Southernmost country in Africa
POPULARITY
La SADC peut-elle encore peser sur les crises qui secouent l'Afrique australe ? Cette organisation régionale, qui réunit seize pays du sud du continent, tient son sommet des chefs d'État ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud. Alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo a profondément mis à l'épreuve sa capacité à agir militairement et diplomatiquement, quel rôle peut-elle encore jouer face aux crises de la région ? Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Ce lundi se réunissent les chefs d'État de la SADC, l'Organisation régionale d'Afrique australe. Ces dernières années, la région a été secouée par de nombreuses crises importantes. La plus importante dans l'est de la RDC. Mais la SADC semble peiner à apporter des réponses efficaces à ces crises. Est-ce qu'elle est devenue impuissante ? Al Kitenge : Effectivement, la SADC est devenue quasi impuissante parce qu'elle n'a pas été en mesure de régler le problème géopolitique. Et cela a un impact complet sur tout le reste. Et les questions économiques et les questions de politique générale. Pour ce qui est de la crise à l'est de la RDC, comment vous expliquez l'échec de la SADC ? L'échec de la SADC est de n'avoir pas été en mesure de régler de manière frontale les questions qui opposaient ses propres membres. Donc, il est inacceptable que des questions d'instabilité se soient fait remarquer dans la région et que la SADC n'ait pas été en mesure de prendre des dispositions correctes. L'Angola a essayé, mais c'était des échecs successifs. Et le cas de la RDC est un cas non isolé. Quels sont les autres cas ? Le cas du Burundi avec le Rwanda, les grandes difficultés que l'on a aujourd'hui en Afrique du Sud avec les questions d'immigration. Comment vous expliquez que la SADC, justement sur le plan géopolitique, n'arrive pas à trouver des solutions ? La SADC n'est pas organisée pour régler ces situations. À la première épreuve, on s'est rendu compte qu'elle est extrêmement faible. Et ça, on le remarque également quand vous regardez les échanges commerciaux. Il n'y a aucune préférence d'échanges commerciaux entre les pays de la SADC et aujourd'hui, c'est la plus grosse faiblesse. On a les faiblesses géopolitiques, on a des faiblesses économiques. Ces pays n'ont pas les mêmes intérêts financiers. Lorsque vous regardez les pays anglophones, ils sont tournés vers le Royaume-Uni et les pays francophones sont tournés vers la France et la Belgique. Et cette dissension, justement, fait que dans les échanges commerciaux, les intérêts ne sont pas les mêmes. Regardez la question énergétique qui aurait pu être une question qui pouvait être réglée de manière claire. La SADC n'a pas de politique intégrée qui puisse être en mesure de résoudre les choses. Comment faire pour que les intérêts soient convergents justement ? Faire un petit peu ce qu'a échoué l'Union africaine, s'assurer que, du point de vue de l'intégration économique, les pays soient plus proches. En ayant une intégration économique, on peut avoir l'intégration politique et géopolitique. Il faudrait avoir une mutualisation d'un certain nombre d'éléments, en l'occurrence les infrastructures, les transports et l'énergie. Mais il y a quelque chose de très simple qu'il faudrait être en mesure de regarder. Aujourd'hui, nous avons le grand choc lié au détroit d'Ormuz. Et on se rend bien compte que, comme des gens sans intelligence collective, nous avons tous perdu. Et ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est que, nous devrions avoir la possibilité de développer des solutions locales - quand je dis locales, ça veut dire régionales. Et cette question de Covid qui nous a pratiquement bousculé, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, même chose, mais nous sommes en troisième choc frontal exogène qui aurait bien pu nous questionner. Mais si les gens ne se questionnent pas, ce sera très difficile qu'ils aient des résultats conjoints. Concrètement, est-ce qu'on parle de corridors ? Est-ce qu'on parle de politiques communes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la SADC ? Les seules marges de manœuvre sont financières et économiques. Je donne un exemple très simple : l'Union africaine a échoué, en tout cas dans les dix dernières années, à mettre en place le centre d'échange financier. Rien qu'à cause de ça, nous sommes toujours sur le swift, qui est un élément qui ne permet pas des échanges locaux. C'est ce genre de choses qui auraient pu être des soudures entre les pays. Et tant que nous n'en sommes pas encore là, tant que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques et financiers, il est très difficile que le déséquilibre politique ou géopolitique d'un pays intéresse les autres. Est-ce que vous pensez que la SADC aujourd'hui s'attelle justement à régler ce problème d'intérêts différents ? Les citoyens de ces pays sont en train de regarder. Ce qui se passe en Afrique du Sud est une honte générale. Et si on n'arrive pas à résoudre toutes ces questions en même temps, la SADC aura perdu son crédit. Oui, le sommet a lieu à Durban, en Afrique du Sud. Les tensions anti-migrants dans le pays touchent directement plusieurs pays de la SADC, puisque beaucoup des migrants concernés viennent des pays voisins. Est-ce que c'est justement un dossier sur lequel l'organisation pourrait davantage intervenir et sur lequel elle pourrait discuter à l'occasion de ce sommet ? Déjà, pour qu'ils aient la capacité de se regarder droit dans les yeux, il faudrait qu'ils règlent et qu'ils parlent de manière frontale de la question et qu'elle soit traitée. Parce que le vivre ensemble des populations engendre les échanges commerciaux et les échanges des biens des personnes. Vous vous rendez bien compte, par exemple, pour le Congo : une grande part de Sud-Africains travaille dans le secteur minier. Imaginez que du jour au lendemain, on commence à chasser ces personnes. Ce sera la catastrophe la plus générale. Est-ce qu'aujourd'hui on a quand même des exemples de corridors de ces infrastructures partagées ? Si on prend des exemples concrets ? Le corridor de Lobito est en train d'en devenir un. Il part de Johannesburg, il passe par la Zambie, il va jusqu'en Angola. C'est une première opportunité. Et la deuxième opportunité, c'est le développement des nouvelles infrastructures. En RDC, par exemple, tout ce qui est Moanda et la RN1. Le corridor de Lobito sert des intérêts connus qui sont les intérêts des États-Unis, qui ont investi à la fois dans les infrastructures en Zambie, en Angola, même en termes de production d'énergie, mais également en termes de rail. Et cela voudrait justement aider la Zambie et la RDC à augmenter leur capacité de production en métaux stratégiques pour être en mesure d'alimenter le marché international. Ça touche la Zambie, ça touche la RDC et ça touche l'Angola, qui sont trois pays de la SADC. Et la capacité à résoudre des problèmes conjoints peut permettre justement que nous soyons en mesure de pouvoir consolider à la fois les relations pour que les uns et les autres soient interconnectés. La seule chose qui peut mettre les pays ensemble, ce sont leurs intérêts.
Fondé en 1957 dans les Alpes suisses par le légendaire violoniste, pédagogue et chef d'orchestre Yehudi Menuhin, le Menuhin Festival Gstaad bat actuellement son plein. Pour sa 70e édition, Daniel Hope, l'un des élèves et héritiers spirituels du célèbre musicien, en prend les rênes avec la volonté de faire vivre l'héritage de celui qui fut non seulement un immense artiste, mais aussi l'une des grandes consciences humanistes du XXe siècle. Né en Afrique du Sud, citoyen du monde et quadrilingue, Daniel Hope ne se contente pas de diriger le festival : il y anime des masterclasses, participe à des rencontres et monte également sur scène.
Fondé en 1957 dans les Alpes suisses par le légendaire violoniste, pédagogue et chef d'orchestre Yehudi Menuhin, le Menuhin Festival Gstaad bat actuellement son plein. Pour sa 70e édition, Daniel Hope, l'un des élèves et héritiers spirituels du célèbre musicien, en prend les rênes avec la volonté de faire vivre l'héritage de celui qui fut non seulement un immense artiste, mais aussi l'une des grandes consciences humanistes du XXe siècle. Né en Afrique du Sud, citoyen du monde et quadrilingue, Daniel Hope ne se contente pas de diriger le festival : il y anime des masterclasses, participe à des rencontres et monte également sur scène.
Le Nigeria et l'Afrique du Sud sont deux puissances africaines, deux moteurs de la zone de libre-échange continentale. Mais aujourd'hui leurs relations sont au plus bas. Abuja accuse Pretoria de xénophobie et de mauvais traitements envers ses ressortissants. À Lagos et à Enugu, des rapatriés témoignent au micro de nos correspondants.
Les entreprises africaines sont encore peu nombreuses à investir en France, mais certaines y développent des activités industrielles. Premier volet de notre série consacrée à ces investissements avec le laboratoire sud-africain Aspen, qui a fait de son usine normande l'un de ses principaux sites de production en Europe. Douze ans après le rachat d'une usine à Notre-Dame-de-Bondeville, près de Rouen, le groupe pharmaceutique sud-africain Aspen continue d'investir en France. Le site produit notamment des anticoagulants injectables et des seringues destinés aux marchés français et européen. « Nous avons acquis en France une usine qui fabriquait déjà des médicaments très importants : des anticoagulants injectables, explique Stavros Nicolaou, directeur exécutif d'Aspen, pour qui la France est devenue un marché stratégique. Au total, nos investissements, avant et après le Covid, dépassent largement les 200 millions d'euros. Nous sommes le plus important investisseur africain en France. C'est un marché majeur pour nous. » Avec près de 700 salariés en France, Aspen fait figure d'exception. Les entreprises africaines qui investissent dans l'industrie française restent rares. Mais, selon Stavros Nicolaou, les mentalités évoluent progressivement. « Je pense justement qu'il faut casser cette image. Beaucoup de gens associent encore les entreprises africaines à des demandes d'aide ou de soutien financier, souligne-t-il. Aspen démontre exactement le contraire. Nous avons investi massivement en Europe, non seulement en France, mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas. D'habitude ce sont les présidents africains qui appellent les dirigeants européens pour demander des médicaments essentiels, mais pendant le Covid, c'étaient les Premiers ministres français et italien qui nous téléphonaient pour nous demander de mettre ces médicaments à leur disposition. » À lire aussiLe géant pharmaceutique Aspen reçoit 600 millions d'euros pour aider l'Afrique à se vacciner Une vitrine internationale Pour Stanislas Zézé, économiste ivoirien et président de Bloomfield Investment Corporation, ces implantations répondent moins à une logique commerciale qu'à une stratégie de crédibilité internationale. « Les profits les plus élevés sont en Afrique, les besoins les plus élevés sont en Afrique. Donc, évidemment, c'est dans une logique de croissance, analyse l'économiste. Ça n'a pas beaucoup de sens parce que la croissance dans les pays développés est très faible. Je ne sais pas pourquoi on irait chercher la croissance en Europe pendant qu'on vient d'un continent où il y a le plus de croissance. C'est surtout une logique d'avoir une stature internationale et de dire : "Je suis en France, je suis aux États-Unis." Mais le plus gros de leur chiffre d'affaires se fait en Afrique, et c'est tout à fait normal. » Cette présence africaine en France reste toutefois limitée. En 2024, les investissements en provenance du continent ont représenté 39 projets, à l'origine de 593 créations d'emplois dans l'Hexagone. À lire aussiPharmaceutique: un rapprochement à près de 350 milliards d'euros en réponse à «la falaise des brevets»
Son nom n'est désormais connu que des plus anciens, mais à Soweto, le Club Pelican était, dans les années 1970, un endroit incontournable pour ceux qui aimaient la musique et la fête. En plein apartheid, ce night-club, l'un des premiers du genre dans le township, offrait un espace afin de décompresser, faisant fi des lois de ségrégation, et permettait à des populations quotidiennement séparées de se croiser, le temps d'une soirée. De notre correspondante à Johannesburg, Il ne reste plus que l'enseigne couverte de rouille sur la façade délabrée pour deviner que c'est ici, derrière les rails de chemin de fer, non loin du stade d'Orlando, que se trouvait l'un des lieux mythiques de Soweto pour faire la fête. Le Club Pelican, premier night-club du township, était une scène incontournable pour tous les musiciens, et c'est là que le saxophoniste Khaya Mahlangu a fait ses premières armes. « Le club était tout petit, se rappelle-t-il, seule la section rythmique pouvait tenir sur scène. Les cuivres étaient dans un coin, mais si on était quatre ou cinq, on se retrouvait à jouer collés aux tables du premier rang. » Lieu de choix, à l'époque, pour écouter de la musique live, du jazz au funk en passant par la soul, le Club Pelican a attiré beaucoup de grands noms mais a aussi permis de former nombre de musiciens en devenir. « C'était une institution, poursuit Khaya Mahlangu. Les plus jeunes venaient jouer lorsque l'orchestre résident faisait une pause. On a appris à la dure là-bas, si on n'arrivait pas à suivre les changements d'accords, on nous criait dessus : "Mec, tu n'entends pas la mélodie ou quoi ?". Et c'est aussi là que tous les musiciens de passage venaient, après avoir joué leur concert, car il y avait une grande culture de faire des bœufs. » À lire aussiLes archives étonnantes sur les «années cachées» de la musique sud-africaine [2/3] Un endroit unique La boîte de nuit a été ouverte par les frères Michaels : Lucky, et sa personnalité très charismatique, aujourd'hui décédé ; et Leo, qui gérait l'établissement avec lui. « C'était l'un des premiers clubs multiraciaux d'Afrique du Sud, se rappelle Leo. Vous savez que le pays était très ségrégué à l'époque, et nous, nous avions des personnes blanches qui venaient même si c'était interdit pour elles de se rendre à Soweto. Cet endroit était vraiment unique. » C'est après avoir découvert des boîtes du Mozambique, avec des noms comme Flamingo, que les frères Michaels ont opté pour Pelican. L'établissement vendait illégalement de l'alcool et offrait aux habitants un rare espace de liberté. « On pouvait y aller pour échapper un peu à la pression de l'apartheid, pointe l'ancien propriétaire du club. Cela attirait des gens de tous horizons, des docteurs, des avocats, mais aussi de simples passants. La police faisait souvent des descentes, et on se retrouvait derrière les barreaux. Mais on payait une amende, et ensuite on recommençait comme avant. » Le Club Pelican a finalement fermé ses portes dans les années 1980, avec la montée des violences dans le township. Mais sa bande-son peut toujours s'écouter grâce à une compilation éditée par le label Matsuli Music. À lire aussiHistoire de la nuit africaine: l'African Jazz Village, lieu mythique de l'éthio-jazz
Deux médecins qui s'envolent pour l'Afrique du sud en pleine épidémie de sida, une femme demande à sa copine comment faire de bonnes fellations et deux blondes qui tombent nez à nez avec deux chevaux... Écoutez dans ce podcast 3 des meilleures blagues racontées par les Grosses Têtes de Laurent Ruquier. Tous les jours, en podcast, retrouvez une compilation des meilleures blagues de vos Grosses Têtes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lobito, Tazara ou encore Beira et Nacala : les corridors ferroviaires se sont multipliés ces dernières années en Afrique australe. Leur objectif principal : permettre l'exportation et l'évacuation des minerais d'Afrique centrale. Ils sont cependant vantés pour leur capacité à apporter du développement dans les régions qu'ils traversent. Pourtant, ce n'est pas si simple : une étude de l'IFRI pointe des problématiques de gestion, des trajets concurrentiels ou encore des difficultés d'intégration. Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), évoque l'« économie politique complexe » des corridors ferroviaires africains. Ces voies ferrées traversent différents pays et administrations, qui peinent parfois à se coordonner. « Dans la plupart des cas, ces organisations de gestion des corridors sont soit créées très tardivement, soit pas vraiment staffées. Elles ont vraiment des tout petits moyens, et dans certains cas même, elles n'existent pas. Il y a des corridors qui n'ont toujours pas d'organisme de gestion mutuelle », détaille-t-il. Exemple du pont de Kazungula, qui permet le passage du Botswana à la Zambie : c'est l'un des tronçons importants du corridor entre Durban et Lubumbashi. Il a été inauguré en 2021. Les présidents ont créé l'autorité commune de gestion du pont cette année. Ces corridors reçoivent des soutiens financiers de pays en concurrence sur les marchés internationaux des minerais critiques. Et si la multiplication de ces voies de connexion devait être positive pour le commerce africain, l'équation n'est pas si simple, selon l'auteur de l'étude : « Le raisonnement, c'était de dire que le port de Durban était saturé. Mais ce qu'il faut bien voir, c'est que tous les corridors n'ont pas le même prix. Le coût de transport n'est pas le même. Ce seront les corridors les moins chers qui deviendront les plus rentables et qui capteront évidemment l'essentiel du fret. Ce qui veut dire que pour les autres corridors, ce sera une perte financière et qu'ils deviendront beaucoup moins rentables. » Les politiques vantent l'apport économique, notamment pour les régions agricoles, qu'apporteraient ces voies ferroviaires. C'est ce qui a encore été mis en avant récemment dans le cas du corridor de Lobito. Cependant, au Mozambique, les corridors de Beira et Nacala n'ont pas permis l'explosion agro-industrielle tant vantée. Natacha Ribeiro, professeur à l'université Eduardo Mondlane de Maputo, explique : « Il n'y a aucun investissement de la part du gouvernement pour passer d'un niveau de production de subsistance à des niveaux plus commerciaux. Il y a eu des projets par le passé comme le projet d'irrigation de la Banque mondiale.» « Mais cela a été mis en place sans tenir compte des chaînes de valeur. Les communautés ont produit des denrées, mais comme il n'y avait pas de lien avec le marché, il y a eu un goulot d'étranglement. Je dirais donc que nous pourrions faire mieux », poursuit la chercheuse spécialiste des questions agricoles et des communautés rurales. Ces corridors permettent de gagner en prévisibilité et en temps de transport pour les marchandises. Un travail est cependant encore nécessaire pour assurer l'intégration des économies traversées par le rail. À lire aussiUn pont sur le Zambèze désenclave l'Afrique australe
Au sommaire : depuis la fin du mois de mai, le mouvement anti-immigration « March and March » multiplie les manifestations en Afrique du Sud, au cours desquelles certains de ses partisans s'en prennent à des migrants en situation irrégulière. Plus de 160 000 étrangers auraient déjà quitté le pays pour fuir les violences. Qui est Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique, et quels sont les principaux défis qui l'attendent ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI Jean-Paul Oro, correspondant à Paris du quotidien L'intelligent d'Abidjan Hanène Zbiss, journaliste tunisienne, présidente de la section tunisienne de l'UPF (Union de la presse francophone).
À Soweto, au sud-ouest de Johannesburg, la Ubuntu Farm veut développer l'économie de ce township hérité des politiques ségrégationnistes de l'apartheid à travers l'agriculture. Francis Marsh s'est lancée seule dans cette aventure, sur le terrain de son ancien lycée. Rapidement, elle engage deux de ses voisines, et le trio de la Ferme Ubuntu est créé. Ensemble, elles créent de l'emploi, apprennent l'agriculture aux plus jeunes, avec comme seule boussole la philosophie Ubuntu chère à Nelson Mandela. De notre envoyé spécial à Soweto, En Afrique du Sud, la petite ferme Ubuntu accueille une vingtaine de volontaires, dans la bonne humeur, pour planter de nouveaux arbres : des citronniers ou encore des abricotiers. Cette ferme communautaire ne cesse de s'agrandir : en à peine deux ans, Francis Marsh et sa petite équipe ont déjà planté environ un hectare sur les quatre disponibles. « Nous avons commencé avec de la coriandre, un peu de chou et aussi des épinards. Dans cette serre, il y a aussi des betteraves ou des carottes. Notre rêve, c'est de voir ce champ entièrement planté », explique Francis. Avant les fruits et les légumes, c'est d'abord une idée qui germe dans la tête de Francis. Tous les jours, elle voit ce terrain vague que son ancien lycée n'entretient plus et décide de prendre les choses en main. Elle étudie les sciences de la terre, contacte le principal du lycée et lui propose ce projet agricole. « Nous travaillons au développement économique de nos townships. Nous voulons que les gens travaillent ici et gagnent leur vie ici. Car si nous parvenons à créer davantage d'emplois dans nos quartiers, je suis convaincue que la violence des gangs et tout ce qui va avec, la criminalité, diminueront à coup sûr », souligne-t-elle. Dans ces communautés marginalisées, frappées par le chômage de masse et en proie aux gangs, les habitants font face à un manque cruel d'opportunités. Pour Shaen Smith, aujourd'hui fière secrétaire d'Ubuntu Farm, l'agriculture lui a presque sauvé la vie. « Je traversais des épreuves personnelles et cette expérience, vous savez, mettre les mains dans la terre et manger les légumes que l'on a plantés, de ses propres mains, m'a vraiment transformée. Cela m'a redonné espoir », confie-t-elle. Ce n'est donc pas un hasard si, au moment de lancer le projet, Francis choisit sans aucune hésitation le nom Ubuntu : une philosophie qui prône des valeurs d'humanité, de respect et d'entraide, chères à Nelson Mandela. « Il était passionné par cet Ubuntu. C'est pourquoi je me suis dit : ''Utilisons cela'', parce qu'il y croyait vraiment, et cela faisait aussi partie de son héritage. Nous ne devons pas laisser cet héritage disparaître », rappelle Francis. Avec ses grandes bottes blanches tachées de terre, Francis marche alors dans les pas de l'ancien président, pour changer profondément le quotidien de sa communauté. À lire aussiCameroun: des avancées sur la sécurité alimentaire dans le nord du pays
Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
On prend maintenant la direction de l'Afrique du Sud, à l'université de Witwatersrand, à Johannesburg, sur un campus qui date de 1896, devenue université de Wits en 1992. Cet établissement d'excellence, classé parmi les meilleurs du continent, est aussi connu pour son ancrage libéral et pour son activisme, notamment contre le régime de l'apartheid. Wits occupe aujourd'hui une place centrale dans la décolonisation des savoirs. De notre envoyé spécial à Johannesburg, À l'école d'architecture de l'université Wits, à Johannesburg en Afrique du Sud, le professeur Nnamdi Elleh marque les esprits dès les premiers instants. Dès notre arrivée, il s'arrête devant un grand escalier en colimaçon et présente son dernier projet, réalisé en décembre avant son départ à la retraite. « Ici, on retrouve Léonard de Vinci. Et à côté, une figure namibienne ; et d'autres figures du continent. Nulle part ailleurs dans le monde, on ne trouve l'homme de Vitruve de De Vinci aux côtés de figures africaines. Pourtant, quand on les regarde, on constate qu'elles ont aussi des proportions parfaites. C'est le dernier projet que j'ai réalisé en décembre, avant mon départ », explique-t-il. En sept ans à la tête de cette école, le professeur Elleh a œuvré pour inciter ses étudiants à réfléchir dans leurs langues africaines. Une démarche qu'il juge essentielle pour une véritable décolonisation des savoirs. « On ne peut pas parler de décolonisation si le soi, ou la façon de penser, restent étrangers. Les étudiants connaissent le récit. Ils connaissent l'histoire. Maintenant, on doit réfléchir à comment penser des concepts dans sa langue maternelle », détaille-t-il. C'est dans cet esprit qu'a été créée la plateforme Wits Innovations Vernaculaires (Wits-VITS), visant à élaborer un large lexique de notions complexes en langues locales. Le professeur Elleh partage l'un de ses exemples préférés : « L'un de mes exemples préférés, c'est quand un étudiant a travaillé sur le mot ''paysage''. Dans sa culture zouloue, le paysage englobe le ciel, la terre, le vent, l'air, ainsi que les vivants et les morts. Je n'avais jamais entendu une définition pareille ! » Cette initiative prend tout son sens dans un contexte où, dans la plupart des universités africaines, l'enseignement se fait encore en langues dominantes, principalement l'anglais et le français. Pour Nnamdi Elleh, les mots eux-mêmes sont un enjeu de pouvoir : « Souvent, quand quelque chose est nouveau, on parle d'occidentalisation. Mais le mot "occidentalisation" est déjà une arme. Il signifie : "Je possède. Tu n'es qu'un emprunteur." La plus grande arme, c'est d'abord le mot. Avec mon programme, je veux donc décoloniser les mots et les pensées. » Les résultats de cette approche sont tangibles. En décolonisant les mots dès leur entrée à l'école d'architecture, les étudiants voient leur cursus se transformer. Marie-Justine Mutabazi, 25 ans, étudiante en cinquième année, en témoigne : « Quand on arrive en première année, on pense que l'architecture, il s'agit de quelque chose qui se situe en dehors de l'expérience africaine. Mais M. Elleh nous a recentrés sur l'Afrique et sur les connaissances africaines. Alors, aujourd'hui, maintenant qu'on réalise nos projets de master, on est capables de puiser ce savoir au plus profond de nous-mêmes. Ce n'est plus quelque chose que l'on doit aller chercher à l'extérieur de soi. » À Wits, les langues vernaculaires, souvent reléguées au passé, deviennent ainsi des langues résolument modernes, des moteurs d'innovation au service de la connaissance. À lire aussiLe mouvement rastafarien en Afrique, entre tolérance et marginalisation
Le feuilleton judiciaire autour de Kemi Seba connaît un nouveau rebondissement en Afrique du Sud. La justice a reporté l'examen de la demande d'extradition formulée par le Bénin, le temps de disposer et d'étudier l'ensemble des pièces transmises par les autorités de Cotonou. Pourquoi le Bénin réclame-t-il l'extradition de l'activiste ? Quels faits lui sont reprochés ? Pourquoi Kemi Seba affirme-t-il craindre pour sa vie s'il est renvoyé dans son pays ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile béninoise.
En Afrique du Sud, la pression contre les migrants s'accentue. Entre les retours volontaires et les expulsions, les autorités affirment que plus de 53 000 personnes ont quitté le pays depuis la mi-mai sur fond de violences xénophobes et de mobilisation d'organisations anti-immigration qui réclament le départ des personnes en situation irrégulière. Que vous inspirent ces tensions ? Quelle doit être la réaction des États africains ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Le journaliste a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des contenus numériques jugés diffamatoires, injurieux et outrageux. « Comment le Maroc resserre l'étau autour de ses critiques de l'étranger », titre Afrik.com, qui rappelle que ce journaliste appartient à une génération « qui a incarné l'espoir d'une presse marocaine affranchie des communiqués officiels ». Le site fait le lien entre cette arrestation et deux affaires similaires. L'interdiction de sortie de territoire de l'historien franco-marocain Maâti Monjib, et la condamnation au début de l'année de Zineb El Kharroubi, figure franco-marocaine du collectif Gen Z 212. Elle avait été arrêtée à l'aéroport de Marrakech alors qu'elle rendait visite à sa famille. « L'aéroport est devenu le lieu où se joue le sort des voix critiques, qu'on les empêche d'en sortir ou qu'on les cueille à l'arrivée », s'inquiète Afrik.com. Et la presse marocaine de répondre : « Nul n'est au-dessus de la loi, et le Maroc ne craint personne ». C'est ce qu'écrit le site La Relève, qui poursuit : « Le Maroc ne sera intimidé par personne, quels que soient son nom, sa nationalité, ses soutiens ou ses connexions ». Une perquisition fait réagir la presse à Madagascar C'était la semaine dernière à Ambohibao, en périphérie d'Antananarivo. Des hommes encagoulés, affirmant agir sur ordre de la présidence, ont fait irruption au domicile de ressortissants chinois. Mais au plus haut sommet de l'État, on parle d'imposteurs. « État de non-droit », titre Midi-Madagasikara. « Ce qui s'est passé à Ambohibao jeudi dernier risque de ternir l'image du régime en place », lance le quotidien. « Les citoyens malagasy attendent un rebondissement, ne serait-ce que pour savoir s'il y a eu prise de responsabilité afin de sanctionner ceux qui ont participé à cette opération » poursuit le journal, pour qui « il est peut-être question d'abus de pouvoir, d'usurpation de titre et de fonction et de vol ». À lire aussiMadagascar: des perquisitions polémiques embarrassent le pouvoir Cinq mois de suspension des réseaux sociaux au Gabon « Déjà 145 jours sans réseaux sociaux », se lamente Info241. Il y a 5 mois, la Haute Autorité de la communication décrétait cette suspension, sur fond notamment de lutte contre la diffamation et la diffusion de contenus haineux. « Cinq mois plus tard, poursuit Info241, ce qui était présenté comme une mesure d'urgence ressemble de plus en plus à une privation durable ». Le site s'alarme surtout de l'absence de réaction politique et de la société civile. « Même les institutions censées défendre les libertés publiques donnent l'impression d'avoir accepté une normalité impossible : celle d'un pays où les citoyens doivent ruser pour accéder à Facebook, Tiktok, Whatsapp, Youtube ou d'autres plateformes. » Cette ruse, c'est notamment l'utilisation des VPN. Gabonreview revient justement sur cette pratique, dans un article intitulé « Cinq mois de silence numérique : quand le remède devient le poison ». Le site donne la parole à plusieurs acteurs de la société civile qui, en plus de dénoncer une « méthode répressive globale », s'inquiètent d'une « recrudescence alarmante de cyberattaques ». « La suspension aurait produit l'exact contraire de l'effet recherché », écrit Gabonreview. À lire aussiGabon: un collectif d'associations dénonce le piratage de groupes WhatsApp Afrique du Sud : enquête sur des vols de câbles électriques « Des réseaux criminels occultes couperaient les lignes électriques pour forcer les quartiers désespérés de Johannesburg à verser des pots-de-vin illégaux pour des réparations de base », lance le Daily Maverick. Des arnaques à l'électricité qui suscitent l'indignation, et qui révèlent, selon des conseillers municipaux cités par le Daily Maverick, l'incompétence de la compagnie d'électricité. Le journal donne la parole à de nombreux riverains, comme ce propriétaire d'immeuble qui vit sans courant depuis plus d'un mois. City Power, le gestionnaire du réseau « ne dispose pas des pièces détachées pour effectuer les réparations », explique-t-il. Alors il a dû les acheter lui-même, moyennant 7 000 rands (près de 400 euros). « Mais à ce jour, son immeuble est toujours privé d'électricité. »
Les attaques contre des migrants africains se multiplient en Afrique du Sud depuis le début de l'année. Trente ans après la naissance de la "nation arc-en-ciel", près de 50 000 migrants illégaux ont quitté le pays ces dernières semaines, tandis que des mouvements anti-immigration gagnent en visibilité. Philippe Gervais-Lambony, professeur émérite à l'Université Paris Nanterre et spécialiste de l'Afrique du Sud analyse les racines de cette poussée xénophobe.
Depuis la tenue du sommet du G7 à Evian entre le 15 et le 17 juin dernier auquel le président français Emmanuel Macron n'a pas invité son homologue sud-africain, un irritant s'est immiscé dans les relations franco-sud-africaines. Alors que Cyril Ramaphosa est en visite officielle à Paris ce vendredi 10 juillet, les deux dirigeants vont-ils en parler ? Quels sont par ailleurs les autres enjeux de ce déplacement ? Chercheuse à International Crisis Group, la Sud-Africaine Liesl Louw répond pour l'occasion aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les relations franco-sud-africaines se sont distendues depuis qu'Emmanuel Macron a oublié d'inviter Cyril Ramaphosa au dernier G7, à Evian, en France ? Liesl Louw : Oui, il y avait des tensions, c'est sûr, parce qu'initialement, apparemment, Ramaphosa a reçu une invitation pour assister au G7, mais il a été désinvité, ou comme vous avez dit, on a oublié de l'inviter au dernier moment. Donc Ramaphosa aussi n'est pas allé au sommet de Nairobi, le Africa Forward du mois de mai dernier. Donc il y avait ces deux rendez-vous et je pense que l'Afrique du Sud est déçue par cette situation. Mais on a compris que la pression du président Trump, qui menaçait de ne pas venir à Evian, si Ramaphosa assistait à cette réunion, était principalement la cause de cette situation par le fait que Ramaphosa finalement n'a pas été invité pour venir au G7. Vu la proximité stratégique entre la France et les États-Unis, on l'a encore vu cette semaine à Ankara lors du sommet de l'Otan, quel est l'intérêt pour Cyril Ramaphosa de venir en France ? Oui, il y a beaucoup d'intérêts. D'abord économique, pour attirer des investissements. Le plus grand problème aujourd'hui pour Ramaphosa, c'est le manque de croissance économique. L'Afrique du Sud n'attire pas d'investissements étrangers, mais il y a des sociétés françaises implantées en Afrique du Sud et l'Afrique du Sud aimerait bien augmenter ces investissements et le commerce entre les deux pays. On fait face à des graves problèmes de chômage. Ça aussi, c'est une des causes de ces graves émeutes et des manifestations xénophobes en Afrique du Sud. Donc, Ramaphosa veut montrer que, malgré ces tensions géopolitiques, l'Afrique du Sud reste un pays important sur le plan international et africain, même si les relations entre l'Afrique du Sud et le reste du continent passent un très mauvais moment actuellement. Malgré l'attaque de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Afrique du Sud maintient son alliance stratégique avec Moscou. Est-ce que ce n'est pas un sérieux point de divergence entre l'Afrique du Sud et la France ? Est-ce que ça ne va pas finir par fragiliser les relations entre les deux pays ? Oui, c'est vrai que, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Afrique du Sud a été très critiquée par les pays européens pour sa position. Surtout certains individus au sein de l'ANC [le parti au pouvoir, NDLR] qui sont ouvertement pro-russes. L'Afrique du Sud aussi a présidé un sommet des Brics où la Russie joue un rôle important. Mais je pense que c'est ça qui fait que l'Afrique du Sud est un peu au cœur de ce jeu géopolitique. Parce que d'un côté, certains sont vus comme pro-russes, mais en même temps, le président Ramaphosa est très ouvert aux Occidentaux. L'Afrique du Sud a quand même montré une position non alignée, neutre quelque part dans ce jeu géopolitique. Je pense que ce sentiment pro-russe a un peu diminué avec le temps depuis 2022. Les relations avec l'Europe se sont améliorées depuis. Depuis un mois, le gouvernement sud-africain est accusé par plusieurs autres gouvernements africains, notamment ceux du Nigeria et du Ghana, de fermer les yeux sur les graves violences xénophobes en Afrique du Sud. En allant à Paris, est-ce que Cyril Ramaphosa vient aussi rompre un certain isolement diplomatique ? Oui, absolument, l'Afrique du Sud et son image sur le continent souffrent énormément de ces violences xénophobes. Ramaphosa, lui-même, je pense, n'a pas su être à la hauteur pour dénoncer ces manifestations, mais pas uniquement les manifestations, la violence contre les étrangers africains en Afrique du Sud. En ce qui concerne son isolement diplomatique, c'est très intéressant de voir l'Afrique du Sud renouer des liens avec des pays comme le Rwanda où, depuis très longtemps, l'Afrique du Sud n'avait pas eu de bonnes relations. Le ministre des Affaires étrangères rwandais était en Afrique du Sud pour la première fois en visite officielle depuis douze ans. Et du fait de cet isolement diplomatique, est-ce que le business en souffre ? Est-ce qu'il y a moins d'investissements en Afrique du Sud ? Je pense que, pour le moment, on ne sent pas encore ça. Le manque d'investissement en Afrique du Sud, depuis très longtemps, est lié à d'autres facteurs, notamment les problèmes d'infrastructures et d'approvisionnement en électricité. Là où on peut voir peut-être à l'avenir un problème économique lié à ces violences xénophobes, c'est pour les entreprises sud-africaines implantées sur le continent, comme le groupe de télécom MTN par exemple au Nigeria, qui est parfois mis en difficulté par le gouvernement nigérian à cause de ce qu'il se passe en Afrique du Sud et des violences xénophobes.
Pour jouer au foot, il suffit d'avoir un ballon. Pour le reste, n'importe quelle rue peut se transformer en terrain. On connaît bien, par exemple, le foot des rues dans les favelas brésiliennes. Mais en Afrique du Sud aussi, dans les townships, on joue avec panache. Cela s'appelle le « Kasi Football », le foot des quartiers. De notre envoyé spécial à Soweto, Le soleil s'apprête à se coucher sur Soweto, et dans les rues du quartier de Naledi, des jeunes jouent au football à chaque coin de rue. « Je veux devenir joueur professionnel. Pour rendre fière ma mère, et toute ma famille », confie l'un d'eux. Nous assistons à un entraînement de Kasi football, aux côtés du coach Elvis Radebe. « Le Kasi football, c'est une histoire de panache. Et ça ne veut pas forcément dire des dribbles ; plutôt un talent inné, que Dieu vous a donné. Ce qu'un entraîneur ne peut pas vous apprendre. Danser sur le ballon, embrasser le ballon… Parfois on se dit : “mais d'où il sort ça ?”. Et c'est justement ça, le Kasi football : se faire plaisir ! » Cette pratique est historique dans les townships sud-africains, transmise de génération en génération. Pour Thabang Mosia, 14 ans, sa figure signature consiste à se tenir debout sur le ballon pour provoquer son adversaire. « Ça me rend heureux parce que c'est quelque chose que j'aime faire. Je le fais surtout quand il y a du monde qui regarde, mais je ne joue pas pour les autres, je joue pour moi. » Sur les réseaux sociaux, des vidéos de joueurs qui dansent avec le ballon deviennent virales. Des internautes qualifient certains dribbles de séances d'hypnose pour endormir l'équipe adverse. Un phénomène qui donne des idées à Joseph Khoza, un enfant du quartier, qui a grandi avec un ballon dans le sac à dos. « On ne peut pas juste garder ça pour nous alors qu'il y a les réseaux sociaux maintenant. Il faut qu'on tire profit de tout ça. » Ce touche-à-tout, footballeur, entrepreneur, professionnel du marketing et plus encore, assiste aujourd'hui à l'entraînement pour créer du contenu. « Ici, tout le monde contribue à ce magnifique sport. C'est une plateforme qui nous permet de faire tout ce qu'on veut. Mon objectif ultime, c'est de développer cet écosystème tout entier. » La nuit tombe, les terrains se vident peu à peu. Au prochain match, quand ils entreront sur le terrain, Thabang et ses coéquipiers auront comme l'impression de monter sur scène, tout à fait libres le temps du match, prêts à défier l'équipe adverse en se tenant debout sur le ballon. À lire aussiAfrique du Sud: l'État gèle une dotation de 200 millions de dollars destinée Johannesburg, épinglée pour sa mauvaise gestion
Support the showChaine YouTube DV TALKS MOTOAbonnez vous sur YouTube ici! Créez Votre Podcast Ici!
La guerre se poursuit entre la Russie et l'Ukraine : Kiev a subi la pire frappe depuis le début de la guerre et la Russie fait face à une grave pénurie de carburant. Aux États-Unis, les célébrations du 250ᵉ anniversaire de l'indépendance divisent la société. En Afrique du Sud, des mouvements xénophobes poussent des milliers d'étrangers à fuir. Enfin, plusieurs équipes africaines voient leur parcours s'arrêter en Coupe du monde.
durée : 00:03:12 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'Afrique du Sud est secouée par une campagne anti-migrants africains illégaux : le président Ramaphosa met en garde contre "la xénophobie et l'afrophobie", mais le mouvement ne faiblit pas, alimenté par les rivalités politiques, les réseaux sociaux, et… l'exemple américain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 02:29:23 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'ingénieur Jean-Marc Jancovici pour parler des vagues de chaleur qui frappent la France. À 7h17, Jean-Philippe Rémy analyse les ressorts du mouvement anti-immigration March and March en Afrique du Sud. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:12 - InterNational - par : Pierre Haski - L'Afrique du Sud est secouée par une campagne anti-migrants africains illégaux : le président Ramaphosa met en garde contre "la xénophobie et l'afrophobie", mais le mouvement ne faiblit pas, alimenté par les rivalités politiques, les réseaux sociaux, et… l'exemple américain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:27 - Les Enjeux - par : Guillaume Erner - Ce mardi 30 juin, des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs grandes villes d'Afrique du Sud, à l'appel du mouvement anti-immigration March and March. Cet évènement s'inscrit dans l'histoire du pays, marquée par les violences et la xénophobie. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Jean-Philippe Rémy Grand reporter au journal Le Monde Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:12 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - L'Afrique du Sud est secouée par une campagne anti-migrants africains illégaux : le président Ramaphosa met en garde contre "la xénophobie et l'afrophobie", mais le mouvement ne faiblit pas, alimenté par les rivalités politiques, les réseaux sociaux, et… l'exemple américain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:12 - Les Matins de France Culture - L'angoisse monte en Afrique du Sud pour les étrangers qui y vivent. Des manifestants ont laissé jusqu'à ce mardi 30 juin, aux sans-papiers pour que tous quittent le pays, après des mois de poussée xénophobe. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Des milliers de Sud-Africains ont manifesté mardi pour exiger le départ des sans-papiers, une mobilisation marquée par la chute mortelle d'un étranger et l'annonce de milliers de départs, après des semaines de campagne aux accents xénophobes.
durée : 00:15:12 - Journal de 8 h - L'angoisse monte en Afrique du Sud pour les étrangers qui y vivent. Des manifestants ont laissé jusqu'à ce mardi 30 juin, aux sans-papiers pour que tous quittent le pays, après des mois de poussée xénophobe. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Afrique du Sud, ce 30 juin est l'échéance de l'ultimatum lancé par les militants anti-immigration aux populations étrangères (principalement les ressortissants subsahariens et asiatiques en situation irrégulière) pour quitter le pays. De nombreux groupes anti-immigration illégale ont annoncé des marches dans les grandes villes sud-africaines. Des manifestations que redoutent les autorités. L'Ivoirien Marc Gbaffou, fondateur et ancien président du Forum de la diaspora africaine, a résidé durant deux décennies en Afrique du Sud – qu'il a été contraint de quitter en 2019 – pays qu'il dit aimer. Il dénonce le laxisme des autorités sud-africaines sur cette question, un manque d'action qui selon lui favorise la montée de la xénophobie dans le pays. Il répond aux questions de Polycarpe Essomba. RFI : Pourquoi cette question de l'immigration suscite-t-elle autant de tensions et régulièrement en Afrique du Sud ? Marc Gbaffou : Depuis pratiquement 2008, la diaspora africaine n'a pas cessé d'interpeller le gouvernement là-dessus. On a besoin en Afrique du Sud de voter une loi contre la xénophobie, pour arrêter ces pratiques-là. Il n'y a pas cette loi jusqu'aujourd'hui. C'est comme si on encourageait parce que si on n'encourageait pas, on aurait pris des dispositions pour arrêter ces attaques. Craignez-vous, vous qui avez vécu en Afrique du Sud, qui avez expérimenté par vous-même ces tensions, redoutez-vous qu'aujourd'hui la situation soit complètement hors de contrôle ? Mais chaque année c'est la même chose, la situation n'est pas maîtrisée. Vous pouvez vous même écouter le discours que tiennent les membres du gouvernement, les élus dans les différentes villes. Quand vous écoutez ces discours-là, vous vous dites si les élus peuvent tenir ces discours-là, c'est qu'ils n'ont pas la volonté d'arrêter la xénophobie. En fait, c'est comme si le gouvernement soufflait sur le froid et le chaud. Donc, vous voulez dire qu'il y a un contexte général, une parole publique qui est complètement débridée et qui laisse prospérer ces agissements, ces agressions, sur les populations immigrées ? Bien sûr que oui, parce que l'ironie, c'est que les migrants sont présentés comme des gens qui vivent en Afrique du Sud sans papiers. C'est très difficile pour le Sud-Africain de comprendre qu'un migrant qu'il a rencontré détient un document pour vivre de manière légale en Afrique du Sud. Quand un Sud-Africain te croise dans la rue, il se dit, si tu es migrant noir africain, il se dit que tu n'as pas tes papiers pour vivre là. Pour nous, le gouvernement n'a pas cette volonté aujourd'hui d'arrêter cette montée de xénophobie que nous constatons, que nous observons en Afrique du Sud. Alors vous parlez des gens qui sont chassés. Est-ce que dans votre cas, vous avez quitté Johannesburg, l'Afrique du Sud, en raison de ces menaces xénophobes ? Alors moi je suis parti volontairement, certes, mais ça a été l'une des raisons. Pourquoi ? Parce que les Sud-Africains, certains Sud-Africains ont commencé même à dire que le Forum de la diaspora africaine organisait pour faire venir les migrants, pour faire rentrer les migrants à Johannesburg, en Afrique du Sud, ce qu'on ne comprenait pas. Et on nous présentait comme des gens qui encourageaient l'entrée des « migrants illégaux » en Afrique du Sud. Donc, comme on n'avait pas des résultats positifs par rapport au travail qu'on faisait nous autres, j'étais parti parce que j'étais découragé d'un travail qui ne produisait rien. Et chaque année, il y avait des attaques sur les migrants. Comment peut-on aujourd'hui travailler à reconstruire la sérénité, la cohésion sociale entre les différentes communautés, les populations issues de l'immigration et puis les communautés locales ? Il faut déjà que l'on accepte qu'il y a une montée de la xénophobie en Afrique du Sud. Il faut que ça soit reconnu et il faut que le gouvernement accepte de faire un effort. Et l'effort, c'est juste de prendre une loi qui va condamner les gens qui sont auteurs de ces attaques et de ces manipulations xénophobes. Si on accepte déjà à la tête de l'Etat, si on accepte de le faire, ça va se passer. Si on a pu arrêter l'apartheid, ce n'est pas la xénophobie qu'on ne peut pas arrêter, mais c'est parce qu'il n'y a pas cette volonté politique. Alors vous parlez de l'absence de réaction des autorités sud-africaines et vous évoquez tantôt la timidité de la réaction de l'Union africaine. Qu'est-ce que vous espérez de ces différentes autorités au niveau sud-africain et au niveau continental ? Au niveau continental, qu'on attire l'attention du gouvernement sud-africain que ce qui est fait en Afrique du Sud, il faut que ça s'arrête. On voit aujourd'hui que beaucoup de Sud-Africains sortent aussi pour faire des affaires aussi bien dans le continent qu'à l'extérieur du continent. Mais nous parlons du continent africain, aujourd'hui, un peu partout ou tu vas en Afrique, dans beaucoup de pays, il y a des investisseurs sud-africains, des travailleurs sud-africains qui se déplacent et donc il faut que l'Union africaine attire l'attention du gouvernement sud-africain sur ce fait que les Africains se déplacent dans leur continent, soit pour faire des affaires, soit pour chercher une meilleure vie. Il faut que, au niveau de l'Afrique du Sud, le gouvernement prenne des sanctions contre ceux qui pratiquent ces attaques xénophobes sur les migrants africains et asiatiques. Voilà, je crois que ces deux choses-là, si elles sont faites, il n'y a pas de raison qu'on assiste à cette discrimination, à cette montée de xénophobie là.
En Afrique du Sud, les étrangers fuient massivement le pays alors que des groupes xénophobes ont exigé le départ de tous les migrants illégaux avant la date butoir de ce mardi, le 30 juin. « La terreur et les larmes » des Malawites contraints d'abandonner leur vie en Afrique du Sud, fait la Une du Daily Maverick. Le quotidien sud-africain s'est rendu sur le site de l'ancien cinéma en plein-air de Durban, la plus grande ville de la province du KwaZulu-Natal dans l'est du pays. C'est là sur un site d'un kilomètre carré, qu'Azadi attend, « son bébé endormi sur sa poitrine ». C'est avec « tristesse » que ce père de famille retourne au Malawi mais il ne voit pas d'autre option car « la situation n'est pas bonne » en Afrique du Sud pour tous ceux qui ne sont pas Sud-Africains. « Ce n'est pas la première fois que le pays est en proie à une poussée de fièvre xénophobe, écrit la correspondante du Monde Afrique. Mais jamais des étrangers terrorisés n'avaient ainsi fait leurs bagages en masse (…). Pratiquement inconnu il y a trois mois, le mouvement March and March, à l'origine de la mobilisation, appelle à des manifestations pacifiques. Mais dans son sillage, depuis des semaines, une campagne ultraviolente déferle sur les réseaux sociaux », poursuit le journal qui rappelle que le mouvement a déjà fait « au moins quatre morts, peut-être plus ». En danger À Mankweng, dans le nord du pays, « plus de 600 zimbabwéens » campent devant le poste de police, rapporte le Daily Sun. Nombre d'entre eux sont sans-papiers, pas tous, Juliat, elle, a « des documents légaux pour rester en Afrique du Sud » mais elle a été forcée de quitter le logement qu'elle louait. Cette mère de deux enfants vit désormais dans la peur, raconte le quotidien sud-africain. Dans la nation arc-en-ciel, « requiem pour l'Ubuntu et le legs de Madiba », titre Aujourd'hui au Faso. L'Ubuntu, c'est cette « philosophie de la compassion chère à Nelson Mandela », précise le journal. Si « le chômage, la corruption endémique et la dégradation des sévices publics (…) font le lit de cette chasse au faciès », le pays devrait pourtant « avoir les ressorts pour conjurer ce genre de comportement. L'apartheid, c'était seulement avant hier ». Réforme constitutionnelle au Sénégal Au Sénégal, « l'Assemblée nationale a adopté, en séance plénière, la proposition de loi portant sur la révision de la Constitution, écrit Dakaractu. Les députés du groupe parlementaire Pastef, qui disposent d'une majorité dans l'hémicycle, ont voté le texte ». Un texte qui renforce le pouvoir du Parlement et du Premier ministre au détriment du président. « Le vote s'est tenu dans un climat de fortes tensions entre le Pastef et la coalition Diomaye Président, qui soutient le chef de l'État et réclamait le retrait du projet au profit d'une concertation plus large », poursuit Dakaractu. « Bassirou Diomaye Faye a décidé de soumettre au référendum la proposition de révision constitutionnelle adoptée », indique Le Soleil. Ousmane Sonko, le président de l'Assemblée, lui, demande au chef de l'État « de promulguer la loi sans passer par un référendum », précise Senego. « Le bras de fer s'intensifie entre les deux hommes », poursuit le média. Selon Afrik.com, ce référendum sera « un test personnel pour Bassirou Diomaye Faye (…), une victoire du oui conforterait le projet de refondation institutionnelle porté par Ousmane Sonko et confirmerait sa popularité auprès des Sénégalais ». Performance marocaine Au Mondial de football, la « qualification héroïque du Maroc face au Pays-Bas, titre Médias24. Menés à un quart d'heure de la fin du terme, les Lions de l'Atlas ont trouvé les ressources nécessaires pour égaliser » puis éliminer les Hollandais aux tirs aux buts, se réjouit le média marocain. Afrik foot évoque la performance des Marocains qui ont « imposé leur jeu », avec 70% de possession de balle en leur faveur. Les Marocains affronteront les Canadiens samedi en 8e de finale.
durée : 00:15:12 - Les journaux de France Culture - L'angoisse monte en Afrique du Sud pour les étrangers qui y vivent. Des manifestants ont laissé jusqu'à ce mardi 30 juin, aux sans-papiers pour que tous quittent le pays, après des mois de poussée xénophobe. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Senegal, c'est dans un climat tendu que l'Assemblée nationale a adopté ce lundi un texte révisant la Constitution. La session a été marquée par des échanges houleux entre députés et des échauffourées entre manifestants et policiers aux abords du Parlement. La proposition de loi qui a été adoptée vise à redéfinir les pouvoirs du chef de l'Etat, du Parlement et du Premier ministre.
⚽ Debrief Afrique du Sud - Canada (0-1) / Coupe du Monde 2026Les notes du match Afrique du Sud - Canada (0-1), seizième de finale de poule de la Coupe du Monde 2026.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Debrief du match Afrique du Sud - Canada (0-1), seizième de finale de poule de la Coupe du Monde 2026. Le Canada se qualifie pour les huitièmes de finale grâce à un but tardif de Eustaquio. Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
La junte burkinabé a annoncé vendredi la rupture des relations diplomatiques avec la France. Les relations entre les deux pays étaient très dégradées. La junte a franchi un pas et les conséquences pourraient être nombreuses.
La troisième journée de la phase de poules de la Coupe du Monde a débuté et le tableau des 16e de finale se remplit. Dans le groupe A, le Mexique a assuré, l'Afrique du Sud se qualifie en phase finale pour la première fois de son histoire et la Corée du Sud a déçu. Que retenez-vous des matches de la nuit ? Cette Coupe du Monde est-elle celle des stars ? Messi, Mbappé, Vinicius ou encore Erling Haaland, les stars du foot répondent présents. Quelle star vous surprend depuis le début de la compétition ? Qui terminera meilleur buteur ? La Suisse termine première de sa poule, la Nati a finalement fait le job après le nul inaugural face au Qatar. La poule était elle faible ? Le Canada déçoit il ? Avec un 16e de finale face à l'Afrique du Sud, le 8e est-il assuré ? Ne manquez pas les coups à tenter sur Equateur - Allemagne, Cote d'Ivoire - Curacao, Pays-Bas - Tunisie, Japon - Suède, USA - Turquie et Australie - Paraguay.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
On en sait un peu plus sur l'attaque terroriste qui a visé, jeudi 18 juin 2026, une base militaire située au sein de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey. Au soir des faits, l'armée nigérienne a communiqué un bilan officiel après plusieurs heures d'opérations de ratissage. Revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, l'attaque a été repoussée par les Forces de défense et de sécurité après plus de deux heures de violents affrontements.
Cette nouvelle attaque est à la Une d'Actuniger : « 11 soldats et 2 civils tués, 22 assaillants neutralisés et 20 suspects interpellés », titre le journal en ligne, qui cite le ministère de la Défense. « Cette attaque, rappelle Actuniger, est la deuxième du genre qui cible l'aéroport international de Niamey depuis le début de l'année. Fin janvier, des assaillants armés avaient pris pour cible le côté de la zone aéroportuaire qui abrite la base 101 de l'armée de l'air ainsi que les partenaires russes ». Une première attaque qui a servi d'avertissement. Selon Actuniger, « le dispositif sécuritaire avait été renforcé dans la zone, ce qui a servi à contenir l'assaut de jeudi matin ». De son côté, Jeune Afrique souligne que « l'attaque a été revendiquée par le Jnim, ce qui confirme que la capitale nigérienne reste une cible des groupes jihadistes ». De quoi alimenter les peurs de la population. Jeune Afrique cite une « source de la société civile nigérienne », selon laquelle « il y a une plus grande crainte aujourd'hui, nous n'avions jamais pensé que Niamey allait être pénétrée par les groupes terroristes, mais la capitale est la cible d'attaques à présent » s'inquiète cette personne de la société civile. Besoins immenses Ebola continue de progresser dans l'est de la RDC… Le Journal de Kinshasa fait le point sur la situation alors que nous dit-il, « le bilan ne cesse de s'alourdir : 204 morts confirmés en incluant les décès enregistrés dans l'Ouganda voisine, et pas moins de 894 cas recensés, dont 875 rien qu'en RDC ». « Ces statistiques terrifiantes ne racontent pourtant pas toute l'histoire, remarque Le Journal de Kinshasa, qui précise que « derrière chaque chiffre, il y a un visage, une famille anéantie, un village plongé dans le deuil ». « Toutefois, il y a une lueur d'espoir dans ce tableau sombre, remarque le journal en ligne, 74 personnes ont été déclarées guéries. Une victoire arrachée de haute lutte par des équipes médicales qui paient pourtant un lourd tribut ». Le Journal de Kinshasa raconte également l'arrivée à Bunia de deux ministres, dont Roger Kamba, le ministre de la Santé publique dont, nous dit-on, « le visage est marqué par la gravité de la situation ». Quel est son objectif ? « Notre mission, explique-t-il, est d'évaluer l'état de la riposte, d'échanger avec les équipes mobilisées et d'identifier les obstacles qui ralentissent les interventions ». La tâche s'annonce colossale. « Les besoins sont immenses, rappelle Le Journal de Kinshasa, qui énumère : « Le manque de ressources humaines et matérielles, les infrastructures de santé défaillantes, et les difficultés d'accès aux zones reculées ». Les espoirs de l'Afrique du Sud et du Maroc La Coupe du monde de football continue de faire couler beaucoup d'encre sur le continent africain. Avec tout d'abord le match nul de l'Afrique du Sud face à la République Tchèque, hier, sur le score d'un but partout. Un match nul qui satisfait la presse sud-africaine. « Malgré toute la pression qui entoure la campagne des Bafana Bafana en Coupe du monde, explique the Star , le match de jeudi a offert un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler l'avenir du football sud-africain ». De son côté, the South African salut « l'esprit combatif des Bafana Bafana », et estime que les footballers sud-africains peuvent encore se projeter dans l'avenir, car, nous dit-on, « même s'ils restent derniers du groupe A avec un seul point, ce match nul leur permet de garder un espoir de qualification avant leur dernier match de groupe contre la Corée du Sud ». Quant au Maroc, qui a obtenu un encourageant match nul un but partout face au Brésil, lors de son premier match, il s'apprête à rencontrer l'Ecosse. Mais le sélectionneur Mohamed Ouahbi tient à garder les pieds sur terre. Le journal marocain en ligne Hespress rapporte ses propos : « Il suffit de regarder le classement pour comprendre que nous n'avons encore rien accompli (…) Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux ».
La deuxième journée de la Coupe du monde s'ouvre et déjà, les premiers calculs commencent. Au sommaire de Radio Foot Internationale à 23h10 Paris | 21h10 TU. Sur RFI, YouTube & Facebook Live. : - Afrique du Sud : un nul qui sauve, mais qui ne suffit pas ; - Suisse-Bosnie : la Nati accrochée pour son entrée contre le Qatar, a répondu fort face à la Bosnie-Herzégovine ; - Sénégal : témoignage et choses vues à New York ! ; - Canada et Mexique : les pays hôtes au révélateur. Afrique du Sud : un nul qui sauve, mais qui ne suffit pas Menés très tôt par la République Tchèque, les Bafana Bafana ont arraché le 1-1 grâce à Mokoena sur penalty. Un point précieux, mais la qualification n'est pas acquise. L'Afrique du Sud peut-elle encore croire à la suite ? Suisse-Bosnie : la Nati accrochée pour son entrée contre le Qatar, a répondu fort face à la Bosnie-Herzégovine 4-1, un doublé de Johan Manzambi en sortie de banc, et la Nati qui prend la main dans le groupe B. Enfin le vrai départ dans ce Mondial ? Sénégal : témoignage et choses vues à New York ! Djenyaba Saw, joueuse professionnelle sénégalaise au Luxembourg, est avec nous en studio. Elle est rentrée de New York, où elle a assisté au choc entre la France et les Lions de la Teranga. Témoignage ! Et que retenir de cette entrée en lice des Lions ? Canada et Mexique : les pays hôtes au révélateur Le Canada reçoit le Qatar, le Mexique défie la Corée du Sud : à domicile, l'attente est immense. Le public sera-t-il un moteur ou une pression supplémentaire ? Autour d'Annie Gasnier nos consultants du soir : Philippe Doucet et Éric Rabésandratana. Édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Alice Mesnard. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
La deuxième journée de la Coupe du monde s'ouvre et déjà, les premiers calculs commencent. Au sommaire de Radio Foot Internationale à 23h10 Paris | 21h10 TU. Sur RFI, YouTube & Facebook Live. : - Afrique du Sud : un nul qui sauve, mais qui ne suffit pas ; - Suisse-Bosnie : la Nati accrochée pour son entrée contre le Qatar, a répondu fort face à la Bosnie-Herzégovine ; - Sénégal : témoignage et choses vues à New York ! ; - Canada et Mexique : les pays hôtes au révélateur. Afrique du Sud : un nul qui sauve, mais qui ne suffit pas Menés très tôt par la République Tchèque, les Bafana Bafana ont arraché le 1-1 grâce à Mokoena sur penalty. Un point précieux, mais la qualification n'est pas acquise. L'Afrique du Sud peut-elle encore croire à la suite ? Suisse-Bosnie : la Nati accrochée pour son entrée contre le Qatar, a répondu fort face à la Bosnie-Herzégovine 4-1, un doublé de Johan Manzambi en sortie de banc, et la Nati qui prend la main dans le groupe B. Enfin le vrai départ dans ce Mondial ? Sénégal : témoignage et choses vues à New York ! Djenyaba Saw, joueuse professionnelle sénégalaise au Luxembourg, est avec nous en studio. Elle est rentrée de New York, où elle a assisté au choc entre la France et les Lions de la Teranga. Témoignage ! Et que retenir de cette entrée en lice des Lions ? Canada et Mexique : les pays hôtes au révélateur Le Canada reçoit le Qatar, le Mexique défie la Corée du Sud : à domicile, l'attente est immense. Le public sera-t-il un moteur ou une pression supplémentaire ? Autour d'Annie Gasnier nos consultants du soir : Philippe Doucet et Éric Rabésandratana. Édition : David Fintzel — Technique/Réalisation : Alice Mesnard. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
durée : 00:02:29 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - Jour de colère, un de plus, dans ce quartier de la capitale, Pretoria. Ils sont quelques centaines à défiler au pas de course, parfois un bâton à la main. Ils invectivent tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un étranger. Surtout en situation irrégulière. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'Afrique du Sud commémore, ce 16 juin, les 50 ans du soulèvement de Soweto, un point de bascule dans la lutte contre l'apartheid. En ce jour, en 1976, la police a ouvert le feu sur des enfants, des élèves rassemblés dans les rues du township pour protester contre l'imposition de l'afrikaans, la langue du régime, comme langue d'enseignement dans les écoles noires. De quoi mettre encore plus en difficulté les élèves déjà discriminés. Aujourd'hui, même si l'anglais a largement remplacé l'afrikaans dans les établissements scolaires, la question de la langue d'apprentissage reste un casse-tête. Reportage de notre correspondante à Johannesburg, Au sein des écoles publiques sud-africaines, les enfants peuvent apprendre dans leur langue maternelle bien souvent jusqu'en CE2. Mais ensuite, vers l'âge de 9-10 ans, il faut tout étudier en anglais, que ce soient les maths, l'histoire ou la technologie. Naledi, désormais en sixième, n'y voit pas d'inconvénients : « C'est pas dur car j'ai l'habitude de parler anglais, donc ça ne me pose pas de problème. » Mais son enseignant, Kgothatso Madibana, remarque que cela pose des difficultés à d'autres élèves, alors que les familles du quartier de cette école parlent le sotho du Nord, l'une des douze langues officielles du pays. En huit ans de carrière, il constate que cela crée des disparités : « C'est, pour sûr, vraiment très complexe. Par exemple, la première matière scientifique qu'ils apprennent, ce sont les sciences de la vie, et on leur enseigne directement en anglais. Donc, si certains ne le parlent pas quotidiennement au sein de leur communauté, c'est compliqué pour eux ! Parfois, on pense qu'un enfant a des troubles de l'apprentissage, mais en fait le problème vient de la langue. » À lire aussiAfrique du Sud : 16 juin 1976, la révolte de Soweto L'anglais « a créé de grosses inégalités » à l'école L'ONU préconise, pour sa part, que les enfants apprennent dans leur langue maternelle au moins les six premières années de leur scolarité. Mashaba Mashala est maîtresse de conférences à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa) : « Les émeutes du 16 juin, c'était contre la langue de l'oppression. Mais ensuite, l'anglais s'est imposé, perçu par beaucoup comme la langue de la libération économique, des opportunités. Cela a créé de grosses inégalités, avec des enfants qui pensent qu'ils ne sont pas intelligents à l'école, alors que bien souvent c'est à cause de la langue utilisée. » Selon les chercheurs, cet apprentissage en anglais peut, en partie, expliquer les mauvais résultats du pays dans les tests scolaires internationaux. Le gouvernement tente ces dernières années de mettre en place un enseignement bilingue basé sur la langue maternelle, pour une transition plus progressive en CM1. Cela demande cependant des manuels et des professeurs formés. Pinky Makoe, chercheuse à l'Université de Johannesburg, fait partie du collectif Bua-Lit, qui propose des outils en ligne pour les enseignants : « C'est quelque chose qui s'apprend, et on a développé des ressources afin d'expliquer ce qu'est l'éducation multilingue, à quoi ça peut ressembler et ce que cela peut apporter. L'idée est de montrer que c'est possible. » Mais preuve que le sujet est encore très délicat : une loi passée en 2024 et visant à donner plus de contrôle aux autorités sur la langue d'enseignement avait fait face à une levée de boucliers de la part d'une partie de la communauté afrikaner qui y voit une menace pour l'autonomie de ses écoles. Vidéo16 juin 1976, le massacre de Soweto
C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».
Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer. RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.
Le monde va tourner autour d'un ballon pendant un mois. La Coupe du monde de football a démarré ce jeudi : 48 équipes – 3 pays d'accueil : États-Unis, Canada et Mexique. Le Mexique a ouvert le bal avec l'Afrique du Sud.
Après des mois de tensions entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et la région du Tigré, dirigée par le TPLF, une attaque de drone a frappé la ville de Sheraro, dans le nord du territoire, près de la frontière avec l'Érythrée. Il y a des craintes d'une reprise du conflit qui pourrait impliquer de nombreux acteurs, alors que la région ne s'est toujours pas remise de la dernière guerre, l'une des plus meurtrières du XXIe siècle.
En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités, mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.
Le gouvernement mozambicain a dénoncé cette semaine la mort de cinq de ses ressortissants lors « d'attaques xénophobes » en Afrique du Sud. Il s'agit des premiers morts recensés dans le pays depuis le début de l'actuelle flambée de violences xénophobes. Après 2008, 2015, 2018, l'Afrique du Sud est secouée par une nouvelle vague de manifestations et d'actions coups de poing antimigrants. Pour en parler, Cécile Perrot, maître de conférences à l'université de Rennes 2, est la grande invitée Afrique de RFI. RFI : On assiste ces dernières semaines à une recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Est-ce inquiétant ? Cécile Perrot : L'organisme Xeno Watch a enregistré plus de 1 000 instances d'attaques depuis 1994, avec une explosion à partir de 2008. Mais là, on a plein de formes d'attaques différentes. Cela peut être des attaques individuelles, des coups et blessures, des magasins détenus par des migrants pillés, brûlés au titre de l'appartenance à une nationalité étrangère. Qu'est-ce qui déclenche ces violences ? Probablement, au niveau macro, le contexte de pauvreté et de chômage endémique, avec un sentiment que les migrants sont responsables de cette situation de vie dégradée. Une tendance alimentée en plus par les réseaux sociaux qui amplifient le discours de haine à l'égard des migrants. Les migrants jouent le rôle de bouc émissaire dans ce contexte. Qui sont les auteurs ? Ils semblent organisés. On voit des groupes comme March and March ou Operation Dudula, des groupes avec des figures connues. Tout à fait. Ce sont des mouvements qui sont alimentés par des organisations civiles. Operation Dudula est née en 2021-2022 et s'est fait connaître notamment par le blocage des accès aux hôpitaux et aux écoles. Leur pratique a d'ailleurs été déclarée illégale par la justice sud-africaine l'année dernière. Cela leur a donné une certaine stature politique. Plus récemment, l'année dernière, il y a eu le mouvement March and March qui a été lancé par Jacinta Ngobese-Zuma, une présentatrice radio avec une certaine audience. Toutes ces organisations bénéficient d'un contexte favorable dans le pays. La société civile dans son ensemble se montre soit indifférente au sort des migrants, soit favorable à l'expulsion, notamment des migrants illégaux. Parallèlement, le gouvernement, lui aussi, se montre assez passif face à ces mouvements, voire peut parfois manifester son soutien. Ces organisations, qui visent-elles ? Officiellement, le discours est plutôt orienté vers les migrants illégaux dont le nombre fait l'objet de tous les fantasmes. Par définition, les chiffres sont sujets à caution. On voit des estimations osciller entre 4 millions et 15 millions. Des migrants illégaux qui « voleraient des emplois » et « profiteraient d'une protection sociale très développée en Afrique du Sud au détriment des locaux ». Dans les faits, ce n'est pas le cas puisqu'ils s'en prennent à des petits commerçants qui travaillent légalement ? Tout à fait. Les attaques touchent tous les migrants, quel que soit leur statut. Cette idée que les migrants voleraient les emplois apparaît infondée au vu des emplois occupés par les migrants. Très souvent, ce sont des petits commerces ou tout ce qui concerne les services à la personne, faire des heures de ménage dans les maisons. Ces violences xénophobes sont-elles spontanées ? On a l'impression qu'ils sont organisés, qu'ils ont des moyens. Il y a un certain nombre d'organisations qui cadrent ces manifestations, ces mouvements. On a évoqué Operation Dudula. Toutes ces organisations tirent un profit politique de ces mouvements. D'ailleurs, Operation Dudula, par exemple, a commencé comme un mouvement de la société civile pour ensuite s'établir comme un mouvement politique. Au sein de ces mouvements, il y a un certain nombre de figures qui tirent profit de ce contexte antimigrant pour acquérir une certaine stature et se lancer dans la politique. D'où viennent leurs financements ? De levées de fonds en direct. Par exemple, si on va sur le site de March and March, il y a des appels aux dons. Il y a eu également des articles sur des soutiens et des financements de certains mouvements politiques. Le gouvernement sud-africain réagit-il ? Prend-il des mesures concrètes ? Dans les faits, il y a peu d'actions. Cette fois-ci, le gouvernement est réellement critiqué, notamment à l'international, pour son manque d'action, pour son déni de réalité. Par exemple, récemment, les attaques xénophobes ont été qualifiées par le ministre de l'Intérieur de crimes et non de xénophobie, c'est-à-dire que le terme de xénophobie a été écarté. Il y a probablement une part de stratégie politique. Le fait que les migrants jouent le rôle de bouc émissaire détourne aussi l'attention des faiblesses et des errements du gouvernement en termes d'emploi, d'éducation, de santé. Cela permet d'avoir, disons, un coupable facile. Ces violences ont-elles un impact sur les relations de l'Afrique du Sud avec les pays voisins ? De plus en plus. Déjà parce que les différents gouvernements du continent africain sont eux-mêmes sous pression de leur opinion publique qui trouve qu'ils ont parfois tardé à réagir aux attaques en Afrique du Sud. On voit se multiplier les marques d'agacement, au mieux, ou de colère, au pire, de la part des différents gouvernements. Cela a un impact politique pour l'Afrique du Sud qui essaye de se positionner comme un leader sur le continent. Cela a aussi une incidence économique, parce qu'il faut quand même rappeler que 25% des échanges de l'Afrique du Sud s'effectuent avec le reste du continent africain. À lire aussiÀ la Une: la vague xénophobe en Afrique du Sud
Radio Foot internationale ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire de l'émission : - Ligue des Champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après ; - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes ; - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! - Ligue des champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après Les finalistes de la dernière édition s'octroient un 2ᵉ titre continental. Une semaine après avoir gagné à domicile (1-0), les Prétoriens ont résisté à l'AS FAR à Rabat. Pourtant, Mohamed Hrimat avait entretenu l'espoir des Marocains, en marquant sur penalty. Mais Teboho Mokoena a répliqué en fin de 1ʳᵉ mi-temps, compliquant la tâche des locaux. Hrimat a ensuite échoué face au portier international Ronwen Williams, lors d'un autre penalty à la 75ᵉ minute. Les Marocains ne mettront pas fin à 41 ans d'attente. Le sacre des Sud-Africains est-il mérité ? Pas de cafouillage de la VAR cette fois-ci, une victoire qui arrive à point nommé pour le président du club Patrice Motsepe ? Un succès qui intervient après près d'une décennie d'hégémonie nord-africaine dans la compétition. - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes The « Egyptian King » a fait ses adieux aux Scousers, après neuf années passées à Liverpool. L'ailier tire sa révérence sur une ultime passe décisive lors de la rencontre face à Brentford (1-1). Légende africaine, légende tout court ? Le gaucher aura inscrit 257 pions en 442 rencontres, terminé meilleur passeur des Reds, et meilleur buteur du club en C1. Le roi d'Anfield restera-t-il le meilleur joueur africain du championnat anglais ? Une page se tourne aussi à Manchester City. Les supporters ont dit adieu à Pep Guardiola et à deux de ses lieutenants, John Stones et Bernardo Silva, à l'occasion d'une ultime rencontre à la maison face aux Villans, récents vainqueurs de la C3. On retiendra plus l'émotion que la défaite des Cityzens (1-2). Une décennie marquée par 20 trophées remportés, dont 6 de Premier League, 3 FA Cups et 1 C1. Le meilleur entraîneur de l'histoire ? Où le Catalan, qui termine à 7 points d'Arsenal, va-t-il rebondir ? - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! Soulevée à l'issue d'une finale ouverte (3-1) face à des Niçois qui ont répondu présent, les Artésiens sont les premiers novices vainqueurs depuis Guingamp en 2009. La juste récompense d'une saison presque parfaite ? Ferveur populaire, ambiance unique, le club Sang et Or incarne bien plus qu'un club de football, et jouera pour la 3ᵉ fois la Ligue des champions ! Florian Thauvin, entre autres éléments-clés du 11 nordiste, se consolera-t-il de ne pas avoir été appelé par Didier Deschamps pour le Mondial ? Entraîneur convoité, Pierre Sage sera sur le banc à la rentrée. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Frank Simon, Bruno Constant et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Deux médecins qui prennent un vol pour l'Afrique du sud au début des années 90, un homme qui demande à sa femme pourquoi elle ne lui dit jamais quand elle jouit, et les portugaises qui pètent après avoir fait l'amour... Écoutez dans ce podcast 3 des meilleures blagues racontées par les Grosses Têtes de Laurent Ruquier. Tous les jours, en podcast, retrouvez une compilation des meilleures blagues de vos Grosses Têtes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.