Podcasts about maroc

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maroc

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Revue de presse Afrique
À la Une: les Lionnes indomptables sur le toit de l'Afrique

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 3:59


« Les Lionnes indomptables ont décroché le premier titre continental de leur histoire, se félicite Actu Cameroun. Le Cameroun a dominé le Malawi (3 buts à 0), hier soir, en finale de la CAN Féminine 2026, au terme d'une prestation parfaitement maîtrisée. Portées par une Marie Gisele Ngah Manga en état de grâce et une Naomie Eto inspirée, les Camerounaises ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ngah Manga a frappé à deux reprises, tandis que Naomie Eto a également trouvé le chemin des filets pour sceller le succès camerounais. Solides dans tous les secteurs du jeu et nettement supérieures à leurs adversaires, relève encore Actu Cameroun, les Lionnes ont livré une finale pleine d'autorité. Le Malawi, pourtant tombeur de plusieurs adversaires durant la compétition, n'a jamais réussi à véritablement les inquiéter ». La fin du règne des Super Falcons « Ce sacre vient mettre fin à une longue attente, constate pour sa part Afrik.com. Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la CAN féminine en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à soulever le trophée. Pour leur quatrième finale, les Lionnes indomptables ont cette fois répondu présentes ». En effet, renchérit WakatSéra avec des accents lyriques : « en rugissant par trois fois dans cette apothéose inédite et historique contre des Malawites qui ont, visiblement, perdu leur mordant des rencontres précédentes, les Camerounaises, malgré une polémique heureusement vite éteinte de primes de qualification, ont mis fin à un règne interminable, et presque sans partage, des Super Falcons nigérianes sur le football féminin africain. Désormais, après la razzia des 10 titres du Nigeria, les Camerounaises viennent, enfin, de monter sur le toit de l'Afrique, dans une finale qu'elles ont dominée de la tête et des pieds ».  L'Algérie arrache la 3e place Dans la petite finale avant-hier, l'Algérie est venue à bout du Maroc… « L'Algérie renverse le Maroc et arrache la 3e place », jubile Le Matin d'Algérie. À la fin de la rencontre, relate le quotidien algérien, « l'arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc après un léger contact entre Diki et Smits. Mais la marocaine Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n'a donc pas pu conclure. Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s'en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts qui a suivi, marquée par de nombreux ratés ». C'est « la malédiction du point de pénalty », pour le Maroc, s'exclame Afrik.com. Avant-hier soir, « lors de la séance de tirs au but, la gardienne algérienne Chloé N'Gazi a (en effet) repoussé deux tentatives marocaines. (…) Et déjà, dans cette même CAN, lors de la troisième journée de poules contre le Sénégal, les Marocaines avaient raté deux penalties en l'espace de 4 minutes ». Afrik.com qui rappelle aussi ce pénalty manqué lors de la finale de la CAN messieurs. C'était en janvier dernier contre le Sénégal : la fameuse panenka manquée de Brahim Diaz… Accorder plus de crédit au football féminin africain ! Enfin, cette réflexion de Ledjely en Guinée : « s'il y a un enseignement à tirer de cette 14ème édition de la CAN féminine, c'est bien la nécessité d'accroître le soutien au football féminin. Certes, nous n'en sommes pas encore au même niveau que la CAN masculine. Mais tout de même, certaines rencontres du tournoi qui vient de s'achever ont offert un football de grande qualité, au point qu'on a eu le sentiment que, si nos footballeuses bénéficiaient de la même attention et du même accompagnement que nos footballeurs, elles pourraient nous offrir des prestations encore plus abouties. Mais, pour une fois, pointe encore Ledjely, la responsabilité n'incombe pas qu'à nos fédérations et à nos États. À voir les gradins clairsemés qui ont caractérisé ce tournoi, on comprend que le défi est aussi, et peut-être surtout, d'ordre sociétal. C'est d'une évolution collective des mentalités que nous aurons besoin pour donner un coup de pouce salvateur au football féminin africain ».

Le Point J - RTS
Qu'est-ce qui s'est passé exactement à Ceuta ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 14:28


Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes ont franchi en quelques heures la frontière entre le Maroc et la ville espagnole de Ceuta située sur la côte nord de l'Afrique.  Entre rumeurs en ligne et tensions géopolitiques, Le Point J revient sur ce qui s'est passé avec Valérie Demon, correspondante de la RTS en Espagne. Journaliste: Camille Degott  Réalisation: Damien Barrière-Constantin  Nous écrire ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch

Revue de presse Afrique
À la Une: les Lionnes indomptables sur le toit de l'Afrique

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 3:59


« Les Lionnes indomptables ont décroché le premier titre continental de leur histoire, se félicite Actu Cameroun. Le Cameroun a dominé le Malawi (3 buts à 0), hier soir, en finale de la CAN Féminine 2026, au terme d'une prestation parfaitement maîtrisée. Portées par une Marie Gisele Ngah Manga en état de grâce et une Naomie Eto inspirée, les Camerounaises ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ngah Manga a frappé à deux reprises, tandis que Naomie Eto a également trouvé le chemin des filets pour sceller le succès camerounais. Solides dans tous les secteurs du jeu et nettement supérieures à leurs adversaires, relève encore Actu Cameroun, les Lionnes ont livré une finale pleine d'autorité. Le Malawi, pourtant tombeur de plusieurs adversaires durant la compétition, n'a jamais réussi à véritablement les inquiéter ». La fin du règne des Super Falcons « Ce sacre vient mettre fin à une longue attente, constate pour sa part Afrik.com. Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la CAN féminine en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à soulever le trophée. Pour leur quatrième finale, les Lionnes indomptables ont cette fois répondu présentes ». En effet, renchérit WakatSéra avec des accents lyriques : « en rugissant par trois fois dans cette apothéose inédite et historique contre des Malawites qui ont, visiblement, perdu leur mordant des rencontres précédentes, les Camerounaises, malgré une polémique heureusement vite éteinte de primes de qualification, ont mis fin à un règne interminable, et presque sans partage, des Super Falcons nigérianes sur le football féminin africain. Désormais, après la razzia des 10 titres du Nigeria, les Camerounaises viennent, enfin, de monter sur le toit de l'Afrique, dans une finale qu'elles ont dominée de la tête et des pieds ».  L'Algérie arrache la 3e place Dans la petite finale avant-hier, l'Algérie est venue à bout du Maroc… « L'Algérie renverse le Maroc et arrache la 3e place », jubile Le Matin d'Algérie. À la fin de la rencontre, relate le quotidien algérien, « l'arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc après un léger contact entre Diki et Smits. Mais la marocaine Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n'a donc pas pu conclure. Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s'en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts qui a suivi, marquée par de nombreux ratés ». C'est « la malédiction du point de pénalty », pour le Maroc, s'exclame Afrik.com. Avant-hier soir, « lors de la séance de tirs au but, la gardienne algérienne Chloé N'Gazi a (en effet) repoussé deux tentatives marocaines. (…) Et déjà, dans cette même CAN, lors de la troisième journée de poules contre le Sénégal, les Marocaines avaient raté deux penalties en l'espace de 4 minutes ». Afrik.com qui rappelle aussi ce pénalty manqué lors de la finale de la CAN messieurs. C'était en janvier dernier contre le Sénégal : la fameuse panenka manquée de Brahim Diaz… Accorder plus de crédit au football féminin africain ! Enfin, cette réflexion de Ledjely en Guinée : « s'il y a un enseignement à tirer de cette 14ème édition de la CAN féminine, c'est bien la nécessité d'accroître le soutien au football féminin. Certes, nous n'en sommes pas encore au même niveau que la CAN masculine. Mais tout de même, certaines rencontres du tournoi qui vient de s'achever ont offert un football de grande qualité, au point qu'on a eu le sentiment que, si nos footballeuses bénéficiaient de la même attention et du même accompagnement que nos footballeurs, elles pourraient nous offrir des prestations encore plus abouties. Mais, pour une fois, pointe encore Ledjely, la responsabilité n'incombe pas qu'à nos fédérations et à nos États. À voir les gradins clairsemés qui ont caractérisé ce tournoi, on comprend que le défi est aussi, et peut-être surtout, d'ordre sociétal. C'est d'une évolution collective des mentalités que nous aurons besoin pour donner un coup de pouce salvateur au football féminin africain ».

Revue de presse internationale
À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 3:48


La rumeur court depuis plus d'une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s'annonce plus « dispersée ». Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l'un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s'il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu'on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp. Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l'Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l'Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ». Interrogations après la mort d'un professeur Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian. Le quotidien britannique rappelle que l'homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l'Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l'ouverture d'une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ». Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s'est-il suicidé ? La police parle d'un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ». L'affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L'ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d'une chasse aux sorcières raciales ? »  « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar » Cette phrase, c'est celle de Sonia, la mère d'Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d'un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d'un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ». C'est sur le chemin du retour, qu'Ibrahim, qui n'avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s'est fait prendre. Et il n'est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ». Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ». 

Appels sur l'actualité
Ceuta : doit-on s'attendre à un nouvel afflux de migrants?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 4:04


Deux semaines après l'entrée de plus de 80 000 personnes à Ceuta, une nouvelle vague de messages sur TikTok, Instagram et Facebook appelle à tenter de franchir la frontière le 15 août, en relayant faux communiqués, rumeurs d'ouverture des postes et promesses d'aide en Espagne. La Garde civile évoque une « campagne en ligne active susceptible de mobiliser la population », sans pouvoir en mesurer l'impact réel. Comment expliquer la diffusion de ces fausses informations sur les réseaux sociaux ? Cette campagne en ligne est-elle prise au sérieux pour les autorités espagnoles et marocaines ? Si oui, un dispositif sécuritaire a-t-il été mis en place pour endiguer cette potentielle nouvelle crise migratoire ? Avec Romain Philips, journaliste à Infomigrants. 

Revue de presse Afrique
À la Une: 82 soldats libérés au Mali, grâce pour un ressortissant Français

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 4:00


« Au Mali, l'armée annonce la libération de 82 soldats et grâcie un Français », titre Africa News. « Les 82 militaires, poursuit la chaîne panafricaine, étaient détenus depuis les attaques du 25 avril, revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans et le FLA, mouvement rebelle à dominante touarègue ». « Dans un communiqué, l'armée a indiqué que les soldats avaient été "retenus en otage" par des groupes armés terroristes ». Dans quelles conditions ces libérations ont-elles été obtenues ? Selon le Journal du Mali, « le lieu, les modalités du transfert, l'identité d'éventuels intermédiaires et l'existence d'une contrepartie ne sont pas précisés ». De son côté, Maliweb explique que « l'État-major général des Armées donne peu de détails sur la libération de ces soldats », affirmant simplement que « cette libération est l'aboutissement d'un processus engagé dès leur capture ». Le journal en ligne parle également d'un « grand soulagement pour l'ensemble du Mali et en particulier pour les familles des militaires libérés ».  Un ressortissant français libéré C'est jeudi également que le Mali a annoncé la grâce accordée à un agent des renseignements français. Il s'agit de Yann Vézilier, agent de la DGSE, les services secrets français. « Cette grâce, remarque le Journal du Mali, intervient exactement un an après l'arrestation de ce ressortissant français, affecté à l'ambassade de France à Bamako.  Les autorités maliennes l'accusaient d'avoir agi pour le compte des services de renseignement français, afin de mobiliser des responsables politiques, des acteurs de la société civile et des officiers autour d'une entreprise de déstabilisation ». Accusations « sans fondement », avait répliqué la France. Le site d'actualité malienne Bamada.net rappelle que Yann Vézilier « avait été condamné à vingt années de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l'État ». L'agent français devrait quitter le Mali rapidement. Mais, souligne Bamada.net, « aucun détail n'a été communiqué concernant les modalités pratiques de cet éloignement ».  Rumeurs sur les réseaux sociaux C'était il y a deux semaines : plus de 70 000 personnes, notamment de jeunes Marocains, entraient illégalement à Ceuta, petite enclave espagnole au nord du Maroc, avant de faire demi-tour, pour la plupart d'entre eux. Et depuis, le Maroc et l'Espagne s'activent pour qu'une telle situation ne se reproduise pas alors que, nous explique Jeune Afrique, « depuis plus d'une semaine, des publications en ligne affirment que le poste-frontière entre la ville marocaine de Fnideq et Ceuta, "sera ouvert" demain 15 août ». Le ministère marocain de l'Intérieur précise avoir « détecté ces derniers jours la circulation de publications et de messages anonymes sur certains réseaux sociaux, incitant à l'organisation de tentatives de passages collectifs et illégale vers Ceuta et Melilla, l'autre enclave espagnole située à 400 kilomètres à l'est ». Nouveaux renforts policiers Autre sujet de préoccupation entre le Maroc et l'Espagne, le traitement des dossiers d'environ 5000 migrants, principalement des mineurs non accompagnés, arrivés à Ceuta le 30 juillet dernier et qui y sont restés. Le journal en ligne marocain Hespress annonce ainsi que « l'Espagne renforce ses effectifs pour traiter les dossiers de 5000 migrants ». Madrid a dépêché sur place "de nouveaux renforts policiers" ».  Quant au Maroc, a expliqué le ministre marocain de l'Intérieur, Abdelatif Ouahbi, « il reste attaché au retour de ses enfants ». Madrid et Rabat, dont les relations ont souvent été tumultueuses, font donc bonne figure. Abedlatif Ouahbi a ainsi déclaré : « Nous voulons que notre relation avec l'Espagne demeure toujours une relation de dialogue et de coopération ». 

Revue de presse Afrique
À la Une: surprise à la Coupe d'Afrique des nations féminine

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 4:28


Elle l'avait dit avant-hier au quotidien The Nation : « Je pense que nous avons de bonnes chances de gagner ce match. Nous allons redoubler d'efforts pour l'emporter contre l'Algérie en demi-finale car nous sommes ici avec l'objectif de remporter la coupe et la ramener au Malawi. » Faith Chimzimu, l'attaquante des Scorchers, qui évolue en Suède, avait vu juste… Le Malawi a battu l'Algérie mercredi soir sur le score de 3 buts à 1. « Elles l'ont fait ! », s'exclame WakatSéra. « Les Malawites, qui étaient les moins attendues dans le dernier carré de cette 14e Coupe d'Afrique des nations féminine, sont en finale, où elles rencontreront, ce dimanche, les Lionnes indomptables du Cameroun ! Le mercredi 12 août 2026, tiendra désormais, une place importante dans l'histoire du football du Malawi et de l'Afrique entière. Porté par les sœurs Chawinga, véritables icônes dans leurs pays, le Malawi devient ainsi l'équipe des premières, relève le quotidien burkinabé : première participation à la CAN, première finale et peut-être premier trophée de championne d'Afrique dimanche soir, avec une première qualification à la prochaine Coupe du monde en 2027 au Brésil, ticket obtenu depuis les demi-finales de cette CAN ». Un carton rouge trop sévère ? Cette défaite face au Malawi, l'Algérie a bien du mal à la digérer… En effet, relève Afrikfoot, « les Vertes se sont vues réduites en infériorité numérique dès la 23e minute de jeu, suite à l'expulsion de Morgane Belkhiter. La latérale droite de 30 ans a écopé d'un carton rouge. Coupable d'une faute sur Tabitha Chawinga, la pensionnaire de Saint-Étienne a payé sa position de dernière défenseure avant de quitter la pelouse en larmes. Une décision trop sévère aux yeux des observateurs algériens, qui n'ont pas manqué de le faire savoir sur les réseaux sociaux, avec une pointe de colère. Et comme souvent, c'est l'arbitrage africain qui prend cher, pointe encore Afrikfoot. Le média ShootAfrica parle de "désastre", tandis que JDZ Football évoque "un carton rouge imaginaire" qui a influencé directement le destin du match ».  Les Lionnes ont battu les Lionnes… En finale dimanche, le Malawi sera donc opposé au Cameroun… Le Cameroun qui est venu à bout du Maroc mercredi, à l'issue de l'épreuve des tirs au but. « Les Lionnes Indomptables ont éliminé les Lionnes de l'Atlas ! », exulte le site Actu Cameroun. « Elles ont fait jeu égal avec les Marocaines durant 90 minutes et les 30 minutes de prolongation. Les pouliches de Valentine Nguele ont finalement décroché leur billet lors de l'épreuve des tirs au but. Les Camerounaises se sont imposées 3-1 grâce à la gardienne Michaely Bihina, héroïne dans les cages. La gardienne a arrêté trois des quatre tirs des Marocaines. Une performance XXL qui permet au Cameroun de se qualifier pour la finale. (…) Les Lionnes Indomptables affronteront donc le Malawi dimanche. Une affiche qui s'annonce palpitante pour les Lionnes, poursuit Actu Cameroun, qui partent favorites pour ce match ultime du tournoi. Les Camerounaises auront pour objectif de remporter ce trophée pour la première fois après trois échecs en finale ». Et on revient à WakatSéra pour qui « les joueuses africaines ont démontré que le talent footballistique peut, bel et bien, être conjugué au féminin. Et certainement, si l'enjeu ne tue pas le jeu, Malawites et Camerounaises offriront un spectacle de choix dimanche à des spectateurs et téléspectateurs de plus en plus friands de football féminin. Comme quoi, le ballon est rond pour tous et… toutes ! » UEFA vs Fifa Enfin, football toujours, avec ce pied de nez de l'UEFA à la Fifa… Et ce commentaire de Ledjely en Guinée : « Comme elle s'y était engagée, l'UEFA, l'Union des associations européennes de football, pour adoucir l'injustice dont il a été victime en étant privé de la Coupe du monde, l'UEFA a offert à l'arbitre somalien, Omar Artan, de diriger le match de la Supercoupe qui opposait hier soir le Paris-Saint-Germain et Aston Villa, respectivement vainqueurs de la Ligue des champions et de l'Europa League. Un geste aussi fort que symbolique, pour désapprouver une attitude aussi abjecte qu'inique, s'exclame le site guinéen. (…) Ce geste des responsables européens du football est un message adressé en premier lieu à la Fifa, dont le silence face à l'humiliation infligée à Omar Artan en avait indigné plus d'un. Mais, pointe encore Ledjely, ce message s'adresse également à la CAF, la Confédération africaine de football qui, agissant elle aussi en obligée de Gianni Infantino, n'avait pas pipé mot ».

Invité Afrique
Pour étendre son influence au Sahel, l'Algérie utilise «sa force militaire» et son capital «pétrole»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 5:20


Après 15 mois de crise diplomatique, l'Algérie et le Mali amorcent un rapprochement. Ce lundi 10 août, le Premier ministre algérien a invité son homologue malien à Alger, après le retour de l'ambassadeur malien dans la capitale algérienne début juillet. Des gestes qui démontrent un réchauffement des relations, après la grave crise provoquée en 2025 par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne. Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne, est au micro de RFI. Pourquoi ce rapprochement maintenant ? Et quels sont, pour Alger comme pour Bamako, les enjeux de ce nouveau dialogue au Sahel et dans le Sahara ? RFI : Ce lundi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a invité son homologue malien à venir en Algérie pour une rencontre de haut niveau. Début juillet, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger. Pourquoi ce rapprochement entre les deux pays intervient-il maintenant ? Qu'est-ce qui a rendu possible ce dégel ?  Pierre Vermeren : Oui, vous avez raison. Et Alger envoie un ambassadeur aussi très expérimenté à Bamako... Je crois qu'il faut prendre en compte, un peu comme dans le cas de la crise avec l'Espagne, même si ça paraît loin, la situation du Sahara occidental qui va être discutée à l'ONU en septembre. Je pense que l'Algérie veut reconstituer un front d'alliés pour faire face à cette question, à l'offensive marocaine, qui promet d'être soutenue par les grandes puissances et qui vise à régler le dossier saharien. Donc, Alger se doit de renouer avec ses voisins. Alors bien sûr, il y a des raisons locales. Ce n'est pas que de la raison liée à l'ONU, avec des raisons internationales. Mais je pense que cette question onusienne liée au dossier saharien est très importante, aussi bien pour Rabat que pour Alger. Maintenant, en un mot sur la cause locale. Il y a un an, la crise était montée entre Alger et le régime de Bamako, alors même que les deux s'étaient alliés pour chasser l'opération Barkhane et la France il y a quelques années grâce à leurs amis russes. Mais entre-temps, il y a eu une sorte de retournement d'alliance où les Russes et Bamako se sont retournés contre Alger en l'accusant de « soutenir » les groupes terroristes. Le Mali avait même accusé à l'ONU l'Algérie de soutenir le terrorisme au Sahara. Donc, c'est une situation qui n'est pas acceptable à long terme pour Alger. Et on voit aujourd'hui les relations reprendre sur une base assainie, nous dit-on...  Vous venez de le rappeler, les relations entre Alger et Bamako avaient été très dégradées. Est-ce que ces différends importants sont réellement dépassés aujourd'hui ?  Écoutez, le régime de Bamako, toujours allié aux Russes apparemment sur place, combat durement et difficilement ces groupes. Et ces groupes, Alger a toujours eu des liens avec eux directement, ou plutôt peut-être indirectement. Alger se veut un peu comme le protecteur des Touaregs, mais de là à ce qu'il y ait une forme d'hégémonie régionale des Touaregs maliens qui se retournent contre Bamako et au fond qui créent un foyer de déstabilisation pour la région, je pense que ce n'est pas quelque chose qui intéresse Alger, qui veut toujours plutôt avoir des groupes sous sa tutelle et pas forcément qui s'autonomisent. Il y a d'autres ingérences dans la région, il y a les pays du Moyen-Orient, il y a le Maroc, il y a forcément les pressions américaines aussi. Donc, tout ça incite finalement Alger à revenir, à reprendre langue avec le régime de Bamako, qui manifestement est plutôt dans de bonnes dispositions, d'autant plus que ses amis russes ne tiennent pas forcément leurs promesses sur place.  Vous l'avez mentionné, l'Algérie a longtemps été un médiateur entre Bamako et les groupes armés du Nord. Est-ce qu'elle peut retrouver aujourd'hui ce rôle de médiateur justement, et pas seulement d'ailleurs avec le Mali ?  Oui, c'est assez naturel dans la mesure où Alger est une puissance centrale au Sahara. C'est même la puissance centrale au Sahara, dans tout l'ouest de l'Afrique, et qu'elle dispose du plus grand domaine touareg dans son grand Sud, et que les Touaregs maliens, comme d'ailleurs ceux du Niger souvent, ont des passeports algériens. Donc il y a une circulation qui est très ancienne. Tamanrasset est un peu une des capitales de toute cette région. Alger ne veut évidemment pas que ses voisins, tout simplement, lui tournent le dos, parce que pour elle, c'est aussi une question intérieure. Et en plus, elle a des accords avec ses voisins, elle a des ambitions économiques, avec le projet d'oléoduc au Sahara qui pourrait éventuellement passer par le Niger. Tout ça, évidemment, exige une forme de paix et de bonnes relations avec ses voisins.   Par quel levier l'Algérie cherche-t-elle à reconquérir son influence au Sahel ? Quels sont les secteurs les plus stratégiques pour Alger ?  Alors, Alger est confrontée à des puissances islamiques. Le Maroc use beaucoup de son crédit confrérique dans la région, de la statue du Commandeur des croyants très ancienne qui est à l'origine d'ailleurs de l'islamisation d'une partie de cette région. Et puis il y a l'influence des monarchies aussi, du Golfe, voire des Turcs qui, eux, agissent par des réseaux salafistes plutôt. Et Alger ne peut pas utiliser ce capital religieux, même si la religion n'est jamais loin - parce qu'il y a aussi des confréries en Algérie, évidemment. Mais surtout, Alger va utiliser sa force militaire, sa situation géostratégique et axer sur ce qu'elle peut faire. Par exemple, elle vient d'offrir des hélicoptères au Niger. Il faut rappeler qu'Alger est la première puissance militaire de la région, de très loin, qu'elle a un budget militaire considérable et qu'elle peut apparaître comme une force de stabilisation, de sécurisation et aider des régimes comme celui de Bamako ou du Niger aussi, qui n'ont pas beaucoup de moyens. Il y a une disproportion tellement grande entre l'armée algérienne et ses voisines du Sud qu'Alger, évidemment, va utiliser sa force -pétrole aussi peut-être- mais surtout sa force militaire et géostratégique pour jouer la force de stabilisation. Ce n'est pas le même plan évidemment que le plan religieux de ses adversaires.  À lire aussiRapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»

Reportage Afrique
Les actrices des luttes anticoloniales: Andrée Blouin, influente conseillère et mobilisatrice de réseaux féminins [4/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 2:32


La suite de notre série sur les actrices oubliées de la décolonisation. Nous nous penchons aujourd'hui sur le parcours d'Andrée Blouin, enfant métisse née en Centrafrique, qui a fait ses premiers pas en politique en Guinée et est devenue une influente conseillère de Patrice Lumumba au moment de l'indépendance du Congo. Le récit de Laurent Correau. Enfant métisse enlevée à sa mère, Andrée Blouin passe quatorze ans dans un orphelinat de Brazzaville, véritable prison pour « filles de sang mêlé », comme l'explique Subha Xavier, professeure en études françaises et africaines à l'université d'Emory, aux États-Unis : « Elle a vécu des années extrêmement difficiles au couvent. Elle les décrit comme des moments terribles d'oppression, d'aliénation, de malnutrition. On essayait de les assimiler à la culture française en les dénaturalisant de leurs origines africaines. » Au début de l'âge adulte, la mort de son fils René, auquel on refuse la quinine parce qu'il est Noir, la politise définitivement et l'ancre dans la lutte contre le système colonial. Elle suit son mari en Guinée où elle s'engage dans les années 1950 aux côtés du PDG-RDA, le Parti démocratique de Guinée, conduit par Ahmed Sékou Touré. Elle contribue à y mobiliser les femmes, notamment dans la campagne du « non » au référendum de 1958… Les explications de l'historienne Elisabeth Dikizeko : « Sékou Touré fut le catalyseur de son engagement politique. Et en Guinée, elle va adhérer au R.D.A. (Rassemblement démocratique africain), un parti anticolonialiste très important. Et là-bas, à Conakry, elle fera la rencontre de plusieurs grandes figures nationalistes camerounaises ou congolaises qui vont la pousser vers un engagement panafricaniste beaucoup plus important ».  À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: au Maroc, les anonymes oubliées [3/10] Elle est appelée au Congo par les leaders nationalistes Pierre Mulele et Antoine Gizenga. Elle y organise une campagne de mobilisation populaire, structure des réseaux féminins, rédige des discours. Et comme en témoigne sa fille, Eve Blouin, elle devient cheffe du protocole du gouvernement de Patrice Lumumba après l'indépendance :  « Elle ouvrait son courrier, elle organisait les priorités des dossiers en cours, elle orchestrait les délégations étrangères et du corps diplomatique parce que c'était un véritable ballet. Mais elle avait fort à faire, car les forces adverses lui sabotaient le travail. Il y avait des dossiers qui disparaissaient, des clés qui disparaissaient. Elle arrivait, la porte de son bureau était grande ouverte. Même chose pour le bureau de Lumumba ». Elle affronte alors la presse coloniale, les diplomates et les puissances occidentales, qui voient en elle une agent du communisme international. Elle est expulsée du Congo et doit connaître l'exil… Andrée Blouin meurt en 1986, après avoir incarné l'une des voix féminines puissantes des décolonisations africaines.  À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: Muthoni wa Kirima, figure féminine des Mau Mau [2/10]

Appels sur l'actualité
Russie : pourquoi Moscou se tourne vers le Maroc pour s'approvisionner en essence?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 4:12


Sous pression après une série d'attaques de drones ukrainiens contre ses raffineries, la Russie fait face à des pénuries de carburant et a commencé à importer de l'essence pour stabiliser son marché intérieur. En juillet 2026, un navire parti de Tanger a livré 30 000 tonnes de carburant Al-92 au port de Mourmansk, première cargaison en provenance du Maroc, où Lukoil aurait agi comme fournisseur. Comment un pays producteur et exportateur majeur de pétrole comme la Russie se retrouve-t-il en pénurie d'essence, au point de devoir en acheter au Maroc ? Rabat étant un partenaire proche de Washington, comment les Américains perçoivent-ils cette vente de carburant à Moscou en pleine guerre ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative. 

Le journal de 18h00
Fin du démarchage téléphonique en France : quel impact sur l'emploi au Maroc ?

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 15:17


durée : 00:15:17 - Le journal de 18h00 - La loi contre le démarchage téléphonique entrée en vigueur hier en France pourrait détruire 50 000 emplois dans les centres d'appels au Maroc. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal de 18h
Tourisme pour l'éclipse en Espagne, 50 000 emplois menacés au Maroc, prix du gaz : le journal de 18h00

Journal de 18h

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 10:08


durée : 00:10:08 - Le journal de 18h - Alors que l'Espagne sera aux premières loges de l'éclipse solaire de mercredi, ce sont 400 000 touristes qui sont attendus dans le pays selon les estimations des autorités. A la une aussi, cette conséquence de la loi contre le démarchage téléphonique : au Maroc, 50 000 emplois sont menacés. - équipe : Quentin Perez de Tudela Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Fin du démarchage téléphonique en France : quel impact sur l'emploi au Maroc ?

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 15:17


durée : 00:15:17 - Les journaux de France Culture - La loi contre le démarchage téléphonique entrée en vigueur hier en France pourrait détruire 50 000 emplois dans les centres d'appels au Maroc. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage Afrique
Les actrices des luttes anticoloniales: au Maroc, les anonymes oubliées [3/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 2:24


Nous poursuivons notre série d'été sur les actrices méconnues de la décolonisation. Au Maroc, le roman national met en valeur l'action des hommes : seule une poignée de femmes est mentionnée comme ayant participé à la lutte pour l'indépendance. Tout cela donne l'impression que les Marocaines auraient joué un rôle mineur. La réalité est bien différente et l'étude de leur contribution à la libération du royaume par les historiens n'en est qu'à ses balbutiements. Matthias Raynal a enquêté sur ces figures oubliées. De notre correspondant de retour de Rabat,  Voici ce qu'écrit la sociologue marocaine Fadma Aït Mous dans un article paru en 2021 : « La place des femmes dans l'Histoire marocaine, notamment durant le protectorat, reste très peu visible. Les quelques écrits qui y sont consacrés ont conclu à l'absence de reconnaissance du rôle des femmes dans la lutte anti-coloniale ». Mustapha Qadery, professeur d'histoire à l'université Mohammed V de Rabat, explique : « Si j'ose dire, les hommes s'accaparent le rôle et ce sont les hommes qui parlent d'eux-mêmes. Parce qu'on a énormément de mémoires de résistant ». Mustapha Qadery est l'un des spécialistes de la résistance marocaine au joug colonial. La conquête en elle-même dure plusieurs décennies ; les soldats français font la guerre aux tribus qui se soulèvent contre leur domination. Des conflits auxquels participent les Marocaines. « Elles avaient le henné pour entacher les lâches qui s'échappaient du champ de bataille. Elles s'occupent de la logistique de repli de leurs hommes, quand ils sont en attaque. On en a des témoignages un peu partout. Depuis la fin du XIXᵉ siècle jusqu'en 1934, c'est vraiment très costaud au niveau de la participation. Sans elles, je ne crois pas qu'il y aurait eu cette résistance acharnée », poursuit-il.  À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: en Côte d'Ivoire, les marcheuses de Grand-Bassam [1/10] Des poétesses marocaines ont aussi contribué à conserver le souvenir de ces guerres, raconte le chercheur : « On a des traces de femmes qui ont laissé curieusement leur nom par des couplets, qui évoquent les malheurs de cette guerre. On a quelques femmes qui émergent, en tout cas sur le plan local, mais on ne les voit pas dans le récit national ». Dans les années 1940-50, la lutte pour l'indépendance s'intensifie dans les villes : « On sait que dans le monde urbain, la lutte était dans le sens politique : la revendication par la presse, par des groupements, y compris la mise en place de partis politiques autorisés après la deuxième Guerre mondiale. C'est là qu'on voit l'apparition de la djellaba féminine pour les femmes urbaines qui n'avaient pas trop le droit – si j'ose dire – de sortir. L'invention de la djellaba féminine est associée, un petit peu, à ce début de sortie des femmes dans l'espace public ». Dans son article Les femmes dans le mouvement nationaliste marocain, l'historienne Assia Benadada écrit en 1999 : « Des femmes de toutes les catégories sociales et de toutes les régions se sont investies dans le mouvement nationaliste. (…) On peut constater que même le discours nationaliste a marginalisé leur rôle ».  À lire aussiLes actrices des luttes anticoloniales: Muthoni wa Kirima, figure féminine des Mau Mau [2/10]

Afrique Économie
Intelcia: comment le géant marocain des centres d'appels s'est imposé en France [3/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 2:26


De Casablanca aux Ardennes, Intelcia a fait de la France un marché clé de son développement. Le géant marocain de l'externalisation y emploie aujourd'hui près de 3 500 personnes et mise sur l'intelligence artificielle pour accompagner, plutôt que remplacer, ses salariés. Avec 800 millions d'euros de chiffre d'affaires et une présence dans une vingtaine de pays, Intelcia est aujourd'hui l'un des leaders mondiaux de l'outsourcing, l'externalisation de services comme la relation client ou la gestion d'infrastructures informatiques. Après dix ans sous le contrôle du groupe français Altice, l'entreprise est revenue entre les mains de ses dirigeants historiques marocains. « Aujourd'hui, 100 % de l'entreprise est détenue par ses managers », affirme Karim Bernoussi, le directeur général. Créée à Casablanca par des ingénieurs marocains, Intelcia s'adressait d'abord au marché français depuis ses centres d'appels installés au Maroc. Mais pour poursuivre sa croissance, le groupe décide en 2011 de s'implanter directement en France. « On s'est dit qu'il fallait être proche des clients français, explique Karim Bernoussi, on ne pouvait pas faire que de l'offshore, on ne pouvait pas produire pour ses clients qu'au Maroc ou en Afrique subsaharienne, il fallait être présent sur le marché. En 2011, on a eu l'opportunité de faire l'acquisition d'un acteur qui avait à peu près 1 000 collaborateurs sur quatre sites en France. Et ça nous a permis d'un coup, en 2011, d'avoir une vraie présence en France. » Aujourd'hui, Intelcia emploie près de 3 500 personnes dans l'Hexagone. Le groupe travaille aussi bien pour des administrations, comme France Travail, que pour de grandes entreprises privées. Il est notamment le premier employeur du département des Ardennes. « L'avenir se fait avec un combo IA et humain » L'an dernier, Intelcia a toutefois été visée par des accusations sur les conditions de travail de certains salariés. Une question écrite à l'Assemblée nationale évoquait notamment « des humiliations quotidiennes, des convocations publiques » et « une précarité organisée ». Des critiques rejetées par Karim Bernoussi : « On est dans un secteur dans lequel, si vous ne traitez pas vos salariés avec transparence, si vous ne mettez pas en place un climat de confiance, vous ne pouvez pas performer puisque notre première richesse, ce sont nos employés. Nous avons un regard très important sur la manière dont nos salariés sont employés, dont ils sont traités et sur la façon dont on les fait grandir. » L'autre défi du secteur est désormais l'essor de l'intelligence artificielle, qui transforme rapidement le fonctionnement des centres d'appels. Pour Karim Bernoussi, cette évolution ne remet pas en cause les emplois en France. « L'avenir se fait avec un combo IA et humain. Aujourd'hui, l'IA va permettre à nos agents de travailler de manière beaucoup plus efficace. Lorsque vous demandez un nouveau code pour une carte de crédit, vous n'avez pas besoin d'un humain pour vous le donner. En revanche, tout contact avec un client est une opportunité pour les marques de faire passer un message ou de réaliser des ventes. Et ça, le meilleur moyen de le faire, c'est avec l'humain. » Selon une étude du cabinet américain Gartner, près d'un tiers des responsables de services clients ont déjà engagé ou prévoient des réductions d'effectifs liées à l'intelligence artificielle d'ici l'année prochaine. L'Organisation internationale du travail estime toutefois que la transformation des tâches est plus probable que la disparition complète des emplois. À lire aussiCes entreprises africaines qui investissent en France: Creativo El Matador, le pari d'un transformateur nigérian [2/5]

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

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Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

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Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

Revue de presse Afrique
À la Une: après avoir dirigé le pays, Patrice Talon élu président du Sénat au Bénin

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 4:24


Patrice Talon devient « la troisième personnalité de l'État », titre Afrik.com. Troisième... « derrière le président Romuald Wadagni et la vice-présidente Mariam Chabi Talata ». Après son élection, l'ancien président béninois a assuré « qu'il donnerait le meilleur de lui-même ».   « Un peu plus de deux mois après avoir laissé le fauteuil présidentiel, Patrice Talon en a retrouvé un autre », remarque Jeune Afrique, qui rappelle que « le Sénat avait été instauré en novembre dernier, à la faveur d'une réforme constitutionnelle controversée intervenue à six mois de la fin du second mandat présidentiel de l'ancien chef de l'État ». « Du fait de ce timing et de l'opacité dans laquelle il avait été conçu, le texte législatif avait été vivement critiqué par l'opposition », rappelle encore Jeune Afrique. « La loi avait surtout été perçue comme une volonté de Patrice Talon de continuer à influencer la vie politique dans l'ombre de son successeur, qu'il a lui-même désigné comme dauphin, et de se protéger d'éventuels conflits ». Le rôle du président du Sénat La Nouvelle Tribune, à Cotonou, se fait aussi l'écho de ce débat. « Lazare Maurice Sehouéto défend le Sénat, et appelle à dépasser "les caricatures" », annonce la Nouvelle Tribune. L'ancien ministre estime que « les discussions autour de cette nouvelle institution doivent reposer sur les textes et les faits plutôt que sur des craintes anticipées ». Réponse donnée aux objections de Kamel Bio Sika Ouassagari. « L'ancien député du parti Les démocrates, explique la Nouvelle Tribune, ayant fait part de ses préoccupations concernant les pouvoirs attribués aux 25 membres du Sénat. « Une configuration » qui, selon lui, « pourrait à terme, limiter la liberté d'expression des citoyens et rendre plus difficile la critique des autorités ». Autre vision critique, celle de Wakatsera, à Ouagadougou. Le journal en ligne burkinabé constate que Patrice Talon « retrouve ainsi une place de premier plan dans l'architecture institutionnelle du pays, après avoir passé dix ans à la magistrature suprême ». Et Wakatsera pose plusieurs questions, notamment celles-ci : « Que fera-t-il de ce poste de choix qui procure une épaisse immunité bien profitable à tous ceux qui ont exercé le pouvoir d'État ? ». Autre question posée par Wakatsera : « Jusqu'où ira l'influence du président du Sénat sur les décisions du président de la République ? » La question des mineurs isolés Retour sur les évènements de la semaine dernière, au Maroc. Rappelons que plus de 70 000 migrants, marocains pour la plupart, sont entrés dans Ceuta, petite enclave espagnole du nord du Maroc et du continent africain. La plupart d'entre eux dû faire demi-tour, escortés par la police espagnole. Mais de nombreux mineurs non accompagnés (enfants et adolescents) sont restés sur place, à Ceuta. Toutefois, selon la presse marocaine, et notamment H24 Info, « le Maroc est prêt à coopérer pour le retour des mineurs non accompagnés ». H24 Info cite toutefois « une source diplomatique marocaine », « qui déplore qu'à chaque fois que le débat sur l'immigration revient, des voix accusent le Maroc de ne pas coopérer ou de ne pas vouloir le retour de ces mineurs non accompagnés. ». La politique des visas Cette même source diplomatique assure que le Maroc « honore toujours ses engagements et que le problème réside à chaque fois dans les obstacles à caractère administratif et judiciaire qui bloquent toute opération de retour ». Dans cette affaire, le Maroc fait face à l'Union européenne qui « met les visas des Marocains dans la balance », accuse Bladi.net. Selon le site d'information marocain, l'UE veut « renforcer la coopération de Rabat en matière de contrôle migratoire et de retour des personnes en situation irrégulière ». Bladi.net précise que « l'Union européenne dispose déjà d'un mécanisme permettant d'adapter sa politique des visas selon le degré de coopération d'un pays dans la réadmission de ses ressortissants ». « Une éventuelle procédure pourrait rendre les formalités plus lourdes » pour les demandeurs de visa marocains, estime Bladi.net. 

Le Média
Tunisie, Maroc : les migrants noirs dans le viseur

Le Média

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 10:40


Au Maghreb, les migrants noirs cibles d'actes racistes sur fond de lutte contre l'immigrationUne vidéo insoutenable a bouleversé la Tunisie : une femme noire enceinte, dénudée et menacée de viol collectif devant sa famille. Si ces images ont choqué, elles ne racontent qu'une partie d'un phénomène plus vaste : la montée du racisme négrophobe au Maghreb sur fond de lutte contre l'immigration subsaharienne. Discours politiques, montée des mouvements nationalistes, expulsions massives dans le désert, violences documentées par les ONG, accords migratoires avec l'Union européenne… Comment le Maghreb est-il devenu un espace où les personnes exilées d'Afrique subsaharienne sont de plus en plus prises pour cibles ? Rapports, archives et témoignages mettent en lumière les logiques politiques qui traversent la Tunisie, la Libye, le Maroc et l'Algérie. Une analyse pour comprendre comment les politiques migratoires, le racisme d'État et l'externalisation des frontières européennes alimentent une crise humanitaire et une haine tenace, qui reste largement ignorée.

Le Média
Ceuta, la frontière de la honte : ce qu'il s'est vraiment passé | Brigitte Espuche & Khadija Mohsen-Finan

Le Média

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 36:24


Les images ne vous ont sûrement pas échappé, celles de dizaines de milliers de personnes affluant vers l'enclave espagnole de Ceuta, situé en territoire marocain, proche du détroit de Gibraltar. Et comme bien souvent, trop souvent, cette situation aura conduit 77 exilés vers la mort… Une très large partie a été renvoyée vers les Maroc.L'extrême-droite, jamais les derniers dès qu'il faut faire de la récupération politique, en a profité pour fustiger le gouvernement social-démocrate de Pedro Sanchez. L'espace Schengen a lui aussi été mis en cause (alors que Ceuta obéit déjà à des règles particulières, mais bon…). Le Maroc a aussi été pointé du doigt par l'Union Européenne et l'Espagne. Comment analyser une vague migratoire si soudaine ? A qui ou à quoi l'attribuer ? Que dire de la gestion européenne et espagnole de cette crise ?Afin de répondre à cette multitude d'interrogations, Irving Magi a reçu Brigitte Espuche, coordinatrice et chargée d'étude pour Migreurop, ainsi que Khadija Mohsen-Finan, politologue et ex-enseignante à l'université Panthéon-Sorbonne et membre du comité de rédaction d'Orient XXI.

Invité Afrique
Sahara occidental: «le Maroc sent que c'est le moment ou jamais» pour que l'administration Trump appuie ses positions

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 7:27


Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian.   RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent  l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental

Aujourd'hui l'économie
Le démarchage téléphonique est en train de changer de modèle économique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:19


À partir du 11 août, une entreprise ne pourra plus appeler un consommateur sans avoir obtenu son accord préalable. Une évolution qui promet de réduire les appels commerciaux non sollicités, mais qui bouleverse aussi tout un secteur économique. Car derrière le démarchage téléphonique se cache une industrie de plusieurs milliards d'euros, dont le modèle reposait jusqu'ici sur le volume et qui va désormais devoir miser sur le consentement. C'est une petite révolution pour les consommateurs. Dans les prochains jours, ils devraient être beaucoup moins concernés par le démarchage téléphonique. À compter du 11 août, une entreprise ne pourra plus appeler un particulier sans son consentement préalable. Jusqu'à présent, les consommateurs devaient s'inscrire sur une liste d'opposition pour ne plus être démarchés. Cette nouvelle règle change profondément les habitudes des entreprises. Car le démarchage téléphonique répond à une logique économique très simple : appeler quelqu'un coûte très peu cher alors que la valeur d'une vente est souvent élevée. Si un opérateur parvient à convaincre un consommateur de changer d'abonnement téléphonique, d'assurance ou d'énergie, il peut le conserver comme client pendant plusieurs années. Chaque nouveau contrat peut ainsi rapporter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros, alors qu'un appel ne coûte que quelques centimes. Résultat, il suffit qu'une très faible proportion des personnes appelées accepte une offre pour qu'une campagne soit rentable. Le modèle économique du démarchage repose donc avant tout sur le volume : plus une entreprise passe d'appels, plus elle augmente mécaniquement ses chances de conclure des ventes. À lire aussiMaroc: face à la loi française contre le démarchage, les travailleurs des centres d'appels dans l'inquiétude Une véritable industrie qui s'est largement développée à l'étranger Cette logique a donné naissance à une véritable industrie. La plupart des grandes entreprises ne réalisent pas elles-mêmes leurs campagnes de prospection. Elles les confient à des sociétés spécialisées et à des centres de contacts. Tout y est pensé pour optimiser les performances. Les appels sont composés automatiquement, les scripts commerciaux sont calibrés et peuvent s'adapter en temps réel, tandis que le nombre d'appels passés, le taux de réponse, la durée moyenne des conversations ou encore le nombre de ventes sont analysés en permanence. Cette recherche de productivité a aussi favorisé l'externalisation d'une partie de l'activité. Depuis une vingtaine d'années, le Maroc est devenu l'un des principaux pôles francophones des centres d'appels. D'autres plates-formes se sont également développées à Madagascar, en Tunisie ou encore au Sénégal, où les coûts salariaux sont plus faibles tout en bénéficiant d'une main-d'œuvre francophone. Au Maroc, les centres d'appels représentent aujourd'hui des dizaines de milliers d'emplois, notamment pour les jeunes diplômés. C'est pourquoi la nouvelle réglementation française est suivie avec attention : les autorités marocaines ont d'ailleurs annoncé travailler sur un plan destiné à limiter les conséquences économiques de cette réforme. La donnée devient plus précieuse que jamais Mais le véritable actif de cette industrie n'est pas le téléphone : ce sont les données. Les entreprises vivent grâce aux informations qu'elles possèdent sur leurs prospects. Leur numéro de téléphone bien sûr, mais aussi parfois leur âge, leur lieu de résidence, leurs habitudes de consommation ou encore les produits qu'ils utilisent déjà. Plus ces informations sont précises, plus les chances de vendre augmentent. L'entrée en vigueur du consentement obligatoire modifie profondément cette équation. Désormais, plus personne ne pourra être démarché sans avoir donné son accord préalable. Les immenses bases de données de numéros de téléphone perdent donc une grande partie de leur valeur lorsqu'elles ne sont pas associées à un consentement explicite. À l'inverse, un consommateur qui remplit volontairement un formulaire sur internet, demande à être rappelé ou accepte d'être contacté devient beaucoup plus précieux. La valeur économique ne disparaît pas. Elle se déplace. Autrement dit, les entreprises ne vont pas renoncer à vendre leurs produits par téléphone. Elles vont simplement devoir commencer par convaincre les consommateurs avant même de les appeler.

La Bande à D+
Comment le trail va-t-il s'adapter aux canicules ?

La Bande à D+

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 110:31


Voici le 22e épisode de la saison 5 de La Bande à D+, présenté par Franck Berteau de Distances+.Le débat de l'émission fait écho aux vagues de canicule depuis le printemps.Toutes proportions gardées, le trail est impacté par le dérèglement climatique et ses conséquences.Comment les coureurs, les organisateurs et les différents acteurs de notre sport vont-ils s'adapter, à l'avenir, à ces vagues de chaleur ? Quelles mesures adopter pour continuer de courir, et de performer même, sans se mettre en danger, et tout en respectant notre environnement, et nos montagnes en particulier, qui souffrent elles aussi de ces hausses des températures ?Pour en discuter, La Bande à D+ reçoit Laura Costa, de l'organisation de l'Ut4M, l'Ultra tour des 4 massifs qui se déroule autour de Grenoble, régulièrement confronté à ces vagues de chaleur.Les membres de la bande présents pour cet 102e épisode régulier :

Revue de presse Afrique
À la Une: qui est responsable de l'afflux migratoire et du drame de Ceuta?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 4:07


C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».

Les matins
Maroc/Espagne : comment Ceuta est-elle devenue le bastion des politiques migratoires européennes ?

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 14:40


durée : 00:14:40 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Survivance de l'histoire coloniale ibérique, l'enclave de Ceuta constitue une des seules frontières terrestres entre l'Europe et l'Afrique. Sa position stratégique, mais aussi son histoire militaire, en ont fait un bastion de la politique migratoire européenne. - équipe : Delphine Keravec, Tina Iung - invités : Elsa Tyszler, Sociologue, chercheuse au CNRS et spécialiste de Ceuta et Melilla Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Abdoulaye Thiam: «Les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que ceux des Européens»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 4:28


La Fifa a finalement renoncé à son projet d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde qui a suscité une forte opposition, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En Afrique en revanche, la Confédération africaine de football (CAF) s'est montrée beaucoup plus prudente. Pourquoi cette différence ? Que révèle-t-elle du rapport de force entre la Fifa et le football africain ? Abdoulaye Thiam, journaliste sportif, est l'invité de Sophiane Amazian. RFI : Le projet de Gianni Infantino d'ouvrir une société commerciale pour vendre une partie de la Coupe du monde à des investisseurs étrangers est finalement abandonné, êtes-vous surpris de ce rétropédalage ? Abdoulaye Thiam : Non pas du tout. Je ne suis pas surpris. Je pense d'ailleurs que c'est une excellente chose de la part même du président Gianni Infantino, qui prône quand même l'unité du football. Quand on parle de l'unité avec un projet, qui a fini par diviser le monde entier, les 54 fédérations qui composent l'UEFA ont rejeté le projet. Il y a une quarantaine de fédérations de la CONCACAF qui ont fait la même chose. La Conmebol est en train de réfléchir. Je pense qu'il était de bon aloi pour lui de revoir sa copie, de faire du rétropédalage pour le bien du football mondial. La CAF, la Confédération africaine de football, de son côté a été plus souple dans sa communication et ne s'est pas vraiment opposée. Pourquoi cette prise de position ? Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là. Ce serait seulement l'argument économique et financier qui expliquerait pourquoi les fédérations africaines n'étaient pas vent debout ces derniers jours contre ce projet ? Absolument. Il suffit tout simplement de jeter aujourd'hui un coup d'œil sur le calendrier qu'on n'arrive plus à maîtriser. Notre dernière CAN devait avoir lieu aux mois de juin-juillet 2025, mais à cause de la Coupe du monde des clubs, très chère à Gianni Infantino, l'Afrique a basculé sur deux années, fin 2025 et début 2026. Il y a donc un double standard, là, de la CAF ? D'un côté elle appuie les décisions du patron de la Fifa, de l'autre elle voit son tournoi continental passer au second plan ? Absolument. Mais bon, quand vous regardez quand même l'apport de la Fifa, on peut comprendre certains présidents africains qui ont besoin de cet argent-là. Mais il y avait quand même un énorme danger parce qu'il fallait faire attention à l'exigence de la rentabilité des actionnaires qui vont certainement prendre des décisions futures, notamment sur le calendrier de la Coupe du monde, sur son format, sur les droits de télévision, sur le développement des compétitions. C'est là-bas qu'il fallait mettre particulièrement le curseur. La Coupe du monde de football doit rester un sport très populaire. Que représente le président de la Fifa, Gianni Infantino, sur le continent africain ? Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent. Sauf que les gens, ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qu'on donne au Sénégal, ce qu'on donne à la Mauritanie, ce qu'on donne au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la Fifa. Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs. Surtout encore, vu les dernières décisions qui ont été prises par Gianni Infantino sur le football africain, notamment la non-maîtrise de notre calendrier, notamment les changements de périodes, on va basculer de deux ans vers quatre ans. Ça, c'est un projet qui est très cher à Gianni Infantino. Or, beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet-là. Finalement, il a fini par s'imposer parce qu'à partir de 2028, c'est terminé. Il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais plutôt tous les quatre ans. Vous dites que le football africain doit se prendre en main et ne plus dépendre des décisions de Gianni Infantino ? Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022 il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que tout simplement il y a plusieurs pays en Afrique, au sud du Sahara, qui ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa et aux exigences de la CAF. Ça, c'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent. Pour un pays qui aime la jeunesse. Parce que quand même, la jeunesse représente plus de 75 % dans la plupart des pays en Afrique, au sud du Sahara. Mais quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire. À lire aussiFifa: perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?

Revue de presse Afrique
À la Une: Trump et l'Afrique, intérêts et désintérêts

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 4:16


On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».

Les enjeux internationaux
Maroc/Espagne : comment Ceuta est-elle devenue le bastion des politiques migratoires européennes ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 14:40


durée : 00:14:40 - Les Enjeux - par : Julie Gacon - Survivance de l'histoire coloniale ibérique, l'enclave de Ceuta constitue une des seules frontières terrestres entre l'Europe et l'Afrique. Sa position stratégique, mais aussi son histoire militaire, en ont fait un bastion de la politique migratoire européenne. - équipe : Delphine Keravec, Tina Iung - invités : Elsa Tyszler, Sociologue, chercheuse au CNRS et spécialiste de Ceuta et Melilla Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
À Ceuta, crise migratoire, crise politique

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 5:48


durée : 00:05:48 - Les Matins de France Culture - par : Marie Dorcet - La plus importante crise migratoire de Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, continue d'occuper une large part des médias internationaux, entre passes d'armes politiques, analyses et recherches des disparus. - invités : Marie Dorcet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Le Maroc, carrefour des cultures 1/5 : Maroc : Le plus grand réseau d'Instituts français au monde

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 5:06


durée : 00:05:06 - Les Matins de France Culture - par : Marie Sorbier - Au Maroc, haut lieu de la francophonie, l'Institut français déploie un vaste réseau et répond à un fort engouement pour le français en proposant à plus de soixante mille apprenants un enseignement allant du périscolaire à l'âge adulte dans ses centres de langues. - invités : Flora Boillot Directrice de l'institut français du Maroc à Marrakech Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Appels sur l'actualité
Ceuta : comment la crise migratoire a-t-elle isolé l'Espagne du reste de l'Europe?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 4:57


A Ceuta, le plus fort de la crise migratoire est passé. Après l'arrivée de 60 000 migrants dans l'enclave espagnole, la quasi-totalité d'entre eux est reparti vers le Maroc. Selon Madrid, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta, tandis que Rabat en compte 11 morts. Qu'est-ce qui a poussé autant de personnes à rejoindre le territoire espagnol en si peu de temps ? Pourquoi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a-t-il condamné le comportement « impardonnable » de certains dirigeants européens ?  Avec Camille Le Coz, chercheure au centre de réflexion Migration Policy Institute Europe à Bruxelles. 

La Revue de Presse
L'incroyable saga de la pizza

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 7:08


Au sommaire :Des milliers de jeunes migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, suscitant des réactions diverses dans la presse européenne sur cette crise migratoire.L'ancien président français François Hollande rencontre de nombreux chefs d'entreprise, suscitant l'intérêt de ces derniers pour un éventuel retour en politique.Gianni Infantino, le président de la FIFA, est fragilisé par son projet de vendre une partie du capital de l'instance, ce qui pourrait menacer son maintien à la tête du football mondial.L'histoire de la pizza, de ses origines modestes à Naples à sa diffusion mondiale, est retracée dans un article.Les tubes de l'été 2026, comme "Dai Dai" de Shakira et Burna Boy, sont évoqués dans la revue de presse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

VOV - Chương trình thời sự
Thời sự 18h 1/8/2026: Đối ngoại phải phát huy vai trò tiên phong trong thời kì mới

VOV - Chương trình thời sự

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 57:36


- Chính thức đổi tên Ban Tuyên giáo và Dân vận Trung ương thành Ban Tuyên giáo Trung ương từ hôm nay- Trang tin nổi tiếng thế giới Quartz bình chọn Việt Nam là một trong 10 điểm đến “tiết kiệm và giàu trải nghiệm” nhất thế giới- 5 thí sinh tại Quảng Trị bị hủy kết quả thi tốt nghiệp Trung học phổ thông vì gian lận- Khủng hoảng di cư từ Maroc đến Tây Ban Nha khiến 67 người thiệt mạng- Cảnh báo tình trạng nhân viên hàng không buôn lậu ma túy sau vụ cảnh sát Indonesia bắt giữ một cơ phó người Malaysia buôn lậu hơn 70 nghìn viên thuốc lắc

L'édito du Figaro
L'éditorial de Patrick Saint-Paul : «L'Europe face à une nouvelle tempête migratoire»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 2:16


La vague de migrants entrés illégalement en Espagne depuis le Maroc crispe ses voisins européens et constitue un premier test depuis l'entrée en vigueur, en juin, du nouveau pacte asile et migration.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal de l'Afrique
Ceuta, environ 50000 clandestins sont repartis durant les dernières quarante-huit heures

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 15:25


Selon les autorités espagnoles, 60 000 migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta, au Maroc, en quelques jours. Vendredi, elles ont affirmé que plus de la moitié d'entre eux seraient déjà rentrés au pays. De leur côté, les autorités marocaines disent coopérer avec leurs homologues espagnoles afin de rapatrier les migrants. Un afflux massif et spectaculaire, alimenté par des rumeurs virales sur les réseaux sociaux, qui aurait fait 60 morts, selon un dernier bilan de Madrid.

Le journal de 18h00
L'enclave espagnole de Ceuta face à un afflux de migrants

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 15:37


durée : 00:15:37 - Le journal de 18h00 - Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, fait face à un afflux exceptionnel d'environ 60 000 migrants arrivés par la mer et la terre. Plus de 37 500 ont déjà été renvoyés au Maroc. Cette crise accentue les tensions diplomatiques en Europe et met Madrid sous pression. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: à Ceuta, les autorités espagnoles dépassées par l'afflux de migrants en provenance du Maroc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 4:14


  Cette nouvelle crise migratoire est à la Une de plusieurs titres de la presse marocaine. Hier, jeudi, des milliers de jeunes hommes sont arrivés massivement à Ceuta, petite enclave espagnole du nord du Maroc, théâtre depuis plus de trente ans du passage de dizaines de milliers de migrants marocains mais aussi subsahariens, espérant gagner le continent européen. Le média marocain en ligne, le Desk , décrit ainsi la situation : « Le jeudi 30 juillet, la pression sur Ceuta a changé d'échelle. Dès les premières heures de la matinée, des milliers de personnes ont convergé vers les plages du Tajaral et tenté de rejoindre à la nage l'enclave espagnole. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des foules, majoritairement composées de Marocains, contournant les jetées avant de courir sur les plages et les routes de Ceuta. Parmi eux, figurent surtout de jeunes hommes, mais aussi des familles, des femmes et des enfants, certains scandant "Viva España" » Parmi ces migrants, certains n'ont toutefois pas survécu : 18 personnes se sont noyées, selon les autorités espagnoles. Hesspress, autre média en ligne marocain, relate de son côté que les autorités marocaines « ont eu recours à des canons à eau, pour disperser les rassemblements », alors qu'à Tanger, à environ 80 kilomètres de Ceuta, on peut « constater une forte affluence à la station des grands taxis à proximité du tribunal de première instance, où se rassemblent des centaines de jeunes arrivés de différentes régions du Royaume ». Renvoi collectif Les autorités espagnoles semblent dépassées par les événements. « Ceuta submergée par un afflux massif de migrants », annonce le Desk. Le journal en ligne précise que l'enclave espagnole « a réclamé hier l'état d'urgence nationale et le déploiement de l'armée », précisant que « les unités de la garde civile et de la police nationale avaient rapidement été débordées ». Ce n'est toutefois pas une surprise, selon le Desk : « L'épisode du 30 juillet, nous dit-on, constitue l'aboutissement d'une dynamique observée depuis le début de l'année ». Pas question toutefois pour l'Espagne, de rester sans réaction. Madrid a annoncé hier avoir « conclu un accord avec Rabat, pour organiser le renvoi rapide des personnes entrées illégalement à Ceuta ». Hesspress de son côté, parle « d'une procédure de renvoi collectif », qui sera « menée en collaboration avec les autorités marocaines compétentes et concernera l'ensemble des migrants, y compris les mineurs ».  Un défi, alors que selon le Desk, « depuis le début de l'année, Ceuta enregistre davantage d'arrivées que les autres routes migratoires vers l'Espagne, y compris les Canaries ». Position inconfortable La presse sénégalaise s'intéresse aux dernières tendances concernant la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l'ONU. Et elles ne lui sont pas favorables, si l'on en croit les résultats d'un premier vote indicatif formel au Conseil de sécurité de l'ONU, dont Senego se fait l'écho. « Ces résultats, nous dit le journal sénégalais en ligne, placent Macky Sall à la 5ème position dans ce scrutin exploratoire, qui n'a pas de valeur décisionnelle mais permet d'évaluer les rapports de forces diplomatiques avant les prochaines étapes ». L'ancien président sénégalais « a recueilli 6 voix de soutien, alors que la candidate du Costa Rica arrivée en tête, Rebeca Grynspan, en a recueilli dix. » A ce jour, 7 candidats sont en lice pour le poste de secrétaire général de l'ONU. Dakaractu a recueilli la réaction de l'équipe de campagne du candidat Macky Sall, apparemment toujours optimiste, après ce résultat plutôt défavorable. « Elle affirme  poursuivre pleinement sa mobilisation autour de la candidature de l'ancien président et rester engagée en vue des prochaines étapes du processus électoral ». Tout n'est pas perdu, semble d'ailleurs penser Seneweb, pour lequel « Macky Sall reste dans la course », et « conserve toutes ses chances ». 

Les journaux de France Culture
40.000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta, du jamais vu depuis 2021

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 14:50


durée : 00:14:50 - Les journaux de France Culture - Madrid envoie de nouveau renforts policiers à Ceuta , où plus de 40 000 personnes sont entrées illégalement ces derniers jours. Du jamais vu depuis 2021. L'enclave , à la frontière entre le Maroc et l'Espagne, est au cœur d'une crise diplomatique à l'échelle européenne. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
L'enclave espagnole de Ceuta face à un afflux de migrants

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 15:37


durée : 00:15:37 - Les journaux de France Culture - Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, fait face à un afflux exceptionnel d'environ 60 000 migrants arrivés par la mer et la terre. Plus de 37 500 ont déjà été renvoyés au Maroc. Cette crise accentue les tensions diplomatiques en Europe et met Madrid sous pression. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

VOV - Việt Nam và Thế giới
Tin quốc tế - Từ câu chuyện Ceuta - làn sóng di cư trở lại thử thách châu Âu

VOV - Việt Nam và Thế giới

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 3:36


VOV1 - Khoảng 49.000 người di cư từ Maroc đã đổ về hoặc tìm cách vượt qua thành phố tự trị Ceuta của Tây Ban Nha chỉ trong một ngày, buộc cả Tây Ban Nha và Maroc phải tăng cường lực lượng, gia cố hàng rào biên giới và triển khai các biện pháp khẩn cấp.Cuộc khủng hoảng di cư lớn nhất tại cửa ngõ phía Nam châu Âu trong nhiều năm qua không chỉ gây sức ép lên năng lực kiểm soát biên giới của Liên minh châu Âu, mà còn làm bùng phát những bất đồng sâu sắc về chính sách nhập cư giữa các nước thành viên.

Le journal de 12h30
40.000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta, du jamais vu depuis 2021

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 14:50


durée : 00:14:50 - Journal de 12h30 - Madrid envoie de nouveau renforts policiers à Ceuta , où plus de 40 000 personnes sont entrées illégalement ces derniers jours. Du jamais vu depuis 2021. L'enclave , à la frontière entre le Maroc et l'Espagne, est au cœur d'une crise diplomatique à l'échelle européenne. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage Afrique
À midi, on mange quoi: le sandwich chrikat, icône de la street food marocaine, menacé par l'inflation [4/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 2:15


Il y a un sandwich populaire par excellence que l'on consomme aux quatre coins du Maroc. Dans un pain rond, on glisse deux sardines ouvertes, farcies et collées l'une contre l'autre, c'est ce qu'on appelle les sardines « chrikat ». Elles incarnent tout un pan de l'histoire de la street food marocaine, aujourd'hui menacé. De notre correspondant à Casablanca, Il plonge les sardines dans l'huile bouillante. Le son creuse encore un peu plus les estomacs des clients alignés devant le kiosque ambulant de Hicham. « Généralement, les gens, avec les sardines, ils mettent de la coriandre, de la harissa, du citron, du paprika, de l'ail. Le chrikat, c'est typiquement marocain, "made in Morocco" ! Les clients commencent à venir dès le matin. Des fois, j'ai même pas encore commencé qu'ils font déjà la queue. Ils viennent à toute heure de la journée, certains les prennent au petit-déjeuner, d'autres pour le déjeuner, pour le goûter », explique-t-il. Hicham prépare ses sandwichs chrikat dans le quartier commerçant et très animé de Derb Omar. « Il y a des clients qui sortent du travail affamés. Ils viennent me voir pour vider leur sac. Moi, mon travail, c'est de vendre de la nourriture, mais je suis aussi un peu leur psychiatre. J'ai des clients très anciens, de plus de 10 ans. Il y a même une femme qui venait chez moi quand elle était enceinte ; maintenant, son fils est collégien et lui aussi, il vient ici », raconte-t-il. Ahmed se régale. Il est coursier et a très peu de temps pour manger. D'ailleurs, il répond aux questions tout en mâchant ses sardines chrikat. « C'est rapide et ça rappelle les plats de la maison. À chaque fois que le travail me conduit ici, je dois absolument venir chez Hicham. On est habitué à son sandwich, il se mange sans faim », clame-t-il. Il lui a fallu cinq minutes, top chrono, pour engloutir ses sardines, poisson qui occupe une place à part dans le panthéon gastronomique marocain. Hicham explique que « les Marocains entretiennent une relation forte avec les sardines. On a grandi avec, c'est notre culture, c'est notre nourriture, c'est un repas populaire ». Pourtant, quelques rues plus loin, Bouchra vend aussi des sandwichs, mais ici, pas de sardines. « Je les ai remplacées par les anchois. Ça me fait de la peine de ne pas faire les chrikats, parce que c'est ce que les gens préfèrent. Le chrikat, c'est quelque chose ! Ça leur manque. Il y en a moins maintenant parce que c'est de plus en plus cher. Ils ont augmenté les prix des sardines, on ne peut plus les acheter, le kilo coûte entre deux et trois euros, ce n'est pas possible », se désole-t-elle. La réduction du stock de sardines au large du Maroc, couplée à la hausse des prix imposée par les intermédiaires, explique pourquoi le sandwich chrikat se fait plus discret dans les rues marocaines ces derniers temps. À lire aussiÀ midi, on mange quoi: bon et pas cher, le garba est devenu le plat national ivoirien [3/5]

Revue de presse Afrique
À la Une: trois ans de calvaire pour Mohamed Bazoum

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 4:06


« Voilà maintenant trois ans que Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza, ne sont pas sortis à l'air libre, constate Le Monde Afrique. Trois ans qu'ils sont enfermés entre quatre murs à Niamey, la capitale du Niger, sans même une promenade quotidienne comme y ont droit les détenus de droit commun. Depuis qu'il a été renversé par le chef de sa propre garde rapprochée, le général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023, l'ex-président nigérien est séquestré dans l'enceinte du palais présidentiel. (…) Sous surveillance permanente de gardes armés, précise le journal, le couple est détenu dans un appartement de son ancienne résidence, composé d'une chambre, d'une salle de bains et d'un petit salon, desservis par un couloir de quelques mètres où faire quelques pas. Il a interdiction d'en sortir. Même aérer leur est impossible : toutes les fenêtres ont été verrouillées. Leurs seules visites sont celles de leur médecin personnel, une à deux fois par semaine. (…) Moins de trois semaines après l'avoir renversé, les putschistes avaient accusé Mohamed Bazoum de "complot d'attentat à la sécurité et à l'autorité de l'État" et de "haute trahison", rappelle Le Monde Afrique. (…) La Cour d'État, une nouvelle juridiction créée par la junte, a levé son immunité présidentielle en juin 2024, ouvrant la voie à son éventuel procès. Mais depuis, rien. Mohamed Bazoum n'a jamais été formellement inculpé et ses avocats, dont un lui a rendu une unique visite en 2024, n'ont jamais eu accès au dossier ». Récents signaux positifs ? Alors, au cours de ces trois ans, plusieurs chefs d'État ont tenté d'obtenir la remise en liberté de Mohamed Bazoum : le Français Emmanuel Macron, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso ou encore, l'ancien président béninois Patrice Talon. Le Qatar, le Maroc, l'Algérie ou encore l'Union européenne ont tenté également de jouer les bons offices. Sans résultat… Depuis ces derniers jours, relève encore Le Monde Afrique, « certains proches de Mohamed Bazoum espèrent sa libération. Ils évoquent ainsi de récents "signaux positifs", telles les visites de son grand frère aux autorités nigériennes le mois dernier. "La junte est totalement imprévisible", estime un ancien collaborateur du président détenu. Tout est possible avec ces gens. D'autant plus que le général Tiani est acculé. Il ne tient le pouvoir qu'à Niamey. Tout le reste du pays part en lambeaux. Libérer Bazoum, affirme-t-il encore, pourrait lui permettre de redorer un peu son blason, tant en interne qu'auprès des étrangers" ». « L'arbitraire ne doit pas devenir la norme » Et à l'occasion de ce troisième anniversaire de la détention de Mohamed Bazoum, les tribunes fleurissent dans la presse du continent. Mamadou Kiari Liman-Tinguiri, ancien ambassadeur du Niger aux États-Unis, s'indigne dans les colonnes de Jeune Afrique : « Au Niger, l'arbitraire ne doit pas devenir la norme, écrit-il, et le président Bazoum doit être libéré. (…) De même qu'Hamadou Adamou Souley, l'ancien ministre de l'Intérieur, le journaliste Moussa Tchangari, infatigable défenseur des droits humains, et toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leur proximité réelle ou supposée avec l'ancien régime. Nous ne nous tairons pas tant qu'ils ne seront pas libres ». « Le choix de l'apaisement » ? Autre tribune publiée par Ledjely en Guinée : « Libérer Mohamed Bazoum et son épouse ne constituerait pas un aveu de faiblesse, peut-on y lire. Ce serait, au contraire, une démonstration de sagesse politique et une décision de haute portée morale. Rien de ce qui est entrepris dans l'amertume et le bras de fer perpétuel ne résiste à l'épreuve du temps. Faire le choix de l'apaisement en accordant la liberté au couple présidentiel offrirait au Niger l'opportunité de refermer une fracture douloureuse et de renvoyer au monde l'image d'une nation souveraine, sûre de sa force et respectueuse de la dignité humaine ». « À quand la fin de ce calvaire ? », s'interroge enfin le site Financial Afrik. « Il s'avère indispensable, affirme-t-il, de passer des condamnations de principe à des mesures coercitives. L'Union européenne doit faire plus qu'adopter des résolutions. De même que l'Union africaine, dont on peut déplorer l'apathie, voire le silence assumé. Après des protestations timides dans les jours qui avaient suivi le coup d'État, elle semble plutôt avoir privilégié la voie de la normalisation avec la junte au pouvoir. Ses principes, ses valeurs, ses chartes attendront ».

Sur le fil
Gen Z : révoltes et espoirs de changement (REDIFF)

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 15:40


Première diffusion le 20 décembre 2025Du Népal au Pérou, de Madagascar au Maroc, son drapeau "One Piece" a écumé les mobilisations contagieuses d'une jeunesse hyperconnectée réclamant un avenir à des pouvoirs jugés verrouillés: la Gen Z a marqué l'actualité internationale en 2025 en faisant chuter deux gouvernements, au Népal et à Madagsacar. Cette jeunesse a opté pour un mode de mobilisation horizontal sans leader désigné, passant par les réseaux sociaux.Si la Gen Z réclame des systèmes d'éducation ou de santé efficaces, elle entend aussi dénoncer la corruption, la répression et la mauvaise utilisation de l'argent public.Développements depuis la première diffusion de ce podcast :Nepal : depuis la diffusion de ce podcast, un rappeur de 36 ans a été porté au pouvoir au Népal, Balendra Shah, jusque là maire de Katmandou.Dans la semaine qui a suivi, son équipe a dévoilé un catalogue de 100 engagements sur la gouvernance, la lutte contre la corruption, l'économie, l'éducation ou le système de santé. Dès le lendemain de sa prestation de serment, son prédécesseur KP Sharma Oli a été arrêté par la police et interrogé plusieurs jours sur son rôle dans la répression des manifestations des 8 et 9 septembre 2025, qui ont fait au moins 76 morts et plus de 2.600 blessés. Le Premier ministre a depuis essentiellement pris des mesures par ordonnance sans passer par le Parlement.Pérou : La conservatrice Keiko Fujimori, a remporté fin juin 2026 la présidentielle après s'être engagée à rétablir "l'ordre et l'espoir", une élection qui marque une nouvelle victoire pour la droite en Amérique latine. Cette élection était censée ramener la stabilité politique dans le pays andin, où huit présidents se sont succédés depuis 2016, sur fond de crises institutionnelles à répétition. Elle s'est conclue cependant sur un écart de seulement 50.000 voix entre Mme Fujimori et son rival de gauche Roberto Sánchez.Invités: Elisabeth Soulié, anthropologue, auteure de "La génération Z aux rayons X" (Editions du Cerf, 2020)Paolo Stuppia, politiste, chercheur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-auteur avec Valerie Becquet de "Géopolitique de la jeunesse, engagement et (dé)mobilisations" (Editions Le Cavalier Bleu, 2024)Cécile Van de Velde, Professeure de sociologie à l'Université de MontréalReportages: AFPTVDoublages: Gabrielle Chatelain, Pascale Trouillaud, Fany Lattach, Michaëla Cancela-KiefferMusique One Piece: Hiroshi Kitadani, Columbia Music EntertainmentMusique générique : Michael Liot.Réalisation: Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-Kieffer, Maxime Mamet.La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Comment le Maroc est en train de faire pivoter l'Afrique vers l'Atlantique

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 5:04


durée : 00:05:04 - Les Matins de France Culture - par : Camille Nédellec - Avec le projet d'un gazoduc transafricain, le Maroc entend devenir un hub énergétique stratégique entre l'Afrique et l'Europe. Ce chantier d'envergure témoigne de la volonté du pays de diversifier ses partenariats économiques. Camille Nédellec analyse la stratégie d'influence du royaume chérifien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Nuits de France Culture
Omar Habib, chronique d'un kiosquier parisien

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 58:36


durée : 00:58:36 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Omar Habib a vécu entre trois pays : l'Algérie, le Maroc et la France. Dans "Jeux d'archives", au micro d'Antoine Perraud, le kiosquier légendaire de la place Clichy raconte son exil, les combats des travailleurs immigrés et son regard sur un métier aujourd'hui menacé de disparition. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
CAN féminine 2026: quel engouement pour les Éléphantes en Côte d'Ivoire?

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 2:48


La 14ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations féminine (CAN 2026) démarre ce samedi 25 juillet au Maroc où elle va se dérouler jusqu'au 16 août. Seize pays, dont la Côte d'Ivoire, y prennent part. La dernière participation des Ivoiriennes à la CAN remonte à 2014, soit douze ans. Ce retour des Éléphantes sur la scène continentale coïncide avec un renouveau du football féminin dans leur pays. Sans être tout à fait flamboyant, un engouement naissant apparaît autour du foot féminin dans le pays. De notre correspondant à Abidjan, Sous la houlette de Reynald Pedros, les joueuses de l'équipe nationale s'entraînent allègrement. Le football féminin semble avoir trouvé un second souffle. Bernadette Kakounan, joueuse du Bayern et capitaine des Éléphantes, incarne cette dynamique. « Maintenant, nous voyons l'énergie et les moyens que déploie la Fédération pour promouvoir le foot féminin. C'est vrai, tout n'est pas parfait, admet la footballeuse, mais il faut reconnaître qu'il y a eu des avancées majeures. » L'ambition de la Fédération en faveur du foot féminin a été matérialisée notamment par la nomination de l'entraîneur expérimenté Reynald Pedros au poste de sélectionneur, en janvier 2025. « Il y a énormément de progrès qui ont été faits, énormément d'investissements de la part de la Fédération qui nous ont permis de travailler, se réjouit l'entraîneur. Ce qu'on a montré sur le terrain footballistiquement, c'était très intéressant, mais on doit continuer à travailler dans cet état d'esprit. » Dans les coulisses de la Fédération, on rappelle à qui veut l'entendre que le développement du football féminin constitue une priorité stratégique. « Vous savez, le football féminin, de façon générale, on revient de loin. On a une certaine notoriété qu'on commence à construire, ce qui fait qu'au niveau des pratiquantes, il y a un grand engouement et quand il y a des défections, on reçoit des milliers de filles, pointe Elina Kassebedo, vice-présidente de la Commission du football féminin à la Fédération ivoirienne de football. Aujourd'hui, nous avons vraiment des talents. On a plus de 50 filles à l'international. » Au plan national, le public a pu assister ces trois dernières années à divers tournois féminins, des sélections et des clubs. « Avec la régularité des matchs, la participation à de grandes compétitions et la qualité des matchs, l'opinion du public a beaucoup changé au regard du football féminin », ajoute Elina Kassebedo. À lire aussiCAN féminine 2026: douze sélections ont obtenu leur ticket pour la phase finale au Maroc « Elles ont vraiment l'amour du football » Un public nombreux a effectué le déplacement lors du dernier match des Éléphantes avant leur départ à la CAN. « Les filles de Côte d'Ivoire, vraiment, on constate maintenant qu'elles s'améliorent, souligne Habib Coulibaly, qui suit assidûment le football féminin et le promeut. Si vraiment on veut élever le football féminin en Côte d'Ivoire, il faut que les gens viennent soutenir. J'appelle aussi les autorités à investir davantage. »  Junior et d'autres supporters et fans de foot féminin partagent cet enthousiasme. L'un d'eux confie : « Moi, ça me fait toujours plaisir de voir les filles jouer. Ça montre qu'elles ont vraiment l'amour du football. Ça montre aussi qu'elles peuvent faire mieux que les hommes, parce qu'il y a la qualité et puis il y a les buts qui sont vraiment magnifiques à voir. » Joueuse de l'équipe nationale et capitaine de l'ASEC Mimosas, Érika Gnounoué se réjouit de la présence du public lors des dernières affiches majeures du foot féminin : « C'est motivant de voir autant de personnes réunies pour un match de football féminin, se réjouit-elle. Nous, on sera très fières de voir toute la population regarder nos différents matchs de championnat. » Car au championnat, même si l'engouement grandit, il reste sans commune mesure avec les affiches internationales. Un autre défi majeur demeure : sa professionnalisation, car il est encore au statut d'amateur. À lire aussiCAN féminine 2026: la CAF reporte officiellement le tournoi à l'été prochain

Franck Ferrand raconte...
Mohammed V, sultan et roi : qui était le père de l'indépendance du Maroc ?

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 19:37


De l'exil à la gloire, Mohammed V a incarné le passage d'un royaume sous tutelle à une nation souveraine. Père de l'indépendance marocaine, il a fait de la monarchie l'âme d'un pays en renaissance.Partez à la rencontre de Mohamed V, ce jeune prince qui allait devenir le symbole de l'indépendance du Maroc. D'abord souverain docile sous le protectorat français, il saura peu à peu s'affirmer et devenir le champion de la libération de son pays. Découvrez les étapes cruciales qui ont mené à l'émancipation du Royaume chérifien et à la naissance d'une nation moderne sous la houlette de ce monarque pieux et réformateur.Plongez dans les coulisses de ce tournant décisif de l'histoire du Maghreb, où le destin de Mohamed V s'entremêle avec les soubresauts de la colonisation française et les aspirations d'un peuple à l'indépendance. De son accession au trône en 1927 à son retour triomphal en 1955, suivez le parcours de ce souverain qui deviendra roi et père de la nation marocaine.Laissez-vous captiver par ce récit passionnant qui retrace la transformation d'un empire chérifien en un royaume moderne, porté par la figure charismatique de Mohamed V. Découvrez comment ce dernier a su habilement naviguer entre tradition et modernité pour mener son pays vers la liberté, dans un contexte de tensions et de répression coloniale.Franck Ferrand, avec son talent de conteur, vous plongera au cœur de cette épopée historique qui a façonné le Maroc contemporain. Un épisode incontournable pour comprendre les enjeux de la décolonisation et l'émergence des États indépendants d'Afrique du Nord.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une, le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall à l'ONU

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 4:06


L'ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères l'a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L'ex-chef d'État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l'ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l'appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. » Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l'élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s'installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d'ouverture du président Faye à l'égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. » Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l'État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s'interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d'éventuelles législatives s'il choisissait de dissoudre l'Assemblée nationale. » Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d'un rapprochement avec l'Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s'avérer décisive au soir de résultats serrés. » La visite du président gabonais en France Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L'Union à Libreville. « Le manganèse et l'avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d'État, résume Jeune Afrique. Un protocole d'accord a été signé hier entre l'État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l'une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d'aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. » Un accord qui s'inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d'une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l'étude pour transformer jusqu'à 700 000 tonnes de minerai par an d'ici 2031 », précise Gabon actu. Suspension de la marche en RDC En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l'appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. » Vendredi, le président congolais s'était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d'apaisement », mais leur « détermination à défendre l'ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août.

Les matins
Le Maroc aurait bien utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, contrairement à ce que Rabat continue d'affirmer

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 15:05


durée : 00:15:05 - Les Matins de France Culture - C'est ce que révèle la cellule investigation de Radio France. L'affaire avait éclaté en 2021. Plusieurs personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, en ont été victimes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France