vrai, il existe des plateformes alternatives à celles qu'on avait avant, mais avec celles-là, on ne peut pas gagner autant d'argent. Elles sont mal conçues. Et cela a un impact sur toutes ces personnes, tous ces entrepreneurs, qui pendant de nombreuses années ont construit un système de diffusion en continu, produisaient du contenu. En fait, chaque blogueur avait en quelque sorte créé sa propre petite agence. C'est un système qui s'est effondré ». Sans Instagram, classé extrémiste en Russie, et avec l'interdiction depuis cet automne d'y faire de la publicité, Internet qui rame est le dernier clou dans le cercueil de son activité professionnelle de bloggeuse-coiffure. Sur un an, Zina chiffre sa perte de revenu à 80%. À lire aussiLa Russie resserre encore son contrôle sur internet
Welcome Back! The Boulder Boys Show Ep. 63 This Episode is brought to you by Intrepid Camp Gear. https://intrepidcampgear.com/discount/BoulderBoys Code: BoulderBoys for 10% off Boulderboys.show Year Of The Boy: https://youtu.be/KsClhdWc5-8 Moi's training app: https://vert.run Matt's substack: https://substack.com/@mattdaniels480?utm_source=substack-feed-item
Au Japon, la nouvelle Première ministre, Sanae Takaichi, a déclenché une véritable tempête. Elle qui est ultralibérale sur le plan économique exige que les Japonais travaillent davantage. Elle a donc ordonné que l'on rehausse, voire que l'on supprime, le plafond maximal d'heures supplémentaires exigibles des salariés. Actuellement, il est fixé à 45 heures par mois ou 300 par an – contre 220 seulement en France, à titre de comparaison. Sauf que, tous les ans, d'innombrables Japonais sont victimes du surtravail. Jusqu'à en mourir, souvent. De notre correspondant à Tokyo, Il y a dix ans, Matsuri Takahashi s'est suicidée. Le soir de Noël, cette jeune fille de 24 ans s'est jetée du toit de l'immeuble où elle habitait, épuisée physiquement et nerveusement, car son employeur l'avait contrainte à faire une centaine d'heures supplémentaires. Depuis, une loi portant son nom limite le nombre maximal d'heures de ce type que l'on peut exiger des salariés. C'est ce dispositif que la Première ministre veut abroger ou, à tout le moins, considérablement assouplir. Cela désespère Yukimi Takahashi, la mère de Matsuri: « Le plafond des heures supplémentaires ne peut pas être haussé, et encore moins supprimé. Cela mettrait en danger des millions de salariés. Ce serait donc irresponsable, voire criminel. Mais enfin, le gouvernement a-t-il donc oublié ce qui est arrivé à ma fille ? Elle est morte pour rien, tuée par son travail et son employeur. Dix ans ont beau avoir passé, je m'en veux toujours énormément de ne pas avoir pu lui venir en aide, à l'époque. C'était une jeune fille admirable. Radieuse, aussi, jusqu'à ce qu'elle commence à travailler. Mais ensuite, elle a été détruite, broyée, anéantie. Pourquoi ? C'est terrible. Elle me manque tellement. » Les sondages indiquent que seuls 6% des Japonais souhaitent travailler plus. Ces salariés tokyoïtes, en tout cas, ne sont pas demandeurs : - « Assouplir la loi, donner plus de libertés aux employeurs, ça augmenterait la pression qui pèse sur les salariés et les oblige à se dépenser sans compter pour leur entreprise, explique cette employée. Pour nous, ce serait encore plus difficile de refuser de travailler jusqu'à la déraison. » - « À la fin des années 1980, comme tous mes collègues, je ne rentrais du boulot qu'à 23 heures, se remémore cet autre employé. Mais, depuis, les entreprises ont fait des efforts pour humaniser les rythmes de travail. Cela paraît la moindre des choses, donc, selon moi, il n'y a pas à revenir en arrière. » - « Moi, je veux profiter à fond de ma jeunesse: ma priorité, dans la vie, ce sont mes relations sociales et mes loisirs, pas le travail. Du coup, continuer à en faire le moins possible au bureau, ça me convient très bien. » – « Je fais énormément d'heures supplémentaires, cela m'épuise mais je n'ai pas le choix: si je refusais, ce serait considéré comme un manque de dévouement à mon employeur, donc cela nuirait à ma carrière. » Chaque année, plusieurs dizaines de Japonais meurent d'avoir trop travaillé: ils sont victimes, par exemple, d'un AVC ou d'un infarctus fatal survenu au bureau. L'an dernier, plus de 200 salariés se sont aussi suicidés ou ont tenté de mettre fin à leurs jours car ils n'en pouvaient plus sur le plan professionnel. Enfin, on a dénombré près de 4 000 demandes d'indemnisation pour de graves problèmes de santé mentale liés au travail. C'est trois fois plus qu'il y a quinze ans. À lire aussiJapon: Sanae Takaichi, une Première ministre face à une montagne de défis