Country in Northwestern Africa
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« À peine nommée, la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, entame le jeu des alliances, pointe le quotidien L'Opinion à Rabat. L'enjeu est de parvenir à la coalition la plus harmonieuse. Mais avec qui ? », s'interroge le journal. « C'est toute la question des consultations entamées, hier, par la patronne du PAM. La nouvelle cheffe de l'Exécutif s'est déjà mise à l'œuvre. Elle a commencé ses discussions avec ses anciens alliés de la majorité sortante, le RNI, le Rassemblement national des indépendants, et l'Istiqlal. Le PJD, parti islamiste, a été également convié à des discussions », mais, souligne L'Opinion, il a d'ores et déjà affirmé « son refus catégorique de siéger dans un gouvernement présidé par le PAM auquel il promet une opposition féroce au Parlement. Il est clair que le Parti de la Lampe se considère le leader de l'opposition après son come-back inattendu aux législatives où il est arrivé quatrième avec 54 sièges. Un score qui le met en position de force pour incarner le camp adverse dans l'Hémicycle ». Urgences… « Maroc : le PAM saura-t-il relever le défi du pouvoir ? », s'interroge Jeune Afrique. « Bâtir une coalition qui ne soit pas une simple distribution de postes », mais aussi « convaincre les abstentionnistes » et « donner un sens à la victoire électorale du 23 septembre : pour la nouvelle cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, le plus difficile commence », s'exclame le site panafricain. En effet, « le futur gouvernement devra éviter le piège classique des coalitions, prévient Jeune Afrique : distribuer les portefeuilles avant de définir le projet. La question centrale ne sera pas seulement qui gouvernera avec qui, mais autour de quel contrat politique et économique. Une formation peut gagner une élection avec un récit politique ; elle ne peut gouverner durablement qu'avec une méthode ». Et « cette méthode sera d'abord jugée sur l'économie réelle, pointe le site panafricain. L'année dernière, le Maroc a créé 193 000 emplois, mais le chômage concernait encore plus de 37 % des 15-24 ans, près de 20 % chez les diplômés et 20 % des femmes. Plus préoccupant encore, le sous-emploi est passé à 1,9 million de personnes. Le prochain gouvernement héritera donc moins d'une crise statistique que d'une question de modèle : comment transformer la croissance, l'investissement et les grands projets en emplois suffisamment nombreux et suffisamment qualifiés ? » De plus, souligne Jeune Afrique, « il existe, parallèlement, une autre urgence, moins quantifiable : celle de la confiance. Le scrutin du 23 septembre n'a mobilisé que 38 % des électeurs contre un peu plus de 50 % en 2021. Plus de six inscrits sur dix ne se sont pas déplacés. Le chiffre ne permet pas, à lui seul, de déduire les motivations de l'abstention. Il constitue néanmoins un signal politique majeur ». « Jusqu'où peut-elle aller ? » En corollaire, cette question posée par Afrik.com : « Face aux milliardaires, Fatima Ezzahra El Mansouri peut-elle bousculer le système ? La Première ministre succède à Aziz Akhannouch, l'une des plus grandes fortunes du pays. Carburants, dessalement, marchés publics : la patronne du PAM a dénoncé les conflits d'intérêts pendant la campagne. Elle a pourtant siégé cinq ans dans le gouvernement du milliardaire (comme ministre de l'Habitat). » Alors « jusqu'où peut-elle aller ?, s'interroge encore le site panafricain. Les leviers d'une cheffe du gouvernement existent avec le renforcement du Conseil de la concurrence, la transparence des marchés publics, la fiscalité, l'accès des PME au crédit ou la loi sur les conflits d'intérêts. » Par ailleurs, « son bilan au ministère de l'Habitat montre une méthode tournée vers les ménages plutôt que vers les promoteurs, ce qui est déjà un bon signe ». Toutefois, tempère Afrik.com, « sa marge de manœuvre reste surtout bornée par l'architecture du pouvoir. La Constitution de 2011 confère au chef du gouvernement d'importants pouvoirs exécutifs, mais c'est le Roi qui préside le Conseil des ministres, où sont décidées les orientations stratégiques de l'État. (…) Le projet de loi de finances 2027, que Fatima Ezzahra El Mansouri doit présenter au Parlement dans les prochaines semaines, offrira un premier test. On verra alors jusqu'où la cheffe du gouvernement est prête à aller face à ceux dont elle a partagé le pouvoir pendant cinq ans ».
Le continent africain comptait déjà trois femmes cheffes de gouvernement : en Namibie, au Togo et en RDC. Il y en donc désormais une quatrième : Fatima Ezzahra El Mansouri, 50 ans, a été nommée hier à ce poste par le roi Mohammed VI. « La nomination de la cheffe de file du PAM, le Parti authenticité et modernité, intervient après la victoire de sa formation aux législatives du 23 septembre, précise le site marocain Yabiladi, avec 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. El Mansouri doit maintenant s'atteler à constituer une majorité gouvernementale en négociant avec les partis représentés au Parlement ». « Avec cette nouvelle fonction, pointe le magazine Tel Quel, Fatima Ezzahra El Mansouri ajoute une troisième corde à son arc, et pas n'importe laquelle. Elle était déjà "raïssa" (maire) du conseil communal de Marrakech et, dans les faits, la véritable patronne du PAM ». Tel Quel qui qualifie la nouvelle Première ministre de « crainte, respectée, et parfois cassante ». Proche des cercles du pouvoir Tout commence pour elle en politique en 2009, relate le Desk, autre site marocain : elle a alors 33 ans. « Le conseil communal de Marrakech, sa ville natale, la porte à sa présidence. Elle devient la première femme à diriger la cité ocre et, accessoirement, la plus jeune maire que le Maroc ait connue. À l'époque, la jeune avocate n'a rien d'une femme politique. Élevée dans les écoles de la mission française, formée au droit à Rabat puis à Montpellier, elle maîtrise alors mal l'arabe, se souvient un proche de la famille. Mais elle a pour elle un nom et un réseau. » En effet, pointe Yabiladi, Fatima Ezzahra El Mansouri a baigné dans un milieu proche des cercles de pouvoir… « Surnommée "la fille du pacha", elle est la fille d'Abderrahman El Mansouri, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats de Marrakech, pacha de la ville, puis ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis ». « Première femme à administrer une ville marocaine de plus de 500 000 habitants, elle est aux avant-postes, rappelle Le Monde Afrique, lors du séisme du 8 septembre 2023, qui fit plus de 3000 morts dans la région de Marrakech. (…) Deux ans plus tard, elle est l'une des rares voix au gouvernement à faire son mea culpa, alors qu'une partie de la génération Z proteste contre les inégalités territoriales et la déliquescence des secteurs de l'éducation et de la santé. "Si nous avions réussi, cette colère n'existerait pas. Donc nous n'avons pas réussi", lançait, il y a un an, devant des jeunes du PAM, celle qui était alors ministre de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme ». « Qu'apportera-t-elle de différent ? » « Enfin, une femme à la tête du gouvernement », se réjouit l'éditorialiste du site marocain le 360 : « l'histoire retiendra qu'une femme a, pour la première fois, dirigé le gouvernement marocain. Mais la société marocaine jugera surtout son action. (…) Qu'apportera-t-elle de différent ? », s'interroge la journaliste. « Nous l'attendons sur l'école, la santé, l'emploi et le chômage des jeunes, le pouvoir d'achat, les inégalités sociales et territoriales, les services publics et la protection sociale. Nous l'attendons aussi sur la situation des femmes, les violences à leur encontre, les personnes handicapées, l'application effective de leurs droits, les enfants en situation de vulnérabilité et la lutte contre la précarité… Et sur cette question : comment faire du développement économique une amélioration réelle de la vie quotidienne des Marocains ? » Vaste programme… À cet effet, relève L'Opinion, « Fatima Ezzahra El Mansouri entame, dès ce matin, les consultations avec les partis politiques en vue de former le gouvernement. Elle recevra une délégation du RNI, le Rassemblement national des indépendants, puis celle du Parti de l'Istiqlal ». Les deux formations qui sont arrivées juste derrière le PAM à l'issue des législatives. D'autres consultations devraient suivre. Et ce nouveau gouvernement est donc très attendu… « Le Maroc n'attend pas seulement un gouvernement capable de gérer, pointe le site marocain Medias 24. Il attend surtout un gouvernement capable de réformer et de rétablir la confiance. Un gouvernement qui aura l'audace de mettre le pays sur les rails du progrès et de s'attaquer frontalement aux freins qui entravent encore son développement ».
À la Une de la presse : une manifestation d'étudiants contre le régime iranien à Téhéran, malgré la répression en cours ; la désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Première ministre du Maroc après la victoire de son parti aux législatives ; l'onde de choc, en France, après les révélations sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella ; et la lecture du roman anglais "Jane Eyre" au programme des écoliers chinois.
Le continent africain comptait déjà trois femmes cheffes de gouvernement : en Namibie, au Togo et en RDC. Il y en donc désormais une quatrième : Fatima Ezzahra El Mansouri, 50 ans, a été nommée hier à ce poste par le roi Mohammed VI. « La nomination de la cheffe de file du PAM, le Parti authenticité et modernité, intervient après la victoire de sa formation aux législatives du 23 septembre, précise le site marocain Yabiladi, avec 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. El Mansouri doit maintenant s'atteler à constituer une majorité gouvernementale en négociant avec les partis représentés au Parlement ». « Avec cette nouvelle fonction, pointe le magazine Tel Quel, Fatima Ezzahra El Mansouri ajoute une troisième corde à son arc, et pas n'importe laquelle. Elle était déjà "raïssa" (maire) du conseil communal de Marrakech et, dans les faits, la véritable patronne du PAM ». Tel Quel qui qualifie la nouvelle Première ministre de « crainte, respectée, et parfois cassante ». Proche des cercles du pouvoir Tout commence pour elle en politique en 2009, relate le Desk, autre site marocain : elle a alors 33 ans. « Le conseil communal de Marrakech, sa ville natale, la porte à sa présidence. Elle devient la première femme à diriger la cité ocre et, accessoirement, la plus jeune maire que le Maroc ait connue. À l'époque, la jeune avocate n'a rien d'une femme politique. Élevée dans les écoles de la mission française, formée au droit à Rabat puis à Montpellier, elle maîtrise alors mal l'arabe, se souvient un proche de la famille. Mais elle a pour elle un nom et un réseau. » En effet, pointe Yabiladi, Fatima Ezzahra El Mansouri a baigné dans un milieu proche des cercles de pouvoir… « Surnommée "la fille du pacha", elle est la fille d'Abderrahman El Mansouri, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats de Marrakech, pacha de la ville, puis ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis ». « Première femme à administrer une ville marocaine de plus de 500 000 habitants, elle est aux avant-postes, rappelle Le Monde Afrique, lors du séisme du 8 septembre 2023, qui fit plus de 3000 morts dans la région de Marrakech. (…) Deux ans plus tard, elle est l'une des rares voix au gouvernement à faire son mea culpa, alors qu'une partie de la génération Z proteste contre les inégalités territoriales et la déliquescence des secteurs de l'éducation et de la santé. "Si nous avions réussi, cette colère n'existerait pas. Donc nous n'avons pas réussi", lançait, il y a un an, devant des jeunes du PAM, celle qui était alors ministre de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme ». « Qu'apportera-t-elle de différent ? » « Enfin, une femme à la tête du gouvernement », se réjouit l'éditorialiste du site marocain le 360 : « l'histoire retiendra qu'une femme a, pour la première fois, dirigé le gouvernement marocain. Mais la société marocaine jugera surtout son action. (…) Qu'apportera-t-elle de différent ? », s'interroge la journaliste. « Nous l'attendons sur l'école, la santé, l'emploi et le chômage des jeunes, le pouvoir d'achat, les inégalités sociales et territoriales, les services publics et la protection sociale. Nous l'attendons aussi sur la situation des femmes, les violences à leur encontre, les personnes handicapées, l'application effective de leurs droits, les enfants en situation de vulnérabilité et la lutte contre la précarité… Et sur cette question : comment faire du développement économique une amélioration réelle de la vie quotidienne des Marocains ? » Vaste programme… À cet effet, relève L'Opinion, « Fatima Ezzahra El Mansouri entame, dès ce matin, les consultations avec les partis politiques en vue de former le gouvernement. Elle recevra une délégation du RNI, le Rassemblement national des indépendants, puis celle du Parti de l'Istiqlal ». Les deux formations qui sont arrivées juste derrière le PAM à l'issue des législatives. D'autres consultations devraient suivre. Et ce nouveau gouvernement est donc très attendu… « Le Maroc n'attend pas seulement un gouvernement capable de gérer, pointe le site marocain Medias 24. Il attend surtout un gouvernement capable de réformer et de rétablir la confiance. Un gouvernement qui aura l'audace de mettre le pays sur les rails du progrès et de s'attaquer frontalement aux freins qui entravent encore son développement ».
« Après plus de 23 ans de présence et 1700 milliards de dollars dépensés, relève le Wall Street Journal, l'Amérique met un terme à ce que les critiques ont qualifié de guerre sans fin en Irak, en fermant ce mercredi sa dernière grande base militaire ». L'Amérique qui « laisse derrière elle une nation en péril », pointe le quotidien américain. En effet, en Irak, les milices armées soutenues par l'Iran renforcent leur emprise, conséquence de « la guerre sans fin menée par les États-Unis contre l'Iran. (…) Les militants et les forces pro-iraniennes, relève le journal, ont lancé plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois de la guerre contre Téhéran ». Et les menaces contre les citoyens américains présents en Irak sont constantes : « l'ambassade américaine à Bagdad envoie désormais fréquemment des alertes de sécurité à des ressortissants américains et à d'autres personnes. Environ deux alertes par semaine concernent des enlèvements. Une équipe du Wall Street Journal a d'ailleurs dû quitter Bagdad précipitamment ce mois-ci après des menaces d'enlèvement proférés par une milice chiite ». De plus, les armes prolifèrent dans le pays : « le flux d'armes légères, de drones et de roquettes en provenance d'Iran s'est intensifié cet été, relève le Wall Street Journal. Et les attaques récentes ont impliqué des missiles à plus longue portée et des drones ». Témoin, les récentes attaques de drone sur l'Arabie saoudite, tirés depuis le territoire irakien. Dans l'ombre, l'agenda iranien « En Irak, le mirage du désarmement des milices », titre Libération à Paris. « L'annonce avait fait grand bruit : au début de l'été, le tout nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, avait officialisé un calendrier censé donner le monopole des armes au gouvernement. L'occasion semblait rêvée : jusqu'alors, les factions évoluant en marge de l'État conditionnaient la remise de leur arsenal au départ des troupes étrangères présentes sur le sol irakien, effectif donc ce mercredi ». Mais, relève Libération, « sans surprise, malgré le retrait en cours, une partie des factions pro-iraniennes, regroupées au sein de la Résistance islamique en Irak, fait toujours la sourde oreille ». En fait, pointe le journal, Irak, « Ali al-Zaidi est condamné à jouer les équilibristes. Soutenu par Washington – l'homme d'affaires serait adoubé par Donald Trump –, le chef du gouvernement n'aurait, en réalité, qu'une marge de manœuvre très limitée. Alors, où se trouve le véritable centre du pouvoir irakien, et qui décide ? La réponse semble se décliner en deux temps, répond Libé : à Bagdad, tout d'abord, où le juge Faiq Zaidan, président du Conseil supérieur de la magistrature, a pris en main tous les dossiers épineux – il a d'ailleurs poussé à la nomination d'Al-Zaidi au poste de Premier ministre – ; mais également à Téhéran, où les Gardiens de la révolution continuent de peser de tout leur poids sur les groupes armés autant que sur la coalition au pouvoir ». Une femme Première ministre au Maroc… On l'évoque largement dans la revue de presse Afrique, avec la réaction des médias marocains. El Pais à Madrid publie un long article sur le parcours politique de Fatima Ezzahra El Mansouri, maire de Marrakech, ministre de l'Urbanisme et du Logement et coordinatrice de la direction collective du PAM, le Parti Authenticité et Modernité, arrivé en tête aux récentes législatives. « Une femme dirigera donc le gouvernement marocain », commente le quotidien espagnol, et qui sera notamment « chargé de la Coupe du monde 2030, responsable d'un programme d'investissement d'environ 20 milliards d'euros dans les infrastructures sportives et de transport ». Toutefois, relève le Guardian à Londres, « organiser une Coupe du monde ne suffira pas à apaiser une génération désabusée ». En effet, constate le quotidien britannique, « un an après des manifestations de masse réclamant un changement de priorités politiques, la génération Z marocaine a massivement boycotté le scrutin de la semaine dernière ». Et « il y a peu de chances, pronostique le Guardian, que le roi et son futur gouvernement accèdent aux demandes de réaffectation des ressources d'une Coupe du monde qui profitera avant tout aux grandes villes et à une élite ».
Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé mardi Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement après la victoire de son parti aux élections législatives de la semaine dernière, marquant la première accession d'une femme à ces fonctions dans le pays.
Les tensions en mer Noire et les perturbations du détroit d'Ormuz font remonter les inquiétudes sur l'approvisionnement mondial en blé. Pour les pays africains, fortement dépendants des importations, la hausse des cours et surtout leur volatilité compliquent déjà les approvisionnements et ravivent le spectre d'une nouvelle crise alimentaire. Le prix du blé a augmenté de plus de 20% depuis le début de l'année. À cette hausse des cours s'ajoutent l'augmentation des coûts du fret et des assurances, dans un contexte de tensions sur plusieurs routes commerciales stratégiques. Cette hausse se répercute déjà sur les consommateurs africains. Pour Rémi Depoix, président de la société de négoce internationale Céréalis, spécialisée dans l'exportation de blé vers l'Afrique, le risque serait plus important encore en cas de rupture d'approvisionnement : « Il y a un impact, bien sûr, pour les opérateurs économiques, mais aussi pour le consommateur. Parce que même si le prix du pain a parfois été bloqué/fixé dans les pays, le consommateur va le payer plus cher. Mais cela pourrait être plus grave s'il y avait vraiment des ruptures d'approvisionnement dans certains pays. Cela voudrait dire qu'il pourrait y avoir un manque de pain pour l'Égypte, pour l'Algérie ou pour d'autres pays qui en sont de grands consommateurs. Cela pourrait avoir des conséquences sociales extrêmement graves. » Les minoteries africaines exposées à la volatilité Céréalis a exporté quelque 900 000 tonnes de céréales vers le continent l'an dernier. Selon Rémi Depoix, les minoteries africaines sont particulièrement exposées aux fluctuations des prix, car elles achètent principalement au plus près du marché, plutôt que dans le cadre de contrats à long terme. À cette dépendance aux importations s'ajoutent les difficultés des productions locales. La sécheresse a notamment affecté certaines récoltes africaines. Au Tchad, le gouvernement a interdit l'exportation de plusieurs céréales, dont le blé, afin de préserver les stocks disponibles. Le ministre tchadien de l'Économie, Tahir Hamid Nguilin, se veut toutefois rassurant sur la situation du pays : « Nous avons énormément de terre. Le Tchad a fait autour de trois millions de tonnes de céréales par an. C'est le premier pays d'Afrique centrale en termes de production alimentaire vivrière en céréales. C'est pour dire le niveau. Nous pensons qu'on a un gap de 100 000 tonnes sur la production de cette année, en sachant que les deux années précédentes, nous avons eu quelque part une certaine surproduction. Nous n'avons pas de crainte à ce niveau. » Des récoltes qui ne suffisent pas à réduire la dépendance Certains pays d'Afrique du Nord ont enregistré de bonnes récoltes, à commencer par le Maroc, qui devrait produire environ neuf millions de tonnes de blé cette année. Mais cette récolte ne devrait pas modifier en profondeur les besoins du royaume en importations, estime l'économiste Abdelmalek Alaoui, président de l'Institut marocain d'intelligence stratégique : « Bien qu'il y ait eu une campagne agricole importante l'an dernier, elle profite majoritairement aux industries exportatrices qui, elles, apportent des devises. Quant à la souveraineté alimentaire en matière de blé, le Maroc est structurellement déficitaire du fait des habitudes alimentaires des Marocains. Le Maroc est un importateur de blé tendre. Si les Marocains consommaient plus de blé dur, nous ne serions pas dans cette situation systémique de déficit. » Le souvenir du choc de 2022 reste présent. Au début de la guerre en Ukraine, le prix du blé était passé d'environ 170 à 400 euros la tonne sur les marchés à terme. Les cours restent aujourd'hui très éloignés de ces niveaux. Mais le contexte logistique s'est de nouveau tendu, notamment autour des ports russes. Les exportations de blé de la Russie, premier fournisseur mondial, ont chuté à 347 000 tonnes en septembre, contre plus d'un million de tonnes de plus un an auparavant. À lire aussiLes tensions avec l'Algérie redessinent les performances du blé français à l'export
Les rites et traditions du mariage de la Tunisie de l'Algérie et du Maroc s'exposent à l'Institut du Monde Arabe. L'évènement, Vive la mariée, rassemble vêtements, bijoux et parures prêtés par les grands musées du Maghreb. Une exposition à voir à l'IMA jusqu'au 28 février 2027. C'est une exposition réjouissante qui nous entraîne à travers la Tunisie, l'Algérie et le Maroc dans toutes les traditions liées à la célébration du mariage. Car avant même les réjouissances de la fête, les rituels qui précèdent l'union, le mariage est un art. Celui du vêtement, des bijoux, des parures qui matérialisent la transmission d'une génération à l'autre d'une famille à l'autre. Un art du symbole aussi pour offrir protection aux nouveaux époux et éloigner le mauvais œil. Grâce aux pièces prêtées par les grands musées du Maghreb, grâce au concours d'artistes contemporains, l'Institut du Monde arabe explore le mariage du point de vue des femmes. Avec derrière les objets les questions qui affleurent sur les luttes féministes et l'évolution du cadre légal du mariage. Vive la mariée est à voir jusqu'au 28 février 2027 à l'institut du Monde arabe à Paris. Elodie Bouffard, commissaire de l'exposition et Shourouk Rhaiem, artiste franco-tunisienne, étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI. ►Chronique Le monde en séries télé : direction Londres avec Jessica Taieb pour découvrir Youth. La série est disponible depuis le 21 septembre sur HBO Max. Une série humoristique sur les coulisses de la vie bien chargée d'une quinquagénaire ! ►Reportage : Marjorie Bertin est allée voir la pièce Paradis Plage de Kenza Berrada, en ce moment au théâtre de Strasbourg. ► Playlist du jour Rym - Houwa 2 Sidi Bémol - Chicoutimiya.
Les rites et traditions du mariage de la Tunisie de l'Algérie et du Maroc s'exposent à l'Institut du Monde Arabe. L'évènement, Vive la mariée, rassemble vêtements, bijoux et parures prêtés par les grands musées du Maghreb. Une exposition à voir à l'IMA jusqu'au 28 février 2027. C'est une exposition réjouissante qui nous entraîne à travers la Tunisie, l'Algérie et le Maroc dans toutes les traditions liées à la célébration du mariage. Car avant même les réjouissances de la fête, les rituels qui précèdent l'union, le mariage est un art. Celui du vêtement, des bijoux, des parures qui matérialisent la transmission d'une génération à l'autre d'une famille à l'autre. Un art du symbole aussi pour offrir protection aux nouveaux époux et éloigner le mauvais œil. Grâce aux pièces prêtées par les grands musées du Maghreb, grâce au concours d'artistes contemporains, l'Institut du Monde arabe explore le mariage du point de vue des femmes. Avec derrière les objets les questions qui affleurent sur les luttes féministes et l'évolution du cadre légal du mariage. Vive la mariée est à voir jusqu'au 28 février 2027 à l'institut du Monde arabe à Paris. Elodie Bouffard, commissaire de l'exposition et Shourouk Rhaiem, artiste franco-tunisienne, étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI. ►Chronique Le monde en séries télé : direction Londres avec Jessica Taieb pour découvrir Youth. La série est disponible depuis le 21 septembre sur HBO Max. Une série humoristique sur les coulisses de la vie bien chargée d'une quinquagénaire ! ►Reportage : Marjorie Bertin est allée voir la pièce Paradis Plage de Kenza Berrada, en ce moment au théâtre de Strasbourg. ► Playlist du jour Rym - Houwa 2 Sidi Bémol - Chicoutimiya.
durée : 00:15:45 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Élevé à Eilat, loin de Tel Aviv et Jérusalem, Gadi Eisenkot appartient à cet Israël séfarade longtemps regardé de haut par les élites ashkénazes et par l'armée. Homme encore discret, il débute sa carrière dans l'armée israélienne et gravit petit à petit les échelons. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
RADIO FOOT – lundi 28 septembre 2026. En direct à 16h10 TU et en vidéo sur YouTube Live RFI (rediff 21h10 T.U. sur les ondes). Au sommaire : - Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus. ; - Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus Buteurs : Ange Martial Tia et Dorgelès Néné (doublé), pour une réalisation de Sidny Cabral du côté des insulaires, qui étaient au Mondial. Retour sur terre pour les coéquipiers de Vozinha et Ryan Mendes ? -1ère loupée pour Claude Le Roy face aux Brave Warriors dans le G.G. Les Congolais ont cédé au retour des vestiaires, concèdent la défaite avant d'accueillir le Cameroun, autre vainqueur de la 1ère journée. - G.B. les Palancas Negras d'Aliou Cissé résistent à l'Égypte au Caire. Les ½ finalistes de l'édition marocaine ont buté sur la défense angolaise, et concèdent le 10è match nul (0-0) de l'ère Hossam Hassan. - Groupe A, le Maroc a lancé sa campagne par un succès à Rabat aux dépens des Panthères, privées de P-E Aubameyang et de Mario Lemina. Les Rouge et Vert ont fait la différence grâce à Noussair Mazraoui et Soufiane Rahimi. Les Gabonais devront se reprendre à Franceville face au Niger, qui a pris les 3 points à Accra face au Lesotho. - Groupe L : 1ère réussie pour le Nigeria d'Eric Chelle face aux Barea de Corentin Martins. Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Les Champions du monde vainqueurs de l'Angleterre dans son antre de Wembley. Une course-poursuite haletante, un penalty loupé de Kane, des Three Lions qui ont cédé dans le dernier ¼ d'heure. 39 matches sans défaite pour la Roja, coaching gagnant de Luis De la Fuente avec avec Baena et Oyazabal. - Klopp, le flop ? Le nouveau coach de la Mannschaft essuie un 1er revers face à une surprenante équipe de Grèce qui est allée chercher un nouveau succès à l'extérieur, après l'avoir emporté en Serbie jeudi. Privé de Musiala et Havertz, l'ex-coach des Reds admet que cette défaite « fait partie du processus. » - Le Portugal en tête du groupe 4 après 2 matches. Après un 1er match poussif remporté contre les Gallois, le groupe de Jorge Jesus, sans CR7 laissé sur le banc, s'est imposé à Oslo face aux ¼ de finalistes du dernier Mondial. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Alison Nkunku, Éric Rabsandratana et Salim Baungally. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina, coordination : Pierre Guérin.
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RADIO FOOT – lundi 28 septembre 2026. En direct à 16h10 TU et en vidéo sur YouTube Live RFI (rediff 21h10 T.U. sur les ondes). Au sommaire : - Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus. ; - Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Éliminatoires CAN 2027, groupe K, les Aigles réussissent leur entame à domicile face aux Requins bleus Buteurs : Ange Martial Tia et Dorgelès Néné (doublé), pour une réalisation de Sidny Cabral du côté des insulaires, qui étaient au Mondial. Retour sur terre pour les coéquipiers de Vozinha et Ryan Mendes ? -1ère loupée pour Claude Le Roy face aux Brave Warriors dans le G.G. Les Congolais ont cédé au retour des vestiaires, concèdent la défaite avant d'accueillir le Cameroun, autre vainqueur de la 1ère journée. - G.B. les Palancas Negras d'Aliou Cissé résistent à l'Égypte au Caire. Les ½ finalistes de l'édition marocaine ont buté sur la défense angolaise, et concèdent le 10è match nul (0-0) de l'ère Hossam Hassan. - Groupe A, le Maroc a lancé sa campagne par un succès à Rabat aux dépens des Panthères, privées de P-E Aubameyang et de Mario Lemina. Les Rouge et Vert ont fait la différence grâce à Noussair Mazraoui et Soufiane Rahimi. Les Gabonais devront se reprendre à Franceville face au Niger, qui a pris les 3 points à Accra face au Lesotho. - Groupe L : 1ère réussie pour le Nigeria d'Eric Chelle face aux Barea de Corentin Martins. Ligue des Nations, l'Espagne taille patron ! Les Champions du monde vainqueurs de l'Angleterre dans son antre de Wembley. Une course-poursuite haletante, un penalty loupé de Kane, des Three Lions qui ont cédé dans le dernier ¼ d'heure. 39 matches sans défaite pour la Roja, coaching gagnant de Luis De la Fuente avec avec Baena et Oyazabal. - Klopp, le flop ? Le nouveau coach de la Mannschaft essuie un 1er revers face à une surprenante équipe de Grèce qui est allée chercher un nouveau succès à l'extérieur, après l'avoir emporté en Serbie jeudi. Privé de Musiala et Havertz, l'ex-coach des Reds admet que cette défaite « fait partie du processus. » - Le Portugal en tête du groupe 4 après 2 matches. Après un 1er match poussif remporté contre les Gallois, le groupe de Jorge Jesus, sans CR7 laissé sur le banc, s'est imposé à Oslo face aux ¼ de finalistes du dernier Mondial. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Alison Nkunku, Éric Rabsandratana et Salim Baungally. Technique/réalisation : Philippe Randrianantenaina, coordination : Pierre Guérin.
durée : 00:04:25 - Les Matins de France Culture - Un an après les manifestations de GenZ 212 au Maroc, le mouvement s'est essoufflé sous l'effet de la répression. À Casablanca, de jeunes Marocains dénoncent des revendications ignorées, la précarité et leur défiance envers les partis, alors que le pays vote aux législatives. - équipe : Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Isadora Dartial s'est rendue à la 29è édition du Festival des musiques sacrées de Fès. Cette année, le festival a célébré l'héritage artisanal de Fès, et le geste créateur de l'artisan, à travers une grande fresque musicale et chorégraphique, du cœur de la médina aux confins de l'Orient et de l'Asie. Retour au début du mois de juin, le Festival des musiques sacrées de Fès célèbre sa 29e édition et, à l'image du soufisme, transcontinental : la rencontre des cultures. Outre la désormais traditionnelle venue du chanteur soufi Sami Yussuf, qui rencontre un succès phénoménal au Maroc, l'accent est mis cette année sur les Mâalemines, comprenez les gardiens du geste et du patrimoine. C'est donc dans la répétition d'un même mouvement, dans le souci du détail chers aux maître-artisans, musiciens et danseurs que nous plongeons : avec nous, l'artiste franco-grecque Dafné Kritharas évoque les liens tissés lors d'Anima Ex Materia, la création d'ouverture avec les autres artistes présents. Sanam Marvi, l'emblématique chanteuse pakistanaise qui conjugue le chant soufi au féminin, nous parle d'héritage spirituel et de Sama (audition mystique). Dans la maison Dar Adiyel, la danseuse étoile du ballet royal khmer du Cambodge, Chap Chamroeunmina revient sur les rituels associés à ces tableaux dansés et quelques instants plus tard, dans les jardins de Jnane Sbil, Eleman Kanybekov, qui jouait avec son frère Aibek, nous familiarise avec le komuz, ce luth à manche long d'Asie centrale utilisé dans la musique kirghize dont le jeu spécifique ressemble à une danse. Enfin, le saxophoniste et compositeur Léon Phal nous embarque avec son guide Chakib au cœur de la médina de Fès « le » temple de ces fameux gardiens du geste mis à l'honneur dans cette édition. L'occasion de découvrir quelques-unes de ses 9 400 ruelles et de parler de son nouveau disque sorti ce vendredi, « Bodies and Ideas ». Nos invité.es : Dafné Kritharas, la danseuse tzigane Cécil Ka, le directeur artistique Alain Weber, les frères Kanybekov, Chap Chamroeunmina, la chanteuse soufie du Pakistan Sanam Marvi et Léon Phal. ► Site internet du festival | Instagram. Une version « extended » de notre visite dans la Médina avec Léon Phal et son guide Chakib avec un passage par la très célèbre tannerie de Chouara, le quartier des ébénistes sans oublier le passage pour les ânes... Écoutez le Bonus - Festival des musiques sacrées de Fès - Visite de la Médina.
Isadora Dartial s'est rendue à la 29è édition du Festival des musiques sacrées de Fès. Cette année, le festival a célébré l'héritage artisanal de Fès, et le geste créateur de l'artisan, à travers une grande fresque musicale et chorégraphique, du cœur de la médina aux confins de l'Orient et de l'Asie. Retour au début du mois de juin, le Festival des musiques sacrées de Fès célèbre sa 29e édition et, à l'image du soufisme, transcontinental : la rencontre des cultures. Outre la désormais traditionnelle venue du chanteur soufi Sami Yussuf, qui rencontre un succès phénoménal au Maroc, l'accent est mis cette année sur les Mâalemines, comprenez les gardiens du geste et du patrimoine. C'est donc dans la répétition d'un même mouvement, dans le souci du détail chers aux maître-artisans, musiciens et danseurs que nous plongeons : avec nous, l'artiste franco-grecque Dafné Kritharas évoque les liens tissés lors d'Anima Ex Materia, la création d'ouverture avec les autres artistes présents. Sanam Marvi, l'emblématique chanteuse pakistanaise qui conjugue le chant soufi au féminin, nous parle d'héritage spirituel et de Sama (audition mystique). Dans la maison Dar Adiyel, la danseuse étoile du ballet royal khmer du Cambodge, Chap Chamroeunmina revient sur les rituels associés à ces tableaux dansés et quelques instants plus tard, dans les jardins de Jnane Sbil, Eleman Kanybekov, qui jouait avec son frère Aibek, nous familiarise avec le komuz, ce luth à manche long d'Asie centrale utilisé dans la musique kirghize dont le jeu spécifique ressemble à une danse. Enfin, le saxophoniste et compositeur Léon Phal nous embarque avec son guide Chakib au cœur de la médina de Fès « le » temple de ces fameux gardiens du geste mis à l'honneur dans cette édition. L'occasion de découvrir quelques-unes de ses 9 400 ruelles et de parler de son nouveau disque sorti ce vendredi, « Bodies and Ideas ». Nos invité.es : Dafné Kritharas, la danseuse tzigane Cécil Ka, le directeur artistique Alain Weber, les frères Kanybekov, Chap Chamroeunmina, la chanteuse soufie du Pakistan Sanam Marvi et Léon Phal. ► Site internet du festival | Instagram. Une version « extended » de notre visite dans la Médina avec Léon Phal et son guide Chakib avec un passage par la très célèbre tannerie de Chouara, le quartier des ébénistes sans oublier le passage pour les ânes... Écoutez le Bonus - Festival des musiques sacrées de Fès - Visite de la Médina.
durée : 00:04:25 - Le Reportage de la rédaction - Un an après les manifestations de GenZ 212 au Maroc, le mouvement s'est essoufflé sous l'effet de la répression. À Casablanca, de jeunes Marocains dénoncent des revendications ignorées, la précarité et leur défiance envers les partis, alors que le pays vote aux législatives. - équipe : Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un gros coup pour Mondial Sports ! La nouvelle star des arts martiaux mixtes, qui vient de marquer les esprits avec un succès retentissant début septembre 2026 à Paris, est avec nous ce samedi. Une seule reprise, 2 minutes 35 de combat et un KO qui a embrasé l'Accor Arena ! Le 5 septembre 2026, à l'occasion de l'UFC Paris, Salahdine Parnasse n'a pas raté l'occasion de frapper un grand coup, devant son public, au cœur de la ville lumière ! Pour sa première joute au sein de l'Ultimate Fighting Championship, la principale organisation dans l'univers du MMA, le natif d'Aubervilliers ne s'est pas manqué face au Néo-Zélandais Dan Hooker. Attendu au tournant C'est peu dire que Salahdine Parnasse est attendu au tournant ! À 28 ans, il bénéficie déjà d'une très solide réputation auprès des amateurs d'arts martiaux mixtes, fort de ses nombreux succès au sein d'une autre fédération réputée, la KSW. Désormais, il rêve de grimper encore plus haut. Pur produit du MMA Mais d'où vient celui qui s'auto-proclame « le meilleur combattant du monde » ? Un peu de la région parisienne, un peu du Maroc (terre d'origine de sa mère), un peu de la Guadeloupe (terre d'origine de son père). C'est aussi un pur produit du MMA, même s'il lui arrive également de s'essayer à la boxe anglaise. En dialogue avec Xavier Foupa-Pokam, pionnier du MMA en France et consultant de RFI, Salahdine Parnasse se raconte et dévoile ses ambitions dans Mondial Sports ! Le son sera accessible dans la page à partir de samedi 26/9 à 19H05.
Weltweit und Multi-kulti : apprenez - ré-apprenez grâce aux autres et à leurs différences. Cette semaine, Reportages VIP, acteur local à la culture internationale, vous propose une émission avec : * Dominique Vastel ayant travaillé à Cuba et au Maroc, * Julie, artiste captivante se produisant en France et à l'étranger avec le Choeur de l'Orchestre de Paris, * une chronique "Image des Jeux" à propos de Micheline Ostermeyer, pianiste et lanceuse de poids aux JO, * "1 auto, 1 histoire" concernant la Volkswagen ID.Buzz. Joli mois de septembre. Prenez soin de vous en écoutant RVVS et Reportages VIP !
Au Maroc, place désormais aux négociations. Sans majorité absolue, le parti Authenticité et modernité doit former une coalition, une décision qui dépendra du choix royal pour diriger le gouvernement. Et du côté des électeurs, on attend surtout des actes, sur l'emploi et le pouvoir d'achat
Au Maroc, les élections législatives ont enregistré seulement 38% de participation, le taux le plus faible de ces vingt dernières années. Un chiffre qui s'explique notamment par la faible mobilisation des jeunes, alors qu'il y a un an, la Gen Z 212 descendait dans la rue pour réclamer davantage de justice sociale et de meilleures perspectives. Comment expliquer ce désintérêt de la jeunesse pour les élections ? Peut-on parler d'une défiance envers la classe politique ? Avec Sophiane Amazian, journaliste au service Afrique de RFI.
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l'interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l'ONU, le chef de l'État estime que l'organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu'il défend également la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l'ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l'architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d'austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd'hui sur « les scénarios d'alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d'au moins 198 députés, pour obtenir l'investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n'est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d'achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C'est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l'élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d'abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L'élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C'est à la Une d'Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d'information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d'exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d'un arrêt coordonné de l'activité », principalement dans les mines d'or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d'une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s'appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
RADIO FOOT – jeudi 24 septembre 2026. En direct à 18h10 / 16h10 TU sur RFI et en vidéo sur YouTube Live RFI. Rediffusion à 23h10 / 21h10 TU sur RFI. Au sommaire : Bleus : Zidane, première à Izmit ! ; - CAN 2027 : les Mondialistes repartent au combat ! ; - CAN 2027 : neuf mois pour être prêts ! Bleus : Zidane, première à Izmit ! Vendredi (25 septembre 2026) face à la Turquie en Ligue des Nations, Zinédine Zidane vivra son premier match à la tête des Bleus. Mbappé à gauche et Dembélé en guise d'hors d'œuvre ? À quoi s'attendre ? Les premiers choix du nouveau sélectionneur seront scrutés à la loupe. CAN 2027 : les Mondialistes repartent au combat ! Le Sénégal de Patrick Vieira très attendu débute face au Mozambique sans Sadio Mané (blessé). Maroc, Algérie, Égypte : les cadors africains retrouvent les éliminatoires après le Mondial. La Coupe du monde 2026 a-t-il changé la hiérarchie africaine ? CAN 2027 : neuf mois pour être prêts ! Kenya, Tanzanie, Ouganda : la première CAN organisée à trois doit encore accélérer sur les stades et les infrastructures. La CAF maintient la pression. Pari ambitieux ou organisation trop lourde ? Autour d'Annie Gasnier pour en débattre : Yoro Mangara, Patrick Juillard et Philippe Doucet. Cédric de Oliveira sera en direct d'Izmit en Turquie. Rédaction en chef : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.
RADIO FOOT – jeudi 24 septembre 2026. En direct à 18h10 / 16h10 TU sur RFI et en vidéo sur YouTube Live RFI. Rediffusion à 23h10 / 21h10 TU sur RFI. Au sommaire : Bleus : Zidane, première à Izmit ! ; - CAN 2027 : les Mondialistes repartent au combat ! ; - CAN 2027 : neuf mois pour être prêts ! Bleus : Zidane, première à Izmit ! Vendredi (25 septembre 2026) face à la Turquie en Ligue des Nations, Zinédine Zidane vivra son premier match à la tête des Bleus. Mbappé à gauche et Dembélé en guise d'hors d'œuvre ? À quoi s'attendre ? Les premiers choix du nouveau sélectionneur seront scrutés à la loupe. CAN 2027 : les Mondialistes repartent au combat ! Le Sénégal de Patrick Vieira très attendu débute face au Mozambique sans Sadio Mané (blessé). Maroc, Algérie, Égypte : les cadors africains retrouvent les éliminatoires après le Mondial. La Coupe du monde 2026 a-t-il changé la hiérarchie africaine ? CAN 2027 : neuf mois pour être prêts ! Kenya, Tanzanie, Ouganda : la première CAN organisée à trois doit encore accélérer sur les stades et les infrastructures. La CAF maintient la pression. Pari ambitieux ou organisation trop lourde ? Autour d'Annie Gasnier pour en débattre : Yoro Mangara, Patrick Juillard et Philippe Doucet. Cédric de Oliveira sera en direct d'Izmit en Turquie. Rédaction en chef : David Fintzel — Technique/Réalisation : Laurent Salerno.
Episode 141: Entretien avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi Le projet « Archives d'histoire orale de la production intellectuelle maghrébine » vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Les entretiens sont réalisés avec des économistes, planificateurs, nutritionnistes, architectes, sociologues ruraux et d'autres chercheurs algériens, marocains et tunisiens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire leurs sociétés. Elle innove en rassemblant ces voix et en les portant à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré au Maroc en février 2022, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi, Professeur en énergétique à l'Institut Agronomique de vétérinaire (IAV) à Rabat et Secrétaire général de l'association Targa-AIDE (Association In terdisciplinaire pour le Développement) à Rabat. Veuillez consulter l'interview en PDF ainsi que la vidéo de l'entretien. Équipe : Habib Ayeb, Géographe, OSAE Max Ajl, Sociologue, OSAE Ernest Riva, OSAE Image : Ernest Riva Post-production : Benoît Kalka Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
Le 30 juillet dernier, plus de 70.000 personnes ont traversé la frontière entre le Maroc et l'Espagne pour entrer dans l'enclave de Ceuta. Dans cet épisode en deux parties de « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invitées reviennent sur cette crise migratoire et ses conséquences.Vous vous informez beaucoup… mais retenez-vous vraiment l'essentiel ? La Sélection des « Echos », c'est chaque jour les analyses et décryptages qui comptent vraiment, sélectionnés par notre rédaction. Retrouvez nos meilleures offres réservées à nos auditeurs.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en septembre 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitées : Cécile Thibaud (correspondante des « Echos » en Espagne) et Justine Babin (correspondante des « Echos » depuis Le Caire et dans la région du Maghreb). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Mario Moron/Zuma-REA. Sons : France TV, Medi1 Tv Afrique, Europe 1, France 24, ABC. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 30 juillet dernier, plus de 70.000 personnes ont traversé la frontière entre le Maroc et l'Espagne pour entrer dans l'enclave de Ceuta. Dans cet épisode en deux parties de « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invitées reviennent sur cette crise migratoire et ses conséquences.Vous vous informez beaucoup… mais retenez-vous vraiment l'essentiel ? La Sélection des « Echos », c'est chaque jour les analyses et décryptages qui comptent vraiment, sélectionnés par notre rédaction. Retrouvez nos meilleures offres réservées à nos auditeurs.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en septembre 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invitées : Cécile Thibaud (correspondante des « Echos » en Espagne) et Justine Babin (correspondante des « Echos » depuis Le Caire et dans la région du Maghreb). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Mario Moron/Zuma-REA. Sons : France TV, Medi1 Tv Afrique, Europe 1, France 24, ABC. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le PSG est officiellement en trêve internationale. Mais peut-on vraiment parler de pause lorsque dix-neuf joueurs du Paris Saint-Germain quittent le club pour rejoindre leur sélection et continuer à enchaîner les matchs, les déplacements et les minutes ? Paris ne rejouera pas en club avant le 10 octobre. Sur le papier, cela ressemble donc à une période idéale pour récupérer après un début de saison déjà intense. Dans la réalité, une grosse partie de l'effectif de Luis Enrique ne va quasiment pas s'arrêter. Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Maghnes Akliouche rejoignent l'équipe de France de Zinédine Zidane. Et les Bleus ne vont pas disputer un ou deux matchs. Ils en ont quatre au programme. La Turquie, la Belgique, l'Italie puis de nouveau la Belgique. Même situation pour Vitinha, João Neves et Nuno Mendes avec le Portugal. La Seleção doit affronter le Pays de Galles, la Norvège, le Danemark puis une nouvelle fois la Norvège. Quatre rencontres internationales dans une fenêtre qui porte pourtant le nom de trêve. Fabián Ruiz et Ferran Torres sont eux aussi concernés par quatre matchs avec l'Espagne. Illia Zabarnyi en possède quatre avec l'Ukraine. Achraf Hakimi va rejoindre le Maroc pour les éliminatoires de la CAN 2027 contre le Gabon et le Lesotho, avant un match amical contre le Ghana. Marquinhos part avec le Brésil pour trois rencontres amicales. Willian Pacho doit traverser le monde avec l'Équateur pour affronter la Corée du Sud puis le Japon. Matvey Safonov rejoint la Russie. Senny Mayulu part avec les Espoirs français. Même plusieurs jeunes du centre de formation sont appelés dans leurs différentes sélections. Voilà pourquoi cette trêve pose une vraie question au PSG. Qui va réellement se reposer ? Évidemment, tous les internationaux ne joueront pas l'intégralité de chaque rencontre. Certains resteront sur le banc. Les sélectionneurs effectueront des rotations. Et les joueurs restés à Paris pourront bénéficier d'un véritable travail de récupération. Mais pour les cadres les plus importants, la situation est différente. Dembélé est important avec les Bleus. Vitinha, João Neves et Nuno Mendes le sont avec le Portugal. Hakimi est un joueur majeur du Maroc. Marquinhos reste le capitaine du PSG et un cadre du Brésil. Pacho traverse plusieurs fuseaux horaires. Chaque sélection possède ses propres objectifs. Aucun sélectionneur national ne construit son équipe en pensant d'abord au calendrier du Paris Saint-Germain. Et c'est précisément là que se situe le problème pour Luis Enrique. Parce que le calendrier du PSG après la trêve est loin d'être tranquille. Paris retrouve d'abord Le Mans en Ligue 1 le 10 octobre. Quatre jours plus tard arrive un déplacement extrêmement important sur le terrain de Manchester City en Ligue des champions. Trois jours après City, Paris se déplace à Strasbourg. Et seulement trois jours plus tard, le FC Barcelone arrive au Parc des Princes en Ligue des champions. Le Mans. Manchester City. Strasbourg. Barcelone. Quatre matchs en onze jours. Et plusieurs joueurs auront disputé leur dernier match international seulement quelques jours avant le retour du championnat. La gestion physique va donc devenir un véritable enjeu. Qui Luis Enrique devra-t-il faire souffler contre Le Mans ? Peut-il réellement aligner tous ses cadres quatre jours avant Manchester City ? Faudra-t-il davantage faire confiance aux jeunes ? Et surtout, dans quel état reviendront les joueurs qui auront accumulé les déplacements les plus importants ? C'est l'un des grands paradoxes du football moderne. Les clubs disposent de trêves internationales. Les joueurs, eux, disposent surtout d'un autre calendrier. On enlève le maillot du PSG. On prend l'avion. On enfile celui de sa sélection. On joue parfois trois ou quatre rencontres. Puis on reprend l'avion et on revient immédiatement préparer le prochain match de club. Pour Paris, cette fenêtre internationale peut donc être une opportunité pour certains joueurs. Mais pour une grande partie de l'équipe titulaire, ce n'est certainement pas quinze jours de vacances. Et avec Manchester City puis Barcelone qui arrivent rapidement derrière, la véritable question n'est peut-être pas de savoir comment le PSG va profiter de cette trêve. C'est de savoir combien de ses joueurs vont réellement pouvoir souffler. Le PSG s'arrête. Ses joueurs, beaucoup moins. Alors pour vous : cette trêve internationale fait-elle du bien à Paris, ou risque-t-elle au contraire de fatiguer encore davantage l'effectif avant une séquence capitale ? Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Comme l'Afrique du Sud et l'Égypte, le Sénégal a connu cette année une fréquentation accrue de la part des touristes français (+18 % en 2025-2026). Ils se sont reportés vers les destinations africaines, face aux risques liés à la guerre au Moyen-Orient. Mais avec un million et demi de touristes en 2025, le Sénégal est loin de son objectif de 2 millions et demi de visiteurs annuels. Face à l'essoufflement du tourisme balnéaire, le pays de la Téranga veut diversifier son offre et sa clientèle. Dans le tourisme depuis plus de 40 ans, Boubacar Sabaly, directeur général de l'hôtel Bougainvillées à Saly-Portudal, sur la Petite Côte, au sud de Dakar, observe que beaucoup d'hébergements balnéaires ont fermé. « Dans notre zone, nous avons perdu 2 000 lits. Nous avons eu la fermeture de l'hôtel Aldiana, 300 chambres, la fermeture également du Domaine de Nianing, 300 chambres, liste ce professionnel de l'hôtellerie. Nous avons perdu deux hôtels Savana, 216 chambres. Nous avons perdu l'hôtel Teranga, 75 chambres. Nous avons perdu également l'hôtel L'Espadon… Ça fait beaucoup. » À lire aussiTourisme: le Maroc maintient le cap malgré les tensions géopolitiques Plus d'immersion culturelle Diversifier l'offre touristique du Sénégal est impératif, reconnaît Malick Mbaye, le secrétaire général de l'Agence sénégalaise de promotion touristique, et c'est l'objectif des États généraux du tourisme, qui se poursuivront jusqu'à la fin de l'année. « Le Sénégal est malheureusement positionné comme une destination "soleil d'hiver balnéaire", alors que le potentiel culturel que nous avons est beaucoup plus important que ce que nous avons sur le balnéaire, martèle-t-il. Et c'est ça qui fait l'originalité d'une destination. Les touristes d'aujourd'hui cherchent des expériences aussi bien sur la culture que sur la nature. Le Sénégal a un potentiel très important. » Le Sénégal cherche à mieux vendre ses rendez-vous culturels, Festival de jazz et Fanal de Saint-Louis, Biennale de Dakar, Festival des minorités, mais aussi à promouvoir l'immersion des touristes dans la culture et le mode de vie sénégalais. Et c'est ce qu'Oumy Sall, directrice de production de l'agence sénégalaise Sahel Découverte, veut proposer de plus en plus aux tour-opérateurs. « Nous faisons découvrir Saint-Louis à travers des programmes immersifs. Pendant le festival de jazz, c'est le développement économique, social, touristique et culturel de Saint-Louis. Il y a aussi les îles du Saloum, où nous avons la possibilité de faire des ateliers d'initiation aux foyers améliorés, de plantation de la mangrove, décrit-elle. En Casamance, on propose des ateliers dans les rizières ou des ateliers de transformation de la noix de cajou. Même à Saly, réputée station balnéaire, on a de l'immersion, avec des ateliers de batik sur la plage et on fait découvrir comment se passent les mariages. » Jeunes de la diaspora En recevant les Jeux olympiques de la jeunesse dans un peu plus d'un mois, le Sénégal veut prouver qu'il peut accueillir des événements d'ampleur et développer le tourisme d'affaires, mais aussi miser sur l'appétit culturel des nouvelles générations de la diaspora africaine, avec, en projet avec l'Unesco, une future scénographie ludique des grands héros d'Afrique au musée Théodore Monod de Dakar. Une plateforme numérique « Le Sénégal en un clic » devrait d'ici la fin de l'année rassembler toute l'offre touristique du pays et mobiliser les influenceurs. À lire aussiMadagascar: malgré les chocs des derniers mois, le tourisme repart sur la Grande Île
durée : 00:04:31 - Les Matins de France Culture - Un an après les manifestations de GenZ 212 au Maroc, le mouvement s'est essoufflé sous l'effet de la répression. À Casablanca, de jeunes Marocains dénoncent des revendications ignorées, la précarité et leur défiance envers les partis, alors que le pays vote aux législatives. - équipe : Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:31 - Le Reportage de la rédaction - Un an après les manifestations de GenZ 212 au Maroc, le mouvement s'est essoufflé sous l'effet de la répression. À Casablanca, de jeunes Marocains dénoncent des revendications ignorées, la précarité et leur défiance envers les partis, alors que le pays vote aux législatives. - équipe : Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À la veille des élections législatives, l'économie marocaine affiche une croissance solide et multiplie les grands projets. Mais cette réussite laisse une partie de la population à l'écart, notamment les jeunes, confrontés à un chômage massif.
Au Maroc, ce mercredi, près de 16 millions d'électeurs sont appelés à désigner les 395 députés de la Chambre des représentants, première étape vers la formation d'un nouveau gouvernement pour les cinq prochaines années. Les jeunes représentent une part limitée du corps électoral : 15 % des inscrits ont entre 25 et 34 ans, et 4 % entre 18 et 24 ans. Une répartition qui reflète en partie la structure démographique du pays.
Theo các số liệu chính thức, chỉ trong 8 tháng đầu năm nay (2026), Việt Nam đã tiếp đón gần 16 triệu du khách quốc tế, tăng 14,4 % so với cùng kỳ năm ngoái. Ngành du lịch Việt Nam còn có tham vọng sẽ tiếp đón tổng cộng 25 triệu du khách trong năm nay. Thế nhưng, khi trao đổi với RFI Việt ngữ, một số doanh nghiệp tham gia Hội chợ du lịch quốc tế IFTM Top Resa tại Paris ( 15-17/09/2026 ) đều than phiền là số khách của họ, ít ra là từ châu Âu, vẫn chưa tăng trở lại như trước đây, phần lớn là do tác động của chiến tranh Trung Đông. Trả lời RFI Việt ngữ tại hội chợ IFTM Top Resa, cô Đào Thị Thùy Linh, giám đốc công ty Asia Viva Travel, được thành lập năm 2019, chủ yếu phục cho du khách châu Âu ( Pháp,Ý, Tây Ban Nha, Bắc Âu…) , cho biết: “Con số của Nhà nước là con số ghi nhận khi nhập cảnh và xuất cảnh. Thực tế con số tại các doanh nghiệp thì có một sự sụt giảm, như tại công ty Asia Viva Travel. Chúng tôi có ghi nhận sự sụt giảm nghiêm trọng vào khoảng tháng 2 và tháng 3, thậm chí là tháng 5, tháng 6. Tuy nhiên, từ cuối tháng 6 đến tháng 9/2026, chúng tôi đã ghi nhận sự sôi động trở lại của những giao dịch từ những đơn vị đã chốt đơn cho cuối năm nay và năm sau. Thẳng thắn mà nói thì vẫn còn những sụt giảm và vắng vẻ hơn. Khách có xu hướng sẽ chốt sát nút hơn so với trước đây. Trước đây họ có thể chốt từ 3 đến 6 tháng trước, nhưng bây giờ họ có thể chốt tháng trước, tháng sau. Thời gian họ quyết định sẽ sát hơn, tùy thuộc vào chuyến bay, rồi sẽ nhìn vào tình hình quốc tế xem có ổn định chưa thì họ mới quyết định có chốt đi hay không. Với khoảng 30, 40 nhân sự khối văn phòng, với các anh chị em hướng dẫn viên, hay những bà con làm ở tuyến điểm, hoặc là chèo đò, lái xe, tôi nghĩ rằng đó là một sự thách thức đối với cả tất cả chúng tôi. Bởi vì tính chất và số lượng tour giảm, thậm chí khách cũng chọn lựa những phương thức tiết kiệm hơn, hoặc là họ dùng AI để có thể tự liên hệ, dẫn đến sụt giảm về việc làm, sụt giảm về kinh doanh. Có thể họ hỏi rất là nhiều, nhưng tỷ lệ chốt đơn lại giảm. Đó là một trong những thách thức để chúng tôi duy trì và vận hành doanh nghiệp của chúng tôi. Về phần mình, ông Edouard Georges, chủ tịch công ty lữ hành Phoenix Voyages, giải thích: “Chiến tranh Iran đã tác động rõ rệt đến lượng khách đến Việt Nam: Các hãng hàng không vùng Vịnh đã tạm ngưng hoặc cắt giảm chuyến bay, dẫn đến việc lượng du khách châu Âu đến Việt Nam sụt giảm đáng kể. Mọi người cảm thấy lo lắng, bất an khi phải quá cảnh tại Doha, Dubai hay các thành phố khác ở vùng Vịnh để nối chuyến đến Việt Nam. Tình trạng sụt giảm lượng khách này đang ảnh hưởng đến toàn khu vực, bao gồm cả Việt Nam, Cam Bốt và Thái Lan. Chúng tôi đã phải gánh chịu hậu quả từ tháng Hai hoặc tháng Ba. Đến nay, tình hình vẫn chưa thực sự khả quan hơn.Tôi nghĩ tình trạng này sẽ còn kéo dài thêm một thời gian nữa, mặc dù lịch bay đang dần ổn định và chúng tôi kỳ vọng sẽ sớm thấy lại tần suất hai hoặc ba chuyến mỗi ngày, thay vì chỉ một chuyến như hiện nay, đến Hà Nội và Thành phố Hồ Chí Minh chẳng hạn. Có hai yếu tố tác động ở đây, gồm bối cảnh quốc tế, nhưng cũng cần kể đến yếu tố giá cả. Giá vé máy bay đã tăng mạnh, dù là các chuyến bay thẳng của Vietnam Airlines, hay của các hãng như Singapore Airlines, Thai Airways hoặc Cathay Pacific. Giá vé rất cao, gần như tăng gấp đôi và tất nhiên, trong bối cảnh khủng hoảng kinh tế, du khách không còn đủ khả năng chi trả cho những chuyến đi xa như vậy. Thay vào đó, họ chỉ đi du lịch trong phạm vi châu Âu hoặc khu vực Địa Trung Hải, như Maroc, Ai Cập hay Hy Lạp, những điểm đến vẫn phù hợp với ngân sách du lịch của họ, dù giá cả tại đó cũng đã tăng lên.” Tuy nhiên, cô Đào Thị Thùy Linh, giám đốc công ty Asia Viva Travel, tỏ vẻ tin tưởng Việt Nam vẫn là điểm đến hấp dẫn đối với khách quốc tế: “Với những chính sách và với những nỗ lực từ chính phủ, từ những doanh nghiệp Việt Nam, hay với những sự kiện để quảng bá và phát triển hơn du lịch của Việt Nam đối với các đối tác trên toàn cầu có mặt tại Top Resa 2026, tôi rất tin tưởng. Qua trao đổi, làm việc và thậm chí là trao đổi rất sâu với một số đối tác thân thiết, họ cũng chia sẻ rằng Việt Nam là một điểm đến mới nổi và rất đa dạng về văn hóa, về ẩm thực, về mọi mặt, với một mức chi phí rất là hợp lý, trong bối cảnh toàn cầu nói chung gặp khó khăn như thế này. Ở Việt Nam bây giờ chúng tôi rất tự hào, vì sản phẩm rất đa dạng ở góc độ nghỉ dưỡng, du lịch y tế, thiền, yoga, trekking hay adventure, khám phá, mọi thứ đều có thể gói gọn ở hai chữ “Việt Nam”. Tôi tin đó là một cơ hội rất lớn và rộng mở cho tương lai của chúng tôi.” Tuy nhiên, ông Edouard Geroges, giám đốc công ty Phoenix Voyages lưu ý: "Tôi cho rằng Việt Nam mắc phải một sai lầm cơ bản, đó là mong muốn đón hàng triệu lượt khách du lịch. Tốt hơn hết là nên chọn lọc kỹ lưỡng hơn và đón ít khách hơn, những khách sẵn sàng chi tiêu nhiều hơn và lưu trú lâu hơn. Chúng ta cần tập trung thu hút những du khách chất lượng cao với thời gian lưu trú dài ngày, thay vì chỉ chạy theo các con số thống kê, tự hào về việc đón 25, 26 hay 30 triệu lượt khách. Xét cho cùng, những con số đó không mang nhiều ý nghĩa. Đó là sự hiểu lầm lớn về du lịch: số lượng đơn thuần không phải là yếu tố quan trọng nhất. Điều thực sự quan trọng là thời gian lưu trú và mức chi tiêu của du khách." Cho dù số khách quốc tế đến Việt Nam đang dần tăng trở lại, theo ông Edouard Georges, ngành du lịch Việt Nam cần tạo ra nhiều sản phẩm hơn để giữ chân du khách lâu hơn: “Mọi thứ đang dần thay đổi, nhưng chúng ta cần củng cố các sản phẩm và dịch vụ, cải thiện công tác truyền thông và, quan trọng nhất, là quảng bá du lịch Việt Nam theo ba vùng riêng biệt. Chúng ta cần quảng bá miền Bắc vào đúng mùa, làm nổi bật các cơ hội du lịch sinh thái tại đây. Chúng ta cũng cần quảng bá miền Trung, với những bãi biển tuyệt đẹp, vào thời điểm thích hợp, và cả miền Nam, có thể tập trung vào Đồng bằng sông Cửu Long cùng các hành trình đường sông, thậm chí mở rộng sang Cam Bốt. Thông qua quan hệ hợp tác với các nước láng giềng, chẳng hạn, miền Bắc có thể kết hợp rất tốt với Lào trong cùng một mùa du lịch. Chúng ta cần tạo ra nhiều sản phẩm hơn nữa để khuyến khích du khách quay trở lại Việt Nam. Bạn có thể dành 15 ngày ở miền Bắc để thăm các cộng đồng dân tộc thiểu số, một trải nghiệm vô cùng đặc biệt, hay ngắm nhìn Vịnh Hạ Long, phải ở lại ba đêm để khám phá trọn vẹn vẻ đẹp phong phú của khu vực này, thong thả tản bộ, đọc sách và chiêm ngưỡng cảnh quan. Hiện nay, du khách thường di chuyển qua Việt Nam quá nhanh. Chúng ta cần chuyển hướng sang mô hình du lịch "chậm", khuyến khích khách hàng và du khách lưu trú lâu hơn cũng như quay trở lại một, hai, ba, thậm chí bốn lần để thực sự củng cố lượng khách du lịch.” Vấn đề là ngành du lịch Việt Nam lại đang đối mặt với tình trạng thiếu hụt trầm trọng cả về số lượng lẫn chất lượng, đặc biệt trong các mùa cao điểm. Theo kết quả khảo sát của Hoteljob.vn (nền tảng tuyển dụng nhân sự hàng đầu trong ngành khách sạn và du lịch Việt Nam), gần 90% doanh nghiệp du lịch cho biết đang có nhu cầu tuyển dụng hoặc thiếu nhân sự. Thường xuyên thiếu nhân lực là trong lĩnh vực lưu trú, như nhân viên lễ tân, nhân viên buồng phòng, đầu bếp và nhân viên phục vụ trực tiếp. Cô Đào Thị Thùy Linh, giám đốc công ty Asia Viva Travel ghi nhận: “Sau Covid xong thì có rất nhiều người đổi nghề. Có thể họ đã làm quá lâu trong mảng du lịch nên họ muốn trải nghiệm sang một cái mảng mới. Anh em vẫn nói vui trong nghề rằng du lịch là một công việc "tuy vất vả mà được cái nghèo"! Nói vui thế thôi nhưng tôi nghĩ đó là một công việc thú vị. Chỉ có là khi mà lượng được đẩy lên quá cao, khi mà con số của năm 2025 là khoảng 21 triệu và chỉ tiêu đề ra cho năm 2026 là 25 triệu, thì nhân sự sẽ phải tăng lên để có thể đủ đáp ứng được những nhu cầu mới, khách hàng mới, những đối tác mới. Theo tôi, đó cũng là một trong các thách thức Việt Nam sẽ phải đối diện và phải cân bằng trong thời gian tới. Sự thành công của một tour được quyết định rất nhiều bởi năng lực của guide ( hướng dẫn viên ). Theo tôi đánh giá, với nhu cầu của khách hàng như thế, ở Việt Nam đang bị thiếu một chút về những guide ngôn ngữ hiếm, như tiếng Pháp, tiếng Ý, tiếng Tây Ban Nha, thậm chí tiếng Đức… Đó là một trong những điểm mà tôi thấy sẽ cần một sự phối hợp liên ngành từ chính phủ, từ các trường hay từ bộ Giáo Dục để gia tăng đào tạo, hoặc là có thể áp dụng công nghệ nhiều hơn để tăng cường khả năng phục vụ khách hàng đến với Việt Nam.” Về vấn đề này, ông Edouard Georges, chủ tịch công ty lữ hành Phoenix Voyages nêu ý kiến: “Việt Nam vẫn sở hữu nguồn nhân lực dồi dào với dân số hơn 100 triệu người. Tuy nhiên, các công việc trong ngành du lịch và khách sạn không thu hút nhiều người, đó cũng là một xu hướng chung trên toàn cầu. Những công việc này thường có mức lương thấp và đòi hỏi thời gian làm việc dài, vì vậy giới trẻ thường hướng đến các lĩnh vực công nghệ cao hoặc công nghệ thông tin, với mong muốn làm ít hơn mà thu nhập lại cao hơn. Ngoài ra còn có tình trạng thiếu hụt nhân sự chất lượng cao, cụ thể là những hướng dẫn viên xuất sắc, vừa giỏi ngoại ngữ vừa có kiến thức sâu rộng về văn hóa và lịch sử đất nước. Tôi cho rằng vai trò của hướng dẫn viên đang trải qua một cuộc chuyển đổi toàn diện. Nhờ có công nghệ, như mạng wifi phủ sóng khắp nơi, Google và trí tuệ nhân tạo, khách hàng có thể dễ dàng tiếp cận thông tin. Du khách hoàn toàn có thể tự mình tìm hiểu các chi tiết về mốc thời gian, các triều đại và những sự kiện lịch sử khác. Hệ quả là vai trò của hướng dẫn viên cần chuyển hướng sang việc hỗ trợ du lịch và cung cấp dịch vụ cá nhân hóa, thay vì duy trì phong cách truyền thống mang tính hàn lâm như chỉ liệt kê các triều đại Việt Nam hay ngày tháng của các trận đánh và cuộc chiến. Chúng ta cần suy nghĩ lại về cách đào tạo hướng dẫn viên cũng như cách tiếp cận nghề nghiệp này. Chúng tôi đang phối hợp chặt chẽ với các cơ quan chức năng để xây dựng những chương trình đào tạo mới, phù hợp với những thay đổi này, nhằm thu hút một thế hệ hướng dẫn viên mới. Các hướng dẫn viên kỳ cựu nói tiếng Pháp đang dần rời bỏ nghề. Tôi đã làm trong ngành 25 năm và biết rõ tất cả họ. Họ có bề dày kinh nghiệm, nhưng giờ đây phần lớn họ đã, hoặc sắp nghỉ hưu. Chúng ta cần chuyển giao thế hệ và đổi mới nghề này một chút. Tuy nhiên, đây cũng là một vấn đề nan giải, vì hiện nay ít người còn hứng thú học các ngoại ngữ như tiếng Pháp, tiếng Tây Ban Nha hay tiếng Đức. Trước đây, chúng ta có những người Việt từng làm việc tại Cuba hay Đông Đức và nói tiếng Đức hoặc tiếng Tây Ban Nha rất giỏi. Giờ đây, những thế hệ đó đang dần nghỉ hưu. Một số người vẫn làm việc cầm chừng, nhưng không còn hoạt động tích cực trong nghề nữa. Vì vậy, chúng ta cần tìm kiếm những người trẻ có đam mê học ngoại ngữ. Tuy nhiên, lại nảy sinh vấn đề về trí tuệ nhân tạo: Chỉ cần nói tiếng Việt vào micro là có thể dịch ngay sang tiếng Pháp hoặc tiếng Tây Ban Nha. Liệu điều này sẽ trở thành chuẩn mực hay chỉ là một xu hướng nhất thời? Dầu sao sự tương tác giữa người với người chắc chắn vẫn là một phần quan trọng khi đến thăm một quốc gia.”
Les familles de 37 orpailleurs morts en détention à Minna dans le centre du Nigeria réclament des explications et justice. Le gouvernement a nommé une commission indépendante pour mener l'enquête.
Israël et le Maroc vont ouvrir des ambassades dans leurs pays respectifs, a annoncé mercredi le ministère israélien des Affaires étrangères, après une rencontre entre les deux chefs de la diplomatie, sous l'égide américaine. Les deux pays avaient normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre Israël et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.
Avec un objectif de 26 millions de visiteurs en 2030, année de la Coupe du monde de football coorganisée avec l'Espagne et le Portugal, le Maroc affiche des ambitions touristiques parmi les plus élevées au monde. Le royaume attire chaque année près de trois millions de visiteurs supplémentaires. L'attractivité du Maroc semble pour l'heure résister aux crises géopolitiques. Les prix des billets d'avion à destination du royaume ont même baissé malgré l'augmentation du prix du kérosène. Au premier semestre 2026, la croissance du nombre de visiteurs a toutefois légèrement ralenti, passant d'une progression à deux chiffres à une croissance à un chiffre. Les recettes touristiques ont, elles, bondi de 15 %. Achraf Fayda, directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT), se félicite du maintien de cette dynamique : « Malgré le contexte géopolitique global qui a ralenti un petit peu cette croissance, on est passé d'une croissance à double chiffre à une croissance à un seul chiffre. Mais on est content quand même de pouvoir maintenir la croissance tout en sachant que les recettes sont en train de croître à double chiffre, chose qui nous rassure quant à notre capacité de pouvoir attirer dans un contexte relativement fragile et difficile. » Pour Vanguelis Panayotis, président du cabinet MKG spécialisé dans le tourisme et l'hôtellerie, cette performance est le résultat d'une stratégie planifiée sur le long terme, accompagnée d'importants investissements en amont de la Coupe du monde 2030 : « Ça permet de donner une impulsion. On voit qu'on a beaucoup de choses qui sont faites dans la santé, dans les transports, avec cette connexion en train grande vitesse qui part de Marrakech et qui remonte sur Casablanca, Rabat, détaille-t-il. Ce sont des éléments structurants qui permettent de mettre en marché de façon touristique une destination et de ne plus avoir uniquement une ou deux destinations phares comme peut l'être Marrakech, mais de permettre le développement et l'irrigation économique sur l'ensemble du territoire de cette opportunité d'activité touristique. » À lire aussiLe Maroc devient la première destination touristique d'Afrique L'Espagne, un point de vigilance depuis Une ombre au tableau tout de même : les événements de Ceuta, fin juillet. Des dizaines de milliers de migrants ont tenté d'entrer illégalement dans l'enclave espagnole, à pied ou à la nage depuis le Maroc. S'en est suivie une crise diplomatique entre Rabat et Madrid. Les réservations des touristes espagnols pour l'automne accusent depuis un net recul, selon Vanguelis Panayotis : « La clientèle espagnole faisait partie des clientèles qui étaient parmi les plus fortes augmentations. Là, effectivement, on l'observe, il y a un coup d'arrêt parce qu'il y a ce contexte-là, admet l'expert. S'il ne perdure pas et que les choses se normalisent, on est assez confiant que dans un an, tout ça sera loin derrière tout le monde. » L'Office national marocain du tourisme ne confirme pas cette baisse des réservations espagnoles et mise sur la diversification des marchés et des destinations. « Presque 70 % du chiffre est concentré sur trois destinations, donc trois destinations et trois expériences, explique Achraf Fayda. D'ici 2030, on veut évoluer vers les douze régions qu'on veut mettre en avant, des destinations touristiques, et dix expériences. » Dernier exemple de cette stratégie : Dakhla, au Sahara occidental, qui attire bon nombre de kitesurfeurs français depuis l'ouverture d'une liaison aérienne directe il y a un an. À lire aussiLe Maroc met en garde l'Espagne contre une instrumentalisation politique de la crise migratoire
Et si le prochain Premier ministre du Maroc était une femme ? Ce serait une première dans l'histoire du royaume et cela pourrait bien arriver dans quelques jours. Mercredi 23 septembre, les Marocains vont élire leurs nouveaux députés. Qui a le plus de chances de gagner ces législatives, avec quel enjeu pour les cinq ans à venir ? Abdellah Tourabi enseigne à l'université Hassan 2 de Casablanca et tient une chronique dans le journal Tel Quel et sur la chaîne de télévision 2M. En ligne de Rabat, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Vu le leadership du roi Mohammed VI sur la vie politique marocaine, à quoi va servir le gouvernement qui va sortir de ces législatives ? Abdellah Tourabi : Bien sûr que les élections sont très importantes. Il y a une constitution et un changement constitutionnel qui a eu lieu en 2011, dans le sillage du Printemps arabe. Et, donc, dans cette Constitution, il y avait une évolution qui était majeure. Le roi reste une institution qui est une clé de voûte du système politique marocain. Elle est importante, elle est centrale. Mais aussi, les élections ont donné une légitimité qui est très particulière au chef du gouvernement et au gouvernement, qui sont responsables de tout le pouvoir exécutif. C'est la constitution du Maroc. C'est un changement qui était majeur à l'époque, en 2011. Le chef de gouvernement est issu du parti qui est premier aux élections. C'est un peu comme le système que l'on voit dans d'autres pays de type monarchie parlementaire, que ce soit l'Angleterre, l'Espagne ou d'autres pays. C'est-à-dire que même le roi est contraint par cette règle. Le roi doit choisir quelqu'un qui est issu du parti qui est arrivé premier. Ces élections sont donc importantes parce qu'elles vont nous donner, bien sûr, un nouveau chef de gouvernement, ou peut-être le même qui sera reconduit. Enfin, cela dépendra des élections. Mais cela nous donnera aussi un Parlement, qui est responsable entièrement de la loi. Contrairement à ce qui se passait au Maroc dans les années 1990 ou les années 2000, tout le pouvoir législatif appartient au Parlement. On l'a vu il y a un an avec les manifestations Gen Z, dont la répression a fait trois morts, la question sociale est brûlante. Est-ce que le parti au pouvoir RNI, du Premier ministre Aziz Akhannouch, ne risque pas de perdre ces élections ? Évidemment que la question sociale est très, très importante. On l'a vu. On l'a aussi vu avec les événements de Ceuta. En juillet dernier, des milliers de jeunes Marocains ont risqué leur vie, ont passé vers la ville, l'enclave de Ceuta. La question sociale est donc très importante. Bien sûr, il y a un problème d'éducation, un problème de chômage, un problème de création d'emplois. Selon le gouvernement sortant, il a fait de son mieux pour pouvoir résorber ces problèmes en généralisant la protection sociale, en introduisant une réforme du système éducatif, en créant de l'emploi. Mais du point de vue interne, cela reste insuffisant pour résorber, d'abord, cette masse de jeunes Marocains qui arrivent à l'emploi. On l'a vu récemment avec le classement PISA. Le Maroc était extrêmement mal classé dans ce classement international. Le gouvernement est en train de présenter son bilan pour demander une reconduction au pouvoir et pour arriver premier. Mais on verra. Enfin, je pense aussi qu'il y a beaucoup de frustrations, beaucoup d'insatisfactions chez les électeurs marocains, qui pourraient se traduire au moment du vote. À lire aussiMaroc: à une semaine des législatives, la hausse promise du salaire minimum peine à convaincre les jeunes Et du coup, est-ce que les islamistes du PJD, d'Abdelilah Benkirane, ne sont pas en mesure de revenir au pouvoir ? Alors vraiment, c'est un facteur X dans ces élections. Le PJD a gouverné le pays pendant deux mandats, 2011, 2016, et après 2016, 2021. Après, il y a eu un effondrement spectaculaire de ce parti, qui a perdu 102 sièges au Parlement. Il était premier pendant deux mandats, il est arrivé huitième aux élections de 2021. Il a perdu un million de voix. Bien sûr, il y a le retour d'Abdelilah Benkirane, qui était l'ancien chef du gouvernement, le retour à la tête du PJD. Maintenant, il est en train de mener une campagne qui est dynamique. Personnellement, je ne crois pas que le PJD va arriver premier, ni deuxième pendant ces élections, mais il pourrait probablement améliorer son score. Il mène actuellement une campagne qui est assez dynamique, que ce soit sur les réseaux sociaux ou que ce soit sur le terrain. Encore une fois, c'est un facteur X pendant ces élections. Je ne pense pas qu'il va arriver premier ou deuxième pendant ces élections. Je pense que l'objectif du PJD, du parti islamiste, en ce moment, c'est de renforcer sa place dans l'opposition et d'améliorer, évidemment, son score. Enfin, de revenir, parce que c'était un déclin vraiment spectaculaire lors des élections de 2021. Dans les partis de la coalition actuelle au pouvoir, il y a le PAM, fondé par un des conseillers du roi, Fouad Ali El-Himma. Est-ce que l'homme qui monte dans ce parti, ce n'est pas Fouzi Lekjaa, le président de la très puissante Fédération marocaine de football ? Est-ce qu'il vise le poste de Premier ministre ? Oui, c'est un candidat légitime à ce poste. Il faut dire qu'on le connaît dans le continent africain. C'est un des visages les plus connus du football africain, du football mondial. C'est le président de la Fédération marocaine qui a fait un travail exceptionnel dans le football marocain, et tout le travail fait sous sa présidence. Maintenant, l'arrivée de Fouzi Lekjaa a donné une impulsion supplémentaire à ce parti. Il est en concurrence avec Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement. On voit très bien que ce sont les deux partis de la majorité qui sont en concurrence. Fouzi Lekjaa, de par ses fonctions, de par aussi sa popularité, qui est acquise grâce au football, est un candidat sérieux au poste de chef du gouvernement. Mais après cela dépendra. Est-ce que le parti va le préférer à Fatima Ezzahra El Mansouri qui est la cheffe de parti ? Cela dépendra aussi de l'investiture royale. Qui est la cheffe du parti actuellement, dites-vous ? Fatima Ezzahra El Mansouri. C'est un trio qui gouverne le parti, mais c'est elle qui coordonne cette direction. Fatima Ezzahra El Mansouri, qui est ministre de l'Habitat et maire de Marrakech, pourrait aussi être candidate au poste de chef du gouvernement. Ce serait dans ce cas la première fois qu'une femme dirigerait un gouvernement au Maroc ? Bien sûr. Enfin, cela dépend de l'arrivée du PAM premier aux élections. On parlait de Fouzi Lekjaa, qui préside la Fédération marocaine de football. Cela tombe au moment où le futur gouvernement devra organiser la Coupe du monde 2030 de football ? Oui, pour cette raison on appelle ce gouvernement le gouvernement du Mondial. C'est le gouvernement qui va gérer les affaires publiques, mais aussi lancer ou continuer tous les chantiers lancés par le Royaume : les infrastructures, la construction des terrains, la construction de nouveaux aéroports. Le Maroc compte énormément sur l'organisation de la Coupe du monde pour renforcer son développement économique, pour renforcer sa croissance et créer de l'emploi. Donc Faouzi Lekjaa est un candidat potentiel pour l'occupation du poste de chef de gouvernement. À lire aussiCoupe du monde 2030 de football: le Maroc veut augmenter sa capacité hôtelière de 60000 lits Depuis la crise de Ceuta de juillet dernier, le rush de quelque 70 000 migrants marocains sur l'enclave espagnole, le débat fait rage dans la classe politique espagnole. Qu'en est-il dans la classe politique marocaine pendant cette campagne au Maroc ? Bien sûr, au Maroc, cela a été un choc, pour ne pas le cacher. Ce qui s'est passé, les images qu'on a vues, est un choc pour l'opinion publique. Malheureusement, ce débat n'a pas été pris en compte par la classe politique marocaine. On n'a pas assisté à d'énormes débats, et il est en train d'être utilisé dans la campagne électorale pour fragiliser le gouvernement. On a vu des partis d'opposition qui attaquent le gouvernement sur ce terrain-là en disant que ces jeunes-là, s'ils avaient une meilleure éducation, s'ils avaient accès à l'emploi, on n'aurait pas vu ces images. Mais le débat n'est pas de la même intensité qu'en Espagne, parce qu'on sait très bien qu'en Espagne, celui qui est visé, c'est Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, et son parti. C'est donc une occasion de le fragiliser davantage. Comme vous le savez, en Espagne, beaucoup pensent que les autorités marocaines ont volontairement fermé les yeux sur le passage de la frontière espagnole par ces quelque 70 000 migrants. Qu'est-ce que vous en pensez ? Franchement, je trouve cela, pour utiliser la formule de Jacques Chirac, « abracadabrantesque », cette idée, cette vision que le Maroc aurait permis pour différentes raisons. Première chose, le timing. Ces événements ont eu lieu au moment où le Maroc célébrait la Fête du Trône. Le jour même de la Fête du Trône, le roi lui-même faisait un discours qui incite à l'espoir, qui disait que le Maroc est sur la bonne voie, etc. Je ne pense pas que le Maroc organiserait ce genre de choses un jour aussi important, durant une célébration aussi importante que la Fête du Trône. Les festivités se déroulaient à quelques kilomètres de Ceuta. Deuxième chose, ce sont des Marocains qui se sont enfuis. Ce sont des enfants du Maroc qui se sont enfuis. Donc cela a fait beaucoup de mal au Maroc. Les images n'ont pas choqué seulement les Espagnols, mais ils ont choqué aussi les Marocains. On voyait des Marocains en train de fuir le Maroc parce qu'ils n'avaient pas d'avenir, parce qu'ils pensaient que, en Espagne, la situation serait meilleure. Et donc j'imagine mal pourquoi le Maroc organiserait ce genre de choses. Troisième élément, les relations entre le Maroc et l'Espagne n'ont jamais été aussi fortes que sous le gouvernement de Pedro Sánchez. Pedro Sánchez a reconnu le plan d'autonomie du Sahara. Donc, je ne vois aucunement quel intérêt a le Maroc à fragiliser ce gouvernement avec lequel tout se passe bien. Est-ce que la question du Sahara fait polémique ou au contraire consensus pendant cette campagne électorale ? Ah, non, non. Cela fait partie des trois choses qu'on considère comme des constantes, comme des choses sacrées au Maroc, c'est-à-dire la religion, l'Islam – c'est dans la constitution du Maroc –, la monarchie et le Sahara. Bien sûr, il y a un consensus total sur cette question-là. Même les opposants vraiment les plus farouches au pouvoir au Maroc considèrent que le Sahara fait partie du territoire marocain. Sur cela, il n'y a aucun débat au Maroc. À lire aussiCeuta: la colère monte contre les migrants, le gouvernement espagnol s'efforce de trouver des solutions
Au Gabon, ancienne colonie française, s'est joué un épisode méconnu de l'histoire de France. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le territoire gabonais était sous le contrôle des hommes du maréchal Pétain. Après l'appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, plusieurs colonies françaises d'Afrique se rallient à la France libre, mais pas le Gabon. Une bataille sera lancée à Mayumba qui deviendra, selon un historien gabonais, la première victoire du général de Gaulle sur le maréchal Pétain. De notre envoyé spécial à Mayumba, au sud du Gabon, Septembre 1940. Il y a 86 ans, le territoire du Gabon est encore sous le contrôle du maréchal Pétain. « Après l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, les colonies de l'Afrique équatoriale française ont rapidement rejoint le mouvement gaulliste de libération. Mais il n'y a que le Gabon qui a fait de la résistance », explique l'historien Chérubin Délicat. L'assaut sur Mayumba, comptoir colonial très prospère grâce à l'exploitation forestière, est en préparation depuis Brazzaville, capitale de la France libre. De son côté, l'administration de Pétain amasse au large de Mayumba des dizaines de soldats venus de Dakar. Le 15 septembre 1940, le colonel Parant, à la tête d'un commando de 10 personnes venues de Pointe-Noire, se pose nuitamment à Mayumba. Le 16 septembre au petit matin, Parant et ses hommes attaquent par surprise. « Ils passent par l'arrière de la maison. Poeydomenge se trouvait en train de prendre le petit déjeuner, décrit l'historien. Le commandant Parant arrive à l'improviste, sort son revolver, le braque à la tempe de Poeydomenge et lui demande de capituler. Il lui dit : "Moi, j'ai plusieurs bataillons et détachements à l'aéroport qui sont déjà rentrés dans la ville et vous n'avez aucune chance de vous en sortir". Donc, c'est sur la base d'un canular que Poeydomenge a dû capituler. » À lire aussiSeconde Guerre mondiale: le rôle de l'Afrique dans la victoire de 1945 Une croix de Lorraine à Mayumba Sur le site de la capitulation, les vainqueurs érigent une croix de Lorraine. « Les partisans du général de Gaulle ont érigé cette stèle, montre Éric André Zue, préfet de Mayumba. À partir de là, il était indéniable que les partisans du général de Gaulle s'étaient installés à Mayumba, en lieu et place des Pétainistes. » Mayumba est selon l'historien Délicat la première victoire militaire de de Gaulle sur le maréchal Pétain. « Mayumba symbolise la montée de la deuxième division Leclerc jusqu'en Tunisie, au Maroc, où en 1944, les troupes coloniales vont rejoindre la Bretagne et la Provence pour libérer la France », précise-t-il. En reconnaissance de cette belle épopée, les amis de la Fondation de Gaulle ont érigé en 2010 sur les hauteurs de Mayumba une réplique de la croix de Lorraine, semblable à celle de Colombey-les-Deux-Églises où repose le général de Gaulle. À lire aussiGabon: de nombreux Sénégalais se rendent à Mayumba, lieu de captivité de Cheikh Amadou Bamba
124 milliards de dollars : c'est le montant des transferts d'argent qui ont été effectués vers l'Afrique en 2025. C'est une hausse de 86 % par rapport à il y a 10 ans, révèle une étude du Fonds international de développement agricole (Fida) publiée en ce début de semaine. Cinq pays (Égypte, Nigéria, Maroc, Éthiopie, Kenya) reçoivent les trois quarts des transferts. Cependant d'autres régions, l'Afrique de l'Ouest en particulier, ont enregistré un boom important. Dans la Goutte-d'Or à Paris pullulent les officines de transfert d'argent. Dans cette petite boutique de la rue Doudeauville, le guichet ne désemplit pas. Les habitudes sont rodées. Pièce d'identité, numéro de téléphone, Mohamed sort un billet de 50 euros. Il transfère chaque mois de l'argent vers le Sénégal. « Pas beaucoup d'argent », estime-t-il. Pour ce boucher, arrivé il y a 10 ans à Paris, la question de faire des transferts d'argent à la famille ne se pose même pas. « Il y a des gens au bled qui sont malades. On envoie de l'argent pour des médicaments. C'est ça le but. S'il y a des problèmes, ils nous le disent et [on essaie] de régler ça. C'est un peu dur mais on les soutient parce qu'on est là pour eux. On travaille pour la famille », témoigne Mohamed. Les flux d'argent de la diaspora en Afrique de l'Ouest ont explosé ces dernières années. +65 % au Sénégal, +417 % en Côte d'Ivoire. Plusieurs raisons à cela, selon Luc Kpenou, consultant en systèmes de paiement et service digital. « Le mobile money, forcément, a ramené de la proximité. On n'est plus limité simplement au fait qu'on n'est pas bancarisé. Et la faiblesse des agences bancaires a été remplacée par le maillage des distributeurs de mobile money qui sont un peu partout. Donc déjà, cette proximité, cette facilité d'usage est vraiment l'un des critères les plus importants », explique l'expert. Autre facteur, la concurrence qui s'est faite dans la région. « C'est plutôt un facteur stabilisateur » « Plusieurs acteurs ont été obligés de réajuster leur modèle économique pour s'aligner un peu sur les nouveaux entrants qui sont venus et qui étaient quand même assez agressifs en termes de tarification. Ça a été profitable pour les usagers. Quand le transfert coûte moins cher, forcément vous avez tendance à transférer un peu plus et plus souvent », poursuit Luc Kpenou. Autre facteur, les corridors de travailleurs saisonniers dans la région qui dynamisent ces flux financiers. Ces transferts d'argent représentent parfois près d'un quart du PIB des États, c'est le cas aux Comores, par exemple, en Gambie ou au Liberia. Pour Frédéric Ponsot, expert du Fida, cette dépendance aux flux de la diaspora n'est pas une fragilité. « C'est plutôt un facteur stabilisateur, assure-t-il. Dans le même temps, comme vous le savez, l'aide au développement a beaucoup diminué. Et puis les investissements directs étrangers sont assez erratiques. Quelles que soient les crises économiques, 2007, Covid… On a constaté en fait qu'au moment où il y a des crises, des crises économiques, ce qui se passe, c'est que les migrants, quelle que soit la situation dans laquelle ils se trouvent, ils regardent la situation dans laquelle leurs familles se trouvent et ils font les sacrifices nécessaires », détaille Frédéric Ponsot. Reste le défi de l'interopérabilité – car l'essentiel des flux migratoires sont intra-africains. Il s'agit de fluidifier les envois entre pays et de faire baisser les coûts des transferts d'argent. Ils atteignent en moyenne 7 % et font du continent la région la plus chère dans le domaine. À lire aussiSerge-Éric Menye: «Aucun pays au monde ne peut prétendre avoir été développé par les diasporas»
La flamme olympique, arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi dans la capitale sénégalaise et gardée au secret depuis, a enfin été aperçue par les Dakarois. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye l'a reçu samedi matin avant une cérémonie d'accueil officielle dans l'après-midi. La flamme fera ensuite le tour du pays jusqu'au 31 octobre prochain, date d'ouverture des JOJ – les Jeux olympiques de la jeunesse –, tout premier événement olympique à se tenir sur le continent.
Une rupture « historique » pour El Watan, et « inévitable » pour le Jeune Indépendant qui clame que l'Algérie « remet les pendules à l'heure » dans ses relations avec le pays du Golfe. Hier, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la fin des liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Dans la foulée de cette annonce, l'ambassadeur des Émirats a été reçu au siège du ministère où la décision lui a été formellement notifiée. Un délai de 48 heures lui a été accordé pour s'y conformer et quitter le pays. Cette annonce, de la part d'Alger, « est tombée avec la solennité des grands tournants géopolitiques », observe le Jeune Indépendant, qui estime par ailleurs que « le gouvernement algérien a pris la décision radicale de rompre le fil diplomatique qui le liait à Abu Dhabi [...] après avoir longtemps privilégié la voie du dialogue, de la retenue et de la modération ». « Si l'annonce a le caractère abrupt d'une décision d'État, elle s'inscrit dans un processus de détérioration engagé depuis plusieurs années plutôt que dans un incident isolé », relève le Matin d'Algérie. Cette rupture intervient en effet après des années de tensions latentes entre les deux pays « alimentée par les accusations algériennes visant les ingérences des Émirats dans plusieurs pays arabes et africains », rapporte El Watan, qu'il s'agisse du Mali, de la Libye ou du Soudan, mais aussi du Maroc, avec qui Alger a rompu ses liens diplomatiques en 2021. Car le rapprochement des Émirats avec Rabat « alimente depuis longtemps la méfiance algérienne, dans un contexte où le dossier du Sahara occidental demeure l'un des axes structurants de la politique étrangère du pays », analyse le Matin d'Algérie, un rapprochement qui serait « perçu comme visant à affaiblir l'influence algérienne en Afrique du Nord et au Sahel ». Abu Dhabi a depuis répondu à cette annonce de rupture, sur le réseau social X, en disant espérer qu'elle soit temporaire, et rappelle son attachement aux liens qui unissent les deux peuples. Une première dans l'histoire sportive du continent africain Une première historique et olympique : la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) a été allumée à Athènes, berceau antique des Jeux, et elle est ensuite arrivée au Sénégal, pour une tournée de plusieurs semaines dans le pays. Cette flamme, c'est celle des JOJ de Dakar 2026, le premier événement sportif olympique à se dérouler sur le sol africain. À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs annoncé que la Fondation nationale Sénégal solidaire, à l'initiative de la Première dame, consacrerait 500 millions de francs CFA aux Jeux, notamment pour permettre à des enfants et des jeunes d'assister aux compétitions. « Mais en politique, les symboles comptent autant que les intentions, nuance le Quotidien, et celui qui se dessine aujourd'hui est pour le moins troublant : acheter des billets pour un événement olympique, au moment même où des milliers de Sénégalais manifestent contre la vie chère ! », s'étonne le journal. « Pour une famille qui peine à payer son loyer, son électricité ou son panier alimentaire, 500 millions de francs CFA [...] représentent plutôt des milliers de repas, des centaines, voire des milliers de bourses ou d'aides sociales. Dakar 2026 peut être une fierté nationale. Mais une fierté nationale ne doit pas devenir une dépense que l'on demande aux citoyens de justifier alors qu'ils peinent déjà à supporter le coût de la vie », alerte le média. Et faire de ces jeux une fierté nationale, c'est bien l'objectif du Sénégal, qui a sorti les grands moyens pour être à la hauteur en termes d'infrastructures d'accueil et de transports. car pour le média en ligne Afrik.com, l'enjeu des JOJ est double pour Dakar : « Il s'agit d'organiser une fête sportive exemplaire, mais aussi de préserver l'image d'un pays d'accueil, capable de conjuguer souveraineté, hospitalité et respect des engagements olympiques ». « En octobre, le Sénégal ne jouera pas seulement son image de grande nation sportive africaine, ajoute le média, il portera aussi une part du rêve olympique du continent. Si l'organisation tient ses promesses, Dakar 2026 pourrait rester comme le moment où l'Afrique a cessé d'attendre les Jeux pour commencer à les accueillir. »
Épisode 239: Entretien avec l'historien Mabrouk Jebahi Le projet d'histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d'hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d'entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d'intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d'autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s'est étendu à un effort plus complet d'enquête auprès d'économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d'architectes, de sociologues ruraux et d'autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s'agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l'objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d'un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l'accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré en Tunisie le 3 décembre 2025, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l'Université de Paris 8, s'entretient avec Mabrouk Jebahi, historien moderniste et ancien chercheur aux Archives Nationales de Tunisie (2008-2024), et consultant expert international pour la numérisation et la mise en valeur du patrimoine, gestion des archives et d'information, conduite des projets de mise en valeur du patrimoine, et animation culturelle. Veuillez trouver l'interview en PDF et en bas de cette page et la vidéo sur ce lien. La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions infiniment Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d'Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
Des millions et même des milliards qui s'envolent comme par enchantement… C'est ce qui s'est peut-être produit au TCS, le Tribunal criminel spécial du Cameroun. L'affaire est à la une du site de Jeune Afrique et elle a tous les ingrédients d'un roman policier : « un cambriolage, un greffier en chef qui a disparu et un coffre inaccessible, où des milliards de francs CFA pourraient avoir été soustraits. » Le site panafricain nous raconte l'affaire : « Joel Tsik, le patron du greffe du Tribunal criminel spécial à Yaoundé, a atteint l'âge de la retraite en juin dernier. Mais, avant de passer sa charge à son successeur, il avait déclaré être tombé malade, se rendant ainsi indisponible. Depuis lors, il n'a plus été aperçu à son bureau. Et personne d'autre que lui ne détient la clé du coffre des scellés. » Qu'y a-t-il dans ce coffre ? Réponse de Jeune Afrique : « des pièces à conviction, des objets de valeur, des documents importants, dont le responsable du greffe assure la garde, l'inventaire et la sécurité. » Mais aussi et surtout « ce coffre est censé contenir plusieurs milliards de francs CFA, issus notamment des procédures de plaider-coupable d'accusés ou de condamnés du TCS, comme l'ancien ministre Basile Atangana Kouna. » Où sont les milliards du coffre du TCS ? Or, rapporte Jeune Afrique, à la fin du mois d'août, un cambriolage a eu lieu « dans le bâtiment du Tribunal criminel spécial, lequel est pourtant gardé par le Groupement polyvalent d'intervention de la Gendarmerie nationale, une unité d'élite. Les intrus ont emporté un ordinateur et une modique somme d'argent déposée dans les tiroirs de la cheffe de la section criminelle du greffe. » Mais quid du coffre ? A-t-il été ouvert et refermé ? Impossible de le savoir… Impossible de vérifier sans la clé. Et « dans les couloirs du TCS, l'hypothèse d'un vol bien plus grave circule… » Les milliards qu'il contient se seraient-ils envolés ? « Le TCS a pour le moment tenté de tenir l'affaire secrète, pointe Jeune Afrique, mais sa hiérarchie a adressé un rapport au ministre de la Justice, Laurent Esso, pour lui faire part de ses soupçons, et lui demander la conduite à tenir. » Les 500 millions des premières dames… Autre affaire de gros sous au Sénégal où l'on s'interroge sur le don de 500 millions de FCFA que les deux épouses du président Bassirou Diomaye Faye viennent de faire pour permettre aux jeunes d'assister aux Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre prochain. L'action est louable, certes. Mais d'où vient l'argent, s'interrogent certains. « Le don de la discorde », titre Seneplus. En effet, la polémique enfle. « Certains, relève SeneNews, s'interrogent (donc) sur la provenance de l'argent de ce don, d'autres pensent que cette somme aurait dû servir à soulager la vie chère des citoyens. » Pour sa part, le parti présidentiel dénonce une « manipulation politique » et assure qu'aucun denier public n'a été engagé : « Ces 500 millions de FCFA ne proviennent pas du budget de l'État. Ils ont été mobilisés auprès de bailleurs internationaux, d'entreprises et de mécènes. » Où sont les réserves d'or africaines ? Enfin à lire sur le site Afrik.com cette enquête sur les réserves d'or des pays africains. On connait les chiffres : « l'Algérie reste le premier détenteur africain avec environ 174 tonnes, devant la Libye (près de 147 tonnes), puis l'Égypte et l'Afrique du Sud, autour de 125 à 130 tonnes. » Mais où est entreposé cet or ? Mystère… « Alger ne publie aucune cartographie de ses coffres même si on sait que le pays les garde plutôt sur son territoire. Aucune ventilation officielle n'existe non plus pour l'Afrique du Sud, la Libye, l'Égypte, le Maroc ou le Nigeria. » Afrik.com suppose qu'une grande partie des lingots du continent se trouvent dans les coffres souterrains de la Réserve fédérale américaine à New York. En effet, les coffres de la banque centrale américaine abritent plus de 500 000 lingots, soit plus de 6 300 tonnes d'or. Espérons que la clé n'a pas été égarée… À lire aussiLe Cameroun condamné à payer 78,5 millions d'euros à un constructeur italien pour le stade de foot d'Olembe
durée : 00:04:55 - Les Matins de France Culture - Cette enclave espagnole au nord de l'Afrique a été le théâtre fin juillet d'un afflux spectaculaire et soudain de près de 70 000 migrants depuis le Maroc voisin. Or, même si beaucoup sont repartis, les capacités d'hébergement dans ce territoire de moins de 20 km² ont atteint leurs limites. - équipe : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:28 - Le Grand reportage de France Inter - À Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, théâtre d'un afflux spectaculaire de près de 70 000 migrants fin juillet, la situation est toujours extrêmement tendue. D'après les estimations, 5 000 candidats à l'exil sont encore sur place, dans des conditions précaires et sans perspective. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:28 - La grande matinale - À Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, théâtre d'un afflux spectaculaire de près de 70 000 migrants fin juillet, la situation est toujours extrêmement tendue. D'après les estimations, 5 000 candidats à l'exil sont encore sur place, dans des conditions précaires et sans perspective. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Espagne, la classe politique semble largement convaincue du rôle du Maroc dans la crise migratoire qui a secoué Ceuta fin juillet. Mais Pedro Sánchez, lui, refuse de l'affirmer. Devant le Parlement, le Premier ministre espagnol a encore assuré ne disposer d'aucune « preuve solide » d'une éventuelle implication de Rabat dans l'arrivée soudaine de plus de 70 000 migrants dans l'enclave. Pourtant, un rapport de police fuité dans la presse semble contredire sa version. Que révèle-t-il ? Le Maroc a-t-il joué un rôle dans cette crise migratoire ? Cette affaire peut-elle, à terme, remettre en question la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla ? Avec Christine Delfour, chercheure indépendante en civilisation espagnole et latino-américaine contemporaines.